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Notes de voyage au Yunnan en solo (mai, juin, juillet 2010)
by Naruwan · 2011-12-01 · 9 replies
.Notes de voyage au YUNNAN en solo. Mai, juin, juillet 2010

Le Yunnan, très montagneux, est, grosso modo aussi grand que la France. Et on ne peut s’y déplacer aussi vite. Par conséquent, il faut du temps. Venant de Taipei, j’ai atterri le soir à Kunming. Un bazar noir à la sortie pour prendre un taxi, une organisation digne de CDG…On n’est donc pas dépaysé…

C, de Kunming, m’avait trouvé ce que je cherchais. Résider dans une famille chinoise et prendre , en payant, deux heures de cours de Chinois chaque matin. J’ai donc posé mon sac chez une prof d’anglais qui communiquait avec moi en utilisant son dictionnaire… Pauvres élèves. Son appartement était situé dans la résidence universitaire de Kunming .Elle habitait avec sa mère…Ah vous prenez aussi une douche le matin ? Et pourquoi ? Et ceci, et cela. Atmosphère irrespirable. Je me suis enfui vite fait vers l’Hôtel Cloudlands Youth Hostel, (recommandé par le LP) personnel adorable et compétent. De plus on y mange très bien. Un havre de paix et une mine de services. A Kunming comme presque partout en Chine, ainsi qu’ à Taiwan, les fenêtres sont barricadées de grilles, avec une petite avancée, très souvent amplement fleurie et utilisée comme séchoir à linge. La municipalité a ordonné, ne me demandez pas pourquoi, de remplacer les grilles « avancées » d’environ 60 centimètres par des grilles « plaquées » aux fenêtres. Auparavant, les appartements ressemblaient à des prisons fleuries. Maintenant ce seront des pénitenciers, mais les serruriers se frottent les mains... En ville, un ou deux temples, mais rien d’extraordinaire. Le lac Dian en cours de dépollution et ses alentours. Bof. Mais, à une bonne heure de bus, le « Bamboo Temple » vaut largement le déplacement. Le grand musée des 25 minorités présentes au Yunnan est un passage indispensable à mon sens avant de voyager au Yunnan, si tant est que l‘on soit intéressé par ces dites minorités . Et la boutique de souvenirs à la sortie est remarquable. Ils ne vendent pas de « conneries » à 2 sous mais de très jolis et anciens vêtements, tissus, sacs etc. Et c’est assez bon marché. Allez-y. De plus la patronne est charmante, cultivée et connait très bien tous les différents habits des minorités qui peuplent le Yunnan.

En face, de l’autre côté de l’avenue, il y a un gigantesque village où ils ont reconstruit les maisons des 56 minorités chinoises. Des employés chinois Han, folkloriquements déguisés avec de moches vêtements « typiques » en synthétique se morfondent d’ennui dans le décor en jouant avec leur portable.

Franchement rester à Kunming c’est perdre son temps…pas grand-chose de particulier ou de pittoresque, mais il ne faut pas manquer de savourer les « nouilles qui traversent le pont » chez les frères Jiang .

Départ en car pour Shilin, la forêt de pierres, 300 hectares. Oui c’est un bon plan, mais l’entrée est très chère, de mémoire 150 ou 160 rmb. Nombreux panneaux d’informations rédigés en français sans aucune faute d’orthographe ni de grammaire. Rarissime.

Lac Jiangchang, au sud de Kunming, à 2 bonnes heures de car .C’est désuet et plaisant. Location de pédalos, baignade, jolies plages et bonne chère. Dix minutes à pied pour traverser ce gros bourg de bout en bout. J’y étais en weekend, et je présume qu’en semaine j’aurais été seul. Très beau lac, balade à cheval , aller-retour 2 heures, vers un temple caché, et intéressant. L’autre temple, lui, est accessible du village .

Départ en train de nuit couchettes pour Dali .Pas une bonne idée. Départ 22.00 heures arrivée vers 6 ou 7 h, alors que, de mémoire, le car n’en met que 4 ou 5. Et, naturellement, en train de nuit, on ne voit rien du paysage.

C’est une ville très agréable, surtout si on s’écarte de la rue des étrangers…et des coins touristiques. On n’y mange pas très bien et c’est cher pour ce que c’est. L’architecture et la décoration des maisons est sobre, raffinée et très élégante. L’unique musée désert est à ne pas négliger, d’autant plus que les touristes n’y vont pas puisqu’ils consomment. Ne pas manquer l’église catholique en pure style Naxi. Un trésor d’architecture étonnant. Il y en a deux à Dali mais une seule en style naxi.

Le lac ERHAI est majestueux. Dommage qu’il n’y ait pas de chemin autour. Location de vélo facile, balade cool vers le lac. Puis cul de sac. A Dali, il y a un télécabine qui vous propulse sur un chemin de randonnée entièrement et joliment pavé. Belle balade, contrôle de sécurité en route, pas de soucis. On arrive au Temple Zhonghe Shan. Retour par un télésiège, non fermé , mais couvert, et donc appréciable vu qu’il crachinait. Autour du lac, belles promenades. Au nord, à 1 heure 30 de bus, des sources chaudes où nous sommes allés en petit groupe passer une nuit. Bon, l’eau est bonne, bien sûr, mais le cadre est moyen.

Au NE du lac ERHAI, il ne faut pas rater Shuanglang, et son petit hôtel, le SKYSEA (Chambres et dortoirs) .Les pieds dans l’eau, une vue imprenable sur le lac et les montagnes en arrière-plan. Tables d’hôtes midi et soir, pas de menu, on mange ce qu’ont cuisiné les femmes, très bonne ambiance. J’y ai rencontré un couple d’artistes Chiliens demeurant à Pékin qui venaient de Shangri la en vélo de course, oui, pas un VTT…Pour ceux qui connaissent un peu la géographie de cette province, chapeau !

Le village est hors du temps. Beaucoup d’anciennes maisons et pratiquement pas de touristes. Mais à la vitesse où ils rénovent d’anciennes maisons avec vue sur le lac, futures guest houses, ça ne va pas durer longtemps… Une maison « d’architecte » , ultra moderne, béton et verre, gigantesque, les pieds dans l’eau, où l’on peut prendre un excellent café du YUNNAN ; le café doit faire 8 m2, et la villa en fait probablement 1000m2…Le prix du café n’est pas proportionnel à la villa… Elle appartiendrait à une célèbre danseuse Chinoise... Huit jours avant mon arrivée un pâtissier français s’est installé dans ce village, au pied d’un arbre multi centenaire, mais les pâtisseries n’étaient pas encore sorties du labo. Dommage. Pleins de balades sur la petite presqu’île. Sympa. A l’hôtel, on peut louer des kayaks, (qui pèsent une tonne..) et faire le tour de l’île en face. Ile où est installé un 5 étoiles et des jardins publics.

Départ en car pour Li Jiang. La route ? Bon, c’est la campagne, et en arrivant près de Li Jiang, les monts sont pelés... Tout petit hôtel, 5 chambres de style tibétain, couple de gérants tibétains adorables. Disney Li Jiang…J’ai dû y rester 4 jours et ce n’est pas drôle. Une usine à touristes. La rue de la soif et ses chanteurs à la voix éraillée me tuent… Visite du Mu Family Mansion, mini cité interdite, très bien, et des jardins d‘où le soir on domine Lijiang, les montagnes en arrière plan, , sans voir les hordes de touristes et là, oui c‘est beau… Lijiang, c’est Business land. Des milliers de magasins où on trouve tout ce dont on n’a pas besoin. Mais les gens doivent vivre, donc, c’est comme cela.

Balade sympa à cheval dans les environs, en forêt, puis un tour de canot dans un immense lac de 30 centimètres de profondeur. Bof.

Baisha. Petit village assoupi. Rencontre fortuite avec le célèbre Docteur HO. Une vraie pipelette. Son « labo » est un vrai souk ! Jade dragon snow mountain. Une bonne demi-heure de téléphérique avec un temps gris en juin, (bien se couvrir), et on arrive à 3800 mètres. Belle vue. Un petit temple tibétain, quelques Yaks qui broutent paisiblement. Retour Kunming puis départ pour Jing Hong, Xishuangbanna. 9 heures de bus un dimanche, presque personne dans le car, sur une bonne route. Paysage, champs de thé à perte de vue, région du réputé thé PU ER, rien de spécial.

Jing Hong, petite ville assoupie. Sommes-nous en Chine ? Architecture matinée de Thaïlande, de Birmanie, vendeurs de jade Birmans en sarong, végétation tropicale. Premiers jours, un peu perplexe puis je me suis adapté au rythme lent et doux de cette agglomération. Centre de promotion du thé PU ER, dans un ravissant jardin, petits pavillons où l’on peut gracieusement déguster du thé, très agréable. Un lieu : Mékong café: La cuisine chinoise y est délicieuse, bon marché et le patron français et son épouse chinoise sont charmants + une mine d’informations. C’est à côté du MeiMei café que tout taxi connait. Ce sont eux qui m’ont présenté une guide qui ne parlait pas un mot d’anglais et avec laquelle j’ai randonné trois jours durant dans des villages reculés, région de Bada, après Menghai. Paysages magnifiques, aucun touriste, villages totalement en dehors du temps, où l’électricité n’est arrivée qu’en 2002 et où il n’y a qu’un ou deux chauffe eau solaires. Accueil chaleureux, hébergement et très bonne cuisine locale, un rêve. Et temps superbe pour ne rien gâcher... Au retour, ne pas hésiter si besoin est à se faire masser au centre réputé de massage par des non-voyants. (Blind Massage School)

Ne pas rater le plus grand jardin botanique de Chine, Tropical Plant Garden, 933 hectares, situé à Menglun à une bonne heure de car de Jinghong, ni le jardin botanique de Jinghong, si vous aimez la botanique.

Evitez d’aller au Sanchahe nature Reserve voir un spectacle d’éléphants affligeant.

Galamba Une heure de bus le long du fleuve Lancang Jiang qui s’appellera plus loin, au Vietnam, le Mékong. C’est une très belle route . Note : Au départ de Jing Hong on peut aussi descendre le fleuve sur des canots pneumatiques jusqu‘à Galamba, mais retour en bus, car le courant est trop fort pour les 15 CV du canot. Escale sur une petite plage de sable (il y en a de nombreuses) végétation exubérante, on croise des singes et l’on peut réellement apprécier la puissance du fleuve .Courants très forts.

Ticket racket de 100 rmb pour entrer dans un village DAI .(Mais c’est partout pareil en Chine) C’est un authentique village avec d’opulentes maisons en bois dont la conception favorise une ventilation naturelle. 250 m2+ plus le sous –sol…Certaines offrent le gîte et le couvert. Pas de restaurant. 1 ou 2 mini épiceries. J’ai eu le bonheur de « tomber » sur la maison d’une famille charmante. Merci la chance. Dans ce village, chaque jour des festivités sont organisées .  «  Reproduction » de la fête de l’eau (une centaine de figurants, essentiellement des figurantes) dans un immense bassin puis spectacle de danse à côté. Donc, chaque jour arrivée des touristes, mais pas des hordes. De l’entrée du village ils sont transférés par petits groupes de leurs gros autocars dans des minis bus électriques de 10 passagers. Donc pas de bruit et peu de nuisances. Ils sont parqués sur les gradins. Le spectacle peut commencer. La reproduction de la fête de l’eau, puis les danses durent environ 1 heure 30. Ensuite, ils disparaissent aussi discrètement qu’ils sont venus. Le présentateur du spectacle, « le Monsieur Loyal « , résidait chez mon hôte et j’étais donc invité chaque jour . La plupart des figurantes et danseuses sont des jeunes filles du village, et c’est leur job. Très peu de garçons. Spectacle bon enfant, coloré, de bonne tenue, pas trop kitch. Du village on peut marcher jusqu’au bord du Lancang Jiang (Mékong) en 10 mn à pied. Mon hôte m’a montré l’endroit où le lit du fleuve arrivait auparavant. Le fleuve s’assèche…L’écart est considérable. Mais non, mais non puisque l’on vous dit qu’il n’y a pas de problème de changement de climat…Au loin, derrière les montagnes, la Birmanie. Beaucoup de plantations d’hévéas. Flâner dans ce village est un plaisir que l’on déguste. Une ou deux maisons en construction, ouvriers habiles qui manient un robot électrique de bricoleur du dimanche pour raboter des centaines de planches brutes de sciage. Merveille des charpentiers chinois qui maintiennent ces traditions et ce savoir-faire. Que du bois et des chevilles. Mon hôte ne parle pas le mandarin, ou plutôt c’est moi qui ne comprends pas son chinois. Mais toujours est-il que j’ai compris qu’il m’invitait, que demain matin je devrais être prêt à 7.00 h, et que nous irions voir un spectacle. On part en moto, sur une bonne route, en roulant tranquillement à 25 km /h à travers la campagne. Le soleil se lève. Il fait délicieusement bon. L’air est parfumé. On s’arrête dans un petit temple, pas entretenu, et envahi par les mauvaises herbes. Où sommes nous ? Dans un autre monde. On arrive. Il y a un grand lac, qui en fait se révèlera la scène, et un théâtre avec ses gradins. Il connait tout le monde et me présente. Les acteurs et les figurantes se maquillent attentivement, les touristes ne sont pas encore arrivés. Le spectacle de danse est nautique, les danseuses sont embarquées sur des radeaux de bambou. Des dizaines de paons atterrissent devant les gradins, puis repartent en volant très bas comme de vieux Catalina. La sono vous casse les tympans. L’arrière-plan est assez grandiose. Retour au village Je suis resté 4 jours dans ce village mais j’aurais pu tout aussi bien y rester un mois. Peu de boutiques pour touristes, le strict minimum lorsqu’ils sont là, calme, luxe non, mais le calme est un luxe en Chine.

Départ pour Mengla .Rien à voir, rien à vendre et c’est cela qui est intéressant. Par contre deux temples préservés, hors ville, découverts par hasard grâce à un chauffeur de taxi. Très beaux sites.

Damenlong. Idem RAS, mais le White Bamboo Shoot Pagoda, baigne dans la plénitude.

De Mengla, bus pour Bupan Aerial Skyway Park. On commence par remonter une belle rivière enchâssée dans les montagnes, sur un canot rapide. Des arbres géants de 70 mètres de haut. Parashorea ou encore appelés looking at the sky tree. Entre ces arbres, des ponts de singe où seulement deux personnes sont autorisées à passer en même temps. Hauteur au-dessus du sol, 50 mètres…Assez impressionnant. C’était un lundi. Heureusement, sinon, bonjour la queue. J’étais seul avec la guide du parc et j‘ai bien fait de prendre une guide en sus du billet d‘entrée. Le parc est si grand que l’on pourrait s’y perdre (un lundi quand on est seul, avec des pancartes rédigées en chinois…) .Elle même était quelquefois hésitante sur le chemin à prendre.

Menglian. RAS, mais il ne faut pas manquer le Menglian Dai People’s House Museum, en fait un petit palais rempli de trésors.

Allez au Wanderer cafe .C’est là que la patronne , une artiste, vous mitonnera éventuellement un circuit hors-piste.(ce café n’est pas une agence de voyage…). Au marché, selon ses conseils, j’ai affrété  une moto avec chauffeur et nous sommes allés dans des villages reculés, totalement hors du temps en suivant le plan qu’elle m‘avait griffonné. Le soir je n’avais plus de fesses…à cause des routes empierrées, mais c‘était une journée magnifique .

