Results for "Arabie+Saoudite"
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Ordre de priorité lors du choix d'une destination?
Bonjour à tous,
J'ai eu l'idée de vous soumettre un "petit sondage" que je pense être amusant !
Lorsque vous en êtes au choix de la destination de vos voyages, et pour les 10 Thèmes proposés, dans quel ordre (décroissant) définissez-vous vos priorités ?
Voici le mien:
1) Beauté des paysages 2) Accueil des habitants 3) Sites naturels intéressants 4) Période favorable (Climat) 5) Histoire et richesse culturelle du pays 6) Activités sportives 7) Spécialités culinaires (Cuisine) 8) Risques sanitaires (Santé) 9) Sécurité 10) Langue parlée
C'est à vous !
J'ai eu l'idée de vous soumettre un "petit sondage" que je pense être amusant !
Lorsque vous en êtes au choix de la destination de vos voyages, et pour les 10 Thèmes proposés, dans quel ordre (décroissant) définissez-vous vos priorités ?
Voici le mien:
1) Beauté des paysages 2) Accueil des habitants 3) Sites naturels intéressants 4) Période favorable (Climat) 5) Histoire et richesse culturelle du pays 6) Activités sportives 7) Spécialités culinaires (Cuisine) 8) Risques sanitaires (Santé) 9) Sécurité 10) Langue parlée
C'est à vous !
Voyage en individuel en Egypte
Nous venons de passer 2 semaines en Egypte avec une location de voiture sans chauffeur.
(Hurghada, Louxor, Assouan, Abou simbel, Le Caire)
Nous avons trouvé des guides locaux francophones sans problème à des tarifs corrects.Nous avons leurs coordonnées .Si vous parlez anglais c'est un plus....
(car nous notre anglais se limite à une dizaine de mots)
Conduite très spéciale .Nous avons empreinte des routes soi disant interdites pour remonter de Louxor au Caire .Le premier poste de police nous a enregistré , a fait une description du chauffeur (grande moustache et polo jaune fluo) et les a communiqué à tous les postes de police tout le long de notre itinéraire.Grande signe de la main à chaque poste de police....
Thaïlande: retours d'expériences récentes sur Yala, Narathiwat et Pattani
Bonjour à tous,
Je projette de me rendre dans l'extrême sud-est de la Thailande, dans les régions de Yala, Narathiwat et Pattani en décembre avant de "remonter" vers le Laos. Je sais que la région n'est pas recommandée pour les touristes, et que les précipitations sont assez fortes à cette période de l'année, mais ça fait des années que je veux découvrir cette partie de l'Asie du Sud-Est pour y commencer un reportage photo.
L'idée, pour cette première expérience dans cette partie du pays est surtout de prendre le "pouls" et me faire une première impression de la région, de ses enjeux géopolitiques.... Certains d'entre vous s'y sont-ils rendus récemment. Avez-vous des expériences, des recommandations, des conseils particuliers à me donner, des personnes sur place de confiance à me recommander?
Je tiens à préciser que je suis de nature assez prudente et raisonnée, que j'ai déjà voyagé dans des zones de "tensions latentes", notamment en Iran le long des frontières Afghanes et pakistanaises et que tout retours, quels qu'ils soient de votre part me permettrai de me donner une idée plus juste de ce à quoi m'attendre.
Merci d'avance à tous ceux qui partageront leurs expériences.
Miguel
L'idée, pour cette première expérience dans cette partie du pays est surtout de prendre le "pouls" et me faire une première impression de la région, de ses enjeux géopolitiques.... Certains d'entre vous s'y sont-ils rendus récemment. Avez-vous des expériences, des recommandations, des conseils particuliers à me donner, des personnes sur place de confiance à me recommander?
Je tiens à préciser que je suis de nature assez prudente et raisonnée, que j'ai déjà voyagé dans des zones de "tensions latentes", notamment en Iran le long des frontières Afghanes et pakistanaises et que tout retours, quels qu'ils soient de votre part me permettrai de me donner une idée plus juste de ce à quoi m'attendre.
Merci d'avance à tous ceux qui partageront leurs expériences.
Miguel
Trang An (baie d'Halong terrestre)
Ca m'arrive de reconnaître quand je me suis bien planté 😏 Et avec Trang An, je l'ai fait en beauté ! Je n'ai jamais voulu y mettre les pieds pour une raison très valable : je HAIS le béton qui coule à flot dans la baie d'Halong terrestre, pour le plus grand profit des requins locaux de l'immobilier et du tourisme. Entre cette autoroute complètement farfelue qui la traverse et la défigure (elle sert à quoi ? Il y a passe 10 voitures et 15 bus par jour ) et l'immense pseudo-pagode en béton qui sert de centre de réception de Trang An -sans parler des groupes en bus-, je passais devant en bicyclette à chaque fois que j'étais dans le coin (c'est-à-dire très souvent) avec aucun désir de m'arrêter. En plus, tous mes grands amis de Tam Coc dénigraient en disant que certains tunnels avaient été creusés au marteau-piqueur, donc pas pour moi !
Comme disait Coluche, Erreur graaaaaaave ! J'ai fini par me laisser faire, et j'en suis revenu époustouflé. La balade en bateau est magnifique, avec ses 10 tunnels -dont un doit faire un bon km de long- ses pics, ses lagunes (où "on" a construit quelques pagodes neuves en béton aussi, mais...), et surtout, le fait que la balade se fait en un vaste cercle, donc on retourne "au port" par un autre chemin qu'à l'aller. Donc, j'ai changé d'avis, allez-y, c'est extra ! Ne soyiez pas déçu par le début de la balade, sur un canal artificiel qui longe l'autoroute, donc pas très excitante.
Je signale que, inflation aidant, la balade à 60 000 dongs est passée à 80 000 à Tam Coc et à Trang An.
La gigantesque tour chinoise de Bai Dinh est presque terminée. Je serais très très curieux de savoir combien de millions de dollars vont finir par coûter tout ce grand bazard, spectaculaire certes, mais... encore du béton. Il est vrai que, avec toutes les cimenteries entourant la baie d'Halong terrestre, il est pas cher 🙁
Comme disait Coluche, Erreur graaaaaaave ! J'ai fini par me laisser faire, et j'en suis revenu époustouflé. La balade en bateau est magnifique, avec ses 10 tunnels -dont un doit faire un bon km de long- ses pics, ses lagunes (où "on" a construit quelques pagodes neuves en béton aussi, mais...), et surtout, le fait que la balade se fait en un vaste cercle, donc on retourne "au port" par un autre chemin qu'à l'aller. Donc, j'ai changé d'avis, allez-y, c'est extra ! Ne soyiez pas déçu par le début de la balade, sur un canal artificiel qui longe l'autoroute, donc pas très excitante.
Je signale que, inflation aidant, la balade à 60 000 dongs est passée à 80 000 à Tam Coc et à Trang An.
La gigantesque tour chinoise de Bai Dinh est presque terminée. Je serais très très curieux de savoir combien de millions de dollars vont finir par coûter tout ce grand bazard, spectaculaire certes, mais... encore du béton. Il est vrai que, avec toutes les cimenteries entourant la baie d'Halong terrestre, il est pas cher 🙁
Ferry Iran-Emirats
Bonjour,
J'aimerais avoir des infos sur le ferry qui relie l'Iran aux Émirats par quelqu'un l'ayant emprunté récemment"
Merci
Escapade sur le plateau du Golan en bus depuis Jérusalem?
Bonjour à tous,
Nous partons 8 jours a Jérusalem, 1ere semaine d'aout, mais sans voiture.
J'ai vu que Massada etait tres facilement accessible en bus (apparemment il faut y dormir pour faire l'ascension au lever du jour) en revanche, qu'en est il de Golan? connaissez vous des bus? Pensez vous qu'il faille y passer la nuit ou une journée peut elle suffire? Que faut il ne pas manquer une fois sur le plateau du Golan?
On m'a également parlé de Akko et eilat? qu en pensez vous pour 8 jours, sans voiture?
Merci!!!
J'ai vu que Massada etait tres facilement accessible en bus (apparemment il faut y dormir pour faire l'ascension au lever du jour) en revanche, qu'en est il de Golan? connaissez vous des bus? Pensez vous qu'il faille y passer la nuit ou une journée peut elle suffire? Que faut il ne pas manquer une fois sur le plateau du Golan?
On m'a également parlé de Akko et eilat? qu en pensez vous pour 8 jours, sans voiture?
Merci!!!
Voyage au Maghreb, juillet 2011
Bonjour la famille !
Après de joyeuses aventures au Moyen Orient en 2008-2009 (trois gros carnets de voyages ici, ici, ici et là), je reprends enfin la route ! Pour être tout à fait exact, je vais passer quelques semaines de l'autre côté de la Méditerranée (Algérie, Tunisie) pour retrouver les sensations, impressions, le bonheur de la vadrouille. Le voyage en Inde, qui devait avoir lieu en 2010 (mais qui a été repoussé, pour valider le concours de l'agrégation en sciences économiques et sociales), devrait se faire en 2012.. si Dieu le veut :)
Bref en route ! Il y a énormément de choses à voir/à dire me semble-t-il, d'autant plus en cette merveilleuse année de révoltes. Je n'ajoute rien pour ceux qui m'ont déjà lu ; pour les autres (que j'invite à lire, ou à tenter/commencer de lire mes précédents carnets) les choses se font donc en quasi-direct, je me débrouille en arabe, je pars sans vêtements ni bagages comme toujours, seul. On s'efforcera de s'ouvrir aux pays et aux gens rencontrés, histoire d'en cerner les beautés et richesses. Yallah !
Après de joyeuses aventures au Moyen Orient en 2008-2009 (trois gros carnets de voyages ici, ici, ici et là), je reprends enfin la route ! Pour être tout à fait exact, je vais passer quelques semaines de l'autre côté de la Méditerranée (Algérie, Tunisie) pour retrouver les sensations, impressions, le bonheur de la vadrouille. Le voyage en Inde, qui devait avoir lieu en 2010 (mais qui a été repoussé, pour valider le concours de l'agrégation en sciences économiques et sociales), devrait se faire en 2012.. si Dieu le veut :)
Bref en route ! Il y a énormément de choses à voir/à dire me semble-t-il, d'autant plus en cette merveilleuse année de révoltes. Je n'ajoute rien pour ceux qui m'ont déjà lu ; pour les autres (que j'invite à lire, ou à tenter/commencer de lire mes précédents carnets) les choses se font donc en quasi-direct, je me débrouille en arabe, je pars sans vêtements ni bagages comme toujours, seul. On s'efforcera de s'ouvrir aux pays et aux gens rencontrés, histoire d'en cerner les beautés et richesses. Yallah !
Le Soudan - sur les traces des pharaons oubliés
Le choix du pays, les préparatifs :
Afin de retrouver un ami en poste à Khartoum, nous avons décidé de passer les vacances de printemps 2011 au Soudan après un premier report suite à une impossibilité de nous y rendre en octobre 2010.
Comme d'habitude, nous avons choisi un tour operateur local afin de nous transporter et guider dans les différents sites que nous avions choisi après lecture de guides touristiques et de circuits proposés par des voyagistes français . Nous avons donc lancer un mini appel d'offres sur la destination, les dates étant celles des vacances de printemps : entre le 9 et le 23 avril. Nous avons reçu 4 réponses au prix différents en raison, le plus souvent, de la qualité de l'hébergement. Tous nous proposaient un guide, un chauffeur, celui-ci se transformant en cuisinier pour les repas. L'hébergement est le plus souvent du camping, avec quelques nuits chez l'habitant. Peu d'hôtellerie excepté à Khartoum, mais cela nous n'en avions pas besoin, étant hébergé chez notre ami. Il fallait également trouver le billet d'avion. Sur internet, le meilleur prix au 16/1 a été de 1904 euros par la compagnie Afriqyiah. Cette compagnie, la moins chère sur l'Afrique nous a été recommandée par une amie se rendant fréquemment de ce côté là de la Méditerranée. Nous avons donc notre billet. Ensuite, après discussion avec nos divers interlocuteurs soudanais, nous sommes d'avis de choisir le moins cher : ce dernier se place très bien en raison du fait qu'il nous fait la gratuité pour les enfants. Si son prix à la journée est comparable à celles des autres excepté une agence italienne nettement plus coûteuse, la proposition relative aux enfants emportent le marché. Il convient ensuite de lui adresser un acompte ce qui est compliqué en raison du manque de banque travaillant avec le Soudan. Nous passons par un service d'envoi universellement connu pour les transferts d'argent. Mais cela se complique suite à l'embrasement de la côte sud de la Méditerranée. L'envoi s'effectue tout de même après quelques coups de fil au Caire !!! Les mails s'enchaînent entre la maison et Khartoum.
Le temps passe et arrive le mois de mars. Notre vol est bientôt dans un mois et nous apprenons que la compagnie Afriqiyah ne se pose plus à Paris et pour cause : elle est libyenne!!!notre agence de voyage qui a nous a vendu les billets nous proposent de les annuler mais sans assurance sur leur remboursement en raison du gel des avoirs libyens par le gouvernement français. Entretemps nous avions été cherché nos visas au consulat du Soudan à Paris. Leur coût (80 euros/pers) a fait que nous avons pris la décision de maintenir notre voyage. Il fallait alors retrouver des billets aux bonnes dates. Comme la première fois, cela s'est fait sur internet. Bien sûr, les prix n'étaient plus les mêmes. Devant les frais déjà engagés, nous ne pouvions pas faire machine arrière. Nous allions partir par KLM et Amsterdam. Il ne reste plus qu'à se faire rembourser les premiers billets achetés.
A l'heure actuelle, cela n'est toujours pas fait. Ayant cherché à remuer ciel et terre pour faire accélérer le remboursement, cela n'émeut personne que le gel des avoirs libyens pénalise bon nombre de personnes disposant de billets sur cette compagnie. Certainement, il y aura un réveil dans les prochaines semaines lorsque la saison touristique sur l'Afrique va réellement débuter en particulier pour les Africains rentrant au pays pour leur congé. Cette compagnie est la « low cost » sur bien des destinations africaines en remplacement d'Aéroflot qui l'a été au cours des décennies précédentes.
Le déroulement du circuit au jour le jour : - Samedi 9/4 départ à 5 heures 30 pour rejoindre l'aéroport Charles de Gaulle, satellite 2F. Un voisin , taxi nous y mène en 20 minutes. Le premier vol nous emmène à Amsterdam par Air France. Départ à 8h pour 75 minutes de vol. Notre transit est très bref en Hollande, juste le temps de sortir de l'espace schengen et nous sommes installés à bord d'un A330 de la KLM direction Addis Abeba. 6 heures de vol après nous atterrissons à Khartoum où la température annoncée est de 38°. Cela nous change !!! nous avons passé un moment agréable dans l'avion où le service offert à bord est bon, le personnel aimable et à nos petits soins. Le repas servi est très correct. Passage en douane sans problèmes et nos premiers pas en territoire soudanais pour récupérer nos bagages qui sont bien là. Nous achetons des devises pour nos premiers achats. Nous sortons de l'aéroport climatisé pour rentrer dans une quasi fournaise. Après un ¼ d'heure d'attente nous voyons arriver notre ami au volant d'un 4X4 véhicule bien utile dans ce pays. Il fait connaissance avec nos enfants qu'il ne connaît que par photos interposées. Nous rejoignons son domicile situé dans le quartier d'Emarat tout proche de l'aéroport. Il s'agit d'une maison très confortable entourée d'un jardin verdoyant où quelques arbres viennent donner un peu d'ombre à une terrasse où un ventilateur tourne à plein régime afin de faire diminuer une température que l'on ne rencontre chez nous que lors d'une très forte canicule. Après avoir fait le tour du propriétaire, 3 immenses chambres sur deux niveaux, de nombreux salons, une salle à manger qui ne sert que lors de grandes occasions, nous nous installons dans notre chambre disposant d'une grande salle de bains. Après une courte remise en forme et l'ouverture des bagages, nous nous retrouvons avec notre hôte pour lui remettre quelques souvenirs de notre pays en particulier de la nourriture difficile à trouver sur place et qu'il pourra faire connaître à ses invités soudanais. Un rafraîchissement servi sur la terrasse nous permet de nous acclimater aux lieux et à la chaleur. Discussion sur un restaurant. Vers 20h, nous partons vers le centre de Khartoum pour rejoindre le Papa Costa, situé au fond d'un couloir et entouré d'un jardin . Une sono est en train d'être mise en place. Ce restaurant est le lieu de rencontre de la jeunesse du sud Soudan. Nous dégustons des plats italiens. Au milieu du repas, la musique et des chanteurs style « 9-3 » viennent perturber le calme de cette chaude soirée. Vers 22h, nous rejoignons notre havre de verdure et nos chambres à la chaleur toujours bien présente (32°). - Dimanche 10/4 : Réveil vers 8h30, notre hôte est déjà sur le pont, car son week end est terminé : direction l'ambassade située à moins de 2 minutes à pied. Sa bonne nous a préparé un copieux petit déjeuner arrosé de jus de fruit frais. Nous profitons de la belle salle de bain pour nous rafraîchir un peu avant d'entamer notre première journée soudanaise. A 9h, il fait déjà 31° sur la terrasse, à l'ombre. Nous attendons notre tour opérateur Midhat qui doit venir chercher des photos et les passeports afin d'établir nos permis de circuler indispensables à présenter lors des passages des check-points. Vers 10h, il se présente à la porte et nous présente le circuit que nous allons faire. « Dans une heure , le chauffeur revient et vous entamez la visite de Khartoum » nous dit-il.
Nous nous installons sur la terrasse et en profitons pour préparer nos sacs pour la journée. Appareils photo chargés, bouteilles d'eau en réserve. Et le temps passe, 11h....12h.Je commence à m'impatienter et demande au gardien de la maison- en effet toutes les maisons sont gardées nuit et jour par un ou plusieurs gardiens qui veillent à la sécurité des biens et des personnes malgré une absence d'insécurité visible- de téléphoner à Midhat afin de savoir où en est l'obtention des permis : « c'est fini, le chauffeur arrive ». nous attendrons encore une petite heure avant de voir revenir le chauffeur. Pendant ce temps-là nous prenons une petite collation afin de ne pas perdre de temps lors de la visite de l'après midi. Nous partons à la découverte de Khartoum et de ses encombrements de fin de matinée. Les axes principaux sont terriblement embouteillés malgré une absence de désordre dans la circulation : les feux rouges sont observés, il n'y a pas de n'importe quoi comme dans certaines capitales africaines. Nous nous rendons tout d'abord dans le centre afin de payer notre tour opérateur. Je m'attends à de beaux bureaux dans une artère commerçante. Si l'artère est commerçante, par contre les bureaux sont dans un bâtiment à la peinture écaillée et aux escaliers mal entretenus et sombres. Midhat nous reçoit à son bureau entouré d'ordinateurs. Il nous fait commander des boissons, nous payons le reste de notre circuit et il nous rédige notre facture. Nous redescendons à la voiture où il nous accompagne en nous souhaitant bon voyage. Nous restons sur une bonne impression : il est 13h30 et direction Omdurman et ses souks. Nous suivons les bords du Nil bleu, la corniche est en pleins travaux. Nous passons devant « l'oeuf de Khadafi », nom donné par les habitants de Khartoum à l'hotel Burj al Fateh , un 5 étoiles à la forme bombée édifié grâce à des capitaux libyens. La terrasse possède une magnifique vue sur Khartoum, le confluent des Nils. Nous traversons le Nil blanc provenant du lac Victoria pour atteindre Omdurman, la ville ancienne où s'est déroulée une bataille importante entre les Anglais et les armées du Khalifa, successeur du Mahdi, héros religieux légendaire et mythique en 1898. Les Anglais ont vengé le général Gordon tué lors de la prise de Khartoum en 1884. Après être passé devant la mosquée du Nil, nous atteignons le site de la tombe du Mahdi à proximité de la maison du Khalifa , son successeur, habitée par le gouverneur anglais Kitchener après la prise d'Omdurman. La tombe est fermée au public, nous ne pourrons donc la visiter. Le court arrêt nous permet de prendre un bain de chaleur en ce début d'après midi. Encore quelques kilomètres à travers la ville pleine d'activité commerçante. De nombreuses boutiques jalonnent les trottoirs. Ce ne sont que de marques d'électroménager, de voitures, d'informatique que l'on rencontre dans le monde entier. Puis nous arrivons dans un dédale de ruelles pleines de taxis, mototaxis, charrettes tirées par des ânes. Ce sont les souks. La voiture avance au pas dans des voies en terre souvent inondée. Notre chauffeur arrive à se garer et nous partons à la découverte des passages du souk. Ayant faim, nous achetons des cacahuètes grillées au goût rare et excellent et des dattes. Nous nous faufilons entre les étals de chaussures, de tissus, d'un bric-à-brac de quincaillerie. Des objets en peau de crocodile attirent notre attention. Les derniers représentants des sauriens du Nil finissent en chaussure, cendriers, port-clés. Quelques uns sont même empaillés. Nous passons aussi devant les boucheries où la viande pend à des crocs. On s'étonne du peu de mouches qui volettent autour. Nous restons une heure à zigzaguer dans les allées. Pour les filles, ce sont les rues des bijouteries qui retiendront le plus leur attention. D'ailleurs, ces boutiques sont celles où il y a le plus de femmes locales avec celles des tailleurs qui cousent sur place les robes. Les femmes portent des robes et des voiles de couleurs chatoyantes, rares sont celles portant des burqas noires. Nous rejoignons notre voiture pour nous rendre au musée national situé sur la corniche du Nil. Le musée présente, sur deux niveaux, l'histoire longue du soudan depuis la protohistoire jusqu'à l'arrivée des Ottomans. Les silex soudanais ressemblent à ceux du Pérou, de France et d'ailleurs... L'histoire plus récente permet de voir les différentes civilisations qui se sont succédées au fil des derniers millénaires. Le voisinage de l'Egypte a influencé fortement les peuples soudanais qui ont emprunté des techniques de construction de monuments tels les pyramides et les statuaires des temples où se mêlent dieux locaux et égyptiens. La civilisation méroïtique a conservé jusqu'à l'arrivée de la chrétienté au III ème siècle des éléments architecturaux typiques des anciens égytptiens tels les représentation des dieux et l'écriture hiéroglyphique dans les bas-reliefs. A l'extérieur des bâtiments, sont présentés des monuments reconstruits, sauvés lors de la création du lac Nasser qui arrive jusqu'à Wadi Halfa. Le guide, conservateur du musée qui nous a accompagnés lors de cette visite, nous accompagnera également pour le reste de notre circuit. Après cette découverte des multiples visages de l'histoire soudanaise nous repartons voir le confluent des deux Nils. Pour cela nous traversons un petit parc d'attraction, lieu de détente des familles de Khartoum. Le lieu pourtant mythique de la confluence nous déçoit tout d'abord par l'amoncellement de bouteilles et canettes en tout genre abandonnées là en quantité . Les deux fleuves se rejoignent sans aucune mise en valeur du site. Aucune animation particulière excepté des pêcheurs à la ligne et en barque côté Nil bleu, qui vient du lac Tana en Ethiopie. Vers 18h15, nous rejoignons la maison de notre hôte qui arrive tout juste du travail. Nous lui donnons nos premières impressions sur la ville et nos visites en sirotant des boissons non alcoolisées sur la terrasse où la température frôle toujours les 40°. A 20h , nous prenons le chemin d'un restaurant libanais où nous sommes reçus avec un jus de citron vert à la menthe qui nous rafraîchit agréablement. La nourriture libanaise nous ravît, faite de mézzés et de kebabs. Une pastèque constituera notre dessert. 10 minutes de voiture et nous sommes rentrés.
