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Katmandu en 1982 – dédicace à Parvat
by GeorgesOZ · 2009-08-16 · 6 replies
Je dédie ces quelques pages à mon amie Parvat. J’ai lu son récit sur le Népal (et l’Inde) il y a quelques jours, et ça m’a replongé dans mes souvenirs. J’espère qu’elle ne m’en voudra pas, car mon style de voyage diffère sans aucun doute du sien !

Katmandu en 1982, quelques bribes de notes hâtivement jetées dans un carnet de route. Souvenirs d’une époque heureuse où j’étais libre comme l’air et où j’étais parti à la découverte de la planète.

On a dit de Katmandu qu’elle est la Florence de l’Asie….

28 Septembre 1982

L’anarchie qui règne sur Durbar Square à Katmandu est la plus sympathique qui soit. Les temples et les marchés ne forment pas vraiment un ensemble organisé pour le trafic, et pourtant il y a quelques voitures qui y passent. Savoir si elles doivent rouler à gauche ou a droite, ce n’est pas évident! Entre les vaches sacrées, les troupeaux de chèvres, les carrioles à deux roues, les porteurs de bois et autres, les saddhus, les piétons, les chiens, les vélos, les rickshaws, et j’en oublie !, leur passage ne peut pas suivre des règles précises.

J’oubliais ! Le flic en short avec une casquette à pompon rouge. 🙂 Cool ! Tout se passe très bien, dans le plus charmant des désordres, un peu de crasse tout autour, juste ce qu’il faut. Ce n’est pas nickel mais ce n’est pas choquant (à côté de l’Indonésie, par exemple).

Un peu partout, des petites statues en bosse ronde, divinités emplâtrées de rouge devant lesquelles on se prosterne et prononce quelque prière. Une espèce de coffre entouré de bougies, toute une procession interminable pour y passer ses mains en un geste de respect ou d’adoration, puis en sonner la cloche. C’est, je crois, le temple de Ganesh. 😉 (Parvat?)

Le retour du centre à l’hôtel en rickshaw, la nuit, de la féerie en tube concentré, mon ami ! C’est surprise et émerveillement à chaque coin de rue, bougies, sculptures, temples illuminés comme des sapins de Noël. Merveilleux ! Une rangée de tapis tibétains suspendus aux fils électriques, des dizaines de cerfs-volants. Ils ne voleront plus, et se contentent de décorer le ciel bleu profond de la nuit. Je comprends l’expression « il faut se pincer pour se convaincre qu’on ne rêve pas ».

Par terre, des rats crevés, des chats crevés, des merdes humaines. Quand chient-ils sur les trottoirs des grandes rues ? la nuit ?

On a écrit en parlant de Katmandu (Kerry Moran) : « ce qu’on voit en une courte promenade pourrait remplir des vies entières ». 😉 😛 😎 Je la comprends bien.

29 Septembre 1982 Je suis allé à pied à Swayambhunath. Le soleil, les singes, les trois saddhus. Le soir, j’aime m’asseoir derrière Durbar Square. Dans un temple, il y a des musiciens et les gens chantent, doucement. On les voit bien de la rue, c’est tout ouvert, à cœur ouvert. Chœur de femmes et de filles. Quelques hommes autour seulement.

30 Septembre 1982 Dans ce temple de Durbar Square, encore des chants le soir. Le musicien qui joue d’une sorte d’harmonium au milieu des images de divinités hindoues a le visage lumineux et doux de ces divinités. Un tabla discret.

Le plaisir de se balader dans cette ville ! Les gens jettent leurs ordures dans la rue, pour les chiens, les chats, les vaches. Des bougies allumées dans beaucoup de niches où veillent les divinités. Ça respire de très bonnes vibrations. Je peux sentir la présence des dieux.

Les Népalais ont souvent des traits européens, assez doux.

5 Octobre 1982

De retour à Katmandu, après une virée à Pokhara. J’y ai des « copains ». Hari, le brahmane qui a passé huit ans à Paris. Il a fait un an et demi de tôle ici pour 10 tolas de hasch. Il deale de l’opium et du hasch, m’a fait changer du fric à 14 roupies pour 1 US. Il parle très bien tibétain. Un cœur en or. On a bu du raksi ensemble, bavardé au Young Dung, fumé en face plusieurs fois. Un vrai copain, pas de tricherie. Il avait pris de la poudre ce soir et était de très bonne humeur.

Il y a aussi le Népalais de ce soir, en costume veston, membre de la famille royale dit-il. Toujours riant. Il est allé au Japon, à Bangkok, en Allemagne, à Istanbul, a lu sur les Incas. Beaucoup d’échanges de vue du style « et tu as vu la Mosquée Bleue ? tu es aussi allé au Pudding Shop ? » …. et d’éclater de rire ! Et de parler des indiens d’Amérique du Nord, de l’Indonésie (où je vis ces temps-ci) etc…. super cool. Il sait, du fond de son âme, d’où viennent tous les gens de son pays, sans que cela soit vraiment bien écrit nulle part, les gens l’ayant presque complètement oublié eux-mêmes. Un heureux dilettante, de compagnie et de conversation agréable.

Et il y a Khem, l’Indien que je prenais pour un Français, le dernier client avec moi dans ce troquet sympa, bonne musique (quand il y a de l’électricité !), fermé à 23 heures mais où nous sommes restés à fumer, portes fermées. Il m’a répondu en français, m’a parlé de Paris et de Marseille, disant qu’on n’y parle pas de la même façon… Je lui ai dit qu'il était un Indien spécial, de savoir la différence entre Paris et Marseille, et nous avons éclaté de rire pendant 5 minutes.

Il m’a dit qu’en Inde les masses n’ont jamais eu d’importance et n’en auront jamais. Ce sont les leaders qui comptent. Il me dit sentir que les Aryens de l’Inde sont proches des Européens, et qu’ils doivent facilement leur pardonner leurs méfaits à cause de leur proximité originelle. Comme je m’en suis rendu compte au fil des années suivantes, j’avais là droit à une de ces discussions passionnantes et interminables que l’on peut avoir avec tant d’Indiens à l’éloquence sans égale.

