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Les premiers jours
Au bar entre deux zincs, à l'escale de Johannesburg, trois douzaines de beaux bébés dans l'uniforme de leur université sont attablés par quatre. Nul doute qu'ensemble, sur la pelouse, ils forment un pack redoutable et qu'emmêlés ils ne font qu'un mais ici ils sont regroupés par couleur, les Blancs et les Noirs, formant presque un damier, comme s'ils étaient à nouveau adversaires.
Près de l'aéroport du Cap le mur d'un township proclame «Islam, the way of life». Les habitants de ce pays ont déjà payé un lourd tribut à une première idéologie, qu'on leur épargne les errements d'une seconde!
Dans le centre de Stellenbosch une Ferrari découvrable est arrêtée par un flot de piétons Noirs. Le gamin blond fait piaffer les cinq cent chevaux, emballe le moteur et la blonde qui l'accompagne d'un même rugissement. Ce n'est pas une Testarossa mais elle est rouge et la testostérone est bien là. Il n'y a pas si longtemps ils étaient en danger sur les trottoirs, ils sont aujourd'hui protégés par des bandes blanches peintes au sol mais une année de travail de la trentaine de personnes qui ont immobilisé le bolide ne leur suffirait pas pour l'acquérir.
Pour se rendre au restaurant les femmes revêtent volontiers des tenues seventies, robes longues à fleurs et cascades de boucles qu'on dirait faites au fer tandis que leurs hommes, cow-boys musculeux, semblent mal à l'aise dans leur habit de ville.
Avontuur est un vignoble dont le restaurant réputé vous assure qu'il est votre home away from home. On y élève également des chevaux de race. Ce qui est certain c'est que leur sauvignon blanc dénommé Sarabande est à la hauteur: sarabande des papilles avec le premier verre puis des neurones avec le second, quant au troisième... Nous en achetons une caisse pour le stock de survie lors de la traversée du Kalahari.
Aux carrefours des Noirs travaillent, remontant d'un pas rapide les files de voitures en proposant toutes sortes d'objets tandis que des Blancs muets, figés, comme statufiés ou interloqués par leur destin, quémandent en tenant devant eux une pancarte.
De la maison que nous occupons à l'est de False Bay nous saluons le soleil qui disparaît derrière la péninsule du Cap. La succession de pics et de chaînes forme un message enflammé en morse .. ..- ….. .-- Une baleine solitaire, insouciante ou optimiste, forme avec sa queue le V d'une victoire que nous savons incertaine. Sur la grève, la silhouette noire d'un Blanc en ombre chinoise. Plus tard, remplaçant le message géant, le télégraphiste posté au phare du Cap de Bonne Espérance, envoie le premier signal d'un message humain poursuivi par la suite des éclairages côtiers. Des bouées lumineuses et silencieuses signalent les récifs aux sirènes et, dans la nuit, font scintiller l'écume.
Je raffole du full english breakfast et des amis nous ont préparé une surprise: un full south african breakfast. De quoi retourne-t-il? C'est très simple, il suffit de remplacer les œufs par un œuf... d'autruche!
Quelle ancre ou quel grappin me lie ici?
Un festival de baleines
A Hermanus se déroule début octobre le Whale Festival que nous laissons passer avant de nous y rendre: nul besoin de nous alors que chaque année cent mille personnes s'y rassemblent sous prétexte d'observer les baleines. Nous arrivons le lendemain et partageons avec quelques dizaines d'observateurs le festival d'une petite compagnie de baleines évoluant le plus souvent par deux, mère et petit. Tantôt la paire nage de concert, lentement, la mère avitaillant le petit qui peut téter jusqu'à six cent litres par jour, tantôt c'est concours de sauts et de galipettes. On reste là des heures, silencieux, émus. Et si les baleines et non la lune étaient à l'origine des marées? Basses lorsque les baleines s'envolent, hautes lorsqu'elles plongent. Une femme en formes s'installe sur les rochers entre les observateurs et les artistes donnant ainsi une utile échelle. Alentour, elle n'est pas le seul mammifère terrestre, émule ou mutant, qui porterait avantageusement des baleines.
Oasis
C'est notre première nuit dehors et c'est dans le Cederberg à Oasis backpackers & camping, ambiance de refuge de montagne et adresse la plus baba du coin. Gerrit, le propriétaire est d'une gentillesse inhumaine et nous propose un emplacement de rêve entouré d'orangers en fleurs. A l'abri des maisons, nous n'avions pas réalisé que la lune était pleine (depuis qu'elle ne fait plus les marées, elle se contente d'effacer les nuits) et nous ne sommes pas les seuls: deux zombies traversent le camp lampe frontale allumée mais inutile. Une dizaine de motos a déversé le double de fêtards qui font bombance au son de standards californiens surannés. A six heures du matin ils entonneront un tonitruant happy birthday pour l'une d'entre eux. Il va falloir s'enfoncer un peu plus avant dans le bush pour l'entendre. Ce que nous tentons le lendemain par une piste qui traverse la Doring River. Six mois de l'année elle est infranchissable mais Gerrit dit que, peut-être, elle l'est à nouveau et qu'il faut aller voir: soixante mètres d'un gué rocailleux et jusqu'à un mètre de profondeur, nous n'allons pas provoquer Neptune au début du voyage.
Lire ou camper
Lire en plein-air à la nuit tombée est mission impossible. A l'ancienne, je lis un livre de papier éclairé par une lampe frontale: c'est la danse de St Guy d'insectes suicidaires dans le faisceau, des petits malins s'essayant même à remplacer des mots. Ma Co lit dans le siècle sur une Kobo: des insectes malicieux en effleurent l'écran tournant ainsi les pages; lisent-ils plus vite qu'elle?
Wupperthal
Dans le désert qu'est le nord du Cederberg, de part et d'autre de la piste apparaissent soudain des chaumières chaulées, impeccablement alignées. On dirait un village construit par les Boers au XIXème siècle mais quelque chose cloche, l'impression que jamais des Blancs n'ont habité là, or, on ne construisait pas ainsi pour les Noirs. Le village est aujourd'hui occupé exclusivement par des métis; nous le quittons avec un mystère de plus. Au débouché d'un col, une réplique, plus vaste, occupe le flanc opposé, des lignes impeccables de maisons blanches et basses partent d'une large rivière à l'assaut de l'escarpement. Il y a près de deux siècles, deux missionnaires allemands se sont installés ici avec quelques familles de Khoisans (une des deux ethnies occupant cette région). Vingt ans plus tard, profitant de l'abolition de l'esclavage, d'autres familles les rejoignent. Elles sont aujourd'hui quatre cent vivant et travaillant sur une ferme de sept mille cinq cent hectares toujours propriété des missionnaires. On cultive légumes et rooibos sur les limons tandis que les moutons courent la montagne. Sur de longues tables, on vient justement de débiter deux agneaux à l'unique magasin général du village qui n'a guère changé depuis sa fondation, je prends mon tour dans la file. Le rooibos est transformé dans un petit atelier non seulement en infusions mais en savons et autres shampoings et lotions tandis que le village s'enorgueillit d'héberger la plus ancienne «usine» du pays, une fabrique de chaussures. Une demi-douzaine d'artisans y confectionne sandales et autres brodequins dans tous les cuirs dont regorge le pays. Peut-être leur manque-t-il un styliste. Voilà pour la belle histoire; difficile de savoir si c'est un bon modèle, si les missionnaires furent de meilleurs propriétaires que d'autres ni si les fermages étaient seulement payés en présence à l'office dans l'église surdimensionnée.
Au bar entre deux zincs, à l'escale de Johannesburg, trois douzaines de beaux bébés dans l'uniforme de leur université sont attablés par quatre. Nul doute qu'ensemble, sur la pelouse, ils forment un pack redoutable et qu'emmêlés ils ne font qu'un mais ici ils sont regroupés par couleur, les Blancs et les Noirs, formant presque un damier, comme s'ils étaient à nouveau adversaires.
Près de l'aéroport du Cap le mur d'un township proclame «Islam, the way of life». Les habitants de ce pays ont déjà payé un lourd tribut à une première idéologie, qu'on leur épargne les errements d'une seconde!
Dans le centre de Stellenbosch une Ferrari découvrable est arrêtée par un flot de piétons Noirs. Le gamin blond fait piaffer les cinq cent chevaux, emballe le moteur et la blonde qui l'accompagne d'un même rugissement. Ce n'est pas une Testarossa mais elle est rouge et la testostérone est bien là. Il n'y a pas si longtemps ils étaient en danger sur les trottoirs, ils sont aujourd'hui protégés par des bandes blanches peintes au sol mais une année de travail de la trentaine de personnes qui ont immobilisé le bolide ne leur suffirait pas pour l'acquérir.
Pour se rendre au restaurant les femmes revêtent volontiers des tenues seventies, robes longues à fleurs et cascades de boucles qu'on dirait faites au fer tandis que leurs hommes, cow-boys musculeux, semblent mal à l'aise dans leur habit de ville.
Avontuur est un vignoble dont le restaurant réputé vous assure qu'il est votre home away from home. On y élève également des chevaux de race. Ce qui est certain c'est que leur sauvignon blanc dénommé Sarabande est à la hauteur: sarabande des papilles avec le premier verre puis des neurones avec le second, quant au troisième... Nous en achetons une caisse pour le stock de survie lors de la traversée du Kalahari.
Aux carrefours des Noirs travaillent, remontant d'un pas rapide les files de voitures en proposant toutes sortes d'objets tandis que des Blancs muets, figés, comme statufiés ou interloqués par leur destin, quémandent en tenant devant eux une pancarte.
De la maison que nous occupons à l'est de False Bay nous saluons le soleil qui disparaît derrière la péninsule du Cap. La succession de pics et de chaînes forme un message enflammé en morse .. ..- ….. .-- Une baleine solitaire, insouciante ou optimiste, forme avec sa queue le V d'une victoire que nous savons incertaine. Sur la grève, la silhouette noire d'un Blanc en ombre chinoise. Plus tard, remplaçant le message géant, le télégraphiste posté au phare du Cap de Bonne Espérance, envoie le premier signal d'un message humain poursuivi par la suite des éclairages côtiers. Des bouées lumineuses et silencieuses signalent les récifs aux sirènes et, dans la nuit, font scintiller l'écume.
Je raffole du full english breakfast et des amis nous ont préparé une surprise: un full south african breakfast. De quoi retourne-t-il? C'est très simple, il suffit de remplacer les œufs par un œuf... d'autruche!
Quelle ancre ou quel grappin me lie ici?
Un festival de baleines
A Hermanus se déroule début octobre le Whale Festival que nous laissons passer avant de nous y rendre: nul besoin de nous alors que chaque année cent mille personnes s'y rassemblent sous prétexte d'observer les baleines. Nous arrivons le lendemain et partageons avec quelques dizaines d'observateurs le festival d'une petite compagnie de baleines évoluant le plus souvent par deux, mère et petit. Tantôt la paire nage de concert, lentement, la mère avitaillant le petit qui peut téter jusqu'à six cent litres par jour, tantôt c'est concours de sauts et de galipettes. On reste là des heures, silencieux, émus. Et si les baleines et non la lune étaient à l'origine des marées? Basses lorsque les baleines s'envolent, hautes lorsqu'elles plongent. Une femme en formes s'installe sur les rochers entre les observateurs et les artistes donnant ainsi une utile échelle. Alentour, elle n'est pas le seul mammifère terrestre, émule ou mutant, qui porterait avantageusement des baleines.
Oasis
C'est notre première nuit dehors et c'est dans le Cederberg à Oasis backpackers & camping, ambiance de refuge de montagne et adresse la plus baba du coin. Gerrit, le propriétaire est d'une gentillesse inhumaine et nous propose un emplacement de rêve entouré d'orangers en fleurs. A l'abri des maisons, nous n'avions pas réalisé que la lune était pleine (depuis qu'elle ne fait plus les marées, elle se contente d'effacer les nuits) et nous ne sommes pas les seuls: deux zombies traversent le camp lampe frontale allumée mais inutile. Une dizaine de motos a déversé le double de fêtards qui font bombance au son de standards californiens surannés. A six heures du matin ils entonneront un tonitruant happy birthday pour l'une d'entre eux. Il va falloir s'enfoncer un peu plus avant dans le bush pour l'entendre. Ce que nous tentons le lendemain par une piste qui traverse la Doring River. Six mois de l'année elle est infranchissable mais Gerrit dit que, peut-être, elle l'est à nouveau et qu'il faut aller voir: soixante mètres d'un gué rocailleux et jusqu'à un mètre de profondeur, nous n'allons pas provoquer Neptune au début du voyage.
Lire ou camper
Lire en plein-air à la nuit tombée est mission impossible. A l'ancienne, je lis un livre de papier éclairé par une lampe frontale: c'est la danse de St Guy d'insectes suicidaires dans le faisceau, des petits malins s'essayant même à remplacer des mots. Ma Co lit dans le siècle sur une Kobo: des insectes malicieux en effleurent l'écran tournant ainsi les pages; lisent-ils plus vite qu'elle?
Wupperthal
Dans le désert qu'est le nord du Cederberg, de part et d'autre de la piste apparaissent soudain des chaumières chaulées, impeccablement alignées. On dirait un village construit par les Boers au XIXème siècle mais quelque chose cloche, l'impression que jamais des Blancs n'ont habité là, or, on ne construisait pas ainsi pour les Noirs. Le village est aujourd'hui occupé exclusivement par des métis; nous le quittons avec un mystère de plus. Au débouché d'un col, une réplique, plus vaste, occupe le flanc opposé, des lignes impeccables de maisons blanches et basses partent d'une large rivière à l'assaut de l'escarpement. Il y a près de deux siècles, deux missionnaires allemands se sont installés ici avec quelques familles de Khoisans (une des deux ethnies occupant cette région). Vingt ans plus tard, profitant de l'abolition de l'esclavage, d'autres familles les rejoignent. Elles sont aujourd'hui quatre cent vivant et travaillant sur une ferme de sept mille cinq cent hectares toujours propriété des missionnaires. On cultive légumes et rooibos sur les limons tandis que les moutons courent la montagne. Sur de longues tables, on vient justement de débiter deux agneaux à l'unique magasin général du village qui n'a guère changé depuis sa fondation, je prends mon tour dans la file. Le rooibos est transformé dans un petit atelier non seulement en infusions mais en savons et autres shampoings et lotions tandis que le village s'enorgueillit d'héberger la plus ancienne «usine» du pays, une fabrique de chaussures. Une demi-douzaine d'artisans y confectionne sandales et autres brodequins dans tous les cuirs dont regorge le pays. Peut-être leur manque-t-il un styliste. Voilà pour la belle histoire; difficile de savoir si c'est un bon modèle, si les missionnaires furent de meilleurs propriétaires que d'autres ni si les fermages étaient seulement payés en présence à l'office dans l'église surdimensionnée.
De Cape Town à Johannesburg
Note aux nouveaux lecteurs:
Bonjour, Au départ il ne s agissait que d'un voyage. Au fil du temps c'est devenu un tournicota en afs et dans les pays voisins... Donc on fera ensemble, si vous le voulez ce tournicoti tournicota en passant par les différentes régions d'afs avec en supplément le Lesotho, le pays Swazi, un bout de Bots et un bout de Namibie.
Un petit compte-rendu sur notre dernier voyage en AFS (le N°14). Le parcours : Cape Town, Paternoster, Cederberg, Clanwilliam, Upington, Augrabies, Kuruman, Madikwe, Cradle of Humankind, Joburg. Tout a été fait par nos soins via le net et en direct.
L’avion : Turkish CDG Istanbul Cape Town et retour Joburg Istanbul CDG. Le transfert à Istanbul se fait facilement dans les 2 heures allouées. A Joburg, il s’agit d’une escale technique…Le plein, les niveaux et le pare-brise ? Et on prend des passagers. Vol de nuit. Arrivée à CapeTown vers 13 heures. 750 €. Les compagnies aériennes ont décidé que les passagers devaient se contenter de peu de place…Idem chez Turkish mais pareil qu’avec Lufthansa, AF ou autres…A380 ou pas.
La voiture : Un Fortuner 4x4 de Toyota, extra, voiture en ordre, aucun souci. La version 4x4 avait son intérêt pour le Cederberg, un côté rassurant aux Augrabies et ailleurs…Un SUV était tout à fait suffisant même si moins rassurant sauf dans le Cederberg vu ce que nous voulions faire.
Après coup, seule l’étape d’Upington était inutile. Les Augrabies valent le long détour.
Septembre…Un poil trop tard pour les fleurs de la West Coast et du Cederberg mais un poil trop tôt pour les Augrabies et la route avant et après Clanwilliam. Tout cela dépend des pluies…Et je ne suis pas prévisionniste météo !
Dissertons plus précisément :
Cape Town :
Comme d’habitude, les chiens renifleurs sont des beagles…Et pas des Bergers Belges ou des Bergers Allemands. Plus sympas peut-être mais le contrôle discret est loin d’être anodin. On peut changer son liquide dès l’aéroport, le prix de la commission n’est pas catastrophique ! Notre point de chute est une guest house à Camps Bay.
Camps Bay a beaucoup d’avantages.
L’ambiance est plus cool. La situation permet d’aller facilement dans toutes les directions…Le centre-ville, la région des vins, la péninsule, la route de l’Est, les sites de Table Mountain, Signal Hills, Lion’s Head, le quartier malais…Bref, on est à peu de distance de tout ! L’endroit est superbe, la plage aussi même si l’eau est « frisquette++ ». Nombreux restos sur Camps Bay drive et passage des bustouristiques (qui peuvent être très utiles).
Se lever tôt ! C’est le premier conseil en AFS ! La nuit tombe vers 18 heures. Les restos sont au taquet à 19 heures. Donc on se lève tôt et si Table Mountain est dégagée…On y va !C’est le meilleur moment (pas encore de queues, une vue très claire). Autre conseil : La montée de Lion’s Head…Montée pas difficile ne nécessitant qu’un peu de gambettes (une bonne matinée en tout, prenez de l’eau, c’est safe)…Le pied intégral et à mon sens la meilleure vue sur…tout ! L’apéro du soir sur Signal Hill ? La passion des sud af pour les sundowners est exotique…C’est aussi un plan valable. Après Table Mountain ou Lion’s Head…Un petit tour surWaterfront. Attention, on retombe sur le touristique plein pot mais on y mange et on y achète des cartes postales…Surtout on prend le bateau pour Robben Island.
Robben Island : Vous pouvez réserver via le net. Certaines traversées sont complètes. Evitez si possible celle de 12/13 heures car le plus de monde et le bateau le plus lent du monde ! Evidemment avec le soleil la vue sur la baie vaut à elle seule la traversée…Mais c’est pour la prison que vous y allez ! Nous y étions au début des années 2000 donc 3 ou 4 ans seulement après qu’elle soit visitable. Il y soufflait un vent d’enthousiasme, de volonté d’expliquer, de dire et de pardonner… 10 ans plus tard, ce sont toujours les anciens prisonniersqui font la visite principale mais le vent est retombé… Le public aussi a changé…Quelquefois plus intéressé par son Facebook, acheter une glace ou glousser avec son voisin… J’en reviens cette année avec un goût un peu amer… Robben Island attraction touristique appartenant au passé ou mémoire vivante d’un passé proche et lourd ? Acteurs et spectateurs ont changé ? En bien ?
La péninsule du Cap : Evidemment à faire et mérite sa journée ! Quelques conseils : Allez-y via la route Ouest après la route touristique payante qui suit Hout Bay. C’est plus joli, bien plus… Attention babouins qui savent parfaitement et très rapidement ouvrir la portière de votre voiture (passagers ou pas !). Donc avoir l’obsession de la fermeture centralisée des portières. Les randonneurs ne sont ridicules armés d’un bâton. Prenezgarde à votre sac. Ne résistez pas en cas d’intervention babouine ! Après le petit « funiculaire » prenez le petitcircuit pour aller au bout du bout de la pointe. Ne confondez pas Cape Point et Cape of Good Hope. Ouvrez vos yeux pour chercher les baleines…Et plutôt côté Est et au pied des falaises.
Faites coucou aux Dassies (Damans, Roch Hyrax) pas timides mais ce n’est pas une raison pour les nourrir ou essayer de les toucher. N’oubliez pas qu’ils font partie du même embranchement que les éléphants ! Le resto de la pointe du Cap est touristique, certes mais pratique. Revenez par Simon’s Town pour voir les pingouins de BouldersBeach.
Hermanus : Une excursion (1h30 de route) incontournable par beau tempset à la bonne saison. Des baleines quelques fois comme s’il en pleuvait. Une route le long de la côte (à l’aller) qui est un enchantement… et passez par Betty’s Bay pour voir ou revoir des pingouins(plus, pour 15 rands, dans un coin moins aménagé…mais plus pour longtemps). Voilà nos 3 journées bien occupées…
Ce qui a changé en 15 ans (j’y reviendrai souvent) : Moins de bidons villes et avec de l’éclairage, de l’eau…Plusde quartiers pas riches mais moins pauvres. Une plus grande mixité. Les noirs… Remarque : Je dis les noirs sans racisme ou autre connotation. Quand vous êtes sud af on vous demande, même si vous êtes blonde comme les blés de vous définir comme « white » (blancs), « coloured » (métis)ou « black » (noir). Pour moi, c’est un fait pas un jugement…De toute façon nous avons tous et toutes le même grand-père ou la même grand-mère (j’yreviendrai).
Donc, les noirs sont aussi des clients dans les restos…On voit des couples mixtes…Sur la route, il y a 15 ans (moins à Cape Town qu’ailleurs), sur la route voiture = blancs. Si voiture avec non blancs = voiture pourrie.Aujourd’hui, ce n’est plus vrai. On voit beaucoup d’homosexuels… qui ne se cachent pas. (Noussommes à Cape Town mais cela a aussi changé). On voit beaucoup de noirs venant de RDC. Il y a un stade de foot pour moi totalement anachronique enplein milieu de Cape Town.
Pour une première intervention c’est suffisant pour aujourd’hui…
Michel
PS : tout ceci n’est que mon opinion ou mon ressenti.
Bonjour, Au départ il ne s agissait que d'un voyage. Au fil du temps c'est devenu un tournicota en afs et dans les pays voisins... Donc on fera ensemble, si vous le voulez ce tournicoti tournicota en passant par les différentes régions d'afs avec en supplément le Lesotho, le pays Swazi, un bout de Bots et un bout de Namibie.
Un petit compte-rendu sur notre dernier voyage en AFS (le N°14). Le parcours : Cape Town, Paternoster, Cederberg, Clanwilliam, Upington, Augrabies, Kuruman, Madikwe, Cradle of Humankind, Joburg. Tout a été fait par nos soins via le net et en direct.
L’avion : Turkish CDG Istanbul Cape Town et retour Joburg Istanbul CDG. Le transfert à Istanbul se fait facilement dans les 2 heures allouées. A Joburg, il s’agit d’une escale technique…Le plein, les niveaux et le pare-brise ? Et on prend des passagers. Vol de nuit. Arrivée à CapeTown vers 13 heures. 750 €. Les compagnies aériennes ont décidé que les passagers devaient se contenter de peu de place…Idem chez Turkish mais pareil qu’avec Lufthansa, AF ou autres…A380 ou pas.
La voiture : Un Fortuner 4x4 de Toyota, extra, voiture en ordre, aucun souci. La version 4x4 avait son intérêt pour le Cederberg, un côté rassurant aux Augrabies et ailleurs…Un SUV était tout à fait suffisant même si moins rassurant sauf dans le Cederberg vu ce que nous voulions faire.
Après coup, seule l’étape d’Upington était inutile. Les Augrabies valent le long détour.
Septembre…Un poil trop tard pour les fleurs de la West Coast et du Cederberg mais un poil trop tôt pour les Augrabies et la route avant et après Clanwilliam. Tout cela dépend des pluies…Et je ne suis pas prévisionniste météo !
Dissertons plus précisément :
Cape Town :

