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Travailler à la Réunion
by Cetof · 2006-07-20 · 19 replies
Bonjour à tous 🙂 !!!

Je suis allée à la Réunion en septembre dernier pour passer 2 semaines de vacances... c'était génial, magnifique région, gens très sympas... bref ça m'a donné envie d'y passer beaucoup plus de temps pour découvrir davantage...

Avec mon ami, nous envisageons d'aller travailler là-bas dans un délais de 3 à 6 mois.

Toutes les infos sont les bienvenues, , concernant les possibilités d'emploi (sachant que je suis conseillère en emploi et lui électricien -connaissances en automatismes) et le choix de logement (déménagement meubles et voiture ou achat sur place...?)

Qu'est-ce que vous me conseillez ???

Merci pour vos réponses 😉 et à bientôt !
Vivre en Creuse (France)
by Prefvoiture · 2006-06-09 · 28 replies
Après reflexions, j'ai décidé d'aller vivre en Creuse.

Pourquoi ? : sa nature, son climat, ses habitants

et un peu une terra incognita. Les gens me disent : où s'est ?

Le côté peu habité m'attire, les saisons marquées, et du vert du vert du vert, et des arbres, des arbres

J'ai décidé entre La Soutairraine et Guéret....

Si quelqu'un a des contacts ou des infos, je suis préneuse.

Je déménage avant le 31 août
5 mois en Amérique du Sud, que me conseillez-vous?
by ClémenceT · 2006-02-26 · 7 replies
bonjour a tous!

Je compte arreter mes études pendant 1 an durant lequel je partirai 6 mois et je commence à réfléchir au périple que je vais pouvoir faire. Une chose est sure: ce sera l'amérique du sud!

Mais je ne connais pas du tout alors j'ai besoin de vos conseils, non pas au niveau de la beauté des paysages ou de l'interet des différents pays en eux mm car tous les gouts sont dans la nature et puis pour ca, il y a assez de docs sur le sujet!

Simplement je voudrais savoirquels sont les pays à eviter sachant que je suis une fille de 21 ans voyageant seule (ce sera mon premier voyage seule) Je pensais atterir au mexique car je suppose que c'est l'un des pays les plus faciles a visiter pour les non-initiés et j'en profiterai pour perfectionner mon espagnol, qu'en pensez vous?a combien de pays dois-je me limiter en 6 mois? J'aime bien bouger et les longs trajets en bus (nuit ou jr) ne me dérangent pa mais si un endroit me plait vraiment je veux avoir la possibilité d'y passer un peu de tps

Merci beaucoup!

Bonne continuation a tous dans vos projets!
Surclassement chez Air France?
by Titou29 · 2006-02-19 · 641 replies
bonjour à tous,

est ce qu'il y a des bons plans pour se faire surclasser chez Air France sur des vols comme Paris - Fort de France par exemple ??? Merci pour vos réponses
Les dix plus beaux sites du monde?
by Leslenormand · 2005-09-06 · 58 replies
Bonjour,

Je souhaiterais partager vos gouts !!!!!!!! Pouvez m'énumérer vos 10 plus beaux spots sur cette planète terre... Mentionner le pays pour nous autres, merci

1 du plus beau 2 3 4 5 6 7 8 9 10

J'ai hate de connaitre vos réponses. A+ OL
Endroits sublimes
by Williama · 2005-03-07 · 63 replies
quels sont les endroits qui vous ont franchement éclatés ?....
Enfants et altitude au Pérou, Bolivie et Chili
by Aquatre · 2005-01-27 · 12 replies
nous partons cet été pour 1 an avec nos 2 enfants 7 et 9 ans .Je cherche des infos sur les problèmes éventuels d'altitude genre MAM et partager des expériences, notamment sur les régions Pérou /Bolivie / Chili .La traversée de l'Altiplano nous fait vraiment rêver, mais est- ce sérieux d'emmener des enfants à ces altitudes, même en respectant les temps d'acclimatation ? Merci de toutes les infos
Je te quitte Pérou...
by Titania · 2004-09-22 · 28 replies
(vu la discussion sur l'Inde je n'ai pas choisi le bon titre .... 😕)

Dans quelques jours. Je vais quitter le Perou pour descendre les marches du continent et me retrouver en Bolivie. Deux mois, si courte periode pour ce pays. Et je traine, je n'ai pas envie de partir, petite boulle la, qui ne descend ni ne monte.

J'etais venue ici surtout pour la nature : paysages et animaux. En fait de nature, j'ai trouve des Hommes.

La vue sublimes des sites archeologiques s'estompera dans ma memoire, le gout sur ma langue des mets delicieux se perdra, s'etioleront les sensations eprouvees lors d'un trek, le corps en sueur bien vivant. Mais le coeur a vif, "sans poitrine", le portant dans ce pays superbe, je n'oublierai pas.

Je n'oublierai pas ces noirs yeux d'enfants, ourles de cils tendres, qui brillent comme des etoiles. Je n'oublierai pas ces femmes a la peau tannee sur des joues rubicondes, quelques ephelides perdues sur un nez aquilin aux ailes bien dessinnees, ni le temps n'effacera leur expression timide lorsque farouchement elles detournent le regard, et leurs robes laborieusement brodees... Je n'oublierai pas cette bouche edentee de petit vieux ratatine, l'echine courbee qui grimpe le long du cañon et qui refuse une, deux fois l'eau que je lui propose avant d'accepter a contre-coeur parce que "Señorita" va en avoir besoin. Et je porterai dans ma memoire ce bapteme auquel je n'etais pas conviee mais auquel j'ai ete invitee lorsque ma curiosite m'a poussee a aller voir d'ou venait la musique, et ces heures passees a boire et danser avec citadins et paysans, curieux de ma tete blonde et de mon statut de celibataire (a mon age voyons ! 😎).

J'aime voir le coeur des gens, sa dichotomie, entre ombre et lumiere comme la lune. Et ces gens m'ont parle des heures durant, me faisant ainsi cadeau de ce que l'on a de plus precieux : le temps et la parole. Ils m'ont parle de leur famille, de politique, de leur religion, de leur vision du monde, des gringos, de leur histoire, du travail. J'ai questionne sur tout ce qu'ils pouvaient et voulaient me dire, et jamais dans leur reponses ils ne m'ont fait defaut. J'ai pris le temps de les apprivoiser et de me laisser apprivoiser, de passer a plusieurs reprises devant le meme magasin, de manger le meme menu a 3 soles dans le meme petit resto, rien que pour eux. Pour prendre le temps de connaitre et reconnaitre un visage. Pour laisser le temps au petit Gustavo de me montrer son livre sur les animaux, pour lui laisser le temps de me demander de revenir le lendemain, encore une fois ...

Merci a ces gens de m'avoir rendu dix fois le sourire, merci d'avoir ete au pire indifferents, au mieux de m'avoir apporte patience et douceur.

Si on cherche ce qui tape, la vie brute, la douleur qui dit son nom plutot que celle qui s'apaise avec force lenitifs, et ce bonheur que l'on eprouve lorsqu'on prend le risque de se briser, on recoit a la mesure de ce qu'on cherche ici.

Laconique serait un "les gens ici sont super-gentils et tres accueillants". Je dirais plutot qu'ici, on trouve du coeur aussi. Oui, cela depend de ce que l'on cherche lors d'un voyage, mais si l'on parle suffisamment des attractions touristiques de ce pays, on ne chante pas assez les louanges que l'humanite de ce pays meriterait.

