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Mimi et Maumau, Martine et DD ou 4 amis dans l’Ouest américain
by Marcalamar · 2017-10-05 · 175 replies
Bonjour 🙂 Nous voilà de retour depuis presque deux semaines et il faut que je me colle à ma tablette tant que mes souvenirs sont encore bien ancrés dans ma tête de sexagénaire !!

Bon je me lance !! Quand je vois les superbes comptes rendus ça craint !! L’ordi et moi c’est pas une longue histoire d’amour, je tape avec deux doigts et je n’ai pas la plume facile !! Alors soyez indulgents !! J’espere surtout que ça pourra servir à d’autres comme ceux déjà écrits m’ont été utiles. Comme je vais mettre longtemps à tout retranscrire, n’hesitez pas à me contacter en MP si ça urge Tout d’abord un immense merci à tous ceux qui m’ont aidée à préparer cette virée du 7 au 24 septembre 2017 en répondant à mes nombreuses questions par leurs conseils avisés ( je ne les nomme pas, ils se reconnaîtront !! ) Tout d’abord nous !! On est 4 amis entre 59 et 62 ans ( la vieille, c’est moi !!!). On habite le Var et on se connaît depuis plus de 20 ans Mimi ( Michèle) : la plus petite, la rigolote, celle de la bande qui parle le mieux anglais et n’a pas la langue dans sa poche si on la chatouille Maumau ( Maurice) : son mari, le renard argenté à moustache, de l’humour ponctué d’expressions provençales poilantes, un de nos chauffeurs DD ( André) : le barbu, mon petit mari depuis 39 ans, le plus sérieux de la bande, notre deuxième chauffeur Marcalamar (Martine): moi, la blonde à lunettes, la pipelette de service, qui ai passé des heures sur les forums en ayant une peur bleue de ne pas réussir l’organisation du voyage B
Juillet 2016 : l’ouest le retour... en famille avec papy et mamie
by Sebangel · 2017-01-22 · 236 replies
Juillet 2016 : l’ouest le retour...en famille avec papy et mamie

Retour dans l’ouest après un 1er périple en 2012, ce nouveau voyage s’est déroulé cette fois-ci en juillet 2016 pour 30 jours.

Nouveauté pour ce périple puisque papy et mamie était de la partie, premier grand voyage pour eux ! Il a donc fallu jongler entre les « incontournables » que nous avions déjà visiter et de nouveaux sites à découvrir tous ensemble.

Lors de la préparation du voyage en début d’année 2015, j’avais quelques priorités notamment : l’Independance Day et les Cheyenne Frontier Days…. Juillet 2016 devenait le point de départ de ce voyage.

Février 2015 : Premières réflexions sur notre futur parcours : découvrir de nouvelles « contrées » mais aussi revoir et approfondir quelques « spots » marquants du Road trip effectué en 2012. C'est décidé, l'année prochaine nous partirons à la découverte du Parc National de Yellowstone !

Avril 2015 : Le parcours est « ficelé », les grandes étapes sont calées dont 2 escales indispensables : - Visiter le Mt Rushmore à l'occasion de l'independance day le 4 juillet ; - Assister au Cheyenne Frontier Days entre les 22 et 31 juillet. A ce stade, pas de date précise pour les vols, l’aéroport de Denver devenait le point d’entrée et de sortie !

Voici notre parcours :



8000 kilomètres parcourus

Ayant carte blanche pour préparer ce voyage, je me suis amusé à faire un petit clip de présentation, avec les moyens du bord, pour faire patienter toute la famille durant presque un an. De nombreuses séances ont eu lieu pour discuter du parcours, des visites et de la préparation du roadbook.

youtu.be/CfuSS1R3ULk

1ère priorité fut la réservation des nuits pour le Yellowstone, compte-tenu d’un forte demande, j’étais devant mon écran lors de l’ouverture des réservation le 1er mai...plus d’un an avant le départ !

Après quelques soucis avec le site de réservation, visiblement saturé, le soir même les 4 nuits étaient réservées….youpi !

48 heures après, le site affichait déjà complet pour la période achetée notamment pour le Old Faithfull Inn…ouf !



En mode « nature » pour ce road trip, nous avons intégré pour l’hébergement 11 nuits en camping KOA. J’avais pris soin de prendre la carte d’adhérent permettant ainsi d’obtenir une remise lors des réservations effectuées par internet. Ayant peu d’aventuriers dans le groupe je me suis résigné à réserver des cabins...excellente expérience, les enfants ont adoré !



Budget hébergements : 3000 €uros

Septembre 2015 : Achat des billets pour ICELANDAIR.

Après de nombreuses recherches et la programmation d'une alerte email pour suivre l'évolution du prix des billets, la décision fut prise le 16 septembre….c'est le moment d'acheter !

Paris CDG – Denver – Paris CDG avec ICELANDAIR sur Boeing 757-200 (escale à Keflavik – Island)

Les + : 1 heure de transit pour le vol transatlantique et 2 bagages par personne :)

Les - : j'ai pas trouvé !

Budget (2 adultes+2 enfants) : 3900 €uros

Décembre 2015 : En route avec Titine...réservation du véhicule ok !

Pour 6 personnes nous avions besoin d'un véhicule adapté à ce road trip.

Confort de conduite tant sur route que sur piste, avoir un accès facile à nos bagages en tout temps (sans jouer à Tetris)...le choix se porte donc pour une catégorie SUV XL chez HERTZ !

Excellente communication avec le loueur, puisque lors de notre descente d’avion à Denver je recevais un mail m’indiquant le type de véhicule et son numéro d’emplacement. Inutile donc de passer par le guichet (gain de temps)

8000 kilomètres parcourus, pas de soucis technique et un excellent confort tant pour le chauffeur que pour les passagers.

Budget : - budget carburant : 500 $ - budget location SUV XL (1680 euros) : 840 euros/couple



A plus tard pour la suite ! ;)
Road trip: l'Ouest américain en 3 semaines
by Ju45 · 2015-04-27 · 79 replies
Bonjour à tous,

Après un premier voyage aux USA et québec en 2012 (Washington DC, NY, Québec et Montréal), ce fut une révélation et un vrai coup de coeur pour les "States". Nous avons donc décidé de remettre ça l'été dernier, du 23 août au 15 septembre 2014. J'ai longtemps hésité avant de publier un carnet mais je prends tellement de plaisir à lire les vôtres sur VF que je vais essayer de rendre l'appareil (sans le talent d'écriture ni de photographe de certains....). Au passage je remercie certains en particuliers qui avec leurs sites ou carnets m'ont apporté des précisions indispensables pour un voyage réussi, entre autres west-usa-dream.blogspot.fr/, www.roadtrippin.fr/, www.ouestusa.fr/www.sunsetbld.com/ en + du traditionnel Routard.

Ma chérie et moi sommes un couple de 33 ans, très sportifs et passionnés par les grands espaces. Je suis passionné par l'organisation de voyages. Je vous passe les détails du nombre de modifs effectuées sur le road book et même sur les résas d'hôtels!!

L'euro était à l'époque à 1,35$. Je guettais le cours pour changer au meilleur prix. Nous sommes partis avec toutes les devises dans les poches. C'est un choix personnel, qui évite les frais bancaires à chaque transaction et permet de ne pas être tributaire du cours au moment du voyage. L'inconvénient est d'avoir du cash sur soi, mais ça ne se voit pas forcément comme le nez au milieu de la figure.

Toutes les résas ont été effectué en janvier 2014, soit un peu plus de 6 mois avant le départ. Location de voiture en direct chez Alamo: un SUV intermédiaire pour 557 € tt compris soit 30$ par jour Billets d'avion par Edreams 804€ par personne (Aller Roissy - Los Angeles, retour San Francisco Roissy) Budget des hotels: 2700$ soit 117$ de moyenne par nuit (gamme environ 3*). Tout par booking et hotels.com budget bouffe: 625$ soit moins de 30$ par jour visite: 552$ essence: 427$ soit 20$ par jour Shopping et souvenirs: 696$

J'me lance donc pour ce carnet. Voici donc le périple "théorique" établi sur le road book:

Arrivée prévue à Los Angeles le samedi 23 août 2014, avec au programme: J1 à J3 : Los Angeles J4 : L.A / Laughlin J5: Laughlin / Route 66 / Grand Canyon J6: Grand Canyon / Page J7: Page / Lake Powell J8: Page / navajo NM / Monument Valley J9: Mexican Hat / Goosenecks SP / Valley of the Gods / Canyonlands (the Needles) / Moab J10: Canyonlands (Island in the sky) J11: Moab suite J12: Arches NP J13: Moab / Capitol Reef / Cannonville J14: Bryce Canyon J15: Bryce Canyon / Zion / Springdale J16: Zion / Las Vegas J17: Las Vegas J18: Las Vegas / Death valley / Mammoth lakes J19: Yosemite J20: Yosemite J21: Yosemite / San Francisco J22 à J24 San Francisco et retour en France Arrivée en France J25, mardi 16 septembre 2014...

Voici la carte:



J-1: Vendredi 22/08/2014: ça y est, nous y sommes. Après des mois de préparations, voici la dernière nuit avant le grand départ. Autant dire qu'elle n'est pas optimale. L'excitation est au top, les valises sont bouclées, tout est pointé sur la check list...

J1: Samedi 23/08/2014: Départ vers 6h30 du Loiret, direction Roissy. Le vol Paris Los Angeles (compagnie United) avec escale à Chicago est prévu à 11h15. Nous arrivons à 9h au Terminal 1 pour l'enregistrement. Pour l'instant, tout est ok, on s'en sort! Les minutes n'avancent pas en salle d'embarquement... l'attente devient pénible. 11h, nous voyons les autres vols embarqués et rien ne bouge pour nous, malgré l'heure qui avance.. Et là stupeur, sms qui arrive sur mon téléphone. United nous informe que notre vol est retardé pour des raisons techniques.. Aïe, ça commence!! Après une heure d'attente sans autre information, je me dirige vers le bureau United qui ne peut apparemment rien nous dire. Nouveau sms: nouveau retard annoncé de 45 minutes. On commence à perdre espoir..



La première nuit qui devait être à L.A sera à Roissy!! le dépaysement total! les démarches sont vraiment pénibles, il faut passer au guichet, attendre, récupérer ses bagages, obtenir un bon pour l'hotel et le resto du soir (pris en charge à 100% par la compagnie). Nous apprenons alors que nous ne sommes pas les plus à plaindre, car certains passagers qui devaient embarquer avec nous étaient "reclassés" de la veille pour le même incident... Une fois posés à l'hôtel à Roissypole-gare, j'arrive à joindre le loueur Alamo et le premier hôtel à Los Angeles pour prévenir de notre retard de 24h. Tout est ok, la chambre est bien reservée et la voiture ok. Il y a une "tolérance" de 24h pour récupérer la voiture. Après elle est relouée. Ouf! Nuit à Roissy et demain c'est parti, vraiment!

J2: Dimanche 24/08: Nuit correcte. Nouveau réveil stressé. Nous avons donc été reclassés (par une hôtesse vraiment agréable et patiente malgré la situation) sur autre vol United qui fera escale non plus à Chicago mais à San Francisco (dommage qu'il n'y ait pas de vol direct!). Nous embarquons à l'heure, la malchance semble avoir tourné. Le vol se passe très bien, confortable, plateau repas tout à fait correct. Afin de limiter au maximum le jetlag, on a plusieurs astuces durant le vol: boire beaucoup d'eau, se dégourdir les jambes, dormir au début du vol mais pas trop à la fin afin d'être fatigué en arrivant, mettre les montres à l'heure US pour essayer d'avoir le bon rythme. Bon c'est ça, c'est la théorie!!

L'escale à SF se passe bien, en speed quand même pour l'immigration car on n'a pas beaucoup de temps. il faut récupérer les bagages et se re présenter à une nouvelle porte d'embarquement. L'aéroport est bien grand, on force l'allure histoire de ne pas louper le vol! Nous arrivons à Los Angeles dans l'après-midi. Il fait beau et chaud. Enfin aux States!

On se repère assez facilement, récupère les bagages et go pour la Navette Alamo devant l'aéroport. Quelques 15 minutes, nous sommes sur le parking Alamo. J'avais effectué le check in en ligne 3 jours avant le départ. C'est top, aucun stress, pas d'arnaque, tout est enregistré: permis de conduire, date de naissance etc. Par précaution, j'avais fait un permis international. On choisit notre voiture sur le parking parmi quelques modèles (très bien fait comme toujours aux USA, c'est par catégorie, les clés sont sur les voitures). On prend quelques minutes pour choisir et ce sera le Hyundai Santa Fe. Tout beau tout neuf, avec port USB pour la clé avec les musiques qui vont nous accompagner pendant tout le voyage. On ressort tout tranquillou du parking sans avoir à passer dans un bureau, sans avoir à refuser les sollicitations pour des garanties superflues (il faut juste arriver avec son code barre imprimé envoyé après le check in). Petit stress avant de quitter le parking, l'appli NAvFree se lance mais pas de signal GPS sur le téléphone. J'ai rentré toutes les adresses en point d'intérêt alors il a intérêt de fonctionné!!😠 Tout rentre dans l'ordre en étant patient...

C'est parti pour LOS ANGELES, cette ville tentaculaire qui peut faire peur pour nous autres, conducteurs européens. Finalement au bout de quelques minutes, on prend le pli et ça roule. On se dirige vers notre hôtel (quartier de Burbank) en faisant le détour par Beverly hills et quelques collines avec vue sur le Downtown (que nous ne visiterons pas, n'étant pas convaincu de l'intérêt)

Le quartier de Beverly Hills est sympa, chic et résidentiel. Bien pour se familiariser avec la voiture, la boite auto et la circulation US.



Spadena house:

Notre premier Sunset dans les collines vers Mulholand Drive est sympa. On se fait bien à ce climat californien (du moins celui de L.A😉)

Pour info, la première journée loupée suite à l'incident technique de l'avion devait être consacrée à Hollywood le matin et l'aprem à Westwood Village, Santa Monica, Venice beach, Griffith Observatory au Sunset. Que de temps passé pour établir un programme qui ne se fait pas😠

Une fois la nuit tombée, nous nous dirigeons donc vers le nord de la ville pour notre hôtel situé à Burbank. Il est plus de 20 h quand nous arrivons et nous sommes crevés. La journée est longue avec les - 9 h de décalage. Mais nous sommes ravis de ce premier hôtel, le Best Western Burbank airport Inn. Avec la fatigue, une nouvelle déception aurait été délicate à gérer. Je recommande cette adresse même si les alentours ne sont pas top (pas craignos non plus, juste rien à voir), l'emplacement est idéal pour la partie "ciné" de L.A à savoir Hollywood blvd et Universal Studios. Trop crevés pour faire les "vraies" courses au Walmart préalablement repéré, nous faisons quelques courses d'appoint pour le pik nik du soir qui se fera dans la chambre.





Il est l'heure de se coucher, les vraies vacances commencent demain....

A suivre: Los Angeles et Universal Studios

J3: Lundi 25/08: La nuit a été bonne. Réveillés à 4h, décalage horaire oblige. Prêt pour le petit dej a 7h. 8h30, départ pour Universal Studios. Les places (184$ pour nous 2 ont été resérvé avant le départ, parking compris). On se gare au parking le moins cher, qui n'est pas loin du tout. Je me posais des questions sur la nécessité du parking plus proche. On commence notre "collection" de photos des plaques d'immatriculation des différents états US. Sur ce parking, on mitraille, on en trouve facilement une poignée. On arrive à l'ouverture du parc, c'est calme pour le moment. On est en vacances, il fait beau c'est sympa.



On commence par Lower Lot (Transformers, Revenge of the Mummy, Jurassic park) puis le Studio Tour avec King Kong et on finit par Upper Lot (Simpsons, Shrek, House of horrors et le spectacle Water World).









Nous finissons vers 15h. Parc vraiment sympa, Simpson top, Waterworld divertissant (et reposant pour les jambes en fin de journée😉). Aucune déception, et la chaleur au rendez-vous. Faut s'y faire, étant donné ce qu'il nous attend... En ce milieu d'aprem, petit crochet vers l'hôtel à quelques minutes de route (encore une fois, pratique!) pour une sieste réparatrice.

Vers 18h, en route pour la traditionnelle chasse aux lettres HOLLYWOOD. Bon plan vers canyon lake drive.



Le jeu est sympa, on se fait des bonnes séances avec des montages avec le doigt levé, des sauts, etc . On voit ça depuis gamin dans les films et là on y est. On a la banane!



Après ce Sunset agréable, go to Hollywood boulevard (Walk of fame et compagnie).....
Sac de couchage pour l'Ausangate
by Negroazul · 2015-04-02 · 39 replies
Bonjour !

J'ai cherché un peu sur le forum, mais ce que je trouve est soit ancien (presque 10 ans...), soit ne répond pas directement à ma question, donc je la pose ici :

Quel sac de couchage me conseilleriez-vous pour des treks à haute altitude au Pérou ? Je vais en effet faire deux treks, autour de l'Ausangate et du Salkantay, en avril-mai. Pensez-vous que les sacs ayant une température de confort de -5°C soient suffisants, notamment pour l'Ausangate ?

Je suis prêt à mettre un prix conséquent pour avoir un sac de couchage de petit gabarit et chaud, que je pourrai réutiliser pour de futurs voyages en altitude.

Merci !
Improvisation nomade (version intégrale)
by Nicodilo · 2009-07-30 · 14 replies
PROLOGUE

Cinquante mâles indiens debout, à deux mètres, les yeux fixés sur nous. Nous, c’est deux jolies filles bien blanches assises par terre contre les sacs au bord de la route, et moi. Et puis un croisement, un ou deux bouibouis crasseux, quelques cactus et le désert à perte de vue. Silence. Une boutade en ourdou laisse éclater de rire tous les joyeux compères indiens, musulmans et camionneurs. Rien que ça. Bon alors, qu’est ce qui s’est passé ? Qu’est ce que je fous là ? Je me lève. On fait moins les malins, bande de nains. Mais ils sont beaucoup quand même. Je pars. Verrai ce qui se passera avec les filles. Vais au bouiboui boire un tchaï, un thé au lait avec des épices. Jette un œil de côté pour regarder ce rare spectacle : une bande de frustrés, et sûrement puceaux la plupart, avec deux Occidentales – et leur triste réputation, nous y reviendrons – perdues dans le désert. Le cercle se resserre autour des filles. Se resserre encore. Bientôt, elles disparaîtront. M’en fous un peu. Les connais à peine. Je ne les vois plus. Un instant. Un instant seulement avant un cri très fort. Un cri de femme, strident, enragé. Un cri terrible. Et, comme un départ de course : une bande de trous du cul qui se sauve en courant dans tous les sens. Une des filles s’est levée. C’est elle qui a crié. Un des mâles a osé toucher ses cheveux, elle lui a mis une grosse tarte dans la gueule. Du moins, elle aurait bien voulu mais ils sont partis trop vite. Au loin, ils rient. Ils pleurent de rire même car ils ont eu peur ces nigauds. C’est les nerfs en quelque sorte. Ils restent à distance maintenant. À dix mètres, le cercle se reforme. Ils attendent. Les filles n’ont pas l’air angoissé. Juste méfiantes. Le gars du bouiboui parle quelques mots d’anglais. On rigole ensemble de la situation. Cinq mètres, le cercle se rapproche. Ça va recommencer. Mais là, ça va m’agacer, je vais y aller ! J’y vais. Trop tard. Le bus arrive en klaxonnant. Il n’y a plus de place dedans. Monte sur le toit. Démarre. C’est parti ! Mais où on va au fait ?

