Search results
FR
More options

Keyword matching drives the results; the remaining options refine the query on the backend.

Many results are in French, the community’s main language. English translations are added over time.

Search results
Namibie: place des bagages dans un 4x4 équipé
by Raveau · 2015-11-08 · 74 replies
Bonjour, Pour un éventuel voyage en Namibie à 4 adultes en camping avec tentes sur le toit, je me pose la question de la contenance du coffre pour les bagages . Combien de valises ou sacs pouvons nous mettre ? Je me doute qu' un 4x4 équipé nécessite du matériel et que celui ci réduit la place pour les bagages personnels. Je ne me rends pas bien compte de la place restante et de l'organisation en terme de rangement . Merci pour vos retours d'expériences et avis . Agnes
Namibie/Bostwana: Utiliser un tour-opérateur, un inconvénient mal connu
by Kafouniet · 2015-10-14 · 58 replies
Dans le cadre d'un voyage Namibie / Bostwana je suis passé par un TO pour les reservations des logements. A priori la formule est appreciable : au lieu de s'adresser un par un aux camping/lodges , on fourni la liste au TO qui se charge des reservations et on a qu'un seul contact à gerer (et cela sans forcement payer plus cher) .

On paye le TO en globalité au lieu de x paiements .

Sauf que si problème on est face à une grosse somme d'argent en jeu et une position compliqué : tout le voyage est entre les mains du TO !!!

C'est ce que je rencontre : pour beneficier d'une reduction de 3% j'ai payé via un transfert banquaire . 4 semaines apres : le TO me dit qu'il n'a pas reçu l'argent alors que mon compte a bien été débité depuis longtemps . La banque (CA) ne sait pas où est l'argent : c'est compliqué voyez vous me dit elle , le TO est en Namidie et sa banque à l'Ile Maurice ..., en plus on est pas en Europe , c'est compliqué ...

Je ne sais pas comment ca va finir mais j'en retiens 2 choses : - le paiement en CB est bien plus securisant , surtout avec un pays d'AFrique Australe - Passer par un TO , c'est mettre tous ses oeufs dans un meme panier

Est ce que les services de transferts en ligne comme XE.com ne sont pas preferables aux banques ? le change est bien meilleur que le celui de ma banque , et à les lire , le transfert semble bien plus rapide (ma banque(CA) annonce 10 jours pour un transfert en Afrique)
Quelle banque pour un tour du monde de 11 mois
by Maria000 · 2015-09-07 · 36 replies
Bonjour, Nous partons à 4 pendant 11 mois, donc ungros budget. Comme nous changeons de pays, il est difficile de choisir unebanque qui est présente partout et qui ne prends pas beaucoup des commissionspour des retraits. Auriez-vous des experiences pour nous aider?

Merci d'avance
Pourquoi aimez-vous l'Inde (ou pas)?
by Kamye76 · 2015-06-23 · 292 replies
Bonjour à tous ,

Je voyage actuellement en Inde et je suis surprise de voir le nombre de français qui y vivent ou voyagent (il paraitrait que 50% des voaygeurs en Inde sont français).

Lors de mes recherches sur le net , c'est très partagé et d'ailleurs beaucoup de blog ou commentaires sont consacrés à la haine de ce pays car sale, pauvre, comportements étranges ....

Il n'empeche que au final je vois toujours beacoup de français (largement plus qu eles autres nationalités). Pouvez vous peut etre me donner une raison qui expliquerai selon vous que les francais aiment particulierement l'inde. Est ce votre avis?? (evitez les classiques vetements colorés, senteurs d'épices et Taj Mahal svp.... je pense que derrière tout ca il y a une autre raison ... que je n'arrive pas à expliquer moi même).

Merci de votre aide et à ien Inde , peu être.
Le pays qui ne vous intéresse pas du tout?
by Shiraz75 · 2015-05-18 · 404 replies
Bonjour

Quel est le pays au monde qui vous intéresse le moins ?

Pourquoi ?

Quels sont vos préjugés par rapport à ce pays ?

Pour ma part c'est la Russie.

Ce pays ne m interesse pas du tout pour 3 raisons (qui sont peut-etre des préjugés..)

1) Le froid extreme ( je suis tres frileuse )

2) Le racisme anti noirs exacerbé

3) Leur passion pour la Vodka (les gens ivres me font peur )

Je pense que je ne mettrai jamais un pied la bas. A moins que je sois obligée d'y faire escale....

A vous 🙂
Avez-vous déjà été déçu d'un voyage?
by Ms64 · 2015-05-16 · 444 replies
Bonjour,

J'aimerais savoir si vous avez déjà été déçu(e) d'un voyage, par rapport à ce que vous en attiendiez, ce que vous aviez lu ou de ce qu'on vous avait dit avant de partir ?

Je veux parler uniquement de la destination et non pas déçu parce qu'il a plu, parce qu'on a volé vos papiers, parce que vous avez malade... ou autre question "pratique".
Attention: Daech appelle à tuer les touristes et les policiers au Maroc
by Lexa · 2015-04-17 · 80 replies
Salut tous le monde!😐

Attention à vous rien d'étonnant à cette annonce à mon avis.Un jour ou l'autre ça terminera mal au Maghreb entre corruption hautement généralisé, explosion démographique, écarts énormes de richesses, pillages des pays par des vautours, orientation vers du tourisme sexuel, faudra juste quelques années de sécheresse ou l'explosion du prix du blés.

Après j'avais fais des stages de self ex krav maga et on avait un exercice.Juste avec un couteau de cuisine un type peut faire beaucoup de dégâts!🙁

https://www.youtube.com/watch?v=lJm_xOYzH_c

http://www.bladi.net/daech-touristes-policiers-maroc,41719.html

L’organisation terroriste "Daech" appelle ses disciples au Maroc, en Tunisie, en Libye et en Algérie à s’attaquer aux touristes étrangers dans ces pays, en les incitant à préparer leurs opérations dans le secret le plus absolu.

L’appel émis selon des sources du quotidien Akhbar Al Yaoum par un dirigeant de "Daech" de Rikka, en Syrie, s’adresse principalement aux "loups solitaires" et aux groupes composés de 2 ou 3 personnes, les incitant à prendre pour cible les officiers de police, après avoir espionné et surveillé leurs domiciles. Daech recommande également à ses hommes de tuer les innocents de différentes manières, notamment avec des armes blanches, mais aussi mener des attentats contre les touristes étrangers dans ces pays, précise la même source.

L’organisation terroriste fait appel à ce que l’on appelle "les loups solitaires", après avoir échoué à conduire des opérations terroristes directes au Maghreb, où elle n’arrive pas à s’étendre comme en Irak et en Syrie. En mars dernier, le groupe terroriste "Daech" avait menacé de voler les armes à feu des équipes de "Hadar", dispositif anti-terroriste marocain, pour mener des opérations terroristes, avant d’inciter moins de deux semaines plus tard ses cellules à tuer les Marocains.

- Par: Bladi.net
Retour d'expérience avec Terres d'Aventure au Kilimandjaro
by Gab75 · 2015-03-05 · 41 replies
Bonjour à tous,

Après des années d'absences sur le forum, je reprend la plume pour donner mes conseils aux voyageurs de ce site.

Je viens ici vous faire part de notre expérience de l'ascension du Kilimandjaro en décembre 2015 avec l'agence Terres d'Aventure. Nous avions choisi ce qui pour nous était la meilleure agence pour ce genre de prestations, nous avons donc mis quelques centaines d'Euros de plus (Terres d'aventure était l'agence la plus chère toute agences confondus) pour choisir soi-disant le meilleur et encore quelques centaines d'Euros pour souscrire une assurance "intermédiaire", complémentaire à l'assurance carte Visa Premier comme cela été présenté par Terres d'aventures et comme ils nous ont conseillés.

