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Mon projet est-il réalisable?
by Fifidu73 · 2011-11-04 · 13 replies
Bonjour à tous 🙂 Je fais appelle à vous pour savoir se que vous pensez de mon projet, et aussi pour posé des question et avoir des conseils.

Je mappele Philippe j'ai 19 ans et je souhaite faire le tour du monde en stop. Nous sommes début novembre et je souhaite partir en mars mais je nai encore rien fait, je n'ai que le trajet en tete que voici ( Il pourra changer en court de route): France, andorre, Espagne, Maroc, saharra occidental, mauritanie, senegal, brésil, Uruguay, argentine, ushuaïa, chili, Pérou, équateur, Colombie (rapidement), Panama, Costa rica, Nicaragua, Honduras, Guatemala, Mexique, usa (cote ouest), Montréal, (alaska), Vancouver, los Angeles, nouvelle Zélande, Australie, chine, Birmanie, inde, Népal, chine, Mongolie, Kazakhstan, Ukraine, Biélorussie, Lettonie, Estonie, Finlande, suède, Norvège, Danemark, Allemagne, pays bas, Belgique, France et retour à la casa :-) Niveau budjet je voudrai prendre 3000€

Voilà alors deja que penser vous de ce chemin que je veut emprunter ?? Je sais pas du tout part ou commencer pour les démarche !! Que faut til que je prenne comme affaires pour remplir le sac à dos ?? Je voudrai faire du bateau stop pour tracer entre les differents continent mais je ne sais pas comment on fait pour trouver les grande ligne entre les continent les grande villes les grande destinations ?? Comment je fait pour les visas ?? J'ai une amie qui pourrais venir avé moi ce serait bien ou pas bien quel vienne ?? Je suis sur que joublie des question !! En tout cas je vous remercie davance pour toute vos réponse que vous pourriez mapporter À bientot peut etre Fifi 😛 P.S: Desoler pour les faute d'ortographe :-/
Tour du monde au féminin et seule...
by Expedisa · 2011-10-23 · 9 replies
Bonjour!! J'ai un rêve: celui d'un tour du monde! Ce rêve deviendra réalité en septembre 2012, si tout va bien!

J'ai déjà voyagé pour des projets humanitaire en Haiti avec les Soeurs du Bon pasteur... Mais je n'étais pas seule, puisque que j'étais logé nourrit.

À présent, je me sens plus mûre pour un voyage de plus grand envergure. Il est évident que tout ça me fait peur, (partir seule, etc.)

Mon super périple ce fera seule, avec mon pack-sac ! (Pas trouvé d'amis assez crinqué pour me suivre!!)

J'hésite encore la traversée en vélo du Canada (Quebec-Vancouver) Et de prendre l'avion avec un billet Tour du monde...

Que faire de mon vélo et de mon stock devenu inutile une fois arrivée? Est-ce une bonne idée de commencer en vélo?

JE suis assez sportive, alors l'entrainement ne me fait pas peur.. c'est plus les coût reliés à tout ça! Combien ça peut coûter un voyage de vélo-quebec-vancouver?

Aussi.. le tour du monde pour moi ce n'est pas nécessaire que je touche à tous les continents.. J'ai quand même juste un an pour tout faire et je voudrais bien en profiter un peu sans trop de stress. J'Ai quelques amis à visiter Los Angeles, Haïti...

Sinon quelques endroits qui me font rêver: Thailande, Cambodge, Viet-Nam, Nouvelle-Zélande, Australie, Kilimandjaro, Barcelone, Espagne, Italie, Machu Picchu, Grand Canyon.. etc...Petit retour en Haiti pour revoir des amis si le temps me le permet! J'ai l'intention de dormir dans des auberges de jeunesses, ou à très peu de frais, couchsurfing... Pas très peureuse, mais c'est sûr que je devrais garder l'oeil ouvert et rester prudente... Combien devrais-je me ramasser de sous pour faire ce genre de périple en pensant que je ne dormirai pas dans des hôtels et que j'ai l'intention de travailler un peu sans avoir de visa de travail (fruit picking, vandanges, etc)

Apprendre l'anglais est une de mes priorités. Vélo-apnée-Surf-Trek de plusieurs jours- vendanges, du woofing...

Faire de l'aide humanitaire aussi en fait parti.. J'Aimerais trouver dans chacun des pays, ou presque, un orphelinat ou un endroit ou je pourrai être utile.. Encore là, je n'ai pas trouvé de site internet qui me permet de voir les pays où sont installés les Soeurs Missionnaires de la Charité (congrégation de Mère Teresa).

Si vous avez des expériences connexes ou des suggestions..je suis très ouverte..en fait, plus que ça, j'aimerais FORTEMENT être conseillée et plus éclairer pour faire un meilleur choix!

Je me sens un peu perdue.. et je ne sais pas trop par où commencer... Merci d'avance pour vos conseils!

Isabelle
Tour du monde d'un rêveur: qu'en pensez-vous?
by Dodies · 2011-10-18 · 5 replies
Bonjour,

J'aimerais faire un TDM (jusque là, ça va). Avant de commencer, quelques précisions:

- Je ne suis pas préssé, je viens de trouver un nouveau (premier) job, donc ça sera pas avant deux ans. - Mon budget n'est pas encore ficelé, mais pour indication je pense pouvoir mettre 7 à 8000 euros, tout compris. - Dans ma liste (qui n'est absolument pas déterminée, ) j'ai incorporé le temps que je comptais rester et les principaux lieux ou régions que j'aimerais visiter.

Mes destinations :

Départ : Londres ou Paris en fonction des prix (je suis de Marseille) Canada => Montréal et l'alberta 1mois USA => Californie (Los angeles San Francisco, Yosemite, Sequoia) 1 mois Equateur => Cuyabeno, Chimborazo 3 semaines Bolivie => Altiplano, Les yungas, El oriente 3 semaines Argentine => Pampas/ Granchaco/Patagonie 1 mois Chili =>Atacama/Santiago/Altiplano 3 semaines Australie => Sydney/Augustus/Uluru 1 mois Kenya => Lac Nakuru/ Meru / Kericho 1 mois Cameroun => Plateau adamaoua 3 semaines Mali => région Sahélienne/ Azawad 1 mois Mauritanie => Karahoro / Fleuve Sénégal 3 semaines Retour =>Marseille

Bon, c'est une estimation "grosse maille" bien sur. Il y en a environ pour 8 à 9 mois. Qu-en pensez-vous? Est-ce réalisable financièrement avec les billets TDM (pour info je ne passe pas par l'Asie) Si certain ont deja vécu dans ces pays, serait-il possible de me raconter vos expériences?

Merci bien ! Geoffrey
Etats-Unis de février à juillet, quel circuit/ météo?
by Missfred974 · 2011-10-17 · 6 replies
Bonjour!

Nous prévoyons dans 2 ans un road trip sur les Etats Unis avec nos 3 enfants (14, 12 et 3 ans), en mix avion/ voiture de loc/ camping car, durant 6 mois, de février à juillet.

Dans l'idéal on aimerait faire une grande boucle et voir un peu tout, New York, Miami, La Louisiane, Le Texas, Los Angeles (et tout ce qui se trouve d'intéressant entre ces destinations!), l'Ouest américain et les canyons en RV, la Road 66 en voiture/ motels, pour finir la boucle à New York.

La météo me semble un peu un casse tête chinois, j'ai lu que pour la Floride, l'idéal est avril, pour l'ouest ce serait juin la meilleure période, pour la Louisiane ce serait Avril / mai, comment faire une boucle sensée alors que tout est regroupé autour de avril, mai, juin? Que peut on faire en février/ mars, en sachant qu'on préfère la chaleur au froid... et qu'on voudrait éviter les cyclones!!

Merci de me conseiller, je n'en suis qu'au début de mes recherches mais l'itinéraire en tenant compte de la météo est l'un des gros pavés du truc, faut pas se louper!!

😎
Parcours pour séjour en Thaïlande fin octobre 2011?
by Melaustral · 2011-10-01 · 16 replies
Bjr a tous, Je me permets de demander de l aide ax personnes du forum qui connaissent bien la thaï , car je m y rend du 27 oct au 9 nov. C 1 stop car je vis direct en Australie après ! Je souhaite découvrir ce pays , plus le sud les plages comme phuket , ko samoui, ko phi phi .... Quel est le meilleur parcours , pr ne pas courrir ds tt les sens , j ai cru voir qu actuellement la météo n est pas bonne du tt :-( Avez vous des choses a me proposer :-) , je suis 1 femme de 30 ans sportive , je serais en mode sac a dos !!! Merci de votre aide :-) Amicalement Mélanie
Comment préparer un tour du monde?
by Valy2608 · 2011-09-05 · 43 replies
Coucou les voyageurs,

J'envisage de faire un TDM de 8 à 12 mois en voyageant seule et je ne sais pas par où commencer pour organiser cela au mieux. J'envisage de partir vers octobre 2012 et j'ai déjà quelques idées de destinations mais rien n'est arrêté.

