Results for "Afrique+du+Sud+souvenir+artisanat"
About 48,833 results.
More options
Many results are in French, the community’s main language. English translations are added over time.
Search results
Jeu des photos 57
salut a tous et à toutes cel faisait longtemps que j'étais pas venu et comme je vois que personne ne veut mettre de photo en voila une je vous demanderais seulement la ville
Projet de mon voyage de vingt-neuf jours en 4x4 avec une tente sur le toit en Namibie
Voilà j'ai adopter un projet de voyage pour septembre-octobre 2011 ou octobre-novembre 2011 à voir...
Ceci est à titre indicatif et si vous avez la possibilité de me donner des conseils je les acceptes volontiers. Dite moi ce que vous en pensez.
Pour moi, ce voyage sera une grande première et nous somme deux adultes à partir.
Jour 1 Windhoek Jour 2 Windhoek-Sesriem (env.360km – 5h00) Jour 3 Sesriem-Namib Park (env.250km – 4h00) Jour 4 Namib Park – Swakopmund (env.150km – 2h00) Jour 5 Swakopmund Jour 6 Swakopmund-Spitzkoppe (env.270km – 3h30) Jour 7 Spitzkoppe-Twyfelfontein (env.280km – 4h30) Jour 8 Twyfelfontein-Palmwag (env.140km – 1h45) Jour 9 Palmwag-Opuwo (env.370km – 6h00) Jour 10 Opuwo-Epupa Falls (env.200km – 3h00) Jour 11 Epupa (Koakoland) Jour 12 Epupa-Sesfontein (env.380km – 6h00) Jour 13 Sesfontein-Etosha(Okaukuejo)(env.330km 5h30) Jour 14 Etosha (Okaukuejo)-Etosha (Halali) (env.60km) Jour 15 Etosha (Halali)-Etosha (Namutoni) (env.60km) Jour 16 Etosha (Namutoni)-Rundu (env.425km – 6h00) Jour 17 Rundu-Mahango (env.230km – 2h00) Jour 18 Mahango Jour 19 Mahango-Kongola (env.200km – 2h30) Jour 20 Kongola-Caprivi river lodge (env.180km – 3h30) Jour 21 Caprivi river lodge-Kasane (env.50km – 1h00) Jour 22 Kasane-Victoria falls (env.70km – 1h30) Jour 23 Victoria falls Jour 24 Victoria falls-Maun (env.670km – 8h00) Jour 25 Maun-Delta de l’okavango Jour 26 Delta de l’okavango Jour 27 Delta de l’okavango Jour 28 Maun-Kalahari (env.500km – 7h00) Jour 29 Kalahari-Windhoek (env.300km – 4h00)
Laissez moi des commentaire sur ce qui va pas ou ce qui serai mieux. Je vous dit merci d'avance.
Marc
Ceci est à titre indicatif et si vous avez la possibilité de me donner des conseils je les acceptes volontiers. Dite moi ce que vous en pensez.
Pour moi, ce voyage sera une grande première et nous somme deux adultes à partir.
Jour 1 Windhoek Jour 2 Windhoek-Sesriem (env.360km – 5h00) Jour 3 Sesriem-Namib Park (env.250km – 4h00) Jour 4 Namib Park – Swakopmund (env.150km – 2h00) Jour 5 Swakopmund Jour 6 Swakopmund-Spitzkoppe (env.270km – 3h30) Jour 7 Spitzkoppe-Twyfelfontein (env.280km – 4h30) Jour 8 Twyfelfontein-Palmwag (env.140km – 1h45) Jour 9 Palmwag-Opuwo (env.370km – 6h00) Jour 10 Opuwo-Epupa Falls (env.200km – 3h00) Jour 11 Epupa (Koakoland) Jour 12 Epupa-Sesfontein (env.380km – 6h00) Jour 13 Sesfontein-Etosha(Okaukuejo)(env.330km 5h30) Jour 14 Etosha (Okaukuejo)-Etosha (Halali) (env.60km) Jour 15 Etosha (Halali)-Etosha (Namutoni) (env.60km) Jour 16 Etosha (Namutoni)-Rundu (env.425km – 6h00) Jour 17 Rundu-Mahango (env.230km – 2h00) Jour 18 Mahango Jour 19 Mahango-Kongola (env.200km – 2h30) Jour 20 Kongola-Caprivi river lodge (env.180km – 3h30) Jour 21 Caprivi river lodge-Kasane (env.50km – 1h00) Jour 22 Kasane-Victoria falls (env.70km – 1h30) Jour 23 Victoria falls Jour 24 Victoria falls-Maun (env.670km – 8h00) Jour 25 Maun-Delta de l’okavango Jour 26 Delta de l’okavango Jour 27 Delta de l’okavango Jour 28 Maun-Kalahari (env.500km – 7h00) Jour 29 Kalahari-Windhoek (env.300km – 4h00)
Laissez moi des commentaire sur ce qui va pas ou ce qui serai mieux. Je vous dit merci d'avance.
Marc
Le flou politique vous empêche-t-il de venir à Madagascar?
bonjour,
l'année 2011 reste un grand point d'interrogation sur l'avenir de cette destination.
les elections risquent d'être pour le moins animés. est-ce que cela vous oblige à différer votre sejour ou alors vous ne prenez pas en compte ce facteur.
comment est perçu le pays lorsqu'on le regarde de france.et correspond-il à ce que vous imaginiez (pour ceux déjà venus?)conseillerez-vous cette destination actuellement et pourquoi? à vos copie....
cordialement
Qualité de service sur Air France
Bonjour à tous,
je reviens de 2 mois de voyage où j'ai pris 12 vols différents : Air France / Delta / Hawaiian Air Line.
Je suis attaché à Air France en tant que compagnie nationale et "joue le jeu" de la fidélité avec Flying Blue mais je dois reconnaître que les prestations des PNC en classe éco me déçoivent. Peut-être ai-je une attente trop haute de la compagnie nationale ? en classe éco ?
Je suis rentré ce jour d'un vol JFK - CDG en A380 et j'ai bien senti que les PNC font leur job mais sont assez peu orientés vers le fait de faire ressentir au client qu'il est "important". Je me permets d'écrire cela car je l'ai beaucoup vu sur les autres compagnies et dans les entreprises aux USA (restaurants par exemple), cela ne veut pas dire pour autant qu'on lèche les bottes des clients.
Ce soir, j'étais sur le pont supérieur, en bout de classe éco. Mon plateau repas arrive en dernier et je n'ai pas mon souhait de plat. Ce n'est pas un drame, je dîne ! Mais je prends mon temps, je discute avec la passagère à côté de moi et les plateaux commencent à repartir à l'arrière et là, un échange démarre avec un PNC : PCN "vous en êtes-où avec votre plateau ?" Moi "Pourquoi une telle question ?" PNC "pour savoir" Moi "je dîne et j'apprécie mon repas"
Remarque : le PNC était passé avant, m'enlever ma bouteille de vin, alors qu'elle n'était pas terminée.
La passagère à côté de moi souhaite un fromage en plus, il n'y en a plus. Réponse d'un autre PNC "nous avons juste le nombre de plateaux".
Bref, j'ai bien senti que je ne respectais pas le temps du repas, que je dépassais de 10 minutes et que cela allait les déranger dans leur propre repas, quand ils se mettent au fond de l'appareil, rideaux fermés.
Idem en cours du voyage, pour demander un verre d'eau. Il faut passer le bout de son museau à travers le rideau qui est fermé.
Cette sensation est assez désagréable car j'ai le sentiment d'être traité comme du bétail, que l'on me nourrit certes avec une coupe de champagne mais néanmoins comme du bétail. On porte une jolie tenue, on sent bon mais j'ai le sentiment que le fond n'y est pas. Aux USA, ils vendent leur nourriture c'est vrai et il n'y a rien à manger mais lorsqu'ils vous servent à boire, j'ai eu le ressenti qu'ils étaient plus souriants et nous laissait le temps, pour que l'on se sente bien.
Le temps alloué au repas semble également être strict, chez AF.
Mais peut-être que j'en demande trop ?
je reviens de 2 mois de voyage où j'ai pris 12 vols différents : Air France / Delta / Hawaiian Air Line.
Je suis attaché à Air France en tant que compagnie nationale et "joue le jeu" de la fidélité avec Flying Blue mais je dois reconnaître que les prestations des PNC en classe éco me déçoivent. Peut-être ai-je une attente trop haute de la compagnie nationale ? en classe éco ?
Je suis rentré ce jour d'un vol JFK - CDG en A380 et j'ai bien senti que les PNC font leur job mais sont assez peu orientés vers le fait de faire ressentir au client qu'il est "important". Je me permets d'écrire cela car je l'ai beaucoup vu sur les autres compagnies et dans les entreprises aux USA (restaurants par exemple), cela ne veut pas dire pour autant qu'on lèche les bottes des clients.
Ce soir, j'étais sur le pont supérieur, en bout de classe éco. Mon plateau repas arrive en dernier et je n'ai pas mon souhait de plat. Ce n'est pas un drame, je dîne ! Mais je prends mon temps, je discute avec la passagère à côté de moi et les plateaux commencent à repartir à l'arrière et là, un échange démarre avec un PNC : PCN "vous en êtes-où avec votre plateau ?" Moi "Pourquoi une telle question ?" PNC "pour savoir" Moi "je dîne et j'apprécie mon repas"
Remarque : le PNC était passé avant, m'enlever ma bouteille de vin, alors qu'elle n'était pas terminée.
La passagère à côté de moi souhaite un fromage en plus, il n'y en a plus. Réponse d'un autre PNC "nous avons juste le nombre de plateaux".
Bref, j'ai bien senti que je ne respectais pas le temps du repas, que je dépassais de 10 minutes et que cela allait les déranger dans leur propre repas, quand ils se mettent au fond de l'appareil, rideaux fermés.
Idem en cours du voyage, pour demander un verre d'eau. Il faut passer le bout de son museau à travers le rideau qui est fermé.
Cette sensation est assez désagréable car j'ai le sentiment d'être traité comme du bétail, que l'on me nourrit certes avec une coupe de champagne mais néanmoins comme du bétail. On porte une jolie tenue, on sent bon mais j'ai le sentiment que le fond n'y est pas. Aux USA, ils vendent leur nourriture c'est vrai et il n'y a rien à manger mais lorsqu'ils vous servent à boire, j'ai eu le ressenti qu'ils étaient plus souriants et nous laissait le temps, pour que l'on se sente bien.
Le temps alloué au repas semble également être strict, chez AF.
Mais peut-être que j'en demande trop ?
Retour d'un voyage en Thaïlande avec deux enfants
Bonjour,
Nous rentrons de notre troisième voyage en thailande, avec nos 2 filles qui adooooooorent ce pays depuis qu'elles le découvrent. (La 1ère fois, elles avaient 2,5 et 5 ans, depuis, nous y retournons chaque année pendant 16 jours).
Dans un post différents, j'ai expliqué qu'à mon sens, il ne faut pas hésiter à aller visiter ce pays, malgré les incertitudes politiques. Il faut juste éviter le Sky train, les endroits de manifestations ou regroupement de rouges et jaunes...et si ça dégénère, aller dans les quartiers peu visitées comme Thonburi ou Nonthaburi. moi, j'aurai rêvé d'être "coincée " en thailande, parce que nous ne nous y sentons pas en insécurité.
Nous choisissons toujours un vol direct (plus facile avec les enfants), puis nous poursuivons directement de l'aéroport avec un vol domestique pour les iles. En gros, on en a toujours pour une trentaine d'heures avant d'arriver à destination, mais nous préférons faire le tout au début, d'un seul trait. De toutes façons, fatigués pour fatigués, la première journée est toujours un peu sacrifiée. Puis, nous faisons 1 ou 2 îles, avant de revenir à bangkok pour au moins 4 jours. Il y a des tas de choses interressantes à faire à bangkok, et nos enfants aiment beaucoup. Quand je leur demande parfois si elles préfèrent faire un peu plus de plage, mais raccourcir cette étape de bangkok, elles refusent en bloc. globalement, nous choisissons des hotels haut de gamme, que nous réservons le dernier jour, pour obtenir des discount de l'ordre de 50 %. Il faut parfois s'y prendre à 3 reprises, négocier le prix pour 1 nuit, puis un meilleur encore pour 3, 4 ou 5 nuits, puis négocier les extras bed gratos, idem pour les petits dej enfants... Oui, ça prend un peu de temps, mais en Thailande, tout n'est pas standardisé, tout est fonction de la relation que l'on établit...et la notion de temps n'a rien à voir avec la nôtre. nous mangeons dans les petits resto de plages, prafois dans la rue à Bangkok. aucun problème sanitaire, et c'est tellement bon. (j'évite seulement les fruits déjà coupés)
Les thais sont généreux ( Dans un resto de Koh phan Gan, le serveur est allé lui même nous acheter une bouée qu'il a offerte à notre cadette ), ils adorent les enfants, jouent avec tout le temps.
Rien à craindre pour la santé des enfants : dans le pire des cas, les hopitaux de Bangkok sont de bien meilleur niveau que les nôtres. (nous en avons fait l'expérience : lors d'une ballade à vélo, notre fille de 2 an et demi s'est pris les pieds dans les roues arrières. Elle avait une plaie profonde est très large. c'est une thai qui l'a soignée en premier lieu, je n'étais pas sur place. Malgré la barrière de la langue, je peux vous assurer que lorsque je suis arrivée, j'ai trouvé ma fille rassurée, apaisée et en sécurité avec cette dame...ça aussi, c'est de la générosité... En Asie, les plaies s'infectent vite : il faut tout de suite consulter. 4 jours à l'hôpital de bangkok, malgré un niveau de douleur élevé...et notre Inès de 2,5 ans demandait encore à revenir à Bangkok)
la 1ère année, nous avons fait Krabi, Koh Jum et Koh Phi Phi. - A krabi, une superbe maison d'hote tenue par un français et un franco-vietnamien : www.lepassetemps-krabi.com quelques très jolies villas disséminées autour d'une piscine. Beaucoup de gout, de charme et de calme. On y est accuelli en ami, on s'y sent chez soi. la plage et le restaurant sont en contre-bas : plage petite, mais privée et agréable. Hamac, balançoire, les enfants y sont heureux. Les propriétaires organisent pour vous tout un tas d'excursions (canoé, trek, ...) sans vous "assommer". Seul bémol : l'endroit est excentré ; on ne peut pas sortir prendre un pot le soir, ou aller manger dans une guesthouse à pied. La baie d'Ao Nang est superbe, beaucoup de choses a y faire dans la nature.
- Koh Jum : une petite île entre Krabi et Phuket, encore peu envahie par le tourisme. Des pistes en terre rouge, des pécheurs, quelques petits commerces. De longues plages, pas forcément turquoise-carte postale, mais tellement agréables. Nous étions au www.kohjumlodge.com/fr.htm. De très beaux bungalows sur la plage et autour de la piscine, bien aérés (clim pas nécéssaire), et décorés avec charme. Eviter de prendre les transferts et autre excursions via le propriétaire français qui facture le double de ce que propose les guesthouses voisines (et qui sème en vous le doute de façon perverse en arguant que votre sécurité est en jeu lorsque vous ne prenez pas son CHER bateau !). Idem pour le resto : cher, service très long (parfois plus de 20 25 minutes pour le 1er plat), et sans sourire ni gentillesse. En fait, Jean Michel, n'excelle pas dans la gestion humaine et on a vraiment l'impression que ses employés son au bagne. Jean Michel a sû garder les défauts des français, et s'approprier ceux des thais...(par exemple, vous demandez un oeuf ...il vous répond qu'il n'y en a pas sur l'île, ce qui est faut. Il a eut des dizaines de remarques sur le service du restaurant, feint de prendre l'info au sérieux, et rien ne change année après année)...dommage, car l'île est belle et paisible. Cela dit, il y a des dizaines de bons resto de plage, meilleurs et bien moins chers, de part et d'autre de son resort. allez-y pour les sympathiques bungalows, et vivez le reste ailleurs.
Koh Phi Phi : Il FAUT Y ALLER. Nous avons choisi une baie au calme, avec le Koh Phi Phi island village. Nous avons négocié à la dernière minute, - 50%, et surclassés un beach view villa. La piscine est aussi belle que grande, le personnel aux petits soins. Nous mangions à l'extérieur dans de simples resto de plage, bien meilleurs, avec une ambiance plus locale, plus humaine. koh Phi est idéale pour le snorkelink, la plongée.
La seconde année, nous avons fait Koh Yao et re Koh PHI PHI. Koh Yao est à moins d'une heure de bateau (liaison locale régulière) de Phuket. On y va pour y découvrir la vie locale, non polluée par le tourisme. Pas pour les plages qui sont un peu vaseuses à marée basse. mais que cela ne vous arrête pas. La Thailande a beaucoup d'aspects à découvrir...s'arrêter uniquement aux plages superbes serait dommage. Nos filles se sont liées à une petite Thai, et de fil en aiguille, elle les a emmenées passer une journée avec elle à l'école. expérience inoubliable pour nos enfants. Nous avons visité à nouveau la baie avec un pécheur, durant 1 journée. On ne se lasse pas de ses beaux paysages, de faire un plongeon où bon nous chante, ...le village des gitans de la mer est devenu une excursion très touristique : je ne précipiterais pas pour y aller. A koh Yao, un excellent restaurant en bord de mer, qui est vite devenu notre cantine. Je n'ai plus le nom en tête, mais ferai les recherches si vous en avez besoin. Un chauffeur de taxi sympa, et qui pratique des prix bas : sak : 0878885825 et 0873832330 (mais les numéros changent...)
Cette année, nous avons séjourné à Koh Phan Gan. Nous avions choisi la plage de Thong Nai Pan : la plus belle, calme. Nous avons passé 4 jours sur la partie Yai (havana beach resort), puis 5 jours sur la partie Noi (Santhiya resort). Sur Thong nai Pan Noi, le Thongtapan resort était devenu notre cantine. C'est excellent. nous avions choisi le Santhia resort, avec une villa avec piscine. Là encore, les négociations de dernière minutes permettent d'accéder à un vrai luxe avec 40 à 50 % de discount.
A noter : un bateau local part de la plage de Thong nai pan tous les matins à 9H pour aller à Koh samui. Cette liaison n'est pas souvent indiquée sur les sites internet. Il y a bien sur la liaison dans l'autre sens, mais je ne connais pas les horaires. Attention, si vous quittez Koh Phan Gan pour prendre un avion direct à Koh samui, prenez en compte le fait que les liaisons régulières sont parfois très en retard. J'avais compté 1h30 de marge avant le last minute checking...et c'était encore trop court : nous avons raté notre avion. Cela dit, no stress, il y a des avions toutes les heures de Samui à BKK. et finalement, entre les coûts de taxi, de bateau, le stress de louper l'avion, ...nous avons regretté de ne pas prendre le speed boat du Santhia. C'est direct de porte à porte, on n'a rien a gérer.
N'oubliez jamais 2 dangers pour les enfants : le soleil (T shirt manche longue et ne pas s'exposer entre midi et 15H) et les piscines, (pour les enfants qui ne savent pas nager). Nous avons repéché plusieures fois notre fille de 3 ans. Un enfant qui coule ne fait aucun bruit... Il ne faut pas s'arréter de vivre: il faut juste être très vigilant. A vrai dire, nous n'avions l'oeil sur nos filles que lorsqu'elles étaient à la piscine. pour le reste, tout est très facile, sans danger.
Pour les resto : il suffit juste de préciser "no pepper, no garlic, no curry"...et nos enfants mangent tous les plats.
Last, but not least : Bangkok. Nous avons bien sûr fait les incontournables, mais nous apprécions surtout les endroits non touristiques. C'est là que ce font les vrais rencontres. Et il faut les laisser venir à nous, en prenant le temps. Nous sommes allés notamment à Nonthaburi , un faubourg de Bangkok. Une belle maison d'hote, tout en teck, et très abordable : www.thaihouse.co.th/. seul inconvenient : pas de piscine. Nonthaburi est relié par un bateau au centre de Bangkok tôt le matin, et en fin d'après midi. Cette année, nous avons eue la chance de découvrir Thonburi, ses klongs et son marché flottant gràce à un VFiste amoureux de la Thailande authentique, des thais, : thuan . Si vous avez la chance de faire une ballade avec lui, vous commencerez a découvrir réèllement Bangkok. thuan nous a fait également découvrir un grand marché local : (façon Chatuchak, mais pour les thai). Thuan connaît bangkok par coeur, il aura des tas de tuyaux à vous donner, si vous vous donnez la peine d'aller à sa rencontre. Et pour être très honnète, le meilleur souvenir de nos filles, pour ce dernier séjour, c'est notre journée avec Thuan. Là, je suis contente, quand je vois que mes enfants ne retiennent pas la piscine ou un luxe qui nous est facile compte tenu des différences de niveau de vie et de prestations hotelières. Constater que mes enfants sont heureuses d'apprendre à voir les choses autrement, qu'elles s'interrogent sur certains de nos mauvais reflexes occidentaux...cela m'encourage à résister à notre société de consommation, pour leur offrir le vrai luxe : aller à la recherche d'autres façons de vivre, d'autres regards.
Mandarine2
Nous rentrons de notre troisième voyage en thailande, avec nos 2 filles qui adooooooorent ce pays depuis qu'elles le découvrent. (La 1ère fois, elles avaient 2,5 et 5 ans, depuis, nous y retournons chaque année pendant 16 jours).
Dans un post différents, j'ai expliqué qu'à mon sens, il ne faut pas hésiter à aller visiter ce pays, malgré les incertitudes politiques. Il faut juste éviter le Sky train, les endroits de manifestations ou regroupement de rouges et jaunes...et si ça dégénère, aller dans les quartiers peu visitées comme Thonburi ou Nonthaburi. moi, j'aurai rêvé d'être "coincée " en thailande, parce que nous ne nous y sentons pas en insécurité.
Nous choisissons toujours un vol direct (plus facile avec les enfants), puis nous poursuivons directement de l'aéroport avec un vol domestique pour les iles. En gros, on en a toujours pour une trentaine d'heures avant d'arriver à destination, mais nous préférons faire le tout au début, d'un seul trait. De toutes façons, fatigués pour fatigués, la première journée est toujours un peu sacrifiée. Puis, nous faisons 1 ou 2 îles, avant de revenir à bangkok pour au moins 4 jours. Il y a des tas de choses interressantes à faire à bangkok, et nos enfants aiment beaucoup. Quand je leur demande parfois si elles préfèrent faire un peu plus de plage, mais raccourcir cette étape de bangkok, elles refusent en bloc. globalement, nous choisissons des hotels haut de gamme, que nous réservons le dernier jour, pour obtenir des discount de l'ordre de 50 %. Il faut parfois s'y prendre à 3 reprises, négocier le prix pour 1 nuit, puis un meilleur encore pour 3, 4 ou 5 nuits, puis négocier les extras bed gratos, idem pour les petits dej enfants... Oui, ça prend un peu de temps, mais en Thailande, tout n'est pas standardisé, tout est fonction de la relation que l'on établit...et la notion de temps n'a rien à voir avec la nôtre. nous mangeons dans les petits resto de plages, prafois dans la rue à Bangkok. aucun problème sanitaire, et c'est tellement bon. (j'évite seulement les fruits déjà coupés)
Les thais sont généreux ( Dans un resto de Koh phan Gan, le serveur est allé lui même nous acheter une bouée qu'il a offerte à notre cadette ), ils adorent les enfants, jouent avec tout le temps.
Rien à craindre pour la santé des enfants : dans le pire des cas, les hopitaux de Bangkok sont de bien meilleur niveau que les nôtres. (nous en avons fait l'expérience : lors d'une ballade à vélo, notre fille de 2 an et demi s'est pris les pieds dans les roues arrières. Elle avait une plaie profonde est très large. c'est une thai qui l'a soignée en premier lieu, je n'étais pas sur place. Malgré la barrière de la langue, je peux vous assurer que lorsque je suis arrivée, j'ai trouvé ma fille rassurée, apaisée et en sécurité avec cette dame...ça aussi, c'est de la générosité... En Asie, les plaies s'infectent vite : il faut tout de suite consulter. 4 jours à l'hôpital de bangkok, malgré un niveau de douleur élevé...et notre Inès de 2,5 ans demandait encore à revenir à Bangkok)
la 1ère année, nous avons fait Krabi, Koh Jum et Koh Phi Phi. - A krabi, une superbe maison d'hote tenue par un français et un franco-vietnamien : www.lepassetemps-krabi.com quelques très jolies villas disséminées autour d'une piscine. Beaucoup de gout, de charme et de calme. On y est accuelli en ami, on s'y sent chez soi. la plage et le restaurant sont en contre-bas : plage petite, mais privée et agréable. Hamac, balançoire, les enfants y sont heureux. Les propriétaires organisent pour vous tout un tas d'excursions (canoé, trek, ...) sans vous "assommer". Seul bémol : l'endroit est excentré ; on ne peut pas sortir prendre un pot le soir, ou aller manger dans une guesthouse à pied. La baie d'Ao Nang est superbe, beaucoup de choses a y faire dans la nature.
- Koh Jum : une petite île entre Krabi et Phuket, encore peu envahie par le tourisme. Des pistes en terre rouge, des pécheurs, quelques petits commerces. De longues plages, pas forcément turquoise-carte postale, mais tellement agréables. Nous étions au www.kohjumlodge.com/fr.htm. De très beaux bungalows sur la plage et autour de la piscine, bien aérés (clim pas nécéssaire), et décorés avec charme. Eviter de prendre les transferts et autre excursions via le propriétaire français qui facture le double de ce que propose les guesthouses voisines (et qui sème en vous le doute de façon perverse en arguant que votre sécurité est en jeu lorsque vous ne prenez pas son CHER bateau !). Idem pour le resto : cher, service très long (parfois plus de 20 25 minutes pour le 1er plat), et sans sourire ni gentillesse. En fait, Jean Michel, n'excelle pas dans la gestion humaine et on a vraiment l'impression que ses employés son au bagne. Jean Michel a sû garder les défauts des français, et s'approprier ceux des thais...(par exemple, vous demandez un oeuf ...il vous répond qu'il n'y en a pas sur l'île, ce qui est faut. Il a eut des dizaines de remarques sur le service du restaurant, feint de prendre l'info au sérieux, et rien ne change année après année)...dommage, car l'île est belle et paisible. Cela dit, il y a des dizaines de bons resto de plage, meilleurs et bien moins chers, de part et d'autre de son resort. allez-y pour les sympathiques bungalows, et vivez le reste ailleurs.
Koh Phi Phi : Il FAUT Y ALLER. Nous avons choisi une baie au calme, avec le Koh Phi Phi island village. Nous avons négocié à la dernière minute, - 50%, et surclassés un beach view villa. La piscine est aussi belle que grande, le personnel aux petits soins. Nous mangions à l'extérieur dans de simples resto de plage, bien meilleurs, avec une ambiance plus locale, plus humaine. koh Phi est idéale pour le snorkelink, la plongée.
La seconde année, nous avons fait Koh Yao et re Koh PHI PHI. Koh Yao est à moins d'une heure de bateau (liaison locale régulière) de Phuket. On y va pour y découvrir la vie locale, non polluée par le tourisme. Pas pour les plages qui sont un peu vaseuses à marée basse. mais que cela ne vous arrête pas. La Thailande a beaucoup d'aspects à découvrir...s'arrêter uniquement aux plages superbes serait dommage. Nos filles se sont liées à une petite Thai, et de fil en aiguille, elle les a emmenées passer une journée avec elle à l'école. expérience inoubliable pour nos enfants. Nous avons visité à nouveau la baie avec un pécheur, durant 1 journée. On ne se lasse pas de ses beaux paysages, de faire un plongeon où bon nous chante, ...le village des gitans de la mer est devenu une excursion très touristique : je ne précipiterais pas pour y aller. A koh Yao, un excellent restaurant en bord de mer, qui est vite devenu notre cantine. Je n'ai plus le nom en tête, mais ferai les recherches si vous en avez besoin. Un chauffeur de taxi sympa, et qui pratique des prix bas : sak : 0878885825 et 0873832330 (mais les numéros changent...)
Cette année, nous avons séjourné à Koh Phan Gan. Nous avions choisi la plage de Thong Nai Pan : la plus belle, calme. Nous avons passé 4 jours sur la partie Yai (havana beach resort), puis 5 jours sur la partie Noi (Santhiya resort). Sur Thong nai Pan Noi, le Thongtapan resort était devenu notre cantine. C'est excellent. nous avions choisi le Santhia resort, avec une villa avec piscine. Là encore, les négociations de dernière minutes permettent d'accéder à un vrai luxe avec 40 à 50 % de discount.
A noter : un bateau local part de la plage de Thong nai pan tous les matins à 9H pour aller à Koh samui. Cette liaison n'est pas souvent indiquée sur les sites internet. Il y a bien sur la liaison dans l'autre sens, mais je ne connais pas les horaires. Attention, si vous quittez Koh Phan Gan pour prendre un avion direct à Koh samui, prenez en compte le fait que les liaisons régulières sont parfois très en retard. J'avais compté 1h30 de marge avant le last minute checking...et c'était encore trop court : nous avons raté notre avion. Cela dit, no stress, il y a des avions toutes les heures de Samui à BKK. et finalement, entre les coûts de taxi, de bateau, le stress de louper l'avion, ...nous avons regretté de ne pas prendre le speed boat du Santhia. C'est direct de porte à porte, on n'a rien a gérer.
N'oubliez jamais 2 dangers pour les enfants : le soleil (T shirt manche longue et ne pas s'exposer entre midi et 15H) et les piscines, (pour les enfants qui ne savent pas nager). Nous avons repéché plusieures fois notre fille de 3 ans. Un enfant qui coule ne fait aucun bruit... Il ne faut pas s'arréter de vivre: il faut juste être très vigilant. A vrai dire, nous n'avions l'oeil sur nos filles que lorsqu'elles étaient à la piscine. pour le reste, tout est très facile, sans danger.
Pour les resto : il suffit juste de préciser "no pepper, no garlic, no curry"...et nos enfants mangent tous les plats.
Last, but not least : Bangkok. Nous avons bien sûr fait les incontournables, mais nous apprécions surtout les endroits non touristiques. C'est là que ce font les vrais rencontres. Et il faut les laisser venir à nous, en prenant le temps. Nous sommes allés notamment à Nonthaburi , un faubourg de Bangkok. Une belle maison d'hote, tout en teck, et très abordable : www.thaihouse.co.th/. seul inconvenient : pas de piscine. Nonthaburi est relié par un bateau au centre de Bangkok tôt le matin, et en fin d'après midi. Cette année, nous avons eue la chance de découvrir Thonburi, ses klongs et son marché flottant gràce à un VFiste amoureux de la Thailande authentique, des thais, : thuan . Si vous avez la chance de faire une ballade avec lui, vous commencerez a découvrir réèllement Bangkok. thuan nous a fait également découvrir un grand marché local : (façon Chatuchak, mais pour les thai). Thuan connaît bangkok par coeur, il aura des tas de tuyaux à vous donner, si vous vous donnez la peine d'aller à sa rencontre. Et pour être très honnète, le meilleur souvenir de nos filles, pour ce dernier séjour, c'est notre journée avec Thuan. Là, je suis contente, quand je vois que mes enfants ne retiennent pas la piscine ou un luxe qui nous est facile compte tenu des différences de niveau de vie et de prestations hotelières. Constater que mes enfants sont heureuses d'apprendre à voir les choses autrement, qu'elles s'interrogent sur certains de nos mauvais reflexes occidentaux...cela m'encourage à résister à notre société de consommation, pour leur offrir le vrai luxe : aller à la recherche d'autres façons de vivre, d'autres regards.
Mandarine2
Jeu des photos: nouveau souffle! (suite)
Bonsoir à tous,
La discussion précédente avait dépassé le nombre fatidique des 500 messages, j'en ouvre une nouvelle. 🙂
Et, en ces temps pasquaux (c'est pasquaux le pluriel de pascal, pascaux, pascals ? 🤪😊), je soumets une cloche nomade bien malgrè elle à votre sagacité.
Catherine
La discussion précédente avait dépassé le nombre fatidique des 500 messages, j'en ouvre une nouvelle. 🙂
Et, en ces temps pasquaux (c'est pasquaux le pluriel de pascal, pascaux, pascals ? 🤪😊), je soumets une cloche nomade bien malgrè elle à votre sagacité.
Catherine
Anarchiste?
Quelques questions naîve voir cliché...mais j'espère pas seulement !
- Pensez vous que pour être un anarchiste cohérent, il faut vivre en marginal? N'y'a t-il un mode de vie propre à l'anarchiste, une mode de vie pouvant duré une vie entière?
- " Ne pas être anarchiste à seize ans, c'est manquer de coeur, l'être à 40, c'est manquer de jugement", D'après vos expériences , c'est justifié?
- Etre anarchiste nécéssite une grande éthique, n'est-il alors pas plus simple d'être "modéré" (beurk !) et de n'avoir pas ainsi à se soucier de tonnes de questions?
- La norme morale raille les jeunes anarchistes (cf "petit anarchiste" de Didier Super), pensez-vous que c'est justifié ou que ce n'est pas au contraire qu'une forme de controle moral, pour éviter la déviance ?