L'ascension de la montagne en elle-même s'est bien passée pour l'ensemble du groupe avec les 2/3 des participants au sommet, mais certaines agences moins cher annoncent un taux de réussite plus important. La logistique prévue au contrat a été respecté par l'agence a qui Terres d'aventures soustraite sur place.

En revanche, Terres d'aventures fait d'importantes économies sur les prestations aériennes. Notre voyage retour s'est déroulé dans des conditions inacceptables et nous avons été contraints de revenir chez nous par nos propres moyens!! A nos frais!!

Il aurait pu s'agir d'un simple incident de voyage (très regrettable tout de même) si l'agence Terres d'aventures avait assumé ses responsabilités, celles d'une agence de voyages qui vends un forfait vol+prestations sur place, mais il en est rien...

Le samedi de notre retour en France, le timing est très serré entre notre descente de la montagne le matin, notre transfert à l’hôtel pour prendre une douche rapidement avant l'embarquement dans l’après-midi... Pour cause de surbooking, l’accès au vol nous est refusé. Nous embarquons finalement quelques heures plus tard sur un autre vol censé nous faire arriver à Paris à un horaire globalement similaire, nous voilà rassuré.

Mais l'avion de la compagnie Keynians Airways décolle avec 3 heures et trente minutes de retard... Et alors qu'il est en phase d’atterrissage vers Paris-CDG, il redécolle pour aller se poser ... à Amsterdam où nous sommes bloqués 3 heures sur la piste sans pouvoir sortir, ni mangé, boire... La raison officielle du déroutage (brouillard) ne tient pas la route, il n'y a eu aucunes perturbations de ce type ce matin à Roissy.

A Amsterdam, la situation atteint son paroxysme. Après avoir été retenu plusieurs heures sans vivre dans l'avion, les hotesses évoquent la mise en place de bus pour rallier Paris le lendemain ou surlendemain! Le reclassement sur des vols vers paris est compliqué car nous sommes plus de 300.

Nous sommes absolument exténués, fatigué de la descente du Kilimandjaro, malade avec toux et fiévre et ma compagne a un hématome important à l'orteil qui la gêne beaucoup pour marcher... Nous sommes livrés avec d'autres dans l'aéroport de Schipol...

Nous décidons finalement de rentrer à Paris par nos propres moyens (sans bagages qu'ils étaient impossibles de récupérer). Nous rallions la gare en taxi (réglé par nos soins), nous achetons 2 billets Thalys encore réglé par nos soins et nous arrivons à Paris en soirée avec plus de 12 heures de retards et une facture supplémentaire qui se monte à plus de 544 € pour deux personnes...

Nous mettrons 2 semaines pour récupérer nos bagages, et malgré nos plaintes et demande de remboursement auprès du voyagiste Terres d'aventures qui nous a vendu le séjour, ce dernier n'assume pas ses responsabilités et argue défendre notre dossier auprès de la compagnie incriminée... Seulement, quand on achète un séjour vol+forfait chez une agence de voyage, cette dernière est responsable de l'ensemble des prestations vendus (et c'est normal puisque l'agence est rémunérée pour cela), c'est comme si vous achetiez un fruit pourri sur le marché et que le commerçant vous dise d'aller vous plaindre au producteur!

Malheureusement, face à cette agence de voyage malhonnête (Terres d'aventure), nous avons dû saisir le juge de proximité pour faire valoir nos droits, conformément à l'article L211 - 16 du code du tourisme.

Il est absolument anormal d'avoir recours à la justice pour faire valoir des droits simples, être remboursé et indemnisé pour le préjudice subit, nous avons quand même dus sortir sur le champs plus de 500€ pour simplement rentrer chez nous alors que nous avions acheté cette prestation à Terres d'aventure!

Alors malgré nous, nous allons aller encore engorger les tribunaux (qui n'ont pas besoin de ça) pour des bêtises parce qu'une agence pas sérieuse refuse d'assumer ses responsabilités. Mes parents qui ont connu un problème similaire mais pourtant moins impactant, ont été totalement indemnisé par leur agence de voyage sans être obligé de tomber dans cette situation ridicule.

Vous comprendrez que je vous conseille à tous de ne pas choisir Terres d'aventures pour n'importe quelle destination car cette agence n'est pas (ou plus) du tout sérieuse et crédible. Ce n'est que mon expérience mais si elle peut avoir le mérite de vous éviter les ennuis que nous avons connus, j'aurai pleinement joué mon rôle de conseil.
Discussion autour du concours photo février 2015 "Une photo qui donne envie de changer le monde"
by Eversmile · 2015-01-31 · 375 replies
Les questions, les coups de gueule et les délires autour du concours photo de février 2015 : «Une photo qui donne envie de changer le monde» ; c'est bien ici !

🙂

Pour participer au concours; c'est par ici

Le diaporama des photos proposées se trouve : là
Passages de frontières
by Xrctn · 2015-01-22 · 397 replies
Comment et pourquoi devient-on accro des voyages ?

Pour ma part, j'ai toujours soupçonné que le fait d'être né (il y a 50++ années) à proximité de la frontière belge a eu, dès mon plus jeune âge, une influence démesurée sur mon attraction pour tout ce qui est étranger et par extension tout ce qui est voyage.

En effet, quoi de plus étonnant qu'une frontière ? Une ligne souvent arbitraire et parfois invisible, mais qui dès qu'elle est franchie nous emmène dans un monde nouveau où plus rien (ou presque) ne ressemble à celui que l'on vient de quitter… à commencer, dans mes yeux de gamin, par les pièces de monnaie différentes et les panneaux routiers écrits dans une autre langue !

Une fois la frontière passée c'était à chaque fois une nouvelle aventure qui commencait. C'était en tout cas comment je ressentais nos fréquentes incursions en Belgique. Belgique Terre d'Aventures ! « Ca est bien une drôle d'histoire sais-tu !!! ».

Huit longues années plus tard, après un long voyage de plus de deux jours en voiture, je franchissais enfin ma deuxième frontière. Celle-ci était encore plus extraordinaire car pour l'atteindre il avait fallu survivre les nombreux virages de montagne. Mais quel extraordinaire moment de magie quand une fois arrivé au sommet, en plus du soleil d'été et des odeurs de pins, je découvrais la Mer Méditerranée et… l'Espagne. J'en suis sûr, je suis devenu accro à ce moment précis.

Depuis je suis en permanence à la poursuite de cet instant toujours aussi excitant qu'est le passage d'une frontière. Certes, au fil des années j'en ai connu certains plus délicats, plus stressants ou plus pénibles que d'autres mais l'excitation reste la même. Bien sur les frontières terrestres restent mes préférées, (surtout quand il faut franchir une rivière) mais je ne boude pas le plaisir d'arriver dans un aéroport et d'attendre avec une impatience grandissante le moment où les portes du hall des arrivées s'ouvriront enfin vers l'extérieur.

Quelle chance d'habiter en Europe quand on est addictif de frontières (border-freak). Lentement mais surement, je me suis assuré d'avoir mes 'doses' à intervalles réguliers. Certaines plus intenses, comme par exemple quand il s'agissait de passer de l'autre côté du 'rideau de fer' et d'autres plus exotiques quand la frontière du pays et aussi celle d'un nouveau continent.

Et puis un jour, j'ai réalisé que les 'effets' pouvaient se prolonger en habitant de l'autre côté d'une frontière. Habiter à l'étranger, et en particulier à Londres, me donnait l'impression d'être en vacances de manière permanente. Quelque temps plus tard, j'ai également réalisé que je pouvais 'contaminer' une autre personne et qu'ensemble nous pouvions facilement supporter de très fortes 'doses', c'est-à-dire partir plus loin et plus longtemps. A tel point qu'après plusieurs années de ce régime, nous ne sommes jamais plus 'redescendus' ou plutôt si, nous sommes redescendus mais bien plus loin que prévu puisque nous étions arrivés en Australie… Trente ans plus tard, nous y sommes toujours d'ailleurs !