De Menglian, cap au nord de bon matin pour Chongning …2 petites heures de car pour rejoindre Lancang. Une formalité. Puis départ pour Lincang… Route en construction, donc totalement défoncée. Auparavant, à chaque fois que je prenais le car, tout était disons « normal ». Mais là, c’était épuisant. Capable de dormir pratiquement partout, je n’ai jamais pu fermer l’œil. Les provinces entreprennent des travaux titanesques pour améliorer les transports, mais la route est rarement coupée. L’on s’est toutefois arrêté 4 heures au milieu de nulle part, avant que la route ne soit rouverte. Note: Dans certaines régions, suite à la construction/rénovation des routes, on peut être bloqué 1 heure, (1 heure, c’est 1 minute chez nous…) voir beaucoup plus. Il est donc sage de rentrer en ville, là où vous reprendrez votre avion de retour,3 jours minimum à l’avance. Ce qui veut dire, quand le temps est compté qu’il ne faut jamais visiter la ville d’arrivée à l’arrivée, mais sereinement à votre départ. Cinq contrôles d’identité de tous les passagers dans les cars. On est proche de la Birmanie d’où vient la drogue. A chaque fois avec une grande courtoisie et on me rendait toujours mon passeport avec le sourire.

Arrivé à Lancang à six heures du matin, j’attrape au vol la correspondance pour Chongning ou après 5 heures de route paisible, dans un environnement montagneux splendide, j’arrive enfin après 27 heures de car.

Escale à Chongning .Strictement rien à voir, mais un accueil indéfinissable de la part de la direction de l’hôtel et de ses employés. Première fois qu’un Européen débarquait dans leur hôtel. Un hôtel standard pour voyageur de commerce. C’est l’une des deux seules petites villes, avec Gongshan, où je ne fus pas admis dans l’internet café sous le prétexte que je n’avais pas de carte de membre. En fait une carte d’identité Chinoise…

Tenchong.Ah ! Tenchong. Une grande ville, rien de particulier, mais à portée de fusil, il y a Heshun. Un village où, au 19 ème des Chinois aisés prirent leur retraite en y construisant de splendides demeures, que l’on visite désormais. Il y a également quelques musées intéressants. On peut y passer une belle journée sans courir.

Puis le top, c’est d’aller aux sources chaudes de Cherry…(orthographe de mémoire…non référencées dans le LP).Dans le LP , c’est « Sea of Heat « qui est cité. Je ne suis pas allé à Sea of heat , car on me l’avait déconseillé .Pas de car. Il faut donc prendre un taxi, traverser la campagne, les villages puis la montagne majestueuse sur une route défoncée, pendant une bonne heure, pour y arriver. Le taxi vous attendra, et vous ramènera en ville . Pas de souci.

On descend un bon chemin pendant une bonne vingtaine de minutes dans  la forêt tropicale .Ce jour de semaine, personne, silence absolu. Un premier bassin, en pierres, occupé par un couple d’amoureux, je passe. Un peu plus bas un second avec semble-t-il une famille, je passe, puis un suivant, désert. Enfin un grand bassin et quelques rares baigneurs. Transparence et tiédeur des eaux, calme assourdissant, vision bucolique. Un rêve. Après le Japon, Taiwan est le pays au monde où il y a le plus de sources chaudes au monde, (et je ne les connais hélas pas toutes) mais ici, c’est tout simplement fabuleux. Après le bain, on descend 20 mn à pied jusqu’aux rives du Mékong, tumultueux, non « barragé » puis on remonte un sentier sauvage à dos de mulet pour un prix raisonnable pendant une petite heure. Remonter à pied après avoir mariné trois heures dans l’eau me semblait mission impossible... Le taxi m’attend. Je m’endors.

Nujiang Valley. Trois fleuves parallèles, pas de barrages, région classé par l’UNESCO. J’avais surestimé le temps pour  monter . J’ai fait escale en route à Liuku, où il n’y a strictement rien à voir ni à faire. Le paysage est à couper le souffle, et malheureusement le car taille sa route et ne s’arrête pas pour les photos. Il faisait un temps magnifique. Un nombre impressionnant de cascades et de centrales hydrauliques. Il me semble qu’il y a dans cette région de l’eau à ne plus savoir qu’en faire. Nombreux ponts de singe, et beaucoup de câbles pour franchir le fleuve en tyrolienne. J’ai vu quelques personnes traverser, suspendues en l’air. Impressionnant.

Gongshan. Bourgade, une seule grand rue, d’où en juillet, je pouvais encore apercevoir de grandes plaques de neige sur les sommets. RAS. Une petite église catholique d’architecture tibétaine, mais elle était fermée.

Bingzhongluo.90 mn de car. Là, on est nulle part. Belle vue sur les montagnes. Des marches en montagne, c’est tout. On sent le Tibet proche quoique Lhassa soit quand même à 2000 kilomètres.

Il n’y a pas de route pour « monter » à Deqin. Il y a trois ans, une amie avait emprunté une vraie caravane de thé à cheval et recommandé de la prendre. Cette fois, trop de neige, et je n’ai pas trouvé d’opportunité. De Deqin, l’on peut rejoindre Shangri la par la route. Mais ce que j’ai appris plus tard c’est que la route, en travaux, n’était ouverte qu’une journée tous les 10 jours…Et rester 10 jours à attendre à Deqin, il parait que c’est lassant... Donc pas de regrets. Redescente donc vers Baoshan. Par le car, de Bingzhongluo à Baoshan, ça se fait dans la journée. Hélas, retour sous une pluie battante sans interruption et passages à gué à cause des routes défoncées par les eaux. Direction Dali de façon à rejoindre Shangri la. Entre Baoshan et Dali, rien d’extraordinaire. Bonne autoroute. Pas loin de Lijiang, il y a SHAXI. Un bijou. Petit village, deux rues en T. Quelques guest houses dont Horse pen 46, ancienne maison, sobre mais très bien restaurée. Un excellent accueil et une mine d’infos. La tenancière parle couramment anglais. Horse pen 46 est en face du Temple Xinxiao, rare temple Bouddhiste de la dynastie Ming. A côté, dans un petit bistrot, un couple de retraité me préparait mon petit déjeuner , excellent café du Yunnan, pain maison (ils ont une machine à pain) avec du très bon miel, et non pas celui que la Chine exporte…en écoutant de vielles chansons françaises. A chacun son exotisme. Assez surréaliste. Chaque vendredi c’est le marché. Un important marché, bestiaux, légumes, gâteaux, tabac, outils, habits, étoffes etc... qui draine tous les villages des alentours. Un authentique spectacle dans la rue, où la plupart des femmes portent leurs costumes traditionnels avec une élégance rare. Zéro touriste chinois, pas de laowai. Quelques minutes de vélo et l’on peut visiter, en rénovation, un rarissime théâtre, le Three terraced Pavilion, en pleine campagne au milieu de nulle part. Plus loin, mais il faut un véhicule, un adorable temple taoïste préservé et entretenu par un vieux couple qui y veille comme sur la prunelle de ses yeux. Aux alentours, des parcs, forêts luxuriantes, temples, musées. Pas de bus. Il faut donc louer un taxi.

Randonnée vers un tout petit village reculé sur l’une des anciennes authentique route du thé. Cinq heures de montée, à pied, en partie à cheval assis sur un rouleau de cordage fixé sur une selle de bât, autant dire super inconfortable; paysages grandioses, des azalées sauvages partout. Si j’ai bonne mémoire il y a 800 variétés d’azalées au Yunnan. Retour à pied,5 heures. Très belle journée. Lac Lugu, au départ de Lijiang .Au bas mot, 9 heures de car. Un immense lac enchâssé dans les montagnes, exceptionnel. Eau limpide. Tout petit village au bord de l’eau, ciel cristallin. Rares hôtels. Pratiquement personne…les 9 heures de car doivent en dissuader plus d’un…On est donc tranquille pour un bon moment. C’est là que j’ai rencontré et sympathisé avec 5 voyageurs chinois. Le tour du lac que nous avons fait en voiture est un régal. On ne se lasse pas de ce lieu magique. Une partie de ce lac est au Sichuan. Par hasard, lors d’une pause, nous avons rencontré des cinéastes qui réalisaient un film promotionnel sur la région. Les acteurs villageois étaient magnifiquement habillés. Et redescente vers Lijiang pour remonter vers Shangri la.

Shangri la. C’est bien la première fois qu’il n’y a que des touristes dans le car. Arrivée difficile. Il faut marcher tout doucement, problème d’oxygène. Pas chaud en juin. Un temps breton, un coup de soleil, puis une averse, un rayon de soleil... On n’y mange pas bien et c’est cher.4 à 5 lamelles de yak séché sur une assiette de pommes de terres sautées… Heureusement j’avais trouvé un bon hôtel, au calme avec une couverture électrique. En juin ! La ville est un minuscule Lijiang assoupi, avec des échoppes de souvenirs gérées par de nonchalantes vendeuses. Les maisons en bois sont magnifiquement ouvragées par d’habiles et compétents charpentiers, et certaines ont des vérandas gigantesques, souvent plus grandes que la maison proprement dite, afin de protéger la cour durant l’hiver. -15… Un temple, on ne peut y monter que tout doucement… et un gigantesque moulin à prière. On sent le Tibet.

Musée Scripture chamber. Le directeur, ou qui se prétend tel, assure un peu la visite guidée en présentant les plantes médicinales Tibétaines, largement développées. Ensuite il se présente comme médecin, vous questionne, vous diagnostique oralement puis vous remet une ordonnance miracle et un traitement de trois mois .Prix 150 euros…Bah voyons… Chance. J’y étais lors du festival annuel de courses de chevaux. Un stade gigantesque, des courses de trot de petits chevaux, trois par trois, trois tours de piste, pas franchement intéressantes. Non, le spectacle est dans les gradins où les spectateurs ont revêtus leurs plus beaux atours. Des couleurs et motifs extraordinaires trois jours durant.

Ganden Sumtselling Gompa. Monastère Tibétain de 300 ans, en cours de rénovation. Ca suinte la bondieuserie à tous les coins de rue.

Napa lake. Bon ! D’immenses espaces, des lacs, des arbres, des fleurs, des chevaux en semi-liberté. Ce n’est pas un paysage exceptionnel. Autocar de nuit vers Kunming. Première fois que j’empruntais un car couchettes de nuit. Départ 19.00 h arrivée vers 6.00 h du matin. C’est nickel chrome et très confortable. Si l’on achète son billet à l’avance, on peut choisir sa couchette. Soit trois couchettes côte à côte soit individuelle. Les couchettes en bas sont moins sensibles au roulis.

Hei jing. Au départ de Kunming, pas de car. Trois heures de train poussif, et vous arrivez à Hei Jing. De la gare, des carrioles à cheval vous emmènent au village. Jolie promenade de 20 minutes. Tout simple, sympathique. Ancienne capitale du sel, autant dire un bagne. Le village assure sa promotion touristique avec son passé. C’est tout petit, une seule rue principale , marchands de sel sous différentes formes, et le petit syndicat d’initiative est très bien rodé. Ils vont même le matin de votre départ jusqu’à vous accompagner au minibus (on ne revient pas en carriole) pour reprendre le train. Et pourtant on ne peut s’y perdre…dans ce village. Il y a un paquet de communes en France qui pourraient en prendre de la graine.

En carriole, on visite avec explications (en chinois) un temple, puis les ateliers de transformation du sel. Beaucoup de vergers de grenadiers, bon indicateur du climat doux. Il y a plusieurs hébergements, mais à mon avis un seul endroit où dormir .Wu family Courtyard.. Dans un passé disons récent, il y avait 99 chambres et 108 portes. Il en reste légèrement moins. Mais c’est une demeure magnifique, authentique et bien entretenue. Les chambres sont monacales et très bon marché. SdB sur le palier. On dort dans une page d’histoire.

BA MEI Ba mei se cache. Au départ de Kunming, une journée de car jusqu’à Wenshan. Nuit. De là il faut aller jusqu’à Guangnan et de là  pousser jusqu’à Ba Mei. Total aller et retour 27 heures chrono…soit 2 + 2 jours de voyage. De Guangnan à Bamei il n’y a que 45 kilomètres, mais la route étant en construction, j’ai mis 3 heures en roulant à 20 maxi. La route sera finie en 2011. Ba mei est un bijou, un tout petit village enchâssé dans un cirque montagneux. Accès ? En barque par une rivière souterraine. Temps de traversée 30 minutes. Nuit complète sauf au milieu, pendant quelques instants ou une cheminée naturelle éclaire la rivière. Hauteur sous plafond ? 100 mètres.

Mon guide, le LP, pourtant récent indiquait : Pas d’hébergement, ni d’électricité. C’est inexact. Et il y a maintenant une dizaine de chambres d’hôtes. (Des chambres chez l’habitant, pas des guest houses, nuance).Les villageois ont, depuis des siècles, construit un réseau hydraulique, et j’ai pu observer de nombreuses norias, roues à aubes en bois et bambou, qui permettent l’irrigation. C’est tout simplement remarquable. Il règne une paix magique dans ce lieu où j’aurais dû rester plus longtemps…

Mais tout a une fin. Ce fut un réel enchantement de voyager au Yunnan. J’ai probablement emprunté plus d’une quarantaine d‘autocars. A chaque fois les chauffeurs ont été très aimables, et coopérants, prenant bien soin de mon sac à dos qui tranche avec les hardes et balluchons des passagers, curieux de voir un étranger voyager seul et , ma foi, assez ouverts. Si vous fumez, ayez toujours sur vous deux paquets. Offrir une cigarette en Chine est une façon de dire bonjour, de socialiser mais personne ne s’offusquera si vous ne fumez pas. Bien que ne maîtrisant pas le Chinois, je n’ai pas rencontré de problème particulier. Dans les diverses auberges ou hôtels où j’ai séjourné, je n’ai aucune remarque à formuler. Dans l’un, seul client, j’ai été couvert de cadeaux, et dégusté les meilleurs thés de PU ER.

Pour un problème de santé mineur, j’ai préféré anticiper et je suis allé à l’ hôpital de Tenchong où l’on m’a ausculté et bien soigné. J’ai attendu 1 minute avant d’être reçu ! Une petite pièce où trois médecins fumant comme des pompiers auscultaient leurs patients… qui fumaient tout autant. Restaurants. Pas de carte ni de menu comme le plus souvent. De toute façon je ne peux lire que les images…qui sont rares. On me dirigeait directement vers la cuisine où je faisais mon choix avec le sourire et les suggestions du chef.

Prix et arnaques. Jamais on n’a multiplié le prix. D’un autre côté, je n’encombre pas mon sac à dos de souvenirs, il est assez lourd comme ça, donc difficile de me faire arnaquer. Il m’est arrivé une ou deux fois de me tromper et de donner trop d’argent. On me l’a toujours signifié et rendu.(Je ne prétends surtout pas que ce soit le cas dans toute la Chine…) Si cela pouvait être le cas pour les touristes à Paris, cela s’appellerait le bonheur.

J’avais le LP et j’en suis satisfait. Je ne vais pas faire la liste de ce que l’on a besoin, mais seulement signaler ceci: La plupart du temps les taxis ne peuvent pas, et / ou ne savent pas lire l’adresse de l’hôtel en Chinois qui est très judicieusement ajoutée dans le LP. J’avais un portable très bon marché et une SIM rechargeable. Si le taxi ne connait pas, composez le numéro de l’hôtel, et le taxi téléphonera pour connaître la route à suivre. Indispensable à mon sens.