Vers 23 heures, à la fermeture, ce Népalais qui passe devant notre table, nous écoute, sourit, veut savoir d’où je viens etc… me tend la main, me parle dans sa langue. Je lui dis que je regrette ne pas parler sa langue. Il me répond qu’il vient des montagnes, qu’il ne sait pratiquement pas l’anglais, qu’il est un « Buthe » ( ?), classe supérieure des Sherpas (Everest), mais qu’il est pauvre. Khem, qui roule un joint, marque d’une exclamation brève, sourde, en quelque sorte sa reconnaissance d’un fait tellement courant, comme quoi le monde est ainsi fait. Contact simple, direct, chaleureux, souriant.

Le montagnard m’a demandé l’heure. Je lui ai montré ma montre et il a eu cette réplique extraordinaire : « pardon, c’est la première fois que je vois une montre. Peux-tu me dire l’heure qu’il est. Je ne peux pas lire sur la montre ». Que cela soit vrai ou non, que cet homme soit authentique ou peut-être fou, peu importe !

Parlé du Yi King et du Libro de Arena, de Jorge Borges, au « Népalais Royal ». Je lui ai raconté l’histoire du livre de sable, expliqué son titre : il y a autant de pages que de grains de sable dans l’univers ! Que le Yi King est magique : avec un nombre fini de combinaisons symboliques, il s’adresse personnellement à son lecteur, comme un livre de sable.

Khem m’a parlé du royaume d’Avod ( ?), de la ville de Lucknow. Lui-même est de Calcutta. Au cas où je devrais disparaître (« if for some reason you want to go underground »), me dit-il, je pourrais très facilement le faire en Inde, avec ma couleur de peau, sans rien changer. Pas même besoin de moustache ! 😉

6 Octobre 1982

Le Neo Lodge est propre et sympa pour 20 roupies la nuit. À 30 mètres du K. Guest House.

Bien mangé : breakfast pour 6.50 roupies au Jamaly Pie Shop, thé compris.

Aujourd’hui, je me suis abandonné à une de mes petites passions, celle des pierres. J’ai fait les bijouteries ! J’ai quelques superbes turquoises dans la poche. L’une d’elles fait 72 carats ! J’ai tout de même réussi à résister à la tentation d’acheter un collier magnifique, serti de turquoises, mais il valait quelques milliers de roupies. Les turquoises tibétaines sont vendues à 12 roupies le carat, les coraux rouge sombre, les meilleurs, à 20 roupies le carat. Mais je n’ai aucune femme à qui les offrir ! Quel idiot, j’aurais pu penser à mes futures chéries, belles et méritantes!

Turquoises tibétaines : les veines sombres représentent les forces yang fertilisant la matrice bleue, yin. Ma conception « chinoise » (taoïste) des pierres. Comme les rochers sont mâles dans un paysage yin. Pierres d’équilibre, d’union, d’harmonie.

Au Snowman, j’ai de nouveau rencontré le « Népalais Royal ». Il m’a donné du hasch pour faire un joint. À notre table, il y avait un jeune Italien blond de Genova, qui avait sur ses genoux une petite Nepali de 4 ans peut-être, mignonne comme tout. Une petite voisine qui aime rester avec lui, que ses parents laissent aller ainsi. Une image de tendresse touchante. Il alla la ramener chez elle à 9 heures trente. Il doit rentrer demain en Italie pour faire des sous et me dit que c’est un problème. Affectif sans doute. Katmandu doit être mieux que Genova !

Hari était bizarre, un peu trop high. Au Young Dung, un Tibétain lui a reproché d’avoir emprunté sa bicyclette pour 15 minutes, alors qu’il a dû le chercher partout, 4 ou 5 heures plus tard, Hari ne revenant pas. Il a retrouvé sa bicyclette dans un de ces endroits où tout le monde pisse et chie, où Hari l’avait jetée ! « Et que le propriétaire lui en aurait demandé 600 ou 700 roupies, et qu’il ne l’oublierait pas de Hari ! ». Histoire à dormir debout, nous rions bien.

Marchant autour de Durbar Square, à 23 heures, avec le « Népalais Royal », je lui fais la remarque qu’apparemment il n’y a pas beaucoup de crimes à Katmandu. Ce qu’il me confirme : « no bank robbery yet!”, dit-il quelques secondes plus tard en pouffant de rire à sa manière. Il parle ainsi, par brefs jets, non dans un flot verbal ininterrompu.

Mon retour à pied à l’hôtel dure une bonne demi-heure. Je dois m’arrêter à tant d’endroits pour me retourner, voir sous d’autres angles les rues, les bâtisses, admirer. Je me sens presque au Paradis. C’est ce que je me dis en passant devant le Kalo Bhairab, brillant de toutes ses couleurs graisseuses …. enduits d’adoration. La beauté, la grandeur de la perspective alentours, tout cela est d ‘un endroit que les hommes ont décidément rapproché des cieux.

Un mal du tonnerre de nouveau à réveiller le gardien de l’hôtel. Un voisin intervient pour l’appeler. Et finalement le petit gars sort, tout sourire, je m’excuse de le réveiller. Je suis vraiment désolé, il devait dormir si profondément. Mais lui m’assure qu’il n’y a pas de mal, et me donne une couverture que j’avais demandée ce matin. Une belle en plus, bien chaude. C’est le manque total de ressentiment, d’aigreur, la spontanéité chaleureuse et bon enfant de ces gens que je n’arrive pas à croire. Cette ville est faite pour qu’on y reste.

7 Octobre 1982

Je vais à Bhaktapur, une demi-heure en bus. Quel calme, quelle beauté. Rarement je me suis senti aussi bien. Le temps est magnifique, il fait bon à l’ombre, l’air est léger. Des scènes superbes, un art remarquable. De chaque deuxième rue du Népal, on remplirait un musée ! La richesse, le patrimoine artistique de ce pays n’ont pas beaucoup d’égal.

