Results for "Roumanie"
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Où dormez-vous lors de vos voyages à vélo en France?
Bonjour!
J'envisage un voyage a vélo de 2 semaines en début d'année prochaine, d'Angers jusqu'a la frontière Suisse.
Pour les questions sur le matériel, j'ai pu trouver toutes mes réponses sur le forum, merci dailleurs.
Mais il y a une question qui me reste...
Ou dormez-vous lors de vos voyages a vélo... En france, le problème me parait moins compliqué car on peut noter sur une carte les campings ou auberges avant le départ...
Mais lors des voyages en autonomie en France ou a l'étranger (en Asie par ex) ou autre région du monde, VOUS DORMEZ OU ???Et la Toilette???
Vous campez "sauvage" sur le bord de la route? En France, ca me parait faisable mais pour l'étranger...
Ma question sera peut-être bête mais je vous la pose!!! Merci
"Le plus stupide est celui qui fait semblant de savoir"
Ma question sera peut-être bête mais je vous la pose!!! Merci
"Le plus stupide est celui qui fait semblant de savoir"
Campings en Turquie hors saison (voyage en camping-car)
Nous sommes en Turquie depuis 5 semaines et voici les adresses où nous avons séjourné avec notre camping car. Pour info, la majeure partie des gérants s'expriment en Allemand et en Anglais. La langue de Molière est très peu usitée car la Turquie est une destination boudée par les français.
Côte méditerranéenne : à TASUCU, camping AKCAKIL à 3 km du centre ville, en bord de mer, eau chaude, douche, lave-linge, internet, restaurant
à ANTALYA : camping Bambus club (The Sould Shied sur l'enseigne), en centre ville à 10 mn du port à pied, en bord de mer
internet, sanitaires corrects, douches à revoir, pas d'eau chaude. On peut confier son linge à laver au gérant, retour séché le lendemain
à BOZDOGAN près d'Anamur : camping Pullu, nous y étions en novembre dernier, pas d'électricité, pas d'eau chaude, pas d'entretien des installations hors saison
à INCEKUM: grand camping en périphérie de la ville , l'enseigne est noyée dans les arbres, à éviter hors saison car pas d'entretien des installations en conséquence, les sanitaires déplorables et tout à l'avenant ; par contre, le prix, lui, n'est pas hors saison !!
à PAMUKKALE: Pamukkale Camping, à 5 mn à pied des travertins, restaurant hôtel camping très correct, accueil sympathique , lave-linge et sèche-linge, internet , sanitaires impeccables
à SIDE : Istanbul camping - 800 mètres du centre ville - 5 minutes à pied des ruines de l'ancienne cité - pension , quelques places pour les camping-car, internet, toilettes et douche corrects - électricité
à CESMELI : camping sauvage à côté d'une paillotte sur la plage - gérant de la paillotte très serviable
à SULTANHYIMI : camping à l'arrière d'un hôtel implanté face à une station service à l'extérieur de la ville - internet - toilettes et douches corrects (ceux de l'hôtel sont mis à la disposition des camping caristes) - électricité
à SULTANHYIMI : camping à l'arrière d'un hôtel implanté face à une station service à l'extérieur de la ville - internet - toilettes et douches corrects (ceux de l'hôtel sont mis à la disposition des camping caristes) - électricité
Communiquer son trigramme sans danger?
Bonjour et désolé si le thème a été traité, je ne l'ai pas trouvé.
Un hôtelier (recommandé dans le Routard entre autres) nous demande de communiquer par mail (en formulaire joint) des informations bancaires dont certaines nous semblent confidentielles, pour encaisser un acompte de réservation de 50%.
Les informations bancaires sont : - n° de CB, date de validité L'info qui nous semble confidentielle est : - le trigramme de 3 lettres au dos de la carte…
Nous ne voulons pas tomber dans la parano mais nous nous posons 2 questions : Cette pratique est-elle courante en pays très touristiques ? C'est la 1e fois qu'on nous le demande. Le trigramme sert-il vraiment à l'hôtelier ?
Nous ne connaissons pas l'hôtelier pour le moment et ce n'est ni sécurisé ni sécurisant. N'importe quel employé de l'hôtel qui tombe sur le formulaire joint et aurait des velléités malveillantes, peut dans 6 mois ou 1 an, débiter notre compte d'une somme très importante en faisant des achats sur Internet par exemple.
Nous tenons à cet hôtel malgré tout et avons proposé un versement direct sur compte… pour l'instant, pas de réponse.
Merci !
Un hôtelier (recommandé dans le Routard entre autres) nous demande de communiquer par mail (en formulaire joint) des informations bancaires dont certaines nous semblent confidentielles, pour encaisser un acompte de réservation de 50%.
Les informations bancaires sont : - n° de CB, date de validité L'info qui nous semble confidentielle est : - le trigramme de 3 lettres au dos de la carte…
Nous ne voulons pas tomber dans la parano mais nous nous posons 2 questions : Cette pratique est-elle courante en pays très touristiques ? C'est la 1e fois qu'on nous le demande. Le trigramme sert-il vraiment à l'hôtelier ?
Nous ne connaissons pas l'hôtelier pour le moment et ce n'est ni sécurisé ni sécurisant. N'importe quel employé de l'hôtel qui tombe sur le formulaire joint et aurait des velléités malveillantes, peut dans 6 mois ou 1 an, débiter notre compte d'une somme très importante en faisant des achats sur Internet par exemple.
Nous tenons à cet hôtel malgré tout et avons proposé un versement direct sur compte… pour l'instant, pas de réponse.
Merci !
Planning a bike trip?
Who are you? Where are you from? Where are you going?
Like last year at this time, a post about bike travel ideas.
How many of us are preparing a trip planned for this year? Probably a lot.
What’s yours—the one you’ve been dying to do for so long, maybe too long? For us, it’s a modest PARIS-MARATHON by bike, followed by MARATHON-ATHENS on foot in June 2010. And you?
May the passion keep growing before, during, and after! Happy planning and safe travels to everyone.
Like last year at this time, a post about bike travel ideas.
How many of us are preparing a trip planned for this year? Probably a lot.
What’s yours—the one you’ve been dying to do for so long, maybe too long? For us, it’s a modest PARIS-MARATHON by bike, followed by MARATHON-ATHENS on foot in June 2010. And you?
May the passion keep growing before, during, and after! Happy planning and safe travels to everyone.
Pourquoi et où partez vous à vélo?
Salut à tous,
Bravo pour ce forum ! Je m'interroge quand même de voir autant de " post " aussi divers et aussi riches sur la question du voyage à vélo .
Cyclo tranquille depuis très longtemps, j'ai l'impression qu'il y a maintenant des destinations un peu à la mode, des pays qui se sont ouverts, des routes qui font rêver, et des boucles qui peuvent être bouclées. Des vélos et accessoires qui se fabriquent pour répondre à la demande de plus en plus grandissante. Des blogs qui foisonnent, des bouquins et des films qui naissent chaque instant, des festivals pour rassembler et s'exposer.
Le monde du voyage et du vélo est en plein essor. J'aurais envie d'en savoir plus sur les cyclos ... occasionnels, passionnés, fanatiques...etc.
Alors si vous avez envie de répondre cela pourrait lancer une discussion sur la sociologie du voyage à vélo.
Quel genre de cyclo êtes vous ?
Si vous deviez partir pour une première expérience cyclo , seul(e), à deux, en famille, en groupe. Quel serait votre premier désir ?
Qu'est ce qui vous fait rêver le plus ?
Quelle a été votre première expérience ?
Si vous deviez partir une deuxième fois . Ou iriez vous cette fois ci ?
En général qu'attendez vous d'un voyage à vélo ?
Qu'est ce qui vous pousse à avoir ce désir ?
Qu'est ce qui vous fait revenir ?
Pourquoi partir maintenant ?
Merci d'avance.🙂
Sak
Bravo pour ce forum ! Je m'interroge quand même de voir autant de " post " aussi divers et aussi riches sur la question du voyage à vélo .
Cyclo tranquille depuis très longtemps, j'ai l'impression qu'il y a maintenant des destinations un peu à la mode, des pays qui se sont ouverts, des routes qui font rêver, et des boucles qui peuvent être bouclées. Des vélos et accessoires qui se fabriquent pour répondre à la demande de plus en plus grandissante. Des blogs qui foisonnent, des bouquins et des films qui naissent chaque instant, des festivals pour rassembler et s'exposer.
Le monde du voyage et du vélo est en plein essor. J'aurais envie d'en savoir plus sur les cyclos ... occasionnels, passionnés, fanatiques...etc.
Alors si vous avez envie de répondre cela pourrait lancer une discussion sur la sociologie du voyage à vélo.
Quel genre de cyclo êtes vous ?
Si vous deviez partir pour une première expérience cyclo , seul(e), à deux, en famille, en groupe. Quel serait votre premier désir ?
Qu'est ce qui vous fait rêver le plus ?
Quelle a été votre première expérience ?
Si vous deviez partir une deuxième fois . Ou iriez vous cette fois ci ?
En général qu'attendez vous d'un voyage à vélo ?
Qu'est ce qui vous pousse à avoir ce désir ?
Qu'est ce qui vous fait revenir ?
Pourquoi partir maintenant ?
Merci d'avance.🙂
Sak
Censure de Facebook au Vietnam...
"Le ministère vietnamien de la Sécurité publique a ordonné le blocage de Facebook, a indiqué aujourd'hui le service consommation d'un fournisseur d'accès internet après plusieurs jours de plaintes sur la toile dénonçant des difficultés d'accès au site de socialisation.
"Nous avons fermé la page Facebook depuis quelques jours", a-t-on répondu chez ce fournisseur d'accès internet à une question posée en tant que simple consommateur. "Nous avons reçu l'ordre du ministère de la Sécurité publique de la fermer sur l'ensemble du pays fin août".
De même source, on indiquait que d'autres fournisseurs d'accès à internet avaient certainement reçu les mêmes instructions des autorités du pays communiste. Joints par téléphone, ces autres fournisseurs ont préféré évoquer des problèmes techniques.
Depuis plus d'une semaine, les blocages ne sont pas systématiques mais de nombreux internautes se plaignent de problèmes d'accès à leurs comptes. Le recours aux "proxy", des serveurs qui permettent de déjouer la censure, permettait généralement de contourner le problème."
Source : le Figaro http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/11/19/01011-20091119FILWWW00470-facebook-bloque-au-vietnam.php
"Nous avons fermé la page Facebook depuis quelques jours", a-t-on répondu chez ce fournisseur d'accès internet à une question posée en tant que simple consommateur. "Nous avons reçu l'ordre du ministère de la Sécurité publique de la fermer sur l'ensemble du pays fin août".
De même source, on indiquait que d'autres fournisseurs d'accès à internet avaient certainement reçu les mêmes instructions des autorités du pays communiste. Joints par téléphone, ces autres fournisseurs ont préféré évoquer des problèmes techniques.
Depuis plus d'une semaine, les blocages ne sont pas systématiques mais de nombreux internautes se plaignent de problèmes d'accès à leurs comptes. Le recours aux "proxy", des serveurs qui permettent de déjouer la censure, permettait généralement de contourner le problème."
Source : le Figaro http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/11/19/01011-20091119FILWWW00470-facebook-bloque-au-vietnam.php
Visiter les vestiges du temps passé en Russie?
Bonjour,
Je ne connais pas la Russie. J'aimerais, un jour, visiter ce pays.
Je suis surtout nostalgique des vestiges, des oeuvres artistiques du temps "communiste". Peut-on encore voir de colossales statues (Lénine, Staline, etc...) toujours debout ? Ou d'immenses murs peints ? Je pense qu'il existe sûrement quelques petites villes perdues en Russie, en Sibérie, où trônent ces magnifiques chefs-d'oeuvre...
Merci beaucoup pour vos réponses !
Je ne connais pas la Russie. J'aimerais, un jour, visiter ce pays.
Je suis surtout nostalgique des vestiges, des oeuvres artistiques du temps "communiste". Peut-on encore voir de colossales statues (Lénine, Staline, etc...) toujours debout ? Ou d'immenses murs peints ? Je pense qu'il existe sûrement quelques petites villes perdues en Russie, en Sibérie, où trônent ces magnifiques chefs-d'oeuvre...
Merci beaucoup pour vos réponses !
Voyage de la Mongolie à Singapour en camping-car
Bonjour à tous , nous préparons un tour du monde pour 2011 en CC (non 4X4!) et nous prévoyons un passage et plus si affinité en
MONGOLIE-CHINE-TIBET-NEPAL-INDE-BANGLADESH-BIRMANIE-LAOS-CAMBODGE-THAILANDE-MALAISIE-et un petit tour à Singapour .
Nous aurions aimé avoir votre avis sur la faisabilité de cet itinéraire , mis à part les problèmes politiques car on ne sait jamais du jour au lendemain comment cela évoluera.
Ce sont surtout les réseaux routiers et les formalités administratives qui nous inquiètent.😕
Nous avons envoyé un mail en Chine pour la traversée avec notre propre véhicule et nous attendons la réponse.
Alors voilà, si quelques uns d'entre vous ont eu ou ont l'expérience de ces pays c'est avec grand plaisir que nous prendrons leurs avis et leurs conseils
merci à vous 😉 bonne soirée
Thierry et Sophie
Nous aurions aimé avoir votre avis sur la faisabilité de cet itinéraire , mis à part les problèmes politiques car on ne sait jamais du jour au lendemain comment cela évoluera.
Ce sont surtout les réseaux routiers et les formalités administratives qui nous inquiètent.😕
Nous avons envoyé un mail en Chine pour la traversée avec notre propre véhicule et nous attendons la réponse.
Alors voilà, si quelques uns d'entre vous ont eu ou ont l'expérience de ces pays c'est avec grand plaisir que nous prendrons leurs avis et leurs conseils
merci à vous 😉 bonne soirée
Thierry et Sophie
Tour du monde 2011
Salut, j'ai 23 ans et j'envisage de faire un tour du monde en 2011 sur toute l'année.
Je commence dès aujourd'hui l'organisation de ce TDM. Mais je me rends compte que cela serait plus sympa de partager ce séjour avec une autre personne. J'ai d'abord chercher dans mon entourage, mais personne n'est pret à quitter sa vie pour une année entière. C'est pour cela que je passe cette annonce.
Evidemment cela ne va pas etre facile, il va falloir apprendre à se connaitre avant le départ. En espérant que les caractères soient compatibles.
Vous pouvez répondre sur cette discution, je vous répondrai.
Vous pouvez répondre sur cette discution, je vous répondrai.
Inventons un voyage...
J'aimerais lancer une expérience. Ecrivons à plusieurs, l'histoire de Laslo. Inspirons nous peut-être de nos propres périples, ou pas! Laslo a 33 ans, on ne sait pas encore pourquoi il part, ni quels pays il traversera et ce qu'il vivra et pensera pendant ce voyage. Laslo part pour un voyage d'au moins une année et à la fin... il mourra. A vous d'écrire son histoire et de le faire vivre... Ecrivons la à la première personne (JE) et au présent. Merci d'avance!
S'installer au Maroc
Bonjour!
je suis tunisienne et je souhaite m'installer au Maroc en decembre 2009 ou au plus tard en janvier 2010 mais j'ai quelques questions qui me préoccupent:
1/Quand on est tunisien, est ce qu’on a besoin d’une carte de séjour pour s installer au Maroc pour une longue période ?
2/ le loyer, est ce que c’est facile de trouver un petit studio à casa qui soit meublé et à quel prix ? Est ce que la colocation est une solution quand on est étranger.
3/le travail, je sais que la situation est la même qu en Tunisie, mais est ce que c est facile de trouver un travail dans un centre d’appel. J’ai une expérience de 4ans dans l’assistance technique et j’aimerais trouver un poste d’hotliner. Est-ce que B2S, webhelp ou TP recrutent toujours et comment les contacter ?
4/Est-ce que j’ai la possibilité de reprendre mes études au Maroc, je vous explique la situation, j’ai un diplôme universitaire en génie biomédicale BAC+3( c’est le choix de mes parents), mais je suis passionnée par les langues en particulier celle de schekspeare, est ce que je peux commencer la préparation d une maîtrise en langue anglaise et si oui combien ça coûte ?
Voilà, j espère trouver de réponses car j’ai hâte de me lancer dans cette aventure. AU PLAISIR DE VOUS LIRE
Voilà, j espère trouver de réponses car j’ai hâte de me lancer dans cette aventure. AU PLAISIR DE VOUS LIRE
Transporter des oeufs à vélo?
Marre de la même bouffe ! Envie de changer et de faire des plats différents ... Avec des œufs ce serait un plus mais comment éviter la casse dans les sacoches ??? Outre le fait qu'il existe des boites spéciales de transport pour oeufs, cela se limite à 2 ....
Solutions et alternatives ?
4,000 kilomètres à vélo, huit semaines, sept pays (3ème partie, Autriche et Slovaquie)
Autriche 3 août 6 août 400km
Notre dernière vision du Danube allemand, une énorme sirène en bronze avec un gros poisson dans les mains. Peu après, le panneau frontière nous invite à rentrer dans la deuxième nation de notre périple. Deux terres de langue allemande, j'ai l'impression de rester dans le même pays. Un groupe de jeunes filles pénètre au même instant que nous. Toutes poussent des cris de joie et applaudissent. Donc, nous arrivons bien dans un pays différent. Le Danube, depuis Passau, a encore pris de l'ampleur. Il devient majestueux. Alors qu'il creusait son passage de façon rectiligne à travers les plaines allemandes, il vient buter sur une zone montagneuse. De la résistance à la progression naissent de larges méandres enfoncés entre de grandes collines. D'immenses forêts couvrent le relief. Le temps n'est pas au beau, mais il ne pleut pas. Que ces grandes masses de végétation qui descendent jusqu'au fleuve donnent du cachet au site! Nous sommes en plein romantisme. Le gris prononcé du ciel se reflète sur l'eau, teintée d'un vert-gris indéfinissable, enserrée dans de sombres forêts. Cette portion de la piste cyclable dégage une impression d'esthétique absolue. Le contraste est étonnant entre l'herbe vert cru, presque fluorescente et le sombre de l'eau et des sapins. L'ordre et la propreté sont les mêmes qu'en Allemagne. Pas un papier ne traîne. Les maisons sont toutes entourées de magnifiques jardins envahis de fleurs bien ordonnées. Bien souvent, elles colonisent aussi les façades de leurs corolles multicolores. Les pelouses sont tondues avec rigueur.
