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Utilité d'un drone en Patagonie?
Bonjour,
Etant un passionné de photo (équipé en Canon numérique 24x36 et plusieurs objectifs Pro), je me demande si c'est utile d'investir dans un drone (expert) du genre DJI Mavic Pro.
Quand je vois les prises de vue faites par de nombreuses personnes de par le monde, je trouve que le drone apporte un vrai + dans un voyage. 😊 Par contre, ma plus grosse crainte précisément en Patagonie, c'est le vent !!! Les drones ne supportant pas des vents trop violents. 🤪
Qu'en pensez-vous ? PS : je serais en Patagonie en décembre.
Quand je vois les prises de vue faites par de nombreuses personnes de par le monde, je trouve que le drone apporte un vrai + dans un voyage. 😊 Par contre, ma plus grosse crainte précisément en Patagonie, c'est le vent !!! Les drones ne supportant pas des vents trop violents. 🤪
Qu'en pensez-vous ? PS : je serais en Patagonie en décembre.
Patagonia: looking for a 4x4 rental with a fitted camper cell?
Hi there,
I’m planning to explore Argentine and Chilean Patagonia for a month in December 2019.
I’m looking for a rental company (or several) that offers single-cab 4x4 pick-ups with a fitted camper cell for two people. I’m specifically after a vehicle with an indoor shower for extra comfort ;) So, no vans—at least not from the rental companies I’ve seen so far.
While browsing the forum, I came across the Chilean rental company Holiday Rent. But do you have any recommendations for Argentine rentals? Because, if I can’t return the vehicle in the same city as pickup, I’d prefer—and it’d likely be cheaper—to at least return it in the same country.
I’m planning to explore Argentine and Chilean Patagonia for a month in December 2019.
I’m looking for a rental company (or several) that offers single-cab 4x4 pick-ups with a fitted camper cell for two people. I’m specifically after a vehicle with an indoor shower for extra comfort ;) So, no vans—at least not from the rental companies I’ve seen so far.
While browsing the forum, I came across the Chilean rental company Holiday Rent. But do you have any recommendations for Argentine rentals? Because, if I can’t return the vehicle in the same city as pickup, I’d prefer—and it’d likely be cheaper—to at least return it in the same country.
Joies et frustrations au Paso San Francisco en Argentine
Joies et frustrations au Paso San Francisco à vélo
Le voyage à vélo, quelques soient les destinations et les distances, apporte toujours de grandes satisfactions, car les belles constantes que sont l’effort physique et le contact à la nature dans tout ce qu’elle a d’agréable ou de cruel sont indéfectiblement présentes. Il est donc très difficile de classer les voyages, d’ailleurs cela a-t-il un sens ?
Enfourcher son vélo en partance s’impose comme une drogue dont on devient de plus en plus dépendant, au fur et à mesure des expériences. Certaines cependant laissent des traces particulières, à la manière d’effets secondaires qui altèrent ou modifient quelque chose en vous de façon irrémédiable. L’ascension de ce col frontière à plus de 4800 m d'altitude fut de ces substances, distillant des joies et des frustrations profondes. D’ailleurs la réalisation de grands projets, lorsqu’ils sont un peu fous, induit une forme de tristesse, car un beau rêve s’est évaporé en devenant réalité. Par contre échouer entraîne une frustration devant l’échec, et l’on se reproche de ne pas avoir osé.
Notre projet initial était de monter au col, qui se situe à plus de 4800 m d’altitude à vélo, et de gravir le volcan qui le domine du haut de ses 6016 mètres. Nous avions à choisir l’intervalle le plus propice. Le choix se faisait entre la période des grands vents ou celle des intempéries neigeuses. En effet, dans ces régions pas de pluie, il y fait trop froid dès que le soleil est masqué. Sans trop hésiter je préfère me battre contre un vent, même en furie, que contre une tempête de neige à plus de 4000 mètres à vélo. Voilà pourquoi notre voyage nous l’avons décidé sur les mois d’octobre et novembre.
Les étapes précédentes, dont les points forts avaient été le volcan Tuzgle à 5530 m, l’Abra del Acay à 4972 m et la Cuesta Zapata à seulement 1875 m, s’étaient passées dans des conditions confortables pour ces régions andines hostiles. Même s’il faut toujours être positif et rester optimiste, je sais par expérience que la montagne, et particulièrement dans les Andes, peut se déchaîner au-delà de ce que l’on peut imaginer. Et le cycliste, qui se transforme en alpiniste se met en « zone de vulnérabilité » dans ces coins. La réussite, lorsque cela se complique, réside dans la capacité à résister moralement à l’appréhension voire la peur et de continuer, en évitant de se poser trop de questions. Mais ce n’est pas si facile à faire. La décision de poursuivre ou de renoncer repose sur une multitude d’éléments que j’ai eu le temps de faire défiler dans ma tête durant l’arrêt que nous fîmes au paso San Francisco dans un vent d’une force que je n’avais pas connue jusqu’à présent.
Pourtant de mes expériences précédentes dans le désert de l’Atacama je conserve des sensations fortes. De plus, j’avais lu des récits d’alpinistes, plus au sud en Patagonie, qui rapportaient des choses stupéfiantes. Un grimpeur racontait que sur le Fitz Roy ou sur le Cerro Torre, ce n’était pas les cailloux qui tombaient qui étaient dangereux, mais les glaçons entraînés par des vents fous, qui remontaient les dièdres et vous frappaient par en dessous. Donc je savais que dans ces coins des Andes le pire était toujours possible. La confrontation à une nature dure est l’un des principaux moteurs de cette envie de se lancer dans des grands voyages à vélo en autonomie en zone d’altitude.
Nous voilà donc à Tinogasta pour ce qui va être une boucle de 500 km, ce que nous ne savons pas encore. Comme toujours au moment où l’on est en passe de réaliser de grands projets, mûris depuis longtemps, on ressent une excitation toute jubilatoire. Dans cette petite ville nous passons une soirée agréable, entre joli quartier de viande que nous cuisinons dans notre chambre et excellent vin rouge provenant du cépage malbec, celui du cahors. Il faut en profiter la frugalité risque d’être de mise les jours suivants.
Au matin nous partons pour le premier petit bond de 50 kilomètres jusqu’à Fiambala, bourgade sise au pied même du col, connue pour ses thermes et ses grandes dunes. Le Dakar, depuis qu’il se déroule en Amérique du Sud pour raison de sécurité, a participé à mettre à l’honneur ce coin perdu des Andes.
Étrange et inhabituel, ce matin dans ce désert le ciel est très chargé et il pleut doucement. Depuis un mois que nous roulons nous n’avons eu qu’un ciel éclatant et c’est tout surpris que nous accueillions la pluie. Heureusement la route est asphaltée. Cependant lorsque nous regardons à notre droite nous ne distinguons rien dans les nuages, mais nous savons que là-bas dans des nébulosités menaçantes se cache la Cuesta Zapata, que nous avons franchie les jours précédents. Nous ne pouvons nous empêcher d’imaginer cette magnifique aventure sous la pluie !
A droite dans les nuage la Cuesta Zapata
Route encore humide
Sachant que la période des pluies et neige ne commence vraiment que dans deux mois, nous ne sommes cependant pas trop inquiets. Toutefois, dans cette période de réchauffement tout est possible. La route va sécher, les nuages se disperser et les immensités des espaces andins imposer leur présence. Les fameuses dunes aux couleurs claires apparaissent, mais les distances sont difficiles à évaluer, et leur donner des hauteurs reste du domaine de la conjecture.
La pluie a été de courte durée
Immense ligne droite qui s’enfonce dans un espace aux dimensions improbables. Que le plaisir est intense de se trouver là, à pédaler vers un but encore hypothétique, le paso San Francisco, distant de plus de deux cents kilomètres. Depuis des mois nous avons ce parcours en tête, regardé de multiples fois sur google earth.
Le vent nous est favorable, la forme excellente et il nous semble que nous descendons en permanence. Nous parcourons les cinquante kilomètres en un peu plus de deux heures. Nous serons tout étonnés au retour dans une semaine d’avoir à nouveau l’impression que la route descend tout le temps !
Tinogasta à Fiambala 50 km en ligne droite
A Fiambala nous nous installons dans un hôtel sans âme à l’allure stalinienne, mais quelle importance, nos pensées sont déjà là-haut dans les deux cents kilomètres de montée. Il nous faut prévoir des provisions pour une semaine, car notre but est la ville de Copiapo au Chili, distante de plus de cinq cents kilomètres, et les points de ravitaillement sont inexistants, à part un hypothétique hôtel à cent kilomètres de Fiambala, les Cortaderas.
Carrefour d'arrivée à Fiambala
Chacun garde pour lui ses appréhensions et affiche de la sérénité. D’où l’importance dans les projets un peu « engagés » de partir avec un compagnon posé qui sait lors des moments d’incertitude insuffler la confiance, lui aussi pensant que votre calme est preuve de votre maîtrise, alors que vous doutez. André est vraiment le compagnon idéal, à la hauteur de Flora avec qui j’avais traversé l’Atacama il y a maintenant cinq ans.
Cependant, depuis un mois, nous bénéficions de conditions météorologiques que je qualifierais d’exceptionnelles. Où sont les vents de furie permanents ? Vont-ils se déclencher dans cette immense montée, dernier barrage avant l’océan Pacifique ?
De retour en ville, nous passons à la phase constitution de nos réserves pour la semaine à venir. La base de notre alimentation sera constituée de 4kg de riz, d’un bon morceau de fromage, de quelques soupes, saucissons, boîtes de conserve, ainsi que de pain de mie pour nos petits-déjeuners.
Nos affaires prêtes pour le lendemain, nous nous faisons emmener en taxi aux thermes distant d’une vingtaine de kilomètres. Espaces stupéfiants, nous avons l’impression de dominer cet immense champ de dunes aux couleurs pastel. Que d’émotion ! Le chauffeur nous donne des renseignements cruciaux sur les cinq cents kilomètres à venir. Cela nous rassure, mais malheureusement ils s’avéreront totalement faux, en particulier sur l’état de la chaussée et le ravitaillement possible en eau ! Des détails quoi !



Qu’il est agréable de se détendre dans ces vasques d’eau. Elles sont au nombre de quatre et communiquent entre elles par de petites cascades. La température varie de 40 à 28 degrés. Nous testons les deux du milieu aux environs des 30 degrés. Le taxi nous a attendus et la redescente est aussi stupéfiante que la montée par l’immensité de ce monde minéral qui s’impose à nous et nous submerge.

Dans cette petite localité au nom si attirant, nous ne trouvons pas de restaurant et comme le midi, nous confectionnons notre repas du soir dans notre chambre. Platée de pâtes avec petits pois, accompagnée d’un bon Malbec local.

