Results for "Féroé+(îles)"
About 37,996 results.
More options
Many results are in French, the community’s main language. English translations are added over time.
Search results
A la découverte du Japon, de Tokyo à l'archipel des Ryukyu (Okinawa)
Bonjour à tous,
Rentrée il y a déjà un mois d'un merveilleux voyage au Japon, je me lance aujourd'hui à écrire mon premier essai de carnet de voyage. Il s'agit là de bien sûr, remercier tous les contributeurs de ce forum avec lesquels j'ai échangé ou simplement lu au travers de leurs carnets de voyage et questionnements, mais aussi de partager mon voyage qui fut en un mot "génialissime". Pourquoi? car, ce séjour fût un enchantement et comme nombre d'entre vous, je fais désormais partie de la catégorie des gens qui souhaitent avoir la chance d'y retourner un jour.
Pour commencer, voici les éléments contextuels du voyage:
Origine du projet de voyage: Mon compagnon rêvait depuis longtemps de découvrir le Japon. Pour ma part, je ne saurai expliquer pourquoi mais cela m'intéressait oui mais sans plus et peut être après être allés dans d'autres pays avant. Originaire des îles, j'ai un faible pour les plages paradisiaques...Et c'est au salon du tourisme que j'ai découvert par hasard que le Japon en possédait et ce fût un déclic pour moi car je me suis dit ce pays remplit tous nos critères de voyage... hormis le budget... mais bon ça y'est c'était décidé le Japon serait le pays pour lequel on accepte de casser la tirelire, une sorte de voyage de noces sans mariage 😉. Ce fût également le déclic pour mes beaux-parents. Étions tous plutôt libres en termes de disponibilité, nous nous sommes décidés mi-mai, un tour sur internet juste pour regarder les prix d'un billet d'avion histoire de voir.... et voilà les billets internationaux étaient achetés avec un départ prévu 4 mois et demi plus tard, fin septembre.
Typologie: Voyage de tourisme loisirs et familial, parents et enfants adultes (30 et 65 ans) Durée: 5 semaines et demi, 38 jours/37 nuits Période: l'automne au japon, de fin septembre à début novembre 2019 Organisation: par moi-même avec guides papier, sites internet d'échange et de partage (voyageforum, kanpai) et divers blogs de voyage. Aucun guide sur place.
Modes de transports utilisés: A pied, métro, bus, voiture en location, avion Type d'hébergements: guesthouse, hôtels de chaînes, ryokan, auberges de jeunesse, Budget global: environ 24 500 euros pour 4 personnes adultes Activités: spirituelles (temples, sanctuaires), gastronomiques, nature( jardins, balades), sports aquatiques (rafting, snorkelling) , détente (onsen, plage) Lieux visités:
Tokyo (ueno, tsukiji, ginza, marunouchi, asakusa), Kyoto (gare, château, marché nishiki, arashiyama, gion, fushimi inari), Miyakojima, Shikoku (Takamatsu, Kotohira, Vallée de l'iya, Tokushima), Yakushima, Kyushu (Kagoshima, Chiran, Ibusuki, Takachiho, Kumamoto) , Tokyo (shinjuku, shibuya)
Pour Shikoku, Yakushima et Kyushu, il vous faut aller sur un 2éme carnet. Le site a limité le nombre de photos, j'ai donc dû créer un 2éme carnet intitulé "Escapade japonaise à Shikoku, Kyushu, Yakushima et Tokyo".
Détails du budget:
Les déplacements:
Vols internationaux: 800 euros/ personne en A/R Paris Tokyo avec une courte escale (1h30/2h) à Helsinki en Finlande avec la JAL Vols internes (5): 700 euros/personne avec différents compagnies ANA, JAL et Jetcost 1 bus de nuit Tokyo-Kyoto en confort, 58 euros/ personne avec willer express 4 locations de voiture (miyakojima, shikoku, yakushima, kyushu): 1 300 euros au total pour 3 semaines, soit 13 euros/ jour/ personne
Les hébergements:
7500 euros pour 4 personnes pour 36 nuits soit environ 104 euros/couple ou 52 euros/ personne sachant que dans ce prix étaient inclus 14 petits-déjeuners, et 4 dîners kaiseiki, avec comme critère de recherche impératif 2 chambres séparées pour chaque couple, situation géographique de l'hébergement plutôt centrale et choix de toilettes privatives le plus souvent
Le reste: alimentation, sorties, essence, péage, et achats personnels
environ 2 600 euros/ personne soit environ 69 euros/ jour/ personne
Rentrée il y a déjà un mois d'un merveilleux voyage au Japon, je me lance aujourd'hui à écrire mon premier essai de carnet de voyage. Il s'agit là de bien sûr, remercier tous les contributeurs de ce forum avec lesquels j'ai échangé ou simplement lu au travers de leurs carnets de voyage et questionnements, mais aussi de partager mon voyage qui fut en un mot "génialissime". Pourquoi? car, ce séjour fût un enchantement et comme nombre d'entre vous, je fais désormais partie de la catégorie des gens qui souhaitent avoir la chance d'y retourner un jour.
Pour commencer, voici les éléments contextuels du voyage:
Origine du projet de voyage: Mon compagnon rêvait depuis longtemps de découvrir le Japon. Pour ma part, je ne saurai expliquer pourquoi mais cela m'intéressait oui mais sans plus et peut être après être allés dans d'autres pays avant. Originaire des îles, j'ai un faible pour les plages paradisiaques...Et c'est au salon du tourisme que j'ai découvert par hasard que le Japon en possédait et ce fût un déclic pour moi car je me suis dit ce pays remplit tous nos critères de voyage... hormis le budget... mais bon ça y'est c'était décidé le Japon serait le pays pour lequel on accepte de casser la tirelire, une sorte de voyage de noces sans mariage 😉. Ce fût également le déclic pour mes beaux-parents. Étions tous plutôt libres en termes de disponibilité, nous nous sommes décidés mi-mai, un tour sur internet juste pour regarder les prix d'un billet d'avion histoire de voir.... et voilà les billets internationaux étaient achetés avec un départ prévu 4 mois et demi plus tard, fin septembre.
Typologie: Voyage de tourisme loisirs et familial, parents et enfants adultes (30 et 65 ans) Durée: 5 semaines et demi, 38 jours/37 nuits Période: l'automne au japon, de fin septembre à début novembre 2019 Organisation: par moi-même avec guides papier, sites internet d'échange et de partage (voyageforum, kanpai) et divers blogs de voyage. Aucun guide sur place.
Modes de transports utilisés: A pied, métro, bus, voiture en location, avion Type d'hébergements: guesthouse, hôtels de chaînes, ryokan, auberges de jeunesse, Budget global: environ 24 500 euros pour 4 personnes adultes Activités: spirituelles (temples, sanctuaires), gastronomiques, nature( jardins, balades), sports aquatiques (rafting, snorkelling) , détente (onsen, plage) Lieux visités:
Tokyo (ueno, tsukiji, ginza, marunouchi, asakusa), Kyoto (gare, château, marché nishiki, arashiyama, gion, fushimi inari), Miyakojima, Shikoku (Takamatsu, Kotohira, Vallée de l'iya, Tokushima), Yakushima, Kyushu (Kagoshima, Chiran, Ibusuki, Takachiho, Kumamoto) , Tokyo (shinjuku, shibuya)
Pour Shikoku, Yakushima et Kyushu, il vous faut aller sur un 2éme carnet. Le site a limité le nombre de photos, j'ai donc dû créer un 2éme carnet intitulé "Escapade japonaise à Shikoku, Kyushu, Yakushima et Tokyo".
Détails du budget:
Les déplacements:
Vols internationaux: 800 euros/ personne en A/R Paris Tokyo avec une courte escale (1h30/2h) à Helsinki en Finlande avec la JAL Vols internes (5): 700 euros/personne avec différents compagnies ANA, JAL et Jetcost 1 bus de nuit Tokyo-Kyoto en confort, 58 euros/ personne avec willer express 4 locations de voiture (miyakojima, shikoku, yakushima, kyushu): 1 300 euros au total pour 3 semaines, soit 13 euros/ jour/ personne
Les hébergements:
7500 euros pour 4 personnes pour 36 nuits soit environ 104 euros/couple ou 52 euros/ personne sachant que dans ce prix étaient inclus 14 petits-déjeuners, et 4 dîners kaiseiki, avec comme critère de recherche impératif 2 chambres séparées pour chaque couple, situation géographique de l'hébergement plutôt centrale et choix de toilettes privatives le plus souvent
Le reste: alimentation, sorties, essence, péage, et achats personnels
environ 2 600 euros/ personne soit environ 69 euros/ jour/ personne
Itinéraire et visites pour 18 jours au Cambodge à partir du 22 décembre
Bonjour,
nous partons le 22/12 /2019 pour 18jours au Cambodge .
Voici le circuit que j'ai crée et j'aimerai avoir votre avis sachant que nous arrivons et repartons de Phnom Penh (PP)
PP : 2 nuits, visite des marchés et des pagodes.
Savez vous si la messe de Noël est célébrée et si oui , dans quelle église? (je n'ai rien trouvé sur ce sujet sur internet)
Kompong Cham: 2 nuits, peut être prendre un guide avec tuk tuk pour visiter la ville et les villages environnants, louer un vélo pour se rendre sur l'ile de Koh Pen
Kompong Thom: 2 nuits, visite des villages environnants.
Kampong Phluk ? pour être au bord du Tolé Sap.
Siem REap: 4 nuits, visites des temples d'Ankor et de la ville.
Puis prendre le bateau jusqu'à Battambang : 8 h de bateau
Battambang: 2 nuits , visite de la ville.
Puis bus jusquà Kep ou alors faire une escale dans une ville entre Batttambang et PP ?
A kep : louer une vespa et se ballader ,
Puis Kampot: louer une vespa, visiter une ferme de poivre Aller sur une ile?
retour sur PP
voilà plus ou moins notre périple . Le nombre de nuits n'est pas fixe.
Pensez vous que c'est jouable en 18jours ou bien est ce trop fatiguant?
Avez vous d'autres propositions?
En arrivant à PP quel est le transport le plus adapté pour se rendre en ville? J'ai lu que le train était gratuit.
Merci par avance pour vos conseils.
Compte-rendu et impression croisière MSC Sinfonia novembre 2019
Bonjour,
J’ai eu l’occasion de partir en croisière avec le MSC Sinfonia début novembre dans l’Adriatique au départ de Venise.
Itinéraire : Venise-Split-mer-Santorin-Saranda-Dubrovnik-Ancone-Venise
C’était notre première croisière et nous avons été très satisfaits. J’apporte quelques informations et remarques sur la croisi��re et les escales pour ceux que cela intéresse.
Split Dix heures d’escale. Le bateau est à quai et la vieille ville, très belle, est à 10mn de marche. Nous avons passé notre journée à nous y promener ainsi que dans les quartiers plus récents et au sommet du parc Marjan.
Ile Santorin Six heures d’escale. Le paquebot est au large et des chaloupes motorisées du port viennent chercher les passagers et les déposer au bout de 5-10 mn de navigation au petit port au pied de Fira. Nous avons acheté de suite les billets combinés « vedette-bus » (il y a 2 sociétés sur le petit quai, c’est très rapide pour acheter). Dès que la vedette est remplie (en 10mn pour nous), elle part pour le petit port d’Oia (10mn de trajet). Un bus nous attend pour grimper à Oia (3mn). Le chauffeur nous indique que le bus repassera à 11h et à 12h pour conduire les passagers à Fira. Nous avons visité à notre rythme cette superbe petite ville. A 11h, le bus nous a menés à Fira en 10mn. Là aussi, nous avons visité pendant 2 heures la belle ville de Fira avant de descendre le grand escalier qui mène au port (15 mn environ) et prendre la chaloupe vers le Sinfonia. L’escale était certes courte mais nous avons pu visiter correctement Oia et Fira.
Saranda - Sarande (Albanie) Huit heures d’escale. Le Sinfonia mouille au large et des chaloupes motorisées du bateau transportent en 5-10mn les passagers au port, lui-même situé à 5mn à pied du centre-ville. La ville n’est pas extraordinaire. Elle est en plein développement. Nous voulions nous imprégner de l’ambiance d’une petite ville d’Albanie, pays qui fut longtemps fermé. Il est possible de faire appel aux nombreux prestataires locaux à la descente des chaloupes pour faire un tour en voiture dans les environs (30-40€ pour 4 heures de route)
Dubrovnik Dix heures d’escale. Le bateau est à quai. La vieille ville est à 3 km. Nous avons fait le trajet à pied (50 mn) aussi bien à l’aller qu’au retour. Il y a une bus MSC à 15€ la journée pour ceux qui veulent se rendre au plus vite à la cité fortifiée. Pour avoir un point de vue sur la vieille ville, nous n'avons pas pris le téléphérique, assez cher. Nous sommes montés pendant une quinzaine de minutes dans le quartier moderne en face et nous avons trouvé une ouverture nous permettant d'admirer la côte, les îles au large et la vieille ville.
Ancône Dix heures d’escale. Le bateau est à quai et on atteint le centre-ville en 5 mn de marche. Là aussi, nous nous sommes promenés dans toute la ville, ancienne (ruines romaines et grecques) et moderne.
Excursions Nous n’avons jamais acheté d’excursions (MSC ou prestataires locaux), préférant visiter les lieux à notre rythme.
Boissons Nous n’avons pas pris les packages boissons. Cela ne nous semblait pas rentable au vu de notre consommation. A titre d’exemple, je prenais un cocktail classique (daiquiri, mojito, irish coffee, …) pour 9€ en fin d’après-midi, un verre de vin pour 6€ et une bouteille d’eau 1l à 3€ pour ma femme (en incluant à chaque fois les 15% de service). A titre indicatif, l’expresso est à 2,20€, un soda à 3,50€, la bière en bouteille (les Lager) à 6,90€.Les 2 premiers jours, le personnel a fait de la réclame pour vendre ces packages, mais il n’insistait pas en cas de refus.
Photos Pour les photos, nous n’avons pas ressenti de pression de la part des photographes MSC pour la prise des photos, hormis peut-être le premier jour. Toutes les photos sont ensuite exposées sur plusieurs murs dans un espace dédié du bateau. Libre à vous de les acheter ou pas (20€ l’unité je crois). Elles sont très belles en tout cas.
Repas Pour le repas au restaurant, nous étions regroupés par table de 8, les autres convives étant francophones. La composition des tables ne changent pas durant la croisière, sauf demande. Deux serveurs s'occupent de 2 tables de 8 personnes. Le service est rapide et bienveillant. Les serveurs sont polyglottes et très attentionnés. Beaucoup sont brésiliens, indonésiens, philippins, malgaches. Nous y avons toujours dîné, mais jamais déjeuné (préférant manger à terre en cas d'escale). Nous y avons pris les petit-déjeuners.Il était possible de manger au buffet (self-service, placement libre, horaires élargis) plutôt qu'au restaurant pour le pet-déjeuner, déjeuner et dîner.
Spectacles Comme nous étions au second service pour le dîner (21h), nous allions au spectacle tous les soirs avant le repas. Il était de bon niveau mêlant chanteurs, danseurs, jongleurs et acrobates. La troupe est restée la même tout au long de la croisière. Le thème est bien sûr différent chaque soir.De plus, chaque jour à partir de 18h, les différents bars à thème du Sinfonia offrent la possibilité d'écouter chanteurs et musiciens.
Cabine Nous avions pris une cabine intérieure. Elle était certes petite (11m²) mais confortable et propre. Le ménage était fait et bien fait deux fois par jour. Nous n'avons jamais été gênés par du bruit ou des vibrations.
Personnel Le personnel du Sinfonia s’est révélé très sympathique, souriant et serviable tout au long de la croisière.
Passagers Nous n’avons jamais ressenti de cohue, de phénomène de foule même s’il y avait 3000 personnes, personnel compris. Il y avait de tous les âges, même des enfants, mais en majorité des quinquas et au-delà. De toutes provenances, avec beaucoup d’Italiens, suivis des Allemands, Espagnols, etc Les Français n’étaient pas les plus nombreux, loin de là. Pas mal de Sud-Américains aussi.
Telles sont nos impressions tirées de cette belle croisière. N'hésitez pas me poser des questions. Cordialement
C’était notre première croisière et nous avons été très satisfaits. J’apporte quelques informations et remarques sur la croisi��re et les escales pour ceux que cela intéresse.
Split Dix heures d’escale. Le bateau est à quai et la vieille ville, très belle, est à 10mn de marche. Nous avons passé notre journée à nous y promener ainsi que dans les quartiers plus récents et au sommet du parc Marjan.
Ile Santorin Six heures d’escale. Le paquebot est au large et des chaloupes motorisées du port viennent chercher les passagers et les déposer au bout de 5-10 mn de navigation au petit port au pied de Fira. Nous avons acheté de suite les billets combinés « vedette-bus » (il y a 2 sociétés sur le petit quai, c’est très rapide pour acheter). Dès que la vedette est remplie (en 10mn pour nous), elle part pour le petit port d’Oia (10mn de trajet). Un bus nous attend pour grimper à Oia (3mn). Le chauffeur nous indique que le bus repassera à 11h et à 12h pour conduire les passagers à Fira. Nous avons visité à notre rythme cette superbe petite ville. A 11h, le bus nous a menés à Fira en 10mn. Là aussi, nous avons visité pendant 2 heures la belle ville de Fira avant de descendre le grand escalier qui mène au port (15 mn environ) et prendre la chaloupe vers le Sinfonia. L’escale était certes courte mais nous avons pu visiter correctement Oia et Fira.
Saranda - Sarande (Albanie) Huit heures d’escale. Le Sinfonia mouille au large et des chaloupes motorisées du bateau transportent en 5-10mn les passagers au port, lui-même situé à 5mn à pied du centre-ville. La ville n’est pas extraordinaire. Elle est en plein développement. Nous voulions nous imprégner de l’ambiance d’une petite ville d’Albanie, pays qui fut longtemps fermé. Il est possible de faire appel aux nombreux prestataires locaux à la descente des chaloupes pour faire un tour en voiture dans les environs (30-40€ pour 4 heures de route)
Dubrovnik Dix heures d’escale. Le bateau est à quai. La vieille ville est à 3 km. Nous avons fait le trajet à pied (50 mn) aussi bien à l’aller qu’au retour. Il y a une bus MSC à 15€ la journée pour ceux qui veulent se rendre au plus vite à la cité fortifiée. Pour avoir un point de vue sur la vieille ville, nous n'avons pas pris le téléphérique, assez cher. Nous sommes montés pendant une quinzaine de minutes dans le quartier moderne en face et nous avons trouvé une ouverture nous permettant d'admirer la côte, les îles au large et la vieille ville.
Ancône Dix heures d’escale. Le bateau est à quai et on atteint le centre-ville en 5 mn de marche. Là aussi, nous nous sommes promenés dans toute la ville, ancienne (ruines romaines et grecques) et moderne.
Excursions Nous n’avons jamais acheté d’excursions (MSC ou prestataires locaux), préférant visiter les lieux à notre rythme.
Boissons Nous n’avons pas pris les packages boissons. Cela ne nous semblait pas rentable au vu de notre consommation. A titre d’exemple, je prenais un cocktail classique (daiquiri, mojito, irish coffee, …) pour 9€ en fin d’après-midi, un verre de vin pour 6€ et une bouteille d’eau 1l à 3€ pour ma femme (en incluant à chaque fois les 15% de service). A titre indicatif, l’expresso est à 2,20€, un soda à 3,50€, la bière en bouteille (les Lager) à 6,90€.Les 2 premiers jours, le personnel a fait de la réclame pour vendre ces packages, mais il n’insistait pas en cas de refus.
Photos Pour les photos, nous n’avons pas ressenti de pression de la part des photographes MSC pour la prise des photos, hormis peut-être le premier jour. Toutes les photos sont ensuite exposées sur plusieurs murs dans un espace dédié du bateau. Libre à vous de les acheter ou pas (20€ l’unité je crois). Elles sont très belles en tout cas.
Repas Pour le repas au restaurant, nous étions regroupés par table de 8, les autres convives étant francophones. La composition des tables ne changent pas durant la croisière, sauf demande. Deux serveurs s'occupent de 2 tables de 8 personnes. Le service est rapide et bienveillant. Les serveurs sont polyglottes et très attentionnés. Beaucoup sont brésiliens, indonésiens, philippins, malgaches. Nous y avons toujours dîné, mais jamais déjeuné (préférant manger à terre en cas d'escale). Nous y avons pris les petit-déjeuners.Il était possible de manger au buffet (self-service, placement libre, horaires élargis) plutôt qu'au restaurant pour le pet-déjeuner, déjeuner et dîner.
Spectacles Comme nous étions au second service pour le dîner (21h), nous allions au spectacle tous les soirs avant le repas. Il était de bon niveau mêlant chanteurs, danseurs, jongleurs et acrobates. La troupe est restée la même tout au long de la croisière. Le thème est bien sûr différent chaque soir.De plus, chaque jour à partir de 18h, les différents bars à thème du Sinfonia offrent la possibilité d'écouter chanteurs et musiciens.
Cabine Nous avions pris une cabine intérieure. Elle était certes petite (11m²) mais confortable et propre. Le ménage était fait et bien fait deux fois par jour. Nous n'avons jamais été gênés par du bruit ou des vibrations.
Personnel Le personnel du Sinfonia s’est révélé très sympathique, souriant et serviable tout au long de la croisière.
Passagers Nous n’avons jamais ressenti de cohue, de phénomène de foule même s’il y avait 3000 personnes, personnel compris. Il y avait de tous les âges, même des enfants, mais en majorité des quinquas et au-delà. De toutes provenances, avec beaucoup d’Italiens, suivis des Allemands, Espagnols, etc Les Français n’étaient pas les plus nombreux, loin de là. Pas mal de Sud-Américains aussi.
Telles sont nos impressions tirées de cette belle croisière. N'hésitez pas me poser des questions. Cordialement
Crète... un parcours en zigzags dans l'ouest de l'île
Joli mois de mai en Crète entre plages et lagons, gorges et arrière-pays mais aussi chapelles et monastères, sites antiques, villages typiques, routes panoramiques et partout à cette saison... des fleurs ! Circuit en voiture + randonnées quotidiennes.
Le récit complet avec toutes les photos et cartes se trouve ici :
sites.google.com/...abuleuxvoyagescrete/
Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de photos.
Bonne découverte ! 🙂