La piste de notre côté s'interrompt. Un petit bac, conçu pour les vélos, permet une courte traversée originale et très sympathique pour un prix modique. À nouveau la piste au goudron impeccable, sans la moindre aspérité déroule son ruban sous nos roues. On a plus l'impression de glisser que de rouler. Que ce déplacement à vélo dans ce cadre grandiose est agréable. Les grandes courbes du fleuve provoquent des changements de perspective permanents, ce qui avive la curiosité. La partie de l'itinéraire avant Sigmaringen ainsi que l'étape de ce jour, sont les deux portions de nos 1200km le long du Danube que j'ai le plus appréciées. Chacune a son style très différent, mais toutes deux dégagent une grande beauté. Cela ne veut pas dire que le reste du parcours ne m'a pas plu, bien au contraire. Ce qui est absolument formidable, c'est de pouvoir rouler, pratiquement toujours, sur une piste sans voiture. Le retour aux routes encombrées à partir de Bratislava sera d'autant plus difficile. En effet en dix jours on prend ses petites habitudes, et la vigilance se relâche. Pas de gros camion à surveiller, qui arrive rapidement dans le dos. Facteur aggravant en matière de transition brutale, en Allemagne sur route, tous les véhicules respectent scrupuleusement le code et l'on ne se sent pas en danger. En Autriche déjà un peu moins, mais si toute l'Europe roulait comme eux ce serait déjà pas mal.
Nous arrivons à Linz vers les quinze heures. Je demande le chemin du camping à une femme. Bien qu'autrichienne, son accent est presque incompréhensible, à tel point que je lui demande sa nationalité. Du coup la conversation se poursuit en anglais, je la comprends un peu mieux. Elle part chercher des cartes et prospectus et me donne de grandes explications. J'ai l'impression que le repas de midi a été bien arrosé. En finale, elle me fait deux grosses bises bien appuyées. Elle a dû se piquer car cela fait quatre jours que je ne me suis pas rasé, et comme chez tout homme aux gènes méditerranéens ça pousse dru. Je lui dis que si nous ne trouvons pas nous revenons, ça la fait rigoler. Jean, qui a assisté à la scène en direct, propose de prendre ma place la prochaine fois qu'il faudra demander le chemin à une femme.
Malheureusement nous trouvons le camping, donc pas question de retourner, sniff! Au demeurant il est très bien organisé, même s'il est particulièrement surpeuplé. Ce qui est plus inquiétant, c'est que le temps se dégrade franchement et que nous allons, sans nul doute possible, vers la pluie. Nous dînons au restaurant et goûtons à la fameuse tarte de Linz.
Lever sous un ciel menaçant et très sombre, l'humidité a tout envahi, sol et ciel, ce qui laisse peu de doute sur la journée qui nous attend. En effet, dès les premiers kilomètres la pluie se met de la partie, et très vite elle devient violente. Je commence par maudire ce temps, d'autant plus que mes habits pluie ne sont pas performants et je suis rapidement trempé. Et puis, contre toute attente, le miracle se produit. Sous ces trombes d'eau, mon corps s'habitue et la température clémente et le rythme élevé me permettent de ne pas me refroidir. J'éprouve un immense plaisir à rouler à vive allure dans ces conditions en apparence hostiles. Nous perdons notre chemin à Mauthausen, nom tristement célèbre. À un feu rouge, je demande à plusieurs automobilistes la direction pour retourner au fleuve. Oh surprise! Pas un n'ouvre sa fenêtre, et tous tournent la tête, certains mettent même leur main pour encore moins nous voir et nous faire comprendre qu'ils ne veulent absolument pas nous parler. Nous restons interloqués après la gentillesse et la serviabilité allemande. Espérons que ce comportement n'est que local, et que tous les Autrichiens ne sont pas effrayés par deux pauvres Français perdus et complètement trempés. À l'instinct, nous prenons à gauche, et parcourons plusieurs kilomètres de route avant de renouer avec le Danube.
Nous faisons une première halte dans un superbe café en surplomb sur le fleuve. Comme d'habitude, nous engloutissons quelques gros gâteaux en contemplant de la véranda les eaux sombres . Le spectacle est impressionnant, le cours d'eau est devenu très large, et par ce temps il dégage une impression de puissance sauvage.
Puis après nous être bien empiffrés, c'est reparti sous des cataractes. La partie de l'itinéraire qui se présente se fera sur route. En effet, la piste est rive droite et j'ai peur de me refroidir en prenant le bac, ce serait dommage pour les gâteaux. Le temps ne s'améliore pas, on appuie d'autant plus sur les pédales. Vers les treize heures , Jean prend un coup de fringale et désire s'arrêter sur place pour faire chauffer quelque chose. Je l'en dissuade, en effet il tombe de véritables trombes, et cet arrêt serait, à mon sens, une vraie catastrophe pour le contenu de nos sacoches à ouvrir. Donc nous décidons de faire halte au premier lieu abrité. Un joli restaurant se présente une dizaine de kilomètres après. Nous profitons de ce gîte agréable et très joliment aménagé. Le moral reste bon, d'autant plus que nous avons déjà fait cent trois kilomètres ce matin. Je suis vraiment étonné d'avoir éprouvé un tel plaisir à rouler sous la pluie.
Bien rassasiés, avec ardeur nous reprenons la route. Le temps semble s'améliorer, les ondées s'espacent, cependant le ciel reste menaçant. De magnifiques vignobles développent leurs pieds de vigne le long des pentes dominant le fleuve en larges ondulations. Quelques villages en hauteur, en récompense des efforts pour les atteindre, offrent des points de vue de premier plan sur la vallée. Dommage que le temps ne soit pas plus clément, car la vue doit pouvoir porter plus loin. Vers seize heures la ville de Krems est atteinte. Encore une fois nous avons abattu plus de cent quarante kilomètres. Nous louons une caravane, car la pluie reste très menaçante. D'autres campeurs très bien équipés restent stoïquement dehors.
Le temps s'améliore au réveil. Ce matin j'ai une petite forme, je me ressens sans doute des efforts des jours précédents. D'ailleurs, on a peut-être un peu trop fêté notre étape de la veille, ça n'aide pas non plus. Nous arrivons au cœur de la ville de Vienne par une piste cyclable. Il est agréable et étonnant de rejoindre le centre d'une grande métropole sans avoir été confronté au danger du trafic routier, toujours bien réel dans nombre de capitales. Nous cherchons le camping en périphérie ouest, ce qui nécessite une dizaine de kilomètres. Ce dernier est immense, très populeux. Le vrombissement de l'autoroute proche tient lieu de bruit de fond, bien perceptible. Nous nous installons rapidement, puis retournons à la découverte du centre ville. Un bus dont l'arrêt se trouve à proximité nous conduit au métro, ce qui nous permet une balade très agréable dans le centre de la capitale autrichienne quelques heures dans la soirée.
Derniers kilomètres en Autriche, cet après-midi nous serons en Slovaquie. Nous commençons par errer au milieu des grandes îles sur le Danube, à la recherche de l'itinéraire. En effet, ce matin j'ai à peine pris la peine de consulter notre petit guide. Si je l'avais fait, l'itinéraire se serait présenté de façon évidente. Cette négligence nous a permis de prendre conscience de l'immensité de ce dédale au milieu du fleuve dans la périphérie de Vienne. Alors que nous continuons à nous enfoncer dans l'erreur, commençant à avoir de sérieux doutes, face à nous arrive un cyclotouriste lourdement chargé, pédalant pieds nus. Il s'agit d'un Hongrois qui rentre chez lui après une errance à travers l'Europe de plusieurs mois. Il nous explique que le chemin conduit à une impasse et de concert nous rebroussons chemin. C'est un véritable plaisir de l'interroger sur son périple. Encore un exemple démontrant que l'erreur s'avère payante et favorise les belles rencontres. Une fois de nouveau sur la bonne voie, dans une zone marécageuse, il nous faut enjamber de grands troncs d'arbres qui obstruent le chemin. De toute évidence les fortes pluies d'avant-hier ont engendré quelques inondations dans le coin. Puis sur plusieurs dizaines de kilomètres nous suivons une digue rectiligne. La frontière semble proche. En traversant le dernier village autrichien, son monument aux morts et disparus nous interpelle. Il a été érigé en 1921 à la mémoire des combattants de 14-18. Deux listes de même longueur ont été rajoutées l'une pour «Unsere Gefallenen »et l'autre pour « Unsere Vermissten» (nos morts et nos disparus) de la seconde guerre mondiale. L'impression produite est forte.
Slovaquie du 06/08 au 14/08 500 km
Le chemin a quitté le fleuve depuis quelques kilomètres. À travers champs nous nous dirigeons vers la Slovaquie. Sur une colline dans le lointain apparaît une agglomération comme perchée sur un monticule. De toute évidence il s'agit de Bratislava. Le grand bâtiment clair en avant de la cité est sans doute possible le château. Cette apparition nous motive, et nous appuyons sur les pédales. La frontière est là devant nous. Un immense poste frontière avec de grands parkings où les véhicules devaient s'amonceler des heures durant, peut-être plus, pour passer ce point de passage entre l'est et l'ouest. Aujourd'hui tout est désert, pas âme qui vive sur ces vestiges d'un passé récent. Le mur n'est tombé qu'en 1989, et l'ouverture généralisée s'est faite après.
En quelques kilomètres, le centre de Bratislava est atteint. Nous n'avons pas eu de circulation. En effet, la piste conduit sans transition des prés directement dans la vieille ville. Par contre, demain, pour quitter cette capitale, nous serons plongés dans un enfer de circulation. La ville historique est à dimension humaine, le trafic est bien organisé. La première impression parmi ces bâtiments aux belles couleurs est excellente. Nous sommes pressés de partir à la découverte des petites rues et prenons une chambre dans un hôtel en plein centre, afin de poser au plus vite bagages et vélos. La petite reine peut s'avérer un gros handicap lors de certaines visites, car il faut toujours sécuriser la monture et son chargement avant de les abandonner quelques heures. Notre hôtel est idéalement situé. La chambre pas donnée, 60 euros pour une petite pièce avec seulement une fenêtre ouvrant sur une cour intérieure. De plus la porte de la salle de bain me tombe quasiment dessus, lorsque j'essaie d'y pénétrer. Mais mon Dieu, ces contingences matérielles sont sans importance, et ne perdons pas de temps à aller nous plaindre, car nous n'avons qu'une demi-journée pour visiter cette charmante ville. Nous nous offrons une assiette de spaghettis, à un prix prohibitif. A plusieurs reprises nous aurons l'occasion de constater que dans chacun de ces ex-pays communistes, coexistent en réalité deux pays, le premier fréquenté massivement par les touristes occidentaux et le second en dehors des circuits touristiques. De l'un à l'autre les prix varient dans un rapport de un à quatre, voire de un à six.
Vers les seize heures, Slavo nous rejoint. En guise de bienvenue, il nous offre un bel atlas routier au 1/100 000 de son pays, cadeau précieux qui va nous permettre de profiter au maximum des petites routes slovaques. Il nous entraîne à travers la ville, dont il nous commente l'historique. Ensuite, le soir il nous fait découvrir un restaurant traditionnel en dehors des circuits classiques. En effet, uniquement des Slovaques sont attablés. Les grandes salles ont vraiment du cachet. Tout est en bois, pas très entretenu, cela donne un côté rustique du meilleur effet. Une spécialité bien consistante à base de choux et de charcuterie nous est servie, conseillée par Slavo. Le dessert est lui aussi conséquent. Nous sortons bien calés, et pour trois cela n'a coûté que 18 euros boissons comprises. Ce prix est à comparer avec les 15 euros par assiette de pâtes mangée à midi, certes accompagnée d'une bière, d'un peu d'eau et d'un café.
Départ matinal de Bratislava, la vieille ville est calme. Très vite, dans la partie moderne de la cité, un fort trafic nous engloutit et nous tâtonnons quelque peu pour sortir de l'agglomération. Nous prenons une direction nord-est pour rejoindre le village de Drietoma, où habitent les parents de Slavo. Ce dernier nous a conseillé un itinéraire en sous-estimant la distance. Il a annoncé 115 kilomètres alors qu'il s'agit de 145. De plus, les côtes sont raides, longues et nombreuses. Il faut ajouter à cela une chaleur étouffante et un trafic routier dense. De nombreux camions, ne respectant absolument pas les distances de sécurité, nous donnent bien du souci sur des routes relativement étroites. Nous finissons par faire une erreur en loupant un embranchement. Vers les seize heures, après plus de cent kilomètres, un joli lac nous invite au camping sauvage. Juste au-dessus, un restaurant permet de sa terrasse un magnifique panorama sur la campagne environnante. Les clients sont tous autochtones et la serveuse parle très mal l'anglais. Cependant, par gestes nous nous comprenons, en particulier en montrant du doigt ce que les autres ont dans leur assiette. La nourriture est très correcte pour un prix dérisoire, moins de dix euros à deux. L'ambiance n'a vraiment plus rien à voir avec Bratislava et ses cortèges de touristes occidentaux.
Au réveil, surprise! Les toilettes du restaurant sont fermées, donc pas d'eau. Nous n'avons pas pris la précaution de faire le plein la veille au soir. Jean propose de prendre de l'eau dans le lac pour faire un café. Vu la couleur, je ne suis pas enthousiasmé, et nous partons à jeun avec l'intention de nous arrêter à la prochaine ville. Tôt le matin, aux environs de 6 heures, la route est déserte. Nous atteignons Nove Mesto. Un café agréable nous accueille. La ville est en émoi, car il s'y déroule une course de motos. Tout un tas de vieilles pétoires de toutes les cylindrées sont lancées dans une sarabande, pas vraiment folle, je la qualifierais plutôt de poussive et pétaradante. Le spectacle n'en est pas moins intéressant, et en me délectant d'un gros chocolat bien crémeux je regarde ces antiquités rivaliser sinon de vitesse, au moins de bruit. Le spectacle est vraiment cocasse. L'un des compétiteurs est énorme et chevauche une frêle cinquante centimètres cubes. Nous prenons tout notre temps, car l'étape de ce jour n'est que de 45 kilomètres, et la moitié est déjà effectuée. Nous sommes attendus vers les onze heures chez les parents de Slavo, et il n'est pas neuf heures.
Que c'est bon de prendre son temps. Je réalise que depuis notre départ le 27 juillet à Mulhouse, nous avons surtout passé nos journées à rouler et ne pas prendre de retard sur la programmation. Le voyage à vélo, il faut faire attention lorsque on est dans la phase conception de ne pas programmer une compétition genre tour de France. Le meilleur moyen à mon sens, c'est justement de ne rien programmer et de rouler au jour le jour sans se mettre d'échéance. Mais, ce n'est pas si facile à faire, on a toujours la manie de planifier. S'affranchir de la notion de temps est presque impossible pour nous, Occidentaux. Nous avons tellement été formatés à vivre au rythme de notre montre, quand ce n'est pas au rythme de notre chronomètre.
Comme prévu, nous arrivons dans le petit village où habitent les parents de Slavo. Ils nous accueillent avec gentillesse. La maison est belle, bien entretenue, le jardin magnifiquement soigné. J'ai presque honte en pensant à la mienne de maison, que je laisse presque à l'abandon. Ces gens qui sont fonctionnaires d'un pays, certes de l'Union Européenne, ne roulent manifestement pas sur l'or. Ils mettent sans doute un point d'honneur à embellir leur lieu d'habitation.
Nous passons 24 heures très agréables. Slavo et sa compagne, tous deux ayant une bonne maîtrise de l'anglais, servent d'interprètes avec son père. Par contre, sa mère parlant un peu l'allemand nous nous comprenons sans intermédiaire. La discussion va être animée, son père était officier dans l'armée tchécoslovaque à l'époque du Pacte de Varsovie et moi officier dans l'armée de l'air française. Je me souviens des nombreuses alertes à trois heures du matin dans le cadre de l'entraînement à une réaction immédiate pour contrer l'avance des forces communistes. Les temps ont changé rapidement. Maintenant il est civil, mais travaille au ministère de la défense et s'occupe de l'intégration des forces slovaques aux standards OTAN. Son point de vue sur cette évolution m'intéresse au premier chef. Ayant déjà travaillé au sein d'un état-major d'un ex-pays communiste, l'Albanie, la comparaison d'un pays à l'autre me captive. Le père de Slavo ressent une certaine nostalgie, toute relative cependant, d'une armée autrefois équipée de nombreux matériels et qui aujourd'hui se trouve confrontée aux prix prohibitifs de matériels hautement technologiques, le tout dans le cadre de restrictions budgétaires sur fond de crise, dans un Occident qui ne met pas l'entretien de ses armées en toute première priorité . Slavo nous emmène visiter la jolie ville de Trencin, surmontée d'un magnifique château. Ces vingt quatre heures nous marqueront d'un souvenir inoubliable de gentillesse et d'hospitalité.
Le lendemain nous reprenons notre chemin vers l'est en direction des Tatras. Slavo et sa compagne nous accompagnent à vélo sur une trentaine de kilomètres. Ils nous laissent à l'entrée d'un petit chemin très raide en nous assurant que c'est le plus court pour rejoindre notre destination de la journée. Très vite, nous nous retrouvons à pousser les vélos dans une pente de plus de vingt pour cent. Et ça se corse encore. Le chemin disparaît dans la forêt. Rapidement nous n'arrivons plus à pousser, même à deux, tellement la végétation devient touffue. Donc nous portons d'abord les bagages, puis les vélos. Après trois heures totalement exténuantes, nous arrivons enfin sous une route. Le dernier remblai, à franchir pour la rejoindre, est d'une pente redoutable et constitué de terre, dont les grains ressemblent à des roulements à bille. Ces vingt derniers mètres nous demandent un effort violent, où nous devons bien nous coordonner pour faire passer vélos et bagages. On s'initie au jeter de sacoches.
Une fois sur le goudron, que cela paraît facile de pédaler. Mais, nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Vingt cinq kilomètres plus loin, la route vient littéralement mourir dans une petite vallée profonde. Nous distinguons un sillon blanc, qui escalade la montagne directement sur plusieurs centaines de mètres. Pas de doute, c'est pour nous. Et c'est reparti, d'abord chacun pousse son vélo, mais c'est exténuant. Alors on se met tous les deux, l'un poussant le guidon, l'autre arque bouté derrière les bagages. Ensuite nous redescendons chercher le deuxième vélo, et réitérons l'opération. Après une grosse heure d'efforts soutenus dans la poussière, enfin la pente s'adoucit et nous rejoignons un petit col dans un cadre d'une grande beauté. Le chemin part quelque temps à niveau et nous pouvons enfourcher nos vélos. Arrive une longue descente, mais pas aussi confortable que nous l'espérions. En effet, elle est raide et caillouteuse. Les poignets sont fortement sollicités. Il serait dangereux de dépasser les 10 kilomètres à l'heure, donc les doigts sont crispés sur les freins.
Enfin de retour dans la vallée, des recherches nécessitent quelques détours, pour raison de carte non à jour. A la tombée de la nuit nous arrivons au camping de Turcianske Tepelice. L'étape aura été de 11 heures pour cent trois kilomètres. Nous sommes les seuls campeurs. Une équipe de foot fête probablement une victoire, et les gros bocks de bière défilent à vive allure. Ça chauffe dur!!!
