Results for "Allemagne+sécurité"
About 20,841 results.
More options
Many results are in French, the community’s main language. English translations are added over time.
Search results
Je voyage seul(e) pour rencontrer les autres
Un très beau billet lu aujourd'hui sur le Huff Québec que je vous transmet ici;
Je voyage seule pour rencontrer les autres Sahaj Kohli Rédactrice de blogs "lifestyle" au Huffington Post (US)
Je sais, c'est illogique, mais lisez jusqu'au bout. Ma première aventure en solitaire m'a obligée à enfin assumer celle que j'étais suite à la rupture d'une longue histoire, mais elle m'a aussi énormément appris sur les relations et les contacts humains... et qu'en réalité je ne suis jamais seule. Depuis, j'ai rejoint plusieurs communautés de «voyageurs en solitaire» et j'ai entendu toutes les raisons pour lesquelles les gens (et notamment les femmes) voyagent ainsi: c'est libérateur. Voyager seule m'a aidée à me trouver et à m'aimer. J'adore être seule. Les voyages en solitaire m'a sortie de ma zone de confort. Ces raisons sont valables et expliquent parfaitement mon attrait pour ce type de voyages. Mais j'ai remarqué qu'une dimension est rarement évoquée dans ces échanges: les gens que l'on rencontre en chemin. Voici les huit raisons pour lesquelles je voyage seule pour rencontrer d'autres personnes. 1. Je suis plus à l'aise avec ma vulnérabilité Je sais bien que je peux rencontrer d'autres personnes même en étant accompagnée. Mais à vrai dire, quand je suis seule, je suis automatiquement exposée, et je n'ai pas la possibilité de me réfugier derrière une présence rassurante. Je suis devenue incroyablement à l'aise pour aborder des étrangers et me faire de nouveaux amis, ou pour m'immiscer discrètement (et courtoisement) dans la conversation d'autres voyageurs. Je suis aussi très douée pour poser des questions et écouter les histoires des gens, serveurs, barmen, guides touristiques, employés ou bénévoles des auberges de jeunesse. Mais le plus important, c'est le confort que j'ai acquis dans l'autodérision et la connaissance de mes failles et insuffisances. Je suis tranquillisée sur le fait de ne pas pouvoir tout faire toute seule, et je peux parfaitement demander plusieurs fois mon chemin si nécessaire lorsque j'erre dans les rues sans la moindre idée de l'endroit où je suis. 2. J'apprends à faire preuve de souplesse dans mon organisation J'avais naïvement organisé mon premier voyage en solitaire en Croatie. Chaque jour, je savais ce que j'allais faire, quand je serais sur la route et quand je m'arrêterais dans telle ou telle ville. Surprise: mon voyage ne s'est pas passé comme prévu. Pour certains, l'idée de se trouver dans un pays étranger sans programme est synonyme de stress. Pour moi, c'est désormais une aventure. D'autres voyageurs, les habitants même, peuvent vous donner des idées, vous envoyer ou vous accompagner dans des aventures imprévues dont internet et les guides de voyage ne parlent pas. J'ai spontanément appris à surfer à Lima en compagnie d'un Israélien et d'une Allemande avec qui j'avais fait la fête la veille. J'ai suivi une Californienne (devenue depuis une de mes meilleures amies) en randonnée sur l'un des plus grands glaciers d'Islande. Rien de tout cela ne serait arrivé si j'avais scrupuleusement suivi un programme. 3. J'apprends à m'occuper d'abord de moi Extravertie, j'aime découvrir le monde en compagnie d'étrangers qui partagent cet état d'esprit, mais aussi avoir le luxe de pouvoir dire non quand je le souhaite. Lorsque vous voyagez avec quelqu'un, vous n'avez guère de temps pour vous, voire pas du tout, car le voyage est pour vous deux. Il faut faire des compromis sur les visites ou les restaurants, l'heure à laquelle démarrer la journée, le temps passé dehors. Les voyages en solitaire m'ont appris à m'occuper d'abord de moi. Je fais ce que je veux et je change d'idée quand ça me chante. Trouver un équilibre entre l'écoute de soi et le fait de rester quelqu'un de confiance et de généreux (plutôt que celle qui cherche toujours à faire plaisir aux autres) m'a émancipée. 4. Je me rappelle que je suis importante Il est facile de se reposer sur un compagnon et la routine du quotidien mais à l'étranger, en compagnie d'étrangers, vous vous rendez compte que vous êtes votre propre compagnie, même si vous ne savez pas toujours exactement ce que cela veut dire. Lorsque, désemparée et le cœur brisé, j'ai fait mon premier voyage en solitaire, rencontrer les gens m'a rappelé que je suis un être humain digne d'amour, de passion et d'aventures. Cela m'a aussi rappelé à mes responsabilités. Je contrôle mon comportement, ce que je partage avec les autres, mes points de vue, opinions, pensées et sentiments. Je peux changer si je le souhaite. Faire des choix et prendre des décisions toute seule. Et tout ce que je fais a son importance. 5. Je comprends l'importance des relations éphémères Grâce aux réseaux sociaux, je suis en lien avec quasiment tous ceux que j'ai rencontrés à l'étranger. La plupart de ces relations de voyage sont temporaires, mais les liens créés en un temps si bref demeurent importantes. J'ai eu de brèves, mais profondes, conversations qui prouvent l'importance de la communication entre êtres humains. J'ai aidé un Chypriote au Pérou avec ses problèmes relationnels. J'ai eu une conversation jusque tard dans la nuit sur la dépression et la façon d'en sortir, avec un Canadien dans la vieille ville de Split, en Croatie. J'ai eu un échange profond sur les parents, l'adoption et l'enfance avec un infirmier du Colorado, à Kyoto. Autant d'échanges qui m'ont rappelé que les gens ont une vie différente et que je peux être reconnaissante de la mienne. Les relations éphémères n'ont pas bonne réputation, mais je crois sincèrement qu'à travers elles nous apprenons sur nous-mêmes -nos tics, nos problèmes, nos forces- et notre rapport aux autres. Ce faisant, nous nous préparons pour des relations plus durables. 6. Je sais que je peux faire confiance à des personnes que je ne connais pas Les étrangers ont rendu mes voyages plus agréables et plus mémorables. Il y a eu ces agents japonais sur le quai du métro, qui ne parlaient pas anglais mais ont compris ma panique quand, ayant passé le tourniquet à la mauvaise station, j'ai dû rebrousser chemin pour remonter dans la rame. Il y a eu cette femme pétillante, mi-indienne, mi-islandaise, qui tenait un stand de beignets à Reykjavik. Nous ayant entendus, moi et quatre autres routards, nous demander comment nous rendre au mont Esja, elle a proposé de nous prêter sa voiture pour la journée. Ces moments et tant d'autres m'ont rappelé qu'il y a du bon en ce monde et que je peux avoir foi dans l'humanité. 7. Je suis une citoyenne du monde mieux informée Discuter avec les habitants de leur ville et de l'actualité locale n'a rien à voir avec la lecture des journaux ou d'un guide de voyage. J'ai appris qu'en 2013 la police islandaise avait tué un homme pour la première fois depuis l'indépendance du pays, il y a près de 70 ans. A Dubrovnik, la chambre d'hôte que j'avais louée était mitoyenne de l'appartement d'une famille. Je suis devenue assez proche de leur fille pour qu'elle me raconte sa fuite de Bosnie pendant la guerre et m'explique les relations entre les deux pays. Malheureusement, nombre d'Australiens, d'Européens et de Canadiens me rappellent encore et encore à quel point ces pays ont de meilleurs systèmes de santé, d'éducation et de cong��s que les États-Unis. Bien sûr, je peux apprendre tout cela sur internet, mais je ne pense pas que j'aurais jamais eu l'idée d'aller chercher ces informations. C'est à travers des conversations spontanées, dans des pays étrangers, que j'en apprends davantage sur le monde. 8. Ca me prouve qu'il y a des hommes biens. Beaucoup Je suis en contact avec des hommes super, j'ai d'excellents amis masculins, et je suis sortie avec des types vraiment bien. Mais en tant que New-yorkaise, je suis quotidiennement confrontée à la bêtise de certains hommes, des sifflets dans la rue à la morgue masculine qui s'ignore. Il faut être réaliste, quand une femme voyage seule, elle doit être prudente et réfléchir à deux fois aux scénarios et situations éventuelles afin de s'assurer qu'elle est en sécurité et se protéger du mieux qu'elle le peut. Par chance, dans toutes mes équipées jusqu'ici, j'ai rencontré des hommes vraiment courtois, originaires du monde entier. J'ai discuté des heures avec un Anglais féministe sur les disparités de genre. J'ai parlé des ex et des stéréotypes de genre avec un Canadien en Islande. Ces échanges sont très intéressants entre femmes, mais les avoir eus platoniquement avec des hommes me rappelle vivement que les mecs bien existent, et qu'ils sont nombreux. Cela n'a pas de prix. __ J'apprécie de pouvoir décider d'avoir ou non de la compagnie. Mais je dois admettre que ce sont les autres qui ont rendu mes voyages en solitaire aussi étonnants! Ce blog, publié à l'origine sur le Huffington Post américain, a été traduit par Julie Flanère pour Fast for Word.
http://quebec.huffingtonpost.ca/sahaj-kohli/je-voyage-seule-pour-renc_b_9664230.html?ncid=tweetlnkcahpmg00000011
Mettez ça au masculin et je suis aussi d'accord!
"😎😎"
Je voyage seule pour rencontrer les autres Sahaj Kohli Rédactrice de blogs "lifestyle" au Huffington Post (US)
Je sais, c'est illogique, mais lisez jusqu'au bout. Ma première aventure en solitaire m'a obligée à enfin assumer celle que j'étais suite à la rupture d'une longue histoire, mais elle m'a aussi énormément appris sur les relations et les contacts humains... et qu'en réalité je ne suis jamais seule. Depuis, j'ai rejoint plusieurs communautés de «voyageurs en solitaire» et j'ai entendu toutes les raisons pour lesquelles les gens (et notamment les femmes) voyagent ainsi: c'est libérateur. Voyager seule m'a aidée à me trouver et à m'aimer. J'adore être seule. Les voyages en solitaire m'a sortie de ma zone de confort. Ces raisons sont valables et expliquent parfaitement mon attrait pour ce type de voyages. Mais j'ai remarqué qu'une dimension est rarement évoquée dans ces échanges: les gens que l'on rencontre en chemin. Voici les huit raisons pour lesquelles je voyage seule pour rencontrer d'autres personnes. 1. Je suis plus à l'aise avec ma vulnérabilité Je sais bien que je peux rencontrer d'autres personnes même en étant accompagnée. Mais à vrai dire, quand je suis seule, je suis automatiquement exposée, et je n'ai pas la possibilité de me réfugier derrière une présence rassurante. Je suis devenue incroyablement à l'aise pour aborder des étrangers et me faire de nouveaux amis, ou pour m'immiscer discrètement (et courtoisement) dans la conversation d'autres voyageurs. Je suis aussi très douée pour poser des questions et écouter les histoires des gens, serveurs, barmen, guides touristiques, employés ou bénévoles des auberges de jeunesse. Mais le plus important, c'est le confort que j'ai acquis dans l'autodérision et la connaissance de mes failles et insuffisances. Je suis tranquillisée sur le fait de ne pas pouvoir tout faire toute seule, et je peux parfaitement demander plusieurs fois mon chemin si nécessaire lorsque j'erre dans les rues sans la moindre idée de l'endroit où je suis. 2. J'apprends à faire preuve de souplesse dans mon organisation J'avais naïvement organisé mon premier voyage en solitaire en Croatie. Chaque jour, je savais ce que j'allais faire, quand je serais sur la route et quand je m'arrêterais dans telle ou telle ville. Surprise: mon voyage ne s'est pas passé comme prévu. Pour certains, l'idée de se trouver dans un pays étranger sans programme est synonyme de stress. Pour moi, c'est désormais une aventure. D'autres voyageurs, les habitants même, peuvent vous donner des idées, vous envoyer ou vous accompagner dans des aventures imprévues dont internet et les guides de voyage ne parlent pas. J'ai spontanément appris à surfer à Lima en compagnie d'un Israélien et d'une Allemande avec qui j'avais fait la fête la veille. J'ai suivi une Californienne (devenue depuis une de mes meilleures amies) en randonnée sur l'un des plus grands glaciers d'Islande. Rien de tout cela ne serait arrivé si j'avais scrupuleusement suivi un programme. 3. J'apprends à m'occuper d'abord de moi Extravertie, j'aime découvrir le monde en compagnie d'étrangers qui partagent cet état d'esprit, mais aussi avoir le luxe de pouvoir dire non quand je le souhaite. Lorsque vous voyagez avec quelqu'un, vous n'avez guère de temps pour vous, voire pas du tout, car le voyage est pour vous deux. Il faut faire des compromis sur les visites ou les restaurants, l'heure à laquelle démarrer la journée, le temps passé dehors. Les voyages en solitaire m'ont appris à m'occuper d'abord de moi. Je fais ce que je veux et je change d'idée quand ça me chante. Trouver un équilibre entre l'écoute de soi et le fait de rester quelqu'un de confiance et de généreux (plutôt que celle qui cherche toujours à faire plaisir aux autres) m'a émancipée. 4. Je me rappelle que je suis importante Il est facile de se reposer sur un compagnon et la routine du quotidien mais à l'étranger, en compagnie d'étrangers, vous vous rendez compte que vous êtes votre propre compagnie, même si vous ne savez pas toujours exactement ce que cela veut dire. Lorsque, désemparée et le cœur brisé, j'ai fait mon premier voyage en solitaire, rencontrer les gens m'a rappelé que je suis un être humain digne d'amour, de passion et d'aventures. Cela m'a aussi rappelé à mes responsabilités. Je contrôle mon comportement, ce que je partage avec les autres, mes points de vue, opinions, pensées et sentiments. Je peux changer si je le souhaite. Faire des choix et prendre des décisions toute seule. Et tout ce que je fais a son importance. 5. Je comprends l'importance des relations éphémères Grâce aux réseaux sociaux, je suis en lien avec quasiment tous ceux que j'ai rencontrés à l'étranger. La plupart de ces relations de voyage sont temporaires, mais les liens créés en un temps si bref demeurent importantes. J'ai eu de brèves, mais profondes, conversations qui prouvent l'importance de la communication entre êtres humains. J'ai aidé un Chypriote au Pérou avec ses problèmes relationnels. J'ai eu une conversation jusque tard dans la nuit sur la dépression et la façon d'en sortir, avec un Canadien dans la vieille ville de Split, en Croatie. J'ai eu un échange profond sur les parents, l'adoption et l'enfance avec un infirmier du Colorado, à Kyoto. Autant d'échanges qui m'ont rappelé que les gens ont une vie différente et que je peux être reconnaissante de la mienne. Les relations éphémères n'ont pas bonne réputation, mais je crois sincèrement qu'à travers elles nous apprenons sur nous-mêmes -nos tics, nos problèmes, nos forces- et notre rapport aux autres. Ce faisant, nous nous préparons pour des relations plus durables. 6. Je sais que je peux faire confiance à des personnes que je ne connais pas Les étrangers ont rendu mes voyages plus agréables et plus mémorables. Il y a eu ces agents japonais sur le quai du métro, qui ne parlaient pas anglais mais ont compris ma panique quand, ayant passé le tourniquet à la mauvaise station, j'ai dû rebrousser chemin pour remonter dans la rame. Il y a eu cette femme pétillante, mi-indienne, mi-islandaise, qui tenait un stand de beignets à Reykjavik. Nous ayant entendus, moi et quatre autres routards, nous demander comment nous rendre au mont Esja, elle a proposé de nous prêter sa voiture pour la journée. Ces moments et tant d'autres m'ont rappelé qu'il y a du bon en ce monde et que je peux avoir foi dans l'humanité. 7. Je suis une citoyenne du monde mieux informée Discuter avec les habitants de leur ville et de l'actualité locale n'a rien à voir avec la lecture des journaux ou d'un guide de voyage. J'ai appris qu'en 2013 la police islandaise avait tué un homme pour la première fois depuis l'indépendance du pays, il y a près de 70 ans. A Dubrovnik, la chambre d'hôte que j'avais louée était mitoyenne de l'appartement d'une famille. Je suis devenue assez proche de leur fille pour qu'elle me raconte sa fuite de Bosnie pendant la guerre et m'explique les relations entre les deux pays. Malheureusement, nombre d'Australiens, d'Européens et de Canadiens me rappellent encore et encore à quel point ces pays ont de meilleurs systèmes de santé, d'éducation et de cong��s que les États-Unis. Bien sûr, je peux apprendre tout cela sur internet, mais je ne pense pas que j'aurais jamais eu l'idée d'aller chercher ces informations. C'est à travers des conversations spontanées, dans des pays étrangers, que j'en apprends davantage sur le monde. 8. Ca me prouve qu'il y a des hommes biens. Beaucoup Je suis en contact avec des hommes super, j'ai d'excellents amis masculins, et je suis sortie avec des types vraiment bien. Mais en tant que New-yorkaise, je suis quotidiennement confrontée à la bêtise de certains hommes, des sifflets dans la rue à la morgue masculine qui s'ignore. Il faut être réaliste, quand une femme voyage seule, elle doit être prudente et réfléchir à deux fois aux scénarios et situations éventuelles afin de s'assurer qu'elle est en sécurité et se protéger du mieux qu'elle le peut. Par chance, dans toutes mes équipées jusqu'ici, j'ai rencontré des hommes vraiment courtois, originaires du monde entier. J'ai discuté des heures avec un Anglais féministe sur les disparités de genre. J'ai parlé des ex et des stéréotypes de genre avec un Canadien en Islande. Ces échanges sont très intéressants entre femmes, mais les avoir eus platoniquement avec des hommes me rappelle vivement que les mecs bien existent, et qu'ils sont nombreux. Cela n'a pas de prix. __ J'apprécie de pouvoir décider d'avoir ou non de la compagnie. Mais je dois admettre que ce sont les autres qui ont rendu mes voyages en solitaire aussi étonnants! Ce blog, publié à l'origine sur le Huffington Post américain, a été traduit par Julie Flanère pour Fast for Word.
http://quebec.huffingtonpost.ca/sahaj-kohli/je-voyage-seule-pour-renc_b_9664230.html?ncid=tweetlnkcahpmg00000011
Mettez ça au masculin et je suis aussi d'accord!
"😎😎"
Prix de l'équipement à Katmandou
Salut salut.
Je pars d'ici peu et j'aimerais avoir des précision concernant le tarif pour les équipement sur Thamel (Duvet, sac a dos, pentalon, veste, gourde, montre altimetre??? et autre...) Car je compte arrivé sur KTM avec juste 2 changes de vêtements d'usage :) :)
De plus en regardant sur les forums je trouve que d'un topic à l'autre le prix des lodges, repas change...(Bienvenue dans l'univers de la bourse internet ^^ )
pour les date
Bonne montagne à TOUS !!!
Je pars d'ici peu et j'aimerais avoir des précision concernant le tarif pour les équipement sur Thamel (Duvet, sac a dos, pentalon, veste, gourde, montre altimetre??? et autre...) Car je compte arrivé sur KTM avec juste 2 changes de vêtements d'usage :) :)
De plus en regardant sur les forums je trouve que d'un topic à l'autre le prix des lodges, repas change...(Bienvenue dans l'univers de la bourse internet ^^ )
pour les date
Bonne montagne à TOUS !!!
4 mois au Malawi
Bonjour à tous !
De retour sur ce forum après 3 ans... et après le Brésil me voila sur le point de partir au Malawi pour une durée de 3 à 4 mois, basée à Lilongwe pour travailler la semaine, avec des excursions vers le lac, la Tanzanie et peut être ailleurs : j'ai très très hâte !
En tant que baroudeurs aguerris et connaisseurs de l'Afrique - ou je n'ai quasiment jamais mis les pieds - auriez-vous des conseils/ recommandations que ce soit en matière de : - Assurance ? - Mutuelle ? - Nourriture à découvrir - sachant que je suis végétarienne ? - Endroits à ne pas manquer ? - Expériences à surtout ne pas louper ? - Sécurité ? - Et tout autre idée que vous souhaiteriez partager ?
Mille merci par avance pour vos conseils et belle journée à tous !
Cloé
De retour sur ce forum après 3 ans... et après le Brésil me voila sur le point de partir au Malawi pour une durée de 3 à 4 mois, basée à Lilongwe pour travailler la semaine, avec des excursions vers le lac, la Tanzanie et peut être ailleurs : j'ai très très hâte !
En tant que baroudeurs aguerris et connaisseurs de l'Afrique - ou je n'ai quasiment jamais mis les pieds - auriez-vous des conseils/ recommandations que ce soit en matière de : - Assurance ? - Mutuelle ? - Nourriture à découvrir - sachant que je suis végétarienne ? - Endroits à ne pas manquer ? - Expériences à surtout ne pas louper ? - Sécurité ? - Et tout autre idée que vous souhaiteriez partager ?
Mille merci par avance pour vos conseils et belle journée à tous !
Cloé
Voyager à vélo avec de jeunes enfants: une tente à conseiller?
Bonjour,
Nous planifions de partir de mi-Avril à mi-Octobre 2016 avec nos deux filles qui auront 3 ans et 1 an et 1/2 au moment du départ. On aimerait aller du détroit de Gibraltar jusqu'à Athènes avec (suivant vos retours) un petit plus vers la Turquie. Les pays envisagés sont Espagne, France, Italie, Slovénie, Bosnie, Monténégro, Albanie, Grèce + éventuellement Turquie donc.
On aimerait privilégier durant notre périple l'hébergement chez l'habitant (rencontres impromptues, warmshower) et le camping de préférence sauvage ou chez l'habitant.
Notre premier souhait est de ne pas avoir à se préoccuper de sécurité et de voyager pénard.
Comme on à des questions assez variées, je pense lancer différentes discussions.
Après cette (trop) longue introduction ma question: Auriez vous une tente à conseiller pour ce voyage? Sachant qu'on est prêts à privilégier le confort au poids. On recherche par exemple une tente qui permettrait d'être debout dans la chambre, de manger à l'abri dans une partie auvent, par exemple).
En attendant de vous lire.
On aimerait privilégier durant notre périple l'hébergement chez l'habitant (rencontres impromptues, warmshower) et le camping de préférence sauvage ou chez l'habitant.
Notre premier souhait est de ne pas avoir à se préoccuper de sécurité et de voyager pénard.
Comme on à des questions assez variées, je pense lancer différentes discussions.
Après cette (trop) longue introduction ma question: Auriez vous une tente à conseiller pour ce voyage? Sachant qu'on est prêts à privilégier le confort au poids. On recherche par exemple une tente qui permettrait d'être debout dans la chambre, de manger à l'abri dans une partie auvent, par exemple).
En attendant de vous lire.
Vaccin antirabique: vous êtes-vous fait vacciner avant de partir au Laos?
Bonjour,
Je pars d'ici un petit mois pour découvrir le Laos avec mon vélo.
Je pose cette question essentiellement aux cyclos qui ont arpenté ce pays en long et en large:
Vous êtes vous fait vacciner contre la rage?
Merci de vos réponse
Cordialement
Merci de vos réponse
Cordialement
Brésil: Un voyage improvisé (compagnon de voyage)
Salut à tous !
Je vais vous raconter mon voyage au Brésil effectué au mois d'Octobre. C'est à dire il y a quelques jours.
Il faut savoir que la destination pour laquelle je me préparais était à la base ... l'Islande !
J'étais déjà parti l'année dernière en road trip sur la cote ouest des États Unis avec 2 personnes du forum, pendant 3 semaines. Ça s'était très bien passé et j'étais revenu avec plein de souvenirs dans la tête.
Cette année, je savais que je voulais repartir. Vers le mois d'Octobre. Mais la date approchait et je n'avais toujours rien organisé. Je connaissais juste la destination : l'Islande.
J'ai donc décidé de retenter l'expérience avec d'autres voyageurs du forum pour capitaliser les informations, partager les coûts et surtout vivre cette aventure avec d'autres personne. J'étais déjà parti à New York en 2013 tout seul. Ca a ses avantages et ses inconvénients de partir solo.
Donc j'ai posté un message sur le forum et j'ai commencé à former un groupe avec une parisienne. Ensuite, petit flottement. Plus de réponse de sa part, et de mon côté je me demande si niveau budget il est raisonnable de partir cette année. Il faut savoir que j'ai un autre voyage à préparer aux États Unis en Septembre 2016.
Puis elle revient vers moi et me demande où les recherches en sont. Je m'active pour me renseigner sur la location de la voiture, les hébergements, l'itinéraire. Et entre temps je rentre en contact avec un autre parisien, Mouss.
Finalement la parisienne m'annonce qu'elle ne peut pas venir de son côté. Mouss me dit alors : "Mais sinon, de mon côté, l'Islande n'était pas la première destination que je souhaitais faire. Je voulais aller au Brésil. Est-ce que tu veux venir ?"
Là je me retrouve tout bête, je ne m'attendais pas à ça. Le Brésil n'était pas une destination que j'avais envisagée. Puis je me dis que je suis au pied du mur, le temps passe et je n'ai rien d'organisé. L'envie de voyager est très forte. Je lui répond qu'il me faut quelques jours pour me décider ... ce n'est pas rien.
2 jours passent et je me renseigne sur le net. L'idée de partir au soleil me tente bien, mais la question de la sécurité au Brésil me refroidis un peu. Puis je me documente plus en détail, et c'est bon, je décide de me lancer. Je lui envoie un message, on s'appelle ensuite et c'est validé ! On décide de partir au Brésil !
De son côté il a la possibilité d'avoir un billet staff. C'est à dire qu'il a un billet à 250€ environ aller-retour, mais il ne rentre que s'il y a de la place. Pour moi, je dois m'acheter un billet plein pot ... Ca fait mal, mais je suis motivé. 3-4 jours après j'achète le billet, et il se calque sur mon vol. Ca y est c'est officiel je pars !
On met en place le voyage. De son côté Mouss a déjà une idée de lieu à visiter étant donné qu'il avait déjà cogité le truc. La pression monte car on doit tout boucler en 2-3 semaines seulement ...alors que ça nécessite 3-4 mois.
L'itinéraire sera donc : Escale à Lisbonne d'un jour Arrivée à Fortaleza Départ le lendemain en car pour Jericoacoara 3-4 jours à Jeri Rìo, pour y rester quelques jours Ilha Grande pendant quelques jours
Durée du voyage : 2 semaines
La date approche, et l'excitation monte. Mouss se renseigne sur les vols allant à Fortaleza. S'ils ne sont pas sur-bookés ou non ... car il ne pourrait pas rentrer. Il décide donc de partir plus tôt à Lisbonne pour tenter un autre vol et jouer la sécurité. Il n'y parviendra pas ... Le vol est complet.
Je prends l'avion de mon côté, et surprise je suis à côté d'un ancien collègue dans l'avion :D J'arrive donc en fin d'après midi à Lisbonne et rejoins Mouss à l'hotel. On fait connaissance pour de vrai, c'est cool on a l'air d'être sur la même longeur d'onde pour les voyages.
Le lendemain, une courte visite de Lisbonne est possible avant de prendre le vol (tour de Belem). Puis go à l'aéroport ... Encore une fois Mouss n'a pas de chance et il ne peut pas rentrer dans l'avion. En revanche avec mon billet, ma place est assurée.
