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Nos vrais conseils pour la Malaisie/Singapour
by Fsimon · 2010-08-20 · 14 replies
Nous revenons de 3 semaines de Malaisie (juil/aout 2010), et nous voulons faire partager nos conseils ou nos opinions (nous sommes un couple de 36 ans sans enfant qui voyage pas mal en asie)

1 Singapour:

Nous sommes arrivés à singapour avant de monter sur Malacca, donc nous pouvons aussi en dire quelques mots...:) Nous sommes restés 3jours/2nuits - Pour nous l'essentiel c'est faire une virée sur une péniche le soir et prendre en photos la beauté de Singapour illuminé. A prendre sur Clark quay - Se ballader dans les quartiers indien et chinois (c'est assez rapide) - Se loger plutot vers bencoleen street, c'est assez central et animé. - Monter dans les nouvelles tours avec leur toit en planche de surf ! - Ne pas aller faire les zoo et en particulier celui de nuit, cest très décevant, et pas gratuit en plus. Vous aurez de meilleurs occasions pour voir des animaux... - Faites un tour au Rafles hotel, c'est le plus beau au monde, il est reconnu mondialement. Essayer leur cockail c'est bon! - Coté prix, tout est cher, voir plus cher que chez nous. Donc nous n'avons rien acheté. - Prenez le métro, on pourrait presque manger sur le sol , tout est propre ! - Pas d'arnaques et aucune en taxi. Les chauffeurs ont la recommandation d etre gentil avec les touristes. Il faut savoir qu'un touriste peut se plaindre de tt s'il le veut. Seul pays ou cela existe. - La nourriture est bonne mais les prix varis beaucoup donc n'entrez pas n'importe ou. Il y a des chaines très bonnes qui proposent des plats à 3 dollars. - Respectez bien les feu rouge à pieds...et regardez partout on roule à gauche. - N allez pas manger sur CLARCK QUAY au niveau des sea food, se sont de gros arnaqueurs, c'est super cher et pas bon du tout. D'ailleurs la rue derrière est pleine de bars à putes...

2 MALACCA: - une journée une nuit ca suffit ...croyez moi ;) Si c'est le we, le soir il y a le marché chinois dans les rues, c'est sympa. Sinon c'est assez rapide pour faire le tour. - Faites la petite balade sur la rivière c'est pas cher. - Coté restauration, le routard donne de bonnes adresses. - Pour les hotels souvent ils prennent plus et au check out ils restituent le trop perçu. - Pour y aller nous avions pris le car de singapour. D'ailleurs pour prendre le ticket, il est conseillé de le prendre la veille. (attention la boutique n'est pas dans le centre commecial mais à l'extérieur...)

3 Kuala lumpur: - Beaucoup dise KL dans les questions. - Loger dans le triangle d'or, c'est le mieux, central, animé, sympa et rassurant. - L'office du tourisme ne vous apprendra rien de mieux que dans les guides. - Ne prenez pas les hotels sur routard c'est dégueulasse, très sale et cher en plus :) - Pour 120 RM du propre, neuf et mur épai vous avez le yy38 et le radian, ils sont dans la meilleur rue pour dormir. - N'allez surtout pas au eight conseillé par le routard...c'est sale, vous entendez beaucoup les voisins, la douche est hyper crade. Les gérants sont sympas par contre. - C'est ici qu'il y a des massages thai, enfin ;) 60 RM de l'heure pour un body Que fait on la bas ? et bien il faut voir les tours petronas, marcher dans les quartiers tel le china town avec son marché. - Les taxis sont fortaitaires pour les touristes, compter 10 à 15 RM une course rapide. 30 RM de la grande station de cars au centre de KL. et 75 RM pour l'aeroport et PAS PLUS !!!!

4 CAMERON HIGHLANDS: - N'ALLEZ PAS AU TAMAN NEGARA !c'est un conseil d'ami. En effet, tout ceux qui ont fait cameron et taman le diront, taman est une arnaque à touriste , rien à voir, sentier pas aventureux, trop de touristes. - Il faut savoir qu'aux camerons tout le monde fait un treck en plus des visites indispensables des plantations de thé. C'est super beau à voir. - Par exemple nous avons fait un treck de 2 heures plus un cross en 4x4 sympa, et le lendemain la visite des thé. - Nous conseillons ILL view pour dormir, c'est une grande maison ancienne et rénovée avec une belle vue. prix sympas en plus. - Prenez une petite laine pour le soir ou le matin tot. Pas de treck en tongue c'est impossible ! ils vendent de bonnes chaussures pour presque rien la bas, n'en achetez pas en france. - A voir : la plus grande fleur du monde ! - Ou manger: peu importe, vous faites vite le tour , c'est petit la bas. - Attention: ils sont assez nonchalant, voir impoli et provoquant parfois. sauf ceux des excursions qui sont biens. - Parfois les bieres ne sont pas indiqués dans les menus, donc demandez directement au serveur (10 RM la bière) - Prenez un mer calme anti gerbe pour le car à l'aller et retour on ne sait jamais, ca tourne vraiment ;) attention le dernier car pour partir est à 1PM, durée 4h30 pour KL. Bien demander un car super vip car sinon vous tomberez sur le chauffeur de folie et aurez envie de rédiger votre testament ! ne plus il y a des vols de sacs - 2 jours 2 nuits ca suffit

5 PERHENTIAN:

KECIL - c'est simple, -de 30 ans dormez sur long beach, si possible aux extremités de la plage pour le calme. pour les autres , CORAL BAY au senja ou au shari la. - Au senja prenez see view obligatoire. Vous aurez une belle vue sur le coucher de soleil. Ceux de derriere sont crades. - Ah vous verrez ce nest du luxe...vous entendez vos voisins comme s'ils dormaient avec vous, les clims ont souvent des pb, c'est rustique, la lumiere passe entre les planches de bois!, les draps sont lavées à l'eau salé, beurk. donc faites au moins un seeview pour se récompenser. - On ne se bouscule pas la bas, on peut pas manger en dehors des heures de repas, il faut aller chercher soi meme le menu, et vérifiez bien l'addition...Sur long beach les restau sont vraiment à éviter, c'est dégueulasse. On vous conseille le mama sur corail bay par exemple ou celui au niveau du sentier sur coral bay. - Faites du snorkeling perso sur coral bay et d lagon, attention aux pieds, le snorkeling payant est à faire car pas cher sur cette ile. Sur long beach c'est la piscine, sans risque on peut nager. - Un vrai conseil, ne faites pas comme nous, mettez de la crème tout le temps meme s'il y a des nuages. J'ai été serieusement cramé alors qu'il y avait des nuages...et pourtant j'étais déjà bronzé. - Pour le sentier qui coupe long beach à coral bay, si vous n'avez pas de lampe la nuit, prenez votre appareil photo numérique ca marche aussi bien. - en résumé c'est l'ile pour le couché de soleil, ces cotés autentiques...et les prix

BESAR - ah enfin on dort mieux, les plages sont magnifiques, et en plus il y a des animaux...c'est le paradis. - Tous les hotels se ressemblent, mais le mieux c'est le tuna avec see view. Sinon vous avez le abdul, le cocohut (pas derriere surtout pas, car vous avez le bruit des transfo) Le P.I.R est le mieux mais trop cher, finalement le rapp qualité prix revient au tuna. Ils ont le meilleur restau de tout perhentian et leur club de plongé est excellent. - La bas il faut se ballader apres abdul il y a des km de plage deserte avec cocotier, la vous pouvez dire whaaaa! - Faites du snorkeling sur la plage de P.I.R car vous verrez plein de tortues rien que pour vous ! Et sinon après abdul il y a des poissons pret du bord! - Pour la plongé , ne pas hesiter, faites en , voir meme passez le padi. On vous conseille celui du tuna car les enseignants sont excellents, europeens, il y a meme un français, mais prenez si possible celui dont le prénom est FEZE, top top, après l'avoir connu vous aurez envie de faire de la plongé toute votre vie. - Ah oui , j'oublie, on déconseille de ramener un enfant de moins de 10 / 12 ans. Car s'il y a un pépin de santé et bien, c'est speed boat puis taxi, puis avion , puis taxi , en gros c'est trop tard :) - Nos astuces: allez marcher sur le sentier au niveau de cocohut ou juste au début de la plage du P.I.R, vous aurez la chance de voir les fameux singes, et regardez dans les arbres. - La bas on bronze, on se repose, on se ballade, et surtout on voit des poissons, des tortues, des requins gentils ! Mais vraiment, faites la plongé! - Un vrai conseil dites au chauffeur de taxi entre l'aéroport et les iles de conduire calmement , se sont des dingues, vous pensez mourir toutes les secondes. Le prix est de 74 RM. - Attention le dernier speed boat part à midi des iles. Eviter un vol à 17h par exemple! - Eviter les grosses valises, prenez des sac à dos. - Pour les filles , à besar les femmes ont de très beaux bikinis, évitez le 1 pièce speedo ;) - Sinon pensez bien à l'anti moustique, surtout quand vous prenez un sentier - sinon sur cette ile les gens sont gentils et ont cette fois ci le sens de l'accueil. - Pour air asia et les hotels reservez tot ! surtout les hebergements sur besar.

voila et bon voyage
À la recherche d'un circuit au Pérou
by Coquelicot51 · 2009-08-13 · 18 replies
😉 Hello, Je viens de m'inscrire sur ce site et au forum.. Je cherche à partir au Pérou (avec mon époux en mars/avril 2010) nous ne parlons pas l'Espagnol, ni Anglais, en conséquence nous cherchons un circuit de 10 à 15 jours (maxi) (pas trop BCBG) et également ne faisant pas des kilomêtres en bus tous les jours (400 kms) pour voir un site et repartir). Nous cherchons à voir quelques principaux sites ( Macchu Picchu , Cusco etc..) nous savons que le Pérou est grand et il n'est pas question de voir tout et surtout au pas de charge !!! Qui veux bien nous parler (en gros) de son séjour au Pérou et nous donner une adresse agence, circuit de voyage ? Merci d'avance et bien cordialement à vous.

P.S : si j'ai tout compris voyageForum.com : on peut s'y inscrire ?
Reportage "J'irai dormir chez vous" d'Antoine De Maximy
by Registoubkal · 2009-06-13 · 26 replies
Bonjour,

Je viens de voir sur France 5, l'excellent reportage "J'irai dormir chez vous" d'Antoine De Maximy. Je résume le principe de ses reportages... Antoine De Maximy visite des pays. Son principal but est de se faire inviter chez les habitants. Je pense que beaucoup de personnes connaissent cette émission.

Je l'apprécie car le concept est original. Antoine De Maximy est en contact direct avec les gens. C'est naturel, sans trucages ! Ses reportages se passent dans beaucoup de pays, à travers tout le monde.

En règle générale, Antoine De Maximy se fait assez facilement inviter, partout où il passe...

Mais, l'émission que je viens de regarder se passait en Iran. Et là-bas, c'est une autre histoire. Je suis resté perplexe. Cette fois-ci, il a eu énormément de mal pour se faire inviter, c'était quasiment impossible ! Il se faisait contrôler les papiers régulièrement, presque manu militari. La communication restait difficile avec les iraniens. Il y avait un réel blocage !!! Quelque chose d'insaisissable malgré quelques sourires... J'ai vraiment ressenti une population privée de libertés, un malaise, un mal-être même à l'intérieur de chez eux ! Une véritable chape de plomb ! Un monde à part, paralysé par la dictature... Ca m'a "scotché" car je pensais qu'il existait une petite liberté... Et bien, non !

L'Iran m'a toujours tenté pour un voyage en solitaire (au contact de la population). Mais maintenant, je reste sur ma faim !
Carnet de voyage d'un mois en Namibie (16 avril-17 mai 2009)
by Cydulo93 · 2009-06-10 · 17 replies
Bonjour,

Tout d'abord, merci à tous ceux qui avaient laissé leurs messages, conseils, carnets de route ... sur les forums relatifs à la Namibie. Leurs expériences nous ont beaucoup aidé à monter seuls et sans intermédiaire notre séjour de 4 semaines en Namibie (16 avril – 17 mai 2009).

Si cela peut aider de futurs voyageurs dans ce pays magnifique et superbe, voici notre expérience personnelle.

J1 : PARIS - FRANCFORT(Lufthansa 17h55 -> 18h10)) Récupération des bagages et enregistrement Francfort-Windhoek (Air Namibia / 22h40 -> 7h40) Nous avions acheté nos billets mi-novembre après avoir mis notre itinéraire sur papier et contacté directement le loueur de 4 x4 et les différents hébergements.

J2 : WINDHOEK Arrivée 7h40. Récupération GPS et Tél.Sat chez Be Local à l’aéroport, Récupération 4x4, installation à l’hôtel Pension STEINER, visite ville à pied, permis au MET, courses alimentaires, dîner chez NICE-Ecole de cuisine namibienne ..)

AFRICAN TRACKS pour le 4 x 4 (RAS, sérieux et bon véhicule) Ministry of Environment and Tourism MET, 2nd Floor FGI House, Post Street Mall Windhoek Pension STEINERN$685 (chambre double & petit déjeuner) à 10 minutes à pied du centre ville et à 5 minutes d'un immense supermarché PICK & PAY / NICE N$420 pour 2 (plat, dessert, vin et eau) J3 : WINDHOEK - MARIENTAL(B1 Sud – 4h) Nuit au campsite du Bagatelle Kalahari Game Ranch (N$125/pers/nuit). Campsite très agréable, beaucoup d’espace, eau courante, barbecue, bloc sanitaires individuels, pas d’électricité et très bon accueil. Sundowner drive à 15h. Dîner buffet (N$200/pers vin et eau inclus).

J4 : Désert du KALAHARI

Morning drive, la nature, les dunes rouges, le ciel bleu et la végétation jaune et verte, oryx, springbok, autruche ... Nuit au campsite du Bagatelle Kalahari Game Ranch. Essence et supermarché à Mariental

J5 : MARIENTAL- KEETMANSHOOP(B1 sud - 4h) Nuit au campsite de la Quiver Tree Forest (N$80/pers). Dîner à la ferme (N$180/pers vin inclus). Très bel endroit, la forêt de Kokerboom, les roches pourpres et noires, les moutons Caracul et le Giant's Playground

J6 : KEETMANSHOOP - FISH RIVER CANYON (B4 vers Lüderitz puis C12 - 4h via HOBAS et le Fish River Canyon)

Le Fish RIver Canyon : impressionnant surtout pour ceux qui ne connaissent pas celui du Colorado. Nuit au Canyon Lodge. Très beaux paysages (grandes plaines et rochers teintés de rouge au soleil couchant). Dîner buffet (N$200/pers vin inclus)

J7 : FISH RIVER CANYON(C37 vers Ai-Ais)

Le site de Ai-Ais était encore en plein travaux. Donc pas grand chose à voir. Une journée que l'on aurait pu "économiser" mais on ne le savait pas et la route différente des autres est très belle. Nuit au Canyon Roadhouse. Dîner à la carte (N$160/pers vin inclus)

J8 : FISH RIVER CANYON - AUS(C12 puis B4 Ouest – 3h30)

Nuit au campsite du Klein Aus Vista (N$150/emplacement). Pas de point électrique le lieu est sauvage et intact. De très belles balades à faire à pied. Le point d'eau de Garub où viennent les chevaux sauvages est à une vingtaine de kilomètres (Si l'on est patients, on peut voir arriver un groupe de chevaux). La route est totalement asphaltée (donc moins de charme) mais le paysage est splendide en fin de journée. Dîner buffet (N$180/pers vin inclus)

J9 : AUS - LÜDERITZ(B4 Ouest – 2h)

Lüderitz, c'est uneville, un peu "désordonnée", un mélange de bâtiments moches et de très belles maisons de l'époque allemande. Beaucoup de charme tout de même. Pour aller visiter la ville fantôme de Kolmanskop (c'est à voir car il s'y dégage une atmosphère particulière), il est possible de le faire depuis Aus sans séjourner à Lüderitz : 125km de route magnifique entre Aus et Lüderitz. Aller-Retour largement possible dans la journée. Permis Kolmanskop à acheter au Lüderitzz Safaris & Tours dans Bismarck Street ou directement à l’entrée de la ville. Nuit au Nest Hotel

J10 : LÜDERITZ - FERME KOIIMASIS (B4 Est, C13 puis D707 – 4h)

Route C13 et surtout D707 magiques. Nuit au campsite de la ferme Koiimasis (N$250/emplacement). Pas d’électricité mais lieu absolument superbe (chevaux, rochers, beaucoup d’espace, sanitaires communs hyper propres). Vente de viande congelée marinée, préparée par Anke, la propriétaire de la ferme (N$175 pour 2 steaks de koudou et 2 steaks d’autruche). Superbe ballade de 2h environ qui vous permet de rencontrer un « murmureur » (méthode douce pour « dresser » les chevaux)

J11 : FERME KOIIMASIS - HAMMERSTEIN LODGE via DUWISIB (D707, C27, D826, D831, C19 Ouest - Tsaris Pass – 4h)

Beaucoup de couleurs et de paysages différents. Nuit au hammerstein Lodge (on voulait voir leurs félins, caracals, guépards et léopard). C’est un bon lodge mais l’ambiance y est un peu ‘rigide’. Dîner buffet barbecue est très copieux (N$180/pers vin inclus)

J12 : HAMMERSTEIN LODGE - SESRIEM (C19 Est, D827, C27 – 3h)

Il faut prendre la C27 (route magnifique.Nuit au campsite de Sesriem (N$300/pers/nuit). Le camping sans doute le plus cher de Namibie, beaucoup de monde et sanitaires pas très propres mais on est à l’entrée des dunes. Eau mais pas d’électricité que l’emplacement. Après-midi dans les dunes. Beaucoup de chacals dans le camp la nuit (curieux, voleurs mais pas méchants). Dîner buffet au restaurant du camping (N$150/pers vin inclus).