Le soir, au Snowman, ce n’est plus de la musique : j’entends ce texte en hindi, déclamé d’une voix profonde et lourde, et je trouve cette langue fantastique.

Les chiens forment une véritable société ici, organisée en meutes de quartiers. Ils roupillent en groupes autour des petits temples, sur les petites places, roulés en boule, au milieu de l’activité humaine diurne. La nuit, la rue leur appartient, on les voit se balader, vifs et alertes. Il y a ces deux-là qui s’envoient en l’air allégrement. Aucune pudeur, ils se le font en plein milieu des autres. Après, tous se chamaillent pour quelque raison pour quelques minutes. Jalousie de cul ? Ils ont presque tous la queue retroussée en panache.

Les vaches, les taureaux aussi sont bien la nuit. J’ai vu une vache crevée, affalée contre un poteau dans une petite rue.

À Patan, un groupe d’écolières qui touchaient avec crainte la bosse d’un zébu couché aux pieds d’un temple, comme si elles osaient à peine.

8 Octobre 1982

Une nouvelle soirée au Snowman. Un Népalais à notre table nous interrompt sans arrêt pour nous demander du feu, si on veut acheter ceci ou cela, et se met à poser tant de questions indiscrètes à Khem en anglais que celui-ci se lance dans une tirade de 20 minutes pour lui expliquer qu’il n’est pas un touriste. Du coup ça dérape en hindi, bien déclamé et coupant tout le souffle de l’autre, langue superbe. « Que Khem n’a pas dit en quelques jours qu’il me connaît autant à moi qu’à lui en une demi-heure avec toutes ses questions » L’autre de temps en temps revient à la charge avec des questions, après un bref silence, et je crois qu’il va se passer quelque chose tant le ton de Khem monte. « Qu’il ne lui laisse pas la possibilité de parler à son ami, moi qui l’ai invité pour un verre, que son business ici ne le concerne pas etc…. Qu’il est un adulte, qu’il est assez vieux (il a quand-même fini par dire qu’il a 30 ans) ». Jamais vu passer une force pareille dans une telle diatribe.

Khem et moi, nous nous séparons dans Freak Street, avec l’espoir de nous revoir, car je prends l’avion pour Bangkok le lendemain.

Je fais toujours le détour par Durbar Square pour rentrer. Avec l’éclairage de la lune, des lampes, et presque pas de monde, cet endroit prend des aspects qui ne sont pas de cette planète. Cela paraît plus propre aussi que de jour. Une telle beauté de la place est le résultat d’une pensée organisatrice dont il faut reconnaître la puissance (où est-ce le hasard qui fait bien les choses ?). Seul royaume hindou laissé au monde.
Décalage horaire à Cuba?
by Cubasiquebec · 2009-02-06 · 21 replies
Bonjour, mon horaire de vol semble suggérer qu'à Cuba, il est une heure plus tôt qu'au Québec, Par contre, sur Météomédia, je comprends le contraire... Qu'en est-il exactement? Essayez d'être simple et concret, SVP. Pas besoin de me parler de fuseaux ou de méridiens ni d'heure d'été ou d'hivers...

Merci!
Navette entre les aéroports d'Orly et Charles-de-Gaulle?
by Benoitvicto · 2009-01-07 · 15 replies
J'atterrirai le 26 février à l'aéroport de Orly à 22h00. Je dois me rendre à Charles-de-Gaulle pour 8h00 le lendemain matin. J'ai pensé louer une chambre au Formule 1 près de Charles-de-Gaulle. Quelle est la meilleure façon pour m'y rendre ? Y-a-t-il un meilleur choix ? Par exemple coucher près de Orly et me déplacer le lendemain matin ?

J'attends vos suggestions.

Benoit😎
Rencontre VF à Montréal le 29 novembre 2008 - COMPLET
by Petitsoleil · 2008-10-20 · 93 replies
Allo!

Après avoir mis de côté un peu les rencontres VF du côté Québécois, il serait peut-être temps de reprendre? Je lance l'invitation, avis aux intéressés! Je propose un souper et une soirée pour se rencontrer, discuter de nos voyages passés et futurs, amicalement entre membres de VF (et les conjoints et amis...!). Ça vous dit?

Je crois que Montréal risque d'être un endroit plus central et donc plus rassembleur. Selon le nombre de personnes présentes, je ferai une réservation dans un resto (toutes vos suggestions d'endroits et de menus sont bienvenues)! Et finalement, je propose la date du 29 novembre, un samedi soir vers les 17 h 30 pour un apéro et ensuite un bon repas. Si jamais ça vous conviendrait mieux une autre date, proposez toujours et on verra!

J'espère vous voir et vous revoir les "anciens" comme moi!

Confirmez votre présence et intérêt le plus tôt possible!

A+

Véronique
Quand voyagez-vous?
by Steph94 · 2008-09-21 · 10 replies
bonjours à tous alors là je voudrais aborder une discussion un peut particuliere: j'aimerais savoir quand vous avez le temps de voyager, car je lis depuis un bon moment cette rubrique "voyage à vélo", et certain d'entre vous avez l'air d'être souvent sur la route un peut partout dans le monde. aussi j'aimerais savoir quand vous bossez et le budget que vous mettez dans chaque voyage que vous faite?
Traitement anti-paludisme et argent pour la Tanzanie?
by Centurion666 · 2008-07-29 · 9 replies
Bonjour, je pars en Tanzanie / Zanzibar début décembre prochain et j'aurais quelques questions pratiques à vous poser: Le voyagiste conseille un traitement anti palud, moi ayant voyagé en Indonésie, je n'ai jamais pris de traitement anti-palud. je trouve çà trop lourd et préfère me proteger contre les piqures. Est ce que je me permertre de ne pas prendre de traitement en Tanzanie? Apparement pas beaucoup de distributeur en Tanzanie, est-ce que je dois prendre l'intégralité de mon cash en Euros?

