Results for "Pakistan"
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Visa à l'arrivée en Iran pour un Canadien
Bonjour à tous
J'aimerais savoir si les canadiens peuvent obtenir le visa à l'arrivée à Téhéran ? L'Iran n'a pas de représentation diplomatique au Canada. Merci
J'aimerais savoir si les canadiens peuvent obtenir le visa à l'arrivée à Téhéran ? L'Iran n'a pas de représentation diplomatique au Canada. Merci
Road trip France - Thaïlande en 4x4
Bonjour à tous,
Nous avions prévus initialement un tour du monde en avion (entre autre) mais au fil de nos préparatifs nous nous orientons vers un road trip en 4x4 (Toyota HJ61) Nous aimerions rejoindre la Thaïlande, visiter les pays traversés bien entendu puis nous concentrer sur l’Asie du Sud Est avant de rentrer Durée du voyage environ 7 mois.
Nous lisons beaucoup d’avis différents sur la traversée de l’iran notamment
Est ce que quelqu’un aurait RÉCEMMENT fait ce type de voyage ? Quels sont les risques (ou les pays à risques) sur un tel tracé ?
Merci de vos avis et bon voyage à ceux qui s’appretent à partir
Marina et Niko
Nous avions prévus initialement un tour du monde en avion (entre autre) mais au fil de nos préparatifs nous nous orientons vers un road trip en 4x4 (Toyota HJ61) Nous aimerions rejoindre la Thaïlande, visiter les pays traversés bien entendu puis nous concentrer sur l’Asie du Sud Est avant de rentrer Durée du voyage environ 7 mois.
Nous lisons beaucoup d’avis différents sur la traversée de l’iran notamment
Est ce que quelqu’un aurait RÉCEMMENT fait ce type de voyage ? Quels sont les risques (ou les pays à risques) sur un tel tracé ?
Merci de vos avis et bon voyage à ceux qui s’appretent à partir
Marina et Niko
Route de Srinagar (Cachemire) à Leh (Ladakh) en 4x4
Bonjour à tous, je souhaiterais faire la route entre Srinagar et Leh en été 2019 (si la situation le permet). Y a t'il des gens qui l'ont fait? Google m'annonce 420km et j'imagine que c'est une route "difficile"... J'ai déjà fait de la route difficile en Inde et le Pamir Tadjik donc ne suis pas totalement novice ;-)
Merci pour vos conseils.
France - Népal à pied
Bonsoir tout le monde ! En ésperant que mon message soit dans la bonne rubrique si ce n'est pas le cas je m'en excuse d'avance. J'aurais besoin qu'on éclaire ma lanterne. J'ai dans l'idée de partir au Népal à pieds dans les mois qui arrivent et sans limite de temps quitte à m’arrêter quelques temps dans des pays pour travailler histoire de me refaire un peu d'argent. Mon but serait de partir avec mon sac à dos et environ 2000 euros et de faire le trajet à pieds/en stop, le but étant de dépenser le moins en transport. Ce qui m'intéresse le plus étant le chemin je n'ai aucun intérêt à voyager à toute allure en train ou autre. Niveau itinéraire j'aimerais rejoindre la Turquie à pieds puis faire Turquie-Iran-Pakistan-Inde-Népal, le problème c'est que je sais qu'il y a pas mal de problèmes dans certains de ces pays au niveau conflits. Si certains ne peuvent vraiment pas pas être traversés sauf sous escorte et tout le tralalala je ferais le détour plus au nord mais cela ne m'arrangerais pas. Je suis donc à la recherche de toute information, que ce soit des gens l'ayant fait ( un témoignage serait le Graal), des conseils sur l'itinéraire, sur le matériel à prendre dans le sac, le budget et les papiers, les saisons ou partir, enfin vous l'aurez compris toute infos m'intéresse et je serais très heureux de discuter de ce projet avec vous . Merci d'avanceles voyageurs
Se marier légalement au Maroc
Bonsoir,
Étant un grand voyage (et donc pas de residence "fixe"), je me pose la question de savoir comment faire pour se marier légalement. J'entends par légalement, à la mairie ou auprès des autorités. J'explique:
Je suis Français d'origine marocaine. Ma compagne est Canadienne. Je voyage beaucoup au moyen orient, donc il me faut ce foutu papier qui prouve notre union. J'ai le choix de le faire soit au Maroc, soit (si possible) au consulat du Canada/France.
Le problème du Maroc, c'est que c'est horriblement compliqué. Il faut qu'elle ramène des papiers très loufoques comme le certificat de conversion (non seulement ma femme est d'origine pakistanaise, donc je ne vois pas comment une musulmane doit prouver sa religion ; mais en plus il me semblait que c'était uniquement pour la marocaine qui épouse un non-musulman ; et pourtant sur le site de gouvernement, le document m'est demandé également).* Un autre document est un certificat médical (on ignore pourquoi...).
Enfin mes contacts au Maroc m'ont dit que ça prenait jusqu'à 6 mois pour finaliser les démarches.
Il reste le cas du consulat. Mais c'est horriblement complexe dès lors que l'un des deux époux n'est pas Français (ma femme).
Je n'ai jamais vu des démarches aussi complexes de ma vie.
Quelle solution me conseillez-vous ?
*Document certified true stating religion in the name of the foreign fiancée, or a certified copy of the deed of conversion to Islam or any other evidence documents of religion;
Étant un grand voyage (et donc pas de residence "fixe"), je me pose la question de savoir comment faire pour se marier légalement. J'entends par légalement, à la mairie ou auprès des autorités. J'explique:
Je suis Français d'origine marocaine. Ma compagne est Canadienne. Je voyage beaucoup au moyen orient, donc il me faut ce foutu papier qui prouve notre union. J'ai le choix de le faire soit au Maroc, soit (si possible) au consulat du Canada/France.
Le problème du Maroc, c'est que c'est horriblement compliqué. Il faut qu'elle ramène des papiers très loufoques comme le certificat de conversion (non seulement ma femme est d'origine pakistanaise, donc je ne vois pas comment une musulmane doit prouver sa religion ; mais en plus il me semblait que c'était uniquement pour la marocaine qui épouse un non-musulman ; et pourtant sur le site de gouvernement, le document m'est demandé également).* Un autre document est un certificat médical (on ignore pourquoi...).
Enfin mes contacts au Maroc m'ont dit que ça prenait jusqu'à 6 mois pour finaliser les démarches.
Il reste le cas du consulat. Mais c'est horriblement complexe dès lors que l'un des deux époux n'est pas Français (ma femme).
Je n'ai jamais vu des démarches aussi complexes de ma vie.
Quelle solution me conseillez-vous ?
*Document certified true stating religion in the name of the foreign fiancée, or a certified copy of the deed of conversion to Islam or any other evidence documents of religion;
Route de la soie en camping-car
Bonjour,
Habitant en China, de nationalite belge, je suis en train de planifier un voyage retour en Belgique en suivant la route de la soie en motorhome en 2019. Depart de Pekin, Duree 8 mois minimum.
Toutes informations et conseils sont les bienvenus
En attendant de vos nouvelles, sincere salutations
Philippe
Habitant en China, de nationalite belge, je suis en train de planifier un voyage retour en Belgique en suivant la route de la soie en motorhome en 2019. Depart de Pekin, Duree 8 mois minimum.
Toutes informations et conseils sont les bienvenus
En attendant de vos nouvelles, sincere salutations
Philippe
Tajikistan Airlines: compagnie aérienne douteuse?
Bonjour à tous!
Je prépare un voyage en Asie central... Et souhaiterais connaître la fiabilité de tadjik airlines, je prévois de prendre un vol de Dushanbe à Delhi.
J ai trouve une discussion de 2012 disant que 2 voyageurs à vélo se sont fait refuser l embarquement suite à une annulation de vol de dernière minute.
J aurai préféré me rendre en Inde par la route via Chine et Pakistan mais ce n est apparemment plus possible.
Je pense éventuellement remonter vers l Ouzbékistan pour prendre l avion depui tashkent...