J13 : SESRIEM

Survol en montgolfière (Namib Sky Safari) au lever du jour (On vous prend au camping à 5h30, décollage vers 6h30 - survol 1h environ puis petit déjeuner au champagne au milieu de nulle part – Très cher mais splendide). Fin de journée à Sossusvlei et DeadVlei. Moins de monde qu’au matin et très belles couleurs. Nuit au campsite de Sesriem . Dîner à la carte au restaurant du camping (N$120/pers vin inclus)

J14 : SESRIEM - SOLITAIRE (Kuangukuangu) (C19, C14 et D1275 – 3h)

Un peu plus de monde sur les routes C19 et C14 mais ce n'est pas non plus l'embouteillage. Nuit à Kuangukuangu (90€ /nuit/2pers. A 3 km du Barchan Dunes - dîner possible au Barchan Dunes, avec Willem et Hannetjie, les propriétaires très accueillants N$250/pers vin inclus). Kuangukuangu, c’est une maisonette juste pour 2, au milieu de nulle part, avec vue sans limite depuis la chambre, Donkey system pour l'eau chaude, WC et douche avec le ciel pour toit …. Le calme, l’espace sans limite … Le BONHEUR ....

J15 : SOLITAIRE - WALVIS BAY (C14 – 4h30) La route C14, c'est 6 paysages différents. Un peu plus de voitures mais que c'était beau (il faut prévoir 4h30 de route tant les arrêts photos sont nombreux !). Walvis Bay est une ville, étendue mais pleine de charme (très belles maisons, beaucoup de couleurs, très propre). Etape obligée pour aller à Sandwich Harbour ou faire une sortie en bateau moteur dans la lagune. Nuit au KLEINES NEST (N$600 la chambre double avec petit déjeuner), guesthouse sur l’Esplanade en bord de mer, à 10 minutes à pied du restaurant RAFT, très sympa et très propre (N$600 chambre double avec petit déjeuner). Dîner au RAFT (N$210/pers vin inclus) . Le poisson y est excellent et les plats de viande très copieux.

MINISTRY OF ENVIRONMENT AND TOURISM - Walvis Bay office: Henrich Baumann Street Road - Number 643 Monday to Friday: 8h - 13h and 14h - 17h / Saturday, Sunday & Public Holidays: 8h - 13h

J16 : WALVIS BAY - SWAKOPMUND (B2 – 0h45).

Le matin : sortie en mer sur la lagune avec LEVO TOURS (sortie très sympa d’1/2 journée, 8h-13h) Swakopmund, c'est la ville, qui s'étend de plus en plus vers le désert. L'architecture est belle, l'ambiance "bord de mer" a son charme. Après-midi sur la « welwitschia drive », route lunaire et désertique, magnifique et beaucoup de Welwitschia. Nuit au Beach Hotel et dîner au restaurant-musée KUPFERPFANNE dans Tobias Haineyko (N$230/pers vin inclus). Les steaks d’oryx y sont excellents.

J17 : SWAKOPMUND

Le matin : sortie dans le désert avec 'Tommy Living Desert Tour' (1/2 journée dans le désert avec un passionné, 8h-13h). Visite de la ville l’après-midi. Nuits au Beach Lodge et dîner au restaurant de l’hôtel, LE WRECK (N$230/pers). Le poisson y est excellent.

MINISTRY OF ENVIRONMENT AND TOURISM - Swakopmund Office: Corner Bismarck Street and Sam Nujoma Avenue Open hours for permits: Monday to Friday: 8h - 13h and 14h - 17h / Saturday, Sunday & public Holidays: 8h - 13h

Si les bureaux du Ministère sont fermés : Charly Desert Tour est situé sur Sam Nujoma Avenue (au 11) et La station Hans Kreiss sur cette même avenue

J18 : SWAKOPMUND - SPITZKOPPE (sans passer par cape Cross initialement prévu car on avait vu une très importante colonie d'otaries à Walvis Bay. B2, D1918 et D1925 – 3h) Nuit au Spitzkoppe Restcamp (géré par la communauté Damara (N$100/emplacement). IL FAUT Y ALLER ! Le lieu est magique, sauvage, au milieu des roches et au pied du Spitzkoppe. Pas d’eau et pas d’électricité mais de l’espace et du calme. Visite guidée possible du Bushman’s paradise (N$120 pour 2 personnes)

J19 : SPITZKOPPE - BRANDBERG (D3716, D930 via Uis C35, D2359 – 2h30)

Nous sommes dans le DAMARALAND : routes, paysages à couper le souffle et rencontres magnifiques. Nuit au WHITE LADY LODGE, face au massif du Brandberg (splendide). Beaucoup de suricates dans le camp et le lodge. Possibilité d'aller voir les éléphants vivant dans le désert à un prix à peu près correct (N$300/pers remboursés si pas d'éléphants)

J20 : BRANDBERG - TWYFELFONTEIN (D2359, D2319, C35 via Khorixas, C39 – 4h avec arrêt et visite de la Forêt pétrifiée)

Visite du site de Twyfelfontein (peintures et gravures rupestres), organ Pipes. Nuit au Camp Xaragu, campsite très sympa, hyper propre, bel espace et endroit superbe. Pas d'électricité mais des lampes à huile partout dans le camp (N$150/emplacement). Dîner-buffet (N$180/pers vin inclus) très sympa (grande tablée pour tout le monde)

J21 : TWYFELFONTEIN – SEISFONTEIN via le canyon de KHOWARIB (C39, C43 – 4h)

Route très belle. Passage de la barrière sanitaire (attention à une petite arnaque aux fruits de Palm Tree gravés : la barrière ne s'ouvre que si vous en acheté au moins un et le tarif est exhorbitant). Arrêt au Canyon de Khowarib (endroit magnifique). Nuit au SEISFONTEIN LODGE, propre avec piscine (c’est bien après la longue route), personnel très sympa et excellent dîner. Le tarif des excursions proposés par le lodge est exhorbitant (N$800/pers pour toute la journée et pour 4 pers minimum)

J22 : SEISFONTEIN - OPUWO (C43 – 3h30) Route difficile (étroite, encaissée, lit de rivières avec cailloux ..) mais MAGNIFIQUE. Nuit au campsite du OPUWO COUNTRY HOTEL (N$75/pers). Eau, électricité, calme et sanitaires très propres. Accès à la piscine (à débordement et vue sur la vallée) de l’hôtel.

J23 : OPUWO

Sortie village Himba avec un guide de l'hôtel. C'est plus cher (N$300/pers) mais vous passez 3h dans un village qui n'est pas au bord de la route ou à 5 minutes d'Opuwo. Nuit au lodge. Dîner buffet (N$200/pers vin inclus)

J24 : OPUWO – EPUPA FALLS (C43 – 3h30)

Route en meilleur état que la partie précédente, superbe et très différente. Nuit au campsite OMARUNGA au bord de la rivière KUNENE, sous les palmiers et à 2 pas des chutes (N$76/pers). Pas d’électricité mais point d’eau sur chaque emplacement et sanitaires communs avec le ciel pour toit. Dîner buffet très sympa (N$220/pers vin inclus).

J25 : EPUPA FALLS - OPUWO – 36km au nord de KAMANJAB (C43, C41, C35 – 5h) Routes C41 et C43 asphaltées, donc vitesse maxi 120km/h mais attention aux nombreux troupeaux (bovines, caprins ..) sur la route. Nuit au KAVITA LION LODGE, siège de la fondation AFRI LEO (protection des lions). Très bel endroit, visite du centre éducatif qui accueille régulièrement des jeunes élèves pour les sensibiliser à la protection des félins, beaucoup d’informations sur les activités de la fondation (réparation des clôtures du parc Etosha, sensibilisation des fermiers, éco tourisme …). Game drive et morning drive.

J26 : 36km au nord de KAMANJAB – ETOSHA (C35, D2694, D2710 et C38 – 3h) Cette route permet d’éviter OUTJO si l’on a rien à y faire. Un supermarché et une station essence permet de faire le ravitaillement à KAMANJAB et les routes Dxxx permettent de découvrir de nouveaux paysages et d’y faire de belles rencontres (suricates, écureuils, serpents, oiseaux …). Nuit à l’OKAUKUEJO RESTCAMP (N$200/pers), propre, bien équipé (barbecue, eau et électricité sur chaque emplacement), piscine, supérette, Poste, station essence, restaurant et point d’eau pour l’observation des animaux. Accueil très souriant et très sympathique. Découverte de la partie ouest du parc. Beaucoup de chacals dans le camp la nuit (curieux, voleurs mais pas méchants)

J27 : ETOSHA

Découverte de la partie centrale du parc. Beaucoup d’animaux aux points d’eau et sur les pistes. Nuit à l’HALALI RESTCAMP (N$200/pers), propre (juste un peu poussiéreux), barbecue, eau et électricité sur chaque emplacement, grande piscine, supérette plus petite, Poste, station essence, restaurant et point d’eau pour l’observation des animaux. Accueil très souriant et très sympathique. Ce camp accueille beaucoup de namibiens qui viennent y passer la journée en famille (barbecue, piscine …).

J28 : ETOSHA Découverte de la partie est du parc. Beaucoup d’animaux aux points d’eau et sur les pistes. Nuit au NAMUTONI RESTCAMP (N$200/pers), propre, emplacement en herbe, barbecue, eau et électricité sur chaque emplacement), piscine, Poste, station essence, restaurant et point d’eau pour l’observation des animaux. Attention : la supérette vend essentiellement des souvenirs plutôt que de l’alimentation. Il faut prévoir d’apporter sa nourriture. Accueil peu souriant et peu sympathique de la réception (qui ne doit pas apprécier les campeurs apparemment. Nombreuses et très audacieuses mangoustes rayées.

J29 : ETOSHA – TSUMEB – Météorite de HOBA – PARC du WATERBERG (C38, C42, D2859, D2860, D2512 – 7h avec arrêt au lac Otjikoto, déjeuner à Tsumeb et à la météorite de Hoba) Routes et paysages splendides. Belles couleurs, rouge et vert sur la D2512. Nuit dans un Bush chalet du WATERBERG RESTCAMP. Accueil souriant et sympathique, chalet propre et bien équipé (kitchenette, barbecue extérieur, garage pour voiture …) juste au pied du plateau du Waterberg. Piscine et bon restaurant, station essence (qui ne vend pas de gaz-oil mais juste de l’essence)

J30 : Parc du WATERBERG – OTJIWARONGO – 130km au nord d’OKAHANDJA (D2512, C22, B1) Nuit à l’OKONJIMA LODGE, siège de la Fondation AFRICAT (protections des léopards et guépards) . Très bel endroit, plusieurs activités organisées dont un léopard tracking suivi d’un sundowner drive, l’observation des procs-épics à la nuit tombée, morning drive… Beaucoup de charme même si toute cette organisation est un peu « rigide ».

J31 : OKONJIMA – WINDHOEK (B1 – 3h)

Retour sur la capitale. Restitution du 4 x 4 en fin de mâtinée. Le loueur garde nos bagages et nous dépose au centre-ville où il nous récupère vers 16h pour nous conduire à l’aéroport (vol Air Namibia Windhoek-Francfort prévu à 19h). Déjeuner en terrasse chez Gatherman sur Independance Avenue (le poisson et la viande y sont excellents).19h décollage pour Francfort. Attention : tous les magasins, dont le Namibia Craft Center, sont fermés le samedi après-midi dans Windhoek. Seuls certains supermarchés et les cafés restent ouverts.

J32 : Arrivée PARIS Arrivée à 6h à Francfort. Récupération des bagages, enregistrement puis vol Francfort-Paris. Arrivée à Paris à 10h45.

Des des souvenirs plein la tête et des images plein les yeux. Difficile de rentrer .... SNIF ….

Ce que l’on a le plus aimé : TOUT et plus particulièrement le KALAHARI, le KAOKOLAND et surtout le DAMARALAND. Tous les campsites mais plus particulièrement ceux du BAGATELLE KALAHARI, de la ferme KOIIMASIS et du SPITZKOPPE Les routes sans fin, les couleurs, les paysages sans cesse différents, la luminosité, les rencontres, les sourires, l’accueil, le silence, le calme, le camping sous le ciel étoilé et la Voie Lactée, la viande … Le DEPAYSEMENT TOTAL que procure un voyage en Namibie

Ce que l’on a le moins aimé : Quasiment rien sauf l’ambiance tendue et moins chaleureuse qui règne à OPUWO autour de la station essence BP-supermarché–banque ATM Le HAMMERSTEIN LODGE pour son atmosphère un peu froide et rigide. Le SEISFONTEIN LODGE pour son très mauvais rapport qualité-prix.

Quelques chiffres : 6200 km parcourus – 620 litres de gaz-oil (soit 10L/100km) pour un TOYOTA HI-LUX 2.2L Double Cabine (équipé tente sur toit et camping) – 1 crevaison « lente » - Aucune panne – 2730 photos – 3h de films – 29 jours de soleil

Le Budget (30 jours sur place) : * Avion 1980€ pour 2 Aller-Retour (Paris-Francfort-Windhoek avec LUFTHANSA et AIR NAMIBIA) * Essence N$4220 (6200km et 620 litres) * 4 x 4 (équipement complet camping et tente de toit, rachat total de la franchise) N$26000 * GPS (pas vraiment utile) et téléphone satellite (rassurant dans certaines régions mal couvertes par l’opérateur mobile namibien MIC) N$5790 * Logement (15 nuits en camping, 14 nuits en lodges, inclus parfois ½ pension, full boar) N$24940 * Restaurant N$6360 * Alimentation Supermarché N$3500 * Entrées dans les parcs et sites N$1690 (N$100 pour la Quiver Tree Forest, N$170 pour 1 jour au Fish River Canyon, N$90 pour Kolmanskop, N$60 pour la White Lady, N$510 pour 3 jours à Etosha, N$340 pour 2 jours à Sesriem , N$170 pour 1 jour au Waterberg, N$80 pour la Welwitshia Drive, N$70 Twyfelfontein, N$60 Petrified Forest, N$40 Lac Otjikoto) * Excursions et visites guidées N$3230 (N$550/pers pour le Living Desert Tour, N$450/pers pour la lagune de Walvis Bay, N$120 pour le guide Damara au Spitzkoppe, N$600 pour le village Himba près d’Opuwo, les game drive et sundowner drive) * Survol en Montgolfière (avec Namib Sky Safari), une « folie » pour 2 N$7000 * Divers (cartes postales, timbres, livres, cadeaux …) N$3420

Des objets à emporter (en plus du reste): * Des gants pour le montage-démontage de la tente ou s’il faut changer une roue. * Ficelle, gros scotch, pince à linge, sacs poubelle. * Poële et fouet pour faire des crêpes, et soupes instantanées en sachets (cela dépanne toujours en camping) * Papier d’aluminium (pratique pour cuire les pommes de terre dans la braise du barbecue) * Lampe frontale (indispensable quand il n’y a pas d’électricité dans les campsites) * Un convertisseur 12V-220V qui se branche sur l’allume-cigare (utile pour recharger ses batteries photo ou camescope en roulant) * Une paire de jumelles (pour mieux observer certains animaux) * Beaucoup de mémoire pour l’appareil photo * Lunettes de soleil, crème solaire et stick à lèvres (le soleil cogne, surtout dans le désert) et un spray eau de mer pour « dépoussiérer » et humidifier le nez (beaucoup, beaucoup de poussière sur les routes) * Une bouteille thermos, bien utile pour conserver une boisson fraîche ou chaude (selon les besoins) dans la voiture et boire en conduisant. * Des sacs en toile épaisse qui peuvent être utiles en cas d’ensablement (on les remplit et on les coince sous les roues), * Un couteau style « couteau suisse , un épluche-légumes (pas toujours présent dans l’équipement de camping), un ouvre-boîte (celui de l’équipement n’est pas toujours efficace), un bon tire-bouchon (pour le vin) et un ouvre bouteille (pour la bière)

* Eventuellement une pelle à luge pour descendre la dune N°7 (on devait être trop lourds car on a pas raiment glissé !)

Ce que l’on trouve sur place dans les supermarchés: Sac de bois pour le barbecue (à préférer au charbon de bois), allume-feux, adaptateur prise de courant Europe-Namibie, spirales et bombe anti-moustiques, des bidons de 5 litres d’eau, quasiment toute l’alimentation de base (lait, miel, cornflakes, boites de salades de fruits, épices, pain, pommes, tomates, oignons, huile, papier WC, savons, shampoing, déodorant ….) et surtout des RUSK (gros gâteaux secs, parfaits pour les petits déjeuners) de la marque OUMA (les meilleurs) ou BOKOMO (çà c’est pour les gourmands que rien n’empêche d’en glisser un paquet dans le sac au retour)

Nos photos :
http://picasaweb.google.fr/cdfglg

Bon voyage à tous ceux qui sont en partance pour la Namibie.

Laurence
Préparation d'un voyage en Namibie dans un an
by Clya · 2006-10-22 · 16 replies
Bonjour,

je devrais partir pour la Namibie en octobre 2007 pour 3 semaines avec un ami. Je sais que c'est encore un peu tôt pour les préparatifs, mais j'ai tellement hâte en lisant vos posts que je ne peux pas m'empêcher de déjà planifier ... 🙂 Et j'ai quelques questions de base ! est il nécessaire de passer par un organisme qui prépare le voyage (style chameleon, tout le monde en parle ...). Nous allons louer un 4*4 ça c'est sur, puis nous pensions ensuite enprunter l'itinéraire qu'un peu tout le monde prend, j'ai l'impression qu'il n'y en a pas 1000, en privilégiant certains endroits. La lecture de ce forum donne déjà beaucoup d'indications, je voudrais donc connaître l'interêt de passer par un organisme payant. Quelle est la valeur ajoutée ? Hormis peut être Etosha et sesriem, confirmez-vous que la réservation de camping (nuit sur le toit du 4*4) n'est pas nécessaire ? Par ailleurs, en 3 semaines est ce envisageable d'aller à la bande de caprivi et au Fish River Canyon sans risquer de devoir se presser un peu trop sur notre itinéraire (sachant que nous ferions le tour Etosha - Epupa - descente au centre avec la côte puis le désert) ? Ces 2 sites valent-il suffisament le coup pour un détour ?

