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De Miami à New York, 23 jours dans l'Est
Après avoir parcouru des heures durant (la préparation du voyage est autant un plaisir que le voyage lui-même) des carnets de voyage qui m'ont fait rêver et donné bien des idées, je me lance à mon tour dans le récit de notre très beau voyage réalisé du 19 juillet au 10 août en famille (nous les parents et nos deux enfants de 17 et 11 ans).
Durant ce périple nous sommes peu à peu remontés de Miami à New York et avons ainsi pu varier les plaisirs entre plages, nature et villes. C'était notre premier voyage aux Etats Unis et nous en revenons enchantés. Notre choix s'est porté sur l'Est, en fonction des désirs et envies de chacun d'entre nous : New York nous semblait une étape incontournable à tous, les enfants rêvaient de parcs d'attraction, de plages et de rencontres avec la faune, les parents des villes du Sud et de végétation exotique. Nous avons effectué le trajet en voiture, louée à Miami et rendue à Washington, puis en bus de Washington à New York. Nous avons donc pris un vol multi destination Paris-Miami puis New York- Paris. Nous avons choisi de remonter peu à peu vers le Nord car la location de la voiture de Miami à Washington coutait moins cher (dans une proportion non négligeable) dans ce sens que dans l'autre.
Il existe assez peu de retour d'expérience sur les forums sur ce parcours, nous avons donc hésité longuement avant de finaliser la route et les étapes, en nous inspirant notamment de ce que nous avons trouvé sur les sites voyageforum.com, roadtrippin.fr, le forum de discussion du routard et le très riche site voyagerauxétatsunis.com
photo prise à Alexander Springs, au cours de notre périple floridien
Voici un aperçu de notre parcours qui reste sûrement perfectible, mais qui a eu le mérite de nous offrir un aperçu de lieux et paysages vraiment diversifiés et d'alterner temps plus intenses et moments plus cools. Au gré de nos étapes, nous sommes restés de une à six nuits dans le même endroit.
- jour 1: arrivée à Miami en soirée, nuit à l'hôtel près de l'aéroport - jour 2 : promenade à Miami Beach et Miami downtown, route vers Naples par la Tamiani Trail pour une étape de 3 nuits. - jour 3 et 4 : promenade, baignades, snorkeling et vélo autour de Naples, sortie vers les Everglades - jour 5 : route vers Orlando en musardant encore le long des plages avant de bifurquer au centre - jours 6 à 10 : séjour à Orlando au cours duquel nous visitons 3 parcs d'attraction (les 2 parcs Universal, Island of Aventures et Animal Kingdom), nous excursionnons du côté d'Ocala pour faire du canoé et tentons de faire quelques affaires dans les outlets. - jour 11 : départ pour Savannah en passant par la côte est et Saint Augustine. Soirée et nuit à Savannah - jour 12 : visite de Savannah le matin puis départ pour Charleston en faisant un détour par Beaufort. 2 nuits à Charleston - jour 13 : visite de la plantation Boone Hall le matin et promenade à Charleston - jour 14 : longue route vers le Nord pour atteindre le parc Shenandoah. Nuit à côté de Charlottesville. - jour 15 : randonnées et pique nique dans le parc de Shenandoah. Route vers Washington. 3 nuits à Washington - jours 16 et 17 : visite de Washington, le mall, certains monuments et musées, le quartier de Georgetown - jour 18 : départ pour New York en car. 5 nuits à New York - jours 19 à 23 : visites et ballades dans la Big Apple.
à Naples au coucher de soleil
Pour les aspects pratiques : - nous avons voyagé avec XL airways, pour l'intérêt du vol direct et le prix qui nous a semblé correct (vol réservé assez tôt, à l'automne). Les horaires sont intéressants car le départ à minuit de JFK à New York permet de bénéficier d'une dernière vraie journée de balade. Voyage qui s'est déroulé sans encombre mais au confort un peu minimal (vol A330, pas d'écran individuel mais des écrans collectifs de très mauvaise qualité au son un peu pourri... Prévoir plutôt ses tablettes si on veut se faire un film pendant le vol)
- nous avons loué la voiture avec Avis en utilisant un code promo trouvé sur le net. Le conjoint est inclus d'office en conducteur additionnel, et les assurances de base aussi. On avait réservé une catégorie berline de type ford fusion et on nous a donné une chevrolet Malibu qui nous a suffi pour caler 4 valises, une glacière et quelques sacs. Au guichet à l'aéroport de Miami la dame a un peu insisté pour nous refiler des assurances supplémentaires et un GPS mais on a tenu bon. On a pris en revanche l'option péage même si à vrai dire on n'a pas beaucoup circulé sur des autoroutes payantes. L'essence n'est pas chère à l'Est, nous faisions le plein pour environ 20 dollars, en payant en cash à la station (nous n'avons pas réussi la première fois à faire fonctionner notre carte parce qu'on nous demandait un code postal états uniens)
la Chevrolet devant la maison à Orlando
- pour la navigation j'avais téléchargé l'appli gratuite maps.me et les cartes des états que nous traversions, en notant par avance en signet nos adresses d'hébergement et certains lieux à visiter. Cela fonctionne hors connexion et nous a rendu beaucoup service en voiture, moins à pied. Parfois on faisait fonctionner aussi l'appli google.maps en connexion pour avoir des estimations plus justes des temps de parcours avec la prise en compte du trafic. On avait également acheté une carte du sud est des Etats Unis.
- en ce qui concerne la communication, nous avions tous les 4 un forfait free qui intègre les communications et internet à l'étranger. C'est parfait quand ça marche : aucun problème pour nos enfants qui ont un samsung et un i-phone, la galère pour nous les parents qui avons chacun un honor 5 C : celui-ci s'est connecté au réseau mobile environ 3 jours sur le séjour, seulement dans le secteur de Savannah et Charleston. Nous parlons très peu anglais mais avons réussi à nous débrouiller pour le nécessaire, aidés souvent par notre grand de 17 ans. Les gens sont prompts à parler et à rendre service, et nous ont souvent aidé de manière spontanée.
- la météo nous faisait un peu peur : en tant que Bretons on n'est pas vraiment habitué aux fortes chaleurs. Franchement, soit on est bien tombé, soit on résiste mieux qu'on ne le pensait. La chaleur et l'humidité, surtout ressenties en Floride et à Washington, ne nous ont pas empêchés de faire ce que l'on voulait. On a trouvé les températures très agréables à Savannah et Charleston et presque fraîches à New York (où il faut dire que nous avons eu une journée entière de pluie). Nous avons rencontré très peu d'orages, et c'était plutôt bref et amusant : on court s'abriter avec d'autres gens et on entame la conversation... On a sans doute eu de la chance en Floride car on a vu qu'après notre départ, il y a eu une tempête tropicale... mais ouf nous étions partis.
- nous avons réservé la plupart de nos nuits d'hôtel avec hotels-com et loué une maison à Orlando avec airbnb. Nous avons ainsi étalé peu à peu les dépenses au fil des mois avant de partir. Notre budget moyen par nuit à 4 a été de 126 euros, sachant que les nuitées les plus chères étaient à Washington et New York. Nous avions la plupart du temps le petit déjeuner et avons eu des hôtels souvent bien placés. Il faut dire que j'ai beaucoup écumé les sites, et suis restée à l'affut de l'évolution des prix. On a ainsi fait jouer plusieurs fois la garantie de prix offerte sur le site (qui permet de rembourser la différence si le prix baisse) ou modifié la réservation en prenant un logement mieux placé. Je ne suis pas mécontente d'avoir cherché notre hôtel sur New York le jour du Black Friday : certains hotels faisaient des rabais vraiment intéressants, ce qui nous a permis d'être très bien placés à Manhattan avec petit déjeuner pour 170 euros la nuit. Nous avons souvent eu des kitchenettes, ce qui nous a permis de manger à plusieurs reprises dans nos hébergements (pour changer un peu des burgers...)
- pour les repas, on a essayé d'être raisonnable et tourné à 4 autour de 50 euros / jour. Pour tenir ce prix on a fait peu de vrais restaurants (seulement 2) et souvent fait nos courses pour se préparer des piques niques et salades. On a particulièrement apprécié à Washington le Whole Foods Market, près de notre hôtel, une chaîne de supermarché qui propose notamment un bar à salade et plats cuisinés très bon et varié. Dans les Wallmart on trouve aussi des salades préparées tout à fait correctes. On s'est acheté une glacière dès nos premières courses à 5 dollars en polystyrène, qu'on chargeait chaque jour en glaçons (il y a des distributeurs dans tous les hôtels) dans des sachets congélation refermables. On a bien sûr testé quelques fast food et on a bien apprécié les chaînes Five Guys et Shake Shake...
- pour l'argent, on avait apporté quelques dollars mais on a surtout effectué des retraits sur place (nous avions souscrit quelque temps avant de partir un compte chez Hello Bank, qui nous permettait d'effectuer des retraits dans sa banque partenaire, la Bank of Amerika présente partout, sans aucun frais, au taux de change du jour).
Voilà pour cette longue liste de détails pratiques, j'espère que cela pourra en aider certains comme cela a pu nous aider au fil de nos recherches. A bientôt pour le récit du voyage au jour le jour...
la légende n'est pas nécessaire ici...
photo prise à Alexander Springs, au cours de notre périple floridienVoici un aperçu de notre parcours qui reste sûrement perfectible, mais qui a eu le mérite de nous offrir un aperçu de lieux et paysages vraiment diversifiés et d'alterner temps plus intenses et moments plus cools. Au gré de nos étapes, nous sommes restés de une à six nuits dans le même endroit.
- jour 1: arrivée à Miami en soirée, nuit à l'hôtel près de l'aéroport - jour 2 : promenade à Miami Beach et Miami downtown, route vers Naples par la Tamiani Trail pour une étape de 3 nuits. - jour 3 et 4 : promenade, baignades, snorkeling et vélo autour de Naples, sortie vers les Everglades - jour 5 : route vers Orlando en musardant encore le long des plages avant de bifurquer au centre - jours 6 à 10 : séjour à Orlando au cours duquel nous visitons 3 parcs d'attraction (les 2 parcs Universal, Island of Aventures et Animal Kingdom), nous excursionnons du côté d'Ocala pour faire du canoé et tentons de faire quelques affaires dans les outlets. - jour 11 : départ pour Savannah en passant par la côte est et Saint Augustine. Soirée et nuit à Savannah - jour 12 : visite de Savannah le matin puis départ pour Charleston en faisant un détour par Beaufort. 2 nuits à Charleston - jour 13 : visite de la plantation Boone Hall le matin et promenade à Charleston - jour 14 : longue route vers le Nord pour atteindre le parc Shenandoah. Nuit à côté de Charlottesville. - jour 15 : randonnées et pique nique dans le parc de Shenandoah. Route vers Washington. 3 nuits à Washington - jours 16 et 17 : visite de Washington, le mall, certains monuments et musées, le quartier de Georgetown - jour 18 : départ pour New York en car. 5 nuits à New York - jours 19 à 23 : visites et ballades dans la Big Apple.
à Naples au coucher de soleilPour les aspects pratiques : - nous avons voyagé avec XL airways, pour l'intérêt du vol direct et le prix qui nous a semblé correct (vol réservé assez tôt, à l'automne). Les horaires sont intéressants car le départ à minuit de JFK à New York permet de bénéficier d'une dernière vraie journée de balade. Voyage qui s'est déroulé sans encombre mais au confort un peu minimal (vol A330, pas d'écran individuel mais des écrans collectifs de très mauvaise qualité au son un peu pourri... Prévoir plutôt ses tablettes si on veut se faire un film pendant le vol)
- nous avons loué la voiture avec Avis en utilisant un code promo trouvé sur le net. Le conjoint est inclus d'office en conducteur additionnel, et les assurances de base aussi. On avait réservé une catégorie berline de type ford fusion et on nous a donné une chevrolet Malibu qui nous a suffi pour caler 4 valises, une glacière et quelques sacs. Au guichet à l'aéroport de Miami la dame a un peu insisté pour nous refiler des assurances supplémentaires et un GPS mais on a tenu bon. On a pris en revanche l'option péage même si à vrai dire on n'a pas beaucoup circulé sur des autoroutes payantes. L'essence n'est pas chère à l'Est, nous faisions le plein pour environ 20 dollars, en payant en cash à la station (nous n'avons pas réussi la première fois à faire fonctionner notre carte parce qu'on nous demandait un code postal états uniens)
la Chevrolet devant la maison à Orlando- pour la navigation j'avais téléchargé l'appli gratuite maps.me et les cartes des états que nous traversions, en notant par avance en signet nos adresses d'hébergement et certains lieux à visiter. Cela fonctionne hors connexion et nous a rendu beaucoup service en voiture, moins à pied. Parfois on faisait fonctionner aussi l'appli google.maps en connexion pour avoir des estimations plus justes des temps de parcours avec la prise en compte du trafic. On avait également acheté une carte du sud est des Etats Unis.
- en ce qui concerne la communication, nous avions tous les 4 un forfait free qui intègre les communications et internet à l'étranger. C'est parfait quand ça marche : aucun problème pour nos enfants qui ont un samsung et un i-phone, la galère pour nous les parents qui avons chacun un honor 5 C : celui-ci s'est connecté au réseau mobile environ 3 jours sur le séjour, seulement dans le secteur de Savannah et Charleston. Nous parlons très peu anglais mais avons réussi à nous débrouiller pour le nécessaire, aidés souvent par notre grand de 17 ans. Les gens sont prompts à parler et à rendre service, et nous ont souvent aidé de manière spontanée.
- la météo nous faisait un peu peur : en tant que Bretons on n'est pas vraiment habitué aux fortes chaleurs. Franchement, soit on est bien tombé, soit on résiste mieux qu'on ne le pensait. La chaleur et l'humidité, surtout ressenties en Floride et à Washington, ne nous ont pas empêchés de faire ce que l'on voulait. On a trouvé les températures très agréables à Savannah et Charleston et presque fraîches à New York (où il faut dire que nous avons eu une journée entière de pluie). Nous avons rencontré très peu d'orages, et c'était plutôt bref et amusant : on court s'abriter avec d'autres gens et on entame la conversation... On a sans doute eu de la chance en Floride car on a vu qu'après notre départ, il y a eu une tempête tropicale... mais ouf nous étions partis.
- nous avons réservé la plupart de nos nuits d'hôtel avec hotels-com et loué une maison à Orlando avec airbnb. Nous avons ainsi étalé peu à peu les dépenses au fil des mois avant de partir. Notre budget moyen par nuit à 4 a été de 126 euros, sachant que les nuitées les plus chères étaient à Washington et New York. Nous avions la plupart du temps le petit déjeuner et avons eu des hôtels souvent bien placés. Il faut dire que j'ai beaucoup écumé les sites, et suis restée à l'affut de l'évolution des prix. On a ainsi fait jouer plusieurs fois la garantie de prix offerte sur le site (qui permet de rembourser la différence si le prix baisse) ou modifié la réservation en prenant un logement mieux placé. Je ne suis pas mécontente d'avoir cherché notre hôtel sur New York le jour du Black Friday : certains hotels faisaient des rabais vraiment intéressants, ce qui nous a permis d'être très bien placés à Manhattan avec petit déjeuner pour 170 euros la nuit. Nous avons souvent eu des kitchenettes, ce qui nous a permis de manger à plusieurs reprises dans nos hébergements (pour changer un peu des burgers...)
- pour les repas, on a essayé d'être raisonnable et tourné à 4 autour de 50 euros / jour. Pour tenir ce prix on a fait peu de vrais restaurants (seulement 2) et souvent fait nos courses pour se préparer des piques niques et salades. On a particulièrement apprécié à Washington le Whole Foods Market, près de notre hôtel, une chaîne de supermarché qui propose notamment un bar à salade et plats cuisinés très bon et varié. Dans les Wallmart on trouve aussi des salades préparées tout à fait correctes. On s'est acheté une glacière dès nos premières courses à 5 dollars en polystyrène, qu'on chargeait chaque jour en glaçons (il y a des distributeurs dans tous les hôtels) dans des sachets congélation refermables. On a bien sûr testé quelques fast food et on a bien apprécié les chaînes Five Guys et Shake Shake...
- pour l'argent, on avait apporté quelques dollars mais on a surtout effectué des retraits sur place (nous avions souscrit quelque temps avant de partir un compte chez Hello Bank, qui nous permettait d'effectuer des retraits dans sa banque partenaire, la Bank of Amerika présente partout, sans aucun frais, au taux de change du jour).
Voilà pour cette longue liste de détails pratiques, j'espère que cela pourra en aider certains comme cela a pu nous aider au fil de nos recherches. A bientôt pour le récit du voyage au jour le jour...
la légende n'est pas nécessaire ici...Casas particulares à La Havane
Nous partons à Cuba, couple 55ans, en mars 2016 pour 1 mois. On nous dit qu'il y a énormément de demande depuis quelque temps pour cette destination. Nous prévoyons :
- la Havane : 3 jours - Cienfuegos : 2 jours - Trinidad et ses environs : 5 jours - Santa Clara : 2 jours - Camaguey : 2 jours - Santiago : 3 jours - Baracoa et ses environs : 6 jours - Vinales via la Havane : 4 jours - retour sur la Havane
Notre avion arrive à la Havane à 20.25 h. Nous voulons réserver la 1ere case depuis la France. Je recherche des adresses dans la vieille ville mais je ne parle pas très bien espagnol. Pour la suite je ne voulais réserver qu'une fois sur place mais Est-ce encore possible s'il y a vraiment beaucoup de tourisme à ces dates ? Nous avons l'habitude de voyager et ne réservons habituellement pas à l'avance préférant adapter notre voyage au grés des rencontres ou de l'envie de rester plus longtemps ou pas. Pensez vous qu'il soit encore raisonnable de partir "à l'aventure" sans réservation d'hébergement ? Je suis aussi preneuse d'avis sur notre itinéraire. Pour info, nous voyagerons en bus. La aussi, réservation ou pas , Merci de me donner vos avis éclairés !
- la Havane : 3 jours - Cienfuegos : 2 jours - Trinidad et ses environs : 5 jours - Santa Clara : 2 jours - Camaguey : 2 jours - Santiago : 3 jours - Baracoa et ses environs : 6 jours - Vinales via la Havane : 4 jours - retour sur la Havane
Notre avion arrive à la Havane à 20.25 h. Nous voulons réserver la 1ere case depuis la France. Je recherche des adresses dans la vieille ville mais je ne parle pas très bien espagnol. Pour la suite je ne voulais réserver qu'une fois sur place mais Est-ce encore possible s'il y a vraiment beaucoup de tourisme à ces dates ? Nous avons l'habitude de voyager et ne réservons habituellement pas à l'avance préférant adapter notre voyage au grés des rencontres ou de l'envie de rester plus longtemps ou pas. Pensez vous qu'il soit encore raisonnable de partir "à l'aventure" sans réservation d'hébergement ? Je suis aussi preneuse d'avis sur notre itinéraire. Pour info, nous voyagerons en bus. La aussi, réservation ou pas , Merci de me donner vos avis éclairés !
Retour catastrophique de l'Allure of the Seas
Il fait encore noir dans la chambre, pourtant mes paupieres s'ouvrent doucement , je suis reveillée... je sais que je ne me rendormirai pas
alors, Je décide alors de me rendre au petit déjeuner
Je traverse le couloir, personne en vue , pas un seul cabinier pour me saluer....
le petit dejeuner est vraiment limité quelques tartines de pain semi rassi... un peu de beurre mais même pas de fruits ni de choses salées le choix est NULLISSIME...... je m'assois et des souvenirs me reviennent : les sourires des membres du personnel, les fontaines qui dansent la nuit venue, l'eclatante royal promenade, les spectacles EPOUSTOUFLANTS, les couchers de soleil au jaccuzi et tellement d 'autres choses encore.....
mes lunettes sont embuées par l 'émotion ....
c est CATASTROPHIQUE à quelle vitesse vertigineuse, cette semaine à bord de L ALLURE OF THE SEAS a passé !!!
voici donc le début de mon compte rendu sur ce FABULEUX PAQUEBOT....
le petit dejeuner est vraiment limité quelques tartines de pain semi rassi... un peu de beurre mais même pas de fruits ni de choses salées le choix est NULLISSIME...... je m'assois et des souvenirs me reviennent : les sourires des membres du personnel, les fontaines qui dansent la nuit venue, l'eclatante royal promenade, les spectacles EPOUSTOUFLANTS, les couchers de soleil au jaccuzi et tellement d 'autres choses encore.....
mes lunettes sont embuées par l 'émotion ....
c est CATASTROPHIQUE à quelle vitesse vertigineuse, cette semaine à bord de L ALLURE OF THE SEAS a passé !!!
voici donc le début de mon compte rendu sur ce FABULEUX PAQUEBOT....
EuroVelo 6 en mai jusqu'à la mer Noire
Je prépare un départ à vélo pour faire l eurovelo 6 au depart de Saint Nazaire jusque la mer noire début mai 2016. Je pars seule et j aimerais avoir des conseils sur l'itineraire, comment obtenir les cartes . . et toutes informations sur ce trajet
Est ce possible de camper tout le long du voyage ? Combien faut il compter de temps ?
Merci de vos reponses
Récit de mon séjour à Washington en août 2012
Bonjour à tous.
Voici le récit de mon séjour à Washington en aout 2012, avec mes remerciements au forumeurs qui avaient bien voulu répondre à mes quelques questions lors de la préparation du séjour.
En guise d'introduction : Quand je suis rentrée de New York le 10 septembre 2011, je n’avais qu’une idée : repartir. Je n’allais pas retourner à New York, bien que je fusse tentée : cette ville est tellement magique. On me fit une suggestion : « toi, la passionnée d’histoire, pourquoi tu n’irais pas à Washington ? » Ben oui, tiens ! En voilà une idée qu’elle est bonne. Ni une ni deux, j’enquête sur les différents forums et mon séjour prend forme. Ensuite, je recherche un hébergement et je constate qu’en aout, comme les institutions américaines sont en vacance, le prix des hôtels est abordable, et puis, je ne veux pas loger n’importe où.
Pour le vol, le meilleur tarif annoncé, c’était sur Air France avec en « plus » le trajet à bord du A 380. Whaow.
Alors le dimanche 5 aout 2012, à 6 h du matin, me voici dans le minibus qui m’emmène à Roissy d’où je dois décoller vers 11 h…
Prêts pour une nouvelle découverte ? … C’est parti…. Voici les notes prises sur le vif dans mon inséparable petit carnet à spirales.
JOUR 1- DIMANCHE 5 AOUT 2012
Je rejoins Roissy en navette. Je dois être au terminal 2 E pour 7h30. Si tôt arrivée, je dépose mon sac de 12 kg au comptoir Air France/Delta, puis je passe les contrôles. C'est assez rapide. Ensuite, direction la porte n°L30 Liaison par train interne (je ne trouve pas d'autre nom) pour rejoindre le terminal où je dois embarquer à bord du gros A380. Cependant, rejoindre la salle tient du parcours du combattant, car les couloirs sont longs et semblent ne pas en finir.
L'embarquement est prévu pour 10 h 50, alors je passe le temps comme je peux. J'admire "la bête". C'est la première fois que je vois le A380 en vrai. Il est vraiment très beau.
10 h 50 : ouf ! L'embarquement commence. Je suis installée sur le pont supérieur. Un siège côté couloir, en queue d'avion.
Première impression : je suis surprise par l'espace disponible pour étendre mes jambes, même avec mon (gros) sac à main à mes pieds. Par contre à cet endroit de l'avion, les coffres à bagages ne sont pas très grands. Heureusement que j'ai un sac souple style pliage, sinon, ça ne rentre pas. Ce qui me surprend, ce sont les caméras embarquées qui permettent de voir les phases de décollage et d'atterrissage. C'est trop bien. Mon voisin n'est ni très causant, ni très remuant. Çà tombe bien, car de mon côté, comme je suis toujours un peu anxieuse chaque fois que je prends l'avion, je dois avaler un petit truc pour dormir après le repas servi à bord. Le temps que mon médoc fasse effet, je descends voir à quoi ressemble le pont principal. Ça me dégourdit les jambes. Après quoi, dodo jusqu'à l'arrivée.
On se pose à Dulles vers 12 h 30 heure locale. Commence alors la course pour sortir de l'aéroport. Le satellite d'arrivée est relié au reste de l'aéroport par un autobus. On roule quelques minutes sur le tarmac vers la sortie et les contrôles. À ma grande surprise, le passage de la douane est assez rapide. Je n'y passe pas 2 heures comme l'an passé à New York. A la question " quel est le but de votre voyage ?", je réponds que je viens étudier un bout de l'histoire américaine. Grand sourire du douanier qui se fend d'un large sourire. Ah !! Ils aiment bien les américains qu'on s'intéressent à leur pays ....
Après la récup des bagages, je me rends au comptoir SUPER SHUTTLE pour prendre la navette que j'ai réservée depuis la France. On m'attribue un numéro de véhicule et je suis rapidement appelée. Premiers pas hors de l'aéroport. Whaow !!! Quelle chaleur !!! J'ai l'impression d'être dans un four. Quel contraste avec l'intérieur climatisé de l'aéroport. J'en suffoque.
En route pour le centre ville. On est dimanche en début d'après-midi, il n'y a pas beaucoup de circulation et j'arrive à mon hôtel vers 15 h. J'ai réservé à l'hôtel Hilton Garden Inn. J'y suis très bien accueillie.
Ma chambre est prête. Je suis au 6ème étage sur l'arrière du bâtiment et avec vue sur la soufflerie de l'air conditionnée. Pas top, mais pas grave. C'est juste pour dormir. La chambre est assez grande pour moi toute seule et je dispose d'un réfrigérateur ainsi que d'un four micro ondes. Il y a une cafetière et des verres, mais pas de couverts. Comme j'ai pensé à tout, j'ai apporté mes couverts en plastique.
Une fois changée et rafraîchie je descends pour partir faire mes premières découvertes. A la réception on me remet un plan des alentours.
Cap sur la Maison Blanche. L'hôtel est tout près (situation idéale pour pas très cher car on est en août). Comme je suis une bonne marcheuse, j'y suis en moins de 10 minutes. Bonne surprise : l'accès par Lafayette Square est piéton, ce que j'ignorais.
Purée … çà y est, cette fois j'y suis. Premières photos. Premiers souvenirs devant la grille de "the White House" Première rencontre aussi avec les petits écureuils locaux. Ils sont tous mimis. Lafayette Square est sympa. Je sens que je vais y revenir souvent..
Je me perds dans le coin. Je fais le tour du pâté de bâtiments officiels et je me retrouve au Washington Monument. Au loin se profilent les courbes de la colonnade de la Maison Blanche. Les gens sont tenus à bonne distance, mais j'ai un zoom de 500. Il y a des policiers partout. Il y en a qui patrouillent à cheval. C'est toujours un plaisir d'échanger quelques mots avec ces policiers qui se laissent prendre en photo la plupart du temps.
Ces premiers instants ne sont que du bonheur. De plus le ciel a viré à un dégradé de couleurs bleu et gris annonçant un orage. Ce ciel donne une belle lumière sur laquelle se détache la courbe de la colonnade de la Maison Blanche. Sous ce ciel, sa blancheur est éclatante. Superbe ! Je marche, je marche …. Je fais le tour de l'obélisque qui est fermé à la visite pour cause de travaux suite au tremblement de terre de l'an passé. Je peux voir la coupole du Jefferson Memorial au loin, ainsi que les lignes du Lincoln Mémorial. Çà parait si près à première vue….
Je me déchausse pour marcher pieds nus sur la pelouse. Comme c'est délicieux. Une éternité que je n'avais pas fait çà !
Oops !! Quelques gouttes. Bon, faut que je pense à remonter. Et là je vais un peu au hasard en m'orientant avec mon plan. Tiens ! Me voilà au début du Museum Row. Au loin se profile le Capitole où j'ai rendez-vous le lendemain matin Allez ! Encore quelques photos. Vive le numérique !
Point carte : je ne suis qu'au tout début de 14th Street NW et l'hôtel se trouve au 800. Çà fait un paquet de blocs à remonter. Il commence à pleuvoir et à tonner. Je ne traîne pas. J'arrive juste avant la grosse averse, en espérant que mon séjour ne sera pas trop pourri par la pluie. Mine de rien : il est quand même près de 20 h quand je termine cette première balade. Je vais acheter vite fait un sandwich chez Cosi, juste à côté de l'hôtel. Mais je n'ai pas très faim et je finis sérieusement par être fatiguée. Je finirai le sandwich demain.
Demain : réveil à 7 h.
JOUR 2 LUNDI 6 AOUT 2012
J'ai réservé la visite guidée du Capitol pour 9h30 et, d'après ce que j'ai compris dans les instructions, mieux vaut arriver bien avant pour passer les contrôles de sécurité de l'entrée qui peuvent être assez long. Contrairement à New York l'an passé, je ne me réveille pas à 3 h du matin. Je passe une bonne nuit, bercée par le ronronnement des ventilateurs extérieurs de la clim. Il y pire comme bruit.
Je me pose la question : métro ou marche ? Bien que la station soit juste en face de l'hôtel, je n'ai pas eu le temps d'acheter mon pass et je crains de perdre du temps à comprendre le fonctionnement de la machine automatique et, par conséquent, d'arriver en retard. Or, j'ai horreur d'être en retard, même en vacance..
Je me décide donc pour la marche. Après un copieux petit-déjeuner, chaussée de mes super "DK..à fond la forme", me voilà partie à descendre 14th street jusqu'à attraper Pennsylvania Avenue pour remonter jusqu'au Capitol. Je ne m'attarde pas. Je trace De plus, il pleut légèrement : une petite bruine, mais pas de quoi sortir la cape de pluie.
J'arrive pile poil pour 8 h 45 sur le parvis du Capitol qui est désert. Quelle étrange impression de ne voir quasiment personne. Sur le moment, je me demande si je suis au bon endroit. Oui, me renseignent des touristes américains. On fait une petite photo souvenir avant de se rendre à la rampe d'accès souterraine. Et là, contrôles comme à l'aéroport. Il y a pas mal de monde. Le hall d'accueil des visiteurs c'est WHAOWWW !!! Grandiose ! Je me rends au guichet des visites réservées par internet où l'on me remet un badge avec l'heure de la visite de mon groupe et le lieu de rendez-vous. J'ai du temps pour faire quelques photos avant d'y aller.
La visite commence par la projection d'un film en anglais sur les institutions américaines et leur fonctionnement. Je le trouve très intéressant. Et puis, je suis là pour çà. Comprendre comment fonctionne ce pays.
Ensuite, c'est la visite guidée. On est équipé d'un casque récepteur car le guide parle dans un micro. Hélas, je ne saisis pas tout. Mais ce que je vois, c'est juste grandiose. La coupole, quelle merveille !!! Hélas, pas trop le temps de s'attarder pour prendre des photos. Je trouve la visite des lieux un peu trop rapide. Il faudra que je revienne en visite libre si j'en ai le temps. Du Capitol je me rends ensuite à la bibliothèque du Congrès via un long tunnel.
Le hall de la bibliothèque est magnifique. J'explore. Et c'est au travers de la vitre d'une tribune que je découvre la coupole, dont l'accès est interdit aux visiteurs, car c'est là que se trouvent les livres et l'espace de travail. Je prends discrètement une photo dérobée des lieux (car il y interdiction de photographier mais en plus de mon bridge, j'ai un petit appareil pour ces cas-là).
Pour retourner au Capitol par le tunnel, il me faut de nouveau passer des contrôles. Pas grave ; c'est comme ça …
Avant de sortir du Capitol, je me balade un peu dans les boutiques de souvenirs. Rien de bien original et c'est très cher.
Il est autour de 15 h, il s'est mis à faire beau et chaud. Pour la suite de la journée, j'ai prévu de me rendre au jardin botanique, qui est à deux pas. Je fais quelques photos du parc du Capitol. J'aime beaucoup ces grandes étendues de pelouse. Je photographie le bâtiment sous tous les angles. Je trierai les photos plus tard. Comme hier, je marche pieds nus sur l'herbe.
Le jardin botanique présente une magnifique collection d'orchidées. Ce sont mes fleurs préférées. Il y en a de toutes les couleurs et de toutes les formes. Je suis au paradis… La section consacrée aux cactus n'est pas mal non plus. Certains ont des formes étonnantes. Bref, cette visite est un pur moment de bonheur.
Vers 17 h je prends le chemin de Union Station en remontant Louisiana Street. En flânant dans un parc longeant la rue, je croise quelques écureuils. Vraiment, j'adore ces petites bébêtes Dans un bassin non loin de là, je croise un couple de scientifiques qui réadaptent à nager une petite tortue aquatique. Ils me donnent quelques explications. C'est vraiment très intéressant. Et puis c'est pas tous les jours qu'on peut caresser et tremper les pieds avec une tortue. J'ai adoré ce moment.
Enfin me voilà à Union Station, cette merveille de gare dont on parle tant. Malheureusement, le parvis est en travaux. J'entre et j'explore. L'intérieur est magnifique mais la voûte est en cours de réfection. C'est un bâtiment légèrement différent de la gare centrale de New York. La déco n'y est pas tout à fait la même J'aime beaucoup les boiseries foncées et les rampes d'escalier.
Je fais un tour dans le shopping center car il me faut d'urgence une paire de lunettes de soleil, la lumière à Washington étant très crue. Comme j'ai tendance à perdre ces lunettes tout le temps, pas question d'investir dans des Ray Ban bien que j'aime beaucoup le style. Je trouve donc des lunettes qui y ressemblent à un petit stand.
J'achète aussi quelques autres bricoles dans une boutique de souvenirs où Obama et Romney sont en vitrine… Photo souvenir … of course…en compagnie de touristes français avec lesquels je parle anglais " Excuse me Sir, could you please take a picture of me with Mr President ? Thanks a lot "…. jusqu'à ce qu'on se découvre qu'on est français, on est mort de rire. Je me disais aussi qu'ils parlaient avec un drôle d'accent ! "Yiesse oui canne"… Absolument savoureux ….
On est en fin de journée et je commence à avoir faim. Rien mangé depuis le petit déjeuner. Je descends au sous-sol explorer le food court. Pour moi, c'est un endroit surprenant qui offre de faire un tour du monde gastronomique : stands italien, grec, chinois, japonais, tex mex, végétarien, cajun…..et l'incontournable MacDo!! La plupart des stands offrent de déguster des petits (gros) échantillons -on est en Amérique- de leur plat du jour. C'est ainsi que je me laisse tenter par goûter un petit peu de tout, si bien qu'au moment de passer à table, eh bien … j'ai l'estomac rempli. Je n'en reviens pas : je viens de me faire un repas gratis…. Pour digérer, je me commande une coupe de glace XL à l'un des stands et je déguste à une table. Çà fait du bien de s'asseoir un peu car mes pieds commencent à être douloureux…
Pour rentrer à l'hôtel, je ne me sens plus du tout de marcher. Je suis vraiment H.S. Alors il est temps d'aller prendre mon metro pass pour la semaine.
Et me voici devant la machine infernale de la station Union Station Je m'y prends en trois fois pour lui faire cracher cette maudite carte. Soit c'est la machine qui ne veut pas prendre ma carte bancaire, soit c'est moi qui ne comprends pas les instructions de cette maudite machine… On m'avait prévenue : il faut s'armer de patience ou faire appel à un agent. Mais pour moi, à ce moment –là, pas d'agent en vue. Take it easy girl ! T'es en vacance..; n'empêche : un coup de pied dans le truc m'a soulagée.
Munie enfin de mon précieux pass, me voilà dans le métro. Ligne rouge, direction Shady Grove. Facile de se repérer, tout est indiqué sur des colonnes et il n'y a pas un dédale de couloirs à parcourir.
Je descends à Métro Center, à quelques minutes de l'hôtel. Si je souhaite descendre à Mac Pherson Square, en face de l'hôtel, je dois prendre une correspondance. Pour une seule station, çà n'en vaut pas la peine. J'irai plus vite à pied. Et je n'ai pas de problème d'orientation.
Il est près de 19 h quand je finis cette première journée d'exploration. Il me reste encore un peu de pêche pour aller faire trempette dans la piscine de l'hôtel qui n'a rien d'un bassin olympique. Elle est très petite, mais çà me suffit pour faire quelques brasses (4 petites brasses entre les deux extrémités ) dans le silence, car je suis seule. Hum! Qu'est-ce c'est bon !!! Pour le diner je finis le sandwich de la veille.
A l'issue de cette première journée, malgré les kilomètres de marche, mes pieds ne sont pas en trop mauvais état. Demain, j'ai prévu d'aller au zoo et de prendre mon temps. Pas de contrainte horaire. A la météo, on prévoit grand beau et autour de 35°C. C'est encore supportable….
JOUR 3- MARDI 7 AOUT 2012
Petit déjeuner gourmand au buffet de l'hôtel. Je suis accueillie par le sourire de Carole, l'hôtesse de salle. On papote un peu et c'est sympa. Vers 9 h 30, je me rends à Metro Center pour attraper la ligne rouge direction Shady Grove, arrêt Woodley Park Zoo/Adams Morgan.
La sortie de la station est impressionnante car l'escalator n'en finit pas, un peu comme ceux de Londres. Si çà tombe en panne, on est mal …lol Ensuite, il faut marcher un bon kilomètre pour rejoindre le zoo. Je confirme : les stations de métro à Washington sont très éloignées les unes des autres, ainsi que des lieux de visite….
J'arrive tranquillement au zoo vers 10 h 30. J'achète le plan des lieux. A l'entrée, il y a une animation chez les guépards, pas loin. Je vais à l'enclos et on voit deux BB guépard en pleine action. C'est trop mignon et je reste un bon moment. Le safari photo commence….
Les vedettes du zoo sont les pandas géants. C'est la première fois que je vais en voir. Ces deux gros nounours sont en train de déjeuner. Ils avalent leur ration bambou et on les voit derrière une vitre. Je repasserai plus tard… Je vais voir d'autres enclos, où les soigneurs donnent des explications.
Après la pause déjeuner, je me rends chez les fauves. Des lions, des tigres, des léopards…. Leurs enclos sont très vastes et les bêtes ne sont pas les unes sur les autres. Avec mon zoom de 500, je parviens à faire quelques images sympas. J'adore les félins….
Après les gros chats, retour aux pandas qui ont fini par sortir, puis direction le bâtiment des lémuriens où je craque littéralement pour un petit suricate qu'on dirait tout droit sorti d'un dessin animé. Je ne compte pas le temps passé à l'observer car il est vraiment très drôle. Je zappe le vivarium et la collection de reptiles, phobie de tout ce qui rampe oblige… Je préfère aller voir l'orang-outan qui fait le pitre sur un câble.
Ce zoo vaut vraiment le détour et en plus il est gratuit.
Bien sûre, je ne repars pas les mains vides : passage (presque obligé) par une des boutiques du parc. Rayon des peluches. Il y en a de toutes les tailles et pour tous les goûts et à tous les prix. J'adopte un panda et un koala estampillés "Smithonian Institute". Trop craquants….
Entrée au zoo vers 10 h 30, j'en ressors vers 16 h. Re 1 km de marche pour aller jusqu'au métro puis 10 mn de train plus tard, je suis de retour à l'hôtel où je dépose vite fait mes peluches.
Direction le Musée de l'Air et de l'Espace qui ferme à 19 h aujourd'hui. Çà, c'est cool. Je dispose donc de trois bonnes heures pour la visite. Cette foi-ci, je prends le métro en face de l'hôtel. Ligne orange, direction New Carolton, arrêt Pierre L'Enfant Plaza.
Cette station est la station de correspondance pour toutes les lignes du métro. Il y a 2 ou 3 sorties. Et, comme de bien entendu, je ne prends pas la bonne. Ce qui fait que je me retrouve dans je ne sais pas quelle rue, en face d'un pont ferroviaire. Où suis-je ? Dans quelle galère me suis-je fourrée ? En plus, l'endroit est quasiment désert. Un point carte s'impose, et je finis par rencontrer un passant qui me remet sur le bon chemin. Thank you Sir !!! Ils sont vraiment sympas les Américains…. Il me faut tout de même une bonne vingtaine de minutes de marche pour atteindre le musée. Je maudis cette plaza.
Malgré une visite des lieux au pas de charge lors d'un passage à Washington en 1998, j'en avais gardé un super souvenir. M'y revoilà, et je là, savoure ….
Ce musée est juste GE-NIAL. Pas besoin d'avoir des connaissances approfondies en aviation pour le visiter. Moi, ce qui m'intéresse surtout c'est la partie consacrée à la conquête de l'espace Et là je me délecte . Gemini, Mercury, Apollo, le labo Skylab… Tout y est. Les échantillons de sol lunaire… GE-NIAL !! C'est tellement bien présenté et expliqué…. Le clou de l'expo demeure le module d'alunissage…
Photo souvenir en fin de visite devant le module d'alunissage et la reconstitution du fameux exploit, puis direction la boutique pour l'achat d'un nounours astronaute estampillé NASA (mais made in China) Je sors quelques minutes avant la fermeture des lieux.
Comme il fait presque bon, je rentre tranquillement à l'hôtel via les jardins du Smithonian Castle puis le long du Museum Row La balade est agréable, mais elle donne faim. Et puis, à deux pas de l'hôtel, il tombe une méga averse qui me trempe de la tête aux pieds en une fraction de seconde. C'est toujours impressionnant ces sortes d'averses tropicales.
Pour le dîner je me contenterai d'une petite salade. Je précise bien SMALL BALL au comptoir du restau. Heuhh ??? Vue la taille du bol, il y en aura pour deux fois…. Mais j'ai un frigo dans la chambre. TOUJOURS prendre une chambre avec un frigo quand on voyage en Amérique….
Plus sérieusement, non seulement je suis vraiment claquée, mes j'ai aussi les pieds vraiment cloqués, en dépit des chaussures confortables… Il est temps de faire intervenir Dr Compeed ….
Demain au programme, c'est Alexandria avec Mount Vernon et Georgetown l'après-midi. Dans l'immédiat, c'est trempette dans la piscine et réparation des pieds.
JOUR 4 – MERCREDI 8 AOUT 2012
Après une bonne nuit de repos, mes pieds sont aptes à reprendre la marche.
Je dois être à Alexandria pour 10 h. Le métro y mène directement.
Arrivée là-bas, c'est sans me presser que je remonte la rue principale qui part de la station de métro et qui mène à la marina, sur la rive du Potomac. Hélas, quand j'arrive à l'embarcadère pour Mount Vernon, le bateau vient de partir. Et c'est la seule liaison de la journée. Arfff ! Faudra que je revienne.
Pour consolation, j'explore la vieille ville. Il y a de très beaux bâtiments et je découvre une rue pavée de galets. Il y a beaucoup de restaurants, d'antiquaires et d'artisans. Alexandria est une ville assez plaisante.
Comme j'ai manqué le bateau, du coup, j'ai l'après-midi pour faire autre chose.
Je reprends le métro pour me rendre à Georgetown, arrêt FOGGY BOTTOMS. Seulement voilà : de là, c'est la super galère pour se rendre dans le vieux Georgetown. On est sur un nœud de voies rapides ; et il n'y a pas de trottoirs. J'avais oublié que les villes américaines ne sont pas faites pour les piétons. Inutile d'insister. Et les indications de mon guide ne sont pas très claires Je reprends le métro pour rentrer.
Vu qu'il n'est pas trop tard, après une courte pause boisson au bar, je reprends le métro (le pass est largement amorti) pour aller à la National Gallery of Art. Je dispose d'une heure trente pour visiter le musée avant sa fermeture. Je fonce donc voir les œuvres qui m'intéressent le plusc'est-à-dire, les peintures impressionniste. Le musée en possède une très belle collection qui est peut-être plus importante que celle du MET de New York. Je me régale. C'est sûre, j'y reviendrai pour une visite approfondie, car ce qu'il y a de bien à Washington, c'est que les musées dépendant du Smithonian sont gratuits.
En retournant à l'hôtel, je passe à un guichet pour réserver un tour nocturne de la ville. J'avale vite fait un burger avant de monter dans l'espèce de trolley bus.
Je suis un peu déçue par le tour, car les arrêts sont peu nombreux. Je ne capte que quelques mots de ce que raconte le chauffeur guide. Pas évident. Cependant, ce tour me permet de voir les monuments principaux sous un autre angle et de faire quelques photos de nuit assez sympas. Arrêt au Lincoln Memorial que je rêvais de voir. C'est magnifique et je suis toute émue d'être là, même si la "reflecting pool" est en travaux.
Retour à l'hôtel vers minuit, avoir après avoir demandé au chauffeur de me déposer à la Maison Blanche, arrêt plus près de l'hôtel que l'arrêt final. Ainsi, je fais quelques photos nocturnes en plus. Même à cette heure-là, il y a encore quelques touristes et je ne me sens absolument pas en insécurité pour regagner l'hôtel. J'évite de passer par Lafayette Square, c'est tout. Je finis cette longue journée complètement H.S et j'ai les pieds complètement délabrés.
Pour info : il y a une boutique Mephisto (oui, oui, les chaussures Méphisto de France ) à Dupont Circle. J'y ai acheté une paire de sandales en fin de séjour et je vous parle pas de la tête du vendeur quand il a vu tous mes pansements !!!
JOUR 5 – JEUDI 9 AOUT 2012
Aujourd'hui, je décide de prendre mon temps et je fais la grasse mat'. Les pieds sont un peu douloureux, mais c’est supportable. C'est donc tranquillement que je marche vers le musée d'Histoire américaine qui n'ouvre pas avant 11 heures.
C'est un musée super intéressant et immense. On y voit plein plein choses susceptibles d’intéresser petits et grands, dont Kermitt la grenouille…
Quant à moi, la partie consacrée à l'indépendance américaine est très instructive. Et puis il y a le moment d'émotion pour tous les américains (et un peu pour moi aussi) : la salle de la Star Spangled Banner. Le drapeau exposé est conservé religieusement ainsi que l'original des paroles de l'hymne national (photos interdites).
Je sors vers 16 h, après une pause sandwich-salade au restau. La portion est généreuse. Ça tombe bien ; j'ai très faim car je n'ai pas pris de petit déjeuner.
Dehors, il fait hyper chaud. Une vraie fournaise. Pas loin de 40°C si j'ai bien fait la conversion farenheit/celsius. J'arrive à l'hôtel vers 18 h en mangeant une glace en chemin. Puis trempette dans la piscine.
Ce soir, je teste le restau de l'hôtel et je commande le burger du menu "enfant". Mouais … la taille du burger est quand même imposante. Ceci dit il est très bon, accompagné de pommes paille et de coleslaw maison. Je me fais également plaisir avec un verre de bon vin californien.
Mais après ce repas, si je ne fais pas de marche digestive, je ne passerai pas une bonne nuit….
Si tôt dit, si tôt fait. Me voilà repartie… Direction le Washington Monument. L'orchestre symphonique des Marines y donne un concert promenade. Je m'installe sur le gazon parmi la foule. Et je me prends à entonner avec les gens les airs patriotiques: "Anchors aweigh", "Montezuma"... Les gens assis près de moi me font partager leur partition. Trop génial de vivre un tel moment.
Après quoi, je me dirige vers le Jefferson Memorial. La nuit est tombée. Je marche d'un pas alerte, mais je ne suis pas seule à faire la balade. Il fait bon. Ce mémorial est un peu moins fréquenté que le Lincoln's et j'apprécie. La veille au soir, je l'avais vu sous un autre angle, côté Martin Luther King's Memorial. J'aime la solennité du lieu.
Après quelques photos, je me mets en mode marche sportive pour retourner jusqu'au Washington Monument et je fais un arrêt au World War II Mémorial. De nuit c'est sublime. Il y a encore des visiteurs à cette heure avancée.
Je marche ensuite pieds nus jusqu'au Washington Monument. Pur bonheur. Je profite de la fraîcheur. C'est agréable. Le gazon est délicieusement humide. Du coup, je rentre assez tard à l'hôtel.
Une fois de plus, ce fut une belle journée.
JOUR 6 – VENDREDI 10 AOUT 2012
Et si je prenais le métro pour aller jusqu'à Aquatic Gardens pour photographier quelques nénuphars. Mais à peine ai-je mis le nez dehors qu'il se met à pleuvoir. Changement de programme. Du coup je vais me réfugier à l'hôtel Willard que je visite. L'intérieur est superbe mais je ne trouve pas l'ambiance particulièrement chaleureuse. Je ne m'attarde donc pas car la salle du restaurant –celle qui m'intéressait plus que tout autre endroit de l'hôtel- n'est pas ouverte. Je verrai si je peux revenir plus tard…
Je file donc sur Chevy Chase, quartier shopping chic de Washington car je dois me rendre chez Tiffany pour y acheter mon cadeau de diplôme : mon "graduation gift" comme on dit. Le quartier m'apparaît plutôt triste, bien que le soleil se montre. Quant à la boutique Tiffany, elle est rikiki, mais j'en sors avec un petit bracelet en argent à un prix raisonnable (autour de 150 dollars)
Je retourne au centre de DC et je vais poursuivre ma visite de la National Gallery of art.
J'ADORE ce musée où on peut se poser sur des bancs et des chaises dans des patios intérieurs. Avec le bruit de l'eau d'une fontaine, c'est très relaxant et on perd la notion du temps.
Je ne suis habituellement pas fan d'art contemporain mais là, je me régale. J'admire la pureté des volumes, l'agencement de l'espace et la luminosité du bâtiment. Les mobiles de Calder sont impressionnants et les toiles de Mirò éclatantes de couleur. J'y reste pendant un long moment.
En fin d'après-midi, je me rends dans les jardins du musée. Et c'est en prenant un bain de pieds dans le bassin et en sirotant un verre de sangria que j'assiste à un concert de jazz de bonne facture. Il fait toujours aussi chaud, mais c'est plus supportable qu'hier.
Dans le parc, d'autres chefs-d'oeuvre m'attendent, dont une des entrées du métro parisien signée Guimet,
Pour rentrer, je reprends le métro. Et je file à la librairie Barnes & Nobles où j'achète quelques chroniques de voyages en anglais. Ce faisant, je découvre un petit livre de photos hilarantes sur les chats : "The bad cats". Je suis morte de rire en le feuilletant. Et je l'achète car j'adore les chats. Il y a aussi "the bad dogs" dans la même collection, mais je suis moins chienchiens… Je m’installe au café Starbuck qui se trouve au premier étage de la librairie pour bouquiner un peu. Et je me plonge dans les photos des "bad cats". Je tente de contenir mon fou rire mais je manque de m'étouffer avec mon café ....
Je décide de passer la soirée autour du Capitol (j'y vais en métro). La nuit commence à tomber et les façades des bâtiments commencent à s'allumer. Belles photos de nuits en perspective…. Mais c'est vite fait.
Je rentre tôt mais pas de piscine ce soir. Je dîne vite fait et je vais me coucher direct.
Jour 7 – SAMEDI 11 AOUT 2012
Aujourd'hui, exploration de Dupont Circle. C'est un quartier vraiment sympa avec des petits commerces et plein de maisons colorées.
Je visite une maison transformée en musée privé : The Philiip's Collection qui possède quelques peintures impressionnistes intéressantes , dont un superbe Renoir, "le déjeuner des canotiers" et des œuvres contemporaines auxquelles je n'accroche pas trop.
Je ne passe donc qu'une petite heure dans les lieux.
Ensuite je pars me balader sur l'artère principale de Dupont Circle : Ambassy Row : le quartier des ambassades qui recèle quelques trésors d'architecture. Certaines maisons sont vraiment très belles. Je m'arrête au hasard dans la cour de l'une d'elles. La porte était ouverte alors je suis entrée. Et c'est comme ça que je me retrouve à visiter Anderson House qui est le siège de l'ordre des Cincinnatus.
Cette maison est pleine des souvenirs de Lafayette et de Washington. Venant de France et étant passionnée d'histoire, j'y suis merveilleusement accueillie, notamment par une volontaire française expatriée et ancienne prof. On m'offre le thé, on me dédicace un livre ... que du bonheur... Avant que je parte, nous célébrons l'amitié franco-américaine en faisant la petite photo de groupe autour du buste de Lafayette et des drapeaux français et américain.
En sortant, je fais un point carte et je me rends compte que je ne suis pas très loin de Georgetown. Allez ! Renseignements pris, je tente le coup et je marche jusque là-bas.
Je relève le chemin dans mon inséparable petit carnet de notes, ça pourrait m’être utile de nouveau (et aux autres aussi)…
Je prends par P Street, puis M Street pour arriver sur l'artère principale : Wisconsin Avenue.Je note bien le parcours, parce que c'est un bon plan que le Routard n'indique pas … ou alors, j'ai zappé en lisant. Le parcours est jalonné de jolies maisons et comme on est dans un quartier résidentiel, c'est tout calme. C'est agréable.
Je tente de descendre jusqu'au Potomac, mais l'avenue n'en finit pas. Las, je rebrousse chemin pour rentrer. Je regagne la station de métro de Dupont Circle. C'est un peu long J'ai encore dû faire un paquet de kilomètres … J'apprends que si le métro ne va pas jusqu'à Georgetown, c'est que les habitants n'en n'ont pas voulu.
Je décide de descendre à Chinatown. La station de métro est plus gaie que les autres stations qui sont uniformes et mornes.
Bon : mis à part la grande porte qui marque l'entrée du quartier, circulez, y a rien à voir. C'est très petit et ça sent le graillon : c’est vrai, c’est l’heure de dîner et il y a de nombreux restaus.
Je finis la journée à la Maison Blanche qui n'est pas très loin (enfin… question d'appréciation perso) et je fais un petit tour et quelques achats à la boutique officielle.
Pour Info : Si vos achats atteignent un montant de 15 dollars (on y est vite arrivé), vous avez le droit de vous faire photographier assis au bureau présidentiel ou au pupitre de conférence estampillé "Oval Office" avec votre propre appareil, mais par un photographe professionnel. Le nombre de photos est en fonction du montant des achats. C'est amusant. Ça fait un souvenir sympa. Mais il faut être patient car il y a beaucoup de monde à avoir la même idée...
J'achète quelques petites choses et un "superbe" tapis de souris "Commander in Chief" : de quoi frimer au bureau … Du coup, j'ai droit à cinq photos...
Retour à l'hôtel en fin de journée et petite trempette dans la piscine.
Je dine au restau de l'hôtel : mesclun de salade avec des fraises et de la mangue, vinaigre de framboise, toast grillé. L'assiette est généreuse et je me régale tout en dégustant un verre de vin californien N'y manquait que la petite tranche de foie gras … On ne peut pas tout avoir. Bonjour à tous
JOUR 8 – DIMANCHE 12 AOUT 2012
Matinée relaxe que je vais passer à Eastern Market, derrière le Capitol, pas très loin de la caserne des Marines.
Pour infos : du 3 mai au 30 août, si vous êtes intéressés, il est possible d'assister à la parade des marines le vendredi soir. Pour avoir vu une de leur démonstrations au cours d'un festival militaire à Londres il y a quelques années, je peux vous assurer que c'est vraiment très spectaculaire. D'ailleurs, Clint Eastwood pour son film "Les hommes d'honneur" en a fait sont générique de début. Mais il faut réserver longtemps à l'avance, surtout pour les "non américains". Dans le cas contraire, il vous faudra arriver plus d'une heure à l'avance pour avoir une chance d'avoir des places. Mais ce n'est pas garanti. Voici le site : www.barracks.marines.mil/ParadeSchedule.aspx . Je remercie encore les gens que j'ai rencontré lors du concert du jeudi 9 août pour m'avoir donné le tuyau.
Je passe un bon moment au marché. C'est plein de couleurs, comme j'aime. Autour des halles, il y a le marché des artisans et le marché aux puces. On peut chiner des vieux objets de la vie quotidienne américaine. C'est très instructif. L'ambiance générale est sympa et bon enfant. Et si vous êtes en "mal de la France", rendez-vous au café Montmartre qui est à deux pas du marché. Mais c'est bondé le dimanche (brunch oblige)...
Sans me presser, je redescends jusqu'à la gare. Je m'installe au food-court pour déjeuner et je déguste un super poulet cajun au citron accompagné de riz. Trop bon.
Je rentre à l'hôtel vers 16 h pour faire une petite pause en attendant que passe la grosse chaleur. En fin d'après-midi, je repars pour une grosse balade jusqu'au Lincoln's Memorial, en longeant la Reflecting Pool en travaux.
En chemin, je m'arrête au mémorial de la guerre du Vietnam et celui de la guerre de Corée. Très poignant.
Je mange un sandwich sur les marche du Lincoln's Memorial qui est aussi impressionnant de jour que de nuit. Il y a énormément de monde. Puis je m'en vais tranquillement au WW II mémorial. Il fait encore très chaud en cette fin d'après-midi. Alors comme tout le monde, je trempe mes pieds dans le bassin. Je lézarde.
De retour à l'hôtel, je m'aperçois dans le miroir que je suis aussi grillée que si j'étais passée au barbecue. Vite, de la crème …
Ce fut encore une journée bien agréable.
JOUR 9 – LUNDI 13 AOUT 2012
Sniff !!! Je dois dire au revoir à mes nouveaux amis…
Afin de pouvoir visiter tranquillement le Udvar-Hazy Center qui n'est ouvert que de 10 h à 17 h, je prends un taxi pour changer d'hôtel. Mais avant, je me rends acheter quelques souvenir et dans une boutique, je dégote un "patriotic bear" (nounours patriotique), une peluche en uniforme qui chante l'hymne des marines en se tortillant et en remuant la bouche. Trop drôle. Mais avant d'acheter, j'en fais fonctionner plusieurs. Quelle chorale !!! Dans le magasin, c'est la grosse rigolade, mais cette bonne blague de sale gamine fait les affaires du commerçant : les gens achètent...
Je passerai cette dernière nuit à l'Holiday Inn de Dulles d'où je dois décoller le lendemain. C'est cette raison qui a motivé mon choix. Parce que pour le reste, c'est un hôtel de passage pour 1 nuit ou 2 qui n'a rien d'extraordinaire si ce n'est une piscine : appréciable car il fait encore très chaud.
Si tôt les bagages déposés dans la chambre, je prends la navette gratuite de l'hôtel pour aller au fameux musée qui n'est accessible qu'en voiture. Le métro ne va pas jusque-là. De plus, j'indique qu'il n'y a pas de consigne à bagage. J'arrive au musée vers 13 h.
Que dire, sinon que c'est un endroit FA-BU-LEUX !!!. Il y a toutes les sortes d'avions : des petits, des gros, des très gros … il y a même un exemplaire du Concorde. Je vois les Tomcat F14 et F16, (ceux de Top Gun), un Mig, un avion espion …. Whaow, whaow, whaow...
Je me laisse tenter par un petit coup de simulateur de vol (payant) C'est le super pied !! J'en perds la boule que je j'essaie de fixer du regard durant un tonneau. Trop fort !! En sortant du simulateur, je titube un peu. Le technicien a été gentil et ne m’a pas mise en mode « Top Gun »…lol. Je recommande cette expérience…
Bien entendu, le clou de la visite, c'est la navette Discovery. Hé : c'est pour ça que je suis venue… Face à ce formidable engin, je suis sans voix. Quelle Aventure que celle de la Navette !! Je photographie sous tous les angles. Ah ! J'aurais bien aimé voir comment c'est dans le cockpit. Peut-être que c'est possible à Cap Canaveral ? J'irai faire un tour là-bas un jour.
Autour de Discovery, il y a d'autres engins de l'espace : un labo Skylab, une capsule d'amerrissage … C'est très complémentaire de ce qui est exposé au musée de l'Air et de l'Espace au centre Washington.
Pour infos : si vous passez par New York, vous pourrez voir la navette "Enterprise" sur le pont du porte-avions du même nom. A la différence que "Enterprise" est un prototype et n'est jamais allé dans l'espace.
Je termine la visite de ce fabuleux musée vers 17 h. Inoubliable. Dans la boutique de souvenirs on trouve des combinaisons d'astronaute pour les gamins; dommage c'est plus de mon âge … J'achète la mug avec la phrase "failure in not an option"( l'échec n'est pas envisageable –mission Apollo 13) À méditer ....
Le soir, après une petite brasse dans la piscine, c'est burger frite chez Wendy's, sur le parking de l'hôtel. J'ai pas voulu aller chez MacDo parce que je connais.
Mal m'en a pris. Ce fut une expérience abominable. Je n'ai jamais rien mangé d'aussi dégueulasse ! Les frites étaient grasses et trop salées ; je les ai essuyées quasiment une par une dans la serviette en papier. Le burger était gras. Et la limonade avait un gout de chiotte…
JOUR 10 – MARDI 14 AOUT 2012 - Clap de fin....
Que dire du petit déjeuner de l'hôtel qui était inclus dans le prix de la chambre ? Les pancakes sont arrivés dégoulinant de crème fouettée. Beurk !!! Je me contente du jus d'orange à peu près potable… Je tiens pas à être malade dans l'avion.
C'est sans regret que je quitte le Holiday Inn pour me rendre à l'aéroport.
Voilà : c'est fini …. J'ai fait un super séjour, j'ai croisé plein de gens formidables, j'ai vu plein de choses, mais il m'en reste encore beaucoup à voir.
Je ne suis pas encore rentrée à la maison que je planche déjà sur le prochain voyage… Et si je poussais plus à l'Ouest ??
Depuis, j'y suis allée et je vous en ai fait le récit en direct.
Voici le récit de mon séjour à Washington en aout 2012, avec mes remerciements au forumeurs qui avaient bien voulu répondre à mes quelques questions lors de la préparation du séjour.
En guise d'introduction : Quand je suis rentrée de New York le 10 septembre 2011, je n’avais qu’une idée : repartir. Je n’allais pas retourner à New York, bien que je fusse tentée : cette ville est tellement magique. On me fit une suggestion : « toi, la passionnée d’histoire, pourquoi tu n’irais pas à Washington ? » Ben oui, tiens ! En voilà une idée qu’elle est bonne. Ni une ni deux, j’enquête sur les différents forums et mon séjour prend forme. Ensuite, je recherche un hébergement et je constate qu’en aout, comme les institutions américaines sont en vacance, le prix des hôtels est abordable, et puis, je ne veux pas loger n’importe où.
Pour le vol, le meilleur tarif annoncé, c’était sur Air France avec en « plus » le trajet à bord du A 380. Whaow.
Alors le dimanche 5 aout 2012, à 6 h du matin, me voici dans le minibus qui m’emmène à Roissy d’où je dois décoller vers 11 h…
Prêts pour une nouvelle découverte ? … C’est parti…. Voici les notes prises sur le vif dans mon inséparable petit carnet à spirales.
JOUR 1- DIMANCHE 5 AOUT 2012
Je rejoins Roissy en navette. Je dois être au terminal 2 E pour 7h30. Si tôt arrivée, je dépose mon sac de 12 kg au comptoir Air France/Delta, puis je passe les contrôles. C'est assez rapide. Ensuite, direction la porte n°L30 Liaison par train interne (je ne trouve pas d'autre nom) pour rejoindre le terminal où je dois embarquer à bord du gros A380. Cependant, rejoindre la salle tient du parcours du combattant, car les couloirs sont longs et semblent ne pas en finir.
L'embarquement est prévu pour 10 h 50, alors je passe le temps comme je peux. J'admire "la bête". C'est la première fois que je vois le A380 en vrai. Il est vraiment très beau.
10 h 50 : ouf ! L'embarquement commence. Je suis installée sur le pont supérieur. Un siège côté couloir, en queue d'avion.
Première impression : je suis surprise par l'espace disponible pour étendre mes jambes, même avec mon (gros) sac à main à mes pieds. Par contre à cet endroit de l'avion, les coffres à bagages ne sont pas très grands. Heureusement que j'ai un sac souple style pliage, sinon, ça ne rentre pas. Ce qui me surprend, ce sont les caméras embarquées qui permettent de voir les phases de décollage et d'atterrissage. C'est trop bien. Mon voisin n'est ni très causant, ni très remuant. Çà tombe bien, car de mon côté, comme je suis toujours un peu anxieuse chaque fois que je prends l'avion, je dois avaler un petit truc pour dormir après le repas servi à bord. Le temps que mon médoc fasse effet, je descends voir à quoi ressemble le pont principal. Ça me dégourdit les jambes. Après quoi, dodo jusqu'à l'arrivée.
On se pose à Dulles vers 12 h 30 heure locale. Commence alors la course pour sortir de l'aéroport. Le satellite d'arrivée est relié au reste de l'aéroport par un autobus. On roule quelques minutes sur le tarmac vers la sortie et les contrôles. À ma grande surprise, le passage de la douane est assez rapide. Je n'y passe pas 2 heures comme l'an passé à New York. A la question " quel est le but de votre voyage ?", je réponds que je viens étudier un bout de l'histoire américaine. Grand sourire du douanier qui se fend d'un large sourire. Ah !! Ils aiment bien les américains qu'on s'intéressent à leur pays ....
Après la récup des bagages, je me rends au comptoir SUPER SHUTTLE pour prendre la navette que j'ai réservée depuis la France. On m'attribue un numéro de véhicule et je suis rapidement appelée. Premiers pas hors de l'aéroport. Whaow !!! Quelle chaleur !!! J'ai l'impression d'être dans un four. Quel contraste avec l'intérieur climatisé de l'aéroport. J'en suffoque.
En route pour le centre ville. On est dimanche en début d'après-midi, il n'y a pas beaucoup de circulation et j'arrive à mon hôtel vers 15 h. J'ai réservé à l'hôtel Hilton Garden Inn. J'y suis très bien accueillie.
Ma chambre est prête. Je suis au 6ème étage sur l'arrière du bâtiment et avec vue sur la soufflerie de l'air conditionnée. Pas top, mais pas grave. C'est juste pour dormir. La chambre est assez grande pour moi toute seule et je dispose d'un réfrigérateur ainsi que d'un four micro ondes. Il y a une cafetière et des verres, mais pas de couverts. Comme j'ai pensé à tout, j'ai apporté mes couverts en plastique.
Une fois changée et rafraîchie je descends pour partir faire mes premières découvertes. A la réception on me remet un plan des alentours.
Cap sur la Maison Blanche. L'hôtel est tout près (situation idéale pour pas très cher car on est en août). Comme je suis une bonne marcheuse, j'y suis en moins de 10 minutes. Bonne surprise : l'accès par Lafayette Square est piéton, ce que j'ignorais.
Purée … çà y est, cette fois j'y suis. Premières photos. Premiers souvenirs devant la grille de "the White House" Première rencontre aussi avec les petits écureuils locaux. Ils sont tous mimis. Lafayette Square est sympa. Je sens que je vais y revenir souvent..
Je me perds dans le coin. Je fais le tour du pâté de bâtiments officiels et je me retrouve au Washington Monument. Au loin se profilent les courbes de la colonnade de la Maison Blanche. Les gens sont tenus à bonne distance, mais j'ai un zoom de 500. Il y a des policiers partout. Il y en a qui patrouillent à cheval. C'est toujours un plaisir d'échanger quelques mots avec ces policiers qui se laissent prendre en photo la plupart du temps.
Ces premiers instants ne sont que du bonheur. De plus le ciel a viré à un dégradé de couleurs bleu et gris annonçant un orage. Ce ciel donne une belle lumière sur laquelle se détache la courbe de la colonnade de la Maison Blanche. Sous ce ciel, sa blancheur est éclatante. Superbe ! Je marche, je marche …. Je fais le tour de l'obélisque qui est fermé à la visite pour cause de travaux suite au tremblement de terre de l'an passé. Je peux voir la coupole du Jefferson Memorial au loin, ainsi que les lignes du Lincoln Mémorial. Çà parait si près à première vue….
Je me déchausse pour marcher pieds nus sur la pelouse. Comme c'est délicieux. Une éternité que je n'avais pas fait çà !
Oops !! Quelques gouttes. Bon, faut que je pense à remonter. Et là je vais un peu au hasard en m'orientant avec mon plan. Tiens ! Me voilà au début du Museum Row. Au loin se profile le Capitole où j'ai rendez-vous le lendemain matin Allez ! Encore quelques photos. Vive le numérique !
Point carte : je ne suis qu'au tout début de 14th Street NW et l'hôtel se trouve au 800. Çà fait un paquet de blocs à remonter. Il commence à pleuvoir et à tonner. Je ne traîne pas. J'arrive juste avant la grosse averse, en espérant que mon séjour ne sera pas trop pourri par la pluie. Mine de rien : il est quand même près de 20 h quand je termine cette première balade. Je vais acheter vite fait un sandwich chez Cosi, juste à côté de l'hôtel. Mais je n'ai pas très faim et je finis sérieusement par être fatiguée. Je finirai le sandwich demain.
Demain : réveil à 7 h.
JOUR 2 LUNDI 6 AOUT 2012
J'ai réservé la visite guidée du Capitol pour 9h30 et, d'après ce que j'ai compris dans les instructions, mieux vaut arriver bien avant pour passer les contrôles de sécurité de l'entrée qui peuvent être assez long. Contrairement à New York l'an passé, je ne me réveille pas à 3 h du matin. Je passe une bonne nuit, bercée par le ronronnement des ventilateurs extérieurs de la clim. Il y pire comme bruit.
Je me pose la question : métro ou marche ? Bien que la station soit juste en face de l'hôtel, je n'ai pas eu le temps d'acheter mon pass et je crains de perdre du temps à comprendre le fonctionnement de la machine automatique et, par conséquent, d'arriver en retard. Or, j'ai horreur d'être en retard, même en vacance..
Je me décide donc pour la marche. Après un copieux petit-déjeuner, chaussée de mes super "DK..à fond la forme", me voilà partie à descendre 14th street jusqu'à attraper Pennsylvania Avenue pour remonter jusqu'au Capitol. Je ne m'attarde pas. Je trace De plus, il pleut légèrement : une petite bruine, mais pas de quoi sortir la cape de pluie.
J'arrive pile poil pour 8 h 45 sur le parvis du Capitol qui est désert. Quelle étrange impression de ne voir quasiment personne. Sur le moment, je me demande si je suis au bon endroit. Oui, me renseignent des touristes américains. On fait une petite photo souvenir avant de se rendre à la rampe d'accès souterraine. Et là, contrôles comme à l'aéroport. Il y a pas mal de monde. Le hall d'accueil des visiteurs c'est WHAOWWW !!! Grandiose ! Je me rends au guichet des visites réservées par internet où l'on me remet un badge avec l'heure de la visite de mon groupe et le lieu de rendez-vous. J'ai du temps pour faire quelques photos avant d'y aller.
La visite commence par la projection d'un film en anglais sur les institutions américaines et leur fonctionnement. Je le trouve très intéressant. Et puis, je suis là pour çà. Comprendre comment fonctionne ce pays.
Ensuite, c'est la visite guidée. On est équipé d'un casque récepteur car le guide parle dans un micro. Hélas, je ne saisis pas tout. Mais ce que je vois, c'est juste grandiose. La coupole, quelle merveille !!! Hélas, pas trop le temps de s'attarder pour prendre des photos. Je trouve la visite des lieux un peu trop rapide. Il faudra que je revienne en visite libre si j'en ai le temps. Du Capitol je me rends ensuite à la bibliothèque du Congrès via un long tunnel.
Le hall de la bibliothèque est magnifique. J'explore. Et c'est au travers de la vitre d'une tribune que je découvre la coupole, dont l'accès est interdit aux visiteurs, car c'est là que se trouvent les livres et l'espace de travail. Je prends discrètement une photo dérobée des lieux (car il y interdiction de photographier mais en plus de mon bridge, j'ai un petit appareil pour ces cas-là).
Pour retourner au Capitol par le tunnel, il me faut de nouveau passer des contrôles. Pas grave ; c'est comme ça …
Avant de sortir du Capitol, je me balade un peu dans les boutiques de souvenirs. Rien de bien original et c'est très cher.
Il est autour de 15 h, il s'est mis à faire beau et chaud. Pour la suite de la journée, j'ai prévu de me rendre au jardin botanique, qui est à deux pas. Je fais quelques photos du parc du Capitol. J'aime beaucoup ces grandes étendues de pelouse. Je photographie le bâtiment sous tous les angles. Je trierai les photos plus tard. Comme hier, je marche pieds nus sur l'herbe.
Le jardin botanique présente une magnifique collection d'orchidées. Ce sont mes fleurs préférées. Il y en a de toutes les couleurs et de toutes les formes. Je suis au paradis… La section consacrée aux cactus n'est pas mal non plus. Certains ont des formes étonnantes. Bref, cette visite est un pur moment de bonheur.
Vers 17 h je prends le chemin de Union Station en remontant Louisiana Street. En flânant dans un parc longeant la rue, je croise quelques écureuils. Vraiment, j'adore ces petites bébêtes Dans un bassin non loin de là, je croise un couple de scientifiques qui réadaptent à nager une petite tortue aquatique. Ils me donnent quelques explications. C'est vraiment très intéressant. Et puis c'est pas tous les jours qu'on peut caresser et tremper les pieds avec une tortue. J'ai adoré ce moment.
Enfin me voilà à Union Station, cette merveille de gare dont on parle tant. Malheureusement, le parvis est en travaux. J'entre et j'explore. L'intérieur est magnifique mais la voûte est en cours de réfection. C'est un bâtiment légèrement différent de la gare centrale de New York. La déco n'y est pas tout à fait la même J'aime beaucoup les boiseries foncées et les rampes d'escalier.
Je fais un tour dans le shopping center car il me faut d'urgence une paire de lunettes de soleil, la lumière à Washington étant très crue. Comme j'ai tendance à perdre ces lunettes tout le temps, pas question d'investir dans des Ray Ban bien que j'aime beaucoup le style. Je trouve donc des lunettes qui y ressemblent à un petit stand.
J'achète aussi quelques autres bricoles dans une boutique de souvenirs où Obama et Romney sont en vitrine… Photo souvenir … of course…en compagnie de touristes français avec lesquels je parle anglais " Excuse me Sir, could you please take a picture of me with Mr President ? Thanks a lot "…. jusqu'à ce qu'on se découvre qu'on est français, on est mort de rire. Je me disais aussi qu'ils parlaient avec un drôle d'accent ! "Yiesse oui canne"… Absolument savoureux ….
On est en fin de journée et je commence à avoir faim. Rien mangé depuis le petit déjeuner. Je descends au sous-sol explorer le food court. Pour moi, c'est un endroit surprenant qui offre de faire un tour du monde gastronomique : stands italien, grec, chinois, japonais, tex mex, végétarien, cajun…..et l'incontournable MacDo!! La plupart des stands offrent de déguster des petits (gros) échantillons -on est en Amérique- de leur plat du jour. C'est ainsi que je me laisse tenter par goûter un petit peu de tout, si bien qu'au moment de passer à table, eh bien … j'ai l'estomac rempli. Je n'en reviens pas : je viens de me faire un repas gratis…. Pour digérer, je me commande une coupe de glace XL à l'un des stands et je déguste à une table. Çà fait du bien de s'asseoir un peu car mes pieds commencent à être douloureux…
Pour rentrer à l'hôtel, je ne me sens plus du tout de marcher. Je suis vraiment H.S. Alors il est temps d'aller prendre mon metro pass pour la semaine.
Et me voici devant la machine infernale de la station Union Station Je m'y prends en trois fois pour lui faire cracher cette maudite carte. Soit c'est la machine qui ne veut pas prendre ma carte bancaire, soit c'est moi qui ne comprends pas les instructions de cette maudite machine… On m'avait prévenue : il faut s'armer de patience ou faire appel à un agent. Mais pour moi, à ce moment –là, pas d'agent en vue. Take it easy girl ! T'es en vacance..; n'empêche : un coup de pied dans le truc m'a soulagée.
Munie enfin de mon précieux pass, me voilà dans le métro. Ligne rouge, direction Shady Grove. Facile de se repérer, tout est indiqué sur des colonnes et il n'y a pas un dédale de couloirs à parcourir.
Je descends à Métro Center, à quelques minutes de l'hôtel. Si je souhaite descendre à Mac Pherson Square, en face de l'hôtel, je dois prendre une correspondance. Pour une seule station, çà n'en vaut pas la peine. J'irai plus vite à pied. Et je n'ai pas de problème d'orientation.
Il est près de 19 h quand je finis cette première journée d'exploration. Il me reste encore un peu de pêche pour aller faire trempette dans la piscine de l'hôtel qui n'a rien d'un bassin olympique. Elle est très petite, mais çà me suffit pour faire quelques brasses (4 petites brasses entre les deux extrémités ) dans le silence, car je suis seule. Hum! Qu'est-ce c'est bon !!! Pour le diner je finis le sandwich de la veille.
A l'issue de cette première journée, malgré les kilomètres de marche, mes pieds ne sont pas en trop mauvais état. Demain, j'ai prévu d'aller au zoo et de prendre mon temps. Pas de contrainte horaire. A la météo, on prévoit grand beau et autour de 35°C. C'est encore supportable….
JOUR 3- MARDI 7 AOUT 2012
Petit déjeuner gourmand au buffet de l'hôtel. Je suis accueillie par le sourire de Carole, l'hôtesse de salle. On papote un peu et c'est sympa. Vers 9 h 30, je me rends à Metro Center pour attraper la ligne rouge direction Shady Grove, arrêt Woodley Park Zoo/Adams Morgan.
La sortie de la station est impressionnante car l'escalator n'en finit pas, un peu comme ceux de Londres. Si çà tombe en panne, on est mal …lol Ensuite, il faut marcher un bon kilomètre pour rejoindre le zoo. Je confirme : les stations de métro à Washington sont très éloignées les unes des autres, ainsi que des lieux de visite….
J'arrive tranquillement au zoo vers 10 h 30. J'achète le plan des lieux. A l'entrée, il y a une animation chez les guépards, pas loin. Je vais à l'enclos et on voit deux BB guépard en pleine action. C'est trop mignon et je reste un bon moment. Le safari photo commence….
Les vedettes du zoo sont les pandas géants. C'est la première fois que je vais en voir. Ces deux gros nounours sont en train de déjeuner. Ils avalent leur ration bambou et on les voit derrière une vitre. Je repasserai plus tard… Je vais voir d'autres enclos, où les soigneurs donnent des explications.
Après la pause déjeuner, je me rends chez les fauves. Des lions, des tigres, des léopards…. Leurs enclos sont très vastes et les bêtes ne sont pas les unes sur les autres. Avec mon zoom de 500, je parviens à faire quelques images sympas. J'adore les félins….
Après les gros chats, retour aux pandas qui ont fini par sortir, puis direction le bâtiment des lémuriens où je craque littéralement pour un petit suricate qu'on dirait tout droit sorti d'un dessin animé. Je ne compte pas le temps passé à l'observer car il est vraiment très drôle. Je zappe le vivarium et la collection de reptiles, phobie de tout ce qui rampe oblige… Je préfère aller voir l'orang-outan qui fait le pitre sur un câble.
Ce zoo vaut vraiment le détour et en plus il est gratuit.
Bien sûre, je ne repars pas les mains vides : passage (presque obligé) par une des boutiques du parc. Rayon des peluches. Il y en a de toutes les tailles et pour tous les goûts et à tous les prix. J'adopte un panda et un koala estampillés "Smithonian Institute". Trop craquants….
Entrée au zoo vers 10 h 30, j'en ressors vers 16 h. Re 1 km de marche pour aller jusqu'au métro puis 10 mn de train plus tard, je suis de retour à l'hôtel où je dépose vite fait mes peluches.
Direction le Musée de l'Air et de l'Espace qui ferme à 19 h aujourd'hui. Çà, c'est cool. Je dispose donc de trois bonnes heures pour la visite. Cette foi-ci, je prends le métro en face de l'hôtel. Ligne orange, direction New Carolton, arrêt Pierre L'Enfant Plaza.
Cette station est la station de correspondance pour toutes les lignes du métro. Il y a 2 ou 3 sorties. Et, comme de bien entendu, je ne prends pas la bonne. Ce qui fait que je me retrouve dans je ne sais pas quelle rue, en face d'un pont ferroviaire. Où suis-je ? Dans quelle galère me suis-je fourrée ? En plus, l'endroit est quasiment désert. Un point carte s'impose, et je finis par rencontrer un passant qui me remet sur le bon chemin. Thank you Sir !!! Ils sont vraiment sympas les Américains…. Il me faut tout de même une bonne vingtaine de minutes de marche pour atteindre le musée. Je maudis cette plaza.
Malgré une visite des lieux au pas de charge lors d'un passage à Washington en 1998, j'en avais gardé un super souvenir. M'y revoilà, et je là, savoure ….
Ce musée est juste GE-NIAL. Pas besoin d'avoir des connaissances approfondies en aviation pour le visiter. Moi, ce qui m'intéresse surtout c'est la partie consacrée à la conquête de l'espace Et là je me délecte . Gemini, Mercury, Apollo, le labo Skylab… Tout y est. Les échantillons de sol lunaire… GE-NIAL !! C'est tellement bien présenté et expliqué…. Le clou de l'expo demeure le module d'alunissage…
Photo souvenir en fin de visite devant le module d'alunissage et la reconstitution du fameux exploit, puis direction la boutique pour l'achat d'un nounours astronaute estampillé NASA (mais made in China) Je sors quelques minutes avant la fermeture des lieux.
Comme il fait presque bon, je rentre tranquillement à l'hôtel via les jardins du Smithonian Castle puis le long du Museum Row La balade est agréable, mais elle donne faim. Et puis, à deux pas de l'hôtel, il tombe une méga averse qui me trempe de la tête aux pieds en une fraction de seconde. C'est toujours impressionnant ces sortes d'averses tropicales.
Pour le dîner je me contenterai d'une petite salade. Je précise bien SMALL BALL au comptoir du restau. Heuhh ??? Vue la taille du bol, il y en aura pour deux fois…. Mais j'ai un frigo dans la chambre. TOUJOURS prendre une chambre avec un frigo quand on voyage en Amérique….
Plus sérieusement, non seulement je suis vraiment claquée, mes j'ai aussi les pieds vraiment cloqués, en dépit des chaussures confortables… Il est temps de faire intervenir Dr Compeed ….
Demain au programme, c'est Alexandria avec Mount Vernon et Georgetown l'après-midi. Dans l'immédiat, c'est trempette dans la piscine et réparation des pieds.
JOUR 4 – MERCREDI 8 AOUT 2012
Après une bonne nuit de repos, mes pieds sont aptes à reprendre la marche.
Je dois être à Alexandria pour 10 h. Le métro y mène directement.
Arrivée là-bas, c'est sans me presser que je remonte la rue principale qui part de la station de métro et qui mène à la marina, sur la rive du Potomac. Hélas, quand j'arrive à l'embarcadère pour Mount Vernon, le bateau vient de partir. Et c'est la seule liaison de la journée. Arfff ! Faudra que je revienne.
Pour consolation, j'explore la vieille ville. Il y a de très beaux bâtiments et je découvre une rue pavée de galets. Il y a beaucoup de restaurants, d'antiquaires et d'artisans. Alexandria est une ville assez plaisante.
Comme j'ai manqué le bateau, du coup, j'ai l'après-midi pour faire autre chose.
Je reprends le métro pour me rendre à Georgetown, arrêt FOGGY BOTTOMS. Seulement voilà : de là, c'est la super galère pour se rendre dans le vieux Georgetown. On est sur un nœud de voies rapides ; et il n'y a pas de trottoirs. J'avais oublié que les villes américaines ne sont pas faites pour les piétons. Inutile d'insister. Et les indications de mon guide ne sont pas très claires Je reprends le métro pour rentrer.
Vu qu'il n'est pas trop tard, après une courte pause boisson au bar, je reprends le métro (le pass est largement amorti) pour aller à la National Gallery of Art. Je dispose d'une heure trente pour visiter le musée avant sa fermeture. Je fonce donc voir les œuvres qui m'intéressent le plusc'est-à-dire, les peintures impressionniste. Le musée en possède une très belle collection qui est peut-être plus importante que celle du MET de New York. Je me régale. C'est sûre, j'y reviendrai pour une visite approfondie, car ce qu'il y a de bien à Washington, c'est que les musées dépendant du Smithonian sont gratuits.
En retournant à l'hôtel, je passe à un guichet pour réserver un tour nocturne de la ville. J'avale vite fait un burger avant de monter dans l'espèce de trolley bus.
Je suis un peu déçue par le tour, car les arrêts sont peu nombreux. Je ne capte que quelques mots de ce que raconte le chauffeur guide. Pas évident. Cependant, ce tour me permet de voir les monuments principaux sous un autre angle et de faire quelques photos de nuit assez sympas. Arrêt au Lincoln Memorial que je rêvais de voir. C'est magnifique et je suis toute émue d'être là, même si la "reflecting pool" est en travaux.
Retour à l'hôtel vers minuit, avoir après avoir demandé au chauffeur de me déposer à la Maison Blanche, arrêt plus près de l'hôtel que l'arrêt final. Ainsi, je fais quelques photos nocturnes en plus. Même à cette heure-là, il y a encore quelques touristes et je ne me sens absolument pas en insécurité pour regagner l'hôtel. J'évite de passer par Lafayette Square, c'est tout. Je finis cette longue journée complètement H.S et j'ai les pieds complètement délabrés.
Pour info : il y a une boutique Mephisto (oui, oui, les chaussures Méphisto de France ) à Dupont Circle. J'y ai acheté une paire de sandales en fin de séjour et je vous parle pas de la tête du vendeur quand il a vu tous mes pansements !!!
JOUR 5 – JEUDI 9 AOUT 2012
Aujourd'hui, je décide de prendre mon temps et je fais la grasse mat'. Les pieds sont un peu douloureux, mais c’est supportable. C'est donc tranquillement que je marche vers le musée d'Histoire américaine qui n'ouvre pas avant 11 heures.
C'est un musée super intéressant et immense. On y voit plein plein choses susceptibles d’intéresser petits et grands, dont Kermitt la grenouille…
Quant à moi, la partie consacrée à l'indépendance américaine est très instructive. Et puis il y a le moment d'émotion pour tous les américains (et un peu pour moi aussi) : la salle de la Star Spangled Banner. Le drapeau exposé est conservé religieusement ainsi que l'original des paroles de l'hymne national (photos interdites).
Je sors vers 16 h, après une pause sandwich-salade au restau. La portion est généreuse. Ça tombe bien ; j'ai très faim car je n'ai pas pris de petit déjeuner.
Dehors, il fait hyper chaud. Une vraie fournaise. Pas loin de 40°C si j'ai bien fait la conversion farenheit/celsius. J'arrive à l'hôtel vers 18 h en mangeant une glace en chemin. Puis trempette dans la piscine.
Ce soir, je teste le restau de l'hôtel et je commande le burger du menu "enfant". Mouais … la taille du burger est quand même imposante. Ceci dit il est très bon, accompagné de pommes paille et de coleslaw maison. Je me fais également plaisir avec un verre de bon vin californien.
Mais après ce repas, si je ne fais pas de marche digestive, je ne passerai pas une bonne nuit….
Si tôt dit, si tôt fait. Me voilà repartie… Direction le Washington Monument. L'orchestre symphonique des Marines y donne un concert promenade. Je m'installe sur le gazon parmi la foule. Et je me prends à entonner avec les gens les airs patriotiques: "Anchors aweigh", "Montezuma"... Les gens assis près de moi me font partager leur partition. Trop génial de vivre un tel moment.
Après quoi, je me dirige vers le Jefferson Memorial. La nuit est tombée. Je marche d'un pas alerte, mais je ne suis pas seule à faire la balade. Il fait bon. Ce mémorial est un peu moins fréquenté que le Lincoln's et j'apprécie. La veille au soir, je l'avais vu sous un autre angle, côté Martin Luther King's Memorial. J'aime la solennité du lieu.
Après quelques photos, je me mets en mode marche sportive pour retourner jusqu'au Washington Monument et je fais un arrêt au World War II Mémorial. De nuit c'est sublime. Il y a encore des visiteurs à cette heure avancée.
Je marche ensuite pieds nus jusqu'au Washington Monument. Pur bonheur. Je profite de la fraîcheur. C'est agréable. Le gazon est délicieusement humide. Du coup, je rentre assez tard à l'hôtel.
Une fois de plus, ce fut une belle journée.
JOUR 6 – VENDREDI 10 AOUT 2012
Et si je prenais le métro pour aller jusqu'à Aquatic Gardens pour photographier quelques nénuphars. Mais à peine ai-je mis le nez dehors qu'il se met à pleuvoir. Changement de programme. Du coup je vais me réfugier à l'hôtel Willard que je visite. L'intérieur est superbe mais je ne trouve pas l'ambiance particulièrement chaleureuse. Je ne m'attarde donc pas car la salle du restaurant –celle qui m'intéressait plus que tout autre endroit de l'hôtel- n'est pas ouverte. Je verrai si je peux revenir plus tard…
Je file donc sur Chevy Chase, quartier shopping chic de Washington car je dois me rendre chez Tiffany pour y acheter mon cadeau de diplôme : mon "graduation gift" comme on dit. Le quartier m'apparaît plutôt triste, bien que le soleil se montre. Quant à la boutique Tiffany, elle est rikiki, mais j'en sors avec un petit bracelet en argent à un prix raisonnable (autour de 150 dollars)
Je retourne au centre de DC et je vais poursuivre ma visite de la National Gallery of art.
J'ADORE ce musée où on peut se poser sur des bancs et des chaises dans des patios intérieurs. Avec le bruit de l'eau d'une fontaine, c'est très relaxant et on perd la notion du temps.
Je ne suis habituellement pas fan d'art contemporain mais là, je me régale. J'admire la pureté des volumes, l'agencement de l'espace et la luminosité du bâtiment. Les mobiles de Calder sont impressionnants et les toiles de Mirò éclatantes de couleur. J'y reste pendant un long moment.
En fin d'après-midi, je me rends dans les jardins du musée. Et c'est en prenant un bain de pieds dans le bassin et en sirotant un verre de sangria que j'assiste à un concert de jazz de bonne facture. Il fait toujours aussi chaud, mais c'est plus supportable qu'hier.
Dans le parc, d'autres chefs-d'oeuvre m'attendent, dont une des entrées du métro parisien signée Guimet,
Pour rentrer, je reprends le métro. Et je file à la librairie Barnes & Nobles où j'achète quelques chroniques de voyages en anglais. Ce faisant, je découvre un petit livre de photos hilarantes sur les chats : "The bad cats". Je suis morte de rire en le feuilletant. Et je l'achète car j'adore les chats. Il y a aussi "the bad dogs" dans la même collection, mais je suis moins chienchiens… Je m’installe au café Starbuck qui se trouve au premier étage de la librairie pour bouquiner un peu. Et je me plonge dans les photos des "bad cats". Je tente de contenir mon fou rire mais je manque de m'étouffer avec mon café ....
Je décide de passer la soirée autour du Capitol (j'y vais en métro). La nuit commence à tomber et les façades des bâtiments commencent à s'allumer. Belles photos de nuits en perspective…. Mais c'est vite fait.
Je rentre tôt mais pas de piscine ce soir. Je dîne vite fait et je vais me coucher direct.
Jour 7 – SAMEDI 11 AOUT 2012
Aujourd'hui, exploration de Dupont Circle. C'est un quartier vraiment sympa avec des petits commerces et plein de maisons colorées.
Je visite une maison transformée en musée privé : The Philiip's Collection qui possède quelques peintures impressionnistes intéressantes , dont un superbe Renoir, "le déjeuner des canotiers" et des œuvres contemporaines auxquelles je n'accroche pas trop.
Je ne passe donc qu'une petite heure dans les lieux.
Ensuite je pars me balader sur l'artère principale de Dupont Circle : Ambassy Row : le quartier des ambassades qui recèle quelques trésors d'architecture. Certaines maisons sont vraiment très belles. Je m'arrête au hasard dans la cour de l'une d'elles. La porte était ouverte alors je suis entrée. Et c'est comme ça que je me retrouve à visiter Anderson House qui est le siège de l'ordre des Cincinnatus.
Cette maison est pleine des souvenirs de Lafayette et de Washington. Venant de France et étant passionnée d'histoire, j'y suis merveilleusement accueillie, notamment par une volontaire française expatriée et ancienne prof. On m'offre le thé, on me dédicace un livre ... que du bonheur... Avant que je parte, nous célébrons l'amitié franco-américaine en faisant la petite photo de groupe autour du buste de Lafayette et des drapeaux français et américain.
En sortant, je fais un point carte et je me rends compte que je ne suis pas très loin de Georgetown. Allez ! Renseignements pris, je tente le coup et je marche jusque là-bas.
Je relève le chemin dans mon inséparable petit carnet de notes, ça pourrait m’être utile de nouveau (et aux autres aussi)…
Je prends par P Street, puis M Street pour arriver sur l'artère principale : Wisconsin Avenue.Je note bien le parcours, parce que c'est un bon plan que le Routard n'indique pas … ou alors, j'ai zappé en lisant. Le parcours est jalonné de jolies maisons et comme on est dans un quartier résidentiel, c'est tout calme. C'est agréable.
Je tente de descendre jusqu'au Potomac, mais l'avenue n'en finit pas. Las, je rebrousse chemin pour rentrer. Je regagne la station de métro de Dupont Circle. C'est un peu long J'ai encore dû faire un paquet de kilomètres … J'apprends que si le métro ne va pas jusqu'à Georgetown, c'est que les habitants n'en n'ont pas voulu.
Je décide de descendre à Chinatown. La station de métro est plus gaie que les autres stations qui sont uniformes et mornes.
Bon : mis à part la grande porte qui marque l'entrée du quartier, circulez, y a rien à voir. C'est très petit et ça sent le graillon : c’est vrai, c’est l’heure de dîner et il y a de nombreux restaus.
Je finis la journée à la Maison Blanche qui n'est pas très loin (enfin… question d'appréciation perso) et je fais un petit tour et quelques achats à la boutique officielle.
Pour Info : Si vos achats atteignent un montant de 15 dollars (on y est vite arrivé), vous avez le droit de vous faire photographier assis au bureau présidentiel ou au pupitre de conférence estampillé "Oval Office" avec votre propre appareil, mais par un photographe professionnel. Le nombre de photos est en fonction du montant des achats. C'est amusant. Ça fait un souvenir sympa. Mais il faut être patient car il y a beaucoup de monde à avoir la même idée...
J'achète quelques petites choses et un "superbe" tapis de souris "Commander in Chief" : de quoi frimer au bureau … Du coup, j'ai droit à cinq photos...
Retour à l'hôtel en fin de journée et petite trempette dans la piscine.
Je dine au restau de l'hôtel : mesclun de salade avec des fraises et de la mangue, vinaigre de framboise, toast grillé. L'assiette est généreuse et je me régale tout en dégustant un verre de vin californien N'y manquait que la petite tranche de foie gras … On ne peut pas tout avoir. Bonjour à tous
JOUR 8 – DIMANCHE 12 AOUT 2012
Matinée relaxe que je vais passer à Eastern Market, derrière le Capitol, pas très loin de la caserne des Marines.
Pour infos : du 3 mai au 30 août, si vous êtes intéressés, il est possible d'assister à la parade des marines le vendredi soir. Pour avoir vu une de leur démonstrations au cours d'un festival militaire à Londres il y a quelques années, je peux vous assurer que c'est vraiment très spectaculaire. D'ailleurs, Clint Eastwood pour son film "Les hommes d'honneur" en a fait sont générique de début. Mais il faut réserver longtemps à l'avance, surtout pour les "non américains". Dans le cas contraire, il vous faudra arriver plus d'une heure à l'avance pour avoir une chance d'avoir des places. Mais ce n'est pas garanti. Voici le site : www.barracks.marines.mil/ParadeSchedule.aspx . Je remercie encore les gens que j'ai rencontré lors du concert du jeudi 9 août pour m'avoir donné le tuyau.
Je passe un bon moment au marché. C'est plein de couleurs, comme j'aime. Autour des halles, il y a le marché des artisans et le marché aux puces. On peut chiner des vieux objets de la vie quotidienne américaine. C'est très instructif. L'ambiance générale est sympa et bon enfant. Et si vous êtes en "mal de la France", rendez-vous au café Montmartre qui est à deux pas du marché. Mais c'est bondé le dimanche (brunch oblige)...
Sans me presser, je redescends jusqu'à la gare. Je m'installe au food-court pour déjeuner et je déguste un super poulet cajun au citron accompagné de riz. Trop bon.
Je rentre à l'hôtel vers 16 h pour faire une petite pause en attendant que passe la grosse chaleur. En fin d'après-midi, je repars pour une grosse balade jusqu'au Lincoln's Memorial, en longeant la Reflecting Pool en travaux.
En chemin, je m'arrête au mémorial de la guerre du Vietnam et celui de la guerre de Corée. Très poignant.
Je mange un sandwich sur les marche du Lincoln's Memorial qui est aussi impressionnant de jour que de nuit. Il y a énormément de monde. Puis je m'en vais tranquillement au WW II mémorial. Il fait encore très chaud en cette fin d'après-midi. Alors comme tout le monde, je trempe mes pieds dans le bassin. Je lézarde.
De retour à l'hôtel, je m'aperçois dans le miroir que je suis aussi grillée que si j'étais passée au barbecue. Vite, de la crème …
Ce fut encore une journée bien agréable.
JOUR 9 – LUNDI 13 AOUT 2012
Sniff !!! Je dois dire au revoir à mes nouveaux amis…
Afin de pouvoir visiter tranquillement le Udvar-Hazy Center qui n'est ouvert que de 10 h à 17 h, je prends un taxi pour changer d'hôtel. Mais avant, je me rends acheter quelques souvenir et dans une boutique, je dégote un "patriotic bear" (nounours patriotique), une peluche en uniforme qui chante l'hymne des marines en se tortillant et en remuant la bouche. Trop drôle. Mais avant d'acheter, j'en fais fonctionner plusieurs. Quelle chorale !!! Dans le magasin, c'est la grosse rigolade, mais cette bonne blague de sale gamine fait les affaires du commerçant : les gens achètent...
Je passerai cette dernière nuit à l'Holiday Inn de Dulles d'où je dois décoller le lendemain. C'est cette raison qui a motivé mon choix. Parce que pour le reste, c'est un hôtel de passage pour 1 nuit ou 2 qui n'a rien d'extraordinaire si ce n'est une piscine : appréciable car il fait encore très chaud.
Si tôt les bagages déposés dans la chambre, je prends la navette gratuite de l'hôtel pour aller au fameux musée qui n'est accessible qu'en voiture. Le métro ne va pas jusque-là. De plus, j'indique qu'il n'y a pas de consigne à bagage. J'arrive au musée vers 13 h.
Que dire, sinon que c'est un endroit FA-BU-LEUX !!!. Il y a toutes les sortes d'avions : des petits, des gros, des très gros … il y a même un exemplaire du Concorde. Je vois les Tomcat F14 et F16, (ceux de Top Gun), un Mig, un avion espion …. Whaow, whaow, whaow...
Je me laisse tenter par un petit coup de simulateur de vol (payant) C'est le super pied !! J'en perds la boule que je j'essaie de fixer du regard durant un tonneau. Trop fort !! En sortant du simulateur, je titube un peu. Le technicien a été gentil et ne m’a pas mise en mode « Top Gun »…lol. Je recommande cette expérience…
Bien entendu, le clou de la visite, c'est la navette Discovery. Hé : c'est pour ça que je suis venue… Face à ce formidable engin, je suis sans voix. Quelle Aventure que celle de la Navette !! Je photographie sous tous les angles. Ah ! J'aurais bien aimé voir comment c'est dans le cockpit. Peut-être que c'est possible à Cap Canaveral ? J'irai faire un tour là-bas un jour.
Autour de Discovery, il y a d'autres engins de l'espace : un labo Skylab, une capsule d'amerrissage … C'est très complémentaire de ce qui est exposé au musée de l'Air et de l'Espace au centre Washington.
Pour infos : si vous passez par New York, vous pourrez voir la navette "Enterprise" sur le pont du porte-avions du même nom. A la différence que "Enterprise" est un prototype et n'est jamais allé dans l'espace.
Je termine la visite de ce fabuleux musée vers 17 h. Inoubliable. Dans la boutique de souvenirs on trouve des combinaisons d'astronaute pour les gamins; dommage c'est plus de mon âge … J'achète la mug avec la phrase "failure in not an option"( l'échec n'est pas envisageable –mission Apollo 13) À méditer ....
Le soir, après une petite brasse dans la piscine, c'est burger frite chez Wendy's, sur le parking de l'hôtel. J'ai pas voulu aller chez MacDo parce que je connais.
Mal m'en a pris. Ce fut une expérience abominable. Je n'ai jamais rien mangé d'aussi dégueulasse ! Les frites étaient grasses et trop salées ; je les ai essuyées quasiment une par une dans la serviette en papier. Le burger était gras. Et la limonade avait un gout de chiotte…
JOUR 10 – MARDI 14 AOUT 2012 - Clap de fin....
Que dire du petit déjeuner de l'hôtel qui était inclus dans le prix de la chambre ? Les pancakes sont arrivés dégoulinant de crème fouettée. Beurk !!! Je me contente du jus d'orange à peu près potable… Je tiens pas à être malade dans l'avion.
C'est sans regret que je quitte le Holiday Inn pour me rendre à l'aéroport.
Voilà : c'est fini …. J'ai fait un super séjour, j'ai croisé plein de gens formidables, j'ai vu plein de choses, mais il m'en reste encore beaucoup à voir.
Je ne suis pas encore rentrée à la maison que je planche déjà sur le prochain voyage… Et si je poussais plus à l'Ouest ??
Depuis, j'y suis allée et je vous en ai fait le récit en direct.
Itinéraire de deux semaines avec enfant en bas âge en Croatie?
Bonjour,
Nous prévoyons un voyage en Croatie et plus précisément la Dalmatie en août. Nous sommes 3 : un couple et un enfant de 2 ans et demi.
J'ai essayé de construire un itinéraire nous permettant de découvrir un maximum tout en ne passant pas notre temps à faire et défaire les valises étant donné que nous seront avec notre jeune enfant. Un de nos souhaits est de visiter plusieurs îles. Celles que j'ai indiquées ou d’autres pour sortir un peu des sentiers battus et des endroits les plus touristiques ?... (au moins sur une partie du séjour)
J'espère avoir vos retours d'expérience et avis pour me dire si cet itinéraire paraît adapté...
La répartition du nombre de nuits par endroit vous paraît-elle bonne ?
Toutes ces questions sachant que je n’ai pas encore vérifié la faisabilité de l’itinéraire côté transport… J’ai du mal à voir d’où partir et arriver pour faire Korcula – Mljet et surtout Mljet – Dubrovnik…
J1 : arrivée à Split J2 : Split J3 : excursion à Brac --> nuit à Split J4 : excursion à Trogir et Sibenik (location voiture) --> nuit à Split J5 : excursion à Krka (location voiture) --> nuit à Split J6 : Korcula (faut-il louer une voiture ?) J7 : Korcula J8 : Korcula J9 : Korcula J10 : Korcula J11 : Mljet (il me semble que c’est sans voiture ? est-ce ok avec enfant en bas âge ?) J12 : Mljet J13 : Mjlet J14 : Dubrovnik J15 : Dubrovnik J16 : départ
Concernant les transports, j'ai éliminé la location de voiture sur toute la durée du séjour car j'ai lu que l'été, il fallait arriver au moins 2h en avance pour espérer passer sa voiture en ferry...
Merci par avance pour votre aide !!
J'ai essayé de construire un itinéraire nous permettant de découvrir un maximum tout en ne passant pas notre temps à faire et défaire les valises étant donné que nous seront avec notre jeune enfant. Un de nos souhaits est de visiter plusieurs îles. Celles que j'ai indiquées ou d’autres pour sortir un peu des sentiers battus et des endroits les plus touristiques ?... (au moins sur une partie du séjour)
J'espère avoir vos retours d'expérience et avis pour me dire si cet itinéraire paraît adapté...
La répartition du nombre de nuits par endroit vous paraît-elle bonne ?
Toutes ces questions sachant que je n’ai pas encore vérifié la faisabilité de l’itinéraire côté transport… J’ai du mal à voir d’où partir et arriver pour faire Korcula – Mljet et surtout Mljet – Dubrovnik…
J1 : arrivée à Split J2 : Split J3 : excursion à Brac --> nuit à Split J4 : excursion à Trogir et Sibenik (location voiture) --> nuit à Split J5 : excursion à Krka (location voiture) --> nuit à Split J6 : Korcula (faut-il louer une voiture ?) J7 : Korcula J8 : Korcula J9 : Korcula J10 : Korcula J11 : Mljet (il me semble que c’est sans voiture ? est-ce ok avec enfant en bas âge ?) J12 : Mljet J13 : Mjlet J14 : Dubrovnik J15 : Dubrovnik J16 : départ
Concernant les transports, j'ai éliminé la location de voiture sur toute la durée du séjour car j'ai lu que l'été, il fallait arriver au moins 2h en avance pour espérer passer sa voiture en ferry...
Merci par avance pour votre aide !!
De Windhoek à Kasane: itinéraire de 2 familles gâtées
Bonjour tous,
Nous voilà de retour la tête pleines de magnifiques images. Qui ça nous: deux familles, une Belge, une Français, 3 d'un côté, 4 de l'autre, de 15 à 54 ans.
Ce voyage a été construit en commun ... avec l'aide des passionnés de VF, je pense notamment à Pierre 77, Rivièrefox, FredXIII, J2P, Voyagou, Francky, Musungu, Vinnylove, Bolo3 et de nombreux autres auprès de qui je m'excuse d'avoir oublié de les citer.
Pourquoi la Namibie ... ben justement à cause de Pierre et Fred. J'avais fait leur connaissance sur une autre section de VF et je suis allé voir leur "production littéraire et photographique". Leurs magnifiques carnets montrant toute la diversité qu'offre la Namibie m'ont donné très, mais alors très très, envie d'aller découvre l'Afrique Australe.
Ce projet nous a occupé toute une année: sites à visiter, agence à choisir, hébergement ... tiens justement en parlant d'hébergement : nous avons choisi une version originale, nous avons à la fois logé dans des lodges et dormi dans le camping attenant à ces lodges. Cette formule nous a permis de: - tester les "tentes sur le toit", la joie du camping, assez caractéristique des voyages dans ces contrées. Cela a été une découverte pour nous puisque j'étais le seul à en avoir déjà fait il y a ... je n'ose pas le dire ... 30 ans. Cela a bien plu aussi à nos ados. - profiter tout de même des commodités (et restaurant) du lodge - faire des économies substantielles puisque les lodges sont dans l'ensemble très cher.
Le parcours:
Ce qui nous fait en très court: Windhoek - Kalahari (Marienthal) - Namib (Sesriem) - Namib Nauklufs (près de Solitaire) - Walvis Bay (2x) - Brandberg - Grootberg - Purros - Opuwo - Epupa Falls - Kunene River Lodge - Etosha 3x (Dolomite, Okaukuejo, Onguma Bush Camp) - Rundu - Sakawhe au Botswana - Kongola - Kasane (2x) - Victoria Falls
Allez je me lance, voici le récit au jour le jour: PREMIERE PARTIE: ARRIVEE - KALAHARI - NAMIB J'ai aussi fait un blog, le texte est le même mais il y a beaucoup plus de photos, pour les amateurs cliquer ici
Jour 1
Ca y est le grand jour est arrivé, cela faisait 13 mois qu’on y pensait et 10 mois qu’on y « travaillait »
L’avion part à 20h10 de Frankfurt pour un vol direct à destination de Windhoek, capitale de la Namibie.
A 12h30 tout était prêt chargé, c’est un peu tôt, mais, comme il y a toujours de gros risques de bouchons sur la route, nous sommes tout de même partis. Et bien pour une fois on a très bien roulé, 2h50 porte à porte. On était donc 4h50 avant le vol … euhhh non 5h50, on vient de nous annoncer que le vol aurait 1h de retard. On prend notre mal en patience en passant tous les différents contrôles et en sillonnant le Duty Free. Après un repas léger type, on retrouve nos amis Belges avec qui nous faisons ce grand voyage (Jacqueline la maman grande organisatrice qui a énormément travaillé pour nous faire des fiches détaillées de nos dures journées de voyage, Virginie la fille toujours partante et souriante avec qui Léonie pourra échanger et Cedric le fils chauffeur, traducteur, photographe, chargé du talkie walkie, du Gps et de nombreuses autres tâches). A 20h30 on commence à nous faire embarquer … puis débarquer, vol encore retardé, l’avion n’a pas reçu l’agrément des services de contrôle pour cause de sièges mal fixés … ça inspire confiance !!!.
Une rapide discussion avec l’hôtesse m’apprendra qu’ils vont faire le plus vite possible car après 23h ils n’auront plus le droit de décoller … gloups !. Finalement nous avons pu reprendre l’embarquement et nous avons décollé vers 22h10. Vol sans histoire, long comme toujours avec nourriture pas top et pas d’écran TV individuel.


