Search results
FR
More options

Keyword matching drives the results; the remaining options refine the query on the backend.

Many results are in French, the community’s main language. English translations are added over time.

Search results
Retour de trois semaines en Croatie avec deux enfants
by Flaquedeau · 2011-08-14 · 8 replies
Bonjour, nous sommes une famille avec deux enfants de 4 et 6 ans et revenons de Croatie. Voici notre compte de rendu de voyage. Nous n'avons pas loué de voiture et nous sommes débrouillés avec les transports locaux. Notre budget tout compris avec l'avion et hébergements a été de 4160€ pour 3 semaines.

Notre itinéraire:

- Dubrovnik - Mljet (Polace) - Korcula - Hvar - Split - Dubrovnik.

Pour le détail, lire la suite!!

Vol EZ pour Dub (env. 560€ pr 4 pris en janvier)

Dubrovnik : 2 jours, le tour des remparts (70 kuna par pers)1 vaut le coup, sinon très blindée, observer les groupes de croisiéristes! Appart très cher (170€ la nuit) mais très bien dans un escalier proche des remparts côté mer, nous avons pris le cata GV line pour Mljet (90mn/58 kuna par pers.). Le bateau se prend au port à 3 km de la vieille ville, il faut y être en avance pour acheter des tickets (pas de réservation possible). Le bus se prend porte Pile (ligne 1a, 1b, 6).

Mljet (Polace) : Nous y avons passé cinq jours merveilleux. Le parc est époustouflant de calme. On achete un droit d'entrée qui inclus un A/R en bus et le bateau pour le couvent sur une île située au milieu du lac. Possibilité d'acheter des tickets bus/bateau à l'unité (20 kuna par ticket). Il y a un service de navettes pour aller de Polace à l'embarcadère ou Pristaniste en croate, (c'est possible à pied, 1,5km sur un chemin agréable et sans difficulté, on l'a fait avec la puce de 4 ans) ensuite on peut se balader autour des lacs, eaux turquoises, et peu de monde mis à part à la plage du Mali Most (1,5km depuis l'embarcadère, prendre le chemin qui longe le lac, et qui rejoind le bourg de Babine Kuce) qui est suchargée. Ne pas oublier Pomena (1km depuis Mali Most). Petit plus, un hôpital pour touriste très bien équipé pas très loin de l'embarcadère. On peut se baigner à Polace mais c'est un port de plaisance, l'eau y est très transparente, mais pas toujours très propre. Nous avons logé à X-Rooms (resto Bourbon), studio correct avec vu sur mer et balcon pour admirer le bal des yachts! 120 euros la nuit (4 personnes).

Korcula (5 jours) : on a tenté le coup avec un rabatteur à la sortie du bateau (le même que celui pris à l'aller 39 hrk), 45€ la nuit pour une chambre et cuisine avec vu sur Korcula. On avait la flippe à la lecture du GDR que rien ne serait dispo, je pense que c'est un peu exagéré, si on ne vise pas les hôtels. Bon c'est un pari à prendre!! Nos excursions sur place: la plage de Lumbarda, très bondée, eau pas terrible, mais avec vague et resto-paillote, un bus y mêne depuis la station de bus en 15mn (un bus par heure/25 kuna par pers A/R), la plage à Korcula (en dessous des Dominicaines), la plage est très étroite, attention aux vagues pour les affaires!! Mais l'eau est claire et relativement propre. En continuant le long du quai, il y a quelques pontons dans les rochers. Un incontournable pour nous, l'île de Stupe, petit cailloux aux eaux cristallines, un resto au milieu, très bon. Pour s'y rendre : un bateau-taxi, env. 50 kuna par passager, il n'y a pas vraiment d'horaire (il part quand il est plein!!), le retour est compris et on n'est pas obligé de prendre le même taxi qu'à l'aller.

Hvar : le bateau part à 6h00 du mat, gloups!!! Le prix est de 50 kuna par pers (à partir de 3 ans), le bateau arrive un peu avant huit heures. On a pris 5 nuits de farniente à Milna, petit bourg à 5 km de Hvar (apartments Mario Tudor, 150€ la nuit pour un appart très propre avec deux chambres, une terrasse à 10m de la mer et une cuisine). On a fait un énorme stock au Konzum (le carrouf du coin) puis taxi (100 kuna, négociable?), et plage. Deux plages de galets idéales pour les enfants, mais bondées, quelques restos, des glaces, une micro épicerie avec du pain, quelques étales vendant des fruits du jardin. Pour se rendre à Hvar, soit le bus (être patient) qui vient de Stradi Grad, soit le stop (être patient aussi!) On peut aussi appeler un taxi. Je ne recommande pas à pied, la route est très désagréable et vraiment pas faite pour les piétons! Hvar est un micro Dubrovnik, je ne sais pas ce ce qu'il y a faire dans cette ville très très touristique, à part contempler les yachts de luxe. En plus des deux plages "officielles" de Milna, on peut accéder à une troisième plage, très très agréable et calme. Les fonds sont assez impressionnants au niveau des rochers entre les plages 2 et 3 (pas mal de fond, énormes blocs). Suivre les indications FKK (naturiste...) puis un vague sentier qui amène enfin à la plage de galet (pas plus naturiste que ça). Il y a même une quatrième plage, mais pour celle-là, c'est soit à la nage, soit en bateau, on peut aussi escalader le véritable mur qui ferme la plage et qui lui donne un aspect très particulier. Pour Split, les billets se prennent la veille à l'agence Pellegrin, sur le port. Attention, en période de pointe, pré-réservation 2 jours avant, on est arrivé 1 h après l'ouverture de la vente et c'était complet!!

Split : logement trouvé via Atlas (2 chambres, cuisine dans un quartier au pied du parc Marjan. et en bordure de la vieille ville 80 € la nuit.) A faire absolument!! Le palais de Dioclétien est un must!! Une plage épouvantable derrière les embarcadère pour les ferry, mais bon, les enfants sont moins exigeants que nous!!!

Dubrovnik : on voulait faire un saut à Mostar, mais les enfants sont un peu à bout, donc bus pour Dubrovnik. Essayez de prendre un bus relativement direct, un peu plus cher, mais plus rapide (4h) avec autoroute et seulement 90 km de route en zigzag, notre gamer de 6 ans a arrosé sa DS dès les premiers lacets!! (440 kuna, enfant payent 50%). Le bus arrive au port de Gruz. Logement trouvé chez Atlas, 115€ la nuit pour un appart au dessus de la citadelle. Excursion à Locrum, très sympa, la mer morte est assez ludique, le bord de mer voisin est agréable même pour les enfants. Deuxième appart, en plein centre, duplex moderne et bien équipé donnant sur la place (appartements Martecchini, 120€ la nuit, Venere). Par contre, attention au bruit en saison et... aux cloches à partir de 4h du mat!!!! En terme d'activité, on n'a pas fait grand chose, pas de Cavtat ou autre, mais deux jours de plage à Locrum.

Pour des questions, n'hésitez pas à nous contacter!!

A très bientôt

Antoine
Station de ski en Haute Savoie?
by Skit · 2011-08-10 · 8 replies
bonjour amis voyageurs,

je vous contactes pour avoir quelques renseignements concernant un voyage au ski que je dois organiser cette hiver... j'ai déjà parcouru le forum a la recherche d'information mais je ne parviens pas a me décider.. je dois organiser un voyage pour 10 personnes au ski au mois de février pour une durée de 7jours! les années précédentes nous allions dans les vogues mais vu l'enneigement de l'année dernières et l'experiences acquises ces dernières années nous desirerions aller un peu plus loin...(nous venons de belgique...) donc j'ai déjà pu lire que la haute savoie etait un pas trop mauvais rapport qualité/prix et surtout niveau route pour nous... ma question est quelles stations? saint gervais, lacluzas, etc... nous serons une bande de semi jeune (+/-30ans) et principalement des couples.. notre but est principalement de skier donc il ne nous faut pas nécessairement des boites de nuit proche des pistes :D concernant le logement cela se fera dans un chalet mais j'hesite sur la destination et surtout sur les pistes... la périodes sera début fevrier concernant les forfaits j'ai pu voir que cela tournai au alentour des 150€/6jours

j'espere avoir plus d'information de par votre experience merci d'avance skit
Voyage de dernière minute au Québec et New York
by Abricotine · 2011-08-08 · 47 replies
Bonjour tout le monde ! Nous avons l'occasion de partir 3 semaines au Québec au mois de septembre 2011. Et rien n'est prêt parceque rien n'était prévu ! Nous n'aurons pas la possibilité de recommencer avant plusieurs années, donc nous en profitons. Le seul élément qui nous ferait repousser le voyage est l'obtention du passeport de notre enfant (il a 6 mois en ce moment).

Le projet : 2 grosses semaines pour le Québec et 1 petite pour New York. Oui, je sais c'est court, mais nous comptons bien y retourner plus tard. (J'avais déjà commencé à préparer un tel voyage mais c'était il y a 4 ans et depuis nous ne sommes plus seul donc le voyage change aussi...)

Je pense que nous passerions 3/4 jours à Montréal et 4/5 jours à Québec et 4/5 jours à New York. Il restera donc à peu près 7/8 jours que j'aimerais passer dans un cadre plus vert, mais je ne sais pas vers où aller.

