Results for "Libye"
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Marchander en Chine
Attention ! Le marchadage, ce n'est pas uniquement réduire un prix en Chine!!! Cette petite scène peut entrainer des échanges souvent enflammés (j'ai été prise en otage lors de l'achat d'un sceau, si si !) ou des questions curieuses de la part des vendeurs du style : "USA ? USA ?", et là, quand on leur répond "Faguo" (=France) voilà qu'ils écarquillent les yeux et qu'ils nous font essayer des tas de crèmes ou de parfums douteux 😏...
Lorsqu'on fait l'effort d'avoir appris les rudiments de leur langue et de communiquer avec eux (ne serait-ce que quelques mots, il ne s'agit pas de débattre sur la philosophie de KongZi), on peut voir une incrédulité sur leur visage qui précède une joie visible, et ça fait plaisir de discuter un peu avec eux. Généralement, une réponse aux questions de base du genre "xihuan ma ? yao ma?" (vous aimez ? vous voulez ?"suffit...
Après s'etre mis d'accord sur un prix, il arrive parfois que le marchand, pris d'afection, vous prenne dans ses bras, il ne faut pas vous en étonner ! Bien que cette façon chaleureuse de faire du commerce soit inexistante dans des pays occidentaux (c'est d'ailleurs très dommage).
La plupart des marchands sont équipés de vieilles calculettes qui facilitent le fixement du prix.
Coup de gueule contre les marchands qui nous barrent la route (je pense aux vieux shanghai)😉 et qui nous accostent en baragouinant de l'anglais, je trouve ça, normal de leur part certes, mais on a l'impression d'être pour eux le même genre de touriste américain capitaliste gogo. M'enfin, le marchandage est vraiment une expérience géniale qui permet de découvrir pas mal de chose en Chine, de comprendre la façon de commercer en Chine, qui provient de leur profonde nature sympathique et exubérante, et peut donner lieu à des situations qui resteront toujours de très bons souvenirs. Il m'est arrivé d'acheter des objets inutiles, comme on en trouve pas mal dans les petits commerces, rien que pour avoir le plaisir de marchander, plaisir à chaque fois différent !
Je voudrais savoir si quelques personnes sur ce forum ont des expériences de marchandage, et si, comme moi, ils trouvent ça génial ! 😎
@+
Visa Pour tous
J'ai un sujet qui me tien vraiment a coeur depuis toujours mais que je n'osais jamais demarer avec vous meme que je me sent un peux dans une "famille" sur ce forum .
Mais vous qui voyagez tres souvent et cotoyer les cultures du mondes.ne vous etes jamais poser la qstion comme moi pourquoi cert1 peuple ont la liberté de voyage ou qu'ils veulent comme ils veulent quant ils veulent, et d'autre sont soumis a une segrégation ratial faites sur base de difirence economique, ou religieuse, ou meme de race .
ces meme pays sois disent democratique sont les meme qui pratique ce genre de racisme qui a pris la place au racisme traditionel .
vous allez surement me comprendre chers amis si je vous dis par exemple que vous qui aimez les voyages autant, qu'on vous demande a chque fois que vous envisagez de voyager de prouver vos revenu et donner vos attestation de travail de salaire d e compte bancaire ....meme qu'on sois pas riche, car c'est pas un critére d'etre riche pour aimer voyager:) alors que nous par exemple chez nous au Maroc si j'ai envie de voyager ailleur que dans des pays arab (et meme ça c pas facil) j'ai l'obligation de prouver que je suis riche :))
qsqe vous en pensez de ça cher amis ou famille dirais je :) ?
Merci d'avance de vorte contribution a cet discution .
Mais vous qui voyagez tres souvent et cotoyer les cultures du mondes.ne vous etes jamais poser la qstion comme moi pourquoi cert1 peuple ont la liberté de voyage ou qu'ils veulent comme ils veulent quant ils veulent, et d'autre sont soumis a une segrégation ratial faites sur base de difirence economique, ou religieuse, ou meme de race .
ces meme pays sois disent democratique sont les meme qui pratique ce genre de racisme qui a pris la place au racisme traditionel .
vous allez surement me comprendre chers amis si je vous dis par exemple que vous qui aimez les voyages autant, qu'on vous demande a chque fois que vous envisagez de voyager de prouver vos revenu et donner vos attestation de travail de salaire d e compte bancaire ....meme qu'on sois pas riche, car c'est pas un critére d'etre riche pour aimer voyager:) alors que nous par exemple chez nous au Maroc si j'ai envie de voyager ailleur que dans des pays arab (et meme ça c pas facil) j'ai l'obligation de prouver que je suis riche :))
qsqe vous en pensez de ça cher amis ou famille dirais je :) ?
Merci d'avance de vorte contribution a cet discution .
Canada terre amérindienne
C'est ce que nous pensions découvrir en venant vivre au Quebec, une culture et philosophie harmonieuse des éléments, un mode de vie, une approche plus sensible de l'environnement...L'aura d'un peuple.
C'est encore vrai, il suffit de rencontrer les bonnes personnes aux bons endroits, souvent dans les "réserves", écoguides et autres artisanats autochtones qui essaient de develloper leur savoir afin de se redonner une identitée, une reconnaissance a leur peuple et a leurs traditions.
Dommage que ce soit exeptionnel, et qu'ici ca n'interresse que trés peu de monde voir personne...Dur aussi de voir les effets de notre mode de vie sur certains, en particulier chez les crees de la Baie James.
Non ce n'etait pas que pour les grands éspaces et la nature que nous avions décidé de venir vivre au Québec, ni pour un job a 60000$ et l'essence bon marché....
Dofre.
C'est encore vrai, il suffit de rencontrer les bonnes personnes aux bons endroits, souvent dans les "réserves", écoguides et autres artisanats autochtones qui essaient de develloper leur savoir afin de se redonner une identitée, une reconnaissance a leur peuple et a leurs traditions.
Dommage que ce soit exeptionnel, et qu'ici ca n'interresse que trés peu de monde voir personne...Dur aussi de voir les effets de notre mode de vie sur certains, en particulier chez les crees de la Baie James.
Non ce n'etait pas que pour les grands éspaces et la nature que nous avions décidé de venir vivre au Québec, ni pour un job a 60000$ et l'essence bon marché....
Dofre.
Quoi apporter avec un bébé pour voyage-aventure?
Bonjour à tous
Nous sommes depuis peu d'heureux parents et forcement, des questions nous viennent à l'esprit pour nos futurs voyages. Nous avions l'habitude de partir à "l'aventure" avec nos sacs à dos. Avec un enfant de 18 mois (été prochain) qu'emmenez vous en voyage (couches, petits pots, lit pliant...)? Nous envisageons de partir au Cap Vert l'été prochain, qu'emporteriez vous pour votre banbin ?
Merci par avance Xavier
Nous sommes depuis peu d'heureux parents et forcement, des questions nous viennent à l'esprit pour nos futurs voyages. Nous avions l'habitude de partir à "l'aventure" avec nos sacs à dos. Avec un enfant de 18 mois (été prochain) qu'emmenez vous en voyage (couches, petits pots, lit pliant...)? Nous envisageons de partir au Cap Vert l'été prochain, qu'emporteriez vous pour votre banbin ?
Merci par avance Xavier
Pour les touristes allant au Népal (nouvelles du 23 août 2004)
😉 Bonjour tout le monde,
Je voulais simplement en complément de l’article de Véronique Brocard que j’ai mis en ligne sur le site ou des dépêches de l ‘AFP vous faire un point de situation. Vous trouverez ci-joint un E-mail de ce jour d’une agence Francophone réputée de Kathmandou qui m’écris sur la situation Népalaise et sur l’accueil des touristes que nous sommes.
Je tenais à vous faire un point suite à la lecture de certains message sur les forums.
Il n’y a aucune raison de céder à la panique devant des évènements ou les touristes ne sont surtout pas en ligne de mire. La situation que les Népalais vivent relève d’une crise interne que l’on ne doit pas ignorer mais pas au point de ce faire peur inutilement et aussi d’annuler son voyage . Le pays n’est pas à feu ni à sang. Les touristes sont toujours les biens venus et encore plus en ces moments difficiles ou bien entendu le Népal à besoin de notre présence . Pour ma part, je serais au Népal avec mon épouse en Octobre 2004 pour faire un long trekking.
Je vous souhaite une bonne lecture du message ci-dessous en provenance d'une agence du Népal installée à Katmandou
Cordialement.
Emmanuel BETHUNE
Le texte à l'état brut :
".......En reponse a vos emails et en prevision de vos inquietudes a la suite des informations qui ont cicules en France sur la situation au Nepal je vous adresse ce email d informations. Dorenavant je vous tiendrai informe de la situation regulierement. Contrairement a ce que certains de vous ont craint apres avoir ecoute les informations en France, la ville de Kathmandu n est pas assiegee par les maoistes...loin de la. Depuis le 18 Aout le mouvement maoiste impose un blocus sur la route reliant l Inde au Nepal. La demande du mouvement maoiste est de connaitre la situation de leurs camarades arretes par la police et l armee, ceux ci ayant disparu apres leur arrestation, et d obtenir des indemnites pour les familles de maoistes tues par l armee. Les vehicules prives et les bus de passagers ne sont pas concernes par le blocus.Les maoistes menacent les vehicules transportant l approvisionnement vers la capitale. Les premiers jours par crainte de represaille, la plupart des vehicules, prives compris, n ont pas circule.Mais bcp ont repris la route depuis hier. les bus de touristes et les voitures privees principalement. Les camions sont eux escortes par la police et l armee. L'approvisionnement minimum de la ville est assure. Il est certain que la circulation est loin d etre retablie mais les legumes, le riz arrivent a nouveau.Bien sur les prix ont augmente.Mais jusqu a maintenant les habitants de la vallee n ont pas encore reellement conscience du blocus. Il sera plus visible s il dure plus de 15jours. La demande des maoistes etant precise: des informations sur leurs camarades arretes et des indemnites aux familles de maoistes tues par l armee, il est a esperer qu un dialogue avec le gouvernement aura bientot lieu. Comme l a ecrit un journaliste dans le dernier numero du "Nepali Times", depuis 6 mois les maoistes sont bcp moins presents dans Kathmandu a cause de la traque policiere dont ils font l objet. Ce blocus est un moyen de rappeler leur presence aux habitants de la vallee. voir l article:http://www.nepalnews.com/ntimes/issue210/nation.htm
Cet ete nos trekkings au Mustang et au Dolpo se sont bien passes. LA "donation" imposee par les maoistes pour chaque trekkeur est toujours de 1000Rs (11euros)sur les Annapurna et le Langtang. Mais elle atteind USD100 au Dolpo. A L Everest: pas de presence maoiste. Aucune violence sur des toursites n a ete reporte durant cette saison. LA ligne de conduite du mouvement est toujours de preserver le tourisme au Nepal...tout en s'octroyant un droit de passsage. Debut Aout le site du Ministere des Affaires etrangeres francais a retire le Nepal de la liste des pays a ne pas visiter. Je vous tiendrai informer de la situation chaque semaine par email et suis a votre disposition pour plus d informations......""
Je voulais simplement en complément de l’article de Véronique Brocard que j’ai mis en ligne sur le site ou des dépêches de l ‘AFP vous faire un point de situation. Vous trouverez ci-joint un E-mail de ce jour d’une agence Francophone réputée de Kathmandou qui m’écris sur la situation Népalaise et sur l’accueil des touristes que nous sommes.
Je tenais à vous faire un point suite à la lecture de certains message sur les forums.
Il n’y a aucune raison de céder à la panique devant des évènements ou les touristes ne sont surtout pas en ligne de mire. La situation que les Népalais vivent relève d’une crise interne que l’on ne doit pas ignorer mais pas au point de ce faire peur inutilement et aussi d’annuler son voyage . Le pays n’est pas à feu ni à sang. Les touristes sont toujours les biens venus et encore plus en ces moments difficiles ou bien entendu le Népal à besoin de notre présence . Pour ma part, je serais au Népal avec mon épouse en Octobre 2004 pour faire un long trekking.