Alors un hommage aux peruviens (que les VFistes vont se taper 🤪), qui ne se douteront probablement jamais de la tendresse et de la reconnaissance que je leur porte, j'ai eu la chance jusqu'a ce jour non seulement de ne pas faire de mauvaises rencontres (cela arrive ici comme ailleurs), mais aussi de capturer de mes yeux des moments de lumiere exceptionnels.

Les peruviens ...
Déréclusion!
by Pondy · 2020-05-11 · 396 replies
Déréclusion !

Je ne suis pas à un néologisme près.

Parce que j’me demande : Suis-je libre ? En liberté surveillée ? Contrainte ? Coercition sanitaire et salubrité publique... J’crois que secouer les peurs est mille fois plus efficace qu’un bracelet électronique. Voir le monde entier en pause, je ne pensais pas le vivre. Je comprends aujourd’hui avec quelle rapidité pourrait s’installer une dictature.

J’me demande pourquoi je ne ressens aucune crainte, pourquoi je me sens à mille lieux des peurs dont j’entends parler. Suis-je normale ? Suis-je inconsciente ? J’ai vu des gens avec un masque en voiture, mettre des gants pour tenir un chariot de magasin, où s’arrête le bon sens ? C’est quand même horripilant de se sentir infantilisé. Quand j’entends toutes ces sommités parler, j’ai l’impression qu’elles s’adressent à une population de mômes.

Parait que certains sont porteurs sains et transmettent le virus, paraît que certains ont eu la maladie sans s’en apercevoir et ont des anticorps, paraît que certains ont été malades et ont développé des anticorps, paraît que certains n’ont jamais été en contact et ne seront jamais malades, paraît qu’il faut qu’il y ait 60 % au moins de gens avec des anticorps pour l’immunité collective. Ca s’appelle RO lala.

Et beaucoup sont morts et au regard de l’humanité sur nos plus de 7 milliards, c’est une goutte. Une goutte d’acide et de chagrin pour les familles et amis des décédés, c’est certain. Des cataractes de panique pour des millions d’autres qui tremblent d’entendre un reniflement ou un éternuement. J’me demande aussi combien sont morts de faim et de maladie dans le même temps et aussi combien vont mourir des dégâts induits par le monde à l’arrêt.

Combien de pandémies ont-elles eu lieu sans que le monde occidental ne bouge un cil ? Un virus à la volette et qui disparaîtra comme tous les virus avant qu’un autre ne prenne le relais. C’est ainsi depuis toujours.

Ma solution : je respecte les peurs et angoisses des autres. Je respecte les consignes assenées à longueur de temps. Mais dans l’absolu, au fond de ma p’tite tête, j’pense tout autre chose et me tiens coite.
Trois semaines en Colombie
by Bouga74 · 2018-09-27 · 24 replies
Bonjour à tous,

Je viens vers vous pour valider en dernière minute notre trajet en Colombie, du 29/09 au 17/10.

Et surtout, si vous avez des propositions sur des alternatives intéressantes (activités sportives, projet humanitaire intéressant dans le coin (j'en ai fais pas mal principalement pour la cause animale), chose à voir absolument, etc...). Je suis preneur de tout conseil !

29/09 : Arrivé le soir à Bogota 30/09 : Visite rapide de Bogota (Cerro de Monserrate + tour en vélo le dimanche dans la ville) + bus de nuit pour Salento via Armenia à 21h (réservé) 01/10 : Visite de Salento (tour à Cheval) 02/10 : Trek jour 1 dans Valle del Cocora avec guide (réservé) - nuit en cabane 03/10 : Trek jour 2 dans Valle del Cocora avec guide (réservé) - bus de nuit pour Medelin via Peirera 04/10 : Visite de Medelin 05/10 : Visite de Medelin + bus de nuit pour Cartagena 06/10 : Visite de Cartagena 07/10 : Visite de Cartagena 08/10 : Visite de Cartagena + bus de nuit pour Santa Marta 09/10 : Visite de Santa Marta + organisation des activités sur place 10/10 : Trek Ciudad Perdida 11/10 : Trek Ciudad Perdida 12/10 : Trek Ciudad Perdida 13/10 : Trek Ciudad Perdida 14/10 : Visite du PNN Tayrona 15/10 : Visite du PNN Tayrona 16/10 : Visite du PNN Tayrona + vol de retour pour Bogota 17/10 : Avion retour pour France

Voila à peu prêt notre trajet, j'aime bien les activités sportives en montagne, ma copine aussi et elle voulait passer un peu de temps en ville (Medelin et Cartagene) donc on a essayé d'équilibrer un peu.

Si vous avez des bons plans ou des choses vers lesquelles on passe et qui mérite le détour, je suis preneur !

Bonne journée à tous et merci !
Aller aux toilettes la nuit en Namibie?
by Magphoto · 2018-03-01 · 43 replies
Bonjour

Nous partons en Namibie dans 70 jours "j'ai un décompte sur mon téléphone" :) non non je ne suis pas pressée de partir ! cela dit une question me taraude : comment aller au toilette la nuit ? Nous avons pris l'option 4x4 avec tente sur le toit mais je suis une femme et comme toute femme qui se respecte j'ai tout le temps la vessie pleine ;) surtout la nuit ... Puis je aller au toilette la nuit sans risque de me faire croquer ou de tomber nez à nez avec un animal ou insecte peu sympathique ? Je ne suis pas du tout phobiques des petits bêtes, petites ou grosses d'ailleurs, étant photographe je suis plutôt du style a aller les débusquer mais en l’occurrence, la nuit j'aimerai pouvoir aller faire pipi pénarde. ma question : y a t'il un risque de se lever en pleine nuit ?

Merci à ceux qui répondront.

Magali
Un mois Chili - Bolivie - Pérou
by Celinevdb · 2017-01-23 · 22 replies
Bonjour !

Nous envisageons de partir au mois de mai pour 4 semaines. Notre périple commence au chili pour se terminer au Pérou. Nous sommes un couple accompagné d'un pote. Nous sommes curieux de connaître les différentes cultures et de randonner à travers de sublimes paysages. Nous aimerons quelques conseil de votre part concernant notre itinéraire. Notre programme est le suivant.

Sam 6/05 : vol Cayenne-belem-Santiago de chili DIM 7/05: vol interne SDC vers SPA LUN 08-mar 09- mer 10/05 SPA excursion Jeu 11-ven12-sam13 : passage en bolivie : sud Lipez salar d'uyuni. Bus pour potosi Dim 14: potosi Lun 15: bus pour la paz-repos à la paz Mar 16 : VTT route de la mort Mer 17 : bus pour copacabana via temple bolivien tiwanaku. Bateau pour Isla del sol Jeu 18 : traversée à pied de Isla del sol. Bateau retour. Bus pour puno Ven 19 : bateau pour ile amantani via uros. Dodo amantani Sam 20 : retour en bateau sur puno via ile taquile Dim 21 : bus puno-cuzco (inca express) Lun 22 : cuzco Mar 23 : pisac Mer 24 : saline de maras, Moray Jeu 25-ven 26- Sam 27 : inca jungle Trail Dim 28 : mâchu pichu-wayna pichu Lun 29 : ollantaytambo- retour cuzco Mar 30 : vol cuzco-arequipa matinal- repos/visite Mer 31 : visite arequipa Jeu 01/06- ven 02- Sam 03 : canyon de colca Dim 04 : vol arequipa lima Lun 05 : vol lima belem- Cayenne

Qu'en pensez vous svp ? Est ce envisageable ? Avez vous des bons plans à nous donner ?

