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Makaryevo Monastery: The Magic of the Volga...
by Triptrafic · 2019-01-07 · 16 replies
Hello,

Today is January 7th, Orthodox Christmas Day.

It’s the perfect occasion to share on VF a religious site that left a lasting impression on us.

For a long time, we’d admired photos of the Makaryevo Women’s Monastery on Russian websites. They’re always taken from cruise hydrofoils that, in season, depart from Nizhny Novgorod.

This gave us the idea for a crazy challenge: to visit the monastery during a river cruise, with our little plumber’s van that’s become the common thread of our travels!

This challenge seemed impossible to pull off.

The equation was indeed impossible to solve

1. Find a dock 2. Load the van onto a boat 3. Cross the Volga 4. Arrive at sunset 5. Sail past the monastery 6. All with no reliable information. NONE!

Incredibly, every obstacle fell into place one after another! Gifting us unforgettable moments.

The photos follow our exact journey.

1. We arrive on the southern bank of the Volga, searching for a ferry to Makaryevo. First attempt, first failure—we’re way too far east. We find a second ferry, but it serves a different town on the northern bank.



2. We keep going and meet some fishermen. But even they don’t know where to board a vehicle for the monastery.



3. After several fruitless searches, a young man who speaks a few words of English points us to a dock where, in summer, boats *might* serve the monastery. Miraculously, at the end of a rough track, we find an old ferry moored. But no one’s on board, and a chain blocks the entrance. After an hour of waiting, a worker arrives and tells us they *will* cross the Volga tonight, but the exit ramp at Makaryevo isn’t accessible for our vehicle. The captain joins him, and seeing our disappointed faces, they confer, discuss, and load some planks to raise the ramp!

Another miracle!

4. We board, with just one passenger accompanying us— the Trafic is the only vehicle on board.



5. The crossing was magical. And longer than expected, since the Volga here is several kilometers wide, and we’re navigating between countless islands!



6. Under a sky that gradually clears, we discover there are homes on the river— invisible from the banks—that form small communities where people get around by boat!



7. Then, suddenly, around a bend in the channel, the monastery appears in the distance on the northern bank.



8. At the exact moment our boat rounds the buoy and nears the monastery, the sun breaks through the clouds!



9. A breathtaking sight, with our boat gliding along the monastery walls in absolute silence.



10. The sky, now a deep blue, makes the vibrant colors of the onion domes pop.



11. We sail slowly past the monastery under extraordinary light— something our little compact camera can’t fully capture.



12. As promised, the captain and his crew adjust the exit ramp. You can’t tell from the photo, but even with the planks, it was a close call— the van’s chassis barely cleared the ramp. We thanked them warmly.



13. By the end of the day, the monastery is, of course, closed. But another miracle happens! It turns out the passenger who crossed with us is the mayor’s wife. When Sylvie told her we were from France, she called her husband, who immediately contacted the Mother Superior. Like in a dream, the monastery opens just for us. A nun and a guard come to meet us and take us through the chapels and gardens!



14. A visit all the more intimate since only the silent nuns, deep in prayer, are present in these sacred spaces.



15. After dinner in our little van, we enjoy the exceptional light illuminating the now-closed monastery. We’re the only visitors, and the site feels like a massive ship anchored on the Volga.



16. The setting sun now bathes the monastery walls in gorgeous pink hues!



17. Gradually, the legendary Volga itself takes on magical colors! For the night, I’ll just back the van up to level it. It’ll take us a while to fall asleep after such intense moments.



18. Just as inexplicably, the magic continues the next morning! Seeing I’m struggling with my knee, the guard lets us drive slowly along the monastery’s perimeter path. So there we are at dawn, solitary wanderers between the Volga and the monastery walls.



19. The morning light now illuminates the monastery’s eastern façade, which we hadn’t admired yesterday. An exceptional moment.



20. Even more impressive when we realize we’re on the nuns’ prayer path. We cross paths with them—tall, silent, black-clad figures, fully covered.



We leave Makaryevo with regret, following the Volga toward Kostroma on the Golden Ring. That’s about all there is to add.

We’ve already taken three long trips through Russia in our little van. The travel journals are shared in the link in our signature.

Best regards, Sylvie & Bernard
Première découverte de la Thaïlande (fin novembre 2018)
by Torpan · 2019-01-02 · 86 replies
D'abord je voudrais souhaiter une très bonne année et de beaux voyages à tous les lecteurs de Voyage Forum et en particuliers ceux qui m'ont permis de découvrir ce beau pays qu'est la Thaïlande!

Pour une première découverte nous souhaitions découvrir les sites les plus célèbres tout en évitant la foule . Aussi nous avons décidé de faire le parcours suivant :

Lundi 26/11 :BANGKOK arrivée 10h Mardi 27/11 BANGKOK Mercredi 28/11 BANGKOK--CHIANG MAI depart 17h Jeudi 29/11 CHIANG MAI Vendredi 30/11 CHIANG MAI-KRABI depart 16h Samedi 01/12 AO NANG Dimanche 02/12 KO YAO NOI Lundi 03/12 KO YAO NOI Mardi 04/12 KO YAO NO--KO PHI PHI Mercredi 05/12 AO NANG Jeudi 06/12 AO NANG depart 14h Vendredi 07/12 BANGKOK Samedi 08/12 BANGKOK Dimanche 09/12 retour France



Ce parcours nous a permis d'avoir un aperçu du pays avec une première semaine axée sur la culture Thaï et les marchés et la deuxième basé sur la mer et les paysages. Le vol a été effectué par Swiss air avec escale à Zurich (prix 430€) A l'arrivé à l'aeroport international nous avons pris le Airport Rail Link qui nous a emmené au coeur de Bangkok à la station de Phaya Thaï : c'est la que ça s'est compliqué! Nous allons à la station de taxi et demandons un taxi avec taximeter Un gars en noir qui semble gérer les taxis nous en appel un et nous voilà parti dans les rue de Bangkok bien fatigué par le voyage et la chaleur (plus de 32 degrés). Le chauffeur n'arrête pas de nous parler nous mettant en garde contre les tuk tuks qui sont des voleurs, le palais royal qu'il ne faut pas visiter et ainsi de suite... Et soudain il nous dit qu'on est arrivé mais qu'il n'y a pas de place pour se garer aussi il faut descendre dans la circulation et il nous demande un prix très élevé (on s'en apercevra après...) pour la course qui ne correspond pas au prix avec le taximeter! Trop préoccuper de récupérer nos valises sans se faire écraser et fatigué nous le payons sans réfléchir 600bath... Le trajet n'en valait pas la moitié... En plus il ne nous a pas arrêté à l'hôtel et devons terminer le trajet avec tous nos bagages et demander notre route : nous arrivons finalement à l'hotel "The Royal Tha Tien village"



Celui-ci a un gros avantage : son emplacement idéal pour visiter les principaux temples connus de Bangkok. Ma compagne se reposant je décide de visiter le quartier : on est à 2 pas du Wat Pho.

