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Ne dites pas à ma mère que je visite l'Iran, elle me croit sur une plage de Punta Cana!
by Vazyvite · 2009-06-21 · 47 replies
Bonjour,

Je sais que je ne publie pas ce carnet au bon moment alors que la situation en Iran et les manifestations risquent de tourner au drame ( Juin 2009 ), mais dans un sens cela traduit aussi ce que nous avons ressenti sur place avec un décalage flagrant entre la population et l'image de marque déplorable de ses dirigeants aux déclarations tapageuses. Nous n'avons jamais été aussi bien accueillis dans un pays et nous avons découvert des gens charmants, aimables, amoureux et fiers de leur pays, désireux de s'ouvrir au monde et comme chacun d'entre nous, pouvoir travailler, élever leurs enfants et vivre tranquillement.

Au retour, la seule question qui nous taraudait : Après l'Iran, où aller ensuite 😇

Notre circuit se déroule du Vendredi 8 Mai au Vendredi 22 Mai 2009 afin de rentrer dans le cadre du visa de 15 jours obtenus à l'arrivée sans passer par l'ambassade parisienne. Faut avouer qu'on s'est décidés 3 semaines avant le départ et qu'il a fallu faire au + pressé dans beaucoup de situations. D'un autre côté, ça évite aussi de se poser trop de questions sur cette destination qui appelle beaucoup de questions ... et souvent sans réponses 😛

Je ne trouve pas d'avion pour Kerman aux dates que je veux donc on va zapper et se concentrer sur le centre et qq villes en prenant plus le temps. Téhéran - Avion vers Shiraz - Bus vers Yazd - Bus vers Ispahan - Bus vers Kashan - Bus Téhéran et retour.



Vendredi 8 Mai 2009 :

Nous arrivons à Téhéran avec Iran Air à 23h00. Mauricette ajuste son écharpe obligatoire. Elle a sa blouse couvrant les fesses, son pantalon ... C'est parti pour 2 semaines, ma pôvre ! Les visas se font juste avant la sortie. On donne son passeport et on remplit une fiche très simple qu'on remet au bureau à côté avec 50€. Même pas besoin des 2 photos qu'on voit écrit partout. Déjà, on se dit que si on paye d'avance, ils vont pas nous le refuser hein ? Because, t'es quand même dans tes petits souliers à ce moment-là si on t'annonce que c'est pas bon !

On passe ensuite l'immigration puis prise des empreintes au scanner. Bref, pas + chiant qu'aux USA sauf qu'ici, on te demande même pas si tu viens tuer le Président 😎

Nous allons ensuite au bureau de change, car tout doit être payé en cash. Je change 500€ et je me retrouve avec des liasses de 100 billets de 10.000 Rials ( 10.000 Rials = 0, 75€ ). Il y a bien des billets de 20.000 et 50.000 mais avec des 10.000, je fourre tout dans mon sac comme si je venais de dévaliser la Banque.

Taxi pour l'hôtel Atlas que j'avais réservé d'avance car là aussi, on m'avait dit qu'il fallait justifier d'une adresse à l'arrivée mais on m'a rien demandé. De toutes façons, c'est pas à 1h00 du matin que j'allais chercher un hôtel dans une capitale. Heureusement que j'ai récupéré une carte sur le site de l'hôtel car le chauffeur ne connait pas. Ca sera assez souvent le cas d'ailleurs. Mieux vaut avoir l'adresse exacte à chaque fois ! Personne dans les rues et on arrive bien au bon endroit.



Bon c'est assez propre et calme, c'est tout ce qu'on demande. Dodo.

Samedi 9 Mai 2009 : Petit-déjeuner inclus puis on laisse nos bagages à la réception car nous prenons l'avion cet APM pour Shiraz. J'avais décidé de pas m'éterniser sur Téhéran. Tout le monde aura sans doute le Lonely Planet ( 2005 en VF ) et la carte du centre-ville est fausse sur les numéros affectés aux hôtels. 😕 Bref, on comprend rien en cherchant des rues qui sont bien + bas et le métro qui devrait être pas loin non plus. La circulation infernale n'arrange rien et on avance mais sans savoir où on va en espérant un miracle ... et ça n'arrive pas !

On se fait harponner par un taxi qui a flairé le touriste en perdition. C'est comme les chiens, ils le sentent 😛 Il cause anglais mais ne sait pas où se trouve le palais du Golestan. Ben dis-donc, ils sont un peu légers les taxis ici. C'est un des trucs les + visités quand même. Et cet andouille nous dépose fiérement devant le Musée National qu'on ne voulait absolument pas visité. Super et Merci.

Bon, on se replonge dans le LP et on retrouve nos petits maintenant. On zappe le musée national dont les commentaires ne m'encouragent pas et on va un peu + haut au Musée du Verre et de la Céramique.



Petit musée bien présenté et assez moderne. C'est bouclé en 1h00. En rejoignant le Golestan à pied, on passe devant un bâtiment dont les décors nous font penser que ça doit pas être le ministère de la Musique



Finalement, c'était pas trop loin mais la salle du Trône est fermée donc on prend juste le ticket "Jardin" ( 4.000 Rials ) pour les extérieurs.





C'est aussi le commencement de nos contacts avec les iraniens et le questionnaire souvent identique : - D'ou venez-vous ? - Comment trouvez-vous l'Iran ? - Est-ce que ça se passe bien et besoin d'aide ?

13h00 : On se lance dans le métro moderne pour remonter vers notre hôtel. On récupère les bagages et taxi vers l'autre aéroport de Téhéran, Mehrabad pour les vols domestiques tandis que IKA ( Imam Khomeni Airport ) l'a remplacé en 2005 pour les vols internationaux. Ca roule plutôt bien et nous arrivons à 14h30 en 30mn même si ça peut prendre des plombes en cas d'embouteillages monstrueux assez fréquents.

Mon billet électronique vers Shiraz acheté sur OPODO depuis la France ne pose aucun souci. Ouf, encore un truc où j'étais inquiet 😇 On déjeune avec nos 1ers kebab - riz puis on va prendre l'air dehors en attendant l'enregistrement. On s'installe près de la borne des taxis jaunes, à différencier des taxis communs qui prennent plusieurs passagers et les pirates comme un peu partout. Pour les taxis jaunes, c'est simple. Les gars rabattent le client pour se défendre des pirates donc faut savoir à qui tu as affaire dès le départ. Tu arrives à une guérite où on t'annonce le prix ( au moins c'est clair et sans surprise ) et on t'affecte un chauffeur selon un ordre bien défini, qui peut être différent de celui qui t'a amené. Bref, on observe ce petit monde où on s'insulte copieusement quand faut se battre pour un client mais ils se cotoient depuis des années et tous les jours 😎 A un moment, il y a distribution de gateaux à tous les chauffeurs, leur goûter je suppose ? Et le gars nous en offre 1 chacun également.

Ben voilà, ça sera comme ça pendant tout notre séjour !

17h30 : Décollage dans un Fokker 100 nickel d'Iran Air. Aucune différence avec un vol intérieur d'Europe. Petite collation avec Jus d'orange - 1 pomme et 1 biscuit. 19h00 : Arrivée à Shiraz. Direct à la guérite des taxis jaunes. On connait par coeur maintenant 😛. Le gars annonce 40.000 Rials pour l'hôtel ERAM en plein centre-ville. Petite balade dans les rues au hasard, c'est + calme et facile qu'à Téhéran.

Là aussi, on commence notre collection de " On se prend en photo ? "

Vers l'Orient dans les années 1970
by GeorgesOZ · 2009-06-20 · 259 replies
Beaucoup de gens traversent la vie à un rythme pépère marqué par une succession de petits événements d’une tranquillité relative. D’autres, une minorité peut-être, passent par des étapes bouleversantes qui les marquent à tout jamais. J’appartiens à cette deuxième catégorie. L’une des expériences les plus marquantes de ma vie s’est déroulée dans les années 1970 et quelques, au Pakistan. Si j’ai pensé à plusieurs reprises qu’il vaudrait la peine de la « coucher sur papier », je ne l’ai pas fait jusqu’ici. C’est à peine si j’en ai raconté quelques fragments à mes meilleurs amis. La raison en est que bien des aspects de cette histoire sont très personnels, et aussi que la disponibilité des autres, même proches, est souvent limitée. De plus, une vie très active ne m’a pas laissé beaucoup de temps libre pour me mettre à écrire.

C’est une évidence que le « net », du fait qu’on peut y garder son anonymat, ouvre des portes nouvelles à la communication. Un forum de voyage est le site idéal pour raconter mon aventure: elle a été aussi bien un voyage dans une contrée exotique qu’un voyage psychologique. Je pourrais écrire pour ma propre satisfaction, celle de replonger dans mes souvenirs, et pourquoi aurais-je besoin d’en faire part à d’autres, surtout à des inconnus ? Mais écrire pour un public force à la concentration, et on devient plus exigeant avec soi-même. C’est pour cela donc que je vais maintenant tenter de pêcher dans les eaux profondes de ma mémoire, et offrir mes prises sur les étals de VF.

Quelques amis autour de moi avaient été en Inde, au Népal ou dans d’autres pays de cette région, et en parlaient avec émerveillement. Je brûlais de rejoindre le club de ces voyageurs et de moi aussi partir à la découverte. J’avais fait un premier voyage de France vers l’Inde, ou pour être plus exact dans la direction de l’Inde, que j’avais poussé jusqu’en Afghanistan. C’était pendant les vacances d’été, entre mes études. L’Afghanistan m’avait tellement plu que, de retour en France, je n’avais qu’une idée en tête : repartir et pousser plus loin le plus tôt possible. Ayant économisé au maximum pendant toute une année, sur mes très faibles rentrées d’argent, je pouvais me payer un aller-retour Paris-Kaboul avec Aryana Afghan Airlines, pour reprendre ma route là où j’avais dû l’interrompre l’année d’avant.

Bien que mon aventure se soit déroulée au Pakistan, il faut que je commence par mon premier voyage vers l’est, une mise en scène, disons. Cela intéressera peut-être ceux qui n’ont pas eu la chance d’y aller, et cela rappellera sans aucun doute bien des choses à ceux qui comme moi y ont été.

En Grèce J’avais fait de l’auto-stop à partir de Strasbourg. Allemagne du sud, Autriche, Yougoslavie. J’avais trouvé ce pays plutôt misérable, surtout après avoir passé Belgrade. Des images tirées de Tintin chez les Soviets me revenaient à l’esprit. Je marchais dans les faubourgs de Nis, qui est maintenant je crois la capitale de la Macédoine, où il n’y avait qu’un trafic léger de quelques bagnoles et de carrioles tirées par des chevaux. La nuit tombait et il n’y avait que quelques maigres loupiotes pour éclairer la route. J’avais acheté un pain dans une boulangerie, qui était loin d’avoir le pimpant d’une boulangerie française. Les hommes qui faisaient la queue ne m’avaient pas jeté un coup d’œil, je n’étais probablement qu’un va-nu-pieds comme tant d’autres et ne dépareillais pas trop. Le pain était infâme, dur et avec du gravillon mélangé à la farine. Mais j’avais, pour quelques sous, quelque chose dans le ventre.

Après une semaine de voyage, j’arrivais à la frontière de la Grèce. Il n’y avait qu’une douzaine de véhicules sortant de Yougoslavie pour entrer en Grèce, contre des centaines dans le sens contraire. La guerre entre la Turquie et la Grèce avait été déclarée le jour-même. Peu importe, j’avais été pris par des Français qui tenaient absolument à aller en Grèce, qu’ils connaissaient bien et qu’ils aimaient. Deux jours plus tard, je m’étais retrouvé à Athènes, et je ne me rappelle plus comment mais ayant fait la connaissance d’un Américain qui allait retrouver des amis de famille (pas des grecs), je l’avais accompagné et j’avais passé deux jours dans leur villa aux abords de la ville, à me la couler douce, jouer aux échecs etc. Une fois, j’avais cherché sur le poste radio et trouvé de la musique un peu plus intéressante, on m’avait immédiatement reproché d’avoir mis la radio sur un poste turc ! Je pensais « payer » mon accueil par la bonne compagnie que j’offrais, mais il était clair que je n’étais en fait qu’un pique-assiette et que je n’allais pas rester longtemps le bienvenu. De plus, je commençais à m’ennuyer, je trouvais ces gens trop bourgeois à mon goût. J’étais donc prêt à repartir. La route vers l’est était bien sûr fermée, du coup je m’étais dit que peut-être je pouvais aller dans les îles grecques et de là passer en Turquie quand cette vilaine affaire se serait tassée.