Présentation
De la Crète je m'étais fait jusqu'à présent une idée fausse, imaginant ses côtes bétonnées et urbanisées comme celles des îles Baléares ou Canaries. J'avais par conséquent toujours écarté la destination.
Ce n'est que très récemment, sur la recommandation de deux couples d'amis (notamment Kashtin), que je me suis véritablement intéressée aux attraits de cette île grecque.
J'ai alors découvert des paysages insoupçonnés, depuis les plages du Nord baignées de soleil aux canyons déchiquetés s'ouvrant sur la côte sud tout en criques et falaises. Dans l'arrière-pays, des villages lovés au creux de belles vallées, entre collines arrondies et sommets enneigés culminant à plus de 2000 mètres. Bref de quoi contenter les amateurs de mer et de montagne que nous sommes !
C'est décidé, la Crète sera au programme de nos vacances de mai 2019.
Encore fallait-il déterminer si en quinze jours notre circuit devait englober toute l'île ou seulement une partie. De façon générale, notre philosophie étant d'en voir moins mais mieux, le choix s'est rapidement imposé, nous n'en parcourrons qu'une partie.
Oui mais… l'Est ou l'Ouest ?
C'est le blog de Viinz qui m'a définitivement convaincue, ce sera l'Ouest !
M'inspirant très largement du récit susmentionné à la fois pour le choix des étapes, des lieux d'hébergement et des activités, j'établis le planning suivant, nous permettant de rayonner depuis cinq bases en faisant la part belle aux randonnées sur le littoral et dans l'arrière-pays. 4 nuits près de Kissamos 4 nuits près de Sougia 3 nuits près de Chania 3 nuits près de Chora Sfakion 2 nuits au sud de Rethymnon
Au final, un parcours tout en zigzags dont on se rend encore mieux compte sur une carte.
Le vol est réservé auprès de la compagnie Transavia par l'intermédiaire de laquelle nous retenons également une petite voiture auprès d'un loueur local, Sur Price, en espérant néanmoins de ne pas avoir de mauvaise surprise. 😉
Voilà tout est prêt ! Il ne reste plus qu'à vérifier sur le terrain la pertinence de nos choix.
Départ le 9 mai, retour le 25 mai 2019.
Lauriers roses
Arrivée en Crète et route vers l'Ouest J1 : Jeudi 9 mai 2019
Après un départ matinal de Paris-Orly (6 heures du mat'), Transavia nous offre le luxe d'atterrir à 10 h 10 à Héraklion, avec trente minutes d'avance sur l'horaire prévu. Des minutes précieuses qui vont nous permettre de récupérer dans la foulée bagages et voiture.
Comme craint, le loueur Sur Price veut d'abord nous refourguer un véhicule sale aux phares complètement dépolis et jaunis. Nous refusons fermement et finissons par avoir une Skoda un peu moins pourrie que la précédente mais pas de première jeunesse non plus (73000 kilomètres au compteur). Elle s'avérera néanmoins très agréable à conduire.
A peine cinquante minutes après notre atterrissage, nous voilà déjà prêts à prendre la route. 180 kilomètres nous séparent de notre destination du soir dans la région de Kissamos.
Attendus sur place vers 16 heures, nous avons tout le temps de flâner et prévoyons de ce fait une halte à mi-distance, à Rethymnon.
Par conséquent cap à l'ouest par la E75 sur un parcours tout en couleurs entre les bas-côtés fleuris de lauriers roses et de genêts, le flanc des collines recouvertes d'oliviers, le bleu de la mer quand la route s'en rapproche et, sur le toit de l'île, les sommets encore enneigés des Montagnes blanches.
Côté conduite, il faut immédiatement se faire au mode local qui consiste, sur les routes à double sens, à se rabattre sur la voie d'arrêt d'urgence quand un véhicule plus rapide souhaite doubler.
Les nombreux petits oratoires sur le bord des routes ont-ils un lien avec cette conduite fantaisiste ?
Après une heure et quart de trajet, la pause à Réthymnon est bienvenue, avec une assiette de calamars frits dégustés en bord de mer suivie d'une petite balade dans le port vénitien jusqu'au phare construit par les Turcs au XVIe siècle.
Ainsi requinqués, c'est reparti pour une heure trente de plus. Arrivés à 15 h 30, nous nous accordons une demi-heure pour faire quelques courses avant de donner rendez-vous à la propriétaire qui doit nous conduire à notre "Cretan Home".
Dans l'arrière-pays de Kissamos, à Lousakies, au bout d'un chemin de terre, au milieu de champs d'oliviers, voici notre pied-à-terre pour les quatre prochaines nuits. On ne peut trouver plus perdu comme endroit !
L'intérieur est rustique, un peu humide en ce début de saison, mais le cadre est superbe et nous sommes les seuls occupants.
Un environnement dont on va quand même s'arracher en fin d'après-midi, histoire d'aller voir la mer. En passant par Kissamos, on découvre sa situation privilégiée, étagée sur plusieurs niveaux jusqu'à l'océan.
En revanche, petite déception à Falassarna où un vent fort et une mer agitée ne nous permettent pas d'apprécier à sa juste valeur la longue plage sablonneuse, réputée pour être l'une des plus belles de l'Ouest crétois.
Bah, on va se rattraper dans les deux jours à venir avec les magnifiques lagons d'Elafonissi et de Balos !
Distance parcourue dans la journée : 210 kilomètres
Petit oratoire
Plages d'Elafonissi et Kedrodasos J2 : Vendredi 10 mai 2019
Parmi les points d'intérêt de cette région de l'Ouest figure l'incontournable plage d'Elafonissi qui se trouve à 44 kilomètres de notre camp de base, soit une heure par l'itinéraire le plus rapide. Pour y arriver, deux possibilités, soit par la route de l'intérieur, soit par celle de la côte. Nous décidons d'emprunter la première à l'aller et la seconde au retour.
Censé être le trajet le plus direct, sur un axe principal indiqué en rouge sur notre carte, il ne s'avérera pas aussi rapide que prévu. Nous l'expérimenterons à de nombreuses reprises en Crète, les chaussées sont souvent abîmées, avec des travaux en cours suite à des affaissements ou des éboulements.
Si l'on y ajoute les arrêts pour profiter de quelques points d'intérêt, toute (ou presque) la matinée y passe.
Avec l'entrée dans les gorges de Topolia, la route, grimpant jusqu'à 561 mètres d'altitude entre parois orangées et canyon verdoyant, devient panoramique, offrant mille occasions de s'arrêter pour le cadre et la vue.
Plus loin, quand notre itinéraire rejoint le bord de mer, c'est un monastère haut perché qui retient notre attention. C'est au terme de 98 marches que nous accédons à Moni Chrysoskalitissas, vieux de mille ans, dont le nom signifie "escalier d'or".
Nous n'avons pas trouvé la marche en or (elle ne serait visible qu'aux croyants à l'âme pure !) mais en revanche une magnifique mosaïque composée de deux paons réunis autour d'un calice.
Depuis l'esplanade au sommet du monastère, nous avons surtout apprécié la vue sur une belle crique rocheuse aux eaux turquoise qui donnent très envie d'y faire immédiatement un plongeon. Alors quand est-ce qu'on se baigne ?
Pour l'instant poursuivons cinq kilomètres de plus jusqu'au rivage d'Elafonissi au bout duquel l'île du même nom forme un étroit isthme de sable blanc créant une double plage de toute beauté.
L'endroit attire en saison une foule de visiteurs friands de transats et de parasols. Aujourd'hui la pression est toute relative, d'autant qu'un vent froid balaie les dunes, nous obligeant à enfiler pulls et coupe-vents et à repousser aux calendes grecques nos envies de baignade.
Alors ce n'est pas tant pour fuir les touristes que pour nous réchauffer que nous prenons la direction de l'est pour une petite marche de cinq kilomètres aller/retour vers la plage de Kedrodasos.
Nous suivons le sentier E4, une sorte de GR traversant l'île d'ouest en est que nous aurons l'occasion de croiser maintes fois par la suite, entre rocailles et garrigue fleurie.
Kedro signifie "cèdre" en grec ou plus justement genévrier. Quelques spécimens tortueux jalonnent le parcours.
Ici ni transat ni parasol, mais un croissant de sable blanc rose ourlé de genévriers auquel des dalles rocheuses lisses offrent un accès facile à l'eau.
Nous n'y tremperons pourtant pas plus que les orteils.
C'est sur la route du retour, non loin du monastère visité ce matin, que nous trouvons enfin les conditions idéales pour nous immerger.
Voulolimni, un ancien cratère ceinturé de rochers formant un petit lac salé, n'est pas à proprement parler une plage mais une sorte de piscine naturelle pour les habitants du coin. C'est le moment ou jamais : l'endroit est à nous tout seuls, abrité du vent, l'eau calme, le bain frais mais revigorant. Un bon coup de fouet pour la fin de l'après-midi !
Car pour le retour, une variante plus longue qu'à l'aller, à la fois en durée et en distance, nous attend. A Kefali, nous optons pour un itinéraire entre mer et montagne passant par des villages parmi les plus pittoresques et les moins visités de l'ouest de la Crète. Réputée pour ses oliviers et ses châtaigniers, la région est l'une des plus verdoyantes et des plus fertiles de l'île.
Un parcours magnifique, quand soudain au détour d'un virage, peu avant Keramoti, la route est coupée suite à un gigantesque éboulement, nous obligeant à rebrousser chemin jusqu'à Kefali pour reprendre le trajet classique via Topolia comme à l'aller.
Malgré ce léger contretemps, la journée a été une réussite. Coup d'œil sur une gorge, visite d'un monastère, balade sur une plage de rêve, passage par des villages pittoresques et sur des routes panoramiques : voilà un concentré de Crète dont il ne nous reste plus qu'à dérouler le programme en détail dans la suite de notre séjour.
Nous espérons finir la journée en beauté par un bon dîner au restaurant. Mauvaise pioche, repas sans intérêt dans l'une des tavernes du centre-ville de Kissamos.
Distance parcourue dans la journée : 160 kilomètres
Elafonissi
Péninsules de Gramvoussa et Rodopos, du lagon de Balos au sentier côtier de Nopigia J3 : Samedi 11 mai 2019
Encore une plage d'exception à notre programme, à 20 kilomètres seulement de notre hébergement. Mais pas la porte à côté quand même car il faut compter une bonne heure de trajet.
En effet, le lagon de Balos, situé sur la péninsule de Gramvoussa, à la pointe nord-ouest de la Crète, n'est accessible que par un chemin carrossable très accidenté de 12 kilomètres débutant après le village de Kalyviani où l'on s'acquitte d'un petit droit de passage.
La piste peu roulante traverse sur son flanc Est la presqu'île inhabitée, couverte d'une garrigue clairsemée, qui s'étire dans la mer Egée tel un doigt tendu.
Cahin caha, elle mène à un parking garni de trois ou quatre véhicules seulement à cette heure pourtant pas si matinale, il est 10 heures.
Pour l'instant, c'est le mont Geroskinos qui retient notre attention. Le lagon n'est pas encore visible à ce stade. Il reste à parcourir à pied un peu plus d'un kilomètre sur 155 mètres de dénivelé pour atteindre le bord de mer.
Mais un quart d'heure plus tard, arrivés à un point de vue, c'est déjà le choc ! En face de nous, le cap Tigani recouvert d'une falaise tabulaire aux allures de poêle à frire (tigani = poêle) relié à la péninsule par un isthme (le manche de la poêle) délimitant une lagune aux cinquante nuances de turquoise bordée de deux magnifiques croissants de plage.
Le spectacle est continu tout au long du sentier maintenant en escalier descendant jusqu'aux dunes et au rivage.
Arrivés au bord de l'eau, avec à peine une dizaine de personnes sur le site, ce n'est pas encore la foule. L'eau cristalline nous invite à la baignade, même si elle est plus fraîche que la veille à Voulolimni. Les transats et les parasols nous tendent aussi les bras pour un petit moment de farniente, néanmoins payant même en ce début de saison.
Mais plus l'heure tourne plus les touristes se font nombreux.
11 h 30, il est temps pour nous de lever le camp. La file des visiteurs est maintenant continue sur le sentier, l'aire de stationnement pleine à craquer et les voitures à la queue leu leu sur la piste.
Les seules à apprécier tout ce monde, ce sont les chèvres qui ont pris leurs quartiers sur, sous et près des voitures sur le parking.
Nous mettons alors le cap vers la péninsule voisine de Rodopos, beaucoup moins prisée. C'est là que j'ai retenu la randonnée n°3 du guide Rother, reliant le camping de Nopigia à la plage de Ravdoucha.
Le sentier côtier rocailleux va rapidement prendre de la hauteur, nous livrant de très belles vues de la baie de Kissamos jusqu'à la péninsule de Gramvoussa (où nous étions ce matin) juste en face.
Si les pentes sont majoritairement recouvertes de xérophytes épineux en coussinets, nous y trouvons aussi des cistes de Crète (Cistus creticus), reconnaissables à leur air un peu froissé, ainsi que de majestueuses serpentaires, des plantes de la famille des aracées pouvant atteindre un mètre de haut.
Au bout d'une heure et demie, on finit par apercevoir en contrebas le but de notre randonnée, le long embarcadère de Ravdoucha auprès duquel sont regroupées quelques maisons.
Maintenant à nos pieds la plage de galets de Ravdoucha où se trouve aussi la taverne Wave on the Rocks, but ultime de notre balade.
Des promeneurs nous ayant prévenus que l'établissement était fermé, inutile de pousser aussi loin, la tonnelle ombragée de cette autre adresse fera tout autant l'affaire pour nous désaltérer avant le retour par le même itinéraire.
En cours de route, nous ramassons quelques tiges de roseaux pour faire office de bâtons de marche, ayant oublié les nôtres en France.
Retour à Lousakies au terme d'une journée encore bien remplie.
Distance parcourue dans la journée : 60 kilomètres.
Lagon de Balos
Des gorges de Sirikari au site antique de Polyrinia J4 : Dimanche 12 mai 2019
En dehors du littoral, les paysages caractérisant le mieux l'arrière-pays crétois sont les gorges, dont les plus célèbres, les gorges de Samaria, figurent bien sûr à notre programme par la suite.
Aujourd'hui, pour nous mettre en jambe, nous avons retenu un objectif plus modeste et moins couru, la gorge de Tsichliana, dont le point de départ se situe à proximité de Sirikari, à une vingtaine de kilomètres de "notre maison crétoise".
Il s'agit de la randonnée n°5 du guide Rother, indiquée en bleu, donc facile, avec 300 mètres de dénivelé pour 7 kilomètres et 2 h 45 AR que nous prévoyons de "muscler" un peu en lui ajoutant une extension jusqu'au site antique de Polyrinia.
Mais avant de rallier Sirikari, petit détour jusqu'à Potamida afin de découvrir ces étonnantes cheminées de fée plantées au beau milieu des champs. Avec leurs robes évasées et pelées, elles détonnent dans ce paysage par ailleurs très vert.
Poursuite donc vers les gorges de Sirikari noyées elles aussi dans la verdure !
A partir de la chapelle Agios Constantinos où nous avons garé notre voiture, nous descendons dans une pente d'abord escarpée puis plus douce en prenant soin de refermer derrière nous le portail de plusieurs enclos.
Nous ne tardons pas à arriver à un torrent dont on entend le grondement bien avant d'apercevoir le cours d'eau.
Nous suivons alors la rivière, à l'ombre d'une grande variété d'arbres (platanes, érables, figuiers, arbousiers et oliviers), sur un ancien sentier muletier bien tracé. A défaut de mules 😛 ce sont une chèvre et son petit qui nous ouvrent la voie.
Moins d'une heure après notre départ apparaissent les premières falaises orangées au-dessus desquelles tournoie une armada de vautours.
Peu après, nous atteignons le point le plus étroit des gorges, juste avant une aire de pique-nique récemment restaurée grâce aux fonds de l'Union européenne.
Le plus beau passage de la gorge de Tsichliana est à présent derrière nous. La randonnée initiale se termine quelques centaines de mètres plus loin, sur un ancien pont à arches.
A partir de là, nous prolongeons notre balade d'une heure supplémentaire jusqu'à Polyrinia, tantôt par un chemin carrossable, tantôt par la route
Sur les coups de midi, nous atteignons le village fortifié au sommet duquel se trouvent de modestes vestiges d'une acropole antique.
Mais plus que les ruines, c'est la vue, à la fois sur la montagne, sur la vallée et jusqu'à la mer, qui vaut principalement le détour, sans oublier les ombrelles jaunes des férules qui illuminent le tableau.
Après deux jus d'orange pressée chacun (il faut bien ça pour recharger les batteries), un pique-nique à l'ombre d'une chapelle, une trempette de pieds dans le torrent, nous espérons être d'attaque pour juguler la remontée sportive entre la rivière Tsichliana et le parking sous le soleil accablant de ce début d'après-midi.
Les cent derniers mètres de dénivelé sont harassants, mais heureusement à l'ombre. Des clémentines bien juteuses nous attendent dans la glacière de la voiture, j'en salive d'avance ! Nous pouvons enfin les déguster peu après 15 heures.
Fin d'une randonnée de 14 km AR avec 450 mètres de dénivelé en 4 heures (sans les pauses), dans un site moins prestigieux que les jours précédents, dans des gorges de taille modeste (par rapport à d'autres à découvrir plus tard) mais grâce à la présence de nombreuses fleurs sauvages, un très beau parcours tout de même et surtout un bel entraînement pour les randonnées à venir.
Pour finir la journée, j'aurais aimé explorer la portion de route au nord de Keramoti, là où nous avions trouvé la voie coupée il y a quelques jours. Mais pour y arriver, le GPS nous a fait errer dans des routes sans issue ou se transformant en piste, ce qui est très fréquent en Crète. De guerre lasse, nous décidons de retourner à Kissamos par le même itinéraire que ce matin pour finir la journée sur notre terrasse.
Demain nous partons vers d'autres horizons !
Distance parcourue dans la journée : 70 kilomètres.
Vue depuis l'acropole de Polyrinia
Autour de Sougia, de l'antique Lissos à la grotte de Polifimos J5 & J6 : Lundi 13 et mardi 14 mai 2019
Ça y est, notre séjour près de Kissamos s'achève, avec des souvenirs déjà plein la tête.
Dès 9 heures, nous faisons route vers notre étape suivante, située sur la côte sud, près de Sougia. Passage par Kissamos et Topolia que nous commençons à bien connaître. Après Mili, la route s'élève jusqu'à 850 mètres, toisant de haut les champs d'éoliennes qui tournent à plein régime, un étage plus bas.
Le vent est aussi au rendez-vous sur la côte, ce qui empêche les températures de dépasser la vingtaine de degrés malgré un soleil généreux.
Sur les coups de 11 heures, au terme d'une soixantaine de kilomètres, nous voici arrivés à Moni (qui signifie "monastère"), à 4 petits kilomètres de Sougia et du bord de mer.
Et c'est justement dans la Monastery Guesthouse que nous avons réservé les quatre nuits suivantes. Construit en pierre et en bois, l'établissement comprend des chambres d'hôtel flambant neuves très récemment ouvertes et, dans la partie plus ancienne, des appartements alliant matériaux traditionnels (parquets, poutres apparentes) et éléments de décoration modernes. Un style rustique chic qui nous séduit immédiatement !
Depuis notre terrasse, la vue donne sur le massif des Lefka Ori au cœur duquel se trouve le plateau d'Omalos, point de départ des gorges de Samaria, que nous avons bien l'intention de parcourir prochainement. Notre hôtesse nous prévient que le canyon est encore fermé, mais que son ouverture devrait intervenir d'un jour à l'autre. A suivre donc !
En attendant, c'est le bord de mer que nous souhaitons découvrir, en randonnant de Sougia à Lissos, une baie uniquement accessible à pied ou avec un petit bateau. La randonnée correspond à l'itinéraire 16 du guide Rother.
Il est 13 h 45 quand nous commençons notre balade dans le port de Sougia alors que la plupart des promeneurs sont déjà sur le chemin du retour.
Après contournement de quelques gros rochers et de plusieurs passages étroits, nous arrivons rapidement dans la gorge de Lissos, sauvage et romantique, avec ses jolis massifs de lauriers roses en guise de haie d'honneur.
C'est par un ancien chemin muletier que nous accédons ensuite à un large plateau couvert d'une garrigue très odorante. Au loin, quelques névés font de la résistance sur les bien nommées montagnes Blanches.
Bientôt, la petite baie de Lissos est à portée de vue.
Mais qu'on ne s'y trompe pas, il y a 120 mètres de dénivelé entre le haut du plateau et la plage. Le début de la descente est marqué d'un drapeau grec peint sur la falaise en guise de repère.
Une fois arrivés, la plage de galets est moins accueillante qu'elle n'y paraissait d'en haut. En tout cas, il n'est pas question de se baigner, la mer est beaucoup trop agitée.
Cela nous laisse le temps d'explorer les alentours, notamment le site archéologique de l'antique Lissos mis à jour dans les années 1950. En effet, dans cette vallée, loin de tout, se trouvait jadis, à la basse époque hellénistique, une station thermale. Des mosaïques à formes géométriques et motifs d'oiseaux témoignent de ce passé révolu.
Il reste à nous coltiner la remontée, moins pénible qu'escomptée. Quand on aperçoit le drapeau grec peint sur la paroi, la partie est gagnée. Il ne reste alors qu'à retraverser le plateau et la gorge.
Pour les plus endurants qui souhaiteraient faire une boucle, il est possible de combiner les itinéraires 16 et 17 du Rother, c'est-à-dire qu'une fois de retour au niveau de la gorge il faut remonter sur un autre plateau pour arriver à Sougia par le haut.
Nous, on se contente des 7,4 kilomètres effectués en 3 heures, pauses comprises, avec 310 mètres de dénivelé. Il faut garder des forces pour les prochains jours !
Demain, justement, nous avons réservé une dépose en bateau au cap Tripiti pour un retour à pied de 8 kilomètres et un dénivelé de 850 mètres entre le cap et Sougia… si Dieu le veut !
En attendant, dîner sur notre terrasse dans ce magnifique cadre des montagnes Blanches. Petite pluie en soirée.
Distance parcourue dans la journée : 80 kilomètres
Le lendemain…
Un ciel couvert, quelques gouttes de pluie et surtout une mer agitée conduisent le Captain George à annuler la sortie en bateau, alors que nous sommes sur le point de quitter notre hôtel à 8 heures.
Zut, il faut trouver une alternative au pied levé !
L'aller-retour entre Sougia et le cap Tripiti, représentant plus de 15 kilomètres en 6 heures et demie de marche avec 850 mètres de dénivelé à la montée et à la descente, nous semble inenvisageable.
Notre hôtesse nous suggère d'en parcourir une partie et de faire demi-tour dès qu'il nous plaira.
Nous suivons partiellement sa recommandation. Néanmoins, après avoir consulté notre documentation et afin de nous fixer un but, nous décidons de nous inspirer de l'itinéraire 19 du guide Rother en le limitant à un aller-retour entre Sougia et la grotte de Polifimos.
8 h 20, ça y est, c'est parti en direction du cap Tripiti sur un parterre fleuri en surplomb de la mer.
Au bout d'une heure et quart environ, nous quittons l'itinéraire menant au cap pour grimper dans les hauteurs tout en profitant de larges vues sur toute la côte Sud.
A l'approche de la cavité, gare au cheval de mer géant qui en défend l'entrée 😉 Ouf, totalement inoffensif, il nous laisse investir les lieux. L'intérieur est très vaste et garni de nombreuses concrétions.
C'est là, selon la légende, que vivait le cyclope Polyphème, un berger qui aurait capturé Ulysse et ses compagnons et aurait dévoré plusieurs hommes. Ulysse a fini par enfoncer un pieu en bois dans l'œil du cyclope pendant son sommeil et est parvenu à s'enfuir.
Après une petite pause, nous laissons la grotte mythique derrière nous pour être de retour à Sougia sur les coups de midi, à l'issue d'un parcours d'une douzaine de kilomètres en 3 heures 45 et 280 mètres de dénivelé.
Au final, une chouette balade alliant panorama, géologie et mythologie, une alternative intéressante pour qui ne veut pas aller jusqu'au cap Tripiti.
Le ciel de plus en plus bas n'incite guère à sortir dans l'après-midi, sauf pour explorer brièvement les alentours et le village de Moni.
En soirée, dîner à la taverne Rebetika à Sougia… bof, pas terrible !
Distance parcourue dans la journée : 23 kilomètres.
Vers Lissos
Autour de Sougia, des gorges de Figou à la ville de Paleochora J7 : Mercredi 15 mai 2019
Initialement, nous avions prévu de prendre le bus à 7 heures du matin jusqu'au village de Agia Irini. De là, nous voulions combiner les itinéraires 20 et 21 du guide Rother, à savoir parcourir les gorges de Figou puis enchaîner avec celles d'Agia Irini pour arriver à Moni (4 à 5 heures de marche en aller simple).
Mais une météo incertaine va une nouvelle fois contrarier nos plans et limiter nos ambitions.
Nous finissons par prendre la direction du village d'Agia Irini, mais en voiture et à 10 heures du matin seulement, après moult hésitations. Il fait 17 degrés à Sougia mais seulement 9 à Agia Irini avec de petites averses. Brr !
Dans ces conditions, nous faisons une croix sur les gorges d'Agia Irini, nous contentant de la petite boucle de 2 heures à travers la gorge de Figou.
Figou signifie "fuite" et fait référence à un événement survenu en 1821, date à laquelle un grand nombre de femmes et d'enfants ont trouvé refuge ici pour être à l'abri des Turcs.
Tout comme l'ont sans doute fait les réfugiés de l'époque, nous suivons un ancien kalderimi (sentier muletier) qui monte en douceur vers un col à 842 mètres.
Mais contrairement aux fugitifs de l'époque, nous prenons tout le temps d'admirer la vue très dégagée sur les pentes environnantes couvertes d'anciennes terrasses.
C'est en nous retournant pour évaluer la distance parcourue que nous réalisons le travail titanesque des Anciens pour soutenir et empierrer cette voie.
Changement de décor après le col alors que nous amorçons la descente dans une cuvette qui se rétrécit petit à petit, comme un entonnoir. Le sentier parfois accidenté se faufile alors au milieu de gros rochers rendus glissants par une petite pluie fine.
Près des ruines d'un ancien poste de garde des résistants crétois, nous débouchons à l'entrée des gorges d'Agia Irini. S'il avait fait beau, nous aurions poursuivi dans ces dernières, mais vu la météo, nous préférons en rester là et fermer la boucle en revenant à notre point de départ.
Comme prévu, nous avons mis deux heures pour effectuer ces 5,1 kilomètres avec 300 mètres de dénivelé, dans des gorges très jolies et très peu fréquentées.
La météo se dégrade encore un peu plus dans l'après-midi. Qu'en est-il 15 kilomètres plus à l'est ? Pas mieux ! C'est sous une petite pluie persistante que nous visitons Paleochora.
Le soleil fait néanmoins son retour en soirée, ce qui est de bon augure pour demain. Notre hôtesse nous annonce que les gorges de Samaria viennent d'ouvrir. Parfait !
Distance parcourue dans la journée : 92 kilomètres.
Gorges de Figou
Des gorges de Samaria au fort turc d'Agia Roumeli J8 : Jeudi 16 mai 2019
Les gorges de Samaria constituent un incontournable de la Crète, mais de par leur situation au centre de l'île il n'est pas facile de les intégrer à un circuit. En effet, il s'agit d'un parcours linéaire de 16 kilomètres de long avec 1200 mètres de dénivelé entre le plateau d'Omalos au cœur des Montagnes blanches et la petite localité d'Agia Roumeli sur la côte sud qui, elle, n'est pas reliée au réseau routier.
Il faut par conséquent prévoir des liaisons en bus et/ou en ferry pour atteindre l'une ou l'autre des extrémités du parcours.
Depuis Sougia par exemple, il est possible de prendre un bus à 7 heures du matin qui arrive vers 9 heures à Xyloskalo, l'entrée du parc national de Samaria. La descente à pied jusqu'au bord de mer prend 5 à 7 heures. Pour le retour, il faut prendre en fin de journée le ferry entre Agia Roumeli et Sougia.
On pourrait aussi rejoindre Xyloskalo en voiture, mais dans ce cas c'est pour le retour qu'il faut enchaîner ferry (entre Agia Roumeli et Sougia) et bus (de Sougia à Xyloskalo).
Ces solutions sont valables si l'on veut faire l'intégralité des 16 kilomètres de descente.
Car il existe aussi une version "allégée" des gorges de Samaria qui consiste à les remonter depuis la mer entre Agia Roumeli et les Portes de Fer, soit la partie la plus belle, en deux heures environ l'aller-retour. Dans ce cas, pour rejoindre Agia Roumeli, inutile de partir très tôt, un ferry au départ de Sougia à 9 h 15 atteint Agia Roumeli une heure plu tard.
C'est l'option que nous avons retenue. Nous la complèterons avec une extension vers les ruines d'une forteresse turque dominant la baie d'Agia Roumeli. Cela correspond à la combinaison des parcours 22 et 23 du guide Rother.
La journée commence par conséquent par une merveilleuse promenade en bateau le long de la côte, entre Sougia et Agia Roumeli via le cap Tripiti, l'occasion pour nous de revoir depuis la mer les paysages de falaises que nous avons arpentées hier.
Arrivés à Agia Roumeli, nous nous dirigeons rapidement vers un torrent mugissant que nous suivrons jusqu'à l'entrée du parc national. A cette heure, la plupart des randonneurs en provenance de Xyloskalo sont encore dans les hauteurs. Nous profitons donc de ce calme relatif avant leur arrivée en nombre, en général à partir de midi.
Une fois dans le parc, nous franchissons à plusieurs reprises le cours d'eau bordé de lauriers roses, de pins de Calabre et de cyprès sur des passerelles rudimentaires. Le débit et la hauteur de l'eau à peine inférieure à celle des passerelles expliquent sans doute pourquoi l'accès n'est possible que depuis un jour ou deux.
Au fil de notre progression, les parois du canyon se rapprochent.
C'est sur un chemin de planches que nous franchissons les Portes de Fer, ce passage où le lit de la rivière ne fait plus que trois mètres de large entre des parois verticales s'élevant jusqu'à 300 mètres de haut. Impressionnant !
Néanmoins, il est un peu tôt pour profiter de l'éclairage optimal de la gorge. En attendant que le soleil arrive au zénith, nous poursuivons vers l'amont jusqu'à l'aire de repos de Christos et encore un peu plus loin.
Là, devant les eaux turquoise de la rivière, tout en dégustant nos sandwichs, nous observons avec amusement le profil des randonneurs qui commencent à arriver à la queue leu leu depuis les hauteurs de Xyloskalo. Nous leur emboîtons le pas pour revenir aux Portes de Fer et assister maintenant à l'entrée progressive du soleil dans le canyon.
Pour le moment, ce sont deux mules qui jouent les vedettes, remontant le cours d'eau afin d'offrir leur assistance à quelque marcheur épuisé.
Ça y est, il est presque 13 heures, la lumière inonde à présent la gorge. Nous tournons alors le dos aux Portes de Fer pour quitter le canyon, mais contrairement à la quasi-totalité des randonneurs impatients de rallier l'embarcadère au plus vite après 16 kilomètres dans les jambes et dans les genoux, nous profitons de notre relative fraîcheur pour amorcer une extension dans les hauteurs.
Pour ce faire, nous grimpons à flanc de montagne en direction d'un fort en ruines, 220 mètres au-dessus de la mer.
Plus on monte, plus la vue sur la zone de l'embouchure des gorges de Samaria est belle. Elle devient encore plus spectaculaire un étage plus haut quand nous atteignons la crête rocheuse d'où quelques pas nous séparent de la forteresse du Kastro.
Depuis les vestiges du fort, on contemple Agia Roumeli et sa longue plage de galets à nos pieds.
En revanche, la descente sur le versant opposé dans un éboulis rocheux est raide et délicate. Pas le temps de lever le nez sous peine de se tordre une cheville !
Les ferrys sont déjà ancrés dans le port, même si leur départ n'est prévu qu'à 17 h 30. De retour à l'embarcadère vers 15 h 30, nous avons tout loisir de flâner dans le village, de passer du café au glacier, de la plage au port, sans oublier baignade et bain de soleil.
Une magnifique journée qui se termine par une ultime promenade en bateau.
Notre séjour dans la région de Sougia s'achève avec un bilan toujours très enthousiaste.
Distance parcourue dans la journée : 12 kilomètres.
Portes de Fer
La suite se trouve dans le post 2 !
Le récit complet avec toutes les photos et cartes se trouve ici :
sites.google.com/...abuleuxvoyagescrete/
Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de photos.
Bonne découverte ! 🙂