Que me conseillez vous comme "campagne" ou nous reposer sans faire nous plus trop de kilomètre ? Quel temps ferait il les deux dernières de septembre ? Froid ? Et la première semaine d'octobre ? Je ne me suis pas encore décidée sur la façon dont nous irons à New York. Il faut encore que je regarde s'il est possible d'arriver à Montréal et de repartir de New York, sans que cela augmente pour beaucoup le coup ?

Pour nous connaitre un peu : nous avons déjà visité Rome et Prague (grâce au forum). Nous aimons beaucoup marcher. Notre enfant est porté donc pas de problème de poussette pour tout ce qui est rando ou autre... Nous recherchons quelque chose d'authentique, de traditionnel au niveau du logement, même rudimentaire, ça nen nous pose pas de problème.

Une autre question, peut être bête, mais nous n'avons jamais pris l'avion pour une si longue distance... Comment cela ce passe t-il ?

Bon, la nuit porte conseil !

Je me servirais de ce sujet pour y mettre mes avancés !

Merci à vous 🙂
"Visa touristique" au Brésil: plus de prolongation possible au-delà des 90 jours pour les français
by Carioccacciu · 2011-08-03 · 61 replies
Etant données toutes les informations contradictoires que j'ai pu trouver quant à la durée légale d'un séjour touristique au Brésil, je crois bon de faire une petite mise à jour.

A la date du 2/8/2011, voici ce que dit le consulat général du Brésil à Paris:

"Monsieur,

Conformément à l'Accord de 1996, le citoyen français est exempté de tout type de visa, à condition que son séjour ait une durée maximale non prolongeable de 90 jours par semestre et qu'il n'exerce pas d'activité rémunérée au Brésil.

Il n'y en a pas de dérogation possible dans la matière, le séjour est de maximum 90 jours par semestre, soit un total de 180 jours par an, à compter de votre première entrée. Pour un séjour supérieur à 90 jours le visa est obligatoire."

La raison du flou dans ce domaine est visiblement un changement récent de la politique d'accueil du Brésil (source: le blog de Chicobrasil):

"Depuis le 01/07/2011, les Français qui se rendent au Brésil, en tant que touriste ne bénéficient plus de la possibilité d'obtenir, en extension de leur séjour autorisé de 90 jours, d'une prolongation de durée de séjour, par l'obtention d'un visa de tourisme complémentaire pour 90 nouveaux jours...."

Donc actuellement ce que l'on peut faire sans visa est:

rentrer au Brésil à la date "d", rester 90 jours sur le sol brésilien, sortir du Brésil (pour aller où on veut, ça ne changera rien) jusqu'à la date "d"+6 mois, re-rentrer au brésil pour 90 jours, etc. Ce quota de 90 jours pouvant être utilisé en une ou plusieurs fois à l'intérieur des 6 mois consécutifs.
Aires de service pour camping-car en Australie?
by Jp048 · 2011-04-22 · 38 replies
Bonjour à vous,

Nous partons avec ma ptte famille pour un trip de 2,5 mois en camping-car en Australie , suivi de 1,5 mois en Nouvelle-Zélande. Je suis novice dans ce type de moyen de transport, mais j'aimerais savoir si comme on le trouve en France, il existe des aires de service où l'on peut dormir et surtout où l'on peut faire les vidanges des eaux usées et remplissage d'eau potable. Cela nous permettrais de réaliser des économies par rapport à la formule campings! Si c'est le cas, y a-t-il une revue a acheter sur place, qui les référence?

Merci pour vos réponses.
Cherche hébergement chez l'habitant(e) au Maroc
by Hayati · 2011-03-23 · 53 replies
bonjour et salam à tous et àtoutes, je compte partir en vacances au maroc inchallah aux vacances d'avril (du 16 avrilau2mai) je cherche pr cela un logement chez lhabitant car petit budget, je ne suis pas encore partie carpas forcement la chance de trouver un hebergement serieux merci de m'indiquer tte reference, demande urgente pr reservation!
Bali fin juillet, onze jours à deux personnes
by Meysi · 2011-02-13 · 30 replies
Bonjour les routards, Nous sommes un couple de jeunes Français à l'assaut de Bali du 15 au 28 juillet prochains. Nous comptons acheter nos billets très très prochainement et nous débrouiller là-bas, sac au dos. Nous prévoyons entre 350 et 400€ chacun pour 11 jours sur place, avec des chambres entre 10 et 15€ dans des guest-houses (nous voudrions être immergés complètement dans la culture locale et donc éviter les hôtels). Ce qui nous plairait, c'est de se poser 2/3 jours par "zone" et graviter de là en scooter/moto. Et pleeeeiiiiiiinnnnn de questions ! 😄En parlant de sac à dos : combien de litres ? Je (la scribe, bonne situation) suis une demoiselle d'assez petit gabarit (1m63, 50-52kg 😇), 40 litres suffisent-ils ? (+ un petit sac à main à bandoulière pour la paperasse). Sachant que nous voudrions faire des mini-treks : par exemple une rizière, le mont Batur et, si nous avons le temps, le Kawah Ijen sur Java est.Quel guide version papier ? J'ai lu sur le forum que le Lonely Planet était le meilleur ? Routard et Petit Futé à éviter ?Vaut-il mieux réserver un taxi depuis la France pour l'arrivée à Denpasar le 16/07 prévue vers 19h ? Et réserver en suivant une chambre près de Denpasar pour la première nuit ? Où ? Pour la suite du périple, j'ai lu qu'on n'avait pas à réserver longtemps à l'avance, 2 jours avant suffisaient par téléphone sur place. Même fin juillet ? Quel "circuit" nous conseillez-vous pour 11 jours ? Qu'est-ce qui est immanquable ? Quels lieux pas (trop) touristiques nous conseillez-vous ? Par exemple, Kuta ne nous attire pas trop A PRIORI. Scooter/moto ? Nous n'avons pas le permis moto ni en France, ni international ! Néanmoins mon ami fait de l'enduro en France sur 125 et est donc à l'aise en moto. On peut voyager à 2 sur un scooter ou ça rame sévère ? Bus pour les plus grandes distances ? A quel rythme pour le bus, pour le scooter ? Combien de kilomètres max par jour ?Quelle organisation pour les treks ? Chauffeur ? Guide francophone ? Pensez-vous que nous aurons le temps de faire la traversée jusqu'à Java et au Kawah Ijen ? Ou vaut-il mieux carrément aller sur Lombok et voir le Rinjani (3 jours de marche non ?) et les plages qui ont l'air d'être encore plus belles qu'à Bali ?25$ de visa, combien la taxe de sortie du territoire ?D'autres conseils vous viennent à l'esprit ? Bref, toute info sera bonne à prendre je crois. Bonne route, ride ! Et merci d'avance pour vos précieux conseils... Laure & Laurent
Un mois en Thaïlande: visiter Koh Samui, Koh Pha Ngan et Ko Tao?
by Lucho8 · 2011-02-08 · 46 replies
Bonjour,

Je me permets de vous embêter en vue d'un prochain voyage en Thaïlande entre le 9 mai et le 6 juin.

Je souhaiterai avoir vos conseils pour différents éléments.

Je pars avec ma copine avec l'intention de ne faire "que" Koh Samui / Koh Phan Gan / Ko Tao pendant le mois que nous passons en Thaïlande. Je me demande si en un mois nous ne risquons pas de vite faire le tour de ces 3 îles. Nous nous concentrons actuellement sur ces 3 îles car nous ne souhaitons pas passer nos vacances dans les transports comme ce fut le cas lors de notre précédent voyage en Amérique latine.🏴‍☠️ Nous souhaitons bien profiter de chaque lieu mais nous nous demandons si 1 mois ce n'est pas trop pour ces îles.

Ensuite, au vue des tarifs de certains billets Paris - Koh Samui, est-il préférable d'atterrir à Phuket ou Bangkok (billet souvent moins cher) et aller jusqu'à Koh Samui via les différents moyens de transports (train, bus, ferry..). Je me place ici purement dans une logique financière car cela contredit notre envie de ne pas perdre trop de temps dans les transports (cf ci-dessus).

Sinon au niveau des activités, nous avons déjà écumé les différents posts existant sur le forum et avons dévoré le lonely planet, donc pas trop de question à ce niveau là mais nous sommes preneurs de tous vos conseils pour ce qui est hébergement et restaurant😎

Merci pour votre aide🙂
Où aller à la plage à Cuba (Varadero, Trinidad ou autre)?
by CopineDébile · 2011-01-15 · 10 replies
Bonjour,

Je souhaiterais aller à Cuba et j'hésite entre une offre circuit toute faite car j'ai peu de temps à consacrer à la préparation, contrairement à d'habitude, ou bien prendre juste un vol et puis gérer sur place.

Avez-vous des conseils ? Parce que la dernière fois que nous sommes partis à l'arrache, c'était en Australie et on a perdu un temps fou sur place à gérer le planning, ce qui est dommage lorsqu'on n'a déjà pas beaucoup de temps...

Sinon, autre question : on voudrait circuler sur l'île et aussi terminer par un ou deux jours de plage. Dans la plupart des circuits je vois qu'ils proposent Trinidad comme point de chute pour la plage. Mais en revanche, si on prend une extension balnéaire cette fois-ci c'est plutôt pour Varadero. Bref, si on part par nous-mêmes, où vaut-il mieux aller ?