Je m’étais retrouvé à camper sur l’île de Chios, dans la mer Égée, sur le terrain derrière un petit hôtel familial. Les gens étaient d’une très grande gentillesse et avaient le cœur sur la main. Ils m’avaient pris en affection, s’amusaient de mon installation précaire au milieu des cailloux et des buissons, m’offraient le matin un grand bol de lait de chèvre chaud, pouah !, mais au moins j’avais quelque chose dans le ventre et gratis. Plus tard dans la journée, quand je revenais de ballade, il y avait toujours quelques hommes et femmes attablés sur la terrasse devant l’hôtel, et on m’invitait régulièrement à boire un petit ouzo avec eux: « Ouzo ennaki ! », ou était-ce « Enno ouzaki » ?, disaient-ils en rigolant, le verre porté haut en l’air. Un vieil homme qui vivait dans une masure au bord de la plage m’avait aussi invité à boire un coup et j’avais eu beaucoup de mal à le dissuader de tuer un poulet pour me faire à manger. Je ne connaissais pas un mot de Grec, mais j’essayais de baragouiner un peu. Je me rappelle quelques mots seulement : « nero », « krassi », « kannavi », « evkharisto poli », « parakallo ». Je trouvais cette langue tout à fait splendide. J’ai lu, bien plus tard, quelques très bons livres sur les anciens grecs, qui me fascinent et dont on ne dit pas assez à quel point ils ont transmis des éléments fondamentaux de la civilisation occidentale. On dit que le Grec est une langue indo-européenne, mais il est très probable qu’il y a dans cette langue, ancienne aussi bien que moderne, des sous-strates linguistiques qui précèdent la surface indo-européenne. Mais assez dit sur le sujet, que d’autres connaîtront bien mieux que moi. Je serai heureux, bien sûr, d’entamer une discussion sur la Grèce antique. Une chose dont je me souviens, c’est que Chios passe pour être le pays d’origine de Homère.

La nuit, on voyait les lumières de Çesme, en Turquie (prononcer « Tcheshmé »). Ce n’était vraiment pas loin, à quelques kilomètres, mais il était bien sûr impossible d’y aller. Les gens de l’île étaient effrayés par les Turcs si proches. Ils disaient « plus jamais, nous ne parlerons à ces gens ! ». Il n’y avait presque aucun touriste sur l’île, peut-être à cause de son éloignement, au nord, par rapport aux autres îles grecques, ou à cause de la guerre. Au bout de quelques jours, comme il était évident que ma route vers l’est n’allait pas passer par Çesme, j’étais revenu à Athènes. C’est peut-être sur le bateau ou sur le port que j’avais rencontré un Suisse Allemand avec lequel j’allais faire quelques jours de route, et que je vais appeler Peter pour faute de mieux. Si je me rappelle bien, il travaillait pour une organisation internationale, peut-être pour une branche de l’ONU. En tout cas, il connaissait très bien la région et se débrouillait assez bien en Grec, et comme j’avais pu m’en rendre compte par la suite, en Turc également. Il était plein de son expérience récente à Chypres, dont il revenait, où le gros du conflit entre les Grecs et les Turcs avait fait rage. C’est avec lui et peut-être un autre compagnon de fortune que j’avais pris le train pour remonter vers le nord de la Grèce, car on venait d’annoncer un armistice et nous avions eu écho que la frontière avec la Turquie était maintenant ouverte.

Sur des tronçons entiers de l’autoroute qui longeait la voie ferrée, les pylônes avaient été coupés ras, pour paraît-il permettre aux avions d’atterrir. Le soir, nous étions aux abords de la frontière, et nous pouvions entrevoir dans la pénombre des concentrations de troupes dans la campagne. Le train n’avait alors plus que deux fourgons, car il n’y avait que quelques voyageurs, une vingtaine au plus pour continuer vers la Turquie dans ce premier train qui passait la frontière depuis le commencement des combats. Immédiatement après avoir passé la frontière, des soldats turcs bien armés étaient montés et passaient le train au peigne fin. Plus intéressant, deux ou trois Turcs en civil, costume-cravatte, venaient s’asseoir pour bavarder avec les voyageurs. Celui qui s’installa dans mon compartiment nous offrit des cigarettes, passa de l’anglais à l’allemand quand il apprit de Peter qu’il était Suisse Allemand, puis échangea quelques mots en français assez correct avec moi. Il avait l’air très à l’aise, et je n’aurais pas été étonné, si un de nos compagnons avait été Hongrois ou Espagnol, qu’il passât facilement à leurs langues respectives. Il nous demanda si nous avions vu des mouvements de troupes du côté grec. Bien sûr, nous ne dirent pas un mot, allégeant d’avoir dormi à la tombée de la nuit. La conversation était polie et plaisante, mais il était hors de question que nous entrions dans le jeu des services de renseignements turcs.

« Suite au prochain numéro ! »
Qu'est ce que l'occident?
by Jcender · 2009-05-02 · 31 replies
C'est vrai ça c'est quoi l'occident comment le définiriez vous? Est ce un niveau de vie, un mode de vie, une localisation géographique, une appartenance ethnique?

Ce qui m'a emmené à me demander cela c'est que je ne sais pas si l'Amèrique du sud, tel que Brésil, Argentine, Chili peut être associé à l'occident. Oui où non?
Deux femmes en Tunisie la première semaine de novembre
by Indo4 · 2009-04-21 · 85 replies
Bonjour,

On compte partir en Tunisie la première semaine de novembre. Qui peut nous dire quel temps fait-il à cette période là? Soleil? Température?

On hésite entre différentes villes (entre autre Djerba, hammamet). Laquelle est mieux? Quelles sont les différences?

Et 2 femmes là-bas, vous en pensez quoi? Comment sont les tunisiens avec les touristes?

J'espère que vous pourrez m'aider!!! Merci d'avance.😉
C'était mieux avant
by Mahadeva45 · 2009-04-14 · 112 replies
Bonjour Je viens dans cette rubrique pour vous faire part d'un petit coup de gueule;

Voilà, en tant que "jeune" voyageur inexpérimenté (seulement deux au compteur, un troisième pour l'année 2009/2010) il m'est arrivé des dizaines de fois de rester ébahi, époustouflé, impressionné, choqué, amusé, ému, touché par les ambiances, les gens, l'architecture, la culture, les gouts, les couleurs, les odeurs, etc...des lieux ou j'arrivais, que cela fut des grandes villes aussi bien que des petits villages.

Mon regard était neuf, forcément, peut être un peu "corrompu" par des lectures préalables, ne serait-ce que celle des guides papiers, mais quand meme neuf...le regard de celui qui rencontre l'Autre pour la première fois

Or il se trouve qu'à chaque fois, sys-té-ma-ti-que-ment, et surtout dans les petits villages peu touristiqués, je suis tombé sur de "vieux" routards; pas forcément des papies, mais des voyageurs qui avaient "fait" tel pays x fois, tel autre x fois..aussi enrichissantes que purent être ces rencontres, il arrivait toujours un stade dans la conversation ou j'entendais cette phrase (avec si possible un peu de condescendance)

"tu sais fiston, aujourdhui ça n'a plus rien à voir...il y a 20 ans, là c'était quelquechose, oui, mais aujourdhui...pfff... c'était mieux avant"

Ah le choc! mon regard neuf, mon ébahissement, epoustouflement, etc...réduit en miettes par les déclarations d'un vieux français-anglais-espagnol-(peu importe) aigri d'avoir perdu les repères de sa jeunesse! ah mon enthousiasme, pourquoi vouloir le démolir de cette façon? non, je n'ai pas connu telle ou telle époque, et alors? je n'y peux rien! je suis de la génération qui a grandi avec la télévision et les jeux vidéos, alors quand bien meme tel ou tel village aurait (un peu) changé, cela reste quand meme une découverte pour moi!.

pourquoi ces Anciens, vieux sages de la route, se rencontrent de partout et prennent un malin plaisir à casser l'enthousiasme des ptits jeunes! bien sur que j'aurais voulu connaitre -- quand personne n'y allait, hé bé c'est trop tard! et je ne peux que le déplorer, regretter, et me dire: "oui c'est vrai, ce coin est pas mal..mais c'est trop tard, j'ai raté le bon moment"

aargh (voilà c'est tout, fallait que ça sorte...des bibis à tous)
Retour d'un itinéraire de quinze jours au Costa Rica
by Sweepette · 2009-04-13 · 8 replies
Pura Vida ! Quel beau pays... Les Ticos sont parmi les gens les plus charmants que j'ai eu le plaisir de rencontrer lors de mes nombreux voyages... Ils sont souriants, intéressés à vous et toujours près à vous aider. Notre plus gros regret fut de ne pas parler espagnol... Nous aurions tellement aimé pouvoir discuter avec eux davantage. Les routes sont beaucoup mieux que ce à quoi on s'attendait... Avis à tous les gens du Québec ! Les routes sont souvent bien pires chez nous !

Je veux remercier tous les gens qui m'ont aidée à organiser ce merveilleux périple et je vous invite à mon tour à vous donner un petit coup de main si vous avez des questions...

Voilà l'itinéraire que nous avons fait:

1- Arrivée à Alajuela, visite de la ville autour du parc central à regarder les enfants jouer autour de la fontaine et ballade à l'intérieur du marché central. Ballade dans les rues animées de la ville... premier contact avec les costa ricains... peuple vraiment sympatique. Dodo chez Pierre au Rio Segundo. Si je n'avais pas donné ma parole à Pierre pour la réservation de cette chambre, j'aurais essayé de dormir ailleurs. Ce fut la seule déception de notre voyage... L'endroit, bien que propre et très près de l'aéroport, est totalement sans charme. La maison est à quelques mètres de la route principale, il n'y a pratiquement pas de terrain ... beaucoup de bruit, rien à faire aux alentours. Impossible de relaxer sur les lieux... trop de bruit ! On avait de la difficulté à s'entendre parler et nous n'avons pas été capable de dormir même avec des bouchons dans les oreilles ! Nous n'avons pas pu déjeuner à l'hôtel bien qu'il devait être inclus dans le prix puisqu'il n'y avait personne à l'hôtel quand nous nous sommes levés au petit matin... Un appel de dernière minute de la part de Pierre nous a permis de trouver la clé pour sortir de l'hôtel qui est entouré d'une grille fermée à clé. Avant cet appel, nous nous demandions comment nous allions escalader la clotûre pour sortir de là puisque nous étions seuls dans la petite maison. Pierre semble un homme charmant et aidant mais son hôtel, lui, ne l'est pas.

2-Départ pour Tortuguero, dodo au Laguna Lodge. Très bel endroit, belle piscine, beaux jardins entre la plage et la lagune. Guides sympatiques.

3-Tortuguero, tour dans les lagunes. Superbe ! Nous y avons vu plusieurs espèces de singes, de caïmans, d'alligators, de tortues, de lézards et d'oiseaux. On se croirait en Amazonie.

4-Retour à Guapiles, prise du 4X4, Target rental car (service impec... aucun problème avec eux et le prix était bien. Départ vers la vallée d'Orosi par Turrialba... route magnifique, dodo au Chalet Orosi de Frank... Coup de coeur ! Merci Frank pour ce charmant séjour chez toi, les bons conseils, le petit tour guidé autour de la vallée, les belles attentions, les fruits, les fleurs, les petites chandelles, les confitures et le pain de Marie-Claire. Il y a plusieurs choses à faire et à voir dans la région. Un charmant endroit où rester dans la vallée... feu de foyer, spa sur la terrasse avec une petite coupe de vin à la lueur des chandelles... Magnifique petit nid douillet et des hôtes vraiment sympas! Ces gens-là ont mis tout leur coeur dans la construction de ces jolies chalets et on le sent bien tout au long de notre séjour... Je le recommande à tous !
http://www.chaletorosi.com/index.html

5-Journée rafting sur le Pacuare avec la compagnie Tico River et notre hôte, Frank, qui nous a gentillement accompagné. Magnifique journée d'aventure! Excellent diner costa ricain... Miam miam... le guacamole !

6-Visite du Volcan Irazu vers 8h30am... complètement dégagé, vue extraordinaire ! Petit arrêt à Cartago et direction San Gerardo de Dota, dodo au Savegre Lodge. Sublime endroit où l'on prend le petit déjeuner avec des tas de colibris un peu partout. La route est sublime... Le chemin de terre pour se rendre au lodge est un peu sportif... Avis au coeur sensible... 4X4 recommandé!