Excursions SPA et sud Lipez salar duyuni : qu'est ce qui peut faire doublons ? Dim 14 : Potosi, est ce mort un dimanche ? Lun 15 : Incontournable à la paz ? Mar 16 : Connaissez vous une agence pour le VTT sur la route de la mort ? mer 17 : est ce possible de prendre un bus qui fait une halte au temple ? Y'a t il des bateaux le soir pour Isla del sol ? On puis-je trouver Les horaires ? Jeu 18 : de l'autre côté de l'île, le bateau nous ramène t il a copacabana ou ailleurs ? Y'a til un moyen simple de rejoindre puno ensuite ? Ven 19 et Sam 20 : connaissez vous des pêcheurs locaux avec qui on pourrait partager ces 2 jours ? Ou bien qui pourrait nous emmener ? Jeu 25- Sam 27 : Connaissez vous des agences pour faire le trek de l'inca ? Pour la semaine consacrée à cuzco et la vallée sacrée, Vaut il mieux commencer par le trek afin de dégager le dimanche pour le fameux marché ?

Merci beaucoup pour vos conseils. Celine, Jeremy et Anthony.
La vie de tous les jours au Vénézuela
by Hotbird13008 · 2016-09-17 · 67 replies
Bonjour à tous,

voilà je recherche des informations récentes sur le Venezuela le top ce serait de la part de français vivant dans ce pays pour avoir de réelles informations sur la vie de tous les jours, est il facile de trouver des hôtels, se nourrir, restaurants, coût de la vie et pour la sécurité aussi, questions qui peuvent paraître bizarre mais d'après ce qu'on entends de ce pays il y a de quoi s'en inquiéter, donc voila j'espère que l'on pourra m'aider car j'ai vraiment envie de visiter ce pays. Merci
Carnet n° 67: Mayotte / 25 - 29 mars 2016
by Estonien · 2016-06-15 · 24 replies
www.youtube.com/watch?v=qGE9WVIeWJQ Vendredi 25

J’ai toujours eu envie de revenir à Mayotte. Voire même d’y travailler un jour. Pourtant, je prévois ce voyage à la dernière minute en liant le souhait d'une collègue de visiter l’île au lagon et mon éternel besoin de voler. Dans le contexte actuel d’une départementalisation défaillante sur fond d’immigration galopante, il était bien de venir ici faire un tour avant de décider d’y passer quelques mois. Ce que je ne m'avoue qu'à moitié, c'est qu'il s’agit surtout de mes derniers jours de liberté avant de prendre la relève ; à partir de la fin du mois, ce sera à mon tour de m’occuper de ma fille.

Je quitte donc la Réunion en compagnie d'E. alors qu'au travers du hublot je vois une pluie drue inonder le tarmac de Rolland-Garros. Dehors, il fait chaud et moite, comme pour préfigurer ce qui nous attend là-bas, plus au nord, sur cette terre de France perdue au milieu du canal du Mozambique. A l'intérieur de l'avion, un vieux 737 d'Europe Airpost affrété par Air Austral, j'apprécie une nouvelle fois le luxe d'un voyage aux issues sans voisin, uniquement dérangé par toutes ces questions sans réponse que je me pose au sujet de Mayotte.

Dès l’arrivée, je suis comme happé ; je retrouve l’Afrique. Alors que les uniformes et les panneaux de signalisation propres à la France sont tout de même plus discrets que les femmes en boubou, l’état des infrastructures me rappelle plus le Congo que Neuilly-sur-Seine et la chaleur, insupportable, finit de me rappeler où je suis. En sortant de l'aérogare, nous prenons place à bord d'un taxi collectif conduit par un Mahorais en sueur portant une coiffe traditionnelle et rejoignons en moins de dix minutes l'embarcadère de Dzaoudzi. De là, la traversée vers Mamoudzou dure un bon quart d'heure. Tandis qu'on laisse s'échapper Petite Terre, les reliefs de la Grande apparaissent enfin. Là, entre deux eaux, oscillant entre deux terres, je retrouve au loin les points culminants de Mayotte : au sud, le Choungi, devant moi le Pili Pili et le Bénara et derrière Mamoudzou, le Combani. Ce qui saute aux yeux, pour un Réunionnais, c’est qu’en dehors dela capitale, l’ensemble du littoral est constitué de forêts. Oui, de temps en temps, j’aperçois bien un village ou une plage, mais dans l’ensemble, c’est comme si l’île entière était recouverte d’une épaisse forêt tropicale.

En débarquant, le choc des cultures se vit de manière frontale. Assises à même le sol, les bouénis (1) bariolées vendent leurs fruits et légumes quand les hommes se chargent d'aller à la rencontre du client potentiel en brandissant leurs chinoiseries. Les trottoirs, les bâtiments, tout est crade, usé, rapiécé. À part peut être, à droite, le nouveau marché couvert. Il fait chaud, il fait très chaud, et c'est dans la douleur que nous parcourons les neuf-cent mètres qui nous séparent du loueur de voitures. Un instant, entre deux villes, nous longeons la mangrove qui dévoile à marée basse les affres que lui font subir l'inconséquence des hommes : dans la boue qui se mêle au sable, on devine les papiers et les aluminium, les canettes et autres bidons gras.

Je m’empresse de quitter les lieux en mettant la clim’ à fond dans la voiture. La route n’est pas trop mauvaise, seulement, suivant les caprices du littoral, elle n’est véritablement qu’une succession de virages. La vitesse s’en trouve limitée ; on dépasse rarement les 60. Trente minutes après, nous sommes déjà à Bandrélé. Là, nous déposons en coup de vent nos affaires chez nos hôtes car il s’agit ne n’avoir jamais rien dans son coffre alors que la voiture stationne. Il est même recommandé de ne jamais la verrouiller... On se presse. Je tiens à arriver à N’Gouja, dans le sud- ouest de l’île, au moins une heure avant le coucher du soleil pour pouvoir nager avec les tortues, toujours présentes à cet endroit de l’île.

Ravis, nous arrivons à l’heure prévue.Déçus, ce sera pour constater que la mer est grosse et qu’une honnête drache commence à s’abattre sur la plage. Nous nous consolons avec une glace industrielle au bar du Jardin Maoré avant de rentrer au gîte. Il fait nuit à 18h ; il est trop tard pour profiter de la belle vue depuis la terrasse. En contrebas, le bruit de la mer nous donnerait presque envie de dormir porte et fenêtre ouvertes. Seulement, l’humidité accablante ne se corrige qu’avec la clim’, fenêtre fermée, et si le gros portail à l’entrée du jardin nous sécurise depuis la route, nous savons bien que le voleur rode et arrive de la mer par ce même chemin que nous emprunterons plus tard pour quitter le rivage en kayak. Nous fermons donc aussi la porte. Trois moustiques mutants passent. Nous nous endormons.

Samedi 26

Désormais à l’aise, en voyage, avec l’idée de me laisser porter par le mouvement, j’accepte de partir en mer ce jour plutôt que lundi et grappille au passage une substantielle économie. Nous roulons donc trente minutes de Bandrélé au ponton de Mamoudzou en traversant les villages qui se réveillent doucement. Il est 7h30, le soleil cogne déjà fort ; sans la clim’, je serai déjà trempé de sueur. Au ponton, bercé par la brise de mer, je supporte bien l’attente de notre navire avec quelques dizaines de couillons en partance comme nous qui à la plongée, qui en excursion.

Donatien, capitaine 200, me donne l'idée d'être frais comme au premier jour bien que son métier soit des plus routiniers. Affable, patient et extrêmement sympathique, il envoûte ses clients en leur contant le lagon, ses petits secrets et ses grands mammifères. Il m’apprend même, pauvre de moi, que si le requin est un poisson, le dauphin lui, est un mammifère. Subtil. Aussi, fort de ces explications, je décide de me jeter à l’eau entre la barrière de corail et ces îlots paradisiaques qui font la réputation des cartes postales. Oui, je trouve le courage de me mettre a l'eau en pleine mer, à ceci près que ma main reste solidement attachée à l'échelle du navire. Les autres eux, nagent avec vigueur vers les dauphins et autres raies manta désormais à portée de main. Moi, j’ai bien trop peur de l’eau ; je vivrai l’émerveillement depuis le pont.

