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Amateurs de corrida et visite des élevages de taureaux
by Kékik · 2006-03-28 · 159 replies
y a il des amateurs de corridas sur ce site? J'aimerais aller voir des corridas mais aussi aller visiter les élevages de taureaux...
Alerte au Tsunami inquiétante!
by Sidartha · 2006-03-11 · 92 replies
Je n'ai pas encore de confirmation mais on pouvait lire ce matin dans le journal "the nation" .... http://www.nationmultimedia.com/breakingnews/read.php?newsid=20002519

En gros....(avec mon pauvre Anglais - désolé par avance !)

Le centre de prévention des catastrophes vient de publier un communiqué en demandant aux Thais d'être à l'écoute des secousses du coté de la mer d'Andaman et aux alentours de Ranong !

Le centre a publié une annonce sur les chaines de télévision indiquant que 31 secousses (échelle 4.0 à 5.3 sur l'échelle de Richter ) se sont produits à quelques 400 kilomètres à l'O de Ranong. Il a indiqué que les secousses étaient irrégulieres ect ....... Pur finir, que ces pouvaient mener à une formation d'un nouveau volcan sous-marin qui entrenerait alors un nouveau Tsunamis si le volcan éclatait.....

Bon, je ne sais pas vraiment si le niveau d'alerte est aussi inquiétant qu'il y parait mais je pense qu'il est pas idiot d'en parler sur le forum...prevention valant mieux que .....!😉

Si vous avez d'autres nouvelles ....
Les 5 plus belles villes au monde
by Rochat · 2005-12-07 · 146 replies
Je classe Sydney comme archi favori ensuite Auckland Kuala Lumpur Vienne et Barcelone
Un mois en Inde du nord - 19 avril au 17 mai 05
by Claire2005 · 2005-07-28 · 40 replies
ci-dessous le début de mon carnet de route que je commence à mettre au propre ; c'est long et je sais pas bien pourquoi je fais ça... pour bien "digérer" ce voyage peut-être ?

Mardi 19 avril 2005 A 3800 m, à l’extérieur de l’avion, à 10h du soir, il fait déjà 2°C. Première crainte, celle d’avoir chaud. Ma première vision de l’Inde, la silhouette de deux hommes enturbannés assis en tailleur à côté d’un avion sur la piste d’atterrissage. Une ringuette de chauffeurs de taxi commissionnés par les hôtels nous font une haie d’honneur pour notre arrivée en Inde. A l’extérieur, la première bouffée d’air est suffocante : chaud, lourd avec une odeur qui fait penser à celles des marrons grillés. J’ai l’impression que l’air est « épais », que je respire un mélange d’air et de « solide ». Le taxi nous amène directement à l’hôtel. Par la fenêtre, j’entraperçois dans la nuit les premiers rickshaws, les premières vaches et puis la misère à la quelle je m’attendais sans trop savoir sous quelle forme elle se matérialiserait. Des familles entières qui vivent sous des bâches sur les trottoirs, des ruelles défoncées, des gargotes éclairées d’une ampoule qui sert en même temps d’éclairage public, des détritus entassés ça et là. Du monde partout. Le taxi nous dépose dans Main Bazar. Je n’ai qu’une hâte, me mettre « à l’abri » à l’hôtel Namaskar. Difficile de s’endormir avec l’appréhension de ce qu’on va découvrir le lendemain et les jours suivants ; dans la rue, les bruits ne cessent qu’entre 1h et 5h du matin nous laissant peu de temps pour reprendre des forces.

Mercredi 20 avril 2005 Impossible de dormir, on se dirige vers la gare et le tourist office. Nous retrouvons nos réflexes de voyageurs, curieux et débrouillards. Ca nous rassure de voir qu’on est capable d’acheter notre billet de train comme tout le monde. Pourtant je ne réalise pas vraiment ce que je vois, comme si je n’étais pas vraiment là. Il y a du monde partout. A peine rentrés à l’hôtel, fatigués par la « balade » (on a du faire 500 m !) nous nous endormons comme des masses ! Un petit mail pour rassurer les parents et nous voilà parti pour notre premier voyage en train. La gare est sale et j’hésite à poser mon sac par terre. Le train devait relier Delhi à Agra en 3h, on part avec une heure de retard pour n’arriver que 6h plus tard… La découverte des sleepers ! Les autres passagers sont souriants et sympas. On m’offre à boire, une banane. Le sourire, le calme et la grâce des femmes autour de moi me séduisent, m’apaisent ; je me sens bien, en Inde pour de bon ! On nous explique qu’un train a déraillé. Tout le monde semble trouver ça normal. Par la fenêtre, la campagne est bien sèche ; par endroits de jolies cases en paille ou en roseau servent de réserve de grain. Et des petites cahutes abritent des galettes de bouse (mélangée à de la paille). Un peu effrayés d’arriver à Agra à 20h30 (au lieu de 17h) sans réservation d’hôtel, nous prenons notre premier autorickshaw imaginant déjà les pires embrouilles. Mais on se retrouve sans encombre et plus vite que prévu dans une chambre d’hôtel agréable au Camal Hôtel.