Comme d’habitude, les chiens renifleurs sont des beagles…Et pas des Bergers Belges ou des Bergers Allemands. Plus sympas peut-être mais le contrôle discret est loin d’être anodin. On peut changer son liquide dès l’aéroport, le prix de la commission n’est pas catastrophique ! Notre point de chute est une guest house à Camps Bay.
Camps Bay a beaucoup d’avantages.

L’ambiance est plus cool. La situation permet d’aller facilement dans toutes les directions…Le centre-ville, la région des vins, la péninsule, la route de l’Est, les sites de Table Mountain, Signal Hills, Lion’s Head, le quartier malais…Bref, on est à peu de distance de tout ! L’endroit est superbe, la plage aussi même si l’eau est « frisquette++ ». Nombreux restos sur Camps Bay drive et passage des bustouristiques (qui peuvent être très utiles).
Se lever tôt ! C’est le premier conseil en AFS ! La nuit tombe vers 18 heures. Les restos sont au taquet à 19 heures. Donc on se lève tôt et si Table Mountain est dégagée…On y va !C’est le meilleur moment (pas encore de queues, une vue très claire). Autre conseil : La montée de Lion’s Head…Montée pas difficile ne nécessitant qu’un peu de gambettes (une bonne matinée en tout, prenez de l’eau, c’est safe)…Le pied intégral et à mon sens la meilleure vue sur…tout ! L’apéro du soir sur Signal Hill ? La passion des sud af pour les sundowners est exotique…C’est aussi un plan valable. Après Table Mountain ou Lion’s Head…Un petit tour surWaterfront. Attention, on retombe sur le touristique plein pot mais on y mange et on y achète des cartes postales…Surtout on prend le bateau pour Robben Island.
Robben Island : Vous pouvez réserver via le net. Certaines traversées sont complètes. Evitez si possible celle de 12/13 heures car le plus de monde et le bateau le plus lent du monde ! Evidemment avec le soleil la vue sur la baie vaut à elle seule la traversée…Mais c’est pour la prison que vous y allez ! Nous y étions au début des années 2000 donc 3 ou 4 ans seulement après qu’elle soit visitable. Il y soufflait un vent d’enthousiasme, de volonté d’expliquer, de dire et de pardonner… 10 ans plus tard, ce sont toujours les anciens prisonniersqui font la visite principale mais le vent est retombé… Le public aussi a changé…Quelquefois plus intéressé par son Facebook, acheter une glace ou glousser avec son voisin… J’en reviens cette année avec un goût un peu amer… Robben Island attraction touristique appartenant au passé ou mémoire vivante d’un passé proche et lourd ? Acteurs et spectateurs ont changé ? En bien ?
La péninsule du Cap : Evidemment à faire et mérite sa journée ! Quelques conseils : Allez-y via la route Ouest après la route touristique payante qui suit Hout Bay. C’est plus joli, bien plus… Attention babouins qui savent parfaitement et très rapidement ouvrir la portière de votre voiture (passagers ou pas !). Donc avoir l’obsession de la fermeture centralisée des portières. Les randonneurs ne sont ridicules armés d’un bâton. Prenezgarde à votre sac. Ne résistez pas en cas d’intervention babouine ! Après le petit « funiculaire » prenez le petitcircuit pour aller au bout du bout de la pointe. Ne confondez pas Cape Point et Cape of Good Hope. Ouvrez vos yeux pour chercher les baleines…Et plutôt côté Est et au pied des falaises.