7- Route à travers le Cerro de la Muerte le point le plus haut du Costa Rica... Hallucinant ! On roule à travers les nuages... Dodo à l'Hacienda Baru... possibilité de dormir la nuit dans la jungle dans un tente... Tout près d'une plage magnifique et du village de Dominical et de son ambiance cool de surfeurs!

8-Ballade à cheval jusqu'au chutes de Nauyaca... Magnifique journée. Attention à ceux qui n'ont jamais fait d'équitation !!! Il se pourrait que vous ne vous sentiez pas à l'aise. Aucune information n'est donné aux gens tout au long de la ballade. Les guides sont insouciants des dangers qui pourraient survenir. Comme je connais bien les chevaux, je me suis souvent sentie en charge des gens qui se mettaient à paniquer puisque les guides étaient peu à leur affaire. Certains chevaux sont nerveux et les falaises très hautes. Je ne le recommande pas pour les gens qui sont à leur première expérience d'équitation. La ballade est vraiment belle et se baigner au pied de cette chute est paradisiaque... Pour les plus téméraires... vous pouvez y plonger du haut de la falaise ! Route vers Manuel Antonio, dodo à Cabina Espadilla... Très charmant, tout près de la plage, moins de 5 minutes à pied.

9-Journée dans le parc Manuel Antonio... Très beau parc... Les petits singes curieux qui viennent jouer tout autour de vous pendant une ballade dans la jungle ! Garder toujours un oeil sur votre sac ! Ce sont de petits voleurs ! Ils ont senti notre collation de loin et sont venus piquer notre repas sans que nous ayons eu le temps de les rattraper : ) Bien que certains reprochent à ce parc qu'il y ait beaucoup de touristes... il est magnifique et si vous vous donnez la peine de marcher un peu dans le parc, vous y trouverez des petites plages presque désertes ! Route vers Playa Herradura, dodo à Villa Caletas. Magnifique vue ! Espiègle Toucan au petit déjeuner juste en face de notre chambre... La vue que l'on a de notre terrasse vaut le prix de la chambre... Personnel très amical et attentionné... Ils se sont précipités pour nous aider à changer le pneu de notre 4x4 qui était à plat !

10-Route vers Monteverde en passant par le pont de Tarcoles... Immenses crocros sous le pont ! Magnifique route pour se rendre dans la réserve... beaucoup moins éprouvante que ce que l'on peut en dire ! En très bonne état pour une route de terre et de gravier. La vue y est époustoufflante tout le long de la montée. Dodo au Cabinas Los Pinos. Magnifique endroit dans un chalet rustique... Très propre. Jardin hyper bien entretenu... Les chalets sont à l'écart l'un de l'autre pour une sensation d'y être seul... Tranquille. Entre la réserve de Monteverde et le village de Santa-Elena... Plusieurs restos à proximité pouvant se faire facilement à pied... Ne manquez pas le resto pizzeria Johny... Miam Miam! Prenez votre repas sur la terrasse extérieur... Service et bouffe impeccable... Bon prix !

11- Journée dans la réserve de Monteverde... Canopy tour, zip lines, ponts suspendus et corde de Tarzan au Selvatura parc... Le seul endroit où nous avons rencontré des Ticos qui n'étaient pas souriants : ( L'expérience fait oublier le manque d'enthousiasme des guides... On se sent un peu bousculé... Ne manquez surtout pas de faire le Tarzan swing ! Le must du tour ! Si nous avions à refaire cette expérience, nous essayerions avec une autre compagnie à cause de l'attitude un peu moche du personnel... Mais nous avons adoré faire cette activité

12- Route vers Arenal où l'on a eu la chance de le voir complètement dégagé durant les trois jours où nous y étions... Route un peu plus en mauvais état que la route depuis la côte pacifique. Mais très faisable. Le paysage y est tout aussi majestueux... ce qui fait que les trous et les bosses nous semblent moins pénibles. Dodo au Tabacon Hot springs... Soirée passée à se prélasser dans les différentes piscine du magnifique site... Le prix d'entrée pour les sources thermales vaut son prix selon moi... Mais ne payez pas le surplus pour y prendre le repas pour le buffet à $35 us par personne... ça ne les vaut pas !

13-Journée à faire du rappel (canyoning) avec la compagnie Desafio Adventures dans le Lost Canyon ! Aucune expérience requise... Très facile... on se sent presque comme un pro après notre première descente !!! À ne pas manquer sous aucun prétexte !!!! Les guides sont tout à fait charmants et attentionnés ! Ils ont du plaisir avec nous et ils aiment leur travail, c'est évident ! Nous avons complètement adoré l'aventure ! Retour aux sources thermales de Tabacon et nuit à l'Arenal Observatory Lodge... Effectivement le meilleur endroit pour observer le volcan même pendant votre sommeil où les grandes baies vitrées de la chambre vous offre une vue époustoufflante sur le monstre qu'on entend gronder à tout moment... On y voit les roches toutes rouges déboulées sur la pente... Hallucinant !

14-Avant-midi à regarder le volcan se découvrir sous l'épaisse couche de nuage... Après deux heures sans le voir et ne pas savoir où il se trouve... il se dégage complètement pour se laisser voir en entier avec la fumée constante qui souffle à son sommet ! Un cadeau avant de partir ! Route pour le retour à Alajuela... Nous sentons que San Jose est plus près puisque le traffic augmente et il y a de plus en plus de camions... Nous sommes heureux de nous être éloignés de cette ville pendant notre voyage. Dodo au Rio Segundo de Pierre pour notre dernière nuit... où nous n'avons pas pu dormir plus que notre première nuit à cause du bruit des autos, camions, motocyclettes et avions qui passaient pratiquement dans notre chambre...

15-Retour à Montréal... : ( Nous ne gardons que de bons souvenirs de ce pays et de ses habitants. Bien sûr, le Costa Rica est devenu très touristique, donc les prix sont en conséquence... mais j'y retournerais n'importe quand !

Pura Vida ! Je suis dispo si vous avez des questions
Avoir et le temps et l'argent pour voyager?
by Lio85 · 2009-03-08 · 320 replies
Bonjour simple question que je me pose quand je vois avec envie que certains membres de ce forum parviennent a beaucoup voyager, est ce un véritable choix de vie?, un cumul volontaire de congés spécialement pour cela?, congé sabbatique ou autre possibilitée? comment faites vous pour avoir et le temps et les finances pour cela? merci beaucoup pour vos réponses.😉
Ouzbékistan 2008: medersas, ladas et chaïkhanas...
by Delseve · 2009-02-27 · 42 replies
Paris Départ pour l’Ouzbékistan : 26 août 2008. Ce voyage correspondait pour moi à un vieux rêve d’Asie Centrale, de lieux inconnus, parfois mythiques (Samarcande…) et aux noms assurément exotiques : Kyzyl Kum, Tashkent, Bukhara… J’avais en tête des images de coupoles turquoise et de marchés aux tissus chamarrés, des instantanés de désert aride et de chemins caillouteux.

Et puis, ce voyage devait aussi être pour moi, mordue de langues étrangères, un véritable test puisque je m’étais lancée depuis huit mois dans l’apprentissage du russe, seule avec mon livre et mes CD. Si l’ouzbek est effectivement la langue officielle de l’Ouzbékistan, on m’avait néanmoins confirmé que le russe était largement pratiqué dans le pays. J’étais donc curieuse de mettre enfin en pratique mes quelques connaissances, un peu angoissée aussi à l’idée que, pour la première fois, j’allais tester ma prononciation et ma compréhension en situation réelle.

J’avais aussi aiguisé la curiosité de Sophie. Confiante, appâtée par la façon dont je lui avais vendu notre périple, elle attendait elle aussi ces vacances, tout en sachant encore moins que moi à quoi s’attendre. C’est donc avec une impatience sans bornes que nous sommes arrivées à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, prêtes à commencer mon voyage.

Nous rattrapons vite la réalité dès l’aéroport lorsque nous nous mettons en quête du terminal 1B. Le terminal 1 est conçu en cercle et après avoir fait un premier tour du cercle sans avoir trouvé le terminal 1B, nous voyons enfin un panneau nous indiquant le fameux terminal… de l’autre côté de la route. Le terminal 1B consiste en effet en un préfabriqué, isolé, désert à l’heure où nous y entrons. Pas de tapis roulants à l’enregistrement des bagages, pas de panneaux électroniques récapitulant tous les vols : avons-nous déjà changé de pays ? Même les agents chargés de l’enregistrement semblent perplexes devant la vétusté de certains appareils. Néanmoins, une fois nos bagages posés sur le petit chariot, nous voilà prêtes à embarquer pour l’Ouzbékistan via Istanbul.

Rien de vraiment notable sur le vol Paris-Istanbul. Avion très récent, équipement dernier cri. Seule la passagère derrière Sophie, dame en sari d’un certain âge, nous gâche un peu le confort de ce vol en enchaînant les rots, tous plus bruyants et odorants les uns que les autres. Curieuse habitude. 30 rots à l’heure, c’est un record homologué ?
Carnet de voyage à Bali en septembre 2009
by Moutarde68 · 2009-02-11 · 5 replies
voici le voyage que nous avons fait l'année dernière avec mon épouse... en rouge ce qui était prévu, en noir ce que nous avont réellement fait... bonne lecture (les pages font référence au lone.planete) PROGRAMME

-le Mardi 16/09: Arrivée à 12h00. Faire nos visas à l’aéroport. Wayan vient nous chercher et nous dépose à notre hôtel : WAKA MAYA.

Profiter de notre piscine privée et nous reposer. Nous aurons un afternoon tea. Nous verrons la plage de sable blanc de Sanur. Se restaurer : -meilleur milk shake à la banane de Bali : » café Batu Jimbar » - restaurant « Telega Naga » superbe réservation conseillée : 281234 1ère nuit à Sanur.

En réalité :

Voyage épuisant, nous n’avons presque pas dormi, par contre je conseille aux personnes qui voyage avec Singapour Airlines d’apprendre des rudiments d’Indonésien, la méthode est ludique et cela fait toujours plaisir de sortir quelques phrases au douanier ou au guide, c’est déjà un bon moyen pour se faire gratifier d’un sourire. Escale à Singapour, ne faites pas la même erreur que nous, n’échangez pas des euros contre des roupies, le taux de change n’est pas aussi bon qu’à Bali (pour info, les prix affichés dans l’aéroport de Singapour sont en dollars…mais des dollars cingalais !). Nous achetons un parfum à 36 euros (42 euros en dutty-free à Paris).après 2h20 de vol nous voilà enfin à Denpasar, la capitale de Bali, le deuxième avion est beaucoup plus vieux mais la nourriture y est de meilleur qualité. Le passage en douane est bouclé en moins d’un quart d’heure montre en main. Il faut juste penser au prix du visa 10 euros pour 10 jours, 20 euros au-delà. Desak est à l’heure comme prévue, ce petit bout de femme pétillante est né au Laos. Elle a failli mourir d’une polio à l’âge d’un an et demi, elle a 29 ans et deux enfants. Elle nous conduit d’abord chez l’organisateur de l’import. Il nous accueille les bras ouvert et veut nous inviter à déjeuner, invitations que nous refusons gentiment…son tarif semble correct, mais sur les conseils de Desak, nous attendons de voir avant de travailler ensemble. Puis nous nous rendons au SPA pour y commander les lulurs huiles et compagnies, 28 kilos de marchandises qui vont déjà nous encombrer. Après ces palabres épuisantes nous nous rendons enfin à notre hötel « Waka Maya »… une chambre de toute beauté, toit de chaume, sol en teck ou autre bois exotique, meuble balinais, piscine privative, salle de bains extérieur, baignoire en marbre, tout n’est que luxe et volupté. En soirée la voiture de l’hotel nous dépose au centre de Sanur. Après une petite promenade sur la plage nous mangeons dans un resto chinois « « pour 410 000 roupies nous mangeons comme des rois.

- le Mercredi 17/09. Wayan vient nous prendre le matin vers 10h pour partir vers l’Est de l’île. Nous visiterons une fabrique de batik à Gianyar. Nous visiterons (p 205) le temple de Pura Kehen un des plus beaux de l’Est balinais. Puis nous irons visiter le village de Bukit Demulih (p 207) sur le chemin une route latérale descend abruptement vers Tirta Buana, une piscine publique au creux de la vallée. Puis nous prendrons la route de Sidemen pour admirer les rizières. Puis dépôt à Ubud dîner et nuit à notre hôtel NATURA RESORT.

