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Trajet France - Mali à vélo (de septembre à janvier): formalités de visas actuellement
Bonjour tout le monde,
Début septembre je projette de faire le trajet France-Mali à vélo en passant par l'Espagne, le Maroc, la Mauritanie et le Sénégal.
J'ai déjà fait ce trajet il y a 2 ans (sauf entrée au Mali à cause des événements en déc 12) mais les règles aux frontières ont changées.
J'ai vu quelques posts relatifs à l'obtention des visas mauritaniens et sénégalais.
Merci SVP de me dire si je me gourre :
Visa mauritanie : je le demande au poste frontière maroc/mauritanie à Guergarat. Il est donné dans la journée à priori. Toujours 340 dirrham ?
Visa sénégal : je fais un pré-enrôlement sur le site du snedai, je paye en ligne et attend le reçu de paiement. Avec ce reçu je vais direct à l'ambassade du Sénégal à Nouakchott et dépose ma demande avec copie de 3 première pages du passeport. Il faut faire la demande combien de temps à l'avance avant de se pointer à l'ambassade ? Y'a pas moyen de payer directement son visa à l'ambassade ?
Frontière Mauritanie/Sénégal. Le poste de Rosso ne m'enchante guère : mauvais souvenirs (des problèmes de harcèlements la dernière fois). J'envisage le poste frontière de Diama. Ma question est de savoir, comme c'est à priori une piste, si elle est praticable à vélo ? Disons sableuse ou pas (à vélo, sable = galère) ? Pas de soucis particulier non plus si je me pointe avec mon visa en poche à ce poste-là ? La route va directement à Rosso par Tiquent, mais où se prend la piste pour aller à Diama ? J'ai bien une carte, mais pas assez précise.
Frontière Sénégal/Mali. Je compte passer la frontière au poste de "Kidira" et demander mon visa sur place. C'est toujours possible ? et Combien ça coûte en CFA ?
Merci d'avance si vous avez des infos et éclaircissements sur ces quelques questions que je me pose. Bruno
Visa mauritanie : je le demande au poste frontière maroc/mauritanie à Guergarat. Il est donné dans la journée à priori. Toujours 340 dirrham ?
Visa sénégal : je fais un pré-enrôlement sur le site du snedai, je paye en ligne et attend le reçu de paiement. Avec ce reçu je vais direct à l'ambassade du Sénégal à Nouakchott et dépose ma demande avec copie de 3 première pages du passeport. Il faut faire la demande combien de temps à l'avance avant de se pointer à l'ambassade ? Y'a pas moyen de payer directement son visa à l'ambassade ?
Frontière Mauritanie/Sénégal. Le poste de Rosso ne m'enchante guère : mauvais souvenirs (des problèmes de harcèlements la dernière fois). J'envisage le poste frontière de Diama. Ma question est de savoir, comme c'est à priori une piste, si elle est praticable à vélo ? Disons sableuse ou pas (à vélo, sable = galère) ? Pas de soucis particulier non plus si je me pointe avec mon visa en poche à ce poste-là ? La route va directement à Rosso par Tiquent, mais où se prend la piste pour aller à Diama ? J'ai bien une carte, mais pas assez précise.
Frontière Sénégal/Mali. Je compte passer la frontière au poste de "Kidira" et demander mon visa sur place. C'est toujours possible ? et Combien ça coûte en CFA ?
Merci d'avance si vous avez des infos et éclaircissements sur ces quelques questions que je me pose. Bruno
Comptines bozo (Mali)
Cinq comptines bozo
L'étymologie des verbes compter et conter est commune : le verbe latin computare qui signifie "calculer, compter, lister, énumérer". Dans ce sens, un conte n'est rien d'autre qu'un récit oral consistant de "rendre compte" des évènements passés, et ce de façon chronologique et séquentielle. Et le mot comptine aussi peut se référer à cette origine. Le dictionnaire Larousse.fr donne la définition suivante : "Formule que récitent les enfants pour déterminer, par le compte des syllabes, celui à qui un rôle sera dévolu dans leurs jeux." Les comptines, mélodiques et rythmiques, récitées ou chantées, comportent toujours une rime ou une assonance et accompagnent souvent un jeu ou un enchaînement de mouvements. Les comptines servent donc à désigner, (dé)partager, énumérer et éliminer, ou absolument parlant, elle sont surtout et avant tout là pour le plaisir.
Aujourd'hui, le terme de comptine est utilisé par extension pour désigner des chansonnettes, des jeux de doigts, des jeux dansés, des rondes, des brefs poèmes, des formulettes aux sonorités étranges, des formules magiques, le premier apprentissage langagier etc. etc. Souvent, la comptine est la première "histoire" racontée à un enfant. La plupart d'elles sont très anciennes et – comme les dictons, les proverbes, les vieilles chansons, les contes, les devinettes ou les légendes aussi – transmises par la tradition orale, depuis des siècles de génération en génération. Les comptines n'ont pas de significations rationnelles, mais sont une jonglerie avec des mots choisis pour leur sonorité, avec des mots inventés, ou avec des onomatopées et allitérations..
Dans quasiment toutes les civilisations, les comptines sont bien connues et estimées par les enfants. Chez les Bozo au MALI également ...
– en bozo-sorogaama :
– en français :
L’oiseau blanc Oiseau blanc, il ne faut pas défèquer là où ma tante blanche lave ses habits. Ma tante blanche, il ne faut pas laver tes habits là où défèque l’oiseau blanc.
Morceau de tronc Un morceau de tronc a soulevé mon oncle, le tronc a pété. Mon oncle a soulevé un tronc, le tronc a pété.
Ma grand-mère La vieille peau de ma grand-mère, la vieille corbeille de ma grand-mère, tout est rempli de graines de pastèque d’il y a deux ans.
La lune La lune a dit un, je dis un. La lune a dit deux, je dis deux. La lune a dit trois, je dis trois. La lune a dit quatre, je dis quatre. La lune a dit cinq, je dis cinq. La lune a dit six, je dis six. La lune a dit sept, je dis sept. La lune a dit huit, je dis huit. La lune a dit neuf, je dis neuf. La lune a dit dix, je dis dix.
Le cheval et mon oncle Mon oncle a sauté. Il a saisi les couilles du cheval. Le cheval a sauté. Mon oncle a saisi les couilles du cheval.
– traduction :
Kònu kuo kònu – kuo oiseau – blanc L'oiseau blanc
Kònu kuo a main an kuo kònu – kuo – a – main – an – kuo oiseau – blanc – il – SBJnég – tu – défèquer Oiseau blanc, il ne faut pas défèquer
N tòrò kuo juu nyèniguò ni n – tòrò – kuo – juu – nyèni-guò – ni ma – tante – blanche – habit – laver-lieu – dans là où ma tante blanche lave ses habits.
N tòrò kuo, a main juu nyèni n – tòrò – kuo – a – main – juu – nyèni ma – tante – blanche – il – SBJnég – habit – laver Ma tante blanche, il ne faut pas laver tes habits
Kònu kuo kuoguò ni. kònu – kuo – kuo-guò – ni oiseau – blanc – défèquer-lieu – dans là où défèque l’oiseau blanc.
