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Quel pays est le plus sûr en Afrique Centrale/Australe?
by Bouboucho · 2012-02-08 · 74 replies
Je me renseigne de façon trés générale, car j'aimerai bien découvrir l'Afrique centrale ou australe mais je ne suis pas Indiana Jones et j'aimerai autant éviter les bandes armées, les pirates, les attentats religieux, les prises d'otages, les coups d'état, tout ça.... Inutile de me dire que le risque zéro n'existe pas, inutile aussi de me dire que dans les rues de Marseille je prends aussi des risques, ce n'est pas le but de ma question. Je cherche un pays où le niveau de sécurité approcherait globalement celui de l'Europe (je sais que la sécurité n'est pas la même partout en Europe : parlons d'une moyenne approximative). ça existe ?

Si vous avez des idées, merci de m'en faire part.
Compte rendu de la croisière "Au fil du Nil"
by Véro34 · 2011-04-20 · 57 replies
Bonsoir tout le monde,

Ceux qui me connaissent , savent que je suis une grande fan de croisières ... maritimes et là en dernière minute résa le 7 avril pour un départ le 12 : croisière sur le Nil , chaud pour préparer quoi que ce soit à part les valises !!!

Mon mari en rêvait, on l'a fait, c'était à mon sens le bon moment, prix cassé, temps très chaud mais pas pire et très peu de monde, c'était le pourquoi du comment 😛

TO : Marmara, j'ai cédé à la tentation, du moins vu les échos peu favorables j'ai voulu avoir ma propre opinion

Croisière tout inclus, vol de Marseille ( on en re-parlera d'ailleurs de ça !!!) , séjour bateau 5 étoiles, boissons toutes confondues, visas ( OK on nous fait payer un visa 36 € alors qu'il coûte 12 ???? ) pourboires , visites le tout pour 1200 € parking Marseille inclus

Infos avant de partir ... euhhhh très spatiates mais on fait avec , on y croit et pas trop le temps de réfléchir Départ de Marseille à 16 h convocation à 14 h et la fille n'est là qu' au dernier moment Très peu de personnes à l'embarquement

Avion propre et un peu plus d'espace que quand on était partis en Jordanie, j'ai dit un peu faut pas rêver non plus 😇 Escale à Toulouse, sans possibilité de sortir de l'avion, flute alors, j'aurais bien commencé mon voyage par une visite de la ville rose et bien non on re-part 1 h 30 plus tard direction Luxor

Si vous avez déjà des questions n'hésitez pas, ça me permettra de compléter les infos au fur et à mesure

A + tout le monde
Carnet pratique Sri Lanka
by Chouhibou · 2011-01-23 · 42 replies
Bonjour,

De retour d'un voyage de 3 petites semaines au Sri Lanka, voici quelques infos qui pourront peut être servir à d'autres. D'abord un petit mot sur nous et notre façon de voyager (pour éviter tout quiproquo): nous sommes un couple franco-belge. Nous voyageons en "routard": sac à dos (8 et 10 kg pour ce voyage), petits hôtels simples, parfois limites coté hygiène, et puis de temps en temps on se fait plaisir. Nous goutons beaucoup à la cuisine locale en prenant tout de même un minimum de précautions. Il n'est pas rare que nous ne fassions qu'un vrai repas par jour car on se contente souvent de grignoter à midi. Nous voyageons en bus ou train de préférence, il nous arrive d'utiliser des vols intérieurs (mais en l'occurrence pas au Sri Lanka). En voyageant « à la routarde », nous avons l'impression de voyager au plus près de la population locale (sans être dupes, ça n'est évidemment pas en 3 semaines, ni même en 3 mois, que nous devenons experts des conditions de vie d'une population étrangère).

Nous sommes partis le 10 décembre 2010 pour un retour le 28 (c’est très court, je sais). Nous avons voyagé avec le Lonely planet (qu'on préfère en général au routard) qui, malgré tous les reproches qu’on peut lui faire, rend de grands services. Coté transport Paris-Colombo, nous avons fait affaire avec OPODO qui nous a vendu un billet OMAN Air pour un peu plus de 650 euros/pers. La compagnie OMAN AIR est impeccable. Par contre nous ne ferons plus appel à OPODO pour l’achat de nos billets (ok ce n’est pas la faute d’OPODO si Oman Air change ses horaires, mais la moindre des choses ce serait de nous prévenir !!!). A l’aller nous avons fait 2 escales (à Oman puis aux Maldives, wouhaaa ça jette de trooooop) et une seule au retour (Oman). Nous avons rencontré des voyageurs qui ont payé un peu moins cher, pour un vol sans escale depuis Paris, avec la compagnie Sri Lankaise. Tout ça dépend souvent des dates, il faut fouiller sur le net.

Au Sri Lanka: Ce qui nous a vraiment plu:La population. Ce qui choque agréablement d’abord, c’est le sourire qu’affichent les Sri Lankais. Ces gens là sont d’une bonne humeur (affichée en tout cas) incroyable. Coup de bol, voilà une qualité contagieuse, et on oublie vite le « tirage de tronche » cher au bon français que je suis. Une autre agréable surprise vient de l’apparente facilité avec laquelle les différentes religions cohabitent. Il y a ici bouddhistes, hindous, musulmans, chrétiens, et tout ce petit monde se supporte très bien (propos qui n’engagent que moi et ma toute petite connaissance du pays. Sous leurs airs de « bienheureux », ne pas oublier que les Sri Lankais sortent juste d’une guerre interne qui a fait quelques milliers de morts). Ils sont très nombreux à parler anglais mieux que moi (bon d’accord, je ne suis pas une référence…) et quand ils ne comprennent pas, ils font très bien semblant (mais c’est un peu déroutant). Leur langue est une vraie langue de sauvages (meuhhh nooon, j’rigole !!!) et on a tout juste appris à dire merci. Face aux touristes, ils sont parfois intéressés (pour nous vendre une course de taxi, nous diriger vers un hôtel que tient le beau-frère etc.…) mais le plus souvent nos échanges étaient très sains. Nous avons tout de même eu 2 expériences désagréables (toute proportion gardée, voire chapitre sécurité) : Un rabatteur à Galle, franchement pénible et malhonnête, et 3 jeunes, toujours à Galle, qui au bout d’un moment de discussion sont franchement devenus relous avec mon amie (blonde, yeux bleus, elle cherche les embêtements aussi !!). Pour ces 2 fois, juste élever un peu la voix a suffi pour nous débarrasser de ces indésirables. Ils sont parfois un peu pénibles en magasins. Ainsi quand on fait une queue, les gens n’hésitent pas à vous passer devant si vous ne collez pas littéralement la personne qui vous précède. On peut mettre ça au chapitre des différences culturelles qui restent tout à fait gérables. Une autre différence culturelle, mais celle là très sympa (et vue plusieurs fois) : dans les bus bondés quand quelqu’un monte, qu’il doit rester debout et qu’il (ou elle) est chargé(e), cette personne donne son bagage (son parapluie, son cahier…) à quelqu’un qui est assis… sans même lui demander son avis !! Le bagage est en sécurité jusqu’à l’arrivée (!!!) et la personne debout a les mains libres pour se tenir. Cette petite anecdote me permet d’aborder le thème « sécurité » et de le traiter en 3 mots : nulle part nous ne nous sommes sentis menacés, d’une agression ou d’un vol. Clairement, la plupart des Sri Lankais ne roulent pas sur l’or –voire sont très pauvres- mais les voyages nous apprennent qu’insécurité et pauvreté ne sont pas forcément liés. C’est le cas ici. La gastronomie Sri Lankaise : On a goûté pas mal de chose. Dans ce qu’on appelle les « bouis-bouis » on trouve des « en-cas » le plus souvent très bons, parfois très épicés, ça dépend, au bout de quelques jours on sait à peu prés reconnaître lesquels vont nous arracher le palais. Moi au départ je ne suis pas fan de cuisine épicée, ça a donc été une (très) bonne surprise (coté en-cas, j’adoooore les crêpes fourrées qu’ils font, c’est trop bon, et pas épicé). Evidemment on n’échappe pas au Rice’n curry. Ils sont parfois succulents, parfois moyens, on n’en a jamais mangé de mauvais. Là-bas, on mange très peu de viande, on s’y fait très bien. On mange par contre beaucoup de riz mais ça c’est pas une surprise. Il ne faut évidemment pas rater les fruits et les jus de fruits, certains sont justes géniaux. Nous adorons les marchés, on vous conseille de les fréquenter (au Sri Lanka comme ailleurs) ça donne souvent lieu à des échanges sympas en plus d’être un plaisir pour les yeux (évidemment faut pas être regardant sur l’hygiène, les conditions de conservation de la viande par exemple…). Et puis, must parmi le must (en ce qui me concerne évidemment), le curd, qui mériterait que je l’écrive avec une majuscule. Le Curd est un yaourt au lait de buffle (parait-il), et on le mange en y faisant couler dessus un « miel » de palmier (en fait plutôt un sirop très épais). C’est juste divin et ça ne coûte rien. Le mec qui va au Sri Lanka et qui ne goûte pas le Curd, je ne lui cause plus. Coté boisson faut pas compter sur le vin (j’vous l’fais pas dire, c’est la misère). J’ai goûté une bière dont je n’ai pas gardé un souvenir impérissable, il parait qu’il faut tester la « Lion », mais nous on ne l’a pas fait. Pour l’eau on a toujours pris de la minérale mais on se doute bien que ça n’est pas ça qu’ils mettent dans les jus de fruits dont on ne s’est pas privés. He ben on n’a jamais été malade, même pas une petite cagouline durant tout le voyage, c’est très appréciable (ohhhh ça va hein ! c’est peut être pas correct de parler de ça dans un forum clean, mais que le routard qui n’a jamais été pris de panique en cherchant (vite, vite, viteuuuuh) des toilettes en ville me jette la première pierre). Je n’ai pas retenu le nom des restos que nous avons pu faire mais il y en a un qu’il ne faut pas rater si vous allez à Ella, c’est le « Adam’s breeze ». C’est croquignolet, peint de couleurs vives, la terrasse offre un chouette point de vue et ça se situe sur la gauche, juste avant le sentier qui monte sur le petit Pic Adam’s. Le patron (fort sympathique) a réussi à nous servir notre meilleur jus de fruits, notre meilleur Rice’n curry et en dessert devinez-quoi, il m’a servi du curd! (ce petit resto n’apparait pas dans le dernier LP car il est tout récent). Pour s’y rendre le soir, prenez un rickshaw (100 Rps l’AR depuis l’hotel). Bon sang j’allais oublier : le thé bien sûr ! Y’a (trooop) bon ! Certains paysages : Moi j’ai adoré les montagnes plantées de thé, un peu l’équivalent de nos régions viticoles. Marcher dans les plantations est très agréable, visiter une fabrique est instructif. Les cueilleuses font de jolies tâches de couleur dans tout ce vert, mais on les plaint (travail physique, probablement usant, et apparemment peu rémunéré). Mon amie a beaucoup aimé les plages, dont certaines sont effectivement vraiment très belles. L’eau y est tout de même plus agitée que dans les « îles paradisiaques » car il n’y a pas ici de barrière de corail (mais les surfers y trouvent leur compte). Certains bateaux de pêche -à balanciers- sont très beaux. Les types qui pêchent à quelques mètres de la plage, perchés sur… heuuu… leur bout de bois (??) sont étonnants. J’aime aussi beaucoup les paysages de rizières et on est gâtés quand on descend des montagnes vers la côte sud.Les transports. C’est souvent là aussi un bon moyen d’avoir quelques échanges sympas. Bon…faut pas être pressé, et faut pas être stressé. A la surface de la terre il y a une loi physique qui fait que plus on s’approche de l’équateur, plus les gens roulent comme des cons. Le Sri Lanka n’est pas bien loin de l’équateur et de toute évidence les chauffeurs de bus du Sri Lanka en sont encore plus près !! Les bus sont souvent bondés, ça permet de ne pas voir ce qui se passe sur la route et donc, de moins stresser. Sinon y’a le train, un de nos meilleurs souvenirs. Là aussi pressés s’abstenir, mais que d’échanges, et quel plaisir de parcourir les montagnes à faible allure, le nez au vent ! (si, si, vous verrez). Et puis les tuc-tucs (rickshaws), sympas et bien pratiques, à éviter tout de même sur de longues distances (sauf si vous voulez, en plus de la jouer routard, la jouer aventurier).Le coût de la vie : Les transports sont quasi-donnés (plusieurs heures de trajet pour l’équivalent d’1 euro mais les tuc-tucs un peu plus chers). On mange souvent (bien) pour 3 euros, les en-cas sont très peu chers également. Coté hôtellerie on a souvent dormi à 2 pour l’équivalent de 15 euros (voir détails en fond de post), parfois pour la moitié, dans des chambres simples mais qui n’ont jamais été sordides. A 2 reprises on a payé plus cher, dont une fois l’équivalent de 25 euros, c’était un bungalow nickel (tenu par une suisse c’est dire…), sur une plage de rêve. Le séjour (hors billet d’avion) nous est revenu à 26 euros/jour/pers et on ne s’est pas privés. Ce sont les visites de certains sites (archéologiques, parc nationaux, temples etc…) qui plombent le budget, car très chers (par exemple 25 dollars/pers pour entrée Polonnaruwa et 13.000 Rps ( !! oufti comme disent les Belges) pour 2 entrées au Parc de Yala, avec 4X4 et chauffeur/guide obligatoire). La montée à l’Adam’s peak. On l’a fait la veille du début du pèlerinage (pas le choix). Pour info le pèlerinage commence au mois de décembre, le jour de la pleine lune. Au début c’était une vraie déception de rater la foule mais après avoir lu certains posts de voyageurs qui l’ont fait « en pleine saison », j’ai moins de regrets. Là on a pu le faire à la cool. A peu prés 50% touristes 50% Sri Lankais et au final très peu de monde. 2h30 de montée, apparemment c’est un bon temps. N’oubliez pas les frontales ça aide au début, car pas toujours éclairé. La montée est rude (je ne suis pas triathlonien !), il faut souvent faire des pauses. Sur le parcours, à 3 ou 4 heures du mat’, des échoppes vendent des boissons, du thé, c’est très sympa (ah oui n’oubliez pas la petite laine car quand on s’arrête, ça caille vite). Les Sri Lankais font ça en claquettes, parfois pieds nus (je vous ai dis, ce sont des sauvages !!!). Certains portent même des bouteilles de gaz, de la tôle ou des objets lourds car il faut ravitailler les points de…ravitaillement. Il est hors de question que je fasse ça en job d’été. Les bâtiments au sommet sont décevants mais le lever de soleil jette un max. La tradition veut qu’on fasse tinter la cloche d’autant de coups que de fois qu’on a grimpé la montagne. On a rencontré une vieille dame qui lors de sa dernière grimpette, l’a faite sonner plus de …60 fois ! Faut avoir la Foi (anciennement elle était guide, Brenda) ! Et puis donc il y a ce drôle de phénomène optique, la montagne dont on voit pendant quelques minutes l’ombre telle une pyramide, un chouette moment. La descente casse aussi les jambes, plus particulièrement les derniers muscles que vous aviez gardés valides jusque là. 3 jours plus tard nous avions encore mal aux mollets (un touriste a compté 4666 marches, j’ai pas vérifié, mais ce qui est particulièrement dur c’est qu’aucune ne fait la même hauteur que la suivante). Galle : C’est une ville (j’entends la vieille ville) particulièrement agréable en fin de séjour, car on peut s’y reposer. Les autres villes sont souvent poussiéreuses, sales, bruyantes. Bon attention hein, je ne me plains pas de ça, du bruit, de l’hygiène limite, de la dure condition de piéton dans ce pays, mais au bout de 3 semaines de voyage routard, le petit occidental -d’habitude cajolé- aime à retrouver ses repères d’occidental privilégié, et des conditions correctes d’hygiène, de douceur de vivre… Bon, quoi dire… Galle est très agréable. Mais c’est clairement un truc à touristes (réussi) qui aurait sa place dans la liste des « plus beaux villages de France ». 2-3 jours ça va, mais moi je n’aimerais pas passer 3 semaines dans un des plus beaux villages de France. Tiens, véridique, on a croisé Stéphane Berne là-bas, pour vous dire comme c’est nickel ! Pour les autres villes : Kandy n’est pas désagréable, le lac lui donne un vrai charme et le marché est sympa (pour ma part je pense que la visite du temple de la dent ne mérite pas son prix, occidental). Nous ne sommes restés sur Colombo que quelques heures, ça m’est difficile d’avoir un avis. Les autres villes que nous avons traversées étaient plutôt des grosses bourgades, pas de coup de cœur de ce coté. Dans tous les hôtels, au dessus du lit, une moustiquaire. Presque toujours un ventilo.Les petits déj’ pris soit dans les hôtels, soit dans les « bouis-bouis ». Ils sont toujours sympas et quand on ne mange pas vraiment à midi, ça permet de tenir jusqu’au soir.Voir (avec de bonnes jumelles tout de même) le léopard dans le parc national de Yala, avec en plus des éléphants, des crocodiles, des phacochères, des oiseaux, tout ça et d’autres, et en plus, cerise sur le gâteau, un ours (avec de très très bonnes jumelles, mais il parait qu’on était quand même très chanceux).Ce qu'on n'a pas -ou moins- aimé (faut bien assumer ma nationalité française, et faire le grincheux)L’absence de sites archéologiques majeurs, ou même de traces architecturales du passé. Bon d’accord, il y a Polonaruwa qui est agréable à parcourir en vélo : de chouettes vestiges, des dagobas impressionnants, des Bouddhas assis-debouts-couchés, mais c’est un peu juste non ? Enfin je veux dire que moi je suis généralement friand de ça, donc là faut oublier. C’est mon péché mignon : m’installer à une terrasse, prendre un verre, et regarder la vie qui se fait sous mes yeux, les gens qui passent, et qui me disent (rien qu’en passant) un peu comment ils vivent. Au Sri Lanka, y’a quasiment pas de terrasses (en dehors des hôtels).Certaines plages : Oui il y en a de très belles (que dis-je ? Elles sont toutes très belles !). Mais parmi elles, il y a celles qui ont été littéralement colonisées par les touristes. Clairement je ne vais pas au Sri Lanka pour me baigner allemand, manger anglais, boire un coup américain, bronzer français, que sais-je ? Je veux, naïvement, voyager Sri Lanka quand je suis au Sri Lanka. Je suis TRES en colère contre les guides (en l’occurrence Lonely Planet) qui m’envoient dans ces endroits là. C’est qu’au départ… je lui fais confiance moi !!!. Voilà, vous le saurez, si vous voyagez dans le même état d’esprit que nous, n’allez pas à Mirissa. Et bon d’accord, je veux bien vous pardonner si vous n’aimez pas le Curd mais je ne vous pardonnerai pas si vous allez à Unawatuna qui doit être ce qu’il y a de plus lamentable au Sri Lanka. A l’inverse, on trouve des plages que seuls les Sri lankais fréquentent (Galle près du phare par exemple, Tangalle après la rest house).Notre guide au PN de Yala. Bon je sais bien qu’ils n’ont pas les mêmes critères que nous. Mais clairement, aller à Yala, ça coûte un bras (85 euros pour 2 en ce qui nous concerne, doit y avoir moyen de l’avoir moins cher facilement). La moindre des choses ce serait que le chauffeur/guide ait 2 mots intéressants à nous dire ! Je ne vais pas vous dire à quel hôtel on l’a eu, car il semble que d’autres guides, du même hôtel, étaient très bons. Tout ce que je peux dire c’est que le notre, on aurait dit qu’il avait 16 ans, et je me suis demandé tout au long du long trajet à quel âge on leur donne le permis de conduire là-bas (puréeee, meeeerdeuh, le mec pas foutu de s’arrêter pour profiter des animaux quand on lui demande ! Il a dû croire qu’on venait juste pour faire un tour de 4X4)Voilà pour les grandes lignes. N’hésitez pas à demander si vous voulez d’autres infos (on n’a pas fait du tout le nord ni l’est, pas assez de temps).