Qu en pensez vous? Je suis preneur de toutes infos récentes et relatives....
Merci à vous
"70's revival": France - sous-continent indien en 4x4
Bonjour à tous.
Je me présente, Loic 31 ans. Travailleur saisonnier et voyageur à temps complet :D Je suis de retour en france depuis 9 mois maintenant et je pense à une chose repartir.
Pendant ces 9 mois, j'ai eu le temps d'acheter un petit 4x4 (vitara 2000) que j'ai équipé caravaning. Oui oui. On peut dormir dedans de manière confortable. Elle est équipé aussi d'une tente extragrande pour les moments plus posés. Avec poele à bois frigo et panneaux solaires. Bref, un truc full confort.
Mais voilà, je ne veux pas de confort, je veux rejoindre le Sri Lanka. Et comme j'ai cette voiture qui m'a couté beaucoup d'argent, je me dis pourquoi pas faire un road trip.
Le problème c'est que le trajet qui me parait le plus simple : turquie iran pakistan inde, c'est le Carnet de Passage en Douane (CPD)
Ce truc horrible qui coute un bras. Car j'ai un budget d'hippy : 3500euros tout compris. Et c'est un voyage en allé simple.
Ce carnet me demande donc de mettre en caution 150% de la valeur de ma voiture. Je l'ai acheté 3000euros, vous voyez bien le soucis.....
https://www.automobile-club.org/tourisme-et-voyages/carnet-de-passages-en-douane/modalites-pratiques-et-tarifs
Les prix sont un peu dingo pour moi.
Donc ma question, connaissez vous des itinéraires bis, secret et inexploité (avec une musique mystérieuse) me permettant de relier le Sri lanka.
Je vous remercie de votre aide.
Sinon je vend mon véhicule, mais j'y ai passé tellement de temps et d'argent dessus, ca me fou les glandes ne pas l'exploiter.
Je me présente, Loic 31 ans. Travailleur saisonnier et voyageur à temps complet :D Je suis de retour en france depuis 9 mois maintenant et je pense à une chose repartir.
Pendant ces 9 mois, j'ai eu le temps d'acheter un petit 4x4 (vitara 2000) que j'ai équipé caravaning. Oui oui. On peut dormir dedans de manière confortable. Elle est équipé aussi d'une tente extragrande pour les moments plus posés. Avec poele à bois frigo et panneaux solaires. Bref, un truc full confort.
Mais voilà, je ne veux pas de confort, je veux rejoindre le Sri Lanka. Et comme j'ai cette voiture qui m'a couté beaucoup d'argent, je me dis pourquoi pas faire un road trip.
Le problème c'est que le trajet qui me parait le plus simple : turquie iran pakistan inde, c'est le Carnet de Passage en Douane (CPD)
Ce truc horrible qui coute un bras. Car j'ai un budget d'hippy : 3500euros tout compris. Et c'est un voyage en allé simple.
Ce carnet me demande donc de mettre en caution 150% de la valeur de ma voiture. Je l'ai acheté 3000euros, vous voyez bien le soucis.....
https://www.automobile-club.org/tourisme-et-voyages/carnet-de-passages-en-douane/modalites-pratiques-et-tarifs
Les prix sont un peu dingo pour moi.
Donc ma question, connaissez vous des itinéraires bis, secret et inexploité (avec une musique mystérieuse) me permettant de relier le Sri lanka.
Je vous remercie de votre aide.
Sinon je vend mon véhicule, mais j'y ai passé tellement de temps et d'argent dessus, ca me fou les glandes ne pas l'exploiter.
Visa par agence de voyage pour la Russie
Bonjour,
Je suis de nationalité belge et j'ai contacté une agence française pour un voyage en Russie au mois d'août. Cette agence s'occupe bien sûr de l'obtention des visas. MAIS, au départ d'un passeport belge pourra-t-elle obtenir un visa via un organisme basé en France ? La réponse (qui m'a paru un peu hésitante) obtenue auprès de l'agence ne m'a pas complètement convaincue. Qu'en dites-vous ? Merci d'avance
Je suis de nationalité belge et j'ai contacté une agence française pour un voyage en Russie au mois d'août. Cette agence s'occupe bien sûr de l'obtention des visas. MAIS, au départ d'un passeport belge pourra-t-elle obtenir un visa via un organisme basé en France ? La réponse (qui m'a paru un peu hésitante) obtenue auprès de l'agence ne m'a pas complètement convaincue. Qu'en dites-vous ? Merci d'avance
Vos idées de trek au mois de mai loin des foules et du "trek business"
Bonjour à tous,
Comme résumé dans le titre, je cherche des idées pour un trek sur le mois de Mai. Mais je suis un peu difficile 😛 ... Surtout, surtout, je voudrais m'éloigner de l'ambiance "trek business" c'est à dire les itinéraires battus et rebattus, jalonnés de lodges et autres "tea tents" et où, années après années, l'économie touristique de hordes de marcheurs a, à mon sens, dénaturé l'expérience de "retraite" et d'immersion dans une nature préservée que j'associe au trek.
Les mots clés de ma recherche sont donc : - sauvage - grands espaces - montagne - peu couru - itinéraire avec marche effective d'une 15aine de jours - agence locale (je n'envisage pas - encore - de me lancer en autonomie) > et je prends bien sûr vos recommandations d'agences !
Avez-vous ça en stock 🙂 ?
A titre d'exemple je connais très bien la région du Ladakh - Zanskar (pour avoir vécu quelques années en inde), et où, malgré un énorme "tourism business", il est encore possible de marcher 1 mois complet en dehors des sentiers battus et sans croiser âme qui vive pendant plusieurs jours (je l'ai fait !). Je pourrais y retourner car il reste à explorer mais j'aimerais découvrir de nouveaux horizons.
A vos claviers, merci de vos suggestions !
Comme résumé dans le titre, je cherche des idées pour un trek sur le mois de Mai. Mais je suis un peu difficile 😛 ... Surtout, surtout, je voudrais m'éloigner de l'ambiance "trek business" c'est à dire les itinéraires battus et rebattus, jalonnés de lodges et autres "tea tents" et où, années après années, l'économie touristique de hordes de marcheurs a, à mon sens, dénaturé l'expérience de "retraite" et d'immersion dans une nature préservée que j'associe au trek.
Les mots clés de ma recherche sont donc : - sauvage - grands espaces - montagne - peu couru - itinéraire avec marche effective d'une 15aine de jours - agence locale (je n'envisage pas - encore - de me lancer en autonomie) > et je prends bien sûr vos recommandations d'agences !
Avez-vous ça en stock 🙂 ?
A titre d'exemple je connais très bien la région du Ladakh - Zanskar (pour avoir vécu quelques années en inde), et où, malgré un énorme "tourism business", il est encore possible de marcher 1 mois complet en dehors des sentiers battus et sans croiser âme qui vive pendant plusieurs jours (je l'ai fait !). Je pourrais y retourner car il reste à explorer mais j'aimerais découvrir de nouveaux horizons.
A vos claviers, merci de vos suggestions !
France - Inde en stop
Bonjour à tous.
Je viens vers vous car je ne trouve pas de discussion assez ressente sur ce sujet : faire France-inde en stop (au moins en grande partie)
Je finis mes études en mai 2018 et je souhaite arriver en Inde par mes propres moyen (j'ai vu sur plusieurs forum des personnes déconseiller ce trip en justifiant qu'en avion ça reviendrais moins cher : je ne veux pas faire ça pour faire des économies ! Je souhaite faire du stop et loger le plus possible chez l'habitant afin de me confronter aux experiences les plus variées possible !)
Je souhaiterais partir après l'été 2018 (aucune dates de fixée)
Je viens donc vous demander votre avis sur la faisabilité de cette envie.
Sur les conseils que vous pourriez me donner.
L'itinéraire à privilegie..
Je prendrais tout ce que vous auriez à me donner.