Kundu kundu morceau de tronc Un morceau de tronc
Kundu n keu tien kundu – n – keu – tien morc.d.tr. – mon – oncle – soulever Un morceau de tronc a soulevé mon oncle
Kundu n tuon kundu – n – tuon morc.d.tr. – PREF – péter le tronc a pété
N keu kundu tien n – keu – kundu – tien mon – oncle – morc.d.tr. – soulever Mon oncle a soulevé un tronc
Kundu n tuon kundu – n – tuon morc.d.tr. – PREF – péter le tronc a pété
N tata n – tata ma – grand-mère Ma grand-mère
N tata kuron sire n – tata – kuron – sire ma – grand-mère – peau – vieille La vieille peau de ma grand-mère
N tata bara sire n – tata – bara – sire ma – grand-mère – corbeille – vieille la vieille corbeille de ma grand-mère
A saan pata a – saan – pata le – tout – être rempli tout est rempli de
Sògòsa saarakuòn sògòsa – saara-kuòn il y a 2 ans – pastèque-graine graines de pastèque d'il y a 2 ans
Kiu kiu lune La lune
Kiu yo sana, n yo sana kiu – yo – sana – n – yo – sana lune – dire – 1 – je – dire – 1 La lune a dit 1, je dis 1
Kiu yo pende, n yo pende kiu – yo – pende – n – yo – pende lune – dire – 2 – je – dire – 2 La lune a dit 2, je dis 2
Kiu yo sige, n yo sige kiu – yo – sige – n – yo – sige lune – dire – 3 – je – dire – 3 La lune a dit 3, je dis 3
Kiu yo nata, n yo nata kiu – yo – nata – n – yo – nata lune – dire – 4 – je – dire – 4 La lune a dit 4, je dis 4
Kiu yo kòògò, n yo kòògò kiu – yo – kòògò – n – yo – kòògò lune – dire – 5 – je – dire – 5 La lune a dit 5, je dis 5
Kiu yo tuumin, n yo tuumin kiu – yo – tuumin – n – yo – tuumin lune – dire – 6 – je – dire – 6 La lune a dit 6, je dis 6
Kiu yo yeenin, n yo yeenin kiu – yo – yeenin – n – yo – yeenin lune – dire – 7– je – dire – 7 La lune a dit 7, je dis 7
Kiu yo seki, n yo seki kiu – yo – seki – n – yo – seki lune – dire – 8 – je – dire – 8 La lune a dit 8, je dis 8
Kiu yo kapi, n yo kapi kiu – yo – kapi – n – yo – kapi lune – dire – 9 – je – dire – 9 La lune a dit 9, je dis 9
Kiu yo tami, n yo tami kiu – yo – tami – n – yo – tami lune – dire – 10 – je – dire – 10 La lune a dit 10, je dis 10
Sie yen n keu sie – yen – n – keu cheval – et – mon – oncle Le cheval et mon oncle
N keu to n – keu – to mon – oncle – sauter Mon oncle a sauté
A sie tuò kun a – sie – tuò – kun il – cheval – verge – prendre Il a saisi les couilles du cheval
Sie to sie – to cheval – sauter Le cheval a sauté
N keu a tuò kun n – keu – a – tuò – kun mon – oncle – sa – verge – prendre Mon oncle a saisi les couilles du cheval
++++++++++++++++++++++++++++++++
Abréviations : PREF = pronom réfléchi ; SBJnég = marque de prédication du subjonctif négatif.
( SIL Mali/gtz, Bamako)
Bonne lecture !
Hery
L'étymologie des verbes compter et conter est commune : le verbe latin computare qui signifie "calculer, compter, lister, énumérer". Dans ce sens, un conte n'est rien d'autre qu'un récit oral consistant de "rendre compte" des évènements passés, et ce de façon chronologique et séquentielle. Et le mot comptine aussi peut se référer à cette origine. Le dictionnaire Larousse.fr donne la définition suivante : "Formule que récitent les enfants pour déterminer, par le compte des syllabes, celui à qui un rôle sera dévolu dans leurs jeux." Les comptines, mélodiques et rythmiques, récitées ou chantées, comportent toujours une rime ou une assonance et accompagnent souvent un jeu ou un enchaînement de mouvements. Les comptines servent donc à désigner, (dé)partager, énumérer et éliminer, ou absolument parlant, elle sont surtout et avant tout là pour le plaisir.
Aujourd'hui, le terme de comptine est utilisé par extension pour désigner des chansonnettes, des jeux de doigts, des jeux dansés, des rondes, des brefs poèmes, des formulettes aux sonorités étranges, des formules magiques, le premier apprentissage langagier etc. etc. Souvent, la comptine est la première "histoire" racontée à un enfant. La plupart d'elles sont très anciennes et – comme les dictons, les proverbes, les vieilles chansons, les contes, les devinettes ou les légendes aussi – transmises par la tradition orale, depuis des siècles de génération en génération. Les comptines n'ont pas de significations rationnelles, mais sont une jonglerie avec des mots choisis pour leur sonorité, avec des mots inventés, ou avec des onomatopées et allitérations..
Dans quasiment toutes les civilisations, les comptines sont bien connues et estimées par les enfants. Chez les Bozo au MALI également ...
– en bozo-sorogaama :

– en français :
L’oiseau blanc Oiseau blanc, il ne faut pas défèquer là où ma tante blanche lave ses habits. Ma tante blanche, il ne faut pas laver tes habits là où défèque l’oiseau blanc.
Morceau de tronc Un morceau de tronc a soulevé mon oncle, le tronc a pété. Mon oncle a soulevé un tronc, le tronc a pété.
Ma grand-mère La vieille peau de ma grand-mère, la vieille corbeille de ma grand-mère, tout est rempli de graines de pastèque d’il y a deux ans.
La lune La lune a dit un, je dis un. La lune a dit deux, je dis deux. La lune a dit trois, je dis trois. La lune a dit quatre, je dis quatre. La lune a dit cinq, je dis cinq. La lune a dit six, je dis six. La lune a dit sept, je dis sept. La lune a dit huit, je dis huit. La lune a dit neuf, je dis neuf. La lune a dit dix, je dis dix.
Le cheval et mon oncle Mon oncle a sauté. Il a saisi les couilles du cheval. Le cheval a sauté. Mon oncle a saisi les couilles du cheval.
– traduction :
Kònu kuo kònu – kuo oiseau – blanc L'oiseau blanc
Kònu kuo a main an kuo kònu – kuo – a – main – an – kuo oiseau – blanc – il – SBJnég – tu – défèquer Oiseau blanc, il ne faut pas défèquer
N tòrò kuo juu nyèniguò ni n – tòrò – kuo – juu – nyèni-guò – ni ma – tante – blanche – habit – laver-lieu – dans là où ma tante blanche lave ses habits.
N tòrò kuo, a main juu nyèni n – tòrò – kuo – a – main – juu – nyèni ma – tante – blanche – il – SBJnég – habit – laver Ma tante blanche, il ne faut pas laver tes habits
Kònu kuo kuoguò ni. kònu – kuo – kuo-guò – ni oiseau – blanc – défèquer-lieu – dans là où défèque l’oiseau blanc.
Kundu kundu morceau de tronc Un morceau de tronc
Kundu n keu tien kundu – n – keu – tien morc.d.tr. – mon – oncle – soulever Un morceau de tronc a soulevé mon oncle
Kundu n tuon kundu – n – tuon morc.d.tr. – PREF – péter le tronc a pété
N keu kundu tien n – keu – kundu – tien mon – oncle – morc.d.tr. – soulever Mon oncle a soulevé un tronc
Kundu n tuon kundu – n – tuon morc.d.tr. – PREF – péter le tronc a pété
N tata n – tata ma – grand-mère Ma grand-mère
N tata kuron sire n – tata – kuron – sire ma – grand-mère – peau – vieille La vieille peau de ma grand-mère
N tata bara sire n – tata – bara – sire ma – grand-mère – corbeille – vieille la vieille corbeille de ma grand-mère
A saan pata a – saan – pata le – tout – être rempli tout est rempli de
Sògòsa saarakuòn sògòsa – saara-kuòn il y a 2 ans – pastèque-graine graines de pastèque d'il y a 2 ans
Kiu kiu lune La lune
Kiu yo sana, n yo sana kiu – yo – sana – n – yo – sana lune – dire – 1 – je – dire – 1 La lune a dit 1, je dis 1
Kiu yo pende, n yo pende kiu – yo – pende – n – yo – pende lune – dire – 2 – je – dire – 2 La lune a dit 2, je dis 2
Kiu yo sige, n yo sige kiu – yo – sige – n – yo – sige lune – dire – 3 – je – dire – 3 La lune a dit 3, je dis 3
Kiu yo nata, n yo nata kiu – yo – nata – n – yo – nata lune – dire – 4 – je – dire – 4 La lune a dit 4, je dis 4
Kiu yo kòògò, n yo kòògò kiu – yo – kòògò – n – yo – kòògò lune – dire – 5 – je – dire – 5 La lune a dit 5, je dis 5
Kiu yo tuumin, n yo tuumin kiu – yo – tuumin – n – yo – tuumin lune – dire – 6 – je – dire – 6 La lune a dit 6, je dis 6
Kiu yo yeenin, n yo yeenin kiu – yo – yeenin – n – yo – yeenin lune – dire – 7– je – dire – 7 La lune a dit 7, je dis 7
Kiu yo seki, n yo seki kiu – yo – seki – n – yo – seki lune – dire – 8 – je – dire – 8 La lune a dit 8, je dis 8
Kiu yo kapi, n yo kapi kiu – yo – kapi – n – yo – kapi lune – dire – 9 – je – dire – 9 La lune a dit 9, je dis 9
Kiu yo tami, n yo tami kiu – yo – tami – n – yo – tami lune – dire – 10 – je – dire – 10 La lune a dit 10, je dis 10
Sie yen n keu sie – yen – n – keu cheval – et – mon – oncle Le cheval et mon oncle
N keu to n – keu – to mon – oncle – sauter Mon oncle a sauté
A sie tuò kun a – sie – tuò – kun il – cheval – verge – prendre Il a saisi les couilles du cheval
Sie to sie – to cheval – sauter Le cheval a sauté
N keu a tuò kun n – keu – a – tuò – kun mon – oncle – sa – verge – prendre Mon oncle a saisi les couilles du cheval
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Abréviations : PREF = pronom réfléchi ; SBJnég = marque de prédication du subjonctif négatif.