Jeudi 21 avril 2005 Difficile de dormir avec cette chaleur. J’ai l’impression d’être dans un « bain d’air chaud » et de ne pas pouvoir sortir la tête pour respirer. On prends des douches tout habillé et on se couche au frais le temps que nos vêtements sèchent grâce au ventilateur. Mais je n’ai jamais l’impression de dormir longtemps ! On se lève à 5h, il fait frais dehors (et bien chaud dans la chambre !). Nous sommes les premiers à faire la queue pour visiter le Taj Mahal. Et Olivier est le premier à « le » voir « pour faire une photo sans personne ». De toute façon il n’y a pas grand monde. Le Taj Mahal a été construit par Shah Jahan (en 1600 et des bananes) pour sa deuxième épouse morte en couches. Il a fallu 22 ans et 20 000 personnes pour construire ce « tombeau ». Le plus magique pour moi, restera le moment où j’ai franchi le grand porche rouge alors qu’on ne voit encore qu’un bout de mur blanc dans l’embrasure de la porte. On essaye de deviner à quel morceau du Taj Mahal ça correspond. Et d’un coup, on le voit en entier. Magique ! Une jolie lumière éclaire le Taj Mahal ; il fait frais et tout est calme. Nous partons à pied vers le Fort Rouge. Finalement on ne rentre pas : nous visiterons celui de Delhi. Sentiment mitigé en prenant notre premier rickshaw (vélo-rickshaw) : j’ai des scrupules avec mes kilos en trop. On réalisera le lendemain qu’en fait il nous a fait payé deux fois le prix normal... Ca me déculpabilise un peu. Petit aller-retour à la gare pour réserver un billet de train. Sur la route nous croisons des attelages hallucinants : dromadaire, rickshaw bondé, tracteur sous un ballot énorme qui le cache complètement de tous les côtés jusqu’au sol… On va tester le resto Joneys : c’est bon et on est enfin au frais et au calme. L’accueil est simple et sympa. Sieste pour éviter la grosse chaleur jusqu’à 16h. On fait un petit tour du quartier, des petites échoppes, des ruelles pleine de vie, des sourires et des regards intrigués. Je ne suis pas mal à l’aise devant tant de pauvreté comme je le craignais. Je ne sais pas pourquoi, je me sens à l’aise. Peut être parce que du plus pauvre au moins pauvre chacun semble à sa place.

