Je vous propose une série de carnets dans lesquels vous trouverez des suggestions, des conseils et des astuces destinées à faciliter l' organisation de votre voyage et de votre séjour ou vos séjours en Polynésie Française.
Elle commence, en forme de clin d'oeil, par un carnet sur Tahiti la belle et s'adresse à tous ceux qui affirment - un peu vite parce qu'ils visitent souvent au pas de charge- qu'il n' y a rien à voir à Tahiti, que la ville est sale et trop urbanisée et la circulation démentielle. Les mêmes se précipitent vers Moorea ou Bora-Bora, les Marquises ou les Tuamotu sans avoir eu la curiosité de faire le tour de la plus grande île du Territoire et d'apprécier ses beautés cachées : musées, sentiers de randonnée, cascades, sites sacrés, activités sportives dans un cadre somptueux, etc..
UN PEU D'HISTOIRE
Tahiti est associée au mythe du paradis depuis la visite de Louis Antoine de Bougainville et de son équipage, le 6 avril 1768, sur les deux navires la Boudeuse et l' Etoile. Tout commence en baie de Hitiaa. beaucoup ont nourri le mythe, de Loti à Segalen et à Gauguin bien sur.
UN PEU DE GEOGRAPHIE
Tahiti - avec sa soeur Moorea - fait partie des Iles du Vent dans l' archipel de la Société. c'est la plus grande île de Polynésie Française avec ses 1042 km2 et ses 190 kms de périmètre.
Elle culmine à 2241 m au mont Orohena. Elle compte environ 185000 habitants.
C'est au départ une île éminemment volcanique. Le premier volcan, jailli des profondeurs il y a 3 million d'années, a crée Tahiti Nui, la grande partie de l' île. Le second volcan, âgé de 500.000 ans a crée Tahiti Iti, la petite partie de l'île. Ces volcans sont éteints depuis longtemps et sont reliés par l'isthme de Taravao.
Je suis résident en PF depuis 30 ans et le circuit que je vais vous indiquer ici est incontournable, que ce soit le premier jour de votre arrivée, ou en fin de séjour quand vous aurez visité un ou deux autres archipels. Quand on débarque d'un aussi long vol de presque 24 heures d'avion, deux nuits à Papeete permettent de se reposer, retrouver de l' énergie et visiter une île qui réserve de belles surprises.
L' aéroport de Tahiti Faa'a est l' entrée officielle par les airs sur le Territoire de Polynésie Française et sur l'île de Tahiti, la première et la dernière étape d'un voyage en Polynésie.
Quand on arrive par le vol d' Air France - ou celui d'ATN ou encore celui de French Bee- vers 5 ou 6 heures du matin, on peut conseiller d'aller faire un tour au grand marché sans tarder, en particulier le dimanche ( uniquement Air France ce jour-là ) et s'imprégner d'une ambiance toute polynésienne : couleurs, senteurs et odeurs de cuisine sont au rendez-vous.
Mais attention, à 8 h 30, tout est fini ou presque.
Papeete n' est pas une ville inoubliable, même s'il est agréable d'y habiter, en particulier sur les hauteurs où il fait moins chaud.
On fera le tour de ville en 2 heures : front de mer, temple, cathédrale, petites rues et échoppes autour du marché. La ville est haute en couleur et l' atmosphère générale est très tahitienne. Disons que la ville est typée et est une bonne introduction au voyage qui va suivre.
Excursion d' 1 jour : environ 140 kms
Location de voiture à l' aéroport à l' arrivée
L' itinéraire que je vous propose est un tour de l'île classique qui commence le matin, pas trop tard, par les côtes est et nord, à savoir Pirae, Arue et puis Mahina où l'on fera la première halte côté pointe Vénus, plage de sable noir et phare historique. L' endroit a été récemment joliment réaménagé et est très plaisant et ombragé. Peu de monde le matin, sauf le week-end, on flâne et on photographie à loisir.
Le phare est l'un des rares monuments un peu anciens qui ont résisté sur l' île ( avec la cathédrale de Papeete et la Mairie d'Arue (banlieue de PPT traversée précédemment ), ancienne maison coloniale restaurée superbement comme il y en avait des dizaines dans des parcs immenses le long de la côte. L'histoire de la Pointe Venus, c'est l' arrivée officielle des missionnaires venus évangéliser les populations locales au 19ème siècle. Pas de trace de mission à cet endroit précis, mais il reste le phare qui date de cette époque.
On quitte la Pointe Venus pour rejoindre la route de côte, et l'on s'éloigne doucement de Papeete le long d' une jolie route en bord de mer. Pas de lagon de ce côté-ci de Tahiti, la mer se fait entendre et écume sur les rochers. Le week-end surtout, on y voit surfeurs, planchistes et autres amateurs de sensations car les vagues peuvent devenir grosses par temps agité.
Et nous voici déjà ( km 22 ) au site de Teruaporea, aussi appelé Trou du Souffleur de Tiarei et anciennement Arahoho ( qui en tahitien veut dire ' la grotte qui hurle ' ). Quand la mer est formée et que les vagues viennent s'écraser sur la muraille, le souffle d'eau vaporisée est puissant. C'est un bel endroit bien ventilé, face à l'océan, proche d'une petite plage sauvage, remuée par les vagues, fréquenté par les bodyboarders qui y trouvent de beaux trains de vagues à surfer.
Ensuite, on va rouler tranquillement sur cette même route circulaire, en traversant de petits villages et en admirant les points de vue sur la mer, la montagne et les îlots proches du rivage..
Peu de circulation. On est loin de Papeete. Au bout d'environ une heure, on rejoint la presqu'île de Taiarapu, aussi appelée Tahiti Iti ( ' iti ' en tahitien veut dire ' petit ' ) rattachée au reste de l'île par un isthme au ras de l'eau, avec le lagon d'un côté et la mangrove ( encore visible dans cette partie de île ) de l' autre.
La ville principale est Taravao où l'on pourra, le moment venu, venir ou revenir pour déjeuner d'un poisson cru à la tahitienne ou d'un steak frites... Taravao en tant que petite ville n' a pas un interêt majeur, et on filera directement vers le Plateau de Taravao par une route ( qu'il faut trouver... ) très panoramique qui serpente vers les hauteurs et permet d'avoir un point de vue unique sur la grande île, le lagon et la pleine mer. Beaucoup de fermes sur le Plateau se consacrent à l'élevage, et le lait frais que l'on trouve dans les supermarchés de l'île vient de cette partie de l'île. On peut s'arrêter un peu plus longuement pour randonner.
Si l'on est randonneur chevronné, la presqu'île est l' endroit rêvé pour des balades un peu plus professionnelles dans ce qu'on appelle le Pari, la partie sauvage ( pas de route d'accès ) de la presqu'île où l'on randonne entre mer et terre. Et si l'on est en plus plongeur, les spots dans cette partie de l'île sont réputés. Se renseigner à Papeete ou à Taravao.
Après un déjeuner rapide, on prend la route de Teahupoo, site de la ' vague ' mythique de Tahiti, point de rencontre une fois l'an des surfeurs professionnels du monde entier. La vague peut par gros temps être la plus énorme au monde. Teahupoo, c'est aussi un petit village traditionnel auquel on a accès via un petit pont suspendu. On ira jusqu'au bout du chemin en longeant les modestes ' fare ' et on admirera la rivière de Vaipoiri, claire sous ses nénuphars. Tout cela à 1 km de ' la vague '. On peut pique-niquer ou se livrer à la contemplation dans cet endroit retiré et si tranquille au bord de l' eau.
C'est le bout de la route et il faut revenir par le même chemin vers Taravao ;on se retrouve alors sur la route circulaire mais côte sud, qui va nous ramener tranquillement vers Papeete.