Merci d'avance pour vos réponse !
- Pensez vous que pour être un anarchiste cohérent, il faut vivre en marginal? N'y'a t-il un mode de vie propre à l'anarchiste, une mode de vie pouvant duré une vie entière?
- " Ne pas être anarchiste à seize ans, c'est manquer de coeur, l'être à 40, c'est manquer de jugement", D'après vos expériences , c'est justifié?
- Etre anarchiste nécéssite une grande éthique, n'est-il alors pas plus simple d'être "modéré" (beurk !) et de n'avoir pas ainsi à se soucier de tonnes de questions?
- La norme morale raille les jeunes anarchistes (cf "petit anarchiste" de Didier Super), pensez-vous que c'est justifié ou que ce n'est pas au contraire qu'une forme de controle moral, pour éviter la déviance ?
Merci d'avance pour vos réponse !
Voyage en Casamance: mon séjour en terre Diola (novembre/décembre 2009)
Voyage en Casamance - Mon séjour en terre Diola (novembre/décembre 2009)
J'ai tellement apprécié mon premier séjour en Casamance en mars 2009 que j'ai décidé d'y retourner en cette fin d'année car pour tout dire je suis restée un peu sur ma faim, avec l'impression qu'il me restait des choses à faire, à voir et des gens à rencontrer... J'avais besoin de séjourner un peu plus longtemps et je vais donc y rester presque 4 semaines pour ce second séjour en novembre/décembre 2009. Je peux donc livrer à présent mes impressions « à chaud » si l'on peut dire, car le plus difficile (physiquement) a été de passer des 30° sénégalais à des températures négatives en arrivant en France !
J'arrive seule le lundi soir à l'aéroport de Dakar. Je ne veux surtout pas m'éterniser dans cette ville et je prendrai dès le lendemain mardi le Ferry pour la Casamance. Heureusement et je m'en félicite, j'ai opté pour le service proposé par le Campement Villageois d'Elinkine où je vais séjourner en Casamance, à savoir l'accueil à l'aéroport par une jeune étudiante dakaroise, Aïcha, qui me conduira en taxi de l'aéroport à l'hôtel puis le lendemain de l'hôtel à l'embarcadère. Nous irons nous balader également à N'GOR que je connais déjà et que j'aime beaucoup. Nous déjeunons à la Brazzerade beau resto sur la plage. Très bon, mais prix assez élevés. Pour ceux qui ont un peu de temps, ne pas hésiter à prendre la pirogue pour aller déjeuner sur l'ile dans une des petites paillotes en bord de plage qui proposent de délicieuses brochettes au poisson et crevettes avec frites maison à 2000 Frs. Nous trainons ensuite un peu dans le centre ville où Aïcha me négocie (loin de moi) un téléphone portable « sénégalais » ce qui m'évitera d'avoir à utiliser le mien avec ma puce française. Je passe la nuit à l'hôtel LE POULAGOU à Yoff qui a l'avantage (mais aussi l'inconvénient) d'être situé tout près de l'aéroport ! La nuit, je suis réveillée par le bruit d'un avion qui passe très bas. Sinon bon rapport qualité/prix, chambres simples mais propres, autour d'un beau jardin et bon accueil du personnel.
Le lendemain, départ par le beau Ferry Aline Sitoé Diatta où je retrouve Francia avec qui je vais séjourner en Casamance De l'attente en plein soleil pour enregistrer nos bagages. Puis embarquement et départ vers 20 heures. Il y a de l'animation sur le bateau, des femmes, des enfants, des hommes à la buvette et quelques touristes. Sur le pont, l'air est chaud et il fait bon se laisser bercer par la houle... Le mal de mer commence à me gagner et il est temps que je regagne ma cabine 4 places. Au petit matin, nous entrons dans l'embouchure du fleuve Casamance. Dommage, le ciel est gris et nous ne verrons pas le lever du soleil que j'avais tant apprécié lors de mon 1er voyage. Nous prenons notre petit déjeuner sur le bateau mais le personnel est moyennement sympa. Retour sur le pont pour la fin de la traversée. Nous sommes escortés par une horde de dauphins... Difficile à prendre en photo, mais le spectacle est magique !
Nous arrivons à Ziguinchor où Luc nous attend avec un taxi. Rambo c'est son surnom ! Sa voiture n'est pas banale. C'est sûr en France, elle passerait pas le contrôle technique ! Mais nous arriverons sans encombre à Elinkine... Sur la route, les paysages sont encore verts et luxuriants. On note une présence militaire discrète par ci par là. Un soldat armé posté par endroit, quelques véhicules de l'armée... mais rien d'inquiétant en tout cas. Le calme est revenu après les affrontements de septembre/octobre.
Je suis émue en retrouvant Elinkine, ce beau village de pêcheurs animé, coloré et si gai. La piste en latérite rouge qui va de Oussouye à Elinkine est entrain d'être goudronnée. La rue principale du village est bitumée Le campement est toujours aussi beau, plus verdoyant qu'en mars, en bord du bolong, avec ses jolies petites cases qui abritent les chambres et la grande case du bar-restaurant. Je retrouve avec bonheur les membres du personnel toujours aussi accueillant. Les sourires sont bien là... Avec Francia, nous nous poserons au campement pour quelques jours de farniente. On fera quelques excursions aux alentours.
A voir, à faire, les incontournables
Karabane En premier lieu, je dirais l'Ile de Karabane, tout près d'Elinkine, à 20 minutes de pirogue. Personnellement j'adore... Il s'y dégage une atmosphère particulière, l'impression d'être au bout du monde, sur une ile « presque » déserte... pas de voitures. Nous nous baladons dans « le village » et rendons visite à la famille de Mass employé du campement qui nous accompagne. On nous prie de nous asseoir, on discute, on prend des photos et les enfants sur nos genoux. Francia se fait faire des vêtements chez Paco le couturier qui a sa boutique juste à côté de l'église. Sa femme vient d'avoir un bébé. Déjeuner sur la plage au Barracuda. On y mange très bien, une entrée de crudités, du très bon poisson très frais, un dessert. 6 000 Frs pour 4 personnes, boissons comprises, qui dit mieux ! Louis, le joueur d'ékontine nous accompagne... Puis balade tout le long de la plage où s'étirent quelques bars et campements. Baignade dans une eau chaude et claire. On a pied très loin, idéal pour les enfants... et pour Francia ! Bronzette sur le sable blanc et fin. Le thé nous est offert sur la plage par une équipe joyeuse et sympathique. Nous nous laissons bercer dans les hamacs... C'est comme une impression d'être au paradis ! Je prévois de revenir passer au moins une nuit sur l'ile. Notre rencontre coup de coeur à Francia et à moi à Karabane, c'est Malang Badji le vieux peintre-sculpteur qui a son atelier en bout de plage près du dernier campement. Il nous reçoit simplement dans son petit atelier et nous explique sa vie, sa passion, ses peintures, ses sculptures... Cet homme est riche d'enseignement et de valeurs, avec un coeur immense et une générosité sans limite. Il a vécu et voyagé en France. Il s'exprime bien. Sa culture est immense... pas celle des grandes écoles, mais celle du coeur, de la bonté et de la sagesse. Au fur et à mesure que nous échangeons avec lui, l'émotion grandit... et nous envahit. Francia et moi nous nous regardons et en même temps, nous avons toutes les deux des larmes dans les yeux... Il offre à Francia l'une de ses peintures et à moi une sculpture en terre d'un homme assis qui joue d'un instrument de musique. Nous ne savons pas quoi dire, tellement nous sommes sous le coup de l'émotion. Il passe un temps fou à emballer ma sculpture soigneusement dans un carton qu'il découpe et qu'il place dans de la paille de riz. Il colle une étiquette avec son tampon sur le paquet où il écrit « Pour Guylaine » et il signe. « C'est pour le cas, me dit-il, où la Douane te ferait des ennuis, c'est le certificat de l'artiste ». Un peu comme si j'allais passer un « Picasso » ! Badji a un chevalet qui lui a été offert il y a très longtemps lorsqu'il était en France dans une école de peinture. A lui seul ce chevalet est une oeuvre d'art... Nous le prenons en photo tellement il est beau. Un grand moment, une très belle rencontre. Plusieurs jours après, je le retrouve à Elinkine. Je vais vers lui pour le saluer. Il s'en étonne et me dit « Ah tu m'as reconnu ! » Mais comment aurais-je pu ne pas le reconnaître ? Badji, je ne t'oublierai pas. Je regarde ta statuette tous les jours et je pense à toi, là bas si loin sur ta petite île... A la fin de son séjour, Francia qui peint également, lui laissera sa boite d'aquarelle et son matériel de peinture.
Djembering Francia et moi partons pour Djembering. C'est Rambo qui nous emmène dans son incroyable taxi transformé pour la circonstance en 4x4 tout terrain ! A partir du Cap, la piste pour s'y rendre est exécrable. Des ornières partout... Nous avons dû mettre 1 heure pour faire une douzaine de kilomètres. Djembering c'est vraiment le bout du monde, mais quelle récompense ! Une jolie place sous l'énorme et magnifique fromager... un petit marché avec quelques vendeuses de fruits et légumes. Nous allons passer la nuit chez Serge, un français fort sympathique installé là bas.. Son campement se trouve sur la place et s'appelle le « Petit Maxime ». Vraiment une excellente adresse. Les cases sont neuves, très bien entretenues, jolie déco, sanitaires individuels dans les cases avec ventilation au plafond. On y mange en plus très bien. Un peu plus cher que dans les campements traditionnels, mais pas beaucoup plus, pour une qualité bien plus élevée. De plus, Serge est un hôte très agréable qui sait recevoir. Nous avons discuté jusqu'au bout de la nuit avec d'autres clients français qui se trouvaient là. Malheureusement, j'ai passé une fort mauvaise nuit, alors que toutes les conditions étaient réunies, à cause des nombreux chiens errants du village, qui ont aboyé toute la nuit. D'après Serge, ils ne sont pas présents toutes les nuits, mais cette nuit là, ils étaient bien là ! C'est vraiment un fléau ces chiens errants... Ne pas hésiter à se promener à travers ce beau village qui est à 85 % habité par des chrétiens. Les villageois sont accueillants et sympathiques. Les jeunes nous accostent spontanément juste pour parler. Très belle ballade jusqu'à la plage. C'est un peu difficile car il faut marcher environ 30 mn dans le sable et les champs de vaches où nous avons été assailli par les mouches, sous une chaleur de plomb. Mais au bout, quelle récompense... des kilomètres de plage déserte, un paysage à couper le souffle... la grandeur de l'océan, mon Océan l'Atlantique, comme j'étais contente de te retrouver... avec tes 27° que je ne te connais pas habituellement en France ! Nous avons rendu visite à Soeur Marie qui dirige l'école chrétienne privée de Djembering. Elle nous a gentiment parlé de son école qui fonctionne entre autre avec des parrainages pour les enfants dont les parents ne peuvent payer la scolarité. Cette école est très réputée car elle offre un taux de réussite très élevé. Nous avons pu constater que les moyens pédagogiques étaient importants avec une très belle bibliothèque, des ordinateurs, une certaine qualité d'enseignement... Nous avons rencontré des élèves avec un bon niveau de français et même d'anglais. Un nombre important de filles sont scolarisées. Je discute avec des jeunes filles de l'école. Elles veulent que je les prenne en photo. Elles me touchent les cheveux et me disent qu'elles voudraient avoir les mêmes ! Ah les filles africaines avec leur rêve de cheveux raides... ça me fait bondir parfois ! Je trouve pas ça terrible leur perruque ou leurs faux cheveux. Moi j'aime quand les filles ont les cheveux tressés, c'est ce que je leur dit mais elles ne comprennent pas... A l'Association des femmes, nous avons acheté des poupées fabriquées par les femmes du village. L'argent récolté sert à l'éducation et aux soins de leurs enfants. Un beau spectacle que toutes ces poupées multicolores qui s'alignent sur les étagères... Nous repartirons de Djembering avec Serge dans son « ambulance » après avoir ramassé en route quelques passagers « clandestins » très joyeux !
Le Cap Skirring Nous allons trainer un peu au Cap Skirring, ce n'est pas l'endroit que je préfère mais bon... c'est quand même incontournable ! Les commerçants nous hélent pour que l'on rentre dans leur boutique, on ne peut pas y échapper, il y a peu de touristes, les temps sont durs, il faut les comprendre... Achat de tissus, de quelques fruits au marché. J'en profite pour faire le plein de yaourts au mil dans une supérette. J'adore ça le tiakli... Nous déjeunons à la Case Bambou avec un copain sénégalais du Cap. Beau resto, belle déco, on y mange bien. Prix raisonnables pour un resto touristique.
J'ai eu l'occasion de retourner au Cap où j'ai diné en compagnie de Luc et d'autres clients du campement chez Fatou, qui tient le restaurant les Acacias. Il se trouve dans l'allée de l'hôtel « les Palétuviers » environ 100 m sur la droite. Fatou est très accueillante et de plus c'est une excellente cuisinière. Excellent rapport qualité/prix. 2000 Frs le plat complet. De plus, la salle est très jolie, fraiche et pimpante. J'ai bu un excellent jus de tahr (je ne sais pas si je l'écrit bien) fait avec un fruit local d'une belle couleur verte acidulé et sucré.
Oussouye J'aime bien Oussouye. C'est un gros village qui a déjà l'allure d'une petite ville, mais pas touristique, très authentique ! J'y vais en bus avec Célestine ma gentille copine d'Elinkine. Nous allons rendre visite à sa soeur qui tient le campement Emanaye. Elisabeth nous reçoit chaleureusement. L'endroit est paisible. Le campement est très beau, bien tenu, avec vue imprenable sur les rizières... Il y a des orangers et des pamplemoussiers partout. C'est une bel exemple de réussite familiale. Elisabeth qui est veuve travaille avec ses soeurs, entourées d'une nombreuse et joyeuse marmaille. Un univers presque exclusivement féminin. Il y a juste un garçon fort sympathique dont j'ai oublié le nom qui est employé au campement. Je rencontre la maman d'Elisabeth et de Célestine. Elles sont très contentes de se retrouver. Elles n'habitent pourtant pas loin les unes des autres, mais Célestine ne voit pas souvent sa mère et ses soeurs...
Puis déjeuner autour d'un excellent thiéboudiène à même le grand plat commun. Ce fut un beau moment. Je remercie Célestine, Elisabeth et ses soeurs de me l'avoir offert. Nous sommes à la veille de la Tabaski. J'assiste au tressage des cheveux des petites filles... Comme elles sont patientes ! J'ai mal pour elles !
Pas très loin du campement EMANAYE, il y a l'agence de loisirs sportifs CASAMANCE VTT dirigée par Benjamin que j'ai eu l'occasion de rencontrer à Elinkine au campement. J'avais prévu de faire une excursion avec son équipe sur l'ile d'Egueye mais malheureusement je n'ai pas eu le temps de l'organiser. Ce sera une priorité pour mon prochain séjour.
Petit détour par le marché où j'achète du beurre de karité (ça pue mais c'est tellement efficace pour hydrater la peau) et une petite bouilloire en plastique multicolore qui me servira à arroser mes plantes chez moi ! Nous revenons en bus où je respire des kilos de poussière... Ma robe blanche est... rouge-marron couleur de piste, mes cheveux et ma peau idem, je ressemble à une... squaw ! Vite.... une bonne douche !
Je retournerai par la suite à Oussouye avec Amina que j'ai connue lors de mon 1er séjour au campement où elle était employée. Amina est courageuse et déterminée. Elle a choisi de reprendre ses études qu'elle avait quittées en classe de 3ème. Elle est à présent en seconde. Elle rêve de décrocher son bac. Je lui ai apporté des manuels scolaires de français et un dictionnaire. Elle en tombe de joie... Nous nous rendons dans sa famille. On me cueille des pamplemousses qui croulent sous les branches. Un pur délice... Elle me présente à son grand-père qui est très vieux. Nous prenons des photos avec tous les membres de la famille. Ils sont adorables de gentillesse...
Ziguinchor Je n'y resterai pas longtemps, à peine 1 journée... Trop bruyant, trop de voitures, trop étouffant pour moi... Je suis accompagnée d'un ami sénégalais mais il n'empêche qu'on est beaucoup sollicité. On restera dans la famille pour discuter et déjeuner autour d'un caldou. Un petit tour au marché Sainte Maure. J'ai bien aimé car c'est un beau marché, très coloré avec de beaux produits. Les commerçants sont accueillants, même s'ils gonflent leur prix sur mon passage. Je négocie une petite statuette en bois. Le marchandage est dur mais je m'en sors bien. Finalement, ça m'amuse aussi de marchander. Nous sommes accostés par des baye fall...Il y en a pas mal dans la ville, quelques enfants talibés aussi... Il y a quand même beaucoup de misère ici. Je fais un petit tour au supermarché français Sarah... aïe aïe aïe, les prix !!!! mais bon, je voulais acheter un camembert pour Luc. J'aurais bien aimé visité l'Alliance française mais je n'ai pas eu le temps. Nous attendons une heure à la gare routière de Zig avant de trouver un 7 places pour Elinkine. Sans arrêt, je suis sollicitée par les vendeurs de tout et n'importe quoi. Ça en devient fatigant... Vivement que je retrouve le calme de Elinkine.
Mon séjour à Elinkine
Le campement villageois Le campement est situé un peu en dehors, loin de l'agitation villageoise, ce qui en fait un endroit calme et reposant. Pour l'instant il n'y a que 6 chambres réparties dans 3 cases pouvant accueillir 12 personnes mais de nouvelles cases sont en rénovation et vont permettre d'ici le début de l'année de doubler la capacité d'hébergement. Le campement est référencé dans le Guide du Routard Sénégal 2010. Luc, un français expatrié, gère le campement avec son équipe locale, Tapha le cuisinier, Mass à l'entretien et au bar et Augustin accompagnateur dans les excursions. La nuit un gardien Alliou veille sur nous. C'est une bonne équipe, tout le monde est très serviable... Tapha nous convie dans sa cuisine Francia et moi, car nous voulons voir comment se prépare le thiéboudienne. Ces échanges culinaires sont fort sympathiques. A mon tour, je montre à Tapha comment faire un pudding aux raisins, un gâteau au chocolat, des crêpes... J'ai apporté de France une bombe de chantilly et de la crème de marron... On devait faire une pizza mais on a pas trouvé les ingrédients (du moins le fromage !) C'est mon second séjour et mes relations avec chaque membre sont très amicales. C'est pas difficile, car ils sont adorables. On s'amuse bien, les sorties en pirogue sont l'occasion de franches rigolades, au son du djembé... quelques sorties à la discothèque locale... ambiance garantie... oh là là, chaud chaud chaud !!! Je rencontre les familles, des liens se créent avec les femmes, les enfants, les parents, frères, soeurs, à tel point que mon cercle de relations s'élargit très vite.
Nous fêtons l'anniversaire de Luc. Nous ne sommes que 2 pensionnaires au campement, Francia et moi. Luc nous emmène avec toute l'équipe manger au resto local juste à côté « chez Fatou » que j'ai connu lors de mon 1er séjour. C'est vraiment très bon, on y mange fort bien pour pas cher du tout. C'est l'adorable Rama qui tient le restaurant... Luc et Augustin ont un peu abusé du vin de palme... l'ambiance est chaude !!! Les éclats de rire fusent...
Les rencontres Nous croisons quelques français, espagnols, italiens, québécois au campement. Une rencontre nous a marqué Francia et moi, c'est celle de Ghislain, Marie et leurs 2 adorables enfants, Ludovic et Lorilou. Ils voyagent sur un voilier, le « roule ta bille » depuis presque 2 ans. Ils ont passé 2 jours avec nous au campement avant de traverser l'Atlantique pour rejoindre les Antilles et finir leur périple au Québec... Des gens formidables, comme on est content d'en rencontrer en voyage... Et puis comme on le dit très souvent et ça s'est une fois de plus révélé exact « le monde est petit », j'ai rencontré au campement des gens qui habitent à 15 km de mon domicile français... Incroyable non ?
Francia est retournée à Dakar et je reste seule au campement. Luc attend l'arrivée de Thierry et Angelika qu'il connait déjà. Ils vivent au Luxembourg et s'investissent beaucoup dans des actions pour le bien-être des populations locales au Sénégal, notamment dans un petit village du Sine Saloum... Voilà encore des gens que l'on a plaisir à rencontrer. On a passé de bons moments ensemble avec leurs 3 amis sénégalais venus les rejoindre au campement et Danielle une amie française qui voyage avec eux. Une très belle excursion dans les iles des bolongs, visite de l'école de Ehidj, avec retour à la tombée de la nuit pour admirer les oiseaux... Une sympathique virée au Cap Skiring avec baignade dans l'océan, repas aux langoustes sur la plage chez l'homme tranquille, attente du coucher de soleil pour prendre des photos avec nos amis sénégalais et surtout, un retour mouvementé en pirogue de nuit à la suite d'une soirée d'anniversaire trop arrosée par notre piroguier ! Je me suis bien amusée à cette soirée avec ma copine Amina que j'étais tellement heureuse de retrouver. On a chanté, dansé, mangé, certains ont abusé du bunuk (il était trop fermenté pour moi). J'ai adoré les danses diolas traditionnelles au son des djembés...et j'ai même participé. C'était une très belle soirée ! Merci Luc...
Thierry, Angelika, j'espère qu'on se reverra. Vous m'avez donné envie, ainsi que vos amis sénégalais, d'aller faire un tour dans le Sine Saloum. Je serai contente aussi de les revoir chez eux. Le gentil Insa, Al Kali et son frère le pompier du Cap, sans oublier Félix « l'emmerdeur-adorable » comme je l'appelle ! Quelle pêche il a ce Félix...
Le village J'aime ce village de pêcheurs situé en bout de route, que moi je qualifie de « bout du monde » J'aime bien les endroits comme ça... intemporels, presque inaccessibles et qui se méritent ! J'avais été séduite déjà lors de mon 1er séjour. Les habitants sont gais et accueillants. Le jour, c'est très animé, il y a beaucoup de monde dans la rue principale commerçante. Les marchandes de fruits et légumes, quelques boutiques... des enfants partout ! On a toujours l'impression de se trouver dans une cour de récréation ! Lorsque je me rends au village, qui n'est situé qu'à 500 m environ du campement, je dois mettre plus d'une heure à y arriver car je suis interpellée dans les familles que je connais pour dire bonjour, échanger quelques mots, boire un verre de bissap... c'est un réel bonheur pour moi ! Sur mon passage, les enfants ne m'appellent plus «toubab» comme au début mais par mon prénom « Guylaine », même les plus petits savent le dire ! Je trouve cela touchant... Ces moments d'échange sont uniques. J'aime bien parler avec les femmes, je leur pose des questions sur divers sujets comme l'éducation des enfants, la santé, leur vie quotidienne, la cuisine qu'elles préparent, les traditions... Les femmes sénégalaises, ces femmes Diolas, je les admire, elles sont belles, courageuses, intelligentes, elles ne se plaignent jamais, elles portent l'avenir de leurs enfants sur leurs épaules. Du matin au soir, elles « triment » dès le levée du jour, les corvées commencent : lavage du linge, préparation des enfants pour l'école, ramassage du bois pour le feu, puisage de l'eau au puits, marché, nettoyage du poisson, préparation des repas, vaisselle, ménage... Elles peuvent aussi faire le jardin, récolter le riz en saison, et ce que je trouve également extraordinaire c'est qu'elles trouvent aussi le temps de s'occuper d'elles, de se faire belle, d'être propres, maquillées et bien habillées ! Quelle leçon... Pendant ce temps là, les hommes.............!!!!!!!! Un jour, mon amie Célestine m'a dit : « tu sais, on n'est pas riche, on n'a pas grand chose, mais on est heureux. Tout ce qu'on veut, c'est que nos enfants soient en bonne santé et qu'on puisse leur donner une éducation, c'est le plus important pour nous... » ça m'a fait du bien d'entendre ses paroles ! Je le redis, ces femmes sont formidables et vraiment je les adore... Elles s'appellent Awa, Fatou, Mama, Safinétou, Célestine, Binta, Amy, Hortense, Elisabeth, Rama, Philomène, Constance et toutes celles dont j'ai oublié le nom... Qu'elles soient petites filles, adolescentes, étudiantes, épouses, mères, grand-mères, musulmanes ou chrétiennes, j'ai passé beaucoup de temps avec elles et je leur rends hommage à travers ces quelques lignes.
La Tabaski Pour la Tabaski, Mass nous a invitées dans sa très grande famille... J'avais très envie de voir les préparatifs de cette fête, mais j'ai attendu que les moutons soient tués, histoire de ménager mon âme sensible d'occidentale ! J'assiste au découpage des animaux, nettoyage des tripes dans le bolong (ce sont les jeunes garçons qui s'en chargent) et préparations culinaires par les femmes. Quelle organisation ! Pendant ce temps là, les hommes sont assis et parlent entre eux, boivent le thé, jouent aux dames ! Des brochettes circulent, des morceaux de foie grillés (hum un délice) les enfants mangent « les rognons blancs » ils ont l'air d'adorer ! J'ai jamais gouté il paraît que c'est très bon... mais c'est uniquement réservé aux enfants... j'ose pas demander de gouter... L'heure du repas arrive, les femmes d'un côté, les enfants de l'autre, et les hommes à part également ! Je sais que c'est ainsi dans la culture musulmane mais je ne m'y habitue pas, ça me choque à chaque fois, moi qui aime tant la convivialité et le partage à travers les repas... Je reste avec les femmes dans l'endroit où elles ont cuisiné, il y fait une chaleur infernale et ça sent la fumée mais le repas est très gai... On rit bien toutes ensembles, je suis la seule blanche parmi eux... Les femmes poussent devant moi des morceaux de viande. C'est vraiment délicieux. Francia est restée au campement où elle mange « chrétiennement » un cochon de lait rôti avec ceux qui ne sont pas musulmans ! Après le repas, tout le monde va revêtir ses plus beaux atours pour la fête. Quel spectacle ! Les femmes et les petites filles ont des robes magnifiques, elles sont maquillées... place à la fête et à la danse ! Je me transforme en photographe professionnel car tout le monde veut être photographier avec ses beaux vêtements. Je filme des scènes avec ma caméra de poche... Dans le village, je suis interpellée par d'autres familles pour entrer dans les maisons, manger, boire un verre de bissap, discuter, photographier... Ce fut une magnifique journée, riche et intense sur tous les plans, un spectacle haut en couleurs et en saveurs... J'en ai pris plein les yeux ! Le bonheur se lisait sur tous les visages... J'ai été surprise d'apprendre qu'en fait les chrétiens fêtent aussi Tabaski et à Noël les musulmans fêteront aussi Noël, tous ensemble, un bel exemple d'échange et d'amour sans les barrières de la religion... Vraiment je m'incline devant tant de tolérance !
Les villages de brousse aux alentours Augustin et moi partons pour une marche à pied à travers les villages de brousse jusqu'à Loudia. Il en profitera pour faire des formalités administratives à la sous-Préfecture. Environ 8 km de piste séparent Elinkine de Loudia. Pratiquement pas de véhicules sur cette piste et c'est tant mieux. Nous quittons les paysages du bord de bolong et des rizières pour ceux, magnifiques, de la forêt. Les arbres sont immenses et majestueux, des manguiers partout, des fromagers... c'est rafraichissant et paisible. Nous traversons Sam Sam, Santiaba et Effisao. Des maisons sont disséminées un peu partout dans la forêt. Augustin, un enfant du pays, est connu comme « le loup blanc » !!! Partout où l'on passe, on l'appelle « Cissé !» Cissé c'est son surnom (comme Djibril le footballeur) Augustin joue au foot et en plus il est lutteur... C'est un peu l'idole du village pour les plus jeunes... C'est un garçon formidable, il est marié à la gentille Célestine et ils ont 2 beaux enfants, Madeleine et Louis. Il a un rire exceptionnel et communicatif ! Vraiment, je les adore... On est donc obligés à chaque fois de s'arrêter chez les gens qui veulent savoir qui je suis, comment je m'appelle, etc... A chaque arrêt, même chose, il faut absolument s'asseoir, parler un peu, prendre des photos et... promettre de revenir ! A l'aller on a marché un peu vite car il fallait être à la sous-préfecture avant midi mais au retour, on a tellement trainé en s'arrêtant partout qu'on est arrivé à la nuit tombante à Elinkine ! C'était une très belle journée. On a bien rigolé avec Augustin car le Sous-Préfet en nous voyant arriver tous les 2 nous a demandé si on venait pour une déclaration de mariage ! On a dit que non, que nous étions seulement amis... alors Monsieur le Sous-Préfet, très digne et sérieux dans son costume de fonctionnaire, s'est adressé à moi dans un français parfait en me disant : « ça tombe bien, je suis célibataire, sans enfants et libre comme l'air, je recherche l'âme soeur... si vous êtes d'accord, je suis l'homme qu'il vous faut » ! On a éclaté de rire, les employés aussi... Bien sûr, c'était dit sur le ton de la plaisanterie... quoique... on sait jamais avec les hommes là bas !!!
Je retournerai ensuite 2 fois à Efissao dans une famille où j'ai été invitée à déjeuner. Je tiens à aider les femmes à la préparation du repas. Elles préparent un thiéboudiène. Je sors mon Laguiole et je me coupe le doigt en épluchant les légumes puis je pleure toutes les larmes de mon corps en éminçant les oignons ! ça les fait rire... je les comprends ! J'ai offert des poupées aux 2 petites filles de la maison, Coumba et Adama, des poupées blanches, blondes aux yeux bleus avec de belles robes. Elles sont toutes émues, elles n'en ont jamais eues... Ces petites filles sont adorables, sages et timides. Elles me regardent avec de grands yeux émerveillés. Mais déjà elles sont très débrouillardes. A 5/6 ans elles nettoient des petits poissons avec leur grand-mère, font la vaisselle (de grosses gamelles bien lourdes). Je fais la comparaison avec les enfants d'ici... non, rien à voir ! Mais c'est ainsi, cela fait partie de leur éducation et je ne juge pas... Je pense qu'elles sont heureuses comme cela. Après le repas, les hommes tapent le djembé et c'est parti pour un après-midi entier à danser et chanter. Les voisins rappliquent, les femmes, les enfants, tout le monde se met à danser... On lit la joie sur le visage de ces gens qui n'ont pas souvent l'occasion de se distraire. Pour reprendre leur expression favorite quand ils font la fête, on peut dire qu'on a «cassé la baraque !!!» Je suis un peu l'attraction du coin, ça les amuse de me voir participer et danser... Awa, la maman de la famille en pleure de joie. Il y a même un vieil homme de la famille qui a revêtu son boubou et qui vient danser devant moi... Tout le monde est mort de rire et on m'explique qu'en fait, de mémoire de ceux qui sont présents, on a jamais vu le vieux danser ! Il l'a fait pour moi, parce que je suis là... Je n'en reviens pas... je suis émue aux larmes moi aussi. Nous rendons visite à plusieurs personnes dans le village. Il y a en tout 11 maisons. C'est la tradition d'aller se présenter et d'échanger quelques mots. Le forgeron m'invite à déguster du crocodile qui a été chassé dans les bolongs. J'accepte et je trouve ça très bon. Je rencontre la maman d'Awa qui est très âgée (mais elle ne sait pas son âge). Elle travaille toujours et cultive son potager. Elle est entrain de cueillir des haricots. Elle veut absolument m'en donner. Je la prends en photo avec Ahmet son petit-fils. Elle est tellement contente qu'elle pleure lorsque nous partons. Au retour, nous écosserons les haricots tous ensemble et Awa les fera cuire pour moi. Nous les mangerons le soir à Elinkine avec les copains assis sur un bout de trottoir. C'est excellent... eux ils les mangent avec du sucre (beurk !) et moi en bonne charentaise que je suis je leur rajoute du sel... à mes mojettes sénégalaises ! Manquait que le beurre... J'aime beaucoup, ça me change du riz, car j'avoue que j'en ai un peu marre du riz depuis 3 semaines. Je suis claquée, ma journée a été riche en émotions...
Le départ Les jours défilent à la vitesse grand V et je dois à présent commencer à songer au départ. La veille, j'organise un repas et une petite fête au campement pour remercier tout ceux qui m'ont aidé à passer un bon séjour. Tapha va nous préparer un poulet yassa, ça changera du poisson... Je prévois que nous serons une douzaine de personnes, mais en fait ce sera bien plus, car d'autres se sont invités à la fête... Comme je m'en inquiète auprès de Luc, il m'explique que c'est la tradition... bien sûr on ne va pas leur dire de partir. Il y a assez à manger pour tout le monde... C'est comme ça, on partage et tout le monde est content... Chez nous, on les aurait qualifiés de « pique-assiettes » mais ici c'est naturel, ça ne pose de problème à personne et c'est tant mieux. Après manger, les djembés retentissent et c'est reparti pour une soirée à danser, à rire et à chanter. Je les admire danser, les filles comme les garçons... Ils sont très forts, très classe, ils magnifient le moindre mouvement... Quelle grâce, je suis sous le charme ! Je distribue aux filles ce que je ne veux pas ramener, produits de toilette, maquillage, médicaments, vêtements etc... Mais je reçois aussi des cadeaux. Célestine m'offre 2 noix de coco et des beignets qu'elle fait elle-même, Awa et sa soeur Fatou un bracelet et Mama des coupons de tissu et des colliers de perles. Je suis émue de tant de générosité et je promets de revenir les voir. Le coeur serré, je fais mes adieux le lendemain matin à tous ceux que j'ai côtoyés durant mon séjour. Je suis triste de les quitter mais c'est le principe même de chaque voyage... il y a toujours une fin ! J'ai la chance de pouvoir voyager... tout le monde ne l'a pas. Mais ne dit-on pas que « partir, c'est mourir un peu »...
