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Séjour au Cambodge hors des sentiers battus du 9 au 27 septembre
by Julienejma · 2010-08-29 · 9 replies
Bonjour !

Je me permets d'envoyer un post au sujet de mon itinéraire au Cambodge. J’ai parcouru les forums mais j’y ai trouvé tout et son contraire… J'espère que cette discussion m'aidera à éclaircir mon road trip

Je pars donc du 9 au 27 septembre au Cambodge et ce pour la 2ème fois. Cette fois-ci j’aimerais faire le temple Preah Vihear. J’ai lu qu’on ne pouvait pour l’instant y accéder qu’en passant par Siem Reap. Est-ce exact ? Le trajet est-il réalisable en saison des pluies ? Le jeu en vaut-il la chandelle ?

J’aimerais ensuite regagner les Cardamomes en m’essayant au bamboo train en chemin. Une amie m’a dit que c’était vraiment une expérience à tenter. Vaut-il mieux le faire depuis Battambang (cette ville vaut-elle le détour ?) ou de Pursat ? Ensuite, pour rejoindre les Cardamomes et y faire un trek (plutôt éducatif et non pas seulement marcher pour marcher, mais apprendre sur la faune et la flore), est-ce nécessaire de repasser par PP ou peut-on y accéder depuis Pursat ? j’ai lu que c’était faisable en 5 jours en vélo et à pieds mais une personne de notre groupe ne peut pas faire de vélo donc cette option tombe à l’eau. En savez-vous davantage ? De plus, est-ce que les randos dans les Cardamomes existent vraiment ? Qui en organise ? Sinon, une autre option pourrait être le parc national dont j’ai oublié le nom… Botum Sakor je crois ou qqch comme ça ? Connaissez-vous un autre endroit assez sauvage pour faire des randos et voir animaux et végétation ??

Le séjour se terminerait par un peu de repos et de plage. Je crois que l’île de Koh Kong est la plus paradisiaque. Par contre, j’ai vraiment du mal à trouver des infos là-dessus. J’ai lu dans le Lonely que la Blue Moon GH organisait des excursions là-bas avec nuit sur place mais ils ne répondent pas à mes mails… j’ai lu d’autres post sur des forums disant qu’il n’était pas possible de dormir sur place. Qu’en savez-vous ?

Bon, je pense que cela fait suffisamment de questions pour cette fois-ci, mais si vous avez d’autres plans sympas à me donner, je suis preneuse ! 😉

Merci et bonne journée !
Norvège 2009: partie 3 de Kirkenes à Bergen (Hurtigruten)
by Jjmmsa · 2010-08-25 · 2 replies
NORVEGE 2009 - DE LA NORMANDIE A LA FRONTIERE RUSSE ET RETOUR

3ème Partie - KIRKENES - BERGEN A BORD DE L'HURTIGRUTEN

Jour 23 - Me 08/07/2009 - Kirkenes - Båtsfjord



07 h 15, réveil une heure trop tôt, à cause du déréglage du réveil du téléphone ; sûrement des séquelles du changement d'heure en Finlande. Température fraîche et ciel bas, cela continue. Petit-déjeuner dans la salle commune avec les mêmes Allemands que la veille au soir.

09 h 00, départ du camping et tour dans Kirkenes pour faire des photos des chalutiers russes à quai, mais la lumière n'est guère favorable. Tour dans un énorme super marché SPAR, démesuré par rapport à la zone de chalandise de la région, à moins qu'il ne soit largement fréquenté par la clientèle russe. Etonnant !

09 h 30, arrivée à l'embarcadère Hurtigruten à l'est de la ville. Au moins, nous ne sommes pas en retard ! Nous sommes les premiers de la file d'attente. Discussion avec un agent de la sécurité, qui comprend un peu le français parce qu'il a été légionnaire à Calvi il y a de nombreuses années. Il nous avoue que la semaine passée la température était montée à 26°C ! Nous en sommes loin ce matin.

Bientôt, au fond du fjord apparaît la silhouette familière d'un bateau Hurtigruten, puis l'on distingue les couleurs noir, rouge et blanc des superstructures

09 h 45, ponctuel, le MS Richard With accoste au quai. La plupart des passagers débarquent, soit pour reprendre l'avion, soit pour partir en excursion le temps de l'escale. Nous avions vécu ce rituel en janvier dernier.

Durant ce temps Nelly, toujours optimiste, croit voir le soleil ! Réalité ou illusion ? Depuis une semaine que nous l'attendons ! Tout juste le voile nuageux est-il moins épais dans quelques endroits du ciel.

Nous savions qu'il y avait des Français à bord, un excursionniste s'approche de nous : "Alors 76, d'où venez- vous ? Le Havre, Rouen, Dieppe ?". Nous discutons quelques instants. Il s'agit d'un couple de havrais qui partent en balade au poste frontière de Storskog, que nous avions vu hier. Quelques instants plus tard : "Ah, des Normands ! Que faites-vous ici ?". Là, il s'agit de parisiens dont le mari est né dans le Pays de Caux. Hasard des rencontres fortuites de voyages.

Il y a beaucoup d'activité sur le quai entre les passagers qui débarquent et qui croisent ceux qui arrivent, beaucoup de manipulation de bagages, et aussi d'incessantes allées et venues de clarks déchargeant de nombreuses palettes de fret ou en ramenant d'autres à bord.

10 h 45, nous nous enregistrons à la réception du bord et faisons la connaissance de L…, l'accompagnateur du groupe de Français.

11 h 00, début de l'embarquement des véhicules, 2 motos et 6 voitures. J-J entre le premier à bord au volant de l'Espace. L'opération se fait au compte-gouttes, véhicule par véhicule au moyen d'un ascenseur qui fait la liaison entre le quai et le garage situé au pont n°2 du bateau. La manœuvre est longue du fait des sécurités devant et derrière la voiture.

Grâce à ce système d'ascenseur, (il en existe un autre pour le fret stocké sur le pont n°1), les bateaux d'Hurtigruten sont autonomes lors de leurs nombreuses escales. Les portes hydrauliques sont manœuvrées par le personnel du bord sans aucune aide extérieure, idem pour la passerelle piétons. Chacune de ces passerelles est évidemment réglable en permanence pour tenir compte des différentes hauteurs de quai et surtout des fluctuations de la marée lors des plus longues escales. Ingénieux.

Le Richard With (que j'écrirai dorénavant, RW), peut embarquer 45 véhicules bien tassés dans un garage aux dimensions réduites. Impossible d'y accéder en cours de croisière.

Nous retrouvons l'accompagnateur français qui fait un briefing pour son groupe et comme nous ne pouvons récupérer notre cabine qu'à 12 h 30, nous faisons le tour du propriétaire. Nous ne sommes pas dépaysés par rapport à notre croisière hivernale. Si le RW est plus ancien, et dispose d'un pont de moins, les aménagements sont à peu près disposés de la même façon.

Nous repérons rapidement tous les endroits stratégiques du bord, la salle à manger, la boutique de souvenirs sur le pont 4, la coursive qui fait tout le tour du bateau sur le pont 5, une plateforme bain de soleil sur le pont 6 équipées de 2 jacuzzis, sur le pont 7 le grand salon panoramique sur l'avant et le sun-deck à l'arrière.

Alors que nous explorons la coursive extérieure, les nuages se déchirent soudainement et alors que nous n'osions plus l'espérer, le soleil apparaît miraculeusement. Les nuages se dispersent en quelques minutes et le soleil luit généreusement. Incroyable ! Nous vivions dans la grisaille et le froid ininterrompus depuis une semaine et nous voila subitement inondés de lumière et enveloppés d'une relative chaleur qui nous fait grand bien, y compris et surtout au moral.

12 h 00, déjeuner, buffet de poisson bien sûr. Nous débutons notre cure de produits de la mer…

Après le repas, nous prenons possession de notre cabine, sur l'avant du pont 3 à tribord. Nous retrouvons la même disposition et les mêmes dimensions que sur le MS Trollfjord l'hiver dernier. Là encore, pas de dépaysement.

12 h 45, appareillage de Kirkenes. Nous sommes montés sur l'avant du pont 5 pour assister à la manœuvre. Lentement le RW se déhale du quai, exécute un demi-tour sur place, et se dirige vers l'embouchure du Bøkfjord. C'est pour nous, le début d'une nouvelle aventure au cœur de notre voyage, un cabotage de 6 jours vers Bergen… Cap au sud !

Le soleil brille généreusement mais la température reste plutôt fraîche. L'eau du fjord a pris une belle teinte bleu soutenu en décalage complet avec la couleur brune des berges. J-J a déjà pris son quart sur la passerelle, à l'avant du pont 5, en parka fourrée et casquette vissée sur la tête.

Le bateau a maintenant atteint sa vitesse de croisière. De part et d'autre, les rives du fjord défilent. C'est un paysage vallonné, très minéral qui sera la constante du cabotage le long des côtes du Finnmark : le paroxysme de la désolation, rien d'autre que cette roche brunâtre sur laquelle visiblement rien ne pousse, rien ne dépasse. Toute la côte paraît scalpée par le vent. L'hiver dernier, la neige nous avait masqué la réalité de cette désolation, tout était blanc bleu, maintenant tout est brun, rien que brun. Caboter l'été le long du Finnmark fait encore mieux comprendre la rudesse du climat de cette région, l'âpreté du paysage et les difficultés qui en découlent pour vivre.

Après avoir doublé le phare de Bøkfjord, Le RW aborde la pleine mer, la mer de Barents et met cap au nord-est vers le port de Vardø. Bien à l'abri à l'arrière du pont 7, face au soleil, Nelly se détend ou s'adonne à la lecture… Aujourd'hui, le sun-deck est encore peu fréquenté mais au fil des jours, il deviendra de plus en plus encombré et les fauteuils de moins en moins accessibles.

Nous arrivons en vue de l'île de Hornøya, à l'extrémité de la péninsule de Varanger. C'est le point le plus oriental de la Norvège, à 31°10' Est, soit à la même longitude que le Caire en Egypte.

Avant de pénétrer dans le port de Vardø, le RW contourne une presqu'île plate où sont groupées plusieurs maisons multicolores serrées les unes contre les autres. Des habitations en arrière plan, s'étagent sur une colline dénudée dominée par deux énormes radômes vert de gris ou blanc, sans doute vestige de la guerre froide entre les pays de l'O.T.A.N. et l'U.R.S.S. Le Finnmark était en première ligne puisqu'à cet endroit 50 km séparent les 2 pays, bon nombre d'antennes devaient à l'époque s'intéresser aux mouvements de navires entre l'U.R.S.S. et l'Atlantique.