« La vérité, c’est qu’on ne sait nommer ce qui nous pousse. Lorsque le désir résiste aux premières atteintes du bon sens, on lui cherche des raisons. Et on en trouve qui ne valent rien. Un voyage se passe de motif. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage mais bientôt, c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait… »

Nicolas Bouvier

Les Saints de Glace

Premiers jours de mai 2004, à la gare de Poitiers. Par la fenêtre de la micheline, quelques amis et famille nous font coucou tristement. Il fait beau et chaud même si mamie a dit que les Saints de glace n’étaient pas encore passés. C’est quoi les Saints de glace ? Trop tard pour lui demander. Limoges… Déjà perdus ! Dans l’allée du bus, le sac ne passe pas. Obligés de rester debout. L’impression d’être regardés… Peut-être trompés de bus… Où est la carte ? On descend à Ambazac. À la sortie du village, devant notre pouce tendu, une voiture s’arrête, toute petite et déjà surchargée. Le monsieur tasse nos sacs dans le coffre. Ça ne ferme pas, forcément, alors il force, il force et le pare brise se bombe dangereusement. La femme crie : « Arrête, tu vas tout casser ». Le coffre restera ouvert. Merci messieurs-dames, on descend là. Si, si c’est là, merci beaucoup. Saint-Laurent-les-Églises, hameau de quelques vieilles âmes. Pourquoi là ? Le petit trait rouge, tu le vois. Ça veut dire que c’est le bon chemin. Celui qui traverse la France de la côte Atlantique à l’Italie. Le Gr4. Il passe ici. Et on va par là. Vers le sud. Par contre, aide-moi à mettre le sac sur mon dos parce que, là, je vais me casser les reins autrement. Et nous voilà qu’on disparaît derrière les arbres et les collines avec nos petites jambes, bien décidés à ne jamais s’arrêter avant d’être loin. Très loin. Peut-être pas, remarque. Mais peut être que si, quand même, enfin on verra bien ! Nous, c’est Daoud et moi, deux jeunes de 25 ans, un peu perdus sans doute, sans trop d’ambitions non plus, à part foutre le camp. Quitter le travail, les appartements, les amis, la famille et puis tout le reste. Tout. On part à l’aventure. Par les chemins de randonnée pour quitter la France. À l’étranger, on verra. Déjà, il faut partir, prendre la route. Ne pas réfléchir. Un voyage se passe de motif comme on l’a lu plus haut. On aura au moins fait ça dans notre vie. On aura voyagé, on aura été libre… Avant la nuit, un petit coin pour camper se présente. Ça ne manque pas dans cette campagne. Petit feu dans la nature. Petite soirée dans la brise légère. Temps clair et doux, parfait en toile de tente. Nous voilà heureux. Le lendemain est pluvieux et froid. Sans nous décourager, nous marchons à travers les forêts, les collines, les villages. – Eh, Daoud, ça va pas là, c’est dur, j’ai mal, je suis mort. C’est fatigant de marcher. On aurait pu prendre un vélo ou un cheval ou même un âne, quelque chose quoi. Parce que rien que la France, il y a au moins, pouf, tout ça quoi ! – T’occupe pas de la marque du vélo, pédale, il m’dit. Et avec le sourire. Les épaules lacérées. La sueur salée qui pique les yeux et qui coule sous le k-way glacé. Les chaussures qui se font aux pieds. Les pieds qui se font aux chaussures. Je ne sais pas mais ça fait mal. À midi, nous dégustons un sandwich rillettes dans une cave où pourrissent des navets en décomposition. Le seul endroit où il ne pleut pas. Les mains fermées sur notre petite tasse de thé brûlante, nous ne rigolons plus. Très vite, la sueur refroidit sous les vêtements et nous devons repartir. Le soir, le vent se lève, le froid devient glacial. Nous grelottons dans la fumée du feu puis dans notre duvet d’été où le vent s’engouffre ! Des frissons me remontent des orteils jusqu’aux cheveux par vagues. Mourir de froid doit être la chose la plus atroce. Mais je suis si fatigué que je finis par m’endormir. Dans la nuit, le froid s’empare de moi et me fait délirer. Je mêle mes cris à ceux de la forêt, et à celui sinistre, du vent dans la toile de tente. Tôt le matin, je me lève pour remuer mes membres gelés. Il a neigé. Dis-moi Daoud, les Saints de glace, ce ne serait pas une période de… Il est déjà parti. Le chemin est une ornière pleine d’eau, de boue et de glaise. Il monte. Chaque pas est un effort. Le souffle est court. Courbé sous mon sac, je n’apprécie guère le paysage. Je m’entends pousser des petits gémissements. Comment puis-je résister encore ? Chaque seconde, je rêve de balancer mon sac dans le fossé. Et dire que c’était mon idée... Enfin, nous débouchons dans un petit village. Dormir abrités ce soir. C’est tout ce que nous voulons. Prendre une douche. Jeter les sacs. Mais il n’y a rien dans ce village. On nous dit de marcher encore jusqu’à une ferme à 1 ou 2 kilomètres. Peut-être pourra-t-on nous accueillir… À la ferme, les chiens nous accueillent, en effet ! Le paysan nous dit que ce n’est pas possible chez lui. On insiste un peu. On veut juste une grange, un coin de paille, à l’abri du vent et de la pluie. Mais c’est « Non. » « Allez plus haut, à 1 ou 2 kilomètres, il y a une famille qui prend des gens comme vous. » Des gens comme nous ! Ça veut dire quoi, des gens comme nous ?À bout de force et de patience, nous arrivons devant une petite maison. Nous n’espérons plus. Et pourtant, ici commence la série des gens qui nous ont aidés, motivés, offert. Une douche chaude, un lit. « Prenez cette petite bouteille de vin, ça vous réchauffera. » C’est incroyable, quand on est à bout, le plaisir que ça fait de recevoir la moindre chose. Comme cette petite boulangère qui est sortie de son magasin quand elle nous a vu passer pour nous donner des gâteaux. Ou cette petite mamie en pleine campagne à qui l’on demandait de l’eau et qui nous a donné des œufs « Vaut mieux ça que faire la drogue, » elle a ajouté… Malgré ces encouragements, quelques jours plus tard, je suis dans un lit à Clermont Ferrand sans plus pouvoir bouger. Le moral a tenu mais pas le physique. Un tendon a dit le docteur, il faut vous reposer. Agacé d’être déjà arrêté, je voudrais repartir de suite. Dans ce lit, j’ai l’impression de perdre mon temps. Mais cela se dissipe très vite. Nous réalisons peu à peu que nous sommes libres. Pas pressés. Pas comme les vacances où, chaque année, chacun s’arrange pour quelles soient parfaitement organisées afin de ne pas perdre un temps précieux. Nous, on peut rester là autant qu’on veut, se détendre, penser, rêver, manger tout doucement, apprendre à vivre sans stress, apprendre à vivre sans travailler, sans rien faire ! On se laisse vite aller à ce genre de chose et au cours du voyage, je crois que nous sommes devenus professionnels. Daoud a même dit une fois : « Quand on en a marre de rien foutre quelque part, on prend le train et on va rien foutre ailleurs ! » Se promener, observer, discuter avec les gens. Prendre son temps pour chaque chose que l’on fait. Calme, Shanti Shanti disent les Indiens ! Bref, on commence à s’apaiser et profiter de notre temps à Clermont une semaine après la démission.

Une fois soignés, nous vidons nos sacs beaucoup trop lourds pour ne garder que le nécessaire et repartons sous le soleil de mi-mai. Avec entrain mais est-ce la peine de le dire ! L’aventure nous appelle. Passons le Puy de Dôme, pas très joli avec sa grosse antenne au sommet, ses parkings payants à l’entrée et son bus pour prendre la route goudronnée qui y mène. Puis aux pieds d’autres volcans plus sauvages pour finalement passer la nuit sous l’un d’eux : celui de la Vache. Quelques jours plus tard et surtout après quelques dizaines de kilomètres de marche, nous arrivons au Puy de Sancy. L’ascension s’effectue tranquillement. On suit la crête. Pas de problème. Le vent, la neige, le ciel bleu. Et puis, on se perd. Plus de huit heures de marche. Pas de trace du chemin. Plus d’eau. Nous vagabondons dans la neige, les ruisseaux gelés, le vent très fort et la fatigue. Glisser, trébucher, marcher encore, remonter pour passer un ravin. Dur. La soif serre la gorge. Nous commençons à sucer la glace mais craignons pour notre ventre. Nous sommes des citadins fragiles. Dix heures de marche. Cette fois, la soif est la plus forte, nous nous jetons dans le ruisseau. Le vent nous a asséché la gorge toute la journée avec son pote le soleil. Mais déjà ça va mieux. Il va bientôt faire nuit, pourquoi ne pas camper là ? Le vent ne veut pas, il emporte la tente. Marcher encore. Enfin, un petit bois. Ce sera là. La tempête fait rage. Les ombres des branches s’agitent sur la toile comme des marionnettes lugubres. Le sommeil est plus fort. Les jours suivants, nous ne bougeons pas, brûlant le bois que le vent a fait descendre des arbres autour de nous, lavant notre linge et nos fesses dans le ruisseau gelé, crapahutant jusqu’à un village à travers ravins et forêts pour trouver une miche de pain. Puis repartons ragaillardis vers le Cantal. Hauts plateaux herbeux. Chemins bordés de calcaire. Traverser des réserves naturelles, zones protégées d’oiseaux, nez à nez avec un taureau et vaches dix fois plus nombreuses que les habitants. D’habitant, on en rencontre un. Un beau, un jeune. Il ramasse des pissenlits, dans son panier, avec ses bottes, une grande culotte bleue, des bretelles sur sa chemise à grands carreaux et une jolie casquette jaune. On lui demande pour quoi faire. « Bah pour faire de l’avèze ! », il répond avec son superbe accent. Mais comme on le regarde bêtement et qu’on répète « De la quoi ? » il comprend que ces gens-là ne connaissent pas l’avèze, alors il explique. « De l’alcool, c’est. Juste les têtes qu’il faut pour faire l’avèze et il en faut beaucoup des têtes. Même que ça se vend un euro le kilo ! » On en prend quelques-unes pour soupeser, c’est plus léger qu’une plume, un pissenlit. Puis on regarde autour de nous, les champs pleins de pissenlits, jaunes sur des kilomètres : une fortune ! « Salut mon gars, bonne continuation. » « Bien le bonjour chez vous, monsieur-dame. » Des pâtures, des vaches, des collines, du soleil et des chiens. Des chiens qui viennent nous agresser au milieu de nulle part. Qui nous suivent sur des centaines de mètres, qui se relaient. Puis encore quelques villages bien perdus. Une maison de retraite d’où tout le monde descend nous encourager. Un camping où nous prenons enfin une douche, lavons notre linge et d’où repartons sans avoir vu personne. Une préfecture de département, St-Flour, sans connexion internet. Le Cantal…

Fin d’après-midi, on se pose dans un coin agréable. En cinq minutes, la tente est montée. Détente. Allongés dans l’herbe, on lit, on grignote, on discute. Nos pieds se reposent. Ils ne nous font plus vraiment mal maintenant. On a de la corne. Au repas, légumes frais, bon pain et véritable fromage. En dessert, l’incontournable thé avec son carré de chocolat... Quatre semaines que nous sommes partis. J’en ai rien vu. Les vacances sur une année de travail. J’y pense. C’est bien trop peu à mon goût. Alors que nous… Quelle vie tout de même. Se promener tranquillement dans les montagnes, rencontrer des gens, visiter les villes et les campagnes de notre joli pays. Ça me plaît. Dire qu’on peut passer à côté de ça. J’ai oublié de pointer ce matin. Faut que j’explique à mon chef. Déjà que je suis arrivé en retard deux fois cette semaine. La nuit est tombée. Le ciel se couvre. Bientôt, de grosses gouttes tombent comme des cailloux sur la toile. L’orage est sur nous. Bien longtemps que je n’avais vu un tel orage. Enfin, peut-être n’y en a-t-il plus d’assez conséquents pour nous affoler comme je le suis à présent, dans les lumières et le bruit incessant de nos villes et derrière nos volets clos. C’est violent un orage quand on est dessous. Ça fait peur. La toile ridicule chavire sous les rafales. Le tonnerre en dolby stéréo. L’eau qui rentre à l’intérieur. Vite, une gamelle. On n’en a qu’une. Tout est déjà trempé. Nous écoutons, bien au fond du duvet, mêlant flashes du tonnerre et images de nos journées. Le téléphone sonne. « Nico, ton téléphone sonne. » « Ah, oui, c’est vrai, je croyais que c’était dans mon rêve. » Toujours au meilleur moment du film. « Allo ? » De la musique à fond, puis les voix déformées et alcooliques de quelques amis. Ils chantent : « Niiico reviens, Niiico reviens, Nico reviens parmi les tiens ». Je raccroche soudain. J’étais au bout du monde bravant la tempête et le tonnerre et je me retrouve au bout du fil à seulement 3 heures en voiture de chez moi, dans un champ de vaches entre deux collines tout ce qu’il y a de commun. Contrarié, je me recouche mais les fées sont parties. Un sentiment d’orgueil s’empare alors de moi recouvrant définitivement celui de la mélancolie. Nous voilà partis pour de bon et, au bout de quelques semaines seulement, j’ai l’impression d’être loin et surtout de n’être déjà plus le même. Mes amis vont continuer leur vie habituelle. Pour nous qui sommes partis, qui sommes seuls, tout va changer car tout est déjà différent, dans nos silences, les silences de la nature, le silence des nuits, la longue traversée, cette longue traversée de nous-mêmes…

De bonheur ce matin

À la fin du mois, nous sommes dans le plus reculé des chalets d’un hameau des Alpes de Haute-Provence. Une ancienne cabane de chasse, aménagée avec goût par un jeune menuisier, cachée derrière des haies de chênes verts, dans une douce prairie où quelques gros rochers polis cohabitent avec des terriers de fouines. Nous sommes chez mon frère. Le temps ici s’écoule comme nulle part ailleurs. On y est bien. Indéfinissable. Les fleurs sauvages, aromates, thym, basilic, parfument les alentours. Les papillons les caressent sans bruit. Le hamac nous tend ses draps. Le soleil lèche la maisonnette. Dans la salle d’eau, on est pris de vertige. Vue plongeante sur toute la vallée. Sur les lumières scintillantes de la ville au loin. Tout est paisible. Un silence : celui du chant des grillons, des oiseaux. Un peu plus loin, le meuglement d’une vache, l’aboiement d’un chien. Sur la table de jardin, un noyer métisse la peau. On ne bouge plus. Le temps devrait s’arrêter maintenant, enveloppés comme nous sommes dans une atmosphère idyllique à l’abri de l’agitation du monde. Notre situation à ce moment-là y est sans doute pour beaucoup : derrière nous, débute notre prochaine étape. Les Alpes. Rien que ça ! Avec nos petits mollets. La tente plantée de nouveau chaque soir. Les sacs refaits au matin. La privation. Voilà pourquoi nous apprécions tant ce petit confort après ce mois passé à gambader gaiement à travers nos départements les plus reculés, la campagne, le silence. Ici, musique maestro, le barbecue frétille, le coucher de soleil sur la vallée rougit tranquillement, Daoud nous prépare une petite marinade, le rosé est au frais, le rouge débouché, il ne manque plus que les invités du soir, à savoir mon petit frère retrouvé, accompagné des quelques voisins, choisis comme des perles et qui se reconnaîtront comme étant les irréductibles du Villard des Dourbes !

Deux semaines plus tard, nous serpentons sur le chemin en lacets qui monte vers les falaises. Arrivés en haut, nous jetons un dernier coup d’œil sur le village avant de lui tourner le dos. La fameuse barre des Dourbes s’est laissée franchir sans effort insurmontable. Nous n’en revenons pas. Ce devait être si difficile, après en avoir tant parlé pendant ces deux semaines passées avec nos amis. Cette muraille dite infranchissable ! Maintenant que nous y sommes, elle apparaît dans le paysage comme une légère barrière. Derrière elle, la vue s’ouvre sur tous ces sommets bien plus immenses et que nous espérons pourtant passer ! Simplement un pied devant l’autre…

Les jours suivants, villages et vallées se laissent dépasser avant d’arriver près du parc national du Mercantour dans la petite ville d’Allos au pied du Mont Pelât. Campons au bord d’un joli torrent. L’herbe est fine et douce. Un écureuil hésite à descendre nous saluer. Les flammes montent droites vers les étoiles. Je suis appuyé sur mon sac pour vous écrire. Je digère une grosse caillette du village accompagnée par une véritable tomme de vache qui m’emplit le palais de saveur. La bouteille de rouge aurait été la bienvenue mais on ne peut jamais tout avoir… J’aimerais décrire ce qui nous entoure : les courbes du torrent, sa musique, l’horizon rougi et arrêté par les crêtes et les pics majestueux, la fraîcheur d’un soir de montagne, l’odeur du bois de mélèze qui me chauffe le visage, nos mots qui se perdent dans la nuit. Je repense à ma mère, à sa question stupide « Le travail ne vous manque-t-il pas ? » Maman, comment te dire ? Si toute la vie pouvait être ainsi, je ne suis pas sûr de m’en lasser de sitôt. Si tu pouvais connaître cette sensation de liberté que j’ai à cet instant en t’écrivant. Chaque jour, les paysages changent, chaque jour, je fais du sport, chaque jour, après de tels efforts, j’apprécie de manger, de boire de l’eau pure des torrents sans goût de calcaire et de chlore. Nous avons déjà rencontré quelques personnes dignes de rester dans nos souvenirs et chaque matin, nous pouvons encore, grâce à ce destin que l’on force en voyageant, rencontrer de nouvelles personnes et changer peut être, d’une parole, notre vie entière. Non, maman, le travail ne me manque pas ! Pointer à l’usine et rentrer le soir venu pour me mettre devant la télé, merci. Ici, mon jardin est immense avec un torrent d’eau pure devant moi. Je vois chaque matin le soleil se lever, je marche dans le vent frais et parfumé des hauts plateaux et au-delà de notre fine toile de tente, c’est notre toit d’étoile !

Quatre heures d’ascension sans arrêt notoire et 800 mètres de dénivelé enfilés. Nous sommes de vrais montagnards. Le temps se gâte et c’est dommage car nous suivons un torrent, le Chadoulin, jusqu’à sa source et ce n’est qu’une succession de cascades. Nous trouvons aussi de nombreuses marmottes et de jolies fleurs de montagne… Juste avant d’arriver au lac, un grand parking bondé de voitures. Sommes-nous les seuls à être montés à pied ? Derrière les vitres du restaurant refuge, les bouches engloutissent les fourchettes, les cravates des serveuses équilibrent leur course entre les tables. Il est quatorze heures. Le prix du menu au restaurant équivaut à une semaine de notre budget. Nous pique-niquons dans nos ponchos sur un rocher entouré de falaises enneigées qui tombent dans l’eau glaciale. Le ciel est noir. Il fait froid. Bientôt il se remet à pleuvoir. Quand nous demandons où mettre notre petite poubelle, le monsieur nous répond « Chacun se retourne avec… » La pluie tombe drue. Les gens courent jusqu’à leur voiture et partent. Les lits en dortoir du refuge coûtent 26 € par personne et sont complets. Tout ça est écœurant. Il est quinze heures trente, nous pouvons atteindre le col en deux heures, plus deux heures pour redescendre de l’autre côté si tout va bien. Ça nous paraît beaucoup, après les quatre heures de ce matin, et peu sûr, mais nous voulons quitter ce lac, ce refuge, et retrouver la paix. Après vingt minutes de marche, la forêt s’éclaircit sur de hauts pâturages gorgés de ruisseaux et de marmottes. Il n’y a personne. Le temps est toujours menaçant. La pluie s’abat autour, sur le sommet des montagnes, sur le Pelât qui porte bien son nom. Devant nous, un peu plus loin, nos premiers chamois. Courbés pour ne pas être vus, nous retirons les sacs et sortons l’appareil photo en rampant dans l’herbe trempée pour s’approcher. Mais, c’est sans compter sur les marmottes qui, nous ayant repérés, crient pour donner l’alerte. Les chamois s’écartent tranquillement en restant sur leur garde. Une ou deux photos trop lointaines et les voilà disparus. C’est décidé, nous campons dans ces pâturages et profitons du temps qui nous reste avant la nuit pour nous promener sans les sacs et qui sait, avoir la chance de les apercevoir de nouveau. Après une heure de promenade dans les alentours, nous les repérons enfin. Un groupe d’une trentaine de chamois avec les petits, plus haut, à flanc de montagne. Avec Daoud, nous sommes à une cinquantaine de mètres l’un de l’autre, allongés dans l’herbe juste au-dessous des animaux. Encore une fois, ce sont les marmottes qui nous repèrent, mais le troupeau ne fuit pas, trouvant sans doute l’alerte exagérée. Les chamois ne nous voient pas en effet mais restent méfiants. Nous rampons doucement, cachés par les quelques buissons encore présents à cette hauteur. Je me trouve à environ vingt mètres des premiers chamois. Daoud, plus bas, ne peut pas s’approcher davantage sans être vu. Dommage ! C’est lui qui a l’appareil photo. Je suis couché derrière un arbre mort dans un tas de cailloux. En les observant, je retire de mes mains les épines de chardons qui étaient dissimulés dans l’herbe. Un vieux chamois sort du groupe et vient se poster juste au-dessus de moi. Je suis grillé mais il ne s’enfuit pas. Il ressemble à un chevreuil trapu avec un pelage plus épais et parsemé de poils blancs. Il m’observe sans bouger une ou deux minutes. Je ne bouge pas et ne baisse pas non plus le regard. Puis il se remet à brouter, me gardant à l’œil, prêt à fuir au moindre de mes mouvements, emportant le troupeau avec lui. Daoud est toujours étendu plus bas, n’osant plus bouger lui non plus, devant ce spectacle peu commun pour nous. Essayons de reconnaître les mâles, les femelles, compter les petits, voir comment ils se déplacent… Le temps passe. Agenouillé sur les rochers, j’ai des courbatures. C’est vrai qu’on est mieux dans son fauteuil devant un reportage mais il y a un petit quelque chose de plus dans la réalité, même si ce ne sont que des chamois, même si le mieux serait de les laisser tranquille. Enfin, ma patience a des limites. Trop courtes sans doute. Il faut que je bouge, quitte à ce qu’ils fuient. Je sors donc de ma planque. Tous me regardent une dernière fois avant de partir à travers les rochers escarpés. Allons faire de jolis rêves de Bambi et j’espère bien aussi, de Blanche Neige.