Mais les choses étaient mal faites car le border-freak que j'étais devenu s'est retrouvé dans la plus grande ile au monde au milieu d'un univers sans frontière ?!

Après de longues années de sevrage, il était grand temps de contaminé notre progéniture. Cela n'a pas été compliqué seulement un peu couteux parfois mais qui compte les $ quand l'addiction s'appelle Voyages ?

Nos trois filles ont donc fait leur apprentissage en Asie du Sud-Est, proche et relativement bon marché, et parfois en Europe lorsque nous retrouvions nos familles respectives. Quand elles ont trouvé que bourlinguer avec les 'vieux' n'était plus si cool, elles se sont lancées chacune leur tour dans leur tour… du monde. Les élèves ont vite dépassé le maitre (enfin presque car j'avais une bonne longueur d'avance !).

Et puis ce fut aussi l'occasion pour nous de redécouvrir le bonheur de voyager juste à deux. Ainsi nous sommes allés plus loin, plus longtemps… et mieux encore plus souvent !!!

Maintenant je peux confirmer que ma mission est accomplie à 100%... puisqu'il y a toujours un membre de la famille en vadrouille à n'importe quel moment de l'année. Par contre, je crains que les passages de frontières les laissent totalement indifférentes… N'est pas border-freak qui veut !

To be continued...

Randonnée équestre au Kirghizistan
by Asafar · 2015-01-09 · 28 replies
bonjour a vous

je commence a regarder et collecter des infos sur le kirghizistan pour 2015 comme j'ai des soucis de genoux et risque de ne pouvoir trekker a pied, je regarde du coté du cheval faut il etre dejà "cavalier" au sens d'avoir une pratique du cheval, pour envisager une rando de quelques jours? ou bien la difficulté n'est elle que sur l'aspect plus ou moins inconfortable d'une selle ?? merci de vos réponses
Vivre au Lesotho
by CarineNed · 2014-11-10 · 337 replies
Mars 2013, je dis: "Oui, on va le réaliser ton vieux rêve... "

Avril 2013, on se demande: "Où"? Camberra? Kuala Lumpur? Antananarivo?

Mai 2013, c'est décidé... Ce sera le Lesotho, pour 4 ans! C'est où le Lesotho déjà???

Juin 2013, une petite semaine au Lesotho pour prendre la température du pays (froide en ce mois dejuin) et ancrer cette réalité si évanescente encore (c'est là qu'on va vivre, 4 ans!)

Petit mari nous quitte le 1er septembre 2013 pour prendre ses nouvelles fonctions. Je reste seule en Belgique avec les 3 enfants ( 3, 3 et 6 ans), le temps d'organiser le déménagement, de trouver le bon endroit pour placer mon cheval pendant cette longue absence, de faire adopter le petit chat par Laurette (merci, merci!), de recruter un remplaçant pour mon boulot, de se dire mille fois "mais qu'est ce qu'on a fait? On est fou, avec 3 enfants...".

Le temps des larmes des amis de toujours (on se revoit vite, on ira vous voir, on se parle sur Skype, mettez des photos, donnez des nouvelles!!!!)

Le temps des inquiétudes de la famille et des dernières tentatives de retenue (vous êtes sûrs que ce n'est pas risqué? Tu peux encore faire marche arrière?... )

Le temps passe si vite, nous voilà déjà en décembre. Bruxelles-Paris, Paris-Johannesburg, Johannesburg-Maseru! Presque 24h de voyage.

Lesotho, nous voilà!

Cette île merveilleuse qu'est Koh Samui!
by Thierry8334 · 2014-11-01 · 40 replies
On m'avait parlé de la merveilleuse île de koh samui... Ce devait être une mauvaise blague car moi j'y ai cru alors j'ai voulu voir et vivre l'expérience d'une belle île du sud de la thaïlande où l'on ne trouverait pas les travers de pukhet ou pattaya!🤪

Grand tour de l'île en scooter :

On grimpe sur les hauteurs et c'est vrai que c'est encore joli les "hauts", ici les cocoteraies n'ont pas encore été rasées, enfin pas toutes, mais pas évident de séjourner ici... c'est pas vraiment pratique. Avant de redescendre on se laisse tenter par l'indication de plusieurs "view points", sauf qu'ils sont tous devenus la propriété de bars ou de restau... au final, il faut ouvrir le porte monnaie pour "regarder".

Alors on redescend pour visiter Bophut et on se dit que c'est mignon, même si les restaurants aux prix prohibitifs (car tenus par des européens) ont remplacé les petit restau thaï dont certains ont survécu au extrémités, mais pour combien de temps ? dommage car on y mange bien... d'ailleurs où sont passé les thaï par ici ? Petit tour sur la plage, c'est resté vert et les cocotiers surplombent le sable, mais franchement c'est tellement crade que ça donne pas envie d'y rester et de s'y baigner... puis la présence de l'embarcadère flottant blanc et bleu nous laisse deviner pourquoi la surface de l'eau semble aussi huileuse..

On continue l'exploration, mais la configuration est un peu la même partout à l'approche des petites villes, et les plages sont franchement pas terribles où impraticable à cause des marées. Ca me donne l'occasion de me poser et faire une jolie photo (Ce sera la plus belle photo prise de mon voyage) de ramasseurs de coquillages thaï avec un couché de soleil et des îles qui se dessinent en arrière plan, la seule activité traditionnelle locale à laquelle j'aurais l'occasion d'assister et qui n'est peut-être pas en rapport direct avec le tourisme... en tout cas j'ai envie d'y croire... je dis "peut-être", car qui sait si ces mêmes coquillages ne seront pas dans mon assiette ce soir ou demain...

Après c'est un peu toujours pareil... des plage désertes, mais vraiment pas jolies et souvent de grands hôtels qui semblent délabrés ou abandonnés par endroits... sur des km et des km je me demande ce que je fais là car rien vraiment ne m'emballe et ne correspond à l'image que l'on a voulu m'en donner (ou que je m'en suis fait).

Jusque là, Je n'ai pas observé la moindre activité locale traditionnelle, je ne vois que des thaï qui attendent le touriste passivement à l'ombre de leurs étales... où d'autres qui font cuire leurs spring-rolls ou qui préparent leurs jus de fruits. Tout semble être conditionné, rythmé par ce "put..." de tourisme de masse. Alors je décide de continuer...

Plus loin, dans une autre petite ville où je ne croise aucun européen, je m'arrête dans un marché couverts qui parait enfin authentique vu que du foie et des têtes de porc sont exposés, alors je me dis que ce n'est certainement pas pour le folklore ou pour appâter le tourisme. Je suis content d'être enfin dans un marché local alimentaire où pour une fois on ne me propose pas de ray-ban ou des new-balances contrefaites... Je me dis qu'il y a peut-être encore un peu d'authenticité dans le mode de vie de certains thaï sur cette île, qui n'ont du moins pas encore basculé dans l'ouverture d'un salon de massage ou d'un magasin de location de scooter pour satisfaire des exigences touristiques, mais les alentours n'ont rien de paradisiaques, et encore moins le bord de mer.