16 h 15, escale ensoleillée d'une heure à Vardø. La plupart des passagers débarquent pour visiter une citadelle du XVIIIème siècle à quelques pas du quai, emmenés au son du tambour par deux hommes en costume d'époque. Tous les Allemands du bord suivent sans se poser de questions…

Nous préférons explorer la ville jusqu'à l'église reconstruite en 1958. La nef a une forme triangulaire très dépouillée et le clocher triangulaire minimaliste est très élancé. Toute la ville a été complètement détruite lors de la Seconde Guerre et reconstruite selon un plan orthogonal très aéré, autour d'une large rue centrale déserte laissant une impression de vide et de tristesse, presque inquiétante. L'hôtel de ville est un écrasant cube rouge recouvert d'une toiture noire à 4 pentes. Tout cela visiblement manque de cohérence.

17 h 15, l'escale s'achève et le RW reprend sa route, longeant la presqu'île de Varanger. C'est une région sauvage où les vagues et le vent sculptent le paysage depuis des millénaires. De temps à autre, nous croisons un chalutier russe, le pont arrière encombré d'énormes casiers et de boules multicolores, partant à la pêche au crabe royal. Il y a quelques décennies les soviétiques ont voulu expérimenter l'élevage de ce crabe, originaire de Sibérie, dans la région de Mourmansk. Quelques crabes, plus malins que d'autres se sont échappés des élevages et ont colonisé les côtes du Finnmark, au détriment des espèces endémiques. Désastre écologique, mais manne pour les Norvégiens.

20 h 00, courte escale d'une demi-heure à Båtsfjord, port bien abrité au bout du fjord du même nom. Ce port vit essentiellement du crabe royal. Nous faisons quelques pas sur le quai sous le soleil qui descend de plus en plus. En janvier, le même quai était complètement recouvert de neige et les superstructures des chalutiers russes amarrés dans le port étaient entièrement recouvertes d'une épaisse couche de glace, donnant une idée de ce que doivent être les conditions de travail sur ces bateaux en période hivernale dans ces régions.

20 h 30, repas servi à la table que l'on nous attribue pour toute la croisière. Menu : Potage, filet de saumon, glace. Nous dînons à côté d'une française et sa petite fille. Pas un mot, ni bonjour. Tant pis !

22 h 15, très courte escale d'un quart d'heure à Berlevåg. Nous restons à bord car le port se situe en dehors de l'agglomération. Sous un ciel parfaitement pur, le soleil descend lentement illuminant le paysage de teintes rosées et de jolis contre-jours. Nous sommes au nord de la Norvège, il fait jour, absolument jour. Et ce soir, c'est certain, nous verrons le soleil à minuit au-dessus de l'horizon.

Après cette escale, nous croisons à peu de distance le MS Nordstjernen ("Etoile Polaire"). C'est le plus petit et le plus ancien bateau de la compagnie. Il navigue sans relâche depuis 1956, soit 53 ans, pour le plus grand bonheur des nostalgiques qui se bousculent pour naviguer dans une ambiance et un confort quelque peu surannés. Instants magiques où la vieille coque prend des reflets dorés sous le soleil.

23 h 30, nous sommes sur le pont 5, complètement emmitouflés, sweat polaire, parka fourrée, écharpe, gants en laine. Il n'y a pas un souffle de vent, mais avec la vitesse du bateau, il fait plutôt frisquet ! Pour rien au monde nous ne voudrions rater ce moment. Voir le soleil à minuit en plein nord au-dessus de l'horizon. Minuit ! Il fait grand jour. Le soleil est là à quelques degrés au-dessus de la mer. L'air est si pur, le temps si clair malgré l'heure et la hauteur du soleil ; le ciel rougeoie à peine. Etonnant !

Accoudés au bastingage, nous restons de longs moments à contempler en silence ce spectacle hors normes : voir le soleil la nuit en plein nord. Enfin ! Enfin, nous l'avons ce soleil que l'on attendait tant ! Et nous sommes presque seuls pour en profiter, et c'est tant mieux ! Mais, c'est tout de même surprenant que ce phénomène intéresse si peu de monde.

C'est plutôt le froid qui nous chasse de la passerelle. Le bateau file 15 nœuds (± 28 km/h), et le soleil ne nous réchauffe plus. Satisfaits, nous regagnons la cabine, éclairée comme en pleine journée. Les rideaux tirés devant le hublot ne donneront qu'une vague pénombre pour nous endormir et finir notre nuit.

Minuit à l'extrême nord de la Norvège

Jour 24 - Je 09/07/2009 - Havøysund - Hammerfest -Tromsø



Malgré le jour permanent, il faut bien dormir. Et dans notre sommeil, nous avons raté les courtes escales de Mehamn (le port… le plus septentrional du parcours à 71°02' N), et Kjøllfjord. Il faut préciser que l'état de la mer, le confort et le silence à bord font que l'on ne perçoit pas les arrêts du bateau aux escales. La dextérité de l'équipage y est également pour beaucoup.

06 h 30, nous n'avons pas senti que nous repartions de l'escale de Honningsvåg, au sud de Magerøya, l'île du Cap Nord. Déjà (ou encore, puisqu'il ne s'est pas couché), le soleil brille et éclaire le rivage.

Nous reprenons le chemin de la salle à manger pour le petit-déjeuner. En dehors du café un peu clair, il y en a pour tous les goûts : charcuterie, viande, poisson (eh, oui !), œufs, fruits, plusieurs sortes de pain, etc, etc, etc… Tout à discrétion. C'est un grand moment de la journée et ne nous en privons pas.

08 h 15, en principe courte escale d'un quart d'heure à Havøysund. Grand beau temps durant cette escale. Sous un franc soleil, il fait presque chaud sur la passerelle. Tous les environs sont éclairés par une lumière incomparable. Vu l'heure matinale et la brièveté de l'arrêt, J-J est le seul à descendre et faire quelques pas sur le quai pour refaire les mêmes photos que l'hiver dernier, mais avec beaucoup plus de lumière : une enfilade de maisons multicolores accrochées à la colline face au bateau. Il faut faire vite.

Finalement, il y a un grand nombre de palettes de poisson à embarquer (du colin salé séché, écrit en français sur les caisses), et le RW appareillera avec une demi-heure de retard. Quelques minutes après avoir quitté Havøysund, nous croisons le MS Trollfjord. A chaque rencontre, les bateaux de la compagnie se saluent à grands coups de sirène. En janvier, nous étions à la même heure et au même endroit à bord du Trollfjord dans la nuit polaire. Quel contraste avec les heures lumineuses que nous vivons aujourd'hui !

Bien que cela ne soit pas prévu dans l'organisation du bord, nous nous octroyons un second petit-déjeuner (plus léger que le précédent) : un petit café et un gâteau avant de gagner le sun-deck pour une séance de bronzage et de lecture ou de reprendre son quart de veille à l'avant du pont 5.

11 h 15, escale à Hammerfest après avoir contourné l'île de Melkøya et son gigantesque terminal gazier dont la vision de jour paraît bien moins impressionnante que la nuit. Hammerfest est la ville la plus importante du Finnmark (7 000 habitants !), et doit sa prospérité actuelle à ce terminal.

Quittant le bord, nous marchons jusqu'à l'église reconstruite en haut de la ville. Comme dans tout le Finnmark, la seconde guerre mondiale a fait des ravages considérables et l'église d'Hammerfest ressemble à s'y méprendre à celle que nous avons vu hier à Vardø, une grande nef triangulaire et un clocher également triangulaire très élancé. L'intérieur est très lumineux, un grand vitrail triangulaire surplombe l'autel.

En redescendant vers la ville, nous nous arrêtons dans un square où nous pouvons admirer à flanc de coteau un superbe kiosque à musique en bois bleu électrique. Les Norvégiens se transformeraient-ils en dahus pour danser ? Des motifs en bois représentant des ours blancs ponctuent le décor.

Les rues du centre sont bordées de boutiques et même de grands magasins de mode, et du monde circule dans les rues. Près du port, autour d'un bassin et d'un jet d'eau, des Norvégiens papotent sur des bancs, d'autres consomment sur une terrasse ensoleillée. Scènes plutôt inhabituelle dans les petites villes de Norvège.

12 h 45, appareillage. Nous déjeunons au fond du restaurant à la poupe du bateau et par les larges baies vitrés, et dans le contre-jour, nous voyons Hammerfest s'éloigner doucement.

15 h 45, très courte escale à Øksfjord après avoir navigué dans un long détroit entre plusieurs grandes îles. Nous ne débarquons pas dans ce port situé au milieu d'un fjord. Le quai est au pied du village. Une église avec un clocher massif domine le village.

18 h 00, Nelly s'est trouvé un fauteuil à l'écart dans le salon panoramique et lit tranquillement, levant les yeux de temps à autre vers le paysage qui défile. Un curieux nuage ou un banc de brume flotte au ras de la mer, laissant libre le sommet des montagnes. D'autant plus surprenant que ce nuage se déplace avec nous, malgré la vitesse du bateau, nous ne le rattraperons jamais.

19 h 00, escale de 45 minutes à Skervøy. Cela nous laisse le temps de nous rendre jusqu'à l'église de ce petit port de pêche. C'est un bel édifice en bois blanc construit sur plusieurs niveaux à cause de la pente, au milieu d'une vaste pelouse et entouré de grands bouleaux, dans un cadre verdoyant que nous n'avions plus vu depuis longtemps et qui nous fait oublier la rudesse des paysages du Finnmark.

Du parvis de l'église, nous contemplons le panorama, les toitures du village au premier plan. Brièvement le soleil perce les nuages et éclaire fortement la masse imposante rouge et blanche du RW, ce qui contraste avec les montagnes sombres en arrière-plan restée à l'ombre sous de gros nuages bourgeonnants.

20 h 30, dîner servi à table. Au menu : Emincé de renne, rôti de porc aux ananas et sauce chutney, boule de glace avec nappage de fruits rouges.

Après avoir mis un peu d'ordre dans les films et photos sur le PC, nous montons vers 22 h 30 au bar du pont 7, où un pianiste et une chanteuse mettent un peu d'animation. A travers les baies vitrées, on peut voir le paysage défiler. Il fait grand jour, et J-J culpabilise de ne pas assurer son quart sur la passerelle ! Et pour cause !

23 h 15, Personne sur le pont 5 et pourtant ! Le RW fait route vers Tromsø qui apparaît dans le lointain. La ville construite sur une île au milieu d'un fjord est sombre à cette heure tardive. Le soleil, au nord, émerge à peine des montagnes environnantes. Ses rayons sont justes suffisants pour éclairer le grand pont de Tromsøbrua et la Cathédrale Arctique qui se détachent des sommets avoisinants restés dans l'ombre.

Miracle de l'instant que ce coup de projecteur juste focalisé sur les deux principaux symboles architecturaux de la ville. Pourvu que le soleil ne descende pas trop vite derrière les sommets, pourvu qu'un nuage intempestif ne vienne pas écourter trop tôt cette vision insolite à pareille heure.