Vendredi 22 avril 2005 On se lève à 6h pour prendre un train pour Jaipur. Encore une fois les horaires ne sont pas respectés. On regarde le « spectacle » dans la gare d’Agra de 7h30 à 9h30 : des familles dorment encore par terre, parfois sous des bouts de tissu, à côté des familles aisées pimpantes lisent le journal pendant qu’on livre des gros pains de glace qui laissent des traînés d’eau sur le sol. Des vendeurs courent d’un train à l’autre. Les marchands de thé accrochent directement leur « thermos » aux barreaux des fenêtres des trains. Je n’arrive pas à détacher mes yeux des femmes qui passent devant moi : que de couleurs ! Nous montons enfin dans le train pour partager un compartiment avec un « bon père de famille », sa femme et leur fille. Il fait la police pour que personne ne vienne s’installer là (et surtout pas des personnes pauvres). Il fait vraiment très chaud. Tout le monde s’étale sur les sièges et les couchettes en attendant que les heures passent. On a une bouteille d’eau (non traitée) pour s’asperger le visage, la nuque. En 30 secondes nous sommes secs ! Notre bouteille reste sur la banquette à l’ombre : au bout de deux heures l’eau est vraiment chaude !! Impossible de savoir la température réelle, mais il fait vraiment très chaud. Je n’ai jamais eu aussi chaud de ma vie. Je devine pourquoi les Indiens savent si bien s’avachir, avec grâce, tout en douceur : une adaptation à la chaleur ! Dehors en plein soleil, il y a pourtant des gens qui s’activent : un berger et son troupeau de chèvres, des femmes qui portent des ballots, des cruches ou des fagots de bois sur la tête, gracieuses silhouettes multicolores. Nous arrivons un peu fatigués à Jaipur. Les rickshaws nous assaillent. La police les fait fuir à coups de bâton. Un peu impressionnant ; on n’a pourtant pas l’impression que ce soit nécessaire et qu’on soit réellement en danger. Au bureau d’information touristique, on nous dit de ne surtout pas prendre de rickshaw. « Ok ! On va y aller à pieds ! » Le premier hôtel sera le bon même si c’est un peu plus cher et un peu trop « propret pour touristes branchés frickés » à notre goût (Pearl Palace Hôtel). Le réceptionniste est sympa mais nous regarde un peu comme si on débarquait d’une autre planète : on s’inquiète pour des détails alors qu’il y a toujours une solution moyennant finance et on est riche, alors pourquoi ces questions…Nous tentons d’aller à pieds voir le palais des vents (soit disant pas loin… mon œil !). On repère un peu les lieux, les remparts et les jolies portes roses. Mais quelle agitation ! Là plus de doute, nous sommes en Inde ! Comment font-ils pour cohabiter, ces très pauvres pouilleux et crasseux qui dorment à même le sol sur les trottoirs et ces femmes si élégantes, ces indiens tirés à quatre épingles ? Des vaches un peu partout, de grands arbres (banian) au pied desquels des petites chapelles ont été aménagées. Les bâtiments sont très beaux, tout en rose, mais délabrés. Le moderne s’est installé tant bien que mal dans l’ancien. Des petites échoppes sous des arcades agréables. Mais que de monde ! Le palais des vents est fermé. Nous croisons par hasard une procession pour une divinité hindoue. Des éléphants, des dromadaires, des fanfares, des danseurs qui font une sorte de ronde en faisant semblant de se battre avec des bâtons. On rentre un peu fatigué par l’agitation soudaine de fin de journée. La circulation (et donc la pollution) est à son comble. Nous prenons des forces avec des samosas (beignet triangulaire fourré à la pomme de terre et aux petits pois, bien épicés), vraiment bons et nourrissants. Un lassi à la banane, un régal ! Après avoir réalisé qu’il y a des glaçons pilés dedans et du yaourt plus ou moins frais, on se dit qu’on sera peut être malade le lendemain. Un petit tour sur la terrasse très chic mais vraiment sympa de l’hôtel : la décoration est originale et il y a un écran géant où nous regardons un petit bout d’un film indien (des belles femmes, des histoires d’amour et des meurtres).
itinéraire pour traversée de la France à vélo
by Gix · 2005-05-05 · 26 replies
Bonjour bonjour,

Je projete de faire une petite traversée de la France en vélo pour l'été prochain, et suis donc à la recherche d'itinéraires.

Or, lors d'un de mes derniers périples, en passant par la voie verte du coté de Cluny en bourgogne, j'avais justement rencontré un Belge flamand qui se faisait une traversée Pyrénées-Belgique en 3 semaines (genre départ de Tarbes, passage par la bourgogne, puis plein nord pour la belgique). Et il tirait son itinéraire complet d'un bouquin écrit par un Hollandais, qui parrait-il est pas mal connu (en Hollande du moins...) pour avoir écrit plusieurs itinéraires comme ça, de plusieurs semaines à travers l'Europe.. Est ce que par hasard quelqu'un connaitrait ces bouquins, et ces itinéraires ??? Sinon, si vous avez entendu parler d'autres itinéraires complets sympa pour se traverser la france (genre Nord-Sud Ouest), je suis evidement preneur...

Merci de l'aide..

Et bicyclettement votre..
Le retour...
by Lmc · 2004-05-05 · 47 replies
Ca y est, je me lance, après plusieurs mois sur ce forum, et du bonheur à chaque nouvelle lecture... je lance un nouveau sujet: le retour. Comment se passent générallement vos retours de voyage? Gros blues, envie de repartir, incompréhension de notre société, de notre entourage😕??? Et que faites-vous pour vous soigner?😉 Ou au contraire, plaisir de retrouver son petit monde...???
Récit d'un vol au dessus d'un petit coin de Paradis
by Loopkin · 2004-01-20 · 6 replies
Voici un récit écrit récemment sur une navigation Paris - Chambéry réalisée en mai dernier. Cette fois-ci, je n'ai pas fait trop de rencontres humaines, ou même animales, mais j'ai pu m'��merveiller sur la beauté de la Terre (en France, en plus!).

30 avril au soir et 1er mai 2003 au matin.

Ca commence toujours pareil.

Un trait sur la carte, le plus droit possible, en fonction des espaces aériens et du relief. Quelques indications notées sur une feuille de papier viendront compléter cette préparation.

Ensuite, régler le réveil pour trop tôt demain matin. Toujours trop tôt. Je n’ai jamais aimé me lever tôt, même pour aller rejoindre des amis à l’autre bout de la France, même si cette jonction se fera par la voie des airs.

