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Le nord Chili de Calama à Arica
Après un voyage passionnant en Patagonie il y a 1 an,
voyageforum.com/...ost=9269103;#9269103 nous avons rapidement décidé de retourner au Chili, cette fois tout au nord, pour une balade andine entre Calama et Arica. Départ prévu en novembre…mi-octobre, de violentes manifestations éclatent à Santiago puis essaiment aux autres villes. Je surveille l’actualité et nous décidons finalement de maintenir le voyage, puisque les vols semblent se dérouler normalement et que ne ferons pas de tourisme urbain.
Edit : Voilà, le carnet complet en images, vidéos et cartes est là: CLIC
Bonne lecture! Marie En « route » vers les Andes 9 et 10/11/19 Vol Air France Luxembourg-Paris (30 mn de vol)- puis Paris-Santiago du Chili (14h de vol ! Moins cher que de partir de Paris directement et plus près pour nous 794 €/pers. avec 1 bagage en soute et le choix des sièges)
puis 5h d’escale (où nous sommes soulagés de récupérer nos bagages car nous allons en partie camper. Nous retirons aussi du cash),
puis vol (2h30) Sky Airlines de Santiago à Calama (low cost déjà testée et approuvée il y a 1 an, 77 €/pers avec 1 bagage en soute et le choix des sièges),
où nous atterrissons le dimanche 10/11/19 à 17h30 comme prévu.
Très beau temps lors de la traversée des Andes, qui nous semblent cependant bien peu enneigées en ce printemps austral…





Après avoir mangé une bricole à la cafétéria de l’aéroport, nous récupérons chez Europcar un Nissan X trail 4X4 quasiment neuf (800 km au compteur) mais avec des pneus de ville. Location effectuée via booking.com, modifiée à plusieurs reprises car le prix n’a cessé de baisser les derniers jours (sans doute en raison des évènements ?) : gain de 150 € (finalement 750 € pour 12 jours) Frais de drop off à Arica (250 € environ) d’où nous reprendrons l’avion le 22/11 pour Santiago. Nous prévoyons de remonter vers le nord en direction de Putre en restant la plupart du temps sur l’altiplano. Il nous faut donc être autonomes en bouffe, eau et essence. L’idée est de prendre notre temps pour faire quelques détours…nous camperons donc puisqu’il y a peu d’hébergements et que nous aimons profiter des beaux endroits seuls avec les belles lumières du levant et du couchant. L’autonomie en carburant est un problème dans cette partie du Chili puisqu’entre les villes de Calama et Arica on ne trouve de stations-service qu’à Pica et Pozzo Almonte. Sinon il faut compter sur de l’essence vendue au bidon dans certains villages ou sur ses propres réserves. Le parcours prévu est le suivant : Calama (essence en station)-Ollagüe-Huasco Lipez-Pica-Pintados-Pozzo Almonte (essence en station)-Humberstone-Huara-Geysers de Puchuldiza-Cariquima-Bosque de Cactus-Colchane (essence bolivienne au marché noir)-Parque Nacional Volcan Isluga-Laguna Roja-Termas de Polloquere (salar de Surire)-Quebrada de Chuba-Parque Nacional Lauca-Putre (essence au bidon)-Cerro Milagro-Putre -Laguna Cotacotani Lago Chungara-Putre-Suriplaza-Putre-Codpa-Valle Camarones-Caleta Camarones-Caleta Victor-Arica (essence en station) De Calama à Putre, nous ne descendrons qu’une fois jusqu’à la plaine côtière, afin de varier un peu le voyage, et de reprendre de l’essence. L’idée est de conserver l’adaptation à l’altitude qui devrait s’améliorer au fil de jours et nous permettre de faire quelques randos en fin de séjour, même si en réalité il faut plutôt 4 semaines pour être vraiment bien acclimaté. Par précaution nous emmenons le petit compresseur et de quoi réparer d’éventuelles crevaisons et le téléphone satellite. Nous irons dans quelques zones assez isolées sans réseau téléphonique et sans beaucoup de passage…et ça permet de garder le contact avec les proches.
La ville est à quelques km de l’aéroport : nous posons nos affaires au Géotel Calama (bien, 46 € bon petit-déj inclus), prenons une bonne douche, tentons une sortie pour aller faire un gros ravitaillement, rapidement avortée en raison des bruits de manifestations qui retentissent dans les rues avoisinantes. Nous irons demain ! Au lit !
voyageforum.com/...ost=9269103;#9269103 nous avons rapidement décidé de retourner au Chili, cette fois tout au nord, pour une balade andine entre Calama et Arica. Départ prévu en novembre…mi-octobre, de violentes manifestations éclatent à Santiago puis essaiment aux autres villes. Je surveille l’actualité et nous décidons finalement de maintenir le voyage, puisque les vols semblent se dérouler normalement et que ne ferons pas de tourisme urbain.
Edit : Voilà, le carnet complet en images, vidéos et cartes est là: CLIC
Bonne lecture! Marie En « route » vers les Andes 9 et 10/11/19 Vol Air France Luxembourg-Paris (30 mn de vol)- puis Paris-Santiago du Chili (14h de vol ! Moins cher que de partir de Paris directement et plus près pour nous 794 €/pers. avec 1 bagage en soute et le choix des sièges)
puis 5h d’escale (où nous sommes soulagés de récupérer nos bagages car nous allons en partie camper. Nous retirons aussi du cash),
puis vol (2h30) Sky Airlines de Santiago à Calama (low cost déjà testée et approuvée il y a 1 an, 77 €/pers avec 1 bagage en soute et le choix des sièges),
où nous atterrissons le dimanche 10/11/19 à 17h30 comme prévu.
Très beau temps lors de la traversée des Andes, qui nous semblent cependant bien peu enneigées en ce printemps austral…





Après avoir mangé une bricole à la cafétéria de l’aéroport, nous récupérons chez Europcar un Nissan X trail 4X4 quasiment neuf (800 km au compteur) mais avec des pneus de ville. Location effectuée via booking.com, modifiée à plusieurs reprises car le prix n’a cessé de baisser les derniers jours (sans doute en raison des évènements ?) : gain de 150 € (finalement 750 € pour 12 jours) Frais de drop off à Arica (250 € environ) d’où nous reprendrons l’avion le 22/11 pour Santiago. Nous prévoyons de remonter vers le nord en direction de Putre en restant la plupart du temps sur l’altiplano. Il nous faut donc être autonomes en bouffe, eau et essence. L’idée est de prendre notre temps pour faire quelques détours…nous camperons donc puisqu’il y a peu d’hébergements et que nous aimons profiter des beaux endroits seuls avec les belles lumières du levant et du couchant. L’autonomie en carburant est un problème dans cette partie du Chili puisqu’entre les villes de Calama et Arica on ne trouve de stations-service qu’à Pica et Pozzo Almonte. Sinon il faut compter sur de l’essence vendue au bidon dans certains villages ou sur ses propres réserves. Le parcours prévu est le suivant : Calama (essence en station)-Ollagüe-Huasco Lipez-Pica-Pintados-Pozzo Almonte (essence en station)-Humberstone-Huara-Geysers de Puchuldiza-Cariquima-Bosque de Cactus-Colchane (essence bolivienne au marché noir)-Parque Nacional Volcan Isluga-Laguna Roja-Termas de Polloquere (salar de Surire)-Quebrada de Chuba-Parque Nacional Lauca-Putre (essence au bidon)-Cerro Milagro-Putre -Laguna Cotacotani Lago Chungara-Putre-Suriplaza-Putre-Codpa-Valle Camarones-Caleta Camarones-Caleta Victor-Arica (essence en station) De Calama à Putre, nous ne descendrons qu’une fois jusqu’à la plaine côtière, afin de varier un peu le voyage, et de reprendre de l’essence. L’idée est de conserver l’adaptation à l’altitude qui devrait s’améliorer au fil de jours et nous permettre de faire quelques randos en fin de séjour, même si en réalité il faut plutôt 4 semaines pour être vraiment bien acclimaté. Par précaution nous emmenons le petit compresseur et de quoi réparer d’éventuelles crevaisons et le téléphone satellite. Nous irons dans quelques zones assez isolées sans réseau téléphonique et sans beaucoup de passage…et ça permet de garder le contact avec les proches.
La ville est à quelques km de l’aéroport : nous posons nos affaires au Géotel Calama (bien, 46 € bon petit-déj inclus), prenons une bonne douche, tentons une sortie pour aller faire un gros ravitaillement, rapidement avortée en raison des bruits de manifestations qui retentissent dans les rues avoisinantes. Nous irons demain ! Au lit !
Groenland 2019

