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Cartographie des régions moustiquogènes du Canada
by Cochize · 2020-08-28 · 13 replies
Cartographie des régions moustiquogènes au Canada?

A quelques amis qui ne connaissent du Canada que quelques grandes villes et qui m’interrogeaient sur la question des moustiques (y-a-t-il une carte des moustiques? etc...) j’ai apporté la réponse suivante

Non il n’y a pas de cartes des moustiques mais ... ...comme partout ailleurs, au Canada les moustiques aiment les zones humides or le Canada détient quelque chose comme un quart des zones humides de la planète soit environ 14 % de la surface du Pays et près de 1,3 million de kilomètres carrés. …ce qui constitue évidemment un énorme potentiel moustiques

La carte des zones humides de l’Atlas du Canada est donc ce qui se rapproche le plus d’une ‘’carte des moustiques’’



Ce document reconnaît 6 principaux degrés croissants de zônes humides: blanc verdâtre, vert tendre, vert moyen, vert sombre, bleu et bistre. Dans le blanc verdâtre on a moins de 5% de zônes humides. Dans le bistre: on a plus de 65% de zônes humides

ce n’est pas compliqué de l’interpréter…plus la couleur est foncée (du blanc verdâtre au bistre) plus on est haut dans l’échelle moustiques et on voit bien la corrélation qui existe entre les couleurs foncées Les Terres Basses de la Baie d’ Hudson ainsi que les Plaines Intérieures

J’y ai indexé ( de 1 à 22) les principaux secteurs qui ont fait l’objet dans le passé ( XIXème, XXème siècle, ) ou dans les années plus récentes de récits, de témoignages sur les attaques épiques de moustiques...Des récit souvent de personnalités.

Si l’on s’en tient aux itinéraires touristiques habituels tels que les villes, le lac Saint Jean, les Parcs des Rocheuses…. on aura normalement pas d’horribles histoires de moustiques à raconter à son retour de vacances .

Par contre si l’on veut vivre la vraie Aventure canadienne, le grand voyage en canoe qui séduit de plus en plus et qui concerne souvent les zones ‘’moustiquogènes’’ il faut bien se préparer.

Pour un aperçu ouvrir : ‘’ Témoignages ‘’ ….. c’est un peu lourd !

https://docs.google.com/document/d/e/2PACX-1vQUGIZ-d2unnPr1ogdhN457eGa4Aknh8pFWAFB0IivgL05VUAvR-MXDZqjRDCL22YKXp28__3KHAa3w/pub

à disposition pour commentaires éventuels...
De la roulotte bohémienne, du covered wagon au RV Américain : outil de distanciation  physique?
by Cochize · 2020-05-01 · 7 replies
Dans le contexte actuel prévaut et va prévaloir pendant un certain temps une notion que l’on aurait eu de la peine à imaginer d’actualité il y a seulement quelques mois. La distanciation physique. Ce genre de choses dans la mémoire collective, certes formulée autrement, c’était plutôt une affaire des grandes épidémies du passé dont on parle dans les livres d’histoire ou même dans la Bible. Dans l’histoire moderne il y avait bien l’exemple du Docteur Max C. Starkloff à qui la ville de Saint Louis (USA) avait donné carte blanche en 1918 pour limiter les dégâts des assauts de la grippe espagnole mais qui aurait fait le rapprochement à Noel dernier?

Aux Etats Unis, Nouvelle Zélande etc...l’intérêt du camping car comme moyen de permettre une certaine distanciation physique a été mis en avant depuis le mois de mars. Pour les constructeurs c’est l’idée de pallier aux effets de la crise sanitaire sur le tourisme ‘’en dur’’ qui les fait avancer dans ce sens...

Social Distancing | RVIA

Will 2020 Be The Year OfRVTravel?

Coronavirus: Fort Collins allows RV use for social distancing ..

RV and camper companies shift gears during coronavirus era ...

En France c’est seulement depuis trois ou quatre jours que les camping caristes ont lancé un publicité TV suggestive allant dans le même sens

La vie nomade depuis la nuit des temps a été présente dans les civilisations, qu’elle soit inhérente à un mode de vie, qu’elle soit liée aux campagnes militaires ou aux grandes migrations. Le nomadisme touristique, pour l’agrément, lui est beaucoup plus récent.

Dès le tournant du XXème siècle le RV/camping car sous des noms différents est apparu à peu près en même temps en Europe de l’ouest et en Amérique. Héritage de deux traditions différentes celle de la caravane Gypsy et celle du Covered wagon, le concept s’est développé dès le tout début de l’automobile et même un peu avant, du temps de l’hippomobile.,

En prenant quelques instants de mon précieux temps de retraité confiné j’ai donc rédigé ce billet sur les débuts du camping car en Amérique, c’est à dire la période 1900 – 1960 :

« Les débuts fascinants et compliqués du camping car/ RV en Amérique, héritage de la roulotte Bohémienne, et du covered wagon des pionniers »

googler (c’est gratuit🙂) :

https://docs.google.com/document/d/e/2PACX-1vRo40KnvE4PCCvs1gnwmgLctnZFUb3GZf1Sc9kwjV1ablFJ3kfOG-mPS52ZoJAijYV_6yE5ZUJmIhfJ/pub

Entre le ‘’Gypsy van’’ fait sur mesure des frères Conklin à partir d’un autobus, ancêtre du motor-home/camping car qui a servi au premier road trip familial de New York à San Francisco en 1915 et la sortie du Winnebago, premier motorhome de série en 1966….

….. il s’en est passé des choses !

Gypsy van de Conklin 1915



Motorhome de Will Smith 2015

Antelope Canyon, Horseshoe Bend, etc... "overcrowded". Effet de Panurge ou Instagram?
by Cochize · 2020-01-15 · 26 replies
trop de touristes dans les lieux … touristiques ( air connu😛)

Les derniers vingt ans et surtout la dernière décennie ont vu grimper en flèche la fréquentation des Parcs nationaux, enfin au moins de certains, ainsi que de certains sites tels que Antelope Canyon et Horseshoe Bend

Antelope Canyon, parce que c’est payant, revient souvent sur les forums francophones, anglophones, hispanophones et certainement d’autres . Taper ‘’ Antelope Canyon rip-off ( ou scam) ‘’ et vous verrez que les Français ne sont pas les seuls à râler !

Voici quelques uns des repères qui ont jalonné la montée en puissance d’Antelope Canyon dans le monde du tourisme !

Dans les années 70 ces parages étaient parcourus par les bergers Navajos, quelques scientifiques, naturalistes ou géologues, de rares photographes et c’était à peu près tout ! Par exemple c’est par un collègue senior que j’en ai entendu parler …

L’histoire dit qu’un jour un berger Navajo rencontre un photographe tout équipé, marchant dans le désert, quelque peu hagard, qui cherchait désespérément un certain canyon aux couleurs et formes étonnantes dont il avait entendu parler . Il l’y aurait conduit et aurait vite réalisé que les ‘Américains’ étaient prêts à payer pour y venir.

Ça aurait donc commencé comme cela… !

En tous cas vers le milieu ou la fin des années 70 deux revues importantes présentent le site aux Américains…

- au niveau régional Arizona Highways

- au niveau national National Geographic qui lui apporte une première consécration

En 1997 les Français et autres Européens notamment font partie de la nouvelle clientèle internationale qui commence à affluer. Cette période est évidemment marquée par la tragédie du flash flood au cours duquel plusieurs touristes français trouvent la mort. Selon les responsables locaux du moment la fréquentation aurait en fait sensiblement augmentée après cette tragédie !

En 2009 quand Microsoft décide d’incorporer une série de photos à Windows 7 les choses changent d’échelle. En deux ans Microsoft vend plus de 450 millions de licences et fait ainsi visionner les images à haute fidélité du site à des centaines de millions de personnes ( les titulaires de la licence et toute le reste de la famille ou du bureau!)

En 2010 c’est le lancement de Instagramdont la presse américaine s’accorde à dire qu’il a été instrumental dans le flux touristique toujours croissant et pas seulement à Antelope Canyon !

En 2019 on vient de faire le constat que les requêtes Google sur Antelope Canyon ont explosé depuis : elles auraient augmenté de 660 % !

L’année 2019 marque aussi la fin des créneaux horaires réservés aux ‘’photographes avec tripode’’ les tours ''standard'' étant devenus trop difficiles à gérer

Antelope Canyon is Shutting Down Its Photo Tours Due to …

Antelope Canyon photography tours are canceled. Here's why

En 2020 les opérateurs affirment que cette décision devrait réduire la pression sur les groupes de visiteurs ‘’standard’’ ceux qui arrivent en masse, le portable au bout d’une perche pour le selfie de rigueur ( paraît-il)

…

Si vous avez aimez la montée en puissance d’ Antelope Canyon et le rôle des réseaux sociaux (Instagram etc….)

.. vous allez adorer celle de Horseshoe Bend….

… en 10 ans (2009-2019) la fréquentation touristique annuelle y est passée de moins de 40 000 personnes à environ 2 200 000 mais ce sont surtout les cinq dernières années qui ont vu s’emballer le flux, la fièvre Antelope canyon se serait alors propagée via Instagram selon le Wall Street Journal lui-même l’été dernier

Instagram Turns Obscure U.S. Sights Into Social-Media …

Et comme nous l’expliquait ABC TV, également en juillet dernier

Link to ABC News story

pas étonnant donc que le prix des chambres d’hôtel à PAGE flambe!
Cinquante ans de contrôles de sécurité aux USA 1969-2019 ("hijacking")
by Cochize · 2019-11-03 · 21 replies
Cinquante ans de contrôles de sécurité aux USA 1969- 2019

Il y a quelques jours la presse anglophone revenait, cinquante ans plus tard, sur un étonnant hijacking celui du 31 octobre 1969 , le dernier notable avant que les USA ne mettent en vigueur, quelques mois plus tard, les détecteurs métalliques obligatoires…( New Orleans a été le premier aéroport à l’installer)

'The longest and most spectacular plane hijack'

Les détournements d’avion violents ont une longue histoire qui commence bien avant 1970 et qui était particulièrement riche dans les années 60 mais les Compagnies rechignaient alors à mettre en place un filtrage systématique des passagers… c’ était à l’oeil et à l’oeil uniquement .

Début octobre 1969, on pouvait encore, en costume cravate, bien peigné, bien rasé - en tous cas c'est ce qui m’est arrivé entre Montréal et Vancouver - embarquer en Amérique du Nord avec une Winchester en cabine dans son étui et ses munitions dans son bagage à main!.. Tout ce que l’on avait à faire au moment d’obtenir le boarding pass était de manoeuvrer la culasse de son arme deux fois de suite pour assurer à l’agent derrière le desk que l’on avait pas oublié par inadvertance de décharger son arme !

A partir de 1970 il n’en était plus question. Le long détournement du 31 octobre 1969 cité plus haut, depuis les USA jusqu’en Irlande puis en Italie avait probablement servi de catalyseur.

A partir de ce moment là l’histoire des hijackings et des contre-mesures peut-être résumée par trois graphiques….