A proximité de l’îlot M’Tsamboro, nous buvons un punch coco sur un îlot de sable blanc. L’eau est turquoise, le ciel bleu, nous sommes tous ravis d’échapper à la pluie qui était pourtant prévue. À quelques miles, la terre. Et un radar bien visible. Un des quatre radars affectés à la surveillance des côtes et qui indique chaque nuit aux autorités dépassées la présence de kwassas (2) dans les eaux territoriales. Un moment, je me retrouve seul avec Pascal et Jean-Pierre, deux gendarmes en repos aujourd’hui et qui consentent à me raconter brièvement leur quotidien. Brièvement, ça donne ça :

"Notre boulot revient à vouloir écoper l’océan avec un dé à coudre."

Alors pourquoi ne pas stopper l’immigration à la source ? Pourquoi ne pas patrouiller toutes les nuits dans les eaux internationales, à mi-chemin entre Anjouan et Mayotte ? Ou plutôt, pourquoi n’ont-ils réellement patrouillé qu’au plus fort de l’état d’urgence alors qu’il faudrait le faire chaque nuit ? Je n’obtiens pas de réponse. Juste une sorte de parallèle entre ici et la Guyane, juste une légère comparaison entre les orpailleurs surarmés de la jungle équatoriale et les pauvres bougres en guenilles qui tentent ici le tout pour le tout. Sauf que ces pauvres bougres qui représentent à ce jour 40% de la population de l’île saturent les salles de classe, les centres de rétention et les services de soin jusqu’à la Réunion. Moi, je trouve ça prodigieux que notre gouvernement ne se donne pas les moyens d’œuvrer en amont et laisse à ses ouailles le soin de s’en dépatouiller. Oui, c’est cette même France qui donne des leçons aux autres, qui fait si bien pression sur certains pays et qui inflige des embargos. Cette France là doit bien avoir les moyens de la dissuasion ? Pourquoi est-elle si fébrile à l’idée d’être ferme ? La culpabilité ?

A plusieurs reprises, nous nous arrêtons pour nager avec masque & tuba dans ce lagon à la nature encore préservée. L’endroit est exceptionnel, l’instant magique. Le soleil qui joue à cache cache avec les nuages illumine comme un stroboscope fonctionnant au ralenti les coraux blanc, violet, rouge et bleu autour desquels tournoient des milliers de poissons multicolores. Devant ces tombants (3) véritablement renversants, je ne peux m’empêcher de faire le parallèle entre le calme et la beauté du littoral et le drame humain qui se joue à l’intérieur des terres.

Il ne pleuvra guère que lors du retour, bien à l’abri de notre Peugeot 107. Ce soir, nous dînons traditionnel au ZamZam, un restaurant sans prétention pourtant délicieux situé dans le centre Bandrélé, entre la tôle ondulée et les barreaux qui façonnent les habitations et l’Hôtel de ville couleur terre cuite flambant neuf.

Dimanche 27

Quand E. part plonger, je tente sinon le diable, la rapide balade au départ de Tsingoni vers la cascade Soulou. Évoluant pourtant au sein de ma République, j’y vais la peur au ventre, incapable de me défaire de ces histoires de violence et de racket qui ont lieu sur les terrains de randonnée. C’est ainsi. Tout ce qui ne se gère pas en amont se paie toujours au bout du compte. Que ce soit dû à l’immigration ou aux adolescents légaux délaissés. Après une descente glissante derrière les dernières maisons de Tsingoni, je me retrouve bloqué devant un marécage inextricable. Finalement, à défaut de bandits, ce sont les pluies diluviennes de la veille qui stoppent ma progression !

Je rebrousse alors chemin puis fait le taxi pour tuer les quelques heures d’attente. J’avance sans but réel. Je prend, je dépose. Je discute, ou non. J'embarque des Malgaches, des Mahorais mais j'embarque aussi et surtout des Comoriens. Chose curieuse, ce sont ces derniers qui parlent le mieux français ; ce qui permet à Ibrahim de me raconter sa vie :

- "Tu vas aller un jour à Grande-Comore ? C’est un pays magnifique ! - Ah oui ? Si c’est si magnifique, pourquoi tu restes à Mayotte alors ? - Hum... Très bonne question..."

Après quelques instants de réflexion, il m’explique :

- "Oui, ici je n’ai pas de travail. Mais ici il y a de l’eau et de la lumière."

De la lumière ? Je cherche. Je réfléchis... Ah oui ! Jean-Louis Borloo : Energie pour l’Afrique ! Pas d’électricité, pas de lumière. Alors que la lumière, à la nuit tombée, c’est véritablement la tranquillité. Moins de viol, moins de vol, moins de crime, moins de complot. J’explique à mon tour à Ibrahim comment même les Mahorais éprouvent des difficultés à trouver du travail. Et je lui fais un cours express de planning familial. Au final, Ibrahim fera comme tout le monde : il travaillera au noir pour un Mahorais qui, en contrepartie, ne le dénoncera pas. Ce qui ne l’empêchera pas de vivre caché dans les montagnes derrière Mamoudzou, à jouer au chat et la souris quand les gendarmes seront d’humeur...

Je ne comprends vraiment pas le jeu de la France. Si nous sommes véritablement gouvernés par la démagogie, les français eux sont plutôt généreux. Et s’ils ne le sont pas, la morale sociale aura tôt fait de les culpabiliser pour qu’ils rentrent dans le rang. En Métropole, on impose aux citoyens une immigration comprenant une part non négligeable de gens non assimilables pour ensuite clamer haut et fort les vertus du vivre ensemble ! Ici à Mayotte, on laisse s’infiltrer, sans réellement légiférer, une immigration régionale qui à terme fera imploser l’île. En attendant que les Mahorais réalisent qu’ils se sont fait duper par un gouvernement de pacotille, ils font comme la plupart des gens : ils accueillent, ils tolèrent. Si je suis incapable, moi, de refuser une course à un illégal, comment pourrais-je critiquer ceux qui les soignent ?

De retour à Mamoudzou, je me pose près du ponton et sirote une THB au Camion Blanc. Je repense à l’Afrique et à sa logique pourrie. Au-delà de la notion même de contraception, les gens y font des gosses à tour de bras pour assurer leur propre survie. Plus ils ont d’enfants, plus ils s’assurent d’être pris en charge. Et c’est intéressant de constater que plus on grimpe dans l’échelle sociale, moins les gens font d’enfants. En effet, en capitalisant sur deux ou trois enfants, en leur donnant les moyens d’étudier, ils s’assurent tout autant leur survie. Mayotte, c’est la croisée entre deux mondes. Alors que dans les années 80 on enseignait aux Mahoraises la règle du 1, 2, 3 STOP, leurs consœurs comoriennes rattrapent le temps perdu en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Ça me rappelle vaguement le Kosovo. Oui, si les 25 naissances quotidiennes (4) de l’île assurent aux parents leur survie, elles assurent surtout aux Comores la réappropriation prochaine de leur île dont l’avenir fut scellé en 1841. Ou, pour reprendre le mot de Philippe Boggio : la migration à outrance, comme une forme de revanche historique.