C'est déjà le choc culturel et je reste sans voix devant ce temple : quelle splendeur!



Vidéo: la journée la plus chaude sur le Camino de Santiago en Catalogne
by WalkingNatur · 2018-12-29 · 0 replies
Dans la vidéo d'aujourd'hui, nous partageons avec vous notre troisième journée de Cami de Sant Jaume ou Camino de Santiago catalan. Le plan était de parcourir les 80 km en 4 jours et d’aller du village de Llivia, dans la province de Gérone, à Organya, dans la province de Lleida. Il s’appelle également le Camino del Segre, car il suit le fleuve tout au long de la traversée de la Cerdagne et de l’Alt Urgell. C’est juste une partie de l’ensemble du Camino de Santiago que l’on peut prendre à partir des Pyrénées espagnoles et se diriger vers la ville de Pampelune où il rejoint le Chemin français.

Nous avons passé une très bonne nuit au camping Pont d'Ardaix, il faisait de nouveau un orage le soir, mais tout était calme et tranquille. Pour le jour 3, nous avions prévu de refaire la même distance que tous les jours précédents - environ 20 km. Et notre dernier point était la ville de Seu d'Urgell dans la province de Lleida. Nous avons réalisé que le sentier serait probablement très difficile à cause des montagnes qui nous entourent et de la chaleur extrême de juillet qui nous habitait tous les jours. Nous voulions donc nous préparer le plus rapidement possible et conquérir la montagne principale de la journée avant la chaleur de midi. Au début, le marquage était assez bon et nous n’avions presque pas besoin d’utiliser notre GPS. Nous manquions de nourriture avec seulement quelques fruits et du chocolat, alors nous étions un peu inquiets si nous avions assez de fournitures pour la journée, car nous savions que nous ne nous rendrions pas dans les magasins jusqu'à la fin de la journée. Au début, plusieurs kilomètres de piste étaient faciles et presque plats en traversant la forêt et le petit village de Pont de Bar Vell. Dans ce village, nous avons rencontré le plus mignon des animaux: un petit âne pâturage avec ses parents. Nous avons donc eu la chance de passer du temps avec eux. Nous avons pu profiter de la vue magnifique sur le sommet de la montagne et la gorge en chemin. Ensuite, nous avons dû marcher environ 1,5 km sur la route de la voiture sans avoir aucun signe du chemin. Seul le GPS et le parcours téléchargé sur Wikiloc nous ont aidés à trouver la bonne direction. C'est la réalité de ce sentier que parfois vous ne voyez aucune marque et soudain, au milieu de nulle part, vous retrouvez le panneau. Quand nous sommes arrivés au village d'Arseguel, nous avons encore perdu notre piste, ayant du mal à errer dans les rues étroites de la vieille ville. Ensuite, la route traversait la forêt pendant un certain temps et c’était la meilleure partie de la journée à coup sûr. Beaucoup d'ombre, des oiseaux qui chantent et très calme - tout ce dont vous avez besoin par temps chaud. Nous avons pris notre collation au bord de la rivière et avons continué à monter. La descente depuis cette montagne était beaucoup plus difficile que nous le pensions, il y avait beaucoup de petites pierres qui tombaient sur les chemins et elles rendaient très difficile le maintien d’un bon équilibre. Lorsque la partie la plus escarpée a été terminée, le fait de marcher sur un terrain plat a été un vrai soulagement. Le reste du chemin était principalement plat et facile (assez ennuyeux cependant) en passant par les maisons et les champs du fermier. Juste le chaud soleil frappait nos têtes et à la fin nous nous sommes sentis assez épuisés. Mais la récompense était d'aller au grand supermarché et d'acheter des tonnes de nourriture (bien plus que ce dont nous avions réellement besoin). Et avec toute la force qui nous reste, nous sommes finalement arrivés à notre terrain de camping.

Regardez la vidéo complète ici:
https://youtu.be/RWtMN_urG6Y N'oubliez pas de cliquer sur les sous-titres français dans la vidéo.

Nous espèrons que vous avez apprécié notre vidéo! Laissez-nous un commentaire si vous avez d'autres questions ou souhaitez simplement partager votre expérience. Nous aimerions lire vos commentaires - c'est très important pour nous!
Vieux Kanté: un trésor retrouvé parmi la richesse musicale du Mali
by Taamaden · 2018-12-22 · 13 replies
"I asked him if there was a ghost in his kamalengoni, because I knew other guitar, kora and ngoni players, but I had never met anyone like Vieux" (Kabadjan Diakité)

Une révélation musicale

Le Mali a produit des instrumentistes remarquables, du guitariste Ali Farka Touré au joueur de kora Toumani Diabaté, du balafoniste Kélétigi Diabaté à la star de ngoni Bassékou Kouyaté. Le musicien aveugle Vieux Kanté mérite d’être ajouté à cette liste. Considéré comme l’un des musiciens les plus dynamiques, accomplis et novateurs de son pays, il enregistre, juste avant son décès en 2005, une K7 qui n’est jamais sortie…

Vieux Kanté, de son vrai nom Noumoussa Soumaoro, dit Moussa Kanté, est né en 1974 à Niesmala, dans la région de Sikasso. Aveugle de naissance, le jeune Noumoussa s’imprègne des sons qu’il entend au Mali à la radio et dans les fêtes locales. Très vite, il se distingue toutefois des autres par son talent indéniable, et se met à emprunter le luth à six cordes de ses frères, le kamalengoni*.

Inventé seulement dans les années 1960, cet instrument échappe aux secrets et tabous souvent au cœur de la culture de la confrérie des chasseurs (donsoya). Mais en quelques années seulement, le kamalengoni a suscité un réel engouement et a pris une place centrale dans la vie des villages à travers le Wassoulou (Wasulu), région située dans la partie sud du Mali à la frontière de la Guinée et de la Côte d’Ivoire. C’est donc dans ce cadre d’enthousiasme populaire intense que Vieux est érigé comme l’un des espoirs les plus prometteurs.

Vers la fin des années 1990, il se rend en Europe et enregistre avec le saxophoniste néerlandais Hans Dulfer. De plus, il tourne avec le bigband Fra Fra Sound (style cross-over) et fais alors une brève apparition sur leur album "Mali Jazz" (1999).

