Results for "Afghanistan"
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Organismes humanitaires
Bonjour,
Pouvez m'aider a lister les organismes qui envoient en mission comme (poste type logisticien ou administratif ou autres ? - a preciser) : - la croix rouge - unicef - medecin sans frontiere - medecin du monde
et vous en connaissez d'autres ? qui font du recrutement ?
Personnelement je suis dans l'informatique depuis 4 ans et je recherche eventuellement a integrer un organisme et partir en mission a l'etranger...
Merci d"'avance pour votre aide, a+
Pouvez m'aider a lister les organismes qui envoient en mission comme (poste type logisticien ou administratif ou autres ? - a preciser) : - la croix rouge - unicef - medecin sans frontiere - medecin du monde
et vous en connaissez d'autres ? qui font du recrutement ?
Personnelement je suis dans l'informatique depuis 4 ans et je recherche eventuellement a integrer un organisme et partir en mission a l'etranger...
Merci d"'avance pour votre aide, a+
Recherche cabane sur la plage sur l'archipel des Whitsunday et l'île Fraze (Australie)
Bonjour,
J'ai amorcé une discussion dans la rubrique Divers (http://voyageforum.com/voyage/ou_trouver_une_cabane_une_plage_paradisiaques_D2801175) pour avoir des idées de destinations offrant une petite cabane sur la plage. Le "cahier des charges" est bien décrit dans cette discussion ...
Le Queensland me semble une bonne piste; je fais relativement confiance à l'Australie pour avoir encore des endroits "relativement" vierges quant aux aspects santé & sécurité (qui deviennent un critère quand on voyage avec une petite fille de 2 ans), on doit obtenir la note maximale.
Maintenant, l'Australie c'est grand ... On creusant un peu, on tombe rapidement sur l'archipel des Whitsunday et l'ile Frazer. Est-ce que quelqu'un a vu quelque chose qui pourrait correspondre à ce qu'on cherche dans ces 2 endroits? Ou ailleurs en Australie?
Merci
J'ai amorcé une discussion dans la rubrique Divers (http://voyageforum.com/voyage/ou_trouver_une_cabane_une_plage_paradisiaques_D2801175) pour avoir des idées de destinations offrant une petite cabane sur la plage. Le "cahier des charges" est bien décrit dans cette discussion ...
Le Queensland me semble une bonne piste; je fais relativement confiance à l'Australie pour avoir encore des endroits "relativement" vierges quant aux aspects santé & sécurité (qui deviennent un critère quand on voyage avec une petite fille de 2 ans), on doit obtenir la note maximale.
Maintenant, l'Australie c'est grand ... On creusant un peu, on tombe rapidement sur l'archipel des Whitsunday et l'ile Frazer. Est-ce que quelqu'un a vu quelque chose qui pourrait correspondre à ce qu'on cherche dans ces 2 endroits? Ou ailleurs en Australie?
Merci
Achat d'un bijou au Mexique?
Bonjour
Mon copain et moi avons l'intention de nous marier prochainement et nous quittons pour le Mexique en décembre. Je me demandais si bijoux sont intéressants dans ce pays et si les prix valent la peine pour acheter ma bague. Quels sont les pierres populaires ?
Lorsqu'on achète directement à Cancun ou Playa del Carmen, est-ce que je dois négocier les prix autant que dans les petits marchés ?
Merci à tous !!
Mon copain et moi avons l'intention de nous marier prochainement et nous quittons pour le Mexique en décembre. Je me demandais si bijoux sont intéressants dans ce pays et si les prix valent la peine pour acheter ma bague. Quels sont les pierres populaires ?
Lorsqu'on achète directement à Cancun ou Playa del Carmen, est-ce que je dois négocier les prix autant que dans les petits marchés ?
Merci à tous !!
Cherche avis de touristes français en Iran
Avec mon ami nous voulons partir en Iran le 4 août mais l'hésitation est toujours là alors que nous avons déjà les billets et les visas depuis 2 mois . quelqu'un saurai si des touristes français sont en ce moment sur place ? et comment se passe leur voyage ou si quelqu'un serait rentré ces dernières semaines juste question de se rassurer ... merci à tous . 😕
Kinésithérapeute cherche une mission humanitaire
Kiné diplomée d'etat, je recherche des associations ou organismes qui auraient besoin d'aide dans le domaine de la santé, et donc plus particulièrement de la kinesitherapie dans lequel je pourrai offrir mes compétences...
si quelqu'un connait des sites internets interessants à ce sujet ou mieux encore est deja parti faire de l'humanitaire dans ce domaine, merci d'avance de me donner qqes infos!!!
cordialement Marie
cordialement Marie
Apprentissage du persan
Bonjour,
Je sais qu'il y a un bon nombre de messages à ce sujet sur le forum, que j'ai pour la plupart lus; je m'intéresse à l'apprentissage du persan, mais une question me turlupine depuis un commentaire que j'ai lu par ici, qui consistait à dire que "le persan est plus difficile que le chinois". J'aimerais donc savoir ce qu'il en est. Est-ce vraiment une langue si complexe ? Si oui, quels en sont les aspects difficiles ( prononciation, grammaire... ) ? Quelqu'un a-t-il un peu d'expérience dans l'apprentissage de cette langue ? Pour moi ce n'est encore qu'un projet, je m'attaque en ce moment même à l'espagnol et au suédois... :P
Merci et bonne journée ;)
Je sais qu'il y a un bon nombre de messages à ce sujet sur le forum, que j'ai pour la plupart lus; je m'intéresse à l'apprentissage du persan, mais une question me turlupine depuis un commentaire que j'ai lu par ici, qui consistait à dire que "le persan est plus difficile que le chinois". J'aimerais donc savoir ce qu'il en est. Est-ce vraiment une langue si complexe ? Si oui, quels en sont les aspects difficiles ( prononciation, grammaire... ) ? Quelqu'un a-t-il un peu d'expérience dans l'apprentissage de cette langue ? Pour moi ce n'est encore qu'un projet, je m'attaque en ce moment même à l'espagnol et au suédois... :P
Merci et bonne journée ;)
Itinéraire Ouzbékistan-Kirghizstan de fin juillet à début août
Bonjour,
Nous partons en couple 3 semaines pour une boucle au départ de Tashkent qui devrait nous permettre de découvrir les richesses de l'Ouzbekistan et du Kirghizstan. C'est une grande première pour nous, nous n'avons jamais visité l'Asie Centrale !
Notre itinéraire devrait être le suivant :
1 jour :Tashkent 2 jours : Ourgentch-Khiva 3 jours : Boukhara 2 jours : Samarcande 1 jour : Tashkent 1 jour : Vallée du Fergana 1 jour : Och 1 jour : Bichkek 3 jours :Lac Issyk Kul 2 jours : Bichkek 1 jour : Tashkent
Temps en rab pour les transits et les coups de coeur : 4 jours
Si la 1er partir du voyage, de Tashkent à Samarcande, ne nous inquiète pas trop, nous sommes vraiment preneurs de conseils pour la vallée du Fergana et le lac Issyk Kul.
Vallée du Fergana : est-ce une région sûre ? Le passage de la frontière au niveau de Och se fait-il facilement.
Lac Issyk Kul : avez vous des conseils pour que nous profitions au mieux de cette partie du voyage ? Nous pensions dormir une 1ere nuit à Cholpon Ata puis passer 2 nuits à Karakol. Avez-vous de bonnes adresses ? Nous avons été un peu refroidis par les messages parlant de racket dans la région... Qu'en est-il ?
1000 fois merci pour votre aide et nous espérons pouvoir partager des bons plans avec vous au retour !
Cdmnt,
Lebroch
Nous partons en couple 3 semaines pour une boucle au départ de Tashkent qui devrait nous permettre de découvrir les richesses de l'Ouzbekistan et du Kirghizstan. C'est une grande première pour nous, nous n'avons jamais visité l'Asie Centrale !