-Lundi 11/4 : Réveil à 8h, le petit déjeuner nous attend sur la terrasse où il fait déjà plus de 30°.Ce matin départ pour l'aventure. Avec fébrilité nous attendons nos chauffeur et guide. A 9h15, apparaît un 4X4 Toyota plein jusqu'au toit. Le guide est celui d'hier qui nous a expliqué l'histoire du Soudan au musée. Il se nomme Aymen, le chauffeur est Himad. Après les présentations aidés en cela par le gardien de notre hôte, nous apportons les bagages et après les au-revoir avec ceux qui restent à Khartoum, chacun s'installe. Arthur, notre fils, est assis sur la 3 ème banquette où il ne lui reste qu'une place, le reste étant composé de la glacière pleine de victuailles entreposées pour le début du circuit. Christine, Pierrine et moi sommes sur banquette suffisamment large pour que nous ne nous gênions pas durant les heures de route. Nous quittons Emarat, le quartier chic de Khartoum où se trouvent les ambassades pour traverser la ville en direction du nord. Nous passons au bureau de Midhat récupérer nos passeports. C'est plus de 500 km qui nous attendent. La clim du véhicule nous permet de bien supporter le trajet. Passés Omdurman nous sommes vite dans le désert, sur une bonne route goudronnée où la circulation devient clairsemée. Quelques camions, des bus et peu de véhicules particuliers. Un arrêt dans la banlieue d'Omdurman pour faire une dernier achat de nourriture me permet de faire quelques clichés de la vie quotidienne soudanaise. Les étals des marchands de quatre saison sont pleins de légumes de chez nous ; il y a tout pour faire une ratatouille. Le pain a la forme de galette. La végétation est quasiment nulle : quelques arbres rabougris, des termitières çà et là forment le relief sur les premiers kilomètres. A perte de vue, la rocaille et le sable. Nous roulons ainsi 2 heures avant un premier arrêt permettant au chauffeur de se reposer et de fumer une cigarette. Nous nous dérouillons les jambes. Plus tard, nous quittons la route pour s'enfoncer dans le désert, nous nous en étonnons et puis on aperçoit bientôt un rassemblement d'animaux et d'hommes: nous arrivons à un puits. Chameaux, chèvres, moutons viennent s'abreuver. C'est l'occasion de nombreuses photos. Cet arrêt passé, nous roulerons jusqu'à 1h de l'après midi. Quelques baraques le long de la route forment un caravansérail moderne où de nombreux camions sont arrêtés afin de reposer également la mécanique humaine après ces chaleurs que l'on qualifierait d'insupportables dans nos régions (plus de 45°). Cela va être notre premier repas typique. Le chauffeur va s'enquérir de la nourriture servie dans un boui-boui. Il faut même qu'il sorte la vaisselle du 4X4. Nous nous installons à table où nous est apportée eau en bouteille. Les locaux, eux vont se servir dans de grandes jarres mises à leur disposition par l'aubergiste. C'est une habitude au Soudan : devant de nombreuses maisons, dans les rues des villes et villages, de grandes jarres remplies d'eau sont offertes aux passants. Les plats s'accumulent devant nous, foul-le plat traditionnel soudanais fait à base d'haricots noirs. Un plat de viande bouillie agrémentée d'une sauce à la tomate est accompagné de riz. En dessert, le chauffeur nous apporte des bananes. Un peu plus d'une demie heure d'arrêt et nous repartons en direction de Dongola. La traversée du désert dure toute l'après midi. Peu de villages à traverser avant d'atteindre le but de la journée. Ce soir nous allons dormir chez la sœur du guide dont le mari est fonctionnaire aux impôts. Même les soudanais n'y échappent pas !!! Nous sommes dans la banlieue de Dongola. Les maisons à un seul niveau sont toutes entourées de hauts murs de briques crues recouvertes d'un enduit crème à la décoration symbolisant des branches de palmier. La famille qui nous reçoit est composée de 4 personnes dont 2 enfants. Abderrahmane est le fils de 4 ans. Il vient d'avoir une petite sœur.On nous installe dans une grande chambre disposant d'un grand ventilateur au plafond de bonne hauteur permettant une bonne circulation de l'air. Une bonne partie de la maison n'est couverte que d'un toit afin de former des zones où des courants d'air assurent le rafraîchissement de l'atmosphère. La maison est composée de plusieurs bâtiments disséminés dans un vaste jardin d'agrément et potager. Les sanitaires sont situés également à l'extérieur, il s'agit d'une douche fermée et de toilettes à la turque ouvertes sur le ciel. Le repas nous est servi à 20h30:c'est la maîtresse de maison qui nous l'apporte. Nous installons un 3 ème lit dans la chambre. Je dormirai dehors dans la partie couverte par le toit. Le guide et le chauffeur installent le leur directement dans le jardin. Le début de la nuit est un enfer pour moi qui suis la cible de moustiques. Des escadrilles entières semblent me foncer dessus. Cela semble durer des heures ; je perds patience et demande l'assistance de ma femme qui me donne des bombes sensées combattre les attaquants. Malgré tout cela à 3 h du matin, j'abandonne et ma femme me remplace à l'extérieur et je me résous à m'installer dans la chambre.
-Mardi 12/4 : Réveil à 7h : lavage succinct. Lors du petit déjeuner une petite fête est organisée pour l'anniversaire d'Arthur dont c'est l'anniversaire.Il a 13 ans. La maîtresse de maison a préparé un petit gâteau surmonté d'une bougie qu'il vient souffler. Pierrine s'est amusée avec le bébé qui l'a bien acceptée. A 9h nous prenons congé de nos charmants hôtes. Nous nous rendons dans Dongola faire quelques courses. Nous nous baladons dans le souk et cherchons un cyber café afin de rassurer la famille et donner nos premières impressions sur le Soudan. Pas de cybercafé mais une boutique ou trônent de vieux ordinateurs qui cependant fonctionnent. Pieerine s'achète un keffieh qui la protégera de la chaleur toujours aussi présente. Après 45 m d'arrêt nous reprenons la route qui devient vite une piste. Direction plein nord. Nous nous approchons du Nil afin de voir une forteresse ottomane en ruine composée de pierres et de briques. Du haut des remparts nous dominons le Nil tout proche. Cette forteresse protégeait des attaques des pillards nomades. Vers 13 h notre chauffeur nous prépare un pique-nique à l'ombre d'un acacia surplombant un coude du Nl à proximité de la 3 ème cataracte. L'endroit est très sauvage. Les bords du fleuve sont les seuls endroits où il y a un peu de végétation, sinon c'est tout de suite le désert. Devant le peu de succès de ses premiers repas avec les enfants, le chauffeur/cuistot adapte sa cuisine. Quant à nous, nous sommes très contents de ses salades. En reprenant la route, nous tombons sur une caravane de chameau. Notre chauffeur nous arrête et nous nous approchons du troupeau de près de 200 bêtes qui s'abreuvent au bord du fleuve et profitent également de l'herbe souvent rare par ailleurs.
Le guide nous sert de traducteur et l'on apprend ainsi que les camel-boys se rendent en Egypte depuis le Khordofan, une région à l'ouest du Soudan.Cela prend 56 jours. Ils en ont déjà fait 46. Ils s'arrêtent aux plus chaudes heures de la journée et marchent même durant la nuit. Tous les 2 ou 3 jours, ils doivent trouver des pacages et des points d'eau. Arthur et moi avons la chance de pouvoir monter sur la monture du chef qui nous fait faire un petit tour. Cela n'a rien de touristique et cela restera un moment fort de notre passage au soudan. A la fin de notre visite, l'ensemble des chameliers entame une danse traditionnelle où les bâtons s'entremêlent. Après avoir remercié la troupe de son accueil, nous reprenons la route en direction de Sesibi, le premier archéologique que l'on va rencontrer. Pour cela, nous quittons la piste principale. Durant tout le circuit, nous serons stupéfaits de l'excellente connaissance du terrain que possède notre chauffeur car aucune indication existe. Nous nous arrêtons vers 16 h faire une coupure à un embarcadère de bac. Cela permet de nous désaltérer et de reposer le chauffeur. Les bacs sont les seuls moyens de traverser le fleuve au nord de Dongola. Ils permettent le transport de 2 ou 3 véhicules ou d'un camion.
A Sesibi, le guide entame son activité pour nous décrire les civilisations qui s'y sont succédées. De nos jours, 3 colonnes sont les seuls vestiges d'un temple érigé par la 18ème dynastie au XIV ème siècle avant notre ère. Le pharaon hérétique Akhénaton en est le constructeur. Les fouilles sont effectuées par des Français. Le sol est jonché de tessons de poterie dont on ne peut s'empêcher d'emporter un fragment malgré l'interdiction qui nous en est faite par notre guide, conservateur du musée de Khartoum.
Avant d'atteindre Soleb, nous croisons une seconde caravane de chameau ce qui nous permet de faire quelques clichés.
Nous arrivons dans nôtre nouveau gîte à quelques minutes du coucher de soleil. Cela me permet de faire de belles photos sur le temple dont les ruines s'étalent à peu de distance de notre maison d'un soir. Notre hébergement du soir est une immense maison nubienne servant à recevoir des hôtes- touristes ou archéologues travaillant sur le site. Chambre très grande munie d'un ventilateur suspendu bien utile. L'acclimatation à la chaleur très bien faite pour tous dès lors que nous avons de l'eau en quantité suffisante. La douche permet bien de nous relaxer après ces heures de route et de poussière. La nuit tombe vers 19h15. Repas fait par notre chauffeur : soupe, poulet frit, nouilles : un régal pour les enfants !!
A 21h30 extinction des feux après avoir profité d'un ciel étoilé magnifique.
-Mercredi 13/4 :
Réveil à 7h. Pierrine n'est pas au mieux : colique peut-être fièvre.
Ce matin nous visitons à partir de 9 h les ruines du temple qui s'étale à peu de distance du Nil.
Disposition classique d'un temple égyptien. Par rapport à Sesibi, les vestiges sont mieux conservés.
Il y a de nombreuses colonnes remplies de hiéroglyphes. Notre guide s'en donne à cœur joie pour nous expliquer les différentes époques de construction. Certains éléments ont été enlevés pour être replacés sur d'autres temples par des rois peu scrupuleux ou impatients. C'est le cas de sphinx de l'allée principale que l'on retrouvera à Karima au pied du Jebel Barkal. Nous finissons la visite au bord du Nil où nous voyons le travail des paysans iirigant leurs champs.
De retour au gîte, Pierrine ne se sentant pas bien ne nous accompagne pas à une balade qui nous conduit au pied d'une falaise dominant le Nil. Une sorte de verrou rocheux porte des traces de la présence des Egyptiens qui ont sculpté la roche, il y a plus de 3000 ans. La proximité du désert y a accumulé du sable permettant de magnifiques glissades sur cette dune improvisée.
Nous mangeons au gîte avant de partir vers 14h15. La maladie de Pierrine s'est estompée.
Nous nous rendons à Sedeinga où nous voyons un temple à l'unique colonne encore debout. Des restes d'église se trouvent à proximité. Nous empruntons ensuite une piste très sablonneuse afin de rejoindre l'embarcadère du bac qui nous mènera à l'île de Saî. Nous attendrons une heure avant d'installer le 4X4 sur le bateau. Nous croisons des militaires soudanais qui nous offrent un café. Arthur est très intéressé par leur équipement- kalachnikov, lance-roquettes, etc..
Nous faisons une mini croisière d'une heure sur le fleuve que nous remontons pour atteindre l'île. Quelques minutes après le débarquement , nous arrivons dans le village principal de l'île. Comme les jours précédents, nous disposons, dans la maison d'hôte qui nous reçoit, d'une chambre spacieuse au mobilier conséquent (fauteuils, tapis, table, rideau). Je vais me promener dans les environs et assiste à un match de foot sur un terrain très poussiéreux d'autant qu'un léger vent s'est levé. Comme tous les soirs, j'en profite pour réaliser des photos de coucher de soleil et là en plus je profite d'une spécialité locale : une tête de crocodile à la gueule grande ouverte placée sur le mur d'enceinte du jardin.
Au dîner ce soir : frites. C'est-à-dire que les parents n'ont rien mangé !!!! Le chauffeur réussit un tour de force de préparer ce plat avec les moyens du bord. Et il est applaudi. Dorénavant, tous les soirs ce sera frite....et soupe .
-Jeudi 14/4 :
Debout à 7h45. Le petit déjeuner nous attend. Depuis quelques jours, le cuistot prépare des crêpes qui font le régal des enfants mais il manque le nutella. Le jus de fruit est à reconstituer avec de l'eau. Pour les grands, c'est café et pain grillé. A 9h, nous partons à la découverte des tombes de la civilisation Kerma qui datent de 2000 avant notre ère. Il faut être spécialiste pour vraiment apprécier. Nous sommes encore un peu justes pour remarquer les tombes de plusieurs civilisations qui se sont succédées dans ce lieu quasi désertique et rocailleux. Ce sont souvent des tumuli aux pierres de différentes couleurs disposées en cercle. Par contre, nous nous trouvons au milieu de milliers de tessons de poterie comme à Sesibi et en particulier d'amphore ou de culots de lampe à huile. Ce sont des restes d'offrandes disposées lors des cérémonies funéraires ou des commémorations d'enterrement. Nous reprenons le 4X4 pour visiter ensuite une forteresse ottomane
qui surveillait la circulation sur le Nil. Elle est en cours d'exploration et l'on y découvre des traces de réemploi de matériaux et en particulier de colonnes égyptiennes portant encore des hiéroglyphes.
A proximité se trouvent les bureaux et les bâtiments qui servent à l'hébergement des chercheurs français qui fouillent les différents sites archéologiques de l'île.
Nous rejoignons ensuite l'embarcadère du bac après s'être arrêté devant des vestiges d'églises chrétiennes datant des premiers siècles de notre ère. Il faut attendre près d'une heure avant de pouvoir embarquer : il a fallu lui faire traverser le fleuve et réunir l'équipage : c'est l'Afrique !!!Durant cette attente, cela nous a permis de voir le travail des champs et l'irrigation qui permet une culture de légumes -oignons, haricots, sous un climat torride.
La traversée est rapide pour rejoindre la rive orientale du Nil. Ensuite 15 minutes de voiture et nous arrivons à Abri où nous mangeons dans un restaurant : j'y dégusterai mon premier poisson du Nil grillé. Le reste correspond à la gastronomie locale : foul, falafel, viande d'agneau en sauce.
Avant de reprendre la direction du sud, nous faisons un petit arrêt au..... souk ; J'achète une paire de sandale « made in Sudan ». Peu de produits manufacturés sont produits ici. L'importation chinoise inonde les marchés locaux.
Après des dizaines de kilomètres de piste parcourus ces jours derniers, nous roulons sur du goudron en direction de Tombous, l'étape de ce soir. Nous visitons la tombe du sheikh Idriss, un chef religieux mort il y a deux siècles. Sa tombe est toujours entretenue et des pèlerinages ont lieu tous les ans pour vénérer cet imam. Il est enterré, dans un bâtiment formant coupole, à l'intérieur d'un sarcophage couvert de tissu vert, la couleur de l'Islam. Au km 635, nous nous arrêtons, nous le pensions, pour que notre chauffeur fume sa cigarette. En fait, nous nous retrouvons dans un caravansérail hétéroclite de boutiques faites de tôle. Il y a des garages, des quincailleries, des épiceries, des fondeurs de métaux, mais ce n'est pas n'importe quel type de métal : il s'agit d'or.
Nous nous trouvons à proximité de mines d'or . Comme lors de la ruée vers l'or aux USA, cela crée des villes de toute pièce en quelques mois. Ici, il n'y a que les fondeurs et les négociants qui rappellent l'importance de la découverte dans la région. Les pépites sortent des poches des mineurs, enveloppées dans du papier et sont rapidement fondues afin d'être proposées aux négociants qui achètent les petits blocs d'or jaune tout juste fondus. Pas de saloons, l'alcool étant interdit, le calme semble régner dans cet univers très masculin. Aucune femme ne sera visible. Aucun logement n'existe d'ailleurs à proximité. Nous verrons en reprenant la route quelques kilomètres plus loin, des centaines de mineurs s'affairant à ramasser des sacs de terre qu'ils vont ensuite trier afin d'en retirer quelques pépites. Cela restera un moment très fort de notre passage dans cette région. Le Soudan est actuellement un très gros producteur d'or dans le monde. D'après notre guide, il n'y a pas de concession accordée par le gouvernement, chacun peut venir et chercher de l'or à sa guise d'où l'engouement des humbles pour retourner des tonnes de terre.
Nous quittons ensuite la route pour rejoindre les bords du Nil à la hauteur de la 3 ème cataracte que l'on surplombe depuis une colline portant un fort ottoman en ruine. De là haut, la vue est magnifique s'étendant sur des dizaines de kilomètres de rive du Nil. Il ne s'agit pas véritablement de chutes mais d'amoncellement rocheux , reste de coulée volcanique perturbant l'écoulement du fleuve.
Nous continuons sur la piste longeant le Nil et nous arrêtons voir des sculptures d'animaux gravés dans la pierre en particulier de bovins mais aussi d'animaux sauvages disparus de ces régions de nos jours (éléphants, girafes, autruches ) Il s'agit d'un chaos rocheux où deux parois sont couvertes de fresques rupestres. Toujours le long de cette piste très sablonneuse nous passons voir des vestiges d'une église chrétienne construite au milieu de rochers qui la dissimulent au regard des passants. Dans ces chaos rocheux, deux gros blocs monolithiques se détachent pour ressembler à des amoureux s'embrassant. Nous arrivons en fin d'après midi à Tombous où nous attend une nouvelle maison d'hôte . 2 chambres sont mises à notre disposition dans un charmant jardin. La douche sera bien agréable après une longue journée de route qui nous aura permis d'admirer des sites archéologiques, des scènes de vie rares, de beaux paysages. Nous nous couchons avec l'appel pour la prière du soir, le minaret de la mosquée dominant la cour dans laquelle on finit la soirée.
_Vendredi 15/4 :
Réveil à 7h45 suivi du petit déjeuner où certains se goinfrent de crêpes. Nous entamons la journée
par une promenade dans le village de Tombous situé en bordure du Nil. Nous nous dirigeons vers une ancienne carrière de granite où nous voyons la statue d'un pharaon laissée là suite à un coup de taille mal ajusté qui a fait éclater la pierre. Nous voyons également un bloc ouvert en deux où sont encore visibles les encoches ayant servi à le fendre. Des coins de bois étaient enfoncés dans la pierre puis humidifiés afin qu'ils fassent éclater la roche en se dilatant. Sur d'autres rochers en nous approchant du Nil, nous distinguons des inscriptions égyptiennes laissées par Thoutmosis I pour commémorer la prise du royaume de Kerma .
Au niveau du village, le Nil se faufile entre des pierres créant ainsi des rapides très photogéniques.
A 10h30 nous prenons la direction de Kerma afin de voir les deffufas, de gros bâtiments de brique crue, vestiges d'une civilisation datant de plus de 3 millénaires. Ces constructions dont on ne connaît pas la raison d'être exacte en sont les seules restes visibles. Celle de l'est, à la limite du désert, est entourée par plus de 30000 tombes parsemées de millions de tessons de poterie. Celle de l'ouest était au centre de la ville et du palais royal, il est possible d'accéder au sommet par un escalier permettant d'avoir une vue d'ensemble sur les maisons et palais, que l'on reconnaît par l'empreinte laissée par leurs fondations, et détruits lors de l'invasion des Egyptiens conduits par Thoutmosis Ier. Un musée nouvellement créé a permis de regrouper les découvertes archéologiques récentes. On y voit de nombreuses statues de rois koushites et de pharaons ayant régné sur la région au cours des deux millénaires précédant notre ère. Lors de notre visite de ce musée, nous rencontrons nos premiers touristes européens.
Après cette visite qui s'est déroulée sous un chaleur étouffante, nous reprenons la route pour Dongola où nous attend la famille de notre guide qui nous hébergera une seconde fois.
Ce soir, ce sera pizza au dîner en plus des pâtes d'où un grand merci des enfants au cuistot !!!
La nuit se passe sans moustique ce qui nous assurera un bon repos.
-Samedi 16/4 :
Après une nuit à Dongola sans moustique, le petit déjeuner se termine comme lors de notre 1er passage : un gâteau pour Pierrine dont c'est l'anniversaire. Les enfants se rappelleront longtemps de leur passage à 13 et 15 ans. Une chose rare, un anniversaire au Soudan. La bougie soufflée et le chargement du 4X 4 effectué, c'est l'adieu aux enfants de nos hôtes et à leurs parents. Ils n'attendent même pas notre départ pour s'installer tous les 4 sur la moto paternelle et rejoindre la ville. Nous traversons le Nil sur le pont fraîchement terminé, réalisé par les Chinois. Nous nous arrêtons au site de Kawa, morne plaine écrasée de chaleur. Ce n'est pas l'enthousiasme. Quelques tumuli, des tessons de poterie et des restes d'un temple ramené à sa plus simple expression : des fragments de colonnes. Le plus intéressant, c'est la vue sur le Nil tout proche. Nous parcourons ensuite le trajet le plus intéressant du circuit : une traversée dans le désert sur une piste bordée de dunes et semée ça et là de quelques oasis et cela pendant environ 2 heures. Nous croisons quelques chameliers montés sur leur vaisseau. Pour nous détendre et fumer une cigarette, notre chauffeur nous arrête au pied d'une dune que nous gravissons malgré la très forte chaleur : c'est l'occasion de s'amuser en la dévalant à toute allure. Au moment de repartir, frayeur : le 4X4 ne veut pas démarrer. Le capot levé, le chauffeur se met les mains dans la mécanique en revissant les cosses de batterie, mais rien n'y fait. Nous sommes obligés de pousser les 2 tonnes pour sentir le moteur hoqueté puis s'emballé. Ouf, la panne est finie. Nous rejoignons la route goudronnée et trouvons un abri ombragé pour pique-niquer. Nous nous rendons à Old Dongola . Nous tombons sur des touristes en panne avec leur 4X4, cela semble plus sérieux que pour nous. Ils font partie d'une ONG de Khartoum et viennent passer le week end en famille sur ces sites archéologiques . Notre chauffeur se met à nettoyer l'arrivée d'essence en dévissant le carburateur.
Après quelques essais, c'est enfin le bruit espéré du moteur qui tourne d'autant qu'un participant doit reprendre l'avion de retour ce soir à Khartoum et nous étions à plus de 400 km de là. Après avoir pris les billets pour visiter le site, nous retombons sur les touristes de nouveau en panne à la porte des fouilles. Notre chauffeur se remet au travail et passe le volant à notre guide afin que l'on ne perde pas de temps. Celui-ci s'y installe mais la prise en main ne semble pas aisé pour lui. Je propose de le remplacer ce qu'il accepte et conduis ainsi durant 2 kilomètres jusqu'aux fouilles. Ce sera mon expérience de conduite au Soudan dans le sable : cela s'est bien passé. Sous la chaleur, nous parcourons les collines surplombant le Nil. C'est le lieu de la plus forte présence chrétienne dans la région qui s'est maintenue jusqu'au XIV ème siècle et l'arrivée de l'Islam. Nous voyons les fondations d'une basilique et de plusieurs autres églises. La police arrive pour nous interdire la visite : nous demandons pourquoi au guide et c'est un simple problème de billet relatif aux enfants. Après quelques instants et appels téléphoniques à leur direction, la situation s'améliore et nous pouvons reprendre notre visite.Sur un monticule, s'élève le palais du trône, un monument dont on ne connaît pas la destination initiale et qui fut transformé en mosquée lors de l'invasion musulmane. Il est en cours de rénovation. De là haut, la vue est magnifique, permettant d'apprécier l'étendue de l'ancienne ville dominant le Nil. Sur la rive opposée, nous observons une 3 ème caravane de chameaux.
Au lieu de camper là comme ce l'était prévu initialement, nous prenons la route pour Karima distant d'environ 150 km. Le goudron est excellent et la distance est vite avalée. Lors des derniers kilomètres, la route surplombe le Nil, ses oasis et des villages d'où dépassent les minarets verts des mosquées. Nous approchons du Jebel Barkal, la montagne sacrée émergeant de la plaine tel Ayers rock en Australie. Au pied de cette montagne, se trouvent quelques pyramides en taille réduite par rapport à celles d'Egypte dont elles sont des copies. Nous rejoignons notre gîte qui nous hébergera durant 3 nuits. Il s'agit d'une grande maison entourée d'un haut mur et d'un agréable jardin avec vue sur le Jebel Barkal. La douche confortable nous permet d'effacer les fatigues de la journée passée en grande partie en voiture. Nous disposons d'une grande chambre pour nous 4. Repas de gala, ce soir : soupe, nouilles, frites et poulet frit.
Extinction des feux à 21H30.
-Dimanche 17/4 :
Réveil 8h. Vue magnifique sur le jebel Barkal tout proche. Petit déjeuner très complet avec crêpes, confiture de figues, jus d'orange en poudre, pain et « vache qui rit ».
nous commençons la journée par la visite du petit musée voisin qui regroupe les trouvailles archéologiques faites dans les alentours très riches en vestige. Beaucoup de statues d'inspiration égyptienne et même des momies retrouvées dans des tombes. Nous traversons ensuite un no man's land torride pour rejoindre le pied du jebel où se trouvent des temples et des tombes souterraines garnies de magnifiques peintures représentant le passage dans l'au-delà : des représentations du livre des morts que l'on trouve dans les tombes égyptiennes. Le temple d'Amon datant probablement du XV ème siècle avant J.C. est relativement bien conservé et rénové. Il est de plan classique avec son allée de sphinx, seul le pylône est en ruines. De nombreuses colonnes portent des hiéroglyphes. Nous visitons également le temple de Mout, la femme d'Amon, placé au pied d'un piton phalliforme, isolé de la falaise.
Avant de retourner à notre gîte, nous passons voir le « nubian rest house » exploité par des italiens.