Bonjour à tous, Le carnet de notre voyage de cet été au Groenland est terminé (ouf!) Bonne lecture! Marie
Pour voir le texte et les photos, cliquez ici
Ça faisait longtemps que j’avais envie de retourner au Groenland après un 1er voyage en famille et en kayak il y a …11 ans.CLIQUEZ ICI
Cette fois nous allons découvrir à pied, en kayak, et en bateaux côtiers toute la côte sud-ouest de ce pays gigantesque (4 fois la France) dont seules les côtes sont habitées (en tout 50000 habitants !) PREPARATIFS : Le parcours prévu était donc le suivant : Vol Copenhague-Narsarsuaq Bateau de Narsarsuaq à Qassiarssuq Trek 5/6 jours jusqu’à Narsaq Bateau de Narsaq à Nanortalik Transfert zodiac de Nanortalik à Klosterdalen Valley dans le Tasermiut Fjord avec le kayak pour 3/4 jours puis retour en zodiac à Nanortalik depuis Tasermiut Camp Bateau de Nanortalik à Qaqortoq Express côtier Sarfaq Ittuk de Qaqortoq à Ilulissat (5 jours/4 nuits) Bde Ilulissat à Qeqertarsuaq sur Disko Island Trek 4/5 jours sur Disko Island Transfert bateau de Disko Island à Ilulissat Avion de retour Ilulissat Copenhague. (en fait la météo en décidera autrement !) Les réservations ont été effectuées fin 2018 pour un voyage en aout 2019. Il m’a fallu composer avec les horaires des bateaux-bus locaux et de l’express côtier pour « optimiser » le voyage. Les sites de Air Greenland, Disko Line et Arctic Umiaq Line m’ont permis de tout réserver en ligne très facilement. J’ai réservé des hébergements en dur environ 1 fois/semaine, histoire de bien nous reposer et de pouvoir faire des lessives. Une fois sur place nous avons sans problème trouvé à nous loger même sans réservation quand nous avons dû modifier le planning, sans doute car nous étions déjà en fin de saison. Le reste du temps nous avons campé. L’organisation de la partie kayak au départ de Nanortalik a été bien plus laborieuse mais finalement tout s’est bien passé. Niels qui s’occupait avec brio de l’Office de Tourisme de Nanortalik a pris sa retraite en février dernier et j’ai finalement sollicité les espagnols de Tasermiut Camp pour nous louer un kayak double et organiser le transfert en zodiac. Il m’a fallu des mois et d’innombrables mails et relances pour y arriver. J’ai eu l’impression que les voyageurs individuels n’étaient pas leur priorité…ça n’a été à peu près finalisé que quelques jours avant le départ…J’avais au départ imaginé partir en kayak de Nanortalik et nous faire récupérer au fond du fjord de Tasermiut mais les distances sont si grandes (et nos muscles si petits !) et la météo si capricieuse dans cette région que j’ai préféré opter pour un transfert en zodiac à l’aller et au retour. Pour les treks, j’ai préparé à l’avance les traces GPS sur wikiloc et les ai téléchargées dans nos 2 smartphones. Sur le site de Blue Ice, on peut télécharger la trace du trek de Qassiarsuq à Narsaq. J’ai ajouté la petite variante vers Tasiusaq. http://blueice.gl/francais/randonnee-a-pied/qassiarsuk-narsaq/
J’ai sollicité Jacky Simoud de Blue Ice pour transférer nos sacs contenant les affaires inutiles pour le 1er trek (combin’ de kayak, vêtements de rechange, bouffe pour le kayak et le 2ème trek) de Narsarsuaq à Narsaq. Toujours aussi efficace ! On lui a aussi acheté du gaz. Pour le trek sur l’île de Disko, les informations étaient vraiment rares. J’ai tout de même trouvé quelques traces wikiloc dont je me suis inspirée pour réaliser une boucle. J’ai aussi utilisé les cartes papier suivantes : Les cartes de Greenland Tourism au 1/100000 Narsaq, Tasermiut Fjorden-Nanortalik, Ilulissat Les cartes Sagamaps Qaqortoq-Kap Farvel et Qeqertarsuaq Disko. On a téléchargé sur nos 2 smartphones les cartes wikiloc et maps.me. Nous avions une balise PLB et un téléphone satellite. L’un ou l’autre est nécessaire compte-tenu de l’isolement : nous n’avons rencontré personne sur nos 2 treks. Le téléphone nous a permis aussi de caler notre retour en kayak et de rassurer la famille. Dans les régions où nous sommes allés, il n’y a plus d’ours polaires ou alors très exceptionnellement. Les locaux ont toujours des histoires d’ours à raconter dont je ne sais pas si c’est du marketing, un fantasme ou la vérité vraie. Nous n’avons pas pris de précaution particulière. A priori le risque est quasi nul en fin d’été (même s’il se dit qu’un ours aurait été vu à Nanortalik cette année fin juillet…) Le reste de l’équipement est celui que l’on utiliserait en été en altitude dans les Alpes. Il y a eu de petites gelées nocturnes et dans la journée il faisait de 6 à 18°C. Nous avions pris des moustiquaires de tête et du répulsif mais n’avons pas vu le moindre moustique ! Pour optimiser le poids, l’encombrement, et les surprises gustatives, nous avons emmené la bouffe nécessaire pour les treks et la partie kayak (18 kg !) Sinon on trouve très facilement sur place de quoi se nourrir : il y a dans presque tous les villages un petit supermarché où l’on trouve de tout (des produits frais aux fusils et cartouches en passant par le matériel de pêche, la pharmacie ou la déco de la maison). Bien sûr comme presque tout est importé c’est environ 2 fois plus cher que chez nous
Elles voyagent seules...
Elles voyagent seules .
Pour le plaisir pour certaines , par obligation pour d’autres .
Vous les avez peut être rencontrées au cours de vos voyages .
Un homme qui voyage seul ça se fond dans le paysage , une femme ça intrigue souvent , ça interroge , en avez vous rencontré ? Quelles interrogations , envie , peur , perplexité ont émergé de ces rencontres .
Si vous voyagez seule quelles sont vos motifs , vos expériences , vos conseils , vos motivations . Précision , je voyage seule et en couple chaque année . Le voyage en solitaire est pour moi source de plaisir et de liberté depuis plus de quarante ans et je ne saurais m’en passer .
A vos claviers d’ete 😎😎😎
Si vous voyagez seule quelles sont vos motifs , vos expériences , vos conseils , vos motivations . Précision , je voyage seule et en couple chaque année . Le voyage en solitaire est pour moi source de plaisir et de liberté depuis plus de quarante ans et je ne saurais m’en passer .
A vos claviers d’ete 😎😎😎
Billets avec escales pour la Nouvelle-Zélande
Bonjour,
Je suis à la recherche de billets d'avion pour la Nouvelle-Zélande (au départ de Toulouse, arrivée à Auckland et retour depuis Christchurch) pour la fin de l'année (novembre / décembre) et j'ai beaucoup de difficultés à trouver quelque chose de convenable.
Le problème est que je souhaite faire une escale avant ET après (de 2 ou 3 nuits chacune), afin de ne pas faire le long voyage en une fois. Peu importe la ville d'escale (l'Asie me semble le mieux et j'ai une préférence pour Bangkok mais ça serait avec Emirates) mais je souhaiterais 2 escales différentes à l'aller et au retour afin de découvrir 2 villes.
J'ai déjà passé des heures à simuler des vols sur différentes compagnies aériennes. Mes choix se tournent pour le moment sur Singapour Airlines, Qantas et AirNewZealand (par ordre de préférence) car niveau prix c'est ce que j'ai trouvé de mieux (même si je n'ai pour le moment rien trouvé en dessous de 1500-1600 euros).
Voici mes questions :
- Avec Singapour Airlines, est-il possible de faire une escale ailleurs qu'à Singapour ?
- AirNewZealand propose des billets "tour du monde" afin de se rendre en Nouvelle-Zélande (avec choix d'escale avant et après). J'ai fait pas mal de simulations d'escales différentes et pour la majorité, les vols n'existent pas (même avec des dates flexibles). Savez-vous quelle est la règle pour ces billets avec AirNewZealand ? J'ai l'impression qu'on ne peut voyager que dans un sens, c'est à dire que si on fait une première escale en Asie, celle au retour ne pourra pas se faire en Asie (ce sera forcément en Amérique).
Peut-être que la solution serait de prendre un aller et un retour avec 2 compagnies différentes mais cela reviendrait plus cher...
Si vous avez des suggestions, je suis preneuse. Merci d'avance
Je suis à la recherche de billets d'avion pour la Nouvelle-Zélande (au départ de Toulouse, arrivée à Auckland et retour depuis Christchurch) pour la fin de l'année (novembre / décembre) et j'ai beaucoup de difficultés à trouver quelque chose de convenable.
Le problème est que je souhaite faire une escale avant ET après (de 2 ou 3 nuits chacune), afin de ne pas faire le long voyage en une fois. Peu importe la ville d'escale (l'Asie me semble le mieux et j'ai une préférence pour Bangkok mais ça serait avec Emirates) mais je souhaiterais 2 escales différentes à l'aller et au retour afin de découvrir 2 villes.
J'ai déjà passé des heures à simuler des vols sur différentes compagnies aériennes. Mes choix se tournent pour le moment sur Singapour Airlines, Qantas et AirNewZealand (par ordre de préférence) car niveau prix c'est ce que j'ai trouvé de mieux (même si je n'ai pour le moment rien trouvé en dessous de 1500-1600 euros).
Voici mes questions :
- Avec Singapour Airlines, est-il possible de faire une escale ailleurs qu'à Singapour ?
- AirNewZealand propose des billets "tour du monde" afin de se rendre en Nouvelle-Zélande (avec choix d'escale avant et après). J'ai fait pas mal de simulations d'escales différentes et pour la majorité, les vols n'existent pas (même avec des dates flexibles). Savez-vous quelle est la règle pour ces billets avec AirNewZealand ? J'ai l'impression qu'on ne peut voyager que dans un sens, c'est à dire que si on fait une première escale en Asie, celle au retour ne pourra pas se faire en Asie (ce sera forcément en Amérique).
Peut-être que la solution serait de prendre un aller et un retour avec 2 compagnies différentes mais cela reviendrait plus cher...
Si vous avez des suggestions, je suis preneuse. Merci d'avance
La Route de la soie par étapes
Bonjour,
Nous (65 et 69) venons de passer au cours des 5 dernières années un total de 24 mois en Afrique Australe, Centre et Est, sur le mode: deux à six mois de voyage, deux à six mois de retour par avion à la maison, etc..
Pendant chacun de nos retours en Europe, le véhicule (LR 110) est resté sur place à nous attendre (facile dans la plupart des pays de la zone grâce au Carnet de Passage en Douane).
Maintenant, nous envisageons un Paris / Pékin / Vladivostok / Paris sur le même mode (aller par le Sud et retour par le Nord ou l' inverse), le tout étalé sur six portions ou plus en deux ou trois ans.
Nous avons beaucoup de mal à trouver des informations fiables sur les pays concernés (jusqu' en Turquie / Iran, c' est plutôt simple - mais cher avec le CPD), ensuite c' est un peu le noir.
Quelqu' un d' entre vous sait il:
- Si les pays traversés délivrent des Permis d' Importation Temporaires pour les véhicules ou acceptent les carnets ATA, pour quel prix et pour quelle durée.
- Est il possible de laisser le véhicule sur place quelques mois pendant un retour en France par avion (Hôtel, garage, entrepôt sous douane.
A défaut de savoir, quelqu' un sait-il où on peut trouver les infos (hors les ambassades, ça je sais faire tout seul, mais je n' ai pas envie d' y passer le reste de mes jours).
Merci d' avance de vos infos.
Eric
Nous (65 et 69) venons de passer au cours des 5 dernières années un total de 24 mois en Afrique Australe, Centre et Est, sur le mode: deux à six mois de voyage, deux à six mois de retour par avion à la maison, etc..
Pendant chacun de nos retours en Europe, le véhicule (LR 110) est resté sur place à nous attendre (facile dans la plupart des pays de la zone grâce au Carnet de Passage en Douane).
Maintenant, nous envisageons un Paris / Pékin / Vladivostok / Paris sur le même mode (aller par le Sud et retour par le Nord ou l' inverse), le tout étalé sur six portions ou plus en deux ou trois ans.
Nous avons beaucoup de mal à trouver des informations fiables sur les pays concernés (jusqu' en Turquie / Iran, c' est plutôt simple - mais cher avec le CPD), ensuite c' est un peu le noir.
Quelqu' un d' entre vous sait il:
- Si les pays traversés délivrent des Permis d' Importation Temporaires pour les véhicules ou acceptent les carnets ATA, pour quel prix et pour quelle durée.
- Est il possible de laisser le véhicule sur place quelques mois pendant un retour en France par avion (Hôtel, garage, entrepôt sous douane.
A défaut de savoir, quelqu' un sait-il où on peut trouver les infos (hors les ambassades, ça je sais faire tout seul, mais je n' ai pas envie d' y passer le reste de mes jours).
Merci d' avance de vos infos.
Eric
Voyage en camping-car à Samarcande
Bonjour à tous,
Je prévois un voyage en camping car à Samarcande. Je voyage seul et je voudrais connaitre le meilleur itinéraire du moment en tenant compte des différents facteurs tels que géopolitique, obtentions visas, tracas administratifs ... Je planifie mon départ pour Juin/Juillet 2018.
Merci de pour vos informations.
Cordialement
Yan
Je prévois un voyage en camping car à Samarcande. Je voyage seul et je voudrais connaitre le meilleur itinéraire du moment en tenant compte des différents facteurs tels que géopolitique, obtentions visas, tracas administratifs ... Je planifie mon départ pour Juin/Juillet 2018.
Merci de pour vos informations.
Cordialement
Yan
De la neige à Ouarzazate
Bonjour à toutes et à tous
Je n'étais pas encore né la dernière fois qu'il a neigé dans cette ville.
Quelques images :
https://www.plurielle.ma/lifestyle/evasion/neige-a-ouarzazate-photos/
https://www.h24info.ma/maroc/diapo-video-zagoura-ouarzazat-taroudant-neige/
Je n'étais pas encore né la dernière fois qu'il a neigé dans cette ville.
Quelques images :
https://www.plurielle.ma/lifestyle/evasion/neige-a-ouarzazate-photos/
https://www.h24info.ma/maroc/diapo-video-zagoura-ouarzazat-taroudant-neige/
Camping-car français autorisé au Vietnam et en Thaïlande
Bonjour
Pour me savoir si le C.CAR est autorisé de rouler sur les routes vietnamiennes et thaïlandaises. On m'a dit qu'on ne peut plus y passer en CC.
Qui pourrait nous expliquer ? Quelle condition ?
Aurélie et Alexandre (On Prévoit de partir en cc à partir de juillet 2018 pdt 8 mois pour un périple du tour d'Eurasie avec nos enfants)
Pour me savoir si le C.CAR est autorisé de rouler sur les routes vietnamiennes et thaïlandaises. On m'a dit qu'on ne peut plus y passer en CC.
Qui pourrait nous expliquer ? Quelle condition ?
Aurélie et Alexandre (On Prévoit de partir en cc à partir de juillet 2018 pdt 8 mois pour un périple du tour d'Eurasie avec nos enfants)
Ma traversée de la Chine en 30 jours, du Sud vers le Nord
Bonjour à tous et toutes.
Je publie mon premier carnet de voyage sur voyageforum, et j'ai choisi la Chine. Je m'essaie à cette épreuve sans aucune expérience de l'écriture. Je possède une page facebook (page publique et accessible en signature si vous voulez suivre tous mes autres voyages), mais le format facebook, c'est beaucoup d'images et peu de texte (bien que parfois j'essaie de faire des commentaires fournis), c'est le format moderne, on consomme très vite, il faut que ça "parle" immédiatement...
Avec ce carnet, je change donc de format, à savoir beaucoup de texte et peu d'images. J'ai réalisé cette traversée de la Chine en Juin 2016, et j'ai commencé à écrire ce carnet début Avril 2017 aidé par mes photographies qui ont ravivé mes souvenirs. Ne vous attendez pas à un carnet style "compte rendu d'agence de voyage" avec les détails de tous les repas, les horaires des bus et compte rendu sur le confort de la chambre d'hôtel... Il y en aura peut-être un peu de temps en temps, mais ce sont juste mes souvenirs que j'essaie de coucher sur papier. De même certaines journées seront bien développées, alors que d'autres seront vite expédiées. Ben oui, certains jours il ne s'est rien passé de bien intéressant dans mon voyage, en tout cas rien qui justifie que je le détaille sur ce carnet. D'autres journées pourront vous paraître sans intérêt particulier (les journées "d'organisations" par exemple), mais elles font partie à part entière de mon voyage. N'hésitez pas à mettre tous vos commentaires, qu'ils soient bons ou franchement mauvais, je suis ouvert à toutes les réflexions et promis, je ne me vexerais pas si on me dit que j'écris comme un pied ou que ma prose est soporifique!
Contexte du récit: Je m'appelle Denis, je suis un homme voyageant seul, 40 ans révolus au moment des faits, et j'ai quitté mon travail, rendu mon logement, vendu voiture, moto et des tonnes de choses qui composaient mon confort quotidien pour partir "à l'aventure" autour du monde sans date de retour précise... Bref j'ai laissé une vie tranquille et aisée pour m'en aller voir le Monde. Je voyage en "mode backpacker", c'est à dire de manière autonome, la plus économique possible, et sans réelle planification. Je n'avais d'ailleurs pas choisi d'aller en Chine au départ, je pensais plutôt aller en Indonésie et Australie après 6 mois passés en Inde et en Asie du sud-est (le grand classique des voyageurs au long cours!!). Et puis, à cause d'une pensée insignifiante, tout un enchaînement s'est produit dans mon esprit et j'ai finalement radicalement changé mes plans, j'ai bifurqué vers le nord depuis le Vietnam en direction de la Mongolie, et, la Chine étant sur la route, je me suis dit: "Après tout, pourquoi pas?..." C'est parti, je me lance....
Jeudi 2 Juin:
Ce carnet ne commence pas en Chine ou même dans un quelconque aéroport à attendre un vol vers l'empire du milieu, mais au Vietnam, à Hanoi.
Je suis content.
J'ai récupéré hier mon passeport à l'ambassade de Chine, et ô soulagement, il y avait à l'intérieur un visa valide de 30 jours! Ouf! Pourquoi ouf? Tout simplement car je n'étais vraiment pas sûr d'obtenir mon visa. En effet, si on s'en tient à l'ambassade de France, il n'est pas possible d'obtenir un visa chinois à Hanoi (info obsolète et fausse) mais si on écoute tout ce que dit le ministère des affaires étrangères, on ne voyage pas et on reste cloîtré chez soi, mais c'est un autre sujet! Pareil pour les agences à Hanoï: Visa chinois pour un français? Non, trop difficile à avoir selon les unes; oui, mais c'est cher et pas garanti selon les autres....
Bref, n'étant jamais mieux servi que par soi-même, j'ai fait les démarches tout seul et j'ai obtenu mon visa en temps et en heure! Je passerai sur les détails et la montagne de paperasse et de justificatifs nécessaires, mais je dois avouer que j'étais vraiment soulagé quand j'ai ouvert mon passeport et que j'ai vu le visa collé à l'intérieur... Donc je suis content, je suis à mon hôtel à Hanoï, il est 15h, dans une demi-heure je prends un bus pour Lao Cai, ville frontière où je dormirai cette nuit avant de passer demain matin en Chine, il était temps car demain c'est mon dernier jour autorisé au Vietnam!
Sauf que à 16h, puis 16h20, puis 16h45 toujours pas de bus... Le réceptionniste de l'hôtel (à qui j'ai acheté le billet de bus) m'annonce tout penaud après plusieurs coups de fils qu'il y a eu un "empêchement", que je ne peux pas prendre mon bus mais qu'il m'a réservé une place dans le bus du lendemain à la même heure et que pour se faire pardonner il m'offre la nuit d'hôtel... Je ne suis pas encore parti en Chine que déjà ça commence bien....
J'explique alors fermement, mais poliment (mais fermement!) au réceptionniste et à son patron qui l'a rejoint que je ne peux pas attendre un jour de plus, que mon visa vietnamien expire demain, que je dois absolument partir ce soir pour Lao Cai et vu que je lui ai acheté le billet il y a une semaine (une preuve de sortie du territoire vietnamien était nécessaire pour obtenir le visa Chinois, ne me demandez pas pourquoi: si je demande un visa pour aller en Chine, c'est bien que j'ai l'intention de partir du Vietnam, enfin il me semble...), je ne comprends pas cette annulation. Enfin si, je la comprends très bien c'est du surbooking classique...
Bref, après moult négociations et coups de fil, me voici embarqué à 21h dans un bus de nuit pour Sa Pa, avec l'assurance qu'il me laissera à Lao Cai aux environs de 5h du matin...
Mon œil!!
Comme je le craignais, le chauffeur du bus me jette à l'embranchement de la route de Sa Pa et de Lao Cai à 2h du matin et ne daigne même pas faire le très long détour de 4 km pour me laisser au centre-ville....
Bref, je fais un heureux: un chauffeur de taxi qui attendait là et n'espérait plus voir quelqu'un au milieu de la nuit! Ignorant ses sollicitations pour me conduire à "son" hôtel, je lui demande de m'emmener le plus près possible du poste frontière, et lui indique que je me débrouillerai ensuite. Effectivement, le gus me laisse 5 minutes plus tard devant l'entrée d'un bel hôtel qu'il me montre avec insistance... Mais un simple coup d'œil m'indique rapidement que le standing de cet hôtel est bien supérieur au standing de mon portefeuille!
Je remercie le chauffeur de taxi et je repère une terrasse de restaurant couverte par un auvent et avec un grand escalier en bois à plusieurs volées qui m'a l'air bien excentré et à l'abri des regards. Je n'ai aucune envie de chercher d'autres hôtels pour un résultat incertain, je vais donc terminer ma nuit ici, il ne fait pas froid, il fait même bon. Et puis j'ai réussi à dormir un peu dans le bus, même si tous ceux qui connaissent le standard des bus de nuit vietnamiens pourront confirmer que les couchettes ne sont pas, mais alors vraiment pas du tout adaptées à mon mètre 87 et mes 100 kgs!! De plus, demain je serais prêt à partir: le restaurant est situé pile en face du poste frontière vietnamien!
Que demande le peuple?
Un lit....
Vendredi 3 Juin
Quelque chose gratte ma chaussure et me réveille.
Un rat!!!!
Un coup de pied réflexe le fait fuir et je me relève. Le soleil vient de se lever, j'ai mal dormi (comment pouvait-il en être autrement?) et un coup d'œil aux alentours me montre que l'activité a déjà bien commencé: une petite foule attend déjà l'ouverture, prête à se ruer côté chinois. Pour l'instant des barrières empêchent l'accès au pont qui enjambe la rivière rouge, qui sert de frontière naturelle entre les 2 pays.

