Results for "Slovénie"
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Procédures pour payer une contravention en Italie?
Bonjour,
J'ai effectué un voyage en voiture de location de 9 jours en Italie (Milan - Verone - Florence - Rome) en septembre dernier et aujourd'hui, à ma grande surprise, je reçois un courrier d'AVIS contenant : une facure de 11€ pour frais administratifs une copie d'une contravention de 79€ envoyé par le commissariat de Veronne à AVIS concernant le véhicule que j'ai loué. Elle a eu lieu le 05 septembre à Verone car j'ai circulé (ou stationné) dans une zone "interdite" (je me suis fait traduire le courrier par un collègue). Il est indiqué en italien et en anglais que je ne dois rien payer, que la police m'enverra l'amende.
Donc pour résumer (c'est pas forcément clair), je pense que j'ai eu une amende (apparemment en Italie ils ne mettent pas de PVs), qu'ils l'ont envoyé chez AVIS, ces derniers leur ont communiqués mes coordonnées et m'ont facturés les fameux 11€ de frais.
Mes questions sont les suivantes : vais-je recevoir une amende ? comment devrai-je la payer ? vais-je avoir une majoration (car il y est indiqué que j'ai 60 jours pour payer) ? et si je la paye pas ? les 79€ sont-ils démesurés ?
Bref, je suis un peu largué ... donc merci par avance si vous pouvez me renseigner (et me donner d'autres infos si vous avez eu le même cas) !
J'ai effectué un voyage en voiture de location de 9 jours en Italie (Milan - Verone - Florence - Rome) en septembre dernier et aujourd'hui, à ma grande surprise, je reçois un courrier d'AVIS contenant : une facure de 11€ pour frais administratifs une copie d'une contravention de 79€ envoyé par le commissariat de Veronne à AVIS concernant le véhicule que j'ai loué. Elle a eu lieu le 05 septembre à Verone car j'ai circulé (ou stationné) dans une zone "interdite" (je me suis fait traduire le courrier par un collègue). Il est indiqué en italien et en anglais que je ne dois rien payer, que la police m'enverra l'amende.
Donc pour résumer (c'est pas forcément clair), je pense que j'ai eu une amende (apparemment en Italie ils ne mettent pas de PVs), qu'ils l'ont envoyé chez AVIS, ces derniers leur ont communiqués mes coordonnées et m'ont facturés les fameux 11€ de frais.
Mes questions sont les suivantes : vais-je recevoir une amende ? comment devrai-je la payer ? vais-je avoir une majoration (car il y est indiqué que j'ai 60 jours pour payer) ? et si je la paye pas ? les 79€ sont-ils démesurés ?
Bref, je suis un peu largué ... donc merci par avance si vous pouvez me renseigner (et me donner d'autres infos si vous avez eu le même cas) !
Les photos ça continue ici
......je relance donc :
c'est où ? 😛
c'est où ? 😛
Quelles sont les plus belles villes d'Europe que vous avez visité?
J'ai eu l'occasion d'aller en Europe ces dernières années, et celles qui m'ont plus impressionné c'est en premier
1) Venise avec ses canaux et l'atmosphère 2) Paris pour sa beauté architectural 3) Prague et Vienne pour leur histoire et la beauté des monuments et tout
1) Venise avec ses canaux et l'atmosphère 2) Paris pour sa beauté architectural 3) Prague et Vienne pour leur histoire et la beauté des monuments et tout
GeoQuizz
Bonjour, voici un petit jeu de devinette géographique...
"Je me promène en 1980 dans une ville et où que j'aille, au nord, au sud, à l'est ou à l'ouest, je me dirige toujours et inlassablement vers l'est !
Dans quelle ville suis-je ?"
"Je me promène en 1980 dans une ville et où que j'aille, au nord, au sud, à l'est ou à l'ouest, je me dirige toujours et inlassablement vers l'est !
Dans quelle ville suis-je ?"
L'Istrie et la Croatie en août
Bonjour,
Nous envisageons de partir en Croatie début août, pour profiter de la mer une semaine après un séjour dans les dolomites. Notre idée est d'aller au plus près, c'est à dire l'Istrie, pour ne pas faire trop de voiture pour 1 semaine. je ne connais pas du tout l'Istrie (ni même la croatie d'ailleurs). Evidemment on est en pleine saison, il y aura du monde. Est-il quand même possible de trouver un endroit pas trop bétonné, où on peut être un peu tranquille dans la nature, et profiter de la mer ?
Qui connait l'Istrie et peut me conseiller ? Merci d'avance !
Nous envisageons de partir en Croatie début août, pour profiter de la mer une semaine après un séjour dans les dolomites. Notre idée est d'aller au plus près, c'est à dire l'Istrie, pour ne pas faire trop de voiture pour 1 semaine. je ne connais pas du tout l'Istrie (ni même la croatie d'ailleurs). Evidemment on est en pleine saison, il y aura du monde. Est-il quand même possible de trouver un endroit pas trop bétonné, où on peut être un peu tranquille dans la nature, et profiter de la mer ?
Qui connait l'Istrie et peut me conseiller ? Merci d'avance !
Cherche photos de panneaux du monde
J’envisage de réaliser un site internet sur les panneaux de monde (oui, je sais, l’idée est bizarre). J’ai déjà de nombreuses photos de panneaux, prises au cours de voyages, mais si ce site pouvait également s’enrichir de vos photos, ce serait encore mieux.
Tous les panneaux sortant un peu de l’ordinaire sont bienvenus : - panneaux typiques de certains pays (le panneau « arrêt » du Québec, le panneau « Ped Xing » américain, etc) - panneaux de lieux mythiques (route 66, welcome to Las Vegas…) - panneaux sur les animaux (traversée d’ours, croisement de dromadaire, attention élan…) - panneaux insolites (noms de lieux bizarres, panneaux incompréhensibles, etc)
Tous les panneaux sont bienvenus, à partir du moment où ils sortent des standards internationaux. Pour vous donner une petite idée, voici quelques exemples : http://picasaweb.google.com/delseve59/Panneaux?authkey=cBikGqZ2JYw
Si vous avez en stock quelques photos de panneaux, pensez à moi, et si au cours de vos voyages, vous croisez des panneaux originaux, pensez à faire un petit cliché.
Précisez-moi le lieu de la photo (éventuellement la date) et le nom (ou pseudo) de l'auteur de la photo qui figurera sur le site.
Merci d’avance à tous
Tous les panneaux sortant un peu de l’ordinaire sont bienvenus : - panneaux typiques de certains pays (le panneau « arrêt » du Québec, le panneau « Ped Xing » américain, etc) - panneaux de lieux mythiques (route 66, welcome to Las Vegas…) - panneaux sur les animaux (traversée d’ours, croisement de dromadaire, attention élan…) - panneaux insolites (noms de lieux bizarres, panneaux incompréhensibles, etc)
Tous les panneaux sont bienvenus, à partir du moment où ils sortent des standards internationaux. Pour vous donner une petite idée, voici quelques exemples : http://picasaweb.google.com/delseve59/Panneaux?authkey=cBikGqZ2JYw
Si vous avez en stock quelques photos de panneaux, pensez à moi, et si au cours de vos voyages, vous croisez des panneaux originaux, pensez à faire un petit cliché.
Précisez-moi le lieu de la photo (éventuellement la date) et le nom (ou pseudo) de l'auteur de la photo qui figurera sur le site.
Merci d’avance à tous
Géoportail suisse et espagnol pour randonnées?
Bonjour tout le monde
J'envisage plusieurs rando et pour faire le road book, je voulais vous demander si en Espagne et en Suisse, voir meme en Italie, il y a un site internet avec toutes les cartes IGN comme geoportail chez nous.
Je vous remercie d'avance
Johan
J'envisage plusieurs rando et pour faire le road book, je voulais vous demander si en Espagne et en Suisse, voir meme en Italie, il y a un site internet avec toutes les cartes IGN comme geoportail chez nous.
Je vous remercie d'avance
Johan
Garmin Edge 605 ou 705 GPS pour vélo
Quelqu'un a t il déjà testé ce nouveau modéle de GPS pour vélo? Tout le monde en parle, surtout le systeme "GARMIN Connect"...téléchargement par échange de données sur le net d'itinéraires et routes tracées, cela avec d'autres utilisateurs .....avant d'achéter je préfére m'informer......!🙂
Les Photos (suite de la suite de la suite de la suite....)
Pour commencer,
Dites moi s'il vous plait où c'est et ce que c'est. 😎
(je ne reviendrai que vers 14H30, je vais faire un tour au musée du quai Branly 😉)
Dites moi s'il vous plait où c'est et ce que c'est. 😎
(je ne reviendrai que vers 14H30, je vais faire un tour au musée du quai Branly 😉)
Ryanair pour l'Espagne: pièces d'identité valables?
bonjour à tous je souhaite avoir une précision sur les piece d'identité necessaire pour un voyage avec la compagnie RYANAIR.
Est ce qu'il est possible d'aller en espagne avec ryanair avec comme piece d'identité : une carte de sejour valable 10 ans et un passeport tunisien en cour de validité
merci de vos reponse
Itinéraires sympathiques en 4x4 en Roumanie pour l'été 2008
Bonjour,
Nous recherchons des itinéraires sympatiques (roadbooks, pistes et lieux remarquables, ) pour un raide en 4X4 pour l'été 2008 en ROUMANIE.
et/ou des compagnons de voyages ayant également un 4X4 et souhaitant faire ce voyage.
Merci
Stéphane PARIS
Itinéraire et visites France-Grèce
Bonjour,
Je dois me rendre en Grèce (Athènes) en avril, par la route, en camping-car. Je dispose de 2 mois pour faire aller-retour. Quels sont les meilleurs itinéraires ? les plus sûrs ? les moins onéreux ?