A suivre en dessous, les étapes de notre voyage, les hôtels occupés avec tarifs et un avis rapide sur la prestation.

Pour finir, et pour paraphraser un type que j’aimais bien avant qu’il devienne directeur de France Inter :

« le Sri Lanka allez-y, vous n’en reviendrez pas »

Notre circuit (prix hôtel pour 2 pers, en général on peut négocier, parfois on l’a fait, parfois moins. La plupart sont cités dans le LP au rayon « hôtels bon marché ») (et pour info 1000RPS=6.60 euros env.) :

- Arrivée Colombo mais départ immédiat pour…

- Negombo- Hotel Star beach, 2500rps, bof, mais situé sur la plage (pas eu le temps d’en profiter). P dej agréable.

- Kandy- Hôtel Freedom lodge. Pas mal. Propre. Calme. Accueil correct. 3000rps (soit env 20 euros, donc assez cher pour là-bas). Le soir nous avons mangé dans un hotel, au dessus du freedom lodge. Ce devait être le Sharon Inn. Le Rice’n curry, servi en buffet, y est très bon.

- Sigiriya- Hôtel Flower Inn. Tout simple, très bien. Accueil sympa 1500rps (site de Sigiriya à faire, attention aux singes, ne pas manger devant eux)

- Polonnaruwa (site archéologique à faire)- Hôtel Manel guest house. 2000rps. Petit mais propre. Balcon sympa. M. Bandula (le patron) est gentil mais vite encombrant, limite pète-couille, il ne nous lâche plus !! A Polonnaruwa j’ai noté le prix de consommations pris dans un bar, genre bouis-bouis : 1 Coca + 1 café + 1 petite eau minérale = 90 Rps soit environ….0.60 euros !!!!

- Nuwara Eliya, région du Thé- Hôtel The Trevene. 3000 Rps avec petit dej inclus (négocié), et quel petit dèj !! le meilleur !!. Nisa vous accueille dans un français impeccable, elle a vécu en région parisienne. Elle est Sri Lankaise, c’est un plaisir de parler avec elle. Personnel compétent et sympa. Chambre correcte. (ne figure pas, à tort, dans le LP)

- Delhouse (Montée de l’Adam’s peak)- Hôtel Punsisi rest – Bungalow chouette et chouette terrasse (ne pas se fier à la moche façade de l’hotel). 2000 Rps un des meilleurs qualité/prix. Des grenouilles dans la salle de bain !! trop rigolo la panique de ma nana qui n’ose plus aller faire pipi.

- Ella- hôtel Rock view hotel. Accueil trop commercial à notre goût. 2000Rps. Repas bof. C’est à partir d’Ella qu’on a commencé à voir des touristes en nombre. Pas grand-chose à faire mais si vous y êtes, allez à l’Adam’s breeze (Resto, voir plus haut). Balade au petit Adam’s peak heuuu, gentillette. Ma copine a apprécié le massage Ayurveda.

- Tissa (Porte d’entrée au Yala PN)- Hôtel Indépendant travellers- 1000Prs. Chouette chambre, qualité/prix imbattable. Attention dans le choix du guide pour le parc. Entrée parc très chère.

- Tangalle, plage – Patini bungalows. Tenu par Séverine, une suisse mariée à Daya, un Sri Lankais. Confort suisse. Prix…suisse donc un peu cher (3500 Rps) mais vraiment bien, sur une plage ***. (swydler@hotmail.com, francophone)

- Mirissa Hôtel « Sea, sun, breeze », les pieds dans l’eau, tout à droite quand on arrive sur la plage. J’ai honte d’avoir séjourné là. 7000 Rps (mais avec p Dèj et repas réveillon Noël très très bof). Si vous voulez améliorer votre anglais, Mirissa peut être une solution, sinon, Fuyez !

- Galle : Hôtel Frangipani. 3000 Rps petit dèj inclus (négocié). Un grand balcon pour nous tout seuls. Chouette mais un peu cher, mais chouette….

- Galle : Hôtel Weltevreden. Simple. Jardin intérieur très chouette. 1500 Rps
Croisière "Tour du Monde" sur le Costa Deliziosa: excursions?
by Esculape · 2011-01-08 · 436 replies
BONJOUR ET BONNE ANNEE A TOUS LES MEMBRES ET ORGANISATEURS DU FORUM §POUR CEUX QUI SONT INSCRITS POUR LE TOUR DU MONDE DU DELIZIOSA , UNE PARTIE DES EXCURSIONS EST EN LIGNE SUR LE SITE COSTA (A CE JOUR DE SINGAPOUR A MARSEILLE) LE RESTE VIENDRA PLUS TARD JE PENSE.. BON CHAMADOU, KYPRIS, CIBC, MARIGOT, LES CARTES BLEUS VONT POUVOIR COMMENCER A CHAUFFER!! A BIENTOT.. CORDIALEMENT
Voyage en Israël: tampon sur un autre document que le passeport?
by Hopesblife · 2010-06-01 · 39 replies
Bonjour je vais peu etre partir en israel en juillet je voulais savoir s'il est possible de se faire tamponner sur un autre document que le passeport, afin de ne pas me faire fermer les frontières au pays arabes tel que la jordanie syrie égypte???merci
Merci Emirates!
by Steph78 · 2010-05-22 · 15 replies
bonjour je reviens de bkk et j ai eu une bonne surprise avec emirates sur la section bkk dubai ils m ont place en business alor que j etais en eco et ben franchemment on voyage autremment un boeing 777 avec un vrai siege qui se met a l horizontal qui vous masse humm un delice!! champagne moet a volonte et service au petit soins avec un vrai repas ! je reconnais ils m ont fait une bonne surprise peu etre ma carte fidelite a servie a quelque chose ou le fait que je n ai pas pu voyager avec eux du fait de la fermeture de l aeroport le mois dernier mais franchemment ils ont du savoir vivre voila nous autre francais ralons bcp mais bon quand il y a du positif il ne faut pas oublier d en parler !!!
Afrique de l'Ouest avec quatre enfants (5, 7, 8, 11 ans)
by Famillefilio · 2008-02-13 · 8 replies
Bonjour,

Nous aimerions partir pour un an en Afrique avec les enfants . Maroc, Mauritanie, Sénégal, cap-vert, ensuite Madagascar, Maurices, Réunion et Seychelles

Nous aimerions trouver une famille qui a voyagé en Afrique de L'ouest avec des enfants. Est-ce que les déplacements en taxi-brousses peuvent se faire relativement facilement ?

Est-ce que les tentes ou casas ou chambres d'hôtel acceptent une famille complète dans la même chambre où devrons-nous assumer deux locations ?

Est-ce qu'il y a un danger réel de voyager dans ces régions avec des enfants ???

Merci

Isabelle Desmarais
Hôtel Dorado Club Resort Puerto Plata
by Tommytom · 2004-06-06 · 29 replies
Salut,

En consultant les differents sites de voyage, la republique Dominicaine est vraiment bradée jusqu'a 50 % la semaine.

Etant plutot solitaire, j'aimerai partir a Puerto Plata "Dorado Club Resort" une semaine pour du far-niente et la plage. Je peux partir a tout moment.

Mais voila, en consultant la meteo il parait qu'en ce moment il pleut las-bas. Pas terrible pour des vacances 😕. Et surtout je viens de finir mes etudes donc j'ai pas trop de tunes et je veux pas que ce soit gaché par la météo.

Est ce que si je part cette semaine ou la semaine prochaine, estimez vous que le temps sera splendide tel que les brochures le montrent ?

Est ce que Puerto plata est une usine a touriste, blages bondées, personnel ou vendeurs avides de pourboires ?

Voila, j'espere que vous pourrez m'apporter un max de conseils. C'est la premiere fois que je pars en voyage et j'ai peur de me ruiner et des intemperies.

Merci :)
Guide de voyage et itinéraire en Jordanie: les conseils d'un expat!
by FCtravel · 2019-09-03 · 157 replies
Bonjour à tous les voyageurs et voyageuses ! Bienvenu(e)s sur ce carnet de voyage portant sur la Jordanie, une des perles du Moyen-Orient et l’un des plus beaux pays dans lequel j’ai voyagé. J’ai l’habitude de poster des carnets de voyages détaillés lors de mes trips. Cette fois-ci, je vais pouvoir être encore plus exhaustif car, après avoir visité le pays en 2017, j’y ai habité durant plus de 6 mois en tant d’expatrié entre janvier et juillet 2019 !

L’idée est de vous proposer le parcours idéal pour votre prochain voyage en Jordanie, avec les bons plans, les immanquables ainsi que l’itinéraire le mieux adapté à un trip durant entre 1 et 2 semaines ! Je serai aussi ravi de répondre à vos questions, vos prises de têtes et vos inquiétudes sur cette discussion 😊

Tout d’abord pourquoi la Jordanie ? Dans le contexte actuel, c’est l’un des derniers pays visitable et accessible à tout le monde dans la région. Ici, pas de risque, pas d’instabilité. Le royaume hachémite (Hachem, c’est le nom de la famille royale) a décidé de miser gros sur le tourisme et tout est fait pour que votre séjour ici se déroule sans encombre. Ensuite, pour un pays de petite taille, la Jordanie regorge de richesses culturelles et naturelles. Que vous soyez passionnés d’histoire, amoureux de la nature ou bien grands sportifs, la Jordanie saura répondre à vos attentes. Pour ma part, j’adore l’Histoire. Eh bien, tenez-vous prêts, en Jordanie j’ai pu visiter des vestiges datant du néolithique, observer l’influence des pharaons d’Egypte, les restes des grands royaumes bibliques, les constructions fascinante du peuple nabatéen, la trace du passage durable des grecs avec Alexandre le Grand, les très nombreux vestiges romains, l’évocation des passages de Moïse, Jésus et autres grands personnages de la bible, les constructions byzantines puis islamiques (omeyyades, abbassides), les forteresses des Croisés, les souvenirs de l’occupation Ottomane, les traces de l’occupation par l’empire Britannique et enfin la naissance d’un tout jeune pays, la Jordanie, dont le territoire a été le théâtre millénaire du passage des hommes dans une région plus que jamais stratégique depuis des milliers d’années. Bref ! C’est beau, c’est intéressant et c’est assez unique d’avoir tout ça sur une ligne Nord-Sud de moins de 400km !

Pour illustrer un peu les propos qui vont suivre, voici deux petites vidéos que j’ai réalisé lorsque j’habitais en Jordanie (j’aime bien faire des vidéos de voyage oui !), j’ai aussi réalisé la musique moi-même. C’est donc du 100% fait maison 😊 La première vidéo « Wadi & Jebel » porte sur plusieurs endroits de la Jordanie. La deuxième vidéo « Wadi Rum » porte évidemment sur le désert du Wadi Rum, grandiose, magnifique ! J’espère que ces vidéos vous donneront encore plus l’eau à la bouche concernant ce magnifique pays !
https://www.youtube.com/watch?v=tvnyf95y9zc

https://www.youtube.com/watch?v=ISok1lxgBvs

Le Jordan Pass : Avant toute chose, il convient de mentionner le Jordan Pass. C’est un must pour tout voyageur désireux de visiter la Jordanie. Il inclut le visa d’entrée ainsi qu’un accès à quasiment tous les sites touristiques payants du pays. On économise ainsi énormément en achetant le Jordan Pass, qui se commande sur internet via le site du ministère du tourisme jordanien. Vous pouvez choisir entre un Pass incluant 1, 2 ou 3 jours de visites à Petra (en plus de toutes les autres prestations et du prix du visa). Le prix de base du Jordan Pass est de 90€ (pour 1 jour de visite à Petra). Bref, il est impératif d’avoir son Jordan Pass avant d’aller visiter le pays !