Jour 2
Le pilote a pu reprendre 1h ce qui fait que nous avons finalement atterri avec 1h de retard. Passage de douane, immigration et un chauffeur qui nous attendait pour nous amener chez le loueur de voitures (juste le temps de retirer de l’argent et en voiture, pardon mini bus). L’aéroport est distant de la ville d’environ 40 kms, nous verrons tout de même 4 girafes (ça commence bien), sinon on ne se croirait pas spécialement en Afrique, tout est récent, bien entretenu Et le paysage est désertique sans charme particulier. Chez le loueur un guide de l’agence de voyage (Tourmaline) nous attend, pratique d’avoir un Français sous la main, car nous avons beaucoup à voir avec le loueur (check list complète de la voiture et du matériel de camping).

Les véhicules sont récents (2010 et 2011, 79.000 et 55.000 kms), semblent bien entretenus, en revanche les pneus sont bons mais pas Off Road, le loueur n’en démordra pas, pareil pour la pelle et la caisse à outils que nous avions demandé (et qu’il avait accepté à l’exception des pneus où sa réponse était évasive). Je lui ferais tout de même changer une roue de secours un peu fatiguée. Son leitmotiv étant de dire que le véhicule était suffisamment bien équipé pour toutes les routes où nous étions sensés aller (le « Off Road » et certaines régions étant interdites pour les 4x4 de loc). Nous avons aussi appris le montage et le démontage des tentes (un peu fatiguées), fait le tour de tout le matériel (4 duvets neufs, couvertures, oreillers, table, chaises, réchaud à gaz, grille de barbecue, frigo sur batterie séparée…), plus deux roues de secours, un compresseur, bref de quoi remplir un coffre pourtant volumineux. Et les bagages me direz-vous, ça rentre encore mais il faut jouer un peu au Tetris. Après on reprend tout le contrat point par point, on discute de l’opportunité ou non d’une franchise, que nous finirons par refuser, il nous dit également avoir équipé les véhicules de mouchards. En conclusion l’entreprise semble sérieuse, en revanche j’ai beaucoup de mal avec les Afrikaners, leur attitude hautaine, voir agressive et je ne parle pas de leur comportement avec les noirs !.
Tout cela nous amène vers 11h, ensuite nous irons manger (des hamburgers !) puis faire les courses dans un supermarché. Et ce nos premiers tours de roues du « mauvais côté » de la route et avec une conduite à droite. C’est un coup à prendre, on perd nos repères et les essuies glace tournent beaucoup (comme tout est inversé ils ont les essuies glace à la place de nos clignotants). Heureusement que la boite et les pédales sont dans le même ordre que chez nous. Les supermarchés (SPAR, par exemple), eux, sont très semblables aux nôtres avec beaucoup de produits similaires. De façon générale les prix sont aussi « européens ». Ca y est on est enfin prêt, direction le sud. Comme il est déjà 13h nous n’aurons pas le temps de « flâner » sur les petites pistes. Nous emprunterons la grande route, goudronnée, ne sachant pas que serait une des seules que nous emprunterons et nous ne l’avons pas appréciée à sa juste valeur.
Pour cette première nuit, nous logeons à l’Anib Lodge, dans le Kalahari, région dont le nom fait rêver depuis les « dieux sont tombés sur la tête ». Nous avons un bungalow avec une belle vue. Après la prise de possession des lieux nous irons faire quelques pas pour le coucher du soleil. On savait qu’il se coucherait tôt mais pas qu’il ferait nuit noir ¼heure après. Le coucher étant à 16h30 à 17h on n’y voyait plus rien, et immédiatement le froid se fait sentir. On passe allègrement de 25 à 10° en très peu de temps. Pour pouvoir profiter du pays il faut donc se lever tôt. Tout est tôt, même le diner généralement servi à 18h30. Il sera bon, agrémenté d’un petit spectacle fait par le personnel du lodge. Nous aurons droit au menu décrit en langage des clics. En fait ils ne parlent pas qu’en clic, c’est comme si on remplaçait par exemple les voyelles par des clics et que le reste est normal. On croirait presque que c’est une autre personne qui place des clics de temps en temps en « surimpression » sur le discours « normal ». Les chambres sont belles et la literie aussi, nous passerons une bonne nuit … fraîche. Le fait qu’il n’y a qu’une heure de décalage horaire fait qu’il n’y a pas de temps d’adaptation, mais du coup on a moins l’impression d’être très très loin. En conclusion tout se présente bien et nous aurons vu quelques girafes, des Springbocks et des autruches


Jour 3
Le matin nous repartons faire une promenade plus longue pour voir le lever du soleil, avec pantalon, polaire et veste, je dirais qu’il faisait environ 5 à 7°. Ce tour nous permettra de voir de nombreux animaux, c’est qu’il est très peuplé le kalahari Springboks, Zèbres, Oryx, oiseaux.



Un bon petit déjeuner, puis réorganisation des bagages, en effet ce soir nous dormirons tous les 4 en tente, vous savez celles qui sont sur le toit. On a chacun préparé notre petit « sachet » avec le nécessaire indispensable car pas question de déballer nos grosses valises. Nous partons plein Ouest direction le désert du Namib et Sesriem avec ses dunes orange, les plus grandes du monde parait-il. Les paysages sont beaux, immenses, vides à part quelques animaux, on traverse de temps en temps une bourgade, elles sont très étendues avec très peu d’habitation, juste une station essence et une supérette. Il y a peu de circulation et on soupçonne que ce soit essentiellement des touristes.
Un voyant nous obligera à nous arrêter dans un garage à Maltahöhe (ça fait très Allemand non !). 3ème piste à droite en quittant la route. Le garage, tenu par un couple de blancs (comme tout ici) et entourés de noirs à leurs ordres. Il détecte tout de suite la panne, démonte le filtre à essence, le donne à un noir pour qu’il le nettoie, le reprend et le repose. Le garage est absolument nickel, un noir le balaye en permanence. Il nous « arnaque » un peu beaucoup mais on se fera rembourser par le loueur (du moins on espère). Mais le résultat est là, plus de voyant ni d’alarme sonore. Nous serons contrôlés 2 fois par la police, par ailleurs peu présente. On repart, mangeons en route (pain, jambon, tomate, fromage, yaourt et fruit). La piste est vraiment très belle, surtout lorsqu’on se rapproche de Sesriem.


En revanche peu d’animaux sur la route à part des Springbocks, des autruches et autres pintades. Nous rentrons dans le parc fermé avec poste de contrôle et gardien. Ils ne rigolent pas, tout cela fait très sérieux et carré. Nous prenons nos permis et prenons notre emplacement de camping. L’emplacement est très beau, tout au bout du camping, au bord de la savane, sous un arbre avec point d’eau et électricité.
Nous ferons un montage d’essais puis replions nos tentes pour pouvoir aller explorer notre première dune. Comme nos amis logent à l’extérieur du parc (et pas en tente) ils ont laissé leur véhicule à l’extérieur et nous sommes allé à 7 dans notre 4x4 pour aller explorer la première dune, qui se nomme dune Elim.
Piste, parking et escalade pour pouvoir la gravir et contempler le coucher de soleil. J’ai été surpris car elle est couverte de touffes de grandes herbes (faisant jusqu’à 1,5 mètres de haut). On fatigue rapidement à marcher dans le sable mou et chaque fois qu’on croit arriver en haut il y en a une plus haute derrière. Comme nous sommes un peu tard il n’y a que Théo qui ira jusqu’en haut. Nous nous attendrons le coucher de soleil un peu plus bas. C’est très beau, immense et des couleurs magnifiques l’herbe blonde, quelques arbres verts, les dunes orange et le ciel bleu. C’est parfait.


Retour au camping où nous finirons de monter la tente dans le noir (17h30 !).
Ensuite nous sortons du parc pour aller retrouver nos amis et diner au Sossusvlei Lodge. Il est réputé pour son buffet. Réputation méritée avec un buffet d’entré, un coin « plancha », un coin grillade avec plein de sortes de viandes (Oryx, Springbok, Zèbre, Koudou, Impala, et plein d’autres bêtes exotiques), et pour finir un buffet de dessert. Ensuite un peu de marche et TENTE, une première pour nous. Alors que dire … c’est plus satisfaisant au niveau concept que dans la réalité !. Il faut dire qu’un groupe électrogène « ronronnera » toute la nuit. Sinon, c’est tout de même exigu, lorsque quelqu’un bouge tous les autres le ressentent, le dos n’apprécie pas trop et vers le matin il fait froid.
Néanmoins cela participe au côté exceptionnel de nos vacances.
Jour 4
Lever avant l’aube (5h30), il fait froid mais c’est tout à fait supportable. Dire que dans 4 heures on aura trop chaud et on se badigeonnera de crème solaire. Pliage de tente express et départ sue les chapeaux de roues. En effet le but du jeu est d’arriver au niveau de la dune 45 (c’est son petit nom, qui signifie qu’elle est à 45 kms) pour le lever de soleil. Pour favoriser les personnes qui logent à l’intérieur du parc (donc nous) on a le droit de partir dès 5h50 alors que les personnes qui logent à l’extérieur (nos amis par exemple) ne peu vent entrer dans le parc qu’à 6h30 . Nous parcourons cette magnifique route (goudronnée) au milieu des dunes. D’abord avec les phares et petit à petit le paysage apparait, c’est magnifique, (il faut juste faire attention aux animaux qui ne comprennent pas toujours que la route ne leur est pas destinée. Nous nous arrêtons donc à cette fameuse dune 45 que nous escaladerons juste ce qu’il faut pour pouvoir voir le soleil qui se lève …magique. Et maintenant nous sommes sur des dunes sans végétation, toutes oranges.



Retour dans la voiture pour s’enfoncer plus en avant dans Sossusvlei. Fin de la route goudronnée, maintenant c’est le morceau de bravoure, 5 kms dans du sable profond !. Stop, position 4x4, boite courte, dégonflage de pneus (que nous ne ferons pas), 3ème vitesse et en avant !. C’est un peu comme conduire dans 40 cm de neige poudreuse, en gros il vaut mieux laisser la voiture trouver toute seule ses ornières. C’est sympa à faire même si tu transpires quand tu vois que la voiture commence à avoir du mal et ralentit. Il faut dire que nos véhicules sont des veaux et manquent réellement de puissance. A l’arrivée nous jetons notre dévolu sur un petit emplacement à part, sous un arbre où nous prendrons un superbe petit déjeuner au milieu des dunes du Namib.
Ensuite nous allons découvrir un site magnifique, dont on trouve les photos partout : Deadvlei. C’est comme un lac salé entouré de dunes rouge où il ne reste que quelques acacias morts il y a 400 ans. En fait autrefois il y avait de l’eau mais maintenant à part de l’eau de pluie le lac n’est plus irrigué. Autour ce sont de grandes dunes rouges. Après avoir marché dans le fond de ce lac nous avons escaladé l’une des grandes dunes jusqu’à la crête que nous avons suivi. Grandiose (c’est pour changer de magnifique). On est vraiment ailleurs. C’est un des sites les plus visités, mais à l’aune de la Namibie, nous devions bien être au plus 20 ou 30 sur tout le site !.