Une dernière check de la météo sur internet. Pas terrible. Je sens que mon réveil va aller se faire voir demain matin, ce qui, d’un autre côté, est dommage, parce que ce voyage, je l’attends depuis longtemps. Comme toujours, on verra bien, en attendant, il faut dormir, pour être en forme demain, il est déjà une heure.

Non, il est déjà six heures et demie. Encore un peu. Ah, comme tout est plus facile le soir. Allez, il est sept heures moins le quart. Je ne peux pas me permettre de combler mon retard en prenant un petit déjeuner allégé. Pas cette fois-ci. Je ne vais pas au travail. Cette fois-ci, c’est une histoire plus sérieuse. Il n’y a pas de croissanteries entre les cumulus.

Allumer l’ordinateur, lancer internet, se connecter à Météo France. Rubrique aéronautique. Le temps ? Mouais. Vraiment moyen. Juste le temps intermédiaire où on ne peut pas se replonger sous la couette en disant « super, je dors encore, maintenant, c’est sûr, pas moyen d’aller voler », et où on ne peut pas non plus se dire : « Ca va être une super navigation, du gateau ! Je suis sûr d’être à destination à l’heure prévue ». Dans ces cas là, une seule chose à faire : déjà, aller au terrain. Ensuite, voir comment ça évolue.

Je prends mon petit déjeuner et mes affaires, puis descend à la voiture. Périf, A4, Lognes, ciel bas et gris, sol humide, essuis-glace intermittents. Le trajet habituel, maintes et maintes fois effectué.

Je passe à la tour prendre les dernière nouvelles officielles concernant la réglementation et les éventuels évènements exceptionnels sur le trajet prévu (ces formalités s’appellent les NOTAM). Rien des spécial, à part une balise en rade sur la route. Je ferai sans. Si je décolle. Pour le moment, le plafond n’a pas l’air très haut, et on sent qu’il va bientôt pleuvoir. Il y a du vent qui souffle assez fort. La visibilité est moyenne.

Comme je m’y attendais, personne au club. Tout est fermé. Les hangars aussi. Heureusement, quelqu’un arrive. Un mécano. J’entre avec lui. J’ouvre les portes du hangar, je sors le Piper. Je le prépare. Le temps reste toujours le même. Je ferai comme d’habitude : « Just go and see. », comme on dit outre-Atlantique. Le plafond est au moins suffisant pour faire des tours de piste. De plus, selon la météo plus nationale, sur la route, il fait beau. L’incertitude réside au départ, et à l’arrivée. Là bas, il y a aussi des nuages. On verra bien. Les jauges sont pleines, et je calcule qu’il me restera deux heures et demie d’autonomie à l’arrivée, de quoi rentrer à Lognes, dans la pire des extrémités. Je décide de la tenter.

Démarrage. Contact radio. Roulage. Alignement. Décollage. Huit heures. La visibilité est effectivement limite, mais je connais la région, et vers le sud, ça a l’air de se dégager. Je prends mon cap, corrigé de dix degrés à cause du vent. Pour le moment, je baisse la tête pour ne pas me cogner aux nuages au dessus de moi. Je suis à 1300 pieds. Je passe entre les deux étangs qui marquent en quelque sorte la porte de sortie de l’espace de Lognes. Je contacte Melun. Jour férié, personne, normal. Un autre avion passe sur ma droite, à la même hauteur, pas très loin. Ce sera la seule créature ailée croisée durant toute cette navigation matinale.

A Melun, le plafond nuageux monte d’un cran, je le suis. La visibilité devient meilleure. Je décide de continuer. Au moins jusqu’à Auxerre. Je quitte Melun, ciao, merci pour la compagnie à la radio, j’étais le seul à me parler, sympa.

