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Botswana-Namibie octobre 2019... le retour
by Max68 · 2020-03-20 · 173 replies
Cette fois c’est à trois que nous ferons le voyage, un ami de longue date nous accompagnant.

A l’origine cela devait être notre premier voyage avec notre propre véhicule (stationné à Maun), malheureusement quelque temps avant mon contact sur place m’annonce qu’il y avait un « bruit » manifestement un problème au niveau de la boite de transfert. La pièce fautive devant venir d’Afrique du Sud le véhicule ne sera pas prêt pour notre venue. J’ai contacté Bushlore chez qui nous avions déjà loué un véhicule et ils nous ont appris qu’ils ont maintenant une agence à Maun et il ne leur reste plus qu’un Land Cruiser … nickel c’est la voiture reine sous ces latitudes. Nous acceptons, même si c’est plus cher que rouler avec notre propre véhicule, mais on n’a pas voulu annuler ou décaler le voyage.

C’est ainsi que nous partons, gaillards, de notre aéroport favori, Frankfurt le mardi 22 octobre à 22h40. Nous volerons sur Lufthansa. A titre d’information pour les futurs voyageurs, ça nous a couté moins cher d’acheter d’un côté un A/R FRA-JNB, de l’autre un JNB-MUB et en troisième un WDH-JNB, plutôt qu’un billet combiné.

Mercredi 23 octobre

Arrivée à 8h30 à JNB Vol BP212 Botswana Air à 11h20 … ça fait une longue escale ! Arrivée à Maun à 13h20

Sur place Bushlore nous attend, on va à leur agence faire l’état des lieux et remplir les papiers. Ensuite les courses, puis un tour chez Joe pour voir la voiture. Malheureusement, là il est déjà tard, on part de Maun vers 17h30 / 18h.

La piste de nuit vers Duncan Camp’s n’est pas top. On s’arrête une première fois demander notre route, le gars a les yeux rouges explosés … On voit une piste qui part à gauche et on voit les phares arriver de cette piste, chouette ça doit être là !... quand on arrive à leur hauteur on les hèle, dans le véhicule 4 noirs armés de fusils … aille, à mon avis ce sont des braconniers … pas cool tout ça.😮 On reprend la piste principale qui va vers Mababe. Le problème c’est que T4A ne connait pas la piste qui mène au camp et Osmand veut nous proposer des « raccourcis ». En fait il faut rester sur la piste principale jusqu’à ce qu’on croise un panneau indiquant le camp (de nuit c’est moins évident). La piste est très approximative et sablonneuse … ce qui devait arriver arriva, à un embranchement nous avons hésité entre deux ornières et on s’est ensablé. Ok, il fait nuit, ok on est au milieu de nulle part … pas de panique. Il ne faut surtout pas insister, on sort « tranquillement », on analyse la situation, pelletons un peu, une marche arrière, un choix d’ornières et c’est reparti. On navigue plus ou moins au cap car point de référence sur les cartes. Au bout d’un moment on voit de la lumière au loin et ouf c’est là !😎 Les gars du camp était venu à notre rencontre lorsqu’ils ont vu des phares se « promener ».

L’accueil a été chaleureux. Il n’y a que nous. Nous avons deux tentes sur les 4 dont dispose le camp. L’endroit est splendide au bord de la Thamalakane, l’ambiance aussi … incroyable, on n’arrive pas à s’imaginer qu’il y a encore quelques heures nous étions au milieu de la civilisation occidentale, frénétique. Qu’est-ce qu’on est bien.🙂 Ce n’est pas tout ça mais là il est temps de boire une petite bière …😛 Ensuite le chef viendra nous chercher, nous énoncera le menu. Vous n’imaginez pas comme on est bien là, seuls au milieu de la nature, avec les bruits des animaux, la douceur du climat, le sourire de nos hôtes et la bonne nourriture … génial nous sommes de nouveau en Afrique Australe. 🙂 😎





Vous l’aurez compris on recommande chaudement Duncan Camp ‘s. En revanche n’essayez pas d’y aller directement, réservation obligatoire et paiement soit par internet soit à Maun. La durée du trajet depuis Maun est de 1h30.

Version longue en cours de création ici
Le Kenya hors des sentiers battus
by Sylvie56 · 2019-09-30 · 269 replies
En 2010 nous faisions notre premier safari au Kenya en famille, nous étions loin de penser que nous tomberions à ce point amoureux de cette destination. Depuis ce premier voyage en Afrique sub-saharienne nous sommes repartis à sept reprises au Kenya…. Nous sommes également allés en Tanzanie (les parcs du nord en février) et au Botswana (en camping itinérant).

Au Kenya la seule réserve où nous sommes allés à chaque voyage est celle de Samburu. Le reste de l’itinéraire a varié à chaque fois. Ayant trouvé peu d’informations en français (les forums en anglais comme « Safaritalk » sont plus alimentés par « des Meru, Samburu ou Aberdare lovers ») sur certains de ces lieux j’ai pensé proposer ce carnet de voyage pour ceux qui aimerait découvrir le Kenya un peu différemment. Il n’y aura rien sur le Massaï Mara, Amboseli, Baringo, Naïvasha ou Nakuru : ce sont des lieux très visités et pour lesquels on trouve déjà de nombreux et très beaux carnets. De plus j’ai pu constater que ces endroits subissent une très forte pression touristique et je ne souhaite pas en faire la promotion. Ce ne sera pas un carnet journalier classique mais un partage de notre expérience en plusieurs voyages dans ces différents lieux. Nous partons en général en « self catering » avec un guide et un cuisinier. Ceci permet d’éviter lorsque c’est possible les lodges et d’avoir une grande liberté quant aux horaires.

Pour illustrer ce carnet je posterai essentiellement des photos de mon complice et mari Benoit, parfois elles pourront aussi avoir été prises par un de nos quatre fils. Je fais très peu de photos : à la fois je ne maitrise pas bien la technique photo et j’aime en safari être totalement dans l’émotion. J’ai besoin d’être entièrement dans le moment présent : tenter de comprendre le comportement animalier, observer les interactions, essayer d’anticiper ce qui va se passer ….et prévenir mes photographes préférés 😉.

Ces voyages ont été à géométrie variable pour la composition de l’équipe : le tout premier en famille à 5 (sans notre ainé), ensuite à 3 avec le petit dernier, à 6 avec des amis, plusieurs fois en couple et puis à notre plus grand bonheur l’été dernier à 5 avec N° 1 (dont c’était le 1er safari) et N° 3 et sa compagne.

