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Transsibérien et Japon (compte-rendu et carnet photo)
by Citipati · 2016-02-06 · 72 replies
Bonjour,

Apres quelques mois, je vous propose un petit compte-rendu et quelques photos d'un voyage qui me tenait a coeur : Le transsiberien + un transfert au Japon, effectue en septembre/octobre dernier.

Deja, pour situe, l'itineraire prevu sur 5 semaines (3 semaines en Russie, 2 semaines au Japon) :



Paris > Moscou > Kazan > Ekaterinbourg (passage rapide) > Tomsk > Irkutsk > Ulan-Ude > Vladivostok > Tokyo > Kyoto > Kagoshima > Nagasaki > Osaka > Kumano > Tokyo > Paris.

Pour les vols :

- Paris-Riga-Moscou : Air Baltic - Vladivostok - Tokyo : Siberia Airlines - Tokyo - Abu Dhabi - Paris : Etihad

Pour les trains :

RUSSIE

- Moscou-Kazan : SV (№ 002Й«Премиум») - Kazan-Ekaterinbourg : SV (№ 060У«Тюмень») - Ekaterinbourg-Tomsk : SV (№ 038Н«Томич») - Tomsk-Irkutsk : Kupe (№ 391Н) - Irkutsk-Ulan Ude : Kupe (№ 322И «Баргузин») - Ulan Ude-Vladivostock : SV (№ 002М «Россия»)

JAPON

- Tokyo - Kyoto (shinkansen) - Kyoto - Kagoshima (transfert a Shin-Osaka puis shinkansen jusqu'a Kagoshima) - Kagoshima - Nagasaki (shinkansen jusqu'a Shin-Tosu puis tokkyu jusqu'a Nagasaki) - Nagasaki - Osaka (tokkyu jusqu'a Shin-Tosu puis shinkansen jusqu'a Shin-Osaka) - Osaka - Kii-Katsuura (tokkyu au depart de Tennoji direction Wakayama puis toute la cote de la peninsule de Kii) - Kii-Katsuura - Tokyo (tokkyu jusqu'a Nagoya puis shinkansen pour Tokyo)

__

Reservations Hotels :

(Attention, ce n'est pas un voyage mis sous le signe du "luxe" en particulier, mais encore moins de l'economie, on s'est clairement fait plaisir sur certains hotels, et on assume 😉, je detaillerai mes impressions sur les hotels listes ci-dessous dans le dernier message dans lequel je ferai le point niveau budget).

RUSSIE

Moscou > Hilton Leningradskaya***** Kazan > TatarInn*** Ekaterinbourg > Marins Hotel*** Tomsk > Magistrat Hotel**** Irkutsk > Marussian Boutique Hotel*** Listvyanka > Gavan Baikala Guesthouse Ulan-Ude > Baikal Plaza**** Vladivostok > Hotel Primorye ***

JAPON

Tokyo > Toyoko-Inn Kanda/Akihabara (pres de Asakusabashi) ** Kyoto > Heianbo Ryokan Kagoshima > Nakazono Ryokan Nagasaki > Fujiwara Ryokan Osaka > Comfort Hotel Shinsaibashi Yunomine-Onsen > Adumaya Ryokan&Onsen Tokyo > chez un ami

Demain, je vous raconterai donc brevement notre arrivee a Moscou avec quelques photos. A bientot. ;)
Des parcs naturels à San Francisco, récit de 3 semaines dans l'Ouest américain
by Layian · 2016-01-12 · 72 replies
Bonjour à tous !

Voilà déjà plusieurs mois que je laisse traîner l’écriture du carnet de route de notre séjour dans l’ouest américain ; mais nous sommes actuellement en pleine préparation d’un livre-photo de nos vacances et toutes ces images n’ont pas tardé à nous rendre bien nostalgiques.

Je me lance donc dans l’écriture de notre carnet de voyage, en ayant bien conscience que c’est le ènième carnet sur le même sujet ; mais comme je prends toujours autant de plaisir à lire les vôtres, je me dis qu’il y aura bien des gens pour l’apprécier, en attendant les départs de l’été.

J’écris surtout sur mes impression, les visites, ou ce qui me passe par la tête, mais si vous voulez des précisions plus terre-à-terre comme des noms ou tarifs d’établissement, n’hésitez pas à demander. J’ai tenu un listing détaillé de nos dépenses.

Un peu de contexte :

Nous sommes partis en couple, moi 25 ans et monsieur 26 ans, pendant 3 semaines au mois de septembre 2015. Pour monsieur, c’est une grande première aux USA. En ce qui me concerne, c’est mon troisième passage dans le pays : un premier séjour scolaire rapide pendant lequel j’ai visité le Grand Canyon (côté sud), puis un semestre étudiant en 2012. A cette occasion, ma mère m’avait rejoint et nous avions fait un tour de 10 jours dans les parcs.

Le but de ce nouveau séjour est donc officiellement de faire découvrir les merveilles locales à monsieur, officieusement de m’en remettre plein les yeux.

Au niveau des visites, nous sommes là pour les paysages et les randos, et un peu de ville (San Francisco).

Le budget n’est théoriquement pas limité mais nous nous contentons de peu et nous ferons donc une collection de motels plus ou moins douteux et de sandwichs encore plus douteux pendant le séjour.

L’organisation :

Nous ne sommes pas des grands adeptes de l’organisation à l’avance en temps normal, mais j’avais bien conscience pour ce voyage qu’il valait mieux prévoir certaines réservation ! Nous avons établi l’itinéraire et réservé à l’avance : Les billets d’avion Les locations de voiture 3 hôtels : le soir de notre arrivée, Grand Canyon et San Francisco. L’idée était de se pointer à l’arrache le reste du temps ou de réserver la veille pour le lendemain, pour rester souple sur l’itinéraire.Notre itinéraire (arrivée et départ de LAX) :



Soit 3462 miles parcourus (5572 km).

J1 - Voyage Paris - Los Angeles J2 - Journée à Riverside et soirée à Las Vegas J3 - Zion park J4 - Bryce Canyon J5 - Devils garden + Calf Creek J6 - Capital Reef + Goblin Valley J7 - Dead Horse Point + Canyonland + Arches J8 - Arches J9 - Mesa Verde + Gooseneck State Pack J10 - Monument Valley + Glen Canyon Dam J11 - Antelope Canyon + Horse Shoe Bend J12 - Grand Canyon North Rim J13 - Choral Pink Sand Dunes J14 - Sequoia National Park J15-17 - San Francisco J18-19 - Highway 1 (descente de la côte) J20 - Hollywood Bld J21 - Knott's Berry farm J22 - Voyage retour LAX - Paris

Le Jour 2 à Riverside est particulier car il s’agit de la ville où j’ai été étudiante et j’avais prévu y retrouver des connaissances. Ce n’est pas vraiment une étape touristique. Sur ce, place au voyage :)
Plages paradisiaques en République Dominicaine
by Niixam34 · 2016-01-11 · 70 replies
Bonjour à tous. Voilà mon conjoint et moi même avons décidé de partir une semaine en Mars du côté de la République dominicaine.

J'ai lu un peu partout sur le net pour essayer de savoir comment bien choisir le lieu exact.. En vain.

Nous sommes à la recherche de plages paradisiaque ( Eau vraiment Turquoise ) , cocotiers de fou... sinon autant rester à Carnon-Plage 😏 Mais également non loin de petit village ou ville avec des locaux sympa et accueillant.

J'ai vu que le nord de la RD borde plutôt l'Atlantique!? Nous sommes peut être + attirés par l'ambiance Caraïbes !

Nous sommes preneur de toute infos, retour de vos voyages ou autre!!

Très cordialement.
Achat billets d'avion pour les États-Unis
by Meltite · 2016-01-10 · 55 replies
Bonjour, je pars cette année avec mes enfants aux États-Unis (en juillet exactement ) et je voulais savoir combien de temps à l'avance faut il prendre les billets d'avion pour avoir les meilleurs tarifs? Merci
Vivre à Évian-les-Bains et travailler à Lausanne
by Nassines · 2015-12-06 · 73 replies
Bonjour

Je suis mariée avec 2 enfants en bas âge ( 4ans et 9 mois). J ai passé un entretien dernièrement à Lausanne. Avant tout , nous pensions nous installer sur Evian mais nous stressons un peu....surtout pour l organisation familiale. Je voudrais prendre le bateau de 7h pour arriver au taf avant 8h30...

Je voudrais savoir si des mamans d evian se sont retrouvées avec les mêmes questionnements que moi : comment géré l école le matin alors que je pars à 7h? Y a t il des réseaux de mamans....la garderie pour l école ne commençant qu' à 7h30 le matin... Merci de m aider
Ouest Américain: Carnet d'un roadtrip classique de 3 semaines en août 2015
by 69Eric · 2015-10-24 · 424 replies
Bonjour, Notre parcours étant extrêmement classique pour un premier roadtrip dans l'Ouest américain que je me suis longuement posé la question de l’intérêt d'un énième carnet sur ce site qui en comporte déjà d'excellents.

Et puis je me suis trouvé 3 raisons: 1/ Pour remercier les "anciens" qui m'ont aidé dans la préparation de ce voyage (Itat, Durandale2, Jpg13, MaryElectra, Peggy16, Hiacinthe, Bastinj, Calisson94...etc). Ce carnet ne vous apprendra pas grand chose, mais j'ai cru comprendre que vous étiez friands de photos et d'anecdotes...