Présentation
De la Crète je m'étais fait jusqu'à présent une idée fausse, imaginant ses côtes bétonnées et urbanisées comme celles des îles Baléares ou Canaries. J'avais par conséquent toujours écarté la destination.
Ce n'est que très récemment, sur la recommandation de deux couples d'amis (notamment Kashtin), que je me suis véritablement intéressée aux attraits de cette île grecque.
J'ai alors découvert des paysages insoupçonnés, depuis les plages du Nord baignées de soleil aux canyons déchiquetés s'ouvrant sur la côte sud tout en criques et falaises. Dans l'arrière-pays, des villages lovés au creux de belles vallées, entre collines arrondies et sommets enneigés culminant à plus de 2000 mètres. Bref de quoi contenter les amateurs de mer et de montagne que nous sommes !
C'est décidé, la Crète sera au programme de nos vacances de mai 2019.
Encore fallait-il déterminer si en quinze jours notre circuit devait englober toute l'île ou seulement une partie. De façon générale, notre philosophie étant d'en voir moins mais mieux, le choix s'est rapidement imposé, nous n'en parcourrons qu'une partie.
Oui mais… l'Est ou l'Ouest ?
C'est le blog de Viinz qui m'a définitivement convaincue, ce sera l'Ouest !
M'inspirant très largement du récit susmentionné à la fois pour le choix des étapes, des lieux d'hébergement et des activités, j'établis le planning suivant, nous permettant de rayonner depuis cinq bases en faisant la part belle aux randonnées sur le littoral et dans l'arrière-pays. 4 nuits près de Kissamos 4 nuits près de Sougia 3 nuits près de Chania 3 nuits près de Chora Sfakion 2 nuits au sud de Rethymnon
Au final, un parcours tout en zigzags dont on se rend encore mieux compte sur une carte.
Le vol est réservé auprès de la compagnie Transavia par l'intermédiaire de laquelle nous retenons également une petite voiture auprès d'un loueur local, Sur Price, en espérant néanmoins de ne pas avoir de mauvaise surprise. 😉
Voilà tout est prêt ! Il ne reste plus qu'à vérifier sur le terrain la pertinence de nos choix.
Départ le 9 mai, retour le 25 mai 2019.
Lauriers roses

Arrivée en Crète et route vers l'Ouest J1 : Jeudi 9 mai 2019
Après un départ matinal de Paris-Orly (6 heures du mat'), Transavia nous offre le luxe d'atterrir à 10 h 10 à Héraklion, avec trente minutes d'avance sur l'horaire prévu. Des minutes précieuses qui vont nous permettre de récupérer dans la foulée bagages et voiture.
Comme craint, le loueur Sur Price veut d'abord nous refourguer un véhicule sale aux phares complètement dépolis et jaunis. Nous refusons fermement et finissons par avoir une Skoda un peu moins pourrie que la précédente mais pas de première jeunesse non plus (73000 kilomètres au compteur). Elle s'avérera néanmoins très agréable à conduire.
A peine cinquante minutes après notre atterrissage, nous voilà déjà prêts à prendre la route. 180 kilomètres nous séparent de notre destination du soir dans la région de Kissamos.
Attendus sur place vers 16 heures, nous avons tout le temps de flâner et prévoyons de ce fait une halte à mi-distance, à Rethymnon.
Par conséquent cap à l'ouest par la E75 sur un parcours tout en couleurs entre les bas-côtés fleuris de lauriers roses et de genêts, le flanc des collines recouvertes d'oliviers, le bleu de la mer quand la route s'en rapproche et, sur le toit de l'île, les sommets encore enneigés des Montagnes blanches.
Côté conduite, il faut immédiatement se faire au mode local qui consiste, sur les routes à double sens, à se rabattre sur la voie d'arrêt d'urgence quand un véhicule plus rapide souhaite doubler.
Les nombreux petits oratoires sur le bord des routes ont-ils un lien avec cette conduite fantaisiste ?
Après une heure et quart de trajet, la pause à Réthymnon est bienvenue, avec une assiette de calamars frits dégustés en bord de mer suivie d'une petite balade dans le port vénitien jusqu'au phare construit par les Turcs au XVIe siècle.
Ainsi requinqués, c'est reparti pour une heure trente de plus. Arrivés à 15 h 30, nous nous accordons une demi-heure pour faire quelques courses avant de donner rendez-vous à la propriétaire qui doit nous conduire à notre "Cretan Home".
Dans l'arrière-pays de Kissamos, à Lousakies, au bout d'un chemin de terre, au milieu de champs d'oliviers, voici notre pied-à-terre pour les quatre prochaines nuits. On ne peut trouver plus perdu comme endroit !
L'intérieur est rustique, un peu humide en ce début de saison, mais le cadre est superbe et nous sommes les seuls occupants.
Un environnement dont on va quand même s'arracher en fin d'après-midi, histoire d'aller voir la mer. En passant par Kissamos, on découvre sa situation privilégiée, étagée sur plusieurs niveaux jusqu'à l'océan.
En revanche, petite déception à Falassarna où un vent fort et une mer agitée ne nous permettent pas d'apprécier à sa juste valeur la longue plage sablonneuse, réputée pour être l'une des plus belles de l'Ouest crétois.
Bah, on va se rattraper dans les deux jours à venir avec les magnifiques lagons d'Elafonissi et de Balos !
Distance parcourue dans la journée : 210 kilomètres
Petit oratoire

Plages d'Elafonissi et Kedrodasos J2 : Vendredi 10 mai 2019
Parmi les points d'intérêt de cette région de l'Ouest figure l'incontournable plage d'Elafonissi qui se trouve à 44 kilomètres de notre camp de base, soit une heure par l'itinéraire le plus rapide. Pour y arriver, deux possibilités, soit par la route de l'intérieur, soit par celle de la côte. Nous décidons d'emprunter la première à l'aller et la seconde au retour.
Censé être le trajet le plus direct, sur un axe principal indiqué en rouge sur notre carte, il ne s'avérera pas aussi rapide que prévu. Nous l'expérimenterons à de nombreuses reprises en Crète, les chaussées sont souvent abîmées, avec des travaux en cours suite à des affaissements ou des éboulements.
Si l'on y ajoute les arrêts pour profiter de quelques points d'intérêt, toute (ou presque) la matinée y passe.
Avec l'entrée dans les gorges de Topolia, la route, grimpant jusqu'à 561 mètres d'altitude entre parois orangées et canyon verdoyant, devient panoramique, offrant mille occasions de s'arrêter pour le cadre et la vue.
Plus loin, quand notre itinéraire rejoint le bord de mer, c'est un monastère haut perché qui retient notre attention. C'est au terme de 98 marches que nous accédons à Moni Chrysoskalitissas, vieux de mille ans, dont le nom signifie "escalier d'or".
Nous n'avons pas trouvé la marche en or (elle ne serait visible qu'aux croyants à l'âme pure !) mais en revanche une magnifique mosaïque composée de deux paons réunis autour d'un calice.
Depuis l'esplanade au sommet du monastère, nous avons surtout apprécié la vue sur une belle crique rocheuse aux eaux turquoise qui donnent très envie d'y faire immédiatement un plongeon. Alors quand est-ce qu'on se baigne ?
Pour l'instant poursuivons cinq kilomètres de plus jusqu'au rivage d'Elafonissi au bout duquel l'île du même nom forme un étroit isthme de sable blanc créant une double plage de toute beauté.
L'endroit attire en saison une foule de visiteurs friands de transats et de parasols. Aujourd'hui la pression est toute relative, d'autant qu'un vent froid balaie les dunes, nous obligeant à enfiler pulls et coupe-vents et à repousser aux calendes grecques nos envies de baignade.
Alors ce n'est pas tant pour fuir les touristes que pour nous réchauffer que nous prenons la direction de l'est pour une petite marche de cinq kilomètres aller/retour vers la plage de Kedrodasos.
Nous suivons le sentier E4, une sorte de GR traversant l'île d'ouest en est que nous aurons l'occasion de croiser maintes fois par la suite, entre rocailles et garrigue fleurie.
Kedro signifie "cèdre" en grec ou plus justement genévrier. Quelques spécimens tortueux jalonnent le parcours.
Ici ni transat ni parasol, mais un croissant de sable blanc rose ourlé de genévriers auquel des dalles rocheuses lisses offrent un accès facile à l'eau.
Nous n'y tremperons pourtant pas plus que les orteils.
C'est sur la route du retour, non loin du monastère visité ce matin, que nous trouvons enfin les conditions idéales pour nous immerger.
Voulolimni, un ancien cratère ceinturé de rochers formant un petit lac salé, n'est pas à proprement parler une plage mais une sorte de piscine naturelle pour les habitants du coin. C'est le moment ou jamais : l'endroit est à nous tout seuls, abrité du vent, l'eau calme, le bain frais mais revigorant. Un bon coup de fouet pour la fin de l'après-midi !
Car pour le retour, une variante plus longue qu'à l'aller, à la fois en durée et en distance, nous attend. A Kefali, nous optons pour un itinéraire entre mer et montagne passant par des villages parmi les plus pittoresques et les moins visités de l'ouest de la Crète. Réputée pour ses oliviers et ses châtaigniers, la région est l'une des plus verdoyantes et des plus fertiles de l'île.
Un parcours magnifique, quand soudain au détour d'un virage, peu avant Keramoti, la route est coupée suite à un gigantesque éboulement, nous obligeant à rebrousser chemin jusqu'à Kefali pour reprendre le trajet classique via Topolia comme à l'aller.
Malgré ce léger contretemps, la journée a été une réussite. Coup d'œil sur une gorge, visite d'un monastère, balade sur une plage de rêve, passage par des villages pittoresques et sur des routes panoramiques : voilà un concentré de Crète dont il ne nous reste plus qu'à dérouler le programme en détail dans la suite de notre séjour.
Nous espérons finir la journée en beauté par un bon dîner au restaurant. Mauvaise pioche, repas sans intérêt dans l'une des tavernes du centre-ville de Kissamos.
Distance parcourue dans la journée : 160 kilomètres
Elafonissi

Péninsules de Gramvoussa et Rodopos, du lagon de Balos au sentier côtier de Nopigia J3 : Samedi 11 mai 2019
Encore une plage d'exception à notre programme, à 20 kilomètres seulement de notre hébergement. Mais pas la porte à côté quand même car il faut compter une bonne heure de trajet.
En effet, le lagon de Balos, situé sur la péninsule de Gramvoussa, à la pointe nord-ouest de la Crète, n'est accessible que par un chemin carrossable très accidenté de 12 kilomètres débutant après le village de Kalyviani où l'on s'acquitte d'un petit droit de passage.
La piste peu roulante traverse sur son flanc Est la presqu'île inhabitée, couverte d'une garrigue clairsemée, qui s'étire dans la mer Egée tel un doigt tendu.
Cahin caha, elle mène à un parking garni de trois ou quatre véhicules seulement à cette heure pourtant pas si matinale, il est 10 heures.
Pour l'instant, c'est le mont Geroskinos qui retient notre attention. Le lagon n'est pas encore visible à ce stade. Il reste à parcourir à pied un peu plus d'un kilomètre sur 155 mètres de dénivelé pour atteindre le bord de mer.
Mais un quart d'heure plus tard, arrivés à un point de vue, c'est déjà le choc ! En face de nous, le cap Tigani recouvert d'une falaise tabulaire aux allures de poêle à frire (tigani = poêle) relié à la péninsule par un isthme (le manche de la poêle) délimitant une lagune aux cinquante nuances de turquoise bordée de deux magnifiques croissants de plage.
Le spectacle est continu tout au long du sentier maintenant en escalier descendant jusqu'aux dunes et au rivage.
Arrivés au bord de l'eau, avec à peine une dizaine de personnes sur le site, ce n'est pas encore la foule. L'eau cristalline nous invite à la baignade, même si elle est plus fraîche que la veille à Voulolimni. Les transats et les parasols nous tendent aussi les bras pour un petit moment de farniente, néanmoins payant même en ce début de saison.
Mais plus l'heure tourne plus les touristes se font nombreux.
11 h 30, il est temps pour nous de lever le camp. La file des visiteurs est maintenant continue sur le sentier, l'aire de stationnement pleine à craquer et les voitures à la queue leu leu sur la piste.
Les seules à apprécier tout ce monde, ce sont les chèvres qui ont pris leurs quartiers sur, sous et près des voitures sur le parking.
Nous mettons alors le cap vers la péninsule voisine de Rodopos, beaucoup moins prisée. C'est là que j'ai retenu la randonnée n°3 du guide Rother, reliant le camping de Nopigia à la plage de Ravdoucha.
Le sentier côtier rocailleux va rapidement prendre de la hauteur, nous livrant de très belles vues de la baie de Kissamos jusqu'à la péninsule de Gramvoussa (où nous étions ce matin) juste en face.
Si les pentes sont majoritairement recouvertes de xérophytes épineux en coussinets, nous y trouvons aussi des cistes de Crète (Cistus creticus), reconnaissables à leur air un peu froissé, ainsi que de majestueuses serpentaires, des plantes de la famille des aracées pouvant atteindre un mètre de haut.
Au bout d'une heure et demie, on finit par apercevoir en contrebas le but de notre randonnée, le long embarcadère de Ravdoucha auprès duquel sont regroupées quelques maisons.
Maintenant à nos pieds la plage de galets de Ravdoucha où se trouve aussi la taverne Wave on the Rocks, but ultime de notre balade.
Des promeneurs nous ayant prévenus que l'établissement était fermé, inutile de pousser aussi loin, la tonnelle ombragée de cette autre adresse fera tout autant l'affaire pour nous désaltérer avant le retour par le même itinéraire.
En cours de route, nous ramassons quelques tiges de roseaux pour faire office de bâtons de marche, ayant oublié les nôtres en France.
Retour à Lousakies au terme d'une journée encore bien remplie.
Distance parcourue dans la journée : 60 kilomètres.
Lagon de Balos