Enfourcher son vélo en partance s’impose comme une drogue dont on devient de plus en plus dépendant, au fur et à mesure des expériences. Certaines cependant laissent des traces particulières, à la manière d’effets secondaires qui altèrent ou modifient quelque chose en vous de façon irrémédiable. L’ascension de ce col frontière à plus de 4800 m d'altitude fut de ces substances, distillant des joies et des frustrations profondes. D’ailleurs la réalisation de grands projets, lorsqu’ils sont un peu fous, induit une forme de tristesse, car un beau rêve s’est évaporé en devenant réalité. Par contre échouer entraîne une frustration devant l’échec, et l’on se reproche de ne pas avoir osé.
Notre projet initial était de monter au col, qui se situe à plus de 4800 m d’altitude à vélo, et de gravir le volcan qui le domine du haut de ses 6016 mètres. Nous avions à choisir l’intervalle le plus propice. Le choix se faisait entre la période des grands vents ou celle des intempéries neigeuses. En effet, dans ces régions pas de pluie, il y fait trop froid dès que le soleil est masqué. Sans trop hésiter je préfère me battre contre un vent, même en furie, que contre une tempête de neige à plus de 4000 mètres à vélo. Voilà pourquoi notre voyage nous l’avons décidé sur les mois d’octobre et novembre.
Les étapes précédentes, dont les points forts avaient été le volcan Tuzgle à 5530 m, l’Abra del Acay à 4972 m et la Cuesta Zapata à seulement 1875 m, s’étaient passées dans des conditions confortables pour ces régions andines hostiles. Même s’il faut toujours être positif et rester optimiste, je sais par expérience que la montagne, et particulièrement dans les Andes, peut se déchaîner au-delà de ce que l’on peut imaginer. Et le cycliste, qui se transforme en alpiniste se met en « zone de vulnérabilité » dans ces coins. La réussite, lorsque cela se complique, réside dans la capacité à résister moralement à l’appréhension voire la peur et de continuer, en évitant de se poser trop de questions. Mais ce n’est pas si facile à faire. La décision de poursuivre ou de renoncer repose sur une multitude d’éléments que j’ai eu le temps de faire défiler dans ma tête durant l’arrêt que nous fîmes au paso San Francisco dans un vent d’une force que je n’avais pas connue jusqu’à présent.
Pourtant de mes expériences précédentes dans le désert de l’Atacama je conserve des sensations fortes. De plus, j’avais lu des récits d’alpinistes, plus au sud en Patagonie, qui rapportaient des choses stupéfiantes. Un grimpeur racontait que sur le Fitz Roy ou sur le Cerro Torre, ce n’était pas les cailloux qui tombaient qui étaient dangereux, mais les glaçons entraînés par des vents fous, qui remontaient les dièdres et vous frappaient par en dessous. Donc je savais que dans ces coins des Andes le pire était toujours possible. La confrontation à une nature dure est l’un des principaux moteurs de cette envie de se lancer dans des grands voyages à vélo en autonomie en zone d’altitude.
Nous voilà donc à Tinogasta pour ce qui va être une boucle de 500 km, ce que nous ne savons pas encore. Comme toujours au moment où l’on est en passe de réaliser de grands projets, mûris depuis longtemps, on ressent une excitation toute jubilatoire. Dans cette petite ville nous passons une soirée agréable, entre joli quartier de viande que nous cuisinons dans notre chambre et excellent vin rouge provenant du cépage malbec, celui du cahors. Il faut en profiter la frugalité risque d’être de mise les jours suivants.
Au matin nous partons pour le premier petit bond de 50 kilomètres jusqu’à Fiambala, bourgade sise au pied même du col, connue pour ses thermes et ses grandes dunes. Le Dakar, depuis qu’il se déroule en Amérique du Sud pour raison de sécurité, a participé à mettre à l’honneur ce coin perdu des Andes.
Étrange et inhabituel, ce matin dans ce désert le ciel est très chargé et il pleut doucement. Depuis un mois que nous roulons nous n’avons eu qu’un ciel éclatant et c’est tout surpris que nous accueillions la pluie. Heureusement la route est asphaltée. Cependant lorsque nous regardons à notre droite nous ne distinguons rien dans les nuages, mais nous savons que là-bas dans des nébulosités menaçantes se cache la Cuesta Zapata, que nous avons franchie les jours précédents. Nous ne pouvons nous empêcher d’imaginer cette magnifique aventure sous la pluie !
A droite dans les nuage la Cuesta Zapata
Route encore humideSachant que la période des pluies et neige ne commence vraiment que dans deux mois, nous ne sommes cependant pas trop inquiets. Toutefois, dans cette période de réchauffement tout est possible. La route va sécher, les nuages se disperser et les immensités des espaces andins imposer leur présence. Les fameuses dunes aux couleurs claires apparaissent, mais les distances sont difficiles à évaluer, et leur donner des hauteurs reste du domaine de la conjecture.
La pluie a été de courte duréeImmense ligne droite qui s’enfonce dans un espace aux dimensions improbables. Que le plaisir est intense de se trouver là, à pédaler vers un but encore hypothétique, le paso San Francisco, distant de plus de deux cents kilomètres. Depuis des mois nous avons ce parcours en tête, regardé de multiples fois sur google earth.
Le vent nous est favorable, la forme excellente et il nous semble que nous descendons en permanence. Nous parcourons les cinquante kilomètres en un peu plus de deux heures. Nous serons tout étonnés au retour dans une semaine d’avoir à nouveau l’impression que la route descend tout le temps !
Tinogasta à Fiambala 50 km en ligne droiteA Fiambala nous nous installons dans un hôtel sans âme à l’allure stalinienne, mais quelle importance, nos pensées sont déjà là-haut dans les deux cents kilomètres de montée. Il nous faut prévoir des provisions pour une semaine, car notre but est la ville de Copiapo au Chili, distante de plus de cinq cents kilomètres, et les points de ravitaillement sont inexistants, à part un hypothétique hôtel à cent kilomètres de Fiambala, les Cortaderas.
Carrefour d'arrivée à FiambalaChacun garde pour lui ses appréhensions et affiche de la sérénité. D’où l’importance dans les projets un peu « engagés » de partir avec un compagnon posé qui sait lors des moments d’incertitude insuffler la confiance, lui aussi pensant que votre calme est preuve de votre maîtrise, alors que vous doutez. André est vraiment le compagnon idéal, à la hauteur de Flora avec qui j’avais traversé l’Atacama il y a maintenant cinq ans.
Cependant, depuis un mois, nous bénéficions de conditions météorologiques que je qualifierais d’exceptionnelles. Où sont les vents de furie permanents ? Vont-ils se déclencher dans cette immense montée, dernier barrage avant l’océan Pacifique ?
De retour en ville, nous passons à la phase constitution de nos réserves pour la semaine à venir. La base de notre alimentation sera constituée de 4kg de riz, d’un bon morceau de fromage, de quelques soupes, saucissons, boîtes de conserve, ainsi que de pain de mie pour nos petits-déjeuners.
Nos affaires prêtes pour le lendemain, nous nous faisons emmener en taxi aux thermes distant d’une vingtaine de kilomètres. Espaces stupéfiants, nous avons l’impression de dominer cet immense champ de dunes aux couleurs pastel. Que d’émotion ! Le chauffeur nous donne des renseignements cruciaux sur les cinq cents kilomètres à venir. Cela nous rassure, mais malheureusement ils s’avéreront totalement faux, en particulier sur l’état de la chaussée et le ravitaillement possible en eau ! Des détails quoi !



Qu’il est agréable de se détendre dans ces vasques d’eau. Elles sont au nombre de quatre et communiquent entre elles par de petites cascades. La température varie de 40 à 28 degrés. Nous testons les deux du milieu aux environs des 30 degrés. Le taxi nous a attendus et la redescente est aussi stupéfiante que la montée par l’immensité de ce monde minéral qui s’impose à nous et nous submerge.

Dans cette petite localité au nom si attirant, nous ne trouvons pas de restaurant et comme le midi, nous confectionnons notre repas du soir dans notre chambre. Platée de pâtes avec petits pois, accompagnée d’un bon Malbec local.