( SIL Mali/gtz, Bamako)
Bonne lecture !
Hery

Livre de Shindouk Ould Najim "Je reviendrai à Tombouctou"
bonjour
info sur ce livre , dont je suis en pleine lecture !
" Ce document porte un regard inédit sur le conflit et donne , pour la première fois , la parole à un chef Touareg .
il a accepté de raconter son histoire étonnante et de partager son sentiment sur les événements ..."
co-écrit avec Laurence Aïda Ammour et JL Peduzzi
bonne lecture en espérant la paix dans ce pays !
francia
Sécurité au Mali à moto
Bonjour à tous,
J'avais envisagé il y a deux ans de me rendre au Mali à moto, en passant par Nioro du Sahel, Bamako. J'avais du renoncer à ce voyage suite au événements qu'on connait.
J'aimerais savoir si ce voyage est de nouveau envisageable côté sécurité. Je pense à la route de l'espoir et le Mali également, je n'irai pas au delà de Ségou.
Merci d'avance pour vos réponses
Bonne soirée.
Acheter un terrain à Siby (Mali)
Bonjour,
je souhaite acheter prochainement un terrain assez grand à Siby et j'aimerais trouver des gens qui connaissent un peu le marché, qui ont acheté là-bas ou qui auraient des conseils à me donner à ce sujet. Aussi, je me demandais si avec les événements actuels au Mali, les prix ont monté ou baissé pour les terrains. Ce n'est pas nécessairement le meilleur moment pour aller s'installer au Mali, mais si les prix ont baissé, c'est peut-être avantageux.
merci beaucoup!
je souhaite acheter prochainement un terrain assez grand à Siby et j'aimerais trouver des gens qui connaissent un peu le marché, qui ont acheté là-bas ou qui auraient des conseils à me donner à ce sujet. Aussi, je me demandais si avec les événements actuels au Mali, les prix ont monté ou baissé pour les terrains. Ce n'est pas nécessairement le meilleur moment pour aller s'installer au Mali, mais si les prix ont baissé, c'est peut-être avantageux.
merci beaucoup!
Formalités et sécurité pour un voyage Algérie-Mali en voiture avec deux enfants au mois d'août?
bonjour tout le monde !
j'ai prevu depuis un moment de partir cet été en famille au Mali via l'Algerie, mais j'aimerai des renseignement car vu les evenements en ce moment je c pas si sa va etre possible!! je devrait prendre la route pour la mi-aout avec ma femme et mes 2 filles (3ans et 1 ans ) nous allons d'abord à alger visiter la fammille ensuite direction le mali en passant par l'axe de Adrar..., mais nous hesitons à annuler ! ont en a pas du tout envie ont est pret a tenter qd meme mais avant on aimerai savoir si quelqu'un la fait recement, si c'est faisable, si les document demandé sont toujours les memes que sur les autre post ... en gros ont aimerai avoir des infos si quelqu'un en a??? nous sommes habitué au long voyage on a deja fait maroc-mauritanie-senegale l'année derniere et la on aimerai faire le mali et ensuite le burkina-faso. ont a une 206 avec la cilm et nous somme tout deux de double nationnalité (francais algerien). nous sommes un peu inquiet de devoir annuler ce voyage auquelle on tient vraiment !!
merci beaucoup a tous
cordialement 😉
Passer la fin de l'année à Nombori en pays dogon? (Mali)
Bonjour
Un petit renseignement serait le bienvenu.
Nous partons pour MOPTI le 27 decembre en individuel.Nous sommes quatre et allons passer la fin de l'année à NOMBORI en PAYS DOGON .Tout cela semblait trés sympa.
Mais les événements sont là !! qu'en pensez-vous?
Y aller , est ce raisonnable!!!
Ne pas y aller et perdre le voyage!!!Cela fait cher!!!
Peut étre que WILLY est dans le coin et pourra me renseigner?
Merci de vos conseils et de votre aide
Recherche association ou ONG au Mali pour volontariat en novembre
Bonjour,
Nous recherchons une association, ONG ou ecole, bibliotheque, institutions culturelles recherchant des benevoles pour le mois de Novembre 2008. Ingenieur en batiment et organisatrice d'evenements culturels + interet en microfinance nous attendons vivement des conseils, idees ou toute organisation recherchant des benevoles.
Merci,
Delphine & Laurent
Décès: le chroniqueur du Mali libre
"Il a donné la plus belle image d'une Afrique pleine d'espoir"
Disparition d'un grand humaniste avec appareil photo
Un pionnier de la photographie en Afrique est mort. Le célèbre photographe malien Malick Sidibé, né en 1935 dans une famille peule à Soloba, petit village au cercle de Yanfolila (région de Sikasso dans le sud du Mali), s'est éteint à Bamako le 14 avril des suites d'un cancer. Il avait 80 ans. Ses photos tiennent l'euphorie d'une époque révolue : en 1957, trois ans avant l'indépendance de son pays, il est le seul reporter de Bamako à couvrir tous les événements, fêtes et surprises-parties. Cinq ans plus tard, le "Studio Malick" ouvre ses portes à Bagadadji, quartier central dans la capitale malienne. Malick Sidibé a photographié les nuits chaudes à Bamako, les fêtes et les joies où la jeunesse découvrait les danses modernes venues d'Europe et de Cuba, en s'habillant à la mode occidentale...
Dans son œuvre, Sidibé a immortalisé un Mali d'une époque plus joyeuse et insouciante, les années 1960, dans ses premières années après l'indépendance et avant le premier coup d'Etat en 1968, lorsque la jeunesse de Bamako (comme celle dans toutes les grandes villes africaines) était encore pleine d'optimisme et avait foi en un brillant avenir, une époque où le sentiment d'être déconnecté du reste du monde, n'était pas encore aussi répandu qu'il le fut plus tard. Bref, à travers les photos prises dans son studio au cours des années '50 et '60, il avait livré un travail remarquable sur "une période importante de l'histoire africaine, qui fut une étape d'émancipation, de bouleversements culturels, de fierté et d'espoir pour l'avenir", avait souligné le jury PhotoEspaña en lui attribuant son prix en 2009. Pas du tout le seul prix concédé à lui : l'œuvre de Malick Sidibé avait été récompensée de surcroît par le Lion d'Or à la Biennale de Venise, les prix Hasselblad, très prestigieux (il est le premier Africain à recevoir cette récompense), et du Centre International de la Photographie, New York.
Ce qui caractérise son travail de cette époque-là, ce sont ses photos de portrait : dans l'entourage privé, aux parties des jeunes gens épris de musique, dans le cercle d'amis où les photographiés prenaient des poses tout exprès. C'est prinicipalement la vie des gens simples qu'il a conservée, d'un regard des faits, presque affectueux et toujours plein de beauté...
Malick Sidibé, surnommé "l'œil de Bamako", est un des photographes maliens les plus connus à l'étranger, avec Seydou Keïta, considéré comme un des plus grands portraitistes de la seconde moitié du 20e siècle, premier artiste africain exposé seul au Grand Palais, à Paris, pour une rétrospective jusqu'en juillet.
"Malick Sidibé est un grand. Il a documenté la vie bamakoise, avec des photos qui ont une valeur incontournable", a rappelé Samuel Sidibé, directeur du Musée national de Bamako et délégué général de la Biennale africaine de la photographie, où l'artiste avait été mis en l'honneur dès la première édition de l'événement, en 1994...
Il y a quelques années déjà, Malick Sidibé a abandonné la photographie à cause de sa maladie. Pendant cinq années, il a lutté contre le cancer. Le jeudi passé, Sidibé est décédé à l'hôpital Gabriel Touré à Bamako... Paix à son âme !