Arrêt suivant, 5 mn après avoir quitté le rond-point d'entrée de Taravao : le Musée des îles qui est modeste, mais expose des objets anciens polynésiens et tapas, une rétrospective de l' oeuvre de Paul Gauguin, et des expositions au fil de l' année. Dans le jardin botanique, un arboretum intéressant.
On continue notre circuit pour arriver au Jardin d'eau de Vaipahi ( PK 49 à Mataeia / randonnée possible sous les pins jusqu'à un point de vue sur presqu'île et lagon ) ) puis aux grottes de Maraa, le long de la route : des endroits bien indiqués, fleuris et frais.
Puis, il convient de faire de nouveau halte au Marae Arahurahu, facile d'accès ( panneau indicateur sur la gauche de la route, côté montagne ) pour y admirer les vestiges ( restaurés et remontés tout de même ) d'un grand ensemble cérémoniel.
On continue vers la plage de Vaiava, au km 18, la plus belle plage de Tahiti , sur la commune de Punauauia : sable blanc, eau claire et courante, aucun danger, la barrière de corail accessible à la nage. Je vous conseille donc de ne pas oublier vos maillots de bain, serviettes et crème solaire ( pas d'ombre l' après-midi ). Des douches sont disponibles à la sortie de la plage. Parking aménagé. Un endroit vraiment rêvé après une journée de marche et de voiture.
Enfin, on rejoint la ville de Papeete où je vous propose un dernier arrêt en ville, derrière les bâtiments de l' Assemblée Territoriale, aux Jardins de la Reine. C'était là - sur le site actuel de l' Assemblée - que se trouvait autrefois le Palais de la reine Pomaré, dernière reine de Tahiti. Il était entouré d'un parc boisé et de jardins fleuris et ombragés et agrémenté d' une source d' eau douce et fraîche en forme de piscine naturelle où se baignait la Reine. On retrouve tout cela dans cet endroit magiquement calme malgré la circulation urbaine proche.
Nous voici en ville, donc revenus au point de départ mais ce circuit peut être agrémenté - à l' aller par exemple - d' un autre détour, par exemple au Belvédère, pour lequel il faut aussi une voiture. L' embranchement se trouve à Arué. La route est étroite et sinueuse et monte à travers les bois.
Il faut s'attendre à devoir croiser au moins un véhicule descendant et donc à manoeuvrer comme sur les routes des îles écossaises. Une fois au sommet, on se retrouve sur les grandes hauteurs de Tahiti et la vue est magnifique. Excursion facile et rapide.
L' excursion est terminée, mais le séjour à Tahiti peut se prolonger à loisir et avec plaisir.
Les plongeurs - souvent obsédés par Rangiroa ou Fakarava- trouveront pourtant ici, à Tahiti, des spots de rêve et des clubs de plongée professionnels à la hauteur.
Je ne plonge pas moi-même mais des amis plongent régulièrement et rapportent des mini-vidéos absolument fabuleuses ( de 15 à 35 m de profondeur, poissons, requins bien sur, raies manta et gorgones fabuleuses ). Utiliser une Go Pro avec flash.
Autre excursion possible : Moorea, l'île soeur que l'on peut rejoindre en catamaran. Partir tôt le matin au premier bateau pour la lumière ( 7h 30 ). On peut louer une Vespa ou une moto ou une voiture bien sur, sur place. On peut aussi passer une voiture de location réservée à Tahiti à la journée ( pour une voiture moyenne, compter environ 8000 FCP AR, à savoir 60 euros ).
Les prix ont bien baissé, et la voiture donne de l' autonomie et de la flexibilité.
Possibilité aussi, à Moorea, de réserver une journée au Coco Beach, sur un motu en face de l' Intercontinental. C' est un restaurant qui a son propre embarcadère. Le motu est superbe, la nourriture de qualité, les prix très compétitifs, le site exceptionnel. Pour se relaxer, nager, bronzer et faire du snorkeling en toute sécurité.
La Polynésie, c'est cela aussi !
Réserver le passage à l' avance de préférence, surtout le we, généralement très chargé, par exemple sur le site www.aremiti.pf.
Encore une excursion à la journée, plutôt le we , sauf en période de vacances scolaires sur le Territoire : l' atoll de Tetiaroa, dit atoll de Marlon Brando ( sur lequel on a construit le Brando, un hôtel de luxe hyper-écologique et très cher), qui était autrefois la résidence d'été de la dernière reine de Tahiti, la reine Pomaré. Journée exceptionnelle, surtout quand le temps est de la partie, le bateau ancre derrière la barrière ( pas de passe ) et l'on franchit le récif sur la vague montante dans un canot pneumatique. Même chose au retour. On peut se baigner à loisir, et marcher le long de la plage dans la partie publique de l'atoll vers l' Île aux Oiseaux où nichent des centaines de sternes et fous de Bassan. Les oeufs sont à même le sol, on se retrouve au contact des bébés fous tout blancs et ahuris dans la végétation basse, avec des plumes dressées sur la tête.
Les oiseaux sont en confiance et n' ont pas appris à se méfier de l' homme. Une expérience rare !
Certains touristes se conduisant très mal et sans respect pour ce site de vie et de nidification fragile, il se pourrait que dans un avenir proche, on ne puisse plus - comme autrefois- profiter de cet endroit merveilleux.
On peut aussi consacrer une journée à la Traversière, une route / piste facilement inondable et submersible au creux de la caldeira de la vallée de la Vaihiria à la vallée de la Papenoo et qu'il vaut mieux faire en visite guidée avec 4X4. Via le refuge de la Maroto et le village Fare Hape ( et ses sites archéologiques ) et enfin le tunnel qui permet de passer de l' autre côté. On parle ici de 40 kms de découverte.
Toutes infos à Papeete et sur Internet bien sur.
A / Vaihiria Quad Tahiti . Tel : 87744639
Email : vaihiriaquad@gmail.com
B / Tahiti Discovery. Tel : 87771594
Email : teiva.tahitidiscovery@gmail.com
C / Tahiti Safari Expedition. tel : 40421415
Email : tahiti.safari@mail.pf
D / Ia Ora Na Tahiti Expeditions. tel : 87758807
Email : iaoranaexpeditions@gmail.com
Autre excursion possible à la journée aux ' lava tubes ' ( des tunnels de lave sauvages et préservés sur les hauteurs de Hitiaa ).
Toujours sur la commune de Hitiaa, on pourra randonner le long d'un magnifique ligne de cascades, la Faraura. Chaussures en plastique, genre crocs avec chaussettes conseillées.
Pour les randonneurs aguerris, il y a la longue et sportive ascension de l' Aorai, troisième sommet de l'île.
Pour des randonneurs plus ordinaires mais toujours sportifs, on conseillera la randonnée vers le mont Marau ( environ 20 kms AR ). il ne faut pas avoir le vertige car certains passages sont difficiles et possibles uniquement avec cordes.
( Sentier accessible depuis le haut de St Hilaire à Faa'a ou du Lotus à Punaauia )
A / Tahiti Reva Trek. Contacter Angelina Bordas : Tel : 87747720
Email : pirimato@mail.pf
B / Aito Rando : Contacter Pierre et Jimmy Leyral : Tel : 87762025
Email : aitorando987@gmail.com
C / Vertical Limit : Contacter François Pratique : Tel : 87321549
Email : francoispratique@yahoo.fr
On peut aussi choisir la voie des airs et survoler Tahiti, grâce à une nouvelle compagnie, Tahiti Nui Helicopters. Vols touristiques entre 10 et 30 minutes : vallée de la Fautaua, col de Tiara à 1050 m d'altitude et port de Papeete pour le premier, plateau des orangers, Papenoo, caldeira, cascades et sommets vertigineux pour la seconde, vol entre mer et terre pour la dernière.