À l’aube, nous replions la tente et nous engageons sur le sentier du col le sac de nouveau sur le dos. Le ciel a ce bleu si particulier après que la pluie en a emporté les impuretés. À flanc de montagne, des plaques de glace – les névés – coupent la piste et vont s’écraser plus bas sur les rochers. Mieux vaut ne pas penser au pire, garder son calme, son sang-froid et se concentrer sur l’équilibre en enfonçant au mieux, dans la glace, chacun de ses pas… Je passe. Daoud, au milieu du névé, panique. Ses jambes tremblent. Je lui lance un bout de bois qui ne s’enfonce même pas dans la glace mais ça lui permet de retrouver son calme, un semblant d’équilibre et il y arrive lui aussi. Plus loin, un lac entièrement glacé recouvert de neige et une paroi abrupte à son pied. Où va le chemin ? Il semble contourner la paroi et passer au sommet. Pas la peine d’y penser. On ne peut pas continuer. Trop dangereux. Mais en s’approchant, on trouve une issue plus propice. Nous sommes au col. Pas grand-chose en vérité. 2687 mètres. Mais mi-juin, la neige est encore immaculée et la vue de cette hauteur sur les montagnes éclaboussées de soleil est inoubliable. Daoud veut faire sa grosse commission. L’émotion sans doute. Et le voilà qui s’y met bien au milieu du col. Elle n’est pas prête de dégeler celle-là ! Enfin, ça va mieux. Mais comment on fait pour descendre ? Sur le versant nord, là où nous allons, la glace recouverte de neige s’étend à perte de vue jusqu’au refuge aperçu au fond de la vallée. Il nous faudrait des pointes sous nos chaussures mais nous n’avons rien, pas même un bâton. Moi, je tenterais bien la descente sur le cul. Normalement, il n’y a rien à craindre. Ça fait une jolie courbe tout en bas et ensuite c’est moins pentu. Allez, je tente. Ça accélère sévèrement. C’est le poids du sac. J’en perds mon chapeau. Mais en bas, je m’arrête finalement comme prévu avec une ou deux roulades. Je suis trempé mais c’était bien rigolo. Daoud me rejoint. Allez, on s’en refait une ! Plus loin, le vent apporte une odeur qui me frappe. Je la connais. C’est un mélange de printemps, de roches, de fleurs et de neige, dont je me suis imprégné gamin, en colonie ! C’est la première fois que je ressens cette fabuleuse impression : ce souvenir d’une odeur si particulière, presque dix ans plus tard. Combien de temps une odeur peut-elle ainsi rester gravée dans la mémoire ? J’espère toute la vie. Col de l’Arche

Nous sommes là, dans ce village où il n’y a rien. Nous attendons, de dix à douze – les horaires d’ouverture de la poste – de recevoir la carte mémoire de l’appareil photo. Ça n’arrive pas. Faudra trouver une autre organisation. Est-ce que le courrier arrive ici avec dix jours de retard à cause de l’altitude ? Posés comme des vagabonds dans un champ de vaches, en bas du village, depuis deux jours, on attend. Le torrent roule près de nous ses galets. Imperturbable. A quelques centaines de mètres, la frontière italienne... En stop, nous rejoignons Cuneo à environ 100 km. C’est la première fois que je vais en Italie. Je ne comprends rien à la langue mais cette petite virée nous donne confiance en l’avenir. Les pays étrangers n’ont rien de plus compliqué : arrivés dans une ville, direction l’office de tourisme pour avoir une carte puis trouver un camping. Ensuite, visite du centre, avenues, places, monuments et musées qui pourraient nous intéresser. Goûter la cuisine de la région et le petit vin qui va avec. S’asseoir sur un banc, regarder la vie des autres passer. On en sait assez. Ce serait juste mieux de parler la langue. Enfin, c’est ok pour l’Italie. Le temps de remonter les Alpes et on arrive. J’aime bien dire ça : le temps de remonter les Alpes et on arrive. C’est absurde…

Les jours suivants nous emmènent sur des hauts plateaux, les alpages, dont les petits lacs, entourés d’herbe fine et fraîche, sont des petits coins de paradis. Le soir, la tente est plantée sur un lac argenté et elle se réveille au matin dans l’eau turquoise. Notre visage, pour se rincer, ondule et flotte dans le reflet, c’est alors que nous prenons vraiment conscience de notre présence ici. Bientôt, s’ouvrent nos ailes au-dessus d’un précipice, surplombant les hauteurs du monde, la beauté et le silence des paysages, dans les vents frais et parfumés du matin.. Les journées nous ensorcellent. Rêveurs contemplatifs, subjugués au détour des chemins par une couleur, une ombre, une fleur, un animal, l’eau pourpre entre des rochers mousseux, un pont de bois sur les berges du torrent, une vue imprenable que nous prenons pourtant. Le soleil. La liberté. La montagne… Allez les jaunes ! On est maintenant rodés pour la randonnée. Ce n’est plus un effort mais un plaisir. Les cols s’enchaînent un à un, avec chaque fois une nouvelle dimension sur les massifs à venir. Monter, descendre, dans les falaises, les forêts, les plateaux et les petits villages. Il n’y a personne encore à cette saison. Le Mercantour, les aiguilles de Chambeyron sont passés ! Voici le Queyras, plus bas, la vallée de l’Ubaye, au loin les cimes des Ecrins, Briançon, la Vanoise, le Mont Blanc. Nos estimations sur les cartes sont plus justes. Les bâtons achetés nouvellement sont comme deux jambes supplémentaires. Nous avançons doucement mais sûrement. Apaisés, sereins, allongés sous le soleil du midi pour la sieste avant de nous rechausser, prendre nos sacs et filer dans les ornières des sentiers sinueux à la poursuite d’un pèlerin imaginaire. Une aube

Cinq heures du matin. Daoud dort. Moi pas. Il fait trop froid dans le duvet, je me lève. Bien couvert, je suis décidé à être le premier à voir le soleil aujourd’hui. Nuit claire. Je prends le chemin du col d’où nous sommes descendus hier. Plus je monte et plus j’ai envie de monter. Ça me réchauffe. Je braque à droite vers l’ouest sous une corniche avec l’idée d’atteindre un autre petit col que j’estime bien placé par rapport au lever du soleil. Versants herbeux, roches gigantesques, je suis les chemins de chèvres. Du moins c’est comme ça qu’on appelle les bouts de chemins qui se croisent, se perdent dans la nature et finissent par disparaître. Le soleil n’est toujours pas levé mais le ciel s’éclaircit et j’ai une vue magnifique sur la vallée de la Durance et Briançon. Partout autour, les sommets enneigés dans une brume rose : l’aube. Voilà, je suis sur le col. De l’autre côté une autre vallée et dans son creux, un torrent. Je ne le vois, ni ne l’entends mais c’est ainsi. Nord-ouest, j’aperçois quelques sommets des Ecrins, toujours eux, les plus hauts dans la région. Je marche sur la crête vers le nord pour dominer davantage la vallée et les alentours qui dévalent en escaliers de pins et de verdure dans les couleurs de l’aube, ce rose, ce bleu, une légère brume, le tout un peu brillant. Assis entre deux pierres, j’ai le vertige devant tant de magnificence. J’ai mon Aube à moi. Ça devrait être ainsi chaque matin. Nous sommes si peu de chose devant cette immensité. Je reste un moment à contempler encore. Ne pense à rien. J’observe. Me concentre sur le paysage. J’essaie d’intégrer cette émotion à jamais dans ma mémoire. Les humains

Nous avons dormi, cette nuit, posés au bord d’un chemin où peuvent passer des voitures, faute d’avoir trouvé mieux. Et il en est passé des voitures ce matin, pendant que nous faisions la grasse mat, fatigués d’avoir beaucoup marché hier. Nous glandons encore un peu au lit mais il y a ces putains de voitures. Levés en grognant. Les touristes arrivent par petits groupes, en famille, avec des petits sacs et des grandes gueules. Nous déjeunons comme d’habitude avec notre bordel éparpillé partout autour de nous dans la boue. Il a plu cette nuit, la toile de tente pend sur le pont pour sécher. Nos fringues un peu partout aussi. Nous ne sommes pas lavés et pas rasés depuis plusieurs jours. Un peu en retrait, je vois les gens qui, en passant, regardent Daoud de côté, comme une bête sauvage. C’est vrai qu’il a les cheveux ébouriffés, la barbe en vrac et une tête de gars qu’il ne faut pas emmerder pendant qu’il mange. Et puis cette espèce de liquide où flottent des morceaux de bananes et de figues séchés. C’est assez louche et pas du tout appétissant. Il est assis par terre sur le chemin de cailloux. Faut voir le tableau. On dirait qu’il va mordre. Les gens font un écart pour passer, surtout les enfants. Limite si on lui dit bonjour. Et lui les regarde tranquille et sans gêne aucune. Faut dire que ça fait presque deux mois qu’on est dans la nature, faut l’excuser, enfin nous excuser parce que moi, je ne peux pas me voir mais c’est la même. En fait, nous nous trouvons à quinze minutes de l’affreuse station de Fréjus mais comme on est descendus hier soir tard, eh bien, on ne savait pas qu’on était si près des humains ! La Vanoise

Modane. Le temps est mauvais depuis plusieurs jours mais il devrait s’arranger. Il est interdit de passer la nuit en dehors des refuges dans le parc national de la Vanoise mais leur prix est trop élevé. Nous les évitons donc et campons écartés des chemins. Les animaux sont habitués aux touristes ce qui permet de les approcher : marmottes, chamois, bouquetins... Orage mémorable la première nuit. Le froid a suivi derrière. La seconde, à l’aube, une mer de nuages glisse à nos pieds jusqu’à l’horizon, recouvrant la vallée d’une soupe de coton mouvant. Toute la journée, nous longeons les versants à la limite de cet océan galactique. Le toit des montagnes alentours s’est couvert de neige. La température est glaciale, exceptionnellement, pour un mois de juillet. On n’a pas vu ça depuis 72, nous assure un autre randonneur ! Nous dormons une nouvelle nuit au pied du glacier. Des brumes blanches s’élèvent comme des fantômes. Il gèle mais le temps est clair et sec quand on se couche. Avant le jour, une tempête se lève. Notre tente est alors soulevée par les rafales. Seul, le poids de nos corps fait qu’elle ne s’envole pas. Elle se tord, se déchire, les parties détachées claquent comme des fouets. Le vent rugit de toute part. Le froid intense, mortel. Il faut partir. Au plus vite, redescendre, trouver un abri. Mais avant, sortir du duvet, rentrer dans nos chaussures gelées et plier la tente comme on peut. Jamais eu aussi froid. Nos doigts ne veulent pas se plier. Impossible de serrer nos bâtons pour marcher. Nous courons cette fois avec la peur d’y laisser le pouce surtout, le plus exposé. Ça dure des heures. Des heures, la montagne… Quatrième jour de marche, nous n’avons pas prévu assez à manger. C’est le jeûne. La fatigue des nuits glaciales. Nous espérons un refuge, de la chaleur, du repos. Le temps est toujours aussi froid. Nous ne voulons pas dormir dehors cette nuit. Mais nous hésitons encore à aller dans un refuge. La première fois que nous en avons approché un, rappelez-vous, pour y laisser un pauvre petit sac poubelle, ils ont refusé. La deuxième fois, nous nous sommes abrités pendant un orage et je me suis fâché avec le patron qui voulait qu’on consomme. Des refuges de luxe. Alors, nous n’espérons rien. Et pourtant, lorsque la petite dame du refuge la femma nous voit arriver, je crois qu’elle nous aime déjà. Sans rien dire, sans rien demander, elle nous apporte un bon café chaud. Avec ça, des crêpes à la confiture. Le soir, pour quelques euros qu’il nous reste, elle nous sert abondamment. Nous dormons dans un bon lit avec plein de couvertures. Encore des crêpes le matin avec le café. « Eh ! Vous n’allez pas partir comme ça ! » On la supplie, c’est déjà beaucoup trop de générosité. À qui la rendrons-nous ? « Il neige encore, il fait froid, prenez ça pour le midi, au moins. Ça me fait plaisir ! » Et nous alors, on en a les larmes aux yeux. Pourtant, n’est-ce pas volontaire de ne prendre pas suffisamment à manger ? Depuis un moment, nous tentons de réduire notre consommation. D’abord parce que ça alourdit nos sacs et puis tant de bouffe n’est vraiment pas nécessaire. Même avec les efforts physiques, nous mangeons déjà deux fois moins qu’auparavant, à l’époque déjà lointaine du restaurant d’entreprise et dans notre vie en général. Nous souffrons encore du désir de manger – surtout moi – de cette habitude gastronomique de panse pleine, mais pas de faim. En diminuant petit à petit, sur plusieurs mois, en mangeant équilibré et peu, nous nous sentons mieux, plus légers et plus vifs. Le jeûne est très bon pour le corps et l’esprit, pour la réflexion, la méditation. Nous voulons trouver la juste suffisance. La force la plus importante dans un tel effort est mentale. Le jeûne ravive cette force, c’est certain. Parallèlement, l’entraînement musculaire est achevé. Faut voir comme avec notre gros sac sur le dos, nous franchissons les cols, descendons les sentiers abrupts comme des cabris ! Mais cette fois, avec le froid, le mauvais calcul du temps de traversée du massif, la fatigue de plusieurs jours de marche difficile, avec nos figues sèches et nos carrés de chocolat, nous sommes limite. Nous avons dépassé la juste suffisance… Après cette bonne nuit de sommeil, de chaleur physique et morale, après avoir repris de la consistance en gras, nous partons pour notre plus haut col jamais franchi. Pas bien haut cependant, dans les trois mille. Le chemin monte tranquillement. Bientôt, la neige se met à tomber, recouvrant les monts, les vallons et redonnant une couche propre à celle déjà existante. Nous progressons donc sur un sol immaculé, montant le long du sentier à l’aide de nos bâtons comme deux pèlerins perdus en plein hiver, en des lieux inconnus, pris dans un brouillard épais. J’aimerais ne jamais arriver en haut tant mes songes sont plus légers que les flocons qui nous habillent de montagnes. Mais deux heures de marche suffisent pour atteindre le col de la Rocheure où une étendue plate et dangereuse se dessine : un lac troué de glace. Deux possibilités s’offrent alors à nous : continuer le chemin qui descend directement vers la vallée de l’Isère ou suivre la crête à l’est pour rejoindre un chemin non balisé. Nous hésitons. C’est chouette la neige. À marcher, il ne fait pas froid. Mais si nous nous perdons ? Je sens en moi bouillir l’irrésistible envie d’essayer ce chemin qui garde de l’altitude et reste dans la neige. J’ai déjà mon cœur qui bat de ce petit risque de nous perdre ! Allez, Daoud, tu connais mon opinion. Ok, alors c’est parti. Quand deux chemins se présentent, toujours choisir le plus ardu. Je ne sais pas si ce proverbe s’applique à la montagne… Plus tard, quatre ombres se rapprochent dans le brouillard : des gens ! Mais qu’est ce qu’ils foutent là ? Des fous ! Enfin, nous sommes contents de nous rencontrer avec ce temps incroyable. On ne parle à personne quand il y a trop de monde alors que, dans le désert ou la montagne, on s’empresse de lier connaissance avec le peu de personnes qu’on croise. Les nouvelles sont bonnes. Ils ont tracé de leurs pas le chemin que nous devons suivre et nous signalent qu’il n’y a aucun risque si on ne traîne pas. Et nous aussi, les rassurons en leur désignant le col un peu plus bas, qu’ils n’ont pas loupé. Plus de trois mille mètres, c’est notre record. Le jour de l’anniversaire à Daoud. Petite bataille de neige pour fêter ça. Ça essouffle. Il faut partir. Les traces disparaissent. Enfin il y a des cairns. Des tas de pierres qui indiquent le chemin. Une fissure dans la falaise nous permet de nous engouffrer vers une vallée. La vallée du fond des Fours, complètement désertique. La neige est trop fraîche pour glisser, dommage. Nous stoppons bientôt dans un refuge et mangeons au chaud. Puis la neige se changera en pluie avant que nous ne rejoignions l’affreuse et richissime station de Val d’Isère. Col de la Lose

On va au cinéma voir notre dernier film en français avant longtemps. Spider man. Allez, ça nous relaxera. Mais c’est si nul que nous sommes des plus motivés pour partir définitivement à l’étranger. Dernier col avant l’Italie, entre le massif de la Vanoise et le parc national du grand Paradiso : le col de la Lose. Cela ressemble à perdu en anglais. Quel rapport ? À partir de la gorge des sources de l’Isère, le vent change radicalement de sens. Il vient d’Italie. Un tas de gens sur le chemin de randonnée. De la neige. Ils redescendent du même côté qu’ils sont montés : du côté français. Arrivés au col les nuages arrivent, bien chargés, de l’est. Ils glissent sur nous et vont recouvrir la France. Décidément, tout le monde va par là ! Pendant cinq minutes, nous apercevons le lac, côté italien, où il nous faut descendre. Puis plus rien. Il disparaît. De là où nous nous trouvons, la falaise tombe à pic. Il faut escalader un pan pour trouver le col. Je laisse mon sac à Daoud et vais vérifier l’existence de ce col et du chemin qui en part. Il existe, c’est une brèche abrupte dans la falaise. Personne ne l’a encore emprunté, il n’y a pas de trace. Pourtant, c’est bien le chemin... Je remonte voir Daoud et lui fais part de mes observations. Comme je suis sceptique, il va voir à son tour. Il fait chaud, c’est bizarre, nous sommes à trois mille mètres. Les nuages continuent de nous recouvrir. Le ciel se bouche complètement. Ça ne sert à rien de prendre le risque. On sait comme le temps en montagne peut être mauvais. Nous ne connaissons pas la météo. Nous n’avons pas de crampons. Je me fais une raison. On redescend, on fait du stop et on passera un autre col, un autre jour. Pas grave. Mais Daoud revient. Lui aussi est sceptique mais il est descendu un peu plus bas que moi et a trouvé des mains courantes. C’est donc bien par là. Ça nous rassure. On décide d’y aller. En effet, je n’avais pas vu ces cordes sur la falaise qui nous permettent de nous accrocher. Ce sont des câbles en acier mais bientôt ils disparaissent, mangés par la glace et celle-ci colle si près de la paroi que nous devons quitter la crevasse pour contourner. Bizarre. Qu’est ce qu’on fait ? Nous ne voyons pas à dix mètres. Nous sommes dans les nuages épais et chauds de l’orage qui gronde. La pente est très inclinée. Je descends un peu en laissant le sac dans la fissure et je vois que plus loin, des blocs gelés se séparent à nouveau de la roche et que les cordes réapparaissent. On continue donc. Mais au bout d’un moment, ils disparaissent de nouveau. Nous devons ressortir de la crevasse. La neige fond, nous pouvons enfoncer nos bâtons et un peu nos chaussures en creusant tous nos pas. – C’est une via ferratta me dit Daoud, peut-être il faut faire demi-tour. – Sur la carte, c’est un chemin pourtant. J’espère que c’est le passage le plus difficile. – J’ai poussé le bouchon mais je n’aurais peut être pas dû, il me dit. Si on y arrive, je t’encule ! – Si on y arrive, on en reparle, je dis sans sourire… Nous escaladons des blocs de glace avec des crevasses profondes. Les cordes ont disparu à jamais. C’est la merde. Je pose de nouveau le sac et essaie de continuer un peu mais je vois bien vite que c’est impossible. On ne passe pas. C’est mort. À moins de quitter la falaise qui nous surplombe et de partir vers la droite à flanc de montagne sur la glace. C’est plutôt flippant. On ne voit rien, que du blanc. Daoud ne dit plus un mot. Je sais qu’il est encore moins rassuré que moi. Il déteste les passages de glace. Il devient plus blanc qu’elle. Je tente, sans le sac, bien appuyé sur mes pieds et assurant chaque pas. Plus loin, je repère un rocher qui sort de la neige. J’y vais. Il y a une marque rouge dessus. C’est par là ! Par là où ? Il n’y a que la pente glacée et abrupte. Tout est blanc. Aucune empreinte. Je remonte chercher mon sac et me positionne sous Daoud au cas où il glisserait. Glisser, faudrait pas, je ne sais pas où on s’arrêterait. Daoud prend son temps, fait bien ses pas. D’un seul coup, il glisse et part. J’ai juste le temps de planter mes deux bâtons sur sa trajectoire. Il s’emplafonne dessus mais ça l’arrête. Ouf ! Ses deux bâtons sont cassés net. Accrochés aux rochers, on se demande ce qu’on fout ici et comment on peut être si inconscient. Partout la neige immaculée descend dans les profondeurs des nuages sans qu’on y puisse rien voir. Est-ce que le degré de la pente permet vraiment de continuer sachant qu’il est pratiquement impossible de remonter. Ou alors nous devons laisser les sacs. Une heure que nous sommes partis du col et nous sommes coincés ici. L’orage se rapproche, on l’entend gronder de façon sourde et prolongée. Pour conclure : c’est la panique. Daoud me dit qu’il avait aperçu la météo et qu’ils annonçaient des orages en fin d’après-midi. Il me dit aussi qu’il avait lu quelque part que ce col était difficile… en été. Sans toute cette neige qui est tombée ! Il ne faut pas rester là. L’orage à cette altitude sans abri, non merci ! Il faut tenter quelque chose. À gauche vers la falaise ou à droite. Je pars tester une nouvelle fois à droite. Avec les bâtons, je me tiens bien. J’avance en gardant la même hauteur sur une centaine de mètres. Toujours rien. Que de la neige et cette pente qui m’attire. Ça fait comme un arc de cercle avec un trou, comme un volcan. Je continue cette fois en inclinant ma trajectoire. Après encore une centaine de mètres, j’arrive sur une partie rocheuse non recouverte de neige. Pas trace de chemin ici. Encore plus loin, toujours la même glace et la même pente, je continue. Bientôt, c’est trop incliné. Je ne peux pas. Ça m’énerve. Il y a forcement un passage quelque part. Je cherche plus bas, plus haut, je marche, je marche et enfin, enfin des traces. Je m’approche. Non, ce n’est qu’un animal. Encore, encore, cette fois, j’y suis, c’est bien des empruntes. Elles descendent tout droit, certes, donc avec des crampons, sûr, mais c’est mieux que rien. Je commençais à désespérer. Autour de moi, en levant la tête, que du blanc. Depuis combien de temps ai-je quitté Daoud ? Une demi-heure environ. Je remonte. Je suis mes traces en fait. Daoud n’a pas bougé. Je l’entendais m’appeler avant de le voir. – Alors ? – Alors, il y a des pas, par là, environ quatre à cinq cents mètres à droite, tout en flanc bien incliné comme ici dans la glace. Ça fait comme un arc de cercle. Mais je ne suis pas sûr des traces. Elles descendent tout droit. Le mec devait avoir des crampons. Mais ça va, l’air chaud fait fondre la glace et nos pieds s’enfoncent de plus en plus. On n’a pas le choix de toute façon. Ok ? – Putain, il me dit, faut que ça passe ! T’entends comme l’orage va être mauvais ! Nous partons donc, avec les sacs cette fois, mais ils permettent finalement de nous donner plus de poids. Avec ses petits bâtons cassés, je me positionne sur sa trajectoire. On arrive aux premières traces. – Tu te fous de ma gueule, il m’dit, c’est une bestiole ça, putain ! – Ok, il y en a d’autres plus loin mais ça descend pareil de toute façon. Mais tu vas voir, c’est possible de descendre, il faut rester bien droit, et se tordre la cheville dans le sens opposée à la descente. De grosses gouttes d’orage tombent. Avec précaution, en faisant des virages, en contournant les précipices, nous descendons petit à petit. C’est immense la montagne quand on est perdu comme ça. Ça n’a pas de fin. La glace continue de fondre. C’est donc de plus en plus facile mais l’orage gronde de plus en plus fort. Qu’est-ce que je vois là-bas ? On dirait des silhouettes, des gens. Il y a des gens là-bas, deux personnes. Nous sommes sauvés ! On a mis trois heures à descendre du col. On est en Italie. Les gens sont bien des gens et pas des fantômes. Et même, ce sont des Français, enfin des Suisses francophones et on comprend parfaitement quand ils nous disent que nous sommes les premiers de la saison à avoir franchi le col de la Lose, qu’il est d’ailleurs encore interdit, même avec du matériel ! C’est trop grave, nous sommes complètement inconscients. On aurait pu glisser sur des centaines de mètres. Si la vue avait permis de rendre compte de la difficulté, nous ne nous serions jamais engagés. Bref, l’orage est là, il pleut de plus en plus fort, il faut trouver un abri. Ça tombe bien puisque les gens ont la clé d’un refuge. Le problème, c’est qu’ils ne le trouvent pas. En fait, il est caché en plein dans une falaise de deux cents mètres qui tombe dans le lac. Le fameux lac aperçu pendant cinq minutes d’en haut et qu’on a bien cru ne jamais revoir. Deux chemins y mènent avec des cordes, en escalade. L’un d’eux passe le long de la cascade mais il ne m’inspire pas. L’autre me paraît plus accessible. Je le choisis, si on peut appeler ça un choix. Bref, il y a bien quelques cordes mais je dois de nouveau passer une partie glacée au milieu de la descente. C’est encore plus raide que tout à l’heure et bien glissant mais je m’engage. D’un seul coup, un pied part, je pars, c’est la chute ! Un moment de panique inoubliable. Je plante mes ongles, mes coudes, je me raidis, me tortille, balance les bâtons, rien à faire, je prends de la vitesse. Je vais m’éclater comme un oeuf. Un rocher dépasse au milieu, c’est sur lui que j’arrive, j’ai juste le temps de le voir, je suis dessus, mes jambes font ressort, je suis projeté sur le côté dans la roche. Fin de la chute. Je bouge un peu. Je ne suis pas mort. Je crois que je n’ai rien de cassé non plus. Je tremble comme une feuille. J’ai eu si peur. J’ai eu tellement de chance. J’aurais vraiment pu crever ici. Il y aurait eu une petite plaque avec mon nom, en plus de celles qui existent déjà à l’entrée du refuge. Je me remets sur mes jambes, remonte un peu récupérer mes bâtons et ce qui a été éjecté du sac. Et là, je pense à Daoud. Daoud, non ! Je ne le vois pas en levant la tête. J’espère qu’il ne m’a pas suivi. La faille est vertigineuse, impossible à passer. On le voit clairement d’en bas. Je vais voir l’autre chemin, je vois les gens qui arrivent - forcément, j’ai été plus vite qu’eux - mais pas Daoud. Il pleut beaucoup maintenant et les éclairs illuminent les nuages dans lesquels nous sommes. Enfin, Daoud est derrière eux. Je le vois qui s’accroche aux cordes, qui donne ses dernières forces en escaladant les parois trempées avec son gros sac et le vide qui mène au lac, dessous, très bas. Quand ils arrivent, je suis tout blanc, mes jambes ne cessent de trembler mais je n’ose rien dire. L’orage explose démesurément. Les gens nous disent qu’on peut rester ici, avec eux et même dormir car le temps ne s’arrangera pas avant demain. Ce sont des randonneurs chevronnés, ils en ont vu d’autres. Ils essaient de nous rassurer et de parler d’autres choses mais on a eu trop d’adrénaline aujourd’hui. Sous le refuge, il y a une petite chambre, elle sera pour nous. L’orage est impressionnant, jamais vu un truc pareil, ça pète dans tous les sens toute la nuit et il pleut à torrent. Heureusement, on n’est pas dehors, encore sur un flanc de montagne. Heureusement ! Mais c’est fini la montagne, c’est fini. On veut voir la mer !
Au pays des himbas: Namibie/Botswana (suite!)
by Senmout · 2006-08-09 · 46 replies
30 juin Etosha-Kamanjab Nous profitons des derniers animaux d'Etosha et nous quittons la reserve la mort dans l'âme mais encore sous le coup de notre merveilleuse rencontre d'hier. Route vers Outjo qui nous permet de faire provisions, retrait bancaire et acheter du bon pain(hum..!!..). Nous arrivons au camp de Cheetah farm vers 12h et nous nous installons.Camp sympa, eau mais pas elect, sanitaires trés propre. Nous reservons le tour "repas des guepards"(250$nab), j'ai l'impression de tomber dans un piége à touristes comme je les deteste mais cette aprés-midi nous ravira!!!!!! A 15h, le proprio qui a recueilli depuis qq années une mere guepard(qui attendait un petit de surcroit) blessée et son petit, nous accueille chez lui avec ses gros chats! oui, oui des chats(pour en avoir 5 à la maison, je m'y connais) ils ont le méme comportement:on se roule sur le dos, on ronronne ....;les enfants sont ravis et nous donc!!!!! Puis depart avec le frére en camionnette;on nous charge à l'arriére et on roule vers la propriéte des guepards.Ce brave monsieur nous explique que d'avoir recueuilli des guepards lui a donné la passion de ces felins souvent tués par les fermiers (le guépard vit peu en reserve et n'hesite pas à tuer le betail);il se deplace donc à chaque appel de fermiers dans le pays et a ainsi sauvé qq 30 guépards.Nous entrons dans le domaine et aprés un petit moment de solitude (la camionnette n'est pas grillagée;un seul bond et la bébéte est assise à côté de vous) nous admirons ces splendides animaux et le ceremonial du repas! Certes touristique mais quel spectacle!! Comblés, nous revenons vers 18 h au camp.