2/ Pour aider les "nouveaux" en insistant plus particulièrement sur les 2 points que j'ai eu le plus de mal a estimer: le timing et le budget ! Attention, il y aura des prix en € (pour les dépenses effectuées par internet avant le départ) et d'autres en $ (pour les dépenses sur place)

3/ Pour le plaisir de me replonger dans ce fabuleux voyage. Un an de préparation, 3 semaines de voyage, 2 mois pour trier 5800 photos et puis plus rien... Finalement, je me demande si cette troisième raison n'est pas en réalité, la première... faire durer le plaisir !

Oui, un an de préparation... Un an de lectures quotidiennes de guides, de blogs, de carnets, de discussions sur ce site. Un an à tenir ma langue pour préserver l'effet de surprise à ma femme et à mon fils. Et bien sûr, un an d'économies.

Quelques sites incontournables: west-usa-dream.blogspot.fr/ ouestusa.fr/ www.sunsetbld.com/sunset-guides.php#ca www.google.fr/maps/

Vite fait, pour vous situer par rapport à nous. Nous sommes un couple de 51 ans (Eric & Corine) avec notre fils de 16 ans (Antoine). Nous ne sommes pas du tout sportifs mais la marche ne nous fait pas peur. Notre anglais est très moyen. Nous avons déjà visité une vingtaine de pays à travers le monde, mais une seule fois sur le sol US, à Miami. Bref, si vous êtes plus jeunes et/ou plus sportifs, vous irez plus vite sur les rando.

Notre parcours, soit 4876 kilomètres au total:

A/ Los Angeles B/ Williams C/ Grand Canyon D/ Page E/ Monument Valley F/ Moab G/ Torrey H/ Tropic I/ Springdale J/ Las Vegas K/ Furnace Creek L/ Visalia M/ Fresno N/ San Francisco

J1. Dimanche 2 Août 2015 Nos billet d'avion sont réservés depuis Novembre 2015 directement sur le site American Airlines (3684 €/3pers.). Nos Esta (39 €/3pers.) depuis plus longtemps encore. Nous décollons de Lyon à 7h00 en direction de Londres pour une escale de 4h00. Puis re-décollage à 12h15 en direction de Los Angeles. L'avion est archi-comble. Beaucoup de français. Le nombre de films à disposition sur les écrans individuels est impressionnant. Le vol se déroule sans encombre, mais je déteste cette manie qu'ont les hôtesses de baisser systématiquement le store des hublots. On finit par ne plus savoir si c'est le jour ou la nuit et elles nous privent de la vue. Atterrissage à 15h15, avec 20 minutes d'avance. Le passage de l’immigration est très long (50mn). Des files d'attente interminables avec une majorité d'asiatiques. Plusieurs avions ont du arriver en même temps. Par contre, la récupération de la valise est rapide (10mn). Oui, LA valise. Nous n'en avons qu'une. Et nous avons chacun notre valise-cabine. Nous procédons ainsi depuis qu'une de nos valises a mystérieusement disparue il y a quelques années. Il est 16h30 quand nous sortons de l'aéroport pour prendre la navette "Rental Car Shuttle" en direction des loueurs de voitures. J'ai réservé un Midsize SUV sur locationdevoiture.fr (maintenant ils s'appellent www.carigami.fr/) 781 € pour 3 semaines. Leurs contrats sont clairs et en français: - Assurance tous risques (CDW) incluse, zéro franchise - Assurance vol (TP) incluse, zéro franchise - Responsabilité civile complémentaire incluse, 1 million USD - Taxes et frais locaux inclus - Couverture bris de glaces, pneus, toit et dessous de caisse - Drop off gratuit - Second conducteur gratuit - Annulation gratuite Et déjà, première boulette d'Antoine. Il oublie son téléphone portable dans la navette. Il s'en aperçoit alors que la navette commence à repartir. Un sprint plus tard, le problème est oublié. Arrivés au comptoir du loueur Alamo, il y a beaucoup de monde... Mais des bornes tactiles nous tendent les bras. On tente le coup. Ouf, on peut choisir la langue. Ça évite de faire des erreurs. Après avoir rentré les éléments demandés, très rapidement la machine nous délivre notre contrat. En plus, on ne s'est pas fait prendre la tête par l'employé qui essaiera de vous fourguer des assurances supplémentaires. Étape suivante. Se rendre sur le parking d'Alamo où se trouvent les SUV. On demande à un employé la marche à suivre. C'est simple. Vous choisissez une voiture, vous vous installez et vous quittez le parking. C'est tout ? Ben oui ! Ok. Sur le parking, il y a beaucoup de voitures mais 3 modèles uniquement : Des Nissan Rogue, des Chevrolet Captiva et des Jeep. Ce ne sont pas tout à fait les modèles que j'espérais. Nous attendons un peu, mais les modèles des autres voitures qui arrivent sont toujours les mêmes. Après avoir vérifié la présence de la roue de secours, l'état des pneus et de la carrosserie, la présence de prises USB et allume-cigare, le plein de carburant, notre choix se portera finalement sur une Nissan Rogue avec 8578 Miles au compteur.

Comme c'est moi qui ai préparé l'itinéraire, nous avons convenu que je ferai le co-pilote-photographe et Corine le pilote. Ça tombe bien, elle adore conduire et elle le fait pas trop mal... pour une femme (rho, ça va, je plaisante) Il est 17h30 et nous quittons le parking, non sans avoir signalé une grosse rayure sur le pare-choc arrière. Je suis quand même surpris qu'il n'y ait pas plus de formalité que ça. Même pas un petit briefing pour l'usage de la boîte auto. Bon, pour nous, pas de problème, nous avons une voiture boîte auto en France. Mais je me mets à la place de ceux qui n'en ont jamais conduit... N, D, R, P ça n'est pas forcément très parlant. 45 minutes plus tard, nous arrivons à notre hôtel grâce au GPS qu'un collègue nous a prêté. Nous avons réservé le Coral Sands Motel sur hotels.com en Janvier 2015. 320 €/3 nuits/3 pers. petit déjeuner non-inclus, parking gratuit, piscine-jacuzzi.



Il est situé sur Western Avenue, près de Hollywood Boulevard. L’accueil est sympa, les chambres sont petites mais propres. TV, frigo, cafetière.



Bien qu'il soit 4h00 du mat' à notre horloge interne, ici il n'est "que" 19h00 et nous avons encore assez d’énergie pour envisager une petite visite. Comme prévu, nous optons pour Griffith Observatory pour le coucher de soleil. Sur le forum, j'avais lu qu'il ne fallait pas suivre le GPS pour se rendre à Griffith Observatory car il vous fait passer par des rues résidentielles dont les habitants ont bloqué les accès tellement ils en ont marre de voir passer des dizaines de touristes. Nous passons donc par Vermont Avenue, mais je crois que nous ne sommes pas les seuls à avoir lu cette info. Beaucoup de voitures font comme nous et nous avançons au pas. Et quand je dis "au pas", je veux dire que nous irions plus vite à pied si on s'était garé en bas de l'avenue. Mais bon, maintenant que nous sommes engagé... Le parking est bondé et la file avance au rythme des voitures libérant une place. Malgré tout, nous assistons à un joli coucher de soleil sur le panneau HOLLYWOOD.



Un buste de James Dean, rappelle que le film "La fureur de vivre" a été tourné ici.





Griffith Observatory offre un beau panorama sur la ville. Nous en profitons jusqu'à 20h30.



Puis nous dînons près de notre hôtel, dans un restaurant mexicain, le "Rincon Oaxaqueno". 41 $/3 pers. Pas mal mais sans plus. Service rapide et sympa. 22h00, retour à l'hôtel pour un sommeil bien mérité. Ça fait 27h00 que nous sommes debout.

Parcours du jour. 40 kilomètres.

A suivre...
Afric'Addict
by Voyajou · 2015-10-13 · 132 replies
Afrique du Sud

Au commencement.

Les formalités préalables au départ se déroulent d'une façon inhabituellement rapide, tant celles liées à la voiture et à l'avitaillement que l'obtention du visa pour le Mozambique auprès du consulat du Cap. Il faut dire qu'édifié par ses rebuffades du précédent départ (une semaine passée sur place, de préparatifs en contretemps, à la mettre en condition), deux semaines avant mon arrivée, j'avais inscrit la case à roulettes au fameux stage de motivation « Go Beyond » de Land Rover. Deux semaines qui n'ont pas été de trop pour l'écouter et la préparer pour un voyage de treize semaines envisagé tout au long des côtes du Mozambique et jusqu'au Malawi puis la Zambie. Trente heures après l'atterrissage, nous sommes prêts à partir, un peu déconcertés que tout aille aussi bien : à quand la première tuile ? Elle n'aura pas tardé ! A huit heures je vois un sac ouvert sur le parking, mon sac ! Pendant la nuit, passée au backpacker où nous avons nos habitudes en début et en fin de voyage, la voiture a été cambriolée par une vitre brisée. A neuf heures la police établit un constat désabusé, à dix heures la vitre est commandée et notre hôte, confus sinon confondu, nous offre une partie du séjour. Nous sommes un samedi et il faudra attendre mardi soir pour partir, vitre changée. Tout le monde a été parfait!

La voiture de location est si moche qu'elle ne peut être sortie que du cerveau d'un styliste bridé (par les contingences économiques, s'entend). Par charité, on en taira la marque (d'autant que cette nation vient de battre l'Afrique du Sud lors d'un match de rugby de la Coupe du Monde et qu'on ne leur cause plus. Sans compter qu'on n'a pas oublié que les mêmes élaborent un whisky à faire passer un Ecossais par toutes les couleurs du tartan).