Ici, au Camion Blanc, quelques souvenirs me reviennent alors que je regarde cette clientèle hétéroclite qui s’agite sur des trottoirs cramés entre la mer sale et deux poubelles défoncées. Le jour, on croise plutôt de pauvres hères en quête d’une ivresse passagère. Le soir, les M’zungus viennent dépenser leur majoration de salaire. Le cadre, je vous l’assure, n’a rien de bucolique. Je pense que c’est un art de vivre, ou est-ce simplement le seul endroit où l’on puisse se retrouver ?

Nous retournons ensuite déposer nos affaires à Bandrélé avant de revenir sur nos pas, pour déjeuner à Sakouli, sur l’une des deux plus grandes plages de l’île. Au beau milieu d’un weekend pascal l’établissement est bondé. Tout comme pour N’Gouja, le chemin d’accès à la plage, impraticable, est largement saturé de voitures stationnant en dépit du bon sens. Imaginez ! Deux grandes plages sur une île et pas même une route digne de ce nom avec de quoi garer la centaine de véhicules qui y stationne chaque weekend ! Décidément, je ne comprends pas ce qui pousse les gens à vivre ici. Nous déjeunons au bar, chacune des terrasses situées sous un gros baobab étant prise d’assaut. Quant au kayak, nous n’y pensons même pas ; tous les équipements sont loués pour la journée.

Fort heureusement, nos hôtes à Bandrélé ont la gentillesse de nous prêter les leurs aussi, c’est ravis et pleins d’énergie que nous partons en début d’après-midi à la conquête de l’îlot Bambo situé à quelques quarante minutes de pagaie. Entouré d’un tombant auquel on accède en quelques coups de palmes, cet Îlot sauvage et inhabité peut aussi être contourné à pied en une demi-heure. Pour multiplier les points de vue tantôt vers la terre, tantôt vers le large, je m’amuse à escalader les gros pitons rocheux que vient lécher la marée montante. Parfois, fruit de la paranoïa ambiante, je crois deviner des yeux qui m’observent depuis la haute futaie qui coiffe l’îlot.

Ce soir, au ZamZam, je mange un mataba en dégoulinant littéralement. Pas que ce plat soit épicé, non, mais que l’atmosphère encore plus lourde que la veille soit manifestement saturée d’humidité.

Lundi 28

Pas résignés, nous retournons à N'Gouja avant les heures maudites d’un lundi de Pâques. A cette heure matinale, le chemin est aussi pourri qu’à toute heure de la journée mais il offre au moins l’avantage de pouvoir s’y garer convenablement. Puis c’est véritablement le festival de la tortue de mer ! En nageant quelques dizaines de mètres en direction du large, on survole les herbiers où se nourrissent les tortues. Évoluant par cinq ou six mètres de fond, accompagnées ou non d’un poisson rémora, elles ne dévoilent réellement toute leur grâce que lorsqu’elles remontent à la surface.

Avant de rentrer à Bandrélé, nous entreprenons le tour de la presqu’île de Boueni, l'occasion pour nous de voir ce qui se fait partout sur l'île, à savoir des Hôtels de Ville tout neufs érigés au beau milieu d’un capharnaüm de tôles et de détritus. Mayotte, premier importateur de tôle ondulé au monde ? Quoique. Ah non, c'est l'Afrique. Oui, c'est bien ce que je disais. Ah... Qu’elles sont loin ces belles propriétés canadiennes qui se passent de barrières. Ici, je ne vois pas de pelouse. Je vois de la boue. Je vois des gens qui traînent dehors jusqu'à pas d'heure comme s'ils se réchauffaient au lampadaire du coin. Mais leurs conversations, je n'en doute pas un seul instant, valent cent fois plus que celles de la télévision. Et c'est une bonne chose que cette dernière n'ait pas été ici aussi démocratisée que dans le reste du monde occidental. Ici, les gens se parlent. Et ça c'est chouette.

- Excusez moi, on cherche la Baie des Tortues ! - Ha ? Je ne sais pas. Il faut demander... - Bah, c'est ce qu'on fait, non ?

On a bien ri !

Songeant à rejoindre Mamoudzou, nous quittons un peu un regret L. & Y., un couple charmant qui donne l’impression de vivre en paix sur cette terre controversée. Sur la route, nous prenons en stop quelques uns de ces éternels marcheurs avant que la pluie ne tombe encore. L’image de ces gens qui marchent au bord des routes reste pour moi propre à l’Afrique. Pas assez d’argent pour se véhiculer, pas assez de gens pour organiser des transports en commun fiables et réguliers. Quand je dépose la voiture de location, je m’étonne quand même que personne ne s’arrête pour me prendre en stop sur le kilomètre qui me sépare du ponton... Ça valait bien la peine que je trimballe hier la moitié de l’île pour me retrouver aujourd’hui au bord de la route, cramé par le soleil, contraint de prendre un taxi collectif !

Puis l’après-midi s’enchaîne à merveille : déjeuner au Camion Blanc, traversée en barge vers Petite Terre, installation au Rocher, un hôtel vieillissant mais bien situé et randonnée vers les plages jumelles de Moya. Quand il est l’heure de partir en randonnée, il ne reste qu'un taxi tout pourri qui attend près de la barge. Son conducteur accepte avec joie de nous mener à Labattoir, commune de France, ou plutôt à l’arrière de cette dernière, au point de départ du sentier. Pourtant, aussi trivial que puisse paraitre le nom de ce charmant village, le traverser aura suffi pour convenir qu’il ne porte pas si mal son nom : de part et d’autre des ruelles crades et défoncées, la tôle ondulée brille en plein soleil. Un chien finit de vider ce qui doit être une poubelle. Deux ou trois chèvres traversent sans regarder.

On démarre le chemin menant au Lac Dziani, puis je me laisse porter. Je décide des bifurcations à l’instinct, aidé tout de même par l’omniprésence de la mer encore plus manifeste sur cette petite terre. Signe que le sentier n’est plus entretenu, nous marchons dans les broussailles hautes. Par endroit, nous admirons des vues époustouflantes sur le lagon, la Grande Terre, le lac vert de souffre au sein du cratère et les plages de Moya auxquelles nous accédons par un sentier abrupt. Sous le regard incrédule des roussettes à l’envergure impressionnante, nous y descendons et nous y nageons puis à 17h30, remontant du parking, j'arrête une voiture : Pierre consent à nous ramener vers la ville. Ravis de n’avoir pas à marcher deux bonnes heures sur cette route désastreuse et bénissant son Duster poussiéreux, j’interroge Pierre sur sa vie mahoraise. Employé d’une entreprise du bâtiment de renom, il mène à Mayotte la grande vie d’expat’. Il est souriant, enjoué, il apprendra demain le lieu de sa prochaine expatriation. L., son garçon de trois ans ne comprend pas tout. Il aura toute sa vie pour digérer tous ces voyages et ces déménagements. En tout cas son père est un chic type, il fait un petit détour et nous ramène au Rocher avec un grand sourire. Et c’est alors que la pluie commence à tomber ! Deux minutes après, le ciel nous tombe littéralement sur la terre en faisant ce bruit si particulier du Concorde au décollage.

Le timing est parfait. Seul bémol : pour les tortues, c’est foutu ! Si les plages de Moya sont réputées pour les pontes nocturnes, ce soir, personne ne voudra nous conduire au bout de cette route impossible. Je reste rationnel, on ne peut pas tout obtenir. E., elle, souhaite noyer sa déception dans une pizzéria. A Dzaoudzi. Un lundi soir. Tandis qu’au dehors tout est éteint, j’avise une dame fermant le rideau de ce qui était jusqu’alors notre unique chance. C’est la patronne. Elle ne faisait que passer pour régler des papiers. Elle propose de nous rapprocher de Pamandzi, seul espoir de salut gastronomique. La pizzeria de son mari ne paie pas de mine mais elle fera le job et une fois rassasiés, nous sommes même reconduits à l'hôtel. Je découvre à Mayotte un concept intéressant : si chez nous on passe commande, ici, on apporte les clients !