1er juillet:kamanjab-opuwo Départ pour opuwo d'abord par la piste puis sur les 50 derniers km recemment goudronnés. La ville d'opuwo est un étrange mélange:herreros, himbas, blancs, noirs........quelle mosaique surprenante. Nous arrivons au lodge :opuwo country lodge:un vrai petit paradis;en haut d'une colline avec une vue splendide sur la vallée, bel emplacement avec eau, elect et gazon!sanitaires tout neuf et eau chaude! Nous partons à 13 h avec Konsa pour la visite d'un village himba(750 $nab).Celui-ci nous annonce qu'il ne sait où nous nous arreterons car il ne va jamais dans le méme village .Nous roulons 40 km.Il nous apprend qq mots, demande l'autorisation au chef et nous présente.Nous voici totalement hors du temps!Nous passerons l'aprés-midi à decouvrir leur mode de vie (coiffe, rituel de la toilette pour ces femmes qui "ne se lavent jamais" en terme occidental", le feu, les danses, les moyens de subsistance.Nous decouvrons respectivement ce que represente pour chacun de nous d'avoir des jumeaux;Chez eux, ils sont "impurs";à la naissance, ils sont placé sdans un panier, posé sdans le bush et au bout des 4 h recupérés;s'ils ont étè devorés ou sont morts, c'est qu'ils étaient bien impurs.Thomas et Lucie avalent leur salive"heureusement que nous sommes européens!Ces femmes se soucient aussi de la marque de distinction obligatoire pour les jumeaux et la mére:je ne porte pas le collier traditionnel et les enfants ne sont pas nattés? Ainsi chacun d'entre nous va de decouverte en decouverte mais chut allez-y......... Ce fut un grand moment!Autant la population caprivienne trés pauvre nous regardait avec envie autant ici cela respire la tranquilité;ils n'ont pas l'air de souffrir de leur quotidien? Nous revenons heureux au camp où les hommes decouvrent avec bonheur qu'il y a une télé et qu'ils pourront assister au match France/Brésil!

2 juillet:Opuwo-Palmwag Merveilleuse route dans le kaokaland!!!!Indescriptible!Montagnes zebrées, bush, lit de riviere asséché, rocaille....... Nuit au Palmwag lodge.Emplacement intimiste avec eau au bord de la riviére mais acceuil deplorable et sanitaires à la limite de la propreté.

3 juillet Palmwag-Twylfelfontein-Spitzkoppe. Route tout aussi belle dans le damaraland. visite des peintures rupestres de Twylfelfontein(145$nab).Milieu magnifique, peintures trés bien conservées mais une guide qui n'en a vraiment rien à faire;ses commentaires sont à peine audibles bref on la derange !En 30 mn, l'affaire est bouclée mais nous verrons quand méme dans la source un cobra zebré(gloups🏴‍☠️). Petit arrêt aux tuyaux d'orgue(gratuit) :certains diront bof mais moi j'aime cela! Nous reprenons la route vers le Spitzkoppe qui porte bien son nom de chapeau pointu!Endroit magique :un de nos coup de coeur.On escalade, on monte, on descend.... Nuit sur place:on s'arréte où on veut:pas d'eau elect, sanitaires mais quel nuit au milieu de nulle part:que du bonheur!

4 juillet Spitzkoppe-cape cross-Swakopmund Route vers Cape cross .A nouveau les paysages changent totalement, premiéres dunes, route de sel, premiére vague.... Arrivée à cape cross (90$nab) dans un bruit! Eh oui 100 000 otaries à vos pieds ce ne peut étre calme!On nous avez predit le pire pour l'odeur mais la chance et le vent sont avec nous ;cela restera donc tout simplement plus que supportable! On s'amuse beaucoup à les observer et chacune a l'air de vouloir prendre la pose! Affairés avec notre deuxieme crevaison, nous prenons la route vers Swakopmund où nous faisons reparer sans peine nos pneus.Etrange de se retrouver en ville (on perdrait l'habitude de voir autant de monde et de circulation) et dans cette ambiance de station balneaire aux maisons" bavaroises" .Nous n'en apprecierons que peu ses charmes. Bon resto de poissons (35 euros pour tous) au lighthouse Nuit en bungalow au rescamp où ils n'ont plus que des standart totalement deprimant.

5 juillet Swakopmund Aprés une ballade en ville (bof), nous prenons nos billets pour la welwitschia road(90$nab). Je vous recommande chaudement cette ballade de 3 h :paysages sublimes de moon valley, et decouverte de cette fameuse plante.Un vrai regal! Nuit en bungalow deluxe cette fois ;beaucoup plus agréable mais notre camping car nous manque!Il est toutefois vrai que nous aurions surement eu froid car l'air est en plus chargé d'humidité.

6 juillet Swakopmund-Naukluft Aprés un passage dans la lagune de Walwis Bay pour y admirer les flamands roses (qu'est ce que Brad Pitt est allé faire là-bas?), route vers le parc du Naukluft. On retrouve les routes desertes, savourons les paysages de Kuisseb pass et faisons bien l'immanquable arrêt à Solitaire pour deguster le fameau appelstrudel(miam miam!!!!!!😛). Nuit au camp du Naukluft:beau emplacement avec eau;sanitaires correct amis eau froide.Attention toutefois à la colonnie de singes avec laquelle vous partagerait la nuit (on dira un peu bruyant comme voisinnage méme aprés 22h!)! Petite ballade sur la waterloff, trés jolie et cadre enchanteur.

7 juillet Naukluft-Sesriem Depart dés 6h30 pour une ballade dans le massif:olive trail.Je ne reviendrai pas sur la beauté des paysages souvent evoquée sur le forum ni sur le passage des chaines qui m'ont terrorisés (je pense avoir reussi à faire plus de bruit que toute la colonnie de singes😛😊😕);bref je suis passée (oui les enfants vous diront au bout d'un quart d'heure à pleurer, crier, cycler......) mais je ne renouvellerai pas pour autant l'experience. Route vers Sesriem. Nuit au camp avec certes des emplacements magnifiques mais avec des sanitaires deplorables: sales et eau froide. Repas au sossusvlei lodge(160/pers et enfanst demi-tarif) A RECOMMANDER! Sous forme de buffet, trés copieux et trés bon.Cela permet aussi de goûter toute les bébetes rencontrés jusqu'àlors(oryx, koudous, croco, phacochéres) avec plus ou moins de remord;j'aurai avalé de l'hippo sans probleme mais il n' en avait pas!😉 (oui, oui rancuniére!)

8 juillet Sossusvlei-dead vlei. La route est goudronnée sauf les 5 derniers km (dommage pour nous).Nous ne sommes pas partis pour le lever du soleil (les enfants commençaient à avoir les nerfs qui lachaient de se lever tous les jours à 6h et puis le merveilleux lever et coucher de soleil sur Merzouga était encore bien dans nos esprits).Nous sommes arrivés à 9 h et nous avons pu negocier le prix du 4x4(de 330 on est passé à 170$nab). Je ne decrirai pas les merveilles que nous avons alors decouvertes car il n'y a pas de mots, juste des larmes d'émotion(j'en revais depuis si longtemps) et des dizaines de photos ! Retour au camp pour s'y reposer! Deuxiéme repas au sossusvlei lodge (devais-je le dire🤪)

9 juillet Sesriem-Aus Route vers Aus par la 707 aux paysages majestueux;on y croiseront beaucoup d'animaux:impalas, zebres, oryx, autruches, girafes... Nuit au camp:klein aus vista :petit coin de paradis avec toutes commodités et offrant quelques trails bien sympas dont un à faire pour le coucher du soleil Nous ne sommes pas passé par Aus pour rien (car ensuite, nous ne souhaitions pas aller à fish canyon et rester sur notre emerveillement de Grand Canyon) mais pour le plus grand plaisir de ma fille afin d'y voir les chevaux sauvages du namib .Heureusement, ils étaient au rendez-vous au point d'eau! Elle vous dira son emerveillement, nous, nous vous dirons "ce sont des chevaux".Elle était satisfaite c'est le principal!

10 juillet Aus-Karasburg Le retour approchait;nous n'avions plus de reservation et 2000km à parcourir en 3 jours.J'avais plannifié de passer par le kalahari transfrontier pour finir en beauté mais l'assurance du CC excluait totalement cette zone sablonneuse ;mon mari moins ardu à braver les interdits que moi n'a pas voulu prendre le risque.Mes lions du kalahari me laissent aujourd'hui encore un gout amer mais bon ...... nous avons donc roulé, roulé, roulé et rien de bien interessant dans cette partie ou méme les paysages sont moins beaux;sans doute aurions-nous dû faire le circuit en sens inverse! Nuit dans une guest farm à 40 km de Karasburg ;ils n'offraient pas de camp amis ce couple trés sympa a proposé de nous stationner et de nous ouvrir une chambre afin que nous puissions profiter des sanitaires.

11 juillet Karasburg-Vaalboos Passage de la frontiére. Encore une longue journée de route ;cette partie de l'AFrique du sud ne m'a pas seduite. Nuit dans une reserve nationale:vaalboos;camp sommaire.

12 juillet Vaalboos-Joburg Ballade le matin dans la reserve où pendant plus d'une heure aucune bébete à part les éternelles impalas.Je jure, je peste en disant que je ne manquerai d'en faire part sur le forum(sanction extreme😉) .Nous arrivons cependant tout à coup au milieu de camions, équipe TV, helicoptére....Le kruger était en train d'évacuer les buffles.Nous observons ;un beau ranger (là c'est trés perso🙂😉et pas du gout de mon mari)vient vers nous ;je pense qu'il va nous demander de partir mais non!""Voulez-vous caresser des buffles? Oh yes (eh sympa avec cela!😉).NOus apprendrons alors que la reserve est transférée plus loin et qu'il leur faut capturer toutes les bétes ;il nous explique tout, étape par étape:que du bonheur! sans compter que les enfants se voient déjà sur les chaines TV du monde entier. Une belle experience! Route vers Joburg où nous dormirons dans le camp d'une minuscule reserve (qui reléve plus d'un zoo) à krugerdorp à 30 km de joburg (110 rd) trés bien équipé!

13 juillet L'heure a sonné, il faut penser retour, valises...mais au fait où va-t-on mettre tout cet artisanat? Arrêt au Lion Park.J'ose à peine l'avouer mais oui on l'a fait.Aprés s'étre emerveillés de la beauté de la vie sauvage, nous avons osé franchir les portes de ce zoo mais par amour parental.Je m'explique!Le lion park permet de caresser des lions (en fait des lionceaux);Thomas, passionné de lion, en revait! on a craqué! Mais c'est promis, juré plus jamais de zoos dorenavant!

Ce que nous avons aimé: Les reserves autant Etosha que Pilanesberg et mahango La chobe cruise (sauf les hippos) La bande de caprivi et l'accueil chaleureux de sa population Notre rencontre avec les himbas La magnificience des paysages dont le namib L'approche des guépards au cheetah farm

Nous n'avons pas aimé : Le mépris de la population blanche envers la population noire:l'ére colonialiste n'est-elle pas abolie? Les hippos😉 Revenir en France et se demander quel voyage égalera ce périple!?
Nicaragua à l'hôtel Montelimar, oui ou non?
by DenisP · 2005-10-15 · 9 replies
Bonjour,

Nous prevoyons partir le 28 février au Nicaragua à l'hôtel Montelimar. Nous aimerions avoir vos impressions face à ce complexe hôtelier et les activités dans cette région. Selon certaines personnes ce site est très bien mais comment est la plage, la nourriture. la végétation et la région ? 🤪

NB : Nous avons 2 enfants de 19 et 17 ans ....
Mafia policière sur Koh Samui (Thaïlande)
by Flavia · 2005-09-02 · 310 replies
Mon époux a été emprisonné 7 jours à la prison de lamai, sur l ile de koh samui suite à un accident de voiture : notre véhicule à l'arret, un thai et son épouse sur une moto à toute allure, la fille heurte le pare buffle du 4x4, avec sa jambe : résultat : fracture du tibia. Après paiement d'une caution par l'assurance, il en est sorti, puis la police lui donne RV 8 jours après. Pendant la semaine nous avons vu la famille et le mari idemme, ns avons payé 100 000 Baths pour dédommagement comme il est courant de le faire, ( ils voulaient 150 000 B au départ) nous sommes retournés avec le mari et la soeur à la police faire consigner notre accord. La police a donné RV à mon mari le lendemain pour le rapport, et là le choc ! Ils ont menoté mon mari, mis en garde à vue tout l'après midi, nous ont demandé une nouvelle caution de 100 000 B qui a été versée et il ont malgré tout emprisonner mon mari une nouvelle fois. Nous avons pris un avocat mais la mafia policière l'a promené en beauté. Nous avons déposé 3 demandes de mise en liberté conditionnelle, toutes refusées !! Jusqu'à la sortie conditionnelle de prison la 4ème demande a été acceptée sous réserve d'une nouvelle caution de 250 000 qui a été versée. C'est par les infos de francais en prison que mon mari a été informé des pratiques de corruption par la mafia policière. Dès le lendemain, il a contacté les personnes qui lui ont été recommandées, puis les flics sont passés prendre une enveloppe de 50 000 B, et dès le lendemain, il avait RV avec l avocat de la police qui lui a réclamé à son tour 60 000 B, le prix pour ne pas retourner en prison et récupérer son passeport à l'immigration. En 2 jours tout s est déclenché et mon mari a pu nous rejoindre en FRANCE, je suis repartie avec mon petit de 7 ans toute seule, laissant mon mari en prison. Il ne souhaitait pas que je reste à Samui, il n'avait pas confiance. Nous avons subi pendant 15 Jours, des pressions psychologiques violentes, mon époux en captivité dans des conditions de détention éprouvantes, bref je vous passe les détails... C'est une histoire incroyable qui nous est arrivée, et pourtant nous sommes une famille tranquille qui pensions passer des vacances paisibles, et nous avons connu l'horreur !! Il faut dénoncer cette corruption qui fait du mal à l'ile, si personne ne bouge, ils continueront leur racket au vu et au su de tous y compris de l'ambassade de france à bangkok qui est d'ailleurs parfaitement au courant de la corruption qui règne sur samui. La thailande est dangereuse meme pour des gens honnetes, la mafia policière fait sa loi et règne en maitre, c est abominable. EVITEZ DE LOUER DES VEHICULES MEME AVEC ASSURANCE, CELA A ETE NOTRE CAS ET JUGEZ DU RESULTAT Dénoncer c'est aussi aider les professionnels du tourisme conscients de cette situation, et prévenir les futurs visiteurs des risques qu'ils encourent. LE PAYS DU SOURIRE SAIT AUSSI ETRE LE PAYS DE L'ENFER, Tout çà pour une poignée de crapules en uniformes . Je pense que le tourisme en thailande n'a vraiment pas besoin de ce genre de publicité. Salutations FLAVIA
Mauritanie pratique 2019
by Eversmile · 2019-03-19 · 134 replies
MAURITANIE PRATIQUE 2019

PARTIE I

Un mot sur la zone rouge... ou plutôt... bleu blanc sable

Depuis que l'AQMI jusqu'en 2012, puis Boko Haram se sont invités dans la région, et en particulier au Mali, qui partage une très longue frontière avec la Mauritanie sur 2237 km (ah oui quand même!); et y visent des intérêts occidentaux; les conseils aux voyageurs émis par le Quai d'Orsay concernant la Mauritanie sont plutôt alarmistes et décourageants. Mais il faut le dire, les infos fournies ont une facheuse tendance à ne pas être à jour (ce que j'avais déjà eu l'occasion de remarquer pour d'autres destinations comme le Mozambique par exemple). En particulier, les cartes disponibles sur le site France-Diplomatie; qui affichent en rouge les zones formellement déconseillées, en orange les zones déconseillées sauf raison impérative, et en blanc les zones en vigilance renforcée; sont globalement assez dissuasives pour toute visite dans un pays africain et peuvent même faire un peu peur. Je cherche encore un pays avec une zone verte (vigilance normale). Même São-Tomé et Principe; qui est on ne peut plus tranquille, apparaît en zone blanche (vigilance renforcée!)... c'est dire !

Bref, pour mieux cerner la réalité du danger, il n'est pas inopportun de comparer avec les cartes publiées par d'autres chancelleries, et de faire une synthèse des infos.

Ceci étant, même avec un certain retard et un alarmisme toujours excessif, les cartes évoluent... Voir, pour comparaison, les cartes publiées respectivement en décembre 2018 / janvier 2019 puis mars 2019 par le même service (France-Diplomatie via leurs conseils aux voyageurs par pays) Et quand bien même ces quelques critiques sur la tardive mise à jour des informations diffusées, ce site reste bien utile. Une variable à ne pas négliger parmi les multiples paramètres qui définissent "l'évolution de la menace": à l'approche des élections présidentielles dans un pays, une vigilance toute particulière est à considérer.

A savoir...

A l'instar du Mali, la Mauritanie est une ancienne colonie française (de 1902 à 1960) mais elle s'est affranchie du Franc Cfa. Elle possède sa monnaie propre qui est l'ouguiya. (en janvier 2019, 1 euro équivalait plus ou moins à 40 ouguiyas). Il faut retenir que les ouguiyas ont changé de valeur en 2018. Beaucoup de gens -surtout les personnes agées mais pas que- comptent encore en anciens ouguiyas. Il faut s'assurer, quand un prix est annoncé, qu'il l'est bien en nouveaux ouguiyas (qui s'écrivent officiellement num en abrégé, pour les transactions financières mais souvent aussi MRU) et non pas en anciens ouguiyas (qui s'écrivent MRO en abrégé).

Le français est toujours la langue administrative, assez largement utilisée, alors que la langue officielle est l'arabe. Mais la langue courante, populaire, et la plus couramment parlée, est l'hassanya (considéré comme un dialecte arabe, enrichi de diverses influences linguistiques). A noter que la Mauritanie est la seule république islamique d'Afrique. Ce qui implique, pour les femmes, un code de conduite particuler, et le port du voile. Dans les transports en commun, où hommes et femmes non mariés (ou sans lien de parenté) ne sont pas censément autorisés à s'asseoir côte à côte, cela donne lieu à un minutieux casse-tête pour l'attribution des sièges, avec ré-agencement à chaque fois qu'une ou plusieurs femmes supplémentaires montent (ou descendent). Les occidentaux seront autorisés à s'asseoir entre eux comme bon leur semble, étant attendu qu'ils se plient aux usages vis-à vis des locaux. Dans le même ordre d'idée vous remarquerez sans doute que nombre d'hommes ne serrent jamais la main des femmes (en tous cas, pas en public). Pour circuler dans le pays; que ce soit en transports publics ou avec son propre véhicule (pour les voyages organisés; j'ignore quelle est la règle) ; il faut se préparer à fournir une fiche à chaque checkpoint pour ne pas avoir à montrer son passeport à chaque fois. C'est beaucoup plus simple et rapide (et ça soulage tout le monde, le chauffeur comme les autres passagers; qui doivent sinon attendre la fin des formalités). Difficile de prévoir le nombre de fiches necessaires (qui dépend de l'itinéraire de chaque voyageur sur le territoire) mais pour donner une idée, avec une trentaine de photocopies; j'ai été tranquille pour l'intégralité de mon séjour. Pour ce qui est du contenu, voir l'image en fichier attaché qui donne un exemple de fiche. Dans la rubrique "lieux visités en Mauritanie", bien indiquer tous les lieux où vous souhaitez vous rendre. Et laisser un espace en bas pour inscrire le numéro du visa octroyé à l'arrivée. Hors des sentiers battus - si tant est que l'on puisse parler de sentiers battus en Mauritanie- un gendarme zélé peut très bien vous faire remarquer que le village où vous entendez vous arrêter pour la nuit, n'est pas indiqué sur la fiche. Dans ce cas, pas de panique. Qu'à cela ne tienne ! … Avec un bon sourire, rajoutez simplement la destination au stylo dans la rubrique concernée et rendez-lui la fiche ainsi modifiée. Et voilà !... Mais la plupart du temps, l'officier prendra la fiche sans trop s'attarder là dessus; le tout étant que votre identité soit établie et que l'on puisse vous suivre à la trace.