Il s'agit du seul hôtel confortable, aux normes européennes situé au nord de Khartoum. Entouré de hauts murs comme toutes les maisons nubiennes, il abrite une grande cour à la verte prairie.Les chambres sont placées tout autour. Sur l'un des côtés se situe le bâtiment principal où se trouve le restaurant, les salons et les cuisines. Une décoration simple rassemblant des meubles typiques est disposée dans de grandes alcôves permettant d'assurer une intimité aux visiteurs. A notre grande stupéfaction, nous tombons en arrêt sur une table basse ronde qui est la copie conforme de seulle de notre salon. Nous demandons la provenance de ce meuble au directeur qui nous dit l'avoir trouvé dans une demeure de la région. Son authenticité ne fait aucun doute. Par contre, la nôtre est sensée provenir d'Inde et celle que l'on a sous les yeux est peut-être le fruit de voyages de ses anciens propriétaires dans ces régions pas si lointaines. De nombreux échanges avaient lieu par bateau entre la mer rouge et le golfe du Bengale. Aucun touriste ne vient perturber notre arrivée impromptue dans cet établissement qui est sur le point de terminer sa saison. Après avoir pris une boisson, nous prenons congé de notre hôte et retournons à notre gîte situé à peu de distance. Dans cet hôtel , il semble manquer une piscine, mais l'aridité des lieux doit empêcher sa construction et surtout son entretien.
A 13h, nous déjeunons de salades, falafel et pastèque le tout terminé par un carcadé, la boisson à base de fleur d'hibiscus bue sur les rives du Nil.
Jusqu'à 16h , nous nous reposons d'autant que la chaleur est toujours aussi importante (45°).Nous demandons à notre guide de nous rendre sur les bords du Nil. Il y a un cimetière de bateaux en particulier d'anciens vapeurs faisant la liaison fluviale entre Dongola et Karima. Leur raison d'être a disparu du fait de la construction récente de nombreux ponts facilitant les déplacements. En effet, nous trouvons ces vestiges en train de rouiller sur le rivage : d'anciens steamers à plusieurs ponts posés sur le sable. Cachées sous les coques, des chiennes sont venues mettre bas. Les enfants sont près d'adopter ces petits chiots fraîchement nés. Nous réussissons à les en dissuader. Nous partons ensuite visiter les tombes koushites d'el Kurru situées en aval de Karima le long du fleuve. A l'origine ce site était composé de pyramides aujourd'hui arasées Ces sépultures sont enterrées et nécessitent de descendre des escaliers très prononcés en bas desquels nous entrons dans des salles ornementées de peintures représentant le livre des morts des égyptiens. Le toit de la salle est agrémenté de constellations d'étoiles très bien conservées au niveau du graphisme et des couleurs. Les murs où se mêlent dessins et hiéroglyphes conservent les teintes originales. Cela date pour les plus anciennes du IX ème siècle avant J.C. Le tombes que l'on visite sont celles de Tantawamani et de sa mère. Elles datent du VII ème siècle avant notre ère. L'une conserve même la sarcophage en pierre du défunt. Nous retrouvons le groupe de touristes croisé quelques jours auparavant au musée de Kerma.
Nous passons notre 2 ème nuit à Karima.
- Lundi 18/4 : Ce matin , nous nous rendons au souk de Karima. Sur une grande esplanade traversée par les voies d'un chemin de fer aujourd'hui abandonné, nous assistons à une vie quotidienne très occupée. Des forgerons fabriquent des instruments aratoires rudimentaires, des lames de couteaux, de faux, tout un assortiment de matériel nécessaire aux travaux des champs. Des soudeurs finissent de construire les barques qui servent aux pêcheurs très nombreux sur le Nil. La literie est également montée sur place. Il s'agit de tresser des cordes multicolores sur un cadre métallique soudé. Avec la chaleur, les cafés sont pris d'assaut dès lors que les achats ont été faits. Un cuistot prépare des poissons frits tout frais sortis du Nil. Nous nous engageons dans les ruelles qui mènent au fleuve. Sous les arcades centenaires, il y a des enfilades de commerces , épicerie, marchands de légumes, bouchers. Mais ce qui intéresse le plus, femme et fille, ce sont les bijoutiers. Il y en a plusieurs dans la même rue. Après quelques allées et venues entre plusieurs, elles trouvent leur bonheur en l'occurrence un collier de fabrication d'Arabie Saoudite. Pas question de marchander bien que l'on soit dans un souk. Durant ce moment, je me rends jusqu'au bord du Nil tout proche. Ce ne sont que bouteilles en plastique et sacs abandonnés au vent. Il y en a pour des siècles pour faire disparaître toute trace de notre passage !!! De minuscules chantiers navals sont pleins d'embarcations de pêche retournées et en train de rouiller attendant un client. Nous rejoignons notre 4X4 et traversons sur le Nil sur un pont chinois flambant neuf pour nous rendre à Nuri situé en amont et proche du barrage de Mérowé qui ne nous sera pas possible de visiter n'ayant pas les autorisations nécessaires. Dans un site désertique, nous nous baladons entre les pyramides datant de la XXV ème dynastie qui régna sur l'Egypte à l'époque de Taharqa, le plus célèbre des pharaons nubiens. Nous nous enfonçons ensuite dans le désert pour visiter les vestiges d'El Ghezela, un monastère chrétien abandonné au XI ème siècle. Il reste des pavages et des mosaïques à l'intérieur de l'église principale que l'on reconnaît grâce à quelques colonnes et murs encore debout. Retour à 13h15, à notre gîte pour le déjeuner fait de poisson, salade et falafel . Repos jusqu'à 16h pour nous rendre ensuite dans un cybercafé de Karima afin d'envoyer un mail à la famille et vérifier que l'on ne nous a rien laissé sur notre boîte mail de vacances. Ensuite nous nous dirigeons vers le Jebel Barkal afin d'en faire l'ascension et de voir les pyramides construites à son pied. Notre guide nous explique leurs constructions. Arthur se défoule en commençant l'escalade de l'une d'elles.15 minutes de marche nous permettent d'atteindre le sommet du jebel formant plateau. De là haut, la vue est magnifique sur la ville de Karima, les bords du Nil et l'oasis le longeant. Nous dominons également les vestiges des temples qui s'étendent au pied de la colline et pouvons observer le fameux piton à la forme phallique qui fit la renommée du site dès l'antiquité et la rendit sacrée. C'est un lieu de visite des Soudanais. Pour redescendre plus vite, nous empruntons une dune de sable couvrant une pente de la colline qui domine les pyramides. Le coucher de soleil sur ce site est magnifique. Pour rejoindre à pied, notre maison , nous traversons le temple d'Amon dans les dernières lueurs du crépuscule.
- Mardi 19/4 : Après une dernière nuit à Karima, dans un gîte confortable par sa chambre et ses installations sanitaires, nous partons à 9h pour Méroé, le site le plus connu du Soudan. Juste après avoir traversé le Nil en direction de l'Est, nous nous arrêtons voir un site archéologique qui ne nous restara pas dans les mémoires, :quelques pierres, 2, 3 cailloux formant la base de colonnes et c'est tout ; vite à oublier. Par contre, quelques minutes après, notre chauffeur nous mène à un marché de dromadaires dans un village proche qui sera la source de nombreux clichés. Des dizaines de dromadaires, des chèvres, des moutons font l'objet d'un commerce dans un vaste enclos où même les femmes sont présentes. Nous nous arrêtons ensuite dans le centre du village pour faire quelques emplettes de nourriture, cela nous permet un marché très bien achalandé avec, en particulier, des poissonniers vantant leurs poissons-chat tout frais sortis du Nil.
Nous nous enfonçons ensuite dans le désert de Bayuda en direction d'Atbara. La route est goudronnée ce qui permet d'avaler rapidement les kilomètres. Comme à chaque long trajet, notre chauffeur quitte l'axe principal et s'enfonce dans le désert. Il nous amène à un puits au milieu de la savane typiquement africaine faite d'acacias. Ce lieu de rassemblement réunit les familles de nomades accompagnant leurs troupeaux de chèvres, moutons, dromadaires. Les installations de puisage de l'eau sont modernes et pourvues de capteurs solaires afin de faire tourner des générateurs électriques. Ces moments où l'on croise la population locale font partie des excellents souvenirs de ce séjour. De plus, l'absence de tourisme permet de côtoyer des gens qui n'exigent rien des visiteurs. Ce sont nous qui sommes le plus demandeurs. Il sera difficile de trouver un coin à l'ombre pour pique-niquer ce jour là. Mais nous trouvons une paillotte qui fera l'affaire. En approchant d'Atbara que nous éviterons, nous voyons bon nombre de cimenteries qui fournissent le Soudan dans son entier. Nous remontons vers Khartoum sur la route joignant la capitale à la Mer Rouge et à son port principal de Port Soudan. Nous serons étonnés du grand nombre de carcasses de pneus jonchant les abords de la route. Mais cela est compréhensible du fait de la dureté du climat. Les éclatements dus à la chaleur sont légions. La circulation est importante d'autant que les liaisons ferroviaires sont maintenant quasi inexistantes: tous les produits empruntent les routes. Nous faisons un arrêt sur cette voie très empruntée dans un de ces caravansérails modernes constitués de baraquements faits à la va-vite qui abritent garages, épiceries, bistrots-restaurants. Tout ce que peut avoir besoin un chauffeur et son camion lors d'un long trajet sous un climat torride. Au Soudan, les camions sont constitués d'un semi-remorque attelé à deux remorques. D'où une longueur importante lorsqu'il faut les doubler. Après avoir bu un café soudanais-le jabbana, nous reprenons le chemin de Méroé, le principal site touristique du pays. Celui-ci est situé tout près de la grand'route. Pour la première fois nous voyons des « marchands du temple », enfin quelques vendeurs d'artisanat. Jusqu'à présent aucune trace de vendeurs à la sauvette dans les sites touristiques : il faut dire qu'ils se dessécheraient sur place tant il y a peu de touristes !!! A l'entrée du site, quelques enfants et des anciens vendent poignards, mini pyramides en grès, colliers en pierres multicolores, coupes en bois sculptées. Nous faisons le tour pour repérer nos futurs achats car jusqu'à présent nous ne nous sommes pas ruinés en souvenir. Coupe et poignard sont bientôt dans nos sacs. Nous partons ensuite à la visite des pyramides qui sont plantées au sommet de collines rocailleuses envahies par le sable formant des dunes. Toutes les pyramides dispersées en plusieurs groupes sont écrêtées suite à l'idée à moitié saugrenue d'un des premiers découvreurs du site : un Italien (Ferlini) au début du XIX ème siècle. Il pensait que le sommet contenait un trésor. Il en découvrit effectivement un dans une, mais les autres n'en possédaient pas mais furent quand même détruites en partie. Au crépuscule, le site est magnifique en raison des couleurs ocres du sable et du grès qui servit à la construction de ces pyramides. Celles-ci plus petites que celles d'Egypte sont les tombes de personnages royaux. Elles contiennent encore, pour certaines, les sarcophages et sont toutes couvertes de peintures et de hiéroglyphes dans les salles souterraines qui servaient de sépultures royales malheureusement violées dès l'Antiquité. Ce soir, ce sera camping à quelque distance des pyramides mais cela donnera un caractère magique à cette soirée sous un ciel magnifiquement étoilé comme les plafonds des tombes. Le chauffeur aidé par le guide très maladroit montera nos tentes où il manquera quelques éléments essentiels pour leur montage : en particulier des sardines d'autant que le vent s'est levé. A la tombée de la nuit, nous mangeons aidés par nos lampes frontales. La nuit sera difficile pour les parents en raison de la chaleur et du vent, les tentes étant relativement instables et sujettes à des mouvements subits en raison de ces conditions climatiques. Nous avons été contents de ne pas à avoir à camper plus souvent.
-Mercredi 20/4 : Je me réveille vers 6h30 afin de profiter des premières lueurs de l'aube. Le chauffeur est déjà en train de préparer les crêpes pour le petit déjeuner. Le soleil sort juste de derrière les collines et vient bientôt illuminer les pyramides : c'est l'heure où arrivent les petits vendeurs d'artisanat montés sur leur âne. Des chameliers en font autant dans l'espoir de capter un touriste pour lui faire admirer au rythme lent du camélidé les vestiges du passé qui nous entourent. Ayant fait nos achats hier soir, ils remballeront bientôt leurs objets pour se rendre à l'entrée principale en quête de clients potentiels. Après le petit déjeuner pris dans un décor de cinéma, nous démontons les tentes plus vites qu'elles n'ont été montées, afin de visiter le groupe occidental de pyramides placé sur un promontoire de roche volcanique. La chaleur n'est encore trop présente et cela est très agréable de marcher dans le sable qui crisse sous nos semelles. Quelques pyramides ont été rénovées au cours des dernières décennies ce qui permet de se faire une idée assez exacte de leur conformation originale. Toute possèdent une avancée servant de temple dans lequel étaient disposées les offrandes nécessaires à la vie du défunt dans l'au-delà. Nous traversons une grande partie du site avant de rejoindre notre 4X4 qui nous attend à la sortie du site. Nous partons ensuite visiter un autre groupe de pyramides disposé de l'autre côté de la route menant à Khartoum. Quelques pyramides en ruine et des temples d'allure égyptienne sont dispersés dans une végétation de savane africaine occupée par de nombreux acacias. Cette végétation se retrouve dans la cité royale de Méroé, proche du Nil, qui devait être occupée par près de 20000 personnes. Ce sont le plus souvent des bases de monuments que l'on aperçoit disséminés dans cette savane. Les restes les mieux conservés sont ceux des bains royaux Cette ville koushite a été édifiée au VIII ème siècle avant J.C. Elle fut abandonnée vers le 3 ème siècle de notre ère. Quelques kilomètres plus loin, nous nous arrêtons dans un motel associé à une station-service. L'ensemble est flambant neuf. A notre surprise, le guide nous propose de dormir ce soir dans un hôtel semblable situé à ^proximité de la 6ème cataracte au lieu de camper. Nous sommes très contents. Deux types de chambres sont proposées : une de type locale en forme de hutte circulaire à toit de chaume ressemblant à celle d'ethiopie. Elle possède une climatisation et un ventilateur. Les sanitaires sont communs et à l'extérieur. La seconde est située dans un bâtiment à un seul niveau. Il s'agit de chambre et de salle de bains à l'eurpéenne. Devant la proposition de notre guide et cela n'étant pas prévu, nous nous contentons d'une hutte, étant déjà très heureux de ce cadeau. Nous restons encore quelques minutes dans le salon de l'hôtel pour prendre des rafraîchissements offerts par notre chauffeur. Nous reprenons ensuite la route de Shendi, bourgade importante jusqu'au 19 ème siècle. Elle est la ville de naissance du président actuel. Notre guide nous emmène visiter une famille de tisserand copte travaillant toujours avec des métiers à tisser antiques. Nous pouvons admirer la dextérité des ouvriers pour actionner ces installations à cadre en bois où il faut très fréquemment remettre des bobines de fil. Les tissus très fins permettent de fabriquer de longs saris de coton portés par les femmes. Les filles en ramèneront bien sûr. Dans le centre ville, nous mangeons dans un restaurant moderne où se concentre la bonne société de la ville. C'est le lieu de rendez-vous des jeunes. Il y a un fort pourcentage de jeunes femmes. Après un repas copieux et traditionnel, nous partons à la découverte de la ville. C'est une véritable fournaise. Nous voyons notre première boulangerie en activité. Nous n'insistons pas trop pour visiter un souk semblable à beaucoup d'autres. Nous retournons nous mettre à l'abri de la chaleur au restaurant où nous avions mangé. Je pars à la recherche de bouteilles d'eau afin d'étancher une soif intense. Nous boirons près de 3 litres d'un coup. Nos hôtes étaient partis faire des emplettes. Nous quittons bien vite l'axe Atbara/Khartoum pour rejoindre les sites de Mussawarat et Naqa. Ce sont de magnifiques paysages de savane africaine que nous traversons par une piste délicate à emprunter du fait du manque d'information, et en raison du sable et des cailloux dont elle est faite. Le chauffeur semble très sûr de lui sur la destination à rejoindre. Nous nous arrêtons dans une oasis très verdoyante occupée par une ferme possédée par le ministère de la culture et servant d'hébergement pour les archéologues en charge des fouilles dans les environs. Nous passons là une heure à nous reposer et à laisser passer la très forte chaleur. Quelques minutes suffisent à rejoindre Mussawarat es sufra. Nous visitons les temples mieux conservés que ceux croisés précédemment dans notre circuit. Tout rappelle l' Egypte pharaonique. Après une vingtaine de minutes de piste sablonneuse nous rejoignons Naqa et ses temples aux allures romaines, témoignage des échanges très nombreux qu'il y a eu au cours des premiers siècles de notre ère avec les envahisseurs venus d'Italie et du nord de l'Egypte. Dans la lumière du crépuscule, la couleur ocre des bâtiments de grès est mise en valeur. Les murs sont couverts de bas reliefs représentant les dieux locaux en particulier Apademak à la tête de lion. Pour trouver notre hôtel, il faudra faire plus de 90 minutes de piste à la lueur des phares en plein milieu du désert et sans aucune indication. Chapeau, notre chauffeur. Nous allons nous installer dans notre hutte comme prévue le matin quand il faut se rendre à l'évidence : l'hôtelier ne retrouve pas les clés !!! aussi sommes nous mis dans des chambres traditionnelles. Une nouvelle surprise nous attend : elles ne sont pas faites !!! les draps sont sales, les chambres en désordre, des vêtements sont éparses, accrochés dans la penderie. Après discussion, du personnel viendra les refaire sommairement. Un hôtel quasiment neuf mais déjà en piteux état. Aucun entretien en particulier dans les sanitaires. Malgré cela, après un repas succinct, nous prenons des douches avant de nous coucher.
-Jeudi 21/4 : Départ à 9 h pour la 6 ème cataracte après une excellente nuit. Nous nous rendons au bord du Nil où nous traversons un petit zoo avant de rejoindre un bateau pour faire une petite croisière en direction de la cataracte située en amont. Le petit zoo contient des animaux locaux et en particulier un crocodile et quelques singes. Une heure de promenade sur le fleuve permet d'approcher les paysans et les pêcheurs en pleine activité. De nombreuses pompes assurent l'irrigation des champs aux alentours. La 6 ème cataracte est située dans une zone volcanique coupée par le fleuve ce qui a formé des gorges. Il ne s'agit pas de chutes mais seulement de rochers affleurant qui perturbent l'écoulement des eaux. Nous remontons une dernière fois dans notre 4X4 afin de rejoindre Khartoum. La fin du circuit approche. A midi, nous arrivons chez notre ami à Emarat, le quartier des ambassades. Nous prenons congé de nos accompagnateurs après les avoir remercié pour leur gentillesse et leur compétence. Nous les gratifions d'un pourboire et leur demandons la suite des prestations pour les 2 jours restants. Notre ami Pierre arrive et pour écouter dans les meilleures conditions notre récit, ouvre ses dernières bouteilles de Bordeaux (Il faut pas le dire !! c'est interdit) lors du repas. L'après midi, nous le passons à ranger nos affaires, à se reposer et à profiter de sa très agréable demeure. Pour vérifier la température nous plaçons son thermomètre sur la pelouse en plein soleil et atteignons allègrement près de 57°. A 18h, notre hôte est de retour, et nous recevons une volontaire du CICR qui vient lui apporter des boissons non produites au Soudan . C'est l'occasion de croiser nos sentiments sur le pays. Après avoir grignoté de succulentes cacahuètes arrosées au coca, nous nous rendons à l'Assaka, un très agréable restaurant libanais, lieu de rencontre des expatriés et des quelques touristes perdus dans Khartoum. Nous aurons l'occasion de rencontrer M. l'ambassadeur du Liban, un local dans l'établissement !! Coucher à 22h30.
-Vendredi 22/4 : Quand nous nous levons, notre hôte est déjà parti travailler. Sa cuisinière nous a préparé un somptueux petit déjeuner avec en particulier des jus d'orange et de pamplemousse à base de fruits frais. Les enfants passent la matinée à jouer aux consoles et ma femme et moi partons à la découverte du quartier d'Emarat. Celui-ci est un quartier moderne aux larges avenues bordées d'immeubles et d'hôtels à plusieurs étages ce qui est rare dans Khartoum. La ville est très étendue et poussiéreuse. C'est également le site de nombreuses ambassades qui sont le plus souvent établies dans des villas cossues entourées de jardins. La sécurité impose l'implantation de plôts de béton empêchant toute incursion de véhicules indésirables. C'est en particulier le cas de l'ambassade de France située à deux pâtés de maison du domicile de notre hôte. Souvent de hauts murs protègent ces propriétés jouissant d'un agréable jardin. En dehors des axes principaux, les autres voies de desserte sont en terre battue. Chaque maison possède un ou plusieurs gardiens qui veillent à la tranquillité des lieux et de leurs occupants. Nous irons faire quelques emplettes dans de mini supermarchés où l'on peut trouver toute la nourriture souhaitée par un étranger. (excepté les boissons alcoolisées) Comme c'est vendredi, jour de repos pour l'islam, les rues sont quasiment désertes, ce qui change de la cohue habituelle. A midi, notre cuisinière nous a préparé des pizzas, des salades de tomate arrosées de jus de fruits. L'après midi se passe à attendre notre chauffeur qui doit nous accompagner à Omdurman voir les cérémonies conduites par des derviches, secte soufi datant du XIX ème siècle. L'heure passant, nous sommes de plus en plus inquiets de l'absence de notre voiture. Grâce à un gardien de la propriété, nous entrons en contact avec Midhat, notre TO qui nous indique l'arrivée prochaine de la voiture. Celle-ci arrive vers 18h : je commençais à perdre patience. C'est ensuite, une course à travers Khartoum que l'on doit traverser pour rejoindre le cimetière d'Hamed al Nil où ont lieu les danses accompagnées par des tambours et des sifflets. Quelques participants portent des armes. C'est une foule compacte qui assiste à ces cérémonies où nous sommes très bien accueillis en tant que touristes étrangers. Les enfants sont même placés au premier rang afin de ne rien perdre du spectacle. Cela dure jusqu'au coucher du soleil. Nous étions inquiets mais tout s'est très bien déroulé. Comme la veille, nous retournons à notre cantine : le restaurant libanais._Samedi 23/4 : Dernier jour au Soudan. Notre hôte nous laisse les clés de sa demeure, partant une quinzaine se ressourcer en Thaïlande ; la matinée se passe à préparer les bagages. Dernière promenade dans les alentours de nôtre résidence. Après une légère collation à midi, notre chauffeur arrive pour nous conduire une dernière fois dans Khartoum et Omdurman. Nous partons visiter la tombe du Mahdi et la maison du Khalifa, son successeur à la fin du XIX ème siècle. Forte chaleur comme tous les jours précédents et poussière dans les rues où l'animation est revenue. Nous traversons le Nil blanc et nous nous rendons à la tombe qui est porte close. Heureusement, nous pourrons visiter la maison du Khalifat transformé en musée présentant des objets lui ayant appartenu tels qu'armes, vêtements, documents écrits de sa main. Des souvenirs également du passage du général gordon qui séjourna dans cette maison après sa prise d'Omdurman en 1898. Les premières voitures ayant roulé au Soudan sont présentées. Des objets de la vie courante de l'époque ayant appartenu au propriétaire des lieux complètent les vitrines disposées dans les salles de cette demeure où l'on verra aussi la salle de bain et ses installations sophistiquées d'arrivée et de distribution d'eau chaude et froide. Ensuite, nous finirons la visite d'Omdurman par un passage au souk en voiture. Avant de regagner notre demeure, nous passons visiter la mosquée de Farouk, l'ancien roi d'Egypte. Cette mosquée située à l'intérieur d'un jardin en plein centre de Khartoum date de la fin du XIXème siècle. Sa construction et son architecture ont été influencées par les Ottomans qui ont régné sur l'Egypte durant des siècles. Un dernier arrêt nous permettra d'acheter des cartes postales ce qui n'est pas une mince histoire au Soudan. Pour cela, il a fallu se rendre à l'hôtel de l'acropole qui semble détenir le monopôle de la vente de ces souvenirs et des timbres associés. Maintenant nous rejoignons notre résidence pour terminer les bagages, prendre une douche et un rafraîchissement. A 18 h, le chauffeur vient nous rechercher pour nous conduire à l'aéroport tout proche. Avant cela, nous saluerons et remercierons pour leur aide, les gardiens des différentes demeures voisines de celle de notre ami et nous porterons à l'ambassade les clés du propriétaire. Il ne nous reste plus qu'à attendre l'avion qui nous mènera au Caire en provenance de Nairobi. L'aérogare est climatisée ce qui permet sans trop de fatigue de supporter cette attente d'autant que l'avion a quelque peu de retard. Nous finissons nos derniers billets en achetant des derniers souvenirs et gardons précieusement en souvenir de la menue monnaie. En présentant nos billets électroniques, l'employée semble tiquer mais nous n'y prêtons pas attention. Nous sommes bientôt( après 3 h) appelés pour embarquer dans le 727 de Kenya airways. Le vol de 2 heures se passent sans histoire.