En réalité :

Première journée dans l’ambiance balinaise. Nous visitons une fabrique de sarongs. Les tissus sont de toutes beautés, mais un peu cher à notre goût (70 000 pièces). Pascale a besoin de 30 pièces, malheureusement il n’y a pas de stock (comme souvent dans les magasins). Visite d’un temple dans un jolie village Bukit Demulih, repas à 120 000 roupies et départ pour notre hôtel le « natura resort ».l’hôtel est luxueux, piscine privée, salle de bain intérieur et extérieur, lit extérieur, lecteur DVD et CD, machine à café….également dans le prix la navette pour UBUD car nous sommes à trois kilomètres du centre. Ce soir nous dinons au « lotus café », dans un cadre magnifique, au bord d’un plan d’eau (rempli de lotus, évidemment). Repas de brochette de poulet 160 000 roupies. Nous faisons un petit tour dans la ville avant de reprendre la navette.

- Le Jeudi 18/09 : Wayan vient nous chercher le matin vers 10h : Nous partirons vers l’Est. A ne pas rater les chutes de Tirta Gangga. .. Voir les plantations de caféiers et cacaotiers. Direction Candidasa déjeuner au « Water Garden Cafe » (p 225) puis nous prendrons la route principale qui part à l’Est de Candidasa jusqu’au col du Pura Gamang . Puis arrêt sur la splendide plage avec baignade de Pasir Putih (panneau indiquant Virgin beach Club ( p 225) retour vers l’hôtel.

Profiter de la fin de la journée pour se baigner dans notre piscine. Dîner au « lotus Cafe » (p 187).

En réalité :

Après un sommeil réparateur nous prenons notre petit déjeuner sur la terrasse du restaurant avec une vue magnifique sur la jungle. Desak vient nous chercher à l’heure pour nous rendre à Tirtaganga…calou est vraiment malade, elle souffre tellement qu’elle tombe dans les pommes…et qui doit ramasser les pommes ? Les restaurateurs du « benta bali » nous viennent en aide et offre un thé salé, remède efficace car calou reprends des couleurs après avoir bu cette mixture. Pour les remercier nous mangeons chez eux, le repas est bon et peu cher 70 000 roupies pour nous deux. Le Tirtaganga est dans un cadre idyllique avec un panorama sur la mer et les rizières. Après quelques kilomètres qui se transforment souvent en heure, nous allons à Pasir Putih. L’endroit est paradisiaque, la plage est un peu comme sur une carte postale des Seychelles, malheureusement la baignade est dangereuse les rouleaux sont méchants. Nous réussissons quand même à nous baigner entre deux séries de vagues. Je casse mes claquettes en courant dans une petite descente, les boutiques sont à des kilomètres je me retrouve nues-pieds sur du sol brulant. Puis direction GIANYAR et son marché où nous trouvons des tongs Hugo Boss à 30 000 roupies. Nous en profitons pour gouter une des spécialités balinaise le Bakso, boulettes de poulet mélangées à de la farine..Succulent. Nous trouvons également des batiks et négocions 30 pièces pour 2.250.000. Retour à l’hôtel pour y manger sur la terrasse, le repas est bon, surtout le dessert, nem de banane au chocolat avec confiture de groseille et glace à la fraise, entrée ;poisson fumé, salade verte, tomate, concombre, plat principal ;poulet sur petits légumes confits, pâtes de riz frit, carotte, courgette, mangue….

- Le Vendredi 19/09 : Journée libre à Ubud. Dépôt dans un SPA « Zen Bali Spa » pour une fin de journée détente (pour Kiki :Mandi Susu, pour Calou : exfoliating body scrubs traditinnal javanaise + herbal aromatic facial) Herbal Aromatic Facial - 1 hour This age-old procedure softens, moisturizes and firms the skin while promoting new cell growth.

First, a refreshing milk cleansing, peeling, and exfoliation treatment with natural herbal scrub, followed by a face, neck/shoulder massage and steam treatment. Then, relax deeply for 15 minutes while the facemask does its wonder! The treatment concludes with an application of refreshing iced towel and moisturizing cream. Rp. 75, 000 Honey - Cucumber Facial - 1 hour Literally the same as above except for the facemask that is an application of honey and fresh cucumber. Rp. 80, 000

puis diner » au tree monkey » puis spectacle au Palais d’Ubud ( p191) - En réalité :

Journée repos à l’hôtel, après le déjeuner nous allons au spa ZEN. Première surprise les prix ont sensiblement augmentés par rapport à l’année dernière, nous négocions ferme car nous avions réservé de France et personne ne nous avait signalé ce changement…le soin n’est pas terrible et les cabines sont défraîchies…puis diner au « casa luna », pour moi une paella indonésienne et pour calou du poulet cuit dans des feuilles de bananier et des haricots kilomètres au lait de coco…délicieux. Ensuite nous allons assister au spectacle de danse balinaise au palais d’Ubud. Le Samedi 20/09 : Wayan vient nous chercher vers 9h puis direction le Sud d’Ubud. Vers Batulan nous verrons des sculpteurs sur pierre, puis nous irons à Singapadu voir des artisans spécialisés dans la production de masque .

Ensuite direction Sukawati pour son « pasar seni » : marché quotidien sur 2 étages où on fabrique des ombrelles. Retour déjeuner à l’hôtel puis repos et détente pour un massage au Spa de l’hôtel. Puis dîner au « Casa Luna » (p 187).

En réalité :

Aujourd’hui nous allons à Sukavati et nous y trouvons des ombrelles à 260.000 les deux. Sur le même marché nous trouvons des cadeaux pour les enfants 325.000 puis retour sur Ubud pour acheter des statues du TIMOR 4.100.000. Retour à l’hôtel pour un massage d’1h45, pas exceptionnel. A 18h00 nous partons pour Ubud, puis petit tour et enfin diner au « trazo » d’un nasi goreng pour calou et d’un agneau australien pour moi. En dessert nous prenons chacun un fondant au chocolat…à fondre de plaisir !

-Le Dimanche 21/09 : Wayan vient nous chercher vers 10h direction le Nord d’Ubud. Nous irons faire du shopping chez les grossistes à Tengalalan puis direction Bedugul pour faire le marché aux fleurs, épices et artisanat. Puis promenade parmi les rizières environnantes. Déjeuner au « blue Yogi Cafe » ( p 198) Nous passerons devant les lacs Bratan, le temple Pura Ulun Danu sur le lac Tamblingan. Retour à notre hôtel. Dîner au « Ketut’s Place » (p 189).

En réalité :

Aujourd’hui, idée très originale de Desak nous nous déplaçons en moto. C’est vraiment grisant, nous sommes libres de nous arrêter où bon nous semble (location de la moto 50 000 par jour, un litre d’essence 8000). Nous allons à Tengalalan pour y acheter quelques bricoles. Nos dépenses en tout et pour tout, 100 000 verres, 50 000 les éléphants, 20 000 le sarong, 200 000 les plats en noix de coco, 10 000 les parkings. Au temple de Tirtha Empul nous nous baignons en compagnie de tous les bouddhistes dans les eaux sacrées, c’est un moment solennel et plein d’émotions. Puis nous partons nous balader dans les rizières sur des routes chaotiques…heureusement que nous avons les motos il serait impossible de passer en voiture. Retour à l’hôtel avec Desak et son mari Elie, pour boire un thé devant notre piscine. En soirée, toujours avec la moto, nous allons faire un tour à la forêt des singes et dans un petit village au nord d’UBUD. Après cette promenade nous allons boire un milkshake au « terazo » 65 000 puis prendre notre repas au « ketu’s place » qui n’est pas vraiment un restaurant mais plutôt une table d’hôtes…d’ailleurs il faut attendre tout le monde avant d’aller au buffet, buffet composé uniquement de mets balinais cuisinés dans les règles de l’art, c’est beau, bon, mais un peu épicé (prix 280 000 pour deux). Retour à l’hôtel vers les 20h30, il fait nuit noire depuis longtemps (le soleil se couche aux environs de 18h30), et c’est toujours aussi agréable de pouvoir se déplacer sur la moto !

- Le Lundi 22/09 : Wayan vient nous chercher pour visiter le Nord vers Lovina. Nous partirons vers Kintamani, et le Mt Batur 2ème volcan encore en activité à Bali.

Nous traverserons un splendide paysage de rizières en terrasses, des villages typiques. Arrêt pour visiter, le temple de Pejeng, le temple de Gunung Kawi et celui de Tirtha Empul. Les bassins sacrés et temple de Tampaksiring. Déjeuner au « Blu Yogi Café » (p 198), visite des sites intéressants, puis dépôt à notre hôtel à Lovina. Le Damai Lovina

En réalité :

Départ à 9h30 nous quittons notre hôtel pour celui de Lovina. En route nous faisons encore et toujours du shopping. Nous trouvons une lampe à 470 000. il est 11h30 et nous avons encore 3 heures de route. En prenant la direction des montagnes nous passons devant les greniers de Bali, culture en terrasse de tous les fruits et légumes qui se trouvent sur l’île. Nous déjeunons dans un self d’une cuisine typique pour 220 000 à trois personnes. Puis c’est la visite du temple Pura Ulun Danu sur le lac Tamblingan. En redescendant vers la mer nous nous arrêtons à Git-Git pour nous baigner dans une cascade. Une corde est tendu au-dessus de l’eau ce qui nous permets de nous prendre pour Tarzan le temps de quelques sauts. En remontant je donne au guide 30 000 car il me semble sympa et qu’il n’a apparemment pas beaucoup d’argent. Nous arrivons au Damai à 18h00. Le temps de prendre possession de notre chambre calou décide de vouloir une vue sur la mer, donc on déménage ! La nouvelle chambre est spacieuse, comme l’autre, avec un coin salon, un jacuzzi et une douche extérieur, comme l’autre….mais la différence c’est la vue….dont nous ne profitons pas ! Nous dinons au bord de la piscine d’un repas gastronomique que nous ne payons heureusement pas (compris dans le séjour, sinon 360 000 par tête de pipe). La présentation est superbe mais le repas n’a rien d’exceptionnel…

- Le Mardi 23/09 : Nous profiterons de la journée pour nous reposer. visiter Lovina.

En réalité :

Aujourd’hui, et pour deux jours, nous avons loué une moto à 110 000, l’expérience que nous avions faites à Ubud était tellement merveilleuse que nous voulions réitérer la chose. Cela nous permet d’aller où bon nous semble. D’abord Singaraja, ancienne capitale du temps des colonies et des invasions hollandaises. Nous allons au supermarché faire quelques emplettes, pour 26 000 ; 2 mangues, 1 pastèque, 3 petites bouteilles de lait, 1 gel cheveux. Puis retour sur Lovina, la route est assez dangereuse, il y a énormément de trafic, Singaraja est la deuxième plus grande ville de Bali et évidemment beaucoup de motos circulent sur ces routes chaotiques, donc prudence ! Au « Tanjung Alan » nous sirotons un verre de jus de mangue avec une vue sur la mer, puis nous enfourchons à nouveau la moto pour prendre notre repas au « spouky’s », nous sommes les seuls à table et mangeons un marlin un peu sec mais avec des légumes gouteux. Nous retournons au Damai pour profiter de la piscine et du jacuzzi. Je redescends à Lovina pour récupérer le linge que nous avions déposé la veille (15 000 pour 13 pièces, c'est-à-dire environ 1 euro 20 ! lavé repassé). Puis nous dinons dans notre chambre d’une salade composée (verte, tomate, concombre, maïs) et d’un nasi-goreng, tout est excellent.

-Le Mercredi 24/09 : Nous partirons tôt voir les dauphins, puis journée détente avec 1H de massage et dîner à l’hôtel.

En réalité

Comme c’était prévu nous partons très tôt, 6h00, pour aller voir les dauphins. A partir de Lovina il faut bien une demi-heure en bateau pour nous rendre sur le lieu en question. Nous profitons du levé de soleil sur les montagnes aux alentours, c’est de toute beauté. Les dauphins sont au rendez-vous, et les autres touristes aussi, mais pas dans les proportions que nous avions imaginées, il y a au maximum 20 bateaux et au moins 30 dauphins qui nous font tourner en bourrique. Ils plongent et ressortent la tête de l’eau pour respirer à des endroits inattendus. C’est une course poursuite sans arrêt pour être les premiers à les voir sortir. Après 1 heure de chasse nous retournons sur le rivage l’estomac dans les talons car nous n’avons pas véritablement déjeuner. Après un petit déjeuner bien consistant nous nous promenons dans les collines environnantes et déjeunons au « Kwizien » d’un gado-gado et d’un morceau de steak, le tout pour 131 000. Je remets de l’essence pour la dernière fois (20 000) et nous allons à « air Panas Banjar » des sources d’eaux chaudes soufrées (3000 x2 + le parking 1000) …l’eau y est vraiment très chaude mais ce n’est pas désagréable, des balinais batifolent avec nous mais ce ne sont pas d’excellent nageur, on dirait même qu’ils ont plutôt l’air d’avoir peur de l’eau. Nous enfourchons à nouveau notre deux roues et nous nous perdons un peu dans les collines…par hasard nous tombons sur un temple bouddhiste, avec un cheddi et quelques boudhas, mais le clou du spectacle est tout en haut, sous un cheddi en pierre se cache une belle salle en marbre sculpté de toute beauté…il s’agit de « Brahma Vihara Arama », l’entrée n’est pas payante mais nous faisons un don de 20 000 et payons le parking 1000. Puis nous redescendons à Lovina pour y manger une mangue et trouver un petit dauphin en bois (40 000 le tout). Nous retournons à l’hôtel pour profiter une dernière fois de la piscine et dinons au bord de celle-ci d’une bouillabaisse et d’un fondant au chocolat.