Je voudrais passer par Nouméa (amis sur place) et découvrir l'Inde, le Népal, le Tibet. D'autres destinations envisagées : Australie, Nouvelle-Zélande et Amérique du Sud ou d'autres pays d'Asie.

Pouvez-vous me dire par quoi je dois commencer ? Existe-t-il des agences, des liens dédiés à l'organisation d'un TDM ? De plus, est-il préférable de prendre un billet avion TDM ou pas, sachant que j'aimerais me sentir libre de pouvoir modifier une date de départ ou d'arrivée ?

Enfin, étant une femme seule, y-a-t'il des précautions particulières à prendre ou faut-il absolument éviter certaines destinations ?

Merci de tous vos précieux conseils

Valérie 🙂
Vingt-trois jours Pérou ou Chili mi-octobre?
by Nasheux · 2011-09-02 · 3 replies
Bonjour,

Je prévois partir 23 jours en Amérique du Sud vers la mi-octobre.

Je ne suis pas capable d'arrêter mon choix entre le Pérou ou le Chili.

Côté température, il fera plus chaud au Chili (surtout en novembre), mais pas très différent du Pérou.

Je serai en backpac, je compte voyager en autobus, peut-être avion si vol intérieur abordable et dormir dans des hostels. Je suis amateur de trekking et les volcans du Chili et la région de Puntas Arenas semblent incroyable, alors que le Machu Pichu, le lac titicaca et Nazca est un itinéraire qui me semble «à ne pas manquer».

Je sais que je suis limité dans le temps, alors j'ai besoin d'aide pour faire mon choix.

Alors avis à tous ceux qui ont fait les deux pays, lequel vous me conseiller !?!?!!

Merci !!
Votre "Top 5" des choses à voir ou qui vous ont déçues en Nouvelle-Zélande?
by IzzabelleM · 2011-08-22 · 29 replies
Bonjour!!

Pour ceux qui sont déjà allés en Nouvelle-Zélande, je voudrais savoir votre top 5 des choses à voir ET je vous invite a faire aussi le top 5 des choses qui vous ont déçu.

Merci beaucoup, ça va m'aider pour mon itinéraire
De retour de la croisière "Terres de glaces" Costa Deliziosa (30 juillet-19 août 2011)
by Sylviannefd · 2011-08-22 · 182 replies
Bonjour à tous, Rentrés samedi soir, nous avions prévu de passer un peu de temps à Amsterdam à l'aller et au retour pour ne pas être stressés par d'éventuels retards ou grêves, je vais commencer à vous raconter cette croisière exceptionnelle, tant par l'itinéraire -Norvège, Islande, Groenland, Iles Féroe, Ecosse, que par sa durée 3 semaines. Tout d'abord un coucou aux membres VF rencontrés sur le bateau, j'espère que vous êtes tous bien rentrés, si vous voulez m'aider à faire ce compte rendu ce sera avec grand plaisir que nous pourrons mêler nos souvenirs et ressentis. Tout d'abord quelques impressions générales: La principale à mon sens: nous avons eu un temps exceptionnel, le soleil nous a suivi pendant tout notre périple, et si certaines journées en mer ont été très brumeuses dès que nous entrions dans un fjord comme par miracle la brume se dissipait et le soleil était là (sauf à Nuuk où il a fallu attendre le début de l'après midi pour avoir du soleil). Le bateau était complet, cependant tout était calme, il y avait bien moins d'enfants que pour des croisières au soleil, et ceux présents que nous avons vu lors des excursions étaient heureux d'être dans le froid et très intéressés par ce qu'ils voyaient. Je pensais qu'il y aurait beaucoup d'Allemands, de Français de Hollandais, en fait il y avait principalement des Italiens, nous n'étions que 350 francophones donc environ 10% des passagers. J'ajouterai que la moyenne d'age était assez élevée pour un mois d'aout. La destination et le fait que ce soit la seule et dernière croisière de ce type explique peut-être cela. Je continuerai dans la journée, mais si vous avez déjà des question n'hésitez pas
Par quoi commencer dans la préparation d'un tour du monde?
by CharlottePo · 2011-08-20 · 2 replies
Bonjour à tous,

en 2012 nous envisageons de partir 6 mois pour un "tour" du monde ou en tous cas un long voyage avec plusieurs destinations. Ce projet est fort emballant et, en lisant les blogues de certains voyageurs qui l'ont déjà réalisé, je sais qu'il sera aussi fort prenant. Tant de choses sont à penser, organiser, décider... que je ne sais par ou commencer! À vous qui avez l'expérience de la préparation d'un tour du monde (ou voyage de plusieurs mois dans différentes destinations), par ou commencer? quelles sont les premières démarches à entreprendre? quelles sont les premières réflexions sur lesquelles s'arrêter?

Merci à l'avance pour vos bons conseils...

Charlotte
Avis sur notre programme de tour du monde en 2012?
by Madmatisback · 2011-08-06 · 22 replies
Bonjour à tous !

Voici notre programme de Tour du monde sur 2012. Parmi nos choix : Pas d'Europe, d'Afrique du nord et de Moyen Orient, pas d'Argentine et Chili, pas d'Australie (nous "connaissons" déjà ou nous irons plus tard). Nous cherchons des avis et conseils de personnes ayant déjà vécu ce type d'expérience, sur une ou plusieurs des zones prévues :

Brésil - 6 Semaines Bolivie - 2 semaines Pérou - 3 semaines Guatemala- Belize - 3 semaines Mexique - 4 semaines Mongolie - 2 semaines Chine - 5 semaines Indnesie - 4 semaines Inde - 7 semaines Birmanie - 2 semaines Thailand - Laos - Cambodge - 8 semaines Afrique du Sud - 3 semaines Namibie - 3 semaines Tanzanie - 3 semaines

Voici nos questions : - votre avis sur le nombre de pays prévus sur 54 semaines ? - votre avis sur la durée par pays ? - Y a-t-il un pays proche de ceux qu'on a choisi qui vous semble incontournable ? - Si il y a un pays que vous connaissez très bien, avez vous un parcours "type" à nous conseiller (thèmes "nature" et "partage avec la population locale"...) ?

Evidemment, chacun a "son" tour du monde en tête, mais nous restons preneurs de tous vos conseils éclaires...

Merci à vous tous !

Matthieu.
Voyage à vélo autour du monde en famille, début en Amérique du Nord
by Faurejf · 2011-07-23 · 30 replies
Voila, les proches sont prévenus, il n'y a plus qu'à foncer, les dés sont jetés, nous allons donc partir un an en voyage autour du monde à vélo en famille : de juillet 2012 à juillet 2013. Parmi les milliards de choses à préparer, la recherche de l'itinéraire est peut-être la plus plaisante mais aussi une des plus subtiles. Aussi je risque d'envoyer quelques messages pour des informations, des conseils. Merci d'avance à celles et ceux qui auront la gentillesse d'y répondre.

Nos enfants auront 13, 11 et 8 ans. Ils seront donc acteurs à part entière de ce voyage et donc auront leur mot à dire sur les destinations.

Nous cherchons à trouver un bon équilibre : - un voyage qui apporterait une certaine variété (nous, adultes, serions très satisfaits d'une traversée complète de l'Asie centrale mais nous pensons que les enfants y trouveraient moins leur compte) mais sans que ça devienne un enchainementsde sauts de puces et de cartes postales - un voyage où les déplacements à vélo auraient du sens et donc permettraient de réels déplacements)mais sans faire des milliers de kms galère juste pour dire "on l'a fait" - des animaux (et si possible qu'on trouve pas au fond de son jardin !!!) - des pays pas trop durs et bien sûr pas dangereux mais aussi des pays qui n'escamotent pas les réalités de notre monde. - encore des animaux Bref vous vous doutez que ce n'est pas facile.

Pour l'instant, notre première ébauche est trés classique : - une période en Amérique du Nord (été) pour un démarrage en douceur - 4/5 mois en Amérique du sud avec probablement le grand classique Lima-Santiago - Quelques semaines en Nouvelle-Calédonie - 1 ou 1,5 mois en Nouvelle-Zélande (autour de février) - une période en Inde su Sud (autour de mars) - un passage au Népal (pause de vélo pour un petit trekking)

Et c'est là que nous avons du mal avec la mousson pour finir le voyage en Asie. Nous aimerions un autre trajet en continu (je pensais de Bangkok à Hanoi) ou l'Indonésie ou remonter vers l'Asie du Nord et finir par la Mongolie. Vous le voyez ce n'est pas encore précis et si certains ont des suggestions pour cette fin de voyage (disons mai, juin juillet) je suis preneur.