Merci d'avance pour vos réponses !!!
Compte rendu de croisière de Noël "Magie des Caraïbes" sur le Costa Atlantica
by Pat06670 · 2010-12-28 · 200 replies
Bonsoir, Nous voila de retour d'un long périple qui a démarré à Milan le 17 Décembre et s'est terminé ce jour. Ceci n'est, bien sur, qu'un avis subjectif qui correspond à des événements vécus qui peuvent être différents d'une croisière à l'autre et qui découle de ma petite expérience en la matière. Je commencerai par dérouler les journées et ensuite je donnerai mon avis sur différents points de la vie à bord. Pat
Tour d'Europe en voiture: budget, assurance auto...?
by Tawatawa · 2010-12-19 · 6 replies
bonsoir, je suis nouvelle sur ce forum. Mon mari et moi comptons faire le tour d'europe ( italie, suisse, allemagne, pays bas, france) en juillet 2011 en voiture à partir de tunis. pouvez vous m'aider à organiser mon voyage en me proposant un circuit détaillé (même différent de ce que j'ai proposé parceque ce n'est pas définitif), une idée sur le budget, visa, assurance auto... enfin tout ce que vous pourrez écrire sur ce sujet me serait utile. merci d'avance
Besoin de partir loin de tout
by Fabisthere · 2010-12-17 · 11 replies
Bonjour, je suis nouveau venu sur ce forum car j'ai besoin d'un conseil. J'ai 34 ans, je suis à un tournant de ma vie, et j'ai besoin de changer d'air. Suite à une séparation difficile, j'ai décidé qu'il me fallait des vacances, loin si possible. Je ne suis jamais parti en vacance plus loin que l'Espagne. Voici ce que je recherche : - rencontrer des gens, pouvoir nouer des liens avec des personnes sur place, peu importe qu'il s'agisse de personne faisant partie d'un groupe de voyage ou de personnes rencontrées sur place. - Il me faut de l'animation. Je désire avoir toujours quelque chose à faire, un endroit où aller, ... et pas simplement me balader - un dépaysement radical, une culture à découvrir. - je ne veux pas d'un voyage type visites rapides où il faut prendre des photos tout le temps pour se souvenir d'où on est passé. Je préfère rester +/- toujours au même endroit. - je n'ai aucune idée de destination, ni de continent, ni de la période à laquelle je partirais.

Mes idées sont encore un peu vague car je ne connais pas les formules possibles. Je me demandais si il existait des système d'hébergement en famille sur place.

Je me débrouille sommairement en anglais mais c'est tout.

J'ai pensé à new york, ou le japon, ... je ne sais vraiment pas. Je suis intéressé par tout conseil, donc n'hésitez pas à me donner votre avis.

Merci d'avance pour vos réponses.
Îles Lofoten en mars: météo et durée de voyage? (Norvège)
by Jeff141 · 2010-12-06 · 8 replies
Bonjour

Je souhaiterai partir aux iles lofoten du 4 au 12 Mars faire un reportage photos, donc déjà première question ça concerne la météo. Le second point le plus important est la durée du voyage, les iles étant au nord j'imagine qu'il faut certain temps pour y arriver et en repartir, donc est ce que 8 jours c'est pas un peu limite?

Quels sont les moyens les plus rapides en départ de la France pour arriver aux Lofoten? Est ce qu'il faut louer une voiture uen fois sur place pour se déplacer facilement (je vais faire des photos à tosu les moments de la journée).

Merci.
Araignées en Asie du Sud-Est?
by Petitemomo · 2010-12-02 · 56 replies
Bonjour, après mur réflections, nous avons décidé de changer de destination ( qui était l'australie ) pour l'asie du sud Est ( pays non déterminé encore, mais probablement cambodge, thailande, et peut-être même un tour en Chine.. )

Bon voilà, j'ai une peur énorme des araignées ( phobie ) ( je vis au Québec, à Montréal, donc vous pouvez vous imaginé que des araignées ici sa cour pas les rues, mais je reste toute de même tétaniser lorsque j'en vois une aussi petite qu'elle puisse être.. ) Le hic c'est qu'en Australie, plusieurs sont extrèmement dangereuses, et le 2e problème c'est que parrait-t-il qu'elles viennent régulièrement dans les maisons...

Alors je me demandais si en Asie, il y avait aussi des araignées mortelle ( autre que la redback spider )et surtout, si elle avaient tendances a venir aussi fréquemment dans les maisons ( dangereuse ou pas), et si elles vivaient autant dans les milieux urbain comme il est le cas en australie, ou elle préféraient restées dans la jungles. Aussi est-il simple de se faire traiter en cas de morsure comme en australie, ou c'est l'enfer dans les hopitaux et les transport pour se rendre...!??!

je sais qu'il y a d'autre discussion sur le sujet, mais je n'ai pas trouvé de réponses satisfesante, ni ici ni sur le reste d'internet.

Merci énormement de vos réponses, moi et mon copain devons prendre une désision rapidement.

Catherine et Gabriel
Avez-vous un retour d'expérience avec Bali Authentique?
by Nieder · 2010-10-07 · 23 replies
J'ai du mal à trouver de réels retours d'expérience de personnes ayant voyagés à Bali avec Bali Authentique. Sur un certain forum, seuls les messages positifs subsistent dont la spontanéité et le contenu sont sujet à caution. Sur d'autres forums il y a les redresseurs de tort et des intervenants souvent trop récents et trop polis pour être honnètes. Je voudrais donc avoir des comptes rendus sincères avec les bons et les mauvais côtés. Est-ce possible ?
Coût du visa pour la Birmanie à Bangkok?
by Vanillasky59 · 2010-09-30 · 41 replies
bonjour,

je pense partir en birmanie en 2011 par contre j aimerais savoir si on peut faire le visa birmanie a bangkok plutot que de la faire en france car apres tentative d essaie a action visa qui m 'ont fait galéré par situation de circonstance je prefere le faire en asie connaissez vous le cout du visa sur bkk dans les agences de san khaosan road ? merci d 'avance vanilla
Ville du nord-ouest en Espagne pour un séjour en hiver?
by Jalan22 · 2010-09-25 · 36 replies
Je prépare un séjour de 10 à 15 jours en Espagne dans le quart nord ouest .Je voudrais séjourner en ville mais pas dans une trop grande ville , avec un beau centre historique .J'ai adoré Salamanque même sous la neige . Ce séjour aura lieu début mars. Quelle ville me conseillez-vous et si vous avez des conseils d'hébergement (en location) et des idées sur la météo , ça m'intéresse aussi.
Kazakhstan - septembre 2010
by Saint · 2010-09-12 · 15 replies
Préambule. Je me permets ici de relater mon expérience de voyage dans ce pays et SURTOUT, de fournir des informations pratiques qui manquent singulièrement , y compris dans les guides papiers, concernant ce pays. La première partie du texte est un bilan personnel. Certains pourrons ne pas le partager et ils en auront bien sûr parfaitement le droit. Ce ne sont que mes propres impressions et par voie de conséquence totalement subjectives. Dans un post complémentaire à celui-ci, je fournirai des infos pratiques sur les villes d'Almaty , Shimkenk et Astana.

Un mois au KAZAHSTAN.. Bilan A l'évidence, ce pays n'est pas fait pour les routards fauchés et les voyageurs petits budgets trouveront parfois les prix un peu élevés. Si comme moi, vous revenez à peine d'Asie, Almaty et Astana peuvent se révéler des villes un peu chères tant pour la nourriture que l'hébergement. Cependant , en faisant attention aux dépenses, on peut vivre avec moins de 50 euros par jour.

L'hôtellerie a encore de gros progrès à faire. Les chambres sont souvent trop chères pour le service proposé. Certaines datent toujours de l'ère soviétique et sont un peu délabrées. Il y a aussi cette stupide façon de calculer l'heure du check out. A de rares exceptions prés, c'est exactement 24 heures après l'arrivée dans la chambre. Il est donc toujours mieux d'arriver l'après midi.!! Et pour finir... Sachez qu'il sera difficile de converser en anglais et encore plus difficile d'obtenir un sourire à la réception.. Le sourire, le merci, le bonjour, sont des denrées rares au Kazakhstan... même si ça évolue un peu avec la nouvelle génération.

Les paysages, à part les environs montagneux d'Almati n'ont rien d'exceptionnel. Ce sont des immenses steppes herbeuses monotones.

La nourriture est plutôt rustique mais globalement bien préparée. On vous mettra de l'aneth partout. C'est excessif. On peut néanmoins manger très correctement si on y met le prix. La bière est bonne, voire excellente. Vous trouverez de l'eau, gazeuse ou pas et du Coca... Quant à la Vodka...

Les transports fonctionnent globalement bien tant au niveau des bus que des trains. Il faut cependant noter qu'en période estivale ou de vacances scolaires, il devient plus compliqué d'obtenir un billet de train à cause d'un surplus de trafic passagers. Il n'est pas rare de devoir patienter plusieurs jours... Dans sa grande majorité , le réseau routier est correct même s'il reste des tronçons en mauvais état. Les chauffeurs de bus sont plutôt prudents et respectueux du code de la route. La majorité des trajets se fait par bus de nuit. Ce qui n'est un problème que pour le confort car, comme je l'ai souligné précédemment , les paysages sont monotones.

La bonne époque pour visiter le Kazakhstan est à coup sur fin aout ou septembre. Les fortes chaleurs ont alors laissé la place aux températures bien plus douces avec des journées encore très ensoleillées. Ensuite arrivent les pluies.