Je rêvais de voir cristal-bay... je ne suis jamais parvenu à y accéder...hôtels et bars en bloquaient l'accès, pour y accéder il aurait apparemment fallu que je m'arrête consommer alors ça m'a gonflé, je suis donc reparti en faveur de la grande vedette de l'île : Schaweng-beach, la plus belle plage de l'île m'a t'on dit et là j'ai tout simplement fini de me fissurer :

Bienvenue donc à Schaweng-land, immense fête foraine ou "bordel", l'endroit idéal pour découvrir la pire version des "bronzés" en vacance en pays thaï... De surcroît Le site est totalement défiguré par le bétonnage massif, c'est crade, ça pue les égouts et excès et dérives en tout genre s'y côtoient et quand je tombe sur un Mac'Do, là c'est le pompon.

Je me suis quand même gaufré deux heures de bagnoles pour prendre l'avion à Nice. 1h10 de vol pour arriver à Paris - transit - puis 12 h de vol pour rejoindre BKK- re-transit puis 1h30 de vol avec Bangkok airways dans un joli avion à hélice tout branlant, avec des poissons dessinés dessus qui ont bien failli me donner l'illusion j'allais me rendre sur des îles paradisiaques du sud de la Thaïlande. Au total, tout mis bout à bout vol + transits et transferts, c'est plus de 20 heures de voyage. La bonne blague ! Me voilà donc à Schaweng ! Côté terre : Pas de développement durable : en bord de plage et dans les rues parallèles, les cocotiers ont presque tous été rasés pour laisser place au béton et goudron et aux scooters et n'espérez pas pouvoir accéder à la plage sans être client d'un hôtel (c'est pareil pour les plus belles plages de l'île) .C'est peine perdue, car les établissements sont tous collés les uns au autres.

Dans la rue, la configuration est en gros la suivante tous les 15 m : un hôtel, une boutique, un salon de massage, un resto, un family market, un loueur de scoots et une pharmacie... bis répétita...

On n'y croise que des touristes du monde entier ici pour se saouler à la "Singha" 24/24, et se "taper" de "la thaï" avec en bruit de fond la musique techno des soirées qui ne finissent jamais. D'un côté vous avez Les européens et les autres, ici en terrain conquis version économique, qui se comportent de manière détestable. De l'autre vous avez des thaï "mécanisés" et sans sourire dont le sport national est devenu le rabattage et/ou le racolage, Pour les massages, manger et/ou picoler (toujours pas cher) etc...

Pendant ce temps dans la rue, les 4X4 font des vas-et-viens incessants avec leur sono hurlante, pour faire la promotion des circuits de karting, où des combats de boxe-thaï sur fond de "will rock you" du groupe Queen à tue-tête ... restez une heure dans un resto, vous verrez passer le même véhicule publicitaire, toutes les 10 minutes...au pire, pour être au calme, vous pourrez toujours vous réfugier dans le centre commercial et aller bouffer au fameux mac'do, si sur votre chemin vous n'êtes pas coupé dans votre élan par un travesti en robe à paillette.

Côté plage (à moins d'être le plus loin possible du centre) de jour comme de nuit, c'est aussi le grand n'importe quoi : - Musique forte dans les bars des hôtels, - des gens qui sont en vacance et qui se croient tout permis sous prétexte qu'ils payent : ça picole et s'esclaffe sur le sable, ça pilote n'importe comment son scooter des mer - ça se la pète : le paraître, le culte du corps et la superficialité, même à 10000 km de chez soi, semblent être des critères encore plus important ici ... y'a autant de cagole décolorée à la French impec' et de kéké sous testostérone que sur la cannebière. Il faut se montrer et être vu alors on fait tout pour : Tatouages, débardeurs et pecs et biceps saillants de mise svp et signes extérieurs de richesse. C'est sur que c'est primordial ici quand on connaît le revenu moyen d'un Thaï, car faut pas passer pour un plouc... - des camelots vous proposent de " l'herbe" (à fumer) entre la vente de deux bracelets ... pourtant, avant de partir on vous a bien expliqué que se faire "piquer" avec de l'herbe, c'est la promesse de 10 ans de taule minimum en Thaïlande... tout est normal quoi... c'est à se demander se que font réellement les deux flics sur leur quad qui parcourent la plage sur toute sa longueur, avec leur lampe torche chaque soir...

La nuit tombée, la plage se transforme en boite de nuit à ciel ouvert dont on entend la musique jusqu' à 3 km ...

Franchement, partir si loin pour se retrouver dans un endroit aussi moche, défiguré et bordélique qui n'a rien d'authentique, c'est quoi l'intérêt ?

Je suis allé ensuite à koh-tao... mais je crois que j'ai fais le tour de la question...
Afric'anchor
by Voyajou · 2014-10-11 · 322 replies
Les premiers jours

Au bar entre deux zincs, à l'escale de Johannesburg, trois douzaines de beaux bébés dans l'uniforme de leur université sont attablés par quatre. Nul doute qu'ensemble, sur la pelouse, ils forment un pack redoutable et qu'emmêlés ils ne font qu'un mais ici ils sont regroupés par couleur, les Blancs et les Noirs, formant presque un damier, comme s'ils étaient à nouveau adversaires.

Près de l'aéroport du Cap le mur d'un township proclame «Islam, the way of life». Les habitants de ce pays ont déjà payé un lourd tribut à une première idéologie, qu'on leur épargne les errements d'une seconde!

Dans le centre de Stellenbosch une Ferrari découvrable est arrêtée par un flot de piétons Noirs. Le gamin blond fait piaffer les cinq cent chevaux, emballe le moteur et la blonde qui l'accompagne d'un même rugissement. Ce n'est pas une Testarossa mais elle est rouge et la testostérone est bien là. Il n'y a pas si longtemps ils étaient en danger sur les trottoirs, ils sont aujourd'hui protégés par des bandes blanches peintes au sol mais une année de travail de la trentaine de personnes qui ont immobilisé le bolide ne leur suffirait pas pour l'acquérir.

Pour se rendre au restaurant les femmes revêtent volontiers des tenues seventies, robes longues à fleurs et cascades de boucles qu'on dirait faites au fer tandis que leurs hommes, cow-boys musculeux, semblent mal à l'aise dans leur habit de ville.

Avontuur est un vignoble dont le restaurant réputé vous assure qu'il est votre home away from home. On y élève également des chevaux de race. Ce qui est certain c'est que leur sauvignon blanc dénommé Sarabande est à la hauteur: sarabande des papilles avec le premier verre puis des neurones avec le second, quant au troisième... Nous en achetons une caisse pour le stock de survie lors de la traversée du Kalahari.

Aux carrefours des Noirs travaillent, remontant d'un pas rapide les files de voitures en proposant toutes sortes d'objets tandis que des Blancs muets, figés, comme statufiés ou interloqués par leur destin, quémandent en tenant devant eux une pancarte.

De la maison que nous occupons à l'est de False Bay nous saluons le soleil qui disparaît derrière la péninsule du Cap. La succession de pics et de chaînes forme un message enflammé en morse .. ..- ….. .-- Une baleine solitaire, insouciante ou optimiste, forme avec sa queue le V d'une victoire que nous savons incertaine. Sur la grève, la silhouette noire d'un Blanc en ombre chinoise. Plus tard, remplaçant le message géant, le télégraphiste posté au phare du Cap de Bonne Espérance, envoie le premier signal d'un message humain poursuivi par la suite des éclairages côtiers. Des bouées lumineuses et silencieuses signalent les récifs aux sirènes et, dans la nuit, font scintiller l'écume.

Je raffole du full english breakfast et des amis nous ont préparé une surprise: un full south african breakfast. De quoi retourne-t-il? C'est très simple, il suffit de remplacer les œufs par un œuf... d'autruche!

Quelle ancre ou quel grappin me lie ici?

