Results for "Ouzbékistan+sécurité"
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Douze pays européens en douze jours
12 pays en 12 jours, tel est le superbe voyage que proposent des agences chinoises à leurs clients avides de découverte de l'Europe. C'est un ami chinois, consterné par une telle offre ridicule qui m'a dit que c'était une formule très populaire.
Pour remplir le quota de 12 pays, on n'hésite pas à faire des détours par San Marin et Monaco lors de la traversée de la France et de l'Italie. Les voyageurs chinois sont très contents comme ça. La plus grande partie du voyage se déroule dans un bus, avec un ou deux arrêts photos chaque jour, devant le monument d'une capitale, mais pas plus, car sinon on ne peut pas tenir le rythme et on ne peut donc pas "faire" 12 pays.
Mon ami n'avait pas pris cette option, mais avec sa femme, il sont partis en Europe l'année dernière. En raison des difficultés de sa femme pour obtenir un visa, ils ont été obligés de prendre un tour organisé, alors que mon ami, qui voyage beaucoup pour son boulot, aurait été parfaitement capable et aurait préféré voyager en indépendant. Ce qui m'a le plus choqué (et lui aussi) n'est même pas le fait qu'ils aient mangé chinois à TOUS les repas, ni que l'une des rares visites à Paris soit aux Galeries Lafayette, mais quand il m'a dit qu'ils n'avaient eu qu'une demi-journée à consacrer à Rome, j'ai bondi! Et lui était honteux. Que certains chinois s'en contentent, je peux le concevoir, mais pour lui qui est si cultivé et qui s'intéresse vraiment aux pays qu'il visite, ça devait vraiment être une terrible torture.
Ce qui est vraiment terrifiant, c'est qu'une majorité de chinois sont persuadés que le voyage c'est ça. Vous me direz que les occidentaux sont capables de faire presque pareil, mais est-ce vraiment dans les mêmes proportions? Une demi-journée à Rome, quand même...
Pour remplir le quota de 12 pays, on n'hésite pas à faire des détours par San Marin et Monaco lors de la traversée de la France et de l'Italie. Les voyageurs chinois sont très contents comme ça. La plus grande partie du voyage se déroule dans un bus, avec un ou deux arrêts photos chaque jour, devant le monument d'une capitale, mais pas plus, car sinon on ne peut pas tenir le rythme et on ne peut donc pas "faire" 12 pays.
Mon ami n'avait pas pris cette option, mais avec sa femme, il sont partis en Europe l'année dernière. En raison des difficultés de sa femme pour obtenir un visa, ils ont été obligés de prendre un tour organisé, alors que mon ami, qui voyage beaucoup pour son boulot, aurait été parfaitement capable et aurait préféré voyager en indépendant. Ce qui m'a le plus choqué (et lui aussi) n'est même pas le fait qu'ils aient mangé chinois à TOUS les repas, ni que l'une des rares visites à Paris soit aux Galeries Lafayette, mais quand il m'a dit qu'ils n'avaient eu qu'une demi-journée à consacrer à Rome, j'ai bondi! Et lui était honteux. Que certains chinois s'en contentent, je peux le concevoir, mais pour lui qui est si cultivé et qui s'intéresse vraiment aux pays qu'il visite, ça devait vraiment être une terrible torture.
Ce qui est vraiment terrifiant, c'est qu'une majorité de chinois sont persuadés que le voyage c'est ça. Vous me direz que les occidentaux sont capables de faire presque pareil, mais est-ce vraiment dans les mêmes proportions? Une demi-journée à Rome, quand même...
Liste des pays sans visas nécessaires?
Hugh!!
j'ai cru voir que la France dispose d'une liste de 128 pays, ou le francais que je suis peut circuler sans visas...Seulement impossible de mettre la main dessus... J'en appel a votre generosite pour me donner un lien, ou alors une liste "de memoire" sachant que je m'interesse a l'Afrique (Algerie, Maroc, Tunisie font partit de ces pays mais j'ignore les autres... )
Merci d'avance!
j'ai cru voir que la France dispose d'une liste de 128 pays, ou le francais que je suis peut circuler sans visas...Seulement impossible de mettre la main dessus... J'en appel a votre generosite pour me donner un lien, ou alors une liste "de memoire" sachant que je m'interesse a l'Afrique (Algerie, Maroc, Tunisie font partit de ces pays mais j'ignore les autres... )
Merci d'avance!
Direction la Chine, sans rien savoir...
Bonjour à tous.
Première fois que je poste un message ici, bien que je parcours ce forum réguliérement.
Je me présente, Antoine L., je suis étudiant en Licence à Vannes, et fin juin je termine celle-ci et donc je ne suis plus étudiant, en route pour la vie professionnelle. Mais avant, un ami a moi qui lui est encore étudiant a pour obligation de faire un stage de 3mois en Chine, bref il veut m'emmener avec moi, je suis partant, tout va bien!
Je profite de cette occasion car je veux connaitre ce pays, tout en ne faisant pas un voyage organisé, et puis surtout car je suis jeune et qu'une occasion pareille ne se présente pas tous les jours. Qu'est-ce que j'ai l'intention de faire là bas? Très bonne question, pour le moment je souhaite partir et mon pote qui lui a déjà vécu 8mois en Chine me servira de guide (en plus il parle Chinois et moi pas du tout).
Par contre, lui il part en tant qu'étudiant avec une convention de stage et comme il est déjà allé en CHine ilen oubli de me parler de certains trucs. Bref je m'inquiéte un peu.
Je donne des précisions: Je ne serai plus étudiant, je pars en tant que Touriste, je souhaite rester plusieurs mois, je serai à Pékin.Je suis en train de finir ma demande de passeport.Il me faut un visa, où est-ce que je l'obtiens?Je vais aller le rejoindre à Beijing, je souhaite y rester plusieurs mois est-ce possible avec un visa touristique? Y-a-t-il des démarches administratives obligatoires a faire que je ne connaitrai pas?Niveau santé, y-a-t-il des vaccins obligatoires? J'ai lu Hépatite A quelquepart...De même, au niveau assurance...(jmy connais pas du tout)Niveau argent: Quel est le meilleur moyen? Ouvrir un compte puis faire un virement depuis la France? Arriver avec tout en travelers-cheques?...Pendant 3mois mon pote aura son stage, sera-t-il possible pour moi (ayant un visa touristique, de trouver un job quand même...) J'aurais surement d'autres questions plus tard, plus détaillées, bref je vous remercie d'avance de toutes les réponses que vous m'apporterez et je répondrai volontiers aux votres.
Première fois que je poste un message ici, bien que je parcours ce forum réguliérement.
Je me présente, Antoine L., je suis étudiant en Licence à Vannes, et fin juin je termine celle-ci et donc je ne suis plus étudiant, en route pour la vie professionnelle. Mais avant, un ami a moi qui lui est encore étudiant a pour obligation de faire un stage de 3mois en Chine, bref il veut m'emmener avec moi, je suis partant, tout va bien!
Je profite de cette occasion car je veux connaitre ce pays, tout en ne faisant pas un voyage organisé, et puis surtout car je suis jeune et qu'une occasion pareille ne se présente pas tous les jours. Qu'est-ce que j'ai l'intention de faire là bas? Très bonne question, pour le moment je souhaite partir et mon pote qui lui a déjà vécu 8mois en Chine me servira de guide (en plus il parle Chinois et moi pas du tout).
Par contre, lui il part en tant qu'étudiant avec une convention de stage et comme il est déjà allé en CHine ilen oubli de me parler de certains trucs. Bref je m'inquiéte un peu.
Je donne des précisions: Je ne serai plus étudiant, je pars en tant que Touriste, je souhaite rester plusieurs mois, je serai à Pékin.Je suis en train de finir ma demande de passeport.Il me faut un visa, où est-ce que je l'obtiens?Je vais aller le rejoindre à Beijing, je souhaite y rester plusieurs mois est-ce possible avec un visa touristique? Y-a-t-il des démarches administratives obligatoires a faire que je ne connaitrai pas?Niveau santé, y-a-t-il des vaccins obligatoires? J'ai lu Hépatite A quelquepart...De même, au niveau assurance...(jmy connais pas du tout)Niveau argent: Quel est le meilleur moyen? Ouvrir un compte puis faire un virement depuis la France? Arriver avec tout en travelers-cheques?...Pendant 3mois mon pote aura son stage, sera-t-il possible pour moi (ayant un visa touristique, de trouver un job quand même...) J'aurais surement d'autres questions plus tard, plus détaillées, bref je vous remercie d'avance de toutes les réponses que vous m'apporterez et je répondrai volontiers aux votres.