Entre le Sud-Ouest (départ) et Athènes, qu'y a-t-il d'intéressant à visiter (dans les différents pays traversés et en Grèce) ?
Itinéraire pour toutes les Alpes à pied?
Bonjour,
je vais dans en europe cet été et j'ai bien l'intention de passer la grande majorité de mon temps dans les montagnes:P...mon but est de faire d'un bout à l'autre des alpes a pied, soit en trekking. je voulais savoir si quelqu'un connaissait un itinéraire qui fait les alpes en entier!
sacha
Carpe Diem
je vais dans en europe cet été et j'ai bien l'intention de passer la grande majorité de mon temps dans les montagnes:P...mon but est de faire d'un bout à l'autre des alpes a pied, soit en trekking. je voulais savoir si quelqu'un connaissait un itinéraire qui fait les alpes en entier!
sacha
Carpe Diem
Mission Ecologie: chantier, projet, volontariat
Bonjour a tous.
Voila, sa va faire plusieurs jours que je cherche un peu partout sur le net l'équivalent du titre de mon topic. A savoir, des assos, des infos, des organismes de toutes sortes qui puissent me renseigner (voire dans le meilleur des cas, me proposer) sur d'eventuelles missions, projets etc ... ecologiques internationnaux.
Je ne trouve pas 😕 .
Mes envies et mes idées sont un peu vagues, monter un projet, lutter contre la deforestation en Guyane, adhérer a une mission de sauvegarde de la faune ou/et de la flore ... Tout ca semble peu etre un peu trop reveur mais ca me tiens a coeur et arrive un moment ou l'on ferait mieux de se bouger. D'autant plus que si c'est pour une bonne cause 😛 .
Bref. Beaucoup de gens ici proposent ce genre d'actions de bénévolat mais seulement a des fins humanitaires. Y-a-t il ici des gens qui puissent m'aider dans mes recherches ? Des sites, des associations, des occaz, ou encore mieux que ca, du vecu ?
Merci d'avance 😉 . Au revoir.
Clément.
Voila, sa va faire plusieurs jours que je cherche un peu partout sur le net l'équivalent du titre de mon topic. A savoir, des assos, des infos, des organismes de toutes sortes qui puissent me renseigner (voire dans le meilleur des cas, me proposer) sur d'eventuelles missions, projets etc ... ecologiques internationnaux.
Je ne trouve pas 😕 .
Mes envies et mes idées sont un peu vagues, monter un projet, lutter contre la deforestation en Guyane, adhérer a une mission de sauvegarde de la faune ou/et de la flore ... Tout ca semble peu etre un peu trop reveur mais ca me tiens a coeur et arrive un moment ou l'on ferait mieux de se bouger. D'autant plus que si c'est pour une bonne cause 😛 .
Bref. Beaucoup de gens ici proposent ce genre d'actions de bénévolat mais seulement a des fins humanitaires. Y-a-t il ici des gens qui puissent m'aider dans mes recherches ? Des sites, des associations, des occaz, ou encore mieux que ca, du vecu ?
Merci d'avance 😉 . Au revoir.
Clément.
Madagascar: plus africaine ou asiatique?
Bonsoir à tous!!!!!🙂
Je voudrais débattre sur ce sujet avec vous amis de Madagascar!😉
madagascar plus africaine qu'asiatique ou alors un judicieux compromis 😉😉😉
à vos plumes😉
Je voudrais débattre sur ce sujet avec vous amis de Madagascar!😉
madagascar plus africaine qu'asiatique ou alors un judicieux compromis 😉😉😉
à vos plumes😉
Albanie: nostalgie
Albanie impressions et nostalgie
Le récit que je vais vous faire, consiste en un certain nombre de flashes et de sensations qui ont été les miens après trois années passées dans ce pays, entre 1999 et 2002. Ma perception des choses peut être plus ou moins erronée, voire partiale. Il est en effet sur un sujet aussi vaste, très difficile d'appréhender la situation en faisant abstraction de sa propre perception. D'ailleurs y a-t-il qu'une seule réalité?
Comme pour beaucoup de Français, l'Albanie représentait pour moi un pays très mystérieux dont on ne savait rien, et ce mystère m'a toujours attiré. C'est entre autre ce qui m'a conduit à me porter candidat pour aller y travailler.
Ce mystère était entretenu du fait de la conjonction d'une multitude de facteurs. Ma curiosité avait en outre été avivée par une discussion avec un pilote un peu avant mon arrivée à Tirana. Vers les années 1980 alors qu'il convoyait un avion vers la Grèce, survolant la mer Adriatique, il regardait très intrigué vers la gauche, car sa carte ne mentionnait qu'une vaste zone grise. De quoi laisser libre cours à tous les fantasmes.
L'Albanie représentait à mes yeux un pays du sud couvert de grandes montagnes désertes et hostiles avec la mer bleue en toile de fond comme en Grèce. Ce en quoi je ne m'étais pas trompé. L'hiver la montagne enneigée tombe dans la mer ionienne, et oui, l'Albanie, baignée par deux mers, l'Adriatique et l'Ionienne, ne s'étend que sur 28000 kilomètres carrés. L'Albanie, à l'image de ses habitants, n'a pas de complexe et s'affiche à l'image des grands. Sa population est de l'ordre de trois millions d'habitants, si proches et si différents d'un bout à l'autre du pays. Pays de bandits depuis la plus haute antiquité, où déjà à l'époque de la splendeur de l'Empire Ottoman les militaires turcs craignaient d'être affectés. Certaines des vallées du nord sont restées catholiques, car les sultans toujours pragmatiques, connaissaient le prix à payer pour réduire quelques tribus prêtes à tout pour garder leur indépendance. On se croirait presque en Gaule au temps d' Astérix et Obélix.
L'Albanie évoquait aussi pour moi un pays qui après un régime communiste particulièrement dur, venait de s'ouvrir au monde extérieur et dans lequel tout restait à faire. Enver Hoja avait poussé le culte de la personnalité très loin mais peut-être pas plus loin qu'un Staline ou un Ceausescu. Entre parenthèse, concernant ces deux personnages, je conseille les livres suivants:Béria vie et mort du chef de la police secrète soviétique de Thaddeus Wittlin (Elsevier Séquoia) et Horizons rouges dans les coulisses de la maison Ceausescu par l'ancien chef des services secrets roumains, le Général Ion Pacepa (presse pocket). Revenons à nos moutons!!! Là je débarquai avec ma formation et mes idées cartésiennes dans un monde bien différent de ce que je connaissais.
L'Albanie, c'est tout d'abord ce peuple marqué par cinquante ans d'un système aberrant et monstrueux, où la terreur et la délation s'étaient insinuées jusque dans la cellule familiale. Plus personne n'osait parler même à ses proches. La littérature albanaise actuelle est très fortement focalisée sur la narration de ce passé douloureux, à la manière d'un patient en séance de psychothérapie. Les auteurs à ne pas manquer sont Kadaré (Avril brisé, le général de l'armée morte...), Fatos Kongoli (peau de chien), Maks Velo, Ylet Aliçka (slogans de pierre) et Jusuj Vrioni. Ce dernier était jusqu'à sa mort, en 2001, le traducteur officiel d' Ismaël Kadaré. Il parlait un français parfait, dans les années trente il avait été major de sa promotion à HEC. Il est l'auteur d'un seul livre (à ma connaissance) à caractère biographique« Mondes effacés, souvenirs d'un Européen». Un soir je l'avais raccompagné de Dürres à Tirana et j'aurais aimé que le trajet soit cent fois plus long, tant sa conversation était passionnante.
L'Albanie, c'est aussi et surtout le pays de la rumeur, où il n'est jamais possible de situer la frontière entre la légende et la réalité. Des événements si déconcertants pour notre forme de pensée s'y sont passés et s'y passent encore. Lorsque vous vous déplacez, on vous prévient que les risques d'agression sont toujours si importants, que de nombreux Albanais n'osent pas bouger. Mais lorsque vous prenez votre courage à deux mains et que vous vous aventurez sur les routes pour vous rendre dans ces fameuses vallées perdues, où les troupes ottomanes avaient du reculer, vous découvrez une réalité albanaise bien différente de notre rationalité, qui met des frontières bien marquées entre ce pays et ses voisins. L'Albanie, c'est cet homme qui vous aborde de nuit dans un village à l'aspect lugubre et plongé dans une pénombre épaisse, et qui vous demande dans sa langue «t'as de quoi manger, t'as de quoi dormir», il ressent chez vous une certaine crainte et il vous offre spontanément le gîte et le couvert, dût-il vous donner son repas et se passer de manger. C'est aussi ce gamin qui habite au Monténégro et qui passe la rivière à gué pour venir à l'école dans un village du côté albanais. C'est aussi ces petits Albanais d'Albanie, que vous voyez jouer au football sous un mirador, et tout surpris vous réalisez que ce dernier est en Macédoine et que normalement il est destiné à empêcher les Albanais de passer la frontière. C'est aussi ce camion lourdement chargé qui arrive directement du Kossovo. Alors qu'il n'y a pas de route, il apparaît brutalement au bout du champ en pente, surchargé et penchant dangereusement. Mais l'Albanie, c'est aussi cet Albanais du sud, qui lorsque vous lui adressez la parole dans sa langue, fait semblant de ne pas comprendre et dans le meilleur des cas vous répond en grec, et qui traite d'Ottoman celui qui parle albanais. J'ai vécu des situations cocasses, posant une question en albanais, mon interlocuteur albanais me répondant en grec en demandant à mon épouse de traduire en français. Attention selon les villages dans la région de Dhërmi, de ne pas confondre entre « kali nirta »et « mirë mbrema », bonne nuit en grec ou bonsoir en albanais. Cependant, les Albanais ce sont toujours des gens très accueillants qui, bien souvent même s'ils n'ont rien, vous offrent tout. Ferais-je une comparaison avec une réunion de cadres supérieurs en France, où chacun à la pause fait bien attention de ne pas payer le café de son collègue à trente centimes d'euros. J'arrête là les comparaisons, mais cela m'a fait ressentir un malaise profond quant à notre société. Ce sont aussi, toujours des gens déchirés par ce passé terrible, qui n'en a épargné aucun et qui les a tous marqués de façon irrémédiable. Des familles toujours à la recherche de leurs morts, tués par le système répressif du dictateur Enver Hoja, qui dans leur quête d'indices payent les meurtriers. Quarante huit camps d'internement, 80 000 ou100 000 prisonniers politiques, internés ou relégués. La différence est simple, soit le camp de concentration avec barbelés ou l'exil dans une région éloignée avec interdiction de la quitter. Beaucoup d'Albanais croisent dans la rue et vous montrent leurs geôliers de l'époque communiste. De façon paradoxale, dans ce pays où la violence peut exploser brutalement, bourreaux et victimes cohabitent dans le calme, alors que la loi du Kanun (vendetta locale) maintient toujours cloîtrées de nombreuses familles dans la crainte de la vengeance par le sang. Ce qui se rapporte au passé tragique communiste semble être exclu du processus de vengeance. Sans doute avons-nous eu des démarches similaires dans d'autres circonstances en Europe de l'Ouest. L'Albanie, c'est aussi le procureur général d'une ville du nord qui un dimanche vous accompagne un gros pistolet à la ceinture, suivi de près par son garde du corps, et qui à chaque halte vous offre un double raki et, lorsque de temps en temps retentissent dans la montagne des tirs à la mitrailleuse lourde, il vous dit en souriant qu'il s'agit d'un mariage. Ce même procureur, lorsque le lundi matin, il vous fait visiter le palais de justice, vous explique que pour juger et condamner un bandit dangereux, il fait venir un juge de Tirana qui quittera le lieu du jugement immédiatement après la sentence pour éviter une rétorsion fatale immédiate de la part de la famille. L'Albanie, c'est aussi cette vallée reculée à l'extrême pointe nord du pays, où se situe le village de Vermosh. Le vieux berger qui vous offre le café, vous demande des nouvelles de la guerre. Vous lui demandez de quelle guerre il s'agit? Bien évidemment de la guerre en Afghanistan, s'empresse-t-il de vous répondre, tout étonné de votre incertitude .Puis d'un air malin, il vous précise qu'il a une fille qui habite à Miami et un fils à New York, quant au troisième enfant, un garçon casanier, il s'est arrêté à Rome. Ensuite il sort son téléphone portable, et vous montre d'un air moqueur sur la colline du côté monténégrin, le relais téléphonique serbe qui lui permet de communiquer avec ses enfants. Lorsque vous vous éloignez presque en pleine forêt de quelques dizaines de mètres de sa ferme, vous tombez sur le Monténégro et là apparaît un soldat serbe pas décidé à accepter le moindre franchissement de frontière. Son arme individuelle avec un baïonnette bien brillante vous enlève toute envie de plaisanter bien qu'il ne se montre pas menaçant. Mais depuis, le Monténégro a obtenu son indépendance et cela a peut-être changé. L'Albanie, c'est aussi les slogans de pierre, immenses inscriptions faites de cailloux peints en blanc et accrochés au plus haut aux flancs des montagnes, afin que l'on puisse s'imprégner de loin de la propagande du régime disparu d'Enver Hoja. Bien qu'à l'abandon depuis l'écroulement du régime au début des années quatre vingt dix, ces « œuvres » sont toujours très visibles .Certaines sont immenses et ont demandé pour leur construction le déplacements de centaines de personnes, qui devaient effectuer de nombreuses heures de marche pour arriver sur le site de travail, qui parfois durait plusieurs semaines du fait du gigantisme de certaines de ces inscriptions. L'Albanie, c'est aussi ces centaines de milliers de bunkers, soit petits pour le soldat soit gros pour une pièce d'artillerie, qui à eux seuls mériteraient un livre, sans parler de ces pieux métalliques en queue de cochon qui hérissaient le pays dans l'attente de percer les pieds des parachutistes de l'OTAN ou du Pacte de Varsovie. Du col de la route menant de Saranda à Girokastra, vous pouvez en dénombrer d'un seul coup d'œil plus de 600. Le regard embrasse en contrebas une large vallée faisant face à la Grèce. L'Albanie, c'est encore la ville de Korça, coincée entre la Macédoine et la Grèce, où reposent 640 soldats français, tombés au cours des guerres balkaniques. Ville de tradition française du fait de notre forte présence entre les deux guerres mondiales. Chaque année pour la commémoration du 11 novembre, l'attaché de défense français au côté de l'ambassadeur de France organise une cérémonie militaire, empreinte d'une grande émotion et il est difficile de retenir ses larmes lorsque les anciens élèves du lycée français entonnent leur répertoire de chansons françaises.
Outre ces clichés qui restent déconnectés de l'instant présent, l'Albanie actuelle est caractéristique d'un pays passé sans transition du communisme le plus absolu à l'ère du capitalisme le plus effréné, où liberté individuelle signifie pour beaucoup le droit de faire tout et n'importe quoi pour s'enrichir. Cette frénésie de liberté s'alimente à la source d'une double frustration, interne et externe. Interne, du fait du long régime carcéral imposé depuis la fin de la deuxième guerre mondiale; externe, à cause du dépeçage (selon le point de vue albanais mais, à mon sens, ils ont de bons arguments, lire à ce sujet le merveilleux livre du diplomate français Justin Godard « l'Albanie 1921 » Presses Universitaires de France), dépeçage donc de la zone de peuplement albanais décidé par les grandes puissances et ratifié par le traité de Londres en 1913 à la veille de la première guerre mondiale. Attention, je ne me range pas à leurs arguments, je dis simplement qu'ils existent. Les problèmes de territorialité dans les Balkans sont insolubles, car deux conceptions s'affrontent, la notion de nationalisme liée à une entité territoriale définie et fortement conceptualisée en Europe occidentale au 19 ème siècle et le concept ottoman permettant à des peuples de religions différentes de vivre sur un même territoire pourvu qu'ils acceptent la vassalité à l'Empire Ottoman. Chaque peuple en remontant dans son passé trouve de bons arguments pour revendiquer la terre sur laquelle il habite. Lire à ce sujet le livre très intéressant de Jean-Arnault Dérens « Balkans: la crise éditions Gallimard ». Pour stopper toute polémique, de cet état de fait, il résulte une grande confusion, exacerbée par le dysfonctionnement profond d'une société dans laquelle tout sens civique a disparu, car il est assimilé à un comportement communiste. Tirana est l'exemple le plus flagrant de développement anarchique. Cette ville de 700 000 habitants, y compris la conurbation qui englobe quasiment Dürres, à la démographie galopante due à l'exode rural pour cause de misère voit les immeubles pousser comme des champignons. Mais les capacités en eau et électricité ne suivent pas la demande et ne seront pas effectives avant longtemps, parce que les immeubles sont construits sur fonds privés et que les investissements structurants relèvent de fonds publics nationaux ou internationaux. Parler d'un pays pauvre n'est pas exact, dans la mesure où le prix du mètre carré est conséquent en ville, et tout s'achète en cash, en payant au fur et à mesure de la construction du bâtiment. Les voitures luxueuses sont légion, et même volées, elles ont un coût, car la longue chaîne des compromissions nécessaires pour passer les frontières et falsifier les papiers implique paiement. Ces modes de fonctionnement ne sont pas l'apanage exclusif de ce pays. Cela existe dans tous les pays qui viennent de quitter le communisme, et si l'on y regarde de près nos démocraties occidentales n'ont pas de leçons à donner. Sans citer de nom, chacun de nous aura immédiatement à l'esprit les traits de certains de nos hommes ou femmes en pointe qui ont été ou sont mêlés à des histoires pour le moins scabreuses. Cela me rappelle cette anecdote: tous les matins, un traducteur fait une synthèse des différents articles de la presse albanaise à l'intention de l'ambassadeur de France et de ses collaborateurs. Et ce matin hilarité générale, au lieu de traduire par république bananière, l'interprète a transcrit république en forme de banane.