Un festival de baleines

A Hermanus se déroule début octobre le Whale Festival que nous laissons passer avant de nous y rendre: nul besoin de nous alors que chaque année cent mille personnes s'y rassemblent sous prétexte d'observer les baleines. Nous arrivons le lendemain et partageons avec quelques dizaines d'observateurs le festival d'une petite compagnie de baleines évoluant le plus souvent par deux, mère et petit. Tantôt la paire nage de concert, lentement, la mère avitaillant le petit qui peut téter jusqu'à six cent litres par jour, tantôt c'est concours de sauts et de galipettes. On reste là des heures, silencieux, émus. Et si les baleines et non la lune étaient à l'origine des marées? Basses lorsque les baleines s'envolent, hautes lorsqu'elles plongent. Une femme en formes s'installe sur les rochers entre les observateurs et les artistes donnant ainsi une utile échelle. Alentour, elle n'est pas le seul mammifère terrestre, émule ou mutant, qui porterait avantageusement des baleines.

Oasis

C'est notre première nuit dehors et c'est dans le Cederberg à Oasis backpackers & camping, ambiance de refuge de montagne et adresse la plus baba du coin. Gerrit, le propriétaire est d'une gentillesse inhumaine et nous propose un emplacement de rêve entouré d'orangers en fleurs. A l'abri des maisons, nous n'avions pas réalisé que la lune était pleine (depuis qu'elle ne fait plus les marées, elle se contente d'effacer les nuits) et nous ne sommes pas les seuls: deux zombies traversent le camp lampe frontale allumée mais inutile. Une dizaine de motos a déversé le double de fêtards qui font bombance au son de standards californiens surannés. A six heures du matin ils entonneront un tonitruant happy birthday pour l'une d'entre eux. Il va falloir s'enfoncer un peu plus avant dans le bush pour l'entendre. Ce que nous tentons le lendemain par une piste qui traverse la Doring River. Six mois de l'année elle est infranchissable mais Gerrit dit que, peut-être, elle l'est à nouveau et qu'il faut aller voir: soixante mètres d'un gué rocailleux et jusqu'à un mètre de profondeur, nous n'allons pas provoquer Neptune au début du voyage.

Lire ou camper

Lire en plein-air à la nuit tombée est mission impossible. A l'ancienne, je lis un livre de papier éclairé par une lampe frontale: c'est la danse de St Guy d'insectes suicidaires dans le faisceau, des petits malins s'essayant même à remplacer des mots. Ma Co lit dans le siècle sur une Kobo: des insectes malicieux en effleurent l'écran tournant ainsi les pages; lisent-ils plus vite qu'elle?

Wupperthal

Dans le désert qu'est le nord du Cederberg, de part et d'autre de la piste apparaissent soudain des chaumières chaulées, impeccablement alignées. On dirait un village construit par les Boers au XIXème siècle mais quelque chose cloche, l'impression que jamais des Blancs n'ont habité là, or, on ne construisait pas ainsi pour les Noirs. Le village est aujourd'hui occupé exclusivement par des métis; nous le quittons avec un mystère de plus. Au débouché d'un col, une réplique, plus vaste, occupe le flanc opposé, des lignes impeccables de maisons blanches et basses partent d'une large rivière à l'assaut de l'escarpement. Il y a près de deux siècles, deux missionnaires allemands se sont installés ici avec quelques familles de Khoisans (une des deux ethnies occupant cette région). Vingt ans plus tard, profitant de l'abolition de l'esclavage, d'autres familles les rejoignent. Elles sont aujourd'hui quatre cent vivant et travaillant sur une ferme de sept mille cinq cent hectares toujours propriété des missionnaires. On cultive légumes et rooibos sur les limons tandis que les moutons courent la montagne. Sur de longues tables, on vient justement de débiter deux agneaux à l'unique magasin général du village qui n'a guère changé depuis sa fondation, je prends mon tour dans la file. Le rooibos est transformé dans un petit atelier non seulement en infusions mais en savons et autres shampoings et lotions tandis que le village s'enorgueillit d'héberger la plus ancienne «usine» du pays, une fabrique de chaussures. Une demi-douzaine d'artisans y confectionne sandales et autres brodequins dans tous les cuirs dont regorge le pays. Peut-être leur manque-t-il un styliste. Voilà pour la belle histoire; difficile de savoir si c'est un bon modèle, si les missionnaires furent de meilleurs propriétaires que d'autres ni si les fermages étaient seulement payés en présence à l'office dans l'église surdimensionnée.
Sri Lanka: notre déception (regards insistants, personnes intéressées, etc)
by Lifelike · 2014-09-11 · 171 replies
Bonjour,

Nous sommes un couple actuellement en voyage autour du monde, et je venais vous faire part de notre profonde déception concernant le Sri Lanka. Nous souhaitons partir peut-être prématurément pour la Thaïlande, mais nous avons besoin de conseils.

J'ai assez voyagé (voir mon profil), mais jamais en Asie. Il s'agissait de notre première étape dans ce pays, où nous sommes encore actuellement (à proximité de Kandy).

Je n'ai jamais eu cette sensation, dans aucun pays traversé à travers le monde. Je m'explique : Les gens sont irrespectueux. Principalement avec votre femme. Ma femme a une vingtaine d'années, elle est blonde aux yeux bleus, et les sri-lankais ne se gènent pas pour la mater de la tête au pied, de la siffler, de lui sourire, de faire des réflexions. Les regards insistants, c'est toute la journée ! C'est juste un manque de respect absolu ! Je n'ai jamais vu ça de ma vie. Je suis désolé, mais on dirait des pervers !

Autre point, nous avons été aidés plusieurs fois, lorsqu'on était un peu pommé, dans les gares, avant de prendre le train, entre deux tuk-tuk, mais à chaque fois les personnes avaient un intérêt derrière, pour vous placer une ghest-house, un restaurant, ou quoi que se soit qui peut leur rapporter de l'argent. Même les employés des offices de tourisme font la même chose !

Je ne parle même pas du harcèlement et des coups de klaxon tous les 15 mètres parce que vous êtes blancs et que vous pouvez potentiellement lâcher de l'argent.

Pour finir, les transports en commun sont une catastrophe absolue. Pour se déplacer sur les points les plus touristiques du pays, il faudra prendre des trains, des vieux bus bondés à ras bord pendant des heures, etc ... Tout le monde n'en a pas l'envie, chacun sa façon de voyager.

Bref, je respecte tous les points de vue. Beaucoup y trouveront sûrement de quoi s'épanouir. Je vous demande simplement de respecter le mien.

J'en profite pour donc pour une question : Est-ce la même chose en Thaïlande ? Qu'en est-il là bas ? Nous voulons juste nous fondre dans la masse, profiter d'activités sans avoir à entreprendre des expéditions, être tranquille quoi ! Profiter de la vie sans avoir à se soucier des pervers qui matent votre femme pendant que vous lui tenez la main tranquillement dans la rue.

Merci des conseils.
Première découverte de La Paz (Bolivie)
by Casmus · 2014-08-15 · 7 replies
Bonjour, je découvre ce forum fascinant aux histoires, et conseils très intéressants (et motivants).

Afin de prévoir mon futur et premier voyage en Amérique du Sud, je vais séjourner en Bolivie, à La Paz pour une durée d'un mois et demi entre novembre et décembre. Ainsi, j'ai quelques questions pour vous, voyageurs expérimentés. Quel comparateur de vol utilisez-vous pour effectuer vos réservations ? Quel site internet est le plus fiable, avec des prix justes ?

Quels sont les objets essentiels à emporter ? Quelles sont les températures pour cette période ? J'imagine que des vêtements chauds sont indispensables.

Je suis à la recherche d'adresses d'hôtels ayant un bon rapport qualité / prix ? Quels sont les hôtels que vous pouvez recommander les yeux fermé ? Avec un peu de confort sans avoir un prix excessif

Quels sont vos conseils pour transporter une bouteille de vin dans une valise ? Afin qu'elle arrive intacte à destination malgré tout les aléas du transport, pour ne pas avoir une valise décoré au vin.