Autre point essentiel : même sans avoir particulièrement besoin ou envie de rester joignable par téléphone pour ses contacts habituels, il est très important, pour se faciliter la vie sur place, d'être joignable par un numéro mauritanien. J'ai rapidement réalisé à quel point c'était utile. Pour cela, il est essentiel de se procurer dès que possible une carte sim mauritanienne, à choisir entre trois opérateurs de téléphonie mobile : Mattel, Mauritel et Chinguitel.

Outre la carte sim, il faut acheter du crédit (appel et/ou internet). Celà se présente sous forme d'un code numérique à entrer dans le téléphone par une petite manip. Pour recharger son crédit de téléphone, aucun problème sur l'ensemble du territoire, dans les petites échoppes qui vendent un peu de tout... et le réseau est globalement bon. Whatsapp fonctienne très bien par sms. En vocal c'est beaucoup plus aléatoire.

CONSEILS AUX VOYAGEURS CARTE JANVIER 19

CONSEILS AUX VOYAGEURS CARTE MARS 19

EXEMPLE DE FICHE

Tahiti la méconnue
by Vaikeaiti · 2018-01-28 · 199 replies
Je vous propose une série de carnets dans lesquels vous trouverez des suggestions, des conseils et des astuces destinées à faciliter l' organisation de votre voyage et de votre séjour ou vos séjours en Polynésie Française. Elle commence, en forme de clin d'oeil, par un carnet sur Tahiti la belle et s'adresse à tous ceux qui affirment - un peu vite parce qu'ils visitent souvent au pas de charge- qu'il n' y a rien à voir à Tahiti, que la ville est sale et trop urbanisée et la circulation démentielle. Les mêmes se précipitent vers Moorea ou Bora-Bora, les Marquises ou les Tuamotu sans avoir eu la curiosité de faire le tour de la plus grande île du Territoire et d'apprécier ses beautés cachées : musées, sentiers de randonnée, cascades, sites sacrés, activités sportives dans un cadre somptueux, etc..

UN PEU D'HISTOIRE Tahiti est associée au mythe du paradis depuis la visite de Louis Antoine de Bougainville et de son équipage, le 6 avril 1768, sur les deux navires la Boudeuse et l' Etoile. Tout commence en baie de Hitiaa. beaucoup ont nourri le mythe, de Loti à Segalen et à Gauguin bien sur. UN PEU DE GEOGRAPHIE Tahiti - avec sa soeur Moorea - fait partie des Iles du Vent dans l' archipel de la Société. c'est la plus grande île de Polynésie Française avec ses 1042 km2 et ses 190 kms de périmètre. Elle culmine à 2241 m au mont Orohena. Elle compte environ 185000 habitants. C'est au départ une île éminemment volcanique. Le premier volcan, jailli des profondeurs il y a 3 million d'années, a crée Tahiti Nui, la grande partie de l' île. Le second volcan, âgé de 500.000 ans a crée Tahiti Iti, la petite partie de l'île. Ces volcans sont éteints depuis longtemps et sont reliés par l'isthme de Taravao.

Je suis résident en PF depuis 30 ans et le circuit que je vais vous indiquer ici est incontournable, que ce soit le premier jour de votre arrivée, ou en fin de séjour quand vous aurez visité un ou deux autres archipels. Quand on débarque d'un aussi long vol de presque 24 heures d'avion, deux nuits à Papeete permettent de se reposer, retrouver de l' énergie et visiter une île qui réserve de belles surprises. L' aéroport de Tahiti Faa'a est l' entrée officielle par les airs sur le Territoire de Polynésie Française et sur l'île de Tahiti, la première et la dernière étape d'un voyage en Polynésie. Quand on arrive par le vol d' Air France - ou celui d'ATN ou encore celui de French Bee- vers 5 ou 6 heures du matin, on peut conseiller d'aller faire un tour au grand marché sans tarder, en particulier le dimanche ( uniquement Air France ce jour-là ) et s'imprégner d'une ambiance toute polynésienne : couleurs, senteurs et odeurs de cuisine sont au rendez-vous. Mais attention, à 8 h 30, tout est fini ou presque. Papeete n' est pas une ville inoubliable, même s'il est agréable d'y habiter, en particulier sur les hauteurs où il fait moins chaud. On fera le tour de ville en 2 heures : front de mer, temple, cathédrale, petites rues et échoppes autour du marché. La ville est haute en couleur et l' atmosphère générale est très tahitienne. Disons que la ville est typée et est une bonne introduction au voyage qui va suivre.

Excursion d' 1 jour : environ 140 kms Location de voiture à l' aéroport à l' arrivée L' itinéraire que je vous propose est un tour de l'île classique qui commence le matin, pas trop tard, par les côtes est et nord, à savoir Pirae, Arue et puis Mahina où l'on fera la première halte côté pointe Vénus, plage de sable noir et phare historique. L' endroit a été récemment joliment réaménagé et est très plaisant et ombragé. Peu de monde le matin, sauf le week-end, on flâne et on photographie à loisir. Le phare est l'un des rares monuments un peu anciens qui ont résisté sur l' île ( avec la cathédrale de Papeete et la Mairie d'Arue (banlieue de PPT traversée précédemment ), ancienne maison coloniale restaurée superbement comme il y en avait des dizaines dans des parcs immenses le long de la côte. L'histoire de la Pointe Venus, c'est l' arrivée officielle des missionnaires venus évangéliser les populations locales au 19ème siècle. Pas de trace de mission à cet endroit précis, mais il reste le phare qui date de cette époque. On quitte la Pointe Venus pour rejoindre la route de côte, et l'on s'éloigne doucement de Papeete le long d' une jolie route en bord de mer. Pas de lagon de ce côté-ci de Tahiti, la mer se fait entendre et écume sur les rochers. Le week-end surtout, on y voit surfeurs, planchistes et autres amateurs de sensations car les vagues peuvent devenir grosses par temps agité. Et nous voici déjà ( km 22 ) au site de Teruaporea, aussi appelé Trou du Souffleur de Tiarei et anciennement Arahoho ( qui en tahitien veut dire ' la grotte qui hurle ' ). Quand la mer est formée et que les vagues viennent s'écraser sur la muraille, le souffle d'eau vaporisée est puissant. C'est un bel endroit bien ventilé, face à l'océan, proche d'une petite plage sauvage, remuée par les vagues, fréquenté par les bodyboarders qui y trouvent de beaux trains de vagues à surfer. Ensuite, on va rouler tranquillement sur cette même route circulaire, en traversant de petits villages et en admirant les points de vue sur la mer, la montagne et les îlots proches du rivage..

Peu de circulation. On est loin de Papeete. Au bout d'environ une heure, on rejoint la presqu'île de Taiarapu, aussi appelée Tahiti Iti ( ' iti ' en tahitien veut dire ' petit ' ) rattachée au reste de l'île par un isthme au ras de l'eau, avec le lagon d'un côté et la mangrove ( encore visible dans cette partie de île ) de l' autre. La ville principale est Taravao où l'on pourra, le moment venu, venir ou revenir pour déjeuner d'un poisson cru à la tahitienne ou d'un steak frites... Taravao en tant que petite ville n' a pas un interêt majeur, et on filera directement vers le Plateau de Taravao par une route ( qu'il faut trouver... ) très panoramique qui serpente vers les hauteurs et permet d'avoir un point de vue unique sur la grande île, le lagon et la pleine mer. Beaucoup de fermes sur le Plateau se consacrent à l'élevage, et le lait frais que l'on trouve dans les supermarchés de l'île vient de cette partie de l'île. On peut s'arrêter un peu plus longuement pour randonner. Si l'on est randonneur chevronné, la presqu'île est l' endroit rêvé pour des balades un peu plus professionnelles dans ce qu'on appelle le Pari, la partie sauvage ( pas de route d'accès ) de la presqu'île où l'on randonne entre mer et terre. Et si l'on est en plus plongeur, les spots dans cette partie de l'île sont réputés. Se renseigner à Papeete ou à Taravao. Après un déjeuner rapide, on prend la route de Teahupoo, site de la ' vague ' mythique de Tahiti, point de rencontre une fois l'an des surfeurs professionnels du monde entier. La vague peut par gros temps être la plus énorme au monde. Teahupoo, c'est aussi un petit village traditionnel auquel on a accès via un petit pont suspendu. On ira jusqu'au bout du chemin en longeant les modestes ' fare ' et on admirera la rivière de Vaipoiri, claire sous ses nénuphars. Tout cela à 1 km de ' la vague '. On peut pique-niquer ou se livrer à la contemplation dans cet endroit retiré et si tranquille au bord de l' eau.

C'est le bout de la route et il faut revenir par le même chemin vers Taravao ;on se retrouve alors sur la route circulaire mais côte sud, qui va nous ramener tranquillement vers Papeete. Arrêt suivant, 5 mn après avoir quitté le rond-point d'entrée de Taravao : le Musée des îles qui est modeste, mais expose des objets anciens polynésiens et tapas, une rétrospective de l' oeuvre de Paul Gauguin, et des expositions au fil de l' année. Dans le jardin botanique, un arboretum intéressant. On continue notre circuit pour arriver au Jardin d'eau de Vaipahi ( PK 49 à Mataeia / randonnée possible sous les pins jusqu'à un point de vue sur presqu'île et lagon ) ) puis aux grottes de Maraa, le long de la route : des endroits bien indiqués, fleuris et frais. Puis, il convient de faire de nouveau halte au Marae Arahurahu, facile d'accès ( panneau indicateur sur la gauche de la route, côté montagne ) pour y admirer les vestiges ( restaurés et remontés tout de même ) d'un grand ensemble cérémoniel. On continue vers la plage de Vaiava, au km 18, la plus belle plage de Tahiti , sur la commune de Punauauia : sable blanc, eau claire et courante, aucun danger, la barrière de corail accessible à la nage. Je vous conseille donc de ne pas oublier vos maillots de bain, serviettes et crème solaire ( pas d'ombre l' après-midi ). Des douches sont disponibles à la sortie de la plage. Parking aménagé. Un endroit vraiment rêvé après une journée de marche et de voiture. Enfin, on rejoint la ville de Papeete où je vous propose un dernier arrêt en ville, derrière les bâtiments de l' Assemblée Territoriale, aux Jardins de la Reine. C'était là - sur le site actuel de l' Assemblée - que se trouvait autrefois le Palais de la reine Pomaré, dernière reine de Tahiti. Il était entouré d'un parc boisé et de jardins fleuris et ombragés et agrémenté d' une source d' eau douce et fraîche en forme de piscine naturelle où se baignait la Reine. On retrouve tout cela dans cet endroit magiquement calme malgré la circulation urbaine proche. Nous voici en ville, donc revenus au point de départ mais ce circuit peut être agrémenté - à l' aller par exemple - d' un autre détour, par exemple au Belvédère, pour lequel il faut aussi une voiture. L' embranchement se trouve à Arué. La route est étroite et sinueuse et monte à travers les bois. Il faut s'attendre à devoir croiser au moins un véhicule descendant et donc à manoeuvrer comme sur les routes des îles écossaises. Une fois au sommet, on se retrouve sur les grandes hauteurs de Tahiti et la vue est magnifique. Excursion facile et rapide.

L' excursion est terminée, mais le séjour à Tahiti peut se prolonger à loisir et avec plaisir. Les plongeurs - souvent obsédés par Rangiroa ou Fakarava- trouveront pourtant ici, à Tahiti, des spots de rêve et des clubs de plongée professionnels à la hauteur. Je ne plonge pas moi-même mais des amis plongent régulièrement et rapportent des mini-vidéos absolument fabuleuses ( de 15 à 35 m de profondeur, poissons, requins bien sur, raies manta et gorgones fabuleuses ). Utiliser une Go Pro avec flash.

Autre excursion possible : Moorea, l'île soeur que l'on peut rejoindre en catamaran. Partir tôt le matin au premier bateau pour la lumière ( 7h 30 ). On peut louer une Vespa ou une moto ou une voiture bien sur, sur place. On peut aussi passer une voiture de location réservée à Tahiti à la journée ( pour une voiture moyenne, compter environ 8000 FCP AR, à savoir 60 euros ). Les prix ont bien baissé, et la voiture donne de l' autonomie et de la flexibilité. Possibilité aussi, à Moorea, de réserver une journée au Coco Beach, sur un motu en face de l' Intercontinental. C' est un restaurant qui a son propre embarcadère. Le motu est superbe, la nourriture de qualité, les prix très compétitifs, le site exceptionnel. Pour se relaxer, nager, bronzer et faire du snorkeling en toute sécurité. La Polynésie, c'est cela aussi ! Réserver le passage à l' avance de préférence, surtout le we, généralement très chargé, par exemple sur le site www.aremiti.pf.

Encore une excursion à la journée, plutôt le we , sauf en période de vacances scolaires sur le Territoire : l' atoll de Tetiaroa, dit atoll de Marlon Brando ( sur lequel on a construit le Brando, un hôtel de luxe hyper-écologique et très cher), qui était autrefois la résidence d'été de la dernière reine de Tahiti, la reine Pomaré. Journée exceptionnelle, surtout quand le temps est de la partie, le bateau ancre derrière la barrière ( pas de passe ) et l'on franchit le récif sur la vague montante dans un canot pneumatique. Même chose au retour. On peut se baigner à loisir, et marcher le long de la plage dans la partie publique de l'atoll vers l' Île aux Oiseaux où nichent des centaines de sternes et fous de Bassan. Les oeufs sont à même le sol, on se retrouve au contact des bébés fous tout blancs et ahuris dans la végétation basse, avec des plumes dressées sur la tête. Les oiseaux sont en confiance et n' ont pas appris à se méfier de l' homme. Une expérience rare ! Certains touristes se conduisant très mal et sans respect pour ce site de vie et de nidification fragile, il se pourrait que dans un avenir proche, on ne puisse plus - comme autrefois- profiter de cet endroit merveilleux.

On peut aussi consacrer une journée à la Traversière, une route / piste facilement inondable et submersible au creux de la caldeira de la vallée de la Vaihiria à la vallée de la Papenoo et qu'il vaut mieux faire en visite guidée avec 4X4. Via le refuge de la Maroto et le village Fare Hape ( et ses sites archéologiques ) et enfin le tunnel qui permet de passer de l' autre côté. On parle ici de 40 kms de découverte. Toutes infos à Papeete et sur Internet bien sur. A / Vaihiria Quad Tahiti . Tel : 87744639 Email : vaihiriaquad@gmail.com B / Tahiti Discovery. Tel : 87771594 Email : teiva.tahitidiscovery@gmail.com C / Tahiti Safari Expedition. tel : 40421415 Email : tahiti.safari@mail.pf D / Ia Ora Na Tahiti Expeditions. tel : 87758807 Email : iaoranaexpeditions@gmail.com

Autre excursion possible à la journée aux ' lava tubes ' ( des tunnels de lave sauvages et préservés sur les hauteurs de Hitiaa ).

Toujours sur la commune de Hitiaa, on pourra randonner le long d'un magnifique ligne de cascades, la Faraura. Chaussures en plastique, genre crocs avec chaussettes conseillées.

Pour les randonneurs aguerris, il y a la longue et sportive ascension de l' Aorai, troisième sommet de l'île. Pour des randonneurs plus ordinaires mais toujours sportifs, on conseillera la randonnée vers le mont Marau ( environ 20 kms AR ). il ne faut pas avoir le vertige car certains passages sont difficiles et possibles uniquement avec cordes. ( Sentier accessible depuis le haut de St Hilaire à Faa'a ou du Lotus à Punaauia )

A / Tahiti Reva Trek. Contacter Angelina Bordas : Tel : 87747720 Email : pirimato@mail.pf B / Aito Rando : Contacter Pierre et Jimmy Leyral : Tel : 87762025 Email : aitorando987@gmail.com C / Vertical Limit : Contacter François Pratique : Tel : 87321549 Email : francoispratique@yahoo.fr

On peut aussi choisir la voie des airs et survoler Tahiti, grâce à une nouvelle compagnie, Tahiti Nui Helicopters. Vols touristiques entre 10 et 30 minutes : vallée de la Fautaua, col de Tiara à 1050 m d'altitude et port de Papeete pour le premier, plateau des orangers, Papenoo, caldeira, cascades et sommets vertigineux pour la seconde, vol entre mer et terre pour la dernière. Tarifs à partir de 16250 FCP. Quatre passagers minimum. Tous les jours de 7 h 00 à 19 h 00. A l' aéroport ( zone nord ). Site Internet : www.tahitinuihelicopers.com Email : commercial@tnh.pf

Trois mara'e sont visibles à Tahiti : le mara'e Ta'ata à Pa'ea ( rattaché au monde marin ), le mara'e Arahurahu déjà cité, rénové et servant d'écrin à des spectacles traditionnels, le mara'e Mahaiatea situé à Papara, moins intéressant car écroulé mais en voie d'aménagement.

Trois musées enfin : celui de la Perle à Papeete ( sur le front de mer ), le Musée de Tahiti et ses Îles au pk 15, à la pointe des Pêcheurs à Punaauia, et le Musée James Norman Hall ( auteur, entre autres du livre ' les révoltés de la Bounty ' -au PK 5 de Arue.

Pour les amateurs de golf : Golf Olivier Bréaud à Atimaono ( 41 kms de Papeete ) Tel : 40574052 Email : egat@egat.pf

Pour les fans de parapente Tahiti Parapente : tel : 87779017 Site Internet : www.tahiti-parapente.com

Pour les fans de mer et de sport ( en particulier le subwing ) Tahiti by Boat . Tel : 87291510

On ne peut quitter Tahiti sans aller voir un spectacle de danse dans un hôtel, principalement l' L'Intercontinental et le Sofitel. Le mercredi soir pour assister à un spectacle de danses marquisiennes à l' Intercontinental, les vendredi et samedi soirs dans ces deux hôtels, avec ou sans dîner. Certains restaurants ont aussi leur propre spectacle de danses, mais les hôtels offrent une scène plus impressionnante et où l'on peut rassembler davantage de danseurs.

Je recommande donc de quitter la France le jeudi pour une arrivée le vendredi matin et -au moins- un week end sur place pour profiter de tout, la plage, le marché, les plages à surf, la presqu'île, les soirées avec danses traditionnelles. Tout est une question de choix et d'équilibre, mais louper Tahiti serait, vous l' avez désormais compris, une erreur monumentale... ! A bientôt

Moana
Retour de l'Ouest américain, de Yellowstone à Las Vegas
by Siana48 · 2017-08-15 · 127 replies
Voilà maintenant quelques semaines que nous sommes rentrés des terres lointaines de l'Ouest américain.

Pour ma part, j'ai eu la chance de parcourir ces endroits pour la troisième fois. J'étais accompagnée cette fois de ma mère et de mon frère, qui eux, découvraient toutes ces merveilles pour la première fois.

Nous avons préparé ce voyage pendant plusieurs mois, pour finalement partir du 08 Juin au 01 Juillet 2017. J'en profite pour remercier tous les membres de ce forum qui partagent leurs expériences, cela m'a grandement aidé pour la préparation de mes trois voyages aux USA. Je vais donc à mon tour, partager les expériences positives, et négatives (!!!) de ce voyage, afin peut-être, qu'elles aident d'autres voyageurs !

Voici donc notre parcours en 23 jours :

Time-Lapse Video of My Road Trip in the Western USA – November 2013 & Travel Journal
by Usafan · 2013-12-08 · 188 replies
I’ve never done a travel journal on VF before... so I’m giving it a go this year 😉. Just to share a bit of my 3-week trip around the West.

Since I couldn’t find anyone to share the trip with this year, I decided to go solo for 3 weeks at the last minute. So, it wasn’t a super organized or original trip—flight tickets booked last-minute, a loosely planned itinerary—but it was a choice I made.

I wanted to book zero hotels and just drive wherever I felt like. No set hikes or specific goals. Just a classic route through places I already knew for the most part, taking the time to soak in the landscapes. So, don’t expect a story about epic hikes leading to caves or hidden arches in unusual spots. It was more like a return to the roots of my first trip, with one twist: I wanted to explore some areas by mountain bike. Just to see things a little differently.

First up, instead of photos, I’ll share a little time-lapse I made during the trip.

Thursday, October 31: Left Nice early in the morning for Phoenix via London.

The trip was a bit long because I had to wait 5.5 hours in London. My flight ticket was booked kinda late, so I didn’t have much choice.

And then it hit me—when you’re prepping for a trip, you always think you’ll forget something. It was in London that I realized I’d left my driver’s license on my living room shelf. I searched everywhere, but nope, I didn’t bring it.🤪

Luckily, I had an international permit, but the rental contract clearly stated that both licenses had to be presented.

I called a friend to ask her to overnight it to my first hotel, crossing my fingers that the mail wouldn’t take two weeks to arrive.

The flight with British Airways went pretty well. Comfortable enough to watch two movies, eat, take a little nap, and boom—I was in Phoenix.

Around 8 PM local time, I got to the Alamo car rental agency, and surprise—they didn’t care about my license at all. They glanced at the international permit, told me to bring the other one when I got it (basically, they didn’t give a damn), and handed me my car! Woohoo! 😛



I headed to my hotel (the only one I’d booked for my first night), explained to the front desk that my license should arrive by mail so they’d be in the loop, and crashed for a well-deserved first night in the U.S.

Friday, November 1 (And yes! It was a holiday in France, which would complicate my mail situation later.)

I woke up super early with my first goal: find a decent mountain bike at a good price but sturdy enough to handle some national park trails.

As I mentioned earlier, I decided to switch things up this year and explore some mountain bike trails—or just ride whenever I got the chance 😉.

I checked two Walmarts before finally finding a solid bike for under $150. Some might wonder why I bought one—well, the reason’s simple. Renting a bike costs between $40 and $70 a day. My trip lasted 22 days. QED (that’s "quod erat demonstrandum" for those who didn’t get it).