Cartes: Il faut une carte papier, solide, en chinois et anglais et en prendre grand soin. Ce n’est pas à la campagne que vous pourriez en racheter une... Indispensable pour acheter un billet d’autocar et arriver à bon port. Attention aux homonymies, sans même parler de la prononciation correcte… Villes de Lincang et Lancang, ce n’est pas pareil et pourtant dans la même région. Une bonne vieille carte papier, ça s’étale, ça ne tombe pas en panne, ça permet de s’expliquer et on voit tout, d‘un seul coup d‘œil. Une cartographie électronique de quelques centimètres carrés me semble inappropriée.

FIN
Voyager en Birmanie? retours mitigés...
by Eusebius · 2011-11-30 · 81 replies
HI,

Je rentre de dix jours en birmanie, et après avoir lu tant de choses sur internet et sur ce forum, je m'attendais a la claque de ma vie. Je suis rentré plus que mitigé sur ce pays :

- a commencer par sa fréquentation touristique : si vous avez moins de 30 ans et pensez faire des rencontres de voyageurs dans votre tranche d'âge, passez votre chemin. Une photo de la queue a l'enregistrement du vol air asia bangkok>yangoon pourrait parler d'elle même : 70% (au bas mot) de plus de 45 ans, voire 50, 60 ... Beaucoup de français ... Sans compter les retraités en voyage organisés qui arriveront par les vols internationaux via singapour etc ... Attention je n'ai rien contre ces gens la, mais quand on s'attend a un pays un peu aventureux hors des sentiez battus, les bus de retraités français a l'entrée des temples, ca surprend un peu !

- La bouffe, sans grand intérêt si on la compare avec la cuisine des pays voisins (inde, chine, Thaïlande). A yangoon comme ailleurs (je parle de la nourriture de rue ou des restaurants populaires). Pas beaucoup de de fruits disponibles hors de rangoon. Les rares biscuits et autres chips disponibles sont pour beaucoup des trucs ultra lowcost et chimiques importés de chine, donc plus si low cost que ca au final. La nourriture chinoise n'est pas mal. Les nouilles shan sont sympas.

- Les choses a voir. Si vous n'avez pas le temps ou la motivation de trekker (surement de très belles possibilités) pagodes, pagodes, pagodes, pagodes et pagodes. Toutes belles qu'elles soient, on fait vite une overdose.

- Les transports : le train, pas si bon marché vu la qualité, même si rigolo. Louer des moto (genre honda wave) : 10 euros par jours pour une épave chinoise a mandalay ( et en mentant sur ses intentions de ne pas sortirs de la ville sinon c'est .... 15 euros ! ). Combien cela coute il pour une vraie honda au vietnam, indonésie, thailande ? dans les 4 dollars par jour je pense en se débrouillant. On a fait mandalay>hsipaw en 2 roue, les gens de l'hôtel ou nous sommes descendus nous ont regardé comme si nous venions de traverser l'Himalaya en solex. Ca en dit long sur la fantaisie des touristes qu'ils voient passer. Lorsque trop compliqué de prendre les pcikup publics, les trishaws et mini taxis se lachent un peu sur les prix. Et pas facile de négocier, vu que les retraités n'ont pas l'air de les avoir habitué a marchander avec les touristes.

- Les gens : adorables, sourires et échanges faciles. Pas fondamentalement différent des autres pays d'Asie que j'ai pu visiter, ou les gens était tout aussi charmants.

- Ce qui m'a le plus gonflé : la ghettoisation des touristes. J'exagère un peu sur le mot, mais les regions qui ont l'air les plus beles (triangle d'or, nord ouest, sud de rangoon) sont soit fermées aux touristes, soit il faut y accéder en avion (routes fermées aux touristes, il faudra m'expliquer pourquoi). De nombreuses autres "brown zones" ... exemple, vous vous balladez entre pin u lwin et hsipaw, vous voulez faire une boucle en passant par mogok (cf la vallée des rubis), bam, zone interdite aux foreigners ! En gros si l'envie vous prend d'aller ailleurs que sur le joli itinéraire que vous "devez" suivre ( yangoon inle bagan mandalay), on vous met tout de suite des batons dans les roues ...

Au final, apres seulement une semaine en indépendant, on a commencé a m'ennuyer dans ce pays (mention spéciale pour mandalay, ville au charme désuet mais ennuyeuse a mourir) . J'ai trouvé que l'atmosphère, les possibilités touristiques (en indépendant au budget limité en tout cas), les gens qu'on y rencontre (touristes et locaux), la nourriture, etc sont a l'image du pays que le gouvernement semble promouvoir ; propre sur lui, mais un peu gnan gnan et sans fantaisie.

Ce n'est que le retour de mon experience en particulier, mais mon avis personnel est que l'on "survend" ce pays, présenté comme un peu trop "exceptionnel".

Eusebius, qui a hâte de retourner au Vietnam. </htm
Air France arrête Seattle
by Esteban100 · 2011-11-16 · 25 replies
On continue dans la joie et la bonne humeur à propos d'Air France. Sans prévenir ses clients, le vol direct CDG - SEA est arrêté à partir de la saison été 2012.

A la place d'AF, on retrouve DL en 767-300ER sans IFE ... Génial.

Les passagers déjà reservés sur AF se retrouvent sur DL, sans autre choix. Ce qui est mon cas ... N'étant pas un grand fan de DL sur vol LC, je me réjouis d'avance !!
Traversée des Pyrénées par la HRP
by Mjp · 2011-10-19 · 8 replies
Je viens de réaliser la traversée de Banyuls à Hendaye par la Haute randonnée Pyrénéenne. Ce fut un fabuleux voyage d'altitude dont j'ai essayé de traduire l'ambiance par ce récit

1er épisode:

Les Pyrénées Orientales

25 août: Banyuls – Fontaine de la Massana + 1140m - 230m 5h30 L'aube à peine naissante, mon compagnon et moi quittons le camping de Banyuls, déterminés mais quand même quelque peu circonspects sur les difficultés qui nous attendent dans cette traversée. La ville rapidement dépassée, c'est par un chemin facile au milieu des vignes et des chênes liège que nous débutons notre grimpette. Je pressentais que cette première heure serait longue et pénible: pourtant, nous sommes partis tôt. Des entrées maritimes accrochent les sommets des Albères et l'air moite est saturé d'humidité, Au bout d'un quart d'heure je suis trempé malgré l'allure d'escargot que je me suis imposé. L'eau claire de la fontaine des chasseurs est la bienvenue pour se rafraîchir et compléter les bouteilles. Quelques réglages du sac et il faut repartir en évitant de penser qu'il est bien lourd et qu'il meurtrit les épaules. Quelques coups d'œil sur l'altimètre permettent de se donner du courage; 400, 500, 600 ….mètres, puis le premier sommet, le pic Sailfort à presque 1000 mètres est bientôt en vue qui offrira un bel emplacement de pique nique. Les brumes s'enroulent autour des roches déchiquetées de la crête et, maintenant, l'air est presque frais. Requinqué après la pause je repars pour parcourir la vaste crête balisée de bornes numérotées en pierre matérialisant la frontière. Nous avions décidé de nous « roder » sur des premières étapes courtes et quand le sentier passe à proximité de la fontaine de la Massana nous cherchons un emplacement adapté pour le bivouac: un douillet replat herbeux dans une clairière bordée d''un maigre ruisseau fera notre bonheur. Montage de la tente, organisation du rangement du contenu du sac, toilette, courte sieste réparatrice occuperont donc facilement la fin de l'après-midi.

26 août: Fontaine de la Massana – saint Martin de l'Albère + 550m -860m 4h30 C'est en excellente forme, toutes traces de fatigue de la veille effacées, que je me réveille. La brume dessine des figures fantomatiques dans la forêt avant que le soleil ne perce. Le claquement du vent sur la tente et le frissonnement des arbres ont ponctué mon sommeil, à peine troublé par l’ululement d'une chouette. Je repars donc rasséréné sur le sentier qui monte tranquillement vers la crête dentelée sur laquelle les brumes s'effilochent. Un long cheminement de niveau entre forêts et prairies permet d'atteindre le pied du pic Neulos. Devant nous 200 mètres de pente raide, premier véritable test d'aptitude de cette traversée. Je démarre très lentement et petit à petit je prends confiance: malgré la lourdeur du sac je débouche au sommet sans être essoufflé et pressens qu'à ce rythme lent je pourrai franchir les dénivellations plus importantes qui m'attendent. Le sentier descend ensuite gaillardement au milieu de prairies avant de plonger dans une forêt de pins. Arrivés en début d'après midi à Saint Martin d'Albère nous discutons avec un sympathique habitant qui nous propose d'installer notre bivouac au bord de son chemin près d'une fontaine. Nous nous installons donc tranquillement alors que les cumulus enflent rapidement et c'est bien à l'abri de notre tente que nous attendrons la fin de l'orage.

27 août: saint Martin de l'Albère – Las Illas + 615m -715m 5h15 C'est, aujourd'hui', une étape de liaison qui présente peu de points d'intérêt et qui se déroule exclusivement sur de longues pistes et de petites routes au milieu de zones forestières. Je redoute un peu cette journée qui risque d'être fort monotone, d'autant plus que nous devons redescendre à basse altitude vers le col du Perthus et que la chaleur risque d'être éprouvante. Heureusement, une légère tramontane vient tempérer les ardeurs du soleil et la perspective de prochaines étapes plus attrayantes m'aide à « avaler » les heures de marche sans lassitude. Pourquoi donc s'engager dans une telle « aventure » de plus de 40 jours et quitter sa famille et son confort quotidien ? Certains comprendraient mal pourquoi on corse l'affaire en s'y engageant en autonomie avec le poids de la tente, du matelas, du duvet, du réchaud...et des vivres pour 5 à 6 jours. Peut être pour tenir le défi de propos prononcés rapidement un jour d'euphorie: « et si on faisait la HRP ! ». Sans doute, aussi, pour mesurer ses limites, vérifier qu'on est capable d'atteindre un objectif fixé en toute liberté. Mais, plus certainement, pour « voyager » réellement, vagabonder sans autre contrainte que les besoins élémentaires de la vie, échanger avec les personnes rencontrées sans avoir l'œil rivé sur une horloge, être immergé dans la nature et la voir se transformer au jour le jour, découvrir l'évolution progressive des paysages au pas lent du marcheur, être fasciné par le soleil qui réapparaît chaque jour et les couleurs changeantes du ciel. A l'arrivée à Las Illas nous découvrons avec bonheur une aire aménagée et engazonnée qui fera un confortable site pour installer notre bivouac

28 août: Las Illas – Amélie les Bains + 1000m - 1260m 7h30 La vie « à bord » de l'espace réduit de la tente s'organise et chaque matin un ordre immuable, quasi-militaire, s'instaure naturellement pour ranger le sac et plier la tente ce qui nous permet d'être rapidement prêts pour le départ. C'est par un agréable cheminement en forêt en louvoyant de part et d'autre de la frontière que nous atteignons le roc de France, belvédère rocheux au vaste panorama avec, en face de nous, l'imposant massif du Canigou qui sera le but des prochains jours. La suite de l'étape me confirme une des difficultés pressenties de cette traversée: les longues descentes qui éprouvent les genoux, les chevilles et le dos. Heureusement, nous ne sommes pas pressés et c'est avec beaucoup de précautions que nous abordons le raide sentier qui dévale vers Amélie les Bains.

29 août: Amélie les Bains – gîte de Batère + 1270m - 55m 6h15 Au réveil, je constate avec soulagement que toutes les traces de la longue descente de la veille ont disparu durant la nuit. Voilà qui est de bon augure pour la suite de notre périple:repartir chaque jour sans accumulation de fatigue est indispensable pour tenir la distance, d'autant que de rudes journées nous attendent. Partir de 220 mètres pour atteindre le sommet du Canigou à 2784 mètres, nous rentrons dans le vif du sujet ! Le départ est tardif car nous devons attendre l'ouverture des magasins. Avec le sac rempli pour 6 jours d'autonomie et la chaleur pesante il s'agit donc de ne pas se hâter sur le raide sentier qui escalade les pentes abruptes dominant Amélie. La suite de l'étape se déroule sur de longues pistes qui n'offrent pas de panorama très dégagé jusqu'à la tour de Batère. Au-delà, la perspective s'ouvre et le Canigou apparaît, malheureusement englouti par les nuages en cette fin d'après midi.

30 août: gîte de Batère – les Cortalets + 1020m -360m 6h Au petit matin, le cheminement vers le col de la Cirère, au milieu des prairies, est particulièrement agréable avec une large vue sur le Roussillon. Je découvre ensuite une autre dimension de cette traversée qui m'avait un peu échappée à l'examen du topo-guide et des cartes: pour progresser d'est en ouest il ne suffit pas de gravir des cols et des sommets puis d'en redescendre, il faut également parcourir de longs sentiers horizontaux, ou presque, pour contourner les nombreux et parfois profonds vallonnements qui ceinturent les massifs montagneux, C'est particulièrement vrai autour du Canigou où nous naviguons sur d'interminables sentiers balcons sans grande variété. Heureusement, l'itinéraire gravit ensuite une crête redressée puis contourne quelques escarpements rocheux offrant un vaste panorama sur le massif du Canigou.

31 août: les Cortalets – Mariailles + 680m - 1075m 5h45 Ce matin, je vis un de ces moments privilégiés que procurent les bivouacs en altitude. Alors que le soleil inonde généreusement de ses rayons le sommet du Canigou, une mer de nuages s'étale à nos pieds. C'est un spectacle dont je ne me lasse jamais. L'ascension du Canigou, sommet emblématique de la Catalogne est presque une formalité sur un large sentier bien tracé au milieu des rhododendrons puis des pierriers. Du sommet le panorama est exceptionnel. Pour descendre, il faut emprunter un raide couloir de gradins rocheux sans difficulté mais dont la hauteur est suffisante pour que l'impression de vide soit palpable. Je m'y engage donc avec précaution, attentif, les muscles tendus pour éviter d'être déséquilibré par le poids du sac. Puis, petit à petit, la confiance s'installe et je prends un grand plaisir à cette désescalade d'une bonne centaine de mètres. La pente s'apaise ensuite et le sentier, parfois bien caillouteux, serpente dans une zone d'alpages puis contourne quelques inévitables vallons avant d'atteindre Mariailles. Le temps menaçant nous incite à nous installer dans la maison forestière et la fin de la journée confirmera nos craintes par quelques belles averses.

1er septembre: Mariailles – Mantet + 860m - 1030m 5h Au cours d'une randonnée de cette durée il est inévitable de composer avec les conditions météorologiques. La pluie dans la soirée d'hier, le pessimisme du gardien du gîte et les nuages d'altitude qui zèbrent le ciel matinal nous incitent à modifier notre itinéraire pour éviter les hauts plateaux où l'orientation serait très délicate par temps de brouillard. Nous redescendons donc vers la vallée, ce qui nous permet de découvrir les villages de Py et de Mantet aux solides maisons de pierre confortablement blottis sur des pentes ensoleillées de part et d'autre du col de Mantet. Nos réserves de vivres étant limitées nous décidons de passer la nuit au gîte « chez Cazenave » où nous retrouvons 2 autres comparses randonneurs qui parcourent aussi la HRP et sont partis de Banyuls le même jour que nous. Magie des rencontres... Ce sera l'occasion d'une fort sympathique soirée animée par nos hôtes Angéline et Richard qui nous racontent avec verve l'histoire de leur famille et du vignoble catalan.