Patagonie: via Buenos Aires ou Santiago pour l'argent?
Bonjour,
Quelle est la meilleure "stratégie" concernant le change pour un voyage d'un mois en Patagonie argentine et chilienne ? Autrement dit, vaut-il mieux faire : - Paris / Buenos Aires et changer des EUR en ARS à la Banco Nacion à BA ? ou - Paris / Santiago et changer des EUR en CLP à Santiago ?
Sachant que j'aurais besoin des 2 devises à un moment donné et qu'il est absolument nécessaire d'avoir pas mal de cash en monnaie locale (les ATM sont peu nombreux, ils sont souvent vides et les retraits sont très limités en montant).
Merci d'avance pour vos réponses.
Quelle est la meilleure "stratégie" concernant le change pour un voyage d'un mois en Patagonie argentine et chilienne ? Autrement dit, vaut-il mieux faire : - Paris / Buenos Aires et changer des EUR en ARS à la Banco Nacion à BA ? ou - Paris / Santiago et changer des EUR en CLP à Santiago ?
Sachant que j'aurais besoin des 2 devises à un moment donné et qu'il est absolument nécessaire d'avoir pas mal de cash en monnaie locale (les ATM sont peu nombreux, ils sont souvent vides et les retraits sont très limités en montant).
Merci d'avance pour vos réponses.
Argentine-Chili à moto
Bonjour à tous,
Voici un résumé de mon escapade de 3 semaines en Argentine-Chili au mois de janvier 2019.
Ça peu aider pour préparer une petite sortie moto.
Titre : 9500 Km en Argentine et Chili Introduction : Avec mon inséparable acolyte de trip moto Nicolas, pendant 2 semaines, nous avons parcouru la Cordillère des Andes entre Argentine et Chili pour aller jusqu'au Glacier Perito Moreno par la Routa 40 et la Carretera Australe. Tout cela, avec des Honda 400 Falcon de location et ensuite pendant 8 jours, je suis allé seul, faire la région de Valparaiso et du Volcan Villarrica.
Pas facile d'organiser un circuit en Argentine Chili, à commencer par la location des motos. Exemples: BMW R1200 GS: 160 € jour / 850 GS : 120€ / Royal Enfield 80€ et bien évidemment peu de loueurs. Après maintes recherches, en Anglais et Espagnol, je suis tombé sur le site de Moto Rent Patagonia à Villa La Angostura. Les motos en location sont des Honda 400 Falcon, un 4 temps Enduro pour le marché Sud Américain. Les tractations sont faites 1 an avant, avec un prix bloqué à 2500 Peso et les papiers pour aller au Chili. Nous louerons la moto pour 40€ jour au lieu de 55€ suite à l'effondrement du Peso. Pour avoir un billet d'avion pour la Patagonie à un prix raisonnable, il faut faire quelques sacrifices, 28h00 de vols pour 760€, certes, ce n’est pas la porte à coté. Le 1er janvier, nous sommes à Villa La Angostura et à 19h00, nous signons les contrats et prenons possession des motos, celle de Nico n'a que 33.000 km et la mienne 47.000 km avec un moteur remplacé à 30.000 km. 1er journée sur nos bolides. C'est soit disant l'été, mais avec 8 degrés et la pluie, vivement le soleil. Direction la route des 7 lacs et San Martin de Los Andes, la route serpente à merveille le long des lacs à 800 m d'altitude. 1er plein à 80 cents le litre, les stations sont rares, faut pas les manquer. Direction le Chili par la RP.23 et 160 km de Ripio (piste de petit cailloux, terre et poussière) à travers lacs et coulées de laves. Je pense avoir paumé ma valise droite au bout de 10 km de piste et je m'en apercevrai à la frontière Chilienne, 100 km plus tard, lors de la fouille. Trop tard pour partir à sa recherche (j'avais juste un léger change, mais je viens de perdre ma trousse à pharmacie et mon maillot de bain). On en profitera pour passer cette frontière Argentine Chili dans les bois. Nous sommes seuls. On termine cette première journée en bord de mer à Valdivia et la brasserie Kuntsmann. L'embrayage de Nico donne déjà des signes de faiblesse. Le matin visite de Valdivia et son marché, les Lions de mer nous attendent (surtout les poissons donnés par les pêcheurs). Petit arrêt aux Termas Petrehue avec son eau à 38 degré et nous voilà déjà dans le no man's land entre le Chili et l'Argentine, 20 km de paysages grandioses, pics enneigés, lacets, dans une forêt pétrifiée. On a un peu serré les fesses, 280 km sans station-service. Par expérience, je sais qu'il faut toujours se laisser une petite marge en cas de petits soucis avec les motos de loc., pour celle de Nico, remplacement de l'embrayage. On va au resto, le loueur nous la rend à 23h00, petit test au matin, pas plus de 5 minutes et tout a lâché, retour chez le loueur et échange de moto. Par la suite, on apprendra que le mécano a omis de remonter le joint de pompe à huile. Destination la Routa 40 jusqu'à El Bolson en passant par Bariloche : la ville est ancrée autour de lacs et de pics enneigés, y’a des flics partout, les Argentins en ont peur, à cause de la corruption et bien évidemment nous serons contrôlés (l’unique fois du circuit ). Ensuite, on s'aventurera sur 70 km de ripio à travers le parc Alerces, ce fut très technique, mais magnifique, bien qu'on en ressortira très poussiéreux. Pour arriver au Chili, il nous faudra encore parcourir 50 km de ripio gros cailloux et passer les postes frontières en 1h30. Arrivée à Futalefu, on réserve une sortie rafting demain. Sortie de 6h00 pour le rafting, dont 3h00 sur le Rio Futalefu, un des 3 plus beaux spot au monde. Ca bouge un peu... De retour sur nos motos, pour la Carretera Austral au Chili, on démarre par 60 km de ripio et bientôt grâce au froid on mettra les tenues de pluie. Mais à vrai dire, ce n’est rien par rapport aux petits soucis du jour. Km 50, mon câble d'embrayage casse, l’avantage avec ces petits 4 temps, c'est qu'on peut passer les vitesses à la volée, l'inconvénient, à l'arrêt, faut pousser pour enquiller la 2ème et sur les cailloux, ça ne marche pas à tous les coups. Km 200, soit après 650 km avec sa nouvelle moto, Nico me dit: Tu vas rire, j'ai l'embrayage qui patine. Finalement à 17h00, on arrive à Coyhaique après avoir parcouru 200 km de ripio sur les 440 km de la journée. Nous avons vu de très beaux paysages dans la Cordillère des Andes, le long des rivières malgré la pluie et le froid. On espère réussir à réparer mon câble et l’embrayage demain. Patagonie Chilienne A 9h00, nous faisons l'ouverture du garage moto, que Juan, le loueur nous a trouvé. Pas de problème pour mon câble d'embrayage, mais c'est plus dur pour les disques d'embrayage de Nico. Le concessionnaire dit qu'il n'en a pas, et notre loueur dit que celui des 250 xr convient. En fait, notre moto utilise 7 disques qui sont les mêmes que ceux du 250cc mais en 6 disques. Le mécano dit ok, mais pas avant 15h00, on lui met la pression et les motos seront prêtes pour 13h00. Au passage, notre loueur vient de perdre 160€. On prend la route sous des trombes d'eau. Les 80 premiers kilomètres se feront sur du bitume et du béton. Ensuite, ce sera 250km de ripio avec au km 150, une tempête de neige. Bienvenido en Patagonie. La température est descendue et nous sommes trempés et transit de froid, mais la beauté des paysages nous transcende et lorsqu'un rayon de soleil apparait, nous sommes aux anges. Cette partie de la Carretera Austral est tout simplement extraordinaire, nous longeons des cours d'eau d'un bleu flamboyant. Debout 6h15 pour cette longue étape de 730 km. Début, dans le parc Patagonia et ses Guanacos (Lama sauvage) les paysages sont sublimes, colorés et le ciel est lumineux, les lièvres qui prennent le soleil sur la piste, détalent à la sortie des virages en nous voyant. Passages des frontières au Paso Roballos sur une piste de décor savane. Coté Argentin les paysages sont plus désertiques, des Choïques (Emeu) font la course en nous voyant. Après 160 km de Ripio, nous retrouvons la routa 40.Il nous reste 570 km, ce sera 500 km de bitume et un passage de 70 km de galets très casse gueule. Cette Routa 40 fut très monotone et fraîche, avec un vent constant qui nous faisait piloter incliné. Arrivée à El Chaten, avec ses paysages de montagnes enneigés et son sommet le Fitz Roy resplendissant. La chaine moto de Nico est morte et le bidon d'essence a fuit dans sa valise. On va s'en jeter une (bière), bien manger avec un bon vin, 23 heures, je suis cuit, je me couche. Galère Pour bien démarrer la journée, impossible de trouver de l'huile et le niveau est bas (conso, 1litre d’huile au 1000 km ) 9h25 : l'attache rapide de ma moto a cassé, Nico est loin devant avec les outils, en direction de El Calafate pour changer sa chaine, moi, je suis derrière en safari photos. Pas de réseau. 10h20 un motard s'arrête et me dit qu'il a une attache rapide et les outils. Super, je démonte tout, c'est pas le même maillon, il est 11h00. Mathieu, le motard, part sur El Chalten pour faire le plein, j'écris un message sur son phone, lorsqu'il aura du réseau, Nico sera au courant. J'interpelle des Pick-up pour m'amener sur El Calafate mais y'a toujours une excuse, valises, véhicule de société, véhicule de location... 12h30 : un semi-remorque est en vue, Je lui fais signe et Fernando accepte de me prendre, au même moment Mathieu arrive. A 3, on charge la moto en démontant le panneau arrière qui servira de rampe. Sur la route, 2 endroits avec du réseau, Nico nous donne l’adresse du garage. 10 km avant El Calafate, un motard Brésilien a son pneu arrière HS et fait du stop avec sa roue en main. On l'embarque aussi et Fernando nous emmène au garage. 170 km parcouru en 2h30. 15h30 : Nico est soulagé de me revoir, mais le garage vient juste d'ouvrir. J'en profite pour faire faire ma vidange et la chaine. 17h45 : je prends la direction du Perito Moreno pour le couché de soleil. 18h30 : le parc a fermé à 17h00 et rouvrira demain à 8h00. Retour au Perito Moreno, le plus beau et grand glacier accessible, mais c'est couvert, le temps change vite en Patagonie. Un chemin de 4 km de passerelle permet de parcourir une partie des 5 km de long des limites du glacier. Y’a du bruit, ce glacier se déplace et perd des blocs régulièrement, on dirait des détonations et du coup, des icebergs dérivent. Les couleurs bleues Azul sont d'une pureté qui fait encore plus ressortir le glacier. Pour gagner du temps, on prendra la Routa 9 (non conseillé) car très peu empruntée et surtout 200 km de piste rocailleuse sans âme qui vive. La remontée de la côte Est Patagonie est surtout connue pour ses réserves d'Animaux Marins, le Parc Monté Léon abrite une colonie de Pingouins que nous trouverons après une rando de 4km. En route pour la remontée Afin de meubler, une remontée monotone et venteuse, je décide de passer par les pistes côtières et laisse Nico faire une grasse mat. Petite escapade de 730 km dont 350 km de ripio et chemin pour enduro, le tout pour voir des animaux marins que je n'ai jamais vu et des arrêts incessants pour passer les barrières des Estancias. J'ai souvent fait la course avec des Choïques et Guanacos, j'ai croisé Renards, troupeaux de Mouton, et Flamands roses. Pas de station service et comme il y avait énormément de vent, j'ai plus consommé et suis tombé en panne sèche 10 km avant la station, malgré mon bidon de 5 litres. Un couple de Brésiliens à 2 sur un Triumph 800 Tiger, chargée comme des mules, sont venues à ma rescousse avec un jerrican de 5 litres. Petite journée de liaison de 640 km pour rejoindre Puerto Madryn . Presque uniquement du bitume, sauf 100 km de mauvais ripio pour aller faire le parc de Pingouins de Punta Tombo. Cette réserve d'environ 50.000 pingouins nous fait passer sur un sentier à travers leur lieu de vie. La remontée d'après pêche des mâles sur le littoral est émouvante, on pense au dur labeur pour aller nourrir leur progéniture. Sur le chemin, la seule station essence au km 260 était en panne sèche. On tombera en panne au km 318, mais heureusement j'avais un bidon de 5 litres qui nous permettra d'aller 30 km plus loin. C'est parti pour 420km de bus pour voir la Péninsule Valdès, presqu'île classée Unesco pour ses espèces marines exceptionnelles. Au programme Lions de mer, Éléphants de mer et Pingouins ainsi que sur la route, toujours beaucoup de Guanacos. Bon, le ripio en bus, c'est sport aussi, les parties de « tôles ondulées » nous font souffrir au même titre que les amortos . Retour à Villa La Angostura Dernière ligne droite pour Nico avant restitution de la moto. Départ à 6h30 pour un passage Est - Ouest de 1020 kms en 11h30. Le soleil sera avec nous toute la journée pour la 1ère fois du voyage. Les paysages sont bien moins monotones qu'en Patagonie Est. Nos motos, à 120 à l'heure consomment du 5 litres, mais bouffe surtout 0.6 litres d'huile tout les 500 kms. Nico rend sa moto et Juan en profite pour faire ma vidange et une petite révision. Je rejoins Nico qui a pris le bus de nuit pour Neuquen, d'où il prendra l'avion pour le retour en France. La région des lacs autour de Bariloche est vraiment magnifique et les Gauchos s'occupent de leurs troupeaux dans les pâturages. Km 246, faut faire le plein dans la seule station avant Neuquen, après 20 minutes de queue, le plein est fait, je stationne la moto et je vais boire un coup. Au retour, sous la moto, une grosse tache d'huile, j'explore, Juan a trop serré un joint en faisant la vidange hier, j'achète un bidon d'huile, fait le niveau et go pour le concessionnaire Honda de Neuquen. Ca y est, je suis seul. Aujourd'hui, 820 km pour aller dans la région de Mendoza la Mecque des vignobles Argentin. Évidemment il ne fait beau et 15 degré à l'arrivée. Le problème, c'est que les Bodega ont toutes fermées à 17h00. Impossible de les visiter, mais j'ai quand même pu acheter un nectar que je me suis fait le soir. Retour au Chili Le soleil est de retour et les couleurs ressortent magnifiquement sur la montagne en direction de Puente del Inca. La route passe à travers d'immenses canyons pour atteindre 2700 mètres au col, où se trouve un mirador pour observer le plus haut pic d'Amérique, l'Aconcagua à 6900 mètres. J'ai choisi ce passage pour ses 30 lacets et le point de vue qui va avec, mais la frontière reste quand même un sacré bordel avec la fouille des véhicules. Ensuite les paysages Chiliens deviennent culture de fruits et j'en ai profité pour manger sur le bord de la route des fruits exquis et juteux. Une fois arrivée à Valparaiso une espèce de brume était présente empêchant le soleil de briller. Je suis quand même aller me baigner, mais elle n'était pas bien chaude. Grande balade le soir et utilisation du Funiculaire. Valparaiso Journée découverte de cette ville maritime à l'influence street art. 15-20 km à pied en commençant par le marché aux fruits et légumes puis celui des poissons. Sur Valpo, le matin, une brume persiste jusqu'à midi, puis doucement le soleil passe jusqu'à atteindre une belle température de 25 degré, idéale pour terminer l'après midi à la plage et bronzer un peu. Durant la journée, j'ai arpenté les différents Cerro (quartier) qui tous sont en pente, ça muscle les gambettes et ça redonne du souffle. Allez, ce soir, ce sera un Jardin de Maresco (assiette de fruits de mer) et vin blanc. Direction les Otaries 650 km de paysages variés, j'en ai profité pour aller faire un saut dans les gorges de Maipu, la montagne à 50 km de Santiago. Puis direction la colonie d'Otarie de Loberia. Un caillou où 3500 Otaries et Lion de mer ont colonisé les lieux. Il ne me reste plus que 1000 km pour finir mon trip, mon pneu arrière est mort et l'embrayage commence à donner de sérieux signes de faiblesse. Bon ben, avant de gouter au vin blanc et aux poissons je vais déjà parfaire ma connaissance en Pisco, l'alcool du Chili. Le Volcan 460 km jusqu'à Villarica où je dormirais et 60 km aller + retour pour aller au Termas Géométrica. Les Otaries m’ont vraiment botté, du coup, j'y retourne, malheureusement y'en a une de morte sur la plage. La route serpente pas mal pendant 180 km jusqu'aux chutes de Salto del Laja. Ensuite, c'est plutôt droit jusqu'au Volcan de Villarrica, sur la route, plein de cabanas qui vendent du fromage, mon sandwich de midi est tout trouvé. Aux thermes Géometrica, un sentier ponton rouge mène sur plus de 500 mètres vers une magnifique cascade, mais ce qui est vraiment plaisant, c'est plutôt la 20ène de piscines tout le long du sentier avec des températures comprises entre 37 et 45 degré. Ma préférée, cette petite vasque à 45 degré et la chute d'eau a proximité à 6 degré, le pied, quoique, ils ont bien compris la valeur ajoutée d'un tel cadre, 39€. Plus jamais je dirais que les thermes en Allemagne sont chères. Après une heure de piste et route, me revoilà au pied du volcan enneigé avec ce petit nuage qui fait penser à une fumerole permanente. Devant tant de beauté, j'en profite pour faire un petit tour en Kayak sur le lac. Dernière journée Pour finir mon périple, le soleil est avec moi et les paysages sont beaux et variés. La région du volcan Villarrica est grandiose et le sera jusqu'a la frontière. Passage des frontières en un temps record d'une demie heure, et me revoilà pour 30 km sur ce bon vieux ripio et sa poussière. Coté Argentin, un autre volcan enneigé, celui de Lanin et ses forêts de pins du Chili. Me voila à San Martin de Los Andes pour me sustenter de quelques Empanadas et j'attaque mes 100 derniers kilomètres dans la région des 7 lacs et ses virages. Arrivée à Villa la Angostura pour rendre mon 400 Falcon après 9500 km.