merci d'avance pour vos réponses
Prix d'un billet de train et de bus pour aller de New York à Montréal?
by Vasken · 2008-05-01 · 8 replies
quel est le prix d'un billet de train et de car pour aller de new-york à montreal merci d'avance pour la reponse
Panaméricaine à vélo (Ushuaia-Alaska)
by Tidibear · 2008-03-03 · 15 replies
salut amis cyclistes et autres!

je projete de remonter tout le continent americain depuis ushuaia jusqu'en alaska a velo. j'en suis au tout debut de mes recherches, mais je sais que les membres de VF sont tres competents! si vous avez des adresses de sites concernant ce voyage, pourriez-vous me les donner?

l'annee passee j'ai fait geneve-bangkok en passant par la route de la soie presque entierement a velo. actuellement je suis en australie avec un visa vacances-travail pour me faire un peu d'argent pour continuer a voyager. j'avais prevu d'aller a vancouver ensuite pour traverser le canada a velo, mais visiter l'amerique du sud et aussi aller aux usa pour me rendre compte de la situation la-bas m'interresse beaucoup. je pense que ce que l'on voit ou entend a la tele n'est qu'une partie deformee de la realite... je me suis bien rendu compte de ca quand je suis alle en iran (le pays ou j'ai rencontre les gens les plus sympatiques de mon voyage) et aussi en chine.

vous pouvez regarder mon blog si vous en avez l'envie: olivelo.canalblog.com ce blog est un peu en fouillis et je n'ai pas encore eu le temps de mettre les photos pour la chine, le laos et la thailande... j'ai bien acces a internet dans l'hotel ou je bosse mais pas la possibilite de mettre ma clef usb... ca sera fait sous peu j'espere!

escusez moi pour les accents manquants mais mon clavier australien n'en a aucun!

merci pour vos reponses!
Prestige d'Air France
by Maestral · 2008-02-07 · 87 replies
Bonjour à tous les voyageurs et passionnés de l'aéronautique!

J'ai une question qui me taraude depuis plusieurs mois déjà et j'aurais voulu avoir vos commentaires. Voilà, historiquement Air France est présenté un peu comme un mythe, une compagnie exceptionnelle où les hôtesses sont habillées par les plus grands couturiers français et où le service à bord est aussi digne du nom... vous allez me dire, on est plus au temps de la Caravelle! Mais lorsque j'ai l'occasion de discuter avec des étrangers, ces derniers voient aussi une compagnie prestigieuse à l'image de la Capitale. Disons que la compagnie bénéficie, j'ai l'impression, du même niveau de standing que la compagnie Suisse Air pouvait avoir (Swiss, depuis qu'ils ont été racheté par Lufthansa, je ne sais pas...)

N'ayant jamais voyagé avec Air France, car souvent plus onéreux que d'autres compagnies, je me demande si ce prestige apparent se retrouve encore aujourd'hui dans le service et la vie à Bord. En effet, je vois pas mal d'échos négatifs en lisant le forum (désillusion?) et souvent je suis aussi assez surpris de voir l'Etat des appareils de la compagnie; l'extérieur ayant souvent besoin d'un bon coup de peinture ce que je ne remarque pas forcément lorsque je vois des compagnies équivalentes comme Lufthansa, KLM... (
http://www.airliners.net/open.file?id=1199961&photo_nr=37&prev_id=1202783&next_id=1195165&size=L)

Vu qu'il y a pas mal d'amateurs d'Air France, comment situeriez-vous la compagnie aujourd'hui (outre ses bons résultats économiques!) et quelles compagnies rivalisent au point de vu de la qualité avec la compagnie Française? (on m'a venté plusieurs fois Singapore Airlines)

Merci d'avances pour vos réactions!
Temps de connexion entre terminaux à l'aéroport de Madrid?
by Dunukan · 2008-01-28 · 8 replies
Bonjour,

Quelqu'un pourrait-il me renseigner sur le temps de connexion entre le terminal T1 de et le 4 S de l'aéroport de Madrid? J'arrive au 4S avec Ibéria ( sans bagage soute à recuperer) et j'ai 1h40 pour enregistrer au T1 Comment se fait la liaison, jai entendu parler d'un métro? Taxi? Merci
Tour de l'Europe à vélo
by Mikfort · 2007-10-29 · 21 replies
Bonjour à vous tous; Je suis un vrai mordu de vélo et de vélo tourisme en particulier. Dès que j'ai trois jours ou plus de congé je saute sur mon vélo et je part sur les routes du Québec, seul ou avec ma blonde. Pour l'instant, car je planifie une année sabbatique pour 2009-2010. En effet je compte partir pour un an et faire le tour de l'Europe. Tout ça pour mes 50 ans. Donc c'est un projet qui est déjà en marche depuis une année et demi et le 17 octobre 2009, jour de mon cinquantième anniversaire de naissance, je part en Europe pour une année. J'ai toujours rêver de parcourir l'Europe. Je sais que cela peut paraître assez loin mais un voyage comme celui là se prépare de longue date. Alors je viens de m'inscrire sur ce site afin d'entrer en contact avec des gens qui connaissent l'Europe et qui peuvent m'aider dans la planification de mon voyage. Ce qui m'intéresse particulièrement: Les routes et les endroits où je peux camper, le prix dans les différents pays que je traverserai et les endroits et pièges à éviter, la bouffe etc. J'ai beaucoup d'expérience en cyclotourisme mais je ne suis jamais sortis du Québec. Je suis en exellente condition physique pour mon âge. Je roule entre cinq et sept milles kilomètres par été. Cela pourrais vous paraître peu mais n'oubliez pas qu'ici l'hiver est assez long et pénible. Les conditions pour rouler confortablement ne sont en place qu'environ sept à huit mois par année. Alors j'ai bien hâte de communiquer avec vous... À+ Mikfort.
Puerto Vallarta (Mexique) avec peu d'argent
by 26myrtilles · 2007-10-24 · 28 replies
Bonjour. Je pars en janvier pour Puerto Vallarta, au Mexique. Je connais un peu cet endroit et j'y ai un ami pret à m'aider à m'accueillir et à trouver un emploi... mais je ne veux pas être trop "assistée". Le seul problème c'est que je n'ai presque plus de sous sur mon compte et j'aimerais savoir combien de temps il est possible de tenir le coup sans emploi avec 500/600€ là-bas. J'aimerais vraiment savoir, si, comme je l'ai lu sur ce site, il est plus intéressant de faire du porte à porte dans les hotels, restos, etc pour trouver un emploi que d'envoyer son cv un peu partout avant le départ (ce qui, d'apres ce que j'ai lu, ne sert pas à grand chose). J'ai peur de ne pas m'en sortir une fois sur place. Pourtant je pense que l'endroit est assez touristique pour y trouver un job.