L'Albanie, à l'image particulièrement ternie à l'étranger, outre ses maffieux très violents, est constituée d'une multitude de gens honnêtes et travailleurs, qui pour partie, ayant perdu espoir en leur pays sont partis travailler à l'étranger temporairement ou définitivement, légalement ou illégalement. De ce fait, une proportion non négligeable de l'élite intellectuelle fuit le pays à flot continu depuis dix ans. Tout le développement du pays en souffre gravement. La grande aspiration de l'Albanie consiste en l'intégration euro-atlantique. Ce sera sans doute à terme le moyen de réunir dans la paix les communautés serbe et albanaises. Je mets ces dernières au pluriel, car entre les différents pays des Balkans, Monténégro, Kossovo, Macédoine et Albanie il n'y a pas forcément une convergence de vue totale, mais c'est un autre sujet. Les choses évolueront lentement. J'en veux pour exemple, « les Comitadjis » livre qu'Albert Londres écrivit dans les années 20 au sujet de ces extrémistes croates agissant au sein des différents pays de la région et qui est loin d'être démodé un siècle plus tard.
L'Albanie que je vous ai présentée de façon peut-être partiale et de toute évidence partielle, car il y aurait tant de choses à dire, restera pour moi un pays fascinant. Terre sauvage et mystérieuse, pétrie d'archaïsmes, jetée dans le monde moderne, peuple balkanique, capable du meilleur comme du pire, semblable à ses voisins, qui tous vivent sur les vestiges d'une grandeur passée réelle ou imaginaire. Ce pays je l'ai profondément aimé, bien qu'on puisse en dire tout et son contraire, non parce que je m'y promenais comme un privilégié, mais en bonne partie parce que le peuple albanais m'a appris à redécouvrir un certain nombre de valeurs, que nous avons perdues en Europe de l'Ouest en partie à cause de la suspicion voire la peur que nous inspire notre semblable.
S'il n'y avait qu'un livre à conseiller: « Guide de l'Albanie » par Gilbert Gardes aux Éditions la Manufacture.
Le récit que je vais vous faire, consiste en un certain nombre de flashes et de sensations qui ont été les miens après trois années passées dans ce pays, entre 1999 et 2002. Ma perception des choses peut être plus ou moins erronée, voire partiale. Il est en effet sur un sujet aussi vaste, très difficile d'appréhender la situation en faisant abstraction de sa propre perception. D'ailleurs y a-t-il qu'une seule réalité?
Comme pour beaucoup de Français, l'Albanie représentait pour moi un pays très mystérieux dont on ne savait rien, et ce mystère m'a toujours attiré. C'est entre autre ce qui m'a conduit à me porter candidat pour aller y travailler.
Ce mystère était entretenu du fait de la conjonction d'une multitude de facteurs. Ma curiosité avait en outre été avivée par une discussion avec un pilote un peu avant mon arrivée à Tirana. Vers les années 1980 alors qu'il convoyait un avion vers la Grèce, survolant la mer Adriatique, il regardait très intrigué vers la gauche, car sa carte ne mentionnait qu'une vaste zone grise. De quoi laisser libre cours à tous les fantasmes.
L'Albanie représentait à mes yeux un pays du sud couvert de grandes montagnes désertes et hostiles avec la mer bleue en toile de fond comme en Grèce. Ce en quoi je ne m'étais pas trompé. L'hiver la montagne enneigée tombe dans la mer ionienne, et oui, l'Albanie, baignée par deux mers, l'Adriatique et l'Ionienne, ne s'étend que sur 28000 kilomètres carrés. L'Albanie, à l'image de ses habitants, n'a pas de complexe et s'affiche à l'image des grands. Sa population est de l'ordre de trois millions d'habitants, si proches et si différents d'un bout à l'autre du pays. Pays de bandits depuis la plus haute antiquité, où déjà à l'époque de la splendeur de l'Empire Ottoman les militaires turcs craignaient d'être affectés. Certaines des vallées du nord sont restées catholiques, car les sultans toujours pragmatiques, connaissaient le prix à payer pour réduire quelques tribus prêtes à tout pour garder leur indépendance. On se croirait presque en Gaule au temps d' Astérix et Obélix.
L'Albanie évoquait aussi pour moi un pays qui après un régime communiste particulièrement dur, venait de s'ouvrir au monde extérieur et dans lequel tout restait à faire. Enver Hoja avait poussé le culte de la personnalité très loin mais peut-être pas plus loin qu'un Staline ou un Ceausescu. Entre parenthèse, concernant ces deux personnages, je conseille les livres suivants:Béria vie et mort du chef de la police secrète soviétique de Thaddeus Wittlin (Elsevier Séquoia) et Horizons rouges dans les coulisses de la maison Ceausescu par l'ancien chef des services secrets roumains, le Général Ion Pacepa (presse pocket). Revenons à nos moutons!!! Là je débarquai avec ma formation et mes idées cartésiennes dans un monde bien différent de ce que je connaissais.
L'Albanie, c'est tout d'abord ce peuple marqué par cinquante ans d'un système aberrant et monstrueux, où la terreur et la délation s'étaient insinuées jusque dans la cellule familiale. Plus personne n'osait parler même à ses proches. La littérature albanaise actuelle est très fortement focalisée sur la narration de ce passé douloureux, à la manière d'un patient en séance de psychothérapie. Les auteurs à ne pas manquer sont Kadaré (Avril brisé, le général de l'armée morte...), Fatos Kongoli (peau de chien), Maks Velo, Ylet Aliçka (slogans de pierre) et Jusuj Vrioni. Ce dernier était jusqu'à sa mort, en 2001, le traducteur officiel d' Ismaël Kadaré. Il parlait un français parfait, dans les années trente il avait été major de sa promotion à HEC. Il est l'auteur d'un seul livre (à ma connaissance) à caractère biographique« Mondes effacés, souvenirs d'un Européen». Un soir je l'avais raccompagné de Dürres à Tirana et j'aurais aimé que le trajet soit cent fois plus long, tant sa conversation était passionnante.
L'Albanie, c'est aussi et surtout le pays de la rumeur, où il n'est jamais possible de situer la frontière entre la légende et la réalité. Des événements si déconcertants pour notre forme de pensée s'y sont passés et s'y passent encore. Lorsque vous vous déplacez, on vous prévient que les risques d'agression sont toujours si importants, que de nombreux Albanais n'osent pas bouger. Mais lorsque vous prenez votre courage à deux mains et que vous vous aventurez sur les routes pour vous rendre dans ces fameuses vallées perdues, où les troupes ottomanes avaient du reculer, vous découvrez une réalité albanaise bien différente de notre rationalité, qui met des frontières bien marquées entre ce pays et ses voisins. L'Albanie, c'est cet homme qui vous aborde de nuit dans un village à l'aspect lugubre et plongé dans une pénombre épaisse, et qui vous demande dans sa langue «t'as de quoi manger, t'as de quoi dormir», il ressent chez vous une certaine crainte et il vous offre spontanément le gîte et le couvert, dût-il vous donner son repas et se passer de manger. C'est aussi ce gamin qui habite au Monténégro et qui passe la rivière à gué pour venir à l'école dans un village du côté albanais. C'est aussi ces petits Albanais d'Albanie, que vous voyez jouer au football sous un mirador, et tout surpris vous réalisez que ce dernier est en Macédoine et que normalement il est destiné à empêcher les Albanais de passer la frontière. C'est aussi ce camion lourdement chargé qui arrive directement du Kossovo. Alors qu'il n'y a pas de route, il apparaît brutalement au bout du champ en pente, surchargé et penchant dangereusement. Mais l'Albanie, c'est aussi cet Albanais du sud, qui lorsque vous lui adressez la parole dans sa langue, fait semblant de ne pas comprendre et dans le meilleur des cas vous répond en grec, et qui traite d'Ottoman celui qui parle albanais. J'ai vécu des situations cocasses, posant une question en albanais, mon interlocuteur albanais me répondant en grec en demandant à mon épouse de traduire en français. Attention selon les villages dans la région de Dhërmi, de ne pas confondre entre « kali nirta »et « mirë mbrema », bonne nuit en grec ou bonsoir en albanais. Cependant, les Albanais ce sont toujours des gens très accueillants qui, bien souvent même s'ils n'ont rien, vous offrent tout. Ferais-je une comparaison avec une réunion de cadres supérieurs en France, où chacun à la pause fait bien attention de ne pas payer le café de son collègue à trente centimes d'euros. J'arrête là les comparaisons, mais cela m'a fait ressentir un malaise profond quant à notre société. Ce sont aussi, toujours des gens déchirés par ce passé terrible, qui n'en a épargné aucun et qui les a tous marqués de façon irrémédiable. Des familles toujours à la recherche de leurs morts, tués par le système répressif du dictateur Enver Hoja, qui dans leur quête d'indices payent les meurtriers. Quarante huit camps d'internement, 80 000 ou100 000 prisonniers politiques, internés ou relégués. La différence est simple, soit le camp de concentration avec barbelés ou l'exil dans une région éloignée avec interdiction de la quitter. Beaucoup d'Albanais croisent dans la rue et vous montrent leurs geôliers de l'époque communiste. De façon paradoxale, dans ce pays où la violence peut exploser brutalement, bourreaux et victimes cohabitent dans le calme, alors que la loi du Kanun (vendetta locale) maintient toujours cloîtrées de nombreuses familles dans la crainte de la vengeance par le sang. Ce qui se rapporte au passé tragique communiste semble être exclu du processus de vengeance. Sans doute avons-nous eu des démarches similaires dans d'autres circonstances en Europe de l'Ouest. L'Albanie, c'est aussi le procureur général d'une ville du nord qui un dimanche vous accompagne un gros pistolet à la ceinture, suivi de près