De retour à Bamako, il se lance dans des expérimentations musicales avec son instrument qui, depuis 2000, se compose de douze cordes : il explore la musique hors des gammes classiques, utilise son instrument comme une guitare, une basse ou une percussion, et incorpore magistralement une variété d’effets et de styles non-locaux dans son jeu. ΄Les Inrocks΄ résume : "Vieux Kanté a tellement révolutionné cet instrument et sa pratique que son aura est devenue légendaire. Génie aveugle, il ne cessait d’ajouter de nouvelles cordes à son luth-harpe afin d’étendre sa musicalité à tous les domaines et de réaliser de stupéfiantes déferlantes d’harmoniques et glissandi".

À cette époque, le bruit court sur l’enregistrement d’une cassette de Vieux Kanté avec son groupe (avec deux kamalengonis, une guitare basse, une batterie, un djembé et deux chanteurs), mais elle reste inconnue du grand public. Réédité plus de dix ans plus tard, ce trésor inestimable parvient enfin sous le titre "The Young Man’s Harp" (le titre est une traduction anglaise de "kamalengoni"). Tout l’album est impressionnant (faut écouter surtout les titres "Sans Commentaire" et "Nafolo", grandiose !!!) et a sa place parmi les plus beaux enregistrements de musique malienne.

Peu de temps après, en 2005, Vieux meurt à la suite d’une maladie soudaine (crise de paludisme). La perte précoce d’un tel talent est une double tragédie : on ne peut qu’imaginer où il aurait pu emmener sa musique aujourd’hui. Nous, les mélomanes de musique malienne, pouvons être reconnaissants que cet enregistrement vibrant ait vu le jour pour nous donner un aperçu...

*en bambara : kámalennkɔnin, n.compl., /jeune homme-luth/, luth à six cordes, surtout joué dans le Wassoulou.

Le disque :

Vieux Kanté (2016) The Young Man’s Harp. Sterns Music. (44 mn)

Hery



Vidéo 1 (The Young Man’s Harp) :

https://www.youtube.com/watch?v=6NWjgcW1P-w

Vidéo 2 (Mariage à Bamako) :

https://www.youtube.com/watch?v=zsVkRMJjFa8
Choisir entre le chemin de l'Inca et le Salar d'Uyuni?
by Vovchanchyn · 2018-12-01 · 14 replies
Bonjour à tous !

J'aimerai partir avec un ami au Pérou et en Bolivie. Seulement, je souhaiterai partir un mois alors que mon ami ne peut partir que 3 semaines maximum !

Nous commencerions par le Pérou mais j'ai l'impression en regardant les cartes qu'il n'aura pas le temps d'atteindre le Salar d'Uyuni avant la fin de ses 3 semaines.

La question que je me pose est la suivante : quel itinéraire suivre pour que nous puissions ensemble faire le Chemin de l'Incas de 4 jours ET le Salar d'Uyuni ?

Merci !
Quatorze jours au nord du Gujarat: Palitana ou pas
by GBla · 2018-11-20 · 11 replies
bonjour a toutes/tous

après avoir laissé reposer notre projet pendant un mois (merci pour vos conseils!) je le reprends avec un peu de recul. le depart de fin janvier s'approche.

finalement cela sera arrivée udaipur airport (via Delhi) puis dans l'ordre : poshina/patan/zainabad/ahemadabad/palitana/surendranagar/mandvi/bhuj avec tous les stops en chemin bien sur (voiture avec chauffeur) et depart de bhuj airport. (via Mumbay avec 1 jour a Mumbay) 14 jours sur place au gujarat.

et voila que......je me repose une nouvelle une fois la question , car c'est loin au sud, d'inclure Palitana au circuit. et on ne fera ce crochet au sud que pour Palitana, on remontera ensuite vers surendranagar.

vos avis eclairés pour m'aider a me decider svp .... merci et bonne journée.
Aventures et mésaventures au cours d'une année en Chine
by Travel1234 · 2018-11-18 · 21 replies
Les aventures et mésaventures au cours d'une année en Chine d'août 2017 à Juillet 2018. Première semaine : J’arrive à l’aéroport de Shanghai pour deux changements importants dans ma vie. Premièrement, je vais vivre pour la première fois en dehors de mon pays natal. Ensuite, je quitte le cocon familial et le lycée pour rentrer tout seul dans l’enseignement supérieur. A peine arrivé, 2 problèmes : ma valise est perdue et je ne trouve pas la personne censée venir me chercher. 3 heures plus tard, je quitte l’aéroport sans ma valise. Je discute avec une autre élève, coréenne mais ayant vécu plusieurs années en Argentine. Quand j’arrive à ma résidence, je discute longuement avec Ritvik, un indien ayant habité à Hong-Kong. Peu après, je sors dans la rue. Mes deux toutes premières impressions de la Chine : le « sink tofu », du tofu fermenté que l’on sent à 20 mètres, et des hauts parleurs publicitaires dans la rue faisant un vacarme insupportable. Le deuxième jour, deux surprises : ma carte bleue ne fonctionne pas, et le VPN que j’avais installé pour pouvoir accéder à Google et Gmail non plus. Je discute avec un tunisien qui travaillait comme avocat qui m’alarme sur le cout de la vie dans le centre de Shanghai, se plaignant que le café y est 3 fois plus cher qu’à Tunis. Samedi, premier week-end. Pas de repas disponibles à l’université, il faut donc me débrouiller tout seul. Tiens, essayons cette brochette de tofu que propose un vendeur. Non, deux bouchées suffisent à me donner la nausée. Pas grave, allons dans un des restaurants à côté. Des tas de photos de plats avec de la viande, et des inscriptions uniquement en chinois. Impossible de faire comprendre que je suis végétarien. Et ici, bien que l’on soit officiellement à Shanghai, on est dans la banlieue lointaine, et il y a pour seul choix les petits bouis bouis locaux. Incapable de trouver quelque chose sans viande et poissons, je décide de rendre un taxi jusqu’au centre-ville. C’est là que l’on réalise que Shanghai n’est pas réputé la plus grande ville du monde pour rien. 1 heure 30 de route jusqu’au centre, avec partout des barres de béton à l’infini. Mais la surprise en valait la peine. Après toute une semaine dans la banlieue éloignée, je m’imaginais tout Shanghai comme pauvre et rustique, avec uniquement des bouis-bouis, et aucun du confort auquel on est habitué en occident. Mais soudainement, en arrivant au centre, je découvre un autre univers. Des centres commerciaux de luxe à chaque coin de rue, quantité de restaurants somptueux, des chinois roulant en voiture de luxe partout. Pour mon esprit fatigué habitué à une vision rustique de la Chine, tout cela apparait comme un mirage dans un désert, ou une image 3D transplantée par un ordinateur. Je déjeune dans un restaurant végétarien où l’on m’offre un menu en anglais, avec une décoration bobo moderne exactement comme on en trouve en occident, ce qui est assez différent des bouis bouis que j’ai visité 2 heures plus tôt. La Chine peut définitivement offrir 2 versions aux expatriés selon là où ils habitent. Après avoir repris de forces au cours d’un bon repas, je découvre pour la première fois le centre de Shanghai. En résumé, j’ai l’impression que c’est une succession de centres commerciaux et résidences ultra luxueuses entrecoupées par des quartiers restés encore très populaires. Le soir, retour en taxis dans la banlieue et la Chine profonde. Dimanche, je dois déjeuner avec deux français, qui me donnent une adresse de rendez-vous. Prévoyant la sûreté, je pars 4 heures avant. Il s’avère que j’ai bien fait de prendre de l’avance. Pour une raison inconnue, le taxi me dépose au-loin du centre-ville, pas du tout à l’adresse inconnue (et il ne parle évidemment bien anglais). Je déambule perdu dans un centre commercial (avec un Carrefour) et je m’arrête pour reprendre mes esprits dans un restaurant pour expatriés où je mange des frites de patate douce. Un serveur m’indique la location d’une station de métro tout proche. Comme souvent à Shanghai, celle-ci est immense, chaotique, et tout est mal indiqué. Après avoir passé 20 minutes pour m’acheter un billet, je monte dans un métro. 15 minutes plus tard, je me rends compte que je ne vais pas du tout dans la bonne direction et que je suis encore plus perdue. Heureusement, je rencontre quelqu’un du personnel qui m’aide et me donne une feuille avec des indications en chinois et en anglais. 40 bonnes minutes plus tard, j’arrive enfin au lieu de rendez-vous, où je rencontre les deux français. Ils m’invitent à déjeuner dans un restaurant occidental à l’intérieur d’un centre-commercial. Nous discutons longuement, et ils s’avèrent que l’un des deux à passer toute son enfance dans la rue à côté de là où j’habitais à Paris. Après déjeuner, ils me font découvrir un supermarché spécialisé dans les produits importés. Je souhaite acheter quelques fruits, jusqu’à ce que je découvre qu’une petite boite coute 9 euros ! Comme me l’explique le français : « ici c’est comme le Bon Marché à Paris, on y achète certaines choses spéciales, mais ce n’est pas là que l’on remplit le panier pour la semaine ». Je prends ensuite le métro pour aller visiter le Bund, cet endroit mythique. Même si cela est ultra touristique, cela n’en reste pas moins magique.
Où voir les aurores boréales fin janvier? (voyage solo, budget limité)
by Lauretta9 · 2018-10-25 · 14 replies
Bonjour à tous! J'ai décidé de réaliser un de mes grands rêves: voir des aurores boréales! Et ce voyage a de fortes connotations symboliques pour moi :) Je vais très probablement partir seule, et je suis rouillée niveau voyage solo, mon dernier remontant à 5 ans.