Pas beaucoup de tracas pour voyager et pays plutôt calme au niveau délinquance. Il faut cependant être conscient que le salaire moyen est aux alentours de 5 à 600 dollars par mois. Donc on ne vous fera pas de cadeaux. Parfois même, il s'avérera utile de vérifier la note de restaurant ou recompter les billets donnés au guichet de la banque. Mais globalement, les gens sont honnêtes . Sauf les chauffeurs de taxi mais là.. C'est génétique .!! En revanche la corruption policière existe. Certains flics véreux essayeront pour de fallacieuses raisons de vous extorquer 2000 tengué . Cela semble être le tarif habituel. Environ 10 euros. Toujours le même scénario. Ils vous font croire que vous êtes en situation irrégulière. On vous demande votre passeport et ils font mine de dresser un procès verbal. Si vous voyez qu'ils mettent du temps à relever votre nom et à l'écrire.. c'est gagné pour vous..! Ils bluffent et attendent le bakchich. Vous répétez inlassablement que vous êtes touriste et que vous ne comprenez pas le russe. " Nipponimein" Alors ils utiliseront leur dernier atout et vous ferons monter dans la camionnette de police en vous indiquant qu'ils vous emmènent à l'immigration ou je ne sais où encore. Restez souriants , montez franchement dans le fourgon net dites leur que vous souhaitez y aller pour régler l'affaire au plus vite. Si vous paraissez fermes et décidés, c'est sûr... Ils vont laisser tomber. Dans le cas inverse, appelez le consulat de France. Les Français ont la réputation de ne pas se laisser faire. Ne ternissez pas cette excellente réputation.

Si c'était à refaire..?

Cette fois, je me munirais d'un visa du Kazakhstan double entrée. Et j'aurais pris soin d'obtenir un visa Kirghize et Ouzbèque en France. ( possible à obtenir à Almaty mais plus cher si on est pressé..) tout se paye au Kazakhstan...

Pourquoi.?? Il me semble que le Kazakhstan à lui seul ne vaille pas qu'on lui consacre un mois complet. Sauf pour y effectuer des treks de montagne , mais là c'est autre chose. Donc, faire une boucle Almaty >> Almaty en passant par le Kirghistan et l'Ouzbékistan semble une excellente option. Les bus qui relient Biskhek à partir d'Almaty sont très nombreux. Seulement 5 heures de trajet. 10 euros De là, il semble simple de passer par voie terrestre en Ouzbékistan pour rejoindre la vallée de la Fergana. Une route de cols à quelques 3500m y parvient sans problème. Une fois arrivé en Ouzbékistan, il est aisé de se déplacer en bus, voire en avion si manque de temps. ( les vols sont peu chers). Là encore paysages de steppes. Voyages de nuit possibles. Puis de Tashkent, prendre un bus pour Shimkenk et retour en train ou bus à Almaty.. Un mois devrait suffire pour faire ce périple. Bien sûr, il est préférable d'attendre que la situation politique s'apaise au Kirghistan bien que tous les voyageurs rencontrés ne m'aient pas fait part de réels dangers. Mais... Cela peut s'embraser vite.!!!
Aéroport international à Lombok: raisons d'être inquiet?
by PouPou22 · 2010-07-06 · 30 replies
Bonjour à tous!

Lors de mon séjour à Lombok au mois de Juin dernier j'ai été surpris d'apprendre qu'un nouvel aéroport allait ouvrir à la fin de l'année sur l'île.

Il ne s'agit pas là d'un petit aéroport comme celui de Mataram, mais bel et bien d'un aéroport international qui devrait à terme accueillir entre 3 et 6 millions de passagers par an!! Ce qui en ferait le deuxième aéroport du pays après celui de Jakarta mais bel et bien devant celui de Denpasar. Situé près du village de Tanakawu, à 30-40 km au sud est de Mataram il devrait recouvrir une fois toutes les infrastructures achevées plus de 500 hectares. Les travaux sont maintenant presque fini et l'inauguration se tiendra en Décembre 2010. Il semblerai aussi que les Emirat Arabes Unis aient investi lourdement sur l'ile source (et articles associés) en devenant propriétaire de la majeure partie des terres du sud de l'ile (info dénichée sur place)

Voilà pour les chiffres qui font un peu tourner la tête, surtout quand on connais le pays et particulièrement cette région. Pour avoir discuté avec un habitant d'une 20N d'années de Lombok, il trouve cela formidable, il va y avoir plein de travail pour beaucoup de monde car le chômage est très élevé sur cette ile. (La récolte du café ou du tabac ne s'étalant que sur maximum un trimestre dans l'année.) Ce sont en effet tous ces bénéfices du tourisme pour des régions où la situation économique est parfois dure.

Mais en regardant les chiffres, on ne peut qu'être sûr que cet île va être profondément modifiée. On sait bien qu'il va falloir accueillir tous ces voyageurs, les nourrir et alimenter leur climatisation en électricité... et tous les autres effets qui en découlent.

Pour ma part cela me fait un peu peur, est ce qu'on va grimper le Reijani avec des cordées de 50 personnes, voir des bus arriver sur Gili Trawangan et se dévelloper des 10N d'hotels sur Gili Meno. Kuta Lombok transformée en Kuta Bali... Réaction un peu égoïste de ma part je pense mais j'ai peur de voir cette région défigurée, bien que je ne peux que souhaiter que ses habitants aient toujours plus de facilités pour y vivre.

Si vous connaissez bien la région, qu'est ce que cela vous inspire?

Merci de m'avoir lu!
Récit de mon voyage au Maroc
by Avanarasi · 2010-06-11 · 2 replies
Dimanche 27 mai 2007

Tôt le matin, je parcours les ruelles de la médina avant de prendre le taxi collectif de Bade r-Rob pour me rendre à Imlil. Une fois le taxi complet, 2 passagers à l’avant et 4 à l’arrière de cette Mercedes, nous quittons Marrakech.

J’arrive à Imlil, 64 Km de Marrakech, (1740 m d’altitude), les guides sont nombreux à me proposer une excursion, je refuse toutes propositions, c’est ainsi que je vais fonctionner durant mon séjour dans ce pays.

J’effectue une randonnée de 6 H00, le site est merveilleux, j’aperçois la neige sur des sommets de plus de 4000 m d’altitude dont celui du Toubkal atteignant 4167m, le plus haut d’Afrique du Nord. Sur cette vallée, se nichent de minuscules villages berbères de pierre et de terre, le temps semble s’être arrêté depuis des siècles. J’ai la chance car entre mi-avril et début mai, en principe, il y a la récolte du blé. Tout le monde vient prêter main forte, hommes, femmes et enfants, dans une ambiance festive d’une gaieté incroyable, j’entends les femmes chanter, j’aperçois les enfants qui sur leur mulet chargé de blé, vont porter celui-ci à la cour de leur maison.

Sur le chemin du retour, quelques Km avant Imlil, un camion descend la vallée, le chauffeur m’amène à Asni.

Je fais du stop pour aller à Ouirgane, je vais passer la nuit chez l’habitant.

Je suis parfaitement bien accueilli par cette famille. Je fais quelques tours de magie aux enfants. Un Monsieur tond un mouton, un vieil homme assis à côté sur un tabouret en bois fait une remarque car le mouton est blessé par la tondeuse.

Lorsque la tonte de l’animal est finie, la laine est mise dans un sac puis on coupe la ficelle attachée aux pattes et une jeune fille amène ce mouton non sans égard dans un minuscule et vieux bâtiment et on recommence avec un autre mouton.

Lundi 28 mai

Je déjeune dans la cour, 7H10 et il fait déjà chaud.

Pour la douche, ça se passe dans les toilettes. L’eau recueillie de la montagne se trouve dans un bidon, sur celui-ci est accrochée une boîte de conserve qui a fonction de récipient.

Avec peu de moyen, on peut être propre, la preuve en est.

Avant de quitter cet habitat, je parcours ce village aux ruelles de terre accidentées. Je ne vais pas trop loin car je risque de ne pas pouvoir retrouver la maison où j’ai passé la nuit sinon, bien au contraire, il ne faut pas hésiter à s’y perdre, c’est le meilleur moyen de découverte.

Le bus partant de Marrakech à destination d’Agadir passe par Ouirgane vers 11H00. Voulant visiter la mosquée de Tin Mel, le car s’y arrêtant à 800m, c’est bon pour moi.

Sur cette route, j’aperçois les kasbahs d’Agadir-n-Gouf et de Talat-n- Yâkoub, je ne peux pas m’arrêter à les visiter car l’attente d’un véhicule sera longue. Les taxis collectifs seront probablement complets et le prochain bus passe dans 4H00. Le meilleur moyen pour circuler dans ce pays est la voiture de location mais pour moi seul, c’est trop coûteux. De toute façon, je sais que durant mon séjour, j’arriverai à me débrouiller.

Au loin, j’aperçois la mosquée de Tinmel, je frappe des mains pour que le car s’arrête. La mosquée se trouve à 800m de la route principale, je traverse les vergers pour m’y rendre.

Cette mosquée date de 1153. Abandonnée à l’état de ruines pendant des siècles, cette mosquée a fini par être restaurée. L’extérieur a l’austérité d’une forteresse. Le plan de cette mosquée est symétrique, des arcades en brique délimitant neuf nefs. Seule la première travée a conservé son élégant décor de stuc, notamment le beau mihrab et trois coupoles à stalactites. Les autres travées ont été entièrement reconstruites en brique rose, recréant avec beaucoup de bonheur l’espace originel.