2 septembre: Mantet – col de Tirapitz + 1640m - 500m 6h30 J’apprécie beaucoup les départs matinaux. C'est généralement le matin que je me sens au mieux de ma forme et je reste toujours fasciné comme un enfant par ces premiers rayons de soleil qui embrasent les hauts sommets avant de venir progressivement caresser les flancs des vallées. Dans un périple comme celui-ci c'est également un moyen d'arriver assez tôt à l'étape afin de profiter calmement de la fin de la journée et, aussi, souvent, d'éviter les orages. C'est donc dès l'aube, qu'aujourd'hui encore, nous remontons d'un pas régulier et lent le long vallon qui mène à la porteille de Mantet. C'est un vrai plaisir de sentir, qu'une fois les muscles échauffés, la progression s'effectue avec un effort minimal et de parcourir le chemin sans autre préoccupation que d'observer le paysage. Arrivés en début d'après midi au refuge d'Ull de Ter nous nous sentons en bonne forme, il fait beau et nous décidons de continuer plus loin: ce sera du temps de gagné pour l'étape du lendemain qui s'annonce longue. C'est donc d'un pas de sénateur que je m'engage pour 500 mètres de dénivellation supplémentaire. La perspective d'une belle nuit en haute altitude me motive et c'est sans peine que j'arrive à l'orry blotti dans la pente sous le col de Tirapitz à l'abri du vent qui balaye les crêtes. Pour y pénétrer il faut ramper dans un étroit tunnel et il fait un noir d'encre à l'intérieur. Mon premier réflexe de claustrophobe incurable est de ressortir de ce « trou à rat » et de chercher un emplacement pour ma tente. Mais le terrain est tellement pentu que la partie est perdue et, en outre, à 2700 mètres la température risque d'être très fraîche... Je me fais violence, allume ma lampe frontale pour examiner l'intérieur qui, avec un peu de lumière, prend une apparence plus accueillante. Finalement, une fois bien installé, je finis par trouver cet abri relativement confortable d'autant plus que le vent souffle dehors avec violence. Dans la soirée une souris grassouillette tente de flairer nos provisions et bien vite nous installons une étagère de fortune inaccessible. Sa curiosité la poussera quand même à tenter de visiter nos sacs à plusieurs reprises durant la nuit.

3 septembre: col de Tirapitz – Eyne + 610m - 1650m 6h Nous quittons notre abri sommaire au lever du jour pour un long parcours de crêtes. Les brumes et les rafales de vent ont rafraichi la température et, pour la première fois depuis Banyuls, je sors gants et cagoule. Des hardes d'isards gambadent joyeusement dans les pentes herbeuses. Le décor est grandiose, les éclairages changeant à chaque instant sous l'effet des brumes balayées par le vent. Mais, au sommet du Noufonts, les bourrasques de vent rabattent les nuages qui nous cachent brutalement toute visibilité. Une lecture un peu rapide de la boussole, un examen sommaire de la carte qui s'obstine à se replier sous le vent, le sac lourd qui nous presse d'avancer et nous voilà partis dans la mauvaise direction. Quelques cairns, des traces de passage nous incitent à descendre jusqu'à ce qu'une éclaircie opportune nous fasse comprendre notre erreur. Il ne reste plus qu'à remonter péniblement au sommet pour reprendre la bonne direction, à nouveau évidente car, entretemps, le ciel s'est dégagé. Arrivés au col de Nuria nous bifurquons dans la vallée d'Eyne pour une longue descente au milieu des prairies où paissent vaches et chevaux. Dans le village nous apprenons avec désespoir qu'il n'y a pas de ravitaillement, Il faudra attendre le lendemain en espérant que les commerces du prochain village seront ouverts le dimanche. Sur les conseils d'un habitant nous poursuivons notre route sur le sentier archéologique pour trouver un champ accueillant où dresser nos tentes rapidement car l'averse menace.

4 septembre: Eyne – Estany Sec + 810m - 210m 6h Ce matin, tout est humide autour de nous. La réputation d'ensoleillement de la Cerdagne serait-elle usurpée? Quand je préparais cette traversée des Pyrénées j'avais évidemment envisagé que la météo nous jouerait quelques mauvais tours. Et il n'est évidemment pas possible d'attendre sur place le retour incertain du beau temps. Il faut donc plier la tente bien mouillée, protéger son sac et se mettre en route malgré la fine bruine qui commence à tomber. Cette étape se déroule essentiellement sur de petites routes et des pistes donc la gêne causée par la pluie sera minime. Notre principale préoccupation est autre: il s'agit de savoir si nous trouverons du ravitaillement; c'est donc avec soulagement que nous apercevons une supérette ouverte à Bolquère. Les sacs bien remplis, nous reprenons notre cheminement sur une longue piste rectiligne et monotone au milieu de la forêt de pins sous un ciel sans couleur. La piste s'interrompt brutalement pour découvrir un décor de lacs glaciaires environnés de prairies et de blocs de granit à proximité du lac des Bouillouses. Quelques belles éclaircies nous incitent à poursuivre jusqu'au bord de l'Estany Sec, décor de rêve pour un bivouac. Mais les averses me laisseront à peine le temps de monter ma tente avant d'effacer brutalement le bleu du ciel. Je suis évidemment assez déçu de ne pas pouvoir profiter de ce superbe emplacement. La pluie ne laissera aucun répit dans la soirée m'empêchant même de faire chauffer mon repas; je me contenterai donc d'un modeste sandwich au jambon avant de m'endormir un peu inquiet sur l'évolution pour le lendemain.

5 septembre: Estany Sec – Cortal Rosso + 1120m - 1105m 7h30 La pluie a cessé dans la nuit et, au réveil, un brouillard diffus enveloppe les lacs. Mon premier souci est évidemment d'interroger le ciel mais il se montre réticent à répondre et laisse planer le doute sur l'évolution. Il faut alors parier pour choisir le bon itinéraire et on ne gagne pas à tous les coups... Aujourd'hui, le choix est entre traversée du Carlit ou contournement. Si le temps s'aggrave la traversée risque d'être compliquée et l'orientation délicate, mais le contournement rallongerait de manière importante l'itinéraire. Donc, nous parions sur le retour du beau temps et...nous gagnons. De fugitives éclaircies illuminent la montagne et les nuages déchirés par le vent ne cessent de se reformer tandis que nous nous rapprochons de la longue arête rocheuse qui défend le sommet. Mais, le vent finit par avoir le dessus et nous gravissons les derniers ressauts sous le soleil. Il reste ensuite à descendre le raide et impressionnant couloir d'éboulis et de pierrailles qui parcourt toute la face ouest: grâce à la pluie le terrain s'est ameubli et cette longue descente sera finalement plus aisée que la pente ne le laissait craindre. Le décor change au pied du couloir et nous découvrons un superbe panorama de ruisseaux et de lacs entourés de pelouses aux tons déjà mordorés. La journée est loin d'être finie car il faut encore remonter vers la portella de Lanos sous le chaud soleil de l'après midi. Au pied du col une vaste cuvette herbeuse bien ensoleillée où paissent quelques chevaux nous invite à installer le bivouac. Dans la soirée, les chevaux curieux viendront nous distraire avec le tintement de leurs cloches.

A suivre......
Voyager "roots" au Maroc?
by Paul37 · 2011-10-18 · 46 replies
Bonsoir, voila un ami et moi voulons partir quelque mois au maroc... L'objéctif : 1000 euro pour 2/3 moi. Est-ce réalisable ? Sachant que j'ai des possibilité d'être héberger dans certaines villes, c'est la 5 eme fois que je vais au maroc mais ca remonte a quelque années, la vie a du changer... Sachant que nous sommes prêts a beaucoup de sacrifice au vus de certains !! Et oui nous n'avons pas tous la même vision du mot "voyage" 😉 Sachant que la bouffe, les transports et l'hotel sont les "seuls" dépense que nous comptons faire... Ce qui est déja un petit budjet ihihihihi. Sachant qu'on a 19 et 21 ans et pas vraiment froid au yeux... Mon pote et partis en guyane a dormir dans des hamacs sous une bache, a manger au feu et faire la guerre contre les moustiques pendant 3 semaines... Moi étant habituer depuis petit a voyager avec peut de confort (encore une fois question de point de vue...) Thailande il y'as 10 ans bungalow sans éléctricité, pas de douches a moins de 10 min de marches etc... Voila et par la même occasion si vous avez des petites villes ou coin qui vous tiennent a coeur, des anécdotes... des souvenirs... Hésiter pas se post et fait pour vous 🙂
Article sur les bonzes possédants des objets électroniques (Thaïlande)
by Lucii · 2011-09-26 · 34 replies
Voici mon article sur les moines Buddhiste qui possèdent des appareils électroniques.

En français cette fois !

J'ai écris ce texte pour mon uni et je le post ici dans le buts d'avoir vos commentaires !

Merci pour vos futures commentaires ! 🙂

Aujourd'hui, la société est en grande partie basée sur le consumérisme et la possession de biens. La puissance et l'influence d'un homme sont estimés par la valeur de ses propriétés et de l'argent sur son compte bancaire. Nous sommes tous les victimes de la publicité massive, qui essaie de nous faire croire que si nous n'achetons pas le dernier produit à la mode, nous ne ferons pas partie de la société moderne. Qu'en est-il des moines bouddhistes vivant dans les grandes villes, comme Bangkok? Les temples sont le centre de la vie de la société thaïlandaise.

Pouvons-nous admettre qu'un moine qui as accès à la télévision sera plus en mesure d'aider, d'enseigner et de comprendre les laïcs? Un abbé, ou "djaoawat", le moine plus haut placé dans le temple, qui possèdent un téléphone mobile sera plus efficace dans l'organisation de la vie du temple et par la même plus efficace dans la propagation du Dharma. Mais est-ce que la possession de ces biens sont un obstacle à la réussite dans le Dharma? Et, est-ce le bon exemple pour les moines novices et les laïcs?

S'il est vrai que les médias électroniques pourrait aider les moines dans leur enseignement, il existe un potentiel de conséquences négatives. Les moines peuvent être tentés d'utiliser ces appareils pour d'autres raisons, telles que l'utilisation personnelle ou de divertissement. Le temple doit être un sanctuaire où le monde extérieur ne pénètre pas. Ces appareils donnent accès au monde extérieur en un simple clic et aussi offrent la possibilité au monde extérieur d'atteindre les moines grâce à la publicité. Alors qu'il est nécessaire que les moines soit connectés au monde extérieur afin de comprendre et d'enseigner aux laïcs, il ya d'autres façons pour les moines de faire cela sans l'aide de ces dispositifs électroniques. Ces dispositifs créent des tentations inutiles, allant à l'encontre de l'idée principale du Dharma.

Selon le code monastique bouddhiste, un moine bouddhiste ne devrait pas posséder d'objets en dehors des 8 objets de bases: une braillent aumône, une robe jaune, une robe inférieure, une robe extérieure, une ceinture de tissu, un filtre à eau, un rasoir et une pierre à aiguiser. Certains produits spéciaux peuvent être autorisés, selon les temples, tels que: livres (enseignement du Dharma, livres de prières et tous livre qui augmentent la connaissance du moine qui ne sont pas a fin de divertissement), un parapluie, des chaussures simples (pour les moines qui vivent dans les villes), un chapelet et documents officiels (dalaï lama, Comment pratiquer le bouddhisme).

Bien sûr, des appareils électroniques modernes, ont été inventés après l'écriture du code monastique bouddhiste et il n'y avait aucun moyen pour les auteurs de discuter si ces dispositifs sont appropriés ou non. Nous pouvons, toutefois, en déduire que l'intention de ces règles est de limiter les possessions des moines aux seuls objets nécessaires. Donc la question principale est, ces éléments sont-ils nécessaires? Même si certains diront qu'il est nécessaire pour les moines de comprendre le monde extérieur, ils ont d'autres façons de le faire, comme les livres et les journaux. Ces moyens contiennent de la publicité mais moins intrusive et il est moin tentant de les utiliser pour le divertissement ou pour un usage personnel.

Un jour j'ai assisté à un excellent exemple de comment l'utilisation de ces appareils électroniques peuvent s'écarter de l'intention initiale, c'est peut être juste un exemple isolé, mais il ne montre pas seulement comment les dispositifs peuvent être mal utilisés par les moines, mais aussi comment la société est habituée à voir les moines utiliser ces appareils. Je suis allé à une cérémonie d'ordination et j'ai vu un abbé, ou "djaoawat", répondre à son téléphone mobile tout en pleine cérémonie. Aucune des personnes thaïlandaise présentent n'avait l'air choqué par ce comportement, qui, pour moi, démontre que ce type d'abus leur semble normal. Ce qui est choquant pour moi, c'est que lors de cette cérémonie, qui est la première étape de l'homme de devenant moine, il a reçu un mauvais exemple de son abbé de ce qu'il devrait ou ne devrait pas faire. Ce qui nous laisse imaginer quel genre d'éducation religieuse, il recevra dans ce temple.

Selon le professeur Bandjop Banrudji de l'Université Chulalongkorn, la question principale n'est pas si ces dispositifs sont bons ou mauvais, mais comment ils sont utilisés (entrevue personnelle). Même si les anciennes formes de médias (journaux et livres) et les appareils électroniques modernes peuvent aider les moines à comprendre le monde extérieur, il ya des différences importantes dans la façon dont ils peuvent être utilisés. Alors que les appareils électroniques modernes offrent une expérience plus interactive avec plus de choix, les livres et les journaux vous permettent de lire seulement ce qui est déjà imprimé. Lorsque le lecteur achète un livre ou un journal, il a une bonne idée sur les sujets qui pourraient être couverts. Il n'ya aucun moyen de cliquer sur un lien pour se connecter instantanément à d'autres sujets. Plus encore, vous ne serez pas la victime de publicité envahissante ou d informations non désirées. Lorsque vous utilisez des ordinateurs ou des téléphones mobiles vous pouvez rencontrer des pop-ups et des résultats de recherche indésirables qui peuvent être inappropriés pour un moine. Les programmes de télévision même éducatifs sont systématiquement interrompus par la publicité.

Les livres et les journaux contiennent parfois de la publicité, mais mais celle-ci n'interrompt jamais le contenu, rendant cette publicité moins intrusive. De plus, le contenu de la publicité dans les livres et les journaux est en général plus étroitement lié aux sujets du livre ou du journal. Alors que les gens rivalisent pour avoir le dernier modèle de téléphone mobile ou d'ordinateur afin de montrer leur statut social, les livres et les journaux n'existent que sous une forme, celle que tout le monde utilise. Les livres et les journaux sont donc moins susceptibles de conduire à la tentation du consumérisme.

Même si ces appareils électroniques modernes sont utilisés de manière adéquate et même si les moines sont capables de résister à la tentation qu'ils procurent, le professeur Bandjop soutient que si ils ne sont pas nécessaires, ils ne devraient pas être utilisés par les moines. Ces appareils peuvent fournir un accès plus rapide à l'information, mais ils ont un grand potentiel de créer des tentations inutiles. La tentation, est, le désir, connu en thaï comme "kee leed», et est considéré comme le principal obstacle sur la voie de l'illumination (Dhalai Lama, L'Art du bonheur, 1999). Quel avenir pour la communauté bouddhiste? Comment les laïcs peuvent-ils éviter les "kee leed» dans leur vie, si leurs chefs religieux ne sont pas en mesure de le faire? Dans leur rôle d'enseignants et les dirigeants de la communauté bouddhiste, les moines devraient être des exemples pour les laïcs et moines novices.m La majorité des moines essayent de faire de leur mieux dans ce rôle, mais aujourd'hui, suivre les preceptes du dharma et faire partie de la société moderne est plus difficile que jamais.