Petite parenthèse, de façon générale il y a peu de monde et les routes sont désertes, en fait il n’y a que les quelques blancs et les touristes qui ont des voitures, ce qui fait que même en ville il y a très peu de voiture. En revanche ce sont principalement des 4x4 (Toyota, Nissan) ou des Mercedes. Donc presque toujours de gros véhicules en très bon état. Les supermarchés, assez nombreux, sont à un niveau de prix presque européens, et essentiellement fréquenté par les blancs … et les quelques touristes. Tout est très propre, bien entretenu et récent.
Pour revenir à nos dunes : après ce tour bien physique nous nous enfonçons encore plus loin dans les dunes avec les 4x4 jusqu’au site de Sossusvlei proprement dit. Là, étonnement, il y a encore de l’eau dans le petit lac, ce contraste eau / dunes désertiques est saisissant. Pas d’escalade cette fois juste un petit tour au bord de l’eau.

Ensuite nous retournons à l’entrée du parc avant de reprendre notre route vers notre lodge suivant. Comme on est en milieu de journée, petit casse croûte rapide sous un soleil de plomb.
Lorsque nous voulons sortir nous apprenons qu’il faut présenter le permis que nous avions obtenu la veille, problème nous ne le trouvons plus. Le gardien refusera obstinément de nous laisser sortir, malgré les palabres de Théo, nous devrons retourner à la réception pour nous faire établir un duplicata. ½ h plus tard nous pourrons enfin partir.
La piste, de gravillons, traverse le Namib. Un arrêt au panneau « TROPIQUE DU CAPRICORNE » pour la photo immortalisant notre passage et nous continuerons vers Solitaire, gros point sur une carte … en réalité une station service avec une boulangerie et un semblant de superette. La boulangerie est mondialement connue pour ses Apfelstrudel et ses pâtisseries. Nous nous conformerons à la tradition et consommerons ces excellentes gâteries pour notre 15 heures.

Peu d’animaux sur la route à part des S et A (comprenez springbocks et autruches qui nous verrons tout le temps) plus 5 zèbres et quelques oryx au loin Encore une trentaine de kilomètres, toujours sur des gravillons, et nous arriverons à notre lodge. Qu’est-ce qui a pu venir comme idée aux propriétaires de s’installer ici au milieu de rien. On est loin de tout, le paysage est splendide. Le Lodge(Barchan Dunes Retreat) est niche au creux d’une petite montagne, presque complètement caché, juste avant il y a une petite orangeraie. Les chambres sont en fait de petits chalets semi enterrés, on ne les distingue pratiquement pas. Pour le notre qui est plus grand nous avons dû prendre la voiture. C’est un vrai petit paradis, surtout pour Léonie puisqu’il y a des suricates, des chiens et surtout 3 chevaux dont un cheval peluche (ou ours comme elle dit). Les chalets et la maison des propriétaires est superbe, jusqu’au mobilier en bois des chambres. Comme c’est une maison d’hôtes l’accueil y est plus chaleureux que dans un hôtel, le repas délicieux et l’ambiance détendue et agréable, on aurait vraiment envie d’y rester plusieurs jours. Les propriétaires parlent Allemand, ce qui est pratique pour moi.

En conclusion : Léonie aimerait tout transporter chez nous pour y vivre (maison, animaux, paysage, ..) !.
Nous voilà de retour la tête pleines de magnifiques images. Qui ça nous: deux familles, une Belge, une Français, 3 d'un côté, 4 de l'autre, de 15 à 54 ans.
Ce voyage a été construit en commun ... avec l'aide des passionnés de VF, je pense notamment à Pierre 77, Rivièrefox, FredXIII, J2P, Voyagou, Francky, Musungu, Vinnylove, Bolo3 et de nombreux autres auprès de qui je m'excuse d'avoir oublié de les citer.
Pourquoi la Namibie ... ben justement à cause de Pierre et Fred. J'avais fait leur connaissance sur une autre section de VF et je suis allé voir leur "production littéraire et photographique". Leurs magnifiques carnets montrant toute la diversité qu'offre la Namibie m'ont donné très, mais alors très très, envie d'aller découvre l'Afrique Australe.
Ce projet nous a occupé toute une année: sites à visiter, agence à choisir, hébergement ... tiens justement en parlant d'hébergement : nous avons choisi une version originale, nous avons à la fois logé dans des lodges et dormi dans le camping attenant à ces lodges. Cette formule nous a permis de: - tester les "tentes sur le toit", la joie du camping, assez caractéristique des voyages dans ces contrées. Cela a été une découverte pour nous puisque j'étais le seul à en avoir déjà fait il y a ... je n'ose pas le dire ... 30 ans. Cela a bien plu aussi à nos ados. - profiter tout de même des commodités (et restaurant) du lodge - faire des économies substantielles puisque les lodges sont dans l'ensemble très cher.
Le parcours:
Ce qui nous fait en très court: Windhoek - Kalahari (Marienthal) - Namib (Sesriem) - Namib Nauklufs (près de Solitaire) - Walvis Bay (2x) - Brandberg - Grootberg - Purros - Opuwo - Epupa Falls - Kunene River Lodge - Etosha 3x (Dolomite, Okaukuejo, Onguma Bush Camp) - Rundu - Sakawhe au Botswana - Kongola - Kasane (2x) - Victoria FallsAllez je me lance, voici le récit au jour le jour: PREMIERE PARTIE: ARRIVEE - KALAHARI - NAMIB J'ai aussi fait un blog, le texte est le même mais il y a beaucoup plus de photos, pour les amateurs cliquer ici
Jour 1
Ca y est le grand jour est arrivé, cela faisait 13 mois qu’on y pensait et 10 mois qu’on y « travaillait »
L’avion part à 20h10 de Frankfurt pour un vol direct à destination de Windhoek, capitale de la Namibie.
A 12h30 tout était prêt chargé, c’est un peu tôt, mais, comme il y a toujours de gros risques de bouchons sur la route, nous sommes tout de même partis. Et bien pour une fois on a très bien roulé, 2h50 porte à porte. On était donc 4h50 avant le vol … euhhh non 5h50, on vient de nous annoncer que le vol aurait 1h de retard. On prend notre mal en patience en passant tous les différents contrôles et en sillonnant le Duty Free. Après un repas léger type, on retrouve nos amis Belges avec qui nous faisons ce grand voyage (Jacqueline la maman grande organisatrice qui a énormément travaillé pour nous faire des fiches détaillées de nos dures journées de voyage, Virginie la fille toujours partante et souriante avec qui Léonie pourra échanger et Cedric le fils chauffeur, traducteur, photographe, chargé du talkie walkie, du Gps et de nombreuses autres tâches). A 20h30 on commence à nous faire embarquer … puis débarquer, vol encore retardé, l’avion n’a pas reçu l’agrément des services de contrôle pour cause de sièges mal fixés … ça inspire confiance !!!.
Une rapide discussion avec l’hôtesse m’apprendra qu’ils vont faire le plus vite possible car après 23h ils n’auront plus le droit de décoller … gloups !. Finalement nous avons pu reprendre l’embarquement et nous avons décollé vers 22h10. Vol sans histoire, long comme toujours avec nourriture pas top et pas d’écran TV individuel.


Jour 2
Le pilote a pu reprendre 1h ce qui fait que nous avons finalement atterri avec 1h de retard. Passage de douane, immigration et un chauffeur qui nous attendait pour nous amener chez le loueur de voitures (juste le temps de retirer de l’argent et en voiture, pardon mini bus). L’aéroport est distant de la ville d’environ 40 kms, nous verrons tout de même 4 girafes (ça commence bien), sinon on ne se croirait pas spécialement en Afrique, tout est récent, bien entretenu Et le paysage est désertique sans charme particulier. Chez le loueur un guide de l’agence de voyage (Tourmaline) nous attend, pratique d’avoir un Français sous la main, car nous avons beaucoup à voir avec le loueur (check list complète de la voiture et du matériel de camping).

Les véhicules sont récents (2010 et 2011, 79.000 et 55.000 kms), semblent bien entretenus, en revanche les pneus sont bons mais pas Off Road, le loueur n’en démordra pas, pareil pour la pelle et la caisse à outils que nous avions demandé (et qu’il avait accepté à l’exception des pneus où sa réponse était évasive). Je lui ferais tout de même changer une roue de secours un peu fatiguée. Son leitmotiv étant de dire que le véhicule était suffisamment bien équipé pour toutes les routes où nous étions sensés aller (le « Off Road » et certaines régions étant interdites pour les 4x4 de loc). Nous avons aussi appris le montage et le démontage des tentes (un peu fatiguées), fait le tour de tout le matériel (4 duvets neufs, couvertures, oreillers, table, chaises, réchaud à gaz, grille de barbecue, frigo sur batterie séparée…), plus deux roues de secours, un compresseur, bref de quoi remplir un coffre pourtant volumineux. Et les bagages me direz-vous, ça rentre encore mais il faut jouer un peu au Tetris. Après on reprend tout le contrat point par point, on discute de l’opportunité ou non d’une franchise, que nous finirons par refuser, il nous dit également avoir équipé les véhicules de mouchards. En conclusion l’entreprise semble sérieuse, en revanche j’ai beaucoup de mal avec les Afrikaners, leur attitude hautaine, voir agressive et je ne parle pas de leur comportement avec les noirs !.
Tout cela nous amène vers 11h, ensuite nous irons manger (des hamburgers !) puis faire les courses dans un supermarché. Et ce nos premiers tours de roues du « mauvais côté » de la route et avec une conduite à droite. C’est un coup à prendre, on perd nos repères et les essuies glace tournent beaucoup (comme tout est inversé ils ont les essuies glace à la place de nos clignotants). Heureusement que la boite et les pédales sont dans le même ordre que chez nous. Les supermarchés (SPAR, par exemple), eux, sont très semblables aux nôtres avec beaucoup de produits similaires. De façon générale les prix sont aussi « européens ». Ca y est on est enfin prêt, direction le sud. Comme il est déjà 13h nous n’aurons pas le temps de « flâner » sur les petites pistes. Nous emprunterons la grande route, goudronnée, ne sachant pas que serait une des seules que nous emprunterons et nous ne l’avons pas appréciée à sa juste valeur.
Pour cette première nuit, nous logeons à l’Anib Lodge, dans le Kalahari, région dont le nom fait rêver depuis les « dieux sont tombés sur la tête ». Nous avons un bungalow avec une belle vue. Après la prise de possession des lieux nous irons faire quelques pas pour le coucher du soleil. On savait qu’il se coucherait tôt mais pas qu’il ferait nuit noir ¼heure après. Le coucher étant à 16h30 à 17h on n’y voyait plus rien, et immédiatement le froid se fait sentir. On passe allègrement de 25 à 10° en très peu de temps. Pour pouvoir profiter du pays il faut donc se lever tôt. Tout est tôt, même le diner généralement servi à 18h30. Il sera bon, agrémenté d’un petit spectacle fait par le personnel du lodge. Nous aurons droit au menu décrit en langage des clics. En fait ils ne parlent pas qu’en clic, c’est comme si on remplaçait par exemple les voyelles par des clics et que le reste est normal. On croirait presque que c’est une autre personne qui place des clics de temps en temps en « surimpression » sur le discours « normal ». Les chambres sont belles et la literie aussi, nous passerons une bonne nuit … fraîche. Le fait qu’il n’y a qu’une heure de décalage horaire fait qu’il n’y a pas de temps d’adaptation, mais du coup on a moins l’impression d’être très très loin. En conclusion tout se présente bien et nous aurons vu quelques girafes, des Springbocks et des autruches


Jour 3
Le matin nous repartons faire une promenade plus longue pour voir le lever du soleil, avec pantalon, polaire et veste, je dirais qu’il faisait environ 5 à 7°. Ce tour nous permettra de voir de nombreux animaux, c’est qu’il est très peuplé le kalahari Springboks, Zèbres, Oryx, oiseaux.




Un bon petit déjeuner, puis réorganisation des bagages, en effet ce soir nous dormirons tous les 4 en tente, vous savez celles qui sont sur le toit. On a chacun préparé notre petit « sachet » avec le nécessaire indispensable car pas question de déballer nos grosses valises. Nous partons plein Ouest direction le désert du Namib et Sesriem avec ses dunes orange, les plus grandes du monde parait-il. Les paysages sont beaux, immenses, vides à part quelques animaux, on traverse de temps en temps une bourgade, elles sont très étendues avec très peu d’habitation, juste une station essence et une supérette. Il y a peu de circulation et on soupçonne que ce soit essentiellement des touristes.
Un voyant nous obligera à nous arrêter dans un garage à Maltahöhe (ça fait très Allemand non !). 3ème piste à droite en quittant la route. Le garage, tenu par un couple de blancs (comme tout ici) et entourés de noirs à leurs ordres. Il détecte tout de suite la panne, démonte le filtre à essence, le donne à un noir pour qu’il le nettoie, le reprend et le repose. Le garage est absolument nickel, un noir le balaye en permanence. Il nous « arnaque » un peu beaucoup mais on se fera rembourser par le loueur (du moins on espère). Mais le résultat est là, plus de voyant ni d’alarme sonore. Nous serons contrôlés 2 fois par la police, par ailleurs peu présente. On repart, mangeons en route (pain, jambon, tomate, fromage, yaourt et fruit). La piste est vraiment très belle, surtout lorsqu’on se rapproche de Sesriem.


En revanche peu d’animaux sur la route à part des Springbocks, des autruches et autres pintades. Nous rentrons dans le parc fermé avec poste de contrôle et gardien. Ils ne rigolent pas, tout cela fait très sérieux et carré. Nous prenons nos permis et prenons notre emplacement de camping. L’emplacement est très beau, tout au bout du camping, au bord de la savane, sous un arbre avec point d’eau et électricité.
Nous ferons un montage d’essais puis replions nos tentes pour pouvoir aller explorer notre première dune. Comme nos amis logent à l’extérieur du parc (et pas en tente) ils ont laissé leur véhicule à l’extérieur et nous sommes allé à 7 dans notre 4x4 pour aller explorer la première dune, qui se nomme dune Elim.
Piste, parking et escalade pour pouvoir la gravir et contempler le coucher de soleil. J’ai été surpris car elle est couverte de touffes de grandes herbes (faisant jusqu’à 1,5 mètres de haut). On fatigue rapidement à marcher dans le sable mou et chaque fois qu’on croit arriver en haut il y en a une plus haute derrière. Comme nous sommes un peu tard il n’y a que Théo qui ira jusqu’en haut. Nous nous attendrons le coucher de soleil un peu plus bas. C’est très beau, immense et des couleurs magnifiques l’herbe blonde, quelques arbres verts, les dunes orange et le ciel bleu. C’est parfait.


Retour au camping où nous finirons de monter la tente dans le noir (17h30 !).
Ensuite nous sortons du parc pour aller retrouver nos amis et diner au Sossusvlei Lodge. Il est réputé pour son buffet. Réputation méritée avec un buffet d’entré, un coin « plancha », un coin grillade avec plein de sortes de viandes (Oryx, Springbok, Zèbre, Koudou, Impala, et plein d’autres bêtes exotiques), et pour finir un buffet de dessert. Ensuite un peu de marche et TENTE, une première pour nous. Alors que dire … c’est plus satisfaisant au niveau concept que dans la réalité !. Il faut dire qu’un groupe électrogène « ronronnera » toute la nuit. Sinon, c’est tout de même exigu, lorsque quelqu’un bouge tous les autres le ressentent, le dos n’apprécie pas trop et vers le matin il fait froid.
Néanmoins cela participe au côté exceptionnel de nos vacances.
Jour 4
Lever avant l’aube (5h30), il fait froid mais c’est tout à fait supportable. Dire que dans 4 heures on aura trop chaud et on se badigeonnera de crème solaire. Pliage de tente express et départ sue les chapeaux de roues. En effet le but du jeu est d’arriver au niveau de la dune 45 (c’est son petit nom, qui signifie qu’elle est à 45 kms) pour le lever de soleil. Pour favoriser les personnes qui logent à l’intérieur du parc (donc nous) on a le droit de partir dès 5h50 alors que les personnes qui logent à l’extérieur (nos amis par exemple) ne peu vent entrer dans le parc qu’à 6h30 . Nous parcourons cette magnifique route (goudronnée) au milieu des dunes. D’abord avec les phares et petit à petit le paysage apparait, c’est magnifique, (il faut juste faire attention aux animaux qui ne comprennent pas toujours que la route ne leur est pas destinée. Nous nous arrêtons donc à cette fameuse dune 45 que nous escaladerons juste ce qu’il faut pour pouvoir voir le soleil qui se lève …magique. Et maintenant nous sommes sur des dunes sans végétation, toutes oranges.



Retour dans la voiture pour s’enfoncer plus en avant dans Sossusvlei. Fin de la route goudronnée, maintenant c’est le morceau de bravoure, 5 kms dans du sable profond !. Stop, position 4x4, boite courte, dégonflage de pneus (que nous ne ferons pas), 3ème vitesse et en avant !. C’est un peu comme conduire dans 40 cm de neige poudreuse, en gros il vaut mieux laisser la voiture trouver toute seule ses ornières. C’est sympa à faire même si tu transpires quand tu vois que la voiture commence à avoir du mal et ralentit. Il faut dire que nos véhicules sont des veaux et manquent réellement de puissance. A l’arrivée nous jetons notre dévolu sur un petit emplacement à part, sous un arbre où nous prendrons un superbe petit déjeuner au milieu des dunes du Namib.
Ensuite nous allons découvrir un site magnifique, dont on trouve les photos partout : Deadvlei. C’est comme un lac salé entouré de dunes rouge où il ne reste que quelques acacias morts il y a 400 ans. En fait autrefois il y avait de l’eau mais maintenant à part de l’eau de pluie le lac n’est plus irrigué. Autour ce sont de grandes dunes rouges. Après avoir marché dans le fond de ce lac nous avons escaladé l’une des grandes dunes jusqu’à la crête que nous avons suivi. Grandiose (c’est pour changer de magnifique). On est vraiment ailleurs. C’est un des sites les plus visités, mais à l’aune de la Namibie, nous devions bien être au plus 20 ou 30 sur tout le site !.



Petite parenthèse, de façon générale il y a peu de monde et les routes sont désertes, en fait il n’y a que les quelques blancs et les touristes qui ont des voitures, ce qui fait que même en ville il y a très peu de voiture. En revanche ce sont principalement des 4x4 (Toyota, Nissan) ou des Mercedes. Donc presque toujours de gros véhicules en très bon état. Les supermarchés, assez nombreux, sont à un niveau de prix presque européens, et essentiellement fréquenté par les blancs … et les quelques touristes. Tout est très propre, bien entretenu et récent.
Pour revenir à nos dunes : après ce tour bien physique nous nous enfonçons encore plus loin dans les dunes avec les 4x4 jusqu’au site de Sossusvlei proprement dit. Là, étonnement, il y a encore de l’eau dans le petit lac, ce contraste eau / dunes désertiques est saisissant. Pas d’escalade cette fois juste un petit tour au bord de l’eau.

Ensuite nous retournons à l’entrée du parc avant de reprendre notre route vers notre lodge suivant. Comme on est en milieu de journée, petit casse croûte rapide sous un soleil de plomb.
Lorsque nous voulons sortir nous apprenons qu’il faut présenter le permis que nous avions obtenu la veille, problème nous ne le trouvons plus. Le gardien refusera obstinément de nous laisser sortir, malgré les palabres de Théo, nous devrons retourner à la réception pour nous faire établir un duplicata. ½ h plus tard nous pourrons enfin partir.
La piste, de gravillons, traverse le Namib. Un arrêt au panneau « TROPIQUE DU CAPRICORNE » pour la photo immortalisant notre passage et nous continuerons vers Solitaire, gros point sur une carte … en réalité une station service avec une boulangerie et un semblant de superette. La boulangerie est mondialement connue pour ses Apfelstrudel et ses pâtisseries. Nous nous conformerons à la tradition et consommerons ces excellentes gâteries pour notre 15 heures.

Peu d’animaux sur la route à part des S et A (comprenez springbocks et autruches qui nous verrons tout le temps) plus 5 zèbres et quelques oryx au loin Encore une trentaine de kilomètres, toujours sur des gravillons, et nous arriverons à notre lodge. Qu’est-ce qui a pu venir comme idée aux propriétaires de s’installer ici au milieu de rien. On est loin de tout, le paysage est splendide. Le Lodge(Barchan Dunes Retreat) est niche au creux d’une petite montagne, presque complètement caché, juste avant il y a une petite orangeraie. Les chambres sont en fait de petits chalets semi enterrés, on ne les distingue pratiquement pas. Pour le notre qui est plus grand nous avons dû prendre la voiture. C’est un vrai petit paradis, surtout pour Léonie puisqu’il y a des suricates, des chiens et surtout 3 chevaux dont un cheval peluche (ou ours comme elle dit). Les chalets et la maison des propriétaires est superbe, jusqu’au mobilier en bois des chambres. Comme c’est une maison d’hôtes l’accueil y est plus chaleureux que dans un hôtel, le repas délicieux et l’ambiance détendue et agréable, on aurait vraiment envie d’y rester plusieurs jours. Les propriétaires parlent Allemand, ce qui est pratique pour moi.