Itinéraire(s) : La Jordanie est un pays qui nécessite au minimum 1 semaine pour en faire le tour (on peut bien sur venir pour 1 week-end et faire Petra puis repartir, mais je préfère me concentrer sur un programme complet). C’est donc un pays qui a l’avantage de pouvoir être parcouru en 1 semaine. Bien entendu, pour ceux qui ont plus de temps, il est possible de rester 15 jours et de profiter au mieux du pays en le visitant de manière optimale (c’est la meilleure solution, mais tout le monde n’a pas 15 jours à poser). Je vais donc rédiger un itinéraire qui me semble le plus adapté à un séjour d’une grosse semaine en Jordanie, ensuite je rajouterai mes conseils si vous voulez prolonger le séjour de plusieurs jours ou d’une semaine entière. J’ai choisi de mettre le nom des bonnes adresses (hôtels, restos, camps etc…) si vous souhaitez plus d’informations, n’hésitez pas à me demander.

1er Jour : -Arrivée à l’aéroport d’Amman (de plus en plus de vols touristiques ont ouvert entre l’Europe et Aqaba, dans le sud du pays. Si vous atterrissez à Aqaba, vous pouvez suivre l’itinéraire, mais en démarrant d’Aqaba, dans le sud). Transfert vers le centre-ville, soit en taxi (20-25 JOD, pas plus !) soit en navette de la compagnie Sariyah (http://sariyahexpress.com/en/content/airport-express) qui propose de vous emmener vers la ville, mais il faudra ensuite prendre un taxi (max 5JOD) pour rejoindre le centre-ville. -Amman est une ville qui se visite en 1 jour. Il y a de belles choses mais les joyaux du pays ne se trouvent pas là. Programme d’une visite d’Amman : La citadelle avec ses ruines et sa superbe vue de la ville, l’amphithéâtre romain et l’Odéon, le souk du centre-ville, le quartier de Jabal-Al-Weibdeh (où j’ai habité durant 6 mois) pour y prendre un café avant d’aller visiter la superbe Mosquée du Roi Abdallah. -Où manger : Hachem Restaurant. En plein centre-ville, c’est une institution autant pour les touristes que pour les locaux, falafels, houmous et thé pour quelques dinars, immanquable ! A un prix plus élevé, le restaurant Shams-al-Balad dans le centre propose des plats typiquement locaux, avec une touche de classe, sur une superbe terrasse. Très bons brunchs également le matin. -Où dormir : Le Sydney hôtel, en plein centre-ville propose des chambres propres et modernes à prix raisonnable. Si on veut un peu plus de standing, je conseille les appartements Shams-Al-Weibdeh, très confort avec piscine et terrasse offrant une super vue sur la ville.

2ème jour : -Départ le matin d’Amman, direction le sud vers le petit village de Dana ! Au programme, la route des rois. Malgré la distance relativement petite (200km) il faut prévoir la journée. Sur la route des rois on roule lentement, au grès des villages, des canyons, des locaux, des descentes, des montées, des vues magnifiques et des pauses photos. C’est une super route qui vaut la journée. Les curieux s’arrêteront visiter le châteaux Croisé de Kerak sur le chemin. Moment fort de la journée : le passage dans le « grand canyon jordanien », le Wadi Mujib. Une vue époustouflante qui vaut le détour à elle seule. On peut même faire une pause à midi en remontant de l’autre côté, il y a un petit resto sympa sur le bord de la route avec la vue sur le canyon. -Arrivée l’après-midi dans le petit village de Dana, mon coup de cœur en Jordanie. Pour les hôtels, il y en a pour tous les goûts. J’ai bien aimé le Dana Moon Hostel où je suis resté plusieurs fois, avec un accueil chaleureux et une belle terrasse où prendre son petit déjeuner. A Dana, on y reste 1 jour, 2 si vous avez un coup de cœur. C’est un petit village au cœur d’une réserve naturelle préservée (chose assez rare en Jordanie…). Depuis le village, la vue est incroyable sur la vallée qui s’étend jusqu’à la Mer Morte, avec, au loin, la Palestine. Si vous aimez la marche, vous pouvez faire une rando en vous enfonçant dans la vallée et en remontant quand vous le souhaitez. C’est un endroit calme, grandiose qui vaut le détour assurément !

3ème jour : -Sachant que Petra nécessite une journée entière, mieux vaut se réveiller directement sur place pour la visiter. Ainsi, le matin, pourquoi pas profiter du calme de la vallée de Dana. Peut-être même d’une petite randonnée dans la vallée ou bien en surplombant celle-ci en se faisant un petit pique-nique ? Ensuite, départ de Dana, direction Petra ! Environ 1h30 de route (un peu plus si on s’arrête visiter le château de Shaubak sur la route). Lorsqu’on arrive à Wadi Musa (ou Gaia, nouveau nom de la ville où se trouve Petra), on se rend bizarrement compte qu’on n’est pas les seuls à avoir eu l’idée de venir visiter Petra… Les locaux s’en sont aussi rendus compte et proposent des dizaines et des dizaines d’Hotels, restaurants, activités, visites etc… Mais peu importe, Petra est là et c’est l’essentiel ! Comme je l’ai dit avant, il vaut mieux privilégier une journée entière (du matin jusqu’au soir) pour visiter Petra. Après, cela va dépendre de votre Jordan Pass et du nombre de jours à Petra que vous avez choisi (1, 2 ou 3), dans cet itinéraire simplifié, je pars du principe qu’on ne fera qu’un jour à Petra (ce qui peut suffire en faisant une belle grosse journée sur place). -Où dormir : Beaucoup d’hôtels et d’offres à Petra. J’ai trouvé ça un peu + cher et – satisfaisant que dans le reste du pays. Mais bon c’est normal car c’est LE point de passage obligatoire. Selon vos goûts et vos budgets vous trouverez le logement qui vous convient. Attention quand même à essayer dans l’idéal de réserver la nuit d’hôtel quelques jours avant. Ça permettra justement de choisir un bon rapport qualité/prix plutôt que de prendre les derniers hôtels disponibles. -Où manger : un peu pareil que pour les hôtels, y a le choix ! J’ai mangé deux fois au restaurant El-Arabi en plein centre-ville. Si vous n’avez pas fait votre choix et réfléchissez encore, pourquoi ne pas essayer celui-ci.

4ème jour : -Journée entière à Petra ! Alors comme je le disais, il faut s’attendre à beaucoup de touristes. Attention à ne pas se faire avoir par les locaux qui vous proposent un tour en jeep ou bien vous disent qu’il est impossible de marcher pour faire le site. Cependant, le site conserve sa magie ! C’est un lieu incroyable, gigantesque, où l’on y passe au minimum une journée entière. Si vous êtes des bons marcheurs, vous pouvez parcourir une bonne dizaine de km dans la journée. Après l’entrée par le centre de visiteur, vous passerez le canyon (Siq) puis le trésor (Khazneh) qui sont les plus connus. Je vous conseille de parcourir le site en direction du Monastère, situé dans les montagnes après un très long escalier. Le chemin est magnifique, le Monastère encore plus ! Ensuite, si vos jambes vous soutiennent encore, poursuivre un peu après le Monastère sur des pitons rocheux qu’on voit à quelques centaines de mètres. De là-haut, la vue est incroyable, sur toute une vallée à pic et au loin la vallée de la Mer Morte tout en contrebas. Ensuite, retour à pied jusqu’au centre de visiteurs. Je vous garantis que vous serez fatigués ! Un repas et un repos bien mérités vous attendent à l’hôtel de Wadi Musa (Gaia), pour être en forme et partir tôt le lendemain !

5ème jour : -Départ tôt le matin depuis Petra, direction le Wadi Rum ! Mon lieu favori en Jordanie. Tellement de puissance, de beauté, de grandeur. On se croirait sur une autre planète, on se dépayse complètement, c’est assez intense ! Pour visiter le Wadi Rum je conseille très fortement de le faire avec un camp de bédouins. C’est même l’unique façon de la faire, sauf si on est en compagnie de guides ou de gens qui connaissent bien le lieu. Il faut donc impérativement réserver le camp de bédouins dans lequel on voudra passer son séjour dans le désert. Il existe une multitude de de prestataires. Certains plus critiquables que d’autres, notamment au niveau environnemental et éthique (voir le guide du Routard qui évoque bien le problème). Les bédouins viendront vous chercher sur le parking du centre pour visiteurs. Ils viennent généralement en Jeep et récupèrent le groupe de touristes. Ensuite, c’est parti pour la visite du désert et la nuit dans un camp. -Encore une fois, il y en a pour tous les goûts : luxe, sportif, roots, francophone, nuit à la belle étoile, dans un camp tout aménagé, chameau, rando, escalade etc… A vous de choisir en fonction de votre budget, de vos envies et du confort que vous désirez. Pour ma part, mon expérience favorite a été mon séjour réalisé avec Wadi Rum Bedouin Friends. Le prix était standard, pas plus haut que les autres et propose une expérience à taille humaine, respectueuse du désert, de ses habitants et de ses traditions : de la marche, du calme, des nuits à la belle étoile sur matelas avec couvertures, repas autour du feu. On n’est pas dans le bling-bling touristique irrespectueux. C’est tout l’inverse et c’est pour cela que je conseille ce prestataire-là. -Dans l’idéal, pour bien profiter de Wadi Rum et s’en imprégner, il faut y passer 2 jours (avec l’arrivée le matin depuis Petra) + 2 nuits. Ça permet notamment d’avoir une journée entière (réveil puis coucher) dans le désert et d’avoir un sentiment d’immersion. Si vous pouvez vous le permettre c’est bien, sinon, 1 jour et 1 nuit (comme je l’ai fait la 1ere fois que je suis venu en Jordanie) suffisent aussi à vire une super expérience.

6ème jour : -Route de Wadi Rum direction Aqaba. Le trajet n’est pas très long, une grosse heure, pas plus. Belle route qui coupe à travers la montagne et descend vers la Mer Rouge. Arrivée à Aqaba le matin. Aqaba, on aime ou on n’aime pas. C’est une ville assez spéciale, différente du reste du pays. Ce n’est pas forcément une ville qui se visite, on y vient surtout pour la Mer Rouge. -Je vous conseille de prendre un logement au sud de la ville, dans le secteur de South Beach (5km au sud de la ville). J’ai logé au Bedouin Moon Village et ce fut assez agréable. Pas forcément pour le confort, mais plutôt pour l’emplacement (on traverse la route et on se retrouve sur la plage). On peut louer des équipements de snorkeling pour 5JOD la journée. -Comme activité, je conseille de profiter de la plage et la piscine, après ces journées d’aventures à Petra et dans le désert, un peu de repos ça ne fait pas de mal. D’autant plus que la plage est assez incroyable ! En moins de 10mn de marche on trouve de super spots de snorkeling, c’est impressionnant, au bord de l’eau, à 15 mètres du rivage, on trouve quantité de coraux, poissons multicolores dans une eau transparente. Pour ceux qui voulaient voir les fonds marins sans se lancer dans une longue journée plongée (comme moi) c’est l’idéal ! Le soir est le moment idéal pour faire une virée en ville à Aqaba. On y trouve de bons restos de poisson (les seuls dans le pays) ainsi que des restaurant locaux comme le Syrian Palace (très peu cher). On peut même boire une bière en terrasse, au bar Ali Baba en plein centre ! -Pour ce qui est de la plongée, je ne m’y connais malheureusement pas. Je n’ai pas essayé d’en faire à Aqaba et je ne pourrai pas vous aiguiller sur le sujet.

7ème jour : -Remontée de Aqaba vers la Mer Morte, à travers la Wadi Araba (vallée de la Mer Morte). Une route assez clean qui remonte vers le nord en longeant la frontière avec Israël. Plus on avance et plus on perd en altitude, sachant qu’on avait démarré du niveau de la mer ! L’arrivée à la Mer Morte se fait à -430m, le point le plus bas du monde ! -2 options s’offrent à vous : soit vous passez l’après-midi à la Mer Morte et vous dormez sur place dans l’un des complexes hôteliers construit sur les rives. C’est un peu plus cher mais ça a l’avantage de permettre de profiter de la Mer Morte ainsi que d’un hôtel de luxe. Deuxième option, passer l’après-midi à la Mer Morte puis remonter ensuite vers la ville de Madaba (environ 1h de route). L’avantage sera de découvrir une nouvelle ville dans la soirée, qui plus est Madaba, ville chrétienne où l’on pourra savourer du vin au diner et se balader en ville. -Pour l’option hôtel à la Mer Morte, je vous laisse faire votre choix en fonction de votre budget, mais on est sur du haute gamme. L’hôtel vous offrira la prestation Mer Morte et tout ce qui va avec. Pour la 2ème option, il faudra passer par un hôtel pour accéder à la Mer Morte avec équipement (douche, bains de boue, piscine…) ou bien vous pouvez aller à Amman Beach, situé entre les hôtels sur la rive. C’est un peu moins cher et plus populaire. Dans tous les cas mieux vaut choisir une de ces options plutôt que d’aller en solo dans la mer sur une plage non aménagée (le danger c’est le sel, si on n’a pas accès à une douche d’eau douce rapidement après la baignade). -Si vous avez choisi l’option Madaba, vous pouvez passer la soirée dans le centre-ville, dans un des nombreux restaurants. Nous avions dormi au Mariam Hôtel pour un prix raisonnable avec chambre confortable et piscine. En fonction de votre temps et de vos horaires, il faut visiter à Madaba l’église Saint George avec la carte de la terre sainte en mosaïque.

8ème jour : -Direction Jérash au nord d’Amman ! Une grosse heure de route vers le nord sur l’autoroute (ça fait du bien). Le site est vraiment magnifique. Tout une ville romaine conservée ça laisse bouche bée. Entre le cardo, les colonnades, les arches, les temples et l’amphithéâtre, on a de quoi y passer au moins 4h. Jérash est l’un des incontournables du pays, surtout quand on aime les ruines romaines. Pour midi, je vous conseille ensuite d’aller manger au Green Valley Restaurant à Jérash à l’entrée de la ville. Rien que pour leur immense terrasse, ça vaut le détour ! -Retour dans l’après-midi à Amman. En fonction de votre avion, vous pouvez directement rejoindre l’aéroport, ou bien passer votre dernière nuit à Amman avant de décoller le lendemain.

Voilà donc l’itinéraire pour une grosse semaine de visite de la Jordanie. J’ai essayé de faire un itinéraire le plus compact possible, en rassemblant tous les lieux incontournables et les bons plans du pays. Bien entendu, cet itinéraire est modifiable en fonction de vos goûts, votre budget et votre temps sur place. Vous pouvez faire ça dans le sens que vous souhaitez, en fonction de ce que vous avez lu et de ce que vous préférez 😊

Séjour prolongé (8 à 15 jours) : -Si vous avez prévu un séjour plus long qu’une semaine en Jordanie (bonne idée !!) alors vous allez pouvoir encore mieux profiter du pays. Globalement, l’idée est de faire le même itinéraire que celui évoqué ci-dessus, mais en faisant des arrêts plus longs à chaque endroit pour profiter au maximum. -Je conseille tout de même d’aller visiter le site d’Umm Qais dans le nord du pays. Ce sont de superbes ruines romaines, avec un panorama magnifique sur le plateau du Golan en face, les montagnes du Liban au loin et le lac de Tibériade en Israël sur la gauche. Il y a un restaurant avec une belle terrasse où vous pourrez manger à midi après la visite. -Si vous aimez la randonnée et la nature, pourquoi pas rester une deuxième journée à Dana et vous lancer dans une longue rando dans la vallée qui vous prendra la journée et dormir une deuxième nuit sur place. -Au sud d’Amman se trouve le Wadi Mujib. Il est possible de faire une journée de canyoning et de randonnée dans le lit de la rivière creusée dans le canyon. On arrive à la fin dans la vallée de la Mer Morte ! -Pour Petra, vous pouvez facilement y passer une deuxième journée, voir même une troisième journée, avec différents parcours, lieux à découvrir etc… -En ce qui concerne le Wadi Rum, comme je l’ai mentionné précédemment, faire 2 jours et 2 nuits rend la chose encore plus grandiose ! Vous pouvez ensuite choisir à votre guise d’y passer encore plus de temps, je pense que le terrain de jeu est assez grand pour prolonger l’expérience. -A Aqaba, si vous êtes intéressés par de la plongée, vous pouvez facilement passer plusieurs jours sur place à visiter les différents endroits (très nombreux) qui valent le coup dans la Mer Rouge. -Pour la Mer Morte, pourquoi pas choisir les deux options que je vous proposais : dormir sur place dans l’un des hôtels puis le lendemain profiter de la ville de Madaba et y dormir en visitant les lieux historiques durant la journée.