FICHE TECHNIQUE Destination : Argentine et Chili Durée du voyage : 28 jours dont 21 sur la moto en janvier 2019 Distance couverte : 9500 km Nombre de personnes : 2, les deux premières semaines, puis seul la dernière. Moto employée : Honda 400 Falcon Budget moyen par personne: 3500 € pour 28 jours billet d'avion compris. La bonne adresse : Les piscines d'eau chaude Termas Géométrica à Pucon. A voir absolument : Le Volcan Villarrica, la Carretera Austral et le Glacier Perito Moreno. A éviter : La remontée de la Patagonie, côte Est Argentin, car, c'est très, très monotone et avec un vent de face omniprésent. Des difficultés particulières : 2500 km de Ripio (piste) Une spécialité : Argentine : Parilla (le barbecue) avec des viandes.... Chili : Cazuela de Marisco (fruits de mer) Et bien sûr; les vins et bières artisanales. La meilleure période pour partir : Janvier et Février car c'est l'été en Patagonie.
Titre : 9500 Km en Argentine et Chili Introduction : Avec mon inséparable acolyte de trip moto Nicolas, pendant 2 semaines, nous avons parcouru la Cordillère des Andes entre Argentine et Chili pour aller jusqu'au Glacier Perito Moreno par la Routa 40 et la Carretera Australe. Tout cela, avec des Honda 400 Falcon de location et ensuite pendant 8 jours, je suis allé seul, faire la région de Valparaiso et du Volcan Villarrica.
Pas facile d'organiser un circuit en Argentine Chili, à commencer par la location des motos. Exemples: BMW R1200 GS: 160 € jour / 850 GS : 120€ / Royal Enfield 80€ et bien évidemment peu de loueurs. Après maintes recherches, en Anglais et Espagnol, je suis tombé sur le site de Moto Rent Patagonia à Villa La Angostura. Les motos en location sont des Honda 400 Falcon, un 4 temps Enduro pour le marché Sud Américain. Les tractations sont faites 1 an avant, avec un prix bloqué à 2500 Peso et les papiers pour aller au Chili. Nous louerons la moto pour 40€ jour au lieu de 55€ suite à l'effondrement du Peso. Pour avoir un billet d'avion pour la Patagonie à un prix raisonnable, il faut faire quelques sacrifices, 28h00 de vols pour 760€, certes, ce n’est pas la porte à coté. Le 1er janvier, nous sommes à Villa La Angostura et à 19h00, nous signons les contrats et prenons possession des motos, celle de Nico n'a que 33.000 km et la mienne 47.000 km avec un moteur remplacé à 30.000 km. 1er journée sur nos bolides. C'est soit disant l'été, mais avec 8 degrés et la pluie, vivement le soleil. Direction la route des 7 lacs et San Martin de Los Andes, la route serpente à merveille le long des lacs à 800 m d'altitude. 1er plein à 80 cents le litre, les stations sont rares, faut pas les manquer. Direction le Chili par la RP.23 et 160 km de Ripio (piste de petit cailloux, terre et poussière) à travers lacs et coulées de laves. Je pense avoir paumé ma valise droite au bout de 10 km de piste et je m'en apercevrai à la frontière Chilienne, 100 km plus tard, lors de la fouille. Trop tard pour partir à sa recherche (j'avais juste un léger change, mais je viens de perdre ma trousse à pharmacie et mon maillot de bain). On en profitera pour passer cette frontière Argentine Chili dans les bois. Nous sommes seuls. On termine cette première journée en bord de mer à Valdivia et la brasserie Kuntsmann. L'embrayage de Nico donne déjà des signes de faiblesse. Le matin visite de Valdivia et son marché, les Lions de mer nous attendent (surtout les poissons donnés par les pêcheurs). Petit arrêt aux Termas Petrehue avec son eau à 38 degré et nous voilà déjà dans le no man's land entre le Chili et l'Argentine, 20 km de paysages grandioses, pics enneigés, lacets, dans une forêt pétrifiée. On a un peu serré les fesses, 280 km sans station-service. Par expérience, je sais qu'il faut toujours se laisser une petite marge en cas de petits soucis avec les motos de loc., pour celle de Nico, remplacement de l'embrayage. On va au resto, le loueur nous la rend à 23h00, petit test au matin, pas plus de 5 minutes et tout a lâché, retour chez le loueur et échange de moto. Par la suite, on apprendra que le mécano a omis de remonter le joint de pompe à huile. Destination la Routa 40 jusqu'à El Bolson en passant par Bariloche : la ville est ancrée autour de lacs et de pics enneigés, y’a des flics partout, les Argentins en ont peur, à cause de la corruption et bien évidemment nous serons contrôlés (l’unique fois du circuit ). Ensuite, on s'aventurera sur 70 km de ripio à travers le parc Alerces, ce fut très technique, mais magnifique, bien qu'on en ressortira très poussiéreux. Pour arriver au Chili, il nous faudra encore parcourir 50 km de ripio gros cailloux et passer les postes frontières en 1h30. Arrivée à Futalefu, on réserve une sortie rafting demain. Sortie de 6h00 pour le rafting, dont 3h00 sur le Rio Futalefu, un des 3 plus beaux spot au monde. Ca bouge un peu... De retour sur nos motos, pour la Carretera Austral au Chili, on démarre par 60 km de ripio et bientôt grâce au froid on mettra les tenues de pluie. Mais à vrai dire, ce n’est rien par rapport aux petits soucis du jour. Km 50, mon câble d'embrayage casse, l’avantage avec ces petits 4 temps, c'est qu'on peut passer les vitesses à la volée, l'inconvénient, à l'arrêt, faut pousser pour enquiller la 2ème et sur les cailloux, ça ne marche pas à tous les coups. Km 200, soit après 650 km avec sa nouvelle moto, Nico me dit: Tu vas rire, j'ai l'embrayage qui patine. Finalement à 17h00, on arrive à Coyhaique après avoir parcouru 200 km de ripio sur les 440 km de la journée. Nous avons vu de très beaux paysages dans la Cordillère des Andes, le long des rivières malgré la pluie et le froid. On espère réussir à réparer mon câble et l’embrayage demain. Patagonie Chilienne A 9h00, nous faisons l'ouverture du garage moto, que Juan, le loueur nous a trouvé. Pas de problème pour mon câble d'embrayage, mais c'est plus dur pour les disques d'embrayage de Nico. Le concessionnaire dit qu'il n'en a pas, et notre loueur dit que celui des 250 xr convient. En fait, notre moto utilise 7 disques qui sont les mêmes que ceux du 250cc mais en 6 disques. Le mécano dit ok, mais pas avant 15h00, on lui met la pression et les motos seront prêtes pour 13h00. Au passage, notre loueur vient de perdre 160€. On prend la route sous des trombes d'eau. Les 80 premiers kilomètres se feront sur du bitume et du béton. Ensuite, ce sera 250km de ripio avec au km 150, une tempête de neige. Bienvenido en Patagonie. La température est descendue et nous sommes trempés et transit de froid, mais la beauté des paysages nous transcende et lorsqu'un rayon de soleil apparait, nous sommes aux anges. Cette partie de la Carretera Austral est tout simplement extraordinaire, nous longeons des cours d'eau d'un bleu flamboyant. Debout 6h15 pour cette longue étape de 730 km. Début, dans le parc Patagonia et ses Guanacos (Lama sauvage) les paysages sont sublimes, colorés et le ciel est lumineux, les lièvres qui prennent le soleil sur la piste, détalent à la sortie des virages en nous voyant. Passages des frontières au Paso Roballos sur une piste de décor savane. Coté Argentin les paysages sont plus désertiques, des Choïques (Emeu) font la course en nous voyant. Après 160 km de Ripio, nous retrouvons la routa 40.Il nous reste 570 km, ce sera 500 km de bitume et un passage de 70 km de galets très casse gueule. Cette Routa 40 fut très monotone et fraîche, avec un vent constant qui nous faisait piloter incliné. Arrivée à El Chaten, avec ses paysages de montagnes enneigés et son sommet le Fitz Roy resplendissant. La chaine moto de Nico est morte et le bidon d'essence a fuit dans sa valise. On va s'en jeter une (bière), bien manger avec un bon vin, 23 heures, je suis cuit, je me couche. Galère Pour bien démarrer la journée, impossible de trouver de l'huile et le niveau est bas (conso, 1litre d’huile au 1000 km ) 9h25 : l'attache rapide de ma moto a cassé, Nico est loin devant avec les outils, en direction de El Calafate pour changer sa chaine, moi, je suis derrière en safari photos. Pas de réseau. 10h20 un motard s'arrête et me dit qu'il a une attache rapide et les outils. Super, je démonte tout, c'est pas le même maillon, il est 11h00. Mathieu, le motard, part sur El Chalten pour faire le plein, j'écris un message sur son phone, lorsqu'il aura du réseau, Nico sera au courant. J'interpelle des Pick-up pour m'amener sur El Calafate mais y'a toujours une excuse, valises, véhicule de société, véhicule de location... 12h30 : un semi-remorque est en vue, Je lui fais signe et Fernando accepte de me prendre, au même moment Mathieu arrive. A 3, on charge la moto en démontant le panneau arrière qui servira de rampe. Sur la route, 2 endroits avec du réseau, Nico nous donne l’adresse du garage. 10 km avant El Calafate, un motard Brésilien a son pneu arrière HS et fait du stop avec sa roue en main. On l'embarque aussi et Fernando nous emmène au garage. 170 km parcouru en 2h30. 15h30 : Nico est soulagé de me revoir, mais le garage vient juste d'ouvrir. J'en profite pour faire faire ma vidange et la chaine. 17h45 : je prends la direction du Perito Moreno pour le couché de soleil. 18h30 : le parc a fermé à 17h00 et rouvrira demain à 8h00. Retour au Perito Moreno, le plus beau et grand glacier accessible, mais c'est couvert, le temps change vite en Patagonie. Un chemin de 4 km de passerelle permet de parcourir une partie des 5 km de long des limites du glacier. Y’a du bruit, ce glacier se déplace et perd des blocs régulièrement, on dirait des détonations et du coup, des icebergs dérivent. Les couleurs bleues Azul sont d'une pureté qui fait encore plus ressortir le glacier. Pour gagner du temps, on prendra la Routa 9 (non conseillé) car très peu empruntée et surtout 200 km de piste rocailleuse sans âme qui vive. La remontée de la côte Est Patagonie est surtout connue pour ses réserves d'Animaux Marins, le Parc Monté Léon abrite une colonie de Pingouins que nous trouverons après une rando de 4km. En route pour la remontée Afin de meubler, une remontée monotone et venteuse, je décide de passer par les pistes côtières et laisse Nico faire une grasse mat. Petite escapade de 730 km dont 350 km de ripio et chemin pour enduro, le tout pour voir des animaux marins que je n'ai jamais vu et des arrêts incessants pour passer les barrières des Estancias. J'ai souvent fait la course avec des Choïques et Guanacos, j'ai croisé Renards, troupeaux de Mouton, et Flamands roses. Pas de station service et comme il y avait énormément de vent, j'ai plus consommé et suis tombé en panne sèche 10 km avant la station, malgré mon bidon de 5 litres. Un couple de Brésiliens à 2 sur un Triumph 800 Tiger, chargée comme des mules, sont venues à ma rescousse avec un jerrican de 5 litres. Petite journée de liaison de 640 km pour rejoindre Puerto Madryn . Presque uniquement du bitume, sauf 100 km de mauvais ripio pour aller faire le parc de Pingouins de Punta Tombo. Cette réserve d'environ 50.000 pingouins nous fait passer sur un sentier à travers leur lieu de vie. La remontée d'après pêche des mâles sur le littoral est émouvante, on pense au dur labeur pour aller nourrir leur progéniture. Sur le chemin, la seule station essence au km 260 était en panne sèche. On tombera en panne au km 318, mais heureusement j'avais un bidon de 5 litres qui nous permettra d'aller 30 km plus loin. C'est parti pour 420km de bus pour voir la Péninsule Valdès, presqu'île classée Unesco pour ses espèces marines exceptionnelles. Au programme Lions de mer, Éléphants de mer et Pingouins ainsi que sur la route, toujours beaucoup de Guanacos. Bon, le ripio en bus, c'est sport aussi, les parties de « tôles ondulées » nous font souffrir au même titre que les amortos . Retour à Villa La Angostura Dernière ligne droite pour Nico avant restitution de la moto. Départ à 6h30 pour un passage Est - Ouest de 1020 kms en 11h30. Le soleil sera avec nous toute la journée pour la 1ère fois du voyage. Les paysages sont bien moins monotones qu'en Patagonie Est. Nos motos, à 120 à l'heure consomment du 5 litres, mais bouffe surtout 0.6 litres d'huile tout les 500 kms. Nico rend sa moto et Juan en profite pour faire ma vidange et une petite révision. Je rejoins Nico qui a pris le bus de nuit pour Neuquen, d'où il prendra l'avion pour le retour en France. La région des lacs autour de Bariloche est vraiment magnifique et les Gauchos s'occupent de leurs troupeaux dans les pâturages. Km 246, faut faire le plein dans la seule station avant Neuquen, après 20 minutes de queue, le plein est fait, je stationne la moto et je vais boire un coup. Au retour, sous la moto, une grosse tache d'huile, j'explore, Juan a trop serré un joint en faisant la vidange hier, j'achète un bidon d'huile, fait le niveau et go pour le concessionnaire Honda de Neuquen. Ca y est, je suis seul. Aujourd'hui, 820 km pour aller dans la région de Mendoza la Mecque des vignobles Argentin. Évidemment il ne fait beau et 15 degré à l'arrivée. Le problème, c'est que les Bodega ont toutes fermées à 17h00. Impossible de les visiter, mais j'ai quand même pu acheter un nectar que je me suis fait le soir. Retour au Chili Le soleil est de retour et les couleurs ressortent magnifiquement sur la montagne en direction de Puente del Inca. La route passe à travers d'immenses canyons pour atteindre 2700 mètres au col, où se trouve un mirador pour observer le plus haut pic d'Amérique, l'Aconcagua à 6900 mètres. J'ai choisi ce passage pour ses 30 lacets et le point de vue qui va avec, mais la frontière reste quand même un sacré bordel avec la fouille des véhicules. Ensuite les paysages Chiliens deviennent culture de fruits et j'en ai profité pour manger sur le bord de la route des fruits exquis et juteux. Une fois arrivée à Valparaiso une espèce de brume était présente empêchant le soleil de briller. Je suis quand même aller me baigner, mais elle n'était pas bien chaude. Grande balade le soir et utilisation du Funiculaire. Valparaiso Journée découverte de cette ville maritime à l'influence street art. 15-20 km à pied en commençant par le marché aux fruits et légumes puis celui des poissons. Sur Valpo, le matin, une brume persiste jusqu'à midi, puis doucement le soleil passe jusqu'à atteindre une belle température de 25 degré, idéale pour terminer l'après midi à la plage et bronzer un peu. Durant la journée, j'ai arpenté les différents Cerro (quartier) qui tous sont en pente, ça muscle les gambettes et ça redonne du souffle. Allez, ce soir, ce sera un Jardin de Maresco (assiette de fruits de mer) et vin blanc. Direction les Otaries 650 km de paysages variés, j'en ai profité pour aller faire un saut dans les gorges de Maipu, la montagne à 50 km de Santiago. Puis direction la colonie d'Otarie de Loberia. Un caillou où 3500 Otaries et Lion de mer ont colonisé les lieux. Il ne me reste plus que 1000 km pour finir mon trip, mon pneu arrière est mort et l'embrayage commence à donner de sérieux signes de faiblesse. Bon ben, avant de gouter au vin blanc et aux poissons je vais déjà parfaire ma connaissance en Pisco, l'alcool du Chili. Le Volcan 460 km jusqu'à Villarica où je dormirais et 60 km aller + retour pour aller au Termas Géométrica. Les Otaries m’ont vraiment botté, du coup, j'y retourne, malheureusement y'en a une de morte sur la plage. La route serpente pas mal pendant 180 km jusqu'aux chutes de Salto del Laja. Ensuite, c'est plutôt droit jusqu'au Volcan de Villarrica, sur la route, plein de cabanas qui vendent du fromage, mon sandwich de midi est tout trouvé. Aux thermes Géometrica, un sentier ponton rouge mène sur plus de 500 mètres vers une magnifique cascade, mais ce qui est vraiment plaisant, c'est plutôt la 20ène de piscines tout le long du sentier avec des températures comprises entre 37 et 45 degré. Ma préférée, cette petite vasque à 45 degré et la chute d'eau a proximité à 6 degré, le pied, quoique, ils ont bien compris la valeur ajoutée d'un tel cadre, 39€. Plus jamais je dirais que les thermes en Allemagne sont chères. Après une heure de piste et route, me revoilà au pied du volcan enneigé avec ce petit nuage qui fait penser à une fumerole permanente. Devant tant de beauté, j'en profite pour faire un petit tour en Kayak sur le lac. Dernière journée Pour finir mon périple, le soleil est avec moi et les paysages sont beaux et variés. La région du volcan Villarrica est grandiose et le sera jusqu'a la frontière. Passage des frontières en un temps record d'une demie heure, et me revoilà pour 30 km sur ce bon vieux ripio et sa poussière. Coté Argentin, un autre volcan enneigé, celui de Lanin et ses forêts de pins du Chili. Me voila à San Martin de Los Andes pour me sustenter de quelques Empanadas et j'attaque mes 100 derniers kilomètres dans la région des 7 lacs et ses virages. Arrivée à Villa la Angostura pour rendre mon 400 Falcon après 9500 km.