En conclusion : Léonie aimerait tout transporter chez nous pour y vivre (maison, animaux, paysage, ..) !.
Arrivée à LCCT vers 22h et rejoindre Kuala Lumpur, hébergement?
Bonsoir,
Après avoir vainement cherché une solution pour mon hébergement à KL le jour de mon arrivée, là je sèche 🙁
Je vais arriver au LCCT vers 22h. Au début je comptais prendre le skybus jusqu'à KL Sentral et prendre un hôtel proche de la gare (je serai avec mon fils de 5 ans et avec le vol + décalage horaire, j'ai envie de faire au plus vite) Mais je me suis rendue compte que ça ne va pas le faire 🤪. Le skybus met 1h15 pour rejoindre KL, ça nous fera arriver à plus de minuit, sans compter qu'il faut rejoindre ensuite l'hôtel
J'ai donc pensé à prendre une nuit au Tune Hotel (même si les commentaires sont bofs) et rejoindre le centre de KL le lendemain matin. Lors de mes précédents voyages, j'étais au Novotel près des Tours : hyper bien situé pour tout ! Mais la dernière fois, j'ai été très déçue : beaucoup de bruit, jusqu'à 2h du mat' !!! Je voudrai donc changer de quartier ; j'avais pensé aux alentours de KL Sentral (et oui encore lol) car avec le monorail, je peux facilement me déplacer. J'ai vu qq hôtels, mais ma question est la suivante : est-ce un bon choix de quartier ? dans le GR de 1912 (je n'ai pas le lonely), rien n'est marqué...
Merci d'avance
Après avoir vainement cherché une solution pour mon hébergement à KL le jour de mon arrivée, là je sèche 🙁
Je vais arriver au LCCT vers 22h. Au début je comptais prendre le skybus jusqu'à KL Sentral et prendre un hôtel proche de la gare (je serai avec mon fils de 5 ans et avec le vol + décalage horaire, j'ai envie de faire au plus vite) Mais je me suis rendue compte que ça ne va pas le faire 🤪. Le skybus met 1h15 pour rejoindre KL, ça nous fera arriver à plus de minuit, sans compter qu'il faut rejoindre ensuite l'hôtel
J'ai donc pensé à prendre une nuit au Tune Hotel (même si les commentaires sont bofs) et rejoindre le centre de KL le lendemain matin. Lors de mes précédents voyages, j'étais au Novotel près des Tours : hyper bien situé pour tout ! Mais la dernière fois, j'ai été très déçue : beaucoup de bruit, jusqu'à 2h du mat' !!! Je voudrai donc changer de quartier ; j'avais pensé aux alentours de KL Sentral (et oui encore lol) car avec le monorail, je peux facilement me déplacer. J'ai vu qq hôtels, mais ma question est la suivante : est-ce un bon choix de quartier ? dans le GR de 1912 (je n'ai pas le lonely), rien n'est marqué...
Merci d'avance
Notes de voyage au Yunnan en solo (mai, juin, juillet 2010)
.Notes de voyage au YUNNAN en solo. Mai, juin, juillet 2010
Le Yunnan, très montagneux, est, grosso modo aussi grand que la France. Et on ne peut s’y déplacer aussi vite. Par conséquent, il faut du temps. Venant de Taipei, j’ai atterri le soir à Kunming. Un bazar noir à la sortie pour prendre un taxi, une organisation digne de CDG…On n’est donc pas dépaysé…
C, de Kunming, m’avait trouvé ce que je cherchais. Résider dans une famille chinoise et prendre , en payant, deux heures de cours de Chinois chaque matin. J’ai donc posé mon sac chez une prof d’anglais qui communiquait avec moi en utilisant son dictionnaire… Pauvres élèves. Son appartement était situé dans la résidence universitaire de Kunming .Elle habitait avec sa mère…Ah vous prenez aussi une douche le matin ? Et pourquoi ? Et ceci, et cela. Atmosphère irrespirable. Je me suis enfui vite fait vers l’Hôtel Cloudlands Youth Hostel, (recommandé par le LP) personnel adorable et compétent. De plus on y mange très bien. Un havre de paix et une mine de services. A Kunming comme presque partout en Chine, ainsi qu’ à Taiwan, les fenêtres sont barricadées de grilles, avec une petite avancée, très souvent amplement fleurie et utilisée comme séchoir à linge. La municipalité a ordonné, ne me demandez pas pourquoi, de remplacer les grilles « avancées » d’environ 60 centimètres par des grilles « plaquées » aux fenêtres. Auparavant, les appartements ressemblaient à des prisons fleuries. Maintenant ce seront des pénitenciers, mais les serruriers se frottent les mains... En ville, un ou deux temples, mais rien d’extraordinaire. Le lac Dian en cours de dépollution et ses alentours. Bof. Mais, à une bonne heure de bus, le « Bamboo Temple » vaut largement le déplacement. Le grand musée des 25 minorités présentes au Yunnan est un passage indispensable à mon sens avant de voyager au Yunnan, si tant est que l‘on soit intéressé par ces dites minorités . Et la boutique de souvenirs à la sortie est remarquable. Ils ne vendent pas de « conneries » à 2 sous mais de très jolis et anciens vêtements, tissus, sacs etc. Et c’est assez bon marché. Allez-y. De plus la patronne est charmante, cultivée et connait très bien tous les différents habits des minorités qui peuplent le Yunnan.
En face, de l’autre côté de l’avenue, il y a un gigantesque village où ils ont reconstruit les maisons des 56 minorités chinoises. Des employés chinois Han, folkloriquements déguisés avec de moches vêtements « typiques » en synthétique se morfondent d’ennui dans le décor en jouant avec leur portable.
Franchement rester à Kunming c’est perdre son temps…pas grand-chose de particulier ou de pittoresque, mais il ne faut pas manquer de savourer les « nouilles qui traversent le pont » chez les frères Jiang .
Départ en car pour Shilin, la forêt de pierres, 300 hectares. Oui c’est un bon plan, mais l’entrée est très chère, de mémoire 150 ou 160 rmb. Nombreux panneaux d’informations rédigés en français sans aucune faute d’orthographe ni de grammaire. Rarissime.
Lac Jiangchang, au sud de Kunming, à 2 bonnes heures de car .C’est désuet et plaisant. Location de pédalos, baignade, jolies plages et bonne chère. Dix minutes à pied pour traverser ce gros bourg de bout en bout. J’y étais en weekend, et je présume qu’en semaine j’aurais été seul. Très beau lac, balade à cheval , aller-retour 2 heures, vers un temple caché, et intéressant. L’autre temple, lui, est accessible du village .
Départ en train de nuit couchettes pour Dali .Pas une bonne idée. Départ 22.00 heures arrivée vers 6 ou 7 h, alors que, de mémoire, le car n’en met que 4 ou 5. Et, naturellement, en train de nuit, on ne voit rien du paysage.
C’est une ville très agréable, surtout si on s’écarte de la rue des étrangers…et des coins touristiques. On n’y mange pas très bien et c’est cher pour ce que c’est. L’architecture et la décoration des maisons est sobre, raffinée et très élégante. L’unique musée désert est à ne pas négliger, d’autant plus que les touristes n’y vont pas puisqu’ils consomment. Ne pas manquer l’église catholique en pure style Naxi. Un trésor d’architecture étonnant. Il y en a deux à Dali mais une seule en style naxi.
Le lac ERHAI est majestueux. Dommage qu’il n’y ait pas de chemin autour. Location de vélo facile, balade cool vers le lac. Puis cul de sac. A Dali, il y a un télécabine qui vous propulse sur un chemin de randonnée entièrement et joliment pavé. Belle balade, contrôle de sécurité en route, pas de soucis. On arrive au Temple Zhonghe Shan. Retour par un télésiège, non fermé , mais couvert, et donc appréciable vu qu’il crachinait. Autour du lac, belles promenades. Au nord, à 1 heure 30 de bus, des sources chaudes où nous sommes allés en petit groupe passer une nuit. Bon, l’eau est bonne, bien sûr, mais le cadre est moyen.
Au NE du lac ERHAI, il ne faut pas rater Shuanglang, et son petit hôtel, le SKYSEA (Chambres et dortoirs) .Les pieds dans l’eau, une vue imprenable sur le lac et les montagnes en arrière-plan. Tables d’hôtes midi et soir, pas de menu, on mange ce qu’ont cuisiné les femmes, très bonne ambiance. J’y ai rencontré un couple d’artistes Chiliens demeurant à Pékin qui venaient de Shangri la en vélo de course, oui, pas un VTT…Pour ceux qui connaissent un peu la géographie de cette province, chapeau !
Le village est hors du temps. Beaucoup d’anciennes maisons et pratiquement pas de touristes. Mais à la vitesse où ils rénovent d’anciennes maisons avec vue sur le lac, futures guest houses, ça ne va pas durer longtemps… Une maison « d’architecte » , ultra moderne, béton et verre, gigantesque, les pieds dans l’eau, où l’on peut prendre un excellent café du YUNNAN ; le café doit faire 8 m2, et la villa en fait probablement 1000m2…Le prix du café n’est pas proportionnel à la villa… Elle appartiendrait à une célèbre danseuse Chinoise... Huit jours avant mon arrivée un pâtissier français s’est installé dans ce village, au pied d’un arbre multi centenaire, mais les pâtisseries n’étaient pas encore sorties du labo. Dommage. Pleins de balades sur la petite presqu’île. Sympa. A l’hôtel, on peut louer des kayaks, (qui pèsent une tonne..) et faire le tour de l’île en face. Ile où est installé un 5 étoiles et des jardins publics.
Départ en car pour Li Jiang. La route ? Bon, c’est la campagne, et en arrivant près de Li Jiang, les monts sont pelés... Tout petit hôtel, 5 chambres de style tibétain, couple de gérants tibétains adorables. Disney Li Jiang…J’ai dû y rester 4 jours et ce n’est pas drôle. Une usine à touristes. La rue de la soif et ses chanteurs à la voix éraillée me tuent… Visite du Mu Family Mansion, mini cité interdite, très bien, et des jardins d‘où le soir on domine Lijiang, les montagnes en arrière plan, , sans voir les hordes de touristes et là, oui c‘est beau… Lijiang, c’est Business land. Des milliers de magasins où on trouve tout ce dont on n’a pas besoin. Mais les gens doivent vivre, donc, c’est comme cela.
Balade sympa à cheval dans les environs, en forêt, puis un tour de canot dans un immense lac de 30 centimètres de profondeur. Bof.
Baisha. Petit village assoupi. Rencontre fortuite avec le célèbre Docteur HO. Une vraie pipelette. Son « labo » est un vrai souk ! Jade dragon snow mountain. Une bonne demi-heure de téléphérique avec un temps gris en juin, (bien se couvrir), et on arrive à 3800 mètres. Belle vue. Un petit temple tibétain, quelques Yaks qui broutent paisiblement. Retour Kunming puis départ pour Jing Hong, Xishuangbanna. 9 heures de bus un dimanche, presque personne dans le car, sur une bonne route. Paysage, champs de thé à perte de vue, région du réputé thé PU ER, rien de spécial.
Jing Hong, petite ville assoupie. Sommes-nous en Chine ? Architecture matinée de Thaïlande, de Birmanie, vendeurs de jade Birmans en sarong, végétation tropicale. Premiers jours, un peu perplexe puis je me suis adapté au rythme lent et doux de cette agglomération. Centre de promotion du thé PU ER, dans un ravissant jardin, petits pavillons où l’on peut gracieusement déguster du thé, très agréable. Un lieu : Mékong café: La cuisine chinoise y est délicieuse, bon marché et le patron français et son épouse chinoise sont charmants + une mine d’informations. C’est à côté du MeiMei café que tout taxi connait. Ce sont eux qui m’ont présenté une guide qui ne parlait pas un mot d’anglais et avec laquelle j’ai randonné trois jours durant dans des villages reculés, région de Bada, après Menghai. Paysages magnifiques, aucun touriste, villages totalement en dehors du temps, où l’électricité n’est arrivée qu’en 2002 et où il n’y a qu’un ou deux chauffe eau solaires. Accueil chaleureux, hébergement et très bonne cuisine locale, un rêve. Et temps superbe pour ne rien gâcher... Au retour, ne pas hésiter si besoin est à se faire masser au centre réputé de massage par des non-voyants. (Blind Massage School)
Ne pas rater le plus grand jardin botanique de Chine, Tropical Plant Garden, 933 hectares, situé à Menglun à une bonne heure de car de Jinghong, ni le jardin botanique de Jinghong, si vous aimez la botanique.
Evitez d’aller au Sanchahe nature Reserve voir un spectacle d’éléphants affligeant.
Galamba Une heure de bus le long du fleuve Lancang Jiang qui s’appellera plus loin, au Vietnam, le Mékong. C’est une très belle route . Note : Au départ de Jing Hong on peut aussi descendre le fleuve sur des canots pneumatiques jusqu‘à Galamba, mais retour en bus, car le courant est trop fort pour les 15 CV du canot. Escale sur une petite plage de sable (il y en a de nombreuses) végétation exubérante, on croise des singes et l’on peut réellement apprécier la puissance du fleuve .Courants très forts.
Ticket racket de 100 rmb pour entrer dans un village DAI .(Mais c’est partout pareil en Chine) C’est un authentique village avec d’opulentes maisons en bois dont la conception favorise une ventilation naturelle. 250 m2+ plus le sous –sol…Certaines offrent le gîte et le couvert. Pas de restaurant. 1 ou 2 mini épiceries. J’ai eu le bonheur de « tomber » sur la maison d’une famille charmante. Merci la chance. Dans ce village, chaque jour des festivités sont organisées . « Reproduction » de la fête de l’eau (une centaine de figurants, essentiellement des figurantes) dans un immense bassin puis spectacle de danse à côté. Donc, chaque jour arrivée des touristes, mais pas des hordes. De l’entrée du village ils sont transférés par petits groupes de leurs gros autocars dans des minis bus électriques de 10 passagers. Donc pas de bruit et peu de nuisances. Ils sont parqués sur les gradins. Le spectacle peut commencer. La reproduction de la fête de l’eau, puis les danses durent environ 1 heure 30. Ensuite, ils disparaissent aussi discrètement qu’ils sont venus. Le présentateur du spectacle, « le Monsieur Loyal « , résidait chez mon hôte et j’étais donc invité chaque jour . La plupart des figurantes et danseuses sont des jeunes filles du village, et c’est leur job. Très peu de garçons. Spectacle bon enfant, coloré, de bonne tenue, pas trop kitch. Du village on peut marcher jusqu’au bord du Lancang Jiang (Mékong) en 10 mn à pied. Mon hôte m’a montré l’endroit où le lit du fleuve arrivait auparavant. Le fleuve s’assèche…L’écart est considérable. Mais non, mais non puisque l’on vous dit qu’il n’y a pas de problème de changement de climat…Au loin, derrière les montagnes, la Birmanie. Beaucoup de plantations d’hévéas. Flâner dans ce village est un plaisir que l’on déguste. Une ou deux maisons en construction, ouvriers habiles qui manient un robot électrique de bricoleur du dimanche pour raboter des centaines de planches brutes de sciage. Merveille des charpentiers chinois qui maintiennent ces traditions et ce savoir-faire. Que du bois et des chevilles. Mon hôte ne parle pas le mandarin, ou plutôt c’est moi qui ne comprends pas son chinois. Mais toujours est-il que j’ai compris qu’il m’invitait, que demain matin je devrais être prêt à 7.00 h, et que nous irions voir un spectacle. On part en moto, sur une bonne route, en roulant tranquillement à 25 km /h à travers la campagne. Le soleil se lève. Il fait délicieusement bon. L’air est parfumé. On s’arrête dans un petit temple, pas entretenu, et envahi par les mauvaises herbes. Où sommes nous ? Dans un autre monde. On arrive. Il y a un grand lac, qui en fait se révèlera la scène, et un théâtre avec ses gradins. Il connait tout le monde et me présente. Les acteurs et les figurantes se maquillent attentivement, les touristes ne sont pas encore arrivés. Le spectacle de danse est nautique, les danseuses sont embarquées sur des radeaux de bambou. Des dizaines de paons atterrissent devant les gradins, puis repartent en volant très bas comme de vieux Catalina. La sono vous casse les tympans. L’arrière-plan est assez grandiose. Retour au village Je suis resté 4 jours dans ce village mais j’aurais pu tout aussi bien y rester un mois. Peu de boutiques pour touristes, le strict minimum lorsqu’ils sont là, calme, luxe non, mais le calme est un luxe en Chine.
Départ pour Mengla .Rien à voir, rien à vendre et c’est cela qui est intéressant. Par contre deux temples préservés, hors ville, découverts par hasard grâce à un chauffeur de taxi. Très beaux sites.
Damenlong. Idem RAS, mais le White Bamboo Shoot Pagoda, baigne dans la plénitude.
De Mengla, bus pour Bupan Aerial Skyway Park. On commence par remonter une belle rivière enchâssée dans les montagnes, sur un canot rapide. Des arbres géants de 70 mètres de haut. Parashorea ou encore appelés looking at the sky tree. Entre ces arbres, des ponts de singe où seulement deux personnes sont autorisées à passer en même temps. Hauteur au-dessus du sol, 50 mètres…Assez impressionnant. C’était un lundi. Heureusement, sinon, bonjour la queue. J’étais seul avec la guide du parc et j‘ai bien fait de prendre une guide en sus du billet d‘entrée. Le parc est si grand que l’on pourrait s’y perdre (un lundi quand on est seul, avec des pancartes rédigées en chinois…) .Elle même était quelquefois hésitante sur le chemin à prendre.
Menglian. RAS, mais il ne faut pas manquer le Menglian Dai People’s House Museum, en fait un petit palais rempli de trésors.
Allez au Wanderer cafe .C’est là que la patronne , une artiste, vous mitonnera éventuellement un circuit hors-piste.(ce café n’est pas une agence de voyage…). Au marché, selon ses conseils, j’ai affrété une moto avec chauffeur et nous sommes allés dans des villages reculés, totalement hors du temps en suivant le plan qu’elle m‘avait griffonné. Le soir je n’avais plus de fesses…à cause des routes empierrées, mais c‘était une journée magnifique .
De Menglian, cap au nord de bon matin pour Chongning …2 petites heures de car pour rejoindre Lancang. Une formalité. Puis départ pour Lincang… Route en construction, donc totalement défoncée. Auparavant, à chaque fois que je prenais le car, tout était disons « normal ». Mais là, c’était épuisant. Capable de dormir pratiquement partout, je n’ai jamais pu fermer l’œil. Les provinces entreprennent des travaux titanesques pour améliorer les transports, mais la route est rarement coupée. L’on s’est toutefois arrêté 4 heures au milieu de nulle part, avant que la route ne soit rouverte. Note: Dans certaines régions, suite à la construction/rénovation des routes, on peut être bloqué 1 heure, (1 heure, c’est 1 minute chez nous…) voir beaucoup plus. Il est donc sage de rentrer en ville, là où vous reprendrez votre avion de retour,3 jours minimum à l’avance. Ce qui veut dire, quand le temps est compté qu’il ne faut jamais visiter la ville d’arrivée à l’arrivée, mais sereinement à votre départ. Cinq contrôles d’identité de tous les passagers dans les cars. On est proche de la Birmanie d’où vient la drogue. A chaque fois avec une grande courtoisie et on me rendait toujours mon passeport avec le sourire.
Arrivé à Lancang à six heures du matin, j’attrape au vol la correspondance pour Chongning ou après 5 heures de route paisible, dans un environnement montagneux splendide, j’arrive enfin après 27 heures de car.
Escale à Chongning .Strictement rien à voir, mais un accueil indéfinissable de la part de la direction de l’hôtel et de ses employés. Première fois qu’un Européen débarquait dans leur hôtel. Un hôtel standard pour voyageur de commerce. C’est l’une des deux seules petites villes, avec Gongshan, où je ne fus pas admis dans l’internet café sous le prétexte que je n’avais pas de carte de membre. En fait une carte d’identité Chinoise…
Tenchong.Ah ! Tenchong. Une grande ville, rien de particulier, mais à portée de fusil, il y a Heshun. Un village où, au 19 ème des Chinois aisés prirent leur retraite en y construisant de splendides demeures, que l’on visite désormais. Il y a également quelques musées intéressants. On peut y passer une belle journée sans courir.
Puis le top, c’est d’aller aux sources chaudes de Cherry…(orthographe de mémoire…non référencées dans le LP).Dans le LP , c’est « Sea of Heat « qui est cité. Je ne suis pas allé à Sea of heat , car on me l’avait déconseillé .Pas de car. Il faut donc prendre un taxi, traverser la campagne, les villages puis la montagne majestueuse sur une route défoncée, pendant une bonne heure, pour y arriver. Le taxi vous attendra, et vous ramènera en ville . Pas de souci.
On descend un bon chemin pendant une bonne vingtaine de minutes dans la forêt tropicale .Ce jour de semaine, personne, silence absolu. Un premier bassin, en pierres, occupé par un couple d’amoureux, je passe. Un peu plus bas un second avec semble-t-il une famille, je passe, puis un suivant, désert. Enfin un grand bassin et quelques rares baigneurs. Transparence et tiédeur des eaux, calme assourdissant, vision bucolique. Un rêve. Après le Japon, Taiwan est le pays au monde où il y a le plus de sources chaudes au monde, (et je ne les connais hélas pas toutes) mais ici, c’est tout simplement fabuleux. Après le bain, on descend 20 mn à pied jusqu’aux rives du Mékong, tumultueux, non « barragé » puis on remonte un sentier sauvage à dos de mulet pour un prix raisonnable pendant une petite heure. Remonter à pied après avoir mariné trois heures dans l’eau me semblait mission impossible... Le taxi m’attend. Je m’endors.
Nujiang Valley. Trois fleuves parallèles, pas de barrages, région classé par l’UNESCO. J’avais surestimé le temps pour monter . J’ai fait escale en route à Liuku, où il n’y a strictement rien à voir ni à faire. Le paysage est à couper le souffle, et malheureusement le car taille sa route et ne s’arrête pas pour les photos. Il faisait un temps magnifique. Un nombre impressionnant de cascades et de centrales hydrauliques. Il me semble qu’il y a dans cette région de l’eau à ne plus savoir qu’en faire. Nombreux ponts de singe, et beaucoup de câbles pour franchir le fleuve en tyrolienne. J’ai vu quelques personnes traverser, suspendues en l’air. Impressionnant.
Gongshan. Bourgade, une seule grand rue, d’où en juillet, je pouvais encore apercevoir de grandes plaques de neige sur les sommets. RAS. Une petite église catholique d’architecture tibétaine, mais elle était fermée.
Bingzhongluo.90 mn de car. Là, on est nulle part. Belle vue sur les montagnes. Des marches en montagne, c’est tout. On sent le Tibet proche quoique Lhassa soit quand même à 2000 kilomètres.
Il n’y a pas de route pour « monter » à Deqin. Il y a trois ans, une amie avait emprunté une vraie caravane de thé à cheval et recommandé de la prendre. Cette fois, trop de neige, et je n’ai pas trouvé d’opportunité. De Deqin, l’on peut rejoindre Shangri la par la route. Mais ce que j’ai appris plus tard c’est que la route, en travaux, n’était ouverte qu’une journée tous les 10 jours…Et rester 10 jours à attendre à Deqin, il parait que c’est lassant... Donc pas de regrets. Redescente donc vers Baoshan. Par le car, de Bingzhongluo à Baoshan, ça se fait dans la journée. Hélas, retour sous une pluie battante sans interruption et passages à gué à cause des routes défoncées par les eaux. Direction Dali de façon à rejoindre Shangri la. Entre Baoshan et Dali, rien d’extraordinaire. Bonne autoroute. Pas loin de Lijiang, il y a SHAXI. Un bijou. Petit village, deux rues en T. Quelques guest houses dont Horse pen 46, ancienne maison, sobre mais très bien restaurée. Un excellent accueil et une mine d’infos. La tenancière parle couramment anglais. Horse pen 46 est en face du Temple Xinxiao, rare temple Bouddhiste de la dynastie Ming. A côté, dans un petit bistrot, un couple de retraité me préparait mon petit déjeuner , excellent café du Yunnan, pain maison (ils ont une machine à pain) avec du très bon miel, et non pas celui que la Chine exporte…en écoutant de vielles chansons françaises. A chacun son exotisme. Assez surréaliste. Chaque vendredi c’est le marché. Un important marché, bestiaux, légumes, gâteaux, tabac, outils, habits, étoffes etc... qui draine tous les villages des alentours. Un authentique spectacle dans la rue, où la plupart des femmes portent leurs costumes traditionnels avec une élégance rare. Zéro touriste chinois, pas de laowai. Quelques minutes de vélo et l’on peut visiter, en rénovation, un rarissime théâtre, le Three terraced Pavilion, en pleine campagne au milieu de nulle part. Plus loin, mais il faut un véhicule, un adorable temple taoïste préservé et entretenu par un vieux couple qui y veille comme sur la prunelle de ses yeux. Aux alentours, des parcs, forêts luxuriantes, temples, musées. Pas de bus. Il faut donc louer un taxi.
Randonnée vers un tout petit village reculé sur l’une des anciennes authentique route du thé. Cinq heures de montée, à pied, en partie à cheval assis sur un rouleau de cordage fixé sur une selle de bât, autant dire super inconfortable; paysages grandioses, des azalées sauvages partout. Si j’ai bonne mémoire il y a 800 variétés d’azalées au Yunnan. Retour à pied,5 heures. Très belle journée. Lac Lugu, au départ de Lijiang .Au bas mot, 9 heures de car. Un immense lac enchâssé dans les montagnes, exceptionnel. Eau limpide. Tout petit village au bord de l’eau, ciel cristallin. Rares hôtels. Pratiquement personne…les 9 heures de car doivent en dissuader plus d’un…On est donc tranquille pour un bon moment. C’est là que j’ai rencontré et sympathisé avec 5 voyageurs chinois. Le tour du lac que nous avons fait en voiture est un régal. On ne se lasse pas de ce lieu magique. Une partie de ce lac est au Sichuan. Par hasard, lors d’une pause, nous avons rencontré des cinéastes qui réalisaient un film promotionnel sur la région. Les acteurs villageois étaient magnifiquement habillés. Et redescente vers Lijiang pour remonter vers Shangri la.
Shangri la. C’est bien la première fois qu’il n’y a que des touristes dans le car. Arrivée difficile. Il faut marcher tout doucement, problème d’oxygène. Pas chaud en juin. Un temps breton, un coup de soleil, puis une averse, un rayon de soleil... On n’y mange pas bien et c’est cher.4 à 5 lamelles de yak séché sur une assiette de pommes de terres sautées… Heureusement j’avais trouvé un bon hôtel, au calme avec une couverture électrique. En juin ! La ville est un minuscule Lijiang assoupi, avec des échoppes de souvenirs gérées par de nonchalantes vendeuses. Les maisons en bois sont magnifiquement ouvragées par d’habiles et compétents charpentiers, et certaines ont des vérandas gigantesques, souvent plus grandes que la maison proprement dite, afin de protéger la cour durant l’hiver. -15… Un temple, on ne peut y monter que tout doucement… et un gigantesque moulin à prière. On sent le Tibet.
Musée Scripture chamber. Le directeur, ou qui se prétend tel, assure un peu la visite guidée en présentant les plantes médicinales Tibétaines, largement développées. Ensuite il se présente comme médecin, vous questionne, vous diagnostique oralement puis vous remet une ordonnance miracle et un traitement de trois mois .Prix 150 euros…Bah voyons… Chance. J’y étais lors du festival annuel de courses de chevaux. Un stade gigantesque, des courses de trot de petits chevaux, trois par trois, trois tours de piste, pas franchement intéressantes. Non, le spectacle est dans les gradins où les spectateurs ont revêtus leurs plus beaux atours. Des couleurs et motifs extraordinaires trois jours durant.
Ganden Sumtselling Gompa. Monastère Tibétain de 300 ans, en cours de rénovation. Ca suinte la bondieuserie à tous les coins de rue.
Napa lake. Bon ! D’immenses espaces, des lacs, des arbres, des fleurs, des chevaux en semi-liberté. Ce n’est pas un paysage exceptionnel. Autocar de nuit vers Kunming. Première fois que j’empruntais un car couchettes de nuit. Départ 19.00 h arrivée vers 6.00 h du matin. C’est nickel chrome et très confortable. Si l’on achète son billet à l’avance, on peut choisir sa couchette. Soit trois couchettes côte à côte soit individuelle. Les couchettes en bas sont moins sensibles au roulis.
Hei jing. Au départ de Kunming, pas de car. Trois heures de train poussif, et vous arrivez à Hei Jing. De la gare, des carrioles à cheval vous emmènent au village. Jolie promenade de 20 minutes. Tout simple, sympathique. Ancienne capitale du sel, autant dire un bagne. Le village assure sa promotion touristique avec son passé. C’est tout petit, une seule rue principale , marchands de sel sous différentes formes, et le petit syndicat d’initiative est très bien rodé. Ils vont même le matin de votre départ jusqu’à vous accompagner au minibus (on ne revient pas en carriole) pour reprendre le train. Et pourtant on ne peut s’y perdre…dans ce village. Il y a un paquet de communes en France qui pourraient en prendre de la graine.
En carriole, on visite avec explications (en chinois) un temple, puis les ateliers de transformation du sel. Beaucoup de vergers de grenadiers, bon indicateur du climat doux. Il y a plusieurs hébergements, mais à mon avis un seul endroit où dormir .Wu family Courtyard.. Dans un passé disons récent, il y avait 99 chambres et 108 portes. Il en reste légèrement moins. Mais c’est une demeure magnifique, authentique et bien entretenue. Les chambres sont monacales et très bon marché. SdB sur le palier. On dort dans une page d’histoire.
BA MEI Ba mei se cache. Au départ de Kunming, une journée de car jusqu’à Wenshan. Nuit. De là il faut aller jusqu’à Guangnan et de là pousser jusqu’à Ba Mei. Total aller et retour 27 heures chrono…soit 2 + 2 jours de voyage. De Guangnan à Bamei il n’y a que 45 kilomètres, mais la route étant en construction, j’ai mis 3 heures en roulant à 20 maxi. La route sera finie en 2011. Ba mei est un bijou, un tout petit village enchâssé dans un cirque montagneux. Accès ? En barque par une rivière souterraine. Temps de traversée 30 minutes. Nuit complète sauf au milieu, pendant quelques instants ou une cheminée naturelle éclaire la rivière. Hauteur sous plafond ? 100 mètres.
Mon guide, le LP, pourtant récent indiquait : Pas d’hébergement, ni d’électricité. C’est inexact. Et il y a maintenant une dizaine de chambres d’hôtes. (Des chambres chez l’habitant, pas des guest houses, nuance).Les villageois ont, depuis des siècles, construit un réseau hydraulique, et j’ai pu observer de nombreuses norias, roues à aubes en bois et bambou, qui permettent l’irrigation. C’est tout simplement remarquable. Il règne une paix magique dans ce lieu où j’aurais dû rester plus longtemps…
Mais tout a une fin. Ce fut un réel enchantement de voyager au Yunnan. J’ai probablement emprunté plus d’une quarantaine d‘autocars. A chaque fois les chauffeurs ont été très aimables, et coopérants, prenant bien soin de mon sac à dos qui tranche avec les hardes et balluchons des passagers, curieux de voir un étranger voyager seul et , ma foi, assez ouverts. Si vous fumez, ayez toujours sur vous deux paquets. Offrir une cigarette en Chine est une façon de dire bonjour, de socialiser mais personne ne s’offusquera si vous ne fumez pas. Bien que ne maîtrisant pas le Chinois, je n’ai pas rencontré de problème particulier. Dans les diverses auberges ou hôtels où j’ai séjourné, je n’ai aucune remarque à formuler. Dans l’un, seul client, j’ai été couvert de cadeaux, et dégusté les meilleurs thés de PU ER.
Pour un problème de santé mineur, j’ai préféré anticiper et je suis allé à l’ hôpital de Tenchong où l’on m’a ausculté et bien soigné. J’ai attendu 1 minute avant d’être reçu ! Une petite pièce où trois médecins fumant comme des pompiers auscultaient leurs patients… qui fumaient tout autant. Restaurants. Pas de carte ni de menu comme le plus souvent. De toute façon je ne peux lire que les images…qui sont rares. On me dirigeait directement vers la cuisine où je faisais mon choix avec le sourire et les suggestions du chef.
Prix et arnaques. Jamais on n’a multiplié le prix. D’un autre côté, je n’encombre pas mon sac à dos de souvenirs, il est assez lourd comme ça, donc difficile de me faire arnaquer. Il m’est arrivé une ou deux fois de me tromper et de donner trop d’argent. On me l’a toujours signifié et rendu.(Je ne prétends surtout pas que ce soit le cas dans toute la Chine…) Si cela pouvait être le cas pour les touristes à Paris, cela s’appellerait le bonheur.
J’avais le LP et j’en suis satisfait. Je ne vais pas faire la liste de ce que l’on a besoin, mais seulement signaler ceci: La plupart du temps les taxis ne peuvent pas, et / ou ne savent pas lire l’adresse de l’hôtel en Chinois qui est très judicieusement ajoutée dans le LP. J’avais un portable très bon marché et une SIM rechargeable. Si le taxi ne connait pas, composez le numéro de l’hôtel, et le taxi téléphonera pour connaître la route à suivre. Indispensable à mon sens.
Cartes: Il faut une carte papier, solide, en chinois et anglais et en prendre grand soin. Ce n’est pas à la campagne que vous pourriez en racheter une... Indispensable pour acheter un billet d’autocar et arriver à bon port. Attention aux homonymies, sans même parler de la prononciation correcte… Villes de Lincang et Lancang, ce n’est pas pareil et pourtant dans la même région. Une bonne vieille carte papier, ça s’étale, ça ne tombe pas en panne, ça permet de s’expliquer et on voit tout, d‘un seul coup d‘œil. Une cartographie électronique de quelques centimètres carrés me semble inappropriée.
FIN
Le Yunnan, très montagneux, est, grosso modo aussi grand que la France. Et on ne peut s’y déplacer aussi vite. Par conséquent, il faut du temps. Venant de Taipei, j’ai atterri le soir à Kunming. Un bazar noir à la sortie pour prendre un taxi, une organisation digne de CDG…On n’est donc pas dépaysé…
C, de Kunming, m’avait trouvé ce que je cherchais. Résider dans une famille chinoise et prendre , en payant, deux heures de cours de Chinois chaque matin. J’ai donc posé mon sac chez une prof d’anglais qui communiquait avec moi en utilisant son dictionnaire… Pauvres élèves. Son appartement était situé dans la résidence universitaire de Kunming .Elle habitait avec sa mère…Ah vous prenez aussi une douche le matin ? Et pourquoi ? Et ceci, et cela. Atmosphère irrespirable. Je me suis enfui vite fait vers l’Hôtel Cloudlands Youth Hostel, (recommandé par le LP) personnel adorable et compétent. De plus on y mange très bien. Un havre de paix et une mine de services. A Kunming comme presque partout en Chine, ainsi qu’ à Taiwan, les fenêtres sont barricadées de grilles, avec une petite avancée, très souvent amplement fleurie et utilisée comme séchoir à linge. La municipalité a ordonné, ne me demandez pas pourquoi, de remplacer les grilles « avancées » d’environ 60 centimètres par des grilles « plaquées » aux fenêtres. Auparavant, les appartements ressemblaient à des prisons fleuries. Maintenant ce seront des pénitenciers, mais les serruriers se frottent les mains... En ville, un ou deux temples, mais rien d’extraordinaire. Le lac Dian en cours de dépollution et ses alentours. Bof. Mais, à une bonne heure de bus, le « Bamboo Temple » vaut largement le déplacement. Le grand musée des 25 minorités présentes au Yunnan est un passage indispensable à mon sens avant de voyager au Yunnan, si tant est que l‘on soit intéressé par ces dites minorités . Et la boutique de souvenirs à la sortie est remarquable. Ils ne vendent pas de « conneries » à 2 sous mais de très jolis et anciens vêtements, tissus, sacs etc. Et c’est assez bon marché. Allez-y. De plus la patronne est charmante, cultivée et connait très bien tous les différents habits des minorités qui peuplent le Yunnan.
En face, de l’autre côté de l’avenue, il y a un gigantesque village où ils ont reconstruit les maisons des 56 minorités chinoises. Des employés chinois Han, folkloriquements déguisés avec de moches vêtements « typiques » en synthétique se morfondent d’ennui dans le décor en jouant avec leur portable.
Franchement rester à Kunming c’est perdre son temps…pas grand-chose de particulier ou de pittoresque, mais il ne faut pas manquer de savourer les « nouilles qui traversent le pont » chez les frères Jiang .
Départ en car pour Shilin, la forêt de pierres, 300 hectares. Oui c’est un bon plan, mais l’entrée est très chère, de mémoire 150 ou 160 rmb. Nombreux panneaux d’informations rédigés en français sans aucune faute d’orthographe ni de grammaire. Rarissime.
Lac Jiangchang, au sud de Kunming, à 2 bonnes heures de car .C’est désuet et plaisant. Location de pédalos, baignade, jolies plages et bonne chère. Dix minutes à pied pour traverser ce gros bourg de bout en bout. J’y étais en weekend, et je présume qu’en semaine j’aurais été seul. Très beau lac, balade à cheval , aller-retour 2 heures, vers un temple caché, et intéressant. L’autre temple, lui, est accessible du village .
Départ en train de nuit couchettes pour Dali .Pas une bonne idée. Départ 22.00 heures arrivée vers 6 ou 7 h, alors que, de mémoire, le car n’en met que 4 ou 5. Et, naturellement, en train de nuit, on ne voit rien du paysage.
C’est une ville très agréable, surtout si on s’écarte de la rue des étrangers…et des coins touristiques. On n’y mange pas très bien et c’est cher pour ce que c’est. L’architecture et la décoration des maisons est sobre, raffinée et très élégante. L’unique musée désert est à ne pas négliger, d’autant plus que les touristes n’y vont pas puisqu’ils consomment. Ne pas manquer l’église catholique en pure style Naxi. Un trésor d’architecture étonnant. Il y en a deux à Dali mais une seule en style naxi.
Le lac ERHAI est majestueux. Dommage qu’il n’y ait pas de chemin autour. Location de vélo facile, balade cool vers le lac. Puis cul de sac. A Dali, il y a un télécabine qui vous propulse sur un chemin de randonnée entièrement et joliment pavé. Belle balade, contrôle de sécurité en route, pas de soucis. On arrive au Temple Zhonghe Shan. Retour par un télésiège, non fermé , mais couvert, et donc appréciable vu qu’il crachinait. Autour du lac, belles promenades. Au nord, à 1 heure 30 de bus, des sources chaudes où nous sommes allés en petit groupe passer une nuit. Bon, l’eau est bonne, bien sûr, mais le cadre est moyen.
Au NE du lac ERHAI, il ne faut pas rater Shuanglang, et son petit hôtel, le SKYSEA (Chambres et dortoirs) .Les pieds dans l’eau, une vue imprenable sur le lac et les montagnes en arrière-plan. Tables d’hôtes midi et soir, pas de menu, on mange ce qu’ont cuisiné les femmes, très bonne ambiance. J’y ai rencontré un couple d’artistes Chiliens demeurant à Pékin qui venaient de Shangri la en vélo de course, oui, pas un VTT…Pour ceux qui connaissent un peu la géographie de cette province, chapeau !
Le village est hors du temps. Beaucoup d’anciennes maisons et pratiquement pas de touristes. Mais à la vitesse où ils rénovent d’anciennes maisons avec vue sur le lac, futures guest houses, ça ne va pas durer longtemps… Une maison « d’architecte » , ultra moderne, béton et verre, gigantesque, les pieds dans l’eau, où l’on peut prendre un excellent café du YUNNAN ; le café doit faire 8 m2, et la villa en fait probablement 1000m2…Le prix du café n’est pas proportionnel à la villa… Elle appartiendrait à une célèbre danseuse Chinoise... Huit jours avant mon arrivée un pâtissier français s’est installé dans ce village, au pied d’un arbre multi centenaire, mais les pâtisseries n’étaient pas encore sorties du labo. Dommage. Pleins de balades sur la petite presqu’île. Sympa. A l’hôtel, on peut louer des kayaks, (qui pèsent une tonne..) et faire le tour de l’île en face. Ile où est installé un 5 étoiles et des jardins publics.
Départ en car pour Li Jiang. La route ? Bon, c’est la campagne, et en arrivant près de Li Jiang, les monts sont pelés... Tout petit hôtel, 5 chambres de style tibétain, couple de gérants tibétains adorables. Disney Li Jiang…J’ai dû y rester 4 jours et ce n’est pas drôle. Une usine à touristes. La rue de la soif et ses chanteurs à la voix éraillée me tuent… Visite du Mu Family Mansion, mini cité interdite, très bien, et des jardins d‘où le soir on domine Lijiang, les montagnes en arrière plan, , sans voir les hordes de touristes et là, oui c‘est beau… Lijiang, c’est Business land. Des milliers de magasins où on trouve tout ce dont on n’a pas besoin. Mais les gens doivent vivre, donc, c’est comme cela.
Balade sympa à cheval dans les environs, en forêt, puis un tour de canot dans un immense lac de 30 centimètres de profondeur. Bof.
Baisha. Petit village assoupi. Rencontre fortuite avec le célèbre Docteur HO. Une vraie pipelette. Son « labo » est un vrai souk ! Jade dragon snow mountain. Une bonne demi-heure de téléphérique avec un temps gris en juin, (bien se couvrir), et on arrive à 3800 mètres. Belle vue. Un petit temple tibétain, quelques Yaks qui broutent paisiblement. Retour Kunming puis départ pour Jing Hong, Xishuangbanna. 9 heures de bus un dimanche, presque personne dans le car, sur une bonne route. Paysage, champs de thé à perte de vue, région du réputé thé PU ER, rien de spécial.
Jing Hong, petite ville assoupie. Sommes-nous en Chine ? Architecture matinée de Thaïlande, de Birmanie, vendeurs de jade Birmans en sarong, végétation tropicale. Premiers jours, un peu perplexe puis je me suis adapté au rythme lent et doux de cette agglomération. Centre de promotion du thé PU ER, dans un ravissant jardin, petits pavillons où l’on peut gracieusement déguster du thé, très agréable. Un lieu : Mékong café: La cuisine chinoise y est délicieuse, bon marché et le patron français et son épouse chinoise sont charmants + une mine d’informations. C’est à côté du MeiMei café que tout taxi connait. Ce sont eux qui m’ont présenté une guide qui ne parlait pas un mot d’anglais et avec laquelle j’ai randonné trois jours durant dans des villages reculés, région de Bada, après Menghai. Paysages magnifiques, aucun touriste, villages totalement en dehors du temps, où l’électricité n’est arrivée qu’en 2002 et où il n’y a qu’un ou deux chauffe eau solaires. Accueil chaleureux, hébergement et très bonne cuisine locale, un rêve. Et temps superbe pour ne rien gâcher... Au retour, ne pas hésiter si besoin est à se faire masser au centre réputé de massage par des non-voyants. (Blind Massage School)
Ne pas rater le plus grand jardin botanique de Chine, Tropical Plant Garden, 933 hectares, situé à Menglun à une bonne heure de car de Jinghong, ni le jardin botanique de Jinghong, si vous aimez la botanique.
Evitez d’aller au Sanchahe nature Reserve voir un spectacle d’éléphants affligeant.
Galamba Une heure de bus le long du fleuve Lancang Jiang qui s’appellera plus loin, au Vietnam, le Mékong. C’est une très belle route . Note : Au départ de Jing Hong on peut aussi descendre le fleuve sur des canots pneumatiques jusqu‘à Galamba, mais retour en bus, car le courant est trop fort pour les 15 CV du canot. Escale sur une petite plage de sable (il y en a de nombreuses) végétation exubérante, on croise des singes et l’on peut réellement apprécier la puissance du fleuve .Courants très forts.
Ticket racket de 100 rmb pour entrer dans un village DAI .(Mais c’est partout pareil en Chine) C’est un authentique village avec d’opulentes maisons en bois dont la conception favorise une ventilation naturelle. 250 m2+ plus le sous –sol…Certaines offrent le gîte et le couvert. Pas de restaurant. 1 ou 2 mini épiceries. J’ai eu le bonheur de « tomber » sur la maison d’une famille charmante. Merci la chance. Dans ce village, chaque jour des festivités sont organisées . « Reproduction » de la fête de l’eau (une centaine de figurants, essentiellement des figurantes) dans un immense bassin puis spectacle de danse à côté. Donc, chaque jour arrivée des touristes, mais pas des hordes. De l’entrée du village ils sont transférés par petits groupes de leurs gros autocars dans des minis bus électriques de 10 passagers. Donc pas de bruit et peu de nuisances. Ils sont parqués sur les gradins. Le spectacle peut commencer. La reproduction de la fête de l’eau, puis les danses durent environ 1 heure 30. Ensuite, ils disparaissent aussi discrètement qu’ils sont venus. Le présentateur du spectacle, « le Monsieur Loyal « , résidait chez mon hôte et j’étais donc invité chaque jour . La plupart des figurantes et danseuses sont des jeunes filles du village, et c’est leur job. Très peu de garçons. Spectacle bon enfant, coloré, de bonne tenue, pas trop kitch. Du village on peut marcher jusqu’au bord du Lancang Jiang (Mékong) en 10 mn à pied. Mon hôte m’a montré l’endroit où le lit du fleuve arrivait auparavant. Le fleuve s’assèche…L’écart est considérable. Mais non, mais non puisque l’on vous dit qu’il n’y a pas de problème de changement de climat…Au loin, derrière les montagnes, la Birmanie. Beaucoup de plantations d’hévéas. Flâner dans ce village est un plaisir que l’on déguste. Une ou deux maisons en construction, ouvriers habiles qui manient un robot électrique de bricoleur du dimanche pour raboter des centaines de planches brutes de sciage. Merveille des charpentiers chinois qui maintiennent ces traditions et ce savoir-faire. Que du bois et des chevilles. Mon hôte ne parle pas le mandarin, ou plutôt c’est moi qui ne comprends pas son chinois. Mais toujours est-il que j’ai compris qu’il m’invitait, que demain matin je devrais être prêt à 7.00 h, et que nous irions voir un spectacle. On part en moto, sur une bonne route, en roulant tranquillement à 25 km /h à travers la campagne. Le soleil se lève. Il fait délicieusement bon. L’air est parfumé. On s’arrête dans un petit temple, pas entretenu, et envahi par les mauvaises herbes. Où sommes nous ? Dans un autre monde. On arrive. Il y a un grand lac, qui en fait se révèlera la scène, et un théâtre avec ses gradins. Il connait tout le monde et me présente. Les acteurs et les figurantes se maquillent attentivement, les touristes ne sont pas encore arrivés. Le spectacle de danse est nautique, les danseuses sont embarquées sur des radeaux de bambou. Des dizaines de paons atterrissent devant les gradins, puis repartent en volant très bas comme de vieux Catalina. La sono vous casse les tympans. L’arrière-plan est assez grandiose. Retour au village Je suis resté 4 jours dans ce village mais j’aurais pu tout aussi bien y rester un mois. Peu de boutiques pour touristes, le strict minimum lorsqu’ils sont là, calme, luxe non, mais le calme est un luxe en Chine.
Départ pour Mengla .Rien à voir, rien à vendre et c’est cela qui est intéressant. Par contre deux temples préservés, hors ville, découverts par hasard grâce à un chauffeur de taxi. Très beaux sites.
Damenlong. Idem RAS, mais le White Bamboo Shoot Pagoda, baigne dans la plénitude.
De Mengla, bus pour Bupan Aerial Skyway Park. On commence par remonter une belle rivière enchâssée dans les montagnes, sur un canot rapide. Des arbres géants de 70 mètres de haut. Parashorea ou encore appelés looking at the sky tree. Entre ces arbres, des ponts de singe où seulement deux personnes sont autorisées à passer en même temps. Hauteur au-dessus du sol, 50 mètres…Assez impressionnant. C’était un lundi. Heureusement, sinon, bonjour la queue. J’étais seul avec la guide du parc et j‘ai bien fait de prendre une guide en sus du billet d‘entrée. Le parc est si grand que l’on pourrait s’y perdre (un lundi quand on est seul, avec des pancartes rédigées en chinois…) .Elle même était quelquefois hésitante sur le chemin à prendre.
Menglian. RAS, mais il ne faut pas manquer le Menglian Dai People’s House Museum, en fait un petit palais rempli de trésors.
Allez au Wanderer cafe .C’est là que la patronne , une artiste, vous mitonnera éventuellement un circuit hors-piste.(ce café n’est pas une agence de voyage…). Au marché, selon ses conseils, j’ai affrété une moto avec chauffeur et nous sommes allés dans des villages reculés, totalement hors du temps en suivant le plan qu’elle m‘avait griffonné. Le soir je n’avais plus de fesses…à cause des routes empierrées, mais c‘était une journée magnifique .
De Menglian, cap au nord de bon matin pour Chongning …2 petites heures de car pour rejoindre Lancang. Une formalité. Puis départ pour Lincang… Route en construction, donc totalement défoncée. Auparavant, à chaque fois que je prenais le car, tout était disons « normal ». Mais là, c’était épuisant. Capable de dormir pratiquement partout, je n’ai jamais pu fermer l’œil. Les provinces entreprennent des travaux titanesques pour améliorer les transports, mais la route est rarement coupée. L’on s’est toutefois arrêté 4 heures au milieu de nulle part, avant que la route ne soit rouverte. Note: Dans certaines régions, suite à la construction/rénovation des routes, on peut être bloqué 1 heure, (1 heure, c’est 1 minute chez nous…) voir beaucoup plus. Il est donc sage de rentrer en ville, là où vous reprendrez votre avion de retour,3 jours minimum à l’avance. Ce qui veut dire, quand le temps est compté qu’il ne faut jamais visiter la ville d’arrivée à l’arrivée, mais sereinement à votre départ. Cinq contrôles d’identité de tous les passagers dans les cars. On est proche de la Birmanie d’où vient la drogue. A chaque fois avec une grande courtoisie et on me rendait toujours mon passeport avec le sourire.
Arrivé à Lancang à six heures du matin, j’attrape au vol la correspondance pour Chongning ou après 5 heures de route paisible, dans un environnement montagneux splendide, j’arrive enfin après 27 heures de car.
Escale à Chongning .Strictement rien à voir, mais un accueil indéfinissable de la part de la direction de l’hôtel et de ses employés. Première fois qu’un Européen débarquait dans leur hôtel. Un hôtel standard pour voyageur de commerce. C’est l’une des deux seules petites villes, avec Gongshan, où je ne fus pas admis dans l’internet café sous le prétexte que je n’avais pas de carte de membre. En fait une carte d’identité Chinoise…
Tenchong.Ah ! Tenchong. Une grande ville, rien de particulier, mais à portée de fusil, il y a Heshun. Un village où, au 19 ème des Chinois aisés prirent leur retraite en y construisant de splendides demeures, que l’on visite désormais. Il y a également quelques musées intéressants. On peut y passer une belle journée sans courir.
Puis le top, c’est d’aller aux sources chaudes de Cherry…(orthographe de mémoire…non référencées dans le LP).Dans le LP , c’est « Sea of Heat « qui est cité. Je ne suis pas allé à Sea of heat , car on me l’avait déconseillé .Pas de car. Il faut donc prendre un taxi, traverser la campagne, les villages puis la montagne majestueuse sur une route défoncée, pendant une bonne heure, pour y arriver. Le taxi vous attendra, et vous ramènera en ville . Pas de souci.
On descend un bon chemin pendant une bonne vingtaine de minutes dans la forêt tropicale .Ce jour de semaine, personne, silence absolu. Un premier bassin, en pierres, occupé par un couple d’amoureux, je passe. Un peu plus bas un second avec semble-t-il une famille, je passe, puis un suivant, désert. Enfin un grand bassin et quelques rares baigneurs. Transparence et tiédeur des eaux, calme assourdissant, vision bucolique. Un rêve. Après le Japon, Taiwan est le pays au monde où il y a le plus de sources chaudes au monde, (et je ne les connais hélas pas toutes) mais ici, c’est tout simplement fabuleux. Après le bain, on descend 20 mn à pied jusqu’aux rives du Mékong, tumultueux, non « barragé » puis on remonte un sentier sauvage à dos de mulet pour un prix raisonnable pendant une petite heure. Remonter à pied après avoir mariné trois heures dans l’eau me semblait mission impossible... Le taxi m’attend. Je m’endors.
Nujiang Valley. Trois fleuves parallèles, pas de barrages, région classé par l’UNESCO. J’avais surestimé le temps pour monter . J’ai fait escale en route à Liuku, où il n’y a strictement rien à voir ni à faire. Le paysage est à couper le souffle, et malheureusement le car taille sa route et ne s’arrête pas pour les photos. Il faisait un temps magnifique. Un nombre impressionnant de cascades et de centrales hydrauliques. Il me semble qu’il y a dans cette région de l’eau à ne plus savoir qu’en faire. Nombreux ponts de singe, et beaucoup de câbles pour franchir le fleuve en tyrolienne. J’ai vu quelques personnes traverser, suspendues en l’air. Impressionnant.
Gongshan. Bourgade, une seule grand rue, d’où en juillet, je pouvais encore apercevoir de grandes plaques de neige sur les sommets. RAS. Une petite église catholique d’architecture tibétaine, mais elle était fermée.
Bingzhongluo.90 mn de car. Là, on est nulle part. Belle vue sur les montagnes. Des marches en montagne, c’est tout. On sent le Tibet proche quoique Lhassa soit quand même à 2000 kilomètres.
Il n’y a pas de route pour « monter » à Deqin. Il y a trois ans, une amie avait emprunté une vraie caravane de thé à cheval et recommandé de la prendre. Cette fois, trop de neige, et je n’ai pas trouvé d’opportunité. De Deqin, l’on peut rejoindre Shangri la par la route. Mais ce que j’ai appris plus tard c’est que la route, en travaux, n’était ouverte qu’une journée tous les 10 jours…Et rester 10 jours à attendre à Deqin, il parait que c’est lassant... Donc pas de regrets. Redescente donc vers Baoshan. Par le car, de Bingzhongluo à Baoshan, ça se fait dans la journée. Hélas, retour sous une pluie battante sans interruption et passages à gué à cause des routes défoncées par les eaux. Direction Dali de façon à rejoindre Shangri la. Entre Baoshan et Dali, rien d’extraordinaire. Bonne autoroute. Pas loin de Lijiang, il y a SHAXI. Un bijou. Petit village, deux rues en T. Quelques guest houses dont Horse pen 46, ancienne maison, sobre mais très bien restaurée. Un excellent accueil et une mine d’infos. La tenancière parle couramment anglais. Horse pen 46 est en face du Temple Xinxiao, rare temple Bouddhiste de la dynastie Ming. A côté, dans un petit bistrot, un couple de retraité me préparait mon petit déjeuner , excellent café du Yunnan, pain maison (ils ont une machine à pain) avec du très bon miel, et non pas celui que la Chine exporte…en écoutant de vielles chansons françaises. A chacun son exotisme. Assez surréaliste. Chaque vendredi c’est le marché. Un important marché, bestiaux, légumes, gâteaux, tabac, outils, habits, étoffes etc... qui draine tous les villages des alentours. Un authentique spectacle dans la rue, où la plupart des femmes portent leurs costumes traditionnels avec une élégance rare. Zéro touriste chinois, pas de laowai. Quelques minutes de vélo et l’on peut visiter, en rénovation, un rarissime théâtre, le Three terraced Pavilion, en pleine campagne au milieu de nulle part. Plus loin, mais il faut un véhicule, un adorable temple taoïste préservé et entretenu par un vieux couple qui y veille comme sur la prunelle de ses yeux. Aux alentours, des parcs, forêts luxuriantes, temples, musées. Pas de bus. Il faut donc louer un taxi.
Randonnée vers un tout petit village reculé sur l’une des anciennes authentique route du thé. Cinq heures de montée, à pied, en partie à cheval assis sur un rouleau de cordage fixé sur une selle de bât, autant dire super inconfortable; paysages grandioses, des azalées sauvages partout. Si j’ai bonne mémoire il y a 800 variétés d’azalées au Yunnan. Retour à pied,5 heures. Très belle journée. Lac Lugu, au départ de Lijiang .Au bas mot, 9 heures de car. Un immense lac enchâssé dans les montagnes, exceptionnel. Eau limpide. Tout petit village au bord de l’eau, ciel cristallin. Rares hôtels. Pratiquement personne…les 9 heures de car doivent en dissuader plus d’un…On est donc tranquille pour un bon moment. C’est là que j’ai rencontré et sympathisé avec 5 voyageurs chinois. Le tour du lac que nous avons fait en voiture est un régal. On ne se lasse pas de ce lieu magique. Une partie de ce lac est au Sichuan. Par hasard, lors d’une pause, nous avons rencontré des cinéastes qui réalisaient un film promotionnel sur la région. Les acteurs villageois étaient magnifiquement habillés. Et redescente vers Lijiang pour remonter vers Shangri la.
Shangri la. C’est bien la première fois qu’il n’y a que des touristes dans le car. Arrivée difficile. Il faut marcher tout doucement, problème d’oxygène. Pas chaud en juin. Un temps breton, un coup de soleil, puis une averse, un rayon de soleil... On n’y mange pas bien et c’est cher.4 à 5 lamelles de yak séché sur une assiette de pommes de terres sautées… Heureusement j’avais trouvé un bon hôtel, au calme avec une couverture électrique. En juin ! La ville est un minuscule Lijiang assoupi, avec des échoppes de souvenirs gérées par de nonchalantes vendeuses. Les maisons en bois sont magnifiquement ouvragées par d’habiles et compétents charpentiers, et certaines ont des vérandas gigantesques, souvent plus grandes que la maison proprement dite, afin de protéger la cour durant l’hiver. -15… Un temple, on ne peut y monter que tout doucement… et un gigantesque moulin à prière. On sent le Tibet.
Musée Scripture chamber. Le directeur, ou qui se prétend tel, assure un peu la visite guidée en présentant les plantes médicinales Tibétaines, largement développées. Ensuite il se présente comme médecin, vous questionne, vous diagnostique oralement puis vous remet une ordonnance miracle et un traitement de trois mois .Prix 150 euros…Bah voyons… Chance. J’y étais lors du festival annuel de courses de chevaux. Un stade gigantesque, des courses de trot de petits chevaux, trois par trois, trois tours de piste, pas franchement intéressantes. Non, le spectacle est dans les gradins où les spectateurs ont revêtus leurs plus beaux atours. Des couleurs et motifs extraordinaires trois jours durant.
Ganden Sumtselling Gompa. Monastère Tibétain de 300 ans, en cours de rénovation. Ca suinte la bondieuserie à tous les coins de rue.
Napa lake. Bon ! D’immenses espaces, des lacs, des arbres, des fleurs, des chevaux en semi-liberté. Ce n’est pas un paysage exceptionnel. Autocar de nuit vers Kunming. Première fois que j’empruntais un car couchettes de nuit. Départ 19.00 h arrivée vers 6.00 h du matin. C’est nickel chrome et très confortable. Si l’on achète son billet à l’avance, on peut choisir sa couchette. Soit trois couchettes côte à côte soit individuelle. Les couchettes en bas sont moins sensibles au roulis.
Hei jing. Au départ de Kunming, pas de car. Trois heures de train poussif, et vous arrivez à Hei Jing. De la gare, des carrioles à cheval vous emmènent au village. Jolie promenade de 20 minutes. Tout simple, sympathique. Ancienne capitale du sel, autant dire un bagne. Le village assure sa promotion touristique avec son passé. C’est tout petit, une seule rue principale , marchands de sel sous différentes formes, et le petit syndicat d’initiative est très bien rodé. Ils vont même le matin de votre départ jusqu’à vous accompagner au minibus (on ne revient pas en carriole) pour reprendre le train. Et pourtant on ne peut s’y perdre…dans ce village. Il y a un paquet de communes en France qui pourraient en prendre de la graine.
En carriole, on visite avec explications (en chinois) un temple, puis les ateliers de transformation du sel. Beaucoup de vergers de grenadiers, bon indicateur du climat doux. Il y a plusieurs hébergements, mais à mon avis un seul endroit où dormir .Wu family Courtyard.. Dans un passé disons récent, il y avait 99 chambres et 108 portes. Il en reste légèrement moins. Mais c’est une demeure magnifique, authentique et bien entretenue. Les chambres sont monacales et très bon marché. SdB sur le palier. On dort dans une page d’histoire.
BA MEI Ba mei se cache. Au départ de Kunming, une journée de car jusqu’à Wenshan. Nuit. De là il faut aller jusqu’à Guangnan et de là pousser jusqu’à Ba Mei. Total aller et retour 27 heures chrono…soit 2 + 2 jours de voyage. De Guangnan à Bamei il n’y a que 45 kilomètres, mais la route étant en construction, j’ai mis 3 heures en roulant à 20 maxi. La route sera finie en 2011. Ba mei est un bijou, un tout petit village enchâssé dans un cirque montagneux. Accès ? En barque par une rivière souterraine. Temps de traversée 30 minutes. Nuit complète sauf au milieu, pendant quelques instants ou une cheminée naturelle éclaire la rivière. Hauteur sous plafond ? 100 mètres.
Mon guide, le LP, pourtant récent indiquait : Pas d’hébergement, ni d’électricité. C’est inexact. Et il y a maintenant une dizaine de chambres d’hôtes. (Des chambres chez l’habitant, pas des guest houses, nuance).Les villageois ont, depuis des siècles, construit un réseau hydraulique, et j’ai pu observer de nombreuses norias, roues à aubes en bois et bambou, qui permettent l’irrigation. C’est tout simplement remarquable. Il règne une paix magique dans ce lieu où j’aurais dû rester plus longtemps…
Mais tout a une fin. Ce fut un réel enchantement de voyager au Yunnan. J’ai probablement emprunté plus d’une quarantaine d‘autocars. A chaque fois les chauffeurs ont été très aimables, et coopérants, prenant bien soin de mon sac à dos qui tranche avec les hardes et balluchons des passagers, curieux de voir un étranger voyager seul et , ma foi, assez ouverts. Si vous fumez, ayez toujours sur vous deux paquets. Offrir une cigarette en Chine est une façon de dire bonjour, de socialiser mais personne ne s’offusquera si vous ne fumez pas. Bien que ne maîtrisant pas le Chinois, je n’ai pas rencontré de problème particulier. Dans les diverses auberges ou hôtels où j’ai séjourné, je n’ai aucune remarque à formuler. Dans l’un, seul client, j’ai été couvert de cadeaux, et dégusté les meilleurs thés de PU ER.
Pour un problème de santé mineur, j’ai préféré anticiper et je suis allé à l’ hôpital de Tenchong où l’on m’a ausculté et bien soigné. J’ai attendu 1 minute avant d’être reçu ! Une petite pièce où trois médecins fumant comme des pompiers auscultaient leurs patients… qui fumaient tout autant. Restaurants. Pas de carte ni de menu comme le plus souvent. De toute façon je ne peux lire que les images…qui sont rares. On me dirigeait directement vers la cuisine où je faisais mon choix avec le sourire et les suggestions du chef.
Prix et arnaques. Jamais on n’a multiplié le prix. D’un autre côté, je n’encombre pas mon sac à dos de souvenirs, il est assez lourd comme ça, donc difficile de me faire arnaquer. Il m’est arrivé une ou deux fois de me tromper et de donner trop d’argent. On me l’a toujours signifié et rendu.(Je ne prétends surtout pas que ce soit le cas dans toute la Chine…) Si cela pouvait être le cas pour les touristes à Paris, cela s’appellerait le bonheur.
J’avais le LP et j’en suis satisfait. Je ne vais pas faire la liste de ce que l’on a besoin, mais seulement signaler ceci: La plupart du temps les taxis ne peuvent pas, et / ou ne savent pas lire l’adresse de l’hôtel en Chinois qui est très judicieusement ajoutée dans le LP. J’avais un portable très bon marché et une SIM rechargeable. Si le taxi ne connait pas, composez le numéro de l’hôtel, et le taxi téléphonera pour connaître la route à suivre. Indispensable à mon sens.
Cartes: Il faut une carte papier, solide, en chinois et anglais et en prendre grand soin. Ce n’est pas à la campagne que vous pourriez en racheter une... Indispensable pour acheter un billet d’autocar et arriver à bon port. Attention aux homonymies, sans même parler de la prononciation correcte… Villes de Lincang et Lancang, ce n’est pas pareil et pourtant dans la même région. Une bonne vieille carte papier, ça s’étale, ça ne tombe pas en panne, ça permet de s’expliquer et on voit tout, d‘un seul coup d‘œil. Une cartographie électronique de quelques centimètres carrés me semble inappropriée.
FIN
Expérience de Kalimantan ou Sumba? (Indonésie)
Bonsoir,
Je consulte depuis quelques jours la rubrique Indonésie et je constate que les forumistes ne se rendent jamais (à première vue) à Kalimantan ou à Sumba par exemple. En revanche, je constate que certaines îles sont très fréquentées. N'y aurait-il rien à découvrir sur ces deux iles citées plus haut ou ai-je mal vu ? Quelqu'un pourrait il me faire partager son expérience de Kalimantan ou Sumba ?
Merci
Cordialement
Petites évasions éphémères en France: conseils?
Bonjour.
Le titre n'est pas très clair, mais il représente bien ce que je veux dire. Je m'explique de suite.
Voilà, ça fait des années que j'ai envie de voyager SEULE (c'est important pour moi, bien que j'apprécie aussi les voyages avec d'autres, mais c'est pas la même démarche, le même état d'esprit, etc.), seulement, je ne fais que planifier des choses, en me disant que je les concrétiserai quand j'aurai les moyens. Etant étudiante depuis 2 ans et certainement encore pendant 3 ou 4 ans, je risque pas de les concrétiser de si tôt, ce qui m'a amené à tristement effacer mes projets de voyage. Depuis quelques temps, j'y repense et j'ai de grosses envies de me couper un peu de mon quotidien. Je suppose que c'est pour cette raison que la plupart des gens voyagent. Mais voilà, j'ai une amie , étudiante aussi , qui m'a fait part de ce qu'elle fait de temps en temps, et je trouve l'idée géniale. L'idée est de passer un week end, une fois de temps en temps, dans une ville inconnue, histoire de découvrir, profiter, et oublier tout ce qui est chez nous pendant quelques jours. Etant étudiante avec beaaauuuuucoup de temps libre (8h de cours par semaine), j'ai vraiment envie de me faire des excursions de quelques jours dans des villes françaises, ce qui me reviendrait à pas trop cher pour le train et 1 ou 2 nuits d'hébergements, et je sais que l'idée de me couper de tout et me préoccuper de rien pendant un moment, ça me ferait un bien énorme.
Donc j'en viens à mes petits projets, et je fais appel à vous et vos avis pour, tout simplement, me dire les villes que vous pensez les plus chouettes à visiter. Je pensais passer un moment à Bordeaux pour visiter la ville et le parc des landes de Gascognes qui m'attire pas mal, mais plutôt vers la fin de l'année, pour profiter des journées plus longues. Je vous dis d'avance ce que vous allez me demander, :P ce que je recherche dans une ville , ben pour ma part c'est l'esthétique. Donc j'aime bien les endroits où on peut facilement rejoindre un endroit beau et paumé (d'où Bordeaux), et qui ait aussi des choses à voir en lui même, avec une certaine ambiance, etc.
Voilà sinon pour info je viens d'emménager à Paris mais j'ai vécu 18 ans en Normandie, donc je connais déjà parfaitement la région ;)
J'attends de vos conseils de voyageurs amateurs et expérimentés, ayant déjà parcouru les plus belles villes et régions françaises à votre gout pour me donner vos avis sur ce que vous préférez chez chacune.
Je vous remercie !
Donc j'en viens à mes petits projets, et je fais appel à vous et vos avis pour, tout simplement, me dire les villes que vous pensez les plus chouettes à visiter. Je pensais passer un moment à Bordeaux pour visiter la ville et le parc des landes de Gascognes qui m'attire pas mal, mais plutôt vers la fin de l'année, pour profiter des journées plus longues. Je vous dis d'avance ce que vous allez me demander, :P ce que je recherche dans une ville , ben pour ma part c'est l'esthétique. Donc j'aime bien les endroits où on peut facilement rejoindre un endroit beau et paumé (d'où Bordeaux), et qui ait aussi des choses à voir en lui même, avec une certaine ambiance, etc.
Voilà sinon pour info je viens d'emménager à Paris mais j'ai vécu 18 ans en Normandie, donc je connais déjà parfaitement la région ;)
J'attends de vos conseils de voyageurs amateurs et expérimentés, ayant déjà parcouru les plus belles villes et régions françaises à votre gout pour me donner vos avis sur ce que vous préférez chez chacune.
Je vous remercie !
Proposition de colocation à Dublin en juillet et août (Irlande)
Bonjour à tous.
Je suis sur Dublin pendant les deux mois de cet été (juillet et aout 2008). je serai dans un grand appart de 3 chambres en plein centre de Dublin. je suis pour l'instant toute seule et je recherche donc 2 coloc' !
Mes deux futurs colocs devront payer 400 euros par mois et sachant qu'on est en plein centre, il est très facile de trouver du boulot si on n'a pas peur de bosser!
J'attends vos réponses avec impatience et si vous avez des questions : n'hésitez pas !!!
Au plaisir...
J'attends vos réponses avec impatience et si vous avez des questions : n'hésitez pas !!!
Au plaisir...
Recherche de guesthouse à Siem Reap (Cambodge)
Bonjour à tous,
Je serai de passage à Siem Reap à la mi-novembre accompagné de ma belle. Nous cherchons une guest house simple, avec des chambres agréables et surtout très propres. Pas très fans des ambiances "routards", nous préférerions un endroit calme, peut-être une maison en bois ou des bungalows, le tout dans une ambiance familiale, avec possibilité de diner sur place ou à proximité.
J'ai parcouru un long moment les différents sujets similaires mais n'ai pas réussi à faire mon choix. La Meas Thoeun guest house ainsi que la Chenla GH ont l'air assez sympa, des avis?
Je pensais aussi à la Family GH ou Mommy GH mais je n'ai pas vraiment d'infos.
Kosal le chauffeur du tuk-tuk nous accompagnera durant ces quelques jours.
Merci par avance pour vos infos, en espérant obtenir quelques réponses (sujet banal j'en convient).
Zebio
Je serai de passage à Siem Reap à la mi-novembre accompagné de ma belle. Nous cherchons une guest house simple, avec des chambres agréables et surtout très propres. Pas très fans des ambiances "routards", nous préférerions un endroit calme, peut-être une maison en bois ou des bungalows, le tout dans une ambiance familiale, avec possibilité de diner sur place ou à proximité.
J'ai parcouru un long moment les différents sujets similaires mais n'ai pas réussi à faire mon choix. La Meas Thoeun guest house ainsi que la Chenla GH ont l'air assez sympa, des avis?
Je pensais aussi à la Family GH ou Mommy GH mais je n'ai pas vraiment d'infos.
Kosal le chauffeur du tuk-tuk nous accompagnera durant ces quelques jours.
Merci par avance pour vos infos, en espérant obtenir quelques réponses (sujet banal j'en convient).
Zebio
Formalités pour recevoir un ami marocain en France?
Bonjour je souhaiterais faire venir mon petit ami marocain en France pour les vacances de noël quelles sont les formalités à respecter de mon côté et du sien afin que sa demande soit acceptée?
Avez vous rencontré les mêmes problèmes que moi?
Je vous conseille Prague
J'ai eu la chance de passée quelques jours à Prague et ses environs, je conseille chaudement;Architecture magnifique, bcp d'histoire, bon nightlife, ville bcp plus propre qu 'on a tendance à croire et tout ca pour un coût plus qu 'abordable.La monnaie n'est pas l'Euro donc ca nous donne un bon coup de pouce à nous, pauvre dollard Canadiens.
Je vous conseille l'auberge Sir tobby's :avec cuisinette, décor charmant et près de la gare.Réservé avant même si vous êtes comme moi("des pas réserveux")Pour environ 10 euro pour dortoir.
Si vous avez la chance de faire un léger détour par Karvoly Vary, EXCELLENT!!
Allez-y vous ne le regretterez pas.
Erika
Je vous conseille l'auberge Sir tobby's :avec cuisinette, décor charmant et près de la gare.Réservé avant même si vous êtes comme moi("des pas réserveux")Pour environ 10 euro pour dortoir.
Si vous avez la chance de faire un léger détour par Karvoly Vary, EXCELLENT!!
Allez-y vous ne le regretterez pas.
Erika
Envie de partir en Australie
je lance un appel à ceux qui ont eu la chance d'aller en australie ou qui projetent de le faire
Je souhaiterai partir là bas pdt quelques mois pour travailler et visiter
si vous avez une expérience à me raconter...ou des sites à me conseiller
Je souhaiterai partir là bas pdt quelques mois pour travailler et visiter
si vous avez une expérience à me raconter...ou des sites à me conseiller
Where to stay on Gran Canaria to explore the island?
Hi there,
I’m planning a trip from Gran Canaria to El Hierro to Tenerife at the end of winter.
My current dilemma is where to book accommodations on Gran Canaria.
We’re planning to stay 7 nights on the island, and our goal is to hike, drive along small roads, discover a few villages, and admire some beaches (just for the views, not for swimming!).
Since the island is quite rugged, the journeys can be long even if the distances are short. I’d like to avoid driving 2 hours every morning and evening to reach the area we want to explore...
I’m thinking of splitting the 7 nights into 4 somewhere and 3 elsewhere.
But where? It seems the center and the northwest might be the best options.
Any advice, given that I’m mainly looking for peace and quiet, a beautiful view, a secluded spot, or a quiet village?
Thanks! :)
I’m planning a trip from Gran Canaria to El Hierro to Tenerife at the end of winter.
My current dilemma is where to book accommodations on Gran Canaria.
We’re planning to stay 7 nights on the island, and our goal is to hike, drive along small roads, discover a few villages, and admire some beaches (just for the views, not for swimming!).
Since the island is quite rugged, the journeys can be long even if the distances are short. I’d like to avoid driving 2 hours every morning and evening to reach the area we want to explore...
I’m thinking of splitting the 7 nights into 4 somewhere and 3 elsewhere.
But where? It seems the center and the northwest might be the best options.
Any advice, given that I’m mainly looking for peace and quiet, a beautiful view, a secluded spot, or a quiet village?
Thanks! :)
Ski de fond en Estonie au mois de mars
Bonjour
Nous envisageons de partir une dizaine de jours fin mars 2011 en Estonie, essentiellement pour y pratiquer le ski de fond dans une nature sauvage et préservée, tout en découvrant un pays que nous ne connaissons pas encore et dont la culture nous intéresse particulièrement.
Les informations disponibles sur le net sur ce pays étant encore peu nombreuses, nous nous posons pas mal de questions :
- la neige est-elle encore abondante et de bonne qualité fin mars ?
- quelle est la région d'Estonie la plus appropriée pour la pratique du ski de fond ?
- connaissez-vous des hébergements sympas (et pas trop chers) de type chalet avec pistes de ski à proximité ?
- faut-il prévoir d'acheter en France une panoplie anti-froid ou bien vaut-il mieux l'acheter sur place ?
- est-il facile de se débrouiller sur place pour se déplacer en bus, faire des activités, sans avoir forcément tout prévu depuis la France ? Je parle anglais et allemand...
Merci d'avance à celles et ceux qui pourront nous aider à préparer ce séjour en Estonie qui nous fait d'ores et déjà rêver !
Nous envisageons de partir une dizaine de jours fin mars 2011 en Estonie, essentiellement pour y pratiquer le ski de fond dans une nature sauvage et préservée, tout en découvrant un pays que nous ne connaissons pas encore et dont la culture nous intéresse particulièrement.
Les informations disponibles sur le net sur ce pays étant encore peu nombreuses, nous nous posons pas mal de questions :
- la neige est-elle encore abondante et de bonne qualité fin mars ?
- quelle est la région d'Estonie la plus appropriée pour la pratique du ski de fond ?
- connaissez-vous des hébergements sympas (et pas trop chers) de type chalet avec pistes de ski à proximité ?
- faut-il prévoir d'acheter en France une panoplie anti-froid ou bien vaut-il mieux l'acheter sur place ?
- est-il facile de se débrouiller sur place pour se déplacer en bus, faire des activités, sans avoir forcément tout prévu depuis la France ? Je parle anglais et allemand...
Merci d'avance à celles et ceux qui pourront nous aider à préparer ce séjour en Estonie qui nous fait d'ores et déjà rêver !
Thaïlande en famille: compte rendu
Compte-rendu de notre périple thaïlandais. La famille Blanc : Laurent et Dominique (1966), Mathieu (1991), Lauriane et Natacha (1993), rejoint par Jérôme (1978), frère de Laurent.
Pour les infos utiles, tous les prix mentionnés ci-dessous s’entendent par personne, sauf les hébergements pour lesquels ce sont les prix par chambre.
Mercredi 2 juillet
Départ pour l’aéroport vers 1020h., le vol de la Royal Jordanian pour Amman, puis Bangkok, étant prévu pour 1230h. Les vacances commencent bien puisque Mathieu oublie son pull à la maison … En arrivant dans le hall des départs, on constate sur le tableau que le vol décolle à 1140h., soit une heure plus tôt que l’horaire qui nous avait été communiqué sur le e-ticket. On embarque donc rapidement, après avoir enregistré nos sacs à dos qui pèsent de 7 à 9 kg, dans un A320 de la RJ pour notre premier vol. Ecrans sur chaque siège, avion neuf, bonne surprise. Une fois à Amman, nous hésitons à payer un visa jordanien et pour sortir direction Madaba, à une vingtaine de km, petite ville que nous avions visitée lors de notre périple en Jordanie en octobre 2007. Notre prochain vol a 3 heures de retard et du coup, notre transit est de 7 heures. Mais aller à Madaba en soirée coûte finalement assez cher et le retour à l’aéroport est relativement aléatoire car il faudra trouver un taxi en toute fin de soirée. On attend donc en zone transit et le temps passe long dans cet aéroport.
Jeudi 3 juillet
En milieu de nuit, on embarque finalement dans un A310 de la RJ. Cette fois-ci, pas d’écran personnel devant le siège et l’avion est plein comme un oeuf. 9 heures de vol, avec des intermèdes de 20-30 minutes de sommeil. Quelques turbulences plus tard, nous posons à Bangkok. Nous passons facilement le contrôle de l’immigration et, miracle, tous nos sacs sont sur le tapis. Vu que nous sommes 5, il va être difficile de ne prendre qu’un seul taxi, mais nous ne voulons pas nous séparer. Nous partons vers les bus publics, mais le 556, que nous avons attendu longtemps n’est jamais venu. La ligne est-elle toujours valable ? Alors qu’on se dirigeait vers l’arrêt du AE2 qui descend vers Khao San, on trouve un taxi qui nous embarque tous pour 600 baths, autoroute comprise. Nous savons que ce n’est pas la règle, mais bon, nous sommes fatigués et à, 5, nous ne risquons rien. Après moins d’une heure de route et quelques embouteillages, nous voilà vers Soi Rambuttri où se trouve la Lamphu House, où nous avions réservé nos premières nuits en Thaïlande. Il est 1830h. et la réceptionniste nous « engueule » en nous disant que les chambres (590 bath la double et 770 la triple) ne sont garanties que jusqu’à 18h00 ! Mais heureusement, ils nous ont gardé nos réservations. Après une bonne douche, nous ressortons et partons direction Khao San qui n’est qu’à une centaine de mètres. Etalages de vêtements de tous styles, de nourriture, de fruits, nous voilà plongés dans la frénésie de cette ville. On commence d’emblée par ingurgiter des jus de fruits frais composés devant nous, avant de déguster nos premières nouilles thaï du mois. Je me rends ensuite dans un 7-Eleven, où j’achète une carte Sim que je vais insérer dans le portable que j’ai pris depuis la Suisse. Pour 99 bath, j’ai un numéro thaï et je rajoute 500 bath de crédit de communication. Cela me durera le mois entier et j’appellerai plusieurs fois l’Europe, vu le faible coût. Et surtout je suis atteignable au cas où, de même que je vais pouvoir appeler les GH au fur et à mesure du voyage. Retour à la GH pour une première nuit asiatique bien méritée. Les lits sont bons et propres, la chambre climatisée, l’endroit est calme, loin du bruit de la rue.
Vendredi 4 juillet