Discussion : Je répondrai avec plaisir à toutes vos questions concernant le budget, certaines villes, des endroits non mentionnés, le climat, la culture, la nourriture etc… C’est un beau pays, qui mérite le détour et si je peux vous aider à faciliter un peu votre séjour cela me rendra heureux également ! Je vous laisse à nouveau avec mes 2 petites vidéos de voyage en Jordanie. N’hésitez pas à les partager également 😊

https://www.youtube.com/watch?v=ISok1lxgBvs

https://www.youtube.com/watch?v=tvnyf95y9zc

Bon voyage !

Florian
On part en vadrouille dans l'ouest américain! Oui, encore et encore...
by Bibouns51 · 2019-08-31 · 194 replies
21 juin Encore en vadrouille ??? Le monde n’est pas logique… L’addiction aux jeux est une maladie. Pas la peine de revenir là-dessus, ça a été prouvé scientifiquement. Du coup, l’homme a inventé les médecins de l’addiction… Dans le même registre, le travail est une maladie. Ben oui, il y a bien des médecins du travail, non ?... Du coup, je te pose cette question : Pourquoi n’y aurait-il pas des médecins du voyage ?... Pitié, aide-moi, je n’arrive pas à m’en passer ! La preuve, nous sommes rentrés mi-mars de notre vadrouille birmane et me revoilà, un peu couillon, en train de t’expliquer que nous allons remettre les voiles vers de nouveaux horizons ! Mais pas d’bol, parmi les cent quatre-vingt-dix-sept pays que compte notre bonne vieille Terre, le tirage au sort a désigné une nouvelle fois les Etats-Unis. Ben oui, mais lesquels ?... Car ça, tu ne le sais peut-être pas encore, mais il y a deux pays dont le nom officiel commence par « Etats-Unis ». Les Etats-Unis d’Amérique… Ok, tu es nul en géographie mais j’imagine que ça, tu l’savais… Et l’autre, c’est le Mexique dont le véritable nom est « Etats-Unis du Mexique » !... Tu vois, cette prose en est encore à ses balbutiements mais tu peux d’ores et déjà cocher la case « Je ne sais pas pourquoi je lis toutes ces conneries mais ça me sert quand même un peu pour ma culture générale »…

Bref, je ne vais pas faire durer ce suspense insoutenable plus longtemps. Je t’annonce en effet officiellement que le sort nous envoie une nouvelle fois chez l’oncle Sam... Une fois, ok, deux fois, passe encore… Mais là, ce sera la cinquième fois !!! Non mais franchement, quand le sort a décidé de s’acharner, ben… il s’acharne !

Déjà, dans un premier temps, il me faut annoncer la mauvaise nouvelle à madame… Bon, un poil plus urbaine que bibi, elle n’est pas hostile à l’idée, mais à une seule condition : Passer pour cette fois-ci obligatoirement par Los Angeles, Las Vegas et San Francisco que nous n’avons toujours pas marquées de nos semelles. Moi, bon gars, j’accède volontiers à cette requête. Faut dire que pour repartir en vadrouille, je serais prêt à accepter n’importe quoi… Partir en vélo, avec un euro par jour, … et même avec sa grand-mère en bikini sur le porte-bagages s’il le fallait ! Non, non, si tu la connaissais, tu ne rigolerais pas...

Du coup, une fois le feu vert de madame obtenu, à la façon d’un compositeur de musique classique, et bien je me mets à composer… Les yeux fermés, confortablement installé sur mon petit tabouret feutré, je caresse sensuellement les touches de mon instrument en attendant patiemment que mon imagination abyssale se mette à pianoter… Ça y est, elle entre en action…: Los Angeles, la route 66, le Grand Canyon, Las Vegas, Bryce Canyon, Zion National Park, la Vallée de la Mort, San Francisco… Une œuvre on ne peut plus classique diront les puristes, là où mon objectif est d’écrire un bon vieux tube de rock’n’roll ! Car annoncé comme ça, ça fait très circuit organisé de la dernière brochure Grégoire Laclaire qui permet à cinquante gugusses de découvrir tous ensemble les Etats-Unis en dix jours dont cinq dans le bus ! Je n’en ai pas rêvé, Laclaire l’a fait, et je suis en train de le copier !… Allez mon bonhomme, on s’essore un peu le cervelet et on nous pond un truc qui va faire un peu plus Dora l’exploratrice… : Victorville, Bottletree Ranch d’Elmer, Antelope Canyon, Horseshoe Bend, Stud Horse Point, Buckskin Gulch, Toadstool Hoodoos, Edmaiers secret, Coyote Buttes North, Yellowrock, Strike Valley, Capitol Reef, Cathedral Valley, Valley of Fire, Sequoia National Park, … Voilà qui envoie du bois ! En combinant tout ça avec mon œuvre classique initiale, le bébé devrait quand même plus ressembler à du Iron Maiden qu’à du Frédéric Chopin, non ?

Ne me reste alors plus qu’à te donner les quelques éléments logistiques qu’il te manque pour en savoir autant que moi sur cette vadrouille, soit cinquante fois plus que Sandrine, qui découvre presque, le jour de notre départ, qu’on va faire du camping en me voyant charger la tente dans la voiture qui va nous mener à l’aéroport… Ça te donne un bon indice sur l’identité de celui qui a une nouvelle fois tout organisé… All by myself, tu vois ce que j’veux dire ? Et sans même Céline Dion pour me filer un coup de main ! Bref, revenons-en à nos détails logistiques. Dans le désordre, ça donne ça : Quatre mois de préparation intense pour que les quatre mêmes acteurs que d’habitude se retrouvent ensemble pendant quatre semaines dans le 4x4 que j’ai réservé de Los Angeles à San Francisco, soit pour une boucle d’environ quatre mille kilomètres pour vadrouiller aux quatre coins des quatre états que sont la Californie, l’Arizona, l’Utah et le Nevada… « N’aie pas peur, Sandrine, nous ne nous rendons pas là-bas à quatre pattes… Si tu veux que j’te dise tes quatre vérités, ce sera à bord d’un Airbus A380 affrété par Air France ! » Voilà, je crois que je t’ai tout dit ! En avant la musique ! En avant le rock’n’roll !
De retour du Bhoutan... bien différent maintenant!
by Worldwide · 2018-09-10 · 29 replies
De retour d'un récent voyage au Bhoutan, je peux affirmer que le pays change et même change beaucoup !

Pollution et nombreuses constructions à travers les paysages: - Pour répondre au souhait de développement du pays, de nombreuses nouvelles routes sont construites et d'anciennes sont améliorées pour les rendre plus confortables en les élargissant par exemple, et ce en saignant littéralement les paysages. - Pour répondre aux souhaits d'une population mieux éduquées (école rendue gratuite et bilingue - cours scientifiques en anglais pour l'ouverture au monde et les autres en bhoutanais pour la tradition-) souhaitant plus de confort ou encore de services, de multiples constructions d'immeubles, de 6 étages le plus souvent, sont en cours et marquent inévitablement les paysages de manière indilébile. - Pour répondre aux souhaits de touristes forcés de dépenser beaucoup d'argent (250$us par jour et par personne pour le visa incluant les services de transferts, guidance privée obligatoire, entrées diverses, hébergement et repas), des hôtels très confortables ont été construits et de nombreux sont en construction au milieu de paysages qui étaient parfois vierges avant. D'autant que la fameuse limite de 12.000 touristes par an est bien révolue ... on dépasse maintenant 200.000 visas qui sont délivrés chaque année et cela augmentera chaque année car plus aucune limite, hors les finances (250$us par jour par personne), n'est d'application. On imagine aisément le charroi routier supplémentaire, les parkings agrandis, etc, etc. - Et le Bhoutan, et surtout certains Bhoutanais devenant plus riches, les autos sont de plus en plus nombreuses et cela se sent partout avec un air qui s’éloigne de plus en plus de la pureté réputée d'avant: j'ai vu pas mal d'habitants de Thimphu avec des masques comme à Katmandou ... c'est dire ! :-(

Plus de limite du nombre de touristes: - Quant aux sites religieux et historiques, ils sont bien toujours là, magnifiques, mais avec une fréquentation touristique de plus en plus dense, principalement indienne (non soumis au visa de 250$ par jour), ce qui rend progressivement la destination de moins en moins "hors du temps". Les touristes chinois, très proches du pays, sont aussi de plus en plus nombreux et payent comme nous les 250$ journaliers. Rappelons que la fameuse limite à 12.000 visas par an est bien obsolète ... maintenant ce sont déjà plus de 200.000 visiteurs annuels ! ... probablement hors visiteurs indiens, singhalais et maldiviens qui eux n'ont pas besoin de ce fameux visa, exemption accordée probablement au vu des liens économiques intenses entre le Bhoutan et surtout l'Inde qui assure finalement sa survie, en particulier alimentaire, en y exportant quantité de produits.

Voilà le Bhoutan d'aujourd'hui :-(

Mérite-t-il encore le budget qu'il faut lui accorder ? Cela est une question à laquelle il y aura diverses réponses en fonction de chacun, mais une chose est certaine: le Bhoutan a changé et va encore changer énormément ! Donc pour qui veut encore un peu d'authenticité, je pense qu'il ne faut pas remettre à plus tard un éventuel projet de voyage !
Croisière Costa en océan Indien: scandale
by Remitoul · 2017-11-03 · 56 replies
Actuellement en croisiere sur le Costa neo Riviera pour une 7 eme croisiere Costa qui se voulait idyllique, nous vivons en ce moment même un épisode désastreux qui met un terme à nos relations avec Costa... Je ne reviens pas sur les petits détails qui ont disparu au fil des années avec Costa, mais plutôt sur un « foutage de gueule » que nous, ainsi que tous les passagers subissons. Je passe également sur la prise en charge désastreuse des passagers embarquant à St Denis ( 4h d’attente sous une tente avec aucune information, et pour nous consoler un vulgaire sandwich digne d’un vulgaire fast-food sauvage. Vous le savez sans doute, une épidémie de peste fait des ravages à Madagascar, notamment à Toamasina, ville dans laquelle une escale était prévue. Le troisième jour de croisiere, nous sommes informés par un feuille A4 accrochée à notre porte que l’escale à Toamasina est annulée. Certes; ce n’est pas grave, nous comprenons, nous avions suivi les informations et ne comptions pas descendre de toutes façons, trop risqué. Deux jours plus tard, nous sommes aux Seychelles ( La digue c’est top ! ) et malgré quelques déconvenues avec notre cabine, nous sommes contents. Arrive ensuite une nouvelle feuille A4 nous indiquant maintenant que les escales à Diego Suarez et Nosy Be sont également annulées, tout cela sur le dos de la sécurité des passagers, mais avec une compensation cette fois ci de Costa, à savoir 150 euros par adulte ( 2 personnes Max par cabine ) en credit à dépenser à bord. Il nous faut donc rester un jour et demi en plus aux Seychelles, faire l’impasse sur Mada, passer 3 jours en mer, et rester un jour de plus à la Réunion. Nous passons donc de 6 escales à 3 escales, très décevant , surtout pour les nombreux Reunionais à bord. L’épidémie de peste est présente depuis Août à Mada, prévenir les passagers au dernier moment est sournois de la part de Costa, annulation impossible, satisfait ou remboursé ( vous savez l’argument commercial mis en avant sur toutes les croisières Costa ) caduque car il faut se prononcer avant le deuxième jour. Rapidement un groupe de passagers fait tourner une pétition recensant plus de 200 signatures ( 200 cabines ) afin d’exprimer notre mécontentement et demandant un geste commercial plus important à Costa croisiere. Le porte parole ( Alain ) du groupe a été pris à partie par l’équipe de bord accompagnée de la police seychelloise et suite à un échange de plus d’une heure avec le commandant, il a été mis dehors avec ses valises afin qu’il ne poursuive pas la croisiere. Le commandant a estimé qu’il représentait un danger pour la suite de la croisiere... Incroyable... Je ne sais pas ce qu’il va se passer dans les prochains jours, mais la gestion de cette situation par le commandant est juste hallucinante ! Alors ok pour Toamasina, ok pour Mada, mais allons ailleurs, dédommagez nous à hauteur du préjudice subi, qu’allons nous faire des 150 euros de crédit à bord ( les prix de la boutique ont bizarrement été revus à la hausse la nuit dernière ), nous allons prendre une excursion à St Denis ? Et l’excursion pour nos enfants, on fait comment ?? Sous prétexte de se plaindre on est prié, que dis je, jeté du navire ?? Bravo Costa France pour le service client, Bravo capitaine pour la gestion de crise... Gardez vos points Costa, nous ne reviendrons plus sur vos bateaux.
Cherche à réunir des retraité(e)s ou seniors style routard(e)s
by Abélios · 2017-04-13 · 1045 replies
Cherche à réunir séniors ou retraité(e)s style routard(e)s

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Je cherche à réunir des Séniors ou Retraité (e)s style Routard (e)s pour envisager de voyager ensemble ou simplement échanger des infos sur ce forum. Si comme moi vous n'aimez pas voyager seuls, mais par contre vous voulez prendre du bon temps et partager des super moments, on peut peut-être dans un premier temps communiquer pour voir si nos profils correspondent. Plusieurs fois j'ai eu la chance de voyager avec des gens extras et j'ai dans mon sac-à-dos pleins de souvenirs formidables. Nous sommes nombreux sur ce forum à correspondre depuis plusieurs années. J'avais posté un message similaire qui est devenu une véritable discussion et à permis des super rencontres et des voyages collectifs. Beaucoup se reconnaîtront (je ne vais pas les nommer, ils sont trop nombreux) et j'espère qu'ils vont à nouveau apporter leur contribution Cette nouvelle discussion s'adresse à celles et à ceux qui conçoivent le voyage en transports locaux (quelque fois taxis ou loc de 4x4), hébergements très simples (petits hôtels, aub. de jeunesse ou chez l'habitant), repas sur les marchés ou dans petites gargotes, maximum de contacts avec la population locale et convivialité et solidarité avec mes coéquipier (éres). Personnellement je n'attends que l'occasion se présente ! Enfin ma motivation pour poster ce message: j'ai la chance de partager ma vie avec une femme formidable, son seul défaut : elle déteste les voyages ! Et moi c'est ma passion (Je pense que beaucoup sont dans mon cas!) Alors si vous vous reconnaissez laissez un message, je suis sûr que nous allons être nombreux à souhaiter faire connaissance.

Cordialement

Didier
Compte rendu de la croisière "Back To Back" (Harmony of the Seas) du 4 au 8 février 2017
by Alfre99410 · 2017-02-20 · 49 replies
Bonjour à tous,

Me voici de retour de cette superbe croisière (back to back de 15 jours) sur l’Harmony Of The Seas effectuée du 04 au 18 Février 2017 au départ de Fort Lauderdale.