FICHE TECHNIQUE Destination : Argentine et Chili Durée du voyage : 28 jours dont 21 sur la moto en janvier 2019 Distance couverte : 9500 km Nombre de personnes : 2, les deux premières semaines, puis seul la dernière. Moto employée : Honda 400 Falcon Budget moyen par personne: 3500 € pour 28 jours billet d'avion compris. La bonne adresse : Les piscines d'eau chaude Termas Géométrica à Pucon. A voir absolument : Le Volcan Villarrica, la Carretera Austral et le Glacier Perito Moreno. A éviter : La remontée de la Patagonie, côte Est Argentin, car, c'est très, très monotone et avec un vent de face omniprésent. Des difficultés particulières : 2500 km de Ripio (piste) Une spécialité : Argentine : Parilla (le barbecue) avec des viandes.... Chili : Cazuela de Marisco (fruits de mer) Et bien sûr; les vins et bières artisanales. La meilleure période pour partir : Janvier et Février car c'est l'été en Patagonie.
Road trip dans la région de Salta: que faire?
Bonjour.
Nous partons en Août pour 3 semaines voir le nord de l'Argentine.
J'en suis à programmer un petit road trip dans la région de Salta, mais je ne trouve pas toutes les infos que je veux, je suis un peu perdue 🤪...
Nous aimerions louer une voiture à Salta (si vous connaissez un loueur en passant je prends 😉 ) et sillonner les environs.
L'idée serait de monter vers le nord pour voir la montagne des 7 couleurs et les Salinas Grandes. Quelle sont les meilleures étapes pour faire ça ? Ou dormir ? Est-il utile de passer une nuit à San Antonio de los Cobres ? Peut-on visiter les Salinas seuls sans guide ? En voiture ?
On redescendrais ensuite peut-être jusqu'à Cafayate... Cela vaut-il le détour ?
Quelles sont les villes étapes indispensables pour vous ? Qu'est ce qu'il ne faut pas rater ?
Oh la la, ça fait beaucoup de questions 😮 ! Merci beaucoup à ceux qui prendrons le temps de me répondre 🙂
Nous partons en Août pour 3 semaines voir le nord de l'Argentine.
J'en suis à programmer un petit road trip dans la région de Salta, mais je ne trouve pas toutes les infos que je veux, je suis un peu perdue 🤪...
Nous aimerions louer une voiture à Salta (si vous connaissez un loueur en passant je prends 😉 ) et sillonner les environs.
L'idée serait de monter vers le nord pour voir la montagne des 7 couleurs et les Salinas Grandes. Quelle sont les meilleures étapes pour faire ça ? Ou dormir ? Est-il utile de passer une nuit à San Antonio de los Cobres ? Peut-on visiter les Salinas seuls sans guide ? En voiture ?
On redescendrais ensuite peut-être jusqu'à Cafayate... Cela vaut-il le détour ?
Quelles sont les villes étapes indispensables pour vous ? Qu'est ce qu'il ne faut pas rater ?
Oh la la, ça fait beaucoup de questions 😮 ! Merci beaucoup à ceux qui prendrons le temps de me répondre 🙂
Adresse lieu d'embarquement croisière Costa à Buenos Aires
Devant me rendre par mes propres moyens à l'embarquement du Costa Fascinosa , je ne connais pas l'adresse du lieu d'embarquement.
Pas indiqué sur les documents Costa.
Amis croisiéristes , pourriez-vous m'aider ?
Merci par avance.
Voyage 12 semaines en Amérique du Sud
Nous souhaitons passer 12 semaines en Amsud que nous avions initialement prévu en Argentine
Je me pose la question de passer aussi du temps au Chili
Je voudrais optimiser le voyage tout en évitant de dépenser une fortune et perdre un temps fou en temps de transport
Avez vous des suggestions de trajet sachant que l extrême sud est un incontournble
Argentine: province de Mendoza
Bonjour à toutes et tous.
Après avoir expérimenté le côté ouest de la Cordillère (San Pédro de Atacama), je m'attaque à l'est.
Le voyage est booké (vols, hôtels, voiture tourisme) pour novembre 2019, plus qu'à attendre 9 mois (!...) et à étudier les points d'intérêts.
Je vais passer deux nuits à Mendoza pour récupérer du voyage, puis détails suivants.
Uspallata pour six nuits : objectifs principaux écumer la vallée de l'Aconcagua par la RN7. Je compte monter à pédibus ou en voiture jusqu'au Cristo.
Vallecitos semble aussi pas mal pour les balades ainsi que Alto Potrerillo
Barréal pour cinq nuits : objectif central le Leoncito, nuit d'observation astronomique, las Colores. Los Escalones et peut-être une grosse journée de marche dans la cordillère de Ansilta.
San José de Jachal pour sept nuits : objectifs Talampaya et Ischigualasto mais aussi aller cotoyer les hauteurs par la ruta 150 vers paso de agua negra (à ce sujet savez vous si la route est macadamisée ou toujours gravel road ?
Je prends toute idée de balade sachant que la marche et la photographie de paysages et les animaux sont mes priorités.
Merci pour vos réponses. Whis.
Je prends toute idée de balade sachant que la marche et la photographie de paysages et les animaux sont mes priorités.
Merci pour vos réponses. Whis.
Location de voiture à Mendoza
Bonjour,
Ayant lu beaucoup d'avis négatifs concernant les locations de voiture en argentine (arnaques multiples) je désire avoir un avis concernant l'agence rentacar.com.ar à Mendoza. Leurs prix sont très attractifs, mais est-ce au détriment du service ou de l'honnêteté?? Avez-vous des avis éclairés sur d'autres agences à Mendoza? Merci Marielle
Ayant lu beaucoup d'avis négatifs concernant les locations de voiture en argentine (arnaques multiples) je désire avoir un avis concernant l'agence rentacar.com.ar à Mendoza. Leurs prix sont très attractifs, mais est-ce au détriment du service ou de l'honnêteté?? Avez-vous des avis éclairés sur d'autres agences à Mendoza? Merci Marielle
Argentine - Chili à moto
Voici le lien du blog sur le circuit.
https://www.myatlas.com/laurenthagen/argentine-chili-a-moto
Dollars ou euros pour Argentine, Uruguay et Brésil?
Que conseillez-vous comme monnaie en Argentine , Uruguay et Brésil pour un européen pour un séjour en février, mars 2019 ?
Dollars ou euros ou un mix des deux ?
Ou obtenir le meilleur change en cas de change en monnaie locale ?
Au plaisir de vous lire.
Séjour à El Calafate et Ushuaïa
J'organise mon voyage pour Novembre 2019 etJe fais appel a l'expérience pour m'aider dans la durée de séjour à el calafate et ushuaia.
J'ai lu plusieurs fois que 2 jours étaient suffisants à el calafate mais je me demande si 3 jours ne sont pas nécessaires. Je voudrais voir Perito Moreno, croisiere sur lago argentino mais aussi faire une petite rando facile près des glaciers. Possible? Ou voir autres glacier en naviguant sur lago viedma?Le 3eme jour?
En prenant l'avion du matin je serait à ushuaia pour 3 jours. 3 jours pour chaque me parait équilibré. Vos conseils sont les bienvenus
Merci d'avance
De Salta à La Paz
je compte remonter tranquillement la Quebrada Humahuaca jusqu'à
Tupiza, là j'aimerais savoir si c'est difficile ou pas d'intégrer un groupe dans une des agences, et justement laquelle?, pour visiter le Salar et le sud Lipez, ou faut-il réserver sa place de France? mon départ est de la mi septembre à la mi octobre 2019, est ce la bonne saison?
Location de véhicule à La Quiaca et traversée de San Pedro de Atacama à Tupiza
Bonjour,
Nous envisageons en novembre prochain un séjour au chili, passage par uyuni et tupiza puis Argentine par la Quacia.
Est il possible de louer un véhicule à la quacia pour le restituer à salta.
Seconde information souhaitée une agence à nous conseiller pour trajet san Pedro de Atacama à tupiza.
Merci.
Permis de conduire et autres pour la Patagonie
Bonjour
Je vais partir en Patagonie pour un road trip de plusieurs semaines. Peux t'on louer un véhicule (& voyager) avec un permis Français ou que le permis international est il absolument nécessaire ? Peux t'on facilement louer un véhicule qui puisse passer régulièrement la frontière Argentine / Chili ?
Voyage Argentine - Uruguay
Bonjour à tous,
Je pars pour Buenos Aires le 24 février. J'y reste 2 semaines toute seule. De base mon projet était de rester 2/3 jours à Buenos Aires et de faire un tour de l'Uruguay. J'hésite maintenant à rester en Argentine pour visiter la région de Salta. Est-ce que quelqu'un l'aurait déjà fait ? Entre l'Uruguay et le nord de l'Argentine mon coeur balance 😊 Merci à tous pour vos réponses
Je pars pour Buenos Aires le 24 février. J'y reste 2 semaines toute seule. De base mon projet était de rester 2/3 jours à Buenos Aires et de faire un tour de l'Uruguay. J'hésite maintenant à rester en Argentine pour visiter la région de Salta. Est-ce que quelqu'un l'aurait déjà fait ? Entre l'Uruguay et le nord de l'Argentine mon coeur balance 😊 Merci à tous pour vos réponses
Six semaines en location de voiture en Argentine
Nous partons du 5 mars au 11 avril 2019 6 semaines en Argentine, nous voulons louer une voiture compacte pour 31j à Buenos aire partir à Iquazu rester 2j partir à Salta visites des environs 6j descendre la route 40 jusqu’à El Calafate 15j et remonter en 4j pour visiter Buenos Aires 4j.
est-ce que cet itinéraire vous semble faisable en voiture de location et temps imparti.
Merci beaucoup
Climat: destination Iguazú et région du Nord-Ouest argentin
Bonjour : nous envisageons d'effectuer un voyage d'environ 3 semaines : Igazu et Nord ouest (Salta - Salinas Grandes -Quebrada de Humahuaca... ) Nous hésitons sur la période la mieux appropriée afin d'éviter les fortes chaleurs et les pluies : de préférence octobre ou fin mars ?
Merci par avance de nous faire partager vos expériences. Isabelle
Cuesta Zapata Argentine jonction R40 à R60, à vélo
Cuesta Zapata nord Argentine jonction entre Ruta 40 et Ruta 60
Il y a des projets que l’on envisage comme dans un rêve. La traversée à vélo de la Cuesta Zapata en fait partie. J’ai l’impression d’avoir effectué un voyage au cours d’un voyage, un peu à la manière des poupées gigognes. Les cartes lorsqu’on les parcourt chez soi, on est déjà parti très loin de la table sur laquelle elles sont déployées. Dans l’immensité que représente l’Argentine, une piste qui traverse une chaîne de montagne évitant un détour de deux cents kilomètres par la route avive forcément la curiosité. La carte au 1/2 000 000 ne livre aucun secret, un simple trait fend le relief en passant juste sur la préposition de cette magnifique appellation « Sierra de Fiambala ».
Fiambala, gros bourg, très connu depuis que le Dakar se déroule en Amérique du Sud. Sa réputation provient de ses dunes qui font la joie des compétiteurs, et aussi des simples promeneurs.
En préparant notre dernier voyage à vélo à travers le nord de l’Argentine, cette aventure de 70 km de piste, nous l’attendions. J’avais bien lu un ou deux blogs de cyclos au long cours qui l’avaient parcouru ce chemin du bout du monde. Ils en parlaient avec respect, décrivant de longues poussées de vélo à travers un paysage austère. Cet ancien tracé de la Ruta 40, maintenant abandonné depuis de nombreuses années, le guide de la Ruta 40 le décrit avec des mots dithyrambiques, comme ardu, dénivelés, rios à traverser, spectaculaire. Il est même précisé que cette piste est au programme d’agences spécialisées. Rien de tel pour décupler notre envie de nous y confronter à notre tour à la force des mollets.
Ce fut l’un des moments forts de notre séjour argentin, au cours des 3666 km que nous avons parcourus. Nous pensions que selon les conditions du revêtement plus ou moins mouvant, gravier et sable, plus ou moins cabossé, grosseur des pierres, et du dénivelé, il nous faudrait 2 à 3 jours pour la parcourir. Nous n’avions aucune idée de l’altitude du col à franchir. Notre carte particulièrement taiseuse ne nous livrait qu’un indice, le point culminant de la chaîne à 4673 m. Je me doutais bien que nous ne serions pas confrontés à ce que j’avais connu au cours d’une fabuleuse traversée de 900 km de pistes au nord du Laos, où le chemin passait assez systématiquement sur les points hauts. Mais tout de même, le point de franchissement se situait-il à 2000, 3000 m voire plus ?
Dans ces incertitudes se niche l’attrait de l’aventure en autonomie. Ne pas savoir, rien de plus jouissif lorsqu’on s’engage. Dans nos vies trop planifiées, où l’on veut tout maîtriser, particulièrement le temps, ces plages de flou laissées au hasard de l’état des piste sont une vraie cure de jouvence.
Nous voilà à Londres, non pas la capitale de la Grande Bretagne, mais une petite bourgade sur la fameuse Ruta 40. Le guide Michelin nous donne l’explication : en hommage du mariage du roi Philippe II d’Espagne et de Marie Tudor, originaire des bords de la Tamise. Cela fait une vingtaine de jours que nous avons quitté Salta et parcouru un peu plus de 1000 km, et gravi un volcan de plus de 5500 m. La forme est bonne, et c’est plein d’impatience que nous attendons la découverte de ce chemin à travers cette zone secrète.
Les premiers renseignements sont à la hauteur de nos espérances, mais un peu inquiétants tout de même. La route est interdite et non entretenue, considérée comme impraticable. Cela nous ravit, car nous sommes prêts à pousser durant des jours. Mais ce qui nous inquiète, la police en interdirait l’accès. Nous espérons bien nous soustraire à sa vigilance, mais si quelques gendarmes contrôlent le carrefour d’accès, et que l’ordre nous est intimé de rebrousser chemin, il sera difficile de faire autrement. Je comprends la police qui n’a pas envie d’aller récupérer des imprudents perdus. La police nous a déjà tirés d’un mauvais pas lors de l’accident de notre troisième camarde au pied du volcan Tuzgle, et qui a été rapatrié en France.
Dans le petit hôtel où nous logeons j’ai toutes les peines du monde à me faire préciser par le propriétaire la position de l’embranchement de notre piste interdite. D’abord je n’avais pas encore réalisé que de nombreux Argentins ne disent pas Ruta mais Jouta. Mais voilà, une fois qu’on le sait plus de problème. D’autre part cette piste n’étant plus utilisée, il m’indiquait le carrefour à 70 km entre la R40 et la R60. Il a fini par comprendre que nous voulions couper directement. Mais de toute façon, nous avions sur nos portables l’application « MAPS ME », redoutable tueur d’incertitude. Ce système est diabolique, sur la Terre entière il vous donne les moindres chemins et comme il matérialise votre position par un petit triangle bleu, adieu les sensations fortes, on n’a plus le droit de se perdre, à moins de le couper ou d’avoir déchargé la batterie. Mais cette dernière hypothèse ne se présente jamais, car faire le point prend seulement trente secondes. Et puis sur nos vélos nous avons des pods pour recharger sur la roue avant, et si cela ne suffit pas nous avons une batterie tampon qui permet plusieurs recharges de téléphone portable.
Après une nuit ponctuée de nombreux réveils, à cause d’une boîte de nuit juste en face de notre chambre qui a envoyé des décibels jusqu’à 5h du matin, nous nous préparons pour cette belle aventure, qui va nous conduire à travers la montagne à Tinogasta au pied du fameux paso San Francisco, qui sera notre objectif suivant. Quand je dis au pied, c’est à la dimension de ce gigantesque continent, car 250 km séparent cette petite ville du col.
Donc lourdement chargés nous démarrons, pour ma part j’ai 9 litres d’eau. Ce qui n’est pas énorme, car si nous mettons 3 jours, nous en manquerons certainement, mais si 2 jours suffisent pour cette traversée, nos réserves seront amplement suffisantes. Les deux ou trois kilomètres qui nous séparent de l’entrée de la piste sont rapidement parcourus sur une route désertée par les voitures à cette heure matinale.
Après une petite erreur, vite repérée grâce à MAPS ME, nous rentrons sur le bon chemin. Ouf, pas de poste de police pour contrôler l’accès à cet itinéraire abandonné. Les premiers kilomètres sont faciles, plats et au revêtement de terre solide, ce qui permet de rouler à 15 km/h. Nous rencontrons même quelques fermes. Puis la piste prend un aspect de cul de sac au niveau d’une dernière maison. L’homme que nous interrogeons reste très vague. Nous avons le sentiment qu’il ne s’est jamais aventuré au-delà de chez lui dans la direction qui nous intéresse.