I bought the bike, which fit in my Jeep Compass by folding down the back seats (not super convenient, but it worked).



Off I went on my first adventures.

I decided to head to Apache Junction.

First stop: the Apache Trail at Goldfield Ghost Town. Pretty cute, though super touristy. Some classic Western decor, a little chapel overlooking everything, a museum, a mine, a small Disneyland-style train, souvenir shops, and places to grab a snack. Nothing mind-blowing, but still a fun little visit—especially if you’ve got kids.





I got lucky and explored the ghost town with two school buses—about a hundred excited kids. Total chaos for a ghost town, but hilarious to watch from a distance 😎.

A little further down the Apache Trail, there’s Lost Dutchman State Park. I didn’t linger too long because my goal was to reach the lakes, and after my Walmart adventure and some driving, it was already almost 1 PM. I munched on a bag of chips and hit the road (lots of 20–25 mph speed limits).

I spotted N 1st Water Road along the way, planning to come back in a few days.

My plan to get to the lakes ASAP got derailed when I found a parking lot with a horse trail right in the middle of the saguaros.

I asked a ranger in the lot if I could ride the trail on my mountain bike. He said it’d probably be tough but gave me the green light.

Off I went in my padded shorts and helmet. First bike ride through the cacti with my trusty travel companion (my bike, obviously).



I started off super excited on what seemed like an easy trail, but I quickly realized horse trails don’t account for some key biking challenges 😎—like climbing rocks isn’t exactly a breeze on a mountain bike 😛. No biggie, I carried the bike a few times but got to see my first saguaros up close! A pretty cool way to explore—I don’t regret buying the bike at all!

I got back on the road after drinking 1.5 liters of water (even in November, the sun’s no joke) and headed toward Canyon Lake. With vibes like Lake Powell, I was blown away by the scenery and decided to hang out a bit—just to "soak it in" and enjoy the quiet to end my day. I didn’t see more of the Apache Trail because night falls fast, and for my first day, I figured that was plenty.





I’d decided not to stress about seeing everything at all costs since I’ve traveled a lot in the U.S. and plan to keep coming back. Whatever I missed, I’d catch next time—but I wanted to fully enjoy a few landscapes.

I drove back to Phoenix, grabbed a good burger, and spent the evening in my hotel room planning the next day. Originally, I was only supposed to stay one night in Phoenix, but with my license still MIA, I changed my plans. In the end, I was solo, no reservations anywhere, so I’d just take it day by day!

Saturday, November 2:

I decided to wake up early and head to Tucson for the day. The drive from Phoenix was pretty easy. About 2 hours later, I was at the entrance of Saguaro National Park.

And guess what? There was a little trail perfect for mountain biking. I parked my Jeep at the park entrance and hopped on my bike. I ended up biking the whole park from start to finish—about 20 kilometers, with a paved main road and a gorgeous central trail right through the saguaros! Stunning!



Even being careful, I still got a few cactus spines in my left arm from brushing too close (it stings!). Not easy to remove, so I’d advise anyone with the same idea to be more careful than I was. You’ll figure it out fast! 😉

I spent most of the day in this amazing park—it’s totally worth the detour. It feels like hundreds of chimneys all lined up at equal distances. A unique landscape you’ve gotta see.

Next, I headed to Tucson to check out the airplane boneyard. I’d seen it in a movie years ago and always wanted to see it for myself. Mission accomplished! It was pretty intense, but unfortunately, it didn’t seem possible to get to the most interesting plane alignments. There’s a museum with different types of planes and a guided tour. I settled for peeking through the fences at the planes guarded by military patrols.



I left around 6 PM and got back to Phoenix around 7:30–8 PM, super happy with my day of biking through the cacti!

Sunday, November 3:

Morning by the pool, lounging around—pure bliss. Around 11 AM, I headed to the Premium Outlets. Feeling pretty pleased with myself, I bought 5 pairs of Levi’s for the price of one in France. Just for that, I knew coming to the U.S. was worth it! After that, nothing super exciting—except a cotton field south of Phoenix that I couldn’t stop admiring for a good hour.



I drove around the city—pretty dead on a Sunday—and headed back to the Apache Trail to tackle N 1st Water Road, which I’d spotted two days earlier. A really fun trail to bike if you’ve got a mountain bike 😉. It gives access to several hikes and offers some great scenery. Highly recommend it.



Le Cambodge: un héritage exceptionnel
by Mida · 2010-03-28 · 18 replies
Après son histoire chaotique et dramatique, le Cambodge ouvre maintenant ses bras au monde et nous avons très vite succombé à la magie de ce pays charmant et passionnant. Nous étions éblouis et saisis d’émotion par les temples majestueux, séduits par sa capitale fascinante et pleine de vie. Nous avons parcouru la campagne cambodgienne et ses paysages de rizières éblouissantes et nous avons pris le temps de flâner dans les provinces. Nous avons longé et navigué sur ses cours d’eau et ses lacs, rejoints les villages des minorités ethniques et admirés la beauté du Nord Est. Nous avons gouté et savouré la cuisine khmère à la fois subtile et épicée. Surtout, nous avons découvert un peuple chaleureux, souriant, serviable et heureux de nous recevoir : c’est la plus grande richesse de ce pays. Notre voyage dans le royaume Khmer nous a tout simplement ravis.

Nous avons pris notre temps. Trois semaines de liberté pour flâner, faire crochets et détours, nous attarder dans les temples et les contrées lointaines. Nous avons circulé en bus locaux sur les grands axes, en bateaux sur les fleuves et les lacs, en tuk-tuk autour des temples de Siem Reap, en moto dop et en moto à Battambang Kratie et Ban Lung, en taxis, en pick-up et en mini-van, et aussi à pied, bien sûr ! Que d’opportunités de faire des rencontres magnifiques, passionnantes, étonnantes et enrichissantes.

Ce voyage, je l’ai d’abord rêvé. Puis je l’ai préparé pendant des mois à force de documentation, de conseils et d’aides sur Voyage Forum, le rendez-vous des amoureux du voyage. J’ai changé souvent mon fusil d’épaule et finalement nous sommes partis, Daniel et moi avec nos sacs, nos dollars, notre guide Lonely Planet, quelques bonnes adresses, quelques réponses à nos attentes et pratiquement aucune réservation. Nous sommes revenus, le cœur emplis d’admiration et de sympathie pour ce peuple magnifique, et les yeux pleins d’images et de souvenirs inoubliables. Siem Reap : la cité des temples

Premier étonnement : notre arrivée à Siem Reap ! Nous avions quitté un village, il y a 10 ans, avec des routes en terre, d’anciennes maisons coloniales, quelques guesthouses et restaurants le long de la rivière. La visite et l’exploration des temples se faisaient alors à la façon des pèlerins d’antan. Aujourd’hui, Siem Reap est devenue une fierté nationale pour les Cambodgiens. C’est une ville dynamique avec ses grands hôtels avec spa, ses bars, ses nombreux restaurants, et, évidemment ses embouteillages de cars de touristes. Heureusement, nous avons retrouvé notre guesthouse qui s’est enrichi d’une piscine, bien agréable après les visites par 38°C à l’ombre, quand il y a de l’ombre !

Nous avons exploré pendant six jours les temples proches et les sites plus éloignés. Des styles et des époques d’une incroyable diversité. Il nous a fallu jongler avec le temps pour essayer d’éviter la foule et la cohue. Donc, départ à 6 heures tous les matins avec l’édition « Angkor, Cité khmère » sous le bras ! Fidèle au rendez-vous, Thor, notre tuk-tuk driver !

Notre programme de tous les jours : grimper les escaliers aux marches irrégulières, longer les sentiers qui mènent d’Angkor Vat à Angkor Thom, escalader les pierres et les racines de Ta Prohm. Nous nous sommes isolés au temple de Banteay Samré, magnifiquement conservé avec sa terrasse cruciforme. Nous avons flâné autour du Banteay Kdei, séduisant temple bouddhiste et petite version de Ta Prohm. Nous avons repris nos forces à Sray Srang, un lieu calme et reposant, pour terminer enfin par un très beau coucher de soleil au Pre Sup.

Puis nous avons parcouru à l’aube la campagne jusqu’à Banteay Srei, la citadelle des femmes avec sa délicatesse et la finesse de ses bas et hauts reliefs. Notre pénible montée par le joli sentier de 2 kms à travers la jungle de Kbal Spean a été récompensée par une baignade dans la rivière de lingas sculptés et dans les cascades qui l’entourent.

Par une route difficile nous avons rejoint Koh Ker, lieu qui semble abandonné dans les forêts du nord de Siem Reap. Là aussi se trouve, entre autre, le temple de Bang Mealea, envahi par une végétation luxuriante. C’est là que Jean Jacques Annaud a tourné le film « Deux Frères ». Plus loin, des temples du groupe de Roluos, avec l’élégant Preak Kô et le temple montagne de Bakong. Nous avons enfin terminé notre parcours Angkorien par Prasat Kravan, Ta Som, Preah Khan, Neak Pean.

On est sollicité sans cesse autour des temples. Mangues, bananes, ananas, boissons, livres, DVD et bracelets nous sont proposés partout par des enfants souriants et à qui il est très difficile de dire non ! Daniel, trempé par la chaleur, achète une belle collection de teeshirt d’Angkor à une vendeuse d’une dizaine d’année qui lui fait le reproche de retourner à son hôtel dans cet état ! Et comment ne pas craquer pour les bracelets de cette petite fille qui a débité en quelques secondes le nom de notre président, la capitale de la France et le nombre d’habitants, sans oublier Carla Bruni !!!

Il n’y a pas que des temples à voir à Siem Reap. Le nouveau musée National Angkor est fascinant et avec une technologie multimédia des plus sophistiquées : un voyage au travers de la gloire de l’histoire et de la civilisation khmère d’Angkor.

Les pagodes récentes de la ville contrastent avec les anciens temples et méritent aussi un peu de temps. Le Vat Dam Nak avec des jardins magnifiquement soignés et agencés et sa bibliothèque française en pleine effervescence. Dans le parc de la pagode, The Giant Puppet Project préparait la grande parade qui partant du Old Market a rejoint les jardins du Palais royal en longeant la rivière. Cette association permet aux enfants des écoles locales, des orphelinats et des enfants de la rue à s’exprimer à travers l’art. Tous ont défilé avec leur création de marionnettes immenses, papillons, chauves souris, singes etc. dans la joie et la bonne humeur. Un spectacle joyeux, spontané et plein de joie !

Et le soir se perdre dans Bar Street, particulièrement animé où tous se retrouve pour prendre un verre, savourer les cuisines du monde entier et se faire masser les pieds par pleins de petits poissons dans des grands aquariums.

Battambang, la petite ville au milieu de la campagne

La majeure partie de la population cambodgienne vit à la campagne et après une légère « overdose de temples », nous avons sillonné en moto, les chemins de terre des environs de Battambang pour découvrir les villages, les artisans, les champs et les vergers.

Le trajet en bateau au départ de Siem Reap traverse les villages flottants, des marécages, d’étroits chenaux et peut être un magnifique voyage. En saison sèche il peut devenir un véritable cauchemar ! On nous avait prévenu mais tant pis !

Un pick–up à 6h du matin fait la tournée des guesthouses et on s’entasse à 14 avec sacs à dos et nos valises. Le bateau semble très vieux et fragile. Des bancs en bois, durs et inconfortables servent de sièges passagers mais il y a plus de personnes sur le bateau que de places ! Un bruit d’enfer d’un moteur sans échappement et une chaleur insoutenable ! Et nous voilà partis pour un voyage de 9 heures !

A travers les villages flottants et les paysages magnifiques, le bateau s’arrête partout pour prendre les locaux, déposés par les barques qui nous accostent. Ils sont surchargés avec leur sacs à provisions, les poulets, la farine, les poissons, les fruits ! Au bout d’une heure le bateau était devenu le radeau de la Méduse ! Un vrai capharnaüm. Tout le long de la berge, des enfants s’amusent de nous voir et nous lancent de bruyants « hello » et s’empressent de nous montrer leurs prouesses dans l’eau. Nous croisons de nombreux longtails qui transportent de tout : la famille, les provisions, des matériaux de construction, etc…

A l’approche de Battambang, le niveau de la rivière est tellement bas que le bateau s’échoue plusieurs fois sur des bancs de sable.

Un trajet très éprouvant mais quel souvenir !!!

Les moyens de transports sont nombreux, variés et faciles au Cambodge. C’est certainement la meilleure façon de vivre avec la population, de partager et de participer à leur vie de tous les jours. Les voyages en bus sont assez folkloriques. Même si les déplacements deviennent plus faciles sur quelques rares routes goudronnées, les bus sont souvent près à rendre l’âme : compteurs kilométriques qui n’indiquent plus de chiffre (par peur ou par lassitude ?), la climatisation fièrement annoncée au moment de l’achat du billet ne fonctionne que si le moteur ne chauffe pas trop, et les pannes sont nombreuses. Nous avons vécu un éclatement spectaculaire d’un pneu en rase campagne ; tout le monde est descendu et a attendu au bord de la route, en plein soleil. Les pauses pipi se font en groupe, les hommes d’un coté de la route et les femmes de l’autre, sans gène ni pudeur !

Il n’y a pas d’arrêt de bus, il s’arrête n’importe où, les gens montent, d’autres descendent, et quand il n’y a plus de places, on en retrouve ! Assis sur les marches, dans les allées, ou à trois sur un même siège, rien n’est un problème. Les Cambodgiens s’adaptent à toutes les situations, grands et petits ont une patience et une nonchalance étonnantes. Les enfants mangent, dorment, sourient et passent des heures dans les transports sur les genoux des parents sans se plaindre.

Nos enfants ont là une leçon à apprendre quand ils se plaignent juste pour traverser Paris !!!

Autres moyens de sillonner les routes de province : les minibus. Ils sont bon marché et souvent bondés. On nous conseille d’acheter une place supplémentaire pour voyager confortablement pour le trajet de Kratie à Ban Lung, route longue et pénible. Excellent conseil car nous nous sommes retrouvés à 21 personnes avec le chauffeur dans un minibus de 9 places ! Nous étions avec un américain à trois sur une banquette de quatre place et nous étions quelque peu gênés de voir les Cambodgiens assis en quinconce les uns sur les autres qui sympathisaient avec nous en nous gratifiant de grands sourires.

Les longtails naviguent sur toutes les rivières, lacs et cours d’eau. Ils sont bruyants mais les emprunter reste pratique et agréable. Ils nous permettent de visiter des villages des minorités sur les rives du Tonlé San, le village flottante de Kompong Khleang sur le Tonlé Sap. Au-delà de son histoire sinistre Kampong Poy ou Barrage de la Mort qui servait aux khmers rouges à éliminer les ennemis de la révolution, est devenu un lieu de ballade pour les Cambodgiens avec son immense jardin de lotus et ses fermes de pêcheurs perchés sur pilotis. Encore des aventures : alors que nous étions arrêtés pour admirer un magnifique coucher du soleil le batelier a rompu le fil du démarreur. Alors qu’il commence à ramer pour rentrer, mais avec une seule rame la technologie nous sauve. Il appelle avec son portable un copain qui vient nous secourir avec son bateau. En arrivant près de notre embarcation, il casse son gouvernail et finalement tombe en panne d’essence ! Nous revenons finalement au bord du lac avec un bon fou rire quelque peu nerveux mais qui clôturera joyeusement cette journée tourmentée !

Un autre moyen de transport excitant : le moto-dop (guide-conducteur et moi en passager) et Daniel seul sur une autre moto. C’est ainsi que nous avons traversé la campagne sur des pistes avec les nids de poules énormes, des chemins en terre dans lesquels les roues de la moto s’enfonçaient, avec une poussière qui s’infiltre partout, dans les cheveux, les narines, les oreilles. Les masques chirurgicaux, tant prisées par les Asiatiques, feront dorénavant partie de nos accessoires indispensables.

Que de bons moments autour de Battambang, avec les paysans dans leur champs et les femmes qui viennent nous accueillir à l’entrée de leur village. Elles rient de bon cœur en étant impressionnées par le ventre de Daniel, mes rondeurs et la taille de mes seins !

Et au détour d’un chemin, ce merveilleux mariage Khmer sous un énorme chapiteau. Sans manières, nous sommes cordialement invités à y participer. Les gens insistent pour que nous prenions des photos et des films. Nous sentons très bien leur envie de partager avec nous leur joie et leur bonheur. Nous admirons les magnifiques costumes colorés des mariés avec leurs garçons et demoiselles d’honneur. On nous invite à nous asseoir avec eux et leur hospitalité et amitié, toutes simples nous fait si chaud au cœur.

A Battambang, nous avons passé trois jours chez Sam, jeune franco –khmer qui est retourné au pays où il a aménagé la maison familiale avec trois chambres pour ses hôtes. Il nous a fait découvrir sa ville et les alentours en évitant totalement les circuits touristiques classiques. Sam a su partager avec nous l’amour de son pays. Son enthousiasme et sa gentillesse nous a rendu ce séjour inoubliable. Nous avons vécu des moments d’intense émotion : la sortie par milliers des chauves souris de la montagne, le ballet des cormorans et des aigrettes au soleil couchant, des familles chinoises et vietnamiennes qui nous invitent pour le nouvel an et la fête de Têt. On brûle avec elles de faux billets de banques, des dollars, francs et euros pour se remémorer nos ancêtres disparus. Nous goûtons aussi des mets cambodgiens sur le bord des chemins: du rat et les blettes grillés, des œufs de canard avec, à l’intérieur, l’embryon, ses plumes et son bec, des gâteaux de bambous au lait de coco, de riz gluant et des haricots noirs, des galettes de riz et de l’alcool de palme. Je retrouve encore l’odeur inoubliable de la pâte à poisson fermentant dans les cuves géantes, difficile à supporter !

Un peu en dehors de la ville, nous empruntons le Bamboo train sur lequel nous avons placé nos motos. Nous nous sommes bien cramponnés pour filer à travers la campagne avec ce train original dans claquement métallique et infernal des rails à peine parallèles.

Ban Lung : le pays de la Terre Rouge

La province de Ratanakiri est réputée pour la beauté de ses sites naturels mais aussi pour ses routes en très mauvais état ! Pendant la saison sèche, les routes sont envahies par une poussière ocre d’où le surnom de la région : « Terre rouge». Nous étions très vite recouverts de cette couleur de la tête aux pieds. Seule une grosse brosse à chiendents peut nous aider à retrouver une apparence humaine normale !

J’ai grimpé sur la moto de Lena, notre guide et Daniel a emprunté la moto de sa femme. C’est ainsi que nous avons visité des villages où vivent plusieurs minorités. On a garé nos motos et on s’est baigné dans le lac volcanique de Yeak Lom malgré les mystérieuses créatures peuplant les eaux selon les légendes des ethnies locales. Nous nous sommes recueillis dans les cimetières noyés dans la jungle. Les morts sont enterrés et leurs tombes sont entourées de sculptures en bois les représentant dans leurs activités durant leur vie.

Les ethnies vénèrent les esprits de la Terre, du Ciel et de leurs ancêtres. Le village que notre guide visite d’habitude a eu trop de malédictions récemment et les habitants du village sont persuadés que les étrangers en passant dans leur cimetière ont dérangé ces esprits. Lena nous emmène dans un village qu’il n’a jamais visité. Nous payons l’entrée dans le village, nous payons pour prendre des photos, nous sommes étroitement surveillés et on nous accompagne partout. Nous sommes également priés d’acheter un paquet de biscuit dans une boutique du village pour honorer les esprits et mettre des offrandes sur les tombes des ancêtres. Finalement, c’est notre surveillant du village qui a mangé tout le paquet !!! Je n’apprécie pas trop cet accueil et Lena non plus et il décide de ne plus revenir avec ses touristes. L’avantage est que nous étions toujours seuls, pas de Coréens ou d’américains dans ces contrées si primitives ! Si ces visites sont toujours intéressantes, souvent j’éprouve une certaine gêne, un sentiment de voyeurisme qui me met mal à l’aise.

Nous n’y avons pas fait de trek mais nous avons pris une douche tonique dans les cascades de Chaa Ong Ka tieng et Kinchaan. Nous avons aussi cherché des améthystes et du zircon dans les mines de pierres précieuses qui sont exploitées sur les bords des routes.

A Ban Lung nous avons logé dans la villa en bois de l’ancien gouverneur de Ban Lung, devenu le « Lodge des Terres Rouges », une oasis de calme et de sérénité, dans un grand jardin luxuriant de belles plantes, fleurs et orchidées sauvages et décoré de totems Jaraï.

Les mariés de la région viennent pour des séances de photos dans ces jardins et autour de la magnifique piscine. Pour moi, massages tous les soirs dans le somptueux spa de l’auberge. Nous avons diné un soir avec Lena et sa femme, qui ne parle pas anglais, qui, une fois passée sa timidité du premier contact, s’est avérée être une jeune femme souriante et curieuse de notre mode de vie. Que des moments de grand bonheur.

Kratie : les dauphins d’eau douce

On aurait pu se passer de notre journée à Kratie sans grand intérêt mais qui nous a permit de faire une pause. Nous avons parcouru la campagne et visité quelques pagodes en moto. Nous avons navigué sur le Mékong pour voir les quelques rares dauphins de l’Irrawaddy et de très beaux paysages tout le long des berges.

Là encore quelques belles rencontres.

Les jeunes lycéens viennent sur les berges au moment du coucher du soleil. Ils engagent la conversation dans le but de pratiquer leur anglais. C’était le cas de ces deux jeunes garçons de 17 ans, en dernière année du lycée, qui habitent à 20 kms de Kratie et retournent chez eux pour le weekend. Ils ont déjà un très bon niveau d’anglais et souhaitent continuer leurs études en langues. Mais les frais de scolarité (300$ pour l’année) et la vie à Phnom Penh, où ils devraient poursuivre leurs études, représentent une somme trop importante pour leurs familles. Les bourses sont rares et souvent ne suffisent pas. Une autre jeune fille de 12 ans s’approche de nous pour discuter et nous invite à venir manger chez ses parents. Daniel et moi, fan de l’émission d’Antoine de Maximy « J’irai dormir chez vous » nous amusons de cette invitation. Elle parle très bien l’anglais et elle nous demande de l’aider à acheter un dictionnaire pour ses études en lui donnant un peu d’argent. Je lui propose d’aller l’acheter directement. Elle est très étonnée et semble si heureuse. Malheureusement il est déjà tard et la librairie est fermée. Elle n’était pas au rendez vous que nous avions fixé pour le lendemain. J’étais vraiment très triste de ne pas pouvoir l’aider.