Des gorges de Sirikari au site antique de Polyrinia J4 : Dimanche 12 mai 2019
En dehors du littoral, les paysages caractérisant le mieux l'arrière-pays crétois sont les gorges, dont les plus célèbres, les gorges de Samaria, figurent bien sûr à notre programme par la suite.
Aujourd'hui, pour nous mettre en jambe, nous avons retenu un objectif plus modeste et moins couru, la gorge de Tsichliana, dont le point de départ se situe à proximité de Sirikari, à une vingtaine de kilomètres de "notre maison crétoise".
Il s'agit de la randonnée n°5 du guide Rother, indiquée en bleu, donc facile, avec 300 mètres de dénivelé pour 7 kilomètres et 2 h 45 AR que nous prévoyons de "muscler" un peu en lui ajoutant une extension jusqu'au site antique de Polyrinia.
Mais avant de rallier Sirikari, petit détour jusqu'à Potamida afin de découvrir ces étonnantes cheminées de fée plantées au beau milieu des champs. Avec leurs robes évasées et pelées, elles détonnent dans ce paysage par ailleurs très vert.
Poursuite donc vers les gorges de Sirikari noyées elles aussi dans la verdure !
A partir de la chapelle Agios Constantinos où nous avons garé notre voiture, nous descendons dans une pente d'abord escarpée puis plus douce en prenant soin de refermer derrière nous le portail de plusieurs enclos.
Nous ne tardons pas à arriver à un torrent dont on entend le grondement bien avant d'apercevoir le cours d'eau.
Nous suivons alors la rivière, à l'ombre d'une grande variété d'arbres (platanes, érables, figuiers, arbousiers et oliviers), sur un ancien sentier muletier bien tracé. A défaut de mules 😛 ce sont une chèvre et son petit qui nous ouvrent la voie.
Moins d'une heure après notre départ apparaissent les premières falaises orangées au-dessus desquelles tournoie une armada de vautours.
Peu après, nous atteignons le point le plus étroit des gorges, juste avant une aire de pique-nique récemment restaurée grâce aux fonds de l'Union européenne.
Le plus beau passage de la gorge de Tsichliana est à présent derrière nous. La randonnée initiale se termine quelques centaines de mètres plus loin, sur un ancien pont à arches.
A partir de là, nous prolongeons notre balade d'une heure supplémentaire jusqu'à Polyrinia, tantôt par un chemin carrossable, tantôt par la route
Sur les coups de midi, nous atteignons le village fortifié au sommet duquel se trouvent de modestes vestiges d'une acropole antique.
Mais plus que les ruines, c'est la vue, à la fois sur la montagne, sur la vallée et jusqu'à la mer, qui vaut principalement le détour, sans oublier les ombrelles jaunes des férules qui illuminent le tableau.
Après deux jus d'orange pressée chacun (il faut bien ça pour recharger les batteries), un pique-nique à l'ombre d'une chapelle, une trempette de pieds dans le torrent, nous espérons être d'attaque pour juguler la remontée sportive entre la rivière Tsichliana et le parking sous le soleil accablant de ce début d'après-midi.
Les cent derniers mètres de dénivelé sont harassants, mais heureusement à l'ombre. Des clémentines bien juteuses nous attendent dans la glacière de la voiture, j'en salive d'avance ! Nous pouvons enfin les déguster peu après 15 heures.
Fin d'une randonnée de 14 km AR avec 450 mètres de dénivelé en 4 heures (sans les pauses), dans un site moins prestigieux que les jours précédents, dans des gorges de taille modeste (par rapport à d'autres à découvrir plus tard) mais grâce à la présence de nombreuses fleurs sauvages, un très beau parcours tout de même et surtout un bel entraînement pour les randonnées à venir.
Pour finir la journée, j'aurais aimé explorer la portion de route au nord de Keramoti, là où nous avions trouvé la voie coupée il y a quelques jours. Mais pour y arriver, le GPS nous a fait errer dans des routes sans issue ou se transformant en piste, ce qui est très fréquent en Crète. De guerre lasse, nous décidons de retourner à Kissamos par le même itinéraire que ce matin pour finir la journée sur notre terrasse.
Demain nous partons vers d'autres horizons !
Distance parcourue dans la journée : 70 kilomètres.
Vue depuis l'acropole de Polyrinia

Autour de Sougia, de l'antique Lissos à la grotte de Polifimos J5 & J6 : Lundi 13 et mardi 14 mai 2019
Ça y est, notre séjour près de Kissamos s'achève, avec des souvenirs déjà plein la tête.
Dès 9 heures, nous faisons route vers notre étape suivante, située sur la côte sud, près de Sougia. Passage par Kissamos et Topolia que nous commençons à bien connaître. Après Mili, la route s'élève jusqu'à 850 mètres, toisant de haut les champs d'éoliennes qui tournent à plein régime, un étage plus bas.
Le vent est aussi au rendez-vous sur la côte, ce qui empêche les températures de dépasser la vingtaine de degrés malgré un soleil généreux.
Sur les coups de 11 heures, au terme d'une soixantaine de kilomètres, nous voici arrivés à Moni (qui signifie "monastère"), à 4 petits kilomètres de Sougia et du bord de mer.
Et c'est justement dans la Monastery Guesthouse que nous avons réservé les quatre nuits suivantes. Construit en pierre et en bois, l'établissement comprend des chambres d'hôtel flambant neuves très récemment ouvertes et, dans la partie plus ancienne, des appartements alliant matériaux traditionnels (parquets, poutres apparentes) et éléments de décoration modernes. Un style rustique chic qui nous séduit immédiatement !
Depuis notre terrasse, la vue donne sur le massif des Lefka Ori au cœur duquel se trouve le plateau d'Omalos, point de départ des gorges de Samaria, que nous avons bien l'intention de parcourir prochainement. Notre hôtesse nous prévient que le canyon est encore fermé, mais que son ouverture devrait intervenir d'un jour à l'autre. A suivre donc !
En attendant, c'est le bord de mer que nous souhaitons découvrir, en randonnant de Sougia à Lissos, une baie uniquement accessible à pied ou avec un petit bateau. La randonnée correspond à l'itinéraire 16 du guide Rother.
Il est 13 h 45 quand nous commençons notre balade dans le port de Sougia alors que la plupart des promeneurs sont déjà sur le chemin du retour.
Après contournement de quelques gros rochers et de plusieurs passages étroits, nous arrivons rapidement dans la gorge de Lissos, sauvage et romantique, avec ses jolis massifs de lauriers roses en guise de haie d'honneur.
C'est par un ancien chemin muletier que nous accédons ensuite à un large plateau couvert d'une garrigue très odorante. Au loin, quelques névés font de la résistance sur les bien nommées montagnes Blanches.
Bientôt, la petite baie de Lissos est à portée de vue.
Mais qu'on ne s'y trompe pas, il y a 120 mètres de dénivelé entre le haut du plateau et la plage. Le début de la descente est marqué d'un drapeau grec peint sur la falaise en guise de repère.
Une fois arrivés, la plage de galets est moins accueillante qu'elle n'y paraissait d'en haut. En tout cas, il n'est pas question de se baigner, la mer est beaucoup trop agitée.
Cela nous laisse le temps d'explorer les alentours, notamment le site archéologique de l'antique Lissos mis à jour dans les années 1950. En effet, dans cette vallée, loin de tout, se trouvait jadis, à la basse époque hellénistique, une station thermale. Des mosaïques à formes géométriques et motifs d'oiseaux témoignent de ce passé révolu.
Il reste à nous coltiner la remontée, moins pénible qu'escomptée. Quand on aperçoit le drapeau grec peint sur la paroi, la partie est gagnée. Il ne reste alors qu'à retraverser le plateau et la gorge.
Pour les plus endurants qui souhaiteraient faire une boucle, il est possible de combiner les itinéraires 16 et 17 du Rother, c'est-à-dire qu'une fois de retour au niveau de la gorge il faut remonter sur un autre plateau pour arriver à Sougia par le haut.
Nous, on se contente des 7,4 kilomètres effectués en 3 heures, pauses comprises, avec 310 mètres de dénivelé. Il faut garder des forces pour les prochains jours !
Demain, justement, nous avons réservé une dépose en bateau au cap Tripiti pour un retour à pied de 8 kilomètres et un dénivelé de 850 mètres entre le cap et Sougia… si Dieu le veut !
En attendant, dîner sur notre terrasse dans ce magnifique cadre des montagnes Blanches. Petite pluie en soirée.
Distance parcourue dans la journée : 80 kilomètres
Le lendemain…
Un ciel couvert, quelques gouttes de pluie et surtout une mer agitée conduisent le Captain George à annuler la sortie en bateau, alors que nous sommes sur le point de quitter notre hôtel à 8 heures.
Zut, il faut trouver une alternative au pied levé !
L'aller-retour entre Sougia et le cap Tripiti, représentant plus de 15 kilomètres en 6 heures et demie de marche avec 850 mètres de dénivelé à la montée et à la descente, nous semble inenvisageable.
Notre hôtesse nous suggère d'en parcourir une partie et de faire demi-tour dès qu'il nous plaira.
Nous suivons partiellement sa recommandation. Néanmoins, après avoir consulté notre documentation et afin de nous fixer un but, nous décidons de nous inspirer de l'itinéraire 19 du guide Rother en le limitant à un aller-retour entre Sougia et la grotte de Polifimos.
8 h 20, ça y est, c'est parti en direction du cap Tripiti sur un parterre fleuri en surplomb de la mer.
Au bout d'une heure et quart environ, nous quittons l'itinéraire menant au cap pour grimper dans les hauteurs tout en profitant de larges vues sur toute la côte Sud.
A l'approche de la cavité, gare au cheval de mer géant qui en défend l'entrée 😉 Ouf, totalement inoffensif, il nous laisse investir les lieux. L'intérieur est très vaste et garni de nombreuses concrétions.
C'est là, selon la légende, que vivait le cyclope Polyphème, un berger qui aurait capturé Ulysse et ses compagnons et aurait dévoré plusieurs hommes. Ulysse a fini par enfoncer un pieu en bois dans l'œil du cyclope pendant son sommeil et est parvenu à s'enfuir.
Après une petite pause, nous laissons la grotte mythique derrière nous pour être de retour à Sougia sur les coups de midi, à l'issue d'un parcours d'une douzaine de kilomètres en 3 heures 45 et 280 mètres de dénivelé.
Au final, une chouette balade alliant panorama, géologie et mythologie, une alternative intéressante pour qui ne veut pas aller jusqu'au cap Tripiti.
Le ciel de plus en plus bas n'incite guère à sortir dans l'après-midi, sauf pour explorer brièvement les alentours et le village de Moni.
En soirée, dîner à la taverne Rebetika à Sougia… bof, pas terrible !
Distance parcourue dans la journée : 23 kilomètres.
Vers Lissos

Autour de Sougia, des gorges de Figou à la ville de Paleochora J7 : Mercredi 15 mai 2019
Initialement, nous avions prévu de prendre le bus à 7 heures du matin jusqu'au village de Agia Irini. De là, nous voulions combiner les itinéraires 20 et 21 du guide Rother, à savoir parcourir les gorges de Figou puis enchaîner avec celles d'Agia Irini pour arriver à Moni (4 à 5 heures de marche en aller simple).
Mais une météo incertaine va une nouvelle fois contrarier nos plans et limiter nos ambitions.
Nous finissons par prendre la direction du village d'Agia Irini, mais en voiture et à 10 heures du matin seulement, après moult hésitations. Il fait 17 degrés à Sougia mais seulement 9 à Agia Irini avec de petites averses. Brr !
Dans ces conditions, nous faisons une croix sur les gorges d'Agia Irini, nous contentant de la petite boucle de 2 heures à travers la gorge de Figou.
Figou signifie "fuite" et fait référence à un événement survenu en 1821, date à laquelle un grand nombre de femmes et d'enfants ont trouvé refuge ici pour être à l'abri des Turcs.
Tout comme l'ont sans doute fait les réfugiés de l'époque, nous suivons un ancien kalderimi (sentier muletier) qui monte en douceur vers un col à 842 mètres.
Mais contrairement aux fugitifs de l'époque, nous prenons tout le temps d'admirer la vue très dégagée sur les pentes environnantes couvertes d'anciennes terrasses.
C'est en nous retournant pour évaluer la distance parcourue que nous réalisons le travail titanesque des Anciens pour soutenir et empierrer cette voie.
Changement de décor après le col alors que nous amorçons la descente dans une cuvette qui se rétrécit petit à petit, comme un entonnoir. Le sentier parfois accidenté se faufile alors au milieu de gros rochers rendus glissants par une petite pluie fine.
Près des ruines d'un ancien poste de garde des résistants crétois, nous débouchons à l'entrée des gorges d'Agia Irini. S'il avait fait beau, nous aurions poursuivi dans ces dernières, mais vu la météo, nous préférons en rester là et fermer la boucle en revenant à notre point de départ.
Comme prévu, nous avons mis deux heures pour effectuer ces 5,1 kilomètres avec 300 mètres de dénivelé, dans des gorges très jolies et très peu fréquentées.
La météo se dégrade encore un peu plus dans l'après-midi. Qu'en est-il 15 kilomètres plus à l'est ? Pas mieux ! C'est sous une petite pluie persistante que nous visitons Paleochora.
Le soleil fait néanmoins son retour en soirée, ce qui est de bon augure pour demain. Notre hôtesse nous annonce que les gorges de Samaria viennent d'ouvrir. Parfait !
Distance parcourue dans la journée : 92 kilomètres.
Gorges de Figou

Des gorges de Samaria au fort turc d'Agia Roumeli J8 : Jeudi 16 mai 2019
Les gorges de Samaria constituent un incontournable de la Crète, mais de par leur situation au centre de l'île il n'est pas facile de les intégrer à un circuit. En effet, il s'agit d'un parcours linéaire de 16 kilomètres de long avec 1200 mètres de dénivelé entre le plateau d'Omalos au cœur des Montagnes blanches et la petite localité d'Agia Roumeli sur la côte sud qui, elle, n'est pas reliée au réseau routier.
Il faut par conséquent prévoir des liaisons en bus et/ou en ferry pour atteindre l'une ou l'autre des extrémités du parcours.
Depuis Sougia par exemple, il est possible de prendre un bus à 7 heures du matin qui arrive vers 9 heures à Xyloskalo, l'entrée du parc national de Samaria. La descente à pied jusqu'au bord de mer prend 5 à 7 heures. Pour le retour, il faut prendre en fin de journée le ferry entre Agia Roumeli et Sougia.
On pourrait aussi rejoindre Xyloskalo en voiture, mais dans ce cas c'est pour le retour qu'il faut enchaîner ferry (entre Agia Roumeli et Sougia) et bus (de Sougia à Xyloskalo).
Ces solutions sont valables si l'on veut faire l'intégralité des 16 kilomètres de descente.
Car il existe aussi une version "allégée" des gorges de Samaria qui consiste à les remonter depuis la mer entre Agia Roumeli et les Portes de Fer, soit la partie la plus belle, en deux heures environ l'aller-retour. Dans ce cas, pour rejoindre Agia Roumeli, inutile de partir très tôt, un ferry au départ de Sougia à 9 h 15 atteint Agia Roumeli une heure plu tard.
C'est l'option que nous avons retenue. Nous la complèterons avec une extension vers les ruines d'une forteresse turque dominant la baie d'Agia Roumeli. Cela correspond à la combinaison des parcours 22 et 23 du guide Rother.
La journée commence par conséquent par une merveilleuse promenade en bateau le long de la côte, entre Sougia et Agia Roumeli via le cap Tripiti, l'occasion pour nous de revoir depuis la mer les paysages de falaises que nous avons arpentées hier.
Arrivés à Agia Roumeli, nous nous dirigeons rapidement vers un torrent mugissant que nous suivrons jusqu'à l'entrée du parc national. A cette heure, la plupart des randonneurs en provenance de Xyloskalo sont encore dans les hauteurs. Nous profitons donc de ce calme relatif avant leur arrivée en nombre, en général à partir de midi.
Une fois dans le parc, nous franchissons à plusieurs reprises le cours d'eau bordé de lauriers roses, de pins de Calabre et de cyprès sur des passerelles rudimentaires. Le débit et la hauteur de l'eau à peine inférieure à celle des passerelles expliquent sans doute pourquoi l'accès n'est possible que depuis un jour ou deux.
Au fil de notre progression, les parois du canyon se rapprochent.
C'est sur un chemin de planches que nous franchissons les Portes de Fer, ce passage où le lit de la rivière ne fait plus que trois mètres de large entre des parois verticales s'élevant jusqu'à 300 mètres de haut. Impressionnant !
Néanmoins, il est un peu tôt pour profiter de l'éclairage optimal de la gorge. En attendant que le soleil arrive au zénith, nous poursuivons vers l'amont jusqu'à l'aire de repos de Christos et encore un peu plus loin.
Là, devant les eaux turquoise de la rivière, tout en dégustant nos sandwichs, nous observons avec amusement le profil des randonneurs qui commencent à arriver à la queue leu leu depuis les hauteurs de Xyloskalo. Nous leur emboîtons le pas pour revenir aux Portes de Fer et assister maintenant à l'entrée progressive du soleil dans le canyon.
Pour le moment, ce sont deux mules qui jouent les vedettes, remontant le cours d'eau afin d'offrir leur assistance à quelque marcheur épuisé.
Ça y est, il est presque 13 heures, la lumière inonde à présent la gorge. Nous tournons alors le dos aux Portes de Fer pour quitter le canyon, mais contrairement à la quasi-totalité des randonneurs impatients de rallier l'embarcadère au plus vite après 16 kilomètres dans les jambes et dans les genoux, nous profitons de notre relative fraîcheur pour amorcer une extension dans les hauteurs.
Pour ce faire, nous grimpons à flanc de montagne en direction d'un fort en ruines, 220 mètres au-dessus de la mer.
Plus on monte, plus la vue sur la zone de l'embouchure des gorges de Samaria est belle. Elle devient encore plus spectaculaire un étage plus haut quand nous atteignons la crête rocheuse d'où quelques pas nous séparent de la forteresse du Kastro.
Depuis les vestiges du fort, on contemple Agia Roumeli et sa longue plage de galets à nos pieds.
En revanche, la descente sur le versant opposé dans un éboulis rocheux est raide et délicate. Pas le temps de lever le nez sous peine de se tordre une cheville !
Les ferrys sont déjà ancrés dans le port, même si leur départ n'est prévu qu'à 17 h 30. De retour à l'embarcadère vers 15 h 30, nous avons tout loisir de flâner dans le village, de passer du café au glacier, de la plage au port, sans oublier baignade et bain de soleil.
Une magnifique journée qui se termine par une ultime promenade en bateau.
Notre séjour dans la région de Sougia s'achève avec un bilan toujours très enthousiaste.
Distance parcourue dans la journée : 12 kilomètres.
Portes de Fer

La suite se trouve dans le post 2 !
Séjour d'un mois villes et campagne au Québec
Bonjour les amis...🙂
Nous prévoyons de nous balader un mois au Québec ..
65 ans .. nous aimons prendre notre temps.. nous aimons les villes et la campagne et prendre notre temps.
Nous avons choisi du 15 septembre au 15 octobre pour voir les belles couleurs des feuilles ...
Voici notre parcours et durée :
Arrivé Toronto et restons 3 nuits le premier jour étant pris par le voyage ..
Niagara falls et restons deux jours à Niagara on thé Lake
Kingston 1 j
Ottawa 2 j
Les hautes Laurentides 2j
Le mont tremblant 2 j
St Alexis des monts 2j
La tuque 1 j
Lac st jean 1j
Fjord du seguenay 2j
Tadoussac 2j
Îles au coudres 2j
Québec 3 ou 4 j
Montreal 3ou 4 j
Qu en pensez vous les amis ? Et avez vous des bonnes idées et conseils en tous genres 😀😎
Merci d avances
Planning 15 jours pleins au Pérou, comment les remplir?
Bonjour
J'ai bien conscience que ce post ressemblera a 150 autres plus anciens...désolé par avance :) Je pars en couple en mars prochain pour 15 jours pleins au Pérou.
Grace au forum j'ai déjà pu ébaucher un planning de visite : J1 : Arrivée Lima de nuit J2 : Repos/visite Lima J3 : Trajet Lima-Paracas J4 : Islas Ballestas, Laguna de Huacachina, trajet Nazca J5 : Vol Nazca, visite du coin, bus de nuit pur Arequipa J6 : Arequipa J7 et J8 : Trek 2j 1 nuit dans le canyon de Colca J9 : Trajet jusque Cusco J10 : Visite Cusco J11 : Saqsayaman et autre visite dans le coin J12 : Vallée de l'Inca J13-14-15-16 : Trek de l'Inca et Macchu Pichu J17 : retour de Cusco par avion; J18 : Journée a Lima, Avion retour qui décolle après minuit
Je me demande déjà si ce planning est réaliste, notamment sur les J4, J7-8 . S'il l'est, auriez vous malgré tout une idée d'un immanquable que j'aurais oublié? (précision : la foret tropicale ne m'interesse pas ayant déjà visité par le passé, et j'ai également vu le lac Titicaca l'an passé durant mon séjour de 15j en Bolivie). S'il ne l'est pas, et qu'il faut bypasser 1 voire 2 jours, que supprimer?
Le canyon de Colca est-il immanquable? Y faire un trek n'est il pas redondant avec le trek de l'Inca? Meme question pour le trek de l'Inca du coup, vu que ca prend 4 jours et que ca plombe une grosse partie du budget (j'ai lu 500€ le trek oO), le feriez vous? Ou feriez vous autrement ?
Et enfin, si mon planning se révélait par magie laaarge, par quoi pourrais-je le compléter? (on peut toujours rêver)
Merci beaucoup! Morgan
J'ai bien conscience que ce post ressemblera a 150 autres plus anciens...désolé par avance :) Je pars en couple en mars prochain pour 15 jours pleins au Pérou.
Grace au forum j'ai déjà pu ébaucher un planning de visite : J1 : Arrivée Lima de nuit J2 : Repos/visite Lima J3 : Trajet Lima-Paracas J4 : Islas Ballestas, Laguna de Huacachina, trajet Nazca J5 : Vol Nazca, visite du coin, bus de nuit pur Arequipa J6 : Arequipa J7 et J8 : Trek 2j 1 nuit dans le canyon de Colca J9 : Trajet jusque Cusco J10 : Visite Cusco J11 : Saqsayaman et autre visite dans le coin J12 : Vallée de l'Inca J13-14-15-16 : Trek de l'Inca et Macchu Pichu J17 : retour de Cusco par avion; J18 : Journée a Lima, Avion retour qui décolle après minuit
Je me demande déjà si ce planning est réaliste, notamment sur les J4, J7-8 . S'il l'est, auriez vous malgré tout une idée d'un immanquable que j'aurais oublié? (précision : la foret tropicale ne m'interesse pas ayant déjà visité par le passé, et j'ai également vu le lac Titicaca l'an passé durant mon séjour de 15j en Bolivie). S'il ne l'est pas, et qu'il faut bypasser 1 voire 2 jours, que supprimer?
Le canyon de Colca est-il immanquable? Y faire un trek n'est il pas redondant avec le trek de l'Inca? Meme question pour le trek de l'Inca du coup, vu que ca prend 4 jours et que ca plombe une grosse partie du budget (j'ai lu 500€ le trek oO), le feriez vous? Ou feriez vous autrement ?
Et enfin, si mon planning se révélait par magie laaarge, par quoi pourrais-je le compléter? (on peut toujours rêver)
Merci beaucoup! Morgan
Voyage à Borneo Nature fantastique
Bonjour à tous, je vous publie ici le carnet de mon voyage à Bornéo. Il y a beaucoup de photos que je publierai au fur et à mesure, j'espère que cela vous plaira, vous donnera envie de découvrir ce coin d'Asie du Sud Est ou de préparer votre itinéraire.