- la courbe du phénomène pour l’ensemble du monde - les principales mesures de contrôle prises par les USA indexées sur la précédente courbe AVANT le 11 septembre 2001 ( d’après Mat Meltzer) - les principales mesures de contrôle prises par les USA indexées sur la précédente courbe APRES le 11 septembre 2001 ( d’après Mat Meltzer)







Notons que la décision de 1974 (3) du Congrès Américain de rendre obligatoire le passage des bagages à main au détecteur de métaux et à l’X-ray a été alors combattue par des associations qui y voyaient une violation du Quatrième amendement de la Constitution des États-Unis . Les tribunaux leur ont donné droit mais ont néanmoins permis la mise en place du dispositif à condition qu’il ne concerne que la recherche d’armes et d’explosifs !
L'Ouest américain a-t-il mené à la ‘’rustography"?
by Cochize · 2019-09-29 · 33 replies
L’Ouest américain a-t-il mené à la ‘’rustography’ ? …

Dans un vaste échange précédent très ouvert Fabhyene a fait des remarques judicieuses qui m’ont paru mériter un petit développement …

‘’’ C'est marrant parce que certains se demandent pourquoi sur internet on trouve une telle fascination pour la rouille et les ruines. Sans remonter aux textes bibliques (tu es poussière et tu retourneras poussière), c'est oublier que les ruines étaient déjà fascinantes pour les Romantiques au 19ème siècle (à relier aussi à la thématiques des cités englouties)... et c'est aussi oublier la tradition dans la peinture occidentale des "vanités", ces représentations allégoriques de la mort, du temps qui passe et du caractère vain de toute activité humaine, vouée à la mort et la destruction... Plus récemment, c'est aussi une thématique qui s'est développée d'une revanche de la nature sur les hommes... Je pense qu'aux USA cela renvoie aussi aux villes fantômes, qui font partie du patrimoine... ‘’’ …

Le sujet est en effet assez fascinant quand on y réfléchit….

Chez les Romains qui ont dû leur Empire pour une bonne part à la maîtrise du fer mais qui n’avaient pas les moyens de comprendre l’oxydation, la rouille était un acte des dieux compensant la facilité avec laquelle le nouvel armement permettait de tuer l’ennemi … en tous cas c’est ce qu’ aurait écrit un certain Pline l’Ancien (🙂) en parlant de ferrum corrumpitur ( pas besoin de traduire). Cette interprétation force d’ailleurs le rapprochement avec la fiction développée dans La mort du fer(1931) de S.S. Held oû ce n’est pas une force divine mais une maladie venue de l’espace la sidérie encore appelée Mal bleu qui détruit la civilisation industrielle. La sidérie aurait bien sûr été introduite sur terre par une Sidérite …

Au Moyen Age et sous les latitudes humides on imagine le travail que çà devait être de maintenir l’armure hors rouille. Heureusement le Chevalier avait son fidèle Ecuyer qui s’en chargeait en frottant consciencieusement ladite armure avec du sable fin puis de l’huile de poisson, à ce qu’on lit chez les historiens! Cependant quand l’écuyer n’est plus là les choses peuvent mal tourner… on raconte d’un Chevalier Normand, en Angleterre, frappé par la Grâce divine ou pour échapper à l’ennemi, se réfugie dans la forêt et en signe de pénitence décide d’y vivre en ermite et ne plus jamais quitter son armure … de mauvaise langues disent qu’en réalité il ne pouvait plus l’ôter tant elle était rouillée. …...

Bon… passons sur les ponts effondrés à cause de la rouille des boulonnages de poutres acier ou du ferraillage interne, la plus récente étant celle du béton armé du pont Morandi de Gênes Alors, effectivement aux Etats Unis l’attrait contemporain de la rouille ‘’ renvoie aussi aux villes fantômes, qui font partie du patrimoine…’’

mais pas seulement….

Aux Etats Unis, en Australie et plus récemment au Royaume Uni se sont développés depuis une trentaine d’années un intérêt voire une passion pour ‘’la rouille’’ largement et d’abord associés à son esthétisme On peut probablement trouver un repère important dans l’introduction vers 1983 par le magazine Hemmings Motor News d’un calendrier thématique sur les voitures abandonnées dont voici la dernière édition :

L’art s’est donc emparé de la rouille : en peinture, en photographie, dans l’art textile oû c’est souvent tout simplement un objet de fer rouillé qui, posé pour un certain temps sur le tissu, imprime en rouille le canevas de l’oeuvre (textile rust dye) ..

Parlons photo et vieux trucks rouillés...

Il y a une douzaine d’années, ou un peu plus, une jeune architecte d’intérieur de la Côte Est, un peu pour s’amuser, met en vente dans une boutique quelques photos de vieux trucks abandonnés et rouillés prises à l’occasion d’un voyage dans l’Ouest. Elle s’aperçoit alors qu’elles partent toutes en un clin d’oeil et que les gens en redemandent. Stupeur : il y avait donc un marché pour çà !

Lors d’un interview de 2015 trucks & rust - Nancy "Weezy"Forman devait en effet déclarer :

“ A little bell went off in my head, ” Forman said. “I realized it was something people were loving, artistically, automotively and nostalgically.”

C’est ainsi qu’elle devient photographe spécialisée en RUSTOGRAPHY et qu’elle parcourt le pays, en particulier l’Ouest et le Sud Ouest, à la recherche de nouveaux sujets, mue par un sens artistique opportun puisque, incidemment, elle vend ses photos à partir de 250 et jusqu’à 2500 à 3000 dollars pour décorer les murs de votre cuisine, de votre bureau, de votre salle de séjour ou même de votre chambre…

Pour elle au moins l’expression ‘’beau comme un camion’’ a pris un sens concret !

Un autre photographe, Wayne Stadler, à peu près en même temps crée le groupe Rustography

S’il existe donc maintenant indiscutablement un rust art en anglophonie (à défaut d’un art de la rouille en francophonie) c’est à dire en fin de compte un art associé à l’oxydation du fer on peut en retracer l’origine loin… très loin en arrière, au paléolithique quand maîtrise du feu (= charbon de bois) et prise en compte des oxydes de fer (ocre etc..) ont permis l’art pariétal avec en premier lieu l’impression de mains positives ou négatives comme à La Grotte Chauvet-Pont d'Arc ( 36000 ans)

Le fer joue décidément un rôle capital dans l’histoire de la Terre et dans celle de l’humanité qu’elle porte.

Il a d’abord permis à la vie de se développer et de se maintenir grâce au puissant champ magnétique généré par le noyau externe (du fer liquide) au centre du globe qui la protège d’un excès de rayonnements et de particules solaires et cosmiques potentiellement léthales. Si un jour, le noyau s’étant suffisamment refroidi, le fer liquide arrêtait de ‘’bouger’’ sous nos pieds, le champ magnétique terrestre disparaissant alors, nous n’aurions plus à nous soucier de changement climatique…Nous disparaîtrions aussi, probablement complètement irradiés… mais çà n’est pas pour demain !

je m’égare un peu…...

Parlons ‘’rust’’ et paysages….

En peinture je me demande si ce n’est pas Georgia O'Keeffe elle-même qui n’aurait pas, la première, associé le terme ‘’rust’ à la peinture interprétative des paysages du sud ouest américain avec ‘’rust red hills’’. De ceci je ne suis pas sûr... quoiqu’il en soit le rust painting est maintenant bien établi

En francophonie on ne trouve pas un tel engouement. Cependant on peut citer au Quebec L'Art de la rouille de Jean-Pierre Tremblay (2016) et en France Rust-Art ou l'art de la rouille by AYRAULT BRIGITTE de Nantes (2015) dont le patronyme est bien celui auquel vous pensez . Son livre disponible chez l’ Américain Blurb, Inc. est payable en dollars. En en pied de couverture : ‘’ Rust in photo is an artistic and philosophic subject ‘’.

Au fait et la sculpture ?

Il existe bien sûr depuis des décennies des sculptures, constructions métalliques d’art plus ou moins rouillées ou plus ou moins potentiellement rouillées mais qui ne sont ni dédiées à la rouille ni construits avec elle . Superbe exemple avec Anza Borrego !

Par contre l’an dernier (2018) à Pittsburg ville qui semble avoir surmonté la crise de la Rust Belt issue du déclin industriel amorcé à la fin des années 70 le Carnegie Museum of Art a inauguré une œuvre dédiée à l’histoire industrielle passée, aux ouvriers, afro-américains entre autres qui l’ont fait vivre et à la musique jazz qui en est sortie. Occupant 185 m², constituée à partir de 11 tonnes de ferraille rouillée récupérée sur une friche industrielle et arrangée sur du charbon (en principe, peut-être une lave volcanique noire tenant lieu de charbon) et sur du verre pilé, l’oeuvre évoque par sa géométrie un ‘’sand painting’’ Navajo , ce qui n’est pas fortuit les auteurs étant trois Amérindiens de l’Ouest (dont un Navajo d’Albuquerque). From Smoke and Tangled Waters We Carried Fire Home est le titre complet de l’oeuvre que l’on peut admirer ... ou simplement voir ici :

From Smoke and Tangled Waters

Mais la rouille au sens large, c’est à dire l’oxydation du fer est à l’origine de bien d’autres beautés…..

Sans l’oxydation du fer , sans la ‘’rouille’’ le sud ouest américain serait à peu près monochrome et les formes mêmes des sédiments du plateau du Colorado (bof!) plus cohérents, seraient moins découpées, beaucoup moins spectaculaires parce que de la même manière que l’oxydation du ferraillage contribue à la désagrégation du béton des ponts elle contribue à celle des couches géologiques en créant des hétérogénéités. Le Plateau du Colorado ne serait qu’une masse d’une monotonie accablante. Déprimante perspective !

Rust et imagination

C’est un fait que les épaves abandonnées çà et là dans le désert, les ghost-towns, ou la forêt … çà titille l’imagination et on peut rêver un instant devant chacune d’entre elles. Le mystère est d’autant plus prégnant que, au milieu de nulle part, l’abandon semble avoir été brutal et imprévu.

L’exemple le plus médiatisé , le plus photographié depuis que les touristes affluent en Utah est probablement celui de la foreuse d’eau de Cathedral Valley (cathedral valley abandoned drill rig). On y voit un vieux truck de la marque INTERNATIONAL des années 50, reconnaissable à sa calandre, dont la peinture verte (comme c’était courant chez INTERNATIONAL à l’époque) est encore visible. On imagine qu’il a été pris dans une coulée de boue suite à un flash flood, que l’équipage ( de la Compagnie J. Pinkerton) a fuit, n’ayant plus tard jamais été en mesure de l’extirper de sa gangue. Peu à peu le sable, le recouvrant, il se fossilise pour...les archéologues du futur, tel un dinosaure de l’ère moderne ! Pour eux il portera aussi témoignage de l’une des Gun cultures les plus affirmées de notre temps puisque, comme beaucoup d’autres épaves, il a servi de cible aux ‘’ trigger happy’’ de la région en devenant un exemple d’une variante du ‘’rust art’’... à savoir le '’bullet ridden rusty car ‘’ dont voici un autre classique :

et dont un autre exemple fameux est bien sûr le véhicule dans lequel Bonnie and Clyde furent mitraillés libéralement ( Bonnie and Clyde's bullet riddled "death car" ). Assez morbide !

Si la foreuse sur camion est encore en batterie, tour dressée, matériel éparpillé tout autour, l’effet est encore plus saisissant. On dirait alors que le temps s’est figé.. comme à Pompéi ... sans les cendres. Mais là nous sommes dans l’ouest et, pendant une seconde, une idée va vous traverser la tête…. l’équipage aurait-il dû fuir pour échapper à une attaque d’ Apaches irréductibles descendus des montagnes. Que diable a-t-il bien pu survenir en effet à l’équipage de cette foreuse fantomatique abandonnée là, en urgence (sud de l’Arizona du côté de la San Pedro valley)….