Nous sommes monté sur le Phnom Sombok (300marches) où j’ai faillit avoir une insolation. Deux nonnes discutent et nous nous arrêtons pour nous reposer à côté d’elles. L’une, sans âge, fume sa cigarette comme si elle fumait un joint et l’autre prend soin de moi en me faisant de l’air avec son éventail. Notre conversation est très limitée car elles ne parlent que le khmer mais, comme d’habitude, nous échangeons sourires et signes de sympathie. Elles nous permettent de les photographier, des modèles hors du temps.

Phnom Penh : La renaissance d’une capitale

Phnom Penh est une ville fascinante où richesse et pauvreté se côtoient à chaque coin de rue. Les mendiants sont nombreux, adultes et enfants mutilés, souvent victimes des mines,

blessés pendant la guerre ou en travaillant et en jouant dans les champs. En haillons ils dorment directement sur le sol le long du Mekong. Triste spectacle.

La ville s’éveille dès 6 heures du matin avec les bruits intenses d’une vie quotidienne trépidantes. Le soir l’animation est entretenue par les cocktails des happy hours et un amok délicieux dans un bon restaurant khmer.

Les nombreux bâtiments du Palais Royal dominent la ville de leurs flèches étincelantes. Dans les jardins luxuriants du Palais, des pagodes couvertes de dorures et la pagode d’Argent qui brille de mille feux au soleil. Le musée national renferme une magnifique collection de sculptures khmères et les salles ouvertes sur un très joli patio qui permet de se reposer à l’ombre des frangipaniers et de faire de nouvelles rencontres.

Le Happy Hour au FCC (Foreign Correspondants Club) sur le quai est une étape incontournable. Fréquenté par les expatriés du monde entier, sa terrasse offre une vue imprenable sur le Tonlé Sap qui se jette lentement dans le Mekong. L’ambiance y est agréable, confortable, très « coloniale ».

Le somptueux Hôtel Le Royal (du groupe Raffles) est imprégné de son passé glorieux et cela se ressent aussi bien dans son style, sa décoration que dans le service. Y prendre un café ou un jus de fruit et se reposer après une longue promenade dans le centre ville est un moment de grand délice.

Le Vat Phnom, site de mille légendes, se dresse sur la seule colline de la ville et nous nous trouvons plongés parmi toutes les festivités du Nouvel An Chinois. Beaucoup sont venus pour prier et pour porter des offrandes : guirlandes de jasmins, fruits, morceaux de viande et os, dégoulinant de graisse que l’on offre aux lions qui gardent l’escalier, les nombreuses statues disséminées sur le chemin qui mène au sommet de la colline, les esprits gardiens aux allures terrifiantes, Vishnou et Nâga. Les vendeurs d’oiseaux sollicitent les visiteurs pour faire des offrandes et les libérer. Surprenant, si l’on observe ce manège, on se rend compte qu’ils sont dressés à revenir dans leur cage ! D’énormes tables sont dressées couvertes de nourriture, de boissons et de billets de banque. Il faut croire que les esprits sont particulièrement gourmands !!!

Le Psar Tuol Tom Pong ou le marché russe grouille de monde et se trouve être un des meilleurs endroits pour acheter des souvenirs et des vêtements. On trouve de tout : objets d’artisanat, des soieries, des bijoux, des instruments de musique, de la maroquinerie, des contrefaçons de tout genre plus une multitude de marchands allant du tailleur au vendeur de pneu, de quincailler aux esthéticiennes. Très amusant et un lieu incontournable !

Le S-21 ou le musée Tuol Sleng est un témoignage des atrocités commises par les Khmer rouges. Comme à Auschwitz la banalité de l’endroit rend la visite très éprouvante. Le film « Bophana » (1996), le documentaire du réalisateur franco-cambodgien Rithy Panh est projeté tous les jours sur place, relatant l’histoire de la révolution Khmer Rouge et racontant le pays transformé en « une prison sans mur ». Ce régime priva les Cambodgiens de ce à quoi ils tenaient le plus : la famille, la nourriture, la terre et la foi. Le génocide a fait plus de deux millions de victimes.

Le Cambodge se reconstruit aujourd’hui mais il y a encore du chemin à faire. Les gens sont heureux et souriants mais vivent encore avec le souvenir de l’horreur des années du régime khmer rouge et évoquent souvent leurs tragédies personnelles, leurs familles décimées et les souffrances endurées. Générations anciennes et nouvelles vivent avec ce traumatisme. La vie est difficile pour les Cambodgiens et le pays reste l’un des plus pauvres d’Asie. Les revenus de nombreux Cambodgiens stagnent, les maigres salaires ne leur permettent pas de vivre décemment. Et malgré des années de massacres, de misère et d’instabilité politique ils on gardé le sourire. On ne peut quitter les splendeurs du Cambodge sans un sentiment d’affection et d’admiration pour son peuple. Et selon les différentes facettes que l’on découvre, le Cambodge a deux visages: un pays qui enchante et déconcerte à la fois, le yin et le yang du Cambodge.

Février/Mars 2010
Dans 10 ans, la Thaïlande, vous la voyez comment?
by Notongting · 2010-01-01 · 264 replies
Ceux qui decouvrent la Thailande aujourd'hui en reviennent emerveilles..Ceux qui l'ont connus dans les annees 80 et 90 a l'epoque ou le portable et internet n'existaient pas ou presque, pourraient temoigner que c'etait quel que soit l'endroit ou on se trouvait un "vrai paradis"..Il est donc naturel que la nostalgie grandisse quand on voit dans quel sens et a quelle vitesse les choses evoluent.😕

Deja 2010🙁, et depuis les choses ont bien changes, que se soit dans les ghettos a touristes ou meme dans la Thailande profonde, celle que certains appellent a tord ou a raison la thailande authentique...

Mais dans 10 ou 20 ans, comment voyez vous la Thailande ??? comment sera t-elle ? ceux qui la decouvriront voudront-ils y retourner ?
Petite colère sur l'indifférence
by Alan · 2007-11-11 · 54 replies
Petite colère ..... car elle m'est personelle, et tant est que je n'ai pas à analyser le comportement de mes collègues voyageurs et leur degré d'émotion face aux choses de la vie, tout celà est affaire de personne .......

Mais quand même ...... !!

Un de mes amis sur ce forum est revenu d'un de ses voyages au long cours avec sa petite famille, et il a pris le soin de commencer à raconter celui ci ..... avec émotion et beaucoup de personnalité, et surtout au travers de ses lignes on lit toute l'angoisse d'un peuple à essayer de conjuguer ses traditions face à la modernité du monde et surtout face à l'égoisme d'un Etat qui n'a que faire de celui ci, on sent bien que celui ci est perdu, on ne se fait pas d'illusion sur son sort comme quantité d'autres entités ethniques à travers notre monde, mais cependant ce peuple essaye de survivre face à l'indifférence ......

Indifférence ...... celui de l'Etat qui a pris possesion de leurs terres et de leurs coutumes, et va tenter de les parquer afin de pouvoir tirer quelque bénéfice d'un tourisme voyeur, mais aussi indifférences de nous autres voyageurs qui finalement ne nous intéressont guère au devenir de " gens " qui sont condamnés à disparaître ..... du moins avons nous ancré cette notion dans nos esprits puisqu'aucune discussion, aucun intérêt, je dirais même aucune polémique ne vient s'ajouter à la lecture du carnet de mon ami ....

Pourtant quelle chance d'avoir des voyageurs capable d'aller encore au bout du monde pour essayer de comprendre le pourquoi des choses, comprendre comment on en est arrivé là, comment des peuples peuvent ainsi disparaître subitement sans que l'on y attache la moindre importance, sans que l'on se pose la moindre question, sans que l'on est un brin de sensibilisation à ce qui leur arrive ..... mon ami n'est pas parti voyager dans un de ces lieux touristiques ou on s'en prend plein les mirettes pour pouvoir étaler ses souvenirs sur la toile, même si certes il profite aussi de l'occasion pour assouvir sa soif de découverte de terres encore quasiment inconnues, mais il profite aussi de ses voyages pour aller au devant de peuples à l'agonie et nous ramener leur douleur par son témoignage ......

Qui s'en soucie .... ? apparemment guère de voyageurs dits à l'écoute des problèmes de notre monde, et celà me désole profondément .... car alors à quoi celà sert il que des peuples à l'autre bout du monde se battent encore pour préserver leurs coutumes et leurs manières de vivre si personne n'est à l'écoute .....

Ainsi va la Terre, ainsi va le Monde qui se meurt dans une indifférence et un égoisme qui me fait peur .....

Je ne suis guère étonné, mais je voulais le dire ..... encore une fois .....
Pérou-Bolivie: un mois aux pays des Incas, lamas et volcans
by Wapiti74 · 2006-10-12 · 89 replies
Hé bien voilà, je me lance…

Bientôt sept semaines que nous sommes rentrés et cette promesse de carnet de voyage qui hante ma tête… à côté des merveilleuses images emmagasinées durant ce séjour d’un mois au Pérou et en Bolivie. 😎

Je commence avec ce carnet plutôt "utilitaire" (conseils pratiques, bonnes adresses, budget...) et vous renvoie un peu plus loin pour un carnet de voyage plus "littéraire" (narration, impressions) qui tentera de vous faire partager le côté magique d’un tel voyage… : message 23 de cette discussion

Quelques petites remarques préliminaires… nous sommes partis à 4 personnes… ce qui est un atout, notamment budgétaire – pour les taxis, excursions, certains hébergements… avec un programme établi à l’avance (cogité depuis 5 mois) et relativement précis (Isard l’a présenté ici)… et ô bonheur nous l’avons pratiquement suivi à la lettre. Notre base de travail était composée de 4 guides : GDR Pérou-Bolivie, LonelyPlanet Pérou, PetitFuté Pérou et LonelyPlanet Bolivie… et bien sûr les bonnes adresses de V.F. ! 😉… et une bilingue parmi nous (ça aide !) En pleine saison touristique (et « fiestas patrias » sur Arequipa), nous avons veillé à réserver nos hébergements quelques jours à l’avance, surtout au Pérou. avec un budget relativement extensible, en recherchant plutôt la sécurité, le confort (certaines y tenaient ! 😛), les gains de temps, les bonnes tables et le plaisir, avant les économies… en conséquence dans ce carnet vous trouverez de bonnes adresses, pas forcément bon marché… et il est donc très facile de diminuer ce budget, sans se priver vraiment…

Petit bilan financier global avant de rentrer dans les détails : Pour y aller… Paris – Lima AR = 1143, 67 € T.C.C via Amsterdam et Bonnaire, par Air-France KLM, réservé dès début janvier 2006 pour un départ le 26 juillet 2006

- Transports intérieurs < 440 € dont 4 vols intérieurs et quelques bus touristiques grand confort Excursions et visites < 420 € dont les « grosses » excursions prises dans des agences : Cañon du Colca (3j), MachuPicchu (2j), Salar/Sud Lipez (4j)… Hébergements < 200 € la plupart en catégorie plutôt élevée de nos guides… en moyenne 11, 50 €/nuit au Pérou et 6, 50 €/nuit en Bolivie Restauration < 200 € avec 3 vrais repas par jour, en général dans des restaurants dans les catégories élevées de nos guides… en moyenne 6, 50 €/repas au Pérou et 2, 60 €/repas en Bolivie… Divers < 20 € Internet, téléphone, … taxes WC, … Mais sans comptabiliser les souvenirs.

TOTAL sur place < 1 280 € Ajoutez à cela les achats de souvenirs… et les éventuels frais de développement des photos au retour 🏴‍☠️

Autre évaluation possible : - PEROU (18 jours) < 940 € Soit 52, 22 €/jour BOLIVIE (13 jours) < 340 € Soit 26, 15 €/jour

Taux de change rencontrés (toutes taxes incluses) : Pérou : 1 € = 3, 76 à 4, 06 soles ou 1 US$ = 3, 29 soles Bolivie : 1 € = 9, 50 bolivianos ou 1 US$ = 7, 90 à 8 bolivianos

Allez, piochez ce qui vous est utile dans la suite.
Les parcs de l'Ouest américain en Harley Davidson
by Leslandes · 2008-08-03 · 30 replies
Voici le récit d' une aventure dont la préparation a débuté début 2007. Nous sommes deux couples d' amis, passionnés des US, de Country Music et de motos Harley Davidson. Nous sommes tous les 4 dans la cinquantaine, membres d' un petit Club Breton de Motos Harley Davidson, nous avons fait déjà un voyage ensemble en 2000 sur San Francisco, Yosemite et Death Valley, mais en voiture. Depuis nous ne parlions que de revenir un jour, mais cette fois de rouler sur nos montures préférées, des Harleys. Maryse et Francis : Nous Nous avons fait plusieurs voyages aux US, toujours en voiture ou en 4x4 : Seattle, Los Angeles, San francisco 2x, Las vegas et les parcs 3x, Nashville et la Fan Fair. Nous sommes jeunes motards (8 ans de permis) et heureux, car "vieux motards que jamais" ! Martine et Pierrick : Nos Amis et compagnons de voyage Ils sont tous les deux motards confirmés (2 Harley-Davidson) et Danseurs de Country dans un club . Nous avons commencé à bâtir notre projet en février 2007 : Un tour des parcs à partir de Las Vegas, avec les conseils avisés des Forumeurs qui se reconnaîtront et que je remercie vivement au passage.. Nous avons pris nos billets NWairlines en Septembre, réservé nos motos chez EagleRider en Novembre. Séjour de 19 jours du 16 Avril au 4 Mai 2008 Trip en moto de 2 semaines Budget 2500 euros par personne (transports, locations, logements, bouffe, entrées diverses, hors dépenses personnelles) : Budget tenu ! Si, si ! Pour le logement, le moins de réservations possible pour rester libres : 3 nuits à l'arrivée, au Four Queens, 3 nuits au milieu du séjour à Moab et 2 nuits à L'Imperial Palace avant le retour.Puis nous avons planché très dur sur le road book. Certes nous faisons un tour des parcs, mais notre objectif était avant tout de profiter de chaque lieu, chaque instant.

Nous avons établi notre circuit avec des étapes courtes, pour chaque ville ou lieu, relevé tous les points d' intérêts tel que les bons steakHouses, les Clubs Country, les événements etc.. Avec l'aide d'un guide connus des Routards... et les infos du Net et de VF bien sûr.

Nous avions aussi prévu les itinéraires bis en cas de météo défavorable ou incident de parcours.. Ce qui n' arriva nullement : Les seuls désagréments du voyage furent: pour la météo, un vent fort plusieurs jours et autrement : une selle de passagère un poil trop dure qui valut l' achat d' un coussin pour adoucir le contact fessier...

Donc le mercredi 16 Avril 2008, après 24 heures de voyage, nous voilà débarqués à Las Vegas. Après avoir pris notre voiture de loc à l' aéroport (Eh oui, j'ai bien dit voiture de loc.... pour 2 jours, le temps de digérer le jetlag, visiter et prendre en mains nos rutilantes machines.

Le Four Queens : Notre Hôtel pour 3 nuits, en plein coeur du Frémont, nous avons choisi cette localisation pour l'arrivée et logerons sur le Strip au retour.

Jeudi 17 avril :

Et nous voila lâchés Sur le LAS VEGAS BOULEVARD : La fille qui se retourne sur les 2 beaux gosses, .... c' est Martine !!



Nous ne sommes pas venus depuis 10 ans dans la Sin City ....Le New York New York n' a pas pas changé comme le MGM, Le Flamingo ... Mais que de chantiers en cours !! Tiens ! le Frontier à disparu ? le Stardust aussi !



Et puis, on y fait toujours ces rencontres étonnantes .. C' est notre 1ère journée de visite, la découverte pour Martine et Pierrick. Bon ça surprend la 1 ère fois, toute cette démesure, cette débauche architecturale, c' est fascinant et perturbant à la fois. On a parfois l' impression d' un immense décor de théâtre dont les coulisses ne sont pas toujours reluisantes .... En arpentant les trottoirs on comprend vite pourquoi ce surnom de Sin City.

On se pourrait se laisser prendre au jeu (dans les 2 sens du terme) mais l' on sent bien qu' il nous faut rester spectateurs, en profiter et passer à autre chose !.. On avons été émerveillés par des Hôtels comme le Bellagio, le Wynn ou encore le Venetian qui à nos yeux est la plus belle réalisation.

Bien sûr, nous sommes allés visiter la concession Harley Davidson (The World Largest), le Dylans Country Club et le Harley Davidson Café .... Passions obligent.





Vendredi 18 avril : Il nous faut aller Quérir nos machines chez le loueur : Pour nos amis ce sera l'Heritage Softail, pour nous, l'Electra Glide. Peu d' imagination dans tout cela, ce sont nos motos respectives en France. Ce qui nous a bien aidé à la préparation pour simuler les chargements....

Car ce n' est pas une mince affaire que de prévoir ses bagages pour 2 semaines à deux sur une moto par tous les temps possibles (nous sommes en avril et nous passerons des cols à 3000 mètres). EagleRider à 9 heures du matin : Nos motos sont prêtes, on décharge la voiture au profit des motos, opération très simple, puisque Martine et Pierrick ont emmené un sac qui s' adapte au sissi-bar de l'HS et nous sommes partis avec nos sacs intérieurs de sacoches et Top Case ..... Y' a qu' a glisser dedans... Que du bonheur !

Et c' est parti, pour une ballade vers Red Rock Canyon, un petit tour de 40 miles pour tester nos montures et nos équipements. Premières visions de paysages désertiques décorés de rochers rouges et 1 ère question d' intendance : Il est midi, qu' est-ce qu' on mange ? Pierrick avait repéré un Ranch quelques miles avant le stop Photo, demi tour...On y va ! C' est le Bonnie Springs Ranch.. Si vous passez par là, arrêtez-vous, ça vaut le coup. On a mangé pas cher, les serveuses sont sympas, la déco western du restau est un brin déjantée, je ne vous proposerai que l' entrée des toilettes car l' intérieur ne se décrit pas, il faut le voir .. c' est à pisser de rire. 😊 Retour sur Las Vegas. Le test des motos est concluant, à part pour Martine qui trouve sa selle de passagère un peu dure.. Tout le monde essaye, en effet c' est un vrai bout de bois, nous verrons celà demain avec le loueur. Il nous faut rendre la voiture, petite soirée sur Fremont Street et repas au Tony Romas. conseillé par le Routard pour le rapport Qualité/prix mais bonjour la file d' attente !! Le Fremont Street Experience, spectacle de rue gigantissime à coup d' images et de décibels époustouflants nous a déversé jusque dans nos chambres des "We Will Rock You " à n' en plus vouloir. 😠 Bien sur, nous avons visité quelques casinos du Strip dont nous vous ferons grâce des photos maintes fois diffusées sur ce forum. Nous avons adoré, les montées et descentes successives du Strip sur nos vrombissantes et rutilantes machines..

Bon le Strip comporte un nombre incalculable de feux tricolores dont les attentes au rouge, conjugués aux 30 degrés celsius ambiants transforment nos V Twins en Barbecue redoutables ..

Samedi 19 avril : Il est temps maintenant que nous sommes bien retapés de quitter Las Vegas pour 2 semaines on the road. Passage par le loueur : rien à faire pour la selle de Martine ... La moto est ainsi faite ! On y va comme ça !

J'ai glissé mon CD MP3 de country dans le lecteur de l'Electra, et c' est parti "L' AMERIQUE EST A NOUS !"

Nous prenons vers le Sud, direction Boulder, le Barrage Hoover Dam (pas de photos géniales à vous présenter), nous quittons le Nevada pour entrer en Arizona. A mi route, un vent latéral d' ouest se lève, il se fera de plus en plus fort, au point de nous faire ralentir, bien en deçà de la vitesse autorisée. Même pas grave !! On a le temps !! Notre 1ère Halte entre Las Vegas et Kingman, au milieu de nulle part, un troquet, bazar de souvenirs, et plus étonnant, un groupe de musiciens dans la cour nous balance un savoureux "Sweet Home Alabama" . Nous qui avions préparé notre trip en relevant un max d' adresses country .... Mais pas celle-là ! Pour un début, c' est un bon début ! Arrivés à Kingman vers midi, nous nous posons au 1er Motel qui se présente, un Motel6 avec un petit restaurant Calico à côté, parfait.

Puis on reprend la route pour les Blacks Mountains, direction Oatman, une ancienne ville minière. La route est magnifique des qu' on attaque les contreforts, les premières vraies sensations de motards... Pas de photos là non plus car dans ces virolos, les filles avaient plutôt le camescope au poignet.

Oatman c'est the Ghost Town on Historic Route 66. Eh oui nous avons fait nos premiers miles sur la mythique Mother Road.. Oatman est donc une ancienne ville minière. En fait de Ghost Town, elle est bien vivante la ville, pour les touristes .... C' est la mine qui est fantôme ! Pour extraire l' or, on utilisait des ânes, qui eux aussi existent encore et peuplent les ruelles pour le plus grand plaisir des touristes que nous sommes...... Très pittoresque !

Quand je vous parlais de rencontres !!

Retour sur Kingman pour la soirée. Comme je vous le disais, nous avions préparé une liste des endroits à privilégier, pour manger ou se distraire. A Kingman nous avions Mr DZ ou le Dambar SteakHouse. C' est sur ce second que nous jetterons notre dévolu. Ambiance western certes, mais soirée DJ. Bon, c' est sympa, y' a du monde, mais l' animation est plutôt Rock et R&B... Martine ne se démonte pas et va soudoyer notre DJ du soir pour obtenir notre petit 1/4 d' heure country ... Le DJ s' est fait un plaisir d' annoncer notre requête incongrue.... Allez comprendre : "4 p'tits Français qui veulent danser de la country" Qu' à cela ne tienne !! Et nos amis ont dansé en ligne, à deux.

C' est pas sale par terre ! 'c' est de la sciure !!!!! Tout ça nous a ouvert l' appétit : New York Steak et Big potatos étaient au rendez-vous.