Notre itinéraire devrait être le suivant :
1 jour :Tashkent 2 jours : Ourgentch-Khiva 3 jours : Boukhara 2 jours : Samarcande 1 jour : Tashkent 1 jour : Vallée du Fergana 1 jour : Och 1 jour : Bichkek 3 jours :Lac Issyk Kul 2 jours : Bichkek 1 jour : Tashkent
Temps en rab pour les transits et les coups de coeur : 4 jours
Si la 1er partir du voyage, de Tashkent à Samarcande, ne nous inquiète pas trop, nous sommes vraiment preneurs de conseils pour la vallée du Fergana et le lac Issyk Kul.
Vallée du Fergana : est-ce une région sûre ? Le passage de la frontière au niveau de Och se fait-il facilement.
Lac Issyk Kul : avez vous des conseils pour que nous profitions au mieux de cette partie du voyage ? Nous pensions dormir une 1ere nuit à Cholpon Ata puis passer 2 nuits à Karakol. Avez-vous de bonnes adresses ? Nous avons été un peu refroidis par les messages parlant de racket dans la région... Qu'en est-il ?
1000 fois merci pour votre aide et nous espérons pouvoir partager des bons plans avec vous au retour !
Cdmnt,
Lebroch
Vers l'Orient dans les années 1970
Beaucoup de gens traversent la vie à un rythme pépère marqué par une succession de petits événements d’une tranquillité relative. D’autres, une minorité peut-être, passent par des étapes bouleversantes qui les marquent à tout jamais. J’appartiens à cette deuxième catégorie. L’une des expériences les plus marquantes de ma vie s’est déroulée dans les années 1970 et quelques, au Pakistan. Si j’ai pensé à plusieurs reprises qu’il vaudrait la peine de la « coucher sur papier », je ne l’ai pas fait jusqu’ici. C’est à peine si j’en ai raconté quelques fragments à mes meilleurs amis. La raison en est que bien des aspects de cette histoire sont très personnels, et aussi que la disponibilité des autres, même proches, est souvent limitée. De plus, une vie très active ne m’a pas laissé beaucoup de temps libre pour me mettre à écrire.
C’est une évidence que le « net », du fait qu’on peut y garder son anonymat, ouvre des portes nouvelles à la communication. Un forum de voyage est le site idéal pour raconter mon aventure: elle a été aussi bien un voyage dans une contrée exotique qu’un voyage psychologique. Je pourrais écrire pour ma propre satisfaction, celle de replonger dans mes souvenirs, et pourquoi aurais-je besoin d’en faire part à d’autres, surtout à des inconnus ? Mais écrire pour un public force à la concentration, et on devient plus exigeant avec soi-même. C’est pour cela donc que je vais maintenant tenter de pêcher dans les eaux profondes de ma mémoire, et offrir mes prises sur les étals de VF.
Quelques amis autour de moi avaient été en Inde, au Népal ou dans d’autres pays de cette région, et en parlaient avec émerveillement. Je brûlais de rejoindre le club de ces voyageurs et de moi aussi partir à la découverte. J’avais fait un premier voyage de France vers l’Inde, ou pour être plus exact dans la direction de l’Inde, que j’avais poussé jusqu’en Afghanistan. C’était pendant les vacances d’été, entre mes études. L’Afghanistan m’avait tellement plu que, de retour en France, je n’avais qu’une idée en tête : repartir et pousser plus loin le plus tôt possible. Ayant économisé au maximum pendant toute une année, sur mes très faibles rentrées d’argent, je pouvais me payer un aller-retour Paris-Kaboul avec Aryana Afghan Airlines, pour reprendre ma route là où j’avais dû l’interrompre l’année d’avant.
Bien que mon aventure se soit déroulée au Pakistan, il faut que je commence par mon premier voyage vers l’est, une mise en scène, disons. Cela intéressera peut-être ceux qui n’ont pas eu la chance d’y aller, et cela rappellera sans aucun doute bien des choses à ceux qui comme moi y ont été.
En Grèce J’avais fait de l’auto-stop à partir de Strasbourg. Allemagne du sud, Autriche, Yougoslavie. J’avais trouvé ce pays plutôt misérable, surtout après avoir passé Belgrade. Des images tirées de Tintin chez les Soviets me revenaient à l’esprit. Je marchais dans les faubourgs de Nis, qui est maintenant je crois la capitale de la Macédoine, où il n’y avait qu’un trafic léger de quelques bagnoles et de carrioles tirées par des chevaux. La nuit tombait et il n’y avait que quelques maigres loupiotes pour éclairer la route. J’avais acheté un pain dans une boulangerie, qui était loin d’avoir le pimpant d’une boulangerie française. Les hommes qui faisaient la queue ne m’avaient pas jeté un coup d’œil, je n’étais probablement qu’un va-nu-pieds comme tant d’autres et ne dépareillais pas trop. Le pain était infâme, dur et avec du gravillon mélangé à la farine. Mais j’avais, pour quelques sous, quelque chose dans le ventre.
Après une semaine de voyage, j’arrivais à la frontière de la Grèce. Il n’y avait qu’une douzaine de véhicules sortant de Yougoslavie pour entrer en Grèce, contre des centaines dans le sens contraire. La guerre entre la Turquie et la Grèce avait été déclarée le jour-même. Peu importe, j’avais été pris par des Français qui tenaient absolument à aller en Grèce, qu’ils connaissaient bien et qu’ils aimaient. Deux jours plus tard, je m’étais retrouvé à Athènes, et je ne me rappelle plus comment mais ayant fait la connaissance d’un Américain qui allait retrouver des amis de famille (pas des grecs), je l’avais accompagné et j’avais passé deux jours dans leur villa aux abords de la ville, à me la couler douce, jouer aux échecs etc. Une fois, j’avais cherché sur le poste radio et trouvé de la musique un peu plus intéressante, on m’avait immédiatement reproché d’avoir mis la radio sur un poste turc ! Je pensais « payer » mon accueil par la bonne compagnie que j’offrais, mais il était clair que je n’étais en fait qu’un pique-assiette et que je n’allais pas rester longtemps le bienvenu. De plus, je commençais à m’ennuyer, je trouvais ces gens trop bourgeois à mon goût. J’étais donc prêt à repartir. La route vers l’est était bien sûr fermée, du coup je m’étais dit que peut-être je pouvais aller dans les îles grecques et de là passer en Turquie quand cette vilaine affaire se serait tassée.
Je m’étais retrouvé à camper sur l’île de Chios, dans la mer Égée, sur le terrain derrière un petit hôtel familial. Les gens étaient d’une très grande gentillesse et avaient le cœur sur la main. Ils m’avaient pris en affection, s’amusaient de mon installation précaire au milieu des cailloux et des buissons, m’offraient le matin un grand bol de lait de chèvre chaud, pouah !, mais au moins j’avais quelque chose dans le ventre et gratis. Plus tard dans la journée, quand je revenais de ballade, il y avait toujours quelques hommes et femmes attablés sur la terrasse devant l’hôtel, et on m’invitait régulièrement à boire un petit ouzo avec eux: « Ouzo ennaki ! », ou était-ce « Enno ouzaki » ?, disaient-ils en rigolant, le verre porté haut en l’air. Un vieil homme qui vivait dans une masure au bord de la plage m’avait aussi invité à boire un coup et j’avais eu beaucoup de mal à le dissuader de tuer un poulet pour me faire à manger. Je ne connaissais pas un mot de Grec, mais j’essayais de baragouiner un peu. Je me rappelle quelques mots seulement : « nero », « krassi », « kannavi », « evkharisto poli », « parakallo ». Je trouvais cette langue tout à fait splendide. J’ai lu, bien plus tard, quelques très bons livres sur les anciens grecs, qui me fascinent et dont on ne dit pas assez à quel point ils ont transmis des éléments fondamentaux de la civilisation occidentale. On dit que le Grec est une langue indo-européenne, mais il est très probable qu’il y a dans cette langue, ancienne aussi bien que moderne, des sous-strates linguistiques qui précèdent la surface indo-européenne. Mais assez dit sur le sujet, que d’autres connaîtront bien mieux que moi. Je serai heureux, bien sûr, d’entamer une discussion sur la Grèce antique. Une chose dont je me souviens, c’est que Chios passe pour être le pays d’origine de Homère.