- Le Jeudi 25/09. Wayan vient nous chercher pour aller à Singaraja ancienne capitale du temps de la colonisation hollandaise, puis direction Sawang, village de forgerons spécialisés dans la fabrication des Gongs. partir pour l'Ouest nous resterons 2 nuits au Waka Shorea.

En réalité

Après notre dernière nuit dans cet hôtel nous prenons la direction du Waka Shorea. Nous ne faisons pas appel à Desak puisque le transfert d’un hôtel à l’autre est gratuit. Avant de partir il faut payer le solde 1 000 000 de roupies. Il faut bien 1h30 pour rejoindre le Waka, le chauffeur est un nerveux il use et abuse de son klaxon ! Nous arrivons à bon port, je lui donne 50 000 roupies pour la course même si ce n’est pas obligatoire. La réception du Waka est à l’opposé des infrastructures, il n’y a pas de route pour y aller, nous sommes obligé de prendre une navette fluviale. C’est l’occasion de traverser un lagon magnifique aux eaux cristallines. Les chambres ne sont pas à la hauteur de nos espérances, elles sont assez rudimentaires (le luxe nous manque, on s’habitue à ce confort !). Sur cette partie du monde le personnel est jeune et livré à lui-même. Les repas ne sont fameux, heureusement que la mer et les fonds marins sont là pour faire passer la pilule ! Nous passons la plupart de notre temps dans l’eau à barboter avec les poissons, c’est un véritable aquarium, les poissons multicolores sont à portés de nos mains, même calou qui avait une appréhension à nager au milieu des poissons se jette à l’eau…elle en sort ravie et n’a plus peur quand les poissons s’approche. Par contre un conseil, quand vous vous baignez n’oubliez pas de vous protéger, la crème solaire ne suffit pas, avec la réverbération du soleil il faut absolument nager avec un t-shirt !

- Le Vendredi 26/09 : Nous profiterons de cette journée pour visiter les alentours grâce aux guides locaux, baignades. Si c’est possible aller à Pematuran voir » Reen Seef Turtle » et terminer notre journée par un massage de 45mn.

En réalité

La deuxième journée au Waka ressemble à la première. A noter que vous êtes dans un parc protéger, il y a des animaux en liberté, des singes dans les arbres, des phacochères, des cerfs…la cohabitation est facile et tout le monde reste dans son petit monde. Par contre l’envers du décor laisse un peu à désirer, en effet, quand nous sommes allé nous promener derrière les chambres sur pilotis nous sommes tombés sur les services techniques de l’hôtel et là ce n’est pas très reluisant : des montagnes d’ordures sont laissées sur le sol et certainement depuis déjà quelques mois ! ce n’est pas vraiment un endroit que nous conseillons, même si les fonds sont superbe, nous ne restons sur notre faim.

- Le Samedi 27/09 Wayan viendra nous chercher le matin pour visiter la partie Sud .Nous irons en direction de Tabanan pour découvrir les forêts de bambous géants, plantations Cacaotiers et Girofliers. Voir le temple de Pura Tanah Lot. Dépôt des bagages à notre hôtel. Puis voir au coucher du soleil un spectacle de danse Kecak au temple Pura Luhur Watu. Nous pourrons nous restaurer sur le marché de nuit de Séminiak puis retour à notre hôtel Sesari bali.

En réalité

C’est sans regret que nous quittons le Waka tôt le matin du 27.09, pour retrouver Elie. Nouveau périple vers notre ultime destination le « sesari Bali » à Seminiak. Avant de partir nous réglons la note pour les deux repas du Waka 270 000. Donc direction « pura tanah lot », nous déjeunons sur place d’un repas sympathique, Elie prend un buffet végétarien, calou et moi nous nous contentons d’un plat de poisson chacun (232 000). Nous visitons le temple le plus célèbre de Bali, avec l’entrée la plus cher également 25 000 (10 000 par personne et 5000 de parking), mais cela vaut le détour, le site est vraiment grandiose. Nous continuons notre route vers Seminiak et nous arrêtons dans une pâtisserie, une vraie à la française, pour acheter des gourmandises pour 40 000. Un peu plus loin nous tombons sur une fabrique de statues en pierre de lave et achetons deux lampes pour 450 000. C’est sur les coups de 16h00 que nous arrivons à l’hôtel qui entre notre réservation et aujourd’hui a changé de nom. Il s’appelle maintenant l’ « aston bhavana villas », cela ne change rien, les villas sont vraiment de toute beauté, avec piscine privé, coin salon, coin cuisine, chambre immense, salle de bain extérieure, douche intérieur et extérieur, le luxe à son paroxysme …. Elie revient nous chercher le soir pour nous déposer au « ganestia café », nous avons juste le temps de filmer le couché de soleil et de nous installer sur la plage…une plage noir de monde, les tables s’alignent à perte de vue. Puis nous allons choisir la langouste dans le vivier, pour 2 deux kilos et à l’arrivée une addition salée (1 405.000) ! Pendant le repas des musiciens viennent nous chanter la sérénade, nous leurs donnons un gros pourboire (100 000) raison pour laquelle ils nous chantent trois chansons…la soirée était merveilleuse, les photophores sur les tables ont donné à la plage l’impression d’être sur une avenue au milieu d’un embouteillage.

- Le Dimanche 28/09 : Wayan viendra nous chercher pour visiter Denpasar. Se faire masser par un non-voyant au « Kube Dharma Bakti » (p 162). Le soir, nous dînerons sur la plage de Jimbaran, un plat de fruits de mer.Et là nous quitterons Wayan.

En réalité

Aujourd’hui nous allons dans la capitale, Denpasar n’est pas très belle mais le marché est vraiment une étape incontournable. Les couleurs, les senteurs se mélangent, le choix niveau fruits, légumes, épices, vêtements est incroyable, il faut plusieurs heures pour le tour du marché, nous y passons une partie de la matinée avant d’aller nous faire masser par les non-voyants. Pour la propreté il ne faut pas trop être regardant, nous sommes tous les trois dans la même pièce qui doit faire dans les alentours de 15 mètres carrés…le massage est assez violant, nous piquons des fous-rires à chaque cris, car chacun à notre tour nous subissons les fortes pressions des pouces qui s’enfoncent dans nos muscles. Dans l’après-midi nous allons dans une caverne d’ali baba, une boutique sur trois étages où l’on trouve toutes absolument de tout. Geneva, puisque c’est son nom, est le condensé de tous les cadeaux souvenirs que l’on peut rapporter de Bali. Le soir Elie vient nous chercher à l’hôtel pour aller diner chez lui. Nous passons une agréable soirée en compagnie d’autres clients, le repas est composé de mets épicés, de crevettes, poissons, poulets et riz parfumé. Nous terminons sur une note sucrée en mangeant des mangues.

- le Lundi 29/09 : Nous profiterons de notre piscine puis irons au gré de nos envies. Dîner au « Saté Bali » (p 122).

En réalité

Après une matinée passé à buller dans la villa et un déjeuner également à l’hôtel ( bami goreng et fusilli au poulet…un régal 114 000), nous retournons à Denpasar pour faire nos derniers achats. Une lampe pour Cathy, Des pots pour les massages des pieds (300 000) au « duta orchid », deux lampes pour le jardin 350 000 au buddha metta à Kuta. Puis nous retournons à Nusa Dua pour y récupérer les lulur, huiles et autres produits cosmétiques. Vu le poids de l’ensemble nous décidons de mettre la majorité de nos achats au cargo. Elie a l’habitude de travailler avec LIMAJARI, en affréteur français installé depuis de nombreuses années à Bali. Leurs tarifs sont corrects, environ 230 dollars le mètre cube (dégressif si vous avez plusieurs m3). Ils livrent soit à Fos-sur-Mer soit au Havre. En tout et pour tout nous en avons pour 1.5 m3, cela nous coûte 284 dollars, quand la marchandise arrive en France à ce prix il faut rajouter ; les frais portuaires, de déchargement, dédouanement, livraison, rechargement dans le camion…) en fin de compte la note est plutôt salé ; 500 euros + les 284 dollars. Mais c’est toujours moins cher que d’acheter la même marchandise en métropole…un petit conseil, quand vous acheter vos objets demander deux factures, la facture officielle et celle que vous présentez à la douane (au minimum -50%). Nous allons également à Jenggala Keramik, une boutique de céramique de luxe….avec des tarifs équivalent à nos boutiques française, ou presque… Le soir nous dinons au restaurant Italien qui fait l’angle de la rue où se trouve « aston villa » …j’ai carrément oublié son nom. Le repas est un peu quelconque mais nous mangeons pour deux francs six sous.

Le Mardi 30/09 : Vol prévu à 20h05, ce qui nous laisse le temps de profiter de notre chambre, visiter Denpasar, l’hôtel se charge de notre transfert.

En réalité

Voilà c’est fini….et nous n’avons pas envie que cela se termine, nous trainons les pieds pour faire nos valises et nous nous levons le plus tard possible pour profiter encore un peu des lieux. Le déjeuner n’est pas une réussite mais le restaurant où nous mangeons est le seul ouvert à cette heure ci…Elie vient nous chercher pour faire un dernier tour sur la plage, nous allons dans l’enclave de la baie de SAnur… pour faire un plouf dans la grande bleue et un petit tour dans la piscine d’un hôtel…il est déjà l’heure de partir, un dernier couché de soleil sur Denpasar et Elie nous dépose à l’aéroport. Nous dépensons nos dernières roupies en cacahuètes et autres cochonneries. Le vol est prévu à 20h05 arrivée à destination à 9h00 le lendemain matin. Ensuite RER jusqu’à la gare de l’est pour prendre notre TGV à 11h24. Nous arrivons à destination à 14h28 à la gare de Colmar. Le voyage fut long…trop long, il nous a fallu quelques jours pour reprendre le rythme, mais le lendemain il fallait malgré tout retourner travailler.

l'année prochaine nous partons pour les philippines ( il faut juste que l'on mette de l'argetn de coté...et ça c'est pas gagné😉)
Annulation de séjour en Guadeloupe (début février 2009)
by Pluto · 2009-02-04 · 68 replies
Malheureusement, du fait des évènements actuels, j'annule le voyage que nous devions faire en Guadeloupe, départ le 06 février. Mes parents vivent actuellement à Marie-Galante, et ils sont bien placés pour expliquer ce qu'il en est réellement. Beaucoup de leurs amis vacanciers qui le pouvaient (billets modifiables) sont rentrés en métropole ces derniers jours.

Tant mieux si les stations services Total refonctionnent partiellement, mais ils n'en est pas de même des commerces, il n'y a plus rien nul part, et les grèves des autres secteurs ne sont pas terminés. Ma mère a pris de belles photos des cadres de Total défilant main dans la main avec les syndicats et les partis politiques, même avec les Verts!

Pour nous, cette annulation est regrettable, car cela me fait perdre les vols (AF rembourse les taxes d'aéroport) et les acomptes donnés dans les gîtes. Mais je n'ai vraiment pas envie d'aller au devant de problèmes qui ne sont pas les miens, et j'ai bien assez des mes problèmes.

Je vais donc rechercher un autre séjour dans une destination accueillante, je vais devoir décaler mes congés de quelques jours, tant pis.
Notre voyage de deux semaines en Guadeloupe en janvier 2009
by Meloo26 · 2009-01-29 · 6 replies
Bonjour à tous,

J'ai trouvé beaucoup d'infos sur ce forum avant notre départ, je tenais simplement à vous faire profiter de mon expérience.

N'hésitez pas si vous avez des questions ! (par le biais du forum svp). C'est long, mais il m'est impossible de faire un court résumé !