Je prends l'avion le vendredi soir à Dakar. J'ai fait le choix de partir ce même jour par l'avion d'Air CM qui relie le Cap à Dakar. Départ à 16 heures.
Santé, sécurité, climat
J'avais prévu de prendre un préventif anti-palu vendu sur place (Alaxin+) mais finalement j'ai choisi de ne pas le prendre car il n'y avait pas (ou peu) de moustiques. Mais le soir, manches longues et pantalon, spray répulsif 5/5 et moustiquaire pour dormir. Mon 1er séjour avait été un peu perturbé à cause de la tourista qui ne m'avait pas quittée pendant 15 jours. Ennuyeux et surtout fatigant... Cette fois-ci j'ai fait une cure pendant toute la durée de mon séjour de BION VOYAGE (probiotiques). Je ne sais pas si je peux l'attribuer à cela, mais en tout cas, j'ai rien eu... et pourtant j'ai mangé très souvent local, dans les familles, à même le plat commun (avec toutes les mains pas toujours propres !) j'ai bu aussi des jus locaux comme le bissap dont l'eau n'est pas bouillie. J'ai évité les crudités à peau non pelée (comme la tomate, la salade verte) et les glaçons...
Sur le plan de la sécurité, je peux dire que je me suis toujours sentie en sécurité, où que je sois à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit. On raconte tout et n'importe quoi sur les forums à propos du danger à voyager en Casamance. Je peux affirmer que dans le périmètre Ziguinchor – Cap Skirring tout est calme, il y a une présence discrète de soldats le long des routes, mais c'est plus sécurisant qu'effrayant... A Elinkine, rien à craindre, j'étais toujours accompagnée le soir pour rentrer du village au campement mais il m'est arrivé de faire le chemin seule sans jamais rencontrer de problèmes.
En ce qui concerne le climat à cette période de l'année, j'ai été un peu déçue. Il a fait souvent chaud et lourd (30/35°) mais avec un ciel gris couvert. La dernière semaine, je n'ai pratiquement pas vu le soleil... Puis du jour au lendemain, les températures chutaient brutalement de 10° et il faisait alors presque froid. J'ai nettement préféré le mois de mars où pendant 15 jours, le ciel était bleu et le soleil radieux avec des températures moins élevées (autour de 25/28°) C'était plus agréable. Par contre, les paysages sont encore verdoyants en novembre alors qu'en mars tout est sec... La prochaine fois, je choisirai de repartir en janvier. Il paraît que c'est un bon compromis...
Certains de vous se demanderont peut-être pourquoi j'ai choisi de rester 4 semaines dans le même village, alors que j'aurais très bien pu changer d'endroit pour connaître d'autres lieux, d'autres gens. Je ne regrette pas mon choix, car c'est en fait la seule manière de créer de vrais liens, des amitiés sincères et durables qui sait... Je ne voulais pas ressembler à une touriste qui passe... sans s'arrêter, sans regarder, sans comprendre... Je suis heureuse d'avoir réussi mon immersion. Je remercie tous ceux qui y ont largement contribué. Mes amis, je ne vous oublierai pas, je vous garderai dans un coin de mon coeur et soyez sûrs que je reviendrai vous voir car vous me manquez déjà... Je suis devenue addict à la chaleur de la Casamance !
Voilà, je termine là dessus mon récit de voyage. J'espère que je vous aurai donné envie d'aller en Casamance, cette magnifique région du Sénégal. Ne la boudez pas, elle ne le mérite pas... ses habitants non plus ! Ils ont tellement à donner et vous tant à recevoir d'eux...
J'ai tellement apprécié mon premier séjour en Casamance en mars 2009 que j'ai décidé d'y retourner en cette fin d'année car pour tout dire je suis restée un peu sur ma faim, avec l'impression qu'il me restait des choses à faire, à voir et des gens à rencontrer... J'avais besoin de séjourner un peu plus longtemps et je vais donc y rester presque 4 semaines pour ce second séjour en novembre/décembre 2009. Je peux donc livrer à présent mes impressions « à chaud » si l'on peut dire, car le plus difficile (physiquement) a été de passer des 30° sénégalais à des températures négatives en arrivant en France !
J'arrive seule le lundi soir à l'aéroport de Dakar. Je ne veux surtout pas m'éterniser dans cette ville et je prendrai dès le lendemain mardi le Ferry pour la Casamance. Heureusement et je m'en félicite, j'ai opté pour le service proposé par le Campement Villageois d'Elinkine où je vais séjourner en Casamance, à savoir l'accueil à l'aéroport par une jeune étudiante dakaroise, Aïcha, qui me conduira en taxi de l'aéroport à l'hôtel puis le lendemain de l'hôtel à l'embarcadère. Nous irons nous balader également à N'GOR que je connais déjà et que j'aime beaucoup. Nous déjeunons à la Brazzerade beau resto sur la plage. Très bon, mais prix assez élevés. Pour ceux qui ont un peu de temps, ne pas hésiter à prendre la pirogue pour aller déjeuner sur l'ile dans une des petites paillotes en bord de plage qui proposent de délicieuses brochettes au poisson et crevettes avec frites maison à 2000 Frs. Nous trainons ensuite un peu dans le centre ville où Aïcha me négocie (loin de moi) un téléphone portable « sénégalais » ce qui m'évitera d'avoir à utiliser le mien avec ma puce française. Je passe la nuit à l'hôtel LE POULAGOU à Yoff qui a l'avantage (mais aussi l'inconvénient) d'être situé tout près de l'aéroport ! La nuit, je suis réveillée par le bruit d'un avion qui passe très bas. Sinon bon rapport qualité/prix, chambres simples mais propres, autour d'un beau jardin et bon accueil du personnel.
Le lendemain, départ par le beau Ferry Aline Sitoé Diatta où je retrouve Francia avec qui je vais séjourner en Casamance De l'attente en plein soleil pour enregistrer nos bagages. Puis embarquement et départ vers 20 heures. Il y a de l'animation sur le bateau, des femmes, des enfants, des hommes à la buvette et quelques touristes. Sur le pont, l'air est chaud et il fait bon se laisser bercer par la houle... Le mal de mer commence à me gagner et il est temps que je regagne ma cabine 4 places. Au petit matin, nous entrons dans l'embouchure du fleuve Casamance. Dommage, le ciel est gris et nous ne verrons pas le lever du soleil que j'avais tant apprécié lors de mon 1er voyage. Nous prenons notre petit déjeuner sur le bateau mais le personnel est moyennement sympa. Retour sur le pont pour la fin de la traversée. Nous sommes escortés par une horde de dauphins... Difficile à prendre en photo, mais le spectacle est magique !
Nous arrivons à Ziguinchor où Luc nous attend avec un taxi. Rambo c'est son surnom ! Sa voiture n'est pas banale. C'est sûr en France, elle passerait pas le contrôle technique ! Mais nous arriverons sans encombre à Elinkine... Sur la route, les paysages sont encore verts et luxuriants. On note une présence militaire discrète par ci par là. Un soldat armé posté par endroit, quelques véhicules de l'armée... mais rien d'inquiétant en tout cas. Le calme est revenu après les affrontements de septembre/octobre.
Je suis émue en retrouvant Elinkine, ce beau village de pêcheurs animé, coloré et si gai. La piste en latérite rouge qui va de Oussouye à Elinkine est entrain d'être goudronnée. La rue principale du village est bitumée Le campement est toujours aussi beau, plus verdoyant qu'en mars, en bord du bolong, avec ses jolies petites cases qui abritent les chambres et la grande case du bar-restaurant. Je retrouve avec bonheur les membres du personnel toujours aussi accueillant. Les sourires sont bien là... Avec Francia, nous nous poserons au campement pour quelques jours de farniente. On fera quelques excursions aux alentours.
A voir, à faire, les incontournables
Karabane En premier lieu, je dirais l'Ile de Karabane, tout près d'Elinkine, à 20 minutes de pirogue. Personnellement j'adore... Il s'y dégage une atmosphère particulière, l'impression d'être au bout du monde, sur une ile « presque » déserte... pas de voitures. Nous nous baladons dans « le village » et rendons visite à la famille de Mass employé du campement qui nous accompagne. On nous prie de nous asseoir, on discute, on prend des photos et les enfants sur nos genoux. Francia se fait faire des vêtements chez Paco le couturier qui a sa boutique juste à côté de l'église. Sa femme vient d'avoir un bébé. Déjeuner sur la plage au Barracuda. On y mange très bien, une entrée de crudités, du très bon poisson très frais, un dessert. 6 000 Frs pour 4 personnes, boissons comprises, qui dit mieux ! Louis, le joueur d'ékontine nous accompagne... Puis balade tout le long de la plage où s'étirent quelques bars et campements. Baignade dans une eau chaude et claire. On a pied très loin, idéal pour les enfants... et pour Francia ! Bronzette sur le sable blanc et fin. Le thé nous est offert sur la plage par une équipe joyeuse et sympathique. Nous nous laissons bercer dans les hamacs... C'est comme une impression d'être au paradis ! Je prévois de revenir passer au moins une nuit sur l'ile. Notre rencontre coup de coeur à Francia et à moi à Karabane, c'est Malang Badji le vieux peintre-sculpteur qui a son atelier en bout de plage près du dernier campement. Il nous reçoit simplement dans son petit atelier et nous explique sa vie, sa passion, ses peintures, ses sculptures... Cet homme est riche d'enseignement et de valeurs, avec un coeur immense et une générosité sans limite. Il a vécu et voyagé en France. Il s'exprime bien. Sa culture est immense... pas celle des grandes écoles, mais celle du coeur, de la bonté et de la sagesse. Au fur et à mesure que nous échangeons avec lui, l'émotion grandit... et nous envahit. Francia et moi nous nous regardons et en même temps, nous avons toutes les deux des larmes dans les yeux... Il offre à Francia l'une de ses peintures et à moi une sculpture en terre d'un homme assis qui joue d'un instrument de musique. Nous ne savons pas quoi dire, tellement nous sommes sous le coup de l'émotion. Il passe un temps fou à emballer ma sculpture soigneusement dans un carton qu'il découpe et qu'il place dans de la paille de riz. Il colle une étiquette avec son tampon sur le paquet où il écrit « Pour Guylaine » et il signe. « C'est pour le cas, me dit-il, où la Douane te ferait des ennuis, c'est le certificat de l'artiste ». Un peu comme si j'allais passer un « Picasso » ! Badji a un chevalet qui lui a été offert il y a très longtemps lorsqu'il était en France dans une école de peinture. A lui seul ce chevalet est une oeuvre d'art... Nous le prenons en photo tellement il est beau. Un grand moment, une très belle rencontre. Plusieurs jours après, je le retrouve à Elinkine. Je vais vers lui pour le saluer. Il s'en étonne et me dit « Ah tu m'as reconnu ! » Mais comment aurais-je pu ne pas le reconnaître ? Badji, je ne t'oublierai pas. Je regarde ta statuette tous les jours et je pense à toi, là bas si loin sur ta petite île... A la fin de son séjour, Francia qui peint également, lui laissera sa boite d'aquarelle et son matériel de peinture.
Djembering Francia et moi partons pour Djembering. C'est Rambo qui nous emmène dans son incroyable taxi transformé pour la circonstance en 4x4 tout terrain ! A partir du Cap, la piste pour s'y rendre est exécrable. Des ornières partout... Nous avons dû mettre 1 heure pour faire une douzaine de kilomètres. Djembering c'est vraiment le bout du monde, mais quelle récompense ! Une jolie place sous l'énorme et magnifique fromager... un petit marché avec quelques vendeuses de fruits et légumes. Nous allons passer la nuit chez Serge, un français fort sympathique installé là bas.. Son campement se trouve sur la place et s'appelle le « Petit Maxime ». Vraiment une excellente adresse. Les cases sont neuves, très bien entretenues, jolie déco, sanitaires individuels dans les cases avec ventilation au plafond. On y mange en plus très bien. Un peu plus cher que dans les campements traditionnels, mais pas beaucoup plus, pour une qualité bien plus élevée. De plus, Serge est un hôte très agréable qui sait recevoir. Nous avons discuté jusqu'au bout de la nuit avec d'autres clients français qui se trouvaient là. Malheureusement, j'ai passé une fort mauvaise nuit, alors que toutes les conditions étaient réunies, à cause des nombreux chiens errants du village, qui ont aboyé toute la nuit. D'après Serge, ils ne sont pas présents toutes les nuits, mais cette nuit là, ils étaient bien là ! C'est vraiment un fléau ces chiens errants... Ne pas hésiter à se promener à travers ce beau village qui est à 85 % habité par des chrétiens. Les villageois sont accueillants et sympathiques. Les jeunes nous accostent spontanément juste pour parler. Très belle ballade jusqu'à la plage. C'est un peu difficile car il faut marcher environ 30 mn dans le sable et les champs de vaches où nous avons été assailli par les mouches, sous une chaleur de plomb. Mais au bout, quelle récompense... des kilomètres de plage déserte, un paysage à couper le souffle... la grandeur de l'océan, mon Océan l'Atlantique, comme j'étais contente de te retrouver... avec tes 27° que je ne te connais pas habituellement en France ! Nous avons rendu visite à Soeur Marie qui dirige l'école chrétienne privée de Djembering. Elle nous a gentiment parlé de son école qui fonctionne entre autre avec des parrainages pour les enfants dont les parents ne peuvent payer la scolarité. Cette école est très réputée car elle offre un taux de réussite très élevé. Nous avons pu constater que les moyens pédagogiques étaient importants avec une très belle bibliothèque, des ordinateurs, une certaine qualité d'enseignement... Nous avons rencontré des élèves avec un bon niveau de français et même d'anglais. Un nombre important de filles sont scolarisées. Je discute avec des jeunes filles de l'école. Elles veulent que je les prenne en photo. Elles me touchent les cheveux et me disent qu'elles voudraient avoir les mêmes ! Ah les filles africaines avec leur rêve de cheveux raides... ça me fait bondir parfois ! Je trouve pas ça terrible leur perruque ou leurs faux cheveux. Moi j'aime quand les filles ont les cheveux tressés, c'est ce que je leur dit mais elles ne comprennent pas... A l'Association des femmes, nous avons acheté des poupées fabriquées par les femmes du village. L'argent récolté sert à l'éducation et aux soins de leurs enfants. Un beau spectacle que toutes ces poupées multicolores qui s'alignent sur les étagères... Nous repartirons de Djembering avec Serge dans son « ambulance » après avoir ramassé en route quelques passagers « clandestins » très joyeux !
Le Cap Skirring Nous allons trainer un peu au Cap Skirring, ce n'est pas l'endroit que je préfère mais bon... c'est quand même incontournable ! Les commerçants nous hélent pour que l'on rentre dans leur boutique, on ne peut pas y échapper, il y a peu de touristes, les temps sont durs, il faut les comprendre... Achat de tissus, de quelques fruits au marché. J'en profite pour faire le plein de yaourts au mil dans une supérette. J'adore ça le tiakli... Nous déjeunons à la Case Bambou avec un copain sénégalais du Cap. Beau resto, belle déco, on y mange bien. Prix raisonnables pour un resto touristique.
J'ai eu l'occasion de retourner au Cap où j'ai diné en compagnie de Luc et d'autres clients du campement chez Fatou, qui tient le restaurant les Acacias. Il se trouve dans l'allée de l'hôtel « les Palétuviers » environ 100 m sur la droite. Fatou est très accueillante et de plus c'est une excellente cuisinière. Excellent rapport qualité/prix. 2000 Frs le plat complet. De plus, la salle est très jolie, fraiche et pimpante. J'ai bu un excellent jus de tahr (je ne sais pas si je l'écrit bien) fait avec un fruit local d'une belle couleur verte acidulé et sucré.
Oussouye J'aime bien Oussouye. C'est un gros village qui a déjà l'allure d'une petite ville, mais pas touristique, très authentique ! J'y vais en bus avec Célestine ma gentille copine d'Elinkine. Nous allons rendre visite à sa soeur qui tient le campement Emanaye. Elisabeth nous reçoit chaleureusement. L'endroit est paisible. Le campement est très beau, bien tenu, avec vue imprenable sur les rizières... Il y a des orangers et des pamplemoussiers partout. C'est une bel exemple de réussite familiale. Elisabeth qui est veuve travaille avec ses soeurs, entourées d'une nombreuse et joyeuse marmaille. Un univers presque exclusivement féminin. Il y a juste un garçon fort sympathique dont j'ai oublié le nom qui est employé au campement. Je rencontre la maman d'Elisabeth et de Célestine. Elles sont très contentes de se retrouver. Elles n'habitent pourtant pas loin les unes des autres, mais Célestine ne voit pas souvent sa mère et ses soeurs...
Puis déjeuner autour d'un excellent thiéboudiène à même le grand plat commun. Ce fut un beau moment. Je remercie Célestine, Elisabeth et ses soeurs de me l'avoir offert. Nous sommes à la veille de la Tabaski. J'assiste au tressage des cheveux des petites filles... Comme elles sont patientes ! J'ai mal pour elles !
Pas très loin du campement EMANAYE, il y a l'agence de loisirs sportifs CASAMANCE VTT dirigée par Benjamin que j'ai eu l'occasion de rencontrer à Elinkine au campement. J'avais prévu de faire une excursion avec son équipe sur l'ile d'Egueye mais malheureusement je n'ai pas eu le temps de l'organiser. Ce sera une priorité pour mon prochain séjour.
Petit détour par le marché où j'achète du beurre de karité (ça pue mais c'est tellement efficace pour hydrater la peau) et une petite bouilloire en plastique multicolore qui me servira à arroser mes plantes chez moi ! Nous revenons en bus où je respire des kilos de poussière... Ma robe blanche est... rouge-marron couleur de piste, mes cheveux et ma peau idem, je ressemble à une... squaw ! Vite.... une bonne douche !
Je retournerai par la suite à Oussouye avec Amina que j'ai connue lors de mon 1er séjour au campement où elle était employée. Amina est courageuse et déterminée. Elle a choisi de reprendre ses études qu'elle avait quittées en classe de 3ème. Elle est à présent en seconde. Elle rêve de décrocher son bac. Je lui ai apporté des manuels scolaires de français et un dictionnaire. Elle en tombe de joie... Nous nous rendons dans sa famille. On me cueille des pamplemousses qui croulent sous les branches. Un pur délice... Elle me présente à son grand-père qui est très vieux. Nous prenons des photos avec tous les membres de la famille. Ils sont adorables de gentillesse...
Ziguinchor Je n'y resterai pas longtemps, à peine 1 journée... Trop bruyant, trop de voitures, trop étouffant pour moi... Je suis accompagnée d'un ami sénégalais mais il n'empêche qu'on est beaucoup sollicité. On restera dans la famille pour discuter et déjeuner autour d'un caldou. Un petit tour au marché Sainte Maure. J'ai bien aimé car c'est un beau marché, très coloré avec de beaux produits. Les commerçants sont accueillants, même s'ils gonflent leur prix sur mon passage. Je négocie une petite statuette en bois. Le marchandage est dur mais je m'en sors bien. Finalement, ça m'amuse aussi de marchander. Nous sommes accostés par des baye fall...Il y en a pas mal dans la ville, quelques enfants talibés aussi... Il y a quand même beaucoup de misère ici. Je fais un petit tour au supermarché français Sarah... aïe aïe aïe, les prix !!!! mais bon, je voulais acheter un camembert pour Luc. J'aurais bien aimé visité l'Alliance française mais je n'ai pas eu le temps. Nous attendons une heure à la gare routière de Zig avant de trouver un 7 places pour Elinkine. Sans arrêt, je suis sollicitée par les vendeurs de tout et n'importe quoi. Ça en devient fatigant... Vivement que je retrouve le calme de Elinkine.
Mon séjour à Elinkine
Le campement villageois Le campement est situé un peu en dehors, loin de l'agitation villageoise, ce qui en fait un endroit calme et reposant. Pour l'instant il n'y a que 6 chambres réparties dans 3 cases pouvant accueillir 12 personnes mais de nouvelles cases sont en rénovation et vont permettre d'ici le début de l'année de doubler la capacité d'hébergement. Le campement est référencé dans le Guide du Routard Sénégal 2010. Luc, un français expatrié, gère le campement avec son équipe locale, Tapha le cuisinier, Mass à l'entretien et au bar et Augustin accompagnateur dans les excursions. La nuit un gardien Alliou veille sur nous. C'est une bonne équipe, tout le monde est très serviable... Tapha nous convie dans sa cuisine Francia et moi, car nous voulons voir comment se prépare le thiéboudienne. Ces échanges culinaires sont fort sympathiques. A mon tour, je montre à Tapha comment faire un pudding aux raisins, un gâteau au chocolat, des crêpes... J'ai apporté de France une bombe de chantilly et de la crème de marron... On devait faire une pizza mais on a pas trouvé les ingrédients (du moins le fromage !) C'est mon second séjour et mes relations avec chaque membre sont très amicales. C'est pas difficile, car ils sont adorables. On s'amuse bien, les sorties en pirogue sont l'occasion de franches rigolades, au son du djembé... quelques sorties à la discothèque locale... ambiance garantie... oh là là, chaud chaud chaud !!! Je rencontre les familles, des liens se créent avec les femmes, les enfants, les parents, frères, soeurs, à tel point que mon cercle de relations s'élargit très vite.
Nous fêtons l'anniversaire de Luc. Nous ne sommes que 2 pensionnaires au campement, Francia et moi. Luc nous emmène avec toute l'équipe manger au resto local juste à côté « chez Fatou » que j'ai connu lors de mon 1er séjour. C'est vraiment très bon, on y mange fort bien pour pas cher du tout. C'est l'adorable Rama qui tient le restaurant... Luc et Augustin ont un peu abusé du vin de palme... l'ambiance est chaude !!! Les éclats de rire fusent...
Les rencontres Nous croisons quelques français, espagnols, italiens, québécois au campement. Une rencontre nous a marqué Francia et moi, c'est celle de Ghislain, Marie et leurs 2 adorables enfants, Ludovic et Lorilou. Ils voyagent sur un voilier, le « roule ta bille » depuis presque 2 ans. Ils ont passé 2 jours avec nous au campement avant de traverser l'Atlantique pour rejoindre les Antilles et finir leur périple au Québec... Des gens formidables, comme on est content d'en rencontrer en voyage... Et puis comme on le dit très souvent et ça s'est une fois de plus révélé exact « le monde est petit », j'ai rencontré au campement des gens qui habitent à 15 km de mon domicile français... Incroyable non ?
Francia est retournée à Dakar et je reste seule au campement. Luc attend l'arrivée de Thierry et Angelika qu'il connait déjà. Ils vivent au Luxembourg et s'investissent beaucoup dans des actions pour le bien-être des populations locales au Sénégal, notamment dans un petit village du Sine Saloum... Voilà encore des gens que l'on a plaisir à rencontrer. On a passé de bons moments ensemble avec leurs 3 amis sénégalais venus les rejoindre au campement et Danielle une amie française qui voyage avec eux. Une très belle excursion dans les iles des bolongs, visite de l'école de Ehidj, avec retour à la tombée de la nuit pour admirer les oiseaux... Une sympathique virée au Cap Skiring avec baignade dans l'océan, repas aux langoustes sur la plage chez l'homme tranquille, attente du coucher de soleil pour prendre des photos avec nos amis sénégalais et surtout, un retour mouvementé en pirogue de nuit à la suite d'une soirée d'anniversaire trop arrosée par notre piroguier ! Je me suis bien amusée à cette soirée avec ma copine Amina que j'étais tellement heureuse de retrouver. On a chanté, dansé, mangé, certains ont abusé du bunuk (il était trop fermenté pour moi). J'ai adoré les danses diolas traditionnelles au son des djembés...et j'ai même participé. C'était une très belle soirée ! Merci Luc...
Thierry, Angelika, j'espère qu'on se reverra. Vous m'avez donné envie, ainsi que vos amis sénégalais, d'aller faire un tour dans le Sine Saloum. Je serai contente aussi de les revoir chez eux. Le gentil Insa, Al Kali et son frère le pompier du Cap, sans oublier Félix « l'emmerdeur-adorable » comme je l'appelle ! Quelle pêche il a ce Félix...
Le village J'aime ce village de pêcheurs situé en bout de route, que moi je qualifie de « bout du monde » J'aime bien les endroits comme ça... intemporels, presque inaccessibles et qui se méritent ! J'avais été séduite déjà lors de mon 1er séjour. Les habitants sont gais et accueillants. Le jour, c'est très animé, il y a beaucoup de monde dans la rue principale commerçante. Les marchandes de fruits et légumes, quelques boutiques... des enfants partout ! On a toujours l'impression de se trouver dans une cour de récréation ! Lorsque je me rends au village, qui n'est situé qu'à 500 m environ du campement, je dois mettre plus d'une heure à y arriver car je suis interpellée dans les familles que je connais pour dire bonjour, échanger quelques mots, boire un verre de bissap... c'est un réel bonheur pour moi ! Sur mon passage, les enfants ne m'appellent plus «toubab» comme au début mais par mon prénom « Guylaine », même les plus petits savent le dire ! Je trouve cela touchant... Ces moments d'échange sont uniques. J'aime bien parler avec les femmes, je leur pose des questions sur divers sujets comme l'éducation des enfants, la santé, leur vie quotidienne, la cuisine qu'elles préparent, les traditions... Les femmes sénégalaises, ces femmes Diolas, je les admire, elles sont belles, courageuses, intelligentes, elles ne se plaignent jamais, elles portent l'avenir de leurs enfants sur leurs épaules. Du matin au soir, elles « triment » dès le levée du jour, les corvées commencent : lavage du linge, préparation des enfants pour l'école, ramassage du bois pour le feu, puisage de l'eau au puits, marché, nettoyage du poisson, préparation des repas, vaisselle, ménage... Elles peuvent aussi faire le jardin, récolter le riz en saison, et ce que je trouve également extraordinaire c'est qu'elles trouvent aussi le temps de s'occuper d'elles, de se faire belle, d'être propres, maquillées et bien habillées ! Quelle leçon... Pendant ce temps là, les hommes.............!!!!!!!! Un jour, mon amie Célestine m'a dit : « tu sais, on n'est pas riche, on n'a pas grand chose, mais on est heureux. Tout ce qu'on veut, c'est que nos enfants soient en bonne santé et qu'on puisse leur donner une éducation, c'est le plus important pour nous... » ça m'a fait du bien d'entendre ses paroles ! Je le redis, ces femmes sont formidables et vraiment je les adore... Elles s'appellent Awa, Fatou, Mama, Safinétou, Célestine, Binta, Amy, Hortense, Elisabeth, Rama, Philomène, Constance et toutes celles dont j'ai oublié le nom... Qu'elles soient petites filles, adolescentes, étudiantes, épouses, mères, grand-mères, musulmanes ou chrétiennes, j'ai passé beaucoup de temps avec elles et je leur rends hommage à travers ces quelques lignes.
La Tabaski Pour la Tabaski, Mass nous a invitées dans sa très grande famille... J'avais très envie de voir les préparatifs de cette fête, mais j'ai attendu que les moutons soient tués, histoire de ménager mon âme sensible d'occidentale ! J'assiste au découpage des animaux, nettoyage des tripes dans le bolong (ce sont les jeunes garçons qui s'en chargent) et préparations culinaires par les femmes. Quelle organisation ! Pendant ce temps là, les hommes sont assis et parlent entre eux, boivent le thé, jouent aux dames ! Des brochettes circulent, des morceaux de foie grillés (hum un délice) les enfants mangent « les rognons blancs » ils ont l'air d'adorer ! J'ai jamais gouté il paraît que c'est très bon... mais c'est uniquement réservé aux enfants... j'ose pas demander de gouter... L'heure du repas arrive, les femmes d'un côté, les enfants de l'autre, et les hommes à part également ! Je sais que c'est ainsi dans la culture musulmane mais je ne m'y habitue pas, ça me choque à chaque fois, moi qui aime tant la convivialité et le partage à travers les repas... Je reste avec les femmes dans l'endroit où elles ont cuisiné, il y fait une chaleur infernale et ça sent la fumée mais le repas est très gai... On rit bien toutes ensembles, je suis la seule blanche parmi eux... Les femmes poussent devant moi des morceaux de viande. C'est vraiment délicieux. Francia est restée au campement où elle mange « chrétiennement » un cochon de lait rôti avec ceux qui ne sont pas musulmans ! Après le repas, tout le monde va revêtir ses plus beaux atours pour la fête. Quel spectacle ! Les femmes et les petites filles ont des robes magnifiques, elles sont maquillées... place à la fête et à la danse ! Je me transforme en photographe professionnel car tout le monde veut être photographier avec ses beaux vêtements. Je filme des scènes avec ma caméra de poche... Dans le village, je suis interpellée par d'autres familles pour entrer dans les maisons, manger, boire un verre de bissap, discuter, photographier... Ce fut une magnifique journée, riche et intense sur tous les plans, un spectacle haut en couleurs et en saveurs... J'en ai pris plein les yeux ! Le bonheur se lisait sur tous les visages... J'ai été surprise d'apprendre qu'en fait les chrétiens fêtent aussi Tabaski et à Noël les musulmans fêteront aussi Noël, tous ensemble, un bel exemple d'échange et d'amour sans les barrières de la religion... Vraiment je m'incline devant tant de tolérance !
Les villages de brousse aux alentours Augustin et moi partons pour une marche à pied à travers les villages de brousse jusqu'à Loudia. Il en profitera pour faire des formalités administratives à la sous-Préfecture. Environ 8 km de piste séparent Elinkine de Loudia. Pratiquement pas de véhicules sur cette piste et c'est tant mieux. Nous quittons les paysages du bord de bolong et des rizières pour ceux, magnifiques, de la forêt. Les arbres sont immenses et majestueux, des manguiers partout, des fromagers... c'est rafraichissant et paisible. Nous traversons Sam Sam, Santiaba et Effisao. Des maisons sont disséminées un peu partout dans la forêt. Augustin, un enfant du pays, est connu comme « le loup blanc » !!! Partout où l'on passe, on l'appelle « Cissé !» Cissé c'est son surnom (comme Djibril le footballeur) Augustin joue au foot et en plus il est lutteur... C'est un peu l'idole du village pour les plus jeunes... C'est un garçon formidable, il est marié à la gentille Célestine et ils ont 2 beaux enfants, Madeleine et Louis. Il a un rire exceptionnel et communicatif ! Vraiment, je les adore... On est donc obligés à chaque fois de s'arrêter chez les gens qui veulent savoir qui je suis, comment je m'appelle, etc... A chaque arrêt, même chose, il faut absolument s'asseoir, parler un peu, prendre des photos et... promettre de revenir ! A l'aller on a marché un peu vite car il fallait être à la sous-préfecture avant midi mais au retour, on a tellement trainé en s'arrêtant partout qu'on est arrivé à la nuit tombante à Elinkine ! C'était une très belle journée. On a bien rigolé avec Augustin car le Sous-Préfet en nous voyant arriver tous les 2 nous a demandé si on venait pour une déclaration de mariage ! On a dit que non, que nous étions seulement amis... alors Monsieur le Sous-Préfet, très digne et sérieux dans son costume de fonctionnaire, s'est adressé à moi dans un français parfait en me disant : « ça tombe bien, je suis célibataire, sans enfants et libre comme l'air, je recherche l'âme soeur... si vous êtes d'accord, je suis l'homme qu'il vous faut » ! On a éclaté de rire, les employés aussi... Bien sûr, c'était dit sur le ton de la plaisanterie... quoique... on sait jamais avec les hommes là bas !!!