Départ tardif, vers les dix heures trente, l'étape de la veille a laissé quelques traces. Aujourd'hui encore, des passages sportifs nous attendent. Après une belle côte de quinze kilomètres, rendue très désagréable du fait des camions lancés à vive allure qui nous frôlent, un chemin de terre, parfois meuble, entre 12 et 15 %, nous demande à nouveau de rudes efforts sur plus de cinq kilomètres. Cette portion exigera une bonne heure de suée à appuyer sur les pédales, à la limite du dérapage de la roue arrière. Enfin, un col à 1075 mètres met un point final à cette montée infernale. La moyenne de la journée ne sera pas très élevée, étant donné le terrain et les chemins que nous empruntons.
En fin d'après-midi, nous cherchons dans un village une épicerie. Les gens ne semblent parler aucune langue étrangère, et subitement une femme qui nous regarde d'un balcon, dans un anglais parfait nous indique le lieu où se ravitailler. Le temps semble au beau, la forêt et la montagne sont accueillantes. C'est l'occasion d'un beau camping sauvage. Nous prenons pas mal d'eau et de jus d'orange et nous repartons à l'escalade d'un col qui n'en finit pas. La traversée de Liptovska Luzana est incroyable, village tout en longueur dans une montée de six ou sept kilomètres.
Enfin, la dernière maison dépassée, nous commençons à rechercher un coin où se cacher de la route. Un petit chemin à gauche, nous le prenons et demandons à un berger si nous pouvons nous installer pour la nuit. Nous essuyons un refus catégorique et nous partons plus haut. Que l'endroit est sauvage! Il paraît qu'il y a des loups et des ours. Les tentes sont installées à la lisière d'une forêt de sapins, leurs silhouettes masquées par les premiers arbres. Un joli petit ruisseau fait une multitude de méandres dans la prairie, juste devant notre lieu d'implantation. De magnifiques chardons, de grande hauteur, lancent leurs nombreuses têtes mauves à l'assaut du ciel.
Cette soirée sera, par sa simplicité et le cadre grandiose qui nous entoure, l'un des souvenirs marquants de notre vagabondage. Bien souvent, on se souvient avec émerveillement et nostalgie de ces instants un peu en dehors du temps, que l'on a vécus comme par hasard, en prenant le risque de passer une nuit de galère. En effet dans le village précédent nous aurions pu être logés convenablement à un prix ridicule, mais nous avons fait le bon choix. A ces moments j'ai vraiment l'impression de vivre. Sans doute cela provient du contact simple avec la nature, dans un endroit privilégié. Et je me dis que les expériences les plus intenses et les plus enrichissantes, sont justement celles qui ne se monnaient pas.
Les loups et autres ours ne se sont pas montrés. Un ciel blafard accompagne le lever du jour. Le petit déjeuner pris nous plions rapidement. Une course de vitesse s'engage, et avec les derniers rangements la pluie arrive. Ce n'est pas une surprise, car depuis un moment nous la regardons monter à l'assaut des hauteurs, sur les quelles nous sommes perchés. Très rapidement elle est forte. Nous commençons à pédaler sur une côte raide, menant à un col à plus de mille mètres d'altitude. La route est déserte. Il fait froid. Mes habits de pluie ne sont pas efficaces. Malgré l'effort que nécessite cette montée sévère, je n'ai pas chaud. Arrive le col, nous nous engageons dans une longue descente. La température de mon corps descend aussi. Avec le froid, cela devient vite un calvaire. Mes doigts s'engourdissent et j'ai du mal à serrer le guidon, encore plus à freiner. Mais il n'y a pas d'alternative, la seule option descendre. Quitte à le faire, autant y aller le plus vite possible. En serrant les dents j'appuie au maximum sur les pédales sous des trombes d'eau glaciales.
Après vingt kilomètres d'un vrai calvaire, le village de Partizanska apparaît. Un bar sur la gauche, ouvert à cette heure matinale, sans hésiter je m'y précipite grelottant, me tenant les mains toutes blanches presque insensibles. J'ai subi une grosse déperdition de chaleur. Mes habits ne sont vraiment pas performants, pourtant jusqu'à présent, ma Patagonia je n'avais jamais eu à m'en plaindre. Mais en vieillissant elle a dû devenir poreuse, en effet depuis quatre ans elle sert intensivement. En matière d'imperméable, j'ai aussi pris un vieil habit, que mon père a utilisé pendant plus d'une décennie. Je m'en veux, car j'ai à la maison du matériel efficace contre la pluie. Comment ai-je pu sous-estimer à ce point les conditions météorologiques qui nous attendaient dans cette partie de l'Europe?
Après une heure et deux gros chocolats bien crémeux, la pluie n'a pas faibli. Jean a été moins atteint que moi. Cependant, l'un comme l'autre nous n'envisageons pas de repartir dans ces conditions. On nous indique un particulier louant des chambres. Le lieu est superbe, les chambres vastes et la douche bien chaude. Pour couronner le tout, chacun ayant sa pièce en demi-pension, cela nous revient à 11 euros chacun. Il n'est que 10 heures du matin. Une grande journée de farniente se profile, ce qui n'est pas pour me déplaire. Ayant terminé les deux livres que j'ai emportés, j'entame la lecture de l'ouvrage que Jean vient de me prêter, «Solos d'amour» de John Updike. Je lis rarement ce genre de littérature, décrivant les relations hommes femmes, mais je suis immédiatement très intéressé, et de plus l'auteur a un style qui invite à la lecture.
Nous passons une partie de l'après-midi à affiner nos plans pour le mois à venir. Le programme concocté par Jean prévoit la traversée des Tatras dans toute leur longueur, et elles s'étendent sur trois pays, Slovaquie, Pologne et Ukraine. Cela m'inquiète un peu, car le kilométrage est très conséquent et les dénivelés affolants. De plus aux environs du 15 août, nous sommes le 11, le temps n'est pas toujours formidable en montagne. Les conditions que nous subissons, alors que nous ne sommes qu'en périphérie du massif montagneux, laissent présager des journées de souffrance. Je sais bien que Kasantzakis a écrit «Un jour où je n'ai pas souffert est un jour où je n'ai pas vécu». J'aime bien cette maxime, mais pas trop quand même! Sans proposer de décision radicale, je pressens qu'il nous faudra apporter des aménagements à ce programme très chargé. Dans un premier temps, nous comptons rejoindre le «Tatransky Narody Park», et de là grimper au moins un joli sommet.
Le repas du soir est copieux et l'ambiance chaleureuse. Cela est d'autant plus remarquable, que les personnes, qui nous accueillent, ont eu un décès. À midi ils accueillaient tous les membres de leur famille, pour la réunion habituelle lors de ces tristes circonstances.
Nuit très agréable, mais au matin un brouillard épais empêche toute visibilité. L'idée de repartir et de subir les intempéries de la veille ne m'enthousiasme pas. Mes habits ne sont pas tout à fait secs, je les mets cependant en espérant qu'au moment du départ, ils le seront. Va-t-on partir? L'inaction prolongée n'est jamais très bonne conseillère. Cependant, en repensant à Nicolas Bouvier qui était resté un hiver complet à Tabrize, je relativise nos petits ennuis. Nous descendons déjeuner, nos hôtes sont très agréables, de plus ils parlent bien allemand, ce qui facilite grandement la conversation.
A huit heures et demie nous reprenons nos vélos, le temps semble assez beau, le brouillard se déchire. Notre route contourne le joli et grand lac de Liptovska. Dans le lointain de hautes montagnes commencent à se dessiner. Arrêt dans la ville de Liptovsky Mikulas, car Jean doit racheter un cale-pied. Le magasin est tout neuf, Sport 2000 ou Décathlon, je ne sais plus. Cependant, je me souviens que les prix pratiqués sont les mêmes que ceux pratiqués en France. Le contraste est saisissant lorsqu'on compare avec les onze euros de la demi-pension de la nuit dernière. Les clients ne semblent pas très nombreux. Ces grandes chaînes occidentales se positionnent probablement sur le marché slovaque en vue d'être rentables dans quelques années lorsque le niveau de vie moyen aura augmenté. Le cale-pied, il le trouvera un peu plus loin chez un marchand de cycles.
A la sortie de la ville, nous faisons nos courses, pour midi, dans un super marché. Tout au long de notre périple, nous n'aurons pratiquement jamais eu la moindre difficulté d'approvisionnement. Au cas où nous l'aurions oublié, nous sommes dans l'Union Européenne, et on le ressent bien, la logistique est sans grande surprise. A l'heure du déjeuner, nous nous arrêtons dans un petit abri en bordure de route sous une légère ondée. Les montagnes ont pris de l'ampleur et nous comptons rejoindre la station de Stabske Pleso, qui se situe à 1346 mètres d'altitude. Il s'agit d'un point de départ réputé, permettant d'accéder à de magnifiques randonnées conduisant à de nombreux sommets, culminant entre 2300 et 2600 mètres. La côte se fait raide et le temps menaçant. Une pluie orageuse violente nous surprend. Un grand sapin, en lisière de forêt, nous offre sa protection. L'intensité de l'ondée diminuant, nous repartons. Entre les nuages apparaît un magnifique sommet pyramidal, le Krivan, dominant la vallée du haut de ses 2500 mètres. Pyramide majestueuse, symbole des Tatras slovaques, au point que l'une des pièces d'euros du pays en porte l'effigie. Je tombe instantanément amoureux de ce petit Cervin. Notre occupation pour demain est toute trouvée.
Nous prenons l'option de l'hôtel, car le premier camping est très éloigné du départ de la balade envisagée demain, de plus le temps reste très incertain.
Lever cinq heures du matin, ciel rouge, prémisse de très mauvais temps. Le départ est décidé dans les plus brefs délais. Nous espérons prendre le mauvais temps de court. 1200 de dénivelé, en trois heures cela ne devrait pas poser de problème, même si la randonnée commence par une marche à niveau de quatre ou cinq kilomètres. Mais à peine sommes-nous partis que la pluie nous rattrape. Tant pis nous n'aurons pas l'occasion de revenir de sitôt dans les Tartras, on persévère. Une fois arrivés au pied de la montagne, un joli chemin empierré monte le long d'une arête. La pluie s'intensifie, et le brouillard se met de la partie. Nous sommes seuls , l'ambiance devient farouche. Au détour du chemin, deux chamois, ombres furtives, disparaissent dans la pente. Le sentier devient plus raide. Il est nécessaire de mettre les mains pour progresser. Nous sommes à la limite de l'escalade. La visibilité est réduite à cinquante mètres. Il ne faudra surtout pas se perdre à la descente. Le Krivan se défend et ne veut pas de nous. Le vent se met à son tour de la partie. L'endroit devient très inhospitalier. Je sens le sommet tout proche, mais là c'est franchement de l'escalade, certes pas difficile. Mais trempé, peu couvert, sous des trombes d'eau, sans visibilité, avec un vent rafraîchissant très sérieusement, le thermomètre indique trois degrés, de plus en chaussures de cycliste avec lesquelles il faut faire attention aux parties métalliques qui ripent sur le rocher mouillé, cela devient particulièrement pénible et dangereux. L'altimètre indique 2485 mètres, le point culminant se situe théoriquement dix mètres au-dessus. L'absence de visibilité nous empêche de le discerner. D'un coup, le froid me submerge, il faut impérativement que je m'enfuie immédiatement sous peine de problèmes graves. Jean a moins froid que moi. Je sors la veste que j'ai dans le sac et l'enfile entre mon tee-shirt et ma patagonia. Je mets mes gants avec difficulté. Je sens mon corps se raidir. Je n'avais jamais eu cette sensation. Attention à la déescalade, surtout ne pas chuter, mon corps ayant perdu toute souplesse. Rapidement le terrain devient plus facile. Le rythme s'accélère, en conséquence la température du corps augmente, et son agilité revient. Une fois de plus, je suis allé un peu loin, sur ce que je considérais comme une simple balade. On comprend facilement que des gens meurent de froid en montagne. Le moindre petit incident ou retard dans ces conditions limites, et cela peut tourner au drame. Je m'en veux un peu de mon imprudence et de mon manque de prévoyance. J'aurais pu m'habiller plus, mais j'espérais mouiller le moins de vêtements possibles en prévision des jours à venir. De toute évidence, c'était un mauvais raisonnement. Avoir fait 1500 kilomètres à vélo ne rend pas invulnérable au très mauvais temps en montagne, il me faut m'en souvenir et savoir rester humble.
En redescendant, nous croisons quelques personnes, qui envisagent d'effectuer la randonnée que nous venons de réaliser. Elles nous demandent si nous sommes allés au sommet. Notre réponse affirmative les rend admiratifs, et ils retrouvent le moral. Retour à l'hôtel vers midi, le temps se calme un peu. Nous nous posons la question de savoir si nous restons un jour de plus pour randonner, car il y a d'autres très beaux sommets. Les prévisions météo sont assez mauvaises, en particulier la visibilité devrait rester faible, ce qui est frustrant sur une belle montagne. En conséquence, nous décidons de mettre le cap sur la Pologne dès demain.
Au lever du jour, le temps est acceptable, pourvu que cela tienne. Nous prenons la direction de Zakopane, le Chamonix polonais. Une route à flanc sur les vingt premiers kilomètres nous conduit à travers des zones touristiques fréquentées surtout par des nationaux. On voit très peu de ressortissants étrangers hormis des Polonais. La route rejointe se dirige droit sur la frontière. Le pourcentage de la pente est important, parfois supérieur à 12%. Après 54 kilomètres nous pénétrons en Pologne. Beaucoup de voitures sont garées de part et d'autre de la limite de ces deux pays. Une petite rivière matérialise la démarcation, mais bien entendu pas un contrôle et même pas un panneau annonçant « Polska». Nous sommes frustrés, pas moyen de faire la classique et traditionnelle photo avec les vélos appuyés au panneau frontière lors d'un changement de pays.
Notre dernière vision du Danube allemand, une énorme sirène en bronze avec un gros poisson dans les mains. Peu après, le panneau frontière nous invite à rentrer dans la deuxième nation de notre périple. Deux terres de langue allemande, j'ai l'impression de rester dans le même pays. Un groupe de jeunes filles pénètre au même instant que nous. Toutes poussent des cris de joie et applaudissent. Donc, nous arrivons bien dans un pays différent. Le Danube, depuis Passau, a encore pris de l'ampleur. Il devient majestueux. Alors qu'il creusait son passage de façon rectiligne à travers les plaines allemandes, il vient buter sur une zone montagneuse. De la résistance à la progression naissent de larges méandres enfoncés entre de grandes collines. D'immenses forêts couvrent le relief. Le temps n'est pas au beau, mais il ne pleut pas. Que ces grandes masses de végétation qui descendent jusqu'au fleuve donnent du cachet au site! Nous sommes en plein romantisme. Le gris prononcé du ciel se reflète sur l'eau, teintée d'un vert-gris indéfinissable, enserrée dans de sombres forêts. Cette portion de la piste cyclable dégage une impression d'esthétique absolue. Le contraste est étonnant entre l'herbe vert cru, presque fluorescente et le sombre de l'eau et des sapins. L'ordre et la propreté sont les mêmes qu'en Allemagne. Pas un papier ne traîne. Les maisons sont toutes entourées de magnifiques jardins envahis de fleurs bien ordonnées. Bien souvent, elles colonisent aussi les façades de leurs corolles multicolores. Les pelouses sont tondues avec rigueur.
La piste de notre côté s'interrompt. Un petit bac, conçu pour les vélos, permet une courte traversée originale et très sympathique pour un prix modique. À nouveau la piste au goudron impeccable, sans la moindre aspérité déroule son ruban sous nos roues. On a plus l'impression de glisser que de rouler. Que ce déplacement à vélo dans ce cadre grandiose est agréable. Les grandes courbes du fleuve provoquent des changements de perspective permanents, ce qui avive la curiosité. La partie de l'itinéraire avant Sigmaringen ainsi que l'étape de ce jour, sont les deux portions de nos 1200km le long du Danube que j'ai le plus appréciées. Chacune a son style très différent, mais toutes deux dégagent une grande beauté. Cela ne veut pas dire que le reste du parcours ne m'a pas plu, bien au contraire. Ce qui est absolument formidable, c'est de pouvoir rouler, pratiquement toujours, sur une piste sans voiture. Le retour aux routes encombrées à partir de Bratislava sera d'autant plus difficile. En effet en dix jours on prend ses petites habitudes, et la vigilance se relâche. Pas de gros camion à surveiller, qui arrive rapidement dans le dos. Facteur aggravant en matière de transition brutale, en Allemagne sur route, tous les véhicules respectent scrupuleusement le code et l'on ne se sent pas en danger. En Autriche déjà un peu moins, mais si toute l'Europe roulait comme eux ce serait déjà pas mal.
Nous arrivons à Linz vers les quinze heures. Je demande le chemin du camping à une femme. Bien qu'autrichienne, son accent est presque incompréhensible, à tel point que je lui demande sa nationalité. Du coup la conversation se poursuit en anglais, je la comprends un peu mieux. Elle part chercher des cartes et prospectus et me donne de grandes explications. J'ai l'impression que le repas de midi a été bien arrosé. En finale, elle me fait deux grosses bises bien appuyées. Elle a dû se piquer car cela fait quatre jours que je ne me suis pas rasé, et comme chez tout homme aux gènes méditerranéens ça pousse dru. Je lui dis que si nous ne trouvons pas nous revenons, ça la fait rigoler. Jean, qui a assisté à la scène en direct, propose de prendre ma place la prochaine fois qu'il faudra demander le chemin à une femme.
Malheureusement nous trouvons le camping, donc pas question de retourner, sniff! Au demeurant il est très bien organisé, même s'il est particulièrement surpeuplé. Ce qui est plus inquiétant, c'est que le temps se dégrade franchement et que nous allons, sans nul doute possible, vers la pluie. Nous dînons au restaurant et goûtons à la fameuse tarte de Linz.
Lever sous un ciel menaçant et très sombre, l'humidité a tout envahi, sol et ciel, ce qui laisse peu de doute sur la journée qui nous attend. En effet, dès les premiers kilomètres la pluie se met de la partie, et très vite elle devient violente. Je commence par maudire ce temps, d'autant plus que mes habits pluie ne sont pas performants et je suis rapidement trempé. Et puis, contre toute attente, le miracle se produit. Sous ces trombes d'eau, mon corps s'habitue et la température clémente et le rythme élevé me permettent de ne pas me refroidir. J'éprouve un immense plaisir à rouler à vive allure dans ces conditions en apparence hostiles. Nous perdons notre chemin à Mauthausen, nom tristement célèbre. À un feu rouge, je demande à plusieurs automobilistes la direction pour retourner au fleuve. Oh surprise! Pas un n'ouvre sa fenêtre, et tous tournent la tête, certains mettent même leur main pour encore moins nous voir et nous faire comprendre qu'ils ne veulent absolument pas nous parler. Nous restons interloqués après la gentillesse et la serviabilité allemande. Espérons que ce comportement n'est que local, et que tous les Autrichiens ne sont pas effrayés par deux pauvres Français perdus et complètement trempés. À l'instinct, nous prenons à gauche, et parcourons plusieurs kilomètres de route avant de renouer avec le Danube.