Des photos à la pelle (la suite)
Bonjour à tous,
La discussion précédente ayant franchi la barre fatidique des 500 messages, je remets ici les photos du lieu "mystérieux"...
Le pays et la ville ont été trouvés : Grèce et Athènes.
Reste à trouver quoi à Athènes...
La discussion précédente ayant franchi la barre fatidique des 500 messages, je remets ici les photos du lieu "mystérieux"...
Le pays et la ville ont été trouvés : Grèce et Athènes.
Reste à trouver quoi à Athènes...
Rejoindre l'Inde en passant par l'Iran
Nous sommes un groupe qui avons comme projet de voyage pour cet été aller de France en Turquie (istambul) via l'Iran. Le trajet paris-istambul se fera en avion et istambul jusqu'en Iran en bus, si cela est possible.
Moi, j'ai l'intention ensuite de rejoindre l'Inde. avez-vous des infos, des conseils pour le trajet en car en Turquie via Iran et quels sont les moyens de transport pour faire le lien entre Téhéran et l'Inde (je pense plutôt à Goa qu'à Dehli) mais je peux changer d'itinéraire, selon vos avis. Pour l'Inde je suis pour le plus facile car c'est surtout un voyage découverte.
les prix aussi sont les bienvenus 🙂
les prix aussi sont les bienvenus 🙂
Problème de visa pour le Brésil pour un Canadien?
Bonjour,
Je pars pour le brésil dans quelques semaines, j'ai envoyé ma demande de visa et j'aimerais savoir s'il y a beaucoup de risque que ma demande soit refusé. (je suis du Canada). Je serais vraiment dans la merde car il demande d'avoir des billets d'avion en poche pour pouvoir faire la demande de visa (touriste, pour 2 mois). Qu'en pensez-vous!? car je vous avourais que j'ai présentement un petit stress avec tout ceci.
Merci de vos réponses!
Joe
Je pars pour le brésil dans quelques semaines, j'ai envoyé ma demande de visa et j'aimerais savoir s'il y a beaucoup de risque que ma demande soit refusé. (je suis du Canada). Je serais vraiment dans la merde car il demande d'avoir des billets d'avion en poche pour pouvoir faire la demande de visa (touriste, pour 2 mois). Qu'en pensez-vous!? car je vous avourais que j'ai présentement un petit stress avec tout ceci.
Merci de vos réponses!
Joe
Des photos à la pelle
Et l'on continue à voyager .
Où est-ce ?
Où est-ce ?
Rencontre VF à Annecy le 9 février 2007
A force de consulter les rencontres de VFistes qui se font un peu partout en France, je me dis qu'on pourrait peut-être aussi en organiser une sur ANnecy.
Est ce qu'il y aurait des personnes intéressées dans un premier temps? Si oui, on fixe la date dans un deuxième temps... par exemple, vendredi soir, 09 février.
Je trouve qu'il serait sympa à terme de créer une association de voyageurs avec rencontres régulières, projection de diaporama par les adhérents, échange d'infos...
Y a t il des gens qui sont partants???
Hasta la proxima
Phoebie
Rencontre à Paris dimanche 21 janvier 2007
Bonjour à toutes et à toutes et excellente année 2007 🙂
Je vous propose de se retrouver autour d'un petit repas le dimanche 21 janvier à midi.
🤪 La raison : il faut une raison pour se retrouver ensemble ?
😮 Le thème : pas de thème. Que vous aimiez l'Afrique ou le Canada, que vous partiez en voyage ou que vous en reveniez, que vous soyez à court d'idées ou que vous ayez une idée de destination toutes les 3 minutes, que vous "trekkiez" comme un fou ou que vos os délicats préfèrent la douceur d'un bon lit, vous êtes cordialement invités à vous inscrire sur ce post.
😛 Le restaurant : buffet syrien, déjeuner tibétain, tex mex/thaïlandais ... ou brunch, je ne sais pas encore. D'ici le 21, j'aurais bien trouvé quelque chose ...
Qu'en dites vous ?
Je vous propose de se retrouver autour d'un petit repas le dimanche 21 janvier à midi.
🤪 La raison : il faut une raison pour se retrouver ensemble ?
😮 Le thème : pas de thème. Que vous aimiez l'Afrique ou le Canada, que vous partiez en voyage ou que vous en reveniez, que vous soyez à court d'idées ou que vous ayez une idée de destination toutes les 3 minutes, que vous "trekkiez" comme un fou ou que vos os délicats préfèrent la douceur d'un bon lit, vous êtes cordialement invités à vous inscrire sur ce post.
😛 Le restaurant : buffet syrien, déjeuner tibétain, tex mex/thaïlandais ... ou brunch, je ne sais pas encore. D'ici le 21, j'aurais bien trouvé quelque chose ...
Qu'en dites vous ?
Collection de sable
Bonjour,
je suis toute nouvelle d'aujourd'hui j'espère donc faire les choses "tout bien comme il faut" mais si toutefois ce n'était pas le cas alors désolée par avance .. je ne sais pas trop si mon message va se trouver au bon endroit, tant pis je me lance !!!
Je suis donc à la recherche de sable de partout et d'ailleurs 🙂 pour pouvoir compléter une petite collection débutante ... J'ai donc pensé faire appel à vous et à votre générosité ... j'ai moi même quelques sables à échanger pour ceux qui sont intéressés.
J'espère que vous serez nombreux à me contacter, d'avance merci et à très bientôt !!!
Mayha
je suis toute nouvelle d'aujourd'hui j'espère donc faire les choses "tout bien comme il faut" mais si toutefois ce n'était pas le cas alors désolée par avance .. je ne sais pas trop si mon message va se trouver au bon endroit, tant pis je me lance !!!
Je suis donc à la recherche de sable de partout et d'ailleurs 🙂 pour pouvoir compléter une petite collection débutante ... J'ai donc pensé faire appel à vous et à votre générosité ... j'ai moi même quelques sables à échanger pour ceux qui sont intéressés.
J'espère que vous serez nombreux à me contacter, d'avance merci et à très bientôt !!!
Mayha
Le jeu des photos (suite)
Coucou!
Alors voilà, où est ce et qu'est ce donc?
Alors voilà, où est ce et qu'est ce donc?
Cartes ou statistiques donnant les vents dominants au sol dans les différentes régions du monde
Bonjour
Je prepare un voyage de longue durée (2 ans et plus si affinité) . Le choix du materiel est défini, à l'exception de quelques équipements techniques du vélo (dérailleurs, moyeux ...) pour lesquels j'hésite encore entre top de gamme (rares et chers) et équipements plus courants donc plus faciles à réparer ou à se procurer à l'étranger . Par contre, en ce qui concerne l'itinéraire, je souhaiterais l'optimiser en fonction des vents dominants . Comme beaucoup de cyclistes, j'ai eu l'occasion de constater combien un vent de face persistant pouvait pourrir un voyage à vélo, et même dans des cas limites de voyages dans des zones isolées en autonomie complete, le rendre dangereux .
Je suis à la recherche de cartes ou de statistiques donnant les vents dominants au sol dans les différentes régions du monde en fonction des saisons (pour le reste j'utilise le livre Saisons&Climats) . Quelqu'un sait-il où trouver ce genre d'infos ?
Merci d'avance🙂 Jean-Marc
Je prepare un voyage de longue durée (2 ans et plus si affinité) . Le choix du materiel est défini, à l'exception de quelques équipements techniques du vélo (dérailleurs, moyeux ...) pour lesquels j'hésite encore entre top de gamme (rares et chers) et équipements plus courants donc plus faciles à réparer ou à se procurer à l'étranger . Par contre, en ce qui concerne l'itinéraire, je souhaiterais l'optimiser en fonction des vents dominants . Comme beaucoup de cyclistes, j'ai eu l'occasion de constater combien un vent de face persistant pouvait pourrir un voyage à vélo, et même dans des cas limites de voyages dans des zones isolées en autonomie complete, le rendre dangereux .
Je suis à la recherche de cartes ou de statistiques donnant les vents dominants au sol dans les différentes régions du monde en fonction des saisons (pour le reste j'utilise le livre Saisons&Climats) . Quelqu'un sait-il où trouver ce genre d'infos ?
Merci d'avance🙂 Jean-Marc
Pérou: récits de treks en photos
De retour du Pérou, j'entame un récit des quelques treks & ascensions que j'y ai effectué.