Je vous souhaite une bonne lecture du message ci-dessous en provenance d'une agence du Népal installée à Katmandou
Cordialement.
Emmanuel BETHUNE
Le texte à l'état brut :
".......En reponse a vos emails et en prevision de vos inquietudes a la suite des informations qui ont cicules en France sur la situation au Nepal je vous adresse ce email d informations. Dorenavant je vous tiendrai informe de la situation regulierement. Contrairement a ce que certains de vous ont craint apres avoir ecoute les informations en France, la ville de Kathmandu n est pas assiegee par les maoistes...loin de la. Depuis le 18 Aout le mouvement maoiste impose un blocus sur la route reliant l Inde au Nepal. La demande du mouvement maoiste est de connaitre la situation de leurs camarades arretes par la police et l armee, ceux ci ayant disparu apres leur arrestation, et d obtenir des indemnites pour les familles de maoistes tues par l armee. Les vehicules prives et les bus de passagers ne sont pas concernes par le blocus.Les maoistes menacent les vehicules transportant l approvisionnement vers la capitale. Les premiers jours par crainte de represaille, la plupart des vehicules, prives compris, n ont pas circule.Mais bcp ont repris la route depuis hier. les bus de touristes et les voitures privees principalement. Les camions sont eux escortes par la police et l armee. L'approvisionnement minimum de la ville est assure. Il est certain que la circulation est loin d etre retablie mais les legumes, le riz arrivent a nouveau.Bien sur les prix ont augmente.Mais jusqu a maintenant les habitants de la vallee n ont pas encore reellement conscience du blocus. Il sera plus visible s il dure plus de 15jours. La demande des maoistes etant precise: des informations sur leurs camarades arretes et des indemnites aux familles de maoistes tues par l armee, il est a esperer qu un dialogue avec le gouvernement aura bientot lieu. Comme l a ecrit un journaliste dans le dernier numero du "Nepali Times", depuis 6 mois les maoistes sont bcp moins presents dans Kathmandu a cause de la traque policiere dont ils font l objet. Ce blocus est un moyen de rappeler leur presence aux habitants de la vallee. voir l article:http://www.nepalnews.com/ntimes/issue210/nation.htm
Cet ete nos trekkings au Mustang et au Dolpo se sont bien passes. LA "donation" imposee par les maoistes pour chaque trekkeur est toujours de 1000Rs (11euros)sur les Annapurna et le Langtang. Mais elle atteind USD100 au Dolpo. A L Everest: pas de presence maoiste. Aucune violence sur des toursites n a ete reporte durant cette saison. LA ligne de conduite du mouvement est toujours de preserver le tourisme au Nepal...tout en s'octroyant un droit de passsage. Debut Aout le site du Ministere des Affaires etrangeres francais a retire le Nepal de la liste des pays a ne pas visiter. Je vous tiendrai informer de la situation chaque semaine par email et suis a votre disposition pour plus d informations......""
Article sur le pseudo humanitaire
Bonjour
Ce poste va déranger, j'en suis sûr ... Je ne suis pas le créateur de l'article et je l'ai trouvé sur un autre site internet de voyage (ouais, je sais, j'ai fait une infidélité à VF)...
Un article du journal "La Croix":
"La truelle et le crayon" par Odon Vallet
Avec l’été voici le retour des voyages humanitaires, versions ethnologiques des safaris photos. En un mois, des jeunes croient pouvoir découvrir et secourir des populations inconnues et des civilisations ignorées. Ils vont aider des gens dont ils ne parlent pas la langue et méconnaissent les mœurs. Les résultats sont consternants. Tel groupe d’étudiants construit une école au Vietnam alors que pas un ne sait manier la truelle : les murs ne tiennent pas debout. Tel autre va lutter contre le sida en Afrique avec des affichettes représentant des phallus géants : il scandalise la population. Tel autre encore fait du soutien scolaire au Togo pendant les vacances d’été : les lycéens togolais étant aux champs pour gagner un peu d’argent, les tuteurs français ne soutiennent pas grand monde. Et avec le prix d’un seul billet d’avion aller retour Paris – Lomé, on peut faire vivre quatre élèves africains pendant un an. Certains de ces jeunes amènent du matériel scolaire inutile ou mal adapté qu’il aurait été moins coûteux d’acheter sur place. D’autres offrent des cédéroms à des écoles qui n’ont même pas l’électricité. Voici trente ans, un ministre français voulait sauver l’Afrique en parachutant des ordinateurs dans la brousse. Mais des petits écoliers africains n’ont toujours pas de quoi acheter des cahiers et des crayons au bazar du coin. Les organismes sérieux, comme la Délégation catholique à la coopération, se méfient de cette charité estivale et proposent aux jeunes de vraies missions d’un ou deux ans précédés d’une solide formation. Nombre de congrégations religieuses assaillies de demandes aussi brouillonnes que généreuses, ne savent plus quoi répondre. Il serait dommage de décevoir l’altruisme des jeunes, mais il serait tout aussi regrettable de gaspiller leurs ardeurs par des efforts inutiles et de dilapider leur enthousiasme par des gestes inefficaces. Il faudra donc inventer de nouvelles formes de solidarité conciliant spiritualité, générosité, efficacité. Ce sera long et difficile si l’on en juge par le déclin de la persévérance et la montée de l’éphémère. Il y a cent ans, un missionnaire partait pour sa vie entière dans une contrée où l’attendait sa tombe. Il y a vingt ans, un coopérant partait vers un pays où il enseignait durant deux années scolaires. Aujourd’hui des étudiants partent pour un mois, soit la moitié de leurs vacances. Il faudra renverser la vapeur en se souvenant qu’un mois, c’était la durée d’un Paris – Saigon à l’époque des steamers et d’un Paris – Dakar au temps des marines à voiles."
Inutile de vous dire que je suis d'accord avec l'article ...
Philo
Ce poste va déranger, j'en suis sûr ... Je ne suis pas le créateur de l'article et je l'ai trouvé sur un autre site internet de voyage (ouais, je sais, j'ai fait une infidélité à VF)...
Un article du journal "La Croix":
"La truelle et le crayon" par Odon Vallet
Avec l’été voici le retour des voyages humanitaires, versions ethnologiques des safaris photos. En un mois, des jeunes croient pouvoir découvrir et secourir des populations inconnues et des civilisations ignorées. Ils vont aider des gens dont ils ne parlent pas la langue et méconnaissent les mœurs. Les résultats sont consternants. Tel groupe d’étudiants construit une école au Vietnam alors que pas un ne sait manier la truelle : les murs ne tiennent pas debout. Tel autre va lutter contre le sida en Afrique avec des affichettes représentant des phallus géants : il scandalise la population. Tel autre encore fait du soutien scolaire au Togo pendant les vacances d’été : les lycéens togolais étant aux champs pour gagner un peu d’argent, les tuteurs français ne soutiennent pas grand monde. Et avec le prix d’un seul billet d’avion aller retour Paris – Lomé, on peut faire vivre quatre élèves africains pendant un an. Certains de ces jeunes amènent du matériel scolaire inutile ou mal adapté qu’il aurait été moins coûteux d’acheter sur place. D’autres offrent des cédéroms à des écoles qui n’ont même pas l’électricité. Voici trente ans, un ministre français voulait sauver l’Afrique en parachutant des ordinateurs dans la brousse. Mais des petits écoliers africains n’ont toujours pas de quoi acheter des cahiers et des crayons au bazar du coin. Les organismes sérieux, comme la Délégation catholique à la coopération, se méfient de cette charité estivale et proposent aux jeunes de vraies missions d’un ou deux ans précédés d’une solide formation. Nombre de congrégations religieuses assaillies de demandes aussi brouillonnes que généreuses, ne savent plus quoi répondre. Il serait dommage de décevoir l’altruisme des jeunes, mais il serait tout aussi regrettable de gaspiller leurs ardeurs par des efforts inutiles et de dilapider leur enthousiasme par des gestes inefficaces. Il faudra donc inventer de nouvelles formes de solidarité conciliant spiritualité, générosité, efficacité. Ce sera long et difficile si l’on en juge par le déclin de la persévérance et la montée de l’éphémère. Il y a cent ans, un missionnaire partait pour sa vie entière dans une contrée où l’attendait sa tombe. Il y a vingt ans, un coopérant partait vers un pays où il enseignait durant deux années scolaires. Aujourd’hui des étudiants partent pour un mois, soit la moitié de leurs vacances. Il faudra renverser la vapeur en se souvenant qu’un mois, c’était la durée d’un Paris – Saigon à l’époque des steamers et d’un Paris – Dakar au temps des marines à voiles."
Inutile de vous dire que je suis d'accord avec l'article ...
Philo
Site sur la dette du tiers monde
Hello tous
Pour eclairer la lanterne de chacun et se coucher moins bete, un lien vraiment interessant, politiquement incorrect, qui permet d'avoir des infos constructives.
Bonne lecture
http://www.cadtm.org/
Inde du Nord-Ouest Ete 2004
Les differentes sections de ce fil...
sur le sejour a Jaisalmer et le depart pour Bikaner Attention la vache, attention le bouc ! Encore un petit effort ! Bonjour, un petit massage, ca vous dirait ? Depart Jaisalmer pour Bikaner sur la partie Bikaner Delhi Jaisalmer-Bikaner : pratiques douteuses De Aurangabad a Bikaner : ce qui fut bon sur les 16 jours a Ujjain Sejour a Ujjain : visites... Sejour a Ujjain : le train-train quotidien Sejour a Ujjain : revue de presse
Attention ! J'ajoute regulierement, au contenu de ces trois derniers messages, et non par un nouveau post, les dernieres visites, les dernieres journees vecues et les nouveaux articles du Times of India qui m'ont sembles interessants.
Ce sejour est decoupe en deux parties, la premiere du 26 juin au 17 juillet en couple, la seconde du 18 juillet au 24 septembre seul. Si la tolerance (je parlerais d'amour) de votre conjoint vous accorde de passer plus de deux mois seul a l’etranger, ne choisissez pas cette formule. En effet, apres neuf mois passes en commun a la maison, nous avons vecu pleinement cette decouverte a deux pendant vingt-deux jours, pour connaitre ensuite la totale separation pendant un tres long moment.
A l’avenir, nous reprendrons comme a l’habitude : ma femme me rejoindra a la fin, voire au milieu de mon sejour.
Plus je mets d'etoiles plus j'ai apprecie l'endroit
26 juin – 17 juillet
Mumbai (3 nuits puis train pour Aurangabad)
Aurangabad (5 nuits puis depart en bus pour Indore et taxi pour Mandu) Bibi ka Maqbara *** (1677), petit Taj Mahal dedie a Rabia-Ud-Daurani, 1ere femme de Aurangzeb http://membres.lycos.fr/indes/aur/aur_bbk.htm Le Pan Chakki *, un Moulin a eau situe dans un endroit tres paisible.Le muse Shiva-Ji ***. Superbe collection de pieces de monnaie (couvrant +-1300 ans). Les caves d’Ellora (en rickshaw) ****. Informations dans tous les guides et sur Internet. Au retour d’Ellora, le fort de Daulatabad ** et la tombe d’Aurangzeb a Khuldabad *. En bus, les caves d’Ajanta ****. Informations dans tous les guides et sur Internet. Mandu ***** (3 nuits puis taxi pour Indore et train pour Chittaurgarh)
Chittaurgarh ** (3 nuits puis train pour Ajmer et bus pour Pushkar)
Puskar (3 nuits de repos puis train pour Jodhpur)
Jodhpur *** (3 nuits)
18 juillet – 24 septembre. Sejour est place sous le signe de Krishna. C’est le surnom que m’a donne depuis longtemps notre chaleureux bhangiri Manu de la Kila Bhawan de Jaisalmer. Ensuite j’ai inaugure le Krishna hotel de Bikaner. Puis j’ai achete le magazine Outlook ou j’ai trouve l’article sur la naissance de Krishna. J’ai achete un superbe stylo (20 roupies) et un joli cahier de 184 pages (10 roupies) que je n’ai pas choisi et sur la couverture duquel est inscrit le nom de… Krishna. Mon sympathique chauffeur de taxi qui m’a enmene a Omkareshwar puis a Maheshwar a pour nom… Krishna.