Nous faisons une première halte dans un superbe café en surplomb sur le fleuve. Comme d'habitude, nous engloutissons quelques gros gâteaux en contemplant de la véranda les eaux sombres . Le spectacle est impressionnant, le cours d'eau est devenu très large, et par ce temps il dégage une impression de puissance sauvage.
Puis après nous être bien empiffrés, c'est reparti sous des cataractes. La partie de l'itinéraire qui se présente se fera sur route. En effet, la piste est rive droite et j'ai peur de me refroidir en prenant le bac, ce serait dommage pour les gâteaux. Le temps ne s'améliore pas, on appuie d'autant plus sur les pédales. Vers les treize heures , Jean prend un coup de fringale et désire s'arrêter sur place pour faire chauffer quelque chose. Je l'en dissuade, en effet il tombe de véritables trombes, et cet arrêt serait, à mon sens, une vraie catastrophe pour le contenu de nos sacoches à ouvrir. Donc nous décidons de faire halte au premier lieu abrité. Un joli restaurant se présente une dizaine de kilomètres après. Nous profitons de ce gîte agréable et très joliment aménagé. Le moral reste bon, d'autant plus que nous avons déjà fait cent trois kilomètres ce matin. Je suis vraiment étonné d'avoir éprouvé un tel plaisir à rouler sous la pluie.
Bien rassasiés, avec ardeur nous reprenons la route. Le temps semble s'améliorer, les ondées s'espacent, cependant le ciel reste menaçant. De magnifiques vignobles développent leurs pieds de vigne le long des pentes dominant le fleuve en larges ondulations. Quelques villages en hauteur, en récompense des efforts pour les atteindre, offrent des points de vue de premier plan sur la vallée. Dommage que le temps ne soit pas plus clément, car la vue doit pouvoir porter plus loin. Vers seize heures la ville de Krems est atteinte. Encore une fois nous avons abattu plus de cent quarante kilomètres. Nous louons une caravane, car la pluie reste très menaçante. D'autres campeurs très bien équipés restent stoïquement dehors.
Le temps s'améliore au réveil. Ce matin j'ai une petite forme, je me ressens sans doute des efforts des jours précédents. D'ailleurs, on a peut-être un peu trop fêté notre étape de la veille, ça n'aide pas non plus. Nous arrivons au cœur de la ville de Vienne par une piste cyclable. Il est agréable et étonnant de rejoindre le centre d'une grande métropole sans avoir été confronté au danger du trafic routier, toujours bien réel dans nombre de capitales. Nous cherchons le camping en périphérie ouest, ce qui nécessite une dizaine de kilomètres. Ce dernier est immense, très populeux. Le vrombissement de l'autoroute proche tient lieu de bruit de fond, bien perceptible. Nous nous installons rapidement, puis retournons à la découverte du centre ville. Un bus dont l'arrêt se trouve à proximité nous conduit au métro, ce qui nous permet une balade très agréable dans le centre de la capitale autrichienne quelques heures dans la soirée.
Derniers kilomètres en Autriche, cet après-midi nous serons en Slovaquie. Nous commençons par errer au milieu des grandes îles sur le Danube, à la recherche de l'itinéraire. En effet, ce matin j'ai à peine pris la peine de consulter notre petit guide. Si je l'avais fait, l'itinéraire se serait présenté de façon évidente. Cette négligence nous a permis de prendre conscience de l'immensité de ce dédale au milieu du fleuve dans la périphérie de Vienne. Alors que nous continuons à nous enfoncer dans l'erreur, commençant à avoir de sérieux doutes, face à nous arrive un cyclotouriste lourdement chargé, pédalant pieds nus. Il s'agit d'un Hongrois qui rentre chez lui après une errance à travers l'Europe de plusieurs mois. Il nous explique que le chemin conduit à une impasse et de concert nous rebroussons chemin. C'est un véritable plaisir de l'interroger sur son périple. Encore un exemple démontrant que l'erreur s'avère payante et favorise les belles rencontres. Une fois de nouveau sur la bonne voie, dans une zone marécageuse, il nous faut enjamber de grands troncs d'arbres qui obstruent le chemin. De toute évidence les fortes pluies d'avant-hier ont engendré quelques inondations dans le coin. Puis sur plusieurs dizaines de kilomètres nous suivons une digue rectiligne. La frontière semble proche. En traversant le dernier village autrichien, son monument aux morts et disparus nous interpelle. Il a été érigé en 1921 à la mémoire des combattants de 14-18. Deux listes de même longueur ont été rajoutées l'une pour «Unsere Gefallenen »et l'autre pour « Unsere Vermissten» (nos morts et nos disparus) de la seconde guerre mondiale. L'impression produite est forte.
Slovaquie du 06/08 au 14/08 500 km
Le chemin a quitté le fleuve depuis quelques kilomètres. À travers champs nous nous dirigeons vers la Slovaquie. Sur une colline dans le lointain apparaît une agglomération comme perchée sur un monticule. De toute évidence il s'agit de Bratislava. Le grand bâtiment clair en avant de la cité est sans doute possible le château. Cette apparition nous motive, et nous appuyons sur les pédales. La frontière est là devant nous. Un immense poste frontière avec de grands parkings où les véhicules devaient s'amonceler des heures durant, peut-être plus, pour passer ce point de passage entre l'est et l'ouest. Aujourd'hui tout est désert, pas âme qui vive sur ces vestiges d'un passé récent. Le mur n'est tombé qu'en 1989, et l'ouverture généralisée s'est faite après.
En quelques kilomètres, le centre de Bratislava est atteint. Nous n'avons pas eu de circulation. En effet, la piste conduit sans transition des prés directement dans la vieille ville. Par contre, demain, pour quitter cette capitale, nous serons plongés dans un enfer de circulation. La ville historique est à dimension humaine, le trafic est bien organisé. La première impression parmi ces bâtiments aux belles couleurs est excellente. Nous sommes pressés de partir à la découverte des petites rues et prenons une chambre dans un hôtel en plein centre, afin de poser au plus vite bagages et vélos. La petite reine peut s'avérer un gros handicap lors de certaines visites, car il faut toujours sécuriser la monture et son chargement avant de les abandonner quelques heures. Notre hôtel est idéalement situé. La chambre pas donnée, 60 euros pour une petite pièce avec seulement une fenêtre ouvrant sur une cour intérieure. De plus la porte de la salle de bain me tombe quasiment dessus, lorsque j'essaie d'y pénétrer. Mais mon Dieu, ces contingences matérielles sont sans importance, et ne perdons pas de temps à aller nous plaindre, car nous n'avons qu'une demi-journée pour visiter cette charmante ville. Nous nous offrons une assiette de spaghettis, à un prix prohibitif. A plusieurs reprises nous aurons l'occasion de constater que dans chacun de ces ex-pays communistes, coexistent en réalité deux pays, le premier fréquenté massivement par les touristes occidentaux et le second en dehors des circuits touristiques. De l'un à l'autre les prix varient dans un rapport de un à quatre, voire de un à six.
Vers les seize heures, Slavo nous rejoint. En guise de bienvenue, il nous offre un bel atlas routier au 1/100 000 de son pays, cadeau précieux qui va nous permettre de profiter au maximum des petites routes slovaques. Il nous entraîne à travers la ville, dont il nous commente l'historique. Ensuite, le soir il nous fait découvrir un restaurant traditionnel en dehors des circuits classiques. En effet, uniquement des Slovaques sont attablés. Les grandes salles ont vraiment du cachet. Tout est en bois, pas très entretenu, cela donne un côté rustique du meilleur effet. Une spécialité bien consistante à base de choux et de charcuterie nous est servie, conseillée par Slavo. Le dessert est lui aussi conséquent. Nous sortons bien calés, et pour trois cela n'a coûté que 18 euros boissons comprises. Ce prix est à comparer avec les 15 euros par assiette de pâtes mangée à midi, certes accompagnée d'une bière, d'un peu d'eau et d'un café.
Départ matinal de Bratislava, la vieille ville est calme. Très vite, dans la partie moderne de la cité, un fort trafic nous engloutit et nous tâtonnons quelque peu pour sortir de l'agglomération. Nous prenons une direction nord-est pour rejoindre le village de Drietoma, où habitent les parents de Slavo. Ce dernier nous a conseillé un itinéraire en sous-estimant la distance. Il a annoncé 115 kilomètres alors qu'il s'agit de 145. De plus, les côtes sont raides, longues et nombreuses. Il faut ajouter à cela une chaleur étouffante et un trafic routier dense. De nombreux camions, ne respectant absolument pas les distances de sécurité, nous donnent bien du souci sur des routes relativement étroites. Nous finissons par faire une erreur en loupant un embranchement. Vers les seize heures, après plus de cent kilomètres, un joli lac nous invite au camping sauvage. Juste au-dessus, un restaurant permet de sa terrasse un magnifique panorama sur la campagne environnante. Les clients sont tous autochtones et la serveuse parle très mal l'anglais. Cependant, par gestes nous nous comprenons, en particulier en montrant du doigt ce que les autres ont dans leur assiette. La nourriture est très correcte pour un prix dérisoire, moins de dix euros à deux. L'ambiance n'a vraiment plus rien à voir avec Bratislava et ses cortèges de touristes occidentaux.
Au réveil, surprise! Les toilettes du restaurant sont fermées, donc pas d'eau. Nous n'avons pas pris la précaution de faire le plein la veille au soir. Jean propose de prendre de l'eau dans le lac pour faire un café. Vu la couleur, je ne suis pas enthousiasmé, et nous partons à jeun avec l'intention de nous arrêter à la prochaine ville. Tôt le matin, aux environs de 6 heures, la route est déserte. Nous atteignons Nove Mesto. Un café agréable nous accueille. La ville est en émoi, car il s'y déroule une course de motos. Tout un tas de vieilles pétoires de toutes les cylindrées sont lancées dans une sarabande, pas vraiment folle, je la qualifierais plutôt de poussive et pétaradante. Le spectacle n'en est pas moins intéressant, et en me délectant d'un gros chocolat bien crémeux je regarde ces antiquités rivaliser sinon de vitesse, au moins de bruit. Le spectacle est vraiment cocasse. L'un des compétiteurs est énorme et chevauche une frêle cinquante centimètres cubes. Nous prenons tout notre temps, car l'étape de ce jour n'est que de 45 kilomètres, et la moitié est déjà effectuée. Nous sommes attendus vers les onze heures chez les parents de Slavo, et il n'est pas neuf heures.
Que c'est bon de prendre son temps. Je réalise que depuis notre départ le 27 juillet à Mulhouse, nous avons surtout passé nos journées à rouler et ne pas prendre de retard sur la programmation. Le voyage à vélo, il faut faire attention lorsque on est dans la phase conception de ne pas programmer une compétition genre tour de France. Le meilleur moyen à mon sens, c'est justement de ne rien programmer et de rouler au jour le jour sans se mettre d'échéance. Mais, ce n'est pas si facile à faire, on a toujours la manie de planifier. S'affranchir de la notion de temps est presque impossible pour nous, Occidentaux. Nous avons tellement été formatés à vivre au rythme de notre montre, quand ce n'est pas au rythme de notre chronomètre.
Comme prévu, nous arrivons dans le petit village où habitent les parents de Slavo. Ils nous accueillent avec gentillesse. La maison est belle, bien entretenue, le jardin magnifiquement soigné. J'ai presque honte en pensant à la mienne de maison, que je laisse presque à l'abandon. Ces gens qui sont fonctionnaires d'un pays, certes de l'Union Européenne, ne roulent manifestement pas sur l'or. Ils mettent sans doute un point d'honneur à embellir leur lieu d'habitation.
Nous passons 24 heures très agréables. Slavo et sa compagne, tous deux ayant une bonne maîtrise de l'anglais, servent d'interprètes avec son père. Par contre, sa mère parlant un peu l'allemand nous nous comprenons sans intermédiaire. La discussion va être animée, son père était officier dans l'armée tchécoslovaque à l'époque du Pacte de Varsovie et moi officier dans l'armée de l'air française. Je me souviens des nombreuses alertes à trois heures du matin dans le cadre de l'entraînement à une réaction immédiate pour contrer l'avance des forces communistes. Les temps ont changé rapidement. Maintenant il est civil, mais travaille au ministère de la défense et s'occupe de l'intégration des forces slovaques aux standards OTAN. Son point de vue sur cette évolution m'intéresse au premier chef. Ayant déjà travaillé au sein d'un état-major d'un ex-pays communiste, l'Albanie, la comparaison d'un pays à l'autre me captive. Le père de Slavo ressent une certaine nostalgie, toute relative cependant, d'une armée autrefois équipée de nombreux matériels et qui aujourd'hui se trouve confrontée aux prix prohibitifs de matériels hautement technologiques, le tout dans le cadre de restrictions budgétaires sur fond de crise, dans un Occident qui ne met pas l'entretien de ses armées en toute première priorité . Slavo nous emmène visiter la jolie ville de Trencin, surmontée d'un magnifique château. Ces vingt quatre heures nous marqueront d'un souvenir inoubliable de gentillesse et d'hospitalité.
Le lendemain nous reprenons notre chemin vers l'est en direction des Tatras. Slavo et sa compagne nous accompagnent à vélo sur une trentaine de kilomètres. Ils nous laissent à l'entrée d'un petit chemin très raide en nous assurant que c'est le plus court pour rejoindre notre destination de la journée. Très vite, nous nous retrouvons à pousser les vélos dans une pente de plus de vingt pour cent. Et ça se corse encore. Le chemin disparaît dans la forêt. Rapidement nous n'arrivons plus à pousser, même à deux, tellement la végétation devient touffue. Donc nous portons d'abord les bagages, puis les vélos. Après trois heures totalement exténuantes, nous arrivons enfin sous une route. Le dernier remblai, à franchir pour la rejoindre, est d'une pente redoutable et constitué de terre, dont les grains ressemblent à des roulements à bille. Ces vingt derniers mètres nous demandent un effort violent, où nous devons bien nous coordonner pour faire passer vélos et bagages. On s'initie au jeter de sacoches.
Une fois sur le goudron, que cela paraît facile de pédaler. Mais, nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Vingt cinq kilomètres plus loin, la route vient littéralement mourir dans une petite vallée profonde. Nous distinguons un sillon blanc, qui escalade la montagne directement sur plusieurs centaines de mètres. Pas de doute, c'est pour nous. Et c'est reparti, d'abord chacun pousse son vélo, mais c'est exténuant. Alors on se met tous les deux, l'un poussant le guidon, l'autre arque bouté derrière les bagages. Ensuite nous redescendons chercher le deuxième vélo, et réitérons l'opération. Après une grosse heure d'efforts soutenus dans la poussière, enfin la pente s'adoucit et nous rejoignons un petit col dans un cadre d'une grande beauté. Le chemin part quelque temps à niveau et nous pouvons enfourcher nos vélos. Arrive une longue descente, mais pas aussi confortable que nous l'espérions. En effet, elle est raide et caillouteuse. Les poignets sont fortement sollicités. Il serait dangereux de dépasser les 10 kilomètres à l'heure, donc les doigts sont crispés sur les freins.
Enfin de retour dans la vallée, des recherches nécessitent quelques détours, pour raison de carte non à jour. A la tombée de la nuit nous arrivons au camping de Turcianske Tepelice. L'étape aura été de 11 heures pour cent trois kilomètres. Nous sommes les seuls campeurs. Une équipe de foot fête probablement une victoire, et les gros bocks de bière défilent à vive allure. Ça chauffe dur!!!
Départ tardif, vers les dix heures trente, l'étape de la veille a laissé quelques traces. Aujourd'hui encore, des passages sportifs nous attendent. Après une belle côte de quinze kilomètres, rendue très désagréable du fait des camions lancés à vive allure qui nous frôlent, un chemin de terre, parfois meuble, entre 12 et 15 %, nous demande à nouveau de rudes efforts sur plus de cinq kilomètres. Cette portion exigera une bonne heure de suée à appuyer sur les pédales, à la limite du dérapage de la roue arrière. Enfin, un col à 1075 mètres met un point final à cette montée infernale. La moyenne de la journée ne sera pas très élevée, étant donné le terrain et les chemins que nous empruntons.
En fin d'après-midi, nous cherchons dans un village une épicerie. Les gens ne semblent parler aucune langue étrangère, et subitement une femme qui nous regarde d'un balcon, dans un anglais parfait nous indique le lieu où se ravitailler. Le temps semble au beau, la forêt et la montagne sont accueillantes. C'est l'occasion d'un beau camping sauvage. Nous prenons pas mal d'eau et de jus d'orange et nous repartons à l'escalade d'un col qui n'en finit pas. La traversée de Liptovska Luzana est incroyable, village tout en longueur dans une montée de six ou sept kilomètres.
Enfin, la dernière maison dépassée, nous commençons à rechercher un coin où se cacher de la route. Un petit chemin à gauche, nous le prenons et demandons à un berger si nous pouvons nous installer pour la nuit. Nous essuyons un refus catégorique et nous partons plus haut. Que l'endroit est sauvage! Il paraît qu'il y a des loups et des ours. Les tentes sont installées à la lisière d'une forêt de sapins, leurs silhouettes masquées par les premiers arbres. Un joli petit ruisseau fait une multitude de méandres dans la prairie, juste devant notre lieu d'implantation. De magnifiques chardons, de grande hauteur, lancent leurs nombreuses têtes mauves à l'assaut du ciel.
Cette soirée sera, par sa simplicité et le cadre grandiose qui nous entoure, l'un des souvenirs marquants de notre vagabondage. Bien souvent, on se souvient avec émerveillement et nostalgie de ces instants un peu en dehors du temps, que l'on a vécus comme par hasard, en prenant le risque de passer une nuit de galère. En effet dans le village précédent nous aurions pu être logés convenablement à un prix ridicule, mais nous avons fait le bon choix. A ces moments j'ai vraiment l'impression de vivre. Sans doute cela provient du contact simple avec la nature, dans un endroit privilégié. Et je me dis que les expériences les plus intenses et les plus enrichissantes, sont justement celles qui ne se monnaient pas.