Pour revenir à une question plus précise sur le début du voyage, nous avons un peu de mal à nous décider pour l'Amérique du Nord. Nous cherchons un périple d'environ 1000-1500 kms avec des paysages spectaculaires (et des animaux) mais en évitant les routes surpeuplées, les lignes droites de 100 kms et les semaines entières en forêts !!! Nous avons pensé à la Colombie Britannique avec l'idée d'allier Vancouver et les Rocheuses : - d'Edmonton à Vancouver ou - Vancouver et l'île puis passage intérieur, Port Rupert et retour vers les Rocheuses

Avez des idées et des connaissances sur ce secteur ? Sinon le Québec est-il une bonne alternative ? (pour les baleines entre autres)

Au début nous pensions partir de Vancouver pour aller jusqu'à Yellowstone quitte à faire des sauts de puce en bus. Est ce possible ?

Voila merci d'avance pour vos conseils sur cette première partie du voyage, notamment si certains ont déjà voyagé à vélo avec des enfants dans ce secteur, nous sommes friands de tout ce que vous pourrez nous dire.

Jean-François
Voyage en Thaïlande-Indonésie avec dix amis
by Igonc · 2011-07-17 · 21 replies
Bonjour à tous Mes amis et moi avons décidé pour la première fois de passer quelques jours (18) de vacances ensemble!!!!Nous avons choisi de visiter Thaïlande et Indonésie J'ai toujours organisé mes voyages seule (enfin avec lonely et guide du routard à l'appui) mais la je suis un peu inquiète sur le mode de transport à choisir... car nous sommes quand mm à 10 soit 5 couples!!!! J'ai déjà un itinéraire de prévu...mais quelques questions me restent sans réponse....alors je compte un peu sur vous😉 - Une de mes amies voudrait passer 2 nuits à Phuket, je ne vous cache pas que ca inquiète pas mal de personnes dans mon groupe...Qu'en pensez vous?? - Est ce que cela revient cher de louer un minibus avec chauffeur à la journée en thaïlande?

J'attends vos retours et merci d'avance🙂🙂
Les Causses à vélo en juin 2011
by Lucbertrand · 2011-06-29 · 8 replies
650 km sur les Causses à vélo

Juin 2011

Depuis longtemps l’idée de partir à vélo à travers les causses et leurs environs au sens large me trottait dans la tête. Je me suis déjà souvent promené dans ces régions à pied ou en voiture, mais partir une dizaine de jours à vélo à travers tous ces plateaux et gorges qui les entaillent m’apparaissait comme un bon moyen de faire une synthèse de ces coins de France fabuleux et pas toujours bien connus par les Français.

Donc fort de ce préambule, le lundi 6 juin nous partons à deux Evelyne et moi pour cette balade à « saute-causses », en effet nous avons l’intention de monter et descendre ces grandes zones par tous les côtés. Notre itinéraire va nous conduire de la haute vallée du Lot vers le Mont Lozère, le causse Méjean, l’Aigoual, les gorges de la Vis, le cirque de Navacelles, le causse du Larzac, la vallée du Lot, la vallée de la Dourbie, le causse Noir, la vallée de la Jonte et celle du Tarn, le causse Sauveterre, l’Aubrac, la Margeride et en final la vallée du Lot qui va nous permettre de terminer la boucle.

Nous laissons la voiture au gîte des Alpiers, endroit perché sur la rive nord du Lot à trente kilomètres à l’est de Mende, où la propriétaire très gentiment va nous la garder dix jours.

Premier jour : Le Bleymard Florac 47 km

Du gîte des Alpiers qui domine la vallée du Lot, la vue porte au sud vers l’autre versant de la vallée, sur la masse du Mont Lozère. Le temps n’est pas très beau mais pas non plus très menaçant. Nous nous mettons en route pour partir à la découverte de cette magnifique région, qui s’étale devant nous, toute sculptée de bosses, de creux et de gorges.

Après une courte descente qui nous conduit auprès du Lot, encore petit ruisseau dans ses débuts, nous attaquons la route qui monte au col Finiels sur le Mont Lozère. Je n’ai pas la grosse forme, en effet depuis 6 mois je n’ai pas fait beaucoup de sport en général et de vélo en particulier. Mais les sept cents mètres de dénivelé en quelques 11 ou 12 kilomètres, qui conduisent au col de Finiels, sont vite absorbés. La motivation pour une belle randonnée de dix jours palie le manque de forme, et je piaffe à l’idée des grands espaces à venir. Evelyne, qui a plus d’entraînement que moi, montre aussi la même envie de partir à la rencontre de cette région aux charmes secrets mais bien réels et grandioses.

Une fois le col atteint, une immense descente de plus de trente kilomètres nous attend. Le versant sud du Mont Lozère est très impressionnant, vaste étendue désertique, recouverte de prairies à l’herbe rase, sur lesquelles une multitude de blocs erratiques aux formes plus ou moins arrondies, disposés de façon aléatoire, donnent au panorama une facture étrange. Parfois ils s’empilent les uns sur les autres dans des équilibres hypothétiques, ce qui renforce le style de cette région granitique que je qualifie de très austère, effet accentué par le ciel gris qui nous domine. La seule touche lumineuse, dans ce décor oscillant entre le gris du granit et le vert sombre de la lande, s’affiche dans le jaune des genêts, qui illumine ce paysage terne sous une couche nuageuse triste et menaçante.

Nous nous lançons dans la descente. Nous ne boudons pas notre plaisir dans ces grandes glissades sur de longues distances. En effet, je suis toujours aussi étonné des performances des roulements de mes roues, car je ressens plutôt une impression de glisse comme sur des skis, que de descente à vélo. Il faut rester concentré car la vitesse frôle rapidement les 60 kilomètres à l’heure et le spectacle magnifique ne doit pas trop nous distraire. En effet le moindre caillou ou aspérité mal négocié peut se payer cash par une chute magistrale.

Nous atteignons le joli village de Pont de Montvert. Cette petite cité à la pierre sombre, perchée sur les flancs du Mont Lozère, traversée par le Tarn tout juste né de la montagne, a subi des événements violents. En effet en ces lieux le protestantisme connut l’un de ses bastions les plus âpres. Au tout début du XVIII siècle le soulèvement des camisards s’y déclencha.

En ce commencement de juin, il y a affluence de randonneurs. Nous sommes sur le chemin de Stevenson, qui connait à notre époque un grand regain d’intérêt. Plus nous descendons et plus la forêt se fait présente et remplace les pâturages à l’herbe courte des hauteurs. On y trouve des sapins des chênes et aussi des châtaigniers, ces derniers donnant un petit air de montagne corse à ces vallées ravinées. Des touristes allemands nous demandent si nous sommes des compatriotes, dans leur langue je leur réponds que non, mais que leur pays nous l’aimons beaucoup et l’avons aussi traversé à vélo.

Notre descente nous mène au pied des à-pics du causse Méjean. La roche de sombre et granitique devient claire et calcaire, le contraste est saisissant. Rapidement nous rejoignons Florac, au nom qui fleure déjà bon la Provence. Les gens y ont déjà cet accent chantant que Pagnol a si bien révélé. Le gîte communal nous accueille en début d’après-midi après cette courte étape de mise en train. La soirée sera très agréable, à discuter avec différents protagonistes lancés sur le chemin de Stevenson et qui se retrouvent au gré des étapes. Chacun parlera plus ou moins longuement de ses expériences de voyage à pied ou autrement. A cette occasion nous ferons presque un tour de la planète, avec un arrêt prolongé en Australie. Une pluie diluvienne s’abat plusieurs heures durant, et nous sommes très contents d’être arrivés tôt.

Deuxième jour : Florac La Viale (causse Méjean) 74 km

L’aube est maussade, les prévisions météorologiques pas très enthousiastes. Après cette immense période de sécheresse qui a assoiffé l’agriculture française et tari les nappes phréatiques depuis des mois, nous nous disons que nous sommes poursuivis de malchance dans notre choix de dates de voyage. Déjà l’année dernière au mois de juin nous étions partis 17 jours à travers les Préalpes, pensant que nous souffririons de la chaleur. Ce ne fut pas le cas, loin de là en effet la pluie, le vent et le froid nous avaient mis à rude épreuve.

Cependant nous nous mettons en route après avoir dit au revoir aux différents randonneurs qui continuent leur cheminement vers le sud. En ce qui nous concerne, nous mettons le cap au nord en direction de Saint-Enimie, petite cité sur le Tarn, l’un des lieux d’accès au causse Méjean. Ce dernier est enserré sur trois côté par la vallée que le Tarn a creusé entre différents massifs. Le fait de contourner ce grand plateau qui se dresse au-dessus de hautes falaises blanches qui en barrent l’accès, durant trente kilomètres, attise notre désir de le traverser, ce qui est au programme de cet après-midi. Quelques ondées ponctuent notre route, mais rien de bien méchant. La rivière aux couleurs vert sombre du fait du ciel nuageux tranche sur le blanc des rochers qui y plongent. Nous marquons un arrêt face au château ruiné de Castelbouc, qui se dresse sur un promontoire au pied duquel quelques maisons à l’architecture caussenarde, serrées les unes contre les autres, s’agrippent au rocher. Une légende est liée au patronyme du lieu. Je vous la livre telle que vous la trouverez sur le site internet le concernant :

« Pendant les croisades, tous les hommes étaient partis guerroyer à l'exception du jeune seigneur du château. Il dut alors satisfaire toutes les jeunes filles de la seigneurie et mourut bientôt de fatigue. A sa mort, un bouc plana au dessus du château qui prit le nom de Castelbouc».