Jaisalmer ***** (41 jours puis bus pour Bikaner) rencontres de Frenchgirl, puis de Phil64, party a Ram Kunda. retrouvailles avec la famille. Bikaner **** 27 Aout – 1er septembre (puis train pour Delhi) le jour des freres et des soeurs. Content de revoir Kussum*****Delhi *** 2 septembre – 5 septembre (puis train pour Ujjain) rencontre avec mon sympathique professeur de l’Inalco, Harit Joshi Visite commentee par Harit du Lodi garden Achats avec Harit de 6 dictionnaires aux editions Oxford Ujjain 6 septembre – 21 septembre (puis train pour Mumbai) Ujjain et ses temples *** Le Birla Mandir de Nagda ** et... rencontre *** du leader du syndicat HMS / Birla company. Les derniers joyaux de mon sejour : Omkareshwar ***** et Maheshwar ****. Le debut de ce fil s’institulait “Attention la vache, attention le bouc”. Le carnet debutait a Jaisalmer… Je reprends le fil la ou il avait debute... de facon un peu desordonnee.
=====================
Je suis tres serieux. Surveillez bien la vache que vous croisez. Meme si cela arrive rarement ce peut etre un animal dangereux (je ne voulais pas effrayer Phil : 15 jours avant mon arrivee une dame rajasthani est morte d'un coup de corne). Ne les quittez pas des yeux !
Les chevres, quand je vais donner a manger aux pigeons, sont aussi affectueuses que les vaches pour quemander quelque chose a grignoter. Oblige de me laver les pieds en rentrant, les museaux ne sont pas toujours propres.
Le bouc que je croise au matin a un petit truc dans l'oreille pour dire a tout le monde qu'il a le droit de vivre sa vie jusqu'au bout : sacre, don't cut !
Il a des cornes tres longues et surperbement vrillees. J'en ai encore le dessin sur mon abdomen. Les cours de jujitsu ont servi, une superbe esquive suivi d'une prise de cornes tetue. J'ai cru que j'y allais passer la journee. Aucun de nous deux voulait ceder et pas question de lacher un bouc en colere. Les amis locaux ont admire le spectacle sans realiser que j'etais un peu ennuye (quand est-ce que je vais le prendre mon pancake, moi ?). Heureusement, Yassine est venu a la rescousse (la prise de cornes ca s'appelle, une sorte de releve de la garde en plus spectaculaire).
Je l'ai croise a nouveau, il n'a pas l'air rancunier. Moi, si. Bon, j'ai decide quand meme de changer d'heure pour aller donner a manger aux pigeons.
A plus
sur le sejour a Jaisalmer et le depart pour Bikaner Attention la vache, attention le bouc ! Encore un petit effort ! Bonjour, un petit massage, ca vous dirait ? Depart Jaisalmer pour Bikaner sur la partie Bikaner Delhi Jaisalmer-Bikaner : pratiques douteuses De Aurangabad a Bikaner : ce qui fut bon sur les 16 jours a Ujjain Sejour a Ujjain : visites... Sejour a Ujjain : le train-train quotidien Sejour a Ujjain : revue de presse
Attention ! J'ajoute regulierement, au contenu de ces trois derniers messages, et non par un nouveau post, les dernieres visites, les dernieres journees vecues et les nouveaux articles du Times of India qui m'ont sembles interessants.
Ce sejour est decoupe en deux parties, la premiere du 26 juin au 17 juillet en couple, la seconde du 18 juillet au 24 septembre seul. Si la tolerance (je parlerais d'amour) de votre conjoint vous accorde de passer plus de deux mois seul a l’etranger, ne choisissez pas cette formule. En effet, apres neuf mois passes en commun a la maison, nous avons vecu pleinement cette decouverte a deux pendant vingt-deux jours, pour connaitre ensuite la totale separation pendant un tres long moment.
A l’avenir, nous reprendrons comme a l’habitude : ma femme me rejoindra a la fin, voire au milieu de mon sejour.
Plus je mets d'etoiles plus j'ai apprecie l'endroit
26 juin – 17 juillet
Mumbai (3 nuits puis train pour Aurangabad)
Aurangabad (5 nuits puis depart en bus pour Indore et taxi pour Mandu) Bibi ka Maqbara *** (1677), petit Taj Mahal dedie a Rabia-Ud-Daurani, 1ere femme de Aurangzeb http://membres.lycos.fr/indes/aur/aur_bbk.htm Le Pan Chakki *, un Moulin a eau situe dans un endroit tres paisible.Le muse Shiva-Ji ***. Superbe collection de pieces de monnaie (couvrant +-1300 ans). Les caves d’Ellora (en rickshaw) ****. Informations dans tous les guides et sur Internet. Au retour d’Ellora, le fort de Daulatabad ** et la tombe d’Aurangzeb a Khuldabad *. En bus, les caves d’Ajanta ****. Informations dans tous les guides et sur Internet. Mandu ***** (3 nuits puis taxi pour Indore et train pour Chittaurgarh)
Chittaurgarh ** (3 nuits puis train pour Ajmer et bus pour Pushkar)
Puskar (3 nuits de repos puis train pour Jodhpur)
Jodhpur *** (3 nuits)
18 juillet – 24 septembre. Sejour est place sous le signe de Krishna. C’est le surnom que m’a donne depuis longtemps notre chaleureux bhangiri Manu de la Kila Bhawan de Jaisalmer. Ensuite j’ai inaugure le Krishna hotel de Bikaner. Puis j’ai achete le magazine Outlook ou j’ai trouve l’article sur la naissance de Krishna. J’ai achete un superbe stylo (20 roupies) et un joli cahier de 184 pages (10 roupies) que je n’ai pas choisi et sur la couverture duquel est inscrit le nom de… Krishna. Mon sympathique chauffeur de taxi qui m’a enmene a Omkareshwar puis a Maheshwar a pour nom… Krishna.
Jaisalmer ***** (41 jours puis bus pour Bikaner) rencontres de Frenchgirl, puis de Phil64, party a Ram Kunda. retrouvailles avec la famille. Bikaner **** 27 Aout – 1er septembre (puis train pour Delhi) le jour des freres et des soeurs. Content de revoir Kussum*****Delhi *** 2 septembre – 5 septembre (puis train pour Ujjain) rencontre avec mon sympathique professeur de l’Inalco, Harit Joshi Visite commentee par Harit du Lodi garden Achats avec Harit de 6 dictionnaires aux editions Oxford Ujjain 6 septembre – 21 septembre (puis train pour Mumbai) Ujjain et ses temples *** Le Birla Mandir de Nagda ** et... rencontre *** du leader du syndicat HMS / Birla company. Les derniers joyaux de mon sejour : Omkareshwar ***** et Maheshwar ****. Le debut de ce fil s’institulait “Attention la vache, attention le bouc”. Le carnet debutait a Jaisalmer… Je reprends le fil la ou il avait debute... de facon un peu desordonnee.
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Je suis tres serieux. Surveillez bien la vache que vous croisez. Meme si cela arrive rarement ce peut etre un animal dangereux (je ne voulais pas effrayer Phil : 15 jours avant mon arrivee une dame rajasthani est morte d'un coup de corne). Ne les quittez pas des yeux !
Les chevres, quand je vais donner a manger aux pigeons, sont aussi affectueuses que les vaches pour quemander quelque chose a grignoter. Oblige de me laver les pieds en rentrant, les museaux ne sont pas toujours propres.
Le bouc que je croise au matin a un petit truc dans l'oreille pour dire a tout le monde qu'il a le droit de vivre sa vie jusqu'au bout : sacre, don't cut !
Il a des cornes tres longues et surperbement vrillees. J'en ai encore le dessin sur mon abdomen. Les cours de jujitsu ont servi, une superbe esquive suivi d'une prise de cornes tetue. J'ai cru que j'y allais passer la journee. Aucun de nous deux voulait ceder et pas question de lacher un bouc en colere. Les amis locaux ont admire le spectacle sans realiser que j'etais un peu ennuye (quand est-ce que je vais le prendre mon pancake, moi ?). Heureusement, Yassine est venu a la rescousse (la prise de cornes ca s'appelle, une sorte de releve de la garde en plus spectaculaire).
Je l'ai croise a nouveau, il n'a pas l'air rancunier. Moi, si. Bon, j'ai decide quand meme de changer d'heure pour aller donner a manger aux pigeons.
A plus
Islande: la peur, l'émotion, le plaisir... (suite)
Une sensation étrange, à la frontière de la peur et du plaisir … Un peu comme quand on était enfants et qu’on « jouait à se faire peur » en surgissant au coin d’un mur (bouhhhh !) devant l’autre terrifié … Terrifié, mais grisé de plaisir, avec un cri d’effroi qui se transforme en éclat de rire de soulagement !
Pour ceux qui n’ont pas lu le début, ça se passe en Islande en juillet 2003, et c’est ici http://voyageforum.com/v.f?post=66886#66886 Mais ce n'est pas indispensable d'avoir lu la première partie).
Aujourd’hui, on se réveille tôt ... avec cette impression bizarre qu'on a, dans le demi-sommeil, quand on sait que ça va être une journée importante. Cette journée, nous y pensons depuis longtemps. Nous l’avons préparée depuis des semaines, sur les cartes détaillées de la région mais aussi en prenant conseil auprès d’autres voyageurs.
Aujourd’hui nous traversons le Fjallabak (littéralement ça veut dire « derrière les montagnes »), sans doute la région la plus sauvage d’Islande.
Ici, sur une trentaine de kilomètres, la croûte terrestre s’entr'ouvre, comme sur une miche de pain bien cuit. Les plaques continentales Europe et Amérique s’écartent un peu chaque jour de part et d’autre du « rift ». L'incroyable machine tectonique de la planète, qui fonctionne en secret au fond de l’Atlantique, se montre au grand jour …
Pourquoi et comment les hommes ont un jour envisagé de tracer une piste dans cet univers ? Non seulement elle passe en plein sur le « rift » d’Eldgjá (en islandais « la faille du feu »), mais elle se faufile aussi entre deux immenses volcans coiffés de calottes glaciaires, le Vatnajökull et le Mýrdalsjökull.
Ici on comprend la devise de ce pays : « Ís og eldur » … la glace et le feu !
La piste d’Eldgjá est réservée aux 4x4 et n’est ouverte que quelques semaines par an. Certaines années, elle n’ouvre que vers la mi-juillet et est à nouveau fermée dès la mi-août.
En démarrant, l’excitation monte d’un cran … Excitation, peur ou plaisir ? Excitation, peur et plaisir ? Vous connaissez cette étrange sensation, n’est ce pas ?
C’est un peu comme au début d’une nouvelle histoire d’amour, pour un premier rendez-vous, quand ça tourbillonne dans la tête, quand on est tout excité et effrayé à la fois, et qu’il ne s’est encore rien passé … (Vous trouvez la comparaison un peu bête ... ? bon, ça ne fait rien ... excusez-moi).
On laisse derrière nous le camp de Landmannalaugar, ses ruisseaux d'eau chaude fumants dans les prairies glacées, ses montagnes de rhyolite aux couleurs folles. Si tout va bien, ce soir nous devrions déboucher sur la côte Sud de l’Islande, à 70 kilomètres d'ici à peine, près du petit village de Kirkjubæjarklaustur ( oupssss !) où nous sommes attendus dans une ferme pour notre hébergement.
A peine quelques minutes et nous voici dans un monde étrange : la piste s’insinue entre des montagnes nues, couvertes de cendres d’un beau noir mat, et striées de coulures jaune fluo.
Le contraste est irréel, on dirait qu’un géant armé d’un Stabilo s’est défoulé par ici ! Il n’y a pas de végétation et ces grandes stries jaunes sont des mousses, la seule vie qui parvient à s’accrocher.