Je passe la forêt de Fontainebleau, un peu triste dans cette grisaille. Mais toujours plus au sud, ça se dégage. Je peux encore monter. Je monte. Un peu plus loin, un peu avant Auxerre, c’est l’éclaircie. Le front est passé, il est derrière moi, et devant, c’est un ciel dorénavant totalement bleu. La visibilité est dingue. Je vois très loin. Le survol du Morvan commence. Il restera parmi mes plus beaux souvenirs aéronautiques. On s’imagine tous que le top du top, ce doit être de voler au dessus de paysages grandioses, comme le Sahara ou de hautes montagnes. Certes, certes. Cependant, moi, je ne l’ai pas fait, mais je peux dores et déjà affirmer que le top du top du top, par définition, c’est le survol du Paradis. J’ai survolé, ce matin là, un bout de planète qui n’avait plus rien de terrestre. J’avais la sensation d’être arrivé au Ciel avec mon avion (ce qui n’est pas si choquant, somme toute). Je m’explique : la visibilité et les couleurs étaient telles que l’horizon prenait des allures inhabituelles. Toutes ces magnifiques collines s’enchevêtraient jusqu’à la limite de la courbure de la Terre, tout au sud-est, jusqu’à disparaître au niveau d’une ligne d’horizon qui me paraissait à la fois toute proche et très lointaine. Et surtout, cette sensation que juste derrière, il n’y a plus rien. L’impression d’être sur une sorte de bosse plate, couverte d’une ondulation de verdure printanière (on était le premier mai, il était neuf heures du matin), parcourue de magnifiques cours d’eau, parsemée de vieilles constructions romaines ou moyenageuses, de fermes séculaires, de vergers antiques, de vertes prairies. L’harmonie totale entre l’homme et la nature, des images surgies d’un autre temps. Celui d’avant l’époque où on pouvait aller dans le ciel pour les voir. Où que mon regard se portait, je voyais distinctement, quelque soit la distance. Je sursautai presque quand je vis au loin, dépassant de derrière cette limite du paradis terrestre, un gâteau à la chantilly, sur mes dix heures. Oui, bon, c’est bon, on t’a vu, inutile de te cacher, de toute façon, tu es trop gros, Mont Blanc. Je ne m’attendais pas à te voir déjà, d’autant plus que j’étais redescendu au niveau des collines, pour aller les chatouiller de plus près. Je m’émerveille de longues minutes sur ce cadeau que m’offrent ensemble la nature, la firme qui construit les Piper et Total (à Lognes, c’est Total qui nourrit nos machines). C’est étrange de voir un si beau spectacle de l’harmonie entre la Terre et ses bipèdes habitants grâce à un de ses plus actifs ennemis.

J’envoie un texto à Olivier, qui devra m’attendre au terrain, pour lui dire que tout va bien. Je passe le Morvan. Au revoir. Et merci. J’en ai presque les larmes aux yeux, mais je les retiens, pour ne pas maculer une telle visibilité. Je passe Autun, Montceau-lès-Mines, puis encore quelques collines, et c’est le grand plongeon sur la vallée de la Saône. Je frôle la zone de Saint-Exupéry, à Lyon, par le Nord. Je me branche sur leur fréquence. Je fais bien, les arrivées des gros machins se font par le Nord, je suis légèrement sous leur trajectoire. Je ne les vois pas, mais à les écouter parler, tantôt en anglais, tantôt en français, je devine leur position, et je garde les yeux dehors. Devant moi, s’étale toute la chaîne des Alpes. J’ai repris de l’altitude, environ 3500 pieds. Juste devant, légèrement à ma gauche, la barrière du Jura finissant. En dessous de moi, je repère le terrain de Bourg-en-Bresse. Sous mon aile droite, le Bugey. Au loin, le Rhône avance paresseusement vers la capitale des Gaules. Tout au fond de ce panorama hallucinant, je reconnais certains de mes amis : Le Pic de L’étendard, les aiguilles d’Arves, La Meije, La Grande Casse qui a été un jour bien sympa avec moi, les glaciers de la Vanoise, Toute la bande de Belledonne, Les Aravis, et plein d’autres copains, jamais vus sous cet angle.

A la radio, ça n’arrête pas une seule seconde. J’ai manifestement passé l’axe, maintenant, je n’ai plus besoin d’eux, je veux retrouver le calme du Morvan. Je m’avance toujours vers les hautes collines du Jura. Pour la première fois, je vole à côté de reliefs aussi élevés. Cela fait drôle, il m’arrive de lever la tête pour regarder le sol. Pourtant, je ne suis pas sur le dos, je vole bien sur le ventre, et le PA 28 Archer 2 n’est pas un avion de voltige. Je dois penser sérieusement à l’approche. J’ai un peu trop rêvé. Je me rends compte que derrière le Jura, que je laisse juste à quelques centaines de mètres à gauche de mon aile gauche, les conditions météo donnent raison à la météo: sous moi, s'étend une magnifique mer de nuage. Les Bauges au loin, les Aravis plus loin sont autant de massifs surgis de cette nuée, c’est certes très beau, mais la question n’est plus là. Je dois d’une part trouver mon chemin à travers ces massifs qui, malgré le fait qu’ils me sont familiers, sont vus sous un angle inhabituel, et d’autre part, il faudra tôt ou tard que je traverse la couche, ce qui n’est absolument pas envisageable si elle est totalement soudée. Je dois donc trouver un trou, m’y engouffrer en spiralant dedans pour ne pas m’éclater les tympans, et continuer sous la grisaille au dessus de ce qui devra être le lac du Bourget jusqu’à Chambéry-Aix-Les-Bains, point final de ma destination. Je contacte Chambéry, me signale, signale mon arrivée, et demande la météo sur le terrain. Réponse : quelques nuages bas en voie de dissipation. A tenter.