- Dimanche 24/4 : nous débarquons au Caire, il est presque minuit. Nous partons vers 4 h en direction d'Amsterdam. Les bagages ont été enregistrés à Khartoum pour leur destination finale (CDG) ; A la sortie de l'avion, nous nous rendons dans la zone de transit et présentons nos billets pour l'enregistrement sur le vol KLM. Tout de suite, l'employé nous annonce la suppression du vol. nous sommes atterrés. Personne n'est en mesure de nous dire quand partirons nous : il faut attendre. Tous les autres passagers ont quitté déjà l'aérogare. Nous restons avec quelques oubliés comme nous. Nous patientons ainsi près de 2 heures avant que l'on nous avertisse d'attendre 7 h du matin. Nous nous installons tant bien que mal pour dormir sur les fauteuils de l'aérogare aux boutiques ouvertes 24h sur 24 malgré l'absence totale de clients. L'heure fatidique approche, nous allons prendre un petit déjeuner avant de nous rendre au comptoir d'assistance. Le personnel s'est bien occupé de nous jusque là mais sans nous donner beaucoup d'informations. Une jeune femme d'Air France vient à nous pour nous annoncer que des places ont été trouvées sur un vol à destination de Paris partant à 9h40. On fait un ouf de soulagement : plus que 3 h à attendre. En fait, cela ne nous fait pas trop perdre de temps puisque nous devions transiter par amsterdam avant de rejoindre Paris. Un dernier gag survient alors : nous devions récupérer nos bagages afin de les réacheminer sur le vol Air France. C'est alors que l'on nous annonce qu'ils ont découvert dans un sac..........une bouteille d'alcool. Tout est bien qui finit bien.
Excellent voyage sans aucune ombre venant le ternir : tour opérateur local très sérieux et consciencieux dont le personnel a été aux petits soins pour nous. Comme toujours notre ami s'est mis en quatre pour nous faire profiter au mieux de sa résidence et du pays où il réside. Si le Soudan n'est pas un haut lieu du tourisme, il n'en reste pas moins que son approche est intéressante et l'image retournée par les médias ne correspond pas du tout au ressenti d'une famille de touristes qui a fortement apprécié l'accueil de la population à son égard. Le poids de l'Islam a été très léger et la vision superficielle de la vie locale que l'on a eu, ne permet pas de penser qu'il puisse s'y dérouler des événements semblables à ceux de pays voisins. D'ailleurs pour quel bénéfice? Bien sûr, tout n'est pas libre d'être visité, et au Darfour s'ajoute dorénavant la zone frontalière avec le sud Soudan dont la partition a lieu le 9 juillet suite aux élections du début de l'année. Ce 193 ème pays rejoignant l'ONU reste peu sûr, et souhaitons que les années de guerre civile ne seront plus que de l'histoire ancienne.
Pour voir nos photos http://www.panoramio.com/user/2279867/tags/P-Soudan-Sudan
Le déroulement du circuit au jour le jour : - Samedi 9/4 départ à 5 heures 30 pour rejoindre l'aéroport Charles de Gaulle, satellite 2F. Un voisin , taxi nous y mène en 20 minutes. Le premier vol nous emmène à Amsterdam par Air France. Départ à 8h pour 75 minutes de vol. Notre transit est très bref en Hollande, juste le temps de sortir de l'espace schengen et nous sommes installés à bord d'un A330 de la KLM direction Addis Abeba. 6 heures de vol après nous atterrissons à Khartoum où la température annoncée est de 38°. Cela nous change !!! nous avons passé un moment agréable dans l'avion où le service offert à bord est bon, le personnel aimable et à nos petits soins. Le repas servi est très correct. Passage en douane sans problèmes et nos premiers pas en territoire soudanais pour récupérer nos bagages qui sont bien là. Nous achetons des devises pour nos premiers achats. Nous sortons de l'aéroport climatisé pour rentrer dans une quasi fournaise. Après un ¼ d'heure d'attente nous voyons arriver notre ami au volant d'un 4X4 véhicule bien utile dans ce pays. Il fait connaissance avec nos enfants qu'il ne connaît que par photos interposées. Nous rejoignons son domicile situé dans le quartier d'Emarat tout proche de l'aéroport. Il s'agit d'une maison très confortable entourée d'un jardin verdoyant où quelques arbres viennent donner un peu d'ombre à une terrasse où un ventilateur tourne à plein régime afin de faire diminuer une température que l'on ne rencontre chez nous que lors d'une très forte canicule. Après avoir fait le tour du propriétaire, 3 immenses chambres sur deux niveaux, de nombreux salons, une salle à manger qui ne sert que lors de grandes occasions, nous nous installons dans notre chambre disposant d'une grande salle de bains. Après une courte remise en forme et l'ouverture des bagages, nous nous retrouvons avec notre hôte pour lui remettre quelques souvenirs de notre pays en particulier de la nourriture difficile à trouver sur place et qu'il pourra faire connaître à ses invités soudanais. Un rafraîchissement servi sur la terrasse nous permet de nous acclimater aux lieux et à la chaleur. Discussion sur un restaurant. Vers 20h, nous partons vers le centre de Khartoum pour rejoindre le Papa Costa, situé au fond d'un couloir et entouré d'un jardin . Une sono est en train d'être mise en place. Ce restaurant est le lieu de rencontre de la jeunesse du sud Soudan. Nous dégustons des plats italiens. Au milieu du repas, la musique et des chanteurs style « 9-3 » viennent perturber le calme de cette chaude soirée. Vers 22h, nous rejoignons notre havre de verdure et nos chambres à la chaleur toujours bien présente (32°). - Dimanche 10/4 : Réveil vers 8h30, notre hôte est déjà sur le pont, car son week end est terminé : direction l'ambassade située à moins de 2 minutes à pied. Sa bonne nous a préparé un copieux petit déjeuner arrosé de jus de fruit frais. Nous profitons de la belle salle de bain pour nous rafraîchir un peu avant d'entamer notre première journée soudanaise. A 9h, il fait déjà 31° sur la terrasse, à l'ombre. Nous attendons notre tour opérateur Midhat qui doit venir chercher des photos et les passeports afin d'établir nos permis de circuler indispensables à présenter lors des passages des check-points. Vers 10h, il se présente à la porte et nous présente le circuit que nous allons faire. « Dans une heure , le chauffeur revient et vous entamez la visite de Khartoum » nous dit-il.
Nous nous installons sur la terrasse et en profitons pour préparer nos sacs pour la journée. Appareils photo chargés, bouteilles d'eau en réserve. Et le temps passe, 11h....12h.Je commence à m'impatienter et demande au gardien de la maison- en effet toutes les maisons sont gardées nuit et jour par un ou plusieurs gardiens qui veillent à la sécurité des biens et des personnes malgré une absence d'insécurité visible- de téléphoner à Midhat afin de savoir où en est l'obtention des permis : « c'est fini, le chauffeur arrive ». nous attendrons encore une petite heure avant de voir revenir le chauffeur. Pendant ce temps-là nous prenons une petite collation afin de ne pas perdre de temps lors de la visite de l'après midi. Nous partons à la découverte de Khartoum et de ses encombrements de fin de matinée. Les axes principaux sont terriblement embouteillés malgré une absence de désordre dans la circulation : les feux rouges sont observés, il n'y a pas de n'importe quoi comme dans certaines capitales africaines. Nous nous rendons tout d'abord dans le centre afin de payer notre tour opérateur. Je m'attends à de beaux bureaux dans une artère commerçante. Si l'artère est commerçante, par contre les bureaux sont dans un bâtiment à la peinture écaillée et aux escaliers mal entretenus et sombres. Midhat nous reçoit à son bureau entouré d'ordinateurs. Il nous fait commander des boissons, nous payons le reste de notre circuit et il nous rédige notre facture. Nous redescendons à la voiture où il nous accompagne en nous souhaitant bon voyage. Nous restons sur une bonne impression : il est 13h30 et direction Omdurman et ses souks. Nous suivons les bords du Nil bleu, la corniche est en pleins travaux. Nous passons devant « l'oeuf de Khadafi », nom donné par les habitants de Khartoum à l'hotel Burj al Fateh , un 5 étoiles à la forme bombée édifié grâce à des capitaux libyens. La terrasse possède une magnifique vue sur Khartoum, le confluent des Nils. Nous traversons le Nil blanc provenant du lac Victoria pour atteindre Omdurman, la ville ancienne où s'est déroulée une bataille importante entre les Anglais et les armées du Khalifa, successeur du Mahdi, héros religieux légendaire et mythique en 1898. Les Anglais ont vengé le général Gordon tué lors de la prise de Khartoum en 1884. Après être passé devant la mosquée du Nil, nous atteignons le site de la tombe du Mahdi à proximité de la maison du Khalifa , son successeur, habitée par le gouverneur anglais Kitchener après la prise d'Omdurman. La tombe est fermée au public, nous ne pourrons donc la visiter. Le court arrêt nous permet de prendre un bain de chaleur en ce début d'après midi. Encore quelques kilomètres à travers la ville pleine d'activité commerçante. De nombreuses boutiques jalonnent les trottoirs. Ce ne sont que de marques d'électroménager, de voitures, d'informatique que l'on rencontre dans le monde entier. Puis nous arrivons dans un dédale de ruelles pleines de taxis, mototaxis, charrettes tirées par des ânes. Ce sont les souks. La voiture avance au pas dans des voies en terre souvent inondée. Notre chauffeur arrive à se garer et nous partons à la découverte des passages du souk. Ayant faim, nous achetons des cacahuètes grillées au goût rare et excellent et des dattes. Nous nous faufilons entre les étals de chaussures, de tissus, d'un bric-à-brac de quincaillerie. Des objets en peau de crocodile attirent notre attention. Les derniers représentants des sauriens du Nil finissent en chaussure, cendriers, port-clés. Quelques uns sont même empaillés. Nous passons aussi devant les boucheries où la viande pend à des crocs. On s'étonne du peu de mouches qui volettent autour. Nous restons une heure à zigzaguer dans les allées. Pour les filles, ce sont les rues des bijouteries qui retiendront le plus leur attention. D'ailleurs, ces boutiques sont celles où il y a le plus de femmes locales avec celles des tailleurs qui cousent sur place les robes. Les femmes portent des robes et des voiles de couleurs chatoyantes, rares sont celles portant des burqas noires. Nous rejoignons notre voiture pour nous rendre au musée national situé sur la corniche du Nil. Le musée présente, sur deux niveaux, l'histoire longue du soudan depuis la protohistoire jusqu'à l'arrivée des Ottomans. Les silex soudanais ressemblent à ceux du Pérou, de France et d'ailleurs... L'histoire plus récente permet de voir les différentes civilisations qui se sont succédées au fil des derniers millénaires. Le voisinage de l'Egypte a influencé fortement les peuples soudanais qui ont emprunté des techniques de construction de monuments tels les pyramides et les statuaires des temples où se mêlent dieux locaux et égyptiens. La civilisation méroïtique a conservé jusqu'à l'arrivée de la chrétienté au III ème siècle des éléments architecturaux typiques des anciens égytptiens tels les représentation des dieux et l'écriture hiéroglyphique dans les bas-reliefs. A l'extérieur des bâtiments, sont présentés des monuments reconstruits, sauvés lors de la création du lac Nasser qui arrive jusqu'à Wadi Halfa. Le guide, conservateur du musée qui nous a accompagnés lors de cette visite, nous accompagnera également pour le reste de notre circuit. Après cette découverte des multiples visages de l'histoire soudanaise nous repartons voir le confluent des deux Nils. Pour cela nous traversons un petit parc d'attraction, lieu de détente des familles de Khartoum. Le lieu pourtant mythique de la confluence nous déçoit tout d'abord par l'amoncellement de bouteilles et canettes en tout genre abandonnées là en quantité . Les deux fleuves se rejoignent sans aucune mise en valeur du site. Aucune animation particulière excepté des pêcheurs à la ligne et en barque côté Nil bleu, qui vient du lac Tana en Ethiopie. Vers 18h15, nous rejoignons la maison de notre hôte qui arrive tout juste du travail. Nous lui donnons nos premières impressions sur la ville et nos visites en sirotant des boissons non alcoolisées sur la terrasse où la température frôle toujours les 40°. A 20h , nous prenons le chemin d'un restaurant libanais où nous sommes reçus avec un jus de citron vert à la menthe qui nous rafraîchit agréablement. La nourriture libanaise nous ravît, faite de mézzés et de kebabs. Une pastèque constituera notre dessert. 10 minutes de voiture et nous sommes rentrés.
-Lundi 11/4 : Réveil à 8h, le petit déjeuner nous attend sur la terrasse où il fait déjà plus de 30°.Ce matin départ pour l'aventure. Avec fébrilité nous attendons nos chauffeur et guide. A 9h15, apparaît un 4X4 Toyota plein jusqu'au toit. Le guide est celui d'hier qui nous a expliqué l'histoire du Soudan au musée. Il se nomme Aymen, le chauffeur est Himad. Après les présentations aidés en cela par le gardien de notre hôte, nous apportons les bagages et après les au-revoir avec ceux qui restent à Khartoum, chacun s'installe. Arthur, notre fils, est assis sur la 3 ème banquette où il ne lui reste qu'une place, le reste étant composé de la glacière pleine de victuailles entreposées pour le début du circuit. Christine, Pierrine et moi sommes sur banquette suffisamment large pour que nous ne nous gênions pas durant les heures de route. Nous quittons Emarat, le quartier chic de Khartoum où se trouvent les ambassades pour traverser la ville en direction du nord. Nous passons au bureau de Midhat récupérer nos passeports. C'est plus de 500 km qui nous attendent. La clim du véhicule nous permet de bien supporter le trajet. Passés Omdurman nous sommes vite dans le désert, sur une bonne route goudronnée où la circulation devient clairsemée. Quelques camions, des bus et peu de véhicules particuliers. Un arrêt dans la banlieue d'Omdurman pour faire une dernier achat de nourriture me permet de faire quelques clichés de la vie quotidienne soudanaise. Les étals des marchands de quatre saison sont pleins de légumes de chez nous ; il y a tout pour faire une ratatouille. Le pain a la forme de galette. La végétation est quasiment nulle : quelques arbres rabougris, des termitières çà et là forment le relief sur les premiers kilomètres. A perte de vue, la rocaille et le sable. Nous roulons ainsi 2 heures avant un premier arrêt permettant au chauffeur de se reposer et de fumer une cigarette. Nous nous dérouillons les jambes. Plus tard, nous quittons la route pour s'enfoncer dans le désert, nous nous en étonnons et puis on aperçoit bientôt un rassemblement d'animaux et d'hommes: nous arrivons à un puits. Chameaux, chèvres, moutons viennent s'abreuver. C'est l'occasion de nombreuses photos. Cet arrêt passé, nous roulerons jusqu'à 1h de l'après midi. Quelques baraques le long de la route forment un caravansérail moderne où de nombreux camions sont arrêtés afin de reposer également la mécanique humaine après ces chaleurs que l'on qualifierait d'insupportables dans nos régions (plus de 45°). Cela va être notre premier repas typique. Le chauffeur va s'enquérir de la nourriture servie dans un boui-boui. Il faut même qu'il sorte la vaisselle du 4X4. Nous nous installons à table où nous est apportée eau en bouteille. Les locaux, eux vont se servir dans de grandes jarres mises à leur disposition par l'aubergiste. C'est une habitude au Soudan : devant de nombreuses maisons, dans les rues des villes et villages, de grandes jarres remplies d'eau sont offertes aux passants. Les plats s'accumulent devant nous, foul-le plat traditionnel soudanais fait à base d'haricots noirs. Un plat de viande bouillie agrémentée d'une sauce à la tomate est accompagné de riz. En dessert, le chauffeur nous apporte des bananes. Un peu plus d'une demie heure d'arrêt et nous repartons en direction de Dongola. La traversée du désert dure toute l'après midi. Peu de villages à traverser avant d'atteindre le but de la journée. Ce soir nous allons dormir chez la sœur du guide dont le mari est fonctionnaire aux impôts. Même les soudanais n'y échappent pas !!! Nous sommes dans la banlieue de Dongola. Les maisons à un seul niveau sont toutes entourées de hauts murs de briques crues recouvertes d'un enduit crème à la décoration symbolisant des branches de palmier. La famille qui nous reçoit est composée de 4 personnes dont 2 enfants. Abderrahmane est le fils de 4 ans. Il vient d'avoir une petite sœur.On nous installe dans une grande chambre disposant d'un grand ventilateur au plafond de bonne hauteur permettant une bonne circulation de l'air. Une bonne partie de la maison n'est couverte que d'un toit afin de former des zones où des courants d'air assurent le rafraîchissement de l'atmosphère. La maison est composée de plusieurs bâtiments disséminés dans un vaste jardin d'agrément et potager. Les sanitaires sont situés également à l'extérieur, il s'agit d'une douche fermée et de toilettes à la turque ouvertes sur le ciel. Le repas nous est servi à 20h30:c'est la maîtresse de maison qui nous l'apporte. Nous installons un 3 ème lit dans la chambre. Je dormirai dehors dans la partie couverte par le toit. Le guide et le chauffeur installent le leur directement dans le jardin. Le début de la nuit est un enfer pour moi qui suis la cible de moustiques. Des escadrilles entières semblent me foncer dessus. Cela semble durer des heures ; je perds patience et demande l'assistance de ma femme qui me donne des bombes sensées combattre les attaquants. Malgré tout cela à 3 h du matin, j'abandonne et ma femme me remplace à l'extérieur et je me résous à m'installer dans la chambre.
-Mardi 12/4 : Réveil à 7h : lavage succinct. Lors du petit déjeuner une petite fête est organisée pour l'anniversaire d'Arthur dont c'est l'anniversaire.Il a 13 ans. La maîtresse de maison a préparé un petit gâteau surmonté d'une bougie qu'il vient souffler. Pierrine s'est amusée avec le bébé qui l'a bien acceptée. A 9h nous prenons congé de nos charmants hôtes. Nous nous rendons dans Dongola faire quelques courses. Nous nous baladons dans le souk et cherchons un cyber café afin de rassurer la famille et donner nos premières impressions sur le Soudan. Pas de cybercafé mais une boutique ou trônent de vieux ordinateurs qui cependant fonctionnent. Pieerine s'achète un keffieh qui la protégera de la chaleur toujours aussi présente. Après 45 m d'arrêt nous reprenons la route qui devient vite une piste. Direction plein nord. Nous nous approchons du Nil afin de voir une forteresse ottomane en ruine composée de pierres et de briques. Du haut des remparts nous dominons le Nil tout proche. Cette forteresse protégeait des attaques des pillards nomades. Vers 13 h notre chauffeur nous prépare un pique-nique à l'ombre d'un acacia surplombant un coude du Nl à proximité de la 3 ème cataracte. L'endroit est très sauvage. Les bords du fleuve sont les seuls endroits où il y a un peu de végétation, sinon c'est tout de suite le désert. Devant le peu de succès de ses premiers repas avec les enfants, le chauffeur/cuistot adapte sa cuisine. Quant à nous, nous sommes très contents de ses salades. En reprenant la route, nous tombons sur une caravane de chameau. Notre chauffeur nous arrête et nous nous approchons du troupeau de près de 200 bêtes qui s'abreuvent au bord du fleuve et profitent également de l'herbe souvent rare par ailleurs.
Le guide nous sert de traducteur et l'on apprend ainsi que les camel-boys se rendent en Egypte depuis le Khordofan, une région à l'ouest du Soudan.Cela prend 56 jours. Ils en ont déjà fait 46. Ils s'arrêtent aux plus chaudes heures de la journée et marchent même durant la nuit. Tous les 2 ou 3 jours, ils doivent trouver des pacages et des points d'eau. Arthur et moi avons la chance de pouvoir monter sur la monture du chef qui nous fait faire un petit tour. Cela n'a rien de touristique et cela restera un moment fort de notre passage au soudan. A la fin de notre visite, l'ensemble des chameliers entame une danse traditionnelle où les bâtons s'entremêlent. Après avoir remercié la troupe de son accueil, nous reprenons la route en direction de Sesibi, le premier archéologique que l'on va rencontrer. Pour cela, nous quittons la piste principale. Durant tout le circuit, nous serons stupéfaits de l'excellente connaissance du terrain que possède notre chauffeur car aucune indication existe. Nous nous arrêtons vers 16 h faire une coupure à un embarcadère de bac. Cela permet de nous désaltérer et de reposer le chauffeur. Les bacs sont les seuls moyens de traverser le fleuve au nord de Dongola. Ils permettent le transport de 2 ou 3 véhicules ou d'un camion.
A Sesibi, le guide entame son activité pour nous décrire les civilisations qui s'y sont succédées. De nos jours, 3 colonnes sont les seuls vestiges d'un temple érigé par la 18ème dynastie au XIV ème siècle avant notre ère. Le pharaon hérétique Akhénaton en est le constructeur. Les fouilles sont effectuées par des Français. Le sol est jonché de tessons de poterie dont on ne peut s'empêcher d'emporter un fragment malgré l'interdiction qui nous en est faite par notre guide, conservateur du musée de Khartoum.
Avant d'atteindre Soleb, nous croisons une seconde caravane de chameau ce qui nous permet de faire quelques clichés.
Nous arrivons dans nôtre nouveau gîte à quelques minutes du coucher de soleil. Cela me permet de faire de belles photos sur le temple dont les ruines s'étalent à peu de distance de notre maison d'un soir. Notre hébergement du soir est une immense maison nubienne servant à recevoir des hôtes- touristes ou archéologues travaillant sur le site. Chambre très grande munie d'un ventilateur suspendu bien utile. L'acclimatation à la chaleur très bien faite pour tous dès lors que nous avons de l'eau en quantité suffisante. La douche permet bien de nous relaxer après ces heures de route et de poussière. La nuit tombe vers 19h15. Repas fait par notre chauffeur : soupe, poulet frit, nouilles : un régal pour les enfants !!
A 21h30 extinction des feux après avoir profité d'un ciel étoilé magnifique.
-Mercredi 13/4 :
Réveil à 7h. Pierrine n'est pas au mieux : colique peut-être fièvre.
Ce matin nous visitons à partir de 9 h les ruines du temple qui s'étale à peu de distance du Nil.
Disposition classique d'un temple égyptien. Par rapport à Sesibi, les vestiges sont mieux conservés.
Il y a de nombreuses colonnes remplies de hiéroglyphes. Notre guide s'en donne à cœur joie pour nous expliquer les différentes époques de construction. Certains éléments ont été enlevés pour être replacés sur d'autres temples par des rois peu scrupuleux ou impatients. C'est le cas de sphinx de l'allée principale que l'on retrouvera à Karima au pied du Jebel Barkal. Nous finissons la visite au bord du Nil où nous voyons le travail des paysans iirigant leurs champs.
De retour au gîte, Pierrine ne se sentant pas bien ne nous accompagne pas à une balade qui nous conduit au pied d'une falaise dominant le Nil. Une sorte de verrou rocheux porte des traces de la présence des Egyptiens qui ont sculpté la roche, il y a plus de 3000 ans. La proximité du désert y a accumulé du sable permettant de magnifiques glissades sur cette dune improvisée.
Nous mangeons au gîte avant de partir vers 14h15. La maladie de Pierrine s'est estompée.
Nous nous rendons à Sedeinga où nous voyons un temple à l'unique colonne encore debout. Des restes d'église se trouvent à proximité. Nous empruntons ensuite une piste très sablonneuse afin de rejoindre l'embarcadère du bac qui nous mènera à l'île de Saî. Nous attendrons une heure avant d'installer le 4X4 sur le bateau. Nous croisons des militaires soudanais qui nous offrent un café. Arthur est très intéressé par leur équipement- kalachnikov, lance-roquettes, etc..
Nous faisons une mini croisière d'une heure sur le fleuve que nous remontons pour atteindre l'île. Quelques minutes après le débarquement , nous arrivons dans le village principal de l'île. Comme les jours précédents, nous disposons, dans la maison d'hôte qui nous reçoit, d'une chambre spacieuse au mobilier conséquent (fauteuils, tapis, table, rideau). Je vais me promener dans les environs et assiste à un match de foot sur un terrain très poussiéreux d'autant qu'un léger vent s'est levé. Comme tous les soirs, j'en profite pour réaliser des photos de coucher de soleil et là en plus je profite d'une spécialité locale : une tête de crocodile à la gueule grande ouverte placée sur le mur d'enceinte du jardin.
Au dîner ce soir : frites. C'est-à-dire que les parents n'ont rien mangé !!!! Le chauffeur réussit un tour de force de préparer ce plat avec les moyens du bord. Et il est applaudi. Dorénavant, tous les soirs ce sera frite....et soupe .