Les loups et autres ours ne se sont pas montrés. Un ciel blafard accompagne le lever du jour. Le petit déjeuner pris nous plions rapidement. Une course de vitesse s'engage, et avec les derniers rangements la pluie arrive. Ce n'est pas une surprise, car depuis un moment nous la regardons monter à l'assaut des hauteurs, sur les quelles nous sommes perchés. Très rapidement elle est forte. Nous commençons à pédaler sur une côte raide, menant à un col à plus de mille mètres d'altitude. La route est déserte. Il fait froid. Mes habits de pluie ne sont pas efficaces. Malgré l'effort que nécessite cette montée sévère, je n'ai pas chaud. Arrive le col, nous nous engageons dans une longue descente. La température de mon corps descend aussi. Avec le froid, cela devient vite un calvaire. Mes doigts s'engourdissent et j'ai du mal à serrer le guidon, encore plus à freiner. Mais il n'y a pas d'alternative, la seule option descendre. Quitte à le faire, autant y aller le plus vite possible. En serrant les dents j'appuie au maximum sur les pédales sous des trombes d'eau glaciales.
Après vingt kilomètres d'un vrai calvaire, le village de Partizanska apparaît. Un bar sur la gauche, ouvert à cette heure matinale, sans hésiter je m'y précipite grelottant, me tenant les mains toutes blanches presque insensibles. J'ai subi une grosse déperdition de chaleur. Mes habits ne sont vraiment pas performants, pourtant jusqu'à présent, ma Patagonia je n'avais jamais eu à m'en plaindre. Mais en vieillissant elle a dû devenir poreuse, en effet depuis quatre ans elle sert intensivement. En matière d'imperméable, j'ai aussi pris un vieil habit, que mon père a utilisé pendant plus d'une décennie. Je m'en veux, car j'ai à la maison du matériel efficace contre la pluie. Comment ai-je pu sous-estimer à ce point les conditions météorologiques qui nous attendaient dans cette partie de l'Europe?
Après une heure et deux gros chocolats bien crémeux, la pluie n'a pas faibli. Jean a été moins atteint que moi. Cependant, l'un comme l'autre nous n'envisageons pas de repartir dans ces conditions. On nous indique un particulier louant des chambres. Le lieu est superbe, les chambres vastes et la douche bien chaude. Pour couronner le tout, chacun ayant sa pièce en demi-pension, cela nous revient à 11 euros chacun. Il n'est que 10 heures du matin. Une grande journée de farniente se profile, ce qui n'est pas pour me déplaire. Ayant terminé les deux livres que j'ai emportés, j'entame la lecture de l'ouvrage que Jean vient de me prêter, «Solos d'amour» de John Updike. Je lis rarement ce genre de littérature, décrivant les relations hommes femmes, mais je suis immédiatement très intéressé, et de plus l'auteur a un style qui invite à la lecture.
Nous passons une partie de l'après-midi à affiner nos plans pour le mois à venir. Le programme concocté par Jean prévoit la traversée des Tatras dans toute leur longueur, et elles s'étendent sur trois pays, Slovaquie, Pologne et Ukraine. Cela m'inquiète un peu, car le kilométrage est très conséquent et les dénivelés affolants. De plus aux environs du 15 août, nous sommes le 11, le temps n'est pas toujours formidable en montagne. Les conditions que nous subissons, alors que nous ne sommes qu'en périphérie du massif montagneux, laissent présager des journées de souffrance. Je sais bien que Kasantzakis a écrit «Un jour où je n'ai pas souffert est un jour où je n'ai pas vécu». J'aime bien cette maxime, mais pas trop quand même! Sans proposer de décision radicale, je pressens qu'il nous faudra apporter des aménagements à ce programme très chargé. Dans un premier temps, nous comptons rejoindre le «Tatransky Narody Park», et de là grimper au moins un joli sommet.
Le repas du soir est copieux et l'ambiance chaleureuse. Cela est d'autant plus remarquable, que les personnes, qui nous accueillent, ont eu un décès. À midi ils accueillaient tous les membres de leur famille, pour la réunion habituelle lors de ces tristes circonstances.
Nuit très agréable, mais au matin un brouillard épais empêche toute visibilité. L'idée de repartir et de subir les intempéries de la veille ne m'enthousiasme pas. Mes habits ne sont pas tout à fait secs, je les mets cependant en espérant qu'au moment du départ, ils le seront. Va-t-on partir? L'inaction prolongée n'est jamais très bonne conseillère. Cependant, en repensant à Nicolas Bouvier qui était resté un hiver complet à Tabrize, je relativise nos petits ennuis. Nous descendons déjeuner, nos hôtes sont très agréables, de plus ils parlent bien allemand, ce qui facilite grandement la conversation.
A huit heures et demie nous reprenons nos vélos, le temps semble assez beau, le brouillard se déchire. Notre route contourne le joli et grand lac de Liptovska. Dans le lointain de hautes montagnes commencent à se dessiner. Arrêt dans la ville de Liptovsky Mikulas, car Jean doit racheter un cale-pied. Le magasin est tout neuf, Sport 2000 ou Décathlon, je ne sais plus. Cependant, je me souviens que les prix pratiqués sont les mêmes que ceux pratiqués en France. Le contraste est saisissant lorsqu'on compare avec les onze euros de la demi-pension de la nuit dernière. Les clients ne semblent pas très nombreux. Ces grandes chaînes occidentales se positionnent probablement sur le marché slovaque en vue d'être rentables dans quelques années lorsque le niveau de vie moyen aura augmenté. Le cale-pied, il le trouvera un peu plus loin chez un marchand de cycles.
A la sortie de la ville, nous faisons nos courses, pour midi, dans un super marché. Tout au long de notre périple, nous n'aurons pratiquement jamais eu la moindre difficulté d'approvisionnement. Au cas où nous l'aurions oublié, nous sommes dans l'Union Européenne, et on le ressent bien, la logistique est sans grande surprise. A l'heure du déjeuner, nous nous arrêtons dans un petit abri en bordure de route sous une légère ondée. Les montagnes ont pris de l'ampleur et nous comptons rejoindre la station de Stabske Pleso, qui se situe à 1346 mètres d'altitude. Il s'agit d'un point de départ réputé, permettant d'accéder à de magnifiques randonnées conduisant à de nombreux sommets, culminant entre 2300 et 2600 mètres. La côte se fait raide et le temps menaçant. Une pluie orageuse violente nous surprend. Un grand sapin, en lisière de forêt, nous offre sa protection. L'intensité de l'ondée diminuant, nous repartons. Entre les nuages apparaît un magnifique sommet pyramidal, le Krivan, dominant la vallée du haut de ses 2500 mètres. Pyramide majestueuse, symbole des Tatras slovaques, au point que l'une des pièces d'euros du pays en porte l'effigie. Je tombe instantanément amoureux de ce petit Cervin. Notre occupation pour demain est toute trouvée.
Nous prenons l'option de l'hôtel, car le premier camping est très éloigné du départ de la balade envisagée demain, de plus le temps reste très incertain.
Lever cinq heures du matin, ciel rouge, prémisse de très mauvais temps. Le départ est décidé dans les plus brefs délais. Nous espérons prendre le mauvais temps de court. 1200 de dénivelé, en trois heures cela ne devrait pas poser de problème, même si la randonnée commence par une marche à niveau de quatre ou cinq kilomètres. Mais à peine sommes-nous partis que la pluie nous rattrape. Tant pis nous n'aurons pas l'occasion de revenir de sitôt dans les Tartras, on persévère. Une fois arrivés au pied de la montagne, un joli chemin empierré monte le long d'une arête. La pluie s'intensifie, et le brouillard se met de la partie. Nous sommes seuls , l'ambiance devient farouche. Au détour du chemin, deux chamois, ombres furtives, disparaissent dans la pente. Le sentier devient plus raide. Il est nécessaire de mettre les mains pour progresser. Nous sommes à la limite de l'escalade. La visibilité est réduite à cinquante mètres. Il ne faudra surtout pas se perdre à la descente. Le Krivan se défend et ne veut pas de nous. Le vent se met à son tour de la partie. L'endroit devient très inhospitalier. Je sens le sommet tout proche, mais là c'est franchement de l'escalade, certes pas difficile. Mais trempé, peu couvert, sous des trombes d'eau, sans visibilité, avec un vent rafraîchissant très sérieusement, le thermomètre indique trois degrés, de plus en chaussures de cycliste avec lesquelles il faut faire attention aux parties métalliques qui ripent sur le rocher mouillé, cela devient particulièrement pénible et dangereux. L'altimètre indique 2485 mètres, le point culminant se situe théoriquement dix mètres au-dessus. L'absence de visibilité nous empêche de le discerner. D'un coup, le froid me submerge, il faut impérativement que je m'enfuie immédiatement sous peine de problèmes graves. Jean a moins froid que moi. Je sors la veste que j'ai dans le sac et l'enfile entre mon tee-shirt et ma patagonia. Je mets mes gants avec difficulté. Je sens mon corps se raidir. Je n'avais jamais eu cette sensation. Attention à la déescalade, surtout ne pas chuter, mon corps ayant perdu toute souplesse. Rapidement le terrain devient plus facile. Le rythme s'accélère, en conséquence la température du corps augmente, et son agilité revient. Une fois de plus, je suis allé un peu loin, sur ce que je considérais comme une simple balade. On comprend facilement que des gens meurent de froid en montagne. Le moindre petit incident ou retard dans ces conditions limites, et cela peut tourner au drame. Je m'en veux un peu de mon imprudence et de mon manque de prévoyance. J'aurais pu m'habiller plus, mais j'espérais mouiller le moins de vêtements possibles en prévision des jours à venir. De toute évidence, c'était un mauvais raisonnement. Avoir fait 1500 kilomètres à vélo ne rend pas invulnérable au très mauvais temps en montagne, il me faut m'en souvenir et savoir rester humble.
En redescendant, nous croisons quelques personnes, qui envisagent d'effectuer la randonnée que nous venons de réaliser. Elles nous demandent si nous sommes allés au sommet. Notre réponse affirmative les rend admiratifs, et ils retrouvent le moral. Retour à l'hôtel vers midi, le temps se calme un peu. Nous nous posons la question de savoir si nous restons un jour de plus pour randonner, car il y a d'autres très beaux sommets. Les prévisions météo sont assez mauvaises, en particulier la visibilité devrait rester faible, ce qui est frustrant sur une belle montagne. En conséquence, nous décidons de mettre le cap sur la Pologne dès demain.
Au lever du jour, le temps est acceptable, pourvu que cela tienne. Nous prenons la direction de Zakopane, le Chamonix polonais. Une route à flanc sur les vingt premiers kilomètres nous conduit à travers des zones touristiques fréquentées surtout par des nationaux. On voit très peu de ressortissants étrangers hormis des Polonais. La route rejointe se dirige droit sur la frontière. Le pourcentage de la pente est important, parfois supérieur à 12%. Après 54 kilomètres nous pénétrons en Pologne. Beaucoup de voitures sont garées de part et d'autre de la limite de ces deux pays. Une petite rivière matérialise la démarcation, mais bien entendu pas un contrôle et même pas un panneau annonçant « Polska». Nous sommes frustrés, pas moyen de faire la classique et traditionnelle photo avec les vélos appuyés au panneau frontière lors d'un changement de pays.
Petit drapeau francais pour mon vélo
je part en Inde vendredi et j'aurais aimé 2 petits drapeaux francais pour mettre à l'arriere de mon vélo.
j'sais pas ou ça ce trouve alors si quelqu'un pouvais m'en envoyer 1 ou 2 .
ça serais un super cadeau.
vite ! mon anniversaire est le 4 /11 et je serais déja la bas !
Merki
Aventure- Avis sur itinéraire du tour de l'Europe de fin mai à fin août 2010
Bonjour à tous,
Je débute cette conversation qui, je l'espère, sera longue et pourra m'apporter beaucoup de conseils. Je me lance dans une grande aventure en Europe l'été prochain qui s'échelonnera de fin mai à fin aout. Je souhaite avoir des commentaires sur mon itinéraire. Aussi, si certains d'entre vous auraient des propositions d'endroits qui valent le détour en Europe et qui ne sont pas dans mon trajet, n'hésitez pas à m'en faire part. C'est pourquoi j'ai créé cette conversation. Aussi, si vous voyez qu'un des lieux de mon trajet est à éviter, vous pouvez m'en faire part et je pourrai ajuster mon itinéraire selon la pertinence du propos.
À savoir: Je suis de Montréal. Je vais me procurer une passe de train Eurail de 3 mois. Je vais aussi prendre quelques forfaits organisés afin de faciliter mes déplacements et mon hébergement. Généralement, rien ne sera réservé d'avance.
Voici mon itinéraire:
Trajet AVENTURE EUROPE ÉTÉ 2010
Arrivée en avion Montréal – Paris (entrée France)
Train Paris vers Rouen Train de Rouen vers Le Havre Train de Le Havre vers Caen Train de Caen vers Pontorson - Mont St-Michel Train de Pontorson - Mont St-Michel vers Rennes Train de Rennes vers Nantes Train de Nantes vers La Rochelle Train de La Rochelle vers Bordeaux Train de Bordeaux vers Bayonne Train de Bayonne vers Burgos (entrée Espagne) Train de Burgos vers Madrid Train de Madrid vers Caceres Train de Caceres vers Lisbonne (entrée Portugal) Train Lisbonne vers Caceres (entrée Espagne) Train de Caceres vers Sevilla Train de Sevilla vers Algeciras Traversée Algeciras vers Tanger(entrée Maroc) Train de Tanger à Casablanca
Forfait tour du Maroc (10 jours)
Train Casablanca à Tanger Traversée Tanger vers Algeciras(entrée Espagne) Train Algeciras vers Bobadilla Train de Bobadilla vers Granada Train de Granada vers Alcazar Train de Alcazar vers Valencia Train de Valencia vers Barcelona Train de Barcelona vers Montpellier (entrée France) Train de Montpellier vers Marseille Train de Marseille vers Cannes Train de Cannes vers Nice Train de Nice vers Pisa (entrée Italie)
Train de Pisa vers Roma Train de Roma vers Napoli Train de Napoli vers Messina Train de Messina vers Palermo Traversée de Palermo à Tunis(entrée Tunisie)
Forfait tour de la Tunisie (10 jours)
Traversée Tunis vers Palermo (entrée Italie) Train Palermo vers Taranto Train de Taranto vers Bari Traversée de Bari à Patras(entrée Grèce)Train ou Bus de Patras à Athène
Forfait tour de la Grèce (8 jours)
Train ou Bus de Athène à Patras Traversée de Patras vers Venise(entrée Italie) Train de Venise vers Ljubljana (entrée Slovénie) Train de Ljubljana à Rijeka (Croatie) (entrée Croatie) Train de Rijeka vers Split Bus de Split à Dubrovnik Bus de Dubrovnik à Plitvice Bus de Plitvice à Zagreb Train de Zagreb vers Budapest (entrée Hongrie) Train de Budapest vers Vienne (entrée Autriche) Train de Vienne vers Linz Train de Linz vers Salzburg Train de Salzburg vers Innsbruck Train de Innsbruck vers Zurich (entrée Suisse) Train ou Bus de Zurich vers Coire Train Bernina Express de Coire à Tirano (entrée Italie) Train de Tirano vers Milan Train de Milan vers Torino Train de Torino vers Lyon (entrée France) Train de Lyon vers Genève (entrée Suisse) Train de Genève vers Lausanne Train de Lausanne vers Bern Train de Bern vers Dijon (entrée France) Train de Dijon vers Nancy Train de Nancy vers Luxembourg (entrée Luxembourg) Train de Luxembourg vers Frankfurt (entrée Allemagne) Train de Frankfurt vers Wurzburg Train de Wurzburg vers Nurnberg Train de Nurnberg vers Munich Train de Munich vers Prague (entrée Rep. Czech) Train de Prague vers Dresden (entrée Allemagne) Train de Dresden vers Berlin Train de Berlin vers Hamburg Train de Hamburg vers Copenhague (entrée Danemark) Train de Copenhague vers Stockholm (entrée Suède) Traversée de Stockholm vers Turku (entrée Finlande) Train de Turku vers Helsinki Train de Helsinki vers St Petersburg (entrée Russie) Train de St-Petersburg vers Kouvola (entrée Finlande) Train de Kouvola vers Kemi Bus de Kemi vers Boden (entrée Suède) Train de Boden vers Gallivare Train de Gallivare vers Trondheim (entrée Norvège) Train de Trondheim vers Lillehammer Train de Lillehammer vers Oslo Train de Oslo vers Goteborg (entrée Suède) Traversée de Goteborg vers Frederikshavn (entrée Danemark) Train de Frederikshavn vers Arhus Train de Arhus vers Hamburg (entrée Allemagne) Train de Hamburg vers Amsterdam (entrée Pays-Bas) Train de Amsterdam vers Liège (entrée Belgique) Train de Liège vers Brugge Train de Brugge vers Bruxelles Train de Bruxelles vers Lille (entrée France) Train de Lille vers London (entrée Angleterre) Train de London vers Paris (entrée France)
Retour en avion de Paris vers Montréal
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J'attends vos commentaires et surtout votre aide et vos suggestions! Merci beaucoup!
Je débute cette conversation qui, je l'espère, sera longue et pourra m'apporter beaucoup de conseils. Je me lance dans une grande aventure en Europe l'été prochain qui s'échelonnera de fin mai à fin aout. Je souhaite avoir des commentaires sur mon itinéraire. Aussi, si certains d'entre vous auraient des propositions d'endroits qui valent le détour en Europe et qui ne sont pas dans mon trajet, n'hésitez pas à m'en faire part. C'est pourquoi j'ai créé cette conversation. Aussi, si vous voyez qu'un des lieux de mon trajet est à éviter, vous pouvez m'en faire part et je pourrai ajuster mon itinéraire selon la pertinence du propos.
À savoir: Je suis de Montréal. Je vais me procurer une passe de train Eurail de 3 mois. Je vais aussi prendre quelques forfaits organisés afin de faciliter mes déplacements et mon hébergement. Généralement, rien ne sera réservé d'avance.
Voici mon itinéraire:
Trajet AVENTURE EUROPE ÉTÉ 2010
Arrivée en avion Montréal – Paris (entrée France)
Train Paris vers Rouen Train de Rouen vers Le Havre Train de Le Havre vers Caen Train de Caen vers Pontorson - Mont St-Michel Train de Pontorson - Mont St-Michel vers Rennes Train de Rennes vers Nantes Train de Nantes vers La Rochelle Train de La Rochelle vers Bordeaux Train de Bordeaux vers Bayonne Train de Bayonne vers Burgos (entrée Espagne) Train de Burgos vers Madrid Train de Madrid vers Caceres Train de Caceres vers Lisbonne (entrée Portugal) Train Lisbonne vers Caceres (entrée Espagne) Train de Caceres vers Sevilla Train de Sevilla vers Algeciras Traversée Algeciras vers Tanger(entrée Maroc) Train de Tanger à Casablanca
Forfait tour du Maroc (10 jours)
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Forfait tour de la Tunisie (10 jours)
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Forfait tour de la Grèce (8 jours)
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Organisation d'un salon du voyage à vélo: qu'en dites-vous cyclo(tes)?