Il n’y a plus personne maintenant. On descend de la voiture et on se regarde avec des yeux ronds et un sourire d'enfant gourmand ... Le ciel est gris ardoise, il fait froid mais nous sommes bien équipés.
Petite randonnée à pied, voyage dans l’espace mais aussi dans le temps : ici, dans ce décor de création du monde, c’est le quaternaire, l’époque périglaciaire … les paysages sont en construction. Si le créateur avait eu un panneau « chantier » il l’aurait mis ici !
On surplombe la vallée de la Skaftá. Sur des centaines de mètres de large, la rivière se divise en innombrables chenaux qui divaguent parmi des îles de gravier. Il y a 80 000 ans, la vallée de la Garonne, de l’Isère ou de la Durance ont sans doute été comme ça … On est ici entre deux grands glaciers, c’est l’été et la fonte est maximale, l’eau est partout ! Que d'eau ... que d'eau ... !
Cette eau, il va falloir la voir de près ... Retour à la voiture, la piste descend en lacets très raides vers la rivière. On descend lentement, tout au frein-moteur. Les traces s'arrêtent face à la berge : premier passage à gué, assez large mais apparemment tranquille. Arrêt et reconnaissance : l'eau est claire, peu profonde, le courant est faible, et on voit bien à quel endroit les traces de pneus ressortent de l'autre côté.
On enclenche le levier en 4WD-Low et on traverse cahin-caha, tout doucement, de l'eau jusqu'à mi-hauteur des roues. Chacun regarde devant soi, attentif aux moindres sensations ... Sourires de connivence quand notre petite Suzuki Jimny aborde la rive d'en face, dégoulinante mais sereine ! Merci Jimny !
On a pris de l'altitude. Maintenant la piste se glisse entre des volcans pointus aux sommets encore couverts de névés. On n'arrête pas de monter et de descendre pour passer d'une vallée à l'autre. En quelques kilomètres, on franchit comme ça trois autres gués, assez comparables au premier.
Mais nous voici en bas d'une nouvelle descente et là, manifestement, c'est différent : la rivière est nettement plus grosse, le lit est encombré de blocs et il y a pas mal de courant.
On se regarde en biais, sourire un peu crispé ... ouh là là ... !
Arrêt sur la berge, là où les traces plongent dans l'eau. Sous un petit crachin froid, on descend de la voiture pour se faire une idée des lieux. Il n'y a personne mais en longeant la rive on voit que des voitures sont passées à plusieurs endroits différents, il y a quatre ou cinq points d'entrée sur 40 mètres de large, et on ne voit pas très bien où tout cela ressort.
Perplexité ...
Mais que c'est beau ! Le ciel a maintenant des couleurs irréelles, un gris d'acier, avec ça et là des fontaines de lumière qui trouent les nuages et tombent vers le sol.
A quelques kilomètres vers l'amont de la rivière, une grosse masse de nuages plus sombres s'est crevée, on voit de loin les rideaux de pluie qui dégringolent. En Islande, le ciel est souvent changeant et mobile, comme ça. Les islandais, qui aiment bien les proverbes et qui ne manquent pas d'humour, disent « Si vous n'êtes pas contents du temps qu'il fait, attendez cinq minutes ! ». C'est souvent vrai.
Dans cet endroit du bout du monde, il y a un grand panneau jaune, le panneau explicatif que l'on trouve en Islande devant tous les gués importants.
En islandais et en anglais, une liste de conseils parmi lesquels celui-ci, particulièrement savoureux : « Warning ! Tire tracks don't tell the entire story ! » (Attention ! Les traces de pneus ne racontent pas toute l'histoire !).
En effet, si on se fie aux traces laissées par certains 4x4 monstrueux (courants en Islande), qui ont une garde au sol de 70 cm et des roues de camion crantées, on risque d’avoir des surprises car ceux-là passent à peu près n'importe où !
Un autre conseil du panneau nous dit : « Is somebody watching while you cross ? » (Y a t-il quelqu'un qui vous regarde traverser ?) ... effectivement, en voilà une idée qu'elle est bonne ! !
Seulement voilà : le problème, c'est justement qu'il n'y a personne ... Tout en continuant nos investigations, on laisse passer un bon quart d'heure mais toujours pas la moindre voiture ni dans un sens ni dans l'autre ...
Autre recommandation du panneau jaune : « Probe the crossing yourself » (Testez le passage vous-même ... sous-entendu : à pied). Effectivement, c'est le plus tentant pour la sécurité ! ... au moins on saurait où on va ...
Sauf qu'il y a un autre célèbre proverbe islandais en forme de boutade qui dit « En Islande, nous avons deux sortes de rivières : les rivières à quatre degrés ... et les rivières à moins de quatre degrés ! ».
On essaye bien de s'avancer un peu sur les blocs qui encombrent la rive pour voir comment est fait le passage à certains endroits, mais à défaut d'avoir des cuissardes, les pieds et les mollets se tétanisent en quelques secondes !
Passons sur les deux derniers conseils « Use a safety line » et « Wear warm clothing in bright colors » ... un cable de sécurité ? Nous n'en avons pas, et de toute façon, s'accrocher à quoi ? Et puis il faudrait d'abord traverser (à pied) pour l'accrocher en face !
Quant aux vêtements chauds ... c'est une évidence et nous les avons, merci ! ... et enfin « des vêtements de couleurs vives » ??? ... là, franchement, on ne voit pas trop pourquoi ??? ... serait-ce pour retrouver plus facilement les corps ??? (non, allez, on plaisante, là ... !).
Bon, on sent bien qu'il va falloir décider quelque chose ... on se regarde en riant un peu jaune !
Il est maintenant quatre heures de l'après-midi, nous ne sommes qu'à une vingtaine de kilomètres du but, soit on passe et on continue vers Eldgjá, soit on fait demi-tour ici et alors on a un long trajet à faire à l'envers (en repassant les premiers gués) puis on devra contourner les montagnes par l'Ouest pour arriver à notre ferme ... à plus d'heure ! ! ! (et on n'aura jamais vu Eldgjá, « la faille du feu », le rift, la balafre de la planète ... ça fait râler, quand même !).
Oupssss ! à l'heure du choix, de nouveau la petite sensation ... Peur et excitation ... excitation et plaisir ... ?
Nos enfants sont adultes à présent, mais quand ils étaient petits, on leur disait souvent qu'il fallait parfois oser enfreindre quelques limites ... que si les hommes n'avaient jamais eu un tout petit grain de folie, s'ils n'étaient jamais sortis de la caverne, s'ils n'étaient jamais allés voir ce qu'il y avait « de l'autre côté de la montagne », l'humanité n'aurait sans doute pas évolué comme elle l'a fait !
Avec eux (en voyage notamment) une phrase célèbre était « Et si on essayait de ... » ou bien « Et si on allait ... ». Un panneau « route barrée » : et si on essayait quand même ? à pied, peut-être ? Une zone interdite ? son attrait était décuplé ! Tout cela avec prudence et raison bien sûr, mais que de souvenirs sur ce thème ! ! ! (... mais pourquoi je vous raconte ça, moi ??? bon, passons !)
Vous l'avez compris ... on se regarde : on sait maintenant qu'on va passer ! Bien d'autres l'ont fait avant nous, ça devrait aller ! En plus, le temps qui passe n'arrange rien : on sait que la fonte des glaces est plus importante en fin de journée et comme il a plu en amont, cette rivière ne peut que grossir dans les heures qui viennent.
On a déterminé le « meilleur » point d'entrée et (autant que faire se peut) la meilleure trajectoire, un peu en diagonale dans le sens du courant, et on voit à peu près où on ressortira de l'autre côté.
On monte dans la voiture ... Les portières claquent ... Oupssss ! ça fait comme une petite tension dans le bas-ventre en rallumant le moteur ... vous voyez ce que je veux dire ?
Peur-plaisir ... Plaisir-peur ... ? !
Le levier est enclenché sur « 4WD-Low », premier tour de roue tout doucement et ... splatch ! C'est parti ... au pas, mais moteur à haut régime pour ne pas risquer de caler ...
Apparemment ça ne commence pas trop mal. On se concentre sur les sensations : évaluation en temps réel à chaque tour de roue car il ne faut pas trop traîner là-dedans … Du bouillon, des trous, des gros cailloux sous les roues, du bouillon, des trous encore, une drôle d'impression très fugace de ne voir que de l'eau devant et sur les deux côtés, on avance cahin-caha, en se dandinant ... Les deux-tiers sont faits maintenant, un dernier bloc à éviter ... et voici la rive d’en face, les roues avant accrochent sur les galets, les roues arrière poussent fort, et hop ! Vive le sec !
Et là ... pas besoin de vous faire un dessin ! c’est la décompression primaire, le bonheur animal, l’éclat de rire nerveux et libérateur …
Mais vous y trompez pas : ce qui nous habite à ce moment-là, ce n’est pas l’esprit de conquête, bien au contraire ! Nous n’avons rien vaincu … rien surmonté ... Elle nous a laissés passer, c'est tout ! Humilité et respect …
On continue tout doucement, à quinze à l’heure, la piste est facile maintenant, elle serpente dans un paysage de cendres noires qui alternent avec des coulées de lave couvertes de mousses.
Un peu plus loin, au niveau du volcan Tindafjall, on redescend dans la vallée de la Skaftá. Impression curieuse car, vu d’ici, on dirait qu’il n’y a plus de piste. En fait, une fois en bas, on réalise que la piste emprunte carrément le lit de la rivière sur quelques centaines de mètres !
Ici, il n’y a plus de gués : les gués sont partout ! La rivière s’est tellement étalée et divisée en multiples chenaux qu’elle occupe tout le fond de la vallée, d’un bord à l’autre. Heureusement, grâce à cet étalement, l'eau n’est pas profonde, vingt à trente centimètres tout au plus, mais lors des crues la rivière s'est déplacée un peu partout dans le fond de la vallée et a créé cet univers de chenaux et de bancs de graviers à perte de vue ...
Des tronçons de piste on été abandonnés parce qu’ils aboutissaient alors à des eaux trop profondes, d’autres voies ont été improvisées par des 4x4 un peu au feeling … Il y a des traces partout !
« Tire tracks don't tell the entire story ! » ... Perplexité …
On sort de la voiture et on se perche debout sur le bas de caisse pour essayer de voir un peu plus loin et d’y comprendre quelque chose. Finalement, avec prudence, au pas et en « 4WD-Low », tout se passe bien. On passe d’un banc de gravier à un autre, puis on ressort et on refait le point sur la meilleure trajectoire en direction du banc de gravier suivant … et ainsi de suite. Notre Jimny, dégoulinante mais vaillante, nous fait descendre la rivière !
Retour au sec, et au détour d’un virage, devant nous s’ouvre enfin Eldgjá « la faille du feu », la plus grande fissure éruptive de la planète, béante, longue de trente kilomètres !
Ici, sous nos yeux, le « rift » qui fend le fond de l’Atlantique apparaît au grand jour.
Devant nous, un incroyable décor pour l’opéra de la terre, à gauche la plaque Amérique, à droite la plaque Europe … La grande balafre de la croûte terrestre dont les lèvres s’écartent inexorablement, de quelques centimètres par an.
Aucune vie, la tectonique à l’état brut et rien d’autre ! L’émotion nous saisit … frisson ... nous ne sommes que des poussières, ici ! Avons-nous le droit d’être invités à la cérémonie de la création du monde ? Humilité, crainte, respect …
Un chemin secondaire s’engage dans la faille. On se regarde : ... « Et si …. … … ? » … On décide de le suivre pour aller voir la cascade d’Ófærufoss, mentionnée sur la carte, à deux ou trois kilomètres.
Les traces, dans les scories noires, s’insinuent entre les lèvres de la faille, séparées par une cinquantaine de mètres. On avance tout doucement, on est émus, on ne parle pas …
Mais au bout de quelques centaines de mètres, on butte sur une rivière cette fois vraiment trop grosse pour être franchie à gué, en tout cas pas aujourd'hui, il y a trop d’eau, trop de courant, ce n’est même pas la peine de l’envisager ! Il est cinq heures de l'après-midi, il a plu, le débit doit être au maximum.