Nous partons le plus souvent en juillet ou août (contraintes professionnelles) à une exception en 2017 où nous étions au Kenya en février.

ABERDARE NATIONAL PARK

Pour vous mettre dans l'ambiance, les deux visages d'Aberdare NP : soleil ou brume .....





Où repose Ivan?
by Zorba · 2018-10-11 · 99 replies
OÙ REPOSE IVAN ? (Voyage à Stalingrad)

Nous étions en plein hiver dans une agence de tourisme de St Pétersbourg; elle venait d’ouvrir et nous étions ses tout premiers clients; la jeune directrice était émue de débuter son activité, et à cette occasion, elle partageait une certaine proximité avec nous, attitude peu spontanée chez les Russes. Nous lui avons demandé un billet d’avion pour Volgograd, elle eut un mouvement de recul et nous demanda pourquoi nous nous aventurions si loin; elle même, Russe, ne ferait pas un tel voyage ! Je m’interrogeais sur une telle attitude : Aurait elle entendu ou imaginé des histoires sordides sur cette ville lointaine ? Volgograd étant au début de la Tartarie, ce trait exotique pouvait il enflammer son imagination? Pour nous la Tartarie, c’est Michel Strogoff et toute la cruauté prêtée aux Tartares par Jules Verne. J’ai déjà observé cette réaction de défiance chez des Russes, par rapport à des destinations lointaines à l’intérieur même de leur pays: Ainsi des personnes ont déconseillé de prendre le Transsibérien, « Car s’éloigner de Moscou serait dangereux et les trains peu sûrs » Ou encore « Si vous voulez aller à Perm, faites vous accompagner » ! Au delà des territoires de Moscou et de St Petersbourg, les Russes sont ils réellement informés sur les réalités de leur immense pays ? Ce pays gigantesque leur fait il peur ? L’agence est en ordre de marche et produit ses premiers effets: La caissière nous déleste de quelques milliers de Roubles, une employée imprime deux billets pour un vol du lendemain sur l’Aéroflot au départ de Moscou la jeune directrice nous serre la main et nous laisse à notre destin. Il ne nous reste plus qu’à rejoindre Moscou dans la nuit et l’aéroport de Shérémétievo au petit matin.

VERS STALINGRAD

Les voyageurs emportent leurs guides papier, certains emmènent en pensée, un écrivain, initiateur ou éclaireur du voyage ou. Le choix est évident : Vassili Grossman pour son Stalingrad c’est « Vie et Destin »

Des souvenirs et des pensées me reviennent : D’abord l’effroi : Si « Vie et Destin » n’avait existé qu’en un seul exemplaire, on n’aurait pas connu ce « Deuxième Guerre et Paix russe » puisque le KGB a confisqué le premier exemplaire. La vie aurait été légèrement différente, sans l’apport de Vassili Grossman. En fait le KGB a du savoir vivre ou de la culture : J’apprends, en lisant la fiche Wikipedia, qu’il n’a pas commis ce meurtre contre l’intelligence, mais qu’il l’avait conservé.

« Vie et Destin », c’est aussi une pièce que j’ai vue deux fois au théâtre de Saint Denis je suis poursuivi par la longue plainte, insistante, envahissante, rauque en russe, de la Mère de Grossman, incarnée par une merveilleuse actrice, une petite vieille que le public a entourée et chérie des yeux à l’entracte. C’était bouleversant, il n’y avait pas besoin de traduction, on entrait dans les pensées de ce fils poursuivi pour toujours par la culpabilité de ne pas avoir mis sa Mère à l’abri, et par longue agonie qu’il prête à sa Mère dans la pièce. Ah ces écrivains russes, ils vous submergent l’âme !

Erwan et moi, sommes intéressés par l’Histoire militaire; avec la visite de Stalingrad, la plus grande bataille de l’Histoire, nous serons au cœur de la légende demain. J’ai préparé ce voyage comme mes autres voyages, en sondant l’Internet, mais je n’y ai trouvé aucun compte rendu de voyage. Aucun guide papier n’existait pour cette destination. Vraiment Stalingrad n’attire pas les foules occidentales, des bateaux de croisière sur la Volga permettent bien aux touristes de visiter la ville en escale! J’ai bien noté que des agences britanniques spécialisées organisaient des voyages à thème militaire, mais je n’en ai rien retiré. Difficile aussi de contacter un guide local, ou de s’enquérir des tours organisés par des grands hôtels; les agences citées sur Internet ne répondaient pas. Stalingrad représentait donc l’inconnu le plus total, et la mise en garde de la directrice de l’agence alourdissait ce climat d’incertitude! Le site internet actuel de Stalingrad ne me renseignait pas et je n’imaginais pas ce que nous allions trouver; j’apprends juste que la commémoration de la bataille est centrée sur la colline du Mameiev Kurgan, siège de combats violents. Mon esprit a horreur du vide, alors inconsciemment Stalingrad prend des aspects de Verdun dans mon idée, avec quelques corrections dues aux spécificités locales : Il doit y avoir un super Douaumont, site déjà très imposant avec son Ossuaire entouré de 16000 croix. Comme pour nos Poilus, Ivan, le soldat soviétique devrait faire l’objet d’un culte laïc et sacré encore plus poussé, vu l’emphase du Régime soviétique et la ferveur patriotique russe. Quand on veut se persuader de quelque chose et que l’on est paresseux intellectuellement, on ne fouille pas assez sur Internet pour découvrir que ces représentations n’existent pas à Stalingrad. Cette bataille, divine surprise, qui montré la vulnérabilité du monstre pour la première fois, a eu un retentissement mondial. Le culte doit être à la hauteur de l’événement et apparent à chaque coin de rue. Mais était-ce vraiment Ivan qui est célébré à Stalingrad ?

DEPART DE SAINT PETERSBOURG

Si mon esprit est déjà à Volgograd, nous sommes encore physiquement à St Pétersbourg . Nous nous dirigeons vers Moskaïa. Erwan traine ses lourds « Rangers » dans la neige et se plaint de douleurs aux genoux. Traiter à 22heures, et à 2 heures du départ un problème médical à l’étranger n’est pas facile. Que faire ? Dans la gare je repère une croix rouge et nous nous dirigeons vers celle ci. Nous sommes accueillis par une infirmière qui a passé l’âge de la retraite depuis longtemps elle nous annonce à un vieux docteur, qui a du être en âge de faire la Révolution avec Lénine depuis l’Institut Smolny. L’étonnant était de trouver un vieil homme russe vivant, ils se font plutôt rares, car ils ont été soit fauchés par « la Grande Guerre Patriotique », soit par les purges staliniennes, où encore achevés par la « petite eau ». Ce docteur (« Vrach » en russe) examine Erwan et il me griffonne une ordonnance à faire exécuter à la pharmacie située à l’autre bout de la salle des pas perdus. De retour je lui donne le médicament et je le laisse avec Erwan; je papote avec l’infirmière avec laquelle j’échange comme je peux. C’est à dire que je massacre les déclinaisons, mais nous avons quand même une petite conversation sympathique.