Hery
www.gallery51.com/...9&fotograafid=47
www.artnet.com/artists/malick-sidibe/
owning-my-truth.com/...-sidib%C3%A9-b-19356
www.theguardian.com/...936-2016-in-pictures
Disparition d'un grand humaniste avec appareil photo
Un pionnier de la photographie en Afrique est mort. Le célèbre photographe malien Malick Sidibé, né en 1935 dans une famille peule à Soloba, petit village au cercle de Yanfolila (région de Sikasso dans le sud du Mali), s'est éteint à Bamako le 14 avril des suites d'un cancer. Il avait 80 ans. Ses photos tiennent l'euphorie d'une époque révolue : en 1957, trois ans avant l'indépendance de son pays, il est le seul reporter de Bamako à couvrir tous les événements, fêtes et surprises-parties. Cinq ans plus tard, le "Studio Malick" ouvre ses portes à Bagadadji, quartier central dans la capitale malienne. Malick Sidibé a photographié les nuits chaudes à Bamako, les fêtes et les joies où la jeunesse découvrait les danses modernes venues d'Europe et de Cuba, en s'habillant à la mode occidentale...
Dans son œuvre, Sidibé a immortalisé un Mali d'une époque plus joyeuse et insouciante, les années 1960, dans ses premières années après l'indépendance et avant le premier coup d'Etat en 1968, lorsque la jeunesse de Bamako (comme celle dans toutes les grandes villes africaines) était encore pleine d'optimisme et avait foi en un brillant avenir, une époque où le sentiment d'être déconnecté du reste du monde, n'était pas encore aussi répandu qu'il le fut plus tard. Bref, à travers les photos prises dans son studio au cours des années '50 et '60, il avait livré un travail remarquable sur "une période importante de l'histoire africaine, qui fut une étape d'émancipation, de bouleversements culturels, de fierté et d'espoir pour l'avenir", avait souligné le jury PhotoEspaña en lui attribuant son prix en 2009. Pas du tout le seul prix concédé à lui : l'œuvre de Malick Sidibé avait été récompensée de surcroît par le Lion d'Or à la Biennale de Venise, les prix Hasselblad, très prestigieux (il est le premier Africain à recevoir cette récompense), et du Centre International de la Photographie, New York.
Ce qui caractérise son travail de cette époque-là, ce sont ses photos de portrait : dans l'entourage privé, aux parties des jeunes gens épris de musique, dans le cercle d'amis où les photographiés prenaient des poses tout exprès. C'est prinicipalement la vie des gens simples qu'il a conservée, d'un regard des faits, presque affectueux et toujours plein de beauté...
Malick Sidibé, surnommé "l'œil de Bamako", est un des photographes maliens les plus connus à l'étranger, avec Seydou Keïta, considéré comme un des plus grands portraitistes de la seconde moitié du 20e siècle, premier artiste africain exposé seul au Grand Palais, à Paris, pour une rétrospective jusqu'en juillet.
"Malick Sidibé est un grand. Il a documenté la vie bamakoise, avec des photos qui ont une valeur incontournable", a rappelé Samuel Sidibé, directeur du Musée national de Bamako et délégué général de la Biennale africaine de la photographie, où l'artiste avait été mis en l'honneur dès la première édition de l'événement, en 1994...
Il y a quelques années déjà, Malick Sidibé a abandonné la photographie à cause de sa maladie. Pendant cinq années, il a lutté contre le cancer. Le jeudi passé, Sidibé est décédé à l'hôpital Gabriel Touré à Bamako... Paix à son âme !
Hery
www.gallery51.com/...9&fotograafid=47
www.artnet.com/artists/malick-sidibe/
owning-my-truth.com/...-sidib%C3%A9-b-19356
www.theguardian.com/...936-2016-in-pictures

Poème d'Albakaye Ousmane Kounta: "Madiba est parti" (Mali)
Bonsoir !
Un hommage poétique à Nelson Mandela, par le poète-écrivain malien, Albakaye Ousmane Kounta :
Bamako, le 6 déc. 2013.
Madiba est parti
C’était hélas ce matin Rempli de brises Et de flocons de nuages moutonnés Que j’ai appris la nouvelle Elle était très amère Elle a été terrible Il paraissait Madiba comme
Ce petit filet d’eau de montagne Qui serpentait les roches Et les cavernes Qui a fondu avec son grand esprit Et son sourire immense et indélébile Qui a fondu donc à faire trembler notre terre Nous laissant orphelins du siècle Des siècles durant
Car il avait dit non Aux chauds élans De haine qui explosaient. Mais il les dompta, Les adoucit, Et les apprivoisa
Il les rassembla Dans ses petites mains douces Tout comme une gamelle de mousses
Rouges, noires et blanches Et autres incolores Il les étala Sur les chemins farouches De montagne, de forêt et de désert Il les assembla et les rassembla
Princes et émirs et autres Quel lourd héritage ! A quand le retour ! A quand un autre évènement !
On l’a laissé partir ce Madiba Mais nous ne sommes pas Rassasiés de sa sagesse. Nous ne sommes pas remplis De son amour qui adoucit les haines Repus du pardon que toi Madiba Nous enseigna toute sa vie.
Au nom du voyage De Gorée à Tombouctou Que toi, tu fis faire Aux neuf poètes du continent
Je serai là Plus près de toi que tout autre Comme un fantôme ami A la mise à terre Tout près de ta tête Je viendrai Pour te dire "bonne traversée Madiba."
+++++++++++++++++++++
Né en 1935 à Tombouctou, Albakaye Ousmane Kounta est l'auteur d'une œuvre poétique publiée au Mali, d'un recueil de Contes de Tombouctou et du Macina. Il a publié un roman, Les sans-repères, dans lequel il évoque le destin d'un enfant-esclave. Il est l'auteur des poèmes qui accompagnent Djenné-ferey, un livre de photographies consacré à la superbe architecture de terre des villes maliennes (Djenné, Tombouctou, Gao, Ségou). L'occasion rare d'entendre l'authenticité et la simplicité d'une parole venue du cœur du Mali ...
Ses ouvrages : Contes de Tombouctou et du Macina (vol. 1). Edition L'Harmattan, 1987. Sanglots et dédains (poésie). Editions Jamana, 1995. Le diablotin dormant. Edition Jamana, 1998. (genre jeunesse) Un complot des chèvres. Edition Jamana, 1998. (genre jeunesse) Les sans-repères (roman). Editions Grandvaux, 2006. Djenné-ferey, la terre habitée, avec des poèmes d'A.O. Kounta. Editions Grandvaux, 2007. Sanglots et dédains. Edition L'Harmattan, 2010. Ces mots d'hivernage. Edtion La Sahélienne, 2011. Palabres pour Tombouctou. Edtion La Sahélienne, 2011.
Bonne lecture, Hery
Voir aussi : http://www.tv5mondeplusafrique.com/video_alba... http://www.youtube.com/watch?v=6CNeqbZOx4g
Un hommage poétique à Nelson Mandela, par le poète-écrivain malien, Albakaye Ousmane Kounta :
Bamako, le 6 déc. 2013.
Madiba est parti
C’était hélas ce matin Rempli de brises Et de flocons de nuages moutonnés Que j’ai appris la nouvelle Elle était très amère Elle a été terrible Il paraissait Madiba comme
Ce petit filet d’eau de montagne Qui serpentait les roches Et les cavernes Qui a fondu avec son grand esprit Et son sourire immense et indélébile Qui a fondu donc à faire trembler notre terre Nous laissant orphelins du siècle Des siècles durant
Car il avait dit non Aux chauds élans De haine qui explosaient. Mais il les dompta, Les adoucit, Et les apprivoisa
Il les rassembla Dans ses petites mains douces Tout comme une gamelle de mousses
Rouges, noires et blanches Et autres incolores Il les étala Sur les chemins farouches De montagne, de forêt et de désert Il les assembla et les rassembla
Princes et émirs et autres Quel lourd héritage ! A quand le retour ! A quand un autre évènement !
On l’a laissé partir ce Madiba Mais nous ne sommes pas Rassasiés de sa sagesse. Nous ne sommes pas remplis De son amour qui adoucit les haines Repus du pardon que toi Madiba Nous enseigna toute sa vie.
Au nom du voyage De Gorée à Tombouctou Que toi, tu fis faire Aux neuf poètes du continent
Je serai là Plus près de toi que tout autre Comme un fantôme ami A la mise à terre Tout près de ta tête Je viendrai Pour te dire "bonne traversée Madiba."