Il n'y a absolument personne. Demi-tour sans aucune hésitation et sans regrets. Nous ne verrons pas Ófærufoss. Nous sommes venus jusqu’ici pour rendre hommage à la nature, c’est de bonne grâce que nous acceptons qu’elle ne nous laisse pas aller plus loin …
On se contente d’une belle ballade à pied dans la faille, impression d’être sur la fermeture-éclair de la terre. L’écho de nos pas se répercute sur les parois. On ramasse quelques pierres montées du manteau en fusion de l’écorce terrestre : elles sont noires ou brunes, torsadées comme de la guimauve et truffées de bulles …
Retour à la piste principale, il fait froid, il se fait tard … A regret, il faut partir et quitter ce lieu où la terre enfante d’elle-même.
Contact, moteur … Eldgjá : nous n’oublierons jamais …
Encore plusieurs gués (mineurs) à franchir et nous voici enfin au camp d’Holaskjól. Une cabane en bois qui sert de refuge et trois petites tentes-igloo, perdues dans le froid et l’humidité. Ce sont de jeunes « trekkeuses » qui vont partir demain à pied vers Landmannalaugar. Mmmouais ... faut vraiment aimer le camping ! ! !
On nous a dit qu’à partir d’ici la piste serait plus facile, c’est donc une halte carrément festive qu’on s’octroie devant la cabane, avec un bon thé chaud, biscuits, figues sèches (de Nice) et chocolat noir ! Sans doute les émotions d’Eldgjá avaient provoqué un petit déficit en magnésium, non ?
En effet après le camp d’Holaskjól, tout est nettement plus simple. On descend tranquillement des montagnes de Skaftartunga jusqu’à la route principale (la route n°1 qui fait le tour de l’Islande). Ici se trouve le désert de l’Eldhraun (« la lave du feu »), la plus vaste coulée de lave d’Islande, et une des plus grandes du monde.
La ferme d’Hunkubakkar, où nous sommes attendus ce soir, n’est qu’à trois kilomètres d’ici, juste avant le hameau de Kirkjubæjarklaustur … (oui, vous avez raison, c’est le pays des noms imprononçables !).
A la ferme, le jeune couple qui nous accueille a des prénoms vraiment pas possibles : Hörður (pour l’homme) et Ragnaheiðhur (pour la jeune femme). Accueil chaleureux ! Il fait doux dans leur maison, c’est même surchauffé comme souvent en Islande, Ragnaheiðhur est en T-shirt. Elle nous donne la clef d’un petit bungalow indépendant, juste à côté de chez eux. C'est parfait, il y a une chambre, une petite salle de bains et même un coin-kitchenette bien équipé.
Notre Jimny, complètement couverte de boue grise, est garée devant la porte. On est assez fatigués, mais tout est bien … Détente, repos, soupe bien chaude et le délicieux skyr (fromage blanc islandais) en guise de dessert.
La douche géothermique (à l’odeur de soufre) est un plaisir total : elle nous rappelle que c'est la terre qui nous chauffe, comme partout en Islande.
Comme toutes les maisons islandaises, notre cabanon n’a pas de volets, et dehors le soleil refait son apparition. C’est une nuit de juillet, une « nuit » arctique, lumineuse et froide.
Et puis dodo ... Sous la couette, pendant un moment, les images et les émotions de la journée font la farandole dans nos têtes ... puis elles se diluent progressivement dans le sommeil.
Peur, émotions et plaisir … une journée dans notre vie, inoubliable à jamais.
Chris
Pour ceux qui n’ont pas lu le début, ça se passe en Islande en juillet 2003, et c’est ici http://voyageforum.com/v.f?post=66886#66886 Mais ce n'est pas indispensable d'avoir lu la première partie).
Aujourd’hui, on se réveille tôt ... avec cette impression bizarre qu'on a, dans le demi-sommeil, quand on sait que ça va être une journée importante. Cette journée, nous y pensons depuis longtemps. Nous l’avons préparée depuis des semaines, sur les cartes détaillées de la région mais aussi en prenant conseil auprès d’autres voyageurs.
Aujourd’hui nous traversons le Fjallabak (littéralement ça veut dire « derrière les montagnes »), sans doute la région la plus sauvage d’Islande.
Ici, sur une trentaine de kilomètres, la croûte terrestre s’entr'ouvre, comme sur une miche de pain bien cuit. Les plaques continentales Europe et Amérique s’écartent un peu chaque jour de part et d’autre du « rift ». L'incroyable machine tectonique de la planète, qui fonctionne en secret au fond de l’Atlantique, se montre au grand jour …
Pourquoi et comment les hommes ont un jour envisagé de tracer une piste dans cet univers ? Non seulement elle passe en plein sur le « rift » d’Eldgjá (en islandais « la faille du feu »), mais elle se faufile aussi entre deux immenses volcans coiffés de calottes glaciaires, le Vatnajökull et le Mýrdalsjökull.
Ici on comprend la devise de ce pays : « Ís og eldur » … la glace et le feu !
La piste d’Eldgjá est réservée aux 4x4 et n’est ouverte que quelques semaines par an. Certaines années, elle n’ouvre que vers la mi-juillet et est à nouveau fermée dès la mi-août.
En démarrant, l’excitation monte d’un cran … Excitation, peur ou plaisir ? Excitation, peur et plaisir ? Vous connaissez cette étrange sensation, n’est ce pas ?
C’est un peu comme au début d’une nouvelle histoire d’amour, pour un premier rendez-vous, quand ça tourbillonne dans la tête, quand on est tout excité et effrayé à la fois, et qu’il ne s’est encore rien passé … (Vous trouvez la comparaison un peu bête ... ? bon, ça ne fait rien ... excusez-moi).
On laisse derrière nous le camp de Landmannalaugar, ses ruisseaux d'eau chaude fumants dans les prairies glacées, ses montagnes de rhyolite aux couleurs folles. Si tout va bien, ce soir nous devrions déboucher sur la côte Sud de l’Islande, à 70 kilomètres d'ici à peine, près du petit village de Kirkjubæjarklaustur ( oupssss !) où nous sommes attendus dans une ferme pour notre hébergement.
A peine quelques minutes et nous voici dans un monde étrange : la piste s’insinue entre des montagnes nues, couvertes de cendres d’un beau noir mat, et striées de coulures jaune fluo.
Le contraste est irréel, on dirait qu’un géant armé d’un Stabilo s’est défoulé par ici ! Il n’y a pas de végétation et ces grandes stries jaunes sont des mousses, la seule vie qui parvient à s’accrocher.
Il n’y a plus personne maintenant. On descend de la voiture et on se regarde avec des yeux ronds et un sourire d'enfant gourmand ... Le ciel est gris ardoise, il fait froid mais nous sommes bien équipés.
Petite randonnée à pied, voyage dans l’espace mais aussi dans le temps : ici, dans ce décor de création du monde, c’est le quaternaire, l’époque périglaciaire … les paysages sont en construction. Si le créateur avait eu un panneau « chantier » il l’aurait mis ici !
On surplombe la vallée de la Skaftá. Sur des centaines de mètres de large, la rivière se divise en innombrables chenaux qui divaguent parmi des îles de gravier. Il y a 80 000 ans, la vallée de la Garonne, de l’Isère ou de la Durance ont sans doute été comme ça … On est ici entre deux grands glaciers, c’est l’été et la fonte est maximale, l’eau est partout ! Que d'eau ... que d'eau ... !
Cette eau, il va falloir la voir de près ... Retour à la voiture, la piste descend en lacets très raides vers la rivière. On descend lentement, tout au frein-moteur. Les traces s'arrêtent face à la berge : premier passage à gué, assez large mais apparemment tranquille. Arrêt et reconnaissance : l'eau est claire, peu profonde, le courant est faible, et on voit bien à quel endroit les traces de pneus ressortent de l'autre côté.
On enclenche le levier en 4WD-Low et on traverse cahin-caha, tout doucement, de l'eau jusqu'à mi-hauteur des roues. Chacun regarde devant soi, attentif aux moindres sensations ... Sourires de connivence quand notre petite Suzuki Jimny aborde la rive d'en face, dégoulinante mais sereine ! Merci Jimny !
On a pris de l'altitude. Maintenant la piste se glisse entre des volcans pointus aux sommets encore couverts de névés. On n'arrête pas de monter et de descendre pour passer d'une vallée à l'autre. En quelques kilomètres, on franchit comme ça trois autres gués, assez comparables au premier.
Mais nous voici en bas d'une nouvelle descente et là, manifestement, c'est différent : la rivière est nettement plus grosse, le lit est encombré de blocs et il y a pas mal de courant.
On se regarde en biais, sourire un peu crispé ... ouh là là ... !
Arrêt sur la berge, là où les traces plongent dans l'eau. Sous un petit crachin froid, on descend de la voiture pour se faire une idée des lieux. Il n'y a personne mais en longeant la rive on voit que des voitures sont passées à plusieurs endroits différents, il y a quatre ou cinq points d'entrée sur 40 mètres de large, et on ne voit pas très bien où tout cela ressort.
Perplexité ...
Mais que c'est beau ! Le ciel a maintenant des couleurs irréelles, un gris d'acier, avec ça et là des fontaines de lumière qui trouent les nuages et tombent vers le sol.
A quelques kilomètres vers l'amont de la rivière, une grosse masse de nuages plus sombres s'est crevée, on voit de loin les rideaux de pluie qui dégringolent. En Islande, le ciel est souvent changeant et mobile, comme ça. Les islandais, qui aiment bien les proverbes et qui ne manquent pas d'humour, disent « Si vous n'êtes pas contents du temps qu'il fait, attendez cinq minutes ! ». C'est souvent vrai.
Dans cet endroit du bout du monde, il y a un grand panneau jaune, le panneau explicatif que l'on trouve en Islande devant tous les gués importants.
En islandais et en anglais, une liste de conseils parmi lesquels celui-ci, particulièrement savoureux : « Warning ! Tire tracks don't tell the entire story ! » (Attention ! Les traces de pneus ne racontent pas toute l'histoire !).
En effet, si on se fie aux traces laissées par certains 4x4 monstrueux (courants en Islande), qui ont une garde au sol de 70 cm et des roues de camion crantées, on risque d’avoir des surprises car ceux-là passent à peu près n'importe où !
Un autre conseil du panneau nous dit : « Is somebody watching while you cross ? » (Y a t-il quelqu'un qui vous regarde traverser ?) ... effectivement, en voilà une idée qu'elle est bonne ! !
Seulement voilà : le problème, c'est justement qu'il n'y a personne ... Tout en continuant nos investigations, on laisse passer un bon quart d'heure mais toujours pas la moindre voiture ni dans un sens ni dans l'autre ...
Autre recommandation du panneau jaune : « Probe the crossing yourself » (Testez le passage vous-même ... sous-entendu : à pied). Effectivement, c'est le plus tentant pour la sécurité ! ... au moins on saurait où on va ...
Sauf qu'il y a un autre célèbre proverbe islandais en forme de boutade qui dit « En Islande, nous avons deux sortes de rivières : les rivières à quatre degrés ... et les rivières à moins de quatre degrés ! ».
On essaye bien de s'avancer un peu sur les blocs qui encombrent la rive pour voir comment est fait le passage à certains endroits, mais à défaut d'avoir des cuissardes, les pieds et les mollets se tétanisent en quelques secondes !
Passons sur les deux derniers conseils « Use a safety line » et « Wear warm clothing in bright colors » ... un cable de sécurité ? Nous n'en avons pas, et de toute façon, s'accrocher à quoi ? Et puis il faudrait d'abord traverser (à pied) pour l'accrocher en face !
Quant aux vêtements chauds ... c'est une évidence et nous les avons, merci ! ... et enfin « des vêtements de couleurs vives » ??? ... là, franchement, on ne voit pas trop pourquoi ??? ... serait-ce pour retrouver plus facilement les corps ??? (non, allez, on plaisante, là ... !).
Bon, on sent bien qu'il va falloir décider quelque chose ... on se regarde en riant un peu jaune !