-Jeudi 14/4 :
Debout à 7h45. Le petit déjeuner nous attend. Depuis quelques jours, le cuistot prépare des crêpes qui font le régal des enfants mais il manque le nutella. Le jus de fruit est à reconstituer avec de l'eau. Pour les grands, c'est café et pain grillé. A 9h, nous partons à la découverte des tombes de la civilisation Kerma qui datent de 2000 avant notre ère. Il faut être spécialiste pour vraiment apprécier. Nous sommes encore un peu justes pour remarquer les tombes de plusieurs civilisations qui se sont succédées dans ce lieu quasi désertique et rocailleux. Ce sont souvent des tumuli aux pierres de différentes couleurs disposées en cercle. Par contre, nous nous trouvons au milieu de milliers de tessons de poterie comme à Sesibi et en particulier d'amphore ou de culots de lampe à huile. Ce sont des restes d'offrandes disposées lors des cérémonies funéraires ou des commémorations d'enterrement. Nous reprenons le 4X4 pour visiter ensuite une forteresse ottomane
qui surveillait la circulation sur le Nil. Elle est en cours d'exploration et l'on y découvre des traces de réemploi de matériaux et en particulier de colonnes égyptiennes portant encore des hiéroglyphes.
A proximité se trouvent les bureaux et les bâtiments qui servent à l'hébergement des chercheurs français qui fouillent les différents sites archéologiques de l'île.
Nous rejoignons ensuite l'embarcadère du bac après s'être arrêté devant des vestiges d'églises chrétiennes datant des premiers siècles de notre ère. Il faut attendre près d'une heure avant de pouvoir embarquer : il a fallu lui faire traverser le fleuve et réunir l'équipage : c'est l'Afrique !!!Durant cette attente, cela nous a permis de voir le travail des champs et l'irrigation qui permet une culture de légumes -oignons, haricots, sous un climat torride.
La traversée est rapide pour rejoindre la rive orientale du Nil. Ensuite 15 minutes de voiture et nous arrivons à Abri où nous mangeons dans un restaurant : j'y dégusterai mon premier poisson du Nil grillé. Le reste correspond à la gastronomie locale : foul, falafel, viande d'agneau en sauce.
Avant de reprendre la direction du sud, nous faisons un petit arrêt au..... souk ; J'achète une paire de sandale « made in Sudan ». Peu de produits manufacturés sont produits ici. L'importation chinoise inonde les marchés locaux.
Après des dizaines de kilomètres de piste parcourus ces jours derniers, nous roulons sur du goudron en direction de Tombous, l'étape de ce soir. Nous visitons la tombe du sheikh Idriss, un chef religieux mort il y a deux siècles. Sa tombe est toujours entretenue et des pèlerinages ont lieu tous les ans pour vénérer cet imam. Il est enterré, dans un bâtiment formant coupole, à l'intérieur d'un sarcophage couvert de tissu vert, la couleur de l'Islam. Au km 635, nous nous arrêtons, nous le pensions, pour que notre chauffeur fume sa cigarette. En fait, nous nous retrouvons dans un caravansérail hétéroclite de boutiques faites de tôle. Il y a des garages, des quincailleries, des épiceries, des fondeurs de métaux, mais ce n'est pas n'importe quel type de métal : il s'agit d'or.
Nous nous trouvons à proximité de mines d'or . Comme lors de la ruée vers l'or aux USA, cela crée des villes de toute pièce en quelques mois. Ici, il n'y a que les fondeurs et les négociants qui rappellent l'importance de la découverte dans la région. Les pépites sortent des poches des mineurs, enveloppées dans du papier et sont rapidement fondues afin d'être proposées aux négociants qui achètent les petits blocs d'or jaune tout juste fondus. Pas de saloons, l'alcool étant interdit, le calme semble régner dans cet univers très masculin. Aucune femme ne sera visible. Aucun logement n'existe d'ailleurs à proximité. Nous verrons en reprenant la route quelques kilomètres plus loin, des centaines de mineurs s'affairant à ramasser des sacs de terre qu'ils vont ensuite trier afin d'en retirer quelques pépites. Cela restera un moment très fort de notre passage dans cette région. Le Soudan est actuellement un très gros producteur d'or dans le monde. D'après notre guide, il n'y a pas de concession accordée par le gouvernement, chacun peut venir et chercher de l'or à sa guise d'où l'engouement des humbles pour retourner des tonnes de terre.
Nous quittons ensuite la route pour rejoindre les bords du Nil à la hauteur de la 3 ème cataracte que l'on surplombe depuis une colline portant un fort ottoman en ruine. De là haut, la vue est magnifique s'étendant sur des dizaines de kilomètres de rive du Nil. Il ne s'agit pas véritablement de chutes mais d'amoncellement rocheux , reste de coulée volcanique perturbant l'écoulement du fleuve.
Nous continuons sur la piste longeant le Nil et nous arrêtons voir des sculptures d'animaux gravés dans la pierre en particulier de bovins mais aussi d'animaux sauvages disparus de ces régions de nos jours (éléphants, girafes, autruches ) Il s'agit d'un chaos rocheux où deux parois sont couvertes de fresques rupestres. Toujours le long de cette piste très sablonneuse nous passons voir des vestiges d'une église chrétienne construite au milieu de rochers qui la dissimulent au regard des passants. Dans ces chaos rocheux, deux gros blocs monolithiques se détachent pour ressembler à des amoureux s'embrassant. Nous arrivons en fin d'après midi à Tombous où nous attend une nouvelle maison d'hôte . 2 chambres sont mises à notre disposition dans un charmant jardin. La douche sera bien agréable après une longue journée de route qui nous aura permis d'admirer des sites archéologiques, des scènes de vie rares, de beaux paysages. Nous nous couchons avec l'appel pour la prière du soir, le minaret de la mosquée dominant la cour dans laquelle on finit la soirée.
_Vendredi 15/4 :
Réveil à 7h45 suivi du petit déjeuner où certains se goinfrent de crêpes. Nous entamons la journée
par une promenade dans le village de Tombous situé en bordure du Nil. Nous nous dirigeons vers une ancienne carrière de granite où nous voyons la statue d'un pharaon laissée là suite à un coup de taille mal ajusté qui a fait éclater la pierre. Nous voyons également un bloc ouvert en deux où sont encore visibles les encoches ayant servi à le fendre. Des coins de bois étaient enfoncés dans la pierre puis humidifiés afin qu'ils fassent éclater la roche en se dilatant. Sur d'autres rochers en nous approchant du Nil, nous distinguons des inscriptions égyptiennes laissées par Thoutmosis I pour commémorer la prise du royaume de Kerma .
Au niveau du village, le Nil se faufile entre des pierres créant ainsi des rapides très photogéniques.
A 10h30 nous prenons la direction de Kerma afin de voir les deffufas, de gros bâtiments de brique crue, vestiges d'une civilisation datant de plus de 3 millénaires. Ces constructions dont on ne connaît pas la raison d'être exacte en sont les seules restes visibles. Celle de l'est, à la limite du désert, est entourée par plus de 30000 tombes parsemées de millions de tessons de poterie. Celle de l'ouest était au centre de la ville et du palais royal, il est possible d'accéder au sommet par un escalier permettant d'avoir une vue d'ensemble sur les maisons et palais, que l'on reconnaît par l'empreinte laissée par leurs fondations, et détruits lors de l'invasion des Egyptiens conduits par Thoutmosis Ier. Un musée nouvellement créé a permis de regrouper les découvertes archéologiques récentes. On y voit de nombreuses statues de rois koushites et de pharaons ayant régné sur la région au cours des deux millénaires précédant notre ère. Lors de notre visite de ce musée, nous rencontrons nos premiers touristes européens.
Après cette visite qui s'est déroulée sous un chaleur étouffante, nous reprenons la route pour Dongola où nous attend la famille de notre guide qui nous hébergera une seconde fois.
Ce soir, ce sera pizza au dîner en plus des pâtes d'où un grand merci des enfants au cuistot !!!
La nuit se passe sans moustique ce qui nous assurera un bon repos.
-Samedi 16/4 :
Après une nuit à Dongola sans moustique, le petit déjeuner se termine comme lors de notre 1er passage : un gâteau pour Pierrine dont c'est l'anniversaire. Les enfants se rappelleront longtemps de leur passage à 13 et 15 ans. Une chose rare, un anniversaire au Soudan. La bougie soufflée et le chargement du 4X 4 effectué, c'est l'adieu aux enfants de nos hôtes et à leurs parents. Ils n'attendent même pas notre départ pour s'installer tous les 4 sur la moto paternelle et rejoindre la ville. Nous traversons le Nil sur le pont fraîchement terminé, réalisé par les Chinois. Nous nous arrêtons au site de Kawa, morne plaine écrasée de chaleur. Ce n'est pas l'enthousiasme. Quelques tumuli, des tessons de poterie et des restes d'un temple ramené à sa plus simple expression : des fragments de colonnes. Le plus intéressant, c'est la vue sur le Nil tout proche. Nous parcourons ensuite le trajet le plus intéressant du circuit : une traversée dans le désert sur une piste bordée de dunes et semée ça et là de quelques oasis et cela pendant environ 2 heures. Nous croisons quelques chameliers montés sur leur vaisseau. Pour nous détendre et fumer une cigarette, notre chauffeur nous arrête au pied d'une dune que nous gravissons malgré la très forte chaleur : c'est l'occasion de s'amuser en la dévalant à toute allure. Au moment de repartir, frayeur : le 4X4 ne veut pas démarrer. Le capot levé, le chauffeur se met les mains dans la mécanique en revissant les cosses de batterie, mais rien n'y fait. Nous sommes obligés de pousser les 2 tonnes pour sentir le moteur hoqueté puis s'emballé. Ouf, la panne est finie. Nous rejoignons la route goudronnée et trouvons un abri ombragé pour pique-niquer. Nous nous rendons à Old Dongola . Nous tombons sur des touristes en panne avec leur 4X4, cela semble plus sérieux que pour nous. Ils font partie d'une ONG de Khartoum et viennent passer le week end en famille sur ces sites archéologiques . Notre chauffeur se met à nettoyer l'arrivée d'essence en dévissant le carburateur.
Après quelques essais, c'est enfin le bruit espéré du moteur qui tourne d'autant qu'un participant doit reprendre l'avion de retour ce soir à Khartoum et nous étions à plus de 400 km de là. Après avoir pris les billets pour visiter le site, nous retombons sur les touristes de nouveau en panne à la porte des fouilles. Notre chauffeur se remet au travail et passe le volant à notre guide afin que l'on ne perde pas de temps. Celui-ci s'y installe mais la prise en main ne semble pas aisé pour lui. Je propose de le remplacer ce qu'il accepte et conduis ainsi durant 2 kilomètres jusqu'aux fouilles. Ce sera mon expérience de conduite au Soudan dans le sable : cela s'est bien passé. Sous la chaleur, nous parcourons les collines surplombant le Nil. C'est le lieu de la plus forte présence chrétienne dans la région qui s'est maintenue jusqu'au XIV ème siècle et l'arrivée de l'Islam. Nous voyons les fondations d'une basilique et de plusieurs autres églises. La police arrive pour nous interdire la visite : nous demandons pourquoi au guide et c'est un simple problème de billet relatif aux enfants. Après quelques instants et appels téléphoniques à leur direction, la situation s'améliore et nous pouvons reprendre notre visite.Sur un monticule, s'élève le palais du trône, un monument dont on ne connaît pas la destination initiale et qui fut transformé en mosquée lors de l'invasion musulmane. Il est en cours de rénovation. De là haut, la vue est magnifique, permettant d'apprécier l'étendue de l'ancienne ville dominant le Nil. Sur la rive opposée, nous observons une 3 ème caravane de chameaux.
Au lieu de camper là comme ce l'était prévu initialement, nous prenons la route pour Karima distant d'environ 150 km. Le goudron est excellent et la distance est vite avalée. Lors des derniers kilomètres, la route surplombe le Nil, ses oasis et des villages d'où dépassent les minarets verts des mosquées. Nous approchons du Jebel Barkal, la montagne sacrée émergeant de la plaine tel Ayers rock en Australie. Au pied de cette montagne, se trouvent quelques pyramides en taille réduite par rapport à celles d'Egypte dont elles sont des copies. Nous rejoignons notre gîte qui nous hébergera durant 3 nuits. Il s'agit d'une grande maison entourée d'un haut mur et d'un agréable jardin avec vue sur le Jebel Barkal. La douche confortable nous permet d'effacer les fatigues de la journée passée en grande partie en voiture. Nous disposons d'une grande chambre pour nous 4. Repas de gala, ce soir : soupe, nouilles, frites et poulet frit.
Extinction des feux à 21H30.
-Dimanche 17/4 :
Réveil 8h. Vue magnifique sur le jebel Barkal tout proche. Petit déjeuner très complet avec crêpes, confiture de figues, jus d'orange en poudre, pain et « vache qui rit ».
nous commençons la journée par la visite du petit musée voisin qui regroupe les trouvailles archéologiques faites dans les alentours très riches en vestige. Beaucoup de statues d'inspiration égyptienne et même des momies retrouvées dans des tombes. Nous traversons ensuite un no man's land torride pour rejoindre le pied du jebel où se trouvent des temples et des tombes souterraines garnies de magnifiques peintures représentant le passage dans l'au-delà : des représentations du livre des morts que l'on trouve dans les tombes égyptiennes. Le temple d'Amon datant probablement du XV ème siècle avant J.C. est relativement bien conservé et rénové. Il est de plan classique avec son allée de sphinx, seul le pylône est en ruines. De nombreuses colonnes portent des hiéroglyphes. Nous visitons également le temple de Mout, la femme d'Amon, placé au pied d'un piton phalliforme, isolé de la falaise.
Avant de retourner à notre gîte, nous passons voir le « nubian rest house » exploité par des italiens.
Il s'agit du seul hôtel confortable, aux normes européennes situé au nord de Khartoum. Entouré de hauts murs comme toutes les maisons nubiennes, il abrite une grande cour à la verte prairie.Les chambres sont placées tout autour. Sur l'un des côtés se situe le bâtiment principal où se trouve le restaurant, les salons et les cuisines. Une décoration simple rassemblant des meubles typiques est disposée dans de grandes alcôves permettant d'assurer une intimité aux visiteurs. A notre grande stupéfaction, nous tombons en arrêt sur une table basse ronde qui est la copie conforme de seulle de notre salon. Nous demandons la provenance de ce meuble au directeur qui nous dit l'avoir trouvé dans une demeure de la région. Son authenticité ne fait aucun doute. Par contre, la nôtre est sensée provenir d'Inde et celle que l'on a sous les yeux est peut-être le fruit de voyages de ses anciens propriétaires dans ces régions pas si lointaines. De nombreux échanges avaient lieu par bateau entre la mer rouge et le golfe du Bengale. Aucun touriste ne vient perturber notre arrivée impromptue dans cet établissement qui est sur le point de terminer sa saison. Après avoir pris une boisson, nous prenons congé de notre hôte et retournons à notre gîte situé à peu de distance. Dans cet hôtel , il semble manquer une piscine, mais l'aridité des lieux doit empêcher sa construction et surtout son entretien.
A 13h, nous déjeunons de salades, falafel et pastèque le tout terminé par un carcadé, la boisson à base de fleur d'hibiscus bue sur les rives du Nil.
Jusqu'à 16h , nous nous reposons d'autant que la chaleur est toujours aussi importante (45°).Nous demandons à notre guide de nous rendre sur les bords du Nil. Il y a un cimetière de bateaux en particulier d'anciens vapeurs faisant la liaison fluviale entre Dongola et Karima. Leur raison d'être a disparu du fait de la construction récente de nombreux ponts facilitant les déplacements. En effet, nous trouvons ces vestiges en train de rouiller sur le rivage : d'anciens steamers à plusieurs ponts posés sur le sable. Cachées sous les coques, des chiennes sont venues mettre bas. Les enfants sont près d'adopter ces petits chiots fraîchement nés. Nous réussissons à les en dissuader. Nous partons ensuite visiter les tombes koushites d'el Kurru situées en aval de Karima le long du fleuve. A l'origine ce site était composé de pyramides aujourd'hui arasées Ces sépultures sont enterrées et nécessitent de descendre des escaliers très prononcés en bas desquels nous entrons dans des salles ornementées de peintures représentant le livre des morts des égyptiens. Le toit de la salle est agrémenté de constellations d'étoiles très bien conservées au niveau du graphisme et des couleurs. Les murs où se mêlent dessins et hiéroglyphes conservent les teintes originales. Cela date pour les plus anciennes du IX ème siècle avant J.C. Le tombes que l'on visite sont celles de Tantawamani et de sa mère. Elles datent du VII ème siècle avant notre ère. L'une conserve même la sarcophage en pierre du défunt. Nous retrouvons le groupe de touristes croisé quelques jours auparavant au musée de Kerma.
Nous passons notre 2 ème nuit à Karima.- Lundi 18/4 : Ce matin , nous nous rendons au souk de Karima. Sur une grande esplanade traversée par les voies d'un chemin de fer aujourd'hui abandonné, nous assistons à une vie quotidienne très occupée. Des forgerons fabriquent des instruments aratoires rudimentaires, des lames de couteaux, de faux, tout un assortiment de matériel nécessaire aux travaux des champs. Des soudeurs finissent de construire les barques qui servent aux pêcheurs très nombreux sur le Nil. La literie est également montée sur place. Il s'agit de tresser des cordes multicolores sur un cadre métallique soudé. Avec la chaleur, les cafés sont pris d'assaut dès lors que les achats ont été faits. Un cuistot prépare des poissons frits tout frais sortis du Nil. Nous nous engageons dans les ruelles qui mènent au fleuve. Sous les arcades centenaires, il y a des enfilades de commerces , épicerie, marchands de légumes, bouchers. Mais ce qui intéresse le plus, femme et fille, ce sont les bijoutiers. Il y en a plusieurs dans la même rue. Après quelques allées et venues entre plusieurs, elles trouvent leur bonheur en l'occurrence un collier de fabrication d'Arabie Saoudite. Pas question de marchander bien que l'on soit dans un souk. Durant ce moment, je me rends jusqu'au bord du Nil tout proche. Ce ne sont que bouteilles en plastique et sacs abandonnés au vent. Il y en a pour des siècles pour faire disparaître toute trace de notre passage !!! De minuscules chantiers navals sont pleins d'embarcations de pêche retournées et en train de rouiller attendant un client. Nous rejoignons notre 4X4 et traversons sur le Nil sur un pont chinois flambant neuf pour nous rendre à Nuri situé en amont et proche du barrage de Mérowé qui ne nous sera pas possible de visiter n'ayant pas les autorisations nécessaires. Dans un site désertique, nous nous baladons entre les pyramides datant de la XXV ème dynastie qui régna sur l'Egypte à l'époque de Taharqa, le plus célèbre des pharaons nubiens. Nous nous enfonçons ensuite dans le désert pour visiter les vestiges d'El Ghezela, un monastère chrétien abandonné au XI ème siècle. Il reste des pavages et des mosaïques à l'intérieur de l'église principale que l'on reconnaît grâce à quelques colonnes et murs encore debout. Retour à 13h15, à notre gîte pour le déjeuner fait de poisson, salade et falafel . Repos jusqu'à 16h pour nous rendre ensuite dans un cybercafé de Karima afin d'envoyer un mail à la famille et vérifier que l'on ne nous a rien laissé sur notre boîte mail de vacances. Ensuite nous nous dirigeons vers le Jebel Barkal afin d'en faire l'ascension et de voir les pyramides construites à son pied. Notre guide nous explique leurs constructions. Arthur se défoule en commençant l'escalade de l'une d'elles.15 minutes de marche nous permettent d'atteindre le sommet du jebel formant plateau. De là haut, la vue est magnifique sur la ville de Karima, les bords du Nil et l'oasis le longeant. Nous dominons également les vestiges des temples qui s'étendent au pied de la colline et pouvons observer le fameux piton à la forme phallique qui fit la renommée du site dès l'antiquité et la rendit sacrée. C'est un lieu de visite des Soudanais. Pour redescendre plus vite, nous empruntons une dune de sable couvrant une pente de la colline qui domine les pyramides. Le coucher de soleil sur ce site est magnifique. Pour rejoindre à pied, notre maison , nous traversons le temple d'Amon dans les dernières lueurs du crépuscule.
- Mardi 19/4 : Après une dernière nuit à Karima, dans un gîte confortable par sa chambre et ses installations sanitaires, nous partons à 9h pour Méroé, le site le plus connu du Soudan. Juste après avoir traversé le Nil en direction de l'Est, nous nous arrêtons voir un site archéologique qui ne nous restara pas dans les mémoires, :quelques pierres, 2, 3 cailloux formant la base de colonnes et c'est tout ; vite à oublier. Par contre, quelques minutes après, notre chauffeur nous mène à un marché de dromadaires dans un village proche qui sera la source de nombreux clichés. Des dizaines de dromadaires, des chèvres, des moutons font l'objet d'un commerce dans un vaste enclos où même les femmes sont présentes. Nous nous arrêtons ensuite dans le centre du village pour faire quelques emplettes de nourriture, cela nous permet un marché très bien achalandé avec, en particulier, des poissonniers vantant leurs poissons-chat tout frais sortis du Nil.
Nous nous enfonçons ensuite dans le désert de Bayuda en direction d'Atbara. La route est goudronnée ce qui permet d'avaler rapidement les kilomètres. Comme à chaque long trajet, notre chauffeur quitte l'axe principal et s'enfonce dans le désert. Il nous amène à un puits au milieu de la savane typiquement africaine faite d'acacias. Ce lieu de rassemblement réunit les familles de nomades accompagnant leurs troupeaux de chèvres, moutons, dromadaires. Les installations de puisage de l'eau sont modernes et pourvues de capteurs solaires afin de faire tourner des générateurs électriques. Ces moments où l'on croise la population locale font partie des excellents souvenirs de ce séjour. De plus, l'absence de tourisme permet de côtoyer des gens qui n'exigent rien des visiteurs. Ce sont nous qui sommes le plus demandeurs. Il sera difficile de trouver un coin à l'ombre pour pique-niquer ce jour là. Mais nous trouvons une paillotte qui fera l'affaire. En approchant d'Atbara que nous éviterons, nous voyons bon nombre de cimenteries qui fournissent le Soudan dans son entier. Nous remontons vers Khartoum sur la route joignant la capitale à la Mer Rouge et à son port principal de Port Soudan. Nous serons étonnés du grand nombre de carcasses de pneus jonchant les abords de la route. Mais cela est compréhensible du fait de la dureté du climat. Les éclatements dus à la chaleur sont légions. La circulation est importante d'autant que les liaisons ferroviaires sont maintenant quasi inexistantes: tous les produits empruntent les routes. Nous faisons un arrêt sur cette voie très empruntée dans un de ces caravansérails modernes constitués de baraquements faits à la va-vite qui abritent garages, épiceries, bistrots-restaurants. Tout ce que peut avoir besoin un chauffeur et son camion lors d'un long trajet sous un climat torride. Au Soudan, les camions sont constitués d'un semi-remorque attelé à deux remorques. D'où une longueur importante lorsqu'il faut les doubler. Après avoir bu un café soudanais-le jabbana, nous reprenons le chemin de Méroé, le principal site touristique du pays. Celui-ci est situé tout près de la grand'route. Pour la première fois nous voyons des « marchands du temple », enfin quelques vendeurs d'artisanat. Jusqu'à présent aucune trace de vendeurs à la sauvette dans les sites touristiques : il faut dire qu'ils se dessécheraient sur place tant il y a peu de touristes !!! A l'entrée du site, quelques enfants et des anciens vendent poignards, mini pyramides en grès, colliers en pierres multicolores, coupes en bois sculptées. Nous faisons le tour pour repérer nos futurs achats car jusqu'à présent nous ne nous sommes pas ruinés en souvenir. Coupe et poignard sont bientôt dans nos sacs. Nous partons ensuite à la visite des pyramides qui sont plantées au sommet de collines rocailleuses envahies par le sable formant des dunes. Toutes les pyramides dispersées en plusieurs groupes sont écrêtées suite à l'idée à moitié saugrenue d'un des premiers découvreurs du site : un Italien (Ferlini) au début du XIX ème siècle. Il pensait que le sommet contenait un trésor. Il en découvrit effectivement un dans une, mais les autres n'en possédaient pas mais furent quand même détruites en partie. Au crépuscule, le site est magnifique en raison des couleurs ocres du sable et du grès qui servit à la construction de ces pyramides. Celles-ci plus petites que celles d'Egypte sont les tombes de personnages royaux. Elles contiennent encore, pour certaines, les sarcophages et sont toutes couvertes de peintures et de hiéroglyphes dans les salles souterraines qui servaient de sépultures royales malheureusement violées dès l'Antiquité. Ce soir, ce sera camping à quelque distance des pyramides mais cela donnera un caractère magique à cette soirée sous un ciel magnifiquement étoilé comme les plafonds des tombes. Le chauffeur aidé par le guide très maladroit montera nos tentes où il manquera quelques éléments essentiels pour leur montage : en particulier des sardines d'autant que le vent s'est levé. A la tombée de la nuit, nous mangeons aidés par nos lampes frontales. La nuit sera difficile pour les parents en raison de la chaleur et du vent, les tentes étant relativement instables et sujettes à des mouvements subits en raison de ces conditions climatiques. Nous avons été contents de ne pas à avoir à camper plus souvent.