Voyage en fourgon de France vers la Thaïlande: formalités administratives
Bonjour à tous,
Résidant alternativement à Paimpont en France et à Chiang Mai en Thailande, il m'est venu l'idée de relier mes deux domiciles par la route, en fourgon, avec un copain.
Ce n'est ni le manque de confort, ni la durée du voyage qui m'inquiètent.
En revanche, les conditions de route ne sont plus les mêmes que celles rencontrées dans les années 70... Certains pays sont fermés ou trop dangereux, et d'autres, voire les mêmes, ont compliqué à l'extrême les formalités administratives.
Dès lors, je suis en quête de bons tuyaux pour établir mon itinéraire.
Merci infiniment à ceux qui peuvent m'aider en ce sens.
Acheter une moto en Thaïlande pour rentrer en France
Bonjour a la communautee de voyage forum, voila notre histoire...
Jeune couple ardechoix , nous sommes partis faire le tour du monde depuis maintenant trois ans. Notre but, pas davions.... nous faisons alors cap vers louest et , en velo, en bateau, en cheval , en stop ou encore en pirogue, nous parcourons le globe . Ajourdhui nous arrivons en indonesie et continuons le bateaux jusqu en thailande ou nous pensons arriver dici 2 mois.
Pour finir notre tour du monde nous pensions acheter une moto 125cc en thailande OU en inde et rentrer en france par le pakistan, l iran , la turquie puis leurope.
Evidement nous sommes pleins de questions comme :
- doit on avoir une assurance pour rouler dans ces pays?
- si oui, dois-je prendre une assurance en france?... en thailande?... en inde?....me couvrira t elle tout au long du trajet?
- peut on croiser les frontieres avec une moto? Faut il des papiers speciaux?
- pour la carte grise et limmatriculation du vehicule, comment ca se passe?
- jai un permis international, ca suffit?
Voila ce sont surtout des questions de formalites qui nous tracasses.... et ce que quelqu un pourrait nous aider...? Conseils, idees, histoires vecus.... nous sommes ouvert.
Merci .
Les louls.
Voyage d'un an en van amménagé de Bruxelles jusqu'en Indonésie
Bonjour,
Pour notre voyage de noces, mon époux et moi avons décidé d'acheter un van, de l’aménager et de partir tout d'abord un mois en montagne, et ensuite de nous diriger vers l'Indonésie.
Je suis partante de recevoir tous vos bons conseils en ce qui concerne les pays que nous allons visiter durant cette année en van. Les endroit (villes etc) incontournables selon vous bon plans, etc...
Notre départ est prévu pour la mi octobre ( nous entamons seulement notre dernière semaine de travail).
Apres le mois en montagne, nous avons décidé de commencer par la Croatie, la Bosnie, la Serbie, l'Albanie, la Macédoine, la Grèce, la Bulgarie, Jusque là pas de soucis niveau visa and co (corrigez moi si je me trompe).
Vient ensuite la Turquie... Apparemment la demande de visa peut se fait en ligne, pas besoin de se rendre à l'ambassade (corrigez-moi si je me trompe). C'est ici que ça se corse, selon moi on va entrer dans des pays un peu "touchy" type Iran (mais nous aimerions vraiment visiter ce pays. ( j'ai lu que l'on pouvait faire la demande de visas en ligne voir même directement sur place, QQun peut-il me confirmer?), Nous pensons longer la côte et arriver ensuite au Pakistan (je prends tous vos bons conseils (+ visas -> ambassade? En ligne? sur place?)!!!) idem nous pensons longer la côte car selon moi c'est le coin le moins tendu... Arrivée en Inde (j'ai cru comprendre que l'on pouvait faire une partie des démarches en ligne, corrigez-moi si je me trompe)
Nous arrivons ensuite en Birmanie (conseils, VISAs etc bienvenus), La Thailande (conseils/ Visas... bienvenus), le Laos (conseils, VISAs etc bienvenus), le Vietnam (conseils, VISAs etc bienvenus -> nous hésitons encore car apparemment les Visas sont très cher mais d'un autre c'est un superbe pays), le Cambodge (conseils, VISAs etc bienvenus). On redescend vers la Malaisie (conseils, VISAs etc bienvenus) et enfin l'Indonésie (conseils, VISAs etc bienvenus).
Pour le retour, on rebrousse chemin : Indonésie, Malaisie, Thaïlande, Birmanie, Inde ... C'est après que ça se corse: j'ai entendu dire que passer par la Chine était assez chaud, et que si on y rentre il parfois encore plus difficile d'en sortir... Conseils?? Si la Chine est réalisable, nous remonterions par le Kirghizistan, le Kazakhstan, mais du coup ça impliquerait un passage en Russie, et l'obtention de visa me semble laborieuse. (déterminer dates dans le pays, ou on compte loger, date de départ du pays etc... ce qui sera assez compliqué. (conseils??)
Bref: -Je suis prenneuse de tous les conseils quant aux obtentions de visas dans les pays cités ci-dessus. -Si vous avez des endroits incontournables à voir -Si vous avez des adaptations de trajet -Tous vos bon plans pour des voyageurs en complète autonomie voyageant en van -des tips pour les conducteurs dans ces pays.
Toute chose à laquelle je n'aurai pas pensé!
Merci bcp pour votre aide!!!
Pour notre voyage de noces, mon époux et moi avons décidé d'acheter un van, de l’aménager et de partir tout d'abord un mois en montagne, et ensuite de nous diriger vers l'Indonésie.
Je suis partante de recevoir tous vos bons conseils en ce qui concerne les pays que nous allons visiter durant cette année en van. Les endroit (villes etc) incontournables selon vous bon plans, etc...
Notre départ est prévu pour la mi octobre ( nous entamons seulement notre dernière semaine de travail).
Apres le mois en montagne, nous avons décidé de commencer par la Croatie, la Bosnie, la Serbie, l'Albanie, la Macédoine, la Grèce, la Bulgarie, Jusque là pas de soucis niveau visa and co (corrigez moi si je me trompe).
Vient ensuite la Turquie... Apparemment la demande de visa peut se fait en ligne, pas besoin de se rendre à l'ambassade (corrigez-moi si je me trompe). C'est ici que ça se corse, selon moi on va entrer dans des pays un peu "touchy" type Iran (mais nous aimerions vraiment visiter ce pays. ( j'ai lu que l'on pouvait faire la demande de visas en ligne voir même directement sur place, QQun peut-il me confirmer?), Nous pensons longer la côte et arriver ensuite au Pakistan (je prends tous vos bons conseils (+ visas -> ambassade? En ligne? sur place?)!!!) idem nous pensons longer la côte car selon moi c'est le coin le moins tendu... Arrivée en Inde (j'ai cru comprendre que l'on pouvait faire une partie des démarches en ligne, corrigez-moi si je me trompe)
Nous arrivons ensuite en Birmanie (conseils, VISAs etc bienvenus), La Thailande (conseils/ Visas... bienvenus), le Laos (conseils, VISAs etc bienvenus), le Vietnam (conseils, VISAs etc bienvenus -> nous hésitons encore car apparemment les Visas sont très cher mais d'un autre c'est un superbe pays), le Cambodge (conseils, VISAs etc bienvenus). On redescend vers la Malaisie (conseils, VISAs etc bienvenus) et enfin l'Indonésie (conseils, VISAs etc bienvenus).
Pour le retour, on rebrousse chemin : Indonésie, Malaisie, Thaïlande, Birmanie, Inde ... C'est après que ça se corse: j'ai entendu dire que passer par la Chine était assez chaud, et que si on y rentre il parfois encore plus difficile d'en sortir... Conseils?? Si la Chine est réalisable, nous remonterions par le Kirghizistan, le Kazakhstan, mais du coup ça impliquerait un passage en Russie, et l'obtention de visa me semble laborieuse. (déterminer dates dans le pays, ou on compte loger, date de départ du pays etc... ce qui sera assez compliqué. (conseils??)