J’adore le roucoulement de la langue russe Ainsi dans une interview j’entendais Poutine roucouler posément et je suis saisi d’effroi quand on donne la traduction de l’interview : « Je vais poursuivre ces salauds jusque dans les chiottes et je vais leur plonger la tête dans la lunette » ! Mais le mot « Vrach » ne passe pas chez moi, il dépareille la langue russe, ça fait décollement de vieux papier peint c’est une horreur. Si on pouvait en changer !

Erwan sort furieux de sa consultation en me lançant : « Tu as laissé ce docteur inconnu m’injecter un produit inconnu dans le cul ! » (Vous ne détectez pas là une pointe de racisme ? D’abord c’est un docteur russe, il a peut être eu son diplôme dans une pochette surprise ? Ou alors ce vieil homme ne s’est il pas recyclé depuis sa sortie de l’institut Smolny ? Ensuite « le produit inconnu » : c’est bien connu la chimie russe synthétise de la bave de crapaud ou des médicaments pour la famille Skipal).

Erwan tient à protéger son intimité, ce n’est pas demain que nous irons au banya ensemble. Aurais je gardé un tel pouvoir sur lui, adulte, en l’obligeant à « se faire piquer le cul avec un produit inconnu « ?

Dur métier que celui de Père. Jusque là, en Père multitaches j’ai assuré honorablement les fonctions d’agent de voyage, de traducteur…..Avec ma nouvelle casquette « Europe Assistance »/Saint Bernard, service de nuit ai je démérité ? C‘est vrai, je n’ai pas pu trouver à cette heure et en ce lieu un sémillant médecin de l’American St Petersbutg Clinic, au marketing médical si policé :

« Sir, I shall prepare an injection for you, then I give you pills specially for you, then we manage Xray session to improve your health… ». (J’avais déjà fait un séjour à cette clinique lors d’un accident)

A deux heures du départ il ne fallait pas y compter eh puis c’est la Russie ! (Comme on dit « C’est l’Afrique » : il y a de l’aventure, ce n’est pas un long fleuve tranquille). Cet incident médical à la gare est gravé pour l’éternité dans les annales familiales à mon débit, comme dans le film « Dieu seul pardonne, moi pas ! » On va ressortir cet épisode et d’autres dans un an, dix ou quinze ans lors d’un anniversaire ou d’un Noel. Je fais semblant de me plaindre, mais quel grand bonheur de retrouver un enfant que son conjoint ou sa conjointe a bien voulu vous prêter pour un temps très, très court. Une vieille complicité, et les souvenirs familiaux reviennent.

Bon ! Après avoir supporté la colère filiale, je m’occupe de l’intendance et je demande au « Vrach » de combien sont ses honoraires ? Il me répond que c’est gratuit, mais il me fait comprendre qu’un petit cadeau serait bienvenu, et je m’exécute. Il en profite pour m’envoyer une vanne vu son visage réjoui, mais elle tombe à plat car je ne la comprends pas. Ce médecin hors d’âge est un de ces malheureux vieillards oublié par l’Etat, et dont la retraite s’est évaporée on trouve aussi plein de babouchkas qui font la manche à la sortie de l’opéra Marinsky et vous donnent mauvaise conscience à vous qui juste venez de contempler la beauté, le luxe, et la frivolité sur cette scène sublime. Pendant ce temps les Nouveaux Riches s’en donnent à cœur joie dans leurs dépenses inutiles et en affichant leur mauvais gout. Déjà j’avais constaté que le médecin russe n’avait pas le même statut que nos médecins. (Ainsi il y a deux ans une ambulance m’avait rapatrié vers St Petersbourg, avec un médecin et deux ambulanciers à son bord. Mon état ne nécessitait absolument pas la présence un médecin pendant 3 heures mais il ne devait pas coûter beaucoup plus qu’un ambulancier à la société d’urgence médicale. Pendant le trajet de Velhikie Novgorod à SPB, pour pallier l’ennui de son inactivité face à ma petite pathologie, ce médecin me racontait sa guerre en Angola avec l’armée cubaine, et spécifiait à chaque phrase que le sang coulait à flot au combat. Nous échangions en Anglais sur l’Angola et sur Saint Pétersbourg. A chaque fois qu’il m’entendait dire « Saint Pétersbourg », il me reprennait gentiment en disant « Léningrad ») Et c’est après que j’ai gouté aux services médico-marketing de la clinique américaine. Mon rapatriement a été mis en œuvre par la société d’assurance qui voulait me dépêcher une infirmière de France pour le voyage. J’ai refusé énergiquement car je ne voulais pas qu’une personne me freine ou m’empêche de profiter du salon d’attente AF à Pulkhovo et notamment des plaisirs liquides et à bulles de la Business Class, offerte par l’Assurance.

Laissons ces médecins russes. Nous sommes toujours dans la gare Moskaïa à St Pétersbourg: Nous achetons des billets pour un trajet de nuit jusqu’à Moscou en « Koupé », c’est à dire en compartiment fermé à 4 couchettes. Erwan se refusait à nouveau d’aller en « Pladzkart », c’est à dire dans un compartiment ouvert où il y a 36 couchettes. Lors du trajet aller Moscou – St Petersbourg nous avons passé une nuit horrible dans les couchettes, trop courtes en hauteur dans le couloir.

Le Pladzkart (3ème classe): La convivialité russe avec concerts de ronflements A l’aller, au départ de Moscou, une « Provonidza » en uniforme se tenait à la porte de chaque wagon comme c’est l’usage, et faisant la gueule comme c’est l’usage aussi. Ces femmes veillent à la propreté, à la discipline, à alimenter le samovar du wagon pour le thé elles engueulent les passagers et fournissent des draps et couvertures et vendent menues friandises. Elles sont plus souvent moches, avec un visage fermé de porte de prison soviétique. Je pense que ce sont, avec les employés du Consulat russe à Paris, les derniers survivants du système soviétique. Celle ci avait sa petite combine pour arrondir ses fins de mois : Louer les deux couchettes de sa cabine de service; et puis passer la nuit dans la cabine de sa collègue du wagon voisin et partager avec elle le bénéfice de cette location sauvage. Nous n’avons pas pris, ainsi Erwan aura connu le « Pladzkart » au moins une fois ! Enfin ce soir, au départ de St Petersbourg, nous voici installés dans notre « Koupé », nul besoin de louer de cabine cette fois ci. Nous attendons les deux autres occupants : Ce seront un Russe bien mis et un Japonais. Nous faisons connaissance : le Japonais, à ma surprise était un bout entrain, très expansif le Russe était très distingué, très courtois et sympathique. Nous devisions et ces Messieurs calculaient nos chances de faire le trajet de la gare de Léningrad à Moscou jusqu’à l’aéroport Shérémétievo au moyen de la ligne de métro circulaire et du bus. C’était jouable selon eux.