Que peut-on faire pour aider les moines à éviter ces appareils et qui peux faire cela? Professeur Banjop dit, si une solution doit être trouvée cela doit venir de la Sangha (communauté monastique) et non du gouvernement. Je suis d'accord avec le professeur Banjop, car ce n'est pas une question de légalité mais plus une question de principes religieux. Comment les moines peuvent-ils jouer leurs roles de chefs religieux, si les politiciens leur disent quoi faire et ne pas faire? Une des principales préoccupations des politiciens est la santé économique de la nation. Comment, alors, peuvent-ils être les bonnes personnes à consulter sur comment éviter le consumérisme et le désir de posséder les objets pas nécessaires? Sans parler des conflits d’intérêts... Bien qu'il soit clair que la solution doit venir de l'intérieur de la Sangha, ce n'est pas une tâche facile d'inculquer un mode de pensée qui va à l'encontre de la direction dans laquelle la société se dirige. Une partie de la solution pourrait peut-être venir d'un contrôle plus strict du comportement des abbés, en créant un département au sein de la Sangha qui pourrait envoyer des moines pour inspecter la manière dont les abbés gèrent leurs temples. Pour qu'un tel département puisse faire son travail, la Sangha devrait préciser les règles et les standards concernant les appareils électroniques et comment un abbé devrait être "puni" si il ne respecte pas ces règles. La solution doit commencer par les abbés, car ils sont l'exemple pour les novices et ils sont le lien entre les novices et les principes religieux.

En évitant l'utilisation de ces appareils électroniques modernes, les moines peuvent éviter d'inutiles «kee leed», ce qui les aidera à suivre le dharma. Il y aura toujours des changements dans la société et surtout avec la technologie qui ne cesse de faire des avancées. Parfois, la religion doit s'adapter pour être en conformité avec ces changements, mais elle ne devrait pas le faire d'une manière qui s'oppose à ces principaux concepts.
BD (intégrale): Quinze jours dans le Kansai, Japon (août 2011)
by Masterpo · 2011-08-22 · 124 replies
Ce fil propose en 11 épisodes illustrés, l'intégralité du récit de mon séjour nippon d'août 2011. Les photos présentées sont bien sûr des photos personnelles, mais légèrement retouchées pour leur donner un côté BD (je n'ose dire manga).

Pour un accès direct à l'ultime épisode et sa présentation différente et surprenante, c'est ici.

Episode 1 - Osaka (les autres épisodes sont plus bas ou sur les pages suivantes)

Jour 0 - 31 juillet 2011



Vol direct Air France Paris - Osaka. Même si AF a ses détracteurs, service impeccable. 4 films visionnés : Battle Los Angeles, Limitless, À bout portant, Sans identité (vaut mieux regarder des films d'action pour ne pas s'endormir)

Jour 1 - 1er Août 2011

Arrivé matinale à l'aéroport du Kansai. Direction le Toyoko Inn de Namba, idéalement situé à Namba. On laisse les bagages à la réception dotée d'un système élaboré de surveillance avec alarme : un filet avec des clochettes ! Mais bon, on est au Japon !

Découverte d'Osaka à commencer par la Pet Shop située à quelques mètres de l'hôtel.



Quelques chatons magnifiques en vitrine. Ça fait toujours aussi mal au coeur.

Direction Dotombori (on se dit qu'on a pas fini d'y revenir) puis les arcades bruyantes de Shinsaibashi. Ensuite Umeda Sky Building, une vue panoramique sur la ville. Le toit est à l'air libre, un coin est réservé aux lovelocks. Auparavant, petit détour par l'office du tourisme pour récupérer un plan d'Osaka. Au passage, ce plan est vraiment bien fait.



Jetlag oblige, retour à la chambre en fin d'après-midi.

Un fois remis, retour à Dotombori (que vous avais-je dit ?) pour dîner un succulent okonimiyaki chez Chibo (Guide LP).



Promenade dans ce quartier vraiment très animé jusqu'à pas d'heure, visite à une librairie Book Off (ça ferme très très tard) puis retour à pied à l'hôtel pour un dodo bien mérité.

Jour 2 Et si on visitait le château ? Accessible en métro (m'en fous, j'ai pris le pass quotidien), la moitié du wagon descend au même endroit et emprunte la même direction. Y a pas, ils y vont tous !



Et ils ont bien raison, même si le château n'a plus rien d'authentique. L'extérieur est impressionnant et la vue majestueuse. En plus, de nombreux parcs le ceignent.

Mais ne nous attardons pas trop. Direction Tennoji, quartier désuet mais non sans charme, où se trouve le zoo.



Plaisant, ce zoo. Bien sûr, là encore, les animaux sont en cage (mais n'est-ce pas le cas de tous les zoos ?) mais ne semblent pas trop malheureux. Déambulation dans le dédale de ruelles étroites remplies de magasins. il est presque 16 heures, un restaurant sympa nous tend les bras, ou plutôt les marches. Il propose une spécialité que je voulais tester. On se retrouve au sous-sol, livrés à nous-mêmes. Pas d'autres clients bien sûr. Dégustation d'un set kushikatsu somptueux.

Il est presque 17 heures, la journée est loin d'être terminée mais le jour, lui, compte ses dernières heures. Le soleil se couche en effet vers 19h. Le moment de se rappeler qu'Osaka est un port. Direction, Tempozan, le quartier du port. En métro (pass oblige).

Se promener sans rien faire de particulier n'est-ce pas le plus subtil des luxes ? Ce port est grisant. Une grande roue le domine (je lorgne dessus, d'ailleurs). Un petit ferry emmène gratuitement de l'autre côté. Mais de l'autre côté, il n'y a rien. Ça fait envie tout de même, juste pour le tour en bateau. Et puis, non, trop risqué, je ne sais pas à quelle heure il revient. La Santa Maria, réplique commerciale de la caravelle de CC, quitte le port. Il est 18 heures (départ toutes les heures). Je résiste. D'autant plus facile qu'elle est déjà partie. L'aquarium est là aussi, à tendre ses petits bras.

Je ne suis pas très poissons (sauf dans un kaitenzushi) mais il paraît que c'est un des plus beaux du monde. Soit.



Oh, ils sont mignons, ces opistognathes à front doré ! C'est la section kawai de l'aquarium, incontournable. On peut même y caresser des requins et des raies ! Mais même la partie normale de l'aquarium est exceptionnelle. On y suit dans une relative obscurité, les circonvolutions d'animaux étranges.

En sortant, le grand centre commercial Market Place est fermé, mais surprise, la grande roue tourne encore. Si ce n'est pas de la provocation, ça ? Comment dans ces conditions refuser de faire son petit tour ?



Bon. À chaque jour, suffit sa peine. Sur le chemin du métro, deux chats s'abritent de la pluie (les premières gouttes du séjour) dans un WC handicapés. Une demi-heure passe en leur compagnie (oui, je suis très chat). Et puis, dodo.

Jour 3 Dernier jour à Osaka. Par la fenêtre de la chambre, on aperçoit un temple. Il est encore tôt, sa visite s'impose. L'occasion de rencontrer un autre chat, une japonaise ayant imprudemment laissé la porte de sa maison ouverte. Mais cherchons l'originalité. Direction le nord de l'agglomération pour voir un musée de fermes (quoi de plus original ?). Situé dans le reposant parc de Ryokuchi-koen, 11 maisons campagnardes de diverses régions et époques se visitent au gré de ses envies.



Une chaleur intenable. Et personne d'autre. Le paradis, en ce qui me concerne.

Pour continuer l'originalité, retour à Tempozan (le port pour ceux qui ne suivent pas) pour visiter le musée Suntory, aussi bien pour son contenu (très contemporain) que son architecte (Tadao Ando). En fait, c'est d'autant plus original que le musée est fermé...

Qu'à cela tienne, balade dans Tempozan... Ici, un chat (énorme) tête sa mère (clic, clac, reclic...). Là, un pont monstrueux draine un flot continu de voitures. L'originalité a du bon, mais il ne faut pas abuser. Retour aux valeurs sûres. Petit coup de métro pour aller à Amerika-mura, le quartier branché d'Osaka, hanté par les lolitas japonaises.



Bon, les bonnes choses, c'est comme l'originalité, faut pas abuser non plus. Retour à la chambre d'hôtel, pour se remettre de toutes ses émotions (surtout les dernières). La soirée sera aquatique. Spa World, les plus grands bains du monde, n'attend que nous. Il est 20 heures quand nous y entrons. D’entrée, ça refroidit, il n'y a que des gamins et des gamines. Trop tard pour reculer.

Finalement, ce sera une merveilleuse expérience. Les bains aux plantes aromatiques, mmmm... Le rotemburo avec cette immense cascade d'eau chaude dans un décor espagnolisant et cette vue sur le ciel étoilé du Kansai, quel délice ! À noter que si les hommes bénéficient du monde occidental (Capoue, Espagne, Rome, Atlantide), les femmes ont droit au monde asiatique (et il faudra attendre la fin du mois pour que les étages s'inversent). Au huitième et dernier étage, piscine pour tout le monde mais maillot obligatoire. Vue unique sur la ville depuis la terrasse en plein-air.

Retour à Namba vers 23 heures, dîner dans un izakaya : anguille grillée avec tofu... (marrant, on paie son plat à l'entrée sur une machine, chaque touche correspondant à un plat) Le restaurant est à quelques mètres du Toyoko Inn, le retour n'est pas trop difficile.

Jour 4 Le jour du départ. Il est encore tôt, dernière promenade dans les environs. Dans cette grande artère, où se situe l'hôtel, il y a un temple. Chouette, c'est souvent le repaire de chats (ma passion, je le rappelle). La moisson est bonne, deux chats.



Je peux quitter Osaka tranquille, sur ces images félines reposantes. Il ne reste plus qu'à aller à Shin-Osaka prendre le Shinkansen (direct depuis Namba) pour la suite du voyage.

À suivre : Episode 2 - Naoshima, un peu plus bas...
De retour des Baléares à l'hôtel Club Marmara Las Rocas (fin juillet-début août 2011)
by Rcoucou · 2011-08-16 · 9 replies
Séjour fin Juillet & début aout 2011 hotel club Marmara Las Rocas (club francophone)

Bonjour

Notre décollage de Lille vers 7H30 avec la compagnie XL Airways s’est très bien passé, les boissons et repas ( sandwichs) étant payant , nous avions prévu des viennoiseries pour nous caler l’estomac pour un trajet sans encombre, pour un atterrissage ponctuel à 9H30 à Palmas de Majorque. Après avoir récupéré nos bagages et un transfert de 50mn en bus climatisé, attentifs aux instructions et conseils donnés par notre hôtesse Marmara, nous sommes arrivés à Las Rocas vers 11H30.

La réception nous ayant pré-attribué nos chambres dans le bâtiment C, un Gentil Animateur (GA) nous a conduit à notre appartement après avoir reçu le traditionnel bracelet pour le All In. Oui appartement, car le club est en fait un complexe hôtelier composé uniquement d’appartements avec cuisine équipée, séjour avec canapé lit, chambre, et salle de bain, et un balcon ou petite terrasse en Rez de jardin, tous équipés de chaises et d’une table. Nous avons eu un appartement situé au 2éme étage sur un coin, avec à la fois, une vue sur la route d’accès au club, toujours calme car c’est un cul de sac et une vue exceptionnelle sur la côte, un paysage digne d’une carte postale.😎

Les appartements n’ont pas de clim, mais les volets à clairevoie vous permettent d’aérer constamment le logement qui reste ainsi assez frais.😐

Description des différents bâtiments de Las Rocas, le B contient la réception, le bar, la discothèque, la salle de jeux électroniques, au Rez de chaussée, le A est situé sur le côté de la piscine principale et parallèle au restaurant self service, le D est situé de l’autre côté de la route d’accès et comporte sa propre piscine (au calme).

La piscine principale est située entre les bâtiments A B C qui donnent tous sur la mer, tout au moins d’un côté, elle est entourée de transats si serrés qu’il est impossible de les bouger pour chercher l’ombre des chapeaux d’ombrage fixés au sol. Vous profiterez donc alternativement de l’ombre des voisins suivant la position du soleil. Cela dit si vous aimez le soleil, aucun problème, il y en a pour tout le monde. Si vous voulez une place privilégiée, levez vous avant 8H30 pour réserver votre transat avec vos serviettes, car elles ne sont pas fournies par le club.

La pataugeoire pour enfants séparée par une barrière, se trouve à côté du bâtiment A, le reste de la piscine dépasse 2m sauf autour (1,5m) .

Le podium Marmara jouxte le bâtiment A, et diffuse tout au long de la journée de la musique rythmée, c’est pas là qu’il faut envisager de faire la sieste.😉

La deuxième piscine est au bord des rochers derrière le bâtiment A et prés du self, elle est plus calme quand les enfants ne chahutent pas dedans, avec une profondeur de 1,5m à 2,1m. prévoyez leur donc des bracelets gonflables.

Dans les rochers en contre bas de ce club, en bord de mer, il existe une 3ème piscine à l’eau de mer, elle est magnifique et accessible par un escalier avec une petite gymnastique sur les rochers du littoral, prévoyez donc des chaussures pour vous y rendre, mais cela vaut le coup. 😎

Profitez de ses moments d’ouverture car tous les 3, 4 jours, suivant le temps, elle est vidée, nettoyée et remplie de nouveau, pour éviter des problèmes qui pourraient être occasionnés par les algues vertes. Cette piscine n’est pas réservée au club , mais il en assure son entretien.

De même de ces rochers, il y a un accès direct à la mer, par une échelle ou une mini crique rocheuse en pente, mais attention aux écorchures dues aux ressacs des vagues, à faire par temps très très calme.

Autre solution, pour se baigner, une plage « la cala des pou » à 500m mètres à gauche en sortant de l’hôtel, c’est une petite plage de sable publique avec location de transats et parasols, accès à pieds par un chemin.

Pour les bars, celui de la piscine principale ouvre vers 10H, vous y trouverez les boissons non alcoolisées en distributeurs automatiques accessible tout le temps, même aux enfants « coca, sprite, orangeade, citronnade etc.. des boissons alcoolisées à la pompe, bière, vin blanc, vin rouge, rosé, sangria, que le ou la barman vous servira dans un gobelet plastique ( sécurité oblige) et une bombonne du cocktail du jour en libre service ( avec alcool).D’autres alcools sont disponibles en bouteilles Brandy, Muscatel , un apéritif aromatisé à la l’anis etc. Un distributeur de 2 glaces pilées aromatisées citron et grenadine ouvert peu de temps vers 16H.

Vers midi aux jeux apéritifs, des petits rondelles de pain piquées de fromage ou chorizo, vous permettront d’assister à la rué vers les toasts près de la fontaine d’eau fraiche et du frigo qui contient quelques sandwiches aux crudités.

Vers 16H des gâteaux secs seront à votre disposition , très bons d’ailleurs et en quantité satisfaisante. Pour les cafés , il faudra pendant toute la journée aller vous servir au bar intérieur près de la réception, vous y trouverez, café express, café au lait, cappuccino, lait, et eau chaude pour vous faire une infusion, ou un café décaféiné en sachet, avec sucre en poudre ou édulcorant.