Faites coucou aux Dassies (Damans, Roch Hyrax) pas timides mais ce n’est pas une raison pour les nourrir ou essayer de les toucher. N’oubliez pas qu’ils font partie du même embranchement que les éléphants ! Le resto de la pointe du Cap est touristique, certes mais pratique. Revenez par Simon’s Town pour voir les pingouins de BouldersBeach.
Hermanus : Une excursion (1h30 de route) incontournable par beau tempset à la bonne saison. Des baleines quelques fois comme s’il en pleuvait. Une route le long de la côte (à l’aller) qui est un enchantement… et passez par Betty’s Bay pour voir ou revoir des pingouins(plus, pour 15 rands, dans un coin moins aménagé…mais plus pour longtemps). Voilà nos 3 journées bien occupées…
Ce qui a changé en 15 ans (j’y reviendrai souvent) : Moins de bidons villes et avec de l’éclairage, de l’eau…Plusde quartiers pas riches mais moins pauvres. Une plus grande mixité. Les noirs… Remarque : Je dis les noirs sans racisme ou autre connotation. Quand vous êtes sud af on vous demande, même si vous êtes blonde comme les blés de vous définir comme « white » (blancs), « coloured » (métis)ou « black » (noir). Pour moi, c’est un fait pas un jugement…De toute façon nous avons tous et toutes le même grand-père ou la même grand-mère (j’yreviendrai).
Donc, les noirs sont aussi des clients dans les restos…On voit des couples mixtes…Sur la route, il y a 15 ans (moins à Cape Town qu’ailleurs), sur la route voiture = blancs. Si voiture avec non blancs = voiture pourrie.Aujourd’hui, ce n’est plus vrai. On voit beaucoup d’homosexuels… qui ne se cachent pas. (Noussommes à Cape Town mais cela a aussi changé). On voit beaucoup de noirs venant de RDC. Il y a un stade de foot pour moi totalement anachronique enplein milieu de Cape Town.
Pour une première intervention c’est suffisant pour aujourd’hui…
Michel
PS : tout ceci n’est que mon opinion ou mon ressenti.
Risques réels au Maroc
Une pensée pour HERVE BOURDEL, je ne trouve pas de qualificatif pour nommer c'est individus abjectes, la quintessence du mal, l’horreur absolu. Pensons à ses proches et prions pour LUI.
Le quai d'Orsay avec modération, conseil d'être très vigilant au Maroc. Oui, mais dans quels coins ne faut il pas aller. J'imagine que le désert est déconseillé; du coté de Merzouga et en général toutes les zones isolées!!!!
Même dans un souk on peut se faire enlever facilement.....Alors on ne va pas au Maroc pour rester enfermé dans un camping au milieu de 100 ou plus camping car!!! Certe on aura le soleil (en principe) mais après???
Comment réagissent les autorités Marocaines à ce phénomène? Si les CC boycottes le pays, ça va leur faire drôle au portefeuille.
Ce ne sont que quelques réflexions et interogations. Nous ne voulons pas prendre le risque, c'est surement idiot comme réaction quand on connait ce beau pays, et même avec la police et l'armée qui sont très présents, je me pose la question!!!!!!!!!!!!!!😕
Et bien, on va visiter le Portugal à la place, mais en janvier bof pour le soleil. !!!!!!
Le quai d'Orsay avec modération, conseil d'être très vigilant au Maroc. Oui, mais dans quels coins ne faut il pas aller. J'imagine que le désert est déconseillé; du coté de Merzouga et en général toutes les zones isolées!!!!
Même dans un souk on peut se faire enlever facilement.....Alors on ne va pas au Maroc pour rester enfermé dans un camping au milieu de 100 ou plus camping car!!! Certe on aura le soleil (en principe) mais après???
Comment réagissent les autorités Marocaines à ce phénomène? Si les CC boycottes le pays, ça va leur faire drôle au portefeuille.
Ce ne sont que quelques réflexions et interogations. Nous ne voulons pas prendre le risque, c'est surement idiot comme réaction quand on connait ce beau pays, et même avec la police et l'armée qui sont très présents, je me pose la question!!!!!!!!!!!!!!😕
Et bien, on va visiter le Portugal à la place, mais en janvier bof pour le soleil. !!!!!!
Peut-on réellement revenir indemne d’un voyage?
La question mérite réflexion et argumentation. Peut-on réellement revenir indemne d'un long voyage ? Les weekends n'entrent bien entendu pas en ligne de compte, puisque vous vous conditionnez la journée suivante, à la reprise du travail. En revanche, pour un long voyage type road trip le retour est bien plus compliqué. Un changement radical de comportement, un attachement beaucoup moins important à certains détails, une relation tumultueuse avec vos proches. Peut-on reprendre le cours normal de sa vie ? Voici quelques éléments de réponses avec un point de vue strictement personnel.
Le choc des cultures
Commençons tout d'abord par un état des lieux. Le choc des cultures à différents degrés. Bien sûr tout dépendra du pays que vous irez visiter, mais en règle générale dès que ça dépasse les frontières européennes, vous subirez un choc des cultures. Que ce soit en Amérique du sud, Asie, Océanie (peut-être un peu moins), et en Afrique. Les Etats-Unis peuvent être ressentis de la sorte, mais ce n'est pas la vérité, du moins ma vérité. La France ayant tout de même des côtés américains. Qui n'a jamais testé un fast food, n'a jamais vu New York, Los Angeles, Philadelphie, Washington ou encore New Orleans via une série TV avant d'effectuer un voyage aux Etats-Unis. Qui n'a jamais ne serait-ce qu'à la télé, visionné un match de basket (NBA), de football américain (NFL), de Hockey (NHL) ou encore de Baseball (MLB). La langue anglaise est connue de tous, souvent mal parlée, surtout à Paris (qui est une des villes les plus visitées au monde), mais certains mots peuvent sortir inconsciemment de votre bouche. En revanche, dans des pays comme la Birmanie, La Bolivie, le Népal, la langue de Shakespeare ne vous servira à rien. Vous connaitrez certaines difficultés. L'incompréhension sera souvent de mise.
La culture française est souvent très éloignée de celle que l'on peut trouver autre part dans le monde. Alors qu'est-ce qui diffère exactement ? Tout d'abord la gastronomie. Même si l'on peut retrouver un petit coin de France dans certains pays, il n'en paraît pas moins évident que c'est un véritable chamboulement. Manger du cochon d'inde, des insectes peut-il être considéré comme plus étrange que de manger des escargots ou des oreilles de cochon? Il existe des spécialités culinaires qui nous dégoûtent, mais c'est tout simplement parce que nous n'en avons pas l'habitude et en détenons une vision déjà négative.
La barrière de la langue pouvant souvent être un frein dans le voyage, peut également vous transporter. Le confort que vous avez dans votre pays natal, n'est plus présent une fois arrivé. C'est pour cela que fort souvent, et en tant que backpacker, la barrière de la langue est un vrai avantage. Combien de fois, me suis-je dis en voyage et surtout lorsque j'étais aux USA. "J'aimerais tellement avoir plus de difficultés pour m'exprimer". Souvent je jalousais cette incompréhension entre un touriste lambda et son interlocuteur local. Tout semblait simple pour moi, même si les péripéties étaient bien présentes, j'aurais aimé avoir un peu plus de mal. En Amérique du sud, mon rêve était devenu réalité. La langue Espagnole était pour moi plus un souvenir d'adolescent largement abandonné, plutôt qu'un acquis que j'allais pouvoir exploité. Les regards échangés avec cette petite fille à la gare de Cusco, avec des grimaces en veux-tu, en-voilà. Il fallait chercher un autre moyen de communication pour perpétuer cette chouette rencontre.
Quitter cette zone de confort ne m'importe peu, et je le fais fort volontiers. Néanmoins un ajustement est quasi obligatoire, dans un pays dont nous ne connaissons rien. Dans ce choc des cultures que nous ne contrôlons pas, et c'est bien là l'essentiel, d'autres points sont encore à énumérer. Comment ne pas mettre en avant les coutumes et le style de vie d'un pays. En Inde, pour ne citer qu'elle, l'héritage culturelle est juste immense ... C'est peut-être le pays dans lequel vous devriez avoir le plus gros choc culturel. L'Inde, ce pays où 18 langues sont reconnues par la constitution du pays, mais en réalité ce sont plus de 1600 langues qui pourront être parlées à travers le pays. Parmi les coutumes hindouistes, on peut citer le végétarisme par souci de respect envers toute forme de vie et l'importance du mariage qui est une des premières causes de l'endettement des familles. Aucune célébration n'est comparable à celle que vous pourrez avoir dans le Rajasthan, en général de Mai à Juillet. Si vous êtes un occidental, vous n'aurez aucune difficulté à vous frayer un chemin et à y assister en tant qu'invité.
Le futur mari, vêtu comme un maharajah, est monté sur un cheval blanc et est accompagné d'un cortège de musiciens. La mariée est elle vêtue de somptueux habits rouges et de bijoux en or. C'est à la famille de la mariée de tout organiser. Mais ce n'est pas la tradition la plus folle en Inde. Connaissez-vous le "Flying Babies", non vous ne rêvez pas. C'est une pratique très connue en Inde. Dans la ville de Solapur, une fête annuelle a été instaurée, fête pendant laquelle on lance les bébés depuis une tour de 15 mètres. Heureusement, des gens attendent les bambins en bas avec un filet pour amortir leur chute! Enfin sur un autre continent, au Kenya, un nouveau né Massaï se fait cracher dans la bouche par toutes les femmes présentes ... Assez particulier. Si vous ne le savez pas, cela peut être perturbant, voir flippant ! Tout ceci est fort inhabituel pour nous.
Au final, nous avons tous eu un vécu différent vis à vis du choc des cultures. Mais il aura sans aucun doute un impact sur votre vision des choses, votre ouverture d'esprit et votre tolérance. Le respect des différents peuples fera alors parti de vos priorités. Cependant, chacun peut réagir différemment. Certains auront un rejet catégorique, se refermant sur eux-même. D'autres adopteront fort volontiers ce choc des cultures, faisant parti intégrante de leur voyage. Sans elle, le voyage aura peut-être un goût amer. Tout ceci vient de la manière de voyager, et du respect d'autrui. Ils parviennent à s'adapter, tout en conservant leur culture d'origine. Ils créent leur propre mélange culturel et n’ont, en général, aucun problème à retourner dans leur pays d’origine. Avec cette vision des choses à dominante positive, un pays d'apparence hostile pourra alors devenir un épanouissement sans fin.
Comment réduire le choc culturel
Il y a plusieurs manières de réduire le choc culturel. L'annuler est du domaine de l'impossible. Tout d'abord, apprenez la langue du pays. Vous ne serez pas bilingue, ça me semble trop précoce, mais l'immersion dans le pays devrait vous y aider. Achetez un petit lexique, pour ne pas arriver les mains dans les poches. Pouvoir communiquer avec les locaux, vous aidera sans l'ombre d'un doute à vivre bien mieux toutes ces nouveautés. La compréhension est la base d'une intégration réussite.
La patience est une vertu. Parlons-en justement de cette patience, dans un pays qui ne ressemble aucunement au vôtre. Ne chamboulez pas toutes vos habitudes en un claquement doigt, prenez votre temps. Autorisez-vous à faire quelques erreurs. Même si une incompréhension totale venait à se manifester, ne vous braquez pas et apprenez de vos erreurs. Autre point fondamental de votre voyage. Renseignez-vous sur le pays, sur la culture et les coutumes, si vous ne voulez pas être pris au dépourvu. Certains personnes, moi le premier, vous diront de ne pas trop se renseigner, mais juste ce qu'il faut. L'effet de surprise et la perte de contrôle font aussi partie du voyage. Cela peut bien sûr en effrayer plus d'un, tout le monde n'a pas le même "instinct de survie".
Enfin, pour parachever le chapitre "réduire le choc culturel", il vous faudra être ouvert d'esprit. Ne pensez pas de la sorte : "C'est pas normal, c'est nul ... Ils n'ont vraiment rien compris". Tout simplement, car vous n'avez pas assez de recul et de connaissances sur le pays, pour pouvoir juger. Attention, nous jugeons tous dans notre inconscient, mais il faut parfois savoir tempérer ses propos, et prolonger la découverte du pays. Tentez de comprendre toutes ces coutumes en discutant avec les locaux. N'oubliez pas que votre attitude sera la clef du succès. C'est à vous de vous adaptez, et non le contraire.
La réadaptation et l'acceptation
Cette phase, sur le chemin du retour, est peut-être la plus difficile. Vous aurez sans doute vécu des moments fabuleux, des galères, quelques déceptions mais peu importe. Rare sont ceux qui ne passent pas par là. Elle peut être rapide ou longue. Dans le cas d'un long voyage, dépaysant, il sera très compliqué de vous remettre tout de suite dans le bain. Après mon voyage en Amérique du Sud en Août dernier, je n'ai pas pu me réadapter. Je reprenais le travail 8 h plus tard, avec le décalage horaire dans la tronche. Tout me paraissait fade, dénué de sens. Les gens fréquentés lors de cette journée ne m'apprenait pas grand chose.
Pire encore je les méprisais. Combien de fois, ne me suis-je pas senti à ma place, avec l'envie omniprésente de repartir. Une opération qui semblait impossible à l'instant présent avec mon apport budgétaire quasi inexistant. Combien de fois on vous aura posé ce genre de questions stériles : "C'était bien ?" "Comment fais-tu pour voyager autant ?" ou encore "Il ne t'est rien arrivé de grave ?". Pendant de longs mois, je n'ai cessé de penser à ce trip de malade qui m'avait changé. En bien ou en mal, difficile de le savoir. Certains de mes proches ont trouvé cela bénéfique. Mais pour d'autres, mon choix de vie était incompréhensible. Une barrière entre eux et moi, venait de se créer. De mon point de vue personnel, je n'aurais échangé cette expérience pour rien au monde. Si certaines personnes ne veulent pas comprendre, ce n'est pas et ce n'est plus mon problème. D'autres sont bien plus sensibles aux jugements de leurs proches. L'isolement est alors quasi obligatoire pour une meilleure réflexion. L'acceptation ne se fait pas en un fragment de seconde ...
Et le retour à la réalité est parfois bien plus compliqué... Chaque personne est différente et raconter son aventure pourra peut-être vous aider dans votre réadaptation. Parlons-en de cette réadaptation. On la veut rapide, mais elle se heurte souvent à de nombreux paramètres. Parmi eux, il y a le fait de se sentir étranger chez soi. Énorme paradoxe quand l'on sait qu'il y a quelques temps nous étions étranger à part entière, dans un pays que nous ne connaissions pas. Désormais, le problème est tout autre. Deuxième paradoxe et de taille, c'est que vous pourrez vous sentir encore plus seul, que vous ne l'étiez si vous avez effectué un tour du monde seul par exemple. Ceci rejoint bien évidemment l'incompréhension de vos proches, et le manque d'intérêts que vous éprouvez dans votre routine. En voyage, tout découlait d'une logique, et vous aviez le choix d'aller à tel ou tel endroit. Désormais ce n'est plus le cas, votre réveil sonne, vous devez être ponctuel, plus le droit à l'erreur. Où est donc passé cette marge d'erreur qui vous plaisait tant ? Ne cherchez plus, elle a disparu et a laissé place au stress de la vie active.
Que se passe t-il après la réadaptation ?
2,3 ou 6 mois plus tard chaque individu commence à reprendre le cours normal de sa vie. Le sourire refait surface, et le voyage n'est alors qu'un lointain souvenir. Mais, oui il y a un mais ... Une poignée d'irréductibles ne pensent qu'à une chose. Repartir et le plus vite possible. La zone de confort a trop duré. Le métro, boulot , dodo est devenu insoutenable. De ce fait, chaque matin vous vous levez et entamez toujours la même rengaine : Connexion, google, comparateur de vol ... L'émergence d'un nouveau rêve pointe timidement le bout de son nez. Ça y est, vous avez replongé, le manque de drogue était trop fort. L'avantage c'est qu'elle est bien plus saine. La rechute vous empêchera de rester en mode survie dans ce monde qui ne vous convient pas. Cette étape n'est pas une obligation, mais elle résume parfaitement votre nostalgie de voyageur. Dans la vie, il faut faire quelque chose qui vous passionne. A quoi bon rester planté là, dans un monde qui ne vous va plus.
Vos vrais amis resteront et comprendront amplement votre choix. Certains même vous encourageront à aller de l'avant. Pour les autres, il faut faire abstraction de leur parole. La jalousie peut expliquer bien des choses. Chaque avis est important, et il serait stupide de ne pas les prendre en compte. J'ai bien dit chaque avis, j'entends par là, des paroles sensées et un réel dialogue. Je ne considère que rarement les personnes qui ne sont là, que pour critiquer et n'avancent aucun argument recevable. Pour eux, la vie se résume à un mariage et des enfants. C'est la finalité. Il n'y a de place pour rien d'autre. Tout ce qui sortira de leur "normalité" sera jugé comme inconcevable. Le dialogue est alors rompu et laisse place à l'agacement.
Changement de vie ou envie ponctuelle ?
L'état d'urgence a été décrété, impossible de faire machine arrière. L'envie devient de plus en plus pressante. Un bon ras-le-bol prend le dessus. Souvent, vous aurez envie de tout envoyer balader, de partir en un claquement de doigt. Pour nuancer tout cela, certains auront ce qu'on appelle des "envies ponctuelles". L'herbe n'est pas forcément plus verte ailleurs, et c'est vrai, mais elle ne l'est pas forcément moins. Peut-être que cette même herbe est plus adaptée à nos besoins.
Les courtes escapades feront le bonheur de plusieurs d'entre nous. Partir un court ou un long weekend, en s'arrangeant entre temps avec nos patrons. Vienne, Londres, Rome, Lisbonne, Copenhague, Oslo, Ajaccio. Les destinations ne manquent pas et l'offre dont dispose internet est vraiment alléchante. De 60 à 200 euros, les vols aller/retour se réserve longtemps à l'avance, voici le vrai point négatif. Si vous disposez d'un moyen de transport, il est encore plus facile de trouver de belles offres. Ryanair présent à Beauvais pourra vous permettre d'économiser des dizaines d'euros. Le co-voiturage est aussi une affaire qui roule. Que nous reste-t-il ? Le changement de vie peut s'apparenter à un tour du monde, si ça n'a jamais été entrepris. Vous pouvez toujours en refaire un nouveau, et effectuer les pays que vous n'avez pas pu faire. Vous avez aussi le choix de partir pendant un long moment dans un continent (Afrique et Asie pour vous perdre et affronter à nouveau ce fameux choc des cultures). Une immersion pendant 6 mois, 1 an, 2 ans, peu importe. Le tour du monde est une expérience formidable qui me tarde d'expérimenter.
Le PVT. Mais alors qu'est ce que le PVT ? Le Pvt c'est le programme Vacances et travail qui comprend, selon les pays, le Permis Vacances-Travail (pour le Canada) et le Visa Vacances-Travail (Working Holiday Visa (WHV) / Programa de Vacaciones y Trabajo) pour les autres destinations. Il vous donnera l'opportunité de partir dans le pays de votre choix (selon la liste) pendant une durée d'un an. Le canada, pays membre de ce programme devrait voir allonger la durée maximale. Il sera alors possible de travailler avec le PVT durant deux ans. Les destinations sont à ce jour, diverses et variées : Canada, Japon, Corée du sud, Argentine, Australie, Nouvelle Zélande, Hong Kong, Russie et Brésil fort prochainement. Des pays de l'Amérique Latine se sont également montrés intéressés. Certains pays, ont mis en place des quotas (Canada), mais si vous êtes appliqués et consciencieux, vous devriez pouvoir récolter le sésame. Attention, ceci n'est applicable que pour les 18/30 ans (35 pour le Canada). L'Expatriation définitive. Allons directement dans l'extrême avec l'expatriation. Ici pas de listes de pays, puisque c'est vous qui choisirez. Un retour ? Pourquoi pas, mais pour l'instant ce n'est pas à l'ordre du jour. L'expatriation peut se faire grâce au travail que vous aviez en France. Un poste se libère à l'étranger et vous sautez dessus.
C'est souvent le cas, dans les grandes boîtes qui adorent les promotions internes. Un nouveau challenge s'offre alors à vous, il n'y a plus qu'à faire son sac et partir à l'aventure. Mais ce n'est pas la seule solution pour une expatriation définitive, il est bien sur possible via un VIE de se faire engager à l'autre bout du monde. Tout claquer c'est un concept assez couillu pour dire la vérité, car on sait ce qu'on laisse, mais on ne sait pas ce que l'on va retrouver par la suite. Certains encore plus téméraires tentent d'y aller sans avoir la moindre garantie. Dans certains pays aucun visa n'est obligatoire c'est donc une aubaine. Il suffit d'apprendre la langue en parallèle et d'avoir une bonne dose de culot. Le Volontariat ou l'humanitaire. Des organismes pourront vous proposer des missions, de court, moyen ou long terme. Il est nécessaire de bien choisir son organisme, car les arnaques vont bon train.
Je n'ai pas une très grosse connaissance dans ce domaine, mais c'est clairement une piste à étudier. Vous pourrez toujours contacter des ONG tels que Aide et Action, ou développement sans frontières pour ne citer qu'eux. En général, les diplômés du domaine médical auront les faveurs de ces organisations, mais toutes personnes motivées seront également les bienvenues. En revanche, si vous êtes plutôt pour un départ vers des pays relativement riches et ne voulez pas venir en aide à des populations plus démunies, passez votre chemin, vous allez perdre votre temps. En revanche, si vous voulez une expérience unique en son genre, avec des rencontres exceptionnelles, que vous êtes désireux de venir en aide et d'apporter votre pierre à l'édifice, alors cette expérience est faite pour vous.
Conclusion
S'éloigner de ces proches, découvrir une autre culture, se mettre en quelque sorte en danger, a un impact sur nous. Notre personnalité, notre vision des choses en sont bouleversées à jamais. Plus ou moins intense, selon les personnes. Certaines se réadapteront assez rapidement et seront même heureuses de retrouver leur "zone de confort". D'autres, au contraire, en seront totalement métamorphosées et n'auront qu'une seule chose en tête, repartir, explorer de nouveau. Le voyage et son retour pourra même parfois susciter un questionnement sur sa vie actuelle. Suis-je vraiment heureux? Cette vie me convient-elle et me suffit-elle? Chez certains, cette prise de conscience pourra engendrer des décisions et un changement de vie radical.
Rare sont ceux qui en sortent indemne au final. Ceux qui vous diront le contraire, auront au préalable activés leurs carapaces, et ne veulent pas se souvenir de leur voyage. Ils sont passés à autre chose grâce à un événement postérieur. Réussite professionnelle, vie sentimentale chamboulée et j'en passe. Pour moi, notre manière de voyager représente qui nous sommes vraiment, et sera vraiment représentatif du chemin que nous prendrons par la suite. Difficile de revenir dans une société individualiste et de s'y projeter durablement. Voyager en solitaire, à deux ou en famille ne peut en aucun cas se comparer. Les personnes qui voyagent à deux, voir plus ont-ils besoin d'un nouveau départ ? Cette expérience n'a t-elle pas au final été suffisante ?
Ne s'agissait-il pas seulement juste d'un projet sans suite, pour casser cette routine du couple ? Le voyage permet de renforcer les liens. Il n'y a donc pas de demi-mesure, ça peut très bien tout faire foirer dans un couple. Pour les voyageurs solitaires, c'est un peu moins complexe que ça. Le changement de vie se voit être plus qu'une probabilité si on en a la mentalité. Il n'y a pas besoin d'accord ou de compromis, vous êtes seul face à votre dit destin. Tel est ma vision des choses, elle se veut peut être différente de celle que vous avez pu lire ou entendre. Certains trouveront ça égoïste de ma part, de ne pas tout le temps partager mon envie d'ailleurs, d'autres trouveront ça au contraire héroïque. Mais qui sait? Dans un futur proche, le chamboulement aura sans doute lieu. Via la voix professionnelle, un PVT ou je ne sais quels autres moyens. En attendant ce moment, I'm on the road again.
Le choc des cultures