Tarifs à partir de 16250 FCP. Quatre passagers minimum. Tous les jours de 7 h 00 à 19 h 00.
A l' aéroport ( zone nord ).
Site Internet : www.tahitinuihelicopers.com
Email : commercial@tnh.pf
Trois mara'e sont visibles à Tahiti : le mara'e Ta'ata à Pa'ea ( rattaché au monde marin ), le mara'e Arahurahu déjà cité, rénové et servant d'écrin à des spectacles traditionnels, le mara'e Mahaiatea situé à Papara, moins intéressant car écroulé mais en voie d'aménagement.
Trois musées enfin : celui de la Perle à Papeete ( sur le front de mer ), le Musée de Tahiti et ses Îles au pk 15, à la pointe des Pêcheurs à Punaauia, et le Musée James Norman Hall ( auteur, entre autres du livre ' les révoltés de la Bounty ' -au PK 5 de Arue.
Pour les amateurs de golf : Golf Olivier Bréaud à Atimaono ( 41 kms de Papeete )
Tel : 40574052
Email : egat@egat.pf
Pour les fans de parapente
Tahiti Parapente : tel : 87779017
Site Internet : www.tahiti-parapente.com
Pour les fans de mer et de sport ( en particulier le subwing )
Tahiti by Boat . Tel : 87291510
On ne peut quitter Tahiti sans aller voir un spectacle de danse dans un hôtel, principalement l' L'Intercontinental et le Sofitel. Le mercredi soir pour assister à un spectacle de danses marquisiennes à l' Intercontinental, les vendredi et samedi soirs dans ces deux hôtels, avec ou sans dîner.
Certains restaurants ont aussi leur propre spectacle de danses, mais les hôtels offrent une scène plus impressionnante et où l'on peut rassembler davantage de danseurs.
Je recommande donc de quitter la France le jeudi pour une arrivée le vendredi matin et -au moins- un week end sur place pour profiter de tout, la plage, le marché, les plages à surf, la presqu'île, les soirées avec danses traditionnelles.
Tout est une question de choix et d'équilibre, mais louper Tahiti serait, vous l' avez désormais compris, une erreur monumentale... !
A bientôt
Tout est réglé avec VF. On reprend nos discussions presque aussi agréables que la rédaction des carnets eux-mêmes.
Je ferai Moorea, Raiatea et Bora Bora ( Iles sous le Vent ) et Rangiroa aux Tuamotu.
Finalement je suis le Pass Air Tahiti ( sauf Huahine ), puisque l'on put passer d'un archipel à l'autre entre Bora et Rangiroa.
As-tu / avez-vous trouvé et lu le carnet complémentaire au carnet ci-dessus ( Tahiti la méconnue ) qui lui a été raccroché comme on me le demande ?
Il est dans une réponse Vaikeaiti à Vaikeaiti.
Vous trouverez ci-après une série de photos supplémentaires prises sur la côte est ( les plages de surf, bodyboard et planche ), au Trou du Souffleur un jour dernier de gros temps ( c'est préférable si l'on veut être impressionné... ) ainsi qu'à Teahupoo, site de ' la vague ' qui n'est pas facile à photographier car lointaine. Egalement une photo prise aux grottes de Maraa tout à fait étonnante ( eau bleu de source un peu iridescente )
Vous avez certainement tous vu des films ou vidéos sur les compétitions qui ont lieu sur le site mythique et connu mondialement de Teahupoo. Donc je ne m'étendrai pas. L'endroit est singulièrement calme et peu fréquenté. J' aime y pique-niquer tranquillement en regardant la mer et la montagne. Un endroit pour les contemplatifs...
A bientôt
Départ pour les îles et l' aventure
Destination Moorea, l'île soeur et l'île fleur
On commence par Moorea, l'île soeur de Tahiti dans les îles du Vent ( Windward islands en anglais ) très proche, et où beaucoup de résidents qui travaillent à Papeete, habitent pour la qualité de vie et la tranquillité.
Deux façons de visiter Moorea
Soit vous incluez Moorea dans le Pass Iles sous le Vent ( + Tuamotu si vous le désirez ) et c'est votre première étape: un saut de puce entre les deux îles et vous êtes arrivés. Vous serez réceptionnés par la pension ou l'hôtel dans lequel vous aurez réservé votre séjour.
Ou bien vous rejoignez Moorea à la journée ( ou pour deux jours / 1 nuit out plus... ) en catamaran ou bateau plus traditionnel en 30-45 mn au départ de Papeete. Embarcadère en ville. Je conseille de partir tôt, au premier ferry ( autour de 7 h 30 ) et de récupérer une voiture ( ou un scooter ) à l' arrivée au port à Moorea.
On peut également faire passer sur le bateau ( site : www.aremiti.com ) la voiture louée à Tahiti pour un ou deux jours. Compter 8000 FCP AR pour un véhicule du genre Clio. Ce n' est pas cher et finalement peut-être ce qui est le plus pratique et flexible.
Autre astuce : quand vous changez d'île, prenez, si c'est possible, un avion de fin d'après-midi ou du soir pour pouvoir être prêt à démarrer tôt le lendemain sur une autre île. Vous allez y dormir et profitez d'un lever de soleil toujours spectaculaire dans les îles.
Moorea est une splendeur. Bien proportionnée, élégante, altière, avec sa couronne de nuages et un manteau végétal qui change de couleurs selon les moments du jour, jusqu'au violet à la tombée de la nuit. On y circule tranquillement, loin des embouteillages du matin et du soir de Papeete.
Partir vers la gauche en direction de Teavaro et de la première plage publique de Temae, proche également de l' aéroport. Un petit belvédère vous donne l'occasion d'une première halte, pour admirer Tahiti au loin et le lagon tout proche avec les bungalow pieds dans l'eau du plus bel hôtel de l'ile, le Sofitel Moorea Ia Ora Beach.
Je me permets de nouveau un conseil qui peut servir dans toutes les îles : on peut déjeuner au bar ou au restaurant de tous les hôtels dans les îles pour le même prix qu'ailleurs. On aurait donc tort de se priver de ce petit plaisir, même si l'on n' a pas les moyens d'y réserver une chambre ou un bungalow sur pilotis. On peut aussi du coup profiter de la plage ( impeccablement nettoyée ) et de ses aménagements.
Dans ce même ordre d'idées, je conseille fortement une journée au Coco Beach, un motu situé en face de l' ancien Club Méditerranée, auquel on accède à partir d'un embarcadère. on peut venir vous chercher au débarcadère et vous y ramener. Journée unique dans un cadre exceptionnel, sur la plage avec déjeuner-buffet inclus pour un prix raisonnable. Ce n' est pas toujours le cas, hélas !
Franchement, cet endroit est actuellement un must.
On continue vers la Baie de Cook, l'un des plus belles de Polynésie, puis la baie d'Opunohu ( en tahitien, Te Nohu désigne le poisson-pierre, hyper-dangereux, couverts d'épines et sans prédateur ( sauf le requin qui l' avale tout cru ), à surtout ne pas toucher ni même frôler.
Le venin de ses piquants dorsaux et caudaux a la puissance de celui du cobra .... j' ai hélas testé sur un petit orteil, et je suis passé à deux doigts - si j'ose dire - de l' amputation ! ).
Au fond de la baie, une petite route remonte la vallée d'Opunohu vers le Belvédère et le petit marae tout proche de Titiroa. Vue spectaculaire sur la baie et sur les monts et pics environnants.
Retour vers la route de ceinture et l'on continue son tour vers la plage de Tiahura, sur le site de l'ancien Club Med au nord-ouest de l'île.
Retour vers Afareaitu où vous avez loué votre véhicule, à petite vitesse. L'île n'est pas si grande que cela, le grand tour se fait en quelques heures. Prévoir du temps pour la pause-déjeuner et pour la plage.