A MOSCOU

Erwan ne se plaint plus de son genou, il n’est pas non plus paralysé ! Le « Vrach » n’était donc pas un charlatan, ni la pharmacie un repère de sorciers manipulant de la poudre de toile d’araignée! Dans les transports moscovites, tout s’enchaine bien : Départ de la station Komsolskaïa par la ligne circulaire, changement à Belorousskaïa pour la ligne verte jusqu’à Retchnoï Vokzal, et delà minibus vers Shérémétievo 1 (aéroport domestique) avec un peu d’avance. Particularité russe, nous sommes fouillés et contrôlés dès la porte d’entrée de l’aérogare, pour être refouillés et re contrôlés après l’enregistrement. Ces contrôles fréquents et la présence importante de miliciens dans tous les lieux publics n’empêchent pas les bombes de sauter: L’esprit brouillon russe peuvent annihiler ces mesures de sécurité apparemment drastiques.

Ainsi pour preuve : Après tous ces contrôles, nous nous dirigeons vers notre porte d’embarquement. Nous sommes seuls dans le satellite : Pas une âme qui vive, pas un employé, les portes donnant sur les pistes battent, non verrouillées. Pas un chat sur les pistes. Ce jour là, heureusement, il n’y avait pas de chasse neige avec un conducteur bourré sur la piste, ni de stagiaire seul à la tour de contrôle comme pour le malheureux PDG de Total à Vnoukovo! A quoi bon multiplier les contrôles si les satellites et les pistes sont ouverts à tous vents ? Un pilote d’Air France craignait toujours d’aspirer avec ses réacteurs les hommes de piste se baladant sans prendre garde!

Les premiers voyageurs arrivent enfin je suis stupéfait : Un groupe se présente habillé en Cowboys, mais oui en Cowboys du Far East ! Est ce parce que Volgograd c’est le Far East, avec le début des steppes et ses tribus asiates ! Ces Cowboys faisaient assez ploucs, Cowboys du pauvre rien à voir avec le fringant Malborough man, car leurs vêtements étaient faits d’étoffes assez frustres, mal teintes. Mais ils étaient marrants. Il manquait les colts évidemment. Je voyage pour tomber sur des scènes cocasses comme celle la !

Nous embarquons dans un Tupolev qui semble hors d’âge je regarde les feuillets des consignes de sécurité, et je découvre que l’avion a été construit en 64 ! On dit qu’en aéronautique, c’est l’entretien qui prime pour la sécurité justement l’entretien n’est pas la qualité première des Russes ! Les hôtesses aussi datent de l’époque soviétique, mais c’est moins grave que les moteurs. Enfin je suis encore là pour témoigner et raconter cette visite…
InterRail de 21 jours en Scandinavie en plein hiver
by MapandFork · 2016-02-18 · 11 replies
Interrail en Scandinavie: 1ère étape Copenhague



Après l'interrail Grèce+Balkans de l'été 2013, nous sommes prêts pour un nouveau voyage de 5000 km en train à travers 11 destinations et 4 pays : Danemark, Suède, Norvège et Finlande pour découvrir la Scandinavie en plein hiver. Ce voyage que nous avons surnommé Scandirail16 commence à l’aube d’un des premiers jours de la nouvelle année avec la première étape d’une série: Copenhague. Le premier jour de voyage s’annonce long : 12 heures et 4 trains si tout va bien et que nous ne ratons aucune correspondance (pour certaines nous avons seulement 5 minutes). Partis de Strasbourg, après quelques minutes nous sommes déjà outre-Rhin et le français n’est plus qu’un souvenir. Notre premier changement aura lieu à Offenburg, petite ville du Baden-Württemberg. Etant pile à l’heure, nous pouvons prendre notre correspondance pour Mannheim sans nous presser, aidés entre autres par le fait qu’en Allemagne les quais de départ des trains sont fixes et donc connus d’avance. Avant même d’avoir le temps de nous installer, le contrôleur de la Deutsche Bahn est déjà là pour nous accueillir, en allemand et semble perplexe lorsque nous lui répondons en anglais (qu’il ne semble pas comprendre). Heureusement l’un de nous se débrouille en allemand et nous réussissons à passer la barrière linguistique. Il est à peine plus de 7 heures et, après une courte nuit, nous commençons à nous endormir quand nous arrivons à Mannheim. Là aussi nous avons peu de temps pour changer de train mais, grâce à la précision allemande, nous pouvons prendre notre correspondance sans devoir courir. Une fois dans le train pour Hambourg, où nous attend notre dernier train de la journée, nous pouvons nous relaxer, rattraper un peu de sommeil et boire un cappuccino bien chaud en admirant par la fenêtre les paysages enneigés qui défilent. Vers midi, nous arrivons dans la deuxième ville la plus peuplée d’Allemagne alors qu’une tempête de neige s’abat sur la ville et nous ressentons alors le choc thermique. Cette fois nous avons un peu de temps avant notre correspondance pour Copenhague et profitons de la gare qui ressemble à un centre commercial pour avaler quelque chose de chaud. Il est à peine plus de 13 heures quand notre dernier train arrive, avec une dizaine de minutes de retard (juste pour démentir la précision allemande citée plus haut), avant que nous ne nous transformions en glaçons. Mais ce retard est vite pardonné par la surprise que nous réserve le premier jour de notre InterRail. Arrivés à Puttgarden, une petite gare du nord de l’Allemagne, notre train s’arrête et on nous annonce une attente de vingt minutes avant de pouvoir… embarquer sur le ferry qui nous emmènera au Danemark.