Tour de l'Alpamayo
Pendant ce voyage, j'avais envie de faire un grand trek seul et en autonomie. L'avantage est une totale liberté d'itinéraire, de durée, de rythme de marche, de lieu de campement ... le bonheur. Je m'oriente vers le tour de l'Alpamayo dans la cordilliere blanche. Ce choix est guidé par le fait qu'il s'agit d'une des trois plus belles cordillieres du Pérou (les trois plus belles - du moins plus connues: C.Blanche, C.Huayshuah, C.Vilcanota) et aussi par le fait que la navigation y est rendue tres facile grâce à la carte 1/100 000 du club Alpin allemand.
Il s'agit grosso modo de la concaténation de treks classiques de cette région: le classissime trek de Santa Cruz qui longe l'Alpamayo par le sud le trek de Los Cedros qui rejoint Cashapampa à Pomabamba par le nord
Il peut s'effectuer dans un sens ou dans l'autre, le sens retenu ici étant de commencer par l'itinéraire de Santa Cruz pour permettre une meilleure acclimatation à l'altitude. L'itinéraire est inspiré d'un petit topo vu dans le numéro 44 de trek magazine. Il est donné en 9 jours mais j'ai bien l'intention de le "raccourcir" en 8 jours tout en le "prolongeant" de quelques détours :)
Etape 1: Cashampampa (2900m) - Laguna Ichiccocha (3800m) L'etape commence avec les transports en collectivos de Huaraz jusqu'à Caraz (2 heures environ) et de Caraz jusqu'à Cashapampa (2 heures aussi). J'adore ce type de transport, économique, souvent efficace et qui permet d'être au contact (parfois très rapproché vu le nombre de personnes qui montent 😉 !) de la population. Les collectivos jusqu'à Caraz sont les petits vans traditionnels tandis que ceux qui montent à Cashampampa sont des voitures classiques. C'est ici que j'ai constaté qu'on pouvait monter à 7 dans une voiture "standard": le conducteur, deux personnes sur le siège avant et quatre à l'arrière ! A l'arrière avec moi, il y'a deux allemands Max & Bernd que j'avais croisé le matin à l'hotel et que je recroiserai régulièrement pendant mon voyage, à commencer pendant ce trek puisqu'ils prévoient de faire le trek de Los Cedros.
A Cashapampa, il n'est pas difficile de trouver le chemin du trek de Santa Cruz puisque les conducteurs de collectivos - qui comprennent bien que les gringos sont venus faire un peu de marche à pied - s'arrêtent au pied du sentier marqué par un panneau. Seule difficulté d'orientation du parcours: savoir qu'après 100m, il faut tourner à gauche et pas à droite
.

Au début du sentier, je croise pas mal de personnes qui s'étonnent de la taille de mon sac dont le poids doit dépasser les quelques 20 kg. Le sentier est bien tracé et très fréquenté (c'est l'autoroute !) par les touristes en agence et par quelques insectes qui viendront bien gentiment transformer la peau de mes bras en bronzé à poids rouge. Il fait plutôt beau - même si ça se gate -, ça monte gentiment et c'est tant mieux. Avec mon sac et mon acclimatation à deux balles, je marche avec le frein à main, ce qui ne m'empêche pas de doubler tout le monde - super condition physique oblige.
J'arrive au très grand campement de Llammacoral, halte systématique des groupes. Mouais, il est pas tard, et ça sert à rien que je plante ma tente ici histoire de papoter avec les voisins: il y'a tellement de monde et personne ne se parle qu'on se croirait dans le métro parisien 🤪. Autant poursuivre jusqu'à la laguna Illicocha où je devrais trouver de la place pour ma tente d'après un de mes topos. D'ici au campement m'arrive une petite mésaventure dont je rigole aujourd'hui : je me fais attaquer par une vache ! Non non, je n'hallucine pas: le bovidé - vraissemblablement excité par la rougeur de mes coups de soleils - me charge cornes baissées ! Je le chope par les cornes mais la bestiole à de la force et je tombe en arrière sur le sac à dos. Sa corne se prend dans une bretelle de mon sac et me secoue gentiment au sol. Ouf, le proprio vient à mon secours. Bilan de l'opération: quelques éraflures et plaies aux bras mais surtout le sac à dos bien amoché et la trouille des bêtes à cornes pendant tout le parcours !!
Etape 2: Laguna Ichiccocha (3800m) - Taullipampa (4200m) Ce matin, le ciel est d'un bleu magnifique. Je peux donc admirer les quelques sommets qui dépasse la falaise en face du campement (Pucaraju et Quitaraju). Après la lagune JatunCocha, la vue sur le Quitaraju se dégage.

Aujourd'hui encore, le chemin est tranquille. Partit tot, je ne croise personne. Arrivé au lieu dit "Quishuar", je dois bifurquer à droite pour faire un "side trip" au camp sud de l'Alpamayo. Avec mon gros sac et mon acclimatation baclée, j'ai peur de me choper un MAM. Une petite forêt au pied de la montée m'apporte la solution: je vais planquer mon sac ici. Ce petit détour (3 heures aller/retour environ) vaut le coup: l'Alpamayo coté sud est pas vilain quoique pas transcendant mais surtout le Pucajirca est pas dégueu avec ses ice flutes. Comme hier, le temps se gâte - dommage - mais ne m'empêche pas d'admirer le Taulliraju depuis le campement de Taullipampa.

Etape 3: Taullipampa (4200m) - Q.Tuctubamba (3800m)
Après deux nuits à 3000, une à 3800 et à 4200 et tres peu de maux de tetes, je me considère comme suffisamment acclimaté pour lâcher le frein à main. Je décide donc de me faire un petit plaisir: je vais me faire deux étapes de 6h théoriques en une seule journée... enfin de l'action. 12h de marche théorique sans compter les arrêts et un lever/coucher du soleil à 6h/18h environ: s'agit de pas trainer. Lever et préparation matinal du sac à dos sans prendre le temps de faire sécher la tente: ca sera pour le déjeuner.
La météo est pas top top et ça ne s'arrangera pas une fois passé le Punta Union.

Le Punta Union représente un dénivellé assez faible: 550m et l'altitude reste raisonnable (4700m environ). Pourtant, j'en chie un sacré coup....mais pourquoi donc ? Alimentation et acclimatation limitées ? Sac à dos chargé ? Sans doute un peu de tout ça.
La descente s'effectue dans la purée de poids et le sentier est mal tracé. Qu'à cela ne tienne, les crottes d'anes servent de balises. En prenant la direction du col de Pucaraju, je quitte l'itinéraire de Santa Cruz pour aborder une zone peu fréquentée. D'une difficulté identique au Punta Union, le Pucaraju m'en fait baver aussi. Heureusement quand je regarde la montre et mon avancement sur la carte, je constate que j'ai explosé les temps de marche du topo trekmag. Le "lâchage de frein à main" a été efficace même si les sensations ne sont pas au rendez vous.
La météo maussage gâche cette étape et tout particulièrement la vue depuis le Pucaraju qui devrait être tout à fait sympathique par beau temps. De l'autre coté du col, les paysages ne sont pas terribles et la descente assez inintéressante. Bien fatigué, j'arrive tant bien que mal à la Q.Tuctubamba où les paysans ne parlent pas un mot d'espagnol. Zut, j'ai pas trouvé de petit Quechua illustré à la FNAC. Qu'à cela ne tienne, signes de la main et sourires sont universels chez les êtres humains. Reste à trouver un campement ce qui est loin d'être facile. Planter la tente dans la pampa ne me paraît pas raisonnable: trop humide; j'opte donc pour un terrain en pente pas terrible au niveau du chemin. Je suis bien naze et décide de fêter ça avec un boeuf Strogonnoff Travellunch... un régal !
Etape 4: Q.Tuctubamba (3800m) - Pomabamba (2900m) D'après mon topo, l'itinéraire normal devrait me mener à Jacapampa en environ 7 à 8h de marche. Assez court et puis je me verrai bien faire un petit détour par le village de Pomabamba, ne serait ce que pour m'offrir un bon diner et une nuit dans un lit. Décision prise d'aller à Pomabamba sauf s'il est tard arrivé vers Jacapampa. Avant d'en arriver là, il faut arriver à trouver où se trouve le col de Tupapa. Il n'y a plus de chemin depuis l'entrée dans la Quebrada et deux options se présentent pour le col. C'est bien la seule difficulté de navigation que j'ai rencontrée de tout le parcours. Inutile de sortir la boussole: la carte est excellente et si j'avoue avoir tergiversé, mon choix final penche vers la bonne option: "à droite". Du col, la vue aurait pu être magnifique sur le Taulliraju si la météo était du rendez vous. A Pishgopampa, il n'est vraiment pas tard et je demande le chemin pour Pomabamba. En consultant la carte, ça ne semble pas très loin et il semblerait que ce soit assez plat. En fait, c'est beaucoup plus loin que prévu et le chemin est valloné (sic). Trois heures de marche me seront nécessaires sur ce chemin interminable. Heureusement, il est assez sympathique mais bien moins que la population locale que je croise en nombre et qui me gratifie de grands sourires et de grands "hola gringo !".