Bien sur, il est possible de réserver une demi-journée de mini-catamaran ou autre sur le lagon ( assez étroit ) de Moorea, et d'où vous aurez des échappées panoramiques magnifiques sur terre, îlots et lagon. Généralement, on s'arrête un moment pour nager au milieu des raies grises apprivoisées et des petits requins de lagon à pointe noire, tous attirés par la nourriture apportée par certains.
On peut réprouver cette pratique, devenue courante, de nourrir poissons et requins mais c'est la seule façon pour certains ( ceux qui nagent mal et ne plongent pas ) de voir des animaux d'habitude inaccessibles, dans leur milieu naturel. Pas de risque de se faire mordre ou piquer, si je puis rajouter ce détail important ! Le bain en eau tiède et claire au milieu des raies- très caressantes et au ventre blanc si doux - reste très agréable.
A vous donc de choisir ce qui vous plait et ce qui vous convient le mieux.
Mon mini-carnet est terminé, vous trouverez plus d'infos dans vos guides préférés si vous le désirez ou bien vous filerez sur la route de ceinture le nez au vent. Ce que je veux, c'est vous donner des renseignements pratiques qu'on ne trouve pas partout et des astuces de voyage permettant de dépenser un peu moins et d'avoir plus de plaisir. C'est le but, non ?
A bientôt
Moana
Vous trouverez dans vos guides préférés de longues pages sur Bora Bora. Je ne vais donc pas vous inonder de détails inutiles, mais rester dans le pratique, sans nier l'unicité de Bora Bora dans cette série de mini-carnets.
Un peu d'histoire d'abord : Bora Bora fut une base de ravitaillement pour la Marine Américaine pendant la Seconde Guerre Mondiale, plus précisément entre avril 42 et juin 46.
Les Américains cherchaient un endroit dans la région à partir duquel contrer l'offensive japonaise de Pearl Harbour et un déploiement tous azimuts stratégique du Japon vers le Pacifique Sud. Cette base prit le nom codé de Bobcat. Outre un énorme ravitaillement en carburant, étaient stationnés dans le lagon quelques navires de guerre ( lagon profond et abrité ) et une escouade de 15 hydravions lourds Catalina.
Pour faire face à la menace japonaise, il fallait construire en toute urgence un aéroport, ce qui fut fait. le Motu Mute au nord de l'île fut arasé et un aéroport avec deux pistes pouvant recevoir des bombardiers fut construit en deux mois. Un prodige d'ingénierie militaire et civile à la fois ! Et une rapidité stupéfiante dans l'exécution des travaux ! Il faut dire qu'il y avait urgence.
La base - en état parfait de fonctionnement - fut officiellement fermée en 1946. Les Américains étaient prêts à céder pour une somme dérisoire au territoire ( et à la France ) le matériel roulant et autre ainsi que les infrastructures ( réseau d'eau potable, etc... ) mais le gouvernement central à Paris -par négligence, mauvaise humeur ou manque de vision -jugea que tout cela n'avait pas d'interêt alors que l'on se trouvait un moment crucial de l'histoire -encore balbutiante - de l' aviation civile et des grandes liaisons aériennes !!!
Pensait-on alors que les Américains offriraient tout ce matériel, très moderne pour l' époque, pour rien ? La compensation financière demandée était ridiculement basse, mais ce fut non et non ! Résultat : tout fut jeté au lagon et en pleine mer. Un vrai gâchis et un manque de discernement stupide !!!
Il reste un bel aéroport, qui servait d'aéroport unique au Territoire jusqu' en 1962, date de la construction de l' aéroport de Tahiti-Faa'a. Entre 1946 et 1962, les avions arrivaient après des jours de voyage à Bora Bora et les passagers étaient transbordés dans des hydravions qui amerrissaient devant le port de Papeete. Une autre époque !
On ira voir les vestiges de cette présence américaine à Anau : canons américains + fortin en béton armé + abri à munition.
Bora Bora est une île qui a voulu se distinguer très tôt par ses investissements écologiques : construction d'une usine de désalinisation pour fournir de l'eau à bonne pression à tous et en particulier aux hôtels, grands consommateurs ; hôtels écologiques comme le Méridien Motu ; plan d'urbanisme strict pour ne pas construire n'importe où ou n'importe comment et restriction du nombre d'hôtels.
Le résultat semble très positif. Les hôtels sont réussis et se fondent dans le paysage, sans dénaturer le lagon sublime de cette île.
Si vous voyagez avec le Pass Air Tahiti, il y a normalement un ordre de passage d'île en île : Moorea ( optionnel ), Huahine, Raiatea, Bora Bora. On ne peut pas revenir en arrière. En revanche, on peut sauter une île ou deux dans le circuit. On arrive donc à Bora Bora, soit de Moorea, soit de Huahine soit de Raiatea.
A mon avis, le tour de île est optionnel ( pas inoubliable car, paradoxalement, les bords de route sont mal entretenus et l'habitat local souvent en mauvais état ), ou alors une demi-journée suffit. De toute façon, c'est vite fait. Compter deux nuits sur place, surtout pour profiter du lagon merveilleux. Réserver une journée en catamaran ou en speedboat ou en pirogue via une agence ou votre pension. Nagez, plongez, déjeunez sur un motu. A BB, on aime danser et on vous apprend même les rudiments du tamure...Franchement à ne rater sous aucun prétexte.
Le lagon de BB est l'un des plus beaux du monde , avec celui de Raivavae aux Australes et celui d'Aitutaki aux Îles Cook.
Arrivée à l' aéroport. On est tout de suite bluffé par les couleurs du lagon, des bleus aveuglants sous le soleil polynésien, et les formes harmonieuses de l'île. Lente traversée vers Vaitape, le village principal en une petite heure ou vers vos pensions ou hôtels en bateau ou pirogue privés.
Location de voiture ou de scooter pour le tour de île. A organiser bien à l' avance quand vous préparez votre voyage et vos points de chute, car il y a des touristes, mais moins cependant que ce que l'on imagine. On est quand même très loin de tout et les voyages coûtent cher...
Les hôtels ( du genre Pearl Resort & Spa, une référence ) ont une navette gratuite qui transporte à heures fixes ceux qui veulent rejoindre l' hôtel, clients ou visiteurs. En échange d'un déjeuner au bar ou au restaurant dans un cadre unique, vous avez accès à la plage, à la mer, aux serviettes de plage et au confort en général. A méditer donc.
Voilà mon mini-carnet terminé. Les photos devraient vous convaincre de ne pas zapper cette merveille de la nature qu'est BB.
Avant de conclure, quelques éléments complémentaires sur la présence américaine à BB. Les GI's ont laissé des traces, cheveux blonds, peau claire et yeux bleus ou verts. Certaines recherches en paternité ont abouti de manière heureuse aux Etats-Unis, mais hélas, d'autres ont échoué : anciens militaires mariés bien sur, avec familles bien comme il faut, et peu soucieuses de voir débarquer au milieu du salon un souvenir exotique de Grand Papa.
Autre anecdote : Quand l'armée américaine est partie en 46, ce fut comme un coup de tonnerre pour une population vite habituée à manger des rations, du corned beef, du chocolat, des bonbons et... qui avait oublié en quelques mois comment on pêchait des poissons dans le lagon ou dans la passe, comment on vivait et se nourrissait plus frugalement et plus sainement. Il a fallu se serrer la ceinture et ré-apprendre à vivre simplement à la polynésienne, en allant pêcher le repas du matin et celui du soir... Aïe !!!
Oui, c'est cela. Jamais deux fois la même île.
Soit, de Bora Bora, on passe aux Tuamotu directement, soit on revient à Tahiti.
Le double Pass est la meilleure solution pour ne pas perdre de temps. Et puis, beaucoup de vols sur Raiatea ( plusieurs par jour ) ne sont pas directs. On fait escale à Huahine, ce qui est pratique et donne de la flexibilité.