En réalité l’affaire remonte à la fin des années 50 quand nombre de prospecteurs ont commencé à forer pour le pétrole dans le coin et sans beaucoup de succès… certains qui avaient vendu la peau de l’ours avant de l’avoir tué et emprunté pour payer leur matériel ont simplement dû couper court à leur aventure de manière en effet brutale... Mais qu’en est-il de ce mystérieux porte-voitures encore chargé de ses 4 voitures, lui aussi des années 50… ?

... Si vous avez une idée….lâchez vous !

Pour conclure sur une note d’humour tout en poursuivant votre réflexion métaphysique et si vous passez par là, visitez donc, en Oregon : The Rust Age - Zymoglyphic Museum

p.s. inutile de chercher Zymoglyphic dans le Merriam-Webster il n’y est pas encore ! Bonne journée !
À propos d’attaques d'ours brun en Amérique du Nord…
by Cochize · 2019-08-26 · 1 reply
À propos d’attaques de l’ours brun sur l’homme en Amérique du Nord….

Le sujet par la nature des choses revient périodiquement dans les infos...

chaque fois les journalistes ont leur propre présentation des faits assortis et commentés d’appréciations diverses, les scientifiques ont la leur.

Il peut-être intéressant de retourner aux sources... ..

Il se trouve que vient tout juste de sortir, en juin 2019, dans la hautement réputée revue Nature (revue) une étude conduite par trois chercheurs européens avec une cinquantaine de ‘’collaborateurs’’ internationaux qui est peut-être bien la plus informative depuis celles de

Stephen Herrero quand il était à l'Université de Calgary

Brown bear attacks on humans: a worldwide perspective | Scientific …

Cette étude, portant sur la période 2000-2015, qui ne concerne bien que les ours bruns s’est intéressée à trois régions du globe :

₋ l’Europe - l’Amérique du Nord - l’Est ( Turquie, Russie, Iran)

Les chiffres…

Europe : 291 attaques et 19 morts Est : 190 attaques et 52 morts (chiffres probablement sous-représentatifs, information moins complète) Amérique du Nord : 183 attaques et 24 morts

L’infographie…. carte :



graphique :

La stupéfiante conquête de l'Est américain par le coyote
by Cochize · 2019-08-19 · 6 replies
La stupéfiante conquête de l’Est par le coyote

De temps à autre on entend parler de coyotes et de leurs méfaits, récemment le cas d'un chien poursuivi par la ''doggie door'' et tué dans la maison de ses maîtres. Pourquoi de plus en plus d'incidents?

Eléments de réponse….

Qui n’a entendu parler de la Conquête de l’Ouest, au-delà du Mississipi, avec comme repères majeurs la guerre contre le Mexique (1846-1848) et à son terme l’établissement des Etats du Nouveau Mexique et de l’Arizona dans l’Union (1912) mais qui sait qu’en même temps que cette conquête venait à son terme, en catimini, souvent nocturnement, une autre se mettait en mouvement, à marches forcées, en sens inverse : la conquête de l’Est par Canis latrans mieux connu de vous et moi sous le nom de coyote !

Dans la dernière quinzaine d’années les chercheurs se sont intéressés de près au sujet et l’an dernier 2018, une étude vient d’être publiée qui résume enfin cette étonnante histoire !

J’ai toujours trouvé l’aventure ( en particulier l’aventure urbaine) du coyote fascinante , elle montre oû peut mener son étonnante capacité d’adaptation à la faveur de la rupture par l’homme d’un équilibre naturel historique... celui que maintenait son principal prédateur, le loup. La quasi élimination du loup dans beaucoup de régions a en effet sans aucun doute grandement favorisé le développement du coyote.

Bien qu’il ait souvent été pris pour cible, gratuitement, pour le ‘’sport’’, dans le cadre de programmes de contrôle de leur population, pour protéger bétail et voisinage etc... et que des dizaines de milliers d’individus aient été abattus dans les dernières décennies il a réussi au cours des derniers cent ans à, conquérir un vaste nouveau domaine au terme d’une migration certes amorcée au XVIIIème siècle mais incroyablement accélérée depuis 1900.

J’avais, il y a quelque temps, posté un autre billet sur l’étonnant retour de l’ours noir sur son aire historique :

L'étonnant retour de l'ours noir

et bien le coyote a fait beaucoup mieux que simplement regagner le terrain perdu. Pour la première fois depuis 10 000 ans et en un peu plus d’un siècle il a colonisé la totalité du continent, franchi le canal de Panama et a été repéré par cameras automatiques en train de pénétrer la Région du Darién , porte du continent Sud Américain par la Colombie

Vers l’Est et surtout le Nord Est ( Nouvelle Angleterre, Québec, Nouvelle Ecosse...) est apparu au gré de son avance le coywolf une nouvelle espèce animale hybride issue du loup et du coyote, …. …. doté d’une plus grande masse corporelle (+40%) d’une plus forte mâchoire et de plus de puissance que le coyote ‘’ordinaire’’.

Cette évolution physique le rend maintenant redoutable pour le reste de la faune, les animaux domestiques et même certains humains.

L’ironie de l’histoire , comme je lai dit plus haut, c’est que, au départ ce sont les projets d’éradication du loup, le mortel ennemi du coyote qui a permis à ce dernier de se répandre librement en prenant sa place . Une fois encore l’équilibre naturel bousculé par l’homme a finit par générer un nouveau déséquilibre !

Au cours de la Préhistoire et de la période historique le coyote était un animal des Prairies, des déserts du Sud Ouest et des Plateaux du Nord-Ouest. C’est comme tel qu’il a été perçu par les Amérindiens puis qu’il est devenu une icône de l’Ouest aux yeux des Américains. Qui n’est pas familier avec l’image du canidé hurlant à la lune ! Qui ne connaît pas Bip Bip et Coyote

Notons en passant que le personnage ne rend pas justice au coyote, beaucoup plus malin que çà comme d’ailleurs la tradition amérindienne le dit bien.

Dans les traditions orales amérindiennes il avait en effet acquis une dimension mythique et même mythologique exprimée dans de nombreuses légendes et contes.. Mais ceci ne concernait que les Indiens du Sud Ouest (Navajos en particulier), ceux des Prairies et ceux des Plateaux du Nord Ouest . On n’en trouve pas trace, pour autant que je sache, dans les légendes transmises par les Indiens de la taiga, de la forêt caduque orientale et de la côte Atlantique

Personnage mythique dans la tradition ancestrale Navajo Coyote a maintenu sa présence dans l’expression artistique actuelle de diverses manières.

Un exemple…

… traditionnellement les motifs des tapis navajos les ‘’navajo rugs’’ étaient relativement codifiés en un certain nombre de styles géométriques, de représentations de leurs ‘’Holy People’’ sortes de prêtres, dans les motifs des Yei rugs ou encore de cérémonies, souvent des danses ou la visite à un ‘’medicine man’’ dans les motifs des yeibichai rugs . Est apparu un peu avant les années 40 le style Pictorial, par définition libre, décrivant des scènes de la vie courante contemporaine, avec par exemple des automobiles ou racontant des histoires . Un peu plus tard dans les années 1990 une vieille dame, devenue elle-même incapable de tisser eu l’idée de s’inspirer des mythes de son peuple et c’est sa fille, Margaret Cody ( !) qui exploita, avec succès, l’idée comme avec ce rug dont j’ai fais l’acquisition à Sedona il y a une dizaine d’années. On y voit un sorcier néfaste du folklore navajo, une sorte de Wendigo, le Skin-walker recouvert d’une peau de coyote, pratiquer sa magie funeste alors que dans le fond d’autres coyotes hurlent à la lune… qui fait triste mine (je crois bien que Garland’s à Sedona a conservé l’exclusivité des rugs de Margaret Cody)

Donc en même temps que les Américains achevaient la conquête de l’Ouest au tout début des années 1900, la coyote trouvant le champ libre du fait de la décimation du loup, accélérait son mouvement de conquête, dans la forêt boréale au Nord, la forêt pluviale à l’Ouest, la forêt tropicale au Sud et surtout la forêt tempérée à feuilles caduques à l’Est. Dans l’Ohio le premier coyote fut repéré en 1919, dans l’État de New York dans les années 30 , en Caroline du Nord vers 1949 et ainsi de suite….En 1960 il atteint le Nouveau Brunswick. La carte ci-dessous résume la chronologie de son arrivée dans les Maritimes depuis le Québec jusqu’à jusqu’à l’île du Cap Breton atteint par le franchissement à la nage du Détroit de Canso



Deux Universitaires de Caroline du Nord – oû on n’avait jamais vu l’ombre d’un coyote avant 1950 - ont décidé d‘analyser le phénomène. L’an dernier (2018) ils ont publié ce document qui fait appel aux ressources de scientifiques de plusieurs disciplines :

(PDF) Mapping the expansion of coyotes (Canis latrans) across North …

Deux cartes de synthèse résument toute l’affaire : - la première illustre de manière flagrante comment sur 10000 ans et jusqu’en 1899 le coyote est resté en dehors des forêts du Continent,



- la seconde montre, depuis 1900, la progression fulgurante du coyote au travers des forêts jusqu’à ce qu’il arrive à la côte Atlantique



Les mêmes Universitaires ont aussi réalisé cette courte video qui dramatise l’aventure :

How Coyotes Conquered the Continent

Mais le coyote ne s’est contenté d’investir forêts et terres agricoles il a en même temps, très opportuniste, développé un goût pour le milieu urbain et le résultat c’est que…

… de Vancouver à Montréal, Percé en Gaspésie, de Seattle à Cincinatti, Chicago, New-York, Pittsburg, Roanoke, Washington, Charlotte, Atlanta, Macon , Birmingham , Albuquerque , Phoenix, San Francisco, Los Angeles, etc.… etc.... les coyotes visitent les villes et parfois s’y installent.

Depuis une petite vingtaine d’années et surtout la dernière décennie les études se multiplient donc sur la progression du Coyote urbain , un des cas les plus médiatisés étant peut-être celui des coyotes de NY (articles de revues, TV etc...)

C’est d’ailleurs dans l’État de New York qu’une étude vraiment détaillée a documenté la progression étonnante du canidé depuis son arrivée dans les Monts Adirondacks dans les années 30 pour arriver au Bronx et à Manhattan dans les années 90 et apparemment s’y maintenir :

Coyote sightings in NYC surging with 35 spotted this year

La carte ci-dessous montre, par tranches de 5 ans, comment le coyote s’est installé dans l ‘Etat, c’est plutôt spectaculaire:



Cette autre carte de 2012 extraite de Coyote ( Canis latrans ), 100+ Years in the East: A Literature Review synthétise les résultats d’observations dans plus d’une centaine de villes des Etats Unis par des Universitaires et des gens de USDA de l’Utah



dit en passant, si vous croisez des Montagne des Pyrénées en Utah ou ailleurs c’est la faute au coyote, on y utilise en effet de plus en plus le Patou pour garder le coyote au large puisque c’est lui qui est devenu le premier prédateur des brebis en lieu et place du loup

La réalité c’est que de plus en plus de villes, grandes ou moins grandes, ont un Coyote project ( ex : Atlanta Coyote Project ), sortent une appli, une carte interactive ou quelque autre registre pour tenir à jour et gérer la progression du canidé.

Pour savoir si une ville est concernée et comment elle l’est par la progression de l’intrépide il suffit de taper (par exemple) : nom de la ville…. coyote
Régionalismes en Amérique du Nord
by Cochize · 2019-01-27 · 48 replies
bonjour à vous!

Régionalismes en Amérique du Nord

il est fréquent que l’on se chamaille quelque peu sur la question de la culture américaine et de sa diversité ou de sa non diversité..