Bref: -Je suis prenneuse de tous les conseils quant aux obtentions de visas dans les pays cités ci-dessus. -Si vous avez des endroits incontournables à voir -Si vous avez des adaptations de trajet -Tous vos bon plans pour des voyageurs en complète autonomie voyageant en van -des tips pour les conducteurs dans ces pays.
Toute chose à laquelle je n'aurai pas pensé!
Merci bcp pour votre aide!!!
Les combats entre rebelles rohingyas et l'armée birmane ont fait 400 morts
Travellers chèques en ambassade pour les visas en Asie du Sud-Est
Bonjour,
Pour notre périple à venir en tandem à travers l'Asie de l'est et sud-est. Nous allons devoir faire et payer des visas sur la route, est-il recommandé de préparer des travellers chèques en $US dans ce but? ou la monnaie locale/CB peut toujours faire l'affaire? Si oui pour les travellers chèques, combien à la louche pour une dizaine de pays : Chine, Vietnam, Laos, Cambodge, Thailand, Myanmar, Bangladesh, Inde, Pakistan, Iran
Ca mis à part, recommandez-vous de toujours avoir quelques travellers chèque au fond du sac, au cas où? Nous partons déjà avec une Mastercard Revolut et une Visa première Boursorama en backup.
merci et bonne journée!
Pour notre périple à venir en tandem à travers l'Asie de l'est et sud-est. Nous allons devoir faire et payer des visas sur la route, est-il recommandé de préparer des travellers chèques en $US dans ce but? ou la monnaie locale/CB peut toujours faire l'affaire? Si oui pour les travellers chèques, combien à la louche pour une dizaine de pays : Chine, Vietnam, Laos, Cambodge, Thailand, Myanmar, Bangladesh, Inde, Pakistan, Iran
Ca mis à part, recommandez-vous de toujours avoir quelques travellers chèque au fond du sac, au cas où? Nous partons déjà avec une Mastercard Revolut et une Visa première Boursorama en backup.
merci et bonne journée!
Ladakh et Himalaya à moto
Salut,
Je reviens d'un trip de fou au Ladakh et dans le Kashmir. J'étais avec un super groupe et on est passé par une boîte française qui a une base à Manali, au départ de la transhimalayenne, il s'agit de Tiger Roads.
On a hésité au départ avec Vnitage que j'avais utilisé au Rajasthan et on n'a pas été déçu. Une liberté dans la conduite qu'on n'avait pas au Rajasthan, un encadrement aux petits soins et très pro et quelle aventure !!!!
On s'est retrouvé dans un village d'autochtones qui ne voient d'habitude que des touristes indiens ; ils nous ont invité chez eux et nous ont servi thé et fruits secs produits chez eux. Grâce au guide local et quand je dis local, c'est vraiment le gars qui a grandi dans le coin, nous sommes entrés dans une vallée normalement interdite à moins de 5 km du Pakistan. Je peux vous dire que j'en ai encore des frissons. Entre ça, les gués qui débordent du à la fonte des neiges, les avalanches de neige dans la montée du col le plus haut et de multiples rencontres, j'ai fait là l'un des meilleurs trips de toute ma vie.
Il fallait juste que je le dise ! 😛
Alors, si vous ne connaissez pas, l'Himalaya, tentez-le. Et si vous n'êtes pas sûr de votre niveau, demandez à ceux qui m'ont fait vivre ce rêve via ce test online pour valider si vous êtes apte ou non : http://www.inde-a-moto.com/Depart/test-himalaya/
Maintenant, je recherche une destination qui pourra me faire autant frissonner, quelqu'un a une idée ???
Soyez prudents sur la route !
Je reviens d'un trip de fou au Ladakh et dans le Kashmir. J'étais avec un super groupe et on est passé par une boîte française qui a une base à Manali, au départ de la transhimalayenne, il s'agit de Tiger Roads.
On a hésité au départ avec Vnitage que j'avais utilisé au Rajasthan et on n'a pas été déçu. Une liberté dans la conduite qu'on n'avait pas au Rajasthan, un encadrement aux petits soins et très pro et quelle aventure !!!!
On s'est retrouvé dans un village d'autochtones qui ne voient d'habitude que des touristes indiens ; ils nous ont invité chez eux et nous ont servi thé et fruits secs produits chez eux. Grâce au guide local et quand je dis local, c'est vraiment le gars qui a grandi dans le coin, nous sommes entrés dans une vallée normalement interdite à moins de 5 km du Pakistan. Je peux vous dire que j'en ai encore des frissons. Entre ça, les gués qui débordent du à la fonte des neiges, les avalanches de neige dans la montée du col le plus haut et de multiples rencontres, j'ai fait là l'un des meilleurs trips de toute ma vie.
Il fallait juste que je le dise ! 😛
Alors, si vous ne connaissez pas, l'Himalaya, tentez-le. Et si vous n'êtes pas sûr de votre niveau, demandez à ceux qui m'ont fait vivre ce rêve via ce test online pour valider si vous êtes apte ou non : http://www.inde-a-moto.com/Depart/test-himalaya/
Maintenant, je recherche une destination qui pourra me faire autant frissonner, quelqu'un a une idée ???
Soyez prudents sur la route !
Aller en Inde sans prendre l'avion
Bonjour,
Je dois aller a dehradune en Inde et je désire m'y rendre autrement qu'en avion. Est-ce qu'une personne a déjà été en Inde sans prendre l'avion? si oui de quelle façon? covoiturage, train, porte des étoiles, soucoupe volante?
Donc, pourriez-vous me dire ce qu'il est possible de faire?? Bateau cargo ?
Merci
Iran - Thaïlande par voie terrestre?
Hello les globes-trotteurs!
Voilà ça y est, je me casse, je pars faire le tour du monde l'année prochaine courant la fin de l'été 2018. L'itinéraire se dessine petit à petit, et ce n'est pas une mince à faire (on voudrait tout faire mais hélas on ne peut pas haha)!
Ma question s'adresse à ceux qui connaissent l'Asie d'Est en Ouest en passant par le Sud, comme leur poche!
Est-il possible (et raisonnable) de traverser uniquement par voie terrestre les pays suivant: Départ Iran où je resterais deux semaine, traversée du Pakistan pour aller en Inde, puis direction le Népal, le Bhoutan, Myanmar et puis enfin la Thaïlande ? (pour ensuite s'envoler vers la Mongolie). En terme de budget est-ce que c'est réellement plus intéressant par voie terrestre (bus, train, auto-stop, taxi) que par voie aérienne (en passant par des compagnies locales)?
Ensuite, dans le cadre d'une traversée terrestre, est-ce que vous avez des conseils, en terme de transport, stations de bus de train, où aller ect. pour pouvoir mener à bien mon itinéraire?
Par exemple de L'iran jusqu'en Inde j'ai vu que je pouvais traverser le Pakistan depuis Mirjaveh (Iran) en bus en plusieurs jours.
Est-ce qu'il est facile de se rendre depuis l'Inde au Népal en transport terrestre? idem du Népal au Bhoutan, puis Bhoutan/ Myanmar et enfin Myanmar/ Thaïlande ?
Merci à tous pour votre attention et vos futurs réponses!
Voilà ça y est, je me casse, je pars faire le tour du monde l'année prochaine courant la fin de l'été 2018. L'itinéraire se dessine petit à petit, et ce n'est pas une mince à faire (on voudrait tout faire mais hélas on ne peut pas haha)!
Ma question s'adresse à ceux qui connaissent l'Asie d'Est en Ouest en passant par le Sud, comme leur poche!
Est-il possible (et raisonnable) de traverser uniquement par voie terrestre les pays suivant: Départ Iran où je resterais deux semaine, traversée du Pakistan pour aller en Inde, puis direction le Népal, le Bhoutan, Myanmar et puis enfin la Thaïlande ? (pour ensuite s'envoler vers la Mongolie). En terme de budget est-ce que c'est réellement plus intéressant par voie terrestre (bus, train, auto-stop, taxi) que par voie aérienne (en passant par des compagnies locales)?