Embarquer sur un bateau tout en restant confortablement assis dans le train, ça n’arrive pas tous les jours ! Pour des raisons de sécurité nous ne pouvons rester dans le train, qui est maintenant dans la cale, tous les passagers sont donc invités à descendre du train pour se rendre dans le bateau. La traversée dure environ 45 minutes et nos compagnons de voyage en profitent pour grignoter un en-cas et dévaliser les différents duty-free. Nous montons sur le pont et affrontons le vent glacial pour prendre des photos du coucher de soleil sur la mer quand le commandant nous annonce l’arrivée imminente et nous invite à retourner dans le train. Nous arrivons dans la capitale danoise peu avant 19h et déposons nos bagages à l’hôtel, à deux pas de la gare avant de sortir pour un dîner en ville. Nous passons devant le Parc Tivoli, nous longeons Stroget, la rue du shopping au centre-ville et peu après la place Kongens Nytorv nous entrons dans la cour intérieure d’une bâtisse élégante qui doit être fort agréable les soirées d’été. Nous entrons chez Banksia, dans une ambiance hygge comme on dit ici (comprenez relax, avec des bougies, une lumière tamisée et une ambiance chaleureuse) où le chef australien nous invite à découvrir la cuisine et les vins de son pays. Ayant déjà testé les spécialités danoises il y a quelques mois, nous tentons un voyage en Océanie, entre kangourou et soupe de crocodile, le tout très raffiné et délicat.



Rassasiés et réchauffés après cette première longue journée de voyage hivernal vers la Scandinavie, nous rentrons à l’hôtel pour profiter d’un sommeil réparateur avant de poursuivre notre périple en direction de Göteborg, en Suède.
L’Antarctique, une autre planète
by AvousdeVoir · 2015-08-25 · 160 replies
Je consacrerai cette rubrique à une croisière effectuée en début d'année en Antarctique. Comme les autres voyageurs qui ont bénéficié de la chance de faire un tel voyage, je reste sans mots pour en décrire l'incroyable beauté. J'espère éveiller votre curiosité par quelques photos de cette planète d'eau et de lumière glacée à peine habitée d'une foison d'aliens tous plus curieux les uns que les autres.

J'espère pouvoir répondre aux questions pratiques ou plus personnelles qui vous viendront à l'esprit...



Lumières de glace, La mer de Weddel,

Matin Midi Après-midi Soir...
La fête nationale versus le tour de France?
by Chocolait · 2015-07-26 · 59 replies
Bonjour tout le monde,

Je suis francophile donc j'utilise ce forum pour partager les mémoires de mes vacances et pour pratiquer la langue (et aussi pour apprendre plus profondément l'esprit français).

Alors que j'apprends le français en regardant BFMTV, je me suis rendu compte une chose intéressante. C'est que la fête nationale ne semble pas plus importante que le tour de France. Certes, il y avait le foule aux Champs Élysées et la télé diffuse les images pendant la fête mais quant au tour de France, ça a l'air évidemment plus passionant.

Je cite un exemple: suite à la fin de la fête, les deux animateurs sur BFMTV ont continués de presenter d'autres actualités presque immédiatement. En anglais, on décrit la situation comme «back to business as usual». C'était comme la fête n'a jamais eu lieu du tout. Je veut dire qu'une telle fête à Singapour serait discuté toute la journée, même la semaine entière.

À titre comparatif, j'ai constaté que beaucoup plus de temps est consacré au tour de France sur les médias. Par exemple, on trouve même les gens qui attendent au bord de la route pour acclamer les cyclistes. On trouve aussi les caravans qui fournissent des boissons gratuitement aux gens. Tout cela est bien reporté par des journalistes toute la journée entre les actualités.

Donc, je voudrais savoir comment voyez-vous l'importance de la fête nationale vis-à-vis le tour de France? Merci.
Carnet du Botswana en juillet août 2015
by Ellobo · 2015-07-25 · 89 replies
Bon, ben voilà c'est parti pour de nouvelles aventures........ Ce premier post est tapé depuis Maun et les suivants risquent d'être beaucoup plus long à venir. De plus je sais que certains vont embarquer et donc je laisse un peu de temps Préambule : Peu d'infos, peu de demandes sur VF sur mon séjour, car il y a un an on devait partir, puis non, puis finalement oui. Maintenant on y est et cela peut commencer. Je vais essayer d'insérer des photos, mais comme je filme et ne photographie pas, cela va être coton, mais j'ai promis de faire un effort. Il y plus de choses sur mon site, c'est ici. Nous partons à 6, un couple d'amis et leurs deux adolescentes et nous deux. Cela sera 16 jours en camp mobile et 3 jours à Victoria Falls. 23 juillet : C'est le grand départ. Les valises sont en maturation quand la radio annonce que Lyon est bloqué par les agriculteurs. Nous habitons à 40 km de l'ouest de Lyon et l'aéroport est à l'est il faut donc traverser la capitale des Gaules !!! Je ne prends pas Air France pour éviter les grèves, j'ai brulé 12000 cierges pour ne pas avoir de grève des contrôleurs aériens et 23000 autres pour ne pas avoir des routiers en colère et bing les agriculteurs. On peut essayer de prévoir un max, mais des fois !!!😠 Coup de chaud, coup de fil à notre chauffeur et décision est prise de rejoindre l'aéroport en transport en commun via les rails. (les mauvaises langues pourraient me demander si j'avais prévu les mouvements de la SNCF et bien non!!!) Cela sera donc TER, puis métro puis navette gare/aéroport pour commencer le voyage (3h pour y aller au lieu d'une !!!) Cela se fait, ce n'est pas le top (le métro n'est pas fait pour transporter des valises) mais bon on est à l'aéroport. Vol pour Francfort puis gros vol en A380 pour Johannesburg. c'est une première, ben il n'est pas mal du tout ce gros avion. Tout ceci fait avec Lufthansa, classique mais bien. Du coup on a changé de jour 24 juillet: Ensuite vol vers Maun en ATR42 (Air Botswana), soit petit avion de 40 places à hélices et enfin on y est. Matambo, notre guide nous attend, on embarque pour poser les valises à l'hôtel et ensuite comme cela nous manquait, on prend un avion pour cette fois survoler l'Okavongo. Passer de l'A380 à un petit coucou cela surprend. Le vol est agréable quoique bruyant, petit à petit le fleuve se dévoile et nous cherchons notre premier animal. 1 Une vue du Delta Cela sera un éléphant et ensuite le festival continue. Buffles, gnous, antilopes, zébres, girafes, etc ...tous paraissent petits mais ils sont bien là et nous attendent pour les prochains jours. Le soleil décline petit à petit et le lieu devient magique Le décrire, pas facile car les mots vont manquer. On est trés très loin des turpitudes du départ et des problèmes bien franchouillards. 2 Des buffles (si si !) Retour à l'hôtel après un passage au marchands de produits anti-canicule ( les cubi sont nombreux, tout va bien), douche (enfin!!!) et premier repas botswanais : Un T-Bone🙂 Mince je me suis trompé, je me suis cru aux US, mais non c'est bien cela un bon bœuf pour se requinquer et hop ensuite dodo pour se rerequinquer !!! a+ pour la suite quand ? Je l'ignore
Toutes nos pensées vers les passagers du Costa Fascinosa et du MSC Splendida
by Ericat1505 · 2015-03-18 · 104 replies
Triste nouvelle au musée du Bardo aujourd'hui.