par son garde du corps, et qui à chaque halte vous offre un double raki et, lorsque de temps en temps retentissent dans la montagne des tirs à la mitrailleuse lourde, il vous dit en souriant qu'il s'agit d'un mariage. Ce même procureur, lorsque le lundi matin, il vous fait visiter le palais de justice, vous explique que pour juger et condamner un bandit dangereux, il fait venir un juge de Tirana qui quittera le lieu du jugement immédiatement après la sentence pour éviter une rétorsion fatale immédiate de la part de la famille. L'Albanie, c'est aussi cette vallée reculée à l'extrême pointe nord du pays, où se situe le village de Vermosh. Le vieux berger qui vous offre le café, vous demande des nouvelles de la guerre. Vous lui demandez de quelle guerre il s'agit? Bien évidemment de la guerre en Afghanistan, s'empresse-t-il de vous répondre, tout étonné de votre incertitude .Puis d'un air malin, il vous précise qu'il a une fille qui habite à Miami et un fils à New York, quant au troisième enfant, un garçon casanier, il s'est arrêté à Rome. Ensuite il sort son téléphone portable, et vous montre d'un air moqueur sur la colline du côté monténégrin, le relais téléphonique serbe qui lui permet de communiquer avec ses enfants. Lorsque vous vous éloignez presque en pleine forêt de quelques dizaines de mètres de sa ferme, vous tombez sur le Monténégro et là apparaît un soldat serbe pas décidé à accepter le moindre franchissement de frontière. Son arme individuelle avec un baïonnette bien brillante vous enlève toute envie de plaisanter bien qu'il ne se montre pas menaçant. Mais depuis, le Monténégro a obtenu son indépendance et cela a peut-être changé. L'Albanie, c'est aussi les slogans de pierre, immenses inscriptions faites de cailloux peints en blanc et accrochés au plus haut aux flancs des montagnes, afin que l'on puisse s'imprégner de loin de la propagande du régime disparu d'Enver Hoja. Bien qu'à l'abandon depuis l'écroulement du régime au début des années quatre vingt dix, ces « œuvres » sont toujours très visibles .Certaines sont immenses et ont demandé pour leur construction le déplacements de centaines de personnes, qui devaient effectuer de nombreuses heures de marche pour arriver sur le site de travail, qui parfois durait plusieurs semaines du fait du gigantisme de certaines de ces inscriptions. L'Albanie, c'est aussi ces centaines de milliers de bunkers, soit petits pour le soldat soit gros pour une pièce d'artillerie, qui à eux seuls mériteraient un livre, sans parler de ces pieux métalliques en queue de cochon qui hérissaient le pays dans l'attente de percer les pieds des parachutistes de l'OTAN ou du Pacte de Varsovie. Du col de la route menant de Saranda à Girokastra, vous pouvez en dénombrer d'un seul coup d'œil plus de 600. Le regard embrasse en contrebas une large vallée faisant face à la Grèce. L'Albanie, c'est encore la ville de Korça, coincée entre la Macédoine et la Grèce, où reposent 640 soldats français, tombés au cours des guerres balkaniques. Ville de tradition française du fait de notre forte présence entre les deux guerres mondiales. Chaque année pour la commémoration du 11 novembre, l'attaché de défense français au côté de l'ambassadeur de France organise une cérémonie militaire, empreinte d'une grande émotion et il est difficile de retenir ses larmes lorsque les anciens élèves du lycée français entonnent leur répertoire de chansons françaises.
Outre ces clichés qui restent déconnectés de l'instant présent, l'Albanie actuelle est caractéristique d'un pays passé sans transition du communisme le plus absolu à l'ère du capitalisme le plus effréné, où liberté individuelle signifie pour beaucoup le droit de faire tout et n'importe quoi pour s'enrichir. Cette frénésie de liberté s'alimente à la source d'une double frustration, interne et externe. Interne, du fait du long régime carcéral imposé depuis la fin de la deuxième guerre mondiale; externe, à cause du dépeçage (selon le point de vue albanais mais, à mon sens, ils ont de bons arguments, lire à ce sujet le merveilleux livre du diplomate français Justin Godard « l'Albanie 1921 » Presses Universitaires de France), dépeçage donc de la zone de peuplement albanais décidé par les grandes puissances et ratifié par le traité de Londres en 1913 à la veille de la première guerre mondiale. Attention, je ne me range pas à leurs arguments, je dis simplement qu'ils existent. Les problèmes de territorialité dans les Balkans sont insolubles, car deux conceptions s'affrontent, la notion de nationalisme liée à une entité territoriale définie et fortement conceptualisée en Europe occidentale au 19 ème siècle et le concept ottoman permettant à des peuples de religions différentes de vivre sur un même territoire pourvu qu'ils acceptent la vassalité à l'Empire Ottoman. Chaque peuple en remontant dans son passé trouve de bons arguments pour revendiquer la terre sur laquelle il habite. Lire à ce sujet le livre très intéressant de Jean-Arnault Dérens « Balkans: la crise éditions Gallimard ». Pour stopper toute polémique, de cet état de fait, il résulte une grande confusion, exacerbée par le dysfonctionnement profond d'une société dans laquelle tout sens civique a disparu, car il est assimilé à un comportement communiste. Tirana est l'exemple le plus flagrant de développement anarchique. Cette ville de 700 000 habitants, y compris la conurbation qui englobe quasiment Dürres, à la démographie galopante due à l'exode rural pour cause de misère voit les immeubles pousser comme des champignons. Mais les capacités en eau et électricité ne suivent pas la demande et ne seront pas effectives avant longtemps, parce que les immeubles sont construits sur fonds privés et que les investissements structurants relèvent de fonds publics nationaux ou internationaux. Parler d'un pays pauvre n'est pas exact, dans la mesure où le prix du mètre carré est conséquent en ville, et tout s'achète en cash, en payant au fur et à mesure de la construction du bâtiment. Les voitures luxueuses sont légion, et même volées, elles ont un coût, car la longue chaîne des compromissions nécessaires pour passer les frontières et falsifier les papiers implique paiement. Ces modes de fonctionnement ne sont pas l'apanage exclusif de ce pays. Cela existe dans tous les pays qui viennent de quitter le communisme, et si l'on y regarde de près nos démocraties occidentales n'ont pas de leçons à donner. Sans citer de nom, chacun de nous aura immédiatement à l'esprit les traits de certains de nos hommes ou femmes en pointe qui ont été ou sont mêlés à des histoires pour le moins scabreuses. Cela me rappelle cette anecdote: tous les matins, un traducteur fait une synthèse des différents articles de la presse albanaise à l'intention de l'ambassadeur de France et de ses collaborateurs. Et ce matin hilarité générale, au lieu de traduire par république bananière, l'interprète a transcrit république en forme de banane.
L'Albanie, à l'image particulièrement ternie à l'étranger, outre ses maffieux très violents, est constituée d'une multitude de gens honnêtes et travailleurs, qui pour partie, ayant perdu espoir en leur pays sont partis travailler à l'étranger temporairement ou définitivement, légalement ou illégalement. De ce fait, une proportion non négligeable de l'élite intellectuelle fuit le pays à flot continu depuis dix ans. Tout le développement du pays en souffre gravement. La grande aspiration de l'Albanie consiste en l'intégration euro-atlantique. Ce sera sans doute à terme le moyen de réunir dans la paix les communautés serbe et albanaises. Je mets ces dernières au pluriel, car entre les différents pays des Balkans, Monténégro, Kossovo, Macédoine et Albanie il n'y a pas forcément une convergence de vue totale, mais c'est un autre sujet. Les choses évolueront lentement. J'en veux pour exemple, « les Comitadjis » livre qu'Albert Londres écrivit dans les années 20 au sujet de ces extrémistes croates agissant au sein des différents pays de la région et qui est loin d'être démodé un siècle plus tard.
L'Albanie que je vous ai présentée de façon peut-être partiale et de toute évidence partielle, car il y aurait tant de choses à dire, restera pour moi un pays fascinant. Terre sauvage et mystérieuse, pétrie d'archaïsmes, jetée dans le monde moderne, peuple balkanique, capable du meilleur comme du pire, semblable à ses voisins, qui tous vivent sur les vestiges d'une grandeur passée réelle ou imaginaire. Ce pays je l'ai profondément aimé, bien qu'on puisse en dire tout et son contraire, non parce que je m'y promenais comme un privilégié, mais en bonne partie parce que le peuple albanais m'a appris à redécouvrir un certain nombre de valeurs, que nous avons perdues en Europe de l'Ouest en partie à cause de la suspicion voire la peur que nous inspire notre semblable.
S'il n'y avait qu'un livre à conseiller: « Guide de l'Albanie » par Gilbert Gardes aux Éditions la Manufacture.
La Croatie d'île en île (suite et fin)
Pour aller à la première partie : http://voyageforum.com/...ost=1360183;#1360183
Nous arrivons enfin à Stari Grad, très joli port abritant de splendides bateaux en bois destinés à la croisière.