Encore quelques kilomètres et nous atteignons Saint-Enimie, blottie à l’intersection des Causses Méjean et Sauveterre. Une montée de sept kilomètres nous conduit après cinq cents mètres de dénivelé au col de Coperlac. Nous entrons dans le monde des grands causses, région déserte ou presque. Seuls, de loin en loin, quelques hameaux pratiquement inhabités s’accrochent aux creux des mouvements de terrain aux environs des mille mètres d’altitude. Afin de découvrir un peu plus ce bout de France et aussi de rester un peu plus sur nos vélos, nous n’empruntons pas le chemin le plus direct vers la Viale au sud du plateau. Nous nous dirigeons vers son bord ouest et rejoignons le Tarn à la Malène, par une route tout en lacets et très aérienne, qui permet de magnifiques points de vue sur les toits du village, son pont et la rivière. Une fois au fond de la vallée, nous suivons la gorge vers le sud jusqu’aux Vignes. Parcours d’une dizaine de kilomètres, les falaises surplombent, au sens littéral, la route. En effet on circule au pied d’immenses bombements rocheux. Cette section est la plus impressionnante des gorges, qui pourtant sont riches de panoramas de toute beauté.

Arrivés aux Vignes il nous faut de nouveau grimper sur le causse Méjean. Une route étroite s’élance dans un grand pan raide sur une dizaine de kilomètres. Il n’y a aucune circulation, et malgré les efforts exigés nous éprouvons un grand plaisir à nous élever dans ce décor majestueux. La rivière nous apparait comme un ruban de couleur sombre au fond de son écrin de falaises claires, je ne dirais pas blanches car elles prennent des teintes jaunes et brunes dans les zones de surplombs, alors qu’elles sont gris clair ou blanches dans les parties verticales.

Une fois sur le causse nous pensons en avoir terminé avec les montées. Erreur! Après quelques kilomètres à peu près plats, nous passons au lieu dit la Bourgarie, et là la route semble monter directement dans le ciel avec une inclinaison infernale, supérieure à dix pour cent. Il nous faut forcer sur les pédales. À un moment, nous sommes tous deux presque obligés de mettre pied à terre en nous traînant à quatre kilomètres à l’heure. Heureusement cela ne dure pas très longtemps et enfin c’en est fini des montées pour ce jour, car devant nous le panorama se dévoile à l’est jusqu’au Mont Aigoual tout là-bas à l’autre bout du causse Méjean. En quelques minutes d’une belle descente nous rejoignons le très pittoresque groupe de maisons dénommé Saint Pierre des Tripiers. Ce hameau, que j’ai déjà à plusieurs reprises visité, a un charme fou. Il trouve son origine au moyen-âge, le modernisme ne l’a pas atteint, toutes les constructions sont anciennes dans ce très esthétique style caussenard aux murs épais et aux formes arrondies. Son église du XII siècle ajoute la touche de perfection à ce petit coin perdu au bout du monde. Nous nous y arrêtons quelques instants. Que le lieu respire la tranquillité ! Un chat noir nous accueille et vient se faire gratter. Ce sera le seul être vivant que nous verrons. Nous nous arrachons à l’emprise du lieu et rejoignons la Viale toute proche, où se trouve notre point de chute pour les deux nuits à venir. L’accueil y est très chaleureux, le gîte a été rénové. Je me souviens y avoir séjourné il y a bien longtemps, et j’en avais le souvenir de dortoirs vétustes et non de pièces bien agencées. Nous avons même droit à un petit coin séparé avec deux lits, ce qui nous donne l’impression d’avoir notre propre chambre.

Troisième jour : à pied sur les corniches du Tarn et de la Jonte 6 heures

Nous allons délaisser nos vélos pour une randonnée à pied très originale le long des fameux balcons de la Jonte et du Tarn. Nous rejoignons à partir de notre gîte en suivant le GR 6 l’extraordinaire chemin, qui se glisse au sommet des falaises dans le coin sud-ouest du causse Méjean. Sur ce parcours les points de vue sur les falaises et les deux vallées du Tarn et de son affluent la Jonte sont absolument extraordinaires. Des à-pics dévalent à nos pieds sur plusieurs centaines de mètres. Les sculptures naturelles du rocher offrent de véritables œuvres d’art, dont la plus célèbre porte le nom évocateur de vase de Sèvres. Dans ce décor aérien de toute beauté, les vautours planent à quelques dizaines de mètres de nous et étalent leur envergure impressionnante. Nous avons du mal à avancer tellement les perspectives sont stupéfiantes à chaque pas. Tout étonnés nous constatons que nous sommes quasiment seuls sur ce chemin unique, alors que nous pensions y trouver la foule. Sur ces immenses piliers qui s’élancent à l’assaut du ciel, nous distinguons quelques grimpeurs à peine plus gros que des fourmis. Nous sommes dans un paradis de la grimpe. Cette journée à pied nous laissera un souvenir impérissable, bien que nous trouvions le déplacement à vélo plus facile donc plus agréable.

Quatrième jour : la Viale Le Vigan par le Mont Aigoual 86km

Ce matin après deux nuits, nous quittons presque à regret ce gîte tranquille où nous avons été si bien traités. L’étape de la journée risque d’être rude, le Mont Aigoual ayant la réputation d’être toujours froid et venteux, et le temps ne semble pas très beau. Nous rejoignons le village de la Parade, passons à côté du fameux Aven Armand et longeons la bordure sud du causse Méjean en direction de l’est. Dans cette partie, la forêt a disparu, seule subsiste une prairie rase et une multitude de fleurs en bordure de route. Pédaler dans ces immenses espaces, où la circulation automobile est presque absente est un vrai plaisir. À nos pieds tout en bas dans la vallée de la Jonte, nous distinguons le pittoresque village de Meyrueis, à partir duquel de grandes crêtes aux formes douces montent à l’assaut de l’Aigoual, que nous voyons maintenant très distinctement.

Le col de Perjuret est jeté à la manière d’une passerelle entre le causse Méjean et le Mont Aigoual. De façon étonnante on ne monte pas mais on descend pour le rejoindre, son altitude est de 1028 mètres. Les pentes de l’Aigoual sont couvertes de grands conifères à la livrée sombre. La pente est régulière et pas très difficile. Nous sommes dépassés par une équipe importante de cyclistes belges, mais ils ont des vélos de course et pas de sacoches ! Enfin nous voilà au sommet, tout étonné je constate qu’il n’y a pas de vent. Nous pique-niquons dehors puis prenons un café accompagné d’une part de tarte aux myrtilles. Nous apercevons la mer loin au sud. Elle est couleur gris métallisé, reflet du ciel chargé qui nous domine.

Nous nous lançons sans trop attendre dans la descente en direction du village de l’Espérou. Il ne fait pas très chaud, sur la digestion cela n’arrange rien. Après quelques kilomètres alors que nous marquons la halte pour réaliser des photographies, nous sommes rattrapés par un couple de cyclistes anglais, d’âge déjà avancé, au moins soixante dix ans chacun et aux bagages particulièrement légers. Nous engageons la discussion et je suis très étonné d’apprendre qu’ils sont partis d’Angleterre à vélo et que leur destination se trouve dans le département du Var à Draguignan. Ils n’ont pas chaud non plus.

Après une bonne et longue discussion animée et ponctuée d’éclats de rire, nous reprenons notre route. Au village de l’Espérou, nous optons pour une route minuscule qui descend par un grand pan de montagne sauvage jusqu’au Vigan. Cela commence non par la descente espérée mais par une montée qui nous conduit au col de la Lusette à 1351 mètres d’altitude. À partir de ce lieu la descente s’amorce sur une trentaine de kilomètres et plus de mille mètres de dénivelé à travers une montagne sauvage couverte de châtaigniers. Nous plongeons vers le sud de la France. Les senteurs changent, la température augmente, la luminosité se modifie. Oui nous entrons dans le Midi. Sans transition nous passons de l’austère région de plateaux et de montagnes des causses et de l’Aigoual, aux zones méditerranéennes. Cet immense versant de montagne que nous dévalons est totalement dépourvu d’habitations. Le vélo procure au cours de ces longues descentes un plaisir prodigieux. Le vent siffle aux oreilles, la sensation de vitesse est importante sur cette route étroite. Les points de vue changent à chaque mètre, le regard essaie de ne rien laisser échapper de la beauté de la nature. Cependant il faut garder tous les sens en éveil, un trou non vu, un caillou mal placé, une plaque de gravillons et l’on se retrouve par terre, dans le meilleur des cas sur la route, ou alors dans le fossé, et parfois il est profond ! La ville du Vigan grossit et cette apparition nous fait prendre conscience que cette belle étape aux paysages très variés arrive à son terme.