Avez-vous des conseils pour un premier vol long courrier ? Faut-il s'équiper d'un petit coussin "de tête" pour mieux dormir pendant le vol ?

Quels lieux recommandez-vous de visiter à La Paz ? Quelles sont les villes proche de LP qui sont intéressantes à visiter comme Oruro ou Cochabamba ?

Je sais que la vie est moins chère, mais je n'ai pas d'idée précise. Combien coûte : un café, un déjeuner en restaurant, une nuit d'hôtel, un déplacement en taxi, une bière … ??? Pouvez-vous m'indiquer quelques prix pour me donner une idée ?

Est-ce qu'il est préférable de boire de l'eau en bouteille pour éviter des problèmes de santé ? Pendant combien de temps ? Tout le séjour ?

Quels sont vos conseils pour visiter Salar de Uyuni ? Combien de jours entre le départ et le retour à LP ? Quel est le coût global (utilisation des services d'un chauffeur sur place) ?

Par rapport au Mal des Montagnes, j'ai évoqué ce problème avec mon médecin et il est confiant à mon sujet, je vais boire du maté de coca et prévoir un programme reposant pour les premiers jours.

Quels sont les vaccins que vous avez fait ? Quels sont les vaccins proposés que vous n'avez pas fait ?

Est-ce qu'il y a une taxe aéroportuaire lors du retour en avion ? Si oui, de quel montant ?

Avez-vous prix une assurance spéciale déplacements / rapatriement pendant vos voyages en Bolivie ? Ou, est-ce que votre mutuelle couvre vos déplacements à l'étranger ? Quel est le meilleur choix entre assurance et mutuelle ?

Bon, j'ai déjà fait un petit tour sur le forum avant de poster ce message mais peut-être que j'ai loupé des posts intéressants. N'hésitez pas à m'indiquer les messages indispensables à lire, vous avez toute mon attention.

Bonne journée,

J.
Cherche à réunir séniors ou retraité(e)s style routard(e)s
by Abélios · 2014-07-23 · 1161 replies
Je cherche à réunir des Séniors ou Retraité(e)s style Routard(e)s pour envisager de voyager ensemble ou simplement échanger des infos sur ce forum. Si comme moi vous n'aimez pas voyager seuls, mais par contre vous voulez prendre du bon temps et partager des super moments, on peut peut-être dans un premier temps communiquer pour voir si nos profils correspondent. Plusieurs fois j'ai eu la chance de voyager avec des gens extras et j'ai dans mon sac-à-dos pleins de souvenirs formidables. Personnellement je conçois le voyage en transports locaux (quelque fois loc de 4x4), hébergements très simples (petits hôtels, aub. de jeunesse ou chez l'habitant), repas sur les marchés ou dans petites gargotes, maximum de contacts avec la population locale et convivialité et solidarité avec mes coéquipier(éres). Je suis prêt à partir en nov/déc 2014, je n'attends plus que l'occasion se présente ! Enfin ma motivation pour poster ce message: j'ai la chance de partager ma vie avec une femme formidable, son seul défaut : elle déteste les voyages ! Et moi c'est ma passion (Je pense que beaucoup sont dans mon cas!) Alors si vous vous reconnaissez laissez un message, je suis sûr que nous allons être nombreux à souhaiter faire connaissance.

Cordialement

Didier
Départ avec Malaysia Airlines en septembre 2014
by Mapias · 2014-07-19 · 56 replies
Bonjour,

suite au dernier évènement tragique concernant le crash de l'avion de la Malaysia Airlines du jeudi 17 juillet, je commence à m'inquiéter pour le voyage que j'ai déjà réservé avec cette compagnie à destination de Jakarta début septembre.

La compagnie semble en voie de proposer un remboursement pour les voyageurs qui souhaiteraient annuler leur prochain vol avec eux. Ce qui me fait peur, ce n'est finalement pas vraiment qu'il puisse y avoir encore un crash avec cette compagnie (disons qu'il faut essayer de ne pas être superstitieux) mais qu'elle puisse faire faillite et que d'ici septembre les vols soient annulés.

Qu'en pensez-vous ? Que feriez-vous ?

Merci
Notre traversée du désert de l'Atacama à vélo (Chili, Bolivie et Argentine)
by Lucbertrand · 2014-07-10 · 29 replies
A vélo dans l’Atacama (Chili, Bolivie et Argentine) Cette région d’Amérique du Sud m’a toujours fasciné, les raisons en sont multiples. En premier lieu, il s’agit du désert le plus aride du monde, certains endroits, de mémoire d’homme, n’auraient pas vu une goutte d’eau. Je me souviens dans ma jeunesse, de ma mère, férue d’histoires mystérieuses et d’autres énigmes. Elle me montrait ses livres élaborant les hypothèses les plus étonnantes, voire farfelues, sur les fameux pétroglyphes, localisés entre Pérou et Chili dans ces immensités qui dominent l’océan Pacifique. Plus récemment, je regardais les images magnifiques du Dakar, le journaliste était abasourdi de découvrir un cycliste seul au milieu de ce désert, loin de tout. Il a eu de ce fait un sujet tout trouvé pour son intervention télévisée quotidienne, son commentaire : en 4x4, nous montons ce col en trois heures et ce cycliste lourdement chargé met trois jours. Et pour terminer, il y a trois ans, lors d’une traversée de l’Amérique du Sud à vélo, j’avais effleuré ce désert mythique sur une distance de mille kilomètres de piste.

Voilà pourquoi l’idée de me confronter à vélo à ces immensités désertiques me trottait dans la tête. J’en fais part à mon épouse qui, me connaissant suffisamment, comprend à mon regard que je vais partir. Cela la terrorise un peu, cependant elle l’admet. Mais le fait que j’envisage ce périple seul, elle ne l’accepte pas. Pour ma défense, il faut reconnaître que trouver un compagnon pour ce genre d’aventure n’est pas chose aisée. Sans illusions, je mets une petite annonce sur différents sites de voyageurs. Quelques mois plus tard en avril 2013, un soir justement où nous recevons un camarade dans notre tanière vosgienne, un message me parvient : « Bonsoir je m’appelle Flora, je suis prof de sport et coach d’une équipe de basket suisse, j’habite à Martigny. Est-ce que ton projet tient toujours ? »

Voilà comment, par une belle journée de mai, mon épouse et moi allons déjeuner avec Flora au bord du lac d’Annecy. Elle est venue à vélo, nous en voiture ! Il ne faut pas longtemps pour nous jauger l’un l’autre. Le 16 octobre nous décollons de Saint-Exupéry, à Lyon, direction Arica au nord du Chili.

Le projet est d’envergure : d’Arica à la frontière péruvienne, rejoindre Santiago, en traversant le désert d’Atacama via la Bolivie et l’Argentine. À peu près 3000 kilomètres dont 1500 de pistes, souvent très difficiles, où il nous faudra pousser les vélos à plus de 4000 mètres d’altitude dans des conditions météorologiques adverses : forte chaleur la journée, grand froid la nuit et, quotidiennement, présence de vent violent dès dix heures du matin. Pour couronner le tout, nous ne savons pas très bien si nous pourrons trouver des points de ravitaillement régulièrement.