Je retournerai ensuite 2 fois à Efissao dans une famille où j'ai été invitée à déjeuner. Je tiens à aider les femmes à la préparation du repas. Elles préparent un thiéboudiène. Je sors mon Laguiole et je me coupe le doigt en épluchant les légumes puis je pleure toutes les larmes de mon corps en éminçant les oignons ! ça les fait rire... je les comprends ! J'ai offert des poupées aux 2 petites filles de la maison, Coumba et Adama, des poupées blanches, blondes aux yeux bleus avec de belles robes. Elles sont toutes émues, elles n'en ont jamais eues... Ces petites filles sont adorables, sages et timides. Elles me regardent avec de grands yeux émerveillés. Mais déjà elles sont très débrouillardes. A 5/6 ans elles nettoient des petits poissons avec leur grand-mère, font la vaisselle (de grosses gamelles bien lourdes). Je fais la comparaison avec les enfants d'ici... non, rien à voir ! Mais c'est ainsi, cela fait partie de leur éducation et je ne juge pas... Je pense qu'elles sont heureuses comme cela. Après le repas, les hommes tapent le djembé et c'est parti pour un après-midi entier à danser et chanter. Les voisins rappliquent, les femmes, les enfants, tout le monde se met à danser... On lit la joie sur le visage de ces gens qui n'ont pas souvent l'occasion de se distraire. Pour reprendre leur expression favorite quand ils font la fête, on peut dire qu'on a «cassé la baraque !!!» Je suis un peu l'attraction du coin, ça les amuse de me voir participer et danser... Awa, la maman de la famille en pleure de joie. Il y a même un vieil homme de la famille qui a revêtu son boubou et qui vient danser devant moi... Tout le monde est mort de rire et on m'explique qu'en fait, de mémoire de ceux qui sont présents, on a jamais vu le vieux danser ! Il l'a fait pour moi, parce que je suis là... Je n'en reviens pas... je suis émue aux larmes moi aussi. Nous rendons visite à plusieurs personnes dans le village. Il y a en tout 11 maisons. C'est la tradition d'aller se présenter et d'échanger quelques mots. Le forgeron m'invite à déguster du crocodile qui a été chassé dans les bolongs. J'accepte et je trouve ça très bon. Je rencontre la maman d'Awa qui est très âgée (mais elle ne sait pas son âge). Elle travaille toujours et cultive son potager. Elle est entrain de cueillir des haricots. Elle veut absolument m'en donner. Je la prends en photo avec Ahmet son petit-fils. Elle est tellement contente qu'elle pleure lorsque nous partons. Au retour, nous écosserons les haricots tous ensemble et Awa les fera cuire pour moi. Nous les mangerons le soir à Elinkine avec les copains assis sur un bout de trottoir. C'est excellent... eux ils les mangent avec du sucre (beurk !) et moi en bonne charentaise que je suis je leur rajoute du sel... à mes mojettes sénégalaises ! Manquait que le beurre... J'aime beaucoup, ça me change du riz, car j'avoue que j'en ai un peu marre du riz depuis 3 semaines. Je suis claquée, ma journée a été riche en émotions...
Le départ Les jours défilent à la vitesse grand V et je dois à présent commencer à songer au départ. La veille, j'organise un repas et une petite fête au campement pour remercier tout ceux qui m'ont aidé à passer un bon séjour. Tapha va nous préparer un poulet yassa, ça changera du poisson... Je prévois que nous serons une douzaine de personnes, mais en fait ce sera bien plus, car d'autres se sont invités à la fête... Comme je m'en inquiète auprès de Luc, il m'explique que c'est la tradition... bien sûr on ne va pas leur dire de partir. Il y a assez à manger pour tout le monde... C'est comme ça, on partage et tout le monde est content... Chez nous, on les aurait qualifiés de « pique-assiettes » mais ici c'est naturel, ça ne pose de problème à personne et c'est tant mieux. Après manger, les djembés retentissent et c'est reparti pour une soirée à danser, à rire et à chanter. Je les admire danser, les filles comme les garçons... Ils sont très forts, très classe, ils magnifient le moindre mouvement... Quelle grâce, je suis sous le charme ! Je distribue aux filles ce que je ne veux pas ramener, produits de toilette, maquillage, médicaments, vêtements etc... Mais je reçois aussi des cadeaux. Célestine m'offre 2 noix de coco et des beignets qu'elle fait elle-même, Awa et sa soeur Fatou un bracelet et Mama des coupons de tissu et des colliers de perles. Je suis émue de tant de générosité et je promets de revenir les voir. Le coeur serré, je fais mes adieux le lendemain matin à tous ceux que j'ai côtoyés durant mon séjour. Je suis triste de les quitter mais c'est le principe même de chaque voyage... il y a toujours une fin ! J'ai la chance de pouvoir voyager... tout le monde ne l'a pas. Mais ne dit-on pas que « partir, c'est mourir un peu »...
Je prends l'avion le vendredi soir à Dakar. J'ai fait le choix de partir ce même jour par l'avion d'Air CM qui relie le Cap à Dakar. Départ à 16 heures.
Santé, sécurité, climat
J'avais prévu de prendre un préventif anti-palu vendu sur place (Alaxin+) mais finalement j'ai choisi de ne pas le prendre car il n'y avait pas (ou peu) de moustiques. Mais le soir, manches longues et pantalon, spray répulsif 5/5 et moustiquaire pour dormir. Mon 1er séjour avait été un peu perturbé à cause de la tourista qui ne m'avait pas quittée pendant 15 jours. Ennuyeux et surtout fatigant... Cette fois-ci j'ai fait une cure pendant toute la durée de mon séjour de BION VOYAGE (probiotiques). Je ne sais pas si je peux l'attribuer à cela, mais en tout cas, j'ai rien eu... et pourtant j'ai mangé très souvent local, dans les familles, à même le plat commun (avec toutes les mains pas toujours propres !) j'ai bu aussi des jus locaux comme le bissap dont l'eau n'est pas bouillie. J'ai évité les crudités à peau non pelée (comme la tomate, la salade verte) et les glaçons...
Sur le plan de la sécurité, je peux dire que je me suis toujours sentie en sécurité, où que je sois à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit. On raconte tout et n'importe quoi sur les forums à propos du danger à voyager en Casamance. Je peux affirmer que dans le périmètre Ziguinchor – Cap Skirring tout est calme, il y a une présence discrète de soldats le long des routes, mais c'est plus sécurisant qu'effrayant... A Elinkine, rien à craindre, j'étais toujours accompagnée le soir pour rentrer du village au campement mais il m'est arrivé de faire le chemin seule sans jamais rencontrer de problèmes.
En ce qui concerne le climat à cette période de l'année, j'ai été un peu déçue. Il a fait souvent chaud et lourd (30/35°) mais avec un ciel gris couvert. La dernière semaine, je n'ai pratiquement pas vu le soleil... Puis du jour au lendemain, les températures chutaient brutalement de 10° et il faisait alors presque froid. J'ai nettement préféré le mois de mars où pendant 15 jours, le ciel était bleu et le soleil radieux avec des températures moins élevées (autour de 25/28°) C'était plus agréable. Par contre, les paysages sont encore verdoyants en novembre alors qu'en mars tout est sec... La prochaine fois, je choisirai de repartir en janvier. Il paraît que c'est un bon compromis...
Certains de vous se demanderont peut-être pourquoi j'ai choisi de rester 4 semaines dans le même village, alors que j'aurais très bien pu changer d'endroit pour connaître d'autres lieux, d'autres gens. Je ne regrette pas mon choix, car c'est en fait la seule manière de créer de vrais liens, des amitiés sincères et durables qui sait... Je ne voulais pas ressembler à une touriste qui passe... sans s'arrêter, sans regarder, sans comprendre... Je suis heureuse d'avoir réussi mon immersion. Je remercie tous ceux qui y ont largement contribué. Mes amis, je ne vous oublierai pas, je vous garderai dans un coin de mon coeur et soyez sûrs que je reviendrai vous voir car vous me manquez déjà... Je suis devenue addict à la chaleur de la Casamance !
Voilà, je termine là dessus mon récit de voyage. J'espère que je vous aurai donné envie d'aller en Casamance, cette magnifique région du Sénégal. Ne la boudez pas, elle ne le mérite pas... ses habitants non plus ! Ils ont tellement à donner et vous tant à recevoir d'eux...
Le foot, un frein au voyage?
Sécurité pour un Algérien en transit au Caire en temps de crise diplomatique?
20 novembre 2009 à 14:49

Citer Répondre

Bonjour à tous, je voudrai savoir comment se passe le transit par le Caire. Je suis de nationalité algérienne, et comme en ce moment il ne fait pas bon d'être algérien en Egypte (pour cause de crise diplomatique à cause d'un match de foot !!!), je voudrai savoir si j'aurai affaire avec la police des frontières là-bas et s'ils contrôlent l'identité des voyageurs transit avec la Cie Egyptair. Je voudrai éviter tout contact avec les autorités egyptiennes et éviter ainsi une éventuelle provocation...et vu mon caractère...!!!🏴☠️🏴☠️🏴☠️
Merci
Lu sur VF 🙁 Faut-il regarder les calendriers des championats de football avant de réserver un voyage ?
Le football, miroir de notre socièté....😕
20 novembre 2009 à 14:49

Citer Répondre

Bonjour à tous, je voudrai savoir comment se passe le transit par le Caire. Je suis de nationalité algérienne, et comme en ce moment il ne fait pas bon d'être algérien en Egypte (pour cause de crise diplomatique à cause d'un match de foot !!!), je voudrai savoir si j'aurai affaire avec la police des frontières là-bas et s'ils contrôlent l'identité des voyageurs transit avec la Cie Egyptair. Je voudrai éviter tout contact avec les autorités egyptiennes et éviter ainsi une éventuelle provocation...et vu mon caractère...!!!🏴☠️🏴☠️🏴☠️
Merci

Lu sur VF 🙁 Faut-il regarder les calendriers des championats de football avant de réserver un voyage ?
Le football, miroir de notre socièté....😕
Mon voyage sur Qatar Airways
bonjour,
Je reviens de Hong Kong avec Qatar Airways et comme j'ai adoré cette compagnie je tenais à le raconter.
J'ai fais donc Paris Hong Kong avec escale à Doha soit 4 vols avec eux
- Paris-Doha : un A340 600 nous attendait et première impression on a vraiment de la place en éco. Je mesure 1m92 et à aucun moment je me suis senti à l'étroit ou serré bien au contraire. l'avion est très propre et avant de décoller on commence la distribution de nourriture.rien d'exceptionnel juste des bonbons et des lingettes mais je trouve le geste agréable. le décollage je dois dire que j'ai jamais été dans un avion si silencieux, on devait presque chuchoter pour pas gêner les gens. très vite sont distribués des serviettes chaudes pour se nettoyer les mains.
Les premiers repars arrivent et la je doive dire que sans être exceptionnel, c'était vraiment bon et varié. c'est la première fois que je finis mon repas dans un avion
le divertissement à bord est très complet, beaucoup de films avec différentes langues proposées. Seul petit reproche, impossible de mettre des sous titre sur les films en anglais mais il y a assez de films en francais et puis j'aais qu'a mieux suivre mes cours!
l'arrivée à Doha de nuit est assez sympa mais leseul soucis est que l'aéroport à l'air un peu petit donc nous allonsstationner assez loin des batiments ce qui nous oblige à prendre un bus en plus mais rien de grave.
- Doha-HKet HK-Doha les avions sont des A330 200 et je dois dire que je me sentais un tout petit plus à l'étroit mais pas en longueur juste à hauteur d'épaules avec l'impression de plus toucher la paroie la aussi service parfait avec quelques hotesses qui font un peu la gueule mais qui assure toujours avec une très grande rapidité. le petit déjuner est très bon est c'est vraiment agréable de sortir de l'avion sans avoir cette sensation de faim
- retour Doha Paris sur un A330 300 : à nouveau une sensation d'espace à bord, de confort et toujours ce silence de l'avion. de plus nous arriverons avec 45 minutes d'avances. certes la compagnie n'y est pas pour grand chose si les vents sont favorables mais ça rajoute un à l'ensemble. les repas toujours variés et très bon, limite à certains moment on en a trop
Enfin tous les atterrissages ont été d'une douceur incroyable et je dois dire que j'ai apprécié vu que je suis assez stressé en avion.
En résumé je conseille plusque fortement cette compagnie et même l'escale à doha n'estpas si gênante car je trouve que ça coupe un peu et ça permet de visiter le duty free, ou l'on peut gagner des voitures de luxe🙂
Je pense que certains trouveront ce témoignages un peu naïf vu ma faible expérience mais pour une fois que je suis content d'un voyage en avion il fallait le dire
Je reviens de Hong Kong avec Qatar Airways et comme j'ai adoré cette compagnie je tenais à le raconter.
J'ai fais donc Paris Hong Kong avec escale à Doha soit 4 vols avec eux
- Paris-Doha : un A340 600 nous attendait et première impression on a vraiment de la place en éco. Je mesure 1m92 et à aucun moment je me suis senti à l'étroit ou serré bien au contraire. l'avion est très propre et avant de décoller on commence la distribution de nourriture.rien d'exceptionnel juste des bonbons et des lingettes mais je trouve le geste agréable. le décollage je dois dire que j'ai jamais été dans un avion si silencieux, on devait presque chuchoter pour pas gêner les gens. très vite sont distribués des serviettes chaudes pour se nettoyer les mains.
Les premiers repars arrivent et la je doive dire que sans être exceptionnel, c'était vraiment bon et varié. c'est la première fois que je finis mon repas dans un avion
le divertissement à bord est très complet, beaucoup de films avec différentes langues proposées. Seul petit reproche, impossible de mettre des sous titre sur les films en anglais mais il y a assez de films en francais et puis j'aais qu'a mieux suivre mes cours!
l'arrivée à Doha de nuit est assez sympa mais leseul soucis est que l'aéroport à l'air un peu petit donc nous allonsstationner assez loin des batiments ce qui nous oblige à prendre un bus en plus mais rien de grave.
- Doha-HKet HK-Doha les avions sont des A330 200 et je dois dire que je me sentais un tout petit plus à l'étroit mais pas en longueur juste à hauteur d'épaules avec l'impression de plus toucher la paroie la aussi service parfait avec quelques hotesses qui font un peu la gueule mais qui assure toujours avec une très grande rapidité. le petit déjuner est très bon est c'est vraiment agréable de sortir de l'avion sans avoir cette sensation de faim
- retour Doha Paris sur un A330 300 : à nouveau une sensation d'espace à bord, de confort et toujours ce silence de l'avion. de plus nous arriverons avec 45 minutes d'avances. certes la compagnie n'y est pas pour grand chose si les vents sont favorables mais ça rajoute un à l'ensemble. les repas toujours variés et très bon, limite à certains moment on en a trop
Enfin tous les atterrissages ont été d'une douceur incroyable et je dois dire que j'ai apprécié vu que je suis assez stressé en avion.
En résumé je conseille plusque fortement cette compagnie et même l'escale à doha n'estpas si gênante car je trouve que ça coupe un peu et ça permet de visiter le duty free, ou l'on peut gagner des voitures de luxe🙂
Je pense que certains trouveront ce témoignages un peu naïf vu ma faible expérience mais pour une fois que je suis content d'un voyage en avion il fallait le dire
Voyager en Inde et impression de se sentir "lavé"
Bonjour à tous,
Je serai curieux de savoir si vous etes un peu comme moi a ce niveau 😛
Est ce que certains d'entre vous, ressente comme un besoin de se rendre en Inde pour se "purifier" ou se "remettre en question"?
Autrement, avez vous l'impression d'etre comme "lavé" à un retour d'Inde ou de "mieux profiter de votre vie la bas"?
Merci d'avance pour vos réactions,
Amitié,
David.
Je serai curieux de savoir si vous etes un peu comme moi a ce niveau 😛
Est ce que certains d'entre vous, ressente comme un besoin de se rendre en Inde pour se "purifier" ou se "remettre en question"?
Autrement, avez vous l'impression d'etre comme "lavé" à un retour d'Inde ou de "mieux profiter de votre vie la bas"?
Merci d'avance pour vos réactions,
Amitié,
David.
Arnaque! Que se passe-t-il avec les cartes Visa au Maroc?
😠😠🤪😊🙁 Je m'en doutais depuis un certain temps. J'en ai maintenant la certitude : j'ai été arnaqué de plusieurs dizaines de milliers de dirhams en tentant de retirer de l'argent dans des distributeurs automatiques de billets au Maroc ! J'ignore encore comment un tel vol a techniquement pu avoir lieu ni qui en est responsable. Mais j'ai demandé à ma banque Visa, la Corner Bank de Lugano, d'ouvrir une enquête et je m'apprête à faire opposition au pseudo-versement de nombreux montants... que je n'ai jamais touchés.
Voici les faits. Pour disposer de billets en monnaie locale, je retire régulièrement des montants dans les distributeurs automatiques d'Agadir, d'Ouled Teima ou encore de Marrakech avec une carte Visa. Il arrive fréquemment que ces automates indiquent qu'une coupure informatique ne permet pas de satisfaire à ma demande ou que mon code est erroné. Je recompose donc celui-ci une deuxième, voire une troisième fois, et je finis, parfois, par obtenir les billets souhaités. Or il se révèle que chaque demande non satisfaite est comptabilisée sur le décompte Visa, ce qui signifie que je suis amené à payer toutes les requêtes que j'ai tentées, qu'elles aient ou non été suivies d'un versement !
Ces cas concernent surtout les banques BMCE et Attijariwafa Bank. En citant ces deux banques, je ne prétends pas que celles-ci sont malhonnêtes. J'affirme seulement que les problèmes cités se produisent lorsque je retire de l'argent à ces guichets. Exemple : le 1er avril dernier, la BMCE me débite... trois fois le montant de 4'000 dirhams, cela en quelques minutes ! Tout simplement parce que j'ai demandé ce montant trois fois, sans succès, vu les problèmes informatiques mentionnés à l'écran. Nouvel exemple : le 6 mai, Attijariwafa Bank d'Ouled Teima me débite 6'000 dirhams, puis quelques secondes après 2'000 dirhams.
Cette situation me met en colère 😠😠😠. Je réclame donc la lumière sur ces dysfonctionnements. Et j'en avertis les lecteurs de ce site, afin qu'ils se montrent extrêmement prudents lorsque des "pannes" sont annoncées aux distributeurs à billets au Maroc. Si d'autres personnes devaient avoir été victimes d'une situation comparable, qu'elles me le fassent savoir à l'adresse pluri-medias@net2000.ch Jean-Luc http://ksarmaroc.blogspot.com
Billets GP Air France bientôt taxés
L'Urssaf veut taxer les avantages en nature des salariés des grandes sociétés nationales dont les billets GP AIRFRANCE
Dans le collimateur depuis plusieurs années, les avantages en nature (billets gratuits pour les salariés d'Air France et de la SNCF, ou réductions de tarifs pour ceux d'EDF ou de GDF)pourraient être bientôt taxés. Les syndicats protestent.C'est un dossier explosif qui revient sur le devant de la scène. Selon le Figaro de ce mardi, l'Urssaf aurait en effet l'intention de taxer les privilèges en nature dont disposent les salariés d'Air France, de la SNCF, d'EDF ou de GDF. A savoir ces fameux billets GP (pour "gratuité partielle") qui permettent aux salariés de voyager gratuitement ou pas cher à la SNCF ou chez Air France, ou de profiter d'électricité et de gaz à prix réduit.L'objectif de l'Urssaf serait d'instaurer des cotisations sociales sur ces billets, payées à la fois par l'employeur et le salarié. Dans les textes, le Code de la Sécurité sociale dispose déjà que les avantages en nature constituent une rémunération et doivent donc être taxés. Une dérogation existe pour les réductions tarifaires de moins de 30%, mais ce n'est pas le cas pour les employés d'Air France, de la SNCF, d'EDF et de GDF qui, selon Le Figaro, peuvent bénéficier de tarifs réduits jusqu'à 90%, voire 100%.Reste qu'une taxation, si elle est envisagée depuis plusieurs années, serait difficile à mettre en oeuvre. En effet, selon les entreprises concernées, le billet GP diffère. A la SNCF, les salariés disposent ainsi de billets gratuit tandis que les agents d'Air France paient une partie du transport. Selon Le Figaro, des négociations seraient en cours entre l'Urssaf et les entreprises concernées notamment sur la notion de prix de base.Pour les syndicats des entreprises concernées, la menace sur les privilèges en nature est prise très au sérieux. En particulier à Air France où la direction générale a pris des mesures à la suite d'une lettre d'observation de l'Urssaf sur les facilités de transport. Dans une déclaration commune datée du 26 juin, les organisations syndicales "rappellent que les GP sont un acquis social essentiel, partie intégrante de notre identité AF (Air France) et refusent le projet de la direction qui fait supporter le surcoût aux salariés".Les
syndicats "affirment leur volonté partagée d'entamer des démarches avec
les organismes extérieurs concernés, et demandent la suspension de la
mise en application pour laisser le temps de clarifier et de négocier
dans la transparence"
Madagascar: destination à haut risque
Depuis quelque temps, Madagascar est devenue une destination à haut risque. Les agressions envers les touristes pour les voler se multiplient. En général, les agresseurs n'hésitent pas à assassiner pour quelques Euros. Les agences de tourisme n'en parlent pas et pour cause.
N'allez pas seul en moto ou vélo sur les routes. Certains hôtels ne sont pas sûrs. Evitez de sortir seul la nuit. Etc.
Une athlète thai refuse de porter la flamme olympique
J'admire ce geste de bravoure et de défiance (même si il est isolé).
Narisa Chakrabongse est une athlète thai qui refuse de porter la flamme olympique en protestation de la répression chinoise au Tibet.
http://www.iht.com/articles/ap/2008/03/23/sports/AS-SPT-OLY-Thailand-Torchbearer.php
BANGKOK, Thailand: One of Thailand's representatives in the Olympic torch relay has withdrawn in protest over China's recent crackdown on protesters in Tibet, a statement said Sunday. Narisa Chakrabongse — one of the country's six torchbearers — said in an open letter that she decided against taking part in the relay to "send a strong message to China that the world community could not accept its actions." Anti-government protests started in the Tibetan capital, Lhasa, on the March 10 anniversary of a failed uprising against Chinese rule and turned violent four days later, touching off demonstrations among Tibetans in three neighboring provinces. Beijing's official death toll from the rioting is now 22, but the Dalai Lama's government-in-exile has said 99 Tibetans have died. "The slaying of the Tibetans ... is an outright violation of human rights, " Narisa wrote. "It happened two weeks before the Olympic torch leaves Athens and five months before the Olympic Games. This reflects the Chinese government's negligence of world sentiment." Some fear the arrival of the Olympic torch — which arrives in Thailand in April en route to Beijing — could spark violent protests against China, while others are calling for heads of state, dignitaries and even corporate sponsors to boycott the Olympics, or at least the opening ceremony.
http://www.iht.com/articles/ap/2008/03/23/sports/AS-SPT-OLY-Thailand-Torchbearer.php
BANGKOK, Thailand: One of Thailand's representatives in the Olympic torch relay has withdrawn in protest over China's recent crackdown on protesters in Tibet, a statement said Sunday. Narisa Chakrabongse — one of the country's six torchbearers — said in an open letter that she decided against taking part in the relay to "send a strong message to China that the world community could not accept its actions." Anti-government protests started in the Tibetan capital, Lhasa, on the March 10 anniversary of a failed uprising against Chinese rule and turned violent four days later, touching off demonstrations among Tibetans in three neighboring provinces. Beijing's official death toll from the rioting is now 22, but the Dalai Lama's government-in-exile has said 99 Tibetans have died. "The slaying of the Tibetans ... is an outright violation of human rights, " Narisa wrote. "It happened two weeks before the Olympic torch leaves Athens and five months before the Olympic Games. This reflects the Chinese government's negligence of world sentiment." Some fear the arrival of the Olympic torch — which arrives in Thailand in April en route to Beijing — could spark violent protests against China, while others are calling for heads of state, dignitaries and even corporate sponsors to boycott the Olympics, or at least the opening ceremony.
Bigoodi chez les cousins: boucle sur l’Est canadien à partir de Montréal (13 septembre-19 octobre 2007)
Et voilà les renseignements utiles et le récit de notre dernier voyage au Québec et sur les provinces maritimes : voyage en individuel a deux en location de voiture, nuits à l’hôtel aucune n’a été réservée d’avance sauf la 1ere et la dernière à Montréal.
Préparation :VF bien sur : merci tout particulièrement à Vivlavie, saucier, nefer, vautour2121, louloulune…et tous les autres !Guides : Ulysse Canada 200xxx bien mais donne des adresses un peu chères et pas difficile a trouver, Routard, Lonely planet Quebec (vieux mais comme toujours bien documenté sur les sites à visiter), Guides bleusOffices de tourismes : ils sont Tops ! N’hésitez pas à visiter leurs site, notamment bonjourquebec. Que ce soit le Quebec ou les provinces maritimes, ils nous ont fournis de nombreux renseignements avant le départ et nous ont adressé gratuitement doc et cartes par courrier. Avant de partir nous avons seulement booké le vol, la voiture et la 1ère nuit à Montreal
Réservations :Vol : Air transat, trouvé grâce au comparateur de vols VF (le plus efficace que j’aie pu tester cette année). Billet souscrits en ligne environ 2-3 mois avant le départ. 500 euros chacun TTC, vol direct Lyon Montréal, tout a été ok : ponctualité, service. Il faut payer ses écouteurs et ses boissons alcoolisées mais pour ce prix là et 7H de vol seulement, on ne va pas se plaindre quand même !Voiture : le lonely planet indiquant qu’il est souvent difficile de trouver sur place des loueur en km illimité (ce que nous n’avons pas vérifié), nous avons cette fois booké la voiture depuis France. Nous sommes passés par Autoescape : 891 euros ttc pour une petite berline (2e catégorie), 34 jours, km illimités et assurance tous risques (1Millions de CAD de responsabilité civile).Hotel : nous avons réservé aux Suites Labelle via fastbooking. Aucun Problème :104 CAD la nuit petit déjeuner compris (buffet) …et nous voilà partis le jeudi 13/09 matin pour Saint Exupery. Nous décollons, le commandant de bord nous souhaite une « belle envolée »…ça commence bien !
13/9 Nous voici à Montréal vers 12H30. L’immigration et la récupération des bagages se fait rapidement, nous retirons un peu de cash au distributeur de l’aéroport (ils ne donnent pas plus de 300CAD par retrait a la BMO, je suppose pour toutes les cartes étrangères). A ce propos, inutile d’acheter des devises depuis France, même si tous les distributeurs de l’aéroport étaient en carafe, la société de navette vers le centre ville prend les cartes (et le cours est bien meilleur aux distributeurs qu’en achetant des devises en France). Nous prenons la navette (guichet à l’extérieur du hall d’arrivée sur le trottoir). Nous prenons l’aller retour (valable au moins 2 mois) : 48 CAD A/R pour 2. Nous sommes à la gare routière vers l’université Berri environ 40 mn plus tard. Notre hôtel est à 5 mn de marche : rien à redire, bien situé, personnel sympa, accès gratuit à internet, TV cablée avec chaine Cinéma (nous en verrons peu d’autre ensuite) chambre très correcte (style Ibis) avec petite kitchenette en plus. Le quartier latin n’est pas loin. Nous profitons du soleil ce 1er après midi pour monter à pied vers la place Sherbrooke, le mont royal et profiter de la vue depuis le belvédère, on redescend par l’université Mc Gill et retour par la rue Ste Catherine. Sympa pour un premier aperçu. Le guide « Montreal » de l’office de tourisme propose des itinéraires à pied. Le soir nous retournons rue Prince Arthur où nous avions repéré un joli resto (la cabane du grec ou qq chose comme ça) et là quelle déception ! 51 cad pour 2 pseudos moussakas (30 euros quand même) … autant vous dire que les desserts ne nous ont pas tentés … Et à ce niveau là… je sais que je ne vais pas me faire des copains chez les canadiens, mais coté restos désolée…à de très rares exceptions près, c’est plus cher et bien moins bon que chez nous ! Vous me direz « mais quelle idée, aussi, de vouloir manger une moussaka à Montréal ? », vous avez raison… Mais d’abord, nous en avions envie, et le resto nous avait tapé dans l’œil ! En tous cas, moussaka ou pas, vous pouvez en croire une lyonnaise qui a déjà pas mal globe-trotté ! Lyon est la capitale mondiale de la gastronomie, c’est vrai -dit elle humblement- mais pour moi, le Canada et l’Angleterre se disputent le podium en terme de plus mauvais rapport qualité prix des restos… Bon, vous verrez plus loin que vous vous rattrapez largement sur bien d’autres points… (contrairement aux british dans la série ‘j’me fais des copains’ ;-)
14/09 Nous nous levons de bonne heure pour continuer la visite de la ville avant de récupérer la voiture. Nous allons cette fois en direction du quartier chinois, du vieux Montréal et des quais, puis allons récupérer la voiture chez Alamo. Pas d’entourloupe au niveau du contrat cette fois -cf Alamo South Africa voir mon carnet de voyage 2006 http://voyageforum.com/v.f?post=895952; . L’accueil est pro, tout est en règle, ils nous précisent bien qu’il faudra rendre la voiture réservoir vide et qu’ils nous factureront le 1er plein (contrats autoescape un peu bizarres à ce niveau là…c’est quand même plus pratique de refaire un plein à la fin du voyage, mais bon…). La voiture n’est pas prête, du coup ils nous donnent une grosse Dodge : et ça fait vraiment Amérique pour moi qui roule en Twingo habituellement…et pas de pb pour caser les bagages dans le coffre ! En discutant un peu, ils acceptent aussi que nous retournions la voiture le dernier jour avec une heure de rabe (c’est toujours sympa d’avoir un peu plus de marge). Nous retournons d’abord faire un tour dans le quartier du plateau royal, puis direction Terrebonne. Nous avons un peu de mal à trouver l’entrée d’autoroute et nous perdons un peu mais les montréalais nous renseignent très gentiment et nous voilà partis pour la rive nord du Saint Laurent direction le chemin du Roy !
Terrebonne : petite halte tranquille pour visiter les moulins, les sentiers le long de la rivière et le village puis nous reprenons la route, berthierville nous semble sympathique aussi mais c’est encore un peu tôt pour voir les oiseaux migrateurs en face, sur le parcours proposé par la société d’ornithologie du coin (R 158 à droite avant St Ignace de loyola). Il se fait tard et nous mettons le cap sur 3 rivières. Il commence à faire nuit et nous trouvons un joli gite sympa : le huard avec sdb privée.
Un petit mot sur les gites en général : la plupart du temps nous avons essayé de dormir en B&B (aussi appelés gites ou couette et café) plutôt qu’au Motel : plus sympa et meilleur rapport qualité prix si l’on tient compte du petit déjeuner. Mais pour rester dans notre budget il faut le plus souvent prendre une salle de bain partagée. Ce n’était pas vraiment dans nos habitudes de voyage jusqu’à présent mais ceci dit, à de très rares exceptions près, c’était toujours très propre, confortable et pas si contraignant que ça une fois qu’on en a pris l’habitude. La plupart de B&B nous ont coûté entre 70 à 90 CAD TTC…sachant qu’à cette période, on peut assez facilement négocier 15% … notamment si l’on paie cash…et quelques fois un peu plus…Mais c’est une formule que je vous conseille vivement : autant j’ai détesté les restos, autant j’ai adoré l’accueil des canadiens. Ils savent vous mettre à l’aise rapidement, sont très chaleureux, bavards aussi…(ça je ne m’y attendais pas spécialement), et jamais avares ni d’explications et ni d’histoires pour vous aider à découvrir leur région, leur culture ou leur façon de vivre. Là je dis un grand bravo ! Les commerçants eux aussi sont particulièrement accueillants et serviables : nous devrions proposer un stage chez vous dans tous les parcours de nos écoles de commerce : ça vaut tous les discours ! …Et d’accord ! Vous pouvez bien vous venger (si, si, je vous entends déjà penser…) par rapport à ma 1ère critique, parce que c’est vrai que de ce point de vue là…chez nous…en général…c’est pas bien ça ! Un point partout ! On est quittes ?
Petite balade le long du quai et resto sympa genre grill dans la rue principale « piquantes » 46 cad pour un plat chacun, 2 bières et un brownie pour 2. J’ai testé la poutine : frites avec du fromage fondu et du jus de viande. On ne peut pas dire que c’est mauvais, mais je ne sais pas pourquoi, je n’en ai jamais repris au cours du voyage…
15/09 Il pleut…après un dernier petit tour en ville et un copieux petit déjeuner nous continuons le chemin du roy, vu le temps, nous verrons le parc de la Mauricie une autre fois : en route pour Deschambault puis l’ile d’Orléan : nous nous étions dit que nous dormirions peut être là et irions voir Québec au retour. L’ile est très jolie, parsemée de coquettes petites (ou grandes) maisons. Il y a de jolis gites mais comme le temps ne s’arrange toujours pas, et qu’il est encore tôt dans l’après midi, nous revenons sur Québec (c’est à 20 mn environ). Nous nous garons près de la rue St Louis, à l’extérieur des remparts et allons faire un tour à pied dans la ville Haute. Sur le chemin, nous essayons plusieurs hôtels tous au-dessus de 90-100cad hors taxes même des 2 étoiles. Nous nous renseignons auprès de l’office de tourisme qui nous propose moins cher seulement dans les motels à l’extérieur de la ville. Nous nous disons que nous irons voir par nous-mêmes… En repartant (c’est l’échéance du parcmètre) nous apercevons une affichette qui indique chambres à 69 cad à l’auberge st louis. C’est dans la ville haute, bon, il faut être un peu sportif pour monter les bagages sous les combles et accepter la salle de bain partagée mais pour 91 cad ttc avec le petit déjeuner à coté de l’hôtel Frontenac, c’est raisonnable pour Québec. Vous pouvez aussi laisser votre voiture 24H au pkg de l’hôtel de ville pour 12 Cad au lieu de 14. C’était la nuit de samedi à dimanche, peut être aurions nous pu nous garer gratuitement, mais bizarrement, nous n’avons trouvé personne pour nous renseigner sur ce point…(et les panneaux ne sont pas très clairs). Repas dans un très bon resto : aux anciens canadiens (si, si, j’ai bien dit un très bon resto…mais 176 cad quand même…pour soupe, plat et dessert, avec une bonne bouteille de syrah c’est vrai…).