Merci d'avance pour vos réponses !!! 😉
Incontournables à Dubrovnik (Croatie)
by Claudee · 2005-09-07 · 16 replies
Dobar dan ! Nous partons à la fin de la semaine en Croatie et nous aurons 2 fois 1/2 journée à Dubrovnik. Que faut-il absolument voir (à part les remparts bien sûr) ; où peut-on aller manger ou boire un verre ou manger simplement une patisserie. Bref qu'avez-vous particulièrement aimé ? Hvala ! Claudee
Watch out for Airbnb's new policy!
by JoDquébec · 2020-05-04 · 11 replies
We’ve been using Airbnb’s services for years during our trips across Europe, mainly in France. We were pretty happy with it, but we’d never needed to contact them (we only booked with Superhosts) before the Covid-19 pandemic hit.

Airbnb introduced a "Force Majeure and Coronavirus (COVID-19) Policy." This policy states (the BOLD is mine) "Bookings for Airbnb stays and experiences made on or before March 14, 2020, with a check-in date between March 14, 2020, and June 15, 2020, may be canceled before the check-in date. As a result, travelers who cancel in accordance with our Policy will receive, at their discretion, a travel credit or a full refund. Hosts can cancel in accordance with our Policy without fees or impact on their Superhost status, and Airbnb will issue a refund or travel credit for an amount including all service fees."

Since we complied with their policy, we were able to get refunds for 4 out of 5 bookings—MINUS the service fees, which they credited back to us with a useless expiration date of December 30, 2020, knowing full well we won’t be able to travel this year. :-(

However... NOWHERE in this policy do they mention that these cancellation terms are tied to the listing’s cancellation policy at the time of booking. They only refer to the "Force Majeure and Coronavirus (COVID-19) Policy." So for the 5th booking, since we only had 48 hours to cancel without fees, they’re "offering" us... $11.23 back on a $349.19 deposit! Of course, we also have the "option" to accept a credit for the full amount... to be used by December 30, 2021 (oh, that’s *so* much better, right?). Except, how is it fair that WE are penalized because not only are we under travel restrictions, but the HOSTS of this booking CAN’T HOST US?

We’ll have to go along with their bad faith (those 2020 expiration dates), and hosts who work with Airbnb should expect to lose customers they might’ve seen again once travel resumes... but they can forget about us—that’s for sure.
Compte-rendu de 20 jours en Birmanie : Yangon – Taungoo – Pekhon – Nyangshwe – Kalaw – Yangon
by DearPatsy · 2020-02-02 · 6 replies
Bonjour, J'ai bien profité du forum pour préparer mon voyage. A mon tour de faire un compte rendu de mon récent et 3ème voyage en Birmanie, seule, sac à dos avec quelques infos à jour (excursions et prix). Arrivée à Yangon : la bonne nouvelle c'est qu'il y a un bus qui relie maintenant l'aéroport au centre de Yangon. Demandez le « airport shuttle », l'arrêt de bus se trouve à l'extérieur des arrivées, sortie porte 2. C'est 500k et je précise qu'il faut avoir la monnaie car le chauffeur ne rend rien. Hébergement au Bodhi Nava Hostel & Cafe : petits dortoirs + chambres individuelles avec sanitaires à partager. C'est tout mignon, loin de l'agitation de downtown, très pratique si on veut visiter Shwedagon et le lac Kandawgyi, et en plus, ils font de bons petits plats. En revanche, il faut prendre le bus ou un taxi pour aller dans downtown. Taxi pour Aung Mingalar : 9 500k Bus Yangon – Taungoo : plusieurs compagnies et plusieurs horaires possibles. Pour ma part, départ 13h, arrivée 17h00 – Prix : 5 000k Hotel Taungoo : Myanmar Beauty 2 : environ 29€/nuit + petit-déj. Hôtel super sympa, beau jardin, accueil excellent, bons petits plats, un petit-déjeuner de folie Une course en trishaw dans Taungoo : 2 000k La ville de Taungoo est plutôt sympatique mais rien d'incroyable en ville. A visiter : le marché, la pagode Shwesandaw, et le lac Kandawgyi Activités organisées par l'hôtel : tour à la journée en taxi ou moto taxi à Thaundawgyi et Nawbudaw, Pathi Creek et cimetière chrétien. Je l'ai fait en moto taxi, prix non négocié 30 000k. Possibilité d'aller à la journée ou sur plusieurs jours à un camp de travail d'éléphants en forêt. Je n'ai pas fait cette excursion mais les personnes que j'ai rencontrées étaient vraiment enchantées par cette activité. On peut aussi faire du vélo tout simplement. Mini van Taungoo – Pekhon : départ 06h00 du matin, 9h00 de route éprouvante, avec arrêt à Pinlaung, beaucoup de virages.Prix : 12 000k Hôtel Pekhon : Pekhon Princess Hotel. Hyper déçue, le seul intérêt de cet hôtel c'est la vue magnifique ! C'est pas entretenu, désert, désuet, une horrible salle commune face au lac, la réception horrible, l'accueil froid, la chambre humide, les draps pas changés, pas de wifi, et des oies à 5 mètres de la fenêtre qui gueulent, un petit-déjeuner :œufs et toasts. Un conseil, ne vous donnez pas la peine de réserver sur Booking, ils ne semblent pas être au courant des réservations, c'est plus cher et en plus il y a toujours de la place dans cet hôtel et vous pourrez négocier. Ça ne vaut pas les 50$ demandés ! Il y a un autre hôtel en ville qui s'appelle le Queen. Pas joli, pas de vue, mais moins cher. Pour ceux qui cherchent la tranquillité absolue : le Lwal Pann Sone CBT (Community Based Tourism) : quelques huttes dans une architecture traditionnelle pour 30$ la nuit. C'est à 15 minutes de bateau de Pekhon. Y a rien autour vous êtes prévenus. Quitte à être sur le lac Samkar, si c'était à refaire et si cet hôtel avait été ouvert à la réservation, je serais allée au Little Lodge. Très bel endroit mais désert quand je suis allée voir. J'ai de loin préféré le village de Samkar à celui de Pekhon, pourtant très mignon. Excursion en pirogue à la journée sur le lac Samkar : un marché, Paya Thaung, Thar Kaung (ce site est magnifique). Prix non négocié : 50 000k Taxe Inle lake (valable 5 jours) : 15 000k Bateau (pirogue) Pekhon – Nyangswhe : 5h de trajet, assis sur une natte au fond de la pirogue. Pas d'arrêt pipi ou lunch, faut prendre ses précautions. C'est un de mes meilleurs moments sur mes 3 semaines de voyage. Hôtel Nyangswhe : Aquarius Inn, 15$/nuit + très bon petit-déjeuner, chambre simple mais confortable, joli jardin, excellent accueil, plein de bons conseils. Excursion sur le lac Inle Indein compris : 20 000k Déjeuner à Indein : j'ai adoré le Miss Nyangshwe et la jolie vue sur le canal arboré, il y aussi 3 ou 4 restaurants dans la forêt de bambous, hyper tranquilles Nouveau à Indein : des moto taxis attendent les touristes à la sortie de la pirogue pour proposer de monter jusqu'à la pagode Shwe Indein, avec une petite rallonge, monter jusqu'au view point et redescendre. Ca évite de monter par le corridor de marchands de souvenirs ou de monter à la pagode sur le côté, ce qui fait une petite trotte. A vous de voir ! Excursion à Maing Thauk : on peut bien sûr louer un vélo. Perso, j'ai fait l'excursion en moto taxi pour 12 000k : Forest Monastery (ça grimpe beaucoup. Il faut laisser les vélo à l'intersection, là où des moto taxis attendent, c'est pas pour rien!!), Maing Thauk et son pont de bois, une balade en barque avec une petite dame du village pour 4 000k et le Red Mountain Estate pour déjeuner et une dégustation de vins (2 blancs, 2 rouges pour 5 000k) devant une vue incroyable Excursion à Kakku en taxi : 45 000k + 5 000k l'entrée. C'est cher, mais c'est vraiment à voir. Contrairement à ce qui est dit sur certains forums et blogs, pas besoin de passer à Taunggyi pour prendre un guide. Il y a un joli petit marché à côté du site où l'on peut déjeuner. A voir à Nyangshwe : le grand marché des 5 jours, la jolie pagode Yadanar, l'esthétique pagode Shwe Yan Pyay (20 mn de marche du centre), l'activité sur le canal, faire un cours de cuisine ( chez Thae Su par exemple), un massage (chez Thae Su par exemple... oui oui c'est de la pub parce que c'est bien). Train Shwenyang – Kalaw : attention les horaires ont changé, 2 départs 7h00 et 11h00. Upperclass, 1 200k. Très joli trajet. Le train s'arrête à Heho et Aungban et a pour destination Thanzi. Hôtel Kalaw : Hillock Villas. Super accueil, ambiance chalets de montagne, joli jardin au calme, jolies chambres, très bon petit-déjeuner, un peu excentré, à 10 minutes de marche du centre, mais marche facile. 35$. Attention l'hiver, il fait hyper froid dans les chambres, le chauffage est en supplément ! A faire à pied : la petite église Ste Catherine, la jolie pagode Shwe OO Myn et ses jolies grottes pleines de boudhas. Le view point sur la ville depuis le monastère Thein Thaung et safari photo des plus jolies maisons de Kalaw. Excursion en taxi à la journée à Pindaya : 35 000k (réservé par mon hôtel) + taxe Pindaya de 5$ + entrée aux grottes 3 000k. Quand on arrive en taxi, dépose au pied de l'ascenseur. Arrêt au grand marché de Pindaya, visite d'une fabrique d'ombrelles, arrêt dans l'allée des banyans et dans le joli monastère en teck Kyang Hsin Khaung. Excursion possible mais pas faite au départ de Kalaw : aller au Green Hill Valley (camp de retraite des éléphants) à 2h de route. Prix annoncé en taxi 100$ + donation au centre. Bus de jour Kalaw – Yangon : environ 10h de bus pour 17 000k. Taxi Aung Mingalar – Downtown : 11 000k âprement négocié (au lieu des 20 000k) Hôtel Yangon : Yangon Heritage. 35$/nuit + petit-déjeuner. Très bien, hyper bien situé, jolie déco, confortable, super accueil et bon petit-déjeuner. Balade à pied dans Yangon : au départ de Sule, la caserne dans Sule Pagoda Rd, la mosquée, le Yangon City Hall, Baptist Church, le parc Mahabandoola, la Haute Cour, la Bourse, The Strand, les Douanes, la Capitainerie, la Poste. Jolie découverte: l'église arménienne. Déjeuner au Lucky 7 dans la 49ème, Au retour, le Ministers' Office qui est en rénovation et le clou de ma journée, c'est Saint Mary's Church, une petite merveille. Voilà, j'espère que ça vous a aidé dans la préparation de votre itinéraire.

Faites de beaux voyages Patsy
Projet voyage de 15 jours sur place en Nouvelle-Calédonie
by Lomo50 · 2019-04-22 · 42 replies
Bonjour, Merci aux experts de la NC de me donner leur avis sur mon projet. Nous sommes un couple de 60 ans qui aimons découvrir les endroits où nous allons et de temps en temps se faire plaisir avec une bonne baignade. Voilà le parcours que j'ai prévu, mais je suis encore prêt à modifier beaucoup de choses si il le faut: JOUR1Paris JOUR2Vol JOUR3Nouméa JOUR4Ile des Pins JOUR5Ile des Pins JOUR6Ile des Pins JOUR7Sud JOUR8Sud JOUR9Farino JOUR10Sarraméa JOUR11Voh JOUR12Bourail JOUR13Ouvéa JOUR14Ouvéa JOUR15Lifou JOUR16Lifou JOUR17Lifou JOUR18Nouméa JOUR19Paris Merci beaucoup de vos avis et de tous bons conseils. Loïc
Itinéraire de 15 jours en Malaisie en juin: avis, conseils?
by Themat · 2019-02-22 · 14 replies
Bonjour à vous amis du voyage,

Nous projetons de faire un voyage à 2 en Malaisie de 2 semaines avec notre sac à dos, en Juin 2019 (normalement pas de vacances de Malaisie à cette période). Nous avions déjà fait 2 fois la Thaïlande, et il nous fallait un nouveau voyage en mode roadtrip sac à dos dans ce type de paysage, et surtout en Asie. Nous vous décrivons notre itinéraire pour avoir des conseils si celui-ci est bien proportionné et pas trop speed par endroit ou au contraire peut être optimisé. 😉

- Vol aller de France vers Malaisie par Doha - Arrivée à l'aéroport Kuala Lumpur 08:25 - Matin : - 2h pour récupérer les bagages - acheter carte sim à l'aéroport (choix opérateur?) - 1h30 : rejoindre le centre de KL par navette KLIA-KL Sentral - déposer nos sacs à notre hôtel - Après midi : - Train aller KL Sentral vers Batu Cave (0h30) - 2h de visite à Batu Cave - Train retour de Batu Cave vers KL Sentral (0h30) , 0h30 train retour)

- Bus aller 2h (TBS vers Malacca, puis Malakas Stadthyus) - Visite en rickshaw (1h) - Le reste à pied - On fait l'impasse sur la mosquée et le night market - Bus retour vers KL (2h)

- Bus : KL vers Jerantut (3h30) - Taxi : Jerantut à KualaTrembling (0h30) - Pirogue : KualaTrembling à KualaTahan (3h00)

- Trek avec nuit dans la grotte

- Trek retour à KualaTahan - Canopy

- Bus Taman vers KualaBesut (8:00 à 17:00) - Bateau vers Besar

- On loge à Abdul Chalet (si encore de la place en juin ?) - Snorkeling sans agence sur les pages aux alentours

- Boat trip (Sharks point, Fish point, Turtle point, Coral point)

- Marche qui part du village de pécheur de Kecil à travers la jungle aprés le cocohut via chemin en brique, pour rejoindre les autres plages jusque Turtle point

- Petites balades et snorkeling sans agence

- Aller faire un tour Kecil sur la journée

- Vol Air Asia (trouver vol le matin ?) vers George Town - Balade dans la ville pour le street art - Night Market

- Balade en ville - Vol Air Asia (trouver vol en fin d'aprés midi?) vers Kuala Lumpur - 1h30 : rejoindre le centre de KL par navettes KLIA-KL Sentral - Soir : - Heli Loung Bar : pour la vue sur la ville

- Visite du bas des tours Petronas + parc en bas des tours - Chinatown - 16:30 : Trajet vers aéroports en KLIA express (0h30) - Départ du vol à 20:30

- Malaisie vers France par Doha

En PJ notre itinéraire sur la carte.

Merci de vos avis, conseils, remarques !!! J'imagine que ca sera riche d'info pour les autres, vu le temps que je passe à décortiquer les retours des autres voyageurs sur les forums pour construire le mien 🙂
Voyage de dernière minute au Vietnam et en Asie de Sud-Est pendant 3 mois
by FrancoiseBN · 2017-11-26 · 7 replies
Nous démarrons un voyage en Asie de 3 mois . Nous serons à Hanoï mardi ou mercredi 5 ou 6 décembre .Nous souhaitons partir dans le nord ouest des le jeudi pour profiter notamment du marché de Can Cau éventuellement et surtout de Bac Ha , et de la région de Ha Giang Je suppose que nous n'aurons pas très chaud..mais plus précisément ? Et concernant deux semaines à tournicoter dans cette région , avez vous des conseils sur les transports , ou l'hébergement ? Nous souhaitons faire quelques treks , ne louerons pas de voiture à priori , Merci de vos conseils et idées ( je reconnais que je m'y prend un peu tard 😉) Francoise BN
Dix jours en mai avec bébé de 2 ans: Andalousie, Crète ou Péloponnèse?
by Bnito · 2017-10-06 · 20 replies
Bonjour, nous souhaitons partir avec la petite famille (bébé de un peu plus de 2 ans) début mai dans une destination ensoleillée et plutôt économique. Culture, ballade, bonne bouffe et farniente seront au programme. Nous louerons une voiture pour être un peu plus indépendant. J'hésite entre La Crète, la Grèce continentale ou l'Andalousie. Si nous choisissions cette dernière, il faudra mettre de côté le farniente, la mer étant plutôt fraiche à cette période d'après ce que j'ai compris. Merci d'avance pour vos retours d'expériences et conseils !
Est de Cuba
by SanRafael · 2017-09-07 · 22 replies
Hello, quoi voir dans l'est de cuba? finales et pinard est ce bien ? les plus belles plages? et Trinidad cela vaut la peine ? Merci \a \ a
Impressions d'un séjour à Wrangell et à Anan Creek
by Diamina · 2017-08-28 · 63 replies
Wrangell, drôle de nom, non? Imaginez la tête des gens quand, en Martinique, vous leur dites, nous allons à Wrangell !! Voici la discussion entre Diamina et ti Lulu, telle qu'elle aurait pu exister:

- C'est en Alaska! - Quoi, vous allez en Alaska!!!! Vous alors, vous avez vraiment des destinations bizarres!!! Il fait froid la-bas non? - Euh, bah non c'est l'été! - Enfin, l'été en Alaska euhhhhh.............il fait froid quand même!! - M'ouais..... entre 10 et 15°C, cool quoi!!! - Et y a quoi à voir la-bas? - des glaciers et des ours!!! Nous irons voir et photographier des ours à anan creek, près de Wrangell. - Des ours? des ourrrrrsssssss? Mais c'est dangereux!!!! - Mais non, mais non, Ils sont bien dressés, et ne s'occupent que des saumons. Les humains ne les intéressent pas. Aucun soucis. - m'ouais... tâcher de donner des nouvelles, on va prier pour vous!!! Est-ce que c'est simple d'y aller? - Bah, non, évidemment, sinon ce serait trop facile. Accroche-toi, je t'explique: D'abord, nous prenons un vol Fort-de-France vers Miami et nous dormons à Miami ( jour 1) Le lendemain, nous faisons escale à Dallas pour arriver à Anchorage, où nous dormons. (jour 2) Le surlendemain soir, nous prenons alaska airlines pour rejoindre Juneau. Nous y dormons. (jour 3) - et le jour d'après (jour 4), nous prenons un vol Alaska airlines, l'après-midi pour Wrangell, et évidement ce serait trop simple si c'était un direct, ce vol fait un stop à Petursburg, avant d'arriver!!! C'est un vrai taxi!! - Faut vraiment vouloir aller la-bas!! - Ah ça, c'est clair!!! Mais les ours, ...... tu sais!!! .......................................................... un mois plus tard

Alors, c'est comment Wrangell? - Une vraie épopée. Déjà, faut que je raconte l'aéroport de Wrangell. Quand tu sors de l'avion, tu débarques dans la salle d'embarquement où tous les gens sont rassemblés pour partir. (ils sont bizarres ces américains) Donc, bravement, tu traverses la foule ( petite, hein, la foule, très petite même!!!) et tu te retrouves face à un mur avec à ta droite, une plaque métallique horizontale surmontée d'une autre rampe métallique inclinée qui se rejoignent, toutes deux surmontées d'un rideau métallique. A ta gauche une rampe d'accès qui descend. Alors comme tu cherches le "bagage claim", pour récupérer tes bagages, tu descends, et puis tu ouvres la porte qui donne sur..........l'extérieur!!!! Et là, tu te dis, euh, mais les bagages alors? Donc tu remontes pour te renseigner. Et là, tu regardes à nouveau la barre métallique horizontale, et tu te dis, c'est bizarre, ce truc, on dirait... Oui, on dirait, un tapis, en fait non, pas un tapis, mais quelque chose qui rappelle l'endroit où on met les bagages. Et quand tu te renseignes auprès des gens, toujours charmants et serviables en Alaska avec nous, ils te confirment que c'est bien là!!! Du coup, t'attends en te demandant comment ils vont bien pouvoir faire tourner une plaque métallique. Et bien non, elle ne tourne pas. A un moment, on entend le moteur d'un véhicule, et puis le rideau métallique se baisse, et on voit le buste d'un homme qui est debout sur une plateforme, à côté de laquelle se trouve une bachée ouverte de véhicule comportant les bagages. Et puis tu vois le gars qui prend les bagages un à un, et les fais glisser sur la rampe inclinée pour qu'ils tombent sur la plaque horizontale. Trop fort: tu vois même à quel moment le gars prend ta valise et ainsi que c'est ton tour de te rapprocher de la plaque horizontale. Bref, on a vraiment aimé l'aéroport de Wrangell.

- Ah bah tant mieux!!! Et alors, il faisait froid? - Et non!!!! Une chaleur l'après-midi, et frais le matin. Pendant les 2 jours que nous avons passés, les gens la-bas ont passé leur temps à nous dire que nous avions de la chance, car ils avaient eu un été pourri, et depuis plusieurs jours, c'était leurs premiers jours ensoleillés!!!! C'est clair que c'est super pour les photos, mais pour dormir le soir sans climatisation ( oui parce la-bas au stikine hotel, y a pas la clim!!!!), et bien c'est galère. Pour éviter d'avoir trop chaud, faut ouvrir les fenêtres qui donnent sur la terrasse du restaurant, et donc sur le bruit!!!

- Ah oui, dur, dur!! L'endroit où tu es allée voir les ours, c'est comment? - Le paradis, le paradis te dis-je. Le décor est super beau, avec un rivière très agitée remplie de saumons. Regarde.

-Et alors, tu as vu des ours? - Ah ça oui!!!!! Et de très près... - Comment ça? De très près? - Bah un grizzly est venu tout près de nous; - Quoi, tout près??? Et tu n'as pas eu peur? - Bah non, nous étions 4 contre 1. Et puis il y avait le guide qui était armé. - Mais non tu plaisantes! - Je plaisante? Ah oui? Et bien regarde!



- Aie!!!!!! Et mais l'ours est tout près, moi j'aurais couru. Mais il vient vers vous, pourquoi? - Au début, il était plus loin et il s'est arrêté pour faire pipi, puis il s'est rendu compte qu'on le photographiait. Regarde il s'est placé de façon à faire pipi dans les bois et non sur le sentier.



Regarde, sur cette photo, on voit bien qu'il est entrain de se soulager, on voit bien le filet qui coule. Et puis le gars réalise que des paparazi sont là, .... la honte quoi!!



Ça ne lui a pas plu, je te dis. Regarde comme il avance décidé!!



- Et, tu es restée là?

- Mais oui, y avait le guide qui criait: "no, no, je sais que tu me vois, je sais que tu m'entends, stop, no, no, n'avance pas, stop...." jf et l'autre touriste avec nous aussi criaient. Et moi, j'avance à côté du guide entrain de me dire "mais si, je veux qu'il avance, je veux une photo de près sinon c'est pas drôle", et le guide qui me retient pour m'empêcher de le dépasser. Mais heureusement pour moi, l'ours au début ne l'a pas écouté et s'est rapproché. J'ai pu l'avoir d'assez près. Tu vois comme il n'est pas content.



- Attends, tu vois cet animal là se rapprocher aussi prêt et tu ne bouges pas? Mais tu es folle?

- Mais non, en plus, au début le guide était tourné vers nous pour nous expliquer qu'on arrivait près du dock d'observation et que nous allions traverser la zone de passage des ours pour aller pêcher et que là il faudrait activer et être très prudents. Regarde, sur cette photo tu me vois accroupie sur le ponton du bas et l'autre côté de le barrière, il y a un ours noir.



- Waouh, mais tu es tout près..... ah non moi j'aurais reculé!!! - m'ouais, c'est ce que le guide me conseillait... - Mais alors lorsque vous étiez sur le chemin alors? - Ah le grizzly, bah, pendant que le guide me parlait, je lui dit "ah, je crois qu'il y a un grizzly qui arrive derrière vous". Le gars s'est retourné et il a dit "bah, je ne l'avais même pas vu celui là". J'étais contente car c'est moi qui l'avais vu la première. J'avais toujours rêvé que ça arrive: une rencontre avec les ours à pied!!! Enfin bon, après s'être rapproché à moins de 5m de nous, il a fini par tourné et descendre dans le ravin, mais entre-temps, le guide avait déjà sorti sa fusée éclairante pour effrayer l'ours, s'il continuait d'avancer. Tu vois, y a aucun risque.



- Et vous avez vu des ours pêcher? En quantité!!! Regarde cet ours noirs avec un saumon dans la gueule.



Et celui-là entrain de pêcher dans la rivière, la tête dans l'eau.



Parfois, l'ours passait sous le plancher du deck pour aller observer la rivière d'en haut, et moi j'étais à moins de 2 m de lui par dessus.

J'en ai vu un autre après sa pêche, assis à quelques mètres de nous et entrain de se soulager, il a un air béat tu ne trouves pas?

- Mort de rire, tu appelles ça se gratter..... Et ben, c'est impressionnant. Et y avait des petits? - Ah ça, c'est clair, des "cubs" comme ils disent en anglais. Là, tu vois une maman entrain de pêcher pendant que ces petits attendent.

Et là, tu as une maman ours noir et son petit à côté du deck.

- Fiche qu'il est mignon!!! Ah ouais, ça, c'est cool! Mais vous n'avez pas vu de grizzlis pécher? - Mais si, en plus ils ont le pelage complètement naze quand ils sortent de l'eau. Regarde!



- Ah ouais, on dirait un chat mouillé!! Pas fier l'animal!!!! Et y avait d'autres animaux?

- Et oui, des pygargues à tête blanche. - Des quoi? c'est quoi ça? - Ce sont des rapaces qui ressemblent à ça quand il sont jeunes.



ou à ça quand il sont devenus adultes.



-Mais qu'est-ce qu'ils font là? -Bah, comme l'ours ne mange jamais sa proie en entier, et en laisse un bonne partie, et bien les oiseaux, plutôt que de se fatiguer à pêcher, ils attendent que l'ours ait fait le boulot et se précipitent après pour se nourrir. Tout le monde fait le plein de provisions pour tenir pendant l'hiver. Même les corneilles s'en donnent à cœur joie, tu sais ces oiseaux noirs qui ressemblent à des corbeaux. Tu en vois un manger des restes d'ours sur cette branche.

-Trop cool!! Combien de temps êtes vous restés? Vous avez mangé sur place? - Ah, non, aucune nourriture n'est autorisée sur l'île. Donc nous avons mangé dans le bateau pendant l'heure qu'il a pris pour arriver sur l'île. On est arrivé à 8h par bateau avec le guide armé. Le temps était légèrement brumeux au début, mais le ciel s'est très vite éclairci.



On s'est reposé vers 12h dans le kiosque aménagé sur le dock. Regarde c'est ça, si jamais il pleut et que tu veux t'abriter, tu vas là. Tu peux y laisser ton sac aussi. Par contre, tu peux emmener de l'eau.



Et puis, à 14h il y a eu plein de gens sur le deck alors que toute la matinée nous étions au maximum une dizaine, en plus, il y a avait nettement moins d'ours du coup, l'autre touriste et nous avons décidé que nous étions prêts à rentrer. Il a fallu attendre car le passage que nous devions emprunter était occupé par des ours, puis quand ils sont partis, le ranger présent sur place a dit que nous pouvions partir, il était 14h30. - Et ça coûte cher? - Ah, ça oui alors, mais franchement, c'est la meilleure dépense que j'ai faite de tout mon voyage en Alaska. C'était génial, j'ai adoré. - Et bien que d'émotions..... Faudrait p'tet que j'y aille - Ah ça c'est clair!!!!! Bon, à plus! -OK. Tu me raconteras le reste de ton voyage? - Quelques activités sympas que nous avons faites, mais pas le tout. Trop long. A plus tard!!!
De Saragosse au Bardenas Reales
by Yadin · 2017-06-17 · 19 replies
Bonjour à tous les forumistes de VF.

Je suis de retour avec un nouveau mini carnet de voyage, en Espagne cette fois-ci. Nous avons décidé de passer le week-end du 8 mai dans le nord de la péninsule ibérique afin de découvrir le désert des Bardenas (vu dans Game of Throne) et qui avait l’air magnifique.

Depuis quelques années, je voulais aussi voir Saragosse, donc, nous avons décidé de coupler les 2.

Voici donc quelques infos pratiques avant de déroulé jour par jour ce cette escapade.



Le programme tout d’abord :

Vendredi 5/5 : Départ 20h Fos/Mer-Lérida avec arrêt vers Montpellier pour avaler un casse-dalle. Nous arrivons à Lérida à 2h30.

Samedi 6/5 : Route vers Saragosse (1h15) et visite de Saragosse, nuit à Saragosse.

Dimanche 7/5 : Route vers Bardenas Reales (1h), visite et nuit à Tudela.

Lundi 8/5 : Route vers Mallos de Riglos (1h40), visite du Mirador de Los Buitres, le château de Loarre et Riglos, puis retour vers la France (arrivée vers 23h30.



Au niveau du transport :

Ma bonne vieille Audi A3 de 2003 était notre moyen de transport. Fiable, confortable, ponctuelle, je reprendrai volontiers cette compagnie qui offrait choix du siège gratuit, bagages en soutes gratuits, etc…^^ Depuis Fos, nous avons mis 6h30 pour rallier Lérida. Un plein d’essence et 66€ d’autoroute. 15€ d’autoroute de plus pour aller à Saragosse et encore 10€ environ pour Tudela. Au retour, le tronçon vers Barcelone depuis Huesca était gratuit !!



Hébergement :

Une nuit à Lérida (escale technique / repos) : Hôtel NH Pirineos : très bien 60€ par nuit Parking payant 15€/nuit

Une nuit à Saragosse : Hôtel Rio Arga : très bien et en plein centre : 60€ la nuit avec pt dej. Parking payant 15€ / accès très difficile car rues en sens unique. Bien suivre les indications de l’hôtel.

Une nuit à Tudela : Hôtel Bed4you : super et proche de l’entrée du Bardenas de Reales (10-15 minutes en voiture) 55€ la nuit avec pt dej.

Tarifs des visites : Les sites payants visités : (prix approximatifs) Cathédrale de la Seo à Saragosse : 4.5€ Aljaferia à Saragosse : 6€ (1€ pour les retraité, ma mère a fini dans cette catégorie malgré ses 55 ans ^^) Ascensor del Pilar (3€) Château de Loarre (4.5€)

Les sites gratuits : Basilique ND del Pilar Le désert des Bardenas Le mirador de los Buitres

Voici maintenant le récit jour par jour :

Vendredi 5/5 : A 20h, je récupère les parents à Fos sur Mer et nous mettons le cap vers l’Espagne. Nous faisons un arrêt après le péage de Montpellier pour avaler des sandwiches, et nous poursuivrons notre route vers Lérida, point de chute choisi pour la nuit. Temps de route 6h30, pose comprise.

Samedi 6/5 : Météo : soleil 25°C

Après une nuit courte de 6h30, nous prenons un petit déj en terrasse dans un bar à côté d’hôtel Pirineos. Nous récupérons ensuite la voiture dans le garage de l’hôtel et effectuons l’heure de route qui nous sépare de Saragosse. Vers 11h nous arrivons. Le GPS se perd et ne reconnaît pas les sens de circulation de la vieille ville. Nous suivons dons à la lettre les indications de l’hôtel envoyées par mail, pour le retrouver. Nous garons la voiture dans le garage et partons à la conquête de la belle capitale de l��Aragon.

Première étape : la place du Pilar et la mythique Nuestra Senora del Pilar. L’entrée est gratuite. Il est interdit de photographier, interdiction que je me fais un plaisir de transgresser.



Nous partons ensuite voir les ruines de la muraille romaine, le marché couvert est trouvons un resto sympa sur une place ombragée : moment de bonheur, au resto Montal, très réputé.



Nous retournons ensuite sur la place du Pilar. La cathédrale réouvre à 16h, nous empruntons donc le vieux pont de pierre pour patienter. A 16h, nous voici dans la cathédrale. Là aussi, les photos sont interdites…







Après cette visite, nous prenons l’ascensor qui se trouve dans la basilique du Pilar. Il nous conduit dans l’une des tours, où la vue sur Saragosse est formidable.



Nous allons ensuite visiter l’Aljaferia. C’est le clou du spectacle. L’intérieur est grandiose avec son style Mudéjar qui rappelle Séville ou Grenade.









En fin d’après-midi, nous allons boire un verre, puis trouvons un bon resto (le Lola, sur la place du pilar) où nous nous régalons.





L’hôtel est à 5 minutes à pied, c’est que du bonheur.
Retour de Lituanie et Lettonie
by Vincnet18 · 2016-09-26 · 10 replies
Bonjour ! Je rentre de ces 2 pays baltes

Voici mon périple (dans les grandes lignes) en 2 semaines de road trip : Vilnius Kaunas Siaulai Palanga Isthme de Courlandre Liepaja et Karosta Jegulva Silgulda Birzai Kaunas Vilnius

Si vous avez des questions j'y répondrai avec plaisir ! :)
Islande août 2016
by Mlefevre · 2016-09-24 · 17 replies
Hello! Voilà la suite de nos aventures débutées en mai. Bonne lecture! Marie



Lien vers le récit avec texte et photos en cliquant ici

ISLANDE AOUT 2016 Suite de nos aventures débutées en Mai 2016. Samedi 06 août 2016 J1 Gullfoss Langjokull F335 Après un vol sans histoire depuis Paris CDG (on a croisé Caroline à la sortie de son avion, qui s’avère être aussi le nôtre! On en a profité pour échanger nos clés : elle récupère la voiture laissée sur le parking de CDG pour rentrer à Nancy), nous quittons l’aéroport en milieu d’après-midi. Ravitaillement, puis après avoir longé le Thingvallavatn qui nous étonne toujours avec son allure de lac scandinave, nous filons vers Gullfoss encore éclairée par le soleil déclinant, et entrons dans le domaine des hauts plateaux puis bifurquons vers l’ouest sur la F335, qui file vers le sud du Langjökull. Nous nous posons pour la nuit près du Sandvatn. Bienvenue en Islande, le pays des nuages !