Je dois donc partir seul, l'aventure commence ! Le lendemain il n'y a pas de vol pour Fortaleza pour Mouss, je ne sais donc pas si je l'attends ou tente l'aventure de mon côté pour commencer !
La suite demain :)
Je vais vous raconter mon voyage au Brésil effectué au mois d'Octobre. C'est à dire il y a quelques jours.
Il faut savoir que la destination pour laquelle je me préparais était à la base ... l'Islande !
J'étais déjà parti l'année dernière en road trip sur la cote ouest des États Unis avec 2 personnes du forum, pendant 3 semaines. Ça s'était très bien passé et j'étais revenu avec plein de souvenirs dans la tête.
Cette année, je savais que je voulais repartir. Vers le mois d'Octobre. Mais la date approchait et je n'avais toujours rien organisé. Je connaissais juste la destination : l'Islande.
J'ai donc décidé de retenter l'expérience avec d'autres voyageurs du forum pour capitaliser les informations, partager les coûts et surtout vivre cette aventure avec d'autres personne. J'étais déjà parti à New York en 2013 tout seul. Ca a ses avantages et ses inconvénients de partir solo.
Donc j'ai posté un message sur le forum et j'ai commencé à former un groupe avec une parisienne. Ensuite, petit flottement. Plus de réponse de sa part, et de mon côté je me demande si niveau budget il est raisonnable de partir cette année. Il faut savoir que j'ai un autre voyage à préparer aux États Unis en Septembre 2016.
Puis elle revient vers moi et me demande où les recherches en sont. Je m'active pour me renseigner sur la location de la voiture, les hébergements, l'itinéraire. Et entre temps je rentre en contact avec un autre parisien, Mouss.
Finalement la parisienne m'annonce qu'elle ne peut pas venir de son côté. Mouss me dit alors : "Mais sinon, de mon côté, l'Islande n'était pas la première destination que je souhaitais faire. Je voulais aller au Brésil. Est-ce que tu veux venir ?"
Là je me retrouve tout bête, je ne m'attendais pas à ça. Le Brésil n'était pas une destination que j'avais envisagée. Puis je me dis que je suis au pied du mur, le temps passe et je n'ai rien d'organisé. L'envie de voyager est très forte. Je lui répond qu'il me faut quelques jours pour me décider ... ce n'est pas rien.
2 jours passent et je me renseigne sur le net. L'idée de partir au soleil me tente bien, mais la question de la sécurité au Brésil me refroidis un peu. Puis je me documente plus en détail, et c'est bon, je décide de me lancer. Je lui envoie un message, on s'appelle ensuite et c'est validé ! On décide de partir au Brésil !
De son côté il a la possibilité d'avoir un billet staff. C'est à dire qu'il a un billet à 250€ environ aller-retour, mais il ne rentre que s'il y a de la place. Pour moi, je dois m'acheter un billet plein pot ... Ca fait mal, mais je suis motivé. 3-4 jours après j'achète le billet, et il se calque sur mon vol. Ca y est c'est officiel je pars !
On met en place le voyage. De son côté Mouss a déjà une idée de lieu à visiter étant donné qu'il avait déjà cogité le truc. La pression monte car on doit tout boucler en 2-3 semaines seulement ...alors que ça nécessite 3-4 mois.
L'itinéraire sera donc : Escale à Lisbonne d'un jour Arrivée à Fortaleza Départ le lendemain en car pour Jericoacoara 3-4 jours à Jeri Rìo, pour y rester quelques jours Ilha Grande pendant quelques jours
Durée du voyage : 2 semaines
La date approche, et l'excitation monte. Mouss se renseigne sur les vols allant à Fortaleza. S'ils ne sont pas sur-bookés ou non ... car il ne pourrait pas rentrer. Il décide donc de partir plus tôt à Lisbonne pour tenter un autre vol et jouer la sécurité. Il n'y parviendra pas ... Le vol est complet.
Je prends l'avion de mon côté, et surprise je suis à côté d'un ancien collègue dans l'avion :D J'arrive donc en fin d'après midi à Lisbonne et rejoins Mouss à l'hotel. On fait connaissance pour de vrai, c'est cool on a l'air d'être sur la même longeur d'onde pour les voyages.
Le lendemain, une courte visite de Lisbonne est possible avant de prendre le vol (tour de Belem). Puis go à l'aéroport ... Encore une fois Mouss n'a pas de chance et il ne peut pas rentrer dans l'avion. En revanche avec mon billet, ma place est assurée.
Je dois donc partir seul, l'aventure commence ! Le lendemain il n'y a pas de vol pour Fortaleza pour Mouss, je ne sais donc pas si je l'attends ou tente l'aventure de mon côté pour commencer !
La suite demain :)
Long séjour en Arizona
Bonjour,
Je compte partir pour 3 mois au printemps prochain en Arizona, dans les états limitrophes et si le cœur m'en dit au Mexique.
N'étant jamais sorti de la France et ayant 21 ans j'aimerais comme tant d'autres avoir quelques informations et vérifier certaines choses avec vous ! J'ai auparavant voyager en France avec un sac à dos, une bonne paire de chaussures et le pouce levé mais pour les USA c'est tout autre chose.
Je souhaite arriver début Avril et repartir fin Juin pour profiter de la floraison des cactus et de la "fraicheur" avant que ce soit insupportable. J'ai dans l'idée de bivouaquer pour être au contact de la nature, aussi quels genre d'animaux pourrait être potentiellement dangereux ?
Le premier problème que je rencontre est simplement le transport, les Etats-Unis n'étant pas la France et surtout dans le désert je ne peux pas m'amuser à marcher avec un sac et une bouteille d'eau.. J'ai fais quelques simulations de location de véhicules, aussi désirant rouler sur les pistes un 4x4 ne serait pas de refus. Premier prix: 3000$ + une taxe de 2000$ étant jeune conducteur.
Nul besoin de vous expliquer que c'est trop cher, comment pourrais-je faire pour avoir un moyen de locomotion ? La voiture est intéressante car je pourrais y mettre mes affaires et des réserves de nourriture pour partir plusieurs jours. J'ai bien penser à acheter une voiture sur place mais ça me semble plutôt compliquer de trouver une bonne occasion, l'assurer et la revendre avant de partir. Comment faites-vous pour partir longtemps et avoir un moyen de locomotion dans des lieux reculés ?
Étant motard, j'ai bien entendu regarder pour louer une moto et autant dire que le prix d'une voiture est 3 fois moins cher..
Je compte partir pour 3 mois au printemps prochain en Arizona, dans les états limitrophes et si le cœur m'en dit au Mexique.
N'étant jamais sorti de la France et ayant 21 ans j'aimerais comme tant d'autres avoir quelques informations et vérifier certaines choses avec vous ! J'ai auparavant voyager en France avec un sac à dos, une bonne paire de chaussures et le pouce levé mais pour les USA c'est tout autre chose.
Je souhaite arriver début Avril et repartir fin Juin pour profiter de la floraison des cactus et de la "fraicheur" avant que ce soit insupportable. J'ai dans l'idée de bivouaquer pour être au contact de la nature, aussi quels genre d'animaux pourrait être potentiellement dangereux ?
Le premier problème que je rencontre est simplement le transport, les Etats-Unis n'étant pas la France et surtout dans le désert je ne peux pas m'amuser à marcher avec un sac et une bouteille d'eau.. J'ai fais quelques simulations de location de véhicules, aussi désirant rouler sur les pistes un 4x4 ne serait pas de refus. Premier prix: 3000$ + une taxe de 2000$ étant jeune conducteur.
Nul besoin de vous expliquer que c'est trop cher, comment pourrais-je faire pour avoir un moyen de locomotion ? La voiture est intéressante car je pourrais y mettre mes affaires et des réserves de nourriture pour partir plusieurs jours. J'ai bien penser à acheter une voiture sur place mais ça me semble plutôt compliquer de trouver une bonne occasion, l'assurer et la revendre avant de partir. Comment faites-vous pour partir longtemps et avoir un moyen de locomotion dans des lieux reculés ?
Étant motard, j'ai bien entendu regarder pour louer une moto et autant dire que le prix d'une voiture est 3 fois moins cher..
La face cachée de Ryanair révélée par une ex-hôtesse
Au moment ou des discussions sur VF s'enflamment à propos d' Air France , au meme moment
le supplément du Parisien Libéré ainsi que le magazine hebdomadaire Marianne parus la semaine dernière annoncent la sortie en librairie d’un livre sur Ryanair pour le 14 octobre : « Bienvenue à bord » de Sofia Lichani , Les Arènes ,288p. 18 euros
Chacun consacre un article avec des passages édifiants sur les conditions de travail imposées cette compagnie low cost vis-à-vis de son personnel navigant commercial. ( Entretien d’ embauche en 5 mns , formation au frais du personnel , logement en auberge de jeunesse , contrat irlandais avec Crewlink sorte de boite d’interim , heures d’astreinte non payées , etc… )
Autant dire que Ryanair n’en sort pas grandi , il y a de quoi etre révolté de voir comment est traité le personnel . Et egalement s'inquieter sur son niveau de formation et l'etat de fatigue de personnes
en charge d' assurer votre sécurité.
Comment nos gouvernements et la commission européenne peuvent ils tolerer
de tels agissements de la part de cette compagnie ? C'est à vous degouter .
le supplément du Parisien Libéré ainsi que le magazine hebdomadaire Marianne parus la semaine dernière annoncent la sortie en librairie d’un livre sur Ryanair pour le 14 octobre : « Bienvenue à bord » de Sofia Lichani , Les Arènes ,288p. 18 euros
Chacun consacre un article avec des passages édifiants sur les conditions de travail imposées cette compagnie low cost vis-à-vis de son personnel navigant commercial. ( Entretien d’ embauche en 5 mns , formation au frais du personnel , logement en auberge de jeunesse , contrat irlandais avec Crewlink sorte de boite d’interim , heures d’astreinte non payées , etc… )
Autant dire que Ryanair n’en sort pas grandi , il y a de quoi etre révolté de voir comment est traité le personnel . Et egalement s'inquieter sur son niveau de formation et l'etat de fatigue de personnes
en charge d' assurer votre sécurité.
Comment nos gouvernements et la commission européenne peuvent ils tolerer
de tels agissements de la part de cette compagnie ? C'est à vous degouter .
A la découverte des fjords norvégiens - croisière Hurtigruten de Bergen à Kirkenes (juin 2015)
Bonjour,
De retour d'une semaine de croisière sur l'Express côtier, et après avoir été bien aidée par la lecture des récits des voyageurs m'ayant précédée, voici ma modeste contribution à ce forum si sympathique et utile! Vous trouverez ci-dessous le récit de nos 7 journées de navigation dans les fjords de Norvège, de Bergen à Kirkenes, en juin 2015. J'ai également mis quelques photos, si vous souhaitez en voir plus et/ou avoir un texte plus aéré ce sera par ici : http://smilingaroundtheworld.com/tag/hurtigruten/ Tout en bas j'ai également fait une petite liste des plus, des moins et des astuces pour cette croisière. Allez hop, c'est parti !
Lundi 22 juin 2015 - : Embarquement sur l’Express Côtier !
C’est de Bergen que ma mère et moi embarquons le lundi après-midi à bord du Nordlys, Express Côtier de la flotte Hurtigruten. Nous arrivons à l’embarcadère fébriles et surexcitées, à nous les fjords, le cercle polaire et le soleil de minuit ! L’enregistrement, qui ouvre à 16H, est assez fluide. L’hôtesse prend nos valises et nous remet à chacune une carte magnétique qui sert à la fois de clé de cabine et de carte de paiement à bord. Nous avons ensuite droit à un petit briefing de sécurité plutôt bien fait, où prosaïquement on nous explique comment faire en cas de naufrage, et puis nous passons à la désinfection… Ils semblent assez psychorigides sur ce point, nous sommes littéralement obligés de nous laver les mains à la solution hydro-alcoolique sous le regard inquisiteur d’une Norvégienne qui ne rigole pas. Ils remettront ça à plusieurs reprises à bord, avant le resto, en remontant après les escales… Pfiou !
Bref, c’est donc bien briefées et désinfectées que nous finissons par embarquer. Les cabines ne sont pas encore disponibles et nous en profitons pour visiter le bateau. C’est grand et beau, avec des boiseries, des lustres… Plusieurs ponts permettent de profiter du soleil et de la vue. A l’avant un grand salon panoramique ouvre ses baies vitrées sur la mer. A côté du restaurant est affiché le plan de salle pour les dîners placés, et nous découvrons avec joie que nous avons une table côté fenêtre. Nous faisons nos curieuses et regardons quelques cabines par les hublots du pont (on en profite tant que leur accès reste encore interdit, on sait qu’il n’y a personne dedans ;-)). La plupart des cabines sont des cabines standard comme celle que nous avons réservée, mais leur taille varie pas mal quand même (entre 7 et 13m² à en croire le dépliant), nous croisons les doigts pour en avoir une grande. Nous découvrons également quelques belles suites avec lit double et corbeille de fruits, la classe !
Nos bagages nous attendent devant la porte de notre cabine. Nous ouvrons la porte et découvrons une cabine spacieuse et bien agencée, nous sommes plus que ravies ! En revanche, nos voisins de cabine semblent nettement moins enthousiastes… Des éclats de voix nous parviennent et lorsque nous jetons un œil nous comprenons le problème : ils ont deux grosses valises chacun, et même si leur cabine est elle aussi de bonne taille ils ont quelques soucis d’organisation de l’espace… Enfin, ils ne resteront pas longtemps nos voisins, quelques jours plus tard ils déménageront dans la plus grande suite du bateau ;-)
Avec tout cela l’heure tourne et il est bientôt temps d’aller dîner… direction donc la salle de restaurant, où un superbe buffet nous attend. Les plats sont variés, frais et bien présentés, nous nous régalons.
Nous retournons ensuite sur le pont afin d’assister au départ du bateau. Quelques personnes nous font de grands signes depuis le quai, et nous leur répondons tandis que lentement l’Express Côtier se met en mouvement… Bergen s’éloigne progressivement et nous prenons la mer, direction le grand Nord. Je suis bien trop excitée pour dormir et je passe ensuite un long moment sur le pont, à admirer le paysage et le coucher de soleil… Je sens que cette croisière va être magnifique.
Mardi 23 juin 2015 – : Alesund et le Geirangerfjord
La nuit est plutôt bonne et les escales nocturnes et matinales à Floro, Maloy et Torvik ne nous réveillent pas. Nous commençons la journée par un excellent petit-déjeuner buffet, sans nous attarder plus que cela au restaurant car à 9h une escale nous attend, j’ai nommé Alesund ! Entre le temps nécessaire à l’ouverture des portes, et la marge de sécurité pour le retour nous ne disposons en fait que d’un petit quart d’heure pour découvrir la ville… Nous nous hâtons en troupeau vers le centre, jetons un coup d’œil au port et rebroussons chemin. Nous aurons de nouveau ce soir 45 minutes d’escale, espérons que nous pourrons un peu approfondir les choses ! A côté de nous est amarré le Disney Magic, l’un des énormes paquebots de croisière Disney. A côté de ce mastodonte des mers, le Nordlys ressemblerait presque à un rafiot…
Nous nous enfonçons ensuite dans le Storfjord, l’un des plus longs fjords de Norvège. Sa branche la plus célèbre est le Geirangerfjord, qui est classé au Patrimoine Mondial de l’UNESCO. Long d’une quinzaine de kilomètres ce superbe fjord est parsemé de cascades toutes plus belles les unes que les autres. C’est le clou de cette première journée de navigation et nous ne quittons pas le pont… Seul petit regret, le soleil ne nous fait pas l’honneur de sa présence. Au fond du Geirangerfjord se trouve le petit village de Geiranger, où nous ne faisons pas escale. Je pense que c’est une histoire de profondeur d’eau, nous nous arrêtons en plein fjord et les voyageurs qui partent en excursion et ceux qui arrivent sont acheminés jusqu’au Nordlys via un petit bateau. De notre côté, nous filons déjeuner… Le buffet du déjeuner ferme dans 30 minutes, et on ne voudrait tout de même pas mourir de faim ;-)
L’après-midi se passe sur un mode tranquille, entre admiration du paysage, blog, lecture et sieste… En début de soirée nous nous nous arrêtons de nouveau 45 minutes à Alesund, ce qui nous permet d’aller un peu plus loin que ce matin. Alesund a été détruite en 1904 et reconstruite selon la mode de l’époque, bilan : tout le centre est Art Nouveau ! Cela me rappelle Hastings et Napier, les villes Art Déco que nous avions découvertes en NZ. Nous nous baladons dans le centre en admirant les façades et les jolis détails, la ville semble agréable.
Nous retournons ensuite en direction de l’embarcadère, qui est bien animé. L’Express Côtier, outre ses passagers, transporte également de nombreuses marchandises et à chaque escale c’est un véritable ballet qui se met en place entre déchargements et chargements.
Le soir au dîner nous faisons la connaissance de nos voisines de table, qui s’avèrent être des compatriotes. Il s’agit d’une mère et de sa fille, âgées de 85 et 55 ans. Le contact passe tout de suite bien et nous passons le dîner à discuter (et, je l’avoue, à critiquer les serveurs qui passent leur temps à vouloir nous enlever notre corbeille de pain ou à vouloir débarrasser nos assiettes alors que nous avons encore la bouche pleine…) Bref, l’ambiance est bonne et nous sommes ravies d’avoir des voisines aussi sympas. Nous les retrouverons tous les soirs car le dîner est en placement obligatoire contrairement aux petit-déjeuner et déjeuner qui sont en placement libre.
Nous continuons notre route dans le Romsdalfjord et peu avant 22 heures nous croisons le MS Finnmarken, un autre navire Hurtigruten. Corne de brume et grands signes, la rencontre est célébrée comme il se doit… !
A Molde nous récupérons les passagers qui ont fait l’excursion de la « route des trolls ». Molde est une petite bourgade surtout connue pour son festival de jazz en juillet et ses cultures de roses. L’escale est plus courte que prévue et nous restons sur le pont.
Ce soir le ciel est couvert et il n’y a pas vraiment de coucher de soleil, seulement quelques échappées belles sur des collines, et les nuages qui se colorent d’une jolie manière… Je resterais des heures sur ce pont, à regarder les nuages et la mer.
Mercredi 24 juin 2015 – : Découverte de Tronheim et une bien belle après-midi de navigation…
La nuit est courte car ce matin nous avons une demi-journée d’escale à Trondheim, et nous voulons quitter le bateau à l’heure histoire d’avoir le temps d’en profiter. Nous ne sommes pas très fraîches, heureusement l’escale nocturne à Kristiansund ne nous a pas réveillées.
Le MS Polarlys est déjà à quai lorsque nous arrivons à Trondheim ; il est arrivé à 6H30, dans le sens nord-sud. Cette fois l’embarcadère est un peu plus loin du centre-ville, il faut compter vingt minutes de marche pour rejoindre le cœur de Tronheim. Des taxis attendent sur le quai, pour les moins valides (ou les moins courageux).
Avoir une matinée complète d’escale à Trondheim nous permet d’en avoir un bon aperçu. Tronheim est une ville agréable, semblant animée comme l’illustre le grand marché qui est en train de s’installer dans le centre-ville. Notre premier arrêt est pour la cathédrale Nidaros… qui nous laisse un peu sur notre faim en dépit de sa réputation. Si l’extérieur est effectivement très beau avec la façade entièrement décorée de statues, l’intérieur nous plaît moins… C’est très sombre, et même le chœur octogonal copié sur celui de Canterbury (et sous lequel reposerait St Olav) ne nous emballe pas plus que cela. Je termine la visite par l’ascension de l’une des tours afin de voir la vue, mais celle-ci n’est pas extraordinaire non plus. Enfin, cela me permet de voir les gargouilles de près, c’est déjà ça.
A quelques pas de la cathédrale se trouve le quartier de Bakklandet avec tous ses entrepôts colorés sur pilotis, et le chouette pont Bybrua qui enjambe la rivière. Les entrepôts sont désormais reconvertis en restos et boutiques, mais la balade et la vue sont vraiment chouettes… Ce sera notre coup de cœur à Tronheim !
Il nous reste un peu de temps alors nous poussons jusqu’à la forteresse de Kristiansen qui surplombe la ville. Ça grimpe, mais pas de panique si vous êtes en vélo : il y a un étonnant ascenseur à vélo, qui en dépit de ce que disent nos guides semble fonctionner. Et truc de fou, la visite de la forteresse est… gratuite, si, si ! Incroyable mais vrai ! Sur le chemin du retour nous ne pouvons pas nous empêcher de jeter un coup d’œil au Radisson, qui est superbe… Le hall est immense et ressemble à un musée d’art moderne, on garde l’adresse en tête.
En repartant de Trondheim nous voyons l’île des Moines, dont la fonction a changé au fil des époques : île des suppliciés sous les Vikings, puis monastère, puis prison, puis base secrète nazie durant la seconde guerre mondiale… et plage aujourd’hui.
Je passe ensuite une grande partie de l’après-midi sur le pont, car la navigation est de toute beauté. Nous longeons le chantier naval de Fosen, où ont été construits les MS Trollfjord (2002) et Midnatsol (2003), puis nous arrivons au phare de Kjeungskjaer, un phare octogonal considéré comme le plus beau de la côte norvégienne. Les paysages deviennent de plus en plus beaux au fur et à mesure que le navire trace sa route vers le Nord, nous naviguons entre des dizaines de petites îles, croisons des bateaux de pêcheurs, de petits phares et des maisons rouges typiques à foison… Nous naviguons très près des côtes et régulièrement nous apercevons des gens qui nous font signe. J’adore et je ne vois pas le temps passer…
L’après-midi est aussi marquée par deux « conférences » : la première à 15H fait la pub des croisières Hurtigruten selon les saisons (les images font rêver !), et à 18 heures un petit speech est organisé dans le salon panoramique pour faire le point sur la journée écoulée et préparer celle du lendemain. C’est assez sympa, même si l’un des objectifs de la chose semble d’être la vente d’excursions à prix d’or. Durant la réunion nous croisons le phare de Buholmrasa et attaquons la traversée en mer ouverte de Folda… ça risque de tanguer, et étant partie comme une débutante sans ma Cocculine j’appréhende un peu. On nous annonce également un jeu concours pour ce soir : demain nous allons franchir le cercle polaire arctique, et il s’agit de deviner l’heure exacte, à la seconde près, du croisement. Nous prenons notre meilleure inspiration pour coucher notre proposition sur le papier !
Peu après dîner nous arrivons à Rorvik, petit port où l’escale sera finalement trop courte pour que nous descendions. Ce soir est le dernier soir où le soleil se couche – enfin, en théorie car concrètement il est toujours dans les nuages et nous ne verrons rien du tout ! Par contre il n’y a plus de vraie nuit, le ciel reste clair… Heureusement que notre cabine a des rideaux opaques. Je voulais me coucher tôt aujourd’hui mais ce projet est réduit à néant par l’annonce du passage à côté de Torghatten, la montagne percée, aux alentours de minuit… Il est hors de question que je rate cela. Je crois que ce n’est pas sur cette croisière que je me reposerai ;-)
Jeudi 25 juin 2015 – : Navigation au-delà du cercle polaire, jusqu’au Trollfjord
Bronnoysund, Sandnessjoen, Nesna… Les escales défilent sans nous réveiller dans la nuit claire. Lorsque le réveil sonne à 6H30 je file me positionner dans le salon panoramique avec une tasse de thé : dans quelques dizaines de minutes nous allons franchir le cercle polaire arctique. Je garde les yeux fixés sur l’horizon, et dès que le Capitaine fait l’annonce je file sur le pont extérieur. Nous ne sommes pas nombreux, le froid et l’heure matinale semblent en avoir dissuadé un certain nombre ! Il est finalement 7H22 et 32 secondes lorsque nous franchissons le cercle polaire arctique, symbolisé par un globe installé sur un îlot. Pas facile de décrire mon état d’esprit à ce moment-là, en tout cas j’ai ressenti un déferlement d’émotions… Franchir le cercle polaire arctique avait toujours tenu du mythe absolu pour moi, et je trouve extraordinaire d’être là à ce moment précis. Je savoure l’instant !
Ma mère a préféré rester au chaud dans la cabine, mais elle a bien vu le globe elle aussi depuis notre hublot. Nous nous retrouvons pour le petit-déjeuner puis descendons un moment à terre lors de notre arrêt à Ornes, petit port de 1600 âmes. L’escale est brève (15 minutes) mais cela fait du bien de se dégourdir les jambes ! A côté de nous sur le quai un couple est sorti promener son chien. Nous sommes à quelques mètres du bateau lorsque la corne de brume résonne, c’est le signal du départ ! Nous sautons d’un bond sur la passerelle, sous le regard rigolard du steward.
Peu après 10 heures tous les passagers sont conviés sur le pont pour la cérémonie du baptême polaire. Celle-ci est animée par le Capitaine et par Neptune lui-même, qui après quelques appels de la foule sort en personne de l’océan. L’homme et le dieu commencent par remettre à la gagnante du concours – qui a trouvé l’heure du passage à une seconde près ! – un grand drapeau Hurtigruten, puis ils attaquent… les baptêmes, sous forme de louches d’eau et de glaçons versées dans le cou des volontaires. J’ai prévu le coup et j’ai mis mes vêtements de la veille… choix qui s’avère judicieux au vu du niveau de trempage post-baptême. Heureusement qu’il y a un petit verre de vin doux pour se réchauffer (et surtout une bonne douche ;-)) Me voilà donc officiellement baptisée, par Neptune en personne qui plus est ! Attention délicate, nous découvrirons un peu plus tard sur la porte de notre cabine nos deux certificats de passage du cercle polaire…
Nous déjeunons un peu plus tôt que d’habitude car à 12H30 nous accostons à Bodo, où 2H30 d’escale sont prévues. Au beau milieu du déjeuner un steward vient me faire la conversation, et me demande comment j’ai trouvé le baptême… avant de me révéler que Neptune, c’était lui :-D
Avec ses 50 000 habitants Bodo est la plus grande ville du Nordland. Nous faisons un saut à l’office du tourisme avant de partir visiter le musée de la ville, qui s’avère assez intéressant. Au rez-de-chaussée on trouve notamment l’un des rares tambours chamaniques au monde et des reconstitutions de scènes de vie. A l’étage les salles retracent l’histoire de Bodo à partir de la seconde guerre mondiale, où la ville a été presque entièrement détruite par un incendie. Deux salles attirent particulièrement mon regard : l’une présente tout un assortiment d’outils médicaux anciens, l’autre expose une collection entière de boîtes de sardines. Original ! Il y a aussi un petit film historique que nous n’avons malheureusement pas le temps de regarder en entier, mais qui est très bien fait et que je vous recommande si vous passez par Bodo.
Nous faisons ensuite un grand tour en ville, de l’église avec sa tour étonnante au port où les vendeurs de crevettes écoulent leur pêche du jour… Si Bodo ne brille pas par son architecture, elle est néanmoins une ville très agréable qui nous plaît bien !
De retour au bateau nous retrouvons les passagers qui avaient opté pour une excursion payante – cette fois-ci pour aller voir le Saltstraumen, le maelström le plus puissant au monde. Ce phénomène naturel semble impressionnant, mais ce sera pour une prochaine fois pour nous… L’excursion est en effet vendue 131 euros/personne pour 2h de bateau alors que le maelström se voit gratuitement depuis un pont situé à quelques kilomètres de Bodo. Nous reviendrons ! Nous nous installons sur le pont à notre habitude pour assister au départ du bateau et nous reprenons notre navigation, toujours plus vers le nord… Le temps est brumeux aujourd’hui, mais finalement cela va bien avec les paysages que nous croisons, entre petites maisons traditionnelles, îles désertes à foison, plages de sable fin (si, si…) et quelques raffineries tout de même.