La nuit, on voyait les lumières de Çesme, en Turquie (prononcer « Tcheshmé »). Ce n’était vraiment pas loin, à quelques kilomètres, mais il était bien sûr impossible d’y aller. Les gens de l’île étaient effrayés par les Turcs si proches. Ils disaient « plus jamais, nous ne parlerons à ces gens ! ». Il n’y avait presque aucun touriste sur l’île, peut-être à cause de son éloignement, au nord, par rapport aux autres îles grecques, ou à cause de la guerre. Au bout de quelques jours, comme il était évident que ma route vers l’est n’allait pas passer par Çesme, j’étais revenu à Athènes. C’est peut-être sur le bateau ou sur le port que j’avais rencontré un Suisse Allemand avec lequel j’allais faire quelques jours de route, et que je vais appeler Peter pour faute de mieux. Si je me rappelle bien, il travaillait pour une organisation internationale, peut-être pour une branche de l’ONU. En tout cas, il connaissait très bien la région et se débrouillait assez bien en Grec, et comme j’avais pu m’en rendre compte par la suite, en Turc également. Il était plein de son expérience récente à Chypres, dont il revenait, où le gros du conflit entre les Grecs et les Turcs avait fait rage. C’est avec lui et peut-être un autre compagnon de fortune que j’avais pris le train pour remonter vers le nord de la Grèce, car on venait d’annoncer un armistice et nous avions eu écho que la frontière avec la Turquie était maintenant ouverte.
Sur des tronçons entiers de l’autoroute qui longeait la voie ferrée, les pylônes avaient été coupés ras, pour paraît-il permettre aux avions d’atterrir. Le soir, nous étions aux abords de la frontière, et nous pouvions entrevoir dans la pénombre des concentrations de troupes dans la campagne. Le train n’avait alors plus que deux fourgons, car il n’y avait que quelques voyageurs, une vingtaine au plus pour continuer vers la Turquie dans ce premier train qui passait la frontière depuis le commencement des combats. Immédiatement après avoir passé la frontière, des soldats turcs bien armés étaient montés et passaient le train au peigne fin. Plus intéressant, deux ou trois Turcs en civil, costume-cravatte, venaient s’asseoir pour bavarder avec les voyageurs. Celui qui s’installa dans mon compartiment nous offrit des cigarettes, passa de l’anglais à l’allemand quand il apprit de Peter qu’il était Suisse Allemand, puis échangea quelques mots en français assez correct avec moi. Il avait l’air très à l’aise, et je n’aurais pas été étonné, si un de nos compagnons avait été Hongrois ou Espagnol, qu’il passât facilement à leurs langues respectives. Il nous demanda si nous avions vu des mouvements de troupes du côté grec. Bien sûr, nous ne dirent pas un mot, allégeant d’avoir dormi à la tombée de la nuit. La conversation était polie et plaisante, mais il était hors de question que nous entrions dans le jeu des services de renseignements turcs.
« Suite au prochain numéro ! »
C’est une évidence que le « net », du fait qu’on peut y garder son anonymat, ouvre des portes nouvelles à la communication. Un forum de voyage est le site idéal pour raconter mon aventure: elle a été aussi bien un voyage dans une contrée exotique qu’un voyage psychologique. Je pourrais écrire pour ma propre satisfaction, celle de replonger dans mes souvenirs, et pourquoi aurais-je besoin d’en faire part à d’autres, surtout à des inconnus ? Mais écrire pour un public force à la concentration, et on devient plus exigeant avec soi-même. C’est pour cela donc que je vais maintenant tenter de pêcher dans les eaux profondes de ma mémoire, et offrir mes prises sur les étals de VF.
Quelques amis autour de moi avaient été en Inde, au Népal ou dans d’autres pays de cette région, et en parlaient avec émerveillement. Je brûlais de rejoindre le club de ces voyageurs et de moi aussi partir à la découverte. J’avais fait un premier voyage de France vers l’Inde, ou pour être plus exact dans la direction de l’Inde, que j’avais poussé jusqu’en Afghanistan. C’était pendant les vacances d’été, entre mes études. L’Afghanistan m’avait tellement plu que, de retour en France, je n’avais qu’une idée en tête : repartir et pousser plus loin le plus tôt possible. Ayant économisé au maximum pendant toute une année, sur mes très faibles rentrées d’argent, je pouvais me payer un aller-retour Paris-Kaboul avec Aryana Afghan Airlines, pour reprendre ma route là où j’avais dû l’interrompre l’année d’avant.
Bien que mon aventure se soit déroulée au Pakistan, il faut que je commence par mon premier voyage vers l’est, une mise en scène, disons. Cela intéressera peut-être ceux qui n’ont pas eu la chance d’y aller, et cela rappellera sans aucun doute bien des choses à ceux qui comme moi y ont été.
En Grèce J’avais fait de l’auto-stop à partir de Strasbourg. Allemagne du sud, Autriche, Yougoslavie. J’avais trouvé ce pays plutôt misérable, surtout après avoir passé Belgrade. Des images tirées de Tintin chez les Soviets me revenaient à l’esprit. Je marchais dans les faubourgs de Nis, qui est maintenant je crois la capitale de la Macédoine, où il n’y avait qu’un trafic léger de quelques bagnoles et de carrioles tirées par des chevaux. La nuit tombait et il n’y avait que quelques maigres loupiotes pour éclairer la route. J’avais acheté un pain dans une boulangerie, qui était loin d’avoir le pimpant d’une boulangerie française. Les hommes qui faisaient la queue ne m’avaient pas jeté un coup d’œil, je n’étais probablement qu’un va-nu-pieds comme tant d’autres et ne dépareillais pas trop. Le pain était infâme, dur et avec du gravillon mélangé à la farine. Mais j’avais, pour quelques sous, quelque chose dans le ventre.
Après une semaine de voyage, j’arrivais à la frontière de la Grèce. Il n’y avait qu’une douzaine de véhicules sortant de Yougoslavie pour entrer en Grèce, contre des centaines dans le sens contraire. La guerre entre la Turquie et la Grèce avait été déclarée le jour-même. Peu importe, j’avais été pris par des Français qui tenaient absolument à aller en Grèce, qu’ils connaissaient bien et qu’ils aimaient. Deux jours plus tard, je m’étais retrouvé à Athènes, et je ne me rappelle plus comment mais ayant fait la connaissance d’un Américain qui allait retrouver des amis de famille (pas des grecs), je l’avais accompagné et j’avais passé deux jours dans leur villa aux abords de la ville, à me la couler douce, jouer aux échecs etc. Une fois, j’avais cherché sur le poste radio et trouvé de la musique un peu plus intéressante, on m’avait immédiatement reproché d’avoir mis la radio sur un poste turc ! Je pensais « payer » mon accueil par la bonne compagnie que j’offrais, mais il était clair que je n’étais en fait qu’un pique-assiette et que je n’allais pas rester longtemps le bienvenu. De plus, je commençais à m’ennuyer, je trouvais ces gens trop bourgeois à mon goût. J’étais donc prêt à repartir. La route vers l’est était bien sûr fermée, du coup je m’étais dit que peut-être je pouvais aller dans les îles grecques et de là passer en Turquie quand cette vilaine affaire se serait tassée.