Voici mes questions: - pour un budget assez limité et pour une semaine, seule, sans location de voiture (de toute façon je n'ai jamais conduit en pays enneigé): où me conseilleriez-vous de me rendre? Sachant que je n'ai pas une condition physique de dingue, donc je cherche quelque chose d'assez tranquille, tout en voulant faire des balades en raquettes et traîneaux, et voir des paysages de fou, le grand classique, quoi!

-quel budget pensez-vous qu'il faille compter niveau nourriture? (disons les cafés, quelques restos et des courses pour manger sur le lieu d'hébergement -airbnb sans doute).

- J'hésite donc entre l'Islande et la Norvège, mais aussi la Laponie suédoise et finnoise (mais il me semble que c'est plus compliqué pour la Laponie en étant seule, non motorisée et hors agence de voyage, non?).

-Ah, oui, question lumière, j'ai vu que fin janvier il y avait des journées d'environ 7h. Mes infos sont-elles bonnes?

Merci à tous pour votre contribution et vos conseils!! Anne-Laure
Southern versus Gatwick Express
by Adnan1980 · 2018-10-15 · 9 replies
Bonjour, Je compte voyager à Londres le mois prochain pour y passer 5 jours. Mon vol va atterrir à Heathrow et je compte acheter une Oyster Card pour aller au centre ville. J’ai une question par rapport au retour qui sera à l’Aéroport Gatwick. J’ai vu que je pouvais soit utiliser la compagnie ferroviaire Southern ou bien le Gatwick Express. En cherchant sur internet j’ai vu aussi que c’est conseillé de ne pas utiliser la Oyster Card avec la compagnie ferroviaire Southern ni avec le Gatwick Express et que c’était plus rentable d’acheter directement un ticket de train. En cherchant avec l’option aller de London Victoria et arriver avant 17h30 max à Gatwick Airport : Je trouve le Southern à 16.20 pound et le Gatwick Express à 17.80 pound! La durée du trajet est la même… Lequel me conseillez-vous ?

Sinon que pensez-vous du choix du Bus ? Avez-vous une bonne compagnie à me conseiller ? Une dernière question, j’ai vu que ce n'était pas possible de demander le remboursement de la Oyster card à l’aéroport Gatwick. Est-ce vrai ? Merci.
USA: entre 5 et 45°C dans le Southwest en septembre
by Arnaudbu · 2018-10-11 · 218 replies
Après un premier voyage classique en famille en juillet 2017 qui se déroula merveilleusement bien, nous avons été déclaré coupable d'avoir aimé le Southwest 😛

Et comme tout le monde le sait, les coupables retournent toujours sur le lieu du crime 😏

Avion: C'est en octobre 2017, après définition du nombre de jour de congés disponibles, que nous achetons 2 billets directement à la compagnie Swiss. Nous avions déjà pris cette compagnie l'année dernière et tout c'était bien passé. Cependant nous avions acheté les billets par Lufthansa et le vol retour était opéré par United. Cette année ce sera Swiss (enfin Edelweiss) sur tout la ligne sauf pour les correspondances qui sont opérées respectivement par Lufthansa et Swiss au retour.

Le vol se fera à destination de Las Vegas au départ de Francfort via Zurich (2h40 d'escale à l'aller et 1h20 au retour) pour un tarif de 550€ par personne. En prenant le départ directement à Zurich, c'est 300€ de plus par personne. Le choix est très vite fait !

En janvier 2018, nous sommes contactés par Swiss pour un changement d'horaire du vol retour. Départ à 21h45 au lieu de 14h45. Ils nous proposeront de modifier gratuitement notre vol retour pour un direct LAS > FRA le lendemain mais niveau congé, madame est dans l'impossibilité de poser un jour supplémentaire. On se contentera de 21h45 qui au final nous permet de profiter de la dernière journée sur place.

Voiture de location: A peine les billets d'avion achetés, j'ai commencé à scruter régulièrement les offres de prix des différents "grands loueurs", c'est à dire Hertz, Avis et Alamo. Nous avions loué chez Hertz l'année passée et avions été particulièrement satisfait du véhicule mais aussi des employés de l'agence de McCarran.