A partir de 18H , le bar piscine est transféré au bar intérieur avec les mêmes boissons à volonté jusqu'à 23H tapante.

Petit bémol sur le fonctionnement du bar piscine, par manque de personnel celui-ci n’est pas toujours présent, car entre ranger les chaises de la terrasse, débarrasser et nettoyer les tables, faire la vaisselle au bar intérieur , vous avez l’impression qu’il n’y a jamais personne pour vous servir, 🤪 cependant, ils ou elles font activement leur jobs, donc faites comme moi servez vous.

La restauration, en self matin midi et soir, ne m’a pas déçue.

Le matin de 8H à 10H30, baguette, pistolet , mini croissant, petit cake, et pain de mie à griller, si vous avez de la patience, avec beurre, confitures, chocolat à tartiner. Tous les ingrédients d’un petit déjeuner international avec Œufs au plat, lard cuit, fromage etc… Plusieurs machines à café et jus de fruit non naturel.

Le midi, de 12H30 à 15H, avec toutes les entrées traditionnelles, carottes, betteraves rouge, concombres, salades composées , avec une viande, un poisson ( en filet en général sans arrête) et du poulet.

Les soirs, de 19H15 à 21H45, avec les mêmes hors d’œuvre, mais il y a un peu plus de choix en viandes et des spécialités majorquines, je vous recommande les patates cuites à l’eau salée et les saucisses.

Pas de tables attitrées ni le midi, ni le soir, un maitre d’hôtel efficace vous cherchera une table aux heures d’affluences, et un personnel motivé vous fera place nette pour vous installer sur des tables certes un peu serrées, vu le nombre de personnes qui se restaurent.

Deux salles sont à votre disposition, l’une climatisée où se trouve le buffet, l’autre, un genre de grande terrasse couverte avec vue sur la mer et quelques tables extérieures avec parasol.

Les distributeurs de boissons sont disponibles dans les deux salles et des verres type pirex pour recevoir votre vin rouge, rosé, blanc ou sangria avec un seau de glaçon à disposition et également toutes les boissons pour les enfants.

Les desserts sont un peu récurrents, flan caramel, mousses avec différents parfums (excellentes)😛, gâteaux de Savoie aromatisés aux fruits, et le choix entre 3 ou 4 fruits sans compter le melon ou la pastèque ou l’ananas.

Le choix des fruits est assez imposant dommage qu’ils ne sont pas toujours murs. Des glaces sont à disposition au buffet réfrigéré principal le soir, ainsi que du fromage , pas le midi.

Les plats sont réapprovisionnés au coup par coup par un cuistot qui ne chôme pas, à moitié vide c’est complété de nouveau .

Ne loupez pas l’heure de fin des repas car le buffet est débarrassé en 3 minutes chrono.🙁

La qualité des mets est au rendez vous, et à ma grande surprise il n’y a pas beaucoup de gaspillage, un panneau informe d’ailleurs les touristes, que ceux-ci pourraient être facturés en cas d'abus.

J’ai été agréablement surpris de l’amabilité du personnel et les estivants aussi d’ailleurs, les files d’attentes sont limitées car il est possible de se servir des deux côtés du buffet.

Derniers conseil enfin, les tenues ne sont pas très habillées, les pantalons sont rares, à cause de la chaleur sans doute, mais vous serez systématiquement refoulé du restaurant par le personnel, si vous êtes torse nu, pieds nus, ou trempés, les coussins des sièges étant en tissu rembourrés.😊

Les animations, elles se déroulent toute la journée, fléchettes, gym tonic et tai chi et les jeux apéritifs le midi et en soirée face au podium Marmara, le water polo et aquagym dans la piscine centrale, les autres activités telles que ping pong, jeux de boules, mini golf, foot sur leur terrain respectif prés du self. Le matériel adéquat et une multitude de jeux de société vous seront prêtés contre une caution de 20€ au box d’animation.

Deux club enfants et ados existent, ils sont très bien entouré par 3 charmantes GA pour les premiers, et 2 jeunes GA pour les seconds, ils tous ont beaucoup d’humour et de carisme et les jeunes jouent le jeu et leur sont vraiment reconnaissant, ils participent d’ailleurs aux spectacles un soir, et ce n’est pas une cours de récré, mais de vrais sketches plein d’humour.

Les autres soirées sont alternativement faite par les touristes ou l’équipe des GA, karaoké dansant, des sketches innovants, des spectacles variés chorégraphiés par une jeune animatrice et rondement mené par une équipe soudée. (prévoyer quand même un répulsif moustique)

L’équipe d’animation booste les estivants pour participer aux activités et ça marche, ils sont très efficaces, sans être collants pour vous décider à y participer.

Je pense que c’est la 1ère fois que je vois autant d’énergie et de bonne humeur dans une équipe d’animation qui est somme toute assez réduite (9 GA). Les apéros et les soirées se terminent toutes par les 3 danses du club, fort rythmées, et peu de personnes restent assises sur leur chaise, une ambiance de dingues, tous entrainés par les GA qui se donnent à fond. Fin de l’animation vers 23H 15 en général.😎

Si vous avez oublié de commander vos boissons pour aller à la disco avant 23H, vous devrez les payer au bar intérieur.😕

La disco techno commence quand les animations extérieures sont terminées et il y a peu et pas souvent d’animateurs qui y participent, l’ambiance n’est donc pas au rendez vous et la scène est envahie par les enfants qui font leur shows. 😕

A minuit tapante fin de la sono, il faut laisser les barmans ranger et les touristes se coucher pour une paisible nuit, car passé minuit il n’y a plus gère de quidam et de bruits dans les couloirs. Les seuls perturbations sont dues aux arrivées très tardives dans la nuit et à quelques excités mal éduqués côté piscine.

Pour vos courses, une superette est ouverte la journée dans le bâtiment C au sous sol , les prix sont pas trop majorés, 6x1,5L d’eau pour 5,4€, car l’eau en verre est gratuite, l’eau en bouteille n’existe pas dans le club, et l’eau dessalée au robinet n’est pas buvable.

Le remplissage des bouteilles d’eau aux fontaines est interdite, c’est une incohérence de ce All In. 😠

Sinon il y a un petit centre commercial à environ 700m du club, avec bars, restos, pizzerias et 2 superettes pour se ravitailler en eau.

Le soleil fin juillet début Aout était au rendez vous, deux à trois jours avec un peu de vent, en bordure de mer c’est normal, avec une seule petite matinée pluvieuse, sur 14 jours de séjour, le thermomètre n’est pas descendu au dessous des 24 degrés avec des pointes à 39 degrés. N’oubliez pas la crème solaire sans quoi vous ferez office de phare comme certains touristes imprudents.😊

A la cala d’or à 45mn à pieds du club , il y a plusieurs agences de location de voitures, un petit train peut d’ailleurs vous y emmener pour 3,5€ A /R par personne, l’arrêt et les horaires sont situés en face de la sortie du club.

Sur le chemin vous avez le port de plaisance de la « cal longua » , ou vous pouvez louer aussi des tours de promenade en bateau rapide ou de découverte des 7 calanques alentours, compter 30 mn à pied pour en faire le tour , passage obligé pour rejoindre la Cala d’or, qui est un centre animé composé essentiellement de restos et de bars, avec quelques magasins ouverts le soir, la chaleur étant plus supportable que l’après midi. 😎

Les Baléares que nous avions connues il y a 30 ans n’ont pas beaucoup changé, et je vous conseille de visiter l’ile, soit en voiture de location, 90€ la journée assurance tous risques comprise ou par les excursions programmées, qui sont toutes un peu chères, 70€ par personne tout compris.

Nous avons donc loué une voiture par l'intermédiare de Marmara, avec shutle de hotel A/R, nous avons choisi avec nos amis, une Picasso C4 pour aller à Porto Cristo, puis au marché d’Alcudia le mardi matin, cette ancienne ville fortifiée est assez typique des villages des Baléares. Puis après un détour au port ou nous avons mangé, nous sommes remontés vers Formentor, avec sa côte très escarpée et ses falaises rocheuses surplombant la mer à pic, sous un soleil de plomb. Pas le temps de voir la Callobra , nous sommes revenus par Manacor et avons visité un magasin de perles, avec un aperçu des techniques de fabrication. Les routes sont très bien entretenues , je dirai même nouvelles et très propres. Elles sont cependant toujours très sinueuses , prévoyez donc du temps pour les parcourir, sauf sur l’autoroute reliant Palmas. Les paysages sur cette iles sont très variés et valent le déplacement.🙂

Pour résumer un séjour fort agréable dans ce club , pour ceux qui aiment animation détente et soleil, avec tout le confort , moi j’y retournerai volontiers.😎

à votre service plus plus d'infos

rcoucou

ps : d'autre infos en vidéo suiveront bientôt pour ce club
Été 2011: compte rendu des "outlets" en Californie et à Las Vegas
by Kamba1 · 2011-08-10 · 22 replies
Bonjour,

Après avoir consulté avec intérêt les différents fils de discussion consacrés aux Outlets de Californie et du Nevada avant mon départ, il m'a semblé logique de revenir ici pour faire un point sur le sujet à l'issue de mon voyage entrepris à la fin juillet 2011.

A cette occasion, j'ai pu visiter quatre des outlets les plus cités sur ces pages : Gilroy, Las Vegas North, Primm et Barstow. Je vous propose une petite analyse thématique, selon la situation géographique, les enseignes disponibles, l'aspect des lieux, le choix et les prix.

Elle n'engage naturellement que moi et (notamment en ce qui concerne les prix) est évidemment susceptible de variations. J'attends vos commentaires éventuels. S'agissant d'un point qui se veut "d'actualité", les commentaires se rapportant à des voyages 2010/2011 me semblent à privilégier !

1. Situation:

- le Premium Outlet de Gilroy se trouve à 1h au sud de San Francisco, 1h de Monterey ou encore 30mn de San José, sur la Highway 101. - le Premium Outlet Las Vegas North -comme son nom l'indique - est situé à Vegas, non loin des Hôtels-Casinos du centre-ville. - le Fashion Outlet de Primm se situe sur la route LV-LA (I-15) à la frontière séparant le Nevada de la Californie. - le Tanger Outlet de Barstow se situe en Californie, à mi-chemin de LV et LA, toujours sur l'I-15.

2. Enseignes:

Des quatres outlets visités, Las Vegas North est le mieux achalandé et celui où l'on trouve les marques les plus diverses, des très chic Burberry et Brooks Brothers (+quelques bijoutiers) à des marques plus mainstream comme GAP ou les équipementiers sportifs, en passant par des marques d'habillement US moins (ou pas) connues en France.

Je plaçerais Primm sur la seconde marche du podium. Il compte également de très nombreuses enseignes, peut-être plus orientées clientèle US. Quelques magasins discounts (où l'on trouve de la marque à prix cassés), pas de magasins très chic comme à Vegas, mais les classiques Ralph Lauren, Tommy Hifliger, Timberland, GAP et les équipementiers sportifs (que l'on retrouve partout).

Gilroy vient en troisième, avec une diversité comparable à celle de Primm. Je le place un peu derrière car moins pratique (voir plus loin) pour le shopping.

Enfin, je place Barstow en queue de peloton. On y retrouve la plupart des grandes enseignes, mais il y en a un peu moins que dans les trois autres, l'ensemble étant plus petit.

3. Aspect des lieux:

Gilroy est organisé autour de quatre grandes galeries à arcades, qui entourant de grandes zones réservées au stationnement. Le problème est qu'il faut reprendre sa voiture pour passer d'une zone à l'autre, ce qui le rend moyennement pratique. Mais le cadre est plutôt agréable, d'autant que plusieurs restaurants de chaînes sont situé à proximité immédiate, ce qui, avec les traditionnelles stations-services, en fait une possibilité d'étape sur la route menant de SF à LA ou de SF à Monterey. Boutiques de taille standard US.

Las Vegas North est un outlet comportant plusieurs allées en plein air, exclusivement piétonnes. On s'y gare dans de grands parkings à l'extérieur (l'un couvert et donc à l'ombre, très fréquenté, les autres au soleil) et l'on s'y déplace à pied. Plutôt agréable, même s'il peut y faire très chaud, malgré les nombreux brumisateurs. Pas grand'chose à faire autour, mais on est en plein coeur de Las Vegas et plusieurs restaurants se trouvent au sein de l'outlet (dont un asiatique AYCE). Grandes boutiques. Attention à ne pas confondre avec le Premium Outlet de LV Sud, même chaîne mais proposant moins de marques.

Contrairement aux trois autres, Primm ressemble plus à un grand "mall intérieur" qu'à un patio. L'avantage, c'est qu'il y fait frais. Vu qu'on se situe en plein désert, ce n'est pas plus mal. Quelques restaux de chaîne, deux stations-services, un casino (on n'est pas pour rien à la frontière du Nevada...). A considérer comme une étape en allant ou en revenant de Las Vegas, surtout au regard des prix pratiqués (voire plus bas). Grandes boutiques.

Enfin, Barstow est un patio à arcades structuré en "U" autour de son parking. Un peu moins d'enseignes que dans les trois autres, cela dit. Nombreux restaurants de chaîne et stations-services à proximité. A une centaine de mètres se situe le "Barstow Factory Outlet", qui a dû avoir son heure de gloire il y a une dizaine d'années, mais semble tomber en complète déshérence: attention de ne pas confondre, vous risqueriez d'être déçus. Boutiques de taille standard US.

4. Les prix:

Commençons par un truisme: oui, les prix sont nettement moins cher qu'en France. Déjà à la base. Puis vient se greffer la réduction "outlet". Puis les promotions de saison (1 article acheté, XX% sur le deuxième ou carrément des réductions supplémentaires allant de 20% à 70%). Vient enfin pour les européens la réduction mécanique liée au cours euro/dollar, pour mémoire 1USD=0,7EUR au moment où j'écris ces lignes.

Les prix varient en fonction des chaînes, mais également de la politique des différentes marques et des périodes ou vous vous y rendez. Sachant qu'on retrouve systématiquement une demi-douzaine de marques dans les quatres outlets visités (Ralph Lauren, Tommy Hifliger, Timberland, GAP, Levi's...), je vous propose un petit panorama de celles-ci. Si pour la plupart, les prix sont comparables d'un site à l'autre, pour l'une (Ralph Lauren) la différence entre les site me semble plus particulièrement significative.

Tommy Hifliger, GAP, Timberland: peu de variation entre les différents outlets, promotions similaires. Intéressantes chez Timberland (réductions directes, parfois importantes) moins chez Hifliger (qui faisait plutôt du "1 article acheté, 50% sur le second"), pas vraiment chez GAP (réductions directes, mais sur une partie du magasin seulement). D'ailleurs, il vaut parfois mieux aller chez Old Navy (filiale US de GAP) pour avoir des produits de qualité et de design comparables à des prix moindres et défiant parfois toute concurrence (magasins à Primm, Barstow et sur Market Street à SF).

Levi's: Le 501 coûte à peu près 30 euros. Les outlets ne sont pas nécessairement les moins chers, les boutiques officielles Levi's des centres-villes (notamment celle de Union Square à San Francisco) pouvant proposer des discounts similaires - voire ponctuellement plus attractifs - pour un choix de gamme plus important.

Ralph Lauren: si chez Ralph Lauren les discounts sont (comme chez les autres) très intéressants au regard des prix pratiqués en Europe, j'ai pu en revanche observer dans cette enseigne des variations très importantes selon les sites dans la même dizaine de jours et hors période de soldes.