Après le phare de Landegode nous attaquons la traversée de Vestfjord, en pleine mer. Direction Stamsund, sur les îles Lofoten ! La particularité de cette petite ville est de posséder la plus longue jetée en pierre d’Europe construite de la main de l’homme. Nous faisons quelques pas dessus, puis je pique un sprint pour jeter un coup d’œil au centre-ville sans louper le bateau… L’Express Côtier n’attendra pas ! En arrière-plan le spectacle des montagnes dans la brume est superbe.
Nous dînons avec nos amies françaises avec lesquelles le contact passe toujours aussi bien. Nous avons maintenant élaboré toute une stratégie pour avoir suffisamment de pain (on prend tout de suite chacune notre tranche réglementaire, puis on demande du rab dans la foulée) ^^ Durant le repas nous apercevons Henningsvaer, un petit village de pêcheurs, et puis nous croisons le MS Nordnorge.
En guise de promenade digestive, c’est Svolvaer que nous découvrons. La capitale des îles Lofoten, organisée autour de son port, semble comme blottie au pied de pitons rocheux. Nous nous baladons au hasard de nos envies, les Lofoten ont définitivement un goût de revenez-y…
Nous remontons sur le bateau ravies de notre petite balade, mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises… Nous pénétrons dans le Raftsund, un fjord de 26km au beau milieu duquel se trouve comme une petite virgule : le Trollfjord. C’est sans hésitation que notre Capitaine s’engage dans ce fjord, uniquement accessible par mer calme, qui est l’un des plus étroits de Norvège.. Nous sommes à l’avant du bateau et n’en ratons pas une miette. Nous sommes entourés de montagnes de près de 1000m de hauteur, de-ci de-là une petite cascade se jette tout droit dans les eaux turquoises du fjord… et puis, nous arrivons au bout, et là nous débutons le demi-tour. Tourner dans un fjord si étroit –il est à peine deux fois plus large que la longueur du bateau - nécessite une grande habileté, et le Capitaine s’en tire haut la main. De là où nous sommes placées c’est très impressionnant, on dirait que le bateau va rentrer dans la falaise. Nous sommes scotchées !
Nous avons passé le cercle polaire et donc le soleil ne se couche plus, nous voilà vraiment au pays du soleil de minuit… Le ciel est très nuageux ce soir donc il n’y a pas grand-chose à voir. La luminosité par contre est étonnante, on se croirait réellement en pleine journée. Le fait de ne pas avoir de nuit a un côté très excitant, et j’ai bien du mal à aller me coucher… Je m’endors finalement vers 1H30, les rideaux opaques de la cabine bien tirés ;-)
Vendredi 26 juin 2015 – : Grand Nord norvégien, Tromso et baleines (ou presque)
Une fois de plus nous dormons comme des bébés alors que l’Express Côtier trace sa route le long des côtes norvégiennes, s’arrêtant à Stokmarknes, Sortland puis Risoyhamn. A 6H45 nous faisons escale à Harstad, une petite ville de 24000 habitants, située sur l’île Hinnoya qui est la plus grande de Norvège. J’avais mis mon réveil mais je n’ai finalement pas le courage de me lever pour aller voir, je suis KO… C’est que ce n’est pas de tout repos cette croisière, à force de guetter le soleil de minuit on finit par se coucher tard ;-) Je me contente de jeter un coup d’œil par le hublot, avant d’aller assister au départ depuis le pont. Il y a du street art pas mal du tout sur les entrepôts qui bordent le quai. A côté de nous est amarré le Trollfjord.
Juste après nous passons devant Trondenes, avec l’église médiévale en pierre la plus septentrionale du monde. Vue de l’extérieur elle ne casse pas trois pattes à un canard… Nous profitons d’un petit-déjeuner relax sans escale immédiate après, puis nous filons en salle de conférence assister à la projection d’un petit film sur Tromso.
Il est 11 heures lorsque nous arrivons à Finnses, l’étape suivante. Nous avons une demi-heure pour faire un tour en ville, ce dont nous ne nous privons pas. La ville n’est pas extraordinaire, mais cela fait du bien de se dégourdir les jambes ! Nous marchons vers le centre jusqu’au lac, avant de revenir vers le bateau où le classique ballet des chargements/déchargements bat son plein. Deux chariots-élévateurs sont notamment à l’œuvre, et l’un des deux pilotes semble quelque peu en difficulté : chute de pare-brise, échec de chargement, il n’en rate pas une. C’est assez comique vu de notre place, en revanche son collègue a l’air totalement blasé ;-)
Nous passons sous le pont de Gisund qui relie Senja à bâbord avec le continent, puis apercevons Gibostad, un ancien comptoir commercial où Hurtigruten faisait autrefois escale. Un peu plus loin nous traversons Rystraumen, le courant marin le plus fort de notre croisière. Nous ne sentons absolument rien sur le bateau. Le paysage est magnifique, et il devient de plus en plus difficile de déscotcher du pont. Des cascades tombent de hautes montagnes enneigées jusque dans le fjord, les berges sont bordées de maisons traditionnelles colorées, comme hier nous voyons pas mal de plages de sable fin totalement inattendues ici…
Juste après déjeuner nous arrivons à Tromso (prononcer Tromseu), la plus grande ville du Grand Nord norvégien avec ses 70 000 habitants. C’est assez fou de découvrir une ville aussi vivante et dynamique à 400km au nord du cercle polaire arctique… Après avoir été un important centre marchand, elle fut le point de départ des grandes expéditions polaires. Bref, c’est une ville riche en Histoire et en histoires… Tromso faisait partie pour moi des incontournables de ce voyage, notamment pour sa cathédrale arctique à la forme si particulière. C’est par là que nous commençons notre visite. Le quartier de la cathédrale est séparé du centre-ville par un pont que nous traversons à pied. On clopine un peu, la marche intensive de Bergen nous a laissé quelques séquelles… Ma mère a mal aux talons et moi aux genoux… bonjour les éclopées ^^ Enfin, nous finissons par arriver devant la cathédrale qui est aussi magnifique que ce que j’espérais. Les 11 arches blanches sont censées évoquer les crevasses glaciaires et les aurores boréales. A l’intérieur un superbe vitrail qui représente le retour du Christ sur Terre et des lustres cristallins comme de la glace. C’est un coup de cœur !
Nous faisons ensuite un grand tour dans le centre-ville, où les boutiques à la mode voisinent avec des maisons anciennes. Sur les marches de la cathédrale un jeune couple fait des photos de mariage en costume traditionnel.
Nos pas nous conduisent ensuite jusqu’à la brasserie Mack, qui produit 18 sortes de bière… et en vend une cinquantaine dans le bar accolé, sous le regard d’un ours polaire empaillé. Nous faisons quelques emplettes pour l’apéro ce soir ! Un peu plus loin nous arrivons à Polaria, le centre du patrimoine arctique, à l’architecture particulière… Nous nous contentons d’un tour dans la gift shop.
La soirée sur le bateau se passe agréablement entre apéro à la cabine, petit résumé-conférence de la journée au salon panoramique et dîner avec nos copines françaises. Peu après 21 heures nous longeons les Alpes de Lyngen et croisons le MS Kong Harald.
Peu avant 23 heures nous accostons à Skjervoy pour la dernière escale du jour. Le port est comme désolé, avec son lot de bateaux rouillés qui se balancent le long des pontons bordés de vieux pneus. Cela commence à sentir le bout du monde…
Nous repartons et je m’installe avec Sophie (l’une de nos amies françaises) dans le salon panoramique, afin de guetter le soleil de minuit… On guette, on guette, mais le ciel est nuageux et les quelques trous ne sont pas là où l’on voudrait qu’ils soient ^^ Un groupe d’Indiens a rejoint le bateau à Tromso et ne semble pas avoir de cabine, ils sont tous dans le salon avec nous. Soudain, l’un d’entre eux se lève en criant « whale, whale », le doigt pointé vers une forme noire surgie des flots. Une baleine ! Tout le monde se précipite aux fenêtres… pour réaliser qu’il s’agit en fait d’un îlot rocheux. Quel fou rire ! Peu après minuit je renonce au guet et je file dormir… Je crois que le soleil de minuit, cela ne sera pas pour ce soir. Je retenterai ma chance demain…
Samedi 27 juin 2015 – : La beauté du Grand Nord, encore et encore… et le cap Nord ! (27 et 28 juin 2015)
Cette nuit ne fait pas exception à la règle et les escales à Oksfjord puis Hammerfest ne nous réveillent pas. Nous sommes contentes d’avoir passé une bonne nuit car aujourd’hui est un grand jour : nous allons au cap Nord ! Mais avant cela un challenge nous attend : il va falloir enchaîner petit-déj et déjeuner, le premier étant servi de 7H à 10H, et le second de 10H15 à 11H15… Il en faut plus que cela pour faire peur à nos estomacs, et nous attaquons donc la journée par un petit-déjeuner relativement matinal et léger avant d’aller éliminer tout cela dans les rues d’Havoysund, la première escale de la journée. Havoysund est une petite bourgade de 1300 habitants dont les petites maisons de bois colorées semblent sortir tout droit d’une carte postale. Nous faisons un tour dans la rue principale jusqu’au port, conquises par l’ambiance qui se dégage du lieu…
De retour à bord nous flânons un moment sur le pont tandis que le bateau s’engage dans le détroit de Mageroysund. Nous longeons à bâbord l’île Mageroya, de l’autre côté de laquelle se trouve le fameux cap Nord… Nous déjeunons léger à 10H15 ( !) - non sans nous faire quelques sandwiches… - et arrivons comme prévu à 11H15 à Honningsvag (surnommée « Little Chicago » du fait de l’animation de ses bars par le passé…), sous la pluie. C’est la déception complète… Nous nous étions habituées au froid et aux nuages, mais carrément de la pluie le jour de l’excursion au cap Nord, c’est moche ! Enfin, c’est comme ça… C’est la première excursion que nous faisons avec Hurtigruten, et nous sommes agréablement surprises par l’organisation de celle-ci. Des membres du staff nous indiquent le chemin à suivre jusqu’au bus, devant lesquels de petits panneaux indiquent la langue parlée à bord. Sur six bus, quatre sont 100% allemands ! Les deux autres sont respectivement anglais-norvégien et… anglais-allemand. C’est dans ce dernier bus que nous nous installons, en gardant tant bien que mal deux places pour nos amies françaises qui marchent moins vite que nous.
Notre guide est un français d’une vingtaine d’années qui passe l’été au cap Nord. Il est très sympa et nous donne tout un tas d’infos intéressantes sur la région et sur la vie quotidienne de ses habitants tandis que nous roulons en direction du cap. Nous longeons la plage locale (qui est surnommée Copacabana !), et où l’eau n’est pas finalement pas si froide, 18°C… 8°C le matin, 10°C l’après-midi :-D. Nous passons à côté d’une adorable île privée que son propriétaire a entièrement aménagée, elle est juste trop mignonne… Les paysages sont superbes, rien que pour cela l’excursion vaut le coup. Le guide nous rassure concernant la météo, hier c’était pire :-D Apparemment il y avait tellement de brouillard que l’on ne voyait rien du tout. Là, il mouillasse toujours mais la visibilité est bonne, nous reprenons espoir ! Nous apercevons même la « corne du cap Nord » au loin, il paraît que c’est plutôt rare…
Un peu plus loin nous longeons des séchoirs à poissons un peu particuliers d’après notre guide... C’est en effet là que les rennes s’entraîneraient à sauter la nuit ! Il paraît que ceux qui y parviennent ont le droit de participer à l’attelage du Père Noël ;-) Nous en voyons d’ailleurs quelques uns le long de la route, les premiers du voyage !
Avec toutes ces histoires nous ne voyons pas passer les 45 minutes de trajet, et nous sommes bien étonnées d’être déjà arrivées à destination. Nous voilà donc au point le plus sseptentrional de l’Europe, ou presque… Nous sommes en tout cas au cap Nord touristique. Le cap Nord géographique (« le vrai » !) se situe en fait un chouia à l’ouest, et nous pouvons d’ailleurs le voir. Face à nous, le Pôle Nord ! Nous sommes loin d’être les seuls sur place et il faut s’armer d’un peu de patience et de ruse pour parvenir à immortaliser l’instant sans trop de monde…
Outre le globe emblématique, le site possède pas mal d’attractions intéressantes dont un film sympa sur le cap Nord, des dioramas reconstituant les étapes de découverte du cap, une chapelle où il paraît que l’on peut se marier, et même… un musée thaïlandais, si, si ! Nous postons nos cartes postales dans la boîte aux lettres du complexe, elles seront ainsi tamponnées « cap Nord ».
Sur le chemin du retour nous faisons étape dans un campement sami (comprendre, une cahute/gift shop totalement touristique avec deux samis habillés en tenues traditionnelles et quelques rennes). Les rennes que nous avons vus sur le chemin appartiennent donc aux samis, et effectuent chaque année une migration importante pour aller vers les terres les plus accueillantes. Notre guide nous apprend également qu’afin de limiter les accidents de voiture liés aux rennes, le gouvernement norvégien envisage de faire comme son homologue finlandais : peindre les bois des rennes avec de la peinture phosphorescente ! Il fallait y penser !
De retour au bateau vers 15H Hurtigruten a tout prévu, une collation gâteau aux pommes/chantilly attend les passagers qui ont un petit creux… à prix d’or bien entendu, ce sera une constante de ce voyage. Pour notre part nous attaquons les petits sandwichs que nous avions confectionnés ce midi, nous sommes bien contentes de les avoir. Je m’installe sur le rebord de notre fenêtre pour les déguster, lorsque je me relève d’un bond : un superbe arc-en-ciel vient d’apparaître sur la mer ! Nous prévenons nos amies (qui sont à quelques cabines de nous, pratique) et nous filons sur le pont… C’est magnifique et totalement inattendu. A trois minutes près c’était raté, il s’estompe rapidement… Quelle chance nous avons !
L’après-midi s’écoule ensuite paisiblement entre petit speech pour les passagers qui achèvent leurs voyge demain à Kirkenes et dont nous faisons hélas partie, balades diverses dans le bateau et sur le pont et lecture dans un transat au soleil, qui confirme bel et bien sa présence. La navigation de cette après-midi sera ma préférée du voyage, le soleil est présent et je retrouve un peu de cette pureté de l’air et des couleurs qui m’avait tant marquée en Patagonie. Côté températures le soleil réchauffe l’atmosphère et le mercure monte jusqu’à 14°C, que calor ;-)
Les escales continuent durant l’après-midi, avec leurs lots de chargements et déchargements. Encore plus que dans le sud, l’Express Côtier a par ici un rôle absolument essentiel de transport de marchandises et de personnes. Nous nous arrêtons ainsi à Kjollefjord puis à Mehamn, toujours avec une luminosité superbe entre soleil et ciel plombé dans le lointain. Les villages sont de plus en plus isolés les uns des autres, et de moins en moins habités…. C’est l’effet « Grand Nord » ! Les petites maisons colorées semblent comme éparpillées au cœur de collines pelées par les vents et parsemées d’éoliennes.
Le dîner ce soir est un peu particulier, puisqu’il s’agit d’un buffet de fruits de mer et crabe royal, qui pullule par ici. C’est peu dire que je me régale… Je fais ma cure de crabe, un délice absolu. Durant le repas nous croisons le MS Lofoten, le plus ancien de la flotte, et peu après 22 heures c’est le MS Midnatsol que nous rencontrons. On sent que le voyage touche à sa fin, le MS Midnatsol n’a qu’un jour de décalage avec nous… Pour ce dernier croisement le staff Hurtigruten met la dose côté ambiance, avec sono à fond, bannières décorées, ballons, pompons et drapeaux norvégiens… et corne de brume bien sûr !
Berlevag, petit port perdu au milieu des fjords, est notre dernière étape du jour. Le soleil si beau durant l’après-midi a rendu les armes face aux nuages, et c’est de nouveau très couvert ce soir. Point de soleil de minuit, nos amies françaises sont déçues car elles repartent demain matin… De notre côté nous restons encore 2 nuits à Kirkenes, notre dernière étape, alors on continue à croiser les doigts. Je me couche sans attendre minuit tellement c’est couvert et m’endors pendant que le bateau s’arrête silencieusement à Batsfjord, Vardo puis Vadso.
Le lendemain les choses vont très vite, entre bagages, petit-déjeuner et au-revoirs… Nous voilà arrivées à Kirkenes, point final de cette fabuleuse croisière. J’ai le cœur lourd de quitter le bateau et les personnes que nous y avons rencontrées, je n’aime décidément pas lorsque les bonnes choses se terminent… Nous quittons le bateau absolument enchantées de cette fabuleuse croisière, que je recommande à tous les amoureux de nature et de grands espaces.
*****
Les plus de cette croisière : - La beauté absolue des paysages, sans hésiter… Cette croisière fait traverser des paysages uniques et préservés, comme dans les livres… Elle offre par ailleurs des points de vue impossibles à avoir autrement sur la côte norvégienne - L’excursion au cap Nord, fantastique - La délicieuse nourriture du bateau. Nous nous sommes régalées lors des buffets, avec une mention spéciale pour le buffet « crabe royal » du dernier soir
Les moins : - Le fait de se sentir poussé à la consommation pour tout ce qui n’est pas inclus dans la croisière et notamment les boissons. L’eau à table n’était pas comprise avec les repas et il était interdit d’en apporter de sa cabine. De la même manière, pour avoir du thé et du café à volonté il fallait acheter la tasse thermos souvenir à… 40 euros, oui, oui. Si vous vouliez du vin à table, l’addition se montait à près de 300 euros pour la semaine de croisière… Ce qui pourrait vaguement se comprendre dans une croisière cheap devient totalement inadmissible pour une croisière aussi chère.
Les astuces : - L’eau dans la cabine est tout à fait potable, à bon entendeur… - Nous ne pouvons que recommander les cabines de l’arrière du 3è pont à babord – certes c’est du côté des chargements/déchargements, donc potentiellement plus bruyant qu’à tribord, mais nous étions aux premières loges pour regarder le spectacle depuis la fenêtre de la cabine aux petites heures de la nuit… Et il suffit de ne pas prendre la cabine la plus proche du ponton pour que ce soit tout à fait calme (et pourtant je suis sensible au bruit). Au-dessus de ces cabines, la salle de restaurant qui ferme à 22H, et en-dessous le parking des voitures… Bref, c’est archi-calme. En plus, dans le sens Bergen-Kirkenes beaucoup des choses à voir se trouvaient à bâbord (phares, balise du cercle polaire arctique, toutes les escales...), tout comme les croisements des autres navires Hurtigruten. Cela permet donc aux voyageurs ne voulant pas passer leur temps sur le pont de bien profiter des choses.
De retour d'une semaine de croisière sur l'Express côtier, et après avoir été bien aidée par la lecture des récits des voyageurs m'ayant précédée, voici ma modeste contribution à ce forum si sympathique et utile! Vous trouverez ci-dessous le récit de nos 7 journées de navigation dans les fjords de Norvège, de Bergen à Kirkenes, en juin 2015. J'ai également mis quelques photos, si vous souhaitez en voir plus et/ou avoir un texte plus aéré ce sera par ici : http://smilingaroundtheworld.com/tag/hurtigruten/ Tout en bas j'ai également fait une petite liste des plus, des moins et des astuces pour cette croisière. Allez hop, c'est parti !
Lundi 22 juin 2015 - : Embarquement sur l’Express Côtier !
C’est de Bergen que ma mère et moi embarquons le lundi après-midi à bord du Nordlys, Express Côtier de la flotte Hurtigruten. Nous arrivons à l’embarcadère fébriles et surexcitées, à nous les fjords, le cercle polaire et le soleil de minuit ! L’enregistrement, qui ouvre à 16H, est assez fluide. L’hôtesse prend nos valises et nous remet à chacune une carte magnétique qui sert à la fois de clé de cabine et de carte de paiement à bord. Nous avons ensuite droit à un petit briefing de sécurité plutôt bien fait, où prosaïquement on nous explique comment faire en cas de naufrage, et puis nous passons à la désinfection… Ils semblent assez psychorigides sur ce point, nous sommes littéralement obligés de nous laver les mains à la solution hydro-alcoolique sous le regard inquisiteur d’une Norvégienne qui ne rigole pas. Ils remettront ça à plusieurs reprises à bord, avant le resto, en remontant après les escales… Pfiou !
Bref, c’est donc bien briefées et désinfectées que nous finissons par embarquer. Les cabines ne sont pas encore disponibles et nous en profitons pour visiter le bateau. C’est grand et beau, avec des boiseries, des lustres… Plusieurs ponts permettent de profiter du soleil et de la vue. A l’avant un grand salon panoramique ouvre ses baies vitrées sur la mer. A côté du restaurant est affiché le plan de salle pour les dîners placés, et nous découvrons avec joie que nous avons une table côté fenêtre. Nous faisons nos curieuses et regardons quelques cabines par les hublots du pont (on en profite tant que leur accès reste encore interdit, on sait qu’il n’y a personne dedans ;-)). La plupart des cabines sont des cabines standard comme celle que nous avons réservée, mais leur taille varie pas mal quand même (entre 7 et 13m² à en croire le dépliant), nous croisons les doigts pour en avoir une grande. Nous découvrons également quelques belles suites avec lit double et corbeille de fruits, la classe !
Nos bagages nous attendent devant la porte de notre cabine. Nous ouvrons la porte et découvrons une cabine spacieuse et bien agencée, nous sommes plus que ravies ! En revanche, nos voisins de cabine semblent nettement moins enthousiastes… Des éclats de voix nous parviennent et lorsque nous jetons un œil nous comprenons le problème : ils ont deux grosses valises chacun, et même si leur cabine est elle aussi de bonne taille ils ont quelques soucis d’organisation de l’espace… Enfin, ils ne resteront pas longtemps nos voisins, quelques jours plus tard ils déménageront dans la plus grande suite du bateau ;-)
Avec tout cela l’heure tourne et il est bientôt temps d’aller dîner… direction donc la salle de restaurant, où un superbe buffet nous attend. Les plats sont variés, frais et bien présentés, nous nous régalons.

Nous retournons ensuite sur le pont afin d’assister au départ du bateau. Quelques personnes nous font de grands signes depuis le quai, et nous leur répondons tandis que lentement l’Express Côtier se met en mouvement… Bergen s’éloigne progressivement et nous prenons la mer, direction le grand Nord. Je suis bien trop excitée pour dormir et je passe ensuite un long moment sur le pont, à admirer le paysage et le coucher de soleil… Je sens que cette croisière va être magnifique.

Mardi 23 juin 2015 – : Alesund et le Geirangerfjord
La nuit est plutôt bonne et les escales nocturnes et matinales à Floro, Maloy et Torvik ne nous réveillent pas. Nous commençons la journée par un excellent petit-déjeuner buffet, sans nous attarder plus que cela au restaurant car à 9h une escale nous attend, j’ai nommé Alesund ! Entre le temps nécessaire à l’ouverture des portes, et la marge de sécurité pour le retour nous ne disposons en fait que d’un petit quart d’heure pour découvrir la ville… Nous nous hâtons en troupeau vers le centre, jetons un coup d’œil au port et rebroussons chemin. Nous aurons de nouveau ce soir 45 minutes d’escale, espérons que nous pourrons un peu approfondir les choses ! A côté de nous est amarré le Disney Magic, l’un des énormes paquebots de croisière Disney. A côté de ce mastodonte des mers, le Nordlys ressemblerait presque à un rafiot…
Nous nous enfonçons ensuite dans le Storfjord, l’un des plus longs fjords de Norvège. Sa branche la plus célèbre est le Geirangerfjord, qui est classé au Patrimoine Mondial de l’UNESCO. Long d’une quinzaine de kilomètres ce superbe fjord est parsemé de cascades toutes plus belles les unes que les autres. C’est le clou de cette première journée de navigation et nous ne quittons pas le pont… Seul petit regret, le soleil ne nous fait pas l’honneur de sa présence. Au fond du Geirangerfjord se trouve le petit village de Geiranger, où nous ne faisons pas escale. Je pense que c’est une histoire de profondeur d’eau, nous nous arrêtons en plein fjord et les voyageurs qui partent en excursion et ceux qui arrivent sont acheminés jusqu’au Nordlys via un petit bateau. De notre côté, nous filons déjeuner… Le buffet du déjeuner ferme dans 30 minutes, et on ne voudrait tout de même pas mourir de faim ;-)

L’après-midi se passe sur un mode tranquille, entre admiration du paysage, blog, lecture et sieste… En début de soirée nous nous nous arrêtons de nouveau 45 minutes à Alesund, ce qui nous permet d’aller un peu plus loin que ce matin. Alesund a été détruite en 1904 et reconstruite selon la mode de l’époque, bilan : tout le centre est Art Nouveau ! Cela me rappelle Hastings et Napier, les villes Art Déco que nous avions découvertes en NZ. Nous nous baladons dans le centre en admirant les façades et les jolis détails, la ville semble agréable.
Nous retournons ensuite en direction de l’embarcadère, qui est bien animé. L’Express Côtier, outre ses passagers, transporte également de nombreuses marchandises et à chaque escale c’est un véritable ballet qui se met en place entre déchargements et chargements.
Le soir au dîner nous faisons la connaissance de nos voisines de table, qui s’avèrent être des compatriotes. Il s’agit d’une mère et de sa fille, âgées de 85 et 55 ans. Le contact passe tout de suite bien et nous passons le dîner à discuter (et, je l’avoue, à critiquer les serveurs qui passent leur temps à vouloir nous enlever notre corbeille de pain ou à vouloir débarrasser nos assiettes alors que nous avons encore la bouche pleine…) Bref, l’ambiance est bonne et nous sommes ravies d’avoir des voisines aussi sympas. Nous les retrouverons tous les soirs car le dîner est en placement obligatoire contrairement aux petit-déjeuner et déjeuner qui sont en placement libre.
Nous continuons notre route dans le Romsdalfjord et peu avant 22 heures nous croisons le MS Finnmarken, un autre navire Hurtigruten. Corne de brume et grands signes, la rencontre est célébrée comme il se doit… !

A Molde nous récupérons les passagers qui ont fait l’excursion de la « route des trolls ». Molde est une petite bourgade surtout connue pour son festival de jazz en juillet et ses cultures de roses. L’escale est plus courte que prévue et nous restons sur le pont.
Ce soir le ciel est couvert et il n’y a pas vraiment de coucher de soleil, seulement quelques échappées belles sur des collines, et les nuages qui se colorent d’une jolie manière… Je resterais des heures sur ce pont, à regarder les nuages et la mer.
Mercredi 24 juin 2015 – : Découverte de Tronheim et une bien belle après-midi de navigation…
La nuit est courte car ce matin nous avons une demi-journée d’escale à Trondheim, et nous voulons quitter le bateau à l’heure histoire d’avoir le temps d’en profiter. Nous ne sommes pas très fraîches, heureusement l’escale nocturne à Kristiansund ne nous a pas réveillées.
Le MS Polarlys est déjà à quai lorsque nous arrivons à Trondheim ; il est arrivé à 6H30, dans le sens nord-sud. Cette fois l’embarcadère est un peu plus loin du centre-ville, il faut compter vingt minutes de marche pour rejoindre le cœur de Tronheim. Des taxis attendent sur le quai, pour les moins valides (ou les moins courageux).