23 h 30, escale à Tromsø, la capitale du Nord, point de départ de toutes les anciennes expéditions vers le Pôle. Même si nous connaissons bien maintenant cette ville (c'est notre 3ème passage), nous la parcourons avec plaisir. Le soleil est trop bas pour éclairer les rues et il ne fait pas bien chaud. Et nous sommes surpris par l'animation relative de Storgata à pareille heure. Nous déambulons jusqu'à la petite église catholique peinte en marron foncé. Un kiosque à musique situé à proximité est peint de la même couleur ainsi que l'ancien hôtel de ville.

00 h 30, le 10 Juillet, nous redescendons vers le port. Miraculeusement, le soleil n'illumine que la Cathédrale Arctique et le pont qui enjambe le Tromsesundet. Une douce lumière rose enveloppe la Cathédrale, ordinairement blanche. Le soleil rasant cisèle le tablier et chaque pile du pont qui se détachent de l'arrière-plan de montagne et se reflètent dans l'eau calme et sombre du chenal. Quel spectacle !

Retour à bord et dans la cabine. Nous ne rendrons même pas compte de l'appareillage du RW à 01 h 30.

Minuit à Tromsø - Le pont et la Cathédrale Arctique

Jour 25 - Ve 10/07/2009 - Finnsnes - Svolvær - Stamsund (Lofoten)



En appareillant de Tromsø nous quittons définitivement le Grand Nord, et la route du RW s'oriente nettement vers le Sud.

04 h 30, brève escale à Finnsnes. J-J se lève de bon matin pour tenter de refaire les photos prises l'hiver dernier dans ce petit port.

Le 2 Janvier 2009, la croisière se déroulait sous un ciel maussade. Vers 11 heures, le jour pointait à peine et nous avions bénéficié d'une embellie inattendue lors de cette escale. Il avait abondamment neigé toute la nuit, quelques petits glaçons flottaient même à la surface de l'eau. Une timide lumière éclairait alors le paysage enveloppé d'une épaisse couche de neige fraîche. Le village de Finnsnes prenait des allures de carte de Noël, avec ses petites maisons aux toits blancs disséminées au milieu des sapins givrés.

D'une de ces huttes couverte de neige au bord du fjord, nous avions tiré le sujet de notre carte de vœux pour 2009. La même hutte photographiée un petit matin de Juillet n'a plus la même allure, ni la même poésie. Malgré l'heure matinale, il fait très clair et sous autant de lumière le village a perdu tout le charme que nous lui avions trouvé l'hiver dernier… Néanmoins, vers le nord-est, un joli contre jour sur le grand pont qui relie l'île de Senja au continent et à l'opposé, vers le sud-ouest, le sommet des montagnes encore enneigées est déjà fortement éclairé.

07 h 45, le RW arrive en avance à Harstad, la plus grande ville de l'archipel des Vesterålen et J-J rate l'entrée dans ce port. Le RW accoste derrière le MS Lofoten qui termine de charger du fret. A peine le temps de quitter la couchette et déjà sur le quai ! L'escale est courte, quelques pas seulement aux abords immédiats du port.

08 h 45, appareillage en retard, ce qui sera la constante de la journée au programme bien rempli. A partir de maintenant le RW va louvoyer entre les différentes îles, îlots et récifs des Vesterålen et des Lofoten en empruntant des chenaux étroits, en passant sous de nombreux ponts, mais toujours en traversant des paysages grandioses.

Le RW fait route vers l'escale suivante en empruntant le chenal étroit et tortueux de Risøyrenna, dragué entre les bancs de sable qui relient les îles d'Andøya et Hinnøya. Dragué en permanence depuis 1922, ce chenal a permis de réduire considérablement le trajet de l'Hurtigruten. Paraissant ne pas ralentir, le RW slalome entre les ducs d'Albe qui balisent le chenal. De part et d'autre, sur des fonds sableux peu profonds, la mer prend une teinte turquoise digne des mers caraïbes.

10 h 45, escale à Risøyhamn, un village, un hameau qui permet de ravitailler l'île d'Andøya. La place est mesurée et le bateau se livre à une manœuvre étonnante en faisant d'abord demi-tour sur place, puis en abordant le quai en marche arrière. Déconcertant ! Il faut dire que les accostages se font toujours bâbord à quai et que le capitaine doit tenir compte de cette contrainte dans ses manœuvres de port.

Nous arrivons dans une région très touristique. Il était déjà monté beaucoup de monde à Tromsø et là c'est un important groupe de randonneurs suréquipés qui attendent sur le quai. Sans doute débarqueront-ils ultérieurement dans une île des Lofoten ? La fréquentation du sun deck du pont 7 s'en ressentira fortement, de même que la queue pour débarquer aux principales escales de la journée.

Inhabituel, le retard sur l'horaire s'aggrave, cette fois-ci à cause d'un important chargement de palettes de tourbe (extraite sur Andøya et à destination de Molde), qui prendra beaucoup de temps.

11 h 30, appareillage et manœuvre inverse. Le bateau se déhale d'abord en marche arrière, puis fait demi-tour sur lui-même avant de faire cap au sud. Quelle dextérité de la part de l'équipage !

A peine avons-nous quitté l'appontement que nous passons sous le pont de Risøyhamn que nous avions franchi en voiture le 29 Juin dernier. Tous les passagers lèvent la tête vers le ciel et se demandent avec inquiétude si la cheminée du RW ne va pas toucher le tablier du pont. Mais non, nous passerons sans encombre. Déjà, nous sommes en vue du pont de Sortland que nous avions également franchi avec l'Espace. Nous déjeunons durant l'escale et ne débarquons pas. Puis, le RW poursuit son chemin.

15 h 00, escale à Stokmarknes. Une jeune fille blonde en costume folklorique attend au pied de la coupée et chante sans se lasser durant toute l'escale des airs norvégiens ; hélas, le succès… et l'argent ne sont pas au rendez-vous ! Fait-elle cela tous les jours à chaque passage de bateau ?

Stokmarknes est la mère patrie de l'Hurtigruten. C'est dans ce port que le capitaine Richard Whith créa en 1881 la "Vesteraalen Dampkibsselkab", et jeta les bases d'un service régulier de cabotage le long des côtes de Norvège pour ravitailler les comptoirs les plus isolés du nord du pays. Le développement constant de ce service évoluera des années plus tard vers le concept Hurtigruten, où se mêlent service public et croisière touristique.

Un musée est consacré à l'histoire de la ligne et un ancien bateau de la compagnie au sec sur un terre-plein attirent les visiteurs, mais le temps imparti est bien court pour que nous puissions visiter cela sereinement. D'autant qu'une autre préoccupation soucie J-J : se réserver dès le départ la meilleure place à l'avant du pont 5 pour les deux attractions de la journée à ne manquer sous aucun prétexte, le chenal de Raftsundet et l'entrée dans le Trollfjord.

A peine avons-nous quitté Stokmarknes que le ciel se couvre rapidement de gros nuages menaçants. Le vent se lève et quelques petites gouttes de pluie commencent à tomber par intermittence, et la luminosité du paysage s'en ressent. Dommage !

16 h 30, beaucoup de monde commence à se rassembler sur l'avant de la coursive. Nous sommes rivés au bastingage lorsque commence la navigation dans le Raftsundet. Il s'agit d'un chenal quasi rectiligne de 25 km de long (dont 17 km particulièrement étroits), séparant Hinnøya et Austgåvøya (Vesterålen et Lofoten). Quelques mètres séparent à cet endroit les deux archipels.

A droite, les Lofoten sont une enfilade de sommets vertigineux plongeant brutalement dans les eaux grises du chenal, tandis qu'à gauche, côté Vesterålen, les berges sont moins escarpées puisqu'une route longe ce chenal sur toute sa longueur. Face à nous dans le lointain, un camaïeu de montagnes grises couronnées de neige. Le RW glisse sur l'eau calme du Raftsundet. Silence sur le pont. Chaque spectateur profite de paysage exceptionnel. Les montagnes sont si proches du bateau.

17 h 15, arrive le moment fort de la journée, l'entrée dans leTrollfjord qui est l'attraction de toute croisière estivale des bateaux de l'Hurtigruten. Lentement, le RW pénètre dans ce fjord de l'île d'Austvågøy, long d'à peine 2 km et large seulement d'une petite centaine de mètres. Spontanément, le silence se fait sur la passerelle. Sur la gauche, l'à-pic de la montagne surplombant le fjord est impressionnant, à droite, c'est à peine moins escarpé, et un cirque montagneux ferme l'extrémité du fjord. Comment le bateau peut-il entrer, et surtout ressortir d'une nasse pareille ?

Le silence est tel qu'on entend le chuintement de la coque glissant sur l'eau plate et verte du fjord. Longeant la rive de près, le RW paraît bien frêle en proportion des montagnes qui l'entourent. Le fond du fjord s'élargit quelque peu permettant au bateau de faire demi-tour. A l'évidence, l'espace sera suffisant pour que le bateau effectue sa giration sur place. En avant, lente !

Mais le capitaine peaufine sa manœuvre. Imperceptiblement le bateau pivote et mètre après mètre, l'étrave se rapproche de la paroi rocheuse. Sur la passerelle pourtant bondée de spectateurs, plus un bruit. Le bateau progresse toujours avec d'infinies précautions, ralentit encore, l'étrave semblant effleurer la roche. En tendant le bras, il semble possible de toucher la paroi rocheuse. Incroyable ! Chacun retient son souffle. Cela semble durer une éternité. Presqu'à toucher la montagne, le RW reste absolument immobile quelques minutes. D'ailleurs, le bulbe d'étrave touche-t-il la roche sous la surface de l'eau ? Cela n'est pas impossible ! Dans un silence absolu, les passagers restent médusés par la hardiesse de la manœuvre et la dextérité du capitaine qui a réussi à amener sans le moindre choc, sans le moindre à-coup, son bateau aussi près des rochers.

Le capitaine, surement très fier de nous avoir fait preuve de son talent, remet en route. Peu à peu, l'étrave pivote pour gagner progressivement l'axe du fjord. Le RW reprend son cap et achève ses derniers milles dans le Raftsundet, alors que les passagers, étonnés et satisfaits se dispersent.

19 h 15, très en retard, le RW fait escale à Svolvær, la capitale des Lofoten. Beaucoup de passagers débarquent définitivement, d'autres montent à bord pour regagner le continent. Plusieurs autocars attendent les excursionnistes pour une visite sans doute trop rapide des Lofoten, ils nous rejoindront à l'escale suivante de Stamsund. Nous préférons marcher en ville, Nelly à lécher les vitrines et J-J à chercher à prendre le cliché idéal, mais ce soir, pas de soleil !