Les escales sont les suivantes : Fort Lauderdale Nassau St Thomas St Marteen Fort Lauderdale Labadee Falmout Cozumel Foert Lauderdale

Précision sur l’avant croisière L’année dernière (Février 2016) j’ai effectué une croisière de 13 jours avec Royal sur l’anthem Of The Seas, mais malheureusement cette croisière a été écourtée de 2 jours suite à une tempête. De ce fait, Royal nous a remboursé les deux jours manquants + un avoir de 1284$ à valoir sur la prochaine croisière.

Petite précision, avec mon avoir de 1084$, cette croisière nous a couté 2500€ pour 2 en cab balcon central park pour les deux semaines. Car à plusieurs à repises j’ai fait réajusté le prix pour mon agent de voyage (Nathalie de chez Azur croisière) vu que les prix étaient en baisses chez Royal et le nécessaire a été fait auprès de la compagnie.

Dès mon retour sur Paris, j’ai aussitôt réservé une croisière pour Février de cette année. A la base, j’avais réservé une mini suite (vu que j’ai un avoir) Mais malheureusement ma fille devait venir avec nous et 3 mois avant notre départ, elle ne pouvait pas suite à des contraintes scolaires à la fac. Du coup on a décidé de changer de cabine c’est-à-dire d’annuler la mini suite et de prendre une cabine moins chère sur le central park. Franchement je n’ai pas regretté ce choix (je vous expliquerai tout cela après)

Le Départ: Etant donné qu’on est en en hivers et pour éviter tout stress, j’ai décidé de prendre un forfait (pack and fly) à l’hôtel Mercure qui se trouve à Roissy là où on droit prendre l’avion.

Jeudi soir après le boulot, on a chargé la voiture et direction Roissy pour rejoindre notre hôtel et laisser la voiture sur le parking durant les 17 jours. Ce forfait est très intéressant et comprend : la nuit + petit déjeuner + 17 jours + transfert hôtel => aéroport A/R le tout pour 150€ pour deux personnes.

Apres une bonne nuit et un bon petit déjeuner, on a pris la navette pour se rendre à l’aéroport et 5 minutes on était au terminal 2A pour faire notre enregistrement.

Le vol American AA s’est super bien déroulé et je n’ai pas vu passer les 9h50 rien à dire (nourriture correcte pour ce type de vol). Il ne faut pas comparer American avec les compagnies du golf car les prestations ne sont pas les mêmes. Mais quelques boissons telles que whisky, vodka… sont payantes (7$)

Arrivée à Miami, nous avons pris un taxi pour se rendre à notre Hôtel (Hilton Garden Inn) qui se trouve non loin de l’aéroport et près de « Dolphin mall » un endroit où on peut faire un peu de shopping et manger… Le soir on a été mangé un rodizio dans un restaurant brésilien dans ce dolphin mall où toutes les viandes sont à volonté mais le prix est exorbitant (sans les boissons 65$ par personne)

Certes on est en vacances mais la fatigue commence à se faire sentir. On est resté quand même pour écouter de la musique (car dans ce mall les latins y sont présents et les bars aussi). On est rentré à l’hôtel vers 23h30.

Apres une bonne nuit et un bon petit déjeuner, nous avons prix un taxi pour se rendre au port de Fort Lauderdale. Attention! à Miami les taxis sont très chers mais quand on n’a pas le choix il faut faire avec. La course nous a couté 90$ de Miami à Fort Lauderdale et le trajet a duré 1/2h.

La suite à venir.











Calendrier des départs en croisière des membres VF 2019
by Madisson · 2016-12-06 · 804 replies
Bonsoir à tous 🙂 je sais qu il est un peu tôt ; néanmoins je décide de démarrer le calendrier pour les départs en croisiere des membres VF 2019 ; nous pouvons à présent reserver très longtemps à l avance donc n hésitez pas si vous avez déjà reservé à vous inscrire ici même ;😉

JANVIER 2019 FEVRIER 2019 MARS 2019 AVRIL 2019 MAI 2019 JUIN 2019 JUILLET 2019 AOUT 2019 SEPTEMBRE 2019 OCTOBRE 2019 NOVEMBRE 2019 DECEMBRE 2019
Koh Samui, Koh Pha Ngan et Koh Tao: déception
by Gimo31 · 2015-03-10 · 186 replies
Nous revenons de passer 7 semaines dans les îles de l'archipel de Koh SAMUI.....

Quelle déception..!

D'abord : Les Thaïlandais ont bien changé, croyez moi. Surtout dans ces îles devenues hyper touristiques. Des Russes , des allemands , des Chinois et des Français en grand nombre, ont eu raison du sourire légendaire des Thaïlandais.

Ils sont devenus méconnaissables.

Pas sympa du tout, ils ne s’intéressent plus qu'à votre porte-feuille et surtout, leur sport favori est devenu : "comment puis-je l'arnaquer...!"

Les prix ont aussi flambé...!!!!

Je connaissais la Thaïlande pour y être allé déjà plusieurs fois mais, dans ces îles, je ne reviendrai plus jamais, ils ne sont vraiment pas aimables du tout....

Ensuite que dire de ces îles.

Les plages sont, pour la majeure partie, très sales (sauf devant les Resorts...!) Les sites sont très beaux vus de loin, propices à de magnifiques photos....mais à regarder de plus près..... du plastique partout, des déchets divers etc... La mer est sale et l'eau est trouble, donc, on ne voit pas ses pieds....... l'eau n'est pas profonde (sauf exception) et l'amplitude des marées est très importantes. Il faut donc aimer se baigner dans 30 cm d'eau...

Nous pensions que cela changerait à Koh TAO qui est , soi-disant, le paradis des plongeurs.

Nous avons essayé et nous y avons passé 6 jours....... mais les eaux sont aussi troubles qu'ailleurs..... On ne voit rien ou si peu......

C'était peut-être de saison qui voulait ça (Mars 2015) mais bon, des gens qui vivent là-bas, nous ont dit que l'eau est toujours trouble (ce que nous avons pu vérifier sur les 3 îles )

Et pourtant nous avons essayé toutes les plages car nous nous sommes déplacés, sur chacune des 3 îles, en scooter chaque jour.

Et sur ces îles, notamment Koh SAMUI, que dire des odeurs !!!!!! Odeurs de nourriture + odeurs de plastique qui brûle + odeurs d'égouts..... OUF, dur dur.........!

Enfin, un conseil, .... Si vous n'êtes pas tatoués, plutôt jeunes, et au tempérament "routard", n'allez pas à Koh Phan gan....! Et encore moins au moment de la "Full Moon"....!

Je ne sais pas si nous reviendrons en Thaïlande, en tous cas dans ces 3 îles, jamais plus.....

Notre première expérience d'un voyage de longue durée (nouveaux retraités que nous sommes) se traduit pas une grande déception.
Safari et plongée en Tanzanie
by Krikri6792 · 2014-11-29 · 91 replies
Avec ses réserves animalières parmi les plus prestigieuses du continent africain, avec ses côtes poissonneuses aux fonds sous-marins exceptionnels, la Tanzanie a plus d'une corde à son arc. Voici le récit de notre voyage de 12 jours alliant safari et plongée.

La version accompagnée de photos et de cartes se trouve ici :

https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyages...

Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de quelques photos.

Bonne découverte ! 😉

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Présentation

Une fois n'est pas coutume : voici un projet dont nous avons confié la presque totalité de la préparation à un tour-opérateur. Nous en avons juste ébauché la trame et indiqué quelques critères, c'est tout !

En ce début d'automne, nous cherchions avant tout une destination où Hervé puisse pratiquer la plongée sous-marine dans des eaux chaudes (et pas comme en Norvège en combinaison étanche !) mais pas une destination exclusivement tournée vers cette activité. Il fallait qu'on puisse y faire autre chose aussi !

A cette saison, l'océan Indien nous semblait le plus indiqué. Mais nous avions déjà pas mal écumé Maurice, Madagascar, Réunion, Seychelles...

Mais jamais la Tanzanie... alors pourquoi pas ?

Né en 1964 de la fusion du territoire du Tanganyika et de l'archipel de Zanzibar, le pays possède des atouts considérables à la fois côté terre et côté mer.

En effet, les îles de l'archipel de Zanzibar, Mafia et Pemba sont réputées pour leurs fonds sous-marins préservés et poissonneux.

Après renseignement, nous avons opté pour l'île de Mafia, au cœur de la plus grande réserve marine de Tanzanie, et prévu d'y consacrer six jours.

Depuis notre voyage en Namibie, nous avions envie de retourner en Afrique. La Tanzanie abrite les plus grandes et les plus prestigieuses réserves animalières du continent. C'est l'occasion !

Mais ici pas ou peu de self-drive, le pays a fait le choix de développer le tourisme sur la base de safaris privatifs ou en petits groupes. C'est donc pour un safari à deux avec chauffeur-guide que nous optons et cela pour six jours supplémentaires.

Quant aux parcs, nous retenons les parcs classiques du Nord tanzanien : Manyara, Serengeti, Ngorongoro et Tarangire.

Pour concrétiser ce projet, nous nous sommes tournés vers trois opérateurs français, deux spécialisés en safari et un spécialisé en plongée. Nous avons finalement choisi le projet de l'agence Ultramarina - plus abouti en matière de plongée - et dont les choix d'hébergement de la partie safari correspondaient mieux à nos attentes.

Sur place, l'agence réceptive est Ranger Safaris. L'hébergement se fera dans de très beaux lodges ou camps.

Une fois n'est pas coutume : nous allons pouvoir aborder ce voyage, l'esprit vierge de toute image, et nous laisser surprendre par chaque découverte !

Un mois avant notre départ, alors que nous venons de finaliser nos réservations, une information va pourtant venir tempérer notre enthousiasme. Fin septembre, le gouvernement français ajoute onze pays dont la Tanzanie à sa liste des Etats dans lesquels les Français sont appelés à la "plus grande prudence", ce qui ne va pas rassurer nos familles. Ce n'est néanmoins pas un motif suffisant pour annuler le voyage, prévu très loin des zones réellement déconseillées (frontières avec le Burundi, le Rwanda et la République démocratique du Congo).

Afin de rassurer nos proches et nous tenir au courant de toute information, nous nous inscrivons sur le fil de sécurité Ariane.

Malgré ces contrariétés, nous décidons de rester zen, impatients de retrouver la magie de la savane africaine et les couleurs de l'océan Indien.

Le voyage et l'arrivée en Tanzanie J1 : Lundi 3 novembre 2014

Il n'existe pas de vol direct entre la France et la Tanzanie. Parmi plusieurs possibilités, nous avons opté pour le plan de vol des compagnies Air France – KLM : Paris – Amsterdam – Kilimandjaro avec retour Dar Es Salam – Amsterdam – Paris. Comme nous prendrons des vols intérieurs entre le nord de la Tanzanie et l'île de Mafia puis entre Mafia et Dar Es Salam, le poids des bagages sur ces vols est limité à 15 kilos par personne, bagages à main compris. Des sacs souples sont fortement recommandés. En raison de cette limitation et bien qu'ayant droit à deux bagages de 23 kg chacun sur le vol international, nous avons prévu de voyager légers, sans ordinateur portable, sans GPS mais avec tout notre matériel de plongée, notamment pour Hervé combinaison et gilet.

La balance au comptoir d'enregistrement Air France indique 14 kg pour le sac de plongée et 10 pour le sac de vêtements. En y ajoutant le poids de nos bagages à main, nous sommes dans les clous.

Le vol Air France Paris – Amsterdam de 7 h 15 est le premier de la journée. A Amsterdam, notre temps de correspondance est de 80 minutes, ce qui devrait être largement suffisant s'il n'y a aucun contretemps, la durée normale nécessaire étant estimée à cinquante minutes. Mais voilà qu'Air France annonce un premier retard de quinze minutes pour demande de supplément de ménage de la cabine. De quinze minutes en quinze minutes, l'appareil part finalement avec cinquante minutes de retard. Il atterrit à 9 heures et met encore un quart d'heure de plus pour rejoindre sa place de stationnement. On ronge notre frein tout en trépignant d'impatience. A l'extinction du signal lumineux, on bondit du siège afin d'être parmi les premiers à quitter l'appareil.

Il nous reste alors moins d'une heure avant le décollage du vol international. C'est la course ! Nous piquons un sprint à travers l'aérogare. Passage aux contrôles douaniers puis aux contrôles de sécurité, nous arrivons hors d'haleine à la porte d'embarquement à destination de Kilimandjaro. Les voyageurs sont déjà en train d'embarquer, nous arrivons juste à temps. Ouf !

Nous pouvons enfin nous relaxer sur ce vol de 9 heures à destination de l'aéroport international du Kilimandjaro.

Hervé a eu la bonne idée de nous commander des repas végétariens sauf qu'il a dû se tromper en indiquant "végétariens stricts, sans œuf sans fromage sans lait". Autant dire que c'est léger et tristounet comme repas. Le seul avantage, c'est qu'on est servis avant tout le monde. Mais après on louche avec envie sur les plateaux richement garnis de nos voisins. Heureusement qu'il nous reste quelques gourmandises dans nos bagages pour tenir le coup !

Quelques films, quelques siestes et une collation végétarienne plus tard, il est déjà 21 heures quand nous arrivons à destination. Pour espérer apercevoir le Kilimandjaro, il faudra revenir !

A peine sur le tarmac, nous nous emplissons de cette douceur africaine avant de revenir à des formalités plus terre à terre.

Sous douane, nous sommes accueillis par un représentant accrédité par notre agence, chargé de nous faire établir nos visas (50 USD par personne payables en espèces). Entre nous, on n'avait pas vraiment besoin de lui mais il faut bien justifier le recours à une agence. Le passage à l'immigration est sérieux : photographie, empreintes main droite, pouce droit, main gauche, pouce gauche… on se croirait presque aux USA. Mais la file est bien plus fluide qu'aux States, la récupération des bagages immédiate. Tout est plié en une demi-heure. Efficace, la Tanzanie !

Le chauffeur de Ranger Safaris (pas le chauffeur du safari car lui on ne le rencontrera que demain) – celui chargé de nous conduire à notre hôtel à Arusha – nous attend à l'extérieur de l'aéroport. L'ombre du point culminant de l'Afrique plane au-dessus de nos têtes alors que nous faisons route vers Arusha et son Coffee Lodge qui, comme l'indique son nom, est situé au milieu d'une plantation de café.

Il fait nuit. Nous n'avons guère l'opportunité de profiter de l'environnement mais nous devinons, en le traversant, un très beau jardin dans lequel sont répartis une trentaine de bungalows.

Nous découvrons notre chambre, très vaste, à la décoration chaude et raffinée dans laquelle nous nous installons avec bonheur après cette longue journée. Demain briefing à 8 h 30 !



Premières rencontres sur la route vers le lac Manyara J2 : Mardi 4 novembre 2014

Un petit déjeuner matinal nous laisse tout le loisir de profiter encore un peu du superbe jardin de l'hôtel avant le départ pour cette courte étape entre Arusha et le lac Manyara (120 km, moins de 2 heures).

A 8 h 30 nous avons rendez-vous avec Julius. Non, ce n'est toujours pas notre chauffeur, lui on le rencontrera juste après. Julius est un représentant de la compagnie "Ranger Safaris" chargé de récapituler avec nous le déroulement du voyage. Entre nous, on aurait pu s'en passer mais il faut bien justifier le recours à une agence.

Après ce petit débriefing, voici enfin Daniel, un Rasta dynamique et jovial, au volant de son véhicule, un Toyota Landcruiser rallongé, pouvant accueillir jusqu'à 7 passagers, équipé d'une glacière électrique et d'un toit ouvrant panoramique. A deux, nous y serons très l'aise !

Ça y est, le voyage peut commencer.