A l'occasion de la semaine de vacances du 1er Octobre on prend la destination de la province de Sabah, dans la partie la plus septentrionale de l’île de Bornéo en Malaisie. Bornéo… Un endroit exotique qui dans mon imagination semble être ce genre de destination « last frontier » un endroit mystérieux, si lointain et inaccessible et qui a toujours fait rêver le voyageur que je suis.
Bornéo est un grand territoire, c’est la troisième grande île du monde et elle se trouve au niveau de l’équateur ce qui fait qu’elle recèle de nombreux trésors naturels. Elle est composée administrativement en 4, la plus grande partie au Sud appartenant à l’Indonésie et le Nord est divisée entre le sultanat de Brunei, indépendant depuis le retrait des colons anglais et riche d’hydrocarbures, enfin deux provinces de la Fédération de Malaisie, le Sarawak et le Sabah. Le Sabah est une petite province de l’île, je compte donc me focaliser sur cette zone, ce qui est pour moi un grand avantage, car on n’a pas besoin de parcourir de grandes distances pour découvrir les différentes facettes de la région, l'avion se révèle très pratique.
Bornéo du fait de sa dimension et sa position est réputée pour abriter une faune et une flore très diversifiée et même unique. C’est une destination sûre mise à part la partie la plus orientale qui se trouve en zone rouge pour l’activité passée des pirates d’origine philippins et d’obédience islamiste mais qui semble aujourd’hui maitrisée par l’armée malaisienne qui a renforcé sa présence autour de l’archipel de Semporna et la mise en place de checkpoints. Le niveau de développement général du Sabah est moyen, mais le réseau routier est en bon état, les aéroports efficaces. L’île est à l’abri de la plupart des catastrophes naturelles que subit fréquemment l’Asie du Sud Est, que ce soit les typhons (d’où son slogan the island below the wind), les éruptions volcaniques ou tremblements de terre du cercle de feu du pacifique, la présence limitée de la malaria.
Finalement assez accessible depuis la Chine grâce à Airasia qui opère des liaisons directes depuis plusieurs villes de second rang en Chine dont Hangzhou vers Kota Kinabalu, je prépare donc ce voyage orienté "Nature" en se concentrant par choix sur une petite partie de l'île au Nord Est dans l'Etat du Sabah, entre Tawau et Sandakan, là où se trouve un concentré des plus beaux parcs de la partie Malaisienne de Bornéo : les récifs de l'archipel de Semporna, la faune sauvage du fleuve Kinabatangan, et les sanctuaires de protection des animaux endémiques et symboliques de Borneo. Pour la fin du séjour, je retourne à Kota Kinabalu pour en apprécier la vie urbaine et les îles au large.
********************
Départ en soirée de Hangzhou à destination de Kota Kinabalu sur l'île de Bornéo, à environ 4 heures d'avion. J’arrive au milieu de la nuit dans la moiteur de Kota Kinabalu et je dois attendre pour le prochain vol en début de matinée pour Tawau. Je décide de partir à la recherche d'un hôtel dans les environs pour passer ces quelques heures et essayer de glaner quelques heures de sommeil. La recherche ne fut pas exempte de péripéties, je me suis retrouvé en bord de route 3h du matin à la recherche de la réception d'un hôtel qui était en fait fermé, avant de finalement échouer à l'hôtel Chaya, juste au Nord de l'aéroport qui avait encore une chambre mais au prix fort, tant pis il est trop tard pour entrer dans une négociation dure avec la réception. Aujourd'hui est un jour de transit seulement, après une très courte nuit de sommeil, je retourne prendre le deuxième avion Airsia à destination Tawau. Le vol est très court, sans avoir le temps d’enfiler le plateau repas on est déjà en train d'amorcer la descente au-dessus des champs de palmiers.
On prend ensuite un minibus vers Semporna, environ 2 heures, là où nous faisons déjà le check-in pour notre séjour plongée auprès de Scuba Junkie sur Mabul Island. Le bateau partant en début d'après-midi, on a le temps de faire un tour dans la sinistre ville de Semporna, de faire quelques courses complémentaires et de prendre un repas indien. Cette ville est parmi les plus moches que je n'ai jamais vus de ma vie, avec une odeur terrible dans les rues et une désorganisation incroyable. On n'est pas mécontent d'embarquer pour un endroit bien plus agréable, au milieu de la Mer des Célèbes, Mabul Island. Il faudra environ une heure pour faire la traversée. On remarque de nombreuses maisons sur piloti plantées sur le corail à proximité des îles. Mabul en approche.

On arrive à Scuba Junkie sur Mabul Island, l'île en elle-même a tout de paradisiaque, sable fin et eau transparente qui laisse apparaitre la beauté des coraux et la densité de faune sous-marine. Quel contraste avec Semporna.
La Jetty de Scuba Junkie

Le resort de Scuba Junkie est très bien entretenu.
Ce n'est pas seulement une île resot car il y a un village juste à côté de la jetée avec de petites maisons de bric et broc et beaucoup d'animation.

Le resort de scuba junkie est exclusivement dédié à la plongée, avec un rythme intensif quotidien fait très exactement de plongée, repos, plongée, repas, plongée, repos, diner, et on recommence pareil le lendemain. Le resort est très bien tenu et exceptionnellement bien géré, même si on a parfois l'impression que ce côté très rigide jure dans ce paradis tropical asiatique où l'on a parfois envie de baisser le rythme. Néanmoins, leur réel effort dans la protection est vraiment notable, ils sont aussi très actifs pour protéger les tortues marines avec une couveuse pour les oeufs de tortues qu'ils relachent après éclosion, un spectacle magnifique pour lequel ils appellent les enfants du village et rappellent l'importance du respect des animaux.
D'ailleurs il y a tellement de tortues marines autour de Mabul, qu'une fois j'en repère une depuis la Jetty en rentrant d'une plongée.

En fin de journée, on prend le temps de se promener autour de l'île dans le village où réside la population de Mabul, les ruelles sont très vivantes avec beaucoup d'enfants, des jeunes qui jouent au basket, des filles qui dansent, les coqs qui hurlent, le muezzin qui appelle à la prière.
Une partie du village est construit sur la mer, donc certaines rues sont en fait des passerelles branlantes en bois au-dessus de l’eau pour rejoindre les maisons les plus éloignés du rivage.

C'est de ce côté que l'on peut apprécier les plus beaux couchers de soleil sur la Mer des Célèbes.
A suivre...

A l'occasion de la semaine de vacances du 1er Octobre on prend la destination de la province de Sabah, dans la partie la plus septentrionale de l’île de Bornéo en Malaisie. Bornéo… Un endroit exotique qui dans mon imagination semble être ce genre de destination « last frontier » un endroit mystérieux, si lointain et inaccessible et qui a toujours fait rêver le voyageur que je suis.
Bornéo est un grand territoire, c’est la troisième grande île du monde et elle se trouve au niveau de l’équateur ce qui fait qu’elle recèle de nombreux trésors naturels. Elle est composée administrativement en 4, la plus grande partie au Sud appartenant à l’Indonésie et le Nord est divisée entre le sultanat de Brunei, indépendant depuis le retrait des colons anglais et riche d’hydrocarbures, enfin deux provinces de la Fédération de Malaisie, le Sarawak et le Sabah. Le Sabah est une petite province de l’île, je compte donc me focaliser sur cette zone, ce qui est pour moi un grand avantage, car on n’a pas besoin de parcourir de grandes distances pour découvrir les différentes facettes de la région, l'avion se révèle très pratique.
Bornéo du fait de sa dimension et sa position est réputée pour abriter une faune et une flore très diversifiée et même unique. C’est une destination sûre mise à part la partie la plus orientale qui se trouve en zone rouge pour l’activité passée des pirates d’origine philippins et d’obédience islamiste mais qui semble aujourd’hui maitrisée par l’armée malaisienne qui a renforcé sa présence autour de l’archipel de Semporna et la mise en place de checkpoints. Le niveau de développement général du Sabah est moyen, mais le réseau routier est en bon état, les aéroports efficaces. L’île est à l’abri de la plupart des catastrophes naturelles que subit fréquemment l’Asie du Sud Est, que ce soit les typhons (d’où son slogan the island below the wind), les éruptions volcaniques ou tremblements de terre du cercle de feu du pacifique, la présence limitée de la malaria.Finalement assez accessible depuis la Chine grâce à Airasia qui opère des liaisons directes depuis plusieurs villes de second rang en Chine dont Hangzhou vers Kota Kinabalu, je prépare donc ce voyage orienté "Nature" en se concentrant par choix sur une petite partie de l'île au Nord Est dans l'Etat du Sabah, entre Tawau et Sandakan, là où se trouve un concentré des plus beaux parcs de la partie Malaisienne de Bornéo : les récifs de l'archipel de Semporna, la faune sauvage du fleuve Kinabatangan, et les sanctuaires de protection des animaux endémiques et symboliques de Borneo. Pour la fin du séjour, je retourne à Kota Kinabalu pour en apprécier la vie urbaine et les îles au large.

********************
Départ en soirée de Hangzhou à destination de Kota Kinabalu sur l'île de Bornéo, à environ 4 heures d'avion. J’arrive au milieu de la nuit dans la moiteur de Kota Kinabalu et je dois attendre pour le prochain vol en début de matinée pour Tawau. Je décide de partir à la recherche d'un hôtel dans les environs pour passer ces quelques heures et essayer de glaner quelques heures de sommeil. La recherche ne fut pas exempte de péripéties, je me suis retrouvé en bord de route 3h du matin à la recherche de la réception d'un hôtel qui était en fait fermé, avant de finalement échouer à l'hôtel Chaya, juste au Nord de l'aéroport qui avait encore une chambre mais au prix fort, tant pis il est trop tard pour entrer dans une négociation dure avec la réception. Aujourd'hui est un jour de transit seulement, après une très courte nuit de sommeil, je retourne prendre le deuxième avion Airsia à destination Tawau. Le vol est très court, sans avoir le temps d’enfiler le plateau repas on est déjà en train d'amorcer la descente au-dessus des champs de palmiers.

On prend ensuite un minibus vers Semporna, environ 2 heures, là où nous faisons déjà le check-in pour notre séjour plongée auprès de Scuba Junkie sur Mabul Island. Le bateau partant en début d'après-midi, on a le temps de faire un tour dans la sinistre ville de Semporna, de faire quelques courses complémentaires et de prendre un repas indien. Cette ville est parmi les plus moches que je n'ai jamais vus de ma vie, avec une odeur terrible dans les rues et une désorganisation incroyable. On n'est pas mécontent d'embarquer pour un endroit bien plus agréable, au milieu de la Mer des Célèbes, Mabul Island. Il faudra environ une heure pour faire la traversée. On remarque de nombreuses maisons sur piloti plantées sur le corail à proximité des îles. Mabul en approche.


On arrive à Scuba Junkie sur Mabul Island, l'île en elle-même a tout de paradisiaque, sable fin et eau transparente qui laisse apparaitre la beauté des coraux et la densité de faune sous-marine. Quel contraste avec Semporna.

La Jetty de Scuba Junkie
Le resort de Scuba Junkie est très bien entretenu.
Ce n'est pas seulement une île resot car il y a un village juste à côté de la jetée avec de petites maisons de bric et broc et beaucoup d'animation.

Le resort de scuba junkie est exclusivement dédié à la plongée, avec un rythme intensif quotidien fait très exactement de plongée, repos, plongée, repas, plongée, repos, diner, et on recommence pareil le lendemain. Le resort est très bien tenu et exceptionnellement bien géré, même si on a parfois l'impression que ce côté très rigide jure dans ce paradis tropical asiatique où l'on a parfois envie de baisser le rythme. Néanmoins, leur réel effort dans la protection est vraiment notable, ils sont aussi très actifs pour protéger les tortues marines avec une couveuse pour les oeufs de tortues qu'ils relachent après éclosion, un spectacle magnifique pour lequel ils appellent les enfants du village et rappellent l'importance du respect des animaux.
D'ailleurs il y a tellement de tortues marines autour de Mabul, qu'une fois j'en repère une depuis la Jetty en rentrant d'une plongée.

En fin de journée, on prend le temps de se promener autour de l'île dans le village où réside la population de Mabul, les ruelles sont très vivantes avec beaucoup d'enfants, des jeunes qui jouent au basket, des filles qui dansent, les coqs qui hurlent, le muezzin qui appelle à la prière.
Une partie du village est construit sur la mer, donc certaines rues sont en fait des passerelles branlantes en bois au-dessus de l’eau pour rejoindre les maisons les plus éloignés du rivage.
C'est de ce côté que l'on peut apprécier les plus beaux couchers de soleil sur la Mer des Célèbes.
A suivre...Aide pour premier voyage seule en Thaïlande ou au Vietnam
Bonjour,
Je souhaite partir du 12 au 24 avril 2020 pour un premier voyage solo.
J'hésite entre 2 destinations qui sont la Thaïlande ou le Vietnam. J'aimerai savoir lequel des 2 me conseillez-vous svp. Merci beaucoup pour vos réponses.
Traversée en kayak Nanortalik-Narsarsuaq via le fjord Tasermiut
Un an après notre voyage en kayak gonflable à Disko au milieu des icebergs et des baleines nous sommes décidés pour retourner au Groenland. Dans ce pays grand comme quasiment 4 fois la France le choix de la « région » est un peu laborieux tant les possibilités sont nombreuses. Le fjord d’Uummannaq où je me suis rendu en hiver il y a 6 mois nous semble être formidable. Il y a un loueur (ce qui nous permettrait d’avoir un kayak rigide), des baleines, d’immenses montagnes et des icebergs en quantité. En revanche la zone est toujours sous le risque « imminent » d’un tsunami (pour une grande partie du nord du fjord). Nous craignons également l’immensité du fjord et son exposition au vent et à la houle avec en plus, selon le parcours de nombreuses traversées entre les îles dépassant les 10 km et nous ne sommes pas des kayakistes confirmés. Pour finir les températures à nos dates de congés (fin août et début septembre) risquent d’être déjà bien froides (-5/5°C) pour la pratique agréable d’un sport nautique.
Tout ceci considéré, nous continuons à imaginer des parcours avec Google Earth dans tout le pays mais les montagnes aux environs de Nanortalik sur la pointe sud du pays nous paraissent également vite idéales. Cette zone, bien desservie depuis Copenhague (vols directs !), possède de grands réseaux de fjords bien encaissés et donc protégés des caprices de la haute mer. Différents transferts en bateau proposés par la Disko Line permettent d’envisager des traversées plus ou moins longues entre les différents villages. Nous « dessinons » donc un parcours entre le village de Nanortalik et l’aéroport d’arrivée à Narsarsuaq.
Le fjord de Tasermiut apparait être le joyau du coin et ne pas s’y rendre serait bien dommage. Mais en aller-retour, visiter ce fjord nous ferait faire un détour de 140 km ! Le seul moyen d’y pagayer en restant dans les temps (15 jours de kayak) est de le parcourir en aller simple et donc de s’en échapper par la terre une fois au fond. La carte au 1/100 000e montre une vallée large et plate reliant le fond du fjord de Tasermiut à celui du Sondre Sermilik par un portage d’une petite vingtaine de kilomètres.
La traversée dans le sens Nanortalik>Narsarsuaq via le fjord de Tasermiut fait ainsi 240 km soit une bonne quinzaine de kilomètres obligatoires à effectuer pour les 15 jours de voyage. D’expérience cette distance est le compromis parfait entre les jours de rando, les jours d’avancée et la marge de sécurité. 3 portages jalonnent l’itinéraire pour un total de 30 km à effectuer à pied environ. Notre trajet passe par le village d’Ammasivik au kilomètre 160 où nous pourrons nous ravitailler. Nous ne sommes donc pas obligés d’emporter 15 jours de nourriture ce qui limite largement le poids et le volume des vivres à embarquer.
Le sud du Groenland présente également l’avantage d’avoir des températures clémentes même en septembre, pas d’ours polaire (surtout à la fin de l’été), des côtes très vertes qui contrastent avec la mer où les glaciers et de gros icebergs qui remontent depuis la côte Est le cap Farewell parfois jusqu’à Qaqortoq.
Le vol est donc réservé en mai pour la dernière semaine d’août et la première de septembre. Manque de chance, l’aller retour direct depuis Copenhague est hors de prix à nos dates mais en choisissant à l’aller un Copenhague- Narsarsuaq avec Air Greenland et un retour Narsarsuaq-Reykjavik avec Air Iceland le tarif devient plus raisonnable. C’est l’option que nous choisissons même si passer par Reykjavik complique un peu le voyage de retour sur Paris…. Depuis Narsarsuaq nous gagnerons Nanortalik en 6h de bateau. Ce trajet est réservé auprès de la Disko Line, 3 mois à l’avance, nous prenons les dernières places disponibles malgré des trajets presque quotidiens. Seulement 50 minutes séparent notre arrivée en avion et le départ du bateau mais normalement ce dernier attend les passagers… Nous prenons donc ce risque pour gagner du temps sur place. A Narsarsuaq, la présence de l’agence BlueIce tenue par un Français nous permettrait la location d’un kayak rigide mais avec 30 km de portage ce n’est pas envisageable c’est donc avec notre kayak gonflable biplace Gumotex Swing 2 que nous partons. C’est un kayak que je connais bien et avec lequel j’ai déjà effectué 2 voyages de plusieurs jours dans le grand Nord. Son seul véritable inconvénient est sa vitesse de croisière assez lente du fait de sa largeur importante et de son fond plat. Il est en revanche assez léger (14 kilos à vide) très très stable et comme tous les gonflables, facile à remettre à flot après un dessalage. C’est un kayak très robuste qui n’a d’ailleurs pas pris une ride en dépit de nombreux jours d’utilisation dans des conditions parfois rudes (gel, glace, transport en avion…) Pour un poids total de 20 kilos avec tous ses équipements : pagaies, pompe, jupes et gilets compris il remplit pile un sac de 150 l. Les autres 20 kilos que nous autorise la franchise bagage sont occupés par le matériel de camping (tente 3 saisons et duvet 0°C confort) et 8 kilos de nourriture (4 kilos de muesli maison, 3 kilos de semoule complète et 1 kilo de comté). Même si tout peut se procurer sur place, cette nourriture pratique en camping et goûteuse constitue tout de même un petit plus ! En vue du portage, tout est empaqueté dans un gros sac à dos de randonnée de100 litres qui pèse à lui seul 3 kilos à vide tout de même. Nous partons avec un réchaud multi combustible gaz/essence MSR ainsi qu’un second réchaud Trangia à alcool à brûler au cas où. Cette année, nous avons également investi dans des combinaisons étanches pour le confort et la sécurité. Du fait de leur volume et de leur poids nous n’osons pas les prendre comme « accessoire » de cabine, elles occupent donc la moitié de notre bagage à main. L’autre moitié est occupée par nos vêtements Nous partons à deux (nous sommes frères) et je connais un peu la région pour avoir déjà effectué un tour en kayak en 2015 du côté de Narsaq.
Mardi 20 août Réveil avec une petite boule au ventre après le boulot c’est le départ et un couac à une seule étape et tout le voyage tombe à l’eau. Mais la première partie s’effectue sans anicroches: Chorges (05)-parking de l’hôtel Ibis de Villeurbanne où nous laissons la voiture premier « portage » à pied de 3 km entre le parking et la gare de Lyon Part Dieu Lyon-Roissy en TGV Roissy-Copenhague en avion avec Air France et nous sommes à l’hôtel à Copenhague.
Mercredi 21 août A 12h nous décollons pour Narsarsuaq que nous atteignons à 13h après 5h d’avion. Ce vol direct est un plaisir par rapport à toutes les escales nécessaires pour se rendre à d’autres destinations du Groenland. Même pas fatigués par ce court voyage, nous embarquons à l’heure dans le bateau de la Disko Line. Et à 19h avec 45 minutes d’avance nous voilà au bout du pays, sur la pointe sud, à Nanortalik.
Il fait beau, doux et nous repérons à quelques encablures du port une collinette cachée pour installer la tente.