+++++++++++++++++++++
Né en 1935 à Tombouctou, Albakaye Ousmane Kounta est l'auteur d'une œuvre poétique publiée au Mali, d'un recueil de Contes de Tombouctou et du Macina. Il a publié un roman, Les sans-repères, dans lequel il évoque le destin d'un enfant-esclave. Il est l'auteur des poèmes qui accompagnent Djenné-ferey, un livre de photographies consacré à la superbe architecture de terre des villes maliennes (Djenné, Tombouctou, Gao, Ségou). L'occasion rare d'entendre l'authenticité et la simplicité d'une parole venue du cœur du Mali ...
Ses ouvrages : Contes de Tombouctou et du Macina (vol. 1). Edition L'Harmattan, 1987. Sanglots et dédains (poésie). Editions Jamana, 1995. Le diablotin dormant. Edition Jamana, 1998. (genre jeunesse) Un complot des chèvres. Edition Jamana, 1998. (genre jeunesse) Les sans-repères (roman). Editions Grandvaux, 2006. Djenné-ferey, la terre habitée, avec des poèmes d'A.O. Kounta. Editions Grandvaux, 2007. Sanglots et dédains. Edition L'Harmattan, 2010. Ces mots d'hivernage. Edtion La Sahélienne, 2011. Palabres pour Tombouctou. Edtion La Sahélienne, 2011.
Bonne lecture, Hery
Voir aussi : http://www.tv5mondeplusafrique.com/video_alba... http://www.youtube.com/watch?v=6CNeqbZOx4g
État de la piste reliant Néma (Mauritanie) à Tombouctou (Mali)?
Je souhaite des renseignements sur l'etat de la piste reliant Néma (Mauritanie) à Tombouctou (Mali). Est ce réaliste d'envisager un passage à Fassala Néré pour sortir de Mauritanie, et quelles sont les possibilités de ravitaillement en carburant après Néma.
Traduction d'un proverbe en bambara
Bonjour à tous,
Quelqu'un pourrait-il m'aider à (re)traduire ce proverbe dans sa langue d'origine, le bambara?
"Chaque filet d'eau a son chemin"
Je vous remercie d'avance 😉,
Julie 🙂
Quelqu'un pourrait-il m'aider à (re)traduire ce proverbe dans sa langue d'origine, le bambara?
"Chaque filet d'eau a son chemin"
Je vous remercie d'avance 😉,
Julie 🙂
Hébergement sur Youvarou? (Mali)
Bonjour,
Je compte me rendre à Youvarou au Mali cet été, j'ai déjà trouvé où loger mais je n'ai aucune information sur cette ville. Le moindre renseignement serait le bienvenu.
J'aimerai surtout savoir si c'est une ville ou un village? A-t'il un spécificité? Est-ce un endroit agréable?
Si vous connaissez je souhaiterai avoir vos impressions.
Merci beaucoup
Je compte me rendre à Youvarou au Mali cet été, j'ai déjà trouvé où loger mais je n'ai aucune information sur cette ville. Le moindre renseignement serait le bienvenu.
J'aimerai surtout savoir si c'est une ville ou un village? A-t'il un spécificité? Est-ce un endroit agréable?
Si vous connaissez je souhaiterai avoir vos impressions.
Merci beaucoup
Dormir dans les villages au Mali
bonjour je serais au mali en septembre 2007 et j'aimerai savoir s'il est possible de dormir dans les petits villages
je sais qu'il est d'usage de laisser un cadeau mais combien? 1000-3000-5000 fcfa
je ne voudrai pas faire de gaffes
merci d'avance
Festival de Tamadacht (Mali)
Bonjour,
Je pars pour un long voyage en Afrique de l'Ouest. J'atterrirai fin novembre à Bamako pour partir ensuite vers le Niger et d'autres pays.
Je me renseigne actuellement sur le rassemblement Touareg qui aura apparement lieu les 25 & 26 janvier 2007 à Andéramboukané. Ca a vraiment l'air exceptionnel comme festival. Quelqu'un connaît-il?
Peut-on y aller sans guide par Ménaka ou faut-il prendre un guide à Gao pour des raisons de sureté?
Comment se gére la partie dodo (nous aurons une tente) et nourriture (il y a de quoi là-bas ou il faut prévoir)?
Je serai heureux de partager sur cette évenement culturel.
Thierry.
Je pars pour un long voyage en Afrique de l'Ouest. J'atterrirai fin novembre à Bamako pour partir ensuite vers le Niger et d'autres pays.
Je me renseigne actuellement sur le rassemblement Touareg qui aura apparement lieu les 25 & 26 janvier 2007 à Andéramboukané. Ca a vraiment l'air exceptionnel comme festival. Quelqu'un connaît-il?
Peut-on y aller sans guide par Ménaka ou faut-il prendre un guide à Gao pour des raisons de sureté?
Comment se gére la partie dodo (nous aurons une tente) et nourriture (il y a de quoi là-bas ou il faut prévoir)?
Je serai heureux de partager sur cette évenement culturel.
Thierry.
Scandale à Mopti
😠 il faut que je vous en parle, je ne décolère pas
arrivée hier soir en venant de Sikasso par Koutiala, très belle route à faire plutôt de jour, il paraît qu'on peut se faire attaquer la nuit...
J'ai trouvé l'ambiance de Mopti tristounette. renseignements pris les groupes passent désormais par le Burkina qui est moins cher et font l'aller et retour sans passer par Mopti
résultat des guides vrais et faux assez désoeuvrés et déprimés qui traînent, et encore plus de gens qui vous arrêtent partout.
mais le pire était encore à venir
ce matin, je cherche le marché des tailleurs, si beau, construit par le italiens il n'y a pas si longtemps, avec son toit en palmes où l'air circule fraîchement, je ne le trouve pas, je mets ça sur le compte du buslag et je demande à un petit.
Eh bien le marché A ETE RASE, voilà, par la chambre de commerce pour en construire un plus grand en béton, of course, il y a un chantier à la place et tout autour les commerçants dans les ruelles sales, j'ai discuté avec eux, ils sont tristes et dégoutés, me disent qu'ils n'ont rien pu faire et que les touristes sont en colère.
j'avoue que j'ai du mal à suivre, pour ceux qui l'ont connu il me semble que c'était un des marchés les plus chouettes dans le genre...
mais me refuse à classer cet évènement au chapitre du "Tout fout le camp !"
allez bises à tous
Forum social mondial de Bamako (Mali) et transport Bénin
Je vais à Bamako pour le forum social mondial, avec mon epouse, du 16 au 26 janvier.
1) quelqu'un sait-il où se déroule cet évènement??
2) Je cherche un logement correct pas trop éloigné.
3) ensuite nous allons au Benin. Il semble que le bus Bamako Cotonou fonctionne le samedi.
4) de Cotonou à Paris, j'ai beaucoup de mal à trouver un vol à un prix correct.( de paris à Bamako, je n'ai pas de problème, bien que le vol aller simple soit pas évident.)
Merci.
Carlos
«God Shall Wipe All Tears Away» (Mali/États-Unis)
Musique traditionnelle du Mali et Gospel américain
Le soir du 10 juin 2020, à Richmond, capitale de la Virginie, une foule abat une statue de bronze de plus de deux mètres de haut de son piédestal. L’objet représentait Jefferson Davis, président de la Confédération pendant la guerre de Sécession – groupe de onze États du Sud qui ont mené de 1861 à 1865 une guerre meurtrière pour le maintien à tout prix de l’esclavage. Les manifestants, eux, étaient mobilisés dans Black Lives Matter, d’une ampleur sans équivalent depuis le Mouvement des droits civiques, qui a surgi à travers le pays suite à la mort violente, par asphyxie, infligée par une patrouille de police de Minneapolis à George Floyd, quadragénaire afro-américain devenu symbole des nombreuses morts aux mains de policiers très majoritairement blancs, désormais équipés militairement, et presque jamais sanctionnés. Le meurtre de George Floyd à Minneapolis a suscité une vage d’émotions et un sursaut civique dans la société us-américaine. Et les échos résonnent loin des Etats-Unis, d’autant plus que le racisme et la violence dans les forces de l’ordre existent dans bien d’autres pays...