Qu'en pensez-vous?

Il faudra que je fasse des dépenses telles que gsm + carte pour qu'on puisse me joindre. Avez-vous une idée du prix que ca coute là-bas? Est-ce qu'un Nokia européen peut contenir une carte mexicaine???

J'aurais également voulu savoir s'il était préférable de prendre un autobus de l'aéroport de mexico df à P.V. ou s'il est plus interessant de prendre un vol interne. Je sais que les prix sont à peu près les memes et que l'un dure 12h et l'autre 2h mais je vais attérir après 21h au df et il n'y a qu'un vol internet dans l'apres midi. Connaissez-vous des noms de compagnies d'autobus qui voyagent de nuit du df à P.V.?

J'espère que quelqu'un pourra m'aider pour toutes ces questions.

Un grand merci d'avance.

Leonor
IFE sur les vols domestiques d'Air Canada
by Friendly45 · 2007-09-15 · 11 replies
Bonjour,

Je reviens d'un voyage sur Calgary avec AC et j'avoue que j'ai été surpris par l'IFE offert aux passagers sur leurs vols domestiques.

Rien à dire sur les vols transatlantiques. Leurs A330 sont plutôt fatigués, et mériteraient un rafraîchissement et une mise à niveau de la cabine. J'avais déjà fait ce constat lors de voyages précédents avec eux, et cela n'a pas changé. 😕

A noter que depuis quelques jours le premier vol de la journée pour Montréal (depuis Paris) est assuré en B777 et non plus en A330. Mon commentaire n'est peut-être plus d'actualité pour ce vol précis.

Lors de ce voyage j'ai également effectué deux vols domestiques YYZ-YYC et YYC-YUL sur A319 et A320. Et là j'ai été surpris de constater, que contrairement aux vols transatlantiques, AC offrait sur ces vol des PTV à toutes les places (y compris en éco). 😮

Je n'avais jamais vu ça sur des vols moyens courrier, aussi bien sur les compagnies Nord-Américaines, que sur AF ou d'autres cies européennes, où au mieux on vous propose un programme sur moniteur central avec parfois les écouteurs payants.

Là c'était gratuit. J'avais déjà pu tester des PTV sur d'autres cies (AF, UA, CO, BA). Et là j'avoue que leur système est largement supérieur : Ecrans 16/9, nombreux films, séries et programmes divers en anglais, français et espagnol, démarrage des programmes à la demande, pause et reprise (et ça fonctionne bien contrairement à ce que j'ai pu voir sur AF). Rien à dire : habitué aux liaisons intérieures sur vols US, j'ai été bluffé... 😊