Le gros supermarché ferme à 18h mais un autre plus petit est toujours ouvert. Il ne nous manque pas grand-chose pour compléter nos vivres. Nous achetons des sauces, du salami, du beurre, des tortillas, des biscuits et un litre d’alcool à brûler. Nous prenons en tout 10 jours de vivres ce qui nous laisse un peu de marge pour atteindre Ammasivik situé à 160 km d’ici. Nous sommes donc presque prêts à partir mais nous n’avons pas trouvé de cartouche de gaz. La station essence nous permettrait de partir avec ce carburant mais nous voulons quand même tenter notre chance avec le gaz dans le gros magasin. C’est quand même plus pratique que l’essence à utiliser.
Jeudi 22 août A 7h, dès l’ouverture nous sommes au magasin et bonne pioche nous trouvons du gaz. Retour au port où nous gonflons le kayak.
Il a bien survécu au transport et à 9h nous pagayons en direction du fjord de Tasermiut sous un temps correct malgré un bon plafond nuageux. Comme constaté en bateau la veille, il n’y a pas un seul iceberg en vue. L’embouchure du fjord est pourtant une zone où beaucoup viennent se bloquer. C’est aussi un endroit où passent parfois des baleines de Minke et nous sommes aux aguets. Mais tandis que nous gagnons l’entrée du fjord aucun signe de vie animale n’est observé. Le fjord est très large et nous remontons sa rive Ouest puis, nous le traversons pour tenter de se protéger du petit vent arrière qui commence à se lever. A l’abri d’un cap, la pause midi est agréable, nous mangeons notre « ration » : deux tortillas avec du salami et du beurre puis une tasse de muesli.
Juste avant le village de Tasiusaq nous repérons un talus bien plat qui parait idéal pour le bivouac. Nous montons le camp vers 16h en face de nos premiers icebergs. La marée est basse et le coin est rempli de grosses moules. Nous en ramassons une pleine casserole. Le démarrage du réchaud est inquiétant, le gaz produit une minuscule flamme bleue avec laquelle nous mettons 1h15 pour faire bouillir 3 litres d’eau ! Nous essayons divers réglages et nettoyage mais rien n’y fait le réchaud ne tire pas. Nous nous servirons de l’alcool pour tout le reste du séjour…
Vendredi 23 août Nuit claire et beau temps à 6h au réveil. Nous reprenons notre route, les montagnes commencent à être spectaculaires notamment sur la rive Est où de grandes aiguilles de granit montent vers le ciel. A l’embouchure de la rivière Kuussuaq nous hésitons à nous arrêter : c’est ici qu’il faudrait franchir un isthme de 1 km pour rejoindre un grand lac dont l’extrémité Est est bordée de la forêt Qinngua. Cette forêt naturelle si particulière mérite apparemment une visite mais cela nous ferait faire un détour de 40 km. Les arbres n’étant pas la spécificité du pays nous décidons de tracer notre route.
Vers 13h nous atteignons la vallée de Qooromiut bordée d’une immense tour rocheuse : Ulamertorsuaq. C’est un bel endroit pour planter la tente et s’offrir une demi-journée de randonnée le long de la rivière qui coule dans la vallée.
La végétation est sublime, la toundra commence à se colorer de rouge et l’eau de la rivière est d’un bleu étincelant. Le ciel est noir et très menaçant mais il ne pleut pas, nous remontons la rive gauche de la rivière jusqu’à ce que l’heure nous rappelle. Nous constatons qu’au milieu des saules et des éboulis la progression n’est pas rapide ce qui nous laisse dubitatifs pour les 20 km du portage dans quelques jours. 23h30 quelque chose gratte vers les sacs stockés à l’extérieur de la tente. Je sors et partout où le faisceau de ma lampe éclaire, une paire d’yeux me fixe. Je compte 4 renards que j’effraie comme je peux jusqu’à leur terrier situé seulement à une centaine de mètres de la tente. 1h nouvelle visite du camp je sors à nouveau et la seule chose que je peux faire est d’obstruer pour la nuit l’entrée du terrier avec une pierre. 2h30 décidément la nuit va être longue, le terrier doit avoir plusieurs entrées puisque la pierre est toujours en place mais les renards toujours autour de la tente ! A coup de rame nous les repoussons à nouveau. Ils nous laisseront tranquilles.
Samedi 24 août La nuit n’a pas été reposante du tout. II y a un bon brouillard mais nous devinons que le ciel bleu n’est pas loin. Nous retirons la pierre du terrier et constatons effectivement un autre trou quelques mètres plus loin…Nous reprenons la mer et après 2 km nous sommes en vue de la célèbre montagne en forme de M : Nalumarsortoq.

Elle émerge du brouillard dans une forêt de pics tous plus beaux les uns que les autres. Nous regrettons de ne pas nous être arrêtés dans cette vallée hier. D’ailleurs de nombreuses tentes sont visibles, l’endroit est réputé. La météo n’incite pas à la randonnée et nous poursuivons en kayak vers le fond du fjord. Vers midi le temps se lève alors que nous atteignons la vallée de Klosterdalen. Au pied de l’immense face Ouest de la montagne Ketil nous montons la tente dans un endroit paradisiaque.


Il est encore tôt et nous partons à pied dans la vallée. Nous sommes vite entourés de hauts bouleaux qui nous dépassent largement. Visiblement il n’y a pas que dans la forêt de Qinngua qu’on peut voir de vrais arbres au Groenland. Battus par les vents leurs troncs sont très tortueux. De retour du camp, la marée est basse et nous ramassons des moules pour agrémenter notre semoule. La cuisine est faite au feu de bois sous le soleil couchant qui illumine les sommets de la rive opposés.
Dimanche 25 août Grand ciel bleu à 6h.
Au matin, le sommet de la montagne Ketil nous apparait pour la première fois et il est blanchi par la neige. Sa face de plus de 1400 m est vraiment impressionnante, dans presque toute sa diagonale, elle est balafrée par une grosse fissure type « âge de glace ». Le chargement du kayak est maintenant une routine. Sur le pont avant, le gros sac de rangement du kayak de 150 l qui contient le gros sac de randonnée de 100 l qui contient lui-même trois sacs étanches de 30 l : deux de nourritures et un d’outillage divers (popote, réchauds, outils, pharmacie…) Sur le pont arrière deux sacs étanches de 60 l contiennent les vêtements, les baskets, la tente et le gaz. Tout est attaché avec des sangles réglables fixées au kayak via la ligne de vie. C’est beaucoup plus pratique qu’avec les tendeurs que nous utilisions les années précédentes. A l’intérieur 2 autres petits bidons contiennent également de la nourriture, un troisième est rempli par les deux duvets. Les bidons sont un peu plus durs à caler et à remplir que les sacs qui sont plus souples. Mais ils ont l’avantage d’être hermétique à tout : eau et renards notamment et au fond du kayak il y a toujours un peu d’eau provenant de nos Crocs™ lors des embarquements. Le fond du fjord n’est plus très loin et l’immense muraille glaciaire qui le ferme commence à être bien nette. Pour la première fois du séjour nous naviguons sur une mer d’huile.
Nous sommes décidés à attaquer le portage dès aujourd’hui pour anticiper la difficulté que celui-ci pourrait représenter. Mais c’est quand même avec regrets que nous regardons les nombreuses pentes douces des montagnes de la rive Ouest qui doivent offrir des panoramas spectaculaires sur les versants à pics de la rive Est. Heureusement l’arrivée au fond du fjord nous console.
La muraille glaciaire est sublime, c’est un véritable mur de glace de 1000 m de haut et de 2 km de large qui descend presque jusqu’à la mer.
Le glacier Sermitsiaq est également grandiose avec toutes ses aiguilles qui jalonnent sa descente dans un lac. Il est 10h lorsque nous touchons la plage de la vallée Tillersuaq que nous allons devoir remonter à pied. Nous déchargeons toutes les affaires, plions le kayak et répartissons le tout dans les sacs à dos. Heureusement qu’il ne pleut pas ! 1h de rangement plus tard il faut se résigner tout ne tiendra pas dans les sacs à dos. Ce n’est pas la place qui manque mais le poids, les deux sacs à dos sont donnés pour 20 kg et nous les dépassons largement. Une rupture des bretelles serait bien compliquée à gérer. Nous devrons en plus des énormes sacs sur le dos porter les dernières bricoles à la main. Les sacs sont durs à soulever, leurs poids doit avoisiner les 30 kilos. Nous nous engageons dans la vallée, pour notre plus grand bonheur la végétation est très basse rendant la marche facile.
Le rythme s’installe : 15 à 20 minutes de marche avant que les épaules ne réclament une pause de 3 à 5 minutes. La vallée est très accueillante large, plate, très verte, avec sur les côtés des montagnes et des glaciers magnifiques.

Notre progression est plus rapide que nos estimations, sûrement aux alentours de 2.5 km/h et en début de soirée nous avons parcouru 12 km. Le coin est magnifique, une belle ambiance sauvage s’est installée. Nous sommes au col et nous distinguons à la fois les montagnes du Tasermiut et celles du Sondre Sermilik, c’est très beau.
Lundi 26 août 7 km nous séparent du fjord de Sondre Sermilik, nos sacs semblent plus lourds que la veille. Nous descendons le long de la rivière alternant les passages dans des saules un peu trop hauts, des tourbières peu commodes ou des gravières de la rivière.
Sur ces petits galets la marche se déroule bien. A chaque pas nous pensons tomber nez à nez avec des bœufs musqués. Quelques bêtes ont été introduites il y a 5 ans dans la vallée et nous rencontrons de nombreuses crottes et traces mais ils restent invisibles. L’arrivée sur le fjord est un grand moment. Le ciel ne pourrait pas être plus bleu lorsque nous débouchons sur une butte parfaitement plate qui surplombe le fjord d’une dizaine de mètres.

Un bivouac parfait. Il nous a fallu deux demi-journées pour effectuer le portage. Le dos bien fatigué nous partons pour le reste de l’après midi en randonnée sur le cap de la vallée Isortoq qui culmine à 500 m d’altitude.

La vue sur notre parcours à pied et les vallées environnantes est superbe.
Le repas du soir pris au coin du feu sur l’immense plage déserte de l’estuaire de la rivière est également un moment marquant du séjour.
Le vol est donc réservé en mai pour la dernière semaine d’août et la première de septembre. Manque de chance, l’aller retour direct depuis Copenhague est hors de prix à nos dates mais en choisissant à l’aller un Copenhague- Narsarsuaq avec Air Greenland et un retour Narsarsuaq-Reykjavik avec Air Iceland le tarif devient plus raisonnable. C’est l’option que nous choisissons même si passer par Reykjavik complique un peu le voyage de retour sur Paris…. Depuis Narsarsuaq nous gagnerons Nanortalik en 6h de bateau. Ce trajet est réservé auprès de la Disko Line, 3 mois à l’avance, nous prenons les dernières places disponibles malgré des trajets presque quotidiens. Seulement 50 minutes séparent notre arrivée en avion et le départ du bateau mais normalement ce dernier attend les passagers… Nous prenons donc ce risque pour gagner du temps sur place. A Narsarsuaq, la présence de l’agence BlueIce tenue par un Français nous permettrait la location d’un kayak rigide mais avec 30 km de portage ce n’est pas envisageable c’est donc avec notre kayak gonflable biplace Gumotex Swing 2 que nous partons. C’est un kayak que je connais bien et avec lequel j’ai déjà effectué 2 voyages de plusieurs jours dans le grand Nord. Son seul véritable inconvénient est sa vitesse de croisière assez lente du fait de sa largeur importante et de son fond plat. Il est en revanche assez léger (14 kilos à vide) très très stable et comme tous les gonflables, facile à remettre à flot après un dessalage. C’est un kayak très robuste qui n’a d’ailleurs pas pris une ride en dépit de nombreux jours d’utilisation dans des conditions parfois rudes (gel, glace, transport en avion…) Pour un poids total de 20 kilos avec tous ses équipements : pagaies, pompe, jupes et gilets compris il remplit pile un sac de 150 l. Les autres 20 kilos que nous autorise la franchise bagage sont occupés par le matériel de camping (tente 3 saisons et duvet 0°C confort) et 8 kilos de nourriture (4 kilos de muesli maison, 3 kilos de semoule complète et 1 kilo de comté). Même si tout peut se procurer sur place, cette nourriture pratique en camping et goûteuse constitue tout de même un petit plus ! En vue du portage, tout est empaqueté dans un gros sac à dos de randonnée de100 litres qui pèse à lui seul 3 kilos à vide tout de même. Nous partons avec un réchaud multi combustible gaz/essence MSR ainsi qu’un second réchaud Trangia à alcool à brûler au cas où. Cette année, nous avons également investi dans des combinaisons étanches pour le confort et la sécurité. Du fait de leur volume et de leur poids nous n’osons pas les prendre comme « accessoire » de cabine, elles occupent donc la moitié de notre bagage à main. L’autre moitié est occupée par nos vêtements Nous partons à deux (nous sommes frères) et je connais un peu la région pour avoir déjà effectué un tour en kayak en 2015 du côté de Narsaq.
Mardi 20 août Réveil avec une petite boule au ventre après le boulot c’est le départ et un couac à une seule étape et tout le voyage tombe à l’eau. Mais la première partie s’effectue sans anicroches: Chorges (05)-parking de l’hôtel Ibis de Villeurbanne où nous laissons la voiture premier « portage » à pied de 3 km entre le parking et la gare de Lyon Part Dieu Lyon-Roissy en TGV Roissy-Copenhague en avion avec Air France et nous sommes à l’hôtel à Copenhague.
Mercredi 21 août A 12h nous décollons pour Narsarsuaq que nous atteignons à 13h après 5h d’avion. Ce vol direct est un plaisir par rapport à toutes les escales nécessaires pour se rendre à d’autres destinations du Groenland. Même pas fatigués par ce court voyage, nous embarquons à l’heure dans le bateau de la Disko Line. Et à 19h avec 45 minutes d’avance nous voilà au bout du pays, sur la pointe sud, à Nanortalik.

Il fait beau, doux et nous repérons à quelques encablures du port une collinette cachée pour installer la tente.

Le gros supermarché ferme à 18h mais un autre plus petit est toujours ouvert. Il ne nous manque pas grand-chose pour compléter nos vivres. Nous achetons des sauces, du salami, du beurre, des tortillas, des biscuits et un litre d’alcool à brûler. Nous prenons en tout 10 jours de vivres ce qui nous laisse un peu de marge pour atteindre Ammasivik situé à 160 km d’ici. Nous sommes donc presque prêts à partir mais nous n’avons pas trouvé de cartouche de gaz. La station essence nous permettrait de partir avec ce carburant mais nous voulons quand même tenter notre chance avec le gaz dans le gros magasin. C’est quand même plus pratique que l’essence à utiliser.
Jeudi 22 août A 7h, dès l’ouverture nous sommes au magasin et bonne pioche nous trouvons du gaz. Retour au port où nous gonflons le kayak.

Il a bien survécu au transport et à 9h nous pagayons en direction du fjord de Tasermiut sous un temps correct malgré un bon plafond nuageux. Comme constaté en bateau la veille, il n’y a pas un seul iceberg en vue. L’embouchure du fjord est pourtant une zone où beaucoup viennent se bloquer. C’est aussi un endroit où passent parfois des baleines de Minke et nous sommes aux aguets. Mais tandis que nous gagnons l’entrée du fjord aucun signe de vie animale n’est observé. Le fjord est très large et nous remontons sa rive Ouest puis, nous le traversons pour tenter de se protéger du petit vent arrière qui commence à se lever. A l’abri d’un cap, la pause midi est agréable, nous mangeons notre « ration » : deux tortillas avec du salami et du beurre puis une tasse de muesli.

Juste avant le village de Tasiusaq nous repérons un talus bien plat qui parait idéal pour le bivouac. Nous montons le camp vers 16h en face de nos premiers icebergs. La marée est basse et le coin est rempli de grosses moules. Nous en ramassons une pleine casserole. Le démarrage du réchaud est inquiétant, le gaz produit une minuscule flamme bleue avec laquelle nous mettons 1h15 pour faire bouillir 3 litres d’eau ! Nous essayons divers réglages et nettoyage mais rien n’y fait le réchaud ne tire pas. Nous nous servirons de l’alcool pour tout le reste du séjour…

Vendredi 23 août Nuit claire et beau temps à 6h au réveil. Nous reprenons notre route, les montagnes commencent à être spectaculaires notamment sur la rive Est où de grandes aiguilles de granit montent vers le ciel. A l’embouchure de la rivière Kuussuaq nous hésitons à nous arrêter : c’est ici qu’il faudrait franchir un isthme de 1 km pour rejoindre un grand lac dont l’extrémité Est est bordée de la forêt Qinngua. Cette forêt naturelle si particulière mérite apparemment une visite mais cela nous ferait faire un détour de 40 km. Les arbres n’étant pas la spécificité du pays nous décidons de tracer notre route.

Vers 13h nous atteignons la vallée de Qooromiut bordée d’une immense tour rocheuse : Ulamertorsuaq. C’est un bel endroit pour planter la tente et s’offrir une demi-journée de randonnée le long de la rivière qui coule dans la vallée.

La végétation est sublime, la toundra commence à se colorer de rouge et l’eau de la rivière est d’un bleu étincelant. Le ciel est noir et très menaçant mais il ne pleut pas, nous remontons la rive gauche de la rivière jusqu’à ce que l’heure nous rappelle. Nous constatons qu’au milieu des saules et des éboulis la progression n’est pas rapide ce qui nous laisse dubitatifs pour les 20 km du portage dans quelques jours. 23h30 quelque chose gratte vers les sacs stockés à l’extérieur de la tente. Je sors et partout où le faisceau de ma lampe éclaire, une paire d’yeux me fixe. Je compte 4 renards que j’effraie comme je peux jusqu’à leur terrier situé seulement à une centaine de mètres de la tente. 1h nouvelle visite du camp je sors à nouveau et la seule chose que je peux faire est d’obstruer pour la nuit l’entrée du terrier avec une pierre. 2h30 décidément la nuit va être longue, le terrier doit avoir plusieurs entrées puisque la pierre est toujours en place mais les renards toujours autour de la tente ! A coup de rame nous les repoussons à nouveau. Ils nous laisseront tranquilles.
Samedi 24 août La nuit n’a pas été reposante du tout. II y a un bon brouillard mais nous devinons que le ciel bleu n’est pas loin. Nous retirons la pierre du terrier et constatons effectivement un autre trou quelques mètres plus loin…Nous reprenons la mer et après 2 km nous sommes en vue de la célèbre montagne en forme de M : Nalumarsortoq.

Elle émerge du brouillard dans une forêt de pics tous plus beaux les uns que les autres. Nous regrettons de ne pas nous être arrêtés dans cette vallée hier. D’ailleurs de nombreuses tentes sont visibles, l’endroit est réputé. La météo n’incite pas à la randonnée et nous poursuivons en kayak vers le fond du fjord. Vers midi le temps se lève alors que nous atteignons la vallée de Klosterdalen. Au pied de l’immense face Ouest de la montagne Ketil nous montons la tente dans un endroit paradisiaque.


Il est encore tôt et nous partons à pied dans la vallée. Nous sommes vite entourés de hauts bouleaux qui nous dépassent largement. Visiblement il n’y a pas que dans la forêt de Qinngua qu’on peut voir de vrais arbres au Groenland. Battus par les vents leurs troncs sont très tortueux. De retour du camp, la marée est basse et nous ramassons des moules pour agrémenter notre semoule. La cuisine est faite au feu de bois sous le soleil couchant qui illumine les sommets de la rive opposés.
Dimanche 25 août Grand ciel bleu à 6h.
Au matin, le sommet de la montagne Ketil nous apparait pour la première fois et il est blanchi par la neige. Sa face de plus de 1400 m est vraiment impressionnante, dans presque toute sa diagonale, elle est balafrée par une grosse fissure type « âge de glace ». Le chargement du kayak est maintenant une routine. Sur le pont avant, le gros sac de rangement du kayak de 150 l qui contient le gros sac de randonnée de 100 l qui contient lui-même trois sacs étanches de 30 l : deux de nourritures et un d’outillage divers (popote, réchauds, outils, pharmacie…) Sur le pont arrière deux sacs étanches de 60 l contiennent les vêtements, les baskets, la tente et le gaz. Tout est attaché avec des sangles réglables fixées au kayak via la ligne de vie. C’est beaucoup plus pratique qu’avec les tendeurs que nous utilisions les années précédentes. A l’intérieur 2 autres petits bidons contiennent également de la nourriture, un troisième est rempli par les deux duvets. Les bidons sont un peu plus durs à caler et à remplir que les sacs qui sont plus souples. Mais ils ont l’avantage d’être hermétique à tout : eau et renards notamment et au fond du kayak il y a toujours un peu d’eau provenant de nos Crocs™ lors des embarquements. Le fond du fjord n’est plus très loin et l’immense muraille glaciaire qui le ferme commence à être bien nette. Pour la première fois du séjour nous naviguons sur une mer d’huile.

Nous sommes décidés à attaquer le portage dès aujourd’hui pour anticiper la difficulté que celui-ci pourrait représenter. Mais c’est quand même avec regrets que nous regardons les nombreuses pentes douces des montagnes de la rive Ouest qui doivent offrir des panoramas spectaculaires sur les versants à pics de la rive Est. Heureusement l’arrivée au fond du fjord nous console.

La muraille glaciaire est sublime, c’est un véritable mur de glace de 1000 m de haut et de 2 km de large qui descend presque jusqu’à la mer.

Le glacier Sermitsiaq est également grandiose avec toutes ses aiguilles qui jalonnent sa descente dans un lac. Il est 10h lorsque nous touchons la plage de la vallée Tillersuaq que nous allons devoir remonter à pied. Nous déchargeons toutes les affaires, plions le kayak et répartissons le tout dans les sacs à dos. Heureusement qu’il ne pleut pas ! 1h de rangement plus tard il faut se résigner tout ne tiendra pas dans les sacs à dos. Ce n’est pas la place qui manque mais le poids, les deux sacs à dos sont donnés pour 20 kg et nous les dépassons largement. Une rupture des bretelles serait bien compliquée à gérer. Nous devrons en plus des énormes sacs sur le dos porter les dernières bricoles à la main. Les sacs sont durs à soulever, leurs poids doit avoisiner les 30 kilos. Nous nous engageons dans la vallée, pour notre plus grand bonheur la végétation est très basse rendant la marche facile.

Le rythme s’installe : 15 à 20 minutes de marche avant que les épaules ne réclament une pause de 3 à 5 minutes. La vallée est très accueillante large, plate, très verte, avec sur les côtés des montagnes et des glaciers magnifiques.

Notre progression est plus rapide que nos estimations, sûrement aux alentours de 2.5 km/h et en début de soirée nous avons parcouru 12 km. Le coin est magnifique, une belle ambiance sauvage s’est installée. Nous sommes au col et nous distinguons à la fois les montagnes du Tasermiut et celles du Sondre Sermilik, c’est très beau.