Il me reste un peu d'eau, je me débarbouille vite fait pour essayer de masquer ma tête de "celui qui a très mal dormi" et je vais m'installer avec les personnes déjà présentes devant le bâtiment des douanes et qui attendent l'ouverture des portes prévue à 8h pétantes.
Un jeune Viet changeur de monnaie au noir m'aborde et me proposant de me racheter mes derniers dongs avec des yuans. Il me reste environ l'équivalent d'une quinzaine de dollars, je lui demande son prix et après un rapide calcul (j'avais vérifié les taux la veille), je m'aperçois qu'il se prend plus de 15% de commission (!) et je lui signifie que je ne suis pas intéressé à ce prix. L'ouverture des portes approchant, il revient régulièrement à la charge avec un prix qui baisse tout aussi régulièrement. Finalement, alors que les portes se sont ouvertes et que la file avance (et moi avec), j'arrive finalement à négocier une petite com' de 5% pour lui que je trouve bien plus honnête. Comme je ne suis pas né de la dernière pluie, je me fais remettre les billets de 5 yuans un par un dans ma main que je recompte au fur et à mesure pour éviter les tours de passe-passe, puis je prends mes billets, assez content de moi. Tiens, il me semblait qu'il y avait la tête de Mao sur tous les billets chinois... Ceux-là ne l'ont pas, bizarre... "Chinese money??" demandai-je à 2 ou 3 personnes dans la file, et leur réponse positive me rassure.
Le passage au poste frontière fut très rapide, tant du côté vietnamien que du côté chinois, et en moins d'un quart d'heure, je suis passé à Hékou en Chine avec un "Welcome to China!" accompagné d'un large sourire de l'officier d'immigration! Il est 8h30 et il me reste toute la journée pour aller à Yuanyang, ma première destination.
Vous connaissez l'application MAPS.ME pour smartphone? C'est une application fantastique. C'est un peu l'équivalent de google maps, mais surtout ça marche hors ligne, sans aucun réseau ni aucune connection à internet! Il suffit juste de télécharger les cartes à l'avance lorsqu'on a par exemple une connection wi-fi et c'est tout! Grace à MAPS.ME, je sais qu'il y a un distributeur de billets de la Bank of China à 450 m sur la 4ème rue à gauche, et je sais que la station des bus se situe à un peu plus de 4 km au nord de la ville. De plus tous les noms de lieu sont écrits en anglais et en chinois, ce qui me simplifiera énormément la vie pour la suite de mon voyage: en cas de difficultés de compréhension, je n'aurais qu'à montrer mon écran et la ville, le lieu ou la rue et l'adresse où je veux aller pour débloquer bien des situations!
Dans le même ordre d'idée, j'ai aussi téléchargé un petit dictionnaire franco-mandarin qui me sera très utile. Beaucoup de chinois (surtout ceux travaillant dans le tourisme en fait!) ont également ce genre d'appli sur leur smartphone (mandarin-anglais), et la barrière de la langue s'estompe alors très fortement! C'est fou ce que la technologie change les choses! Je pense que cela devait être sinon plus difficile, du moins beaucoup plus long de se faire comprendre ne serait-ce que quelques années en arrière! Il n'y a pas à dire, c'est vraiment extrêmement facile de voyager partout dans le monde à l'heure actuelle...
Revenons à Hékou où je prends un taxi qui me conduit à la gare routière pour la somme raisonnable de 10 yuans (env. 1,40 euros). Au moment de payer, je donne 2 billets de 5 au chauffeur qui les refuse en me demandant 10. "C'est bien 10 yuans" lui dis-je en montrant le chiffre 5 sur les 2 billets -No no, mao, mao! me rétorque-t’il. Puis il sort de son portefeuille un billet de 10 yuans et me lance un "Kuai, kuai OK!!" en me faisant comprendre que ce sont ces billets là qu'il veut. Je réalise à cet instant que mon petit changeur à la sauvette m'a bien eu. Il m'a bien refilé de la vraie monnaie chinoise, mais ce sont des "jiaos" ("mao" dans le langage courant), et il faut 10 jiaos pour faire un yuan (un "kuai" dans ce même langage courant)... Je pensais être un vrai baroudeur aguerri du style "les petites arnaques à 2 balles on me les fait pas à moi", et bien si, on me la fait et bien comme il faut!! Il a bien du rigoler après coup mon petit changeur à la sauvette!!... Bref, mon égo en prend un coup de s'être fait posséder de manière si grossière, mais finalement au bout de 5 secondes je prends ça avec le sourire, tout en me promettant intérieurement que c'est la dernière fois que je me fais avoir.... Je paye le chauffeur de taxi avec un billet de 100 yuans fraîchement sorti quelques minutes plus tôt du distributeur et me dirige vers les guichets de la gare routière.
La préposée aux tickets de bus parlant quelques mots d'anglais, c'est sans problèmes que je me retrouve assis dans le bus pour Yuanyang qui décolle à 10 h précises! Arrivée prévue entre 13 et 14 h, c'est parfait!
C'est un bus local et ça se voit...