16/09 Nous nous levons de bonne heure pour profiter de la ville sans la foule, la lumière est belle, et il fait bon flâner tranquillement dans les ruelles, nous nous promenons autour des remparts, allons du coté de la citadelle, prenons le petit déjeuner puis descendons dans la ville basse faire un peu de lèche vitrine dans le quartier du petit champlain et admirer les galeries de la rue St Paul.
Nous repartons en fin de matinée pour les chutes de montmorency (nous aurions pu nous en passer à mon goût), et nous apercevons à ce moment là que nous avons bien fait d’aller sur l’ile d’orléan hier : il fait beau et le week end, le pont est pris d’assaut ! Nous continuons jusqu’à cap tourmente où nous nous arrêtons pour faire une jolie randonnée de 2h30 environ. C’est encore trop tôt pour les oies des neiges et les bernaches mais la promenade vaut le coup. Nous nous arrêtons un peu plus haut pour visiter la cathédrale de Ste Anne de beaupré et le cyclorama. Nous avons hésité avant d’entrer (16 cad pour 2) mais n’avons pas été déçus : il s’agit d’une immense toile panoramique représentant Jérusalem au moment de la crucifixion de Jésus. C’est un peu l’ancêtre du cinéma, je n’avais jamais vu cela ailleurs, il n’en reste que quelques uns au monde. Le personnel est prolixe si vous avez des questions, bref c’est à voir au moins une fois (pensez à prendre vos jumelles si vous en avez, pour voir les menus détails). Nous voilà en fin de journée à Baie St Paul où nous dormons à la jolie auberge de la grande maison (les auberges ont plus de chambres et sont généralement un plus chères que les B&B).
17/09 Départ pour le parc des gds jardins et la balade du lac des cygnes : ça grimpe un peu (je la classe dans la catégorie des « moyenne difficulté » sachant que je suis loin d’être une grande sportive). Il fait beau, les arbres commencent à jaunir et à rougir, c’est chouette. Il paraît que d’autres randonneurs ont vu une ourse et ses oursons en contrebas du sommet. Nous n’aurons pas eu cette chance mais nous avons bien apprécié ces 3h d’escapade (sauf les bibites…en fait des petits moucherons noirs indolores sur le moment et très voraces ! Ce sera heureusement le seul endroit où nous les rencontrerons mais les piqûres auront duré un moment !) C’est notre 1er parc, nous avons un peu hésité avant d’acheter la carte Sepac (30 cad par personne) mais a raison de 3.5 cad par parc en général nous l’aurons finalement bien amortie surtout qu’à plusieurs endroits, selon la météo et notre heure d’arrivée nous avons fait une entrée un jour+une 2e le lendemain. www.sepaq.com Nous continuons à remonter la rive nord : st joseph de la rive où nous visitons la papeterie st gilles en attendant notre 1er traversier pour l’ile aux coudres : petit tour de l’ile, re traversier dans l’autre sens et très jolie halte au cœur d’art, gite aux éboulements tenu par Johanne Thomas. Notre chambre « marine » donne sur l’ile aux coudres elle a l’avantage d’avoir une sdb partagée mais accessible depuis chacune des 2 chambres sans avoir à passer par l’extérieur. Le petit déjeuner devant la baie vitrée entre chien, chat et perroquet est parfait, et Johanne, qui a aussi une galerie à baie St Paul est vraiment charmante. En plus c’est l’effervescence, elle prépare le festival rêves d’automne de baie St Paul qui doit avoir lieu la semaine suivante. Ses tableaux vernis en relief sortent de l’ordinaire…pour les curieux, voici son site : www.coeurdart.ca
18/09 après un passage par Cap aux oies et Ste irénée, nous voici à la Malbaie. C’est une petite escale (nous en sommes à 850km depuis le départ), mais nous voulons profiter du beau temps et voir le parc des htes gorges. C’est trop tard pour aujourd’hui, nous visitons tranquillement les environs (manoir richelieu et belles maisons aux environs), pointe au pic, plage de cap à l’aigle et surtout nous profitons de l’hospitalité de Louise au BB rêve d’aigle (à cap a l’aigle) : elle est pleine de petites attentions pour nous rendre la vie agréable et son petit déjeuner vaut le détour, elle fait partie des hôtesses qui nous auront marqués pendant ce voyage. www.aigledunreve.ca En plus nous nous retrouvons en compagnie de 2 sympathiques motards québéquois qui nous ont donné des tuyaux sur les routes et nous ont entre autre expliqué l’importance de TV5 pour eux…et la préservation de la langue et de la culture francophone sur ce continent anglo saxon…à bon entendeur !
19/09 En route pour le parc des htes gorges…nous choisissons l’acropole des draveurs. Il fait très beau (nous montons en tee shirt) et nous rencontrons un couple de québéquois sympas et bavards qui nous font un peu oublier la gravité ! En haut c’est superbe mais celle-là, je la classe dans les « difficiles » : après 5-6H de montée-redescente dans les pattes nous regardons depuis la voiture jusqu’où nous sommes allés…gloups ! Heureusement que nous ne le savions pas avant, je ne sais pas si nous aurions eu le courage d’attaquer ! Nous continuons la route :petite escale à Port au persil mais l’auberge qui nous inspire est trop chère et il est encore tôt, il n’y a pas grand chose à visiter et nous poursuivons donc vers la rive sud du Saguenay : la route est superbe. Une petite halte à petit Saguenay et nous voilà à l’Anse St Jean. Nous avons repéré un BB : le globe trotter…Celui là, vu son nom, on ne peut pas le zapper ! Je vais donc frapper (c’est toujours moi qui suis de corvée de négociation…mon cher et tendre conduit, lui…) et me retrouve en face du mémorable André Bouchard !!!! Oui, oui, j’ai bien dit mémorable ! Il sait ce dont un voyageur a besoin : peignoirs moelleux, chambres bien conçues, internet en libre service, eau minérale, véranda donnant sur la rivière livres et revues touristiques à disposition…Et je ne vous ai pas encore parlé des succulents petits déjeuner concoctés par mister André et servis dans la bonne humeur générale. Bref, un nouveau proverbe lyonnais est né : lorsque, parfois, on trouvait qq chose de nettement moins bien, la formule consacrée était « Aaaah ! ici c’est sûr que c’est pas chez le globe trotter ! » Nous avons aussi diner-souper- comme disent les québéquois- dans un petit resto sympa : le bistrot de l’anse : sans prétention, ils servent pâtes, burgers, pizzas mais réalisés avec de bons produits bios et c’est ma foi fort goûteux et pas plus cher qu’ailleurs (ni moins…) ! Avec le recul, nous serions bien restés une journée de plus ici mais à ce moment là il était encore difficile de savoir si nous aurions du temps ou pas sur la fin…En tous cas merci André, nous nous souviendrons longtemps de toi !!! www.bbcanada.com/322.hyml/
20/09 nous traînons un peu autour de l’anse st jean (car arrivés trop tard la veille pour faire un tour), et faisons une partie du sentier de la vierge du coté de rivière éternité : nous ne re-descendrons pas jusqu’à la statue, découragés par d’autres visiteurs et sans doute aussi un peu feignants suite à la randonnée de la veille… Nous voilà à Roberval où nous voulons nous arrêter pour visiter val jalbert le lendemain. Quelle déception : les gîtes sont peu accueillants et chers, les motels aussi mais après avoir tourné un moment nous finissons par le motel Roberval : 91 cad avec pdj pour se retrouver à l’entrée de la ville au bord de la nationale. C’est correct par rapport à ce qu’on a vu d’autre sur le coin, mais c’est d’un très mauvais rapport qualité prix par rapport à nos gites habituels : on a finalement pris l’habitude des sdb partagées et l’hospitalité n’a rien à voir…Resto grequo recommandé par le routard…à éviter si vous voulez mon avis…Bon c’est une soirée sans, il en faut bien une de temps en temps… Si vous passez par là, essayez plutôt vers mashteuiatsh ou en dehors de la ville.
21/09 Val jalbert (38 cad pour deux), visite d’un village historique reconstitué : le site qui entoure le village est sympa mais si vous avez peu de temps, il vaut mieux privilégier le zoo de St Félicien… Oui, oui je sais, c’est un zoo, avec des bestioles en captivité forcément (j’en entends déjà certains), mais en fait c’est plutôt nous qui sommes en cage (trimballés dans un petit train grillagé), et les bestioles en question sont représentatives des espèces qu’on trouve en Amérique du Nord : orignaux, ours noirs, chiens de prairie, Wapiti, bisons, loups etc… J’ai trouvé la formule agréable et n’ai pas eu mauvaise conscience après la visite…sauf peut être, vis à vis des 2 ours polaires qui avaient l’air de bien s’amuser dans leur piscine, mais là j’ai quand même plus de doutes ! En tous cas ils étaient magnifiques à voir sous l’eau à travers les parois vitrées avec les bulles d’air qui remontaient de leur fourrure… Nous continuons par le nord du lac st jean pour nous retrouver en fin de journée chez Marie : au petit bonheur à Péribomka : voilà une étape qui porte bien son nom et nous fait oublier celle de la veille. Marie est énergique, c’est le moins qu’on puisse dire ! En plus elle a passé plusieurs année en France et c’est intéressant de voir son point de vue sur les français…Voici en tous cas un sujet à éviter si vous croisez en France l’un de ses compatriotes : l’accent québécois…C’est vrai qu’à longueur de journée cela doit finir par être lassant…et manquant d’originalité de surcroît…qu’on se le dise !!! Et au Québec, n’oublions pas que c’est nous qui devons avoir un accent bizarre…Autant éviter les sujets qui fâchent mais j’espère bien que vous garderez longtemps cette façon de parler qui nous fait sourire : non par moquerie, mais parce qu’elle nous attire tout de suite de la sympathie et que vos formules sont souvent bien plus imagées et charmantes que les nôtres…et qui plus est, souvent inattendues pour nous, tout simplement ! Nous passons une très bonne soirée à discuter d’histoire d’ours avec des suisses de passage autour des bons petits plats de Marie. Si vous passez par là en fin de journée arrêtez vous au petit bonheur et ne ratez pas la table d’hôtes : l’un des meilleurs rapports qualité prix du voyage (et très bonne cuisine…si si !!!)
22/09 1850 km au compteur. Nous repartons sur la rive nord du Saguenay : parc de la pte taillon, ste rose du nord, sacré cœur et pointe de l’anse. Nous suivons pour une fois le routard qui parle de la ferme 5 étoiles comme l’une des meilleures étapes du Québec (à Sacré Coeur avant Tadoussac)… Mouais… Je ne sais pas ce que valent les activités, mais pour la partie chambre + table d’hôtes c’est bien moyen et ça sent l’industrie touristique à plein nez. Il fait gris et pluvieux, nous allons faire un tour à Tadoussac et apercevons quelques petits rorquals depuis le rivage.
23/09 Balade à baie Ste marguerite de bon matin pour essayer d’apercevoir les belugas mais il y a beaucoup de vent et ce ne sera pas pour cette fois ! Retour à Tadoussac où vu la météo nous décidons finalement de ne pas prendre le tour en bateau (puis il faut dire que nous avions été gatés coté baleines à la péninsule de Valdes il y a qq années et en Afrique du sud…nous préférons rester sur ces bons souvenirs). Nous remontons le St Laurent et nous arrêtons à Cap bon désir (réserve canada qui ne fait pas partie du réseau Sepaq 13.80 cad pour 2). Nous apercevrons encore quelques petits rorquals pas très loin…mais pas très spectaculaires (on voit sur leur dos). Puis nous continuons de longer la rive nord : la route est belle et nous arrivons tranquillement à Godbout en fin de journée (gite du vieux quai : sympa mais un peu cher avec la table d’hôtes…il faut dire qu’il n’y a pas grand chose d’autre au village à part un motel peu engageant) et Baie Comeau, un peu plus au sud ne nous a pas franchement inspirés (on dirait une zone industrielle).
24/09 Nous voulons aller voir l’archipel de Mingan, Cap au nord donc ! Petit arrêt à la pointe des monts pour aller voir le phare…Finalement un « petit » ours noir en train de déguster une carcasse de je ne sais quoi à coté de la table de pic nic nous dissuade d’aller jusqu’au phare, mais le site est superbe. Le petit détour vaut le coup si vous passez dans le secteur. Les petits villages et les épinettes se succèdent ensuite, l’office de tourisme de port quartier nous donne le guide avec les renseignements concernant les croisières pour Mingan…et nous voilà en début d’après midi à Havre st pierre. Nous commençons par aller à l’office de tourisme d’où l’on peut booker les tours…Il est bizarrement désert et l’on finit par apprendre qu’il n’y a plus de croisière pour l’archipel de Mingan depuis mi septembre (contrairement à ce que les brochures de la région Duplessis indiquaient). Déception !!! Il y aurait peut être eu une petite chance de pouvoir partir de longue pointe de Mingan le lendemain a 9h selon la météo et selon le nombre de participants mais il n’y avait quasiment rien d’ouvert pour dormir sur place et nous n’avons pas envie de « perdre » un après midi pour peut être rien. Du coup retour à Godbout –800 bornes dans la journée – pour pouvoir prendre le ferry à 8h00 le lendemain matin direction gaspésie.
25/09 A cette époque de l’année, pas besoin de réservation pour le traversier vers Matane : il n’y a qu’à mettre la voiture sur la file d’attente lorsqu’on se lève environ une heure à l’avance (le gite du vieux quai n’est pas loin de l’embarcadère, c’est pratique). Coût de la traversée : 58 cad pour 2 adultes + la voiture. Nous voilà vers 9h30 sur la rive sud du St laurent. Avant de partir faire le tour de la Gaspésie, nous décidons de redescendre au sud pour voir les jardins de Métis (encore chouettes malgré l’époque un peu tardive) et le parc du Bic. Il fait gris dans l’après midi et nous ne faisons qu’un petit tour au parc (dans ces cas là la carte Sepaq a tout son intérêt), nous profitons du mauvais temps pour assister à une conférence intéressantes sur les phoques (nous sommes maintenant incollables sur les phoques communs et les phoques gris : les 2 espèces que l’on trouve le plus fréquemment dans le coin). Pour dormir nous ne voulons pas être trop loin de l’une des entrées du parc : l’auberge du Mange Grenouille, au village du bic m’attire l’œil par sa belle couleur rouge et son nom évidement. Me voilà à la réception, un client est en train de prendre un chambre devant moi, c’est cosy, la carte affiche un menu gastronomique à 80cad…ça sent le luxe !!! Je tente quand même ma chance et là miracle ! Oui, si on soupe sur place ce soir (les tables d’hôtes commencent à 30cad…j’ai quand même vérifié…), le patron me fait un prix sur le BB. Su-per ! la chambre est très mignonne, dehors le jardin est charmant, et on peut même profiter du spa qui donne sur le parc du Bic en contrebas (mais c’était un peu frais ce jour là) et le resto…je ne vous dit que ça ! Alors là… c’est cher (bien sûr nous dépassons allègrement le budget habituel) mais c’est superbe !!! Le service est parfait, la déco géniale, les plats à la fois originaux et savoureux : bref c’est l’idéal pour une délicieuse soirée en amoureux. Et le matin le petit déjeuner se prend dans la même salle avec vue sur le parc du Bic : parfait pour démarrer une belle journée ! Toutefois le prix sur la chambre doit dépendre du moment où l’on arrive : nous y avons envoyé un autre couple rencontré 15 jours plus tard, et il semble qu’ils n’ont pas reçu le même accueil à la réception… Quoi qu’il en soit cela restera pour nous un très joli souvenir. www.aubergedumangegrenouille.qc.ca
26/09 Encore une jolie balade au parc du Bic, et c’est parti pour le tour de la Gaspésie : nous allons jusqu’à Amqui, il fait un peu gris et les couleurs ne sont pas encore au rdv. Nous remontons sur la cote nord et nous arrêtons à Ste Anne des Monts. Encore une jolie rencontre ce soir : nous dormons au gite « sous la bonne Etoile ». Véronique est aux petits soins, tout est prévu pour nous mettre à l’aise, et alors les confitures maisons… Je ne vous dit que ça ! Merci Véronique pour ta gentillesse, ton sourire et ta générosité : ta bonne étoile vaut bien tous les palaces 5 étoiles ! www.souslabonneetoile.com …Et en plus il y a un bon resto de poisson à Ste Anne : la poissonnerie du quai.
27/09 De Ste Anne aussi, nous partons à regret, direction parc de la Gaspésie. Il fait grand bleu aujourd’hui, nous avons le temps de faire les jolies balades du lac aux américains et du Mont Fortin : sur le chemin du retour nous avons même la chance de croiser une mère orignal et son petit qui se mettent à traverser le sentier devant nos yeux éblouis. Même le « petit » est haut sur pattes : on s’en rend bien compte quand il sort des buissons ! Merci encore Véronique ! C’est encore elle qui nous avait conseillé cette marche. Nous faisons étape à Cap des rosiers pour ne pas être trop loin de l’une des entrée de Forillon le lendemain : il reste une chambre à la belle forillonne : elle est petite mais le cœur de ses hôtes est grand ! Et ce sera le petit déjeuner le plus pantagruélique de tous (pourtant la compétition est sévère en la matière). www.gitescanada.com/labelleforillonne
28/09 Il pleut : ce sera la plus mauvaise journée du voyage coté météo. Nous abandonnons les projets de balade a Forillon et décidons de faire une journée « pratique » à Gaspé : lessive, courses etc… BB l’Emerillon (que nous ne recommandons pas : c’est joli, mais cher et sans âme, nous aurions du dormir à Cap aux Os si nous avions su…). Nous testons aussi Tim Horton : le fast food devant lequel les canadiens font la queue pour avoir du bon café le matin. Niveau sandwich en tous cas ça ne vaut pas les wendy’s….(old fashionned hamburger : non c’est pour rire, je ne fait pas la promo des fast food, mais puisqu’on mange ici plus pour se nourrir que pour déguster, le menu baconnator du wendy’s n’est pas le moins bien placé en rapport qualité prix.)
29/09 Aaaah il fait beau !!! Balade matinale à Forillon…où nous perdons du temps pour retrouver la voiture en revenant du Mont st Alban… Nous continuons la route jusqu’à Percé : la vue en arrivant au dessus du village est très jolie. Beaucoup de motels, nous arrivons au BB du presbytère que Véronique nous avait recommandé : Michel est adorable et le gite très joliment décoré. On a l’impression de déjeuner dans une salle à manger de princes le matin et de nombreuses spécialités locales sont au menu (cretons, fromages, beurre d’érable etc…) www.perce-gite.com En allant faire un tour au village, nous nous faisons alpaguer pour nous faire acheter le tour en bateau pour l’ile de bonaventure. Je discute un peu : l’après midi est déjà bien entamé et j’aimerais prendre mon temps pour visiter l’ile. Finalement pour 30 cad, nous ferons le tour de l’ile en bateau aujourd’hui et partirons demain avec les salariés de la Sepac à 8h30 pour visiter l’ile et voir la colonie de fous de bassans : vendu ! …Si ce n’est que nous allons réserver 2 couverts à la maison du pêcheur…et que nous voyons le bateau partir à toute allure par la fenêtre ! Ils pensaient avoir tout le monde à bord et sont partis plus tôt que prévu ! Eh oui c’est la fin de la saison !!! Le bureau les appelle et ils reviendront finalement nous chercher La balade en mer est sympa, la lumière est jolie en fin de journée les fous de bassans de disputent le moindre recoin de corniche, les phoques barbotent et un petit rorqual vient même montrer son dos juste avant de revenir à quai. Nous faisons aussi la rencontre d’un bucheron de la cote ouest, fraichement retraité et de sa femme : histoires d’arbres, d’ours, et de chinois qui cultivent de la dope dans les recoins des forêts de Colombie britannique… Repas à la maison du pêcheur (miam)
30/09 Levés de bonne heure pour ne pas rater le bateau qui part à l’heure. Il n’y a pratiquement aucun touriste avec nous, nous avons l’impression que l’ile est a nous : les rangers sont très sympas et nous expliquent que les fous qui ont maintenant élu domicile sur la terre ferme faute de place sur les corniches ont cependant gardé leurs habitudes de défense du territoire : gare à celui qui atterri un peu trop près du nid du voisin ! Prises de bec garanties : c’est chouette à voir, la plate forme d’observation est bien conçue et permet de bien les observer sans les déranger… A ne pas rater ! (attention quand même : nous avons rencontré des touristes qui ont trouvé porte close 10 jours plus tard !). Au retour nous prenons un bateau qui vient d’amener une cinquantaine de touristes : essayez d’y aller de bonne heure... Nous continuons la route qui longe la cote sud, nous pensions faire escale à Carleton mais ne sommes pas inspirés…Pas plus que par l’espèce d’auberge « château Bahia » perdue dans la forêt, déserte, et qui nous fait l’effet d’un coupe gorge…ambiance blair witch si vous voyez c’que j’veux dire… Des touristes que nous avons rencontrés plus tard nous ont pourtant confirmé que c’était plutôt sympa…comme quoi, il ne faut pas toujours se fier aux apparences. Nous faisons juste un tour au parc de Miguasha sur les berges (Musée trop cher pour voir des fossiles, même avec la carte Sepaq et en plus il est déjà tard). Nous finissons par atterrir en territoire anglophone, à Campbeltown. Un seul B&B en ville, passable sans plus. Un truc à savoir : les taxes n’étant pas les mêmes, l’essence est moins chère qu’au Quebec : faites le plein coté New brunswick ! (10 cad de moins sur un plein environ)
01/10 Nous continuons de longer la cote tranquillement jusqu’à Caraquet. Il est encore assez tôt mais nous n’aurons pas le temps de visiter Lameque et Miscou aujourd’hui. Nous nous arrêtons donc un peu par hasard au gite l’isle du randonneur : encore un des excellents rapports qualité/prix du voyage. Ils fêtaient leur 4ieme étoile et demie le jour de notre passage. Petit verre de bienvenue à la rhubarbe pour nous accueillir, une belle chambre et grande salle de bain tout confort et propreté irréprochable et …Denise… Une acadienne pur souche et fière de l’être ! Au moment du petit déj la voilà revêtue du costume traditionnel pour nous conter les aventures de Gabriel et Evangéline... Ou comment nous autres, vilains français, les avons abandonnés aux mains des perfides anglais qui les ont dispersés à travers le monde pour leur piquer leurs meilleures terres… Je ne vous en dis pas plus mais vraiment ne loupez pas Denise si vous passez par là ! www.randonneurbb.com Comme nous avions du temps, nous sommes allez nous promener sur le site du village historique acadien. La saison est déjà terminée nous avons donc pu nous promener tranquillement et gratuitement sur les lieux. Même si je ne suis pas très férue d’histoire, je pense que ça doit valoir le coup avec tous les comédiens qui retracent la vie d’antan… Le soir, souper a la chocolaterie huuuuuuuuuuum !!!! Même les plats salés sont bons…et quant au dessert, je ne vous en parle même pas !
02/10 5000 km au compteur. Visite des iles Lameque et Miscou, et de leurs pittoresques tourbières aux couleurs rouges, tracadie sheila et son méga homard, Nous roulons et il est trop tard pour voir le parc de Kouchibouguac aujourd’hui, d’autant plus que la carte Sepaq ne fonctionne plus ici ! Nous nous arrêtons donc a Richibucto, juste a coté : ce n’est pas très beau et tout est cher : nous finissons au motel Silver birch (74.10 cad sans pdj), c’est ce qu’il y a de moins cher dans le coin, si vous passez par là, essayez le BB juste à la sortie du parc avant la ville…c’est sans doute d’un meilleur rapport qualité prix… Rien ne nous inspire non plus comme resto : ce sera A&W ce soir (burger). Une anecdote marrante pour nous autres français : ils me propose coca ou « beer » comme boisson, j’opte pour la bière quelle erreur !!! Il ne s’agit en fait pas de bière mais d’une espèce d’infâme breuvage médicamenteux…beurk ! qu’on se le dise, les canadiens eux non plus ne servent pas d’alcool !
03/10 Nous voilà levés de bonne heure et de bonne humeur pour voir Kouchibougouac : c’est un beau parc, nous y passons un bon moment, si bien que nous n’irons pas bien loin ce soir : après nous être arrêtés a la dune de Bouctouche (jolie promenade en bois de + de 2km), nous décidons de dormir a bouctouche. Un panneau indique des chambres pas chères au BB au bord de la baie, je vais donc voir… Le proprio est parti pour la journée et a laissé les clés de la maison aux touristes qui sont là pour 2 jours ! C’est donc Mona qui me fait l’article…ça fait un peu bizarre mais je me laisse tenter devant le prix très correct des chambres. Et nous voilà à discuter devant la baie avec Hervé et Mona de l’ile de la Réunion. Ils préfèrent se préparer à manger sur place et lorsque nous revenons du resto, ils nous ferons gouter la poutine à trou : rien à voir avec l’autre, c’est une espèce de brioche avec de la confiture a la pomme dedans. Charles n’est toujours pas là mais nous bavardons et rigolons bien, et la soirée se passe très agréablement. Nous aurons quand même entendu le fameux Charles rentrer VERS 2H du mat et l’aurons rencontré au petit déjeuner…Comme beaucoup, ici, il fait autre chose que BB, il est aussi chauffeur de bus (pour d’autre dans le coin c’est souvent un travail dans l’industrie de la pate a papier). Nous quittons Hervé et Mona à regret (a propos, Hervé est photographe, voici son site : www.panoramas.re Nous voilà partis pour l’ile du Prince Edouard (IPE)
04/10 Nous arrivons via le pont de la confédération. A savoir : l’entrée est gratuite, le paiement se fait seulement au péage du retour ou sur le ferry (un peu plus cher mais plus a l’est). 2 chouettes offices de tourisme coté continent et coté IPE avec accès à internet et tous les services qu’un touriste peut espérer. Nous commençons d’explorer l’ouest : Summerside et les concours d’épouvantails dans les jardineries : c’est la foire aux citrouilles à cette saison, de nombreuses maisons et boutiques font de belles décorations automnales dans leur entrée ou leurs jardins. Nous optons pour la cote nord : pas grand-chose d’intéressant à voir de ce coté là, si ce n’est l’ambiance douce et tranquille à la fois bucolique, campagnarde (culture de patate à gogo) et maritime de l’ile. Nous ne sommes pas allés jusqu’au North cape, et le coin que nous avons préféré de ce coté est sans conteste le phare et le parc de Cedar dunes. Ce soir nous allons dormir du coté de Cavendish qui semble être la station balnéaire la plus animée du secteur… En fin de journée la route pour y arriver est magnifique à la lumière du couchant…mais le temps avance et nous ne pensions pas arriver dans une ville fantôme : tout à l’air mort et fermé, avec le parc d’attraction à coté et le jour qui tombe, on se croirait dans scoubidou ! Nous trouvons une chambre très correcte au motel Cavendish (80.45 cad avec pdj), mais pas de BB en vue à cette époque de l’année !
05/10 Nous nous promenons dans le chouette parc national IPE (dunes, marais). Nous allons aussi du coté de Rustico et North Rustico (villages sympas). Finalement, nous ferons l’impasse sur la partie est de l’ile : un petit tour à Charlottetown (sympa), puis nous décidons de dormir à Summerside, pour être plus prêts de la sortie de l’ile le lendemain. La aussi, peu de BB sont ouverts (le week end de thanksgiving approche). Sur IPE finalement nous aurons bien aimé le coin de Cedar dunes et du parc nat.ipe mais les routes sud du circuit central (Summerside-Charlottetown par la cote) et nord du circuit ouest (de Summerside à Bideford) sont plutôt décevantes. Pour le reste je ne peux pas vous dire, nous avons peut être raté de jolies choses ??? (North cape et est de l’ile)
06/10 Nous retraversons le pont dans l’autre sens (40.75 cad) et nous dirigeons vers la nouvelle écosse en longeant la cote. Nous arrivons en début d’après midi a port Hawkesbury (entrée de l’ile du cap breton). Il fait beau, nous décidons de partir en direction du Cabot Trail. La route 19 est jolie, mais les villages que nous traversons sont minuscules…nous décidons donc de pousser jusqu’à Chéticamp…quelle erreur ! C’est thanksgiving, le festival celtique et samedi soir en fin de saison : tout est réuni pour que les hôtels affichent complet ! Nous finirons par dormir dans la chambre des proprios du bb pilot whale a 112 cad quand même…mais je pense que nous pouvons nous estimer heureux de n’avoir pas eu a repartir de l’ile !
07/10 : il fait gris, ce n’est sans doute pas la journée idéale pour voir le Cabot trail mais tan pis ! (accès 13.8 cad). Les couleurs de ce coté tirent plus sur le jaune que le rouge, mais la route cotière fait surement partie de la liste des plus jolies que nous ayons vues (avec la Great ocean road en Australie, la 17 miles drive en Californie, une bonne partie du nord et de l’ouest des routes côtières corse, chapman’s peak drive au Cap ou encore la rd 25 qui longe le pacifique a Coromandel en Nouvelle Zélande…liste non exhaustive !!!) Nous voila a port Hawkesbury en fin d’après midi. Nous allons souper au cove restaurant (juste après la sortie de l’ile cap breton, motel-resto signalé par un grand pêcheur jaune : le cadre est sympa et c’est bon !).
08/10 7000 km au compteur. Nous nous dirigeons vers Halifax, la ville est intéressante et agréable a visiter, mais aucun gite ni motel ne nous inspire …nous repartons en direction de Peggy’s cove et aboutirons vers 21h00 a Shad bay, dans un motel tenu par un indien bien sympa : le blue nose inn (80 cad avec café le matin). La chambre est sympa, la vue est très jolie (nous nous en rendrons compte au lever du jour)…et nous sommes les seuls clients ! ambiance shinning !
09/10 : ce coin là est très chouette, nous retournons sur nos pas visiter prospect, joli petit village au bord de l’eau Peggy’s cove et son fameux phare (touristique mais agréable), Malhone bay et enfin Lunenburg jolie petite ville où nous dormirons au bonnie’s bb.
10/10 Nous continuons de longer la cote et nous arrêtons nous balader a l’annexe côtière du parc Kejimkujik (jolis bords de mer, phoques), Yarmouth, et escale a Digby : bb bayside’s inn, sympa, en bord de mer.
11/10 Nous décidons de visiter Long et Brier island : il n’y aura pas de baleine au programme mais des phoques et de jolis sentiers. Nous n’avons pas regretté le détour. Mais il y en a bien pour une journée de visite, du coup nous n’allons pas plus loin qu’Annapolis royal ce soir : c’est une jolie étape et nous tombons sur un magnifique bb tenu par la très sympathique Faith : le King George Inn :allez y c’est super : maison historique, grand luxe : salle de bain dans la chambre, cheminée, lumière tamisée, meubles d’époque, TV…et bon petit dejeuner pour un prix très raisonnable ! www.kinggeorgeinn.20m.com
12/10 Nous ratons de peu le mascaret à Truro (vague qui remonte le fleuve au moment de la marée montante) et nous voilà en fin de journée à nouveau au New brunswick à Moncton. Il pleut comme vache qui pisse et, alléchés par les prix affichés et las de rouler, nous trouvons le pire bb de tout le voyage : le glory inn : n’y allez pas c’est moche et sale. Pas grand-chose a faire en ville non plus à part boire un coup et manger mexicain…Bref, c’est plutôt un jour sans !
13/10 Nous partons de bonne heure et sans remord pour tester la cote magnétique (faux plat qui donne l’impression d’être attiré en haut d’une cote, moteur coupé, comme par un aimant ): c’est marrant mais honnêtement, je ne sais pas si ça vaudrait le coup de payer pour ça ! Nous visitons les fameux Hopewell rocks, nous baladons au cap enragé et dans le parc de Fundy, faisons un tour a st John qui ne nous inspire pas (assez industriel et pas beaucoup de charme…genre Glasgow pour ceux qui connaissent), bref, nous allons jusqu’à St Andrews by the Sea et dormons au pub Kennedy house. Le village est très joli, la lumière magnifique en fin de journée et le Harbour front restaurant parfait…Nous avons bien fait de continuer jusqu’ici…après de toutes façons, c’est quasiment l’Amérique –US- et bye bye l’Océan !!!