Le logement en cette période de grand week-end de la Pentecôte nous cause quels soucis. C’est comme cela que nous allons atterrir pour la nuit dans un château et la salle de bain circulaire se situe dans l’une des tours, très original !

Jean mon compagnon d’autres grandes escapades à vélo, traversée de l’Europe ou des Andes nous rejoint ce soir. Nous marquons cette retrouvaille, par un dîner de qualité dans le restaurant du château. En effet Jean et moi nous étions quittés en novembre dernier à Uyuni en Bolivie après trois mois d’une fabuleuse chevauchée à travers la chaîne des Andes depuis Quito en Equateur. Je rentrais en France et lui continuait son périple vers l’extrême sud du continent sud américain.

Cinquième jour : Le Vigan Lodève par gorges de la Vis et Navacelles 101 km

Maintenant c’est à trois que nous reprenons notre voyage à travers cette région de France aux reliefs si variés et contrastés. L’étape de ce jour est prometteuse. La première partie va se dérouler le long des gorges de la Vis, qui se jette dans l’Hérault à Ganges. À proximité de cette ville nous visitons un site où de curieuses roues à aubes, appelées meuses, entraînées par le courant de canaux fournissent l’eau nécessaire à l’irrigation. Par un système ingénieux de petits réservoirs fixés sur le bord extérieur de la roue, entraînée par le mouvement du courant, les récipients se remplissent en plongeant dans l’eau et restituent leur cargaison lors de leur passage au sommet de la roue. Cela permet aux maraîchers, depuis plus de cent ans, d’arroser leurs cultures sans trop se fatiguer.

La remontée de la Vis commence par un parcours agréable à proximité d’une eau transparente, qui prend des couleurs différentes en fonction de la profondeur, variant du bleu sombre des trous d’eau au clair des fonds caillouteux peu profonds sur lesquels l’onde glisse avec rapidité. Après une quinzaine de kilomètres, la rivière se faufilant dans une gorge inaccessible, la route s’en sépare et part à l’assaut d’une grande pente rocailleuse qui s’élève sur plusieurs centaines de mètres. Cet obstacle constitue le premier des trois passages difficiles de cette journée. La route est étroite sinueuse et la circulation en particulier de camping cars importante. Cela nous change des itinéraires peu fréquentés des jours précédents. Arrivés sur le plateau il nous faut lutter contre un vent adverse durant une dizaine de kilomètres avant de plonger vers l’extraordinaire cirque de Navacelles. Le lieu est prodigieux, creusé par l’eau de la Vis, qui du fait de la différence de vitesse du courant dans les courbes de son lit, a sculpté un décor unique. Nous y pique-niquons et prenons un café absolument détestable. Manifestement dans ce troquet on sait que le touriste passe et ne revient pas, donc pas de pitié on le plume en lui servant un infect breuvage maintes fois réchauffé. On ne va quand même pas se battre pour si peu, bien qu’il soit toujours désagréable d’être pris pour le pigeon de passage.

Il nous faut une seconde fois repartir à l’assaut de ces grandes falaises calcaires pour rejoindre le village de Blandas. Sept kilomètres de côte raide, mais des points de vue de toute beauté sur Navacelles, cette portion d’itinéraire est un enchantement. Une fois arrivés dans ce village, nous avons la désagréable surprise d’apprendre que notre itinéraire est utilisé par un rallye automobile. En ce qui nous concerne nous ne pouvons envisager un parcours bis sans effectuer un détour considérable, ce qui n’est pas compatible avec notre arrivée à Lodève avant la nuit. La mort dans l’âme nous nous engageons sur ce tronçon de route de tous les dangers. Nous pédalons en écoutant attentivement le bruit de moteur des bolides grondant en rapprochement, et lorsque les véhicules participant au rallye sont visibles, nous nous rangeons prudemment dans l’herbe. Heureusement cela ne va durer que sur une distance de trois kilomètres, ensuite notre chemin se différencie de celui de la course. Expérience forte et désagréable dont je me serais bien passé, bien que les véhicules ne roulent pas franchement vite, ce qui n’a donc rien à voir avec Sébastien Loeb, lancé à des vitesses stupéfiantes en dérapage dans des endroits très escarpés.

Une fois encore nous plongeons du haut du plateau vers le fond de la gorge de la Vis en direction du village de Vissec, blotti dans un méandre de la rivière un peu semblable à celui qui abrite Navacelles. Ce nom de Vissec est directement issu des conditions géologiques locales, la rivière devenant souterraine, elle réapparaît quelque distance après. Une fois au fond, il nous faut pour la troisième fois de la journée rejoindre le plateau. Tranquillement tout en discutant nous entreprenons ce dernier gros effort. Ensuite une grande étendue à peu près plate, déserte et austère nous conduit sur les hauteurs de Lodève. Il ne nous reste plus qu’à nous laisser entraîner par la gravité à vive allure sur une belle route qui amène au centre de cette petite cité. Notre gîte, très sympathique, est mitoyen de la mosquée. L’imam vient nous parler, on pourrait se croire en d’autres lieux, en d’autres pays.

Nous faisons chambre commune avec une Anglaise plus très jeune qui arpente le chemin d’Arles depuis Saint Jacques de Compostelle. Sa conversation est très intéressante et sa connaissance des différents itinéraires conduisant à Saint Jacques de Compostelle est prodigieuse. La soirée à discuter avec cette « pèlerine » est fort sympathique et instructive. Le voyage c’est aussi cela, d’ailleurs peut-être surtout cela. Les nuits en hôtel ne permettent pas ce type de rencontre, chacun se murant dans son isolement convenu. Certes le prix à payer est de se retrouver à plusieurs dans la même chambre, au risque de subir un ou plusieurs ronfleurs. Mais le risque mérite d’être couru et je n’hésite pas longtemps entre le confort de ma nuit et le plaisir de discuter avec des gens qui ont décidé de ne pas se laisser enfermer par la routine et le conformisme de nos modes de vie.

Sixième jour : Lodève Saint-Eulalie-de-Cernon 54km

Après un petit-déjeuner une fois de plus très agréable avec notre Anglaise qui est dans sa dernière semaine d’errance, nous faisons quelques courses au supermarché du coin. Alors que Jean et Evelyne font les courses, je garde les vélos. J’engage la conversation avec un paumé, qui semble connu de tout le monde dans cette ville, car chacun s’arrête prendre de ses nouvelles. La conversation est instructive. De toute évidence nous n’avons pas tous la même chance dans la vie. Certains ne savent manifestement et malheureusement pas ce que veut dire « bonne étoile », car ils sont nés sous une mauvaise. Mon éclopé de la vie a la ferme intention de rester assis sur son muret jusqu’à épuisement de ses seize cannettes de bière, ce qui fait quand même huit litres, mais il n’est que huit heures trente du matin ! Son temps de lucidité pour ce matin ne devrait pas aller au-delà des 9 ou 10 heures ;

L’étape de la journée commence par une longue montée de près de vingt kilomètres en direction de Roqueredonde. Le dénivelé finit par être important bien que la pente ne soit pas très raide. Au fur et à mesure de notre progression le panorama s’élargit et nous embrassons du regard de vastes contrées jusque vers le Pic Saint-Loup au-dessus de Montpellier.

Nous nous arrêtons au temple bouddhiste de Lérab-Ling, haut lieu de pèlerinage. Cet édifice religieux avait été inauguré par le Dalaï-lama en 2008. Malheureusement nous n’avons pas pu le visiter, les horaires n’étant pas compatibles avec notre itinéraire, dommage. Il nous faudra revenir. Cependant nous avons pu profiter des chaises et tables pour pique-niquer tranquillement en regardant les drapeaux multicolores flotter au vent.

Nous reprenons notre route à travers le causse du Larzac. Habituellement après avoir mangé le midi, nous nous arrêtons au premier bistrot pour boire un café. Depuis plusieurs années que nous roulons ensemble, cela fait partie intégrante du mode de fonctionnement lors de nos voyages à vélo. Eh bien aujourd’hui de bistrot il n’y en a pas l’ombre d’un sur ce plateau ! Au village les Rives, Jean interroge une habitante. Cette dernière nous enlève tout espoir de trouver un bar dans les vingt cinq kilomètres des environs. Cependant très gentiment elle propose de nous confectionner un café. Etant trois, nous n’osons pas accepter et après l’avoir remerciée nous continuons notre traversée de ce grand causse, jusqu’au village médiéval de Saint-Eulalie-de-Cernon. Le Cernon est la petite rivière qui coule dans cette vallée. Les templiers ont marqué cette région, et ce lieu en particulier, où nous profitons d’une pause agréable au bistrot tant convoité. Mais il nous reste un dernier raidillon pour arriver au gîte des Baraques, notre point de chute de ce soir. Nous y sommes après un dernier coup de collier et un endroit merveilleux se dévoile au détour du dernier virage, perché sur un promontoire embrassant un large panorama sur le causse du Larzac. Les propriétaires sont charmants, nous passerons un moment très sympathique.