Commençons tout d'abord par un état des lieux. Le choc des cultures à différents degrés. Bien sûr tout dépendra du pays que vous irez visiter, mais en règle générale dès que ça dépasse les frontières européennes, vous subirez un choc des cultures. Que ce soit en Amérique du sud, Asie, Océanie (peut-être un peu moins), et en Afrique. Les Etats-Unis peuvent être ressentis de la sorte, mais ce n'est pas la vérité, du moins ma vérité. La France ayant tout de même des côtés américains. Qui n'a jamais testé un fast food, n'a jamais vu New York, Los Angeles, Philadelphie, Washington ou encore New Orleans via une série TV avant d'effectuer un voyage aux Etats-Unis. Qui n'a jamais ne serait-ce qu'à la télé, visionné un match de basket (NBA), de football américain (NFL), de Hockey (NHL) ou encore de Baseball (MLB). La langue anglaise est connue de tous, souvent mal parlée, surtout à Paris (qui est une des villes les plus visitées au monde), mais certains mots peuvent sortir inconsciemment de votre bouche. En revanche, dans des pays comme la Birmanie, La Bolivie, le Népal, la langue de Shakespeare ne vous servira à rien. Vous connaitrez certaines difficultés. L'incompréhension sera souvent de mise.
La culture française est souvent très éloignée de celle que l'on peut trouver autre part dans le monde. Alors qu'est-ce qui diffère exactement ? Tout d'abord la gastronomie. Même si l'on peut retrouver un petit coin de France dans certains pays, il n'en paraît pas moins évident que c'est un véritable chamboulement. Manger du cochon d'inde, des insectes peut-il être considéré comme plus étrange que de manger des escargots ou des oreilles de cochon? Il existe des spécialités culinaires qui nous dégoûtent, mais c'est tout simplement parce que nous n'en avons pas l'habitude et en détenons une vision déjà négative.
La barrière de la langue pouvant souvent être un frein dans le voyage, peut également vous transporter. Le confort que vous avez dans votre pays natal, n'est plus présent une fois arrivé. C'est pour cela que fort souvent, et en tant que backpacker, la barrière de la langue est un vrai avantage. Combien de fois, me suis-je dis en voyage et surtout lorsque j'étais aux USA. "J'aimerais tellement avoir plus de difficultés pour m'exprimer". Souvent je jalousais cette incompréhension entre un touriste lambda et son interlocuteur local. Tout semblait simple pour moi, même si les péripéties étaient bien présentes, j'aurais aimé avoir un peu plus de mal. En Amérique du sud, mon rêve était devenu réalité. La langue Espagnole était pour moi plus un souvenir d'adolescent largement abandonné, plutôt qu'un acquis que j'allais pouvoir exploité. Les regards échangés avec cette petite fille à la gare de Cusco, avec des grimaces en veux-tu, en-voilà. Il fallait chercher un autre moyen de communication pour perpétuer cette chouette rencontre.
Quitter cette zone de confort ne m'importe peu, et je le fais fort volontiers. Néanmoins un ajustement est quasi obligatoire, dans un pays dont nous ne connaissons rien. Dans ce choc des cultures que nous ne contrôlons pas, et c'est bien là l'essentiel, d'autres points sont encore à énumérer. Comment ne pas mettre en avant les coutumes et le style de vie d'un pays. En Inde, pour ne citer qu'elle, l'héritage culturelle est juste immense ... C'est peut-être le pays dans lequel vous devriez avoir le plus gros choc culturel. L'Inde, ce pays où 18 langues sont reconnues par la constitution du pays, mais en réalité ce sont plus de 1600 langues qui pourront être parlées à travers le pays. Parmi les coutumes hindouistes, on peut citer le végétarisme par souci de respect envers toute forme de vie et l'importance du mariage qui est une des premières causes de l'endettement des familles. Aucune célébration n'est comparable à celle que vous pourrez avoir dans le Rajasthan, en général de Mai à Juillet. Si vous êtes un occidental, vous n'aurez aucune difficulté à vous frayer un chemin et à y assister en tant qu'invité.
Le futur mari, vêtu comme un maharajah, est monté sur un cheval blanc et est accompagné d'un cortège de musiciens. La mariée est elle vêtue de somptueux habits rouges et de bijoux en or. C'est à la famille de la mariée de tout organiser. Mais ce n'est pas la tradition la plus folle en Inde. Connaissez-vous le "Flying Babies", non vous ne rêvez pas. C'est une pratique très connue en Inde. Dans la ville de Solapur, une fête annuelle a été instaurée, fête pendant laquelle on lance les bébés depuis une tour de 15 mètres. Heureusement, des gens attendent les bambins en bas avec un filet pour amortir leur chute! Enfin sur un autre continent, au Kenya, un nouveau né Massaï se fait cracher dans la bouche par toutes les femmes présentes ... Assez particulier. Si vous ne le savez pas, cela peut être perturbant, voir flippant ! Tout ceci est fort inhabituel pour nous.
Au final, nous avons tous eu un vécu différent vis à vis du choc des cultures. Mais il aura sans aucun doute un impact sur votre vision des choses, votre ouverture d'esprit et votre tolérance. Le respect des différents peuples fera alors parti de vos priorités. Cependant, chacun peut réagir différemment. Certains auront un rejet catégorique, se refermant sur eux-même. D'autres adopteront fort volontiers ce choc des cultures, faisant parti intégrante de leur voyage. Sans elle, le voyage aura peut-être un goût amer. Tout ceci vient de la manière de voyager, et du respect d'autrui. Ils parviennent à s'adapter, tout en conservant leur culture d'origine. Ils créent leur propre mélange culturel et n’ont, en général, aucun problème à retourner dans leur pays d’origine. Avec cette vision des choses à dominante positive, un pays d'apparence hostile pourra alors devenir un épanouissement sans fin.
Comment réduire le choc culturel