Il y a des seaux dans l'allée, et je ne vois pas pourquoi. En fait, je comprendrai très vite après le départ: les chinois (et les chinoises!) ont la très mauvais habitude de cracher bruyamment par terre, et ces seaux sont là pour récupérer les glaviots... Même en Inde où les hommes crachent leur bétel d'un rouge immonde dans la rue, ils arrivent à se retenir et à ne pas cracher dans les bus... Ici ce n'est visiblement pas le cas! Beurk, bienvenue en Chine!
Alors que le trajet se déroule sans encombre pour la plupart des passagers, il n'en est pas de même pour moi... Un courant d'air frais ainsi que (je pense) mon repas de la veille commencent à remuer mes entrailles... Très vite il va falloir que j'aille me soulager... Je profite donc pour étrenner ma jolie appli sur mon smartphone et je lance la traduction de "WC urgent s'il vous plait" et la montre au chauffeur qui n'a pas l'air de comprendre, ainsi que d'autres passagers... Je tente donc "malade ventre WC" (mon appli est basique et ne peut traduire que des mots et pas des phrases)... Toujours pas de résultats et l'incompréhension est visible chez mes interlocuteurs...
Je me résous donc à adopter la bonne vieille méthode du langage des signes: je sors un rouleau de PQ de mon sac à dos, je vais voir le chauffeur en me tenant le ventre de la main gauche, en lui montrant de rouleau de la main droite et lui demande en faisant une belle grimace: "STOP PLEASE!!!" Le chauffeur éclate alors de rire (rapidement suivi par le reste des passagers), puis s'arrête 200 m plus loin en me montrant un buisson derrière lequel je cours me soulager. Finalement la technologie a ses limites dans la communication, et rien ne vaut les vieux trucs éprouvés pour se faire comprendre!
Après ce passage très glamour, mon bus arrive à Yuanyang. Mais ce n'est pas ma destination finale, la ville est dans une vallée, je dois prendre un autre bus pour accéder aux rizières et à leurs villages, situés tout la haut sur les montagnes à plus de 2000 m d'altitude. Visiblement les employés de la gare routière doivent avoir l'habitude de voir débarquer des occidentaux qui veulent aller voir les rizières, car je me retrouve très rapidement dans un minibus juste après avoir prononcé les mots "Yuanyang rice fields"! Ça monte et ça tourne beaucoup jusqu'au village, dans le brouillard et la pluie!
A ma descente de car, un petit bout de femme se précipite sur moi (c'est le mot juste) en me criant des "taxi, taxi!!! Hôtel!!! Hôtel!!!" tout en me montrant sa voiture flambant neuve. Je lui montre l'adresse de mon hôtel (réservé sur booking) et m'annonce un prix de 20 yuans (env 2.80 euros), proposition que j'accepte, ayant auparavant appris grâce à MAPS.ME que mon hôtel se situait dans un autre village distant d'une bonne dizaine de km.
Nouvelle parenthèse scatologique, mes intestins me tortillant à nouveau. J'aurais pu vous épargner ce passage mais finalement non, je me suis dit que ça faisait partie du voyage et de ses... découvertes! Suite à ma demande expresse (j'ai gagné du temps cette fois ci en lui montrant directement mon rouleau de PQ), Mya (puisque c'est son nom) m'indique les toilettes publiques, situées de l'autre côté du parking des bus.
Et là, j'ai cru que j'allais vomir...
Je pensais avoir tout vu en Inde et au Népal en matière d'insalubrité et de manque d'hygiène, mais je me trompais...
Les toilettes publiques du village, c'est 4 murs en briques recouverts d'un toit en tôle. Le sol est entièrement bétonné, et est traversé en son centre par une tranchée en pente d'une quarantaine de cm de large et d'environ un mètre de profondeur. C'est tout. Tout le monde s'accroupit à la queue-leu-leu et se soulage ainsi au vu de tous les autres, aucune cloison, aucune intimité... La tranchée doit être lavée quand le responsable doit la juger trop "pleine", mais visiblement, cela n'a pas été fait depuis longtemps... Au dégoût visuel s'ajoute une odeur absolument écœurante qui me fait hésiter quelques secondes avant de rentrer, mais l'envie est trop forte et je vais rejoindre les 2 chinois déjà en place, non sans avoir pris une grande inspiration avant de passer la porte! Je ressors de cet enfer pour m'apercevoir qu'il pleut des cordes! Le temps de faire les 50 mètres qui me séparent de la voiture de Mya et je suis trempé!!
P***** c'est quoi ce pays?!?!!!!
Il est 4 h de l'après-midi, et pour l'instant depuis hier mes premiers pas en Chine ne sont pas ce qu'on peut appeler un promenade de santé! Je ne suis pas difficile et les voyages "à la roots" ne m'effraient pas, mais là c'est quand même pas mal! Si le reste du pays et du voyage est du même tonneau, je sens que je vais me plaire ici!
Heureusement, les galères vont s'arrêter là, et dans sa grande bonté, le Dieu protecteur des voyageurs (s’il existe) va maintenant inverser la tendance pour ramener un peu d'équilibre!
Tout d'abord je m'aperçois que Mya a embarqué d'autres touristes dans son "taxi": 2 femmes et un petit garçon d'environ 4-5 ans. Nous faisons rapidement connaissance puisque tout comme moi, elles sont Françaises. Cool, ça me remonte un peu le moral de rencontrer des compatriotes! Stéphanie voyage avec sa maman et son fils pour une quinzaine de jours dans le Yunnan et à Shangai. Mais surtout Stéphanie a vécu et travaillé 5 ans en Chine et parle couramment le chinois. Et ça, c'est un avantage considérable!
Pendant le trajet, Stéphanie discute avec Mya, et elle nous apprend qu'il faut d'abord acheter un pass de 100 Yuans (env. 14 euros) pour visiter les rizières. Enfin, techniquement c'est pour avoir accès à tous les points de vue, points de vue qui ont été équipés de barrières à péage depuis que le lieu a été inscrit au patrimoine de l'UNESCO, ils ne perdent pas le Nord ces Chinois! Mya nous informe également que des navettes font régulièrement la liaison entre tous les points de vue, mais elle se propose de nous guider avec sa voiture pour 400 yuans la journée. Stéphanie arrive à négocier 300 yuans (soit 100 yuans chacun) et nous disons banco pour demain.
Finalement, ce sera bien mieux de visiter avec une "locale" à notre rythme, et surtout avec Stéphanie qui enlève complètement la barrière de la langue. Mya me dépose à mon hôtel (le K2 youth hostel) que j'avais pris soin de réserver au préalable sur booking afin de ne pas m'em.... bêter à chercher sur place pour cette première journée. RDV est pris pour le lendemain 8 h devant l'hôtel.
Première bonne surprise: l'hôtel est tout neuf et très clean. Le petit jeune réceptionniste parle suffisamment anglais pour que nous nous comprenions correctement et il me montre le lit dans le dortoir que j'ai réservé. Nouvelle bonne surprise: je suis tout seul dans l'hôtel et j'aurais la chambre entière pour moi, coooool!!! De plus, le dortoir possède une grande baie vitrée qui donne sur une magnifique vue de la vallée et des rizières, d'autant plus que la pluie a disparu et que le soleil est revenu!

Que rajouter? Un très bon repas préparé à l'hôtel même: une succulente et copieuse assiette de fried rice (oui je dois penser à mon estomac!) avec divers légumes et morceaux de poulets me revigore.
Ouf! Cette fois ci, l'entrée en matière est terminée, il est temps de songer à découvrir la Chine dès demain!
Samedi 4 Juin
Comme prévu, Mya me récupère ce matin à 8 h et nous partons pour une journée qui s’avérera magnifique.
Autant la veille nous avons eu de la pluie et du brouillard, autant aujourd'hui nous bénéficierons d'un temps bien ensoleillé dans l'ensemble. Mya nous confirme que nous avons de la chance sur la météo, car cela faisait plusieurs jours qu'il pleuvait. Et le temps redeviendra maussade dès le lendemain.
La majorité des touristes viennent ici en Novembre Décembre, quand les rizières n'ont pas de plants de riz et sont uniquement remplies d'eau, ce qui donne alors aux paysages des allures fantastiques de miroirs en escaliers. En Juin, les rizières sont vertes, mais cela n'enlève rien à leur beauté selon moi. Les rizières sont étagées en escaliers sur plus de 1000 m de dénivelé et sur des milliers d'hectares!

Le travail pour façonner et modeler ainsi la montagne a dû être colossal! Il a été effectué au cours des siècles par les hanis qui vivent ici. L'entretien de ces rizières est tout aussi fastidieux et nous restons admiratifs face aux explications données par Mya. Mya nous emmène bien entendu aux plus beaux points de vue, mais elle nous fait aussi découvrir des petits villages et nous promène jusqu'au milieu même des rizières.

Dans un de ces villages, nous sommes invités à visiter une maison traditionnelle Hani, mais entièrement reconstruite avec tout le confort moderne. En effet, la culture du riz est difficile et il ne se vend pas plus cher parce qu'il vient de Yuanyuang. Du coup, beaucoup de jeunes préfèrent se tourner vers le tourisme qui explose (et qui rapporte bien plus!) et de construire des hôtels ou guest-houses bien laids en béton gris, ou alors aller chercher des opportunités de travail en ville, à Kunming... Le gouvernement local a donc lancé un projet de rénovation des habitats traditionnels en partie pour essayer de retenir les paysans producteurs de riz, et aussi pour donner une "vitrine" à la vue des touristes.

Coup de chance (?), l'architecte responsable du projet est justement dans cette maison aujourd'hui et nous explique l'ordonnancement et l'aménagement intérieur des maisons Hanis autour d'un très bon café que nous avons commandé à la maitresse de maison (qui fait aussi restaurant, mais nous n'avons pas prévenu). Très honnêtement, je n'ai pas retenu grand-chose des explications de l'architecte et de la visite de la maison, car au moment de partir, j'ai demandé combien coutaient les 3 cafés que nous avions commandés, et la réponse de notre hôte me surprend: "One hundred and forty, please".
On se regarde avec Stéphanie, puis elle pose la même question en chinois, histoire d'éviter les malentendus... "Non non, me confirme-elle. C'est bien 140 yuans".
Soit 20 euros pour 3 cafés...
On paye avec le sourire (juste de façade le sourire hein!) vu que tout le monde sourit (sauf nous qui avons été "un poil" surpris du prix), puis nous sortons pour continuer notre promenade dans les rizières en se félicitant de n'avoir pas réservé le repas ici! Bref, cette anecdote est vite oubliée et nous reprenons notre route à travers ces superbes paysages!

