Results for "Israël"
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Hébergeriez-vous un inconnu?
Bonjour à tous
Hier, en fin de journée, il m'est arrivé une chose assez inhabituelle.
Un homme d'une quarantaine d'année a sonné à ma porte. Il portait un gros sac à dos, il était assez bien habillé (tenue sportive), il souriait et s'exprimait avec aisance. Il m'a expliqué qu'il voyageait à pied et dormait chez l'habitant. Je n'ai eu aucun doute sur sa bonne foi mais me suis de suite sentie mal à l'aise car je savais que je lui refuserais l'hospitalité. Et j'ai commencé à culpabiliser. Mais au lieu d'abréger la conversation j'ai à tapé la causette, je lui ai conseillé d'aller dans un autre quartier, moins "bourgeois" (c'est idiot je sais mais mes voisins sont du genre à se barricader), j'ai réfléchi à des foyers, j'ai pensé à des copains susceptibles de. Pour l'homme il n'était pas question de dormir dans un foyer, ce n'était pas dans sa façon de voyager, ce n'était pas son trip. Je lui ai dit la vérité, que j'étais seule ce soir là, que j'avais peur. Il a insisté voulant me montrer sa carte d'identité, me disant qu'il se caillait, qu'il allait être obligé de dormir dehors...etc. Puis il est parti. Pas très content. A mon avis il devait galérer depuis un moment.
J'ai repensé à tout ce que je lisais sur le forum. Dormir chez l'habitant, faire du couchsurfing, échanger les maisons...etc. Et dire que je fais partie de ceux qui trouvent ça bien !... Chez les autres ? 😊
Qu'auriez vous fait à ma place ?
Hier, en fin de journée, il m'est arrivé une chose assez inhabituelle.
Un homme d'une quarantaine d'année a sonné à ma porte. Il portait un gros sac à dos, il était assez bien habillé (tenue sportive), il souriait et s'exprimait avec aisance. Il m'a expliqué qu'il voyageait à pied et dormait chez l'habitant. Je n'ai eu aucun doute sur sa bonne foi mais me suis de suite sentie mal à l'aise car je savais que je lui refuserais l'hospitalité. Et j'ai commencé à culpabiliser. Mais au lieu d'abréger la conversation j'ai à tapé la causette, je lui ai conseillé d'aller dans un autre quartier, moins "bourgeois" (c'est idiot je sais mais mes voisins sont du genre à se barricader), j'ai réfléchi à des foyers, j'ai pensé à des copains susceptibles de. Pour l'homme il n'était pas question de dormir dans un foyer, ce n'était pas dans sa façon de voyager, ce n'était pas son trip. Je lui ai dit la vérité, que j'étais seule ce soir là, que j'avais peur. Il a insisté voulant me montrer sa carte d'identité, me disant qu'il se caillait, qu'il allait être obligé de dormir dehors...etc. Puis il est parti. Pas très content. A mon avis il devait galérer depuis un moment.
J'ai repensé à tout ce que je lisais sur le forum. Dormir chez l'habitant, faire du couchsurfing, échanger les maisons...etc. Et dire que je fais partie de ceux qui trouvent ça bien !... Chez les autres ? 😊
Qu'auriez vous fait à ma place ?
2019, une bonne résolution: pas d'avion!
Bonsoir et comme il est d'usage aujourd'hui : bonne année
Cette année je ne prendrai pas d'avion pour mes voyages.
Je pense rester en Europe et y voyager en train (essentiellement) de préférence électrique 😛
C'est pas que j'en ai marre des destinations lointaines (l'Asie plus particulièrement) mais il n'est pas aisé de s'y rendre de manière écologique. Je me vois mal dans le trans-sibérien jusqu'à Pékin.
Car en effet, c'est par souci d'écologie que je me décide à ne plus polluer autant qu'auparavant.
Déjà que je n'ai plus de voiture depuis près de 25 ans.
Mais j'ai hélas pour la planète dépassé largement le quota d'émissions de gaz à effet de serre que la sagesse aurait dû m'imposer. Mon bilan carbone est épouvantable. Je me dois de me repentir 😛
Un premier voyage est déjà programmé la semaine prochaine : 4 jours à Bristol (GB) via Londres.
Quelques destinations envisagées depuis Bruxelles :
- Biarritz : 6h45 de trajet - Nice : 8h30 à 9h00 de trajet - Rennes : 4h00 à 5h00 de trajet - Berlin : 7h00 à 8h00 de trajet - Hambourg : 7h00 de trajet - Genova (It) : 12h00 à 13h00 (un peu long, envisager une étape intermédiaire) de trajet
Première indication : cela prend plus de temps en train mais surtout ... cela coûte beaucoup plus cher que d'utiliser un avion 😮
Et donc polluer davantage permet d'aller plus vite et coûte moins cher 🤪 Cherchez l'erreur 😕
Ceci n'est qu'une réflexion.
Vélosophiquement 😉
à lire Brussels Airport va franchir la barre des 25 millions de passagers ... et surtout la remarque de Marcel Beliveau dans les commentaires
Cette année je ne prendrai pas d'avion pour mes voyages.
Je pense rester en Europe et y voyager en train (essentiellement) de préférence électrique 😛
C'est pas que j'en ai marre des destinations lointaines (l'Asie plus particulièrement) mais il n'est pas aisé de s'y rendre de manière écologique. Je me vois mal dans le trans-sibérien jusqu'à Pékin.
Car en effet, c'est par souci d'écologie que je me décide à ne plus polluer autant qu'auparavant.
Déjà que je n'ai plus de voiture depuis près de 25 ans.
Mais j'ai hélas pour la planète dépassé largement le quota d'émissions de gaz à effet de serre que la sagesse aurait dû m'imposer. Mon bilan carbone est épouvantable. Je me dois de me repentir 😛
Un premier voyage est déjà programmé la semaine prochaine : 4 jours à Bristol (GB) via Londres.
Quelques destinations envisagées depuis Bruxelles :
- Biarritz : 6h45 de trajet - Nice : 8h30 à 9h00 de trajet - Rennes : 4h00 à 5h00 de trajet - Berlin : 7h00 à 8h00 de trajet - Hambourg : 7h00 de trajet - Genova (It) : 12h00 à 13h00 (un peu long, envisager une étape intermédiaire) de trajet
Première indication : cela prend plus de temps en train mais surtout ... cela coûte beaucoup plus cher que d'utiliser un avion 😮
Et donc polluer davantage permet d'aller plus vite et coûte moins cher 🤪 Cherchez l'erreur 😕
Ceci n'est qu'une réflexion.
Vélosophiquement 😉
à lire Brussels Airport va franchir la barre des 25 millions de passagers ... et surtout la remarque de Marcel Beliveau dans les commentaires
Assassinat des deux touristes scandinaves au Maroc
MAROC TOURISTES MASSACRÉES: 19 SUSPECTS ARRÊTÉSDix-neuf personnes ont été arrêtées dans le cadre de l'affaire du meurtre de deux touristes scandinaves dans le massif de l'Atlas, au Maroc.
Les quatre principaux suspects de l'assassinat des deux touristes scandinaves ont prêté allégeance à l'EI. Outre ces quatre hommes, arrêtés après l'assassinat, quinze autres personnes accusées d'avoir des liens avec les meurtriers présumés ont été appréhendées, a-t-on ajouté de même source, sans fournir plus de détails. Les corps d'une Danoise de 24 ans et d'une Norvégienne de 28 ans ont été retrouvés lundi dernier près d'Imlil. Le village, situé à 80 km environ au sud de Marrakech, sert de base arrière pour l'ascension du mont Toukbal, le point culminant de l'Afrique du Nord. Des «loups solitaires» Les quatre principaux suspects, âgés de 25 à 30 ans, ont prêté allégeance à l'EI et à son chef, Abou-Bakr al Baghdadi, dans une vidéo enregistrée le vendredi précédant la découverte des deux corps. Ils n'ont toutefois pas été en contact préalable avec une organisation étrangère, a déclaré samedi un porte-parole des services du renseignement intérieur et de la sécurité. «Ce crime n'a pas été coordonné par l'Etat islamique», a-t-il expliqué à la chaîne de télévision publique 2M. «Les loups solitaires n'ont pas besoin de la permission de leur chef», a-t-il poursuivi. Le porte-parole des services du renseignement intérieur et de la sécurité a par ailleurs indiqué que, sur les 1669 Marocains ayant rejoint l'EI, 242 avaient été jusqu'à présent arrêtés. (ats/nxp)
Les quatre principaux suspects de l'assassinat des deux touristes scandinaves ont prêté allégeance à l'EI. Outre ces quatre hommes, arrêtés après l'assassinat, quinze autres personnes accusées d'avoir des liens avec les meurtriers présumés ont été appréhendées, a-t-on ajouté de même source, sans fournir plus de détails. Les corps d'une Danoise de 24 ans et d'une Norvégienne de 28 ans ont été retrouvés lundi dernier près d'Imlil. Le village, situé à 80 km environ au sud de Marrakech, sert de base arrière pour l'ascension du mont Toukbal, le point culminant de l'Afrique du Nord. Des «loups solitaires» Les quatre principaux suspects, âgés de 25 à 30 ans, ont prêté allégeance à l'EI et à son chef, Abou-Bakr al Baghdadi, dans une vidéo enregistrée le vendredi précédant la découverte des deux corps. Ils n'ont toutefois pas été en contact préalable avec une organisation étrangère, a déclaré samedi un porte-parole des services du renseignement intérieur et de la sécurité. «Ce crime n'a pas été coordonné par l'Etat islamique», a-t-il expliqué à la chaîne de télévision publique 2M. «Les loups solitaires n'ont pas besoin de la permission de leur chef», a-t-il poursuivi. Le porte-parole des services du renseignement intérieur et de la sécurité a par ailleurs indiqué que, sur les 1669 Marocains ayant rejoint l'EI, 242 avaient été jusqu'à présent arrêtés. (ats/nxp)
Faut-il boycotter la France?
N'etant pas francais et ne vivant pas en France, je me pose la question de la necessité de boycotter ce pays en tout cas au niveau touristique.
En plus d'un acceuil des plus merdiques (on trouve bien mieux ailleurs), une insecurité constatée a de multiples reprises (je connais Paris), actuellement le pays est en climat semi-insurrectionnel. De nombreux sites deconseillent la France comme pays de tourisme (y compris Colombie, les US ont elevé leur niveau d'alerte concernant la France). A Paris de nombreux reportages ont demontré le foutage de gueule complet envers les touristes.
Les dernieres fois ou j'ai ete en France, c'etait la deception totale
les branleurs de la SNCF eux sont toujours en greve, AIr France a oublié la noition de service
ceci est aussi valable pour les DOM-TOM francais qui n'ont jamais ete une bonne affaire mais a eviter
La plus belle avenue du monde
bonjourA l'occasion des incidents de samedi dernier sur les Champs Elysées , les commentateurs de télé et de radio n'ont cessé de nous rappeler que c'est la plus belle avenue du monde
1/ est-ce confirmé par un sondage ou une étude indiquant que c'est une opinion majoritairement partagée dans le monde ou est-ce une autoproclamation dont on a l'habitude en France ( mais pas que ) ?
2/ et vous , qu'en pensez vous ?
Welcome to Jordan
Bonjour,
On essaie bien de rentrer en douceur, boire du thé plusieurs fois par jour -quand on ne buvait jusque-là que le café du matin-, grignoter les délicieux biscuits au sésame, commencer à trier les photos... Mais voilà, la Jordanie est un peu plus loin chaque jour. Restent les étoiles du ciel immense du Wadi Rum, les mosaiques de Madaba et d'ailleurs, la gazelle entrevue à Dana, les gendarmes couchés qui vous font voir la route autrement, et surtout, dans un pays que l'on cerne mal vu d'ici, la gentillesse des Jordaniens, la mise en 4 des hôteliers pour rendre notre séjour agréable. Je ne pouvais pas commencer autrement pour parler d'un pays qui nous a enchantés, très loin d'un "vous n'avez pas peur d'aller là-bas ? Ca ne craint pas ?". Et bien, pas du tout, mais d’un pays où le manque d'eau est crucial, où les gens font avec, point. Et où la vie, comme partout dans le monde, est plus ou moins difficile. Je remercie ceux qui m'ont apporté leur aide, leur point de vue sur mon projet et leurs suggestions que je me félicite d'avoir suivies. Donc, le Jordan pass en poche (il nous a servi partout), arrivée à Madaba le 10 octobre, où nous avons passé 3 nuits pour pouvoir visiter en étoile ce que nous souhaitions voir de cette partie du pays. Louer une voiture soit, mais éviter de prendre la route à 23h et plutôt un taxi jusqu'à l'hôtel nous a paru aussi confortable que de la trouver devant l’hôtel le lendemain à 8h, Acheter un pack d'eau minérale est aussi un conseil avisé.
1er jour : Jerash, cité romaine antique, et Aljun, forteresse médiévale arabe, au nord-ouest d'Amman valent le déplacement. Nous avions choisi de ne pas pousser plus à l’est.


2e jour ; Béthanie, la Mer Morte : oui, pour ne pas passer à côté et pour le fun de flotter 5 mn, pas plus, on était si près...

3e jour : route direction Dana par la route du roi. Au fait on ne roule pas vite en Jordanie, pas la peine de se fier à maps qui donne 1h30 pour un trajet de 2h30, voire 3h, on s'y habitue vite. Rando guidée à travers un chaos où on se serait perdu facilement (ne pas compter sur la signalétique locale). Dana vous donne un avant-goût du reste. Très bon accueil, souriant, de bon conseil. 2 nuits m'avaient été conseillées et c’était là aussi un bon plan !

5e jour : Petra direct pour profiter des 2 jours qu'on avait choisi d'y passer (d'où un Jordan pass à 75 jod, jod = dinar jordanien : 1 € = 0.80 jod, on n'est pas "gagnant" sur le coup). S’y rendre dès 8h permet de savourer, seul ou presque, la remontée du siq où les rayons du soleil ont bien du mal à s’infiltrer et je n’en dirai pas plus pour laisser intact le plaisir de la découverte. De là, l’idée de « foncer » direct au monastère, perdu plus loin prend tout son sens, toujours pour savourer paisiblement aux premières heures de la matinée. Retour en flânant vers l’église byzantine et les tombes royales, arrêts fréquents aux petites échoppes pour le plaisir d’entendre encore et encore « welcome to Jordan », gouter un délicieux jus de grenade, ne pas déroger à la coutume de discutailler les prix, cool quoi !



Le 6e jour, tôt comme la veille, contourner les tombes royales, gravir les marches qui conduisent au haut lieu du sacrifice et surplomber la façade du Khazneh, symbole de Petra. Et prendre son temps, en prendre plein les yeux sur 360° avant d’aller faire un tour vers le théâtre et se mêler à la foule des touristes moins lève tôt ou arrivés en bus. Se remplir les yeux de la façade du Kazhneh, encore et encore, se contenter d’être là, dont on a rêvé si longtemps depuis Indiana Jones… Départ le 7e matin vers le Wadi Rum où nous attend Attalah pour une virée de 3 jours, (formule choisie : un guide, un chauffeur/cuistot pour s’enfoncer davantage dans le désert), 3 nuits sous les étoiles, loin, loin des campements en dur : le top de notre voyage. Petit groupe de 4, puis de 6, enfin, laisser aller et se laisser conduire vers ces merveilles de roches comme posées sur le sable, ce sable aux couleurs changeantes, ces canyons cachés, ces couchers de soleil admirables, bref des moments inoubliables.


Apprécier le thé à l’ombre des falaises orangées, goûter les plats succulents, écouter le guide parler de la vie des bédouins, hier et aujourd’hui, oublier la montre, le portable et le réseau, grimper sur les matelas fixés sur le toit du 4x4 pour prendre la mesure visuelle de cette merveille naturelle qu’est le Wadi Rum, tout en regrettant les bouteilles en plastiques abandonnées qui jalonnent hélas notre parcours.

Le 10e jour, on ne prend pas la route d’Aqaba initialement prévue, les coraux se passeront de nous, mais remontée tranquille par une route extrêmement pittoresque vers Little Petra, rencontre avec le lézard bleu local, parfaitement adapté à cet environnement aride, vers Karak où nous sommes encore formidablement bien reçus à l’hôtel.

Notre goût des vieilles pierres n’est pas assez fort pour approcher plus près du crak, d’autant que nous n’avons pas eu, par le bouche à oreille, de bons échos de l’endroit. Bref, étape de transition pour se rapprocher du Wadi Mujib. Le 11e jour, on est à 9h à l’entrée du canyon aquatique du Wadi Mujib où nous retrouvons nos compagnons du désert pour une matinée choc. Changement de rythme pour qui aime se bouger dans des conditions, comment dire, sportives, sans guide, et encore une fois, avant l’arrivée des groupes. On passera 3h dans un décor extraordinaire, mais chut… L’après-midi, plus calme, plus culturel dans le musée le plus bas à la surface de la terre, tout en remontant le long de la Mer Morte, où la brume laisse à peine deviner la terre d’Israel, en face. Remontée encore vers le mont Nebo, d’où Moïse regarda les Hébreux partir vers leur terre promise. Eglise Intéressante, atelie/boutique où il fait bon flâner, curieux de regarder la fabrication des petites fioles de sable multicolore, des mosaïques tout format, pas données d’ailleurs… Et retour à Madaba, où nous rendons la voiture, sans aucun problème. Nous prenons le temps d'admirer les mosaiques de l'église St Georges et de l'église des Apôtres.


Le 12e et dernier jour, un bus nous conduit à Amman, cocasse le bus, et que dire de la conduite locale, je vous laisse la surprise… On nous avait bien dit que la visite de la capitale n’était pas indispensable à notre programme : c’est vrai ! Une ville immense où circuler prend beaucoup, beaucoup de temps, pour juste se rendre au théâtre antique, se balader dans le marché des fruits et légumes et chiner dans les deux artères « commerciales ». Mais c’était notre choix. Après tout ce que nous venions de voir…
Nous quittons la Jordanie dans la nuit, après un dernier et délicieux repas à Madaba, où notre hôtelier nous a commandé, comme à notre arrivée, un taxi pour rejoindre l’aéroport. Fin du voyage, ravis du très bon déroulement de notre programme.
On essaie bien de rentrer en douceur, boire du thé plusieurs fois par jour -quand on ne buvait jusque-là que le café du matin-, grignoter les délicieux biscuits au sésame, commencer à trier les photos... Mais voilà, la Jordanie est un peu plus loin chaque jour. Restent les étoiles du ciel immense du Wadi Rum, les mosaiques de Madaba et d'ailleurs, la gazelle entrevue à Dana, les gendarmes couchés qui vous font voir la route autrement, et surtout, dans un pays que l'on cerne mal vu d'ici, la gentillesse des Jordaniens, la mise en 4 des hôteliers pour rendre notre séjour agréable. Je ne pouvais pas commencer autrement pour parler d'un pays qui nous a enchantés, très loin d'un "vous n'avez pas peur d'aller là-bas ? Ca ne craint pas ?". Et bien, pas du tout, mais d’un pays où le manque d'eau est crucial, où les gens font avec, point. Et où la vie, comme partout dans le monde, est plus ou moins difficile. Je remercie ceux qui m'ont apporté leur aide, leur point de vue sur mon projet et leurs suggestions que je me félicite d'avoir suivies. Donc, le Jordan pass en poche (il nous a servi partout), arrivée à Madaba le 10 octobre, où nous avons passé 3 nuits pour pouvoir visiter en étoile ce que nous souhaitions voir de cette partie du pays. Louer une voiture soit, mais éviter de prendre la route à 23h et plutôt un taxi jusqu'à l'hôtel nous a paru aussi confortable que de la trouver devant l’hôtel le lendemain à 8h, Acheter un pack d'eau minérale est aussi un conseil avisé.
1er jour : Jerash, cité romaine antique, et Aljun, forteresse médiévale arabe, au nord-ouest d'Amman valent le déplacement. Nous avions choisi de ne pas pousser plus à l’est.


2e jour ; Béthanie, la Mer Morte : oui, pour ne pas passer à côté et pour le fun de flotter 5 mn, pas plus, on était si près...

3e jour : route direction Dana par la route du roi. Au fait on ne roule pas vite en Jordanie, pas la peine de se fier à maps qui donne 1h30 pour un trajet de 2h30, voire 3h, on s'y habitue vite. Rando guidée à travers un chaos où on se serait perdu facilement (ne pas compter sur la signalétique locale). Dana vous donne un avant-goût du reste. Très bon accueil, souriant, de bon conseil. 2 nuits m'avaient été conseillées et c’était là aussi un bon plan !

5e jour : Petra direct pour profiter des 2 jours qu'on avait choisi d'y passer (d'où un Jordan pass à 75 jod, jod = dinar jordanien : 1 € = 0.80 jod, on n'est pas "gagnant" sur le coup). S’y rendre dès 8h permet de savourer, seul ou presque, la remontée du siq où les rayons du soleil ont bien du mal à s’infiltrer et je n’en dirai pas plus pour laisser intact le plaisir de la découverte. De là, l’idée de « foncer » direct au monastère, perdu plus loin prend tout son sens, toujours pour savourer paisiblement aux premières heures de la matinée. Retour en flânant vers l’église byzantine et les tombes royales, arrêts fréquents aux petites échoppes pour le plaisir d’entendre encore et encore « welcome to Jordan », gouter un délicieux jus de grenade, ne pas déroger à la coutume de discutailler les prix, cool quoi !