En octobre ou novembre 2017 je trouve un SUV AWD 7 places catégorie FRAR pour 674$ chez Hertz (avec "feu" le code qui allait bien). Tarif très intéressant car pour la même durée en départ LAS et abandon SFO on avait payé 742$ l'année dernière. Je prends donc réservation du véhicule en paiement sur place. Un 7 places pour 2 oui, c'est grand, mais on voulait un AWD et chez Hertz ils le sont tous dans cette catégorie.

En décembre 2017 j'avais constaté que sur le site irlandais de Hertz, le Cadillac Escalade (catégorie Prestige) était 3 fois moins cher que sur le site français de la firme ... 890$ au lieu de 2700$ ... OK, c'est presque 300$ plus cher mais obtenir cette catégorie à ce prix pour 20 jours, ça demande réflexion. La réservation est prise en paiement sur place, on se décidera plus tard.

Peu de temps avant le départ, une alerte sur le forum prévient d'une soudaine augmentation de prix sur les locations de voiture. Le code qui allait bien n'était plus .... Branle-bas de combat pour retrouver un tarif correct avec un code générique ou que l'on a le droit d'utiliser. Au final, une augmentation de presque 60$ ...

Logements: Marre de voir tous ces carnets montrant de parfaits et somptueux emplacements de camping ! Mais encore; c'est la (re)lecture du blog de JP (Orionide) jeveuxcamperauxusa.blogspot.com/...amping-prati... qui nous convainc. Mais attention, le camping sera une première pour nous ... Bah ouais y un début à tout !

On se décidera donc sur un 50/50 motel/camping afin d'avoir un plus de confort de temps à autre.

Tous les campings ont été réservés dès leur disponibilité sur www.recreation.gov/ , www.reserveamerica.com/ et un camping privé en direct. Le site www.campsitephotos.com/ nous a permit de parfois choisir le bon emplacement. On testera donc un peu toute sorte de camping (NP, SP, NF, privé) mais pas le sauvage.

Les motels ont été réservés via le groupe www.choicehotels.com/ la plus part du temps mais il y aussi du www.bestwestern.fr/ et du www.wyndhamhotels.com/en-uk. Sur 2018, nous avons annulé et repris environ 6 fois des motels déjà réservés pour cause de baisse de prix. 1 hôtel a été réservé sur fr.hotels.com/ car le tarif était plus bas qu'en direct. D'autres hôtels ont été réservés en direct et hors grandes chaines.

Ces 2 chaines (ChoiceHotels et Wyndham) ont l'air de pratiquer le Lean Management comme les hôtels de Las Vegas et les locations de voiture (chez Hertz particulièrement). Pour faire simple, les prix varient souvent selon un algorithme ou une science que seuls eux connaissent et ils faut donc être aux aguets pour annuler et re-réserver si on souhaite bénéficier d'un prix plus avantageux. Certains proposent de bons prix en non-annulable, je déconseille sauf si on est certain à 100% qu'il n'y aura pas de changement.

Le circuit: Bon là, pas de mystère, je ne pense pas que vous verrez des lieux inconnus du forum. Mais concrètement, si vous voulez connaitre le circuit .... ben y a qu'à suivre 😎

Sommaire:

Jour 0: on se rapproche un peu plus du départ Jour 1: il était temps après presque un an d'attente Jour 2: réveil matinal et prêts à avaler du bitume pour rejoindre Death Valley NP Jour 3: couleurs matinales sur la Vallée de la Mort et retour à la case Las Vegas Jour 4: à Las Vegas y a aussi des Red Rock ! Jour 5: Utah nous voilà ! (Zion NP) Jour 6: les mollets chauffent sur Observation Point Trail (Zion NP) Jour 7: direction St George en passant par les Red Cliffs Jour 8: Yant Flat, passage express à Zion NP puis repos à Sand Hollow SP Jour 9: Left Fork of North Creek to the Subway Jour 10: prenons un peu d'altitude direction Cedar City Jour 11: de Cedar City à Kodachrome Basin SP Jour 12: rejoignons Page pour découvrir la région Jour 13: un secret pas très bien gardé: Edmaier's Secret Jour 14: finissons en avec Page et sa région mais restons en Arizona Jour 15: de Chinle à Holbrook Jour 16: de Holbrook à Flagstaff avec un petit bout de Route 66 Jour 17: un peu plus bas en Arizona, Sedona nous voilà ! Jour 18: encore à Sedona Jour 19: de Sedona vers Kingman: un petit bout de route sur la Mother Road Jour 20: faut rejoindre le point de départ, Kingman to Las Vegas Jour 21: the last day before take-off Bilans financiers
Où repose Ivan?
by Zorba · 2018-10-11 · 99 replies
OÙ REPOSE IVAN ? (Voyage à Stalingrad)

Nous étions en plein hiver dans une agence de tourisme de St Pétersbourg; elle venait d’ouvrir et nous étions ses tout premiers clients; la jeune directrice était émue de débuter son activité, et à cette occasion, elle partageait une certaine proximité avec nous, attitude peu spontanée chez les Russes. Nous lui avons demandé un billet d’avion pour Volgograd, elle eut un mouvement de recul et nous demanda pourquoi nous nous aventurions si loin; elle même, Russe, ne ferait pas un tel voyage ! Je m’interrogeais sur une telle attitude : Aurait elle entendu ou imaginé des histoires sordides sur cette ville lointaine ? Volgograd étant au début de la Tartarie, ce trait exotique pouvait il enflammer son imagination? Pour nous la Tartarie, c’est Michel Strogoff et toute la cruauté prêtée aux Tartares par Jules Verne. J’ai déjà observé cette réaction de défiance chez des Russes, par rapport à des destinations lointaines à l’intérieur même de leur pays: Ainsi des personnes ont déconseillé de prendre le Transsibérien, « Car s’éloigner de Moscou serait dangereux et les trains peu sûrs » Ou encore « Si vous voulez aller à Perm, faites vous accompagner » ! Au delà des territoires de Moscou et de St Petersbourg, les Russes sont ils réellement informés sur les réalités de leur immense pays ? Ce pays gigantesque leur fait il peur ? L’agence est en ordre de marche et produit ses premiers effets: La caissière nous déleste de quelques milliers de Roubles, une employée imprime deux billets pour un vol du lendemain sur l’Aéroflot au départ de Moscou la jeune directrice nous serre la main et nous laisse à notre destin. Il ne nous reste plus qu’à rejoindre Moscou dans la nuit et l’aéroport de Shérémétievo au petit matin.