Je ne voulais pas te donner des tarifs fantaisistes sur le passage de la voiture.
J' ai donc vérifié.
Deux compagnies de ferries avec les mêmes tarifs : le Terehau et l' Aremiti ( va voir leurs sites sur Internet )
Compter environ 9000 FCP ( 75 euros ) pour un AR + les billets passagers : 2300 FCP par personne AR, à savoir 4600 FCP. Pour deux, il faut compter dépenser entre 13 et 14000 FCP ( 120 euros ).
Une location de voiture à l' aéroport de Tahiti-Faa'a ( Attention : choisir des sociétés connues comme HERTZ plutôt que des sociétés de location locales - du genre ECO-CAR pour ne pas la nommer ) avec lesquelles certains ont pu avoir des litiges ou des surcoûts imposés en raison d'égratignures, de bosses ou de rayures supposées et fantaisistes, etc.... ) revient à environ 6 ou 7000 FCP par jour, assurance comprise.
Certains contrats mentionnent une limite inférieure de 150 kms par jour à ne pas dépasser. Il faut voir et négocier ce qui convient le mieux. Personnellement, je préfère toujours le kilométrage illimité.
Le tour de l'île de Tahiti est d'environ 130-150 kms avec les tours et détours.
La question ne se pose pas vraiment dans les plus petites îles. Il y faut surtout un véhicule en bon état ( vérifier les pneus ).
Location de voiture à la journée à Moorea ou Bora ou Raiatea : plus chère, compter 10 à 12000 FCP la journée.
Pour revenir à la question de départ, le passage d'une voiture pour 1 ou 2 jours de Tahiti à Moorea, est la meilleure solution.
Pour revenir à la question de départ, le passage d'une voiture pour 1 ou 2 jours de Tahiti à Moorea, est une solution finalement pratique et raisonnable.
l'avantage que je voyais à cette solution, outre la simplicité, c'est de ne pas avoir besoin de "figer" mon programme sur les deux îles.
De la même façon, même si ça n'est pas le sujet de ce carnet, j'aurais aimer faire pareil à Nuku Hiva pour pouvoir décider de mon programme et pouvoir aller facilement à Hatiheu
En ce qui concerne les Marquises, pas de ferry entre les îles bien sur.
C 'est rude, cette partie du monde, la mer est impressionnante, elle fait peur parfois.
A Nuku Hiva, si tu veux être indépendant, il faut réserver une voiture à l' aéroport longtemps à l' avance pour être sur d'en avoir une...
Il y a 45 kms entre l' aéroport et Teioahe, une montagne à franchir, puis un plateau, puis de nouveau un peu de montagne, pour redescendre vers le village principal.
Bon revêtement, goudron ou dalles de béton. Il y a quelques années, cette route n' était pas goudronnée, c'était un enfer, il fallait de 3 à 5 heures pour couvrir la distance. il y avait même un hélicoptère pour transporter les gens en 10 mn pour 5000 FCP le trajet ( 40 euros ), ce qui n'était pas cher pour le service fourni.
Tout cela est fini bien sur, mais la location de voiture à l' aéroport peut comporter des surprises.
Le proprio de la pension - tarif demi-pension - était venu nous chercher ( et il nous a ramenés à l' aéroport, à sa convenance, c'est à dire un peu trop tôt ) pour 15000 FCP AR. Ensuite nous avons payé les excursions ( 1 journée entière + la demi-journée du jour où nous sommes arrivés ).
Bref, je te dirai ce qui est le mieux pour NH. J' ai un ami qui est chirurgien à Taioahe.
A Ua Pou, il faut faire confiance à Jérôme. Pistes vraiment improbables en mini-montagnes russes. Jérôme a un Toyota Cruiser avec des pneus énormes, hyper puissant et qui passe partout.
Tu sais que dans ces îles, la corrosion est telle que l'on change les pneus tous les ans... Jérôme dépense 800000 FCP ( 7000 euros ) pour cela uniquement...
A Hua Huka, pas de location de voitures. 13 kms de route goudronnée, en tout et pour tout.
Les pensions viennent vous chercher. Vie au ralenti, les voiture se traînent comme des limaces, c'est impressionnant. Heureusement, les distances sont courtes !
A Hiva Oa, on peut facilement louer une voiture, mais le GPS est absent - comme dans toute la Polynésie d'ailleurs - et la signalisation routière est faiblarde... mais on se débrouille.
Route améliorée, balisée et goudronnée pour aller visiter la partie de l'île où se trouvent les sites cérémoniels majeurs.
Sur le site de Air Tahiti ils donnent des itinéraires "conseillés" en indiquant les îles qui sont interchangeables ... maintenant à voir si on peut déroger à leurs propositions .
Mais Maupiti est toujours "collé à Bora Bora", je crains qu'il faille faire Huahine et Raiatea, dans l'ordre que tu veux, puis Maupiti pour finir par Bora Bora.
Pour les locations de voitures, peut être a Bora 10-12000cfp/j mais sur Raiatea (et huahine à vérifier) on peut avoir une voiture à partir de 5000cfp...
Un train de pneu pour kangoo changé environ un an - un an et demi 20 000cfp (pneu chinois ou indonésiens) pour des michelin comptez le double pour une durée ...disons 6 mois de plus?
@ Régis
le tour en passant par maupiti est bon pour le pass , avec une extension Tuamotu
Huahine Bora un vol par jour sauf mercredi...
Possibilité aller tuanotu via par bora ou raiatea mais sans passer par Maupiti...
Il y a une autre possibilité pour ce tour en passant par maupiti
huahine-raiatea-maupiti-bora ...pour cela impérativement faut quitter maupiti le dimanche, seul liaison de la semaine avec bora.
J'en profite pour dire que ces carnets sont excellents, les photos superbes!
Il y a une autre possibilité pour ce tour en passant par maupiti
huahine-raiatea-maupiti-bora ...pour cela impérativement faut quitter maupiti le dimanche, seul liaison de la semaine avec bora.
Merci, rajouter Maupiti c'est compliqué les choses :-( En plus il me semble que tu es obligé d'y rester 4 nuits vu la taille de l'île c'est peut-être trop. Dommage que la liaison Bora - Maupiti n'existe plus
"Je suis africain, non pas parce que je suis né en Afrique, mais parce que l'Afrique est née en moi." Kwame Nkrumah.
"J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre." Nelson Mandela
Ce qui compte, c'est que les connections aériennes ne te fassent pas perdre de temps. Il faut donc jongler avec les îles dans l'ordre le plus stratégique.
Mais tu dois en connaître plus que moi sur le sujet en ce moment.
Huahine et Raiatea sont généralement jumelées par Air Tahiti pour des raisons internes et un remplissage de l'avion optimal.
Même chose pour Bora Bora et Maupiti.
Heureux que mes mini-carnets puissent vous servir dans l'organisation de ton séjour.
Oui, tu dois avoir raison.
Il faut voir si certains itinéraires conseillés ne sont pas en fait imposés...!
Question de remplissage de l'avion, on optimise un max et les propositions peuvent changer ( un peu ) d'une année à l' autre.
Il faut de la stratégie pour ne pas perdre de temps à attendre dans les aéroports . Les horaires sont donc à regarder à la loupe.
Attention : A Bora Bora, en raison de l'éloignement ( relatif mais c'est long ) de l' aéroport par rapport à Vaitape, il faut prévoir 2 et 3 heures de battement.... comme à Roissy CDG !
Tu as d'autres aéroports qui sont longs à atteindre, parce que c'est une donnée assez importante, vu le nombre de vols qu'il y a dans un circuit en Polynésie ?.
Oui, Maupiti complique... a toujours compliqué les combinaisons aériennes.