- A Gilroy, RL proposait 25% de réduction directe (en plus du prix outlet bien sûr) sur certains articles (polos monocolores inclus). - A Las Vegas North, ces 25% s'appliquaient à l'ensemble de la boutique. - A Barstow, cette réduction montait à 30% sur l'ensemble des produits. - A Primm, elle était de -40%... Le décalage est donc non négligeable pour cette marque selon les lieux fréquentés.

5. Le choix:

La règle du jeu, c'est que dans les outlets, on ne trouve pas nécéssairement LA référence que l'on cherche et qu'il y a parfois de la B-Quality ou des gammes des années précédentes. Pas de souci cependant pour y trouver, avec moult réduction, des classiques comme les polos RL ou TH dans toutes leurs nuances, la collection GAP du moment, les modèles Levi's ou Diesel mainstream. Chez les équipementiers sportifs, pas de souci non plus: la quasi-totalité des références y figure, mais les réductions supplémentaires sur les modèles de l'année en cours, notamment les chaussures, sont rarement au rendez-vous (le moindre coût de l'habillement aux US et la parité USD/EUR contribuent tout de même à rendre ces modèles plus accessibles...).

6. En résumé:

Si votre voyage dans l'Ouest se limite à l'axe LA-SF, Gilroy est le plus central des outlets. S'il ne semble pas offrir pas des réductions aussi discount que les autres, il n'en demeure pas moins très complet en terme de marques proposées. Je n'ai pas fait Camarillo, au nord de LA, mais je suppose (vu que c'est aussi un Premium Outlet) qu'il se situe sur le même créneau.

Si vous restez à LA (mais pourquoi faire ???), Barstow (à 1h30 de route) semble plus intéressant que Camarillo (un peu plus proche) en terme de prix. Mais comme je l'indiquais, Barstow est un peu plus petit et l'on n'y trouve pas toutes les grandes marques (pas de Nike, notamment, si mes souvenirs sont exacts). Mais sans doute des prix plus attractifs.

Si vous restez à LV, je pense honnêtement que le voyage jusqu'à Primm (1h de route, il y a des navettes pour ceux qui ne sont pas motorisés) vaut le coup au regard de ses prix et du choix complémentaire que cet outlet offre par rapport à ceux de Vegas, et notamment le Premium Outlet de LV North. Ce dernier demeure, si ce n'est le plus intéressant, du moins le plus complet en terme de marques internationales.

Si vous faites un circuit passant par LV et empruntant l'I-15, des étapes à Barstow et/ou Primm sont évidemment à privilégier.
Vacances américaines: profitez-en pour faire de la prosodie
by Cochize · 2011-08-04 · 23 replies
bonsoir,

lors de la discussion Idées reçues et bizarreries sur les États-Unisnous avions eu l'échange suivant

cochize :

''Mon premier patron Américain me disait en parlant de notre difficulté collective à manier la langue anglaise '' vous les Français vous connaissez les paroles mais ignorez la musique'' ….

a posteriori c'est d'autant plus vrai que pas plus tard que ce printemps nous avons eu un reportage TV exposant les méthodes d'apprentissage de l' anglais pratiquées en France par une Américaine en s'accompagnant d'un piano, pour ''marteler'' les phrases. Il paraît que c'est très performant. Et çà ne m'étonne pas car on peut constater qu'en dehors de la prononciation, au sens habituel du terme, c'est l'accentuation du mot et donc le rythme de la phrase qui fait défaut à une bonne maitrîse''.

Bleuvacances :

J'ai eu la chance en 1969,70 et 71, (seconde à Terminale) de bénéficier d'une classe de langue un peu particulière, une heure par semaine: chacun dans une petite cabine avec un magnétophone et un casque. Et on nous passait des séquences de langue (1 h/semaine en Anglais et de temps en temps en Allemand) à répéter... sans papier, sans livre, juste avec nos oreilles et un "chef d'orchestre" (le prof)! Le prof nous donnait la séquence "musicale" justement. et on devait répéter en yaourt, même si on n'avait pas les mots .

Ca donnait à peu près ça: "Aujourd'hui, la séquence se prononcera: "Ta ta... ta ta TA"(les "ta" donnant le rythme). Après une demie-heure de phrases à répéter en rythme et en yaourt (mais sans les mots exacts), on avait droit à une feuille avec le texte et là, on recommençait avec le rythme et avec les vrais mots''

__

La discussion étant fermée je termine par cet interlude particulièrement à l'intention de Bleuvacances

Depuis des années que ce sujet me tarabustait je me suis décidé à en avoir le coeur net. Est-on vraiment ''peu doué pour les langues''' comme on le dit y compris dans les enquêtes européennes . Dans Les Européens et les langues on apprend en effet que de 15 nationalités ce sont les Français qui ont, à 27%, la plus mauvais idée de leurs propres compétences linguistiques

Je me souvenais de ce qu'un ami, Russe réfugié à l'origine, professeur de Français dans une petite Université de la Côte Est et polyglotte comme Léon Zitrone, m'avait dit : '' nous les Slaves si nous avons peut-être une certaine facilité pour les langues c'est parce que nos langues maternelles comportent beaucoup plus de sonorités que le Français. Nous les avons donc au départ dans notre répertoire sans avoir besoin de les apprendre plus tard'' .

Alors j'ai fait une petite enquête.... et peut-être le savais-tu déjà , moi pas.. .. et je suis pas peu fier de l'avoir appris récemment ! : il y a une explication selon The Neurosciences Institute, 10640 John Jay Hopkins Drive, San Diego, CA 92121, USA.

En fait quand mon premier patron, soucieux de mon intégration je suppose, me faisait répéter ma phrase avec le bon rythme !, quand cette dame Américaine apprenait la langue à de petits français, rythmant l' accentuation de la phrase en s'accompagnant au piano, quant vous étiez dans votre petite cabine avec magnétophone en faisant ta ta....ta ta....ta... ta il s'agissait dans tous les cas de prosodie anglaise. Merveilleux n'est ce pas ? .. Nous étions comme Monsieur Jourdain avec la prose . Nous faisions de la prosodie anglaise sans le savoir (étude de l'intensité et de la durée des sons. ) et notamment de ''l'isochrony'' (Isochrony - Wikipedia, the free encyclopedia) qui en est une composante et dont la seule définition claire que j'ai trouvée en français, s'agissant du domaine du langage, est celle du Département phonétique de l'Université LAVAL ( Montréal )

Dans les langues à cadence syllabique (par exemple, le français), l'isochronie consiste en l'apparition des syllabes à des intervalles de temps égaux. En revanche, dans les langues à cadence accentuelle (l'anglais), le mouvement périodique consiste en la récurrence des syllabes accentuées à des intervalles de temps égaux, le groupe rythmique étant défini comme une unité comportant une syllabe accentuée et les syllabes inaccentuées qui la suivent.

En anglais un bonne définition semble être ''the rhythmic and intonational aspect of language'' .

Et plus on regarde, plus çà devient intéressant mais en même temps ''pointu'' et l'affaire de spécialistes comme dans ce papier de l'institut mentionné plus haut : An empirical comparison rhythm in language and music

d'où, profane, j'ai retenu ces courts extraits : ''

We find that English and French musical themes are significantly different in this measure of rhythm, which also differentiates the rhythm of spoken English and French.

British English andstandard French are widely acknowledged by linguists to have very different rhythmic organization, representing “stress-timed” and “syllable-timed” languages

Il faut savoir que (autre article) : A stress-timed language is a language where the stressed syllables are said at approximately regular intervals, and unstressed syllables shorten to fit this rhythm. Stress-timed languages can be compared with syllable-timed ones, where each syllable takes roughly the same amount of time. English, German, Danish, Norwegian, Swedish, Dutch, Portuguese and Russian are examples of stress-timed languages ? French, Italian , Spanish, Chinese are syllable-timed. Learners whose first language is syllable-timed oftenhave problems producing the unstressed sounds in a stress-timed language like English, tending to give them equal stress ( ce que j'appelais voix monocorde)

Je comprends maintenant que derrière l'intuition que la capacité à maîtriser le rythme d'un langage varie selon la langue maternelle, se cachent les finesses de la prosodie et pourquoi je trouvais dès mes années post- étudiantes que l'anglais de mes collègues ou relations allemands, ou scandinaves sonnait généralement mieux que le mien ..

Bon sang.. mais c'est bien sûr🙂... et il m'a fallu toutes ces années...

Au fait, me souviens pas avoir jamais entendu un de mes professeurs d'anglais parler de prosodie ...et les vôtres ?

En fait l'enseignement de la prosodie anglaise paraît n'en être qu'à ses balbutiements . N'incriminons donc pas nos anciens profs.

Les chercheurs français ne semblent guère s'être intéressé au sujet jusqu'à ces toutes dernières années. J'ai trouvé une thèse de doctorat en phonétique anglaise de l'Université de Aix en Provence-Marseille de 2001 … qui a été publié par PUBLIBOOKS en 2010 Évaluation objective et subjective de la prosodie anglaise parlée ... par Nadine HERRY BENIT

Quelques extraits :

« L’accent étranger » a toujours été considéré comme étant dû à des stratégies articulatoires mal assimilées ou mal reproduites. Les phénomènes prosodiques ont rarement été incriminés. …..Cependant, l’énoncé d’un apprenant étranger comporte non seulement des indices acoustiques segmentaux mais aussi supra-segmentaux qui le font reconnaître comme n’appartenant pas à la communauté linguistique anglaise. ….. De même que le langage verbal n’existe que par sa dimension prosodique. Il semble difficile d’imaginer une production orale sans support rythmique et intonatif. C’est pourtant ce que nous serions tenté de croire au vu des méthodes d’enseignement de l’anglais oral......

Ainsi, nous pouvons constater que les recherches théoriques sur le rythme et la prosodie qui se sont multipliées ces dernières années n’ont pas apporté de renouveau dans le statut de l’enseignement de la prosodie. »

La correction phonétique est donc une correctionessentiellement articulatoire, la prosodie restant une matière implicite dans l’acquisition. Or, notre expérience d’enseignante de phonétique anglaise nous a montré combien la correction phonétique uniquement basée sur les phénomènes articulatoires était décevante. Si la correction articulatoire a ses limites, on peut se demander pourquoi autant de pratiques articulatoires et si peu de prosodie sont proposées aux étudiants. Les raisons sont multiples et indissociables : le statut de l’enseignement de la prosodie et des approches rythmiques en général est encore mal défini, les moyens et les supports didactiques sont toujours pratiquement inexistants, et enfin les enseignants ne sont pas formés.

Autrement dit on met du temps à faire bouger les lignes....

Nadine HERRY BENIT actuellement Maître de Conférences à PARIS VIII Département d'études des pays anglophones DEPA écrit que l'idée de son travail lui est venu lorsque quelqu'un lui avait posé la question '' À quoi reconnaît-on un Français qui parle l’anglais''

j'ai maintenant la réponse : '' A ce qu'il connait les paroles mais pas la musique''
Idées reçues et bizarreries sur les États-Unis
by Dusty35 · 2011-07-06 · 708 replies
Salut à vous, fans ou futurs-fans de ce magnifique pays 🙂.

Je n'ai pas souvenir d'un post où serait recensé les idées reçues (vraies ou non) & les bizarreries des USA. Je pense qu'on en parle pas assez. Si je me trompe, veuillez m'en excuser d'avance.

En complément, ce post traite des différences entre France les États Unis où l'on peut trouver de nombreux témoignages intéressants.

Aller, je me lance:

Les routes: Je sais pas où vous habitez mais j'ai toujours entendu dire que les routes aux USA étaient supeeeeeer larges... mais à part dans certaines villes (rue annexes de Moab par ex. où 6 voitures pourraient se croiser), les routes principales ou les routes telles que sunset, Hollywood bd ou autres ne sont pas plus larges qu'en Françe. Les différences de niveaux entre les routes et les parkings sont impressionnantes, tu passes trop vite, ça frotte! Ça doit être pour ça qu'ils ont tous des 4x4 😛

La robinetterie: (Je me souviens d'un post la dessus). Alors là, incroyable... il y a presque autant de principes de robineterie que d'hôtels (j'exagère à peine). Tourner/tirer/pousser/basculer/Etc... c'est un jeu ou quoi? Y'a même des fois, il a fallu quelques secondes pour trouver 😐. De plus, impossible d'économiser l'eau pour certains de ces robinets, pour avoir l'eau chaude, il faut tourner à fond. On ne peut pas avoir un simple filet d'eau chaude.

Le "bye": Par exemple, après avoir acheté des cartes postales, lorsque l'on quittait la caisse, on disait simplement "thank you" puis "bye" et dans la majorité des cas, on ne nous répondait pas ou alors il faisait une tête étrange 😮. Je ne pense pas qu'on ai rêvé, vous pouvez nous expliquer ??

L'éclairage : Dans la majorité de nos hôtels, les chambres ont toujours été (très) sombres et ne possédaient presque jamais de point d'éclairage central. En revanche, les lampes de chevet, de coin de pièce, de bureau, etc.. en veux-tu en voilà... ça prend du temps d'éteindre tout ça quand on quitte la pièce 🤪. Ils sont pas au point là dessus...

Voilà, c'est tout ce qui me vient à l'esprit pour le moment. Si vous avez des réponses ou d'autres points, n'hésitez pas 😉.
Petits trucs pour économiser de l'argent pour voyager?
by Regy · 2011-07-01 · 128 replies
Bonjour à tous! Pour ceux qui voyagent à long terme vous avez surement des petits trucs pour économiser votre argent $$$ J’aimerais bien partir 1 an en Amérique du sud, mais ce n’est pas facile faire des économies. et comme ça ca va aider d'autres personnes qui veut faire des économie pour voyager. Merci !
Aéroport de Genève: secteurs français ou suisse?
by Oneguine39 · 2011-06-26 · 26 replies
Bonjour!

Ma famille et moi-même partons en Croatie en Juillet depuis l'aéroport de Genève. A priori, nous partirons depuis le secteur français. Est-il possible, à l'intérieur de l'aéroport, de passer du secteur français au secteur suisse et ce à 4h30 du matin? ( le départ pour Split se fait depuis le secteur suisse avec easyjet). Et puis, est-il possible de se garer à Ferney-Voltaire et d'aller à pied jusqu'à l'aéroport? Merci mille fois pour vos réponses!😉
Comparatif croisière Costa GS+GP versus MSC YC3: bilan fonctionnel
by PAP86 · 2011-06-13 · 47 replies
Bonjour à tous !

Désolé pour le retard, et ça ne va pas encore aller très vite, mon petit dernier venant d'être muté de Blois à Arcachon... Il l'a appris il y a huit jours et commence dans ses nouvelles fonctions le 20... Alors évidemment, j'en suis déjà à un trajet Poitiers-Arcachon pour l'aider à trouver un appart (ça, c'est fait), et puis je vais l'assister pour toutes les démarches administratives... Le déménagement, il va voir ça avec des copains... Mais ça fait quand même speed, même s'il pense "camper" dans son nouvel appart et ne déménager que courant juillet... 😐

Mais bon, on va quand même rédiger doucement les différents éléments comparatifs, en prenant de façon analytique chaque "point", avec sa version "Costa" et sa version "MSC". Je rappelle que nous dirons "Costa" et "MSC" mais que ce n'est pas un comparatif des armateurs, mais simplement un comparatif de *notre vécu*, en "grande-suite Costa avec les avantages Gold-Pearl" d'une part, et en "suite YC3 de MSC, sans avantages de carte", lors de notre croisière du 22 mai dernier.