Avoir une matinée complète d’escale à Trondheim nous permet d’en avoir un bon aperçu. Tronheim est une ville agréable, semblant animée comme l’illustre le grand marché qui est en train de s’installer dans le centre-ville. Notre premier arrêt est pour la cathédrale Nidaros… qui nous laisse un peu sur notre faim en dépit de sa réputation. Si l’extérieur est effectivement très beau avec la façade entièrement décorée de statues, l’intérieur nous plaît moins… C’est très sombre, et même le chœur octogonal copié sur celui de Canterbury (et sous lequel reposerait St Olav) ne nous emballe pas plus que cela. Je termine la visite par l’ascension de l’une des tours afin de voir la vue, mais celle-ci n’est pas extraordinaire non plus. Enfin, cela me permet de voir les gargouilles de près, c’est déjà ça.
A quelques pas de la cathédrale se trouve le quartier de Bakklandet avec tous ses entrepôts colorés sur pilotis, et le chouette pont Bybrua qui enjambe la rivière. Les entrepôts sont désormais reconvertis en restos et boutiques, mais la balade et la vue sont vraiment chouettes… Ce sera notre coup de cœur à Tronheim !

Il nous reste un peu de temps alors nous poussons jusqu’à la forteresse de Kristiansen qui surplombe la ville. Ça grimpe, mais pas de panique si vous êtes en vélo : il y a un étonnant ascenseur à vélo, qui en dépit de ce que disent nos guides semble fonctionner. Et truc de fou, la visite de la forteresse est… gratuite, si, si ! Incroyable mais vrai ! Sur le chemin du retour nous ne pouvons pas nous empêcher de jeter un coup d’œil au Radisson, qui est superbe… Le hall est immense et ressemble à un musée d’art moderne, on garde l’adresse en tête.
En repartant de Trondheim nous voyons l’île des Moines, dont la fonction a changé au fil des époques : île des suppliciés sous les Vikings, puis monastère, puis prison, puis base secrète nazie durant la seconde guerre mondiale… et plage aujourd’hui.
Je passe ensuite une grande partie de l’après-midi sur le pont, car la navigation est de toute beauté. Nous longeons le chantier naval de Fosen, où ont été construits les MS Trollfjord (2002) et Midnatsol (2003), puis nous arrivons au phare de Kjeungskjaer, un phare octogonal considéré comme le plus beau de la côte norvégienne. Les paysages deviennent de plus en plus beaux au fur et à mesure que le navire trace sa route vers le Nord, nous naviguons entre des dizaines de petites îles, croisons des bateaux de pêcheurs, de petits phares et des maisons rouges typiques à foison… Nous naviguons très près des côtes et régulièrement nous apercevons des gens qui nous font signe. J’adore et je ne vois pas le temps passer…

L’après-midi est aussi marquée par deux « conférences » : la première à 15H fait la pub des croisières Hurtigruten selon les saisons (les images font rêver !), et à 18 heures un petit speech est organisé dans le salon panoramique pour faire le point sur la journée écoulée et préparer celle du lendemain. C’est assez sympa, même si l’un des objectifs de la chose semble d’être la vente d’excursions à prix d’or. Durant la réunion nous croisons le phare de Buholmrasa et attaquons la traversée en mer ouverte de Folda… ça risque de tanguer, et étant partie comme une débutante sans ma Cocculine j’appréhende un peu. On nous annonce également un jeu concours pour ce soir : demain nous allons franchir le cercle polaire arctique, et il s’agit de deviner l’heure exacte, à la seconde près, du croisement. Nous prenons notre meilleure inspiration pour coucher notre proposition sur le papier !
Peu après dîner nous arrivons à Rorvik, petit port où l’escale sera finalement trop courte pour que nous descendions. Ce soir est le dernier soir où le soleil se couche – enfin, en théorie car concrètement il est toujours dans les nuages et nous ne verrons rien du tout ! Par contre il n’y a plus de vraie nuit, le ciel reste clair… Heureusement que notre cabine a des rideaux opaques. Je voulais me coucher tôt aujourd’hui mais ce projet est réduit à néant par l’annonce du passage à côté de Torghatten, la montagne percée, aux alentours de minuit… Il est hors de question que je rate cela. Je crois que ce n’est pas sur cette croisière que je me reposerai ;-)
Jeudi 25 juin 2015 – : Navigation au-delà du cercle polaire, jusqu’au Trollfjord
Bronnoysund, Sandnessjoen, Nesna… Les escales défilent sans nous réveiller dans la nuit claire. Lorsque le réveil sonne à 6H30 je file me positionner dans le salon panoramique avec une tasse de thé : dans quelques dizaines de minutes nous allons franchir le cercle polaire arctique. Je garde les yeux fixés sur l’horizon, et dès que le Capitaine fait l’annonce je file sur le pont extérieur. Nous ne sommes pas nombreux, le froid et l’heure matinale semblent en avoir dissuadé un certain nombre ! Il est finalement 7H22 et 32 secondes lorsque nous franchissons le cercle polaire arctique, symbolisé par un globe installé sur un îlot. Pas facile de décrire mon état d’esprit à ce moment-là, en tout cas j’ai ressenti un déferlement d’émotions… Franchir le cercle polaire arctique avait toujours tenu du mythe absolu pour moi, et je trouve extraordinaire d’être là à ce moment précis. Je savoure l’instant !
Ma mère a préféré rester au chaud dans la cabine, mais elle a bien vu le globe elle aussi depuis notre hublot. Nous nous retrouvons pour le petit-déjeuner puis descendons un moment à terre lors de notre arrêt à Ornes, petit port de 1600 âmes. L’escale est brève (15 minutes) mais cela fait du bien de se dégourdir les jambes ! A côté de nous sur le quai un couple est sorti promener son chien. Nous sommes à quelques mètres du bateau lorsque la corne de brume résonne, c’est le signal du départ ! Nous sautons d’un bond sur la passerelle, sous le regard rigolard du steward.
Peu après 10 heures tous les passagers sont conviés sur le pont pour la cérémonie du baptême polaire. Celle-ci est animée par le Capitaine et par Neptune lui-même, qui après quelques appels de la foule sort en personne de l’océan. L’homme et le dieu commencent par remettre à la gagnante du concours – qui a trouvé l’heure du passage à une seconde près ! – un grand drapeau Hurtigruten, puis ils attaquent… les baptêmes, sous forme de louches d’eau et de glaçons versées dans le cou des volontaires. J’ai prévu le coup et j’ai mis mes vêtements de la veille… choix qui s’avère judicieux au vu du niveau de trempage post-baptême. Heureusement qu’il y a un petit verre de vin doux pour se réchauffer (et surtout une bonne douche ;-)) Me voilà donc officiellement baptisée, par Neptune en personne qui plus est ! Attention délicate, nous découvrirons un peu plus tard sur la porte de notre cabine nos deux certificats de passage du cercle polaire…
Nous déjeunons un peu plus tôt que d’habitude car à 12H30 nous accostons à Bodo, où 2H30 d’escale sont prévues. Au beau milieu du déjeuner un steward vient me faire la conversation, et me demande comment j’ai trouvé le baptême… avant de me révéler que Neptune, c’était lui :-D
Avec ses 50 000 habitants Bodo est la plus grande ville du Nordland. Nous faisons un saut à l’office du tourisme avant de partir visiter le musée de la ville, qui s’avère assez intéressant. Au rez-de-chaussée on trouve notamment l’un des rares tambours chamaniques au monde et des reconstitutions de scènes de vie. A l’étage les salles retracent l’histoire de Bodo à partir de la seconde guerre mondiale, où la ville a été presque entièrement détruite par un incendie. Deux salles attirent particulièrement mon regard : l’une présente tout un assortiment d’outils médicaux anciens, l’autre expose une collection entière de boîtes de sardines. Original ! Il y a aussi un petit film historique que nous n’avons malheureusement pas le temps de regarder en entier, mais qui est très bien fait et que je vous recommande si vous passez par Bodo.
Nous faisons ensuite un grand tour en ville, de l’église avec sa tour étonnante au port où les vendeurs de crevettes écoulent leur pêche du jour… Si Bodo ne brille pas par son architecture, elle est néanmoins une ville très agréable qui nous plaît bien !
De retour au bateau nous retrouvons les passagers qui avaient opté pour une excursion payante – cette fois-ci pour aller voir le Saltstraumen, le maelström le plus puissant au monde. Ce phénomène naturel semble impressionnant, mais ce sera pour une prochaine fois pour nous… L’excursion est en effet vendue 131 euros/personne pour 2h de bateau alors que le maelström se voit gratuitement depuis un pont situé à quelques kilomètres de Bodo. Nous reviendrons ! Nous nous installons sur le pont à notre habitude pour assister au départ du bateau et nous reprenons notre navigation, toujours plus vers le nord… Le temps est brumeux aujourd’hui, mais finalement cela va bien avec les paysages que nous croisons, entre petites maisons traditionnelles, îles désertes à foison, plages de sable fin (si, si…) et quelques raffineries tout de même.

Après le phare de Landegode nous attaquons la traversée de Vestfjord, en pleine mer. Direction Stamsund, sur les îles Lofoten ! La particularité de cette petite ville est de posséder la plus longue jetée en pierre d’Europe construite de la main de l’homme. Nous faisons quelques pas dessus, puis je pique un sprint pour jeter un coup d’œil au centre-ville sans louper le bateau… L’Express Côtier n’attendra pas ! En arrière-plan le spectacle des montagnes dans la brume est superbe.
Nous dînons avec nos amies françaises avec lesquelles le contact passe toujours aussi bien. Nous avons maintenant élaboré toute une stratégie pour avoir suffisamment de pain (on prend tout de suite chacune notre tranche réglementaire, puis on demande du rab dans la foulée) ^^ Durant le repas nous apercevons Henningsvaer, un petit village de pêcheurs, et puis nous croisons le MS Nordnorge.
En guise de promenade digestive, c’est Svolvaer que nous découvrons. La capitale des îles Lofoten, organisée autour de son port, semble comme blottie au pied de pitons rocheux. Nous nous baladons au hasard de nos envies, les Lofoten ont définitivement un goût de revenez-y…
Nous remontons sur le bateau ravies de notre petite balade, mais nous ne sommes pas au bout de nos surprises… Nous pénétrons dans le Raftsund, un fjord de 26km au beau milieu duquel se trouve comme une petite virgule : le Trollfjord. C’est sans hésitation que notre Capitaine s’engage dans ce fjord, uniquement accessible par mer calme, qui est l’un des plus étroits de Norvège.. Nous sommes à l’avant du bateau et n’en ratons pas une miette. Nous sommes entourés de montagnes de près de 1000m de hauteur, de-ci de-là une petite cascade se jette tout droit dans les eaux turquoises du fjord… et puis, nous arrivons au bout, et là nous débutons le demi-tour. Tourner dans un fjord si étroit –il est à peine deux fois plus large que la longueur du bateau - nécessite une grande habileté, et le Capitaine s’en tire haut la main. De là où nous sommes placées c’est très impressionnant, on dirait que le bateau va rentrer dans la falaise. Nous sommes scotchées !

Nous avons passé le cercle polaire et donc le soleil ne se couche plus, nous voilà vraiment au pays du soleil de minuit… Le ciel est très nuageux ce soir donc il n’y a pas grand-chose à voir. La luminosité par contre est étonnante, on se croirait réellement en pleine journée. Le fait de ne pas avoir de nuit a un côté très excitant, et j’ai bien du mal à aller me coucher… Je m’endors finalement vers 1H30, les rideaux opaques de la cabine bien tirés ;-)
Vendredi 26 juin 2015 – : Grand Nord norvégien, Tromso et baleines (ou presque)
Une fois de plus nous dormons comme des bébés alors que l’Express Côtier trace sa route le long des côtes norvégiennes, s’arrêtant à Stokmarknes, Sortland puis Risoyhamn. A 6H45 nous faisons escale à Harstad, une petite ville de 24000 habitants, située sur l’île Hinnoya qui est la plus grande de Norvège. J’avais mis mon réveil mais je n’ai finalement pas le courage de me lever pour aller voir, je suis KO… C’est que ce n’est pas de tout repos cette croisière, à force de guetter le soleil de minuit on finit par se coucher tard ;-) Je me contente de jeter un coup d’œil par le hublot, avant d’aller assister au départ depuis le pont. Il y a du street art pas mal du tout sur les entrepôts qui bordent le quai. A côté de nous est amarré le Trollfjord.
Juste après nous passons devant Trondenes, avec l’église médiévale en pierre la plus septentrionale du monde. Vue de l’extérieur elle ne casse pas trois pattes à un canard… Nous profitons d’un petit-déjeuner relax sans escale immédiate après, puis nous filons en salle de conférence assister à la projection d’un petit film sur Tromso.
Il est 11 heures lorsque nous arrivons à Finnses, l’étape suivante. Nous avons une demi-heure pour faire un tour en ville, ce dont nous ne nous privons pas. La ville n’est pas extraordinaire, mais cela fait du bien de se dégourdir les jambes ! Nous marchons vers le centre jusqu’au lac, avant de revenir vers le bateau où le classique ballet des chargements/déchargements bat son plein. Deux chariots-élévateurs sont notamment à l’œuvre, et l’un des deux pilotes semble quelque peu en difficulté : chute de pare-brise, échec de chargement, il n’en rate pas une. C’est assez comique vu de notre place, en revanche son collègue a l’air totalement blasé ;-)
Nous passons sous le pont de Gisund qui relie Senja à bâbord avec le continent, puis apercevons Gibostad, un ancien comptoir commercial où Hurtigruten faisait autrefois escale. Un peu plus loin nous traversons Rystraumen, le courant marin le plus fort de notre croisière. Nous ne sentons absolument rien sur le bateau. Le paysage est magnifique, et il devient de plus en plus difficile de déscotcher du pont. Des cascades tombent de hautes montagnes enneigées jusque dans le fjord, les berges sont bordées de maisons traditionnelles colorées, comme hier nous voyons pas mal de plages de sable fin totalement inattendues ici…

Juste après déjeuner nous arrivons à Tromso (prononcer Tromseu), la plus grande ville du Grand Nord norvégien avec ses 70 000 habitants. C’est assez fou de découvrir une ville aussi vivante et dynamique à 400km au nord du cercle polaire arctique… Après avoir été un important centre marchand, elle fut le point de départ des grandes expéditions polaires. Bref, c’est une ville riche en Histoire et en histoires… Tromso faisait partie pour moi des incontournables de ce voyage, notamment pour sa cathédrale arctique à la forme si particulière. C’est par là que nous commençons notre visite. Le quartier de la cathédrale est séparé du centre-ville par un pont que nous traversons à pied. On clopine un peu, la marche intensive de Bergen nous a laissé quelques séquelles… Ma mère a mal aux talons et moi aux genoux… bonjour les éclopées ^^ Enfin, nous finissons par arriver devant la cathédrale qui est aussi magnifique que ce que j’espérais. Les 11 arches blanches sont censées évoquer les crevasses glaciaires et les aurores boréales. A l’intérieur un superbe vitrail qui représente le retour du Christ sur Terre et des lustres cristallins comme de la glace. C’est un coup de cœur !

Nous faisons ensuite un grand tour dans le centre-ville, où les boutiques à la mode voisinent avec des maisons anciennes. Sur les marches de la cathédrale un jeune couple fait des photos de mariage en costume traditionnel.
Nos pas nous conduisent ensuite jusqu’à la brasserie Mack, qui produit 18 sortes de bière… et en vend une cinquantaine dans le bar accolé, sous le regard d’un ours polaire empaillé. Nous faisons quelques emplettes pour l’apéro ce soir ! Un peu plus loin nous arrivons à Polaria, le centre du patrimoine arctique, à l’architecture particulière… Nous nous contentons d’un tour dans la gift shop.
La soirée sur le bateau se passe agréablement entre apéro à la cabine, petit résumé-conférence de la journée au salon panoramique et dîner avec nos copines françaises. Peu après 21 heures nous longeons les Alpes de Lyngen et croisons le MS Kong Harald.
Peu avant 23 heures nous accostons à Skjervoy pour la dernière escale du jour. Le port est comme désolé, avec son lot de bateaux rouillés qui se balancent le long des pontons bordés de vieux pneus. Cela commence à sentir le bout du monde…
Nous repartons et je m’installe avec Sophie (l’une de nos amies françaises) dans le salon panoramique, afin de guetter le soleil de minuit… On guette, on guette, mais le ciel est nuageux et les quelques trous ne sont pas là où l’on voudrait qu’ils soient ^^ Un groupe d’Indiens a rejoint le bateau à Tromso et ne semble pas avoir de cabine, ils sont tous dans le salon avec nous. Soudain, l’un d’entre eux se lève en criant « whale, whale », le doigt pointé vers une forme noire surgie des flots. Une baleine ! Tout le monde se précipite aux fenêtres… pour réaliser qu’il s’agit en fait d’un îlot rocheux. Quel fou rire ! Peu après minuit je renonce au guet et je file dormir… Je crois que le soleil de minuit, cela ne sera pas pour ce soir. Je retenterai ma chance demain…
Samedi 27 juin 2015 – : La beauté du Grand Nord, encore et encore… et le cap Nord ! (27 et 28 juin 2015)
Cette nuit ne fait pas exception à la règle et les escales à Oksfjord puis Hammerfest ne nous réveillent pas. Nous sommes contentes d’avoir passé une bonne nuit car aujourd’hui est un grand jour : nous allons au cap Nord ! Mais avant cela un challenge nous attend : il va falloir enchaîner petit-déj et déjeuner, le premier étant servi de 7H à 10H, et le second de 10H15 à 11H15… Il en faut plus que cela pour faire peur à nos estomacs, et nous attaquons donc la journée par un petit-déjeuner relativement matinal et léger avant d’aller éliminer tout cela dans les rues d’Havoysund, la première escale de la journée. Havoysund est une petite bourgade de 1300 habitants dont les petites maisons de bois colorées semblent sortir tout droit d’une carte postale. Nous faisons un tour dans la rue principale jusqu’au port, conquises par l’ambiance qui se dégage du lieu…

De retour à bord nous flânons un moment sur le pont tandis que le bateau s’engage dans le détroit de Mageroysund. Nous longeons à bâbord l’île Mageroya, de l’autre côté de laquelle se trouve le fameux cap Nord… Nous déjeunons léger à 10H15 ( !) - non sans nous faire quelques sandwiches… - et arrivons comme prévu à 11H15 à Honningsvag (surnommée « Little Chicago » du fait de l’animation de ses bars par le passé…), sous la pluie. C’est la déception complète… Nous nous étions habituées au froid et aux nuages, mais carrément de la pluie le jour de l’excursion au cap Nord, c’est moche ! Enfin, c’est comme ça… C’est la première excursion que nous faisons avec Hurtigruten, et nous sommes agréablement surprises par l’organisation de celle-ci. Des membres du staff nous indiquent le chemin à suivre jusqu’au bus, devant lesquels de petits panneaux indiquent la langue parlée à bord. Sur six bus, quatre sont 100% allemands ! Les deux autres sont respectivement anglais-norvégien et… anglais-allemand. C’est dans ce dernier bus que nous nous installons, en gardant tant bien que mal deux places pour nos amies françaises qui marchent moins vite que nous.
Notre guide est un français d’une vingtaine d’années qui passe l’été au cap Nord. Il est très sympa et nous donne tout un tas d’infos intéressantes sur la région et sur la vie quotidienne de ses habitants tandis que nous roulons en direction du cap. Nous longeons la plage locale (qui est surnommée Copacabana !), et où l’eau n’est pas finalement pas si froide, 18°C… 8°C le matin, 10°C l’après-midi :-D. Nous passons à côté d’une adorable île privée que son propriétaire a entièrement aménagée, elle est juste trop mignonne… Les paysages sont superbes, rien que pour cela l’excursion vaut le coup. Le guide nous rassure concernant la météo, hier c’était pire :-D Apparemment il y avait tellement de brouillard que l’on ne voyait rien du tout. Là, il mouillasse toujours mais la visibilité est bonne, nous reprenons espoir ! Nous apercevons même la « corne du cap Nord » au loin, il paraît que c’est plutôt rare…
Un peu plus loin nous longeons des séchoirs à poissons un peu particuliers d’après notre guide... C’est en effet là que les rennes s’entraîneraient à sauter la nuit ! Il paraît que ceux qui y parviennent ont le droit de participer à l’attelage du Père Noël ;-) Nous en voyons d’ailleurs quelques uns le long de la route, les premiers du voyage !
Avec toutes ces histoires nous ne voyons pas passer les 45 minutes de trajet, et nous sommes bien étonnées d’être déjà arrivées à destination. Nous voilà donc au point le plus sseptentrional de l’Europe, ou presque… Nous sommes en tout cas au cap Nord touristique. Le cap Nord géographique (« le vrai » !) se situe en fait un chouia à l’ouest, et nous pouvons d’ailleurs le voir. Face à nous, le Pôle Nord ! Nous sommes loin d’être les seuls sur place et il faut s’armer d’un peu de patience et de ruse pour parvenir à immortaliser l’instant sans trop de monde…

Outre le globe emblématique, le site possède pas mal d’attractions intéressantes dont un film sympa sur le cap Nord, des dioramas reconstituant les étapes de découverte du cap, une chapelle où il paraît que l’on peut se marier, et même… un musée thaïlandais, si, si ! Nous postons nos cartes postales dans la boîte aux lettres du complexe, elles seront ainsi tamponnées « cap Nord ».
Sur le chemin du retour nous faisons étape dans un campement sami (comprendre, une cahute/gift shop totalement touristique avec deux samis habillés en tenues traditionnelles et quelques rennes). Les rennes que nous avons vus sur le chemin appartiennent donc aux samis, et effectuent chaque année une migration importante pour aller vers les terres les plus accueillantes. Notre guide nous apprend également qu’afin de limiter les accidents de voiture liés aux rennes, le gouvernement norvégien envisage de faire comme son homologue finlandais : peindre les bois des rennes avec de la peinture phosphorescente ! Il fallait y penser !
De retour au bateau vers 15H Hurtigruten a tout prévu, une collation gâteau aux pommes/chantilly attend les passagers qui ont un petit creux… à prix d’or bien entendu, ce sera une constante de ce voyage. Pour notre part nous attaquons les petits sandwichs que nous avions confectionnés ce midi, nous sommes bien contentes de les avoir. Je m’installe sur le rebord de notre fenêtre pour les déguster, lorsque je me relève d’un bond : un superbe arc-en-ciel vient d’apparaître sur la mer ! Nous prévenons nos amies (qui sont à quelques cabines de nous, pratique) et nous filons sur le pont… C’est magnifique et totalement inattendu. A trois minutes près c’était raté, il s’estompe rapidement… Quelle chance nous avons !
L’après-midi s’écoule ensuite paisiblement entre petit speech pour les passagers qui achèvent leurs voyge demain à Kirkenes et dont nous faisons hélas partie, balades diverses dans le bateau et sur le pont et lecture dans un transat au soleil, qui confirme bel et bien sa présence. La navigation de cette après-midi sera ma préférée du voyage, le soleil est présent et je retrouve un peu de cette pureté de l’air et des couleurs qui m’avait tant marquée en Patagonie. Côté températures le soleil réchauffe l’atmosphère et le mercure monte jusqu’à 14°C, que calor ;-)
Les escales continuent durant l’après-midi, avec leurs lots de chargements et déchargements. Encore plus que dans le sud, l’Express Côtier a par ici un rôle absolument essentiel de transport de marchandises et de personnes. Nous nous arrêtons ainsi à Kjollefjord puis à Mehamn, toujours avec une luminosité superbe entre soleil et ciel plombé dans le lointain. Les villages sont de plus en plus isolés les uns des autres, et de moins en moins habités…. C’est l’effet « Grand Nord » ! Les petites maisons colorées semblent comme éparpillées au cœur de collines pelées par les vents et parsemées d’éoliennes.

Le dîner ce soir est un peu particulier, puisqu’il s’agit d’un buffet de fruits de mer et crabe royal, qui pullule par ici. C’est peu dire que je me régale… Je fais ma cure de crabe, un délice absolu. Durant le repas nous croisons le MS Lofoten, le plus ancien de la flotte, et peu après 22 heures c’est le MS Midnatsol que nous rencontrons. On sent que le voyage touche à sa fin, le MS Midnatsol n’a qu’un jour de décalage avec nous… Pour ce dernier croisement le staff Hurtigruten met la dose côté ambiance, avec sono à fond, bannières décorées, ballons, pompons et drapeaux norvégiens… et corne de brume bien sûr !
Berlevag, petit port perdu au milieu des fjords, est notre dernière étape du jour. Le soleil si beau durant l’après-midi a rendu les armes face aux nuages, et c’est de nouveau très couvert ce soir. Point de soleil de minuit, nos amies françaises sont déçues car elles repartent demain matin… De notre côté nous restons encore 2 nuits à Kirkenes, notre dernière étape, alors on continue à croiser les doigts. Je me couche sans attendre minuit tellement c’est couvert et m’endors pendant que le bateau s’arrête silencieusement à Batsfjord, Vardo puis Vadso.
Le lendemain les choses vont très vite, entre bagages, petit-déjeuner et au-revoirs… Nous voilà arrivées à Kirkenes, point final de cette fabuleuse croisière. J’ai le cœur lourd de quitter le bateau et les personnes que nous y avons rencontrées, je n’aime décidément pas lorsque les bonnes choses se terminent… Nous quittons le bateau absolument enchantées de cette fabuleuse croisière, que je recommande à tous les amoureux de nature et de grands espaces.
*****
Les plus de cette croisière : - La beauté absolue des paysages, sans hésiter… Cette croisière fait traverser des paysages uniques et préservés, comme dans les livres… Elle offre par ailleurs des points de vue impossibles à avoir autrement sur la côte norvégienne - L’excursion au cap Nord, fantastique - La délicieuse nourriture du bateau. Nous nous sommes régalées lors des buffets, avec une mention spéciale pour le buffet « crabe royal » du dernier soir
Les moins : - Le fait de se sentir poussé à la consommation pour tout ce qui n’est pas inclus dans la croisière et notamment les boissons. L’eau à table n’était pas comprise avec les repas et il était interdit d’en apporter de sa cabine. De la même manière, pour avoir du thé et du café à volonté il fallait acheter la tasse thermos souvenir à… 40 euros, oui, oui. Si vous vouliez du vin à table, l’addition se montait à près de 300 euros pour la semaine de croisière… Ce qui pourrait vaguement se comprendre dans une croisière cheap devient totalement inadmissible pour une croisière aussi chère.
Les astuces : - L’eau dans la cabine est tout à fait potable, à bon entendeur… - Nous ne pouvons que recommander les cabines de l’arrière du 3è pont à babord – certes c’est du côté des chargements/déchargements, donc potentiellement plus bruyant qu’à tribord, mais nous étions aux premières loges pour regarder le spectacle depuis la fenêtre de la cabine aux petites heures de la nuit… Et il suffit de ne pas prendre la cabine la plus proche du ponton pour que ce soit tout à fait calme (et pourtant je suis sensible au bruit). Au-dessus de ces cabines, la salle de restaurant qui ferme à 22H, et en-dessous le parking des voitures… Bref, c’est archi-calme. En plus, dans le sens Bergen-Kirkenes beaucoup des choses à voir se trouvaient à bâbord (phares, balise du cercle polaire arctique, toutes les escales...), tout comme les croisements des autres navires Hurtigruten. Cela permet donc aux voyageurs ne voulant pas passer leur temps sur le pont de bien profiter des choses.