Effectivement, brutalement la largeur de la piste diminue et le sable transforme sa surface en plage. Les roues enfoncent dans cette matière inconsistante, au point que parfois les sacoches avant se posent, ce qui génère un important frottement. Dans ces moments on commence à douter. Et si la piste était de cette qualité durant 50 km ? On a beau avoir une grande pratique en matière de pistes abominables, le doute s’insinue.
Nous essayons même par moments de pousser nos vélos en dehors de la trace. Mais de redoutables buissons aux épines dures comme de l’acier nous en dissuadent rapidement. Même sur le sable il nous faut faire attention à quelques buissons morts dont les épines n’attendent que nos pneus. D’ailleurs elles n’attendent pas longtemps, André crève. Et comme les emmerdes volent en escadrille, sa chambre à air de rechange est aussi crevée, alors qu’elle est neuve. Mystère ? Car nous avions bien pris soin d’inspecter l’intérieur du pneu et de retirer le bout de l’épine resté en embuscade.


La mer de sable finit par nous libérer, car la piste escalade un flanc de montagne. Mais les cailloux le remplacent, et la pente devient assez conséquente. Nous continuons donc à pousser nos vélos, mais les sacoches heurtent seulement de temps à autre des pierres de grosse taille. Elles vont tellement subir d’abrasion qu’elles seront constellées de trous après cette expérience. A la fin du voyage je les jetterai, après tout de même une dizaine d’années de bons et loyaux services. Mais jusqu’à présent je les avais utilisées à l’arrière et non à l’avant.
Après une section tout en virages, nous atteignons un plateau au sol assez consistant et à l’inclinaison très douce. Durant une dizaine de kilomètres à nouveau nous pouvons monter sur nos vélos et progresser à 10 km/h. Tout étant relatif, nous considérons cette vitesse comme très honorable. Seule personne motorisée rencontrée durant ces deux jours, un Argentin à moto. Il coupe à travers la montagne pour éviter les 200 km de route.
Puis, la dernière section qui nous conduit au point haut de cette traversée consiste en une piste aux nombreux virages. Elle est en très mauvais état, des éboulements l’obstruent à plusieurs endroits. A vélo cela ne nous pose pas vraiment de problèmes, cela nous oblige à quelques portages de nos montures. Mais un véhicule, même 4x4, aurait beaucoup plus de difficultés à franchir les sections détériorées. Sans doute, les occupants du véhicule seraient-ils forcés de faire quelques travaux de terrassement. Pas étonnant, nous ne voyons aucune trace de pneus de voiture.