Toutes mes pensées et mon soutien aux groupes du Costa Fascinosa et du MSC Splendida 🙁 Message de Costa sur Facebook

Costa Croisières surveille de près la situation à Tunis après l'attaque de ce jour, rapportée par les médias. Aujourd'hui, le Costa Fascinosa est amarré à Tunis dans le cadre de son itinéraire de croisière de 7 jours en Méditerranée occidentale. Au cours de cette escale prévue à Tunis aujourd'hui, des passagers du Costa Fascinosa faisaient une visite de la ville. La compagnie est en contact étroit avec le ministère italien des Affaires étrangères, les autorités locales, le capitaine du Costa Fascinosa et l'agent portuaire local pour évaluer la situation et son évolution, et collecter des informations supplémentaires. Pour plus d'informations, contactez le 0805 05 99 88
Circuit aux USA: annulation d'hôtels difficile...
by LeTigre · 2015-03-07 · 35 replies
Salut à tous,

Je vous donne un élément, à chacun de décider s'il veut le prendre en compte ou pas ...

Courant janvier j'étais en pleine préparation d'un nouveau circuit aux USA pour septembre quand mon employeur exigea que je décale mes congés. Forcément ça fout tout par terre et j'ai annulé toutes les réservations que j'avais déja faite ...

Toutes ? En fait, toutes sauf l'Alpine Motel à West Yellowstone, le Resides Inn à Vernal et le Vista Motel à West Glacier, car il ne semble pas possible d'obtenir une réponse de la part de ces 3 hotels à mes emails d'annulation ... Je vais renvoyer quelques emails puis je leur téléphonerais et peut être que ça activera l'annulation ... ou pas ... mais dans tous les cas ce n'est pas sympa du tout et là j'ai carrément l'impression que bien que prévenu en janvier pour des résas en septembre, ces hotels sont bien partis pour tranquillement débiter ma carte en septembre ... :(

Le pire c'est que je me suis fait rembourser mes vols et un hotel " non remboursable" par l'assurance de ma carte de crédit, mais comme pour ces 3 là, techniquement je peux annuler ... l'assurance ne marche pas

Je me doute qu'il va y avoir X posts pour dire que " mais pas du tout, moi j'ai annulé sans problèmes " mais ... c'est déjà pénible de devoir tout annuler alors devoir relancer encore et encore 3 hotels ca rend l'exercice super lourd ... Bref, SI je devais remonter un trip un jour je pense que je reserverais dans les hotels de chaine, c'est pas fun, c'est impersonnel mais au moins en cas de problèmes tout se règle en quelques clics ...
Discussion autour du concours photo février 2015 "Une photo qui donne envie de changer le monde"
by Eversmile · 2015-01-31 · 375 replies
Les questions, les coups de gueule et les délires autour du concours photo de février 2015 : «Une photo qui donne envie de changer le monde» ; c'est bien ici !

🙂

Pour participer au concours; c'est par ici

Le diaporama des photos proposées se trouve : là
Tour d'Europe centrale
by TheGaame · 2013-11-04 · 8 replies
Bonjour à tous, Voilà j'aimerai partir faire un tour en Europe Central cet été au mois d'Aout. Je pense que je m'y prends tôt mais autant commencer à y réfléchir maintenant. J'aimerai donc visiter avec un de mes amis la République Tchèque, l'Autriche et la Hongrie, voire si possible la Pologne. Je partirai pour tout le mois d'Aout donc 31 jours environ et je peux raccourcir comme prolonger le séjour bien évidemment. Je veux donc un voyage pour découvrir culturellement ces pays. J'envisage le coach surfing, l'auberge de jeunesse et le camping. Je suis juste perdu pour faire mon itinéraire notamment du fait que je devrais être à Budapest du 11 au 18 Août pour un festival de musique. C'est la seule "obligation" et "contrainte" pour faire le plan de ce voyage. Ma question est donc dois-je commencer par l’Autriche (Vienne + court séjour à Bratislava) pour enfin aller à Budapest et rejoindre la République Tchèque ensuite ? Combien de temps rester dans chaque pays du coup? Entre Budapest et la République tchèque, puis-je passer quelques jours à Cracovie ? Dois je passer par un autre pays ?

Comme vous pouvez le voir je suis un peu perdu pour les trajets. Nous voulons essayer de faire à la fois une visite des villes (capitales) mais aussi si possible aller faire des randonnées, voir les lacs etc.. Je me fixe un budget entre 800 et 1200 euros en restant large. Je commence à peine mes recherches. Si vous avez le moindre conseil pour ce voyage je vous remercie de m'aider et de me donner plus d'informations.

Mes amitiés,

Max
Emirates élue compagnie aérienne de l'année
by VoyageForum · 2013-06-19 · 47 replies
Chaque année Skytrax qui est LA référence mondiale en la matière désigne sur nombre de critères les meilleures compagnies aériennes. Pour 2013, la gagnante est Emirates devant Qatar Airways et Singapore Airlines. Le classement complet...
Masoala: contribution au voyage (Madagascar)
by Filanzana · 2013-02-05 · 25 replies
Contribution à la connaissance de Masoala (baie d’Antongil)

Je lis ici les là des questions puis des réponses sur lesquelles j’ai parfois envie d’intervenir mais je me méfie des posts qui dégénèrent... Cette région mérite mieux que toutes les querelles.