Dans la tristesse des événements à Minneapolis, je pense et renvoie à une chanson de la défunte reine du gospel américain, Mahalia Jackson, « God shall wipe all tears away », à nouveau enregistré en 2016 par le Kronos Quartet & le Trio Da Kali avec la magnifique chanteuse malienne, Hawa 'Kassé Mady' Diabaté (fille du plus grand chanteur traditionnel malien, Kassé Mady Diabaté). Kronos est revenu sur l’enregistrement de cette chanson comme un hymne de tristesse et d’espoir. La chanson est – à plusieurs égards – en rapport avec Black Lives Matter : Mahalia Jackson qui a enregistré son premier gospel (tiré du Livre des Révélations 21, et la musique écrite par Thomas A. Dorsey) à la fin des années 30, était très impliquée dans le Mouvement des droits civiques et était d’ailleurs sur le podium aux côtés de Martin Luther King lors de son célèbre discours au Lincoln Memorial en 1963. En fait, c’est cette femme qui s’est tournée vers King pour lui dire : « Tell them about the dream, Martin ! Tell them about the dream ! »
Les paroles de « God shall wipe all tears away » ont été traduites en bambara (langue la plus parlée au Mali), la musique d’orgue de l’original a été répartie entre le quatuor à cordes et Hawa 'Kassé Mady' Diabaté les chante avec cœur et âme :
« God shall wipe all tears away »
Even if there are dark clouds over our heads When the sun comes out, gold will be seen That is a promise in heaven : God shall wipe all tears away.
When we arrive in God’s blessed house Where the sun is always shining And the morning is always bright : God shall wipe all tears away.
(en bambara) :
« Ala bɛna mɔgɔ ɲɛji bɛɛ cɛ »
Hali ni kaba nɔgɔ b’anw kunna de Kalo mana bɔ sanuman bɛ ye O ye layidu ye, fo kaba la Ala bɛna mɔgɔ ɲɛji bɛɛ cɛ
N’anw sera Ala ka so baraka ma Tile bɛ kɛ tuma bɛɛ Don min sɔgɔ man da yeelen Ala bɛna mɔgɔ ɲɛji bɛɛ cɛ
David Harrington, fondateur et premier violoniste du Kronos, écrit : « I just listened again to ‘God Shall Wipe All Tears Away’ and God missed a few here in my room--the idea of Hawa singing this with us is really beyond any known reality. That this song could be sung in another language, by someone who has had such a different life and environment than Mahalia Jackson and yet is bound to her by the most amazing and somehow related vocal sound is totally inspiring to me. There is something so deeply musical at work here. I hope that Hawa will like the song too. »
En fait, she does, elle est devenue une de ses chansons préférées ET une de ses plus belles...
Hery
Kronos Quartet & Hawa 'Kassé Mady' Diabaté :
https://www.youtube.com/watch?v=w6P37rOIvYo
Le soir du 10 juin 2020, à Richmond, capitale de la Virginie, une foule abat une statue de bronze de plus de deux mètres de haut de son piédestal. L’objet représentait Jefferson Davis, président de la Confédération pendant la guerre de Sécession – groupe de onze États du Sud qui ont mené de 1861 à 1865 une guerre meurtrière pour le maintien à tout prix de l’esclavage. Les manifestants, eux, étaient mobilisés dans Black Lives Matter, d’une ampleur sans équivalent depuis le Mouvement des droits civiques, qui a surgi à travers le pays suite à la mort violente, par asphyxie, infligée par une patrouille de police de Minneapolis à George Floyd, quadragénaire afro-américain devenu symbole des nombreuses morts aux mains de policiers très majoritairement blancs, désormais équipés militairement, et presque jamais sanctionnés. Le meurtre de George Floyd à Minneapolis a suscité une vage d’émotions et un sursaut civique dans la société us-américaine. Et les échos résonnent loin des Etats-Unis, d’autant plus que le racisme et la violence dans les forces de l’ordre existent dans bien d’autres pays...
Dans la tristesse des événements à Minneapolis, je pense et renvoie à une chanson de la défunte reine du gospel américain, Mahalia Jackson, « God shall wipe all tears away », à nouveau enregistré en 2016 par le Kronos Quartet & le Trio Da Kali avec la magnifique chanteuse malienne, Hawa 'Kassé Mady' Diabaté (fille du plus grand chanteur traditionnel malien, Kassé Mady Diabaté). Kronos est revenu sur l’enregistrement de cette chanson comme un hymne de tristesse et d’espoir. La chanson est – à plusieurs égards – en rapport avec Black Lives Matter : Mahalia Jackson qui a enregistré son premier gospel (tiré du Livre des Révélations 21, et la musique écrite par Thomas A. Dorsey) à la fin des années 30, était très impliquée dans le Mouvement des droits civiques et était d’ailleurs sur le podium aux côtés de Martin Luther King lors de son célèbre discours au Lincoln Memorial en 1963. En fait, c’est cette femme qui s’est tournée vers King pour lui dire : « Tell them about the dream, Martin ! Tell them about the dream ! »
Les paroles de « God shall wipe all tears away » ont été traduites en bambara (langue la plus parlée au Mali), la musique d’orgue de l’original a été répartie entre le quatuor à cordes et Hawa 'Kassé Mady' Diabaté les chante avec cœur et âme :
« God shall wipe all tears away »
Even if there are dark clouds over our heads When the sun comes out, gold will be seen That is a promise in heaven : God shall wipe all tears away.
When we arrive in God’s blessed house Where the sun is always shining And the morning is always bright : God shall wipe all tears away.
(en bambara) :
« Ala bɛna mɔgɔ ɲɛji bɛɛ cɛ »
Hali ni kaba nɔgɔ b’anw kunna de Kalo mana bɔ sanuman bɛ ye O ye layidu ye, fo kaba la Ala bɛna mɔgɔ ɲɛji bɛɛ cɛ
N’anw sera Ala ka so baraka ma Tile bɛ kɛ tuma bɛɛ Don min sɔgɔ man da yeelen Ala bɛna mɔgɔ ɲɛji bɛɛ cɛ
David Harrington, fondateur et premier violoniste du Kronos, écrit : « I just listened again to ‘God Shall Wipe All Tears Away’ and God missed a few here in my room--the idea of Hawa singing this with us is really beyond any known reality. That this song could be sung in another language, by someone who has had such a different life and environment than Mahalia Jackson and yet is bound to her by the most amazing and somehow related vocal sound is totally inspiring to me. There is something so deeply musical at work here. I hope that Hawa will like the song too. »
En fait, she does, elle est devenue une de ses chansons préférées ET une de ses plus belles...
Hery
Kronos Quartet & Hawa 'Kassé Mady' Diabaté :
https://www.youtube.com/watch?v=w6P37rOIvYo
Deux films: "Grandir en musique" (Mali, Guinée)
De la plus tendre enfance
Le griot (jeli) est avant tout un "maître de la parole" et donc de la tradition orale, de la mémoire historique et mythique de peuples qui n'ont pas pratiqué l'écriture jusqu'à une date récente. Même si le mot "griot" est devenu pour beaucoup synonyme de "musicien", c'est bien à tort, car un bon nombre de griots ne pratiquent ni le chant ni aucun instrument, ou bien ne le font que dans des cas exceptionnels. Néanmoins, il y a bien entendu des griots-musiciens (et des griottes-musiciennes) notamment au Mali et en Guinée. Il existe toujours un peu partout des "villages de griots" (p.ex. concernant le Mali, les villages de Kela et de Kita au sud du pays) qui fonctionnent comme de véritables conservatoires musicaux, doublés d'ateliers de facture instrumentale. On trouve aussi dans les villes, en général près des grandes mosquées, des cours et même des rues où n'habitent que des familles griots-musiciens ...
Même aujourd'hui, beaucoup de familles de griots qui pratiquent la musique, estiment qu'il est un devoir (obligatoire) pour leurs enfants d'être érudits en l'art des griots quoique l'appartenance à une famille n'implique pas (ou plus) qu'on le devienne absolument : ça devient de plus en plus un choix qu'un devoir. Les compétences de la performance et les connaissances du répertoire musical sont ramassées au sein de la famille élargie, et des évènements comme les mariages et les baptêmes sont le contexte principal de la performance, à l'exception de la télé et de la radio. Cependant, les principes fondamentaux restent inchangés : au cours de l'apprentissage du métier de griot, l'enseignement porte essentiellement sur la théorie musicale et la pratique du jeu instrumental qui sont directement liées. Au Mali, il y a deux écoles de musique publiques, et la musique ne fait pas partie du programme scolaire. Dans des villes comme Bamako, de nombreux enfants de griots apprennent la musique en imitant des enregistrements audio et vidéo. Les filles ont tendance à se spécialiser comme cantatrices, tandis que les garçons apprennent à jouer d'un instrument, que ce soit la kora, le ngoni, le balafon ou le tama.