Enfin à 17h nous arrivons au col à 1875m. La descente ne semble pas très facile.

La piste s’enfonce dans une vallée aux pentes très raides. Elle se déroule au-dessus d’abîmes impressionnants. Un mauvais rebond sur une grosse pierre, un déséquilibre et c’est la chute de quelques centaines de mètre au fond d’une gorge sauvage. Nous essayons de nous maintenir au maximum éloignés du vide. Mais ce n’est pas toujours possible, conséquence nous avons droit à quelques bons coups d’adrénaline.

Nous savons que la petite ville de Tinogasta se niche quelque part dans cette gigantesque plaine qui s’étale devant nous. Mais la démesure des espaces andins ne nous permet pas de la repérer. Plus nous descendons et plus le danger d’une chute mortelle s’éloigne.
Un peu avant la tombée de la nuit, une ruine en bordure de chemin nous permet un bivouac confortable. L’air est doux et le vent faible, conditions idéales. Seul point négatif, de toute évidence d’autres ont bivouaqué ici avant nous. La preuve, de nombreuses bouteilles en plastique et boîtes de conserve jonchent le lieu. Dommage !
Nous commençons par nous faire un thé chaud agrémenté d’une bonne quantité de miel, puis un plat de riz. Nous ajoutons des cubes aux légumes, ce qui nous permet de consommer l’eau de cuisson en soupe. L’eau que nous transportons sur nos vélos, il n’est pas question que nous en perdions une goutte.

Le lendemain par une piste très roulante nous atteignons la petite ville sur la Ruta 60, qui nous conduira au paso San Francisco à 4800 m d’altitude. La partie finale de cette traversée offre sur les 15 derniers kilomètres un spectacle affligeant. Nous parcourons ce que l’on peut considérer comme une gigantesque décharge à ciel ouvert. Le vent violent de ces régions se fait un plaisir fou à disséminer « aux quatre vents » des déchets de toutes sortes, et les buissons sont pavoisés à l’envi de vieux sachets de chips et autres rejets de notre société de consommation.
Ces deux jours resteront pour nous un magnifique souvenir hors du temps et loin des hommes. Le vélo est à mon sens un outil magnifique, qui seul permet de vivre de telles expériences en autonomie avec une logistique minimale. L’étape suivante, le paso San Francisco va aussi nous procurer de belles émotions dans une nature sauvage et très hostile.
Il y a des projets que l’on envisage comme dans un rêve. La traversée à vélo de la Cuesta Zapata en fait partie. J’ai l’impression d’avoir effectué un voyage au cours d’un voyage, un peu à la manière des poupées gigognes. Les cartes lorsqu’on les parcourt chez soi, on est déjà parti très loin de la table sur laquelle elles sont déployées. Dans l’immensité que représente l’Argentine, une piste qui traverse une chaîne de montagne évitant un détour de deux cents kilomètres par la route avive forcément la curiosité. La carte au 1/2 000 000 ne livre aucun secret, un simple trait fend le relief en passant juste sur la préposition de cette magnifique appellation « Sierra de Fiambala ».