Voici donc un résumé pour aborder la région si vous avez envie de la découvrir : Pour commencer et rassurer (s’il le faut) je dis que j’y habite, au village de Cap Masoala. Y venir et en repartir ? Trois villes constituent l’accès de cette zone : Antalaha au nord, Maroantsetra au sud-ouest et Mananara au sud. C’est une zone très «enclavée» et vraiment isolée, d’où son originalité et son caractère... Antalaha : La route «goudronnée» y vient du nord (Sambava) reliée par piste à la côte ouest (Ambanja -Nosy Be - Diego) : c’est «pas de tout repos» pour la partie piste. Pour la partie goudron, il faut 1 h00 entre Sambava et Antalaha. Solution «avion» : 3 vols par semaine (lundi-mardi-jeudi) entre Tana et soit Sambava, soit Antalaha (mais c’est du pareil au même) + 1 vol par semaine (jeudi) entre Diego et Sambava (très intéressant pour voyager !). Par la mer : Bateau brousse (!) car il n’y a pas de bateau «voyageur» au sens où on l’entend en Europe : c’est possible depuis Toamasina-Mananara mais ... aléatoire question sécurité et chaque année on compte 1, 2 et plus de naufrages avec beaucoup de morts (requins). Pedibus : oui, depuis Maroantsetra mais ce sera développé plus loin dans la partie trek (car il faut déjà «être sur zone»). Un peu de patience. Maroantsetra : La «route nationale 5» qui n’a de route que le nom, est une piste parmi les plus improbables de Madagascar. Le nombre de bacs (souvent en panne) et de ponts (défoncés, voire plus) en font un parcours de 4x4 des plus spectaculaires. Mais c’est un voyage «haut en émotions» et en «découvertes» pour les paysages et l’ambiance «côte-est» que l’on y vit comme nulle part. Pour faire court, elle commence au bac de Ste Marie, à «Soanirana-Ivongo») pour se terminer à Maroantsetra. Des taxi-brousse (pick-up bachés genre Hilux) la pratiquent en 3 jours (+1 pour rejoindre Toamasina sur le goudron maintenant fatigué). Solution «avion» : 4 vols par semaine (lundi-mardi-jeudi-samedi) entre Tana et Maroantsetra. Vous noterez que (lundi-mardi-jeudi) c’est «commun» avec la desserte de soit Sambava, soit Antalaha : cela permet d’organiser des options intéressantes ? Pour le vol du samedi : Il est aussi très intéressant car bien que ne desservant pas Sambava ou Antalaha ce jour là, il fait une escale à Toamasina à l’aller comme au retour (Tana-Toamasina-Maroantsetra à l’aller et Maroantsetra-Toamasina-Tana au retour) ... ce qui permet de composer un programme différent. Par la mer : Bateau «Mélissa» qui assure la liaison le samedi (quand tout va bien) entre Toamasina-Soanirana-Ivongo-Mananara-Maroantsetra / Le dimanche il repart dans l’autre sens Maroantsetra-Mananara-Soanirana-Ivongo-Toamasina. Cette solution est «jolie sur le papier», mais il ne s’agit que d’une coque «plate» et non d’un bateau prévu pour la mer. Je m’attends donc à un naufrage un jour ou l’autre. Par période de beau temps et de mer calme cela peut se faire, mais pas autrement. Mananara : mêmes indications «route et bateau» que Maroantsetra, mais plus d’avion (j’ai volé sur le dernier avec une équipe de télé de «Thalassa», et je m’en souviens encore, sur Antonov suspendu pour défaut d’assurance et pilote ukrainien non validé) Météo et période «favorable» ? Le sujet est amusant. Plus qu’ailleurs il faut dire qu’il y a deux saisons : la saison des pluies et la saison où il pleut. Après cette blague ... il faut rappeler «quand même» que Maroantsetra partage avec Andapa (pas loin) le «record de pluie» de Mada (entre 8 et 9 m/an quand en Fr on a 1,25 m au plus fort) ... C’est pour cela que la forêt de Masoala «là où la forêt tombe dans la mer» est si belle ... C’est pour cela que la forêt de Masoala est la dernière et seule grande forêt tropicale humide qui reste sur la grande île devenue rouge et plus verte. En fait, plutôt que de penser à la pluie (qui vient toute l’année comme une bénédiction et hélas moins souvent), les voyageurs en pensant «météo» devraient se préoccuper de l’état de la mer qui permet d’effectuer certaines liaisons nécessaires et de leur sécurité. C’est la mer qui compte, pas les gouttes de pluie (très jolies sur les feuilles). Je tente néanmoins un tableau climatique subjectif et très personnel (mais j’y habite quand même, donc je constate et j’observe) : - 15 janvier à 15 avril : période cyclonique avec 1 à 5 cyclones prévus ...C’est la région d’impact «majeur» pour Madagascar. Les dégâts du cyclone «Gafilo» ne sont pas encore réparés. Mais à cette période et «hors alerte cyclone», il fait beau et très chaud ... très très chaud ! La mer est belle (sauf alerte). C’est la période où tous les tour-opérators arrêtent leurs programmation (par peur des cyclones ... et parce-qu’il faut bien prendre des congés aussi). Mais la région est très belle pourvu que l’on ne dépende pas d’un planning et que l’on accepte les évènements climatiques ... Les voyageurs «qui ont le temps» adoreront cette période où il n’y a personne ! Attention : les «rares» hôtels (pour touristes) sont fermés (Tous ceux de Tampolo). - 15 avril à 15 juin: période «intersaison» que l’on appelle automne en Europe et qui n’existe pas sous cette latitude. J’y ai vécu des semaines de pluie «ininterrompue» et des semaines «radieuse» comme en septembre-octobre en Europe. Attention : il pleut ! Et quand il pleut, c’est fort ! Du coup, on peut se retrouver à marcher dans la boue «fotaka» en malagasy pendant plusieurs jours ... voire plus «si affinités». Pour les étoiles «Kintana en malagasy», c’est la période la plus favorable pour la croix du sud ! 15 juin à 15 sept : période de «hiver austral» : ben, il fait 25 °c (quand même supportable ?) mais la nuit, j’apprécie la couette ... et surtout, il y a une humidité à 80-90 % qui, même avec la température, fait un «petit froid humide» en plongeant sous les draps. J’y ai vécu des semaines de pluie «ininterrompue» et des semaines «radieuse» comme en été en Europe dans les alpes du nord (j’y habite une partie de l’année pour le ski bien sur). La mer est à cette époque «incertaine» avec des creux de 4m très inconfortables et la navigation est alors dangereuse, impossible. On peut décaler un départ bateau de 1, 2, 3 jours et il faut l’accepter, sinon ne pas venir. Pour moi qui habite les Alpes du nord et pratique l’alpinisme, c’est la même chose que ma prévision de course dérangée en juillet par une neige «imprévue» et du «mauvais temps installé» : rien de plus, sauf la distance et la gestion d’un planning de voyage. MAIS : C’est la période des baleines qui viennent se reproduire dans la baie d’Antongil (réserve de plancton alimentée par les cours d’eau douce des montagnes environnantes, dans une baie profonde de 60 m, longue de 100 km et large de 40 km) - plus encore que près de l’île Ste Marie (qui plus près des routes et plus facile d’accès, plus organisée sur le tourisme et sur le marketing a su imposer son image de «lieu unique» alors que c’est inexact). Les baleines sont là chaque jour de cette période de l’année, on les approche en kayak (pour ma part) et en bateau (à distance respectable et dans l’axe qui convient). Les baleines à Masoala sont un évènement en soi, malgré la pluie, la houle, le vent et les creux de mer qui peuvent en éloigner certains. 15 sept à 15 oct : période «intersaison» que l’on appelle printemps en Europe et qui n’existe pas sous cette latitude. J’y ai vécu des jours de pluie (rares) et du beau temps (presque toujours). La mer est calme (en général) et l’on marche plutôt «à sec». Les baleines sont parties ... Pour les étoiles «Kintana en malagasy», c’est la période la plus favorable pour le scorpion ! 15 oct à 15 janv : période d’été austral : Beau et chaud ! Mer calme et températures parfois extrêmes ... Les orages sont aussi là pour rafraichir tout le monde, comme des orages d’été. Le ciel est zébré d’éclairs et les circonvolutions des alto-cumulus sont superbes à peindre en aquarelle. C’est une période que j’adore. La navigation y est plus «sécurit» sauf à un avis de tempête qui peut survenir ... (le dérèglement clim en route» se sent très bien sur place). Merci de me faire un "retour" de vos avis pour savoir si je continue ou bien ...
Guadeloupe avec un enfant en août 2012
by Daunay · 2012-01-13 · 12 replies
Bonjour nous voulons partir en Guadeloupe à 3 2 adultes 1 enfant je me pose pas de questions , climat , budget , période la meilleur pour acheter les billets en ce moment 2500 euros , prix des gites , moyen de locomotion enfin pas mal de renseignement quoi???? je pense aller vers st francois comme on prevoit 20 jours pourquoi pas basse terre grande terre moitié moitié . Merci de me renseigner ma moitié a un peu peur des cyclones ....tres peu en cette période non??????lol
Discussions sur le "Concours" Photo du mois de mai 2011 "Intempéries"
by Makalux · 2011-05-05 · 607 replies
Les photos c'est la : http://voyageforum.com/v.f?post=4250698;#4250698 Les discussions, c'est ici !
Dans quel pays d'Afrique faire un safari?
by Maxime91 · 2010-08-18 · 20 replies
Bonjour,