Le décalage se fait sentir, réveil en pleine nuit, impossible de se rendormir. Notre horloge biologique aura besoin de quelques jours pour se mettre à l’heure thaï. Du coup, on se lève tôt pour partir à la découverte de Bangkok. Première étape, on donne du linge sale à laver, dans une échoppe dans la rue à une centaine de mètres de la GH. Dans toute la Thaïlande, on trouve partout des « laundry » qui pour 30-40 bath le kilo vous lave votre linge. Cela permet de voyager léger. Puis, ce sera le petit-déjeuner, dans la rue. Pour 30 bath, une bonne assiette de muesli, de fruits frais (banane, mangue, melon), le tout arrosé de yaourt nature et de miel. De quoi tenir la matinée ! La rivière Chao Phraya n’étant qu’à 5 minutes à pied, nous nous dirigeons vers le débarcadère pour prendre un bateau. Le système est simple : les bateaux ont un drapeau de couleur sur leur toit. En fonction de cette couleur, ils desservent tel ou tel arrêt sur la rivière. Le ticket peut se prendre dans le bateau ou sur le quai auprès d’une préposée, c’est très simple et les thaïs empruntent ce moyen de transport. Pour 17 bath, nous partons direction le Palais Royal et le temple de Wat Po avec son Buddha couché. Splendides visites, couleurs fantastiques, architecture magnifique. Puis départ à pied et en tuk-tuk vers Chinatown. Les chauffeurs de tuk-tuk essaieront inlassablement de nous emmener dans des échoppes à touristes. Si les clients y restent plus de 20 minutes ou qu’ils y achètent quelque chose, ils toucheront ainsi une commission, la plupart du temps en bons d’essence. Il suffit d’être ferme et surtout d’annoncer la couleur avant de monter dans le tuk-tuk pour éviter cette manœuvre. Chinatown est une ville dans la ville. Il y a foule sur les trottoirs et dans les ruelles, mais personne ne se touche en se croisant. Les gens nous ignorent, personne ne se regarde. Les odeurs sont là aussi, nous voyons des échoppes de nourriture qui ne nous attirent pas forcément … mais le dépaysement est garanti. Nous reprenons le bateau pour un autre temple, le Wat Arun, tout aussi beau, mais d’un autre style. Redépart pour la gare de Thonburi d’où nous partirons demain direction Kanchanaburi. On vérifie les horaires et vu que nous sommes là, nous achetons déjà nos billets (100 bath pour aller jusqu’à NamTok, 4 ½ h. de trajet). Nous aurions pu choisir l’option d’aller à Kancha avec un van (120 bath avec un départ devant l’hôtel Royal), mais nous voulons essayer le train 3ème classe. Retour ensuite à la GH, récupération de notre linge, propre et plié. Le ciel est noir, le vent souffle fort, l’orage menace, mais finalement, il ne pleuvra pas. La journée a été intense, Bangkok et sa circulation démentielle, sa pollution, ses bruits et ses odeurs. Afin de se relaxer, nous allons nous faire masser les pieds (160 bath pour une heure), cela fait tellement du bien. On mangera dans la rue, pour moins de 50 baths, avant de rentrer faire nos sacs. Le lever est programmé tôt demain matin.
Samedi 5 juillet
Lever à 0600h. En tapant à la porte des gosses, je réveille aussi deux autres chambres. Apparemment nos ados avaient besoin de récupérer, le réveil est rude ! Départ de la GH et petit-déj’ dans la rue, Cornflakes, fruits frais arrosés de yaourt et de miel. On arrive pour prendre le bateau, la gare de Thonburi se trouvant de l’autre côté de la Chao Phraya. C’est samedi, pas de bateau ! Cela nous apprendra à bien vérifier. Les lignes sur la rivière ne fonctionnent pas aujourd’hui. Il y a là un bateau taxi qui nous propose de nous faire traverser, mais au prix fort. Pas vraiment le temps de trouver deux taxis, bref on négocie un peu et finalement on embarque en payant 100 bath par personne au lieu des 17 normalement. Mais c’était cela ou rater notre train. La conductrice du bateau-taxi l’avait bien compris… la gare étant encore à quelques centaines de mètres du débarcadère, on prend encore un sangthaew (taxi pick-up) pour faire ce trajet avec nos sacs. La gare est animée, c’est samedi et pas mal de gens partent depuis là. Le départ du train est différé, nous verrons aussi plus tard que les trains en Thaïlande sont rarement à l’heure. Le train se remplit à moitié d’autochtones et à moitié de touristes, la 3ème classe est peu confortable, avec des bancs durs, des ventilateurs branlants au plafond. Des gens vendent constamment de la nourriture dans le train, entre deux arrêts ou tout au long du parcours. Le train sort de Bangkok en traversant des banlieues et en faisant de fréquents arrêts. Les paysages ne sont pas intéressants jusqu’à Kancha. On a même dû effectuer un freinage d’urgence, étant à un fil de percuter une vache qui dormait sur les voies. Le van aurait été plus pratique et rapide. Par contre, depuis Kanchanaburi, les paysages deviennent splendides. Le train passe d’abord sur le fameux pont sur la rivière Kwai, avant de la longer jusqu’à NamTok. Il faut alors avoir une place sur la gauche du train pour profiter du spectacle magnifique. Une fois arrivés à NamTok, nous sommes accueillis par le fils de François, 8 ans, chez qui nous allons pour une excursion à dos d’éléphants (le Ganesha Park). Nous mangeons rapidement dans un des restos près de la gare (300 bath à 5), puis nous prenons un sangthaew pour rejoindre le camp qui se trouve encore à 40 km, sur la route de Sangkhlaburi. On aurait pu prendre aussi le bus et descendre à Daewadong, mais c’était moins pratique. Dès notre arrivée, François nous attend et les éléphants, au nombre de 3, nous rejoignent 15 minutes plus tard. 2 ont un siège et 1 en est dépourvu. Je monte à cru sur ce dernier et départ direction le bord de la rivière, 1-2 km plus loin. Le paysage est fantastique, les éléphants s’arrêtent fréquemment pour manger des branches ou des buissons. On arrive même à cueillir depuis le dos de l’animal des ramboutans qui poussent ici sur le bord des routes. Le temps de prendre le rythme de l’animal, on arrive vers la rivière. Pendant que l’on se change (un pantalon est conseillé, le poil de l’éléphant est dru et irrite facilement la peau), les chaises sont retirées et voilà qu’on monte tous sur les bêtes à cru. Dominique n’étant pas particulièrement à l’aise dans l’eau, elle se porte volontaire pour les photos depuis la berge. Mathieu et moi sommes donc chacun sur un animal avec un mahout, alors que les filles vont toutes les deux sur la même bête. Direction la rivière pour un moment magique, le bain avec les éléphants. L’eau est chaude et propre, les éléphants plongent entièrement dans l’eau. Nous avons de l’eau jusqu’au ventre, on joue dans l’eau depuis leur dos. Après des dizaines de minutes de plaisir, retour à la berge et au raft (bungalow-radeau sur la rivière où l’on va passer la nuit). Là, ce sera la séquence « bain dans la rivière ». Le raft a une terrasse qui donne directement sur la rivière et le courant. Depuis les pontons, on saute dans l’eau, on se laisse prendre dans le courant et on récupère une corde quelques centaines de mètres plus loin pour revenir sur la terrasse. Le temps s’est couvert, une pluie fine et légère tombe, mais les enfants s’en donnent à cœur joie. Il y a là les enfants de François, de même que celui qu’il appelle son fils adoptif qui vient de la Birmanie voisine et qui l’aide dans son projet de camp aux éléphants. Pas de touriste ici, juste la nature et la rivière, un endroit magnifique, loin de l’agitation frénétique de Bangkok. Après une bonne douche, nous prendrons un énorme et excellent repas dans un resto-radeau sur l’autre rive, François n’ayant pour l’instant pas encore ouvert son propre resto. La nuit sur l’eau sera calme et reposante.
Dimanche 6 juillet
Réveil et petit-déj’ sur le ponton/terrasse, au-dessus de la rivière. Le niveau de l’eau, régulé par un barrage un peu plus haut, est monté de 2 mètres ! On repart pour une balade avec les éléphants, toujours à cru. On monte cette fois dans le village de Daewadong (phonétique, désolé) pour les attendre. C’est dimanche et nous croisons un mariage. Le convoi est ouvert par un pick-up sur lequel se trouve un mini-orchestre (trompettes, saxo, tambour) qui joue une musique de carnaval. Puis le marié, tout en blanc, cheveux rasés et sous un parasol blanc. Et ensuite, les invités tous dans des pick-up, direction le temple. Les gens nous sourient et nous font des signes de la main auxquels nous répondons évidemment. Les éléphants partent pour le bain dans la rivière avec leur mahout et nous assistons à leur toilette depuis la berge. Ils leur frottent la peau avec une grosse brosse, visiblement les bêtes apprécient cette séance de grattage ou de chatouillis. Puis, nous montons visiter le temple du village où on retrouve … le mariage. Le cortège doit faire trois fois le tour du temple à pied, avec la musique et le marié qui est porté sur une chaise, toujours sous son parasol blanc. Les gens dansent au son de la musique, nous demandons de pouvoir prendre des photos. Pas de problème, d’ailleurs eux-aussi demandent à nous prendre en photo ! Nous voyons des femmes avec des petites bouteilles d’alcool (du Mékong sans doute, le whisky thaï), la fête va être arrosée. Des gens viennent alors nous chercher pour que l’on intègre le cortège et que l’on danse avec eux. Dominique et moi y allons, les enfants, plus timides, restant sur le bord du temple. Si nous n’avions pas eu la balade avec les éléphants, sans doute que nous aurions pu participer à la fête. Chaque famille avait des offrandes à faire au marié. Bizarrement, nous n’avons jamais vu la mariée ! La cabane qui devait nous servir pour monter sur l’animal est occupée par le mariage, donc nous devons monter sur le toit d’un 4x4 pour aborder l’animal, et encore, il est trop haut. Après cette péripétie de départ, nous voilà partis pour un tour en forêt. Les mahouts se sont couverts de la tête au pied, il va y avoir des moustiques, mais nous nous sommes bien aspergés de produit anti-volatile efficace, acheté en pharmacie à Bangkok. Une heure de balade dans cette forêt tropicale, jungle dense, avec les montagnes en toile de fond. Splendide et rien à voir avec les camps d’éléphants pour touristes que nous avions vus sur le net. Une fois de retour au camp, nous prenons congé de nos hôtes. Les sacs faits, nous repartons en … canoë, le long de la rivière Kwai. Nos sacs sont confiés à un accompagnant qui a un véhicule et un guide va nous accompagner pour 4 heures de descente sur la rivière. On démarre au soleil (ce qui va brûler nos chevilles et nos bras), mais le temps passe rapidement aux averses. Le paysage est tropical, la nature est dense, avec une végétation extraordinaire. Une légère brume monte de la rivière, et malgré la pluie, la température ne bouge pas. Il fait chaud. La pluie fine tombant si intensément parfois, la visibilité se réduit, ce qui ajoute un charme supplémentaire à la descente. Il n’y a pas beaucoup de courant, on doit pagayer sans toutefois que cela ne soit trop fatiguant. On longe pas mal d’hôtels-radeaux, de villages le long de la rivière. On croise aussi des pêcheurs ou des long-tails boat qui remontent la rivière. Mais cela reste très sauvage. Au bout de 4 heures, on arrive à destination et on charge les canoës sur un pick-up. On récupère nos sacs et nous sommes déposés à un arrêt de bus sur le bord de la route pour retourner à Kanchanaburi. Nous sommes encore trempés de la pluie. Un bus arrive, nous lui faisons signe et il s’arrête, mais juste le temps de charger les sacs et de monter dans le véhicule. Faut pas traîner. On reste à l’arrière, là où il y a plus de place pour les jambes et où les sacs sont déposés. Le trajet nous coûtera 55 baths, bien moins que le taxi de l’aller (160 bath). Au fur et à mesure des arrêts, le bus se remplit et au final, nous serons bien une centaine là-dedans pour 60 places assises …Une fois à la gare routière, on appelle la Blue Star GH qui nous dépêche un taxi pour nous chercher. On prend possession de nos bungalows (500 bath) et on envoie nos ados à un cybercafé (20 bath de l’heure), pendant qu’on va se faire masser. Le repas de soir se fera au marché de nuit, à une quinzaine de minutes à pied de la GH. Nous mangeons super bien, comme tout au long du voyage, pour 270 bath à 5, boissons comprises. Il y avait du choix, même des insectes, que nous avons renoncé à goûter. Retour à la GH en fin de soirée pour une bonne nuit.
Lundi 7 juillet
Lever vers 0715h. On amène notre linge sale, il y a une « laundry » juste en face de la GH. Puis départ en tuk-tuk, version side-car, pour la gare routière (20 bath). Nous n’avons pas eu le temps de prendre un petit-dèj’ alors le 7-Eleven fera l’affaire. Le but du jour : les chutes d’Erawan. Un bus est là, avec la destination marquée sur le pare-brise. De toute façon, dès qu’on arrive à la gare routière, des gens viennent toujours nous demander où nous allons afin de nous indiquer le bon bus. 90 minutes de route (55 bath) et nous voilà arrivés. Il y a 7 cascades successives et nous grimpons le chemin qui monte à la dernière d’entre elles. Il faut compter environ 2 heures en prenant bien son temps. L’endroit est beau, sans être exceptionnel. Les chutes No 2 et 4 sont les plus propices à la baignade. L’eau est propre et rafraîchissante. Les autorités ont instauré un système original pour préserver le site : toute nourriture et boisson sont interdites sur l’ensemble des lieux. On peut prendre des bouteilles d’eau, mais à partir d’un certain point, on doit les déclarer et payer une caution. Au retour, tu dois les montrer, même vides, et on te rend ta caution. Ainsi, tu ne les abandonnes pas sur place et l’endroit reste propre. Nous nous baignons donc dans les chutes 4 et 2. Des poissons, certains de la taille d’une petite truite, viennent nous mordiller les pieds si nous restons immobiles. Après la baignade, ce sera le retour (attention le dernier bus est à 16h00) avec un véhicule qui a dû en voir des km vu son état !!! Une fois à la gare routière, on se pose pour prendre un verre à une terrasse, car Jérôme est censé nous rejoindre, arrivant de Bangkok. Finalement, après un contact téléphonique (bien pratique le portable avec numéro thaï), on se rejoint à la Bluestar GH. Retrouvailles, une bonne bière sur la terrasse du bungalow, on se raconte nos trajets. Puis, allez, un petit massage et départ pour le night market pour manger.
Mardi 8 juillet
Réveil vers 08h00. Pour le petit-dèj’, on se débrouille encore une fois en achetant divers trucs dans un 7-Eleven. On craque souvent pour des canettes de café froid. Nous prenons la direction du fameux pont sur la rivière Kwai à pied, il ne se trouve qu’à 2 km. On va sur le pont, on fait des photos, évidemment l’endroit est très touristique. Pour retourner à la GH, on négocie avec un taxi qui nous attendra également le temps de paqueter nos sacs pour nous emmener ensuite à la gare routière. Dès qu’on arrive, le bus pour Suphanburi (50 bath), celui que nous devions prendre, est déjà en train de rouler et de quitter la gare. Notre chauffeur lui fait de grands signes et le bus stoppe. Nous pouvons monter ! 2 heures de trajet et nous arrivons à Suphanburi. Le bus pour Ayutthaya (50 bath) part dans 10 minutes, juste le temps d’aller aux toilettes, d’acheter de l’eau et 1-2 bricoles et on redémarre. Pendant le trajet, comme souvent, des gens vendent de la nourriture, on achète donc de succulentes brochettes de poulet. En arrivant à Ayutthaya, une grosse averse nous tombe sur la tête. Quelques minutes à l’abri et la pluie cesse. On téléphone à la PU Inn GH, que nous avions contactée la veille pour réserver nos chambres, et une employée vient nous chercher bien que la GH ne soit qu’à 5 minutes à pied de la gare routière. Vu que nous ne resterons pas longtemps ici, nous optons pour un boat trip que nous prenons directement à la GH (200 bath). Ayyuthaya est ceinturée par une rivière et bon nombre de temples se trouvent sur le bord de l’eau. Ce sera donc une bonne manière d’en voir quelques-uns. La ville est grande et étalée, c’est donc pratique. Bien sûr, les amoureux de pierres, d’architecture et d’histoire pourraient rester ici plusieurs jours. Bon, le bateau fait le tour de l’île et trois temples sont visités. Même si c’est rapide, le tour est intéressant. Le dernier temple d’influence khmer (dont j’ai omis de noter le nom) est magnifique, au milieu d’une pelouse bien verte. Le tour finit au night market, où il y a des dizaines de stand de nourriture. Alors que les filles se posent et visitent le marché, je pars avec Jérôme à la gare, en moto-taxi, afin de se renseigner sur les trains à destination de Sukhothaï où nous irons demain. Finalement, nous achetons nos places (425 bath) et nous ferons bien. Les places sont numérotées dans le train et il n’en restait pas beaucoup. Vu que nous sommes 6, il faut parfois anticiper. Nous reprenons une moto-taxi pour retourner au night market où nous mangerons comme des rois pour 600 bath à 6. Retour à pied à la PU Inn GH (bonne adresse, chambre propre et calme), dernier passage à un cybercafé pour envoyer des nouvelles à la famille et ensuite gros dodo.
Mercredi 9 juillet
Juste après le réveil, nous prenons le petit-dèj’ juste à côté de la GH. Les prix sont un peu supérieurs à ceux de Bangkok. Départ ensuite pour la gare pour prendre notre train direction Phitsanulok, où nous prendrons le bus pour Sukhothaï. Surprise en arrivant : le train a du retard. Combien ? Avec le sourire, un employé nous dit en anglais : « C’est la Thaïlande, les trains sont toujours en retard ». On attend donc sur le quai, en jouant aux cartes. Finalement, le train arrive avec 2 heures de retard. Il n’a que 3 wagons et il est plein. Nous avions bien fait d’acheter nos places la veille. Le train est une surprise : climatisation, siège confortable, il y a même une hôtesse qui sert des plateaux repas, avec thé et cake à la banane pour le dessert. On oublie toutefois ce repas, car nous avions fait le plein de brochettes de poulet et de bananes frites, juste en face de la gare, avant de monter dans le train. 10 brochettes, 2 sachets de riz et des bananes frites : 100 bath. Le voyage est très organisé. En fonction des sièges numérotés, le personnel du train a la liste des passagers et de leurs destinations. Donc peu avant d’arriver à Phitsanulok, le chef de train vient nous annoncer la gare pour nous préparer à descendre car l’arrêt est court. Une fois sur place, nous prenons un tuk-tuk à 6, avec les sacs sur le toit. Bonjour la surcharge ! A la gare routière, nous avons juste le temps d’acheter nos billets (45 bath) et on saute dans le bus pour Sukhothai. A peine une petite heure de trajet et nous voici arrivés. Comme d’habitude, j’avais appelé une GH 2 jours avant pour réserver nos chambres, je rappelle donc la TR GH dont le patron vient nous chercher avec son pick-up. La TR est très bien située, juste avant le pont à droite à l’entrée de New Sukhothai. En effet, la ville est séparée en deux, la vieille ville avec les temples se trouvent à 14 km de là. Nous avons trois bungalows (350 bath) au fond d’une cour. C’est calme et les bungalows sont splendides, tout en bois, décorés avec goût, avec un peu de végétation autour. La GH propose aussi internet gratuit, fait la lessive et aussi restaurant. Bref, une bonne adresse. Après une bonne douche et un peu de relax, nous partons pour le night market, à 5 minutes à pied après le pont, pour découvrir la ville. Il faut reconnaître qu’il n’y a pas grand-chose à voir ou à faire ici. Un marché sur la gauche, des commerces sur la droite, bref, rien de transcendant. Ce qui est à voir est dans la vieille ville où nous irons demain. Nous mangeons dans une échoppe au bord de la route. Comme toujours, la nourriture est bonne et pas chère : 9 plats, 3 grandes bières et 3 Fanta pour 400 bath. En rentrant à la GH, on s’arrête dans un 7-Eleven pour acheter du Mékong et du Sprite. L’alcool est très bon marché, ce qui n’est pas forcément une bonne nouvelle car il le rend très accessible même aux jeunes. On teste donc le Mékong-Sprite sur la terrasse du bungalow. Bof, une bière bien fraîche est plus agréable. La nuit sera aérée, on dormira très bien.
Jeudi 10 juillet
Nous prenons notre premier repas de la journée à la GH. Vu que les PC sont libres, on profite d’envoyer des nouvelles à la famille restée en Suisse. On étudie aussi notre parcours pour la suite. Nous avions prévu de redescendre du nord sur Bangkok en train de nuit, mais finalement nous optons pour un vol sur AirAsia. On réserve donc sur le net 6 vols Chiang Maï-Bangkok pour 10'000 bath. On gagnera une journée de voyage. Nous partons ensuite pour la vieille ville pour voir les temples. Nous prenons un tuk-tuk plutôt que le bus. Le bus part toutes les 30 minutes, le tuk-tuk, même s’il va moins vite, part tout de suite ! 20 bath chacun et départ. En arrivant sur le site, on repère un loueur de vélos. Pas dur, il y en a plusieurs, avec des dizaines de vélos sur le trottoir. Bref, on en choisit un au hasard et on loue chacun une bicyclette pour la journée (30 bath). Le loueur nous remet un plan avec la localisation des temples. Il y a une ville ceinturée par des murs (couverts de végétation et peu visibles), mais aussi des temples dans la campagne hors de ces enceintes. L’entrée sur les temples est payante, mais on peut acheter un pass qui les englobe toutes (150 bath), cela vaut la peine si on en fait le tour. Le site est splendide, avec un petit lac, peu de circulation, l’accès aux différents temples est d’ailleurs interdit aux voitures. Le vélo est donc la solution. A pied, il n’y aurait pas la possibilité de partir sur les chemins de campagne, il y a plusieurs km de parcours. En tout, nous passerons 6 heures sur place, dont justement un tour hors des murs. Là, les paysages sont magnifiques, dans la nature, au milieu parfois de fermes. On peut faire des arrêts pour aller voir des temples ou vestiges, dans la forêt ou sur de petites collines. Au retour, il fait faim et nous mangeons des assiettes de riz frit près de l’arrêt des bus. 25 bath l’assiette et en plus c’est délicieux (allez je me répète, comme toujours…). Retour en bus à la GH. Les enfants y restent pendant que je pars avec Dominique et Jérôme faire un tour au marché qui est sur la gauche juste après le pont. Pas un touriste, que des produits locaux, des fruits, des légumes que nous ne connaissons pas. Certains vendeurs nous laissent en goûter quelques-uns. On traverse un marché couvert et là, les odeurs sont difficiles à supporter pour nos narines occidentales. Nous discutons aussi avec deux jeunes qui ont un véhicule bizarre : une moto avec un chariot à 2 roues sur l’avant. La partie mécanique est bichonnée et nous conversons sur la cylindrée, la puissance. Le jeune nous allume la moto pour écouter le ronronnement du moteur. Pour le repas du soir, ce sera le night market. En rentrant sur la GH, nous sommes attirés par le bruit d’un spectacle. Effectivement, nous tombons sur une estrade où il y a une sorte de concert avec des danses. Celles-ci sont assez suggestives, avec des travestis. Le public rigole, sauf nous, on ne comprend rien aux paroles ! Petit détour par le 7-Eleven avant d’aller se coucher. Petite précision : les 7-Eleven sont ouverts toute la nuit.
Vendredi 11 juillet
Lever, petit-dèj’ à la GH et le patron nous conduit à la gare routière. La TR était vraiment une bonne adresse, à recommander. Nous trouvons facilement notre bus pour Chiang Maï. Impossible de se perdre ici, soit c’est bien indiqué, soit les gens t’aident efficacement. Le bus roule vite sur les larges autoroutes du nord. Nous arrivons à Chiang Maï en début d’après-midi et nous prenons un taxi pour rejoindre la GH que nous avions choisie dans nos guides (Lonely Planet et Routard), la Julie GH. Il s’agit d’une petite GH pour routards. Il y a surtout des jeunes, peu ou pas de famille, mais l’endroit est décontracté. Le staff fait aussi agence de voyages, organise des trekks, peut t’arranger ton visa pour le Laos. Les chambres sont un peu défraîchies et petites, mais propres (200 bath). Une fois installés, nous partons en direction des marchés, d’abord de jour (le Warorot market), puis de nuit. C’est le paradis du shopping en tout genre, mais surtout des vêtements (t-shirts, jean’s, habits pour femmes) dans des stands le long du trottoir. Le marchandage est de rigueur, mais toujours avec le sourire, sans s’énerver. Repas dans la rue et retour à pied à la GH, qui est à 15 minutes de marche. L’ambiance est bonne sur la terrasse, avec des canapés pour se poser, une bonne musique et une table de billard. Il y a aussi 2 grands frigos. Chaque chambre a un carnet et tu peux te servir dans le frigo, tu n’as qu’à marquer ce que tu prends dans ce carnet. Le décompte est fait quand tu pars. La nuit sera calme, chaude, mais aérée grâce au ventilateur.
Samedi 12 juillet
Je n’avais pas encore parlé de la météo, mais depuis notre arrivée nous ne sommes pas dérangés par la mousson. Certes, le ciel est souvent nuageux, mais sans vraiment de pluie. Une ou deux grosses averses, mais pas de pluie en continu. Et la température ne bouge pas vraiment : 32-35 degrés, avec un fort taux d’humidité. Chez nous, on dirait que le temps est lourd ou orageux. C’est très supportable, on s’y fait au bout de 2-3 jours. C’est même parfois agréable de rester un peu sous la pluie. Il faut quant même faire attention et se protéger. Le soleil perce à travers les nuages sans prévenir et les coups de soleil ne sont pas à exclure. Bon aujourd’hui, nous avons prévu de faire du VTT dans les environs de Chiang Maï. Nous sommes passés par le site www. moutainbikechiangmai.com pour réserver notre parcours. Ils sont pile à l’heure pour nous prendre devant notre GH. Après les explications et les formalités d’usage, nous voilà prêts pour un parcours en forêt. Nous aurions pu prendre un autre parcours, il y en a pour tous les goûts, y compris de la descente sportive. Mais nous sommes en famille. Les vélos sont chargés et en une petite heure de voiture, nous voila vers un lac en pleine nature. On part d’abord sur une route goudronnée, mais rapidement on emprunte un chemin dans la jungle. Nous avions touché des maillots à manches longues pour se protéger des branches (et aussi des moustiques), il fait donc une chaleur inouïe. Pas d’air, c’est vite assez étouffant. Mais le parcours est sympa, pas trop de montée, quelques descentes sur des chemins de forêt au milieu de la jungle. A la sortie de la forêt, il y a encore 30-40 minutes de routes sur des petits chemins de terre à travers la campagne et des habitations. En tout, nous avons fait bien 3-4 heures de vélo. Et surtout perdu des litres de sueur … Au retour sur Chiang Maï, on s’arrête manger dans un restaurant, le repas est compris dans le prix de la journée. Puis c’est le retour à la GH. Depuis la mi-journée, j’ai les jambes coupées et je ne me sens pas super bien. Je prends ma température, je fais une grosse poussée de fièvre. Une bonne dose d’Aspegic et je m’endors pour une petite sieste. Au réveil, une bonne douche et départ pour un bon massage réparateur de la journée de vélo. C’est vraiment relaxant et vu le prix (180 bath de l’heure), cela ne se discute pas. Pour une fois, nous mangeons dans un vrai restaurant, pas dans la rue, au « Wok », tout près de la GH. Très beau cadre, très bonne cuisine. Aujourd’hui, premier anniversaire du mois, je fête mes 42 printemps. Jérôme paie l’addition en douce en faisant croire qu’il allait aux toilettes et improvise un gâteau avec une belle assiette de fruits. Il y a même la bougie. Merci frangin. De retour à la GH, la fièvre a baissé l’aspirine fait son effet. Donc demain, départ pour Mae Hong Son.
Dimanche 13 juillet
Au lever à 0730h., la fièvre a fait son retour, donc double ration d’Aspegic pour le petit-dèj’. Nous sommes un peu à la bourre, car pas mal de monde quitte la GH ce matin et tout le monde veut faire son check-out. Vu qu’on risque de rater notre bus (et il n’y en a que 2 par jour), nous disons à notre chauffeur de faire fissa pour aller à la gare routière. Il roule donc comme un fou dans les rues de Chiang Maï et finalement, on arrive à temps. Nous prenons notre ticket au guichet (150 bath) et nous montons dans un vieux bus, vraiment « tape-cul ». 7 heures de route, avec les arrêts ! La sortie de Chaing Maï est rapide, mais au bout d’à peine 2 heures de route, nous voilà dans les montagnes du nord. Montée-descente-virages, le bus ne roule plus qu’en 1ère ou 2ème, soit pour monter, soit pour freiner. On comprend le pourquoi des 7 heures de route pour faire 270 km. Heureusement, la route est splendide, soit avec la jungle, soit avec des montagnes couvertes de végétation, soit avec des villages ou encore des rizières. 2 arrêts sont prévus et on en profite pour manger dans une gargotte au bord de la route, des plats différents : de la viande hachée, de l’émincé de poulet. Mais toujours très épicé. La nourriture est excellente dans ce pays. Manger dans la rue ou au bord des routes est vraiment bon marché et sans risque (pas l’ombre d’une tourista durant un mois de séjour). Certes, le choix est restreint par rapport à un resto, mais nous n’avons jamais été déçus. Le seul problème : la force du piment. Au resto, on peut modérer, dans la rue, c’est parfois plus dur, car le plat est déjà préparé. Mais là aussi, on s’y fait. Jusqu’à Paï, le bus était à moitié vide et nous avions de la place à l’arrière. Nous avons toujours voyagé à l’arrière des bus, nos sacs sont accessibles et il y a plus de place pour nos grandes jambes de farang. Entre les banquettes, l’espace est vraiment restreint. Beaucoup de monde monte à Paï et certains devront rester debout. Le bus est surchargé. Heureusement, la plupart des voyageurs descendent à Soppong et la fin du voyage se fera plus calmement. En arrivant à Mae Hong Son, il n’y qu’un seul tuk-tuk à la gare routière. Et bien il fera 2 voyages pour nous convoyer à la Romtai GH, derrière le petit lac qui est au centre de la ville. De grandes chambres (avec télé câblée, 300 bath), au fond d’un splendide jardin tropical, un bel endroit calme. Là aussi, nous déposons notre linge sale avant de partir en ville à pied. Il y a un magnifique temple au bord du lac, l’endroit est paisible et serein. Malgré une piste d’atterrissage, Mae Hong Son reste une toute petite ville de province, en bordure de la frontière birmane. La pluie se met à tomber, un peu plus violemment que d’habitude. Une belle averse tropicale. Nous rencontrons notre guide, Niti, de l’agence RoseTours Garden, dont le bureau est à côté du 7-Eleven. Un collègue de travail avait effectué un trekk avec lui et me l’avait chaudement recommandé. Un gros plus : il parle un excellent français et peut donc nous fournir beaucoup d’infos sur la vie locale. Bref, au début nous avions prévu de partir 3 jours en trekk, mais finalement nous n’en ferons que 2. J’ai encore un peu de fièvre, je suis assez faible et les enfants ne veulent pas trop non plus faire 6 heures de marche quotidienne sur 3 journées. Le compromis est trouvé avec 2 jours. Après un bon repas, retour à la GH pour une bonne nuit, car dès après-demain, on part dans les montagnes.
Lundi 14 juillet
Journée calme à Mae Hong Son. Déjà, vu qu’on s’est souvent levé tôt ces derniers temps, on profite de dormir un peu ce matin. On prend donc notre petit-dèj’ à midi au café Crossroad. Le marché est à à peine 5 minutes à pied le long de la piste d’atterrissage. Nous sommes les seuls touristes, cela fait du bien. Le fait que le trajet est long pour venir (à part en avion) doit dissuader les touristes de pousser jusqu’ici. Tant mieux pour nous. Un magnifique temple, le Doi Kong Mu, domine la ville. Une petite vingtaine de minutes de montée à pied et nous y voilà. La vue sur Mae Hong Son et les montagnes environnantes est splendide. On voit même une prison, avec ses murs. Niti nous expliquera que quelques occidentaux y purgent une peine pour avoir flirté avec des produits illégaux ou tenter d’en ramener chez eux. Il semblerait que malgré les efforts du gouvernement thaï (une façade ?), l’héroïne a encore du succès par ici. Nous passons une partie de l’après-midi sur ce site, pour profiter du paysage et laisser passer une belle averse. Redescente en ville, passage dans un cybercafé pour nos mails. Nous repartons pour la GH afin de préparer nos sacs pour le trekk du lendemain. Nous voyagerons léger : un pancho, sous-vêtements de rechange, affaire de toilette et notre sac à viande. La GH nous gardera nos sacs pendant notre absence. On profite aussi de réserver nos chambres pour le retour. La dame qui s’occupe de la GH est vraiment charmante et pleine d’attention. Pour le repas du soir, direction le Kai Mook restaurant pour un excellent repas. Cela nous change un peu de la nourriture dans la rue.
Mardi 15 juillet
Cette nuit, j’ai transpiré tout ce que j’ai pu, mon lit était trempe. Apparemment, la fièvre a quitté mon corps. Voilà, ça part comme c’est venu, sans explication. A 0830h. nous sommes devant l’agence RoseTours où nous attend Niti. Histoire de ne pas faire que de la marche, nous avons un début de trekk plus ludique, d’autant plus que Jérôme n’était pas avec nous à NamTok. Nous voilà donc partis pour un tour en éléphant. Ici pas de montée à cru, mais sur une chaise. Nous traversons une rivière pour nous rendre dans la forêt. Même si le Ganesha était vraiment mieux, cela reste impressionnant. La chaise est bien plus confortable que la montée à cru ! Puis nous continuons par une descente de rivière en radeau bamboo. Même si c’est également très touristique, c’est à faire, puisque chez nous cela n’existe pas. De plus, comme sur la rivière Kwai, la vue de la nature depuis la rivière est différente. On aperçoit des oiseaux de couleur bleue, jolis volatiles. Il y a un peu de courant, c’est sympa, et le « batelier », un petit papy, conduit son embarcation de mains de maître. Quelques gros bamboos attachés, deux sièges fabriqués aussi avec ce matériel et on a un bateau. Niti nous amène ensuite manger dans un resto de la ville avant de partir voir un village karen avec les femmes-girafes. Evidemment, ce sera toujours la polémique, ces villages s’apparentent-ils à un zoo, ces femmes sont-elles forcées de s’exhiber ? On ne peut pas le savoir, tous les avis sont divergents sur la question. Ce qui est sûr, c’est que les revenus ramenés par l’afflux de touristes leur permettent de vivre. Bref, nous y allons et la fin de la piste pour atteindre le village est épouvantable. Niti nous explique que plusieurs milliers de personnes vivent au milieu de la forêt, ayant fui la Birmanie et sa dictature. Il y a d’ailleurs un check-point de l’armée thaï qui empêche les touristes de pénétrer dans les camps de réfugiés. Seules les organisations humanitaires peuvent le faire et nous voyons effectivement des 4x4 à des effigies d’ONG emprunter une piste qui va dans un de ces camps. Le village que nous visitons est en pleine forêt, mais reste touristique car dès l’entrée du village des femmes vendent des bijoux, statues et autres tissus. Mais sans harcèlement pour acheter. Niti nous explique le principe des colliers de métal que portent les femmes dès leur jeune âge. D’ailleurs nous voyons tant des jeunes que des femmes plus âgées portant le fameux collier qui leur allonge le cou. Maquillées et habillées de couleur, elles sont élégantes. Le fond du village est beaucoup moins touristique, avec l’école et des habitations. Les chiens, poulets et cochons cohabitent sans agressivité sur les lieux. C’est vrai que déambuler dans ces villages a un côté voyeur. Nous partirons ensuite pour 90 minutes de route, direction un village Lahu où nous passerons la nuit. Nous montons dans une vallée, la route et le paysage sont splendides. La fin de la route est une piste à flanc de coteau. Le véhicule nous dépose à 500 mètres du village, car il est de coutume d’arriver à pied. L’école se trouve dès l’entrée et c’est la fin de la classe. Tous les enfants sont donc devant le bâtiment, à nous regarder et faire des sourires. Lauriane et Natacha ont visiblement du succès, tant auprès des filles que des garçons. Le fait d’être jumelles ? La maîtresse arrive et nous offre un verre d’alcool local en guise de bienvenue. Une sorte de saké, bien fort. Une fois au centre du village, Niti organise une distribution de friandises pour les enfants. Ils se mettent donc tous en file indienne et attendent patiemment leur tour. En touchant leur cadeau, ils joignent les mains pour remercier ce gentil donateur. Aucune bousculade, juste la joie d’avoir un cadeau, les sourires éclairent les visages. Les Lahu sont une ethnie originaire du Tibet, ce qui se voit à leurs traits. Niti nous explique le fonctionnement de leur société. Quelle chance d’avoir un guide qui parle français. Nous rejoignons ensuite la maison dans laquelle nous allons prendre nos repas et dormir. Il s’agit d’une bâtisse de bamboo et de bois, sur pilotis, qui n’a qu’une seule pièce. Aucun meuble, juste une place pour un feu au milieu de la pièce. Il y a des espaces entre les lattes du plancher et des murs, ce qui fait que la maison est ventilée. Seuls des hommes sont là et ce sont eux qui prépareront le repas, d’abord pour eux, puis pour nous. Pas d’électricité, pas de WC, juste un trou entouré de céramique pour pouvoir rincer dans une cabane à part, le confort est minimum. Mais le confort est un luxe d’occidentaux qui n’a pas cours ici. La cuisson de poulet provoque une fumée qui pique nos yeux, mais dès la cuisine terminée, la fumée disparaît. Les discussions se font via Niti qui fait la traduction. La encore, nos filles ont plus de succès, mais pour des raisons différentes. Elles sont poliment courtisées. Il faut dire qu’ici à 15-16 ans, les femmes sont mariées et souvent mères. Quelques femmes nous ont rejoints et nous mangerons assis sur le sol. Les Lahu sont très accueillants et c’est un grand moment que nous passons. Plusieurs plats ont été préparés, certains sont excellents, d’autres moins. Pour la nuit, nous dormons tous ensemble dans cette même pièce. Des petits matelas, des couvertures et des coussins nous sont distribués. J’y ajoute mon sac à viande en soie dans lequel je me glisse pour une bonne nuit plus fraîche qu’en plaine, parfois perturbée par l’aboiement des chiens.
Mercredi 16 juillet
Dès le lever du jour, le village se réveille, surtout les chiens et les coqs qui font visiblement un concours. Ici aussi, les chiens vivent au milieu des hommes. Mais il ne s’agit pas d’animaux de compagnie comme chez nous. Si nous n’avons jamais vu de mauvais traitements, il n’y a pas non plus de marque d’affection pour ces bêtes. Rarement de caresses. Il faut dire qu’ils vivent dans la rue et ils sont dans un état de saleté repoussant. Certains doivent être couverts de puces ou de gales. Mais eux aussi ne sont pas agressifs envers les humains. Nous n’étions pas toujours rassurés en passant à côté de ces canidés, surtout s’ils se mettent à aboyer, mais durant le mois aucun n’a montré les crocs contre nous. Pour le petit-dèj’, nous aurons droit à des toasts. Un homme du village a tressé une grille avec du bamboo pour la déposer sur le feu au milieu de la maison et dorer notre pain. Café ou thé, le repas du matin est bon. Rangement et préparation à une marche dans les collines environnantes. Nous allons nous enfoncer dans la forêt et traverser les rizières de montagne. La météo nous gâte puisque le temps est dégagé et qu’aucune pluie ne s’annonce. Dès le départ, ça monte et ça descend raide. On en prend plein les jambes. Trois guides du village nous accompagnent. Niti sert toujours de traducteur, au sujet de l’utilité de telle ou telle plante. La nature est belle, nous suons, mais cela vaut la peine. Niti nous explique aussi le principe de rizières de montagne, où le riz ne pousse pas dans l’eau, mais dans les pentes. C’est un travail de titan. Il faut d’abord déboiser, puis préparer le terrain, puis planter, puis entretenir en enlevant les mauvaises herbes qui poussent inlassablement et enfin récolter. Parfois sur des centaines de mètres de dénivelés. Et le terrain n’est jamais utilisé 2 ans de suite. Une rizière peut parfois se trouver à 2-3 heures de marche du village, même plus loin. A midi, c’est l’heure du repas. Afin de se poser au sol, un guide va chercher des feuilles de bananier pour faire une nappe et un endroit pour poser ses fesses. Niti sort du riz qui avait été conservé dans des feuilles de bananier pour le garder un peu au chaud, ainsi que des boîtes de sardines. On a besoin d’un plat. Un guide va couper un énorme bamboo, d’abord dans le sens de la longueur, puis dans la largeur et nous voilà avec un magnifique plat naturel. L’utilisation des ressources naturelles. Puis ce sera la direction du village, à travers les collines, mais toujours avec d’importants dénivelés. Fougères, forêt de bamboos, rizières, la végétation est verte et dense. 5 à 6 heures de marche fatigante mais splendide. Dommage de ne pas faire le 3ème jour, mais bon, un compromis, c’est un compromis. En arrivant au village, on va vers un robinet qui sert pour tout (douche, eau, vaisselle) se rincer et se rafraîchir. Ces 2 jours étaient magnifiques. Nous étions seuls, pas dans un groupe de plusieurs touristes et l’apport de Niti a été primordial. Une fois de retour à Mae Hong Son, nous testons un nouveau massage, à l’huile sur tout le corps (ou presque), qui va nous réparer un peu. Un petit passage par un cybercafé et nous partons manger. Nous sommes fourbus et nous retrouvons nos chambres à la Romtai où la nuit sera la bienvenue.
Jeudi 17 juillet
Après le petit-dèj’ au restaurant le « Chalet » sur la route principale, nous partons louer des scooters (200 bath la journée). Pas de formalités spéciales ou de permis à montrer, on doit juste laisser notre passeport en dépôt, même si ce serait mieux de laisser des photocopies. On prend donc 3 scooters et les pilotes seront les 3 garçons. On part direction la vallée de Ban Rak Thaï, un village d’origine chinoise qui se trouve à 40 km de Mae Hong Son. La route est raide, mais très bonne. Il y a de belles et impressionnantes chutes d’eau sur le trajet. Nous pensions pouvoir peut être s’y baigner, mais impossible, il y a un tel courant. Pendant la saison sèche ? Nous arrivons en bout de route à Ban Rak Thaï, les paysages sont splendides. On visite l’endroit, on achète du thé chinois, on y mange. Il y a de petites échoppes avec des centaines de théières. Apparemment, les habitants du coin cultivent leur origine. Puis, nous redescendons au village précédent, 6 km plus bas, Ban Na Ra Paek, d’où un embranchement part pour une vallée latérale où il y a un village de la tribu shan, Ban Ruam Thaï. La région est encore plus belle, d’autant plus que le soleil a percé. Nous parcourons le village, les chiens, les poules et les cochons, sont en liberté et sont au milieu des enfants et des familles. Le coin est typique. Après avoir bien profité des lieux et nous en être mis plein les yeux, nous redescendons en plaine pour aller voir les imposantes carpes de Fish Cave, sur la route principale. Mais nos réservoirs sont bientôt vides, il faut faire le plein. On croise des gens de la vallée sur des motos et par signe, on leur explique qu’il nous faut de l’essence. Ils nous invitent à les suivre et nous amènent à une échoppe qui en vend. C’est une station à l’ancienne avec une pompe à manivelle. Une fois les réservoirs remplis, nous repartons pour Fish Cave. Il y a là une resurgence d’eau de la montagne, avec des bassins où il y a des centaines de poissons, dont certains sont de bonne taille. On achète des insectes séchés pour les nourrir, dès qu’on en jette un dans l’eau, les poissons se précipitent. L’après-midi est bien entamé et nous repartons direction Mae Hong Son. Vu que nous avons les véhicules jusqu’à 2130h., on a le temps de pousser jusqu’à 11km au sud de la ville, aux sources d’eau chaude de Pha Bong. Il y a là 2 bassins, mais l’eau est si chaude qu’on ne peut même pas y tremper les pieds. Retour donc à la ville et nous nous arrêtons manger dans un restaurant à la sortie sud de la ville, près d’une station service. Nous allons ensuite rendre nos véhicules et partons en direction de la GH, car notre bus part à 0800h. demain matin. Nous aurons besoin d’un taxi pour aller à la gare routière demain. Mais tôt le matin, il est difficile d’en trouver. Nous croisons un tuk-tuk dans la rue en rentrant. Nous parlementons avec lui pour lui demander s’il peut être à 0730h. le lendemain devant le 7-Eleven. Quelques signes plus tard, il dit avoir compris et nous le laissons. Nous verrons bien. Nous nous attardons encore un peu le long d’un petit marché, le long du lac qui vend de la nourriture, mais aussi de jolis t-shirts. Nous en achetons pour Mathieu et moi, et partons faire nos sacs et nous coucher.
Vendredi 18 juillet
Notre tuk-tuk est là, pile à l’heure, comme prévu. Il nous emmène à la gare routière en 2 voyages. Comme d’habitude, le tarif est de 20 bath par personne, mais vu qu’il était ponctuel et matinal, nous lui laissons un petit pourboire. Il nous remercie chaleureusement, avec un grand sourire. Un bus pour Chiang Maï est là, mais c’est celui qui passe par la route du bas, via Mae Sariang. Nous nous renseignons et il semble que le temps de route est quasi identique. Vu qu’on connaît déjà le trajet qui passe par Paï, on embarque dans ce bus. Le trajet aura duré 8h30, avec 3-4 arrêts et pause pipi. C’est marrant, mais on se fait à ces trajets et le temps ne passe pas si lentement. Arrivés à Chiang Maï, nous prenons le téléphone portable pour appeler les GH qui figurent dans le Lonely Planet, vu que la Julie GH est overbookée. On se pose finalement à la Sarah GH, grandes chambres, avec WC et douches (250 bath). Nous sortons nos sacs à viande, les draps et le coussin semblent un peu « douteux ». Bah, pour une nuit, cela ira très bien. Par contre, la GH est très bien placée, encore plus près du night market que la Julie. Nous sortons faire quelques achats, bonjour le marchandage. On peut tout diviser par 2 et commencer à négocier, toujours avec le sourire. Cela devient presque un jeu, souvent ponctué par des éclats de rire. Nous n’exagérons pas, car nous ne voulons pas remplir les sacs, alors que nous devons les porter encore 10 jours. Bangkok sera le lieu du shopping. Après un repas dans le quartier, retour à la GH.
Samedi 19 juillet
Lever tardif aujourd’hui, on n’a rien d’autre à faire que d’attendre notre vol avec Air Asia pour rejoindre Bangkok. Natacha se plaint un peu d’avoir des irritations entre ses cuisses. Je regarde et ce n’est déjà pas très beau. Visiblement, elle fait une belle mycose ou une infection. Nous ne pouvons la laisser comme cela, alors nous partons à la recherche d’une clinique ou d’un dispensaire. La chance est avec nous, en marchant dans la rue, on voit une croix verte symbolisant un centre médical. Il n’y a que des thaïs et nous allons à la réception pour demander à voir un médecin. On remplit une fiche et on nous dit qu’il y a 2 heures d’attente. On repart faire un retour et on revient dans les temps. Un médecin parlant anglais ausculte notre fille et un simple coup d’œil lui permet de faire son diagnostic. Il nous prescrit des médicaments et une pommade, nous donne la posologie et nous souhaite de bonnes vacances. Les médicaments se prennent directement au centre médical et la facture est établie : 100 bath pour la consultation et 300 bath pour la pommade et les comprimés ! Départ ensuite en taxi pour l’aéroport pour notre vol. L’avion est neuf, avec des sièges en cuir. Le vol sera sans histoire et 1h10 plus tard nous voilà à Bangkok. Nous allons directement aux bureaux de Lomprayah, proches de Khao San, société chez qui nous avions réservé par internet nos billets bus + ferry pour Koh Tao. Evidemment, ma réservation n’est pas dans leur système informatique, mais ici comme ailleurs, ce n’est pas un problème. C’est une chose que nous aurons rapidement apprise en Thaïlande : il n’y a pas de problème, mais juste des solutions. Ici, pas de plainte, de prises de tête ou d’énervement, on s’arrange, on fait le nécessaire. C’est une mentalité qui nous plaît et qui nous change de l’Europe où pour le moindre accroc, on en fait un drame. On nous trouve des places, on vérifie l’e-mail qui confirme que nos places sont payées et voilà, c’est fait. On laisse nos sacs dans un coin du bureau et on repart à pied dans Bangkok pour tuer le temps avant notre départ prévu vers 2100h. Nous en profitons pour aller à la Lamphu House réserver des chambres pour la date où nous revenons à Bangkok avant de rentrer à la maison. Nous payons les chambres à l’avance, ainsi nous sommes surs de les avoir. A 2000h., c’est le check-in à Lomprayah. On revérifie les billets et on nous donne des autocollants à mettre sur le t-shirt pour indiquer notre destination. Il y a des gens qui vont à Tao, Pha Ngan ou encore Samui. Et c’est là qu’un véritable orage éclate. En quelques minutes, l’eau passe par-dessus les trottoirs, ceux qui s’aventurent sur la route ont les chevilles recouvertes. Vu que les bus sont parqués 300 mètres plus loin, le départ est différé pour ne pas tremper tout le monde avant le départ. Après 45 minutes d’attente à l’abri, une petite accalmie s’annonce. Départ vers les bus pour le chargement. Les sacs sont mis en soute, qui sera fermée durant tout le trajet par un cadenas. Les bus sont modernes, à deux étages, avec deux chauffeurs pour la route. Les sièges sont larges et inclinables, c’est assez confortable. Evidemment, cela sera difficile de dormir quand même. Départ vers 22h00.
Dimanche 20 juillet
On n’a finalement pas trop réussi à dormir, car même si les sièges étaient larges, un car ce n’est pas confortable. En plus, nous nous sommes arrêtés deux fois en route, cela n’aide pas si on avait finalement trouvé le sommeil. Bref, nous arrivons dans les environs de Chumphon vers 0530h., proche d’un débarcadère. Le soleil se lève, l’embarquement dans le catamaran de Lomprayah est prévu pour 0700h. Le check-in commence en retard, on marche sur le ponton qui mène au bateau. Les sacs sont déposés à l’avant et nous allons nous asseoir dans les sièges. Le catamaran est rapide, mais en contrepartie, il prend assez facilement les vagues, donc cela bouge un peu. Nous sommes toutefois assez fatigués pour ne pas trop sentir la mer. Vers 0915h., c’est l’arrivée sur Koh Tao et les sacs sont déchargés sur le quai. On les récupère et on se dirige vers la rue principale, devant le 7-Eleven où le rendez-vous était fixé avec le personnel du Laem Thian Bungalows, notre pied à terre trouvé sur le net. Nous partons d’abord acheter des linges de plage. Vu la place que cela prenait dans les sacs, nous avions décidé de les acheter ici, nous les laisserons dans les îles également. Pour le logement, nous cherchions quelque chose de simple et de tranquille, nous verrons.Un homme vient nous voir avec un panneau sur lequel figure notre nom. Voilà, ils sont là, à l’heure. Il faut dire que toutes les GH viennent chercher leurs clients à la sortie du bateau, il y a donc foule et quantités de pick-up dans la rue. Nous montons à l’arrière d’un pick-up Toyota, avec nos sacs, et départ. Au début, la route est bien goudronnée et bonne. Puis, nous la quittons pour prendre un chemin en terre. On voit une piste monter raide à travers la jungle, pleine d’ornières et de trous.Cela ne peut pas être là, le 4x4 ne passe pas. Et bien si ! Pendant quelques kilomètres, nous roulerons sur une piste de bout du monde, creusée à souhait. Nous sommes chahutés sur l’arrière du véhicule, il faut bien se tenir. Nous arrivons finalement sur la côte est de l’île, et nous ne sommes pas déçus. Des bungalows accrochés à la colline, à moitié sur des rochers ou dans la forêt, devant une mer limpide. Il y a là une petite plage de sable et également de gros rochers d’où l’on peut sauter dans l’eau profonde. Une échelle en bois a été installée pour sortir de l’eau et remonter sur les rochers. Nous prenons nos logements, les chambres sont simples (un lit, une moustiquaire), avec un WC et une douche à l’eau froide, mais fonctionnels. Nous voyons la mer depuis notre terrasse, la vue est magnifique et il y a un hamac pour se relaxer. Tout ça pour 600 bath le bungalow. Toute la journée, nous profiterons de cette eau claire et chaude (env. 28 °). Le soir, deuxième bonne surprise, la carte du restaurant est bien fournie et la cuisinière est un vrai cordon bleu. Apparemment tout le staff vient de Birmanie. Il y a de l’air, c’est agréable de rester dehors. La nuit venue, la patronne et son mari mettent la musique et jouent avec du feu en maniant des boules enflammées au bout d’une corde. Incroyable comme dextérité et comme effet. Nous passerons une excellente première nuit, avec de l’air, vu que nous laissons tout ouvert.
Lundi 21 juillet
Lever vers 0930h. et départ pour un excellent petit-dèj’, car pour ce repas aussi, il y a bien du choix. Nous louons ensuite masque, palmes et tuba pour la journée. Nous partons dans la baie. L’eau est claire, la visibilité est bonne. Après quelques mètres de sable, le fond est composé de récifs et d’un peu de corail. Les poissons sont au rendez-vous, des petits de toutes les couleurs et des plus gros, qui ressemblent à des barracudas (désolé, je ne suis pas un spécialiste aquatique…). Après le snorkelling, on passe de l’autre côté de la baie, vers les rochers, pour une séance de sauts. Il y a en pour plusieurs hauteurs. De 2 mètres pour débuter, jusqu’à 8-10 mètres pour le point le plus haut, avec encore un point intermédiaire de 5-6 mètres. L’eau est profonde et claire, aucun risque. Tout le monde saute, sauf Dominique qui n’est pas très à l’aise dans l’eau. Le saut depuis le point le plus haut est quand même assez impressionnant. Vu la journée dans l’eau, nous arrivons au repas du soir affamés. Cela tombe bien, la nourriture est vraiment extra ici. Il y a des poissons devant la cuisine, il n’y a qu’à montrer celui qu’on veut et la cuisto nous le prépare. Parties de cartes, relaxation devant la plage, fin de soirée tranquille. Le soleil a été bien présent toute la journée, il faut bien se protéger, surtout en snorkelling. Le t-shirt est de rigueur. Mais j’avais oublié les mollets et le creux du genou qui sont rouges et brûlants … Il y a moins d’air ce soir, mais en laissant toutes les fenêtres ouvertes, c’est largement supportable. Demain, tour de l’île en bateau.
Mardi 22 juillet
Ce matin, je me lève tôt, vers 0730h. En discutant avec un Allemand hier soir, il m’a dit que le matin, on avait parfois la chance d’apercevoir des petits requins de récifs, des « Black Tip ». Je prends mes palmes, mon masque et mon tuba et je pénètre dans l’eau aussi bonne en cette heure matinale que l’après-midi. A 40-50 mètres de la plage, j’aperçois deux requins qui rasent le fond, par environ 2, 5 mètres de profondeur. Ce sont mes premiers animaux du genre, alors évidemment je suis impressionné. Ils ondulent dans l’eau, spectacle fascinant. Même s’il semble qu’ils ne soient pas dangereux, je ne plongerai pas pour les toucher. Je sors la tête de l’eau, je suis seul dans la baie. Mes deux squales ne restent pas longtemps en vue, ils regagnent assez rapidement des eaux plus profondes. Je retourne à la nage vers la plage, pour aller prendre un bon petit-dèj’. Je raconte au reste de la famille ce que je venais de voir, Jérôme dit qu’il fera l’effort de se lever demain. Quant aux enfants, c’est moins sûr. On se prépare pour partir sur le bateau. Il vient si près pour nous charger qu’il racle le fond et le voila coincé sur un récif. C’est tout de même une belle embarcation, un petit bateau de pêche pas une barque. Tout le monde se met à l’eau pour le bouger et après de nombreux efforts, on met du poids sur l’avant et miracle, il bouge et se libère des rochers. Le patron fait une tournée générale de bière pour remercier de l’aide apportée. Départ pour le tour de l’île. Nous nous arrêtons dans plusieurs baies, où il y a d’autres bateaux. Les poissons sont là, et les séances de snorkelling sont magnifiques. Nous prenons un bout de pastèque et des centaines de poissons viennent nous manger dans les mains. Et quand il n’y a plus de fruit, c’est le bout de nos doigts qu’ils mordillent. Baignade, sauts depuis le bateau, snorkelling, on profite de la mer. Le repas de midi étant prévu, nous mangeons un excellent riz frit sur le bateau, avec des fruits. Et rebaignade. Au nord de Koh Tao, nous nous arrêtons sur l’île minuscule de Yang Nuan. C’est un repaire de touristes, il faut même payer 100 bath par personne pour pouvoir y accéder vu que c’est le gouvernement qui gère les lieux. Même si c’est beau, on peut aussi s’arrêter juste avant l’île et partir en snorkelling sur un site qui s’appelle les « japanese gardens ». Mais bon, on l’a su après. Descente ensuite le long de la côte ouest de l’île, toutes les collines sont parsemées de bungalows. Nous arrivons à Shark Island, un îlot rocheux où paraît-il on peut apercevoir des requins. Nous en faisons le tour, l’eau est légèrement trouble et point de requins, par contre des plongeurs à une douzaine de mètres sous nous. Nous rentrons à la GH vers 1700h., complètement assommés par le soleil et la mer. Pour le repas de soir, ce sera … poisson, que nous choisirons à la cuisine. Demain, lever tôt pour voir les requins !
Mercredi 23 juillet
Lever donc assez tôt vers 0645h. avec Jérôme. Un thé et un yaourt plus tard, nous rentrons dans l’eau. Nous ne faisons pas 30 secondes de nage avant d’apercevoir notre premier requin. Nous sommes vraiment près du bord ce matin, 30 mètres tout au plus, avec 2 mètres de fond. En 45 minutes, nous verrons une bonne dizaine de black tip, dont les plus gros font 1, 50 mètre environ. Le spectacle est magique. L’un d’entre eux qui rasait le fond s’écarte du groupe et monte à la surface. Il est 3-4 mètres devant nous, ondulant de son corps. C’est impressionnant. Et subitement, ils partiront vers le large. Nous sommes conscients d’avoir vécu un super moment, même si certains trouveront cela assez banal. Retour sur la plage et à la GH pour un petit-dèj’. Nous raconterons cela aux enfants, qui n’étaient pas convaincus. C’est promis demain matin ils viendront. Pas facile de voyager avec des ados … Le reste de la journée sera partagé entre les sauts depuis les rochers, le snorkelling et des parties de cartes. Le soleil a tapé dur aujourd’hui. Vraiment le Laem Thian est ce que nous recherchions. Pas de bars, d’abus d’alcool ou d’autres produits planants, nous sommes au calme.
Jeudi 24 juillet
Nous pensions nous lever voir une nouvelle fois les requins, Mathieu et les filles semblaient d’accord d’être réveillés tôt. Et voilà qu’un énorme orage éclate en fin de nuit. Vers 0700h., la pluie tombe intensément. Nous renonçons donc à partir dans l’eau par un tel temps. Il fait gris et sombre, la visibilité dans l’eau ne doit pas être terrible. Nous restons un peu au lit et nous levons tout de même tôt pour préparer les sacs. Aujourd’hui, nous prenons le bateau pour changer d’île et partir sur Koh Pha Ngan. Mme Pingpong, la patronne de Laem Thian, est censée nous amener avec son pick-up. Mais il refuse de démarrer. Nous sommes en Thaïlande, il y a toujours une solution. Une équipe part dans le bateau démonter la batterie dans le but de l’installer sur la voiture. Il paraît que c’est compatible. Malheureusement, ce n’est pas la batterie, mais peut-être de l’eau dans le réservoir. Le bateau pour traverser sur Pha Ngan est manqué. Ce n’est pas un problème pour Mme Pingpong qui, en deux coups de fil, nous placera sur le bateau de l’après-midi. Bon, et bien finalement nous avons le temps de prendre le petit-dèj’. Vu que le pick-up ne démarre toujours pas, un taxi est commandé (aussi un pick-up) pour nous conduire au port. Mme Pingpong prend en charge ce transport pour nous. A notre arrivée au port, nous voyons 2 jeunes qui ont vraiment l’air mal, qui sont sous perfusion et qui sont accompagnés d’infirmières et d’un docteur. Il n’y a pas d’hôpital sur Tao, alors ces jeunes sont acheminés sur Koh Samui où il y a ce qu’il faut pour soigner des maladies plus graves. Qu’ont-ils ? Nous ne le saurons jamais, même si nous apprenons que l’un de ces jeunes a séjourné longtemps au Cambodge. Une crise de malaria ? L’orage de ce matin fait toujours effet sur la mer, qui semble bien agitée. Le catamaran de Lomprayah n’est pas l’idéal par ce temps. Dès la sortie du port, il prend les vagues et les creux, le bateau bouge dans tous les sens, on se croirait dans un manège à Disneyland. Le personnel fait une distribution préventive de cornets… Finalement, peu de gens en auront besoin et nous arriverons à Pha Ngan sans encombre. A notre arrivée, nous négocions un taxi pour nous rendre à Haad Khom dans le nord de l’île (150 bath p. pers., bien plus cher que sur le continent). Cette plage est à côté du village de Chaloklum. Nous avions réservé une chambre à l’Ocean View (1300 bath pour 1 bungalow familial, mais 3 chambres) et le taxi nous pose juste en-dessus. Il faut descendre quelques marches sur la plage pour y arriver. Les bungalows, grande chambre très propre, WC et douche, terrasse et hamac, sont directement sur la plage, au milieu des cocotiers. Par contre, nous sommes déçus de voir qu’il n’y a que très peu d’eau. La mer est retirée assez loin et des rochers de récifs apparaissent. Il devient difficile de se baigner et surtout de nager. Et en plus, les rochers font mal aux pieds, impossible de marcher dessus sans chaussure. Une fois cette barrière passée, l’eau devient profonde. La mer revient avec la marée en fin de journée. Comme dans tout le pays, nous mangerons très bien au resto de l’Ocean View, même si le service est un peu long dû au fait qu’il n’y a que peu de personnel en cuisine. Il y a 3 ou 4 groupes de bungalows sur cette plage, mais aucune autre animation, ce sera parfait pour être au calme, loin de la Full Moon Party qui est à l’opposé de l’île. Apéro sur la plage, tennis sur le sable, baignade (l’eau est revenue), un peu de soleil, finalement, l’endroit est parfait. La nuit sera donc très calme, aucun bruit de bars ou d’animation nocturne.
Vendredi 25 juillet
Petit-dèj’ au resto, qui est directement sur la plage, et la patronne nous propose de nous emmener au village voisin de Chaloklum avec son pick-up. On trouve de tout à Chaloklum : 7-Eleven, internet, resto, ATM, location de scooter, centre de plongée, etc. Malgré tout, cela reste un petit village de pêcheurs pas (trop) touristique. On s’y balade, on vérifie nos mails et on rentre à pied à l’Ocean View par la plage. 30 minutes plus tard, après avoir marché sur le sable et des rochers, nous voilà arrivés. C’est bien plus court que par la route. L’après-midi sera consacré à la plage et aux jeux sur le sable, vu que le soleil est de la partie. Je vois une canne à pêche qui traîne près du resto. Je l’emprunte, je mets un leurre et je pars sur les rochers tenter ma chance. Aucune touche, au contraire, mon leurre se prend dans les récifs et je dois passer à l’eau pour le décrocher. En fin de journée, on remarque que le resort voisin, le Coral Bay, loue des scooters (200 bath les 24 heures). Nous en prenons 3 et départ pour le repas du soir à Chaloklum. La route est en réfection et elle ressemble plus à une piste, il faut faire attention de ne pas tomber, prudence. Nous nous posons sur la terrasse d’un restaurant de pêcheurs (le 2 brothers), à quelques mètres de la mer. Au menu ce soir, grillades de poissons (barracuda et merlin, 250 bath l’énorme portion). Mmhhhh, un régal. Une dernière glace au 7-Eleven et nous reprenons la piste. Pas de chute jusqu’à nos bungalows, tout va bien. Un splendide lézard d’une trentaine de cm est posé sur la vitre de notre porte. Cela refroidit un peu ceux qui pensaient dormir la porte ouverte … La forêt est juste derrière le bungalow. Nouvelle nuit très calme.
Samedi 26 juillet
Réveil à 0830h., le vent s’est levé, il ne fait plus si chaud et les nuages sont bien là. Le temps est incertain, il peut faire beau comme pleuvoir. Après notre premier repas du jour, on enfourche les scooters que nous avons jusqu’à ce soir pour partir à la découverte de l’île. Notre but : toute la côte ouest jusqu’à Haad Rin à la pointe sud. Nous avons une carte routière assez bien détaillée. Ce sont les resorts et hôtels qui nous servent de point de repères pour les routes qui longent la mer. Nous constatons que les autres plages sont comme la nôtre. Peu d’eau le matin, la mer se retire loin et laisse apparaître des récifs. Est-ce ainsi sur toute l’île ? En tous les cas, nager est impossible sans passer cette barrière de rochers. Le ciel devient assez menaçant, nous allons prendre l’orage. Sur la route de Thongsala, nous nous arrêtons à la JJ’s House juste au moment où les premières gouttes se mettent à tomber. Il y a un billard, un jeu de fléchettes, on va pouvoir s’occuper. On mange également un morceau sur place et au bout d’une heure et demie, on reprend la route pour Thongsala, le port de débarquement de Pha Ngan. Il y a peu de circulation sur ces petites routes et le peu de voitures que nous croisons roule correctement. Nous ne dépassons que rarement 40 km/h, ce qui nous permet de bien profiter du paysage. A Thongsala, on se balade tranquillement, visitant les magasins. Il y a aussi un marché avec des étals de nourriture où nous apaiserons la faim qui était revenue. Cela nous rappelle le continent, tant au niveau de l’ambiance que des prix dérisoires. Nous renonçons à descendre jusqu’au sud de l’île, il faudrait ensuite foncer pour remonter. On préfère revenir par la route côtière et faire quelques arrêts sur les plages. La mer est brassée et moins claire suite à l’orage. De retour au Coral Bay, on restitue les scooters et vu que le temps s’est légèrement amélioré, et surtout que l’eau est remontée, on se fait une bonne séance de baignade. Au bout de la plage, à l’opposé du Coral, il y a des massages directement sur la plage, sur un grand lit d’osier. Demain, c’est le retour sur Bangkok, c’est donc le dernier moment pour profiter d’un moment de détente. Massage en plein air, avec le bruit de la mer, un régal. Ce soir, nous mangerons à l’Ocean View, un magnifique menu chinois, qui sera quand même un peu gâché par l’attente. Presque 2 heures ! Comme souvent, il n’y a qu’une ou deux personnes en cuisine, en plus toutes les tables étaient occupées, et rien n’est préparé à l’avance. Notre dernière nuit sur les îles sera très calme.
Dimanche 27 juillet
Le temps est un peu meilleur ce matin. Tant mieux, car nous devons faire quelques heures de bateau. Et bien cela ne sera que temporaire, car le ciel devient vite noir et le vent se lève. Nous avons changé de compagnie pour rentrer sur Bangkok et nous avons le bateau de la Seatran. Ce n’est plus un catamaran, mais un navire conventionnel qui fait le même trajet Chumphon-Tao-Pha Ngan-Samui et retour. Il va à peine moins vite, mais par contre il est beaucoup plus stable dans les vagues. En plus, il a un pont supérieur à l’air libre contrairement aux bateaux de la Lomprayah. Dès notre départ de Thongsala, la pluie se met à tomber sous la forme d’une sorte d’orage, mais sans les éclairs. Même si on est moins secoué, cela tangue quand même pas mal. Un enfant semble assez mal supporter ce gros temps et sa mère l’emmène à …. l’avant du bateau. Ce qui devait arriver arriva. L’enfant a vomi, mais avec le vent, les passagers se trouvant le long du bateau à l’arrière ont vu leurs t-shirts être parsemés de ce liquide si nauséabond. Pas très malin de ne pas aller à l’arrière. Une fois sur le continent, le bateau accoste au milieu du port de pêche, version très local, avec des baraques de bois et de tôle le long des berges. Comme à l’aller, tout est bien rôdé, nos bus sont déjà là et des taxis attendent ceux qui préféraient prendre le train de nuit pour les conduire à la gare. Nous chargeons les sacs, là aussi la soute est fermée avec un cadenas et nous sommes bien avertis qu’il n’y a plus d’accès aux sacs jusqu’à l’arrivée à Bangkok.Après 30 minutes de route, le bus s’arrête dans une zone où il y a des restaurants et un marché. Nous qui avions peur de voyager le ventre vide ! 60 minutes d’arrêt pour nous sustenter. Nous évitons le resto pour touristes où les ¾ des gens vont et partons dans une petite échoppe un peu plus loin. La nourriture y sera excellente, notamment la salade de papaye, mais très épicée. Deuxième anniversaire du mois, puisque aujourd’hui nos filles ont 15 ans. Nous croisons justement une pâtisserie, nous achetons donc un gâteau que nous mangerons dans le bus. Le patron nous offre les bougies, en félicitant les filles. Il pleut lorsque nous remontons dans le bus. On déballe le gâteau, on y met les bougies et le bus entonne un « happy birthday ». Dommage, mais il n’y a pas autant de parts de gâteau que de sièges … On mange nos tranches et suite on essaie de dormir pour faire passer le temps du voyage.
Lundi 28 juillet
Nous arrivons à Bangkok à 0430h. du matin, au même endroit que lors de notre départ la semaine dernière. Nous savons donc où nous sommes. Quelques chauffeurs de taxis ou de tuk-tuk nous disent que Khao San est à plus de 30 minutes à pied, alors qu’il n’y en a pas pour plus de 10 minutes. Nous nous dirigeons vers la Lamphu House où nos chambres sont réservées, mais évidemment pas disponibles si tôt. Arriver à cette heure est vraiment un inconvénient, que faire ? A la Lamphu, nous allons un moment sur le net, puis nous nous posons dans les canapés pour tenter de dormir un peu. Le jour se lève et vers les 0800h., nous partons prendre le petit-dèj’ dans la rue, sur la droite en sortant. Les habituels stands proposant des muesli-fruits and yogurt sont toujours là, fidèles au poste. Dominique et moi partons ensuite à pied visiter le Golden Mount, un temple qui se trouve à 20 minutes de Khao San. Depuis son sommet, on a une belle vue sur Bangkok. En redescendant, Dominique voit un arbre avec de belles fleurs qu’elle veut photographier. Elle s’approche et soudain m’appelle pour me montrer quelque chose. Il y a un serpent enroulé dans une branche et il n’a pas l’air petit. Nous sommes en pleine ville ! Je vais chercher un jardinier pour lui montrer le reptile, peut-être pourra-t-il me renseigner à son sujet. A la vue du serpent, il a un mouvement de recul et il fait des signes pour dire qu’il n’aime pas ces animaux. On ne saura jamais de quel serpent il s’agissait et si c’est commun d’en trouver là, au milieu du bruit, de la circulation humaine et routière. Il est bientôt l’heure de passer au shopping, donc départ pour Khao San. Quelques t-shirts plus tard, nous décidons d’aller visiter le fameux centre commercial MBK, dans le quartier de Siam. Tout cela pendant que Jérôme se fait tatouer un magnifique dragon sur le mollet. Pour nous y rendre, facile. On prend le bateau sur la Chao Phraya jusqu’au débarcadère « Center ». Là, il y a le départ du Skytrain qui s’arrête directement au MBK. Le MBK, c’est 5 étages de boutiques, il y en a des centaines et on y vend de tout. Il y a par exemple un étage complet avec les téléphones portables. Mais attention aux contrefaçons ! Et ici pas de marchandage, les prix sont fixes. Nous ne retournons pas à la GH, mais restons de ce côté de la ville et alors qu’arrive le début de soirée, nous prenons la direction de Patpong, où il y a aussi un marché de nuit (et des bars à filles bien sûr…). Jérôme nous y rejoint, son mollet à l’air. Le tattoo est magnifique, il prend tout le mollet. La peau est encore bien rouge des meurtrissures des aiguilles. A Patpong, les rabatteurs sont sans gêne, ils proposent des shows à Mathieu qui n’a même pas 17 ans ou encore à Dominique et moi alors que nous sommes en couple. Les bars ont leurs portes ouvertes et nous pouvons voir des filles peu vêtues danser autour de barre ou sur des comptoirs. Les clients ne sont qu’occidentaux et plutôt dans la fleur de l’âge pour ne pas dire plus. Triste tourisme sexuel, chacun aura son avis sur la question. Retour à six dans un taxi direction Khao San. Shopping, encore shopping. Les t-shirts peuvent se négocier entre 120 et 150 bath, les jean’s 600, mais toujours dans la bonne humeur, avec le sourire et sans agressivité. C’est plus facile ici qu’à Patpong, l’ambiance est plus détendue et la négociation plus facile. Les prix de base sont aussi plus bas. Evidemment, il y a d’autres marchés pour les achats, ce sera pour notre prochain séjour à Bangkok. Une petite assiette de nouilles dans la rue (25 bath) et ce sera la fin d’une longue et harassante journée.
Mardi 29 juillet
Dernier jour de ces vacances en Thaïlande. Le lever se fera un peu plus tard pour Jérôme et les enfants, il faut rattraper le retard de sommeil. Dominique et moi allons prendre nos petit-dèj’ dans la rue, une dernière fois. Pancake à la mangue, cornflakes-fruits et yogurt, café, rien ne dépasse les 30 bath dans les petites échoppes sur roulettes qui peuplent les trottoirs. Tout au long du mois, nous avons principalement mangé dans la rue, et pas seulement des paad thaï ou du riz frit. Le choix est souvent assez large pour manger différemment. Et le bilan est plus que positif. Pas l’ombre d’une tourista ou d’un quelconque dérangement intestinal. Juste parfois des brûlures dues à la consommation excessive de piment pour nos estomacs d’occidentaux. Vraiment manger dans la rue est sans risque et très dépaysant. Sans compter que c’est bon marché, ce qui compte aussi lorsqu’on voyage à 5. Dernière chose que nous voulions voir, le prix des I-Pod. Nous prenons le bus pour nous rendre dans un centre commercial et nous constatons que cela ne vaut pas vraiment la peine, il n’y a que peu de différence. Retour dans la région de Khao San, toujours en bus, pour les derniers achats. Prendre le bus à Bangkok est facile et pas cher, le seul problème, et de taille, consiste à savoir quelle ligne prendre et où descendre. Nous avions bien fait de voyager léger, car là, nos sacs sont pleins à craquer. 9 kg à l’aller, près de 17 au retour. Contrairement à la France, les douanes suisses sont moins sévères avec les effets achetés et supposés être de la contrefaçon. Chez nous, pas d’amende, mais confiscation de la marchandise et encore, cela dépend de la quantité. Nous voilà en début de soirée, notre vol est prévu pour minuit, il sera bientôt temps de monter à l’aéroport. Dernier repas dans la rue, cela sera meilleur qu’un plateau dans l’avion. La Lamphu organise un transfert en minivan pour 130 bath par personne, c’est moins que le bus et certainement moins que le taxi, en tous les cas pour nous vu qu’à 6, il nous en aurait fallu deux. L’aéroport de Bangkok est gigantesque, le temps passe vite en s’y promenant. Jérôme a son vol Egyptair presque à la même heure que notre Royal Jordanian, alors nous restons ensemble jusqu’au dernier moment. Embarquement, l’avion est une nouvelle fois plein. En décollant, j’aperçois l’appareil Egyptair de Jérôme qui attend son tour sur le taxi-way. Salut frangin, on se voit demain à Genève. En y pensant, c’est incroyable, on traverse le monde en quelques heures. C’est une chance, nous devons être conscients de faire partie des privilégiés pour découvrir la planète aussi facilement. Le vol jusqu’à Amman sera sans histoire, avec les quelques turbulences habituelles et surtout les difficultés à dormir dans un avion.
Mercredi 30 juillet
3 heures d’attente et notre vol pour Genève est à l’heure pour rentrer à la maison. Nos sacs sont sur le tapis et nous passons la douane sans encombre. Les parents de Dominique sont là pour nous récupérer, nos têtes sont encore là-bas, au pays du sourire. Il ne nous faut pas longtemps pour nous apercevoir qu’ici, nous en sommes loin … Rentrer à la maison fait tout de même du bien, même si nous serions volontiers restés plus longtemps en Thaïlande. Mais écrire ces quelques lignes permet de s’évader et de se remémorer nos fabuleux souvenirs. Il sera bientôt temps de préparer notre prochain périple, sans enfant, en novembre prochain : 10 jours au sultanat d’Oman pour un périple en 4x4, montagne, wadis, plages et désert, le tout en camping sauvage. Et aussi le moment de penser aux vacances d’été 2009, certainement sans Mathieu, juste avec les filles. Il reste tant à voir en Thaïlande, le nord et le triangle d’or avec un passage au Laos, le parc de Khao Yai, la région de Sangkhlaburi, avec de retourner profiter de la mer aux Laem Thian. Comme l’an dernier, si je trouve une action et un vol pas cher sur le net, je vais réserver les billets le plus tôt possible. Et commencer déjà à nous impatienter… Bien que d’autres destinations nous attirent : la Malaisie, l’Indonésie, le Vietnam ou encore le Cambodge. Et les Philippines, et la Birmanie … Et ….
Pour les infos utiles, tous les prix mentionnés ci-dessous s’entendent par personne, sauf les hébergements pour lesquels ce sont les prix par chambre.
Mercredi 2 juillet
Départ pour l’aéroport vers 1020h., le vol de la Royal Jordanian pour Amman, puis Bangkok, étant prévu pour 1230h. Les vacances commencent bien puisque Mathieu oublie son pull à la maison … En arrivant dans le hall des départs, on constate sur le tableau que le vol décolle à 1140h., soit une heure plus tôt que l’horaire qui nous avait été communiqué sur le e-ticket. On embarque donc rapidement, après avoir enregistré nos sacs à dos qui pèsent de 7 à 9 kg, dans un A320 de la RJ pour notre premier vol. Ecrans sur chaque siège, avion neuf, bonne surprise. Une fois à Amman, nous hésitons à payer un visa jordanien et pour sortir direction Madaba, à une vingtaine de km, petite ville que nous avions visitée lors de notre périple en Jordanie en octobre 2007. Notre prochain vol a 3 heures de retard et du coup, notre transit est de 7 heures. Mais aller à Madaba en soirée coûte finalement assez cher et le retour à l’aéroport est relativement aléatoire car il faudra trouver un taxi en toute fin de soirée. On attend donc en zone transit et le temps passe long dans cet aéroport.
Jeudi 3 juillet