Le 6e jour, tôt comme la veille, contourner les tombes royales, gravir les marches qui conduisent au haut lieu du sacrifice et surplomber la façade du Khazneh, symbole de Petra. Et prendre son temps, en prendre plein les yeux sur 360° avant d’aller faire un tour vers le théâtre et se mêler à la foule des touristes moins lève tôt ou arrivés en bus. Se remplir les yeux de la façade du Kazhneh, encore et encore, se contenter d’être là, dont on a rêvé si longtemps depuis Indiana Jones… Départ le 7e matin vers le Wadi Rum où nous attend Attalah pour une virée de 3 jours, (formule choisie : un guide, un chauffeur/cuistot pour s’enfoncer davantage dans le désert), 3 nuits sous les étoiles, loin, loin des campements en dur : le top de notre voyage. Petit groupe de 4, puis de 6, enfin, laisser aller et se laisser conduire vers ces merveilles de roches comme posées sur le sable, ce sable aux couleurs changeantes, ces canyons cachés, ces couchers de soleil admirables, bref des moments inoubliables.


Apprécier le thé à l’ombre des falaises orangées, goûter les plats succulents, écouter le guide parler de la vie des bédouins, hier et aujourd’hui, oublier la montre, le portable et le réseau, grimper sur les matelas fixés sur le toit du 4x4 pour prendre la mesure visuelle de cette merveille naturelle qu’est le Wadi Rum, tout en regrettant les bouteilles en plastiques abandonnées qui jalonnent hélas notre parcours.

Le 10e jour, on ne prend pas la route d’Aqaba initialement prévue, les coraux se passeront de nous, mais remontée tranquille par une route extrêmement pittoresque vers Little Petra, rencontre avec le lézard bleu local, parfaitement adapté à cet environnement aride, vers Karak où nous sommes encore formidablement bien reçus à l’hôtel.

Notre goût des vieilles pierres n’est pas assez fort pour approcher plus près du crak, d’autant que nous n’avons pas eu, par le bouche à oreille, de bons échos de l’endroit. Bref, étape de transition pour se rapprocher du Wadi Mujib. Le 11e jour, on est à 9h à l’entrée du canyon aquatique du Wadi Mujib où nous retrouvons nos compagnons du désert pour une matinée choc. Changement de rythme pour qui aime se bouger dans des conditions, comment dire, sportives, sans guide, et encore une fois, avant l’arrivée des groupes. On passera 3h dans un décor extraordinaire, mais chut… L’après-midi, plus calme, plus culturel dans le musée le plus bas à la surface de la terre, tout en remontant le long de la Mer Morte, où la brume laisse à peine deviner la terre d’Israel, en face. Remontée encore vers le mont Nebo, d’où Moïse regarda les Hébreux partir vers leur terre promise. Eglise Intéressante, atelie/boutique où il fait bon flâner, curieux de regarder la fabrication des petites fioles de sable multicolore, des mosaïques tout format, pas données d’ailleurs… Et retour à Madaba, où nous rendons la voiture, sans aucun problème. Nous prenons le temps d'admirer les mosaiques de l'église St Georges et de l'église des Apôtres.


Le 12e et dernier jour, un bus nous conduit à Amman, cocasse le bus, et que dire de la conduite locale, je vous laisse la surprise… On nous avait bien dit que la visite de la capitale n’était pas indispensable à notre programme : c’est vrai ! Une ville immense où circuler prend beaucoup, beaucoup de temps, pour juste se rendre au théâtre antique, se balader dans le marché des fruits et légumes et chiner dans les deux artères « commerciales ». Mais c’était notre choix. Après tout ce que nous venions de voir…
Nous quittons la Jordanie dans la nuit, après un dernier et délicieux repas à Madaba, où notre hôtelier nous a commandé, comme à notre arrivée, un taxi pour rejoindre l’aéroport. Fin du voyage, ravis du très bon déroulement de notre programme.
À la poursuite d’Indiana Jones en Jordanie
Ah! Oui, les films classiques qui nous appellent vers la Jordanie. Après Lawrence d’Arabie dans le désert, Indiana Jones a fait parler de lui à Petra. Mon mari rêve d’y aller depuis et voilà nous y sommes...🙂
Lorsque nous avons réservé nos vacances en Jordanie, mon mari était très fatigué. Donc pour éviter un stress supplémentaire, une fois n’est pas coutume, nous n’avons pas louer de voiture pour réaliser notre circuit mais avons utilisé les services d’un chauffeur. Pour cela, nous sommes passés par l’agence locale Enjoy Jordan. Cette agence a un très bon commentaire dans le guide PF. Hossam, avec qui j’étais en contact lors de la préparation, parle très bien français, ce qui est un véritable plus. Nous avons donc établi le circuit suivant, du 100% classique pour une première fois dans ce beau pays.
Jour 1: Vols Lyon/Francfort/Amman Jour 2: Amman - Châteaux du désert Jour 3: Jerash - Ajlun Jour 4: Madaba - Route des rois - Kerak Jour 5: Petra Jour 6: Petra - Little Petra Jour 7: Wadi Rum Jour 8: Mer morte - Amman Jour 9: Vols Amman/Francfort/Lyon
Lorsque mon mari a émis l’idée de la Jordanie comme destination de voyage, je suis tombée sur le carnet de Pboulard qui m’a définitivement conquis. D’autres carnets comme celui de Grisemote, Citronate, ... n’ont fait que de me conforter dans l’idée que ce pays a beaucoup à offrir. Pour moi, la Jordanie se résumait à Petra, eh bien non, il nous a même manqué de jour pour réaliser tout ce que je souhaitais voir. Tant pis, nous reviendrons...😉
Pour vous donner un peu envie de nous suivre, je ne résiste pas à vous montrer nos deux coups de cœur de ce voyage : Petra et le Wadi Rum


Samedi 27 Octobre : Lyon - Amman
Ce jour de départ, il fait gris et il pleut sur Grenoble, un vrai temps d’automne mais cela ne nous mine pas le moral car nous finissons de boucler les valises et partons de la maison à 10h30 pour l’aéroport de Lyon Saint Exupéry. Le parking de l’aéroport de Lyon est très pratique car il est possible de réserver jusqu’à 3 mois avant le départ sa place à un tarif réduit. L’entrée est très facile, il suffit d'indiquer sa plaque d’immatriculation lors de la réservation et hop ! lorsqu’on arrive les barrières s’ouvrent devant nous. De plus, une place disponible est garantie même lorsque le parking est complet comme lors des vacances d’été 😎.
A midi trente, nous avons déjà passé la sécurité et prenons un petit repas dans le nouveau terminal 1 de l’aéroport. Aucun vol direct de Lyon pour Amman, nous prenons la compagnie Lufthansa et avons donc un stop à Francfort. L’avion part avec 20 minutes de retard, pas de stress car nous avons 5h d’attente à Francfort.
Il est tout juste 16h que la longue attente à Frankfort pour Amman débute. Nous trouvons, au terminal 1B, un endroit calme et sympa avec des fauteuils où on peut s’allonger. Mon mari en profite pour travailler car accès wifi gratuit et il peut recharger son PC.
Décollage pour Amman à 21h arrivée à 1h30, c’est cool, il n’y a pas de décalage horaire. A l’aéroport nous sommes attendu par un agent de l’agence Enjoy Jordan, il s’occupe des formalités pour le visa. Nous retirons de l’argent et achetons un carte SIM car mon mari a besoin de se connecter en journée pour son travail. Pour 16 dinar, on a 10 Go de data avec l’opérateur @zaïn.
Les formalités ont été très rapides et il est 2h lorsque nous sortons de l’aéroport et rejoignons notre voiture et monsieur Logan, notre chauffeur qui nous promènera toute la semaine.
Nous somnolons dans la voiture qui nous amène au Larsa Hôtel où nous resterons pour 3 nuits. Il est situé à 45 km au nord de l’aéroport dans la périphérie de Amman.
Nous arrivons donc bien fatigué et posons nos valises pour nous retrouver aussitôt dans les bras de Morphée 😉.
Le Larsa Hôtel est tout à fait correct, les chambres sont spacieuses, mais les sanitaires manquent un peu de nettoyage. Par contre, le cadre de l’hôtel est vraiment sympa et les repas buffet que ce soit petit déjeuner ou dîner sont très bons.


Sinon au niveau de la situation, ce n’est pas le top, pas de restaurant à côté, il est situé dans une zone d’habitation, rien à visiter aux alentours. Chaque matin à 4h, l’appel à la prière de la mosquée, sert de réveil.
Pour ne pas avoir à lire toutes les discussions... La suite ici
Lorsque nous avons réservé nos vacances en Jordanie, mon mari était très fatigué. Donc pour éviter un stress supplémentaire, une fois n’est pas coutume, nous n’avons pas louer de voiture pour réaliser notre circuit mais avons utilisé les services d’un chauffeur. Pour cela, nous sommes passés par l’agence locale Enjoy Jordan. Cette agence a un très bon commentaire dans le guide PF. Hossam, avec qui j’étais en contact lors de la préparation, parle très bien français, ce qui est un véritable plus. Nous avons donc établi le circuit suivant, du 100% classique pour une première fois dans ce beau pays.
Jour 1: Vols Lyon/Francfort/Amman Jour 2: Amman - Châteaux du désert Jour 3: Jerash - Ajlun Jour 4: Madaba - Route des rois - Kerak Jour 5: Petra Jour 6: Petra - Little Petra Jour 7: Wadi Rum Jour 8: Mer morte - Amman Jour 9: Vols Amman/Francfort/Lyon
Lorsque mon mari a émis l’idée de la Jordanie comme destination de voyage, je suis tombée sur le carnet de Pboulard qui m’a définitivement conquis. D’autres carnets comme celui de Grisemote, Citronate, ... n’ont fait que de me conforter dans l’idée que ce pays a beaucoup à offrir. Pour moi, la Jordanie se résumait à Petra, eh bien non, il nous a même manqué de jour pour réaliser tout ce que je souhaitais voir. Tant pis, nous reviendrons...😉
Pour vous donner un peu envie de nous suivre, je ne résiste pas à vous montrer nos deux coups de cœur de ce voyage : Petra et le Wadi Rum


Samedi 27 Octobre : Lyon - Amman
Ce jour de départ, il fait gris et il pleut sur Grenoble, un vrai temps d’automne mais cela ne nous mine pas le moral car nous finissons de boucler les valises et partons de la maison à 10h30 pour l’aéroport de Lyon Saint Exupéry. Le parking de l’aéroport de Lyon est très pratique car il est possible de réserver jusqu’à 3 mois avant le départ sa place à un tarif réduit. L’entrée est très facile, il suffit d'indiquer sa plaque d’immatriculation lors de la réservation et hop ! lorsqu’on arrive les barrières s’ouvrent devant nous. De plus, une place disponible est garantie même lorsque le parking est complet comme lors des vacances d’été 😎.
A midi trente, nous avons déjà passé la sécurité et prenons un petit repas dans le nouveau terminal 1 de l’aéroport. Aucun vol direct de Lyon pour Amman, nous prenons la compagnie Lufthansa et avons donc un stop à Francfort. L’avion part avec 20 minutes de retard, pas de stress car nous avons 5h d’attente à Francfort.
Il est tout juste 16h que la longue attente à Frankfort pour Amman débute. Nous trouvons, au terminal 1B, un endroit calme et sympa avec des fauteuils où on peut s’allonger. Mon mari en profite pour travailler car accès wifi gratuit et il peut recharger son PC.
Décollage pour Amman à 21h arrivée à 1h30, c’est cool, il n’y a pas de décalage horaire. A l’aéroport nous sommes attendu par un agent de l’agence Enjoy Jordan, il s’occupe des formalités pour le visa. Nous retirons de l’argent et achetons un carte SIM car mon mari a besoin de se connecter en journée pour son travail. Pour 16 dinar, on a 10 Go de data avec l’opérateur @zaïn.
Les formalités ont été très rapides et il est 2h lorsque nous sortons de l’aéroport et rejoignons notre voiture et monsieur Logan, notre chauffeur qui nous promènera toute la semaine.
Nous somnolons dans la voiture qui nous amène au Larsa Hôtel où nous resterons pour 3 nuits. Il est situé à 45 km au nord de l’aéroport dans la périphérie de Amman.
Nous arrivons donc bien fatigué et posons nos valises pour nous retrouver aussitôt dans les bras de Morphée 😉.
Le Larsa Hôtel est tout à fait correct, les chambres sont spacieuses, mais les sanitaires manquent un peu de nettoyage. Par contre, le cadre de l’hôtel est vraiment sympa et les repas buffet que ce soit petit déjeuner ou dîner sont très bons.


Sinon au niveau de la situation, ce n’est pas le top, pas de restaurant à côté, il est situé dans une zone d’habitation, rien à visiter aux alentours. Chaque matin à 4h, l’appel à la prière de la mosquée, sert de réveil.