20 h 00, à cause du départ des nombreux excursionnistes, service unique pour le dîner. Et ce soir, rien ne va. Nous trouvons difficilement une place à l'arrière du restaurant, le service à table est d'une longueur inhabituelle et le menu en dessous de ce que nous étions habitués : émincé de porc (?), filet de cabillaud, boule de glace et fondant au chocolat. Bof !

21 h 00, nous sommes encore à table lorsque le RW appareille avec une heure et demie de retard. A peine avons-nous quitté le quai, que le MS Midnatsol qui va vers le nord prend notre place. Le ciel s'éclaircit quelque peu, nous permettant d'admirer les sommets des îles.

22 h 30, dernière escale aux Lofoten, à Stamsund. Le port étant éloigné du village, nous ne débarquons pas et restons sur la coursive du pont 5 à regarder l'activité sur le quai : départ ou arrivée de passagers, allées et venues des chariots élévateurs qui manipulent du fret entre la cale du bateau et l'entrepôt du quai où sont stockées les marchandises en transit.

23 h 00, les autocars reviennent et les excursionnistes débarqués à Svolvær regagnent le bord sans précipitation. Le RW appareille avec un retard d'une heure trente, pour rejoindre Bodø après une traversée de quatre heures du Vestfjorden. Fjord est-il le terme qui convient ? Il s'agit d'un large bras de mer entre les Lofoten et le continent. Sans protection vers l'ouest, les coups de vent peuvent y être sévères et la mer bien inconfortable. Cela ne sera pas le cas ce soir !

Demi-tour au fond du Trollfjord... à toucher la roche !

Jour 26 - Sa 11/07/2009 - Ørnes - Brønnøysund - Rorvik



La nuit a été fort paisible puisque nous ne nous sommes pas rendus compte de la longue escale de Bodø où le RW a pu recaler son horaire. Le calme de notre cabine est dû au fait qu'elle est située à tribord, donc à l'opposé du quai. Nous échappons ainsi aux bruits de manutention lors des transferts de fret entre le bateau et les entrepôts.

Un soleil déjà ardent, entré par le hublot de la cabine, nous oblige à nous lever tôt, et à 07 h 00, nous faisons l'ouverture de la salle à manger pour le petit-déjeuner, alors que le RW fait escale à Ørnes. De notre table, nous surplombons un petit port de pêche et fond, nous devinons la silhouette des montagnes dans le contre-jour.

Après le départ, nous restons sur la coursive extérieure. Avec le soleil matinal, la température nous paraît agréablement douce. Nous naviguons vers le sud et cela commence à se sentir. Nous avons abandonné la veste polaire et le blouson fourré, ce matin nous sommes en T-shirt.

Aujourd'hui notre bateau suivra un trajet presque parallèle à la route 17, la route que nous avions emprunté durant 3 jours dans le sens inverse, il ya maintenant 3 semaines. Le RW trace son chemin en contournant une multitude d'îles et d'îlots, le spectacle évoluant après chaque virage. Une lumière étincelante inonde le paysage : sur la gauche, les montagnes enneigées en arrière-plan, des petits hameaux ou des fermes isolées parsèment la côte, au centre l'eau bleue des chenaux, puis à droite, des îles verdoyantes. La côte est magnifique, le paysage varié et nous ne savons plus où donner du regard.

Au débouché d'un chenal, nous croisons le MS Vesterålen. Grand échange de coups de sirènes… Nous croisons également plusieurs ferries ou catamarans rapides qui desservent les ports les plus reculés de cette côte compliquée.

09 h 20, nous approchons du Cercle Polaire. Face à nous, une grande sphère métallique sur un îlot symbolise cette ligne fictive à 66°33' N. Le RW marque l'instant par un long coup de sirène.

10 h 00, les passagers sont conviés à l'extérieur du pont 7 pour le traditionnel baptême du passage de la ligne. Le staff du bateau est déguisé en vikings. Et c'est le commandant, lui même, qui se charge de verser dans le dos des volontaires une copieuse louche de glaçons, et il ne fait pas semblant. Sans hésiter, ni réfléchir, simplement parce que cela est prévu, tous les passagers allemands se feront ainsi baptiser sans discuter. L'ambiance est aux rires, cris d'effroi et hurlements de surprise. Chacun sera récompensé par un verre d'aquavit et un joli diplôme attestant du passage du Cercle Polaire. Pour notre part, nous sommes restés spectateurs de ce cérémonial. Cette petite fête tout juste achevée le ciel se couvre rapidement, le vent se lève sous les nuages et se renforce dans les passes entre les plus hautes îles.

11 h 00, escale de vingt minutes à Nesna. Le temps est moins radieux qu'il y a trois semaines lorsque nous y avions campé, et pêché nos premiers bigorneaux norvégiens. C'est un port d'à peine mille habitants et la "gare maritime" est en proportion, un petit bâtiment en bois de couleur rouge sang flanqué de trois jolies lucarnes.

12 h 30, escale à Sandnessjøen. Le port, tout en longueur, est situé sur une sorte de chenal créé par un alignement d'îles qui font protection contre la houle et le vent du large. L'activité du port est liée aux ferries qui relient ces îles et les expéditions de poisson.

C'est la première longue escale de la journée (1 heure), et la plupart des passagers ont des fourmis dans les jambes, d'autant que le quai se trouve en pleine ville. Tout le monde débarque ensemble et se retrouve en même temps à arpenter l'unique et courte rue commerçante de cette petite ville qui est vite parcourue. Retour à la queue leu leu par les quais…

Le bateau continue vers le sud en longeant la longue chaîne montagneuse de Sept Sœurs, qui culmine à environ 1.000 m en moyenne. Haut lieu de la mythologie norvégienne, l'alignement nord-sud de sept sommets au profil quasi identique est particulièrement impressionnant et il est logique que cette perspective remarquable soit au cœur de nombreuses légendes. Mais au moment de notre passage, un ciel terne ne met pas en valeur ce site.

Toujours sous la grisaille, nous arrivons vers 16 h 15 à Brønnøysund, dans une configuration semblable à celle du port précédent de Sandnessjøen : une agglomération s'étalant le long d'un chenal protégé par des îles basses.

Quelques petits commerces sont établis sur le quai et draine une partie de la clientèle du bateau. Rapide tour dans la ville sans cachet particulier jusqu'à un petit port de plaisance. Sur le quai une plaque indique que la ville est précisément au milieu de la Norvège, à 860 km du Cap Nord et de la Pointe de Lindesnes au sud, à vol d'oiseau bien sûr (parce que par la route ou par la mer, c'est largement plus).

Dès la sortie du port, le RW passe sous un pont complètement en courbe et qui dessert les îles situées de l'autre côté du chenal. Nous avions utilisé ce pont pour nous rendre au camping de Torghatten. Nous naviguons au plus près (quelques dizaines de mètres), de ces îles basses et sommes maintenant en vue du camping que nous avions fréquenté le 23 juin. Ce jour là, à la même heure, c'était le MS Lofoten que l'on apercevait du camping se dirigeant vers le sud.

17 h 30, de la passerelle, nous voyons bien maintenant le rocher de Torghaten avec son profil particulier de "chapeau de gendarme". Ce "rocher" est le seul sommet remarquable (160 m), dominant un vaste semis d'îles basses et de récifs dangereux pour la navigation. Mais le capitaine va modifier la route du RW pour que nous puissions admirer la curiosité naturelle qu'est un trou situé au milieu de ce rocher, à 112 m de hauteur. Dans des temps immémoriaux, la mer dont le niveau était beaucoup plus élevé aurait usé la roche plus tendre à cet endroit et creusé une cavité qui se serait complètement effondrée. Aujourd'hui, nous pouvons voir ce phénomène dans son ensemble, mais le 23 juin nous étions "montés" dans le trou, qui vu de l'intérieur était vraiment très impressionnant.

Difficile de faire des prévisions météo en Norvège tant les conditions changent rapidement. L'épaisse couche nuageuse qui nous suivait depuis la fin de matinée disparaît sans prévenir et laisse place en fin d'après-midi à un ciel limpide. Et c'est tant mieux car le RW se fraie un passage entre le continent et une succession de petites îles. La route est sinueuse et certains passages sont si étroits que sur la coursive, J-J se demande comment le bateau va passer. Depuis la démonstration à l'intérieur du Trollfjord, il n'y a pas de doute à avoir sur la dextérité du capitaine. Et bien sûr, chacun de ces goulets est franchi sans encombre.

Nous longeons des petites îles de très près, avec de modestes fermes isolées. Des enfants font des signes de la main à notre passage auxquels le commandant répond par un léger coup de sirène. Le soleil à l'ouest éclaire les paysages d'une jolie couleur orangée très douce. Un agréable moment passé presque seul sur la passerelle.

Nouvel avatar météo, le soleil se voile de nouveau pour laisser place à un épais banc de brume peu avant l'escale de Rorvik. C'est à n'y rien comprendre tant cela est imprévisible !

C'est dans ce port de Rorvik que nous avions réveillonné le 31 Décembre 2009, à bord du MS Trollfjord. S'il faisait bien plus froid, les quelques flocons de neige épars ne nous avaient guère gênés pour admirer tous les feux d'artifice tirés depuis les jardins à flanc de colline. Ce soir, c'est brouillard !

20 h 30, escale d'une heure où nous n'avons pas pu débarquer à cause du repas du Commandant et du dîner d'adieu. En effet, la majorité des passagers débarque demain matin à Trondheim, et ce repas a été avancé d'une journée pour qu'ils puissent en profiter. Pendant que nous sirotons un verre de crémant offert par la compagnie, le commentateur du bord fait les présentations en portant un toast à l'égard des passagers qui nous quittent. D'abord le Commandant et tout le staff de la passerelle, chaleureusement applaudis et ensuite, au garde à vous, toute l'équipe de la cuisine et du restaurant, ovationnés aussi par les passagers.

La carte est rédigée en quatre langues dont le français : Coquilles Saint-Jacques, tranche de bœuf aux oignons rouges confits, pommes de terre sautées, crème au citron et groseilles. Le repas aura duré tout le temps de l'escale et à 20 h 30, le RW quitte le quai. De sous le pont de Rorvik, la silhouette fantomatique du MS Nordkapp émerge de l'épais banc de brume et vient prendre notre place à quai.

Vu les conditions de visibilité, nous descendons dans la cabine faire les transferts de films et photos sur le PC. Nous regardons pendant un long moment les films pris depuis plusieurs jours. A 23 h 30, en jetant un œil furtif par le hublot, nous réalisons que non seulement le brouillard a complètement disparu, mais qu'un soleil rougeoyant est en train de plonger dans la mer.

Vite, nous repartons sur le pont 5. Plus de brume et le soleil flirte avec l'horizon, il est plus rouge et bientôt il va disparaître, ce que nous n'avions plus vu depuis plusieurs semaines. Et second choc, même si l'heure est tardive, il fait relativement sombre et la pénombre nous entoure. Ca aussi, nous avions oublié.