Ne voulant pas dépenser des cent et des mille pour le repas de midi, nous demandons à Mya de nous indiquer une gargote locale. Elle nous emmène alors dans un petit boui-boui en nous demandant si nous aimons le buffle. Nous sommes OK pour tester, et nous voici attablés sur des chaises en plastique avec des paysans chinois qui nous regardent amusés en se demandant ce que nous sommes venus faire dans cet endroit, alors qu'il y a tellement de restaurants pour touristes sur les routes principales!! Stéphanie demande alors s’il y a du buffle à manger, mais plusieurs réponses affirmatives ne la rassurent qu'à moitié, et elle demande à la cuisinière de s'approcher pour regarder à l'intérieur de la marmite. Elle revient alors vers nous avec une petite moue et nous annonce que ce qu'on s'apprête à nous servir est bien du buffle, mais des tripes de buffle bouillies!! Et des tripes entières en plus... Ce n'est franchement pas appétissant et nous nous rabattons au dernier moment sur du porc plus classique et pas spécialement mauvais! Pas facile de manger avec des baguettes! J'avais pu m'entraîner un peu au Vietnam, mais là, plus question de demander une fourchette si je n'y arrive pas...
La journée se poursuit ainsi entre magnifiques points de vue officiels qui dominent des vallées encaissées donc les flancs sont recouverts de rizières et promenades au sein de charmants villages et de leurs habitants.

J'ai beaucoup aimé Yuanyuang et j'en ai gardé un bon souvenir.
Tout d'abord parce que c'est la première fois que je voyais des rizières en terrasses aussi gigantesques. J'en avais bien vues quelques-unes au Népal au départ du trek des Annapurnas, mais là on est dans une tout autre échelle! J'aurais pu en voir à Sa Pa au Vietnam, mais la pluie et le brouillard en ont décidé autrement... Ces paysages sont vraiment magnifiques, encore mieux que les photos de rizières en terrasse qui ornaient mes livres de géographie au collège...
Ensuite c'était ma première étape en Chine, ma première étape dans un nouveau pays. Comme je voyage au long cours, les 2-3 premiers jours qui suivent un changement de pays ont une saveur particulière: il faut s'adapter à un nouvel environnement, à une nouvelle langue, à une nouvelle monnaie, à une nouvelle organisation, à une nouvelle manière de vivre et une nouvelle "ambiance", c'est un sentiment que j'attends et que j'apprécie à chaque passage de frontière, et qui fait un des nombreux charmes de mon voyage...
Pour ce soir, j'indique à Mya que je compte me rendre demain à Kunming et elle me répond qu'il y a un bus direct qui part à 9h30. Stéphanie et sa maman ont la même destination que moi, rendez-vous est donc pris pour le lendemain avec Mya qui nous conduira jusqu'à la station de bus!
Pour l'heure, nous finissons la visite de ces très belles rizières et ces superbes paysages avant que le soleil déclinant nous indique qu'il est l'heure de rentrer!




Je publie mon premier carnet de voyage sur voyageforum, et j'ai choisi la Chine. Je m'essaie à cette épreuve sans aucune expérience de l'écriture. Je possède une page facebook (page publique et accessible en signature si vous voulez suivre tous mes autres voyages), mais le format facebook, c'est beaucoup d'images et peu de texte (bien que parfois j'essaie de faire des commentaires fournis), c'est le format moderne, on consomme très vite, il faut que ça "parle" immédiatement...
Avec ce carnet, je change donc de format, à savoir beaucoup de texte et peu d'images. J'ai réalisé cette traversée de la Chine en Juin 2016, et j'ai commencé à écrire ce carnet début Avril 2017 aidé par mes photographies qui ont ravivé mes souvenirs. Ne vous attendez pas à un carnet style "compte rendu d'agence de voyage" avec les détails de tous les repas, les horaires des bus et compte rendu sur le confort de la chambre d'hôtel... Il y en aura peut-être un peu de temps en temps, mais ce sont juste mes souvenirs que j'essaie de coucher sur papier. De même certaines journées seront bien développées, alors que d'autres seront vite expédiées. Ben oui, certains jours il ne s'est rien passé de bien intéressant dans mon voyage, en tout cas rien qui justifie que je le détaille sur ce carnet. D'autres journées pourront vous paraître sans intérêt particulier (les journées "d'organisations" par exemple), mais elles font partie à part entière de mon voyage. N'hésitez pas à mettre tous vos commentaires, qu'ils soient bons ou franchement mauvais, je suis ouvert à toutes les réflexions et promis, je ne me vexerais pas si on me dit que j'écris comme un pied ou que ma prose est soporifique!
Contexte du récit: Je m'appelle Denis, je suis un homme voyageant seul, 40 ans révolus au moment des faits, et j'ai quitté mon travail, rendu mon logement, vendu voiture, moto et des tonnes de choses qui composaient mon confort quotidien pour partir "à l'aventure" autour du monde sans date de retour précise... Bref j'ai laissé une vie tranquille et aisée pour m'en aller voir le Monde. Je voyage en "mode backpacker", c'est à dire de manière autonome, la plus économique possible, et sans réelle planification. Je n'avais d'ailleurs pas choisi d'aller en Chine au départ, je pensais plutôt aller en Indonésie et Australie après 6 mois passés en Inde et en Asie du sud-est (le grand classique des voyageurs au long cours!!). Et puis, à cause d'une pensée insignifiante, tout un enchaînement s'est produit dans mon esprit et j'ai finalement radicalement changé mes plans, j'ai bifurqué vers le nord depuis le Vietnam en direction de la Mongolie, et, la Chine étant sur la route, je me suis dit: "Après tout, pourquoi pas?..." C'est parti, je me lance....
Jeudi 2 Juin:
Ce carnet ne commence pas en Chine ou même dans un quelconque aéroport à attendre un vol vers l'empire du milieu, mais au Vietnam, à Hanoi.
Je suis content.
J'ai récupéré hier mon passeport à l'ambassade de Chine, et ô soulagement, il y avait à l'intérieur un visa valide de 30 jours! Ouf! Pourquoi ouf? Tout simplement car je n'étais vraiment pas sûr d'obtenir mon visa. En effet, si on s'en tient à l'ambassade de France, il n'est pas possible d'obtenir un visa chinois à Hanoi (info obsolète et fausse) mais si on écoute tout ce que dit le ministère des affaires étrangères, on ne voyage pas et on reste cloîtré chez soi, mais c'est un autre sujet! Pareil pour les agences à Hanoï: Visa chinois pour un français? Non, trop difficile à avoir selon les unes; oui, mais c'est cher et pas garanti selon les autres....
Bref, n'étant jamais mieux servi que par soi-même, j'ai fait les démarches tout seul et j'ai obtenu mon visa en temps et en heure! Je passerai sur les détails et la montagne de paperasse et de justificatifs nécessaires, mais je dois avouer que j'étais vraiment soulagé quand j'ai ouvert mon passeport et que j'ai vu le visa collé à l'intérieur... Donc je suis content, je suis à mon hôtel à Hanoï, il est 15h, dans une demi-heure je prends un bus pour Lao Cai, ville frontière où je dormirai cette nuit avant de passer demain matin en Chine, il était temps car demain c'est mon dernier jour autorisé au Vietnam!
Sauf que à 16h, puis 16h20, puis 16h45 toujours pas de bus... Le réceptionniste de l'hôtel (à qui j'ai acheté le billet de bus) m'annonce tout penaud après plusieurs coups de fils qu'il y a eu un "empêchement", que je ne peux pas prendre mon bus mais qu'il m'a réservé une place dans le bus du lendemain à la même heure et que pour se faire pardonner il m'offre la nuit d'hôtel... Je ne suis pas encore parti en Chine que déjà ça commence bien....
J'explique alors fermement, mais poliment (mais fermement!) au réceptionniste et à son patron qui l'a rejoint que je ne peux pas attendre un jour de plus, que mon visa vietnamien expire demain, que je dois absolument partir ce soir pour Lao Cai et vu que je lui ai acheté le billet il y a une semaine (une preuve de sortie du territoire vietnamien était nécessaire pour obtenir le visa Chinois, ne me demandez pas pourquoi: si je demande un visa pour aller en Chine, c'est bien que j'ai l'intention de partir du Vietnam, enfin il me semble...), je ne comprends pas cette annulation. Enfin si, je la comprends très bien c'est du surbooking classique...
Bref, après moult négociations et coups de fil, me voici embarqué à 21h dans un bus de nuit pour Sa Pa, avec l'assurance qu'il me laissera à Lao Cai aux environs de 5h du matin...
Mon œil!!
Comme je le craignais, le chauffeur du bus me jette à l'embranchement de la route de Sa Pa et de Lao Cai à 2h du matin et ne daigne même pas faire le très long détour de 4 km pour me laisser au centre-ville....
Bref, je fais un heureux: un chauffeur de taxi qui attendait là et n'espérait plus voir quelqu'un au milieu de la nuit! Ignorant ses sollicitations pour me conduire à "son" hôtel, je lui demande de m'emmener le plus près possible du poste frontière, et lui indique que je me débrouillerai ensuite. Effectivement, le gus me laisse 5 minutes plus tard devant l'entrée d'un bel hôtel qu'il me montre avec insistance... Mais un simple coup d'œil m'indique rapidement que le standing de cet hôtel est bien supérieur au standing de mon portefeuille!
Je remercie le chauffeur de taxi et je repère une terrasse de restaurant couverte par un auvent et avec un grand escalier en bois à plusieurs volées qui m'a l'air bien excentré et à l'abri des regards. Je n'ai aucune envie de chercher d'autres hôtels pour un résultat incertain, je vais donc terminer ma nuit ici, il ne fait pas froid, il fait même bon. Et puis j'ai réussi à dormir un peu dans le bus, même si tous ceux qui connaissent le standard des bus de nuit vietnamiens pourront confirmer que les couchettes ne sont pas, mais alors vraiment pas du tout adaptées à mon mètre 87 et mes 100 kgs!! De plus, demain je serais prêt à partir: le restaurant est situé pile en face du poste frontière vietnamien!
Que demande le peuple?
Un lit....
Vendredi 3 Juin
Quelque chose gratte ma chaussure et me réveille.
Un rat!!!!
Un coup de pied réflexe le fait fuir et je me relève. Le soleil vient de se lever, j'ai mal dormi (comment pouvait-il en être autrement?) et un coup d'œil aux alentours me montre que l'activité a déjà bien commencé: une petite foule attend déjà l'ouverture, prête à se ruer côté chinois. Pour l'instant des barrières empêchent l'accès au pont qui enjambe la rivière rouge, qui sert de frontière naturelle entre les 2 pays.