Pour ne pas avoir à lire toutes les discussions... La suite ici
Voyage (un mois) en Colombie: rencontres, paysages, culture
Ce voyage était tant attendu. Reporté l'an dernier pour graves raisons de santé, notre départ le 25 août était une belle fête dans nos têtes.
J'aurai mis un peu de temps pour rédiger ce carnet mais le retour a été bien chargé (tentative d'excuses). Il a fallu aussi trier les photos, poursuivre le voyage en lisant les magnifiques carnets des autres, et enfin reprendre les notes prises pendant ce beau voyage (et comme dirait mon épouse, les déchiffrer).
Je vais vous proposer très humblement mon retour d'expérience sur nos étapes (il n'y a pas selon moi de "circuit" meilleur que les autres : ce qui est important c'est d'assumer ses choix (car il est impossible de tout voir), ses impasses (car il faut faire des choix) et de profiter de chaque moment vécu (car nous aimons prendre notre temps à chaque étape).Et puis, c''est tellement bien de pouvoir voyager !
Presque à chaque fois que nous annonçons la destination de notre futur voyage, autour de nous la même question : pourquoi ce pays ? Alors pourquoi la Colombie ? C'est sûrement parce qu'ils ont vécu des moments difficiles et que le pays est resté longtemps replié sur lui-même, qu'aujourd'hui, le peuple colombien est plus qu'enthousiaste à recevoir chez lui des voyageurs.
Les colombiens sont souriants, chaleureux, curieux et plutôt bienveillants avec les étrangers. Ils se font souvent un plaisir d’aider, de renseigner, ou tout simplement de partager un moment d'échange afin d'en savoir plus sur nous ou nous transmettre un peu de leur culture.
Notre itinéraire : · Jour 1 : Toulouse / Paris CdG / Bogota · Jours 2 à 6 : Rincon del Mar · Jours 6 à 8 : Carthagène des Indes · Jours 8 à 10 : Medellin · Jours 10 à 13 : Jardin · Jours 13 à 15 : Medellin et Santa Fé de Antioquia · Jours 15 à 19 : Popayan et environs · Jours 19 à 23 : San Agustin · Jours 23 à 26 : Tierradentro · Jours 26 à 29 : Bogota · Jour 30 : Bogota / Paris CdG / Toulouse Jours 1 à 6 : Bogota / Rincon del Mar
Et voilà c’est parti ! J’y prends goût à rédiger mes carnets de voyage et à les partager (après ceux du Myanmar, Nicaragua, Andalousie). Pour notre arrivée à Bogota en fin de journée, j’avais réservé une chambre dans un petit appart/hôtel proche de l’aéroport avec navette gratuite incluse. Sauf qu’en sortant de l’aéroport, personne… Et pas moyen de joindre les propriétaires… Et là, surprise, première expérience sur l’accueil et la gentillesse des colombiens qui ne se démentira pas de tout notre voyage. Un monsieur qui attendait des voyageurs s’est approché de nous, nous a demandé qui nous attendions et spontanément a pris son téléphone, réussi à joindre le propriétaire et convenu pour nous du lieu où nous pourrions être récupérés pour rejoindre notre logement. Le tout avec un grand sourire et la satisfaction de nous avoir aidés. Puis le propriétaire et sa fille sont arrivés, tout en excuses, une bonne trentaine de minutes plus tard. Après une bonne nuit de sommeil, le lendemain matin, c’est le propriétaire et son épouse qui nous ont reconduits à l’aéroport (vol pour Carthagène). Cette dame, en descendant de la voiture, nous a embrassés, comme si nous étions de sa famille ou des amis de longue date, et souhaité un très bon séjour dans son beau pays.
C’est comme cela que notre voyage a commencé !
Je vais donc vous proposer un carnet en dix étapes (et autant de post). A demain pour la suite et le vrai début de ce long carnet !
Presque à chaque fois que nous annonçons la destination de notre futur voyage, autour de nous la même question : pourquoi ce pays ? Alors pourquoi la Colombie ? C'est sûrement parce qu'ils ont vécu des moments difficiles et que le pays est resté longtemps replié sur lui-même, qu'aujourd'hui, le peuple colombien est plus qu'enthousiaste à recevoir chez lui des voyageurs.
Les colombiens sont souriants, chaleureux, curieux et plutôt bienveillants avec les étrangers. Ils se font souvent un plaisir d’aider, de renseigner, ou tout simplement de partager un moment d'échange afin d'en savoir plus sur nous ou nous transmettre un peu de leur culture.
Notre itinéraire : · Jour 1 : Toulouse / Paris CdG / Bogota · Jours 2 à 6 : Rincon del Mar · Jours 6 à 8 : Carthagène des Indes · Jours 8 à 10 : Medellin · Jours 10 à 13 : Jardin · Jours 13 à 15 : Medellin et Santa Fé de Antioquia · Jours 15 à 19 : Popayan et environs · Jours 19 à 23 : San Agustin · Jours 23 à 26 : Tierradentro · Jours 26 à 29 : Bogota · Jour 30 : Bogota / Paris CdG / Toulouse Jours 1 à 6 : Bogota / Rincon del Mar
Et voilà c’est parti ! J’y prends goût à rédiger mes carnets de voyage et à les partager (après ceux du Myanmar, Nicaragua, Andalousie). Pour notre arrivée à Bogota en fin de journée, j’avais réservé une chambre dans un petit appart/hôtel proche de l’aéroport avec navette gratuite incluse. Sauf qu’en sortant de l’aéroport, personne… Et pas moyen de joindre les propriétaires… Et là, surprise, première expérience sur l’accueil et la gentillesse des colombiens qui ne se démentira pas de tout notre voyage. Un monsieur qui attendait des voyageurs s’est approché de nous, nous a demandé qui nous attendions et spontanément a pris son téléphone, réussi à joindre le propriétaire et convenu pour nous du lieu où nous pourrions être récupérés pour rejoindre notre logement. Le tout avec un grand sourire et la satisfaction de nous avoir aidés. Puis le propriétaire et sa fille sont arrivés, tout en excuses, une bonne trentaine de minutes plus tard. Après une bonne nuit de sommeil, le lendemain matin, c’est le propriétaire et son épouse qui nous ont reconduits à l’aéroport (vol pour Carthagène). Cette dame, en descendant de la voiture, nous a embrassés, comme si nous étions de sa famille ou des amis de longue date, et souhaité un très bon séjour dans son beau pays.
C’est comme cela que notre voyage a commencé !
Je vais donc vous proposer un carnet en dix étapes (et autant de post). A demain pour la suite et le vrai début de ce long carnet !
Nous vous souhaitons un agréable voyage en notre compagnie
Compagnie aérienne ? Carnet de voyage ? Pensée et réflexions ? Allez... compagnie aérienne, et aéroport.
Il est huit heures. Le vol est prévu à 13h50. L'app affirme que je peux faire le check-in online jusqu'à deux heures avant le départ, mais autant m'en débarrasser tout de suite. Ça bloque et il s'affiche un message d'erreur m'annonçant que je dois demander une assistance au comptoir de l'aéroport. Zut ! Cochonnerie de dysfonctionnement de site, je vais être obligée d'abréger le temps rare, précieux, qui me reste à passer avec ma centenaire grand-mère pour me farcir la queue des voyageurs à valises.
11h30. Comptoir d'enregistrement. Pas grand monde ne voyage avec une valise finalement, j'aurais pu arriver plus tard. Je pose ingénument souriante le smartphone avec le code de résa et la carte d'identité sur le comptoir et signale le dysfonctionnement du site à l’hôtesse. - Mais ? vous avez un siège ? m'entends-je dire. - Non, puisque je n'ai pas pu faire l'enregistrement, mais j'ai le billet. - Le vol est complet, madame. - Si le vol est complet sans que j'aie un siège, c'est que votre compagnie a vendu plus de places qu'il n'y en a dans l'avion. - Toutes les compagnies le font. Respire ma fille, et reste calme. - Bien... Et concrètement ? - Je vous fais une carte d'accès à la porte d'embarquement, vous vous y rendez à l'heure donnée, et on verra s'il reste des places. Sinon vous aurez un dédommagement de 500 € et on vous transfère sur le vol suivant. - Quand ? - Vendredi après-midi. On vous paie l’hôtel. Vous êtes 4ème sur liste d'attente. .....
48 h après. N'importe quoi ! Vite, trouver des solutions alternatives. Un vol AF à 18 heures avec escale à Lyon et arrivée en soirée. 800 €. Les avions demain, arrivée à Orly, départ de CDG, des heures de transit... Le train, départ demain à 6h49, changement à Paris, arrivée 13 heures plus tard. 250€. La voiture, ah zut, pas de location avec passage de frontière, donc la laisser à Nice et prendre le premier train le lendemain matin. Je gagne six bonnes heures par rapport au train, voilà la solution ! Sauf que mon cher et tendre consulté par téléphone m'interdit de conduire dans la région méditerranéenne où sont en cours des pluies diluviennes, que j'avais oubliées. Rien, rien de rien de vivable... me résoudre à souhaiter par téléphone un bon appétit aux êtres chers que j'avais promis d'accueillir le lendemain, annuler tous les rv de vendredi et profiter de ma centenaire grand-mère alors. Ceci dit, faut quand même que j'aille poireauter à la porte d'embarquement 51 inscrite sur ma carte jusqu'à l'heure du départ de l'avion. Avec beaucoup de chance, quatre enregistrés auront eu des pépins les empêchant de prendre leur vol.
Je franchis la large bande jaune au sol qui indique la limite interdite aux accompagnateurs, scanne la carte de non embarquement qui commande l'ouverture des portes automatiques, fais les cinq kilomètres de slalom, présente la carte à l'un des trois vigiles qui la scannérise à nouveau. - file 2 ! Ok, file 2. - place 5 ! Ok, place 5. C'est un box. Les bacs défilent dessous. On se croirait à la pêche aux canards : vous êtes chargés d'en attraper un avant qu'il glisse sous le box quatre, qui lui-même le fauchera s'il est réactif au box trois, pour le placer dans votre espace fixe de déshabillage, le remplir de vos effets, avant de le replacer dans le tapis roulant à l'arrière pour le contrôle aux rayons machins. Il y a dans le box de l'espace pour deux bacs. Je sors l'ordi et les produits cosmétiques, moins de 100 ml dans une pochette transparente de moins d'un litre, entasse tout dans un bac avec la ceinture, la montre, la doudoune, le foulard. Verrà la morte e avrà i tuoi occhi- questa morte che ci accompagna dal mattino alla sera, insonne, - Madame, sortez l'ordinateur de sa housse et mettez-le dans un bac à part avec les cosmétiques. sorda, come un vecchio rimorso o un vizio assurdo. I tuoi occhi saranno una vana parola, un grido taciuto, un silenzio. - Madame, vous ne pouvez pas poser votre valise directement sur le tapis, tout doit être dans un bac. Cosìli vedi ogni mattina quando su te sola ti pieghi nello specchio. O cara speranza, - Enlevez votre gilet, s'il vous plait. quel giorno sapremo anche noi che sei la vita e sei il nulla - Madame mettez votre pied droit sur l’empreinte. Per tutti la morte ha uno sguardo. Verrà la morte e avrà i tuoi occhi. Sarà come smettere un vizio, - Le pied gauche s'il vous plait. come vedere nello specchio riemergere un viso morto, come ascoltare un labbro chiuso. - Faites le tour s'il vous plait. Scenderemo nel gorgo muti. - A qui sont ces affaires ? La publicité orange de la compagnie de merde occulte le ciel que je devrais voir par l'immense baie vitrée. Et le poème est fini. Plonger dans un autre, ou m'incarner dans ce que je suis en train de vivre ? - A moi, Monsieur. Le type fait voltiger avec le plus grand sérieux une languette de papier sur mon gilet, mon foulard et ma housse d'ordinateur et le flanque avec le plus grand sérieux dans la fente d'un appareil. - Vous pouvez reprendre vos affaires, Madame. - Bien... Monsieur. - A qui est cette valise ? - Mais encore à moi... Monsieur. - Veuillez l'ouvrir s'il vous plait. Je l'ouvre. Il fait voltiger avec le plus grand sérieux une languette de papier sur les foulards, les pulls et les chaussettes sales à l'intérieur de la valise. - La France est devenue un pays incroyablement ridicule avec ces contrôles d'une méticulosité ostentatoire. - Vous ne savez même pas ce que je fais. - Je sais que j'ai passé à l'aller les contrôles à Milan et que l'on y épargne aux passagers ce genre de mascarade. - Milan, c'est pas sérieux. (il doit pas avoir la télé celui-là, ça fait deux jours que je vois la tronche de Salvini à toutes les infos qui annoncent que je vis dans un pays fasciste populiste, la trouille totale, l'orée du totalitarisme.) Il flanque son papelard dans sa boite. - Disons surtout qu'on y sait que le cirque grotesque dans lequel vous vous complaisez ici avec autant de sévérité ne sert à rien. - Vous verrez quand il y aura un attentat ! Ah voilà, l'attentat ! Formule gri-gri magique justifiant manifestement toute cette comédie à ses yeux. Je ferme la valise et me contente de lui sourire. Vaut mieux après tout que ce pauvre gars n'aie pas trop conscience de l'inutilité de ce qu'il fait quotidiennement.
Porte 51. Je m'adonne à des exercices respiratoires. Pense à des choses agréables. Et si j'allais manger avec une amie à Bordeaux ? L'oreille capte soudain ma chantante langue familière qui retentit dans le hall, le vol pour Milan en porte 55 est complet et les passagers sont priés de laisser leur valise pour un transport en soute. Porte 55 ?
Porte 55 à 60 c'est les vols extra nationaux, ce monde hostile qui entoure les Gaulois et pour lequel il faut forcément présenter patte blanche, y compris en sortie, au cas où vous auriez commis quelques méfaits pendant votre séjour.
Y a pas foule et le policier pianote sur son smartphone. Sans doute, vu le vent qui souffle dans l'hexagone, demande-t-il à sa douce si elle va le dénoncer pour harcèlement sexuel s'il a l'audace de lui poser le petit doigt sur la cuisse. Pfff ça dure... il doit lui demander de lui signer une autorisation écrite... je reprends ma carte d'identité et me dirige vers une file voisine. - Madame, venez ici ! Madame !!! Ah... Monsieur a fini, ou a été envoyé paitre.
La foule des passagers embarque. Ils semblent innombrables.
L'un d'entre eux n'avait pas sa carte d'identité. Je monte dans le vol pour Milan.
Il est huit heures. Le vol est prévu à 13h50. L'app affirme que je peux faire le check-in online jusqu'à deux heures avant le départ, mais autant m'en débarrasser tout de suite. Ça bloque et il s'affiche un message d'erreur m'annonçant que je dois demander une assistance au comptoir de l'aéroport. Zut ! Cochonnerie de dysfonctionnement de site, je vais être obligée d'abréger le temps rare, précieux, qui me reste à passer avec ma centenaire grand-mère pour me farcir la queue des voyageurs à valises.
11h30. Comptoir d'enregistrement. Pas grand monde ne voyage avec une valise finalement, j'aurais pu arriver plus tard. Je pose ingénument souriante le smartphone avec le code de résa et la carte d'identité sur le comptoir et signale le dysfonctionnement du site à l’hôtesse. - Mais ? vous avez un siège ? m'entends-je dire. - Non, puisque je n'ai pas pu faire l'enregistrement, mais j'ai le billet. - Le vol est complet, madame. - Si le vol est complet sans que j'aie un siège, c'est que votre compagnie a vendu plus de places qu'il n'y en a dans l'avion. - Toutes les compagnies le font. Respire ma fille, et reste calme. - Bien... Et concrètement ? - Je vous fais une carte d'accès à la porte d'embarquement, vous vous y rendez à l'heure donnée, et on verra s'il reste des places. Sinon vous aurez un dédommagement de 500 € et on vous transfère sur le vol suivant. - Quand ? - Vendredi après-midi. On vous paie l’hôtel. Vous êtes 4ème sur liste d'attente. .....
48 h après. N'importe quoi ! Vite, trouver des solutions alternatives. Un vol AF à 18 heures avec escale à Lyon et arrivée en soirée. 800 €. Les avions demain, arrivée à Orly, départ de CDG, des heures de transit... Le train, départ demain à 6h49, changement à Paris, arrivée 13 heures plus tard. 250€. La voiture, ah zut, pas de location avec passage de frontière, donc la laisser à Nice et prendre le premier train le lendemain matin. Je gagne six bonnes heures par rapport au train, voilà la solution ! Sauf que mon cher et tendre consulté par téléphone m'interdit de conduire dans la région méditerranéenne où sont en cours des pluies diluviennes, que j'avais oubliées. Rien, rien de rien de vivable... me résoudre à souhaiter par téléphone un bon appétit aux êtres chers que j'avais promis d'accueillir le lendemain, annuler tous les rv de vendredi et profiter de ma centenaire grand-mère alors. Ceci dit, faut quand même que j'aille poireauter à la porte d'embarquement 51 inscrite sur ma carte jusqu'à l'heure du départ de l'avion. Avec beaucoup de chance, quatre enregistrés auront eu des pépins les empêchant de prendre leur vol.
Je franchis la large bande jaune au sol qui indique la limite interdite aux accompagnateurs, scanne la carte de non embarquement qui commande l'ouverture des portes automatiques, fais les cinq kilomètres de slalom, présente la carte à l'un des trois vigiles qui la scannérise à nouveau. - file 2 ! Ok, file 2. - place 5 ! Ok, place 5. C'est un box. Les bacs défilent dessous. On se croirait à la pêche aux canards : vous êtes chargés d'en attraper un avant qu'il glisse sous le box quatre, qui lui-même le fauchera s'il est réactif au box trois, pour le placer dans votre espace fixe de déshabillage, le remplir de vos effets, avant de le replacer dans le tapis roulant à l'arrière pour le contrôle aux rayons machins. Il y a dans le box de l'espace pour deux bacs. Je sors l'ordi et les produits cosmétiques, moins de 100 ml dans une pochette transparente de moins d'un litre, entasse tout dans un bac avec la ceinture, la montre, la doudoune, le foulard. Verrà la morte e avrà i tuoi occhi- questa morte che ci accompagna dal mattino alla sera, insonne, - Madame, sortez l'ordinateur de sa housse et mettez-le dans un bac à part avec les cosmétiques. sorda, come un vecchio rimorso o un vizio assurdo. I tuoi occhi saranno una vana parola, un grido taciuto, un silenzio. - Madame, vous ne pouvez pas poser votre valise directement sur le tapis, tout doit être dans un bac. Cosìli vedi ogni mattina quando su te sola ti pieghi nello specchio. O cara speranza, - Enlevez votre gilet, s'il vous plait. quel giorno sapremo anche noi che sei la vita e sei il nulla - Madame mettez votre pied droit sur l’empreinte. Per tutti la morte ha uno sguardo. Verrà la morte e avrà i tuoi occhi. Sarà come smettere un vizio, - Le pied gauche s'il vous plait. come vedere nello specchio riemergere un viso morto, come ascoltare un labbro chiuso. - Faites le tour s'il vous plait. Scenderemo nel gorgo muti. - A qui sont ces affaires ? La publicité orange de la compagnie de merde occulte le ciel que je devrais voir par l'immense baie vitrée. Et le poème est fini. Plonger dans un autre, ou m'incarner dans ce que je suis en train de vivre ? - A moi, Monsieur. Le type fait voltiger avec le plus grand sérieux une languette de papier sur mon gilet, mon foulard et ma housse d'ordinateur et le flanque avec le plus grand sérieux dans la fente d'un appareil. - Vous pouvez reprendre vos affaires, Madame. - Bien... Monsieur. - A qui est cette valise ? - Mais encore à moi... Monsieur. - Veuillez l'ouvrir s'il vous plait. Je l'ouvre. Il fait voltiger avec le plus grand sérieux une languette de papier sur les foulards, les pulls et les chaussettes sales à l'intérieur de la valise. - La France est devenue un pays incroyablement ridicule avec ces contrôles d'une méticulosité ostentatoire. - Vous ne savez même pas ce que je fais. - Je sais que j'ai passé à l'aller les contrôles à Milan et que l'on y épargne aux passagers ce genre de mascarade. - Milan, c'est pas sérieux. (il doit pas avoir la télé celui-là, ça fait deux jours que je vois la tronche de Salvini à toutes les infos qui annoncent que je vis dans un pays fasciste populiste, la trouille totale, l'orée du totalitarisme.) Il flanque son papelard dans sa boite. - Disons surtout qu'on y sait que le cirque grotesque dans lequel vous vous complaisez ici avec autant de sévérité ne sert à rien. - Vous verrez quand il y aura un attentat ! Ah voilà, l'attentat ! Formule gri-gri magique justifiant manifestement toute cette comédie à ses yeux. Je ferme la valise et me contente de lui sourire. Vaut mieux après tout que ce pauvre gars n'aie pas trop conscience de l'inutilité de ce qu'il fait quotidiennement.
Porte 51. Je m'adonne à des exercices respiratoires. Pense à des choses agréables. Et si j'allais manger avec une amie à Bordeaux ? L'oreille capte soudain ma chantante langue familière qui retentit dans le hall, le vol pour Milan en porte 55 est complet et les passagers sont priés de laisser leur valise pour un transport en soute. Porte 55 ?
Porte 55 à 60 c'est les vols extra nationaux, ce monde hostile qui entoure les Gaulois et pour lequel il faut forcément présenter patte blanche, y compris en sortie, au cas où vous auriez commis quelques méfaits pendant votre séjour.
Y a pas foule et le policier pianote sur son smartphone. Sans doute, vu le vent qui souffle dans l'hexagone, demande-t-il à sa douce si elle va le dénoncer pour harcèlement sexuel s'il a l'audace de lui poser le petit doigt sur la cuisse. Pfff ça dure... il doit lui demander de lui signer une autorisation écrite... je reprends ma carte d'identité et me dirige vers une file voisine. - Madame, venez ici ! Madame !!! Ah... Monsieur a fini, ou a été envoyé paitre.
La foule des passagers embarque. Ils semblent innombrables.
L'un d'entre eux n'avait pas sa carte d'identité. Je monte dans le vol pour Milan.
"Musique live" Guadeloupe et Martinique en juillet (en famille)
Bonjour tout le monde !
Je sais que je suis très en avance, puisqu’il s’agit d’un projet pour le mois de juillet, mais comme on a beaucoup de paramètres différents à gérer (choisir nos dates de vacances au boulot, par exemple), et plein plein de questions, j’ai décidé de poster ce message dès à présent et juste pour un sujet spécifique... Celui de la musique live en Guadeloupe et Martinique.
Donc voilà: nous sommes une famille franco-espagnole de 5 personnes (3 enfants de 16, 11 et 5 ans) et nous envisageons de passer 3 semaines dans les Antilles, en combinant au moins 2 de ces îles: Guadeloupe, Dominique, Martinique, Sainte Lucie. Cela peut être Martinique + 3 ou 4 jours à Ste Lucie par exemple, ou bien Guadeloupe + Dominique pour 3 ou 4 jours et même Guadeloupe 1 semaine + Dominique 4 jours + Martinique 1 semaine, en empruntant l’express des îles.
Pour nous, aussitôt les Caraïbes, ça nous fait penser à la musique, avant même de nous évoquer les plages. Que ce soit gwo ka guadeloupéen, bèlè martiniquais, biguine, quadrille, zouk ou même reggae, c’est pour nous primordial d’avoir au moins un vrai contact avec les rythmes antillais au cours de notre voyage, à tel point que tel ou tel événement musical peut conditionner notre calendrier/programme de vacances. Malheureusement, après avoir lu beaucoup de blogs, carnets de voyage et messages sur ce forum et ailleurs, je trouve que très peu abordent la question et je n’arrive pas à savoir concrètement où et quand on peut écouter de la musique live et danser au mois de juillet, en Guadeloupe et/ou Martinique. Est-ce si difficile que ça d’écouter de la bonne musique ?
J’ai un peu épluché le net, et voilà plus ou moins ce que j’ai trouvé… Est-ce que ces différents lieux et dates valent la peine ? Faisable avec enfants? Bonne ambiance ? authentique ou “attrape touristes”?
(PS : mes enfants, andalous, et de surcroît issus de famille musicienne, savent ce qu’est la fête, donc “pa ni pwoblem” s’il y a un peu de bruit et de foule ou si c’est tard, par contre on préfère des lieux à l’air libre plutôt que coincés à l’intérieur d’une salle, à cause de notre fils de 5 ans)
en GWADA j'ai trouvé :
Festival gwo ka en juillet (9 à 15) à Sainte Anne-> j’ai vu des vidéos sur youtube et ça a l’air vraiment sympa, sessions de tambours sur la plage… C'est, à priori, l'événement qui m'intéresse le plus. Vous connaissez ?
Sinon, j’ai pris la référence d’une page web, “Ka maniok” qui liste les endroits et dates des différents “Lewoz” en Gwada (ce sont les fêtes où on peut entendre et danser le gwo ka, d’après ce que j’ai compris, exact?). Vous connaissez des lieux et endroits spécifiques / authentiques pour assister à ces Lewoz?
Bouillante / Plage de Malendure (basse-terre) Gwo Ka tous les jeudi soir au restau de plage “nouveau couché de soleil”, suivi de soirée Zouk ; et tous les dimanche soirs, “chez Loulouz” plage de la Malendure.
Reggae -> le 28 juillet 2018 a eu lieu “Reggae by the River” à partir de 15h, au bord de la rivière de Bois Malher (Pigeon, Bouillante). Au programme : 15h, Village artisanal, 19h - 21 h : projection de documentaire sur la musique Jamaïcaine en plein air, 21 h - 3 H : Sound System avec KSS. Good vibes, good music, good people ! Open mic / I-tal Food (repas 100% végétal et naturel), Jus naturels, etc.
Le Zion Park situé à Gosier (route de Port-Blanc) tous les dimanches soir une soirée Reggae Club (concerts) de 18h00 à 23h30. Gratuit pour tous.
en MARTINIQUE, j'ai trouvé moins de trucs
festival fort de France, 2 à 22 juillet -> vous avez des retours d’expérience ?
Maison du Bèlè à Sainte Marie -> ils organisent des concerts ?
Fêtes patronales : 2 juillet Gros Morne / 15 juillet Anses d’arlet / 25 Le carbet / 26 Sainte Anne et Macouba -> quelle ambiance ?
Ti Sable anses d’arlet concerts 19/22h gratuits (tous les dimanche ?)
Reggae -> Le 23 juillet à Ste Rose: Anniversaire de Haile Sellasie. Apparemment il y a commémoration et concerts acoustiques.
MERCI !!!
www.youtube.com/watch?v=qnVcP3uhalg
Je sais que je suis très en avance, puisqu’il s’agit d’un projet pour le mois de juillet, mais comme on a beaucoup de paramètres différents à gérer (choisir nos dates de vacances au boulot, par exemple), et plein plein de questions, j’ai décidé de poster ce message dès à présent et juste pour un sujet spécifique... Celui de la musique live en Guadeloupe et Martinique.
Donc voilà: nous sommes une famille franco-espagnole de 5 personnes (3 enfants de 16, 11 et 5 ans) et nous envisageons de passer 3 semaines dans les Antilles, en combinant au moins 2 de ces îles: Guadeloupe, Dominique, Martinique, Sainte Lucie. Cela peut être Martinique + 3 ou 4 jours à Ste Lucie par exemple, ou bien Guadeloupe + Dominique pour 3 ou 4 jours et même Guadeloupe 1 semaine + Dominique 4 jours + Martinique 1 semaine, en empruntant l’express des îles.
Pour nous, aussitôt les Caraïbes, ça nous fait penser à la musique, avant même de nous évoquer les plages. Que ce soit gwo ka guadeloupéen, bèlè martiniquais, biguine, quadrille, zouk ou même reggae, c’est pour nous primordial d’avoir au moins un vrai contact avec les rythmes antillais au cours de notre voyage, à tel point que tel ou tel événement musical peut conditionner notre calendrier/programme de vacances. Malheureusement, après avoir lu beaucoup de blogs, carnets de voyage et messages sur ce forum et ailleurs, je trouve que très peu abordent la question et je n’arrive pas à savoir concrètement où et quand on peut écouter de la musique live et danser au mois de juillet, en Guadeloupe et/ou Martinique. Est-ce si difficile que ça d’écouter de la bonne musique ?
J’ai un peu épluché le net, et voilà plus ou moins ce que j’ai trouvé… Est-ce que ces différents lieux et dates valent la peine ? Faisable avec enfants? Bonne ambiance ? authentique ou “attrape touristes”?
(PS : mes enfants, andalous, et de surcroît issus de famille musicienne, savent ce qu’est la fête, donc “pa ni pwoblem” s’il y a un peu de bruit et de foule ou si c’est tard, par contre on préfère des lieux à l’air libre plutôt que coincés à l’intérieur d’une salle, à cause de notre fils de 5 ans)
en GWADA j'ai trouvé :
Festival gwo ka en juillet (9 à 15) à Sainte Anne-> j’ai vu des vidéos sur youtube et ça a l’air vraiment sympa, sessions de tambours sur la plage… C'est, à priori, l'événement qui m'intéresse le plus. Vous connaissez ?
Sinon, j’ai pris la référence d’une page web, “Ka maniok” qui liste les endroits et dates des différents “Lewoz” en Gwada (ce sont les fêtes où on peut entendre et danser le gwo ka, d’après ce que j’ai compris, exact?). Vous connaissez des lieux et endroits spécifiques / authentiques pour assister à ces Lewoz?
Bouillante / Plage de Malendure (basse-terre) Gwo Ka tous les jeudi soir au restau de plage “nouveau couché de soleil”, suivi de soirée Zouk ; et tous les dimanche soirs, “chez Loulouz” plage de la Malendure.
Reggae -> le 28 juillet 2018 a eu lieu “Reggae by the River” à partir de 15h, au bord de la rivière de Bois Malher (Pigeon, Bouillante). Au programme : 15h, Village artisanal, 19h - 21 h : projection de documentaire sur la musique Jamaïcaine en plein air, 21 h - 3 H : Sound System avec KSS. Good vibes, good music, good people ! Open mic / I-tal Food (repas 100% végétal et naturel), Jus naturels, etc.
Le Zion Park situé à Gosier (route de Port-Blanc) tous les dimanches soir une soirée Reggae Club (concerts) de 18h00 à 23h30. Gratuit pour tous.
en MARTINIQUE, j'ai trouvé moins de trucs
festival fort de France, 2 à 22 juillet -> vous avez des retours d’expérience ?
Maison du Bèlè à Sainte Marie -> ils organisent des concerts ?
Fêtes patronales : 2 juillet Gros Morne / 15 juillet Anses d’arlet / 25 Le carbet / 26 Sainte Anne et Macouba -> quelle ambiance ?
Ti Sable anses d’arlet concerts 19/22h gratuits (tous les dimanche ?)
Reggae -> Le 23 juillet à Ste Rose: Anniversaire de Haile Sellasie. Apparemment il y a commémoration et concerts acoustiques.
MERCI !!!
www.youtube.com/watch?v=qnVcP3uhalg
Découverte de l'Asie: Bali et Java, le bon choix?
Pour découvrir le continent asiatique l'été dernier (3 semaines en juillet-août 2017), nous avons hésité entre le Rajasthan, la Thaïlande, l'Indonésie ou les Philippines. « Nous », c'est une famille composée de 2 adultes (Guillaume, Laetitia) et 3 enfants (Maxime, Rachel et Timéo âgés alors de 12, 10 et 6 ans).
On a d'abord éliminé l'Inde, réputée trop marquante et « difficile » pour une première fois, puis la Thaïlande à cause de l'absence de volcans et d'une météo pouvant être capricieuse en juillet.
Comme on avait tous envie de découvrir des volcans et des rizières en terrasse, tout en bénéficiant d'une météo clémente, le choix final s'est porté sur Bali et Java.
Dans les incontournables programmés, il y a donc évidemment Bromo, Kawah Ijen et le Mont Batur, mais aussi la visite des rizières dans le secteur d'Ubud, Sidemen et Jatiluwih.
Ces différents sites et bien d'autres nous réserveront bien des surprises...
Programme théorique : Bali (11 jours) Nice – Istanbul – Jakarta - Denpasar 1 nuit Denpasar Pura Luhur Uluwatu – Puri Anyar - Pura Tanah Lot - Nuit Tanah Lot
Taman Ayun – Gorges Ayung – Goa Gajah- N1 Ubud
Boucle Ubud Nord – Ceking, Pura Gunung Kawi Sebatu, Tirta Empul, Gunung Kawi - N2 Ubud
Balade environs Ubud, Artisanat Mas, Forêt des Singes - N2 Ubud Taman Gili – Goa Lawah – Blue Lagoon - Pura Silayukti - Sidemen - N1 Sidemen Tenganan - Kusamba – balade rizières à Sidemen - N2 Sidemen Putung - Tirtagangga – snorkelling Epave Liberty - Amed - N1 et N2 Amed Amed - Pura Besakih – Lac Batur - Nuit Mont Batur Mont Batur- Rizières Jatiluwih - Pura Luhur Batukaru - Munduk - N1 Munduk Pura Ulun Danu Bratan – cascade Tanah Barak – Ecocafé – cascade Melanting- N2 Munduk Mangrove Banyuwedang – Pura Teluk Terima - Traversée vers Java- N1 Banyuwangi
Java (10 jours) Kawah Ijen - N2 Banyuwangi Route vers Bromo - Caldeira - 1 nuit Bromo Bromo – Surabaya - Yogyakarta - 1 nuit Yogyakarta Yogyakarta – En route vers Borobudur - 1 nuit Borobudur Villages autour de Borobudur - N1 village autour Borobudur
Mandala de Borobudur - N2 village autour BorobudurBorobudur - Yogyakarta - N1 Yogyakarta
Six semaines avant le départ, je me suis mis à potasser un manuel d'apprentissage rapide du bahasa (méthode Assimil), en prévision des 10 jours que nous souhaitions passer dans des coins moins touristiques. Le bahasa est une langue très facile à apprendre, la construction grammaticale est vraiment simple.
Même les enfants s'y sont un peu mis et au moment du départ, ils savaient se présenter et compter jusqu'à 1 million. Parce que vu la valeur de la Roupie, savoir compter jusqu'à 100 n'aurait pas servi à grand chose ! 😏 Ces 300-400 mots appris auront été parfaitement inutiles à Bali où beaucoup de vendeurs parlent (marchandent) même français 😮, mais utiles quelques fois à Java, sans être indispensables. Impressionnant d'ailleurs, le nombre de touristes français rencontrés à Bali.
Voiture avec ou sans chauffeur ? Pour beaucoup de primo-voyageurs en Asie, y compris moi, se pose ou s'est posée la question de rouler en Asie sans chauffeur. J'adore conduire et adopte sans problème une conduite très (trop) sportive, et c'est un peu pour ça que j'hésitais à louer une voiture sans chauffeur en me disant que j'arriverais bien à m'adapter.
Au bout de 5 mn sur la route à Denpasar, j'ai compris que cela aurait été une grossière erreur !! La première raison est que sur les routes indonésiennes, comme probablement dans d'autres pays asiatiques, c'est un énorme bordel organisé. Les premiers jours, même avec un chauffeur prudent, on ne compte plus les frayeurs entre les dépassements plus que limites de certains voitures, le non respect des priorités, les objets roulants pas franchement identifiés, les scooters ou vélos qui s'engagent sur la route sans même regarder s'il n'y aurait pas une voiture qui risque de les percuter... 😠
Honnêtement, ce n'est qu'au bout de 10 jours à observer tous les comportements que j'ai commencé à me dire qu'il est possible pour un européen à conduire seul. Mais, eh oui, le grand MAIS est qu'en conduisant, il est inconcevable de prendre du plaisir au volant et d'oser regarder les paysages. La concentration du chauffeur doit être maximale et celle du notre l'a été tout au long du voyage. Tant mieux pour nous d'ailleurs ! 😛
On s'est donc rabattu sur la location d'une voiture avec chauffeur en passant par André Sewatama, sur le compte duquel on avait lu pas mal d'avis positifs. On a pris la location pour 2 semaines : 10 jours à Bali et 4 jours à Java pour le Kawah Ijen, Bromo puis route jusqu'à la gare ferroviaire de Surabaya. Tout ceci pour un coût global de 860 € tout compris (voiture, chauffeur, frais de nuitée et frais de drop-off).
Le chauffeur, Wayan, a été vraiment très prudent et prévenant, mais il parlait très mal anglais. Si c'était à refaire, on aurait dépensé plus pour bénéficier des services d'un chauffeur parlant anglais, voire d'un guide-chauffeur. 😕
Un dernier point avant de débuter le récit, que j'avais totalement occulté avant qu'on ne parte, mais qui nous aurait guidé dans notre choix de destination : la densité de population... Pour rappel, en France : 113 hab/km². Cette densité est de 690 à Bali, 1060 à Java (encore pire) 😕, mais n'aurait été que de 135 en Thaïlande. D'autres valeurs pour nos destinations précédentes : Afrique du Sud 47, Utah 14, Arizona 23, Ecosse 67. Hum hum... On ne le sait pas encore, mais le dépaysement sera total à tous points de vue.
On a d'abord éliminé l'Inde, réputée trop marquante et « difficile » pour une première fois, puis la Thaïlande à cause de l'absence de volcans et d'une météo pouvant être capricieuse en juillet.
Comme on avait tous envie de découvrir des volcans et des rizières en terrasse, tout en bénéficiant d'une météo clémente, le choix final s'est porté sur Bali et Java.
Dans les incontournables programmés, il y a donc évidemment Bromo, Kawah Ijen et le Mont Batur, mais aussi la visite des rizières dans le secteur d'Ubud, Sidemen et Jatiluwih.
Ces différents sites et bien d'autres nous réserveront bien des surprises...
Programme théorique : Bali (11 jours) Nice – Istanbul – Jakarta - Denpasar 1 nuit Denpasar Pura Luhur Uluwatu – Puri Anyar - Pura Tanah Lot - Nuit Tanah Lot
Taman Ayun – Gorges Ayung – Goa Gajah- N1 Ubud
Boucle Ubud Nord – Ceking, Pura Gunung Kawi Sebatu, Tirta Empul, Gunung Kawi - N2 Ubud
Balade environs Ubud, Artisanat Mas, Forêt des Singes - N2 Ubud Taman Gili – Goa Lawah – Blue Lagoon - Pura Silayukti - Sidemen - N1 Sidemen Tenganan - Kusamba – balade rizières à Sidemen - N2 Sidemen Putung - Tirtagangga – snorkelling Epave Liberty - Amed - N1 et N2 Amed Amed - Pura Besakih – Lac Batur - Nuit Mont Batur Mont Batur- Rizières Jatiluwih - Pura Luhur Batukaru - Munduk - N1 Munduk Pura Ulun Danu Bratan – cascade Tanah Barak – Ecocafé – cascade Melanting- N2 Munduk Mangrove Banyuwedang – Pura Teluk Terima - Traversée vers Java- N1 Banyuwangi
Java (10 jours) Kawah Ijen - N2 Banyuwangi Route vers Bromo - Caldeira - 1 nuit Bromo Bromo – Surabaya - Yogyakarta - 1 nuit Yogyakarta Yogyakarta – En route vers Borobudur - 1 nuit Borobudur Villages autour de Borobudur - N1 village autour Borobudur
Mandala de Borobudur - N2 village autour BorobudurBorobudur - Yogyakarta - N1 Yogyakarta
Six semaines avant le départ, je me suis mis à potasser un manuel d'apprentissage rapide du bahasa (méthode Assimil), en prévision des 10 jours que nous souhaitions passer dans des coins moins touristiques. Le bahasa est une langue très facile à apprendre, la construction grammaticale est vraiment simple.
Même les enfants s'y sont un peu mis et au moment du départ, ils savaient se présenter et compter jusqu'à 1 million. Parce que vu la valeur de la Roupie, savoir compter jusqu'à 100 n'aurait pas servi à grand chose ! 😏 Ces 300-400 mots appris auront été parfaitement inutiles à Bali où beaucoup de vendeurs parlent (marchandent) même français 😮, mais utiles quelques fois à Java, sans être indispensables. Impressionnant d'ailleurs, le nombre de touristes français rencontrés à Bali.
Voiture avec ou sans chauffeur ? Pour beaucoup de primo-voyageurs en Asie, y compris moi, se pose ou s'est posée la question de rouler en Asie sans chauffeur. J'adore conduire et adopte sans problème une conduite très (trop) sportive, et c'est un peu pour ça que j'hésitais à louer une voiture sans chauffeur en me disant que j'arriverais bien à m'adapter.
Au bout de 5 mn sur la route à Denpasar, j'ai compris que cela aurait été une grossière erreur !! La première raison est que sur les routes indonésiennes, comme probablement dans d'autres pays asiatiques, c'est un énorme bordel organisé. Les premiers jours, même avec un chauffeur prudent, on ne compte plus les frayeurs entre les dépassements plus que limites de certains voitures, le non respect des priorités, les objets roulants pas franchement identifiés, les scooters ou vélos qui s'engagent sur la route sans même regarder s'il n'y aurait pas une voiture qui risque de les percuter... 😠
Honnêtement, ce n'est qu'au bout de 10 jours à observer tous les comportements que j'ai commencé à me dire qu'il est possible pour un européen à conduire seul. Mais, eh oui, le grand MAIS est qu'en conduisant, il est inconcevable de prendre du plaisir au volant et d'oser regarder les paysages. La concentration du chauffeur doit être maximale et celle du notre l'a été tout au long du voyage. Tant mieux pour nous d'ailleurs ! 😛
On s'est donc rabattu sur la location d'une voiture avec chauffeur en passant par André Sewatama, sur le compte duquel on avait lu pas mal d'avis positifs. On a pris la location pour 2 semaines : 10 jours à Bali et 4 jours à Java pour le Kawah Ijen, Bromo puis route jusqu'à la gare ferroviaire de Surabaya. Tout ceci pour un coût global de 860 € tout compris (voiture, chauffeur, frais de nuitée et frais de drop-off).
Le chauffeur, Wayan, a été vraiment très prudent et prévenant, mais il parlait très mal anglais. Si c'était à refaire, on aurait dépensé plus pour bénéficier des services d'un chauffeur parlant anglais, voire d'un guide-chauffeur. 😕
Un dernier point avant de débuter le récit, que j'avais totalement occulté avant qu'on ne parte, mais qui nous aurait guidé dans notre choix de destination : la densité de population... Pour rappel, en France : 113 hab/km². Cette densité est de 690 à Bali, 1060 à Java (encore pire) 😕, mais n'aurait été que de 135 en Thaïlande. D'autres valeurs pour nos destinations précédentes : Afrique du Sud 47, Utah 14, Arizona 23, Ecosse 67. Hum hum... On ne le sait pas encore, mais le dépaysement sera total à tous points de vue.
Bolivia: Beyond the Illusions, the Disaster
When I set off for Bolivia, like many Europeans, I was full of illusions (fed by the propaganda of President Evo Morales, a would-be dictator with limited intelligence). I quickly became disillusioned—everything there seems to be built on lies: political disaster, ecological disaster, economic disaster despite drug trafficking and smuggling with China, dietary disaster, intellectual disaster... Its only saving grace is being a vast, sparsely populated country, so nature lovers can still find rich, relatively untouched landscapes far from human settlements (but for how long?)
Where humans dominate, the disaster worsens year by year: water, soil, and air are contaminated, meat is pumped full of hormones, GMOs are everywhere, fish are loaded with lead and mercury (thousands of tons of waste are dumped into Lake Titicaca on both the Bolivian and Peruvian sides), and the food is ultra-artificial (all the additives banned in Europe are abundant there). For example, out of 50 fruit yogurts, only two actually contain fruit... In short, don’t expect to go there for a health retreat.
As for its capital, even though you’ll see "wonderful" written everywhere, the city is ugly, extremely polluted, and not particularly interesting. But since few Bolivians leave Bolivia and the public education system is one of the dumbest in the world, they don’t care. A stupid law decreeing that taxes are only paid once construction is finished means thousands of buildings will never be completed... Anyway, you’ve probably gathered by now that it’s not worth wasting too much time there. If you decide to go to Bolivia, it’s best to know what you’re getting into...
So what should you do? A stop in Copacabana is pleasant, as is one in Tiwanaku. A stay in Samaipata is nice, and the cities of Sucre and Potosí still have charm. The Uyuni salt flats are also worth seeing. Venture off the beaten path, even if transportation is complicated and sometimes dangerous.
Don’t be surprised by the omnipresent police (many of whom are corrupt) and military, or by the almost daily protests... These are just some of Bolivia’s characteristics. But when you pass through quickly, you tend to see what you want to see.