Septième jour : Les Baraques Millau par Roquefort et la vallée du Tarn 63km

Aujourd’hui l’étape ne sera pas très longue, mais prendre le temps de contempler les lieux que l’on traverse, voire visiter certains sites réputés participe au voyage au même titre que l’accumulation des kilomètres. Il est vrai que lorsque la forme physique est présente et s’installe durablement, le voyage peut rapidement tourner en une course effrénée à la chasse au kilomètre, et au plaisir de regarder avec satisfaction le soir venu sur une carte les immensités abattues. Il n’est pas toujours facile de se défaire de ce travers, qui flatte par trop l’égo.

Mais ce jour, nous sommes résolus à mettre en exergue la lenteur et notre premier point de passage est Roquefort. La visite de la fromagerie Société est au programme. Pour moi ce n’est pas le meilleur fromage du coin, je préfère le Papillon, mais les caves Société sont vraiment magnifiquement agencées pour recevoir les visiteurs. Pour un prix modique de cinq euros tous les secrets de ce roi des fromages vous sont révélés. Cela commence par les hasards et les secrets de la géologie, une grande falaise qui glisse à la manière d’un mille feuilles debout, laissant de hautes cheminées verticales entre les pans de roche s’étant déplacés. Ces « tuyaux d’aération » appelés fleurines sont à l’origine du secret du roquefort. En effet la hauteur de la falaise équipée de cet énorme système d’aération naturelle, crée un courant d’air très favorable au développement du fameux champignon donnant toute sa qualité et sa particularité au roquefort.

Au sortir de cette visite, le temps à la pluie nous attend, mais il ne mettra pas sa menace à exécution. Au lieu de partir directement sur Millau, nous décidons de prendre le chemin des écoliers par une petite route qui nous conduit sur les bords du Tarn que nous remonterons durant vingt cinq kilomètres, en suivant les immenses méandres que la rivière fait dans ces parages.

Suivre une rivière à vélo est toujours un plaisir intense, outre les paysages changeant d’une vallée, l’eau elle-même constitue un attrait aux variations permanentes, induites par une multitude de facteurs, comme le courant, la profondeur, la sinuosité du lit, la transparence, la présence de poissons que l’on voit directement ou qui se révèlent par de gros ronds en surface etc. Le Tarn est particulièrement agréable en cet après-midi où une douce chaleur encore très supportable nous baigne. Nous traversons le pittoresque village de Peyre accroché à sa falaise au-dessus de l’eau.

Un peu avant Millau le viaduc fait son apparition. Il est tout simplement stupéfiant, un peu à la manière d’un immense vaisseau déployant ses voiles entre les causses du Larzac et du Sauveterre. On ne se lasse pas de le contempler. Plus on approche, plus les perspectives sont surprenantes. Comment pourrait-il en être autrement ? La plus haute des piles a une hauteur supérieure à la tour Eiffel ! Passer dessous est un grand moment. Nous faisons de nombreux arrêts pour nous imprégner d’images aux perspectives époustouflantes. C’est alors que nous sommes rejoints par un cycliste à l’âge respectable, quatre vingt trois ans, mais qui parcourt sans problème ses cinquante kilomètres journaliers. Une discussion animée s’engage qui va durer pas loin d’une heure. Il nous raconte par le menu toutes les péripéties cyclistes de la région au cours des soixante dix dernières années. Quand il était plus jeune les étapes de deux cent cinquante kilomètres ne lui faisaient pas peur. Il nous parle de sa philosophie de vie et de liberté, il est plein de bon sens. Pour appuyer ses démonstrations il effectue de grands gestes et afin d’être plus convainquant il pousse de la main Jean en petites tapes amicales soit dans le dos ou sur le torse. Avec Évelyne la scène nous fait bien rigoler, mais ce cycliste attire tout notre respect. Cela nous réconforte peut-être aussi un peu, en nous disant que nous avons sans doute encore devant nous de beaux jours à pédaler.

Après cette rencontre étonnante, en quelques kilomètres nous atteignons Millau et son gîte communal très bien situé en bordure du Tarn. Le week-end de la Pentecôte prend fin, et nous avons ce grand bâtiment pour nous seuls. Nous commençons à respirer. En effet les jours précédents nous avons eu des difficultés à trouver des hébergements, car traditionnellement ce grand week-end est l’un des plus chargés de l’année. Evelyne et moi avons fait l’impasse sur la tente et le sac de couchage, ce qui certains soirs a fait monter notre taux d’adrénaline, mais finalement nous nous en sommes sortis !

Pour apporter une dernière touche à cette belle journée à travers causses et gorges du Tarn, la nature nous fait un magnifique clin d’œil en nous gratifiant d’un arc en ciel très lumineux, qui s’appuie sur les causses du Larzac et Noir.

Huitième jour : Millau Blayac (Sauveterre) par Jonte, Causse Noir, Tarn 61km

Aujourd’hui nous nous lançons dans une étape à travers causses et rivières. Sur la carte cet itinéraire ressemble à un serpent se tortillant dans tous les sens. Le but recherché, outre la découverte des coins secrets de ce fragment de France, est de parcourir de petites routes pittoresques qui permettent des points de vue magnifiques sur les falaises, les vallées et les rivières, qui s’appellent Dourbie, Jonte et Tarn.

Dans un premier temps, nous remontons la merveilleuse vallée de la Dourbie. Le temps est beau, il fait bon, un petit air frais nous permet de pédaler sans difficulté. À quelques mètres de la route, la rivière s’éclaire aux rayons du soleil qui vient de passer la crête du plateau du causse Noir. Ces trais de lumière suscitent des couleurs et des teintes presque irréelles sur cette eau qui s’écoule avec calme. Par endroits, quelques poissons se laissent voir, il s’agit pour la plupart de chevennes ou de barbeaux. Ces derniers sont reconnaissables outre leur teinte légèrement ocre, au fait qu’ils passent leur temps à labourer le fond de la rivière avec leurs moustaches et leur grosse bouche. J’adore rouler et freiner brusquement, lorsqu’une partie de rivière propice se dévoile, à la recherche de ces habitants laboureurs de la rivière ! Le plaisir, la joie et pourquoi pas le bonheur peuvent suivre des chemins peu compliqués et facilement accessibles !

Avec une petite pointe de chagrin nous quittons ce merveilleux cours d’eau pour nous lancer sur une minuscule route montant à l’assaut du causse Noir. Notre changement de direction commence au joli village de la Roque-Sainte-Marguerite. Très vite l’envoûtement de cette petite gorge que nous remontons se produit et l’intensité du plaisir ne faiblira pas. A l’entrée de la route, un panneau prévient que l’étroitesse de la chaussée entraîne des difficultés de croisement. À vélo, nous ne nous sentons pas concernés par cette difficulté. Durant six kilomètres nous nous déplaçons dans un monde féerique constitué d’à-pics rocheux, de forêts sombres et de petites fleurs multicolores qui colonisent le bord de cette chaussée perdue et sinueuse. Nous sommes seuls, on pourrait se croire très loin de cette belle France, quelque part au fond d’un pays oublié en dehors des routes touristiques. Notre beau pays se permet tous les contrastes, on passe des zones visitées en masse aux petits coins secrets, un peu au hasard et sans préavis. Ces découvertes au coup par coup font tout l’intérêt de ce type de voyage en zigzagant dans ces recoins qui se cachent, et se taisent. En effet la carte ne révèle pas toujours du premier coup d’œil ces bijoux. D’ailleurs cet itinéraire nous le suivant grâce à une suggestion de dernière minute de Jean. L’insolite, c’est ce que nous recherchons, et je constate que c’est effectivement ce que nous trouvons. Ce voyage au fond des causses répond à toutes nos attentes.

Nous voilà au cœur du causse Noir que nous traversons du sud au nord. Après cette montée de toute beauté, la descente sur la vallée de la Jonte se révèle aussi de toute splendeur. Se dévoile, en face de nous de l’autre côté de la vallée dans toute sa grandeur, le chemin que nous avons suivi il y a quelques jours au cours de cette randonnée pédestre sur les corniches du Tarn et de la Jonte. On se rend compte de notre position actuelle, que le parcours que nous avons effectué se glisse littéralement au sommet de ces grands à-pics très impressionnants. Cette région prodigue des beautés multiples qui vous sautent à la figure à tous les virages, et pourtant ils sont très nombreux les virages !