Jour 27 - Di 12/07/2009 - Tondheim - Kristiansund - Molde



06 h 00, réveil pour ne pas rater l'entrée à Trondheim, située loin dans le Trodheimfjord. Mais le RW accoste avec un quart d'heure d'avance, et du coup l'arrivée est quelque peu escamotée.

06 h 30, soleil éclatant, J-J rend à pied en ville, à une quinzaine de minutes de marche du quai Hurtigruten, pour faire des photos dans les meilleures conditions.

06 h 45, arrivée sur le pont de Bakke Bru qui enjambe la Nidelva. Malgré l'heure, le soleil illumine les façades colorées des entrepôts de la rive ouest. L'air est pur, les couleurs nettes et contrastées. L'ensemble, avec en arrière plan le Gamle Bybru et le clocher de la Cathédrale est absolument photogénique, et J-J mitraille… Quand, arrivé sur l'ancien pont… damned ! Plus de batteries !

Retour quelque peu dépité, en passant par la Cathédrale, la rue principale Munkgata, la place du marché et la gare ferroviaire. Il est tôt, c'est dimanche, il n'y a personne dans les rues. La promenade est agréable. L'urbanisme norvégien est souvent déroutant. De belles façades de style Art Déco, alternent avec des immeubles plus contemporains en verre et alu.

08 h 15, retour sur le quai pour voir MS Finnmarken remonter le fjord, et aborder le quai Hurtigruten après une savante manœuvre. Tout en marche arrière, le Finnmarken pénètre dans l'étroit bassin et va accoster derrière le RW. La distance entre les deux bateaux ne doit pas excéder 10 m, et c'est un véritable créneau que le Finnmarken réalise sans hésitation pour gagner le quai. Décidemment, les commandants de la compagnie sont très forts !

08 h 30, petit-déjeuner bien mérité, bain de soleil, puis visite du Finnmarken. C'est un grand bateau dont l'architecture et l'organisation sont similaire à ce que nous connaissons. Les différences notables sont une piscine à l'arrière du pont supérieur et une vaste plate-forme en gradins à la proue du bateau permettant au plus grand nombre d'admirer confortablement le paysage.

Pendant ce temps, le RW s'est rempli de passagers. Essentiellement des groupes de norvégiens organisés pour des excursions de la journée jusqu'à Molde. Et tous ces gens âgés se sont empressés d'occuper les meilleures places du pont panoramique ou du sun deck et passer tout leur temps à bavarder plutôt qu'à regarder le paysage !

10 h 00, le RW quitte le quai à l'heure prévue et entame la descente du Trondheimfjord. Durant presque deux heures nous naviguons entre les rives en pente douce du fjord. La région est fertile et de nombreuses fermes imposantes se sont installées près des berges verdoyantes pour y pratiquer l'élevage.

A l'embouchure du fjord, nous laissons le phare d'Agdenes à bâbord pour de nouveau faire cap vers le sud-ouest et continuons à naviguer au calme entre îles et continent. Et comme tous les après-midi depuis le début de cette croisière le ciel se voile de nouveau pour notre arrivée à Kristiansund. La ville, importante, est construite sur 3 îles reliées par des ponts. De la coursive, il est difficile de discerner à l'avance où se trouve le quai. Une heure d'escale, c'est suffisant pour que la majorité des passagers veuille débarquer en même temps ! La sortie du bateau est un peu fastidieuse et nous marchons jusqu'au môle situé en centre ville.

Kristiansund a beaucoup vécu de la pêche au cabillaud et de l'exportation de morue salée et séchée en Europe du Sud. Sur le môle, la statue en bronze d'une marchande de poissons confirme la vocation première de ce port. Les temps changent et Kristiansund vit maintenant davantage de la maintenance et du ravitaillement des plates-formes pétrolières implantées au large.

17 h 00, le RW s'éloigne de la ville en empruntant un dédale de chenaux avant de retrouver le large. Quelques rayons de soleil bienvenus réussissent à passer à travers la couche de nuages donnant à tout le paysage une curieuse teinte plombée. Un groupe de passagers est parti en excursion pour parcourir la Route de l'Atlantique, un itinéraire touristique empruntant une multitude de ponts pour passer d'une île à l'autre, et ils nous rejoindrons à l'escale de Molde. C'est pour cette raison que ce soir, le dîner est fixé à 19 h 00 : Potage au potiron, filet de flétan, mousse de fruits.

20 h 45, escale à Molde, petite ville située dans un large fjord, le Romsdalfjorden, fermé au sud par une vaste chaîne de 87 sommets enneigés. La ville s'étage sur une colline en pente douce et vue du bateau, elle paraît bien agréable et aérée. C'est la 3ème fois que nous y passons. Un peu d'animation dans la rue principale : un festival de jazz réputé commence demain, et les préparatifs vont bon train.

Cette ville est aussi connue pour être "la cité des roses". C'est sans doute pour cette raison que nous retrouvons alignées sur le quai toutes les palettes de tourbe que nous avions vues embarquer à Risøyhamn dans les Vesterålen. Le ciel est lumineux et la promenade sur le quai, avec le large fjord et les montagnes enneigées en arrière-plan, est des plus agréables.

21 h 30, alors que le RW commence juste sa manœuvre d'appareillage, le MS Polarlys arrive pour prendre sa place à quai, juste devant le RW qui continue à s'éloigner du quai. Les 2 bateaux, l'un derrière l'autre, manœuvrent ensemble à quelques mètres près, la proue du RW presque à toucher la poupe du Polarlys. Epoustouflant !

Et puis, le RW plutôt que de gagner directement le milieu du fjord, va se déhaler bien parallèlement au Polarlys. Y a-t-il 10 mètres entre les 2 deux bateaux ? Ce sont 122 mètres et 11 000 tonnes dont il faut maîtriser parfaitement la trajectoire, ce n'est pas rien. Au terme de la manœuvre, les deux passerelles de commandement qui débordent de la coque sont presque à se toucher ! Notre capitaine nous a apporté la preuve de son professionnalisme, du grand art !

23 h 10, le soleil tombe dans l'eau. Et cette nuit… il fera nuit !

Le départ de Molde... bord à bord avec le MS Polarlys

Jour 28 - Lu 13/07/2009 - Florø - Bergen



L'obscurité complète a fait que nous avons raté les escales de Ålesund, Torvik et Maløy.

C'est le dernier jour de la croisière et le rythme va être un peu bousculé pour préparer l'arrivée à Bergen. Nous devons libérer rapidement les cabines, donc faire les bagages dès le début de matinée et les sortir dans les couloirs. Cette contrainte va conditionner notre vie à bord jusqu'au débarquement, en gardant à portée de mains vêtements, appareil photo, ordinateur, etc…

07 h 45, dernière escale de la croisière à Florø. Un village à flanc de coteau dominé par une belle église en bois blanc dotée d'un superbe clocher. J-J débarque juste pour faire 2 photos, car le temps est trop limité pour aller au-delà des abords du débarcadère qui ne semblent pas caractéristiques.

Sous le soleil, le RW navigue au large de côtes plus basses ou d'îles plates abritant quelques maisons. En milieu de matinée, le bateau semble se diriger droit vers un groupe d'îles et d'îlots. Peu à peu, un passage semble se dessiner. Pas bien grand ! En décrivant une large courbe le bateau se présente face à l'étroit chenal entre deux îles, large d'une centaine de mètres, et qu'il franchit rapidement. Vu de la passerelle, c'est très impressionnant de voir le bateau passer à aussi vive allure dans un passage aussi étroit. Une fois de plus le Capitaine fait preuve de beaucoup d'assurance pour mener son navire.

Une demi-heure plus tard, bis repetita… Il va falloir passer au milieu de l'archipel de Sula, face à l'embouchure du Sognefjord. De loin le passage paraît encore plus étroit que le précédent. Le bateau ne ralentit pas sa vitesse. Brrr… On peut supposer que le capitaine sait ce qu'il fait et qu'il sait viser juste, car non seulement le Steinsundet est très étroit, mais de plus, il comporte plusieurs courbes.

A droite, un îlot de quelques mètres de hauteur, balisé par un petit phare avec une toiture octogonale rouge, à gauche la pointe basse d'une ile plus importante également balisé par un feu, et après une légère courbe, un troisième phare matérialise la sortie de chenal.

Cette passe est si étroite, qu'en sens inverse, un chalutier attend que nous ayons repris le large pour y entrer à son tour. Avec assurance, notre capitaine navigue sans ralentir à une dizaine de mètres de la roche côté tribord. C'est stupéfiant ! Au second phare, le bateau vire légèrement et continue sa route sans encombre. Ce capitaine est vraiment très, très fort. Il joue véritablement avec son bateau et en fait ce qu'il veut. Quelle maîtrise !

C'est habituel, en fin de matinée le ciel se couvre de gros nuages.

11 h 30, à cause du débarquement qui approche, l'horaire du déjeuner est avancé. Dernier buffet, où nous nous régalons encore une dernière fois de poisson et de fruits de mer. Il y en a une telle variété préparée de multiples façons. Comme l'hiver dernier, nous venons de faire une bonne cure de saumon. Y a pire !

Nous entrons dans le long fjord qui mène à Bergen. Il commence à pleuvoir… Tous les passagers se réunissent dans le salon panoramique du pont 7. A travers les grandes baies vitrées, chacun observe les berges du fjord. Nous quittons les fjords sauvages pour naviguer dans un fjord qui s'urbanise et s'industrialise à mesure que nous progressons. La grande ville approche.

A cause de la pluie, impossible de faire des photos sur la coursive, alors J-J se replie dans un salon plus calme pour rédiger l'un dernier mail du voyage et le charger sur une clé USB pour l'envoyer plus tard depuis une bibliothèque.

14 h 30, les collines qui enserrent Bergen sont largement construites de maisons multicolores, les hangars s'alignent sur les berges, quelques paquebots sont amarrés aux quais. Le RW ralentit, fait demi-tour et s'approche lentement du quai, au pied de l'Hurtigrutenterminalen, un bâtiment ultra-moderne et fonctionnel servant de gare maritime.

Le débarquement des passagers, bien organisé, se fait pont par pont. Depuis le pont 5, une large passerelle (genre aéroport), permet de gagner directement le terminal, retrouver les bagages et rejoindre un moyen de transport.

Pendant ce temps, J-J est descendu au pont 2 pour récupérer l'Espace. Comme prévu, il va falloir attendre que tous les autres véhicules aient quitté le bateau, ce qui est un long exercice de patience. La manutention n'est guère rapide puisqu'elle se fait voiture par voiture à l'aide d'un ascenseur qui permet de retrouver le niveau du quai. Première voiture garée en tête à Kirkenes, l'Espace est forcément la dernière à sortir à Bergen au bout d'1 h 50 d'attente.