Voici quelques éléments de réflexion...

Je pense personnellement qu’il est raisonnable de penser comme un autre intervenant, Tatra, l’a l’écrit récemment dans un autre sujet que :

‘’ il n'y a rien aux Etats-Unis qui ressemble aux cultures nationales, aux dizaines de langues parlées en Europe, toutes attachées à un patrimoine, à une histoire, à une identité propre.’’

…. mais je pense néanmoins qu’il subsiste une diversité souvent insoupçonnée depuis l’ étranger et que le fameux melting pot dont on nous parlait à l’école, ici en France , n’a pas totalement gommé aux Etats Unis les spécificités, héritées de l’immigration ou acquises . Avoir vécu dans cinq régions en travers du continent et travaillé dans deux ou trois autres aide à donner un tout petit peu de concret à cette réalité qu’est la diversité culturelle en Amérique du Nord

Le sujet a depuis longtemps suscité un intérêt marqué et fait l’objet de diverses études . Pour la petite histoire je cite deux documents:

- en 1940 une carte du ‘’American Council Against Intolerance’’ signée Emma Bourne

America--A Nation of One People from Many Countries | Osher Map .. (carte zoomable)

- en 1958 une carte présentée à l’Exposition Universelle de Bruxelles



Plus récemment l’ouvrage du journaliste-historien Colin Woodard 2011 m’a paru particulièrement intéressant On dirait bien que la dichotomie souvent invoquée entre Blue et Red States ou entre East Coast and West Coast….. et bien tout çà... c’est un peu court, aurait dit Cyrano, pour décrire la complexité du pays !



Présentation du livre :

‘’An illuminating history of North America's eleven rival cultural regions that explodes the red state-blue state myth. North America was settled by people with distinct religious, political, and ethnographic characteristics, creating regional cultures that have been at odds with one another ever since. Subsequent immigrants didn't confront or assimilate into an “American” or “Canadian” culture, but rather into one of the eleven distinct regional ones that spread over the continent each staking out mutually exclusive territory. In American Nations, Colin Woodard leads us on a journey through the history of our fractured continent, and the rivalries and alliances between its component nations, which conform to neither state nor international boundaries. He illustrates and explains why “American” values vary sharply from one region to another. Woodard (author of American Character: A History of the Epic Struggle Between Individual Liberty and the Common Good) reveals how intranational differences have played a pivotal role at every point in the continent's history, from the American Revolution and the Civil War to the tumultuous sixties and the "blue county/red county" maps of recent presidential elections. American Nations is a revolutionary and revelatory take on America's myriad identities and how the conflicts between them have shaped our past and are molding our future.’’

un compte-rendu :

Which of the 11 American nations do you live in? - The Washington Post

bien sûr le terme n’a pas ici vraiment le même sens qu’en Europe

Ce qui est également intéressant c’est que- indépendamment de cette étude et en profitant de la vogue récente qui pousse les familles vers la généalogie génétique-une équipe de spécialistes en biologie moléculaire a produit ces résultats en 2017 :

Clustering of 770,000 genomes reveals post-colonial population structure of North america

extrait de l’abstract:

‘’Despite strides in characterizing human history from genetic polymorphism data, progress in identifying genetic signatures of recent demography has been limited. Here we identify very recent fine-scale population structure in North America from a network of over 500 million genetic (identity-by-descent, IBD) connections among 770,000 genotyped individuals of US origin. We detect densely connected clusters within the network and annotate these clusters using a database of over 20 million genealogical records’’.

l’ordinateur est décidément une bien belle invention… !

Bref… tout çà est matière pour spécialistes,

nous profanes, contentons nous d’observer avec curiosité :

- la carte produite en 2011 par Colin Woodard, le journaliste s’intéressant aux aspects culturels et comportementaux qui s’appuie sur un concept de géographie culturelle théorisé par l’illustre Wilbur Zelinsky lequel affirme que lorsque une “new” society is settled, the cultural characteristics of the initial settlement group will have a lasting and outsized effect on the future trajectory of that society — even if their numbers were very small and those of later immigrants of different origins were very large.



- la carte produite en 2017 par Eunjung (Christine) Han, la scientifique spécialiste en biologie moléculaire qui s’appuie sur les études statistiques de génomes



et constatons que le rapprochement a posteriori entre ces deux documents, totalement étrangers l’un à l’autre au départ, est plutôt intéressant !

Colin Woodard en fait d’ailleurs l’analyse suivante :

The 11 Nations of America, as Told by DNA – Medium

En bonus (😛 ) faites donc connaissance de Max Galka(Metrocosm), l’homme qui jongle avec les bases de données et transforme le tout en ‘’visuels’’… bien plus digestes !

par exemple :

200 years of US immigration (attendre l’animation)

je trouve ce document fascinant...en le regardant de près on y repère facilement la trace de nombre d’épisodes historiques ,

exemples …

- venant de France l’épisode des chercheurs d’or vers la Californie (1849- 1855) synchrone de celui des quarante-huitards, les réfugiés d ‘après la Révolution de 1848 - la grande famine irlandaise , années 40, 50, 60 (du XIXème siècle bien sûr) qui lance l’émigration irlandaise massive vers les Etats Unis. - la grande émigration italienne lancée à la fin du siècle qui dure jusqu’à l‘arrivée de Mussolini - l’émigration depuis l’Empire Russe stoppée net à la fin de la guerre civile vers 1921 avec la prise de contrôle définitive des Bolcheviks - l’immigration allemande remarquable par sa constance et son importance depuis les révolutions de 1848 et même après les premières années de l’unification c’est à dire après la proclamation de l’Empire en 1871 à Versailles - la première émigration chinoise ca. 1850 vers la Californie des chercheurs d’or puis, dans la foulée, vers les chantiers ferroviaires et blanchisseries de la ‘’conquête de l’Ouest’’

mais une question reste, pour moi, pendante… laquelle ?
Conduite nocturne et faune sauvage en Amérique du Nord
by Cochize · 2018-11-08 · 9 replies
Conduite nocturne et faune sauvage en Amérique du Nord

Un Gardois de ma connaissance qui travaille de nuit vient de subir une seconde collision avec un sanglier, en rentrant chez lui au pied des Cévennes, vers 5 heures (du matin). C’était avec une voiture de remplacement… la sienne étant encore immobilisée au garage suite à une première collision la semaine précédente! .

Il fut un temps oû les collisions animales étaient sans grande importance, peu d’automobiles qui de plus ne roulaient pas vite. Les victimes les plus fréquentes étaient alors les volailles de la ferme qui picoraient librement et nonchalamment de part et d’autre et en travers de la chaussée en bordure de laquelle la ferme était installée

Mais quinze plus tard, dès 1925 et 1926 des auteurs américains abordent déjà le sujet des collisions automobiles avec la faune sauvage :

‘’The toll of the carmobile ‘’ 1925 (Les victimes de l’automobile)

Puis pendant près d’un demi-siècle on trouve une étude de temps en temps mais elles restent rares

A partir de 1980 les choses changent vraiment, les autorités du Transport et chercheurs de diverses disciplines commencent à s’intéresser de près au sujet mais c’est surtout au cours des deux dernières décennies que le nombre de travaux explose, en Amérique du Nord surtout, mais aussi en Europe

Sans avoir besoin de connaître quoique ce soit de ces travaux si vous vivez dans une région rurale d’Europe oû coexistent cultures et zones boisées vous êtes probablement plus ou moins avertis de la réalité de terrain… mais si vous êtes un rat des villes vous pouvez peut-être être amenés à vous poser des questions, par exemple: la conduite nocturne est-elle vraiment plus sujette que la conduite diurne aux collisions animales

En France les animaux les plus fréquemment impliqués dans des collisions (autour de 60 000/an ?) sont les chevreuils et surtout les sangliers qu’à la campagne on appelle les bêtes noires.

Sur les 36 accidents rapportés dans la presse (ils ne le sont pas tous, loin de là) et 2 dont j’ai connaissance par un témoin, c’est à dire sur 38 accidents entre le 06 septembre et le 05 novembre, quelque part en France, un seul s’est produit en plein jour : le 15 octobre à 14 heures, un s’est produit au crépuscule, après 18 heures le 05 novembre et tous les autres entre 20 heures 30 et 5 heures

Si vous vous demandez pourquoi il semble difficile d’éviter un sanglier regardez cette video…. l’histoire malheureuse d’un sanglier qui, à l’aube après avoir fait bombance nocturnement dans quelque culture, était trop pressé de rentrer se mettre à couvert dans sa bauge :

Vidéo : accident de la route avec des sangliers Un grand nombre d’articles de sources diverses s’intéressent au sujet mais... pas vraiment en France. J’en viens donc à l’Amérique du Nord oû l’analyse est beaucoup plus poussée…

Ma propre expérience (en parlant d’Amérique du Nord) me fait dire que oui ! la conduite nocturne expose d’avantage au risque de collision animale...là oû il y en a bien sûr...

- en tant que passager, un close call, un quasi accident avec une vache sortie de nulle part (c’est bien ce qu’on dit dans ces cas là) vers 22 heures un soir d’automne, sur la fameuse Route 50, la loneliest road au Nevada, en open range. Un route cependant bien rectiligne, avec une visibilité diurne à l’infini et que les vaches, contrairement aux sangliers de par ici, traversent rarement ventre à terre !

- en tant que conducteur, un autre quasi-accident, a near-miss à l’aube au nord de Casper oû les mule deers pullulent quasiment comme les chiens de prairie . A la différence des vaches ils bondissent inopinément, même par dessus les clôtures, pas toujours avec succès malheureusement pour eux , ils s’accrochent parfois !

Mais oublions les expériences et convictions personnelles des uns et des autres et regardons les choses d’un peu plus haut... pour l’Amérique du Nord oû la question des collisions avec la faune sauvage revêt une importance croissante avec des conséquences qu’on a quelque peine à imaginer ici . Il faudrait se placer à l’échelle de l’Europe pour que la comparaison ait un sens

En termes de dommages directs aux véhicules, santé publique, coûts social, environnemental etc... aux seuls Etats Unis il est question, sur certains sites, de 1 à 1,5 million de collisions /an, de +200 morts /an, de quelques 23 000 blessés /an, de 8, 4 milliards de dollars/an

De manière générale on parle de Wildlife Vehicle Collisions en abrégé WVC mais les animaux les plus fréquemment impliqués sont ceux des cervidés que l’on appelle là bas ‘’deer’’ sauf peut être au Maine, en Alaska, au Québec (?), à Terre Neuve et dans une petite partie de la Colombie Britannique oû l’orignal prend une plus grande place et donc les études portent souvent sur les ‘’Deer Vehicles Collisions’’ en abrégé DVC

Ceux s’intéressent à la question sont d’affiliation diverse : Transports, Ecologie, Agriculture, Santé Publique , Assurances (important les Assurances!) , Universités, Ingénieurs etc...

En matière d’accidents liés à la route, de manière générale, le Canada est à la pointe de la recherche depuis 1964 avec : Traffic Injury Research Foundation ( Fondation de Recherches sur les blessures de la route) et ce n’est qu’en 2013 que les Etats Unis on accueilli une branche américaine : TIRF USA . Le TIRF a maintenant intégré le problème de la faune sauvage. En bref… le volume d’informations sur le sujet est vraiment très impressionnant ... tous ‘’ces gens’’ se donnent beaucoup de mal pour que les Pouvoirs Publics soient mieux informés , les Usagers mieux protégés, la faune mieux conservée…

Avant de proposer des solutions , d’ordre très varié, pour réduire le nombre de collisions ils collectent les faits, sur le terrain et analysent les bases de données pour situer au mieux les collisions dans l’espace ( tronçons routiers) et dans le temps : selon les années (progression du phénomène), selon les mois de l’année(migrations ou autres mouvements saisonniers), parfois selon les jours de la semaine, mais surtout selon les heures de la journée ( créneaux horaires liés à l’obscurité et l’intensité du trafic routier). Certains s’intéressent même à l’influence du changement d’heure ( Daylight saving time) et à la phase lunaire !