VOYAGE GUADELOUPE JANVIER 2009 – DEUX SEMAINES

Départ le 12/01/2009 – 15h avec Air France (train depuis Lyon Part Dieu compris dans le prix du billet : AirTGV. Pas d’enregistrement possible sur Internet mais comptoir dédié en gare). Retour le 27/01/2009, nuit passée dans l’avion. L’aller et le retour se sont très bien déroulés, aucun soucis avec l’avion : pas de retard à l’arrivée, hôtesses sympas. Un peu à l’étroit à l’aller, mais au retour trois sièges pour nous deux, pratique pour dormir ! Le vol dure 7 à 8 heures (selon les vents..), pour 7000 km environ, et 5 heures de décalage horaire (6 en été). Nous avons choisi Air France car c’est la compagnie qui présentait le meilleur tarif au moment où nous avons pris les billets : 881€ pour deux personnes. La prochaine fois nous essaierons peut être de prendre Corsairfly, qui a maintenant un départ depuis Lyon.

A ne pas oublier dans la valise (selon vos activités) : bonnes chaussures de marche (voire de randonnée), vieilles chaussures ou sandales pour barboter dans la mer, vêtement de pluie (pour l’ascension de la Soufrière surtout), casquette, lunettes de soleil, masque et tuba (à acheter sur place éventuellement), anti-moustique (très important ! et penser à en mettre régulièrement… nous avions le « 5/5 tropic », mais la prochaine fois nous testerons le « Off »..), crème solaire (avec un très bon indice !), médicaments dont vous pourriez avoir besoin (mal des transports, Ibuprofène, etc..), boules Quiès éventuellement, pour ceux qui pourraient être dérangés par le bruit des grenouilles (mais on s’y fait vite !), des petits sacs pour les déchets, etc… à compléter bien sûr !

Hébergements : 11 nuits à Couleurs Paradis, à Pointe Noire (Basse Terre). Nous avons voulu éviter les lieux ultra touristiques type St Anne ou St François, et les hôtels « bip bip » (comprenne qui pourra…). Nous n’aurions pas pu tomber mieux ! Pointe Noire est idéalement située en Basse Terre (l’accès à Grande Terre reste très aisé), avec un très grand nombre d’activités à proximité (plages, plongée, randonnées, ballades, visites, etc…) Nicole et Eric sont les propriétaires de Couleurs Paradis, et proposent un appartement, une chambre d’hôtes et un bungalow, le tout au sein d’un magnifique jardin. Nous avions choisi le bungalow : un peu à l’écart (de l’autre côté de la piscine), spacieux, confortable, avec une terrasse (où sera très bientôt installée une cuisinette) et un balcon. La vue sur la mer Caraïbes est très belle, on ne s’en lasse pas ! Un très bon accueil (Eric est d’ailleurs venu nous chercher à l’aéroport), d’excellents conseils, une grande sympathie, une cuisine délicieuse et beaucoup d’humour : tout est là pour que le séjour se passe au mieux ! Allez voir leur site pour vous faire une idée, mais sachez que c’est encore mieux en vrai !
http://www.couleursparadis.com/index.html

Location d’une Renault Symbol chez Locama par l’intermédiaire du gîte. Assez bon état, un peu de mal dans les montées (…) mais suffit largement ! D’autant plus qu’il faut être prudents sur les routes, souvent sinueuses et où certains roulent vite, d’où l’intérêt d’avoir une voiture « tranquille ». http://www.locama971.com/index.htm

La grève qui avait déjà commencé, et surtout le manque d’essence, n’ont pas entravé notre séjour. Nous nous limitions un peu au niveau des déplacements, mais nous avons tout de même pu faire un grand nombre de choses. Un peu de stress concernant les possibilités de blocages (pas de problème à ce niveau là où nous étions), et les navettes entre les îles des Saintes et de Marie Galante. Mais tout c’est bien passé, les bateaux assuraient bien les liaisons ! OUF ! 1 nuit à l’hôtel Lô Bleu des Saintes : nous avons été un peu déçus, mais ce n’est que notre avis ! Il faut savoir que cet hôtel a très bonne réputation, mais ça n’a pas été « notre truc ». Peut-être le fait de quitter notre douillet bungalow, et de se retrouver dans un hôtel. Nous avons trouvé que le rapport qualité/prix n’y était pas par rapport aux nuits précédentes. A côté de cela, l’hôtel est effectivement situé « les pieds dans l’eau », et l’accueil est très bon. Certains parlent des Saintes comme le St Trop’ de métropole… ce n’est pas tout à fait faux dans la journée. Le soir, tout est plus calme, plus tranquille. Un passage sur cette île vaut le coup, mais une seule journée peut suffire éventuellement. 2 nuits à la Villa des Bougainvilliers, à Marie Galante : une vue magnifique, à 180 ° sur la Dominique, les Saintes et une partie de Basse Terre, offrant de somptueux couchers de soleil ! La chambre d’hôtes est très confortable, avec là aussi terrasse et transats à disposition, près de la piscine. Accueil au débarcadère, propriétaires très sympas. Mais rien que pour la vue ça vaut le coup d’y passer une ou plusieurs nuits ! Là aussi je vous conseille un petit tour sur leur site, très bien fait. http://www.location-marie-galante.fr/Index.html L’île de Marie Galante est magnifique, très calme, reposante… il y a largement moins d’activités à faire qu’en Basse Terre bien sûr, mais y passer deux nuits a été très sympa.

Location d’un voiture (C3) à Toto Location, par l’intermédiaire de nos hôtes. Assez bon état mais voiture non nettoyée (on s’en fichait un peu pour deux jours), plus de lave glace et un feu un peu « défaillant ».

Premier jour : plage de Malendure, juste en face des Ilets Pigeon. Endroit assez fréquenté, avec un certain nombre de restaurants et lolos. Possibilité notamment de faire une demi journée de découverte des Ilets en Kayak (deux prestataires), avec Palmes-Masque-Tuba (PMT). Nous n’avons pas eu l’occasion de le faire mais le feront certainement la prochaine fois ! Plage de Petite Anse, en allant vers Deshaies (« Déhé »). Notre plage favorite ! Idéale pour le PMT, une grande variété de poissons à observer, et aussi des tortues (nous n’avons pas eu cette chance). Plages de Grande Anse, de la Perle et Leroux (possibilité de faire une randonnée littorale le long des ces plages, jusqu’à Ste Rose). Achat sandwichs à la boulangerie de Pointe Noire (celle face à la mer) : accepte les Tickets resto. Dîner à emporter chez « Créoline Traiteur » à Deshaies : très bien, petit punch pendant l’attente, bon rapport qualité prix.

Deuxième jour : Parc des Mamelles (animalier et botanique). Très sympa, 3 heures dans le parc, nous avons beaucoup aimé. http://pagesperso-orange.fr/zooguadeloupe.com/sommaire/somm.html Parc aventure Le Tapeur (juste en face) : 2 heures dans les airs, à traverser les ponts de singes et se laisser emporter par les tyroliennes ! Il y a trois parcours, le dernier étant réservé aux plus sportifs ! Il est possible de faire plusieurs fois un parcours, accueil très sympa, tout est bien expliqué et sécurisé. Nous avons préféré le parcours « Gli-Gli », avec les grandes tyroliennes. http://www.lesilesdeguadeloupe.com/1/4-detail-offre-touristique/6-tourisme-vert/les-activites-vert/1240003892-le-tapeur.htm Cascade aux Ecrevisses : jolie, accès très facile, en 5 minutes. Maison de la forêt : nous avons fait la trace de Bras David et étions bien contents d’avoir des chaussures de randonnée (à cause de la boue). Très jolie ballade, facile, environ 1 heure. http://www.guadeloupe-fr.com/accueilPatrimoine/guadeloupe/musees-expositions-architectures-typees/article=260/ Tout ceci se trouve sur la Route de la Traversée. Puis nous sommes allés jusqu’à Petit Bourg : nous n’avons pas trouvé la plage de Viard très jolie, le bourg était assez mort, pas grand-chose d’ouvert.. Ça ne devait pas être le bon jour ! Il était trop tard pour visiter le Domaine de Valombreuse (parc floral). Retour sur Malendure : il faut savoir que le bar « l’Aquarom » est fermé à présent. Mais on peut aller boire un verre au "Ranch" (qui fait aussi restaurant et plats à emporter) : super sympa, bonne ambiance. Enfin, arrêt à la Plage Caraïbes pour admirer les étoiles…

Troisième jour : route sur le sud de Grande Terre. Trajet un peu perturbé par les bouchons dus aux travaux. Sans cela, il faut à peu près une heure pour rejoindre St Anne à partir de Pointe Noire. Si possible, s’arrêter avant cela à la plage de Petit Havre à Gosier Plage Municipale de St Anne, belle, très fréquentée. Sur la plage, on achète une noix de coco dont on boit le jus, puis on mange la crème après l’avoir ouverte : très sympa ! PMT (quelques petits poissons). Achats sandwichs à « La Cabane ». Plage de Bois Jolan : belle plage. Plage des Raisins clairs à St François : très sympa aussi, PMT (vu une très belle serpentine blanche). Pointe des Châteaux : arrêt à l’anse de la Gourde et à l’anse Tarare. Ballade à la Pointe, jusqu’à la croix. Arrêt à la maison de la noix de coco, on y trouve de très beaux objets, le tout artisanal. Petite dégustation de lait de coco. Soirée à St François.

Quatrième jour : direction le nord de Grande Terre. Le temps n’était pas au rendez-vous le matin, mais ce n’est pas très gênant (il fait toujours chaud, et on est vite sec !). Anse du souffleur à Port Louis (parking 2€) : plage très sympa. Plage de la Chapelle et Laborde à Anse-Bertrand. En début d’après midi (grand soleil), Pointe de la Grande Vigie, puis Porte d’Enfer et Trou Madame Coco. Ballade d’une bonne heure le long des falaises (le soleil tape et il n’y a pas beaucoup d’ombre), avec des paysages vraiment magnifiques (nombreux passages sans vue tout de même). Si possibilité et courage, on peut continuer la ballade. Arrêt au Moule et à la plage de la Porte d’Enfer (vents forts). Retour à Basse Terre par les Grands Fonds (sympa, mais prévoir bonne carte et bon co-pilote !). Nous ne nous sommes pas arrêtés à Petit Canal (pour les Marches des Esclaves), ni à Morne à l’eau (pour le cimetière noir et blanc) Dîner « Chez Dada » vers Malendure : simple et très bon, 2 menus pour moins de 30€. Petit bémol en ce qui nous concerne sur le « Coco Grill » : pas d’animation (normalement concert le vendredi soir), menu affiché pas proposé.. Nous en sommes partis, ce ne devait pas être le bon jour !

Cinquième jour : 2ème chute du Carbet et arrêt à Grand Etang(très beau). Il faut moins d’une heure pour rejoindre St Sauveur depuis Pointe Noire. Au retour, passage par l’allée Dumanoir (route bordée de palmier), arrêt devant un temple hindou (tout en couleur) et à la plage de Roseau (bof). L’après midi, nous partons à la rencontre des cétacés avec les Heures Saines, depuis Malendure. Trois bonnes heures de ballade en mer durant lesquelles nous avons eu la chance de voir des cachalots et des pseudorques. http://www.referencement-guadeloupe.com/cetaces-guadeloupe/index.html Arrêt à l’anse à Sable pour le coucher de soleil.

Sixième jour : visite de la Mangrove avec le très sympathique Philippe, « Le Pêcheur de Rêves », au départ de Sainte-Rose. Journée géniale, à recommander ! En petite comité, visite commentée abordant un grand nombre de sujets : géographie, faune, flore, politique, culture, et le tout librement. Philippe nous fait passer par son « bureau » et la « cantine », le tout dans une eau translucide bien sûr… très bon repas créole à midi, et excellent sorbet coco à confectionner soi-même ! http://www.pecheurdereves.com/le-pecheur-de-reves.html Dîner aux « Délices Créoles », à côté de chez Dada vers Malendure. Très bien aussi.