Pomabamba est un petit village où il ne faut pas s'attendre au grand confort. Les hospedaje sont très sommaires et réservés aux voyageurs routards. Après 4 jours en montagne, j'enchaîne les petits bonheures: pouvoir boire un jus de pêche, une douche bien chaude aux banos termales, naviguer sur internet (si si...enfin avec une connexion 20Mb/s où "M" signifie "Milli" 😏) et un super Lomo Saltado dans mon diner à 3.5 soles.
Tour de l'Alpamayo
Pendant ce voyage, j'avais envie de faire un grand trek seul et en autonomie. L'avantage est une totale liberté d'itinéraire, de durée, de rythme de marche, de lieu de campement ... le bonheur. Je m'oriente vers le tour de l'Alpamayo dans la cordilliere blanche. Ce choix est guidé par le fait qu'il s'agit d'une des trois plus belles cordillieres du Pérou (les trois plus belles - du moins plus connues: C.Blanche, C.Huayshuah, C.Vilcanota) et aussi par le fait que la navigation y est rendue tres facile grâce à la carte 1/100 000 du club Alpin allemand.
Il s'agit grosso modo de la concaténation de treks classiques de cette région: le classissime trek de Santa Cruz qui longe l'Alpamayo par le sud le trek de Los Cedros qui rejoint Cashapampa à Pomabamba par le nord
Il peut s'effectuer dans un sens ou dans l'autre, le sens retenu ici étant de commencer par l'itinéraire de Santa Cruz pour permettre une meilleure acclimatation à l'altitude. L'itinéraire est inspiré d'un petit topo vu dans le numéro 44 de trek magazine. Il est donné en 9 jours mais j'ai bien l'intention de le "raccourcir" en 8 jours tout en le "prolongeant" de quelques détours :)
Etape 1: Cashampampa (2900m) - Laguna Ichiccocha (3800m) L'etape commence avec les transports en collectivos de Huaraz jusqu'à Caraz (2 heures environ) et de Caraz jusqu'à Cashapampa (2 heures aussi). J'adore ce type de transport, économique, souvent efficace et qui permet d'être au contact (parfois très rapproché vu le nombre de personnes qui montent 😉 !) de la population. Les collectivos jusqu'à Caraz sont les petits vans traditionnels tandis que ceux qui montent à Cashampampa sont des voitures classiques. C'est ici que j'ai constaté qu'on pouvait monter à 7 dans une voiture "standard": le conducteur, deux personnes sur le siège avant et quatre à l'arrière ! A l'arrière avec moi, il y'a deux allemands Max & Bernd que j'avais croisé le matin à l'hotel et que je recroiserai régulièrement pendant mon voyage, à commencer pendant ce trek puisqu'ils prévoient de faire le trek de Los Cedros.
A Cashapampa, il n'est pas difficile de trouver le chemin du trek de Santa Cruz puisque les conducteurs de collectivos - qui comprennent bien que les gringos sont venus faire un peu de marche à pied - s'arrêtent au pied du sentier marqué par un panneau. Seule difficulté d'orientation du parcours: savoir qu'après 100m, il faut tourner à gauche et pas à droite
.
Au début du sentier, je croise pas mal de personnes qui s'étonnent de la taille de mon sac dont le poids doit dépasser les quelques 20 kg. Le sentier est bien tracé et très fréquenté (c'est l'autoroute !) par les touristes en agence et par quelques insectes qui viendront bien gentiment transformer la peau de mes bras en bronzé à poids rouge. Il fait plutôt beau - même si ça se gate -, ça monte gentiment et c'est tant mieux. Avec mon sac et mon acclimatation à deux balles, je marche avec le frein à main, ce qui ne m'empêche pas de doubler tout le monde - super condition physique oblige.
J'arrive au très grand campement de Llammacoral, halte systématique des groupes. Mouais, il est pas tard, et ça sert à rien que je plante ma tente ici histoire de papoter avec les voisins: il y'a tellement de monde et personne ne se parle qu'on se croirait dans le métro parisien 🤪. Autant poursuivre jusqu'à la laguna Illicocha où je devrais trouver de la place pour ma tente d'après un de mes topos. D'ici au campement m'arrive une petite mésaventure dont je rigole aujourd'hui : je me fais attaquer par une vache ! Non non, je n'hallucine pas: le bovidé - vraissemblablement excité par la rougeur de mes coups de soleils - me charge cornes baissées ! Je le chope par les cornes mais la bestiole à de la force et je tombe en arrière sur le sac à dos. Sa corne se prend dans une bretelle de mon sac et me secoue gentiment au sol. Ouf, le proprio vient à mon secours. Bilan de l'opération: quelques éraflures et plaies aux bras mais surtout le sac à dos bien amoché et la trouille des bêtes à cornes pendant tout le parcours !!
Etape 2: Laguna Ichiccocha (3800m) - Taullipampa (4200m) Ce matin, le ciel est d'un bleu magnifique. Je peux donc admirer les quelques sommets qui dépasse la falaise en face du campement (Pucaraju et Quitaraju). Après la lagune JatunCocha, la vue sur le Quitaraju se dégage.

Aujourd'hui encore, le chemin est tranquille. Partit tot, je ne croise personne. Arrivé au lieu dit "Quishuar", je dois bifurquer à droite pour faire un "side trip" au camp sud de l'Alpamayo. Avec mon gros sac et mon acclimatation baclée, j'ai peur de me choper un MAM. Une petite forêt au pied de la montée m'apporte la solution: je vais planquer mon sac ici. Ce petit détour (3 heures aller/retour environ) vaut le coup: l'Alpamayo coté sud est pas vilain quoique pas transcendant mais surtout le Pucajirca est pas dégueu avec ses ice flutes. Comme hier, le temps se gâte - dommage - mais ne m'empêche pas d'admirer le Taulliraju depuis le campement de Taullipampa.

Etape 3: Taullipampa (4200m) - Q.Tuctubamba (3800m)
Après deux nuits à 3000, une à 3800 et à 4200 et tres peu de maux de tetes, je me considère comme suffisamment acclimaté pour lâcher le frein à main. Je décide donc de me faire un petit plaisir: je vais me faire deux étapes de 6h théoriques en une seule journée... enfin de l'action. 12h de marche théorique sans compter les arrêts et un lever/coucher du soleil à 6h/18h environ: s'agit de pas trainer. Lever et préparation matinal du sac à dos sans prendre le temps de faire sécher la tente: ca sera pour le déjeuner.
La météo est pas top top et ça ne s'arrangera pas une fois passé le Punta Union.

Le Punta Union représente un dénivellé assez faible: 550m et l'altitude reste raisonnable (4700m environ). Pourtant, j'en chie un sacré coup....mais pourquoi donc ? Alimentation et acclimatation limitées ? Sac à dos chargé ? Sans doute un peu de tout ça.
La descente s'effectue dans la purée de poids et le sentier est mal tracé. Qu'à cela ne tienne, les crottes d'anes servent de balises. En prenant la direction du col de Pucaraju, je quitte l'itinéraire de Santa Cruz pour aborder une zone peu fréquentée. D'une difficulté identique au Punta Union, le Pucaraju m'en fait baver aussi. Heureusement quand je regarde la montre et mon avancement sur la carte, je constate que j'ai explosé les temps de marche du topo trekmag. Le "lâchage de frein à main" a été efficace même si les sensations ne sont pas au rendez vous.
La météo maussage gâche cette étape et tout particulièrement la vue depuis le Pucaraju qui devrait être tout à fait sympathique par beau temps. De l'autre coté du col, les paysages ne sont pas terribles et la descente assez inintéressante. Bien fatigué, j'arrive tant bien que mal à la Q.Tuctubamba où les paysans ne parlent pas un mot d'espagnol. Zut, j'ai pas trouvé de petit Quechua illustré à la FNAC. Qu'à cela ne tienne, signes de la main et sourires sont universels chez les êtres humains. Reste à trouver un campement ce qui est loin d'être facile. Planter la tente dans la pampa ne me paraît pas raisonnable: trop humide; j'opte donc pour un terrain en pente pas terrible au niveau du chemin. Je suis bien naze et décide de fêter ça avec un boeuf Strogonnoff Travellunch... un régal !