Sur la question des créneaux horaires, le constat est toujours le même : c’est ‘’du crépuscule à l’aube’’ parfois formulé ‘’au crépuscule et à l’aube’’ ou encore ‘’ au crépuscule, à l’aube et la nuit’’ que le risque est le plus élevé et que les collisions avec la faune sauvage sont les plus nombreuses

J’ai regardé d’un peu plus près une douzaine de rapports marquants mais ne cite ici que trois exemples représentant chacun une des trois principales parties prenantes : l’Administration (1995), une revue de Santé Publique (2016) et une Université pour le compte des Assureurs (2016)

1995. Federal Highway Administration

Il semble que ce soit la première étude détaillée faite au niveau fédéral. Elle portait sur 153 345 collisions de la seule base HSIS (qui à l’époque ne comportait que 5 Etats) . Pour la première fois sur un grand nombre d’échantillons, le fameux graphique ‘’Nombre de collisions en ordonnées/ Heures en abscisses’’ montre clairement les deux pics, celui du matin et celui de la soirée et surtout la dépression plate de la journée



2016. Dans la Revue de Santé Publique ‘’Accident and Prevention ‘’ deux chercheurs Autrichiens ont fait une sorte de synthèse de tout ce qui a été fait sur le sujet des DVC :

A review on the temporal pattern of Deer–Vehicle Accidents: Impact of seasonal, diurnal and lunar effects in cervids

Ils ont constaté la multiplication des recherches pendant disons les deux dernières décennies (des centaines de références) Sur le point spécifique des créneaux horaires ils produisent finalement le même graphique qui montre les deux pôles de risques, du matin et de la soirée



2016.Etude pour le compte des assureurs ( State Farm ) réalisée par University of British Columbia

Wildlife-Vehicle Collisions - Traffic Injury Research Foundation

Dans cette étude nationale on trouve l’équivalent d’un graphique FARS aux Etats Unis : en ordonnées figurent les pertes humaines



comme les autres il parle de lui-même

Conclusions Tous ces graphiques ne surprendront guère les ruraux; certains pourront même se dire ‘’c’est dépenser beaucoup d’argent et d’énergie pour arriver à enfoncer des portes ouvertes’’…. …mais les automobilistes ici ou ailleurs sont parfois durs à convaincre ils pourront en tous cas retenir les conclusions d’une étude de 2006 non citée ici (traduction) :

‘’ Alerter les automobilistes du fait que la plupart des collisions animales surviennent le soir, la nuit et tôt le matin nous amène à faire les recommandations suivantes : soyez très vigilants en ces moments de la journée, assurez vous que vos phares fonctionnent correctement et que votre pare-brise est bien propre, obéissez aux signaux de limitation de vitesse nocturne et prêtez une attention déterminée et soutenue aux signes de présence animale le long du couloir routier.

Je pourrais ajouter - ce que l’expression drive actively and agressively implique - et gardez vous à droite, et gardez vous à gauche …..c’est en somme ce que disait déjà Cuvillier en 1928 à propos de piétons menacés par des automobiles, paraphrasant le jeune Philippe qui avertissait son père Jean du danger alors qu’ils étaient cernés tous deux par les Anglais…..



La plupart des sites qui donnent des conseils de conduite nocturne en pays de grande faune disent un peu la même chose, plus simplement et en plus moderne, quelque chose comme :

‘’scan ahead roadsides from one side to the other ’’ ou ‘’from shoulder to shoulder’’

pour ‘’balayer du regard les bords de route d’un côté à l’autre’’...

sous-entendu ne restez pas les yeux fixes, braqués sur le milieu de la chaussée sinon quand vous verrez l’animal droit devant dans vos phares il risque d’être trop tard !

Deux exemples : - site de Wild Aware Utah | Wildlife Awareness, Safety Information



- site de Cottage Life



La dernière de ces préconisations n’est peut-être pas toujours évidente par exemple à la traversée d’une forêt, dans une région de hautes herbes, après une journée particulièrement pénible ou quand on débarque sur la Côte Ouest d’un voyage transatlantique et que l’on considère se lancer sur une route à 2 voies que l’on ne connaît pas et dans une voiture qui n’est pas la sienne plus d’info, ci-dessous : docs.google.com/...MrBtOPIVOM1pmpBl/pub
Au Colorado la saison du "pack burro racing" approche
by Cochize · 2018-04-26 · 1 reply
bonjour,

cet article du 24 avril ….

Racing an Ultramarathon With a Donkey: Meet Colorado's State Sport

….rappelle que les touristes qui visitent les montagnes du Colorado de la fin mai à septembre et qui aiment profiter des évènements locaux pour pimenter leurs vacances vont en effet avoir la chance de pouvoir assister, dans la bonne humeur, à une course équine pour le moment unique au monde (à ma connaissance) qui rend hommage depuis 70 ans à un personnage essentiel des débuts de l’histoire de l’Etat et de sa tradition minière : le burro



C’est entre Leadville et Fairplay, dans la montagne, que les résidents ont décidé en 1949, 100ème anniversaire du Gold Rush californien, de célébrer leur propre histoire en lançant le Pack burro racing et aujourd’hui il y a plusieurs burro races dans les montagnes de l’ancien pays minier

comme celle-ci : Burro Racing

en 2012 l’évènement a été consacré Colorado State Summer Heritage Sport |

en voici calendrier 2018 : RACE SCHEDULE

le tandem coureur-burro rend ainsi hommage à un autre tandem, un tandem historique, que même ceux qui ne passent pas par le Colorado ne peuvent manquer de retrouver, à un moment ou à un autre … une icône que les visites touristiques dans l’Ouest, le cinéma, la TV, le Western novel, la bande dessinée leur a déjà fait rencontrée, c’est à dire :

the Old prospector and his burro,

à qui les habitants de Colorado Springs ont érigé un bronze de 3 mètres, inauguré en 1999, c’est à dire le 150ème anniversaire du Gold Rush californien



...

en lien : illustrations pour afficionados .... ‘’Le prospector et son burro, de la réalité au mythe : 100 ans d’une d’histoire commune’’...

docs.google.com/...5ZxsGTjm3pTzZGOn/pub
Pourquoi les pièces de un dollar américaines sont-elles plus rares que les canadiennes
by Cochize · 2017-12-11 · 8 replies
bonjour....

Pourquoi le touriste trouve-t-il que les pièces de un dollar américaines sont plus rares que les canadiennes?

c’est parce que, au Canada, l’oiseau que nous appellerions plutôt plongeon en France… cet oiseau dont le chant glaçant, lugubre même...la première fois, résonne sur la surface tranquille des lacs canadiens les nuits d’été, cet oiseau que l’on connaît sous le nom de huard ou de loon selon que l’on soit francophone ou anglophone a définitivement remplacé en 1987, sur sa pièce, le billet de un dollar de 1973 à l’effigie d’Elisabeth

alors que, aux Etats Unis, des différentes effigies proposées au peuple américain sur le one dollar coin, aucune n’a su supplanter George sur le ‘’ billet vert’’.

The Battle Between Dollar Bills and Dollar Coins

a donc échoué, après plusieurs tentatives, à remplacer le billet par la pièce comme celà s'est fait sans trop de controverses au Canada il y a trente ans.



un observateur étranger peut y voir la victoire d'un lobby sur un autre, Dollar Coin Alliance soutenu par l'industrie minière, Americans for George | soutenu par l'industrie du papier et du cotton (le dollar américain est de coton), les fabricants d'encre etc…

Mais c’est peut-être un peu plus compliqué que çà….

quelques explications ci-dessous..pour les curieux

docs.google.com/...ms_1fc3MqzyhMbNY/pub
Visiter un coin de Californie francophile loin des sentiers battus
by Cochize · 2017-11-18 · 6 replies
bonjour,

En Californie, il y a deux mois de çà, on vient de lancer une french connection d’un nouveau genre

La Californie passe, à juste titre, pour être l’État jouissant de la plus grande variété de paysages, associant sur un dénivelé de 5000 mètres entre le Mont Whitney et Badwater, le plus grand nombre de régions géomorphologiques, d’écorégions , de zônes climatiques et (parlant paysage humain ) la plus grande diversité éthnique depuis... disons 1849 pour faire court !

des paysages… c’est vrai que l’État en affiche une large palette mais il en est un, bien particulier, chargé d’histoire et de mythes qui s’est trouvé récemment associé à une célébration honorant des Français.



Au cours de cette célébration, le béret était de circonstances sinon de rigueur, on a pic niqué à la française, joué à la pétanque et montré un show de ‘’marionnettes ‘’ (en français dans le texte) qui donne la clé de l’histoire : le gâteau (j’avoue cependant qu’elle n’est pas forcément évidente à trouver!)



A cette occasion la petite ville arborait plein de petits drapeaux tricolores, comme chez nous une autre petite ville aurait affiché plein de petits drapeaux étoilés à l’occasion d’une fête Western ou pour célébrer la Route 66 (Pont Saint Esprit, Gard il y a quelques années de çà)

une autre clé de l’histoire se trouve dans cette photo:



pour lire les 85 % de l’article restant, pas besoin de s’abonner…🙂. suffira de patienter un peu
À propos du comportement de certains touristes aux États-Unis
by Cochize · 2017-07-16 · 2 replies
bonne fin d'après midi à tout le monde,

A propos du comportement de certains touristes aux Etats Unis Electra a soulevé un problème de gaz en évoquant le comportement de certains touristes chinois au Grand Canyon qui – faisons court- pètent sans complexe dans le bus. Avant de porter un jugement sur la pratique qui fouette notre sensibilité aseptisée😏 et pour apprécier et éventuellement requalifier les faits en faisant bénéficier leurs auteurs de circonstances atténuantes, il faut les replacer dans le contexte culturel de la région… sinon on risque de n’en pas saisir toute la finesse🙂.

Comment interpréter le pet chinois ? Ou d’ailleurs le pet japonais ?

How to interpret a chinese fart ? Or for that matter, a japanese fart?

Oû trouvent-ils leurs racines ?

Lancinante question…

On déjà écrit là dessus…. et il suffit de googler ‘’the Chinese fart’’ ou ‘’ the Japanese fart ‘’ (le pet chinois ou le pet japonais) pour entrer dans le débat maintenant, si vous êtes pressé, vous pouvez aussi ouvrir :

docs.google.com/...jdU/edit?usp=sharing
Le tourisme rural des "Great Plains" de l’Ouest américain a franchi l’Atlantique!
by Cochize · 2017-07-09 · 3 replies
Hier samedi 8 juillet s’est tenu dans un village du Rhône (Vaugneray) la troisième édition de ce qui est en passe de devenir - selon le souhait des organisateurs en tous cas 😛- le championnat de France du lancer de bouches de vaches

D’après des locaux cette discipline, essentiellement rurale par essence, qui est depuis quelques années présente dans divers lieux de notre douce France ( comme disait le poète) aurait été inventée par de facétieux jeunes agriculteurs pour animer la vie locale des kermesses … il est vrai que çà change un peu du jeu des boules carrées des kermesses d’antan

La réalité c’est que (comme de nombreux jeux TV !) c’est la transposition d’une tradition américaine, le cow pie throwing contest ancienne en l’occurrence…

…... puisqu’elle trouve sa source dans la vie des pionniers des Grandes Plaines même si elle a été réintroduite plus récemment, avec un but festif, dans les villages de l’Oklahoma ou d’autres Etats de la région (dans les années 1930?)