Mardi 29

Nous quittons. Face à Grande Terre, le grand aérogare tout neuf survit grâce à un ingénieux système de courants d’air. Depuis la salle d’attente au premier étage, devant le spectacle saisissant d’un magnifique arc-en-ciel surplombant l’archipel, je ne m’explique toujours pas cette nostalgie qui m’anime. Nous décollons face au sud et, laissant sous notre aile l’exubérante vie sous-marine de la passe en S, nous saluons d’un dernier regard cette terre au destin aussi compliqué qu’inattendu.

Epilogue

L’archipel des Comores est géographiquement composé de quatre îles principales : Grande- Comore, Mohéli, Anjouan & Mayotte. Si cette dernière est française depuis 1841 (5), les trois autres îles, divisées en royaumes ou sultanats distincts, deviennent en 1886 des protectorats sous l’autorité du gouverneur de Mayotte (colonie). En 1946, séparées administrativement de Madagascar, les quatre îles forment alors un Territoire d’Outre-Mer. C’est la première fois de leur histoire qu’elles existent en tant qu’entité unie et reconnue. Au décours du processus de décolonisation voulu par l’ONU, le référendum de décembre 1974 est sans appel : Mayotte vote pour son maintien dans la République ; les trois autres îles, pour leur indépendance. Seulement, et c’est toute la subtilité, fallait-il considérer le vote île par île ou bien dans son ensemble ?

Les Comores s’appuient sur la résolution 3385 du 12 novembre 1975 qui, en réaffirmant la nécessité de respecter l’unité et l’intégrité territoriale de l’archipel (elle cite les quatre îles), impliquerait tacitement que les Comores ne sauraient être sans Mayotte (6). Cette résolution de l’Assemblée Générale n’a qu’une valeur facultative ; à l’inverse d’une résolution du Conseil de Sécurité, elle n’est pas contraignante.

La France elle, s’appuie sur un second référendum tenu début 1976 qui réaffirme la volonté de Mayotte de rester française. L’ONU n’en conteste pas le caractère démocratique pourtant, elle le déclarera nul et non avenu (7). Que la France ait entendu le message des Mahorais, c’est beau, c’est sport. Mais que la France n’ait pas pris la peine d’imposer a minima que les Mahorais parlent français me pose question. Comment s’affranchir alors de la question du colonialisme ? Où sont les notions de partage, d’entraide ? Comment vivre ensemble si on ne parle pas la même langue ? À Mayotte, à défaut de vivre ensemble, les Blancs tiennent les postes clés avec majoration de salaires quand la plupart des Mahorais vivent avec moins de cent euros par mois.

Après que l’ONU ait réaffirmé ses positions fin décembre 1994 (8), Edouard Balladur met fin à la libre circulation des personnes entre les Comores et Mayotte (9). Depuis cette date, la France considère comme clandestins ceux que les Comores considèrent comme autochtones sillonnant entre îles à l’image de leurs aïeux. Les associations de défense des migrants hurlent au scandale, les Comores parlent d’un mur de division, la France elle, applique son règlement. Chaque nuit en mer entre Anjouan et Mayotte, deux personnes en moyenne meurent noyées.

La raison familiale est souvent invoquée, comme pour mieux cacher les raisons médicales et la raison suprême : accoucher en France. Il est presque plus simple de risquer sa vie sur un kwassa que de se faire soigner aux Comores. Au Centre Hospitalier de Mayotte, où il n’est pas rare de traiter des pathologies ou des situations dignes de la médecine humanitaire, les femmes enceintes deviennent une arme d’immigration massive. Alors que mon pays pratique 230 000 avortements par an, je reste abasourdi devant la condescendance emprunte de repentance avec laquelle la France traite les femmes enceintes Comoriennes. Prises en charge à Mayotte, il suffit d’un rien pour les faire évacuer et hospitaliser à la Réunion aux frais du contribuable. Et si l’on diagnostique un souci majeur chez l’enfant à naître, on ira jusqu’à les transférer à Paris ! Dans les deux cas, à la Réunion ou à Paris, ces femmes sont assignées à l’hôpital ; en situation irrégulière, elles ne peuvent évoluer à l’extérieur. Pendant ce temps, à la Réunion et en Métropole, des dizaines de milliers de personnes qui vivent largement sous le seuil de pauvreté n’ont pas accès aux soins...

Peut-on lier délinquance et clandestinité ou est-il plus juste d’assumer que la jeunesse mahoraise, rebelle et dévoyée, est tout aussi responsable, sinon entièrement, du climat d’insécurité qui règne sur l’île ? Les cambriolages, les vols, les agressions, les chiens torturés à mort en pleine nuit, c’est l’affaire des clandestins ? Avec une telle inégalité sociale, avec autant de promesses non tenues, avec une telle démagogie, sans pour autant l’expliquer, je pourrai presque comprendre cette violence devenue sur l’île de plus en plus palpable. D’un côté, de jeunes Mahorais en colère, de l’autre, de jeunes Comoriens, abandonnés avec raison par leur parents reconduits (10) et qui s’entassent dans des bidonvilles aux abords de Mamoudzou. Et pour gérer tout ça, pour consoler, canaliser, une Aide Sociale à l’Enfance dont les moyens sont complètement sous évalués.

Enfin, ce qui me pose aussi question, c’est l’incroyable rupture entre l’ambition départementale et les moyens mis en oeuvre. Il y a quelque chose de louche. Pourquoi une telle urgence quand bien même la Cour des Comptes relevait dix ans auparavant les difficultés générées par une telle entreprise (11) ? Pourquoi le reste de la République n’a-t-il pas été consulté sur la question ? N’aurait-il pas été judicieux d’entreprendre les réformes de fond avant la départementalisation ? Agencement des rues et numérotation, réforme du droit coutumier, gestion du foncier et du cadastre, alphabétisation des populations pour ne citer que cela. Alors qu’à l’évidence, le pilotage de l’État dans le processus de départementalisation a été bâclé, je sens comme une odeur d’orgueil et de cupidité dans cette décision ; je ne crois pas en l’altruisme de ma République.

S’il apparait à l’issue de cette brève analyse que la présence française à Mayotte n’est pas si contestable, il n’en demeure pas moins que la situation sur l’île est, sinon le laboratoire du manque de courage politique, au bord de la catastrophe. Les autorités se voilent la face ! Si les subventions et autres dotations sont directement liées aux chiffres officiels, elles prennent en compte 200 000 âmes quand il se vend sur l’île l’équivalent en riz de 300 000 bouches ! Les écoles sont saturées d’élèves et désertées des professeurs. Les hôpitaux sont saturés de patients mais désertés des médecins. Et la délinquance, galopante, est aussi peu prévenue que réprimée.

Pour permettre au peuple Mahorais de vivre convenablement, le législateur devra faire voter une loi plus stricte quant au droit du sol (12) pour dissuader enfin l’immigration obstétricale. Et si l’État doit véritablement revoir sa copie en reprenant point par point les éléments en faveur d’une départementalisation réussie, le Département devra lui se donner les moyens d’investir correctement les missions et responsabilités qui lui ont été transférées. Alors alphabétisée et forte de son identité, Mayotte pourra entrer de plain-pied dans la République : à l’égal des autres départements, prenant conscience de ses devoirs elle pourra enfin jouir pleinement de ses droits.