Durant la visite de la mosquée, il y a deux couples de touristes français avec une voiture de location, je leur demande s’ils vont à Taroudant, la veine pour moi, c’est leur direction. Grâce à ces touristes, je gagne de nombreuses heures d’attente.

Le trajet offre un splendide panorama sur l’étroite vallée de l’oued Nfiss. Des petits champs en terrasses minutieusement entretenus et irrigués, des vergers d’amandiers et d’oliviers entourent les villages aux maisons de pierres sèches.

Après une série de virages vertigineux, on arrive au col du Tizi-n- Test à 2092m d’alt. La vue est époustouflante. La route descend ensuite tranquillement et la végétation évolue des chênes verts du sommet aux arganiers sauvages du Sous, en passant par les palmiers nains, les lauriers-roses et les immenses genêts à petites fleurs blanches.

De nombreuses chèvres grimpent sur les branches d’arganiers, nous passons une vingtaine de minutes à les observer, le spectacle est magnifique.

A 35 Km de Taroudant, nous visitons la palmeraie de Tioute. A l’arrière plan de cette palmeraie, il y a une belle vue de la chaîne du Haut Atlas. Au pied de cette palmeraie, se trouve une belle kasbah.

Nous reprenons le chemin pour Taroudant, la nuit tombe, je trouve un hôtel à 2 Km des remparts.

Mardi 29 mai

Taroudant se trouve à 81 km d’Agadir, 223 Km de Marrakech et 294 Km de Ouarzazate.

Les remparts dessinant un carré approximatif d’environ 8 km de pourtour sont percés de 5 portes monumentales. Il n’y a pas si longtemps, oliveraies et vergers venaient jusqu’au pied des murailles, leur conférant un charme supplémentaire. Mais, depuis quelques années, ce côté bucolique est menacé par la construction de faubourgs peu esthétiques.

J’ai visité un hôtel de luxe, je suis rentré dans cet établissement incognito. Cet établissement occupe l’ancien palais du pacha de Taroudant. Jardins luxuriants, cours secrètes animées de fontaines, beaux patios anciens plantés de grands bananiers, galeries et terrasses forment un dédale où il fait bon flâner. N’oublions pas la piscine.

Je quitte les remparts de Taroudant pour déambuler dans les souks, beaucoup d’enfants travaillent dans de minuscules ateliers avec une très faible luminosité. Hélas pour eux, ils ne vont pas à l’école qui pourtant est obligatoire, ceci amène à être analphabète, ces enfants ne sauront pas lire, ils seront comme aveugles, sans éducation, la lutte n’est pas possible.

Le très faible niveau socio-économique des familles oblige les parents à engager leurs enfants dans le travail à des âges précoces.

Leurs rémunérations de 150 DH à 300 DH par mois, soit entre 15 et 30€, sont perçues directement par les parents.

Le SMIC Marocain est à 2100 Dirhams.

Les conditions de vie sont souvent inhumaines.

Ce ‘trafic’ très lucratif est parfaitement bien organisé, il y a des bureaux de placements faisant le lien entre les familles très souvent rurales des ‘victimes’ et les futurs ‘Exploitants’.

Le code du travail de l’enfant a été élaboré mais toujours pas amandé.

Je quitte les souks et visite la médina, je suis surpris par le nombre de mosquées, les minarets sont magnifiques.

Je mange dans un restaurant à la propreté douteuse mais j’adore cette formule. Une omelette 2 œufs avec pain et thé plus l’eau du robinet à volonté me valent 7 DH, je laisse 3 DH de pourboire.

Sachez que 10 DH valent 1 €.

Maintenant j’ai une longue route à faire, je veux être ce soir à Ousmenat, village se situant à quelques Km avant Tafraoute et ce n’est pas gagné.

Un taxi collectif m’amène à Inezgane, banlieue d’Agadir. A la place des taxis collectifs d’Inezgane, je prends un autre taxi m’amenant cette fois à Âit-Baha.

Je suis à 70 Km d’Ousmenat mais avant, je veux visiter une citadelle.

En attendant que le taxi soit au complet, je prends un thé à la terrasse d’un café, je suis le seul consommateur. Dans ce pays, il est accepté de passer son temps dans un établissement sans prendre de consommation.

Nous sommes que 4 personnes à attendre que ce taxi soit au complet, voulant quitter Âit-Baha rapidement, je décide de payer la place pour les 2 personnes manquantes.

Comme prévu, je m’arrête à Tizorgan. Ce village fortifié bien seul à 500 m de la route est frappant. Arrivé à une porte fortifiée, un vieil homme assis me demande quelques DH. Ce village, situé au sommet d’une colline escarpée, a la particularité d’être parfaitement circulaire. Son enceinte de pierre est formée par les murs extérieurs des maisons. En parcourant les deux uniques ruelles, circulaires, j’admire quelques belles portes anciennes en bois d’arganier, patinées par les siècles et protégées par des auvents en plaques de schiste.

En quittant ce village, j’attends sous un soleil de plomb qu’un véhicule passe.

Après une heure d’attente, un camion s’arrête, le chauffeur m’amène à Ousmenat. Nous sommes 4 passagers pour ce trajet, serrés bien sur mais on oublie le confort, j’ai eu vraiment de la chance que ce camion soit sur cette route, la R 105, fort belle, je contemple le sommet Jbel Lekst à 2359 m d’alt.

Dans le sud du Maroc, il y a peu de véhicules, le stop est très facile, c’est un moyen pour le chauffeur de recevoir quelques DH.

Ce camion est chargé, surchargé de phosphate. Nous avançons à une vitesse d’environ 10 Km/h en côte. Nous franchissons le col du Tizi-n-Tarakine à 1500m d’alt, maintenant nous descendons à 20 Km/h, la troisième vitesse n’est jamais enclenchée. Parfois, nous nous arrêtons pour ne pas trop fatiguer le moteur.

Il fait nuit, nous roulons sans lumière sur cette route si dangereuse, c’est incroyable, je ne pense pas à l’accident sinon la peur s’installe, je suis rôdé, c’est la 5ième fois que je visite ce pays, je m’y suis habitué, je ne suis surpris de rien.

Arrivé à Ousmenat, je donne un bon pourboire au chauffeur, il le mérite franchement.

Il fait nuit, je fais de petits pas, le chemin est très accidenté, ici, nous ne sommes pas en Occident, les routes et trottoirs goudronnés, les noms de rue, l’éclairage, ceci n’existe pas.

Je rencontre une Marocaine, cette femme est institutrice. Sur le chemin m’amenant à un gîte, nous parlons de divers sujets.

A l’école, cette femme trouve les élèves mal élevés, elle pense que ceci vient des parents, il y a un manque de discipline, depuis quelques années, l’instituteur ne doit plus utiliser le bâton pour régner l’ordre.

Sur ce sujet comme tant d’autres thèmes abordés par les Marocains, je dérange mais je ne peux pas rester passif, je sais quand dans ce pays, la critique est insultante mais je respire mal si je ne dis pas ma pensée, j’ai toujours fonctionné ainsi, c’est parfois dangereux, risqué, mais c’est ma personnalité.

Dans ce pays, beaucoup d’enfants n’aiment pas l’école, ils encaissent des coups et des gifles par des excès de colère des instituteurs.

L’école publique au Maroc est malade. Certains enseignants sont outrés par les actes de leurs collègues qui . Comment aimer l’école dans ces conditions ? C’est normal que l’école devienne un endroit que l’on rejette.

Les parents envoient leurs enfants à l’école pour apprendre et se nourrir l’esprit, et pas pour prendre des coups et vivre dans la panique.

Certains enseignants pensent qu’un élève qui n’est pas battu, est un mauvais élève.

Cette enseignante me trouve trop bavard, dans ce pays, on ne parle pas ainsi me dit-elle, je lui explique comment je fonctionne, elle comprend ma culture occidentale mais est certaine qu’un jour, il m’arrivera des ennuis, ici ce n’est pas la France, tu es en vacances, respire, oublie le reste, réfléchit bien à ce que je te dis, en guise de réponse, je souris.

Je suis très bien reçu par le patron de ce gîte. Au Maroc, en principe, nous sommes toujours extrêmement bien reçus dans un établissement hôtelier ou un restaurant à l’arrivée comme au départ. Par contre, pour ce qui est administratif, banque, poste, c’est le contraire.

Mercredi 30 mai

Ce matin, je me lève plus tard, je suis tellement bien dans cette chambre si luxueuse, j’ai une douche avec l’eau chaude et en plus une serviette.

Un car d’excursion arrive pour visiter ce lieu, quant à moi, je fais la visite de ce village seul. Je me perds pour retrouver le chemin allant à Tafraoute.

Me voici enfin sur la R 105. Un petit car d’excursion s’arrête, surprise pour moi, le guide me propose de m’amener à Tafraoute, ce sont les Français que j’ai aperçus à Ousmenat qui ont demandé au guide de me faire monter dans le car. Durant le trajet, nous échangeons quelques mots, ces excursionnistes sont surpris de me voir passer des vacances ainsi, sans bagage, je voyage seulement avec un petit sac en bandoulière.

Aujourd’hui mercredi, c’est le jour du souk à Tafraoute, il approvisionne les villages de toute la région.