Les pionniers de ces régions n’ayant pas de bois pour cuisiner ou se chauffer ont fait comme les Amérindiens, les Mongols ou d’autres peuples des steppes d’Eurasie (ou d’ailleurs). Ils ont appris à utiliser les bouses de bovidés séchées. Et quand les bisons ont quasiment disparus, les bouses de leurs bovins. On dit qu’ils parcouraient la Prairie pour remplir leurs chariots de bouses sèches et que pour gagner du temps ils les lançaient d’une certaine distance.

Je me demande si les habitants de Vaugneray qui le pratiquent depuis trois ans sont avertis de l’origine de leur passe-temps favori! En tous cas qu’ils s’entraînent dur, peut-être pourront-ils bientôt participer au championnat du monde de la discipline à Beaver Oklahoma🙂

Edmond man breaks cow chip throwing record in Beaver | News OK

En matière de tourisme rural une autre discipline, parfois attribuée à tort à l’esprit inventif d’agriculteurs locaux mais en réalité venue, elle aussi, des Grandes Plaines de l’Ouest, oû elle serait apparue au début des années 80, gagne du terrain dans nos campagnes :

le loto bouses de vaches connu outre Atlantique sous le nom de cow bingo ou cow pie bingo

smile🙂
Quand les prospecteurs de la Gold Country de Californie inspirent escrocs et cinéastes
by Cochize · 2017-02-02 · 3 replies
bonsoir.... aux cinéphiles en particulier..

la semaine dernière , en janvier, vient de sortir aux USA un thriller Gold (2016 film)

long overdue à mon avis et comme on dit là bas…

un film inspiré d’une escroquerie incroyable des années 90, elle- même inspirée d’un ancienne pratique de prospecteurs - escrocs…. , née et en tous cas développée pendant la ‘’ ruée vers l’or de Californie de 1848… à disons 1858

pratique qui fait partie intégrale du paysage du Old West même si elle n’a pas disparu avec lui… le mine salting

pratique que j’ai décrite dans un post de 2009 par le biais d’ une ou deux histoires vécues de mine salting, laquelle pratique consiste à faire croire à un acheteur potentiel que le terrain ou la mine que l’on contrôle est riche en or (ou autre chose) en y disséminant un peu du métal ( or, argent, cuivre, uranium) pour appâter l’acheteur. Par exemple à l'aide d'un fusil de chasse 🙂!

l’expression évoque le geste de quelqu’un qui viendrait saupoudrer les terrains avec une salière mais remonterait en fait à l’époque coloniale quand le sel était une valeur de base et les colons de la côte l’extrayaient en faisant bouillir de l’eau fortement salée de puits…...un propriété dotée d’un puits d’eau salée avait donc une plus-value...c’est pourquoi le vendeur ajoutait, discrètement, un peu de sel à l’eau qu’il venait de puiser ….

pour comprendre le sens du film, si vous décidez d’aller le voir, il peut être intéressant de lire au préalable l’extrait ci-dessous de mon ancien post de 2009 ...

Histoires de prospecteurs d’hier et d’aujourd’hui : l'escroquerie minière du siècle!

l'évocation de la petite manipulation, artisanale, de mon ami Ralph et de sa brosse aux brins de cuivre et l'actualité financière encore récente du scandale Madoff m'ont remis en mémoire une escroquerie, unique par son ampleur, vraiment incroyable et basée sur la technique du ''salting''.

Elle était en bonne place dans la presse du côté ouest de l’Atlantique, il y a seulement quelques années et a mis en scène une petite compagnie de Calgary, Bre-X. De ce côté ci, sauf chez les géologues , on en a peu ou pas parlé et, bien que ce ne soit pas, pour moi, une histoire vécue, je ne peux pas résister à l’envie de la faire mieux connaître tant elle m’a ‘’diverti’’. Moins peut être un ancien collègue Canadien qui, bien qu’il ne s’en soit pas vanté, a probablement cédé à la fièvre de l’or et dont les titres ont maintenant moins de valeur que ceux de l’emprunt russe du début du XX ème siècle--

Une parenthèse pour comprendre le sel de l’histoire (si l’on ose dire) Le géologue minier- prospecteur, de par sa profession a parfois une opportunité toute particulière de franchir la ligne jaune, basculer dans le domaine délictuel: il est souvent le tout premier, avant même sa direction, à être au courant d'une découverte minière et donc à même d'acquérir à bas prix des actions qui sont susceptibles de s'envoler quelques jours plus tard : il se rend alors coupable de ‘’ insider trading’’. En Français on appelle çà un délit d'initié. Cà peut lui coûter son job, une place sur une liste noire et des poursuites... s’il est pris bien sûr.

Le délit d’initié est une chose- on peut le rencontrer dans pas mal d’activités humaines- mais le pratiquer, en jouant sur un des mythes éternels poursuivi par l’homme, en relançant la fièvre de l’or sur du vent, en investissant dans l’achat d’un peu de poudre d’or , un culot monstre et de judicieux communiqués de presse, çà a bien plus d’allure !! Je trouve. Quitte à escroquer… escroquons dans la tradition et avec panache que diable.. Menés à grande échelle comme dans cette histoire la manipulation et le ''salting'' laissent pantois ... Madoff a battu des records dans le domaine de la manipulation financière, quelqu’un chez Bre-X a fait de même dans le domaine de la fraude minière et, par conséquence directe, boursière ce qui était bien sûr l’objectif. Madoff a volatilisé (pliff ! pliff ! pliff !) plusieurs dizaines de milliards sur plusieurs dizaines d’années, Bre-X ‘’seulement’’ quelques milliards (pliff !) mais sur, disons, trois ans ce qui, rapporté à l’année, est aussi une ‘’belle’ performance. Dans cette affaire la naiveté des tiers qui on fait confiance à Bre-X, je veux dire de ceux qui étaient censés avoir un regard critique, a atteint des sommets déroutants

L’escroquerie minière du siècle tragi comédie en 9 actes : distribution des rôles principaux

Le géologue : M.G. ingénieur Philippin

Le chef-géologue : J.F. supérieur du précédent. Personnage truculent, haut en couleurs, verbe haut également, digne d’une bande dessinée

Le président : D.W. supérieur du précédent. Homme d’Affaires (sic !) à la limite de la banqueroute au moment ou débute l’histoire.

Acte 1/. L'affaire commence en 1987 en Indonésie, à Busang, en pays Dayak : une 'junior company'' (c'est à dire une compagnie que vous et moi avec un groupe d'amis pouvons fonder la semaine prochaine ou presque, avec un peu d’argent) réalise 18 sondages sur un prospect minier à la recherche d'or; ils n'en trouvent pratiquement pas

Acte 2/. La "junior company"' propose son affaire à plusieurs ''majors' (grosses compagnies canadiennes, américaines, australiennes) qui envoient des géologues expertiser le site... C'est un bide, vraiment un bide… personne n'en veut. Bof !!! L'affaire est abandonnée.

Acte 3/. 1992 : une autre "junior company", Bre-X de Calgary, entre en scène. J.F. son chef géologue, envoie sur place, pour ‘’trouver quelque chose à vendre’’ M.G. qu’il connaît depuis des années, de précédentes collaborations en Indonésie même et à qui il vient de demander de rejoindre l’équipe.

Acte 4/. M.G. rentre avec des échantillons riches en or et une évaluation positive du potentiel du ‘’gisement ‘’ de Busang

Acte 5/. D.W. qui se trouve alors presque complètement fauché et menacé de banqueroute s'envole vers Djakarta retrouver J.F. qui s'est déjà rendu sur place. Certains disent qu’il a dû emprunter pour ce premier voyage. La magouille apparemment se prépare… mais à l’initiative de qui? On ne sait pas trop. J’ai bien sûr ma petite idée !

Acte 6/. En 1993 un contrat est signé, Bre-X lève des fonds, achète la propriété et réalise de nouveaux forages. Le chef local est...M.G. lui-même bien sûr (sinon la combine ferait long feu) L'action Bre-X oscille alors autour de 40 cents!! (penny stock market au Canada).

M.G. envoie les échantillons de sondages à un laboratoire Canadien reconnu et fiable. A noter que si l’analyse est faite au Canada, la préparation des échantillons, donc le broyage, est réalisé sur place en Indonésie, et c'est bien sûr à ce niveau que le salting, par adjonction de poudre aurifère d’origine diverse, va se produire.

Acte 7/. On a touché le bonanza!!! les résultats d'analyse sont superbes. Les commentaires ont dû être chauds dans les bureaux à Calgary. Le champagne de Californie a dû couler à flots.... D'autres résultats arrivent et confortent la découverte Les premiers communiqués de presse commencent à faire grimper les actions.

Acte 8/. En 1995 à Busang, notre compère M.G. voyant que la pompe est amorcée, en rajoute une couche ou plutôt une dose.... Des milliers d’ échantillons sont analysés et c'est l'affolement boursier A Toronto, à Montreal, à Calgary, à New York. On parle d’une des plus grosses mines d’or du monde en gestation… Tout le monde veut des actions, des particuliers bien sûr mais aussi des fonds de placements dont plusieurs fonds de retraites Canadiens... Bre-X a grimpé de 40 cents au départ à 296 dollars!!.

La société, qui valait des pennies et qui en réalité vaut toujours des pennies, est maintenant capitalisée à plus de 6 milliards de dollars. Les ordinateurs (des géostastiticiens) tournent à en faire chauffer les disques durs pour estimer la quantité d’or présente à Busang... Un cabinet bien connu et réputé donne sa propre estimation potentielle du gisement: près de 25 milliards US!!

Ouh là... là, çà commence à être chaud, vraiment chaud. Le Président Suharto entre dans la danse, il en voudrait bien sa part... le reste de sa famille aussi.

Pendant ce temps nos trois compères, à ce niveau on n'ose plus parler de Pieds Nickelés, ce n'est plus de l'artisanat, c'est de l'industrie, donc disons nos trois chevaliers d'industrie, MG, JF et DW ne se sont pas appauvris . MG la cheville ouvrière de l'aventure, pèserait au moins une trentaine de millions de dollars. JF lui certainement bien plus puisqu’il vendra pour 87 millions de dollars d’action Bre-X à l’automne 1996 juste avant la débâcle ; comme par hasard bien sûr. DW on ne sait pas.

Acte 9/. Au début de 1997 l'action est à son plus haut niveau,

En mars, MG dont les nouveaux moyens financiers devaient lui permettre sans trop de peine de nourrir ses quatre épouses... se jette par la portière d'un hélicoptère au dessus de la jungle indonésienne... peut-être l’a-t-on un peu aidé. On retrouvera son corps, quatre jours plus tard presque entièrement mangé par les animaux. Il sera identifié par deux molaires et l’empreinte d’un pouce…hum ! est- ce bien son corps que l’on a retrouvé ou coule-t-il des jours paisibles quelque part ? par exemple au Brésil pays d’où une de ses épouses dit avoir reçu un virement en…2006

Une compagnie américaine, associé pressenti de Bre-X pour développer le gisement est un plus curieuse que tout le monde, elle fait analyser ses propres échantillons. Les échantillons sont amenés sous garde armée au laboratoire et là... c'est la catastrophe: l'or est présent en quantités insignifiantes (retour aux conclusions d'avant 1992)

La fraude est débusquée.. bien entendu tout les actionnaires veulent vendre. l'action tombe de 296 dollars à trois cents, les actionnaires on tout perdu... et c'est la banqueroute

Epilogue

DW file aux Bahamas où il meurt l’année suivante c'est-à-dire en 1998 en protestant de son innocence. De mort naturelle dit-on, mais peu après que des truands armés et masqués aient tenté de lui soutirer son argent.