Je m’étais retrouvé à camper sur l’île de Chios, dans la mer Égée, sur le terrain derrière un petit hôtel familial. Les gens étaient d’une très grande gentillesse et avaient le cœur sur la main. Ils m’avaient pris en affection, s’amusaient de mon installation précaire au milieu des cailloux et des buissons, m’offraient le matin un grand bol de lait de chèvre chaud, pouah !, mais au moins j’avais quelque chose dans le ventre et gratis. Plus tard dans la journée, quand je revenais de ballade, il y avait toujours quelques hommes et femmes attablés sur la terrasse devant l’hôtel, et on m’invitait régulièrement à boire un petit ouzo avec eux: « Ouzo ennaki ! », ou était-ce « Enno ouzaki » ?, disaient-ils en rigolant, le verre porté haut en l’air. Un vieil homme qui vivait dans une masure au bord de la plage m’avait aussi invité à boire un coup et j’avais eu beaucoup de mal à le dissuader de tuer un poulet pour me faire à manger. Je ne connaissais pas un mot de Grec, mais j’essayais de baragouiner un peu. Je me rappelle quelques mots seulement : « nero », « krassi », « kannavi », « evkharisto poli », « parakallo ». Je trouvais cette langue tout à fait splendide. J’ai lu, bien plus tard, quelques très bons livres sur les anciens grecs, qui me fascinent et dont on ne dit pas assez à quel point ils ont transmis des éléments fondamentaux de la civilisation occidentale. On dit que le Grec est une langue indo-européenne, mais il est très probable qu’il y a dans cette langue, ancienne aussi bien que moderne, des sous-strates linguistiques qui précèdent la surface indo-européenne. Mais assez dit sur le sujet, que d’autres connaîtront bien mieux que moi. Je serai heureux, bien sûr, d’entamer une discussion sur la Grèce antique. Une chose dont je me souviens, c’est que Chios passe pour être le pays d’origine de Homère.
La nuit, on voyait les lumières de Çesme, en Turquie (prononcer « Tcheshmé »). Ce n’était vraiment pas loin, à quelques kilomètres, mais il était bien sûr impossible d’y aller. Les gens de l’île étaient effrayés par les Turcs si proches. Ils disaient « plus jamais, nous ne parlerons à ces gens ! ». Il n’y avait presque aucun touriste sur l’île, peut-être à cause de son éloignement, au nord, par rapport aux autres îles grecques, ou à cause de la guerre. Au bout de quelques jours, comme il était évident que ma route vers l’est n’allait pas passer par Çesme, j’étais revenu à Athènes. C’est peut-être sur le bateau ou sur le port que j’avais rencontré un Suisse Allemand avec lequel j’allais faire quelques jours de route, et que je vais appeler Peter pour faute de mieux. Si je me rappelle bien, il travaillait pour une organisation internationale, peut-être pour une branche de l’ONU. En tout cas, il connaissait très bien la région et se débrouillait assez bien en Grec, et comme j’avais pu m’en rendre compte par la suite, en Turc également. Il était plein de son expérience récente à Chypres, dont il revenait, où le gros du conflit entre les Grecs et les Turcs avait fait rage. C’est avec lui et peut-être un autre compagnon de fortune que j’avais pris le train pour remonter vers le nord de la Grèce, car on venait d’annoncer un armistice et nous avions eu écho que la frontière avec la Turquie était maintenant ouverte.
Sur des tronçons entiers de l’autoroute qui longeait la voie ferrée, les pylônes avaient été coupés ras, pour paraît-il permettre aux avions d’atterrir. Le soir, nous étions aux abords de la frontière, et nous pouvions entrevoir dans la pénombre des concentrations de troupes dans la campagne. Le train n’avait alors plus que deux fourgons, car il n’y avait que quelques voyageurs, une vingtaine au plus pour continuer vers la Turquie dans ce premier train qui passait la frontière depuis le commencement des combats. Immédiatement après avoir passé la frontière, des soldats turcs bien armés étaient montés et passaient le train au peigne fin. Plus intéressant, deux ou trois Turcs en civil, costume-cravatte, venaient s’asseoir pour bavarder avec les voyageurs. Celui qui s’installa dans mon compartiment nous offrit des cigarettes, passa de l’anglais à l’allemand quand il apprit de Peter qu’il était Suisse Allemand, puis échangea quelques mots en français assez correct avec moi. Il avait l’air très à l’aise, et je n’aurais pas été étonné, si un de nos compagnons avait été Hongrois ou Espagnol, qu’il passât facilement à leurs langues respectives. Il nous demanda si nous avions vu des mouvements de troupes du côté grec. Bien sûr, nous ne dirent pas un mot, allégeant d’avoir dormi à la tombée de la nuit. La conversation était polie et plaisante, mais il était hors de question que nous entrions dans le jeu des services de renseignements turcs.
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Histoire russe
Après plusieurs années à profiter de chaque instant de libre pour bourlinguer aux quatre coins de la Russie, à parcourir des kilomètres d'étendues quasiment désertiques, à passer de villes en villes, de villages en villages, de campagnes en forêts, de montagnes en rivières, à partager shashliki et vodka avec des hommes et des femmes d'un peu partout...il ne m'était jamais venu à l'esprit d'écrire un carnet de voyage. Et je ne l'ai pas fait. Sans doute parce que certaines choses se vivent bien mieux qu'elles ne se racontent.
J'ai eu l'occasion, néanmoins, au cours de mes pérégrinations, de rencontrer des gens dont la vie, les histoires, m'ont particulièrement ému. Et c'est cela que je voudrais raconter. Des tranches de vie, des instants dans l'existence d'hommes et de femmes dont le monde ignore le nom et qui ne seront jamais que des silhouettes lointaines et sans consistance pour la plus grande majorité de la population mondiale. Des gens ordinaires qui ne sont ni des sages, ni des artistes, ni des philosophes. Des gens nés quelque part et qui essaient tant bien que mal de se construire une vie. Mais des gens qui m'ont fait aimer ce pays, qui se sont contentés d'être ce qu'ils étaient et qui m'ont permis de lever un peu le voile sur cette fameuse "âme russe" que personne n'arrive jamais vraiment à saisir.
J'ai changé les noms, je ne dis pas d'où ils viennent, je romance un peu, mais sans trahir, je crois, la réalité que j'ai pu constater. Ce que je raconte là, c'est ce que j'ai vu, entendu, ressenti. C'est un petit bout de la Russie, telle que je l'ai connue, avec mon regard de française.
Youri, le désabusé
Lorsqu’un étranger demande à Youri où il vit, le vieil homme a bien du mal à fournir une réponse précise. La ville de N… est au nord, toujours plus au Nord. Pas le Nord qu’on connaît, pas le Nord féérique. Juste le Nord, en plein centre, encore au Nord. Bien au-delà de la zone où les hommes normaux s’aventurent.
Lorsqu’un étranger demande à Youri ce qu’il fait dans la vie, le vieil homme a bien du mal à fournir une réponse précise. Il travaille à la poissonnerie, comme tout le monde ici, mais son poste n’est pas vraiment défini, à chemin entre l’homme à tout faire et le bouche trou qu’on appelle en renfort en fonction des besoins. Ce qu’il sait c’est qu’il est en bas de l’échelle. Sa femme, Katya, le lui répète suffisamment, les rares fois où ils échangent plus de dix mots.
Lorsqu’un étranger demande à Youri de lui conter ses rêves, Youri hausse les sourcils, regarde un moment dans le vide, et finit par sourire. « Une bouteille de vodka et une femme bien ronde ».
Youri trouve qu’il travaille trop. Ses mains lui font mal, son dos souffre des longues heures à trimballer des caisses et son chef est un crétin. Et quand il ne travaille pas, Youri s’ennuie.
La ville de N… n’est pas une ville. C’est un ensemble de bâtiments organisés autour de la poissonnerie. A une époque, Youri s’en souvient, vivre là, c’était bien. Les bâtiments étaient neufs, les salaires étaient payés à la fin du mois, il y avait même un théâtre.
Le théâtre a fermé depuis longtemps et le bâtiment est devenu une ruine où les jeunes se retrouvent le soir pour picoler. Les immeubles ne tiennent plus debout que grâce à l’intervention de forces obscures. Et il y a bien longtemps que l’argent liquide a disparu de la ville (sauf peut-être du coffre du directeur). Les salaires sont désormais payés sous la forme d’un compte ouvert à l’épicerie.
Youri aime bien l’épicerie, c’est bien la seule distraction du coin. Mais il n’aime pas Nadia, la propriétaire. Il aurait bien été tenté pourtant de faire quelque chose avec elle. Elle a une poitrine généreuse et un arrière train tout aussi généreux. Youri aime bien les femmes qui ont des formes, alors que Katya, elle, est plus maigre qu’une vieille planche de bois pourri.