Ensuite, dans le cadre d'une traversée terrestre, est-ce que vous avez des conseils, en terme de transport, stations de bus de train, où aller ect. pour pouvoir mener à bien mon itinéraire?
Par exemple de L'iran jusqu'en Inde j'ai vu que je pouvais traverser le Pakistan depuis Mirjaveh (Iran) en bus en plusieurs jours.
Est-ce qu'il est facile de se rendre depuis l'Inde au Népal en transport terrestre? idem du Népal au Bhoutan, puis Bhoutan/ Myanmar et enfin Myanmar/ Thaïlande ?
Merci à tous pour votre attention et vos futurs réponses!
Chine et Plateau Tibétain en tandem
SHANGRI-LA (CHINE)- KORGOS (KAZAKHSTAN): Du 11/04/17 au 10/05/17
Tibet ou Plateau Tibétain ? Si vous vous demandez comment nous avons eu accès à la culture Tibétaine et comment nous avons pu parcourir cet immense plateau, complètement libres sur notre tandem, la réponse se trouve dans une simple leçon d’histoire-géo. Aller, on se lance ! Le vaste territoire du Tibet a été envahi dans les années 1950 par la Chine de Mao Zedong, pour soi-disant libérer les Tibétains de l’emprise du Dalaï-Lama. A coups de propagande, la Chine diffuse une image noire du Tibet depuis plus de 70 ans, dans ses rues, écoles, entreprises… Mais la vraie raison se cache sûrement ailleurs. Des ressources naturelles inestimables se trouvent sur ce vaste plateau à plus de 4 000 mètres d’altitude, habités de nomades. Minerais et surtout l’eau qui s’écoule de l’Himalaya, en contrôlant la quasi-totalité des rivières qui alimentent la Chine, l’Asie du Sud-Est mais aussi l’Inde et le Pakistan. Le gouvernement Chinois protège des projets pharaoniques (barrages hydro-électriques, construction de canaux…) servant à alimenter une Chine complètement ravagée par la démesure de la croissance.
Notre Plateau Tibétain dans tout ça a été séparé en 2 (pour faire simple) en 1950. Une région, le Tibet Autonome (ou « Tibet prisonnier ») et le Tibet culturel qui s’étend bien au-delà des frontières administratives. Yunnan, Sichuan, Qinghai et Xinjiang ont eu aussi le droit à leur part de Plateau! Ce sont donc par ces régions que nous avons parcouru plus de 2 000km et eu accès à une culture Tibétaine réprimée par une police oppressante. Le Tibet Autonome étant toujours, en 2017, quasi-complètement fermé aux étrangers (permis, guide, itinéraire balisé, contrôles de police…).
Si vous n’avez toujours pas saisi la différence, voici une carte qui pourront vous aider. D’ailleurs, nous, on a toujours pas compris pourquoi on l’appelle Plateau Tibétain, car on peut vous assurer que c’est loin d’être plat!

En jaune, la partie de Plateau Tibétain historique à 4 000 mètres. On distingue le Tibet Autonome du reste du Plateau
Les différentes facettes du Tibet Nous repartons de Shangri-la avec 1 mois de visa supplémentaire, 50€ de moins (pour nous 2) et pas moins de 5 aller-retour entre les différents postes de police de la ville (on commence déjà à apprécier la simplicité de l’administration Chinoise et l’amabilité policière…). Les premiers kilomètres s’annoncent plutôt bien, nous rencontrons un couple d’Autrichiens à vélo eux aussi. Nous pédalons dans un décor qui s’apparente à nos Alpes mais avec des cols deux fois plus longs, deux fois plus hauts. On fait une pause à 4 700 mètres. Regula et Johannes sont toujours là, impossible de les semer, on tente une ultime attaque… Bon OK, on reste groupés pendant 1 semaine et on en profite pour se prendre en photo à chaque passage au-dessus de 4 000 mètres. On bivouaque ensemble, nous leur expliquons que faire du feu quand il fait déjà -5°C à 18h ce n’est pas négligeable. Eux en échange nous dépannent sauvent d’un pneu lors d’une journée de piste difficile ou nous y laisserons tout de même 2 pneus dont un neuf, une chambre à air, 6 rustines et beaucoup d’énergie. Bref, une semaine intense et enrichissante.


Pendant ces quelques jours, Bastien a pu travailler son Anglais et découvrir une culture Tibétaine encore intacte. Les villages sont faits de grandes maisons carrées avec toit plat. Les murs de terre sont plus épais à la base qu’au 2ème étage, et le toit, lui, est uniquement fait d’argile très tassé, ce qui le rend étanche. Les fenêtres trapézoïdales sont abusivement sculptées, ce qui ne laisse qu’une maigre place pour y loger une vitre et y faire pénétrer de la lumière. L’étage inférieur est le grenier et le toit sert à faire sécher quelques cultures qui rendent les habitants autonomes. L’étage supérieur est la partie habitation, très simpliste, dénué de tout ameublement. Au fur et à mesure des kilomètres et des cols, nous avons pu voir quelques modifications, qui égayent nos discussions : « T’as vu là, les fenêtres sont rouges, et ici il y a du bois sur la partie supérieure! » « Regarde, les toilettes sont accrochées sur la façade à 5 mètres de haut, type château-fort! »


Répression Chinoise Malheureusement, cette culture Tibétaine s’estompe au fur et à mesure que les jours passent. Après Litang, nous retrouvons les parpaings et le ciment, ainsi que l’oppressante police Chinoise. Nous nous faisons contrôler en moyenne 2 à 3 fois par jour. Certains contrôles durent 5 minutes, quand d’autres durent plus de 2 heures et ameutent toute la police de la ville. Le soir, nous leur indiquons de fausses adresses d’hôtels et filons à la sauvette pour se cacher au mieux et repartir tôt le lendemain.
Un soir, alors qu’une patrouille nous suit depuis déjà 10 km sans nous avoir adressé un mot, on stop net, « No money, no hôtel », on ne leur laisse pas le choix que de dormir dans leurs locaux. Et ça se complique quand on veut acheter de l’essence pour cuisiner. L’essence est réservée aux Chinois, par pour les étrangers et surtout pas pour les Tibétains qui doivent remplir des papiers avec leur identité, et justifier pour chaque litre d’essence son utilité, qui ne doit surtout pas être liée à un loisir, qui d’ailleurs est inexistant ici. La cohabitation entre Tibétains et Chinois semble complexe, nous ne nous sentons pas forcément à notre place ici. Avant d’arriver à Yushu, nous essuierons plusieurs épisodes neigeux, et resterons même bloqués une journée entière sous la tente, à observer les troupeaux de yaks que la neige et le vent ne semblent pas déranger. Cette partie de Plateau est grandiose, nous ne redescendons plus en dessous de 4 200 mètres d’altitude, impossible d’allumer un feu, plus rien de brûle ici, le paysage est lunaire, même l’herbe ne pousse plus.

Mais même dans ces endroits inhospitaliers, nous arrivons à rencontrer des gens. C’est d’ailleurs plus eux qui nous rencontrent! Les Tibétains ici sont plutôt du genre curieux et pas trop bavards. Il n’est pas rare que l’on mange entourés de 4 ou 5 personnes qui épient tous nos faits et gestes sans même un Bonjour, ou encore qu’ils passent la tête par la porte de la tente pour voir ce qui se passe là-dedans !



Avant Litang, on nous avait plutôt habitué au « Tachidélé! » (Bonjour Tibétain) et aux grands signes de la main à tout va, bien plus agréables. Nous aurons quand même la chance de goûter encore une fois à l’hospitalité humaine avec au moins 2 litres de thé chacun, et 1 kg de biscuits qui s’apparentent à des merveilles, offerts par une dame, ou la simple expression de son visage en dit long.