Relativisons tout de même, la prestation à bord en dehors de l'IFE est standard pour l'Amérique du Nord : c'est à dire rien du tout à part une boisson. Toute la restauration est payante, ceci sur des vols de plus de 4 heures. 🤪
Système de santé cubain vu par M. Moore
by Paloisdepau · 2007-07-18 · 76 replies
Ce matin, j'ai visionné le film documentaire SICKO(qui raconte les dérives du systeme de santé americain) avec mon epouse "ex-medecin de la republique democratique de cuba".......et dans ce doc un court passage montre M.Moore amenant à cuba un groupe d'americains se faire soigner à Cuba, ces derniers atterissent dans un hopital de la havane ou ils sont tout de suite pris en charge dans les meilleures conditions(documentaire qui sous entend que pour les cubains cela est la meme chose), ce doc. nous décrit un systeme de santé idyllique..................ET VOILA que mon epouse me dit "TOUT CELA EST FAUX!!!!!!!":un patient cubain doit souvent attendre plus de trois mois pour avoir accés aux memes traitements que nos chers etats uniens ont beneficie; d'autre part la medecine n'est pas aussi gratuite à cuba comme le montre ce documentaire....................et il aurait été sympa que ce M.MOORE parle un petit peu de la condition des medecins à cuba (salaire miserable;interdiction de sortir du pays librement)......pas très enviable.
Pinceau dans l'avion?
by Evilune · 2007-02-22 · 20 replies
😇 je pars en avion et je ne prends pas de valise car c'est pour 2 jours seulement, comme j'emporte mes aquarelles, puis-je prendre actuellement un pinceau dans l'avion dans mon bagage à main...On m'a dit que tout objet pointu était interdit mais le bout est arrondi...bref, j'hésite ... Les pinceaux sont très chers sur place...et je suis habituée au mien... merci pour toute réponse... merci...
Classe Tempo sur Air France
by Poseidon · 2006-11-25 · 99 replies
Devant le succès rencontré par le forum "Espace Affaires et Espace Première sur Air France", je propose la création de cette page, toujours -sur le modèle de Skytrax- pour traiter des expériences positives ou négatives rencontrées en classe Tempo sur Air France. En voici quelques unes pour commencer.
Israël: un voyage dans l'espace et dans le temps
by Mida · 2006-09-30 · 188 replies
Israël : un voyage dans l’espace et dans le temps Terre promise du peuple juif, berceau du christianisme, troisième lieu saint des musulmans. Chaque pierre rappelle une histoire, l’Histoire. Chaque nom de lieu évoque une paracha de la Torah ou un passage des Evangiles. C’est le théâtre vivant de la Bible. Israël, une vieille terre mais aussi un Etat jeune, qui à l’éternité du désert a su ajouter la fertilité des champs d’orangers, de dattes, de fraises et de bananiers. Religieux à Jérusalem, laïques à Tel Aviv, dragueurs à Eilat, les Israéliens sont à la fois rudes, exubérants, passionnés et tolérants, âpres au travail et bons vivants. Malgré des cultures d’une extrême diversité Israël a fait preuve d’une immense capacité d’adaptation en intégrant une population variée, aux nombreuses origines ethniques, religieuses et sociales. Epreuve difficile qui ne va pas sans problèmes mais quel pays saurait intégrer 1/6 de nouveaux immigrants en si peu de temps, pour ne prendre que l’exemple des réfugiés de l’ancienne URSS ? Terre de contraste ? Plutôt patrie du paradoxe, comme cette Jérusalem que l’on se dispute, et dont le nom signifie « cité de la paix » Terre Promise de la Bible, Israël est aujourd’hui un pays moderne, dynamique, prospère et animé. Nous ne comptons plus le nombre de voyages effectués dans ce pays que nous aimons tant. Et chaque fois, un émerveillement devant les villes et les villages, les forêts dont le vert profond contraste toujours avec l’aridité environnante, les fermes florissantes, les sites archéologiques riches en histoire, les industries et les entreprises en plein essor. Tout ceci sur un territoire à peine plus grand que deux départements français. Un récent séjour grâce au travail de Daniel nous permet de sortir des circuits touristiques classiques. Un incontournable : Jérusalem, ville sainte, capitale éternelle, ville mystique, mythique et magique, ville du passé et du futur. Comment ne pas s’émouvoir devant cette ville détruite combien de fois et reconstruite avec ses propres pierres, blanches et éclatantes, cette ville qui a si bien conserver son caractère et son âme. Croyant ou pas, qui « monte à Jérusalem ou y vit est envahi par cette joie mystérieuse et profonde, celle d’un monde inconnu » (Dostoïevski) Ici on n’oublie rien, « Capitale de la mémoire » avec ses quartiers ethniques et religieux de la vieille ville, une ville sacrée et chargée de spiritualité, l’émotion intense d’une visite au nouveau Yad Vashem (musée de la Shoah), un prisme triangulaire qui pénètre du fond d’une colline aride pour terminer au sommet d’une forêt qui domine Jérusalem… et l’espoir de la vie. Flâner à Jérusalem, se perdre dans le théâtre humain coloré, vif, passionné et riche de la Vieille Ville, autour des remparts, dans le Cardo. Monter le matin sur l’esplanade pour admirer la magnifique Dôme du Rocher, couvert de l’or offert par le roi Hussein de Jordanie. Découvrir au coin d’une ruelle la vue magnifique et combien empreinte d’émotion du mur Occidental, du Kotel, le Mur des Lamentations, et partager les cris de joies et d’amour des Bar Mitzvah, les chuchotements et les murmures des prières autour de la Torah. Effleurer les pierres du mur, usées par les caresses des mains et des lèvres des fidèles. Insérer ses vœux rapidement griffonnés sur une feuille de carnet. Marcher, marcher la journée et la nuit. Magique ! Inutile de refaire la liste des sites, des quartiers, et des musées à visiter à Jérusalem, les guides sont là pour ça ! Mais consacrez un peu de temps pour le nouveau Davidson Center, parc archéologique qui se trouve à la base du mur sud de l’esplanade du Temple et qui permet d’apprendre l’histoire du Mont du Temple avec des moyens informatiques impressionnants. On y apprend par de nombreuses illustrations et reconstitutions, la reconstruction du Temple d’Herode. Les images virtuelles font revivre la vie quotidienne de cette époque. Cette exhibition est indispensable pour bien comprendre toutes les explications concernant la construction du mur que l’on découvre en visitant les tunnels. Mais Jérusalem n’est pas seulement la ville qui prie : la ville nouvelle à l’ouest vit avec son temps et offre un double visage. On y travaille, et on s’y amuse comme partout. La nuit dans les cafés de Ben Yehouda, on se croirait n’importe où… sauf à Jérusalem ! Au sud du pays, le vaste triangle du désert du Néguev occupe près de la moitié de la superficie du pays. Un vrai désert, avec la nudité, l’immensité, l’aridité des étendues de pierres et de sable. Mais de plus en plus un « faux-désert » car partout surgissent des villes et des villages, la terre se couvrent d’un verdoyant manteau de culture grâce à de gigantesques travaux d’irrigation. Le Néguev, c’est en quelque sorte le Far West israélien et la re-découverte de ses solitudes a été pour nous une magnifique expérience. Nous avons passé trois nuits et trois journées formidables, remplies d’émotion et d’images. Aujourd’hui, nous ne pensons qu’à y retourner. Stéphane, français, émigré en Israël depuis huit ans, nous a accueillis et nous a transmis sa passion et son amour de la région de Mitzpé Ramon. La première fois qu’il y a séjourné, il a su que c’était ici qu’il devait se « poser » Dans un hangar, il a construit un guest-house : autour d’une grande pièce conviviale avec salon, salle à manger et cuisine américaine, il a installé quatre chambres doubles, une grande salle au première étage avec nombreux couchages, une piscine, un sauna, un jacuzzi, salle de fitness et massage. Son idée géniale : construire quatre « tomcars », sorte de buggy à deux places et, avec son 4x4 Land Rover, il fait faire des sorties autour et au fond du cratère du Mitzpé Ramon : le Makhtesh (mortier, en hébreu). Nous partons à la découverte du cratère érosif entouré d’une haute muraille. C’est un phénomène géologique unique au monde et à certains endroits, on se croit vraiment sur la lune. Nous parcourons des pistes caillouteuses parmi des splendides paysages. Des granits roses et gris, les calcaires jaunes et blancs, les grès multicolores y composent des formes étranges et spectaculaires. Les dunes du désert et les carrières de la pierre de Jérusalem, pierre de taille, toute en dentelle, une nature ponctuée par des collines rabotées par l’érosion, traversée par des oueds (rarement envahis par les eaux de pluies soudaines et brèves), cassée par des ravins et des canyons profonds. Quel bonheur de sortir des chemins balisés et faire bondir nos engins sur les chemins de pierres, des escaliers et des trous creusés par l’érosion. Rapidement, une poussière épaisse et étouffante de chaleur nous recouvre complètement. Il faudra l’aide d’une soufflette à air comprimé et une bonne douche pour tout évacuer ! Arrêt dans la quiétude d’une clairière