Film I : Da kali – Rester fidèle à l'art des griots
Ce film, tourné sur place entre 2009 et 2012, suit les enfants de quatre célèbres familles de griots au sud du Mali. Et le tout premier à avoir documenté le processus de l'apprentissage musical des enfants au Mali. Un film de Lucy Durán (SOAS, Londres), édité par Michèle Banal.
Rokia Kouyaté, fille de 12 ans, est désignée pour apprendre le style lyrique de son célèbre grand-père, le chanteur Kassé Mady Diabaté. Elle se produit sur les fêtes de mariage et pour une compétition télé populaire. Le petit Thierre Diarra, 4 ans, est déjà sur le chemin de devenir un virtuose de djembé, en suivant les traces de son père Adama. Salif Diabaté, 10 ans et neveu du maître de la kora, Toumani Diabaté, s'applique à apprendre la kora, et les sœurs Saran et Ami Kouyaté, 7 et 5 ans, sont instruites dans les chants de griottes par Bako Dagnon, une des divas du Mali.
Le documentaire donne un aperçu de la façon comment la vie urbaine, la mondialisation, le manque de soutien institutionnel pour la musique – une musique presque millénaire car elle a sûrement précédé la fondation de l'empire du Mali –, ont un impact sur la transmission de cet art par les griots à travers les générations. Mais il met également en évidence la détermination de la toute jeune génération pour le célébrer et encourager sa pérennité ...
Film II : Dɔ farala a kan – On y a ajouté quelque peu
Ce film se penche de façon plus détaillée sur les idées autour de ce que constitue un progrès musical. Le guide dans le film est Lassane Diabaté, virtuose de balafon, issu d'une longue lignée de joueurs de balafon en Guinée, qui vit aujourd'hui à Bamako. On suit le progrès musical des enfants de deux grandes familles prestigieuses, représentant deux traditions régionales distinctes: le balafon de Niagassola (Guinée), et le ngoni de Ségou, une des villes les plus riches en traditions au Mali.
D'abord, on passe du temps avec la famille de El Hadj Sékou Kouyaté : son fils, Fanta Mady, est, comme beaucoup d'autres joueurs de balafon (p.ex. Kèlètigi Diabaté), un guitariste magistral, un autre fils, Janguiné, est chanteur. Tous les deux se sont installés à Bamako où ils sont des musiciens très occupés, et les deux ont intérêt à transmettre la tradition du balafon à leurs jeunes enfants, qui sont intéressés par l'apprentissage, mais il y a beaucoup de distraction, de plus, du talent n'est pas toujours la clé pour progresser.
Au deuxième chapitre, on rend visite à la famille de Bassékou Kouyaté, virtuose de ngoni et star internationale. Bassékou se comprend comme innovateur musical de l'art des griots et représente la riche tradition bambara de Ségou. Certes, le ngoni, un luth ouest-africain, joue un rôle central dans cette famille, l'accent est mis sur la façon dont les nombreuses filles dans la famille, âgées de 4 vers le haut, apprennent l'art du chant et de la danse, à la fois dans Bamako et Garana, un village dans les environs de Ségou où a grandi Bassékou et où la plupart de sa famille vivent encore. A Garana, on voit les filles apprendre à chanter ces grandes pièces du répertoire bambara et les présenter, accompagnées par les battements de mains des filles/jeunes femmes, les tɛgɛrɛ tulonw, qui sont en train de disparaître ...
>>> http://growingintomusic.co.uk/mali-and-guinea-music-of/films-of-growing-into-music.html
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Bibliographie :
• Camara, Seydou (1996). "La tradition orale en question", Cahiers d'études africaines 36/4 : 763–790. • Camara, Sory (1992). Gens de la parole. Essai sur la condition et le rôle des griots dans la société malinké. Paris : ACCT-Karthala-SAEC. • Charry, Eric (1994). "The Grand Mande Guitar Tradition of the Western Sahel and Savannah", World of Music 36/2 : 21–61. • Charry, Eric (1996). "Plucked Lutes in West Africa : An Historical Overview", Gilpin Society Journal 49 (march) : 3–37. • Charry, Eric (2000). Mande Music : Traditional and Modern Music of the Maninka and Mandinka of Western Africa. Chicago/London : The University of Chicago Press. • Dramé, Adama w/ Arlette Senn-Borloz (1992). Jeliya – Être griot et musicien aujourd'hui. Paris : L'Harmattan. • Durán, Lucy (1995). "Jelimusow : The Superwomen of Malian Music", in : Power, Marginality and African Oral Literature, ed. by Liz Gunner/Graham Furniss, pp.197–207. Cambridge : Cambridge University Press. • Durán, Lucy (1995). "Music Created by God : The Manding Jelis of Mali, Guinea and Senegambia", in : The Rough Guide to World Music, ed. by Simon Broughton et al., pp.243–260. London : The Rough Guides. • Eyre, Banning (2000). In Griot Time : An American Guitarist in Mali. Philadelphia : Temple University Press. • Hale, Thomas A. (2007). Griots and Griottes : Masters of Words and Music. Bloomington, Indiana : Indiana University Press. • Keita, Chérif Cheick Mahamadou (1995). "Jaliya in the Modern World : A Tribute to Banzumana Sissoko and Massa Makan Diabaté", in : Status and Identity in West Africa, Nyamakalaw of Mande, ed. by David C. Conrad/Barbara E. Frank, pp.182–196. Bloomington, Indiana : Indiana University Press. • Knight, Roderick Copley (1973). "Mandinka Jaliya : Professional Music of the Gambia". Ph.D. diss., University of California, Los Angeles. • Kone, Yaouga Félix (1990). "Hommage à Siramory Diabate", Jamana 25 (mars) : 19–20. • Musée National du Mali (éd.) (1996). Sons et rhythmes du Mali. Instruments et genres musicaux traditionnels. Bamako : Edition Musée National du Mali. • Polak, Rainer (2000). "A Musical Instrument travels around the World : Jembe Playing in Bamako, West Africa, and Beyond", The World of Music 42/3 : 7–46. • Zanetti, Vincent (1993). "La nouvelle génération des griots : Entretien avec Bassi Kouyate", Cahiers de Musiques Traditionnelles 6 : 201–209. • Zanetti, Vincent (1996). "De la place du village aux scènes internationales : l'évolution du jembe et de son répertoire", Cahiers de Musiques Traditionnelles 9 : 167–187. • Zemp, Hugo (1966). "La légende des griots malinké", Cahiers d'Etudes Africaines 6/4 : 611–642. • Zemp, Hugo (1967). "Comment on devient musicien Quatre exemples de l'Ouest-Africain", in : La musique dans la vie, éd. par Tolia Nikiprowetzki, pp.79–103. Paris : OCORA.
VIVE LE MALI !!!
Hery
Vidéo tɛgɛrɛ tulon :
https://vimeo.com/73866734
Le griot (jeli) est avant tout un "maître de la parole" et donc de la tradition orale, de la mémoire historique et mythique de peuples qui n'ont pas pratiqué l'écriture jusqu'à une date récente. Même si le mot "griot" est devenu pour beaucoup synonyme de "musicien", c'est bien à tort, car un bon nombre de griots ne pratiquent ni le chant ni aucun instrument, ou bien ne le font que dans des cas exceptionnels. Néanmoins, il y a bien entendu des griots-musiciens (et des griottes-musiciennes) notamment au Mali et en Guinée. Il existe toujours un peu partout des "villages de griots" (p.ex. concernant le Mali, les villages de Kela et de Kita au sud du pays) qui fonctionnent comme de véritables conservatoires musicaux, doublés d'ateliers de facture instrumentale. On trouve aussi dans les villes, en général près des grandes mosquées, des cours et même des rues où n'habitent que des familles griots-musiciens ...