Avant d’entamer la longue descente vers Yushu (situé à 3 200 mètres), nous observons d’innombrables temples, certains semblent neufs et donnent l’impression de se retrouver à Disneyland. Nous apprendrons plus tard qu’ils ont été détruits dans les années 1960 pour être reconstruits aujourd’hui par Xi Jinping (président Chinois actuel) pour en faire uniquement des musées vidés de tous leurs moines et toute leur âme. Nous croiserons quand-même des pèlerins en route pour Lhassa (capitale du Tibet Autonome, située à plus de 2 000km de là) avec pour simple habit un grand tablier de caoutchouc qui les protège de la route sur laquelle ils s’allongent et vénèrent le Dalaï Lama à chaque pas. Ces personnes dénuées de tout bien matériel n’acceptent même pas la nourriture que nous leur offrons. Nous sommes une fois de plus épatés par la force mentale que peut développer l’être humain, s’il s’en donne les moyens.
Le dilemme Yushu-Qinghai. Il nous reste 8 jours sur notre visa et plus de 3 000km nous séparent de la frontière Kazakh. Nous optons pour 15 heures de bus pour Xining et ensuite une trentaine d’heures de train pour Urumqui d’où il nous restera 550km à pédaler en seulement 4 jours. La Chine, toujours aussi imprévisible ne nous aura encore une fois pas épargné… 15 heures de bus-couchette, nous commençons par visiter la soute. Théolou rentre debout, nous sommes rassurés, de plus que dans le coffre… fort, on y trouve cardant, filtre à huile, chambre à air pré-gonflée, clé de 12, clé de 18, avec ça on est sûrs d’arriver à Xining, mais on ne sait pas quand !
Mauvaise langue, nous arrivons en temps et en heure, nous nous faisons jeter sur un parking, waouh, nous avons descendu 2 000 mètres et le retour à la civilisation est brutal ! Pas le temps de s’attarder, il nous reste 7 jours… On file à la gare de train, impossible de nous certifier la date exacte, mais entre 3 et 10 jours, c’est sûr, on récupère le tandem à Urumqui ! Ni une ni deux, on file à l’aéroport, gare routière, transporteur privé, pas de solution, ce sera le train. On laisse Théolou partir seul dans un train de marchandises, en espérant le récupérer dans 3 jours (oui, on est optimistes !) et nous partons récupérer quelques heures de sommeil. Pas moins de 4 hôtels nous ouvrent grand leurs portes mais nous mettent dehors 1 heure après car ils ne savent toujours pas qu’ils n’ont pas le droit d’accueillir des étrangers… Un majordome portera finalement nos sacoches pleines de boue sur son chariot doré dans un hôtel 5 étoiles. Nous dormons dans un lit une place, on enlève TV et petit-déj. On perd 4 étoiles mais on gagne 10€ !
Course contre la montre 2 jours plus tard, nous nous retrouvons à Urumqui après une nuit dans le train, appuyés sur l’épaule d’un Chinois qui mange des Pipas tout le trajet. Surprise, Théolou, notre tandem est déjà là, on ne perd pas de temps pour les derniers 550km à parcourir en 4 jours. On opte pour l’autoroute déserte. C’est plat et rapide, Bastien retrouve une vraie position de triathlète et Alexine apprend à ne pas parler pendant les longues heures de vélo consécutives. En levant la tête, on aperçoit d’immenses champs de coton, mais aussi des troupeaux de… chameaux ! Ben qu’est-ce qu’ils font là ceux-là ? On s’attendait à eux, mais pas déjà quand même !
Nous filons à une allure correcte, les seuls ralentisseurs que nous trouvons sont… la police. Pas de problème pour rouler sur l’autoroute ici, non, ils veulent juste veiller à notre sécurité ! Contrôle passeport SVP ! Et comme le chef n’est jamais là, il faut l’attendre ou aller le chercher… « Bon les gars, on est un peu pressés, et on commence vraiment à perdre patience là! »
Amende ou prison ?
En 4 jours, Jour J pour la fin de notre visa, nous arrivons quand même à Alashankou, frontière avec le Kazakhstan. Mauvaise nouvelle, la frontière est fermée. Police, militaire, douanier, tout le monde est là, mais impossible d’avoir des infos précises. On est en galère et eux débarquent de plus en plus nombreux, et appareils photos de plus en plus gros, alors qu’ils nous interdisent de sortir notre téléphone. « Oh les gars, c’est juste pour utiliser Google Traductions car vous ne parlez pas un mot d’Anglais! ». Il y a un autre poste-frontière à 300km de là, qui soi-disant, peut-être, on sait jamais, serait ouvert. Il est 14h et nous devons être sortis avant Minuit… Bus, stop, taxi, nous voilà à 20 heures ,300km plus loin, en train de chercher cette foutue porte de sortie, la ville étant bien évidemment en travaux. Nous demandons à un agent de sécurité, non, jamais entendu parler d’une frontière ici. On lève les yeux, cet immense bâtiment ressemble bien à la frontière quand-même ! On serait bien revenus lui expliquer ce qu’il surveille, mais là, on n’a pas le temps, désolés !
Il est 21h, la frontière est fermée, depuis 2 jours et pendant encore 3 jours, comme toutes les frontières du Kazakhstan… A 150€ la journée de retard, ça va nous coûter cher cette histoire qui n’est d’ailleurs pas la nôtre. Nous ameutons toutes les personnes que nous croisons pour essayer de trouver une solution, pas le choix, nous devrons attendre, mais personne ne peut nous certifier que, bien que ça ne soit pas notre faute, nous ne paierons pas d’amende… Nous patientons tant bien que mal pendant ces 3 jours, à paniquer en découvrant sur Internet qu’on pourrait risquer quelques jours de détention… Nous occupons nos journées à manger du pain et dormir. Nous n’avons pas mangé de vrai pain depuis L’Argentine et l’impression de ne pas avoir dormi depuis la Bolivie.
J+3, 8 heures, nous sommes devant l’entrée. Après 2 heures d’attente, la porte s’ouvre enfin. Après 4 jours de fermeture, l’administration Chinoise s’accorde encore l’équivalent de notre ¼ d’heure Charentais, mais à la taille de la Chine. On re-scanne une énième et dernière fois nos bagages. On arrive devant la douanière, la boule au ventre. Elle examine longuement nos passeports, tique un peu, va consulter son chef, et revient nous dire que nous n’avons pas à payer l’amende car c’est la première fois que nous faisons une faute. En revanche, nous avions quand même mérité une punition. Ecrire 100 fois en Chinois « Je ne dépasserai plus jamais le délai de mon visa Chinois… ».
Blague à part, quoique si on nous avait vraiment donné cette punition, on n’aurait pas été plus étonnés que ça ! Nous avons seulement dû patienter, 5 heures tout de même, le temps que les douaniers rédigent un avertissement, le traduisent en Cyrillique, ah non, ils ne parlent ni Russe ni Kazakh, alors on le retraduit en Anglais. Fouille, passage dans une pièce cernée de caméras, et on signera finalement notre avertissement chacun de notre côté… On ajoutera juste que pour une fois, les douaniers étaient sympas, heureusement, et fait marquant, ils ont juste retenu de l’élection de Macron que « sa femme avait 26 ans de plus que lui, est-ce que vous acceptez ce genre de choses en France ? ». Et dans la foulée, nous apprendrons aussi que toutes les personnes officielles (police, armée, sécurité…) ont interdiction de passer les frontières. Ces gens n’auront donc jamais le plaisir de découvrir un autre pays que le leur…
Côté Kazakh, passeport tamponné en 5 minutes, les douaniers plaisantent avec nous et nous apprennent nos premiers mots de Russe. Le changement est radical, il y a comme un air d’Europe de ce côté-là…
En tous cas, ces 2 mois en Chine nous ont appris à oublier tous nos aprioris, tout ce que l’on a appris depuis qu’on est tout petit, on repart de zéro. La Chine est très intense, mais il faut quand même s’y préparer, et être prêt à changer ses préjugés. On ne sait toujours pas quelle image mettre sur la Chine, mais en tous cas, une chose est sûre, c’est un pays fantastique qui ne demande qu’à être découvert, redécouvert, mais jamais nous ne pourrions y vivre!