plantée de conifères au milieu du désert pour accueillir les animaux (des chevaux nains sauvages et des chameaux) Repos et thé à la menthe. Un peu plus loin, au bord de la falaise de laquelle les bédouins précipitent leurs bêtes mortes, nous admirons l’incessant ballet des aigles, des serpents et des scorpions en quête de nourriture. La ferme de Yossi, militaire de Bat Yam à la retraite, est installée sur le site d’une ancienne ferme Nabatéenne de plus de 1000 ans avant JC. Il élève des chevaux, des oies et des brebis, et nous fait déguster ses yaourts et son fromage de chèvre. Planté dans son potager, des tomates, aubergines, courgettes, poivrons, et autres légumes, des oliviers, le tout cultivé en utilisant les plans exacts de l’installation des Nabatéens aussi bien pour l’emplacement de la maison par rapport au potager, que les enclos du bétail et les techniques d’irrigation. Cette année il plantera des vignes en espérant un bon cru pour son vin du Néguev d’ici 5 ans. En 4x4 nous descendons dans le Makhtesh où nous faisons plusieurs arrêts pour nous promener au fond des cirques creusés par l’érosion, dans des bassins immenses où les lits des rivières, asséchés en été, peuvent devenir des endroits très dangereux quand des orages éclatent. La roche d’un aspect solide s’effrite comme du sable entre nos doigts. Une géologie riche et variée, calcaire, fer et ardoise. Mais ce « pays sec » (traduction de Néguev en hébreu) est comme une éponge… sous le désert il y a de l’eau, donc possibilité de vie ! En cherchant bien on trouve des champs de culture, une variété infinie de plantes et de fleurs (les pistaches, anémones, marguerites, acacias) et une faune qui a élu domicile ( gazelles, hyènes, renard, ânes sauvages, vautours et une grande variété d’oiseaux) La découverte des solitudes désertiques du Néguev était pour nous une magnifique expérience. Nous n’oublierons jamais la lumière, le soleil éblouissant aux différents moments de la journée, les couchers du soleil qui enflamment le désert et les nuits sous un ciel étoilé. Quelle chance exceptionnelle de pouvoir assister à une éclipse de la lune ! Un grand merci à Stéphane et à Ronit pour ce séjour fantastique. guidmi@netvision.net.il ou www.guidehorizon.com Archéologues passionnés, les Israéliens ne cessent de fouiller dans le passé de leur pays. Un moine égaré dans le désert, un enfant bédouin à la recherche d’une chèvre, un paysan labourant sa terre et c’est la découverte d’une synagogue antique, un pavement de mosaïque byzantine, des vestiges d’anciens habitats ou carrément une population disparue et toute une ville. Massada est certainement un de ses sites les plus extraordinaires d’Israël. Tout d’abord par sa situation géographique : une citadelle naturelle qui domine la mer Morte du haut des 300m de ses falaises, une masse formidable de puissance et sécurité au beau milieu du désert de Judée. Quel symbole aussi par son histoire, la prise de Massada par les Romains et toute la population d’une cité qui se suicide plutôt que de vivre la captivité. Massada a d’abord été une résidence royale pour Hérode et sans doute la plus géniale « villa » que l’on puisse imaginer. Les fouilles ont permit de mettre à jour tous les bâtiments, ce qui rend le site et la visite passionnants. Le plus étonnant dans cet environnement hostile est le système qui permettait à Hérode d’avoir plusieurs bains et même une vraie piscine au milieu du désert. Incroyable ! Le système d’irrigation est très bien démontré. Nous n’avons rien inventé ! Dominant la belle route du désert menant vers le kibboutz de Ben Gourion à Sde Boker, les ruines d’Avdat, cité byzantine, veillent sur le Néguev depuis plus de quinze siècles. Les Nabatéens construisent cette ville étape sur la « route des épices », route des caravanes pour le transport d’herbes, épices, parfums et trésors de l’Orient. Ils y habitent pendant mille ans. Avdat est découvert par un voyageur anglais en 1871 mais c’est seulement en 1958 qu’elle a été restaurée. Daniel y a travaillé en 1965 avec un archéologue allemand rescapé des camps de la mort et venu en Israël en 1945. Il travaille au nettoyage d’une tombe où il y a aussi bien une croix qu’une menorah. Ne sachant à laquelle religion ils appartiennent, ils se rassurent en utilisant les deux symboles. Quelle joie pour Daniel quand il retrouve « sa tombe » Il est comblé ! De Jérusalem à Beit She’an nous empruntons la route de la vallée du Jourdain qui passe en rase campagne. La route est d’une beauté incroyable, une sorte de Grand Canyon en miniature. Nous descendons vers la mer morte où nous sommes à 300m au-dessous du niveau de la mer (le point le plus bas de la Terre). Nos oreilles bourdonnent. Point stratégique : Jericho se trouve sur notre gauche et l’Allenby Bridge pour rejoindre la Jordanie sur notre droite. La vallée de Beit She’an est d’une grande fertilité grâce aux 35 sources et aux cours d’eau qui descendent des monts de Gilboa et canalisés pour permettre l’arrosage de toute la région. On y cultive des céréales, des légumes, des bananiers et des dattes. Plusieurs kibboutzim se sont installés dans cette région et pratiquent l’élevage. Des fermes, des poulaillers et des dairy farms. Le site archéologique de Beit She’an est d’un intérêt remarquable. Sa restauration a permis de rendre la vie à la vieille cité : on peut aisément imaginer l’animation d’une ville romano-byzantine, la vie de ses habitants entre les thermes avec les vestiges de bains monumentaux, amphithéâtre des gladiateurs, et les rues pavées avec les boutiques précédées d’élégantes colonnes. Un capharnaüm de pierres provoqué par le tremblement de terre de 747. L’arbre dénudé et cruciforme qui se trouve sur la colline a servi de « croix de Golgotha » dans l’un des films christiques tournés en Israël. Les bains sont dignes d’un grand centre de fitness, lieu de rendez vous et ouvert à tous. Il s’agit d’un ensemble de huit salles entourées d’un portique. Les thermes sont posés sur un soubassement de basalte, dans les pièces centrales un système de chauffage souterrain commun à tous les édifices. Ne possédant pas de savon ils utilisent une huile et gomment avec des bâtonnets pour faire peau neuve. Toutes les villes de cette époque sont construites avec les mêmes modèles de manière qu’en arrivant dans une ville les voyageurs puissent facilement se repérer. New York a sûrement copié sur ce principe ! C’est dans la synagogue du VIe siècle de Beit Alfa que fut découverte l’une des plus belles mosaïques juives. Ce sont les pionniers du kibboutz Hefzi Bah qui voient apparaître sous leurs pioches les premiers fragments de la mosaïque d’une ménorah. Les mosaïques sont entièrement réalisées en pierre de couleurs à l’exception de quelques cubes de verre qui lui donnent un éclat mystérieux. Sur les différents panneaux on y voit la représentation du sacrifice d’Abraham, la roue des signes du zodiaque et l’Arche sainte. Les mosaïques semblent être l’œuvre d’une seule famille juive de Palestine, spécialisée en Galilée dans l’édification des synagogues et le travail des mosaïques. La réserve naturelle d’Ein Guedi, oasis de 450 ha est un véritable havre de fraîcheur. L’oasis est irriguée par de nombreuses sources, des magnifiques chutes qui retombent dans des piscines naturelles. Au-delà de ces sources se succèdent des gorges percées de grottes situées sur leurs parois. Une riche végétation subtropicale y prospère : énormes bambous, acacias, plantes aux fleurs merveilleuses, pommiers de Sodome. Dans cette végétation débordante évolue une faune plutôt discrète : nombreux bouquetins, hyènes, renards, loups et beaucoup de reptiles. Deux vallées traversent la réserve : Wadi Arugot et Wadi David. Compter deux heures pour la première marche, certainement la plus belle mais la plus longue et la plus difficile. Même si Wadi David est moins sauvage elle est plus facile et très chouette aussi. Israël, une terre promise il y a cinq mille ans et qui fêtera bientôt ses soixante ans. Une terre qui mérite la paix au delà des passions et de la folie des fanatismes.
Rappelez-vous de ce qui vous a donné l'envie de voyager?
by Raphton · 2006-09-29 · 64 replies
Bonjour tout le monde! Pas plus tard qu'il y a 5min, je me suis souvenu du 1er voyageur que j'ai rencontre; ou plutot voyageuse devrais-je dire. Elle etait allee seule en Russie et avait traverse la Mongolie, la Chine, et une partie de l'Asie du Sud-Est. Je n'avais quant a moi quitte ma chere banlieue que pour l'Espagne ainsi que l'Angleterre avec le college ou le lycee. La simple evocation de ces pays lointains m'a fait l'effet d'une decharge electrique. Je l'ecoutais, bouche bee, essayant de ne rien rater de cette avalanche d'anecdotes. J'aurais voulu qu'elle ne finisse jamais. J'ai tout de suite su que je voulais faire pareil. Une sorte de declic. Je n'avais pourtant fait qu'ecouter Virgine, mais je savais. Voyager en independant, seul ou accompagne, aller la ou bon me semblera. Voir de mes yeux une partie du monde. Quelques mois plus tard je partais a mon tour... 🙂