On the gastronomy front, aside from the fact that in many places the food is a cocktail of pesticides, GMOs, heavy metals, and dangerous additives—all washed down with plenty of Coca-Cola—don’t expect refined cuisine... That said, like everywhere, you’ll find kind people (though relationships are often superficial) and stunning landscapes. There you go—just offering a different perspective from the dazzled accounts of tourists who only scratch the surface without understanding the harsh realities. And I haven’t even touched on the administrations, social disparities, the TIPNIS conflict, disappearances (girls for prostitution and boys for organ trafficking), etc...
Where humans dominate, the disaster worsens year by year: water, soil, and air are contaminated, meat is pumped full of hormones, GMOs are everywhere, fish are loaded with lead and mercury (thousands of tons of waste are dumped into Lake Titicaca on both the Bolivian and Peruvian sides), and the food is ultra-artificial (all the additives banned in Europe are abundant there). For example, out of 50 fruit yogurts, only two actually contain fruit... In short, don’t expect to go there for a health retreat.
As for its capital, even though you’ll see "wonderful" written everywhere, the city is ugly, extremely polluted, and not particularly interesting. But since few Bolivians leave Bolivia and the public education system is one of the dumbest in the world, they don’t care. A stupid law decreeing that taxes are only paid once construction is finished means thousands of buildings will never be completed... Anyway, you’ve probably gathered by now that it’s not worth wasting too much time there. If you decide to go to Bolivia, it’s best to know what you’re getting into...
So what should you do? A stop in Copacabana is pleasant, as is one in Tiwanaku. A stay in Samaipata is nice, and the cities of Sucre and Potosí still have charm. The Uyuni salt flats are also worth seeing. Venture off the beaten path, even if transportation is complicated and sometimes dangerous.
Don’t be surprised by the omnipresent police (many of whom are corrupt) and military, or by the almost daily protests... These are just some of Bolivia’s characteristics. But when you pass through quickly, you tend to see what you want to see.
On the gastronomy front, aside from the fact that in many places the food is a cocktail of pesticides, GMOs, heavy metals, and dangerous additives—all washed down with plenty of Coca-Cola—don’t expect refined cuisine... That said, like everywhere, you’ll find kind people (though relationships are often superficial) and stunning landscapes. There you go—just offering a different perspective from the dazzled accounts of tourists who only scratch the surface without understanding the harsh realities. And I haven’t even touched on the administrations, social disparities, the TIPNIS conflict, disappearances (girls for prostitution and boys for organ trafficking), etc...
Où repose Ivan?
OÙ REPOSE IVAN ?
(Voyage à Stalingrad)
Nous étions en plein hiver dans une agence de tourisme de St Pétersbourg; elle venait d’ouvrir et nous étions ses tout premiers clients; la jeune directrice était émue de débuter son activité, et à cette occasion, elle partageait une certaine proximité avec nous, attitude peu spontanée chez les Russes. Nous lui avons demandé un billet d’avion pour Volgograd, elle eut un mouvement de recul et nous demanda pourquoi nous nous aventurions si loin; elle même, Russe, ne ferait pas un tel voyage ! Je m’interrogeais sur une telle attitude : Aurait elle entendu ou imaginé des histoires sordides sur cette ville lointaine ? Volgograd étant au début de la Tartarie, ce trait exotique pouvait il enflammer son imagination? Pour nous la Tartarie, c’est Michel Strogoff et toute la cruauté prêtée aux Tartares par Jules Verne. J’ai déjà observé cette réaction de défiance chez des Russes, par rapport à des destinations lointaines à l’intérieur même de leur pays: Ainsi des personnes ont déconseillé de prendre le Transsibérien, « Car s’éloigner de Moscou serait dangereux et les trains peu sûrs » Ou encore « Si vous voulez aller à Perm, faites vous accompagner » ! Au delà des territoires de Moscou et de St Petersbourg, les Russes sont ils réellement informés sur les réalités de leur immense pays ? Ce pays gigantesque leur fait il peur ? L’agence est en ordre de marche et produit ses premiers effets: La caissière nous déleste de quelques milliers de Roubles, une employée imprime deux billets pour un vol du lendemain sur l’Aéroflot au départ de Moscou la jeune directrice nous serre la main et nous laisse à notre destin. Il ne nous reste plus qu’à rejoindre Moscou dans la nuit et l’aéroport de Shérémétievo au petit matin.
VERS STALINGRAD
Les voyageurs emportent leurs guides papier, certains emmènent en pensée, un écrivain, initiateur ou éclaireur du voyage ou. Le choix est évident : Vassili Grossman pour son Stalingrad c’est « Vie et Destin »
Des souvenirs et des pensées me reviennent : D’abord l’effroi : Si « Vie et Destin » n’avait existé qu’en un seul exemplaire, on n’aurait pas connu ce « Deuxième Guerre et Paix russe » puisque le KGB a confisqué le premier exemplaire. La vie aurait été légèrement différente, sans l’apport de Vassili Grossman. En fait le KGB a du savoir vivre ou de la culture : J’apprends, en lisant la fiche Wikipedia, qu’il n’a pas commis ce meurtre contre l’intelligence, mais qu’il l’avait conservé.
« Vie et Destin », c’est aussi une pièce que j’ai vue deux fois au théâtre de Saint Denis je suis poursuivi par la longue plainte, insistante, envahissante, rauque en russe, de la Mère de Grossman, incarnée par une merveilleuse actrice, une petite vieille que le public a entourée et chérie des yeux à l’entracte. C’était bouleversant, il n’y avait pas besoin de traduction, on entrait dans les pensées de ce fils poursuivi pour toujours par la culpabilité de ne pas avoir mis sa Mère à l’abri, et par longue agonie qu’il prête à sa Mère dans la pièce. Ah ces écrivains russes, ils vous submergent l’âme !
Erwan et moi, sommes intéressés par l’Histoire militaire; avec la visite de Stalingrad, la plus grande bataille de l’Histoire, nous serons au cœur de la légende demain. J’ai préparé ce voyage comme mes autres voyages, en sondant l’Internet, mais je n’y ai trouvé aucun compte rendu de voyage. Aucun guide papier n’existait pour cette destination. Vraiment Stalingrad n’attire pas les foules occidentales, des bateaux de croisière sur la Volga permettent bien aux touristes de visiter la ville en escale! J’ai bien noté que des agences britanniques spécialisées organisaient des voyages à thème militaire, mais je n’en ai rien retiré. Difficile aussi de contacter un guide local, ou de s’enquérir des tours organisés par des grands hôtels; les agences citées sur Internet ne répondaient pas. Stalingrad représentait donc l’inconnu le plus total, et la mise en garde de la directrice de l’agence alourdissait ce climat d’incertitude! Le site internet actuel de Stalingrad ne me renseignait pas et je n’imaginais pas ce que nous allions trouver; j’apprends juste que la commémoration de la bataille est centrée sur la colline du Mameiev Kurgan, siège de combats violents. Mon esprit a horreur du vide, alors inconsciemment Stalingrad prend des aspects de Verdun dans mon idée, avec quelques corrections dues aux spécificités locales : Il doit y avoir un super Douaumont, site déjà très imposant avec son Ossuaire entouré de 16000 croix. Comme pour nos Poilus, Ivan, le soldat soviétique devrait faire l’objet d’un culte laïc et sacré encore plus poussé, vu l’emphase du Régime soviétique et la ferveur patriotique russe. Quand on veut se persuader de quelque chose et que l’on est paresseux intellectuellement, on ne fouille pas assez sur Internet pour découvrir que ces représentations n’existent pas à Stalingrad. Cette bataille, divine surprise, qui montré la vulnérabilité du monstre pour la première fois, a eu un retentissement mondial. Le culte doit être à la hauteur de l’événement et apparent à chaque coin de rue. Mais était-ce vraiment Ivan qui est célébré à Stalingrad ?
DEPART DE SAINT PETERSBOURG
Si mon esprit est déjà à Volgograd, nous sommes encore physiquement à St Pétersbourg . Nous nous dirigeons vers Moskaïa. Erwan traine ses lourds « Rangers » dans la neige et se plaint de douleurs aux genoux. Traiter à 22heures, et à 2 heures du départ un problème médical à l’étranger n’est pas facile. Que faire ? Dans la gare je repère une croix rouge et nous nous dirigeons vers celle ci. Nous sommes accueillis par une infirmière qui a passé l’âge de la retraite depuis longtemps elle nous annonce à un vieux docteur, qui a du être en âge de faire la Révolution avec Lénine depuis l’Institut Smolny. L’étonnant était de trouver un vieil homme russe vivant, ils se font plutôt rares, car ils ont été soit fauchés par « la Grande Guerre Patriotique », soit par les purges staliniennes, où encore achevés par la « petite eau ». Ce docteur (« Vrach » en russe) examine Erwan et il me griffonne une ordonnance à faire exécuter à la pharmacie située à l’autre bout de la salle des pas perdus. De retour je lui donne le médicament et je le laisse avec Erwan; je papote avec l’infirmière avec laquelle j’échange comme je peux. C’est à dire que je massacre les déclinaisons, mais nous avons quand même une petite conversation sympathique.
J’adore le roucoulement de la langue russe Ainsi dans une interview j’entendais Poutine roucouler posément et je suis saisi d’effroi quand on donne la traduction de l’interview : « Je vais poursuivre ces salauds jusque dans les chiottes et je vais leur plonger la tête dans la lunette » ! Mais le mot « Vrach » ne passe pas chez moi, il dépareille la langue russe, ça fait décollement de vieux papier peint c’est une horreur. Si on pouvait en changer !
Erwan sort furieux de sa consultation en me lançant : « Tu as laissé ce docteur inconnu m’injecter un produit inconnu dans le cul ! » (Vous ne détectez pas là une pointe de racisme ? D’abord c’est un docteur russe, il a peut être eu son diplôme dans une pochette surprise ? Ou alors ce vieil homme ne s’est il pas recyclé depuis sa sortie de l’institut Smolny ? Ensuite « le produit inconnu » : c’est bien connu la chimie russe synthétise de la bave de crapaud ou des médicaments pour la famille Skipal).
Erwan tient à protéger son intimité, ce n’est pas demain que nous irons au banya ensemble. Aurais je gardé un tel pouvoir sur lui, adulte, en l’obligeant à « se faire piquer le cul avec un produit inconnu « ?
Dur métier que celui de Père. Jusque là, en Père multitaches j’ai assuré honorablement les fonctions d’agent de voyage, de traducteur…..Avec ma nouvelle casquette « Europe Assistance »/Saint Bernard, service de nuit ai je démérité ? C‘est vrai, je n’ai pas pu trouver à cette heure et en ce lieu un sémillant médecin de l’American St Petersbutg Clinic, au marketing médical si policé :
« Sir, I shall prepare an injection for you, then I give you pills specially for you, then we manage Xray session to improve your health… ». (J’avais déjà fait un séjour à cette clinique lors d’un accident)
A deux heures du départ il ne fallait pas y compter eh puis c’est la Russie ! (Comme on dit « C’est l’Afrique » : il y a de l’aventure, ce n’est pas un long fleuve tranquille). Cet incident médical à la gare est gravé pour l’éternité dans les annales familiales à mon débit, comme dans le film « Dieu seul pardonne, moi pas ! » On va ressortir cet épisode et d’autres dans un an, dix ou quinze ans lors d’un anniversaire ou d’un Noel. Je fais semblant de me plaindre, mais quel grand bonheur de retrouver un enfant que son conjoint ou sa conjointe a bien voulu vous prêter pour un temps très, très court. Une vieille complicité, et les souvenirs familiaux reviennent.
Bon ! Après avoir supporté la colère filiale, je m’occupe de l’intendance et je demande au « Vrach » de combien sont ses honoraires ? Il me répond que c’est gratuit, mais il me fait comprendre qu’un petit cadeau serait bienvenu, et je m’exécute. Il en profite pour m’envoyer une vanne vu son visage réjoui, mais elle tombe à plat car je ne la comprends pas. Ce médecin hors d’âge est un de ces malheureux vieillards oublié par l’Etat, et dont la retraite s’est évaporée on trouve aussi plein de babouchkas qui font la manche à la sortie de l’opéra Marinsky et vous donnent mauvaise conscience à vous qui juste venez de contempler la beauté, le luxe, et la frivolité sur cette scène sublime. Pendant ce temps les Nouveaux Riches s’en donnent à cœur joie dans leurs dépenses inutiles et en affichant leur mauvais gout. Déjà j’avais constaté que le médecin russe n’avait pas le même statut que nos médecins. (Ainsi il y a deux ans une ambulance m’avait rapatrié vers St Petersbourg, avec un médecin et deux ambulanciers à son bord. Mon état ne nécessitait absolument pas la présence un médecin pendant 3 heures mais il ne devait pas coûter beaucoup plus qu’un ambulancier à la société d’urgence médicale. Pendant le trajet de Velhikie Novgorod à SPB, pour pallier l’ennui de son inactivité face à ma petite pathologie, ce médecin me racontait sa guerre en Angola avec l’armée cubaine, et spécifiait à chaque phrase que le sang coulait à flot au combat. Nous échangions en Anglais sur l’Angola et sur Saint Pétersbourg. A chaque fois qu’il m’entendait dire « Saint Pétersbourg », il me reprennait gentiment en disant « Léningrad ») Et c’est après que j’ai gouté aux services médico-marketing de la clinique américaine. Mon rapatriement a été mis en œuvre par la société d’assurance qui voulait me dépêcher une infirmière de France pour le voyage. J’ai refusé énergiquement car je ne voulais pas qu’une personne me freine ou m’empêche de profiter du salon d’attente AF à Pulkhovo et notamment des plaisirs liquides et à bulles de la Business Class, offerte par l’Assurance.
Laissons ces médecins russes. Nous sommes toujours dans la gare Moskaïa à St Pétersbourg: Nous achetons des billets pour un trajet de nuit jusqu’à Moscou en « Koupé », c’est à dire en compartiment fermé à 4 couchettes. Erwan se refusait à nouveau d’aller en « Pladzkart », c’est à dire dans un compartiment ouvert où il y a 36 couchettes. Lors du trajet aller Moscou – St Petersbourg nous avons passé une nuit horrible dans les couchettes, trop courtes en hauteur dans le couloir.
Le Pladzkart (3ème classe): La convivialité russe avec concerts de ronflements A l’aller, au départ de Moscou, une « Provonidza » en uniforme se tenait à la porte de chaque wagon comme c’est l’usage, et faisant la gueule comme c’est l’usage aussi. Ces femmes veillent à la propreté, à la discipline, à alimenter le samovar du wagon pour le thé elles engueulent les passagers et fournissent des draps et couvertures et vendent menues friandises. Elles sont plus souvent moches, avec un visage fermé de porte de prison soviétique. Je pense que ce sont, avec les employés du Consulat russe à Paris, les derniers survivants du système soviétique. Celle ci avait sa petite combine pour arrondir ses fins de mois : Louer les deux couchettes de sa cabine de service; et puis passer la nuit dans la cabine de sa collègue du wagon voisin et partager avec elle le bénéfice de cette location sauvage. Nous n’avons pas pris, ainsi Erwan aura connu le « Pladzkart » au moins une fois ! Enfin ce soir, au départ de St Petersbourg, nous voici installés dans notre « Koupé », nul besoin de louer de cabine cette fois ci. Nous attendons les deux autres occupants : Ce seront un Russe bien mis et un Japonais. Nous faisons connaissance : le Japonais, à ma surprise était un bout entrain, très expansif le Russe était très distingué, très courtois et sympathique. Nous devisions et ces Messieurs calculaient nos chances de faire le trajet de la gare de Léningrad à Moscou jusqu’à l’aéroport Shérémétievo au moyen de la ligne de métro circulaire et du bus. C’était jouable selon eux.
A MOSCOU
Erwan ne se plaint plus de son genou, il n’est pas non plus paralysé ! Le « Vrach » n’était donc pas un charlatan, ni la pharmacie un repère de sorciers manipulant de la poudre de toile d’araignée! Dans les transports moscovites, tout s’enchaine bien : Départ de la station Komsolskaïa par la ligne circulaire, changement à Belorousskaïa pour la ligne verte jusqu’à Retchnoï Vokzal, et delà minibus vers Shérémétievo 1 (aéroport domestique) avec un peu d’avance. Particularité russe, nous sommes fouillés et contrôlés dès la porte d’entrée de l’aérogare, pour être refouillés et re contrôlés après l’enregistrement. Ces contrôles fréquents et la présence importante de miliciens dans tous les lieux publics n’empêchent pas les bombes de sauter: L’esprit brouillon russe peuvent annihiler ces mesures de sécurité apparemment drastiques.
Ainsi pour preuve : Après tous ces contrôles, nous nous dirigeons vers notre porte d’embarquement. Nous sommes seuls dans le satellite : Pas une âme qui vive, pas un employé, les portes donnant sur les pistes battent, non verrouillées. Pas un chat sur les pistes. Ce jour là, heureusement, il n’y avait pas de chasse neige avec un conducteur bourré sur la piste, ni de stagiaire seul à la tour de contrôle comme pour le malheureux PDG de Total à Vnoukovo! A quoi bon multiplier les contrôles si les satellites et les pistes sont ouverts à tous vents ? Un pilote d’Air France craignait toujours d’aspirer avec ses réacteurs les hommes de piste se baladant sans prendre garde!
Les premiers voyageurs arrivent enfin je suis stupéfait : Un groupe se présente habillé en Cowboys, mais oui en Cowboys du Far East ! Est ce parce que Volgograd c’est le Far East, avec le début des steppes et ses tribus asiates ! Ces Cowboys faisaient assez ploucs, Cowboys du pauvre rien à voir avec le fringant Malborough man, car leurs vêtements étaient faits d’étoffes assez frustres, mal teintes. Mais ils étaient marrants. Il manquait les colts évidemment. Je voyage pour tomber sur des scènes cocasses comme celle la !
Nous embarquons dans un Tupolev qui semble hors d’âge je regarde les feuillets des consignes de sécurité, et je découvre que l’avion a été construit en 64 ! On dit qu’en aéronautique, c’est l’entretien qui prime pour la sécurité justement l’entretien n’est pas la qualité première des Russes ! Les hôtesses aussi datent de l’époque soviétique, mais c’est moins grave que les moteurs. Enfin je suis encore là pour témoigner et raconter cette visite…
Nous étions en plein hiver dans une agence de tourisme de St Pétersbourg; elle venait d’ouvrir et nous étions ses tout premiers clients; la jeune directrice était émue de débuter son activité, et à cette occasion, elle partageait une certaine proximité avec nous, attitude peu spontanée chez les Russes. Nous lui avons demandé un billet d’avion pour Volgograd, elle eut un mouvement de recul et nous demanda pourquoi nous nous aventurions si loin; elle même, Russe, ne ferait pas un tel voyage ! Je m’interrogeais sur une telle attitude : Aurait elle entendu ou imaginé des histoires sordides sur cette ville lointaine ? Volgograd étant au début de la Tartarie, ce trait exotique pouvait il enflammer son imagination? Pour nous la Tartarie, c’est Michel Strogoff et toute la cruauté prêtée aux Tartares par Jules Verne. J’ai déjà observé cette réaction de défiance chez des Russes, par rapport à des destinations lointaines à l’intérieur même de leur pays: Ainsi des personnes ont déconseillé de prendre le Transsibérien, « Car s’éloigner de Moscou serait dangereux et les trains peu sûrs » Ou encore « Si vous voulez aller à Perm, faites vous accompagner » ! Au delà des territoires de Moscou et de St Petersbourg, les Russes sont ils réellement informés sur les réalités de leur immense pays ? Ce pays gigantesque leur fait il peur ? L’agence est en ordre de marche et produit ses premiers effets: La caissière nous déleste de quelques milliers de Roubles, une employée imprime deux billets pour un vol du lendemain sur l’Aéroflot au départ de Moscou la jeune directrice nous serre la main et nous laisse à notre destin. Il ne nous reste plus qu’à rejoindre Moscou dans la nuit et l’aéroport de Shérémétievo au petit matin.
VERS STALINGRAD
Les voyageurs emportent leurs guides papier, certains emmènent en pensée, un écrivain, initiateur ou éclaireur du voyage ou. Le choix est évident : Vassili Grossman pour son Stalingrad c’est « Vie et Destin »
Des souvenirs et des pensées me reviennent : D’abord l’effroi : Si « Vie et Destin » n’avait existé qu’en un seul exemplaire, on n’aurait pas connu ce « Deuxième Guerre et Paix russe » puisque le KGB a confisqué le premier exemplaire. La vie aurait été légèrement différente, sans l’apport de Vassili Grossman. En fait le KGB a du savoir vivre ou de la culture : J’apprends, en lisant la fiche Wikipedia, qu’il n’a pas commis ce meurtre contre l’intelligence, mais qu’il l’avait conservé.
« Vie et Destin », c’est aussi une pièce que j’ai vue deux fois au théâtre de Saint Denis je suis poursuivi par la longue plainte, insistante, envahissante, rauque en russe, de la Mère de Grossman, incarnée par une merveilleuse actrice, une petite vieille que le public a entourée et chérie des yeux à l’entracte. C’était bouleversant, il n’y avait pas besoin de traduction, on entrait dans les pensées de ce fils poursuivi pour toujours par la culpabilité de ne pas avoir mis sa Mère à l’abri, et par longue agonie qu’il prête à sa Mère dans la pièce. Ah ces écrivains russes, ils vous submergent l’âme !
Erwan et moi, sommes intéressés par l’Histoire militaire; avec la visite de Stalingrad, la plus grande bataille de l’Histoire, nous serons au cœur de la légende demain. J’ai préparé ce voyage comme mes autres voyages, en sondant l’Internet, mais je n’y ai trouvé aucun compte rendu de voyage. Aucun guide papier n’existait pour cette destination. Vraiment Stalingrad n’attire pas les foules occidentales, des bateaux de croisière sur la Volga permettent bien aux touristes de visiter la ville en escale! J’ai bien noté que des agences britanniques spécialisées organisaient des voyages à thème militaire, mais je n’en ai rien retiré. Difficile aussi de contacter un guide local, ou de s’enquérir des tours organisés par des grands hôtels; les agences citées sur Internet ne répondaient pas. Stalingrad représentait donc l’inconnu le plus total, et la mise en garde de la directrice de l’agence alourdissait ce climat d’incertitude! Le site internet actuel de Stalingrad ne me renseignait pas et je n’imaginais pas ce que nous allions trouver; j’apprends juste que la commémoration de la bataille est centrée sur la colline du Mameiev Kurgan, siège de combats violents. Mon esprit a horreur du vide, alors inconsciemment Stalingrad prend des aspects de Verdun dans mon idée, avec quelques corrections dues aux spécificités locales : Il doit y avoir un super Douaumont, site déjà très imposant avec son Ossuaire entouré de 16000 croix. Comme pour nos Poilus, Ivan, le soldat soviétique devrait faire l’objet d’un culte laïc et sacré encore plus poussé, vu l’emphase du Régime soviétique et la ferveur patriotique russe. Quand on veut se persuader de quelque chose et que l’on est paresseux intellectuellement, on ne fouille pas assez sur Internet pour découvrir que ces représentations n’existent pas à Stalingrad. Cette bataille, divine surprise, qui montré la vulnérabilité du monstre pour la première fois, a eu un retentissement mondial. Le culte doit être à la hauteur de l’événement et apparent à chaque coin de rue. Mais était-ce vraiment Ivan qui est célébré à Stalingrad ?
DEPART DE SAINT PETERSBOURG
Si mon esprit est déjà à Volgograd, nous sommes encore physiquement à St Pétersbourg . Nous nous dirigeons vers Moskaïa. Erwan traine ses lourds « Rangers » dans la neige et se plaint de douleurs aux genoux. Traiter à 22heures, et à 2 heures du départ un problème médical à l’étranger n’est pas facile. Que faire ? Dans la gare je repère une croix rouge et nous nous dirigeons vers celle ci. Nous sommes accueillis par une infirmière qui a passé l’âge de la retraite depuis longtemps elle nous annonce à un vieux docteur, qui a du être en âge de faire la Révolution avec Lénine depuis l’Institut Smolny. L’étonnant était de trouver un vieil homme russe vivant, ils se font plutôt rares, car ils ont été soit fauchés par « la Grande Guerre Patriotique », soit par les purges staliniennes, où encore achevés par la « petite eau ». Ce docteur (« Vrach » en russe) examine Erwan et il me griffonne une ordonnance à faire exécuter à la pharmacie située à l’autre bout de la salle des pas perdus. De retour je lui donne le médicament et je le laisse avec Erwan; je papote avec l’infirmière avec laquelle j’échange comme je peux. C’est à dire que je massacre les déclinaisons, mais nous avons quand même une petite conversation sympathique.
J’adore le roucoulement de la langue russe Ainsi dans une interview j’entendais Poutine roucouler posément et je suis saisi d’effroi quand on donne la traduction de l’interview : « Je vais poursuivre ces salauds jusque dans les chiottes et je vais leur plonger la tête dans la lunette » ! Mais le mot « Vrach » ne passe pas chez moi, il dépareille la langue russe, ça fait décollement de vieux papier peint c’est une horreur. Si on pouvait en changer !
Erwan sort furieux de sa consultation en me lançant : « Tu as laissé ce docteur inconnu m’injecter un produit inconnu dans le cul ! » (Vous ne détectez pas là une pointe de racisme ? D’abord c’est un docteur russe, il a peut être eu son diplôme dans une pochette surprise ? Ou alors ce vieil homme ne s’est il pas recyclé depuis sa sortie de l’institut Smolny ? Ensuite « le produit inconnu » : c’est bien connu la chimie russe synthétise de la bave de crapaud ou des médicaments pour la famille Skipal).
Erwan tient à protéger son intimité, ce n’est pas demain que nous irons au banya ensemble. Aurais je gardé un tel pouvoir sur lui, adulte, en l’obligeant à « se faire piquer le cul avec un produit inconnu « ?
Dur métier que celui de Père. Jusque là, en Père multitaches j’ai assuré honorablement les fonctions d’agent de voyage, de traducteur…..Avec ma nouvelle casquette « Europe Assistance »/Saint Bernard, service de nuit ai je démérité ? C‘est vrai, je n’ai pas pu trouver à cette heure et en ce lieu un sémillant médecin de l’American St Petersbutg Clinic, au marketing médical si policé :
« Sir, I shall prepare an injection for you, then I give you pills specially for you, then we manage Xray session to improve your health… ». (J’avais déjà fait un séjour à cette clinique lors d’un accident)
A deux heures du départ il ne fallait pas y compter eh puis c’est la Russie ! (Comme on dit « C’est l’Afrique » : il y a de l’aventure, ce n’est pas un long fleuve tranquille). Cet incident médical à la gare est gravé pour l’éternité dans les annales familiales à mon débit, comme dans le film « Dieu seul pardonne, moi pas ! » On va ressortir cet épisode et d’autres dans un an, dix ou quinze ans lors d’un anniversaire ou d’un Noel. Je fais semblant de me plaindre, mais quel grand bonheur de retrouver un enfant que son conjoint ou sa conjointe a bien voulu vous prêter pour un temps très, très court. Une vieille complicité, et les souvenirs familiaux reviennent.
Bon ! Après avoir supporté la colère filiale, je m’occupe de l’intendance et je demande au « Vrach » de combien sont ses honoraires ? Il me répond que c’est gratuit, mais il me fait comprendre qu’un petit cadeau serait bienvenu, et je m’exécute. Il en profite pour m’envoyer une vanne vu son visage réjoui, mais elle tombe à plat car je ne la comprends pas. Ce médecin hors d’âge est un de ces malheureux vieillards oublié par l’Etat, et dont la retraite s’est évaporée on trouve aussi plein de babouchkas qui font la manche à la sortie de l’opéra Marinsky et vous donnent mauvaise conscience à vous qui juste venez de contempler la beauté, le luxe, et la frivolité sur cette scène sublime. Pendant ce temps les Nouveaux Riches s’en donnent à cœur joie dans leurs dépenses inutiles et en affichant leur mauvais gout. Déjà j’avais constaté que le médecin russe n’avait pas le même statut que nos médecins. (Ainsi il y a deux ans une ambulance m’avait rapatrié vers St Petersbourg, avec un médecin et deux ambulanciers à son bord. Mon état ne nécessitait absolument pas la présence un médecin pendant 3 heures mais il ne devait pas coûter beaucoup plus qu’un ambulancier à la société d’urgence médicale. Pendant le trajet de Velhikie Novgorod à SPB, pour pallier l’ennui de son inactivité face à ma petite pathologie, ce médecin me racontait sa guerre en Angola avec l’armée cubaine, et spécifiait à chaque phrase que le sang coulait à flot au combat. Nous échangions en Anglais sur l’Angola et sur Saint Pétersbourg. A chaque fois qu’il m’entendait dire « Saint Pétersbourg », il me reprennait gentiment en disant « Léningrad ») Et c’est après que j’ai gouté aux services médico-marketing de la clinique américaine. Mon rapatriement a été mis en œuvre par la société d’assurance qui voulait me dépêcher une infirmière de France pour le voyage. J’ai refusé énergiquement car je ne voulais pas qu’une personne me freine ou m’empêche de profiter du salon d’attente AF à Pulkhovo et notamment des plaisirs liquides et à bulles de la Business Class, offerte par l’Assurance.
Laissons ces médecins russes. Nous sommes toujours dans la gare Moskaïa à St Pétersbourg: Nous achetons des billets pour un trajet de nuit jusqu’à Moscou en « Koupé », c’est à dire en compartiment fermé à 4 couchettes. Erwan se refusait à nouveau d’aller en « Pladzkart », c’est à dire dans un compartiment ouvert où il y a 36 couchettes. Lors du trajet aller Moscou – St Petersbourg nous avons passé une nuit horrible dans les couchettes, trop courtes en hauteur dans le couloir.
Le Pladzkart (3ème classe): La convivialité russe avec concerts de ronflements A l’aller, au départ de Moscou, une « Provonidza » en uniforme se tenait à la porte de chaque wagon comme c’est l’usage, et faisant la gueule comme c’est l’usage aussi. Ces femmes veillent à la propreté, à la discipline, à alimenter le samovar du wagon pour le thé elles engueulent les passagers et fournissent des draps et couvertures et vendent menues friandises. Elles sont plus souvent moches, avec un visage fermé de porte de prison soviétique. Je pense que ce sont, avec les employés du Consulat russe à Paris, les derniers survivants du système soviétique. Celle ci avait sa petite combine pour arrondir ses fins de mois : Louer les deux couchettes de sa cabine de service; et puis passer la nuit dans la cabine de sa collègue du wagon voisin et partager avec elle le bénéfice de cette location sauvage. Nous n’avons pas pris, ainsi Erwan aura connu le « Pladzkart » au moins une fois ! Enfin ce soir, au départ de St Petersbourg, nous voici installés dans notre « Koupé », nul besoin de louer de cabine cette fois ci. Nous attendons les deux autres occupants : Ce seront un Russe bien mis et un Japonais. Nous faisons connaissance : le Japonais, à ma surprise était un bout entrain, très expansif le Russe était très distingué, très courtois et sympathique. Nous devisions et ces Messieurs calculaient nos chances de faire le trajet de la gare de Léningrad à Moscou jusqu’à l’aéroport Shérémétievo au moyen de la ligne de métro circulaire et du bus. C’était jouable selon eux.
A MOSCOU
Erwan ne se plaint plus de son genou, il n’est pas non plus paralysé ! Le « Vrach » n’était donc pas un charlatan, ni la pharmacie un repère de sorciers manipulant de la poudre de toile d’araignée! Dans les transports moscovites, tout s’enchaine bien : Départ de la station Komsolskaïa par la ligne circulaire, changement à Belorousskaïa pour la ligne verte jusqu’à Retchnoï Vokzal, et delà minibus vers Shérémétievo 1 (aéroport domestique) avec un peu d’avance. Particularité russe, nous sommes fouillés et contrôlés dès la porte d’entrée de l’aérogare, pour être refouillés et re contrôlés après l’enregistrement. Ces contrôles fréquents et la présence importante de miliciens dans tous les lieux publics n’empêchent pas les bombes de sauter: L’esprit brouillon russe peuvent annihiler ces mesures de sécurité apparemment drastiques.
Ainsi pour preuve : Après tous ces contrôles, nous nous dirigeons vers notre porte d’embarquement. Nous sommes seuls dans le satellite : Pas une âme qui vive, pas un employé, les portes donnant sur les pistes battent, non verrouillées. Pas un chat sur les pistes. Ce jour là, heureusement, il n’y avait pas de chasse neige avec un conducteur bourré sur la piste, ni de stagiaire seul à la tour de contrôle comme pour le malheureux PDG de Total à Vnoukovo! A quoi bon multiplier les contrôles si les satellites et les pistes sont ouverts à tous vents ? Un pilote d’Air France craignait toujours d’aspirer avec ses réacteurs les hommes de piste se baladant sans prendre garde!
Les premiers voyageurs arrivent enfin je suis stupéfait : Un groupe se présente habillé en Cowboys, mais oui en Cowboys du Far East ! Est ce parce que Volgograd c’est le Far East, avec le début des steppes et ses tribus asiates ! Ces Cowboys faisaient assez ploucs, Cowboys du pauvre rien à voir avec le fringant Malborough man, car leurs vêtements étaient faits d’étoffes assez frustres, mal teintes. Mais ils étaient marrants. Il manquait les colts évidemment. Je voyage pour tomber sur des scènes cocasses comme celle la !
Nous embarquons dans un Tupolev qui semble hors d’âge je regarde les feuillets des consignes de sécurité, et je découvre que l’avion a été construit en 64 ! On dit qu’en aéronautique, c’est l’entretien qui prime pour la sécurité justement l’entretien n’est pas la qualité première des Russes ! Les hôtesses aussi datent de l’époque soviétique, mais c’est moins grave que les moteurs. Enfin je suis encore là pour témoigner et raconter cette visite…
Nord et Sud: de Chicago à la Nouvelle-Orléans
Bonjour à tous,
Dans mes archives dorment quelques carnets de voyage. J'en propose ici un, écrit pendant l'été 2017 au jour le jour, ou presque. Juste retour des choses, le long trajet en voiture de Chicago à la Louisiane doit beaucoup aux bonnes idées trouvées çà et là au fil des discussions - que les contributeurs en soient remerciés.
Voici donc quelques souvenirs pris sur le vif. Je suis redevable à ma femme et à ma fille, 11 ans à l'époque, pour les fréquents arrêts dans les Walmart et autres lieux de shopping. J'ai pu ainsi me poser sur un banc pour m'efforcer de rédiger au jour le jour ce journal de bord - hormis l'introduction ci-dessous écrite avant le départ. J'espère que l'intérêt pour ce carnet ne sera pas trop amoindri par ces circonstances indépendantes de ma volonté, en plus d'être éprouvantes pour le budget familial.
Place aux souvenirs.
Chicago
Prélude
Encore l’Amérique ? Ben oui. Tu n’en as pas assez ? Ben non.
Les billets pour l’été 2017 sont achetés, le trajet fixé, les nuits réservées et un beau véhicule de location nous attend bien au chaud. Cette fois-ci nous ferons un trajet entièrement nouveau, du nord au sud : départ Chicago, arrivée la Nouvelle Orléans, grosso modo en descendant le Mississippi, avec quelques écarts conséquents toutefois.
Pendant ces presque quatre semaines entre juin et juillet, nous ne ferons que des découvertes. Je me rends compte que c’est assez difficile à faire entendre de ce côté-ci de l’Atlantique : les Etats-unis sont grands comme toute l’Europe et réservent assez bien de variété pour satisfaire le voyageur à l’affût de nouvelles expériences. Ne dirions-nous pas d’un touriste qui au fil de ses étés visite la péninsule ibérique, la Scandinavie, les Balkans, l’Europe centrale qu’il est un grand voyageur ? Cette diversité, nous la trouvons aussi sur le territoire américain et sa multitude de « frontières intérieures » qui définissent autant de facettes diverses et dignes d’intérêt. Et encore, en Europe l’on souffre trop souvent d’une foule envahissante qui rend pénible le moindre séjour dans un lieu touristique. Selon notre expérience, l’affluence aux USA est le fait des grandes villes, tant la vastitude des grands espaces permet à chacun de suivre tranquillement son chemin.
Hormis trois petits jours à New York, nos précédents séjours nous avaient menés dans les grands parcs autour de Las Vegas, sur la côte Pacifique de Los Angeles à San Francisco, au Texas entre Houston et Dallas et dans l’extraordinaire et trop décriée Floride. Le programme cette fois-ci est le suivant :
Chicago, la ville ouverte aux quatre vents Spillville, dans l’Iowa, sur les traces du compositeur Antonín Dvořák Hannibal, la cité de Mark Twain Springfield, pour rendre visite au mémorial d’Abraham Lincoln Site historique de Cahokia Mounds, près de Saint Louis, l’une des plus vastes cités amérindiennes Grottes de Mammoth Cave, dans le Kentucky Visite (si on en a le temps) de l’Aviation Heritage Park à proximité La musicale Nashville, où nous fêterons le 4 juillet avec ce qui promet d’être le plus beau feu d’artifice des USA Un détour dans l’Alabama pour rendre visite à l’US Space and Rocket Center, à Huntsville Memphis et son héritage elvisien La vallée du Mississippi : Greenville, Vicksburg, Natchez, Lafayette Et pour terminer, la Nouvelle Orléans et son lot d’excursions dans les plantations.
Sacré programme ! Quand je pense que certains s’étonnent : quoi, tu vas encore en Amérique ? Ben oui.
Dans mes archives dorment quelques carnets de voyage. J'en propose ici un, écrit pendant l'été 2017 au jour le jour, ou presque. Juste retour des choses, le long trajet en voiture de Chicago à la Louisiane doit beaucoup aux bonnes idées trouvées çà et là au fil des discussions - que les contributeurs en soient remerciés.
Voici donc quelques souvenirs pris sur le vif. Je suis redevable à ma femme et à ma fille, 11 ans à l'époque, pour les fréquents arrêts dans les Walmart et autres lieux de shopping. J'ai pu ainsi me poser sur un banc pour m'efforcer de rédiger au jour le jour ce journal de bord - hormis l'introduction ci-dessous écrite avant le départ. J'espère que l'intérêt pour ce carnet ne sera pas trop amoindri par ces circonstances indépendantes de ma volonté, en plus d'être éprouvantes pour le budget familial.
Place aux souvenirs.
ChicagoPrélude
Encore l’Amérique ? Ben oui. Tu n’en as pas assez ? Ben non.
Les billets pour l’été 2017 sont achetés, le trajet fixé, les nuits réservées et un beau véhicule de location nous attend bien au chaud. Cette fois-ci nous ferons un trajet entièrement nouveau, du nord au sud : départ Chicago, arrivée la Nouvelle Orléans, grosso modo en descendant le Mississippi, avec quelques écarts conséquents toutefois.
Pendant ces presque quatre semaines entre juin et juillet, nous ne ferons que des découvertes. Je me rends compte que c’est assez difficile à faire entendre de ce côté-ci de l’Atlantique : les Etats-unis sont grands comme toute l’Europe et réservent assez bien de variété pour satisfaire le voyageur à l’affût de nouvelles expériences. Ne dirions-nous pas d’un touriste qui au fil de ses étés visite la péninsule ibérique, la Scandinavie, les Balkans, l’Europe centrale qu’il est un grand voyageur ? Cette diversité, nous la trouvons aussi sur le territoire américain et sa multitude de « frontières intérieures » qui définissent autant de facettes diverses et dignes d’intérêt. Et encore, en Europe l’on souffre trop souvent d’une foule envahissante qui rend pénible le moindre séjour dans un lieu touristique. Selon notre expérience, l’affluence aux USA est le fait des grandes villes, tant la vastitude des grands espaces permet à chacun de suivre tranquillement son chemin.
Hormis trois petits jours à New York, nos précédents séjours nous avaient menés dans les grands parcs autour de Las Vegas, sur la côte Pacifique de Los Angeles à San Francisco, au Texas entre Houston et Dallas et dans l’extraordinaire et trop décriée Floride. Le programme cette fois-ci est le suivant :
Chicago, la ville ouverte aux quatre vents Spillville, dans l’Iowa, sur les traces du compositeur Antonín Dvořák Hannibal, la cité de Mark Twain Springfield, pour rendre visite au mémorial d’Abraham Lincoln Site historique de Cahokia Mounds, près de Saint Louis, l’une des plus vastes cités amérindiennes Grottes de Mammoth Cave, dans le Kentucky Visite (si on en a le temps) de l’Aviation Heritage Park à proximité La musicale Nashville, où nous fêterons le 4 juillet avec ce qui promet d’être le plus beau feu d’artifice des USA Un détour dans l’Alabama pour rendre visite à l’US Space and Rocket Center, à Huntsville Memphis et son héritage elvisien La vallée du Mississippi : Greenville, Vicksburg, Natchez, Lafayette Et pour terminer, la Nouvelle Orléans et son lot d’excursions dans les plantations.
Sacré programme ! Quand je pense que certains s’étonnent : quoi, tu vas encore en Amérique ? Ben oui.
Au vu des événements iraniens, peut-on encore partir?
j'hesite a repartir en Iran, au vue des dernières manifestations cela n'est pas risqué. Mes amis iraniens qui auparavant n'etaient pas "stressés" commence a le devenir. Est ce que certains d'entre vous partent quand même ? sachant que de nouvelles sanctions vont arrivées ?
Croisière en Grèce sur le Celestyal Crystal
Ma mère et moi irons en croisière en Grèce en mai 2019 sur le Celestyal Crystal. Première fois en Grèce, première fois en croisière. Départ de Montréal, vol direct vers Athènes. J'ai cru comprendre en lisant un peu sur internet que l'on peut se rendre à Le Pirée en métro directement de l'aéroport. Compliqué pour quelqu'un ne parlant pas Grecque et seulement un peu en anglais ? Après cette croisière de 8 jours, nous passerons 4 jours à Athènes pour attendre notre vol de retour.
Donc pour ceux et celles qui feront ou ont fait cette croisière ou pour ceux et celles qui connaissent bien la Grèce, tous vos commentaires et suggestions seront les bienvenus :). Je sais, c'est encore très loin dans le temps, mais nous avons très hâte toutes les deux. Nous avons donc quelques mois pour bien préparer notre voyage.
Donc pour ceux et celles qui feront ou ont fait cette croisière ou pour ceux et celles qui connaissent bien la Grèce, tous vos commentaires et suggestions seront les bienvenus :). Je sais, c'est encore très loin dans le temps, mais nous avons très hâte toutes les deux. Nous avons donc quelques mois pour bien préparer notre voyage.
Jordanie, sur les traces de Lawrence d'Arabie
Bonjour à tous les voyage-forumeurs,
Avec un peu de retard, je poste ces souvenirs de mon trek dans le sud jordanien. En effet, je suis parti là-bas du 2 au 12 décembre 2017 afin de réaliser un rêve de gosse. J'avais 11 ans en mars 1963 lorsque j'ai découvert avec mes parents ce film mythique et son héros de légende Lawrence d'Arabie.