Dimanche 07 août 2016 J2 Langjokull F336 Kerlingarfjoll F735 Grand ciel bleu au réveil, avec juste ce qu’il faut de nuages à l’ouest sur le Langjökull. Nous continuons sur la F335, impatients de voir ce qu’elle nous réserve. La piste est longuette, pas très roulante, mais la lumière est superbe. Nous dépassons un tout petit refuge, auquel sont adossés 2 vélos (courageux cyclistes car ça fait une trotte, nous passons sans nous arrêter pour ne pas les déranger… il est 5h du matin ! Oui nous sommes restés à l’heure française histoire de profiter des belles lumières) Nous passons un gué peu profond à cette heure matinale mais pas très lisible quant à l’endroit où traverser (peu de traces), puis abandonnons le fourgon un peu plus loin car la pente devient très raide. Nous continuons à pied vers le lac Hagavatn, d’où s’écoule cette vigoureuse cascade. Les petits cumulus de la nuit se sont transformés en lenticulaires du plus bel effet, on adore ! Le Langjökull fait son apparition. En mai nous avions eu l’occasion de nous balader sur son versant ouest. Le sud n’est pas mal non plus ! Un peu de vie dans ce monde hyperminéral, c’est l’été ! Retour vers le fourgon garé un peu plus bas dans la vallée. Il est 7h30, le soleil passe au-dessus des montagnes… Nous redescendons la F335, toujours surveillés par quelques jolis nuages lenticulaires, reprenons la F35 vers le nord, puis bifurquons vers la F336, piste facile puisqu’aménagée pour des tours en mountain trucks sur le glacier. Personne à cette heure matinale…superbe vue sur le glacier et ces belles montagnes tourmentées. Retour sur la F35, nous dépassons le Hvitarvatn près duquel nous avions campé il y a 4 ans, puis tournons vers l’est (F347) et le massif de Kerlingarfjoll que nous n’avions fait qu’effleurer la dernière fois à cause du mauvais temps. Cette fois il fait très beau, aussi nous dépassons le camping et nous filons directement vers le parking du haut. Profitons du beau temps pour sortir des sentiers battus (et balisés) ! Nous descendons vers la passerelle, puis nous remontons la vallée de Hveradalir en rive gauche. Les sommets de Snaekollur et Lodmundur (un peu plus de 1400 m) nous font de l’œil, mais on préfère se concentrer sur les manifestations géothermiques. Festival de couleurs avec ce généreux soleil ! Pas facile de trouver le meilleur chemin dans ce dédale de rhyolite et de sources chaudes… Arrivés en haut de la vallée, avant de changer de versant nous décidons d’aller voir ce gros névé de plus près, d’un peu trop près en fait ! Fred se retrouve soudain englué dans 60 cm de sables mouvants, gros fou rire une fois qu’il s’en extirpe, pantalon et chaussures repeints couleur locale ! Pour traverser la vallée, Il nous faut franchir encore 2 ruisseaux, Un bleu et un rouge, incroyable !



Le bleu passe sous un pont de neige joliment sculpté… Retour parfois un peu acrobatique jusqu’au fourgon (il eut été plus simple de revenir sur nos pas en restant en rive G de la rivière principale, mais on préfère les boucles !) Nous filons ensuite sur la F35 toujours vers le nord, afin de faire trempette à Hveravellir. Fred s’y baigne tandis que je fais un tour dans la zone géothermale à présent très aménagée. Elle surplombe le camp. A l’ouest le Langjökull…toujours lui (il fait 50 km de long) Nous prenons ensuite la F735 étonnamment champêtre, et nous posons tout au bout de la piste, avec vue imprenable sur le Langjökull et le petit refuge de Thjofadalir (nous y apercevons 2 randonneurs qui parcourent sans doute le sentier de randonnée du Kjalvegur qui longe le flanc est du glacier) Les « ornières » sont en fait les traces des passages répétés des chevaux.

Lundi 08 août 2016 J3 Landmannalaugar Skalli Ce matin le ciel est un peu couvert mais les premiers rayons du soleil éclairent tout de même le Langjökull.



A contre-jour les fumerolles de Hveravellir, à une dizaine de km. En route pour le Landmannalaugar, nous reprenons la F35 vers le sud cette fois, puis la route 30, si bucolique, avec ses fermes et ses balles de foin multicolores (si quelqu’un a une explication ? C’est comme les chamallows, il y en a des blanches, noires, vertes, bleues et rose !) Nous passons au nord du redoutable Hekla (volcan « en retard » dans son rythme éruptif théorique, gloups !) La piste F208 qui mène au Landmannalaugar est très fréquentée, il n’y a plus que de rares gués, belle occasion de faire une pause-déjeuner en regardant les voitures traverser…il y a les prudents qui attendent que les autres leur ouvrent la voie, les habitués qui ralentissent juste ce qu’il faut pour épargner leur radiateur, et les frimeurs qui vont tout schuss…une voiture de rangers est venue examiner le gué en le traversant à plusieurs reprises dans tous les sens afin de s’assurer de l’absence de danger (trou, grosse pierre) On n’a jamais vu autant de rangers que cette année… Depuis ce gué on voit bien la cascade rouge de Raudufossar, où je prévois une petite balade… Après avoir traversé une zone très verte prisée des moutons, Nous arrivons enfin près des premières montagnes de rhyolite et de la grosse coulée de lave. Le ciel est pour le moins…perturbé ! Belles collines très graphiques malgré le temps qui se couvre. Nous grimpons (la piste est très raide avec une tôle ondulée énorme) jusqu’au Ljotipollur, lac de cratère d’une étrange teinte métallique dans un écrin de roches rouges, dont quelques courageux cyclistes font le tour… Puis nous faisons une petite pause au col qui surplombe le Frostadavatn et cette énorme coulée de lave. Rivière bleue, montagnes vertes et rouges, nous voilà presqu’arrivés. Voilà le camp du Landmannalaugar. Les prévisions météo semblent un peu trop optimistes, mais confiants, nous prenons le nécessaire pour bivouaquer et partons en milieu d’après-midi à la recherche des montagnes bleues (voir épisode précédent ici ! sites.google.com/...sgil-landmannalaugar) Il devrait faire beau demain : l’idée est de bivouaquer au pied de Hattver ce soir, puis d’aller à Sveinsgil demain et de rentrer ensuite. Nous partons vers Skalli, dépassons le sommet et cherchons du regard la crête qui doit nous permettre de descendre vers la Jokulgil. « Coup de chance » (remarquez les guillemets), un groupe d’une dizaine de personnes qui arrive en face bifurque sans hésiter vers l’est. Nous pensons vu l’importance du groupe qu’ils sont accompagnés d’un guide et leur emboîtons le pas, d’autant plus volontiers que là où ils ont tourné se trouve un petit panneau indiquant Hattver. Je me dis que cette fois-ci devrait être la bonne, toutefois un peu contrariée à l’idée que nous ne serons pas seuls ce soir au bivouac. Très vite le groupe part vers le NE tandis que 2 ou 3 piquets rouge nous poussent à continuer plein est. Le doute s’installe…Nous préférons suivre les piquets, qui disparaissent très vite…pas de trace visible…on tâtonne, on va voir par ici, par là, pas de trace… Il pleuviote depuis 1 heure, le groupe a l’air d’hésiter aussi, prend une crête, puis l’autre…un courageux pose son sac et part en éclaireur mais impossible de voir ce que ça donne plus bas… Bref, tout le groupe décide de descendre une crête sans savoir comment elle se termine… Tout ça ne nous inspire pas, il est 19h30, on en a plein les pattes de ces descentes/remontées en sol meuble ou très profondément moussu. Alors on décide de bivouaquer sur la crête au pied de Skalli, et de profiter du beau temps prévu demain pour y voir plus clair. Notre crête est par là mais où exactement, mystère ?

Mardi 09 aout 2016 J4 Landmannalaugar Skalli fin Raudufossar Un peu de pluie pendant la nuit mais pas de vent. Petit pipi vers 5h, le ciel est dégagé du côté du Torfajökull, au sud où nous irons tout-à-l’heure, chouette ! Attendons tout de même le lever du soleil, il fera meilleur… Par contre au Nord, côté Blahnukur, c’est couvert… Nous nous rendormons une petite heure, toujours pas de soleil…nous sommes dans la soupe, flûte ! Impossible de trouver la fameuse crête dans ces conditions ! Caramba, encore raté ! Nous décidons de faire contre mauvaise fortune bon cœur et de terminer le tour de Skalli. Les paysages ont l’air superbe, même si on n’en devine que quelques échantillons ! Personne au sommet du Blahnukur à cette heure matinale. La coulée de lave s’étend jusqu’au camp du Landmannalaugar encore assoupi. Nous rejoignons finalement le Laugavegur, Puis arrivons en vue du camp. Il nous reste à contourner la coulée de lave, En passant par le col de Brennisteinsalda. Il est 8h30 et nous croisons une foule de randonneurs qui démarrent le trek du Laugavegur. Les prévisions météo sont très glauques pour les jours qui viennent et nous frémissons en voyant l’équipement de certains. Enormes sacs avec plein de trucs accrochés partout qui brinquebalent, tellement pleins que certains portent leur tente à la main ! Ça va saigner ! Pour le moment le ciel se dégage, profitons-en ! Ces jolies mousses savent elles aussi profiter du micro-climat généré par les fumerolles. Et les moutons se débrouillent eux aussi très bien. Nous voilà de retour au camp, qui se reconnaîtra ? Il nous faut profiter au maximum des dernières heures de beau temps alors Après une pause déjeuner près de la Jokulgil, où nous en profitons pour faire sécher la tente, Nous repartons vers Raudufossar. Un sentier balisé mène jusqu’au pied de la cascade. Nous traversons ce charmant ruisseau bordé d’une mousse si verte qu’elle donne l’impression d’être ensoleillée ! Le sentier, non balisé, mais évident, monte ensuite en rive gauche de la cascade. Pourquoi ne pas se contenter de cette jolie cascade ? Il faut jeter un œil sur google earth pour avoir la réponse…. Nous remontons la rivière jusqu’au pied de cette montagne, 2 km environ, à plat… Et là ! Nous arrivons à la source de la rivière rouge : une énorme résurgence, incroyable ! Nous mangeons un morceau près de la source, guettant un hypothétique rayon de soleil… Puis nous commençons à avoir froid, il est temps de redescendre, non sans admirer encore et encore les incroyables couleurs de cette rivière et de ses petits affluents.

La pluie annoncée n’est toujours pas là, alors nous décidons de rester dans le coin jusqu’à ce qu’il fasse vraiment moche et nous allons dormir près du lac Kirkjufellsvatn, juste en dehors du parc National où il est interdit de stationner pour la nuit en dehors du camp. Il sera toujours temps de quitter la région demain si le temps est trop mauvais pour espérer profiter des paysages.

Mercredi 10 août 2016 J5 Landmannalaugar Sveinsgil F208 sud 4h01 : j’ouvre un œil…lever de soleil sur les montagnes ! Incroyable, non seulement il ne pleut pas mais en plus il y a du soleil. Branle-bas de combat, il faut en profiter, on se reposera quand il fera moche ! Que pourrait-on bien faire aujourd’hui ? Tiens, si on allait voir les montagnes bleues ? Fred est OK, sans broncher : lui aussi devient obsédé par cet endroit. Je m’attendais à quelques réticences mais non…il faut dire que le fait d’essayer par ce côté doit nous faire découvrir d’autres paysages. Et puis cette fois j’ai une trace GPS (trouvée sur google earth, wikiloc) Nous longeons le bord du lac, survolés par des oies au vol encore assez désordonné ! Il y a encore des progrès à faire avant la migration ! Le vol en V ressemble plutôt à un W ! Puis nous montons vers le col, entre mousses vertes et sources orangées. Après 1h de marche, nous sommes au col, puis nous traversons un petit plateau d’altitude avant de tomber bouche-bée sur les montagnes colorées du Landmannalaugar avec à nos pieds les méandres de la Jokulgil. Nous suivons scrupuleusement notre trace GPS, qui ne passe pas toujours aux meilleurs endroits (notre prédécesseur a dû pas mal tâtonner) quand soudain du bleu apparait au milieu de la rhyolite jaune et rouge ! Il nous faut à présent descendre dans la vallée, rejoindre la confluence, traverser la Sveinsgil puis remonter en face sur cette crête hérissée de pics, gloups ! C’est sur cette crête qu’il y a 4 ans nous avions renoncé, épuisés et frigorifiés. D’ici on voit très bien Skalli et la crête que le groupe de randonneurs que nous avions suivis avant-hier avait choisi de descendre. Elle se termine par une cascade à sec, un ressaut infranchissable ! Il a dû y avoir de l’ambiance dans le groupe quand ils sont arrivés à ce cul-de-sac ! Impossible toutefois d’identifier avec certitude la bonne crête depuis Skalli…Je me demande si les piquets n’ont pas été déplacés… Bref, nous voilà en haut de l’abominable crête. Il y a une trace, qui semble se terminer au niveau des pics. Ensuite nous perdons le sentier. Le vent souffle fort, le sol est instable, les pentes sont raides, on commence à en avoir plein les pattes… Ne trouvant pas de passage « raisonnable » pour continuer au-delà des pics, nous traçons tout droit vers la rivière dans un immense pierrier bien raide et bien instable, mais ça passe. Les collines se rapprochent, on distingue d’ailleurs une tente. Encore une colline, un nouveau pierrier, et nous voilà au bord de la rivière, en un seul morceau, ouf ! Un miraculeux rayon de soleil nous accueille alors que nous arrivons au Graal !

Il y a là un couple de jeunes Suisses qui a bivouaqué ici ! Ils sont bien chargés car ils voyagent sac au dos et trimballent en permanence toutes leurs affaires avec eux, chapeau ! Ils ont randonné avant au Hornstrandir (3 jours de tempête bloqués sous la tente) et ont parcouru le Laugavegur (un peu affolés par le monde) Ici c’est plus tranquille ! Ils repartent vers le Landmannalaugar et nous restons seuls à profiter de l’endroit, l’explorant sous toutes ses coutures. Le fond de l’air est trop frais pour une pause réparatrice, aussi nous décidons de ne pas repasser par l’horrible crête où nous a emmenés notre trace GPS mais de rentrer par la rivière. Une dizaine de traversées à gués plus tard (courant raisonnable et eau au maximum à mi-cuisse. A 2 avec des bâtons c’est sans problème), nous retrouvons la confluence de la Sveinsgil et de son affluent. Le retour nous semble être une formalité maintenant que nous savons où passer. Nous croisons peu avant l’ultime col un couple d’Islandais plus tout jeune, qui a bivouaqué dans un vieux Landrover près du Kirkjufellsvatn comme nous. C’est la 6 ou 7ème fois qu’ils vont aux montagnes « vertes ». Eux les voient vertes. Le temps devient très menaçant mais ça ne semble pas les émouvoir. Il pleut quand nous retrouvons le fourgon…3h de marche pour le retour (4h à l’aller, 3h pour le retour, 17 km et 1000 m de dénivelé) Après une bonne douche, nous parcourons la F208 sud avec un temps aussi bouché que la dernière fois ! Dommage car elle est très belle ! Nous prenons en ministop à plusieurs reprises une motarde dont le compagnon a bien du mal à franchir les gués successifs au volant de sa moto de route bien chargée. A chaque gué, elle embarque avec nous ce qui lui évite de traverser à pied. C’est vraiment chaud pour la moto ! Une chute dans un gué et le moteur est fichu je pense… Du coup il se fait tard et nous nous contentons de quitter le parc d’Eldja où le bivouac est aussi interdit pour aller nous poser au bord de la piste 209. Nous voyons passer une douzaine de 4X4 italiens à la queue leu leu….puis plus personne !

Jeudi 11 août 2016 J6 Fjardrargljufur Il fait trrrès moche, on va pouvoir se reposer (positivons !) Nous regagnons la route N°1, faisons le plein de bouffe, d’eau et de gasoil à Kirjubaejarklaustur, une longue séance internet… Puis une petite balade le long du canyon de Fjardrargljufur, très (trop) fréquenté et très (trop) balisé (cordes un peu partout), histoire de prendre un peu l’air et de s’ouvrir l’appétit. Nous déjeunons quelque part le long d’une piste dans le Myrdalssandur, près de ce que j’appelle une colline « à biquette ». Il y a plein de petites collines surmontées d’une biquette d’herbe, je ne sais pas pourquoi ? Puis en dépit des prévisions pas mirobolantes nous décidons de faire demain le tour du Myrdalsjökull par le nord si bien qu’après avoir poussé jusqu’à Hvolsvöllur pour bien compléter le plein de gasoil, nous trouvons un coin pour la nuit dans les Vosges… enfin quelque part dans une forêt de sapins où l’on trouve même des groseilles, sur la route 261, un peu avant qu’elle ne se transforme en piste.