Fiambala, gros bourg, très connu depuis que le Dakar se déroule en Amérique du Sud. Sa réputation provient de ses dunes qui font la joie des compétiteurs, et aussi des simples promeneurs.
En préparant notre dernier voyage à vélo à travers le nord de l’Argentine, cette aventure de 70 km de piste, nous l’attendions. J’avais bien lu un ou deux blogs de cyclos au long cours qui l’avaient parcouru ce chemin du bout du monde. Ils en parlaient avec respect, décrivant de longues poussées de vélo à travers un paysage austère. Cet ancien tracé de la Ruta 40, maintenant abandonné depuis de nombreuses années, le guide de la Ruta 40 le décrit avec des mots dithyrambiques, comme ardu, dénivelés, rios à traverser, spectaculaire. Il est même précisé que cette piste est au programme d’agences spécialisées. Rien de tel pour décupler notre envie de nous y confronter à notre tour à la force des mollets.

Ce fut l’un des moments forts de notre séjour argentin, au cours des 3666 km que nous avons parcourus. Nous pensions que selon les conditions du revêtement plus ou moins mouvant, gravier et sable, plus ou moins cabossé, grosseur des pierres, et du dénivelé, il nous faudrait 2 à 3 jours pour la parcourir. Nous n’avions aucune idée de l’altitude du col à franchir. Notre carte particulièrement taiseuse ne nous livrait qu’un indice, le point culminant de la chaîne à 4673 m. Je me doutais bien que nous ne serions pas confrontés à ce que j’avais connu au cours d’une fabuleuse traversée de 900 km de pistes au nord du Laos, où le chemin passait assez systématiquement sur les points hauts. Mais tout de même, le point de franchissement se situait-il à 2000, 3000 m voire plus ?
Dans ces incertitudes se niche l’attrait de l’aventure en autonomie. Ne pas savoir, rien de plus jouissif lorsqu’on s’engage. Dans nos vies trop planifiées, où l’on veut tout maîtriser, particulièrement le temps, ces plages de flou laissées au hasard de l’état des piste sont une vraie cure de jouvence.
Nous voilà à Londres, non pas la capitale de la Grande Bretagne, mais une petite bourgade sur la fameuse Ruta 40. Le guide Michelin nous donne l’explication : en hommage du mariage du roi Philippe II d’Espagne et de Marie Tudor, originaire des bords de la Tamise. Cela fait une vingtaine de jours que nous avons quitté Salta et parcouru un peu plus de 1000 km, et gravi un volcan de plus de 5500 m. La forme est bonne, et c’est plein d’impatience que nous attendons la découverte de ce chemin à travers cette zone secrète.

Les premiers renseignements sont à la hauteur de nos espérances, mais un peu inquiétants tout de même. La route est interdite et non entretenue, considérée comme impraticable. Cela nous ravit, car nous sommes prêts à pousser durant des jours. Mais ce qui nous inquiète, la police en interdirait l’accès. Nous espérons bien nous soustraire à sa vigilance, mais si quelques gendarmes contrôlent le carrefour d’accès, et que l’ordre nous est intimé de rebrousser chemin, il sera difficile de faire autrement. Je comprends la police qui n’a pas envie d’aller récupérer des imprudents perdus. La police nous a déjà tirés d’un mauvais pas lors de l’accident de notre troisième camarde au pied du volcan Tuzgle, et qui a été rapatrié en France.
Dans le petit hôtel où nous logeons j’ai toutes les peines du monde à me faire préciser par le propriétaire la position de l’embranchement de notre piste interdite. D’abord je n’avais pas encore réalisé que de nombreux Argentins ne disent pas Ruta mais Jouta. Mais voilà, une fois qu’on le sait plus de problème. D’autre part cette piste n’étant plus utilisée, il m’indiquait le carrefour à 70 km entre la R40 et la R60. Il a fini par comprendre que nous voulions couper directement. Mais de toute façon, nous avions sur nos portables l’application « MAPS ME », redoutable tueur d’incertitude. Ce système est diabolique, sur la Terre entière il vous donne les moindres chemins et comme il matérialise votre position par un petit triangle bleu, adieu les sensations fortes, on n’a plus le droit de se perdre, à moins de le couper ou d’avoir déchargé la batterie. Mais cette dernière hypothèse ne se présente jamais, car faire le point prend seulement trente secondes. Et puis sur nos vélos nous avons des pods pour recharger sur la roue avant, et si cela ne suffit pas nous avons une batterie tampon qui permet plusieurs recharges de téléphone portable.
Après une nuit ponctuée de nombreux réveils, à cause d’une boîte de nuit juste en face de notre chambre qui a envoyé des décibels jusqu’à 5h du matin, nous nous préparons pour cette belle aventure, qui va nous conduire à travers la montagne à Tinogasta au pied du fameux paso San Francisco, qui sera notre objectif suivant. Quand je dis au pied, c’est à la dimension de ce gigantesque continent, car 250 km séparent cette petite ville du col.

Donc lourdement chargés nous démarrons, pour ma part j’ai 9 litres d’eau. Ce qui n’est pas énorme, car si nous mettons 3 jours, nous en manquerons certainement, mais si 2 jours suffisent pour cette traversée, nos réserves seront amplement suffisantes. Les deux ou trois kilomètres qui nous séparent de l’entrée de la piste sont rapidement parcourus sur une route désertée par les voitures à cette heure matinale.
Après une petite erreur, vite repérée grâce à MAPS ME, nous rentrons sur le bon chemin. Ouf, pas de poste de police pour contrôler l’accès à cet itinéraire abandonné. Les premiers kilomètres sont faciles, plats et au revêtement de terre solide, ce qui permet de rouler à 15 km/h. Nous rencontrons même quelques fermes. Puis la piste prend un aspect de cul de sac au niveau d’une dernière maison. L’homme que nous interrogeons reste très vague. Nous avons le sentiment qu’il ne s’est jamais aventuré au-delà de chez lui dans la direction qui nous intéresse.


Effectivement, brutalement la largeur de la piste diminue et le sable transforme sa surface en plage. Les roues enfoncent dans cette matière inconsistante, au point que parfois les sacoches avant se posent, ce qui génère un important frottement. Dans ces moments on commence à douter. Et si la piste était de cette qualité durant 50 km ? On a beau avoir une grande pratique en matière de pistes abominables, le doute s’insinue.
Nous essayons même par moments de pousser nos vélos en dehors de la trace. Mais de redoutables buissons aux épines dures comme de l’acier nous en dissuadent rapidement. Même sur le sable il nous faut faire attention à quelques buissons morts dont les épines n’attendent que nos pneus. D’ailleurs elles n’attendent pas longtemps, André crève. Et comme les emmerdes volent en escadrille, sa chambre à air de rechange est aussi crevée, alors qu’elle est neuve. Mystère ? Car nous avions bien pris soin d’inspecter l’intérieur du pneu et de retirer le bout de l’épine resté en embuscade.


La mer de sable finit par nous libérer, car la piste escalade un flanc de montagne. Mais les cailloux le remplacent, et la pente devient assez conséquente. Nous continuons donc à pousser nos vélos, mais les sacoches heurtent seulement de temps à autre des pierres de grosse taille. Elles vont tellement subir d’abrasion qu’elles seront constellées de trous après cette expérience. A la fin du voyage je les jetterai, après tout de même une dizaine d’années de bons et loyaux services. Mais jusqu’à présent je les avais utilisées à l’arrière et non à l’avant.

Après une section tout en virages, nous atteignons un plateau au sol assez consistant et à l’inclinaison très douce. Durant une dizaine de kilomètres à nouveau nous pouvons monter sur nos vélos et progresser à 10 km/h. Tout étant relatif, nous considérons cette vitesse comme très honorable. Seule personne motorisée rencontrée durant ces deux jours, un Argentin à moto. Il coupe à travers la montagne pour éviter les 200 km de route.

Puis, la dernière section qui nous conduit au point haut de cette traversée consiste en une piste aux nombreux virages. Elle est en très mauvais état, des éboulements l’obstruent à plusieurs endroits. A vélo cela ne nous pose pas vraiment de problèmes, cela nous oblige à quelques portages de nos montures. Mais un véhicule, même 4x4, aurait beaucoup plus de difficultés à franchir les sections détériorées. Sans doute, les occupants du véhicule seraient-ils forcés de faire quelques travaux de terrassement. Pas étonnant, nous ne voyons aucune trace de pneus de voiture.

Enfin à 17h nous arrivons au col à 1875m. La descente ne semble pas très facile.

La piste s’enfonce dans une vallée aux pentes très raides. Elle se déroule au-dessus d’abîmes impressionnants. Un mauvais rebond sur une grosse pierre, un déséquilibre et c’est la chute de quelques centaines de mètre au fond d’une gorge sauvage. Nous essayons de nous maintenir au maximum éloignés du vide. Mais ce n’est pas toujours possible, conséquence nous avons droit à quelques bons coups d’adrénaline.

Nous savons que la petite ville de Tinogasta se niche quelque part dans cette gigantesque plaine qui s’étale devant nous. Mais la démesure des espaces andins ne nous permet pas de la repérer. Plus nous descendons et plus le danger d’une chute mortelle s’éloigne.

Un peu avant la tombée de la nuit, une ruine en bordure de chemin nous permet un bivouac confortable. L’air est doux et le vent faible, conditions idéales. Seul point négatif, de toute évidence d’autres ont bivouaqué ici avant nous. La preuve, de nombreuses bouteilles en plastique et boîtes de conserve jonchent le lieu. Dommage !

Nous commençons par nous faire un thé chaud agrémenté d’une bonne quantité de miel, puis un plat de riz. Nous ajoutons des cubes aux légumes, ce qui nous permet de consommer l’eau de cuisson en soupe. L’eau que nous transportons sur nos vélos, il n’est pas question que nous en perdions une goutte.

Le lendemain par une piste très roulante nous atteignons la petite ville sur la Ruta 60, qui nous conduira au paso San Francisco à 4800 m d’altitude. La partie finale de cette traversée offre sur les 15 derniers kilomètres un spectacle affligeant. Nous parcourons ce que l’on peut considérer comme une gigantesque décharge à ciel ouvert. Le vent violent de ces régions se fait un plaisir fou à disséminer « aux quatre vents » des déchets de toutes sortes, et les buissons sont pavoisés à l’envi de vieux sachets de chips et autres rejets de notre société de consommation.

Ces deux jours resteront pour nous un magnifique souvenir hors du temps et loin des hommes. Le vélo est à mon sens un outil magnifique, qui seul permet de vivre de telles expériences en autonomie avec une logistique minimale. L’étape suivante, le paso San Francisco va aussi nous procurer de belles émotions dans une nature sauvage et très hostile.