Ce post a pour but de faire appel a votre memoire, qu'est-ce qui vous a donne envie de voyager?

J'entends par voyager ne pas reste allonge sur une serviette 3 semaines par exemple; ce que beaucoup de gens font, nous sommes (routards, backpakers, cyclistes, toutes les expressions que vous voulez...) clairement minoritaires il me semble.

Je suis donc curieux de savoir ce qui vous a fait Partir, loin ou pas d'ailleurs. Une rencontre, une recherche de liberte, une envie de "fuir" la France, un coup de foudre, un desir present depuis votre plus jeune age?... Il y a plein de possibilites...

J'ai hate de vous lire! Raphael
Photos et encore des photos (suite)
by Lahaut · 2006-08-25 · 547 replies
🙂Bon c'est reparti pour une nouvelle serie !!! Voila une photo un peu originale et mais vous pouvez trouver l'endroit facilement en regardant bien !!(Et si vous trouvez le nom du bateau en plus alors là, je fais le tour de la place de la Concorde en string !!) 😏 😏😏 je plaisantais pour cette dernière !!!(on ne sait jamais !!)
Déception sur la Nouvelle-Zélande
by Evebene · 2006-05-23 · 31 replies
Je sais je vais faire hurler les gens mais je reviens de 3 semaines en NZ et je dois avouer que mes reves de paysages a la Seigneur des Anneaux ont ete plus que decus... Clairement, ca n a rien a voir.

Certes tout est tres joli, les gens sont gentils mais franchement, quand on n'est pas une adepte des sports extremes ou junkie d adrenaline, il reste des randos mignonettes et des paysages entre la suisse et l irlande, bien verts. bref c est 'lovely' mais revenant de 5 mois en Amerique du Sud ou j avais vu des trucs grandioses et ou j en avais pris plein les yeux, j ai trouve qu il n y avait pas gd chose d exceptionnel et que tout etait petit, survendu et tres bien 'marketé'...

Voila, un reve brisé... Et je vous jure que j aurais adore adorer...

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