Avant que notre voiture retrouve la terre ferme, Nelly s'est morfondue toute seule avec tous les bagages à main dans le terminal vidé de la majorité des passagers.

Sous la pluie battante, nous quittons l'emprise du terminal Hurtigruten et nous retrouvons, un peu désorientés, au cœur de Bergen. Entièrement pris en charge, nous avons vécu à bord du Richard With, six jours d'insouciance, désormais il va falloir vite reprendre nos habitudes de touristes itinérants et précaires !

16 h 10, pour éviter de nous rendre dans un terrain de camping éloigné de la ville, nous faisons d'abord un passage par le "Bobil Senter" (Bobil = camping-car, en norvégien), de Damsgårdsveien, connu de tous les camping-caristes. En réalité, c'est juste une aire asphaltée sans aucun équipement au milieu des entrepôts et des hangars du port. Triste à mourir ! Cet endroit n'est pas fait pour nous. Son seul avantage est qu'il permet de rejoindre le centre ville à pied, résolvant ainsi les problèmes de stationnement. Nous garons la voiture à proximité, sur une place gratuite, nous évitant également de passer plusieurs fois sous le même portique de péage urbain. Que d'économies !

Sous une légère pluie, nous rejoignons le centre en passant sur le grand pont de Puddefjordsbroen, surplombant le port, puis en traversant l'université. Du parvis de l'église catholique Saint-Jean, nous dominons tout le centre ville, qu'il faut ensuite rejoindre en descendant une forte pente. Nous trouvons au fond d'un grand jardin public la bibliothèque, d'où nous pouvons envoyer le mail relatant notre croisière. Cette formalité accomplie, nous nous rendons sur le port de Vågen, au marché au poisson de Torget.

Cette attraction locale est le point de convergence de tout ce que Bergen peut compter comme touristes. Et la réputation n'est pas usurpée. De jeunes poissonniers érudits et multilingues accrochent le client avec un savoir-faire extraordinaire et proposent à la vente et à la dégustation toutes sortes de produits de la mer. (Ces vendeurs semblent sortir tout droit d'une école de commerce, plutôt que du pont d'un chalutier… Et peut-être effectuent-ils un stage de vente ; en tous cas, ils sont très habiles et convaincants… !). Bien sûr, les alignements de saumons frais, de lieus, de flétans, de harengs, steaks de baleine, pattes de crabes royaux et autres attirent l'œil et c'est plutôt agréable à regarder. S'il y a du poisson frais sur les étals, il y a aussi beaucoup de produits transformés en usine. L'authenticité du lieu reste à démontrer, la seule certitude, ce sont les prix… exorbitants. Au milieu de ces étals, il y a aussi des stands qui proposent des sandwiches de saumon ou de crevettes bien appétissants que l'on peut consommer sur place. Le prix de vente est beaucoup moins digeste…

Nous déambulons dans le quartier de Bryggen, à qui Bergen doit sa renommée. Un alignement de bâtiments colorés en bois, séparés par des ruelles étroites, qui du temps de la Hanse servaient d'entrepôts, d'ateliers, d'habitations. Aujourd'hui, la plupart abritent des restaurants ou des boutiques de souvenirs. Nelly est à la recherche de la bonne affaire…

Nous poursuivons dans le quartier de Øvregaten, au-dessus de Bryggen. Des petites rues pavées partent à l'assaut de la colline, bordées de maisons blanches en bois dont les fenêtres sont toujours décorées d'objets divers qui doivent sans doute refléter la personnalité des occupants.

De retour sur le quai de Vågen, nous discutons avec un couple de Choletais très bavards qui circulent dans Bergen en vélo. Ils sont arrivés par la Suède en camping-car et pensent aller aux Lofoten, et bien sûr, sont stationnés au "Bobil Senter".

La pluie menace, et en rejoignant la voiture nous sommes pris sous un violent orage. Déjà bien trempés, nous nous abritons dans le hall d'un bâtiment de l'Université en attendant une accalmie. Nous sommes dans un piteux état en arrivant à la voiture.

20 h 00, arrivée à Nettsun à une vingtaine de kilomètres du centre de Bergen, au camping de Grimen, juste en bordure d'un petit lac. On nous attribue un emplacement plutôt étriqué où il y a juste assez de place pour l'Espace et la table de camping qui se trouve à moins d'un mètre de la berge du lac.

Grandeur et décadence ! Après avoir mené une vie de nantis à bord de l'Hurtigruten, dès ce soir nous retrouvons notre statut de manants. Après le luxe et le confort, c'est la misère. Il va falloir retrouver nos réflexes de campeurs, préparer les repas à l'arrière de l'Espace, dîner en plein air, déplacer tous les sacs et installer notre couchage, etc, etc…

Il y a encore quelques heures, nous avions toute une équipe de blondes pour nous servir ; ce soir, il va falloir tout faire avec une seule brune !

Sous un ciel plutôt bas, nous dinons au bord du lac, et c'est bien aussi.

Le petit matin à Florø

A suivre…

1ère Partie -- 2 ème Partie -- 4ème Partie

Cinq-six jours dans le Nord Vietnam (Sapa et Bac Ha) ou dans le Delta du Mékong
by Chuquimaa · 2010-08-23 · 37 replies
Bonjour,

Nous avons une idée bien précise de notre itinéraire pour notre séjour au Vietnam en novembre prochain (du 1er au 23) mais nous hésitons sur un point.... nous avons une disponibilité de 5-6 jours consécutifs dans notre parcours avec 2 options possible :

- Le Delta du Mékong (itinéraire à construire au départ de Saigon) - Le Nord du Vietnam (Hanoi -> Lao Cai -> Sapa -> Lao Cai -> Bac Ha -> Lao Cai -> Hanoi) avec deux trek d'une journée chacun (1 à Sapa et 1 à Bac Ha).

Nous ne parlons pas Vietnamiens et ce sera notre premier voyage dans ce pays qui nous donne tant envie de le découvrir ... nous hésitons le nord a l'air très beau, plus accessible mais plus "semblable" aux paysages européens (relativement!) tandis que le sud a l'air moins accessible, peut-être moins attrayant à première vue mais toujours plus authentique et simple, proche des gens, ... et beaucoup plus dépaysant. Nous voyageons en couple et en "routard", hotel petits budgets ci possible (10-20 dollars). Nous ne voulons pas faire de moto. Nous ne voulons pas prendre un tour organisé en bus ou via une agence, ni pour le nord, ni pour le sud, et nous préférons galérer, perdre un jour mais être seuls et partager une expérience unique tous les 2.

Nous cherchons des témoignages de voyageurs qui connaissent les deux coins ou un seul et qui pourraient nous donner leurs ressenti sur les régions pour nous aider à trancher et à faire un choix ... c'est difficile un choix de "riche" comme celui-ci 😄

Merci par avance pour apporter votre pierre à l'édifice si vous le souhaitez. Amicalement.
Attention: circuit 4x4 dans le désert tunisien avec Promovacances
by Coal · 2007-03-07 · 14 replies
😕😕 Je reviens très déçue de Tunisie! Promovacances propose des itinéraires qui ne sont pas effectués, cette agence ne semble pas avoir assez d'exigence par rapport à leur représentant sur place. Nous avons fait le voyage dans 2 4x4 ayant des soucis mécaniques mais le plus grave fut l'absence du guide prévu. Nous avons donc eu un chauffeur -guide qui n'a pas été du tout professionnel. Avare d'explications, ne supportant pas la moindre question, à peine poli (même pas bonjour le matin), il a mis une tension dans le groupe. Pire après nos refus de certaines visites facultatives, il est devenu très désagréable. Il s'est moqué de nous et nous a fait faire des arrêts dans des endroits "bidon", exemple nous avons aperçu de très très loin les cîmes des palmiers de la corbeille de Nefta depuis la terrasse d'un café fermé, c'était glauque et décevant quand on connaît cette splendide palmeraie! Nous avons également eu droit à un arrêt dans un potager où se battaient 3 salades et 6 palmiers derrière une remise désafectée! Pathétique! A ce rythme, nous avons eu droit à des après-midi de libres non prévus dans notre programme. Nous avons payé des guides et des taxis locaux pour effectuer des visites, certaines prévues dans notre itinéraire! Les moments sans ce "guide" ont été les plus sympa du séjour! Ce n'est quand même pas normal! Ce circuit est chouette à faire, nous l'avions déjà fait avec Fram, il y a plusieurs années et nous voulions le refaire avec nos enfants. Quel regret de l'avoir refait dans de telles conditions! Nous avons signalé les difficultés que nous avons rencontrées à Promovacances mais nous n'espérons aucune réponse. Il y a 3 ans nous avions fait une croisière sur le Nil avec eux, l'agence locale nous avait proposé un bateau plus luxueux que celui prévu mais l'itinéraire n'avait pas été respecté, certaines visites n'avaient pas été effectuées. L'année dernière notre fille est partie avec Promovacances pour le Maroc, suite à un soucis d'informatique, ils ont prélevé une assurance supplémentaire que nous ne voulions pas. Nos coups de fil pour obtenir le remboursement de ce prélèvement abusif n'ont jamais abouti! Nous choisirons un autre opérateur dans l'avenir! Je reste à la disposition de tous ceux qui veulent en savoir plus sur le circuit dans le desert et les nuits proposées sous les tentes bédouines. Coal
Laos - Cambodge pour trois semaines
by Tedisback · 2013-01-13 · 9 replies
Bonjour

Voyage de 3 semaines Laos-Cambodge en Avril. Merci à tous pour vos conseils d’itinéraires. Dans quel sens serait le mieux Laos-Cambodge ou Cambodge-Paris. Les lieux incontournables bien sur mais nous ne voulons pas faire un marathon, donc il faudra faire des choix et profiter des pays et de leurs habitants ainsi que de beaux endroits pour le repos. Si 3 semaines pour 2 pays semble court, alors quel pays choisir ? On dit le Laos moins touristique mais sans lieux où se reposer ? (Pas de plages ) Merci pour vos réponses.

Céline
10-Day Road Trip in Bulgaria
by Ideesdevoyag · 2025-09-07 · 4 replies
Hi everyone, In mid-July 2025, we were lucky enough to spend about ten days in Bulgaria. We did a 10-day road trip exploring this beautiful and underrated Balkan country! Since planning a trip isn’t always easy, we’re sharing our original itinerary (different from the "classic" loop offered by travel agencies) and our feedback on the various places we visited. With a few photos to illustrate each day, we hope to wow you 🙂 and, most importantly, inspire you to visit Bulgaria! Here’s our loop itinerary starting from Sofia (a varied program that allowed us to enjoy some summer swimming on the beaches of the Black Sea): Day 1 - The Rila Monastery, Bulgaria’s emblem Day 2 - The picturesque village of Koprivshtitsa, the Russian Church of Shipka, and the listed village of Bozhentsi



Day 3 - The small town of Tryavna and Sozopol, a little gem on the Bulgarian coast



Day 4 - Sinemorets and the wild Veleka beach, the stunning Silistar beach, and the small port of Ahtopol

Découvrir les Carpates et randonnée de type "survie" en Roumanie
by Trekam · 2017-06-06 · 6 replies
Bonjour à tous!