Etape 4: Q.Tuctubamba (3800m) - Pomabamba (2900m) D'après mon topo, l'itinéraire normal devrait me mener à Jacapampa en environ 7 à 8h de marche. Assez court et puis je me verrai bien faire un petit détour par le village de Pomabamba, ne serait ce que pour m'offrir un bon diner et une nuit dans un lit. Décision prise d'aller à Pomabamba sauf s'il est tard arrivé vers Jacapampa. Avant d'en arriver là, il faut arriver à trouver où se trouve le col de Tupapa. Il n'y a plus de chemin depuis l'entrée dans la Quebrada et deux options se présentent pour le col. C'est bien la seule difficulté de navigation que j'ai rencontrée de tout le parcours. Inutile de sortir la boussole: la carte est excellente et si j'avoue avoir tergiversé, mon choix final penche vers la bonne option: "à droite". Du col, la vue aurait pu être magnifique sur le Taulliraju si la météo était du rendez vous. A Pishgopampa, il n'est vraiment pas tard et je demande le chemin pour Pomabamba. En consultant la carte, ça ne semble pas très loin et il semblerait que ce soit assez plat. En fait, c'est beaucoup plus loin que prévu et le chemin est valloné (sic). Trois heures de marche me seront nécessaires sur ce chemin interminable. Heureusement, il est assez sympathique mais bien moins que la population locale que je croise en nombre et qui me gratifie de grands sourires et de grands "hola gringo !".
Pomabamba est un petit village où il ne faut pas s'attendre au grand confort. Les hospedaje sont très sommaires et réservés aux voyageurs routards. Après 4 jours en montagne, j'enchaîne les petits bonheures: pouvoir boire un jus de pêche, une douche bien chaude aux banos termales, naviguer sur internet (si si...enfin avec une connexion 20Mb/s où "M" signifie "Milli" 😏) et un super Lomo Saltado dans mon diner à 3.5 soles.
Voyages et propreté
Bonjour,
Cet été au cours d'un repas, mon frère s'était plaint, non sans humour, du manque de participation à la vie ménagère de son épouse : peu de nettoyage à la maison et le linge reste le plus souvent en boule au sortir de la machine pendant des jours etc... Ma belle-soeur lui a fait alors une réponse plutôt intellectualisée du problème qui nous a étonné dans un premier temps...
Elle est je précise de nationalité américaine et d'origine russe (jusqu'à 12ans) et juive non pratiquante. Selon elle, la propreté d'une maison poussée parfois jusqu'à la maniaquerie est une notion typique qui découle de la culture chrétienne. Dans la culture juive, le temps libre est plutôt consacré à la connaissance par le livre. Si on y ajoute que les juifs notamment à l'est on une culture de "nomades et de persécutés" on peut comprendre qu'ils n'ont pas eu pour des raisons historiques la possibilité de s'attacher à une maison et ses contraintes ménagères...
Avant cette discussion, Je n'avais jamais vu les choses sous cet angle. Mais à y réflechir je trouve son raisonnement plein de bon sens. Jusque là pour moi un pays était globalement propre proportionnellement à son degré de développement économique... Et pourtant force est de constater qu'à travers mes voyages la notion de propreté n'a pas la même importance suivant les cultures. A Madagascar par ex, pays pauvre parmi les pauvres c'est plutôt propre et même dans les modestes cases au sol en terre battue les femmes s'activent avec leurs balais. Tana n'est pas recouverte d'immondices. Le dimanche pour aller à l'église ou au temple, les enfants sont sapés comme dans le film"la petite maison dans la prairie". Par contre dans les enclaves musulmanes du nord est c'est autre chose... J'ai un beau-frère libanais musulman chiite peu pratiquant qui s'en prend régulièrement à ses coreligionaires lorsqu'ils jettent leurs détritus par la fenêtre de l'immeuble ou de la voiture. Dans les quartiers résidentiels chrétiens et musulmans de Beyrouth ou Tyr la différence de propreté est criante...ce qui ne veut pas dire que les uns soient supérieurs aux autres. Les maisons musulmanes sont en général plus accueuillantes et hospitalières que leurs homologues chrétiennes pétris d'individualisme. Et je ne parlerai pas de l'Inde qui parfois donne a certains voyageurs l'envie de rebrousser chemin à peine arrivés - voir les nombreux témoignages sur VF y compris chez les indianophiles les plus convaincus.
Je tiens à préciser que je n'ouvtre pas ce forum dans un esprit polémique pour opposer les uns aux autres. Il s'agit d'un sujet sérieux qui concerne tout le monde. Qui en voyage n'a jamais eu de haut le coeur devant une assiette douteuse ou fait un pas en arrière en découvrant une chambre glauque?
Et puis c'est samedi, c'est jour de ménage pour mon frère. Peut être vos interventions vont l'aider à comprendre!😏
Cet été au cours d'un repas, mon frère s'était plaint, non sans humour, du manque de participation à la vie ménagère de son épouse : peu de nettoyage à la maison et le linge reste le plus souvent en boule au sortir de la machine pendant des jours etc... Ma belle-soeur lui a fait alors une réponse plutôt intellectualisée du problème qui nous a étonné dans un premier temps...
Elle est je précise de nationalité américaine et d'origine russe (jusqu'à 12ans) et juive non pratiquante. Selon elle, la propreté d'une maison poussée parfois jusqu'à la maniaquerie est une notion typique qui découle de la culture chrétienne. Dans la culture juive, le temps libre est plutôt consacré à la connaissance par le livre. Si on y ajoute que les juifs notamment à l'est on une culture de "nomades et de persécutés" on peut comprendre qu'ils n'ont pas eu pour des raisons historiques la possibilité de s'attacher à une maison et ses contraintes ménagères...
Avant cette discussion, Je n'avais jamais vu les choses sous cet angle. Mais à y réflechir je trouve son raisonnement plein de bon sens. Jusque là pour moi un pays était globalement propre proportionnellement à son degré de développement économique... Et pourtant force est de constater qu'à travers mes voyages la notion de propreté n'a pas la même importance suivant les cultures. A Madagascar par ex, pays pauvre parmi les pauvres c'est plutôt propre et même dans les modestes cases au sol en terre battue les femmes s'activent avec leurs balais. Tana n'est pas recouverte d'immondices. Le dimanche pour aller à l'église ou au temple, les enfants sont sapés comme dans le film"la petite maison dans la prairie". Par contre dans les enclaves musulmanes du nord est c'est autre chose... J'ai un beau-frère libanais musulman chiite peu pratiquant qui s'en prend régulièrement à ses coreligionaires lorsqu'ils jettent leurs détritus par la fenêtre de l'immeuble ou de la voiture. Dans les quartiers résidentiels chrétiens et musulmans de Beyrouth ou Tyr la différence de propreté est criante...ce qui ne veut pas dire que les uns soient supérieurs aux autres. Les maisons musulmanes sont en général plus accueuillantes et hospitalières que leurs homologues chrétiennes pétris d'individualisme. Et je ne parlerai pas de l'Inde qui parfois donne a certains voyageurs l'envie de rebrousser chemin à peine arrivés - voir les nombreux témoignages sur VF y compris chez les indianophiles les plus convaincus.
Je tiens à préciser que je n'ouvtre pas ce forum dans un esprit polémique pour opposer les uns aux autres. Il s'agit d'un sujet sérieux qui concerne tout le monde. Qui en voyage n'a jamais eu de haut le coeur devant une assiette douteuse ou fait un pas en arrière en découvrant une chambre glauque?
Et puis c'est samedi, c'est jour de ménage pour mon frère. Peut être vos interventions vont l'aider à comprendre!😏
Jeu des photos (suite)
Tout le monde connait le principe ...
Quel pays ? quelle ville ?
Quel pays ? quelle ville ?
Pourquoi apprenez-vous différentes langues?
Chers polyglottes,
Je viens de parcourir les 16 pages de cette rubrique et je n'ai pas trouvé de discussion portant spécifiquement sur ce sujet.
Je pose donc la question très directement : qu'est ce qui vous pousse à apprendre une ou plusieurs langues ?
Merci d'assouvir ma curiosité 🙂
Je viens de parcourir les 16 pages de cette rubrique et je n'ai pas trouvé de discussion portant spécifiquement sur ce sujet.
Je pose donc la question très directement : qu'est ce qui vous pousse à apprendre une ou plusieurs langues ?