Il est maintenant quatre heures de l'après-midi, nous ne sommes qu'à une vingtaine de kilomètres du but, soit on passe et on continue vers Eldgjá, soit on fait demi-tour ici et alors on a un long trajet à faire à l'envers (en repassant les premiers gués) puis on devra contourner les montagnes par l'Ouest pour arriver à notre ferme ... à plus d'heure ! ! ! (et on n'aura jamais vu Eldgjá, « la faille du feu », le rift, la balafre de la planète ... ça fait râler, quand même !).
Oupssss ! à l'heure du choix, de nouveau la petite sensation ... Peur et excitation ... excitation et plaisir ... ?
Nos enfants sont adultes à présent, mais quand ils étaient petits, on leur disait souvent qu'il fallait parfois oser enfreindre quelques limites ... que si les hommes n'avaient jamais eu un tout petit grain de folie, s'ils n'étaient jamais sortis de la caverne, s'ils n'étaient jamais allés voir ce qu'il y avait « de l'autre côté de la montagne », l'humanité n'aurait sans doute pas évolué comme elle l'a fait !
Avec eux (en voyage notamment) une phrase célèbre était « Et si on essayait de ... » ou bien « Et si on allait ... ». Un panneau « route barrée » : et si on essayait quand même ? à pied, peut-être ? Une zone interdite ? son attrait était décuplé ! Tout cela avec prudence et raison bien sûr, mais que de souvenirs sur ce thème ! ! ! (... mais pourquoi je vous raconte ça, moi ??? bon, passons !)
Vous l'avez compris ... on se regarde : on sait maintenant qu'on va passer ! Bien d'autres l'ont fait avant nous, ça devrait aller ! En plus, le temps qui passe n'arrange rien : on sait que la fonte des glaces est plus importante en fin de journée et comme il a plu en amont, cette rivière ne peut que grossir dans les heures qui viennent.
On a déterminé le « meilleur » point d'entrée et (autant que faire se peut) la meilleure trajectoire, un peu en diagonale dans le sens du courant, et on voit à peu près où on ressortira de l'autre côté.
On monte dans la voiture ... Les portières claquent ... Oupssss ! ça fait comme une petite tension dans le bas-ventre en rallumant le moteur ... vous voyez ce que je veux dire ?
Peur-plaisir ... Plaisir-peur ... ? !
Le levier est enclenché sur « 4WD-Low », premier tour de roue tout doucement et ... splatch ! C'est parti ... au pas, mais moteur à haut régime pour ne pas risquer de caler ...
Apparemment ça ne commence pas trop mal. On se concentre sur les sensations : évaluation en temps réel à chaque tour de roue car il ne faut pas trop traîner là-dedans … Du bouillon, des trous, des gros cailloux sous les roues, du bouillon, des trous encore, une drôle d'impression très fugace de ne voir que de l'eau devant et sur les deux côtés, on avance cahin-caha, en se dandinant ... Les deux-tiers sont faits maintenant, un dernier bloc à éviter ... et voici la rive d’en face, les roues avant accrochent sur les galets, les roues arrière poussent fort, et hop ! Vive le sec !
Et là ... pas besoin de vous faire un dessin ! c’est la décompression primaire, le bonheur animal, l’éclat de rire nerveux et libérateur …
Mais vous y trompez pas : ce qui nous habite à ce moment-là, ce n’est pas l’esprit de conquête, bien au contraire ! Nous n’avons rien vaincu … rien surmonté ... Elle nous a laissés passer, c'est tout ! Humilité et respect …
On continue tout doucement, à quinze à l’heure, la piste est facile maintenant, elle serpente dans un paysage de cendres noires qui alternent avec des coulées de lave couvertes de mousses.
Un peu plus loin, au niveau du volcan Tindafjall, on redescend dans la vallée de la Skaftá. Impression curieuse car, vu d’ici, on dirait qu’il n’y a plus de piste. En fait, une fois en bas, on réalise que la piste emprunte carrément le lit de la rivière sur quelques centaines de mètres !
Ici, il n’y a plus de gués : les gués sont partout ! La rivière s’est tellement étalée et divisée en multiples chenaux qu’elle occupe tout le fond de la vallée, d’un bord à l’autre. Heureusement, grâce à cet étalement, l'eau n’est pas profonde, vingt à trente centimètres tout au plus, mais lors des crues la rivière s'est déplacée un peu partout dans le fond de la vallée et a créé cet univers de chenaux et de bancs de graviers à perte de vue ...
Des tronçons de piste on été abandonnés parce qu’ils aboutissaient alors à des eaux trop profondes, d’autres voies ont été improvisées par des 4x4 un peu au feeling … Il y a des traces partout !
« Tire tracks don't tell the entire story ! » ... Perplexité …
On sort de la voiture et on se perche debout sur le bas de caisse pour essayer de voir un peu plus loin et d’y comprendre quelque chose. Finalement, avec prudence, au pas et en « 4WD-Low », tout se passe bien. On passe d’un banc de gravier à un autre, puis on ressort et on refait le point sur la meilleure trajectoire en direction du banc de gravier suivant … et ainsi de suite. Notre Jimny, dégoulinante mais vaillante, nous fait descendre la rivière !
Retour au sec, et au détour d’un virage, devant nous s’ouvre enfin Eldgjá « la faille du feu », la plus grande fissure éruptive de la planète, béante, longue de trente kilomètres !
Ici, sous nos yeux, le « rift » qui fend le fond de l’Atlantique apparaît au grand jour.
Devant nous, un incroyable décor pour l’opéra de la terre, à gauche la plaque Amérique, à droite la plaque Europe … La grande balafre de la croûte terrestre dont les lèvres s’écartent inexorablement, de quelques centimètres par an.
Aucune vie, la tectonique à l’état brut et rien d’autre ! L’émotion nous saisit … frisson ... nous ne sommes que des poussières, ici ! Avons-nous le droit d’être invités à la cérémonie de la création du monde ? Humilité, crainte, respect …
Un chemin secondaire s’engage dans la faille. On se regarde : ... « Et si …. … … ? » … On décide de le suivre pour aller voir la cascade d’Ófærufoss, mentionnée sur la carte, à deux ou trois kilomètres.
Les traces, dans les scories noires, s’insinuent entre les lèvres de la faille, séparées par une cinquantaine de mètres. On avance tout doucement, on est émus, on ne parle pas …
Mais au bout de quelques centaines de mètres, on butte sur une rivière cette fois vraiment trop grosse pour être franchie à gué, en tout cas pas aujourd'hui, il y a trop d’eau, trop de courant, ce n’est même pas la peine de l’envisager ! Il est cinq heures de l'après-midi, il a plu, le débit doit être au maximum.
Il n'y a absolument personne. Demi-tour sans aucune hésitation et sans regrets. Nous ne verrons pas Ófærufoss. Nous sommes venus jusqu’ici pour rendre hommage à la nature, c’est de bonne grâce que nous acceptons qu’elle ne nous laisse pas aller plus loin …
On se contente d’une belle ballade à pied dans la faille, impression d’être sur la fermeture-éclair de la terre. L’écho de nos pas se répercute sur les parois. On ramasse quelques pierres montées du manteau en fusion de l’écorce terrestre : elles sont noires ou brunes, torsadées comme de la guimauve et truffées de bulles …
Retour à la piste principale, il fait froid, il se fait tard … A regret, il faut partir et quitter ce lieu où la terre enfante d’elle-même.
Contact, moteur … Eldgjá : nous n’oublierons jamais …
Encore plusieurs gués (mineurs) à franchir et nous voici enfin au camp d’Holaskjól. Une cabane en bois qui sert de refuge et trois petites tentes-igloo, perdues dans le froid et l’humidité. Ce sont de jeunes « trekkeuses » qui vont partir demain à pied vers Landmannalaugar. Mmmouais ... faut vraiment aimer le camping ! ! !
On nous a dit qu’à partir d’ici la piste serait plus facile, c’est donc une halte carrément festive qu’on s’octroie devant la cabane, avec un bon thé chaud, biscuits, figues sèches (de Nice) et chocolat noir ! Sans doute les émotions d’Eldgjá avaient provoqué un petit déficit en magnésium, non ?
En effet après le camp d’Holaskjól, tout est nettement plus simple. On descend tranquillement des montagnes de Skaftartunga jusqu’à la route principale (la route n°1 qui fait le tour de l’Islande). Ici se trouve le désert de l’Eldhraun (« la lave du feu »), la plus vaste coulée de lave d’Islande, et une des plus grandes du monde.
La ferme d’Hunkubakkar, où nous sommes attendus ce soir, n’est qu’à trois kilomètres d’ici, juste avant le hameau de Kirkjubæjarklaustur … (oui, vous avez raison, c’est le pays des noms imprononçables !).
A la ferme, le jeune couple qui nous accueille a des prénoms vraiment pas possibles : Hörður (pour l’homme) et Ragnaheiðhur (pour la jeune femme). Accueil chaleureux ! Il fait doux dans leur maison, c’est même surchauffé comme souvent en Islande, Ragnaheiðhur est en T-shirt. Elle nous donne la clef d’un petit bungalow indépendant, juste à côté de chez eux. C'est parfait, il y a une chambre, une petite salle de bains et même un coin-kitchenette bien équipé.
Notre Jimny, complètement couverte de boue grise, est garée devant la porte. On est assez fatigués, mais tout est bien … Détente, repos, soupe bien chaude et le délicieux skyr (fromage blanc islandais) en guise de dessert.
La douche géothermique (à l’odeur de soufre) est un plaisir total : elle nous rappelle que c'est la terre qui nous chauffe, comme partout en Islande.
Comme toutes les maisons islandaises, notre cabanon n’a pas de volets, et dehors le soleil refait son apparition. C’est une nuit de juillet, une « nuit » arctique, lumineuse et froide.
Et puis dodo ... Sous la couette, pendant un moment, les images et les émotions de la journée font la farandole dans nos têtes ... puis elles se diluent progressivement dans le sommeil.
Peur, émotions et plaisir … une journée dans notre vie, inoubliable à jamais.
Chris
Périodes menstruelles dans un tour du monde
Bonjour!
Voilà je me prépare à partir 12 mois pour le tour du monde (europe/asie/amérique sud nord) et une question me chiffonne; comment faire pour les périodes rouges? Il y a t'il des tampons partout ou faut-il en prendre X paquets??
merci beaucoup!
Voilà je me prépare à partir 12 mois pour le tour du monde (europe/asie/amérique sud nord) et une question me chiffonne; comment faire pour les périodes rouges? Il y a t'il des tampons partout ou faut-il en prendre X paquets??
merci beaucoup!
Dernière aube......
Appuyé qu'il était contre l'arbre qui soutenait sa viellesse, le viel homme plissait les yeux face au soleil naissant et n'éprouvait que du soulagement face au dernier bout de chemin qui lui restait à parcourir ici bas......
Depuis quelques jours, il avait entrepris ce dernier périple sur la montagne qui faisait face à son village, sachant que de celui ci il ne reviendrait pas, et partageant avec son âme la satisfaction de quitter un monde qui décidemment ne lui avait rien apporté....
Les villageois l'avaient bien vu enrouler sa couverture, mettre quelques grains de riz dans son mouchoir, faire une dernière fois ses prières devant l'autel des ancêtres et tremper ses lèvres dans le ruisseau qui traversait le village depuis des millénaires et dans lequel il avait maintes fois sauté avec ses amis d'enfance.....
Amis d'enfance.....morne expression pour désigner des êtres qui avaient partagés avec vous l'espace d'une vie le contenu de tout un village afin de concilier vie familiale, travail et plaisirs des jours qui passent......
Ce qu'il avait préféré, c'était cette absence quasi surnaturelle d'attention dans laquelle son départ s'était effectué, pas de regard, pas un mot, pas une aide....le retour à un état d'indifférence dont finalement toute une vie est faite.....