Il y a plusieurs manières de réduire le choc culturel. L'annuler est du domaine de l'impossible. Tout d'abord, apprenez la langue du pays. Vous ne serez pas bilingue, ça me semble trop précoce, mais l'immersion dans le pays devrait vous y aider. Achetez un petit lexique, pour ne pas arriver les mains dans les poches. Pouvoir communiquer avec les locaux, vous aidera sans l'ombre d'un doute à vivre bien mieux toutes ces nouveautés. La compréhension est la base d'une intégration réussite.
La patience est une vertu. Parlons-en justement de cette patience, dans un pays qui ne ressemble aucunement au vôtre. Ne chamboulez pas toutes vos habitudes en un claquement doigt, prenez votre temps. Autorisez-vous à faire quelques erreurs. Même si une incompréhension totale venait à se manifester, ne vous braquez pas et apprenez de vos erreurs. Autre point fondamental de votre voyage. Renseignez-vous sur le pays, sur la culture et les coutumes, si vous ne voulez pas être pris au dépourvu. Certains personnes, moi le premier, vous diront de ne pas trop se renseigner, mais juste ce qu'il faut. L'effet de surprise et la perte de contrôle font aussi partie du voyage. Cela peut bien sûr en effrayer plus d'un, tout le monde n'a pas le même "instinct de survie".
Enfin, pour parachever le chapitre "réduire le choc culturel", il vous faudra être ouvert d'esprit. Ne pensez pas de la sorte : "C'est pas normal, c'est nul ... Ils n'ont vraiment rien compris". Tout simplement, car vous n'avez pas assez de recul et de connaissances sur le pays, pour pouvoir juger. Attention, nous jugeons tous dans notre inconscient, mais il faut parfois savoir tempérer ses propos, et prolonger la découverte du pays. Tentez de comprendre toutes ces coutumes en discutant avec les locaux. N'oubliez pas que votre attitude sera la clef du succès. C'est à vous de vous adaptez, et non le contraire.
La réadaptation et l'acceptation

Cette phase, sur le chemin du retour, est peut-être la plus difficile. Vous aurez sans doute vécu des moments fabuleux, des galères, quelques déceptions mais peu importe. Rare sont ceux qui ne passent pas par là. Elle peut être rapide ou longue. Dans le cas d'un long voyage, dépaysant, il sera très compliqué de vous remettre tout de suite dans le bain. Après mon voyage en Amérique du Sud en Août dernier, je n'ai pas pu me réadapter. Je reprenais le travail 8 h plus tard, avec le décalage horaire dans la tronche. Tout me paraissait fade, dénué de sens. Les gens fréquentés lors de cette journée ne m'apprenait pas grand chose.
Pire encore je les méprisais. Combien de fois, ne me suis-je pas senti à ma place, avec l'envie omniprésente de repartir. Une opération qui semblait impossible à l'instant présent avec mon apport budgétaire quasi inexistant. Combien de fois on vous aura posé ce genre de questions stériles : "C'était bien ?" "Comment fais-tu pour voyager autant ?" ou encore "Il ne t'est rien arrivé de grave ?". Pendant de longs mois, je n'ai cessé de penser à ce trip de malade qui m'avait changé. En bien ou en mal, difficile de le savoir. Certains de mes proches ont trouvé cela bénéfique. Mais pour d'autres, mon choix de vie était incompréhensible. Une barrière entre eux et moi, venait de se créer. De mon point de vue personnel, je n'aurais échangé cette expérience pour rien au monde. Si certaines personnes ne veulent pas comprendre, ce n'est pas et ce n'est plus mon problème. D'autres sont bien plus sensibles aux jugements de leurs proches. L'isolement est alors quasi obligatoire pour une meilleure réflexion. L'acceptation ne se fait pas en un fragment de seconde ...
Et le retour à la réalité est parfois bien plus compliqué... Chaque personne est différente et raconter son aventure pourra peut-être vous aider dans votre réadaptation. Parlons-en de cette réadaptation. On la veut rapide, mais elle se heurte souvent à de nombreux paramètres. Parmi eux, il y a le fait de se sentir étranger chez soi. Énorme paradoxe quand l'on sait qu'il y a quelques temps nous étions étranger à part entière, dans un pays que nous ne connaissions pas. Désormais, le problème est tout autre. Deuxième paradoxe et de taille, c'est que vous pourrez vous sentir encore plus seul, que vous ne l'étiez si vous avez effectué un tour du monde seul par exemple. Ceci rejoint bien évidemment l'incompréhension de vos proches, et le manque d'intérêts que vous éprouvez dans votre routine. En voyage, tout découlait d'une logique, et vous aviez le choix d'aller à tel ou tel endroit. Désormais ce n'est plus le cas, votre réveil sonne, vous devez être ponctuel, plus le droit à l'erreur. Où est donc passé cette marge d'erreur qui vous plaisait tant ? Ne cherchez plus, elle a disparu et a laissé place au stress de la vie active.
Que se passe t-il après la réadaptation ?

2,3 ou 6 mois plus tard chaque individu commence à reprendre le cours normal de sa vie. Le sourire refait surface, et le voyage n'est alors qu'un lointain souvenir. Mais, oui il y a un mais ... Une poignée d'irréductibles ne pensent qu'à une chose. Repartir et le plus vite possible. La zone de confort a trop duré. Le métro, boulot , dodo est devenu insoutenable. De ce fait, chaque matin vous vous levez et entamez toujours la même rengaine : Connexion, google, comparateur de vol ... L'émergence d'un nouveau rêve pointe timidement le bout de son nez. Ça y est, vous avez replongé, le manque de drogue était trop fort. L'avantage c'est qu'elle est bien plus saine. La rechute vous empêchera de rester en mode survie dans ce monde qui ne vous convient pas. Cette étape n'est pas une obligation, mais elle résume parfaitement votre nostalgie de voyageur. Dans la vie, il faut faire quelque chose qui vous passionne. A quoi bon rester planté là, dans un monde qui ne vous va plus.
Vos vrais amis resteront et comprendront amplement votre choix. Certains même vous encourageront à aller de l'avant. Pour les autres, il faut faire abstraction de leur parole. La jalousie peut expliquer bien des choses. Chaque avis est important, et il serait stupide de ne pas les prendre en compte. J'ai bien dit chaque avis, j'entends par là, des paroles sensées et un réel dialogue. Je ne considère que rarement les personnes qui ne sont là, que pour critiquer et n'avancent aucun argument recevable. Pour eux, la vie se résume à un mariage et des enfants. C'est la finalité. Il n'y a de place pour rien d'autre. Tout ce qui sortira de leur "normalité" sera jugé comme inconcevable. Le dialogue est alors rompu et laisse place à l'agacement.
Changement de vie ou envie ponctuelle ?

L'état d'urgence a été décrété, impossible de faire machine arrière. L'envie devient de plus en plus pressante. Un bon ras-le-bol prend le dessus. Souvent, vous aurez envie de tout envoyer balader, de partir en un claquement de doigt. Pour nuancer tout cela, certains auront ce qu'on appelle des "envies ponctuelles". L'herbe n'est pas forcément plus verte ailleurs, et c'est vrai, mais elle ne l'est pas forcément moins. Peut-être que cette même herbe est plus adaptée à nos besoins.
Les courtes escapades feront le bonheur de plusieurs d'entre nous. Partir un court ou un long weekend, en s'arrangeant entre temps avec nos patrons. Vienne, Londres, Rome, Lisbonne, Copenhague, Oslo, Ajaccio. Les destinations ne manquent pas et l'offre dont dispose internet est vraiment alléchante. De 60 à 200 euros, les vols aller/retour se réserve longtemps à l'avance, voici le vrai point négatif. Si vous disposez d'un moyen de transport, il est encore plus facile de trouver de belles offres. Ryanair présent à Beauvais pourra vous permettre d'économiser des dizaines d'euros. Le co-voiturage est aussi une affaire qui roule. Que nous reste-t-il ? Le changement de vie peut s'apparenter à un tour du monde, si ça n'a jamais été entrepris. Vous pouvez toujours en refaire un nouveau, et effectuer les pays que vous n'avez pas pu faire. Vous avez aussi le choix de partir pendant un long moment dans un continent (Afrique et Asie pour vous perdre et affronter à nouveau ce fameux choc des cultures). Une immersion pendant 6 mois, 1 an, 2 ans, peu importe. Le tour du monde est une expérience formidable qui me tarde d'expérimenter.
Le PVT. Mais alors qu'est ce que le PVT ? Le Pvt c'est le programme Vacances et travail qui comprend, selon les pays, le Permis Vacances-Travail (pour le Canada) et le Visa Vacances-Travail (Working Holiday Visa (WHV) / Programa de Vacaciones y Trabajo) pour les autres destinations. Il vous donnera l'opportunité de partir dans le pays de votre choix (selon la liste) pendant une durée d'un an. Le canada, pays membre de ce programme devrait voir allonger la durée maximale. Il sera alors possible de travailler avec le PVT durant deux ans. Les destinations sont à ce jour, diverses et variées : Canada, Japon, Corée du sud, Argentine, Australie, Nouvelle Zélande, Hong Kong, Russie et Brésil fort prochainement. Des pays de l'Amérique Latine se sont également montrés intéressés. Certains pays, ont mis en place des quotas (Canada), mais si vous êtes appliqués et consciencieux, vous devriez pouvoir récolter le sésame. Attention, ceci n'est applicable que pour les 18/30 ans (35 pour le Canada). L'Expatriation définitive. Allons directement dans l'extrême avec l'expatriation. Ici pas de listes de pays, puisque c'est vous qui choisirez. Un retour ? Pourquoi pas, mais pour l'instant ce n'est pas à l'ordre du jour. L'expatriation peut se faire grâce au travail que vous aviez en France. Un poste se libère à l'étranger et vous sautez dessus.
C'est souvent le cas, dans les grandes boîtes qui adorent les promotions internes. Un nouveau challenge s'offre alors à vous, il n'y a plus qu'à faire son sac et partir à l'aventure. Mais ce n'est pas la seule solution pour une expatriation définitive, il est bien sur possible via un VIE de se faire engager à l'autre bout du monde. Tout claquer c'est un concept assez couillu pour dire la vérité, car on sait ce qu'on laisse, mais on ne sait pas ce que l'on va retrouver par la suite. Certains encore plus téméraires tentent d'y aller sans avoir la moindre garantie. Dans certains pays aucun visa n'est obligatoire c'est donc une aubaine. Il suffit d'apprendre la langue en parallèle et d'avoir une bonne dose de culot. Le Volontariat ou l'humanitaire. Des organismes pourront vous proposer des missions, de court, moyen ou long terme. Il est nécessaire de bien choisir son organisme, car les arnaques vont bon train.
Je n'ai pas une très grosse connaissance dans ce domaine, mais c'est clairement une piste à étudier. Vous pourrez toujours contacter des ONG tels que Aide et Action, ou développement sans frontières pour ne citer qu'eux. En général, les diplômés du domaine médical auront les faveurs de ces organisations, mais toutes personnes motivées seront également les bienvenues. En revanche, si vous êtes plutôt pour un départ vers des pays relativement riches et ne voulez pas venir en aide à des populations plus démunies, passez votre chemin, vous allez perdre votre temps. En revanche, si vous voulez une expérience unique en son genre, avec des rencontres exceptionnelles, que vous êtes désireux de venir en aide et d'apporter votre pierre à l'édifice, alors cette expérience est faite pour vous.
Conclusion