VERS STALINGRAD

Les voyageurs emportent leurs guides papier, certains emmènent en pensée, un écrivain, initiateur ou éclaireur du voyage ou. Le choix est évident : Vassili Grossman pour son Stalingrad c’est « Vie et Destin »

Des souvenirs et des pensées me reviennent : D’abord l’effroi : Si « Vie et Destin » n’avait existé qu’en un seul exemplaire, on n’aurait pas connu ce « Deuxième Guerre et Paix russe » puisque le KGB a confisqué le premier exemplaire. La vie aurait été légèrement différente, sans l’apport de Vassili Grossman. En fait le KGB a du savoir vivre ou de la culture : J’apprends, en lisant la fiche Wikipedia, qu’il n’a pas commis ce meurtre contre l’intelligence, mais qu’il l’avait conservé.

« Vie et Destin », c’est aussi une pièce que j’ai vue deux fois au théâtre de Saint Denis je suis poursuivi par la longue plainte, insistante, envahissante, rauque en russe, de la Mère de Grossman, incarnée par une merveilleuse actrice, une petite vieille que le public a entourée et chérie des yeux à l’entracte. C’était bouleversant, il n’y avait pas besoin de traduction, on entrait dans les pensées de ce fils poursuivi pour toujours par la culpabilité de ne pas avoir mis sa Mère à l’abri, et par longue agonie qu’il prête à sa Mère dans la pièce. Ah ces écrivains russes, ils vous submergent l’âme !

Erwan et moi, sommes intéressés par l’Histoire militaire; avec la visite de Stalingrad, la plus grande bataille de l’Histoire, nous serons au cœur de la légende demain. J’ai préparé ce voyage comme mes autres voyages, en sondant l’Internet, mais je n’y ai trouvé aucun compte rendu de voyage. Aucun guide papier n’existait pour cette destination. Vraiment Stalingrad n’attire pas les foules occidentales, des bateaux de croisière sur la Volga permettent bien aux touristes de visiter la ville en escale! J’ai bien noté que des agences britanniques spécialisées organisaient des voyages à thème militaire, mais je n’en ai rien retiré. Difficile aussi de contacter un guide local, ou de s’enquérir des tours organisés par des grands hôtels; les agences citées sur Internet ne répondaient pas. Stalingrad représentait donc l’inconnu le plus total, et la mise en garde de la directrice de l’agence alourdissait ce climat d’incertitude! Le site internet actuel de Stalingrad ne me renseignait pas et je n’imaginais pas ce que nous allions trouver; j’apprends juste que la commémoration de la bataille est centrée sur la colline du Mameiev Kurgan, siège de combats violents. Mon esprit a horreur du vide, alors inconsciemment Stalingrad prend des aspects de Verdun dans mon idée, avec quelques corrections dues aux spécificités locales : Il doit y avoir un super Douaumont, site déjà très imposant avec son Ossuaire entouré de 16000 croix. Comme pour nos Poilus, Ivan, le soldat soviétique devrait faire l’objet d’un culte laïc et sacré encore plus poussé, vu l’emphase du Régime soviétique et la ferveur patriotique russe. Quand on veut se persuader de quelque chose et que l’on est paresseux intellectuellement, on ne fouille pas assez sur Internet pour découvrir que ces représentations n’existent pas à Stalingrad. Cette bataille, divine surprise, qui montré la vulnérabilité du monstre pour la première fois, a eu un retentissement mondial. Le culte doit être à la hauteur de l’événement et apparent à chaque coin de rue. Mais était-ce vraiment Ivan qui est célébré à Stalingrad ?

DEPART DE SAINT PETERSBOURG

Si mon esprit est déjà à Volgograd, nous sommes encore physiquement à St Pétersbourg . Nous nous dirigeons vers Moskaïa. Erwan traine ses lourds « Rangers » dans la neige et se plaint de douleurs aux genoux. Traiter à 22heures, et à 2 heures du départ un problème médical à l’étranger n’est pas facile. Que faire ? Dans la gare je repère une croix rouge et nous nous dirigeons vers celle ci. Nous sommes accueillis par une infirmière qui a passé l’âge de la retraite depuis longtemps elle nous annonce à un vieux docteur, qui a du être en âge de faire la Révolution avec Lénine depuis l’Institut Smolny. L’étonnant était de trouver un vieil homme russe vivant, ils se font plutôt rares, car ils ont été soit fauchés par « la Grande Guerre Patriotique », soit par les purges staliniennes, où encore achevés par la « petite eau ». Ce docteur (« Vrach » en russe) examine Erwan et il me griffonne une ordonnance à faire exécuter à la pharmacie située à l’autre bout de la salle des pas perdus. De retour je lui donne le médicament et je le laisse avec Erwan; je papote avec l’infirmière avec laquelle j’échange comme je peux. C’est à dire que je massacre les déclinaisons, mais nous avons quand même une petite conversation sympathique.

J’adore le roucoulement de la langue russe Ainsi dans une interview j’entendais Poutine roucouler posément et je suis saisi d’effroi quand on donne la traduction de l’interview : « Je vais poursuivre ces salauds jusque dans les chiottes et je vais leur plonger la tête dans la lunette » ! Mais le mot « Vrach » ne passe pas chez moi, il dépareille la langue russe, ça fait décollement de vieux papier peint c’est une horreur. Si on pouvait en changer !

Erwan sort furieux de sa consultation en me lançant : « Tu as laissé ce docteur inconnu m’injecter un produit inconnu dans le cul ! » (Vous ne détectez pas là une pointe de racisme ? D’abord c’est un docteur russe, il a peut être eu son diplôme dans une pochette surprise ? Ou alors ce vieil homme ne s’est il pas recyclé depuis sa sortie de l’institut Smolny ? Ensuite « le produit inconnu » : c’est bien connu la chimie russe synthétise de la bave de crapaud ou des médicaments pour la famille Skipal).

Erwan tient à protéger son intimité, ce n’est pas demain que nous irons au banya ensemble. Aurais je gardé un tel pouvoir sur lui, adulte, en l’obligeant à « se faire piquer le cul avec un produit inconnu « ?

Dur métier que celui de Père. Jusque là, en Père multitaches j’ai assuré honorablement les fonctions d’agent de voyage, de traducteur…..Avec ma nouvelle casquette « Europe Assistance »/Saint Bernard, service de nuit ai je démérité ? C‘est vrai, je n’ai pas pu trouver à cette heure et en ce lieu un sémillant médecin de l’American St Petersbutg Clinic, au marketing médical si policé :

« Sir, I shall prepare an injection for you, then I give you pills specially for you, then we manage Xray session to improve your health… ». (J’avais déjà fait un séjour à cette clinique lors d’un accident)

A deux heures du départ il ne fallait pas y compter eh puis c’est la Russie ! (Comme on dit « C’est l’Afrique » : il y a de l’aventure, ce n’est pas un long fleuve tranquille). Cet incident médical à la gare est gravé pour l’éternité dans les annales familiales à mon débit, comme dans le film « Dieu seul pardonne, moi pas ! » On va ressortir cet épisode et d’autres dans un an, dix ou quinze ans lors d’un anniversaire ou d’un Noel. Je fais semblant de me plaindre, mais quel grand bonheur de retrouver un enfant que son conjoint ou sa conjointe a bien voulu vous prêter pour un temps très, très court. Une vieille complicité, et les souvenirs familiaux reviennent.