Nadia, personne ne sait d’où elle vient. Un matin, elle est arrivée à N…, a posé ses valises, a racheté l’épicerie qui périclitait et elle n’est plus jamais partie. Peut-être a-t-elle essayé un jour de raconter son histoire, mais nul ne s’en souvient. Les rumeurs sur cette femme étrange avaient déjà pris le dessus. Tant et si bien que les histoires les plus folles circulent sur son compte. Youri a entendu dire qu’elle venait de Perm, qu’elle avait été mariée et mère d’un enfant. On dit également que son fils serait mort en Afghanistan. Quant à son mari, il aurait été arrêté et serait mort en prison. Les plus informés prétendent même que son mari lui faisait vivre un enfer et que, pour se débarrasser de ce tyran qui la battait comme plâtre, elle l’aurait elle-même dénoncé, sous de faux prétextes. Youri ne sait pas si c’est vrai, mais une chose est sûre Nadia n’aime pas les hommes.
Et les hommes n’aiment pas Nadia. Elle dirige son commerce d’une main de maître et inscrit chaque achat dans son grand cahier. Elle contrôle tout, sait tout et a toujours un regard désapprobateur quand Youri vient acheter une bouteille. Par solidarité féminine, sans doute, elle contrôle tous ce que les hommes achètent. Elle s’assure ainsi qu’il restera suffisamment de crédit sur le compte pour ce qu’elle appelle les dépenses utiles. Youri ne voit pas en quoi une bouteille serait une dépense inutile. Mais il ne peut rien contre la toute puissance de Nadia et son grand cahier – maudit soit-il !
Pour contourner la tyrannie de Nadia, Youri et ses amis se sont organisés. Ils n’achètent leur vodka qu’à tour de rôle, afin de ne pas éveiller ses soupçons. A une époque, Youri envoyait sa fille, Dacha. Nadia était folle d’elle et ne pouvait rien lui refuser. Mais Dacha est partie et Youri est obligé de négocier avec les autres pour avoir sa ration de vodka. Ces derniers temps, la bouteille coûtait un paquet de vraies cigarettes, pas les trucs horribles qu’on fume d’ordinaire par ici. Youri regrette parfois que Dacha soit partie.
Dacha trouvait que la vie ici était une vie de chien. Un jour, elle a fait ses valises et elle a quitté la ville avec un jeune imbécile. Elle est partie pour Moscou, pour devenir mannequin. C’est vrai qu’elle est jolie Dacha. Youri ne s’est jamais posé de questions sur ce qu’elle pouvait bien faire. Jusqu’au jour où Dima lui a dit ce qu’il arrivait aux jeunes filles de province qui venaient à Moscou pour être mannequin. « Elles finissent sur le trottoir, a-t-il dit. Et les plus chanceuses trainent dans les hôtels de luxe pour trouver un mari étranger et obtenir un passeport ». Youri lui a cassé la figure. Il aimait bien Dacha et il ne veut pas qu’on dise cela d’elle. Ça le rend triste d’imaginer sa petite fille toute seule, loin de lui.
Et Katya est devenue insupportable depuis que sa fille est partie. Elle est tout le temps sur son dos, à vérifier ce qu’il fait, ce qu’il dit, à lui reprocher de ne pas avoir d’ambition. Youri en a eu pourtant de l’ambition. A une époque, il avait décidé de devenir livreur pour la poissonnerie. Les livreurs sont les plus chanceux. Ils restent assis derrière leur volant tandis que ceux comme Youri chargent la marchandise. Ensuite, ils partent vers des destinations que Youri trouve exotiques. Et certains d’entre eux touchent même un vrai salaire, en espèces sonnantes et trébuchantes. Alors Youri a obtenu son permis de conduire. Il avait mis de côté juste ce qu’il fallait pour payer l’examinateur. Il lui aurait suffi ensuite d’être muté au service des livreurs, pour ça aussi, il avait réuni l’argent.
Mais il a tout planté. Le jour où il a eu son permis, il a fait la fête avec des amis. Ruslan avait une voiture. Youri a voulu l’essayer, il était ivre. Les GAItchiki l’ont arrêté et il a perdu son permis. Il pensait pourtant que tout irait bien. Son beau-frère est flic et Youri était sûr qu’il l’aiderait. Mais le beau-frère n’a rien fait et Youri a du oublier tous ses rêves de liberté. Le lendemain, il repartait transporter des caisses et Katya reprenait ses reproches.
Youri vient de finir sa journée, il est fatigué. Ses mains, son dos, il ne sent presque plus rien depuis le temps. Il ne veut pas rentrer chez lui. Il se dirige vers l’épicerie, la seule distraction de la ville. Il faut qu’il trouve deux compagnons pour s’offrir une bouteille. On ne boit pas tout seul, c’est un principe. Et des principes, on n’en manque pas par ici. Dima a dit qu’il serait au veux théâtre ce soir. Alors Youri déambule dans les rues pour le retrouver. La ville est sinistre dans cet endroit que même le soleil a fui. Et tous les hommes ont le même regard hagard et vide. Youri se demande comment il va faire pour pouvoir obtenir une bouteille. Il sait que Nadia veille. Et que Katya l’attend. Il s’arrête soudain et lève les yeux vers le ciel blanc. Il y a dans l’air un parfum d’été, de cet été sans chaleur qui peine à réchauffer les cœurs. Il songe aux rêves qu’il aurait pu avoir. Durant un instant, aussi éphémère qu’un flocon de neige, un léger sourire se dessine sur ses lèvres et ses yeux brillent. Une vieille Zhiguli passe dans la rue, Youri secoue la tête, hausse les épaules et reprend sa route, armé de cette certitude inébranlable : si les rêves étaient faits pour se réaliser, ce ne serait plus des rêves.
J'ai eu l'occasion, néanmoins, au cours de mes pérégrinations, de rencontrer des gens dont la vie, les histoires, m'ont particulièrement ému. Et c'est cela que je voudrais raconter. Des tranches de vie, des instants dans l'existence d'hommes et de femmes dont le monde ignore le nom et qui ne seront jamais que des silhouettes lointaines et sans consistance pour la plus grande majorité de la population mondiale. Des gens ordinaires qui ne sont ni des sages, ni des artistes, ni des philosophes. Des gens nés quelque part et qui essaient tant bien que mal de se construire une vie. Mais des gens qui m'ont fait aimer ce pays, qui se sont contentés d'être ce qu'ils étaient et qui m'ont permis de lever un peu le voile sur cette fameuse "âme russe" que personne n'arrive jamais vraiment à saisir.
J'ai changé les noms, je ne dis pas d'où ils viennent, je romance un peu, mais sans trahir, je crois, la réalité que j'ai pu constater. Ce que je raconte là, c'est ce que j'ai vu, entendu, ressenti. C'est un petit bout de la Russie, telle que je l'ai connue, avec mon regard de française.
Youri, le désabusé
Lorsqu’un étranger demande à Youri où il vit, le vieil homme a bien du mal à fournir une réponse précise. La ville de N… est au nord, toujours plus au Nord. Pas le Nord qu’on connaît, pas le Nord féérique. Juste le Nord, en plein centre, encore au Nord. Bien au-delà de la zone où les hommes normaux s’aventurent.
Lorsqu’un étranger demande à Youri ce qu’il fait dans la vie, le vieil homme a bien du mal à fournir une réponse précise. Il travaille à la poissonnerie, comme tout le monde ici, mais son poste n’est pas vraiment défini, à chemin entre l’homme à tout faire et le bouche trou qu’on appelle en renfort en fonction des besoins. Ce qu’il sait c’est qu’il est en bas de l’échelle. Sa femme, Katya, le lui répète suffisamment, les rares fois où ils échangent plus de dix mots.
Lorsqu’un étranger demande à Youri de lui conter ses rêves, Youri hausse les sourcils, regarde un moment dans le vide, et finit par sourire. « Une bouteille de vodka et une femme bien ronde ».