Une lampée d'Avenir 2012 (Chardonnay, notes florales, etc) est comme la première gorgée de lait, quoiqu'on en ait aucun souvenir, mais elle pourrait tout aussi bien être la dernière. En serait-elle encore meilleure ? Est-il normal de régresser au stade oral lorsqu'on revient aux origines de l'espèce ?

Le lendemain, après une bière artisanale LionHeart, c'est Tiger qui nous accueille dans son ermitage de Mc Gregor. Ce village très ancien fut un des premiers établis par les colons s'éloignant du Cap et, comme souvent, la rue principale est nommée Voortrekker (le nom des pionniers) et se termine par une piste en cul-de-sac face à la montagne.

L'institution dominicale est tenue par un couple de quinquas, gay et cordial, en rupture du Cap et dignes fils de Cecil Rhodes, en moins téméraires. Comme il faut décidément que ces blancs mettent à part, et faute de pouvoir le faire désormais avec les noirs, ce sont les fumeurs qui trinquent et qu'on parque dans un enclos végétalcerné d'effluves florales capiteuses, un vice censé couvrir l'autre. Une femme, millésime 1930, descend d'une fourgonnette siglée du nom d'un domaine viticole de la vallée (est-ce son Chenin blanc dans nos verres?). Noueuse comme un cep et guère plus haute, nez crochu, les mains comme des serres et une longue crinière de neige frisée au fer, elle gravit les marches qui conduisent au restaurant où elle est accueillie comme une hôte de marque : elle est la maman d'un des restaurateurs à qui elle apporte un panier bleu, comme un secret.

Dans l'Overberg, c'est la fashion week et les défilés sont jonchés de fleurs multicolores, plus Kenzo que Karl, tandis qu'au débouché des vallées, dans les champs bataves, d'autres fleurs mouvantes s'affairent autour d'arbres fruitiers contraints en espalier: bonnets roses, tuniques bleues, foulards jaunes, en autant de variations qu'il y a de petites mains.

La suite du tour de chauffe nous emmène saluer les baleines batifolantes d'Hermanus et les pingouins facétieux de Betty's Bay, fait halte dans un manoir de Gordon's Bay dont la girouette est une baleine harponnée au faîtage, et se termine au garage : la bête est prête. 3, 2, 1... Go ! (beyond). GOG (Good Old Grahamstown)

La déprise des Anglais n'est pas achevée et la ville est cotonnée dans un fog qui rassure la cathédrale anglicane et les façades victoriennes. Dans les faubourgs nord, des vaches maigres divaguent parmi le bric-à-brac de constructions légères et les épaves de pick-up désossées, dans une constellation d'ordures. Elles broutent une Voie Lactée déchue (pots de yaourt ou de fromage frais, bouteilles de lait) et on accusera leurs pets de crever l'ozone alors qu'elles ne font que crever les bulles de plastique de la zone humaine; émissives, oui, émissaires, non ! Un enfant, sanglé dans un anorak bleu glacier, s'agrippe aux hardes d'un vieillard grunge pour traverser la route.

Un Paradis ?

Dans la rivière, des dizaines d'enfants frétillent en bancs, mais on peut aussi taquiner la truite dans la Bell River. On se tient aux pieds du sud Lesotho, un cavalier noir, à cru, remonte la rue principale au galop, fendant un troupeau de moutons qui la traversait. Au plus près de l'eau, les quelques rues en terre du village historique sont bordées de jolis cottages sans clôtures, dont beaucoup sont devenus des guesthouses et, attenant sur la colline, s'il y a bien un township, c'est comme un township de campagne (il n'y a pas de mot pour le dire, autre que location). Les rues sont pavées et les lots sont assez grands pour que des enclos à volaille, à moutons et à chevaux jouxtent les constructions d'infortune Un mariage, venu de loin, se tient sur le parvis de l'église réformée où on nous invite avec force gestes et sourires le seul hôtel de la petite ville moribonde, édifié au dix-neuvième siècle, est à vendre l'extrême gentillesse de l'artiste qui nous offre un thé est comme le sucre-glace de ses gâteaux. Nous passons la nuit dans une chambre du pub local installé dans une école désaffectée et classée monument historique. Une heure avant la tombée du jour, les pick-up et les motos tout-terrain (le goudron s'est arrêté à quatre-vingt kilomètres d'ici) commencent à arriver pour le rituel braai du samedi soir. Tout ce que l'alpage compte de fermiers s'est donné rendez-vous sous mes fenêtres : autant nous joindre à eux.

… Ou un enfer ?

En plus du braai hebdomadaire, ce soir il y a match, match de rugby ! Et devinez qui joue ? l'Afrique du Sud ! Contre Samoa, une occasion de laver l'affront nippon. Le pub est plein comme un stade, une bonne moitié des spectateurs (soit la totalité des hommes) ne déparerait pas dans le pack sud-africain. Ils font le match physiquement, comme s'ils étaient sur le terrain, han, ouch, hop (traduit de l'afrikaans) quand le ballon fuse de mains en mains, mais en beaucoup plus bruyants -où est l'arbitre?-, j'ai perdu la moitié de l'audition ce soir. Leurs filles de vingt ans, belles comme savent l'être les slaves, sont au premier rang (faute de night-club?) tandis qu'un colosse de Rhodes attise un alignement de braises qui tiendrait à peine entre deux poteaux et qu'on apaisera de viandes, dix minutes avant la fin du temps réglementaire. A 22-6, essai marqué avec élégance par un joueur sud-africain métis (ils ont aussi une espèce de Chabal), d'une bourrade, mon voisin me décolle la plèvre. J'hésite à demander réparation à la tenancière qui m'a tout l'air d'une ex-championne de catch. Demain, nous quitterons cette vallée par le plus haut col d'Afrique du Sud.

Gorges

Mavis, haute comme trois mangues et également ronde, est coiffée d'une perruque raide moirée. Son sourire est irrésistible mais je résiste à son offre de dessert. Elle officie à l'Oribi Gorge Hotel qui hésite entre mauvais goût et charme (vus de la maison). La construction est de béton imitant la pierre locale mais, alors que chaque pierre devrait être différente de l'autre, on fait face à un copié-collé à l'infini. La réceptionniste, moulée à la louche, se rengorge lorsqu'elle traverse le lobby, le maître d'hôtel file sur ses escarpins vernis et le barman est à la fois pro et friendly (la classe internationale). Une famille indienne locale, quatre générations attablées, qui insuffle un cérémonial à la salle un jeune couple métis, d'ascendances cosmopolites un autre, plus âgé, de blancs qui rêvent de France deux blancs-becs qui se bécotent, insouciants de l'intendance et nous, voilà toute l'assemblée. La chambre est vaste mais qui a conçu la salle de bains ne doit jamais en prendre : allongé, on a la tête dans les robinets et la pomme de douche qui goutte (le supplice éponyme) sur le crâne. Lorsqu'elle se vide, la baignoire dégorge dans le lavabo. Au matin, l'Oribi Gorge est voilée mais pas assez pour cacher le désastre. Une compagnie de divertissements a installé des agrès, saut à l'élastique, pont suspendu et une vaste fabrique de ciment occupe le fond de la vallée.

Océans

Vus de leurs rivages, l'Indien et l'Atlantique ont en commun d'être des briseurs de grèves, les battant sans relâche, ressac ressassé, stakhanovistes de la vague écumant d'impuissance. Sur la Dolphin Coast, des kilomètres de côtes sauvages au pays zoulou, un simple panneau vous rappelle qu'il n'y a pas de filet anti-requins et que vous vous baignez sous votre entière responsabilité. J'ai bien fait d'oublier mon costume de bains, ce n'est pas un coin pour les pingouins.

Où sommes-nous Tembe ?

A l'entrée de la réserve, un cerbère mutique nous délivre des tickets et, par ondulation mambesques du bras, nous indique comment gagner le lodge de Tembe Elephant Reserve. Nous méconnaissons le langage des serpents, le plan multi-polycopié est illisible et sans échelle et la signalétique réduite : il nous faudra une demi-heure pour trouver le havre situé à deux kilomètres de l'entrée. Pour demeurer ici, il aurait fallu réserver à Durban, à cinq cent kilomètres de là, il n'y a pas de possibilité de camper et les installations, réputées luxueuses et chères en conséquence, sont moyennement tenues en regard des prétentions. De toute évidence, les voyageurs indépendants et imprévoyants ne sont pas les bienvenus. Cela tombe bien, nous n'avons aucune envie de rester après une virée par les pistes sablonneuses où nous rencontrons les soi-disant plus grands éléphants d'Afrique (et donc du monde). De toutes façons, un éléphant c'est grand et lourd, alors qu'il pèse sept tonnes au lieu de six ne change rien à l'affaire, d'autant que ce n'est pas la taille qui compte mais la vitalité. Et les éléphants de Tembe sont mous. Il y a aussi des Nyalas (beaucoup) dont la femelle est sans doute la moins gracieuse des antilopes africaines : croupe en dedans, échine arrondie, encolure plongeante et déplacement lourd. Un peu plus tard, à l'entrée de Kosi Bay, une garde-barrière enjouée nous explique que la réception est fermée mais que nous n'avons qu'à choisir un emplacement ou un chalet, que les gardiens nous donneront les clefs et qu'on verra demain. Demain nous entrons au Mozambique par Ponta do Ouro.
La Norvège au printemps 2015
by Disco3 · 2015-10-01 · 59 replies
Nous sommes allés un mois en Norvège, du 16 avril au 16 mai 2015. Un périple que nous avons organisé nous-mêmes, sans camping ni hôtel, juste en 4x4 aménagé.