Daniel parle très bien le français, mais aussi l'italien et l'espagnol, en plus de l'anglais et du swahili, la langue officielle du pays. Il s'empresse immédiatement de nous enseigner quelques fondamentaux de sa langue : karibu = bienvenue, jumbo = bonjour et asante = merci. En échange, nous lui apprendrons pendant le voyage trois mots qui l'amuseront beaucoup et qu'il notera soigneusement sur son téléphone portable : parigot, péquenot et… vitiligo !

Mais revenons au sujet !

Nous quittons bientôt les plantations de café de la région d'Arusha dominées par la fière silhouette du mont Meru (4500 mètres) pour des paysages plus arides et plus désolés sur lesquels se détache ça et là l'alignement de quelques modestes huttes Masaï. Seules les ombrelles des acacias apportent une touche verdoyante à ce décor poussiéreux.

Au bout d'une heure, à hauteur de Makuyuni, nous prenons définitivement la direction du lac Manyara. Daniel nous précise qu'à partir de là et bien qu'en dehors de tout parc national nous pourrions commencer à voir des animaux. Propos immédiatement confirmé par l'apparition d'une girafe à la robe particulièrement ouvragée, attirée par les pousses tendres de ces acacias.

La destination finale n'est plus très loin. Les falaises du Rift sont visibles alors que nous atteignons le village de Mtowa-Mbu

A la sortie du hameau, nous laissons sur notre gauche l'entrée du parc national pour nous diriger d'abord vers notre lodge. La route sinueuse part alors à l'assaut du Rift, 500 mètres de dénivelé, pour accéder dans un virage en épingle à cheveux à une point de vue général sur le lac Manyara et au-delà sur les terres de culture qui l'entourent. La découverte du parc sera au programme de cet après-midi.

En attendant, nous sommes accueillis très chaleureusement à l'Escarpment Lodge où serviette humide et verre de Ginger Ale nous attendent à la descente de notre camion. En guise de préambule, Yolande la manager nous met au courant des pratiques qui auront cours dans la quasi-totalité des hébergements de notre parcours : on ne se déplace pas tout seuls dans l'enceinte du lodge, une fois la nuit tombée. La propriété est ouverte à son extrémité sur le parc national, il arrive donc que des animaux potentiellement dangereux y pénètrent. C'est noté !

La découverte de notre bungalow, planté au bord de l'escarpement, nous laisse sans voix ! C'est tout simplement magnifique !

Mais avant de découvrir, on l'espère, les grands animaux plus tard dans l'après-midi, en voilà déjà d'autres, plus petits et plus inoffensifs… quoique !

Une femelle Agame lézardant sur les planches Un scorpion d'eau avec lequel nous avons partagé le bain ! Gloups !

Le déjeuner est l'occasion de tester le steak de bœuf tanzanien, excellent, car ici on ne mange manifestement pas de gibier (game food). Un repas copieux à l'issue duquel on ferait bien une sieste sauf que Daniel nous attend pour notre premier… game drive ! Alors Manyara, nous voilà ! La suite en… page suivante.

Vue sur le lac Manyara

Premier safari au parc national du lac Manyara J2 (suite)

Le parc national du lac Manyara se présente sous forme d'une langue de terre d'une quarantaine de kilomètres de long, inscrite entre le tombant du Rift et les eaux saumâtres du lac. Nous l'abordons par la porte Nord.

Cette partie du parc est l'habitat idéal des babouins, à savoir une forêt à la végétation dense, d'où dépassent de grands arbres tels que acajous et figuiers géants, mais aussi acacias ombrelle et palmiers prisés par d'autres espèces.

Il devrait donc y avoir du monde !D'ailleurs, ils ne tardent pas à se montrer.

L'occasion est idéale pour tirer le portrait à ce singe vervet, un petit singe de couleur gris-brun, reconnaissable à sa face noire cerclée de blanc.

Quelques centaines de mètres plus loin, ce sont les babouins qui créent l'événement, mettant en scène leurs relations familiales de façon absolument touchante.

A la sortie de la forêt, place à une vaste plaine herbeuse où paissent tranquillement impalas, gnous, zèbres et phacochères.

La piste qui la traverse mène à la mare aux hippopotames où, surprise, il est possible de quitter son véhicule. C'est l'occasion de se dégourdir les jambes et pour Daniel de faire quelques acrobaties.

Depuis cette passerelle en bois, on est assuré d'apercevoir des hippopotames, fidèles des lieux. Ils ne sont pas loin, faisant bon ménage avec les autres herbivores.

Mais cette grande zone humide est aussi un paradis pour les oiseaux (380 espèces dans le parc)

Mais alors que nous abordons la boucle de retour vers l'entrée, en passant à nouveau dans la forêt, je m'écrie tout d'un coup : "Stooop, des éléphants". Hervé rit en douce car en Namibie il m'était arrivé de prendre le dos gris d'un bœuf pour celui d'un éléphant. "Non, je vous assure, j'ai vraiment vu des éléphants" protestai-je !

Effectivement, en faisant marche arrière, nous distinguons, ça et là, dans les taillis touffus, une trompe, une queue, un dos. A force de tendre le cou pour les apercevoir, on en aurait presque un torticolis alors qu'il suffisait de poursuivre un peu pour trouver tout un troupeau de pachydermes en plein milieu de la piste.

Une juste revanche sur la Namibie où les éléphants se sont fait désirer pendant tout notre séjour !

Ils nous font une belle prestation entre intimidations et reculades.

Avec cette rencontre, nous sommes comblés et satisfaits de cette première journée de safari. Certes, nous n'avons pas vu la lionne couchée sur une branche d'acacia, image emblématique du parc, mais parmi les animaux du Big Five (éléphant, lion, léopard, rhinocéros, buffle) nous avons déjà mis le plus gros à notre actif.

Il reste alors à rentrer au lodge pour profiter de la fin de l'après-midi sur la terrasse avant un coucher de soleil flamboyant... absolument magique !

Une première journée très riche et très intense ! Demain route vers le plus ancien et le plus populaire des parcs tanzaniens, le fameux Serengeti !

Famille de babouins

En passant par la région du N'Gorongoro et le pays masaï J3 : Mercredi 5 novembre 2014

En attendant que le soleil se lève, la savane se teinte de rouge sang avant de retrouver sa blondeur sous l'effet des premiers rayons.

Aujourd'hui, en plus du trajet jusqu'au parc national de Serengeti, notre programme prévoit d'enchaîner avec un safari. Bref, une journée continue que nous devrions juste interrompre, le temps d'un pique-nique. Alors pas de temps à perdre, à 8 heures, Daniel démarre le Land.

Jaracandas et flamboyants ornent le bord de la route qui sinue entre terres rouges et vallons fertiles pendant la trentaine de kilomètres qui nous séparent de la région du N'Gorongoro.

Incorporée initialement au parc national du Serengeti, à sa création en 1951, la région en a été soustraite en 1959 suite au conflit opposant les autorités du parc aux résidents masaï. Elle jouit désormais, sous le nom de N'Gorongoro Conservation Area, d'un statut particulier qui permet la cohabitation de la faune sauvage et de l'élevage pastoral. Cette aire protégée regroupe un certain nombre de sommets dépassant les 3 000 mètres ainsi qu'une série de cratères dont le plus connu de tous, le cratère du N'Gorongoro, qui abrite une faune exceptionnelle. Son exploration est prévue dans quelques jours, aujourd'hui nous sommes seulement de passage.

Mais même dans ce cas, tout véhicule et tout voyageur (même local) est soumis au paiement d'un droit de passage. Daniel effectue les formalités pour nous à la porte de Lodoare.

A partir de ce point, la route devient piste gravillonnée, parfois tôle ondulée, et s'élève péniblement jusqu'aux lèvres du cratère à travers une forêt primaire d'arbres fantomatiques flanqués de barbes de lichen et de plantes épiphytes.

A l'issue de la montée, à plus de 2 000 mètres d'altitude, la vue sur la cuvette du N'Gorongoro est grandiose. 2560

Tout en perdant de l'altitude, nous poursuivons vers l'ouest dans des paysages brûlés par le soleil, jalonnés de villages masaï, formés de cases rondes de branchages et de pisé.

La vie traditionnelle masaï s'organise autour du bétail. Tous les matins, c'est le même rituel : il faut conduire les bêtes vers les pâturages et les points d'eau. C'est ainsi que se forment de longs chapelets de bétail, poussés devant eux par des pasteurs élégamment vêtus de toge rouge vif ou bleu roi.

Sur le bord de la route, ces jeunes gens nous font signe. Leurs visages peints indiquent qu'ils ont été circoncis, rite de passage à l'âge adulte.

Entre N'Gorongoro et Serengeti, nous nous écartons momentanément de la piste pour faire un saut jusqu'aux gorges d'Olduvai et son musée où a été retrouvé le plus ancien fossile humain, connu sous le nom de Homo habilis. C'est l'occasion d'une pause, la gorge est jolie mais la visite pas vraiment incontournable.

Bon an, mal an, nous atteignons l'entrée du parc national du Serengeti vers 13 heures. La butte de Naabi Hill est le passage obligé de tous les véhicules pour les formalités, pour la pause déjeuner et pour la vue depuis le sommet de la butte.

Tout autour de cette ruche humaine rôdent aussi quelques opportunistes : Lézard Agame… vorace ! Merle métallique… gourmand ! et marabout… nettoyeur !

Du point de vue de Naabi Hill, nous contemplons la plaine sans fin du Serengeti en attendant d'y être vraiment dans quelques instants. RDV en page suivante.

Jeunes Masaï

Serengeti : un épisode de la migration des gnous ? J3 (suite)

Grande comme le territoire de la Belgique, cette vaste étendue du Serengeti, filant à perte de vue vers l'horizon bleu, n'est pas une morne plaine pour autant. De ci de là, on y trouve des amoncellements de rochers granitiques aux formes rondes, les kopjes, comme autant d'îlots flottant sur cet océan d'herbe.

C'est aussi une des plus prestigieuses réserves animalières du monde. C'est ce que nous sommes d'ailleurs venus vérifier.

Déjà, au bord de la piste principale et à intervalle régulier, quelques ambassadeurs ont l'air de poser pour le voyageur. Fier Bubale Girafe espiègle Outardes Kori pressées

Après quelques kilomètres, Daniel quitte la piste principale, nous pouvons enfin ouvrir le toit et profiter de la vue panoramique.

Derrière ces collines apparaissant à l'horizon se trouve notre camp du soir. Mais en attendant de le rejoindre, nous avons quelques heures devant nous pour sillonner les pistes alentour à la recherche des animaux.

Nous ne tardons pas à en croiser des milliers, cavalant dans la poussière. Un stop d'une heure n'a pas suffi à tous les voir défiler.

Serait-ce le début de la Grande Migration ?

Curieusement, ils migrent du sud vers le nord alors qu'ils devraient faire le contraire, à cette période de l'année. Sans doute un peu déboussolés, ils suivent peut-être les pluies qui tombent localement par ci par là, leur prodiguant de nouveaux pâturages.

Une rencontre impressionnante et inattendue qui marquera nos esprits !

Tiens, ceux-là n'ont pas l'air d'être concernés par le mouvement précédent !

Nous poursuivons vers le pied de la colline quand tout d'un coup, Daniel est averti par sa radio de la présence d'un léopard. Changement radical de direction, on file à toute allure vers l'endroit indiqué.

"Là, m'écriai-je, je vois quelque chose dans l'herbe."

Ce n'est pas (encore) le léopard, mais avec ces oreilles et sa bouille caractéristiques, oui, vous l'aurez reconnu…

En effet, c'est un serval, je suis contente de ma trouvaille, car c'est un animal qu'on observe rarement de jour.

Quant au léopard, nous le trouverons plus classiquement couché sur une branche, sur un arbre aussi photogénique que lui.

Magnifique…

Après une aussi belle prise (de vue) qui nous vaut d'accrocher un nouveau membre du Big Five à notre tableau de chasse (photographique), nous décidons d'en rester là. Secoués dans notre 4 x 4 depuis 8 heures ce matin, vivement le camp !

Il est 17 heures quand nous arrivons à destination, accueillis comme à l'accoutumée avec serviettes humides (indispensables après une telle journée) et verre de bienvenue. Accueil efficace et prévenant.

Adossé au Moru Kopjes, avec vue sur la plaine, Pioneer Camp se compose d'une dizaine de grandes tentes individuelles, très confortables, toutes équipées de salle de bains, à la décoration d'influence "out of Africa". Une expérience et des sensations qui s'annoncent uniques au cœur de la savane !

Ce soir, après le dîner pris lui aussi sous une grande tente, parmi la quinzaine d'hôtes présents, nous sommes trois couples de Français à nous retrouver autour d'un feu de camp à bavarder de voyages jusque tard dans la soirée.

Quand on nous raccompagne, car ici non plus on ne se déplace pas seuls la nuit, quelques gros buffles ont déjà pris leurs quartiers autour de nos tentes.

Espérons que la nuit sera paisible...

Demain, journée entière consacrée au Serengeti suivie d'une deuxième nuit au "camp des pionniers".

Migration des gnous ?

Serengeti : à la recherche des lions mais pas seulement J4 : Jeudi 6 novembre 2014

Toute la nuit, la respiration bruyante et le piétinement des buffles ont rythmé notre sommeil. Une expérience qu'on n'est pas prêts d'oublier !

Alors que les premiers rayons inondent d'une douce lumière les kopjes derrière le camp, nous sommes déjà prêts pour un nouveau safari.

Le pique-nique est dans la boîte. A 7 h 30 nous levons le camp pour une journée entière consacrée au Serengeti. L'objectif de Daniel est de nous montrer des lions, mais toute autre rencontre sera bienvenue.

D'ailleurs, dès la sortie du camp, une scène insolite retient notre attention. Un mâle impala compte le nombre de ses admiratrices. Il n'est pas peu fier de son harem !

Dans le but de voir des lions, Daniel commence par longer les berges de la rivière. Bientôt, un premier indice lui donnera raison. Les prédateurs ne sont sans doute pas loin !

En réalité, ce sont des prédatrices, trois belles lionnes couchées sous un arbre ! Elles ont dû chasser toute la nuit.

Au bout d'un moment, elles sortent de leur torpeur. Les yeux dans les yeux ! Tout en se léchant les babines et en montrant leurs crocs !

L'une d'elles tente un peu d'exercice. . Ho hisse !

Pff, trop dur, elle laisse tomber.

Sur ces entrefaites, nous poursuivons vers d'autres horizons, espérant encore d'autres moments d'une même intensité.

Plus loin, une autruche nous fait son cinéma… … alors qu'une hyène cherche une charogne à se mettre sous la dent. … et qu'un phacochère s'active, crinière au vent.

Au beau milieu de la mare, les hippopotames macèrent à l'abri du soleil par cette belle et chaude journée.

Soudain, la radio grésille, un guépard est signalé dans les parages. Nous n'allons pas rater l'occasion. Le voici, imperturbable à l'ombre d'un buisson.

Enfin, alors que nous sommes en route vers notre pause de la mi-journée, voilà que le roi Lion daigne lui aussi nous montrer le bout de son nez, mais juste le bout de son nez, guère plus.

Maintenant cap sur le Visitor Center de Seronera pour un pique-nique bien mérité après avoir sillonné les pistes pendant plus de cinq heures. Suite du safari en page suivante.

Lionnes dans le Serengeti



Serengeti : des lionnes entre autres J4 : suite

Après notre pause au Visitor Center de Seronera, le seul endroit dans les alentours où l'on puisse quitter la voiture, nous reprenons tout doucement le chemin du retour, non sans quelques détours, au gré des rencontres.