Plus de photos de la Chine ici: https://www.flickr.com/photos/130802653@N07/sets/72157681133321933
Et si avez envie de voir des drapeaux Tibétains voler au vent, du vélo, de la neige et autres paysages de Chine, ne manquez pas notre dernière vidéo tout juste réalisée: https://www.youtube.com/watch?v=GsczEclFiV4
Alexine & Bastien www.tandunreve.com
Tibet ou Plateau Tibétain ? Si vous vous demandez comment nous avons eu accès à la culture Tibétaine et comment nous avons pu parcourir cet immense plateau, complètement libres sur notre tandem, la réponse se trouve dans une simple leçon d’histoire-géo. Aller, on se lance ! Le vaste territoire du Tibet a été envahi dans les années 1950 par la Chine de Mao Zedong, pour soi-disant libérer les Tibétains de l’emprise du Dalaï-Lama. A coups de propagande, la Chine diffuse une image noire du Tibet depuis plus de 70 ans, dans ses rues, écoles, entreprises… Mais la vraie raison se cache sûrement ailleurs. Des ressources naturelles inestimables se trouvent sur ce vaste plateau à plus de 4 000 mètres d’altitude, habités de nomades. Minerais et surtout l’eau qui s’écoule de l’Himalaya, en contrôlant la quasi-totalité des rivières qui alimentent la Chine, l’Asie du Sud-Est mais aussi l’Inde et le Pakistan. Le gouvernement Chinois protège des projets pharaoniques (barrages hydro-électriques, construction de canaux…) servant à alimenter une Chine complètement ravagée par la démesure de la croissance.
Notre Plateau Tibétain dans tout ça a été séparé en 2 (pour faire simple) en 1950. Une région, le Tibet Autonome (ou « Tibet prisonnier ») et le Tibet culturel qui s’étend bien au-delà des frontières administratives. Yunnan, Sichuan, Qinghai et Xinjiang ont eu aussi le droit à leur part de Plateau! Ce sont donc par ces régions que nous avons parcouru plus de 2 000km et eu accès à une culture Tibétaine réprimée par une police oppressante. Le Tibet Autonome étant toujours, en 2017, quasi-complètement fermé aux étrangers (permis, guide, itinéraire balisé, contrôles de police…).
Si vous n’avez toujours pas saisi la différence, voici une carte qui pourront vous aider. D’ailleurs, nous, on a toujours pas compris pourquoi on l’appelle Plateau Tibétain, car on peut vous assurer que c’est loin d’être plat!

En jaune, la partie de Plateau Tibétain historique à 4 000 mètres. On distingue le Tibet Autonome du reste du Plateau
Les différentes facettes du Tibet Nous repartons de Shangri-la avec 1 mois de visa supplémentaire, 50€ de moins (pour nous 2) et pas moins de 5 aller-retour entre les différents postes de police de la ville (on commence déjà à apprécier la simplicité de l’administration Chinoise et l’amabilité policière…). Les premiers kilomètres s’annoncent plutôt bien, nous rencontrons un couple d’Autrichiens à vélo eux aussi. Nous pédalons dans un décor qui s’apparente à nos Alpes mais avec des cols deux fois plus longs, deux fois plus hauts. On fait une pause à 4 700 mètres. Regula et Johannes sont toujours là, impossible de les semer, on tente une ultime attaque… Bon OK, on reste groupés pendant 1 semaine et on en profite pour se prendre en photo à chaque passage au-dessus de 4 000 mètres. On bivouaque ensemble, nous leur expliquons que faire du feu quand il fait déjà -5°C à 18h ce n’est pas négligeable. Eux en échange nous dépannent sauvent d’un pneu lors d’une journée de piste difficile ou nous y laisserons tout de même 2 pneus dont un neuf, une chambre à air, 6 rustines et beaucoup d’énergie. Bref, une semaine intense et enrichissante.


Pendant ces quelques jours, Bastien a pu travailler son Anglais et découvrir une culture Tibétaine encore intacte. Les villages sont faits de grandes maisons carrées avec toit plat. Les murs de terre sont plus épais à la base qu’au 2ème étage, et le toit, lui, est uniquement fait d’argile très tassé, ce qui le rend étanche. Les fenêtres trapézoïdales sont abusivement sculptées, ce qui ne laisse qu’une maigre place pour y loger une vitre et y faire pénétrer de la lumière. L’étage inférieur est le grenier et le toit sert à faire sécher quelques cultures qui rendent les habitants autonomes. L’étage supérieur est la partie habitation, très simpliste, dénué de tout ameublement. Au fur et à mesure des kilomètres et des cols, nous avons pu voir quelques modifications, qui égayent nos discussions : « T’as vu là, les fenêtres sont rouges, et ici il y a du bois sur la partie supérieure! » « Regarde, les toilettes sont accrochées sur la façade à 5 mètres de haut, type château-fort! »


Répression Chinoise Malheureusement, cette culture Tibétaine s’estompe au fur et à mesure que les jours passent. Après Litang, nous retrouvons les parpaings et le ciment, ainsi que l’oppressante police Chinoise. Nous nous faisons contrôler en moyenne 2 à 3 fois par jour. Certains contrôles durent 5 minutes, quand d’autres durent plus de 2 heures et ameutent toute la police de la ville. Le soir, nous leur indiquons de fausses adresses d’hôtels et filons à la sauvette pour se cacher au mieux et repartir tôt le lendemain.
Un soir, alors qu’une patrouille nous suit depuis déjà 10 km sans nous avoir adressé un mot, on stop net, « No money, no hôtel », on ne leur laisse pas le choix que de dormir dans leurs locaux. Et ça se complique quand on veut acheter de l’essence pour cuisiner. L’essence est réservée aux Chinois, par pour les étrangers et surtout pas pour les Tibétains qui doivent remplir des papiers avec leur identité, et justifier pour chaque litre d’essence son utilité, qui ne doit surtout pas être liée à un loisir, qui d’ailleurs est inexistant ici. La cohabitation entre Tibétains et Chinois semble complexe, nous ne nous sentons pas forcément à notre place ici. Avant d’arriver à Yushu, nous essuierons plusieurs épisodes neigeux, et resterons même bloqués une journée entière sous la tente, à observer les troupeaux de yaks que la neige et le vent ne semblent pas déranger. Cette partie de Plateau est grandiose, nous ne redescendons plus en dessous de 4 200 mètres d’altitude, impossible d’allumer un feu, plus rien de brûle ici, le paysage est lunaire, même l’herbe ne pousse plus.

Mais même dans ces endroits inhospitaliers, nous arrivons à rencontrer des gens. C’est d’ailleurs plus eux qui nous rencontrent! Les Tibétains ici sont plutôt du genre curieux et pas trop bavards. Il n’est pas rare que l’on mange entourés de 4 ou 5 personnes qui épient tous nos faits et gestes sans même un Bonjour, ou encore qu’ils passent la tête par la porte de la tente pour voir ce qui se passe là-dedans !



Avant Litang, on nous avait plutôt habitué au « Tachidélé! » (Bonjour Tibétain) et aux grands signes de la main à tout va, bien plus agréables. Nous aurons quand même la chance de goûter encore une fois à l’hospitalité humaine avec au moins 2 litres de thé chacun, et 1 kg de biscuits qui s’apparentent à des merveilles, offerts par une dame, ou la simple expression de son visage en dit long.
Avant d’entamer la longue descente vers Yushu (situé à 3 200 mètres), nous observons d’innombrables temples, certains semblent neufs et donnent l’impression de se retrouver à Disneyland. Nous apprendrons plus tard qu’ils ont été détruits dans les années 1960 pour être reconstruits aujourd’hui par Xi Jinping (président Chinois actuel) pour en faire uniquement des musées vidés de tous leurs moines et toute leur âme. Nous croiserons quand-même des pèlerins en route pour Lhassa (capitale du Tibet Autonome, située à plus de 2 000km de là) avec pour simple habit un grand tablier de caoutchouc qui les protège de la route sur laquelle ils s’allongent et vénèrent le Dalaï Lama à chaque pas. Ces personnes dénuées de tout bien matériel n’acceptent même pas la nourriture que nous leur offrons. Nous sommes une fois de plus épatés par la force mentale que peut développer l’être humain, s’il s’en donne les moyens.