Partis de Kristiansand au sud de la Norvège, nous sommes restés quinze jours dans les fjords avant de monter vers le nord en passant le cercle polaire. Nous avons baroudé une semaine sur les îles Vesteralen et Lofoten, puis nous sommes redescendus et avons repris le ferry à Kristiansand. La Norvège, c’est la montagne à la mer ou la mer à la montagne, un mix de climat océanique et montagnard avec toujours beaucoup d’humidité dans l’air. Le ressenti est très différent de ce que l’on rencontre dans les Alpes par exemple. J'aimerais partager ce voyage passionnant et magnifique sous forme d’un reportage photo. Il y aura des photos de paysages (bien sur), d'animaux 'sauvages' (une première pour moi) et aussi des photos de notre vie quotidienne en voyage.

Les maisons rouges aux contours de fenêtres blancs sont typiques de l'habitat scandinave actuel mais on en voit aussi d’autres couleurs, jaunes, vertes, bleues ou blanches. On remarque un sous bassement béton (ou pierres sur les anciennes), des fenêtres à triple vitrage et l’absence de volets. Plus on monte en latitude et plus les antennes paraboliques s’orientent vers le sol. Une flamme aux couleurs nationales flotte souvent en haut d’un mat dans le jardin.

Le hameau de Fylkesveg au bord du Lenefjorden (sud de la Norvège)

Au printemps, dans la Norvège des fjords, il y a encore beaucoup de neige dès 400m d'altitude. Nous devons abandonner notre projet d'aller au Kjeragbolten (cailloux coincé entre 2 falaises au dessus du Lysefjord). La route entre Sirekrok et Lysebotn qui permet de s'en approcher est fermée. Les travaux de déneigement commencent seulement.

Petite rando à ski au Hilleknuten à 1209m. La tour au sommet est vraiment imposante !

Le lac Gravatn, lac de retenue, est à son niveau le plus bas. On voit le barrage au second plan.

Beaucoup (mais pas trop) de norvégiens au Preikestolen en ce dimanche 19 avril. Au départ du parking, nous suivons le sentier bien marqué ! La météo est avec nous !

L'ambiance sur l'impressionnant promontoire de 600m de haut est magique et la vue sur le Lysefjord est grandiose. Le Preikestolen ou rocher de la Chaire est le monument naturel le plus célèbre de Norvège. Il doit son nom à sa forme, un sommet complètement plat, et à sa paroi verticale qui surplombe les eaux du Lysefjord de 600m.
Séjour en Andalousie, novembre 2015
by Gange · 2015-09-04 · 25 replies
Bonjour,

Nous envisageons de nous rendre en Andalousie la première semaine de Novembre. Le choix de la destination : début Novembre en europe, on a pas beaucoup d'option...

On y va pas pour la plage mais pour faire un tour dans la région.

- On pensait loger à Malaga : est-ce une bonne option pour rayonner dans la région ? - si on loge a malaga, il faut privilégier le centre ville ou pas forcément (pas mal de location dans la région de Malaga mais pas forcément au centre)

Par contre, mêmes si ce n'est pas pour faire la fête ou la page, ce n'est pas trop mort à cette période ? j'ai peur que ce soit un peu déprimant ...

Merci d'avance pour vos réponses et toutes informations que vous jugerez utiles sur la région.
Discussion autour du concours photos "Et si on allait à la plage?"
by Magellan18 · 2015-08-01 · 339 replies
Bonsoir à tous,

Le concours photos VF d'Août 2015 "Et si on allait à la plage ?" est ouvert et c'est sur ce fil que vous devrez y déposer vos photos. (1 photo max par post).

Pour discuter de vos (nos) photos ou pour raconter vos histoires de plages c'est bien ici.

Cordialement Magellan18
La fête nationale versus le tour de France?
by Chocolait · 2015-07-26 · 59 replies
Bonjour tout le monde,

Je suis francophile donc j'utilise ce forum pour partager les mémoires de mes vacances et pour pratiquer la langue (et aussi pour apprendre plus profondément l'esprit français).

Alors que j'apprends le français en regardant BFMTV, je me suis rendu compte une chose intéressante. C'est que la fête nationale ne semble pas plus importante que le tour de France. Certes, il y avait le foule aux Champs Élysées et la télé diffuse les images pendant la fête mais quant au tour de France, ça a l'air évidemment plus passionant.

Je cite un exemple: suite à la fin de la fête, les deux animateurs sur BFMTV ont continués de presenter d'autres actualités presque immédiatement. En anglais, on décrit la situation comme «back to business as usual». C'était comme la fête n'a jamais eu lieu du tout. Je veut dire qu'une telle fête à Singapour serait discuté toute la journée, même la semaine entière.

À titre comparatif, j'ai constaté que beaucoup plus de temps est consacré au tour de France sur les médias. Par exemple, on trouve même les gens qui attendent au bord de la route pour acclamer les cyclistes. On trouve aussi les caravans qui fournissent des boissons gratuitement aux gens. Tout cela est bien reporté par des journalistes toute la journée entre les actualités.

Donc, je voudrais savoir comment voyez-vous l'importance de la fête nationale vis-à-vis le tour de France? Merci.
Cet attrait pour New York et l'Ouest américain: incroyable!
by Evajules · 2015-06-10 · 332 replies
Bonjour tous, Une petite remarque perso, Certes, j'ai attrapé, comme beaucoup d'entre vous, le virus de l'ouest et celui de NYC. Mais je reste stupéfait devant l'attrait que représentent ces deux destinations. Regardant souvent certaines émissions de TV, avec argent à la clé, à la question : si vous gagniez 20.000 euros, qu'en feriez vous ? Majoritairement, les personnes répondent NYC ou les parcs de l'ouest américain. Donc, nous qui avons eu la chance de voyager par là bas, et d'y retourner, en fait nous avons pu vivre, et nous vivons le ou les rêves de beaucoup. Et c'est vrai que je considère que nous avons de la chance... C'était ma petite remarque du jour, en attendant, dans trois mois, direction...LA et c'est reparti ! Bonne journée tout le monde.
Barrières vétérinaires Namibie Botswana FAQ
by AirOne · 2015-05-30 · 51 replies
Je suis actuellement en cours de recherches pour préciser ces fichues barrières pour lesquelles les renseignements sont assez variables en fonction de la source. J'ai trouvé pas mal de documentations, je vais vous faire part de ce que j'ai compris et chacun est libre de compléter ou de modifier. Un lien vers le blog T4A et cet article assez complet http://blog.tracks4africa.co.za/...amibia-and-bo...

-Pourquoi ces barrières : à cause de la fièvre aphteuse qui sévit dans la partie centrale africaine et a régulièrement contaminé les troupeaux d'Afrique du Sud/Sud Namibie/Sud Botswana.

-Quels produits sont concernés ? Normalement, exclusivement la viande de boeuf crue ou la viande de bovidés sauvages y compris la viande séchée, éventuellement les oeufs. Mais là, il y pas mal de témoignages non concordants qui relatent l'interception de laitages ( fromages entamés) voir même de viandes de porc ou poulet qui ne devraient pas avoir lieu.

-Contrôles dans quel sens ? Possiblement les 2, mais là encore, normalement les confiscations de viandes de boeuf ne devraient se faire que dans le sens Nord=>Sud.

-Les contrôleurs nourrissent-ils leur famille grâce aux produits confisqués? non, de nombreux témoignages vont dans ce sens, la nourriture est immédiatement jetée à la poubelle, voir incinérée tout de suite.

-Doit-on planquer sa bidoche sous la banquette arrière? Il ne faut surtout pas perdre de vue que la fièvre aphteuse peut causer de graves dommages dans les troupeaux contaminés, elle peut littéralement mettre à genou l'élevage du pays concerné ( cf article T4A). il est donc impératif de ne pas faire passer de viande interdite dans le sens Nord Sud. Je n'aimerais pas, pour ma part, être responsable d'une telle épidémie qui peut mettre des centaines de familles sur la paille, juste parce que je n'ai pas voulu perdre un bout de steak...

-Où se trouvent ces fichues barrières ? Principalement : => en Namibie : vous n'êtes pas autorisés à conduire de la viande de Katima Mulilo vers Rundu. de Rundu vers Grootfontein. de Palmwag south vers le Damaraland. de la barrière de Tsumkwe et la route principale Rundu/Grootfontein de Etosha Sud vers le Sud (tsumeb/Grootfontein/Otjiwarongo/Outjo) (mais on peut emmener de la viande à Etosha si on vient du Sud )



=> au Botswana : La règle générale est qu'on peut emmener la viande crue du Sud au Nord . Vous n'êtes pas autorisés à conduire a viande de :

de Maun vers Nxai Pan de Maun vers Makgadigadi, de Maun vers Nata de Maun vers Ghanzi. de Kasane vers Nata de Kasane vers Maun

Mais on peut en principe conduire la viande de Maun vers Tsodillo Hills, de Maun vers Moremi, Chobe et Savuti. (là, on retrouve pas mal de témoignage qui signalent des interceptions dans l'autre sens, à confirmer par ceux qui l'ont vécu)

Le pays qui ne vous intéresse pas du tout?
by Shiraz75 · 2015-05-18 · 404 replies
Bonjour

Quel est le pays au monde qui vous intéresse le moins ?

Pourquoi ?

Quels sont vos préjugés par rapport à ce pays ?

Pour ma part c'est la Russie.

Ce pays ne m interesse pas du tout pour 3 raisons (qui sont peut-etre des préjugés..)