Il me reste un peu d'eau, je me débarbouille vite fait pour essayer de masquer ma tête de "celui qui a très mal dormi" et je vais m'installer avec les personnes déjà présentes devant le bâtiment des douanes et qui attendent l'ouverture des portes prévue à 8h pétantes.
Un jeune Viet changeur de monnaie au noir m'aborde et me proposant de me racheter mes derniers dongs avec des yuans. Il me reste environ l'équivalent d'une quinzaine de dollars, je lui demande son prix et après un rapide calcul (j'avais vérifié les taux la veille), je m'aperçois qu'il se prend plus de 15% de commission (!) et je lui signifie que je ne suis pas intéressé à ce prix. L'ouverture des portes approchant, il revient régulièrement à la charge avec un prix qui baisse tout aussi régulièrement. Finalement, alors que les portes se sont ouvertes et que la file avance (et moi avec), j'arrive finalement à négocier une petite com' de 5% pour lui que je trouve bien plus honnête. Comme je ne suis pas né de la dernière pluie, je me fais remettre les billets de 5 yuans un par un dans ma main que je recompte au fur et à mesure pour éviter les tours de passe-passe, puis je prends mes billets, assez content de moi. Tiens, il me semblait qu'il y avait la tête de Mao sur tous les billets chinois... Ceux-là ne l'ont pas, bizarre... "Chinese money??" demandai-je à 2 ou 3 personnes dans la file, et leur réponse positive me rassure.
Le passage au poste frontière fut très rapide, tant du côté vietnamien que du côté chinois, et en moins d'un quart d'heure, je suis passé à Hékou en Chine avec un "Welcome to China!" accompagné d'un large sourire de l'officier d'immigration! Il est 8h30 et il me reste toute la journée pour aller à Yuanyang, ma première destination.
Vous connaissez l'application MAPS.ME pour smartphone? C'est une application fantastique. C'est un peu l'équivalent de google maps, mais surtout ça marche hors ligne, sans aucun réseau ni aucune connection à internet! Il suffit juste de télécharger les cartes à l'avance lorsqu'on a par exemple une connection wi-fi et c'est tout! Grace à MAPS.ME, je sais qu'il y a un distributeur de billets de la Bank of China à 450 m sur la 4ème rue à gauche, et je sais que la station des bus se situe à un peu plus de 4 km au nord de la ville. De plus tous les noms de lieu sont écrits en anglais et en chinois, ce qui me simplifiera énormément la vie pour la suite de mon voyage: en cas de difficultés de compréhension, je n'aurais qu'à montrer mon écran et la ville, le lieu ou la rue et l'adresse où je veux aller pour débloquer bien des situations!
Dans le même ordre d'idée, j'ai aussi téléchargé un petit dictionnaire franco-mandarin qui me sera très utile. Beaucoup de chinois (surtout ceux travaillant dans le tourisme en fait!) ont également ce genre d'appli sur leur smartphone (mandarin-anglais), et la barrière de la langue s'estompe alors très fortement! C'est fou ce que la technologie change les choses! Je pense que cela devait être sinon plus difficile, du moins beaucoup plus long de se faire comprendre ne serait-ce que quelques années en arrière! Il n'y a pas à dire, c'est vraiment extrêmement facile de voyager partout dans le monde à l'heure actuelle...
Revenons à Hékou où je prends un taxi qui me conduit à la gare routière pour la somme raisonnable de 10 yuans (env. 1,40 euros). Au moment de payer, je donne 2 billets de 5 au chauffeur qui les refuse en me demandant 10. "C'est bien 10 yuans" lui dis-je en montrant le chiffre 5 sur les 2 billets -No no, mao, mao! me rétorque-t’il. Puis il sort de son portefeuille un billet de 10 yuans et me lance un "Kuai, kuai OK!!" en me faisant comprendre que ce sont ces billets là qu'il veut. Je réalise à cet instant que mon petit changeur à la sauvette m'a bien eu. Il m'a bien refilé de la vraie monnaie chinoise, mais ce sont des "jiaos" ("mao" dans le langage courant), et il faut 10 jiaos pour faire un yuan (un "kuai" dans ce même langage courant)... Je pensais être un vrai baroudeur aguerri du style "les petites arnaques à 2 balles on me les fait pas à moi", et bien si, on me la fait et bien comme il faut!! Il a bien du rigoler après coup mon petit changeur à la sauvette!!... Bref, mon égo en prend un coup de s'être fait posséder de manière si grossière, mais finalement au bout de 5 secondes je prends ça avec le sourire, tout en me promettant intérieurement que c'est la dernière fois que je me fais avoir.... Je paye le chauffeur de taxi avec un billet de 100 yuans fraîchement sorti quelques minutes plus tôt du distributeur et me dirige vers les guichets de la gare routière.
La préposée aux tickets de bus parlant quelques mots d'anglais, c'est sans problèmes que je me retrouve assis dans le bus pour Yuanyang qui décolle à 10 h précises! Arrivée prévue entre 13 et 14 h, c'est parfait!
C'est un bus local et ça se voit...

Il y a des seaux dans l'allée, et je ne vois pas pourquoi. En fait, je comprendrai très vite après le départ: les chinois (et les chinoises!) ont la très mauvais habitude de cracher bruyamment par terre, et ces seaux sont là pour récupérer les glaviots... Même en Inde où les hommes crachent leur bétel d'un rouge immonde dans la rue, ils arrivent à se retenir et à ne pas cracher dans les bus... Ici ce n'est visiblement pas le cas! Beurk, bienvenue en Chine!
Alors que le trajet se déroule sans encombre pour la plupart des passagers, il n'en est pas de même pour moi... Un courant d'air frais ainsi que (je pense) mon repas de la veille commencent à remuer mes entrailles... Très vite il va falloir que j'aille me soulager... Je profite donc pour étrenner ma jolie appli sur mon smartphone et je lance la traduction de "WC urgent s'il vous plait" et la montre au chauffeur qui n'a pas l'air de comprendre, ainsi que d'autres passagers... Je tente donc "malade ventre WC" (mon appli est basique et ne peut traduire que des mots et pas des phrases)... Toujours pas de résultats et l'incompréhension est visible chez mes interlocuteurs...
Je me résous donc à adopter la bonne vieille méthode du langage des signes: je sors un rouleau de PQ de mon sac à dos, je vais voir le chauffeur en me tenant le ventre de la main gauche, en lui montrant de rouleau de la main droite et lui demande en faisant une belle grimace: "STOP PLEASE!!!" Le chauffeur éclate alors de rire (rapidement suivi par le reste des passagers), puis s'arrête 200 m plus loin en me montrant un buisson derrière lequel je cours me soulager. Finalement la technologie a ses limites dans la communication, et rien ne vaut les vieux trucs éprouvés pour se faire comprendre!
Après ce passage très glamour, mon bus arrive à Yuanyang. Mais ce n'est pas ma destination finale, la ville est dans une vallée, je dois prendre un autre bus pour accéder aux rizières et à leurs villages, situés tout la haut sur les montagnes à plus de 2000 m d'altitude. Visiblement les employés de la gare routière doivent avoir l'habitude de voir débarquer des occidentaux qui veulent aller voir les rizières, car je me retrouve très rapidement dans un minibus juste après avoir prononcé les mots "Yuanyang rice fields"! Ça monte et ça tourne beaucoup jusqu'au village, dans le brouillard et la pluie!
A ma descente de car, un petit bout de femme se précipite sur moi (c'est le mot juste) en me criant des "taxi, taxi!!! Hôtel!!! Hôtel!!!" tout en me montrant sa voiture flambant neuve. Je lui montre l'adresse de mon hôtel (réservé sur booking) et m'annonce un prix de 20 yuans (env 2.80 euros), proposition que j'accepte, ayant auparavant appris grâce à MAPS.ME que mon hôtel se situait dans un autre village distant d'une bonne dizaine de km.
Nouvelle parenthèse scatologique, mes intestins me tortillant à nouveau. J'aurais pu vous épargner ce passage mais finalement non, je me suis dit que ça faisait partie du voyage et de ses... découvertes! Suite à ma demande expresse (j'ai gagné du temps cette fois ci en lui montrant directement mon rouleau de PQ), Mya (puisque c'est son nom) m'indique les toilettes publiques, situées de l'autre côté du parking des bus.
Et là, j'ai cru que j'allais vomir...
Je pensais avoir tout vu en Inde et au Népal en matière d'insalubrité et de manque d'hygiène, mais je me trompais...
Les toilettes publiques du village, c'est 4 murs en briques recouverts d'un toit en tôle. Le sol est entièrement bétonné, et est traversé en son centre par une tranchée en pente d'une quarantaine de cm de large et d'environ un mètre de profondeur. C'est tout. Tout le monde s'accroupit à la queue-leu-leu et se soulage ainsi au vu de tous les autres, aucune cloison, aucune intimité... La tranchée doit être lavée quand le responsable doit la juger trop "pleine", mais visiblement, cela n'a pas été fait depuis longtemps... Au dégoût visuel s'ajoute une odeur absolument écœurante qui me fait hésiter quelques secondes avant de rentrer, mais l'envie est trop forte et je vais rejoindre les 2 chinois déjà en place, non sans avoir pris une grande inspiration avant de passer la porte! Je ressors de cet enfer pour m'apercevoir qu'il pleut des cordes! Le temps de faire les 50 mètres qui me séparent de la voiture de Mya et je suis trempé!!
P***** c'est quoi ce pays?!?!!!!
Il est 4 h de l'après-midi, et pour l'instant depuis hier mes premiers pas en Chine ne sont pas ce qu'on peut appeler un promenade de santé! Je ne suis pas difficile et les voyages "à la roots" ne m'effraient pas, mais là c'est quand même pas mal! Si le reste du pays et du voyage est du même tonneau, je sens que je vais me plaire ici!
Heureusement, les galères vont s'arrêter là, et dans sa grande bonté, le Dieu protecteur des voyageurs (s’il existe) va maintenant inverser la tendance pour ramener un peu d'équilibre!
Tout d'abord je m'aperçois que Mya a embarqué d'autres touristes dans son "taxi": 2 femmes et un petit garçon d'environ 4-5 ans. Nous faisons rapidement connaissance puisque tout comme moi, elles sont Françaises. Cool, ça me remonte un peu le moral de rencontrer des compatriotes! Stéphanie voyage avec sa maman et son fils pour une quinzaine de jours dans le Yunnan et à Shangai. Mais surtout Stéphanie a vécu et travaillé 5 ans en Chine et parle couramment le chinois. Et ça, c'est un avantage considérable!
Pendant le trajet, Stéphanie discute avec Mya, et elle nous apprend qu'il faut d'abord acheter un pass de 100 Yuans (env. 14 euros) pour visiter les rizières. Enfin, techniquement c'est pour avoir accès à tous les points de vue, points de vue qui ont été équipés de barrières à péage depuis que le lieu a été inscrit au patrimoine de l'UNESCO, ils ne perdent pas le Nord ces Chinois! Mya nous informe également que des navettes font régulièrement la liaison entre tous les points de vue, mais elle se propose de nous guider avec sa voiture pour 400 yuans la journée. Stéphanie arrive à négocier 300 yuans (soit 100 yuans chacun) et nous disons banco pour demain.
Finalement, ce sera bien mieux de visiter avec une "locale" à notre rythme, et surtout avec Stéphanie qui enlève complètement la barrière de la langue. Mya me dépose à mon hôtel (le K2 youth hostel) que j'avais pris soin de réserver au préalable sur booking afin de ne pas m'em.... bêter à chercher sur place pour cette première journée. RDV est pris pour le lendemain 8 h devant l'hôtel.
Première bonne surprise: l'hôtel est tout neuf et très clean. Le petit jeune réceptionniste parle suffisamment anglais pour que nous nous comprenions correctement et il me montre le lit dans le dortoir que j'ai réservé. Nouvelle bonne surprise: je suis tout seul dans l'hôtel et j'aurais la chambre entière pour moi, coooool!!! De plus, le dortoir possède une grande baie vitrée qui donne sur une magnifique vue de la vallée et des rizières, d'autant plus que la pluie a disparu et que le soleil est revenu!