Merci d'assouvir ma curiosité 🙂
Passer l'hiver en camping-car en Espagne
bonjour
j'envisage passer cet hiver en espagne en camping car.
quelqu'un pourrait'il me dire:
quel température fait'il l'hiver en espagne?
quel endroit vers les plages le plus intéressant?
faut'il un visa?
la vie y est'elle chère?
voici quelques questions qui me viennent à l'esprit.merci de vos réponses et n'hésiter pas à compléter avec d'autres précisions et meme des liens je suis preneur de toutes informations.
merci à toutes et à tous😉
max24
Cuba: nouvelles du nouveau gouvernement?
Il est trop tôt pour savoir, ma famille qui est sur place m'a dit à l'instant (01/08 8h
00-AM heure de Cuba) que l'annonce a été faite hier soir (http://www.granma.cubaweb.cu/...acional/artic06.html en espagnol) et que depuis, il n'y a que la nuit qui est passée donc il n'y a pas eu vraiment de temps pour pouvoir s'appercevoir d'un changement quelconque...
Moi ce qui m'inquiète ce sont les US, dans la CNN ils disent qu'il y a une semaine à peine, une loi a été votée aux US pour "aider Cuba au passage vers une véritable démocratie" dans les 6 mois suivant la mort de Fidel Castro... (http://www.cnn.com/2006/WORLD/americas/06/30/after.castro/index.html ) Et ca, en langage "Bush" décodé, ca veut dire : Irak... Donc mise en place par la force d'un gouvernement "marionette" pseudo-démocratique, à la solde des US, pour défendre leurs intérêts politiques & économiques...
Enfin bon, comme je parts dans pas loin d'une semaine, ce serait sympa de m'envoyer toute info à ce sujet (Cuba, changements immédiats, procédures stagnantes en attente de nouvel ordre, son nouveau gouvernement, les US, tensions, etc...). Ca permettra aussi de regrouper toutes les infos dans une même discussion du forum...
Merci d'avance à tous !
Enfin bon, comme je parts dans pas loin d'une semaine, ce serait sympa de m'envoyer toute info à ce sujet (Cuba, changements immédiats, procédures stagnantes en attente de nouvel ordre, son nouveau gouvernement, les US, tensions, etc...). Ca permettra aussi de regrouper toutes les infos dans une même discussion du forum...
Merci d'avance à tous !
Laos-Chine par la route
Voila le probleme j'ai telephone a l'ambassade dechine pour leur demande si on pouvait rentrer en chine depuis le nord laos mais il ne savent pas!!!!????
Enfin c'est pas grave peut etre que l'un d'entres vous a ete dans le yunan il n'y a pas tres longtemps et pourrait me briefer. je vais pas me taper des jours de routes pourries pour m'entendre dire que je ne peux pas rentrer en chine.D'autres part comment on fait pour recupererles billets avec asia air.
Merci d'avance lolo
Merci d'avance lolo
Gwalior: trois jours en or ou l'hospitalité Sikh
Pour mon 1000ème message, voici un petit instanné de mon voyage de l'été denier en INDE, Madhya Pradesh.
Gwalior, est souvent oubliée sur le parcours, et pourtant...
Voici un "copié-collé" de mon carnet, textes et illustrations réalisés sur place...
Lundi 15 août 2005
Réveil un peu tardif… Le gars de l’hôtel s’attendait sûrement à ce que je demande qu’on me monte le petit déjeuner dans la chambre, mais je préfère de loin le prendre dans la rue ! Je choisis une toute petite échoppe et mange mes premiers pakori avec un chaï. Je retrouve avec plaisir mes habitudes. Le gars est bien sympa et s’amuse en entendant mon Hindi de débutant ! Je reste un petit moment à le regarder faire les beignets et le chaï. Les rickshaws de Gwalior sont vraiment d’un autre âge, plus longs et plus larges, équipés de banquettes pouvant accueillir une dizaine de personnes. On les appelle les « tempos » et ça pétarade sec ! Un bruit qui me fait penser plus à un bateau qu’à un véhicule terrestre… Je prends néanmoins un rickshaw ordinaire. Ici, pas la peine de discuter le prix, car il n’y a pas d’arnaque envers les touristes. Que de monde dans les rues ! On me dépose au pied de la route qui conduit au fort de Gwalior. Je ne tarde pas à découvrir ces impressionnantes statues jaïna sculptées dans la falaise de part et d’autre du chemin. Il y en a des dizaines, accompagnées de bas-reliefs. Les plus grandes font de 10 m à 17 m ! Décidément, ces Jaïns sont de sacrés artistes… J’opte pour un petit coin à l’ombre pour croquer l’une d’entre elles et il me faut bien faire un choix sur les 127 statues rupestres présentes en ces lieux !
Deux jeunes qui travaillent à la restauration des vestiges viennent me tenir compagnie et c’est parti pour ma première véritable aquarelle in situ ! Il fait une chaleur insoutenable et je ruisselle tant et plus. Il y aurait de quoi passer la journée à dessiner ces statues, mais il y a aussi tellement à voir ! Tout au long de cette rampe qui conduit à la forteresse, des gamins m’accompagnent. Pas mal de monde dans le fort. Beaucoup d’Indiens sont venus en famille, profitant de ce jour férié. La plus grande partie de la surface forteresse est occupée par des champs, mais se dressent aussi quelques temples et le fameux palais de Man Singh, splendide avec ses peintures bleu turquoise, vert, jaune, rouge… Assez unique en son genre ! En fait, c’est surtout pour lui que je suis à Gwalior…
Mais avant un nouveau dessin, il faut recharger les batteries et de voir ces familles se restaurer au milieu des colonnes des vestiges jouxtant le palais, m’a ouvert l’appétit. Que de couleurs ! Tous ces saris sont magnifiques, assez différents de ceux du Rajasthan, mais tout aussi riches… Les femmes sont très belles et j’aimerais les prendre toutes en photos ! Pour manger, il n’y a que le Gurdwara du temple sikh, qui sert des repas 24h/24h gratuitement, ici comme partout ailleurs. A la porte, je demande si je peux manger et on m’invite généreusement à entrer. J’abandonne mes chaussures pour un temps, couvrant ma tête avec le foulard. Tous portent des turbans et des foulards oranges sont prévus pour les visiteurs imprévoyants. Je prends place dans l’immense réfectoire aux côtés des autres convives assis en ligne sur des nattes très étroites. A mes pieds, un unique plat métallique posé à même le sol que des serveurs passant avec de gros seaux se chargent de remplir de riz, dhal et chapati. Je commence à manger en souriant aux gamins en face de moi qui me dévisagent amusés. Les serveurs sont très élégants avec leurs barbes impeccables et leurs turbans très serrés. Comme beaucoup d’Indiens, peu importe leur religion, ils ne sont pas avares en sourires… Je peux aussi faire des photos sans aucun problème ! En fait, je me demande ce qu’ils me refuseraient et m’étonne d’autant de tolérance… Tous sont adorables et particulièrement le jeune Baljut qui s’est attaché à mes pas. Leur chaï est délicieux et on me le sert devant un « air cooler »… Tous viennent me saluer chacun leur tour. Que d’attention et de moments magiques !
Puis je visite la cuisine où les hommes s’affairent, faisant cure le riz et les dahl dans d’énormes gamelles. La confection des chapati est l’affaire des femmes et les voir faire est un pur régal ! Et je jure que tous ces superlatifs ne sont pas exagérés… Un vieux me propose ses services de guide pour le temple. Il est très récent et semblable à celui d’Amritsar que j’ai vu en photo. A l’entrée, en bas de l’escalier, se trouve un petit bassin où l’on trempe ses pieds en les frottant l’un contre l’autre, puis l’escalier conduit à l’esplanade du temple. C’est un édifice tout blanc avec un toit d’or dans lequel est gardée la relique, le Livre Sacré. Le vieux sikh nous explique, à moi et à un couple de Français qui m’a rejoint, les principes fondateurs de leur religion essentiellement basée sur une grande tolérance. A côté du temple se trouve un immense bassin carré entouré de colonnes et cela doit être impressionnant d’assister au bain…
Je retourne au réfectoire et croque le portrait de mon nouvel ami sikh. La technique de l’aquarelle directe est vraiment agréable…
L’endroit est plutôt insolite pour dessiner : adieu le calme ! Et comme nous sommes sans arrêt sollicités par les autres, nous nous réfugions dans une petite pièce contiguë. Le sol est crado, avec des restes de dalh sur les… dalles (facile, celle-là !). Juste un sac de toile de jute, d’où s’échappe une souris (et je préfère ça à un rat…) sous les fesses et je continue mon « œuvre ». De toute façon, il ne faut pas être trop regardant, car on marche pieds nus très souvent et le sol est loin d’être récuré à fond, voire sec ! La traversée de la cour brûlante hier a déjà mis mes plantes de pieds à dure épreuve et elles commencent à être blindées. Heureusement qu’il y avait près des bassins à ablutions et à l’entrée des salles de prière des tapis servant de refuges salvateurs !