Je visite le village d’Adaï, 4 Km de Tafraoute, bon pour les mollets. Comme dans beaucoup de villages, de nombreuses maisons vieilles d’environ 3 ou 4 siècles sont à l’abandon ou en ruine.Il faudrait un plan de réhabilitation mais il n’y a pas d’argent pour cela, par contre, pour les mosquées des villages, elles sont toujours dans un état d’entretien impeccable. A l’intérieur de ce petit village, il y a de nombreux rochers, c’est vraiment impressionnant.

Je retourne à Tafraoute, à l’entrée de cette petite ville, il y a un hôtel avec une piscine, le nom de cet établissement se nomme Antoine. Je peux me baigner pour 20 DH.

Je vais à mon hôtel, le luxe est différent et le tarif est en conséquence. Je lave mon linge, il sèche très rapidement, il vaut mieux pour moi car c’est les seuls vêtements que j’ai.

Le soir, il y a toujours autant de monde dans les rues et les villages.

Jeudi 31 mai

Aujourd’hui, je vais visiter les gorges d’Aït-Mansour à environ 35 Km de Tafraoute.

Il n’y a pas de moyen de locomotion pour aller à ces gorges, seule une société de 4X4 fait ce trajet.

Je me dirige vers la station essence de cette ville. J’attends patiemment, durant 2H30, seul 3 automobilistes font le plein de leur véhicule de location. La première voiture est un couple d’Allemand, ils ne veulent pas me prendre ce qui est tout à fait normal, il en est de même pour le deuxième véhicule. Une troisième voiture arrive, il est déjà 10H30, ce couple est hésitant, je leur propose de l’argent pour les frais de carburant, refus de leur part par contre je peux faire le trajet avec eux, c’est vraiment une bonne journée pour moi.

Ce parcours est magnifique. Nous apercevons l’Adrar Mqorn à 2344 m d’alt. Lorsque la route goudronnée se termine, s’élève une surprenante palmeraie, enserrée entre deux hautes falaises très rapprochées. C’est un véritable enchantement de voir la verdure éclatante des jardinets irrigués sous les frondaisons denses des palmiers dattiers et de traverser l’oued à gué, à de nombreuses reprises.

La sortie des gorges débouche sur une vallée, un peu plus large, où apparaissent plusieurs villages anciens mais il faudrait trop de temps pour faire la visite. Je me contente de visiter un village se trouvant entre les deux gorges, le site est époustouflant.

Je fais demi tour et reviens vers la voiture, j’ai voulu laisser les Français se promener seuls.

Pour la route du retour, je veux m’arrêter au village d’Agard-Oudad, je quitte la voiture et remercie bien évidement ces personnes sans qui je n’aurais pas passé une agréable journée.

Ce village est entouré de rochers étrangement sculptés par l’érosion, comme ceux que l’on a nommé la gazelle, le chapeau de Napoléon, le doigt.

J’ai une heure de marche pour arriver à Tafraoute, je prends mon temps.

Je prends mon repas à la terrasse de l’hôtel, l’oued bien sec est en face de moi, soudain, inimaginable en occident, un commerçant jette tous ses détritus à travers le pont, boîtes de conserve, bouteilles de verre et autres . Triste oued, il est chargé de déchets sur toute la longueur de la ville.

Vendredi 1 juin

Je prends le bus partant de Tafraoute à 6H00 pour aller à Tiznit, distance : 107 Km.

Cette route est pittoresque. Nous mettons 3H30 pour parcourir cette distance.

Arrivé à Tiznit, je prends un taxi collectif pour me rendre à Inezgane (10 Km d’Agadir). Le chauffeur de ce taxi roule extrêmement vite, il ne faut pas être surpris si au Maroc, il y a autant d’accidents.

Je n’ai pas la prétention à écrire une rubrique ni à réaliser un rapport sur les accidents meurtriers dans ce pays mais hélas, alors que le code de la route suscite toujours la colère des conducteurs, ceux-ci ont d’ailleurs fait grève en mars 2007 pour protester contre un projet de loi visant à imposer de lourdes sanctions pour non respect des règlements de circulation, l’hécatombe, elle, se poursuit.

Les excès de vitesse, la défaillance mécanique, 60% des bus ne rempliraient pas les conditions minimales de sécurité, absence de marquage sur les routes, dépassement dans les virages, la nuit la plupart des véhicules ne sont pas éclairés et je peux en rajouter.

En 1998, le Maroc disposait de 57251 Km de routes dont 29952 Km revêtues.

Le parc automobile en circulation sur le réseau routier marocain est évalué en 2004 à 1950802 unités, ce qui représente une augmentation de 4% par rapport à 2003. Ce parc est composé de 73% de véhicules de tourisme, 26% de véhicules utilitaires et de 1% de mobylettes.

Le taux de motorisation est de 65 véhicules pour 1000 habitants source 2004.

Source 2004, le véhicule au Maroc tue 9,7 fois plus qu’en France.

3622 personnes ont été tuées dans les accidents de la circulation survenus en 2006.

Ce carnage prend les dimensions d’un cancer qui ne cesse de s’amplifier malgré la volonté d’y mettre un terme.

De Tiznit à Anizgane, il y a 78 Km. Ce trajet n’est pas agréable, sur tous les trajets que j’ai parcourus durant mon séjour, c’est le seul qui n’est pas merveilleux à mon goût.

Le taxi collectif s’arrête à une très grande place, il y a une centaine de 150 taxis à attendre le client et plus loin de nombreux bus partant pour toutes les destinations de ce pays.

Je viens d’acheter mon billet pour aller à Skoura, il est à peine midi, le bus part à 21H00, j’ai largement du temps me permettant de faire une visite quelque part.

Il fait très chaud, j’aperçois un indicateur de température s’affichant à 38°.

Dans la nuit du 29 février 1960, la ville d’Agadir fut anéantie par un tremblement de terre qui causa la mort de plus de 15000 personnes. En France, l’émotion est très vive. Monté sur le trône un an plus tard, Hassan II décide la reconstruction d’Agadir ; elle sera menée tambour battant, et le béton coulera à flot.

Architecture de béton, larges avenues entrecoupées d’espaces verts caractérisent le centre urbain reconstruit à l’issu de ce tremblement de terre. Il est difficile de comprendre l’admiration que cette architecture a pu susciter à cette époque.

Le PDRT (programme de développement régional touristique) d’Agadir vise à doter la ville à l’horizon 2015 d’une capacité litière s’élevant à 60000 lits. Ce programme porte sur le renforcement de l’hébergement en front de mer.

Je fais le choix de visiter la nouvelle médina.

Le tremblement de terre ayant privé Agadir de son ancienne médina, Coco Pollizzi, maître artisan décorateur Italien né à Rabat, a eu l’idée d’en reconstruire une. Plutôt que de tenter une impossible reconstruction, Coco Pollizzi s’est lancé dans une création personnelle, réutilisant à sa manière le vocabulaire plastique de l’architecture vernaculaire marocaine, ses matériaux et ses techniques traditionnelles de construction.

A l’intérieur, une enceinte en pisé, vous retrouverez, presque plus vrai que nature, ruelles, maisons, échoppes, ateliers, café maure, etc. La médina, loin d’être achevée, couvrira 4 ha, on peut voir des bâtisseurs blancher le pisé, installer un plafond en tataoui ou découper des zelliges. A ce projet architectural, s’ajoute un projet socioculturel : faire revivre un artisanat authentique, à l’abri du mercantilisme des bazaristes. Plusieurs dizaines d’artisans travaillent déjà, à leur propre compte, dans la médina. Leur production est vendue exclusivement sur place, pas de marchandage.

Personnellement, je trouve cette médina trop artificielle, un peu écomusée, elle manque de chaleur, il y a beaucoup de touristes venant avec le car d’excursion.

Dans cette médina, il y a un projet de discothèque, piscine, hôtel, à méditer.

Je retourne à Inezgane, je suis à 400 Km de Skoura.

Le bus quitte la place d’Inezgane comme prévu à 21H00, nous faisons le trajet de nuit.

Ce bus fait le trajet jusqu’à Errachidia, distance 670 Km.

Nous passons par Taroudant puis Ouarzazate, arrêt d’environ 30 mn.

Skoura est à 42 Km d’Ouarzazate, j’arrive à 2H30 du matin.

Heureusement, je connais Skoura, dès que j’aperçois l’entrée de ce village, je frappe très fort avec mes mains, c’est ainsi qu’il faut faire pour que le chauffeur s’arrête mais j’ai l’impression que ce chauffeur ne m’entend pas, je crie, enfin il stoppe.

Je suis le seul passager à descendre de ce bus, je me dirige jusqu’au centre de ce petit village.

Arrivé sur la Place, un vieux Monsieur fait la surveillance des magasins, au même moment un type en mobylette vient à mes côtés, il me propose de dormir chez lui, je me rends très vite compte qu’il est ivre et drogué, j’accepte tout de même sa proposition.

Arrivé chez lui, sa seule pièce d’habitation d’environ 30 m² est dans un état de clochardisation. J’espère ne pas attraper de puces ou autres. Il m’offre le thé, imaginez sa théière et ses verres, ‘ornementation de saleté’. Il parle mais le dialogue est incohérent. Vers 4H30, nous dormons, enfin lui mais moi, c’est impossible, il a un chien qui n’arrête pas de me lécher la figure, je repousse cet animal mais aussitôt il revient à moi et aboie bien péniblement. Cette bête est très amaigrie, elle a faim. Ne pouvant pas dormir et ne voulant pas perdre mon temps ici, je réveille Rachid, il a eu peur de ma présence, il ne se rappelait plus que je dormais chez lui.