Lundi 26 août 7 km nous séparent du fjord de Sondre Sermilik, nos sacs semblent plus lourds que la veille. Nous descendons le long de la rivière alternant les passages dans des saules un peu trop hauts, des tourbières peu commodes ou des gravières de la rivière.

Sur ces petits galets la marche se déroule bien. A chaque pas nous pensons tomber nez à nez avec des bœufs musqués. Quelques bêtes ont été introduites il y a 5 ans dans la vallée et nous rencontrons de nombreuses crottes et traces mais ils restent invisibles. L’arrivée sur le fjord est un grand moment. Le ciel ne pourrait pas être plus bleu lorsque nous débouchons sur une butte parfaitement plate qui surplombe le fjord d’une dizaine de mètres.

Un bivouac parfait. Il nous a fallu deux demi-journées pour effectuer le portage. Le dos bien fatigué nous partons pour le reste de l’après midi en randonnée sur le cap de la vallée Isortoq qui culmine à 500 m d’altitude.

La vue sur notre parcours à pied et les vallées environnantes est superbe.

Le repas du soir pris au coin du feu sur l’immense plage déserte de l’estuaire de la rivière est également un moment marquant du séjour.
Itinéraire de 21 jours en Islande en juillet
Bonjour,
Cela fait plusieurs années que nous rêvons de partir à la découverte de cette île du nord. Après avoir découvert d'autres régions du monde (ouest américain, Norvège, Egypte, Croatie....), nous nous lançons enfin dans l'organisation de ce road-trip familial.
Celui-ci est assez classique puisque nous allons suivre la route 1 mais l'objectif est également de sortir le plus possible de ce tracé pour aller à la découverte de chaque région traversée. Voici l'itinéraire prévu. Comme vous pourrez le voir, nous avons fait une croix sur les fjords de l'ouest (ce sera l'occasion de revenir) et du centre de l'île.
Jour 1 : Lyon> Genève > Reykjavik Jour 2 : Reykjavik : péninsule de Reykjanes + Reykjavik Jour 3 : Reykjavik > Cercle d'Or Jour 4 : Cercle d'Or > Vik Jour 5 : Vik : Iles Vestmann + alentours de Vik Jour 6 : Vik : région de Vik Jour 7 : Vik > Kálfafell Jour 8 : Kálfafell : randonnées Jour 9 : Kálfafell > Djúpivogur : arrêt à Jokulsarlon Jour 10 : Djúpivogur > Egilstadirr Jour 11 : Egilstadirr Jour 12 : Egilstadir Jour 13 : Egilstadirr > Mývatn Jour 14 : Mývatn : Husavik + Detifoss Jour 15 : Mývatn : Askja Jour 16 : Mývatn Jour 17 : Mývatn > Siglufjörður Jour 18 : Siglufjörður > Thingeyrar Jour 19 : Thingeyrar > Grundarfjörður (péninsule de Snæfellsjökull) Jour 20: Grundarfjörður (péninsule de Snæfellsjökull) Jour 21 : Grundarfjörður > Reykjavik Jour 22 : Reykjavik > Lyon
Voici les quelques questions que nous nous posons : - Cercle d'Or : sur 2 demie-journées, est-ce que nous avons le temps de faire tous les sites dont une rando à Thingvellir NP ? - Cercle d'Or > Vik : est-il possible d'inclure la visite des iles Vestmann dans cette journée ou est-il préférable de prévoir une nuit en route ? - pour se rendre dans les fjords de l'Est, nous avons prévu une étape intermédiaire après Kalfafell. Est-elle utile ? Ne faudrait-il pas la prévoir plus vers Höfn ? - pour se rendre à Askja : quelle est la meilleure option pour faire Askja : 1/ depuis les fjords de l'Est par la route F910 puis F88 vers Myvatn 2/ depuis Myvatn : un aller-retour par la F88. J'ai lu que la F88 pouvait être un peu difficile pour les non expérimentés. Quel est votre avis ? - Myvatn : nous avons prévu 4 nuits au même endroit pour avoir le temps de bien découvrir la région. Est-ce la meilleure option ou faut-il changer de lieu en fonction des visites (exemple : aller dormir vers Husavik pour les sorties baleines) ? - pour rejoindre la péninsule de Snæfellsness, nous avons prévu 2 haltes pour couper la route qui semble assez longue. Ce n'est peut-être pas nécessaire, ce qui nous permettrait d'ajouter une journée de plus sur une autre étape.
Pour la location de voiture, je suis preneur de vos bons tuyaux. J'ai commencé mais recherches mais je trouve les prix très chers. Si vous connaissez des loueurs locaux, je suis preneurs.
N'hésitez pas, si vous avez des conseils, des tuyaux...à partager. Merci par avance.😉
Cela fait plusieurs années que nous rêvons de partir à la découverte de cette île du nord. Après avoir découvert d'autres régions du monde (ouest américain, Norvège, Egypte, Croatie....), nous nous lançons enfin dans l'organisation de ce road-trip familial.
Celui-ci est assez classique puisque nous allons suivre la route 1 mais l'objectif est également de sortir le plus possible de ce tracé pour aller à la découverte de chaque région traversée. Voici l'itinéraire prévu. Comme vous pourrez le voir, nous avons fait une croix sur les fjords de l'ouest (ce sera l'occasion de revenir) et du centre de l'île.
Jour 1 : Lyon> Genève > Reykjavik Jour 2 : Reykjavik : péninsule de Reykjanes + Reykjavik Jour 3 : Reykjavik > Cercle d'Or Jour 4 : Cercle d'Or > Vik Jour 5 : Vik : Iles Vestmann + alentours de Vik Jour 6 : Vik : région de Vik Jour 7 : Vik > Kálfafell Jour 8 : Kálfafell : randonnées Jour 9 : Kálfafell > Djúpivogur : arrêt à Jokulsarlon Jour 10 : Djúpivogur > Egilstadirr Jour 11 : Egilstadirr Jour 12 : Egilstadir Jour 13 : Egilstadirr > Mývatn Jour 14 : Mývatn : Husavik + Detifoss Jour 15 : Mývatn : Askja Jour 16 : Mývatn Jour 17 : Mývatn > Siglufjörður Jour 18 : Siglufjörður > Thingeyrar Jour 19 : Thingeyrar > Grundarfjörður (péninsule de Snæfellsjökull) Jour 20: Grundarfjörður (péninsule de Snæfellsjökull) Jour 21 : Grundarfjörður > Reykjavik Jour 22 : Reykjavik > Lyon
Voici les quelques questions que nous nous posons : - Cercle d'Or : sur 2 demie-journées, est-ce que nous avons le temps de faire tous les sites dont une rando à Thingvellir NP ? - Cercle d'Or > Vik : est-il possible d'inclure la visite des iles Vestmann dans cette journée ou est-il préférable de prévoir une nuit en route ? - pour se rendre dans les fjords de l'Est, nous avons prévu une étape intermédiaire après Kalfafell. Est-elle utile ? Ne faudrait-il pas la prévoir plus vers Höfn ? - pour se rendre à Askja : quelle est la meilleure option pour faire Askja : 1/ depuis les fjords de l'Est par la route F910 puis F88 vers Myvatn 2/ depuis Myvatn : un aller-retour par la F88. J'ai lu que la F88 pouvait être un peu difficile pour les non expérimentés. Quel est votre avis ? - Myvatn : nous avons prévu 4 nuits au même endroit pour avoir le temps de bien découvrir la région. Est-ce la meilleure option ou faut-il changer de lieu en fonction des visites (exemple : aller dormir vers Husavik pour les sorties baleines) ? - pour rejoindre la péninsule de Snæfellsness, nous avons prévu 2 haltes pour couper la route qui semble assez longue. Ce n'est peut-être pas nécessaire, ce qui nous permettrait d'ajouter une journée de plus sur une autre étape.
Pour la location de voiture, je suis preneur de vos bons tuyaux. J'ai commencé mais recherches mais je trouve les prix très chers. Si vous connaissez des loueurs locaux, je suis preneurs.
N'hésitez pas, si vous avez des conseils, des tuyaux...à partager. Merci par avance.😉
L'Indonésie avec enfants en bas âge et sans trop de touristes
Bonjour,
Nous voyageons avec 2 enfants qui auront l'été prochain (juillet-août 2020) 2 ans 1/2 et 4 ans 1/2, je m'interroge sur la possibilité d'un voyage en Indonésie. Ceux-ci sont habitués aux voyages et aux sacs porteurs. Je souhaite éviter Java et Bali - nous avons peur du monde, nous sommes du style ermites et apprécions surtout la nature et les beaux paysages, aimons randonner même si nous avons dû ralentir le rythme depuis que 2 écureuils nous suivent. Nous aimerions éviter les longs déplacements d'autant que possible, même si je suis conscient qu'il y en aura un peu.
Mes questions, sur 3 ou 4 semaines de voyage, est-il possible d'envisager à un rythme doux (siestes obligent) un séjour sur Lombok - Gili (mon idée de départ) ou sur Sumatra (plus je lis des choses sur Sumatra, plus ça me tente) ou d'autres îles comme Florès - Komodo (peut-être moins pratique) ? Niveau santé il ne me semble pas y avoir de très gros risques sanitaires mais qu'est-il faisable en cas de problème de santé des enfants ?
Merci à tous les connaisseurs pour leur avis éclairé.
Fab
Nous voyageons avec 2 enfants qui auront l'été prochain (juillet-août 2020) 2 ans 1/2 et 4 ans 1/2, je m'interroge sur la possibilité d'un voyage en Indonésie. Ceux-ci sont habitués aux voyages et aux sacs porteurs. Je souhaite éviter Java et Bali - nous avons peur du monde, nous sommes du style ermites et apprécions surtout la nature et les beaux paysages, aimons randonner même si nous avons dû ralentir le rythme depuis que 2 écureuils nous suivent. Nous aimerions éviter les longs déplacements d'autant que possible, même si je suis conscient qu'il y en aura un peu.
Mes questions, sur 3 ou 4 semaines de voyage, est-il possible d'envisager à un rythme doux (siestes obligent) un séjour sur Lombok - Gili (mon idée de départ) ou sur Sumatra (plus je lis des choses sur Sumatra, plus ça me tente) ou d'autres îles comme Florès - Komodo (peut-être moins pratique) ? Niveau santé il ne me semble pas y avoir de très gros risques sanitaires mais qu'est-il faisable en cas de problème de santé des enfants ?
Merci à tous les connaisseurs pour leur avis éclairé.
Fab
Sécurité à Hong Kong et quartiers en tension
Bonjour
Nous voyageons à Hong kong du 10 au 17 septembre: 5 jours Hong Kong, 2 jours Macao
et nous souhaitons connaitre l’appréciation de voyageurs sur place en ce moment, notamment sur les quartiers en tension.
Merci également de nous informer sur vos impressions relatives aux événements en cours
Cordialement
Jean-François
Conseils pour hébergements à Naxos, Patmos et Amorgos
bonjour
nous partons en octobre aux cyclades et pensons passer quelques jours à naxos paros et amorgos
nous aimerions faire de la randonnée , visiter les villages et sites à ne pas manquer !
naxos étant une île étendue pourriez vous me conseiller dans quelle ville nous serions le mieux positionner pour visiter l'ile endroit calme mais pratique pour rayonner même question pour paros si vous avez des suggestions d'hébergement je suis preneuse y a t il encore comme avant des hotes qui viennent vous proposer leur studio à l'arrivée des ferrys ou vaut il mieux prévoir un peu avant ?
Nous irons surement aussi à amorgos 4 jours est ce qu'il vaut mieux faire katapola ou aegiali ou moitié moitié
je pense qu'il est mieux de louer une voiture pour ces destinations ? si vous avez des adresses je suis preneuse aussi
merci à tous pour vos réponses et conseils
bonne journée
nous aimerions faire de la randonnée , visiter les villages et sites à ne pas manquer !
naxos étant une île étendue pourriez vous me conseiller dans quelle ville nous serions le mieux positionner pour visiter l'ile endroit calme mais pratique pour rayonner même question pour paros si vous avez des suggestions d'hébergement je suis preneuse y a t il encore comme avant des hotes qui viennent vous proposer leur studio à l'arrivée des ferrys ou vaut il mieux prévoir un peu avant ?
Nous irons surement aussi à amorgos 4 jours est ce qu'il vaut mieux faire katapola ou aegiali ou moitié moitié
je pense qu'il est mieux de louer une voiture pour ces destinations ? si vous avez des adresses je suis preneuse aussi
merci à tous pour vos réponses et conseils
bonne journée
Itinéraire de 3 semaines en Égypte
Bonjour à tous !
Après une quinzaine d'années à voyager avec ma moitié... c'est en Indonésie qu'il m'a demandé en mariage et en Egypte qu'on part en voyage de noces dans 3 semaines 😎 Pour 3 semaines, du 16/09 au 05/10.
Pour une fois, je me suis dit que j'allais passer par une agence de voyage, pour qu'on se la coule douce... Finalement, ayant été un peu déçue par mes échanges avec diverses agences, on va se débrouiller comme d'habitude. On va simplement se reposer un peu plus sur des agences locales, nos hôtels etc pour nous organiser les différentes parties du voyage !
BREEEF je voulais soumettre notre itinéraire à vos avis éclairés, ce serait super de savoir ce que vous en pensez. On a envie de prendre notre temps pour visiter les sites, et on finira par une petite semaine au bord de la Mer Rouge pour farniente + plongée.
J1 (16/09) : Arrivée Le Caire 20h25. J2 : Le Caire (musée + citadelle + mosquée). J3 : Journée aux Pyramides. Son et lumière le soir. J4 : Dachour + Saqqarah. Le soir, on reprend nos bagages à l'hotel puis avion pour Louxor (22h45 > 23h50). J5 : Visite Louxor + Karnak. Son et lumières le soir. J6 : Vol montgolfière le matin (selon météo !). Visite Vallée Rois / Reines. J7 : Abydos + Denderah. J8 > J11 : croisière sur le Nil de 5 jours 4 nuits en dahabeyah, avec visite de quelques tombeaux de la Vallée des Rois (pour compléter ce qu'on aura déjà vu), Edfou, Kom Ombo, Djebel Silsileh, ... J12 : Arrivée Assouan le matin, visite Philae. Transfert Abou Simbel en privé l'après-midi. Nuit Abou Simbel, son et lumière. J13 : Visite Abou Simbel. Transfert Assouan. Balade felouque Ile Elephantine ou Kitchener. Soir, son et lumière Philae. J14 : Transfert Assouan > Mer Rouge. J15 > J19 : Mer Rouge ! On hésite encore entre El Quseir et Marsa Alam... J20 (05/10) : retour, à partir de Marsa Alama ou Hurghada, selon où on sera et les avions.
Voilà ! Merci beaucoup pour votre aide 😇
Après une quinzaine d'années à voyager avec ma moitié... c'est en Indonésie qu'il m'a demandé en mariage et en Egypte qu'on part en voyage de noces dans 3 semaines 😎 Pour 3 semaines, du 16/09 au 05/10.
Pour une fois, je me suis dit que j'allais passer par une agence de voyage, pour qu'on se la coule douce... Finalement, ayant été un peu déçue par mes échanges avec diverses agences, on va se débrouiller comme d'habitude. On va simplement se reposer un peu plus sur des agences locales, nos hôtels etc pour nous organiser les différentes parties du voyage !
BREEEF je voulais soumettre notre itinéraire à vos avis éclairés, ce serait super de savoir ce que vous en pensez. On a envie de prendre notre temps pour visiter les sites, et on finira par une petite semaine au bord de la Mer Rouge pour farniente + plongée.
J1 (16/09) : Arrivée Le Caire 20h25. J2 : Le Caire (musée + citadelle + mosquée). J3 : Journée aux Pyramides. Son et lumière le soir. J4 : Dachour + Saqqarah. Le soir, on reprend nos bagages à l'hotel puis avion pour Louxor (22h45 > 23h50). J5 : Visite Louxor + Karnak. Son et lumières le soir. J6 : Vol montgolfière le matin (selon météo !). Visite Vallée Rois / Reines. J7 : Abydos + Denderah. J8 > J11 : croisière sur le Nil de 5 jours 4 nuits en dahabeyah, avec visite de quelques tombeaux de la Vallée des Rois (pour compléter ce qu'on aura déjà vu), Edfou, Kom Ombo, Djebel Silsileh, ... J12 : Arrivée Assouan le matin, visite Philae. Transfert Abou Simbel en privé l'après-midi. Nuit Abou Simbel, son et lumière. J13 : Visite Abou Simbel. Transfert Assouan. Balade felouque Ile Elephantine ou Kitchener. Soir, son et lumière Philae. J14 : Transfert Assouan > Mer Rouge. J15 > J19 : Mer Rouge ! On hésite encore entre El Quseir et Marsa Alam... J20 (05/10) : retour, à partir de Marsa Alama ou Hurghada, selon où on sera et les avions.
Voilà ! Merci beaucoup pour votre aide 😇
Croisière Costa aux Caraïbes
Bonjour,
Quelqu'un a-t'il en projet (ou fait récemment) une croisière Costa aux Caraïbes, pour échange d'informations ?
Salutations à tous,
Quelqu'un a-t'il en projet (ou fait récemment) une croisière Costa aux Caraïbes, pour échange d'informations ?
Salutations à tous,
Aller au Laos par la Thaïlande et rester dans un endroit "authentique"
Bonjour,
Je souhaite me rendre en Asie du sud est, en octobre 2019 (365e), 40 jours.
Mon envie est le Laos, même si l'arrivée est Bangkok. Faire une halte là-bas de deux jours, serait-il bath?(hahaha)😊
On passe 17h à Pékin, je me disais que s'il on peut sortir de l'aéroport, c'est top. Un taxi, un resto bouiboui, et plus..) . Peut-on?
Est il facile de prendre le pont de l'amitié (en train non?)? Après c'est le bus je crois. Aller au nord est-il meilleur? Je cherche à approcher des gens qui seront aussi intéressés par un blanc, que moi par eux. Ou moins corrompu par notre argent ostentatoire. Les endroits touristiques, je serai obligé, et tant mieux pour les facilités, de les fréquenter.
Merci pour ceux, ayant été sur place, ou me conseillant un autre pays (Vietnam..), de me dire ce qu'ils auraient voulu savoir avant d'y aller. Merci
Mon envie est le Laos, même si l'arrivée est Bangkok. Faire une halte là-bas de deux jours, serait-il bath?(hahaha)😊
On passe 17h à Pékin, je me disais que s'il on peut sortir de l'aéroport, c'est top. Un taxi, un resto bouiboui, et plus..) . Peut-on?
Est il facile de prendre le pont de l'amitié (en train non?)? Après c'est le bus je crois. Aller au nord est-il meilleur? Je cherche à approcher des gens qui seront aussi intéressés par un blanc, que moi par eux. Ou moins corrompu par notre argent ostentatoire. Les endroits touristiques, je serai obligé, et tant mieux pour les facilités, de les fréquenter.
Merci pour ceux, ayant été sur place, ou me conseillant un autre pays (Vietnam..), de me dire ce qu'ils auraient voulu savoir avant d'y aller. Merci
Vietnam du Nord au Sud
Coucou,
Afin d'établir le programme d'1 mois au Vetnam en novembre2018, j'avais glané beaucoup d'infos sur ce forum.
Si ça peut en aider d'autres, j'ai fait un retour sur mon blog : https://virloblog.fr
PROGRAMME 4 SEMAINES AU VIETNAM
Les 4 semaines passées au Vietnam en novembre 2018 m’ont apportée tellement qu’il est toujours difficile de se replonger dans ces souvenirs sans une certaine nostalgie. Les paysages, les rencontres, la bienveillance de ce peuple, la cuisine font partie de cet amour du pays. Nous avons rencontré des personnes extraordinaires au cours de ce voyage, qui ont su nous communiquer leur amour pour leur pays. Le Vietnam, c’est une grande leçon de vie. Voilà une idée de parcours pour 4 semaines, tout à fait réalisable puisque nous sommes partis de Corse le 30 octobre et rentrés le 27 novembre. Les détails pour chaque ville, transports, hôtels, excursions, budget feront l’objet d’articles à part. ET C’EST PARTI POUR 4 SEMAINES…
HANOÏ : 5 jours / 5 nuits Hanoï (qui signifie « la ville entre les fleuves ») est la capitale du Vietnam. Située au nord du Vietnam, la ville ne cesse de s’étendre et compte plus de 7 000 000 d’habitants. Cette ville bouge 24h/24 et en débarquant à Hanoï, on est de suite « dans le bain » ! Il y a tant à découvrir à Hanoï que 4 à 5 jours ne seront pas de trop. Le mieux est de loger dans le quartier Hoàn Kiếm, qui est le vieux quartier, quartier des 40 corporations, non loin du lac du même nom, le Lac Hoàn Kiếm. Hanoï sera aussi le point de départ pour se rendre à Sapa ou à la Baie d’Halong. Retrouvez l’article sur Hanoï ici
SA PA : 3 jours / 4 nuits Pour Sa Pa, nous avons pris un Tour avec une agence de Hanoï, un Trek de 3 jours, 2 nuits et le train de nuit aller/retour. C’est je pense le plus simple côté organisation et tranquillité d’esprit. Sa Pa se trouve au nord du Vietnam, proche de la frontière chinoise. C’est la montagne et il fait plus frais et c’est la région des rizières en plateau. Plusieurs ethnies comme les Dao, les Hmongs, … vivent autour de Sa pa Alors pour le trek de Sa Pa, soyez en bonne condition physique parce ça grimpe quand même ! Retrouvez l’article sur Sa Pa ici
BAIE D’HALONG : 3 jours / 2 nuits Malgré les hordes de touristes dans ce lieu magnifique, on ne peut pas venir au Vietnam sans aller dans la Baie d’Halong et ses 1 969 îles karstiques calcaires immergées. Comme pour Sa Pa, il vaut mieux prendre un Tour depuis Hanoï qui vous prendra en charge à votre hôtel et vous y ramènera à moins de faire comme nous avons fait en prenant un transfert en bus depuis Halong vers Tam Coc. Il y a le choix entre 1 nuit à bord ou 2, c’est selon le budget et le temps. Retrouvez l’article sur la Baie d’Halong ici
NINH BINH / TAM COC : 3 jours / 3 nuits La région de Ninh Binh est appelée la Baie d’Halong terrestre et Tam Coc est un peu plus calme que Halong ! C’est l’occasion de louer un scooter pour explorer les campagnes environnantes et se rendre dans les différents embarcadères pour les promenades en barque et surtout monter sur la colline au dragon pour la magnifique vue. Retrouvez l’article sur Nihn Binh Part.1 ici et Part. 2 ici
HUE : 2 jours / 2 nuits Hué est l’ancienne capitale impériale du Vietnam et sa Cité Impériale est somptueuse. Remonter la Rivière des Parfums pour voir les tombeaux des anciens empereurs permet également de voir la vie des vietnamiens au fil de l’eau. Le soir, Hué est très animé et possède des bars rivalisant par leur décoration incroyable, et on mange très très bien à Hué. Retrouvez l’article sur Hué et la Cité Impériale ici et Hué - Rivière des parfums et Tombeaux ici
HOI AN : 3 jours / 3 nuits Pour faire le trajet Hué / Hoi An, nous avons suivi les recommandations de Worldwildbrice en faisant appel à Le Family Riders et ça a été une des plus belles journées de ce voyage. Retrouvez l’article sur Hué à Hôi An avec les Easy Riders ici.
Hoi An est une petite ville adorable mais pour l’apprécier, il faudra vous lever tôt parce que sinon c’est un peu comme Saint-Tropez en plein mois d’août ! Il y a énormément de choses à découvrir dans la campagne de Hoi An en faisant un Tour à vélo afin de découvrir l’artisanat. Retrouvez l’article sur Hôi An ici et l’article sur la campagne de Hôi An ici.
CAN THO : 2 jours / 2 nuits La ville de Can Tho n’a rien d’exceptionnel en elle-même mais sa situation sur le Mékong Toute la vie et l’activité se passent sur le Mékong et autour. On a passé une super journée avec Ngoc Paul, contactée via Facebook, en partant à 5h du matin en canot pour le marché flottant, et en continuant la ballade par une fabrique de nouilles de riz, une ferme de cacao, une balade à vélo, et autres… Retrouvez l’article sur Can Tho ici
HO CHI MINH : 2 jours / 2 nuits Ho Chi Minh est une grande ville beaucoup plus occidentale que Hanoï. Il y a à Saïgon beaucoup de bâtiments datant de l’époque coloniale française comme l’Opéra, La Poste centrale, la Cathédrale, … De Saïgon, vous pourrez vous rendre à Cu Chi, lieu emblématique de la guerre du Vietnam. Le passage à Ho Chi Minh est aussi l’occasion de se rendre au grand marché Bến Thành pour y faire les achats avant le retour. Retrouvez l’article sur les Tunnels de Cu Chi ici
MUI NE : 2 jours / 2 nuits Et pour finir par un peu de farniente et de plage parce que mine de rien, on ne s’est pas beaucoup reposé pendant ces vacances, direction Mui Né. Mui Né est la station balnéaire des russes, mais il y a des particularités à cet endroit qui sont à voir : Petite excursion matinale en Jeep dans le désert blanc, puis le désert rouge, la rivière des fées, et pour finir le retour de pêche sur la plage. Plus de précisions et conseils pour chaque étape arrivera dans les semaines qui viennent… Nous ne sommes jamais ennuyés au Vietnam, nous avons tout aimé : les paysages, les gens, la nourriture.
PROGRAMME 4 SEMAINES AU VIETNAM
Les 4 semaines passées au Vietnam en novembre 2018 m’ont apportée tellement qu’il est toujours difficile de se replonger dans ces souvenirs sans une certaine nostalgie. Les paysages, les rencontres, la bienveillance de ce peuple, la cuisine font partie de cet amour du pays. Nous avons rencontré des personnes extraordinaires au cours de ce voyage, qui ont su nous communiquer leur amour pour leur pays. Le Vietnam, c’est une grande leçon de vie. Voilà une idée de parcours pour 4 semaines, tout à fait réalisable puisque nous sommes partis de Corse le 30 octobre et rentrés le 27 novembre. Les détails pour chaque ville, transports, hôtels, excursions, budget feront l’objet d’articles à part. ET C’EST PARTI POUR 4 SEMAINES…
HANOÏ : 5 jours / 5 nuits Hanoï (qui signifie « la ville entre les fleuves ») est la capitale du Vietnam. Située au nord du Vietnam, la ville ne cesse de s’étendre et compte plus de 7 000 000 d’habitants. Cette ville bouge 24h/24 et en débarquant à Hanoï, on est de suite « dans le bain » ! Il y a tant à découvrir à Hanoï que 4 à 5 jours ne seront pas de trop. Le mieux est de loger dans le quartier Hoàn Kiếm, qui est le vieux quartier, quartier des 40 corporations, non loin du lac du même nom, le Lac Hoàn Kiếm. Hanoï sera aussi le point de départ pour se rendre à Sapa ou à la Baie d’Halong. Retrouvez l’article sur Hanoï ici
SA PA : 3 jours / 4 nuits Pour Sa Pa, nous avons pris un Tour avec une agence de Hanoï, un Trek de 3 jours, 2 nuits et le train de nuit aller/retour. C’est je pense le plus simple côté organisation et tranquillité d’esprit. Sa Pa se trouve au nord du Vietnam, proche de la frontière chinoise. C’est la montagne et il fait plus frais et c’est la région des rizières en plateau. Plusieurs ethnies comme les Dao, les Hmongs, … vivent autour de Sa pa Alors pour le trek de Sa Pa, soyez en bonne condition physique parce ça grimpe quand même ! Retrouvez l’article sur Sa Pa ici
BAIE D’HALONG : 3 jours / 2 nuits Malgré les hordes de touristes dans ce lieu magnifique, on ne peut pas venir au Vietnam sans aller dans la Baie d’Halong et ses 1 969 îles karstiques calcaires immergées. Comme pour Sa Pa, il vaut mieux prendre un Tour depuis Hanoï qui vous prendra en charge à votre hôtel et vous y ramènera à moins de faire comme nous avons fait en prenant un transfert en bus depuis Halong vers Tam Coc. Il y a le choix entre 1 nuit à bord ou 2, c’est selon le budget et le temps. Retrouvez l’article sur la Baie d’Halong ici
NINH BINH / TAM COC : 3 jours / 3 nuits La région de Ninh Binh est appelée la Baie d’Halong terrestre et Tam Coc est un peu plus calme que Halong ! C’est l’occasion de louer un scooter pour explorer les campagnes environnantes et se rendre dans les différents embarcadères pour les promenades en barque et surtout monter sur la colline au dragon pour la magnifique vue. Retrouvez l’article sur Nihn Binh Part.1 ici et Part. 2 ici
HUE : 2 jours / 2 nuits Hué est l’ancienne capitale impériale du Vietnam et sa Cité Impériale est somptueuse. Remonter la Rivière des Parfums pour voir les tombeaux des anciens empereurs permet également de voir la vie des vietnamiens au fil de l’eau. Le soir, Hué est très animé et possède des bars rivalisant par leur décoration incroyable, et on mange très très bien à Hué. Retrouvez l’article sur Hué et la Cité Impériale ici et Hué - Rivière des parfums et Tombeaux ici
HOI AN : 3 jours / 3 nuits Pour faire le trajet Hué / Hoi An, nous avons suivi les recommandations de Worldwildbrice en faisant appel à Le Family Riders et ça a été une des plus belles journées de ce voyage. Retrouvez l’article sur Hué à Hôi An avec les Easy Riders ici.
Hoi An est une petite ville adorable mais pour l’apprécier, il faudra vous lever tôt parce que sinon c’est un peu comme Saint-Tropez en plein mois d’août ! Il y a énormément de choses à découvrir dans la campagne de Hoi An en faisant un Tour à vélo afin de découvrir l’artisanat. Retrouvez l’article sur Hôi An ici et l’article sur la campagne de Hôi An ici.
CAN THO : 2 jours / 2 nuits La ville de Can Tho n’a rien d’exceptionnel en elle-même mais sa situation sur le Mékong Toute la vie et l’activité se passent sur le Mékong et autour. On a passé une super journée avec Ngoc Paul, contactée via Facebook, en partant à 5h du matin en canot pour le marché flottant, et en continuant la ballade par une fabrique de nouilles de riz, une ferme de cacao, une balade à vélo, et autres… Retrouvez l’article sur Can Tho ici
HO CHI MINH : 2 jours / 2 nuits Ho Chi Minh est une grande ville beaucoup plus occidentale que Hanoï. Il y a à Saïgon beaucoup de bâtiments datant de l’époque coloniale française comme l’Opéra, La Poste centrale, la Cathédrale, … De Saïgon, vous pourrez vous rendre à Cu Chi, lieu emblématique de la guerre du Vietnam. Le passage à Ho Chi Minh est aussi l’occasion de se rendre au grand marché Bến Thành pour y faire les achats avant le retour. Retrouvez l’article sur les Tunnels de Cu Chi ici
MUI NE : 2 jours / 2 nuits Et pour finir par un peu de farniente et de plage parce que mine de rien, on ne s’est pas beaucoup reposé pendant ces vacances, direction Mui Né. Mui Né est la station balnéaire des russes, mais il y a des particularités à cet endroit qui sont à voir : Petite excursion matinale en Jeep dans le désert blanc, puis le désert rouge, la rivière des fées, et pour finir le retour de pêche sur la plage. Plus de précisions et conseils pour chaque étape arrivera dans les semaines qui viennent… Nous ne sommes jamais ennuyés au Vietnam, nous avons tout aimé : les paysages, les gens, la nourriture.
Saint-Malo et la côte d'Emeraude
Je poursuis ma visite de la Bretagne par une semaine sur la côte d'Emeraude avec Saint-Malo comme point de chute, du 22 au 29 juin 2019.
Arrivé par le train je découvre progressivement la ville historique ceinturée d'impressionnants remparts d'où émerge une forêt de toits ardoisés.
Mon logement en plein cœur de la ville de Chateaubriand me laissera le loisir de flâner dans les rues qui ont conservé le pittoresque du Moyen-Âge.
C'est pendant cette période contemporaine de la découverte des Amériques que la cité prend son essor : Jacques Cartier est natif d'ici.
Les armateurs de la compagnie des Indes apporteront la prospérité encore visible aujourd'hui à travers les nombreux hôtels particuliers où ils négociaient leurs affaires.
Saint-Malo intra-muros.
Erigés au fil des siècles, les remparts de Saint-Malo constituent une ceinture de fortifications parfaitement hermétique en vue de conjurer l'invasion de celui qui a longtemps été l'ennemi héréditaire : l'Anglais. La porte Saint-Vincent constitue l'entrée principale dans la cité. Deux écussons apparaissent sur la façade de la porte : à gauche, une herse surmontée de l’hermine des ducs de Bretagne qui représente les armoiries de la ville et à droite les hermines surmontées d’une couronne symbolisant le Duché de Bretagne.