Je réalise soudain que je ne suis arrivé à Gwalior qu’hier et déjà tant d’images dans la tête ! Le vieux m’invite à quitter l’hôtel pour venir dormir ici… Je vais y réfléchir, mais l’idée me tente sacrément ! Si je m’étais écouté, je les aurais bien croqué tous tellement ils ont des visages et des allures vraiment typiques. A défaut, je les aurai en photos… Chalo ! Je continue mon périple non sans leur avoir donné rendez-vous demain à 13h00. Le Teli-Ka-Mandir est un chouette temple hybride, mélange d’architecture du sud et de style jaïn. Au moment d’entrer à l’intérieur, je réalise que je n’ai pas pris de billet pour visiter l’ensemble du complexe de la forteresse et je reporte donc ma visite au lendemain. Alors, je m’amuse à regarder des gamins s’entraîner au cricket jusqu’à ce que le jeune lanceur me tende la balle ! La musique de Lagaan en tête, je m’exécute… La magie du voyage sur un temps donné est de savoir dosé le temps consacré à tous ces instants magiques et aux autres, plus « touristiques ». Chaque groupe croisé me couvre généreusement de sourires et de gracieux « Namaste ! » et il est bien agréable de longer les remparts en suivant le chemin de ronde en cette fin d’après-midi…. Je rencontre un sympathique allemand avec qui on se file rencard plus tard à l’Indian Coffee Restaurant qui est plutôt bien côté dans le LP et dans le Routard.
De nouveau seul, je découvre Gwalior, « petite » ville de 800 000 habitants et pourtant, aucun immeuble vertigineux, juste la sensation de déambuler dans un gros bourg. Les pétarades et klaxons incessants montent jusqu’aux remparts… Le chemin de ronde s’arrête sur la vision incroyable du Man Singh Palace accroché à flanc de falaise avec ses enfilades de tours et ses motifs multicolores peints sur les murs ocres. Je ne peux résister à une longue contemplation, imaginant la fureur des batailles de jadis, et me lance finalement dans une esquisse au crayon. Que c’est agréable de dessiner dans la fraîcheur du soir, perché au-dessus du vide, une fraîcheur toute relative qui vient seulement du vent… Il me faudra revenir tôt demain matin ou bien demain soir pour finir ce dessin, car le soleil ne va pas tarder à se coucher.
Passant devant les murs à dominante turquoise, je m’arrête pour photographier les gamins, profitant du retardateur et du mini pied pour me joindre à eux. L’impressionnante porte du fort conduit à une rampe pavée qui serpente vers la vieille ville. Un temple hindou, où règne une intense animation (prières à Shiva, chants, applaudissements), s’accroche à la falaise. Un petit moment de calme bien appréciable avant le replongeon dans la fureur de la ville grouillante d’activité. Petits vendeurs et charrettes, tirées par de superbes bœufs aux cornes immenses parfois peintes, travaillent et circulent au milieu des tempos, des motos et des piétons. La vigilance est de rigueur pour arpenter ces rues bondées !
Un rickshaw me conduit au cybercafé. La connexion est plutôt lente, mais je ne peux manquer de raconter à Mu et aux autres ce que j’ai déjà vécu lors de ces deux premiers jours déjà bien remplis. Puis je retrouve mon ami germanique Florian au restaurant. Quand nous nous sommes rencontrés la première fois, il m’a dit en avoir marre de la cette cuisine locale et j’avoue avoir eu peur qu’il ne m’invite dans une pizzeria ou une brasserie alsacienne ! Une réflexion qui la bien fait rire, car il parlait en fait des spécialités du Nord de l’Inde, préférant pour une fois goûter à la cuisine du Sud que je ne connais pas, donc, ça me va très bien !
Je goûte donc à mes premières Masala Dosa, de délicieuses et immenses galettes fourrées de pommes de terre, d’oignons et de carottes au curry, servies avec un chutney de coco et des dahl. Excellent ! J’amuse tous les clients en prenant mon plat en photo… Dans un français impeccable, Florian m’explique qu’il a appris à cuisiner ces spécialités à Daramsalah. En fait, mon nouveau compagnon est interprète pour la Communauté Européenne et cela fait douze ans qu’il vit à Bruxelles. Venant de Varanasi, il m’indique que le Gange était plutôt haut, rendant le passage d’un ghat à l’autre impossible à pied. J’espère qu’il aurait baissé d’ici quinze jours ! Il me conseille d’aller à Amritsar où il a beaucoup apprécié l’ambiance. J’avoue qu’après avoir rencontré tous ces Sikhs, de voir le Golden Temple au sein de cette communauté me tente… D’ailleurs, Baljut est originaire de là-bas. C’est en fait l’équivalent de La Mecque, mais pour les Sikhs !
Florian m’invite aussi à aller visiter un jour l’Ouzbékistan qui est un pays magnifique. Au cours de la conversation, il m’explique qu’il est daltonien et qu’il perçoit les couleurs d’une manière très atténuée. C’est en partie pour ça qu’il apprécie autant l’Inde, car les couleurs y sont flamboyantes. Je ne peux m’empêcher de penser que c’est dommage de ne pas pouvoir les contempler dans leur vraie intensité… Mon compagnon de restau se montre très sensible à mes croquis et au calendrier de voyage. Justement, il est en train de lire un carnet de route d’un gars qui a passé un an à Delhi et illustré par de chouettes croquis réalisés par sa femme. Ce serait sympa de se revoir demain…
Lundi 15 août 2005Réveil un peu tardif… Le gars de l’hôtel s’attendait sûrement à ce que je demande qu’on me monte le petit déjeuner dans la chambre, mais je préfère de loin le prendre dans la rue ! Je choisis une toute petite échoppe et mange mes premiers pakori avec un chaï. Je retrouve avec plaisir mes habitudes. Le gars est bien sympa et s’amuse en entendant mon Hindi de débutant ! Je reste un petit moment à le regarder faire les beignets et le chaï. Les rickshaws de Gwalior sont vraiment d’un autre âge, plus longs et plus larges, équipés de banquettes pouvant accueillir une dizaine de personnes. On les appelle les « tempos » et ça pétarade sec ! Un bruit qui me fait penser plus à un bateau qu’à un véhicule terrestre… Je prends néanmoins un rickshaw ordinaire. Ici, pas la peine de discuter le prix, car il n’y a pas d’arnaque envers les touristes. Que de monde dans les rues ! On me dépose au pied de la route qui conduit au fort de Gwalior. Je ne tarde pas à découvrir ces impressionnantes statues jaïna sculptées dans la falaise de part et d’autre du chemin. Il y en a des dizaines, accompagnées de bas-reliefs. Les plus grandes font de 10 m à 17 m ! Décidément, ces Jaïns sont de sacrés artistes… J’opte pour un petit coin à l’ombre pour croquer l’une d’entre elles et il me faut bien faire un choix sur les 127 statues rupestres présentes en ces lieux !