En milieu de nuit, on embarque finalement dans un A310 de la RJ. Cette fois-ci, pas d’écran personnel devant le siège et l’avion est plein comme un oeuf. 9 heures de vol, avec des intermèdes de 20-30 minutes de sommeil. Quelques turbulences plus tard, nous posons à Bangkok. Nous passons facilement le contrôle de l’immigration et, miracle, tous nos sacs sont sur le tapis. Vu que nous sommes 5, il va être difficile de ne prendre qu’un seul taxi, mais nous ne voulons pas nous séparer. Nous partons vers les bus publics, mais le 556, que nous avons attendu longtemps n’est jamais venu. La ligne est-elle toujours valable ? Alors qu’on se dirigeait vers l’arrêt du AE2 qui descend vers Khao San, on trouve un taxi qui nous embarque tous pour 600 baths, autoroute comprise. Nous savons que ce n’est pas la règle, mais bon, nous sommes fatigués et à, 5, nous ne risquons rien. Après moins d’une heure de route et quelques embouteillages, nous voilà vers Soi Rambuttri où se trouve la Lamphu House, où nous avions réservé nos premières nuits en Thaïlande. Il est 1830h. et la réceptionniste nous « engueule » en nous disant que les chambres (590 bath la double et 770 la triple) ne sont garanties que jusqu’à 18h00 ! Mais heureusement, ils nous ont gardé nos réservations. Après une bonne douche, nous ressortons et partons direction Khao San qui n’est qu’à une centaine de mètres. Etalages de vêtements de tous styles, de nourriture, de fruits, nous voilà plongés dans la frénésie de cette ville. On commence d’emblée par ingurgiter des jus de fruits frais composés devant nous, avant de déguster nos premières nouilles thaï du mois. Je me rends ensuite dans un 7-Eleven, où j’achète une carte Sim que je vais insérer dans le portable que j’ai pris depuis la Suisse. Pour 99 bath, j’ai un numéro thaï et je rajoute 500 bath de crédit de communication. Cela me durera le mois entier et j’appellerai plusieurs fois l’Europe, vu le faible coût. Et surtout je suis atteignable au cas où, de même que je vais pouvoir appeler les GH au fur et à mesure du voyage. Retour à la GH pour une première nuit asiatique bien méritée. Les lits sont bons et propres, la chambre climatisée, l’endroit est calme, loin du bruit de la rue.
Vendredi 4 juillet
Le décalage se fait sentir, réveil en pleine nuit, impossible de se rendormir. Notre horloge biologique aura besoin de quelques jours pour se mettre à l’heure thaï. Du coup, on se lève tôt pour partir à la découverte de Bangkok. Première étape, on donne du linge sale à laver, dans une échoppe dans la rue à une centaine de mètres de la GH. Dans toute la Thaïlande, on trouve partout des « laundry » qui pour 30-40 bath le kilo vous lave votre linge. Cela permet de voyager léger. Puis, ce sera le petit-déjeuner, dans la rue. Pour 30 bath, une bonne assiette de muesli, de fruits frais (banane, mangue, melon), le tout arrosé de yaourt nature et de miel. De quoi tenir la matinée ! La rivière Chao Phraya n’étant qu’à 5 minutes à pied, nous nous dirigeons vers le débarcadère pour prendre un bateau. Le système est simple : les bateaux ont un drapeau de couleur sur leur toit. En fonction de cette couleur, ils desservent tel ou tel arrêt sur la rivière. Le ticket peut se prendre dans le bateau ou sur le quai auprès d’une préposée, c’est très simple et les thaïs empruntent ce moyen de transport. Pour 17 bath, nous partons direction le Palais Royal et le temple de Wat Po avec son Buddha couché. Splendides visites, couleurs fantastiques, architecture magnifique. Puis départ à pied et en tuk-tuk vers Chinatown. Les chauffeurs de tuk-tuk essaieront inlassablement de nous emmener dans des échoppes à touristes. Si les clients y restent plus de 20 minutes ou qu’ils y achètent quelque chose, ils toucheront ainsi une commission, la plupart du temps en bons d’essence. Il suffit d’être ferme et surtout d’annoncer la couleur avant de monter dans le tuk-tuk pour éviter cette manœuvre. Chinatown est une ville dans la ville. Il y a foule sur les trottoirs et dans les ruelles, mais personne ne se touche en se croisant. Les gens nous ignorent, personne ne se regarde. Les odeurs sont là aussi, nous voyons des échoppes de nourriture qui ne nous attirent pas forcément … mais le dépaysement est garanti. Nous reprenons le bateau pour un autre temple, le Wat Arun, tout aussi beau, mais d’un autre style. Redépart pour la gare de Thonburi d’où nous partirons demain direction Kanchanaburi. On vérifie les horaires et vu que nous sommes là, nous achetons déjà nos billets (100 bath pour aller jusqu’à NamTok, 4 ½ h. de trajet). Nous aurions pu choisir l’option d’aller à Kancha avec un van (120 bath avec un départ devant l’hôtel Royal), mais nous voulons essayer le train 3ème classe. Retour ensuite à la GH, récupération de notre linge, propre et plié. Le ciel est noir, le vent souffle fort, l’orage menace, mais finalement, il ne pleuvra pas. La journée a été intense, Bangkok et sa circulation démentielle, sa pollution, ses bruits et ses odeurs. Afin de se relaxer, nous allons nous faire masser les pieds (160 bath pour une heure), cela fait tellement du bien. On mangera dans la rue, pour moins de 50 baths, avant de rentrer faire nos sacs. Le lever est programmé tôt demain matin.
Samedi 5 juillet
Lever à 0600h. En tapant à la porte des gosses, je réveille aussi deux autres chambres. Apparemment nos ados avaient besoin de récupérer, le réveil est rude ! Départ de la GH et petit-déj’ dans la rue, Cornflakes, fruits frais arrosés de yaourt et de miel. On arrive pour prendre le bateau, la gare de Thonburi se trouvant de l’autre côté de la Chao Phraya. C’est samedi, pas de bateau ! Cela nous apprendra à bien vérifier. Les lignes sur la rivière ne fonctionnent pas aujourd’hui. Il y a là un bateau taxi qui nous propose de nous faire traverser, mais au prix fort. Pas vraiment le temps de trouver deux taxis, bref on négocie un peu et finalement on embarque en payant 100 bath par personne au lieu des 17 normalement. Mais c’était cela ou rater notre train. La conductrice du bateau-taxi l’avait bien compris… la gare étant encore à quelques centaines de mètres du débarcadère, on prend encore un sangthaew (taxi pick-up) pour faire ce trajet avec nos sacs. La gare est animée, c’est samedi et pas mal de gens partent depuis là. Le départ du train est différé, nous verrons aussi plus tard que les trains en Thaïlande sont rarement à l’heure. Le train se remplit à moitié d’autochtones et à moitié de touristes, la 3ème classe est peu confortable, avec des bancs durs, des ventilateurs branlants au plafond. Des gens vendent constamment de la nourriture dans le train, entre deux arrêts ou tout au long du parcours. Le train sort de Bangkok en traversant des banlieues et en faisant de fréquents arrêts. Les paysages ne sont pas intéressants jusqu’à Kancha. On a même dû effectuer un freinage d’urgence, étant à un fil de percuter une vache qui dormait sur les voies. Le van aurait été plus pratique et rapide. Par contre, depuis Kanchanaburi, les paysages deviennent splendides. Le train passe d’abord sur le fameux pont sur la rivière Kwai, avant de la longer jusqu’à NamTok. Il faut alors avoir une place sur la gauche du train pour profiter du spectacle magnifique. Une fois arrivés à NamTok, nous sommes accueillis par le fils de François, 8 ans, chez qui nous allons pour une excursion à dos d’éléphants (le Ganesha Park). Nous mangeons rapidement dans un des restos près de la gare (300 bath à 5), puis nous prenons un sangthaew pour rejoindre le camp qui se trouve encore à 40 km, sur la route de Sangkhlaburi. On aurait pu prendre aussi le bus et descendre à Daewadong, mais c’était moins pratique. Dès notre arrivée, François nous attend et les éléphants, au nombre de 3, nous rejoignent 15 minutes plus tard. 2 ont un siège et 1 en est dépourvu. Je monte à cru sur ce dernier et départ direction le bord de la rivière, 1-2 km plus loin. Le paysage est fantastique, les éléphants s’arrêtent fréquemment pour manger des branches ou des buissons. On arrive même à cueillir depuis le dos de l’animal des ramboutans qui poussent ici sur le bord des routes. Le temps de prendre le rythme de l’animal, on arrive vers la rivière. Pendant que l’on se change (un pantalon est conseillé, le poil de l’éléphant est dru et irrite facilement la peau), les chaises sont retirées et voilà qu’on monte tous sur les bêtes à cru. Dominique n’étant pas particulièrement à l’aise dans l’eau, elle se porte volontaire pour les photos depuis la berge. Mathieu et moi sommes donc chacun sur un animal avec un mahout, alors que les filles vont toutes les deux sur la même bête. Direction la rivière pour un moment magique, le bain avec les éléphants. L’eau est chaude et propre, les éléphants plongent entièrement dans l’eau. Nous avons de l’eau jusqu’au ventre, on joue dans l’eau depuis leur dos. Après des dizaines de minutes de plaisir, retour à la berge et au raft (bungalow-radeau sur la rivière où l’on va passer la nuit). Là, ce sera la séquence « bain dans la rivière ». Le raft a une terrasse qui donne directement sur la rivière et le courant. Depuis les pontons, on saute dans l’eau, on se laisse prendre dans le courant et on récupère une corde quelques centaines de mètres plus loin pour revenir sur la terrasse. Le temps s’est couvert, une pluie fine et légère tombe, mais les enfants s’en donnent à cœur joie. Il y a là les enfants de François, de même que celui qu’il appelle son fils adoptif qui vient de la Birmanie voisine et qui l’aide dans son projet de camp aux éléphants. Pas de touriste ici, juste la nature et la rivière, un endroit magnifique, loin de l’agitation frénétique de Bangkok. Après une bonne douche, nous prendrons un énorme et excellent repas dans un resto-radeau sur l’autre rive, François n’ayant pour l’instant pas encore ouvert son propre resto. La nuit sur l’eau sera calme et reposante.
Dimanche 6 juillet
Réveil et petit-déj’ sur le ponton/terrasse, au-dessus de la rivière. Le niveau de l’eau, régulé par un barrage un peu plus haut, est monté de 2 mètres ! On repart pour une balade avec les éléphants, toujours à cru. On monte cette fois dans le village de Daewadong (phonétique, désolé) pour les attendre. C’est dimanche et nous croisons un mariage. Le convoi est ouvert par un pick-up sur lequel se trouve un mini-orchestre (trompettes, saxo, tambour) qui joue une musique de carnaval. Puis le marié, tout en blanc, cheveux rasés et sous un parasol blanc. Et ensuite, les invités tous dans des pick-up, direction le temple. Les gens nous sourient et nous font des signes de la main auxquels nous répondons évidemment. Les éléphants partent pour le bain dans la rivière avec leur mahout et nous assistons à leur toilette depuis la berge. Ils leur frottent la peau avec une grosse brosse, visiblement les bêtes apprécient cette séance de grattage ou de chatouillis. Puis, nous montons visiter le temple du village où on retrouve … le mariage. Le cortège doit faire trois fois le tour du temple à pied, avec la musique et le marié qui est porté sur une chaise, toujours sous son parasol blanc. Les gens dansent au son de la musique, nous demandons de pouvoir prendre des photos. Pas de problème, d’ailleurs eux-aussi demandent à nous prendre en photo ! Nous voyons des femmes avec des petites bouteilles d’alcool (du Mékong sans doute, le whisky thaï), la fête va être arrosée. Des gens viennent alors nous chercher pour que l’on intègre le cortège et que l’on danse avec eux. Dominique et moi y allons, les enfants, plus timides, restant sur le bord du temple. Si nous n’avions pas eu la balade avec les éléphants, sans doute que nous aurions pu participer à la fête. Chaque famille avait des offrandes à faire au marié. Bizarrement, nous n’avons jamais vu la mariée ! La cabane qui devait nous servir pour monter sur l’animal est occupée par le mariage, donc nous devons monter sur le toit d’un 4x4 pour aborder l’animal, et encore, il est trop haut. Après cette péripétie de départ, nous voilà partis pour un tour en forêt. Les mahouts se sont couverts de la tête au pied, il va y avoir des moustiques, mais nous nous sommes bien aspergés de produit anti-volatile efficace, acheté en pharmacie à Bangkok. Une heure de balade dans cette forêt tropicale, jungle dense, avec les montagnes en toile de fond. Splendide et rien à voir avec les camps d’éléphants pour touristes que nous avions vus sur le net. Une fois de retour au camp, nous prenons congé de nos hôtes. Les sacs faits, nous repartons en … canoë, le long de la rivière Kwai. Nos sacs sont confiés à un accompagnant qui a un véhicule et un guide va nous accompagner pour 4 heures de descente sur la rivière. On démarre au soleil (ce qui va brûler nos chevilles et nos bras), mais le temps passe rapidement aux averses. Le paysage est tropical, la nature est dense, avec une végétation extraordinaire. Une légère brume monte de la rivière, et malgré la pluie, la température ne bouge pas. Il fait chaud. La pluie fine tombant si intensément parfois, la visibilité se réduit, ce qui ajoute un charme supplémentaire à la descente. Il n’y a pas beaucoup de courant, on doit pagayer sans toutefois que cela ne soit trop fatiguant. On longe pas mal d’hôtels-radeaux, de villages le long de la rivière. On croise aussi des pêcheurs ou des long-tails boat qui remontent la rivière. Mais cela reste très sauvage. Au bout de 4 heures, on arrive à destination et on charge les canoës sur un pick-up. On récupère nos sacs et nous sommes déposés à un arrêt de bus sur le bord de la route pour retourner à Kanchanaburi. Nous sommes encore trempés de la pluie. Un bus arrive, nous lui faisons signe et il s’arrête, mais juste le temps de charger les sacs et de monter dans le véhicule. Faut pas traîner. On reste à l’arrière, là où il y a plus de place pour les jambes et où les sacs sont déposés. Le trajet nous coûtera 55 baths, bien moins que le taxi de l’aller (160 bath). Au fur et à mesure des arrêts, le bus se remplit et au final, nous serons bien une centaine là-dedans pour 60 places assises …Une fois à la gare routière, on appelle la Blue Star GH qui nous dépêche un taxi pour nous chercher. On prend possession de nos bungalows (500 bath) et on envoie nos ados à un cybercafé (20 bath de l’heure), pendant qu’on va se faire masser. Le repas de soir se fera au marché de nuit, à une quinzaine de minutes à pied de la GH. Nous mangeons super bien, comme tout au long du voyage, pour 270 bath à 5, boissons comprises. Il y avait du choix, même des insectes, que nous avons renoncé à goûter. Retour à la GH en fin de soirée pour une bonne nuit.
Lundi 7 juillet
Lever vers 0715h. On amène notre linge sale, il y a une « laundry » juste en face de la GH. Puis départ en tuk-tuk, version side-car, pour la gare routière (20 bath). Nous n’avons pas eu le temps de prendre un petit-dèj’ alors le 7-Eleven fera l’affaire. Le but du jour : les chutes d’Erawan. Un bus est là, avec la destination marquée sur le pare-brise. De toute façon, dès qu’on arrive à la gare routière, des gens viennent toujours nous demander où nous allons afin de nous indiquer le bon bus. 90 minutes de route (55 bath) et nous voilà arrivés. Il y a 7 cascades successives et nous grimpons le chemin qui monte à la dernière d’entre elles. Il faut compter environ 2 heures en prenant bien son temps. L’endroit est beau, sans être exceptionnel. Les chutes No 2 et 4 sont les plus propices à la baignade. L’eau est propre et rafraîchissante. Les autorités ont instauré un système original pour préserver le site : toute nourriture et boisson sont interdites sur l’ensemble des lieux. On peut prendre des bouteilles d’eau, mais à partir d’un certain point, on doit les déclarer et payer une caution. Au retour, tu dois les montrer, même vides, et on te rend ta caution. Ainsi, tu ne les abandonnes pas sur place et l’endroit reste propre. Nous nous baignons donc dans les chutes 4 et 2. Des poissons, certains de la taille d’une petite truite, viennent nous mordiller les pieds si nous restons immobiles. Après la baignade, ce sera le retour (attention le dernier bus est à 16h00) avec un véhicule qui a dû en voir des km vu son état !!! Une fois à la gare routière, on se pose pour prendre un verre à une terrasse, car Jérôme est censé nous rejoindre, arrivant de Bangkok. Finalement, après un contact téléphonique (bien pratique le portable avec numéro thaï), on se rejoint à la Bluestar GH. Retrouvailles, une bonne bière sur la terrasse du bungalow, on se raconte nos trajets. Puis, allez, un petit massage et départ pour le night market pour manger.
Mardi 8 juillet
Réveil vers 08h00. Pour le petit-dèj’, on se débrouille encore une fois en achetant divers trucs dans un 7-Eleven. On craque souvent pour des canettes de café froid. Nous prenons la direction du fameux pont sur la rivière Kwai à pied, il ne se trouve qu’à 2 km. On va sur le pont, on fait des photos, évidemment l’endroit est très touristique. Pour retourner à la GH, on négocie avec un taxi qui nous attendra également le temps de paqueter nos sacs pour nous emmener ensuite à la gare routière. Dès qu’on arrive, le bus pour Suphanburi (50 bath), celui que nous devions prendre, est déjà en train de rouler et de quitter la gare. Notre chauffeur lui fait de grands signes et le bus stoppe. Nous pouvons monter ! 2 heures de trajet et nous arrivons à Suphanburi. Le bus pour Ayutthaya (50 bath) part dans 10 minutes, juste le temps d’aller aux toilettes, d’acheter de l’eau et 1-2 bricoles et on redémarre. Pendant le trajet, comme souvent, des gens vendent de la nourriture, on achète donc de succulentes brochettes de poulet. En arrivant à Ayutthaya, une grosse averse nous tombe sur la tête. Quelques minutes à l’abri et la pluie cesse. On téléphone à la PU Inn GH, que nous avions contactée la veille pour réserver nos chambres, et une employée vient nous chercher bien que la GH ne soit qu’à 5 minutes à pied de la gare routière. Vu que nous ne resterons pas longtemps ici, nous optons pour un boat trip que nous prenons directement à la GH (200 bath). Ayyuthaya est ceinturée par une rivière et bon nombre de temples se trouvent sur le bord de l’eau. Ce sera donc une bonne manière d’en voir quelques-uns. La ville est grande et étalée, c’est donc pratique. Bien sûr, les amoureux de pierres, d’architecture et d’histoire pourraient rester ici plusieurs jours. Bon, le bateau fait le tour de l’île et trois temples sont visités. Même si c’est rapide, le tour est intéressant. Le dernier temple d’influence khmer (dont j’ai omis de noter le nom) est magnifique, au milieu d’une pelouse bien verte. Le tour finit au night market, où il y a des dizaines de stand de nourriture. Alors que les filles se posent et visitent le marché, je pars avec Jérôme à la gare, en moto-taxi, afin de se renseigner sur les trains à destination de Sukhothaï où nous irons demain. Finalement, nous achetons nos places (425 bath) et nous ferons bien. Les places sont numérotées dans le train et il n’en restait pas beaucoup. Vu que nous sommes 6, il faut parfois anticiper. Nous reprenons une moto-taxi pour retourner au night market où nous mangerons comme des rois pour 600 bath à 6. Retour à pied à la PU Inn GH (bonne adresse, chambre propre et calme), dernier passage à un cybercafé pour envoyer des nouvelles à la famille et ensuite gros dodo.
Mercredi 9 juillet
Juste après le réveil, nous prenons le petit-dèj’ juste à côté de la GH. Les prix sont un peu supérieurs à ceux de Bangkok. Départ ensuite pour la gare pour prendre notre train direction Phitsanulok, où nous prendrons le bus pour Sukhothaï. Surprise en arrivant : le train a du retard. Combien ? Avec le sourire, un employé nous dit en anglais : « C’est la Thaïlande, les trains sont toujours en retard ». On attend donc sur le quai, en jouant aux cartes. Finalement, le train arrive avec 2 heures de retard. Il n’a que 3 wagons et il est plein. Nous avions bien fait d’acheter nos places la veille. Le train est une surprise : climatisation, siège confortable, il y a même une hôtesse qui sert des plateaux repas, avec thé et cake à la banane pour le dessert. On oublie toutefois ce repas, car nous avions fait le plein de brochettes de poulet et de bananes frites, juste en face de la gare, avant de monter dans le train. 10 brochettes, 2 sachets de riz et des bananes frites : 100 bath. Le voyage est très organisé. En fonction des sièges numérotés, le personnel du train a la liste des passagers et de leurs destinations. Donc peu avant d’arriver à Phitsanulok, le chef de train vient nous annoncer la gare pour nous préparer à descendre car l’arrêt est court. Une fois sur place, nous prenons un tuk-tuk à 6, avec les sacs sur le toit. Bonjour la surcharge ! A la gare routière, nous avons juste le temps d’acheter nos billets (45 bath) et on saute dans le bus pour Sukhothai. A peine une petite heure de trajet et nous voici arrivés. Comme d’habitude, j’avais appelé une GH 2 jours avant pour réserver nos chambres, je rappelle donc la TR GH dont le patron vient nous chercher avec son pick-up. La TR est très bien située, juste avant le pont à droite à l’entrée de New Sukhothai. En effet, la ville est séparée en deux, la vieille ville avec les temples se trouvent à 14 km de là. Nous avons trois bungalows (350 bath) au fond d’une cour. C’est calme et les bungalows sont splendides, tout en bois, décorés avec goût, avec un peu de végétation autour. La GH propose aussi internet gratuit, fait la lessive et aussi restaurant. Bref, une bonne adresse. Après une bonne douche et un peu de relax, nous partons pour le night market, à 5 minutes à pied après le pont, pour découvrir la ville. Il faut reconnaître qu’il n’y a pas grand-chose à voir ou à faire ici. Un marché sur la gauche, des commerces sur la droite, bref, rien de transcendant. Ce qui est à voir est dans la vieille ville où nous irons demain. Nous mangeons dans une échoppe au bord de la route. Comme toujours, la nourriture est bonne et pas chère : 9 plats, 3 grandes bières et 3 Fanta pour 400 bath. En rentrant à la GH, on s’arrête dans un 7-Eleven pour acheter du Mékong et du Sprite. L’alcool est très bon marché, ce qui n’est pas forcément une bonne nouvelle car il le rend très accessible même aux jeunes. On teste donc le Mékong-Sprite sur la terrasse du bungalow. Bof, une bière bien fraîche est plus agréable. La nuit sera aérée, on dormira très bien.
Jeudi 10 juillet
Nous prenons notre premier repas de la journée à la GH. Vu que les PC sont libres, on profite d’envoyer des nouvelles à la famille restée en Suisse. On étudie aussi notre parcours pour la suite. Nous avions prévu de redescendre du nord sur Bangkok en train de nuit, mais finalement nous optons pour un vol sur AirAsia. On réserve donc sur le net 6 vols Chiang Maï-Bangkok pour 10'000 bath. On gagnera une journée de voyage. Nous partons ensuite pour la vieille ville pour voir les temples. Nous prenons un tuk-tuk plutôt que le bus. Le bus part toutes les 30 minutes, le tuk-tuk, même s’il va moins vite, part tout de suite ! 20 bath chacun et départ. En arrivant sur le site, on repère un loueur de vélos. Pas dur, il y en a plusieurs, avec des dizaines de vélos sur le trottoir. Bref, on en choisit un au hasard et on loue chacun une bicyclette pour la journée (30 bath). Le loueur nous remet un plan avec la localisation des temples. Il y a une ville ceinturée par des murs (couverts de végétation et peu visibles), mais aussi des temples dans la campagne hors de ces enceintes. L’entrée sur les temples est payante, mais on peut acheter un pass qui les englobe toutes (150 bath), cela vaut la peine si on en fait le tour. Le site est splendide, avec un petit lac, peu de circulation, l’accès aux différents temples est d’ailleurs interdit aux voitures. Le vélo est donc la solution. A pied, il n’y aurait pas la possibilité de partir sur les chemins de campagne, il y a plusieurs km de parcours. En tout, nous passerons 6 heures sur place, dont justement un tour hors des murs. Là, les paysages sont magnifiques, dans la nature, au milieu parfois de fermes. On peut faire des arrêts pour aller voir des temples ou vestiges, dans la forêt ou sur de petites collines. Au retour, il fait faim et nous mangeons des assiettes de riz frit près de l’arrêt des bus. 25 bath l’assiette et en plus c’est délicieux (allez je me répète, comme toujours…). Retour en bus à la GH. Les enfants y restent pendant que je pars avec Dominique et Jérôme faire un tour au marché qui est sur la gauche juste après le pont. Pas un touriste, que des produits locaux, des fruits, des légumes que nous ne connaissons pas. Certains vendeurs nous laissent en goûter quelques-uns. On traverse un marché couvert et là, les odeurs sont difficiles à supporter pour nos narines occidentales. Nous discutons aussi avec deux jeunes qui ont un véhicule bizarre : une moto avec un chariot à 2 roues sur l’avant. La partie mécanique est bichonnée et nous conversons sur la cylindrée, la puissance. Le jeune nous allume la moto pour écouter le ronronnement du moteur. Pour le repas du soir, ce sera le night market. En rentrant sur la GH, nous sommes attirés par le bruit d’un spectacle. Effectivement, nous tombons sur une estrade où il y a une sorte de concert avec des danses. Celles-ci sont assez suggestives, avec des travestis. Le public rigole, sauf nous, on ne comprend rien aux paroles ! Petit détour par le 7-Eleven avant d’aller se coucher. Petite précision : les 7-Eleven sont ouverts toute la nuit.
Vendredi 11 juillet
Lever, petit-dèj’ à la GH et le patron nous conduit à la gare routière. La TR était vraiment une bonne adresse, à recommander. Nous trouvons facilement notre bus pour Chiang Maï. Impossible de se perdre ici, soit c’est bien indiqué, soit les gens t’aident efficacement. Le bus roule vite sur les larges autoroutes du nord. Nous arrivons à Chiang Maï en début d’après-midi et nous prenons un taxi pour rejoindre la GH que nous avions choisie dans nos guides (Lonely Planet et Routard), la Julie GH. Il s’agit d’une petite GH pour routards. Il y a surtout des jeunes, peu ou pas de famille, mais l’endroit est décontracté. Le staff fait aussi agence de voyages, organise des trekks, peut t’arranger ton visa pour le Laos. Les chambres sont un peu défraîchies et petites, mais propres (200 bath). Une fois installés, nous partons en direction des marchés, d’abord de jour (le Warorot market), puis de nuit. C’est le paradis du shopping en tout genre, mais surtout des vêtements (t-shirts, jean’s, habits pour femmes) dans des stands le long du trottoir. Le marchandage est de rigueur, mais toujours avec le sourire, sans s’énerver. Repas dans la rue et retour à pied à la GH, qui est à 15 minutes de marche. L’ambiance est bonne sur la terrasse, avec des canapés pour se poser, une bonne musique et une table de billard. Il y a aussi 2 grands frigos. Chaque chambre a un carnet et tu peux te servir dans le frigo, tu n’as qu’à marquer ce que tu prends dans ce carnet. Le décompte est fait quand tu pars. La nuit sera calme, chaude, mais aérée grâce au ventilateur.
Samedi 12 juillet
Je n’avais pas encore parlé de la météo, mais depuis notre arrivée nous ne sommes pas dérangés par la mousson. Certes, le ciel est souvent nuageux, mais sans vraiment de pluie. Une ou deux grosses averses, mais pas de pluie en continu. Et la température ne bouge pas vraiment : 32-35 degrés, avec un fort taux d’humidité. Chez nous, on dirait que le temps est lourd ou orageux. C’est très supportable, on s’y fait au bout de 2-3 jours. C’est même parfois agréable de rester un peu sous la pluie. Il faut quant même faire attention et se protéger. Le soleil perce à travers les nuages sans prévenir et les coups de soleil ne sont pas à exclure. Bon aujourd’hui, nous avons prévu de faire du VTT dans les environs de Chiang Maï. Nous sommes passés par le site www. moutainbikechiangmai.com pour réserver notre parcours. Ils sont pile à l’heure pour nous prendre devant notre GH. Après les explications et les formalités d’usage, nous voilà prêts pour un parcours en forêt. Nous aurions pu prendre un autre parcours, il y en a pour tous les goûts, y compris de la descente sportive. Mais nous sommes en famille. Les vélos sont chargés et en une petite heure de voiture, nous voila vers un lac en pleine nature. On part d’abord sur une route goudronnée, mais rapidement on emprunte un chemin dans la jungle. Nous avions touché des maillots à manches longues pour se protéger des branches (et aussi des moustiques), il fait donc une chaleur inouïe. Pas d’air, c’est vite assez étouffant. Mais le parcours est sympa, pas trop de montée, quelques descentes sur des chemins de forêt au milieu de la jungle. A la sortie de la forêt, il y a encore 30-40 minutes de routes sur des petits chemins de terre à travers la campagne et des habitations. En tout, nous avons fait bien 3-4 heures de vélo. Et surtout perdu des litres de sueur … Au retour sur Chiang Maï, on s’arrête manger dans un restaurant, le repas est compris dans le prix de la journée. Puis c’est le retour à la GH. Depuis la mi-journée, j’ai les jambes coupées et je ne me sens pas super bien. Je prends ma température, je fais une grosse poussée de fièvre. Une bonne dose d’Aspegic et je m’endors pour une petite sieste. Au réveil, une bonne douche et départ pour un bon massage réparateur de la journée de vélo. C’est vraiment relaxant et vu le prix (180 bath de l’heure), cela ne se discute pas. Pour une fois, nous mangeons dans un vrai restaurant, pas dans la rue, au « Wok », tout près de la GH. Très beau cadre, très bonne cuisine. Aujourd’hui, premier anniversaire du mois, je fête mes 42 printemps. Jérôme paie l’addition en douce en faisant croire qu’il allait aux toilettes et improvise un gâteau avec une belle assiette de fruits. Il y a même la bougie. Merci frangin. De retour à la GH, la fièvre a baissé l’aspirine fait son effet. Donc demain, départ pour Mae Hong Son.
Dimanche 13 juillet
Au lever à 0730h., la fièvre a fait son retour, donc double ration d’Aspegic pour le petit-dèj’. Nous sommes un peu à la bourre, car pas mal de monde quitte la GH ce matin et tout le monde veut faire son check-out. Vu qu’on risque de rater notre bus (et il n’y en a que 2 par jour), nous disons à notre chauffeur de faire fissa pour aller à la gare routière. Il roule donc comme un fou dans les rues de Chiang Maï et finalement, on arrive à temps. Nous prenons notre ticket au guichet (150 bath) et nous montons dans un vieux bus, vraiment « tape-cul ». 7 heures de route, avec les arrêts ! La sortie de Chaing Maï est rapide, mais au bout d’à peine 2 heures de route, nous voilà dans les montagnes du nord. Montée-descente-virages, le bus ne roule plus qu’en 1ère ou 2ème, soit pour monter, soit pour freiner. On comprend le pourquoi des 7 heures de route pour faire 270 km. Heureusement, la route est splendide, soit avec la jungle, soit avec des montagnes couvertes de végétation, soit avec des villages ou encore des rizières. 2 arrêts sont prévus et on en profite pour manger dans une gargotte au bord de la route, des plats différents : de la viande hachée, de l’émincé de poulet. Mais toujours très épicé. La nourriture est excellente dans ce pays. Manger dans la rue ou au bord des routes est vraiment bon marché et sans risque (pas l’ombre d’une tourista durant un mois de séjour). Certes, le choix est restreint par rapport à un resto, mais nous n’avons jamais été déçus. Le seul problème : la force du piment. Au resto, on peut modérer, dans la rue, c’est parfois plus dur, car le plat est déjà préparé. Mais là aussi, on s’y fait. Jusqu’à Paï, le bus était à moitié vide et nous avions de la place à l’arrière. Nous avons toujours voyagé à l’arrière des bus, nos sacs sont accessibles et il y a plus de place pour nos grandes jambes de farang. Entre les banquettes, l’espace est vraiment restreint. Beaucoup de monde monte à Paï et certains devront rester debout. Le bus est surchargé. Heureusement, la plupart des voyageurs descendent à Soppong et la fin du voyage se fera plus calmement. En arrivant à Mae Hong Son, il n’y qu’un seul tuk-tuk à la gare routière. Et bien il fera 2 voyages pour nous convoyer à la Romtai GH, derrière le petit lac qui est au centre de la ville. De grandes chambres (avec télé câblée, 300 bath), au fond d’un splendide jardin tropical, un bel endroit calme. Là aussi, nous déposons notre linge sale avant de partir en ville à pied. Il y a un magnifique temple au bord du lac, l’endroit est paisible et serein. Malgré une piste d’atterrissage, Mae Hong Son reste une toute petite ville de province, en bordure de la frontière birmane. La pluie se met à tomber, un peu plus violemment que d’habitude. Une belle averse tropicale. Nous rencontrons notre guide, Niti, de l’agence RoseTours Garden, dont le bureau est à côté du 7-Eleven. Un collègue de travail avait effectué un trekk avec lui et me l’avait chaudement recommandé. Un gros plus : il parle un excellent français et peut donc nous fournir beaucoup d’infos sur la vie locale. Bref, au début nous avions prévu de partir 3 jours en trekk, mais finalement nous n’en ferons que 2. J’ai encore un peu de fièvre, je suis assez faible et les enfants ne veulent pas trop non plus faire 6 heures de marche quotidienne sur 3 journées. Le compromis est trouvé avec 2 jours. Après un bon repas, retour à la GH pour une bonne nuit, car dès après-demain, on part dans les montagnes.
Lundi 14 juillet
Journée calme à Mae Hong Son. Déjà, vu qu’on s’est souvent levé tôt ces derniers temps, on profite de dormir un peu ce matin. On prend donc notre petit-dèj’ à midi au café Crossroad. Le marché est à à peine 5 minutes à pied le long de la piste d’atterrissage. Nous sommes les seuls touristes, cela fait du bien. Le fait que le trajet est long pour venir (à part en avion) doit dissuader les touristes de pousser jusqu’ici. Tant mieux pour nous. Un magnifique temple, le Doi Kong Mu, domine la ville. Une petite vingtaine de minutes de montée à pied et nous y voilà. La vue sur Mae Hong Son et les montagnes environnantes est splendide. On voit même une prison, avec ses murs. Niti nous expliquera que quelques occidentaux y purgent une peine pour avoir flirté avec des produits illégaux ou tenter d’en ramener chez eux. Il semblerait que malgré les efforts du gouvernement thaï (une façade ?), l’héroïne a encore du succès par ici. Nous passons une partie de l’après-midi sur ce site, pour profiter du paysage et laisser passer une belle averse. Redescente en ville, passage dans un cybercafé pour nos mails. Nous repartons pour la GH afin de préparer nos sacs pour le trekk du lendemain. Nous voyagerons léger : un pancho, sous-vêtements de rechange, affaire de toilette et notre sac à viande. La GH nous gardera nos sacs pendant notre absence. On profite aussi de réserver nos chambres pour le retour. La dame qui s’occupe de la GH est vraiment charmante et pleine d’attention. Pour le repas du soir, direction le Kai Mook restaurant pour un excellent repas. Cela nous change un peu de la nourriture dans la rue.
Mardi 15 juillet
Cette nuit, j’ai transpiré tout ce que j’ai pu, mon lit était trempe. Apparemment, la fièvre a quitté mon corps. Voilà, ça part comme c’est venu, sans explication. A 0830h. nous sommes devant l’agence RoseTours où nous attend Niti. Histoire de ne pas faire que de la marche, nous avons un début de trekk plus ludique, d’autant plus que Jérôme n’était pas avec nous à NamTok. Nous voilà donc partis pour un tour en éléphant. Ici pas de montée à cru, mais sur une chaise. Nous traversons une rivière pour nous rendre dans la forêt. Même si le Ganesha était vraiment mieux, cela reste impressionnant. La chaise est bien plus confortable que la montée à cru ! Puis nous continuons par une descente de rivière en radeau bamboo. Même si c’est également très touristique, c’est à faire, puisque chez nous cela n’existe pas. De plus, comme sur la rivière Kwai, la vue de la nature depuis la rivière est différente. On aperçoit des oiseaux de couleur bleue, jolis volatiles. Il y a un peu de courant, c’est sympa, et le « batelier », un petit papy, conduit son embarcation de mains de maître. Quelques gros bamboos attachés, deux sièges fabriqués aussi avec ce matériel et on a un bateau. Niti nous amène ensuite manger dans un resto de la ville avant de partir voir un village karen avec les femmes-girafes. Evidemment, ce sera toujours la polémique, ces villages s’apparentent-ils à un zoo, ces femmes sont-elles forcées de s’exhiber ? On ne peut pas le savoir, tous les avis sont divergents sur la question. Ce qui est sûr, c’est que les revenus ramenés par l’afflux de touristes leur permettent de vivre. Bref, nous y allons et la fin de la piste pour atteindre le village est épouvantable. Niti nous explique que plusieurs milliers de personnes vivent au milieu de la forêt, ayant fui la Birmanie et sa dictature. Il y a d’ailleurs un check-point de l’armée thaï qui empêche les touristes de pénétrer dans les camps de réfugiés. Seules les organisations humanitaires peuvent le faire et nous voyons effectivement des 4x4 à des effigies d’ONG emprunter une piste qui va dans un de ces camps. Le village que nous visitons est en pleine forêt, mais reste touristique car dès l’entrée du village des femmes vendent des bijoux, statues et autres tissus. Mais sans harcèlement pour acheter. Niti nous explique le principe des colliers de métal que portent les femmes dès leur jeune âge. D’ailleurs nous voyons tant des jeunes que des femmes plus âgées portant le fameux collier qui leur allonge le cou. Maquillées et habillées de couleur, elles sont élégantes. Le fond du village est beaucoup moins touristique, avec l’école et des habitations. Les chiens, poulets et cochons cohabitent sans agressivité sur les lieux. C’est vrai que déambuler dans ces villages a un côté voyeur. Nous partirons ensuite pour 90 minutes de route, direction un village Lahu où nous passerons la nuit. Nous montons dans une vallée, la route et le paysage sont splendides. La fin de la route est une piste à flanc de coteau. Le véhicule nous dépose à 500 mètres du village, car il est de coutume d’arriver à pied. L’école se trouve dès l’entrée et c’est la fin de la classe. Tous les enfants sont donc devant le bâtiment, à nous regarder et faire des sourires. Lauriane et Natacha ont visiblement du succès, tant auprès des filles que des garçons. Le fait d’être jumelles ? La maîtresse arrive et nous offre un verre d’alcool local en guise de bienvenue. Une sorte de saké, bien fort. Une fois au centre du village, Niti organise une distribution de friandises pour les enfants. Ils se mettent donc tous en file indienne et attendent patiemment leur tour. En touchant leur cadeau, ils joignent les mains pour remercier ce gentil donateur. Aucune bousculade, juste la joie d’avoir un cadeau, les sourires éclairent les visages. Les Lahu sont une ethnie originaire du Tibet, ce qui se voit à leurs traits. Niti nous explique le fonctionnement de leur société. Quelle chance d’avoir un guide qui parle français. Nous rejoignons ensuite la maison dans laquelle nous allons prendre nos repas et dormir. Il s’agit d’une bâtisse de bamboo et de bois, sur pilotis, qui n’a qu’une seule pièce. Aucun meuble, juste une place pour un feu au milieu de la pièce. Il y a des espaces entre les lattes du plancher et des murs, ce qui fait que la maison est ventilée. Seuls des hommes sont là et ce sont eux qui prépareront le repas, d’abord pour eux, puis pour nous. Pas d’électricité, pas de WC, juste un trou entouré de céramique pour pouvoir rincer dans une cabane à part, le confort est minimum. Mais le confort est un luxe d’occidentaux qui n’a pas cours ici. La cuisson de poulet provoque une fumée qui pique nos yeux, mais dès la cuisine terminée, la fumée disparaît. Les discussions se font via Niti qui fait la traduction. La encore, nos filles ont plus de succès, mais pour des raisons différentes. Elles sont poliment courtisées. Il faut dire qu’ici à 15-16 ans, les femmes sont mariées et souvent mères. Quelques femmes nous ont rejoints et nous mangerons assis sur le sol. Les Lahu sont très accueillants et c’est un grand moment que nous passons. Plusieurs plats ont été préparés, certains sont excellents, d’autres moins. Pour la nuit, nous dormons tous ensemble dans cette même pièce. Des petits matelas, des couvertures et des coussins nous sont distribués. J’y ajoute mon sac à viande en soie dans lequel je me glisse pour une bonne nuit plus fraîche qu’en plaine, parfois perturbée par l’aboiement des chiens.
Mercredi 16 juillet
Dès le lever du jour, le village se réveille, surtout les chiens et les coqs qui font visiblement un concours. Ici aussi, les chiens vivent au milieu des hommes. Mais il ne s’agit pas d’animaux de compagnie comme chez nous. Si nous n’avons jamais vu de mauvais traitements, il n’y a pas non plus de marque d’affection pour ces bêtes. Rarement de caresses. Il faut dire qu’ils vivent dans la rue et ils sont dans un état de saleté repoussant. Certains doivent être couverts de puces ou de gales. Mais eux aussi ne sont pas agressifs envers les humains. Nous n’étions pas toujours rassurés en passant à côté de ces canidés, surtout s’ils se mettent à aboyer, mais durant le mois aucun n’a montré les crocs contre nous. Pour le petit-dèj’, nous aurons droit à des toasts. Un homme du village a tressé une grille avec du bamboo pour la déposer sur le feu au milieu de la maison et dorer notre pain. Café ou thé, le repas du matin est bon. Rangement et préparation à une marche dans les collines environnantes. Nous allons nous enfoncer dans la forêt et traverser les rizières de montagne. La météo nous gâte puisque le temps est dégagé et qu’aucune pluie ne s’annonce. Dès le départ, ça monte et ça descend raide. On en prend plein les jambes. Trois guides du village nous accompagnent. Niti sert toujours de traducteur, au sujet de l’utilité de telle ou telle plante. La nature est belle, nous suons, mais cela vaut la peine. Niti nous explique aussi le principe de rizières de montagne, où le riz ne pousse pas dans l’eau, mais dans les pentes. C’est un travail de titan. Il faut d’abord déboiser, puis préparer le terrain, puis planter, puis entretenir en enlevant les mauvaises herbes qui poussent inlassablement et enfin récolter. Parfois sur des centaines de mètres de dénivelés. Et le terrain n’est jamais utilisé 2 ans de suite. Une rizière peut parfois se trouver à 2-3 heures de marche du village, même plus loin. A midi, c’est l’heure du repas. Afin de se poser au sol, un guide va chercher des feuilles de bananier pour faire une nappe et un endroit pour poser ses fesses. Niti sort du riz qui avait été conservé dans des feuilles de bananier pour le garder un peu au chaud, ainsi que des boîtes de sardines. On a besoin d’un plat. Un guide va couper un énorme bamboo, d’abord dans le sens de la longueur, puis dans la largeur et nous voilà avec un magnifique plat naturel. L’utilisation des ressources naturelles. Puis ce sera la direction du village, à travers les collines, mais toujours avec d’importants dénivelés. Fougères, forêt de bamboos, rizières, la végétation est verte et dense. 5 à 6 heures de marche fatigante mais splendide. Dommage de ne pas faire le 3ème jour, mais bon, un compromis, c’est un compromis. En arrivant au village, on va vers un robinet qui sert pour tout (douche, eau, vaisselle) se rincer et se rafraîchir. Ces 2 jours étaient magnifiques. Nous étions seuls, pas dans un groupe de plusieurs touristes et l’apport de Niti a été primordial. Une fois de retour à Mae Hong Son, nous testons un nouveau massage, à l’huile sur tout le corps (ou presque), qui va nous réparer un peu. Un petit passage par un cybercafé et nous partons manger. Nous sommes fourbus et nous retrouvons nos chambres à la Romtai où la nuit sera la bienvenue.
Jeudi 17 juillet
Après le petit-dèj’ au restaurant le « Chalet » sur la route principale, nous partons louer des scooters (200 bath la journée). Pas de formalités spéciales ou de permis à montrer, on doit juste laisser notre passeport en dépôt, même si ce serait mieux de laisser des photocopies. On prend donc 3 scooters et les pilotes seront les 3 garçons. On part direction la vallée de Ban Rak Thaï, un village d’origine chinoise qui se trouve à 40 km de Mae Hong Son. La route est raide, mais très bonne. Il y a de belles et impressionnantes chutes d’eau sur le trajet. Nous pensions pouvoir peut être s’y baigner, mais impossible, il y a un tel courant. Pendant la saison sèche ? Nous arrivons en bout de route à Ban Rak Thaï, les paysages sont splendides. On visite l’endroit, on achète du thé chinois, on y mange. Il y a de petites échoppes avec des centaines de théières. Apparemment, les habitants du coin cultivent leur origine. Puis, nous redescendons au village précédent, 6 km plus bas, Ban Na Ra Paek, d’où un embranchement part pour une vallée latérale où il y a un village de la tribu shan, Ban Ruam Thaï. La région est encore plus belle, d’autant plus que le soleil a percé. Nous parcourons le village, les chiens, les poules et les cochons, sont en liberté et sont au milieu des enfants et des familles. Le coin est typique. Après avoir bien profité des lieux et nous en être mis plein les yeux, nous redescendons en plaine pour aller voir les imposantes carpes de Fish Cave, sur la route principale. Mais nos réservoirs sont bientôt vides, il faut faire le plein. On croise des gens de la vallée sur des motos et par signe, on leur explique qu’il nous faut de l’essence. Ils nous invitent à les suivre et nous amènent à une échoppe qui en vend. C’est une station à l’ancienne avec une pompe à manivelle. Une fois les réservoirs remplis, nous repartons pour Fish Cave. Il y a là une resurgence d’eau de la montagne, avec des bassins où il y a des centaines de poissons, dont certains sont de bonne taille. On achète des insectes séchés pour les nourrir, dès qu’on en jette un dans l’eau, les poissons se précipitent. L’après-midi est bien entamé et nous repartons direction Mae Hong Son. Vu que nous avons les véhicules jusqu’à 2130h., on a le temps de pousser jusqu’à 11km au sud de la ville, aux sources d’eau chaude de Pha Bong. Il y a là 2 bassins, mais l’eau est si chaude qu’on ne peut même pas y tremper les pieds. Retour donc à la ville et nous nous arrêtons manger dans un restaurant à la sortie sud de la ville, près d’une station service. Nous allons ensuite rendre nos véhicules et partons en direction de la GH, car notre bus part à 0800h. demain matin. Nous aurons besoin d’un taxi pour aller à la gare routière demain. Mais tôt le matin, il est difficile d’en trouver. Nous croisons un tuk-tuk dans la rue en rentrant. Nous parlementons avec lui pour lui demander s’il peut être à 0730h. le lendemain devant le 7-Eleven. Quelques signes plus tard, il dit avoir compris et nous le laissons. Nous verrons bien. Nous nous attardons encore un peu le long d’un petit marché, le long du lac qui vend de la nourriture, mais aussi de jolis t-shirts. Nous en achetons pour Mathieu et moi, et partons faire nos sacs et nous coucher.
Vendredi 18 juillet
Notre tuk-tuk est là, pile à l’heure, comme prévu. Il nous emmène à la gare routière en 2 voyages. Comme d’habitude, le tarif est de 20 bath par personne, mais vu qu’il était ponctuel et matinal, nous lui laissons un petit pourboire. Il nous remercie chaleureusement, avec un grand sourire. Un bus pour Chiang Maï est là, mais c’est celui qui passe par la route du bas, via Mae Sariang. Nous nous renseignons et il semble que le temps de route est quasi identique. Vu qu’on connaît déjà le trajet qui passe par Paï, on embarque dans ce bus. Le trajet aura duré 8h30, avec 3-4 arrêts et pause pipi. C’est marrant, mais on se fait à ces trajets et le temps ne passe pas si lentement. Arrivés à Chiang Maï, nous prenons le téléphone portable pour appeler les GH qui figurent dans le Lonely Planet, vu que la Julie GH est overbookée. On se pose finalement à la Sarah GH, grandes chambres, avec WC et douches (250 bath). Nous sortons nos sacs à viande, les draps et le coussin semblent un peu « douteux ». Bah, pour une nuit, cela ira très bien. Par contre, la GH est très bien placée, encore plus près du night market que la Julie. Nous sortons faire quelques achats, bonjour le marchandage. On peut tout diviser par 2 et commencer à négocier, toujours avec le sourire. Cela devient presque un jeu, souvent ponctué par des éclats de rire. Nous n’exagérons pas, car nous ne voulons pas remplir les sacs, alors que nous devons les porter encore 10 jours. Bangkok sera le lieu du shopping. Après un repas dans le quartier, retour à la GH.
Samedi 19 juillet
Lever tardif aujourd’hui, on n’a rien d’autre à faire que d’attendre notre vol avec Air Asia pour rejoindre Bangkok. Natacha se plaint un peu d’avoir des irritations entre ses cuisses. Je regarde et ce n’est déjà pas très beau. Visiblement, elle fait une belle mycose ou une infection. Nous ne pouvons la laisser comme cela, alors nous partons à la recherche d’une clinique ou d’un dispensaire. La chance est avec nous, en marchant dans la rue, on voit une croix verte symbolisant un centre médical. Il n’y a que des thaïs et nous allons à la réception pour demander à voir un médecin. On remplit une fiche et on nous dit qu’il y a 2 heures d’attente. On repart faire un retour et on revient dans les temps. Un médecin parlant anglais ausculte notre fille et un simple coup d’œil lui permet de faire son diagnostic. Il nous prescrit des médicaments et une pommade, nous donne la posologie et nous souhaite de bonnes vacances. Les médicaments se prennent directement au centre médical et la facture est établie : 100 bath pour la consultation et 300 bath pour la pommade et les comprimés ! Départ ensuite en taxi pour l’aéroport pour notre vol. L’avion est neuf, avec des sièges en cuir. Le vol sera sans histoire et 1h10 plus tard nous voilà à Bangkok. Nous allons directement aux bureaux de Lomprayah, proches de Khao San, société chez qui nous avions réservé par internet nos billets bus + ferry pour Koh Tao. Evidemment, ma réservation n’est pas dans leur système informatique, mais ici comme ailleurs, ce n’est pas un problème. C’est une chose que nous aurons rapidement apprise en Thaïlande : il n’y a pas de problème, mais juste des solutions. Ici, pas de plainte, de prises de tête ou d’énervement, on s’arrange, on fait le nécessaire. C’est une mentalité qui nous plaît et qui nous change de l’Europe où pour le moindre accroc, on en fait un drame. On nous trouve des places, on vérifie l’e-mail qui confirme que nos places sont payées et voilà, c’est fait. On laisse nos sacs dans un coin du bureau et on repart à pied dans Bangkok pour tuer le temps avant notre départ prévu vers 2100h. Nous en profitons pour aller à la Lamphu House réserver des chambres pour la date où nous revenons à Bangkok avant de rentrer à la maison. Nous payons les chambres à l’avance, ainsi nous sommes surs de les avoir. A 2000h., c’est le check-in à Lomprayah. On revérifie les billets et on nous donne des autocollants à mettre sur le t-shirt pour indiquer notre destination. Il y a des gens qui vont à Tao, Pha Ngan ou encore Samui. Et c’est là qu’un véritable orage éclate. En quelques minutes, l’eau passe par-dessus les trottoirs, ceux qui s’aventurent sur la route ont les chevilles recouvertes. Vu que les bus sont parqués 300 mètres plus loin, le départ est différé pour ne pas tremper tout le monde avant le départ. Après 45 minutes d’attente à l’abri, une petite accalmie s’annonce. Départ vers les bus pour le chargement. Les sacs sont mis en soute, qui sera fermée durant tout le trajet par un cadenas. Les bus sont modernes, à deux étages, avec deux chauffeurs pour la route. Les sièges sont larges et inclinables, c’est assez confortable. Evidemment, cela sera difficile de dormir quand même. Départ vers 22h00.
Dimanche 20 juillet
On n’a finalement pas trop réussi à dormir, car même si les sièges étaient larges, un car ce n’est pas confortable. En plus, nous nous sommes arrêtés deux fois en route, cela n’aide pas si on avait finalement trouvé le sommeil. Bref, nous arrivons dans les environs de Chumphon vers 0530h., proche d’un débarcadère. Le soleil se lève, l’embarquement dans le catamaran de Lomprayah est prévu pour 0700h. Le check-in commence en retard, on marche sur le ponton qui mène au bateau. Les sacs sont déposés à l’avant et nous allons nous asseoir dans les sièges. Le catamaran est rapide, mais en contrepartie, il prend assez facilement les vagues, donc cela bouge un peu. Nous sommes toutefois assez fatigués pour ne pas trop sentir la mer. Vers 0915h., c’est l’arrivée sur Koh Tao et les sacs sont déchargés sur le quai. On les récupère et on se dirige vers la rue principale, devant le 7-Eleven où le rendez-vous était fixé avec le personnel du Laem Thian Bungalows, notre pied à terre trouvé sur le net. Nous partons d’abord acheter des linges de plage. Vu la place que cela prenait dans les sacs, nous avions décidé de les acheter ici, nous les laisserons dans les îles également. Pour le logement, nous cherchions quelque chose de simple et de tranquille, nous verrons.Un homme vient nous voir avec un panneau sur lequel figure notre nom. Voilà, ils sont là, à l’heure. Il faut dire que toutes les GH viennent chercher leurs clients à la sortie du bateau, il y a donc foule et quantités de pick-up dans la rue. Nous montons à l’arrière d’un pick-up Toyota, avec nos sacs, et départ. Au début, la route est bien goudronnée et bonne. Puis, nous la quittons pour prendre un chemin en terre. On voit une piste monter raide à travers la jungle, pleine d’ornières et de trous.Cela ne peut pas être là, le 4x4 ne passe pas. Et bien si ! Pendant quelques kilomètres, nous roulerons sur une piste de bout du monde, creusée à souhait. Nous sommes chahutés sur l’arrière du véhicule, il faut bien se tenir. Nous arrivons finalement sur la côte est de l’île, et nous ne sommes pas déçus. Des bungalows accrochés à la colline, à moitié sur des rochers ou dans la forêt, devant une mer limpide. Il y a là une petite plage de sable et également de gros rochers d’où l’on peut sauter dans l’eau profonde. Une échelle en bois a été installée pour sortir de l’eau et remonter sur les rochers. Nous prenons nos logements, les chambres sont simples (un lit, une moustiquaire), avec un WC et une douche à l’eau froide, mais fonctionnels. Nous voyons la mer depuis notre terrasse, la vue est magnifique et il y a un hamac pour se relaxer. Tout ça pour 600 bath le bungalow. Toute la journée, nous profiterons de cette eau claire et chaude (env. 28 °). Le soir, deuxième bonne surprise, la carte du restaurant est bien fournie et la cuisinière est un vrai cordon bleu. Apparemment tout le staff vient de Birmanie. Il y a de l’air, c’est agréable de rester dehors. La nuit venue, la patronne et son mari mettent la musique et jouent avec du feu en maniant des boules enflammées au bout d’une corde. Incroyable comme dextérité et comme effet. Nous passerons une excellente première nuit, avec de l’air, vu que nous laissons tout ouvert.
Lundi 21 juillet
Lever vers 0930h. et départ pour un excellent petit-dèj’, car pour ce repas aussi, il y a bien du choix. Nous louons ensuite masque, palmes et tuba pour la journée. Nous partons dans la baie. L’eau est claire, la visibilité est bonne. Après quelques mètres de sable, le fond est composé de récifs et d’un peu de corail. Les poissons sont au rendez-vous, des petits de toutes les couleurs et des plus gros, qui ressemblent à des barracudas (désolé, je ne suis pas un spécialiste aquatique…). Après le snorkelling, on passe de l’autre côté de la baie, vers les rochers, pour une séance de sauts. Il y a en pour plusieurs hauteurs. De 2 mètres pour débuter, jusqu’à 8-10 mètres pour le point le plus haut, avec encore un point intermédiaire de 5-6 mètres. L’eau est profonde et claire, aucun risque. Tout le monde saute, sauf Dominique qui n’est pas très à l’aise dans l’eau. Le saut depuis le point le plus haut est quand même assez impressionnant. Vu la journée dans l’eau, nous arrivons au repas du soir affamés. Cela tombe bien, la nourriture est vraiment extra ici. Il y a des poissons devant la cuisine, il n’y a qu’à montrer celui qu’on veut et la cuisto nous le prépare. Parties de cartes, relaxation devant la plage, fin de soirée tranquille. Le soleil a été bien présent toute la journée, il faut bien se protéger, surtout en snorkelling. Le t-shirt est de rigueur. Mais j’avais oublié les mollets et le creux du genou qui sont rouges et brûlants … Il y a moins d’air ce soir, mais en laissant toutes les fenêtres ouvertes, c’est largement supportable. Demain, tour de l’île en bateau.
Mardi 22 juillet
Ce matin, je me lève tôt, vers 0730h. En discutant avec un Allemand hier soir, il m’a dit que le matin, on avait parfois la chance d’apercevoir des petits requins de récifs, des « Black Tip ». Je prends mes palmes, mon masque et mon tuba et je pénètre dans l’eau aussi bonne en cette heure matinale que l’après-midi. A 40-50 mètres de la plage, j’aperçois deux requins qui rasent le fond, par environ 2, 5 mètres de profondeur. Ce sont mes premiers animaux du genre, alors évidemment je suis impressionné. Ils ondulent dans l’eau, spectacle fascinant. Même s’il semble qu’ils ne soient pas dangereux, je ne plongerai pas pour les toucher. Je sors la tête de l’eau, je suis seul dans la baie. Mes deux squales ne restent pas longtemps en vue, ils regagnent assez rapidement des eaux plus profondes. Je retourne à la nage vers la plage, pour aller prendre un bon petit-dèj’. Je raconte au reste de la famille ce que je venais de voir, Jérôme dit qu’il fera l’effort de se lever demain. Quant aux enfants, c’est moins sûr. On se prépare pour partir sur le bateau. Il vient si près pour nous charger qu’il racle le fond et le voila coincé sur un récif. C’est tout de même une belle embarcation, un petit bateau de pêche pas une barque. Tout le monde se met à l’eau pour le bouger et après de nombreux efforts, on met du poids sur l’avant et miracle, il bouge et se libère des rochers. Le patron fait une tournée générale de bière pour remercier de l’aide apportée. Départ pour le tour de l’île. Nous nous arrêtons dans plusieurs baies, où il y a d’autres bateaux. Les poissons sont là, et les séances de snorkelling sont magnifiques. Nous prenons un bout de pastèque et des centaines de poissons viennent nous manger dans les mains. Et quand il n’y a plus de fruit, c’est le bout de nos doigts qu’ils mordillent. Baignade, sauts depuis le bateau, snorkelling, on profite de la mer. Le repas de midi étant prévu, nous mangeons un excellent riz frit sur le bateau, avec des fruits. Et rebaignade. Au nord de Koh Tao, nous nous arrêtons sur l’île minuscule de Yang Nuan. C’est un repaire de touristes, il faut même payer 100 bath par personne pour pouvoir y accéder vu que c’est le gouvernement qui gère les lieux. Même si c’est beau, on peut aussi s’arrêter juste avant l’île et partir en snorkelling sur un site qui s’appelle les « japanese gardens ». Mais bon, on l’a su après. Descente ensuite le long de la côte ouest de l’île, toutes les collines sont parsemées de bungalows. Nous arrivons à Shark Island, un îlot rocheux où paraît-il on peut apercevoir des requins. Nous en faisons le tour, l’eau est légèrement trouble et point de requins, par contre des plongeurs à une douzaine de mètres sous nous. Nous rentrons à la GH vers 1700h., complètement assommés par le soleil et la mer. Pour le repas de soir, ce sera … poisson, que nous choisirons à la cuisine. Demain, lever tôt pour voir les requins !
Mercredi 23 juillet
Lever donc assez tôt vers 0645h. avec Jérôme. Un thé et un yaourt plus tard, nous rentrons dans l’eau. Nous ne faisons pas 30 secondes de nage avant d’apercevoir notre premier requin. Nous sommes vraiment près du bord ce matin, 30 mètres tout au plus, avec 2 mètres de fond. En 45 minutes, nous verrons une bonne dizaine de black tip, dont les plus gros font 1, 50 mètre environ. Le spectacle est magique. L’un d’entre eux qui rasait le fond s’écarte du groupe et monte à la surface. Il est 3-4 mètres devant nous, ondulant de son corps. C’est impressionnant. Et subitement, ils partiront vers le large. Nous sommes conscients d’avoir vécu un super moment, même si certains trouveront cela assez banal. Retour sur la plage et à la GH pour un petit-dèj’. Nous raconterons cela aux enfants, qui n’étaient pas convaincus. C’est promis demain matin ils viendront. Pas facile de voyager avec des ados … Le reste de la journée sera partagé entre les sauts depuis les rochers, le snorkelling et des parties de cartes. Le soleil a tapé dur aujourd’hui. Vraiment le Laem Thian est ce que nous recherchions. Pas de bars, d’abus d’alcool ou d’autres produits planants, nous sommes au calme.
Jeudi 24 juillet
Nous pensions nous lever voir une nouvelle fois les requins, Mathieu et les filles semblaient d’accord d’être réveillés tôt. Et voilà qu’un énorme orage éclate en fin de nuit. Vers 0700h., la pluie tombe intensément. Nous renonçons donc à partir dans l’eau par un tel temps. Il fait gris et sombre, la visibilité dans l’eau ne doit pas être terrible. Nous restons un peu au lit et nous levons tout de même tôt pour préparer les sacs. Aujourd’hui, nous prenons le bateau pour changer d’île et partir sur Koh Pha Ngan. Mme Pingpong, la patronne de Laem Thian, est censée nous amener avec son pick-up. Mais il refuse de démarrer. Nous sommes en Thaïlande, il y a toujours une solution. Une équipe part dans le bateau démonter la batterie dans le but de l’installer sur la voiture. Il paraît que c’est compatible. Malheureusement, ce n’est pas la batterie, mais peut-être de l’eau dans le réservoir. Le bateau pour traverser sur Pha Ngan est manqué. Ce n’est pas un problème pour Mme Pingpong qui, en deux coups de fil, nous placera sur le bateau de l’après-midi. Bon, et bien finalement nous avons le temps de prendre le petit-dèj’. Vu que le pick-up ne démarre toujours pas, un taxi est commandé (aussi un pick-up) pour nous conduire au port. Mme Pingpong prend en charge ce transport pour nous. A notre arrivée au port, nous voyons 2 jeunes qui ont vraiment l’air mal, qui sont sous perfusion et qui sont accompagnés d’infirmières et d’un docteur. Il n’y a pas d’hôpital sur Tao, alors ces jeunes sont acheminés sur Koh Samui où il y a ce qu’il faut pour soigner des maladies plus graves. Qu’ont-ils ? Nous ne le saurons jamais, même si nous apprenons que l’un de ces jeunes a séjourné longtemps au Cambodge. Une crise de malaria ? L’orage de ce matin fait toujours effet sur la mer, qui semble bien agitée. Le catamaran de Lomprayah n’est pas l’idéal par ce temps. Dès la sortie du port, il prend les vagues et les creux, le bateau bouge dans tous les sens, on se croirait dans un manège à Disneyland. Le personnel fait une distribution préventive de cornets… Finalement, peu de gens en auront besoin et nous arriverons à Pha Ngan sans encombre. A notre arrivée, nous négocions un taxi pour nous rendre à Haad Khom dans le nord de l’île (150 bath p. pers., bien plus cher que sur le continent). Cette plage est à côté du village de Chaloklum. Nous avions réservé une chambre à l’Ocean View (1300 bath pour 1 bungalow familial, mais 3 chambres) et le taxi nous pose juste en-dessus. Il faut descendre quelques marches sur la plage pour y arriver. Les bungalows, grande chambre très propre, WC et douche, terrasse et hamac, sont directement sur la plage, au milieu des cocotiers. Par contre, nous sommes déçus de voir qu’il n’y a que très peu d’eau. La mer est retirée assez loin et des rochers de récifs apparaissent. Il devient difficile de se baigner et surtout de nager. Et en plus, les rochers font mal aux pieds, impossible de marcher dessus sans chaussure. Une fois cette barrière passée, l’eau devient profonde. La mer revient avec la marée en fin de journée. Comme dans tout le pays, nous mangerons très bien au resto de l’Ocean View, même si le service est un peu long dû au fait qu’il n’y a que peu de personnel en cuisine. Il y a 3 ou 4 groupes de bungalows sur cette plage, mais aucune autre animation, ce sera parfait pour être au calme, loin de la Full Moon Party qui est à l’opposé de l’île. Apéro sur la plage, tennis sur le sable, baignade (l’eau est revenue), un peu de soleil, finalement, l’endroit est parfait. La nuit sera donc très calme, aucun bruit de bars ou d’animation nocturne.
Vendredi 25 juillet
Petit-dèj’ au resto, qui est directement sur la plage, et la patronne nous propose de nous emmener au village voisin de Chaloklum avec son pick-up. On trouve de tout à Chaloklum : 7-Eleven, internet, resto, ATM, location de scooter, centre de plongée, etc. Malgré tout, cela reste un petit village de pêcheurs pas (trop) touristique. On s’y balade, on vérifie nos mails et on rentre à pied à l’Ocean View par la plage. 30 minutes plus tard, après avoir marché sur le sable et des rochers, nous voilà arrivés. C’est bien plus court que par la route. L’après-midi sera consacré à la plage et aux jeux sur le sable, vu que le soleil est de la partie. Je vois une canne à pêche qui traîne près du resto. Je l’emprunte, je mets un leurre et je pars sur les rochers tenter ma chance. Aucune touche, au contraire, mon leurre se prend dans les récifs et je dois passer à l’eau pour le décrocher. En fin de journée, on remarque que le resort voisin, le Coral Bay, loue des scooters (200 bath les 24 heures). Nous en prenons 3 et départ pour le repas du soir à Chaloklum. La route est en réfection et elle ressemble plus à une piste, il faut faire attention de ne pas tomber, prudence. Nous nous posons sur la terrasse d’un restaurant de pêcheurs (le 2 brothers), à quelques mètres de la mer. Au menu ce soir, grillades de poissons (barracuda et merlin, 250 bath l’énorme portion). Mmhhhh, un régal. Une dernière glace au 7-Eleven et nous reprenons la piste. Pas de chute jusqu’à nos bungalows, tout va bien. Un splendide lézard d’une trentaine de cm est posé sur la vitre de notre porte. Cela refroidit un peu ceux qui pensaient dormir la porte ouverte … La forêt est juste derrière le bungalow. Nouvelle nuit très calme.
Samedi 26 juillet
Réveil à 0830h., le vent s’est levé, il ne fait plus si chaud et les nuages sont bien là. Le temps est incertain, il peut faire beau comme pleuvoir. Après notre premier repas du jour, on enfourche les scooters que nous avons jusqu’à ce soir pour partir à la découverte de l’île. Notre but : toute la côte ouest jusqu’à Haad Rin à la pointe sud. Nous avons une carte routière assez bien détaillée. Ce sont les resorts et hôtels qui nous servent de point de repères pour les routes qui longent la mer. Nous constatons que les autres plages sont comme la nôtre. Peu d’eau le matin, la mer se retire loin et laisse apparaître des récifs. Est-ce ainsi sur toute l’île ? En tous les cas, nager est impossible sans passer cette barrière de rochers. Le ciel devient assez menaçant, nous allons prendre l’orage. Sur la route de Thongsala, nous nous arrêtons à la JJ’s House juste au moment où les premières gouttes se mettent à tomber. Il y a un billard, un jeu de fléchettes, on va pouvoir s’occuper. On mange également un morceau sur place et au bout d’une heure et demie, on reprend la route pour Thongsala, le port de débarquement de Pha Ngan. Il y a peu de circulation sur ces petites routes et le peu de voitures que nous croisons roule correctement. Nous ne dépassons que rarement 40 km/h, ce qui nous permet de bien profiter du paysage. A Thongsala, on se balade tranquillement, visitant les magasins. Il y a aussi un marché avec des étals de nourriture où nous apaiserons la faim qui était revenue. Cela nous rappelle le continent, tant au niveau de l’ambiance que des prix dérisoires. Nous renonçons à descendre jusqu’au sud de l’île, il faudrait ensuite foncer pour remonter. On préfère revenir par la route côtière et faire quelques arrêts sur les plages. La mer est brassée et moins claire suite à l’orage. De retour au Coral Bay, on restitue les scooters et vu que le temps s’est légèrement amélioré, et surtout que l’eau est remontée, on se fait une bonne séance de baignade. Au bout de la plage, à l’opposé du Coral, il y a des massages directement sur la plage, sur un grand lit d’osier. Demain, c’est le retour sur Bangkok, c’est donc le dernier moment pour profiter d’un moment de détente. Massage en plein air, avec le bruit de la mer, un régal. Ce soir, nous mangerons à l’Ocean View, un magnifique menu chinois, qui sera quand même un peu gâché par l’attente. Presque 2 heures ! Comme souvent, il n’y a qu’une ou deux personnes en cuisine, en plus toutes les tables étaient occupées, et rien n’est préparé à l’avance. Notre dernière nuit sur les îles sera très calme.
Dimanche 27 juillet
Le temps est un peu meilleur ce matin. Tant mieux, car nous devons faire quelques heures de bateau. Et bien cela ne sera que temporaire, car le ciel devient vite noir et le vent se lève. Nous avons changé de compagnie pour rentrer sur Bangkok et nous avons le bateau de la Seatran. Ce n’est plus un catamaran, mais un navire conventionnel qui fait le même trajet Chumphon-Tao-Pha Ngan-Samui et retour. Il va à peine moins vite, mais par contre il est beaucoup plus stable dans les vagues. En plus, il a un pont supérieur à l’air libre contrairement aux bateaux de la Lomprayah. Dès notre départ de Thongsala, la pluie se met à tomber sous la forme d’une sorte d’orage, mais sans les éclairs. Même si on est moins secoué, cela tangue quand même pas mal. Un enfant semble assez mal supporter ce gros temps et sa mère l’emmène à …. l’avant du bateau. Ce qui devait arriver arriva. L’enfant a vomi, mais avec le vent, les passagers se trouvant le long du bateau à l’arrière ont vu leurs t-shirts être parsemés de ce liquide si nauséabond. Pas très malin de ne pas aller à l’arrière. Une fois sur le continent, le bateau accoste au milieu du port de pêche, version très local, avec des baraques de bois et de tôle le long des berges. Comme à l’aller, tout est bien rôdé, nos bus sont déjà là et des taxis attendent ceux qui préféraient prendre le train de nuit pour les conduire à la gare. Nous chargeons les sacs, là aussi la soute est fermée avec un cadenas et nous sommes bien avertis qu’il n’y a plus d’accès aux sacs jusqu’à l’arrivée à Bangkok.Après 30 minutes de route, le bus s’arrête dans une zone où il y a des restaurants et un marché. Nous qui avions peur de voyager le ventre vide ! 60 minutes d’arrêt pour nous sustenter. Nous évitons le resto pour touristes où les ¾ des gens vont et partons dans une petite échoppe un peu plus loin. La nourriture y sera excellente, notamment la salade de papaye, mais très épicée. Deuxième anniversaire du mois, puisque aujourd’hui nos filles ont 15 ans. Nous croisons justement une pâtisserie, nous achetons donc un gâteau que nous mangerons dans le bus. Le patron nous offre les bougies, en félicitant les filles. Il pleut lorsque nous remontons dans le bus. On déballe le gâteau, on y met les bougies et le bus entonne un « happy birthday ». Dommage, mais il n’y a pas autant de parts de gâteau que de sièges … On mange nos tranches et suite on essaie de dormir pour faire passer le temps du voyage.
Lundi 28 juillet
Nous arrivons à Bangkok à 0430h. du matin, au même endroit que lors de notre départ la semaine dernière. Nous savons donc où nous sommes. Quelques chauffeurs de taxis ou de tuk-tuk nous disent que Khao San est à plus de 30 minutes à pied, alors qu’il n’y en a pas pour plus de 10 minutes. Nous nous dirigeons vers la Lamphu House où nos chambres sont réservées, mais évidemment pas disponibles si tôt. Arriver à cette heure est vraiment un inconvénient, que faire ? A la Lamphu, nous allons un moment sur le net, puis nous nous posons dans les canapés pour tenter de dormir un peu. Le jour se lève et vers les 0800h., nous partons prendre le petit-dèj’ dans la rue, sur la droite en sortant. Les habituels stands proposant des muesli-fruits and yogurt sont toujours là, fidèles au poste. Dominique et moi partons ensuite à pied visiter le Golden Mount, un temple qui se trouve à 20 minutes de Khao San. Depuis son sommet, on a une belle vue sur Bangkok. En redescendant, Dominique voit un arbre avec de belles fleurs qu’elle veut photographier. Elle s’approche et soudain m’appelle pour me montrer quelque chose. Il y a un serpent enroulé dans une branche et il n’a pas l’air petit. Nous sommes en pleine ville ! Je vais chercher un jardinier pour lui montrer le reptile, peut-être pourra-t-il me renseigner à son sujet. A la vue du serpent, il a un mouvement de recul et il fait des signes pour dire qu’il n’aime pas ces animaux. On ne saura jamais de quel serpent il s’agissait et si c’est commun d’en trouver là, au milieu du bruit, de la circulation humaine et routière. Il est bientôt l’heure de passer au shopping, donc départ pour Khao San. Quelques t-shirts plus tard, nous décidons d’aller visiter le fameux centre commercial MBK, dans le quartier de Siam. Tout cela pendant que Jérôme se fait tatouer un magnifique dragon sur le mollet. Pour nous y rendre, facile. On prend le bateau sur la Chao Phraya jusqu’au débarcadère « Center ». Là, il y a le départ du Skytrain qui s’arrête directement au MBK. Le MBK, c’est 5 étages de boutiques, il y en a des centaines et on y vend de tout. Il y a par exemple un étage complet avec les téléphones portables. Mais attention aux contrefaçons ! Et ici pas de marchandage, les prix sont fixes. Nous ne retournons pas à la GH, mais restons de ce côté de la ville et alors qu’arrive le début de soirée, nous prenons la direction de Patpong, où il y a aussi un marché de nuit (et des bars à filles bien sûr…). Jérôme nous y rejoint, son mollet à l’air. Le tattoo est magnifique, il prend tout le mollet. La peau est encore bien rouge des meurtrissures des aiguilles. A Patpong, les rabatteurs sont sans gêne, ils proposent des shows à Mathieu qui n’a même pas 17 ans ou encore à Dominique et moi alors que nous sommes en couple. Les bars ont leurs portes ouvertes et nous pouvons voir des filles peu vêtues danser autour de barre ou sur des comptoirs. Les clients ne sont qu’occidentaux et plutôt dans la fleur de l’âge pour ne pas dire plus. Triste tourisme sexuel, chacun aura son avis sur la question. Retour à six dans un taxi direction Khao San. Shopping, encore shopping. Les t-shirts peuvent se négocier entre 120 et 150 bath, les jean’s 600, mais toujours dans la bonne humeur, avec le sourire et sans agressivité. C’est plus facile ici qu’à Patpong, l’ambiance est plus détendue et la négociation plus facile. Les prix de base sont aussi plus bas. Evidemment, il y a d’autres marchés pour les achats, ce sera pour notre prochain séjour à Bangkok. Une petite assiette de nouilles dans la rue (25 bath) et ce sera la fin d’une longue et harassante journée.
Mardi 29 juillet
Dernier jour de ces vacances en Thaïlande. Le lever se fera un peu plus tard pour Jérôme et les enfants, il faut rattraper le retard de sommeil. Dominique et moi allons prendre nos petit-dèj’ dans la rue, une dernière fois. Pancake à la mangue, cornflakes-fruits et yogurt, café, rien ne dépasse les 30 bath dans les petites échoppes sur roulettes qui peuplent les trottoirs. Tout au long du mois, nous avons principalement mangé dans la rue, et pas seulement des paad thaï ou du riz frit. Le choix est souvent assez large pour manger différemment. Et le bilan est plus que positif. Pas l’ombre d’une tourista ou d’un quelconque dérangement intestinal. Juste parfois des brûlures dues à la consommation excessive de piment pour nos estomacs d’occidentaux. Vraiment manger dans la rue est sans risque et très dépaysant. Sans compter que c’est bon marché, ce qui compte aussi lorsqu’on voyage à 5. Dernière chose que nous voulions voir, le prix des I-Pod. Nous prenons le bus pour nous rendre dans un centre commercial et nous constatons que cela ne vaut pas vraiment la peine, il n’y a que peu de différence. Retour dans la région de Khao San, toujours en bus, pour les derniers achats. Prendre le bus à Bangkok est facile et pas cher, le seul problème, et de taille, consiste à savoir quelle ligne prendre et où descendre. Nous avions bien fait de voyager léger, car là, nos sacs sont pleins à craquer. 9 kg à l’aller, près de 17 au retour. Contrairement à la France, les douanes suisses sont moins sévères avec les effets achetés et supposés être de la contrefaçon. Chez nous, pas d’amende, mais confiscation de la marchandise et encore, cela dépend de la quantité. Nous voilà en début de soirée, notre vol est prévu pour minuit, il sera bientôt temps de monter à l’aéroport. Dernier repas dans la rue, cela sera meilleur qu’un plateau dans l’avion. La Lamphu organise un transfert en minivan pour 130 bath par personne, c’est moins que le bus et certainement moins que le taxi, en tous les cas pour nous vu qu’à 6, il nous en aurait fallu deux. L’aéroport de Bangkok est gigantesque, le temps passe vite en s’y promenant. Jérôme a son vol Egyptair presque à la même heure que notre Royal Jordanian, alors nous restons ensemble jusqu’au dernier moment. Embarquement, l’avion est une nouvelle fois plein. En décollant, j’aperçois l’appareil Egyptair de Jérôme qui attend son tour sur le taxi-way. Salut frangin, on se voit demain à Genève. En y pensant, c’est incroyable, on traverse le monde en quelques heures. C’est une chance, nous devons être conscients de faire partie des privilégiés pour découvrir la planète aussi facilement. Le vol jusqu’à Amman sera sans histoire, avec les quelques turbulences habituelles et surtout les difficultés à dormir dans un avion.
Mercredi 30 juillet
3 heures d’attente et notre vol pour Genève est à l’heure pour rentrer à la maison. Nos sacs sont sur le tapis et nous passons la douane sans encombre. Les parents de Dominique sont là pour nous récupérer, nos têtes sont encore là-bas, au pays du sourire. Il ne nous faut pas longtemps pour nous apercevoir qu’ici, nous en sommes loin … Rentrer à la maison fait tout de même du bien, même si nous serions volontiers restés plus longtemps en Thaïlande. Mais écrire ces quelques lignes permet de s’évader et de se remémorer nos fabuleux souvenirs. Il sera bientôt temps de préparer notre prochain périple, sans enfant, en novembre prochain : 10 jours au sultanat d’Oman pour un périple en 4x4, montagne, wadis, plages et désert, le tout en camping sauvage. Et aussi le moment de penser aux vacances d’été 2009, certainement sans Mathieu, juste avec les filles. Il reste tant à voir en Thaïlande, le nord et le triangle d’or avec un passage au Laos, le parc de Khao Yai, la région de Sangkhlaburi, avec de retourner profiter de la mer aux Laem Thian. Comme l’an dernier, si je trouve une action et un vol pas cher sur le net, je vais réserver les billets le plus tôt possible. Et commencer déjà à nous impatienter… Bien que d’autres destinations nous attirent : la Malaisie, l’Indonésie, le Vietnam ou encore le Cambodge. Et les Philippines, et la Birmanie … Et ….
De New York au Far West (2 et fin)
Voilà la suite de notre carnet de voyage qui nous a mené de Salt Lake City à San Francisco.