Retour de croisière sur le Splendida du 27 mai au 7 juin 2015 les fjords de Norvège jusqu'au cap No
Nous voici de retour de notre treizième croisière en Norvège de HAMBOURG jusqu'au CAP NORD ) , probablement la plus belle ...
Nous connaissions déjà le Splendida de Msc pour l'avoir déjà pris trois fois . Il est toujours aussi beau et aussi grand !
Nous avons pris l'avion à Marseille le 26 mai à 9 heures vol avec une escale à Munich et arrivée à Hambourg vers 14 heures . Nous avons pris un taxi(27 €) pour l'hôtel Holiday inn dans le quartier de Saint Pauli . Bon choix :hôtel proche du métro , très propre , salle de bain superbe , bon accueil et bon petit déjeuner . L'après midi nous avons visité la ville, l'hôtel de ville , l'église St Michaelis, la belle église baroque (on est montés dans le clocher pour une vue à 360 degrés sur la ville ).. Le soir nous avons mangé dans un restaurant , de cuisine allemande, proche de la Reeperbahn , (le quartier chaud sans trop nous y attarder ...)
MERCREDI 27 MAI Après une bonne nuit à l'hôtel et un bon petit déjeuner nous avons visité le quartier d'Altona et Landungsbruccken sur les bords de l'elbe .
A midi départ pour le port . Il était prévu d'embarquer à Hafencity , proche du centre ville ...en fait , changement appris la semaine précédente nous avons embarqué au nouveau port Konprinzkai, à Steinwerder....loin du centre ...27 euros en taxi, le chauffeur du taxi connaissait mal la route .. Nous avons essuyé les platres , les valises sont arrivées très tard , pour certains ers 20 heures !... Beau terminal tout neuf mais loin de tout ... pas question de retouner en ville l'après midi comme je pensais le faire . Pour nous embarquement rapide puisque nous étions en yacht club et après le repas nous avons profité du bateau et du spa .
Une précision sur le PARKING comme je l'avais promis ... il y a un parking gigantesque au pied du bateau , autour de 1200 places . Il y avait environ 150 voitures garées , mais le nombre n'a pas augmenté dans l'après midi , donc il n'a pas été utilisé pour notre croisière . J'espère qu'il sera en fonction pour les croisières suivantes .
Le bateau devait partir à 18 heures , il est parti à 22 heures 30 ..pour attendre des passagers en retard . (Il semble qu'il y ait eu un problème informatique qui a bloqué l'aéroport de Bruxelles ....certains même n' ont eu leurs valises qu'à la première escale à Alesund ....)
Premier soir , spectacle de chansons d'opéra avec des musiciens (piano , violon et violoncelle ) . Nous avons choisi le spectacle à 19 heures et le repas à 20 heures 30 .
JEUDI 28 MAI
Journée en mer , sport , détente, spa ....retrouvailles avec le bateau. Le soir spectacle acrobates , danseurs, jongleurs sur le thème de la nature , avec des costumes très originaux et colorés .
Nous connaissions déjà le Splendida de Msc pour l'avoir déjà pris trois fois . Il est toujours aussi beau et aussi grand !
Nous avons pris l'avion à Marseille le 26 mai à 9 heures vol avec une escale à Munich et arrivée à Hambourg vers 14 heures . Nous avons pris un taxi(27 €) pour l'hôtel Holiday inn dans le quartier de Saint Pauli . Bon choix :hôtel proche du métro , très propre , salle de bain superbe , bon accueil et bon petit déjeuner . L'après midi nous avons visité la ville, l'hôtel de ville , l'église St Michaelis, la belle église baroque (on est montés dans le clocher pour une vue à 360 degrés sur la ville ).. Le soir nous avons mangé dans un restaurant , de cuisine allemande, proche de la Reeperbahn , (le quartier chaud sans trop nous y attarder ...)
MERCREDI 27 MAI Après une bonne nuit à l'hôtel et un bon petit déjeuner nous avons visité le quartier d'Altona et Landungsbruccken sur les bords de l'elbe .
A midi départ pour le port . Il était prévu d'embarquer à Hafencity , proche du centre ville ...en fait , changement appris la semaine précédente nous avons embarqué au nouveau port Konprinzkai, à Steinwerder....loin du centre ...27 euros en taxi, le chauffeur du taxi connaissait mal la route .. Nous avons essuyé les platres , les valises sont arrivées très tard , pour certains ers 20 heures !... Beau terminal tout neuf mais loin de tout ... pas question de retouner en ville l'après midi comme je pensais le faire . Pour nous embarquement rapide puisque nous étions en yacht club et après le repas nous avons profité du bateau et du spa .
Une précision sur le PARKING comme je l'avais promis ... il y a un parking gigantesque au pied du bateau , autour de 1200 places . Il y avait environ 150 voitures garées , mais le nombre n'a pas augmenté dans l'après midi , donc il n'a pas été utilisé pour notre croisière . J'espère qu'il sera en fonction pour les croisières suivantes .
Le bateau devait partir à 18 heures , il est parti à 22 heures 30 ..pour attendre des passagers en retard . (Il semble qu'il y ait eu un problème informatique qui a bloqué l'aéroport de Bruxelles ....certains même n' ont eu leurs valises qu'à la première escale à Alesund ....)
Premier soir , spectacle de chansons d'opéra avec des musiciens (piano , violon et violoncelle ) . Nous avons choisi le spectacle à 19 heures et le repas à 20 heures 30 .
JEUDI 28 MAI
Journée en mer , sport , détente, spa ....retrouvailles avec le bateau. Le soir spectacle acrobates , danseurs, jongleurs sur le thème de la nature , avec des costumes très originaux et colorés .
Découverte Nouvelle-Zélande en camping-car
Bonjour,
Nous partons trois semaines en Nouvelle -Zélande au mois de juillet, pour visiter l'île du nord. Nous avons décidé de louer un camping car pour être plus libre. En revanche, ce sera la première fois que nous en utiliserons un. Nous nous posons donc quelques questions. Sachant que notre camping car fonctionnera uniquement à l'électricité, nous nous demandons combien de temps la batterie peut-elle tenir en autonomie et combien de temps est-il nécessaire de rouler pour la recharger. En ce qui concerne les endroits où nous arrêter pour dormir, nous comptons privilégier les campings DOC et les Native Park (afin de privilégier l'authentique et le contact humain). Nous avons vu sur internet que certains Native Park ont des installations électriques. Est-ce que quelqu'un les aurait déjà utilisés et pourrait nous dire où ils se trouvent (toujours par rapport à cette question de batterie). Merci d'avance pour votre aide
Nous partons trois semaines en Nouvelle -Zélande au mois de juillet, pour visiter l'île du nord. Nous avons décidé de louer un camping car pour être plus libre. En revanche, ce sera la première fois que nous en utiliserons un. Nous nous posons donc quelques questions. Sachant que notre camping car fonctionnera uniquement à l'électricité, nous nous demandons combien de temps la batterie peut-elle tenir en autonomie et combien de temps est-il nécessaire de rouler pour la recharger. En ce qui concerne les endroits où nous arrêter pour dormir, nous comptons privilégier les campings DOC et les Native Park (afin de privilégier l'authentique et le contact humain). Nous avons vu sur internet que certains Native Park ont des installations électriques. Est-ce que quelqu'un les aurait déjà utilisés et pourrait nous dire où ils se trouvent (toujours par rapport à cette question de batterie). Merci d'avance pour votre aide
Traversée de l'Oman/Emirats/Arabie Saoudite/Qatar à vélo et visas divers
Bonjour,
je suis actuellement en Zambie en train de remonter le continent africain en vélo. Je comptais d'abord traverser le golfe d'Aden au Yemen depuis Djibouti ou Erithree mais le Yemen semble trop dangereux aujourd'hui et l'Arabie Saoudite ne délivre pas de visa touriste. Je veux aller voir un ami qui vit au Qatar. J'envisage donc de prendre un avion pour l'Oman, et remonter jusqu'au Qatar en vélo. D'où plusieurs questions :
-le visa our l'Oman me sera délivré à mon arrivée à l'aéroport si je ne m'abuse? -peut-on obtenir un visa pour les Émirats à la frontière terrestre? -peut-on obtenir un visa de transit pour l'Arabie Saoudite (il y a 50 foutus km en Arabie entre les Emirats et le Qatar...)? Depuis les Emirats? Depuis un autre pays? -peut-on obtenir un visa pour le Qatar à la frontière terrestre en arrivant d'Arabie donc? Ou depuis les Émirats?
Ces pays réclament-ils un billet de sortie du territoire?
Sinon existe-t-il des bateaux depuis les Emirats jusqu'au Qatar?
Ou si vous avez d'autres idées, je suis preneur!
Merci de votre aide
je suis actuellement en Zambie en train de remonter le continent africain en vélo. Je comptais d'abord traverser le golfe d'Aden au Yemen depuis Djibouti ou Erithree mais le Yemen semble trop dangereux aujourd'hui et l'Arabie Saoudite ne délivre pas de visa touriste. Je veux aller voir un ami qui vit au Qatar. J'envisage donc de prendre un avion pour l'Oman, et remonter jusqu'au Qatar en vélo. D'où plusieurs questions :
-le visa our l'Oman me sera délivré à mon arrivée à l'aéroport si je ne m'abuse? -peut-on obtenir un visa pour les Émirats à la frontière terrestre? -peut-on obtenir un visa de transit pour l'Arabie Saoudite (il y a 50 foutus km en Arabie entre les Emirats et le Qatar...)? Depuis les Emirats? Depuis un autre pays? -peut-on obtenir un visa pour le Qatar à la frontière terrestre en arrivant d'Arabie donc? Ou depuis les Émirats?
Ces pays réclament-ils un billet de sortie du territoire?
Sinon existe-t-il des bateaux depuis les Emirats jusqu'au Qatar?
Ou si vous avez d'autres idées, je suis preneur!
Merci de votre aide
Bientôt l'avion pour l'île de Sainte-Hélène
"A BORD DU RMS ST HELENA - Cinq jours aller, cinq jours retour: Sainte-Hélène, l'île où Napoléon vécut les dernières années de sa vie, est l'une des dernières destinations que l'on ne peut atteindre qu'après un long voyage en mer. Une traversée déjà teintée de nostalgie, car le bateau sera bientôt remplacé par un avion bien moins romantique.
Transportant marchandises et passagers, le RMS St Helena fait la navette toutes les trois semaines, pour quelques mois encore, entre le port sud-africain du Cap et Sainte-Hélène: 3.100 km tranquillement parcourus en cinq jours à 15 noeuds (28 km/h) de moyenne, 17 fois par an. Il pousse la plupart du temps jusqu'à Ascension, une autre île britannique de l'Atlantique Sud... " Lire la suite
Équipement premier voyage à vélo
Bonjour à tous , voilà je cherche un peu d'aide , et quelque conseil a des initier .
Je compte partir cette été le long de la Loire avec ma petite amie une semaine voir deux suivant comment sa se déroule . Je compte faire du camping et donc je dois transporter tentes , sac de couchage ....... Ma petite amie n'est pas très alaise en vélo ( elle en fait depuis peu ) je compte donc en mettre le maximum sur le mien
Je vous demande un petit coup de main au nivo du matériel . J'étais parti sur les remorques mais on m'a très vite redirigé vers les sacoches ( moins chère et plus pratique )
Ducoup je me suis renseigner un peu et j'ai repérer la sacoche : Vaud Karakorum pour l'arrière Et les Vaud Roadmaster front pour l'avant
J'ai lu les différents avis dessus et elles ont l'aire plus que correcte . Je voulais savoir si vous pensez que cela suffira en rangement , ou s'y c'est de trop ?
De plus j'ai un btwin riveside 500 avec la fourche avant suspendu ce qui complique l'installation du porte baguage avant Mais j'ai trouver le Zefal raider front qui pourrai faire l'affaire . Qu'en pensez vous ? Est ce que le système de fixation des sacoche est compatible ? Est que vous pensez que sa supportera le poids des sacoches ( sans les surcharger évidement ) ?
Je vous remercie , c'est mon premier voyage a vélo et je voudrais que sa se passe au mieux .
Je compte partir cette été le long de la Loire avec ma petite amie une semaine voir deux suivant comment sa se déroule . Je compte faire du camping et donc je dois transporter tentes , sac de couchage ....... Ma petite amie n'est pas très alaise en vélo ( elle en fait depuis peu ) je compte donc en mettre le maximum sur le mien
Je vous demande un petit coup de main au nivo du matériel . J'étais parti sur les remorques mais on m'a très vite redirigé vers les sacoches ( moins chère et plus pratique )
Ducoup je me suis renseigner un peu et j'ai repérer la sacoche : Vaud Karakorum pour l'arrière Et les Vaud Roadmaster front pour l'avant
J'ai lu les différents avis dessus et elles ont l'aire plus que correcte . Je voulais savoir si vous pensez que cela suffira en rangement , ou s'y c'est de trop ?
De plus j'ai un btwin riveside 500 avec la fourche avant suspendu ce qui complique l'installation du porte baguage avant Mais j'ai trouver le Zefal raider front qui pourrai faire l'affaire . Qu'en pensez vous ? Est ce que le système de fixation des sacoche est compatible ? Est que vous pensez que sa supportera le poids des sacoches ( sans les surcharger évidement ) ?
Je vous remercie , c'est mon premier voyage a vélo et je voudrais que sa se passe au mieux .
En direct du MSC Fantasia du 8 au 19 avril 2015 en Yacht Club
Gènes, le 8 avril 2015 / Météo : Soleil
Embarquement : Arrivée à 9h au port pour la voiture, le responsable du parking pour la voiture, il montre une liste avec les passagers qui ont reservé leur place avec leur numéro de cabine et plaque
Il va cherché un majordome qui vient prendre les valises, je remarque sur la liste qu’il est attendu 149 passagers
Il positionne des étiquettes pour les 2 autres valises que nous n’avons pas d’étiquettes, nous avons en tout 4 valises qu’il place dans un chariot « inscrit YC », nous passons devant tous les passagers normaux qui attendent déjà pour embarquer et nous montons avec un majordome que nous connaissons déjà au premier étage au salon du YC, il y a déjà 3 couples qui sont en attente
Le majordome nous place dans le salon d’a côté vu qu’il manque de la place, il viendra nous proposé quelques choses à boire, on prend une eau gazeuse et un jus d’orange, il vient prendre le billet d’embarquement et les passeports, nous irons vers l’hôtesse allemande qui nous prendra en photo et prend le numéro du passeport pour l’enregistrement
Vers 11h nous irons vers le passage des portiques, nous serons 45 personnes à monter ensemble, le majordome nous dira en rentrant sur le bateau l’endroit pour l’exercice de sauvetage pont D et pont F et nous montre les bars pour l’exercice
Arrivé à la conciergerie, le réceptionniste commencera les explications en allemand vu que le nombre pour cette langue est important, le majordome viendra nous dire que nous pouvons aller au Top Sail lounge en attendant la disponibilité de la cabine
Alexandre ira voir si la cabine est prête vers la réception, il me dira non que la cabine n’est pas prête, un moment Alexandre décide de monter voir si la cabine n’est vraiment pas prête, ce qui ne sera pas le cas, la cabine est prête, Alexande va cherché Marie pour monter à la cabine connaissant le chemin
On profite pour prendre des photos de la cabine, tous les documents (Daily et Tour magazine) sont en allemand (excepté la lettre de bienvenue), eh oui la suisse parle aussi le français
Nous irons à la One Pool pour manger notre premier repas, le majordome est sympa à la One pool, nous apporte à boire pour le repas Marie prend une tomate mozarella de bufflone et après un riz basmatti avec du poisson au curry, Marie a adoré Alexandre prend une salade de carotte, tomate, oignons rouges, et ensuite un filet de bœuf au champignon avec des pommes de terres au romarin
14h nous arrivons à la cabine mais pas encore de bagages, on profitera de faire une sieste dont on a besoin, vers 15h30 les valises arrivent, on profite pour vider les valises et avoir une cabine rangée « propre en ordre »
16h nous descendrons pour l’exercice de sauvetage pour éviter de descendre à pied car du pont 16 au pont 7 (cela fait beaucoup), arrivée à la réception pour demander une feuille du Daily en français, une française ralle très fort pour dire qu’elle a payé pour avoir accès aux boissons sur tout le bateau et pas seulement sur la partie YC, mais on sait très bien qu’il faut payé en plus pour avoir accès au boissons dans le reste du bateau (hors partie YC), son agence ne lui a pas expliqué correctement…
On descend et l’exercice est assez rapide, un couple nous reconnaît de VF, Jean-Charles me dit bonjour Alexandre, un couple à côté de nous…
Remontez à 17h30 pour prendre une douche finir de ranger la cabine
18h45 Apéro au Top Sail Lounge en commandant une Marguarita et une Pina Colada (mieux réussi qu’à midi) avec des suhis, du saumon fumé, une vichyssoise avec du piment vert
19h45 on se dirige au restaurant l’étoile, notre table a 2 au bord de la fenêtre est prête, le maitre d’hôtel nous installe, le serveur vient nous apporter la carte, il nous propose 3 sortes de vins, on prendra une bouteille d’eau gazeuse et un rosé italien, il nous apporte un choix de pain et du beurre frais et mousseux Nous commandons : Marie et Alexandre: - Sashimi avec thon, espadon, saumon et 3 sortes de suhis - Magret d’oie avec sauce rouge - Jarret d’agneau avec haricots verts et pommes de terre rissolées - Crumbule avec glace vanille Repas très bon
Le maître d’hôtel fera se qu’il peut pour nous satisfaire, il nous précise que le bateau est plein et qu’il n’est pas facile pour lui de satisfaire tous les passagers mais il fait tout se qu’il peut… en sortant on voit un magnifique chariot de fromage
On fera un passage dans la parfumerie pour voir les prix des parfums pour comparer avec le Dutty free
On ira prendre un café au top sail lounge et voir le buffet de dessert proposé, Alexandre prendra un choux au chocolat et Marie commandera un expresso pour nous deux.
On remarquera que le personnel parle beaucoup le français se qui est bien agréable.
22h15 retour à la cabine pour se repose, le cabinier n’a pas fini de préparer mais cela ne durera pas longtemps il y a le Daily poser sur le lit, en réalité 2 exemplaires de chaque nous avions demandé au chef des majordomes car un pour prendre en escale et Daily pour le futur classeur de souvenir Un chocolat chacun sur le lit Une assiette de fraise au chocolat et un panier de fruits frais
Nous avions demandé d’avoir les coussins spéciaux, deux shadows, les coussins sont là à notre retour
Nous avions demandé 2 bouteilles d’eau gazeuse et pas d’eau naturel, le majordome respectera cette demande et nous aurons deux bouteilles d’eau gazeuse dont une sera placée au frigo
Embarquement : Arrivée à 9h au port pour la voiture, le responsable du parking pour la voiture, il montre une liste avec les passagers qui ont reservé leur place avec leur numéro de cabine et plaque
Il va cherché un majordome qui vient prendre les valises, je remarque sur la liste qu’il est attendu 149 passagers
Il positionne des étiquettes pour les 2 autres valises que nous n’avons pas d’étiquettes, nous avons en tout 4 valises qu’il place dans un chariot « inscrit YC », nous passons devant tous les passagers normaux qui attendent déjà pour embarquer et nous montons avec un majordome que nous connaissons déjà au premier étage au salon du YC, il y a déjà 3 couples qui sont en attente
Le majordome nous place dans le salon d’a côté vu qu’il manque de la place, il viendra nous proposé quelques choses à boire, on prend une eau gazeuse et un jus d’orange, il vient prendre le billet d’embarquement et les passeports, nous irons vers l’hôtesse allemande qui nous prendra en photo et prend le numéro du passeport pour l’enregistrement
Vers 11h nous irons vers le passage des portiques, nous serons 45 personnes à monter ensemble, le majordome nous dira en rentrant sur le bateau l’endroit pour l’exercice de sauvetage pont D et pont F et nous montre les bars pour l’exercice
Arrivé à la conciergerie, le réceptionniste commencera les explications en allemand vu que le nombre pour cette langue est important, le majordome viendra nous dire que nous pouvons aller au Top Sail lounge en attendant la disponibilité de la cabine
Alexandre ira voir si la cabine est prête vers la réception, il me dira non que la cabine n’est pas prête, un moment Alexandre décide de monter voir si la cabine n’est vraiment pas prête, ce qui ne sera pas le cas, la cabine est prête, Alexande va cherché Marie pour monter à la cabine connaissant le chemin
On profite pour prendre des photos de la cabine, tous les documents (Daily et Tour magazine) sont en allemand (excepté la lettre de bienvenue), eh oui la suisse parle aussi le français
Nous irons à la One Pool pour manger notre premier repas, le majordome est sympa à la One pool, nous apporte à boire pour le repas Marie prend une tomate mozarella de bufflone et après un riz basmatti avec du poisson au curry, Marie a adoré Alexandre prend une salade de carotte, tomate, oignons rouges, et ensuite un filet de bœuf au champignon avec des pommes de terres au romarin
14h nous arrivons à la cabine mais pas encore de bagages, on profitera de faire une sieste dont on a besoin, vers 15h30 les valises arrivent, on profite pour vider les valises et avoir une cabine rangée « propre en ordre »
16h nous descendrons pour l’exercice de sauvetage pour éviter de descendre à pied car du pont 16 au pont 7 (cela fait beaucoup), arrivée à la réception pour demander une feuille du Daily en français, une française ralle très fort pour dire qu’elle a payé pour avoir accès aux boissons sur tout le bateau et pas seulement sur la partie YC, mais on sait très bien qu’il faut payé en plus pour avoir accès au boissons dans le reste du bateau (hors partie YC), son agence ne lui a pas expliqué correctement…
On descend et l’exercice est assez rapide, un couple nous reconnaît de VF, Jean-Charles me dit bonjour Alexandre, un couple à côté de nous…
Remontez à 17h30 pour prendre une douche finir de ranger la cabine
18h45 Apéro au Top Sail Lounge en commandant une Marguarita et une Pina Colada (mieux réussi qu’à midi) avec des suhis, du saumon fumé, une vichyssoise avec du piment vert
19h45 on se dirige au restaurant l’étoile, notre table a 2 au bord de la fenêtre est prête, le maitre d’hôtel nous installe, le serveur vient nous apporter la carte, il nous propose 3 sortes de vins, on prendra une bouteille d’eau gazeuse et un rosé italien, il nous apporte un choix de pain et du beurre frais et mousseux Nous commandons : Marie et Alexandre: - Sashimi avec thon, espadon, saumon et 3 sortes de suhis - Magret d’oie avec sauce rouge - Jarret d’agneau avec haricots verts et pommes de terre rissolées - Crumbule avec glace vanille Repas très bon
Le maître d’hôtel fera se qu’il peut pour nous satisfaire, il nous précise que le bateau est plein et qu’il n’est pas facile pour lui de satisfaire tous les passagers mais il fait tout se qu’il peut… en sortant on voit un magnifique chariot de fromage
On fera un passage dans la parfumerie pour voir les prix des parfums pour comparer avec le Dutty free
On ira prendre un café au top sail lounge et voir le buffet de dessert proposé, Alexandre prendra un choux au chocolat et Marie commandera un expresso pour nous deux.
On remarquera que le personnel parle beaucoup le français se qui est bien agréable.
22h15 retour à la cabine pour se repose, le cabinier n’a pas fini de préparer mais cela ne durera pas longtemps il y a le Daily poser sur le lit, en réalité 2 exemplaires de chaque nous avions demandé au chef des majordomes car un pour prendre en escale et Daily pour le futur classeur de souvenir Un chocolat chacun sur le lit Une assiette de fraise au chocolat et un panier de fruits frais
Nous avions demandé d’avoir les coussins spéciaux, deux shadows, les coussins sont là à notre retour
Nous avions demandé 2 bouteilles d’eau gazeuse et pas d’eau naturel, le majordome respectera cette demande et nous aurons deux bouteilles d’eau gazeuse dont une sera placée au frigo
De Singapour à Hong Kong avec Celebrity Millenium
Cette croisière a déja été fort bien commentée ici et je remercie ceux qui nous ont fait part de leur expérience sur ce forum et que j'ai lu avec énormément d'interêt et de profit.
Je dois dire que je souscrit largement à tout ce que mes prédécesseurs ont écrit ici.
J'ajoute mon petit grain de sel simplement pour faire partager quelques impressions.
Nous sommes partis le 1er février 2015 de Singapour (où nous sommes arrivés deux jours avant) pour se terminer à Hong Kong (où nous sommes restés trois jours de plus).
J'ai beaucoup apprecié le Celebrity Millennium et son luxe sobre et confortable.
- Les repas au restaurant étaient très raffinés et au buffet le choix était particulèrement varié et appétissant.
Cette nourriture délicieuse à profusion à très vite anihilé toutes les bonnes résolutions de modération imprudemment prises en début d'année.
- Les spectacles du bord m'ont bluffé.
Moi qui ne suis pas amateur de ces spectacles, je n'y suis allé que pour faire plaisir à mes compagnons de voyage.
Je ne l'ai pas regretté.
C'était à mon avis digne des plus grandes scènes, pour faire simple largement aussi bien, voire mieux "qu'à la télé". Tout était très "pro". Une très bonne communication avec le public, un orchestre excellent, des artistes de très grande qualité.
- Le français est très peu parlé à bord. Toutes les annonces sont en anglais, allemand et parfois espagnol.
Seuls quelques membres de l'équipage canadiens, caraibéens ou mauriciens ont très volontiers échangé en français avec nous.
Donc il faut parler (ou baragouiner dans notre cas) anglais et tenter de comprendre l'autre. Mais la courtoisie et l'obligeance du personnel ont pu sans difficulté rendre la vie du bord particulièrement agréable.
Le problème est plus ardu dans les relations avec les habitants des pays traversés. Pour la plus part d'entre eux la France n'évoque strictement rien sauf peut être dans les grandes villes riches, les produits de luxe vendus dans de somptueuses boutiques.
Seul l'anglais permet, mal, et pas toujours, de se débrouiller.
Mais dans ces endroits très surs l'aventure est sans risques.
Un petit exemple: dans plusieurs restaurants nous n'avons pas été compris en demandant a boire "water, mineral water, soda water etc... " on a même obtenu une carafe d'eau bouillante. C'était amusant et nous a permis en plus d'apprecier de succulents thés.
- Les excursions du bord Comme tous les suppléments (pack boissons etc..) les excursions sont très chères, et même exagérément chères.
Tout a été dit sur ce forum sur l'éloignement du bateau des lieux d'excursion.
C'est vraiment très pénalisant d'être amarré dans un port industriel à plus de deux heures de route des endroits à visiter, avec souvent un trafic très dense et avec un parcours loin d'être touristique.
Les informations données à bord sont parfois plutôt peu fiables.
Par exemple il nous a été dit officiellement qu'au terminal croisière à Honk Kong il y avait très peu de taxis et donc un risque de 90 mn d'attente. Le conseil était de prendre la navette prévue à 50 Euros par personne.
Or restant plusieurs jours à HK nous ne sommes pas inquiétés de ça et nous avons pu constater qu'il y avait de tres nombreux taxis.
Par la suite nous sommes allés de notre hôtel (centre ville) à l'aéroport, en taxi à 4 pour moins de 40 euros .....