1) Le froid extreme ( je suis tres frileuse )

2) Le racisme anti noirs exacerbé

3) Leur passion pour la Vodka (les gens ivres me font peur )

Je pense que je ne mettrai jamais un pied la bas. A moins que je sois obligée d'y faire escale....

A vous 🙂
Japon en "miniature-campervan"
by 0oyanno0 · 2015-05-03 · 34 replies
Ohayo gozaimatsu !

Nous souhaitons partager avec vous notre dernier voyage, qui cette fois fut au Japon.

Première fois en Asie, et afin de découvrir ce pays d'une façon autre que tout ce que nous avions trouvé dans les guides, nous avions décidé de louer un camping car. Nous espérons apporter quelques lumières à certains qui comme nous il y a quelques mois cherchaient des infos sur ce mode de voyage dans ce pays.

Après quelques jours de recherche, nous avons finalement dégoté un loueur de camping-cars à Tokyo. Ça ne parait pas comme ça, mais le mode de voyage camping-car n'est pas très répandu au Japon, surtout en ce qui concerne les étrangers. La plupart des guides et forums que nous avons parcourus renseignent très bien le voyage en train ou en bus, mais parlent rarement de l'automobile, et encore moins du camping-car.

Nous avons donc réservé un "miniature-campervan" chez japan-campers.

Voici une photo de la bestiole pour vous donner un aperçu :



Et oui, c'est une mini maison-à-roulettes! C'est même de l'ordre de la cabane-de-jardin-à-roulettes!

D'autres photos et descriptif de l'équipement sur www.japancampers.com/miniature-campervan.html

Très peu de camping car classiques avec cellule croisés sur notre route, 2 ou 3 pas plus. Sinon quelques fourgons aménagés, 1 ou 2 van Chevrolet aussi.

Pour ce qui est du parcours, nous avions 12 jours sur place à occuper. Nous sommes donc partis de Tokyo Est en direction de Nagano, puis Takayama dans les Alpes Japonaises, Kanazawa, ensuite descente vers Kyoto, et retour à l'Est en passant par Nagoya, Shizuoka, Mont Fuji, et enfin retour sur la capitale. Soit un total de 1643kms parcourus.

Parlons tout d'abord "Logistique" : si nous avions 1 adjectif à donner à cette agence de location, ce serait "pragmatique". En fait ils ne sont qu'une petite poignée à bosser dans cette "agence", et nous avons plus l'impression qu'il s'agit d'une bande de copains baroudeurs, qu'une agence commerciale de location. A vrai dire, nous n'avons même pas vu l'agence à proprement parlé, si tentée qu'il y en ait une. Nous avons pris possession du camping-car au milieu d'une rue, à coté d'une gare et l'avons restitué au même endroit... !

Il y avait possibilité de choisir d'autres modèles, mais nous avons choisi celui-ci car nous étions intéressé de découvrir l'aménagement dans un si petit espace, et la façon de vivre avec, même si c'est sur une courte durée par rapport à un voyage au long cours. Ce qui nous a marqué, c'est que malgré l'espace réduit, nous avions tout le nécessaire quotidien, et n'avons manqué de rien. Un frigo pour garder quelques produits au frais, un bidon pour embarquer un peu d'eau, le nécessaire de cuisine, le nécessaire de couchage, des caisses en plastique, un chauffage Webasto, un convertisseur 12V/100V, et un iPad pour GPS et applications pratiques. Un coffre de toit pour ranger les affaires, et même des chaises de camping pour faire la pause au soleil!

L'iPad était équipé d'applications tout aussi pratiques : Traducteur avec textes / photos, application pour trouver des aires où passer la nuit, avec WC (park and sleep), application pour trouver des onsens (bains publics), une autre pour discuter directement avec les gars de l'agence en cas de pépin ou besoin de coordonnées pour tel ou tel lieu, et bien-sûr un accès internet en cas de besoin, cela nous a été utile pour prendre des coordonnées GPS ou bien trouver un lieu de stationnement dans certaines villes.

Pour les WC, aucun problème pour en trouver, il y en a partout, et propres évidemment. Pour les bains / douches, il n'y en a pas comme chez nous sur certaines aires d'autoroute. Par contre, ils pratiquent beaucoup les bains publics appelés Onsens (avec source d'eau chaude naturelle) ou Sento (plutôt dans les villes). L’accès coûte entre 4 et 8€ suivant l'établissement. Après avoir déposé tous vos vêtements au vestiaire, il ne vous reste plus qu'à avancer dans la grande salle de bains: tout d'abord vous vous dirigez vers les douches pour vous y savonner et rincer (savons / shampooing à dispo). Une fois propre, il ne vous reste plus qu’à vous glisser dans le bain d’eau chaude pour vous détendre et converser avec votre voisin si l’envie vous en dit !

Attention : les tatouages ne sont pas acceptés dans la plupart des bains publiques, car au Japon, les gens tatoués sont, pour la plupart, affiliés aux Yakuza. Certainement que les Yakuza prennent leur bains quelque part, mais je ne suis pas allé voir ! Cependant, on m’a autorisé à entrer du moment que mes tatouages étaient masqués. J’avais acheté de la bande cohésive (bande de contention) couleur chair avant de partir, et j’ai pu prendre mes bains sans problèmes. Pour ceux qui ont des tatouages dans le dos, c’est plus compliqué, car ils ne vous laisseront pas rentrer tout simplement…

Mais tout n’est pas perdu ! Il vous reste encore quelques options : Prendre une chambre d’hôtel : les hôtels ont leur propre onsen et on vous laissera accéder plus facilement même si vous avez des tatouages visibles. Sinon prendre une chambre avec salle de bain privée, mais attention aux tarifs…. Autre option, les love-hôtels : Les Japonais en ont beaucoup, ce sont des hôtels pour avoir un peu d’intimité ! Vous y prenez une chambre pour quelques heures ou pour la nuit, et il y a une salle de bain dans chaque chambre. Dernière option, la douche portable : Nous avons eu recours à cette option à certains endroits ou nous n’avions pas de bains publics, ni d’hôtel. Nous avions pris la douche dans les sanitaires publics, la nuit. Le sol est carrelé et il y a des bouches d’évacuations, car ils nettoient tous les jours au karcher. Ça dépanne.

Pour la nourriture, aucun problème, il y a des restaurants, gargottes, magasins partout ! Nous avons aussi acheté des produits que nous avions réchauffés sur le réchaud le soir. Le midi il y a toujours quelque chose à manger sur le pouce ou un petit restaurant pour une soupe. On s’est toujours régalés et on aurait tout dévoré ! Pour le sucré, rassurez-vous, ils ont une multitude de petits gâteaux absolument délicieux et pas chers. Nous étions partis avec des aprioris et pensions uniquement trouver du poisson cru et des trucs au goût bizarre, et finalement ce n’étaient que des mythes. On y retournerai rien que pour la gamelle !

Poursuivons avec le voyage : Après les 15h de voyage depuis notre départ de Marseille, nous voilà donc arrivés à Narita, à 40kms à l’Est de Tokyo avec 7h de décalage dans les pattes. Il est 7h en local, donc minuit chez nous, et la journée commence, alors que c’est l’heure d’aller au lit. Bref, on est épuisés et on doit rejoindre le centre de Tokyo, prendre le camping-car et filer à 300kms de là. Google Maps nous avait indiqué 5h00 pour faire ces 300 kms. Rappelons que Tokyo c’est 7 fois Paris et 33 millions d’habitants, oui, 33 millions, c’est la moitié de notre pays… Donc forcément, on n’est pas seuls.

Nous prenons le train depuis Tokyo et rejoignons la station Shin-Kamagaya où nous avons rendez-vous. On attend, on attend, on ne voit personne venir… On se fait aider pour utiliser la cabine téléphonique et on arrive a avoir notre loueur. Finalement il faut reprendre le train, il n’est pas à la bonne station. Direction la station Tokiwadaira. On se retrouve enfin. On récupère la bestiole, et en avant, c’est parti ! Le trafic Tokyoïte pendant 2h, conduite à gauche, avec 7heures de décalage horaire dans la tronche, autant vous dire que je m’en souviendrai quelques années !

On arrive à quitter la capitale sans encombres, malgré quelques détours, car le GPS Google Maps n’était pas vraiment compréhensible sur les bifurcations et sorties, et nous n’étions pas encore familiarisés avec les panneaux directionnels et calligraphie locale.

On fait étape pour la nuit à 80kms de Takayama après une bien grosse journée.

Jour 2, nous poursuivons notre route jusqu’à Takayama. La pluie est de la partie… On y vient pour le festival de printemps, avec les cerisiers en fleurs et le défilé des chars décorés dans les rues. Finalement les chars resteront sous leurs abris. C’est une jolie ‘’petite’’ ville en fête (93000 habitants…)

Nous poursuivons notre route en direction de Kanazawa pour les visites du lendemain. La route est longue car on se fait bloquer par la neige en altitude. On nous avait certainement prévenus quelque part sur la route, mais étant donné que nous ne lisons pas le japonais… On se fait coincer 2 fois, les routes ne sont pas dégagées et il y a 1,20m de neige sur la chaussée. En attendant nous avons vu des singes des montagnes, perchés ça et là dans les arbres, c’est surprenant !

Jour 3, nous voici à Kanazawa pour la visite de son château et de ses jardins ornementaux. La pluie est toujours là, mais vraiment plus intense. Il ne pleut qu’une fois, de 6h à 21h… Nous nous faisons aider pour l’orientation et rejoignons le château à pied depuis la gare et visitons ainsi la ville. Nous arrivons au château : les jardins sont somptueux et le château est magnifique. C’est le temps des Sakuras (cerisiers en fleurs) et de Hanami (regarder les fleurs qui tombent comme la vie qui défile). La pluie gâche un peu la visite, mais nous sommes là et apprécions malgré tout le voyage !