Lorsqu'il avait foulé le sentier qui le ménerait à la montagne ou il avait choisi l'heure de sa mort, il ne s'était même pas retourné face à la vie qui continuait son emprise sur tous ces gens qui avaient partagés avec lui toutes ces années, pourquoi faire.....pour leur annoncer quoi.......la vie n'est faite que de solitude dans l'adversité de chaque jour et il est démoniaque de croire que tout un chacun respecte son prochain jusqu'à vouloir partager avec lui ses souffrances.......qui oserait dire que la vie est ainsi faite qu'il faille s'intérésser au sort de celui qui a décidé de l'heure de son départ.....
Maintenant, il se retrouvait là seul, face à face avec cette nature qui elle seule avait su l'accueillir, légérement engourdi par le froid matinal, mais peut etre était ce aussi le manteau de la mort qui commencait à l'envelopper tout doucement......
Il ne se posait plus de questions sur le sens de sa vie, à quoi bon, la sagesse des personnes agées est justement de comprendre qu'il ne sert à rien de bousculer le corps et l'esprit des gens afin de se concilier leur bonne fortune......juste maintenant lui semblait il reconnaître dans ce léger halo la présence de quelques âmes qui lui rappelait quelques bribes de sa vie......son chien Kiti, sa vielle mère Eta, cette jeune femme qu'il avait aimé d'un amour passionnel et qui était parti trop tôt, ce qui peut être lui avait donné cet empoisonnement de la vie qu'il avait vécu par la suite........
Il était bien là .......une légére torpeur l'envahissait, son âme commencait enfin à atteindre un état de plénitude qu'il avait tant recherché sa vie durant, cette communion qu'il avait appellé de tout son être tout au long de son destin et qu'il pensait pouvoir obtenir de son vivant......cruelle désillusion de ceux qui pensent que les âmes des vivants sont faites pour communier dans la sérénité des sens et qui arrivés au bout de leur vie se rendent bien compte que la plénitude des âmes ne s'acquiert qu'au bout d'un long chemin pavé de toutes sortes d'incompréhension .......
Il n'avait aucun remords de quitter ce monde, juste lui semblait il qu'il aurait peut être pu.......
Depuis quelques jours, il avait entrepris ce dernier périple sur la montagne qui faisait face à son village, sachant que de celui ci il ne reviendrait pas, et partageant avec son âme la satisfaction de quitter un monde qui décidemment ne lui avait rien apporté....
Les villageois l'avaient bien vu enrouler sa couverture, mettre quelques grains de riz dans son mouchoir, faire une dernière fois ses prières devant l'autel des ancêtres et tremper ses lèvres dans le ruisseau qui traversait le village depuis des millénaires et dans lequel il avait maintes fois sauté avec ses amis d'enfance.....
Amis d'enfance.....morne expression pour désigner des êtres qui avaient partagés avec vous l'espace d'une vie le contenu de tout un village afin de concilier vie familiale, travail et plaisirs des jours qui passent......
Ce qu'il avait préféré, c'était cette absence quasi surnaturelle d'attention dans laquelle son départ s'était effectué, pas de regard, pas un mot, pas une aide....le retour à un état d'indifférence dont finalement toute une vie est faite.....
Lorsqu'il avait foulé le sentier qui le ménerait à la montagne ou il avait choisi l'heure de sa mort, il ne s'était même pas retourné face à la vie qui continuait son emprise sur tous ces gens qui avaient partagés avec lui toutes ces années, pourquoi faire.....pour leur annoncer quoi.......la vie n'est faite que de solitude dans l'adversité de chaque jour et il est démoniaque de croire que tout un chacun respecte son prochain jusqu'à vouloir partager avec lui ses souffrances.......qui oserait dire que la vie est ainsi faite qu'il faille s'intérésser au sort de celui qui a décidé de l'heure de son départ.....
Maintenant, il se retrouvait là seul, face à face avec cette nature qui elle seule avait su l'accueillir, légérement engourdi par le froid matinal, mais peut etre était ce aussi le manteau de la mort qui commencait à l'envelopper tout doucement......
Il ne se posait plus de questions sur le sens de sa vie, à quoi bon, la sagesse des personnes agées est justement de comprendre qu'il ne sert à rien de bousculer le corps et l'esprit des gens afin de se concilier leur bonne fortune......juste maintenant lui semblait il reconnaître dans ce léger halo la présence de quelques âmes qui lui rappelait quelques bribes de sa vie......son chien Kiti, sa vielle mère Eta, cette jeune femme qu'il avait aimé d'un amour passionnel et qui était parti trop tôt, ce qui peut être lui avait donné cet empoisonnement de la vie qu'il avait vécu par la suite........
Il était bien là .......une légére torpeur l'envahissait, son âme commencait enfin à atteindre un état de plénitude qu'il avait tant recherché sa vie durant, cette communion qu'il avait appellé de tout son être tout au long de son destin et qu'il pensait pouvoir obtenir de son vivant......cruelle désillusion de ceux qui pensent que les âmes des vivants sont faites pour communier dans la sérénité des sens et qui arrivés au bout de leur vie se rendent bien compte que la plénitude des âmes ne s'acquiert qu'au bout d'un long chemin pavé de toutes sortes d'incompréhension .......
Il n'avait aucun remords de quitter ce monde, juste lui semblait il qu'il aurait peut être pu.......
Népal, Maoïstes et éthique personnelle
Bonjour à tous,
Je tenais à apporter ma contribution au débat sur la situation au Népal. En tant que voyageur quelle position adopter, quelles questions peut-on se poser en dehors de ses préoccupations personnelles (sécurité, désagréments divers…), comment s’intéresser au drame vécu par le peuple népalais et dont très peu semblent se soucier.
J’apprécie beaucoup ce pays et ses habitants que j’ai eu la chance de côtoyer lors de multiples voyages en individuel. J’avais prévu d’y retourner avec ma famille en octobre prochain pour un trek vers le camp de base des Annapurnas.
C’est la raison pour laquelle je suis de très près l’actualité de ce pays dont la situation se dégrade de manière constante, en particulier depuis les évènements du 20 mars 2004 à Béni (attaque maoïste ayant fait des centaines de victimes).
Le peuple népalais vit actuellement une terrible guerre civile et il faut bien avouer que l’information subit un quasi embargo soit par désintérêt des médias, soit par calcul économique (faites l’exercice de questionner les agences qui vivent du voyage, pour la plupart ils répondront qu’il n’y a pas de problèmes sérieux…).
Pourtant l’information est disponible, les sources sont multiples sur le Web et se recoupent malheureusement fort bien : Les Népalais sont pris en tenaille par cette guerre civile et ses atrocités. Peut-on passer sous silence – ou se désintéresser - des terribles exactions des groupes Maoïstes (ou de l’armée officielle) qui semblent dans une véritable dérive de type Khmer Rouge ?
Les informations existent sur divers sites accessibles à qui le souhaite. Pour faciliter ces recherches, je joins ci-après quelques liens Web qui permettent un suivi de l’actualité du Népal au quotidien.
A titre d’introduction, lire absolument le remarquable article « Trekkers' paradise is Nepalis' hell » du journaliste Julian Gearing paru fin Janvier dernier dans Asia Times. Il met en perspective le conflit et son histoire, les parties prenantes, la personnalité, les méthodes et la « philosophie » du top leader maoïste Prachanda, les terribles exactions…et l’attitude des touristes occidentaux. http://www.atimes.com/atimes/South_Asia/FA30Df03.html
Prachanda est un grand admirateur de Mao et de ses méthodes, il pense que « la guerre tue des gens…mais les gens ne comprennent pas que la guerre est un grand processus de construction. La guerre a un très grand effet de nettoyage »…
Les voyageurs se sentent actuellement protégés, mais pouvons-nous en toute conscience verser une contribution financière (qui donne droit à un reçu que certains sont fiers d’exhiber) à des groupes qui enlèvent, torturent, assassinent et enrôlent de force les enfants pour les faire massacrer dans les attaques des postes militaires ?
Pour ma part je n’irai donc pas au Népal en octobre prochain.
Bon trek à tous, au Népal …ou ailleurs
Patrice
Sites d’information sur la situation politique au Népal
RA Online Actualités et infos sur le conflit avec les Maoïstes au Nepal (site suisse très complet et actualisé avec de nombreux liens - Incontournable) http://www.raonline.ch/rao_promonp2.html
Liens avec les sites d’info :
- CNN
- Time Asia
- Washington Post
- CBS
- Asia Times (Hong Kong)
- Himal South Asia
- Nepal Newslook Online
Liens avec des sites sur les droits de l’homme:
- Amnesty International
- Reporters sans frontières
Nepalnews.com Actualités sur le Népal (site népalais indépendant – critique aussi bien vis à vis du gouvernement népalais que des Maoïstes - édition hebdomadaire, nombreux reportages – liens avec d’autres sites d’infos et d’actualités sur le Népal).http://www.nepalnews.com.np/ntimes/issue199/
Asia Times Online
Article: Trekkers' paradise is Nepalis' hell (remarquable article du journalisteJulian Gearing que tout trekker devrait lire pour s’éclairer sur la situation du Népal et se questionner sur sa propre démarche). http://www.atimes.com/atimes/South_Asia/FA30Df03.html
Je tenais à apporter ma contribution au débat sur la situation au Népal. En tant que voyageur quelle position adopter, quelles questions peut-on se poser en dehors de ses préoccupations personnelles (sécurité, désagréments divers…), comment s’intéresser au drame vécu par le peuple népalais et dont très peu semblent se soucier.
J’apprécie beaucoup ce pays et ses habitants que j’ai eu la chance de côtoyer lors de multiples voyages en individuel. J’avais prévu d’y retourner avec ma famille en octobre prochain pour un trek vers le camp de base des Annapurnas.
C’est la raison pour laquelle je suis de très près l’actualité de ce pays dont la situation se dégrade de manière constante, en particulier depuis les évènements du 20 mars 2004 à Béni (attaque maoïste ayant fait des centaines de victimes).
Le peuple népalais vit actuellement une terrible guerre civile et il faut bien avouer que l’information subit un quasi embargo soit par désintérêt des médias, soit par calcul économique (faites l’exercice de questionner les agences qui vivent du voyage, pour la plupart ils répondront qu’il n’y a pas de problèmes sérieux…).
Pourtant l’information est disponible, les sources sont multiples sur le Web et se recoupent malheureusement fort bien : Les Népalais sont pris en tenaille par cette guerre civile et ses atrocités. Peut-on passer sous silence – ou se désintéresser - des terribles exactions des groupes Maoïstes (ou de l’armée officielle) qui semblent dans une véritable dérive de type Khmer Rouge ?
Les informations existent sur divers sites accessibles à qui le souhaite. Pour faciliter ces recherches, je joins ci-après quelques liens Web qui permettent un suivi de l’actualité du Népal au quotidien.
A titre d’introduction, lire absolument le remarquable article « Trekkers' paradise is Nepalis' hell » du journaliste Julian Gearing paru fin Janvier dernier dans Asia Times. Il met en perspective le conflit et son histoire, les parties prenantes, la personnalité, les méthodes et la « philosophie » du top leader maoïste Prachanda, les terribles exactions…et l’attitude des touristes occidentaux. http://www.atimes.com/atimes/South_Asia/FA30Df03.html
Prachanda est un grand admirateur de Mao et de ses méthodes, il pense que « la guerre tue des gens…mais les gens ne comprennent pas que la guerre est un grand processus de construction. La guerre a un très grand effet de nettoyage »…
Les voyageurs se sentent actuellement protégés, mais pouvons-nous en toute conscience verser une contribution financière (qui donne droit à un reçu que certains sont fiers d’exhiber) à des groupes qui enlèvent, torturent, assassinent et enrôlent de force les enfants pour les faire massacrer dans les attaques des postes militaires ?
Pour ma part je n’irai donc pas au Népal en octobre prochain.