Poursuivi pour la fraude JF qui lui a établi résidence aux îles Caiman proteste aussi de son innocence: il n'est pas prouvé qu'il en ait eu connaissance ! C'est la conclusion sérieuse atteinte au tribunal. Tout çà serait donc la faute de MG qui a été bouffé par les cochons sauvages depuis. Il n'était vraiment pas très curieux de ce que bricolaient ses subordonnés ce chef-géologue . Pour moi cette ‘’ignorance’’ est encore plus incroyable que toute la manipulation boursière qui en a suivi.

Egalement poursuivi pour délit d'initié il est reconnu innocent là dessus aussi en 2007.

Conclusion :si vous avez un jour besoin d’un bon avocat, demandez lui donc le nom du sien, il doit être diablement efficace!!!

Moralité de l'histoire: y’ en a pas !.

Mais bon sang, il y a, par contre, là matière à concocter un film passionnant.

Or, exotisme, jungle, village de Dayaks perdu dans cette jungle, avec plein de petits cochons qui courent dans tous les sens, bonnes œuvres de Bre-X qui y apporte électricité et autres signes de progrès, héro aux multiples épouses, tractations au Palais présidentiel, et même dit-on intervention d’un ancien Président US auprès de Suharto, micros dans les chambres d’hôtels des cinq étoiIes de Djakarta, détectives privés embusqués au bar, espionite, contre-mesures électroniques, écrans d’ordinateurs qui moulinent les chiffres, cambriolage des bureaux de Calgary, incendie (bien malencontreux) du laboratoire censé abriter les échantillons aurifères stockés en Indonésie, ambiance…puis chute depuis un hélicoptère, corps dévoré par les cochons ou disparition mystérieuse, fuite sous les tropiques….

Tout cela représente déjà pas mal d’ingrédients qui devraient pouvoir être arrangés à la sauce hollywodienne de manière à faire un bon film d’aventures ….

En effet ne vient-on pas d’apprendre que l’affaire Madoff va être portée au cinéma. Pourquoi pas l’affaire Busang ? mais…. avec une conclusion différente SVP, j'aime bien les histoires qui ont un fin morale..

Pour ceux que cette affaire à peine croyable intéresse: il existe trois livres, tous Canadiens, dont les deux qui suivent. Gold today, gone tomorrow par Vivian Danielson et James White aux presses du Northern Miner, Canada The Bre-X Fraud by Douglas Goold and Andrew Willis, McClelland and Stewart...

La suite de l’ histoire commence en 2008-2009 un scénariste professionnel, regardant chez lui la TV, tombe par pur hasard sur un reportage concernant l’histoire … dont il n’avait jamais entendu parler auparavant. Il n’en croit pas ses yeux et ses oreilles et en comprend de suite l’intérêt pour le cinéma Le film est ensuite réalisé par l’auteur de ‘’ Le loup de Wall Street’’. Il sort le 27 janvier 2017
Ils sont fous, ces Américains
by Cochize · 2016-11-02 · 86 replies
‘’Ils sont fous ces Américains’’ 🙂

Au début des années 60 Astérix lançait sa phrase culte ‘’ ils sont fous ces Romains’’ pour marquer son incompréhension de certains us et coutumes transalpins. Cette phrase a ensuite été déclinée en de nombreuses versions concernant, selon Astérix, d’autres peuplades aux moeurs étranges …

et est devenue une expression de société,



aujourd’hui je vais m’amuser à décliner la version américaine…...

1. Un étrange restaurant digne de la démesure de Las Vegas

Commençons par la nourriture et plus particulièrement par celle d’un fast food, un restaurant d’un type bien particulier établi dans le downtown Las Vegas dont le renouveau s’accompagne d’initiatives diversement appréciées. Ledit fast food, en l’occurrence, revendique haut et fort son nom et affiche clairement et sans ambiguité ses prétentions :

ce distingué établissement s’appelle le Heart Attack Grill

on peut dire ce que l‘on veut mais il faut admettre que dans le domaine de la mal bouffe cette ‘start up’’ d’un genre inédit, complètement décalée, a beaucoup innové . Le truc de son créateur c’est de faire en sorte que son affaire ressemble à un show télévisé burlesque en la présentant , c’est assez hallucinant, quasiment comme une œuvre de salut public : en sacrifier quelque uns pour le bien-être du plus grand nombre… si on comprend bien son argumentation !

plusieurs de ses clients ayant été frappés d’une attaque à l’intérieur même du restaurant et évacués en ambulance, au moins un étant décédé sur place, un autre à peine sorti de l’établissement on accepte sans peine la première partie de l’argument… quant à la seconde !

bref...

l’aventure gloutonne commence à l’extérieur….

Au début de l’histoire une ambulance stationnée là annonçait l’ambiance, il semble qu’elle ait maintenant disparue :



à l’intérieur, plus d’hôtesses ou d’hôtes comme chez Macdo mais d’accortes infirmières en tenues légères qui semblent sortir tout droit d’un show coquin de Benny Hill et vous aident à enfiler non pas une bavette ou un bavoir ( pour vous protéger des dégoulinades de graisse fondue ) mais une chemise d’hôpital ouverte.

si vous vous sentez suffisamment prêt ( assez ‘’pesant’’) vous pouvez passer directement au pesage et si vous dépassez les 365 livres ( 165 kilos) le dîner sera gratuit pour vous… on peut appeler ce protocole une incitation commerciale ! S’il vous manque deux ou trois livres pour atteindre le seuil de gratuité tout n’est pas perdu..., bouffez un peu plus que prévu et repassez au pesage après.. si à ce moment là vous atteignez le seuil… demandez un remboursement ou un ‘’avoir’’ pour la prochaine visite!

Une fois équipé vous commencez peut-être par un apéro à base de vodka … que vous pouvez vous faire injecter directement par la nurse ... au fond du gosier



puis vous parcourez le menu ...

Ici pas de single decker de double decker, de triple decker mais des single bypass, double bypass, triple bypass, quadruple bypass...etc jusqu’à octuple bypass çà ne va pas au-delà, probablement parce que le cuistot n’a pas encore trouvé le moyen de faire tenir un étage supplémentaire au sommet de la pile!

Dans ce contexte de food addiction, bypass n’est évidemment pas une allusion à une déviation routière mais bien sûr à un pontage coronarien.



à titre de comparaison, le burger moyen chez Macdo pèse entre 250 et environ 500 calories , le plus riche ( Big tasty) atteint les 800 . Un quadruple bypass de Heart Attack apporte lui près de 10 000 calories et le octuple bypass près de 20 000 !!

en pensant aux calories additionnelles nichées dans le side order of french fries préparées dans le saindoux (berk!) ou celles présentes dans le fat butter milk shake maison on n’ose faire l’addition !..

le patron Jon Basso un ancien nutritionniste ( ce n’est pas une blague) qui a dû péter un plomb à force de vouloir faire maigrir ses clients vous rendra peut-être visite à table avec son stéthoscope si c’est le cas, appelez Dr. John il paraît qu’il adore çà. Au fil de la conversation pour vous prouver le sérieux de ses arguments il apportera peut-être à votre table une poche plastique contenant quelques livres de poussières grises qu’il présentera comme … les cendres d’un client d’un patient mort sur les lieux d’une crise cardiaque… Des crises cardiaques, ils sont plusieurs à en avoir été victimes, au moins deux en sont décédés, sur place, ou juste à l’extérieur en attendant un bus !...

...

mais si vous avez eu plus grands yeux que grand ventre vous devrez en payer le prix : recevoir en public la fessée de votre infirmière personnelle… celle qui vous servi à table; peut-être que certains viennent surtout pour çà .....



réf. ce reportage TV:

Heart Attack Grill: Monument to Greasy Gluttony - YouTube

et ce compte rendu de particulier:

Review of Heart Attack Grill, Las Vegas – eRench .......................

alors.....

Le Grill de la crise cardiaque….. Ils sont fous, ces Américains !



à suivre ….. 2. Une étrange célébration 3. Un étrange rite initiatique 4. Un étrange salut etc....
Avis aux touristes: une petite révolution, le Fraud Liability Shift (États-Unis)
by Cochize · 2016-07-05 · 13 replies
Au 01/10/2015 sont, en principe, entrées en vigueur aux USA de nouvelles dispositions appelées :

The Fraud Liability Shift

jusqu'à cette date la responsabilité en cas de fraude était, comme on le sait, portée par l'organisme ayant délivré la carte

ce qui n'incitait pas particulièrement les marchands à s'équiper en chip- and- pin , les cartes à puce

au 01/10/2015 la responsabilité a été théoriquement transférée au marchand et ou son acquéreur tenu(s) pour responsable (s) , SAUF si le marchand et son acquéreur utilisent la technologie EMV (la carte à puce) la plupart du temps de type à code personnel (chip and pin)

…. ceci ayant évidemment pour but d'accélérer la migration vers la dite carte à puce

mais dans la pratique ça va évidemment prendre… un certain temps ( comme aurait dit un humoriste de notre enfance)

note : '' l'acquéreur'' n'est évidemment pas l'acheteur mais l'institution financière qui – intermédiaire entre le marchand et la banque émettrice- autorise la transaction
Du Big One de Californie au Real Big One du Washington
by Cochize · 2016-06-16 · 6 replies
bonjour aux curieux (et aux autres🙂)

Dans une discussion lancée récemment par Pong sur les glissements de terrain à ZION, discussion qui avait elle-même glissé sur les glissements de terrain du Pacifique Nord Ouest…

Aquilegia a attiré notre attention sur un autre sujet d'actualité de cette région : les tremblements de terre. En citant un article de presse du 20 juillet 2015

The Really Big One - The New Yorker

La démarche dont il est question est un exemple inédit et plutôt remarquable de la manière dont par extrapolation les recherches géologiques peuvent influer sur la collectivité et en même temps, en matière de communication, un exemple du poids des mots d' un journalisme de talent



Parmi les rebondissements récents dans l'actualité plus récente sur le même sujet : - réunion à la Maison Blanche en janvier - tenue en juin et dans toute la région du Pacific Northwest d'un exercice à grande échelle le Cascadia Rising drill

y compris en Colombie Britannique : Cascadia Rising doomsday earthquake drill to include US, BC - C

exercice qui vient compléter le Shake out day initié en Californie en 2008 sur le thème de la faille de San Andreas, repris depuis 2011 en Colombie Britannique sur le thème du Pacific Northwest le jour anniversaire du dernier Really Big One qui y est survenu le 26 janvier 1700….vers 21 heures

… lequel shake out day se tient maintenant une fois par an en octobre comme le rappelle

The Great British Columbia ShakeOut - ShakeOut Past, Present et ceci par Royal Proclamation 🙂



Comment donc le Real Big One du Northwest a-t-il supplanté le Big One Californien dans la communauté scientifique en une vingtaine d'années et dans le grand public en l'espace de quelques jours après le 20 juillet 2015 et… . comment un simple article de la Côte Est (de Manhattan qui plus est ) , d' un magazine culturel, écrit par une journaliste habituée des essais et critiques littéraires mais pas du tout des dossiers scientifiques a-t-il été suscité une réaction si forte sur la Côte Ouest et a-t-il été remarqué jusqu'au sommet de l'Etat?