-Mercredi 20/4 : Je me réveille vers 6h30 afin de profiter des premières lueurs de l'aube. Le chauffeur est déjà en train de préparer les crêpes pour le petit déjeuner. Le soleil sort juste de derrière les collines et vient bientôt illuminer les pyramides : c'est l'heure où arrivent les petits vendeurs d'artisanat montés sur leur âne. Des chameliers en font autant dans l'espoir de capter un touriste pour lui faire admirer au rythme lent du camélidé les vestiges du passé qui nous entourent. Ayant fait nos achats hier soir, ils remballeront bientôt leurs objets pour se rendre à l'entrée principale en quête de clients potentiels. Après le petit déjeuner pris dans un décor de cinéma, nous démontons les tentes plus vites qu'elles n'ont été montées, afin de visiter le groupe occidental de pyramides placé sur un promontoire de roche volcanique. La chaleur n'est encore trop présente et cela est très agréable de marcher dans le sable qui crisse sous nos semelles. Quelques pyramides ont été rénovées au cours des dernières décennies ce qui permet de se faire une idée assez exacte de leur conformation originale. Toute possèdent une avancée servant de temple dans lequel étaient disposées les offrandes nécessaires à la vie du défunt dans l'au-delà. Nous traversons une grande partie du site avant de rejoindre notre 4X4 qui nous attend à la sortie du site. Nous partons ensuite visiter un autre groupe de pyramides disposé de l'autre côté de la route menant à Khartoum. Quelques pyramides en ruine et des temples d'allure égyptienne sont dispersés dans une végétation de savane africaine occupée par de nombreux acacias. Cette végétation se retrouve dans la cité royale de Méroé, proche du Nil, qui devait être occupée par près de 20000 personnes. Ce sont le plus souvent des bases de monuments que l'on aperçoit disséminés dans cette savane. Les restes les mieux conservés sont ceux des bains royaux Cette ville koushite a été édifiée au VIII ème siècle avant J.C. Elle fut abandonnée vers le 3 ème siècle de notre ère. Quelques kilomètres plus loin, nous nous arrêtons dans un motel associé à une station-service. L'ensemble est flambant neuf. A notre surprise, le guide nous propose de dormir ce soir dans un hôtel semblable situé à ^proximité de la 6ème cataracte au lieu de camper. Nous sommes très contents. Deux types de chambres sont proposées : une de type locale en forme de hutte circulaire à toit de chaume ressemblant à celle d'ethiopie. Elle possède une climatisation et un ventilateur. Les sanitaires sont communs et à l'extérieur. La seconde est située dans un bâtiment à un seul niveau. Il s'agit de chambre et de salle de bains à l'eurpéenne. Devant la proposition de notre guide et cela n'étant pas prévu, nous nous contentons d'une hutte, étant déjà très heureux de ce cadeau. Nous restons encore quelques minutes dans le salon de l'hôtel pour prendre des rafraîchissements offerts par notre chauffeur. Nous reprenons ensuite la route de Shendi, bourgade importante jusqu'au 19 ème siècle. Elle est la ville de naissance du président actuel. Notre guide nous emmène visiter une famille de tisserand copte travaillant toujours avec des métiers à tisser antiques. Nous pouvons admirer la dextérité des ouvriers pour actionner ces installations à cadre en bois où il faut très fréquemment remettre des bobines de fil. Les tissus très fins permettent de fabriquer de longs saris de coton portés par les femmes. Les filles en ramèneront bien sûr. Dans le centre ville, nous mangeons dans un restaurant moderne où se concentre la bonne société de la ville. C'est le lieu de rendez-vous des jeunes. Il y a un fort pourcentage de jeunes femmes. Après un repas copieux et traditionnel, nous partons à la découverte de la ville. C'est une véritable fournaise. Nous voyons notre première boulangerie en activité. Nous n'insistons pas trop pour visiter un souk semblable à beaucoup d'autres. Nous retournons nous mettre à l'abri de la chaleur au restaurant où nous avions mangé. Je pars à la recherche de bouteilles d'eau afin d'étancher une soif intense. Nous boirons près de 3 litres d'un coup. Nos hôtes étaient partis faire des emplettes. Nous quittons bien vite l'axe Atbara/Khartoum pour rejoindre les sites de Mussawarat et Naqa. Ce sont de magnifiques paysages de savane africaine que nous traversons par une piste délicate à emprunter du fait du manque d'information, et en raison du sable et des cailloux dont elle est faite. Le chauffeur semble très sûr de lui sur la destination à rejoindre. Nous nous arrêtons dans une oasis très verdoyante occupée par une ferme possédée par le ministère de la culture et servant d'hébergement pour les archéologues en charge des fouilles dans les environs. Nous passons là une heure à nous reposer et à laisser passer la très forte chaleur. Quelques minutes suffisent à rejoindre Mussawarat es sufra. Nous visitons les temples mieux conservés que ceux croisés précédemment dans notre circuit. Tout rappelle l' Egypte pharaonique. Après une vingtaine de minutes de piste sablonneuse nous rejoignons Naqa et ses temples aux allures romaines, témoignage des échanges très nombreux qu'il y a eu au cours des premiers siècles de notre ère avec les envahisseurs venus d'Italie et du nord de l'Egypte. Dans la lumière du crépuscule, la couleur ocre des bâtiments de grès est mise en valeur. Les murs sont couverts de bas reliefs représentant les dieux locaux en particulier Apademak à la tête de lion. Pour trouver notre hôtel, il faudra faire plus de 90 minutes de piste à la lueur des phares en plein milieu du désert et sans aucune indication. Chapeau, notre chauffeur. Nous allons nous installer dans notre hutte comme prévue le matin quand il faut se rendre à l'évidence : l'hôtelier ne retrouve pas les clés !!! aussi sommes nous mis dans des chambres traditionnelles. Une nouvelle surprise nous attend : elles ne sont pas faites !!! les draps sont sales, les chambres en désordre, des vêtements sont éparses, accrochés dans la penderie. Après discussion, du personnel viendra les refaire sommairement. Un hôtel quasiment neuf mais déjà en piteux état. Aucun entretien en particulier dans les sanitaires. Malgré cela, après un repas succinct, nous prenons des douches avant de nous coucher.
-Jeudi 21/4 : Départ à 9 h pour la 6 ème cataracte après une excellente nuit. Nous nous rendons au bord du Nil où nous traversons un petit zoo avant de rejoindre un bateau pour faire une petite croisière en direction de la cataracte située en amont. Le petit zoo contient des animaux locaux et en particulier un crocodile et quelques singes. Une heure de promenade sur le fleuve permet d'approcher les paysans et les pêcheurs en pleine activité. De nombreuses pompes assurent l'irrigation des champs aux alentours. La 6 ème cataracte est située dans une zone volcanique coupée par le fleuve ce qui a formé des gorges. Il ne s'agit pas de chutes mais seulement de rochers affleurant qui perturbent l'écoulement des eaux. Nous remontons une dernière fois dans notre 4X4 afin de rejoindre Khartoum. La fin du circuit approche. A midi, nous arrivons chez notre ami à Emarat, le quartier des ambassades. Nous prenons congé de nos accompagnateurs après les avoir remercié pour leur gentillesse et leur compétence. Nous les gratifions d'un pourboire et leur demandons la suite des prestations pour les 2 jours restants. Notre ami Pierre arrive et pour écouter dans les meilleures conditions notre récit, ouvre ses dernières bouteilles de Bordeaux (Il faut pas le dire !! c'est interdit) lors du repas. L'après midi, nous le passons à ranger nos affaires, à se reposer et à profiter de sa très agréable demeure. Pour vérifier la température nous plaçons son thermomètre sur la pelouse en plein soleil et atteignons allègrement près de 57°. A 18h, notre hôte est de retour, et nous recevons une volontaire du CICR qui vient lui apporter des boissons non produites au Soudan . C'est l'occasion de croiser nos sentiments sur le pays. Après avoir grignoté de succulentes cacahuètes arrosées au coca, nous nous rendons à l'Assaka, un très agréable restaurant libanais, lieu de rencontre des expatriés et des quelques touristes perdus dans Khartoum. Nous aurons l'occasion de rencontrer M. l'ambassadeur du Liban, un local dans l'établissement !! Coucher à 22h30.
-Vendredi 22/4 : Quand nous nous levons, notre hôte est déjà parti travailler. Sa cuisinière nous a préparé un somptueux petit déjeuner avec en particulier des jus d'orange et de pamplemousse à base de fruits frais. Les enfants passent la matinée à jouer aux consoles et ma femme et moi partons à la découverte du quartier d'Emarat. Celui-ci est un quartier moderne aux larges avenues bordées d'immeubles et d'hôtels à plusieurs étages ce qui est rare dans Khartoum. La ville est très étendue et poussiéreuse. C'est également le site de nombreuses ambassades qui sont le plus souvent établies dans des villas cossues entourées de jardins. La sécurité impose l'implantation de plôts de béton empêchant toute incursion de véhicules indésirables. C'est en particulier le cas de l'ambassade de France située à deux pâtés de maison du domicile de notre hôte. Souvent de hauts murs protègent ces propriétés jouissant d'un agréable jardin. En dehors des axes principaux, les autres voies de desserte sont en terre battue. Chaque maison possède un ou plusieurs gardiens qui veillent à la tranquillité des lieux et de leurs occupants. Nous irons faire quelques emplettes dans de mini supermarchés où l'on peut trouver toute la nourriture souhaitée par un étranger. (excepté les boissons alcoolisées) Comme c'est vendredi, jour de repos pour l'islam, les rues sont quasiment désertes, ce qui change de la cohue habituelle. A midi, notre cuisinière nous a préparé des pizzas, des salades de tomate arrosées de jus de fruits. L'après midi se passe à attendre notre chauffeur qui doit nous accompagner à Omdurman voir les cérémonies conduites par des derviches, secte soufi datant du XIX ème siècle. L'heure passant, nous sommes de plus en plus inquiets de l'absence de notre voiture. Grâce à un gardien de la propriété, nous entrons en contact avec Midhat, notre TO qui nous indique l'arrivée prochaine de la voiture. Celle-ci arrive vers 18h : je commençais à perdre patience. C'est ensuite, une course à travers Khartoum que l'on doit traverser pour rejoindre le cimetière d'Hamed al Nil où ont lieu les danses accompagnées par des tambours et des sifflets. Quelques participants portent des armes. C'est une foule compacte qui assiste à ces cérémonies où nous sommes très bien accueillis en tant que touristes étrangers. Les enfants sont même placés au premier rang afin de ne rien perdre du spectacle. Cela dure jusqu'au coucher du soleil. Nous étions inquiets mais tout s'est très bien déroulé. Comme la veille, nous retournons à notre cantine : le restaurant libanais._Samedi 23/4 : Dernier jour au Soudan. Notre hôte nous laisse les clés de sa demeure, partant une quinzaine se ressourcer en Thaïlande ; la matinée se passe à préparer les bagages. Dernière promenade dans les alentours de nôtre résidence. Après une légère collation à midi, notre chauffeur arrive pour nous conduire une dernière fois dans Khartoum et Omdurman. Nous partons visiter la tombe du Mahdi et la maison du Khalifa, son successeur à la fin du XIX ème siècle. Forte chaleur comme tous les jours précédents et poussière dans les rues où l'animation est revenue. Nous traversons le Nil blanc et nous nous rendons à la tombe qui est porte close. Heureusement, nous pourrons visiter la maison du Khalifat transformé en musée présentant des objets lui ayant appartenu tels qu'armes, vêtements, documents écrits de sa main. Des souvenirs également du passage du général gordon qui séjourna dans cette maison après sa prise d'Omdurman en 1898. Les premières voitures ayant roulé au Soudan sont présentées. Des objets de la vie courante de l'époque ayant appartenu au propriétaire des lieux complètent les vitrines disposées dans les salles de cette demeure où l'on verra aussi la salle de bain et ses installations sophistiquées d'arrivée et de distribution d'eau chaude et froide. Ensuite, nous finirons la visite d'Omdurman par un passage au souk en voiture. Avant de regagner notre demeure, nous passons visiter la mosquée de Farouk, l'ancien roi d'Egypte. Cette mosquée située à l'intérieur d'un jardin en plein centre de Khartoum date de la fin du XIXème siècle. Sa construction et son architecture ont été influencées par les Ottomans qui ont régné sur l'Egypte durant des siècles. Un dernier arrêt nous permettra d'acheter des cartes postales ce qui n'est pas une mince histoire au Soudan. Pour cela, il a fallu se rendre à l'hôtel de l'acropole qui semble détenir le monopôle de la vente de ces souvenirs et des timbres associés. Maintenant nous rejoignons notre résidence pour terminer les bagages, prendre une douche et un rafraîchissement. A 18 h, le chauffeur vient nous rechercher pour nous conduire à l'aéroport tout proche. Avant cela, nous saluerons et remercierons pour leur aide, les gardiens des différentes demeures voisines de celle de notre ami et nous porterons à l'ambassade les clés du propriétaire. Il ne nous reste plus qu'à attendre l'avion qui nous mènera au Caire en provenance de Nairobi. L'aérogare est climatisée ce qui permet sans trop de fatigue de supporter cette attente d'autant que l'avion a quelque peu de retard. Nous finissons nos derniers billets en achetant des derniers souvenirs et gardons précieusement en souvenir de la menue monnaie. En présentant nos billets électroniques, l'employée semble tiquer mais nous n'y prêtons pas attention. Nous sommes bientôt( après 3 h) appelés pour embarquer dans le 727 de Kenya airways. Le vol de 2 heures se passent sans histoire.
- Dimanche 24/4 : nous débarquons au Caire, il est presque minuit. Nous partons vers 4 h en direction d'Amsterdam. Les bagages ont été enregistrés à Khartoum pour leur destination finale (CDG) ; A la sortie de l'avion, nous nous rendons dans la zone de transit et présentons nos billets pour l'enregistrement sur le vol KLM. Tout de suite, l'employé nous annonce la suppression du vol. nous sommes atterrés. Personne n'est en mesure de nous dire quand partirons nous : il faut attendre. Tous les autres passagers ont quitté déjà l'aérogare. Nous restons avec quelques oubliés comme nous. Nous patientons ainsi près de 2 heures avant que l'on nous avertisse d'attendre 7 h du matin. Nous nous installons tant bien que mal pour dormir sur les fauteuils de l'aérogare aux boutiques ouvertes 24h sur 24 malgré l'absence totale de clients. L'heure fatidique approche, nous allons prendre un petit déjeuner avant de nous rendre au comptoir d'assistance. Le personnel s'est bien occupé de nous jusque là mais sans nous donner beaucoup d'informations. Une jeune femme d'Air France vient à nous pour nous annoncer que des places ont été trouvées sur un vol à destination de Paris partant à 9h40. On fait un ouf de soulagement : plus que 3 h à attendre. En fait, cela ne nous fait pas trop perdre de temps puisque nous devions transiter par amsterdam avant de rejoindre Paris. Un dernier gag survient alors : nous devions récupérer nos bagages afin de les réacheminer sur le vol Air France. C'est alors que l'on nous annonce qu'ils ont découvert dans un sac..........une bouteille d'alcool. Tout est bien qui finit bien.
Excellent voyage sans aucune ombre venant le ternir : tour opérateur local très sérieux et consciencieux dont le personnel a été aux petits soins pour nous. Comme toujours notre ami s'est mis en quatre pour nous faire profiter au mieux de sa résidence et du pays où il réside. Si le Soudan n'est pas un haut lieu du tourisme, il n'en reste pas moins que son approche est intéressante et l'image retournée par les médias ne correspond pas du tout au ressenti d'une famille de touristes qui a fortement apprécié l'accueil de la population à son égard. Le poids de l'Islam a été très léger et la vision superficielle de la vie locale que l'on a eu, ne permet pas de penser qu'il puisse s'y dérouler des événements semblables à ceux de pays voisins. D'ailleurs pour quel bénéfice? Bien sûr, tout n'est pas libre d'être visité, et au Darfour s'ajoute dorénavant la zone frontalière avec le sud Soudan dont la partition a lieu le 9 juillet suite aux élections du début de l'année. Ce 193 ème pays rejoignant l'ONU reste peu sûr, et souhaitons que les années de guerre civile ne seront plus que de l'histoire ancienne.
Pour voir nos photos http://www.panoramio.com/user/2279867/tags/P-Soudan-Sudan
Maroc: dans l'enfer du tourisme sexuel
Bonjour,
c'est un sujet dont je ne suis pas fier personnellement mais c'est une réalité. Dans le texte qui accompagne la video on parle de complicité des rabatteurs marocains, moi je dis que le pire c'est la complicité des autorités marocaines
http://www.france24.com/fr/20110624-Reporter-Maroc-Pedophilie-Luc-Ferry-Prostitution-Marrakech-Agadir-Karim-Hakiki#
Salam
c'est un sujet dont je ne suis pas fier personnellement mais c'est une réalité. Dans le texte qui accompagne la video on parle de complicité des rabatteurs marocains, moi je dis que le pire c'est la complicité des autorités marocaines
http://www.france24.com/fr/20110624-Reporter-Maroc-Pedophilie-Luc-Ferry-Prostitution-Marrakech-Agadir-Karim-Hakiki#
Salam
Achats au Maroc
Quelqu'un peut me dire quels sont les meilleurs achats à faire au Maroc?
Homosexualité acceptée en Grèce?
Bonjour! 😉
Je viens ici pour demander quelques infos pratique sur les "mentalités" en Grèce 😊 Je vais vivre à Thessalonique à partir de cet été, et je voudrais savoir si l'homosexualité est bien acceptée là bas en Général, comment est ce perçu par la société, et si il y a beaucoup de bar/club ou faire la fête ^^
En France, je ne me cache pas et je vis très bien ma vie (sans pour autant m'afficher hein!), est ce possible de faire pareil en Grèce?
Merci d'avance!!
Je viens ici pour demander quelques infos pratique sur les "mentalités" en Grèce 😊 Je vais vivre à Thessalonique à partir de cet été, et je voudrais savoir si l'homosexualité est bien acceptée là bas en Général, comment est ce perçu par la société, et si il y a beaucoup de bar/club ou faire la fête ^^
En France, je ne me cache pas et je vis très bien ma vie (sans pour autant m'afficher hein!), est ce possible de faire pareil en Grèce?
Merci d'avance!!
Insécurité en Tunisie en période estivale?
Bonjour
Nous suivons ici en Algérie l'actualité de nos voisins Tunisiens , beaucoup d'assurances ont été fournies par les autorités Tunisiennes pour recevoir les 2 millions d'estivants Algériens coutumiers à ce pays , et sécuriser le tronçon habituel TABARKA-BEJA-TUNIS-NABEUL-HAMMAMET-SOUSSSE; mais malheureusement les résultats ne sont pas ceux escomptés , nous remarquons que ce sont maintenant les Tunisiens qui viennent en Algérie (Annaba, El Kala, Eulma, Ain Fakroun , Ain M'LILA...) et plus l'inverse !
Lisez cet article effrayant sur des touristes Algériens qui ont été agressé en Tunisie il date d’aujourd’hui par le très sérieux quotidien national echourouk en français :
http://www.echoroukonline.com/...velle-agression.html
et langue arabe et c'est surtout les commentaires :
http://www.echoroukonline.com/...index.php?news=77913
Et enfin le même article en Anglais :
http://www.echoroukonline.com/...index.php?news=13738
Nous sommes vraiment frustrés ici car nous avons tissé une vraie chaine d’amitié en Tunisie , il y' pas vraiment de quoi être rassurés !
Cordialement
Nous suivons ici en Algérie l'actualité de nos voisins Tunisiens , beaucoup d'assurances ont été fournies par les autorités Tunisiennes pour recevoir les 2 millions d'estivants Algériens coutumiers à ce pays , et sécuriser le tronçon habituel TABARKA-BEJA-TUNIS-NABEUL-HAMMAMET-SOUSSSE; mais malheureusement les résultats ne sont pas ceux escomptés , nous remarquons que ce sont maintenant les Tunisiens qui viennent en Algérie (Annaba, El Kala, Eulma, Ain Fakroun , Ain M'LILA...) et plus l'inverse !
Lisez cet article effrayant sur des touristes Algériens qui ont été agressé en Tunisie il date d’aujourd’hui par le très sérieux quotidien national echourouk en français :
http://www.echoroukonline.com/...velle-agression.html
et langue arabe et c'est surtout les commentaires :
http://www.echoroukonline.com/...index.php?news=77913
Et enfin le même article en Anglais :
http://www.echoroukonline.com/...index.php?news=13738
Nous sommes vraiment frustrés ici car nous avons tissé une vraie chaine d’amitié en Tunisie , il y' pas vraiment de quoi être rassurés !
Cordialement
Être une femme: un handicap pour voyager?
Il existe une rubrique 'voyager au féminin' qui n'a pas son équivalent pour l'autre sexe.
J'en conclus donc qu'appartenir à la gent féminine est un handicap pour découvrir le monde.
Ce handicap est tout d'abord très prosaique : les toilettes. (J'ai déjà fréquenté des lieux où seul l'urinoir était prévu....)
Il est aussi physique : laquelle d'entre nous n'a jamais été soulagée de s'apercevoir que ses règles ne tombaient pas pendant les vacances....( je rappelle aux messieurs que certaines dames sont clouées au lit pendant cette période...)
Il est surtout le résultat d'interdits : vestimentaires (un homme n'a pas à se creuser la tête pour savoir si sa garde robe va être compatible avec son lieu de séjour) , géographiques ( refus de la femme dans certains lieux) ou logistiques (impossibilité de conduire ou de fréquenter des transports en commun sans référent masculin).
Une autre difficulté du voyage au féminin est la transparence : la femme en couple n'a pas l'impression d'exister . On ne lui parle pas, on ne la regarde pas, seul Monsieur est digne d'intérêt.
Si la femme voyage seule ou entre amies, elle pourra être à l'inverse l'objet de toutes les attentions...sexuelles. L'occidentale est conçue comme facile. On a seulement oublié de préciser aux Jean Claude Duss locaux que même Apollon ne réussirait pas à mettre dans son lit n'importe quelle femme juste en un claquement de doigt.
Allez, messieurs, faites un effort d'imagination et , comme un écrivain américain blanc s'était mis dans la peau d'un noir, mettez vous quelques instants dans la peau d'une femme!
J'en conclus donc qu'appartenir à la gent féminine est un handicap pour découvrir le monde.
Ce handicap est tout d'abord très prosaique : les toilettes. (J'ai déjà fréquenté des lieux où seul l'urinoir était prévu....)
Il est aussi physique : laquelle d'entre nous n'a jamais été soulagée de s'apercevoir que ses règles ne tombaient pas pendant les vacances....( je rappelle aux messieurs que certaines dames sont clouées au lit pendant cette période...)
Il est surtout le résultat d'interdits : vestimentaires (un homme n'a pas à se creuser la tête pour savoir si sa garde robe va être compatible avec son lieu de séjour) , géographiques ( refus de la femme dans certains lieux) ou logistiques (impossibilité de conduire ou de fréquenter des transports en commun sans référent masculin).
Une autre difficulté du voyage au féminin est la transparence : la femme en couple n'a pas l'impression d'exister . On ne lui parle pas, on ne la regarde pas, seul Monsieur est digne d'intérêt.
Si la femme voyage seule ou entre amies, elle pourra être à l'inverse l'objet de toutes les attentions...sexuelles. L'occidentale est conçue comme facile. On a seulement oublié de préciser aux Jean Claude Duss locaux que même Apollon ne réussirait pas à mettre dans son lit n'importe quelle femme juste en un claquement de doigt.
Allez, messieurs, faites un effort d'imagination et , comme un écrivain américain blanc s'était mis dans la peau d'un noir, mettez vous quelques instants dans la peau d'une femme!
Location de voiture à Dubaï?
Bonjour à tous,
Nous partons a Dubai d'ici deux semaines pour une semaine et nous souhaiterions louer une voiture. Sur le site d'Emirates j'ai trouvé une location de 6 jours avec kilométrage illimité pour 75€ par l'intermédiaire de la société Dollar. Je voulais juste savoir si cette société de location était fiable et aussi savoir s'il y avait des frais complémentaires à prévoir avec la location parce que le prix me paraît résolument bas. En cherchant chez les grands loueurs (Hertz, Europcar... vous les connaissez) je tourne plutôt autour de 150 à 200€ pour 6 jours de location.
Aussi, je voulais savoir s'il était conseillé de prendre certaines assurances pour la location comme les rachats de franchise ou les couvertures de personnes vu que les cartes de crédit que nous avons sont supposées nous couvrir si je ne me trompe pas.