On a déjà vu par ailleurs qu'économiquement, c'était très proche, puisque "un peu moins cher chez Costa" sans l'option "Samsara Dream", un peu plus cher chez Costa avec la même option, et en gros équivalent si on admet possible de réserver pour toute la croisière le restaurant Samsara, sans les "choses du SPA"...

En pièces attachées, les plans des deux cabines : l'échelle n'est pas forcément la même, mais le lit fait toujours 180*200 (King Size) obtenu en fait dans les deux cas par le rapprochement de deux 90*200. C'est ainsi que l'on peut constater que ces deux cabines hors balcon, font exactement 36 m² chacune.

Il faut noter que le plan de la suite YC3 édité par MSC dans ses catalogues est *faux* : A droite du lit (mon côté), il n'y a aucun meuble, juste le mur, et le lit est décalé vers la droite dans la cabine. Le petit bureau-coiffeuse qui est dessiné à droite du lit est en fait à la place du "meuble jaune" qui se trouve à droite de la fenêtre de la chambre, imaginez donc là la petite table marron avec un fauteuil devant. Quant au "meuble jaune", il n'existe pas, on ne le retrouve pas "ailleurs" dans la cabine. Par contre, il faut ajouter, dans "l'antichambre" (séparée du salon par une porte) de la salle de bains, qui sert de dressing, un meuble haut avec 5 tiroirs de 40 cm de large, surmonté du coffre-fort. et une tringle-penderie, la seule de la cabine, et "à l'air libre" (sans portes).

Je rappelle aussi que la référence que nous avons prise en termes de plan de cabine, est la grande suite Costa sur le Serena, mais que le "fonctionnement" auquel nous nous référençons relève de tous nos souvenirs récents (2008 à 2010) dans plusieurs grandes suites, notamment celle du Luminosa qui n'a pas le même plan. Nous oublierons dans le comparatif la plus belle et la plus grande "grande suite" Costa, celle qui avait 4 vraies pièces et un grand balcon, et plus de 50 m² sans le balcon sur l'Europa... Puisque l'Europa, c'est plus Costa 😕 ...

On va commencer donc par l'arrivée à la gare maritime, et l'accès à bord... En effet, l'intermède "Sofitel" n'a pas sa comparaison Costa...

(à suivre)
Retour de transat chez RCI sur le Jewel of the Seas
by Jancha40 · 2011-05-28 · 25 replies
Bonjour,

Après quelques petits ennuis chez Costa, mon mari et moi avons décidé d'aller voir si l'herbe était plus verte ailleurs. Nous voilà donc partis sur le Jewel of the Seas, beau bateau au demeurant.

Arrivés à Fort Lauderdale vers 13 heures l'embarquement a été très rapide : enregistrement de la carte Visa, mais aussi signature d'un "code de bonne conduite" ...! évidemment nous sommes Français, peut-être les 2 seuls à bord , avec tout ce que cela sous-entend pour les Américains. C'était le 5 Mai avant l'affaire.

Une fois à bord, un personnel super gentil et aimable nous envoie vers le restaurant self service en poupe, le sol était loin d'être net, avec des miettes et d'autres résidus de nourriture, mais enfin, on ne mange pas par terre.

Après nous être restaurés, nous avons pris possession de la cabine, pont 7 avec Balcon, beaucoup plus petite que celle de Costa, pour 15 M2, mètre en main, et dans laquelle on entre par un boyau de 80 cm de large su 1m60 de long. Tout était propre.

Il ne nous restait plus qu'à attendre les 3 valises laissées à l'arrivée devant l'entrée du terminal de croisières. Vers 14 heures une 1ère valise est arrivée. Après avoir fait un tour sur le bateau et l'exercice de sauvetage, la 2de valise est arrivée vers 18 heures.

L'heure du repas, 2d service, est arrivée. Nous allons donc vers la salle à manger, et là, désillusion : la table à 2 que nous avions demandé était une table à 9, avec 5 Canadiens francophones, 1 Mexicaine et 1 Ecossais, son mari, tous très sympathiques.

Après le repas nous rentrons à la cabine pour constater que la 3è valise n'est toujours pas arrivée. Nous allons jusqu'au bureau de la réception, pous nous entendre dire que cette valise présente un réel danger pour la sécurité des passagers car à l'intérieur on a vu des bouteilles d'alcool, un canif et des ciseaux. Nous demandons quelqu'un qui parle Français, là c'en était trop pour ce personnel extrèmement désagréable et grossier. Après une dizaine de minutes quelqu'un arrive qui parlait un Français plus qu'approximatif et nous redit la même chose. Enfin la valise arrive, et je l'ouvre pour leur montrer son contenu : 2 trousses de toilettes, avec petits ciseaux à ongles et lime à ongles, puis une paire de bottes cowboy que je venais d'acheter à Miami et enfin quelques vêtements utilisés durant les 3 jours passés à Miami. Ils avaient pris les bottes pour des bouteilles, quand même pas très malin de leur part. Vers minuit, nous avons pu aller dormir après avoir récupéré notre 3è valise.

L'aventure n'étant pas terminée, je vous conterai la suite plus tard. Bonne journée à tous.
Projet pour la Thaïlande du 21 avril au 4 mai 2012
by Monac · 2011-05-22 · 24 replies
Bonjour,

Je souhaite partir avec ma famille pour la Thaïlande au mois d'avril 2012. J"ai organisé le voyage par rapport au Guide du Routard et grâce de VF. Je vous joins le programmes, ci-dessous, en sachant que nous serions 9 en tout avec des enfants : 15 ans (2) et 10 ans. Nous partirons pour 14 jours. Pouves-vous me dire si ce n'est pas trop chargé ? Merci.

THAÏLANDE

Prévu du 21 avril au 4 mai 2012(14 jours : 12 jours en Thaïlande)

BANGKOK (2 nuits/3 jours)

Jour 1 : arrivés de préférence en fin d’après-midi pour pouvoir se reposer toute la nuit.

A l’aéroport changer quelques euros en Baths pour payer le taxi puis le lendemain aller dans un bureau de change pour le reste.

Une grosse demi heure de taxi à la ville. (500 baths – environ 10 euros)

(Hôtel China Town – 18 à 24 €)
http://chinatownhotel.co.th/ ou booking.com : http://www.phranakorn-nornlen.com/ hotel Phranakorn-nornlen – (40 € pour 2 personnes) ou http://www.newsiam.net/ns/index.php Je préfère.

Jour 2 :

Matin : Cœur de Bangkok et ville chinoise – (P.154 Guide du Routard) Le scintillant What Pho Temple plus beau que le Grand Palais. (P.151) Déjeuner dans le quartier chinois.

Après-midi : Le Musée national des Barges royales (P.154 – Guide du Routard) Soirée : Boxe Thaï au Stade Ratchadamnoen : le must des distractions sportives thaïes, un vrai spectacle ! Lundi à 18H30. (20 à 40 € achat des billets au stade)

Jour3 :

Matin : Balade sur les Khlong (P.155 du Guide du Routard) Temps : 1H ou plus se grouper au moins 10 personnes pour négocier le prix avec le pilote d’un log-tail boat.

La Tour Baiyoke II (309 m. de haut) Ne pas déjeuner dans la Tour.

Après-midi :

Possibilité de poser les valises dans une consigne à la gare ??

Prendre le train (1H30 de trajet pour aller à Ayutthaya (75km) : Ancienne capitale du Siam déclarée Patrimoine Universel de l’Humanité. Restez la nuit et visiter le site le lendemain.

Soir : Prendre le train de nuit pour Chiang Mai. Réservation par internet http://www.thailandtrainticket.com/

Train : 2 trains de jour et 4 de nuit. 270 à 1300 Bts.Train Express de 12 à 15 heures

CHIANG MAI (2 nuits/3 jours)

Jour4 :

Matin : arrivé à l’hôtel et se raffraichir, profitez de la matinée à l’hôtel avec piscine de préférence.

Après-midi : Voir si possible de louer un vélo pour faire le tour de la ville ou à pieds. Voir une agence pour des excursions.

Jour5

Journée : excursion au parc national Doi Inthanon avec visite de deux cascades (chiratharn) , d' un village, d' un marché local, du sommet le plus haut de Thaïlande (2600 mètres) et des pagodes (Naphamethanidon) dédiées au roi et à la reine. Prévoir une veste (6 degrés au sommet). Repas compris. Une bien belle journée

Jour6 :

Excursion des 7 tribus avec visite de villages, arrêt repas à un camp d'éléphant, serre d' orchidée, grotte avec un temple. Prix : 3300 baths pour les deux excursions pour deux personnes. Réserver les excursions à l'agence "center place tour" Ratchadamneon road (tapae gate).

Jour7 :

Vol vers Phuket
Retour de Thaïlande (Bangkok et Phuket)
by Tounga · 2011-05-15 · 22 replies
Bonjour à tous !

Ca y est, je suis rentrée de Thailande vendredi. Pour remercier toutes les personnes du forum qui m'ont aidé à préparer ce voyage, voici un petit compte-rendu.

Nous avons volé avec Emirates via Dubaï dans le très bel A380. Beaucoup de confort même en classe éco. Par contre, le personnel navigant n'est guère souriant ni sympathique...

Nous sommes restés les deux premiers jours à Bangkok pour nous reposer avant de partir sur Phuket. Nous avons été a l'hôtel Mystic Place sur la Pradipat Road. Cet hotel est petit mais très charmant. La proprio est adorable. Nous sommes allés au marché de Chatuchak (très proche de l'hôtel). C'était super malgré la foule et surtout la chaleur. J'ai mis un temps fou a trouver la section des animaux...

Ensuite, nous sommes allés a Phuket et nous avons pris Nok Air de l'aéroport de Don Mueang. Compagnie très bien. Et nous voilà à Phuket. Le temps en ce début mai est très très lourd, moite, avec du soleil et des nuages. Peu de pluies. Nous avons eu de la chance, je crois. Au passage, je dois dire que vous pouvez laisser tomber les sites de météo qui ne servent qu'à faire stresser et qui donnent des prédictions fausses. Je m'attendais à de la pluie tous les jours et cela n'a pas été le cas du tout !

Sur phuket, nous sommes restés 10 jours. Nous étions sur Kata, coin charmant, à l’hôtel Avista. Cet hôtel est bien mais sans plus (trop impersonnel). La plage de Kata est super grande et agréable. Il y a beaucoup d'activités possibles sur cette plage. Dommage que les longs tails n'étaient plus là pour nous emmener sur les îles voisines (trop de vagues).

Kata est plein de petits commerces, de restaus (mon gros coup de coeur le Lucky Tom's), de salons de massage pas chers. J'ai bien aimé ce coin malgré le fait qu'il y ait pas mal de prostitution.

Une chose qui m'a surprise c'est qu'il n'y a pas de taxis meter, que des tuk tuk et que ces derniers prennent cher ! Apparemment, la guerre est déclarée entre les tuk tuk et les taxis meter sur Phuket. J'espère que ça va changer. Il ne faudrait pas que Phuket devienne comme Punta Cana.

Nous sommes allés voir le Grand Bouddha puis nous avons été sur diverses plages : Nai Harn, Surin et Kata Noi. J'ai bien aimé mais nous n'avons pas pu profiter des plages comme nous le voulions : très grosses vagues et des courants impressionnants qui nous aspiraient vers le large.

Ensuite nous sommes revenus passer les deux derniers jours à Bangkok. Nous avons choisi le quartier de Chinatown et l'hotel Shangaï Mansion. Le quartier de ChinaTown est impressionnant et éprouvant. Ca grouille de tous les côtés, ça n'arrete pas ! Chaleur énorme et beaucoup de pollution. Nous avons eu la mauvaise idée de nous déplacer en tuk tuk là-bas. Erreur ! Nos poumons s'en souviennent encore !!! Nous avons fait les petits marchés de ChinaTown, puis un peu plus loin (vers le vieux Bangkok), le marché de Bobé. Nous sommes aussi allé voir le temple du Bouddha Couché (pas loin de Chinatown). Ce dernier tout en or est impressionnant !!! Nous avons fait également un petit tour au Dusit Zoo mais nous ne sommes pas restés longtemps, franchement, il ne casse pas les briques loin de là. Fatigués par l'énorme chaleur moite de Bangkok, nous sommes allés dans des centres commerciaux pour profiter de la clim. D'abord l'Emporium (trop nul, j'y suis restée 5 minutes) puis le fameux MBK (trop bien) ou nous avons fait du shopping et manger dans leur super restos du 5ème étage. Tous les mercredis, MBK organise des shows de boxe thaï gratuits et nous y avons assisté, c’était super et il y avait une grosse ambiance avec les Thaïs qui parient.

Après, on a pris l'avion pour rentrer, on était dégoûtés que les vacances soient finies mais on s'est promis de revenir bien vite. La Thailande regorge de gens charmants toujours prêts à aider, les plages de Phuket sont jolies, la bouffe thai délicieuse et bangkok est très animé. Vraiment, nous adorons ce pays.

Arrivée à Roissy. Fin du rêve. Retour à la réalité. Contrôle de la douane😇. Correspondance pour Marseille...Voili, voilou !

(Si vous souhaitez me demander quoi que ce soit sur mon séjour, n'hésitez pas !)
Vivre sur un voilier
by Lichfield · 2011-05-15 · 9 replies
Bj, J'ai déjà parcouru pas mal ce forum et d'autre. J'ai des brides de réponses. Je sais que cette question fut déjà évoquée ; mais les discussions dérivent facilement.

Etant donné, que j'ai quelques moyens (sans être riche pour autant), que mon rêve (sans parler de projet pour l'instant), que je vais faire (à priori) un apprentissage long et difficile et voire couteux ; pouvez vous donner quelques expériences réelles de personnes qui vivent en permanence sur leur bateau. Peut être avec deux orientations différentes : en France et/ou en Europe uniquement OU BIEN sous les tropiques quels qu'ils soient.

C'est une idée qui a pour objectif du long terme (3 4 ou 5 ans). Nous avons un commerce que nous pourrons éventuellement vendre, pas de maison, quelques biens matériels, pas d'enfant.

Essayons vraiment de mettre de côté, les commentaires du style : essayez avant, rencontrez du monde, louez un bateau, mettez de l'argent de côté...

Concretement, faut 'il avoir beaucoup d'argent de côté (pour vivre en permanence sur un bateau); combien? Doit on avoir un métier entre les mains? pour gagner de l'argent dans certains pays afrique, amérique du sud Les personnes qui ont cette expérience en Europe par exemple, exerce t elle leur métier de leur bateau?

Peut on dire qu'il faut (en moyenne) 50 000eur par an pour naviguer? (tout compris, sans aller au restaurant tous les soirs par exemple)

L'idée est vraiment de connaitre le secret de ceux qui vivent cela au cotidien. Et je peux croire, que pour certains, c'est donner la recette du saint GRAAAL!!!!

Merci à tout par avance
Annuler mon voyage à Marrakech suite à l'attentat? (28 avril 2011)
by Nathaaan · 2011-04-28 · 133 replies
Salut tout le monde je pars au maroc la semaine du 09 mai mon avion attérit à marrakech ou je comptais y passer quelques jours avant de partir sur Essaouira, après ce qui vient de ce passer je suis sur le point de tout annuler(pourtant je rêve de ce voyage depuis longtemp)je suis un peu désorienté et me tourne vers vous pour un conseil peut être plus affinner je fait quoi? j'annule? merçi d'avance

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