NOTES :

1 Les Bouénis sont à Mayotte les femmes qui ont un certain âge et, pour avoir en général porté de nombreux enfants, en ont conservé une corpulence respectable...

2 Petits canots de pêche rapides de 7 mètres, à fond plat et nantis de deux moteurs qui tanguent énormément (comme les corps en mouvement sur la danse congolaise éponyme).

3 Un tombant est une paroi rocheuse sous-marine très vivante donc riche à explorer.

4 www.clicanoo.re/...mp;id_article=506782

5 Andriantsoly hérite du sultanat en 1832. Conscient des menaces qui pèsent sur son île et souhaitant en préserver l'autonomie île face aux autres souverains comoriens, il se tourne vers les Français qui viennent de s'emparer de Nosy Be (Nord-ouest de Madagascar). Le 25 avril 1841, le sultan vend Mayotte à la France (Louis-Philippe Ier) en échange d’une rente viagère et d’autres avantages. Ce traité est ratifié officiellement par l'État français en 1843.

6 www.un.org/...%28XXX%29&Lang=F

7 www.un.org/.../RES/31/4&Lang=F

8 www.un.org/...RES/49/18&Lang=F

9 Le gouvernement d’Edouard Balladur décide, le 18 janvier 1995, d’instaurer un visa aux conditions draconiennes pour contrôler l’entrée des Comoriens sur le territoire de Mayotte

10 L'article L. 511-48 prévoit qu’un mineur de 18 ans ne peut pas faire l'objet d'une procédure de reconduite à la frontière.

11 La Cour des comptes rend public, le 13 janvier 2016, un rapport thématique consacré à la départementalisation de Mayotte. Mise en œuvre dans un contexte socio-économique préoccupant, marqué par une forte démographie et une importante immigration irrégulière, cette départementalisation rapide a été mal préparée et mal pilotée. La situation financière du Département et des communes de Mayotte est dégradée. Le manque de clarté des perspectives financières dans lesquelles s’inscrit cette évolution institutionnelle complique encore la situation. Les préalables identifiés dès 2008 dans le « Pacte pour la départementalisation » n’ont pas été remplis en temps voulu : alignement de la réglementation et de la législation applicables, passage à la fiscalité de droit commun, problématiques foncières, notamment. Face à l’urgence de répondre aux besoins d’infrastructures de base (eau, assainissement, habitat, constructions scolaires) et aux problèmes sociaux que connaît l’île (aide sociale à l’enfance, chômage, notamment), le Département et l’État doivent dresser des priorités claires et entreprendre sans délai la mise en œuvre des mesures appropriées : www.ccomptes.fr/...9/2110702/version/1/ file/20160113-rapport-thematique-departementalisation-Mayotte.pdf

12 Pour les enfants nés en France de parents étrangers, c’est le "droit du sol" qui s’applique. L'enfant obtiendra donc la citoyenneté française à 18 ans, sous certaines conditions : posséder un certificat de naissance en France, résider en France et y avoir vécu durant au moins cinq ans depuis l’âge de 11 ans. Avant sa majorité, il peut acquérir la nationalité sur demande de ses parents (entre 13 et 16 ans), ou sur demande personnelle (entre 16 et 18 ans), avec des conditions de durée de résidence en France.
Vivre à Mahajanga en 2016
by Fantomas974 · 2016-04-10 · 58 replies
Bonjour, les dernières informations que je lie sur Mada datent de 2012. Aussi je viens à la recherche d'informations (et vous en donne également). Nous sommes un couple de 50 ans, sans enfant, français, qui souhaitons nous installer à Madagascar dans les 3 années qui viennent. Nous sommes tous deux fonctionnaires à La Réunion mais souhaitons “jeter l'éponge”. Nous sommes allés en début d'année à Antsiranana (Diego) et y retournons cette fois en juillet pour Mahajunga. Je vais partager ce que je connais et poser des questions si ceux qui y vivent peuvent répondre : Selon mes informations, pour un obtenir un visa de retraité, la procédure a été simplifié et accélérée depuis 2008. Nous avons vu qu'il fallait au minimum avoir 50 ans pour ce type de visa et une attestation de mise à la retraite (un titre de pension). Nous avons déjà ouvert un compte bancaire en Ariary sur place à la BFV (Société Générale de Madagascar) pour y virer 1000€ : Notre banque nous a facturé 20€ de frais et la BFV nous a facturé 30€ (mars 2016). La banque nous a dit que c'est un compte de non-résident donc uniquement en Ariary mais que, une fois résident, il nous sera possible d'avoir également un compte en euros même si nous souhaitons garder le notre en France. On nous a envoyé à notre domicile de La Réunion par DHL, le chéquier, et une carte Visa Ebene Or qui permet de retirer des euros sur ce compte en Ariary (monnaie locale) sur le territoire. Une liberté importante car nous sommes inquiet sait-on jamais. Les distributeurs ne permettent de retirer au maximum que 400.000 Ar par retrait (environ 110€), il faut donc mettre plusieurs fois sa carte française et supporter à chaque fois les frais, d'où cette carte Visa Ebene qui permet de retirer et payer pour 4 millions d'Ar par jour. Nous ne souhaitons pas acheter car nous n'avons aucun héritier et serons locataires. J'ai lu les informations sur le coût des salariés (femme de ménage, gardien...) mais je trouve difficilement des informations car nous prospectons sur le montant des loyers d'aujourd'hui (2016). Nous visons Mahajunga mais je ne trouve pas de site d'annonces immobilières sur cette ville. Mes questions : -J'ai lu qu'il faut transformer le permis de conduite français en permis malgache mais conserve-t-on le permis si on est appelé à revenir en France ? Existe-t-il comme en France une carte grise ? Y a t-il un site comme “le bon coin” à Madagascar pour acheter un véhicule ? 😉Est-ce plus sécurisant de passer par un garage pour un véhicule d'occasion ? Comment faire réparer ou entretenir sa voiture une fois sur place à Mahajunga ? Même si j'ai jadis travaillé dans un garage automobile, il parait que les tarifs sont élevés. Y-a-t-il des forfaits comme en France ? Qui connait le prix d'une vidange avec le changement des filtres par exemple ? Quelle est la marque automobile la plus commercialisée ? et enfin, quel type de supermarché trouve-t-on à Mahajunga ? Je pense que pour un premier post ça ira. Merci infiniment pour toutes vos réponses, y étant déjà allé je pourrais avec grand plaisir vous répondre sur ce que je connais.
Birmanie, là où je n'avais pas tout compris!
by Solene40 · 2016-04-02 · 104 replies
Coucou les baroudeurs

Nous voici de retour après 3 semaines en Birmanie du 5 au 26 mars 2016.

Nous sommes un couple dans la quarantaine qui voyageons en autonome depuis une dizaine d année.

Autant vous dire tout de suite que ce fut l un de nos plus beaux voyages (qu'est ce que je suis surprenante là!!) et que ce ne sera pas le dernier dans ce magnifique pays.

Pour le parcours aussi nous avons fait très original 😉 : arrivée à Mandalay, Bagan, Inlè, Bago, Hpa an, Yangon, Chaungtha, Yangon.

Alors en hommage aux femmes Pao que j ai été si heureuse de croiser (voire émue!!) je vous ai concocté un carnet de voyage Laou!!

La où la pression touristique n est pas du tout ce que je croyais Là où la Birmanie c est trop tard pour certains... et trop tôt pour d autres!! Là où la Birmanie finalement c est pas la ruine Là où les Birmans sont vraiment adorables Là où on a vraiment passé de bons, beaux ou grands moments Là où je crois que ce pays a des tonnes de secret à nous offrir dans les années à venir Là où j ai besoin de vos lumières!!