Enfin, nous logerons à proximité du Mall of the Emirates donc je voudrais savoir si les plages et les lieux touristiques étaient facilement accessibles en voiture.
Merci beaucoup de votre aide.
Nous partons a Dubai d'ici deux semaines pour une semaine et nous souhaiterions louer une voiture. Sur le site d'Emirates j'ai trouvé une location de 6 jours avec kilométrage illimité pour 75€ par l'intermédiaire de la société Dollar. Je voulais juste savoir si cette société de location était fiable et aussi savoir s'il y avait des frais complémentaires à prévoir avec la location parce que le prix me paraît résolument bas. En cherchant chez les grands loueurs (Hertz, Europcar... vous les connaissez) je tourne plutôt autour de 150 à 200€ pour 6 jours de location.
Aussi, je voulais savoir s'il était conseillé de prendre certaines assurances pour la location comme les rachats de franchise ou les couvertures de personnes vu que les cartes de crédit que nous avons sont supposées nous couvrir si je ne me trompe pas.
Enfin, nous logerons à proximité du Mall of the Emirates donc je voudrais savoir si les plages et les lieux touristiques étaient facilement accessibles en voiture.
Merci beaucoup de votre aide.
Prix des carburants au Canada?
quelqu'un peut il me dire le prix du carburant au Canada, j'ai regardé les sites mais je ne comprend pas, est-ce en litre? en Centimes ? suis dans le flou! merci d'avance les amis
Itinéraire de deux/trois semaines en Malaisie et à Bali en août avec petit budget?
Bonjour
je souhaite partir en malaisie pour 3 semaines avec ma copine.Notre idé de base serais de faire 2semaine en malaise et une a Bali ou moitié/moitié.
Nous partons en aout, mais avec le prix des billets actuellement notre budget est très serré:
900€ de billet/pers, il nous reste env 700€/pers pour tout le reste.
Pouvez vous me dire si c'est réalisable, avec le budget 30€/pers/jour nouriturre/hotel/transport?
Si le budget est trop serré nous resterons sur la malaisie, si vous avez des itinéraires allant dans ce sens je suis aussi preneur!
Merci
Pouvez vous me dire si c'est réalisable, avec le budget 30€/pers/jour nouriturre/hotel/transport?
Si le budget est trop serré nous resterons sur la malaisie, si vous avez des itinéraires allant dans ce sens je suis aussi preneur!
Merci
De retour du Costa Pacifica!
😎 et bien voilà, c'est fini🙁 !me voici de retour de retour en terre sainte😛
bon je repete à ceux qui ne le savent pas, cette croisière a été décidée 15 jours avant de partir, et c'était surtout pour nous reposer
donc pas question pour nous de faire des heures de car (nous en avons horreur tous les 2) tous les jours, et de plus nous connaissions déjà
katakolon , athéne (2 fois) , izmir, rome,
donc:
nous descendons à nice en voiture, c'est la premiere fois que nous prenions la navette à l'aéroport 1ere mauvaise surprise, c'est en travaux, mal indiqué, bref apres avoir fait le tour et demandé notre chemin, mon mari me dépose avec les bagages avant d'aller se garer
parking low cost complet
parking longue durée complet
garé au p 5 = note de 180 euros au retour .....😠 cette fois çi c'est sur on ira directement à savone la prochaine fois...
selon les précedents témoignages, nous arrivons pour la 1 ere navette de 10h
je fais donc le poireau sous l'affiche costa, 2 cars sont la et je ne suis pas seule....
mon mari arrive, au moment ou une hotesse costa parle avec des personnes à coté de moi
là j'apprends que les 2 cars sont pour msc, et que pour la 1ere navette, il faut s'inscrire (chose que je n'ai pas fait)bien qu'aparament le car soit plein, elle nous met sur la liste en disant "vous monterez si il reste de la place.." bon je ne vous fais pas de dessin, mais nous n'avons pas attendu que tout le monde soit monté pour nous presenter....
nous arrivons à savone...
avant de descendre on nous donne le n° 16 arrivé au terminal le n° 6 est appellé
nous nous presentons au stand club dans l'espoir de changer de n° :"aujourd'hui c'est pas possible sauf pour les gold pearl et pour les suites.....
zut !!! un français pique un scandale au stand, (on le reverra tres en colère à l'accueil sur le bateau ! )
bref nous arrivons enfin à monter sur le bateau vers 15 h !!!
ah oui on a demandé à etre en suite samsara au palacrocière reponse : vous demanderez sur le bateau...
sur le bateau : il n'y a plus de place (mensonge que nous aurons le loisir de vérifier sur place....)
bref, nous allons dans la cabine et nous trouvons 3 valises sur 4
rebolote de retour à l'accueil sans resultat
nous allons manger (debout depuis 5 h du mat🤪)
passage par la cabine toujours pas de valises , visite du bateau, toujours pas de valises... c'est juste avant l'exercice de suvetage que nous la retrouverons à l'accueil !! (l'etiquette était partie)
à propos de l'exercice, dans la cabine se trouve une carte rouge par personne , il faut descendre avec , ils la ramassent au moment de nou🤪s aligner... comme ça ils voient tout de suite ce qui veulent y échapper ....
avec le premier today, nous trouvons aussi un message (le même que sur leur blog) au sujet des escales en israel
les passeports sont d'ailleurs ramassés à l'embarquement, le visa se fait systematiquement sur une feuille volante que les autorités recupèrent ensuite
dans la soirée nous passons nous inscrire au spa
grand changement depuis le concordia, l'accé privé (par les cabines) se fait maintenant avec un bracelet magnétique, il sert à ouvrir une porte, et à appeler l'ascenseur (en panne la moitié de la croisière) il ne fonctionne pas bcp, nous avons du en changer 3 fois au cours de la croisière (le mien a finalement été embarqué avec un peignoir...je l'avais laissé dans la poche🤪) d'autres français ont du en changer plusieurs fois...
nous nous inscrivons donc et prenons rendez vous pour les massages, comme par hasard pas de place les jours de pleine mer, sauf à 8 h du mat😮🤪) heureusement que nous ne comptions pas descendre à toutes les escales !!!!
bon le temps d'essayer la marmite à légumes (😛 à pap), et nous allons manger au samsara, puis 1 er spectacle, pas trop mal
bon j'arrête pour le moment
quelque photos
1 accé privé au spa
2 et 3 portillon et ascenseur à ouvrir avec le bracelet
4 thé , ioniseur, des cabines samsara, ainsi que la carte rouge de à donner lors de l'exercice de sauvetage
à propos de la carte blanche, c'etait la miene, car j'ai toujours cru que le les points club n etait que pour 1 personne dans la cabine, j'ai appris que les points par jour sont par personne, on a donc corrigé le tir et je suis passé coral comme lui comme il ne nous manquais que 100 points pour passer pearl, si ça se trouve je vais passer aussi pearl sans jamais avoir acheter quelque chose avec ma carte !! enfin on verra....
bon je vous laisse
Et pourquoi pas la Jordanie? (fin mars-début avril 2011)
De retour d'une semaine en Jordanie, voici le résumé de notre itinéraire, fait en voiture de location.
J1 : avion Paris Amman sur Royal Jordanian (vol direct), récupération de la voiture de location (Avis) à l'aéroport, et direction Madaba pour 3 nuits à l'hotel Mariam. Très bon hotel, très confortable, délicieux p'tit dej (avec des pancakes !), bien placé Diner à l'hotel
J2 : Matin visite du chateau de Ajlun Déjeuner dans le restaurant (buffet) juste à l'entrée du site de Jerash Après-midi à Jérash Diner au restaurant Bawabit à Madaba
J3 : Mont Nébo le matin Dejeuner et après-midi sur la plage du Movenpick Resort pour profiter de la Mer Morte Diner au restaurant Bawabit à Madaba
J4 : Route des Rois en direction de Pétra Arret en fin de matinée pour visiter le chateau de Kerak, déjeuner à Kerak Arret au Chateau de Chowbak (trop tard pour le visiter) Arrivée à Petra en fin d'apres-midi Nuit au Sunset hotel Meme standing que le Mariam à Madaba, le Sunset propose aussi pour 4 JD de nous préparer un pique-nique.
J5 : Site de Petra le Siq, le Khazneh, la ville... Après le pique-nique, ascension en direction du Monastère
J6 : lever tôt pour profiter de Petra sans la foule Excursion au Lieu du Haut Sacrifice Après manger excursion sur le Djebel Khubta pour surplomber le Khazneh
J7 : Direction le Wadi Rum Excursion dans le desert à dos de chameau avec Jordan Tracks Nuit au camp bédouin de Jordan Tracks. Agence vraiment très professionnelle, nous avons passé 2 merveilleuses journées ! Je recommande.
J8 : Journée en jeep dans le Wadi Rum avec un guide bedouin (toujours Jordan Tracks) Franchement magnifique ! Retour au village en fin d'après-midi Route vers Aqaba Nuit au calme hors de la ville au Red Sea Dive Center Hotel (il faut quand même entrer dnas Aqaba pour trouver la bonne route qui y mene) Diner à l'hotel
J9 : matin à Aqaba Route du desert pour revenir à Madaba (pique nique en route) Arret à Umm er-Rasas Arrivée à Madaba en fin d'après-midi
J10 : retour à Amman pour prendre l'avion pour Paris
* ******************************************************************
Et maintenant, pour ceux qui aiment un peu de lecture, voici le récit détaillé de nos aventures (le récit accompagné de photos se trouve ICI) :
Et pourquoi pas la Jordanie ?
Deux semaines avant notre voyage prévu au Japon, un terrible séisme ravage une partie du pays, avec les conséquences que l’on sait… Une semaine avant le voyage, nous décidons donc de changer de destination. L’Ouest Américain ? J’aimerais beaucoup y revenir, mais c’est encore trop tôt dans l’année pour bien profiter du Yosemite National Park… L’Argentine ? C’est aussi un pays qui nous tente, mais organiser un voyage dans ce grand pays en moins d’une semaine parait difficile… Madère, l’île aux fleurs, pour une semaine de randonnée printanière ? Nous rêvions d’un grand voyage dépaysant… Et pourquoi pas la Jordanie ? Depuis le temps que mon homme rêve de découvrir Pétra ? Au moins nous aurons du soleil, ça fera du bien ! C’est décidé ! En un week-end, Guide du Routard à la main, nous organisons un super voyage en Jordanie !
Le samedi suivant, nous embarquons dans un avion Royal Jordanian direction Amman, la capitale. Nous n’y restons pas et préférons partir directement à Madaba, sympathique petite ville qui nous rappelle un peu la Sicile. Nous y resterons 3 nuits pour rayonner dans la région.
Dimanche matin, après un bon petit déjeuner, nous partons vers le nord en direction d’Ajlun, un ancien château croisé. La visite est très intéressante, même s’il n’y a pas beaucoup d’explications. Après déjeuner, nous visitons Jerash, site gréco-romain magnifiquement conservé ! Le site est immense, vraiment beau, et tellement bien conservé que l’on a presque l’impression de voir débouler un char romain sur la voie principale en direction du forum ! Cette visite est d’ailleurs pleine de surprises. En visitant l’impressionnant théâtre, nous assistons à un concert de cornemuses ! Jamais je n’aurais pensé écouter des jordaniens jouer des airs écossais à la cornemuse dans un ancien théâtre grec ! Sur le chemin nous menant au Temple d’Artémis, nous passons à côté des ruines de la cathédrale où un prêtre catholique célèbre une messe en plein air… Arrivés au Temple d’Artémis, je vois de la fumée s’élever de l’intérieur du temple… Une offrande aux Dieux ? Non ! Un vendeur de thé à la menthe ! Il est très bon d’ailleurs ce thé. Après cette belle journée riche en surprises et en découvertes, nous retournons à Madaba pour diner au Bawabit, très bon restaurant qui à l’avantage d’être tenu par des Chrétiens, on peut donc boire du vin pour accompagner notre repas. Nous goûtons à cette occasion le vin du Mont Nébo.
Petit aparté sur la gastronomie jordanienne avant de continuer ce récit. La nourriture, pas mal inspiré de la gastronomie libanaise, est très bonne. En entrée nous avons souvent des petites soupes et des mezzés (houmous, salades, concombre…). Ensuite, le poulet grillé (ou en brochette marinée, le chich taouk est très très bon), ou le mouton sont à l’honneur, accompagnés de courgettes et d’aubergines. Et pour finir le repas, un bon thé s’impose. Qu’il soit à la menthe fraîche ou infusé avec du sucre et parfois de la sauge à la façon des bédouins, il est toujours très bon !
Je parlais un peu plus haut du vin du Mont Nébo, dès lundi matin nous nous rendons sur ce lieu mythique du haut duquel Moïse observa la Terre Promise avant de mourir. Ca fait quelque chose de distinguer dans la brume matinale la Mer Morte, la Vallée du Jourdain, Bethleem si proche…
Après une petite balade dans les environs, nous changeons complètement de décors et allons au Movenpick Resort, grand hôtel de luxe, pour passer l’après-midi sur un transat sur la plage au bord de la Mer Morte. Très important de se baigner dans la Mer Morte sur la plage privée d’un hôtel, la concentration en sel est tellement importante qu’une douche s’impose ! On flotte vraiment ! Par contre, le sel, ça coupe… Et quand on s’entaille la main dans l’eau salée, ça fait vraiment mal … Heureusement, le personnel de l’hôtel veille, et est bien équipés en pansements et bétadine. Encore une petite sieste sur le transat devant la mer, et nous repartons en direction de Madaba. Le paysage est assez surprenant, comme celui que j’avais découvert dans la Vallée de la Mort aux Etats-Unis. Ce qui est assez logique finalement puisque dans les deux cas nous sommes sous le niveau de la mer, qui s’est retirée il y a bien longtemps… La roche est magnifique, présentant des strates de différentes couleurs.
Mardi matin, nous quittons Madaba pour nous diriger vers le sud, en prenant la Route des Rois, magnifique route qui nous fait découvrir d’impressionnants paysages. Des immenses canyons désertiques découpés dans la roche ocre… Nous découvrons aussi l’humour des Jordaniens. Juste avant un virage, sur la route longeant le canyon de façon vertigineuse, un panneau indique « Restaurant Grand Canyon, avec WC ». On imagine tout de suite un beau restaurant, avec une belle terrasse avec vue sur le canyon… On passe le virage et on découvre… Une tente avec un panneau « Restaurant » dessus ! Et juste à côté, une mini tente avec un panneau « WC » ! Ca vaut le petit âne de Pétra avec sa couverture rouge que son propriétaire faisait passer pour une Ferrari… mais nous ne sommes pas encore arrivés à Pétra, j’en parlerai plus tard.
Nous arrivons à Kerak en fin de matinée et nous visitons son château, dominant la vallée, avant d’aller déjeuner. Outre la magnifique vue sur la région que nous avons depuis les remparts du château (du haut desquels Godefroy de Bouillon « s’amusait » à jeter ses prisonniers, je vous passe les détails de leur chute), nous découvrons les souterrains du château, véritable dédale pas toujours éclairé, nous faisant passer d’une salle à l’autre. On s’amuse bien en Jordanie !
Nous reprenons ensuite la Route des Rois pour rejoindre Pétra… Enfin on essaye… On est un peu perdu… Et les gens parlent de moins en moins anglais… On se fait même aider par la police qui nous emmène droit vers le désert ! On fini par s’en sortir, et après un petit détour par le château de Chowbak (trop tard pour le visiter, mais magnifique vue dans la lumière du soleil couchant) nous arrivons dans la ville moderne de Pétra en fin de journée.
Pétra… cité mythique… nous passons deux jours sur place pour pleinement profiter du site. En arrivant, nous parcourons le Siq, un long couloir entre deux immenses parois rocheuses, d’un beau rouge sombre, ponctuées de gravures nabatéennes… Nous avons l’impression de marcher longtemps avant de découvrir, quand on ne s’y attend plus, le Trésor, le Khazneh, cette gigantesque porte creusée dans la roche ! C’est en effet assez impressionnant ! Nous entrons ensuite dans la ville à proprement parler, magnifique site archéologique dans un décor naturel tout aussi splendide. La roche, rouge foncée, striée de noir et de jaune, offre un décor particulièrement impressionnant. Nous découvrons des grottes, un ancien théâtre, une voie romaine, des temples… Toute une ville creusée dans la roche, et se fondant complètement dans le décor. Après un bon pique-nique préparé par l’hôtel, nous entamons l’ascension du chemin menant au Monastère. Nous croisons un petit temple avec des lions sculptés, des bédouins "easy rider" avec leur blouson de cuir et leur cigarette juchés en haut de leur chameau (un petit look Johnny Depp dans Pirate des Caraïbes, j'aime beaucoup !), d'autres bédouins proposant un taxi à dos d'ânes (c'est là que nous avons croisé l'âne-ferrari !), pas mal de petites boutiques d'artisanat…. Bref, la montée n'est pas du tout monotone ! Nous arrivons enfin en haut, sur un plateau dégagé. Après quelques pas nous découvrons, en nous retournant, l'entrée du Monastère, immense porte de pierre creusée dans la roche ocre ! Encore plus impressionnant que le Khazneh je trouve, vraiment grandiose ! Nous nous installons dans le café en face, sur des bancs joliment décorés, pour déguster un jus de citron à la menthe bien frais devant le Monastère. Sympathique petite pause ! Mais le chemin continu. Un panneau indique "Vue de la fin du monde" ! Alors on y va, bien sur ! Nous ne sommes pas déçus, la publicité n'est pas mensongère. Après une petite marche, et l'ascension d'une petite colline, nous découvrons un vrai paysage de fin du monde, canyons découpés, très profonds, roche torturée, et au loin, le désert, à perte de vue… Franchement magnifique ! Nous reprenons ensuite tranquillement le chemin du retour, en parcourant la voie romaine, puis le Siq, avant de rejoindre notre hôtel pour prendre une bonne douche avant de sortir manger… une pizza. Oui ça fait du bien de temps en temps aussi, et en plus la pizzeria est juste à côté de l'hôtel.
Après une bonne nuit, nous nous levons tôt pour redécouvrir Pétra sans la foule de la veille. Départ à 7h30, arrivée sur le site avec presque personne, nous avons le Khazneh pour nous tout seul ! (enfin nous le partageons avec trois chameaux et deux petits chats) Cette fois-ci, nous entamons l'ascension du chemin menant au Haut Lieu du Sacrifice. Ca monte dur, mais la vue du sommet, sur Pétra, sur les montagnes, sur le désert, est vraiment magnifique. Nous redescendons ensuite par un autre chemin qui nous fait découvrir, caché dans la roche rouge, quelques tombeaux oubliés… Nous avons l'impression d'être des explorateurs ! En suivant le chemin nous rejoignons le cœur de la cité pour pique-niquer tranquillement. Nous visitons ensuite les nombreux tombeaux creusés dans la roche avant de gravir le Djebel Khubta, massif de grès multicolore dominant la cité de Pétra. Après une rencontre insolite avec un homme qui vit là tout seul avec son âne avec qui il a grandit, sa seule possession, sa seule richesse, nous arrivons au sommet. Nous avons alors une vue vraiment saisissante, le Khazneh, cette façade monumentale à l'entrée de Pétra, est maintenant sous nos pieds ! Nous redescendons ensuite prendre un bon jus de citron bien frais (et bien mérité) avant de rejoindre Abdallah, un bédouin commerçant qui vend de l'artisanat sur le site de Pétra. J'avais repéré la veille un joli bracelet en argent sur son étalage. Comme il nous reconnait, il nous offre le thé, et nous passons un très bon moment avant de négocier (un peu) le prix du bracelet. Après cette longue journée, et après une bonne douche, nous dînons à nouveau à la pizzeria (même si je prends une moussaka) avant de retrouver notre lit. Le réveil sera dur demain, notre téléphone ayant subrepticement avancé d'une heure en se connectant au wifi de l'hôtel…
Vendredi matin, levé très tôt donc, et route jusqu'au village de Wadi Rum, à l'entrée du désert (ce n'est pas une métaphore, la route ne va pas plus loin). Nous nous posons à la terrasse ombragée du petit restaurant avant de rejoindre Isabelle, une jeune femme Belge mariée à un bédouin du désert, propriétaire de l'agence Jordan Tracks qui organise des tours à cheval, à dos de chameau ou en jeep. Et l'aventure commence ! Juchés sur nos chameaux nous partons vers le désert.
Le pas lent du dromadaire nous fera visiter une petite partie de ce surprenant désert, très montagneux, très contrasté aussi, entre le rouge du sable des dunes, l'ocre des pierres, le vert des buissons, le blanc des fleurs et le bleu du ciel. Les couleurs sont magnifiques ! Nous faisons quelques pauses dans notre méharée, pour découvrir une source qui pousse en haut d'une montagne, pour gravir une dune de sable rouge ou pour nous enfoncer dans un canyon étroit entre deux parois rocheuses couvertes d'inscriptions nabatéennes. A chaque fois, des bédouins confortablement installés sous leur tente nous invitent à prendre le thé.
Nous arrivons ainsi, au rythme des chameaux, en fin d'après-midi au camp bédouin de Jordan Tracks. Nous sommes les premiers arrivées, mais le camp prend rapidement vie quand une couple d'anglais et un groupe de français nous rejoignent. Nous faisons également la connaissance de Saleem, le mari bédouin d'Isabelle, et d'Awad, qui sera notre guide le lendemain. A la nuit tombée, nous entrons tous sous la grande tente pour le repas du soir (très bon poulet grillé sur le feu), pendant que nos hôtes chantent accompagnés de leur oud et d'un petit tambour. Après le repas, nous nous éloignons de la lumière du camp pour observer les multitudes d'étoiles dans ce ciel d'une pureté incroyable. Nous allons faire de beaux rêves cette nuit…
Le lendemain, après un bon petit déjeuner sous la tente des bédouins (j'adore vraiment leur thé !) nous partons à deux voitures avec les cinq français à la découverte du désert (en jeep cette fois-ci, beaucoup plus agréable que le chameau finalement).
Nous nous arrêtons d'abord près d'une petite arche en pierre découpée sur le ciel, perchée en haut d'une colline rocheuse, avant de redécouvrir le canyon de la veille (aujourd'hui nous découvrons même un figuier qui y pousse !). Nous nous arrêtons également, comme la veille, à Lawrence Spring, nommée ainsi car Lawrence d'Arabie avait choisi le Wadi Rum comme base pour combattre avec les arabes contre l'empire Ottoman. Mais cette fois-ci, nous escaladons la colline pour découvrir la source au sommet. La vue de là haut sur le désert est impressionnante ! Et l'eau qui coule dans le désert l'est tout autant.
Après la découverte d'une belle dune de sable rouge se découpant sur le ciel bleu, et sur laquelle pousse des buissons de fleurs blanche ressemblant à des genets, et la découverte d’un étrange rocher ressemblant à un gros champignon, le vent érodant son "pied" doucement au fil des ans, nous nous arrêtons à l'ombre d'une belle paroi rocheuse pour déjeuner.
Le lieu est clairement connu et utilisé régulièrement par les bédouins, si l’on en croit les tâches de sang et autre touffes de poils autour d'une pierre plate… Oui, c'est en effet là qu'on tue les chèvres ! Et les chameaux aussi. Même si c'est plus compliqué de bien tuer le chameau, il faut lui bander les yeux, tirer son cou en arrière, et lui enfoncer une très longue lame juste sous la gorge. Tuer une chèvre, à côté, c'est bien plus facile, en cinq minutes c'est réglé, même si le jeune guide du groupe de français nous avoue avoir eu un peu peur la première fois. Et c'est à ce moment de la conversation, qu'Awad, qui était tranquillement en train de servir le thé, ouvre sa djellaba pour nous montrer le couteau qu'il gardait contre sa poitrine ! Et pour nous ramener d'un coup vers le XXIème siècle, il enchaine en nous disant que si on le cherche sur Youtube, on devrait trouver des vidéos de lui !
Nous reprenons ensuite notre périple dans le désert, pour découvrir une "piscine", réservoir naturel creusé dans la roche, à sec à cette saison. Puis un peu plus loin des inscriptions gravées sur la roche. De l'art bédouin ? Non, tout simplement un ancien panneau de signalisation ! Les gravures des chameaux indiquent la direction à prendre pour le chemin de la Mecque, et les gravures représentant des serpents indiquent les dangers que peuvent rencontrer les nomades dressant leur camp à cet endroit.
Nos guides nous déposent ensuite à l'entrée d'un canyon, plus large cette fois-ci que le précédent. Nous traversons le canyon à pied, nos guides nous attendent avec les jeeps de l'autre côté. Ce canyon est surprenant, un vrai petit coin de paradis sur terre ! Des arbres en fleurs y poussent à l'ombre des parois rocheuses, nous avons l'impression de découvrir un paradis perdu.