Je rêve de découvrir la région des Carpates. Je planifie un voyage pour l'été 2018 pour deux semaine (environ). Mais je ne trouve que très peu d'itinéraire ou d'information sur le camping sauvage en Roumanie. Je suis un fan de randonnée type "survie", j'entend par là en solitaire avec le minimum nécessaire pour dormir, manger etc. N'ayant pas le permis, j'accomplirait tous les trajets à pied et en transport en commun. je suis un homme de 28 ans et parle Français et Anglais.

J'en viens donc à demander l'aide de personnes plus expérimentées et qui auraient accomplit un voyage similaire dans la région?

Actuellement, je pensais, peut être, partir de bucarest et me rendre jusqu'au chateau de bran puis me diriger vers l'ouest en longeant la chaîne de montage. J'hésite, également, à explorer les Carpates depuis l'ouest de l'Ukraine.

Quels conseils pourriez-vous me partager?

Merci de votre attention!
Départ dernière minute en Géorgie
by Nobrain · 2016-07-23 · 3 replies
Gamarjoba !

Ma compagne et moi venons de prendre un billet pour la Georgie un peu en dernière minute.. nous ne parlons ni georgien, ni russe ^^

Encore une fois merci à tout les membres de la communauté de VF.Com de partager leur périples, interrogations et réponses..

ce Forum est un vrai ressource pour moi dans toutes mes préparations de voyages je pratique et suis membre de vf.com depuis un moment mais j'ai du renouveler mon profil n'ayant pas validé les derniers changements dans les temps ^^

Bref... j'ai besoin d’être un peu rassuré avant notre départ et si possible de bénéficier de qq uns de vos conseils..

Comme je le disais, nous ne parlons ni georgien, ni russe ^^ est ce un vrai frein ? ou allons nous quand même pouvoir trouver des hébergement chez l'habitant, trouvez des Marshrutka et surtout nous comprendre pour les destinations ?

Notre 1er itinéraire.. pas trop reflechi.. nous arrivons à Tbilissi.. ou nous allons passer qq jours pour prendre nos repères, nous acclimater à la langue, la culture et en profiter pour faire des découvertes en étoiles avec retours sur la capital..

David Garedja (1 Jour) Mtskhesta (1 jour) nous n'avons pas spécialement envie d'aller vers Kazbegui

un de nos objectifs et de rejoindre une amie sur Batumi.. j'ai à l'esprit de descendre jusqu'a Batumi en plusieurs étapes

j'aimerai passer par Gori (visite du musée Staline) et Uplistikhe.. pour ensuite aller dormir à Borjomi / Likani (?)

cela semble faisable, mais je n'ai pas trop envie de devoir passer de Marshrutka en Marshrutka (inertie, rechercher les Marshrutka, bagages lors des visites, )

pensez vous qu'il soit plus pratique de prendre un taxi pour faire ce trajet avec étapes ? si oui le chauffeur sera t'il disposé à nous attendre ? pas de risque pour les bagages ? avez vous une idée du prix ?

j'aimerai aller dormir à Borjomi ou likani ou autre avez des conseils pour un hebergement sympa et pas trop cher ? L'idée est d'y passer deux nuits, voir trois

1er jour arrivée soir 2 jours visite de Vardzia 3 jour visites locales autres, bains, petite rando ?

Auriez vous des conseils, avis à nous donner sur ce coin ?

Pour descendre vers Batumi (et se rendre dans la région de Borjomi de Tbilissi)

repasser par KHASURI ou prendre l'A306 ? prendre des taxis ? Louer une voiture (de Tbilissi ou Borjomi) utiliser les Marshrutka

pour la suite de notre périple: Nous aimerions trouver un coin ou l'on peux se baigner en rivière, voir faire du canoé nous envisageons de découvrir la région de Martivili... (hébergement, lieu d'activité, baignade, modalité de transport) auriez vous des avis ? Conseils ?

Idem nous nous interrogeons sur la reserve naturelle de Kolkheti entre Samtredia et Poti auriez vous des avis , conseils a nous donner (hébergement, lieu d'activité, baignade, modalité de transport)

Dormir chez l'habitant ? (solidarité économique et authenticité) comment cela se passe en georgie ? on deal en sortie de gare routière, de train, place centrale ? on passe par l'OT ? ou simplement AirBNB ou booking.com une idée des tarifs pratiqués ? point de vigilance ?

Je remercie de tout cœur ceux qui aurons la gentillesse de nous aider un peu à préparer ce trip qui nous enchante par avance, même si on se dit que l'on risque de galérer un peu … ce qui nous fera de bons souvenirs

Amicalement.. Nobrain ^^
Side-car aux États-Unis
by Guy972 · 2016-07-06 · 8 replies
Bonjour,

J'étudie la possibilité de faire un voyage avec ma compagne de 4/5 mois aux USA avec mon side-car en camping en arrivant et en repartant du Canada. Mais avant de regarder un quelconque itinéraire, la question du transport du side sur place et surtout de la réglementation vis à vis des sides (avec remorque ou petite caravane) à la fois aux USA et au Canada est, à mon avis le plus important pour l'instant. Avez-vous des infos concernant ces 2 points. Merci d'avance, Guy
Voiture ou bus dans le Yucatan
by BrunnS · 2015-11-17 · 61 replies
Bonjour à tous,

En janvier je pars pour 20 jours dans le Yucatan et je commence à avoir un itinéraire dans la tête (à peu prêt le même que tout le monde à mon avis). Les étapes principales sont : Valladolid, Uxmal, Mérida, Campeche, Calakmul, Bacalar, Tulum, ... La question que je me pose est : quelle est la meilleur solution ? Le bus ou louer une voiture ? Pour me faire une idée des prix des bus, j'ai essayé de consulter les sites Oriente et ADO mais tous les trajets ne sont pas disponibles (ou je m'y prends mal ^^). La location de voiture, pour 15 jours environ ça me reviendrait à 500€ mais je gagne en liberté. Tandis que le bus, je pense que niveau budget je suis gagnant mais niveau liberté ... bof. Mais y-a t-il régulièrement des bus ? Toutes les destinations sont-elles bien desservies ?

Pouvez-vous me dire ce que vous en pensez ? Si vous avez des expériences dans les deux cas de figure ça m'aiderait pas mal :). Et aussi, si vous pouvez me dire (environ) les tarifs pour les bus, ça serait génial !!

Merci à tous pour votre aide ! Bonne journée :)
Chauffeur à Flores
by Olivier75015 · 2015-02-01 · 79 replies
Bonjour,

Nous partons à Flores 12 jours en août prochain et avons pour itinéraire Maumere jusqu' à Labuhan Bajo en passant par Moni le premier jour pour le Kelimutu puis Ende, Ryung , Bajava, Ruteng et anfin Labuhan. En lisant le forum j ai cru comprendre que les transports publics par bus ou car étaient un peu "galère" donc une solution pourrait être une location avec chauffeur.

Donc nous recherchons un (ou plusieurs chauffeurs de ville en ville ) pour cet itinéraire. Merci de vos recommandations et expérience et une idée du prix ( sur MP si vous le souhaitez).

Nous sommes deux adultes + bagages légers. Merci de votre aide.

Mina et Olivier
Haputale / Ella (Sri Lanka)
by StephanL · 2014-07-29 · 26 replies
Bonjour à tous Nous partons la semaine prochaine pour deux semaines au Sri Lanka (moi, mon épouse et notre fils de 11 ans). Notre itinéraire est fait mais nous hésitons encore à faire halte soit à Haputale soit à Ella... Pour deux nuits entre Kandy et le Sud. Les deux endroits semblent avoir leurs avantages et leurs inconvénients et nous ne savons pas lequel choisir.. Merci de partager vos expériences / conseils afin que cela soit une étape réussie! Stéphane
Voyage en Croatie - réservation camping
by Romaless · 2014-05-01 · 7 replies
Bonjour,

Je pars en Croatie du 29/07 au 17/08. Nous serons 2 adultes avec 2 enfants. Nous partons avec notre propre véhicule et avons prévus de dormir exclusivement en camping ( 2 tentes ) tout au long de notre itinéraire ( principalement le long de la côte, de l'Istrie jusqu'à Dubrovnik). La réservation n'étant apparemment pas possible, est-il risqué de choisuir ce mode d'hébergement à cette période de l'année ? Merci pour votre aide😉
Idée de circuit de 15 jours au Japon
by Jenni34 · 2014-03-07 · 13 replies
Bonjour tout le monde ?

Cet été, je m’apprête à partir au Japon avec mon chéri, et je souhaiterai avoir l'avis de ceux qui connaissent le pays, afin de savoir si mon itinéraire est bien choisi, surtout pour un premier beau voyage en amoureux. Je tiens à préciser que nous souhaitons profiter de Tokyo...mais pas trop, privilégiant un Japon un peu plus traditionnel. Ah et oui...on ne va voyager qu'en train (Japan Railway pass ?). Voici où j'en suis pour l'instant : - Après deux jours à Tokyo, départ pour le Mont Fuji. Cela vaut-il le coup de dormir là-bas, ou alors une bonne journée suffit-elle ? - Après départ pour Kyoto. On aimerait bien profiter d'être dans le coin pour passer une nuit dans un temple au Mont Koya. Et également passer une journée (et une nuit ?) à Ohara. Nara vaut-elle le coup d'oeil ? J'ai entendu dire qu'il y avait vraiment beaucoup de monde là-bas l'été, et si on fait déjà Kyoto... -Après 3 journées complètes à Kyoto, nous souhaiterions aller deux jours à Kinosaki, afin de profiter des onsen japonais. -Enfin, nous reviendrions passer deux jours complets à Tokyo. Si vous avez des suggestions, des remarques n'hésitez pas. Rien n'est vraiment définitif dans notre tête, à part Kyoto et le Mont Fuji (c'est un peu la base 🙂). Merci d'avance pour vos réponses. Jennifer
13 nuits en Thaïlande: derniers conseils (urgent)
by Acc73 · 2013-12-17 · 4 replies
bonjour, Après une longue réflexion, un peu prise de tête ;), et grâce à vos conseils avisés, voici l'itinéraire retenu (quoique...)pour notre départ ds 3 semaines pr 15j en thailande (13nuits). après une virée bgk (2 ou 3 nuits)/khao yai (2nuits)/ayutthaya 1 nuit /kanchanaburi 2 nuits ns prendrons le train de nuit pr trang puis départ le matin vers une ile, pr 3 nuits, sans doute ko kradan, ko muk ou ko bulon. Mes dernières interrogations : - Faut il mieux passer 3 nuits en arrivant à bgk + 1 juste pr dormir entre le vol trang/bgk et le vol matinal du retour , ou 2 en arrivant et 2 en partant soit 1 dernier jour complet à Bgk avant le départ le lendemain matin - Kanchanaburi pr 2 nuits, est-ce une bonne option ou faut-il mieux zapper pr passer + de temps ds les iles? ns irions aux cascades + location d'un scooter pr sillonner la campagne Est-ce raisonnable de prendre un vol Trang/Bgk la veille du retour en France? Encore un grand merci ... Céline
Route Dushambé - Osh (par le Fergana)
by Arbéron · 2013-02-08 · 14 replies
Bonjour à tous,