14/10 Nous allons jusqu’à la frontière à St Stephen, observons les files d’attentes à la frontière (le CAD est pour la 1ere fois supérieur a l’US Dollar et c’est la ruée vers les magasins américains le week end), puis nous remontons sur Fredericton la ville est agréable mais peu animée le dimanche, nous poursuivons le long du fleuve st jean : la route est superbe et les couleurs sont bien là, nous passons devant le plus long pont couvert du monde, la capitale mondiale de la patate (siège de Mac Cain), jetons un coup d’œil aux gorges de Grand sault et finissons la journée à Edmunston. La ville est assez industrielle : des aqueducs transportent de la pate à papier vers les US, de la fumée blanche s’échappe ici et là, et l’odeur spécifique à cette industrie est omniprésente. Juste avant l’entrée de la ville, nous faisons halte au nid d’aigle : très joli BB avec sdb dans la chambre, accueil aux petits oignons par Norma, balade dans le jardin et le long du fleuve et petit déjeuner gratiné : superbe adresse, là aussi, allez y ! www.aunidaigle.com Nous dinons en ville, chez charlotte, cher mais très bon.
15/10 Nous continuons a remonter vers Montréal cette fois ci nous revoilà au Québec. Nous nous promenons du coté de Packington, Notre dame du lac (pour les campeurs : les gérants du camping ici sont plus que sympas), Cabano. Puis nous retrouvons le St laurent à hauteur de Rivière du loup. Nous le redescendons par la Rte 132. Kamouraska nous plait bien, mais c’est finalement à St jean port joli que nous ferons halte au bb de l’Hermitage (jolie vue et tranquille à l’écart de la route) www.maisonermitage.com . St jean port joli est réputé pour ses sculpteurs sur bois : l’expo au bord de l’eau et le musée valent vraiment le détour : nous n’étions pas très chauds pour ce dernier et nous sommes laissés convaincre mais n’avons pas regretté : c’est très bien fait, on ne s’ennuie pas et vous verrez des œuvres que l’on ne voit nulle part ailleurs, L’hommage à Norman Rockwell en sculpture sur bois vaut le détour à lui seul.
16/10 Nous hésitons puis finalement nous disons qu’une autre petite étape à Quebec serait sympa : on trouve sans grande difficulté le chouette bb la maison sous l’orme à Levis www.geocities.com/sousorme/ A la différence de Quebec on peut se garer facilement sans frais. Certes, il faut prendre les escaliers (et surtout les remonter au retour) et payer le traversier 10.60 cad ar pour deux mais à choisir, je dormirais plutôt à Lévis qu’à Quebec (en plus, le soir au retour, la vue sur Quebec illuminé depuis le traversier vaut vraiment le coup d’œil). Re-balades à Quebec, souvenirs (ne ratez pas la boutique oh bois dormant au bout de la rue du petit champlain, ne serait-ce que pour le plaisir des yeux, et resto au lapin sauté (un régal celui là, notamment les lasagnes au lapin, rue du petit champlain aussi).
17/10 Puisque nous avons un peu de temps avant notre dernière nuit à Montréal, nous faisons un détour par les cantons de l’est : sherbrooke (nous aurions mieux fait de zapper et de passer plus de temps autour du lac massawipi), North hartley puis Magog : dernière petite escale sympa au bb au cœur de magog : Christiane est intarissable sur sa région www.aucoeurdemagog.com Nous n’aurons malheureusement pas beaucoup de temps pour approfondir le sujet, et les couleurs sont déjà parties à ce moment là.
18/10 Il faut faire le check in aux suites labelles et rendre la voiture avant midi : nous ne trainons pas car même en milieu de journée, il faut se méfier des embouteillages aux ponts à l’entrée de Montréal. Mais tout se passe bien, nous arrivons le réservoir vide chez Alamo : je n’ai jamais vu un retour de véhicule se passer aussi vite : un coup d’œil, un coup de scan et un petit débit carte du plein d’essence, en 10 mn c’était réglé ! Bye bye bonne vieille Dodge et supers journalistes de radio Canada sur l’auto radio…Nous la rendons avec 10 657 km de plus au compteur. Il fait beau, nous nous promenons tranquillement dans Montreal et visitons notamment le village que nous n’avions pas encore vu. Pizza rue St Denis.
19/10 Notre avion est à 23h25 mais il pleut pour ce dernier jour. L’hôtel a accepté sympathiquement de nous laisser la chambre jusqu’en début d’après midi, puis de garder nos bagages (la navette pour l’aéroport est à moins de 10mn a pied). Nous visitons le musée des beaux arts, un peu de ville souterraine pour éviter la pluie et faisons un tour à l’I-Max sur les quais, pour passer le temps. Brasserie rue St Denis en fin de journée. Bref, dernière journée tranquille…On rencontre encore une dernière super Québéquoise dans la navette qui nous emmène à Trudeau et voilà. Le vol Air transat de retour vers Lyon est plein mais se fait sans problème et à l’heure !
Budget : 2635 euros par personne tout compris (dont avion 500 euros, et location de voiture 450 euros chacun pour 34 jours)
Mes impressions en bref : 1-Vive les Québéquois, vive les canadiens, rien que pour ça allez y ! …et Merci à tous ceux qui nous ont si gentiment accueillis ! 2-N’espérez pas trouver un super rapport qualité prix 3-N’y allez pas pour bien manger… 4-Ecoutez radio Canada : c’est instructif et les journalistes sont bien plus percutants, plus enthousiastes (en un mot…plus intéressants) qu’en France. 5-L’automne est une magnifique saison (bien plus de rouge que chez nous), je ne suis pas sure que les paysages m’auraient autant plu en été…Mais faites attention de ne pas trouvez porte close dans beaucoup d’endroits après le 30/09 6-C’est vraiment une destination « pépère » : on ne se prend pas la tête, tout roule, les infrastructures sont bonnes, pas de gros pb de sécurité : idéal pour commencer les voyages en individuel (je suppose qu’en été, il vaut quand même mieux réserver les « couettes et café » à l’avance).
Sites utiles : Parcs nationaux: Sépaq Courriel : inforeservation@sepaq.com Site Internet : www.sepaq.com
Parcs fédéraux: Parcs Canada Courriel: parcscanada-que@pc.gc.ca Site Internet: www.pc.gc.ca
www.bonjourquebec.com www.giteetaubergedupassant.com www.hebergement-quebec.net www.traversiers.gouv.qc.ca et www.traversier.com http://www.dfait-maeci.gc.ca/...as/faq-fr.asp#1_1_14
Lecture : Noeuds et dénouements de Annie Proulx, (Prix Pulitzer et National Book Award…. Rien que ça !). Ce n'est pas le Québec...c'est Terre-Neuve mais les personnages sont attachants, on a froid pour eux, on a l'impression d'entendre le vent siffler et les vagues rugir... Je conseille !!!! 😉
Préparation :VF bien sur : merci tout particulièrement à Vivlavie, saucier, nefer, vautour2121, louloulune…et tous les autres !Guides : Ulysse Canada 200xxx bien mais donne des adresses un peu chères et pas difficile a trouver, Routard, Lonely planet Quebec (vieux mais comme toujours bien documenté sur les sites à visiter), Guides bleusOffices de tourismes : ils sont Tops ! N’hésitez pas à visiter leurs site, notamment bonjourquebec. Que ce soit le Quebec ou les provinces maritimes, ils nous ont fournis de nombreux renseignements avant le départ et nous ont adressé gratuitement doc et cartes par courrier. Avant de partir nous avons seulement booké le vol, la voiture et la 1ère nuit à Montreal
Réservations :Vol : Air transat, trouvé grâce au comparateur de vols VF (le plus efficace que j’aie pu tester cette année). Billet souscrits en ligne environ 2-3 mois avant le départ. 500 euros chacun TTC, vol direct Lyon Montréal, tout a été ok : ponctualité, service. Il faut payer ses écouteurs et ses boissons alcoolisées mais pour ce prix là et 7H de vol seulement, on ne va pas se plaindre quand même !Voiture : le lonely planet indiquant qu’il est souvent difficile de trouver sur place des loueur en km illimité (ce que nous n’avons pas vérifié), nous avons cette fois booké la voiture depuis France. Nous sommes passés par Autoescape : 891 euros ttc pour une petite berline (2e catégorie), 34 jours, km illimités et assurance tous risques (1Millions de CAD de responsabilité civile).Hotel : nous avons réservé aux Suites Labelle via fastbooking. Aucun Problème :104 CAD la nuit petit déjeuner compris (buffet) …et nous voilà partis le jeudi 13/09 matin pour Saint Exupery. Nous décollons, le commandant de bord nous souhaite une « belle envolée »…ça commence bien !
13/9 Nous voici à Montréal vers 12H30. L’immigration et la récupération des bagages se fait rapidement, nous retirons un peu de cash au distributeur de l’aéroport (ils ne donnent pas plus de 300CAD par retrait a la BMO, je suppose pour toutes les cartes étrangères). A ce propos, inutile d’acheter des devises depuis France, même si tous les distributeurs de l’aéroport étaient en carafe, la société de navette vers le centre ville prend les cartes (et le cours est bien meilleur aux distributeurs qu’en achetant des devises en France). Nous prenons la navette (guichet à l’extérieur du hall d’arrivée sur le trottoir). Nous prenons l’aller retour (valable au moins 2 mois) : 48 CAD A/R pour 2. Nous sommes à la gare routière vers l’université Berri environ 40 mn plus tard. Notre hôtel est à 5 mn de marche : rien à redire, bien situé, personnel sympa, accès gratuit à internet, TV cablée avec chaine Cinéma (nous en verrons peu d’autre ensuite) chambre très correcte (style Ibis) avec petite kitchenette en plus. Le quartier latin n’est pas loin. Nous profitons du soleil ce 1er après midi pour monter à pied vers la place Sherbrooke, le mont royal et profiter de la vue depuis le belvédère, on redescend par l’université Mc Gill et retour par la rue Ste Catherine. Sympa pour un premier aperçu. Le guide « Montreal » de l’office de tourisme propose des itinéraires à pied. Le soir nous retournons rue Prince Arthur où nous avions repéré un joli resto (la cabane du grec ou qq chose comme ça) et là quelle déception ! 51 cad pour 2 pseudos moussakas (30 euros quand même) … autant vous dire que les desserts ne nous ont pas tentés … Et à ce niveau là… je sais que je ne vais pas me faire des copains chez les canadiens, mais coté restos désolée…à de très rares exceptions près, c’est plus cher et bien moins bon que chez nous ! Vous me direz « mais quelle idée, aussi, de vouloir manger une moussaka à Montréal ? », vous avez raison… Mais d’abord, nous en avions envie, et le resto nous avait tapé dans l’œil ! En tous cas, moussaka ou pas, vous pouvez en croire une lyonnaise qui a déjà pas mal globe-trotté ! Lyon est la capitale mondiale de la gastronomie, c’est vrai -dit elle humblement- mais pour moi, le Canada et l’Angleterre se disputent le podium en terme de plus mauvais rapport qualité prix des restos… Bon, vous verrez plus loin que vous vous rattrapez largement sur bien d’autres points… (contrairement aux british dans la série ‘j’me fais des copains’ ;-)
14/09 Nous nous levons de bonne heure pour continuer la visite de la ville avant de récupérer la voiture. Nous allons cette fois en direction du quartier chinois, du vieux Montréal et des quais, puis allons récupérer la voiture chez Alamo. Pas d’entourloupe au niveau du contrat cette fois -cf Alamo South Africa voir mon carnet de voyage 2006 http://voyageforum.com/v.f?post=895952; . L’accueil est pro, tout est en règle, ils nous précisent bien qu’il faudra rendre la voiture réservoir vide et qu’ils nous factureront le 1er plein (contrats autoescape un peu bizarres à ce niveau là…c’est quand même plus pratique de refaire un plein à la fin du voyage, mais bon…). La voiture n’est pas prête, du coup ils nous donnent une grosse Dodge : et ça fait vraiment Amérique pour moi qui roule en Twingo habituellement…et pas de pb pour caser les bagages dans le coffre ! En discutant un peu, ils acceptent aussi que nous retournions la voiture le dernier jour avec une heure de rabe (c’est toujours sympa d’avoir un peu plus de marge). Nous retournons d’abord faire un tour dans le quartier du plateau royal, puis direction Terrebonne. Nous avons un peu de mal à trouver l’entrée d’autoroute et nous perdons un peu mais les montréalais nous renseignent très gentiment et nous voilà partis pour la rive nord du Saint Laurent direction le chemin du Roy !
Terrebonne : petite halte tranquille pour visiter les moulins, les sentiers le long de la rivière et le village puis nous reprenons la route, berthierville nous semble sympathique aussi mais c’est encore un peu tôt pour voir les oiseaux migrateurs en face, sur le parcours proposé par la société d’ornithologie du coin (R 158 à droite avant St Ignace de loyola). Il se fait tard et nous mettons le cap sur 3 rivières. Il commence à faire nuit et nous trouvons un joli gite sympa : le huard avec sdb privée.
Un petit mot sur les gites en général : la plupart du temps nous avons essayé de dormir en B&B (aussi appelés gites ou couette et café) plutôt qu’au Motel : plus sympa et meilleur rapport qualité prix si l’on tient compte du petit déjeuner. Mais pour rester dans notre budget il faut le plus souvent prendre une salle de bain partagée. Ce n’était pas vraiment dans nos habitudes de voyage jusqu’à présent mais ceci dit, à de très rares exceptions près, c’était toujours très propre, confortable et pas si contraignant que ça une fois qu’on en a pris l’habitude. La plupart de B&B nous ont coûté entre 70 à 90 CAD TTC…sachant qu’à cette période, on peut assez facilement négocier 15% … notamment si l’on paie cash…et quelques fois un peu plus…Mais c’est une formule que je vous conseille vivement : autant j’ai détesté les restos, autant j’ai adoré l’accueil des canadiens. Ils savent vous mettre à l’aise rapidement, sont très chaleureux, bavards aussi…(ça je ne m’y attendais pas spécialement), et jamais avares ni d’explications et ni d’histoires pour vous aider à découvrir leur région, leur culture ou leur façon de vivre. Là je dis un grand bravo ! Les commerçants eux aussi sont particulièrement accueillants et serviables : nous devrions proposer un stage chez vous dans tous les parcours de nos écoles de commerce : ça vaut tous les discours ! …Et d’accord ! Vous pouvez bien vous venger (si, si, je vous entends déjà penser…) par rapport à ma 1ère critique, parce que c’est vrai que de ce point de vue là…chez nous…en général…c’est pas bien ça ! Un point partout ! On est quittes ?
Petite balade le long du quai et resto sympa genre grill dans la rue principale « piquantes » 46 cad pour un plat chacun, 2 bières et un brownie pour 2. J’ai testé la poutine : frites avec du fromage fondu et du jus de viande. On ne peut pas dire que c’est mauvais, mais je ne sais pas pourquoi, je n’en ai jamais repris au cours du voyage…
15/09 Il pleut…après un dernier petit tour en ville et un copieux petit déjeuner nous continuons le chemin du roy, vu le temps, nous verrons le parc de la Mauricie une autre fois : en route pour Deschambault puis l’ile d’Orléan : nous nous étions dit que nous dormirions peut être là et irions voir Québec au retour. L’ile est très jolie, parsemée de coquettes petites (ou grandes) maisons. Il y a de jolis gites mais comme le temps ne s’arrange toujours pas, et qu’il est encore tôt dans l’après midi, nous revenons sur Québec (c’est à 20 mn environ). Nous nous garons près de la rue St Louis, à l’extérieur des remparts et allons faire un tour à pied dans la ville Haute. Sur le chemin, nous essayons plusieurs hôtels tous au-dessus de 90-100cad hors taxes même des 2 étoiles. Nous nous renseignons auprès de l’office de tourisme qui nous propose moins cher seulement dans les motels à l’extérieur de la ville. Nous nous disons que nous irons voir par nous-mêmes… En repartant (c’est l’échéance du parcmètre) nous apercevons une affichette qui indique chambres à 69 cad à l’auberge st louis. C’est dans la ville haute, bon, il faut être un peu sportif pour monter les bagages sous les combles et accepter la salle de bain partagée mais pour 91 cad ttc avec le petit déjeuner à coté de l’hôtel Frontenac, c’est raisonnable pour Québec. Vous pouvez aussi laisser votre voiture 24H au pkg de l’hôtel de ville pour 12 Cad au lieu de 14. C’était la nuit de samedi à dimanche, peut être aurions nous pu nous garer gratuitement, mais bizarrement, nous n’avons trouvé personne pour nous renseigner sur ce point…(et les panneaux ne sont pas très clairs). Repas dans un très bon resto : aux anciens canadiens (si, si, j’ai bien dit un très bon resto…mais 176 cad quand même…pour soupe, plat et dessert, avec une bonne bouteille de syrah c’est vrai…).
16/09 Nous nous levons de bonne heure pour profiter de la ville sans la foule, la lumière est belle, et il fait bon flâner tranquillement dans les ruelles, nous nous promenons autour des remparts, allons du coté de la citadelle, prenons le petit déjeuner puis descendons dans la ville basse faire un peu de lèche vitrine dans le quartier du petit champlain et admirer les galeries de la rue St Paul.
Nous repartons en fin de matinée pour les chutes de montmorency (nous aurions pu nous en passer à mon goût), et nous apercevons à ce moment là que nous avons bien fait d’aller sur l’ile d’orléan hier : il fait beau et le week end, le pont est pris d’assaut ! Nous continuons jusqu’à cap tourmente où nous nous arrêtons pour faire une jolie randonnée de 2h30 environ. C’est encore trop tôt pour les oies des neiges et les bernaches mais la promenade vaut le coup. Nous nous arrêtons un peu plus haut pour visiter la cathédrale de Ste Anne de beaupré et le cyclorama. Nous avons hésité avant d’entrer (16 cad pour 2) mais n’avons pas été déçus : il s’agit d’une immense toile panoramique représentant Jérusalem au moment de la crucifixion de Jésus. C’est un peu l’ancêtre du cinéma, je n’avais jamais vu cela ailleurs, il n’en reste que quelques uns au monde. Le personnel est prolixe si vous avez des questions, bref c’est à voir au moins une fois (pensez à prendre vos jumelles si vous en avez, pour voir les menus détails). Nous voilà en fin de journée à Baie St Paul où nous dormons à la jolie auberge de la grande maison (les auberges ont plus de chambres et sont généralement un plus chères que les B&B).
17/09 Départ pour le parc des gds jardins et la balade du lac des cygnes : ça grimpe un peu (je la classe dans la catégorie des « moyenne difficulté » sachant que je suis loin d’être une grande sportive). Il fait beau, les arbres commencent à jaunir et à rougir, c’est chouette. Il paraît que d’autres randonneurs ont vu une ourse et ses oursons en contrebas du sommet. Nous n’aurons pas eu cette chance mais nous avons bien apprécié ces 3h d’escapade (sauf les bibites…en fait des petits moucherons noirs indolores sur le moment et très voraces ! Ce sera heureusement le seul endroit où nous les rencontrerons mais les piqûres auront duré un moment !) C’est notre 1er parc, nous avons un peu hésité avant d’acheter la carte Sepac (30 cad par personne) mais a raison de 3.5 cad par parc en général nous l’aurons finalement bien amortie surtout qu’à plusieurs endroits, selon la météo et notre heure d’arrivée nous avons fait une entrée un jour+une 2e le lendemain. www.sepaq.com Nous continuons à remonter la rive nord : st joseph de la rive où nous visitons la papeterie st gilles en attendant notre 1er traversier pour l’ile aux coudres : petit tour de l’ile, re traversier dans l’autre sens et très jolie halte au cœur d’art, gite aux éboulements tenu par Johanne Thomas. Notre chambre « marine » donne sur l’ile aux coudres elle a l’avantage d’avoir une sdb partagée mais accessible depuis chacune des 2 chambres sans avoir à passer par l’extérieur. Le petit déjeuner devant la baie vitrée entre chien, chat et perroquet est parfait, et Johanne, qui a aussi une galerie à baie St Paul est vraiment charmante. En plus c’est l’effervescence, elle prépare le festival rêves d’automne de baie St Paul qui doit avoir lieu la semaine suivante. Ses tableaux vernis en relief sortent de l’ordinaire…pour les curieux, voici son site : www.coeurdart.ca
18/09 après un passage par Cap aux oies et Ste irénée, nous voici à la Malbaie. C’est une petite escale (nous en sommes à 850km depuis le départ), mais nous voulons profiter du beau temps et voir le parc des htes gorges. C’est trop tard pour aujourd’hui, nous visitons tranquillement les environs (manoir richelieu et belles maisons aux environs), pointe au pic, plage de cap à l’aigle et surtout nous profitons de l’hospitalité de Louise au BB rêve d’aigle (à cap a l’aigle) : elle est pleine de petites attentions pour nous rendre la vie agréable et son petit déjeuner vaut le détour, elle fait partie des hôtesses qui nous auront marqués pendant ce voyage. www.aigledunreve.ca En plus nous nous retrouvons en compagnie de 2 sympathiques motards québéquois qui nous ont donné des tuyaux sur les routes et nous ont entre autre expliqué l’importance de TV5 pour eux…et la préservation de la langue et de la culture francophone sur ce continent anglo saxon…à bon entendeur !
19/09 En route pour le parc des htes gorges…nous choisissons l’acropole des draveurs. Il fait très beau (nous montons en tee shirt) et nous rencontrons un couple de québéquois sympas et bavards qui nous font un peu oublier la gravité ! En haut c’est superbe mais celle-là, je la classe dans les « difficiles » : après 5-6H de montée-redescente dans les pattes nous regardons depuis la voiture jusqu’où nous sommes allés…gloups ! Heureusement que nous ne le savions pas avant, je ne sais pas si nous aurions eu le courage d’attaquer ! Nous continuons la route :petite escale à Port au persil mais l’auberge qui nous inspire est trop chère et il est encore tôt, il n’y a pas grand chose à visiter et nous poursuivons donc vers la rive sud du Saguenay : la route est superbe. Une petite halte à petit Saguenay et nous voilà à l’Anse St Jean. Nous avons repéré un BB : le globe trotter…Celui là, vu son nom, on ne peut pas le zapper ! Je vais donc frapper (c’est toujours moi qui suis de corvée de négociation…mon cher et tendre conduit, lui…) et me retrouve en face du mémorable André Bouchard !!!! Oui, oui, j’ai bien dit mémorable ! Il sait ce dont un voyageur a besoin : peignoirs moelleux, chambres bien conçues, internet en libre service, eau minérale, véranda donnant sur la rivière livres et revues touristiques à disposition…Et je ne vous ai pas encore parlé des succulents petits déjeuner concoctés par mister André et servis dans la bonne humeur générale. Bref, un nouveau proverbe lyonnais est né : lorsque, parfois, on trouvait qq chose de nettement moins bien, la formule consacrée était « Aaaah ! ici c’est sûr que c’est pas chez le globe trotter ! » Nous avons aussi diner-souper- comme disent les québéquois- dans un petit resto sympa : le bistrot de l’anse : sans prétention, ils servent pâtes, burgers, pizzas mais réalisés avec de bons produits bios et c’est ma foi fort goûteux et pas plus cher qu’ailleurs (ni moins…) ! Avec le recul, nous serions bien restés une journée de plus ici mais à ce moment là il était encore difficile de savoir si nous aurions du temps ou pas sur la fin…En tous cas merci André, nous nous souviendrons longtemps de toi !!! www.bbcanada.com/322.hyml/
20/09 nous traînons un peu autour de l’anse st jean (car arrivés trop tard la veille pour faire un tour), et faisons une partie du sentier de la vierge du coté de rivière éternité : nous ne re-descendrons pas jusqu’à la statue, découragés par d’autres visiteurs et sans doute aussi un peu feignants suite à la randonnée de la veille… Nous voilà à Roberval où nous voulons nous arrêter pour visiter val jalbert le lendemain. Quelle déception : les gîtes sont peu accueillants et chers, les motels aussi mais après avoir tourné un moment nous finissons par le motel Roberval : 91 cad avec pdj pour se retrouver à l’entrée de la ville au bord de la nationale. C’est correct par rapport à ce qu’on a vu d’autre sur le coin, mais c’est d’un très mauvais rapport qualité prix par rapport à nos gites habituels : on a finalement pris l’habitude des sdb partagées et l’hospitalité n’a rien à voir…Resto grequo recommandé par le routard…à éviter si vous voulez mon avis…Bon c’est une soirée sans, il en faut bien une de temps en temps… Si vous passez par là, essayez plutôt vers mashteuiatsh ou en dehors de la ville.
21/09 Val jalbert (38 cad pour deux), visite d’un village historique reconstitué : le site qui entoure le village est sympa mais si vous avez peu de temps, il vaut mieux privilégier le zoo de St Félicien… Oui, oui je sais, c’est un zoo, avec des bestioles en captivité forcément (j’en entends déjà certains), mais en fait c’est plutôt nous qui sommes en cage (trimballés dans un petit train grillagé), et les bestioles en question sont représentatives des espèces qu’on trouve en Amérique du Nord : orignaux, ours noirs, chiens de prairie, Wapiti, bisons, loups etc… J’ai trouvé la formule agréable et n’ai pas eu mauvaise conscience après la visite…sauf peut être, vis à vis des 2 ours polaires qui avaient l’air de bien s’amuser dans leur piscine, mais là j’ai quand même plus de doutes ! En tous cas ils étaient magnifiques à voir sous l’eau à travers les parois vitrées avec les bulles d’air qui remontaient de leur fourrure… Nous continuons par le nord du lac st jean pour nous retrouver en fin de journée chez Marie : au petit bonheur à Péribomka : voilà une étape qui porte bien son nom et nous fait oublier celle de la veille. Marie est énergique, c’est le moins qu’on puisse dire ! En plus elle a passé plusieurs année en France et c’est intéressant de voir son point de vue sur les français…Voici en tous cas un sujet à éviter si vous croisez en France l’un de ses compatriotes : l’accent québécois…C’est vrai qu’à longueur de journée cela doit finir par être lassant…et manquant d’originalité de surcroît…qu’on se le dise !!! Et au Québec, n’oublions pas que c’est nous qui devons avoir un accent bizarre…Autant éviter les sujets qui fâchent mais j’espère bien que vous garderez longtemps cette façon de parler qui nous fait sourire : non par moquerie, mais parce qu’elle nous attire tout de suite de la sympathie et que vos formules sont souvent bien plus imagées et charmantes que les nôtres…et qui plus est, souvent inattendues pour nous, tout simplement ! Nous passons une très bonne soirée à discuter d’histoire d’ours avec des suisses de passage autour des bons petits plats de Marie. Si vous passez par là en fin de journée arrêtez vous au petit bonheur et ne ratez pas la table d’hôtes : l’un des meilleurs rapports qualité prix du voyage (et très bonne cuisine…si si !!!)
22/09 1850 km au compteur. Nous repartons sur la rive nord du Saguenay : parc de la pte taillon, ste rose du nord, sacré cœur et pointe de l’anse. Nous suivons pour une fois le routard qui parle de la ferme 5 étoiles comme l’une des meilleures étapes du Québec (à Sacré Coeur avant Tadoussac)… Mouais… Je ne sais pas ce que valent les activités, mais pour la partie chambre + table d’hôtes c’est bien moyen et ça sent l’industrie touristique à plein nez. Il fait gris et pluvieux, nous allons faire un tour à Tadoussac et apercevons quelques petits rorquals depuis le rivage.
23/09 Balade à baie Ste marguerite de bon matin pour essayer d’apercevoir les belugas mais il y a beaucoup de vent et ce ne sera pas pour cette fois ! Retour à Tadoussac où vu la météo nous décidons finalement de ne pas prendre le tour en bateau (puis il faut dire que nous avions été gatés coté baleines à la péninsule de Valdes il y a qq années et en Afrique du sud…nous préférons rester sur ces bons souvenirs). Nous remontons le St Laurent et nous arrêtons à Cap bon désir (réserve canada qui ne fait pas partie du réseau Sepaq 13.80 cad pour 2). Nous apercevrons encore quelques petits rorquals pas très loin…mais pas très spectaculaires (on voit sur leur dos). Puis nous continuons de longer la rive nord : la route est belle et nous arrivons tranquillement à Godbout en fin de journée (gite du vieux quai : sympa mais un peu cher avec la table d’hôtes…il faut dire qu’il n’y a pas grand chose d’autre au village à part un motel peu engageant) et Baie Comeau, un peu plus au sud ne nous a pas franchement inspirés (on dirait une zone industrielle).
24/09 Nous voulons aller voir l’archipel de Mingan, Cap au nord donc ! Petit arrêt à la pointe des monts pour aller voir le phare…Finalement un « petit » ours noir en train de déguster une carcasse de je ne sais quoi à coté de la table de pic nic nous dissuade d’aller jusqu’au phare, mais le site est superbe. Le petit détour vaut le coup si vous passez dans le secteur. Les petits villages et les épinettes se succèdent ensuite, l’office de tourisme de port quartier nous donne le guide avec les renseignements concernant les croisières pour Mingan…et nous voilà en début d’après midi à Havre st pierre. Nous commençons par aller à l’office de tourisme d’où l’on peut booker les tours…Il est bizarrement désert et l’on finit par apprendre qu’il n’y a plus de croisière pour l’archipel de Mingan depuis mi septembre (contrairement à ce que les brochures de la région Duplessis indiquaient). Déception !!! Il y aurait peut être eu une petite chance de pouvoir partir de longue pointe de Mingan le lendemain a 9h selon la météo et selon le nombre de participants mais il n’y avait quasiment rien d’ouvert pour dormir sur place et nous n’avons pas envie de « perdre » un après midi pour peut être rien. Du coup retour à Godbout –800 bornes dans la journée – pour pouvoir prendre le ferry à 8h00 le lendemain matin direction gaspésie.
25/09 A cette époque de l’année, pas besoin de réservation pour le traversier vers Matane : il n’y a qu’à mettre la voiture sur la file d’attente lorsqu’on se lève environ une heure à l’avance (le gite du vieux quai n’est pas loin de l’embarcadère, c’est pratique). Coût de la traversée : 58 cad pour 2 adultes + la voiture. Nous voilà vers 9h30 sur la rive sud du St laurent. Avant de partir faire le tour de la Gaspésie, nous décidons de redescendre au sud pour voir les jardins de Métis (encore chouettes malgré l’époque un peu tardive) et le parc du Bic. Il fait gris dans l’après midi et nous ne faisons qu’un petit tour au parc (dans ces cas là la carte Sepaq a tout son intérêt), nous profitons du mauvais temps pour assister à une conférence intéressantes sur les phoques (nous sommes maintenant incollables sur les phoques communs et les phoques gris : les 2 espèces que l’on trouve le plus fréquemment dans le coin). Pour dormir nous ne voulons pas être trop loin de l’une des entrées du parc : l’auberge du Mange Grenouille, au village du bic m’attire l’œil par sa belle couleur rouge et son nom évidement. Me voilà à la réception, un client est en train de prendre un chambre devant moi, c’est cosy, la carte affiche un menu gastronomique à 80cad…ça sent le luxe !!! Je tente quand même ma chance et là miracle ! Oui, si on soupe sur place ce soir (les tables d’hôtes commencent à 30cad…j’ai quand même vérifié…), le patron me fait un prix sur le BB. Su-per ! la chambre est très mignonne, dehors le jardin est charmant, et on peut même profiter du spa qui donne sur le parc du Bic en contrebas (mais c’était un peu frais ce jour là) et le resto…je ne vous dit que ça ! Alors là… c’est cher (bien sûr nous dépassons allègrement le budget habituel) mais c’est superbe !!! Le service est parfait, la déco géniale, les plats à la fois originaux et savoureux : bref c’est l’idéal pour une délicieuse soirée en amoureux. Et le matin le petit déjeuner se prend dans la même salle avec vue sur le parc du Bic : parfait pour démarrer une belle journée ! Toutefois le prix sur la chambre doit dépendre du moment où l’on arrive : nous y avons envoyé un autre couple rencontré 15 jours plus tard, et il semble qu’ils n’ont pas reçu le même accueil à la réception… Quoi qu’il en soit cela restera pour nous un très joli souvenir. www.aubergedumangegrenouille.qc.ca
26/09 Encore une jolie balade au parc du Bic, et c’est parti pour le tour de la Gaspésie : nous allons jusqu’à Amqui, il fait un peu gris et les couleurs ne sont pas encore au rdv. Nous remontons sur la cote nord et nous arrêtons à Ste Anne des Monts. Encore une jolie rencontre ce soir : nous dormons au gite « sous la bonne Etoile ». Véronique est aux petits soins, tout est prévu pour nous mettre à l’aise, et alors les confitures maisons… Je ne vous dit que ça ! Merci Véronique pour ta gentillesse, ton sourire et ta générosité : ta bonne étoile vaut bien tous les palaces 5 étoiles ! www.souslabonneetoile.com …Et en plus il y a un bon resto de poisson à Ste Anne : la poissonnerie du quai.