La version accompagnée de plus de photos est ici :
sites.google.com/...uxvoyagesnyouestusa/
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L'amphithéâtre de Bryce Canyon
Peu de kilomètres à parcourir ce matin ce qui fait qu'à 10h nous franchissons déjà l'entrée de Bryce Canyon. Nous filons tout de suite jusqu'au bout de la route pour découvrir en matinée les différents points de vue en voiture, en commençant par Rainbow Point et en finissant par Inspiration Point. Ce qui frappe d'emblée, c'est la fraîcheur sur ce plateau de sapins et d'épicéas.
Et nous trouvons là un paysage étrange parsemé de pointes, de pinacles, de clochers, de flèches et de cheminées.
Mais aussi des images plus insolites d'animaux posant pour les touristes.
Et des touristes il y en a beaucoup. C'est vrai que nous venons de coins où il n'y avait parfois personne ou presque. Alors, on a un peu de mal à apprécier Bryce avec toute cette foule.
A Sunset Point (vers midi), c'est presque l'embouteillage ! Nous fuyons vers une aire de pique-nique un peu plus loin. Enfin tranquilles ! Nous nous attardons là au calme avant de retourner à Tropic vers 15h pour réceptionner notre chambre au Buffalo Sage B&B.
Encore un bon choix concernant la chambre, impeccable et cosy. Mais l'accueil par la propriétaire est plus distant.
A peine installés, un gros orage nous condamne à la chambre jusqu'à 16h30. Il n'est pas encore tout à fait éloigné quand nous revenons à Bryce où nous espérons que l'orage aura eu comme effet de décourager les touristes. C'est vrai il y a un peu moins de monde ce soir. Mais aurons-nous une fenêtre météo suffisante pour combiner les randonnées de Navajo/Peekaboo/Queen's Garden? Rien n'est moins sûr !
Après avoir admiré l'amphithéâtre d'en haut nous pénétrons en son sein.
Au bout de Navajo Trail il nous faut prendre une décision : la grande boucle ou pas ? Un ciel encore potentiellement orageux nous incite à la prudence et à nous contenter ce soir d'une randonnée écourtée : Navajo + Queen's Garden. Cette dernière partie est certainement la plus belle.
Nous revenons à Sunset Point par le Rim Trail, mais pas la peine d'attendre le coucher de soleil, il y a trop de nuages. Alors nous prenons tout de suite la direction du Bryce Canyon Pines sur la Hwy 12 en direction de Zion. Nous avons lu que le restaurant à côté du motel était une heureuse surprise (Routard). C'est vrai, nous y avons très bien mangé avec une mention spéciale pour le "peach pie à la mode" généreusement servi.
J16 (31/07/07)
Notre projet ce matin est de rejoindre Page par la Cottonwood Road, mais les orages d'hier et le ciel déjà couvert de bon matin nous font douter de la faisabilité du parcours. A l'annonce de notre plan, la maîtresse de maison, catastrophée, nous en dissuade fortement. Nous suivons son avis et puisqu'il est nécessaire de modifier notre plan de route, nous en profiterons donc pour retourner à Bryce Canyon en matinée et faire la randonnée de Peekaboo que nous n'avons pas pu faire hier.
En cours de route, nous nous arrêtons au trailhead de Mossy Cave. Nous sommes les premiers sur le parking à 8h30. Une balade qui nous laisse sur notre faim…Bof !
Heureusement nous nous rattrapons à Bryce Canyon avec la randonnée classée difficile: Navajo + Peekaboo + Navajo (2h30). Nous sommes subjugués !
Par cette silhouette.
Par cette cathédrale.
Par cette armée casquée.
Toutes ces merveilles nous font oublier les difficultés du terrain, des montées et descentes incessantes et pour finir une montée implacable jusqu'à la Rim par les lacets de Navajo.
Après cette rando difficile mais très sympa, que l'on peu aussi faire à cheval, il est temps de quitter Bryce. Avant de partir nous nous renseignons une dernière fois sur l'état des pistes vers Page auprès du Visitor Center, mais la rangeresse est formelle. La seule possibilité pour rejoindre Page est de prendre l'US12 puis l'US 89.
Soit ! D'ailleurs la route est très belle aussi ! A 15h (heure locale) nous arrivons à destination : l'hôtel Bestwestern at Lake Powell. Comme nous y avons prévu 4 nuits, nous avons opté pour une chambre un peu plus confortable que la chambre de base : très grande chambre avec coin salon, bureau, frigo, micro-ondes, wifi. Elle se trouve au 3ème niveau ce qui nous donne un peu de vue sur le lac.
La chaleur est suffocante. Après quelques courses, quelques brasses dans la piscine devraient nous faire du bien. Mais pas du tout ! Il fait tellement chaud que l'eau de la piscine a l'air d'être chauffée ! Intenable ! Et c'est encore à la clim que nous finissons l'après-midi.
Le guide du Routard nous sert à nouveau pour choisir notre restaurant pour ce soir. "Ken's Old West" est retenu, il a l'avantage de se trouver juste à côté de l'hôtel. Et le dîner a été excellent !
Bryce Canyon
The Wave et autre hoodoos
J17 (01/08/07)
A 6h30 sonnantes nous sommes au petit déjeuner (pas terrible d'ailleurs), car avant 7h il faut être en route vers Paria Station pour assister à la loterie pour the Wave. En effet, si nous voulons faire demain cette mythique rando à l'accès limité, il nous faut gagner une deuxième place. Nous en avons déjà une, achetée sur internet. Pour départager les prétendants une loterie est organisée car seule 10 places sont attribuées par jour. Le tirage au sort a lieu à 9h (heure Utah) à environ 15 miles de Page, 45 mn de trajet.
Nous y arrivons les premiers à 8h20 avant l'arrivée du ranger mais bientôt suivis par une autre voiture (3 Allemands) et encore d'autres. A 9h moins 1mn, deux dernières personnes franchissent la porte. Il est maintenant 9h, nous sommes 13 pour 10 places, la loterie tourne. J'ai le n°5. Plusieurs boules sont tirées, faisant déjà plusieurs heureux. Il reste alors une place. Le dernier tirage ne nous est pas favorable, mais le n° tiré est celui d'un groupe de 4 et une seule place ne les intéresse pas. Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, cette dernière place nous est alors proposée et bien sûr nous sommes aux anges !
Le ranger nous donne quelques explications sur le déroulement de cette randonnée non balisée, nous remet les places et nous souhaite bonne route.
Nous profitons de ses conseils pour nous faire indiquer une rando dans les environs pour la matinée. Il nous indique Wire Pass (3, 5kms 2h) dont le trailhead est le même que celui de the Wave. Ok pour ce canyon fente, ce qui nous donne l'occasion de repérer la route pour demain.
La balade est facile, amusante et agréable alternant des passages étroits
et d'autres plus larges
Et se termine à la confluence avec Bucksin gulch par des parois sur lesquelles on peut voir des pétroglyphes.
Nous nous aventurons encore quelques dizaines de mètres dans Bucksin Gulch, mais la présence de flaques de plus en plus profondes nous dissuade vite. Nous préférons revenir tranquillement sur nos pas. Il est 12h15 quand nous retrouvons la voiture et nous reprenons la House Rock Valley Road qui nous livre des paysages rappelant Onion Creek à Moab avec ces couleurs aspect "crème glacée".
Cap vers Cottonwood Road que nous aimerions remonter un peu du sud vers le nord et peut-être faire la rando de Yellow Rock. Mais avant c'est l'heure de manger et l'aire de pique-nique couverte à côté de Paria Station est la bienvenue : il fait très chaud !
Une fois rassasiés, c'est parti, nous sommes sur la fameuse piste : le décor est lunaire !
Nous avançons sur une quinzaine de miles jusqu'à l'embranchement avec la BLM430. C'est par là que se trouve le passage menant à Yellow Rock. L'état du ciel à ce moment-là nous pose un cas de conscience : sommes nous sûrs d'avoir suffisamment de temps devant nous pour mener la rando et retourner à temps sur la 89 avant l'arrivée des orages ? Assurément non. Nous suivons la voie de la sagesse et préférons remettre cette balade à un autre jour, en matinée.
Nous reprenons la direction de Page avec l'idée d'une dernière visite pour aujourd'hui : Stud Horse Hoodoos. Pas très faciles à trouver malgré les explications très détaillées de Philippe. Première difficulté : Philippe indique de tourner à gauche à 5, 5 miles de Glen Canyon. Nous venons de la direction opposée. Bon, on a trouvé grâce à notre GPS, sinon l'astuce est de tourner entre les milemarkers 555 et 556 sur l'US89. Après on s'est un peu emmêlé dans les explications, on a tourné en rond mais on a fini par y arriver. Un endroit complètement paumé !!
C'est vrai qu'ils sont très photogéniques, ces "champignons" géants plantés là au bord de la falaise avec en toile de fond Lone Rock et le lac Powell.
Le ciel est de plus en plus orageux au loin.
Mais peut-être avons nous le temps de nous tremper dans le lac sur la plage de Lone Rock. L'eau est délicieuse, mais la baignade brève. Un vent de sable souffle sur les bords du lac et au loin l'orage gronde.
Un dernier crochet par la marina, histoire de nous rendre compte de la taille des rampes de mise à l'eau, bien sûr en rapport avec la taille des bateaux, des remorques, des véhicules. Impressionnant ! Le port de Saint Malo fait pâle figure à côté de ces installations gigantesques !
Ca y est, c'est tout pour aujourd'hui. Nous essuyons quelques gouttes en route mais la taille des flaques, à l'arrivée à Page témoigne de la violence de l'orage.
Un bon restaurant pour finir la journée en beauté : c'est raté. La pizzeria "Stromboli" nous déçoit sur tous les plans. A éviter ! Nous nous rattrapons avec une bonne glace (glacier à côté du supermarché).
J18 (02/08/07)
C'est le jour tant attendu depuis des mois : en route pour the Wave !
Nous refaisons le même trajet qu'hier, bifurquant depuis l'US89 dans la House Rock Valley Road. Nous continuons en terrain connu puisque repéré la veille quand soudain au détour de la piste…des voitures arrêtées sur le bas-côté, une lumière clignotante…un engin de chantier. Nous réalisons le problème : le wash est rempli d'eau et de boue à ras bord (orages +++). Une pelleteuse est en train d'essayer de refaire la route.
Nous observons le chantier en compagnie de 6 autres touristes. L'engin s'arrête…le conducteur nous assure qu'on peut passer à présent. Nous sommes tous sceptiques, il reste encore de l'eau dans le wash. Nous nous lançons en premier avec notre Mitsubishi. Ca passe ! Nous arrivons au parking où un 4x4 (passé avant l'engin de chantier par un autre chemin) est déjà garé. Les autres voitures suivent aussi. Nous nous mettons en route rapidement, distançant ainsi le groupe. Seuls, nous nous repérons grâce aux photos et aux quelques cairns. Un vrai jeu de piste, une véritable aventure ! Il fait chaud, nous suons à grosses gouttes et ne tardons pas à vider notre première bouteille d'eau. Les paysages nous laissent sans voix !
Enfin la dernière montée, dans le sable ! Et c'est magique ! Depuis le temps qu'on en rêvait ! La voilà, la Wave !
A l'ombre 3 touristes allemands profitent déjà du spectacle. Nous en profitons également bientôt suivis par toute la troupe. Nous explorons les alentours qui sont très photogéniques aussi.
Nous pique-niquons à l'ombre. Premières gouttes, premiers coups de tonnerre au loin. Le ciel s'obscurcit de plus en plus. Il n'est pas question de rester davantage. Tant pis pour la Second Wave et autres merveilles que nous espérions découvrir !!! Il faut retourner avant l'orage…qui ne tarde pas à nous rattraper et à nous tomber sur la tête. Hervé, grâce au GPS, guide toute la troupe qui a failli s'égarer, car dans Coyote Buttes sous la pluie, c'est vite arrivé. Il pleut des cordes, l'orage gronde ! Nous arrivons à la voiture, trempés jusqu' aux os. En nous retournant, nous apercevons des cascades éphémères dégringoler des Vermilion Cliffs.
Et c'est en convoi que les voitures passent toutes sans problème le wash toujours plein d'eau !
Il ne reste plus qu'à rentrer à l'hôtel pour se sécher et se reposer en attendant l'heure du dîner.
La mauvaise expérience d'hier soir nous fait choisir une valeur sûre. Nous retournons chez Ken's Old West, d'autant que nous sommes jeudi, et du jeudi au samedi, le resto reçoit un orchestre de musique country. Très bonne ambiance et très bonne formule "all you can eat soup and salad".
The Wave
De Page à Grand Canyon Nord
J19 (03/08/07)
C'est aujourd'hui la dernière possibilité pour tenter de parcourir Cottonwood Road, aller voir Yellow Rock et éventuellement les Whaweap Hoodoos. Il faut partir tôt ce matin avant l'arrivée d'éventuels orages en cours de journée.
Cette fois-ci devrait être la bonne. C'est sans compter avec la possibilité de trouver la route carrément fermée. C'est ce qui se passe ce matin. "Road temporarly closed" indique la pancarte devant la piste barrée. Pas de chance ! Adieu Yellow Rock et autres hoodoos !
Un coup d'œil à la carte ! " White Rocks" une curiosité indiquée au bout de la BLM435 retient notre attention. Cette piste part de Church Wellls sur la 89. Un premier wash un peu humide…pas de problème. Un deuxime wash moins évident…Hervé commence à s'engager…un petit tronc d'arbre se coince sous la voiture. Nous n'insistons pas et décidons de revenir sagement à Page pour des activités moins risquées. la visite du barrage de Glen Canyon, très intéressante.
Une balade courte et facile (45mn) vers Hanging Gardens, une grotte (végétation de jardins suspendus) qui rappelle un peu Mossy Cave. L'endroit est idéal pour un pique-nique, il y fait très frais. Dommage les provisions sont restées dans la voiture ! On y jouit d'une belle vue sur lac Powell.
Baignade et pique-nique dans une petite crique (pas loin du barrage). Un régal ! Les formations de navajo sandstone de cette crique ne vous rappellent-t-elles pas quelque chose ?
Un petit tour vers Horseshoe Bend, sous les nuages, mais impressionnant tout de même !
Enfin une dernière baignade, non, plusieurs baignades, à Antelope Point, entrecoupées de farniente sur les rochers. Le temps est lourd !
C'est finalement la pluie qui va mettre un terme à notre journée : journée cool, mais bien remplie quand même !
Et la soirée, nous la passons dans notre "cantine" habituelle : "Ken's Old West" appréciant encore une fois musique country et salad bar. Nous sommes même montés sur la piste de danse !
J20 (04/08/07)
Nous quittons Page ce matin en direction de la rive nord du Grand Canyon. Nous avons fait ce choix en raison du taux de fréquentation, seulement 10% des visiteurs du parc. C'est exactement ce qu'on recherche !
Au sortir de Page, nous pénétrons dans le territoire navajo. D'ailleurs à la radio des musiques et chants indiens accompagnent parfaitement la traversée de ces paysages sauvages jusqu'à la Navajo Bridge.
Peu après, la route quitte ces plateaux arides pour grimper jusqu'à Jacob Lake. Les paysages changent : nous passons au milieu de grandes prairies et de forêts dont certaines ont été ravagées par un incendie en juin 2006.
Entre Jacob Lake et l'entrée du parc national, nous prenons une petite route vers East Rim View (à 4miles). Un petit parking idéal pour s'arrêter pique-niquer ! L'air est frais, il faut se couvrir ! A peine sortis, le temps se gâte et nous nous réfugions dans la voiture pendant une grosse averse de pluie et de grêle mêlées. Il ne nous reste plus qu'à manger dans la voiture puis à attendre une hypothétique amélioration. Entre deux averses, nous réussissons à aller au bout du court sentier bitumé et à jeter un regard sur East Rim View, mais la vue est ….bouchée, bien sûr.
Alors nous poursuivons notre route vers North Rim. Le temps s'est rétabli quand nous arrivons au Grand Canyon Lodge. Nous y avons réservé une cabin. Elle est certes toute petite mais très sympa.
Après un moment de repos dans notre cabane de trappeur, nous partons découvrir le Grand Canyon. Le Bright Angel Trail nous amène à un promontoire où l'on jouit d'une belle vue.
Nous empruntons ensuite la Cape Royal Road et nous nous arrêtons à Roosevelt Point où Thierry signale sur son site la randonnée du même nom (7kms, 2h). Voilà qui est parfait en cette fin d'après-midi.
Nous arrivons au bout de quelques minutes à un embranchement que nous décidons de prendre à droite. Mais nous voilà au bout de 5 minutes de retour au même embranchement. Persuadés de nous être trompés, nous recommençons l'opération en étant plus vigilants. Rien à faire, nous ne trouvons aucune alternative. Mystère ! En fait, en vérifiant en soirée la documentation du parc, nous avons vu que Roosevelt Point Trail était bien une courte boucle de 15mn et non une rando de 2h. Alors cet itinéraire a-t-il peut-être disparu car beaucoup d'arbres sont abîmés dans le secteur ?
Frustrés de ne pas avoir pu randonner, il nous faut trouver rapidement une autre destination. Nous choisissons Point Imperial Trail. Pas vraiment un bon choix car le chemin quitte la rim et s'enfonce dans une forêt ravagée par une tempête.
Alors nous reprenons la route vers le lodge afin d'être prêts pour assister au coucher du soleil.
Après ce très beau moment, nous rejoignons le Grand Canyon Dining Room où le dîner est à la hauteur du cadre, un bâtiment classé monument historique surplombant la falaise et offrant à travers ses larges baies vitrées une vue imprenable sur le canyon !
J21 (05/08/07) Comme hier les balades étaient plutôt ratées, nous voulons nous rattraper aujourd'hui et profiter de la matinée au Grand Canyon avant de prendre la route vers Zion.
Je repère Widforss Trail (8kms aller) dont les 4 premiers kilomètres se présentent sous forme de sentier d'interprétation nature, ce qui fait un parcours de 8kms A/R sur la plus belle portion du chemin (2h) et à une altitude de 2500m. Nous avons adoré cette belle randonnée dans la forêt au milieu des pins ponderosa, des bouleaux, des chênes…nous offrant quelques vues sur le canyon et nous donnant à voir de nombreux animaux daims, biches, cerfs et faons.
Il faut maintenant quitter la fraîcheur et la verdure de Grand Canyon pour retrouver des paysages plus arides en perdant de l'altitude.
Après un arrêt à l'aire de pique-nique de Fredonia, nous pénétrons dans Zion NP par l'est en début d'après-midi et nous sommes séduits par ces roches qui nous rappellent un peu le Grand Staircase.
Nous décidons avant tout de réceptionner notre chambre à El Rio Lodge à Springdale. Elle est petite, mais propre et bien équipée et le rapport qualité-prix est imbattable pour Zion.
Nous laissons la voiture à l'hôtel et empruntons la navette qui nous dépose à l'entrée du parc où nous montons dans une autre navette desservant l'intérieur du parc. Très bonne organisation ! Afin de nous faire une idée d'ensemble, nous allons jusqu'au terminus "Temple of Sinanawa" puis restons dans le bus pour revenir à Zion Lodge. Les montagnes de Zion ne me séduisent pas au premier abord, car massives et impressionnantes.
Peut-être une rando me ferait-elle mieux apprécier ces paysages ? Nous choisissons Emerald Pools Trail (1h30) et enchaînons les trois sentiers menant à quatre vasques. Mais la très forte fréquentation fait que cette balade ressemble plus à une procession, ce qui ne va pas modifier mon appréciation précédente.
Nous en terminons là pour cette fin d'après-midi et allons dîner chez Pizza &Noodles (bonnes pizzas) et après avoir flâné dans la rue principale de Springdale, nous nous laissons tenter par une bonne glace au deli du Sol Fooods Market.
Coucher de soleil sur Grand Canyon
De Zion à Las Vegas
J22 (06/08/07) Ce matin nous voulons nous frotter à LA randonnée la plus populaire de Zion : Angel's Landing (8kms A/R 3h30-4h30). A 9h, nous sommes au point de départ (eh!oui, c'est pas très tôt) et nous ne sommes pas les seuls, bien sûr !
Après avoir longé la rivière, le sentier monte implacablement. Il fait chaud et un peu de fraîcheur dans Refrigerator Canyon est bienvenue. Puis les Walter Wiggles (une série de 21 courts zigzags en pierre), véritable merveille d'ingénierie émergent au Scout Lookout que nous atteignons à 10h.
C'est à ce col que je me dégonfle et je laisse Hervé poursuivre tout seul. Impressionnée par les "grappes" de randonneurs accrochées aux parois, je n'ai pas voulu m' aventurer plus loin. Pendant ce temps (1h) je n'arrête pas de chasser les écureuils qui convoitent la nourriture gardée dans un sac plastique dont Hervé n'a pas voulu se charger.
A son retour il me livre ses commentaires : " Le sentier n'est pas techniquement difficile mais il est vrai un peu vertigineux au retour. Il suffit de regarder ses pieds lors des passages critiques. Il serait vraiment dommage d'y renoncer car il en reste une impression incomparable, surtout pour moi qui suis sensible au vertige".
Pendant qu'il se sustente un peu, je vais me dégourdir les jambes en continuant seule sur le West Rim Trail, histoire de voir où il mène. Je suis émerveillée par les paysages et curieuse, j'avance encore un peu jusqu'à ce que je tombe nez à nez avec ….un serpent. Pas le temps de voir s'il était à sonnette ou pas, je déguerpis à toute allure.
Mais ayant très envie d'approfondir ce coin, je n'ai pas de mal à convaincre Hervé de faire ensemble une petite incursion dans ce canyon (en peu moins d'un mile + retour). Après la foule sur le chemin de l'ange, c'est la solitude ici et les paysages sont grandioses.
Me voilà réconciliée avec Zion et nous avons du mal à rebrousser chemin tellement c'est beau (10kms en tout). Mais il faut prendre la route en début d'après-midi. C'est un peu à regrets que nous quittons la solitude de cette partie du West Rim Trail et retrouvons la vallée peu avant 13h. Nous déjeunons au Zion Café : salade et burger puis c'est parti pour Las Vegas. Après 3h de route nous atteignons la ville des casinos et le Luxor où nous avons réservé. Un véritable hall d'aérogare et une file d'attente pour le check-in digne d'un jour de grand départ à l'aéroport de Roissy ! Notre chambre est au 2ème niveau. Pour la vue, c'est raté, mais la chambre est très grande et décorée avec goût sur le thème du lieu.
Nous quittons l'hôtel pour une visite des autres hôtels du Strip. Ils sont tous plus excentriques les uns que les autres.
Le clou de la soirée, ce sont, sans hésiter, les jeux d'eaux du Bellagio.
Pour dîner nous nous laissons tenter par le Rainforest Café et son ambiance tropicale au MGM après avoir tenté le buffet du Bellagio (queue interminable !). Malgré la taille du restaurant, nous sommes étonnés de la qualité des plats : nous avons vraiment apprécié !
Il ne reste plus qu'à essayer les machines à sous : nous jouons 10$ et gagnons 19, 75$. Sur un si bon score, inutile de poursuivre !!!
Angel's Landing
De la vallée de la Mort à Yosemite
J23 (07/08/07) Aujourd'hui nous attaquons l'étape la plus longue et la plus contrastée de notre voyage : du désert aux montagnes de la Sierra Nevada.
Une étape ponctuée de nombreux arrêts : Pahrump, où nous faisons quelques courses au Walmart dans Death Valley, à Zabriskie Point.
Au Visitor Center à la recherche d'une aire de pique-nique climatisée (introuvable!!)
A l'épicerie de Furnace Creek Ranch à la recherche de dattes de l'oasis : on n'a trouvé que des dattes de Californie.
Aux Sand Dunes.
Au Father Crowley Point où nous mangeons dans la voiture, les portes ouvertes. Ouf ! qu'il fait bon !! au milieu des arbres de Joshua après Towne Pass.
Un dernier arrêt au parc municipal d'Independence pour une petite sieste à l'ombre et nous finissons par atteindre Mammoth Lakes à 18H après 10h de route et une conjonctivite (moi) due à l'abus de clim (?).
L'hôtel Austria Hof Lodge est situé au pied du domaine skiable. Il est moins "pimpant" que sur internet. L'entrée est un peu vieillotte, il n'y a pas d'ascenseur. Mais la chambre est grande, bien équipée (wifi, frigo, petit dej. inclus) et située juste à côté du jacuzzi. Idéal après une journée de route !
C'est dans le guide LP que nous trouvons l'adresse pour le dîner : Whiskey Creek. Il y a un peu d'attente, nous patientons au bar au premier étage. L'hôtesse d'accueil nous confie un "objet" qui se mettra à vibrer et clignoter quand c'est notre tour. Epatant ! Le dîner est excellent, le vin aussi. Ambiance bistrot de montagne !
J24 (08/08/07) Après un petit saut vers Lake Mary et Twin lakes, nous quittons Mammoth Lakes ce matin.
Nous pénétrons dans Yosemite par la Tioga Road et immédiatement après l'entrée, nous nous arrêtons au parking pour la randonnée au Gaylor Lake (5kms, 3hA/R 450m de dénivelé altitude max env. 3350m). J'ai choisi cette destination car le "scenery factor" est estimé à 4/5 alors que le taux de fréquentation est estimé à 2/5 : de belles vues et peu de monde. Chouette !
La montée est d'abord raide dans la forêt puis arrivés à un col, nous avons une très belle vue sur la vallée et sur un premier lac. Après la descente vers le lac, le sentier le contourne par la droite et continue vers un deuxième lac.
Il y a effectivement très peu de monde ! Nous poursuivons après ce lac vers une mine datant des années 1870. Un couple d'Américains rencontrés sur place nous précise que c'était une mine d'or. Voilà Hervé qui se prend pour un chercheur d'or en quête de minerai !
Sur le chemin du retour chiens de prairie et marmotte croisent notre route, mais ils sont plus rapides que le photographe. Dommage!
Nous reprenons la voiture et nous nous arrêtons un peu plus loin au bord d'une rivière, le temps de pique-niquer puis c'est reparti !
En passant à Tenaya Lake, une petite pause s'impose pour profiter de ce beau lac.
Un petit moment de farniente en bord de plage et nous voilà requinqués ! C'est pourquoi, arrivés à Tuluomne Grove, une petite balade ne nous fait pas peur ! Petite peut-être (1h) ça va tout seul pour la descente jusqu'à la parcelle de séquoias géants, mais au retour ça grimpe ! Mais la sieste nous ayant ragaillardis, nous montons en un rien de temps, surpris d'être déjà arrivés.
Il est plus de 18h quand nous arrivons dans la vallée. Nous voulons réserver le hiker's bus pour demain, il faut donc nous rendre au Visitor Center de Yosemite Valley. Nous sommes abasourdis en arrivant à proximité. Sommes-nous vraiment dans un parc? Nous trouvons ici une véritable ville : magasins, restaurants, clinique, parkings géants, routes à 2 voies… Nous finissons par trouver le Visitor Center qui nous renvoie vers le guichet de la société dans Yosemite Lodge. Le guichet ferme à 19h, il est 18h50. Nous nous pressons pour finir par nous entendre dire qu'il n'y a plus de place dans le bus de 8h30, ni le lendemain ni le surlendemain. Tant pis, on trouvera bien une alternative, mais on se jure qu'on ne reviendra pas dans la vallée. Trop fréquentée à notre goût !!! Nous arrivons à 20h au Cedar Lodge : la chambre n'est pas très clean et surtout sent le renfermé ! Très chère pour ce que c'est. Nous avons réservé deux nuits. Il faudra faire avec ! Pour manger, guère de choix. L'hôtel est loin de tout. Le restaurant n'est pas climatisé et il y a du monde qui attend ! Dépités, nous finissons par opter pour le fast-food. Et finalement la formule salad bar est très bonne !
J25 (09/08/07)
La randonnée de Glacier Point à Yosemite Valley étant tombée à l'eau, nous en profitons pour faire la grasse matinée (jusqu'à 8h30).
Puis direction Glacier Point en voiture. Nous allons d'abord au point de vue où il y a foule. Puis nous revenons vers le parking de Taft Point/Sentinel Dome.
Il est déjà 11h30 quand nous entamons notre balade. Nous commençons par aller vers Taft Point. Nous atteignons d'abord cinq "Fissures" puis le point de vue qui livre de belles vues sur la vallée, El Capitan et les "Yosemite Falls" qui sont à sec. Nous revenons un peu sur nos pas puis nous prenons la direction de Sentinel Dome via Pohono Trail où nous progressons dans une belle forêt de conifères.
Pas un touriste sur cette variante, c'est super mais en même temps une petite angoisse : et si on rencontrait un ours, ici, loin de tout ? Nous restons vigilants même pendant l'arrêt pique-nique, nous asseyant dos à dos pour surveiller les alentours. Arrivés à Sentinel Dome, nous grimpons au sommet pour une vue à 360 ° sur la vallée, El Capitan et Yosemite Falls au nord, sur Half Dome, Nevada Falls (en eaux !) et Cloud Rests à l'est. Nous reprenons la voiture vers 15h après une boucle de 8kms, 3h.
Il est encore tôt, nous faisons une petite halte dans une grande prairie sur Glacier Point Road. Pendant que nous nous reposons, un minibus s'arrête. Les passagers, avec des jumelles, observent la forêt au-delà de la prairie. "Bear…Bear…." s'agite l'un d'eux. Nous nous redressons d'un bond. "Oh ! no…deer…deer…Sorry…" s'excuse-t-il. Une belle biche s'abreuve en bordure de forêt.
Dommage, on aurait bien voulu voir un ours !
C'est sur ce souhait que nous nous mettons en route vers l'hôtel avec comme hier, re-formule salad bar au fast-food. Pas trop le choix !
J26 (10/08/07) Aujourd'hui il n'est pas question de traîner au lit. Nous voulons aller voir les séquoias à Mariposa en faisant la boucle complète par Outer Loop Trail (11kms, 4-5h). D'après mes documents, le premier tiers de la randonnée se fait "jowl to jowl" traduisez "coude à coude" puis la fréquentation est qualifiée de "medium" dans le deuxième tiers et enfin "bordeline light" dans le troisième tiers. Pour éviter la foule, lever à 6h, départ à 7h et arrivée sur place à 8h30.
Heureusement à cette heure-ci il n'y a que peu de monde ! Nous posons au pied des premiers séquoias géants. Impressionnants !
Mais dans "Lower Grove" tout cela est très organisé (barrière autour des arbres…et pour cause) et finalement un peu artificiel. Dans la partie Upper, la randonnée devient plus intéressante. D'ailleurs seule une poignée de courageux poursuit jusque là, les plus fainéants font comme ceux-là.
Ici la forêt reprend son aspect sauvage et les animaux ne tardent pas à se montrer.
Écureuils…
Biches et faons
Et même ces deux animaux que nous prenons d'abord pour des chats sauvages, et qui une fois la photo agrandie, s'avèrent être, avec leurs oreilles très caractéristiques et leur fourrure, oui, oui des… ..jeunes "mountain lions".
Les arbres sont toujours aussi remarquables.
Après Upper Grove, le chemin nous mène à Wavona Point Vista puis nous ramène au parking à travers une belle forêt où nous pouvons encore admirer des séquoias, certes moins hauts que les précédents mais en très grand nombre. Et nous sommes aux anges, nous avons l'Outer Trail pour nous tout seuls. Preuve est, que dès qu'on emprunte un sentier un peu à l'écart des axes touristiques, on se retrouve vite seul.
Nous quittons Yosemite après manger, avec un regret, celui de n'avoir pas même vu la queue d'un ours, mais avec encore un espoir, celui de pouvoir en observer un à Sequoia où nous serons demain !
En route vers la Californie et Visalia ! Après la forêt, voilà de grandes étendues herbeuses brûlées par le soleil puis des vergers à perte de vue : orangers, citronniers, pêchers…
Nous arrivons à destination, l'hôtel Comfort Inn & Suites en plein centre de Visalia. La chambre, en fait, quasiment une suite avec bureau, salon, frigo, micro-ondes, évier, wifi, petit dèj compris et……deux télés nous comble !
Nous allons tout de suite repérer le quartier : courses, banque…et faire notre choix pour le restaurant de ce soir. Visalia nous fait bonne impression, il y a un petit centre-ville très sympa, plein de boutiques assez chics et de restaurants très animés le soir. Cette ville ne figurant pas dans nos guides, c'est grâce au prospectus que nous a donné l'hôtel et en allant voir sur place que nous choisissons le Cafe 225. Excellent choix, très bon dîner !
Death Valley
Après Sequoia... la côte Pacifique
J27 (11/08/07) Aujourd'hui, notre programme doit nous mener à Sequoia National Park.
Ayant fait le plein d'images de séquoias hier à Mariposa, il ne nous semble pas pertinent de visiter Giant Forest, d'autant que le journal du parc fait état de travaux sur la Hwy198 entraînant d'importants délais d'attente ! Nous prenons alors l'option de découvrir une partie plus minérale de ce parc, à savoir le secteur de Mineral King.
Une véritable expédition, cet endroit ! En effet, c'est par une route étroite et sinueuse de 25 miles et 1h30 de parcours depuis l'entrée du parc qu'on y arrive. On passe ainsi de 500m à 2387m en pas moins de 698 virages ! Heureusement Hervé a l'habitude de conduire en Corse et nous arrivons au bout de la route en un peu plus d'une heure.
Des panneaux nous préviennent que nous entrons dans le domaine des ours (Ah! On va peut-être enfin en voir un !) . C'est pourquoi nous laissons notre glacière ainsi que tout ce qui peut attirer l'odorat de ces animaux dans un container en fer prévu à cet effet.
Nous pouvons commencer notre randonnée vers Monarch Lakes, situés à plus de 3000m d'altitude au pied du Sawtooth Peak (13kms, 5-6h, 600m de dénivelé). A la Ranger Station, on nous a prévenu, c'est le premier mile qui est le plus raide.
Vue sur Mineral King Valley.
Puis le sentier continue à grimper mais très progressivement à travers des prairies et une très belle forêt de conifères "rouges".
Puis il arrive à proximité de Chihuahua Bowl, une mine baptisée ainsi par des pionniers en l'honneur des riches mines mexicaines du même nom. Le minéral domine quand le sentier change de versant.
Ca y est, le lac n'est plus très loin. Après ce joli ruisseau, nous y sommes !
Après 3h de marche, quel plaisir d'ôter nos chaussures pour un petit bain de pied dans l'eau claire et fraîche du lac !
Trois quart d'heures de repos et déjà il faut penser à retourner. La descente est beaucoup plus rapide : 2h plus tard nous sommes de retour au parking ! Une bien belle randonnée ! Il ne manquait que l'ours !
Il est 17h. Encore faut-il maintenant reprendre en sens inverse les 698 virages, ce qui sera négocié en une heure chrono. Tous les automobilistes se rabattent pour nous laisser passer ! Il faut dire que les Américains n'ont pas souvent l'occasion de s'exercer sur une route de montagne telle que celle-ci !
Encore une petite heure pour rejoindre Visalia. Ce soir nous mangeons italien dans un restaurant sur Main Street : Little Italy, très bon aussi dans un cadre intime.
J28 (12/08/07)
Aujourd'hui direction le Pacifique dont nous longerons la côte de Cambria à Monterey par la Hwy1.
Nous quittons Visalia vers 8h et nous nous dirigeons vers Paso Robbles en traversant encore des plantations d'arbres fruitiers et de vignes. Puis peu après, au détour d'une colline, la voilà…la mer. En fait, sur le coup, nous nous demandons si ça n'est pas un mirage en raison d'un léger voile brumeux à l'horizon. C'est une drôle de sensation ! C'est vraiment la mer, après 4 semaines de déserts et de montagnes, nous sommes émus. Nous venons d'atteindre Cambria.
Un arrêt à la première plage le confirme : ici on retrouve l'air vif de la mer…un peu comme en Bretagne. Et comme dans cette belle région française, on y trouve aussi une côte déchirée et sauvage.
La route a parfois l'air de s'accrocher désespérément à la falaise. Un air de route corse au bord du Pacifique ! Les points de vue et zones d'intérêt ne manquent pas, particulièrement aux alentours de Big Sur et vont rythmer notre journée. Point Piedras Blancas (à 8kms de Hearst Castle) accueille une énorme colonie d'éléphants de mer paressant sur la plage. Nous ne nous lassons pas de les observer.
Sand Dollar Beach Area (à 45kms de Hearst Castle) : accès 5$ par voiture. Après une pause pique-nique au soleil (trop froid à l'ombre!), nous empruntons un petit sentier conduisant à la plage surtout prisée par les surfers. La plage est très belle, l'eau très claire et on aurait presque envie de se baigner si la température extérieure n'était pas aussi fraîche !
Julia Pfeiffer Burn State Park (à 60kms au sud de Carmel) recèle une véritable merveille, les McWay Falls, spectaculaires chutes de 15m se jetant dans la mer.
La côte aux environs de Big Sur offre des vues stupéfiantes.
Point Lobos State Reserve (6kms au sud de Carmel) : accès 9$ par voiture.
Le Sea Lion Point Trail fait le tour d'une pointe rocheuse abritant une colonie d'otaries. A force d'observer la surface de l'eau, nous découvrons même une loutre en train de se nourrir. Nous l'observons longuement à la jumelle.
Dommage que nous n'ayons pas plus de temps pour parcourir les autres secteurs de ce parc. Il est temps de rejoindre notre hôtel, le BW Beach Dunes à Marina après Monterey.
Nous sommes déçus de notre choix : emplacement à proximité de la Nationale, bruyant +++. Heureusement pour le dîner, nous trouvons un restaurant formidable à Monterey (merci Lonely Planet). Le Monterey's Fish House ne paie pas de mine de l'extérieur, mais la qualité est au rendez-vous. J'ai mangé un mahi-mahi et Hervé a pris une bouillabaisse : un régal ! Nous avons dîné au bar (attente++ pour avoir une table) et l'ambiance était très conviviale ! A ne pas manquer !
Sur la côte Pacifique
San Francisco et alentours
J 29 (13/08/07)
Nous quittons avec soulagement Marina pour rejoindre San Francisco via la Hw101. C'est la solution la plus rapide, d'autant que la côte que longe l'US1 n'a pas l'air d'être plus attrayante. Nous ne tardons pas à traverser une série de banlieues de San Francisco et atteignons notre hôtel dans la zone de l'aéroport vers midi.
Le Radisson San Francisco Bay (sortie Sierra Point) nous donne entière satisfaction. Parking gratuit, frigo, micro-ondes, coin salon et bureau, wifi…grande chambre très confortable (aucun bruit malgré la proximité de l'autoroute)…voilà de quoi se sentir bien !
En début d'après-midi nous rejoignons San Francisco en voiture. Circulation très fluide jusqu'au centre ! Nous nous garons au parking à l'angle de Sutter et Stockton Str., indiqué dans le guide LP comme " relativement avantageux". Nous y resterons jusqu'à 18h (9$) puis irons nous garer sur un emplacement à parcmètre gratuit à partir de cette heure-ci.
Nous suivons le parcours pédestre décrit dans le guide cité plus haut. Il débute à la porte de Chinatown, traverse le quartiers chinois puis le quartier italien
et nous amène sur les hauteurs de Telegraph Hill et de sa Coït Tower.
Notre visite ne s'arrête pas là : je veux voir la très mythique Lombard Street, bordée de très belles demeures.
La fatigue commence à se faire sentir. Le retour en cable car est bienvenu, mais ce n'est pas de tout repos. D'abord il faut jouer des coudes pour pouvoir monter à bord (beaucoup de monde à l'arrêt), ensuite il faut s'accrocher, montagnes russes assurées !
Arrivés au parking, nous récupérons notre voiture et revenons dans le quartier italien pour dîner. Notre choix s'arrête sur l'Osteria del Forno, un tout petit restaurant (guide LP). Nous dînons tôt (18h30), c'est honnête sans plus. En revanche la glace (glacier en face) est délicieuse !
J30 (14/08/07)
Aujourd'hui nous voulons traverser le Golden Gate Bridge pour découvrir une autre vue de San Francisco et visiter les alentours.
Ce matin traverser la ville est interminable ! Le pont est dans le brouillard pour le moment et il ne fait pas chaud !
Pourtant le soleil brille quelques miles plus loin en arrivant à Muir Woods. Le parking est plein…ça grouille de monde. Nous décidons de faire l'impasse et de poursuivre vers Muir Beach Overlook où nous espérons pouvoir pique-niquer. Pas de chance, nous retournons dans la brume et le froid. Nous poursuivons la Hwy1 jusqu'à Stinson Beach où nous tentons un petit tour sur la plage. Il y a un de ces vents ! Il n'y a plus qu'à poursuivre en voiture. Sur les hauteurs de la Panoramic Highway, nous retrouvons le soleil…ça fait du bien. Nous nous arrêtons près du départ du sentier de Sierra Point Trail. Nous décidons de faire un petit tour…qui sera finalement un très grand tour. Descente par Eastwood Camp jusqu'à Muir Woods et la balade au pied des séquoias.
Puis remontée par Bootjack Trail et Troop80 Trail dans une végétation très luxuriante le long d'un torrent encombré de troncs arrachés. Décor à la Indiana Jones. Randonnée très dépaysante !
En arrivant au Golden Gate Bridge, sur la route du retour, nous faisons un petit détour sur les hauteurs pour profiter de belles vues sur le pont
avant de faire une halte à Sausalito, petite ville bien agréable et coquette
avec ses boutiques, ses galeries d'art très chic et ses légendaires house-boats.
Nous nous laissons séduire par cette ville et espérons y trouver une bonne adresse pour dîner. J'ai envie de manger du poisson, bord de mer oblige. Un petit coup d'œil sur un panneau d'information de la ville, le "Spinnaker" avec ses "dramatic views" retient notre attention. Le dîner est une merveille et nous avons la meilleure place du restaurant : une vue à 360° sur la baie de San Francisco assortie du spectacle des otaries qui batifolent dans les flots et des mouettes qui passent leur temps à pêcher devant nous. Inoubliable !!!
J31 (15/08/07)
Nous décidons de rendre la voiture ce matin et de rejoindre San Francisco par le Bart à partir de l'aéroport.
Notre objectif aujourd'hui: poursuivre la visite de San Francisco mais cette fois-ci à vélo ! Après avoir déposé la voiture à l'aéroport, (quelques secondes ont suffi, bravo pour l'organisation Avis), nous empruntons d'abord l'Air Train, puis le Bart puis le cable car jusqu'à Colombus Str.
C'est là que se trouve le loueur que nous avons retenu "Blazing Saddles" mais qui s'avère ne pas être très sympa (accueil assez froid). La location nous revient à 50$ pour 2 pour la journée, tarif comparable chez tous les loueurs.
Nous commençons par longer la côte jusqu'à Golden Gate Bridge. Il fait frais et nous supportons nos deux polaires. Un coupe-vent aurait été plus adapté. Passer le pont à vélo (ou à pied) nous semblait être une expérience différente. Mais le vacarme est assourdissant et devient vite insupportable. Nous ne parcourons pas la moitié du pont.
Alors retour en ville en direction du Golden Gate Park. Je commence à flancher. Il est temps de manger : une salade et une pizza dans un petit restaurant à côté du parc et c'est reparti. En traversant le parc, nous faisons la visite du Japanese Tea Garden (4$/pers). Le jardin est tout petit, très joli, mais hyper fréquenté !
Notre circuit nous conduit ensuite jusqu'à Ocean Beach où je m'amuse à provoquer l'envol d'une nuée de mouettes.
Après Lincoln Park, nous avons l'occasion de jouir de nouvelles vues sur le pont.
Ouf ! La balade est bientôt finie. Il reste à longer comme ce matin la côte où nous observons les prouesses des surfeurs et à retourner chez le loueur après 6h de vélo et une quarantaine de kilomètres parcourus ! Journée fatigante en raison des nombreuses montées, mais excellente.
Dans Union Square nous assistons aux improvisations de l'ensemble Jazz des Jeunes de SFO avant de reprendre le Bart puis la navette vers l'hôtel. Un bon dîner au restaurant de l'hôtel clôt cette dernière journée à San Francisco et aux Etats-Unis. Demain retour Paris !
J32 (16/08/07)
Nous avions prévu le retour depuis Los Angeles. C'est pourquoi il nous faut faire aujourd'hui un vol intérieur vers cette destination. Nous avons choisi un vol très tôt (7h) en espérant pouvoir, soit enregistrer immédiatement nos bagages pour Paris soit les laisser dans une consigne et profiter de cette dernière journée sur la plage de Marina del Rey, proche de l'aéroport.
Malheureusement rien n'est possible : plus de consigne aux Etats-Unis depuis le 11 septembre et pas d'enregistrement avant 15h. Le décollage pour Paris est prévu à 18h30. Solution : prendre notre mal en patience, grignoter, lire, pianoter sur internet (accès wifi possible et gratuit)….et attendre jusqu'au soir.
Bon, notre voyage se finit un peu en queue de poisson mais il a été riche et bien rempli. Et c'est, avec des souvenirs plein la tête, que nous nous envolons vers Paris en début de soirée.
Golden Gate Bridge
NOS CONCLUSIONS
Nous sommes rentrés enchantés de ce voyage qui est également notre premier aux Etats-Unis.
Nous avons parcouru en voiture 4000 miles (6000kms) dans une grande variété de paysages allant des déserts de l'Utah et de l'Arizona aux montagnes de la Sierra Nevada et à la côte Pacifique.
Pour un premier voyage, nous ne nous sommes pas contentés d'un circuit classique. Nous l'avons émaillé de sites sortant des sentiers battus (faisable grâce au 4x4) et surtout de plus de 180 kms de randonnée, sans compter les kilomètres parcourus à pied dans les villes.
Nos impressions générales : sur l'accueil : il suffit de sortir une carte de sa poche (sans rien demander) et il y a toujours quelqu'un qui spontanément vous renseigne. De plus, les Américains connaissent et aiment la France, souvent ils l'ont déjà visitée et adorent échanger à propos du mode de vie français ! sur la conduite : conduite très cool sur des routes extra larges. En revanche, les Américains ne respectent pas plus la vitesse que nous, contrairement à ce qu'on avait lu avant notre départ ! Essence : compter env. 80$ pour 600 miles. Location 4x4 : 2000$. sur les prestations hôtelières : nous avions réservé tous les hébergements. Ils nous ont donné, sauf quelques rares exceptions, entière satisfaction. A certains endroits, en payant en cash, possibilité d'avoir une remise de 10%. En moyenne le prix des chambres où nous avons séjourné a varié entre 60 et 100$ (NY et SFO un peu plus) sur les repas : le midi, pique-nique. Fruits et légumes sont plus chers qu'en France et surtout le prix correspond à une livre. Attention, tous les prix sont indiqués hors taxe, même en grande surface. Le soir, au restaurant, en moyenne 50 à 80$ pour deux. Nous avons très bien mangé. Certes, ce n'est pas de la haute gastronomie française, mais de très bonnes viandes et aussi des légumes …et des "Pies" délicieuses. Loin du cliché des hamburgers !
Nos coups de cœur !
Nous avons adoré tous les endroits où nous avons été seuls ou presque, en tout cas les parcs très "nature" ou peu aménagés : la région de Moab (Arches, Canyonlands …) avec une mention particulière pour les Needles et l'extraordinaire randonnée de Chesler Park. Le must à nos yeux ! Escalante et le Grand Staircase : les sites sur le Burr Trail et sur la Hole-in-the Rock Road. Coyote Buttes et the Wave. Capitol Reef avec la Cathedral Valley. Grand Canyon Nord. Mineral King (Sequoia)
Nous avons aimé (mais un peu moins, car beaucoup plus fréquentés et/ou aménagés) Bryce Canyon et son amphithéâtre. Zion et ses randonnées très populaires Yosemite, ses dômes, ses lacs et ses séquoias. les villes : San Francisco, à ne pas manquer. Las Vegas, excentrique. New York, à voir au moins une fois.
Nos regrets : ne pas avoir pu parcourir Cottonwood Road en entier en raison des intempéries. ne pas avoir croisé d'ours ni à Yosemite, ni à Sequoia ! (nous irons au zoo à Paris!)
Bibliographie :
=> New York : le guide Lonely Planet pour la préparation et pour le voyage le petit guide rose "citiz", concis et plus léger dans la valise.
=> Ouest Américain : les guides LP et Routard. Ils nous ont surtout été utiles, sur place, pour les adresses de restaurants ainsi que pour la visite de San Francisco et la côte pacifique. Car la plupart de notre documentation a été puisée dans le site www.ouestusa.fr, surtout pour les visites et randonnées entre Salt Lake City et Zion.
=> Après Zion, le site internet précédent étant moins documenté (du moins jusqu'à présent !) voilà ceux qui m'ont servi, entre autres : www.waterfallswest.com pour les renseignements sur McWayFalls à Big Sur. pt-lobos.parks.state.ca.us pour les informations sur Point Lobos Reserve. www.visitmuirwoods.com pour la description détaillée des randonnées dans et autour de Muir Woods.
=> Et pour prolonger la lecture.... le récit d'Edward Abbey "Désert Solitaire". Ranger à Arches dans les années 70, il décrit à merveille ce qu'étaient ces parcs à l'époque. les deux romans policiers du même auteur "Le gang de la clé à molette" et "Le retour du gang..." qui ont comme décors les régions de Page et du lac Powell ainsi que celles de Canyonlands et the Maze.
Nous avons été tellement emballés par ce voyage que dès notre retour nous avons programmé un nouveau voyage, encore plus axé "nature". Le carnet 2008 est ici !