Samedi 2 juin

Rachid me propose de faire la visite de la palmeraie de Skoura, allons-y, même si je la connais.

Je suis assis sur le porte-bagage de sa mobylette, il roule vite sur ce chemin sablonneux, j’espère ne pas tomber.

Nous faisons une première halte à une kasbah, construite à la fin du 18ième siècle par un Andalou. Elle est très belle (en bois sculpté, puits de lumière en colonnes) et justifie pleinement les travaux de restauration récemment entrepris. Les terrasses supérieurs offrent une vue superbe sur la palmeraie.

Ensuite, nous allons dans une maison auprès d’une mosquée, l’endroit est bucolique. Rachid me présente le propriétaire de cette maison.

Si Rachid m’amène dans cette maison, c’est certainement pour quelque chose, c’est comme la visite de la kasbah, je n’ai pas laissé le pourboire. Rachid a proposé de passer cette journée avec moi, mon temps n’est pas compté, pas de problème.

Ils ont comme projet de rénover cette maison pour en faire un gîte, alors ils me demandent si je veux participer financièrement à ce projet, en quelque sorte devenir actionnaire, ils partageront avec moi les bénéfices. Combien de fois ai-je pu avoir des propositions de ce genre.

Je refuse cette proposition débile et explique les raisons.

Ils fument le cannabis puis font une sieste, je n’ai plus qu’à attendre.

Rachid réveillé, nous quittons cette maison, aujourd’hui, la rénovation de cet habitat n’aura pas avancé.

Assis sur cette mobylette, nous prenons le chemin menant à Skoura, de là, Rachid m’amène à un gîte, le patron me fait visiter son établissement, c’est un émerveillement, fascinant, quel travail pour arriver à ce résultat. Le patron en est fier mais il peut l’être, c’est une véritable réussite.

Je paie un repas bien mérité à Rachid dans cet établissement, je n’avais pas mangé depuis hier soir, avant de prendre le bus à Inezgane.

Je prends le taxi collectif pour aller à Imassine. En quittant Skoura je me rends compte aussitôt que ce taxi prend la direction pour Ouarzazate., explication, je demande à faire demi-tour, non sans difficulté. Maintenant je suis à nouveau sur la petite place de Skoura pour attendre que le taxi soit au complet pour aller cette fois dans la bonne direction, Imassine.

En arrivant à Imassine, il fait nuit. En quittant le taxi, je traverse la route, il y a un grand parking et un restaurant. Je demande s’il y a un endroit pour dormir mais hélas, la réponse est négative. Sur cette route, les bus et les taxis s’arrêtent pour manger le tajine, acheter des cigarettes, fruits. Les femmes restent dans le véhicule ?

On m’amène un matelas, une couverture et un oreiller, je dors sur ce parking, souvent réveillé par le bruit mais c’est plus rassurant que de passer la nuit à la belle étoile.

Dimanche 3 juin

Le village d’Imassine se trouve en face du restaurant où j’ai passé la nuit. Je traverse la route pour admirer ce village situé de part et d’autres d’un oued que l’on passe à gué. Les nombreuses kasbahs sont construites au bord de la falaise.

J’attends maintenant au bord de la route qu’un taxi collectif m’amène à El Kelaâ M’Gouna, de là, je prends un autre taxi longeant la Vallée des Roses pour m’arrêter à Hadida, après ce village, la route n’est plus bitumée.

J’utilise mes jambes pour aller à Tourbist par un chemin, le seul d’ailleurs, très caillouteux.

Après 2H00 de marche, le paysage devient splendide, un panorama à 180° s’ouvre devant moi. A l’ouest se dresse l’Ighil M’Goun (4071m), avec son sommet enneigé.

De cet itinéraire, le plateau géologique est remarquable.

Je marche depuis plus de 3H00 sous un soleil de plomb, mes jambes tremblent, j’ai peu mangé ce matin, thé, pain, confiture, j’ai très soif mais je n’ai pas d’eau.

De Hadida à Tourbist par le chemin, le guide Michelin sans faire de pub annonce 2 Km, il y a obligatoirement une erreur ; quand nous circulons avec un 4X4 ce n’est pas un problème à faire 3 ou 4 Km supplémentaires mais à pied, ça change la donne.

Je deviens super agacé, je n’apprécie plus le paysage, je n’ai rencontré personne sur cette route, je me demande s’il ne faut pas faire demi-tour, suis-je sur la bonne destination ? Continuons à marcher, on verra.

Enfin un 4X4 arrive, je mets mon pouce d’avant en arrière en direction de ma bouche pour dévoiler ma soif, de cette façon, en principe, ce véhicule s’arrêtera.

Le guide ouvre la porte du 4X4, je demande à boire de l’eau.

Ce véhicule ne doit pas quitter cet endroit sans moi, je demande à ce guide accompagné du chauffeur et de 2 touristes Anglais si je peux faire le restant du parcours avec eux.

Evidemment, je le savais, le guide hésite mais c’est normal, ce guide est payé par ces Anglais pour visiter la région et pas pour prendre des stoppeurs.

Le couple d’Anglais accepte sans hésitation, ces Londoniens ne comprennent pas comment j’ai pu marcher si longtemps à 40°, sans eau et sans bagage, ils me trouvent suicidaire me disent-ils.

J’arrive à Tourbist, je traverse l’oued, je réserve 2 nuits d’hôtel, de ma chambre, j’ai une jolie vue d’un minaret avec son nid de cigognes, j’observe longuement les volatiles claquants avec leurs longs becs rouges.

Je visite ce charmant village puis revient à l’hôtel, un 4X4 est garé devant l’entrée.

Allongés sur des coussins, un jeune homme et son guide fument le joint, la discussion est sévère entre moi et ce touriste français, il pense que les gens de ce village peuvent visiter cette région le week-end et même aller l’été en vacances au bord de la mer. J’explique à ce débile que ces gens n’ont pas l’argent pour visiter le pays, ils restent dans leur village jusqu’à la fin de leur vie, ils n’ont pas le choix. Cet idiot insiste, il pense qu’il y a toujours un moyen de gagner de l’argent, je cesse la discussion, nous ne sommes pas sur la même longueur d’ondes. Il passera la soirée à fumer le cannabis, à chacun son plaisir.

En soirée, des musiciens arrivent, j’ai discuté avec eux lorsque j’ai visité le village en fin d’après-midi. Des femmes, après avoir cuisiné les repas pour les clients de l’hôtel font la vaisselle et le ménage (j’ai préféré manger dans un petit restau du village), arrivent pour danser au rythme de la musique, elles sont payées pour s’exhiber, ces femmes berbères n’ont pas le choix, il faut nourrir la famille. Les touristes n’hésitent pas à prendre des photos, quel paradoxe, dans ces villages de la montagne, les femmes ont le visage caché, elles ne regardent pas les hommes et dans les établissements hôteliers, pour pouvoir manger, ces mères n’ont pas d’autre solution que de se montrer pour la satisfaction des étrangers.

A propos du voile, ou on le porte et dans ce cas on ne l’enlève pas sous prétexte qu’il y a des touristes, ou on ne le porte pas, à méditer ?

Lundi 4 juin

Je fais une longue balade à Tourbist. Les maisons de ce village sont en terre rouge. Des enfants commencent à me suivre, je fais quelques tours de magie, ils m’applaudissent et ils veulent que je recommence, quel bon public ! Il y a en moi de l’émotion, en Occident, l’émerveillement a disparu.

En bordure de l’oued s’épanouissent de magnifiques plantations de figuiers, d’amandiers et d’autres arbres fruitiers. Je retrouve l’ambiance d’Imlil lors de la récolte du blé, je reste assis près de 30 mn à entendre ces femmes chanter, que c’est beau !

Plus loin, des femmes et de jeunes filles lavent le linge.

Un forgeron cloue un fer au pied d’un maigre cheval.

La nuit ne vas pas tarder, Je retourne au village, les enfants m’appellent le magicien.

Je rencontre Adil, le musicien d’hier soir, il m’invite à prendre le thé chez ses amis. Dans cette pièce de la maison, nous sommes 6 avec moi, je suis le seul à ne pas fumer le cannabis. A la demande d’Adil, je dois faire de la magie à ses amis, pas de problème, il apprécie.

Avec Adil, j’achète une bouteille d’alcool de figue (40°), nous frappons à la porte métallique de la maison, le propriétaire nous donne contre un billet de 100 DH (10€) ce liquide dans une bouteille d’eau en plastique. Je sais, c’est idiot d’acheter de l’alcool, il est plus utile d’offrir de la nourriture mais j’ai proposé et à l’unanimité le choix a été pour la boisson.

Soirée excellente au son de la musique, chacun a amené son instrument, guitare, tam tam, crotale. Le fils du patron de l’hôtel où je dors arrive avec un grand plat de couscous, c’est vraiment gentil de sa part, ce garçon est très sérieux, il ne fume pas et ne boit pas, il a franchement raison.

Mardi 5 juin

Je fais mes adieux, je remercie le fils du patron d’être venu avec un plat de couscous hier soir.