D'abord toute une troupe de pachydermes. Les plus gourmands se concentrent autour des arbres à fièvre (acacias) dont ils raffolent de l'écorce jaune. Quant aux plus jeunes, ils passent leur temps à chahuter et à jouer à saute-mouton, ou plutôt à saute-éléphant en l'occurrence ! 3015 En repassant devant l'arbre des lionnes, celles-ci sont toujours là et n'ont guère changé de position. Elles ont néanmoins dû bouger dans la journée, ramenant près d'elle un bout de leur casse-croûte. Elles sont plus que repues !

Avec ces magnifiques cornes et son regard de velours, ce cobe mérite un portrait.

Enfin, alors que nous sommes sur le point de rentrer au camp, un dernier arrêt est motivé par la vue de ces petits animaux très rigolos que nous n'avions jamais vus jusqu'à présent : une famille d'otocyons. Un petit air de Maitre Yoda ?

Daniel a tenu ses objectifs. Dans la liste des Big Five, nous pouvons désormais cocher la case des lions. Il nous reste le rhinocéros et le buffle à valider, mais aux dires de Daniel, nous devrions trouver notre bonheur demain dans le cratère du N'Gorongoro.

En attendant, c'est avec plaisir que nous retrouvons notre camp au cœur de la savane.

A la tombée de la nuit, impalas, gnous et buffles encerclent les lieux. La nuit risque d'être sonore !

Lionne repue !

Dans le cratère du N'Gorongoro J5 : Vendredi 7 novembre 2014

La nuit a été épique et notre sommeil sans cesse interrompu par le grognement entêtant des gnous. Nous avons sursauté à chacune de leurs cavalcades, de leurs bousculades ou de leurs accélérations, redoutant à chaque instant qu'ils ne trébuchent sur les piquets de la tente.

Ce n'est qu'au petit matin que la savane a retrouvé son calme alors que pour nous, c'est déjà l'heure de quitter le camp au terme d'une expérience mémorable.

Cap sur N'Gorongoro avec cette fois-ci un safari au cœur de son cratère.

Mais pour l'atteindre, il faut d'abord refaire en sens inverse une partie du trajet déjà parcouru il y deux jours, et pas le plus agréable, car notre circuit n'est pas une boucle mais un aller-retour, ou presque. Dommage que notre agence ne nous ait pas proposé un circuit un peu différent avec retour en avion directement depuis l'aérodrome du Serengeti.

Au bout de trois heures de cahots sur une piste inconfortable et poussiéreuse, nous voici enfin à la porte Ouest du parc.

Le cirque du N'Gorongoro, communément appelé cratère, est en réalité une caldeira, c'est-à-dire une dépression d'origine volcanique causée par l'effondrement de la partie centrale d'un volcan il y a 2,5 millions d'années. Avec sa vingtaine de kilomètres de diamètre, elle passe pour être la plus grande et la plus belle du monde. On y dénombre quelques 25 000 grands mammifères.

De boucle en boucle, sur 600 mètres de dénivelé, entre aloès et euphorbes candélabres, la route offre des points de vue spectaculaires sur les étendues du cratère.

Au loin on repère les taches sombres des grands troupeaux. Chaque virage nous rapproche des gnous, zèbres, gazelles, buffles…

Depuis les hauteurs, on pourrait avoir l'impression qu'il s'agit d'une vaste zone désertique. Pas du tout ! Les nombreux cours d'eau qui dévalent les pentes méridionales du cratère alimentent lacs et marécages.

Les marais de Mandusi hébergent une troupe d'hippopotames, plus d'une centaine paraît-il. Apparemment, ils ne craignent pas la promiscuité !

Ceux de Goringor attirent les oiseaux, notamment les flamants roses, mais aussi des buffles et autres herbivores trouvant sur les berges de l'herbe tendre et verte.

Enfin, les sources du Ngoitokikok sont le lieu de rendez-vous que se donnent les guides à l'heure du déjeuner. C'est donc là que nous nous rendons pour notre pause de la mi-journée.

Mais juste avant, alertés par leur radio, tous les véhicules affluent, comme un seul homme, vers un point à peine visible : un rhinocéros noir, perdu dans un océan d'herbe. La rencontre n'a pas le goût d'exclusivité qu'avait celle faite en Namibie en plein milieu du Damaraland en dehors de tout parc et de toute réserve, mais quand on sait qu'on n'en compte plus que 19 ici, on peut s'estimer heureux d'avoir pu en apercevoir un. Le rhinocéros fait aujourd'hui l'objet d'une protection vigilante.

Maintenant, poursuivons vers le seul endroit dans le cratère où il est permis de descendre de son véhicule. Néanmoins, le pique-nique doit être pris à l'intérieur de la voiture car l'endroit est hanté de rapaces qui ont pris l'habitude de dérober la nourriture des pique-niqueurs jusque dans leur main, entraînant quelques accidents. C'est seulement après avoir mangé que l'on peut faire un petit tour sur les bords du plan d'eau.

Dans le cratère du N'Gorongoro

Du N'Gorongoro à Karatu J5 suite

Ce qui nous a frappés depuis notre arrivée dans le N'Gorongoro, c'est la taille des troupeaux. Mais on a aussi eu l'occasion d'observer quelques individus dans le détail. Petit florilège au fil de notre parcours !

Après avoir sillonné les pistes en long, en large et en travers, il est temps de nous diriger vers la porte Est du parc pour la sortie. Mais d'abord, au sud du lac Magadi, le passage par un îlot forestier nous vaut une dernière rencontre avec les buffles à l'abri d'un merveilleux bouquet d'acacias xanthophloea.

Puis kwaheri (au revoir) N'Gorongoro.

En prenant de la hauteur, nous laissons derrière nous la flaque blanche du lac salé et les vastes étendues de la caldeira.

Une fois sortis du cratère, notre hébergement est encore à une trentaine de kilomètres, à proximité de la petite ville de Karatu, en plein milieu d'une plantation, dans un environnement luxuriant.

La propriétaire nous donne le choix parmi les deux chambres communicantes de la demeure appelée "Plantation House" et nous laisse même les deux salles de bains à disposition, au cas où... C'est trop, mais bien agréable. J Encore un hébergement class et cosy à souhait !

A noter qu'ici on peut se promener en toute liberté dans la propriété, même à la nuit tombée. Les seuls félins qu'on risque de rencontrer sont inoffensifs !

Au terme de cette journée dans le N'Gorongoro, après avoir vu des buffles en pagaille et un des seuls rhinocéros du cratère, notre liste des Big Five est maintenant complète. Il reste demain le parc national de Tarangire à visiter. Ce ne sera que du bonus !

Vue sur le cratère du N'Gorongoro

Tarangire : des baobabs et des éléphants J6 : Samedi 8 novembre 2014

C'est sur un tapis mauve de pétales de jacarandas que nous quittons la plantation de Karatu à destination du parc national de Tarangire.

Le trajet jusqu'à l'entrée du parc prend presque trois heures et repasse par une portion d'itinéraire déjà emprunté précédemment, de Karatu à Makuyuni, en passant à proximité du lac Manyara et en traversant comme à l'aller le petit village de Mto wa Mbu.

Dans ce dernier, Daniel nous propose une variante : traverser le village à pied pendant qu'il ira nous attendre à la sortie. Une excellente idée qui nous donne l'occasion de faire un peu de marche, de capter quelques scènes de la vie locale et de faire quelques achats au passage.

Un peu avant 11 heures, nous atteignons la porte d'entrée du parc. Ancien terrain de chasse déclaré parc national en 1970, Tarangire présente, sur 2600 km2, une diversité végétale étonnante où dominent le baobab, l'arbre à saucisses et l'acacia tortilis.

Pendant que Daniel règle les formalités, nous allons immédiatement nous mesurer au premier des arbres cités, l'emblématique baobab.

Ce n'est encore que le début d'une longue série d'arbres géants qui rivalisent de beauté dans des paysages fabuleux.

L'arbre à saucisses est lui aussi majestueux !

Côté animaux, le parc est réputé pour abriter une grande population d'éléphants. Ils ont principalement investi le lit de la rivière, on les aperçoit surtout de loin. Néanmoins, de temps à autre, certains croisent notre route pour notre plus grande joie.

En dehors des éléphants, d'autres rencontres insolites vont marquer cette matinée. Singes vervet joueurs ! Mangouste décontractée ! Dik-dik tout menu ! Python grimpeur !

Mais Tarangire est aussi le domaine de la mouche tsé-tsé. Même si ses piqures sont aujourd'hui sans danger pour l'homme, elles ne sont pas moins douloureuses, un peu comme des piqures de taons. En plus, il fait très chaud aujourd'hui. C'est donc avec plaisir et soulagement que nous accueillons une pause piscine et un déjeuner au Sopa Lodge.

Ainsi ragaillardis, c'est reparti jusqu'au coucher de soleil… en page suivante !

Tarangire National Park



Tarangire… au coucher du soleil J6 suite

Tarangire est aussi beaucoup moins fréquenté que les autres parcs nationaux du Nord tanzanien. Effectivement, depuis ce matin, nous avons croisé plus d'éléphants que de véhicules.

En cette fin d'après-midi, la présence des pachydermes ne fait que renforcer la beauté du décor entre les couleurs de la terre et celles du ciel. Une palette et une harmonie parfaites !

Ici pas d'éléphant mais cette euphorbe candélabre est un sujet photographique à part entière.

Tiens, un attroupement. Y a-t-il quelque chose à voir ? En levant la tête, un léopard nous nargue en tirant la langue avant de sombrer à nouveau dans ses rêves.

Pour nous, il est temps de sortir du parc, il est déjà 17 heures. Daniel nous annonce encore trois quarts d'heure de route pour rejoindre notre hébergement, ce qui devrait nous faire arriver juste à temps pour le coucher de soleil.

Un dernier baobab sur la route ? Pas vraiment le dernier ! Il y en a encore bien d'autres, tout au long de la piste complètement improbable qui serpente entre acacias et baobabs, en plein milieu de nulle part.

Comme prévu, le soleil est sur le point de se coucher. Hâtons-nous !

La conception du camp, niché dans les baobabs, est pour le moins originale. Il s'agit de 20 tree-houses sur pilotis perchées à plusieurs mètres du sol. Certaines sont même construites autour des baobabs.

L'intérieur chaleureux et confortable dépasse nos attentes !

La terrasse est le lieu idéal pour assister au coucher de soleil. On s'installe dans nos rocking-chairs et on en prend plein les yeux. Le spectacle est éblouissant, à l'image de cette journée haute en couleurs qui restera le coup de cœur de notre séjour.

Pendant ce temps, une troupe de cobes a investi le point d'eau où une multitude de grenouilles se sont mises à croasser en chœur. La nuit promet d'être animée.

Coucher de soleil à Tarangire



De Arusha à Mafia, la journée de tous les transferts J7 : Dimanche 9 novembre 2014

En dehors de quelques piétinements de cobes, la nuit a été calme mais ce matin, c'est le bourdonnement assourdissant d'un essaim de guêpes qui fait office de réveille-matin.

Départ de bonne heure pour rallier Arusha : 3 heures de route en tout.

Cette journée marque la fin de notre safari dont on peut déjà dire qu'il a été en tout point réussi que ce soit par la qualité exceptionnelle des hébergements, la variété des paysages, les rencontres animalières intenses ainsi que l'attention et la gentillesse de notre chauffeur.

Côté météo, il a fait très beau et chaud (autour de 30 degrés) et nous sommes toujours passés entre les gouttes bien qu'étant au début de la petite saison des pluies. Mais ce n'est pas pour autant la fin du voyage, nous amorçons en fin de matinée le deuxième volet du séjour, avec six jours supplémentaires sur l'île de Mafia.

Notre vol de Arusha à Mafia est d'ailleurs un voyage à part entière. Avec une escale à Zanzibar et un changement d'appareil à Dar es-Salam, c'est une traversée d'une bonne partie du pays que nous nous apprêtons à entreprendre. Départ de Arusha à 12 h 15. Arrivée à Mafia à 15 h 30.

Peu après le décollage de Arusha, dans un petit avion d'une douzaine de places de la compagnie Coastal Aviation.

La côte et l'océan Indien sont en vue Survol d'un banc de sable Atterrissage imminent à Zanzibar Et re… décollage presque immédiat après avoir embarqué deux passagers supplémentaires.

A Dar es-Salam, après un court transit, on repart à bord d'un autre appareil pour notre destination finale, Mafia.

Une vingtaine de kilomètres au large de l'estuaire de la rivière Rififi qui s'échappe de la réserve de Selous, l'archipel de Mafia est beaucoup moins touristique que son voisin Zanzibar.

Parmi un certain nombre d'îles, d'îlots et de bancs de sable, la plus grande d'entre elles, Mafia, 50 kilomètres de long et 15 kilomètres de large, est entourée d'une barrière de corail. Plus de la moitié des côtes de l'archipel a été classée en réserve marine.

Côté végétation, rien à voir avec les savanes du continent. C'est une île tropicale où les palmiers côtoient mangrove et forêt humide. 40 000 habitants répartis sur 24 villages vivent sur les différentes îles (Mafia, Jubondi, Chole, Juani). Ils tirent leurs ressources de la pêche et de l'agriculture. Ils sont principalement musulmans.

Pour notre séjour, nous avons opté pour une petite structure de sept bungalows en bord de mer, au sein de la réserve marine : Pole Pole Bungalows.

Accueil efficace et attentionné de la part d'Anne, la manager (Française de surcroit), prête à se mettre en quatre pour nous rendre le séjour inoubliable et… il le sera 🙂

Pole Pole signifie "doucement, doucement" en swahili. Ce sera notre devise pour les six jours à venir.

Plage île de Mafia

Pole Pole : l'hôtel et son environnement J8 à 12 : Du lundi 10 au vendredi 14 novembre 2014

Nous avons souvent eu la chance d'être surclassés dans les hébergements. C'est à nouveau le cas cette fois-ci puisque sur sept bungalows dont cinq doubles et deux familiaux, nous héritons d'un familial, en outre le mieux situé en surplomb de l'océan.

Avec deux chambres, un patio, une terrasse et une adorable petite tonnelle, nous avons de quoi nous étaler ! L'entrée dans le patio, au fond la tonnelle ! La vue sur le patio et l'entrée, depuis la tonnelle. La chambre simple, mais joliment décorée dans des matériaux locaux. Sur la terrasse un lit zanzibari invitant au farniente !

L'ensemble est situé dans un jardin tropical luxuriant où dominent des espèces tels que cocotiers, manguiers et autres arbres fruitiers (fruits de la passion, noix de cajou). Ils attirent quantité d'oiseaux, de papillons et de petits reptiles ainsi qu'une colonie d'écureuils à l'origine de joyeuses cavalcades jusque sous la charpente de notre habitation.

L'hôtel possède aussi son propre jardin potager bio, comprenant laitues, tomates, melons d'eau, poivrons et différentes herbes et épices. Profitons-en immédiatement pour louer la cuisine, excellente et raffinée, essentiellement à base de poissons et de produits de la mer, une combinaison de différentes traditions culinaires assortie d'une touche italienne, propriétaire italien oblige. Un régal !

Sur ce, il est temps d'explorer un peu les environs. A partir de la plage, on peut longer le littoral vers l'ouest. C'est parti !

Le sentier se fraie un passage dans d'épaisses mangroves, régulièrement interrompues par quelques fenêtres donnant sur l'océan où seules les frêles embarcations locales se glissent discrètement.

Ces mangroves constituent des habitats et des nurserys importants pour les espèces juvéniles de poissons et de crustacés.

Un bout de plage entre le Pole Pole et son voisin Kinasi Lodge abrite un mini chantier naval où quelques pêcheurs sont en train de redonner des couleurs à leur cher Habibi, leur bateau chéri.

On pourrait ainsi continuer pendant des kilomètres mais nous, on n'ira pas plus loin que cet énorme baobab.

De retour au point de départ (la plage de Pole Pole), si on poursuit vers l'est, on arrive au bout d'une petite dizaine de minutes, au Mafia Lodge qui abrite aussi un centre de plongée , Mafia Lodge Diving Center, chargé d'organiser les activités pour le compte de Pole Pole.