Arica, agglomération de 150 000 habitants, perdue dans le désert au bord du Pacifique. D’immenses dunes de sable cernent les habitations et semblent vouloir envahir les rues. Des hauteurs de la ville, nous regardons ces étendues de sable jusqu’à l’infini. Que nous semblons dérisoires avec nos vélos ! Flora ne marque pas la moindre appréhension. Je mets cela sur sa méconnaissance de ce qui nous attend. En effet, nous ne nous connaissons pas hors la première impression, nous étant vus deux heures seulement au cours d’un repas. Mais je me trompe, je vais découvrir durant ce mois et demi une jeune femme de 31 ans au moral plus que d’acier. Quelles que soient les conditions que nous allons rencontrer et parfois ce sera dur, pour ne pas dire plus, toujours souriante elle n’aura que deux expressions : c’est top, c’est cool. Dans cette ville nous faisons des provisions en prévoyant quinze jours d’autonomie. Les camarades que j’ai interrogés, qui connaissaient certains des tronçons de notre itinéraire, m’ont prévenu que nous cumulions les difficultés en enchaînant le tout. La base de notre ravitaillement, trois kilos de riz et deux de pâtes, auxquels nous ajoutons des boîtes de thon, du pain en sachet et des sucreries, ainsi que des pommes. Concernant l’eau, mon expérience des mille kilomètres effectués auparavant, me permet d’être assez optimiste, donc nous ne prenons que sept litres chacun. La charge de nos bagages est de l’ordre de trente kilos par monture.

Dans un premier temps à partir de l’altitude zéro, il s’agit de rejoindre la frontière bolivienne à Tombo Quemado en passant un col à 4600 mètres en 190 kilomètres de montée. Nous effectuons notre premier bivouac dans une gorge un peu en dehors de la route. La tente s’avère très efficace, spacieuse, facile à monter et très résistante au vent. Nous prenons vite nos marques, chacun sa tâche et nous allons fonctionner de cette façon durant 45 jours. Eh bien, parmi mes attributions, il y aura la vaisselle ! Tout s’est fait à l’instinct, en perspective de ce qui nous attend. Il faut dire qu’elle se réduit à pas grand-chose, nous mangeons dans la même petite gamelle.

Première erreur, et il n’y en aura que deux. Sur un mauvais renseignement de la veille, nous nous retrouvons sans eau et il fait 40 degrés, et encore 1800 mètres de dénivelé avant tout espoir d’en trouver. Heureusement, nous roulons encore sur une route goudronnée et, miracle, un camping-car passe et s’arrête. Il a une immatriculation française, varoise pour être précis. Voilà comment nous obtenons sept litres !

Quatre jours d’efforts nous mènent à la frontière, première nuit en Bolivie dans un coupe-gorge. Mon expérience traumatisante au Pérou, où je me suis fait dépouiller, est très instructive. Flora est une bonne élève qui apprend très vite, elle joue bien le rôle de cerbère. Depuis, lorsque nous prononçons le nom Tombo Quemado nous éclatons de rire. Une victime cependant, mon compteur.

Au petit matin, avec soulagement, nous fuyions cette agglomération frontalière. Les choses sérieuses commencent avec la disparition du goudron cap plein sud durant des semaines sur des pistes infernales entre 3600 et 5000 mètres d’altitude. Les vingt premiers kilomètres se passent bien entre ‘’poussage et roulage’’. Le panorama est sublime, gigantesques volcans, certains couverts de glace et d’autres exhumant des corolles de fumée. Entre six heures et dix heures du matin l’air est immobile dans ces contrées d’altitude, on est au paradis. Comme nous avons quitté la ville frontière inhospitalière très rapidement, il nous faut compléter nos réserves d’eau. Dans un village en apparence désert, nous remontons lentement les rues à l’écoute du moindre bruit. Ce qui nous conduit dans une cour, où on nous fournit à partir d’un puits le précieux liquide. Mais en plus de l’eau l’homme nous donne involontairement une mauvaise information, à cause du quiproquo sur un nom. Cela va nous conduire au second et dernier gros plantage de notre aventure. Nous nous retrouvons quelques heures plus tard dans une fournaise au milieu d’une zone totalement pulvérulente et inconsistante, plus du talc que du sable. Le moral en prend un grand coup, même Flora ne sourit plus ! Un unique et improbable camion passe, le chauffeur nous met en garde. Deux heures plus tard nous distinguons le véhicule au loin. Il revient dans notre direction. Nous l’arrêtons et montons. Il nous conduit dans un village au milieu de nulle part, Sacabaya. Le dépaysement est total, mais le moral est au plus bas. Plantés au bout de vingt kilomètres de piste alors que nous en avons 1500 à franchir. Hors le moral à zéro, je suis honteux car c’est moi qui ai préparé l’itinéraire. Après une nuit où nous sommes hébergés par une femme du village, nous avisons.

Ne jamais renoncer, le lendemain soir nous sommes à Sabaya, à proximité du salar de Coipasa. Nous reprenons nos marques, instantanément le moral remonte. Cependant la chaleur m’inquiète, on a subi plus de 40 degrés à 4000 mètres.

Mais le rythme s’établit et nous rentrons en harmonie avec la nature. Ce jour nous abattons 80 kilomètres dont 50 sur le salar de Coipasa. J’y étais déjà passé, mais la joie est toujours immense, d’autant plus que je le fais découvrir à Flora. Le moral continue son envolée pour atteindre les deux cents pour cent. Ayant coupé par des zones humides, paradoxe pour un désert très sec, nos vélos arborent d’énormes stalactites de sel. La journée se termine par un bivouac en bordure de salar. On a du mal à réaliser qu’on vit une telle situation dans un lieu aussi insolite. Mais la suite va être toujours plus incroyable. Le lendemain nous arrivons à Alcaya, cité précolombienne abandonnée depuis des siècles, où nous pouvons voir des momies vieilles de 5000 ans. L’air est tellement sec qu’elles sont conservées sans aucun aménagement en pleine montagne. Nous avons encore subi de très fortes chaleurs sur des pistes où s’élevaient en tourbillons des « dust devils ». J’ai moins bien résisté que Flora, ce qui se caractérise par un fort mal de tête, manifestement le début d’un coup de chaleur. Mais seul le vélo permet cette confrontation à la nature. Venir dans ces coins perdus en véhicule ne permet pas de prendre conscience des dimensions de notre planète. Je fais mienne la maxime de Saint-Exupéry : seule compte la démarche et non le but...

Le lendemain aux aurores nous poussons nos vélos le long d’un col raide au sommet duquel la vue porte sur le plus grand salar du monde, Uyuni, 11 000 kilomètres carrés. Je l’avais traversé d’ouest en est. Cette fois ce sera du nord au sud. Au centre de cette mer de sel se trouve l’île d’Incahuasi, haut lieu du tourisme. Le soir, toutes les personnes venues en voiture doivent partir. Seuls peuvent rester les cyclistes. Jour faste, Hugues l’Anglais, puis Javier l’Espagnol vont nous tenir compagnie. Ce sera une nuit grandiose. De quoi des fous de voyage à vélo vont-ils se parler ? Javier avec des trémolos d’effroi dans la voix, nous raconte sa traversé dantesque du Sud Lipez, désert de 400 kilomètres de sable et de lave entre 4000 et 5000 mètres d’altitude, balayé par un vent en furie. Nous y pénétrerons demain. Un regard à Flora, elle rigole. Je sais ce qu’elle pense : c’est top, c’est cool !



Un peu avant la tombée de la nuit, j’emmène mes camarades au sommet de l’île, pour assister à la disparition de l’astre du jour. Le vent souffle en bourrasques rageuses. Le spectacle est stupéfiant. J’y avais déjà assisté lors de mon premier passage. Nous hurlons tous les quatre notre bonheur devant cette nature gigantesque, qui passe par toutes les teintes du mauve au rouge, puis qui vire au noir sous une voûte étoilée d’un éclat intense. Les candélabres millénaires se découpent comme d’immenses pénitents marmoréens, figés pour l’éternité sous les terribles coups de boutoir d’Éole.