Deux arrêts supplémentaires nous permettent de découvrir deux magnifiques arches de pierres, l'une perchée en haut d'une montagne, inaccessible, l'autre bien plus proche de nous est vite escaladée par certains du groupe.
Après cette boucle dans le désert, nous repassons devant le camp et reprenons le chemin du retour vers le village, le même chemin que nous avons pris la veille avec nos chameaux. Les lieux découverts la veille nous paraissaient très éloignés les uns des autres, nous les voyons aujourd'hui défiler à toute vitesse, c'est assez surréaliste !
De retour au village, et après de chaleureux "au revoir" échangés avec nos amis bédouins et français, nous reprenons la route avec notre voiture en direction du sud, d'Aqaba, de la Mer Rouge à la frontière avec l'Egypte et l'Arabie Saoudite. Ah qu'il est bon de prendre une douche et de se poser sur le bord de la piscine de notre hôtel ! Après 4 jours passés dans le sable et la roche (entre Pétra et le Wadi Rum), nous avons du mal à réaliser où nous sommes ! Nous aurions pu passer une excellente nuit si des moustiques n'avaient pas décidé de squatter notre lit king size…
Dimanche, dernier jour avant le retour en France. La température a monté en flèche toute la semaine et il fait vraiment trop chaud pour rester à Aqaba. Nous nous arrêtons quand même au bord de la plage, pour découvrir les jordaniennes qui se baignent tout habillées (les occidentales en maillots de bain semblent venir d'une autre planète) avant de repartir vers le nord par l'autoroute du désert.
Sur cette autoroute, qui traverse le pays du nord au sud en coupant dans le désert, nous croisons : - des chameaux qui traversent la route - des chèvres qui traversent aussi - des ânes - des piétons Et puis pour être sure que les voitures ralentissent pour ne pas écraser tout ce beau monde, ils ont mis des dos d'ânes ! Oui, sur l'autoroute ! Au moins, la route est moins monotone que ce qu'on avait imaginé.
Nous la quittons tout de même avant la fin pour faire un petit détour par le site de Umm er-Rasas, site archéologique qui contient des ruines romaines et byzantines. Le site ressemble un peu à un "site archéologique à fouiller soi-même", les bâtiments sont encore pour la plupart ensevelis sous les pierres, mais en se promenant nous découvrons quelques belles mosaïques dans les anciennes églises. Clou du spectacle, la magnifique mosaïque de l'église Saint Etienne, vraiment très bien conservée, qui représente les villes de la région.
Nous rejoignons ensuite Madaba en fin de journée, et pour notre dernière soirée nous retournons au restaurant Bawabit. On y mange toujours aussi bien, et pour terminer le voyage en beauté nous nous offrons un narguilhé avec un verre d'arak.
Lundi, fin du voyage, nous rejoignons Amman pour reprendre l'avion. Bizarrement, il pleut aujourd'hui. Je dis bizarrement parceque après une semaine de grand soleil, voir le même paysage avec des nuages dans le ciel est assez étrange.
En tous cas, nous sommes un peu tristes de partir. Même si le voyage a parfois été très dur physiquement à cause de la chaleur, la Jordanie est vraiment un bien beau pays, très riche culturellement, très accueillant, et avec des paysages magnifiques.
J1 : avion Paris Amman sur Royal Jordanian (vol direct), récupération de la voiture de location (Avis) à l'aéroport, et direction Madaba pour 3 nuits à l'hotel Mariam. Très bon hotel, très confortable, délicieux p'tit dej (avec des pancakes !), bien placé Diner à l'hotel
J2 : Matin visite du chateau de Ajlun Déjeuner dans le restaurant (buffet) juste à l'entrée du site de Jerash Après-midi à Jérash Diner au restaurant Bawabit à Madaba
J3 : Mont Nébo le matin Dejeuner et après-midi sur la plage du Movenpick Resort pour profiter de la Mer Morte Diner au restaurant Bawabit à Madaba
J4 : Route des Rois en direction de Pétra Arret en fin de matinée pour visiter le chateau de Kerak, déjeuner à Kerak Arret au Chateau de Chowbak (trop tard pour le visiter) Arrivée à Petra en fin d'apres-midi Nuit au Sunset hotel Meme standing que le Mariam à Madaba, le Sunset propose aussi pour 4 JD de nous préparer un pique-nique.
J5 : Site de Petra le Siq, le Khazneh, la ville... Après le pique-nique, ascension en direction du Monastère
J6 : lever tôt pour profiter de Petra sans la foule Excursion au Lieu du Haut Sacrifice Après manger excursion sur le Djebel Khubta pour surplomber le Khazneh
J7 : Direction le Wadi Rum Excursion dans le desert à dos de chameau avec Jordan Tracks Nuit au camp bédouin de Jordan Tracks. Agence vraiment très professionnelle, nous avons passé 2 merveilleuses journées ! Je recommande.
J8 : Journée en jeep dans le Wadi Rum avec un guide bedouin (toujours Jordan Tracks) Franchement magnifique ! Retour au village en fin d'après-midi Route vers Aqaba Nuit au calme hors de la ville au Red Sea Dive Center Hotel (il faut quand même entrer dnas Aqaba pour trouver la bonne route qui y mene) Diner à l'hotel
J9 : matin à Aqaba Route du desert pour revenir à Madaba (pique nique en route) Arret à Umm er-Rasas Arrivée à Madaba en fin d'après-midi
J10 : retour à Amman pour prendre l'avion pour Paris
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Et maintenant, pour ceux qui aiment un peu de lecture, voici le récit détaillé de nos aventures (le récit accompagné de photos se trouve ICI) :
Et pourquoi pas la Jordanie ?
Deux semaines avant notre voyage prévu au Japon, un terrible séisme ravage une partie du pays, avec les conséquences que l’on sait… Une semaine avant le voyage, nous décidons donc de changer de destination. L’Ouest Américain ? J’aimerais beaucoup y revenir, mais c’est encore trop tôt dans l’année pour bien profiter du Yosemite National Park… L’Argentine ? C’est aussi un pays qui nous tente, mais organiser un voyage dans ce grand pays en moins d’une semaine parait difficile… Madère, l’île aux fleurs, pour une semaine de randonnée printanière ? Nous rêvions d’un grand voyage dépaysant… Et pourquoi pas la Jordanie ? Depuis le temps que mon homme rêve de découvrir Pétra ? Au moins nous aurons du soleil, ça fera du bien ! C’est décidé ! En un week-end, Guide du Routard à la main, nous organisons un super voyage en Jordanie !
Le samedi suivant, nous embarquons dans un avion Royal Jordanian direction Amman, la capitale. Nous n’y restons pas et préférons partir directement à Madaba, sympathique petite ville qui nous rappelle un peu la Sicile. Nous y resterons 3 nuits pour rayonner dans la région.
Dimanche matin, après un bon petit déjeuner, nous partons vers le nord en direction d’Ajlun, un ancien château croisé. La visite est très intéressante, même s’il n’y a pas beaucoup d’explications. Après déjeuner, nous visitons Jerash, site gréco-romain magnifiquement conservé ! Le site est immense, vraiment beau, et tellement bien conservé que l’on a presque l’impression de voir débouler un char romain sur la voie principale en direction du forum ! Cette visite est d’ailleurs pleine de surprises. En visitant l’impressionnant théâtre, nous assistons à un concert de cornemuses ! Jamais je n’aurais pensé écouter des jordaniens jouer des airs écossais à la cornemuse dans un ancien théâtre grec ! Sur le chemin nous menant au Temple d’Artémis, nous passons à côté des ruines de la cathédrale où un prêtre catholique célèbre une messe en plein air… Arrivés au Temple d’Artémis, je vois de la fumée s’élever de l’intérieur du temple… Une offrande aux Dieux ? Non ! Un vendeur de thé à la menthe ! Il est très bon d’ailleurs ce thé. Après cette belle journée riche en surprises et en découvertes, nous retournons à Madaba pour diner au Bawabit, très bon restaurant qui à l’avantage d’être tenu par des Chrétiens, on peut donc boire du vin pour accompagner notre repas. Nous goûtons à cette occasion le vin du Mont Nébo.
Petit aparté sur la gastronomie jordanienne avant de continuer ce récit. La nourriture, pas mal inspiré de la gastronomie libanaise, est très bonne. En entrée nous avons souvent des petites soupes et des mezzés (houmous, salades, concombre…). Ensuite, le poulet grillé (ou en brochette marinée, le chich taouk est très très bon), ou le mouton sont à l’honneur, accompagnés de courgettes et d’aubergines. Et pour finir le repas, un bon thé s’impose. Qu’il soit à la menthe fraîche ou infusé avec du sucre et parfois de la sauge à la façon des bédouins, il est toujours très bon !
Je parlais un peu plus haut du vin du Mont Nébo, dès lundi matin nous nous rendons sur ce lieu mythique du haut duquel Moïse observa la Terre Promise avant de mourir. Ca fait quelque chose de distinguer dans la brume matinale la Mer Morte, la Vallée du Jourdain, Bethleem si proche…
Après une petite balade dans les environs, nous changeons complètement de décors et allons au Movenpick Resort, grand hôtel de luxe, pour passer l’après-midi sur un transat sur la plage au bord de la Mer Morte. Très important de se baigner dans la Mer Morte sur la plage privée d’un hôtel, la concentration en sel est tellement importante qu’une douche s’impose ! On flotte vraiment ! Par contre, le sel, ça coupe… Et quand on s’entaille la main dans l’eau salée, ça fait vraiment mal … Heureusement, le personnel de l’hôtel veille, et est bien équipés en pansements et bétadine. Encore une petite sieste sur le transat devant la mer, et nous repartons en direction de Madaba. Le paysage est assez surprenant, comme celui que j’avais découvert dans la Vallée de la Mort aux Etats-Unis. Ce qui est assez logique finalement puisque dans les deux cas nous sommes sous le niveau de la mer, qui s’est retirée il y a bien longtemps… La roche est magnifique, présentant des strates de différentes couleurs.
Mardi matin, nous quittons Madaba pour nous diriger vers le sud, en prenant la Route des Rois, magnifique route qui nous fait découvrir d’impressionnants paysages. Des immenses canyons désertiques découpés dans la roche ocre… Nous découvrons aussi l’humour des Jordaniens. Juste avant un virage, sur la route longeant le canyon de façon vertigineuse, un panneau indique « Restaurant Grand Canyon, avec WC ». On imagine tout de suite un beau restaurant, avec une belle terrasse avec vue sur le canyon… On passe le virage et on découvre… Une tente avec un panneau « Restaurant » dessus ! Et juste à côté, une mini tente avec un panneau « WC » ! Ca vaut le petit âne de Pétra avec sa couverture rouge que son propriétaire faisait passer pour une Ferrari… mais nous ne sommes pas encore arrivés à Pétra, j’en parlerai plus tard.
Nous arrivons à Kerak en fin de matinée et nous visitons son château, dominant la vallée, avant d’aller déjeuner. Outre la magnifique vue sur la région que nous avons depuis les remparts du château (du haut desquels Godefroy de Bouillon « s’amusait » à jeter ses prisonniers, je vous passe les détails de leur chute), nous découvrons les souterrains du château, véritable dédale pas toujours éclairé, nous faisant passer d’une salle à l’autre. On s’amuse bien en Jordanie !
Nous reprenons ensuite la Route des Rois pour rejoindre Pétra… Enfin on essaye… On est un peu perdu… Et les gens parlent de moins en moins anglais… On se fait même aider par la police qui nous emmène droit vers le désert ! On fini par s’en sortir, et après un petit détour par le château de Chowbak (trop tard pour le visiter, mais magnifique vue dans la lumière du soleil couchant) nous arrivons dans la ville moderne de Pétra en fin de journée.
Pétra… cité mythique… nous passons deux jours sur place pour pleinement profiter du site. En arrivant, nous parcourons le Siq, un long couloir entre deux immenses parois rocheuses, d’un beau rouge sombre, ponctuées de gravures nabatéennes… Nous avons l’impression de marcher longtemps avant de découvrir, quand on ne s’y attend plus, le Trésor, le Khazneh, cette gigantesque porte creusée dans la roche ! C’est en effet assez impressionnant ! Nous entrons ensuite dans la ville à proprement parler, magnifique site archéologique dans un décor naturel tout aussi splendide. La roche, rouge foncée, striée de noir et de jaune, offre un décor particulièrement impressionnant. Nous découvrons des grottes, un ancien théâtre, une voie romaine, des temples… Toute une ville creusée dans la roche, et se fondant complètement dans le décor. Après un bon pique-nique préparé par l’hôtel, nous entamons l’ascension du chemin menant au Monastère. Nous croisons un petit temple avec des lions sculptés, des bédouins "easy rider" avec leur blouson de cuir et leur cigarette juchés en haut de leur chameau (un petit look Johnny Depp dans Pirate des Caraïbes, j'aime beaucoup !), d'autres bédouins proposant un taxi à dos d'ânes (c'est là que nous avons croisé l'âne-ferrari !), pas mal de petites boutiques d'artisanat…. Bref, la montée n'est pas du tout monotone ! Nous arrivons enfin en haut, sur un plateau dégagé. Après quelques pas nous découvrons, en nous retournant, l'entrée du Monastère, immense porte de pierre creusée dans la roche ocre ! Encore plus impressionnant que le Khazneh je trouve, vraiment grandiose ! Nous nous installons dans le café en face, sur des bancs joliment décorés, pour déguster un jus de citron à la menthe bien frais devant le Monastère. Sympathique petite pause ! Mais le chemin continu. Un panneau indique "Vue de la fin du monde" ! Alors on y va, bien sur ! Nous ne sommes pas déçus, la publicité n'est pas mensongère. Après une petite marche, et l'ascension d'une petite colline, nous découvrons un vrai paysage de fin du monde, canyons découpés, très profonds, roche torturée, et au loin, le désert, à perte de vue… Franchement magnifique ! Nous reprenons ensuite tranquillement le chemin du retour, en parcourant la voie romaine, puis le Siq, avant de rejoindre notre hôtel pour prendre une bonne douche avant de sortir manger… une pizza. Oui ça fait du bien de temps en temps aussi, et en plus la pizzeria est juste à côté de l'hôtel.
Après une bonne nuit, nous nous levons tôt pour redécouvrir Pétra sans la foule de la veille. Départ à 7h30, arrivée sur le site avec presque personne, nous avons le Khazneh pour nous tout seul ! (enfin nous le partageons avec trois chameaux et deux petits chats) Cette fois-ci, nous entamons l'ascension du chemin menant au Haut Lieu du Sacrifice. Ca monte dur, mais la vue du sommet, sur Pétra, sur les montagnes, sur le désert, est vraiment magnifique. Nous redescendons ensuite par un autre chemin qui nous fait découvrir, caché dans la roche rouge, quelques tombeaux oubliés… Nous avons l'impression d'être des explorateurs ! En suivant le chemin nous rejoignons le cœur de la cité pour pique-niquer tranquillement. Nous visitons ensuite les nombreux tombeaux creusés dans la roche avant de gravir le Djebel Khubta, massif de grès multicolore dominant la cité de Pétra. Après une rencontre insolite avec un homme qui vit là tout seul avec son âne avec qui il a grandit, sa seule possession, sa seule richesse, nous arrivons au sommet. Nous avons alors une vue vraiment saisissante, le Khazneh, cette façade monumentale à l'entrée de Pétra, est maintenant sous nos pieds ! Nous redescendons ensuite prendre un bon jus de citron bien frais (et bien mérité) avant de rejoindre Abdallah, un bédouin commerçant qui vend de l'artisanat sur le site de Pétra. J'avais repéré la veille un joli bracelet en argent sur son étalage. Comme il nous reconnait, il nous offre le thé, et nous passons un très bon moment avant de négocier (un peu) le prix du bracelet. Après cette longue journée, et après une bonne douche, nous dînons à nouveau à la pizzeria (même si je prends une moussaka) avant de retrouver notre lit. Le réveil sera dur demain, notre téléphone ayant subrepticement avancé d'une heure en se connectant au wifi de l'hôtel…
Vendredi matin, levé très tôt donc, et route jusqu'au village de Wadi Rum, à l'entrée du désert (ce n'est pas une métaphore, la route ne va pas plus loin). Nous nous posons à la terrasse ombragée du petit restaurant avant de rejoindre Isabelle, une jeune femme Belge mariée à un bédouin du désert, propriétaire de l'agence Jordan Tracks qui organise des tours à cheval, à dos de chameau ou en jeep. Et l'aventure commence ! Juchés sur nos chameaux nous partons vers le désert.
Le pas lent du dromadaire nous fera visiter une petite partie de ce surprenant désert, très montagneux, très contrasté aussi, entre le rouge du sable des dunes, l'ocre des pierres, le vert des buissons, le blanc des fleurs et le bleu du ciel. Les couleurs sont magnifiques ! Nous faisons quelques pauses dans notre méharée, pour découvrir une source qui pousse en haut d'une montagne, pour gravir une dune de sable rouge ou pour nous enfoncer dans un canyon étroit entre deux parois rocheuses couvertes d'inscriptions nabatéennes. A chaque fois, des bédouins confortablement installés sous leur tente nous invitent à prendre le thé.
Nous arrivons ainsi, au rythme des chameaux, en fin d'après-midi au camp bédouin de Jordan Tracks. Nous sommes les premiers arrivées, mais le camp prend rapidement vie quand une couple d'anglais et un groupe de français nous rejoignent. Nous faisons également la connaissance de Saleem, le mari bédouin d'Isabelle, et d'Awad, qui sera notre guide le lendemain. A la nuit tombée, nous entrons tous sous la grande tente pour le repas du soir (très bon poulet grillé sur le feu), pendant que nos hôtes chantent accompagnés de leur oud et d'un petit tambour. Après le repas, nous nous éloignons de la lumière du camp pour observer les multitudes d'étoiles dans ce ciel d'une pureté incroyable. Nous allons faire de beaux rêves cette nuit…
Le lendemain, après un bon petit déjeuner sous la tente des bédouins (j'adore vraiment leur thé !) nous partons à deux voitures avec les cinq français à la découverte du désert (en jeep cette fois-ci, beaucoup plus agréable que le chameau finalement).
Nous nous arrêtons d'abord près d'une petite arche en pierre découpée sur le ciel, perchée en haut d'une colline rocheuse, avant de redécouvrir le canyon de la veille (aujourd'hui nous découvrons même un figuier qui y pousse !). Nous nous arrêtons également, comme la veille, à Lawrence Spring, nommée ainsi car Lawrence d'Arabie avait choisi le Wadi Rum comme base pour combattre avec les arabes contre l'empire Ottoman. Mais cette fois-ci, nous escaladons la colline pour découvrir la source au sommet. La vue de là haut sur le désert est impressionnante ! Et l'eau qui coule dans le désert l'est tout autant.
Après la découverte d'une belle dune de sable rouge se découpant sur le ciel bleu, et sur laquelle pousse des buissons de fleurs blanche ressemblant à des genets, et la découverte d’un étrange rocher ressemblant à un gros champignon, le vent érodant son "pied" doucement au fil des ans, nous nous arrêtons à l'ombre d'une belle paroi rocheuse pour déjeuner.
Le lieu est clairement connu et utilisé régulièrement par les bédouins, si l’on en croit les tâches de sang et autre touffes de poils autour d'une pierre plate… Oui, c'est en effet là qu'on tue les chèvres ! Et les chameaux aussi. Même si c'est plus compliqué de bien tuer le chameau, il faut lui bander les yeux, tirer son cou en arrière, et lui enfoncer une très longue lame juste sous la gorge. Tuer une chèvre, à côté, c'est bien plus facile, en cinq minutes c'est réglé, même si le jeune guide du groupe de français nous avoue avoir eu un peu peur la première fois. Et c'est à ce moment de la conversation, qu'Awad, qui était tranquillement en train de servir le thé, ouvre sa djellaba pour nous montrer le couteau qu'il gardait contre sa poitrine ! Et pour nous ramener d'un coup vers le XXIème siècle, il enchaine en nous disant que si on le cherche sur Youtube, on devrait trouver des vidéos de lui !
Nous reprenons ensuite notre périple dans le désert, pour découvrir une "piscine", réservoir naturel creusé dans la roche, à sec à cette saison. Puis un peu plus loin des inscriptions gravées sur la roche. De l'art bédouin ? Non, tout simplement un ancien panneau de signalisation ! Les gravures des chameaux indiquent la direction à prendre pour le chemin de la Mecque, et les gravures représentant des serpents indiquent les dangers que peuvent rencontrer les nomades dressant leur camp à cet endroit.
Nos guides nous déposent ensuite à l'entrée d'un canyon, plus large cette fois-ci que le précédent. Nous traversons le canyon à pied, nos guides nous attendent avec les jeeps de l'autre côté. Ce canyon est surprenant, un vrai petit coin de paradis sur terre ! Des arbres en fleurs y poussent à l'ombre des parois rocheuses, nous avons l'impression de découvrir un paradis perdu.
Deux arrêts supplémentaires nous permettent de découvrir deux magnifiques arches de pierres, l'une perchée en haut d'une montagne, inaccessible, l'autre bien plus proche de nous est vite escaladée par certains du groupe.
Après cette boucle dans le désert, nous repassons devant le camp et reprenons le chemin du retour vers le village, le même chemin que nous avons pris la veille avec nos chameaux. Les lieux découverts la veille nous paraissaient très éloignés les uns des autres, nous les voyons aujourd'hui défiler à toute vitesse, c'est assez surréaliste !
De retour au village, et après de chaleureux "au revoir" échangés avec nos amis bédouins et français, nous reprenons la route avec notre voiture en direction du sud, d'Aqaba, de la Mer Rouge à la frontière avec l'Egypte et l'Arabie Saoudite. Ah qu'il est bon de prendre une douche et de se poser sur le bord de la piscine de notre hôtel ! Après 4 jours passés dans le sable et la roche (entre Pétra et le Wadi Rum), nous avons du mal à réaliser où nous sommes ! Nous aurions pu passer une excellente nuit si des moustiques n'avaient pas décidé de squatter notre lit king size…
Dimanche, dernier jour avant le retour en France. La température a monté en flèche toute la semaine et il fait vraiment trop chaud pour rester à Aqaba. Nous nous arrêtons quand même au bord de la plage, pour découvrir les jordaniennes qui se baignent tout habillées (les occidentales en maillots de bain semblent venir d'une autre planète) avant de repartir vers le nord par l'autoroute du désert.
Sur cette autoroute, qui traverse le pays du nord au sud en coupant dans le désert, nous croisons : - des chameaux qui traversent la route - des chèvres qui traversent aussi - des ânes - des piétons Et puis pour être sure que les voitures ralentissent pour ne pas écraser tout ce beau monde, ils ont mis des dos d'ânes ! Oui, sur l'autoroute ! Au moins, la route est moins monotone que ce qu'on avait imaginé.
Nous la quittons tout de même avant la fin pour faire un petit détour par le site de Umm er-Rasas, site archéologique qui contient des ruines romaines et byzantines. Le site ressemble un peu à un "site archéologique à fouiller soi-même", les bâtiments sont encore pour la plupart ensevelis sous les pierres, mais en se promenant nous découvrons quelques belles mosaïques dans les anciennes églises. Clou du spectacle, la magnifique mosaïque de l'église Saint Etienne, vraiment très bien conservée, qui représente les villes de la région.
Nous rejoignons ensuite Madaba en fin de journée, et pour notre dernière soirée nous retournons au restaurant Bawabit. On y mange toujours aussi bien, et pour terminer le voyage en beauté nous nous offrons un narguilhé avec un verre d'arak.
Lundi, fin du voyage, nous rejoignons Amman pour reprendre l'avion. Bizarrement, il pleut aujourd'hui. Je dis bizarrement parceque après une semaine de grand soleil, voir le même paysage avec des nuages dans le ciel est assez étrange.
En tous cas, nous sommes un peu tristes de partir. Même si le voyage a parfois été très dur physiquement à cause de la chaleur, la Jordanie est vraiment un bien beau pays, très riche culturellement, très accueillant, et avec des paysages magnifiques.
Climat politique en Syrie actuellement? (fin mars 2011)
Des VFistes sont-ils en Syrie actuellement ?
Quel est le climat politique sur place ?
Se rendre en Palestine en partance de la Syrie?
Bonsoir, as salam alaykoum wa rahmatoullahi wa barrakatouh,
Quelqu'un pourrai me dire s'il est difficile de se rendre en Palestine en partance de la Syrie? Dans le cas ou cela serai aisé, est 'il dangereux de se rendre aux mosquées de Al Aqsa et celle du Dome du Rocher ? Par avance merci pour vos réponses,
Cordialement.
Quelqu'un pourrai me dire s'il est difficile de se rendre en Palestine en partance de la Syrie? Dans le cas ou cela serai aisé, est 'il dangereux de se rendre aux mosquées de Al Aqsa et celle du Dome du Rocher ? Par avance merci pour vos réponses,
Cordialement.