Il n’y a pas que de beaux bateaux…

Nous ne prenons le bac pour Split qu’à midi donc nous partons dans la péninsule au NO de Starigrad (vers Digigada) par ce petit chemin prometteur


et y faisons une très jolie petite balade au milieu des romarins en fleurs et des arbousiers. Un régal!
La traversée de Stari grad à Split dure 2h40 et c’est une vraie petite croisière.

Il fait très bon sur le pont, bien abrité du vent et nous nous faufilons rapidement à travers les îles et îlots.
Split est une grande ville et ses faubourgs traversés à l’aller ne nous avaient pas donné envie de la visiter. Fred insiste pour faire un tour dans la vieille ville puisque c’est là que le ferry nous dépose.

Il a eu bien raison!
C’est une ville très dynamique avec une architecture riche et variée,



un marché très coloré,

des boutiques branchées et des coins plus « dans leur jus »


A l’entrée du palais de Dioclétien, nous n’avons pas manqué de chatouiller l’orteil de Grégoire.

Il parait que ça porte chance…
En route maintenant vers Zadar d’où nous allons prendre le bac pour Dugi Otok à 19h. La traversée se fait de nuit, dommage car le bac se faufile encore une fois entre plusieurs îles.
Nous arrivons à Brinj, à peu près au milieu de cette île qui comme la plupart des îles croates s’étire tout en longueur.
Dimanche 04/11 Beau temps!!! Vite une plage : direction la baie de Sakarun au NO de l’île. Une vraie plage avec du sable, une eau cristalline très peu profonde qui fait presque 20°C (mieux que la Bretagne en été!)
Le fond de l’air est un peu frais alors en attendant que ça se réchauffe nous nous baladons jusqu’au joli petit port de Veli Rat

puis nous perdons un peu dans une oliveraie

avant de retrouver la plage de Sakarun.


Vers 11h, je jette un regard inquiet vers le ciel qui se couvre par le nord. Vite, on remballe et on file vers le sud mais les nuages vont aussi vite que nous…
Nous arrivons à la pointe sud de l’île dans la baie de Telascica.

C’est une zone protégée et l’accès au lac salé de Mir ne se fait qu’à pied (2 km)
La baie est parsemée de plusieurs îles et îlots, un vrai dédale, c’est beau.


Sur le chemin du lac de Mir se trouvent 2 restaurants destinés aux plaisanciers, fermés bien sûr en cette saison. Ça gâche un peu l’endroit… Heureusement, le comité d’accueil est très affectueux (et assez gourmand, prompt à nous fouiller les poches!)

Le lac salé n’est pas vilain mais bon, on dirait simplement une crique de plus. Il parait que son eau est plus chaude que celle de la mer.
Mon idée était depuis le départ d’essayer d’avoir une vue sur l’archipel des Kornati depuis la pointe sud de Dugi Otok. De là où nous sommes (flèche), ce n’est malheureusement pas possible.

Mais nous remarquons sur cette carte qu’un réseau de chemins de terre parcourt la péninsule opposée, de l’autre côté de la baie de Telascica.
C’est parti!
Quelques km plus loin, nous nous dirigeons vers la plage de Proversa (accès uniquement à pied) Depuis le col qui se situe juste avant de descendre sur la plage, nous découvrons enfin ces fameuses Kornati .