Je suis en train de réfléchir à un itinéraire en vélo (avec enfants) au Kirghi(zi)stan. En plus du secteur Issyk kul et Song kul, cela me tenterait bien d'aller au Sud dans la vallée de l'Alay, au pied du Pic Lénine (par Sary Tash), après un transfert routier. La descente de la vallée semble bien sympa en vélo (nouvelle route) malgré le vent. Une fois avoir descendu le haut de la vallée kirghise, il semble possible depuis 2012 de continuer côté tadjike, en passant par Garm, et ainsi rejoindre Dushambé. Qu'en est-il au niveau sécurité dans ce secteur (j'ai lu sur le site de conseils aux voyageurs que la zone de Gram pouvait être minée ?).

La grande question est comment remonter ensuite de Dushambé à Bishkek pour prendre l'avion ?

1. J'étais attiré par un retour en bus/taxi en repassant par Osh, via la partie sud du Fergana. Mais est-ce possible de faire Dushambé-Osh en évitant de passer par l'Ouzbekistan ? et ainsi éviter les nombreux passages de frontières (et éviter de multiplier les visas) ? Combien de temps faudrait-il pour aller de Duschambé à Och ? éventuellement en faisant un stop à Istaravshan pour visiter la ville qui semble bien jolie (et pour ne pas être trop déçue de ne pas être allé à Samarcande) ?

2. J'imagine que passer (en bus/taxi) par Samarcande pour rejoindre Bishkek n'est pas très efficace et nécessite de nombreux visas ?

Merci d'avance pour vos retours

Seb

PS : en étant français, les visas tadjikes sont-ils au même prix pour les adultes et les enfants ?
Voyage de vingt-six jours en Géorgie orienté montagne
by Garyvix · 2012-08-10 · 25 replies
Bonjour à tous,

Nous partons avec mon amie du 15 août au 11 septembre , pour 26 jours sur place. Budget: 25€ par jour, mais flexible là dessus. Transports en commun préférés. Nous sommes de bons marcheurs. Nous ne parlons ni russe ni géorgien. Nous avons avec nous un point it et le guide de conversation russe du LP qui nous avait pas mal dépanné en Kirghizie. J'ai un projet de reportage photo.

A priori, voici la première partie de notre itinéraire, en boucle: Tbilisi - Kutaisi - Zugdigi - Svaneti - Batumi (1j de break)- Vardzia - Borjomi (parc) - Mtskheta - Tbilisi + Davit Gareja

Pour la suite (une fois de retour sur Tbilisi), selon le temps qu'il nous reste et les envies, ce sera soit Kazbegi, soit Kazbegi et telavi + Signaghi, soit Telavi + Signaghi + Lagodekhi, soit le nord de l'Arménie et Erevan. Nous n'avons pas vraiment d'idée là dessus. Nous verrons sans doute sur place, mais si vous avez un conseil, afin d'avoir des paysages différents, etc.

J'en reviens à la première partie du voyage, pour laquelle nous avons moult questions.

TBILISI: Arrivée à 3h du mat' à l'aéroport. J'ai vu que le premier train partait à 4h. Je pense que nous aurons du mal à l'avoir et Willempsie disait qu'en arrivant, tout été fermé. Nous allons donc dormir à l'aéroport avant de prendre le premier bus. Chépuki disait qu'il y avait une super pelouse pour squatter. Est-ce autorisé ? Est-ce safe (j'aurai 3000€ de matos photo avec moi...) ?

SVANETI: L'idée de trajet serait la suivante: Mazeri-Mestia-Zhabeshi (véhicule)-Adishi-Iprali-Ushguli-Mami.

Plusieurs questions: - nous voudrions laisser notre gros sac d'expédition (duffle) à Kutaisi dans une consigne afin de partir avec deux sacs de 35L uniquement (pour n'emporter que le nécessaire: duvet (si nécéssaire ???, couv de survie, 1 set de fringues de change, bouffe, eau, un peu de matos photo). Y'a t'il la possibilité de laisser un bagage en consigne, par exemple à la gare ? - un sac de couchage est il nécéssaire ? Je penserai que non... Nous prendrons plutôt un sac à viande ? - Nous pensions nous ravitailler pour les picnic à Mestia. Est il possible de le faire dans d'autres bleds ? - Pour aller à Becho/Mazeri en venant de Zugdigi, y'a t il une autre option que la marche ? - Y'a t il une possibilité d'hébergement à Mazeri ? A combien ? - Trajet Mestia - Zhabeshi. Après avoir fait notre ravitaillement et éventuellement pris conseils météo + itinéraire au bureau de svanetitrekking.ge (existe t'il bien ?), nous ne resterons pas à Mestia (moche ?) et iront directement à Zabeshi. Y aller à pied me semble long et sans intérêt. Y'a t il des transports en commun ? Si oui, jusqu'à quelle heure ? Enfin, y'a t il des homestay à Zabeshi ? - J'ai vu qu'il y avait possibilité d'être hébergé à Mari (Basse Svanétie). Mais est-ce compliqué de joindre en véhicule Lentekhi ? - La fréquence des minibus Lentheki / Kutaisi est elle OK ? Ou a t'on des chances de devoir dormir à Lentheki? - Rejoindre Oni depuis Lentheki est il faisable ? Le conseilleriez vous ? Les paysages changent ils ? L'acceuil y est il plus chaleureux car moins de tourisme dans ce coin ?

- Dernière question ? Trouvez vous ce circuit en traversée Haute Svan - > Basse trop ambitieux ? Pensez vous qu'il est préférable de rentrer sur Zugdigi directement après Ushguli (en minibus, mardi et vendredi ?)? A ce moment là, nous prendrions le train de nuit depuis Tbilisi et laisserions notre bordel à Mestia (mais peut on laisser un sac en sécurité ?)

LIAISON Batumi - Akhaltsikhe - Vardzia.

- La route jusqu'à Akhaltsikhe est elle ouverte ? Y'a t il des transports en commun ? A quelle heure ? - Si nous partons "tôt" de Batumi, peut on arriver en milieu de journée à Vardzia ? Nous pensions visiter le site et y dormir. - Outre Sapara, y'a t il d'autres choses à voir autour de Akhaltsikhe qui soient faciles d'accès ?

BORJOMI: Nous arriverons depuis Akhaltsikhe - Le bureau des guides est il bien situé à Likani ? Est ce facile à trouver ? Est il possible de se faire déposer à proximité en venant (en minibus) d'Akhaltsikhe ? Jusqu'à quelle heure est il ouvert ? J'ai cru lire 18h... - Combien de temps cela prend il d'organiser un périple équestre de 2-3 jours avec un guide ? Quelqu'un a t il une idée du tarif (3 montures + guide + refuges) ? Faut il négocier ou les tarifs sont ils officiels ?

L'idée serait de faire une rando équestre de 2-3 jours. Nous avions pensé faire l'un des deux itinéraires suivants: - N°2 (Saint Andrew's Trail), d' Atskuri à Marelisi - N°1 puis 9 puis 3 : Likani - Atskuri par la ligne de crête La numéro 2 me semble plus intéressante (traversée N/S du parc). Mais la question principale: ces deux randos sont elles faisables à cheval ?

A-t-on besoin d'un sac de couchage pour les nuits dans le parc, ou les refuges sont ils équipés ? Pour la bouffe du soir, comment cela se passe t il ?

Voilà, c'est tout pour le moment ! Désolé c'est un peu long

J'espère que ce sujet sera un succès. 😊

Je ne manquerai pas de faire un compte rendu à mon retour

Yves
Seule au Kasakhstan en juillet: anglais parlé?
by Baaya · 2012-06-25 · 1 reply
Bonjour,

je pars début juillet au Kasakhstan, et j'aimerais savoir si l'anglais est parlé quelque peu ? et qui a un conseil d'itinéraire au départ d'Almaty. Je voyage seule. enfin tout conseils et informations sont les bienvenus

merci à tous
Travaux sur la route entre Aqtobe et Aralsk (Kazakhstan)
by Mariepaule73 · 2011-12-17 · 7 replies
Bonjour,

Lorsque nous avions parcouru ce trajet entre Aqtobe et Aralsk en 2010, la route était en complète réfection et des panneaux signalaient que ces travaux s'échelonneraient jusqu'en 2013. Quelqu'un a t il emprunté cet itinéraire récemment? Dans l'affirmatif est il possible d'avoir un état des lieux pour savoir ce qui reste à faire? Merci A+

Brigitte
Que pensez-vous de ce programme Thaïlande-Cambodge?
by Ssarahh · 2011-05-14 · 13 replies
Bonjour à tous. Je me tourne vers vous afin que vous me donniez votre avis sur notre itinéraire. Je vous donne quelques infos sur nous afin que vous puissiez mieux nous conseiller ! Nous sommes un couple de trentenaires et nous partons en Thaïlande et au Cambodge avec notre fils de 3 ans. Nous serons en sac à dos et poussette ! Nous avons déjà voyagé en sacs à dos en Inde mais sans enfant ! Nous atterrissons à Bangkok le 12 juillet et nous repartons de cette même ville le 16 août. Nous voyagerons en transports en commun et peut-être de temps en temps en taxi privé, pour les longs trajets. Que pensez-vous de ce programme (bien sûr non arrêté et non figé...) ? : Du 12 au 18 juillet : Bangkok Du 19 au 23 juillet : Battambang Du 24 au 31 juillet : Siem reap et Angkor Du 1er août au 5 août : Phnom Penh Du 6 août au 8 août : kampot et kep Du 9 août au 12 août ; Sihanoukville Le 13 : trajet de Sihanoukville vers krong koh kong puis Trat trajet Trat-Bangkok 15 et 16 Août : Bangkok C'est un itinéraire durant lequel nous prenons notre temps. On attend vos avis et vos conseils ! Merci d'avance !

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