Septième jour : rude ascension de la Soufrière... Nuageux, très mauvais temps au sommet (dans les nuages 10 mois sur 12, il faut le savoir !). Y aller tôt de préférence, et prévoir des affaires de rechange pour le retour, de l’eau et des encas. Emporter absolument de bonnes chaussures et un imper. Nous avons mis moins de 4 heures, et avions hâte d’être arrivés au parking. Ca vaut le coup, mais plus encore si on a la chance d’avoir un temps moins pluvieux, voire plus dégagé ! En redescendant, baignade aux Bains Jaunes, eau chaude très agréable après l’effort. Nous n’avons pas eu le courage d’aller jusqu’au saut d’eau de Matouba… Arrêt à Vieux Fort, joli point de vue sur les Saintes. Plage au sable noir de Grande Anse, à Trois Rivières. Bain au bassin de Dolé, eau chaude aussi et petite séance « spa ». Arrêt rapide à Fort Delgrès, à Basse Terre (ferme à 16h30). Nous pensions aller au Parc des Roches Gravées mais il est fermé le lundi. A Vieux Habitants, l’habitation La Grivelière est plutôt réputée, mais nous n’avons pas pris de temps de la visiter. Dîner au « Rocher de Malendure », bon mais un peu cher, a très bonne réputation pour les langoustes.

Huitième jour : baptême de plongée avec Jazz, du club Anse Caraïbes Plongée, à Pointe Noire. Nous avons été jusqu’à la « Piscine » de la réserve Cousteau (Ilets Pigeon). Très bien accompagné et encadré, à recommander. Le baptême dure 20 bonnes minutes, à environ 5 mètres de fond, dans une eau très claire, en petit comité. Vu de magnifiques poissons et « paysages sous-marins ». http://www.anse-caraibe-plongee-guadeloupe.org/ Visite de la Maison du Cacao à Pointe Noire, avec dégustation d’un vrai « cacao chaud » et d’une liqueur Rhum-cacao. PMT à la plage de Petite Anse. Dîner à "La Touna", vers Malendure, face à la mer : excellent repas, très bon accueil, à recommander. http://la-touna.com/

Neuvième jour : visite du Jardin Botanique de Deshaies. Très joli, de nombreuses espèces de fleurs, plantes et arbres. Attention aux moustiques ! http://www.jardin-botanique.com/ A midi, visite et déjeuner à la Caféière Beauséjour (nous avons été déçus, mais là encore ça ne devait pas être le bon jour, car la caféière a une certaine réputation). Après midi à la plage de Petite Anse (oui, nous l’avons beaucoup appréciée !). Sorbets et jus locaux en vente sur la plage. Dîner à "La Touna", toujours aussi bon !

Dixième jour : Saut d’Acomat, à Pointe Noire (prendre le petit chemin tout de suite derrière le panneau). Parc aux Orchidées : super visite, en compagnie de Richard. La visite a duré un peu plus d’une heure, mais il y a aussi des visites de 2h30 le samedi, qui doivent vraiment valoir le coup ! Très intéressant, de magnifiques fleurs et autre flore. http://www.parcauxorchidees.com/visitereelle.html Après midi : plongée à nouveau, toujours avec Jazz. Dîner « table d’hôtes » au gîte, apéritif et excellent repas.

Nous aurions voulu aller sur Sainte Rose pour le Musée du Rhum et le Domaine de Séverin notamment, ainsi que pour le « saut des trois Cornes » à Sofaïa, mais ne l’avons pas fait par soucis d’économie d’essence. La prochaine fois !

Le temps était chaud, bien sûr, avec quelques ondées plus ou moins longues (averses rapides généralement, qui ne sont pas très gênantes. Mais de l’avis des locaux, il y avait pas mal de pluie pour un mois de janvier !).

Onzième jour : départ de Trois Rivières pour Les Saintes. La traversée remue un peu ce jour là, ne pas se mettre sur le pont si vous ne voulez pas être trempés ! Location de vélos pour faire le tour de Terre de Haut (chez Tropico Vélo) : crevant, mais toujours plus agréable et bien moins cher qu’un scooter… Plage de Pompierre : très belle. Morne Morel (Fort Caroline): jolie ballade (grimpe un peu au début, attention au soleil qui tape dur !), très beaux points de vue. La Trace des Crètes est fermée, car les propriétaires ne voulaient plus que les touristes passent sur leur terrain, ce qui peut se comprendre. Déjeuner à "La Toumbana" : très bon rapport qualité/prix. Plage de Grande Anse : baignade interdite, gros rouleaux. Arrêt aux plages de Figuier, Rodrigue, et coucher de soleil au Pain de Sucre. Apéritif au Café de la Marine, et dîner au restaurant « Autour du Monde ». Une très bonne soirée !

Douzième jour : tour de l’île en minibus avec « Bertrand » (on nous avait vivement recommandé « Benelus », mais ne faisait pas de visite ce jour là). Sympa mais nous n’avons pas vraiment appris grand-chose. Visite du Fort Napoléon, belle vue et plusieurs iguanes en liberté. Petit tour puis arrêt à Pompierre pour déjeuner. L’après midi, on prend avec un grand soulagement le bateau pour Marie Galante. Il faut savoir que nous n’avons pas pu obtenir de réduction sur les allers simples, ça se fait plutôt, à priori, sur les allers retour. La traversée nous a bien remué, mais cette fois nous étions à l’abri ! Arrivée à notre superbe chambre d’hôtes de la Villa des Bougainvilliers. Dîner au « Reflet de l’Ile » à Capesterre : bien mangé, bon accueil, accepte les Tickets resto.

Treizième jour : route sur St louis et ses magnifiques plages Canot, Moustique (Anse Mays), puis celle de Vieux Fort. Arrêt à la Gueule Grand Gouffre, puis direction Anse Feuillard (un peu difficile d’accès mais plage tranquille et réputée pour le PMT). Plage de la Feuillère : très belle. Déjeuner les pieds dans le sable à la « Datcha ». Juste à côté, la plage de Petite Anse est très bien aussi. En début de soirée nous assistons aux préparatifs du Carnaval dans Grand Bourg, c’était très sympa ! Apéritif à la « Galante des Iles » et dîner à « Maria Galanda » : très bon.

Quatorzième jour : tour dans le centre de Grand Bourg, petit marché, boutique Océom (de très beaux bijoux et autres pièces artisanales). Visite de la distillerie Bielle (plus ou moins guidée avec un monsieur plutôt âgé qui vous fait faire le tour, les explications sont en créole bien sûr ! très sympa et très « typique », on lui donne une petite pièce à la fin). Dégustation et achat de rhum (55 à 59% d’alcool !!) de rigueur ! Arrêt à la poterie juste à côté, qui a une petite boutique. Arrêt à l’écomusée de Marie Galante (habitation Murat) : se renseigner sur les visites car c’est moins intéressant de le faire seul. Passage rapide à l’habitation Roussel (ancienne distillerie en ruine). On se pose à la terrasse de « l’Ornata » pour attendre le bateau nous ramenant sur Pointe à Pitre. Arrivée à Bergevin où Monsieur Navis nous attend pour nous mener jusqu’à l’aéroport (20 € la course, très correct, à recommander. Son numéro : 0690355990).

Nous quittons l’aéroport où il faisait 24°C, pour arriver à Paris… avec 22 °C de moins, dur dur !!

Nous gardons un excellent souvenir de ce séjour, durant lequel nous avons fait énormément de choses, où nous avons rencontré des personnes très sympathiques (les guadeloupéens sont très chaleureux en règle générale. Pour le reste, c’est comme partout, on trouve des gens plus austères !).

Les +++ : Des paysages magnifiques, une faune et une flore parfois surprenantes, toujours très belles… Les ballades en forêt. La découverte des milieux marins (mangrove, plongée). Etre en maillot de bain en plein mois de janvier ! Et j'en passe...

Bref, des souvenirs plein la tête, une déconnexion totale pendant deux semaines, l’impression d’avoir fait un très doux rêve… En espérant vivement y retourner l’année prochaine ! On va tout faire pour en tout cas… ;-)
De retour du Burkina Faso....
by Lliouba · 2009-01-19 · 24 replies
"De retour...." Complété et modifié

Voilà, c'est le Retour. Le choc, à l'aéroport d'Orly. Le temps est suspendu dans l'entre deux du passé et de l'avenir. C'est ici que je me sens déracinée. L'aventure a été belle, les rencontres intenses.

La rencontre d'un pays, qui cherche son chemin, comme tant d'autres, entre tradition et modernisation. Le capitalisme fait ses ravages, comme partout ailleurs, sur notre planète. Un pays entre tradition et Modernisation....Ce n'est pas nouveau, on l'entend même de plus en plus. Ca finit par vouloir tout dire et rien dire à la fois. Et c'est pratique....

L'accueil y est pourtant bien chaleureux, l'ouverture d'esprit au rendez-vous. Il y réside un bouillonnement de culture envoûtant, une énergie phénoménale alimente les arts de Sens et d'Engagement. Musique, danse traditionnelle et contemporaine, théâtre, rien n'est vide, tout est plein de l'expression de la Condition Humaine.

Rencontre avec l'avenir, avec les enfants, qui cheminent entre réalités, propagande scolaire, et une avidité de liberté. Leur coeur est ouvert, en attendant que le miroir du modèle occidental vienne alimenter leurs illusions, pour beaucoup. Mais il y aussi ceux qui savent déjà que c'est ici qu'ils seront l'avenir du pays . Il y a aussi des gens pour le leur dire. Nous gardons au chaud nos correspondances. Je regarde leurs photos avec sourire. Ils n'ont besoin de personne pour vous faire un clin d'oeil, une grimace furtive, ou un regard franc.

Nous avions au programme deux écoles de 500 enfants (l'une dans l'un des quartiers pauvres nommé Niénéta à Bobo, l'autre et un orphelinat dans un grand village de Samendeni ), l' association Song TAABA pour femmes seules avec leurs enfants, et nous nous sommes attachés à un bon petit voisinage de Niénéta où il y avait de grands besoins. On a fait au mieux. Mais tout le monde était très content. Les médicaments vont beaucoup servir à l'association de femmes, à l'orphelinat, et aux enfants de Niénéta que nous connaissions. Les fournitures "scolaires" ont fait des heureux partout. Les vêtements à l'association Song Taaba et à l'orphelinat de Samendeni aussi.

Les ateliers ont bien fonctionné, musique et chant, dessins, contes et expression, cinéma avec petit projo, et aussi un petit spectacle joyeusement "bidouillé", en musique (mi- tsigane, mi- percu affro), de marionnettes à taille humaine. Nous n'avions pas vraiment la sensation de faire quelque chose de bien étudié, surtout dans les situations où nous étions ( 500 à 600 mômes, quand même c'est quelque chose!), mais ça avait l'air de faire plaisir.

Les enfants semblaient contents, nous on étaient vannés.....

Mais nous avions si soif de profiter de tout, que nous avions l'énergie pour découvrir autant qu'il soit possible. Nous avons profité de concerts, spectacles de danse, théâtre, aussi des Centres culturels Italien et Français de Bobo. Un bouillon de culture ! Que du jouissif !

Rencontre avec les artistes musiciens au grand nombre bien entendu, au coin de la rue, aux concerts, aux musées de la Musique, ou une rencontre impromptue qui finit en boeuf... Compagnies de théâtre ou de danse traditionnelle et contemporaine nous ont remis les pendules à l'heure. Les concerts sont souvent accompagnés de danseurs, c'est un Tout. La musique vous prend le corps pour vous impulser un élan de libération d'énergie bien recyclée. Et quand votre regard est hypnotisé par l'explosion de figures des danseurs, vous éprouvez autant de plaisir que de danser vous-même. Et quel plaisir !!

Rencontre avec les femmes, qui oeuvrent entre le joug des traditions et l'état des choses, conscience souterraine de la population. Elles prennent des libertés en cachette, pour limiter les dégâts d'un fonctionnement social. Travaillant beaucoup, elles sont partout à la fois, dans les cours des maisonnées et dans les rues à vendre tout ce qu'elles peuvent savoir faire. Dans les arts aussi. Avec volonté de fer et féminité chatoyante, elles portes sur leur tête, et leurs épaules.... Rencontre avec l'association pour femmes de Mawa, Dame engagée depuis l'âge de 16 ans avec cette volonté emprunte de réserve et de coeur, qui vient le jour de notre départ avec une grande tristesse, des cadeaux pour chacun de nous, pour que l'on oublie pas de revenir. La seule à qui l'on peut demander un livre ou un film sur Sankara, le sourire aux lèvres. Il est bon de sentir que, même si il vaut mieux ne pas aborder le sujet de Thomas Sankara, il reste très présent dans la vie et les coeurs des Burkinabés.

Ou encore d' autres voyageurs... Rencontres avec des associations Franco-Burkinabées, des volontaires, très jeunes ou plus âgés, bourlingueurs, à l'orphelinat de Samendeni, avec qui nous nous sommes fait le plaisir d'une petite escapade pour un jour de repos, encore un peu à Banfora qu'il est toujours difficile de quitter, guidés par nos amis Siaka et Innocent. Un jeune homme, aux yeux d'enfant, emprunts de douceur, Siaka TB, éducateur de talent à l'orphelinat, travaillait ses tableaux avec des matériaux naturels, terre, pigments...Ses tableaux ( un visage, fait d'une multitude de corps, ou encore une représentation de la famille dans sa simple complexité....) sont profonds.