Nous reprenons la route en direction de Kaga. Ce n’est pas très loin, mais Kanazawa c’est 400.000 habitants (2 fois Strasbourg) et l’agglomération s’étend sur des kilomètres. En fait on n’est jamais vraiment sortis de l’urbanisme…

Jour 4. Le temps est un peu plus clément, pas de pluie aujourd’hui, et même un peu de soleil. Nous faisons un petit saut en bord de mer, histoire de voir le décor. C’est plutôt décevant… La plage est jonchée de détritus vomis par l’océan. Cela fait des années que nous n’avons pas vu la mer, et c’est triste de voir à quel point la situation est dramatique en terme de déchets… Nous poursuivons notre journée en direction du temple Nata-dera, c’est un temple taillé dans la roche. En fait un temple, ce n’est jamais 1 temple. C’est bien souvent un ensemble de temples, pagodes, stèles, autels, répartis dans un grand parc avec jardins ornementaux, bassins aménagés avec carpes et petits ponts de pierres. Les temples sont somptueux, ça repose l’esprit. La transition est nette avec l’agitation des villes. Nous déjeunons dans un petit restau juste à la sortie du temple. Les menus sont en photo, c’est pratique pour se faire comprendre. Dans certains établissements, les menus sont reconstitués en plastique dans la vitrine. Le rendu est saisissant ! Nous dégustons une délicieuse soupe crevettes / nouilles de soba, et poulet / nouilles de soba pour 12€ !

Jour 5, nous prenons la route en direction de l’ancienne capitale, Kyoto. La grisaille est revenue. Pas beaucoup de visites aujourd’hui, quelques arrêts dans les magasins et autres boutiques histoire de découvrir les produits du quotidien local. Nous passons la nuit au bord du lac Biwa.

Jour 6, Kyoto nous voilà et le soleil nous fait part de ses plus chaleureux rayons! Nous débarquons tout d’abord dans le quartier Arashiyama, connu pour ses temples, sa forêt de bambous, et ses petites rues commerçantes. Effectivement, c’est connu et c’est bondé ! Nous stationnons la bestiole sur un petit parking payant pour la journée. Nous faisons visite de temples et jardins, forêt de bambous et rues commerçantes, agrémenté de saveurs locales : brioches au sésame et haricots rouges, beignets de fruits de mer, gâteaux au thé vert et glace de même sorte ! Beaucoup de visiteurs, et notamment des écoliers. Ce qui nous surprend, c’est la complicité qu’ils ont. Ce sont des ados pour la plupart, mais ils s’amusent ensemble, tandis que chez nous, ils sont chacun le nez planté dans leur smartphone. Là bas, c’est beaucoup plus vivant et jovial. Nous remontons sur les hauteurs de Kyoto pour passer la nuit.

Jour 7, nous descendons à pied depuis notre belvédère jusqu’au nord du quartier Higashiyama de Kyoto. Nous traversons temples et jardins, toujours aussi somptueux. Nous poursuivons notre trajet jusqu’au marché Nishiki. C’est un marché couvert immense, d’environ 200m de long, et que de petites échoppes, restaurants, en-cas à emporter : nos papilles sont affolées par toutes ces saveurs et odeurs !

Après une pause casse croûte, nous retournons vers Higashiyama pour visiter le quartier Gion, célèbre pour ses petites rues authentiques, et ses geishas. Nous voyons beaucoup de jeunes gens habillés en kimonos. Cela semble être leurs habits de sortie. Kyoto semble être la ville où se mêlent le mieux frénésie électrique et coutumes du Japon. Il fait de plus en plus chaud et il a de plus en plus de monde dans les rues. C’est la fin de journée, nous rejoignons notre belvédère pour récupérer notre baraque, et nous commençons la route en direction de Nagoya. Un arrêt à la laverie pour laver le linge et un bon fou-rire une fois devant les machines où écrit en japonais tout semblait si compliqué !

Jour 8, nous voilà à Nagoya. Ce sera une étape rapide, car nous avons encore pas mal de route à faire et la fin du séjour approche déjà. Nous visitons le magnifique château et les jardins. En face, le musée du théâtre de No. Nous poursuivons la route vers Shizuoka.

Jour 9, nous voici dans le secteur de Shizuoka C’est là qu’est concentrée la production de thé vert Matcha. Nous dégustons également quelques agrumes locaux, à mi chemin entre l’orange et le pamplemousse, l’orange Naveline si je ne me trompe pas. Le temps est de nouveau à la pluie. Nous devrions apercevoir le mont Fuji, mais nous ne voyons rien à 100m, il pleut des cordes. La journée devait s’articuler autour des champs de thés, un trajet en téléphérique pour visiter un temple, et le contour du mont Fuji par la régions des 5 lacs, mais finalement le temps est trop mauvais et nous ne verrons rien… La Nature est ainsi faite, nous prenons notre mal en patience.

Jour 10, il ne pleut pas !! On a un pneu à plat, donc on remplace avant de partir (comme quoi, pas besoin d’être en plein désert pour avoir son lot de déconvenues !). Aujourd’hui on visite Hakone sur les rives du lac Ashinoko. Une petite ballade sur le sentier du Tokaido, route pavée qui reliait Kyoto à Edo (ancienne Tokyo), jusqu’à l’avenue des cèdres vieux de 300ans.

Nous poursuivons vers Togendai un peu plus au nord où nous prenons le téléphérique pour Owakudani, là nous irons déguster les œufs noirs (kuro-tamago), cuits dans l’eau sulfureuse de la montagne. On entend la terre gronder férocement, c’est surprenant ! Petit à petit le ciel se dégage et nous laisse voir le Fuji-san dans son intégralité, ça aurait été dommage de ne pas l’apercevoir. Nous redescendons jusqu’à notre bouzin et prenons la route de Kamakura. Kamakura, c’est un peu Long-beach en Californie. Voitures de luxe, surfeurs, cruise-bike, customs, belles résidences…On ne fait que passer. Nous sommes à 80kms de Tokyo, et c’est déjà la pleine urbanisation. Autoroutes, ponts, buildings, béton, béton, béton… Nous arrivons à notre park-and-sleep pour la nuit.

Jour 11, C’est parti pour la frénésie de Tokyo ! Nous laissons notre camping car sur le park and sleep (gratuit) et prenons le train à 20 minutes à pied de là. Direction le centre, Shibuya plus précisément. De là nous partons pour Akihabara, le quartier manga / anime de la ville. Nous retrouvons un peu de calme dans le jardin du palais impérial et finissons par le parc Ueno. Le premier jour nous étions un peu effrayés par Tokyo, et de nos précédents voyages nous avions un mauvais sentiment de terminer notre route par une grande ville, le dur retour à la civilisation. Finalement, cela a été bien mieux que prévu ! Bien que Tokyo soit hyper peuplée, la courtoisie des gens, leur calme, leur gentillesse, la propreté font que cette ville est appréciable. Nous n’avons pas regretté de terminer ainsi. Le soir nous dormons au même endroit que la veille. Dernier contact avec Japan Campers pour confirmer la restitution du lendemain.

Jour 12, ça sent la fin des vacances. Nous retournons vers Tokiwaidaira et restituons la cabane à roulettes. On prend le train direction Narita, nous devons y passer notre dernier après-midi avant une nuit en Ryokan (maison d’hôte traditionnelle). Narita est une magnifique petite ville en banlieue, pleine de petites boutiques autour du Ryokan. En face, le superbe temple Shinsho-ji et son grand jardin. Le soir nous dînons à l’hôtel, des yakutas ("kimonos") sont à disposition dans la chambre. Le repas nous est servi dans la chambre, la table au sol sur les tatamis. Pas moins de 10 dégustations pour nous exciter les papilles un peu plus. Une fois le repas terminé, on vient nous installer les futons pour la nuit. Nous nous couchons au son de la musique zen diffusée dans les rues.

Jour 13, réveillés au son du gong à 5h30, nous nous apprêtons à quitter ce beau pays. Après un déjeuner copieux et traditionnel, on nous conduit aimablement à la gare de Narita pour rejoindre l’aéroport. Nous décollons sous un ciel brumeux et une fois au dessus de la nappe nuageuse, avons la chance d’apercevoir le sommet enneigé du Fuji magnifique panorama que nous offre la nature en cadeau de départ.

Ce qui nous a le plus surpris lors de ce séjour, c’est la gentillesse des gens. Les Japonais sont dévoués, gentils, aimables, courtois, c’est dingue ! L’anglais a été quasiment inutile là bas, peu de monde ne le pratique, sauf dans les endroits touristiques, et encore. En ce qui nous concerne, sur la 30aine de personnes avec qui nous avons discuté, seulement 3 parlaient un peu anglais. Mais nous avons toujours su communiquer, avec des images, ou des signes. Ils ont vraiment envie d’aider quand ils vous voient en ‘’difficulté’’ ou que vous leur demandez un renseignement. Certains ont essayé de demander d’où nous venions, et étaient surpris de voir des français, surtout en dehors des grandes villes. Encore plus lorsqu’on nous demandait « did you come with Shinkeisei ? (êtes vous venus avec le TGV ?) – No, with campervan ! – Ohhhhh ! »

Nous avons été également surpris par la propreté en tout lieux. TOUT est recyclable, n’importe quel emballage, film plastique, papier, sachet, barquette, bouteille, tout ! Dans les rues, on ne trouve pas de poubelles, ou très rarement, là où on peut manger sur le pouce. Sinon, à part des containers pour les bouteilles en plastique, il n’y a pas de poubelles comme chez nous, à disposition. En mode routier, il faut donc conserver ses ordures jusqu’à trouver un endroit ou les jeter triées. Finalement, c’est à l’entrée des supermarchés que nous avons pu les jeter dans différentes bennes de tri.