Pour retourner à Hadida, je ne prends pas le même chemin qu’à l’aller, je passe par l’oued, en cette saison, il n’y a pas trop d’eau, enfin, je l’espère.

Marcher le long de l’oued peu être risqué, s’il y a un violent orage, en quelques minutes l’eau monte très rapidement et c’est la noyade assurée, mais si on vit perpétuellement avec l’idée du danger, on ne fait rien.

Jusqu’à Hadida, mon parcours a duré 3H30, j’ai eu parfois certaines difficultés à franchir certains obstacles mais j’ai été fort heureusement récompensé par un sublime paysage. Parfois, j’avais de l’eau jusqu’à la taille, une eau boueuse et glacée en provenance de la fonte des neiges, le courant était assez impressionnant, j’avais peur de tomber, mes vêtements séchaient vite avec le soleil torride.

A 10 Km avant El-Kellaâ M’Gouna, je trouve un gîte, je suis le seul client, comme d’habitude, je suis très bien reçu par le propriétaire.

Mercredi 6 juin

Petit-déjeuner très copieux, j’ai même des gâteaux, je laisse un généreux pourboire au patron.

Sur le chemin d’El-Kellaâ, nous sommes des centaines de personnes à marcher, hommes, femmes, enfants. Aujourd’hui, c’est jour de marché. Les marchés sont toujours très typiques, les gens de la montagne font des Km pour vendre ou acheter les produits. Il y a également le marché aux bestiaux, amis des animaux, évitez d’y assister.

Départ du bus allant à Marrakech, à l’embranchement de la route allant à Âït-Benhaddou, je prends un autre moyen de locomotion, le taxi collectif, je demande au chauffeur de me laisser juste avant l’oued, après le village d’Aït. Maintenant, il y a un pont pour traverser l’oued, pour les habitants de Tamdakth, c’est franchement mieux, l’hiver, ils ne seront plus isolés, ces gens pourront descendre la vallée.

Je réserve 2 nuits à l’hôtel mais ne prends pas de chambre, je préfère dormir sur la terrasse.

Je lave mon linge, le seul bermuda que j’ai et ma chemisette, je profite de la piscine en attendant que mes vêtements sèchent.

Je descends à Âït, je ne prends pas la route mais passe par les chemins.

Jeudi 7 juin

Cette nuit, il y a eu beaucoup de vent, pire qu’à Saint-Malo, je n’ai pas bien dormi, vers 4H00 du matin, j’étais déjà réveillé par le jour mais j’aime cette façon de vivre, ce soir je vais dormir à nouveau sur la terrasse de l’hôtel.

Je vais me promener à Tamdakt (4 Km d’Âït-Benhaddou), d’immenses nids de cigognes sont installés en haut des tours à moitié détruites. Je traverse les champs de ce village pour rejoindre l’oued puis reviens à l’hôtel. Je fais une sieste, la seule de mes vacances. En début d’après-midi, je vais à Âït. Je descends par l’oued, il n’y a pas une goûte d’eau. Les hautes Kasbahs datent probablement du 18ième siècle, les façades sont décorées de motifs géométriques réalisés à l’aide de briques de terre crue. Il faut se promener dans le lacis des ruelles qui escaladent la colline, couronnée par les vestiges d’une forteresse juive préislamique. Le panorama du sommet est exceptionnel.

Vendredi 8 juin

Je quitte Âït-Benhaddou pour Marrakech.

A l’entrée de Marrakech, j’aperçois de superbes villas, juste en face de ces immenses demeures, se trouvent de misérables bidonvilles, ceux-ci seront dans peu de temps certainement démolis pour construire de nouvelles demeures pour les riches.

Le parc immobilier de cette ville est en plein essor.

Il y a 2 mois, le marché de gros a été déplacé à une quinzaine de Km sur la route allant à El Jadida, seul, pourront aller se ravitailler les riches commerçants, les pauvres seront encore plus nombreux. A l’endroit où existait ce marché, il y a de nombreuses grues, le projet immobilier est démesuré.

Ce marché de gros se trouvait en face le jardin Majorelle, j’aimais le visiter lorsque je passais à Marrakech.

Tôt le matin, les restaurateurs et les commerçants de la ville venaient s’approvisionner ; seul les particuliers n’avaient en principe pas le droit à l’achat, croyez-moi, la visite valait le détour. De nombreux paysans venaient des environs de Marrakech, la plupart à dos d’âne, pour vendre leurs récoltes de dattes, de blé en grande quantité. On y trouvait toutes sortes de légumes. On y achetait la volaille, la viande, le poisson venait d’Essaouira. Quelle ambiance que ce marché ! Je n’ai plus qu’à enregistrer dans ma mémoire cette atmosphère.

Le bus arrive à la gare, je vais à pied à la Place Jemâa el -Fna et trouve un hôtel à 5 € la nuit.

Au coin d’une rue, des enfants se shootent à coup de colle. Des jeunes filles vendent des kleenex, des cigarettes, des fleurs aux feux rouges, quand elles ne se prostituent pas pour une bouchée de pain. Ces filles sont toutes des mères célibataires potentielles, donc, d’autres enfants qui vont grandir dans la rue. A d’autres coins de rue, encore des enfants, cireurs de chaussures. Voilà où conduit la pauvreté de ce pays. Des réseaux de mendicité organisés recrutent ces enfants. Les parents des ‘enfants de rues’ sont démissionnaires, ils ne savent plus jouer leur rôle. Plus alarmant, l’enfant représente très souvent la seule source de revenus pour une famille qui ne cesse de croître dangereusement. Pensons également au triste sort réservé aux ‘bonnes’, ce sont ces filles placées dès la petite enfance par leur parents, dans des familles où elles sont bonnes à tout faire. Souvent battues, elles vivent dans des conditions précaires, ne voyant leur parent qu’une fois par mois ou tous les deux mois, le jour où celui-ci vient chercher la paie souvent ridicule et dont la petite fille ne jouit nullement.

J’ai vu, croyez-moi, des visages d’enfants marqués de cicatrices, la rue bousille leur santé, ils sont happés. J’ai vu à Marrakech et Casablanca des enfants battus par la police, en pleine rue, le vagabondage étant interdit.

Que faire, je suis impuissant, m’en mêler, mon passeport est confisqué et je ne reviens pas en France, j’ai honte de moi mais je ne peux hélas que constater ce déplorable spectacle, aujourd’hui, en 2007, triste monde, j’ajoute « odieux monde ».

Marrakech ne m’attire plus comme au début où j’ai connu cette ville, le souk ne m’intéresse absolument pas.

J’aime la Place des Ferbantiers, en cette saison, les cigognes sont nombreuses.

En flânant dans les rues de cette ville, j’entends de la musique, je me dirige vers cet endroit, sur une minuscule place il y a une fête foraine : quatre stands, un manège pour enfants, un pour adulte, un tir au ballon et celui que je préfère, le stand de la loterie. Ce stand me rappelle celui de mon enfance, le forain distribuait quelques tickets gratuits pour attirer le badaud, parmi ces bouts de papier, il y avait un N° gagnant, lorsque la roue indiquant plusieurs N° commençait à tourner, j’avais de l’adrénaline en moi, je ne gagnais jamais le gros lot.

Plus tard, j’ai pensé qu’il était pour celui qui achetait le billet, peut-être même que cette personne était complice avec le forain, ainsi, le lot retournait derrière le stand, enfin, peu importe.

Je suis resté longtemps à observer ce stand, il est vraiment agréable à le regarder, contempler, admirer, scruter, dévisager, la population ici est vraie, sincère, ce lieu est magique, fantastique, étonnant, formidable, extraordinaire, fabuleux, prodigieux, STOP.

J’ai conversé avec le forain animant ce stand, j’ai expliqué mes émotions, aujourd’hui en France ce stand n’existe plus, certainement que dans le Guéliz, les passants ignoreraient son stand, ici, ce n’est pas le même quartier, le peuple a encore besoin de rêves, il prend le temps de respirer, il vous écoute parler, vous êtes un homme de théâtre, vous savez donner de l’illusion, franchement, bravo !

Ce forain m’avise que c’est la première fois qu’un touriste lui adresse la parole, en principe les touristes sont pressés, il pense que mon analyse sur lui est excellente, nous nous quittons par une vigoureuse et chaleureuse poignée de main.

J’ai quelques difficultés à aller à l’hôtel, je me suis perdu dans ces rues, pas de panique, on retrouve toujours son chemin.

Samedi 9 juin

Dernière ballade dans les rues de Marrakech puis direction l’aéroport.

N’ayant pas de bagage, je n’ai pas l’enregistrement à faire, il n’y a plus qu’à attendre le droit d’aller à la salle d’embarquement.

Une information annonce que notre vol est retardé et plus tard, une nouvelle annonce pour un retard nettement plus important. Certaines personnes ne supportent pas cette annonce. Un Monsieur s’énerve auprès du personnel, je frappe des mains, silence de la salle d’embarquement, toutes les têtes sont tournées vers moi, je demande à ce Monsieur de respecter le personnel, d’être poli, vous avez fait le choix d’une compagnie d’aviation au tarif très bas, il faut assumer, la prochaine fois que vous prenez l’avion, choisissez Air France ou Royal Air Maroc, ainsi vous n’aurez pas de problème.

Avant de quitter le Maroc, il fallait que je me fasse remarquer, je me reconnais.

Tony

You might also like