En effet, une excursion par jour en bateau dans la baie de Chole est incluse dans notre forfait. En outre, Hervé, lui, a pris un forfait comprenant huit plongées.

Nous sommes donc impatients de savoir comment tout ceci va pouvoir s'articuler. Manifestement, c'est un peu plus compliqué que prévu.

Dans la mangrove



Excursions dans la baie de Chole

De nos précédents voyages vers des destinations de plongée, nous avions l'habitude d'organiser nos activités de la manière suivante : Hervé partait en général le matin pour deux plongées successives, ce qui le faisait revenir en début d'après-midi. Nous avions ensuite tout l'après-midi pour être ensemble.

Or, ici, en raison de marées importantes, découvrant la baie sur plusieurs centaines de mètres devant notre hôtel, toutes les activités, que ce soit la plongée ou les autres excursions en mer, sont tributaires de ces horaires.

Pour Hervé, selon les jours, la plongée pourra (devra) se faire à l'extérieur ou à l'intérieur de la baie. Elle pourra aussi bien débuter à 7 heures qu'à midi. La plupart du temps, les sorties plongée ne seront pas compatibles avec les autres excursions en mer, ce qui signifie que nous serons parfois séparés une bonne partie de la journée.

Sur l'ensemble de notre séjour, les excursions incluses ont été les suivantes : snorkeling (2x), Chole Island Tour, Marimbani Sandbank ainsi qu'une croisière dans la baie au coucher de soleil.

Snorkeling

Une première fois à Coral Garden en compagnie de Cristina et Anders, un couple suédois de Göteborg et la deuxième fois, j'ai eu droit à une sortie en exclusivité à Small Rock. Mon retour en compagnie de mon équipage. Bien entourée, non ?

Chole Island Tour

Chole est l'île la plus proche de Mafia. Nous sommes quatre à bord, encadrés par trois hommes d'équipage : Anders et Cristina de Göteborg, Isabelle de Genève et moi. La visite commence par quelques sites historiques : ruines de bâtiments construits par les Arabes au XIème siècle, et d'autres par les Allemands au XIXème siècle, vestiges de la prison et du marché datant de la période de l'esclavage.

La balade se poursuit dans une forêt de baobabs et d'arbres fruitiers géants abritant la plus grande colonie de chauves-souris frugivores du pays.

Enfin, après être passés dans le village où la population vit toujours sans eau douce ni électricité, nous terminons la visite au seul bar de l'île situé sur la seule plage donnant vers l'ouest où nous sommes aux premières loges pour assister au coucher de soleil sur Mafia.

Marimbani Sandbank

Marimbani est un magnifique banc de sable apparaissant lentement à marée basse et disparaissant complètement à marée haute. C'est en plus un fantastique site de pique-nique. Quand, en outre, la sortie permet de réunir plongeurs et non-plongeurs, tous les ingrédients sont réunis pour en faire un moment inoubliable.

Pourtant, la journée commence sous des nuages menaçants.

Pour l'instant, peu importe puisque nous commençons par mettre la tête sous l'eau. En effet, la sortie débute par une séance de plongée pour les plongeurs (Casimir, Jean Georges et Hervé) et du snorkeling pour Sonja et moi. Cap sur Coral Garden !

A la surface ou par douze mètres de fond, le jardin de corail est une merveille où le ballet des poissons magnifie la beauté du récif.

Mais il faut effectivement être au fond pour pouvoir saisir davantage de détails, notamment ce discret poisson-feuille préférant se fondre dans son milieu… … où la délicatesse du manteau de ce bénitier.

Pendant ce temps, le ciel a retrouvé sa limpidité et c'est sur une mer d'huile que nous faisons maintenant route vers le fameux banc de sable.

Pendant que l'équipage s'active pour préparer le barbecue et dresser la table, je reste à barboter au bord de l'eau.

Après avoir fait honneur au bon plat de poisson (snapper = vivaneau), une dernière balade sur ce banc éphémère et encore une nième baignade. A cette heure, il fait meilleur dans l'eau.

Le retour se fait à la voile, une façon de mieux expérimenter la devise locale… "pole pole" .

Une journée formidable… tout simplement !

Sur le banc de sable de Marimbani



Plongées à Mafia Compte-rendu fait par Hervé

Mes plongées à Mafia ont été une très bonne surprise aussi bien par la qualité que la densité des coraux et des poissons. Il faut dire que c'est une réserve où la pêche n'est autorisée que pour de très petits bateaux et seulement à la ligne. J'ai vu aussi quelques rares apnéistes locaux avec un fusil harpon.

Concernant les coraux, ils sont très variés et en excellente santé. Leur densité est parfois impressionnante. Pas de zone morte du tout, pas d'algues. Cette bonne santé du récif est dûe à plusieurs facteurs : peu d'hôtels sur l'île, peu de population locale et aucune activité industrielle. Les côtes sont largement occupées par des mangroves et l'île est à une vingtaine de kilomètres au large des côtes africaines. Il y a très peu de bateaux à moteur et les bateaux de plongée ne jettent pas l'ancre, les plongées étant toutes des dérivantes, avec des courants très variables.

Autre fait surprenant : la visibilité comme la qualité et la quantité de la faune sont aussi bonnes à l'intérieur comme à l'extérieur du lagon. Dans l'ensemble la visibilité varie entre 15 et 30 mètres, du moins en cette saison.

Les moniteurs, au nombre de cinq, parlent tous plusieurs langues et sont tous très cool.

Les plongées durent au minimum 45 minutes. Si un membre de la palanquée est un peu juste en air, il remonte avec la bouée du moniteur, les autres pouvant poursuivre leur exploration. C'est très appréciable de pouvoir être assuré de faire toute sa plongée. Une plongée du bord entre 6 et 10 mètres de profondeur à la recherche de petits animacules ("Nudibranches City) et d'un gros banc de carangues a même duré 90 minutes, en binôme avec le moniteur.

Quatre plongeurs au maximum par palanquée et en général de niveau comparable. Le club ayant plusieurs bateaux, nous n'avons jamais été plus de 12 par bateau, ce qui laisse largement toute la place nécessaire à bord. Les briefings sont clairs, ni trop longs ni trop courts. Pas encore de Nitrox mais c'est en projet, paraît-il.

Les poissons sont peu farouches ce qui permet de les approcher de près. Une de mes plus belles rencontres fut avec une Loche d'au moins 50kg ou peut être 100 qui venait droit sur moi et qui m'a frôlé en passant, en pleine eau, sans dévier de sa route.

Ma plongée favorite a été celle faite sur le site de Coral Island en compagnie du moniteur et d'un couple de Français, moniteurs de plongée à Mayotte. Plongée "carrée" à 27 mètres de 60 minutes avec une bouteille de 12 litres. Paysages fabuleux, calme et sérénité, innombrables poissons dont certains rares, champs de coraux magnifiques disposés avec une harmonie incroyable, exemple de ce que la nature sait faire quant on la laisse s'exprimer pleinement, beaucoup d'émotions.

En un mot, un moment exceptionnel, sans doute une de mes plus belles ambiances de plongée, toutes destinations confondues. En plus, c'était ma 400ème.

Bref, j'ai vraiment eu beaucoup de plaisir à plonger à Mafia.

Fonds sous-marins Mafia

Croisière au coucher du soleil

C'est notre dernière soirée au Pole Pole et à cette occasion Anne la manager nous a prévu une croisière au coucher du soleil. Elle s'est aussi arrangée pour que nous soyons les seuls à bord du bateau ;-) Comme l'hôtel est orienté vers l'est, le seul moyen pour assister au spectacle du soleil couchant est de s'éloigner un peu de la côte en bateau afin de faire face à l'ouest. C'est parti !

Une fois à distance de la plage, l'équipage hisse les voiles. C'est dans un silence religieux que l'embarcation glisse sur l'océan.

Bientôt le ciel commence à se teinter d'une douce lumière.

Le bateau s'approche de l'île voisine de Juani et s'immobilise à proximité de ces îlots rocheux, lieu de ralliement pour la nuit de quantité d'aigrettes.

C'est le moment de trinquer et d'apprécier le jus des noix de coco fraîches que nous avions commandées.

Encore un peu de patience avant que le ciel ne s'embrase et que le soleil, tel un ballon de feu, ne glisse vers l'horizon.

Au moment où il disparaît, nous assistons, incrédules, à un phénomène rare, l'apparition fugitive d'un rayon vert. L'histoire du rayon vert n'est donc pas un canular mais bien un véritable phénomène optique.

Une fois le soleil couché, nous reprenons la mer alors que le ciel se pare de teintes allant de l'orangé au violet en passant par le rose et le mauve.

La nuit est déjà tombée quand nous accostons sur la plage. Là une autre surprise nous attend : Anne a fait dresser pour nous une table sur le sable en bord de mer, pour un dîner en tête à tête à la lueur des bougies et sous la voûte étoilée.

Une chouette initiative pour une fin de séjour toute en émotion !

Coucher du soleil sur Mafia

Le mot de la fin

Impressions générales

Ce voyage court mais alliant deux pôles d'attractivité différents (safari et plongée) a été particulièrement dépaysant. Nous avons vraiment eu l'impression de faire deux voyages en un.

La partie safari (cinq jours pleins) a été intense et nous a permis de découvrir une grande concentration d'animaux en très peu de temps. Les puristes prétendront sans doute que quatre parcs ou réserves en cinq/six jours, c'est trop. C'est également ce que nous craignions mais au final nous aurions bien du mal à en éliminer un a postériori tellement ils sont tous singuliers.

D'abord, trois d'entre eux (Manyara, N'Gorongoro et Serengeti) se concentrent sur le même axe routier. Il serait donc difficile d'en éliminer un. Leur enchaînement permet une montée en puissance dans l'approche de la faune. Tarangire est un peu plus excentré par rapport aux trois précédents mais rien que ses paysages avec ses arbres géants et sa terre rouge valent le déplacement. Il a en plus l'avantage d'être le moins fréquenté des parcs du Nord.

A propos de fréquentation, c'est dans le cratère du N'Gorongoro qu'elle est la plus élevée avec un pic en fin de matinée. La végétation rase la rend encore plus flagrante.

Si on devait comparer avec la Namibie, je dirais que cette dernière se prête mieux à un voyage plus long, axé sur une découverte plus diversifiée du pays alors que la Tanzanie a surtout mis l'accent sur l'aspect safari, plus adapté à un court séjour. Dans l'objectif de ce voyage, le safari convenait donc parfaitement bien et nous a donné entière satisfaction.

Le seul petit reproche que nous pourrions faire à notre agence de voyages serait de ne pas nous avoir proposé un enchaînement un peu différent des parcs qui nous aurait fait finir au Serengeti d'où nous aurions pu revenir en avion au point de départ.

Le fait de ne pas conduire nous même ne nous a pas réellement manqué. Pour une si courte durée, c'était au contraire un avantage, notre attention étant entièrement dirigée vers les animaux et les paysages. Néanmoins, self drivers inconditionnels s'abstenir !

En revanche, ce qui nous a réellement manqué, c'est de ne pas pouvoir randonner. C'est pourquoi, si c'était à refaire, nous intègrerions sans doute un walking safari.

La partie séjour/plongée a été une excellente surprise puisque nous avons trouvé à Mafia une destination de plongée hors pair, avec un parc marin protégé et un récif en excellente santé, très bien préservé. Sans parler de l'hébergement au Pole Pole où confidentialité, charme et convivialité riment avec sens de l'accueil et disponibilité.

Mafia reste d'ores et déjà une destination de plongée à retenir pour un futur voyage qui pourrait être complété par les parcs du Sud tanzanien (Ruaha et Selous ?). Une idée à creuser ;-)

Un mot sur les hébergements

Sur ce point, rien à redire. La sélection de notre agence a été parfaite, aucune fausse note. Je ne reviens pas sur l'hôtel à Mafia, le Pole Pole, déjà largement encensé plus haut ;-)

A propos des hébergements pendant le safari : - le plus original du point de vue architectural : Tarangire Tree Top - le plus original du point de vue de l'ambiance"out of Africa" : Serengeti Pioneer Camp - le plus accueillant : Escarpement Lodge à égalité avec le Pole Pole. - plus classiques mais très bien aussi : Coffee Lodge et Plantation Lodge

Remerciements

A notre chauffeur Daniel, efficace, toujours de bonne humeur, excellent guide et conducteur. A Anne, manager du Pole Pole pour toutes ses petites attentions. Nous espérons la revoir dans le futur et pourquoi pas au Mozambique où elle a pris ses fonctions depuis peu dans un resort de l'archipel des Quirimbas. Encore une idée de séjour/plongée à creuser qui pourrait également se combiner avec les parcs du Sud tanzanien J

Bibliographie/webographie

Comme nous n'avions quasiment pas préparé ce voyage, le seul guide dont je me suis servie (surtout après coup) est celui fourni par l'agence : Guide Mondeos "Kenya, Tanzanie et Zanzibar"

Je tiens néanmoins à signaler l'excellent site Internet de B.L. très complet et bien illustré. Une mine d'informations. http://safari-tanzanie.net/

Un dernier mot ?

Une belle destination qui suscite… l'envie d'y retourner !

Poisson empereur juvénile

FIN 😉
Mesures de sécurité d'urgence étendues en Thaïlande
by Obeoandpai · 2013-11-26 · 301 replies
Source: http://bangkok.coconuts.co/2013/11/26/security-measures-extended-across-capital

les mesures de sécurité d'urgence en Thailande ont été étendues au-delà du centre administratif pour couvrir tous les quartiers de la capitale et plusieurs régions avoisinantes en raison de l'escalade des troubles politiques. En vertu de la Loi sur la sécurité intérieure, les forces de sécurité peuvent fermer des routes à volonté, déclarer le couvre-feu, interdire l'utilisation d'appareils électroniques et répondre aux menaces.

Les mesures resteront en vigueur jusqu'à la fin de l'année.

Parlant a la nation lundi soir, le Premier ministre Yingluck Shinawatra a cité les perturbations des ministéres des finances et des affaires étrangères comme facteurs dans la décision d'étendre l'ISA sur l'ensemble de Bangkok, Nonthaburi, le district de Bang Phli de Samut Prakan, et le quartier Lat Lum Kaew de Pathum Thani. Malgré l'imposition de l'état de sécurité élevée, Yingluck a donné l'assurance que la force ne serait pas utilisé contre le public.
La France qui souffre...
by Atila · 2012-11-05 · 861 replies
Sanary sur Mer, un samedi maussade de Novembre... Une pâtisserie à la vitrine alléchante...

Deux femmes, la quarantaine bien maquillée... Un soupçon de parfum, une silhouette raffinée... Des lunettes et sacs discrètement griffés...

- Tiens des macarons ! Tu savais que Ladurée avait ouvert une boutique à Saint Tropez ? - Ah non ! Elle est où ? - Tu vois la boutique de parfum sur le port ? Ils se sont installés là. - Pfff ! De toutes les façons, il n'y a de macarons que ceux d'Hermé... Alors...

Morale : Jean-François, arrête avec tes pains au chocolat ! T'es vraiment trop ringard...

Morale bis : Merci d'adresser vos dons aux "Macarons du coeur, rue Sainte Geneviève, 11111 Les Champs Catalauniques " (J'avoue un faible pour le parfum Fraise des bois bien que le goût Paprika soit de nouveau tendance...)
Sainte-Hélène et les Malouines
by VoyageForum · 2012-03-27 · 13 replies
Un nouvel aéroport en plein milieu de l'Atlantique... La Grande-Bretagne prévoit de construire le premier aéroport de l'île de Sainte-Hélène. Celui-ci servira également à relier plus facilement les Malouines au départ d'Angleterre. Lire la suite...

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