Coté déconvenues, pas grand-chose mais une chose en particulier, c’est la marque de l’homme partout. Très peu d’endroits ou la nature à tous ses droits. Peu de paysages vierges. Toujours des lignes électriques, toujours du béton. C’est le pays ou on a vu le plus de pelles mécaniques de tous les voyages qu’on a fait. Les jardins sont magnifiques, mais c’est une création de l’homme. Nous avons un peu regretté cela, le manque d’authenticité naturelle.

En terme de budget, c’est toujours intéressant de partager ce retour je pense :

Pour les billets d’avion : 750€ / personne aller / retour, classe eco avec Lufthansa. Départ Marseille, escale à Francfort à l’aller et au retour.

Location du camping-car équipé = 580€ pour 11 jours, avec 1200kms inclus. 1€ pour 10kms supplémentaires. Nous avons donc dépassé de 40€ Compter environ 30€ pour nettoyage à la restitution et lavage de la literie.

Carburant : avec notre bestiole on consommait environ 10l/100. Petit moteur (700cm3), boite auto, beaucoup de relief et de ville. Nous n’avons pas emprunté beaucoup d’autoroute, seulement en périphérie de Tokyo. Le prix du carburant est de 1€/l (essence / regular). Donc pour nos 1640kms nous avons dépensé 160€

Péages : les péages sont chers, mais peuvent faire économiser de précieuses heures de route, Notamment aux abords des grandes villes. Nous avons payé 115€ pour environ 300kms d’autoroute.

Transports : Parkings : dans les villes, tous les parkings sont payants. Ça va de 3€ pour 20minutes à 2€ pour 1h, ça dépend des coins. C’est très variable. Souvent c’est 3€ la première demi-heure et 3€ l’heure suivante. Pour 3 à 4h de stationnement, compter 8€. C’est toujours indiqué à l’entrée (écrit en Japonais) mais on lit les chiffres et on comprend vite à quoi cela correspond. Métro / train : à Tokyo nous avions un pass pour environ 10€ / personne (pass métro + ligne de train qui passait par notre station. Sinon compter 3 à 4€ pour 1 trajet. Pour les trains de et vers l’aéroport, compter environ 8 à 10€ par personne Nous avons dépensé un budget de 60€

Nourriture : c’est là que nous avons tout explosé ! Nous étions partis avec l’équivalent de 150€ mais on a dépensé au moins le double. Non pas que la nourriture soit chère, bien au contraire, mais c’est que nous avons acheté plein de choses, et avons voulu goutter à un maximum de produits. Sinon, on pouvait bien se nourrir avec 20€ par jour pour 2, pour le petit déjeuner, déjeuner, dîner.

Visites : les prix des visites varient, mais c’est rarement plus de 8€ par personne (1000 Yens) Souvent plus proche des 3 / 4€, les temples et jardins sont souvent gratuits. Vous paierez plutôt si l’endroit est fermé et expose des œuvres (château, certains temples…) Nous avions un budget de 100€

Hôtels/ couchages : Nous n’avons absolument rien dépensé pour nos couchages avec le camping-car. Nous avons toujours trouvé des endroits appropriés et gratuits, même à Kyoto, même à Tokyo. Jamais seuls évidemment, mais une fois les rideaux tirés, nous étions en toute intimité. La seule nuit que nous avons payée est la dernière à Narita. La maison d’hôte est de bonne réputation, bien située, nous avions pris avec salle de bain privative, et avons payé 180€ pour cette nuit. Je m’offrais par ailleurs ma soirée d’anniversaire, donc c’était une exception. Il est cependant possible de se loger pour bien moins cher.

Autres dépenses : Onsen / sento : compter 4 à 8 euros par entrée, plus souvent proche des 4€ (500Yens) Souvenirs : plein de petites choses si vous souhaitez ramener un souvenir, tout dépend des envies et du budget de chacun. Traduction du permis de conduire : pour nous Français, elle est obligatoire, il faut compter 65€ par traduction. Nous n’avions fait traduire que le mien, et j’étais le seul à conduire. Nous sommes passés par les services de www.vivrelejapon.com

Pour résumer, avec ce mode de voyage, à 2, nous avons précisément dépensé un budget de 1700€ par personne pour la totalité de notre voyage : vols, location, souvenirs, nourriture, carburant, péages, laverie, permis de conduire, nettoyage, parkings, métros, visites, hôtel…)

Si vous souhaitez d’autres infos, n’hésitez pas à nous solliciter, nous nous ferons un plaisir de vous renseigner.

A bientôt,
Suite prépa d'un juillet 2015 namibien - A la recherche d'aides, de conseils, d'idées, de rires...
by Madikéra · 2015-04-12 · 731 replies
Bonjour,

En janvier dernier nous avons décidé de partir découvrir la Namibie sur une base de 22 nuits sur place plus 2 en avion, du 8 au 31 juillet 2015. Depuis, je me suis lancée dans la prépa de ce voyage...

Vous retrouverez tout le clavardage autour de nos questions de résas d'avion, d'hébergements, de choix de voiture, de petits détails de la vie quotidienne, de budget, d'itinéraire et d'organisation de nos 12 premiers jours par là... Un grand merci à toutes celles et tous ceux qui y ont largement contribué 😉

Comme j'ai conscience qu'il peut être complexe d'entrer dans une très longue discussion qu'on a pas suivi, vous en trouverez une synthèse par ici...

L'itinéraire choisi est le suivant - qqs détails à ajuster mais globalement le parcours est bon...



Si une de ces journées vous intéresse, c'est en première partie...



Au fil des échanges et de mes recherches, j'ai ouvert une page de sites Internet aidants, il y en a plus de 50...

Ce second post va correspondre à la prépa détaillée des 12 journées suivantes... Bien sûr, les tours et détours autour de ce voyage sont toujours encouragés et bienvenus... J'apprécie d'être déjà dans l'ambiance voyage par ce biais... J'aime aussi bcp les instants détente...

D'avance, merci à celles et ceux d'entre vous nous aidant dans cette suite de prépa de nos espérés beaux moments voyagesques 2015...
Costa Rica: Le grand Bluff
by ReneSC81 · 2015-02-25 · 220 replies
De retour d'un voyage en groupe (avec un voyagiste français réputé) "les grands parcs costariciens", j'écris ce petit compte rendu afin de prévenir et de faire réfléchir de futurs candidats voyageurs vers le Costa Rica . Ce pays est probablement le 75e que nous ayons visité dans le monde (en individuel ou en groupe), mais c'est celui où le rapport entre le battage publicitaire et la réalité sur place est le plus invraisemblable pour ne pas dire le plus mensonger . Les textes, les photos annoncent une faune et une flore "exceptionnelle et envahissante" : on croirait qu'il faut se méfier de retrouver des grenouilles vertes ou autres toucans dans son assiette ... La réalité sur place est toute différente : la grenouille verte, on l'a vue une seule fois ... dans un aquarium d'un musée de grenouilles; le toucan , on l'a aperçu une seule fois en deux semaines perché au sommet d'un arbre . Notre groupe était pourtant guidé par un biologiste hors pair avec une connaissance et une érudition formidable (le seul point vraiment positif d'un voyage réellement décevant). Si Coluche avait visité le Costa Rica , il aurait certainement utilisé une de ses citations favorites " Circulez, il n'y a rien à voir"
Alaska 2014 ou éviter la loi de Murphy
by Sylessonne · 2015-02-24 · 81 replies
Je me lance en croisant les doigts car je ne suis pas très douée ...surtout avec la loi de Murphy au-dessus de ma tête!!

Loi de Murphy

Connaissez-vous cette loi ? Tout ce qui peut mal tourner va mal tourner Je l’ai découverte par mon mari, ingénieur et éternel pessimiste. Elle a un autre nom plus expressif : la loi de l’emmerdement maximum. Beaucoup de doutes à son sujet, est elle vraiment vérifiée ? S’applique t elle à toutes les situations ? En tant que "scientifique" je me dis que l’on doit bien pouvoir la neutraliser.

Depuis quelques années, j’ai pourtant l’impression qu’elle nous poursuit dans nos voyages.

Août 2011 : Voyage en Irlande du sud pour faire un petit coucou à notre fille (lors de son anniversaire) qui effectuait un séjour linguistique près de Cork. Gros problème au niveau de la famille d’accueil avec notre fille juste avant notre départ. Nous avons récupéré, avec quelques difficultés une ado qui nous a sautés au cou, prête à nous suivre n’importe où. Dans ce climat chaleureux, la météo , soi-disant très variable, a été d’une constance remarquable durant tout le circuit, pluie et encore pluie. Impossible de se promener bien loin sans dégouliner de partout. A part cela, les irlandais sont adorables … à quelques exceptions près !



Février 2012 : Lointain voyage en Nouvelle Zélande, soient 15 jours (vacances scolaires obligent) pour visiter les 2 îles. Résultat, le plus mauvais été depuis de nombreuses années d’après les locaux, la pluie a même réussi à traverser le parapluie, volcans invisibles, appareil photo bousillé , fjord fantomatique et tempête lors de notre retour avec arrêt de circulation durant quelques heures. J’oubliais, panne de voiture = une demi-journée de perdue, humidité des cosses de batterie. Au total, grosse déception : pourquoi aller si loin ? La NZ c’est en fait un mélange d’Islande, des Alpes et de Yellowstone bien plus accessibles. Les Maoris, comme à leur habitude, sont serviables, souriants et réglos. Autre point positif, la propreté du pays.