Pour l’instant, je ne sais pas où se trouve le lac, je me trompe même de vallée à un moment. Je m’en rends compte rapidement, je vire vers la bonne vallée. Un collègue dans la zone me contacte directement pour me dire que les trous existent, lui en a trouvé un au dessus du lac. En effet, j’en repère un en dessous de moi. Je descends donc. Je fais plusieurs circonvolutions pour limiter la vitesse verticale, je suis sensible des oreilles. En dessous, je reconnais le Rhône, qui croise ma route et descend vers Lyon. Je passe finalement sous la couche, et je reste juste en dessous du plafond. Je remonte un peu le fleuve, puis vire à droite, plein sud. J’apperçois alors le lac du Bourget, immense, et tout au bout, je sais qu’il y a Chambéry. J’ai l’impression de pénétrer dans une immense caverne, dont le sol est recouvert d’un lac souterrain géant, éclairée par une lumière diffuse, légèrement grise, bordée de parois presque verticales des deux côtés. L’eau du lac a des couleurs sinistres, parsemées par endroits d'éclats argentés résultants de trous dans le plafond de cette caverne géante, c’est très impressionnant. Je signale ma position, à savoir au nord du lac du Bourget. Ils me demandent de rappeler lorsque j’aurais passé Aix les Bains. Je distingue déjà la ville en question, sur une inflexion de la rive est, devant moi. Au bout de deux minutes, je laisse ce point d'entrée sous mon aile gauche, et me prépare pour intégrer le tour de piste, par la vent arrière. La piste en service est en effet malheureusement la 36, je dois donc faire le tour du circuit de piste. Or, la limite de survol est de 1300 pieds sol, si bien qu’au niveau de la petite colline qui borde le terrain et qu’il faut frôler, à cause du plafond qui baisse au fur et à mesure que je me rapproche du terrain, ça risque de ne pas passer. Et effectivement, je passe la rive du lac, et me voilà en vent arrière, je dois encore descendre si je ne veux pas me retrouver dans la couche, et mon altimètre indique que je suis clairement plus bas que la limite autorisée. J’essaye malgré tout d’éviter les zones d’habitations, il est encore tôt, et on est un jour férié, que diable. Les Chambériens ont bien le droit au repos, eux aussi. Je passe la colline, les nuages sont d’un seul coup plus épars. Je sors les volets, vire plein ouest. J’ai maintenant la piste à ma droite. Je suis presque dans l’axe. Je descends, vire encore de 90 degrés, et rejoins la finale. Maintenant, j’ai la 36 en face de moi, elle est immense. Je n’ai pas l’habitude de me poser sur un véritable aéroport. Mon dernier doit remonter à l’année dernière, à Nantes. Derrière la piste, en fond de paysage, le lac, jusqu’à l’horizon. Un dernier cran de volets, 130 km/h. La radio me donne le vent, quasiment nul, je m’approche encore, courte finale, 125 km/h. La piste arrive. Le seuil de piste défile sous moi, je descends encore, je suis trop haut, j’ai mal pris mes repères, trompé par la largeur de cette piste, sur laquelle on pourrait presque se poser en perpendiculaire tant elle est surdimensionnée. La piste continue de défiler et de s’agrandir sous moi, je finis pas arrondir, et tchouff, le bruit caractéristique du touché des pneus arrière en caoutchouc sur le béton vient symboliser la fin de cette échappée céleste, je retouche l’écorce terrestre. La roue avant tombe d’elle même sous l’effet de la perte de vitesse, puis je freine doucement, et vire à droite sur le taxiway latéral. Mon pote Olivier m’attend là bas, près de la Tour. Il est dis heures et quart, il fait super beau, une belle promenade dans les Bauges nous attend. Et dire qu’il y a un peu plus de deux heures, j’étais à Lognes, dans la grisaille parisienne, et qu’il y a une heure, je survolais le paradis. Etrange, tout ça. Bien étrange.
Vendanges en France - septembre
by Cthulhu · 2003-05-25 · 50 replies
Bonjour,

Je ferai un voyage de 3 mois cet automne. Départ prévu 30 août, retour au début décembre.

J'aimerais possiblement débuter mon voyage en faisant les vendanges quelque part en France. J'aimerais obtenir toute information pertinente afin de m'aider dans ce projet. Par exemple, est-ce mieux de trouver un vignoble avant d'arriver? Où chercher? Y a-t-il une bonne demande?

Si je prévois faire les vendanges au début septembre, quelles régions sont recommandées?

Vous avez déjà fait les vendanges : des commentaires, impressions, suggestions?