S'éloigner de ces proches, découvrir une autre culture, se mettre en quelque sorte en danger, a un impact sur nous. Notre personnalité, notre vision des choses en sont bouleversées à jamais. Plus ou moins intense, selon les personnes. Certaines se réadapteront assez rapidement et seront même heureuses de retrouver leur "zone de confort". D'autres, au contraire, en seront totalement métamorphosées et n'auront qu'une seule chose en tête, repartir, explorer de nouveau. Le voyage et son retour pourra même parfois susciter un questionnement sur sa vie actuelle. Suis-je vraiment heureux? Cette vie me convient-elle et me suffit-elle? Chez certains, cette prise de conscience pourra engendrer des décisions et un changement de vie radical.
Rare sont ceux qui en sortent indemne au final. Ceux qui vous diront le contraire, auront au préalable activés leurs carapaces, et ne veulent pas se souvenir de leur voyage. Ils sont passés à autre chose grâce à un événement postérieur. Réussite professionnelle, vie sentimentale chamboulée et j'en passe. Pour moi, notre manière de voyager représente qui nous sommes vraiment, et sera vraiment représentatif du chemin que nous prendrons par la suite. Difficile de revenir dans une société individualiste et de s'y projeter durablement. Voyager en solitaire, à deux ou en famille ne peut en aucun cas se comparer. Les personnes qui voyagent à deux, voir plus ont-ils besoin d'un nouveau départ ? Cette expérience n'a t-elle pas au final été suffisante ?
Ne s'agissait-il pas seulement juste d'un projet sans suite, pour casser cette routine du couple ? Le voyage permet de renforcer les liens. Il n'y a donc pas de demi-mesure, ça peut très bien tout faire foirer dans un couple. Pour les voyageurs solitaires, c'est un peu moins complexe que ça. Le changement de vie se voit être plus qu'une probabilité si on en a la mentalité. Il n'y a pas besoin d'accord ou de compromis, vous êtes seul face à votre dit destin. Tel est ma vision des choses, elle se veut peut être différente de celle que vous avez pu lire ou entendre. Certains trouveront ça égoïste de ma part, de ne pas tout le temps partager mon envie d'ailleurs, d'autres trouveront ça au contraire héroïque. Mais qui sait? Dans un futur proche, le chamboulement aura sans doute lieu. Via la voix professionnelle, un PVT ou je ne sais quels autres moyens. En attendant ce moment, I'm on the road again.
Le Camino francés, partiel, en août/septembre
Bonjour à tous, heureux adeptes de la découverte pas-à-pas,
De retour du Camino Francés, partiellement fait (arrêt imprévu pour ménisque douloureux 😕).
Mon projet était de rallier Roncevaux-Burgos, sans astreinte de temps. J'ai atteint Viana, près de Logrono (environ 170 kms? en...12 jours..traaanquille).
C'est un pur enchantement ! Un seul objectif une fois rentrée : guérir pour repartir là où je me suis arrêtée.
Une seule idée en tête : On ne vit qu'une fois un moment, donc vivre et ne pas se dire : il faut que je revienne dans cette ville..ce lieu...parce qu'on ne retrouvera jamais l'heure, la luminosité, les odeurs et les émotions, et les participants qui ont fait de cet instant un instant exceptionnel ! Alors, une seule obligation : le vivre à 100% et donc prendre son temps. Sans calendrier si possible.
J'ai siroté chaque kilomètre, chaque rencontre, chaque village étape, et me suis rassasiée de paysages !
Le temps ne m'étant pas compté, j'ai pu apprécier mon cheminement en m'attardant où et quand bon me semblait. J'en sors gagnante, riche d'émotions, de souvenirs, et de rencontres. (attendre un jour sur place une fête votive, intégrer un choeur vocal improvisé, recevoir un accueil familial personnalisé ou un cours privé de langue basque ! les occasions de partager et d'échanger sont là, il faut s'arrêter de filer la route, bille en tête. Pour moi, le chemin existe parce que nous le faisons. Le but n'est qu'une partie du chemin. J'oserai dire au risque de choquer, pour moi le but Santiago n'est pas l'essentiel, mais le prétexte à marcher et vivre ici.
Cette fin d'été m'a particulièrement gâtée : un soleil constant et des matins lumineux, comme les nuits à décrocher les étoiles de la main ! Les terres et les floraisons, les cultures comme les fruits, sont très différents du printemps ou début d'été. J'arrive aux vendanges, et les fruits sauvages explosent tout le long du chemin. Les terres sont dénudées par les moissons, moins chaudes que lorsque le blé est mûr et surchauffé, insupportable à respirer. Le vent n'est pas glacial comme au début du printemps. Si la chaleur a été torride parfois (jusqu'à 38°..à l'ombre-sans ombre), on peut très bien l'éviter en marchant très tôt, 6h30, 7h, c'est délicieux et le soleil se lève encore assez tôt pour marcher dans la lumière naturelle. J'ai aussi su m'arrêter à mi-journée et faire une longue sieste au frais, ou à barboter dans le rio, pour reprendre les 4 ou 6kms restants, en fin d'après-midi. Il y a toujours de la place dans les nombreux refuges, si on n'en a pas sélectionner un en particulier.
Arrivée à 12h ou 13h (en marche lente sur 10 kms ou rapide sur 20kms, c'est possible), on dépose le sac sur le lit choisi - sans crainte d'être pillé ! (certains refuges ont parfois des casiers individuels à clé, mais rares sont ceux qui les utilisent), de même à ceux qui emporte un cadenas...ça sert à rien (confiance réciproque sur un matériel basique, commun à tous les marcheurs, éviter les riches marques de vêtements, bien sûr). Seule condition évidente : toujours les papiers et argent sur pochette à même le corps, et même à la douche (ne pas tenter le diable). Alors la marche terminée, repos mérité et découverte des lieux et de mes hôtes et compagnons (ou sieste et isolement, c'est selon chacun).
Ma seule grande appréhension étant le nombre de pèlerins serpentant sur ce Chemin si célèbre, j'ai pu constater
qu'on peut malgré tout éviter l'affluence par jeux de changements d'étapes et d'heures de marche. J'ai fait souvent
la lanterne rouge, partant vraiment la dernière du gîte, et j'ai décalé mes étapes pour dormir (sans réserver !) dans des petits pueblos pas très fréquentés et de caractère (Cirauqui, Uterga...), au lieu de respecter l'étape type de 20/25kms de ville en ville préconisée par les guides. Ce qui ne m'a pas empêché de visiter pas mal de lieu et villes !
Autre constat, il m'a été agréable, surprise vraiment agréable, de constater que tous les pèlerins étaient en parfait accord avec le lieu. Pas de disputeurs, de sans-gênes, de bruyants trains de compagnons. Respect. Solitude souvent. et Sollicitude.
Mon ressenti : le Chemin ne longe pas autant qu'il est dit les routes. J'ai eu le sentiment de cheminer (pour mon parcours partiel) sur essentiellement des chemins de terre, graviers, ou cimentés (ingénieux, ne fond pas, chauffe moins déformation nulle !)...Si peu ou rien de route goudronnée à longer prudemment. Quant au bruit des véhicules, prise dans l'action de la marche, la beauté des paysages ou la bonne compagnie, je n'ai pas observé une circulation spéciale. Même si j'écoutais aussi mon MP3 avec le meilleur des chants basques de Navarre ! (Ca vous immerge !). (J'ai nettement plus souffert en France sur un cheminement majoritairement de routes de bitume, voie Vezelay surtout).
J'ai fait avant le départ un bon travail de recherches sur les types d'étapes, les gîtes proposant cuisine (je ne mange pas au restaurant), la qualité des sanitaires (et oui, important) et dortoirs, où trouver de l'alimentation ou la wifi..etc....Topo complet, ceci grâce aux retours récents des pèlerins (vtt ou marcheurs) ! J'ai donc utilisé seulement 4 feuilles papier de tableaux de ma composition, sans m'embarrasser d'un pesant livre/ topo. (Si je n'ai pas eu de beaux descriptifs d'architecture ou de légendes dorées, ou de dénivelés IGN détaillés, mais jamais je n'ai manqué d'aucun renseignement, prix, tél., Dr et Phie...). Sauf que certains prix d'albergues ont augmenté un peu sur 2 ou 3 ans (à peine, 1 ou 2€).
J'ai pu apprécié mon sac à dos, relativement léger et à épurer encore. (6.5kg à 7kg)(Ne plus s'embarrasser du jamais-utilisé (couverture de survie ! 1/2 tapis de sol), ou du trop-prévu (nourriture fraiche ! Eau (toujours facilement renouvelée). Par contre il n'y a JAMAIS de couvertures, en Espagne.
Donc pas de duvet, ni tapis de sol, mais un sac à viande en soie et une légère couverture polaire retaillée (370g) m'ont amplement suffi, à cette époque de l'année (15°mini/25°maxi la nuit, en gîte).
J'ai pérégriné seule, en toute confiance et facilité, mais jamais esseulée ! (pas comme sur le Vezelay !) Cette partie du Chemin est vraiment très-très balisée et ne requiert aucun besoin de boussole ou de carte IGN après laquelle je courrais désespérément avant mon départ. Allant lentement (condition physique, âge, et manière de faire) il y peu de pèlerins qui ont suivi mon rythme pas effrené du tout (2 à 3kms/heure, entre 6 et 16kms par jour), ou m'ont accompagnée un temps par affinité ou affection. Si j'en ai perdu de vue définitivement, et trop rapidement, ça faisait partie de mon contrat avec moi-même. Je savais ce à quoi je m'exposais. Aussi j'ai pu me protéger de m'attacher trop à certaines rencontres exceptionnelles ou affectueuses.
Autrement, pour ceux qui l'ont voulu, un échange d'adresse mail et l'opportunité d'échanger plus tard photos et bon souvenirs. Mais ça n'a pas le même sel que sur le Chemin.
J'ai rapporté tellement de photos que j'ai cru devoir acheter une clé USB en chemin pour décharger l'appareil. Certains m'ont conseillé Dropbox et autre système gratuit mais limité en GO.
J'ai aussi utilisé le dictaphone de mon téléphone, c'est sympa de réécouter une conversation de repas ou des chants spontanés sur le Camino ! Egalement, les ambiances du chemin : chants d'oiseaux en forêt, jeux d'enfants en ville, cloches d'églises qui me saluaient curieusement à mon départ et à mon arrivée (facile, elles sonnent tous les quart-d'heure !)
Ayant fréquenté en fin de compte plus d'auberges que prévu par les topos (petits gîtes/petits prix/jamais d'hôtel ni camping !), je peux peut-être vous faire bénéficier de mon vécu sur la partie : RONCEVAUX-VIANA.
Oui, l'Espagne possède un trafic de bus de très bonne qualité, fiable, et peu cher. (non, je n'ai jamais pris de taxi).
Oui, hors le menu pelegrino, on peut manger en gîte, et se cuisiner une super paella pour 4 et pour 2,70€ ! (hum !). Non, je n'ai pas beaucoup maigri pour autant. (-500 g ?) Mais en aout-septembre, il y a tant de fruits sauvages ou tombés (mûres mûres, amandes, raisins, qu'on ne manque jamais de fraicheur et de sucre naturel.
Ah. Oui, j'ai respecté mon (petit ?) budget prévisionnel : 13/15€ par jour (hors transports retour)
A quand vous voulez, sinon Buen Camino ! 😎
A quand vous voulez, sinon Buen Camino ! 😎
Terreur sur Tamatave!
Juste un fait divers de plus à Tamatave: http://www.lagazette-dgi.com/index.php?option=com_content&view=article&id=29513:insecurite-terreur-sur-la-ville-de-toamasina
Celui là a été médiatisés, mais combien de faits se passent sans que personne ne soit au courant??... Pour ceux qui connaissent, la propriétaire du restaurant le Darafify à Toamasina à été violemment agressée chez elle ainsi que sa fille qui était présente et le médecin de famille qui était venu l'ausculter car elle est malade. Selon le témoignage de la fille qui a bien observée les bandits au nombre de huit, ils portaient tous des Rangers aux pieds, des treillis, et des kalachnikovs... Alors qu'est ce que ça veut dire???.... La justice ne fout rien?? Ou bien est absente pour raison d'intervention???.... J'étais à Tamatave juillet août et c'est impressionnant le changement d'atmosphère qui y règne, des braquages de magasins en plein jour, pourtant des gardiens armés jusqu'au dents devant chaque boutique ou bureau ou il y a de l'argent qui circule et bien, aucun problème!... Tout se passe comme sur des roulettes, donc j'en déduit que c'est l'état qui est derrière tout ça!! Sinon comment expliquer qu'ils sont intouchable???.... C'est pas possible!... Il faut que ça bouge!!...
Musique en images (Niger)
Musique nigérienne
En février 2013, Andy Morgan*, journaliste freelance britannique et profond connaisseur de la scène musicale au Sahara (celle du Mali notamment), s'est rendu à Niamey à la recherche de la musique nigérienne, et l'a trouvée : lors des rendez-vous (en buvant beaucoup de thé) avec un bon nombre de musiciens exaltants sur place, on lui a permis de prendre des photos ...
(*Andy Morgan écrit pour The Guardian, The Observer, The Independent, fRoots, Songlines, New Musical Express et le Rolling Stone. Il a travaillé pour l'industrie de la musique britannique, à savoir pour Hannibal Rec., Cooking Vinyl, WOMAD et World Circuit Rec. puis à l'étranger pour FNAC Music, en France, et Piranha, en Allemagne. A la fin des années 90, il a fondé son propre label, "Appartement 22". Il a également aidé à organiser le fameux Festival au Désert à ses débuts. A sa première édition en 2001, il a fait connaissance avec le groupe touareg de Tinariwen. Plus tard, il était un certain temps le manager du groupe. De plus, il a écrit les linernotes du cd "Le Festival au Désert" publié en 2003. Depuis et jusqu'ici, Andy Morgan aime le Mali, notamment le nord et est toujours épris désespérément du Sahara et de ses habitants. Depuis 2010, Andy porte son journalisme sur la politique et la société de l'Afrique de l'Ouest et du Sahara. Il a écrit des articles sur les Touareg et la crise au nord du Mali pour The Guardian, The Independent, Al Jazeera, CNN, BBC Focus etc. L'année dernière, ce Britannique entreprenant a publié le livre "Music, Culture and Conflict in Mali" édité par Freemuse)
Voici les photos ...