27/09 De Ste Anne aussi, nous partons à regret, direction parc de la Gaspésie. Il fait grand bleu aujourd’hui, nous avons le temps de faire les jolies balades du lac aux américains et du Mont Fortin : sur le chemin du retour nous avons même la chance de croiser une mère orignal et son petit qui se mettent à traverser le sentier devant nos yeux éblouis. Même le « petit » est haut sur pattes : on s’en rend bien compte quand il sort des buissons ! Merci encore Véronique ! C’est encore elle qui nous avait conseillé cette marche. Nous faisons étape à Cap des rosiers pour ne pas être trop loin de l’une des entrée de Forillon le lendemain : il reste une chambre à la belle forillonne : elle est petite mais le cœur de ses hôtes est grand ! Et ce sera le petit déjeuner le plus pantagruélique de tous (pourtant la compétition est sévère en la matière). www.gitescanada.com/labelleforillonne
28/09 Il pleut : ce sera la plus mauvaise journée du voyage coté météo. Nous abandonnons les projets de balade a Forillon et décidons de faire une journée « pratique » à Gaspé : lessive, courses etc… BB l’Emerillon (que nous ne recommandons pas : c’est joli, mais cher et sans âme, nous aurions du dormir à Cap aux Os si nous avions su…). Nous testons aussi Tim Horton : le fast food devant lequel les canadiens font la queue pour avoir du bon café le matin. Niveau sandwich en tous cas ça ne vaut pas les wendy’s….(old fashionned hamburger : non c’est pour rire, je ne fait pas la promo des fast food, mais puisqu’on mange ici plus pour se nourrir que pour déguster, le menu baconnator du wendy’s n’est pas le moins bien placé en rapport qualité prix.)
29/09 Aaaah il fait beau !!! Balade matinale à Forillon…où nous perdons du temps pour retrouver la voiture en revenant du Mont st Alban… Nous continuons la route jusqu’à Percé : la vue en arrivant au dessus du village est très jolie. Beaucoup de motels, nous arrivons au BB du presbytère que Véronique nous avait recommandé : Michel est adorable et le gite très joliment décoré. On a l’impression de déjeuner dans une salle à manger de princes le matin et de nombreuses spécialités locales sont au menu (cretons, fromages, beurre d’érable etc…) www.perce-gite.com En allant faire un tour au village, nous nous faisons alpaguer pour nous faire acheter le tour en bateau pour l’ile de bonaventure. Je discute un peu : l’après midi est déjà bien entamé et j’aimerais prendre mon temps pour visiter l’ile. Finalement pour 30 cad, nous ferons le tour de l’ile en bateau aujourd’hui et partirons demain avec les salariés de la Sepac à 8h30 pour visiter l’ile et voir la colonie de fous de bassans : vendu ! …Si ce n’est que nous allons réserver 2 couverts à la maison du pêcheur…et que nous voyons le bateau partir à toute allure par la fenêtre ! Ils pensaient avoir tout le monde à bord et sont partis plus tôt que prévu ! Eh oui c’est la fin de la saison !!! Le bureau les appelle et ils reviendront finalement nous chercher La balade en mer est sympa, la lumière est jolie en fin de journée les fous de bassans de disputent le moindre recoin de corniche, les phoques barbotent et un petit rorqual vient même montrer son dos juste avant de revenir à quai. Nous faisons aussi la rencontre d’un bucheron de la cote ouest, fraichement retraité et de sa femme : histoires d’arbres, d’ours, et de chinois qui cultivent de la dope dans les recoins des forêts de Colombie britannique… Repas à la maison du pêcheur (miam)
30/09 Levés de bonne heure pour ne pas rater le bateau qui part à l’heure. Il n’y a pratiquement aucun touriste avec nous, nous avons l’impression que l’ile est a nous : les rangers sont très sympas et nous expliquent que les fous qui ont maintenant élu domicile sur la terre ferme faute de place sur les corniches ont cependant gardé leurs habitudes de défense du territoire : gare à celui qui atterri un peu trop près du nid du voisin ! Prises de bec garanties : c’est chouette à voir, la plate forme d’observation est bien conçue et permet de bien les observer sans les déranger… A ne pas rater ! (attention quand même : nous avons rencontré des touristes qui ont trouvé porte close 10 jours plus tard !). Au retour nous prenons un bateau qui vient d’amener une cinquantaine de touristes : essayez d’y aller de bonne heure... Nous continuons la route qui longe la cote sud, nous pensions faire escale à Carleton mais ne sommes pas inspirés…Pas plus que par l’espèce d’auberge « château Bahia » perdue dans la forêt, déserte, et qui nous fait l’effet d’un coupe gorge…ambiance blair witch si vous voyez c’que j’veux dire… Des touristes que nous avons rencontrés plus tard nous ont pourtant confirmé que c’était plutôt sympa…comme quoi, il ne faut pas toujours se fier aux apparences. Nous faisons juste un tour au parc de Miguasha sur les berges (Musée trop cher pour voir des fossiles, même avec la carte Sepaq et en plus il est déjà tard). Nous finissons par atterrir en territoire anglophone, à Campbeltown. Un seul B&B en ville, passable sans plus. Un truc à savoir : les taxes n’étant pas les mêmes, l’essence est moins chère qu’au Quebec : faites le plein coté New brunswick ! (10 cad de moins sur un plein environ)
01/10 Nous continuons de longer la cote tranquillement jusqu’à Caraquet. Il est encore assez tôt mais nous n’aurons pas le temps de visiter Lameque et Miscou aujourd’hui. Nous nous arrêtons donc un peu par hasard au gite l’isle du randonneur : encore un des excellents rapports qualité/prix du voyage. Ils fêtaient leur 4ieme étoile et demie le jour de notre passage. Petit verre de bienvenue à la rhubarbe pour nous accueillir, une belle chambre et grande salle de bain tout confort et propreté irréprochable et …Denise… Une acadienne pur souche et fière de l’être ! Au moment du petit déj la voilà revêtue du costume traditionnel pour nous conter les aventures de Gabriel et Evangéline... Ou comment nous autres, vilains français, les avons abandonnés aux mains des perfides anglais qui les ont dispersés à travers le monde pour leur piquer leurs meilleures terres… Je ne vous en dis pas plus mais vraiment ne loupez pas Denise si vous passez par là ! www.randonneurbb.com Comme nous avions du temps, nous sommes allez nous promener sur le site du village historique acadien. La saison est déjà terminée nous avons donc pu nous promener tranquillement et gratuitement sur les lieux. Même si je ne suis pas très férue d’histoire, je pense que ça doit valoir le coup avec tous les comédiens qui retracent la vie d’antan… Le soir, souper a la chocolaterie huuuuuuuuuuum !!!! Même les plats salés sont bons…et quant au dessert, je ne vous en parle même pas !
02/10 5000 km au compteur. Visite des iles Lameque et Miscou, et de leurs pittoresques tourbières aux couleurs rouges, tracadie sheila et son méga homard, Nous roulons et il est trop tard pour voir le parc de Kouchibouguac aujourd’hui, d’autant plus que la carte Sepaq ne fonctionne plus ici ! Nous nous arrêtons donc a Richibucto, juste a coté : ce n’est pas très beau et tout est cher : nous finissons au motel Silver birch (74.10 cad sans pdj), c’est ce qu’il y a de moins cher dans le coin, si vous passez par là, essayez le BB juste à la sortie du parc avant la ville…c’est sans doute d’un meilleur rapport qualité prix… Rien ne nous inspire non plus comme resto : ce sera A&W ce soir (burger). Une anecdote marrante pour nous autres français : ils me propose coca ou « beer » comme boisson, j’opte pour la bière quelle erreur !!! Il ne s’agit en fait pas de bière mais d’une espèce d’infâme breuvage médicamenteux…beurk ! qu’on se le dise, les canadiens eux non plus ne servent pas d’alcool !
03/10 Nous voilà levés de bonne heure et de bonne humeur pour voir Kouchibougouac : c’est un beau parc, nous y passons un bon moment, si bien que nous n’irons pas bien loin ce soir : après nous être arrêtés a la dune de Bouctouche (jolie promenade en bois de + de 2km), nous décidons de dormir a bouctouche. Un panneau indique des chambres pas chères au BB au bord de la baie, je vais donc voir… Le proprio est parti pour la journée et a laissé les clés de la maison aux touristes qui sont là pour 2 jours ! C’est donc Mona qui me fait l’article…ça fait un peu bizarre mais je me laisse tenter devant le prix très correct des chambres. Et nous voilà à discuter devant la baie avec Hervé et Mona de l’ile de la Réunion. Ils préfèrent se préparer à manger sur place et lorsque nous revenons du resto, ils nous ferons gouter la poutine à trou : rien à voir avec l’autre, c’est une espèce de brioche avec de la confiture a la pomme dedans. Charles n’est toujours pas là mais nous bavardons et rigolons bien, et la soirée se passe très agréablement. Nous aurons quand même entendu le fameux Charles rentrer VERS 2H du mat et l’aurons rencontré au petit déjeuner…Comme beaucoup, ici, il fait autre chose que BB, il est aussi chauffeur de bus (pour d’autre dans le coin c’est souvent un travail dans l’industrie de la pate a papier). Nous quittons Hervé et Mona à regret (a propos, Hervé est photographe, voici son site : www.panoramas.re Nous voilà partis pour l’ile du Prince Edouard (IPE)
04/10 Nous arrivons via le pont de la confédération. A savoir : l’entrée est gratuite, le paiement se fait seulement au péage du retour ou sur le ferry (un peu plus cher mais plus a l’est). 2 chouettes offices de tourisme coté continent et coté IPE avec accès à internet et tous les services qu’un touriste peut espérer. Nous commençons d’explorer l’ouest : Summerside et les concours d’épouvantails dans les jardineries : c’est la foire aux citrouilles à cette saison, de nombreuses maisons et boutiques font de belles décorations automnales dans leur entrée ou leurs jardins. Nous optons pour la cote nord : pas grand-chose d’intéressant à voir de ce coté là, si ce n’est l’ambiance douce et tranquille à la fois bucolique, campagnarde (culture de patate à gogo) et maritime de l’ile. Nous ne sommes pas allés jusqu’au North cape, et le coin que nous avons préféré de ce coté est sans conteste le phare et le parc de Cedar dunes. Ce soir nous allons dormir du coté de Cavendish qui semble être la station balnéaire la plus animée du secteur… En fin de journée la route pour y arriver est magnifique à la lumière du couchant…mais le temps avance et nous ne pensions pas arriver dans une ville fantôme : tout à l’air mort et fermé, avec le parc d’attraction à coté et le jour qui tombe, on se croirait dans scoubidou ! Nous trouvons une chambre très correcte au motel Cavendish (80.45 cad avec pdj), mais pas de BB en vue à cette époque de l’année !
05/10 Nous nous promenons dans le chouette parc national IPE (dunes, marais). Nous allons aussi du coté de Rustico et North Rustico (villages sympas). Finalement, nous ferons l’impasse sur la partie est de l’ile : un petit tour à Charlottetown (sympa), puis nous décidons de dormir à Summerside, pour être plus prêts de la sortie de l’ile le lendemain. La aussi, peu de BB sont ouverts (le week end de thanksgiving approche). Sur IPE finalement nous aurons bien aimé le coin de Cedar dunes et du parc nat.ipe mais les routes sud du circuit central (Summerside-Charlottetown par la cote) et nord du circuit ouest (de Summerside à Bideford) sont plutôt décevantes. Pour le reste je ne peux pas vous dire, nous avons peut être raté de jolies choses ??? (North cape et est de l’ile)
06/10 Nous retraversons le pont dans l’autre sens (40.75 cad) et nous dirigeons vers la nouvelle écosse en longeant la cote. Nous arrivons en début d’après midi a port Hawkesbury (entrée de l’ile du cap breton). Il fait beau, nous décidons de partir en direction du Cabot Trail. La route 19 est jolie, mais les villages que nous traversons sont minuscules…nous décidons donc de pousser jusqu’à Chéticamp…quelle erreur ! C’est thanksgiving, le festival celtique et samedi soir en fin de saison : tout est réuni pour que les hôtels affichent complet ! Nous finirons par dormir dans la chambre des proprios du bb pilot whale a 112 cad quand même…mais je pense que nous pouvons nous estimer heureux de n’avoir pas eu a repartir de l’ile !
07/10 : il fait gris, ce n’est sans doute pas la journée idéale pour voir le Cabot trail mais tan pis ! (accès 13.8 cad). Les couleurs de ce coté tirent plus sur le jaune que le rouge, mais la route cotière fait surement partie de la liste des plus jolies que nous ayons vues (avec la Great ocean road en Australie, la 17 miles drive en Californie, une bonne partie du nord et de l’ouest des routes côtières corse, chapman’s peak drive au Cap ou encore la rd 25 qui longe le pacifique a Coromandel en Nouvelle Zélande…liste non exhaustive !!!) Nous voila a port Hawkesbury en fin d’après midi. Nous allons souper au cove restaurant (juste après la sortie de l’ile cap breton, motel-resto signalé par un grand pêcheur jaune : le cadre est sympa et c’est bon !).
08/10 7000 km au compteur. Nous nous dirigeons vers Halifax, la ville est intéressante et agréable a visiter, mais aucun gite ni motel ne nous inspire …nous repartons en direction de Peggy’s cove et aboutirons vers 21h00 a Shad bay, dans un motel tenu par un indien bien sympa : le blue nose inn (80 cad avec café le matin). La chambre est sympa, la vue est très jolie (nous nous en rendrons compte au lever du jour)…et nous sommes les seuls clients ! ambiance shinning !
09/10 : ce coin là est très chouette, nous retournons sur nos pas visiter prospect, joli petit village au bord de l’eau Peggy’s cove et son fameux phare (touristique mais agréable), Malhone bay et enfin Lunenburg jolie petite ville où nous dormirons au bonnie’s bb.
10/10 Nous continuons de longer la cote et nous arrêtons nous balader a l’annexe côtière du parc Kejimkujik (jolis bords de mer, phoques), Yarmouth, et escale a Digby : bb bayside’s inn, sympa, en bord de mer.
11/10 Nous décidons de visiter Long et Brier island : il n’y aura pas de baleine au programme mais des phoques et de jolis sentiers. Nous n’avons pas regretté le détour. Mais il y en a bien pour une journée de visite, du coup nous n’allons pas plus loin qu’Annapolis royal ce soir : c’est une jolie étape et nous tombons sur un magnifique bb tenu par la très sympathique Faith : le King George Inn :allez y c’est super : maison historique, grand luxe : salle de bain dans la chambre, cheminée, lumière tamisée, meubles d’époque, TV…et bon petit dejeuner pour un prix très raisonnable ! www.kinggeorgeinn.20m.com
12/10 Nous ratons de peu le mascaret à Truro (vague qui remonte le fleuve au moment de la marée montante) et nous voilà en fin de journée à nouveau au New brunswick à Moncton. Il pleut comme vache qui pisse et, alléchés par les prix affichés et las de rouler, nous trouvons le pire bb de tout le voyage : le glory inn : n’y allez pas c’est moche et sale. Pas grand-chose a faire en ville non plus à part boire un coup et manger mexicain…Bref, c’est plutôt un jour sans !
13/10 Nous partons de bonne heure et sans remord pour tester la cote magnétique (faux plat qui donne l’impression d’être attiré en haut d’une cote, moteur coupé, comme par un aimant ): c’est marrant mais honnêtement, je ne sais pas si ça vaudrait le coup de payer pour ça ! Nous visitons les fameux Hopewell rocks, nous baladons au cap enragé et dans le parc de Fundy, faisons un tour a st John qui ne nous inspire pas (assez industriel et pas beaucoup de charme…genre Glasgow pour ceux qui connaissent), bref, nous allons jusqu’à St Andrews by the Sea et dormons au pub Kennedy house. Le village est très joli, la lumière magnifique en fin de journée et le Harbour front restaurant parfait…Nous avons bien fait de continuer jusqu’ici…après de toutes façons, c’est quasiment l’Amérique –US- et bye bye l’Océan !!!
14/10 Nous allons jusqu’à la frontière à St Stephen, observons les files d’attentes à la frontière (le CAD est pour la 1ere fois supérieur a l’US Dollar et c’est la ruée vers les magasins américains le week end), puis nous remontons sur Fredericton la ville est agréable mais peu animée le dimanche, nous poursuivons le long du fleuve st jean : la route est superbe et les couleurs sont bien là, nous passons devant le plus long pont couvert du monde, la capitale mondiale de la patate (siège de Mac Cain), jetons un coup d’œil aux gorges de Grand sault et finissons la journée à Edmunston. La ville est assez industrielle : des aqueducs transportent de la pate à papier vers les US, de la fumée blanche s’échappe ici et là, et l’odeur spécifique à cette industrie est omniprésente. Juste avant l’entrée de la ville, nous faisons halte au nid d’aigle : très joli BB avec sdb dans la chambre, accueil aux petits oignons par Norma, balade dans le jardin et le long du fleuve et petit déjeuner gratiné : superbe adresse, là aussi, allez y ! www.aunidaigle.com Nous dinons en ville, chez charlotte, cher mais très bon.
15/10 Nous continuons a remonter vers Montréal cette fois ci nous revoilà au Québec. Nous nous promenons du coté de Packington, Notre dame du lac (pour les campeurs : les gérants du camping ici sont plus que sympas), Cabano. Puis nous retrouvons le St laurent à hauteur de Rivière du loup. Nous le redescendons par la Rte 132. Kamouraska nous plait bien, mais c’est finalement à St jean port joli que nous ferons halte au bb de l’Hermitage (jolie vue et tranquille à l’écart de la route) www.maisonermitage.com . St jean port joli est réputé pour ses sculpteurs sur bois : l’expo au bord de l’eau et le musée valent vraiment le détour : nous n’étions pas très chauds pour ce dernier et nous sommes laissés convaincre mais n’avons pas regretté : c’est très bien fait, on ne s’ennuie pas et vous verrez des œuvres que l’on ne voit nulle part ailleurs, L’hommage à Norman Rockwell en sculpture sur bois vaut le détour à lui seul.
16/10 Nous hésitons puis finalement nous disons qu’une autre petite étape à Quebec serait sympa : on trouve sans grande difficulté le chouette bb la maison sous l’orme à Levis www.geocities.com/sousorme/ A la différence de Quebec on peut se garer facilement sans frais. Certes, il faut prendre les escaliers (et surtout les remonter au retour) et payer le traversier 10.60 cad ar pour deux mais à choisir, je dormirais plutôt à Lévis qu’à Quebec (en plus, le soir au retour, la vue sur Quebec illuminé depuis le traversier vaut vraiment le coup d’œil). Re-balades à Quebec, souvenirs (ne ratez pas la boutique oh bois dormant au bout de la rue du petit champlain, ne serait-ce que pour le plaisir des yeux, et resto au lapin sauté (un régal celui là, notamment les lasagnes au lapin, rue du petit champlain aussi).
17/10 Puisque nous avons un peu de temps avant notre dernière nuit à Montréal, nous faisons un détour par les cantons de l’est : sherbrooke (nous aurions mieux fait de zapper et de passer plus de temps autour du lac massawipi), North hartley puis Magog : dernière petite escale sympa au bb au cœur de magog : Christiane est intarissable sur sa région www.aucoeurdemagog.com Nous n’aurons malheureusement pas beaucoup de temps pour approfondir le sujet, et les couleurs sont déjà parties à ce moment là.
18/10 Il faut faire le check in aux suites labelles et rendre la voiture avant midi : nous ne trainons pas car même en milieu de journée, il faut se méfier des embouteillages aux ponts à l’entrée de Montréal. Mais tout se passe bien, nous arrivons le réservoir vide chez Alamo : je n’ai jamais vu un retour de véhicule se passer aussi vite : un coup d’œil, un coup de scan et un petit débit carte du plein d’essence, en 10 mn c’était réglé ! Bye bye bonne vieille Dodge et supers journalistes de radio Canada sur l’auto radio…Nous la rendons avec 10 657 km de plus au compteur. Il fait beau, nous nous promenons tranquillement dans Montreal et visitons notamment le village que nous n’avions pas encore vu. Pizza rue St Denis.
19/10 Notre avion est à 23h25 mais il pleut pour ce dernier jour. L’hôtel a accepté sympathiquement de nous laisser la chambre jusqu’en début d’après midi, puis de garder nos bagages (la navette pour l’aéroport est à moins de 10mn a pied). Nous visitons le musée des beaux arts, un peu de ville souterraine pour éviter la pluie et faisons un tour à l’I-Max sur les quais, pour passer le temps. Brasserie rue St Denis en fin de journée. Bref, dernière journée tranquille…On rencontre encore une dernière super Québéquoise dans la navette qui nous emmène à Trudeau et voilà. Le vol Air transat de retour vers Lyon est plein mais se fait sans problème et à l’heure !
Budget : 2635 euros par personne tout compris (dont avion 500 euros, et location de voiture 450 euros chacun pour 34 jours)
Mes impressions en bref : 1-Vive les Québéquois, vive les canadiens, rien que pour ça allez y ! …et Merci à tous ceux qui nous ont si gentiment accueillis ! 2-N’espérez pas trouver un super rapport qualité prix 3-N’y allez pas pour bien manger… 4-Ecoutez radio Canada : c’est instructif et les journalistes sont bien plus percutants, plus enthousiastes (en un mot…plus intéressants) qu’en France. 5-L’automne est une magnifique saison (bien plus de rouge que chez nous), je ne suis pas sure que les paysages m’auraient autant plu en été…Mais faites attention de ne pas trouvez porte close dans beaucoup d’endroits après le 30/09 6-C’est vraiment une destination « pépère » : on ne se prend pas la tête, tout roule, les infrastructures sont bonnes, pas de gros pb de sécurité : idéal pour commencer les voyages en individuel (je suppose qu’en été, il vaut quand même mieux réserver les « couettes et café » à l’avance).
Sites utiles : Parcs nationaux: Sépaq Courriel : inforeservation@sepaq.com Site Internet : www.sepaq.com
Parcs fédéraux: Parcs Canada Courriel: parcscanada-que@pc.gc.ca Site Internet: www.pc.gc.ca
www.bonjourquebec.com www.giteetaubergedupassant.com www.hebergement-quebec.net www.traversiers.gouv.qc.ca et www.traversier.com http://www.dfait-maeci.gc.ca/...as/faq-fr.asp#1_1_14
Lecture : Noeuds et dénouements de Annie Proulx, (Prix Pulitzer et National Book Award…. Rien que ça !). Ce n'est pas le Québec...c'est Terre-Neuve mais les personnages sont attachants, on a froid pour eux, on a l'impression d'entendre le vent siffler et les vagues rugir... Je conseille !!!! 😉
Comportement respectable?
Alors pourquoi, pour notre 1er jour, le ciel est-il si nuageux, les rues deviennent si sombres, des gouttes nous tombent dessus, de plus en plus drues, les motos se transforment en imperméables ruisselants (sans s'arrêter) ?
Nous nous réfugions dans un bar où nous buvons nos 1ères boissons pas fraîches (les boissons sont exposées sur le bar et il n'y a rien dans le frigo). Bière Bia Hoï pour moi.
Nous profitons d'une accalmie pour continuer notre promenade, mais devons vite nous abriter sous un auvent. Achat d'un imper à vieille marchande, marchandage pour 4 de plus. Comme elle n'a pas de stock, elle part en chercher d'autres et Annette essaye le sien. Qui se déchire aussi vite qu'enfilé. Quand la petite vieille revient avec ses articles, nous lui payons un seul et refusons les 4 autres. Elle va nous poursuivre pendant 15 minutes....
Annette au sec et nous 4 tout mouillés, nous allons manger au "Cyclopouss", dehors, sous une pergola. Joli décor, excellente cuisine.
Lu sur un bloc relatant un voyage au Vietnam, le 1er Juillet 2007. Il s'agit bien entendu d'imperméables jetables vendues dans les villes au VietNam dès que la pluie tombe.
Vos commentaires?
Lu sur un bloc relatant un voyage au Vietnam, le 1er Juillet 2007. Il s'agit bien entendu d'imperméables jetables vendues dans les villes au VietNam dès que la pluie tombe.
Vos commentaires?
Vivre et travailler à Libreville au Gabon
Bonjour à tous,
Je partirai peut-être bientôt au Gabon (Libreville) pour bosser. Je n'ai pas encore toutes les précisions mais a priori c'est un contrat expat (et de toutes façons si ce n'est pas le cas ce sera sans moi...). J'aurais besoin de votre expérience sur ce type de contrat et sur d'autres points plus pratiques (vie à Libreville). Précision: j'ai deux baby (en fait un "à naître" dans les quinze jours) et deux chats. Je laisse Madame vous interroger sur ce qui peut les concerner :D
1/ Le contrat d'expat: auriez vous des exemples d'avantages généralement prévus par ce type de contrat? (déménagement (aller/retour), logement, électricité et gaz, voyages internationaux, véhicule, tél portable, sécu/mutuelle, rappatriement sanitaire, éducation, primes, autres). Si vous voulez me donner un exemple chiffré de contrat (le vôtre par exemple), ça pourra utilement m'éclairer, merci :) Si vous préférez que je vous donne mon email pour ça pas de problème.
2/ Biens et services: avez vous une connection internet et si oui chez quel opérateur? tarif? prestation (ADSL? 56K?)? rapidité de l'installation et de la mise en service? gaz et électricité: idem que supra, service de banque: vous êtes vous ouvert un compte dans une banque ayant son siége/un établissement à Libreville? Si oui chez qui? Eléments à surveiller/auxquels il faut faire attention. Point annexe: on paye comment dans les commerces (gros magasins): liquide, chéque, CB??? logement: y a t-il des agences de location à éviter? à privilégier? Des points auxquels il faut faire gaffe dans les contrats de loc gabonnais? Points annexes: y a t-il des coins à préivilégier pour se trouver un appart? (a priori la villa on verra plus tard :D). Tiens d'une manière générale vous avez une villa ou un appart? Vous pouvez me donner la surface, la localisation globale de votre habitation et le montant de votre loyer? véhicules: un concessionnaire mieux que les autres? Ou à éviter? Votre boîte vous aide t-elle pour acheter une voiture?
3/ sécurité Le gros point noir que je vois d'ici: les policiers. Le problème: j'aime la photo et j'ai du matériel pas trop mauvais (réflex num et quelques objectifs dont quelques uns assez chers), or on m'a dit d'éviter de l'emmener ou au moins de le sortir car il ne serait pas rare que le martériel soit confiscqué par la police ou les douanes pour des motifs tels "qu'espionnage" ou "pédophilie", le matériel ainsi saisi étant ensuite revendu aux photograpes "pro" locaux pour utilisation pendant les mariages etc. Je vous avoue que ça me refroidit pas mal. Any coments? D'autant plus que j'ai lu ici-même que les mange-miles, puisque c'est a priori comme ça qu'on les appelle, sont assez "présents" (€€€€). A ce propos, quel est votre budget "mange-miles" mensuel?
Bon pour le moment c'est tout ce que j'ai en tête. Si vous pouvez déjà m'aider avec ça c'est sympa. Meeeeeeeeeeerciiiiiiiiiii :D
Je partirai peut-être bientôt au Gabon (Libreville) pour bosser. Je n'ai pas encore toutes les précisions mais a priori c'est un contrat expat (et de toutes façons si ce n'est pas le cas ce sera sans moi...). J'aurais besoin de votre expérience sur ce type de contrat et sur d'autres points plus pratiques (vie à Libreville). Précision: j'ai deux baby (en fait un "à naître" dans les quinze jours) et deux chats. Je laisse Madame vous interroger sur ce qui peut les concerner :D
1/ Le contrat d'expat: auriez vous des exemples d'avantages généralement prévus par ce type de contrat? (déménagement (aller/retour), logement, électricité et gaz, voyages internationaux, véhicule, tél portable, sécu/mutuelle, rappatriement sanitaire, éducation, primes, autres). Si vous voulez me donner un exemple chiffré de contrat (le vôtre par exemple), ça pourra utilement m'éclairer, merci :) Si vous préférez que je vous donne mon email pour ça pas de problème.
2/ Biens et services: avez vous une connection internet et si oui chez quel opérateur? tarif? prestation (ADSL? 56K?)? rapidité de l'installation et de la mise en service? gaz et électricité: idem que supra, service de banque: vous êtes vous ouvert un compte dans une banque ayant son siége/un établissement à Libreville? Si oui chez qui? Eléments à surveiller/auxquels il faut faire attention. Point annexe: on paye comment dans les commerces (gros magasins): liquide, chéque, CB??? logement: y a t-il des agences de location à éviter? à privilégier? Des points auxquels il faut faire gaffe dans les contrats de loc gabonnais? Points annexes: y a t-il des coins à préivilégier pour se trouver un appart? (a priori la villa on verra plus tard :D). Tiens d'une manière générale vous avez une villa ou un appart? Vous pouvez me donner la surface, la localisation globale de votre habitation et le montant de votre loyer? véhicules: un concessionnaire mieux que les autres? Ou à éviter? Votre boîte vous aide t-elle pour acheter une voiture?
3/ sécurité Le gros point noir que je vois d'ici: les policiers. Le problème: j'aime la photo et j'ai du matériel pas trop mauvais (réflex num et quelques objectifs dont quelques uns assez chers), or on m'a dit d'éviter de l'emmener ou au moins de le sortir car il ne serait pas rare que le martériel soit confiscqué par la police ou les douanes pour des motifs tels "qu'espionnage" ou "pédophilie", le matériel ainsi saisi étant ensuite revendu aux photograpes "pro" locaux pour utilisation pendant les mariages etc. Je vous avoue que ça me refroidit pas mal. Any coments? D'autant plus que j'ai lu ici-même que les mange-miles, puisque c'est a priori comme ça qu'on les appelle, sont assez "présents" (€€€€). A ce propos, quel est votre budget "mange-miles" mensuel?
Bon pour le moment c'est tout ce que j'ai en tête. Si vous pouvez déjà m'aider avec ça c'est sympa. Meeeeeeeeeeerciiiiiiiiiii :D
First time in India? Premier voyage en Inde? 2001
Bon, je me lance. J'espère en tout cas, que vous allez bien vous marrez comme moi, je me marre à chaque fois que je relis le récit de ce premier voyage en Inde.....
Samedi 31 mars 2001
6h30 !! C’est l’heure, c’est le moment, c’est l’instant, c’est le jour J !! Thierry fait couler le café, Marie fait couler la douche…
7h30. Il fait seulement 7°…brrrrrrrrrr…..vite vite un bus 71 qui nous mène à la gare centrale de Bruxelles puis, le train jusqu’à Zaventem. Ce sont les vacances scolaires de Pâques et il y a un monde fou !! Nous montons au resto qui donne sur les pistes et nous enfilons un petit-déjeuner en imaginant notre futur voyage. A peine avons-nous décollé que nous atterrissons déjà 40 minutes plutard à Roissy Charles de Gaulle. Notre avion ne décollant qu’à 16h, cela nous donne le temps de mettre notre sac à dos en consigne et de prendre un RER pour Paris car j’ai envie de boire un bon café crème au bord du canal St Martin. Hélas, le personnel du-dit RER est en grève et nous sommes condamnés à passer le restant de la journée à l’aéroport. Cela passe assez vite car il y tellement de choses à voir dans un aéroport. Comme nous n’avons chacun qu’un seul sac à dos très léger que nous garderons en cabine, l’enregistrement est rapide.
Une heure avant d’embarquer, nous sommes déjà à la gate 44. L’avion également. « C’est un boeing 747 des années ’70 » me dit Thierry. Il a l’air un peu vieux mais il est joli et original, chaque fenêtre est décorée avec des dessins indiens. Au compte-goutte, le personnel naviguant arrive. « Thierry, tu as vu le personnel de bord ? » « Oui, les hôtesses, c’est pas vraiment les miss monde qu’on voit dans les magazines » « Non, je voulais surtout que tu regardes l’état du costume des hommes. » « Ah oui, effectivement, le bord de leur col de chemise et veston est complètement élimés…. » « Ben, j’espère que l’avion n’est pas dans le même état…. »
Nous devrions décollés à 16h. Or, je vois qu’il est 17h….heu...…….18h et pas de nouvelles mais, tout à coup, nous entendons un appel dans le micro.
-« Les passagers du vol Air India 140 à destination de Delhi sont priés de patienter un instant, l’avion est en réparation…. »
-« Hein ?!?! Quoi ?!?!? Hé Thierry, moi je monte pas dans cet avion ». Il me corrige : « L’avion est en préparation »….….Ouf !!
Nous pouvons enfin embarquer vers 18h15. Nos sièges sont superbement bien placés à la première rangée, et Thierry pourra allonger ses jambes. Tiens, il y a déjà quelqu’un à sa place. C’est un monsieur indien. « Excuse me sir, but you took my place » « No, it’s my seat» « Sorry, but look once to your embarkment card and you will see that you are wrong. I have the window and my wife, the middle seat» « grrrrrrr……»”
Il se lève en râlant et recule de 2 places……Voilà notre premier contact avec l’Inde. ….
19h30. Un petit en-cas nous est servi. Bonne nouvelle : mousse de poisson sur toast. Mauvaise nouvelle : les toast font 3x2cm !! Est-ce là notre souper ?!?! Mauvaise langue que je suis. …….Une heure plu tard, notre hôtesse nous apporte un sachet de cacahuètes…..
L’avion traverse de grands trous d’air et je ne me sens pas trop bien. Assez mal en tout les cas pour ne pas avoir envie de manger ce bon repas indien qui arrive. C’est Thierry qui mange tout : poulet tandoori et mouton. L’odeur des épices me retourne l’estomac et je suis à 2 doigts de crier « Raoul »….…
Mais cela n’arrivera pas, je l’ai décidé !!