Nous descendons au fond de la vallée de la Jonte vers le village du Rozier, établi au confluent du Tarn et de la Jonte. Nous y faisons une halte et envoyons quelques cartes postales. Nous reprenons notre chemin le long de la gorge du Tarn qui s’insinue entre les causses Sauveterre et Méjean. Aux Vignes nous quittons la rivière et montons sur le causse Sauveterre. Dans ces coins la magie fait toujours son effet, dès que l’on escalade un causse quel qu’il soit, rapidement le panorama sur ces magnifiques vallées, envahies de grandes forêts et bordées d’immenses parois, s’étend presque à l’infini. Après plus de dix kilomètres nous sommes sur ce nouveau causse. La première chose qui attire mon attention, ce sont de grands champs de blé blonds, ponctués d’une multitude de taches bleues, des milliers de bleuets qui poussent parmi les blés. Le soleil sur ces deux couleurs qui s’harmonisent très bien donne à la nature une touche du meilleur effet.

Le gîte de Blayac se situe au bout du monde, nous le rejoignons par des routes, presque des chemins. Le hameau est tranquille, la ferme qui nous accueille chaleureuse et nous sommes seuls. Encore une belle soirée en perspective, la fermière nous vend de très goûteuses côtelettes d’agneau, que je fais griller à cœur, au point que la salle en restera totalement enfumée, et que nos habits sentiront le mouton pour un bon moment.

Neuvième jour : Blayac (Sauveterre) Fau de Peyre (Aubrac) 90km

Nous terminons la traversée du causse Sauveterre et ensuite partons à la découverte de l’Aubrac. A partir de la ville de la Canourgue sur le Lot une longue, même très longue montée d’une vingtaine de kilomètres nous donne accès à cet espace unique que représente l’Aubrac. On pourrait se croire perdu quelque part au fond du pays de Galle ou de l’Ecosse. Cette région du centre de la France est vraiment surprenante par la multiplicité des ambiances qui se développent sur chacun de ces grands causses. Mais l’Aubrac n’est plus un causse, en effet ces derniers sont de grands plateaux calcaires creusés et délimités par les rivières qui les bordent. L’Aubrac est une formation granitique d’origine volcanique comme généralement lorsqu’il s’agit de roches métamorphiques. Durant quarante kilomètres la petite route serpente au milieu de ce paysage austère où la pierre est sombre. Heureusement le temps est beau, des fleurs parmi lesquelles le jaune domine tempèrent la sévérité de la région.

Des petites rivières, paradis de la truite, serpentent à travers ces immenses landes. Je discute avec quelques pêcheurs qui me livrent leurs inquiétudes sur le faible débit de ces rus en cette période de sécheresse. Un village porte un nom directement tiré de la physionomie de ces ruisseaux. Il se nomme Rieutort, qui signifie ruisseau au cours sinueux. En cet endroit passe le fameux GR 65, ou chemin de Compostelle. Nous y croisons une multitude de pèlerins qui se dirige vers Nasbinals en quête d’hébergement. Volontairement nous avons choisi un point de chute assez éloigné de ce lieu de passage fréquenté, afin de ne pas nous trouver dans un gîte bondé. Notre choix sera le bon, car une fois encore nous serons seuls dans un lieu très agréable. À proximité pour une somme modique, nous mangeons comme des gargantuas, mon sommeil en sera troublé !

Dixième jour : traversée des bordures de la Margeride 75 km

Aujourd’hui le dernier jour de notre errance à travers les causses arrive. Nous n’avons pas la grande forme. S’agit-il d’une baisse de forme ou d’une baisse de moral avec la venue de la fin de ce beau voyage auquel nous rêvions depuis longtemps.

Aumont-Aubrac petite ville symbole de l’Aubrac, nous y faisons une courte halte. Les pèlerins lancés sur les chemins de Compostelle sont nombreux. Je constate qu’effectivement les femmes, lancées dans cette aventure, sont plus nombreuses que les hommes. Y-a-t-il une explication ? J’en ai entendu plusieurs, mais pas certain de leur véracité et pas toujours politiquement correctes, je me garderai bien de vous les livrer !

Le temps très menaçant nous fait hésiter sur le chemin à suivre. Nous optons finalement pour l’itinéraire le plus direct en direction de Mende. Arrêt à Javols, cité antique, qui a connu une forte expansion à la fin de l’ère romaine. Nous y croisons un groupe de marcheurs engagé sur le chemin de la bête du Gévaudan. Il s’agit d’un nouveau parcours, tout récent, qui lie en quelques deux ou trois cents kilomètres, tous les lieux sur lesquels des victimes de la bête ont été répertoriées, et elles furent nombreuses. Le balisage de ce chemin au parcours en forme de patte se concrétise à l’aide d’une patte griffue de couleur mauve.

Nous finissons par arriver à Mende, là nos chemins vont se séparer. Jean partira sur Florac pour retourner à sa voiture laissée au Vigan. Evelyne et moi, nous dirigerons vers le Bleymard, où depuis dix jours notre voiture nous attend. En buvant un dernier café ensemble, alors qu’un orage passe, nous envisageons nos prochains projets, et ils sont légion et concernent tous les continents. Evelyne envisage l’Asie, Jean un retour en Amérique du Sud et pour ma part une traversée des USA par sa côte pacifique me tente bien. Mais partir n’est pas toujours si facile malgré l’envie. Bien souvent les excuses, prétextes en tous genres, ou obligations réelles ou imaginaires pour rester s’accumulent. Pourtant, en définitive il faut toujours décider de partir et cela malgré le doute et la douleur. On verra donc un peu plus tard pour les décisions, qui comme toujours ne seront pas faciles à prendre.

Sur ces considérations philosophico-voyageuses nous nous séparons. Evelyne et moi avons trente kilomètres de montée à parcourir pour rejoindre le gîte des Alpiers au-dessus du Bleymard. De manière étonnante la fatigue du matin a fait place à une forte envie d’appuyer sur les pédales. C’est à vive allure que nous parcourons cette dernière portion de route montante. Nous rattrapons un couple d’Anglais lancés dans une traversée de la France d’ouest en est (d’Arcachon au col Agnel dans les Alpes). Nous discutons un long moment et nous échangeons nos adresses. Ce sera la dernière surprise de ces dix jours de pérégrination dans cette merveilleuse région du centre de la France.

Ces escapades à vélo qu’elles se situent en France ou de l’autre côté de la planète, qu’elles durent trois, dix jours, ou qu’elles s’étalent sur plusieurs mois nous apportent une telle joie, de telles satisfactions dans l’effort physique et la découverte de régions toujours différentes, que dès que la fin approche, nous nous projetons déjà dans le prochain périple. En ce qui nous concerne Evelyne et moi, il devrait s’agir d’une traversée des Alpes françaises par les grands cols.

J’apprends que cette magnifique région des Cévennes et des Causses vient d’être classée, ce jour-même le 28/06/2011, patrimoine mondial de l’UNESCO, sur une superficie de 300 000 hectares. Cela fait une raison supplémentaire pour aller à la découverte de ses trésors cachés au fond des gorges, au pied des falaises et sur les plateaux, là où l’espace s’agrandit et où les nuages parfois donnent un petit air d’altiplano bolivien.
Voyage sur la Nouvelle-Zélande en quelques mois avec notre fils de 2 ans
by SYOfamily · 2011-06-23 · 4 replies
Bonjour,

Nous souhaiterions partir à la découverte de la Nouvelle-Zélande quelques mois à partir du mois d'octobre 2011 avec notre fils de 2 ans. Les billets d'avion ne sont pas encore pris car il faut boucler la vente de la maison.

Quel est votre conseil sur la compagnie aérienne et doit-on obligatoirement fixer une date de retour précise ? Peut-elle être modifiable en cours de route ? Nous souhaiterions faire d'abord escale 3 semaines ou un mois à Bali, puis arriver à Auckland et rester quelque temps, ensuite découvrir le pays en road trip, et finir quelques semaines en Australie.

A Auckland, dans la mesure où nous souhaitons rester quelques semaines pour découvrir les alentours et s'impreigner tranquillement avec notre petit garçon, nous devons trouver un logement meublé, une voiture à louer ou à acheter. Avez-vous des bonnes adresses pour louer un appartement et un véhicule sur Auckland ou proche de cette ville ?

Concernant le périple qui suivra, nous pensons commencer par l'île du Nord en effet et parcourir ensuite l'île du Sud. Quels sont les incontournables en dehors des sites touristiques évoqués dans les guides ?

A partir du moment où nous ferons le road trip dans le pays, est-il indispensable de prévoir chaque hébergement ou il est largement possible de trouver le logis le jour même de notre arrivée dans chaque endroit du pays ? C'est un peu difficile de prévoir tout cela sur plusieurs mois contrairement à un voyage de 2 ou 3 semaines...

Merci de vos retours afin d'affiner ensuite les échanges et réflexions.
Tour du monde, ou d'Asie ou d'Amérique Latine?
by Chuperdu · 2011-06-04 · 8 replies
Bonsoir ! Je n'en dors plus alors, il me faut votre aide pour à me décider...car comme d'habitude "chuperdu" 😉

Donc pour faire court, j'ai démissionné depuis le début du mois, alors je me dis plutôt que de recourir après un boulot, pourquoi ne pas prendre le temps de vivre et réaliser enfin mon rêve de voyage...la décision est très récente, mais c'est sûre je partirai à l'Aventure !