Voici l'affiche originale du film. Thomas Edward Lawrence (1888 - 1935) officier britannique a catalysé et conduit la révolte arabe contre l'empire ottoman de 1916 à 1918. Son rêve était de participer à la création d'une nation arabe indépendante. Le film aux sept oscars retrace ses faits de guerre (la guérilla des tribus bédouines) contre les Turcs. Il révèle un jeune acteur exceptionnel venu du théâtre classique londonien, Peter O'Toole. Dès les premiers plans en cinémascope, la beauté du Wadi Rum, le désert de Lawrence, me saute aux yeux et m'envoute. Depuis j'ai tout lu et tout regardé sur ce personnage fascinant et son histoire avec les Bédouins. Et en ce jour de décembre, j'allais enfin rencontrer ces hommes du désert et vivre quelques jours avec eux et comme eux.
Après 5 heures d'un vol sans histoire avec Jordanian airlines, j'atterris à Amman vers 23 h. Je ne verrai rien de la capitale du pays, un taxi me conduit à Madaba, hôtel Dalila, lieu de départ le lendemain à 6 h pour le Wadi Rum.
Dimanche 3 décembre Après 400 kms d'une longue ligne droite traversant les vallées fertiles du nord puis l'aride Wadi Arabia, le minibus stoppe à l'entrée du désert.
À l'instar des parcs américain, le désert du Wadi Rum (la vallée rouge) nécessite un pass payant. Indépendamment des devises qu'il rapporte, tout comme l'autre icône de Jordanie, Pétra, le Wadi Rum est fragile et comme nombre de sites majeurs de part le vaste monde, victime de son (récent) succès. Il n'est pas immense ( 70 kms de long par 30 de large) et l'on ne s'y déplace plus qu'en 4x4. (certes des ballades à dos de dromadaire ou encore de cheval sont possibles...) Au village, notre chauffeur nous attend dans son vieux Nissan délabré pour nous conduire en 3/4 d'heure environ à travers les pistes vers notre premier bivouac.