Que rajouter? Un très bon repas préparé à l'hôtel même: une succulente et copieuse assiette de fried rice (oui je dois penser à mon estomac!) avec divers légumes et morceaux de poulets me revigore.
Ouf! Cette fois ci, l'entrée en matière est terminée, il est temps de songer à découvrir la Chine dès demain!
Samedi 4 Juin
Comme prévu, Mya me récupère ce matin à 8 h et nous partons pour une journée qui s’avérera magnifique.
Autant la veille nous avons eu de la pluie et du brouillard, autant aujourd'hui nous bénéficierons d'un temps bien ensoleillé dans l'ensemble. Mya nous confirme que nous avons de la chance sur la météo, car cela faisait plusieurs jours qu'il pleuvait. Et le temps redeviendra maussade dès le lendemain.
La majorité des touristes viennent ici en Novembre Décembre, quand les rizières n'ont pas de plants de riz et sont uniquement remplies d'eau, ce qui donne alors aux paysages des allures fantastiques de miroirs en escaliers. En Juin, les rizières sont vertes, mais cela n'enlève rien à leur beauté selon moi. Les rizières sont étagées en escaliers sur plus de 1000 m de dénivelé et sur des milliers d'hectares!

Le travail pour façonner et modeler ainsi la montagne a dû être colossal! Il a été effectué au cours des siècles par les hanis qui vivent ici. L'entretien de ces rizières est tout aussi fastidieux et nous restons admiratifs face aux explications données par Mya. Mya nous emmène bien entendu aux plus beaux points de vue, mais elle nous fait aussi découvrir des petits villages et nous promène jusqu'au milieu même des rizières.

Dans un de ces villages, nous sommes invités à visiter une maison traditionnelle Hani, mais entièrement reconstruite avec tout le confort moderne. En effet, la culture du riz est difficile et il ne se vend pas plus cher parce qu'il vient de Yuanyuang. Du coup, beaucoup de jeunes préfèrent se tourner vers le tourisme qui explose (et qui rapporte bien plus!) et de construire des hôtels ou guest-houses bien laids en béton gris, ou alors aller chercher des opportunités de travail en ville, à Kunming... Le gouvernement local a donc lancé un projet de rénovation des habitats traditionnels en partie pour essayer de retenir les paysans producteurs de riz, et aussi pour donner une "vitrine" à la vue des touristes.

Coup de chance (?), l'architecte responsable du projet est justement dans cette maison aujourd'hui et nous explique l'ordonnancement et l'aménagement intérieur des maisons Hanis autour d'un très bon café que nous avons commandé à la maitresse de maison (qui fait aussi restaurant, mais nous n'avons pas prévenu). Très honnêtement, je n'ai pas retenu grand-chose des explications de l'architecte et de la visite de la maison, car au moment de partir, j'ai demandé combien coutaient les 3 cafés que nous avions commandés, et la réponse de notre hôte me surprend: "One hundred and forty, please".
On se regarde avec Stéphanie, puis elle pose la même question en chinois, histoire d'éviter les malentendus... "Non non, me confirme-elle. C'est bien 140 yuans".
Soit 20 euros pour 3 cafés...
On paye avec le sourire (juste de façade le sourire hein!) vu que tout le monde sourit (sauf nous qui avons été "un poil" surpris du prix), puis nous sortons pour continuer notre promenade dans les rizières en se félicitant de n'avoir pas réservé le repas ici! Bref, cette anecdote est vite oubliée et nous reprenons notre route à travers ces superbes paysages!

Ne voulant pas dépenser des cent et des mille pour le repas de midi, nous demandons à Mya de nous indiquer une gargote locale. Elle nous emmène alors dans un petit boui-boui en nous demandant si nous aimons le buffle. Nous sommes OK pour tester, et nous voici attablés sur des chaises en plastique avec des paysans chinois qui nous regardent amusés en se demandant ce que nous sommes venus faire dans cet endroit, alors qu'il y a tellement de restaurants pour touristes sur les routes principales!! Stéphanie demande alors s’il y a du buffle à manger, mais plusieurs réponses affirmatives ne la rassurent qu'à moitié, et elle demande à la cuisinière de s'approcher pour regarder à l'intérieur de la marmite. Elle revient alors vers nous avec une petite moue et nous annonce que ce qu'on s'apprête à nous servir est bien du buffle, mais des tripes de buffle bouillies!! Et des tripes entières en plus... Ce n'est franchement pas appétissant et nous nous rabattons au dernier moment sur du porc plus classique et pas spécialement mauvais! Pas facile de manger avec des baguettes! J'avais pu m'entraîner un peu au Vietnam, mais là, plus question de demander une fourchette si je n'y arrive pas...
La journée se poursuit ainsi entre magnifiques points de vue officiels qui dominent des vallées encaissées donc les flancs sont recouverts de rizières et promenades au sein de charmants villages et de leurs habitants.

J'ai beaucoup aimé Yuanyuang et j'en ai gardé un bon souvenir.
Tout d'abord parce que c'est la première fois que je voyais des rizières en terrasses aussi gigantesques. J'en avais bien vues quelques-unes au Népal au départ du trek des Annapurnas, mais là on est dans une tout autre échelle! J'aurais pu en voir à Sa Pa au Vietnam, mais la pluie et le brouillard en ont décidé autrement... Ces paysages sont vraiment magnifiques, encore mieux que les photos de rizières en terrasse qui ornaient mes livres de géographie au collège...
Ensuite c'était ma première étape en Chine, ma première étape dans un nouveau pays. Comme je voyage au long cours, les 2-3 premiers jours qui suivent un changement de pays ont une saveur particulière: il faut s'adapter à un nouvel environnement, à une nouvelle langue, à une nouvelle monnaie, à une nouvelle organisation, à une nouvelle manière de vivre et une nouvelle "ambiance", c'est un sentiment que j'attends et que j'apprécie à chaque passage de frontière, et qui fait un des nombreux charmes de mon voyage...
Pour ce soir, j'indique à Mya que je compte me rendre demain à Kunming et elle me répond qu'il y a un bus direct qui part à 9h30. Stéphanie et sa maman ont la même destination que moi, rendez-vous est donc pris pour le lendemain avec Mya qui nous conduira jusqu'à la station de bus!
Pour l'heure, nous finissons la visite de ces très belles rizières et ces superbes paysages avant que le soleil déclinant nous indique qu'il est l'heure de rentrer!