Vendredi 12 août 2016 J7 F261 F210 Strutur F232 Il a plu toute la nuit, ça sent bon le sous-bois. La veille nous avons fait une petite balade dans la forêt, qui est exploitée, en témoigne cette toute petite scierie. Nous dépassons la dernière ferme avant le domaine des glaciers. Comme il a bien plu, ça ruisselle de partout, ce qui m’inquiète un peu pour les gués. Cette piste F261 longe en rive droite la Markafjlot vers Thorsmork . Elle est bien plus facile que la F249, en rive gauche et permet d’avoir un bon aperçu de cette vallée. Il faut toutefois une voiture avec une bonne garde au sol. Le Gigjokull, admiré en mai, nous fait en cette fin d’été un peu pitié. C’est une langue de l’Eyjafjallajökull, le fameux glacier dont un volcan sous-glaciaire a bloqué le ciel européen il y a quelques années. Nous arrivons « en face » de Husadalur, principal camp de la vallée de Thorsmork, inaccessible puisque la Markafjlot n’est pas franchissable à cet endroit (on la traversera plus au nord sur un pont). Au-dessus de Husadalur, le Valahnukur où nous sommes montés en mai. Ensuite la piste grimpe sur les flancs de Einhymingur, la montagne cornue, emblématique du trek du Laugavegur. A ses pieds le refuge de Hrutkollur et déjà des couleurs d’automne. Il faut désormais un vrai 4X4. Plus loin plusieurs gués, dont celui-ci sur la Innri-Emstrua. C’est par-là que nous partageons la piste avec les marcheurs du Laugavegur mais à cette heure matinale il n’y a pas encore grand-monde. Pour ceux qui voudraient faire ce trek sans croiser de voiture (pas très glamour de marcher là où passent des voitures je trouve), faites comme nous : les pistes 261 et 210 n’ouvrent qu’après la 208 (piste qui mène au Landmannalaugar) donc en tout début de saison, il n’y a sur le trek aucune voiture et beaucoup moins de marcheurs, mais de la neige (pieds mouillés garantis !) Certes en tout début d’été vous ne verrez pas ces attendrissantes fleurs roses qui égaient ce paysage minéral… Nous arrivons au gué de Hvanngil vers 9h mais ne le traversons pas puisque nous poursuivons vers l’est sur la F210. Après un passage laborieux sur des plaques de lave où il faut vraiment rouler au pas, nous traçons sur le Maellifellsandur, immense désert de sable noir, où trône le…Maellifell encapuchonné d’épais nuages. Juste avant ce volcan, nous tournons vers le nord en direction du Strutur, autre volcan emblématique, près duquel se trouve le refuge éponyme. Nous sommes sur le Strutivegur, sentier de randonnée infiniment moins fréquenté que le Laugavegur (mais aux paysages moins colorés) Nous déjeunons puis partons faire trempette à Strutslaug, source chaude située à quelques km. Il ne s’agit pas vraiment d’une simple balade digestive, mais d’une vraie randonnée avec un peu de dénivelé. Nous remontons d’abord une jolie rivière bordée de mousse fluorescente qui contraste avec la roche volcanique d’un noir profond, puis nous la quittons pour grimper sur le plateau ce qui nous offre une vue terrible sur le Mordor ! Encore quelques montées et descentes (le plateau est sillonné de ruisseaux qui ont creusé la cendre) et nous arrivons en vue du Holmsarlon et de ses marécages moussus. La source chaude se trouve au nord-ouest du lac (le sentier est balisé puisqu’on est sur le Strutivegur) Eclaircie miraculeuse en arrivant : un groupe d’anglais tout roses nous accueille gentiment. Le hotpot est very hot et il faut passer par ici et surtout pas par là si on ne veut pas finir comme un homard ! Pendant qu’ils se rhabillent nous explorons un peu les alentours : ici on doit pouvoir faire cuire un œuf très rapidement ! Nous faisons une trempette rapide car l’eau est beaucoup trop chaude pour moi, impossible de m’y plonger entièrement. Arrivent ensuite 2 Suisses (encore ! et toujours des germanophones) qui font le Strutivegur. Nous leur cédons volontiers la place, on est à point ! Retour vers le refuge de Strutur, en dépassant les Anglais complètement ramollis par leur baignade (je me demande s’ils sont rentrés avant la nuit !) En tout cas cet hélico qui passe devant le Strutur (968 m contre 790 pour le Maelifell) n’était pas pour eux… Cette fois le Maelifell s’est échappé des nuages ! On distingue la piste qui mène au refuge de Strutur. Au fond le Myrdalsjökull. Nous repassons en face du Mordor avec sa rivière de sang qui se mélange plus bas à une rivière d’un bleu plus classique. Nous prenons tout notre temps pour déguster la fin de la piste et nous émerveillons de voir un peu de vie dans cet univers si austère !

Afin d’éviter un gué réputé difficile nous quittons la F210 et poursuivons sur la F232. Après le noir du Myrdalssandur, le sol reprend des couleurs. Nous longeons le Myrdalsjökull depuis plusieurs dizaines de km et celui-ci nous impressionne toujours autant. Il fait presque nuit quand nous nous posons près de la Holmsa. Nous avons adoré cette traversée, même si nous n’aurions pas boudé quelques rayons de soleil supplémentaires !

Samedi 13 août 2016 J8 Langisjor Breidbakur Skaelingar Eldja F233 4h15 une lueur rose me réveille ! Vite, profitons de cette lueur solaire inespérée ! La nature s’éveille à peine, nous dérangeons des foultitudes d’oies « roses », tandis que les moutons émergent tout juste, presque tous endormis sur les flancs nord-est des collines afin de profiter du soleil levant. Devrons-nous traverser ces méandres de la Holmsa qui ondulent paresseusement dans la plaine ?



Non la piste les contourne, passe près du Sandfellsjökull et après un ou deux gués débonnaires rejoint la 209 puis comme il ne pleut pas et qu’il nous reste plein de carburant, nous filons par la F208 en direction de Langisjor, où nous étions allés il y a quelques années avec un temps pourri. J’espère cette fois pouvoir admirer la vue depuis le Sveinstindur (1103 m) Le temps d’avaler un morceau, son sommet disparait dans les nuages, grmbl ! J’active le plan B (B comme Bien moins fatigant !) : une piste (il y a un panneau) mène vers Breidbakur, à l’ouest du Langisjor, allons voir ce qu’il en est. Elle est superbe, bien que parfois assez difficile (pentes raides et gros cailloux). Nous n’y croisons qu’un gros camion 4X4. C’est un cul de sac mais ça vaut vraiment le coup d’aller tout au bout (1h de mémoire pour 10 km) A l’est la Tungnaa qui nait du Vatnajökull Et à l’ouest le Langisjor. Au-delà par beau temps on doit pouvoir discerner la chaine du Laki, mais pas aujourd’hui… Retour sur la F235 puis nous prenons à G (vers l’est) une piste qui passe dans un lac ! La piste (difficile) passe donc dans le Blautulon, on la voit qui réapparait un peu plus loin. Rien de difficile mais c’est assez flippant car on ne voit pas d’éventuels rochers immergés. Elle passe ensuite un peu au sud d’Uxatindar aux petits airs de Devil’s Tower. Plus loin elle longe la Skafta. Malgré une météo qui s’améliore je ne parviens toujours pas à distinguer les volcans du Laki…pourtant tout proches en théorie (6 km) Je pense qu’ils sont trop petits et qu’on ne les identifie que lorsqu’ils sont alignés comme lorsque l’on grimpe au sommet du Lakagigar. Nous passons près du refuge de Skaelingar où nous franchissons le gué 3 fois dont une fois en marche arrière (gloups, qq gros cailloux) pour faire traverser un randonneur (un Français cette fois) Encore un gué assez profond mais sans courant et nous revoilà sur la F208 près de la faille d’Eldja, où nous ne sommes jamais allés, craignant la foule. La lumière devient superbe en cette fin de journée et il ne devrait plus y avoir trop de monde : allons-y ! Nous devenons civilisés et prenons même avis auprès de la rangerette quant au plus beau sentier ! Elle nous conseille sans hésiter de prendre celui du haut, qui permet de surplomber la rivière et offre une vue grandiose sur Ofaerufoss et le Gjatindur. Nous réalisons que nous sommes passés tout près tout-à-l’heure ! J’adore au fil de nos pérégrinations comprendre et reconnaitre peu à peu le paysage. Quand il fait beau c’est plus facile évidemment ! Nous descendons vers la cascade, puis remontons jusqu’à une plate-forme métallique fort intelligemment placée derrière un éperon rocheux, ce qui la rend quasi invisible de loin. Retour au fourgon par le bas, toujours dans la belle lumière du soir. Encore une journée qui finit en beauté ! Enhardis par les capacités de franchissement de notre fourgon, nous décidons d’aller voir de plus près ce fameux gué sur la piste F233, réputé difficile et que nous avions choisi d’éviter lors de notre tour du Myrdalsjökull. Depuis la F233, nous apercevons une dernière fois au loin la gigantesque faille d’Eldja, puis la piste descend dans la vallée et rejoint le Strutivegur au niveau du gué sur la Sydriofaera. Nous suivons scrupuleusement les indications de notre Trackbook et ça passe sans problème. Nous dormons un peu plus loin au bord de la piste. Je me rends compte à présent que nous avons bêtement oublié d’aller voir à quoi ressemble le lac Alftavoetn (à ne pas confondre avec l’Alftavatn situé plus à l’ouest).

Dimanche 14 août 2016 J9 F233 F210 langues glaciaires du sud Pas de lueur rosée ce matin, il fait moche, trrrès moche. Encore quelques gués et nous rejoignons la F210, faisons nos adieux au Maelifell et au Myrdalsjökull, dérangeant à nouveau quelques oies dans la vallée de la Holmsa.

Petit détour vers la cascade d’Axlarfoss (remarquez toutes les petites résurgences à G de la cascade) Puis nous poursuivons vers le sud du Myrdalsjökull. Point météo sitôt arrivés sur la route N°1 : les prévisions ne sont guère folichonnes pour les jours à venir dans le sud, filons donc vers l’est ! Nous faisons une pause déjeuner près du Breidarlon : une piste permet de s’approcher tout près du glacier ! Puis nous faisons un saut au Fjallsarlon, qui comme le Breidarlon est un lac issu du Vatnajokull, plus grand glacier d’Islande et d’Europe, grand comme la Corse. Incontournable arrêt au Jokulsarlon, où il y a un monde fou et même des bouchons sur le parking ! Nous remarquons des cartons sur plusieurs glaçons ?! Si quelqu’un a une explication ?! Moins de monde sur la plage du Jokulsarlon… Puis nous prenons la piste F985 qui monte au-dessus de la langue glaciaire du Skalafellsjökull mais le temps est si bouché que je n’ai aucune photo potable ! De cet endroit partent plusieurs « pistes » qui permettent (avec des engins adaptés of course) de traverser le Vatnajökull, ça m’épate ! Sous la pluie, nous reprenons la route N°1 et dormons sur une piste qui descend vers la mer un peu après Höfn.

Lundi 15 août 2016 J10 Therribjörg Encore une journée grise qui s’annonce, profitons-en pour rouler et changer de région. En route pour Egilstadir où nous faisons un bon ravitaillement, une bonne séance internet. C’est fou le nombre d’Italiens rencontrés cette année en Islande, particulièrement dans l’est ! J’ai repéré une rando au nord de Egilstadir, près de la route 917 qui était fermée en mai. Une piste qui part de la 917 permet de s’approcher du départ de la balade, mais nous devons nous arrêter un peu avant le parking car c’est impossible pour nous de franchir ce bourbier en montée. Après 1/2h de marche nous arrivons au vrai départ de la rando, il est déjà 15h00 passées… L’éclaircie espérée dans l’après-midi se fait attendre… Le sentier, balisé, file vers le nord dans des champs de cailloux pas très « roulants ». Le ciel est couvert, et au fil de la montée nous nous retrouvons dans les nuages, grmbl ! L’heure tourne, et je me demande si ça vaut bien la peine de poursuivre quand une trouée dans les nuages nous donne un petit espoir.

Voilà les montagnes colorées de Therribjörg que nous cherchons 600 m plus bas, cette petite crique faisait office de port de commerce ( !!! c’est dire si le coin est par ailleurs hostile à toute forme d’accostage) mais les difficultés pour hisser ensuite la marchandise au sommet de la falaise ont rapidement conduit à son abandon. Il nous faudrait descendre au niveau de la mer pour bien profiter de la vue sur les falaises mais il se fait tard, le temps est incertain, le sentier est hyper raide dans des éboulis, si bien que nous préférons rebrousser chemin. Quelques rayons de soleil sur le chemin du retour essaient de nous faire changer d’avis…sans succès. C’est une balade à faire par beau temps et de préférence le matin pour avoir un bon éclairage sur les pics colorés. L’éclaircie arrive enfin, découvrant les sommets du massif des Dyrfjöll. A nos pieds le Heradssandur, gigantesque delta de 25 km de large, où se jettent pas moins de 3 rivières dont la Jokulsa a dal issue du Vatnajokull (encore lui !). C’est sur cette rivière glaciaire (et la Jokulsa i Fjlotsdal qui se jette dans le Lagarfjlot) qu’a été construit le gigantesque barrage de Karahnjukar, où nous irons dans les jours qui viennent. Nous reprenons la route 917 en direction de Vopnafjordur et nous trouvons une petite piste au bord de la mer pour passer la nuit, juste en face du village. Coucher de soleil wagnérien qui nous fait presque louper un superbe arc en ciel tellement nous sommes hypnotisés par les couleurs du ciel ! A l’ouest (ben oui !) le soleil couchant et dans notre dos cet arc en ciel qui va durer plusieurs dizaines de minutes !

Mardi 16 août 2016 J11 Stori Karl Hjodaklettar Karl og Kerling Herdubreidalindir Au programme aujourd’hui la péninsule de Langanes pour aller voir une colonie de Fous de Bassan (îlot de Stori Karl) La piste est longuette et je croise les doigts pour que les fous soient au RDV car les paysages à eux seuls ne justifient pas tous ces km. Toujours matinaux, nous y arrivons vers 7h30 et le site est désert… Quelques pas vers la mer et oui ! Le rocher est blanc d’oiseaux, ça virevolte dans tous les sens. Tous les stades de maturité sont représentés et les jeunes ados s’entrainent à la voltige aérienne. En y regardant bien, quelques cadavres d’oiseaux flottent entre deux eaux au pied de la falaise. Ça passe ou ça casse ! Et visiblement il y a pas mal de pertes… Une passerelle en surplomb permet d’admirer sans risque les volatiles, il fait très bon, nous passons un bon moment sur place avant de reprendre la piste. Beaucoup de bois flotté comme partout sur la côte nord. La piste pour Hjodaklettar était fermée en mai et comme nous avions envie d’y retourner (vu une seule fois avec les enfants en 2003, ça commence à dater), nous allons y faire une petite balade. Nous passons près de la grotte de lave, où se déroule une cérémonie étudiante apparemment, puis on continue vers la montagne rouge qui surplombe la Jokulsa A Fjollum, issue du….Vatnajökull (encore !) C’est cette rivière qui donne les cascades de Selfoss, Dettifoss et Hafragilfoss où nous avons fait une superbe balade en mai. A présent, il y a déjà quelques couleurs automnales et pas mal de myrtilles et autres camarines. Le ciel est blanc, il y a pas mal de monde, on connait déjà un peu le coin, bref…bof ! Tiens si nous allions vers le sud, voir Karl og Kerling, nous ne connaissons pas et personne ne va par là… Très bonne surprise cette petite balade de quelques km : le ciel est bleu et blanc, il n’y a personne et on découvre l’endroit et ça nous a bien plu ! 2 énormes colonnes de basalte s’élancent vers le ciel dans un méandre de la tumultueuse Jokulsa (… a Fjollum donc) qui se fraie un passage entre orgues basaltiques et cendres rouges Tandis que quelques fleurs égaient le tableau… Nous repartons vers l’aval et le parking, puis reprenons la route 862 vers Myvatn. Le ciel se dégage et c’est un festival de lenticulaires avec une lumière splendide ! Si on en profitait pour faire la F88 au moins jusqu’à Herdubreidalindir ? OK, mais d’abord filons à Myvatn refaire le plein de gasoil ! Nous ne prenons pas le temps de nous arrêter pour faire des photos du ciel, persuadés que cela va durer mais hélas, le temps de passer à Myvatn, le ciel se normalise… Je suis sûre que ceux qui étaient ce 17 août 2016 vers 17h00 dans ces parages gardent du ciel un souvenir ému, c’était splendide… Bref, voilà le ciel quand nous arrivons en vue de l’Herdubreid, pas mal mais tellement moins magique que 2 h avant, snif…Ce volcan tabulaire est emblématique de la région ! On le voit de presque partout…quand le temps le permet ! Nous longeons la Jokulsa a Fjollum, encore elle, qui s’étire entre désert et montagnes. 1er gué sur la Linda, son affluent puis 2ème gué, bien balisé. Tout au fond l’imposant massif de Kverkjoll avec sa langue glaciaire caractéristique qui coupe en 2 la montagne et au 2ème plan l’oasis de Herdubreidalindir. Ciel flamboyant au crépuscule, Aux couleurs du drapeau islandais.



Quelques campeurs arrivent encore après nous. Ce sont pour la plupart des Islandais qui savent que cet endroit est bien plus douillet que le minéral camp de l’Askja.