Une question me passe par la tete cette apres midi:
Si j'organisais un mechant salon du voyage a velo vous viendriez ?
J'ai pense a la ville de Gex dans l'Ain. Parce que je connais tres bien la municipalite, parce que c'est tres proche d'une grande ville bien desservie (Geneve), parce que c'est situe sur le trace de tous les nordistes qui roulent vers le soleil en passant par les rives du lac Leman ou par le col de la Faucille depuis le Haut Jura, parce qu'il y a toute l'infrastructure necessaire pour cela dans cette ville, etc etc...
Comme idee originale, il pourrait y avoir obligation de venir a velo, (retour au choix ;-) Camping en tente obligatoire egalement. Pour 1 ou 2 euros maxi. Vie en groupe; Cuisine et achat de nourriture de facon collective... Inviter un ou deux exposants du coin? Autre? Si vous avez de bonnes idees elles sont les bienvenues bien sur.
Pour la date j'aurais bien vu debut juillet juste au depart des grandes vacances. ...Avant de s'elancer sur la route du Rhone dont le depart est a 15 km, ou la traversee des Grandes Alpes juste a cote egalement.
S'il n'y a que 4 ou 5 personnes cela ne derange pas. ...Vu qu'elles seront venu a velo et que tout le monde sera en camping ce sera forcement sympa...🙂
J'ai bon ?
Si j'organisais un mechant salon du voyage a velo vous viendriez ?
J'ai pense a la ville de Gex dans l'Ain. Parce que je connais tres bien la municipalite, parce que c'est tres proche d'une grande ville bien desservie (Geneve), parce que c'est situe sur le trace de tous les nordistes qui roulent vers le soleil en passant par les rives du lac Leman ou par le col de la Faucille depuis le Haut Jura, parce qu'il y a toute l'infrastructure necessaire pour cela dans cette ville, etc etc...
Comme idee originale, il pourrait y avoir obligation de venir a velo, (retour au choix ;-) Camping en tente obligatoire egalement. Pour 1 ou 2 euros maxi. Vie en groupe; Cuisine et achat de nourriture de facon collective... Inviter un ou deux exposants du coin? Autre? Si vous avez de bonnes idees elles sont les bienvenues bien sur.
Pour la date j'aurais bien vu debut juillet juste au depart des grandes vacances. ...Avant de s'elancer sur la route du Rhone dont le depart est a 15 km, ou la traversee des Grandes Alpes juste a cote egalement.
S'il n'y a que 4 ou 5 personnes cela ne derange pas. ...Vu qu'elles seront venu a velo et que tout le monde sera en camping ce sera forcement sympa...🙂
J'ai bon ?
Tour de l'Europe en camion aménagé
bonjour à tous
nous avons un projet, mon amie et moi, qui est de faire un tour de l'Europe en camion amménagé (type Sprinter, Trafic, Vivaro...) pendant environ 6 mois. Nous n'en sommes qu'au début du projet. nous cherchons un camion et nous imaginons l'itinéraire.
celui-ci est le plus long, mais bien sur le plus complet : nous partons de Besançon début juillet 2010 direction Amsterdam puis le Danemark, la Suède, la Norvège jusqu'au cap nord, redescente par la Finlande puis Tallinn. Traversée des pays baltes, de la Pologne jusqu'à Wien puis Bratislava. ensuite direction la mer Adriatique, les côtes croates jusqu'à Dubrovnik. remontée sur Sarajevo, Belgrade puis Budapest. virage à droite pour traverser la Transylvanie jusqu'à la mer Noire. Ensuite Bucarest puis Istanbul, Thessaloniki, Athènes, Patras. De là, ferry pour Bari en Italie. On remonte par Rome, Florence, Milan, la côte d'Azur, Montpellier puis l'Espagne. Barcelone, Valence, Malaga, Lisbonne, Porto et retour en France par Toulouse et Lyon.
ça fait un trajet de 22000km.
Hormis l'achat du camion, nous avons estimé un budget de 3000 euros d'essence plus 20€ par jours pour la nourriture (soit 3600€ sachant qu'on ne ferait pas de restos tous les jours, plus repas type camping !). et puis bien sûr un budget pour les extras (visites, restos, souvenirs, imprévus ...)
qu'en pensez vous ? est ce que vous pensez que cet itinéraire est faisable ? sommes-nous à coté de la plaque niveau budget, niveau timing ? avez vous des conseils à nous donner concernant les pays traversés, l'aménagement du camion, la sécurité ?
merci à bientot
Nicolas
nous avons un projet, mon amie et moi, qui est de faire un tour de l'Europe en camion amménagé (type Sprinter, Trafic, Vivaro...) pendant environ 6 mois. Nous n'en sommes qu'au début du projet. nous cherchons un camion et nous imaginons l'itinéraire.
celui-ci est le plus long, mais bien sur le plus complet : nous partons de Besançon début juillet 2010 direction Amsterdam puis le Danemark, la Suède, la Norvège jusqu'au cap nord, redescente par la Finlande puis Tallinn. Traversée des pays baltes, de la Pologne jusqu'à Wien puis Bratislava. ensuite direction la mer Adriatique, les côtes croates jusqu'à Dubrovnik. remontée sur Sarajevo, Belgrade puis Budapest. virage à droite pour traverser la Transylvanie jusqu'à la mer Noire. Ensuite Bucarest puis Istanbul, Thessaloniki, Athènes, Patras. De là, ferry pour Bari en Italie. On remonte par Rome, Florence, Milan, la côte d'Azur, Montpellier puis l'Espagne. Barcelone, Valence, Malaga, Lisbonne, Porto et retour en France par Toulouse et Lyon.
ça fait un trajet de 22000km.
Hormis l'achat du camion, nous avons estimé un budget de 3000 euros d'essence plus 20€ par jours pour la nourriture (soit 3600€ sachant qu'on ne ferait pas de restos tous les jours, plus repas type camping !). et puis bien sûr un budget pour les extras (visites, restos, souvenirs, imprévus ...)
qu'en pensez vous ? est ce que vous pensez que cet itinéraire est faisable ? sommes-nous à coté de la plaque niveau budget, niveau timing ? avez vous des conseils à nous donner concernant les pays traversés, l'aménagement du camion, la sécurité ?
merci à bientot
Nicolas
Paris: danger dans le métro et RER?
Bonjour à tous,
Voilà, je vais partir à Paris samedi 5 au mardi 8 septembre. Je partirai avec ma copine. Nous sommes tous 2 vietnamiens et avons 25 ans. On va sûrement beaucoup prendre le métro pour visiter Paris et c'est là toute la question.
Est-ce que le RER et le métro sont dangereux? Est-ce qu'il y a des gens qui pourraient nous agresser ou nous pick-pocketer? Ils vont déjà bien s'aperçevoir que nous sommes des touristes. Bien sûr, on ne va pas prendre bcp de bagages dans les mains, juste un sac à dos. Mais pouvez-vous me faire part de vos impressions concernant l'insécurité régnant dans les transports publics?
Voilà, je vais partir à Paris samedi 5 au mardi 8 septembre. Je partirai avec ma copine. Nous sommes tous 2 vietnamiens et avons 25 ans. On va sûrement beaucoup prendre le métro pour visiter Paris et c'est là toute la question.
Est-ce que le RER et le métro sont dangereux? Est-ce qu'il y a des gens qui pourraient nous agresser ou nous pick-pocketer? Ils vont déjà bien s'aperçevoir que nous sommes des touristes. Bien sûr, on ne va pas prendre bcp de bagages dans les mains, juste un sac à dos. Mais pouvez-vous me faire part de vos impressions concernant l'insécurité régnant dans les transports publics?
Los Angeles, Grand Canyon, Monument Valley, Bryce et Zion Canyon + Las vegas 08/2009
Après quelques semaines de préparation, de consultation active du forum, de modification de réservation, de réglage du circuit (après aussi avoir envisager l'option Yosemite Death Valley), nous voilà donc partis à 3 (c'est à dire mes enfants de 10 et 9 ans et moi-même) pour ce voyage... . Moi qui ne prends jamais la peine de réserver quoi que ce soit, je me suis surpris à mettre au point les moindres détails de ce circuit. Dans la file du check in BA de Bruxelles national, je prends à me demander si j'ai bien fait... L'avenir me dire que oui...
Jour 1 Bruxelles-LA via Londres (BA)
C'est la deuxième fois que je prends BA cette année à l'aller pour les USA cette année. Leurs 747-400 ne sont sans doute pas les avions les plus récents, mais j'aime bcp l'impression qui se dégage de ces avions mythiques. Ceux de BA ont été mis au goût du jour avec des systèmes vidéo personnels. Ca tombe bien pour un vol de 10h avec deux enfants. Comme pour mon vol précédent (Heathrow-JFK), le vol vers LAX est impeccable (hormis la nourriture mais qui voyage en classe éco pour bouffer du Robuchon ? ) et surtout ponctuel. Arrivée sur place avec quelques minutes d'avance sur le planning. Prêts pour affronter la course d'obstacle qui nous attend. Il est 13h.
L'immigration à LAX se révèle nettement plus conviviale et rapide que celle de JFK (que j'ai pratiquée 3x en 2 ans). Nous sommes aux bagages en 10 minutes. Après récupération des bagages nous filons vers Alamo pour récupérer la voiture de location. A 14h nous sommes au comptoir Alamo. La file est longue. Manifestement, la compagnie a bien vendu cette année. La file est fluide cependant et en 20 minutes je me trouve face aux préposés. Bon signe, le mien n'essaie pas de me vendre plein d'assurance. J'en conclus que la couverture d'elocationdevoitures est bonne. Par contre il me propose un upgrade (j'ai pris pourtant une midsize) pour 150$ en m'expliquant que c'est un peu court pour faire le circuit planifié (je lui ai parlé du GC, de Bryce, etc...). Je refuse.
L'épreuve quand même... je m'attends benoîtement à voir tout de suite ma voiture sur le parking (ma dernière location de voiture aux USA remonte à quelques années). Que nenni. Il faut choisir sa voiture... La troisième est la bonne (les deux premières font teinter le signal de changement d'huile, pas top). Une Chrysler Sebring déjà bien rodée (25.000 miles au compteur et un cruise control qui va s'avérer déficient mais pas grave) qui se révèlera une bonne compagne pour manger les miles. On va pas faire le difficile vu le prix payé...
Cap sur les freeways. Mauvaise surprise, mon GPS (acheté à NY en mai) ne fonctionne pas (problème de chargeur que je résoudrai le lendemain). C'est donc avec le google map de mon PDA que j'arrive au Best Western Meridian INN d'Orange (juste à côté d'Anaheim) en 45 minutes.
Prise de la chambre (suite nickel avec salon/sofabed et chambre avec kingbed pour 90$ la nuit avec petit déj). Petit bain dans la piscine et cap sur downtown disney pour une mise en condition, achat des billets pour le parc le lendemain, premier contact avec la junk food (wendys). Nous rentrons à l'hôtel crevés vers 20h et nous étalons sur lit pour une première nuit US.
L'hôtel est à 5 min en voiture de Disneyland. Choix délibéré de ma part, les hôtels en bordure du parc ne m'inspire. Soit trop chers pour les prestations proposées, soit trop cracras. Tant pis pour le parking à payer. Tant mieux pour le calme et la qualité des prestations qui, comme tout le monde le sait, s'améliorent souvent quand on prend la peine de s'écarter un peu des chemins battus et rebattus.
Coût de la voiture : 240 EUR chez Alamo via elocationsdevoitures pour 10 jours, tout assurance comprise (sauf le plein qu'Alamo vous refourgue à un prix décent à la prise de voiture). Coûts des billets : 440 EUR en moyenne pour BA à l'aller (via Londres) et AA au retour (via Chicago) achetés sur opodo en janvier.
Jour 2 Disneyland
Arrivée à Disneyland à 8h (c'est à dire à l'ouverture). Aidés par le décalage horaire et un petit déjeuner buffet reconstituant...
Bonne pioche car nous faisons rapidement une série d'attractions qui s'avèreront vite bondées (y compris avec le système de fast pass qui en fin de matinée renvoie déjà pour le soir). Mention spéciale au Space mountain et au groupe de cowboy qui joue un rockabilly déjanté dans un des restos du parc.
Evidemment, on dira que Disneyland Anaheim, c'est Disneyland Paris en plus vieux. C'est vrai et pas vrai à la fois. Ca reste quand même le parc historique et une série d'attractions "locales" font la différence. Les enfants adorent (3 ans après fait disneyland Paris quand même).
Diner à downtown disney au rainforest café. 1h20 d'attente (agréable au demeurant) pour 45 min d'expérience déconcertante. La nourriture est tout sauf surprenante mais au milieu de la simulation de l'orage tropical et des singes en plastics qui s'agitent, c'est top.
Les enfants adorent (leitmotiv du voyage). Nous quittons le parc vers 22h après une journée épuisante.
Jour 3 : Sea World à San Diego
J'ai également choisi l'hôtel en fonction de sa proximité avec le San Diego Freeway pour la visite du Sea World. Un bon souvenir d'enfance (je l'avais fait à 10 ans aussi). La route LA San Diego est un peu morne mais assez fluide. Nous arrivons vers 10h au Sea World. Là pas de soucis de foule ou de file. Nous avons largement le temps de "faire" tous les spectacles (très bien avec un hip spécial pour les killer whales et shamu en particulier) et de rentrer pour LA vers 19h. Passage au Walmart pour quelques achats en prévision de la route du lendemain. Diner dans un Denys pas loin de l'hôtel (chaîne de dinners vraiment très corrects).
J4 : LA - Grand Canyon
Le GPS retrouvé, c'est évidemment bcp plus facile pour mettre le cap sur GC village où nous dormons le soir. Depuis le début du séjour, le temps oscille du gris au bleu mais je n'ai pas regardé les prévisions... Heureusement car j'aurais sans doute changé mes plans. Au fur et à mesure que la journée avance, le temps se dégrade. Nous arrivons à Kingman vers 13h sous des trombes d'eau pour le déjeuner. Quand nous repartons vers GC village, une petit éclaircie me donne un peu d'espoir mais je déchante vite. Nous arrivons à Williams dans un orage de mousson. Pas envie de faire demi-tour mais la crainte de ne pas voir le GC est là...
Et...miracle...Le temps se dégage quand nous arrivons à Tusayan (où je fais un crochet à l'aéroport pour essayer d'avoir quelques infos sur les vols en hélicos...). Nous posons nos valises à 17h au Maswick lodge (très bien même sans AC) et commençons la visite du GC. Personne sur les principaux points de vue (nous avons vu une noria de bus et de voitures revenir sur Williams). Une impression assez étrange de calme après la pluie. Et surtout l'odeur des cèdres qui est magnifiée par la pluie... . Très belle carte postale même si la visibilité est forcément un peu réduite (un peu de brume encore). Nous tirons la corde jusqu'aux dernières lueurs pour profiter des paysages. Nous faisons tous les points de Hopi point à Yaki point.
Diner à Tusayan (pizza), la cafet du Maswick ne m'inspire pas.
J5 : GC + Monument valley
Le temps est bien dégagé malgré quelques petits bancs de nuage. Nous sommes au bord du GC à 6h30 pour un petit déjeuner (pas bien de manger là, je sais) avec cookies et jus de fruit. De nouveau nous sommes presque seuls pour profiter des différents points de vue. La vue dégagée permet de se faire une idée de l'immensité de la bête. Je suis plus impressionné que réellement séduit.
Direction l'aéroport de Tusayan pour la balade en hélico. Mauvais présage, les premiers vols du matin ont été annulé. Je me dis qu'on va y passer et... chance...notre plage horaire est OK (8h30). En prime nous sommes upgradés sur un grand tour... . La balade est fidèle à l'image que l'on s'en fait. C’est grandiose, photogénique, inoubliable et tutti quanti. La vue est nickel de l’hélico (même du milieu).
De nouveau on est frappé par l'immensité du paysage mais il y a quelque chose de "trop grand" qui s'en dégage. Sans doute aurait-il fallu descendre un peu dans le GC pour améliorer ce "contact" mais j'avais zappé dans le programme cette partie faute de temps. Nous revenons à terre. Faisons quelques courses, avalons un sandwich et partons à MV avec un stop à Desert view (très belle vue).
La route entre GC village et Kayenta est mortelle (hormis le début avec le petit colorado). Ca s'arrange un peu vers Kayenta où nous arrivons vers 15h à l'Hampton INN (150$ la chambre avec petit déj, très bien mais cher).
Nous filons sur MV. Jusqu'au dernier moment, j'hésite à emmener la Sebring sur la Scenic road. Les prix dissuasifs du Goulding lodge qui semble avoir un monopole sur les tours 4x4 et camion ce jour-là achèvent de me convaincre. Pas de problèmes à faire cette route avec une voiture de tourisme. La piste est vraiment carrossable (quand on a roulé sur des routes normales en Roumanie ou en Arménie, elle ressemble même à un billard).
MV est un émerveillement. Dire que j'ai hésité à zapper pour foncer sur Page... . Nous passons presque 4h30 dans le parc à nous pâmer devant ces paysages qui, à ces heures, révèlent toute leur énigmatique splendeur... . Au passage, je craque pour une ballade en cheval avec les Navajos. Les prix pratiqués sont honteux (50$ la demi heure sans marchandage) mais on oublie vite le détail quand on se retrouve à cheval sur une petit dune à contempler une partie de la vallée non accessible aux voitures (hormis 4x4).
C'est les yeux en éveil et en émoi que nous quittons MV pour retourner à Kayenta. Diner au Burger King... le resto de l'hôtel ne nous inspire pas...
J6 MV vers Bryce Canyon
La route est splendide à mesure que l'on s'approche de Page. J'ai décidé de zapper le Lake Powell. Un choix difficile mais auquel je me tiens. J'hésite un instant à faire Antelope Canyon (nous sommes à Page à 10h30) mais je laisse tomber. J'ai envie de "bien faire" Bryce et Zion Canyon et pour cela, il ne faut pas arriver trop tard à Bryce. On fait quand même un petit arrêt photos au Lake Powell.
Nous roulons donc... Déjeuner à Kanab où tout est fermé sauf un petit troquet qui sert des sandwichs corrects et surtout du vrai café...
Arrivée à Bryce à 16h (heure Utah). Début de la visite.