Dimanche 20 avril : Nous quittons Kingman, direction Flagstaff par la Historic Route 66. Je précise Historic car il s' agit des vestiges de la Mother Road et non l'interstate 40 que l' on aurait pu emprunter .... D'ailleurs en bons motards que nous sommes, nous privilégions toujours les petites routes, aux Interstates, Freeways et autres Highways. Donc nous disons Route 66, la vraie de vraie . : Quel pied de rouler au son de "Don't Rock The Jukebox" en direction de Hackberry: Je ne vous l' ai peut-être déjà précisé, mais je suis parti avec un CD MP3 de mes morceaux country préférés ... 19 heures de country ... Quel bonheur cette Electra ! Le Hackberry Général Store est en fait un musée génial, autant à l' extérieur qu' à l' intérieur. Un régal ! Au son de "Six Days On The Road" ou pourquoi pas "Get your Kicks on route 66" ...... Après tout on est sur la Main Street Of America, la route mythique. On roule vers Seligman .. Même le ptit coin est très convivial !! L'Impala du Delgadillo à Seligman. Ce Gift shop un brin déjanté aussi, mondialement connu, créé par Angel Delgadillo le barbier de Seligman. Sortis de l'Historic Route 66, nous prenons pour quelques dizaines de miles, l'I40 pour une escale à Williams puis cap sur Flagstaff ou nous nous poserons pour 2 nuits. Williams est une petite ville Old West qui méritait bien sa petite visite. Nous voilà à Flagstaff où nous nous poserons pour 2 nuits. Pour nous ce sera la fin de la Route 66 car celle-ci continue vers Albuquerque. Nous nous bifurquerons vers Chinle. Ce soir nous passons au Muséum Club, pas de chance, c' est dimanche "le Zoo" est fermé !! Qu' à cela ne tienne, nous serons encore là demain !!

Lundi 21 Avril : Après une matinée libre en ville ou chacun a pu faire ses emplettes, Chemise western, chapeau etc, et la recherche des derniers souvenirs de la Main Street of America, nous reprenons la route pour la visite de Sedona par Oak Creek. Petit stop pour un pik nik dans coin bucolique. 😉 Merci à Philippe du Lot pour son conseil de monter à l'airport de Sedona.. Vue Impressionnante sur la ville. Quel superbe endroit que cette région de Sedona. Nous y étions passés en 1998, mais juste passés !!! De Phoenix au Grand Canyon, . il nous fallait passer vite car le coucher de soleil ne nous attendrait pas !! Ce passage rapide nous avait quand même marqué, au point que cette fois, nous avons proposé une journée à Sedona plutôt qu' au GC. The Chapel of the Holy Cross Fin de journée, nous reprenons la route par l'Oak Creek pour retrouver notre hotel à Flagstaff. Un Days Inn celui de la Route 66, un peu cher mais trés confortable. Pour la soirée, nous comptons beaucoup sur le Museum Club, c'est quand même la Mecque de la country.. On y retourne et bonheur, la perle de la route 66 nous ouvre ses portes ... Ce soir c'est soirée Karaoké ... oui mais country of course! Quel accueil chaleureux que ces nouveaux patrons nous ont réservé !! Une visite privée de ce lieu mythique et tellement chargé d'histoires, La cheminée, constituée de pierres de la région, incrustée de bois pétrifié, et d' un diamant au coeur de l'avaloir, L' arbre au milieu de la piste dont une balle encore incrustée a eu raison du créateur de ces lieux, les chambres cachées, qui ont vus transiter les produits illicites de la prohibition... A propos du créateur, Le Museum a été construit en 1931 par un Taxidermiste d' où son surnom : "The Zoo" Et cet arbre, abattu et retourné sur place, pour constituer à jamais cette entrée majestueuse ! Allez ! Je ne résiste pas ! un peu d' histoire ... Les photos ne sont pas de nous, bien sur .. mais c' est tellement intéressant ! Super soirée. Promis, on reviendra !

Mardi 22 Avril : Nous quittons Flag, avec un petit pincement, nous avons toujours bien aimé cette ville . Nous sortirons par Santa Fe Ave, l' US66, pour ne prendre l'I40 que le plus tard possible ..... D' ailleurs nous en ressortirons très vite pour pénétrer au coeur des territoires Navajos et Hopis. Les Natives Americans Nations.

Nous prendrons la Leupp Rd direction Sunrise, Dikon, Indians Wells, une région que nous traverserons avec une certaine fébrilité, nous avons lu et relu tant de choses sur ces Natives Americans, en bien et en mal. Nous avons, à la fois, envie et peur de les rencontrer.

Nous sommes curieux et à la fois ne voulons pas être voyeurs .. Les villages sont extrêmement clairsemés, les habitations semblent spartiates, sans décors, sans réel recherche d' esthétique. Sur les longues lignes droites interminables, un départ de chemin avec une grappe de boites aux lettres nous laisse supposer que les maisons sont plus loin dans les vallons, les prairies desséchées, peu sont visibles. Parfois un habitant au bord de la route nous salut d' un signe de la main...

Les bords de routes sont jonchés de bouteilles vides ... Comme un rappel d' un vieux problème toujours présent.... Mais nous croiserons des équipes d' hommes qui font un ramassage de ces déchets, qui remplissent des sacs qu' ils laissent ensuite sur le bord de route, de toute évidence pour un enlèvement ultérieur par un véhicule..Les problèmes sont bien pris en mains..

Curieusement, dans ces territoires désertiques qui semblent très peu peuplés, nous verrons quelques miles avant Burnside une école toute neuve, au milieu de nulle part, moderne et colorée, tant par ses bâtiments que ses équipements de jeux.

Nous voici arrivés à Chinle, à l'heure de la sortie des classes sans doutes, car un cortège de School Bus sortant d' un parking, paralyse toute la circulation. Nous nous rendons directement à l'hotel le plus proche du Canyon de Chelly, le Thunderbird Lodge. De là, nous partons pour une visite du Canyon en 4x4. Visite privilégiée car nous ne sommes que tous les 4 avec notre chauffeur et guide Navajo. Lieu majestueux que ce canyon, dont le fond est au trois quart de sable et d' eau. La végétation qui s' éveille en ce printemps se conjugue avec la lumière de fin de journée pour nous offrir cette magie d' ombres, de lumières et de couleurs. Toujours habité, Il contient un grand nombre de ruines indiennes (environ 700) retraçant 1500 ans de présence humaine. Divisé en deux canyons, le Canyon de Chelly et Canyon del Nuerto, cette région est sacrée pour les indiens Navajo. White House Une famille Navajos nous propose quelques objets d' artisanats de leur confection. Les enfants s' apprêtent à traverser la rivière pour venir à notre rencontre.

Mercredi 23 Avril : Nous quittons le Thunderbird Lodge, Un hotel super bien situé, confortable mais dont le restaurant nous laisse une impression de "cafetaria de supermarché" Dommage ! Un petit tour sur la South Rim avant de prendre la direction de Monument Valley. La route n' est pas longue, à peine 100 miles par Many Farms et Kayenta. Nous essayerons de ne pas perdre de temps car le logement sur Monument Valley est rare.. Nous avons relevé sur le Routard une adresse qui nous attire bien : un Hogan à l' entrée du parc. Si ce Hogan n'est pas disponible, nous nous rabattrons sur l' hôtel Goulding's. Bonheur, le Hogan est disponible !!! Le Hogan est l' habitation traditionnelle des Indiens Navajos de la région. C' est une structure en bois recouverte de terre battue Agnes, qui nous reçois dans son Hogan, nous préviens : le confort est spartiate, c' est comme le camping, matelas sur le sol, l' eau dans la cuvette, pas d' électricité, et un poêle à bois au milieu du logis .. ... .Qu' a cela ne tienne !! l' aventure c' est l' aventure !!

L' endroit est rêvé !!

Elle est pas belle la vie ? ! Pour dormir .. Et pour se laver . Pour le chauffage ... A cet instant nous ne le savions pas encore ! Mais ce poêle va bien nous servir, car la nuit sera des plus fraîche pour ne pas dire froide !! Il est intéressant de noter que cette superbe structure de bois est composée de rondins assemblés sans clous, ni vis, ni chevilles. Tout est autoportant et autobloqué.

😠Fallait sans douter, y' a pas de WiFi !! 😠 Le beau Frère de Agnes, qui habite à côté, nous emmènera visiter Monument Valley Tribal Park. C'est parfait car ce n'est pas trés accessible avec nos moto ... et de plus interdit par notre loueur. Notre sympathique guide nous fera faire le tour traditionnel tout public, plus une boucle vers les habitations. Toujours aussi magique ce lieu, on ne s'en lasse pas.

Fin de la visite, tout le monde est content. Notre guide aussi . Au retour de la ballade, Agnes nous a concocté une salade Navajo, servie à domicile. C'est marrant, la ressemblance entre le guide et Agnes ..ci après! C'est la même famille 😉 Tombée de la nuit, Agnes nous apportera une brassée de bois pour le poêle ... Ca nous fait sourire sur le coup, mais en fait, nous aurons froid cette nuit là ... Et les gars se feront un devoir d' allumer le poêle au petit matin.

Brossage des dents à la fraîche !

Le chien de la maison surveille les vas et vient vers les toilettes ... C' est la petite cabane au milieu du désert !

Un petit déjeuner copieux et un café bien chaud avant de reprendre la route .

Jeudi 24 Avril : Allez, il nous rendre ces lieux, dont nous garderons un souvenir inoubliable. En route pour Durango via Mexican Hat et Bluff. Petit arrêt photo sur cette ligne droite mythique, l' entrée est de Monument Valley. Mexican Hat Gooseneck

Changement radical de paysage. Nous approchons de la région de Durango, nous passerons un col à 2600m d'altitude ou il nous faudra nous vêtir plus chaudement. Nous sommes proches du Parc de Mesa Verde.

DURANGO : Voila une petite ville que allons bien apprécier. Nous nous installons pour 2 nuits au Siesta Motel ... Un peu loin du centre historique, dommage. Nous mangerons ce soir dans un restaurant Mongol. Original, pas cher et délicieux..

Vendredi 25 Avril :



Petit déjeuner au centre ville dans un restaurant minuscule mais tellement sympathique.. Puis petite visite de la ville, sa gare, son train à vapeur qui emmène son lot de touristes vers Silverton, la ville minière. Mesa Verde abrite une énorme concentration d' habitats indiens ancestraux dans des « pueblos » construits du VIe au XIIe siècle. Ici, Cliff Palace, long de 88 mètres et abritant 217 pièces entre 100 et 200 personnes pouvaient y vivre.

Petite visite d' un Pueblo

Il est particulièrement intéressant de descendre au coeur de ces vestiges : L' échelle - l' intérieur - pour moudre le grain Retour à Durango pour la soirée et la nuit. Nous mangerons au Ore House SteakHouse qui est contigu au Wild Horse Saloon. Super soirée..

Samedi 26 Avril : Nous reprenons la route tôt le matin, il nous nous couvrir, nous allons repasser le col, il va faire très froid .... Direction MOAB

Sur la route, un petit arrêt à Cortez pour les derniers achats de souvenirs d' art indien, dorénavant nous nous éloignerons des territoires Navajos et Hopis.

A Moab, nous avons réservé un appartement pour 3 nuits. C' était prudent car en cette saison la ville est très fréquentée par les américains amoureux de sports mécaniques en pleine nature : Autos motos, bateaux etc. De plus ce samedi et Dimanche ce sera le célèbre MOB CAR SHOW Tout le Week-End, on a pu assister à un défilé ahurissant de véhicules extravagants, magnifiques et plus fous les uns que les autres. Un spectacle étonnant, détonnant et affligeant à la fois quand on pense à toute cette démesure créée uniquement pour le plaisir et souvent l' inutile. Ça c' est bien l' Amérique !!

Bien sûr, nous aussi on a fait nos kékés sans casques comme les autres! dans cette folie vrombissante ...😎

Moab c' est aussi sa région et ses parcs naturels. Nous visiterons en deux jours CanyonLands Les Arches, la Byway 128. Des sites magnifiques, pour nous Arches restera le plus magique des Parcs de L' ouest américain.

Dimanche 27 Avril : Les Arches : Balanced Rock Des Paysages époustouflants

45 minutes d' ascension pour la perle de Dame Nature : Delicat Arch

Magnifique, c'est sûr elle se mérite !

Lundi 28 Avril : CanyonLands : Des points de vues à couper le souffle !!

Sur la Scenic Byway 128

Mardi 29 Avril : Nous quittons Moab a grands regrets car avec un sentiment de ne pas avoir tout vu, sa région est magnifique et mérite plus de 3 jours pour la découvrir. Il nous faudra y revenir !

Direction Torrey par le parc de Capitol Reef

Sans le savoir à priori, nous allons traverser des paysages magnifiques, inattendus, chaque miles parcouru est un vrai bonheur !!!

Petite halte déjeuner : La Luna Mesa, une petit restau perdu au milieu de nulle part, un brin décalé du monde .... Comme on les aime quoi !!! Un jeune couple charmant nous accueille; Lui, rivé sur son Macintosh essaie désespérement de se connecter au web, elle nous prépare une salade verte et croquante, si fraîche qu'on se demande d'ou elle sort, au milieu de ce désert !!

Au coeur de Capitol Reef ..

Le soir : dodo à Torrey, charmant petit bourg en bordure de Capitol Reef.

Mercredi 30 Avril : Nous prenons la Scenic ByWay12, des paysages de plus en plus époustouflants, une des plus belles routes des Etats Unis. Nous passerons un col où la neige couvre encore le bord des routes

Cette route est une enfilade de virages de montées et descentes au milieu de forêts et de falaises vertigineuses, le bonheur des motards...😎😎



Au bout de cette route superbe autant qu' inoubliable : la cerise sur le gâteau : L' amphithéâtre de Bryce Canyon. Même si nous arrivons ici pour la 4ème fois, l' impression reste la même, comment la nature a-t-elle pu nous offrir une telle oeuvre?

Bien sûr, il est impensable de visiter Bryce sans descendre dans les entrailles de cette majestueuse sculpture à ciel ciel ouvert.

Au fond de cette vallée, c' est une mélodie de couleurs et de lumières orchestrées par les Hoodoos et la végétation .. Une magie dont on ne se lasse pas!



Ce soir, nous dormirons à l' entrée du parc, au Bryce View Lodge. Nous irons manger Ruby's le concurrent d' en face bien plus touristique mais que de monde. La surprise de la soirée sera la traversée de la route d'un hotel à l'autre : un vent glacial à décasquer un motard !! Pire, quelques flocons de neige nous attendront à la sortie du restaurant.

Jeudi 1er Mai : Nous avons des craintes concernant la météo .. Mais non, ciel bleu toujours et encore, mais quel froid ! -6 degrés celsius et toujours ce vent !! Il nous faudra déplacer les motos pour pouvoir charger les bagages sans attraper l' onglée !!!

Nous quittons donc ce site Magnifique site pour redescendre plus bas en altitude et récupérer quelques degrés, qui avouons-le seront les bienvenus.

ZION sera notre dernier parc traversé, magnifique aussi, nous ne nous arrêterons pas sinon que pour manger car nous devons être ce soir à Las Vegas.

Et nous voila de retour dans la Sin City. La boucle est bouclée !

Vue de nuit de la Stratosphère.

ça c' est le manège suspendu au dessus du vide, à quelques 300 mètres. Encore une démesure Américaine ! .... Je vous rassure c'est pas nous qui sommes dedans !!!

Vendredi 2 Mai :

Il nous faut aller rendre nos machines au loueur. Non sans un pincement, vous vous en doutez ! voila 15 jours qu' elles nous balladent au travers de ces contrées de rêve. Tout celà est passé trop vite bien sûr !

Nous avons reloué une voiture pour profiter un maximum de Vegas pour cette dernière journée de demain avant de reprendre l' avion et bientôt Paris :-))

Et toujours ce ciel bleu qui nous accompagne toujours depuis plus de deux semaines . Le spectacle d'eau du Bellagio. Bellissimo !

Allez ! Dernière soirée, on se lâche !! Un petit Cocktail à notre santé et notre prochain périple ! 😕

Fallait terminer sur une bonne note . . . de Country Music ! Et quelques pas de Line Dance pour Martine et Pierrick !

Super soirée au Tobby Keith Saloon. Demain matin on reprend l'avion .. sniff !! Mais on a déjà évoqué un éventuel futur périple ... qui pourrait inclure Yellowstone ... Un parc que l' on ne connaît pas encore.

Ce qui est magique avec le voyage c'est qu' il commence dès qu'on l' imagine ...... 🙂😄😎
Idées de visites à Mexico (3 jours)
by Jourcla · 2016-09-16 · 3 replies
Bonjour, J'aimerai savoir les sites visités à Mexico qui vous ont le plus enthousiasme. Nous avons trois jours et j'aimerais optimisé mon séjour à Mexico. Cela peut être un lieu, un site historique, un restaurant. .En somme le meilleur souvenir. ...muchas gracias
Road trip au Mexique pour 2 semaines
by Peiodaguerre · 2015-07-07 · 24 replies
Bonjour à tous,

Nous sommes 2 couples de 25ans à partir visiter le Mexique du 31 Octobre au 14 Novembre. Les billets sont pris : arrivée à Cancun et départ de Mexico : le but est de relier les 2 villes en voiture ou bus quelle est la meilleure solution?). Nous souhaiterions faire le circuit : Option 11er Nov : arrivée à Cancun2 Nov : Tulum + Akumal3 Nov : Isla Cozyumel4 Nov : Parc Sian Ka'an 5 Nov : Temple Calakmul 6 Nov : Temple Palenque + agua azul7 Nov : San Cristobal de las casas8 Nov : Rando autour de san Cristobal + Iglesia Chamula9 Nov : Arrivée à Oaxaca10 Nov : Visite de Oaxaca + alentours (monte alban et/ou Hierve el agua)11 Nov : Visite de puebla ou détour par le Volcan Popocatépetl12 Nov : Visite de Mexico13 Nov : Tula + Teotihuacan14 Nov : Visite de Mexico + départ le soir.Option 21er Novembre : arrivée à Cancun2 Nov : Tulum + Akumal3 Nov : Isla Cozyumel ou parc Sian Ka'an4 Nov : Uxmal + Chichen Itza5 Nov : Route vers Palenque6 Nov : Temple Palenque + agua azul7 Nov : San Cristobal de las casas8 Nov : Rando autour de san Cristobal + Iglesia Chamula9 Nov : Arrivée à Oaxaca10 Nov : Visite de Oaxaca + alentours (monte alban et/ou Hierve el agua)11 Nov : Visite de puebla ou détour par le Volcan Popocatépetl12 Nov : Visite de Mexico13 Nov : Tula + Teotihuacan14 Nov : Visite de Mexico + départ le soir.Voilà les 2 itinéraires possibles. Pensez-vous que tout est faisable ou faut-il supprimer des étapes? Si vous avez des remarques ou des conseils je suis preneur... Merci, Peio.
Récent voyage au Maroc du 26 octobre au 4 novembre
by Albundy · 2006-11-05 · 31 replies
A la demande de quelques personnes, je vous transmets les éléments de notre séjour (26/10 au 04/11): nous sommes des touristes "lambda", ni scientifiques, ni routards, ni aventuriers et surtout pas des philosophes. Un voyage se prépare longtemps à l'avance, surtout si on voyage en individuel, c'est un plaisir la préparation.. je rech un bon rapport qualité/prix et un bon niveau de confort, je sais qu'il y a toujours moins cher! Nous n'étions pas au Maroc pour faire du balneaire, ou de l'hotel club! nous sommes un couple et un grand fils de 1m80! donc 3, adultesvols aller: Marseille /Casa/Ourzazate, et retour: Casa/Marseille avec la RAM, prix 320€ x 3... Résa au tétéphone: très très bien, horaires respectés, confort correctlocation Clio Classic avec autoescape/Budget, 10 jours : 450€, véhicule de 80 000 kms, en piteux état, très sale. comme l'aéroport de Ouarzazate est vide de tout (ni loueur, ni banque), il faut accepter la voiture (c'est la seule !!!)3 nuits Ourzazate:Hotel Mercure (ex-club med), 2 chambres en B&B prix 280€ au total résa sur le site accor.com. très bien, propre bien placé. belle vue sur la Kasbha, nombreux restos à proximité 3 nuits à Marrakech: Hotel Imperial Holidays, 2 chambres en B&B, prix 350€ au total. résa site octopustravel.com. bien placé, vieillot, personnel peu accueillant, propreté douteuse, 3 nuits à Fes: hotel Fes Inn une chambre triple en 1/2 pension: prix 280€ au total. résa site maghrebtourism.com. hotel mal placé, sale, triste, bruyant, nourriture infecte: ZERO

Nos impressions: Ouarzazate: cente ville authentique, "dans son jus", ville triste. vallées du Dadès et Todra, facilement accessibles en voiture normale, beaux paysages. nous avons eu un gros souci à cause d'un énorme orage (plus de 2000 familles encore sinistrées une semaine après), 7h pour rejoindre l'hotel. aucune infrastructure d'aide (ni pompiers, ni voiries, ni polices). les maisons en torchis sont en très mauvais état, restos chers et sales. Marrakech: bonne ambiance, la médina peut se visiter en 2 fois 1/2 journées (les souks sont les mêmes partout dans le maghreb), quelques palais sympas mais bien récents, les jardins de Majorelle sont tout petits et se visitent en 1/2 heure! A Marrakech, il faut se balader tranquille et éviter la Place aux touristes et aux gogos (Jemaa el fna). La Palmeraie (pas bien belle d'ailleurs cette palmeraie)) est un ghetto pour occidentaux aisés! Si vous supporter les odeurs, le quartier des tanneurs et à voir (pas le souk des tanneurs). Fes et environ: décevante la médina de Fes: une véritable ruine qui tient debout par miracle (à voir le vendredi, car pas de souks qui gachent tout et ne permettent pas de voir l'état des batiments). Meknes, pas mal, plus authentique.. Volubilis, de vraies ruines en ruines dont la restauration semble hasardeuse. Sefrou, très belle médina, un bon souvenir que cette ville de Sefrou! Casablanca, joli centre ville colonial et art-déco, belle corniche, ville qui semble beaucoup plus propre que les autres.

En résumé: De très très beaux paysages, voilà pour l'ultra positif. On circule en voiture facilement, mais quelle pollution, insupportable les camions et vieilles mercedes. Les kasbhas et Palais sont en fin de compte bien récents (150 à 200 ans), peu d'intérêt historique. Les marocains (dans leur majorité) étaient ni souriants, ni accueillants, et beaucoup ne parlent pas le français (même certains "petits taxis" à Marrakech !) A noter nous n'avons pas été victimes de sollicitations (harcelements), sauf à Fes. Marrakech- ville devient une vraie usine à touristes "bon marché", mon précédent voyage remontait à 16 ans, et quel changement! Les touristes aisés semblent de réfugier dans leurs riads ou dans la Palmeraie! Les restos "bon marché" sont chers et sales ( en moyenne 45€ pour 3 avec une entrée et un plat). Je ne parle pas des gargottes où les règles d'hygienes élémentaires ne sont même pas respectées, c'est vrai que c'est moins cher! Nous n'avons jamais vu ni eau ni savon dans les toilettes, ni pour les clients, mais ni pour les cuisiniers et serveurs des restaurants, y compris les "bons restos".

La saleté et la pollution (en tous genres) ont gaché notre séjour. Nous n'avons pas rencontré la même magie qu'en Tunisie, Turquie, Guatemala, Brésil, etc.... Dommage!

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