Autre chose : le pilote…..mais quelle babelutte celui-là !!
- « A votre gauche, vous pouvez admirer les Alpes » - « Si vous regardez à droite, vous verrez les Carpates » - « Attention, nous allons survoler….
En fait, il nous fait un cours de géographie. C’est super sympa. Non seulement, il nous pilote, mais en plus, il nous explique tout ce qu’il voit sur son chemin. Je me demande si je dois lui donner un pourboire en descendant de l’avion…….
Je parviens, malgré les turbulences qui ne cessent, à m’endormir.
Voilà qu’à 4h du matin, Mr le professeur de géographie réveille 700 passagers, juste pour dire que nous passons la frontière pakistanaise !!!
Mais il a eu raison, notre guide. La frontière entre le Pakistan et l’Inde est complètement illuminée. Je ne situe pas trop exactement le tronçon illuminé mais là, c’est géant !! Merci !!
Dimanche 1 avril 2001
5h13. Les formalités administratives accomplies, nous sommes les premiers à passer le hall de sortie de l'aéroport de Delhi. Un hall triste, éclairé de néons crasseux et quelques fans fatigués qui tournent au ralenti.
Il y a là, au milieu de ce hall, une femme assise sur une chaise branlante. Autour d’elle, des dizaines de personnes à même le sol qui tâtonnent, ouvrent, contrôle et trient des centaines colis. Ils lui crient le nom du destinataire (sans doute) et elle l’inscrit dans un vieux carnet tout destroy et jauni. Je regarde de plus près…..ah oui, je ne me suis pas trompée….c’est bien ce que je pensais avoir lu...ce sont des colis qui viennent d’arriver avec Fédéral Express…..
Il est un peu plus de 5h30 quand on sort de l’aéroport mais nous ne sommes pas seul……………..Une nuée de rickshaw nous saute dessus pour nous emmener en ville !!! C’est une véritable plaie…
Hé là, moi pas me faire avoir hein !! J’ai bien lu mon guide avant de partir et je sais qu’il y a le bus 780 qui va en ville pour à peine quelques sous. Il y a bien 2-3 bus devant l’entrée mais il n’y a personne à l’intérieur. Les rickshawallas nous disent que les chauffeurs de bus sont en grève et qu’il n’y a pas d’autre solution que de partir avec eux…. D’après notre guide, l’arrêt de bus se trouve de l’autre côté de la rue. On s’engage donc dans la pénombre………..et c’est là que je la vois !!!
Elle est très foncée, je dirais même racée, la tête bien haute comme pour défier les nouveaux arrivants. Ils ont bien fait ça, on dirait une vraie !!! « Waow !! T’as vu ? Ils ont fait, comme chez nous à Blankenberge, à la côte belge, une statue pour accueillir les touristes !! » « Oui, oui, Marie, il est temps que tu te reposes… » « Mais non, regarde !! On dirait une vraie !! « Marie…………. c’est une vraie….……...................vache ….. »
La honte……Pourtant je le savais. Cela faisait un an que je me documentais sur ce pays. J’ai tout vu, tout lu, tout entendu à propos de l’Inde….. Je suis à peine depuis 10 minutes sur le sol indien et voilà que je suis déjà perturbée….…. Hé non, ce n’est pas un poisson d’avril. Devant l’aéroport de Delhi ce samedi 01 avril 2001, il y a des vaches qui se baladent tranquillement… Tant que l’on n’est pas plongé dedans, on ne peut pas réaliser. Aucun livre, aucun documentaire, aucun récit ne peut remplacer la réalité, les bruits, les odeurs, la langue, les couleurs….
Décidément, il est temps que je me repose….
Après une promenade dans les environs de l’aéroport, nous y revenons et montons dans le premier bus dont le chauffeur nous confirme la destination du centre-ville. Là, pendant une heure, nous attrapons l’Inde en pleine poire !! Il n’est que 6h30 et il fait déjà 21°. Le chauffeur de bus se fraye un chemin à coup de klaxon comme si c’était une urgence. Ca nous dépasse déjà. Mais le pire, c’est ce que nous voyons tout au long du chemin. Nous en restons muets. De fatigue bien sur, mais également de stupéfaction de voir ce que l’on voit…… Tout ces gens qui dorment sur les trottoirs au milieu des vaches, singes, chiens, chèvres, cochons, corbeaux, de la crasse, de la puanteur partout. C’est tellement loin de nos réalités d’occidentaux…
Et soudain, le chauffeur de bus ralenti et nous dit de descendre. « Ok, you can go. It’s here. » « Are you sure this is the centre of Delhi? Connaught Place? » « Sure, no problem » (on l’entendra souvent ce “no problem”…)
No problem, no problem…..C’est vite dit ça…..
C’est sur, on s’est fait avoir, c’est pas le centre ici, ça doit encore être la banlieue…...mais….Connaught Place, ça devrait être plus moderne, non ? Plus vivant, non ? Heu, j’ sais pas moi, un peu plus occidental quoi, avec des belles rues bien tracées, histoire que je sois pas trop paumée….. Au lieu de cela, je ne vois que des trottoirs défoncés et de la saleté partout autour de nous. Qu’à cela ne tienne, j’ouvre mon guide pour me situer un peu. « Bon, allons jusqu’au coin de la rue voir si on trouve une plaque qui nous donne le nom de cet endroit » « Heu, je vois rien » « C’est pas grave. Il y a un Sikh là qui arrive. On va lui demander »
Il est grand et à l’air d’avoir bien capté notre désarroi…. « Can I help you? » « Yes, thank you. We are a little bit lost and we are looking for the Connaught place and a room. » « No problem, I can call you a rickshaw and tell him the adress of a good room» « Oh Thank you so much » « You’re welcome »
Dans la seconde qui suit, alors que l’on n’avait pas vu un seul véhicule circuler dans le coin depuis notre arrivée dans le quartier, un rickshaw arrive de nulle part. C’est magique non ?!?!?
Après une petite conversation entre le sikh et le chauffeur (évidemment, on sait pas ce qu’ils se disent), nous payons 10 rps. et nous nous installons pour une première course dans cet engin pétaradant. Nous savons bien évidemment que le chauffeur recevra une petite commission de l’hôtel où il nous emmène, mais ce n’est pas grave. On est tellement fatigués qu’on n’a plus de courage. Arrivés à l’hôtel Red Castel dans le quartier de Karol Bagh, on nous annonce 1500 rps. pour une chambre. Ca à l’air cher non ? Mais trop fatigués pour discuter, nous nous installons dans le petit salon dans le hall et attendons que la chambre soit prête. Le-dit hall est dallé de marbre et la cage d’escalier est tout en fer forgé. C’est très chic…..Le patron vient s’installer avec nous pour faire plus ample connaissance et nous offre un café. Cela nous fait du bien car nous n’avons encore rien ingurgité depuis l’avion. Arrive un gars ….. C’est, visiblement, un copain du patron qui veut tout savoir sur nous et parle même quelques mots de français. Nous intégrons enfin notre chambre. Elle est assez sympa. Un grand lit de 2 personnes, un petit frigo, une télé, une salle de bain et, de la fenêtre, nous avons une vue sur un joli petit parc. Nous prenons une douche et redescendons.
Notre « nouvel ami » est toujours là. Il nous propose d’aller à son agence. Il nous trouve tellement sympathique qu’il veut nous offrir un tour de la ville gratuit. Vu qu’on n’a pas de projets précis, on accepte. De toute façon, on a pas envie de se casser la tête le premier jour…. On embarque dans une belle voiture blanche, on dirait une voiture de ministre, une Tata ambassador et on roule….50 m !!! Ils sont fous ou quoi !!...on aurait pu les faire à pied !! L’agence d’Ali n’est pas très grande, 3x2 m à tout casser. Malgré le fan qui tourne au plafond, il fait une chaleur étouffante et cela fait maintenant plus de 36h que nous n’avons pas dormi, ça commence à être dur-dur…… Evidemment, Ali et son cousin sont très sympas. Ils nous offrent le thé, nous montrent les dizaines de livres d’or signés par leurs précédents clients, étalent leurs cartes géographiques de l’Inde, les photos magnifiques du Cashmire, région d’origine d’Ali.
On lui explique que le Cashmire n’est pas prévu au programme, que nous avons un avion à prendre dans 15 jours à Mumbai, que nous sommes fatigués et que nous allons réfléchir…. « No problem…..i can make you a good trip…and a good price » « Thank you Ali, but we have no idea what will be our plans. We have to think » « Look, you can have a car with driver for 1 week, 7 days and I can book you hotels, so, no worry, everything will be ok » « Ok, say what you propose and we will see » « You can go to Agra, Jaipur, Pushkar, Udaipur and come back to Delhi»« No, it’s not a good idea, we go to Mumbai. » « No problem, I can book train tickets from Udaipur to Mumbai and rooms for you till Udaipur »
En fait, Ali n’a pas d’autorisation de rouler au-delà de la frontière du Rajasthan. « Ca à l’air sympa comme proposition, qu’est-ce que t’en penses Thierry ?» « Oui, c’est pas mal. Comme ça, on ne doit plus se tracasser, tout est déjà réservé. En plus, demandons un ticket de train pour Daman, ça nous fera du bien. On veut de toute façon s’y arrêter 2-3 jours. » « Bon, je demande le prix maintenant….» « Ok, say us exactly what you porpose and give us a price. » « Look this programme: You have a car with driver for 8 days. Visit of Agra, Fathepur-Sikri, Jaipur, Amber, Pushkar, Udaipur. 7 nights in good hotels + 1 train ticket Udaipur-Ahmedabad+ 1 train ticket Ahmedabad-Vapi + 1 train ticket Vapi-Mumbai for only……….(et c’est là que vous commencer à rire comme des baleines)……………30000 rps…..…..and because you are good persons, i offer you a car for free today to visit Delhi »
Oui, vous avez bien lu, 30.000 rps !!! Le pire, c’est que grâce ou à cause de la chaleur suffocante, le décalage horaire, l’absence de repas depuis l’avion, le baratinage des 2 zouaves qu’on a en face de nous, le fait qu’on ne nous a pas lâché une seconde depuis la descente du bus, et bien, on ne fait pas du tout la conversion en euros, on n’a rien vu venir et on ne réagit pas !! Ou plutôt, on réagit comme des triples cons et on acquiesce à tout !! On signe et on paie directement sans réfléchir…..sauf que je sais que maintenant, on a plus un balle sur nous et qu’on doit trouver un distributeur de billet. « No problem, you can take my car and driver to get some money »
Quelle gentillesse...grrrrrrr. Là, il est trop sympa non ?!?!?
Nous sortons de l’agence et la voiture nous attend déjà pour aller à la banque. Nazir, notre chauffeur pour la journée, nous dépose à Connaught Place (on l’aura quand même vu) afin de manger un bout dans un petit snack le long des colonnades. Alors que nous sortons du snack, deux petits cireurs nous accostent. Thierry porte des bottines en toile et moi, je suis en tong. Pas de bol pour eux mais nous leur achetons une bouteille de coca et des chapatis. Ils s’en vont tout heureux. On se promène un peu dans le parc central mais nous sommes tout de suite suivi par une gamine à l’air pitoyable, genre, 8-9 ans avec un bébé dans les bras. « One roupee pleeeeeeeeease, one roupee for my baby…. » C’est très dur de vivre ça pour la première fois. Je ne sais pas du tout comment réagir. Je lui donne quelque chose ou je continue sans la regarder ? De toute façon, elle nous suit partout. Un sikh s’approche de nous et nous dit qu’il ne faut absolument rien donner aux enfants car ils doivent souvent remettre leur argent à des adultes pas toujours sympa avec eux. Mais si l’on veut faire des offrandes, « no problem » nous pouvons aller avec lui au temple sikh qui se trouve juste à côté. Nous accompagnons donc ce monsieur et nous nous baladons dans des petites ruelles. Il s’intéresse fort à nous, veut tout savoir sur la Belgique, quel est le but de notre voyage. Avant d’arriver au temple, il nous invite à monter chez lui qui, en fait, ……….n’est qu’un bureau !! Voilà qu’on s’y fait reprendre !! Il nous étale ses prospectus tous pourris ….Holà stop !!! On a déjà assez donné !! Nous déguerpissons et rejoignons Nazir.
13h. Il fait très chaud. Il règne une pollution indescriptible sur la ville. On s’arrête au Raj Gath, mémorial au Mahatma Gandhi au bord de la Jamuna, au temple du Lotus, au fort rouge et à la colonne du Qutb Minar. De là, nous allons jusqu’à l’ India Gate. Nous restons un moment à nous balader dans les pelouses aux alentours de l'arche mais l’on nous alpague de toutes parts. L’un avec un singe acrobate, l’autre avec un cobra. On veut tout nous vendre : des cartes postales, des tee-shirts, des ballons et des gadgets chinois. On stoppe également un petit coup au parlement où les singes squattent les jardins. Nazir nous explique que pour se faire un petit plus, il emmène les touristes dans des emporiums (magasins agrées par le gouvernement), et nous demande si ça ne nous ennuierait pas. Si c’est si gentiment demandé, pas de problème mais à une condition : pas d’arnaque hein !! On a déjà eu assez pour aujourd’hui !! On achète rien mais cela donne une vague idée des prix pratiqués.
Le soleil se couche déjà et nous rentrons à l’hôtel pour prendre une douche. A peine sortie de la salle de bain, l’électricité se coupe et nous entendons un boucan d’enfer. C’est un groupe électrogène qui se met en route tout à côté de notre chambre… Nous voulons ressortir pour aller souper mais le patron de l’hôtel nous dit que c’est hyper dangereux de sortir seul dans ce quartier et surtout quand il n’y a plus d’électricité……Il nous propose de nous offrir un taxi et nous allons manger un bout au Nirula’s restaurant. On y mange, oui, je sais, c’est pas très indien, un chili con carne et des pâtes au poulet.
Là, maintenant, on est complètement mort de fatigue et on rentre dormir. Mais arrivés dans la chambre, le groupe électrogène tourne toujours et la chambre est puante et bleue des émanations de pétrole qui entrent par les aérations de la salle de bain !!
-« Hey, our room is stincking!! What’s that?!?!? » -« No problem sir, it will be stop in a few minutes» -« Be sure, because we are very tired » -« No problem sir, I promiss»
-« Ok, I have to call. How much is it for a phonecall to Belgium? » -« Only 5 roupees for 1 minut. »
Après avoir rassurés les enfants qui sont restés à Bruxelles, nous regagnons notre chambre.
Le bruit infernal du générateur s’arrête et l’électricité revient...c'est enfin l'heure de dormir.....🤪
Samedi 31 mars 2001
6h30 !! C’est l’heure, c’est le moment, c’est l’instant, c’est le jour J !! Thierry fait couler le café, Marie fait couler la douche…
7h30. Il fait seulement 7°…brrrrrrrrrr…..vite vite un bus 71 qui nous mène à la gare centrale de Bruxelles puis, le train jusqu’à Zaventem. Ce sont les vacances scolaires de Pâques et il y a un monde fou !! Nous montons au resto qui donne sur les pistes et nous enfilons un petit-déjeuner en imaginant notre futur voyage. A peine avons-nous décollé que nous atterrissons déjà 40 minutes plutard à Roissy Charles de Gaulle. Notre avion ne décollant qu’à 16h, cela nous donne le temps de mettre notre sac à dos en consigne et de prendre un RER pour Paris car j’ai envie de boire un bon café crème au bord du canal St Martin. Hélas, le personnel du-dit RER est en grève et nous sommes condamnés à passer le restant de la journée à l’aéroport. Cela passe assez vite car il y tellement de choses à voir dans un aéroport. Comme nous n’avons chacun qu’un seul sac à dos très léger que nous garderons en cabine, l’enregistrement est rapide.
Une heure avant d’embarquer, nous sommes déjà à la gate 44. L’avion également. « C’est un boeing 747 des années ’70 » me dit Thierry. Il a l’air un peu vieux mais il est joli et original, chaque fenêtre est décorée avec des dessins indiens. Au compte-goutte, le personnel naviguant arrive. « Thierry, tu as vu le personnel de bord ? » « Oui, les hôtesses, c’est pas vraiment les miss monde qu’on voit dans les magazines » « Non, je voulais surtout que tu regardes l’état du costume des hommes. » « Ah oui, effectivement, le bord de leur col de chemise et veston est complètement élimés…. » « Ben, j’espère que l’avion n’est pas dans le même état…. »
Nous devrions décollés à 16h. Or, je vois qu’il est 17h….heu...…….18h et pas de nouvelles mais, tout à coup, nous entendons un appel dans le micro.
-« Les passagers du vol Air India 140 à destination de Delhi sont priés de patienter un instant, l’avion est en réparation…. »
-« Hein ?!?! Quoi ?!?!? Hé Thierry, moi je monte pas dans cet avion ». Il me corrige : « L’avion est en préparation »….….Ouf !!
Nous pouvons enfin embarquer vers 18h15. Nos sièges sont superbement bien placés à la première rangée, et Thierry pourra allonger ses jambes. Tiens, il y a déjà quelqu’un à sa place. C’est un monsieur indien. « Excuse me sir, but you took my place » « No, it’s my seat» « Sorry, but look once to your embarkment card and you will see that you are wrong. I have the window and my wife, the middle seat» « grrrrrrr……»”
Il se lève en râlant et recule de 2 places……Voilà notre premier contact avec l’Inde. ….
19h30. Un petit en-cas nous est servi. Bonne nouvelle : mousse de poisson sur toast. Mauvaise nouvelle : les toast font 3x2cm !! Est-ce là notre souper ?!?! Mauvaise langue que je suis. …….Une heure plu tard, notre hôtesse nous apporte un sachet de cacahuètes…..
L’avion traverse de grands trous d’air et je ne me sens pas trop bien. Assez mal en tout les cas pour ne pas avoir envie de manger ce bon repas indien qui arrive. C’est Thierry qui mange tout : poulet tandoori et mouton. L’odeur des épices me retourne l’estomac et je suis à 2 doigts de crier « Raoul »….…
Mais cela n’arrivera pas, je l’ai décidé !!
Autre chose : le pilote…..mais quelle babelutte celui-là !!
- « A votre gauche, vous pouvez admirer les Alpes » - « Si vous regardez à droite, vous verrez les Carpates » - « Attention, nous allons survoler….
En fait, il nous fait un cours de géographie. C’est super sympa. Non seulement, il nous pilote, mais en plus, il nous explique tout ce qu’il voit sur son chemin. Je me demande si je dois lui donner un pourboire en descendant de l’avion…….
Je parviens, malgré les turbulences qui ne cessent, à m’endormir.
Voilà qu’à 4h du matin, Mr le professeur de géographie réveille 700 passagers, juste pour dire que nous passons la frontière pakistanaise !!!
Mais il a eu raison, notre guide. La frontière entre le Pakistan et l’Inde est complètement illuminée. Je ne situe pas trop exactement le tronçon illuminé mais là, c’est géant !! Merci !!
Dimanche 1 avril 2001
5h13. Les formalités administratives accomplies, nous sommes les premiers à passer le hall de sortie de l'aéroport de Delhi. Un hall triste, éclairé de néons crasseux et quelques fans fatigués qui tournent au ralenti.
Il y a là, au milieu de ce hall, une femme assise sur une chaise branlante. Autour d’elle, des dizaines de personnes à même le sol qui tâtonnent, ouvrent, contrôle et trient des centaines colis. Ils lui crient le nom du destinataire (sans doute) et elle l’inscrit dans un vieux carnet tout destroy et jauni. Je regarde de plus près…..ah oui, je ne me suis pas trompée….c’est bien ce que je pensais avoir lu...ce sont des colis qui viennent d’arriver avec Fédéral Express…..
Il est un peu plus de 5h30 quand on sort de l’aéroport mais nous ne sommes pas seul……………..Une nuée de rickshaw nous saute dessus pour nous emmener en ville !!! C’est une véritable plaie…
Hé là, moi pas me faire avoir hein !! J’ai bien lu mon guide avant de partir et je sais qu’il y a le bus 780 qui va en ville pour à peine quelques sous. Il y a bien 2-3 bus devant l’entrée mais il n’y a personne à l’intérieur. Les rickshawallas nous disent que les chauffeurs de bus sont en grève et qu’il n’y a pas d’autre solution que de partir avec eux…. D’après notre guide, l’arrêt de bus se trouve de l’autre côté de la rue. On s’engage donc dans la pénombre………..et c’est là que je la vois !!!
Elle est très foncée, je dirais même racée, la tête bien haute comme pour défier les nouveaux arrivants. Ils ont bien fait ça, on dirait une vraie !!! « Waow !! T’as vu ? Ils ont fait, comme chez nous à Blankenberge, à la côte belge, une statue pour accueillir les touristes !! » « Oui, oui, Marie, il est temps que tu te reposes… » « Mais non, regarde !! On dirait une vraie !! « Marie…………. c’est une vraie….……...................vache ….. »
La honte……Pourtant je le savais. Cela faisait un an que je me documentais sur ce pays. J’ai tout vu, tout lu, tout entendu à propos de l’Inde….. Je suis à peine depuis 10 minutes sur le sol indien et voilà que je suis déjà perturbée….…. Hé non, ce n’est pas un poisson d’avril. Devant l’aéroport de Delhi ce samedi 01 avril 2001, il y a des vaches qui se baladent tranquillement… Tant que l’on n’est pas plongé dedans, on ne peut pas réaliser. Aucun livre, aucun documentaire, aucun récit ne peut remplacer la réalité, les bruits, les odeurs, la langue, les couleurs….
Décidément, il est temps que je me repose….
Après une promenade dans les environs de l’aéroport, nous y revenons et montons dans le premier bus dont le chauffeur nous confirme la destination du centre-ville. Là, pendant une heure, nous attrapons l’Inde en pleine poire !! Il n’est que 6h30 et il fait déjà 21°. Le chauffeur de bus se fraye un chemin à coup de klaxon comme si c’était une urgence. Ca nous dépasse déjà. Mais le pire, c’est ce que nous voyons tout au long du chemin. Nous en restons muets. De fatigue bien sur, mais également de stupéfaction de voir ce que l’on voit…… Tout ces gens qui dorment sur les trottoirs au milieu des vaches, singes, chiens, chèvres, cochons, corbeaux, de la crasse, de la puanteur partout. C’est tellement loin de nos réalités d’occidentaux…
Et soudain, le chauffeur de bus ralenti et nous dit de descendre. « Ok, you can go. It’s here. » « Are you sure this is the centre of Delhi? Connaught Place? » « Sure, no problem » (on l’entendra souvent ce “no problem”…)
No problem, no problem…..C’est vite dit ça…..
C’est sur, on s’est fait avoir, c’est pas le centre ici, ça doit encore être la banlieue…...mais….Connaught Place, ça devrait être plus moderne, non ? Plus vivant, non ? Heu, j’ sais pas moi, un peu plus occidental quoi, avec des belles rues bien tracées, histoire que je sois pas trop paumée….. Au lieu de cela, je ne vois que des trottoirs défoncés et de la saleté partout autour de nous. Qu’à cela ne tienne, j’ouvre mon guide pour me situer un peu. « Bon, allons jusqu’au coin de la rue voir si on trouve une plaque qui nous donne le nom de cet endroit » « Heu, je vois rien » « C’est pas grave. Il y a un Sikh là qui arrive. On va lui demander »
Il est grand et à l’air d’avoir bien capté notre désarroi…. « Can I help you? » « Yes, thank you. We are a little bit lost and we are looking for the Connaught place and a room. » « No problem, I can call you a rickshaw and tell him the adress of a good room» « Oh Thank you so much » « You’re welcome »
Dans la seconde qui suit, alors que l’on n’avait pas vu un seul véhicule circuler dans le coin depuis notre arrivée dans le quartier, un rickshaw arrive de nulle part. C’est magique non ?!?!?
Après une petite conversation entre le sikh et le chauffeur (évidemment, on sait pas ce qu’ils se disent), nous payons 10 rps. et nous nous installons pour une première course dans cet engin pétaradant. Nous savons bien évidemment que le chauffeur recevra une petite commission de l’hôtel où il nous emmène, mais ce n’est pas grave. On est tellement fatigués qu’on n’a plus de courage. Arrivés à l’hôtel Red Castel dans le quartier de Karol Bagh, on nous annonce 1500 rps. pour une chambre. Ca à l’air cher non ? Mais trop fatigués pour discuter, nous nous installons dans le petit salon dans le hall et attendons que la chambre soit prête. Le-dit hall est dallé de marbre et la cage d’escalier est tout en fer forgé. C’est très chic…..Le patron vient s’installer avec nous pour faire plus ample connaissance et nous offre un café. Cela nous fait du bien car nous n’avons encore rien ingurgité depuis l’avion. Arrive un gars ….. C’est, visiblement, un copain du patron qui veut tout savoir sur nous et parle même quelques mots de français. Nous intégrons enfin notre chambre. Elle est assez sympa. Un grand lit de 2 personnes, un petit frigo, une télé, une salle de bain et, de la fenêtre, nous avons une vue sur un joli petit parc. Nous prenons une douche et redescendons.
Notre « nouvel ami » est toujours là. Il nous propose d’aller à son agence. Il nous trouve tellement sympathique qu’il veut nous offrir un tour de la ville gratuit. Vu qu’on n’a pas de projets précis, on accepte. De toute façon, on a pas envie de se casser la tête le premier jour…. On embarque dans une belle voiture blanche, on dirait une voiture de ministre, une Tata ambassador et on roule….50 m !!! Ils sont fous ou quoi !!...on aurait pu les faire à pied !! L’agence d’Ali n’est pas très grande, 3x2 m à tout casser. Malgré le fan qui tourne au plafond, il fait une chaleur étouffante et cela fait maintenant plus de 36h que nous n’avons pas dormi, ça commence à être dur-dur…… Evidemment, Ali et son cousin sont très sympas. Ils nous offrent le thé, nous montrent les dizaines de livres d’or signés par leurs précédents clients, étalent leurs cartes géographiques de l’Inde, les photos magnifiques du Cashmire, région d’origine d’Ali.
On lui explique que le Cashmire n’est pas prévu au programme, que nous avons un avion à prendre dans 15 jours à Mumbai, que nous sommes fatigués et que nous allons réfléchir…. « No problem…..i can make you a good trip…and a good price » « Thank you Ali, but we have no idea what will be our plans. We have to think » « Look, you can have a car with driver for 1 week, 7 days and I can book you hotels, so, no worry, everything will be ok » « Ok, say what you propose and we will see » « You can go to Agra, Jaipur, Pushkar, Udaipur and come back to Delhi»« No, it’s not a good idea, we go to Mumbai. » « No problem, I can book train tickets from Udaipur to Mumbai and rooms for you till Udaipur »
En fait, Ali n’a pas d’autorisation de rouler au-delà de la frontière du Rajasthan. « Ca à l’air sympa comme proposition, qu’est-ce que t’en penses Thierry ?» « Oui, c’est pas mal. Comme ça, on ne doit plus se tracasser, tout est déjà réservé. En plus, demandons un ticket de train pour Daman, ça nous fera du bien. On veut de toute façon s’y arrêter 2-3 jours. » « Bon, je demande le prix maintenant….» « Ok, say us exactly what you porpose and give us a price. » « Look this programme: You have a car with driver for 8 days. Visit of Agra, Fathepur-Sikri, Jaipur, Amber, Pushkar, Udaipur. 7 nights in good hotels + 1 train ticket Udaipur-Ahmedabad+ 1 train ticket Ahmedabad-Vapi + 1 train ticket Vapi-Mumbai for only……….(et c’est là que vous commencer à rire comme des baleines)……………30000 rps…..…..and because you are good persons, i offer you a car for free today to visit Delhi »
Oui, vous avez bien lu, 30.000 rps !!! Le pire, c’est que grâce ou à cause de la chaleur suffocante, le décalage horaire, l’absence de repas depuis l’avion, le baratinage des 2 zouaves qu’on a en face de nous, le fait qu’on ne nous a pas lâché une seconde depuis la descente du bus, et bien, on ne fait pas du tout la conversion en euros, on n’a rien vu venir et on ne réagit pas !! Ou plutôt, on réagit comme des triples cons et on acquiesce à tout !! On signe et on paie directement sans réfléchir…..sauf que je sais que maintenant, on a plus un balle sur nous et qu’on doit trouver un distributeur de billet. « No problem, you can take my car and driver to get some money »
Quelle gentillesse...grrrrrrr. Là, il est trop sympa non ?!?!?
Nous sortons de l’agence et la voiture nous attend déjà pour aller à la banque. Nazir, notre chauffeur pour la journée, nous dépose à Connaught Place (on l’aura quand même vu) afin de manger un bout dans un petit snack le long des colonnades. Alors que nous sortons du snack, deux petits cireurs nous accostent. Thierry porte des bottines en toile et moi, je suis en tong. Pas de bol pour eux mais nous leur achetons une bouteille de coca et des chapatis. Ils s’en vont tout heureux. On se promène un peu dans le parc central mais nous sommes tout de suite suivi par une gamine à l’air pitoyable, genre, 8-9 ans avec un bébé dans les bras. « One roupee pleeeeeeeeease, one roupee for my baby…. » C’est très dur de vivre ça pour la première fois. Je ne sais pas du tout comment réagir. Je lui donne quelque chose ou je continue sans la regarder ? De toute façon, elle nous suit partout. Un sikh s’approche de nous et nous dit qu’il ne faut absolument rien donner aux enfants car ils doivent souvent remettre leur argent à des adultes pas toujours sympa avec eux. Mais si l’on veut faire des offrandes, « no problem » nous pouvons aller avec lui au temple sikh qui se trouve juste à côté. Nous accompagnons donc ce monsieur et nous nous baladons dans des petites ruelles. Il s’intéresse fort à nous, veut tout savoir sur la Belgique, quel est le but de notre voyage. Avant d’arriver au temple, il nous invite à monter chez lui qui, en fait, ……….n’est qu’un bureau !! Voilà qu’on s’y fait reprendre !! Il nous étale ses prospectus tous pourris ….Holà stop !!! On a déjà assez donné !! Nous déguerpissons et rejoignons Nazir.
13h. Il fait très chaud. Il règne une pollution indescriptible sur la ville. On s’arrête au Raj Gath, mémorial au Mahatma Gandhi au bord de la Jamuna, au temple du Lotus, au fort rouge et à la colonne du Qutb Minar. De là, nous allons jusqu’à l’ India Gate. Nous restons un moment à nous balader dans les pelouses aux alentours de l'arche mais l’on nous alpague de toutes parts. L’un avec un singe acrobate, l’autre avec un cobra. On veut tout nous vendre : des cartes postales, des tee-shirts, des ballons et des gadgets chinois. On stoppe également un petit coup au parlement où les singes squattent les jardins. Nazir nous explique que pour se faire un petit plus, il emmène les touristes dans des emporiums (magasins agrées par le gouvernement), et nous demande si ça ne nous ennuierait pas. Si c’est si gentiment demandé, pas de problème mais à une condition : pas d’arnaque hein !! On a déjà eu assez pour aujourd’hui !! On achète rien mais cela donne une vague idée des prix pratiqués.
Le soleil se couche déjà et nous rentrons à l’hôtel pour prendre une douche. A peine sortie de la salle de bain, l’électricité se coupe et nous entendons un boucan d’enfer. C’est un groupe électrogène qui se met en route tout à côté de notre chambre… Nous voulons ressortir pour aller souper mais le patron de l’hôtel nous dit que c’est hyper dangereux de sortir seul dans ce quartier et surtout quand il n’y a plus d’électricité……Il nous propose de nous offrir un taxi et nous allons manger un bout au Nirula’s restaurant. On y mange, oui, je sais, c’est pas très indien, un chili con carne et des pâtes au poulet.
Là, maintenant, on est complètement mort de fatigue et on rentre dormir. Mais arrivés dans la chambre, le groupe électrogène tourne toujours et la chambre est puante et bleue des émanations de pétrole qui entrent par les aérations de la salle de bain !!
-« Hey, our room is stincking!! What’s that?!?!? » -« No problem sir, it will be stop in a few minutes» -« Be sure, because we are very tired » -« No problem sir, I promiss»
-« Ok, I have to call. How much is it for a phonecall to Belgium? » -« Only 5 roupees for 1 minut. »
Après avoir rassurés les enfants qui sont restés à Bruxelles, nous regagnons notre chambre.
Le bruit infernal du générateur s’arrête et l’électricité revient...c'est enfin l'heure de dormir.....🤪
Vos commentaires sur Air France?
Que pensez vous d'Air France ?
Je voudrais savoir que pensez vous de biens ou de mauvais sur AF car dans l'avion de retour de thailande, j'ai eu droit aune discussion assez chaude entre deux couples qui etais vraiment pas d'accord donc d'ou ma question ? Merci
Je voudrais savoir que pensez vous de biens ou de mauvais sur AF car dans l'avion de retour de thailande, j'ai eu droit aune discussion assez chaude entre deux couples qui etais vraiment pas d'accord donc d'ou ma question ? Merci