Deux jeunes qui travaillent à la restauration des vestiges viennent me tenir compagnie et c’est parti pour ma première véritable aquarelle in situ ! Il fait une chaleur insoutenable et je ruisselle tant et plus. Il y aurait de quoi passer la journée à dessiner ces statues, mais il y a aussi tellement à voir ! Tout au long de cette rampe qui conduit à la forteresse, des gamins m’accompagnent. Pas mal de monde dans le fort. Beaucoup d’Indiens sont venus en famille, profitant de ce jour férié. La plus grande partie de la surface forteresse est occupée par des champs, mais se dressent aussi quelques temples et le fameux palais de Man Singh, splendide avec ses peintures bleu turquoise, vert, jaune, rouge… Assez unique en son genre ! En fait, c’est surtout pour lui que je suis à Gwalior…

Mais avant un nouveau dessin, il faut recharger les batteries et de voir ces familles se restaurer au milieu des colonnes des vestiges jouxtant le palais, m’a ouvert l’appétit. Que de couleurs ! Tous ces saris sont magnifiques, assez différents de ceux du Rajasthan, mais tout aussi riches… Les femmes sont très belles et j’aimerais les prendre toutes en photos ! Pour manger, il n’y a que le Gurdwara du temple sikh, qui sert des repas 24h/24h gratuitement, ici comme partout ailleurs. A la porte, je demande si je peux manger et on m’invite généreusement à entrer. J’abandonne mes chaussures pour un temps, couvrant ma tête avec le foulard. Tous portent des turbans et des foulards oranges sont prévus pour les visiteurs imprévoyants. Je prends place dans l’immense réfectoire aux côtés des autres convives assis en ligne sur des nattes très étroites. A mes pieds, un unique plat métallique posé à même le sol que des serveurs passant avec de gros seaux se chargent de remplir de riz, dhal et chapati. Je commence à manger en souriant aux gamins en face de moi qui me dévisagent amusés. Les serveurs sont très élégants avec leurs barbes impeccables et leurs turbans très serrés. Comme beaucoup d’Indiens, peu importe leur religion, ils ne sont pas avares en sourires… Je peux aussi faire des photos sans aucun problème ! En fait, je me demande ce qu’ils me refuseraient et m’étonne d’autant de tolérance… Tous sont adorables et particulièrement le jeune Baljut qui s’est attaché à mes pas. Leur chaï est délicieux et on me le sert devant un « air cooler »… Tous viennent me saluer chacun leur tour. Que d’attention et de moments magiques !
Puis je visite la cuisine où les hommes s’affairent, faisant cure le riz et les dahl dans d’énormes gamelles. La confection des chapati est l’affaire des femmes et les voir faire est un pur régal ! Et je jure que tous ces superlatifs ne sont pas exagérés… Un vieux me propose ses services de guide pour le temple. Il est très récent et semblable à celui d’Amritsar que j’ai vu en photo. A l’entrée, en bas de l’escalier, se trouve un petit bassin où l’on trempe ses pieds en les frottant l’un contre l’autre, puis l’escalier conduit à l’esplanade du temple. C’est un édifice tout blanc avec un toit d’or dans lequel est gardée la relique, le Livre Sacré. Le vieux sikh nous explique, à moi et à un couple de Français qui m’a rejoint, les principes fondateurs de leur religion essentiellement basée sur une grande tolérance. A côté du temple se trouve un immense bassin carré entouré de colonnes et cela doit être impressionnant d’assister au bain…
Je retourne au réfectoire et croque le portrait de mon nouvel ami sikh. La technique de l’aquarelle directe est vraiment agréable…

L’endroit est plutôt insolite pour dessiner : adieu le calme ! Et comme nous sommes sans arrêt sollicités par les autres, nous nous réfugions dans une petite pièce contiguë. Le sol est crado, avec des restes de dalh sur les… dalles (facile, celle-là !). Juste un sac de toile de jute, d’où s’échappe une souris (et je préfère ça à un rat…) sous les fesses et je continue mon « œuvre ». De toute façon, il ne faut pas être trop regardant, car on marche pieds nus très souvent et le sol est loin d’être récuré à fond, voire sec ! La traversée de la cour brûlante hier a déjà mis mes plantes de pieds à dure épreuve et elles commencent à être blindées. Heureusement qu’il y avait près des bassins à ablutions et à l’entrée des salles de prière des tapis servant de refuges salvateurs !
Je réalise soudain que je ne suis arrivé à Gwalior qu’hier et déjà tant d’images dans la tête ! Le vieux m’invite à quitter l’hôtel pour venir dormir ici… Je vais y réfléchir, mais l’idée me tente sacrément ! Si je m’étais écouté, je les aurais bien croqué tous tellement ils ont des visages et des allures vraiment typiques. A défaut, je les aurai en photos… Chalo ! Je continue mon périple non sans leur avoir donné rendez-vous demain à 13h00. Le Teli-Ka-Mandir est un chouette temple hybride, mélange d’architecture du sud et de style jaïn. Au moment d’entrer à l’intérieur, je réalise que je n’ai pas pris de billet pour visiter l’ensemble du complexe de la forteresse et je reporte donc ma visite au lendemain. Alors, je m’amuse à regarder des gamins s’entraîner au cricket jusqu’à ce que le jeune lanceur me tende la balle ! La musique de Lagaan en tête, je m’exécute… La magie du voyage sur un temps donné est de savoir dosé le temps consacré à tous ces instants magiques et aux autres, plus « touristiques ». Chaque groupe croisé me couvre généreusement de sourires et de gracieux « Namaste ! » et il est bien agréable de longer les remparts en suivant le chemin de ronde en cette fin d’après-midi…. Je rencontre un sympathique allemand avec qui on se file rencard plus tard à l’Indian Coffee Restaurant qui est plutôt bien côté dans le LP et dans le Routard.
De nouveau seul, je découvre Gwalior, « petite » ville de 800 000 habitants et pourtant, aucun immeuble vertigineux, juste la sensation de déambuler dans un gros bourg. Les pétarades et klaxons incessants montent jusqu’aux remparts… Le chemin de ronde s’arrête sur la vision incroyable du Man Singh Palace accroché à flanc de falaise avec ses enfilades de tours et ses motifs multicolores peints sur les murs ocres. Je ne peux résister à une longue contemplation, imaginant la fureur des batailles de jadis, et me lance finalement dans une esquisse au crayon. Que c’est agréable de dessiner dans la fraîcheur du soir, perché au-dessus du vide, une fraîcheur toute relative qui vient seulement du vent… Il me faudra revenir tôt demain matin ou bien demain soir pour finir ce dessin, car le soleil ne va pas tarder à se coucher.

Passant devant les murs à dominante turquoise, je m’arrête pour photographier les gamins, profitant du retardateur et du mini pied pour me joindre à eux. L’impressionnante porte du fort conduit à une rampe pavée qui serpente vers la vieille ville. Un temple hindou, où règne une intense animation (prières à Shiva, chants, applaudissements), s’accroche à la falaise. Un petit moment de calme bien appréciable avant le replongeon dans la fureur de la ville grouillante d’activité. Petits vendeurs et charrettes, tirées par de superbes bœufs aux cornes immenses parfois peintes, travaillent et circulent au milieu des tempos, des motos et des piétons. La vigilance est de rigueur pour arpenter ces rues bondées !
Un rickshaw me conduit au cybercafé. La connexion est plutôt lente, mais je ne peux manquer de raconter à Mu et aux autres ce que j’ai déjà vécu lors de ces deux premiers jours déjà bien remplis. Puis je retrouve mon ami germanique Florian au restaurant. Quand nous nous sommes rencontrés la première fois, il m’a dit en avoir marre de la cette cuisine locale et j’avoue avoir eu peur qu’il ne m’invite dans une pizzeria ou une brasserie alsacienne ! Une réflexion qui la bien fait rire, car il parlait en fait des spécialités du Nord de l’Inde, préférant pour une fois goûter à la cuisine du Sud que je ne connais pas, donc, ça me va très bien !
Je goûte donc à mes premières Masala Dosa, de délicieuses et immenses galettes fourrées de pommes de terre, d’oignons et de carottes au curry, servies avec un chutney de coco et des dahl. Excellent ! J’amuse tous les clients en prenant mon plat en photo… Dans un français impeccable, Florian m’explique qu’il a appris à cuisiner ces spécialités à Daramsalah. En fait, mon nouveau compagnon est interprète pour la Communauté Européenne et cela fait douze ans qu’il vit à Bruxelles. Venant de Varanasi, il m’indique que le Gange était plutôt haut, rendant le passage d’un ghat à l’autre impossible à pied. J’espère qu’il aurait baissé d’ici quinze jours ! Il me conseille d’aller à Amritsar où il a beaucoup apprécié l’ambiance. J’avoue qu’après avoir rencontré tous ces Sikhs, de voir le Golden Temple au sein de cette communauté me tente… D’ailleurs, Baljut est originaire de là-bas. C’est en fait l’équivalent de La Mecque, mais pour les Sikhs !
Florian m’invite aussi à aller visiter un jour l’Ouzbékistan qui est un pays magnifique. Au cours de la conversation, il m’explique qu’il est daltonien et qu’il perçoit les couleurs d’une manière très atténuée. C’est en partie pour ça qu’il apprécie autant l’Inde, car les couleurs y sont flamboyantes. Je ne peux m’empêcher de penser que c’est dommage de ne pas pouvoir les contempler dans leur vraie intensité… Mon compagnon de restau se montre très sensible à mes croquis et au calendrier de voyage. Justement, il est en train de lire un carnet de route d’un gars qui a passé un an à Delhi et illustré par de chouettes croquis réalisés par sa femme. Ce serait sympa de se revoir demain…