FIN

La version accompagnée de plus de photos est ici :
sites.google.com/...uxvoyagesnyouestusa/
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L'amphithéâtre de Bryce Canyon
Peu de kilomètres à parcourir ce matin ce qui fait qu'à 10h nous franchissons déjà l'entrée de Bryce Canyon. Nous filons tout de suite jusqu'au bout de la route pour découvrir en matinée les différents points de vue en voiture, en commençant par Rainbow Point et en finissant par Inspiration Point. Ce qui frappe d'emblée, c'est la fraîcheur sur ce plateau de sapins et d'épicéas.
Et nous trouvons là un paysage étrange parsemé de pointes, de pinacles, de clochers, de flèches et de cheminées.
Mais aussi des images plus insolites d'animaux posant pour les touristes.
Et des touristes il y en a beaucoup. C'est vrai que nous venons de coins où il n'y avait parfois personne ou presque. Alors, on a un peu de mal à apprécier Bryce avec toute cette foule.
A Sunset Point (vers midi), c'est presque l'embouteillage ! Nous fuyons vers une aire de pique-nique un peu plus loin. Enfin tranquilles ! Nous nous attardons là au calme avant de retourner à Tropic vers 15h pour réceptionner notre chambre au Buffalo Sage B&B.
Encore un bon choix concernant la chambre, impeccable et cosy. Mais l'accueil par la propriétaire est plus distant.
A peine installés, un gros orage nous condamne à la chambre jusqu'à 16h30. Il n'est pas encore tout à fait éloigné quand nous revenons à Bryce où nous espérons que l'orage aura eu comme effet de décourager les touristes. C'est vrai il y a un peu moins de monde ce soir. Mais aurons-nous une fenêtre météo suffisante pour combiner les randonnées de Navajo/Peekaboo/Queen's Garden? Rien n'est moins sûr !
Après avoir admiré l'amphithéâtre d'en haut nous pénétrons en son sein.
Au bout de Navajo Trail il nous faut prendre une décision : la grande boucle ou pas ? Un ciel encore potentiellement orageux nous incite à la prudence et à nous contenter ce soir d'une randonnée écourtée : Navajo + Queen's Garden. Cette dernière partie est certainement la plus belle.
Nous revenons à Sunset Point par le Rim Trail, mais pas la peine d'attendre le coucher de soleil, il y a trop de nuages. Alors nous prenons tout de suite la direction du Bryce Canyon Pines sur la Hwy 12 en direction de Zion. Nous avons lu que le restaurant à côté du motel était une heureuse surprise (Routard). C'est vrai, nous y avons très bien mangé avec une mention spéciale pour le "peach pie à la mode" généreusement servi.
J16 (31/07/07)
Notre projet ce matin est de rejoindre Page par la Cottonwood Road, mais les orages d'hier et le ciel déjà couvert de bon matin nous font douter de la faisabilité du parcours. A l'annonce de notre plan, la maîtresse de maison, catastrophée, nous en dissuade fortement. Nous suivons son avis et puisqu'il est nécessaire de modifier notre plan de route, nous en profiterons donc pour retourner à Bryce Canyon en matinée et faire la randonnée de Peekaboo que nous n'avons pas pu faire hier.
En cours de route, nous nous arrêtons au trailhead de Mossy Cave. Nous sommes les premiers sur le parking à 8h30. Une balade qui nous laisse sur notre faim…Bof !
Heureusement nous nous rattrapons à Bryce Canyon avec la randonnée classée difficile: Navajo + Peekaboo + Navajo (2h30). Nous sommes subjugués !
Par cette silhouette.
Par cette cathédrale.
Par cette armée casquée.
Toutes ces merveilles nous font oublier les difficultés du terrain, des montées et descentes incessantes et pour finir une montée implacable jusqu'à la Rim par les lacets de Navajo.
Après cette rando difficile mais très sympa, que l'on peu aussi faire à cheval, il est temps de quitter Bryce. Avant de partir nous nous renseignons une dernière fois sur l'état des pistes vers Page auprès du Visitor Center, mais la rangeresse est formelle. La seule possibilité pour rejoindre Page est de prendre l'US12 puis l'US 89.
Soit ! D'ailleurs la route est très belle aussi ! A 15h (heure locale) nous arrivons à destination : l'hôtel Bestwestern at Lake Powell. Comme nous y avons prévu 4 nuits, nous avons opté pour une chambre un peu plus confortable que la chambre de base : très grande chambre avec coin salon, bureau, frigo, micro-ondes, wifi. Elle se trouve au 3ème niveau ce qui nous donne un peu de vue sur le lac.
La chaleur est suffocante. Après quelques courses, quelques brasses dans la piscine devraient nous faire du bien. Mais pas du tout ! Il fait tellement chaud que l'eau de la piscine a l'air d'être chauffée ! Intenable ! Et c'est encore à la clim que nous finissons l'après-midi.
Le guide du Routard nous sert à nouveau pour choisir notre restaurant pour ce soir. "Ken's Old West" est retenu, il a l'avantage de se trouver juste à côté de l'hôtel. Et le dîner a été excellent !
Bryce Canyon

The Wave et autre hoodoos
J17 (01/08/07)
A 6h30 sonnantes nous sommes au petit déjeuner (pas terrible d'ailleurs), car avant 7h il faut être en route vers Paria Station pour assister à la loterie pour the Wave. En effet, si nous voulons faire demain cette mythique rando à l'accès limité, il nous faut gagner une deuxième place. Nous en avons déjà une, achetée sur internet. Pour départager les prétendants une loterie est organisée car seule 10 places sont attribuées par jour. Le tirage au sort a lieu à 9h (heure Utah) à environ 15 miles de Page, 45 mn de trajet.
Nous y arrivons les premiers à 8h20 avant l'arrivée du ranger mais bientôt suivis par une autre voiture (3 Allemands) et encore d'autres. A 9h moins 1mn, deux dernières personnes franchissent la porte. Il est maintenant 9h, nous sommes 13 pour 10 places, la loterie tourne. J'ai le n°5. Plusieurs boules sont tirées, faisant déjà plusieurs heureux. Il reste alors une place. Le dernier tirage ne nous est pas favorable, mais le n° tiré est celui d'un groupe de 4 et une seule place ne les intéresse pas. Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, cette dernière place nous est alors proposée et bien sûr nous sommes aux anges !
Le ranger nous donne quelques explications sur le déroulement de cette randonnée non balisée, nous remet les places et nous souhaite bonne route.
Nous profitons de ses conseils pour nous faire indiquer une rando dans les environs pour la matinée. Il nous indique Wire Pass (3, 5kms 2h) dont le trailhead est le même que celui de the Wave. Ok pour ce canyon fente, ce qui nous donne l'occasion de repérer la route pour demain.
La balade est facile, amusante et agréable alternant des passages étroits
et d'autres plus larges
Et se termine à la confluence avec Bucksin gulch par des parois sur lesquelles on peut voir des pétroglyphes.
Nous nous aventurons encore quelques dizaines de mètres dans Bucksin Gulch, mais la présence de flaques de plus en plus profondes nous dissuade vite. Nous préférons revenir tranquillement sur nos pas. Il est 12h15 quand nous retrouvons la voiture et nous reprenons la House Rock Valley Road qui nous livre des paysages rappelant Onion Creek à Moab avec ces couleurs aspect "crème glacée".
Cap vers Cottonwood Road que nous aimerions remonter un peu du sud vers le nord et peut-être faire la rando de Yellow Rock. Mais avant c'est l'heure de manger et l'aire de pique-nique couverte à côté de Paria Station est la bienvenue : il fait très chaud !
Une fois rassasiés, c'est parti, nous sommes sur la fameuse piste : le décor est lunaire !
Nous avançons sur une quinzaine de miles jusqu'à l'embranchement avec la BLM430. C'est par là que se trouve le passage menant à Yellow Rock. L'état du ciel à ce moment-là nous pose un cas de conscience : sommes nous sûrs d'avoir suffisamment de temps devant nous pour mener la rando et retourner à temps sur la 89 avant l'arrivée des orages ? Assurément non. Nous suivons la voie de la sagesse et préférons remettre cette balade à un autre jour, en matinée.
Nous reprenons la direction de Page avec l'idée d'une dernière visite pour aujourd'hui : Stud Horse Hoodoos. Pas très faciles à trouver malgré les explications très détaillées de Philippe. Première difficulté : Philippe indique de tourner à gauche à 5, 5 miles de Glen Canyon. Nous venons de la direction opposée. Bon, on a trouvé grâce à notre GPS, sinon l'astuce est de tourner entre les milemarkers 555 et 556 sur l'US89. Après on s'est un peu emmêlé dans les explications, on a tourné en rond mais on a fini par y arriver. Un endroit complètement paumé !!
C'est vrai qu'ils sont très photogéniques, ces "champignons" géants plantés là au bord de la falaise avec en toile de fond Lone Rock et le lac Powell.
Le ciel est de plus en plus orageux au loin.
Mais peut-être avons nous le temps de nous tremper dans le lac sur la plage de Lone Rock. L'eau est délicieuse, mais la baignade brève. Un vent de sable souffle sur les bords du lac et au loin l'orage gronde.
Un dernier crochet par la marina, histoire de nous rendre compte de la taille des rampes de mise à l'eau, bien sûr en rapport avec la taille des bateaux, des remorques, des véhicules. Impressionnant ! Le port de Saint Malo fait pâle figure à côté de ces installations gigantesques !
Ca y est, c'est tout pour aujourd'hui. Nous essuyons quelques gouttes en route mais la taille des flaques, à l'arrivée à Page témoigne de la violence de l'orage.
Un bon restaurant pour finir la journée en beauté : c'est raté. La pizzeria "Stromboli" nous déçoit sur tous les plans. A éviter ! Nous nous rattrapons avec une bonne glace (glacier à côté du supermarché).
J18 (02/08/07)
C'est le jour tant attendu depuis des mois : en route pour the Wave !
Nous refaisons le même trajet qu'hier, bifurquant depuis l'US89 dans la House Rock Valley Road. Nous continuons en terrain connu puisque repéré la veille quand soudain au détour de la piste…des voitures arrêtées sur le bas-côté, une lumière clignotante…un engin de chantier. Nous réalisons le problème : le wash est rempli d'eau et de boue à ras bord (orages +++). Une pelleteuse est en train d'essayer de refaire la route.
Nous observons le chantier en compagnie de 6 autres touristes. L'engin s'arrête…le conducteur nous assure qu'on peut passer à présent. Nous sommes tous sceptiques, il reste encore de l'eau dans le wash. Nous nous lançons en premier avec notre Mitsubishi. Ca passe ! Nous arrivons au parking où un 4x4 (passé avant l'engin de chantier par un autre chemin) est déjà garé. Les autres voitures suivent aussi. Nous nous mettons en route rapidement, distançant ainsi le groupe. Seuls, nous nous repérons grâce aux photos et aux quelques cairns. Un vrai jeu de piste, une véritable aventure ! Il fait chaud, nous suons à grosses gouttes et ne tardons pas à vider notre première bouteille d'eau. Les paysages nous laissent sans voix !
Enfin la dernière montée, dans le sable ! Et c'est magique ! Depuis le temps qu'on en rêvait ! La voilà, la Wave !
A l'ombre 3 touristes allemands profitent déjà du spectacle. Nous en profitons également bientôt suivis par toute la troupe. Nous explorons les alentours qui sont très photogéniques aussi.
Nous pique-niquons à l'ombre. Premières gouttes, premiers coups de tonnerre au loin. Le ciel s'obscurcit de plus en plus. Il n'est pas question de rester davantage. Tant pis pour la Second Wave et autres merveilles que nous espérions découvrir !!! Il faut retourner avant l'orage…qui ne tarde pas à nous rattraper et à nous tomber sur la tête. Hervé, grâce au GPS, guide toute la troupe qui a failli s'égarer, car dans Coyote Buttes sous la pluie, c'est vite arrivé. Il pleut des cordes, l'orage gronde ! Nous arrivons à la voiture, trempés jusqu' aux os. En nous retournant, nous apercevons des cascades éphémères dégringoler des Vermilion Cliffs.
Et c'est en convoi que les voitures passent toutes sans problème le wash toujours plein d'eau !
Il ne reste plus qu'à rentrer à l'hôtel pour se sécher et se reposer en attendant l'heure du dîner.
La mauvaise expérience d'hier soir nous fait choisir une valeur sûre. Nous retournons chez Ken's Old West, d'autant que nous sommes jeudi, et du jeudi au samedi, le resto reçoit un orchestre de musique country. Très bonne ambiance et très bonne formule "all you can eat soup and salad".
The Wave

De Page à Grand Canyon Nord
J19 (03/08/07)
C'est aujourd'hui la dernière possibilité pour tenter de parcourir Cottonwood Road, aller voir Yellow Rock et éventuellement les Whaweap Hoodoos. Il faut partir tôt ce matin avant l'arrivée d'éventuels orages en cours de journée.
Cette fois-ci devrait être la bonne. C'est sans compter avec la possibilité de trouver la route carrément fermée. C'est ce qui se passe ce matin. "Road temporarly closed" indique la pancarte devant la piste barrée. Pas de chance ! Adieu Yellow Rock et autres hoodoos !
Un coup d'œil à la carte ! " White Rocks" une curiosité indiquée au bout de la BLM435 retient notre attention. Cette piste part de Church Wellls sur la 89. Un premier wash un peu humide…pas de problème. Un deuxime wash moins évident…Hervé commence à s'engager…un petit tronc d'arbre se coince sous la voiture. Nous n'insistons pas et décidons de revenir sagement à Page pour des activités moins risquées. la visite du barrage de Glen Canyon, très intéressante.
Une balade courte et facile (45mn) vers Hanging Gardens, une grotte (végétation de jardins suspendus) qui rappelle un peu Mossy Cave. L'endroit est idéal pour un pique-nique, il y fait très frais. Dommage les provisions sont restées dans la voiture ! On y jouit d'une belle vue sur lac Powell.
Baignade et pique-nique dans une petite crique (pas loin du barrage). Un régal ! Les formations de navajo sandstone de cette crique ne vous rappellent-t-elles pas quelque chose ?
Un petit tour vers Horseshoe Bend, sous les nuages, mais impressionnant tout de même !
Enfin une dernière baignade, non, plusieurs baignades, à Antelope Point, entrecoupées de farniente sur les rochers. Le temps est lourd !
C'est finalement la pluie qui va mettre un terme à notre journée : journée cool, mais bien remplie quand même !
Et la soirée, nous la passons dans notre "cantine" habituelle : "Ken's Old West" appréciant encore une fois musique country et salad bar. Nous sommes même montés sur la piste de danse !
J20 (04/08/07)
Nous quittons Page ce matin en direction de la rive nord du Grand Canyon. Nous avons fait ce choix en raison du taux de fréquentation, seulement 10% des visiteurs du parc. C'est exactement ce qu'on recherche !
Au sortir de Page, nous pénétrons dans le territoire navajo. D'ailleurs à la radio des musiques et chants indiens accompagnent parfaitement la traversée de ces paysages sauvages jusqu'à la Navajo Bridge.
Peu après, la route quitte ces plateaux arides pour grimper jusqu'à Jacob Lake. Les paysages changent : nous passons au milieu de grandes prairies et de forêts dont certaines ont été ravagées par un incendie en juin 2006.
Entre Jacob Lake et l'entrée du parc national, nous prenons une petite route vers East Rim View (à 4miles). Un petit parking idéal pour s'arrêter pique-niquer ! L'air est frais, il faut se couvrir ! A peine sortis, le temps se gâte et nous nous réfugions dans la voiture pendant une grosse averse de pluie et de grêle mêlées. Il ne nous reste plus qu'à manger dans la voiture puis à attendre une hypothétique amélioration. Entre deux averses, nous réussissons à aller au bout du court sentier bitumé et à jeter un regard sur East Rim View, mais la vue est ….bouchée, bien sûr.
Alors nous poursuivons notre route vers North Rim. Le temps s'est rétabli quand nous arrivons au Grand Canyon Lodge. Nous y avons réservé une cabin. Elle est certes toute petite mais très sympa.
Après un moment de repos dans notre cabane de trappeur, nous partons découvrir le Grand Canyon. Le Bright Angel Trail nous amène à un promontoire où l'on jouit d'une belle vue.
Nous empruntons ensuite la Cape Royal Road et nous nous arrêtons à Roosevelt Point où Thierry signale sur son site la randonnée du même nom (7kms, 2h). Voilà qui est parfait en cette fin d'après-midi.
Nous arrivons au bout de quelques minutes à un embranchement que nous décidons de prendre à droite. Mais nous voilà au bout de 5 minutes de retour au même embranchement. Persuadés de nous être trompés, nous recommençons l'opération en étant plus vigilants. Rien à faire, nous ne trouvons aucune alternative. Mystère ! En fait, en vérifiant en soirée la documentation du parc, nous avons vu que Roosevelt Point Trail était bien une courte boucle de 15mn et non une rando de 2h. Alors cet itinéraire a-t-il peut-être disparu car beaucoup d'arbres sont abîmés dans le secteur ?
Frustrés de ne pas avoir pu randonner, il nous faut trouver rapidement une autre destination. Nous choisissons Point Imperial Trail. Pas vraiment un bon choix car le chemin quitte la rim et s'enfonce dans une forêt ravagée par une tempête.
Alors nous reprenons la route vers le lodge afin d'être prêts pour assister au coucher du soleil.
Après ce très beau moment, nous rejoignons le Grand Canyon Dining Room où le dîner est à la hauteur du cadre, un bâtiment classé monument historique surplombant la falaise et offrant à travers ses larges baies vitrées une vue imprenable sur le canyon !
J21 (05/08/07) Comme hier les balades étaient plutôt ratées, nous voulons nous rattraper aujourd'hui et profiter de la matinée au Grand Canyon avant de prendre la route vers Zion.
Je repère Widforss Trail (8kms aller) dont les 4 premiers kilomètres se présentent sous forme de sentier d'interprétation nature, ce qui fait un parcours de 8kms A/R sur la plus belle portion du chemin (2h) et à une altitude de 2500m. Nous avons adoré cette belle randonnée dans la forêt au milieu des pins ponderosa, des bouleaux, des chênes…nous offrant quelques vues sur le canyon et nous donnant à voir de nombreux animaux daims, biches, cerfs et faons.
Il faut maintenant quitter la fraîcheur et la verdure de Grand Canyon pour retrouver des paysages plus arides en perdant de l'altitude.
Après un arrêt à l'aire de pique-nique de Fredonia, nous pénétrons dans Zion NP par l'est en début d'après-midi et nous sommes séduits par ces roches qui nous rappellent un peu le Grand Staircase.
Nous décidons avant tout de réceptionner notre chambre à El Rio Lodge à Springdale. Elle est petite, mais propre et bien équipée et le rapport qualité-prix est imbattable pour Zion.
Nous laissons la voiture à l'hôtel et empruntons la navette qui nous dépose à l'entrée du parc où nous montons dans une autre navette desservant l'intérieur du parc. Très bonne organisation ! Afin de nous faire une idée d'ensemble, nous allons jusqu'au terminus "Temple of Sinanawa" puis restons dans le bus pour revenir à Zion Lodge. Les montagnes de Zion ne me séduisent pas au premier abord, car massives et impressionnantes.
Peut-être une rando me ferait-elle mieux apprécier ces paysages ? Nous choisissons Emerald Pools Trail (1h30) et enchaînons les trois sentiers menant à quatre vasques. Mais la très forte fréquentation fait que cette balade ressemble plus à une procession, ce qui ne va pas modifier mon appréciation précédente.
Nous en terminons là pour cette fin d'après-midi et allons dîner chez Pizza &Noodles (bonnes pizzas) et après avoir flâné dans la rue principale de Springdale, nous nous laissons tenter par une bonne glace au deli du Sol Fooods Market.
Coucher de soleil sur Grand Canyon

De Zion à Las Vegas
J22 (06/08/07) Ce matin nous voulons nous frotter à LA randonnée la plus populaire de Zion : Angel's Landing (8kms A/R 3h30-4h30). A 9h, nous sommes au point de départ (eh!oui, c'est pas très tôt) et nous ne sommes pas les seuls, bien sûr !
Après avoir longé la rivière, le sentier monte implacablement. Il fait chaud et un peu de fraîcheur dans Refrigerator Canyon est bienvenue. Puis les Walter Wiggles (une série de 21 courts zigzags en pierre), véritable merveille d'ingénierie émergent au Scout Lookout que nous atteignons à 10h.
C'est à ce col que je me dégonfle et je laisse Hervé poursuivre tout seul. Impressionnée par les "grappes" de randonneurs accrochées aux parois, je n'ai pas voulu m' aventurer plus loin. Pendant ce temps (1h) je n'arrête pas de chasser les écureuils qui convoitent la nourriture gardée dans un sac plastique dont Hervé n'a pas voulu se charger.
A son retour il me livre ses commentaires : " Le sentier n'est pas techniquement difficile mais il est vrai un peu vertigineux au retour. Il suffit de regarder ses pieds lors des passages critiques. Il serait vraiment dommage d'y renoncer car il en reste une impression incomparable, surtout pour moi qui suis sensible au vertige".
Pendant qu'il se sustente un peu, je vais me dégourdir les jambes en continuant seule sur le West Rim Trail, histoire de voir où il mène. Je suis émerveillée par les paysages et curieuse, j'avance encore un peu jusqu'à ce que je tombe nez à nez avec ….un serpent. Pas le temps de voir s'il était à sonnette ou pas, je déguerpis à toute allure.
Mais ayant très envie d'approfondir ce coin, je n'ai pas de mal à convaincre Hervé de faire ensemble une petite incursion dans ce canyon (en peu moins d'un mile + retour). Après la foule sur le chemin de l'ange, c'est la solitude ici et les paysages sont grandioses.
Me voilà réconciliée avec Zion et nous avons du mal à rebrousser chemin tellement c'est beau (10kms en tout). Mais il faut prendre la route en début d'après-midi. C'est un peu à regrets que nous quittons la solitude de cette partie du West Rim Trail et retrouvons la vallée peu avant 13h. Nous déjeunons au Zion Café : salade et burger puis c'est parti pour Las Vegas. Après 3h de route nous atteignons la ville des casinos et le Luxor où nous avons réservé. Un véritable hall d'aérogare et une file d'attente pour le check-in digne d'un jour de grand départ à l'aéroport de Roissy ! Notre chambre est au 2ème niveau. Pour la vue, c'est raté, mais la chambre est très grande et décorée avec goût sur le thème du lieu.
Nous quittons l'hôtel pour une visite des autres hôtels du Strip. Ils sont tous plus excentriques les uns que les autres.
Le clou de la soirée, ce sont, sans hésiter, les jeux d'eaux du Bellagio.
Pour dîner nous nous laissons tenter par le Rainforest Café et son ambiance tropicale au MGM après avoir tenté le buffet du Bellagio (queue interminable !). Malgré la taille du restaurant, nous sommes étonnés de la qualité des plats : nous avons vraiment apprécié !
Il ne reste plus qu'à essayer les machines à sous : nous jouons 10$ et gagnons 19, 75$. Sur un si bon score, inutile de poursuivre !!!
Angel's Landing

De la vallée de la Mort à Yosemite
J23 (07/08/07) Aujourd'hui nous attaquons l'étape la plus longue et la plus contrastée de notre voyage : du désert aux montagnes de la Sierra Nevada.
Une étape ponctuée de nombreux arrêts : Pahrump, où nous faisons quelques courses au Walmart dans Death Valley, à Zabriskie Point.
Au Visitor Center à la recherche d'une aire de pique-nique climatisée (introuvable!!)
A l'épicerie de Furnace Creek Ranch à la recherche de dattes de l'oasis : on n'a trouvé que des dattes de Californie.
Aux Sand Dunes.
Au Father Crowley Point où nous mangeons dans la voiture, les portes ouvertes. Ouf ! qu'il fait bon !! au milieu des arbres de Joshua après Towne Pass.
Un dernier arrêt au parc municipal d'Independence pour une petite sieste à l'ombre et nous finissons par atteindre Mammoth Lakes à 18H après 10h de route et une conjonctivite (moi) due à l'abus de clim (?).
L'hôtel Austria Hof Lodge est situé au pied du domaine skiable. Il est moins "pimpant" que sur internet. L'entrée est un peu vieillotte, il n'y a pas d'ascenseur. Mais la chambre est grande, bien équipée (wifi, frigo, petit dej. inclus) et située juste à côté du jacuzzi. Idéal après une journée de route !
C'est dans le guide LP que nous trouvons l'adresse pour le dîner : Whiskey Creek. Il y a un peu d'attente, nous patientons au bar au premier étage. L'hôtesse d'accueil nous confie un "objet" qui se mettra à vibrer et clignoter quand c'est notre tour. Epatant ! Le dîner est excellent, le vin aussi. Ambiance bistrot de montagne !
J24 (08/08/07) Après un petit saut vers Lake Mary et Twin lakes, nous quittons Mammoth Lakes ce matin.
Nous pénétrons dans Yosemite par la Tioga Road et immédiatement après l'entrée, nous nous arrêtons au parking pour la randonnée au Gaylor Lake (5kms, 3hA/R 450m de dénivelé altitude max env. 3350m). J'ai choisi cette destination car le "scenery factor" est estimé à 4/5 alors que le taux de fréquentation est estimé à 2/5 : de belles vues et peu de monde. Chouette !
La montée est d'abord raide dans la forêt puis arrivés à un col, nous avons une très belle vue sur la vallée et sur un premier lac. Après la descente vers le lac, le sentier le contourne par la droite et continue vers un deuxième lac.
Il y a effectivement très peu de monde ! Nous poursuivons après ce lac vers une mine datant des années 1870. Un couple d'Américains rencontrés sur place nous précise que c'était une mine d'or. Voilà Hervé qui se prend pour un chercheur d'or en quête de minerai !
Sur le chemin du retour chiens de prairie et marmotte croisent notre route, mais ils sont plus rapides que le photographe. Dommage!
Nous reprenons la voiture et nous nous arrêtons un peu plus loin au bord d'une rivière, le temps de pique-niquer puis c'est reparti !
En passant à Tenaya Lake, une petite pause s'impose pour profiter de ce beau lac.
Un petit moment de farniente en bord de plage et nous voilà requinqués ! C'est pourquoi, arrivés à Tuluomne Grove, une petite balade ne nous fait pas peur ! Petite peut-être (1h) ça va tout seul pour la descente jusqu'à la parcelle de séquoias géants, mais au retour ça grimpe ! Mais la sieste nous ayant ragaillardis, nous montons en un rien de temps, surpris d'être déjà arrivés.
Il est plus de 18h quand nous arrivons dans la vallée. Nous voulons réserver le hiker's bus pour demain, il faut donc nous rendre au Visitor Center de Yosemite Valley. Nous sommes abasourdis en arrivant à proximité. Sommes-nous vraiment dans un parc? Nous trouvons ici une véritable ville : magasins, restaurants, clinique, parkings géants, routes à 2 voies… Nous finissons par trouver le Visitor Center qui nous renvoie vers le guichet de la société dans Yosemite Lodge. Le guichet ferme à 19h, il est 18h50. Nous nous pressons pour finir par nous entendre dire qu'il n'y a plus de place dans le bus de 8h30, ni le lendemain ni le surlendemain. Tant pis, on trouvera bien une alternative, mais on se jure qu'on ne reviendra pas dans la vallée. Trop fréquentée à notre goût !!! Nous arrivons à 20h au Cedar Lodge : la chambre n'est pas très clean et surtout sent le renfermé ! Très chère pour ce que c'est. Nous avons réservé deux nuits. Il faudra faire avec ! Pour manger, guère de choix. L'hôtel est loin de tout. Le restaurant n'est pas climatisé et il y a du monde qui attend ! Dépités, nous finissons par opter pour le fast-food. Et finalement la formule salad bar est très bonne !
J25 (09/08/07)
La randonnée de Glacier Point à Yosemite Valley étant tombée à l'eau, nous en profitons pour faire la grasse matinée (jusqu'à 8h30).
Puis direction Glacier Point en voiture. Nous allons d'abord au point de vue où il y a foule. Puis nous revenons vers le parking de Taft Point/Sentinel Dome.
Il est déjà 11h30 quand nous entamons notre balade. Nous commençons par aller vers Taft Point. Nous atteignons d'abord cinq "Fissures" puis le point de vue qui livre de belles vues sur la vallée, El Capitan et les "Yosemite Falls" qui sont à sec. Nous revenons un peu sur nos pas puis nous prenons la direction de Sentinel Dome via Pohono Trail où nous progressons dans une belle forêt de conifères.
Pas un touriste sur cette variante, c'est super mais en même temps une petite angoisse : et si on rencontrait un ours, ici, loin de tout ? Nous restons vigilants même pendant l'arrêt pique-nique, nous asseyant dos à dos pour surveiller les alentours. Arrivés à Sentinel Dome, nous grimpons au sommet pour une vue à 360 ° sur la vallée, El Capitan et Yosemite Falls au nord, sur Half Dome, Nevada Falls (en eaux !) et Cloud Rests à l'est. Nous reprenons la voiture vers 15h après une boucle de 8kms, 3h.
Il est encore tôt, nous faisons une petite halte dans une grande prairie sur Glacier Point Road. Pendant que nous nous reposons, un minibus s'arrête. Les passagers, avec des jumelles, observent la forêt au-delà de la prairie. "Bear…Bear…." s'agite l'un d'eux. Nous nous redressons d'un bond. "Oh ! no…deer…deer…Sorry…" s'excuse-t-il. Une belle biche s'abreuve en bordure de forêt.
Dommage, on aurait bien voulu voir un ours !
C'est sur ce souhait que nous nous mettons en route vers l'hôtel avec comme hier, re-formule salad bar au fast-food. Pas trop le choix !
J26 (10/08/07) Aujourd'hui il n'est pas question de traîner au lit. Nous voulons aller voir les séquoias à Mariposa en faisant la boucle complète par Outer Loop Trail (11kms, 4-5h). D'après mes documents, le premier tiers de la randonnée se fait "jowl to jowl" traduisez "coude à coude" puis la fréquentation est qualifiée de "medium" dans le deuxième tiers et enfin "bordeline light" dans le troisième tiers. Pour éviter la foule, lever à 6h, départ à 7h et arrivée sur place à 8h30.
Heureusement à cette heure-ci il n'y a que peu de monde ! Nous posons au pied des premiers séquoias géants. Impressionnants !
Mais dans "Lower Grove" tout cela est très organisé (barrière autour des arbres…et pour cause) et finalement un peu artificiel. Dans la partie Upper, la randonnée devient plus intéressante. D'ailleurs seule une poignée de courageux poursuit jusque là, les plus fainéants font comme ceux-là.
Ici la forêt reprend son aspect sauvage et les animaux ne tardent pas à se montrer.
Écureuils…
Biches et faons
Et même ces deux animaux que nous prenons d'abord pour des chats sauvages, et qui une fois la photo agrandie, s'avèrent être, avec leurs oreilles très caractéristiques et leur fourrure, oui, oui des… ..jeunes "mountain lions".
Les arbres sont toujours aussi remarquables.
Après Upper Grove, le chemin nous mène à Wavona Point Vista puis nous ramène au parking à travers une belle forêt où nous pouvons encore admirer des séquoias, certes moins hauts que les précédents mais en très grand nombre. Et nous sommes aux anges, nous avons l'Outer Trail pour nous tout seuls. Preuve est, que dès qu'on emprunte un sentier un peu à l'écart des axes touristiques, on se retrouve vite seul.
Nous quittons Yosemite après manger, avec un regret, celui de n'avoir pas même vu la queue d'un ours, mais avec encore un espoir, celui de pouvoir en observer un à Sequoia où nous serons demain !
En route vers la Californie et Visalia ! Après la forêt, voilà de grandes étendues herbeuses brûlées par le soleil puis des vergers à perte de vue : orangers, citronniers, pêchers…
Nous arrivons à destination, l'hôtel Comfort Inn & Suites en plein centre de Visalia. La chambre, en fait, quasiment une suite avec bureau, salon, frigo, micro-ondes, évier, wifi, petit dèj compris et……deux télés nous comble !
Nous allons tout de suite repérer le quartier : courses, banque…et faire notre choix pour le restaurant de ce soir. Visalia nous fait bonne impression, il y a un petit centre-ville très sympa, plein de boutiques assez chics et de restaurants très animés le soir. Cette ville ne figurant pas dans nos guides, c'est grâce au prospectus que nous a donné l'hôtel et en allant voir sur place que nous choisissons le Cafe 225. Excellent choix, très bon dîner !
Death Valley

Après Sequoia... la côte Pacifique
J27 (11/08/07) Aujourd'hui, notre programme doit nous mener à Sequoia National Park.
Ayant fait le plein d'images de séquoias hier à Mariposa, il ne nous semble pas pertinent de visiter Giant Forest, d'autant que le journal du parc fait état de travaux sur la Hwy198 entraînant d'importants délais d'attente ! Nous prenons alors l'option de découvrir une partie plus minérale de ce parc, à savoir le secteur de Mineral King.
Une véritable expédition, cet endroit ! En effet, c'est par une route étroite et sinueuse de 25 miles et 1h30 de parcours depuis l'entrée du parc qu'on y arrive. On passe ainsi de 500m à 2387m en pas moins de 698 virages ! Heureusement Hervé a l'habitude de conduire en Corse et nous arrivons au bout de la route en un peu plus d'une heure.
Des panneaux nous préviennent que nous entrons dans le domaine des ours (Ah! On va peut-être enfin en voir un !) . C'est pourquoi nous laissons notre glacière ainsi que tout ce qui peut attirer l'odorat de ces animaux dans un container en fer prévu à cet effet.
Nous pouvons commencer notre randonnée vers Monarch Lakes, situés à plus de 3000m d'altitude au pied du Sawtooth Peak (13kms, 5-6h, 600m de dénivelé). A la Ranger Station, on nous a prévenu, c'est le premier mile qui est le plus raide.
Vue sur Mineral King Valley.
Puis le sentier continue à grimper mais très progressivement à travers des prairies et une très belle forêt de conifères "rouges".
Puis il arrive à proximité de Chihuahua Bowl, une mine baptisée ainsi par des pionniers en l'honneur des riches mines mexicaines du même nom. Le minéral domine quand le sentier change de versant.
Ca y est, le lac n'est plus très loin. Après ce joli ruisseau, nous y sommes !
Après 3h de marche, quel plaisir d'ôter nos chaussures pour un petit bain de pied dans l'eau claire et fraîche du lac !
Trois quart d'heures de repos et déjà il faut penser à retourner. La descente est beaucoup plus rapide : 2h plus tard nous sommes de retour au parking ! Une bien belle randonnée ! Il ne manquait que l'ours !
Il est 17h. Encore faut-il maintenant reprendre en sens inverse les 698 virages, ce qui sera négocié en une heure chrono. Tous les automobilistes se rabattent pour nous laisser passer ! Il faut dire que les Américains n'ont pas souvent l'occasion de s'exercer sur une route de montagne telle que celle-ci !
Encore une petite heure pour rejoindre Visalia. Ce soir nous mangeons italien dans un restaurant sur Main Street : Little Italy, très bon aussi dans un cadre intime.
J28 (12/08/07)
Aujourd'hui direction le Pacifique dont nous longerons la côte de Cambria à Monterey par la Hwy1.
Nous quittons Visalia vers 8h et nous nous dirigeons vers Paso Robbles en traversant encore des plantations d'arbres fruitiers et de vignes. Puis peu après, au détour d'une colline, la voilà…la mer. En fait, sur le coup, nous nous demandons si ça n'est pas un mirage en raison d'un léger voile brumeux à l'horizon. C'est une drôle de sensation ! C'est vraiment la mer, après 4 semaines de déserts et de montagnes, nous sommes émus. Nous venons d'atteindre Cambria.
Un arrêt à la première plage le confirme : ici on retrouve l'air vif de la mer…un peu comme en Bretagne. Et comme dans cette belle région française, on y trouve aussi une côte déchirée et sauvage.
La route a parfois l'air de s'accrocher désespérément à la falaise. Un air de route corse au bord du Pacifique ! Les points de vue et zones d'intérêt ne manquent pas, particulièrement aux alentours de Big Sur et vont rythmer notre journée. Point Piedras Blancas (à 8kms de Hearst Castle) accueille une énorme colonie d'éléphants de mer paressant sur la plage. Nous ne nous lassons pas de les observer.
Sand Dollar Beach Area (à 45kms de Hearst Castle) : accès 5$ par voiture. Après une pause pique-nique au soleil (trop froid à l'ombre!), nous empruntons un petit sentier conduisant à la plage surtout prisée par les surfers. La plage est très belle, l'eau très claire et on aurait presque envie de se baigner si la température extérieure n'était pas aussi fraîche !
Julia Pfeiffer Burn State Park (à 60kms au sud de Carmel) recèle une véritable merveille, les McWay Falls, spectaculaires chutes de 15m se jetant dans la mer.
La côte aux environs de Big Sur offre des vues stupéfiantes.
Point Lobos State Reserve (6kms au sud de Carmel) : accès 9$ par voiture.
Le Sea Lion Point Trail fait le tour d'une pointe rocheuse abritant une colonie d'otaries. A force d'observer la surface de l'eau, nous découvrons même une loutre en train de se nourrir. Nous l'observons longuement à la jumelle.
Dommage que nous n'ayons pas plus de temps pour parcourir les autres secteurs de ce parc. Il est temps de rejoindre notre hôtel, le BW Beach Dunes à Marina après Monterey.
Nous sommes déçus de notre choix : emplacement à proximité de la Nationale, bruyant +++. Heureusement pour le dîner, nous trouvons un restaurant formidable à Monterey (merci Lonely Planet). Le Monterey's Fish House ne paie pas de mine de l'extérieur, mais la qualité est au rendez-vous. J'ai mangé un mahi-mahi et Hervé a pris une bouillabaisse : un régal ! Nous avons dîné au bar (attente++ pour avoir une table) et l'ambiance était très conviviale ! A ne pas manquer !
Sur la côte Pacifique

San Francisco et alentours
J 29 (13/08/07)
Nous quittons avec soulagement Marina pour rejoindre San Francisco via la Hw101. C'est la solution la plus rapide, d'autant que la côte que longe l'US1 n'a pas l'air d'être plus attrayante. Nous ne tardons pas à traverser une série de banlieues de San Francisco et atteignons notre hôtel dans la zone de l'aéroport vers midi.
Le Radisson San Francisco Bay (sortie Sierra Point) nous donne entière satisfaction. Parking gratuit, frigo, micro-ondes, coin salon et bureau, wifi…grande chambre très confortable (aucun bruit malgré la proximité de l'autoroute)…voilà de quoi se sentir bien !
En début d'après-midi nous rejoignons San Francisco en voiture. Circulation très fluide jusqu'au centre ! Nous nous garons au parking à l'angle de Sutter et Stockton Str., indiqué dans le guide LP comme " relativement avantageux". Nous y resterons jusqu'à 18h (9$) puis irons nous garer sur un emplacement à parcmètre gratuit à partir de cette heure-ci.
Nous suivons le parcours pédestre décrit dans le guide cité plus haut. Il débute à la porte de Chinatown, traverse le quartiers chinois puis le quartier italien
et nous amène sur les hauteurs de Telegraph Hill et de sa Coït Tower.
Notre visite ne s'arrête pas là : je veux voir la très mythique Lombard Street, bordée de très belles demeures.
La fatigue commence à se faire sentir. Le retour en cable car est bienvenu, mais ce n'est pas de tout repos. D'abord il faut jouer des coudes pour pouvoir monter à bord (beaucoup de monde à l'arrêt), ensuite il faut s'accrocher, montagnes russes assurées !
Arrivés au parking, nous récupérons notre voiture et revenons dans le quartier italien pour dîner. Notre choix s'arrête sur l'Osteria del Forno, un tout petit restaurant (guide LP). Nous dînons tôt (18h30), c'est honnête sans plus. En revanche la glace (glacier en face) est délicieuse !
J30 (14/08/07)
Aujourd'hui nous voulons traverser le Golden Gate Bridge pour découvrir une autre vue de San Francisco et visiter les alentours.
Ce matin traverser la ville est interminable ! Le pont est dans le brouillard pour le moment et il ne fait pas chaud !
Pourtant le soleil brille quelques miles plus loin en arrivant à Muir Woods. Le parking est plein…ça grouille de monde. Nous décidons de faire l'impasse et de poursuivre vers Muir Beach Overlook où nous espérons pouvoir pique-niquer. Pas de chance, nous retournons dans la brume et le froid. Nous poursuivons la Hwy1 jusqu'à Stinson Beach où nous tentons un petit tour sur la plage. Il y a un de ces vents ! Il n'y a plus qu'à poursuivre en voiture. Sur les hauteurs de la Panoramic Highway, nous retrouvons le soleil…ça fait du bien. Nous nous arrêtons près du départ du sentier de Sierra Point Trail. Nous décidons de faire un petit tour…qui sera finalement un très grand tour. Descente par Eastwood Camp jusqu'à Muir Woods et la balade au pied des séquoias.
Puis remontée par Bootjack Trail et Troop80 Trail dans une végétation très luxuriante le long d'un torrent encombré de troncs arrachés. Décor à la Indiana Jones. Randonnée très dépaysante !
En arrivant au Golden Gate Bridge, sur la route du retour, nous faisons un petit détour sur les hauteurs pour profiter de belles vues sur le pont
avant de faire une halte à Sausalito, petite ville bien agréable et coquette
avec ses boutiques, ses galeries d'art très chic et ses légendaires house-boats.
Nous nous laissons séduire par cette ville et espérons y trouver une bonne adresse pour dîner. J'ai envie de manger du poisson, bord de mer oblige. Un petit coup d'œil sur un panneau d'information de la ville, le "Spinnaker" avec ses "dramatic views" retient notre attention. Le dîner est une merveille et nous avons la meilleure place du restaurant : une vue à 360° sur la baie de San Francisco assortie du spectacle des otaries qui batifolent dans les flots et des mouettes qui passent leur temps à pêcher devant nous. Inoubliable !!!
J31 (15/08/07)
Nous décidons de rendre la voiture ce matin et de rejoindre San Francisco par le Bart à partir de l'aéroport.
Notre objectif aujourd'hui: poursuivre la visite de San Francisco mais cette fois-ci à vélo ! Après avoir déposé la voiture à l'aéroport, (quelques secondes ont suffi, bravo pour l'organisation Avis), nous empruntons d'abord l'Air Train, puis le Bart puis le cable car jusqu'à Colombus Str.
C'est là que se trouve le loueur que nous avons retenu "Blazing Saddles" mais qui s'avère ne pas être très sympa (accueil assez froid). La location nous revient à 50$ pour 2 pour la journée, tarif comparable chez tous les loueurs.
Nous commençons par longer la côte jusqu'à Golden Gate Bridge. Il fait frais et nous supportons nos deux polaires. Un coupe-vent aurait été plus adapté. Passer le pont à vélo (ou à pied) nous semblait être une expérience différente. Mais le vacarme est assourdissant et devient vite insupportable. Nous ne parcourons pas la moitié du pont.
Alors retour en ville en direction du Golden Gate Park. Je commence à flancher. Il est temps de manger : une salade et une pizza dans un petit restaurant à côté du parc et c'est reparti. En traversant le parc, nous faisons la visite du Japanese Tea Garden (4$/pers). Le jardin est tout petit, très joli, mais hyper fréquenté !
Notre circuit nous conduit ensuite jusqu'à Ocean Beach où je m'amuse à provoquer l'envol d'une nuée de mouettes.
Après Lincoln Park, nous avons l'occasion de jouir de nouvelles vues sur le pont.
Ouf ! La balade est bientôt finie. Il reste à longer comme ce matin la côte où nous observons les prouesses des surfeurs et à retourner chez le loueur après 6h de vélo et une quarantaine de kilomètres parcourus ! Journée fatigante en raison des nombreuses montées, mais excellente.
Dans Union Square nous assistons aux improvisations de l'ensemble Jazz des Jeunes de SFO avant de reprendre le Bart puis la navette vers l'hôtel. Un bon dîner au restaurant de l'hôtel clôt cette dernière journée à San Francisco et aux Etats-Unis. Demain retour Paris !
J32 (16/08/07)
Nous avions prévu le retour depuis Los Angeles. C'est pourquoi il nous faut faire aujourd'hui un vol intérieur vers cette destination. Nous avons choisi un vol très tôt (7h) en espérant pouvoir, soit enregistrer immédiatement nos bagages pour Paris soit les laisser dans une consigne et profiter de cette dernière journée sur la plage de Marina del Rey, proche de l'aéroport.
Malheureusement rien n'est possible : plus de consigne aux Etats-Unis depuis le 11 septembre et pas d'enregistrement avant 15h. Le décollage pour Paris est prévu à 18h30. Solution : prendre notre mal en patience, grignoter, lire, pianoter sur internet (accès wifi possible et gratuit)….et attendre jusqu'au soir.
Bon, notre voyage se finit un peu en queue de poisson mais il a été riche et bien rempli. Et c'est, avec des souvenirs plein la tête, que nous nous envolons vers Paris en début de soirée.
Golden Gate Bridge

NOS CONCLUSIONS
Nous sommes rentrés enchantés de ce voyage qui est également notre premier aux Etats-Unis.
Nous avons parcouru en voiture 4000 miles (6000kms) dans une grande variété de paysages allant des déserts de l'Utah et de l'Arizona aux montagnes de la Sierra Nevada et à la côte Pacifique.
Pour un premier voyage, nous ne nous sommes pas contentés d'un circuit classique. Nous l'avons émaillé de sites sortant des sentiers battus (faisable grâce au 4x4) et surtout de plus de 180 kms de randonnée, sans compter les kilomètres parcourus à pied dans les villes.
Nos impressions générales : sur l'accueil : il suffit de sortir une carte de sa poche (sans rien demander) et il y a toujours quelqu'un qui spontanément vous renseigne. De plus, les Américains connaissent et aiment la France, souvent ils l'ont déjà visitée et adorent échanger à propos du mode de vie français ! sur la conduite : conduite très cool sur des routes extra larges. En revanche, les Américains ne respectent pas plus la vitesse que nous, contrairement à ce qu'on avait lu avant notre départ ! Essence : compter env. 80$ pour 600 miles. Location 4x4 : 2000$. sur les prestations hôtelières : nous avions réservé tous les hébergements. Ils nous ont donné, sauf quelques rares exceptions, entière satisfaction. A certains endroits, en payant en cash, possibilité d'avoir une remise de 10%. En moyenne le prix des chambres où nous avons séjourné a varié entre 60 et 100$ (NY et SFO un peu plus) sur les repas : le midi, pique-nique. Fruits et légumes sont plus chers qu'en France et surtout le prix correspond à une livre. Attention, tous les prix sont indiqués hors taxe, même en grande surface. Le soir, au restaurant, en moyenne 50 à 80$ pour deux. Nous avons très bien mangé. Certes, ce n'est pas de la haute gastronomie française, mais de très bonnes viandes et aussi des légumes …et des "Pies" délicieuses. Loin du cliché des hamburgers !
Nos coups de cœur !
Nous avons adoré tous les endroits où nous avons été seuls ou presque, en tout cas les parcs très "nature" ou peu aménagés : la région de Moab (Arches, Canyonlands …) avec une mention particulière pour les Needles et l'extraordinaire randonnée de Chesler Park. Le must à nos yeux ! Escalante et le Grand Staircase : les sites sur le Burr Trail et sur la Hole-in-the Rock Road. Coyote Buttes et the Wave. Capitol Reef avec la Cathedral Valley. Grand Canyon Nord. Mineral King (Sequoia)
Nous avons aimé (mais un peu moins, car beaucoup plus fréquentés et/ou aménagés) Bryce Canyon et son amphithéâtre. Zion et ses randonnées très populaires Yosemite, ses dômes, ses lacs et ses séquoias. les villes : San Francisco, à ne pas manquer. Las Vegas, excentrique. New York, à voir au moins une fois.
Nos regrets : ne pas avoir pu parcourir Cottonwood Road en entier en raison des intempéries. ne pas avoir croisé d'ours ni à Yosemite, ni à Sequoia ! (nous irons au zoo à Paris!)
Bibliographie :
=> New York : le guide Lonely Planet pour la préparation et pour le voyage le petit guide rose "citiz", concis et plus léger dans la valise.
=> Ouest Américain : les guides LP et Routard. Ils nous ont surtout été utiles, sur place, pour les adresses de restaurants ainsi que pour la visite de San Francisco et la côte pacifique. Car la plupart de notre documentation a été puisée dans le site www.ouestusa.fr, surtout pour les visites et randonnées entre Salt Lake City et Zion.
=> Après Zion, le site internet précédent étant moins documenté (du moins jusqu'à présent !) voilà ceux qui m'ont servi, entre autres : www.waterfallswest.com pour les renseignements sur McWayFalls à Big Sur. pt-lobos.parks.state.ca.us pour les informations sur Point Lobos Reserve. www.visitmuirwoods.com pour la description détaillée des randonnées dans et autour de Muir Woods.
=> Et pour prolonger la lecture.... le récit d'Edward Abbey "Désert Solitaire". Ranger à Arches dans les années 70, il décrit à merveille ce qu'étaient ces parcs à l'époque. les deux romans policiers du même auteur "Le gang de la clé à molette" et "Le retour du gang..." qui ont comme décors les régions de Page et du lac Powell ainsi que celles de Canyonlands et the Maze.
Nous avons été tellement emballés par ce voyage que dès notre retour nous avons programmé un nouveau voyage, encore plus axé "nature". Le carnet 2008 est ici !

FIN