Youri trouve qu’il travaille trop. Ses mains lui font mal, son dos souffre des longues heures à trimballer des caisses et son chef est un crétin. Et quand il ne travaille pas, Youri s’ennuie.
La ville de N… n’est pas une ville. C’est un ensemble de bâtiments organisés autour de la poissonnerie. A une époque, Youri s’en souvient, vivre là, c’était bien. Les bâtiments étaient neufs, les salaires étaient payés à la fin du mois, il y avait même un théâtre.
Le théâtre a fermé depuis longtemps et le bâtiment est devenu une ruine où les jeunes se retrouvent le soir pour picoler. Les immeubles ne tiennent plus debout que grâce à l’intervention de forces obscures. Et il y a bien longtemps que l’argent liquide a disparu de la ville (sauf peut-être du coffre du directeur). Les salaires sont désormais payés sous la forme d’un compte ouvert à l’épicerie.
Youri aime bien l’épicerie, c’est bien la seule distraction du coin. Mais il n’aime pas Nadia, la propriétaire. Il aurait bien été tenté pourtant de faire quelque chose avec elle. Elle a une poitrine généreuse et un arrière train tout aussi généreux. Youri aime bien les femmes qui ont des formes, alors que Katya, elle, est plus maigre qu’une vieille planche de bois pourri.
Nadia, personne ne sait d’où elle vient. Un matin, elle est arrivée à N…, a posé ses valises, a racheté l’épicerie qui périclitait et elle n’est plus jamais partie. Peut-être a-t-elle essayé un jour de raconter son histoire, mais nul ne s’en souvient. Les rumeurs sur cette femme étrange avaient déjà pris le dessus. Tant et si bien que les histoires les plus folles circulent sur son compte. Youri a entendu dire qu’elle venait de Perm, qu’elle avait été mariée et mère d’un enfant. On dit également que son fils serait mort en Afghanistan. Quant à son mari, il aurait été arrêté et serait mort en prison. Les plus informés prétendent même que son mari lui faisait vivre un enfer et que, pour se débarrasser de ce tyran qui la battait comme plâtre, elle l’aurait elle-même dénoncé, sous de faux prétextes. Youri ne sait pas si c’est vrai, mais une chose est sûre Nadia n’aime pas les hommes.
Et les hommes n’aiment pas Nadia. Elle dirige son commerce d’une main de maître et inscrit chaque achat dans son grand cahier. Elle contrôle tout, sait tout et a toujours un regard désapprobateur quand Youri vient acheter une bouteille. Par solidarité féminine, sans doute, elle contrôle tous ce que les hommes achètent. Elle s’assure ainsi qu’il restera suffisamment de crédit sur le compte pour ce qu’elle appelle les dépenses utiles. Youri ne voit pas en quoi une bouteille serait une dépense inutile. Mais il ne peut rien contre la toute puissance de Nadia et son grand cahier – maudit soit-il !
Pour contourner la tyrannie de Nadia, Youri et ses amis se sont organisés. Ils n’achètent leur vodka qu’à tour de rôle, afin de ne pas éveiller ses soupçons. A une époque, Youri envoyait sa fille, Dacha. Nadia était folle d’elle et ne pouvait rien lui refuser. Mais Dacha est partie et Youri est obligé de négocier avec les autres pour avoir sa ration de vodka. Ces derniers temps, la bouteille coûtait un paquet de vraies cigarettes, pas les trucs horribles qu’on fume d’ordinaire par ici. Youri regrette parfois que Dacha soit partie.
Dacha trouvait que la vie ici était une vie de chien. Un jour, elle a fait ses valises et elle a quitté la ville avec un jeune imbécile. Elle est partie pour Moscou, pour devenir mannequin. C’est vrai qu’elle est jolie Dacha. Youri ne s’est jamais posé de questions sur ce qu’elle pouvait bien faire. Jusqu’au jour où Dima lui a dit ce qu’il arrivait aux jeunes filles de province qui venaient à Moscou pour être mannequin. « Elles finissent sur le trottoir, a-t-il dit. Et les plus chanceuses trainent dans les hôtels de luxe pour trouver un mari étranger et obtenir un passeport ». Youri lui a cassé la figure. Il aimait bien Dacha et il ne veut pas qu’on dise cela d’elle. Ça le rend triste d’imaginer sa petite fille toute seule, loin de lui.
Et Katya est devenue insupportable depuis que sa fille est partie. Elle est tout le temps sur son dos, à vérifier ce qu’il fait, ce qu’il dit, à lui reprocher de ne pas avoir d’ambition. Youri en a eu pourtant de l’ambition. A une époque, il avait décidé de devenir livreur pour la poissonnerie. Les livreurs sont les plus chanceux. Ils restent assis derrière leur volant tandis que ceux comme Youri chargent la marchandise. Ensuite, ils partent vers des destinations que Youri trouve exotiques. Et certains d’entre eux touchent même un vrai salaire, en espèces sonnantes et trébuchantes. Alors Youri a obtenu son permis de conduire. Il avait mis de côté juste ce qu’il fallait pour payer l’examinateur. Il lui aurait suffi ensuite d’être muté au service des livreurs, pour ça aussi, il avait réuni l’argent.
Mais il a tout planté. Le jour où il a eu son permis, il a fait la fête avec des amis. Ruslan avait une voiture. Youri a voulu l’essayer, il était ivre. Les GAItchiki l’ont arrêté et il a perdu son permis. Il pensait pourtant que tout irait bien. Son beau-frère est flic et Youri était sûr qu’il l’aiderait. Mais le beau-frère n’a rien fait et Youri a du oublier tous ses rêves de liberté. Le lendemain, il repartait transporter des caisses et Katya reprenait ses reproches.
Youri vient de finir sa journée, il est fatigué. Ses mains, son dos, il ne sent presque plus rien depuis le temps. Il ne veut pas rentrer chez lui. Il se dirige vers l’épicerie, la seule distraction de la ville. Il faut qu’il trouve deux compagnons pour s’offrir une bouteille. On ne boit pas tout seul, c’est un principe. Et des principes, on n’en manque pas par ici. Dima a dit qu’il serait au veux théâtre ce soir. Alors Youri déambule dans les rues pour le retrouver. La ville est sinistre dans cet endroit que même le soleil a fui. Et tous les hommes ont le même regard hagard et vide. Youri se demande comment il va faire pour pouvoir obtenir une bouteille. Il sait que Nadia veille. Et que Katya l’attend. Il s’arrête soudain et lève les yeux vers le ciel blanc. Il y a dans l’air un parfum d’été, de cet été sans chaleur qui peine à réchauffer les cœurs. Il songe aux rêves qu’il aurait pu avoir. Durant un instant, aussi éphémère qu’un flocon de neige, un léger sourire se dessine sur ses lèvres et ses yeux brillent. Une vieille Zhiguli passe dans la rue, Youri secoue la tête, hausse les épaules et reprend sa route, armé de cette certitude inébranlable : si les rêves étaient faits pour se réaliser, ce ne serait plus des rêves.
Situation actuelle dans le sud-est de l'Iran? (début juin 2009)
Bonjour,
nous souhaiterions nous rendre en juillet dans le sud est de l'Iran, vers la frontière afghane : vers iranshasr, bam, zahedan, zabol, bîrjand, puis jusqu'à mashhad. quelle est la situation dans le coin, au niveau des controles, barrages routiers, sécurité... ?
merci pour votre aide et vos infos !
Canada day et festivals d'été au Québec?
Bonjour à tous et toutes
Il semblerait que la fête nationale canadienne soit le 1er juillet. Je devrais me trouver sur place à cette date et j'aimerais savoir dans quelles grandes villes canadiennes le Canada day est le plus animée (feu d'artifice, concerts, spectacles...) et où les festivités sont entièrement gratuites. L'été marque le rendez-vous des festivals, spectacles... J'aimerais savoir (uniquement pour la région du Québec) quels grands festivals, spectacles sont les plus spectaculaires au mois de juillet et août. J'aimerais avoir votre avis sur le spectacle historique Tapiskwan Sipi qui a lieu le 4 juillet à trois rivières ainsi que le festival du homard qui a lieu mi-juillet à Summerside à l'île du PE.