Le château dresse fièrement ses tours et donjon à l'entrée de la cité. Il abrite la mairie et le musée d'histoire.
Un peu plus loin, un escalier taillé dans les remparts permet d'accéder au chemin de ronde, offrant une vue panoramique sur l'océan et sur l'agglomération. Il suffit de se pencher entre deux créneaux pour apercevoir la plage du Sillon dont la largeur est réglée par le rythme des marées.

Les remparts, restés intacts après les bombardements de 1944 ceinturent la ville et permettent d'en faire le tour avec en permanence un double paysage intra et extra-muros. Dés le départ le fort de la Reine s'impose par sa masse est ses formes arrondies. Construit par Vauban après le bombardement de la ville par les Ango-Hollandais.
Vis-à-vis du fort de la reine, le fort national est un ouvrage impressionnant, œuvre de vauban, uniquement accessible à marée basse.
Il devient une île à marée haute.
Autre élément des fortifications, le fort du Petit Bé. Sur l'ilot du Grand Bé, se trouve la tombe de Chateaubriand, natif de Saint-malo. Ils forment un archipel à marée haute.
La baie de Saint-Malo offre les grandes marées d'Europe avec 14 mètres d'amplitude. La tour Bidouane, située près de la maison du Québec offre un beau paysage sur les îles.
Juste en face, sur un terre plein, siège la statue de Surcouf pointant son doigt vers l'Angleterre.
Symétrique de la tour Bidouane, le bastion de Hollande offre une belle terrasse surplombant la plage de Bon Secours et sa piscine d'eau de mer. La statue de jacques Cartier en assure la garde aujourd'hui alors qu'autrefois, 24 chiens affamés interdisaient l'approche de ce bastion stratégique.
La façade ouest des remparts débouche sur le port où cohabitent ferries et voiliers. Le tourisme a remplacé le commerce.
Rue d'Orléans, les remparts voisinent avec les riches hôtels particuliers des armateurs qui y menaient leurs affaires. Largement détruits en 1944, ils furent reconstruits à l'identique.
Au rond point de l'île Maurice, trône la statue de Mahé de Bourdonnais, gouverneur de îles Mascareignes (aujourd'hui : la Réunion, Maurice et Rodrigues).
Du haut des remparts, son contemporain Duguay-Trouin semble le saluer.

La frégate, l'Etoile du Roy (autrefois commandée par Robert Surcouf) semble parée pour la course dans le bassin qui porte son nom.
Le bassin Vauban accueille un port de plaisance.
La cathédrale Saint-Vincent, héritée du XIIéme siècle s'illumine de ses magnifiques vitraux.
Saint-Malo intra-muros.
Erigés au fil des siècles, les remparts de Saint-Malo constituent une ceinture de fortifications parfaitement hermétique en vue de conjurer l'invasion de celui qui a longtemps été l'ennemi héréditaire : l'Anglais. La porte Saint-Vincent constitue l'entrée principale dans la cité. Deux écussons apparaissent sur la façade de la porte : à gauche, une herse surmontée de l’hermine des ducs de Bretagne qui représente les armoiries de la ville et à droite les hermines surmontées d’une couronne symbolisant le Duché de Bretagne.

Le château dresse fièrement ses tours et donjon à l'entrée de la cité. Il abrite la mairie et le musée d'histoire.

Un peu plus loin, un escalier taillé dans les remparts permet d'accéder au chemin de ronde, offrant une vue panoramique sur l'océan et sur l'agglomération. Il suffit de se pencher entre deux créneaux pour apercevoir la plage du Sillon dont la largeur est réglée par le rythme des marées.


Les remparts, restés intacts après les bombardements de 1944 ceinturent la ville et permettent d'en faire le tour avec en permanence un double paysage intra et extra-muros. Dés le départ le fort de la Reine s'impose par sa masse est ses formes arrondies. Construit par Vauban après le bombardement de la ville par les Ango-Hollandais.

Vis-à-vis du fort de la reine, le fort national est un ouvrage impressionnant, œuvre de vauban, uniquement accessible à marée basse.

Il devient une île à marée haute.

Autre élément des fortifications, le fort du Petit Bé. Sur l'ilot du Grand Bé, se trouve la tombe de Chateaubriand, natif de Saint-malo. Ils forment un archipel à marée haute.

La baie de Saint-Malo offre les grandes marées d'Europe avec 14 mètres d'amplitude. La tour Bidouane, située près de la maison du Québec offre un beau paysage sur les îles.

Juste en face, sur un terre plein, siège la statue de Surcouf pointant son doigt vers l'Angleterre.

Symétrique de la tour Bidouane, le bastion de Hollande offre une belle terrasse surplombant la plage de Bon Secours et sa piscine d'eau de mer. La statue de jacques Cartier en assure la garde aujourd'hui alors qu'autrefois, 24 chiens affamés interdisaient l'approche de ce bastion stratégique.

La façade ouest des remparts débouche sur le port où cohabitent ferries et voiliers. Le tourisme a remplacé le commerce.

Rue d'Orléans, les remparts voisinent avec les riches hôtels particuliers des armateurs qui y menaient leurs affaires. Largement détruits en 1944, ils furent reconstruits à l'identique.

Au rond point de l'île Maurice, trône la statue de Mahé de Bourdonnais, gouverneur de îles Mascareignes (aujourd'hui : la Réunion, Maurice et Rodrigues).

Du haut des remparts, son contemporain Duguay-Trouin semble le saluer.

La frégate, l'Etoile du Roy (autrefois commandée par Robert Surcouf) semble parée pour la course dans le bassin qui porte son nom.

Le bassin Vauban accueille un port de plaisance.

La cathédrale Saint-Vincent, héritée du XIIéme siècle s'illumine de ses magnifiques vitraux.

Autotour de deux semaines aux États-Unis avec bébé d'un an
Bonjour à tous, après un certains délai de réflexion, nous avons pris nos billets d'avion pour la Floride, arrivée le 09/11/2019 pour un retour le 21/11, j'ai commencé à travailler sur une ébauche d'itinéraire que je soumets à la grande sagesse (et expérience) des membres de ce beaux forum.
L'idée est de se limiter au Sud de la Floride, pour ne pas à avoir à faire trop de route pour nous comme pour baby, donc pas de Orlando car baby est trop petite de toute façon (même si je me doute bien qu'il n'y a pas que les parcs à Orlando) Voici, l'idée:
J1: 09/11: Arrivée Miami, milieu d'aprèm, direction Fort Lauderdale, nuit sur place. J2: 10/11: Sanibel Island, nuit à Sanibel J3: 11/11: Captiva, nuit à Sanibel J4: 12/11: Naples, nuit sur place J5: 13/11: Marco Island, nuit à Naples J6: 14/11: Everglades sur la route pour Miami, nuit à Miami J7: 15/11: Miami J8: 16/11: Miami J9: 17/11: Key West, nuit à Key West J10: 18/11: Key West, nuit à Key West J11: 19/11: Marathon J12: 20/11: Key Largo J13: 21/11: retour vers Miami, (Key biscane?)Vol en milieu d'aprem
Pour J11 et J12, l'idée est de rester sur les Keys et de voir les autres îles tout en revenant progressivement vers Miami. On aime bien l'idée de finir notre séjour par les Keys.
Alors qu'en pensez-vous?
J1: 09/11: Arrivée Miami, milieu d'aprèm, direction Fort Lauderdale, nuit sur place. J2: 10/11: Sanibel Island, nuit à Sanibel J3: 11/11: Captiva, nuit à Sanibel J4: 12/11: Naples, nuit sur place J5: 13/11: Marco Island, nuit à Naples J6: 14/11: Everglades sur la route pour Miami, nuit à Miami J7: 15/11: Miami J8: 16/11: Miami J9: 17/11: Key West, nuit à Key West J10: 18/11: Key West, nuit à Key West J11: 19/11: Marathon J12: 20/11: Key Largo J13: 21/11: retour vers Miami, (Key biscane?)Vol en milieu d'aprem
Pour J11 et J12, l'idée est de rester sur les Keys et de voir les autres îles tout en revenant progressivement vers Miami. On aime bien l'idée de finir notre séjour par les Keys.
Alors qu'en pensez-vous?
La Bretagne à moto
Nous préparons un séjour en Bretagne à partir du 24 aout pour une quinzaine de jours en moto. Nous souhaitons faire le tour complet, est ce raisonnable ? Nous ne savons pas s'il vaut mieux passer 2 nuits par étape ou bien prendre un logement d'une semaine dans le Morbihan et un vers Perros Guirec ? Je vous mets notre itinéraire pour avis. Pour info nous venons du Sud de la France donc plusieurs étapes pour arriver :)
Nos souhaits sont de visiter des villages, les côtes, faire une fois une pêche à pied, quelques monuments style menhir, ne petite randonnée sur la côte de granit rose, ect.... Nous avons écarté intentionnellement les îles car pas assez de temps.
J1 : Départ de Nice pour Carcassone 1 nuit J2 : 1 nuit au Dunes de Pilat J3/4/5 : Nantes chez des amis pour se reposer les jambes et le dos :) J6/7: Départ de Nantes pour le Morbihan (2 nuits à Vannes ou plus haut ?) visite Vannes, Carnac, Quiberon, Rochefort en terre, josselin et pourquoi pas un saut à la forêt de Brocéliande. J8/9 : Finistère Sud (ou se poser 1 nuit ou 2? Presqu'ile de Crozon ou vers Quimper) Visite : Baie de Douarnenez, pointe du Raz, presqu'ile de Crozon, Concarneau, Pont Aven J9 ou 10 : Traversé la région par les monts d'arrée (Vallée des Saints), Huelgoat pour arriver à la côte de Granti Rose J10/11 : 2 nuits sur la côte de granit rose (Dormir Perros Guirec ou autres ?) : Visite : toute la côte, Ploumanac'h, Lanion, Dinan, Dinard, St Malo J12 : Le mont Saint Michel 1 nuit J13 : On redescend dans le sud itinéraire non établit (on verra sur place si on redescend la moto en auto train de Paris)
Les nuitées peuvent-elles être réservées d'un jour sur l'autre en cette période ou doit on tout réserver avant ? Nous sommes preneur de tous bons plans logement (hôtel, B&B ou Air bnb) Le budget logement explose !
Nous attendons avec impatience votre avis sur notre itinéraire et vos suggestions de modifications.
Merci à tous de venir en aide à 2 motards sudistes qui veulent découvrir la Bretagne !
Nos souhaits sont de visiter des villages, les côtes, faire une fois une pêche à pied, quelques monuments style menhir, ne petite randonnée sur la côte de granit rose, ect.... Nous avons écarté intentionnellement les îles car pas assez de temps.
J1 : Départ de Nice pour Carcassone 1 nuit J2 : 1 nuit au Dunes de Pilat J3/4/5 : Nantes chez des amis pour se reposer les jambes et le dos :) J6/7: Départ de Nantes pour le Morbihan (2 nuits à Vannes ou plus haut ?) visite Vannes, Carnac, Quiberon, Rochefort en terre, josselin et pourquoi pas un saut à la forêt de Brocéliande. J8/9 : Finistère Sud (ou se poser 1 nuit ou 2? Presqu'ile de Crozon ou vers Quimper) Visite : Baie de Douarnenez, pointe du Raz, presqu'ile de Crozon, Concarneau, Pont Aven J9 ou 10 : Traversé la région par les monts d'arrée (Vallée des Saints), Huelgoat pour arriver à la côte de Granti Rose J10/11 : 2 nuits sur la côte de granit rose (Dormir Perros Guirec ou autres ?) : Visite : toute la côte, Ploumanac'h, Lanion, Dinan, Dinard, St Malo J12 : Le mont Saint Michel 1 nuit J13 : On redescend dans le sud itinéraire non établit (on verra sur place si on redescend la moto en auto train de Paris)
Les nuitées peuvent-elles être réservées d'un jour sur l'autre en cette période ou doit on tout réserver avant ? Nous sommes preneur de tous bons plans logement (hôtel, B&B ou Air bnb) Le budget logement explose !
Nous attendons avec impatience votre avis sur notre itinéraire et vos suggestions de modifications.
Merci à tous de venir en aide à 2 motards sudistes qui veulent découvrir la Bretagne !