Bon trek à tous, au Népal …ou ailleurs
Patrice
Sites d’information sur la situation politique au Népal
RA Online Actualités et infos sur le conflit avec les Maoïstes au Nepal (site suisse très complet et actualisé avec de nombreux liens - Incontournable) http://www.raonline.ch/rao_promonp2.html
Liens avec les sites d’info :
- CNN
- Time Asia
- Washington Post
- CBS
- Asia Times (Hong Kong)
- Himal South Asia
- Nepal Newslook Online
Liens avec des sites sur les droits de l’homme:
- Amnesty International
- Reporters sans frontières
Nepalnews.com Actualités sur le Népal (site népalais indépendant – critique aussi bien vis à vis du gouvernement népalais que des Maoïstes - édition hebdomadaire, nombreux reportages – liens avec d’autres sites d’infos et d’actualités sur le Népal).http://www.nepalnews.com.np/ntimes/issue199/
Asia Times Online
Article: Trekkers' paradise is Nepalis' hell (remarquable article du journalisteJulian Gearing que tout trekker devrait lire pour s’éclairer sur la situation du Népal et se questionner sur sa propre démarche). http://www.atimes.com/atimes/South_Asia/FA30Df03.html
Visa Chine-Hong Kong
Bonjour,
Je croit que c'est déjas écrit su le forum, mais je ne retrouve pas le post, mais faut il un visa a plusieur entrée pour se rendre à HK et revenire en chine après (Shanghai-HK-Shanghai) ?
Meric pour vos réponses ...
Philo
Je croit que c'est déjas écrit su le forum, mais je ne retrouve pas le post, mais faut il un visa a plusieur entrée pour se rendre à HK et revenire en chine après (Shanghai-HK-Shanghai) ?
Meric pour vos réponses ...
Philo
Euros ou dollars pour le Pérou?
Bonjour,
Je voudrais savoir si il vaut mieux emporter des euros ou des dollars au Perou ? Les guides de voyages indiquent que le dollars est plus accepte mais peut etre cela a t'il change ?
Merci par avance pour vos reponses !🙂
Emilie
Un drame indien
namasté,
Sonia Ganhi a demandé aux parlementaires du parti du Congrès et à ses alliés de respecter sa décision de ne pas accepter le poste de premier ministre.
Des gens dans la rue ont menacé de se suicider (voir en première du Times of India cet homme avec le canon qu'il braque sur sa tempe). D'autres se sont effondrés en larmes et lamentations.
Un vrai drame à l'indienne qui nous promet probablement quelques rebondissements dignes des meilleurs films d'Amitabh Bachan.
Va-t-elle, vaincue par les suppliques de la foule déchirée, revenir sur sa décision ? Le jeune Rahul va-t-il être le héro de la dernière minute ?
Insoutenable !
Sonia Ganhi a demandé aux parlementaires du parti du Congrès et à ses alliés de respecter sa décision de ne pas accepter le poste de premier ministre.
Des gens dans la rue ont menacé de se suicider (voir en première du Times of India cet homme avec le canon qu'il braque sur sa tempe). D'autres se sont effondrés en larmes et lamentations.
Un vrai drame à l'indienne qui nous promet probablement quelques rebondissements dignes des meilleurs films d'Amitabh Bachan.
Va-t-elle, vaincue par les suppliques de la foule déchirée, revenir sur sa décision ? Le jeune Rahul va-t-il être le héro de la dernière minute ?
Insoutenable !
Plateforme au cinéma...par Houellebecq
Michel Houellebecq change d'éditeur pour faire du cinéma LE MONDE | 28.04.04 (...) Avant de se lancer dans ce nouveau projet, il venait d'écrire, avec Emmanuèle Bernheim, un scénario de son précédent roman, Plateforme (Flammarion, 2001), qu'il voulait réaliser lui-même. "Je n'avais pas envie de réaliser Les Particules élémentaires. Mais je voulais tourner Plateforme, car je n'ai pas tout dit sur la transformation visuelle du monde opérée par le. Il manque des images." Le projet ne pourra voir le jour qu'après l'aventure d'Une île. Il faut a priori faire un effort pour imaginer Houellebecq derrière la caméra, dirigeant des acteurs. Il en ressent le besoin : "Par moments, l'extrême solitude qui accompagne l'écriture d'un roman donne envie de quelque chose d'opposé et d'avoir une équipe."
24 heures de dingue en Russie: parachute et autres aventures...
Bonjour.
comme promis à LaFleur, voici mon récit de mon saut en parachute en juillet 99, à 50 km au sud de Moscou, et ce qui s'est passé avant et après. Ce furent 24 heures absolument hors norme.
comme promis à LaFleur, voici mon récit de mon saut en parachute en juillet 99, à 50 km au sud de Moscou, et ce qui s'est passé avant et après. Ce furent 24 heures absolument hors norme.
Shanti India, welcome on board:)
Les portes de l'avion s'ouvrent, je respire, hume l'air, mais Goa n'est pas une grande ville aux milles odeurs pas toujours les meilleures.
Il est encore tôt, le temps est délicieux. Après quelques pas sur le bitume de la piste, brûlant de soleil déjà écrasant, me voilà dans la queue pour l'immigration. Bien quatre douaniers vérifient les passeports, le visa, la carte d'arrivée. Je demande à d'autres voyageurs pour partager un taxi vers des plages du sud ou j'ai rendez-vous avec un VFiste et un ami à lui. Sans succès. Le prepaid taxi revient à 357 roupies ( 7 euros) je l'obtiens à 200 rps :)
Me voilà dehors. Je regarde les gens, certains me sourient, je leur en envoie un à mon tour, et ... Waouh, en une fois, les bonnes vibrations, les bonnes énergies reçues de précédents voyages remontent à la surface, comme l'effet d'un massage et me revoilà dans une bulle de bien être, de bonheur total...
Une ambassador blanche arrive, le chauffeur me regarde, je le regarde, hop, direction Benaulim que je ne connais pas.
Je passe les descriptions de villages traversés pour plus tard, j'arrive à la plage, cherche le guest house ou ils se trouvent, et je m'installe à la terrasse.
Cherche après deux suisses, en trouve un! 😎
Commande un banana pineapple milk-shake et un lemon honey pancake, et me voilà à rêver et papoter devant l'Océan. Une heure à peine après être descendue de l'avion... 😎
Le temps de m'installer, retrouver un matelas bossu, une moustiquaire à seulement deux petits trous, une douche "à seau", enfiler mon maillot, et hop! Dans les vagues!!! YIIIIYOUUUUU!!!!!!!! Le bonheur... l'eau est absolument divine...
Je suis restée trois jours sur cette plage, j'étais bien impatiente de repartir sur les routes à l'intérieur du pays. Car la plage cocotier c'est bien beau, mais c'est pas vraiment l'Inde. Donc hop! Ed, un bel hollandais me dépose sur son Enfield toute blanche à la gare des bus de Margao, et me voilà inconfortable dans ce bus bondé. "Which country?" Me demande mon voisin "Belgium" "Atchaa" fait-il en dodelinant la tête. Me voilà en Inde. Le bus saute sur toutes les bosses qu'il voit comme pour s'amuser, et fonce à toute allure bien évidemment. Les banquettes sont dures comme du bois, les deux cm de mousses les recouvrant sont devenus deux mm... Mes fesses n'ont plus l'habitude... Heureusement que je voyage jusqu'a Mangalore en plusieurs étapes, le bus direct ne partant qu'a 16h, je n'avais pas envie de l'attendre, et après 3h dans ce vieux bus pourri, j'arrive à Kumta. Kumta est un petit village tout mignon, sans aucun touriste, tout le monde se concentrent à Gokarna à côté. J'ai trois ou quatre heures d'attente pour le bus de Mangalore, je les passe à déguster, avec plaisir retrouvé, un thali. Ce plat national fait de plusieurs petits pots de différents curry en sauce, riz et chapatis, petit yoghourt ensuite pour apaiser le feu des épices... Mmmh waouh. Je me lèche les doigts. Après un petit chai je passe à la caisse, 17 roupies… : Je me balade dans les chemins du village qui ne mènent nulle part, regarde une vieille femme cueillir des jack fruits dans l'arbre de son petit jardin. Respire le ciel bleu sans nuages, écoute les sons de la nature, oiseaux, criquets, et je ne sais quoi d’autre. A la gare des bus, une musulmane à qui on ne voit que ses yeux et moi nous nous regardons. "Not too hot ?" "No no" me répond elle, les yeux souriants.🙂 Et le bus arrive, je continue la jolie route jusque Mangalore, Hassan et enfin Belur, célèbre pour son joli temple. La route entre Mangalore et Hassan et extraordinaire...(voir j'tiens plus en place http://voyageforum.com/v.f?do=post_view_flat;post=44023;page=1;mh=-1;guest=2897325;sb=post_latest_reply;so=ASC posts du 6 avril)
A bientôt 😄
Je suis restée trois jours sur cette plage, j'étais bien impatiente de repartir sur les routes à l'intérieur du pays. Car la plage cocotier c'est bien beau, mais c'est pas vraiment l'Inde. Donc hop! Ed, un bel hollandais me dépose sur son Enfield toute blanche à la gare des bus de Margao, et me voilà inconfortable dans ce bus bondé. "Which country?" Me demande mon voisin "Belgium" "Atchaa" fait-il en dodelinant la tête. Me voilà en Inde. Le bus saute sur toutes les bosses qu'il voit comme pour s'amuser, et fonce à toute allure bien évidemment. Les banquettes sont dures comme du bois, les deux cm de mousses les recouvrant sont devenus deux mm... Mes fesses n'ont plus l'habitude... Heureusement que je voyage jusqu'a Mangalore en plusieurs étapes, le bus direct ne partant qu'a 16h, je n'avais pas envie de l'attendre, et après 3h dans ce vieux bus pourri, j'arrive à Kumta. Kumta est un petit village tout mignon, sans aucun touriste, tout le monde se concentrent à Gokarna à côté. J'ai trois ou quatre heures d'attente pour le bus de Mangalore, je les passe à déguster, avec plaisir retrouvé, un thali. Ce plat national fait de plusieurs petits pots de différents curry en sauce, riz et chapatis, petit yoghourt ensuite pour apaiser le feu des épices... Mmmh waouh. Je me lèche les doigts. Après un petit chai je passe à la caisse, 17 roupies… : Je me balade dans les chemins du village qui ne mènent nulle part, regarde une vieille femme cueillir des jack fruits dans l'arbre de son petit jardin. Respire le ciel bleu sans nuages, écoute les sons de la nature, oiseaux, criquets, et je ne sais quoi d’autre. A la gare des bus, une musulmane à qui on ne voit que ses yeux et moi nous nous regardons. "Not too hot ?" "No no" me répond elle, les yeux souriants.🙂 Et le bus arrive, je continue la jolie route jusque Mangalore, Hassan et enfin Belur, célèbre pour son joli temple. La route entre Mangalore et Hassan et extraordinaire...(voir j'tiens plus en place http://voyageforum.com/v.f?do=post_view_flat;post=44023;page=1;mh=-1;guest=2897325;sb=post_latest_reply;so=ASC posts du 6 avril)
A bientôt 😄
Renseignements sur études de kiné
hola!
voila, g arreté mes études bien avant de passer la bac, et je voudrais les reprendre pr faire des études de kiné, et ensuite me perfectionner ds les massages ayurvediques.
J'aimerais savoir si c obligé d'avoir le bac pour faire des études de kiné.
Aussi, si vs connaissez des écoles pr ces études, et combien d'anné ca prendrait pour avoir le diplome.
merci beaucoup..**
voila, g arreté mes études bien avant de passer la bac, et je voudrais les reprendre pr faire des études de kiné, et ensuite me perfectionner ds les massages ayurvediques.
J'aimerais savoir si c obligé d'avoir le bac pour faire des études de kiné.
Aussi, si vs connaissez des écoles pr ces études, et combien d'anné ca prendrait pour avoir le diplome.
merci beaucoup..**
Cambodge: S21
Salut,
Qui a vu S21 machine de guerre (il me semble), j'aimerai savoir s'il est sortie en DVD ou comment avez vous trouvé le film???
merci
Qui a vu S21 machine de guerre (il me semble), j'aimerai savoir s'il est sortie en DVD ou comment avez vous trouvé le film???
merci