Même aujourd'hui, beaucoup de familles de griots qui pratiquent la musique, estiment qu'il est un devoir (obligatoire) pour leurs enfants d'être érudits en l'art des griots quoique l'appartenance à une famille n'implique pas (ou plus) qu'on le devienne absolument : ça devient de plus en plus un choix qu'un devoir. Les compétences de la performance et les connaissances du répertoire musical sont ramassées au sein de la famille élargie, et des évènements comme les mariages et les baptêmes sont le contexte principal de la performance, à l'exception de la télé et de la radio. Cependant, les principes fondamentaux restent inchangés : au cours de l'apprentissage du métier de griot, l'enseignement porte essentiellement sur la théorie musicale et la pratique du jeu instrumental qui sont directement liées. Au Mali, il y a deux écoles de musique publiques, et la musique ne fait pas partie du programme scolaire. Dans des villes comme Bamako, de nombreux enfants de griots apprennent la musique en imitant des enregistrements audio et vidéo. Les filles ont tendance à se spécialiser comme cantatrices, tandis que les garçons apprennent à jouer d'un instrument, que ce soit la kora, le ngoni, le balafon ou le tama.
Film I : Da kali – Rester fidèle à l'art des griots
Ce film, tourné sur place entre 2009 et 2012, suit les enfants de quatre célèbres familles de griots au sud du Mali. Et le tout premier à avoir documenté le processus de l'apprentissage musical des enfants au Mali. Un film de Lucy Durán (SOAS, Londres), édité par Michèle Banal.
Rokia Kouyaté, fille de 12 ans, est désignée pour apprendre le style lyrique de son célèbre grand-père, le chanteur Kassé Mady Diabaté. Elle se produit sur les fêtes de mariage et pour une compétition télé populaire. Le petit Thierre Diarra, 4 ans, est déjà sur le chemin de devenir un virtuose de djembé, en suivant les traces de son père Adama. Salif Diabaté, 10 ans et neveu du maître de la kora, Toumani Diabaté, s'applique à apprendre la kora, et les sœurs Saran et Ami Kouyaté, 7 et 5 ans, sont instruites dans les chants de griottes par Bako Dagnon, une des divas du Mali.
Le documentaire donne un aperçu de la façon comment la vie urbaine, la mondialisation, le manque de soutien institutionnel pour la musique – une musique presque millénaire car elle a sûrement précédé la fondation de l'empire du Mali –, ont un impact sur la transmission de cet art par les griots à travers les générations. Mais il met également en évidence la détermination de la toute jeune génération pour le célébrer et encourager sa pérennité ...
Film II : Dɔ farala a kan – On y a ajouté quelque peu
Ce film se penche de façon plus détaillée sur les idées autour de ce que constitue un progrès musical. Le guide dans le film est Lassane Diabaté, virtuose de balafon, issu d'une longue lignée de joueurs de balafon en Guinée, qui vit aujourd'hui à Bamako. On suit le progrès musical des enfants de deux grandes familles prestigieuses, représentant deux traditions régionales distinctes: le balafon de Niagassola (Guinée), et le ngoni de Ségou, une des villes les plus riches en traditions au Mali.
D'abord, on passe du temps avec la famille de El Hadj Sékou Kouyaté : son fils, Fanta Mady, est, comme beaucoup d'autres joueurs de balafon (p.ex. Kèlètigi Diabaté), un guitariste magistral, un autre fils, Janguiné, est chanteur. Tous les deux se sont installés à Bamako où ils sont des musiciens très occupés, et les deux ont intérêt à transmettre la tradition du balafon à leurs jeunes enfants, qui sont intéressés par l'apprentissage, mais il y a beaucoup de distraction, de plus, du talent n'est pas toujours la clé pour progresser.
Au deuxième chapitre, on rend visite à la famille de Bassékou Kouyaté, virtuose de ngoni et star internationale. Bassékou se comprend comme innovateur musical de l'art des griots et représente la riche tradition bambara de Ségou. Certes, le ngoni, un luth ouest-africain, joue un rôle central dans cette famille, l'accent est mis sur la façon dont les nombreuses filles dans la famille, âgées de 4 vers le haut, apprennent l'art du chant et de la danse, à la fois dans Bamako et Garana, un village dans les environs de Ségou où a grandi Bassékou et où la plupart de sa famille vivent encore. A Garana, on voit les filles apprendre à chanter ces grandes pièces du répertoire bambara et les présenter, accompagnées par les battements de mains des filles/jeunes femmes, les tɛgɛrɛ tulonw, qui sont en train de disparaître ...
>>> http://growingintomusic.co.uk/mali-and-guinea-music-of/films-of-growing-into-music.html
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Bibliographie :
• Camara, Seydou (1996). "La tradition orale en question", Cahiers d'études africaines 36/4 : 763–790. • Camara, Sory (1992). Gens de la parole. Essai sur la condition et le rôle des griots dans la société malinké. Paris : ACCT-Karthala-SAEC. • Charry, Eric (1994). "The Grand Mande Guitar Tradition of the Western Sahel and Savannah", World of Music 36/2 : 21–61. • Charry, Eric (1996). "Plucked Lutes in West Africa : An Historical Overview", Gilpin Society Journal 49 (march) : 3–37. • Charry, Eric (2000). Mande Music : Traditional and Modern Music of the Maninka and Mandinka of Western Africa. Chicago/London : The University of Chicago Press. • Dramé, Adama w/ Arlette Senn-Borloz (1992). Jeliya – Être griot et musicien aujourd'hui. Paris : L'Harmattan. • Durán, Lucy (1995). "Jelimusow : The Superwomen of Malian Music", in : Power, Marginality and African Oral Literature, ed. by Liz Gunner/Graham Furniss, pp.197–207. Cambridge : Cambridge University Press. • Durán, Lucy (1995). "Music Created by God : The Manding Jelis of Mali, Guinea and Senegambia", in : The Rough Guide to World Music, ed. by Simon Broughton et al., pp.243–260. London : The Rough Guides. • Eyre, Banning (2000). In Griot Time : An American Guitarist in Mali. Philadelphia : Temple University Press. • Hale, Thomas A. (2007). Griots and Griottes : Masters of Words and Music. Bloomington, Indiana : Indiana University Press. • Keita, Chérif Cheick Mahamadou (1995). "Jaliya in the Modern World : A Tribute to Banzumana Sissoko and Massa Makan Diabaté", in : Status and Identity in West Africa, Nyamakalaw of Mande, ed. by David C. Conrad/Barbara E. Frank, pp.182–196. Bloomington, Indiana : Indiana University Press. • Knight, Roderick Copley (1973). "Mandinka Jaliya : Professional Music of the Gambia". Ph.D. diss., University of California, Los Angeles. • Kone, Yaouga Félix (1990). "Hommage à Siramory Diabate", Jamana 25 (mars) : 19–20. • Musée National du Mali (éd.) (1996). Sons et rhythmes du Mali. Instruments et genres musicaux traditionnels. Bamako : Edition Musée National du Mali. • Polak, Rainer (2000). "A Musical Instrument travels around the World : Jembe Playing in Bamako, West Africa, and Beyond", The World of Music 42/3 : 7–46. • Zanetti, Vincent (1993). "La nouvelle génération des griots : Entretien avec Bassi Kouyate", Cahiers de Musiques Traditionnelles 6 : 201–209. • Zanetti, Vincent (1996). "De la place du village aux scènes internationales : l'évolution du jembe et de son répertoire", Cahiers de Musiques Traditionnelles 9 : 167–187. • Zemp, Hugo (1966). "La légende des griots malinké", Cahiers d'Etudes Africaines 6/4 : 611–642. • Zemp, Hugo (1967). "Comment on devient musicien Quatre exemples de l'Ouest-Africain", in : La musique dans la vie, éd. par Tolia Nikiprowetzki, pp.79–103. Paris : OCORA.
VIVE LE MALI !!!
Hery
Vidéo tɛgɛrɛ tulon :
https://vimeo.com/73866734
Liaisons entre le Mali et le Maroc
Bonjour, je ne trouve pas comment me rendre au Maroc, en partant de Bamako.
existe t'il des vols directes, à pas trop chère, car ce que j'ai vu à ce jour est très élevé, pour un billet aller retour, BAMAKO CASA.
Comment faire, existe t'il dautre moyen par voix terrestre ou bien des compagnies aeriennes à pas chère;
Merci par avance de votre partage d'expérience.
existe t'il des vols directes, à pas trop chère, car ce que j'ai vu à ce jour est très élevé, pour un billet aller retour, BAMAKO CASA.
Comment faire, existe t'il dautre moyen par voix terrestre ou bien des compagnies aeriennes à pas chère;
Merci par avance de votre partage d'expérience.