Je souhaite faire un safari en Afrique. Je pose donc la question : Quel pays choisir?

J'ai entendu dire que le Kenya était le paradis pour ce genre d'activité mais je crois qu'aujourd'hui des pays comme la Namibie ou la Tanzanie propose de superbes Safaris. Je précise également que je n'ai pas un budget immense.

J'attends l'avis d'expert en la matière :)

Merci d'avance,

Maxime
Périple Rouen - Le Cap à moto fin 2011
by Macaroan76 · 2010-06-13 · 23 replies
Bonjour a tous bon ça avance j'ai acheté ma 600 transalp il n'y a plus qu'a l'equiper pour ce projet rouen le cap fin 2001 par la côte est deux questions 1) pour le moment est-il possible de faire tunisie , libye et passer directement au soudan sans passer par l'Egypte 2) je veux revendre ma transalp en Afrique du sur pour remonter en avion , cela est-il possible en attendant de vous lire et bien d'autres questions après mon itineraire est le suivant si pas de changement Tunisie Libye Soudan Erythrée Ethiopie Kenya Tanzanie Malawi Mozambique Zimbabwé botswana et le cap (normalement)
Peaufinage d'un voyage de trois semaines en Thaïlande
by Martok21 · 2009-09-01 · 92 replies
Programme 3 semaines en Thaïlande

début Octobre ou début Novembre budget total 900-1000€ ( avec paris BKK paris 450€ )

je ne connait pas ce pays, et j'aimerais le découvrir j'ai un budget très faible et de grande ambitions ^^ mai je suis peut exigent, un toit un soupé une douche par jour ... grâce à ce forum, internet et 2-3 livres j'ai déjà pas mal d'ides je remercie donc chaleureusement, tout ceux qui mon, ou qui m'aideront

Exemple de ce que j'aimerais faire dans l'absolu ...

Paris => BKK

Bangkok 3J - décompression récupération horaire (1j) - Shoping (1j) - préparation de la suite du voyage (1j)

BKK => puket ( Avion ) ( ou autre moyen de transport si de nuit avec couchette par exemple ... )

Puket 2 j - Full moon Party (1j) - récupération + recherche bateau pour excursion ( si pas trop cher ) Ko Lanta ou Krabi (1-2j)

Puket => Chian may ( avion ) ( pour gagner du temps )

Chian may 3 Day - Chian may (1j) ( visite de la ville ) - Tang Dao 1 Day (1j) ( excursion a dos d'éléphant ) - Chiang Dao 1 Day (1j) ( visite des grottes )

Chiang may = > BKK => Songtail ( voir direct si possible )

Songtail (1j) - visite du parque naturelle (1j) - visite du tiger temple (1j) ( et modeste contribution si possible ) ( grand amateur de grand félins ... )

Songtail => BKK en train de jour ( pour le paysage ) BKK => Ayutaya ( car climatisé ? )

Ayutaya ( 2 day ) - visite diverses

Ayutaya => Bkk Koh Chang ( 5-7 j )

Koh chang - Plage /Rando - Plongé initiation - plage /Rando - visite de l'ille - Plongé visite

Koh Chang => BKK

Bagkok visite (2-3 j)

BKK => paris

je suis preneur pour toute info, conseil pour améliore ce voyage maximisé les déplacement etc

info diverses sur ma petite personnes ... 30 ans, 1m90 95 kgs ... pas mal de voyage en Europe de l'est et Afrique du Nord à son actifs ^^

point négatif ( ne parle ni Thai ni Anglais, ne possèdent pas de CB ) possèdent sac de couchage léger, guide du lonely et michelin ^^ :) 100% parano, mai pas trouillard fonce souvent dans le Tat ...

( autre lecture que j'ai bien Kifé : Faune, Flore et Paysages Thaïlande ( les éditions du Carrousel ) )

cordialement
Madagascar au jour le jour et sa situation
by Tamerlan95 · 2009-03-20 · 532 replies
Bonjour!!!!!

Suite de la conversation qui vient d'être fermer!!!!!!

A+😉
Nouvelles de la crise à Madagascar: 5 mars 2009 (suite discussion fermée)
by Jipi · 2009-03-05 · 815 replies
salut il faut ouvrir un nouveau post demande de la moderation a plus

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