Le dilemme Yushu-Qinghai. Il nous reste 8 jours sur notre visa et plus de 3 000km nous séparent de la frontière Kazakh. Nous optons pour 15 heures de bus pour Xining et ensuite une trentaine d’heures de train pour Urumqui d’où il nous restera 550km à pédaler en seulement 4 jours. La Chine, toujours aussi imprévisible ne nous aura encore une fois pas épargné… 15 heures de bus-couchette, nous commençons par visiter la soute. Théolou rentre debout, nous sommes rassurés, de plus que dans le coffre… fort, on y trouve cardant, filtre à huile, chambre à air pré-gonflée, clé de 12, clé de 18, avec ça on est sûrs d’arriver à Xining, mais on ne sait pas quand !
Mauvaise langue, nous arrivons en temps et en heure, nous nous faisons jeter sur un parking, waouh, nous avons descendu 2 000 mètres et le retour à la civilisation est brutal ! Pas le temps de s’attarder, il nous reste 7 jours… On file à la gare de train, impossible de nous certifier la date exacte, mais entre 3 et 10 jours, c’est sûr, on récupère le tandem à Urumqui ! Ni une ni deux, on file à l’aéroport, gare routière, transporteur privé, pas de solution, ce sera le train. On laisse Théolou partir seul dans un train de marchandises, en espérant le récupérer dans 3 jours (oui, on est optimistes !) et nous partons récupérer quelques heures de sommeil. Pas moins de 4 hôtels nous ouvrent grand leurs portes mais nous mettent dehors 1 heure après car ils ne savent toujours pas qu’ils n’ont pas le droit d’accueillir des étrangers… Un majordome portera finalement nos sacoches pleines de boue sur son chariot doré dans un hôtel 5 étoiles. Nous dormons dans un lit une place, on enlève TV et petit-déj. On perd 4 étoiles mais on gagne 10€ !
Course contre la montre 2 jours plus tard, nous nous retrouvons à Urumqui après une nuit dans le train, appuyés sur l’épaule d’un Chinois qui mange des Pipas tout le trajet. Surprise, Théolou, notre tandem est déjà là, on ne perd pas de temps pour les derniers 550km à parcourir en 4 jours. On opte pour l’autoroute déserte. C’est plat et rapide, Bastien retrouve une vraie position de triathlète et Alexine apprend à ne pas parler pendant les longues heures de vélo consécutives. En levant la tête, on aperçoit d’immenses champs de coton, mais aussi des troupeaux de… chameaux ! Ben qu’est-ce qu’ils font là ceux-là ? On s’attendait à eux, mais pas déjà quand même !
Nous filons à une allure correcte, les seuls ralentisseurs que nous trouvons sont… la police. Pas de problème pour rouler sur l’autoroute ici, non, ils veulent juste veiller à notre sécurité ! Contrôle passeport SVP ! Et comme le chef n’est jamais là, il faut l’attendre ou aller le chercher… « Bon les gars, on est un peu pressés, et on commence vraiment à perdre patience là! »
Amende ou prison ?
En 4 jours, Jour J pour la fin de notre visa, nous arrivons quand même à Alashankou, frontière avec le Kazakhstan. Mauvaise nouvelle, la frontière est fermée. Police, militaire, douanier, tout le monde est là, mais impossible d’avoir des infos précises. On est en galère et eux débarquent de plus en plus nombreux, et appareils photos de plus en plus gros, alors qu’ils nous interdisent de sortir notre téléphone. « Oh les gars, c’est juste pour utiliser Google Traductions car vous ne parlez pas un mot d’Anglais! ». Il y a un autre poste-frontière à 300km de là, qui soi-disant, peut-être, on sait jamais, serait ouvert. Il est 14h et nous devons être sortis avant Minuit… Bus, stop, taxi, nous voilà à 20 heures ,300km plus loin, en train de chercher cette foutue porte de sortie, la ville étant bien évidemment en travaux. Nous demandons à un agent de sécurité, non, jamais entendu parler d’une frontière ici. On lève les yeux, cet immense bâtiment ressemble bien à la frontière quand-même ! On serait bien revenus lui expliquer ce qu’il surveille, mais là, on n’a pas le temps, désolés !
Il est 21h, la frontière est fermée, depuis 2 jours et pendant encore 3 jours, comme toutes les frontières du Kazakhstan… A 150€ la journée de retard, ça va nous coûter cher cette histoire qui n’est d’ailleurs pas la nôtre. Nous ameutons toutes les personnes que nous croisons pour essayer de trouver une solution, pas le choix, nous devrons attendre, mais personne ne peut nous certifier que, bien que ça ne soit pas notre faute, nous ne paierons pas d’amende… Nous patientons tant bien que mal pendant ces 3 jours, à paniquer en découvrant sur Internet qu’on pourrait risquer quelques jours de détention… Nous occupons nos journées à manger du pain et dormir. Nous n’avons pas mangé de vrai pain depuis L’Argentine et l’impression de ne pas avoir dormi depuis la Bolivie.
J+3, 8 heures, nous sommes devant l’entrée. Après 2 heures d’attente, la porte s’ouvre enfin. Après 4 jours de fermeture, l’administration Chinoise s’accorde encore l’équivalent de notre ¼ d’heure Charentais, mais à la taille de la Chine. On re-scanne une énième et dernière fois nos bagages. On arrive devant la douanière, la boule au ventre. Elle examine longuement nos passeports, tique un peu, va consulter son chef, et revient nous dire que nous n’avons pas à payer l’amende car c’est la première fois que nous faisons une faute. En revanche, nous avions quand même mérité une punition. Ecrire 100 fois en Chinois « Je ne dépasserai plus jamais le délai de mon visa Chinois… ».
Blague à part, quoique si on nous avait vraiment donné cette punition, on n’aurait pas été plus étonnés que ça ! Nous avons seulement dû patienter, 5 heures tout de même, le temps que les douaniers rédigent un avertissement, le traduisent en Cyrillique, ah non, ils ne parlent ni Russe ni Kazakh, alors on le retraduit en Anglais. Fouille, passage dans une pièce cernée de caméras, et on signera finalement notre avertissement chacun de notre côté… On ajoutera juste que pour une fois, les douaniers étaient sympas, heureusement, et fait marquant, ils ont juste retenu de l’élection de Macron que « sa femme avait 26 ans de plus que lui, est-ce que vous acceptez ce genre de choses en France ? ». Et dans la foulée, nous apprendrons aussi que toutes les personnes officielles (police, armée, sécurité…) ont interdiction de passer les frontières. Ces gens n’auront donc jamais le plaisir de découvrir un autre pays que le leur…
Côté Kazakh, passeport tamponné en 5 minutes, les douaniers plaisantent avec nous et nous apprennent nos premiers mots de Russe. Le changement est radical, il y a comme un air d’Europe de ce côté-là…
En tous cas, ces 2 mois en Chine nous ont appris à oublier tous nos aprioris, tout ce que l’on a appris depuis qu’on est tout petit, on repart de zéro. La Chine est très intense, mais il faut quand même s’y préparer, et être prêt à changer ses préjugés. On ne sait toujours pas quelle image mettre sur la Chine, mais en tous cas, une chose est sûre, c’est un pays fantastique qui ne demande qu’à être découvert, redécouvert, mais jamais nous ne pourrions y vivre!
Plus de photos de la Chine ici: https://www.flickr.com/photos/130802653@N07/sets/72157681133321933
Et si avez envie de voir des drapeaux Tibétains voler au vent, du vélo, de la neige et autres paysages de Chine, ne manquez pas notre dernière vidéo tout juste réalisée: https://www.youtube.com/watch?v=GsczEclFiV4
Alexine & Bastien www.tandunreve.com