01 / Bombino, le "Jimi Hendrix nigérien", avec sa fille à la maison, à Niamey

02 / Ibrahim Atchinguil Emoud, percussionniste (batterie, djembé) et ami de Bombino

03 / Fatimata Walet Oumar (aka Disco), chanteuse de l'ensemble touareg "Tartit" (Mali), avec amies

04 / Fatimata Walet Oumar, en vente de légumes

05 / Enfants dans un camp de réfugiés, à Sagnioniogo/Burkina Faso

06 / Amanou Ag Issa, griot et joueur de luth tehardent de l'ensemble "Tartit", dans un camp de réfugiés, à Sagnioniogo/Burkina Faso

07 / (voir photo no.06)

08 / Bombino et amis à la maison, à Niamey

09 / Goumar Abdoul Jamil et Alhousseini Mohamed Anivolla (guitariste principal), la section touarègue du groupe "Etran Finatawa" (les trois autres sont Wodaabé)

10 / Le groupe "Etran Finatawa"

11 / Goumar du groupe "Etran Finatawa" avec amis

12 / Musée d'instruments de musique à Niamey

13 / Malam Mamane Barka en jouant d'une sorte de harpe à 5 cordes, dite biram. Au passé, cet instrument – tombé dans l'oubli mais pu être sauvé – était un instrument sacré du peuple pêcheurs boudouma vivant au bord du Lac Tchad, côté nigérien. Le biram a une très belle forme qui fait penser à une pirogue

14 / "Alkass", jeune groupe touareg de Agadez

15 / Deux guitaristes de "Alkass"

16 / Chanteur-guitariste du groupe "Alkass"

17 / Bombino prend du thé, boisson spéciale des Touareg

18 / Albert Chaïbou à la station de "Radio Alternative" dans la capitale nigérienne

19 / Rhissa Ixa (à droite) et son cousin jouent de la flûte. Rhissa Ixa, peintre et flûtiste, vit et travaille à Niamey. Expositions en Europe et en Afrique. Rhissa attache une importance toute particulière à la préservation de la culture et tradition des nomades touareg pour les futures générations. Rhissa est le neveu du défunt Mano Dayak ("Je suis né avec du sable dans les yeux"), fameux rébelle et activiste touareg

20 / Bombino, la vedette de la scène musicale touarègue au Niger
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GRAND BIEN VOUS FASSE !!!
Hery
En février 2013, Andy Morgan*, journaliste freelance britannique et profond connaisseur de la scène musicale au Sahara (celle du Mali notamment), s'est rendu à Niamey à la recherche de la musique nigérienne, et l'a trouvée : lors des rendez-vous (en buvant beaucoup de thé) avec un bon nombre de musiciens exaltants sur place, on lui a permis de prendre des photos ...
(*Andy Morgan écrit pour The Guardian, The Observer, The Independent, fRoots, Songlines, New Musical Express et le Rolling Stone. Il a travaillé pour l'industrie de la musique britannique, à savoir pour Hannibal Rec., Cooking Vinyl, WOMAD et World Circuit Rec. puis à l'étranger pour FNAC Music, en France, et Piranha, en Allemagne. A la fin des années 90, il a fondé son propre label, "Appartement 22". Il a également aidé à organiser le fameux Festival au Désert à ses débuts. A sa première édition en 2001, il a fait connaissance avec le groupe touareg de Tinariwen. Plus tard, il était un certain temps le manager du groupe. De plus, il a écrit les linernotes du cd "Le Festival au Désert" publié en 2003. Depuis et jusqu'ici, Andy Morgan aime le Mali, notamment le nord et est toujours épris désespérément du Sahara et de ses habitants. Depuis 2010, Andy porte son journalisme sur la politique et la société de l'Afrique de l'Ouest et du Sahara. Il a écrit des articles sur les Touareg et la crise au nord du Mali pour The Guardian, The Independent, Al Jazeera, CNN, BBC Focus etc. L'année dernière, ce Britannique entreprenant a publié le livre "Music, Culture and Conflict in Mali" édité par Freemuse)
Voici les photos ...

01 / Bombino, le "Jimi Hendrix nigérien", avec sa fille à la maison, à Niamey

02 / Ibrahim Atchinguil Emoud, percussionniste (batterie, djembé) et ami de Bombino

03 / Fatimata Walet Oumar (aka Disco), chanteuse de l'ensemble touareg "Tartit" (Mali), avec amies

04 / Fatimata Walet Oumar, en vente de légumes

05 / Enfants dans un camp de réfugiés, à Sagnioniogo/Burkina Faso

06 / Amanou Ag Issa, griot et joueur de luth tehardent de l'ensemble "Tartit", dans un camp de réfugiés, à Sagnioniogo/Burkina Faso

07 / (voir photo no.06)

08 / Bombino et amis à la maison, à Niamey

09 / Goumar Abdoul Jamil et Alhousseini Mohamed Anivolla (guitariste principal), la section touarègue du groupe "Etran Finatawa" (les trois autres sont Wodaabé)

10 / Le groupe "Etran Finatawa"

11 / Goumar du groupe "Etran Finatawa" avec amis

12 / Musée d'instruments de musique à Niamey

13 / Malam Mamane Barka en jouant d'une sorte de harpe à 5 cordes, dite biram. Au passé, cet instrument – tombé dans l'oubli mais pu être sauvé – était un instrument sacré du peuple pêcheurs boudouma vivant au bord du Lac Tchad, côté nigérien. Le biram a une très belle forme qui fait penser à une pirogue

14 / "Alkass", jeune groupe touareg de Agadez

15 / Deux guitaristes de "Alkass"

16 / Chanteur-guitariste du groupe "Alkass"

17 / Bombino prend du thé, boisson spéciale des Touareg

18 / Albert Chaïbou à la station de "Radio Alternative" dans la capitale nigérienne

19 / Rhissa Ixa (à droite) et son cousin jouent de la flûte. Rhissa Ixa, peintre et flûtiste, vit et travaille à Niamey. Expositions en Europe et en Afrique. Rhissa attache une importance toute particulière à la préservation de la culture et tradition des nomades touareg pour les futures générations. Rhissa est le neveu du défunt Mano Dayak ("Je suis né avec du sable dans les yeux"), fameux rébelle et activiste touareg