Et puis il y a moins de rotations globalement maintenant qu'il y a encore 5 ans. Des îles aux Tuamotu ne sont plus accessibles du tout, ou alors une fois par semaine voire une fois tous les 15 jours.
C'est un problème important, ne serait-ce que pour les évacuations sanitaires dont certaines se font parfois en poti marara ( bateau à moteur spécial conçu pour ici avec siège et manche à balai à la proue, originellement conçu pour la pêche et très efficace ), hyper tape-cul quand il faut faire 1 ou 2 heures de traversée entre les atolls où les courants et le capot sont parfois monstrueux !
C'est aussi cela la Polynésie.
Si l'on est pas contemplatif ( un peu comme pour une retraite spirituelle dans un monastère ...) il est préférable d'éviter.
Et puis attention : Maupiti; c'est minuscule. Il faut deux petites heures pour faire le tour de île à pied, en prenant son temps et en se baignant, et en traversant les cocoteraies à partir du motu Auuria ( un bel endroit pour résider en pension cependant ) et en revenant par le village.
A mon avis, futurs voyageurs en Polynésie, si vous avez visité les autres îles sous le Vent, il vous plairait peut-être davantage de rajouter Tikehau aux Tuamotu à votre Pass combiné ISV-TUA.
Toujours la question : comment optimiser mon voyage et en profiter pleinement ?
Tu travailles d'arrache-pied sur ton voyage, je vois...
Non, Bora Bora est un cas spécial: île étroite, immense lagon et larges motu. Les Américains ne s'étaient pas trompés dans leur choix d'une île ( avec lagon pouvant recevoir des cuirassés ) et d'un aéroport à construire.
A Maupiti également, l' aéroport est sur un motu qui a été arasé, mais plus court qu' à BB, uniquement accessible aux ATR. Piste fermée en cas de grosse pluie ou / de vent violent.
Atterrissages et décollages sont sportifs avec freinage dur et décollage moteurs à fond.
Le paradis n'est pas parfait, mais il se mérite...
Une chose à bien méditer : Tahiti et Moorea sont un monde à part, mais dès que l'on part vers toutes autres îles, proches ou lointaines, c'est une autre dimension, plus traditionnelle, avec des habitudes et des rigidités ancrées.
J' ai habité 14 ans à Raiatea ( et travaillé dans cette île et à Tahaa ) et on est vraiment ailleurs.
Les mentalités sont, à la longue, difficiles à supporter. Idem pour la promiscuité de vie et la curiosité souvent malsaine de certains. Vie privée, zéro. Les nouvelles générations ont du mal à accepter ce fardeau.
Nous sommes retournés à Tahiti ( que nous connaissions bien déjà, mais ' l'enfer ' pour beaucoup d'îliens ) par lassitude d'une routine insidieuse. la plupart de ces îliens sont incapables de conduire une voiture à Papeete ( je ne mentionne pas Los Angeles ou Paris ). On va d'ailleurs créer un permis spécial îles, allégé, pour des endroits où il n' y a qu'une seule route, pas de rond-point, pas de feux, des nids-de-poule et une vitesse limitée par les éléments physiques à 30 ou 40 km/h.
A Papeete, la wi-fi fonctionne tout le temps, Internet n' est pas lent ou bloqué, l' aéroport international est proche, le temps est moins imprévisible et pluvieux qu'à Raiatea par exemple, les cyclones sont hyper rares, et les îles sont à portée de vol ATR dans le confort.
AT est une bonne compagnie. On fait confiance aux horaires affichés.
Attendez vous à des dysfonctionnements ici et là, à de mauvaises literies en pension de famille ( parce que c'est cela ou l'hôtel de rêve tout proche à 250 euros la nuit ), à des repas bâclés ( parce que la maîtresse de maison est partie à Tahiti voir sa famille, changer d'air, etc... ).
Dommage que je ne puisse pas vous donner des adresses sures ici et là. Il faudrait correspondre hors forum.
Et, comme je l' ai déjà dit, ne fantasmez pas trop sur nos belles îles d'Océanie, celles que l'on appelait autrefois les îles des Mers du Sud, une appellation qui faisait vraiment rêver.
Tu dois avoir des chiffres plus proches de la réalité que moi.
Ceci étant, les locations de voitures dans les îles sont rapidement olé-olé. Il faut étudier l'offre sur place, et voir dans quel état est la voiture. Usure deux fois ( ISV ) et 3 fois ( Tuamotu, Marquises, Gambier ) plus rapide et destructrice qu'à Tahiti. pas vraiment de garagistes professionnels non plus, à vrai dire. on fait donc durer... et durer le véhicule !
Pour revenir à la location d'une voiture pour Tahiti ET Moorea abordée avec JF hier, j' ai fait quelques calculs. C'est rentable à partir de 3 jours à Moorea, donc cela ne semble pas être une si bonne idée. MAIS c'est beaucoup plus pratique et confortable ( on fait suivre ses affaires, on peut fermer à clé le véhicule et se balader, on est libre de ses mouvements ).
En d'autres termes, il faut choisir entre optimisation financière et côté pratique. Je choisis la seconde solution.
Oui, je te comprends..Préparer un voyage donne presque autant de plaisir que de le faire.
C'est comme l'amour.... le meilleur moment, c'est quand on monte l' escalier ! ( Et ce n'est pas moi qui l'ai dit le premier... )
Je peux te parler des Australes, mais tu vas me faire y passer mes nuits !
Pass Australes, dans l'ordre, quasi obligatoire à cause de rotations supprimées ou improbables qui te clouent au sol plusieurs jours si tu dévies du chemin : Rimatara, Rurutu, Tubuai, Raivavae.
Rapa est inaccessible sauf en bateau. Pas de tourisme. Climat tempéré, températures en chute libre, il y a des cheminées dans les maisons et on dort sous couettes. La vie est rude.
Il faut du temps pour les Australes, plus que ce dont tu peux disposer. Climat instable. A Tubuai par exemple, il peut faire beau le matin, puis arrive brouillard, brume et pluie, le soleil de nouveau. On joue au yo-yo en permanence, rien n'est stable ou définitif.
Mer à température presque tropicale pendant 4 mois de saison chaude uniquement ( de décembre à mars ) à 24° seulement ( 29° à Tahiti et ISLV et Tuamotu ). Ensuite la température peut chuter à 18°. Belles couleurs du lagon polynésiennes avec une instabilité bretonne...
On peut dire tout cela des autres îles aussi.
Il va falloir que tu largues tout et viennes vivre ici...
Pour les îles tu as raison mais pas Raiatea ou les véhicules sont en bon état et changés tous les 5ans (en principe) Les routes sont meilleurs qu'à Tahiti, je parle que de Raiatea! Il y a des mécanos digne de ce nom et de vrais garages!
ça c'est pour Raiatea! bora huahine et Tahaa c'est différent et c'est là que je te donne raison![:)]
Oui, un petit carnet pour les australes! des photos! des photos! [:)]
Pas vu les réponses de la premiere page...
bora maupiti un vol le vendredi et le dimanche
entre les vols sur raiatea et bora on peut y rester moins de 4 jours, mais pour cela faut que les départs sont bien calculés...
On est tous en lignes on dirait.... ils ne dorment jamais en France?
OK, je te crois en ce qui concerne Raiatea.
Ce n'était pas le cas il y a quelques années. L'île a eu un grand passage à vide pendant quelques années, les dysfonctionnements étaient multiples.
Les choses s'améliorent et la vie au quotidien devient beaucoup plus agréable. Le marae de Taputapuatea, classé au patrimoine de l'Unesco, attirera des touristes, de nouvelles pensions plus dynamiques et plus aux normes aussi, des restaurants également.
Uturoa est la deuxième ville de PF et est donc amenée à changer.