Bon ! Après avoir supporté la colère filiale, je m’occupe de l’intendance et je demande au « Vrach » de combien sont ses honoraires ? Il me répond que c’est gratuit, mais il me fait comprendre qu’un petit cadeau serait bienvenu, et je m’exécute. Il en profite pour m’envoyer une vanne vu son visage réjoui, mais elle tombe à plat car je ne la comprends pas. Ce médecin hors d’âge est un de ces malheureux vieillards oublié par l’Etat, et dont la retraite s’est évaporée on trouve aussi plein de babouchkas qui font la manche à la sortie de l’opéra Marinsky et vous donnent mauvaise conscience à vous qui juste venez de contempler la beauté, le luxe, et la frivolité sur cette scène sublime. Pendant ce temps les Nouveaux Riches s’en donnent à cœur joie dans leurs dépenses inutiles et en affichant leur mauvais gout. Déjà j’avais constaté que le médecin russe n’avait pas le même statut que nos médecins. (Ainsi il y a deux ans une ambulance m’avait rapatrié vers St Petersbourg, avec un médecin et deux ambulanciers à son bord. Mon état ne nécessitait absolument pas la présence un médecin pendant 3 heures mais il ne devait pas coûter beaucoup plus qu’un ambulancier à la société d’urgence médicale. Pendant le trajet de Velhikie Novgorod à SPB, pour pallier l’ennui de son inactivité face à ma petite pathologie, ce médecin me racontait sa guerre en Angola avec l’armée cubaine, et spécifiait à chaque phrase que le sang coulait à flot au combat. Nous échangions en Anglais sur l’Angola et sur Saint Pétersbourg. A chaque fois qu’il m’entendait dire « Saint Pétersbourg », il me reprennait gentiment en disant « Léningrad ») Et c’est après que j’ai gouté aux services médico-marketing de la clinique américaine. Mon rapatriement a été mis en œuvre par la société d’assurance qui voulait me dépêcher une infirmière de France pour le voyage. J’ai refusé énergiquement car je ne voulais pas qu’une personne me freine ou m’empêche de profiter du salon d’attente AF à Pulkhovo et notamment des plaisirs liquides et à bulles de la Business Class, offerte par l’Assurance.

Laissons ces médecins russes. Nous sommes toujours dans la gare Moskaïa à St Pétersbourg: Nous achetons des billets pour un trajet de nuit jusqu’à Moscou en « Koupé », c’est à dire en compartiment fermé à 4 couchettes. Erwan se refusait à nouveau d’aller en « Pladzkart », c’est à dire dans un compartiment ouvert où il y a 36 couchettes. Lors du trajet aller Moscou – St Petersbourg nous avons passé une nuit horrible dans les couchettes, trop courtes en hauteur dans le couloir.

Le Pladzkart (3ème classe): La convivialité russe avec concerts de ronflements A l’aller, au départ de Moscou, une « Provonidza » en uniforme se tenait à la porte de chaque wagon comme c’est l’usage, et faisant la gueule comme c’est l’usage aussi. Ces femmes veillent à la propreté, à la discipline, à alimenter le samovar du wagon pour le thé elles engueulent les passagers et fournissent des draps et couvertures et vendent menues friandises. Elles sont plus souvent moches, avec un visage fermé de porte de prison soviétique. Je pense que ce sont, avec les employés du Consulat russe à Paris, les derniers survivants du système soviétique. Celle ci avait sa petite combine pour arrondir ses fins de mois : Louer les deux couchettes de sa cabine de service; et puis passer la nuit dans la cabine de sa collègue du wagon voisin et partager avec elle le bénéfice de cette location sauvage. Nous n’avons pas pris, ainsi Erwan aura connu le « Pladzkart » au moins une fois ! Enfin ce soir, au départ de St Petersbourg, nous voici installés dans notre « Koupé », nul besoin de louer de cabine cette fois ci. Nous attendons les deux autres occupants : Ce seront un Russe bien mis et un Japonais. Nous faisons connaissance : le Japonais, à ma surprise était un bout entrain, très expansif le Russe était très distingué, très courtois et sympathique. Nous devisions et ces Messieurs calculaient nos chances de faire le trajet de la gare de Léningrad à Moscou jusqu’à l’aéroport Shérémétievo au moyen de la ligne de métro circulaire et du bus. C’était jouable selon eux.

A MOSCOU

Erwan ne se plaint plus de son genou, il n’est pas non plus paralysé ! Le « Vrach » n’était donc pas un charlatan, ni la pharmacie un repère de sorciers manipulant de la poudre de toile d’araignée! Dans les transports moscovites, tout s’enchaine bien : Départ de la station Komsolskaïa par la ligne circulaire, changement à Belorousskaïa pour la ligne verte jusqu’à Retchnoï Vokzal, et delà minibus vers Shérémétievo 1 (aéroport domestique) avec un peu d’avance. Particularité russe, nous sommes fouillés et contrôlés dès la porte d’entrée de l’aérogare, pour être refouillés et re contrôlés après l’enregistrement. Ces contrôles fréquents et la présence importante de miliciens dans tous les lieux publics n’empêchent pas les bombes de sauter: L’esprit brouillon russe peuvent annihiler ces mesures de sécurité apparemment drastiques.

Ainsi pour preuve : Après tous ces contrôles, nous nous dirigeons vers notre porte d’embarquement. Nous sommes seuls dans le satellite : Pas une âme qui vive, pas un employé, les portes donnant sur les pistes battent, non verrouillées. Pas un chat sur les pistes. Ce jour là, heureusement, il n’y avait pas de chasse neige avec un conducteur bourré sur la piste, ni de stagiaire seul à la tour de contrôle comme pour le malheureux PDG de Total à Vnoukovo! A quoi bon multiplier les contrôles si les satellites et les pistes sont ouverts à tous vents ? Un pilote d’Air France craignait toujours d’aspirer avec ses réacteurs les hommes de piste se baladant sans prendre garde!

Les premiers voyageurs arrivent enfin je suis stupéfait : Un groupe se présente habillé en Cowboys, mais oui en Cowboys du Far East ! Est ce parce que Volgograd c’est le Far East, avec le début des steppes et ses tribus asiates ! Ces Cowboys faisaient assez ploucs, Cowboys du pauvre rien à voir avec le fringant Malborough man, car leurs vêtements étaient faits d’étoffes assez frustres, mal teintes. Mais ils étaient marrants. Il manquait les colts évidemment. Je voyage pour tomber sur des scènes cocasses comme celle la !