Mercredi 17 août 2016 J12 Askja coulée du Bardabunga Pluie durant la nuit et même au réveil. Du coup grasse mat’ et internet… Le ciel est gris et nous ne faisons pas de photos sur la piste qui mène à l’Askja. Nous y arrivons en milieu de journée. La rangerette (c’est simple on n’a vu sur ce voyage que des rangers filles !) nous confirme qu’une amélioration est prévue à partir de 15h00. Du coup nous prenons le temps de déjeuner avant de démarrer vers 15h30 directement depuis le camp une rando qui mène sur la lèvre du cratère de l’Askja. Le sentier continue ensuite jusqu’au petit lac (le Viti) mais il faut ensuite revenir par la piste, bof. Nous décidons de faire un aller-retour jusqu’au bord du cratère. Le sentier s’élève rapidement au-dessus du camp, Au loin nous apercevons la piste qui monte au parking duquel on rejoint les lacs (Oskjuvatn le grand et Viti le petit chaud par une marche d’une quarantaine de minutes, que nous avons déjà faite 2 fois, autant changer…) Quelques trouées de ciel bleu au loin mais pour le moment nous prenons une bonne averse ! Mais qui dit pluie et soleil dit…arc en ciel ! Il suffit de le chercher, il est là dans notre dos, du côté de l’Herdubreid au pied duquel nous avons dormi cette nuit. Nous dépassons quelques lacs asséchés, qui doivent se remplir lors de la fonte des neiges pour disparaitre ensuite car les ponces et cendres blondes de l’Askja sont très poreuses et ne retiennent pas l’eau. Voici la dernière longueur avant d’arriver sur la lèvre du cratère, alors qu’arrive enfin l’éclaircie attendue ! Au loin l’Herdubreid reste coiffé de nuages. Waouh, quelle vue époustouflante ! Le lac Oskuvatn (1000 m d’altitude environ) scintille au soleil tandis qu’au loin on devine la courbe des bords de la caldeira de l’Askja. En y regardant bien, plus au nord, on devine la dépression du Viti, le petit lac chaud (28°C ) où nous nous étions baignés lors de notre 1er voyage avec les enfants. Le sentier continue vers les lacs. Les gens qui nous suivaient y descendent, tandis que nous restons fascinés à détailler les contours du Mordor (encore !) vers le sud. Nous sommes à contre-jour : les couleurs sont moins perceptibles mais les fumerolles bien mises en valeur. Quand nous sommes arrivés, juste après l’averse, toute la zone où nous sommes à présent fumait sous l’effet de l’évaporation de l’eau de pluie chauffée par le soleil sur le sol de cendres noires. Ça a duré 10 ou 15 mn et puis plus rien. A présent le sol est sec. Nous essayons de repérer l’endroit où s’est produit le gigantesque glissement de terrain en juillet 2014. Un énorme pan de montagne s’est détaché de la partie sud-est des montagnes entourant l’Oskjuvatn, créant un tsunami de plusieurs mètres de haut qui a déferlé vers le Viti. Heureusement cela s’est produit peu avant minuit et il n’y a donc pas eu de victime. A la suite de cet éboulement, le niveau du lac a monté de 1 ou 2 m alors qu’il est le plus profond d’Islande (220 m) et qu’il fait environ 4 km de diamètre ! Pour plus de détails : en.vedur.is/...hes/articles/nr/2929

Le ciel se couvre à nouveau, nous avons bénéficié d’une éclaircie miraculeuse, quel timing ! A la descente, l’Herdubreid (1682 m) semble entrer en éruption ! Il est pourtant éteint depuis 10000 ans, une paille pour l’Islande ! Que faire à présent ? Nous sommes tentés par la piste 910 ouest pour rejoindre la F26 mais les 2 rangerettes interrogées (séparément !) nous la déconseillent fortement sans toutefois nous l’interdire. Nous choisissons d’être raisonnables et d’aller vers Kverkfjoll. Par excès de confiance (nous sommes déjà venus par ici 2 fois) Fred néglige de regarder la carte et m’envoie sans faire exprès sur la piste 910 ouest ! Quand nous réalisons notre erreur, quelques km plus loin, en tombant sur ce lac- le Dyngjuvatn, nous décidons finalement de continuer sur cette piste jusqu’aux premières difficultés. Il sera toujours temps de faire demi-tour ! Comment résister à l’envie de continuer sur cette superbe piste de sable qui nous mène tout droit vers la coulée de lave du Bardarbunga (éruption d’aout 2014 à février 2015), tandis qu’à plus de 70 km de là le Kverkfjoll brille dans le soleil miraculeusement réapparu ! Au nord, l’Herdubreid avec une lumière d’enfer ! Nous traversons une zone parfois inondée-sans doute lors de la fonte des neiges, puis la piste tourne vers le sud-ouest, en direction du Bardarbunga qui se situe en fait très loin dans la partie ouest du Vatnajökull à 70 km, mais sa coulée de lave est venue jusqu’à la Jokulsa a Fjollum, la forçant à se détourner vers l’est. Nous nous arrêtons à un petit parking d’où part une balade de quelques centaines de mètres sur la coulée toute récente. Nous y trouvons des Suisses (encore et toujours des germanophones !) dont le guide connait bien l’Islande. Lui aussi nous déconseille de continuer sur cette 910 ouest. Enfin arrive un gros 4X4 de scientifiques islandais (c’est fou le nombre de scientifiques qui trainent dans le coin !) qui parlent un Français parfait et confirment que la piste traverse des champs de lave difficiles à négocier et qu’ils ont dû faire demi-tour devant un gué trop gros pour leur énorme voiture. L’affaire est entendue, nous n’irons pas ! Avec tout ça il est bien tard, la nuit va tomber aussi décidons nous de passer la nuit sur ce parking. Atmosphère de fin de journée et de bout du monde incroyable. Cerise sur le volcan, la pleine lune se lève majestueusement tandis que le massif de Kverkfjoll s’emmitoufle dans une couette de nuages pour la nuit.



Ah là là ! Quelle journée encore une fois ! Merci Fred de n’avoir pas regardé la carte !

Jeudi 18 août J13 Skafta, Askja bis, Kverkfjoll Excellente nuit avec des rêves de volcans et de coulée de lave qui dévalent les escalators d’un centre commercial, trop bien ! Il fait beau, très beau, immensément beau ! Vite, 5h30, on décolle. Hier sur la belle piste de sable, nous avons vu un petit panneau marqué Svarta, si on allait voir ! Nous longeons vers l’aval la coulée de lave du Bardabunga : la fraicheur matinale et le contre-jour révèlent une foule de fumerolles, c’est magnifique (bon OK, j’aurais payé cher pour survoler l’éruption mais c’est trop tard !) Au sud Kverkfjoll garde encore un peu sa couette, le fond de l’air est frais là-haut à presque 2000m! La piste est bien balisée, elle mène jusqu’à la confluence de la Svarta (une rivière étrange qui apparait comme ça au milieu du désert, on la voit très bien sur Google Earth) avec la Jokulsa a Fjollum dont le cours a été détourné par la coulée de lave. A présent, 2 ans après l’éruption, la coulée et donc la rivière ont refroidi et il n’est plus possible de s’y baigner agréablement ! Quelle étrange impression d’assister à la création de la planète en léger différé ! Sur notre « vieux continent » nous n’avons pas l’habitude de voir un paysage se modifier en quelques années sans intervention humaine… Retour en repassant par le Dyngjuvatn, vers le camp de Drekagil, au pied de l’Askja. Il est encore tôt, tout le monde ou presque roupille encore et les tours opérateurs n’ont pas encore eu le temps d’arriver de Myvatn : si on en profitait pour une petite virée par le chemin classique jusqu’aux lacs Oskjuvatn et Viti. 8h15 : personne en arrivant sur le site, excepté nos Suisses de la veille qui sont déjà sur le chemin du retour. Au 1er plan le Viti 28°C et plus loin l’Oskujuvatn, d’un bleu profond. Bel écrin rouge pour le petit lac aux eaux laiteuses ! Nous reprenons la F88 sur quelques km avant de bifurquer sur la F910 (Est !) pour traverser la Jokulsa (A Fjollum) puis vers la F902 en direction de Kverkfjoll. La piste nous avait enchantés la dernière fois et c’est encore le cas aujourd’hui. Un peu de verdure au milieu du désert par ci, Une colline jaune aux allures de dune par- là,

une montagne rouge un peu plus loin, des champs de pierre ponce à perte de vue, jusqu’à l’Herdubreid. Nous arrivons vers 15h00 au refuge de Sigurdaskali, payons pour la nuit (3600 ISK pour 2), et poursuivons jusqu’au parking de la grotte de glace. L’accès en est déconseillé et de toute façon pas facile puisqu’il faut marcher sur la moraine glacée pour franchir une rivière avant d’accéder à la grotte. Nos crampounets nous aident bien ! Nous faisons une très courte et brève incursion à l’entrée de la grotte : des blocs de glace tombés du plafond ne nous donnent pas envie de pousser plus avant l’exploration ! Retour acrobatique au parking d’où l’on aperçoit les fumerolles de Hveradalur, une zone géothermique située en haut du glacier, que nous avons effleurée lors d’une superbe rando la dernière fois. sites.google.com/...hautesterresislande/

En payant pour la nuit j’ai questionné la rangerette quant à la possibilité de dormir dans la cabane des glaciologues en haut du glacier : ce n’est possible qu’accompagné d’un guide… Elle me confirme d’autre part que la rivière chaude de Hveragil située à l’est de Sigurdaskali est désormais froide depuis un phénomène brutal de fonte glaciaire il y a quelques jours. Bref, nous retournons au camp et profitons du beau temps pour grimper au Virkisfell, petit sommet qui surplombe le camp. De là-haut nous observons la naissance de la Jokulsa A Fjollum issue du Dyngjujökull, langue du Vatnajökull. Plus loin l’énorme coulée de lave du Bardarbunga et tout au fond le massif de l’Askja. Vers le nord l’inévitable Herdubreid. Gros plan sur le glacier, la rivière et la moraine : la terre est bien vivante, quelle énergie ! Vers le nord-est les montagnes prennent des reflets dorés dans le soleil couchant.

Vendredi 19 août 2016 J14 Hvannalindir Ciel limpide au réveil ! Nous quittons Kverkfjoll par la F902 puis bifurquons vers la F903 par endroits très austère pour prendre le temps de découvrir plus en détails l’oasis de Hvannalindir où nous sommes déjà passés il y a 4 ans mais sans prendre le temps de nous y arrêter. La Linda n’est pas une rivière glaciaire, ses eaux sont limpides et la traverser est un vrai régal. Une piste en cul de sac part vers le sud : nous nous garons au terminus quelques km plus loin et grimpons par un sentier balisé vers le col situé à l’est. De cet endroit nous surplombons les méandres de la Linda (pas la même qu’à Herdubreidalindir), qui se faufile dans une coulée de lave ancienne. Cet endroit fut habité il y a très longtemps par des hommes qui vivaient de l’élevage des moutons et de la capture des oies sauvages. Même s’il s’agit d’une oasis, vivre ici devait être incroyablement difficile. Sur ce panoramique, on distingue de G à D le massif de Kverkfjoll à 30 km, au centre de l’image et à l’arrière- plan celui de l’Askja puis la forme tabulaire de l’Herdubreid et enfin la rivière Kreppa, qui nait du Bruarjökull (langue du Vatnajökull) Nous descendons de l’autre côté du col vers les gorges de la Kreppa. A l’arrière- plan le Bruarjökull et Kverkfjoll. Retour vers Hvannalindir (dont le nom vient de l’angélique, la fleur qui pousse ici à profusion), l’oasis autrefois habitée, cernée de montagnes désertiques. Ici il y a de la vie !



Mais dès que l’on s’éloigne des rives de la Linda, la végétation se raréfie puis disparait complètement. Voilà l’endroit où vivaient vers les années 1760 un couple de hors-la-loi. Ils s’abritaient dans des cavités naturelles au sein même de la coulée de lave. Bonne cachette mais vraiment pas douillette ! On a bien aimé cet endroit tout en contraste ! Nous reprenons la piste vers le nord, franchissons le 2ème gué sur la Linda puis poursuivons sur la F910 puis la F905 vers Modrudalur et la route N°1. La piste est assez pénible alternant tôle ondulée et plaques de lave où il faut rouler au pas. Voilà la carte de la région. Notez qu’on ne peut pas camper à Hvannalindir, c ‘est bien dommage car le coin est charmant. La cambuse est vide, il est temps de refaire les pleins à Egilstadir, plongée dans la soupe. Seuls les Dyrfjoll émergent des nuages ! La météo est tristounette pour demain, seule la région de Lonsoarefi sur la côte sud-est semble épargnée par le mauvais temps : nous filons donc plein sud sur la 938, puis la 939 et dormons au bord de la mer juste après Djupivogur.

Samedi 20 août J15 F980 vers Lonsöraefi Stafafell Réveil vers 5h du fait de la belle lumière qui filtre dans le fourgon ! Je file dehors faire quelques photos et c’est la débandade chez les huitriers-pies qui passent et repassent en escadrilles bruyantes !

Dans cet extrême sud-est de l’Islande, il y a une multitude d’oiseaux ! Je pense qu’ils se préparent pour la grande migration d’automne : on les voit se nourrir, s’entraîner à voler en formation, prêts pour le grand voyage dès que les conditions seront optimales. Quelques taches blanches inertes nous rappellent que la nature (et les voitures) ne fait pas de cadeaux. Il y aurait de quoi nourrir plusieurs familles de renards mais nous n’en voyons pas, ils sont chassés… Nous quittons la côte juste après avoir dépassé Stafafell en tournant sur la piste F980 qui mène à Lonsöraefi Nature Reserve. La piste est réputée difficile, principalement à cause d’un gué délicat. Allons voir, nous ferons demi-tour si besoin. La lumière matinale est superbe et nous avons même la chance d’apercevoir un renard polaire qui dispute à un grand labbe et à un goéland marin la carcasse d’un mouton. Après une dizaine de km de piste, nous voilà arrivés dans la vallée de la Jokulsa I Loni, qu’il nous faut traverser. Nous négocions 1 ou 2 méandres puis ça se corse : celui-ci semble profond avec pas mal de courant. Fred se dévoue pour aller à pied sonder les fonds et tenter de trouver un passage. Nous ne voyons même pas où se trouve la piste de l’autre côté : le lit de la rivière fait environ 1 km de large et nous devinons tout là-bas grâce aux jumelles et à la présence d’un panneau qu’elle doit réapparaitre à perpète ! Bref, nous décidons de faire demi-tour, ça nous semble trop hasardeux, d’autant plus qu’il faudra ensuite refaire le chemin inverse et que nous savons que sous l’effet du soleil le niveau des rivières glaciaires monte au fil de la journée. Nous pensons suivre les traces que nous avions prises à l’aller, erreur ! Après 20 m nous voilà posés dans du sable mou, sans danger immédiat puisqu’il n’y a qu’une vingtaine de cm d’eau. Nous sommes samedi, il est 8h du matin, nous avons bon espoir qu’une voiture passe et nous libère d’un petit coup de sangle. Nous patientons 4h en vain, et finissons par contacter le 112 (il y a du réseau) qui nous passe la police locale qui nous envoie un dépanneur. 1h plus tard plus tard arrive un fourgon allemand sosie du nôtre, qui aurait pu nous aider mais le dépanneur est en route et Madame n’est pas chaude pour prendre le risque de traverser … Bref, un gros 4X4 arrive tout schuss et en 2 mn nous voilà tirés (au sens propre) d’affaire. Nous payons un peu plus loin par carte bancaire, dès que nous retrouvons suffisamment de réseau : 323 €. Pour l’Islande, ça me semble correct (ils sont venus à 2, un samedi, de Höfn située à 30 km de route + 10 km de piste pas roulante) Plutôt penauds, nous nous rabattons sur les collines colorées de Stafafell mais le charme n’opère pas. Le ciel s’est couvert, l’endroit est un peu fréquenté (il y a quelques maisons de vacances dans le coin) et les possibilités de randonnée semblent se limiter à la remontée d’une ou deux gorges qui seraient mieux mises en valeur par quelques rayons de soleil. Nous nous installons pour la nuit près du phare de Eystrahom à l’est du Lonsfjördur.

Dimanche 21 août 2016 J16 Hallomstadur Snaefell Retour sur Egilstadir puis nous filons le long de la rive sud du Lagarfjlot. Il fait gris, aussi nous en profitons pour faire une halte champêtre dans la jolie forêt de Hallomstadur où pousse profusion de myrtilles, groseilles et autres framboises. Il y a même ici aussi une scierie ! Dire que l’Islande était autrefois boisée comme peut l’être la Scandinavie (nous sommes à la latitude de Bergen) Lors de l’arrivée des premiers vikings il y a plus de 1000 ans, un tiers du pays était couvert de forêts ! Le bois a été coupé pour se chauffer et se loger, l’élevage des moutons a empêché la régénération de la forêt et aujourd’hui la forêt représente moins de 2% du territoire (2 fois plus qu’en 1950) contre 11% pour les glaciers ! Depuis 1950 de nouvelles forêts sont plantées (et protégées du pâturage), avec une accélération depuis 1990. 13 ans se sont écoulés depuis notre 1er voyage en Islande et en effet la différence est flagrante ! Pas de photos du Lagarfjlot dont les eaux grises ne nous inspirent pas. Les eaux turbides de la Jokulsa A Dal, rivière dont j’ai parlé plus haut, qui se jette normalement dans la mer sur la côte nord, sont en grande partie détournées au niveau du barrage de Karahnukur pour alimenter une usine hydro-électrique, puis rejetées dans la Jokulsa I Fjoltsdal qui se termine dans ce lac dont la couleur reflète l’énorme quantité de sédiments qui autrefois allaient directement dans l’océan. L’écosystème en serait bouleversé puisque la lumière peine à pénétrer les eaux du lac et n’assure plus la photosynthèse nécessaire aux plantes qui nourrissent les poissons…Toute cette histoire a fait couler beaucoup d’encre et suscité beaucoup de controverse. La construction de ce gigantesque barrage s’est accompagnée de la création d’une route en parfait état jusqu’à celui-ci. On pénètre donc en toute facilité le domaine des Hauts Plateaux par la 910 (est). Alors que la plaine était sous les nuages, plus haut la couche nuageuse semble se disloquer, Même si le Snaefell reste emmitouflé. Nous tournons à G vers le sud sur la piste F909 et apparait le ciel bleu ! C’est une zone de pâturage pour les rennes (même si leur territoire a diminué depuis la création du lac de barrage, le Halslon) et je scrute en vain le paysage à leur recherche. Quand je détaille les indications de ce panneau, je me dis qu’ils doivent se planquer car la chasse est ouverte depuis quelques jours. D’ailleurs on entend un coup de feu… Je lève le suspense de suite, nous ne verrons qu’un seul renne, mort (sans doute le coup de feu entendu un peu plus tôt) sur un quad lui-même tiré par un gros 4X4 (dont le conducteur ne dit même pas merci quand on s’écarte pour le laisser passer, comme chez nous quoi !). Des bois magnifiques, snif ! J’en suis toute retournée… Ils ont été importés de Norvège au 18ème siècle, pour en faire l’élevage, sans succès et sont retournés à l’état sauvage. En fait le renard polaire est le seul animal « indigène », il serait arrivé il y a trrrès longtemps par la banquise. A partir du 1er septembre, les oies aussi sont tirées… Bon, revenons à nos paysages magnifiques…. De ce côté ouest le Snaefell (1833 m, à ne pas confondre avec son homonyme de l’ouest dans la péninsule de Snaefellsness !) resplendit dans la chaude lumière de l’après-midi. Ce volcan éteint depuis 10000 ans est le plus haut sommet « libre » d’Islande si l’on excepte les montagnes prisonnières du Vatnajökull. Il s’élève de plus de 1000 m dans la plaine. Bref, il en impose… Nous dépassons le refuge, puis le parking du sentier qui mène au sommet du Snaefell, traversons encore un gué en admirant au loin le scintillement du Bruarjökull et de Kverkfjoll, et poursuivons la piste vers le sud, en faisant un petit détour au sommet du Bjalfafell. De ce petit sommet nous reconnaissons vers l’ouest de D à G après le Snaefell, l’inévitable Herdubreid puis le massif de l’Askja et enfin le Bruarjökull. Vers l’est l’Eyjabakkajokull. Derrière c’est le Lonsöraefi où nous nous sommes ensablés la veille ! Voilà la face sud du Snaefell, nous essayons de deviner par où l’on peut accéder au sommet… Nous nous rapprochons lentement de l’Eyjabakkajökull. La visibilité est excellente : à l’arrière- plan derrière le lac Haslon, Trolladynja est à 75 km, Askja et Herdubreid à 60 km ! Dans notre dos, le roi Snaefell et ses vassaux ! Allons-nous monter sur le glacier ? Pas possible, une rivière de fonte nous en sépare ! Il fait un froid de canard près de cet immense congélateur d’où s’écoule une bise glacée ! Doudoune et coupe-vent indispensables alors que nous étions en polaire il y a quelques km. Nous prenons la piste du retour alors que la lumière devient de plus en plus belle, quel spectacle ! L’eau est partout ! Sous toutes les formes ! Et ici une jolie mousse qui profite d’une résurgence semble presque fluorescente sur sol de cendres noires. Elle pousse aussi dans les moindres rigoles, profitant de l’eau, source de vie et du relatif abri qu’offrent ces minuscules dépressions contre le vent. Nous n’avons pas envie de dormir près du refuge que nous imaginons plein de chasseurs (sans doute à tort) et décidons de quitter le parc (où le bivouac est interdit hors du camp) et de trouver un coin pour voir le soleil se lever demain sur le volcan. Derniers rayons fantastiques sur le volcan ! Garanti sans colorant ni retouche !