Merci à l'avance!!!! 🙂
Discussion: Bridges of the World July 2026
by Rouquine38 · 2026-07-01 · 347 replies
This is where you can chat about bridges... let’s get the conversation started! 😊

Aller en Sardaigne à petit prix?
by Virji · 2009-01-05 · 15 replies
j'habite la region rhone alpe, comment aller en Sardaigne a petit prix ? le mieux que j'ai trouver le bateau SNCM depuis marseille environ 200 euros aller-retour mais il n'y a pas de bateau tous les jours (je pars debut avril) .. :-( je n'ai pas trouvé de vol low cost quelqu'un peut-il m'aider (je pars sans vehicule exepté mon vtt) ? merci
République Tchèque en voiture en décembre
by Alex42 · 2007-11-08 · 13 replies
bonjour,

je programme de partir avec mon amie en république tchèque en voiture depuis la france (rhônes-alpes, loire). le départ est prévu entre le 22 et le 26 décembre et le retour pour le 4-5 janvier.

Nous allons passer quelques jours dont le réveillon du jour de l'an avec la famille d'une amie. je ne me fais donc pas de soucis pour la visite de pragues et des alentours mais mes questions sont plus point de vu administrative et des choses à faire sur le trajet.

En gros : nous avons un chien avec les vaccins à jour : si je ne me trompe pas on ne devrait pas avoir de problèmes??? nous voyageons avec un jumpy qui nous fera office de camping-car provisoire.

nous avons donc environ une semaine pour rejoindre Prague avec pour l'instant pour seule étape prévue(1-2 jours) l'alsace pour découvrir les marchés de noël (colmar ou strasbourg).

Je fais donc appel aux voyageurs connaissant "les lieux" pour me conseiller sur le voyage, sur les choses à faire sur la routes de prague et sur toute autre conseille quelqu'il soit.

merci😉

alex
Cherche musiciens klezmer et séfarades
by Korina · 2007-09-02 · 6 replies
bonjour je suis flutiste et chanteuse et je cherche des musiciens pour former groupe sefarade et Klezmer region Rhône Alpe et Paris
Téléphone portable en France
by Hellaq · 2011-04-22 · 14 replies
Nous partirons de Québec pour la France le 5 mai 2011, pour 6 semaines. En arrivant, nous voulons acheter un téléphone portable. Comme nous voyagerons dans différentes parties du pays, j'aimerais savoir quelle compagnie je dois choisir pour avoir du service sur le circuit suivant: Ile-de-France, Alsace (Haut-Rhin), Franche-Comté, Rhônes-Alpes, Provence-Alpes-Côte D'Azur, Languedoc-Rousillon, Midi-Pyrénées et Aquitaine. On m'a dit qu'en arrivant à CDG nous aurons l'embarras du choix...mais quel compagnie choisir, question prix et efficacité ? ? ? Merci de votre aide🙂

Hélène🙂
Un nouveau magazine Télé sur la Nouvelle-Zélande
by AntiopdesNZ · 2006-11-23 · 0 replies
Bonjour à tous, Voici un nouveau magazine TV auto-produit par 2 annéciens en voyage en Nouvelle-Zélande. Ce magazine fait le rapprochement entre la région Rhones-Alpes et la NZ. Il est diffusé sur la chaine TV8 Montblanc ainsi que sur leur site en direct www.tv8montblanc.com Pour connaitre les horaires de diffusion ainsi que voir le dernier numéro passé a l'antenne allez sur www.antipodes-mag.com

Bonne journée à tous 😉
Voyage organisé en Espagne
by Plimouss · 2012-02-22 · 2 replies
Bonjour

J'aimerais bien partir en Andalousie cet été, vers fin juillet début août, en voyage organisé en car. J'ai regardé dans les catalogues de voyages et il n'y a rien en juillet aout! (à part partir en avion mais c'est plus cher et je n'aime pas trop l'avion). Connaissez-vous un voyagiste qui propose un circuit en Andalousie en autocar en juillet/août? Je suis dans la région rhônes-alpes, pas très loin de nos voisins suisses.

A défaut, si quelqu'un à la même chose pour la Croatie, je prends aussi 😉.

Merci
Où partir en France début septembre?
by Basilevoyage · 2010-03-31 · 15 replies
Bonjour,

Nous souhaitons partir la 1ère semaine de septembre pendant 1 semaine en France. Il y a 2 ans nous avons déjà fait une partie de la Provence (mont ventoux, luberon, encore pleins d'autres:) )

Mais pour cette année, je suis perdu. Nous ne savons pas de quel côté aller.

Nous recherchons le soleil mais pas trop chaud (Max 25-30°). Des paysages plutôt du style vallonnées qui permettent d'avoir une vue qui porte loin plutôt que de hautes chaine de montagnes. Plutôt pour faire des balades style promenades dans de petits villages typiques ou de caractères, dans de grandes plaines avec de beaux points de vues.... Et pas trop de touristes...