Il semblerait que la fête nationale canadienne soit le 1er juillet. Je devrais me trouver sur place à cette date et j'aimerais savoir dans quelles grandes villes canadiennes le Canada day est le plus animée (feu d'artifice, concerts, spectacles...) et où les festivités sont entièrement gratuites. L'été marque le rendez-vous des festivals, spectacles... J'aimerais savoir (uniquement pour la région du Québec) quels grands festivals, spectacles sont les plus spectaculaires au mois de juillet et août. J'aimerais avoir votre avis sur le spectacle historique Tapiskwan Sipi qui a lieu le 4 juillet à trois rivières ainsi que le festival du homard qui a lieu mi-juillet à Summerside à l'île du PE.
Paris-Moscou en stop
Bonjour,
Nous sommes deux jeunes étudiants motivés pour partir en stop de paris à moscou, cet été pendant trois semaines. On voudrait passer par l'Allemagne, la Pologne et l'Ukraine, et si nous avons le temps faire une petite halte aussi en Moldavie. Pourriez vous nous faire partager vos expériences, si jamais vous avez eu la possibilité de voyager en stop dans ces pays là, ou si vous avez quelques connaissances en matière légale concernant la législation en vigueur dans ces pays. Merci d'avance et a bientôt!
Nous sommes deux jeunes étudiants motivés pour partir en stop de paris à moscou, cet été pendant trois semaines. On voudrait passer par l'Allemagne, la Pologne et l'Ukraine, et si nous avons le temps faire une petite halte aussi en Moldavie. Pourriez vous nous faire partager vos expériences, si jamais vous avez eu la possibilité de voyager en stop dans ces pays là, ou si vous avez quelques connaissances en matière légale concernant la législation en vigueur dans ces pays. Merci d'avance et a bientôt!
Élections législatives indiennes 2009: les résultats
Aujourd'hui devraient être connus les résultats (plus ou moins) définitifs des élections législatives en Inde.
Trois grandes coalitions s'opposent :
L'UPA (United Progressive Alliance), mené par le Parti du Congrès, actuellement au pouvoir, avec à sa tête Manmohan Singh le Premier Ministre (mais surtout Sonia Gandhi, belle-fille d'Indira)... On va dire que c'est le "centre"...
Le NDA (National Democratic Alliance), mené par le Bharatya Janata Party, parti de droite nationaliste Hindou, avec à sa tête Lal Krishna Advani...
Et le "Troisième Front", constitué d'une multitude de partis plus ou moins régionaux (en majorité des partis communistes), sans oublier les partis indépendants...
A 18h30, heure locale, l'opposition a reconnu sa défaite. Sonia Gandhi annonce que Manmohan Singh sera reconduit au poste de PM. Le tour de son fils, Rahul Gandhi attendra, sans doute pas la fin de la législature, le grand âge de Singh, et sa santé chancelante "aidant" le (pour l'instant) peu charismatique Rahul à accéder à la fonction... Il devrait en attendant, donc, et pour se "faire la main", devenir le prochain ministre de l'Education.
A 18h30, heure locale, l'opposition a reconnu sa défaite. Sonia Gandhi annonce que Manmohan Singh sera reconduit au poste de PM. Le tour de son fils, Rahul Gandhi attendra, sans doute pas la fin de la législature, le grand âge de Singh, et sa santé chancelante "aidant" le (pour l'instant) peu charismatique Rahul à accéder à la fonction... Il devrait en attendant, donc, et pour se "faire la main", devenir le prochain ministre de l'Education.
Italie: voyage en Toscane et en Ombrie suite au tremblement de terre d'avril 2009
Nous devions partir ce vendredi en Toscane et Ombrie accompagnés de nos 4 enfants dont un bébé de 2 mois. Malheureusement nous nous posons la question de ce voyage suite au tragique tremblement de terre qui s'est déroulé dans le centre de l'Italie.
Nous hésitons beaucoup, tout d'abord par respect pour les populations touchées même si notre périple ne devait pas passer par la région concernée et aussi par crainte de répliques sismiques éventuelles en Ombrie (ce qui est déjà arrivé à Assise il y a une dizaine d'années...)
Qu'en pensez vous?
D'autres personnes sont sans doute dans la même situation que nous.
Merci de votre aide
Que valent les voyages organisés pour l'Ouzbékistan?
Bonjour,
J'aimerais, un jour, aller faire un tour du côté des villes mythiques en Ouzbékistan. J'ai vu ces deux sites :
http://www.deserts.fr/fiche.aspx?type=C&code=3534
http://www.nomade-aventure.com/recherche/fiche.asp?codeCircuit=120&from=&pageRetour=recherche
Que valent ces voyages ??
bien ou arnaque ??
Si quelqu'un a déjà fait j'aimerais un ou des avis.
Merci beaucoup
http://www.deserts.fr/fiche.aspx?type=C&code=3534
http://www.nomade-aventure.com/recherche/fiche.asp?codeCircuit=120&from=&pageRetour=recherche
Que valent ces voyages ??
bien ou arnaque ??
Si quelqu'un a déjà fait j'aimerais un ou des avis.
Merci beaucoup
Études en Afrique du Sud
voila j'ai 20 ans et je suis belge, contrairement a beaucoup de discusion sur les etudes a l'etranger. j'aimerai faire mes etudes de commerce exterieur en afrique du sud mais les faire dans leur totalité et ne pas y rester qu'une seule année. est-ce réellement envisageable?que dois-je faire?
est-ce vraiment si dangereux ou est-ce seulement la peur de l'inconnu?on m'a dit aussi que la bas pour les "brigands" la vie ne valait pas grand chose et que beaucoup de gens y etaient racistes?
j'aimerai beaucoup en savoir plus sur les etudes et en second plan la "violence"..seulement pour rassurer mon entourage
en esperant avoir des reponses de votre part:)
Voyage à Saint-Pétersbourg en camping-car
Qui connaît l'entreprise italo-russe qui organise des voyages en camping-car en Russie notamment à Saint-Petersbourg ?
Ces voyages sont tentants, mais, tout celà semble un peu compliqué. L'entreprise dispose d'un site internet en Français et d'une adresse en France. J'ai reçu un catalogue que j'avais demandé sur ce site : il a été posté ... au Maroc.
Quelqu'un pourrait-il faire part de son expérience avec cette entreprise ?
Merci d'avance.
Quelques infos sur le voyage que nous préparons dans les Pays Baltes sur : http://leuropeencamping-car.blogs-de-voyage.fr/ rubrique "En projet"
Quelqu'un pourrait-il faire part de son expérience avec cette entreprise ?
Merci d'avance.
Quelques infos sur le voyage que nous préparons dans les Pays Baltes sur : http://leuropeencamping-car.blogs-de-voyage.fr/ rubrique "En projet"
Algérien demande un visa pour la France, Suisse ou l'espace Shengen?
Bonjour, à tous, j'aimerais avoir des renseignements concrets pour un algérien demandant un visa pour la france ou la suisse ou l'espace shengen?? Lequel entre celà serait le plus simple à obtenir???
Sachant que la personne à de la famille en suisse!! et qu'il a deja fait des demandent de visa mais aucune n'a été acceptée!! Ne sachant pas pour quel motif!!
Quels visa serait le mieu à demander??
Si vous avez une adresse internet à mettre pour regarder les informations??
Toutes aide est la bienvenue merci d'avance!!
En espérant avoir des renseignements concrets !!
Merci à tous!! A bientot
Quels visa serait le mieu à demander??
Si vous avez une adresse internet à mettre pour regarder les informations??
Toutes aide est la bienvenue merci d'avance!!
En espérant avoir des renseignements concrets !!