20 / Bombino, la vedette de la scène musicale touarègue au Niger
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GRAND BIEN VOUS FASSE !!!
Hery
Le problème des gens seuls
Bonjour, je suis nouvelle sur ce forum et le sujet a peut être déjà été abordé et que je ne l'ai pas vu... le problème qui se pose à moi est que personne ne semble avoir pensé aux personnes seules mais qui souhaitent quand même voyager 😠... si l'on excepte, bien sûr, les voyages de "papis" organisés (désolée, mais je ne me sens pas encore prête...😛) et même si je voulais, en étant seul on vous explose le budget ce qui est purement scandaleux à mon sens...
Pourtant, les gens seuls sont paraît-il de plus en plus nombreux... on dirait alors qu'ils ne voyagent pas... bizarre...
Mes amis sont tous "casés", pas intéressés par les voyages ou n'ont pas les moyens suffisants pour partir...je ne peux donc compter sur personne.
Ma question est donc la suivante: il y a sûrement des personnes seules sur ce forum, comment faites vous? Connaissez vous des organisateurs de voyages dédiés (sans que ça se transforme en copie de "Meetic" bien sûr 😉)???
Merci de vos réponses.
De Djibouti au Cameroun en transport en commun routier
Bonjour !
Cela fait 2 années que je repousse mon rêve à cause des situations politiques diverses, mais cette fois-ci j'aimerais VRAIMENT faire par voie terrestre (transports en commun) entre le 4 janvier et le 22 avril 2014, le trajet depuis Djibouti jusqu'à Yaoundé (Cameroun).
Pouvez-vous me donner vos avis et vos conseils ? Merci !
État des routes en Guinée
Je lance une bouteille à la mer .... Enfin plutôt un appel aux voyageurs qui sont passés récemment en Guinée Conakry.
Régulièrement des "forumistes" posent des questions sur les routes de Guinée et notamment aux frontières (vers Sénégal, Mali, Cote d'Ivoire, Guinée-B, moins souvent vers Sierra-L et Libéria).
Ce serait donc certainement utile aux "futurs aventuriers" de pouvoir trouver une compilation de toutes les infos possibles sur les routes existantes, leur état, les temps de trajet, le type de véhicules nécessaire pour "passer" avec des mises à jour régulières.
Alors merci à tous de votre contribution !
Pour ma part, je suis plus particulièrement intéressé par la route/piste entre Labé et le Sénégal en passant par Mali Y.
Projet de traversée de l'Afrique de l'Ouest: visa et vaccins
Bonjour à tous !
Je suis tout nouveau sur ce forum de voyage. Avec un ami nous projetons de descendre toute la côte ouest de l'Afrique : du Maroc à l'Afrique du Sud. Enfin les plans peuvent changer si on se sent bien à un endroit. On ne veut se fixer ni de barrières, ni d'impératifs. Nous n'avons pas de véhicule, on va se déplacer comme on peut !
Ma grande question concerne les visas ? J'ai lu beaucoup d'informations, mais certains se contredisent. Est-ce qu'il est possible de s'en occuper au fur et à mesure, pays par pays ? (Maroc pour Mauritanie, Mauritanie pour Sénégal... etc) Nous pouvons êtres invités dans deux ou trois pays. Cela permet de remplacer un visa ? De façon plus large quels papiers sont indispensables en dehors du passeport ?
Pour les visas : j'en ai recensé cinq ou six pour la grande traversée : Typhoïde Hépatite A/B Fièvre jaune Rage Méningite à méningocoques Diphtérie
Cela fait tout de même beaucoup : tous sont indispensables selon votre expérience ? On compte faire du camping sauvage quand on ne trouvera pas de logement (avec moustiquaire imprégnée d'insecticide).
Je fais mes débuts dans le journalisme et compte écrire des reportages (avec photo) sur ce qu'on pourra découvrir sur la route ! Ordinateur/ reflex indispensable : le plus petit / léger possible.
Je suis à l'écoute de vos conseils et de votre expérience : pour éviter de me retrouver bloqué à une frontière dès le début du voyage. J'ai sûrement oublié beaucoup de choses et compte sur vous pour me recadrer !
Merci d'avance !
Je suis tout nouveau sur ce forum de voyage. Avec un ami nous projetons de descendre toute la côte ouest de l'Afrique : du Maroc à l'Afrique du Sud. Enfin les plans peuvent changer si on se sent bien à un endroit. On ne veut se fixer ni de barrières, ni d'impératifs. Nous n'avons pas de véhicule, on va se déplacer comme on peut !
Ma grande question concerne les visas ? J'ai lu beaucoup d'informations, mais certains se contredisent. Est-ce qu'il est possible de s'en occuper au fur et à mesure, pays par pays ? (Maroc pour Mauritanie, Mauritanie pour Sénégal... etc) Nous pouvons êtres invités dans deux ou trois pays. Cela permet de remplacer un visa ? De façon plus large quels papiers sont indispensables en dehors du passeport ?
Pour les visas : j'en ai recensé cinq ou six pour la grande traversée : Typhoïde Hépatite A/B Fièvre jaune Rage Méningite à méningocoques Diphtérie
Cela fait tout de même beaucoup : tous sont indispensables selon votre expérience ? On compte faire du camping sauvage quand on ne trouvera pas de logement (avec moustiquaire imprégnée d'insecticide).
Je fais mes débuts dans le journalisme et compte écrire des reportages (avec photo) sur ce qu'on pourra découvrir sur la route ! Ordinateur/ reflex indispensable : le plus petit / léger possible.
Je suis à l'écoute de vos conseils et de votre expérience : pour éviter de me retrouver bloqué à une frontière dès le début du voyage. J'ai sûrement oublié beaucoup de choses et compte sur vous pour me recadrer !
Merci d'avance !
Itinéraire à Cuba pour 1 mois
Bonjour à tous,
Déjà merci pour toutes les bonnes infos que j'ai lues sur le site. Je pars le 1° juillet et ai déjà vu, revu et changé mon itinéraire à Cuba pour 1 mois. J'aimerais avoir l'un ou l'autre avis. Pour situer l'esprit dans lequel je pars, j'aime visiter, randonner, rencontrer les gens mais prendre également le temps de m'arrêter dans une région très nature et plus calme. Je voyagerai en bus. Voici mon itinéraire :La Havane (3j)La Terrazas - Soroa (2j)Vinales et environs (2j)Cayo Jutias (1j)Cienfuegos et environs (2J)Trinidad et environs (valle de los ingenios, salto del caburni...) (3j)Playa Ancun (2j)Santa Clara ? ? (1j)Camagüey (2j)Gibara (1J)Pinares del mayari (1J)Baracoa et environs (El Yunque...) (3j)Santiago de Cuba (El Slaton, Gran Piedra...) (3j)Retour à La HavaneMerci pour vos remarques !
Babelhorizon
Déjà merci pour toutes les bonnes infos que j'ai lues sur le site. Je pars le 1° juillet et ai déjà vu, revu et changé mon itinéraire à Cuba pour 1 mois. J'aimerais avoir l'un ou l'autre avis. Pour situer l'esprit dans lequel je pars, j'aime visiter, randonner, rencontrer les gens mais prendre également le temps de m'arrêter dans une région très nature et plus calme. Je voyagerai en bus. Voici mon itinéraire :La Havane (3j)La Terrazas - Soroa (2j)Vinales et environs (2j)Cayo Jutias (1j)Cienfuegos et environs (2J)Trinidad et environs (valle de los ingenios, salto del caburni...) (3j)Playa Ancun (2j)Santa Clara ? ? (1j)Camagüey (2j)Gibara (1J)Pinares del mayari (1J)Baracoa et environs (El Yunque...) (3j)Santiago de Cuba (El Slaton, Gran Piedra...) (3j)Retour à La HavaneMerci pour vos remarques !
Babelhorizon
Partir (ou non) au Mali
Bonjour,
Je serai au Burkina Faso en août, première fois pour moi en Afrique de l'Ouest. Je suis très tentée d'aller faire un saut en pays dogon et au mont Hombori durant mon périple. Mais si l'envie est là, tout tends à me décourager, les évènements en eux-même, bien entendu, mais aussi la pression des médias, de mon entourage, le fait que ce soit l'inconnu.. J'ai lu les différents posts récents, certains de personne y étant allée récemment, semblent encourageant. Cependant, j'aimerai bien ré-avoir votre avis même si le sujet a déjà été abordé... Merci d'avance.
Je serai au Burkina Faso en août, première fois pour moi en Afrique de l'Ouest. Je suis très tentée d'aller faire un saut en pays dogon et au mont Hombori durant mon périple. Mais si l'envie est là, tout tends à me décourager, les évènements en eux-même, bien entendu, mais aussi la pression des médias, de mon entourage, le fait que ce soit l'inconnu.. J'ai lu les différents posts récents, certains de personne y étant allée récemment, semblent encourageant. Cependant, j'aimerai bien ré-avoir votre avis même si le sujet a déjà été abordé... Merci d'avance.
Voyage au Chili et île de Pâques 3 semaines
Bonjour à tous!
Je viens tout juste de rejoindre ce forum afin d'échanger avec vous concernant notre prochain voyage!
Avec mon ami, nous partirons du 29 aout au 21 septembre au Chili et nous terminerons par 4 jours à l’île de Pâques. Les billets d'avion st réservés (paris-santiago, santiago-ile de paques) et ns pensons ns déplacer au Chili en car/bus.
Nous avons dû déterminer raisonnablement les coins à visiter car le Chili est grand! Nous pensons partir de Santiago, aller sur Valparaiso puis descendre dans le centre en passant par la région des lacs et terminer par Chiloé. Le nord et le sud nous tentaient bien mais il faut faire des choix 🤪 quelles st les choses à ne vraiment pas manquer ds cette zone?
C'est la première fois que nous visitons ce pays: pensez-vs que l'itinéraire est possible niveau distance? En car? pensez-vs à d'autres moyens de locomotion? l'idée étant que l'on puisse avr le temps de profiter des endroits où ns serons et que ce ne soit pas trop la course...
Pr le logement, nous serons en mode "sac-a-dos" et irons essentiellement ds des auberges de jeunesse ou guesthouse. Rien n'est réservé, on verra sur place... Etant hors saison, ça devrait aller. Pensez-vous qu'il faille réserver les nuits ds les parcs nationaux situés dans la région des lacs?
Et pour l’Île de pâques, nous avons réservé! hôtels ou camping Et à la fin de notre voyage, nous serons de retour à Santiago pr profiter du 18 sept, la fête de l'indépendance!
Je suis preneuse de vos bons conseils! J'ai le lonely planet que je dévorre mais échanger avec des voyageurs qui connaissent ce pays c'est un vrai plus 🙂
Bonne soirée,
Marie
Je viens tout juste de rejoindre ce forum afin d'échanger avec vous concernant notre prochain voyage!
Avec mon ami, nous partirons du 29 aout au 21 septembre au Chili et nous terminerons par 4 jours à l’île de Pâques. Les billets d'avion st réservés (paris-santiago, santiago-ile de paques) et ns pensons ns déplacer au Chili en car/bus.
Nous avons dû déterminer raisonnablement les coins à visiter car le Chili est grand! Nous pensons partir de Santiago, aller sur Valparaiso puis descendre dans le centre en passant par la région des lacs et terminer par Chiloé. Le nord et le sud nous tentaient bien mais il faut faire des choix 🤪 quelles st les choses à ne vraiment pas manquer ds cette zone?
C'est la première fois que nous visitons ce pays: pensez-vs que l'itinéraire est possible niveau distance? En car? pensez-vs à d'autres moyens de locomotion? l'idée étant que l'on puisse avr le temps de profiter des endroits où ns serons et que ce ne soit pas trop la course...
Pr le logement, nous serons en mode "sac-a-dos" et irons essentiellement ds des auberges de jeunesse ou guesthouse. Rien n'est réservé, on verra sur place... Etant hors saison, ça devrait aller. Pensez-vous qu'il faille réserver les nuits ds les parcs nationaux situés dans la région des lacs?
Et pour l’Île de pâques, nous avons réservé! hôtels ou camping Et à la fin de notre voyage, nous serons de retour à Santiago pr profiter du 18 sept, la fête de l'indépendance!
Je suis preneuse de vos bons conseils! J'ai le lonely planet que je dévorre mais échanger avec des voyageurs qui connaissent ce pays c'est un vrai plus 🙂
Bonne soirée,
Marie
Voyage avec jeunes enfants: mais comment vous faites?
Bonjour,
Cela fait longtemps que je n'ai pas posté sur ce forum. Je postais régulièrement pourtant, car je voyageais environ deux fois par an, surtout en Asie du Sud-est, et ce jusqu'à il y a environ 4 ans. Puis, j'ai eu un enfant. Et un deuxième. Et dès la naissance de ma fille, j'ai arrêté de voyager, en me disant qu'il me fallait juste patienter quelques années, le temps qu'ils grandissent, qu'ils soient un peu plus autonomes, que cela soit plus facile.
J'avoue que cela me manque terriblement, et que j'en suis réduite à voyager par procuration en lisant les expériences des uns et des autres sur ce forum... :o/
Aujourd'hui, mes enfants ont respectivement 3 ans et 1 an, et quand je lis vos récits de voyage avec vos enfants en bas-age, je ne peux m'empêcher de me dire : "Mais comment ils font ???!!!"
Ça me parait presque de la science-fiction, c'est dire ! Comment vous faites pour vraiment apprécier malgré toutes les contraintes qu'implique le fait de voyager avec de jeunes enfants : - les innombrables affaires à trimbaler (poussette, porte-bébé, couches, etc.), - les caprices à gérer (ma fille de 3 ans est capable de nous faire des crises telles que je suis fatiguée d'avance à l'idée de les gérer), - la nécessité de les porter (ma fille de 3 ans n'est pas une grande marcheuse, et mon fils de 1 ans ne marche pas du tout), - la nécessité des siestes qui compliquent sérieusement l'organisation d'une journée, - Comment vous faites pour que les trajets en voiture soient sécurisés ? Siège-auto ?
Bref : comment vous faiiiiites ???!!! ( cri d'une maman ex-voyageuse (presque) désespérée ! ;o) )
Cela fait longtemps que je n'ai pas posté sur ce forum. Je postais régulièrement pourtant, car je voyageais environ deux fois par an, surtout en Asie du Sud-est, et ce jusqu'à il y a environ 4 ans. Puis, j'ai eu un enfant. Et un deuxième. Et dès la naissance de ma fille, j'ai arrêté de voyager, en me disant qu'il me fallait juste patienter quelques années, le temps qu'ils grandissent, qu'ils soient un peu plus autonomes, que cela soit plus facile.
J'avoue que cela me manque terriblement, et que j'en suis réduite à voyager par procuration en lisant les expériences des uns et des autres sur ce forum... :o/
Aujourd'hui, mes enfants ont respectivement 3 ans et 1 an, et quand je lis vos récits de voyage avec vos enfants en bas-age, je ne peux m'empêcher de me dire : "Mais comment ils font ???!!!"
Ça me parait presque de la science-fiction, c'est dire ! Comment vous faites pour vraiment apprécier malgré toutes les contraintes qu'implique le fait de voyager avec de jeunes enfants : - les innombrables affaires à trimbaler (poussette, porte-bébé, couches, etc.), - les caprices à gérer (ma fille de 3 ans est capable de nous faire des crises telles que je suis fatiguée d'avance à l'idée de les gérer), - la nécessité de les porter (ma fille de 3 ans n'est pas une grande marcheuse, et mon fils de 1 ans ne marche pas du tout), - la nécessité des siestes qui compliquent sérieusement l'organisation d'une journée, - Comment vous faites pour que les trajets en voiture soient sécurisés ? Siège-auto ?
Bref : comment vous faiiiiites ???!!! ( cri d'une maman ex-voyageuse (presque) désespérée ! ;o) )
Une famille dans Moremi fin juillet? (Botswana)
Bonjour,
Nous serons a South Gate Moremi le 22 juillet , puis passerons deux nuits en Xakanaxa. Comme nous voyageons avec un seul véhicule, je me demandais s'il y avait une famille sur ce forum au meme moment que nous dans ce parc.
Cela rassurerait un peu ma petite famille si nous nous baladions a 2 véhicules.
Nous voyagerons a 5 (deux adultes, un gars de 13 ans une fille de 13 ans un gars de 10 ans)
Nous serons a South Gate Moremi le 22 juillet , puis passerons deux nuits en Xakanaxa. Comme nous voyageons avec un seul véhicule, je me demandais s'il y avait une famille sur ce forum au meme moment que nous dans ce parc.
Cela rassurerait un peu ma petite famille si nous nous baladions a 2 véhicules.
Nous voyagerons a 5 (deux adultes, un gars de 13 ans une fille de 13 ans un gars de 10 ans)
Mini-budgets mais "grands" voyages: du soleil dans la tête malgré tout
retraites minus, petits salaires, étudiants, on peut avoir des mini-revenus, et avoir dans sa tête de grands projets.
Il est parfois impossible d'épargner pour ces projets et la perspective de la tente plantée dans le jardin de tante Germaine n'est pas toujours folichonne....
certains arrivent à partir : où ? comment ?
d'autres hésitent, ou n'osent pas.... et ne rêvent plus.
et si nous partagions nos expériences là-dessus ? sans exhibitionnisme, mais sans tabous.
Épidémie en Guinée
Bonjour,
Etant actuellement à Dakar (sSénégal), je voudrais avoir des nouvelles de voyageurs étant en Guinée Conakry ou Sénégal, sur l'épidémie ebola qui sévit (en Guinée).
Quels conseils ? Rentrer en France au plus vite ou attendre ma date de retour.
Merci de votre aide;
Jamna.
ps la Mauritanie a fermé ses frontières avec le Sénégal.
Voyage au Sénégal, en Inde ou autres, août 2014
Bonjour à tous,
Au mois d'août avec une amie nous cherchons à faire un grand et beau voyage d'environ une semaine ou plus si cela rentre dans le budget. Nous disposons de 1500e maximum. Voulant voir du pays nous avons regardé différents voyages et nous sommes tombées sur un circuit (balade sénégalaise sur la petite côte) qui avait l'air d'être très enrichissant humainement mais août c'est la saison des pluies donc cela nous freine un peu d'autant plus que nous dormons chez l'habitant et dans des ecogites. Qu'en pensez vous ? Ensuite ( oui ce n'est pas fini 😄) nous avions également trouvé des circuits en Inde faisant le radjasthan ou un circuit sur la route du taj mahal, pas de chance non plus c'est la saison des pluies. Est ce contraignant ? Sinon avez vous des pays que nous pourrions visiter dans notre gamme de prix?
Merci par avance de vos réponses :)
Au mois d'août avec une amie nous cherchons à faire un grand et beau voyage d'environ une semaine ou plus si cela rentre dans le budget. Nous disposons de 1500e maximum. Voulant voir du pays nous avons regardé différents voyages et nous sommes tombées sur un circuit (balade sénégalaise sur la petite côte) qui avait l'air d'être très enrichissant humainement mais août c'est la saison des pluies donc cela nous freine un peu d'autant plus que nous dormons chez l'habitant et dans des ecogites. Qu'en pensez vous ? Ensuite ( oui ce n'est pas fini 😄) nous avions également trouvé des circuits en Inde faisant le radjasthan ou un circuit sur la route du taj mahal, pas de chance non plus c'est la saison des pluies. Est ce contraignant ? Sinon avez vous des pays que nous pourrions visiter dans notre gamme de prix?
Merci par avance de vos réponses :)
Retour de Thaïlande en photos
de retour du pays du sourire , j'ai mis mon site à jour , venez y jeter un œil😛
laissez moi vos impressions et mettez moi un "j'aime" si ca vous plait
merci
Pat
http://www.voyage-en-grand-angle.com/thailande.html