Honnêtement, j'ai dû rater quelque chose car le choc habituel (à en croire les témoignages) ne se produit pas. Quand on a fait la Cappadoce, Bryce Canyon perd une partie de son effet de surprise (les cheminées de fée). Pour le reste, les paysages du parc sont variés mais pas très spectaculaires à mon sens. Par contre l'environnement est splendide (cette alternance de prairies et de canyons...). Même si je ne regrette pas le chemin parcouru, je me rends compte que la magie n'opère pas chez moi comme chez d'autres...
Nous filons vers 18h30 à Tropic où j'ai réservé un "cabin" au Bryce canyon INN (115$ chambre + petit déj, nickel).
Après avoir déposé les valises, une intuition me pousse vers Kodachrome Basin (15 min de route à tout casser). Quand nous arrivons, le soleil se couche. Le parc est désert. Silencieux. Et....c'est génial... Evidément, le site est petit mais il y a quelque chose qui me prend tout de suite par les tripes. Je ne sais pas si la lumière, le contraste avec Bryce, la solitude du lieu... mais là le charme opère... nous ne pouvons y rester qu'une heure compte tenu du coucher du soleil et regrettons de ne pas y avoir mis les pieds plus tôt...
Diner au resto "Clarks". Bon ribs, pas trop chers.
J7 : Bryce vers Zion
Nous commençons la journée par une balade dans Bryce (la Navajo Loop version étendue). L'impression est évidemment différente que du haut. Et la perception du lieu change un peu même si je reste toujours un peu sur ma faim (je m'attendais à trop sans doute). Elle est cependant gâchée par la foule (un car de français + un autre d'allemands débarquent dans le fond de vallée en même temps, ça le fait moyen).
Bref voilà, le charme n’a pas opéré comme sur d’autres mais c’est évidemment très personnel et je ne tire aucune généralité sur Bryce Canyon. Cela reste un très beau parc même si je le trouve, au final, un peu surestimé et certainement pas plus digne d’intérêt qui Zion Canyon…
Cap donc sur Zion. Là encore, j'ai hésité. A force de lire qui Zion était sans doute moins spectaculaire que le reste... il faut toujours se faire une idée par soi-même, règle numéro 1 😉
Avec MV, Zion restera le point fort de la partie "parcs" du voyage. J'ai adoré et les enfants aussi. Il y a d'abord le site. Sa complexité, sa variété, son côté humain et pourtant spectaculaire (en regard du GC). Il y a ensuite ces couleurs. Une explosion. Plus nuancées qu'à Bryce mais plus riche aussi. Il y a enfin la faune et la flore. Plus qu'ailleurs nous sommes frappés par la qualité de la préservation de l'élément naturel. Et puis cette idée géniale de fermer le parc aux voitures.... Il y a aussi moins de monde qu'à Bryce et essentiellement des touristes américains (ceci dit sans considération particulière). Nous consacrons l'apr��s-midi au parc avec une belle balade à cheval d'1h ( du lodge xanterra vers le Court of patriach, 40$ l'heure)) + balade dans le parc autour des points desservis par la navette. Mention spécial aux environs d'Angel's landing et au chapelet de sommets tous blancs qui dominent le parc.
Nuit au Best Western Zion INN (125$ la nuit sans petit déj, prestations moyennes). Diner au resto d'à côté à oublier rapidos...
J8 : Zion et Las Vegas
La matinée est consacrée aux balades dans Zion. D'abord le Riverside trail jusqu'au début des narrows. Ensuite une plus petite (le nom m'échappe) vers une petit cascade. Le Zion continue à nous plaire énormément. On s'y sent bien tout simplement. Tout est sans doute dans les proportions de ce parc sans doute moins spectaculaire ou énorme que d'autres mais terriblement attachant... . L'envie d'y revenir se fait d'ailleurs sentir quand je le quitte sur le coup de 14. Cap sur Las Vegas. Au début, je comptais quitter Zion plus tôt pour "faire" valley of fire. Mais l'envie de rester un peu plus à Zion a rendu caduc le projet... Nous filons donc sur Vegas au travers de ce désert parfois un peu inquiétant...
Nous y sommes en fin d'après-midi... Check in rapide au Circus Circus (50$ dans les chambres rénovées avec promo "enfants mangent gratuit). Deal correct. C'est le choix des enfants (en raison du cirque et du parc d'attraction). Les chambres sont nickels, bien équipées (écran plat, etc...) et bien dimensionnées (chose rare, l'AC a un niveau sonore tout à fait normal). L'hôtel un peu glauque mais on est à Vegas aussi... Pour la situation rien à redire. Il est un peu excentré mais pas bcp plus que ne le sont le Wynn ou, à l'autre bout, l'Excalibur ou le MGM grand. En plus cette situation à l'écart du centre nerveux du Strip n'est pas pour me déplaire. Bon évidemment, on peut écrire une thèse sociologique (ou un roman de John Fante) à partir de la clientèle des lieux... Bonne surprise, le service de l'hôtel est nickel (quelques articles manquants dans la chambre qui sont fournis dans les 10 minutes).
On commence l'exploration de Vegas en se parquant au Bellagio. Belle marche jusqu'au Venetian (on a été à Venise cette année, le contraste est quand même décoiffant...). Que dire de plus qui n'ait pas encore été écrit sur LV... . On ne sait pas si on doit adorer ou détester. Sans doute les deux en fait.
Retour à l'hôtel pour le buffet (25$ pour 3 avec la promo). Loin d'être inoubliable... Le soir, c'est rebelote. Fontaines du Bellagio, volcan du Mirage, Freemont street experience et visite du golden nuggets et de ses requins. Je crois que même si l'essentiel de LV se concentre sur le strip, un petit passage à downtown (qui n'est jamais qu'à 10 min en voiture) est un passage obligé...
J9 : Las Vegas
J'ai prévu une journée complète à LV. D'abord pour un peu souffler (je sais ça peut paraître étonnant) et surtout pour perdre mon argent....dans les outlets centers. Bien m'en a pris (mais je ne vais pas faire un état du shopping réalisés. Juste que les affaires sont exceptionnelles quand on combine la faiblesse du $ et les prix pratiqués dans ces magasins).
Après-midi consacrée au bullage à l'hôtel et un buffet "early bird" au mirage (+/- 45$ pour 3). On mange tôt car le soir c'est spectacle. On s'est laissé tenter par un petit spectacle donné dans un casino un peu excentré et conseillé par le guichet des spectacles : http://www.ignite13.com/
Le spectacle est présenté comme une alternative au cirque du soleil. On ne glosera pas dessus des heures. Le spectacle est intéressant, quelques belles performances visuelles mais évidemment la production bcp plus cheap que celle du cirque. Ca se ressent quand même un peu. Mais à 25$ la place, "you get for what you pay" (règle d'or aux USA et à Vegas singulièrement quoiqu'on en dise).
J10 Las Vegas-LA
Buffet petit déj au Wynn (pour ne pas mourir idiot). C'est évidemment très bien (un cran au-dessus du mirage et donc un cran plus cher...you get for...) puis départ sur LA. Route sans soucis et sans embout.
A LA, nous logeons à côté de l’aéroport (Hilton Garden INN El segundo, 100$ la nuit, navette gratuite vers Alamo et l’aéroport).
Check inn à l’hôtel puis visite de Venice Beach (à 15 min de l’hôtel). A voir au moins une fois dans sa vie… . Le lieu est sans doute passé de mode mais l’ambiance qui s’en dégage est très sympa. Beau coucher de soleil sur le pacifique en prime.
Nous filons ensuite sur Hollywood boulevard. Grosse déception (la seule du voyage). Le décalage entre l’image qu’on se fait de cet endroit et la réalité est immense. Il y a rien à voir tout simplement hormis quelques reliques de passages de « stars » et une bande de sosies assez peu convaincants qui font payer la photo…
Diner au Mel’s dinner. Retour à l’hôtel.
J11 LA
Visite d’Universal Studio. Je fais le choix du Fast pass (hors de prix). Choix judicieux quand on veut faire le parc en une journée. Tous les spectacles valent la peine et toutes les attractions aussi. Pour tout faire en une journée ce n’est pas de trop et si les files s’en mêlent, c’est foutu… Après cela, le choix du pass est sans doute discutable (quand on sait en plus que le J2 est en général gratuit en fonction des promos avec l’entrée normale). Mais je n’ai pas regretté l’option.
Diner dans un Taco Bell et retour de la voiture. La navette de l’hôtel revient nous chercher chez Alamo.
J12 LA-Bruxelles via Chicago (American Airlines).
Au début tout va bien. Check in rapide (rare pour AA où le chaos est la règle organisée). Embarquement prompt et ponctuel. Après ça se corse… . Le pilote remet le décollage à plus tard en raison d’un doute sur l’allumage correct d’un moteur. 1h30 d’attente dans l’avion pour se rendre compte que c’est un capteur informatique qui a mal fonctionné et que le moteur est OK. On démarre. La correspondance à Chicago est programmée à l’heure de l’atterrissage. Le moindre bug et c’est la cata. Heureusement le vol pour Bruxelles nous attend. C’est à la porte d’à côté. On saute dedans. L’avion décolle à l’heure et nous arrivons crevés mais heureux et des étoiles plein les yeux à l’heure prévue à Bruxelles….
Les ++++++
- Les yeux de mes enfants devant toutes ces merveilles - Le GPS (des heures de gagnées) - Zion Canyon et Monunent valley - Kodachrome bassin - le Dollar - Les parcs d'attraction - Venice Beach - Las Vegas pour l'ensemble de son oeuvre - Les Américains rencontrés quoiqu'on en dise qui sont des gens à la fois très pros et très accueillants et souvent ouverts vis à vis des touristes étrangers. - La météo (hormis les 110°F de Las Vegas et l'orage sur la route du GC) - les réservations à l'avance : gain de temps de voyages + gain d'argent...
Les ++++
- Le Grand Canyon et Bryce Canyon - LA en général (ville intéressante) - Alamo (you really get for what you pay...)
Les ++
- La bouffe (pas évident évident quand même...)
Les -
- Hollywood boulevard (aucun intérêt) - Certains prix navajos... (je sais bien que leur situation est difficile et que le tourisme est le seul débouché mais à certain moment ça frise l'indécence...)
Jour 1 Bruxelles-LA via Londres (BA)
C'est la deuxième fois que je prends BA cette année à l'aller pour les USA cette année. Leurs 747-400 ne sont sans doute pas les avions les plus récents, mais j'aime bcp l'impression qui se dégage de ces avions mythiques. Ceux de BA ont été mis au goût du jour avec des systèmes vidéo personnels. Ca tombe bien pour un vol de 10h avec deux enfants. Comme pour mon vol précédent (Heathrow-JFK), le vol vers LAX est impeccable (hormis la nourriture mais qui voyage en classe éco pour bouffer du Robuchon ? ) et surtout ponctuel. Arrivée sur place avec quelques minutes d'avance sur le planning. Prêts pour affronter la course d'obstacle qui nous attend. Il est 13h.
L'immigration à LAX se révèle nettement plus conviviale et rapide que celle de JFK (que j'ai pratiquée 3x en 2 ans). Nous sommes aux bagages en 10 minutes. Après récupération des bagages nous filons vers Alamo pour récupérer la voiture de location. A 14h nous sommes au comptoir Alamo. La file est longue. Manifestement, la compagnie a bien vendu cette année. La file est fluide cependant et en 20 minutes je me trouve face aux préposés. Bon signe, le mien n'essaie pas de me vendre plein d'assurance. J'en conclus que la couverture d'elocationdevoitures est bonne. Par contre il me propose un upgrade (j'ai pris pourtant une midsize) pour 150$ en m'expliquant que c'est un peu court pour faire le circuit planifié (je lui ai parlé du GC, de Bryce, etc...). Je refuse.
L'épreuve quand même... je m'attends benoîtement à voir tout de suite ma voiture sur le parking (ma dernière location de voiture aux USA remonte à quelques années). Que nenni. Il faut choisir sa voiture... La troisième est la bonne (les deux premières font teinter le signal de changement d'huile, pas top). Une Chrysler Sebring déjà bien rodée (25.000 miles au compteur et un cruise control qui va s'avérer déficient mais pas grave) qui se révèlera une bonne compagne pour manger les miles. On va pas faire le difficile vu le prix payé...
Cap sur les freeways. Mauvaise surprise, mon GPS (acheté à NY en mai) ne fonctionne pas (problème de chargeur que je résoudrai le lendemain). C'est donc avec le google map de mon PDA que j'arrive au Best Western Meridian INN d'Orange (juste à côté d'Anaheim) en 45 minutes.
Prise de la chambre (suite nickel avec salon/sofabed et chambre avec kingbed pour 90$ la nuit avec petit déj). Petit bain dans la piscine et cap sur downtown disney pour une mise en condition, achat des billets pour le parc le lendemain, premier contact avec la junk food (wendys). Nous rentrons à l'hôtel crevés vers 20h et nous étalons sur lit pour une première nuit US.
L'hôtel est à 5 min en voiture de Disneyland. Choix délibéré de ma part, les hôtels en bordure du parc ne m'inspire. Soit trop chers pour les prestations proposées, soit trop cracras. Tant pis pour le parking à payer. Tant mieux pour le calme et la qualité des prestations qui, comme tout le monde le sait, s'améliorent souvent quand on prend la peine de s'écarter un peu des chemins battus et rebattus.
Coût de la voiture : 240 EUR chez Alamo via elocationsdevoitures pour 10 jours, tout assurance comprise (sauf le plein qu'Alamo vous refourgue à un prix décent à la prise de voiture). Coûts des billets : 440 EUR en moyenne pour BA à l'aller (via Londres) et AA au retour (via Chicago) achetés sur opodo en janvier.
Jour 2 Disneyland
Arrivée à Disneyland à 8h (c'est à dire à l'ouverture). Aidés par le décalage horaire et un petit déjeuner buffet reconstituant...
Bonne pioche car nous faisons rapidement une série d'attractions qui s'avèreront vite bondées (y compris avec le système de fast pass qui en fin de matinée renvoie déjà pour le soir). Mention spéciale au Space mountain et au groupe de cowboy qui joue un rockabilly déjanté dans un des restos du parc.
Evidemment, on dira que Disneyland Anaheim, c'est Disneyland Paris en plus vieux. C'est vrai et pas vrai à la fois. Ca reste quand même le parc historique et une série d'attractions "locales" font la différence. Les enfants adorent (3 ans après fait disneyland Paris quand même).
Diner à downtown disney au rainforest café. 1h20 d'attente (agréable au demeurant) pour 45 min d'expérience déconcertante. La nourriture est tout sauf surprenante mais au milieu de la simulation de l'orage tropical et des singes en plastics qui s'agitent, c'est top.
Les enfants adorent (leitmotiv du voyage). Nous quittons le parc vers 22h après une journée épuisante.
Jour 3 : Sea World à San Diego
J'ai également choisi l'hôtel en fonction de sa proximité avec le San Diego Freeway pour la visite du Sea World. Un bon souvenir d'enfance (je l'avais fait à 10 ans aussi). La route LA San Diego est un peu morne mais assez fluide. Nous arrivons vers 10h au Sea World. Là pas de soucis de foule ou de file. Nous avons largement le temps de "faire" tous les spectacles (très bien avec un hip spécial pour les killer whales et shamu en particulier) et de rentrer pour LA vers 19h. Passage au Walmart pour quelques achats en prévision de la route du lendemain. Diner dans un Denys pas loin de l'hôtel (chaîne de dinners vraiment très corrects).
J4 : LA - Grand Canyon
Le GPS retrouvé, c'est évidemment bcp plus facile pour mettre le cap sur GC village où nous dormons le soir. Depuis le début du séjour, le temps oscille du gris au bleu mais je n'ai pas regardé les prévisions... Heureusement car j'aurais sans doute changé mes plans. Au fur et à mesure que la journée avance, le temps se dégrade. Nous arrivons à Kingman vers 13h sous des trombes d'eau pour le déjeuner. Quand nous repartons vers GC village, une petit éclaircie me donne un peu d'espoir mais je déchante vite. Nous arrivons à Williams dans un orage de mousson. Pas envie de faire demi-tour mais la crainte de ne pas voir le GC est là...
Et...miracle...Le temps se dégage quand nous arrivons à Tusayan (où je fais un crochet à l'aéroport pour essayer d'avoir quelques infos sur les vols en hélicos...). Nous posons nos valises à 17h au Maswick lodge (très bien même sans AC) et commençons la visite du GC. Personne sur les principaux points de vue (nous avons vu une noria de bus et de voitures revenir sur Williams). Une impression assez étrange de calme après la pluie. Et surtout l'odeur des cèdres qui est magnifiée par la pluie... . Très belle carte postale même si la visibilité est forcément un peu réduite (un peu de brume encore). Nous tirons la corde jusqu'aux dernières lueurs pour profiter des paysages. Nous faisons tous les points de Hopi point à Yaki point.
Diner à Tusayan (pizza), la cafet du Maswick ne m'inspire pas.
J5 : GC + Monument valley
Le temps est bien dégagé malgré quelques petits bancs de nuage. Nous sommes au bord du GC à 6h30 pour un petit déjeuner (pas bien de manger là, je sais) avec cookies et jus de fruit. De nouveau nous sommes presque seuls pour profiter des différents points de vue. La vue dégagée permet de se faire une idée de l'immensité de la bête. Je suis plus impressionné que réellement séduit.
Direction l'aéroport de Tusayan pour la balade en hélico. Mauvais présage, les premiers vols du matin ont été annulé. Je me dis qu'on va y passer et... chance...notre plage horaire est OK (8h30). En prime nous sommes upgradés sur un grand tour... . La balade est fidèle à l'image que l'on s'en fait. C’est grandiose, photogénique, inoubliable et tutti quanti. La vue est nickel de l’hélico (même du milieu).
De nouveau on est frappé par l'immensité du paysage mais il y a quelque chose de "trop grand" qui s'en dégage. Sans doute aurait-il fallu descendre un peu dans le GC pour améliorer ce "contact" mais j'avais zappé dans le programme cette partie faute de temps. Nous revenons à terre. Faisons quelques courses, avalons un sandwich et partons à MV avec un stop à Desert view (très belle vue).
La route entre GC village et Kayenta est mortelle (hormis le début avec le petit colorado). Ca s'arrange un peu vers Kayenta où nous arrivons vers 15h à l'Hampton INN (150$ la chambre avec petit déj, très bien mais cher).
Nous filons sur MV. Jusqu'au dernier moment, j'hésite à emmener la Sebring sur la Scenic road. Les prix dissuasifs du Goulding lodge qui semble avoir un monopole sur les tours 4x4 et camion ce jour-là achèvent de me convaincre. Pas de problèmes à faire cette route avec une voiture de tourisme. La piste est vraiment carrossable (quand on a roulé sur des routes normales en Roumanie ou en Arménie, elle ressemble même à un billard).