Comme elles sont bizarres! Comme elles sont belles!
Nous décidons de dormir ici, nous sommes scotchés par la beauté du lieu.
Avec Fred, nous montons sur un petit sommet voisin pour avoir une vue encore plus étendue: beau, très beau. Et encore…. Il n’y a pas de soleil… Demain peut-être?
Lundi 05/11 J’ai mal dormi, à guetter toute la nuit le ciel pour voir s'il y avait des étoiles. A 5h, nuages. A 6h, ciel orange!!!!

Vite, je remonte à toute vitesse en haut de la colline, juste à temps pour voir le soleil disparaître derrière une épaisse couche de nuages!

J’essaie de maîtriser mon essoufflement pour ne pas faire bouger l’appareil photo quand je déclenche avec le peu de lumière présente.


On a toute la journée devant nous pour profiter de l’endroit avant de reprendre le bac pour rentrer. Le soleil finira bien par revenir! Nous nous déplaçons de quelques centaines de mètres vers la plage de Cuccica et c’est encore plus beau (eh oui, c’est possible) Nous descendons à pied jusqu’à la mer et en remontant faisons la découverte de ces étranges « cornichons péteurs »:

Quand ils sont à point, le simple fait de les détacher de leur tige entraîne l’expulsion d’un puissant jet de graines à plusieurs mètres. Avec un peu d’expérience, on peut se faire un stock d’explosif qu’il suffit de dégoupiller après l’avoir orienté en direction de sa cible. Détail appréciable, le jus est très amer mais ne pique pas les yeux. Je vous laisse imaginer ma surprise quand, me baissant pour cueillir l’un des ces curieux fruits, celui-ci m’explosa dans les doigts. Après cet amusant intermède… toujours pas de soleil. Mais…. Ça s’arrange… Le soleil nous gratifie de quelques rayons!

Une éclaircie se profile à l’horizon!


Le calcaire est partout, ménageant des lapiaz difficilement franchissables pour le chien.

L’île est très aride et il n’y a pas d’eau, pas de source, pas de puits.

C’est sans doute la raison de l’absence quasi-totale de tourisme sur l’île. Nous avons d’ailleurs croisé 2 camions d’eau. Sinon, c’est l’eau de pluie…


Le paysage a souffert d’incendies récents mais garde toute sa beauté.

La géologie est vraiment particulière.

Les oliveraies sont soigneusement entretenues, protégées du vent et du feu par les murs.

Au fil de la journée, la température devient très douce, idéale pour tremper nos pagaies dans ce paysage de rêve!





Mais l’heure du bac approche, un dernier regard vers les Kornati.

Nous passons par Sali, « la capitale » de l’île, toute petite. Dans une petite épicerie (dans la maison rose) nous faisons provisions de fruits, confiture et délicieux yaourt à boire.
Sur le quai, les olives sont stockées dans de grosses barriques.

Ensuite nous filons vers Brinj où le ferry nous attend à 18h15 (il n’y a que 2 bateaux par jour).
On a adoré Dugi Otok: île hors du temps, épargnée par le tourisme du fait de son manque d’eau. Les villages n’ont pas la beauté de ceux de Hvar, Korcula ou Peljesac, ils sont d’une architecture plus banale (sans être de type balnéaire comme ceux de Pag) mais les paysages sont uniques. Le revers de cette absence de tourisme, il faut l’avouer, est que les plages ne sont pas nettoyées et sont donc parfois jonchées de tout ce que la mer y dépose, au gré des vents et des courants, en particulier à l’extrémité nord de l’île.
Nous arrivons de nuit à Zadar et prenons la direction des lacs de Plitvice situés à environ 140 km.
Mardi 06/11 : Nous arrivons aux lacs vers 7h30. La route qui y mène traverse une région qui a beaucoup souffert de la guerre mais en dehors de cimetières d’une taille disproportionnée par rapport à celle des villages traversés et de quelques rares maisons en ruine, la vie normale semble avoir repris son cours. L’intérieur du pays profite évidemment moins de la manne touristiques que la côte et certains villages sont un peu tristounets, comme dans certaines de nos campagnes, sans plus. La région à l’ouest des lacs a l’air plus riche, peut-être parce que plus proche des grandes villes comme Zagreb.
Le site est sensé ouvrir à 7h mais il n’y a personne à l’entrée 2, ni à l’entrée 1 d’ailleurs. Tant pis, allons-y sans ticket. Nous n’aurons qu’un maigre rayon de soleil,

entre le moment où celui-ci sera assez haut pour éclairer le fond de la vallée

et celui où il passera derrière un voile nuageux.

De toute façon, la balade sera de courte durée car vu la météo des dernières semaines,

le niveau de la rivière est très haut rendant l’accès à une grande partie du site impossible.

Pas facile de marcher sur des rondins couverts d’une fine pellicule de glace!

A 9h, nous sommes de retour au camping-car. Départ pour Nancy où nous arriverons vers 0h30 (avec 1h30 de bouchon à Salzburg…)
Que c’est petit l’Europe mais que de variété en quelques centaines de kilomètres!
Quelques chiffres : 3735 km 7 ferries : 2439 kuna (332 euro) Diesel 466 l (12, 4l/100) soit environ 550 euro.
Horaires et Tarifs des ferries : http://www.jadrolinija.hr/
Bibliographie : Carte : Marco Polo Côte Croate et Slovénie 1:300000, bien mais sans les toutes petites routes Slovénie : Petit Futé, nul Croatie : Lonely Planet, bien mais un peu maigre Walking in Croatia de Cicerone, décevant
Nous arrivons enfin à Stari Grad, très joli port abritant de splendides bateaux en bois destinés à la croisière.

Il n’y a pas que de beaux bateaux…

Nous ne prenons le bac pour Split qu’à midi donc nous partons dans la péninsule au NO de Starigrad (vers Digigada) par ce petit chemin prometteur


et y faisons une très jolie petite balade au milieu des romarins en fleurs et des arbousiers. Un régal!
La traversée de Stari grad à Split dure 2h40 et c’est une vraie petite croisière.

Il fait très bon sur le pont, bien abrité du vent et nous nous faufilons rapidement à travers les îles et îlots.
Split est une grande ville et ses faubourgs traversés à l’aller ne nous avaient pas donné envie de la visiter. Fred insiste pour faire un tour dans la vieille ville puisque c’est là que le ferry nous dépose.

Il a eu bien raison!
C’est une ville très dynamique avec une architecture riche et variée,



un marché très coloré,

des boutiques branchées et des coins plus « dans leur jus »


A l’entrée du palais de Dioclétien, nous n’avons pas manqué de chatouiller l’orteil de Grégoire.

Il parait que ça porte chance…
En route maintenant vers Zadar d’où nous allons prendre le bac pour Dugi Otok à 19h. La traversée se fait de nuit, dommage car le bac se faufile encore une fois entre plusieurs îles.
Nous arrivons à Brinj, à peu près au milieu de cette île qui comme la plupart des îles croates s’étire tout en longueur.
Dimanche 04/11 Beau temps!!! Vite une plage : direction la baie de Sakarun au NO de l’île. Une vraie plage avec du sable, une eau cristalline très peu profonde qui fait presque 20°C (mieux que la Bretagne en été!)
Le fond de l’air est un peu frais alors en attendant que ça se réchauffe nous nous baladons jusqu’au joli petit port de Veli Rat

puis nous perdons un peu dans une oliveraie

avant de retrouver la plage de Sakarun.


Vers 11h, je jette un regard inquiet vers le ciel qui se couvre par le nord. Vite, on remballe et on file vers le sud mais les nuages vont aussi vite que nous…
Nous arrivons à la pointe sud de l’île dans la baie de Telascica.

C’est une zone protégée et l’accès au lac salé de Mir ne se fait qu’à pied (2 km)
La baie est parsemée de plusieurs îles et îlots, un vrai dédale, c’est beau.


Sur le chemin du lac de Mir se trouvent 2 restaurants destinés aux plaisanciers, fermés bien sûr en cette saison. Ça gâche un peu l’endroit… Heureusement, le comité d’accueil est très affectueux (et assez gourmand, prompt à nous fouiller les poches!)

Le lac salé n’est pas vilain mais bon, on dirait simplement une crique de plus. Il parait que son eau est plus chaude que celle de la mer.
Mon idée était depuis le départ d’essayer d’avoir une vue sur l’archipel des Kornati depuis la pointe sud de Dugi Otok. De là où nous sommes (flèche), ce n’est malheureusement pas possible.