- Climatisation :
Pour des raisons liées je pense (sans en être sur) aux risques sanitaires (gastro ou autres), il régnait parfois à bord un froid polaire. Si bien qu'il fallait impérativement que les petites natures méditerranéennes que nous sommes soient très chaudement vétues dans certains salons ou restaurants. (Je me souvient du salon panoramique à l'avant ou les serviettes de la piscine servaient de "couvertures survie" à ceux qui voulaient voir la Baie d'Halong sans aller chercher leur vêtements chauds dans la cabine.... Tant pis pour eux la Baie d'Halong se déguste sur le pont ....).
- Infirmerie : Un de nos compagnions de voyage a dû recourir à l'infirmerie du bord, pour une bronchite assez dure.
Il a été remarquablement soigné mais il en a eu pour près de 1000 Euros.
Je pense que nos mutuelles ne rembourseront rien, mais il va faire les démarches et me tiendra au courant.
Je n'ai pas dit l'essentiel : nous avons adoré cette croisière et ce premier contact avec l'extrème orient m'a donné une très grande envie d'y retourner.
Dans un prochain message je detaillerai sommairement quelques escales.
Je dois dire que je souscrit largement à tout ce que mes prédécesseurs ont écrit ici.
J'ajoute mon petit grain de sel simplement pour faire partager quelques impressions.
Nous sommes partis le 1er février 2015 de Singapour (où nous sommes arrivés deux jours avant) pour se terminer à Hong Kong (où nous sommes restés trois jours de plus).
J'ai beaucoup apprecié le Celebrity Millennium et son luxe sobre et confortable.
- Les repas au restaurant étaient très raffinés et au buffet le choix était particulèrement varié et appétissant.
Cette nourriture délicieuse à profusion à très vite anihilé toutes les bonnes résolutions de modération imprudemment prises en début d'année.
- Les spectacles du bord m'ont bluffé.
Moi qui ne suis pas amateur de ces spectacles, je n'y suis allé que pour faire plaisir à mes compagnons de voyage.
Je ne l'ai pas regretté.
C'était à mon avis digne des plus grandes scènes, pour faire simple largement aussi bien, voire mieux "qu'à la télé". Tout était très "pro". Une très bonne communication avec le public, un orchestre excellent, des artistes de très grande qualité.
- Le français est très peu parlé à bord. Toutes les annonces sont en anglais, allemand et parfois espagnol.
Seuls quelques membres de l'équipage canadiens, caraibéens ou mauriciens ont très volontiers échangé en français avec nous.
Donc il faut parler (ou baragouiner dans notre cas) anglais et tenter de comprendre l'autre. Mais la courtoisie et l'obligeance du personnel ont pu sans difficulté rendre la vie du bord particulièrement agréable.
Le problème est plus ardu dans les relations avec les habitants des pays traversés. Pour la plus part d'entre eux la France n'évoque strictement rien sauf peut être dans les grandes villes riches, les produits de luxe vendus dans de somptueuses boutiques.
Seul l'anglais permet, mal, et pas toujours, de se débrouiller.
Mais dans ces endroits très surs l'aventure est sans risques.
Un petit exemple: dans plusieurs restaurants nous n'avons pas été compris en demandant a boire "water, mineral water, soda water etc... " on a même obtenu une carafe d'eau bouillante. C'était amusant et nous a permis en plus d'apprecier de succulents thés.
- Les excursions du bord Comme tous les suppléments (pack boissons etc..) les excursions sont très chères, et même exagérément chères.
Tout a été dit sur ce forum sur l'éloignement du bateau des lieux d'excursion.
C'est vraiment très pénalisant d'être amarré dans un port industriel à plus de deux heures de route des endroits à visiter, avec souvent un trafic très dense et avec un parcours loin d'être touristique.
Les informations données à bord sont parfois plutôt peu fiables.
Par exemple il nous a été dit officiellement qu'au terminal croisière à Honk Kong il y avait très peu de taxis et donc un risque de 90 mn d'attente. Le conseil était de prendre la navette prévue à 50 Euros par personne.
Or restant plusieurs jours à HK nous ne sommes pas inquiétés de ça et nous avons pu constater qu'il y avait de tres nombreux taxis.
Par la suite nous sommes allés de notre hôtel (centre ville) à l'aéroport, en taxi à 4 pour moins de 40 euros .....
- Climatisation :
Pour des raisons liées je pense (sans en être sur) aux risques sanitaires (gastro ou autres), il régnait parfois à bord un froid polaire. Si bien qu'il fallait impérativement que les petites natures méditerranéennes que nous sommes soient très chaudement vétues dans certains salons ou restaurants. (Je me souvient du salon panoramique à l'avant ou les serviettes de la piscine servaient de "couvertures survie" à ceux qui voulaient voir la Baie d'Halong sans aller chercher leur vêtements chauds dans la cabine.... Tant pis pour eux la Baie d'Halong se déguste sur le pont ....).
- Infirmerie : Un de nos compagnions de voyage a dû recourir à l'infirmerie du bord, pour une bronchite assez dure.
Il a été remarquablement soigné mais il en a eu pour près de 1000 Euros.
Je pense que nos mutuelles ne rembourseront rien, mais il va faire les démarches et me tiendra au courant.
Je n'ai pas dit l'essentiel : nous avons adoré cette croisière et ce premier contact avec l'extrème orient m'a donné une très grande envie d'y retourner.
Dans un prochain message je detaillerai sommairement quelques escales.
Chauffeur francophone au Sri Lanka
Bonsoir à tous, nous partons au mois de mai pour 15 jours au Sri Lanka et nous recherchons un chauffeur francophone car nous parlons très peu l'anglais. Nous sommes 2 adultes et notre enfant qui aura 3 ans.
Si vous avez des pistes on veut bien les prendre car j'ai envoye pas mal de mail et ceux qu'on m'avait recommandé sont tous pris. Et si vous pouvez me dire aussi quand un chauffeur/guide prend 40 ou 50 euros par jour c'est tout compris dedans (essence, voiture, assurance, ses repas et son logement) ?
Et est ce qu'il faut lui envoyer un accompte ou la totalité de son paiement ou on paye par jour là bas ?
Un grand merci pour votre aide on en as besoin car c est bientot
Danielle
Retour d'Éthiopie, décembre 2014
Bonjour,
Après le Yémen en 2008, l'erytree en 2011 je voulais visiter l 'éthiopie du nord et djibouti pour ses paysages hors norme et boucler cette région mythique.
Merci aux rares voyageurs indépendants donnant des informations sur les forums de voyage car 95% des voyageurs sont en voyage organisé ou 4*4 privé dans ce pays.
Mon post s'adresse essentiellement aux voyageurs indépendants. Ceci est mon avis et chacun est libre d'avoir son avis sur un pays visité.
VISA / obtenu en 24 heures à Paris pour 17 euros mais vous pouvez l'avoir à l'aéroport. Une fois à l'aéroport Connaître un nom d'hôtel à Addis( même si on n'y dort pas ) car les officiers de l'immigration questionnent à ce sujet avant de tamponner car hésitation à l'accorder si l'on n'en fournit pas les coordonnées. Perso j'ai dormi à l'aéroport, il y'à de bon sièges pour dormir ou se reposer. Par contre en décembre 2014 leterminal internationnal était fermé. Vol France ETHIOPIE / turkish airlines et qatar airlines ont des tarifs autour de 600 € A/R. Ethiopian est plus cher avec pour compensation des reductions sur lesvols locaux.
La nourriture:l'Injera la galette plat national est toujours la et pas chère, parfois délicieuse / parfait pour les végétariens mais selon les endroits plus ou moins rempli en légume. Sinon cuisine italienne disponible dans les lieux touristiques ou burger les meilleurs du monde selon moi!!
ELECTRICITE C’est du 220V, avec les mêmes prises qu’en France, donc pas besoin d’adaptateur.
La météo dans le nord / beaucoup de soleil en hiver mais attention aux fortes amplitudes de variation on passe de 4000m à-120m(dépression du Danakil) et de +40 degrés à 6 à 7 degrés certaines nuits => gros rhume attrapé dans le danakil. Sur les plateaux, 23 l après midi 7-8 degres après 18 heures. Prenez avec vous affaires d'hiver et d'été.
Transport : les minibus sont plus rapides que les bus et l'ambiance est plus conviviale et se remplissent plus vite. On n'a jamais essayé de me demander plus que les locauxdonc assez honnête. Attention, les bus sont interdits de rouler la nuit pour raison de sécurité donc départ à 6 heures du matin. si vous me manquez le bus du matin vous risquez de perdre la journée. Les grands bus peuvent rendre le trajet interminable avec cette musique insuportable qui tourne en boucle et mettentun temps fou à se remplir. Ce n'est pas comme en asie, pas de nourriture disponible dans les stations de bus!! Concernant l'avion, ethiopian airlines a le monopole donc les prix sont assez élevés et peuvent faire vite glonfer le budget. Sachez que si retard il y'a aucune compensation seul une bouteille d'eau.
Les routes : les principales sont en bon état en 2014 construites souvent par les chinois mais comme le nord est ultra montagneux ca avance pas vite 20 30 km par heure. Beaucoup d'accidents de camion et de jeep toute neuve : ils ne savent pas conduire! La beauté des paysages fait passer le temps. Par contre, la route de dire dawa a la frontière djiboutienne est défoncé sans bitume incompréhensible sachant que cette route est vitale pour le pays. La population marche dessus à toute heure ainsi que les troupeaux de toutes sortes (vaches, moutons, dromadaires etc) donc la route appartient à tout le monde. Combien de fois j'ai vu des Ethiopiens traversé sans regarder si un véhicule arrivait!
Les églises : les églises et monastères virent beaucoup au business scandaleux j'y reviendrais sur la section lalibela.
Sécurité : ce pays a été classé récemment 15 pays le plus sur au monde. Je confirmes il n'y a pas de problème au Nord du pays en tout cas. Seul les zones frontalières à la Somalie sont fortement déconseillés. Attention cependant au vol classique de portefeuille avec la classique bousculade.
Les rare touristes sont essentiellement français, allemand et américains. D'ailleurs, les éthiopiens préfèrent les allemands qui dépensent beaucoup sans râler ou négocier....
Après le Yémen en 2008, l'erytree en 2011 je voulais visiter l 'éthiopie du nord et djibouti pour ses paysages hors norme et boucler cette région mythique.
Merci aux rares voyageurs indépendants donnant des informations sur les forums de voyage car 95% des voyageurs sont en voyage organisé ou 4*4 privé dans ce pays.
Mon post s'adresse essentiellement aux voyageurs indépendants. Ceci est mon avis et chacun est libre d'avoir son avis sur un pays visité.
VISA / obtenu en 24 heures à Paris pour 17 euros mais vous pouvez l'avoir à l'aéroport. Une fois à l'aéroport Connaître un nom d'hôtel à Addis( même si on n'y dort pas ) car les officiers de l'immigration questionnent à ce sujet avant de tamponner car hésitation à l'accorder si l'on n'en fournit pas les coordonnées. Perso j'ai dormi à l'aéroport, il y'à de bon sièges pour dormir ou se reposer. Par contre en décembre 2014 leterminal internationnal était fermé. Vol France ETHIOPIE / turkish airlines et qatar airlines ont des tarifs autour de 600 € A/R. Ethiopian est plus cher avec pour compensation des reductions sur lesvols locaux.
La nourriture:l'Injera la galette plat national est toujours la et pas chère, parfois délicieuse / parfait pour les végétariens mais selon les endroits plus ou moins rempli en légume. Sinon cuisine italienne disponible dans les lieux touristiques ou burger les meilleurs du monde selon moi!!
ELECTRICITE C’est du 220V, avec les mêmes prises qu’en France, donc pas besoin d’adaptateur.
La météo dans le nord / beaucoup de soleil en hiver mais attention aux fortes amplitudes de variation on passe de 4000m à-120m(dépression du Danakil) et de +40 degrés à 6 à 7 degrés certaines nuits => gros rhume attrapé dans le danakil. Sur les plateaux, 23 l après midi 7-8 degres après 18 heures. Prenez avec vous affaires d'hiver et d'été.
Transport : les minibus sont plus rapides que les bus et l'ambiance est plus conviviale et se remplissent plus vite. On n'a jamais essayé de me demander plus que les locauxdonc assez honnête. Attention, les bus sont interdits de rouler la nuit pour raison de sécurité donc départ à 6 heures du matin. si vous me manquez le bus du matin vous risquez de perdre la journée. Les grands bus peuvent rendre le trajet interminable avec cette musique insuportable qui tourne en boucle et mettentun temps fou à se remplir. Ce n'est pas comme en asie, pas de nourriture disponible dans les stations de bus!! Concernant l'avion, ethiopian airlines a le monopole donc les prix sont assez élevés et peuvent faire vite glonfer le budget. Sachez que si retard il y'a aucune compensation seul une bouteille d'eau.
Les routes : les principales sont en bon état en 2014 construites souvent par les chinois mais comme le nord est ultra montagneux ca avance pas vite 20 30 km par heure. Beaucoup d'accidents de camion et de jeep toute neuve : ils ne savent pas conduire! La beauté des paysages fait passer le temps. Par contre, la route de dire dawa a la frontière djiboutienne est défoncé sans bitume incompréhensible sachant que cette route est vitale pour le pays. La population marche dessus à toute heure ainsi que les troupeaux de toutes sortes (vaches, moutons, dromadaires etc) donc la route appartient à tout le monde. Combien de fois j'ai vu des Ethiopiens traversé sans regarder si un véhicule arrivait!
Les églises : les églises et monastères virent beaucoup au business scandaleux j'y reviendrais sur la section lalibela.
Sécurité : ce pays a été classé récemment 15 pays le plus sur au monde. Je confirmes il n'y a pas de problème au Nord du pays en tout cas. Seul les zones frontalières à la Somalie sont fortement déconseillés. Attention cependant au vol classique de portefeuille avec la classique bousculade.
Les rare touristes sont essentiellement français, allemand et américains. D'ailleurs, les éthiopiens préfèrent les allemands qui dépensent beaucoup sans râler ou négocier....
Loueurs de motos à St Domingue
Bonjour,
J'arrive à St Domingue le 1 er novembre pour un gros mois et j'aimerais louer une moto pour la durée de mon séjour. Je pense qu'une 125 cm3 me suffira ! Connaissez vous des loueurs sérieux sur St Domingue ? Et une idée des tarifs pratiqués ?
Merci
J'arrive à St Domingue le 1 er novembre pour un gros mois et j'aimerais louer une moto pour la durée de mon séjour. Je pense qu'une 125 cm3 me suffira ! Connaissez vous des loueurs sérieux sur St Domingue ? Et une idée des tarifs pratiqués ?
Merci
Loi sévère à l'île Maurice, spray au poivre et avocats
INFORMATION :
Je suis un touriste français . J 'ai été arrêté le 8 septembre à Maurice , pour port d 'arme interdite ( un spray au poivre ) , jugé et condamné d 'après la loi mauricienne , puis expulsé , et interdit de séjour à Maurice à vie . En plus , je me suis fait escroquer 200 000 roupies par un « ami » mauricien . ( voir photo jointe ) Voici l 'histoire , que je raconterai dans un livre :
EXTRAITS de mon livre « le diable au Paradis , à Maurice » à paraître sur internet , à partir d 'Octobre/Novembre 2014, en lecture directe et e-book , distribué en version papier dans toutes les bonnes librairies , et sur Amazon . écrit en français , traduit en anglais , et peut -être chinois , allemand , espagnol , italien , créole mauricien et réunionnais , indi , arabe , afrikaner. Tous droits réservés .
<< …
L'aéroport
Je suis au commissariat de l 'aéroport Sir Ramgoolam , il est 16 H , on est le lundi 8 septembre 2014 Je suis parti à 4 h pour prendre l 'avion , de Madagascar , pour aller à La Réunion , via l 'Ile Maurice . ll y a donc exactement 12 h que j 'ai quitté mon hôtel à Tana et que je n 'ai pas mangé , à part une poignée de cacahuètes en vol . Je suis fatigué , en hypoglycémie et stressé . L 'avion a atterri à 10 h et depuis ce ne sont que formalités : Contrôle des passeports , questionnaire concernant la fièvre ébola , puis les douanes …
La douane
Au contrôle douanier , je pensais n ' avoir rien à déclarer , sauf déclarer que j 'étais satisfait d 'arriver à Maurice , et d'aller me reposer un après midi à la plage , avant de repartir le lendemain travailler dur à la Réunion ; Erreur , il y avait dans ma valise de soute , un spray au poivre, qui m 'était indispensable pour aller assurer une mission humanitaire en brousse , à Madagascar , où il est dangereux de s' aventurer , car même si on se méfie , cela ne suffit pas , une agression , est très possible . Je suis thérapeute , je soigne bénévolement des malades, pour le plaisir de rendre service , mais cela ne dispense pas d'être victime d 'un vol , et ne pas avoir de spray est donc là - bas , une infraction passible d'une lourde peine , voire de la peine de mort, car un vol se fait avec violences , et cela peut mal finir ... Il vaut mieux donc être prudent ... Mais , arrivant à Maurice , les douaniers fouillent méthodiquement ma valise de soute , et trouvent un spray au poivre , d 'autodéfense . Je ne savais pas que cela était interdit , vu qu 'en France la plupart des femmes en ont un dans leur sac à main , et toutes les cuisinières ont du poivre dans leur cuisine ... ! De plus, je n 'y pensais plus du tout , et bien qu 'il y ait à l 'aéroport des affiches précisant les objets interdits , on insiste surtout sur les objets en cabine . Si j 'y avais pensé , je ne savais pas de toutes façons que c 'était prohibé à Maurice , ni punissable lourdement , et le fait de n 'y passer que 24 h aurait pu me sembler une circonstance atténuante . Je me suis fait confisquer une fois un couteau avant l 'embarquement dans un avion à la Réunion , événement plus grave , mais c'était par pur oubli dans mon sac à dos, dans une poche latérale , après un pique - nique , et parce que j'avais mal vérifié avant le départ . En passant à la douane à Maurice , il y avait aussi dans ma valise un gros couteau , mais cela , les douaniers me l 'ont confirmé , c'est autorisé , de même que le port d 'un sabre à canne , même hors d 'un champ . Or , il y a beaucoup plus de crimes à coup de sabre que par spray au poivre . Evidemment , c'est peut être parce que les sprays au poivre sont interdits , mais à la Réunion , l 'alcool et le tabac tuent également plus que les sabres et le poivre réunis . Cela doit être pour lutter contre cet autre fléau, l 'alcoolisme , que la douane a également saisi une bouteille de whisky dans ma valise , ou peut - être pour fêter mon arrivée . On a promis de me rendre cette bouteille à mon départ , on verra ... mais vide ou pleine ? En tout cas je n 'ai eu aucun reçu , et je ne sais pas où m 'adresser le jour de mon départ . De plus avec les bagages à enregistrer côté départ , cela risque d 'être compliqué ... Bref , je pensais qu 'on allait me confisquer simplement le spray au poivre , comme le whisky ... ( dont je reconnais avoir transporté 2 bouteilles , plutôt pour les offrir que pour les boire moi - même ...) , mais le douanier me dit que je suis dans de beaux draps , il le répète 2 ou 3 fois , en semblant chercher une solution , écrite sur mon front , ou entre mes sourcils ... Je reste sans parole , surpris par la tournure des événements . Puis , il me dit que le seul droit que j 'ai , c'est de garder le silence , et me dit de le suivre dans un bureau . Tout un bataillon de douaniers virevolte autour de moi . J 'appelle le taxi qui m 'attend pour lui dire que j 'aurai 1/2 h de retard environ . Mais du bureau , on me conduit dehors . et je réalise que j 'aurai du attendre mon avion pour La Réunion dans la zone internationale , en transit , plutôt que de vouloir aller au soleil …
le commissariat :
Mais c'est trop tard , je suis pris dans l 'engrenage , la police me fait charger ma valise dans le plateau du pick-up . A la place de soleil , c'est à l 'ombre que je vais me retrouver ... Je me demande si je fais un cauchemar , et je réalise que je suis acteur dans un film d 'Hollywood , " les experts à Miami " ou une série de ce genre ... Mais je ne vois ni caméraman , ni Stallone ... On m 'emmène au commissariat : toute une procédure longue et complète se déroule . C'est normal , c'est la loi ... : rapport détaillé des circonstances , prise d 'empreintes en 4 exemplaires ( 2 fois, mais que les mains , pas les pieds ) , photographies de la bombe ( euh , je préfère dire , du spray .. ) au poivre sous tous les angles , et envoi sous scellés de l'arme du crime , au laboratoire central, pour expertise ... Le temps est passé , plus ou moins vite ... Je demande à aller aux toilettes , malgré la difficulté de l 'opération avec les mains pleines d 'encre ... Puis je demande à manger , un policier accepte d'aller me chercher un briani , avec les 200 roupies , qu' heureusement j'ai encore conservées depuis mon dernier séjour . On me rend la monnaie , et je me nourris avec satisfaction . J 'en profite pour prendre un cachet d ' Attacand , ( un nom mal choisi pour la circonstance ), c'est un médicament contre l 'hypertension , dont je souffre . Par chance j 'en ai avec moi , ce n 'est pas le moment de faire un infarctus.. Après avoir bataillé sur mes téléphones personnels pour obtenir les coordonnées de l 'ambassade de France à Maurice , après avoir appelé à La Réunion , après avoir eu 3 fois le serveur vocal du consulat à Maurice , je finis par avoir en ligne le service des passeports , où une gentille dame a accepté de prévenir le consul . Moi je n 'ai plus de crédit téléphonique , heureusement , il me rappelle enfin . J 'ai par bonheur encore un peu de batterie . Il est en poste depuis peu , et tout ce qu 'il peut faire c'est de me fournir par mail une liste d'avocats de Port - Louis . je n 'ai pas de bonne connexion internet , et je ne peux pas ouvrir la pièce jointe . Je déprime , et je me lance dans une analyse complexe et fastidieuse de la manière dont sont agencés les carreaux sur le sol du commissariat : largeur des joints , inclinaison relative d'un carreau par rapport à l 'autre , probabilité des découpes le long des murs , etc …
Jean- Paul l 'escroc:
A 18 h , Jean - Paul arrive . Ce n 'est pas le pape Saint Jean - Paul 2 , paix à son âme , mais c'est mon Sauveur ! ... Grâce à lui , je peux sortir du commissariat : il s 'est porté responsable de moi , et a déclaré être d 'accord pour me loger chez lui , , allée Brillant à Vacoas , en attendant que je comparaisse devant un juge le lendemain . Il met en jeu une caution pour cela . Je lui suis très reconnaissant . Il a confiance en moi car je le connais depuis 3 ans . Je lui loue régulièrement des voitures , chaque fois que je viens à Maurice .* ( J 'ai compris son système , sans lui en faire part : il les loue 900 rps avec des amis à lui , et me les reloue à 1200 rps ... ce n 'est pas grave , je sais que la vie est dure , j 'accepte de lui procurer ce petit bénéfice , c'est le prix de l 'amitié ... ) Une fois , j 'ai roulé trop vite avec une SWIFT qu 'il m 'avait louée , sur un gendarme couché ( pas un vrai , un ralentisseur en béton.. ! ), et j'ai abimé le carter inférieur . Je n 'avais pas signé de contrat , pas laissé de caution . j 'aurais pu lui dire de se débrouiller , mais j 'ai tenu à payer toutes les réparations . En gros , il a fallu changer le moteur ... Il faut prendre ses responsabilités , il y a un code de l'honneur , il faut avoir le respect des autres . C'est pour cela que Jean - Paul me fait confiance , et aujourd'hui , un bienfait en vaut un autre , ma bonne conduite a payé ( pas la conduite de la voiture SWIFT , je parle de l 'honnêteté de ma conduite envers Jean - Paul ) . D'ailleurs , moi aussi je lui fais confiance , il est sympathique , prêt à rendre service , et j 'ai eu envie moi aussi de l 'aider : j'ai commandé pour lui sur internet 10 GPS , que j 'ai eu à 2400 rps pièces , avec la carte de Maurice intégrée . Il pourra les revendre plus cher à ses amis loueurs de voiture , qui eux même pourront les louer aux touristes , en même temps que les autos . Il les a reçus par la poste directement du web , mais m 'informe qu'il a vu qu 'on en trouve à Galaxy à moins cher . Il me dit qu 'il ne pourra les vendre qu 'à 2000 rps ... Tant pis , je serai perdant , mais bon , j 'ai mal calculé ... tant pis ... A ce jour , je n'ai rien touché là dessus de toutes façons, car pour remercier JP , je lui fais cadeau de l 'argent de la vente de ces GPS , dans les 20000 ou 30000 rps pour le remercier de m 'aider au commissariat . Par ailleurs , nous avons des projets , et je pense que nous pourrons monter des affaires ensemble dans le futur , par exemple, immobilières . J ai aussi l 'intention d 'acquérir le statut de résident , en achetant une de ces magnifiques villas, chères mais luxueuses , que proposent diverses agences . Jean - Paul me dit que son cousin (Mr Ramsee ) est un ancien chef de la police à Vacoas , et que tout va s 'arranger . D'ailleurs , il m'a conseillé de ne pas prendre d 'avocat , "ce sont tous des voleurs , ils vont te plumer , ils vont te prendre 25000 rps pour commencer , et ils vont faire trainer le procès en longueur , pour te prendre le plus possible !" , m 'a t il dit , " ils vont s 'arranger avec le juge , et partager ensuite ! " " C'est comme ça à Maurice " , " ne t 'inquiète pas , tant qu 'à payer un peu , autant bien employer ton argent , je vais payer les cautions , les amendes , tout ce qu’il faut, et ça ira plus vite , sinon tu es là pour 3 mois ! " ... En fait , il m’a dit par la suite qu’il voulait aussi corrompre les policiers , , le procureur , le juge … Pour le moment , je pense : « Béni soit le ciel de m'avoir envoyé un conseillé aussi avisé ! » Je suis un peu superstitieux , et je crois déceler parfois des signes , parfois ironiques , comme le nom de l 'aéroport " Plaisance " , ou plutôt rassurants , comme là : j'ai appris au commissariat que celui que je connaissais sous le nom de Jean-Paul Pierrette, s 'appelle en fait LAVAL Jean Paul Pierrette . Je pense alors au père LAVAL , pour la mémoire duquel une cérémonie a lieu ces jours ci d 'ailleurs ... Sans Laval Jean - Paul PIERRETTE , en effet , j 'étais dans de beaux draps , comme l'avait dit le douanier ... Il prend les choses en main : il distribue l 'argent que je lui ai donné avec efficacité et parcimonie :: je crois qu ‘il paye beaucoup de caution et d’amendes , e, mais par la suite , il fait semblant de m ‘avouer qu’il a donné 10000 rps , au chef de la police de l 'aéroport , pour qu 'il accepte de me laisser partir chez lui à Vacoas au lieu d'aller en prison , et par exemple aussi 10000 rps à ceux qui m ' ont accompagné au tribunal le lendemain , pour ne pas me menotter et me matraquer . Nous partons dans sa voiture : nous nous arrêtons aux distributeur de billets de Curepipe .Il faut absolument de l'argent pour le lendemain, car le lendemain , il va falloir payer une grosse caution, et une amende . J'ai 2 cartes bancaires : je retire 40000 rps avec l 'une , et 20000 rps avec l 'autre , avant qu 'elle soit avalée par la machine ... Le sort s 'acharne contre moi ... Je téléphone à un ami pour qu 'il m 'envoie de l'argent 77000 rps ( 2000 eu ) par western-union , au nom de jean paul PIERRETTE , car je ne peux pas les retirer moi-même , vu que mon passeport a été confisqué au commissariat de l 'aéroport , ainsi que mes billets d 'avion . On craint que je m 'échappe , et je ne me sens pas de partir à la nage ... en fait , c'est plutôt que je ne veux pas mouiller ma valise ... Bref , je confie l 'argent à Jean Paul , car il en aura besoin le lendemain pour payer ma caution , pour que je sois libre et ne rentre pas en prison . Il me dit que ce ne doit pas être moi qui paie , mais une personne extérieure , et que personne ne doit savoir que je lui ai donné cet argent . Nous arrivons à Vacoas , où il me prête une petite voiture , et me dit de me rendre à Alpha Villa , à Flic en Flac , pour y passer la nuit .