En faisant court….

C'est vers la fin des années 80 que l'on a commencé à vraiment comprendre le risque sismique de la région du Pacific Northwest .

La ( désormais fameuse) Cascadia Subduction Zone a été identifiée bien que - dormante depuis 3 siècles- elle n'ait pas produit au cours de la courte histoire de séisme de subduction ( un type particulier et très puissant de séisme pouvant dépasser 9 de magnitude) depuis qu'y existent des archives écrites régionales .

Dans les 20 ans qui ont suivi les chercheurs ont découvert un faisceau d'indices puis de preuves de nombreux de ces séismes ayant laissé une signature dans le passé, le plus récent d'entre eux remontant à un peu plus de 300 ans, plus précisément au 26 janvier 1700 !

Ils ont ensuite découvert qu'il existe une certaine périodicité de ces séismes, et que l'on a toute raisons de penser qu'ils vont continuer à se produire à l'avenir

L'article en question porte à l'attention d'un grand public, au niveau national et international et d'une manière dramatisée avec talent, ce risque historiquement méconnu qu'encoure la côte du Pacific Northwest.

En étant plus bavard….

Depuis le grand séisme qui a saccagé et provoqué l'incendie de San Francisco en 1906 la notoriété de la faille de San Andreas en Californie est mondiale. C'est certainement le système de failles le plus étudié de par le monde et des générations d'étudiants du monde entier ont appris à le connaître (un tout petit peu ) et...le monde entier sait depuis longtemps que la Californie attend le Big One!

Le Pacific Northwest et sa Zone de subduction de Cascadia c'est une autre histoire…

la possibilité d'un ''Real Big One'' y a été identifiée assez récemment...

Pour apprécier un peu les enjeux et les réactions il faut d'abord comprendre la différence essentielle entre un Big One et un Real Big One ,

Dans l'ouest du continent Nord Américain les plus puissants séismes connus ou attendus , sont en limites de plaques ( pas à côté de la plaque… çà c'est impossible😛!)

- le Big One redouté et attendu depuis longtemps viendra, comme en 1906, sur la faille de San Andreas mais celle-ci est essentiellement coulissante son mouvement latéral ne pourra pas provoquer de tsunami parce qu'elle ne produit pas ou peu de mouvement vertical. Sa magnitude pourrait atteindre 8

- le Real Big One surviendra dans la zône de subduction . C'est dans les zônes de subduction que se génèrent les plus puissants séismes connus, ils produisent un mouvement vertical pouvant déplacer la masse d'eau et entraîner un tsunami lequel peut causer plus de dommages que le séisme lui-même. Sa magnitude peut dépasser 9 et on en a répertorié 6 en tout et pour tout dans le monde depuis 1960

le schéma ci dessous illustre la différence fondamentale



et pour apprécier visuellement la puissance d'un Real Big one par rapport à un Big One il faut regarder cette animation : chaque fois que l'on monte d'un degré dans l'échelle (exponentielle) des séismes on multiplie l'énergie relâchée par 33..

un séisme 9 est 1000 fois plus puissant qu'un séisme 7 !

Perspective: a graphical comparison of earthquake energy releas

Donc...

pendant la plus grande partie du XX ème siècle les géologues pensaient que la région était incapable de produire des séismes supérieurs à 7,5. Ils pensaient aussi que si des tsunamis déclenchés par un séisme 9 devaient un jour toucher la côte ils viendraient de loin , que l'on aurait le temps d'en prendre conscience et d'en avertir les populations mais ils ne pensaient pas qu'un tel séisme, 9 ou d'avantage, et le tsunami qu'il créeraient puissent se produire tout près des côtes

Quelques années après l'acceptation généralisée de la théorie de la tectonique des plaques discutée depuis des années et formalisée en 1968 par Xavier Le Pichon , on réalisa bientôt que le Pacifique Northwest présentait lui aussi une zône de subduction, celle de la plaque Juan de Fuca, connue maintenant sous le nom de Cascadia Subduction, Cascadia pour faire court

et ce qui attira évidemment l'attention c'est, qu'à la différence des autres, Cascadia ne portait aucun record de séisme majeur depuis 50 ans



et même aucune archive humaine d'un Real Big One aussi loin que 'on puisse remonter ce qui n'était pas très loin … à peu près 150 ans !

Donc jusque dans les années 80 la question des tremblements de terre dans la région ne comptait pas de Real Big One, connu ou éventuel

Encore quelques années et dans les années 80 on réalisa aussi que Cascadia devait a priori - comme d'autres subductions mieux connues du Ring of fire - constituer un environnement à risques capable de produire des super séismes c'est à dire de magnitude 9 et au-delà

Cette idée ne fut pas acceptée facilement car l'histoire régionale de renfermait pas de traces de tels super- séismes , rien qui puisse prouver que le danger était supérieur à un séisme ''ordinaire

Mais un groupe de chercheurs était convaincu du contraire et pour prouver le passé criminel et la dangerosité de Cascadia ils entreprirent une véritable enquête à partir du milieu des années 80

Cette enquête américano-japonaise aboutit à l'acceptation générale du nouveau schéma des séismes régionaux incluant le redouté séisme de subduction, le Real Big One ...

LES SEISMES DE CASCADIA VUS EN 2000



Des communications scientifiques, des réunions en marquèrent les étapes. La presse régionale en rendit compte et peu à peu, en réaction, des dispositions furent prises par les administrations :

- par exemple un plan d'action présenté en février 2013 à la législature de l'Oregon.

- par exemple les manœuvres mises sur pied dès 2014 par la National Guard de l’État de Washington

et , première dans la littérature scientifique, un remarquable livre fut publié en 2013 par une journaliste spécialisée Sandi Doughton



qui valut d'ailleurs à son auteur un prix dans le domaine du journalisme scientifique…….

Mais tout ceci devait rester relativement discret pour le public, au niveau national et international en tous cas…

comme si l'on restait un peu dans l'abstrait, dans l'académique

jusqu'à ce que...

… une journaliste ex-free lance, récemment engagée par le New Yorker, qui n' avait jusqu'ici rien écrit touchant aux sciences - son domaine de prédilection étant celui de l'essai et de la critique littéraire dans le style du magazine- s'empare du sujet. Peut-être parce que l'Oregon est son home state...

Rien de nouveau, rien qui n'ai déjà été dit, notamment dans le livre de Sandi Doughton,

mais un peu de mise en scène à la Hollywood, quelques phrases choc comme ''everything will be toast west of I5'' ( tout sera foutu à l'Ouest de l'Interstate 5!)

ou ''an earthquake will destroy a sizable portion of the coastal Northwest.''

tout çà avec un talent d'écriture évident

et hop ! tout çà lui vaut en un Pulitzer du journalisme (2016)

l'article est d'abord sorti sur le web le 13 juillet entraînant des réactions immédiates illustrant une nouvelle fois l'efficacité du média

La messagerie de l'auteur est submergée . Le lendemain matin même, sur la Côte Ouest une équipe se rassemble sur Reddit pour répondre à la mini- panique déclenchée. Ce jour là La discussion allait générer plus de 800 commentaires

ce qui me fait penser, allez savoir pourquoi, à la réaction du public paniqué par le canular radio signé Orson Welles en 1938 annonçant le débarquement des Martiens (Orson Welles, le génie mysticateur, par Michel Braudeau )

bref… le même article sort le 20 juillet en édition papier et est commenté le jour qui suit par un journal de l'Oregon avec une pointe d'ironie ( une sorte de West Coast vs East Coast journalistiquepeut-être!) marquée par le rappel de la célèbre couverture de 1976 ..Manhattan au premier plan et le reste de l'Amérique et même du monde de l'autre côté de l'Hudson River . Auto satire d'un parisianisme version Manhattan !



Trève des plaisanteries…

The New Yorker earthquake article unleashes tsunami of social m

Des magazines francophones en ligne le reprennent sous les 24 heures (slate.fr atlantico.fr. )

Mais à Seattle l'impact le plus remarqué de l'article du New Yorker a été celui que les grands journaux (avec évidemment une pointe de frustration) lui attribuent dans la décision de la Maison Blanche d' accueillir en février 2016 des chercheurs venus y présenter l'avancement des connaissances dans le cadre d'un '' Earthquake Resilience Summit'' ….3 ans après celui de l’Oregon et deux ans après la mise en place de Shake Alert the early-warning system

le Seattle Times en rend en effet compte de cette manière : 'Really Big One' article puts NW earthquake risk on White Hou

et le Seattle Pi de celle ci ( avec une intéressante simulation de la progression d'un tsunami à travers le Pacifique suite à un séisme 9 )

Northwest megathrust earthquake story scares White House

Moralité : la preuve qu'un livre aussi bien documenté et aussi bien écrit qu'il soit n'atteint pas l'efficacité d'un article de presse ou du web !

À suivre.. pour comprendre un peu l'enquête elle-même

ou alors regarder :

MegaQuake Could Hit North America - BBC (Full Documentary .
A la recherche de coins tranquilles dans l'Ouest américain!
by Cochize · 2016-05-22 · 6 replies
bonjour dominical,

Il y a quelques années de çà, à propos de coins tranquilles🙂, on avait, les uns et les autres, commenté ici une carte préparée sous l'égide de la Commission Européenne montrant le monde en fonction de l'(in)accessibilité des villes et régions

Travel time to major cities: A global map of ... - Forest Observ

Aux Etats Unis il existait sur le sujet depuis assez longtemps différents indicateurs tel que le Road density Indicator mais pas toujours suffisant pour les besoins…

mes confrères géologues de USGS ont donc conçu il y a une dizaine d'années un outil qui montre l'accessibilité des lieux en fonction de leur distance euclidienne c'est à dire rectiligne à la route la plus proche….

…. par essence outil de gestion des espaces et de leur contenu mais qui peut accessoirement être utilisé par les randonneurs ochlophobes ou ...plus simplement en quête de tranquillité et de solitude

on résume...

sachant que les 48 Etats contigus contiennent plus de 6, 5 millions de kilomètres de routes répertoriées (sans compter les pistes de 4x4 et les routes privées) représentant pas loin de 1 % de leur surface terrestre….

…. les géologues de USGS à Fort Collins ( ]Raymond D. Watts ) ont développé une base de données donnant la distance moyenne à la route la plus proche de carrés de 30 mètres de côté ….

ce qui a généré 8,7 milliards de valeurs d'un indicateur nommé NORM ED (= National Overview Road Metrics en distance rectiligne) lequel indicateur ...

…. a abouti a définir plus de 7,5 millions de carrés de 1km de côté couvrant la surface terrestre des 48 Etats contigus !

probablement la démarche géographique la plus ambitieuse et la plus impressionnante depuis la création du cadastre Jefferson et de la grille Township and Range !

L'Amérique au carré : du cadastre Jefferson au Quadrangle, l'art agricole Midwest et Manhattanhenge

Bref…

le résultat de tout çà, du point de vue du touriste souffrant d' Ochlophobie et donc en quête de coins pas trop fréquentés, c'est qu' il faut aller dans les zônes vertes de la carte présentée dans ce document USGS… aller se mettre au vert en quelque sorte 😊!

Distance to Nearest Road in the Conterminous United States



et si le même touriste veut un accès facile à la carte zoomable d'un Etat particulier :

il lui faudra taper National Overview Road Metrics suivi du nom de l’État

exemple pour l'Arizona : National Overview Road Metrics - Euclidean Distance (NORM

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