Je pensais partir début Septembre (ainsi j'aurai encore 2 mois et demi pour preparer mon voyage) pour un tour du Monde. Les gros axes seraient : Amérique du Sud : Quito à Ushuaia, en 4 à 6 mois, à pied ou en vélo (voir un peu de bus) Nouvelle Zélande : 1 mois Australie : 2 à 3 mois Asie : Indonésie et Malaisie :1 à 2 semaines chacun, Tailande : 1mois et demie, Laos : 1 mois, Cambodge : 2 à 3 semaines, Vietnam : je sais pas si j'ai envie d'y aller...puis Tibet et Inde...

Pour les durées par pays, c'est juste une idée, un idéal...bien sûre je les reverrai, dans le cas où je prendrai un billet tour du monde sur 1 an...

mais mon problème, c'est que je n'arrive pas à tomber en concordance avec les bonnes saisons (notament à cause de l'Australie et Nouvelle Zélande). Car si je veux profiter du "beau temps" et en Amérique du Sud et en Asie, il faudrait que je passe directement de l'Amérique du Sud à L'Asie...mais du coup pas d'Australie et Nouvelle Zélande !

J'ai noté, + ou - les périodes be "beau temps :

Am Sud : Juin à Décembre (Nord au Sud), donc je pense terminer au Sud, fin Novembre (soit départ Aout et durée 4 mois)

Asie : de Nov à Mars à peu près...🤪

Que faire ?!?

1) Que Amérique et Asie avec un billet tour du monde : 1 an ? mouais... 2) Que Asie, mais grande boucle + Australie et NZ : 6,9 ou 12 mois ? pas mal vous en pensez quoi ? finir par l'Australie, y bosser histoire de...et revenir ensuite en France ou via une autre destination pour reduire de le prix du vol... 3) Que Amérique du Sud, mais grande "boucle" : 6,9 ou 12 mois ? pas mal aussi ? voir finir par la traversé du Canada...

Arghhh plus je cherche des infos et plus je suis dans le doute...tellement frustrant si je fais pas un tour du Monde, mais encore pire de pas prendre son temps pour profiter du voyage...

1) Prendre un billet tour du Monde et faire des "mini" étapes dans chaque pays...bof 2) Partir pour 1 an et demi et pouvoir faire tous "mes" pays avec du "beau" temps...mais du coup billets d'avion plus chères (aie aie la traversé NZ -Amerique du Sud fait mal)

Je sais que ça peut sembler bizarre, mais vu que je suis un peu perdu, donnez moi vos avis, ça peut m'aider... Il faut que j'arrive à me décider d'ici la semaine prochaine, pour commencer à étudier les différentes propositions de prix et organiser la suite de mon voyage. Merci !

Pour le budget je vise entre 10 à 12 000 euros.
Quel type de croisiériste êtes-vous?
by PAP86 · 2011-06-03 · 240 replies
Nous n'attendons pas tous la même chose des croisières... Chacun de nous a un cahier des charges bien précis de la croisière, en fonction duquel il ne choisira pas forcément les mêmes compagnies, les mêmes itinéraires... C'est d'ailleurs ce qui participe à la diversité des comptes-rendus où pour la même croisière certains seront satisfaits, d'autres moins...

En première intention, on peut classer les croiséristes avec la découpe "tourisme et découverte - repos et bien être" qui peut se classer en 5 grands groupes

100% + 0% : le "baroudeur" : tout pour la découverte... le bateau ? ça peut être un cargo, ou n'importe quel radeau... 80% + 20% : le "découvreur" : un max de découverte, terres nouvelles le plus souvent possibles 50% + 50% : le "visiteur" : il aime les excursions, mais part en croisière également pour se reposer, et aime "son confort" 20% + 80% : le "vacancier" : certes, il ira voir les choses les plus "représentatives", mais profitera aussi des escales pour apprécier un bateau moins rempli 0% + 100% : le "curiste" : il ne quitte pas le bateau, la vue depuis le bateau lui suffit, et il profite de tout sur le bateau..

Bien sûr tous les intermédiaires peuvent se voir, et la présence d'enfants complique forcément cette classification... 😛 et puis 'autres classifications sont peut-être possibles...

Moi, je me classerais bien (et Mme PAP aussi) dans la catégorie "visiteur". et ce n'est pas une question d'âge, à 20 ans, j'étais déjà comme ça... j'attends de la croisière confort, farniente, relations sociales (tant avec l'équipage qu'avec des passagers de rencontre), et une certaine prise en charge au niveau des visites et des excursions, ce qui me fait préférer, en dehors de tout élément financier, le "tout cuit" proposé par les armateurs, même si je sais que ce n'est pas l'optimal en termes de découverte... Mais ça a le bon côté qu'on peut revenir plusieurs fois au même endroit et avoir encore quelque chose de nouveau à voir...

et vous ?
Utiliser Oneword, Star Alliance...
by Marnie77 · 2011-05-14 · 23 replies
Bonsoir, j'aimerais calculer le prix d'un parcours "tour du monde" avec les villes de mon choix mais je trouve pas comment l'obtenir sur ces deux sites. Merci de m'aider à comprendre leur fonctionnement.. Peut être que les parcours ne sont pas modulables et personnalisés ce qui m'étonnerait quand même... Merci de votre aide, déjà sur oneworld je n'arrive pas à m'inscrire (login mdp), où aller ?? Bises à tous
Voyage de trois mois et demi à travers l'Europe: vos expériences?
by Peping · 2011-05-06 · 8 replies
Bonjour!

Je prévoyais un voyage de 3 mois et demi à travers l'Europe de la fin septembre 2011 à la mi-janvier 2012...

Nombre de jours prévus dans chaque pays : Allemagne : 22 jours Belgique : 8 jours Suisse : 11 jours Pays-Bas : 8 jours Autriche : 12 jours République Tchèque : 15 jours Hongrie : 5 jours Croatie : 7 jours et peut-être l'Italie : nous y aurions peut-être passé deux semaines...

Et voilà que je suis tombée sur les informations concernant l'espace Schengen en Europe qui ne permet pas à un citoyen canadien d'y rester plus de 90 jours sans visa en l'espace de 6 mois. Nous avons contacté l'ambassade d'Allemagne étant donné que c'est notre terre d'arrivée pour obtenir des informations sur la façon d'obtenir un visa. Il semble que le tout soit beaucoup trop compliqué à cause de toutes les preuves qu'il faut fournir, dont une adresse permanente, ce que nous n'aurons pas. Comme la Croatie est le seul pays qui ne fait pas partie de l'espace Schengen, nous avions planifié trop de jours dans cet espace... Il faut donc modifié notre itinéraire en conséquence. Nous garderons l'Italie pour un autre voyage et nous diminuerons ici et là la quantité de jours prévus dans chaque pays pour tenter d'arriver à 80 jours afin de nous garder un 10 jours pour le mois d'avril. Alors voilà notre problématique... Où me suggérez-vous de couper?

Nous devons donc choisir une ou d'autres destinations afin de combler les jours restants (soit environ 27 jours) de notre long périple et j'aimerais avoir votre opinion sur les destinations qu'on regarde, sans trop savoir laquelle choisir...

Prenons en considération que nous y serons soit autour du mois de novembre (mi-voyage) ou vers la fin du mois de décembre et le mois de janvier (fin du voyage)... Nous désirons profiter du fait que nous serons en Europe pour sauver de l'argent en choisissant une destination qui coûte moins cher à partir de là-bas qu'à partir du Canada. Je vous laisse également quelques commentaires selon les destinations...

Irlande / Écosse / Angleterre ? Au début, nous pensions aller en Irlande où les gens semblent très accueillants, mais c'était aussi par intérêt de la bière, mais il semble que ce ne soit que de la Guinness... L'Irlande est-il un bel endroit durant cette saison? Ensuite, de passage en Écosse, nous aurions un peu explorer... Et l'Angleterre, il paraît que ça coûte cher et de plus, nous y serions pendant la préparation des Jeux Olympiques de 2012, ce qui ne nous semble pas un très bon choix... Qu'en dites-vous?

Tunésie / Maroc ? Nous choisirions un forfait organisé... dans chacun des deux pays

Égypte ? Les conditions politiques ne nous donnent pas le goût de se rendre dans ce pays pour le moment, mais si cela change, cette destination nous attire beaucoup...

Thaïlande ? Les gens semblent déçus lorsqu'ils reviennent de cet endroit, car il paraît que c'est rendu beaucoup plus touristique que les gens de là-bas savent que nous avons plus d'argent qu'eux et le font savoir...

Australie ? Cette saison est-elle une bonne pour visiter l'Australie? La vie semble chère aussi là-bas...

Donnez-moi vos commentaires!! Ils sont les bienvenus!! Et dites-moi si j'ai tort selon les destinations... Racontez-moi votre expérience!!

MERCI!!

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