Le tribunal de Mahebourg :
Jean Paul vient me chercher . Il m 'accompagne au poste de police , et les policiers doivent me conduire au tribunal de Mahébourg , où je dois être présenté au juge Jean - Paul m 'informe qu 'il a pu retirer l 'argent chez Western Union . Je suis soulagé ... J 'avais peur de ne pas avoir assez pour tout payer ici En effet , JP , a sacrifié une journée de son travail , à " transferts Coquille Bonheur " , il a fait croire à son patron qu'il était malade , pour pouvoir se consacrer à moi aujourd'hui . Il fait tout ce qu 'il peut pour moi : il discute à présent avec un petit homme à lunettes , très bien habillé , avec une belle cravate marron , peut -être en cuir . Il me glisse : " C'est le procureur , j 'ai pu m 'arranger avec lui , ( j’ai appris par la suite qu’il lui a soit disant donné 30 000 rps , que l e procureur , en fait sans doute un huissier a dit : " quoi , c'est tout ! , et qu’ lui ai dit qu’il n 'avait pas plus ). Mais , c'est bon , il va accélérer ton passage devant le juge , tu iras dans une chambre ( un bureau ) au lieu de passer devant tout le monde , et au lieu d 'attendre 3 mois, ce sera réglé cette semaine , et tu pourras partir en principe samedi Ca dépend , on va faire pour le maximum , déjà , on va dire au labo de se dépêcher pour l 'analyse . " Je patiente avec les policiers dans une petite pièce . A côté de moi , il y a un ivoirien , qui s 'est fait attraper en possession d 'un faux passeport . Il est ivoirien , et moi non plus , je n 'y vois rien , que du feu . Normal , me direz vous , mais je ne savais pas encore que Jean Paul était le diable, à ce moment là ... L 'ivoirien , lui est menotté , il a dormi au poste . Il n 'a pas eu la chance de connaître JP ... ni de pouvoir se faire envoyer de l 'argent . Enfin , on m'appelle pour me présenter au juge . C'est une femme . JP m 'explique : je dois lever la main pour demander la parole , dire " Votre Honneur , je plaide coupable , et je demande des excuses aux autorités mauriciennes , pour ce que j 'ai fait . "Sois bref , ne parle pas trop " , m 'a il dit , et on a répété la phrase magique , qui était peut être en fait une incantation cabalistique . La juge , est en fait très professionnelle , et compatissante . elle me dit que c'est la loi , et qu 'on doit la respecter , et que cela arrive malheureusement souvent qu 'il y ait des touristes dans mon cas . Elle fixe ma caution à 8000 rps , et une reconnaissance à 50 000 rps , qui je crois comprendre est en rapport avec l 'état mauricien , et peut être supprimée , si tout va bien , et que je ne fais plus de bêtises ... Elle fixe la date de la prochaine audience au 12 novembre ... Je pense , pourvu qu 'on puisse faire avancer la date !
Je dois être logé chez JP , et je dois aussi pointer, et aller signer un registre , tous les jours au poste de police de Vacoas . Nous sortons , JP me dit : " tu t 'en sors bien ! tu as vu ? elle qui est si méchante d 'habitude , elle ne t 'a mis que 8000 rps ! et s'est presque excusée de te juger ! c'est incroyable , comme l 'argent peut changer les gens ! " "Courage ! il faut continuer , ça va s 'arranger ! , je m 'en occupe " C'est un excellent avocat , même si il n 'en a pas le diplôme , il sait réconforter , et au moins les choses avancent vite avec lui , pas comme avec les vrais avocats , qui ne pensent qu 'à leur compte en banque ! Lui , il utilise le système , " puisque ça marche comme ça , " dit il , " il faut en profiter ! " Et moi , tout ce que je veux , au point où j 'en suis , c 'est rentrer chez moi , rejoindre ma famille, qui se ronge les sangs , reprendre mon travail , car mon cabinet est complètement désorganisé . Quitte à payer un peu , il faut absolument limiter les dégâts . Chaque jour qui passe me fait perdre de l 'argent à La Réunion , par le manque à gagner , et parce que je ne m 'occupe plus de mes affaires . Tout prend du retard , c'est la galère . Ca commence à chiffrer . C'est la peine de mort civile que je risque à la Réunion à mon retour , si ça se prolonge trop : je ne pourrai plus payer mes traites bancaires , on va saisir ma maison , je vais perdre mon travail aussi : c'est la peine de mort civile ... et si je fais une dépression nerveuse , cela peut aller jusqu' au suicide : la vraie peine de mort …
Je dis à JP , la maison est en train brûler , mais il faut sauver les meubles ! car si les meubles brûlent , je vais brûler avec ! La chaleur n 'a pas l 'air de le gêner ... Moi, je me gave de GAVISCON , tant l 'estomac me brûle en permanence . Il faut dire qu 'effectivement je suis très con d 'en être arrivé là ... Et avec tout ça, je n 'ai pas une seconde pour aller me faire bronzer sur les plages . Tant mieux , il fait déjà assez chaud comme ça ... Bref , je suis conscient de tout ça , et que le pire peut encore arriver ... Je suis donc les instructions de JP à la lettre , à commencer par prévoir de quoi payer l'amende ( fee ) que je vais devoir régler jeudi ou vendredi quand je vais passer au Court , la magistrature de Mahébourg . Avec les 77000 rps , JP a pu payer la reconnaissance de 50 000 rps , et j 'ai récupéré 27 000 rps , car j'en avais besoin pour vivre , payer ma location d 'appartement , et de quoi manger ... Après ça , il ne me retste plus rien ... Alors je téléphone à ma banque et je demande de débloquer 2500 eu ( 97 000 rps ) pour que ma secrétaire , Bélinda , les envoie à JP par Western Union . Et effectivement , c'est un vrai Western ... ( certaines filles à Madagascar , appellent ça Sperm Union ... car elles dépouillent les gogos qui tombent amoureux d 'elles , mais ça c'est une autre histoire ... ) Jean - Paul , lui , est le cow-boy qui arrive à pic pour sauver la diligence , le justicier au grand coeur ... Il récupère l 'argent de Western grâce au code que je lui remets . La situation est critique ... JP va tenter , non pas de faire un hold up , mais au contraire il va parler au " procureur " . Il appelle ça : "faire échec et mat " , et moi je dois jouer le rôle du fou, sans doute ... il me dit " si on laisse faire , tu auras une amende de plus de 100 000 rps ou plus , et je garantis pas que tu pourras quitter l 'ile ensuite , ou bien tu seras expulsé et interdit de séjour ... Mais si je parle au procureur , il va s'arranger avec la juge pour qu' elle ne me mette qu’ une amende de 20 000 rps par exemple … ( j’apprendrai par la suite qu’il veut corrompre le procureur avec les 97000 rps , lui dire que que c'est tout ce que j 'ai , et qu' il doit faire avec et partager le reste avec elle ! ) Il me dit qu 'il peut me donner l 'argent à garder jusqu' au procès , mais qu 'attention , je ne me le fasse pas voler , car à Flic en Flac c'est plein de voleurs ! Je préfère donc lui confier ce trésor, clé de ma liberté .
Flic en Flac :
Arrivé à ce stade , je suis très anxieux , presque angoissé . Je suis choqué, en état de choc . Je suis comme sous hypnose , car je dors très mal , et la réalité semble être comme le fruit de mon imagination . Du coup , ayant la sensation de vivre un roman policier , je décide de l 'écrire pour de bon , c'est une manière peut être de m 'évader mentalement , de reprendre le contrôle du scénario . Je choisis le titre " l 'Enfer au Paradis " , me semble correspondre à peu près à l ' histoire . Je vais y décrire ce qui m 'arrive , afin que cela serve de leçon aux touristes qui auraient imprudemment l 'intention de venir à Maurice . Je veux montrer l 'envers du décor , et que sous le sable chaud , les flammes ne sont pas loin ... Je crois encore à ce moment là que les pyromanes sont les autorités , et le système judiciaire... Ecrire , c'est aussi pour moi une manière de faire passer le temps , car je n 'ai pas du tout l' envie , ni , paradoxalement, le temps , d 'aller visiter l 'ile aux cerfs , ou celle aux bénitiers , ou de nager avec les dauphins.. Je dois en effet me présenter tous les jours au poste de police de Vacoas , où d 'ailleurs , alors que l 'on me demandait pourquoi j 'étais sous contrôle , j 'ai déclaré : " terrorisme ! ... " d'un air entendu.. C 'est ce qui a été inscrit sur le registre des signatures journalières , comme si c 'était normal ! … Peu importe , je commence à en avoir vraiment assez, advienne que pourra ! Si ça pouvait accélérer les choses ! Après tout j 'ai réellement apporté une bombe avec moi . Bombe aérosol , certes, mais on fait ce qu 'on peut avec les moyens qu 'on a ... Ecrire , c'est aussi un moyen de me redonner un peu le moral , et de me dire que si je perds tout à La Réunion , si ma vie y est détruite , en temps qu 'écrivain je peux la reconstruire .
Je suis attablé au bar " le Mafioso " à Flic en Flac , quand j 'écris la première phrase du livre . J'ai choisi ce bar , car le nom m 'a plu , et j 'ai eu l 'impression de me retrouver en famille ... Après tout , j 'étais tombé pour port d 'arme prohibé , peut -être avec soupçon de trafic d'armes . mais pour ce deuxième chef d 'inculpation , il n 'y avait aucune preuve . Le whisky , ça ne compte pas , on n 'est pas sous Al Capone , au temps de la prohibition .. Comble du comble, le poste de police de Flic en Flac , se trouve presque en face . Un clin d 'oeil du destin ... Et le nom de cette petite station balnéaire : FLIC en flac , si c'est pas fait exprès , je me fais nonne ... J 'écris à la terrasse du " Mafioso " , et je me dis que je pourrais peut - être renaitre de mes cendres , comme le Phoenix qui est dessiné sur ma bière . Le lendemain , JP m 'informe que le procès ne peut avoir lieu vendredi . Il y a eu des problèmes au laboratoire , et le policier n 'a pas pu transmettre le rapport au tribunal.
Mes espoirs de retour pour le week end à La Réunion sont annihilés Dimanche soir , je me retrouve donc encore attablé au " Mafioso " . C'est là , que pris d'une soudaine envie d'en finir , je ne décide pas d'aller me jeter sous un bus , non , mais , en voyant le commissariat de Flic en Flac si proche , je décide , non pas d 'aller me constituer prisonnier, car je l 'étais déjà , non pas de commettre un autre délit , mais d 'aller m 'informer sur les dates probables , et les suites possibles de cette affaire . Il faut dire que je n 'ai pas trop envie de fréquenter ce type d 'endroit . Quand je vais signer chaque jour à Vacoas , je m 'arrange toujours pour avoir 10 roupies sur moi , car il y a un distributeur de café dans le hall d 'entrée , et psychologiquement , cela est plus facile , car je vais au commissariat boire un café , et accessoirement , je signe le registre des terroristes sous surveillance . Bon, à Flic en Flac , je suis un inconnu qui entre au commissariat , un policier m 'écoute attentivement , et m 'apprend que la fameuse reconnaissance que la juge a chiffrée , ne doit pas être payée . Ce n 'est que le montant à payer si on ne vient pas signer tous les jours , par exemple , ou pour toute autre dysfonction éventuelle dans mon comportement . Jean - Paul m 'a donc menti , et a encaissé l 'argent que je lui ai donné pour régler la reconnaissance ! …
Le diable :
Et d 'un seul coup , je m'effondre , je comprends tout ! JP est un escroc qui a profité de ma malheureuse aventure , pour profiter de la situation et me soutirer de l 'argent . Sur tout ce que je lui ai donné , au total 60000 rps + 50000 rps + 97000 rps , seules 8000 rps ont servi à payer la caution . Le reste , il l 'a pris pour lui ! presque 210 000 rps ! ( 5250 euros !) et à La Réunion , j 'ai perdu sans doute autant, sinon plus ! Je prends la décision de changer le nom de mon livre immédiatement : je l'appelle " le Diable au Paradis ... " . Car c'est au Diable que j 'ai eu affaire en personne , et alors que j 'allais finir par le tirer par la queue , je me rends compte qu 'il est devant moi et que c 'est lui qui me tient . Je comprends mieux , il travaille pour " Coquille bonheur " , et si l 'on a pas de Q , pas de chance , comme moi , à la douane par exemple , il reste " Couille bonheur " . Oui , si il m 'arrive une galère , une couille , comme on dit vulgairement , pour lui c 'est le bonheur ... ! J 'en plaisante , maintenant , mais voilà la suite : je décide de lui tendre un piège pour récupérer mon argent , je vais utiliser le mensonge , comme lui : je l 'appelle le lendemain pour lui dire que j'ai besoin des 97 000 rps qui sont encore avec lui , parce que j 'ai perdu de l 'argent au casino , argent que m 'ont prêté des touristes allemands rencontrés dans un bar , avec qui j 'ai bu un coup , et qui ont compris ma situation . JP n 'y croit pas . Il me dit qu'il va me rendre mon argent , il est furieux , ça sent le soufre , il me dit que justement il a rendez- vous avec le procureur à 17 h , et m’explique qu’en fait , il corrompt des fonctionnaires et qu 'il doit lui donner l 'argent . Le procureur va être en colère , et mon procès va prendre du retard , me dit il . Je lui dis de demander un délai au procureur , Quitte à payer plus cher , je lui mens et j 'explique que je vais lui faire envoyer 3000 eu . Mais les allemands sont costauds et s 'impatientent , et ils ont pris mon appareil photo et mon ordinateur en garantie …
,
J 'ai entre temps , pris un avocat , qui lui , a pris 25000 rps . Il m 'explique que la procédure habituelle pour les touristes est de 8 jours maximum , et qu 'il faut faire une demande pour avoir la permission de quitter Maurice et de revenir ensuite pour le procès . Lequel procès peut avoir lieu rapidement d 'ailleurs , et se soldera sans doute par une amende de 20000 rps environ . JP a aggravé mon cas , la demande n'a pas été faite , mon procès au lieu d'avoir lieu rapidement , a été retardé . Et il m 'a fait perdre beaucoup d'argent à La Réunion . Il n 'a pas eu pitié de moi , lorsque je lui ai confié tous les tracas qui m 'attendent là -bas . JP me fixe rendez vous à l 'aéroport lendemain , mardi , à 13 h . Je le retrouve , après avoir attendu un peu qu'il finisse de déposer des touristes à l ' hôtel Shandrani , pas loin de l 'aéroport . Il me fait monter dans son mini van . je lui demande l 'argent . Il veut d 'abord me faire signer un contrat de location à postériori pour la voiture avec laquelle je suis venu . Je refuse , mais je veux bien signer le contrat pour la semaine qui vient . Il refuse , et finit par me donner l 'argent : il a déduit 12000 rps pour les 10 jours de location qui viennent de passer , y compris la journée de mon arrivée . Alors que ça ne faisait réellement que 9 jours . Il m’explique qu’il a de plus soit disant , corrompu des fonctionnaires , ce avec quoi je ne suis pas d’accord ! il déduit aussi 10000 rps qu 'il a soit disant encore donné aux policiers , Il lui reste 75000 rps à me donner . je les mets vite dans ma poche . Quand je recompterai plus tard , je ne trouverai que 74000 rps ... Ce n 'est pas grave , au point où j 'en suis . Je refuse de lui serrer la main , et je le remercie de m'abandonner seul sur le parking , avec mon sac à dos et une boite à chaussures sous le bras . J'arrive chez ABC CAR à l'aéroport . et je loue une petite Nissan . Je loue Dieu également de m 'avoir permis de récuperer déjà les 74000rps .
JP me rappelle au téléphone , alors que je roule vers Curepipe . Il me dis que finalement , il a pitié de moi , et qu 'il a contacté le procureur , qui est d 'accord , mais que le procès aura lieu à Port Louis . Je pense qu 'il veut simplement reprendre les 75000 rps , et je refuse . En effet , il ne sait toujours pas si j 'ai compris son manège , car je ne lui ai rien dit . Je déménage mes affaires de l'appartement où je suis logé , je loue un nouveau studio , et je le signale au poste de police de Flic en Flac . JP m ' a en effet menacé , et je ne tiens pas à ce qu 'il mette le feu , durant la nuit , à la nouvelle voiture de location que j 'ai . JP m 'a garanti aussi que la police va m 'intercepter, puisqu 'il va lever sa responsabilité envers moi , et signaler que j 'ai disparu de chez lui , et de plus il me dit que comme il a eu, corruption, je risque gros . Mais je ne savais pas , et je ne suis pas sûr que ce soit le cas, je pense plutôt qu’il a tout gardé pour lui .De toutes façons , je n’avais pas besoin de ça , ni de ses méthodes , je respecte la justice .( Par la suite j’apprendrai qu’il suffit de suivre la procédure pour payer son amende , et être libéré , même si ce n’est pas agréable d’être expulsé ensuite ) . Je ne vais pas signer le cahier à Vacoas le lendemain, j 'ai rendez vous au tribunal à Mahébourg , pour changer d 'adresse, car il faut l 'accord de la juge . J 'aime bien Mahébourg , petite ville , petit port de pêche . J 'avais participé au tour de l 'ile Maurice à la voile , l'an dernier , et on avait fait escale au Bois des Amourettes , j' avais vu Mahébourg sous un tout autre aspect … ...>
LA SUITE : l ' enfer
à la suite du procès , je suis condamné à verser 20 500 roupies , et expulsé de Maurice , le jour même , en voulant aller récupérer mon passeport , sans avoir le temps de faire tranquillement ma valise . La police m 'accompagne à l 'aéroport . J 'arrive tout de même à déposer une déclaration , une plainte au poste de police de l 'aéroport contre Jean Paul . Si je l 'avais fait avant , cela aurait compliqué mon cas , car j 'étais déjà considéré comme un criminel . … On me signale que n 'ai plus le droit de revenir à Maurice , même en transit d 'avion . Même mon avocat n 'était pas au courant de toutes ces persécutions …
L 'avion atterrit à La Réunion : je suis KO . ... Clin d 'œil du destin , c 'était la marque de mon spray au poivre ( voir photo copier coller le lien svp ) ...
" [ http://godefense.fr/products/pfeffer-ko-spray-de-defense-au-poivre-jet-40-ml ] "
REFLEXIONS :
J 'ai vu l' émission " à vous de juger ", sur MBC News, jeudi 18 à 10 h du matin , on y parlait de l 'importance de l 'accueil des touristes , dès l 'aéroport , pour donner une bonne image de l 'île , pour que les voyageurs gardent un bon souvenir . on disait que le premier contact à l 'arrivée , c'est le chauffeur de taxi , et qu'il faut qu'ils aient une formation . Un touriste satisfait en ramène 5 autres . Un mécontent en fait perdre 20 L 'ile Maurice vit essentiellemnt de son tourisme , il n 'y pas de pétrole , ni de mines de diamants . L 'industrie textile est concurrencée par d 'autres pays . Il y a d 'énormes investissements , d 'énormes efforts supportés par toute le population mauritienne pour relever le niveau de vie . C'est l 'anniversaire de Sir Seewoosagur Ramgoolam, père de l 'indépendance mauritienne, en ce moment . Il doit pleurer de voir agir Laval Jean - Paul PIERRETTE . à vous de juger ! le sympathique Jean - Paul , c'est votre compatriote
à vous de juger ! La loi est elle juste ?
pour ma part , je préfère aller à Madagascar désormais . Les serpents y existent , mais ... mo pa kapav gagn l'esprit trankil ici !
Il y a 2 choses dangereuses à Maurice pour les touristes :
1/ Les escrocs comme Jean Paul et 2/ la loi : trop dure pour un délit commis par ignorance de la loi, par un touriste respectable , et allant jusqu ‘ à l’expulsion et l’interdiction définitive du territoire mauricien .
Tout cela arrive souvent , et ne devrait plus arriver !
Mauriciens honnêtes ! à vous de juger ! et à vous d’agir !! A vous de voter pour les hommes politiques qui agiront pour de nouvelles lois contre les escrocs , et de mieux comprendre les touristes , qui remplissent vos hôtels !
La Réunion , le 25/09/2014,
Joël Innocente touriste français déçu
finalement , le titre du livre pourrait être simplement : « Ile Maurice : l 'enfer … »
à suivre ...
Je suis un touriste français . J 'ai été arrêté le 8 septembre à Maurice , pour port d 'arme interdite ( un spray au poivre ) , jugé et condamné d 'après la loi mauricienne , puis expulsé , et interdit de séjour à Maurice à vie . En plus , je me suis fait escroquer 200 000 roupies par un « ami » mauricien . ( voir photo jointe ) Voici l 'histoire , que je raconterai dans un livre :
EXTRAITS de mon livre « le diable au Paradis , à Maurice » à paraître sur internet , à partir d 'Octobre/Novembre 2014, en lecture directe et e-book , distribué en version papier dans toutes les bonnes librairies , et sur Amazon . écrit en français , traduit en anglais , et peut -être chinois , allemand , espagnol , italien , créole mauricien et réunionnais , indi , arabe , afrikaner. Tous droits réservés .