Au matin, un peu tristes, nous quittons nos camarades. Chacun sa route, Javier au nord, Hugues à l’est, et nous au sud, à l’attaque du Sud Lipez ! Pour tout amateur du voyage à vélo la traversée de ce désert de 400 kilomètres au cœur de l’Atacama représente la consécration. Tous les récits de ceux qui se sont lancés dans l’aventure mettent en exergue une expérience hors du commun, nécessitant un profond engagement physique et moral. Il faut y ajouter une patience à toute épreuve du fait des longs passages, trop raides ou trop instables, obligeant à pousser le vélo dans le sable ou la cendre volcanique. Les conditions météorologiques participent aussi à la réputation de cet itinéraire. Vent violent, chaleur la journée et grand froid la nuit sont des constantes de ce coin de désert particulièrement hostile. Se pose aussi la question du ravitaillement, tout spécialement en eau.

Chaque chose en son temps, vivons l’instant qui se présente. Tout d’abord rejoindre la bordure sud du salar. Dans ce matin calme, avant la tempête qui va, comme chaque jour à partir de dix heures, aller crescendo, nous nous imprégnons de ces immensités en toute tranquillité. La vue porte à plus de cent kilomètres. L’Amérique du Sud est à l’échelle des géants. Nous écoutons le bruit de nos pneus qui crissent sur les concrétions de sel. On pourrait s’imaginer sur un immense lac gelé. La trace de sortie apparaît d’abord comme un mince trait noir à dix kilomètres au moins, puis elle se transforme en une large piste. En effet, les chemins d’accès sont à ne pas manquer, si l’on veut éviter de pousser son vélo durant des heures avec du sable jusqu’aux moyeux. Ces dix jours et 400 kilomètres, comment les résumer en quelques lignes ? Oui le vent fut notre compagnon le plus assidu. Le sable et les scories volcaniques se sont ligués pour nous empêcher d’atteindre San Pedro de Atacama. Nous avons poussé nos vélos sur 60 kilomètres. La moyenne a toujours été faible, parfois ridicule. Par exemple, une étape de douze heures, plus de dix effectives sur ou à côté du vélo, à avancer à une vitesse d’escargot. Au bout de la journée, seulement 31 km au compteur ! Mais une superbe dynamique d’équipe nous transcendait. Souvent j’avais en ligne de mire les sacoches et le dos de Flora. Tel un bulldozer, elle traçait son sillon dans la pulvérulence, contre un vent en furie et sur un terrain qui montait dans le ciel. De temps en temps, elle se retournait et clamait à gorge déployée dans les bourrasques, avec son petit accent valaisan, son hymne au plaisir de se dépasser : c’est top, c’est cool !

Deux bivouacs fabuleux, l’un à Arbol de Piedra à 4600 mètres, et l’autre à près de 5000 au milieu de fumerolles volcaniques à Sol de Mañana. Les autres nuits dans des hébergements en dur, par exemple ce soir après une difficile séance contre un vent de tempête jusqu’à la nuit tombée, le douanier ferma la frontière et nous offrit son poste comme chambre à coucher. Des lagunes, constellées de flamants roses, qui déclinent leurs couleurs irréelles à l’infini. Et aussi de nouveaux compagnons de route, Daniel l’Allemand et Ron l’Américain, avec qui nous avons par moments partagé le vent et la poussière.

Après dix jours, on nous avait prédit que nous retrouverions le goudron comme une libération de l’enfer. Pour nous cet enfer, avait pris des airs de paradis et c’est un peu triste que nous le quittons. Mais nous ne savons pas encore que la prochaine étape de 500 kilomètres qui va nous conduire à Salta en Argentine, via le Paso Sico, va être du même acabit, encore plus sauvage.

Après une journée à San Pedro, nous voilà partis vers le Paso Sico, donné à 216 kilomètres. Les 80 premiers sont asphaltés. Là encore, il m’est très difficile en quelques lignes de vous parler de cette semaine qui va nous mener à Salta. Des lagunes et des montagnes encore et toujours aux couleurs les plus incroyables, des salars aux teintes roses, des multitudes de bosses à plus de 4500 mètres, des pistes où l’on pousse sans savoir quand cela va prendre fin. Mais heureusement un vent toujours favorable, qui parfois soulève de telles quantités de poussière, que l’on ne voit plus le sol. Nous étions obligés de nous arrêter de peur de nous percuter. Contrairement au Sud Lipez, il n’y a absolument aucun trafic sur la moitié du trajet. Encore un bivouac inimaginable à 4600 mètres, collés contre un gros rocher pour se protéger de la tempête. Mais une immense confiance en nous, toujours concentrés mais sereins. Quelles que soient les conditions, chacun son rôle, la tente autoportante montée en une minute, lestée avec nos lourdes sacoches et nous étions prêts à affronter les -10 degrés durant une longue nuit. La place me manque, je ne vous parlerai pas des mineurs, des postes de douane où personne ne passe, des villages argentins perdus dans les Andes, de la nationale 51, une horrible piste aux montées infinies et aux descentes vertigineuses…

De Salta, 500 km via Cafayate nous conduisent par des routes asphaltées à Conception, dans les mornes plaines d’Argentine, aux voies dangereuses du fait du fort trafic. On a roulé une journée sur la mythique "Ruta 40". Elle est pour les cyclistes au long cours le pendant de la route 66 aux USA pour les motards. Un saut en bus nous dépose à Mendoza, pour notre dernière étape jusqu’à Santiago 400 kilomètres et une dernière traversée de la Cordillère des Andes en passant au pied de l’Aconcagua. On ne peut pas faire cette association, Mendoza-Santiago, sans songer à l’incroyable aventure de l’Aéropostale. Des hommes intrépides, Guillaumet, Mermoz, Saint-Exupéry et d’autres ont érigé l’engagement extrême en mode de vie quotidien. Parfois ils sortaient de ces immenses montagnes enneigées à pied, après s’être crashés. Ils devaient leur survie à leur volonté inflexible et leur immense envie de vivre pour recommencer à voler au plus vite. Les mêmes pensées m’avaient habité lorsque j’avais suivi le Niémen au cours d’une traversée de l’Europe à vélo, en pensant à ces pilotes de chasse envoyés par le général de Gaulle se battre auprès de l'aviation russe contre l'armée allemande.

Le terme approche. Je suis partagé, je sais que mon épouse m’attend en souffrant de la séparation, comme moi d’ailleurs. Cependant, nous n’allons pas choisir la route la plus courte, mais celle qui passe par deux grands cols. Le premier s’atteint par une piste de 2500 mètres de dénivelé, débouchant sur un magnifique belvédère duquel on découvre l’Aconcagua.

Dernier jour, 92 kilomètres en bonne partie sur une autoroute au trafic dense, strictement interdite aux vélos, et plaisir suprême souvent sans bande de sécurité. Nous appuyons dur sur les pédales dans le petit matin brouillardeux. On croise des policiers. Notre avenir proche ne va-t-il pas être, au choix, en morceaux à la morgue ou au violon mais entiers ? 13 heures, nous sommes au centre de Santiago, Flora saute dans le premier bus pour Chiloé. J’irais bien, surtout que cette île est le royaume de la pêche à la mouche. Mais voilà, mon souhait était de me mesurer à l’Atacama à la loyale. Il est réalisé de la plus belle des façons, cependant j’ai bien peur que l’envoûtement ne soit toujours pas passé ! Continuer l’aventure avec Flora vers le sud me tente, mais ce sentiment de culpabilité qui ne me quitte jamais, du fait d’abandonner mon épouse, est en train de gagner une bataille. De plus, en début d’année 2013, il y a déjà eu le Mékong ! Je saute dans le premier avion.

En synthèse : c’était top, c’était cool et bise à Flora

You might also like