Nous embarquons dans un Tupolev qui semble hors d’âge je regarde les feuillets des consignes de sécurité, et je découvre que l’avion a été construit en 64 ! On dit qu’en aéronautique, c’est l’entretien qui prime pour la sécurité justement l’entretien n’est pas la qualité première des Russes ! Les hôtesses aussi datent de l’époque soviétique, mais c’est moins grave que les moteurs. Enfin je suis encore là pour témoigner et raconter cette visite…
Quand acheter son billet aller-retour pour un voyage de 6 mois au Pérou
by Odilenantes · 2018-10-02 · 9 replies
Bonjour les ami.e.s. voyageurs, Je veux partir au Pérou pour 6 mois à compter d'avril 2019 soit jusqu'en octobre 2019. A quel moment faut-il faire l'achat du billet aller retour pour qu'il soit le plus intéressant en terme de prix ? Je pensais qu'on pouvait commencer les recherches un an avant la fin du voyage soit maintenant mais je ne trouve pas de vols dans les comparateurs !!!

est ce que vous pouvez m'aider ? Merci par avance et bons voyages Odile de Nantes
EZ Pass au Canada?
by Fredouil2 · 2018-09-12 · 12 replies
Bonjour

J'ai pris des billets d'avion pour Boston, et mon itinéraire va nous emmener jusqu’à Quebec, puis Montréal, Ottawa, Toronto, Niagara (passage de la frontière) , puis New York et Boston.

Ma question concerne l' EZ Pass : Je peux utiliser ce "télépéage" entre Boston et New York , mais est ce le même système au Canada, ou s'agit t il d'un autre "télépéage"... Sinon, peut on payer partout en cash entre Quebec et Niagara ?

Merci ! 🙂
Road trip Tromso - cap Nord en mars
by MarieKouli · 2018-09-09 · 1 reply
Bonjour à tous !

Nous sommes un couple et partons pour la Laponie Norvégienne en Mars. Nous atterrissons à Tromso où nous allons louer une voiture pour 10 jours. Notre objectif est le Cap Nord ! Nous souhaitons prendre à un moment le bateau ( Hurtigrunten) à définir quand .

Si vous avez des conseils, bonnes adresses , bon plans, lieux incontournable nous sommes preneur :)

Nous aimerions faire du chien de traîneaux ( petit élevage éthique de préférence) , la pêche sur glace , nuit insolite ..

Merci pour votre aide !

A très bientôt !
Cubana vers le Canada
by Rochoa · 2018-08-30 · 11 replies
Bonjour à tous, Quelqu'un pourrait me dire si Cubana reprendra ses vols vers le Canada. Je croyais que tous les vols étaient supendus, cependant quelqu'un de Cubana m'a dit non c'est juste ici et la cause renovation de la flotte: nouveau designs et changement de siège. Merci de vos réponses
Réservation de billets d'avion pour la Thaïlande
by Vanilla2209 · 2018-08-27 · 8 replies
Bonjour,

Mon mari et moi souhaitons partir en voyage de noces en Thailande. Le voyage est prévu pour janvier. Nous aimerions déjà réserver les billets d'avion afin de profiter du tarif le plus avantageux.

Nous allons partir 17 jours. La première moitié étant consacrée à la visite de Bangkok, la rivière Kwai, les différents temples... Les étapes sont encore à définir mais le vol aller sera en direction de Bangkok, pas de suspens.

Pour la seconde partie, nous aimerions séjourner sur deux ou trois iles. Le choix est immense donc à ce stade, nous ne sommes pas décidés. Cependant, il reste toujours la question du vol retour.

Est-il possible de prendre un vol retour à partir de Phuket quel que soient les îles que nous choisirons ou mieux vaut-il choisir les iles pour ensuite voir si l'aéroport de Phuket est le plus proche?

Je vous remercie! =)

Si vous avez des tuyaux pour obtenir les prix les plus bas (comparateurs...), n'hésitez surtout pas =)
Ivalo à Noël (Finlande)
by CatherineW · 2018-08-23 · 12 replies
Bonjour à toutes et tous,

N'ayant pas eu d'autre choix que ces dates, nous partons au Bennett Arctic club Ivalo du 22 au 29 décembre 2018.

Pouvez-vous me donner votre avis sur cet hôtel et surtout qu'elle est le nombre d'heures de soleil (ou de jour) que nous aurons à cette période ? J'ai essayé de me renseigner mais cela varie de 0 à 3-4 heures 🤪

Et Est-ce-que dans ce laps de temps plus ou moins court (sauf 0 h, bien sûr 🏴‍☠️), nous aurons le temps de faire les différentes activités proposées : ferme des rennes, safari motoneige, safari traineaux à chiens, journée d'activités au village lapon de Nellim...

Avec tous mes remerciements anticipés pour vos réponses.

Bien cordialement.

Catherine
Islande en camping-car
by Chocololo · 2018-08-16 · 16 replies
Bonsoir,

Ma compagne et moi avons commencé à préparer notre premier voyage en Islande que nous ferons en juin 2019. Nous avons lu quelques carnets de voyage superbes, et très instructifs. Nous pensons rester en Islande entre 10 et 12 jours, et probablement louer un camping car pour se donner la liberté d'action en fonction de la météo.

Dans le passé, nous avons loué des voitures dans plusieurs pays différents où on conduit à droite, à gauche ou dans le centre (!), mais jamais de camping car.

J'ai plusieurs questions au sujet de la vie en camping car. Pouvez-vous me renseigner - conseiller s.v.p. ?

1. Les sacs de couchages offerts (gratuits ou à forfait) sont-ils très propres?

2. Camping card - J'ai l'impression qu'elle ne vaut pas la peine pour 8-10 nuits pour 2 adultes. Je me trompe?

3. Nous désirons passer une journée à Reykjavik (deux nuits) au début de notre séjour. Est-ce logique de le faire avec le camping car, au camping près du centre de Reykjavik ? D'un côté, ce serait un peu plus cher qu'un logement Airbnb, mais de l'autre cela nuos permettrait de nous habituer lentement au camping car ...

4. J'ai lu sur plein de topics du forum au sujet de la nécessité de ne pas faire ses "besoins naturels" dans la nature. Je comprends tout-à-fait et je suis 100% d'accord. Cependant ma compagne de voyage a des problèmes digestifs qui active parfois le transit intestinal de façon soudaine... Si nous sommes à 50 km d'une toilette, que faire? Existe-t-il des gadgets permettant de "récuperer" ce qu'il ne faut pas laisser dans la nature?

5. Sujet connexe: est-ce que la majorité des toilettes (camping, stations-service, etc.) ont du papier Q ou faut-il prévoir à l'avance?

Je vous remercie à l'avance pour votre aide.

Pierre

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