<< …
L'aéroport
Je suis au commissariat de l 'aéroport Sir Ramgoolam , il est 16 H , on est le lundi 8 septembre 2014 Je suis parti à 4 h pour prendre l 'avion , de Madagascar , pour aller à La Réunion , via l 'Ile Maurice . ll y a donc exactement 12 h que j 'ai quitté mon hôtel à Tana et que je n 'ai pas mangé , à part une poignée de cacahuètes en vol . Je suis fatigué , en hypoglycémie et stressé . L 'avion a atterri à 10 h et depuis ce ne sont que formalités : Contrôle des passeports , questionnaire concernant la fièvre ébola , puis les douanes …
La douane
Au contrôle douanier , je pensais n ' avoir rien à déclarer , sauf déclarer que j 'étais satisfait d 'arriver à Maurice , et d'aller me reposer un après midi à la plage , avant de repartir le lendemain travailler dur à la Réunion ; Erreur , il y avait dans ma valise de soute , un spray au poivre, qui m 'était indispensable pour aller assurer une mission humanitaire en brousse , à Madagascar , où il est dangereux de s' aventurer , car même si on se méfie , cela ne suffit pas , une agression , est très possible . Je suis thérapeute , je soigne bénévolement des malades, pour le plaisir de rendre service , mais cela ne dispense pas d'être victime d 'un vol , et ne pas avoir de spray est donc là - bas , une infraction passible d'une lourde peine , voire de la peine de mort, car un vol se fait avec violences , et cela peut mal finir ... Il vaut mieux donc être prudent ... Mais , arrivant à Maurice , les douaniers fouillent méthodiquement ma valise de soute , et trouvent un spray au poivre , d 'autodéfense . Je ne savais pas que cela était interdit , vu qu 'en France la plupart des femmes en ont un dans leur sac à main , et toutes les cuisinières ont du poivre dans leur cuisine ... ! De plus, je n 'y pensais plus du tout , et bien qu 'il y ait à l 'aéroport des affiches précisant les objets interdits , on insiste surtout sur les objets en cabine . Si j 'y avais pensé , je ne savais pas de toutes façons que c 'était prohibé à Maurice , ni punissable lourdement , et le fait de n 'y passer que 24 h aurait pu me sembler une circonstance atténuante . Je me suis fait confisquer une fois un couteau avant l 'embarquement dans un avion à la Réunion , événement plus grave , mais c'était par pur oubli dans mon sac à dos, dans une poche latérale , après un pique - nique , et parce que j'avais mal vérifié avant le départ . En passant à la douane à Maurice , il y avait aussi dans ma valise un gros couteau , mais cela , les douaniers me l 'ont confirmé , c'est autorisé , de même que le port d 'un sabre à canne , même hors d 'un champ . Or , il y a beaucoup plus de crimes à coup de sabre que par spray au poivre . Evidemment , c'est peut être parce que les sprays au poivre sont interdits , mais à la Réunion , l 'alcool et le tabac tuent également plus que les sabres et le poivre réunis . Cela doit être pour lutter contre cet autre fléau, l 'alcoolisme , que la douane a également saisi une bouteille de whisky dans ma valise , ou peut - être pour fêter mon arrivée . On a promis de me rendre cette bouteille à mon départ , on verra ... mais vide ou pleine ? En tout cas je n 'ai eu aucun reçu , et je ne sais pas où m 'adresser le jour de mon départ . De plus avec les bagages à enregistrer côté départ , cela risque d 'être compliqué ... Bref , je pensais qu 'on allait me confisquer simplement le spray au poivre , comme le whisky ... ( dont je reconnais avoir transporté 2 bouteilles , plutôt pour les offrir que pour les boire moi - même ...) , mais le douanier me dit que je suis dans de beaux draps , il le répète 2 ou 3 fois , en semblant chercher une solution , écrite sur mon front , ou entre mes sourcils ... Je reste sans parole , surpris par la tournure des événements . Puis , il me dit que le seul droit que j 'ai , c'est de garder le silence , et me dit de le suivre dans un bureau . Tout un bataillon de douaniers virevolte autour de moi . J 'appelle le taxi qui m 'attend pour lui dire que j 'aurai 1/2 h de retard environ . Mais du bureau , on me conduit dehors . et je réalise que j 'aurai du attendre mon avion pour La Réunion dans la zone internationale , en transit , plutôt que de vouloir aller au soleil …
le commissariat :
Mais c'est trop tard , je suis pris dans l 'engrenage , la police me fait charger ma valise dans le plateau du pick-up . A la place de soleil , c'est à l 'ombre que je vais me retrouver ... Je me demande si je fais un cauchemar , et je réalise que je suis acteur dans un film d 'Hollywood , " les experts à Miami " ou une série de ce genre ... Mais je ne vois ni caméraman , ni Stallone ... On m 'emmène au commissariat : toute une procédure longue et complète se déroule . C'est normal , c'est la loi ... : rapport détaillé des circonstances , prise d 'empreintes en 4 exemplaires ( 2 fois, mais que les mains , pas les pieds ) , photographies de la bombe ( euh , je préfère dire , du spray .. ) au poivre sous tous les angles , et envoi sous scellés de l'arme du crime , au laboratoire central, pour expertise ... Le temps est passé , plus ou moins vite ... Je demande à aller aux toilettes , malgré la difficulté de l 'opération avec les mains pleines d 'encre ... Puis je demande à manger , un policier accepte d'aller me chercher un briani , avec les 200 roupies , qu' heureusement j'ai encore conservées depuis mon dernier séjour . On me rend la monnaie , et je me nourris avec satisfaction . J 'en profite pour prendre un cachet d ' Attacand , ( un nom mal choisi pour la circonstance ), c'est un médicament contre l 'hypertension , dont je souffre . Par chance j 'en ai avec moi , ce n 'est pas le moment de faire un infarctus.. Après avoir bataillé sur mes téléphones personnels pour obtenir les coordonnées de l 'ambassade de France à Maurice , après avoir appelé à La Réunion , après avoir eu 3 fois le serveur vocal du consulat à Maurice , je finis par avoir en ligne le service des passeports , où une gentille dame a accepté de prévenir le consul . Moi je n 'ai plus de crédit téléphonique , heureusement , il me rappelle enfin . J 'ai par bonheur encore un peu de batterie . Il est en poste depuis peu , et tout ce qu 'il peut faire c'est de me fournir par mail une liste d'avocats de Port - Louis . je n 'ai pas de bonne connexion internet , et je ne peux pas ouvrir la pièce jointe . Je déprime , et je me lance dans une analyse complexe et fastidieuse de la manière dont sont agencés les carreaux sur le sol du commissariat : largeur des joints , inclinaison relative d'un carreau par rapport à l 'autre , probabilité des découpes le long des murs , etc …
Jean- Paul l 'escroc:
A 18 h , Jean - Paul arrive . Ce n 'est pas le pape Saint Jean - Paul 2 , paix à son âme , mais c'est mon Sauveur ! ... Grâce à lui , je peux sortir du commissariat : il s 'est porté responsable de moi , et a déclaré être d 'accord pour me loger chez lui , , allée Brillant à Vacoas , en attendant que je comparaisse devant un juge le lendemain . Il met en jeu une caution pour cela . Je lui suis très reconnaissant . Il a confiance en moi car je le connais depuis 3 ans . Je lui loue régulièrement des voitures , chaque fois que je viens à Maurice .* ( J 'ai compris son système , sans lui en faire part : il les loue 900 rps avec des amis à lui , et me les reloue à 1200 rps ... ce n 'est pas grave , je sais que la vie est dure , j 'accepte de lui procurer ce petit bénéfice , c'est le prix de l 'amitié ... ) Une fois , j 'ai roulé trop vite avec une SWIFT qu 'il m 'avait louée , sur un gendarme couché ( pas un vrai , un ralentisseur en béton.. ! ), et j'ai abimé le carter inférieur . Je n 'avais pas signé de contrat , pas laissé de caution . j 'aurais pu lui dire de se débrouiller , mais j 'ai tenu à payer toutes les réparations . En gros , il a fallu changer le moteur ... Il faut prendre ses responsabilités , il y a un code de l'honneur , il faut avoir le respect des autres . C'est pour cela que Jean - Paul me fait confiance , et aujourd'hui , un bienfait en vaut un autre , ma bonne conduite a payé ( pas la conduite de la voiture SWIFT , je parle de l 'honnêteté de ma conduite envers Jean - Paul ) . D'ailleurs , moi aussi je lui fais confiance , il est sympathique , prêt à rendre service , et j 'ai eu envie moi aussi de l 'aider : j'ai commandé pour lui sur internet 10 GPS , que j 'ai eu à 2400 rps pièces , avec la carte de Maurice intégrée . Il pourra les revendre plus cher à ses amis loueurs de voiture , qui eux même pourront les louer aux touristes , en même temps que les autos . Il les a reçus par la poste directement du web , mais m 'informe qu'il a vu qu 'on en trouve à Galaxy à moins cher . Il me dit qu 'il ne pourra les vendre qu 'à 2000 rps ... Tant pis , je serai perdant , mais bon , j 'ai mal calculé ... tant pis ... A ce jour , je n'ai rien touché là dessus de toutes façons, car pour remercier JP , je lui fais cadeau de l 'argent de la vente de ces GPS , dans les 20000 ou 30000 rps pour le remercier de m 'aider au commissariat . Par ailleurs , nous avons des projets , et je pense que nous pourrons monter des affaires ensemble dans le futur , par exemple, immobilières . J ai aussi l 'intention d 'acquérir le statut de résident , en achetant une de ces magnifiques villas, chères mais luxueuses , que proposent diverses agences . Jean - Paul me dit que son cousin (Mr Ramsee ) est un ancien chef de la police à Vacoas , et que tout va s 'arranger . D'ailleurs , il m'a conseillé de ne pas prendre d 'avocat , "ce sont tous des voleurs , ils vont te plumer , ils vont te prendre 25000 rps pour commencer , et ils vont faire trainer le procès en longueur , pour te prendre le plus possible !" , m 'a t il dit , " ils vont s 'arranger avec le juge , et partager ensuite ! " " C'est comme ça à Maurice " , " ne t 'inquiète pas , tant qu 'à payer un peu , autant bien employer ton argent , je vais payer les cautions , les amendes , tout ce qu’il faut, et ça ira plus vite , sinon tu es là pour 3 mois ! " ... En fait , il m’a dit par la suite qu’il voulait aussi corrompre les policiers , , le procureur , le juge … Pour le moment , je pense : « Béni soit le ciel de m'avoir envoyé un conseillé aussi avisé ! » Je suis un peu superstitieux , et je crois déceler parfois des signes , parfois ironiques , comme le nom de l 'aéroport " Plaisance " , ou plutôt rassurants , comme là : j'ai appris au commissariat que celui que je connaissais sous le nom de Jean-Paul Pierrette, s 'appelle en fait LAVAL Jean Paul Pierrette . Je pense alors au père LAVAL , pour la mémoire duquel une cérémonie a lieu ces jours ci d 'ailleurs ... Sans Laval Jean - Paul PIERRETTE , en effet , j 'étais dans de beaux draps , comme l'avait dit le douanier ... Il prend les choses en main : il distribue l 'argent que je lui ai donné avec efficacité et parcimonie :: je crois qu ‘il paye beaucoup de caution et d’amendes , e, mais par la suite , il fait semblant de m ‘avouer qu’il a donné 10000 rps , au chef de la police de l 'aéroport , pour qu 'il accepte de me laisser partir chez lui à Vacoas au lieu d'aller en prison , et par exemple aussi 10000 rps à ceux qui m ' ont accompagné au tribunal le lendemain , pour ne pas me menotter et me matraquer . Nous partons dans sa voiture : nous nous arrêtons aux distributeur de billets de Curepipe .Il faut absolument de l'argent pour le lendemain, car le lendemain , il va falloir payer une grosse caution, et une amende . J'ai 2 cartes bancaires : je retire 40000 rps avec l 'une , et 20000 rps avec l 'autre , avant qu 'elle soit avalée par la machine ... Le sort s 'acharne contre moi ... Je téléphone à un ami pour qu 'il m 'envoie de l'argent 77000 rps ( 2000 eu ) par western-union , au nom de jean paul PIERRETTE , car je ne peux pas les retirer moi-même , vu que mon passeport a été confisqué au commissariat de l 'aéroport , ainsi que mes billets d 'avion . On craint que je m 'échappe , et je ne me sens pas de partir à la nage ... en fait , c'est plutôt que je ne veux pas mouiller ma valise ... Bref , je confie l 'argent à Jean Paul , car il en aura besoin le lendemain pour payer ma caution , pour que je sois libre et ne rentre pas en prison . Il me dit que ce ne doit pas être moi qui paie , mais une personne extérieure , et que personne ne doit savoir que je lui ai donné cet argent . Nous arrivons à Vacoas , où il me prête une petite voiture , et me dit de me rendre à Alpha Villa , à Flic en Flac , pour y passer la nuit .
Le tribunal de Mahebourg :
Jean Paul vient me chercher . Il m 'accompagne au poste de police , et les policiers doivent me conduire au tribunal de Mahébourg , où je dois être présenté au juge Jean - Paul m 'informe qu 'il a pu retirer l 'argent chez Western Union . Je suis soulagé ... J 'avais peur de ne pas avoir assez pour tout payer ici En effet , JP , a sacrifié une journée de son travail , à " transferts Coquille Bonheur " , il a fait croire à son patron qu'il était malade , pour pouvoir se consacrer à moi aujourd'hui . Il fait tout ce qu 'il peut pour moi : il discute à présent avec un petit homme à lunettes , très bien habillé , avec une belle cravate marron , peut -être en cuir . Il me glisse : " C'est le procureur , j 'ai pu m 'arranger avec lui , ( j’ai appris par la suite qu’il lui a soit disant donné 30 000 rps , que l e procureur , en fait sans doute un huissier a dit : " quoi , c'est tout ! , et qu’ lui ai dit qu’il n 'avait pas plus ). Mais , c'est bon , il va accélérer ton passage devant le juge , tu iras dans une chambre ( un bureau ) au lieu de passer devant tout le monde , et au lieu d 'attendre 3 mois, ce sera réglé cette semaine , et tu pourras partir en principe samedi Ca dépend , on va faire pour le maximum , déjà , on va dire au labo de se dépêcher pour l 'analyse . " Je patiente avec les policiers dans une petite pièce . A côté de moi , il y a un ivoirien , qui s 'est fait attraper en possession d 'un faux passeport . Il est ivoirien , et moi non plus , je n 'y vois rien , que du feu . Normal , me direz vous , mais je ne savais pas encore que Jean Paul était le diable, à ce moment là ... L 'ivoirien , lui est menotté , il a dormi au poste . Il n 'a pas eu la chance de connaître JP ... ni de pouvoir se faire envoyer de l 'argent . Enfin , on m'appelle pour me présenter au juge . C'est une femme . JP m 'explique : je dois lever la main pour demander la parole , dire " Votre Honneur , je plaide coupable , et je demande des excuses aux autorités mauriciennes , pour ce que j 'ai fait . "Sois bref , ne parle pas trop " , m 'a il dit , et on a répété la phrase magique , qui était peut être en fait une incantation cabalistique . La juge , est en fait très professionnelle , et compatissante . elle me dit que c'est la loi , et qu 'on doit la respecter , et que cela arrive malheureusement souvent qu 'il y ait des touristes dans mon cas . Elle fixe ma caution à 8000 rps , et une reconnaissance à 50 000 rps , qui je crois comprendre est en rapport avec l 'état mauricien , et peut être supprimée , si tout va bien , et que je ne fais plus de bêtises ... Elle fixe la date de la prochaine audience au 12 novembre ... Je pense , pourvu qu 'on puisse faire avancer la date !
Je dois être logé chez JP , et je dois aussi pointer, et aller signer un registre , tous les jours au poste de police de Vacoas . Nous sortons , JP me dit : " tu t 'en sors bien ! tu as vu ? elle qui est si méchante d 'habitude , elle ne t 'a mis que 8000 rps ! et s'est presque excusée de te juger ! c'est incroyable , comme l 'argent peut changer les gens ! " "Courage ! il faut continuer , ça va s 'arranger ! , je m 'en occupe " C'est un excellent avocat , même si il n 'en a pas le diplôme , il sait réconforter , et au moins les choses avancent vite avec lui , pas comme avec les vrais avocats , qui ne pensent qu 'à leur compte en banque ! Lui , il utilise le système , " puisque ça marche comme ça , " dit il , " il faut en profiter ! " Et moi , tout ce que je veux , au point où j 'en suis , c 'est rentrer chez moi , rejoindre ma famille, qui se ronge les sangs , reprendre mon travail , car mon cabinet est complètement désorganisé . Quitte à payer un peu , il faut absolument limiter les dégâts . Chaque jour qui passe me fait perdre de l 'argent à La Réunion , par le manque à gagner , et parce que je ne m 'occupe plus de mes affaires . Tout prend du retard , c'est la galère . Ca commence à chiffrer . C'est la peine de mort civile que je risque à la Réunion à mon retour , si ça se prolonge trop : je ne pourrai plus payer mes traites bancaires , on va saisir ma maison , je vais perdre mon travail aussi : c'est la peine de mort civile ... et si je fais une dépression nerveuse , cela peut aller jusqu' au suicide : la vraie peine de mort …
Je dis à JP , la maison est en train brûler , mais il faut sauver les meubles ! car si les meubles brûlent , je vais brûler avec ! La chaleur n 'a pas l 'air de le gêner ... Moi, je me gave de GAVISCON , tant l 'estomac me brûle en permanence . Il faut dire qu 'effectivement je suis très con d 'en être arrivé là ... Et avec tout ça, je n 'ai pas une seconde pour aller me faire bronzer sur les plages . Tant mieux , il fait déjà assez chaud comme ça ... Bref , je suis conscient de tout ça , et que le pire peut encore arriver ... Je suis donc les instructions de JP à la lettre , à commencer par prévoir de quoi payer l'amende ( fee ) que je vais devoir régler jeudi ou vendredi quand je vais passer au Court , la magistrature de Mahébourg . Avec les 77000 rps , JP a pu payer la reconnaissance de 50 000 rps , et j 'ai récupéré 27 000 rps , car j'en avais besoin pour vivre , payer ma location d 'appartement , et de quoi manger ... Après ça , il ne me retste plus rien ... Alors je téléphone à ma banque et je demande de débloquer 2500 eu ( 97 000 rps ) pour que ma secrétaire , Bélinda , les envoie à JP par Western Union . Et effectivement , c'est un vrai Western ... ( certaines filles à Madagascar , appellent ça Sperm Union ... car elles dépouillent les gogos qui tombent amoureux d 'elles , mais ça c'est une autre histoire ... ) Jean - Paul , lui , est le cow-boy qui arrive à pic pour sauver la diligence , le justicier au grand coeur ... Il récupère l 'argent de Western grâce au code que je lui remets . La situation est critique ... JP va tenter , non pas de faire un hold up , mais au contraire il va parler au " procureur " . Il appelle ça : "faire échec et mat " , et moi je dois jouer le rôle du fou, sans doute ... il me dit " si on laisse faire , tu auras une amende de plus de 100 000 rps ou plus , et je garantis pas que tu pourras quitter l 'ile ensuite , ou bien tu seras expulsé et interdit de séjour ... Mais si je parle au procureur , il va s'arranger avec la juge pour qu' elle ne me mette qu’ une amende de 20 000 rps par exemple … ( j’apprendrai par la suite qu’il veut corrompre le procureur avec les 97000 rps , lui dire que que c'est tout ce que j 'ai , et qu' il doit faire avec et partager le reste avec elle ! ) Il me dit qu 'il peut me donner l 'argent à garder jusqu' au procès , mais qu 'attention , je ne me le fasse pas voler , car à Flic en Flac c'est plein de voleurs ! Je préfère donc lui confier ce trésor, clé de ma liberté .
Flic en Flac :
Arrivé à ce stade , je suis très anxieux , presque angoissé . Je suis choqué, en état de choc . Je suis comme sous hypnose , car je dors très mal , et la réalité semble être comme le fruit de mon imagination . Du coup , ayant la sensation de vivre un roman policier , je décide de l 'écrire pour de bon , c'est une manière peut être de m 'évader mentalement , de reprendre le contrôle du scénario . Je choisis le titre " l 'Enfer au Paradis " , me semble correspondre à peu près à l ' histoire . Je vais y décrire ce qui m 'arrive , afin que cela serve de leçon aux touristes qui auraient imprudemment l 'intention de venir à Maurice . Je veux montrer l 'envers du décor , et que sous le sable chaud , les flammes ne sont pas loin ... Je crois encore à ce moment là que les pyromanes sont les autorités , et le système judiciaire... Ecrire , c'est aussi pour moi une manière de faire passer le temps , car je n 'ai pas du tout l' envie , ni , paradoxalement, le temps , d 'aller visiter l 'ile aux cerfs , ou celle aux bénitiers , ou de nager avec les dauphins.. Je dois en effet me présenter tous les jours au poste de police de Vacoas , où d 'ailleurs , alors que l 'on me demandait pourquoi j 'étais sous contrôle , j 'ai déclaré : " terrorisme ! ... " d'un air entendu.. C 'est ce qui a été inscrit sur le registre des signatures journalières , comme si c 'était normal ! … Peu importe , je commence à en avoir vraiment assez, advienne que pourra ! Si ça pouvait accélérer les choses ! Après tout j 'ai réellement apporté une bombe avec moi . Bombe aérosol , certes, mais on fait ce qu 'on peut avec les moyens qu 'on a ... Ecrire , c'est aussi un moyen de me redonner un peu le moral , et de me dire que si je perds tout à La Réunion , si ma vie y est détruite , en temps qu 'écrivain je peux la reconstruire .
Je suis attablé au bar " le Mafioso " à Flic en Flac , quand j 'écris la première phrase du livre . J'ai choisi ce bar , car le nom m 'a plu , et j 'ai eu l 'impression de me retrouver en famille ... Après tout , j 'étais tombé pour port d 'arme prohibé , peut -être avec soupçon de trafic d'armes . mais pour ce deuxième chef d 'inculpation , il n 'y avait aucune preuve . Le whisky , ça ne compte pas , on n 'est pas sous Al Capone , au temps de la prohibition .. Comble du comble, le poste de police de Flic en Flac , se trouve presque en face . Un clin d 'oeil du destin ... Et le nom de cette petite station balnéaire : FLIC en flac , si c'est pas fait exprès , je me fais nonne ... J 'écris à la terrasse du " Mafioso " , et je me dis que je pourrais peut - être renaitre de mes cendres , comme le Phoenix qui est dessiné sur ma bière . Le lendemain , JP m 'informe que le procès ne peut avoir lieu vendredi . Il y a eu des problèmes au laboratoire , et le policier n 'a pas pu transmettre le rapport au tribunal.
Mes espoirs de retour pour le week end à La Réunion sont annihilés Dimanche soir , je me retrouve donc encore attablé au " Mafioso " . C'est là , que pris d'une soudaine envie d'en finir , je ne décide pas d'aller me jeter sous un bus , non , mais , en voyant le commissariat de Flic en Flac si proche , je décide , non pas d 'aller me constituer prisonnier, car je l 'étais déjà , non pas de commettre un autre délit , mais d 'aller m 'informer sur les dates probables , et les suites possibles de cette affaire . Il faut dire que je n 'ai pas trop envie de fréquenter ce type d 'endroit . Quand je vais signer chaque jour à Vacoas , je m 'arrange toujours pour avoir 10 roupies sur moi , car il y a un distributeur de café dans le hall d 'entrée , et psychologiquement , cela est plus facile , car je vais au commissariat boire un café , et accessoirement , je signe le registre des terroristes sous surveillance . Bon, à Flic en Flac , je suis un inconnu qui entre au commissariat , un policier m 'écoute attentivement , et m 'apprend que la fameuse reconnaissance que la juge a chiffrée , ne doit pas être payée . Ce n 'est que le montant à payer si on ne vient pas signer tous les jours , par exemple , ou pour toute autre dysfonction éventuelle dans mon comportement . Jean - Paul m 'a donc menti , et a encaissé l 'argent que je lui ai donné pour régler la reconnaissance ! …
Le diable :
Et d 'un seul coup , je m'effondre , je comprends tout ! JP est un escroc qui a profité de ma malheureuse aventure , pour profiter de la situation et me soutirer de l 'argent . Sur tout ce que je lui ai donné , au total 60000 rps + 50000 rps + 97000 rps , seules 8000 rps ont servi à payer la caution . Le reste , il l 'a pris pour lui ! presque 210 000 rps ! ( 5250 euros !) et à La Réunion , j 'ai perdu sans doute autant, sinon plus ! Je prends la décision de changer le nom de mon livre immédiatement : je l'appelle " le Diable au Paradis ... " . Car c'est au Diable que j 'ai eu affaire en personne , et alors que j 'allais finir par le tirer par la queue , je me rends compte qu 'il est devant moi et que c 'est lui qui me tient . Je comprends mieux , il travaille pour " Coquille bonheur " , et si l 'on a pas de Q , pas de chance , comme moi , à la douane par exemple , il reste " Couille bonheur " . Oui , si il m 'arrive une galère , une couille , comme on dit vulgairement , pour lui c 'est le bonheur ... ! J 'en plaisante , maintenant , mais voilà la suite : je décide de lui tendre un piège pour récupérer mon argent , je vais utiliser le mensonge , comme lui : je l 'appelle le lendemain pour lui dire que j'ai besoin des 97 000 rps qui sont encore avec lui , parce que j 'ai perdu de l 'argent au casino , argent que m 'ont prêté des touristes allemands rencontrés dans un bar , avec qui j 'ai bu un coup , et qui ont compris ma situation . JP n 'y croit pas . Il me dit qu'il va me rendre mon argent , il est furieux , ça sent le soufre , il me dit que justement il a rendez- vous avec le procureur à 17 h , et m’explique qu’en fait , il corrompt des fonctionnaires et qu 'il doit lui donner l 'argent . Le procureur va être en colère , et mon procès va prendre du retard , me dit il . Je lui dis de demander un délai au procureur , Quitte à payer plus cher , je lui mens et j 'explique que je vais lui faire envoyer 3000 eu . Mais les allemands sont costauds et s 'impatientent , et ils ont pris mon appareil photo et mon ordinateur en garantie …
,
J 'ai entre temps , pris un avocat , qui lui , a pris 25000 rps . Il m 'explique que la procédure habituelle pour les touristes est de 8 jours maximum , et qu 'il faut faire une demande pour avoir la permission de quitter Maurice et de revenir ensuite pour le procès . Lequel procès peut avoir lieu rapidement d 'ailleurs , et se soldera sans doute par une amende de 20000 rps environ . JP a aggravé mon cas , la demande n'a pas été faite , mon procès au lieu d'avoir lieu rapidement , a été retardé . Et il m 'a fait perdre beaucoup d'argent à La Réunion . Il n 'a pas eu pitié de moi , lorsque je lui ai confié tous les tracas qui m 'attendent là -bas . JP me fixe rendez vous à l 'aéroport lendemain , mardi , à 13 h . Je le retrouve , après avoir attendu un peu qu'il finisse de déposer des touristes à l ' hôtel Shandrani , pas loin de l 'aéroport . Il me fait monter dans son mini van . je lui demande l 'argent . Il veut d 'abord me faire signer un contrat de location à postériori pour la voiture avec laquelle je suis venu . Je refuse , mais je veux bien signer le contrat pour la semaine qui vient . Il refuse , et finit par me donner l 'argent : il a déduit 12000 rps pour les 10 jours de location qui viennent de passer , y compris la journée de mon arrivée . Alors que ça ne faisait réellement que 9 jours . Il m’explique qu’il a de plus soit disant , corrompu des fonctionnaires , ce avec quoi je ne suis pas d’accord ! il déduit aussi 10000 rps qu 'il a soit disant encore donné aux policiers , Il lui reste 75000 rps à me donner . je les mets vite dans ma poche . Quand je recompterai plus tard , je ne trouverai que 74000 rps ... Ce n 'est pas grave , au point où j 'en suis . Je refuse de lui serrer la main , et je le remercie de m'abandonner seul sur le parking , avec mon sac à dos et une boite à chaussures sous le bras . J'arrive chez ABC CAR à l'aéroport . et je loue une petite Nissan . Je loue Dieu également de m 'avoir permis de récuperer déjà les 74000rps .
JP me rappelle au téléphone , alors que je roule vers Curepipe . Il me dis que finalement , il a pitié de moi , et qu 'il a contacté le procureur , qui est d 'accord , mais que le procès aura lieu à Port Louis . Je pense qu 'il veut simplement reprendre les 75000 rps , et je refuse . En effet , il ne sait toujours pas si j 'ai compris son manège , car je ne lui ai rien dit . Je déménage mes affaires de l'appartement où je suis logé , je loue un nouveau studio , et je le signale au poste de police de Flic en Flac . JP m ' a en effet menacé , et je ne tiens pas à ce qu 'il mette le feu , durant la nuit , à la nouvelle voiture de location que j 'ai . JP m 'a garanti aussi que la police va m 'intercepter, puisqu 'il va lever sa responsabilité envers moi , et signaler que j 'ai disparu de chez lui , et de plus il me dit que comme il a eu, corruption, je risque gros . Mais je ne savais pas , et je ne suis pas sûr que ce soit le cas, je pense plutôt qu’il a tout gardé pour lui .De toutes façons , je n’avais pas besoin de ça , ni de ses méthodes , je respecte la justice .( Par la suite j’apprendrai qu’il suffit de suivre la procédure pour payer son amende , et être libéré , même si ce n’est pas agréable d’être expulsé ensuite ) . Je ne vais pas signer le cahier à Vacoas le lendemain, j 'ai rendez vous au tribunal à Mahébourg , pour changer d 'adresse, car il faut l 'accord de la juge . J 'aime bien Mahébourg , petite ville , petit port de pêche . J 'avais participé au tour de l 'ile Maurice à la voile , l'an dernier , et on avait fait escale au Bois des Amourettes , j' avais vu Mahébourg sous un tout autre aspect … ...>
LA SUITE : l ' enfer
à la suite du procès , je suis condamné à verser 20 500 roupies , et expulsé de Maurice , le jour même , en voulant aller récupérer mon passeport , sans avoir le temps de faire tranquillement ma valise . La police m 'accompagne à l 'aéroport . J 'arrive tout de même à déposer une déclaration , une plainte au poste de police de l 'aéroport contre Jean Paul . Si je l 'avais fait avant , cela aurait compliqué mon cas , car j 'étais déjà considéré comme un criminel . … On me signale que n 'ai plus le droit de revenir à Maurice , même en transit d 'avion . Même mon avocat n 'était pas au courant de toutes ces persécutions …
L 'avion atterrit à La Réunion : je suis KO . ... Clin d 'œil du destin , c 'était la marque de mon spray au poivre ( voir photo copier coller le lien svp ) ...
" [ http://godefense.fr/products/pfeffer-ko-spray-de-defense-au-poivre-jet-40-ml ] "
REFLEXIONS :
J 'ai vu l' émission " à vous de juger ", sur MBC News, jeudi 18 à 10 h du matin , on y parlait de l 'importance de l 'accueil des touristes , dès l 'aéroport , pour donner une bonne image de l 'île , pour que les voyageurs gardent un bon souvenir . on disait que le premier contact à l 'arrivée , c'est le chauffeur de taxi , et qu'il faut qu'ils aient une formation . Un touriste satisfait en ramène 5 autres . Un mécontent en fait perdre 20 L 'ile Maurice vit essentiellemnt de son tourisme , il n 'y pas de pétrole , ni de mines de diamants . L 'industrie textile est concurrencée par d 'autres pays . Il y a d 'énormes investissements , d 'énormes efforts supportés par toute le population mauritienne pour relever le niveau de vie . C'est l 'anniversaire de Sir Seewoosagur Ramgoolam, père de l 'indépendance mauritienne, en ce moment . Il doit pleurer de voir agir Laval Jean - Paul PIERRETTE . à vous de juger ! le sympathique Jean - Paul , c'est votre compatriote
à vous de juger ! La loi est elle juste ?
pour ma part , je préfère aller à Madagascar désormais . Les serpents y existent , mais ... mo pa kapav gagn l'esprit trankil ici !
Il y a 2 choses dangereuses à Maurice pour les touristes :
1/ Les escrocs comme Jean Paul et 2/ la loi : trop dure pour un délit commis par ignorance de la loi, par un touriste respectable , et allant jusqu ‘ à l’expulsion et l’interdiction définitive du territoire mauricien .
Tout cela arrive souvent , et ne devrait plus arriver !
Mauriciens honnêtes ! à vous de juger ! et à vous d’agir !! A vous de voter pour les hommes politiques qui agiront pour de nouvelles lois contre les escrocs , et de mieux comprendre les touristes , qui remplissent vos hôtels !
La Réunion , le 25/09/2014,
Joël Innocente touriste français déçu
finalement , le titre du livre pourrait être simplement : « Ile Maurice : l 'enfer … »
à suivre ...