Donc je vous préviens ça va être long (j ai sacrément eu le temps de "réflexionner" pendant les 50 h de bus qu'on s est cogné!!) et un peu bizarre par rapport à ce que vous avez l habitude de voir ici!!

Là où la pression touristique n est pas du tout ce que je croyais

Ben oui parce qu'à force de lire "la Birmanie c est maintenant ou jamais" ou "la Birmanie dans quelques années ça sera la Thaïlande" ben moi, comme une cruche j y ai cru et maintenant que j ai traversé le pays, vraiment je ris.

Pour info la Birmanie est aussi grande que la France et la Grèce réunit.

Si on schématise, 95% des touristes se trouvent à la Tour Eiffel (Swedagon Pagoda), à Nimes (Bagan) au lac D Annecy (Inlè) et un chouia à Biarritz (ngwe saung) et sur l ile de Santorin (Ngapali). Si vous avez tout compris à mon explication super claire (!!) ça veut donc dire que tout le reste, immense, du pays est quasi vide de touristes occidentaux (TO pour faire plus court!). Voilà donc la méga pression touristique que vit le Myanmar!!

Pour illustrer, les trajets en bus me semblent parlant (je nous compte dans les TO) :

Madalay - Bagan 14 passagers 6 TO 8 Birmans (5h, 9000 k) 1€ = 1 325 K

Bagan - Inlé 14 passagers 14 TO dont 10 qui se sont arrêtés à Kalaw (Kalaw/Inlé m a tout l air d être une autoroute touristique plutôt qu'un trek authentique mais j ai pas fait donc je me trompe peut être) (7h pour Kalaw, 9 pour Inlé, 11 000 K)

Inlé-Bago , 49 passagers 7 TO (11h de nuit, 22 000 K, bus VIP c est à dire avec clim à moins 10!)

Bago- Hpa an 49 passagers 2 TO, nous (5h, 10 000K)

Hpa an-Yangon 49 passagers 4 TO (7h, 5 300 K)

Yangon-Chaungtha 56 passagers (pour 49 places!), 2 TO, nous (5h, 10 000K)

Chaungtha-Yangon 49 passagers 4 TO ( 9 000 K, 9h au lieu de 6 prévues!! crevaison "authentique" incluse et tour de tout Yangon dans les embouteillages, pour déposer les passagers, offert par la maison!!)

Alors il est clair que nous n étions pas en décembre (très haute saison touristique) mais je suis bien convaincu que même en décembre seul Bagan, Inlé, Kalaw doivent être envahit laissant le reste du pays quasi vierge.

Pour nous c est à Inlé qu'on a trouvé le plus de monde.

A Bagan le site de 42 km2 est tellement vaste qu'il est très facile de se trouver tout seul et de découvrir l authenticité tant recherchée!! La règle selon moi est de se laisser porter. Forcément si vous allez au coucher du soleil sur la pagode dont parle tous les guides papier, vous serez en compagnie de vos nombreux "confrères "!!Suffit de dder à votre hôtel une petite pagode sympa, nous on était 5.



Pour info j avais vu avant de partir qu'ils avaient décidé d interdire de montée sur la plupart des pagodes, mais finalement nous n avons pas vu qui que ce soit pour surveiller les coins où nous sommes allés (j ai pas tt compris encore une fois)

A inlé quasiment tout le monde dort à Nyaungshwe donc là effectivement on a vu beaucoup de "blancs".



ça ne nous a pas empêché de voir un marché sensationnel (avec des femmes Pao qui vendaient et des femmes girafes qui faisaient leurs courses) sur le lac et In Dein tout seul (suffit de choisir la bonne heure). Par contre au retour on a croisé une vingtaine de bateaux, j ose pas imaginer ce que ce doit être en pleine saison.





Malgré tout et j ai trouvé ça incroyable, certains pécheurs Inthas ont répondu à nos sourires et à nos bonjour avec tous les "peloys" qu'ils voient passés et qui les prennent en photo (et moi aussi con que les autres je vous rassure 😛). Vraiment cela m a questionné et je ne vois qu' une explication.



90% d entre nous font le même tour, vont aux mêmes endroits et quand on sait qu' il y a une quarantaine de village sur le lac, ben je me dis que la plupart sont "épargnés" par ce débarquement.

Alors si comme moi (et comme la plupart d entre nous!!) vous aviez l idée de faire un tour spécial, s il vous plait abstenez vous. Cette journée m a totalement comblé et même la tournée des ateliers m a passionné alors que ça ne me branchait pas du tout. On apprend plein de chose, on redécouvre ce qui existait chez nous au siècle dernier et je n ai senti aucune pression pour acheter quoique ce soit. Qu'on ai acheté ou pas on a toujours était raccompagné avec un grand sourire.



La suite bientôt (pour les courageux 😉 )
Arnaque vol de la Réunion à Maurice
by Vyfly · 2016-02-08 · 36 replies
Le vol de la Réunion à Maurice est l'un des plus chers au monde, à peine 40 mn de vol pour 330E, ce n'est pas justifié, il y a très peu de service sur ce vol, on vous sert juste un jus de fruit... D'autre part la compagnie est associé à Air France pour le transfert à Paris. Il y a peu de compagnies aériennes et donc les prix grimpent de 1100 à 1600E pour une place en économique de Réunion à Paris au mois de juillet, août ! A 1100E, vous avez payé le bas prix donc n'attendez pas à avoir un sourire de la part du personnel d'air France ! le personnel de l'ile Maurice vous prenne de haut, n'attendez aucun retour de leur part si vous avez des réclamations à faire. Vous achetez le billet avec un bagage, mais ils laissent souvent des bagages à Maurice et vous renvoie 2 ou 3 jours après. Et pour eux c normal... Et personne à la Réunion réagit, que font les associations de consommateurs?
Croisières Caraïbes avec Costa Croisières en janvier prochain
by Etaisne · 2015-10-29 · 35 replies
bonjour à tous, Nous faisons avec mon mari la croisiere "Perles des Antilles" de 16 jours en janvier prochain, sur Le costa Magica : St Domingue, Catalina, St Kitts, St Martin, Antigua, Guadeloupe, Ste Lucie, Grenade, Tobago, Barbade, Martinique et Guadeloupe. Nous aimerions partager vos expériences, particulièrement concernant les escales, avoir des conseils, les lieux à ne surtout pas rater et principalement quelles escales peuvent être faites "seuls" c'est a dire sans acheter les excursions de costa qui sont souvent très chères... Les ports où accoste le navire sont ils loins des centres et lieux touristques ? Où peut on se "débrouiller" à pied ..? Par avance merci infiniment pour tous vos conseils.
Tour du monde et après?
by Nonade · 2015-06-28 · 25 replies
bonjour à toutes et à tous

Cela fait maintenant quelques années que je suis revenu d'un tour du monde de 7 mois en famille (2 enfants de 4 et 5 ans à l'époque). Le temps passe, après être revenu et passé les différentes phases qui caractérisent souvent le retour (retrouver les proches; dépression et reconstruction d'une petite vie tranquille) je me pose la question du sens d'un tel voyage.

La famille s étant agrandie un peu plus, il nous est plus possible de voyager autant et aussi loin.

je me demande donc maintenant que retenir de tout cela à part que ce fut une parenthèse enchanté.

Nous avons eu une vision du monde que nous ne pouvons ignorer (quotidien difficile pour de nombreux autres être humains). Nous sommes vraiment des privilégiés

Alors pour vous qu'a changé ou confirmé un tel voyage ? quelle décisions cela vous a fait prendre ? quel sens vous lui avez donné ?

merci a vous de partager vos expériences ou pensées a partir du moment que cela reste constructif

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