Merci à tous!! A bientot
Demi-soeur indonésienne du président américain Barack Obama
dans la serie on n a pas fini de rire, et en remerciement anticipe d obama a sa grande soeur...
accueil >> actualités : amériques >> 19 janv. 2009 INDONÉSIE • Souvenirs d'enfance de la demi-sœur indonésienne d'Obama La demi-sœur du président Barack Obama, Lia Soetoro, reverra son frère le 20 janvier à Washington pour la première fois depuis trente-sept ans. Elle a confié ses souvenirs d'enfance au quotidien indonésien Tempo.
Barack Obama au milieu de ses camarades de classe indonésiens, à la din des années soixante
DR Un jour de 1969, dans le quartier de Menteng Dalam, à Jakarta, un gros garçon noir marche en tenant la main d'une fillette coiffée de deux nattes. Ils se dirigent vers un kiosque pour acheter cinq stylos à la demande de leur mère. Mais voilà qu'en chemin ils croisent "l'ennemi". Quatre enfants du quartier bousculent le frère et la sœur. Ils le traitent, lui, de "singe". La fillette tombe, se blesse au genou et rentre en pleurant à la maison. Les deux victimes ne sont autres que Barack Hussein Obama, aujourd'hui président élu des Etats-Unis, et Lia Soetoro, sa grande demi-sœur, adoptée par Lolo Soetoro, le beau-père indonésien d'Obama, deux ans avant que ce dernier et sa mère ne quittent Hawaii pour s'installer dans la capitale indonésienne.
Aujourd'hui, Lia Soetoro, surnommée Mbak Non, a 51 ans. Elle est ravie parce qu'elle a été invitée à assister aux premières loges à l'investiture d'Obama après avoir été contactée en novembre dernier par des aides de camp de son petit frère. La promesse lui a été faite par une dénommée Luth, membre de l'équipe de Maya Kassandra Soetoro, la petite sœur d'Obama née du mariage de sa mère avec Lolo Soetoro.
Enfant, Mbak Non était très proche de Barry . "Nous dormions dans la même chambre, dans deux lits séparés", raconte Lia. Les murs de la chambre étaient tapissés de dessins d'Obama et il y avait une armoire pleine de ses jouets, dont des masques et des "angklung" . A la maison, le frère et la sœur jouaient sans cesse ensemble quand Barry rentrait de l'école catholique Fransiskus Strada Asisi. Il y fut scolarisé pour ses deux premières classes de primaire, avant de passer à l'école publique de Besuki. Selon une source de Tempo, Barry était enregistré à l'école catholique en tant que protestant et comme musulman à l'école publique. "C'est parce que c'est son beau-père musulman qui l'a inscrit, explique Mbak Non. D'ailleurs, il faisait souvent la prière musulmane avec les autres enfants pendant les cours de religion. Mais jamais à la maison." En revanche, chaque dimanche, il se rendait avec sa mère à l'église de Tebet, dans le sud de Jakarta. Mais Ann Dunham, sa mère, n'a jamais décoré de sapin pour Noël.
Mbak Non dit être tombée des nues en apprenant la candidature de son petit frère à l'élection présidentielle américaine. "Quand il était petit, il rêvait de construire des avions et des voitures, précise-t-elle. Mais c'est vrai qu'il s'amusait souvent à faire des discours en anglais devant ses parents. Il me demandait de me tenir debout derrière lui, sans avoir le droit de bouger ni même de me gratter." Barry agaçait souvent sa grande sœur, car il ne voulait jamais s'arrêter de jouer au chat et à la souris comme dans Tom et Jerry, un de ses dessins animés préférés. "Il lui arrivait souvent de vomir sur son lit et de faire pipi dans un sac plastique par flemme d'aller aux toilettes", confie Mbak Non. Barry avait par ailleurs une habitude inquiétante : il était somnambule. "C'est pourquoi sa mère fermait souvent notre chambre à clé de l'extérieur", se souvient Lia qui n'a pas revu son petit frère depuis trente-sept ans.
Faisal Assegaf Tempo
accueil >> actualités : amériques >> 19 janv. 2009 INDONÉSIE • Souvenirs d'enfance de la demi-sœur indonésienne d'Obama La demi-sœur du président Barack Obama, Lia Soetoro, reverra son frère le 20 janvier à Washington pour la première fois depuis trente-sept ans. Elle a confié ses souvenirs d'enfance au quotidien indonésien Tempo.
Barack Obama au milieu de ses camarades de classe indonésiens, à la din des années soixante
DR Un jour de 1969, dans le quartier de Menteng Dalam, à Jakarta, un gros garçon noir marche en tenant la main d'une fillette coiffée de deux nattes. Ils se dirigent vers un kiosque pour acheter cinq stylos à la demande de leur mère. Mais voilà qu'en chemin ils croisent "l'ennemi". Quatre enfants du quartier bousculent le frère et la sœur. Ils le traitent, lui, de "singe". La fillette tombe, se blesse au genou et rentre en pleurant à la maison. Les deux victimes ne sont autres que Barack Hussein Obama, aujourd'hui président élu des Etats-Unis, et Lia Soetoro, sa grande demi-sœur, adoptée par Lolo Soetoro, le beau-père indonésien d'Obama, deux ans avant que ce dernier et sa mère ne quittent Hawaii pour s'installer dans la capitale indonésienne.Aujourd'hui, Lia Soetoro, surnommée Mbak Non, a 51 ans. Elle est ravie parce qu'elle a été invitée à assister aux premières loges à l'investiture d'Obama après avoir été contactée en novembre dernier par des aides de camp de son petit frère. La promesse lui a été faite par une dénommée Luth, membre de l'équipe de Maya Kassandra Soetoro, la petite sœur d'Obama née du mariage de sa mère avec Lolo Soetoro.
Enfant, Mbak Non était très proche de Barry . "Nous dormions dans la même chambre, dans deux lits séparés", raconte Lia. Les murs de la chambre étaient tapissés de dessins d'Obama et il y avait une armoire pleine de ses jouets, dont des masques et des "angklung" . A la maison, le frère et la sœur jouaient sans cesse ensemble quand Barry rentrait de l'école catholique Fransiskus Strada Asisi. Il y fut scolarisé pour ses deux premières classes de primaire, avant de passer à l'école publique de Besuki. Selon une source de Tempo, Barry était enregistré à l'école catholique en tant que protestant et comme musulman à l'école publique. "C'est parce que c'est son beau-père musulman qui l'a inscrit, explique Mbak Non. D'ailleurs, il faisait souvent la prière musulmane avec les autres enfants pendant les cours de religion. Mais jamais à la maison." En revanche, chaque dimanche, il se rendait avec sa mère à l'église de Tebet, dans le sud de Jakarta. Mais Ann Dunham, sa mère, n'a jamais décoré de sapin pour Noël.
Mbak Non dit être tombée des nues en apprenant la candidature de son petit frère à l'élection présidentielle américaine. "Quand il était petit, il rêvait de construire des avions et des voitures, précise-t-elle. Mais c'est vrai qu'il s'amusait souvent à faire des discours en anglais devant ses parents. Il me demandait de me tenir debout derrière lui, sans avoir le droit de bouger ni même de me gratter." Barry agaçait souvent sa grande sœur, car il ne voulait jamais s'arrêter de jouer au chat et à la souris comme dans Tom et Jerry, un de ses dessins animés préférés. "Il lui arrivait souvent de vomir sur son lit et de faire pipi dans un sac plastique par flemme d'aller aux toilettes", confie Mbak Non. Barry avait par ailleurs une habitude inquiétante : il était somnambule. "C'est pourquoi sa mère fermait souvent notre chambre à clé de l'extérieur", se souvient Lia qui n'a pas revu son petit frère depuis trente-sept ans.
Faisal Assegaf Tempo
Ouzbékistan: bons coins à part la trilogie Samarcande-Khiva-Bukhara?
bonsoir,
A part l'incontournable trilogie :"Samarcande-Khiva-Bukhara" quels sont les bons coins en dehors des sentiers balisés que vous pouvez nous conseiller. Pas forcemment du grandiose mais de l'originalité : villages, paysages, marchés colorés, populations particulières etc... qui valent le détour
merci