Où aller (dans le monde) quand on a pas le permis de conduire?
Bonjour tout le monde,
Je me permets de lancer cette discussion car je ne sais plus quelles pistes explorer.
Je vous explique la situation, mon mari et moi n'avons pas le permis et nous souhaiterions partir en vacances cet été mais n'ayant pas le permis , nous nous sommes rendus compte que nous allions être très limités dans nos choix de cet été. Auriez vous quelques pistes de pays où nous pourrions nous déplacer facilement.
Nous avons déjà fait quelques pays en Europe ainsi quelques pays en Asie (Japon, Malaisie, Chine et dans quelques semaines la Corée).
Nous n'avons pas d'à priori sur les pays nous souhaitons juste pouvoir avoir un minimum de bon temps (température) et une certaine facilité de déplacement.
Merci pour tout Bonne journée à vous tous
Nous n'avons pas d'à priori sur les pays nous souhaitons juste pouvoir avoir un minimum de bon temps (température) et une certaine facilité de déplacement.
Merci pour tout Bonne journée à vous tous
Valise ou sac à dos pour la Thaïlande?
Bonjour ,
C est notre premier séjour en Thaïlande ..et je reconnais être légèrement perdu ...
Tout d abord nous serons 3 ...ado , mon mari et moi .
J ai déjà réserver mes guest house et hôtel ( changement de 5 hôtel en tout )...également l avion interne ..
Je suis également en maladie longue durée (brrrrrrr ) reconnu avec un handicap !!
Je me demandais justement quel est le plus approprier ...valise a roulette normal ou sac a dos ! Sachant que mon mari a très mal au dos , et que mon ado ...et râleur né 😉
Merci de vos conseil ...
PS ..ma valise n'a pas des roulettes style 4x4 ....
Premier voyage solo Nantes - Beaunes à vélo
Bonjour tout le monde,
depuis le temps que je parcours ce forum, m'y voilà enfin !
En ayant marre de toujours reculer et de ne jamais oser, j'ai pris la décision de partir à vélo, mi septembre, pour aller y faire les vendanges. Ceci dit, j'ai jamais fait, je suis pas une grande sportive de base, et j'ai quelques craintes/doutes/questions.
J'vous explique les choses ; le trajet représente 763km si je pars d'Angers donc je pense à peu près 850 km au départ de Nantes. Je n'ai jamais fais de voyage à vélo, et lors de mes ballades, je m'étais jusque là contenté de 20/30km, la plus longue ayant été d'une 50aine de km après ma journée de boulot et une crise d'asthme en prime, autant vous avouer que j'en ai bavé. Du coup, j'envisage de faire ça tranquilement en parcourant le maximum les sentiers de la loire à vélo et j'ai calculé les choses comme ça ; je me donne 8 à 12 jours, en me disant que 100km/j ça me parait déjà énorme. Sachant qu'en moyenne sans entrainements et à vide je fais du 20km/h, je m'accorde 6 à 7h de vélo par jour.
Déjà sur ce point, vous pensez ça jouable ?
Départ mi septembre, ça me laisse deux mois pour bien me préparer physiquement, au moins à l'endurance. Donc depuis lundi j'ai repris la pédale avec mon tout nouveau vélo (m'étant fais volé l'autre sur mon balcon !). J'envisage de faire du vélo quotidiennement, 20 à 30km pour le moment. Est-ce qu'en faisant ça jusqu'à septembre je tiens le bon bout ?
Pour ce qui est du matériel, déjà le vélo ; j'ai acheté en faisant confiance au vendeur un ktm life joy version "hollandais" (ah oui autant vous dire que je n'y connais rien de base en vélo). J'espère que du coup ça ira... Pour les bagages, j'avais depuis longtemps jeté mon dévolu su des vaude karakorum, puis une saccoche de guidon où je pourrai mettre mon reflex. J'ai aussi pris une remorque adaptée pour me ballader avec mes chiens (40kg à deux quand même !), mais je ne pense pas la prendre pour transporter du matériel. Maintenant je dirais qu'en "gros" matériel qu'il va me manquer, c'est d'une toile et d'un duvet qui ne prennent pas de place car j'aimerai ne pas ajouter de saccoche, sauf si selon vous ça sera trop juste et que je sois obligée d'en mettre devant...
Du coup, sachant que je partirai la dernière quinzaine de septembre, pour un budget vraiment mini, vous me conseillerez quoi comme tente et duvet ?
Pour les vêtements, je pensais prendre deux pantalons "amovibles" en short, un t-shirt manche courte et un manche longue, un polaire, une cape de pluie, short/t-shirt pour la nuit, deux serviettes de voyage et des sous-vêtements en double. En chaussure ma paire pour rouler, en espérant qu'il ne pleuve pas trop, et c'est tout ! C'est jouable ?
Comme matériel je pensais à un savon de marseille, une brosse, kit dentaire de voyage, un réchaud, une popotte et voilà. Autre chose ?
Reste la question du trajet et des hébergements, mais ça je devrai trouver facilement je pense en empruntant la loire à vélo. Puis j'aurai une idée plus précise des étapes en fonction de mes "entraînements" !
Si je pense avoir réfléchis à a peu prêt tout dans la globalité, le point où je sèche c'est la bouffe... Au quotidien je galère déjà, j'ai du mal à équilibrer le tout en mangeant un seul vrai repas par jour et encore, d'autant plus que je suis végétarienne (je suis pourtant un gros gabarit avec un réserve musculaire pas trop mal je pense). Comment faire ? Des conseils, des astuces ?
Voilà, je crois avoir fais le tour de mes questionnements, du coup vous pensez quoi de tout ça ? Possible, pas possible ? Cap, pas cap ?
Merci bien à vous !
Ps; évidement je prends avec plaisir toutes remarques-critiques-avis-conseils-renseignements-et tout ce que vous voudrez bien me dire !
depuis le temps que je parcours ce forum, m'y voilà enfin !
En ayant marre de toujours reculer et de ne jamais oser, j'ai pris la décision de partir à vélo, mi septembre, pour aller y faire les vendanges. Ceci dit, j'ai jamais fait, je suis pas une grande sportive de base, et j'ai quelques craintes/doutes/questions.
J'vous explique les choses ; le trajet représente 763km si je pars d'Angers donc je pense à peu près 850 km au départ de Nantes. Je n'ai jamais fais de voyage à vélo, et lors de mes ballades, je m'étais jusque là contenté de 20/30km, la plus longue ayant été d'une 50aine de km après ma journée de boulot et une crise d'asthme en prime, autant vous avouer que j'en ai bavé. Du coup, j'envisage de faire ça tranquilement en parcourant le maximum les sentiers de la loire à vélo et j'ai calculé les choses comme ça ; je me donne 8 à 12 jours, en me disant que 100km/j ça me parait déjà énorme. Sachant qu'en moyenne sans entrainements et à vide je fais du 20km/h, je m'accorde 6 à 7h de vélo par jour.
Déjà sur ce point, vous pensez ça jouable ?
Départ mi septembre, ça me laisse deux mois pour bien me préparer physiquement, au moins à l'endurance. Donc depuis lundi j'ai repris la pédale avec mon tout nouveau vélo (m'étant fais volé l'autre sur mon balcon !). J'envisage de faire du vélo quotidiennement, 20 à 30km pour le moment. Est-ce qu'en faisant ça jusqu'à septembre je tiens le bon bout ?
Pour ce qui est du matériel, déjà le vélo ; j'ai acheté en faisant confiance au vendeur un ktm life joy version "hollandais" (ah oui autant vous dire que je n'y connais rien de base en vélo). J'espère que du coup ça ira... Pour les bagages, j'avais depuis longtemps jeté mon dévolu su des vaude karakorum, puis une saccoche de guidon où je pourrai mettre mon reflex. J'ai aussi pris une remorque adaptée pour me ballader avec mes chiens (40kg à deux quand même !), mais je ne pense pas la prendre pour transporter du matériel. Maintenant je dirais qu'en "gros" matériel qu'il va me manquer, c'est d'une toile et d'un duvet qui ne prennent pas de place car j'aimerai ne pas ajouter de saccoche, sauf si selon vous ça sera trop juste et que je sois obligée d'en mettre devant...
Du coup, sachant que je partirai la dernière quinzaine de septembre, pour un budget vraiment mini, vous me conseillerez quoi comme tente et duvet ?
Pour les vêtements, je pensais prendre deux pantalons "amovibles" en short, un t-shirt manche courte et un manche longue, un polaire, une cape de pluie, short/t-shirt pour la nuit, deux serviettes de voyage et des sous-vêtements en double. En chaussure ma paire pour rouler, en espérant qu'il ne pleuve pas trop, et c'est tout ! C'est jouable ?
Comme matériel je pensais à un savon de marseille, une brosse, kit dentaire de voyage, un réchaud, une popotte et voilà. Autre chose ?
Reste la question du trajet et des hébergements, mais ça je devrai trouver facilement je pense en empruntant la loire à vélo. Puis j'aurai une idée plus précise des étapes en fonction de mes "entraînements" !
Si je pense avoir réfléchis à a peu prêt tout dans la globalité, le point où je sèche c'est la bouffe... Au quotidien je galère déjà, j'ai du mal à équilibrer le tout en mangeant un seul vrai repas par jour et encore, d'autant plus que je suis végétarienne (je suis pourtant un gros gabarit avec un réserve musculaire pas trop mal je pense). Comment faire ? Des conseils, des astuces ?
Voilà, je crois avoir fais le tour de mes questionnements, du coup vous pensez quoi de tout ça ? Possible, pas possible ? Cap, pas cap ?
Merci bien à vous !
Ps; évidement je prends avec plaisir toutes remarques-critiques-avis-conseils-renseignements-et tout ce que vous voudrez bien me dire !
Arrivée en Afrique du Sud (retour)
Nouveau continent, nouvelles têtes, nouvelle couleur.
Le gabarit a quelque peu changé entre le thaïlandais et l’africain, y’en a un qu’on ira pas chercher. Avec les laotiens on faisait les malins, avec l’africain on s’abstient. On se sent encore plus étranger qu’ailleurs, d’autant plus qu’au centre de Johannesburg nous sommes les seuls blancs et les regards fusillent. Les immeubles sont un New York abandonné aux 70′s.
Les blancs sont en haut, ils font des gâteaux, les noirs sont en bas, trainant ici là… Plus qu’ailleurs les différences se font sentir dans un pays où les disparités sont aussi extrêmes qu’au Brésil. Nous irons d’ailleurs prochainement à la rencontre des habitants des townships de Soweto… Le pompiste est noir, la caissière est noire, le gardien est noir, le flic est noir, le serveur est noir, la femme de ménage est noire, les carwatchers sont noirs, le reste est blanc dans un 4×4 lyophilisé noir. La fin de l’apartheid n’a que 20 ans, et d’un point de vue extérieur, la distribution des rôles semble avoir peu changé.
Plus au sud la nature reprend vite le dessus. En traversant le Drakensberg, les terres s’étendent à des kilomètres, avec des collines aussi vertes et un ciel aussi bleu que l’univers de Tom Sawyer. Cela nous rappelle les steppes Mongoles, c’était en 82. Les gens marchent, des heures, le long de routes désertes ou sur les autotroutes, mais ça ne va pas plus vite ! Nous acceptons de prendre les femmes et les enfants.
En afrique nous avons l’heure, ils ont le temps…
Nous descendons à Durban pour un match de rugby (club sud Africain contre Australien), l’ambiance est familliale, un peu à l’américaine. Hot dogs, litrons de bière et tatouages sont de rigueur pour être des leurs. De près, les shorts dessinent très bien les fesses des belles bêtes que sont ces 100 kilos de rugbyman. En mêlée ça fait quand même 1 tonne 6 de carpaccio…
Au détour du marché, nous nous attardons au gré des petits chanteurs faisant des pieds et des mains un rythme de gospel. Une vibration qui retentit également dans les églises sud africaines, dont la célébration se termine par de longues files d’attente où les fidèles, une centaine, se confessent un par un.
Nous sommes déjà convertis.

Retrouvez nos autres articles et toutes nos photos sur notre blog de tour du monde en signature...Bonne lecture :)

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Billet d'avion toutes destinations pour tour du monde?
Bonjour a tous !
Je suis une nouvelle inscrite .
Il y a beaucoup de discussion tres interressante ici
Pourriez vous m eclaircir sur les billets d avions tte destinations .
Jai deux trois personnes a qui je ne peux m adresser car ce sont des amis d amis d amis qui ont fait le tour du monde en achetant 1 seul billet qui apparement permet d aller partout !
Cela dis quelque chose a quelqun ?
Si oui ou est il possible de ce renseigner ? Quelles compagnies ?
Sites internet ?
Je vous remercie .
Je continue de chercher et tien au jus si sa interresse d autre gens .
Bisous a tous.
Kazakhstan en décembe ou janvier: faisable?
Bonjour,
Toujours en train de chercher une route de retour pour mon voyage, le Kazakhstan m'attire beaucoup mais la période où je pourrais y être ne me semble pas la bonne. J'ai regardé les meilleurs périodes pour trekker et ca se termine plutot vers Septembre. Est ce que c'est vraiment difficile les randos à cette période, voire impossible à cause de la neige peut etre ?
Si vous avez des infos Merci
Toujours en train de chercher une route de retour pour mon voyage, le Kazakhstan m'attire beaucoup mais la période où je pourrais y être ne me semble pas la bonne. J'ai regardé les meilleurs périodes pour trekker et ca se termine plutot vers Septembre. Est ce que c'est vraiment difficile les randos à cette période, voire impossible à cause de la neige peut etre ?
Si vous avez des infos Merci
Quels arrêts sur le Transsibérien?
Bonjour
Je souhaiterais faire moscou vladivostok en train sur 3 semaines sur trajet compris. Ét en gros d'ici une semaine. Hormis baikal (irkutsk) et vladivostok quel arrêt me conseillerai vous. J'avais pensé a krasnoïarsk ou tomsk, oulan use et khabavosk. Je suis plutot paysage que grosse ville soviétique a moins que certaines vallent vraiment le coup d'oeil. Et je vais trimbaler mon vélo avec moi. Et est il possible de prendre ses billets au fut et a mesure. G lu tout et son contraire.
Merci pour vos lumiere
Tour du monde petit budget
voilà nous décidons de partir faire un tour du monde !! je vous explique: (entre () c'est le budget prévu par personne)
2 mois à la reunion ( gratuit on va chez sa famille)
2 mois en australie (1300e)
2 semaine en nouvelle-calédonie: (300euro)
1.5 mois en inde (450euro)
1.5 mois en indonesie (450 euro)
ceci servira pour se loger, se nourrir, se déplacer. autrement dit tout sauf nos plaisir, sortie, visite, etc... tout ceci ne comporte pas les billets d'avion bien entendu. merci pour vos réponses que j'attend avec impatience.
ceci servira pour se loger, se nourrir, se déplacer. autrement dit tout sauf nos plaisir, sortie, visite, etc... tout ceci ne comporte pas les billets d'avion bien entendu. merci pour vos réponses que j'attend avec impatience.
Invitation en Russie sans hôtel
Bonjour à tous,
Ma question a déjà probablement était posée sur ce forum, mais impossible de trouver une réponse avec l'option recherche. Je me permets donc de poster. Je souhaite faire une demande de Visa pour un mois afin d'aller en Russie au mois d'août. Lors de mes voyages, j'ai toujours fait du couch surfing ou bien je me suis fait loger chez des connaissances etc. Je souhaite aussi faire cela en Russie. Ainsi, je me demande comment obtenir une invitation. Que dois-je faire? Réserver un hôtel et annuler une fois arrivé là-bas?
Je vous remercie de votre aide.
Antoine
Ma question a déjà probablement était posée sur ce forum, mais impossible de trouver une réponse avec l'option recherche. Je me permets donc de poster. Je souhaite faire une demande de Visa pour un mois afin d'aller en Russie au mois d'août. Lors de mes voyages, j'ai toujours fait du couch surfing ou bien je me suis fait loger chez des connaissances etc. Je souhaite aussi faire cela en Russie. Ainsi, je me demande comment obtenir une invitation. Que dois-je faire? Réserver un hôtel et annuler une fois arrivé là-bas?
Je vous remercie de votre aide.
Antoine
Voir Vladivostok et...
Vladivostok, un rêve de gosse que j'aimerai bien réaliser avant que , je ne sais pas encore si c'est une destination finale ou pourquoi pas, le début d'une avanture avant d'embraquer sur un ferry et traverser de "l'autre côté", vers le Canada..
bref, en attendant, j'aimerai que vous le disiez si cette ville que j'aimerai découvrir en hiver si possible (mars me semble une bonne période) est assez facilement accessible.
Qu'est ce qui est l plus économique , partir d'europe (quel vol ) ou bien d'asieavec peut être comme plate forme Bangkok ?
la vie est elle chere sur place ?
le visa doit il s'obtenir avant et faut il là aussi une invitation ?
P.S désolé mais je ne connais rien à ce continent et attends donc vos conseils avec impatience .
merci
merci
Faire du camping sauvage en Namibie et au Botswana?
Bonsoir,
première discussion sur VF.
Nous avons le projet en juillet et aout 2011 de voyager en Namibie et au Botswana et ce sera notre première expérience de l'Afrique noire.
une première question : nous avons toujours fait du camping "sauvage" dans tous nos voyages : est ce possible dans ces 2 pays ? ou faut il absolument se limter aux campings et autres logements "officiels" ?
nous cherchons également des compagnons pour ce voyage : le premier mois, nous aurons avec nous 2 enfants de 13 ans et le 2ème nous ne serons que nous 2. des amateurs ?
a vous lire.