Nous étions partagés entre Rhones-Alpes, Auvergne, Midi-Pyrénée, Languedoc-Roussillon, Aquitaine, Limousin

On se déplace en voiture depuis la Belgique.

Merci.
Aménagement d'un bus
by Sandrinedp · 2007-01-25 · 1 reply
Bonjour à tous,

Aprés quelques recherches, je suis tombée sur ce forum. Je viens de m'inscrire et espère avoir ainsi des réponses à quelques questions. Mes amis et moi-même (nous sommes une vingtaine enfants inclus) souhaitons aménager un bus pour partir en vancances au Maroc. A priori, certains d'entre vous sont déjà bien renseignés sur la question. Alors voilà, d'abord le bus. Nous sommes dans la région rhones alpes, avez-vous des tuyaux sur un vieux bus à vendre par ici. Ensuite, l'aménagement : j'ai lu quelques petites choses sur les MINES, que faut-il faire exactement ? Nous souhaitons un aménagement basic, une douche, toilette, sièges, couchettes, electricité.

Est-ce que l'un d'entre vous est parti dans ces conditions au maroc et pourrait nous donner un ordre de prix sur l'aménagement, le cout du voyage (carburant, autoroute, ferrie...). Pour cette expédition, nous souhaitons monter une associations. Avez-vous des renseignements à me fournir pour la création.

Bref, je suis tout ouïe sur vos expériences, vos idées, vos commentaires...

j'espère à trés vite.

Sandrine 🙂.
Comment choisir une tente de camping?
by Oilili · 2006-03-28 · 55 replies
Salut, je débute dans le camping (pour l'instant pas sauvage) et je dois choisir une tente familiale pour cet été. Je suis égarée avec les options coton, polyester, moustiquaire... help! 😮

Est-ce que les grandes tentes "tunnel" de chez Maréchal, jamet ou Décathlon (pour 6 personnes) sont vraiment trop encombrantes par rapport aux emplacements de camping?? Par exemple, 6, 8mx 5, 3m (salon de 11m² + 3 chambres de 1, 4mx 2, 10...🤪

Nous allons passer 1 semaine à 1000m d'altitude à Rhônes Alpes et 2 semaines en Corse - août prochain.

Si vous avez l'habitude, je serai ravie de lire vos commentaires et suggestions.

Nous avons deux enfants en bas âge. Nous tenons en compte les possibilités des joours de pluie... (peut être pas en Corse! 😎).

Merci!
France: Finding a train route with your bike – recap and updates
by Vfpromeneur · 2025-03-11 · 5 replies
When you're trying to travel with your bike, SNCF sometimes tells you there's no solution, even though you could combine TGVs, TETs, and TERs.

- We used to check the Swiss CFF website
https://www.sbb.ch/fr,

but it’s become useless since the "bike" option for France was removed.

- Next, we go to the Deutsche Bahn website https://www.bahn.com/fr, which has a "bike" option that combines TGVs, TETs (IC), and TERs. Then, you can either: - Buy the ticket directly on the Deutsche Bahn site, or - Note all the trains in the itinerary and, to use your discount cards, go to the SNCF website to purchase all the necessary tickets. The Deutsche Bahn site lets you adjust connection times in the "details" of an itinerary if the suggested one seems too short. I’ve found that 10 minutes is really risky—delays, crowds on the platform making it hard to move quickly, not to mention the line for the elevator and navigating an unfamiliar station. Still, it’s best to double-check that each train allows bikes.

- Now, thanks to the site "Biclous et bidouilles," check it out here:

https://biclousetbidouilles.com/un-site-en-or-pour-voyager-en-ter/

I discovered this site, which helps calculate bike-friendly routes in France:

https://www.horaires-de-trains.fr/horaires-ter.html

I gave it a quick test, but it seems limited to TERs—too bad, since the ideal is to combine all available train options.

One pitfall to avoid: always make sure you’re still on https://www.horaires-de-trains.fr/horaires-ter.html and haven’t accidentally switched to https://www.horaires-de-trains.fr/.

These days, SNCF is gradually converting all its TGVs to INOUI. Normally, they all have bike spaces, so these workarounds might not be needed much longer.
Comment financer sa formation Bioforce?
by Mako82 · 2013-05-13 · 8 replies
Bonjour a tous,

Voila rapidement. J 'ai envoye mon dossier pour la formation LSI bioforce dont la rentree est prevue pour fin septembre 2013, je reste positif quand a mon elligibilite😛. Ce qui m'amene a me poser la question concernant le financement! Si je peux avoir des temoignages personnes ayant deja effectué la formation afin de m'eclairer sur les demarches a effectuer et aupres de quels organismes.

Merci d'avance pour vos reponses

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