Au menu du jour, l'escalade de l'arche de Burdha. 45 mètres de haut. Nous l'atteindrons après deux heures de grimpette, parfois délicate mais finalement à la portée du plus grand nombre. Non sans quelques pauses pour admirer la beauté sauvage du désert à nos pieds, au fur à mesure que nous grimpons.

Ah, au fait, l'homme en noir s'appelle Ryad et il est policier de son état ( police touristique jordanienne). Lui et son Smith et Wesson calibre .9 nous accompagneront tout au long du séjour comme le veut son employeur, l'état jordanien. Un très agréable flic que je salue ici. Le royaume hachémite ne plaisante pas avec la sécurité de ses touristes. J'en profite pour dire que mes appréhensions au sujet de la sécurité en relation avec la géopolitique de la région se sont vite évanouies. D'autant que dans le Wadi Rum, nous étions seuls au monde pendant cinq jours !






Au bivouac du premier soir nous attendait le traditionnel thé noir à la sauge et cardamone. Un vrai plaisir... dont j'abuserai et qui finira par m’empêcher de dormir.

Le soir autour du feu de camp Aouad, notre cuisinier, avait préparé le mansaf, un plat typiquement jordanien, considéré comme le plat national. Préparé avec des morceaux d'agneau cuits dans une sauce au yaourt fermenté et séché appelé le jamid, il était servi avec du riz. Un délice ! Premier festin, la nuit est tombée depuis une heure, il est sept heures et devant un thé nous écoutons les Bédouins nous conter des légendes du désert...
Lundi 4 décembre Mauvaise nuit dans la minuscule tente. Entortillé dans mon duvet-sarcophage, je n'ai pas fermé l’œil de la nuit. À cause du vent probablement qui faisait claquer l'auvent ; le bas de la tente feulait, on aurait dit un animal rodant autour. Après un robuste p'tit dej, on attaque le premier trek de la semaine. Une belle journée ensoleillée s'annonce. Rashed notre guide bédouin nous informe que nous allons rallier la seconde arche prévue au programme, Um Fruth.