MV est un émerveillement. Dire que j'ai hésité à zapper pour foncer sur Page... . Nous passons presque 4h30 dans le parc à nous pâmer devant ces paysages qui, à ces heures, révèlent toute leur énigmatique splendeur... . Au passage, je craque pour une ballade en cheval avec les Navajos. Les prix pratiqués sont honteux (50$ la demi heure sans marchandage) mais on oublie vite le détail quand on se retrouve à cheval sur une petit dune à contempler une partie de la vallée non accessible aux voitures (hormis 4x4).
C'est les yeux en éveil et en émoi que nous quittons MV pour retourner à Kayenta. Diner au Burger King... le resto de l'hôtel ne nous inspire pas...
J6 MV vers Bryce Canyon
La route est splendide à mesure que l'on s'approche de Page. J'ai décidé de zapper le Lake Powell. Un choix difficile mais auquel je me tiens. J'hésite un instant à faire Antelope Canyon (nous sommes à Page à 10h30) mais je laisse tomber. J'ai envie de "bien faire" Bryce et Zion Canyon et pour cela, il ne faut pas arriver trop tard à Bryce. On fait quand même un petit arrêt photos au Lake Powell.
Nous roulons donc... Déjeuner à Kanab où tout est fermé sauf un petit troquet qui sert des sandwichs corrects et surtout du vrai café...
Arrivée à Bryce à 16h (heure Utah). Début de la visite.
Honnêtement, j'ai dû rater quelque chose car le choc habituel (à en croire les témoignages) ne se produit pas. Quand on a fait la Cappadoce, Bryce Canyon perd une partie de son effet de surprise (les cheminées de fée). Pour le reste, les paysages du parc sont variés mais pas très spectaculaires à mon sens. Par contre l'environnement est splendide (cette alternance de prairies et de canyons...). Même si je ne regrette pas le chemin parcouru, je me rends compte que la magie n'opère pas chez moi comme chez d'autres...
Nous filons vers 18h30 à Tropic où j'ai réservé un "cabin" au Bryce canyon INN (115$ chambre + petit déj, nickel).
Après avoir déposé les valises, une intuition me pousse vers Kodachrome Basin (15 min de route à tout casser). Quand nous arrivons, le soleil se couche. Le parc est désert. Silencieux. Et....c'est génial... Evidément, le site est petit mais il y a quelque chose qui me prend tout de suite par les tripes. Je ne sais pas si la lumière, le contraste avec Bryce, la solitude du lieu... mais là le charme opère... nous ne pouvons y rester qu'une heure compte tenu du coucher du soleil et regrettons de ne pas y avoir mis les pieds plus tôt...
Diner au resto "Clarks". Bon ribs, pas trop chers.
J7 : Bryce vers Zion
Nous commençons la journée par une balade dans Bryce (la Navajo Loop version étendue). L'impression est évidemment différente que du haut. Et la perception du lieu change un peu même si je reste toujours un peu sur ma faim (je m'attendais à trop sans doute). Elle est cependant gâchée par la foule (un car de français + un autre d'allemands débarquent dans le fond de vallée en même temps, ça le fait moyen).
Bref voilà, le charme n’a pas opéré comme sur d’autres mais c’est évidemment très personnel et je ne tire aucune généralité sur Bryce Canyon. Cela reste un très beau parc même si je le trouve, au final, un peu surestimé et certainement pas plus digne d’intérêt qui Zion Canyon…
Cap donc sur Zion. Là encore, j'ai hésité. A force de lire qui Zion était sans doute moins spectaculaire que le reste... il faut toujours se faire une idée par soi-même, règle numéro 1 😉
Avec MV, Zion restera le point fort de la partie "parcs" du voyage. J'ai adoré et les enfants aussi. Il y a d'abord le site. Sa complexité, sa variété, son côté humain et pourtant spectaculaire (en regard du GC). Il y a ensuite ces couleurs. Une explosion. Plus nuancées qu'à Bryce mais plus riche aussi. Il y a enfin la faune et la flore. Plus qu'ailleurs nous sommes frappés par la qualité de la préservation de l'élément naturel. Et puis cette idée géniale de fermer le parc aux voitures.... Il y a aussi moins de monde qu'à Bryce et essentiellement des touristes américains (ceci dit sans considération particulière). Nous consacrons l'apr��s-midi au parc avec une belle balade à cheval d'1h ( du lodge xanterra vers le Court of patriach, 40$ l'heure)) + balade dans le parc autour des points desservis par la navette. Mention spécial aux environs d'Angel's landing et au chapelet de sommets tous blancs qui dominent le parc.
Nuit au Best Western Zion INN (125$ la nuit sans petit déj, prestations moyennes). Diner au resto d'à côté à oublier rapidos...
J8 : Zion et Las Vegas
La matinée est consacrée aux balades dans Zion. D'abord le Riverside trail jusqu'au début des narrows. Ensuite une plus petite (le nom m'échappe) vers une petit cascade. Le Zion continue à nous plaire énormément. On s'y sent bien tout simplement. Tout est sans doute dans les proportions de ce parc sans doute moins spectaculaire ou énorme que d'autres mais terriblement attachant... . L'envie d'y revenir se fait d'ailleurs sentir quand je le quitte sur le coup de 14. Cap sur Las Vegas. Au début, je comptais quitter Zion plus tôt pour "faire" valley of fire. Mais l'envie de rester un peu plus à Zion a rendu caduc le projet... Nous filons donc sur Vegas au travers de ce désert parfois un peu inquiétant...
Nous y sommes en fin d'après-midi... Check in rapide au Circus Circus (50$ dans les chambres rénovées avec promo "enfants mangent gratuit). Deal correct. C'est le choix des enfants (en raison du cirque et du parc d'attraction). Les chambres sont nickels, bien équipées (écran plat, etc...) et bien dimensionnées (chose rare, l'AC a un niveau sonore tout à fait normal). L'hôtel un peu glauque mais on est à Vegas aussi... Pour la situation rien à redire. Il est un peu excentré mais pas bcp plus que ne le sont le Wynn ou, à l'autre bout, l'Excalibur ou le MGM grand. En plus cette situation à l'écart du centre nerveux du Strip n'est pas pour me déplaire. Bon évidemment, on peut écrire une thèse sociologique (ou un roman de John Fante) à partir de la clientèle des lieux... Bonne surprise, le service de l'hôtel est nickel (quelques articles manquants dans la chambre qui sont fournis dans les 10 minutes).
On commence l'exploration de Vegas en se parquant au Bellagio. Belle marche jusqu'au Venetian (on a été à Venise cette année, le contraste est quand même décoiffant...). Que dire de plus qui n'ait pas encore été écrit sur LV... . On ne sait pas si on doit adorer ou détester. Sans doute les deux en fait.
Retour à l'hôtel pour le buffet (25$ pour 3 avec la promo). Loin d'être inoubliable... Le soir, c'est rebelote. Fontaines du Bellagio, volcan du Mirage, Freemont street experience et visite du golden nuggets et de ses requins. Je crois que même si l'essentiel de LV se concentre sur le strip, un petit passage à downtown (qui n'est jamais qu'à 10 min en voiture) est un passage obligé...
J9 : Las Vegas
J'ai prévu une journée complète à LV. D'abord pour un peu souffler (je sais ça peut paraître étonnant) et surtout pour perdre mon argent....dans les outlets centers. Bien m'en a pris (mais je ne vais pas faire un état du shopping réalisés. Juste que les affaires sont exceptionnelles quand on combine la faiblesse du $ et les prix pratiqués dans ces magasins).
Après-midi consacrée au bullage à l'hôtel et un buffet "early bird" au mirage (+/- 45$ pour 3). On mange tôt car le soir c'est spectacle. On s'est laissé tenter par un petit spectacle donné dans un casino un peu excentré et conseillé par le guichet des spectacles : http://www.ignite13.com/
Le spectacle est présenté comme une alternative au cirque du soleil. On ne glosera pas dessus des heures. Le spectacle est intéressant, quelques belles performances visuelles mais évidemment la production bcp plus cheap que celle du cirque. Ca se ressent quand même un peu. Mais à 25$ la place, "you get for what you pay" (règle d'or aux USA et à Vegas singulièrement quoiqu'on en dise).
J10 Las Vegas-LA
Buffet petit déj au Wynn (pour ne pas mourir idiot). C'est évidemment très bien (un cran au-dessus du mirage et donc un cran plus cher...you get for...) puis départ sur LA. Route sans soucis et sans embout.
A LA, nous logeons à côté de l’aéroport (Hilton Garden INN El segundo, 100$ la nuit, navette gratuite vers Alamo et l’aéroport).
Check inn à l’hôtel puis visite de Venice Beach (à 15 min de l’hôtel). A voir au moins une fois dans sa vie… . Le lieu est sans doute passé de mode mais l’ambiance qui s’en dégage est très sympa. Beau coucher de soleil sur le pacifique en prime.
Nous filons ensuite sur Hollywood boulevard. Grosse déception (la seule du voyage). Le décalage entre l’image qu’on se fait de cet endroit et la réalité est immense. Il y a rien à voir tout simplement hormis quelques reliques de passages de « stars » et une bande de sosies assez peu convaincants qui font payer la photo…
Diner au Mel’s dinner. Retour à l’hôtel.
J11 LA
Visite d’Universal Studio. Je fais le choix du Fast pass (hors de prix). Choix judicieux quand on veut faire le parc en une journée. Tous les spectacles valent la peine et toutes les attractions aussi. Pour tout faire en une journée ce n’est pas de trop et si les files s’en mêlent, c’est foutu… Après cela, le choix du pass est sans doute discutable (quand on sait en plus que le J2 est en général gratuit en fonction des promos avec l’entrée normale). Mais je n’ai pas regretté l’option.
Diner dans un Taco Bell et retour de la voiture. La navette de l’hôtel revient nous chercher chez Alamo.
J12 LA-Bruxelles via Chicago (American Airlines).
Au début tout va bien. Check in rapide (rare pour AA où le chaos est la règle organisée). Embarquement prompt et ponctuel. Après ça se corse… . Le pilote remet le décollage à plus tard en raison d’un doute sur l’allumage correct d’un moteur. 1h30 d’attente dans l’avion pour se rendre compte que c’est un capteur informatique qui a mal fonctionné et que le moteur est OK. On démarre. La correspondance à Chicago est programmée à l’heure de l’atterrissage. Le moindre bug et c’est la cata. Heureusement le vol pour Bruxelles nous attend. C’est à la porte d’à côté. On saute dedans. L’avion décolle à l’heure et nous arrivons crevés mais heureux et des étoiles plein les yeux à l’heure prévue à Bruxelles….
Les ++++++
- Les yeux de mes enfants devant toutes ces merveilles - Le GPS (des heures de gagnées) - Zion Canyon et Monunent valley - Kodachrome bassin - le Dollar - Les parcs d'attraction - Venice Beach - Las Vegas pour l'ensemble de son oeuvre - Les Américains rencontrés quoiqu'on en dise qui sont des gens à la fois très pros et très accueillants et souvent ouverts vis à vis des touristes étrangers. - La météo (hormis les 110°F de Las Vegas et l'orage sur la route du GC) - les réservations à l'avance : gain de temps de voyages + gain d'argent...
Les ++++
- Le Grand Canyon et Bryce Canyon - LA en général (ville intéressante) - Alamo (you really get for what you pay...)
Les ++
- La bouffe (pas évident évident quand même...)
Les -
- Hollywood boulevard (aucun intérêt) - Certains prix navajos... (je sais bien que leur situation est difficile et que le tourisme est le seul débouché mais à certain moment ça frise l'indécence...)
Traquenard: amende de vignette sur les autoroutes slovènes
Message un peu long mais à lire absolument car mon histoire peut vous arriver également 🤪
Je viens exprimer mon indignation quant aux pratiques inqualifiables des agents de la DARS (controleurs des autoroutes slovènes que nous avons d'abord pris pour des douaniers) et mettre en garde les voyageurs qui veulent se rendre en Slovénie. Que ma mésaventure familiale, puisse après tout, aider d'autres vacanciers !!!!!! Nous logions sur Trieste en Italie et nous avons décidé d'aller visiter les fameuses grottes de Postojna (les plus visitées d'europe !!!) qui ne sont qu'à 47 km (sortie d'une demie journée). Pour gagner du temps je prends l'autoroute à Trieste et je suis la direction de la Slovénie.J’arrive alors au poste frontière. Passant entre deux états européens aucun contrôle n'est effectué (pas de douaniers en vue), nous voyons seulement une pencarte avec un pictogramme moyennement compréhensible (orange avec le dessin d'une voiture). Voilà, nous sommes en Slovénie et nos ennuis commencent. Je fais à peine 50 m après le poste frontière, j’ai le choix entre continuer sur l'autoroute ou prendre la nationale. J’opte pour l'autoroute pour aller plus vite. J’arrive au péage d'entrée. Je m’approche de la cabine et j'appuie sur le bouton de distribution de ticket mais rien ne sort. Je tente l'expérience plusieurs fois mais en vain ... Je constate que des agents slovènes sont postés sur le bas côté du péage. Voyant que j’ insiste inutilement pour la prise d'un ticket, l'un des agents (une femme) me fait signe d'avancer et me demande de me garer. Elle me demande les papiers d'identité (nous pensons alors que c'est un contrôle douanier). Sur ces entres faits, elle s'approche d'une autre voiture qui vient se stationner à côté de la mienne. Apparemment elle connaît le conducteur et commence à bavarder avec lui, nous laissant en plan au moins dix bonnes minutes (bonjour la courtoisie vis à vis des étrangers) sa conversation terminée, elle daigne enfin revenir vers nous et me demande alors les papiers du véhicule, et de la suivre dans son fourgon. Quelle n’est pas mon indignation quand elle me sort un papier écrit en français concernant la soit disant infraction que je venais de commettre, 300 euro d'amende, (ramenée à 150 pour avoir payé sur place 😕) pour être entré sur l'autoroute sans cette "putain"de vignette (que j'aurai achetée si cela avait été mieux indiqué soit à la frontière soit sur la cabine de péage) !!!! alors que c'est elle qui m'avait fait signe pour entrer sur l'autoroute en voyant mon acharnement à vouloir à tout prix prendre un ticket pour accéder à l'autoroute. Aucun choix nous a été donné de faire demi tour, aucune discussion possible pour ne payer que le prix de la vignette c’est a dire 15 euro. Une indifférence totale de la part de l'agent qui n'à eu aucune indulgence, fait aucune prévention mais seulement de la répression sur le dos de touristes (nous étions à ses yeux de simples fraudeurs). Quel traquenard !!!!! De la pure escroquerie😠😠. Mais comment peut on se poster à l'entrée d'un péage pour verbaliser les touristes qui n'ont toujours pas utilisé leur réseau autoroutier. Mais qu'elle infraction ai je pu commettre sans avoir encore emprunté leur autoroute ? Une sanction démesurée (150 euro d'amende fait très mal à un budget vacances) comparé à l'infraction soit disant commise. Vive l'entrée de la Slovénie dans l'Union Européenne !!!! Cette mésaventure montre qu'une chose, c'est que l'état Slovène accueil très bien ses touristes et semble vouloir renflouer ses caisses sur leur dos. Je pense ne pas être le seul à avoir été abusé de la sorte. Essayons de nous regrouper pour en faire part aux instances européennes.😉
Je viens exprimer mon indignation quant aux pratiques inqualifiables des agents de la DARS (controleurs des autoroutes slovènes que nous avons d'abord pris pour des douaniers) et mettre en garde les voyageurs qui veulent se rendre en Slovénie. Que ma mésaventure familiale, puisse après tout, aider d'autres vacanciers !!!!!! Nous logions sur Trieste en Italie et nous avons décidé d'aller visiter les fameuses grottes de Postojna (les plus visitées d'europe !!!) qui ne sont qu'à 47 km (sortie d'une demie journée). Pour gagner du temps je prends l'autoroute à Trieste et je suis la direction de la Slovénie.J’arrive alors au poste frontière. Passant entre deux états européens aucun contrôle n'est effectué (pas de douaniers en vue), nous voyons seulement une pencarte avec un pictogramme moyennement compréhensible (orange avec le dessin d'une voiture). Voilà, nous sommes en Slovénie et nos ennuis commencent. Je fais à peine 50 m après le poste frontière, j’ai le choix entre continuer sur l'autoroute ou prendre la nationale. J’opte pour l'autoroute pour aller plus vite. J’arrive au péage d'entrée. Je m’approche de la cabine et j'appuie sur le bouton de distribution de ticket mais rien ne sort. Je tente l'expérience plusieurs fois mais en vain ... Je constate que des agents slovènes sont postés sur le bas côté du péage. Voyant que j’ insiste inutilement pour la prise d'un ticket, l'un des agents (une femme) me fait signe d'avancer et me demande de me garer. Elle me demande les papiers d'identité (nous pensons alors que c'est un contrôle douanier). Sur ces entres faits, elle s'approche d'une autre voiture qui vient se stationner à côté de la mienne. Apparemment elle connaît le conducteur et commence à bavarder avec lui, nous laissant en plan au moins dix bonnes minutes (bonjour la courtoisie vis à vis des étrangers) sa conversation terminée, elle daigne enfin revenir vers nous et me demande alors les papiers du véhicule, et de la suivre dans son fourgon. Quelle n’est pas mon indignation quand elle me sort un papier écrit en français concernant la soit disant infraction que je venais de commettre, 300 euro d'amende, (ramenée à 150 pour avoir payé sur place 😕) pour être entré sur l'autoroute sans cette "putain"de vignette (que j'aurai achetée si cela avait été mieux indiqué soit à la frontière soit sur la cabine de péage) !!!! alors que c'est elle qui m'avait fait signe pour entrer sur l'autoroute en voyant mon acharnement à vouloir à tout prix prendre un ticket pour accéder à l'autoroute. Aucun choix nous a été donné de faire demi tour, aucune discussion possible pour ne payer que le prix de la vignette c’est a dire 15 euro. Une indifférence totale de la part de l'agent qui n'à eu aucune indulgence, fait aucune prévention mais seulement de la répression sur le dos de touristes (nous étions à ses yeux de simples fraudeurs). Quel traquenard !!!!! De la pure escroquerie😠😠. Mais comment peut on se poster à l'entrée d'un péage pour verbaliser les touristes qui n'ont toujours pas utilisé leur réseau autoroutier. Mais qu'elle infraction ai je pu commettre sans avoir encore emprunté leur autoroute ? Une sanction démesurée (150 euro d'amende fait très mal à un budget vacances) comparé à l'infraction soit disant commise. Vive l'entrée de la Slovénie dans l'Union Européenne !!!! Cette mésaventure montre qu'une chose, c'est que l'état Slovène accueil très bien ses touristes et semble vouloir renflouer ses caisses sur leur dos. Je pense ne pas être le seul à avoir été abusé de la sorte. Essayons de nous regrouper pour en faire part aux instances européennes.😉