Mais le changement ici, il est imperceptible, certains bords de route sont les mêmes qu'il y a 3O ans, avec les mêmes maisons, un peu retapées et encore...
Je n'y retourne plus depuis que je suis parti à Tahiti il y a 8 ans. Il y a tant d'autres îles à voir dans ce territoire immense, et puis hors Polynésie aussi bien sur.
Je sais que je vois ça de très très loin, mais j'ai comme l'impression que l'état ne fait pas tout à fait son travail. Parce que laisser des territoires non approvisionnés, comme par exemple la panne qui a immobiliser plusieurs semaines (ou mois) le principal cargo qui approvisionne les Australes ou les navettes ni ne naviguent plus et qui obligent des privés de se charger des évacuations sanitaires, c'est vraiment pas normal [:/]
je vais poser des questions au Salon du Tourisme la semaine prochaine.
ça à l'air génial, tout le monde est là et discute, peut-être même y a t il un côté festif ?. On peut y faire ses choix pour les futurs voyages. Si ça n'avait pas été si loin je serais venu pour rencontrer les différents intervenants et réserver nos différents hébergement.[:P]
Tu vas y passer la nuit ce samedi soir qui s'éternise....
ici, il pleut, il faut gris sur gris, pas de lagon turquoise ni d'océan scintillant sous le soleil. c'est aussi cela la Polynésie en saison chaude !
Tu abordes des problèmes très spécifiques. C'est compliqué. La navette de Hiva Oa est municipale, donc ne dépend pas de l' état français. C'est de l'incurie et de l'insouciance locales tout simplement.
La desserte des îles au départ de Tahiti se fait par bateaux territoriaux. une fois encore, l'état n' a pas son mot à dire, même si les rotations sont indirectement subventionnées par la France sous forme de transferts financiers annuels.
Le gouvernement local est très jaloux de ses prérogatives et refuse l'assistance tous azimuts que l'on a en France et dans les DOM. L'autonomie politique est réelle ici, plus encore qu'en NC. Tout est re-dévolu sauf ( quand même ) la justice, l'armée, la monnaie et l'éducation ( avec adaptations au contexte local et enseignement du tahitien ).
Et puis la France ne peut pas tout faire non plus. La Polynésie est un plus géo-stratégique et politique pour la France mais coûte cher en terme de surveillance ( trafic de drogues dures telles la cocaïne ou l'ice à partir de Colombie, canal de Panama puis les Marquises, puis Tahiti puis l'Australie, si possible... )
Le cannabis est interdit mais officiellement planté un peu partout, surtout dans les îles. On fume beaucoup ( trop ), c'est un énorme problème de santé avec l'alcool et la mal bouffe.
La politique locale est parfois incompréhensible au non initié... elle est basée sur le clientélisme et le népotisme, et le respect très exagéré du chef qui tire toutes les ficelles.
L'argent ne coule plus à flots comme lors de la période bénie du CAP ( essais nucléaires de Mururoa et Fangatofa qui ne sont plus des endroits stratégiques et ont été rendus au Territoire après avoir été confisqués par l'état français début des années 60 ), surtout depuis la phrase célèbre ici de Michel Rocard, alors PM, qui avait lancé dans un discours : ' Qui paie, contrôle '.
Il y a eu des hauts et des bas, mais le territoire a de bons rapports avec les gouvernements successifs, depuis Sarkozy et Hollande jusqu'à Macron. Les étiquette franco-françaises, gauche ou droite, ne comptent pas. Malgré tout, on peut dire que la PF est plutôt à droite.
Les archipels sont finalement très différents les uns des autres. Les Marquisiens ont toujours eu peur de se faire larguer par Tahiti en cas d'indépendance. Ils sont donc très français et ne veulent pas entendre parler d'indépendance. Ils voudraient un aéroport international ( pour ouverture vers Hawaii et les USA ) mais ce n'est pas prévu ! La réception des ministres qui s'aventurent jusqu'à NH ou HO est toujours chaleureuse et grandiose ! De quoi ébranler quelques certitudes !
Pour faire de substantielles économies, il te faut un correspondant sur place qui réserve les pensions plusieurs mois à l'avance. Et il faut payer sur le champ...
C'est ainsi que nous reçu de la famille et des amis qui parlent toujours de leur voyage en Polynésie...
Pour faire de substantielles économies, il te faut un correspondant sur place qui réserve les pensions plusieurs mois à l'avance. Et il faut payer sur le champ...
Ce qui me parait gênant c'est que ce soit en février, trop tôt pour l'été 2019 et février 2019 me parait trop tard
ça c'est récurent ça ressort souvent dans les commentaires en positif et négatif. C'est la première fois que je le vois autant de remarque sur ça d'ailleurs
Et il y a aussi les coqs qui chantent manifestement tout le temps y compris la nuit
Dommage que je ne puisse pas vous donner des adresses sures ici et là. Il faudrait correspondre hors forum.
Il faudrait que tu actives dans ton profil la réception de message privée, là c'est bloqué ou alors allez voir ton profil alternatif [:P]
Et, comme je l' ai déjà dit, ne fantasmez pas trop sur nos belles îles d'Océanie, celles que l'on appelait autrefois les îles des Mers du Sud, une appellation qui faisait vraiment rêver.
Moi ce qui me fait fantasmer avant tout sur cette destination c'est les fonds marins et là il y a largement de quoi fantasmer [:)][:P]
"Je suis africain, non pas parce que je suis né en Afrique, mais parce que l'Afrique est née en moi." Kwame Nkrumah.
"J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre." Nelson Mandela
Oui, Maupiti complique... a toujours compliqué les combinaisons aériennes.
Je l'ai pratiquement zappé de mes parcours car ça limitait trop mes choix. C'est noté pour partir en fin d'après midi si possible
C'est un problème important, ne serait-ce que pour les évacuations sanitaires
a prendre en considération surtout quand on plonge, encore un choix qui m'éloigne de Maupiti
poti marara
Je suis allé voir les photos du bestiau c'est vrai que ça doit bien être tape cul
Tikehau aux Tuamotu à votre Pass combiné ISV-TUA.
On en revient au même problème pour moi, la plongée, Tikehau est un cran en dessous par apport à Rangiroa et Fakarava c'est pour ça que je pense la zapper
"Je suis africain, non pas parce que je suis né en Afrique, mais parce que l'Afrique est née en moi." Kwame Nkrumah.
"J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre." Nelson Mandela
Nous allons plus tard en France où nous restons quelques semaines, avec un petit intermède voyageur au Sri Lanka. J' ai un super-circuit, concocté par un ami de mon fils sri-lankais et qui habite Colombo. Si cela vous intéresse... carnet fin avril.
ça m’intéresse fortement [:)]
Retour vers l'Amérique centrale en début 2019, au Costa Rica, et sans doute en fin d'année ( novembre ) au Belize à partir du Guatemala. Si cela intéresse aussi...
Tous les carnets m’intéresse, et ça me permet de découvrir des endroits où je n'irais jamais
"Je suis africain, non pas parce que je suis né en Afrique, mais parce que l'Afrique est née en moi." Kwame Nkrumah.
"J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre." Nelson Mandela
mais le territoire a de bons rapports avec les gouvernements successifs, depuis Sarkozy et Hollande jusqu'à Macron. Les étiquette franco-françaises, gauche ou droite, ne comptent pas. Malgré tout, on peut dire que la PF est plutôt à droite.
Tiens à ce sujet une question me vient à l'esprit, est-ce que les polynésiens votent pour les élections présidentielles Française ?
En tout cas c'est vraiment un plaisir de te lire Moana tu es une vrai mine d'information sur tout ce qui concerne tes îles du bout du monde
Merci
"Je suis africain, non pas parce que je suis né en Afrique, mais parce que l'Afrique est née en moi." Kwame Nkrumah.