Celle-ci fait une quinzaine de mètres de hauteur et aller faire le zouave sur ce pont de roche rouge que les vents de sable ont mis quelques millions d'années à éroder est un jeu d'enfant.

Nous reprenons notre trek. Marcher dans le sable mou n'est pas de tout repos. Heureusement que la chaleur est supportable. Je songe à tous ceux qui marchent ici en été, cela doit être intenable. Nous nous enfonçons au sud du Wadi Rum dans la direction de la frontière avec l'Arabie Saoudite. Le désert est sublime. Je ne sais pas si les photos lui rendent justice car il faut ajouter aux couleurs chatoyantes une dimension : le silence. Il offre au marcheur les conditions pour se retrouver avec soi-même et méditer. Où vais-je ? Dans quelle étagère ? Toussa, quoi. Ce sont des instants que j'apprécie particulièrement.

Vers la fin de l'après-midi nous nous rendons au Wadi Nuqra, une autre vallée de grès bleu, rose et blanc. Ici le sable est d'une blancheur de poudre d'os.

Rashed nous promet un coucher de soleil inoubliable. Il ne nous ment pas.



Mardi 5 décembre Je dors toujours aussi peu la nuit. Pourtant les bivouacs dans le désert sont ce qui se fait de mieux pour passer de bonnes nuits, bercé par le chant des grillons. Mes amis bédouins dorment eux dehors, sous un buisson épars, à même le sable, roulés dans leurs manteaux en poils de chameau. Je mets ça sur le compte des litres de thé que j'ingurgite. Ici, le thé est partout. Tu croises un berger avec ses chèvres, il t'offre le thé. Et tu ne dois pas refuser. Tu arrives au déjeuner, la théière est sur le feu de bois. Rebelote le soir au bivouac. Je vais calmer le jeu...

Nous traversons des djebels incroyables, d'une taille peu commune, en tout cas un relief que je ne m'attendais pas à rencontrer dans ce désert. Wadi Rum c'est aussi ça. Des parois rocheuses d'un rouge sang s'élèvent de par et d'autre de notre route à des hauteurs vertigineuses. Plus de 900 m parfois ! Des parois trouées d'innombrables niches, un paradis pour les varappeurs parait-il. Ils viennent du monde entier. Aujourd'hui, comme tous les autres jours, nous ne croiserons personne dans le Wadi Sabet.

Avec un peu de retard, je poste ces souvenirs de mon trek dans le sud jordanien. En effet, je suis parti là-bas du 2 au 12 décembre 2017 afin de réaliser un rêve de gosse. J'avais 11 ans en mars 1963 lorsque j'ai découvert avec mes parents ce film mythique et son héros de légende Lawrence d'Arabie.

Voici l'affiche originale du film. Thomas Edward Lawrence (1888 - 1935) officier britannique a catalysé et conduit la révolte arabe contre l'empire ottoman de 1916 à 1918. Son rêve était de participer à la création d'une nation arabe indépendante. Le film aux sept oscars retrace ses faits de guerre (la guérilla des tribus bédouines) contre les Turcs. Il révèle un jeune acteur exceptionnel venu du théâtre classique londonien, Peter O'Toole. Dès les premiers plans en cinémascope, la beauté du Wadi Rum, le désert de Lawrence, me saute aux yeux et m'envoute. Depuis j'ai tout lu et tout regardé sur ce personnage fascinant et son histoire avec les Bédouins. Et en ce jour de décembre, j'allais enfin rencontrer ces hommes du désert et vivre quelques jours avec eux et comme eux.
Après 5 heures d'un vol sans histoire avec Jordanian airlines, j'atterris à Amman vers 23 h. Je ne verrai rien de la capitale du pays, un taxi me conduit à Madaba, hôtel Dalila, lieu de départ le lendemain à 6 h pour le Wadi Rum.
Dimanche 3 décembre Après 400 kms d'une longue ligne droite traversant les vallées fertiles du nord puis l'aride Wadi Arabia, le minibus stoppe à l'entrée du désert.

À l'instar des parcs américain, le désert du Wadi Rum (la vallée rouge) nécessite un pass payant. Indépendamment des devises qu'il rapporte, tout comme l'autre icône de Jordanie, Pétra, le Wadi Rum est fragile et comme nombre de sites majeurs de part le vaste monde, victime de son (récent) succès. Il n'est pas immense ( 70 kms de long par 30 de large) et l'on ne s'y déplace plus qu'en 4x4. (certes des ballades à dos de dromadaire ou encore de cheval sont possibles...) Au village, notre chauffeur nous attend dans son vieux Nissan délabré pour nous conduire en 3/4 d'heure environ à travers les pistes vers notre premier bivouac.

Au menu du jour, l'escalade de l'arche de Burdha. 45 mètres de haut. Nous l'atteindrons après deux heures de grimpette, parfois délicate mais finalement à la portée du plus grand nombre. Non sans quelques pauses pour admirer la beauté sauvage du désert à nos pieds, au fur à mesure que nous grimpons.

Ah, au fait, l'homme en noir s'appelle Ryad et il est policier de son état ( police touristique jordanienne). Lui et son Smith et Wesson calibre .9 nous accompagneront tout au long du séjour comme le veut son employeur, l'état jordanien. Un très agréable flic que je salue ici. Le royaume hachémite ne plaisante pas avec la sécurité de ses touristes. J'en profite pour dire que mes appréhensions au sujet de la sécurité en relation avec la géopolitique de la région se sont vite évanouies. D'autant que dans le Wadi Rum, nous étions seuls au monde pendant cinq jours !






Au bivouac du premier soir nous attendait le traditionnel thé noir à la sauge et cardamone. Un vrai plaisir... dont j'abuserai et qui finira par m’empêcher de dormir.

Le soir autour du feu de camp Aouad, notre cuisinier, avait préparé le mansaf, un plat typiquement jordanien, considéré comme le plat national. Préparé avec des morceaux d'agneau cuits dans une sauce au yaourt fermenté et séché appelé le jamid, il était servi avec du riz. Un délice ! Premier festin, la nuit est tombée depuis une heure, il est sept heures et devant un thé nous écoutons les Bédouins nous conter des légendes du désert...
Lundi 4 décembre Mauvaise nuit dans la minuscule tente. Entortillé dans mon duvet-sarcophage, je n'ai pas fermé l’œil de la nuit. À cause du vent probablement qui faisait claquer l'auvent ; le bas de la tente feulait, on aurait dit un animal rodant autour. Après un robuste p'tit dej, on attaque le premier trek de la semaine. Une belle journée ensoleillée s'annonce. Rashed notre guide bédouin nous informe que nous allons rallier la seconde arche prévue au programme, Um Fruth.

Celle-ci fait une quinzaine de mètres de hauteur et aller faire le zouave sur ce pont de roche rouge que les vents de sable ont mis quelques millions d'années à éroder est un jeu d'enfant.

Nous reprenons notre trek. Marcher dans le sable mou n'est pas de tout repos. Heureusement que la chaleur est supportable. Je songe à tous ceux qui marchent ici en été, cela doit être intenable. Nous nous enfonçons au sud du Wadi Rum dans la direction de la frontière avec l'Arabie Saoudite. Le désert est sublime. Je ne sais pas si les photos lui rendent justice car il faut ajouter aux couleurs chatoyantes une dimension : le silence. Il offre au marcheur les conditions pour se retrouver avec soi-même et méditer. Où vais-je ? Dans quelle étagère ? Toussa, quoi. Ce sont des instants que j'apprécie particulièrement.

Vers la fin de l'après-midi nous nous rendons au Wadi Nuqra, une autre vallée de grès bleu, rose et blanc. Ici le sable est d'une blancheur de poudre d'os.

Rashed nous promet un coucher de soleil inoubliable. Il ne nous ment pas.



Mardi 5 décembre Je dors toujours aussi peu la nuit. Pourtant les bivouacs dans le désert sont ce qui se fait de mieux pour passer de bonnes nuits, bercé par le chant des grillons. Mes amis bédouins dorment eux dehors, sous un buisson épars, à même le sable, roulés dans leurs manteaux en poils de chameau. Je mets ça sur le compte des litres de thé que j'ingurgite. Ici, le thé est partout. Tu croises un berger avec ses chèvres, il t'offre le thé. Et tu ne dois pas refuser. Tu arrives au déjeuner, la théière est sur le feu de bois. Rebelote le soir au bivouac. Je vais calmer le jeu...

Nous traversons des djebels incroyables, d'une taille peu commune, en tout cas un relief que je ne m'attendais pas à rencontrer dans ce désert. Wadi Rum c'est aussi ça. Des parois rocheuses d'un rouge sang s'élèvent de par et d'autre de notre route à des hauteurs vertigineuses. Plus de 900 m parfois ! Des parois trouées d'innombrables niches, un paradis pour les varappeurs parait-il. Ils viennent du monde entier. Aujourd'hui, comme tous les autres jours, nous ne croiserons personne dans le Wadi Sabet.