Mais nous remarquons sur cette carte qu’un réseau de chemins de terre parcourt la péninsule opposée, de l’autre côté de la baie de Telascica.
C’est parti!
Quelques km plus loin, nous nous dirigeons vers la plage de Proversa (accès uniquement à pied) Depuis le col qui se situe juste avant de descendre sur la plage, nous découvrons enfin ces fameuses Kornati .

Comme elles sont bizarres! Comme elles sont belles!
Nous décidons de dormir ici, nous sommes scotchés par la beauté du lieu.
Avec Fred, nous montons sur un petit sommet voisin pour avoir une vue encore plus étendue: beau, très beau. Et encore…. Il n’y a pas de soleil… Demain peut-être?
Lundi 05/11 J’ai mal dormi, à guetter toute la nuit le ciel pour voir s'il y avait des étoiles. A 5h, nuages. A 6h, ciel orange!!!!

Vite, je remonte à toute vitesse en haut de la colline, juste à temps pour voir le soleil disparaître derrière une épaisse couche de nuages!

J’essaie de maîtriser mon essoufflement pour ne pas faire bouger l’appareil photo quand je déclenche avec le peu de lumière présente.


On a toute la journée devant nous pour profiter de l’endroit avant de reprendre le bac pour rentrer. Le soleil finira bien par revenir! Nous nous déplaçons de quelques centaines de mètres vers la plage de Cuccica et c’est encore plus beau (eh oui, c’est possible) Nous descendons à pied jusqu’à la mer et en remontant faisons la découverte de ces étranges « cornichons péteurs »:

Quand ils sont à point, le simple fait de les détacher de leur tige entraîne l’expulsion d’un puissant jet de graines à plusieurs mètres. Avec un peu d’expérience, on peut se faire un stock d’explosif qu’il suffit de dégoupiller après l’avoir orienté en direction de sa cible. Détail appréciable, le jus est très amer mais ne pique pas les yeux. Je vous laisse imaginer ma surprise quand, me baissant pour cueillir l’un des ces curieux fruits, celui-ci m’explosa dans les doigts. Après cet amusant intermède… toujours pas de soleil. Mais…. Ça s’arrange… Le soleil nous gratifie de quelques rayons!

Une éclaircie se profile à l’horizon!


Le calcaire est partout, ménageant des lapiaz difficilement franchissables pour le chien.

L’île est très aride et il n’y a pas d’eau, pas de source, pas de puits.

C’est sans doute la raison de l’absence quasi-totale de tourisme sur l’île. Nous avons d’ailleurs croisé 2 camions d’eau. Sinon, c’est l’eau de pluie…


Le paysage a souffert d’incendies récents mais garde toute sa beauté.

La géologie est vraiment particulière.

Les oliveraies sont soigneusement entretenues, protégées du vent et du feu par les murs.

Au fil de la journée, la température devient très douce, idéale pour tremper nos pagaies dans ce paysage de rêve!





Mais l’heure du bac approche, un dernier regard vers les Kornati.

Nous passons par Sali, « la capitale » de l’île, toute petite. Dans une petite épicerie (dans la maison rose) nous faisons provisions de fruits, confiture et délicieux yaourt à boire.
Sur le quai, les olives sont stockées dans de grosses barriques.

Ensuite nous filons vers Brinj où le ferry nous attend à 18h15 (il n’y a que 2 bateaux par jour).
On a adoré Dugi Otok: île hors du temps, épargnée par le tourisme du fait de son manque d’eau. Les villages n’ont pas la beauté de ceux de Hvar, Korcula ou Peljesac, ils sont d’une architecture plus banale (sans être de type balnéaire comme ceux de Pag) mais les paysages sont uniques. Le revers de cette absence de tourisme, il faut l’avouer, est que les plages ne sont pas nettoyées et sont donc parfois jonchées de tout ce que la mer y dépose, au gré des vents et des courants, en particulier à l’extrémité nord de l’île.
Nous arrivons de nuit à Zadar et prenons la direction des lacs de Plitvice situés à environ 140 km.
Mardi 06/11 : Nous arrivons aux lacs vers 7h30. La route qui y mène traverse une région qui a beaucoup souffert de la guerre mais en dehors de cimetières d’une taille disproportionnée par rapport à celle des villages traversés et de quelques rares maisons en ruine, la vie normale semble avoir repris son cours. L’intérieur du pays profite évidemment moins de la manne touristiques que la côte et certains villages sont un peu tristounets, comme dans certaines de nos campagnes, sans plus. La région à l’ouest des lacs a l’air plus riche, peut-être parce que plus proche des grandes villes comme Zagreb.
Le site est sensé ouvrir à 7h mais il n’y a personne à l’entrée 2, ni à l’entrée 1 d’ailleurs. Tant pis, allons-y sans ticket. Nous n’aurons qu’un maigre rayon de soleil,

entre le moment où celui-ci sera assez haut pour éclairer le fond de la vallée

et celui où il passera derrière un voile nuageux.

De toute façon, la balade sera de courte durée car vu la météo des dernières semaines,

le niveau de la rivière est très haut rendant l’accès à une grande partie du site impossible.

Pas facile de marcher sur des rondins couverts d’une fine pellicule de glace!

A 9h, nous sommes de retour au camping-car. Départ pour Nancy où nous arriverons vers 0h30 (avec 1h30 de bouchon à Salzburg…)
Que c’est petit l’Europe mais que de variété en quelques centaines de kilomètres!
Quelques chiffres : 3735 km 7 ferries : 2439 kuna (332 euro) Diesel 466 l (12, 4l/100) soit environ 550 euro.
Horaires et Tarifs des ferries : http://www.jadrolinija.hr/
Bibliographie : Carte : Marco Polo Côte Croate et Slovénie 1:300000, bien mais sans les toutes petites routes Slovénie : Petit Futé, nul Croatie : Lonely Planet, bien mais un peu maigre Walking in Croatia de Cicerone, décevant
Sécurité en voyage en voiture en Roumanie?
Bonjour,
J'envisage de partir en Roumanie en voiture cet été, et de traverser ainsi une partie de l'Europe. Une amie bulgare me l'a fortement déconseillé, en me disant que la Roumanie était un pays sinon dangereux, du moins peu agréable à visiter pour des étrangers qui sembleraient munis d'argent (je précise que je ne roule pas en mercedes non plus!). mais elle n'y est pas retournée depuis plusieurs années. En gros, on risquerait de s'y faire voler la voiture ou harceler à longueur de temps, ce qui réfrène un peu l'envie de partir.
Qu'en pensez-vous?
Tour de l'Europe à vélo
Bonjour à vous tous;
Je suis un vrai mordu de vélo et de vélo tourisme en particulier. Dès que j'ai trois jours ou plus de congé je saute sur mon vélo et je part sur les routes du Québec, seul ou avec ma blonde. Pour l'instant, car je planifie une année sabbatique pour 2009-2010. En effet je compte partir pour un an et faire le tour de l'Europe. Tout ça pour mes 50 ans. Donc c'est un projet qui est déjà en marche depuis une année et demi et le 17 octobre 2009, jour de mon cinquantième anniversaire de naissance, je part en Europe pour une année. J'ai toujours rêver de parcourir l'Europe. Je sais que cela peut paraître assez loin mais un voyage comme celui là se prépare de longue date. Alors je viens de m'inscrire sur ce site afin d'entrer en contact avec des gens qui connaissent l'Europe et qui peuvent m'aider dans la planification de mon voyage. Ce qui m'intéresse particulièrement: Les routes et les endroits où je peux camper, le prix dans les différents pays que je traverserai et les endroits et pièges à éviter, la bouffe etc. J'ai beaucoup d'expérience en cyclotourisme mais je ne suis jamais sortis du Québec. Je suis en exellente condition physique pour mon âge. Je roule entre cinq et sept milles kilomètres par été. Cela pourrais vous paraître peu mais n'oubliez pas qu'ici l'hiver est assez long et pénible. Les conditions pour rouler confortablement ne sont en place qu'environ sept à huit mois par année.
Alors j'ai bien hâte de communiquer avec vous...
À+
Mikfort.
Des photos, encore des photos, toujours des photos!
Bonjour à tous ! 🙂
On continue ;
c'est où ? C'est quoi ?
RRR a déjà trouvé que c'est en Asie ! A vous.....
On continue ;
c'est où ? C'est quoi ?
RRR a déjà trouvé que c'est en Asie ! A vous.....