"J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre." Nelson Mandela
"ça c'est récurent ça ressort souvent dans les commentaires en positif et négatif. C'est la première fois que je le vois autant de remarque sur ça d'ailleurs
Et il y a aussi les coqs qui chantent manifestement tout le temps y compris la nuit "
Certes, mais faut pas généraliser!
Le polynésien n'est as du tout déranger de dormir par terre! Les lits sont fait localement, en bois...planches et contre plaqué... pas de sommier... juste un matelas...
Dans la petite hôtellerie classée par le ministère la norme des matelas est de minimum 15cm d'épaisseur...
Il y a pension et pension... qui d'ailleurs est appelé de plus en plus la petite hôtellerie.
Malheureusement, on voit de plus en plus des "pensions" s'ouvrir par ci par là... et la nouveauté c'est le logement chez l'habitant qui se dit bio plus que bio... il offre ses légumes et autres permaculture, faisant participer ses clients... en cherchant bien vous trouverez...les arnaques aussi...
Pour un plongeur seul Rangiroa et Fakarava sont interressant...
Bien sûr que oui! ils votent pour le président de la République! Ils sont français! comme toi...[:)]
pour la petite hotellerie, un site qui n'est pas le seul, tahiti-hebergement.com, tous ne sont pas répertoriés, il manque même des îles...mais a le mérite d'être classé par île avec les coordonnées des "logeurs"... tous issue de la petite hotellerie officielle. Faire attention des sites qui proposent et souvent sans autres alternative la réservation, rien ne vaut le contact direct avec l'hébergeur.
Je l'ai pratiquement zappé de mes parcours car ça limitait trop mes choix.
je pense malheureusement faire pareil .
J'avais imaginé faire Maupiti - Bora Bora et le lendemain Bora Bora - Rangiroa, mais j'ai lu quelque part qu'il faudrait rester 24 h sur une île, dans le cadre du Pass, du coup c'est plus possible .
Dans les Tuamotu j'avais envisagé de rajouter quelques jours à Mataiva, mais même problème, les rotations obligent de rester trop longtemps (en plus de ne pas être dans le Pass).
Du coup je pensais peut-être me rabattre sur une nuit à Toau à partir de Fakarava ?.
J'espère aussi que, comme le tourisme a l'air de se redévelopper en Polynésie, les rotations d'avions se développent à nouveau [:)]
Tous les habitants des TOM ( Polynésie française, Nouvelle Calédonie, Wallis et Futuna ) sont français et ont le passeport français pour voyager comme toi et moi.
Ils votent donc à toutes élections, présidentielle et législative. 4 députés polynésiens à l'Assemblée.
Oui, le confort en général des bungalows dans les pensions de famille laisse souvent à désirer et tend à gâcher le séjour s'il dure. Il faudrait une petite révolution dans les esprits ( qui n' est pas arrivée car on n' a pas localement de comparaison avec ce qui se pratique ailleurs..., et on s'en fiche un peu ) : on ne peut pas faire payer cher des prestations qui ne le valent pas, même s'il y a des compensations réelles en terme de lieu, plage, mer, excursions proposées, gentillesse, etc.... , ce qui est le cas.
C'est pourquoi airbnb a autant de succès à Tahiti ou Moorea. Outre le fait d'être reçu par les gens chez eux dans de meilleures conditions, on paie moins cher.
Dans les îles éloignées, en revanche, on n' a pas vraiment le choix...
Les coqs, une plaie ! Quand nous sommes allés à Ahe, atoll des Tuamotu Nord ( carnet ), nous sommes tombés dans une pension qui a banni les volatiles ( et les chiens de son environnement. On n' a que le murmure du lagon comme bruit de fond la nuit et c'est reposant. Les Polynésiens sont conscients du problème, de plus en plus, mais sont peu dérangés car ils sont habitués aux bruits de la nuit ( coqs et chiens qui hurlent ) et dorment dur.
Il y a des troupeaux de coqs et poules sauvages ( dit de jungle car originaires de l' Asie du SE ), n' appartenant à personne et qui troublent facilement le sommeil. Je parle surtout des coqs qui démarrent dès 2 heures du matin, et sans cesse jusqu'à l'aube. Perchés, à l'occasion, dans un arbre proche de votre chambre de pension... Car coqs et poules volent ici, mal, mais ils volent... ils ne sont pas gros mais sont très actifs. J' en ai connu qui les attrapaient la nuit au fusil marin ( avec projecteur aveuglant ) dans les arbres entourant leur maison... Eh oui, c'est ainsi ! La détention de fusils de chasse est hyper-réglementée ici comme ailleurs en France.
J' en avais des ribambelles autour de la maison lorsque j' habitais Raiatea. Je les attrapais au piège systématiquement et n' ai jamais autant mangé de coq au vin... ou de poule au pot!
Les nuits tropicales ne sont pas forcément toujours sexy: chiens, coqs, moustiques ( pas partout ), moustiquaire à trous... Aïe !
Si vous voulez roucouler, il vaut mieux le bungalow sur pilotis !!!
Choisissez votre pension au mieux si vous voulez vous reposer la nuit, après randonnées et plongées, c'est important ! Lire les commentaires sur les sites dédiés comme TripA., cela aide.
A propos de chasse ( je sais que vous aimez les anecdotes ) : les Marquisiens sont chasseurs, ont des fusils et protègent leurs réserves de viande sur pied. Aux marquises, On chasse les chèvres que l'on tire en direct ou que l'on accule au bord des falaises pour qu'elles tombent dans la mer où on les récupère avant que n' arrivent les requins. Les têtes des chèvres sont placées dans les creux d'arbres.
On chasse aussi le cochon sauvage dans la montagne avec des chiens. Le cochon est attrapé vivant, ligoté, descendu à dos d'homme vers le bas de la montagne, tué au couteau, et dépecé et découpé à l' ancienne près d'une rivière ( les entrailles sont enterrées traditionnellement ) où l'on se repose et passe la nuit. Le lendemain, les hommes descendent les quartiers de cochon sur le dos vers les villages où tout est équitablement partagé.
Attention, les Marquisiennes savent aussi tuer un cochon. J' en ai rencontré une lors de mon escapade là-bas qui avait du tuer un cochon menaçant ses deux enfants au bord d'une rivière. On a toujours un coutelas à portée aux Marquises. Elle a contourné la bête, est montée dans l'arbre au dessus, et s'est laissée tomber sur le cochon pour le piquer au coeur...
On chasse enfin la vache sauvage, vachette plutôt. On accule les animaux sur une petite plage, puis on les force à rentrer dans la mer jusqu'au poitrail, et là on les attrape à la force des bras, puis on les ramène au bord, et puis, c'est comme pour les cochons...
Ainsi, on n'a pas à compter sur de la viande expédiée à grands frais de Tahiti. On a tout ce qu'il faut sur place. plus l'élevage bien sur ( Nuku Hiva et Hiva Oa ) extensif.
Divines Marquises ! Terre des Hommes ; et de Femmes.
En quelques lignes, je réponds à tes interrogations
En terme de plongée sous-marine, Rangi et Faka sont incomparables.
Maupiti, on en a longuement parlé. Problèmes de logistique pour y aller et en revenir surtout si le voyage est minuté.
Mataiva ou toute autre île hors Pass ralentira ton voyage en avion d'île en île.
Air Tahiti n'augmentera pas le nombre des rotations ou des destinations. Cela coûte trop cher désormais. Beaucoup d'atolls des Tuamotu sont inaccessibles, sauf à faire du poti marara pendant des heures entre les îles pour un prix exorbitant. Et puis comment se loge-t-on à l' arrivée ?
Les traversées peuvent être périlleuses. On n'imagine pas la violence monstrueuse des courants entre les atolls. Aucun compromis possible avec la mer dans le pacifique Sud. C'est elle qui décide.