Lundi 22 août 2016 J17 Snaefell Laugavellir Pas de lever de soleil ! Le volcan est dans la soupe (et nous aussi) Pas de panique…nous avons remarqué hier que les nuages s’accumulent à l’est du volcan et qu’il peut faire beau de l’autre côté… Nous avons d’ailleurs vérifié et revérifié la météo : il devrait faire beau ! Pas envie de me farcir 1033 m de dénivelé pour ne rien voir. Je n’aime pas le sport ! Et voilà, nous sortons des nuages ! Départ vers les nuages (mais le sommet est au soleil hein !)…pour l’ascension du volcan vers 7h30, il y a déjà 3 ou 4 autres voitures sur le parking. Un 1er névé est franchi dans la soupe, ça monte lentement mais sûrement, on ne voit pas grand-chose d’autre que nos pieds et la brume nous rafraichit bien ! Puis nous émergeons des basses couches, nous entrons dans le domaine des Dieux (c’est vraiment l’impression que ça donne !) Quel spectacle ! Le sentier est bien tracé. Le seul passage vraiment pénible est finalement cette crête très raide et glissante (dont j’appréhende surtout la descente) Le balisage disparait d’ailleurs à partir de là et un temps dégagé est indispensable pour continuer à moins d’avoir une trace GPS. Fred m’attend pour mettre les crampounets car la suite se passe dans la neige. Nous croiserons d’autres marcheurs qui redescendent du sommet, sans crampons et sans problème. Mais puisque nous les avons, c’est tout de même plus confortable. Idem pour les bâtons de marche… Dernière ligne droite vers le sommet, ouf, nous y sommes ! 1833 m. Il est temps car ça se couvre ! Le Herdubreid et son allée de nuages : on ne l’aura jamais autant vu que cette année ! Le fond de l’air est frais là-haut, il faut redescendre…Au loin le Haslon et Kverkfjoll. A l’est d’énormes ondulations nuageuses !

Ah, ça va mieux à la descente ! Nous repassons près des séracs Puis sur la crête Puis à droite de cette crête de rhyolite assaillie de nuages Ensuite nous repassons dans la soupe, en émergeons assez vite, Repassons le gros névé, au soleil. Au fond la colline de Bjalfafell où nous sommes montés hier depuis la piste qui mène au glacier. Après 5h de marche, nous retrouvons le fourgon, tandis que les nuages arrivent cette fois tous azimut… Quel timing ! Fred a envie de retourner à la cascade chaude où nous étions allés il y a 4 ans, nous n’en sommes pas très loin… En route donc pour le barrage de Karahnukur, où nous admirons l’arc-en-ciel sur le flux résiduel de la Jokulsa A Dal (le gros du débit est détourné pour alimenter une centrale hydro-électrique), ça pulse ! Nous voilà sur la rive NO du Halson avec la vue sur le Snaefell. Ensuite nous prenons une mauvaise piste (après avoir fait demi-tour sur la bonne !!) parcourons 17 pénibles km en 2h pour finir par nous planter dans une ornière 100 m avant la fin de la piste ! Personne dans le coin, pas de réseau….bref, Fred finit par nous déplanter après moult manœuvres de cric, ouf ! Un bon décrassage s’impose ! Elle est toujours aussi bonne !

Mardi 23 août 2016 J18 Dyrfjoll Hvitserkur Nous avons trrrès bien dormi près de la cascade dont nous explorons un peu les alentours. Fred refait un petit plouf, Puis nous reprenons la (bonne) piste, en fait indiquée partout sur les panneaux informatifs de la région (que je photographie mais ne lis qu’après une fois rentrée…) Voilà la vallée de la cascade chaude de Laugavellir. Nous repassons près du Haslon avec à l’est le Snaefell et au sud Kverkfjoll. Passage rapide à Egilstadir (carburant, eau, bouffe, poubelles…) et nous filons plein nord vers le massif de Dyrfjöll qu’on avait adoré en mai ! J’ai repéré 2 randonnées dans le coin : le tour de Hvitserkur (à ne pas confondre avec l’arche de la côte nord…) et Störurd. Comme la journée est déjà avancée, nous optons pour Hvitserkur, d’autant que les Dyrfjöll sont dans les nuages. Départ vers 14h après avoir déjeuné près de la mer à Bakkagerdi, puis pris la piste F946 sur son 1er tiers. Un panneau indique le départ de la randonnée. Ce qui ressemble à des ornières de 4X4 mal éduqués correspond en fait aux traces de chevaux ! Stadarfjall, jolie montagne de rhyolite joue à cache-cache avec les nuages… Le lac Gaesavotn à ses pieds attire pas mal d’oiseaux. La piste continue entre Stadarfjall et Hvitafjall mais nous la quittons en hors sentier vers l’est. La végétation facilite le hors piste ! Voici la face nord de Hvitserkur. Nous visons ce col dans les nuages. Un dernier regard vers Stadarfjall puis nous basculons de l’autre côté vers un plateau très sauvage. Ensuite nous poursuivons dans un pierrier très inconfortable d’où l’on voit la mer. Nous suivons en fait une trace wikiloc qui ne correspond sans doute pas au parcours idéal (il eût fallu élargir un peu le tour pour le rendre moins casse-gueule) ! Cette vallée nous a tous les deux fait penser à Kauaï, avec ses falaises si vertes et escarpées qui plongent dans l’océan ! Après cet autre col, nous quittons la mer (et donc les nuages qui viennent s’amonceler sur la côte) On rrredescend dans une autre vallée dont nous traversons puis longeons vers l’aval la rivière avant de remonter vers l’ultime col, ouf ! A l’arrière- plan la vallée de Husavik où nous irons tout-à-l ’heure… en fourgon ! Fred part devant et m’évite les dernières centaines de mètres de descente. Volontiers ! Nous continuons donc la piste vers Husavik, dans la belle lumière du couchant.

Nous nous posons pour la nuit sur le plateau sans descendre vers Husavik, après avoir failli une nouvelle fois nous planter dans une flaque piégée (un énorme trou !) Nous reprenons le bateau après-demain, soyons prudents ! Ultime rayon de soleil sur les falaises de rhyolite…

Jeudi 24 août 2016 J19 Dyrfjoll Storurd C’est le jour de la rando vers Storurd que nous démarrons vers 7h00. Le sentier balisé démarre du col qui surplombe le delta de Heradssandur, sur la route 94. Au loin on aperçoit les falaises colorées de Therribjörg où nous sommes allés il y a quelques jours. Dans ce delta convergent 3 rivières : la Jokulsa a Dal rescapée du barrage de Karahnukur, la Lagarfjlot et la Selfjlot de moindre importance. Nous longeons la crête de Geldingafjall qui offre une vue imprenable sur les Dyrfjöll et après quelques kilomètres nous tombons d’un coup sur le cirque de Storurd. Avec un peu d’imagination on comprend qu’un énorme pan de la montagne s’est écroulé, créant cette brèche monumentale. Les gros blocs d’éboulis ont ensuite été transportés par le glacier qui existait autrefois plus bas dans la vallée. Un joli lac d’un bleu typiquement glaciaire complète le tableau.

La moraine est assez ancienne pour être végétalisée et fleurie. Elle est si douillette qu’une sieste s’impose : les sols islandais sont souvent plus rudes ! D’étranges ronds de mousse nous interpellent… ça nous rappelle les ronds de sorcière de nos prairies. Plutôt que de revenir par le même sentier, nous continuons en boucle vers l’ouest puis le nord afin de rejoindre la route 94 (c’est toujours balisé) Le terrain en fond de vallée est très humide et les linaigrettes s’y sentent bien ! Quelques myrtilles aux couleurs d’automne quand le terrain est plus sec… Nous apercevons à nouveau l’océan, la route n’est plus très loin mais il va falloir la remonter jusqu’au col pour récupérer le fourgon. Fred part devant et se fait prendre en stop par un bus scolaire (qui a emmené 6 enfants toute la journée à la piscine de Egilstadir, ils sont trrrès calmes !) et il est déjà là à m’attendre avec le fourgon quand j’arrive à la fin du sentier, super ! Demain nous reprenons le bateau à Seydisfjordur. Il est donc temps de reprendre la route vers Egilstadir. Nous détaillons le relief des Dyrfjoll et suivons du regard le parcours effectué tout-à-l ‘heure à pied. Nous trouvons un bel endroit pour notre dernière nuit en Islande, sur le haut plateau entre Egilstadir et Seydisfjordur. Vendredi 25 août 2016 J20 7h00, le Norröna arrive, il fait encore beau ! Au revoir Seydisfjordur !























Ski de randonnée en Alaska
by V0letR0d · 2016-04-12 · 8 replies
Bonjour,

Nous souhaitons partir en Alaska faire du ski/ski de randonnée pour notre voyage de noce. Je ne trouve pas bcp d'informations, avez vous des conseils? O, n réfléchi à partir en décembre Par avance merci! Valérie
Hésitation entre la Thaïlande et les Philippines (avec enfant)
by Jack33jb · 2015-07-16 · 33 replies
Bonjour à tous,

Je viens vers vous à la recherche de quelques informations concernant la Thailande et les Philippines. Je pars avec ma compagne et notre fille pour fêter l'anniversaire de cette dernière en décembre prochain. Nous arrivons à Hong Kong le 11 et y restons 1 semaine. Ensuite nous souhaiterions passer 15 jours soit en Thalande soit aux Philippines. J'hésite car les Philippines ont l'air magnifique mais visiblement il est compliqué de se déplacer au sein de l'archipel, tandis qu'en Thailande, c'est bien plus aisé mais encombrée de touristes. En Thailande j'ai repéré Ko Kut et Ko chang qui ont l'air sympas, par contre aucune idée sur les Philippines. Que me conseillez-vous pour un premier voyage en famille entre les deux pays, sachant que c'est la première fois que nous allons en Asie et que nous souhaiterions partager notre séjour entre culture et animation d'un côté et nature et farniente de l'autre ? Question budget, lequel de ces deux pays est le moins onéreux au niveau de la restauration ?

Merci d'avance pour vos réponses
Afric'anchor, encore.
by Voyajou · 2015-02-21 · 208 replies
Le voyage frémit dans la grisaille bretonne, s'ébroue au long d'une nuit entre chien et loup et commence dans l'arc-en-ciel de Cape Town par une aube ensoleillée. La première gorgée de Windhoek Draught dans Andringa Street, qu'a -t-elle de spécial ? Rien si ce n'est qu'elle est d'ici, noire et ambrée. On sert de la musique et des spécialités libanaises, des bruns culturistes et tatoués et des blondes fines (sont-elles cultivées?) vous couvent. Une cliente, élégante en noir, offre son doggy bag à un mendiant, noir aussi. Il suffit de quelques heures pour que même la peau change de couleur et, si le cœur s'emballe, c'est de charrier à nouveau un sang fluide. * La voiture abandonnée se refuse et, connectée à une autre, s'alarme, hurle et cliquette. Ce qu'elle veut c'est qu'on la touche, qu'on la pousse, ils s'y mettent à trois, j'embraye, elle hoquette puis feule et rugit enfin. Pour l'amadouer je lui offre deux paires de chaussures neuves, elle voulait des escarpins, ce seront des brodequins (qu'on me pardonne ces quelques lignes, je suis au sud). * Le marshall en charge du stationnement encaisse le montant pour deux heures mais sa machine portative ne délivre que des tickets d'une heure. Lorsque je reviens, il est occupé plus loin et pourrait ne pas me voir mais il accourt pour me délivrer le second ticket. Son actuel président pourrait s'en inspirer. * Nouveau profil de mendiant aux carrefours. Il y avait les hommes, noirs ou blancs, il y avait les femmes noires et voici une femme blanche dont le panonceau indique qu'elle est desperate. Ce que confirme son regard. * Ce grand garçon qui déjeune avec sa maman et quitte la terrasse d'un bond pour un marchand déambulant sous une montagne de balais, de plumeaux et autres cuillers en bois qu'il entreprend avec force gesticulations et enthousiasme. Il monte son trousseau avec un balai-brosse vert pomme et un plumeau violet (plumes d'autruche garanties). Sa maman, faute de pouvoir lever au ciel ses yeux déridés, soupire. * Pendant la pause, les maçons, assis à même le trottoir qu'ils réparent des outrages des chênes importés, jouent des percussions sur les briques avec leurs truelles. * Le temps de préparer la monture pour de nouvelles cavalcades par les cols reculés du Lesotho, je squatte la maison d'amis sur les hauteurs de Somerset West. A 180°, d'est en ouest, on jouit des contreforts du Kogelberg, des moutonnements de False Bay et de la péninsule du Cap pour finir par le mauvais profil de Table Mountain. La résidence protégée est posée au milieu des vignes mais le soir, au lointain pied de La Table, des mâts élevés équipés de lampes au magnésium éclairent un territoire immense -grand comme plus de cent terrains de rugby. C'est Khayelitsha, un des grands townships qui assiègent Le Cap. On pense au titre de Troy Blacklaws, Un monde beau, fou et cruel. * Somerset College est sorti des vignes il y a quinze ans par la grâce (?) de fonds privés alarmés par la baisse soudaine du niveau d'éducation et de formation. C'est un ensemble de petits bâtiments de style Cape Dutch abritant, outre les salles de classe pour 1200 élèves, une bibliothèque, des salles d'informatique, un auditorium, une chapelle, des salles et terrains de sports et trois piscines. Le matin, c'est une lente procession de voitures, le prix de certaines avoisinant le salaire d'une demi-vie de travail d'un des gardiens postés à l'entrée. Thandie dont le prénom xhosa sied à la blondeur va passer ici une douzaine d'année jusqu'à l'équivalent du baccalauréat. Les frais de scolarité coûtent déjà chaque année six mois de salaire d'un technicien qualifié et croissent avec l'âge. Il y a de plus en plus d'enfants noirs et coloured dont des enfants de fonctionnaires. Dans le monde d'avant, le sésame pour accéder à l'instruction était la pigmentation de la peau, c'est désormais l'argent. Le monde reste à changer. Aparté sur les cantines : à Somerset College, les frais de scolarité sont élevés mais il n'y a pas de cantine, chacun amène son déjeuner, au Togo, les frais sont faibles et il n'y a pas de cantine alors que ce serait souvent le seul repas équilibré de la journée, en France, les frais sont faibles et on tient presque cantine ouverte. * Je déjeune, solitaire, dans un restaurant désert réputé pour ses sushis. Ce qui devait arriver arrive: un minibus déverse un groupe de touristes japonaises qui se régaleront, à la fourchette, de pizzas et de frites. * Nous ne possédons pas les objets, ce sont eux qui nous possèdent. Depuis la reprise en main, la voiture avait un air de petit navire, tangage lors des accélérations et des freinages, roulis dans les virages. Verdict : suspensions hors-service (à 53000 kilomètres!). Land Rover insinue que je les aurais martyrisées. Et puis quoi encore !? On n'est pas en Twingo ! Après quatre jours de préparation, il faut donc en attendre cinq autres pour obtenir des amortisseurs neufs. Le crapahut au Lesotho, sinon compromis, en sera écourté d'autant. M'en vais passer le week-end, en bateau donc, dans le Massif du Cederberg en espérant ne pas trop ramer. Il y a pire lot de consolation. * L'Avenir, Mon Destin, Joie de vivre, quelques noms de domaines viticoles de la Route des vins. Optimisme et résilience des français arrivés ici fuyant, déjà, des guerres de religions. * Vignes et oliveraies laissent place aux chaumes des blés fraîchement battus puis, viennent les moutons et plus tard les rapaces. Le vent venu d'Antarctique ondule la mer de graminées sur les bas côtés, accentuant l'impression de flottement. Les collines s'écrasent face aux premiers contreforts du Cederberg et l'entrée du défilé est bloquée par un sit-in de babouins au milieu de la route, sentinelles ou douaniers. Dans les montagnes russes du massif l'odyssée prend des allures de Pourquoi Pas en Mer d'Irlande, ça enfourne et ça cabre. La suspension du voyage ne vaut rien à celles de la voiture.

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