Retour expérience: randonner dans le Shouf au Liban
Bonjour !
Voici un point sur les randonnées libanaises accessibles sans agence, sans groupe, et sans grosse organisation. Sur les posts des précédentes années, c'est en effet ce qui ressort : Lebanese Mountain Trail, ou randonnée en groupe.
Lebanon Mountain Trail Avant de partir, je suis allée consulter avec curiosité le site du Lebanese Mountain Trail, ici : www.lebanontrail.org/ Divisé en 26 sections, ce circuit traverse le pays du nord au sud. Avoir accès à leurs cartes est payant, mais vous pouvez consulter les sections de manière grossière ici: www.lebanontrail.org/category.jhtm?cid=190
Tout ce qui peut être utile pour trouver un guide local, dormir sur place... est trouvable ici : www.lebanontrail.org/category.jhtm?cid=10 Les adresses m'ont été très utiles pendant mon voyage, et il y a des propositions à petit budget en dortoir, dans des guesthouses ou des lieux de patrimoine (monastère dans la Qadisha notamment), comme des chambres confortables en maisons d'hôte.
Le site est très complet, l'expérience a l'air chouette. J'espère pouvoir retourner au Liban et tenter un bout du circuit avec l'association, et accompagnée d'un guide, ce qui me permettra d'accéder à des zones où je ne m'aventurerais pas seule (le nord du pays, vers Hermel, ou encore du côté de Nabatiyeh et plus au sud).
Deux fois par an, en avril et octobre, l'association organise la traversée du Liban avec guides et membres de l'association, sur 30 jours. De ce que j'ai lu, on peut participer à une ou plusieurs sections, en payant sa participation à la journée.
Voilà pour le gros truc ! J'aimerais revenir au Liban et voir ce que ça donne plus précisément, en profitant du circuit avec un guide dans des régions qui sont difficiles d'accès seul-e (voitures, routes, permis de séjour, faisabilité des chemins seul ou seule...).
Sinon ! La randonnée à la journée, quand on a pas de voiture, c'est possible ! Je me suis appuyée sur ces deux sites : www.randonneeliban.com/ fr.wikiloc.com/...ires/randonnee/liban
J'ai profité de chemins de randonnée, tous absolument extraordinaires, dans la Qadisha et dans le Shouf. Dans la West Bekaa, j'ai aussi testé un chemin de marche autour du Lac Qaraoun. Je vais ici me concentrer sur le Shouf.
Réserve naturelle du Shouf
Les chemins de randonnée que j'ai testés sont tous dans la réserve naturelle du Shouf, un espace exceptionnel de 550 km2 de nature. Leur site internet recense notamment l'ensemble des espèces animales et végétales qu'on peut y trouver : shoufcedar.org/
Quatre entrées principales pour la réserve : Barouk, Niha, Maasser el Shouf et Ain Zhalta. Le site présente les entrées, les manières de s'y rendre, et donne aussi des adresses de logement pour pouvoir visiter la réserve dans les meilleures conditions On peut aussi camper à l'intérieur de la réserve, dans des espaces payants et pas de manière sauvage.
On peut louer des vélos à l'heure depuis Maasser el Shouf.
La seule entrée accessible en transports en commun est celle de Barouk.
Beyrouth - Barouk en bus Depuis le rond-point Cola, des bus partent pour le Shouf et s'arrêtent à Boqaata face au centre commercial Sayegh Center (une heure de route) sur demande. De là, un bus avec pour direction aleyat el shouf عالية الشوف passe par Barouk (trente quarante minutes) et peut vous déposer au plus près de l'entrée de la réserve, sur une petite place après le Shopping mall. Le mieux est de demander la forêt au chauffeur. L'aller en bus coûte 4500 livres en tout, 3000 livres pour le premier bus, 1500 pour le deuxième. Ensuite, une ballade de 3km mène à l'entrée officielle de la réserve. L'entrée est à 7000 livres.
Barouk - Beyrouth en bus Au retour, il faut marcher jusqu'au Shopping Mall de Barouk, où passent les bus qui partent vers Boqaata et Baakline. Ensuite, le plus simple est de s'arrêter non pas comme à l'aller au Sayegh Center, mais un peu plus loin à la sortie de Boqaata, sur un rond-point où deux statues de combattants vous regardent. Ce rond-point fait jonction entre les routes de Beiteddine, Baakline et Barouk. De là, un bus en direction de Cola vous ramène à Beyrouth. Le coût total du voyage est de 4500 livres.
Dans la réserve depuis Barouk
Barouk Patriotic Trail Quelques mètres après l'entrée de la réserve, sur la droite, un petit panneau indique le Barouk Patriotic Trail. Il suffit d'emprunter ce chemin, puis, à la jonction, suivre le panneau Barouk Patriotic Trail qui descend vers la droite. Le chemin descend vers le village de Barouk et y arrive. Jolie ballade, que j'ai faite en descendant de la réserve, pour aller au village.
Barouk - Les Cèdres Accessible via la route goudronnée qui part de l'entrée. J'ai préféré à cette route le sentier qui longe cette route goudronnée, beaucoup plus chouette. Quelques mètres après l'entrée de la réserve, sur la droite, un petit panneau indique le Barouk Patriotic Trail. Il suffit d'emprunter ce chemin, puis, à la jonction, ne pas suivre le panneau Barouk Patriotic Trail mais continuer sur le sentier qui continue tout droit. Ce sentier est le sentier moyen / difficile de la partie Barouk de la réserve. Le sentier est très accessible à mon avis, et plutôt moyen que difficile. Surtout, on est en pleine campagne, et c'est génial ! Après une heure et quelque de route, le sentier part à gauche ou à droite. A droite, on retombe sur une route goudronnée au bout de quelques centaines de mètres, qui mène tout droit aux cèdres.
A gauche, commence le circuit intermédiaire qui mène également aux cèdres, mais version longue (d'après la carte consultable sur place et dont je joins une mauvaise photo, une heure de sentier avant d'arriver aux cèdres par le haut).
Panoramic Trail Arrivés aux Cèdres, un petit circuit de 15 minutes dans la forêt de cèdres permet de profiter des vieux cèdres. Sur la gauche du parking menant à ce circuit familial, un chemin appelé Panoramic Trail est indiqué. J'en ai fait un bout et je le soupçonne d'après la carte de revenir à l'intersection gauche du sentier plus bas. Le chemin est magnifique.
Barouk - Maasser el Shouf Ce chemin correspond à la section 19 du LMT et se ferait d'après les retours que j'ai eus en 6 heures. Le parcours est de 11km. Plus d'infos sur ce trajet ici : www.lebanontrail.org/assets/sections/19.html Nous devions dormir dans la réserve, et finalement on n'a pas pu, donc je ne sais pas ce que vaut le chemin. Mais apparemment, il suit beaucoup les pistes existantes entretenues par la réserve, dont le Patriotic Trail et le sentier Barouk - Cèdres. Le site du LMT et le site de la réserve donnent des adresses de logement pour pouvoir parcourir ces sentiers en toute sérénité et en profitant de la route sans s'inquiéter du retour. Ce tronçon peut se faire indifféremment depuis Maasser el Shouf ou depuis Barouk.
Autres sentiers dans la réserve Il y en a beaucoup, sous l'égide du LMT ou sous la responsabilité directe de la réserve. La majorité sont recensés ici : shoufcedar.org/trails-3/
En particulier, le Barouk River Valley Trail nous affolait, mais demande de dormir dans la réserve pour pouvoir être fait tranquillement. J'espère pouvoir vous en rendre compte lors de mon prochain voyage au Liban.
N'hésitez pas si je peux vous fournir plus d'informations !
Bonne route !
Voici un point sur les randonnées libanaises accessibles sans agence, sans groupe, et sans grosse organisation. Sur les posts des précédentes années, c'est en effet ce qui ressort : Lebanese Mountain Trail, ou randonnée en groupe.
Lebanon Mountain Trail Avant de partir, je suis allée consulter avec curiosité le site du Lebanese Mountain Trail, ici : www.lebanontrail.org/ Divisé en 26 sections, ce circuit traverse le pays du nord au sud. Avoir accès à leurs cartes est payant, mais vous pouvez consulter les sections de manière grossière ici: www.lebanontrail.org/category.jhtm?cid=190
Tout ce qui peut être utile pour trouver un guide local, dormir sur place... est trouvable ici : www.lebanontrail.org/category.jhtm?cid=10 Les adresses m'ont été très utiles pendant mon voyage, et il y a des propositions à petit budget en dortoir, dans des guesthouses ou des lieux de patrimoine (monastère dans la Qadisha notamment), comme des chambres confortables en maisons d'hôte.
Le site est très complet, l'expérience a l'air chouette. J'espère pouvoir retourner au Liban et tenter un bout du circuit avec l'association, et accompagnée d'un guide, ce qui me permettra d'accéder à des zones où je ne m'aventurerais pas seule (le nord du pays, vers Hermel, ou encore du côté de Nabatiyeh et plus au sud).
Deux fois par an, en avril et octobre, l'association organise la traversée du Liban avec guides et membres de l'association, sur 30 jours. De ce que j'ai lu, on peut participer à une ou plusieurs sections, en payant sa participation à la journée.
Voilà pour le gros truc ! J'aimerais revenir au Liban et voir ce que ça donne plus précisément, en profitant du circuit avec un guide dans des régions qui sont difficiles d'accès seul-e (voitures, routes, permis de séjour, faisabilité des chemins seul ou seule...).
Sinon ! La randonnée à la journée, quand on a pas de voiture, c'est possible ! Je me suis appuyée sur ces deux sites : www.randonneeliban.com/ fr.wikiloc.com/...ires/randonnee/liban
J'ai profité de chemins de randonnée, tous absolument extraordinaires, dans la Qadisha et dans le Shouf. Dans la West Bekaa, j'ai aussi testé un chemin de marche autour du Lac Qaraoun. Je vais ici me concentrer sur le Shouf.
Réserve naturelle du Shouf
Les chemins de randonnée que j'ai testés sont tous dans la réserve naturelle du Shouf, un espace exceptionnel de 550 km2 de nature. Leur site internet recense notamment l'ensemble des espèces animales et végétales qu'on peut y trouver : shoufcedar.org/
Quatre entrées principales pour la réserve : Barouk, Niha, Maasser el Shouf et Ain Zhalta. Le site présente les entrées, les manières de s'y rendre, et donne aussi des adresses de logement pour pouvoir visiter la réserve dans les meilleures conditions On peut aussi camper à l'intérieur de la réserve, dans des espaces payants et pas de manière sauvage.
On peut louer des vélos à l'heure depuis Maasser el Shouf.
La seule entrée accessible en transports en commun est celle de Barouk.
Beyrouth - Barouk en bus Depuis le rond-point Cola, des bus partent pour le Shouf et s'arrêtent à Boqaata face au centre commercial Sayegh Center (une heure de route) sur demande. De là, un bus avec pour direction aleyat el shouf عالية الشوف passe par Barouk (trente quarante minutes) et peut vous déposer au plus près de l'entrée de la réserve, sur une petite place après le Shopping mall. Le mieux est de demander la forêt au chauffeur. L'aller en bus coûte 4500 livres en tout, 3000 livres pour le premier bus, 1500 pour le deuxième. Ensuite, une ballade de 3km mène à l'entrée officielle de la réserve. L'entrée est à 7000 livres.
Barouk - Beyrouth en bus Au retour, il faut marcher jusqu'au Shopping Mall de Barouk, où passent les bus qui partent vers Boqaata et Baakline. Ensuite, le plus simple est de s'arrêter non pas comme à l'aller au Sayegh Center, mais un peu plus loin à la sortie de Boqaata, sur un rond-point où deux statues de combattants vous regardent. Ce rond-point fait jonction entre les routes de Beiteddine, Baakline et Barouk. De là, un bus en direction de Cola vous ramène à Beyrouth. Le coût total du voyage est de 4500 livres.
Dans la réserve depuis Barouk
Barouk Patriotic Trail Quelques mètres après l'entrée de la réserve, sur la droite, un petit panneau indique le Barouk Patriotic Trail. Il suffit d'emprunter ce chemin, puis, à la jonction, suivre le panneau Barouk Patriotic Trail qui descend vers la droite. Le chemin descend vers le village de Barouk et y arrive. Jolie ballade, que j'ai faite en descendant de la réserve, pour aller au village.
Barouk - Les Cèdres Accessible via la route goudronnée qui part de l'entrée. J'ai préféré à cette route le sentier qui longe cette route goudronnée, beaucoup plus chouette. Quelques mètres après l'entrée de la réserve, sur la droite, un petit panneau indique le Barouk Patriotic Trail. Il suffit d'emprunter ce chemin, puis, à la jonction, ne pas suivre le panneau Barouk Patriotic Trail mais continuer sur le sentier qui continue tout droit. Ce sentier est le sentier moyen / difficile de la partie Barouk de la réserve. Le sentier est très accessible à mon avis, et plutôt moyen que difficile. Surtout, on est en pleine campagne, et c'est génial ! Après une heure et quelque de route, le sentier part à gauche ou à droite. A droite, on retombe sur une route goudronnée au bout de quelques centaines de mètres, qui mène tout droit aux cèdres.
A gauche, commence le circuit intermédiaire qui mène également aux cèdres, mais version longue (d'après la carte consultable sur place et dont je joins une mauvaise photo, une heure de sentier avant d'arriver aux cèdres par le haut).
Panoramic Trail Arrivés aux Cèdres, un petit circuit de 15 minutes dans la forêt de cèdres permet de profiter des vieux cèdres. Sur la gauche du parking menant à ce circuit familial, un chemin appelé Panoramic Trail est indiqué. J'en ai fait un bout et je le soupçonne d'après la carte de revenir à l'intersection gauche du sentier plus bas. Le chemin est magnifique.
Barouk - Maasser el Shouf Ce chemin correspond à la section 19 du LMT et se ferait d'après les retours que j'ai eus en 6 heures. Le parcours est de 11km. Plus d'infos sur ce trajet ici : www.lebanontrail.org/assets/sections/19.html Nous devions dormir dans la réserve, et finalement on n'a pas pu, donc je ne sais pas ce que vaut le chemin. Mais apparemment, il suit beaucoup les pistes existantes entretenues par la réserve, dont le Patriotic Trail et le sentier Barouk - Cèdres. Le site du LMT et le site de la réserve donnent des adresses de logement pour pouvoir parcourir ces sentiers en toute sérénité et en profitant de la route sans s'inquiéter du retour. Ce tronçon peut se faire indifféremment depuis Maasser el Shouf ou depuis Barouk.
Autres sentiers dans la réserve Il y en a beaucoup, sous l'égide du LMT ou sous la responsabilité directe de la réserve. La majorité sont recensés ici : shoufcedar.org/trails-3/
En particulier, le Barouk River Valley Trail nous affolait, mais demande de dormir dans la réserve pour pouvoir être fait tranquillement. J'espère pouvoir vous en rendre compte lors de mon prochain voyage au Liban.
N'hésitez pas si je peux vous fournir plus d'informations !
Bonne route !
Les vendeurs à la "sauvette" de Barcelone, un phénomène envahissant
Hola !!
Quand on voyage un peu partout en Europe, on s'est plus ou moins habitué aux étalages "sauvages" déballés à la sauvette sur les trottoirs.
A Barcelone, profitant de la mansuétude affichée par la Maire, Ada Colau, ces vendeurs à la sauvette, appelés en Espagne les "top mantas" prennent de plus en plus de place au point de devenir trés envahissants. (explication de top manta : top = dessus / sur, et manta = couverture / tapis sur lesquels sont déballées les marchandises, rapidement ramassés en prenant les quatre coins, en cas de contrôle).
Les vendeurs, presque tous en séjour irrégulier, sont eux mêmes honteusement exploités par de véritables mafias. Ces vendeurs ou vendeuses n'ont qu'une très petite part de leurs ventes qui leur revient après qu'ils aient payé leur marchandise à ces réseaux maffieux, quand ils ne sont pas contraint d'acheter avant de vendre. Les réseaux "fournisseurs-vendeurs" fonctionnent toujours par ethnie ou pays d'origine.
Dans la plupart des endroits touristiques, les autorités locales font le nécessaire pour que cette activité illégale soit, pour le moins contenue et l'on assiste fréquemment à des parties de "cache-cache" entre top-mantas et police. Une ou plusieurs personnes associées aux vendeurs sont chargés de faire le guet, et dés qu'un girophare de voiture de police ou l'ombre d'un képi sont aperçus, le signal est donné et en quelques secondes, les mantas sont ramassées, la marchandise enlevée et les vendeurs s'égaillent. Lorsque la "menace" est passée, tout le monde revient et se re-installe jusqu'à la prochaine partie…!
A Barcelone, l'autorité de police chargée de ce problème relève de la municipalité, et Ada Colau, maire de la ville a décidé que ces personnes ne devaient plus être inquiétées malgré l'illégalité de leur commerce et des conséquences annexes. Il suffit de voir l'impassibilité des agents de la police municipale barcelonaise lorsqu'ils déambulent au milieu de ces vendeurs, et la parfaite tranquillité de ces mêmes vendeurs certains de leur impunité.
Les commerçants barcelonais "traditionnels", payant des locaux, leurs patentes et les impôts ont vainement tenté de s'opposer à cette mansuétude de leur Maire, mais cette pratique du "top manta" prend chaque jour un peu plus d'ampleur, au grand désespoir des boutiques "légales" et des habitants des quartiers touristiques ou il est presque devenu impossible de circuler à certaines heures, de jour comme de nuit.
Pour vous faire une idée de l'ampleur du phénomène, voici le lien d'une vidéo récente, tournée le long du paseo de Barcelone : youtu.be/2KJ652sM390
Les produits proposés sont souvent attrayants et les prix très tentants !! Mais il faut savoir que TOUS les objets proposés sont des contre-façons ou des produits hors normes, ou encore des copies pirates s'agissant de DVD ou CD.
Pour l'acheteur/se, lorsqu'il/elle passe un contrôle douanier (ils ne sont pas rares sur la route du retour des vacances) et que sont trouvé dans ses affaires ce type d'objets, la seule possession constitue une infraction douanière grave, punissable (en théorie) de peine de prison, mais à coup sûr de fortes amendes multipliées par les nombre d'objets, qu'il s'agisse de vêtements, d'accessoires vestimentaires, de bibelots, etc...
Hasta luego 😎
Quand on voyage un peu partout en Europe, on s'est plus ou moins habitué aux étalages "sauvages" déballés à la sauvette sur les trottoirs.
A Barcelone, profitant de la mansuétude affichée par la Maire, Ada Colau, ces vendeurs à la sauvette, appelés en Espagne les "top mantas" prennent de plus en plus de place au point de devenir trés envahissants. (explication de top manta : top = dessus / sur, et manta = couverture / tapis sur lesquels sont déballées les marchandises, rapidement ramassés en prenant les quatre coins, en cas de contrôle).
Les vendeurs, presque tous en séjour irrégulier, sont eux mêmes honteusement exploités par de véritables mafias. Ces vendeurs ou vendeuses n'ont qu'une très petite part de leurs ventes qui leur revient après qu'ils aient payé leur marchandise à ces réseaux maffieux, quand ils ne sont pas contraint d'acheter avant de vendre. Les réseaux "fournisseurs-vendeurs" fonctionnent toujours par ethnie ou pays d'origine.
Dans la plupart des endroits touristiques, les autorités locales font le nécessaire pour que cette activité illégale soit, pour le moins contenue et l'on assiste fréquemment à des parties de "cache-cache" entre top-mantas et police. Une ou plusieurs personnes associées aux vendeurs sont chargés de faire le guet, et dés qu'un girophare de voiture de police ou l'ombre d'un képi sont aperçus, le signal est donné et en quelques secondes, les mantas sont ramassées, la marchandise enlevée et les vendeurs s'égaillent. Lorsque la "menace" est passée, tout le monde revient et se re-installe jusqu'à la prochaine partie…!
A Barcelone, l'autorité de police chargée de ce problème relève de la municipalité, et Ada Colau, maire de la ville a décidé que ces personnes ne devaient plus être inquiétées malgré l'illégalité de leur commerce et des conséquences annexes. Il suffit de voir l'impassibilité des agents de la police municipale barcelonaise lorsqu'ils déambulent au milieu de ces vendeurs, et la parfaite tranquillité de ces mêmes vendeurs certains de leur impunité.
Les commerçants barcelonais "traditionnels", payant des locaux, leurs patentes et les impôts ont vainement tenté de s'opposer à cette mansuétude de leur Maire, mais cette pratique du "top manta" prend chaque jour un peu plus d'ampleur, au grand désespoir des boutiques "légales" et des habitants des quartiers touristiques ou il est presque devenu impossible de circuler à certaines heures, de jour comme de nuit.
Pour vous faire une idée de l'ampleur du phénomène, voici le lien d'une vidéo récente, tournée le long du paseo de Barcelone : youtu.be/2KJ652sM390
Les produits proposés sont souvent attrayants et les prix très tentants !! Mais il faut savoir que TOUS les objets proposés sont des contre-façons ou des produits hors normes, ou encore des copies pirates s'agissant de DVD ou CD.
Pour l'acheteur/se, lorsqu'il/elle passe un contrôle douanier (ils ne sont pas rares sur la route du retour des vacances) et que sont trouvé dans ses affaires ce type d'objets, la seule possession constitue une infraction douanière grave, punissable (en théorie) de peine de prison, mais à coup sûr de fortes amendes multipliées par les nombre d'objets, qu'il s'agisse de vêtements, d'accessoires vestimentaires, de bibelots, etc...
Hasta luego 😎
Les vacances d'un Bobo
Les vacances d’un Bobo
C’est Juillet, il faut que je pense à trouver une nouvelle destination : J’aimerais passer deux semaines dans un pays sans avoir la honte en pensant aux pauvres gars en prison, j’aimerais aussi éviter d’aller chez des Fachos ou des Racistes, remarquez ça va souvent ensemble. Il me faut aussi un petit apport culturel, je ne veux pas bronzer idiot. Le coté éco-responsable est important : J’ai une Appli sur mon Smartphone qui me donne en temps réel ma signature écologique ; ce que je ne me permets pas chez moi en terme de consommation, je ne vais pas le faire ailleurs. C’est vrai il y en a qui se croient tout permis à l’Etranger, car ils ont le carnet de chèque et ils croient qu’on ne les voient pas. Pour m’aider à trouver une destination, il y a bien les pages de l’Obs ou de Libé, mais j’ai peur que les endroits cités ne soient plus préservés. Ne me parlez pas du Routard, c’est tellement Bobo ! Alors j’ai mes petits secrets. J’aime partir à la recherche de l’Autre, établir des rapports de confiance et non-marchands avec les habitants des pays visités. Rester au niveau humain. Pour cela je vais dans le Pays hors des sentiers battus, j’ai mes petits coins et mes adresses, hors de la horde des touristes. Le béton, les clubs, ce n’est pas pour moi.
Passons en revue quelques destinations : D’abord chez nous : Savez vous que je n’ai jamais mis le pied à Nantes et Bordeaux, deux villes esclavagistes. De même il n’y a pas de Muscadet ou de Bordeaux sur ma table. J’ai des principes. Ne comptez pas sur moi pour aller en Périgord cautionner la souffrance animale avec le gavage d’oies ou le veau sous la mère en Corrèze.
-La Belgique : Ah non ! Depuis qu’ils ont écrit Tintin au Congo. La Suisse : Tout ce fric ils l’ont bien pris quelque part ? -L’Allemagne : Vous voulez que je vous fasse un dessin ! Eh puis c’est l’exploitation des immigrés turcs. Trop peu pour moi. L’Italie : Chassez le naturel, il revient au galop : Vous voulez que je passe mes vacances dans un Pays gouverné par des Populistes, des Racistes et des Xénophobes ? Je mérite mieux. L’Autriche : Depuis le moustachu, ils n’ont jamais cessé. Après Haider maintenant c’est Kurz. Je suis aux abonnés absents pour l’Autriche. L’Espagne : Ils refont le coup de Franco, ils s’attaquent à la Catalogne. Et puis ils exploitent les Marocains à la récolte des tomates. Il n’y a pas une tomate espagnole chez moi. Alors n’attendez pas de m’y voir. Et surtout il y a toujours la corrida, c’est lamentable. -La Russie : Il y a Poutine. Quoi Poutine ? C’est simple pourtant : Il y a Poutine, ça vous suffit. Non je n’irai pas en URSS, pardon en Russie. -La Chine : Ah non c’est pollué, et ils font du trafic d’organe, ils affament les travailleurs de chez nous ; et depuis Mao la Chine, ce n’est plus ce que c’était. La Corée du Nord : Ah non ils ont des coiffeurs abominables. -Singapour : C’est trop moche et ils ont trop de fric, c’est suspect. -La Turquie : Avec le génocide arménien, il y a peu de chances qu’ils me voient. Eh puis Erdogan c’est retour vers le futur. -La Grèce : C’était devenu bien, il n’y avait plus de Colonels. Tzipras est un homme qui représentait le Peuple, puis il a viré sa cutie au bénéfice de la Troïka capitaliste. Non je n’irai pas chez le social-traitre. Les USA : Qui ose me parler des USA ? Le Pays soit disant « Indispensable ». Avec leur prêt à penser standardisé et stérilisé, leurs exécutions au goutte à goutte dans des prisons cliniques. C’est quand même le pays du grand génocide indien et de la chasse au Black. Je vous laisse allez à l’usine à « fun » de Mickey, sans moi. Le Mexique : Ah non ils ont des mœurs dégueulasses : Ils égorgent le gagnant du concours de pelote à ChichenItza. C’est moche. Et tu risques de faire un carton par les Cartels de drogue si tu es au mauvais endroit au mauvais moment. L’Inde : Quelles mœurs ; ils ont crevé les yeux des artisans du Taj Mahal après la construction. Ah non pas de moi chez ces barbares. Les Pays arabes : Ce n’est pas très progressiste, c’est même le Moyen Age.
L’Egypte : SiSi ! je vous répond NonNon ! Les pyramides et les temples ? J’entends gémir les esclaves qui ont transporté les pierres, je sens la morsure des coups de fouets. Sisi ! je suis comme cela, j’ai un don pour ressentir cela, pour faire parler les pierres et écouter les coups de fouets d’il y a 2000 ans. Ne vous moquez pas ! Alors l’Egypte Bonjour !
Le Québec : Il y a trop de curés !
La Pologne : Il y a trop de curés !
Bon ! Je vais repartir à Cuba. Ca fait 30 ans que je vais chez Pablo. J’ai un petit logement avec un toit en tôle ondulé qui fuit. On fait la récolte de la canne à sucre avec Pablo et les gars du village. Je suis même Citoyen d’honneur du village et membre d’honneur des Companeros de la canne à sucre. Sur la photo, vous pouvez me voir avec Danielle, on lève le poing pour la Fête nationale. Danielle ? Eh bien Danielle Mitterand ! J’aimerais bien changer, j’en ai marre de la canne à sucre. Eh puis ma signature écologique en prend un coup avec un vol Paris-La Havane, tous les ans. Je sais je fais du vélo pendant 3 mois pour essayer de compenser. Les Droits de l’Homme à Cuba ? Qu’est ce que vous me chantez ? N’écoutez pas la propagande du voisin américain et de ses affidés en Europe. Elle vit tous les jours la démocratie !
C’est Juillet, il faut que je pense à trouver une nouvelle destination : J’aimerais passer deux semaines dans un pays sans avoir la honte en pensant aux pauvres gars en prison, j’aimerais aussi éviter d’aller chez des Fachos ou des Racistes, remarquez ça va souvent ensemble. Il me faut aussi un petit apport culturel, je ne veux pas bronzer idiot. Le coté éco-responsable est important : J’ai une Appli sur mon Smartphone qui me donne en temps réel ma signature écologique ; ce que je ne me permets pas chez moi en terme de consommation, je ne vais pas le faire ailleurs. C’est vrai il y en a qui se croient tout permis à l’Etranger, car ils ont le carnet de chèque et ils croient qu’on ne les voient pas. Pour m’aider à trouver une destination, il y a bien les pages de l’Obs ou de Libé, mais j’ai peur que les endroits cités ne soient plus préservés. Ne me parlez pas du Routard, c’est tellement Bobo ! Alors j’ai mes petits secrets. J’aime partir à la recherche de l’Autre, établir des rapports de confiance et non-marchands avec les habitants des pays visités. Rester au niveau humain. Pour cela je vais dans le Pays hors des sentiers battus, j’ai mes petits coins et mes adresses, hors de la horde des touristes. Le béton, les clubs, ce n’est pas pour moi.
Passons en revue quelques destinations : D’abord chez nous : Savez vous que je n’ai jamais mis le pied à Nantes et Bordeaux, deux villes esclavagistes. De même il n’y a pas de Muscadet ou de Bordeaux sur ma table. J’ai des principes. Ne comptez pas sur moi pour aller en Périgord cautionner la souffrance animale avec le gavage d’oies ou le veau sous la mère en Corrèze.
-La Belgique : Ah non ! Depuis qu’ils ont écrit Tintin au Congo. La Suisse : Tout ce fric ils l’ont bien pris quelque part ? -L’Allemagne : Vous voulez que je vous fasse un dessin ! Eh puis c’est l’exploitation des immigrés turcs. Trop peu pour moi. L’Italie : Chassez le naturel, il revient au galop : Vous voulez que je passe mes vacances dans un Pays gouverné par des Populistes, des Racistes et des Xénophobes ? Je mérite mieux. L’Autriche : Depuis le moustachu, ils n’ont jamais cessé. Après Haider maintenant c’est Kurz. Je suis aux abonnés absents pour l’Autriche. L’Espagne : Ils refont le coup de Franco, ils s’attaquent à la Catalogne. Et puis ils exploitent les Marocains à la récolte des tomates. Il n’y a pas une tomate espagnole chez moi. Alors n’attendez pas de m’y voir. Et surtout il y a toujours la corrida, c’est lamentable. -La Russie : Il y a Poutine. Quoi Poutine ? C’est simple pourtant : Il y a Poutine, ça vous suffit. Non je n’irai pas en URSS, pardon en Russie. -La Chine : Ah non c’est pollué, et ils font du trafic d’organe, ils affament les travailleurs de chez nous ; et depuis Mao la Chine, ce n’est plus ce que c’était. La Corée du Nord : Ah non ils ont des coiffeurs abominables. -Singapour : C’est trop moche et ils ont trop de fric, c’est suspect. -La Turquie : Avec le génocide arménien, il y a peu de chances qu’ils me voient. Eh puis Erdogan c’est retour vers le futur. -La Grèce : C’était devenu bien, il n’y avait plus de Colonels. Tzipras est un homme qui représentait le Peuple, puis il a viré sa cutie au bénéfice de la Troïka capitaliste. Non je n’irai pas chez le social-traitre. Les USA : Qui ose me parler des USA ? Le Pays soit disant « Indispensable ». Avec leur prêt à penser standardisé et stérilisé, leurs exécutions au goutte à goutte dans des prisons cliniques. C’est quand même le pays du grand génocide indien et de la chasse au Black. Je vous laisse allez à l’usine à « fun » de Mickey, sans moi. Le Mexique : Ah non ils ont des mœurs dégueulasses : Ils égorgent le gagnant du concours de pelote à ChichenItza. C’est moche. Et tu risques de faire un carton par les Cartels de drogue si tu es au mauvais endroit au mauvais moment. L’Inde : Quelles mœurs ; ils ont crevé les yeux des artisans du Taj Mahal après la construction. Ah non pas de moi chez ces barbares. Les Pays arabes : Ce n’est pas très progressiste, c’est même le Moyen Age.
L’Egypte : SiSi ! je vous répond NonNon ! Les pyramides et les temples ? J’entends gémir les esclaves qui ont transporté les pierres, je sens la morsure des coups de fouets. Sisi ! je suis comme cela, j’ai un don pour ressentir cela, pour faire parler les pierres et écouter les coups de fouets d’il y a 2000 ans. Ne vous moquez pas ! Alors l’Egypte Bonjour !
Le Québec : Il y a trop de curés !
La Pologne : Il y a trop de curés !
Bon ! Je vais repartir à Cuba. Ca fait 30 ans que je vais chez Pablo. J’ai un petit logement avec un toit en tôle ondulé qui fuit. On fait la récolte de la canne à sucre avec Pablo et les gars du village. Je suis même Citoyen d’honneur du village et membre d’honneur des Companeros de la canne à sucre. Sur la photo, vous pouvez me voir avec Danielle, on lève le poing pour la Fête nationale. Danielle ? Eh bien Danielle Mitterand ! J’aimerais bien changer, j’en ai marre de la canne à sucre. Eh puis ma signature écologique en prend un coup avec un vol Paris-La Havane, tous les ans. Je sais je fais du vélo pendant 3 mois pour essayer de compenser. Les Droits de l’Homme à Cuba ? Qu’est ce que vous me chantez ? N’écoutez pas la propagande du voisin américain et de ses affidés en Europe. Elle vit tous les jours la démocratie !