île du nord Oakland volcans invisibles



île du sud

Juillet 2013 : Un petit tour de 12 000km en 1 mois, en voiture depuis la maison, direction la Scandinavie. Point d’orgue prévu, 4 jours aux îles Lofoten et soleil de minuit. Pas de dérogation aux habitudes, 10km après la frontière Suède-Norvège, on roule sur l’autoroute, une plaque d’immatriculation à terre et mon mari a la bonne idée de rouler par-dessus. Arriva ce qui devait arriver, gros choc sous la voiture, fumée, débris = bienvenus en Norvège ! Grosse frayeur, quelques heures de suspens, serviabilité scandinave mise à l’épreuve, carter foutu mais voyage encore possible. Et la météo ? Aucun regret sur le choix des dates, il pleuvait avant, pendant et après notre passage aux îles, la majorité des fjords vus sous une chape de nuages et pas de soleil de minuit. « Maman, ce n’est pas si mal, on voit quelque chose » « Oui mais, bon sang quand on a vu les photos lors de la préparation … !!! »



ALORS LA LOI DE MURPHY = ???

Choix de l’Alaska

Lorsqu’en novembre 2013, j’ai demandé à ma fille où elle aimerait aller (pour ses 18 ans), le premier réflexe fut : AU SOLEIL !! et ensuite 2eme idée : en Alaska. Bon, l’adolescence est assez tardive chez les garçons … (j’en ai 2 !!) mais chez une fille ?? L’appréhension du BAC, peut être… 2 questions arrivèrent immédiatement de ma part : Tu sais où est l’Alaska, car le soleil ? Et pourquoi l’Alaska ? Réponse : Je veux voir des ours et j’aime les glaciers.

Et bien moi, l’Alaska ne m’a jamais inspiré. Peu d’échos dans mes souvenirs : saumon, catastrophe pétrolière, nombreux glaciers, ruée vers l’or, des forêts un peu partout et des MOUSTIQUES comme au Canada = rien de palpitant !

Pourquoi pas après tout, c’est toujours moi qui décide la destination… et la chance peut tourner.

Mi décembre, j’avais beaucoup lu, de l’ancien John Muir et du récent c'est-à-dire les carnets du forum.

J’en profite pour dire un grand merci à nos spécialistes et voyageurs chevronnés : Cheechako, Etrefal, Grisemote, Mlefevre, Trois14 et Vilcanota pour leur récit ou renseignements précis, rapides et si pratiques !!

J’annonçais la couleur à Noël : c’est cher, il pleut très, très souvent et il ne fait pas chaud. Réponse de mes 2 coéquipiers : On veut voir des ours !! Bah c’est évident … je vous rappelle que nous sommes allés 5 fois dans l’Ouest américain + 1 fois dans les Rocheuses canadiennes sans voir un seul ours … et d’ailleurs, en Norvège malgré tous les panneaux (même aux portes d’ Oslo) nous n’avons rencontré aucun élan !

Je m’incline devant tant de ferveur optimiste, la loi de Murphy n’a qu’à bien se tenir cette année, je l’aurai. Le vent va bien finir par tourner…

Choix du circuit

J’ai 15 jours à caser, c’est peu pour un si grand pays, il faut faire l’inventaire de toutes les possibilités d’hébergement assez limité, des moyens de transport, des points d’intérêt, faire des choix et planifier au maximum en envisageant un temps exécrable et FAIRE EN SORTE DE VOIR DES OURS quoiqu’il arrive ! La ruée vers l’or, on élimine, déjà vue (Ouest américain, Australie et Namibie du sud) Dénali, on élimine Mt Whitney jouant souvent à cache-cache (j’ai donné…) et cette histoire de transport en bus pour visiter ne me plait pas Le nord tout en haut avec le pétrole et les ours polaires= trop loin et météo plus qu’hasardeuse. Par contre le circuit effectué par Trois14 me plait beaucoup (photos superbes, bien raconté et il a fait si BEAU !!)

Tour du monde de cinq ans
by Hugo1701 · 2015-02-16 · 26 replies
Bonjour, Je reviens d'un grand tour du monde de cinq ans. Je n'ai pas eu le courage ni le temps d'écrire un carnet et j'ai donc décidé d'exposer mon itinéraire et si vous voulez des détails sur certains pays, n'hésitez pas à me poser des questions. Croatie Bosnie Yemen Oman Emirats Arabes Unis Quatar Koweit Iran Chine Mongolie Russie Chine Vietnam Cambodge Thailande Birmanie Bangladesh Inde Sri Lanka Maldives Indonésie Malaisie Brunei Indonésie Timor Phillipines Palau Papouasie Nouvelle Guinée Iles Salomon Nouvelle Calédonie Australie Tonga Samoa Micronésie Iles Carolines Du Nord Russie Canada Etats Unis Mexique Hawaii Kiribati Polynésie Française Ile de Paques Chili Perou Equateur Colombie Venezuela Grenade Barbades Sainte Lucie Dominique Montserrat Iles Vierges Etats Unis Benin Togo Ghana Cote D'Ivoire Liberia Sierra Leone Guinée Guinée Bissau Senegal Cap Vert Mauritanie Maroc Canaries Maroc Madère Maroc Voilà, n'hésitez pas à demander des détails!
Le braai pour les nul(le)s
by Atila · 2015-01-26 · 97 replies
Coucou !

(Diamina, lis bien ce qui suit...😉)

Aujourd'hui je me lance dans les cours de cuisine...

Un voyage en Afrique Australe ne saurait être complet sans une soirée barbecue, braai en version originale !

Le braai se décline en 2 versions

- Le modèle familial autour duquel se réunissent les dîneurs en sirotant des bières pendant que le feu s'active :



- Le modèle individuel qui existe dans tous les coins et recoins sud africains même les plus reculés :



La recette est simple :

Du bois ou du charbon de bois, du papier ou des cubes allume-feu et bien sûr tout un tas de délicieuses viandes prêtes à la dégustation.

Le bœuf est le principal ingrédient mais l'agneau du karoo, les brochettes (sosaties) et les saucisses (boerewors) sont également de la partie ! 😛

Quand tout se passe bien, voici la scène :

La lumière du jour faiblit, la température chute. Les bières sortent des frigos, le tire-bouchon oeuvre. Les tomates sont découpées en rondelles, les pommes de terre sont ébouillantées. Le faux filet, les côtelettes d'agneau et les brochettes marinées finissent de dégeler dans l'assiette.

L'heure du Braai a sonné !

Deux petits rondins sont installés parallèlement dans l'âtre. Le préposé au barbecue dépose ensuite précautionneusement deux nouveaux morceaux de bois, perpendiculairement cette fois-ci. L'opération se répète, le bûcher s'agrandit...

Une étrange impression envahit les spectateurs : sommes-nous au fin fond de l'Afrique ou au bord du Gange ? A quelle crémation rituelle va-t-on assister ?

Le feu gagne le sommet de la tour qui s'écroule. Les braises sont brûlantes. Le rite peut commencer...

Le corps du défunt bovidé (sacrilège ultime de cette comparaison...) est délicatement exposé sur le grill rougissant.

La viande gémit, la graisse crépite.

Le grand prêtre du Braai saisit la pince et retourne les chairs...

Pendant que le steak poursuit sa cuisson, l'officiant s'empare de la bouteille de Zinfandel et remplit les coupes.

Le divin nectar achève alors la communion des esprits regroupés autour du Saint Braai...

Ne reste plus enfin qu'à prononcer l'action de grâce :

😛 Bon appétit ! 😛

( Déjà lu ailleurs, désolée...)

Voici maintenant l'autre version, quand tout part de travers...

La lumière du jour faiblit, la vent se lève. Les bières sortent des frigos, le tire-bouchon...Il est où le tire-bouchon ??? 😠 Un petit tour dans le camp et les amateurs de grands crus sont sauvés...

Les tomates sont découpées en rondelles, les pommes de terre sont ébouillantées. Le faux filet finit de dégeler dans l'assiette, y avait plus que cela à la petite boutique de Nossob...

Je remplis un tube en carton des dernières feuilles d'un Monde lu et relu au fil du voyage et le dépose au fond du braai. Je dispose quelques bûches autour et complète avec d'autres morceaux de papier.

La boîte d'allumettes est vide, reste un briquet...

J'enflamme le Monde et le regarde se consumer. Une belle flamme se propage de feuilles en feuilles. Je retourne à mon verre de vin blanc...

Une bourrasque éteint le brasier naissant. Dépitée, je remets quelques feuilles et me brûle la pulpe des doigts à la flamme du briquet.

Je reste alors pour surveiller les flammèches et empêcher Eole de ruiner mes efforts.

Las, le feu ne prend pas et seuls quelques morceaux d'écorce daignent rosir un peu.

Je m'empare alors d'une planche à découper et m'en sers pour attiser le brasier.

Un, deux, dix coups vigoureux, et voilà qu'une bûche s'enflamme.

Un coup de vent me noie alors dans un nuage de fumée...

Je m'éloigne des suffocantes vapeurs alors qu'un nouveau souffle divin étouffe les flammes naissantes.

Un, deux, trois essais plus tard, je m'avoue vaincue...

Dis, tu peux allumer les plaques électriques ?😊

Je vous laisse maintenant nous révéler vos secrets ...😉

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