Il y a encore tant d'autres rencontres.....

Rencontre avec un système. Tout est utilisable, recyclable, tout sert jusqu'à que ce soit complètement "gâté". Les échoppes de ferraille, de ferronnerie, de verre foisonnent dans les vieux quartiers. Le superflu n'existe pas . Mais les enfants jouent les pieds dans les détritus, la décharge est dans les rues de la ville. Sur les canaux des vieux quartiers, de Dioulassoba, de Niénéta, stagne une couche de pollution, de sacs, de papiers... Rencontre avec un gouvernement fantôme, et pourtant à l'uniforme présent.

Rencontre avec le troc, l'Echange, voie de survie dont on ne s'inspire pas encore assez. Rencontre aussi avec la corruption, habitude à la peau bien tannée, avec laquelle il faut compter, partie intégrante d'une forme de tradition...Vigilance comme compromis ou encore remise en question de nos "principes" occidentaux ( si tant est qu'ils soient valables, chez nous comme ailleurs) sont de mise pour pouvoir travailler ici. Mieux vaut amener quelque chose de palpable aux enfants que de l'argent dans les orphelinats et écoles...Le coût de la vie, et surtout des produits de première nécessité, ont augmenté presque de 150 % ces six derniers mois. Chacun fait ce qu'il peut....Thiogo Thiogo, comme on dit en Dioula. Et il faut aussi bien mesurer les conditions de travail des professeurs et éducateurs.

Rencontre avec les taxis burkinabés, la belle aventure qu'il fait toujours bon prendre. On ne sait jamais s'il va se séparer en deux, on reste épaté par ses capacités de transport et ses tableaux de bords!!... Ca couine, ça craque, ça clignote, ça fait tac tac tac, y a toujours un bruit nouveau, ça n'a pas de pare brise ou presque, ça s'arrête pour déposer la huitième personne dans le quartier d'à coté ou pour faire une petite course à l'occasion. Entassés jusqu'à huit ou neuf, que du plaisir et des rires...

La palabre, le Marchandage, jeu auquel il fait bon de s'adonner. Jeu délicieux. Farafinou et toubabou se toisent. Vient l'humour, vient les rires, chacun cherchant "son" juste milieu. Prendre le temps d'apprendre à se rencontrer dans la filouterie. Souvent un très bon moment, si l'on s' y prête bien.... Au de là du plaisir, deux mondes, deux notions de l'argent se rejoignent dans un entre-deux. Oh combien j'aimerais pouvoir marchander le plus possible ici, en France !

Le temps, justement. Le temps à l'africaine....Difficile de s'en défaire, d'oublier cette sensation de fluidité. En bons toubabs, nous sommes arrivés avec un beau planning, tout propre, bien carré. Quelle rigolade ! A peine quelques jours et il ressemblait déjà à un brouillon de cancre, des ratures, des gribouillis, des flèches finissant par faire tout le tour de la feuille pour finalement revenir à l'endroit initial.... Les journées s'écoulent, nonchalantes, chaque chose prenant le temps. Et pourtant, sans que l'on sache comment, chaque chose est faite, chaque journée si remplie ! Ce serait bien que l'on puisse venir là-bas?...Suivent palabres avec nos hôtes bienveillants Siaka, Karim et Sékou, une sorte d'agitation "tranquille". Au final, Y a Foy, y a pas de problème. C'est pourquoi, quand vient une rare accélération du temps, nous nous sentons un peu déstabilisés: 09 h 45, arrivée dans un village en brousse. Ani Sogoma ! Bonjour! on est content, nous aussi, tout le monde est content.... "Le griot est passé dans le village ce matin pour dire la bonne nouvelle, les enfants vont tous arriver bientôt - Ha, ils arrivent à quelle heure? - Ils commencent à arriver - Ha, et ils sont combien à peu près? - Oh, entre 500 et 600.... - ....d'accord ". Nous sommes cinq, ya foy ! ya foy ! ya foy !! Nous l'avons déjà fait, nous pouvons l'improviser ! Mise en place des ateliers et du spectacle dans un flou logistique et artistique total...L'important, ce sont les Pitchounes.

Rencontre avec la poussière, la brousse et ses villages. Grand Amour de la piste, des arbres magnifiques, des baobabs. Chaque arbre semble une oeuvre d'art, les troncs des palmiers sont chacun sculpté et unique . Toutes ces couleurs singulières ne quitteront jamais nos mémoires et pour ma part ne cesseront de me manquer . Amour de la pétrolette qui tombe six fois en panne sur la piste et qui nous remue les cervicales. Nous avons eu les joies de petites virées autour de Banfora à mobylettes et ballade autour de Samendeni dans la brousse. Allons donc voir le Marigot, ou le Baobab sacré ! Que nous n'avons pas vu d'ailleurs... Chacune de nos mobylettes tombe en panne (voir plusieurs fois par pétrolette). Sur la piste, entre champs de canne à sucre et rivière dans laquelle les femmes lavent leur linge, un homme s'arrête. "Panne?", il s'approche, yeute, file un coup de pied à la pétrolette, lève les épaules et continu son chemin...Nous sourions, les autres sont déjà loin, assis en tailleur au milieu de la piste nous savourons l'attente. Siaka nous retrouve, observe l'engin, coince un tout petit cailloux dans le tout petit moteur, et l'on repart....pour la prochaine panne (nous apprendrons le soir, avec hilarité ou presque, qu'ici la panne est comprise dans la location de la pétrolette, c'est écrit sur le petit papier du réglement ! Il allait falloir palabrer sec ! ). A suivi un grand périple dans la poussière pour rejoindre la petite ville dans la nuit. D'énormes camions blindés à ras bord d'hommes sur des sacs de coton, fonctionnant bien sûr au klaxon, fonçaient, nous frôlaient, nous laissant aveugles dans un nuages de poussière épaisse. Une impression de danger imminent, qui n'en est que rarement un, au final. Coincés la nuit à Banfora, du coup, on a dormi chez des rastas bien sympas.... Et tout ceci n'était qu'un concentré de bonheur, emmagasinant les lumières successives de la journée sur les couleurs de la brousse et des pistes, de l'ocre plein les yeux et la mémoire. Puis dans la nuit poussiéreuse, nous "funambulions" entre inconscience et exaltation.

Rencontre avec les amis qui nous accueillaient, Siaka, Karim et Sékouba, et leur famille de Niénéta. les gens aux croisées des rues de Bobo Dioulasso. Les visages restent présents dans les mémoires et le manque d'un autre rapport à l'autre se fait sentir. Echanges de personnes singulières ou l'intensité des voyages, faits des rencontres de coeur, et du peu de temps qu'il nous ai donné pour nous connaître, nous Voir....

Belle rencontre entre nous, belle équipée, belle amitié liée par l'aventure.

Et bien d'autre choses encore, bien sûr...

Dans ce pays, la tradition est fidélité à une manière de vivre qui a ses "jolies petites beautés", quotidiennes, idéologiques, culturelles, ....On ne peut pas, on ne doit même pas, envisager de les "changer". Et bien qu'il y ait d'autres visages à cette tradition qui met en peine et en douleur son cheminement, elle tend vers l'ouverture, et ce, devant faire avancer son pays dans un monde dont les règles du jeu sont imposées par l'occident. Il faut bien être conscient que si son cheminement est aussi douleur, c'est à la lumière de cette considération courante que "tendre vers l'ouverture" signifierait tendre vers le mode de vie et de pensée occidental. Il est donc impératif d'être vigilent quand à bien dissocier ceci de la libération des jougs de la tradition d'un pays ! Lot de tant de pays dans le monde. L'ouverture que j'y vois, me redonne espoir en un Autre Possible philosophique et politique, et ce malgré "l'état des Etats" dans le monde entier. Car il me semble que le terreau du continent africain est riche de ce que nous, occidentaux avons "consciemment" écarté au cours de notre Histoire.

Quand il est installé l'électricité dans un village, il ne s'éclaire plus comme avant. Il est juste autre.

Le dernier jour, nous avons traversé une dernière fois le pays en bus (Ah, les bus musicaux aussi sont chouettes!) de Banfora (au sud ouest du pays) à Ouagadougou pour prendre l'avion la nuit, s'arrêtant à Bobo Dioulasso pour dire au revoir aux amis et aux familles. Toute cette journée, je n'ai pas retenu mes larmes, et ai bu toutes les images défilant sur le voyage, la tête à la fenêtre. Je sais que j'y retournerai.

Voici quelques première photos.

Nous sommes heureux d'avoir rencontré le Burkina, ou enfin, une petite partie....Petite partie, mais bien remplie!!

Bonne année à tous et à vos familles....

Anbédoni...

Croquis de JL H
http://www.hiboox.fr/go/albums/html/afrique, de6ab65fcb7e838816dc550964535f49

Diaporama Photos:

http://www.flickr.com/photos/28353255@N08/sets/72157613093060516/show/

Dessins des mômes:

http://www.flickr.com/photos/28353255@N08/sets/72157613093354738/show/
Deux Marseillais à Rio
by Stef2Mars · 2009-01-17 · 41 replies
« Deux Marseillais à Rio »

Dimanche 26 octobre Galeão, 5h30 du mat. Les bagages récupérés, nous cherchons la sortie. A l’extérieur, il fait lourd. Nous ne supportons plus nos vestes. Le soleil n’a pas encore fait son apparition, mais la température dépasse déjà les 20° ! Nous voilà dans le bain. Impossible d’échapper aux sollicitations des taxis à l’affût de potentiels clients. Nous repoussons poliment leurs avances, préférant aux voitures jaunes l’autocar, plus économique. Vingt minutes plus tard, la navette de la compagnie Real pointe son nez. Santa Clara, Copacabana. C’est ce que je me contente de glisser au chauffeur qui hoche la tête. En espérant qu’il ait compris, je viens m’asseoir à côté d’Anne. Derrière les vitres défile la proche banlieue de la « cidade ». Et pour le moment, elle n’a vraiment rien de « maravilhosa » avec ses favelas où s’étale la misère. Cramponnés à nos fauteuils, nous faisons connaissance avec la conduite à la brésilienne. Je me souviens avoir évoqué les automobilistes italiens sur Voyage Forum. Un post qui m’avait d’ailleurs attiré les foudres d’un membre sans doute originaire de la botte et visiblement froissé par mes propos. Ce dernier louait mon culot, soulignant qu’un Marseillais été bien mal placé pour critiquer la façon de conduire des transalpins. Et bien, qu’il soit rassuré ! Car si Naples et Rome sont cauchemardesques pour les piétons, ce n’est rien en comparaison de Rio ! Dépassements dangereux, vitesse excessive, feux rouges grillés… Je vous en passe et des meilleures. Ayrton Senna a visiblement fait des émules dans son pays, et pas seulement sur les circuits de F1. Moins d’une heure de trajet et l’on nous dépose sains et saufs sur l’Avenida Atlantica. Nos sacs sur le dos, nous pénétrons dans Santa Clara. J’ai mon plan du quartier dans les mains mais je n’hésite pas toutefois pas à demander mon chemin. Un marchand de journaux nous explique clairement où trouver la rua Lacerda Coutinho. Au numéro 45, le Bamboo Rio Hostel, une adresse discrète adossée au pied d’une colline. Nous sommes bien en avance sur l’horaire prévu. A la réception, un imbroglio administratif nous attend… Un bug a semble-t-il perturbé notre réservation en ligne. Résultat des courses, la première nuit a été enregistrée mais pas les deux suivantes. Idem pour la seconde partie du séjour à Rio prévue ici même. Dans un anglais qu’elle manie difficilement, la réceptionniste nous invite à laisser nos bagages dans le hall, d’aller faire un tour et de revenir d’ici deux heures afin qu’elle puisse trouver une solution avec le gérant. Vu les options qui nous sont offertes, nous nous exécutons. A deux pas du Bamboo, découverte de l’Apolo, une sorte de boulangerie où nous prenons place pour un petit déj qui commençait à se faire désirer. Café pour Anne, chocolat chaud pour moi, et gâteaux pour tout le monde. C’est acté, ce sera notre squat pour les matinées à venir. Rassasiés, nous ne pouvons pas faire autrement que de prendre la direction de la plage. Ciel bleu et soleil sont présents. Peaux blanches et jeans baskets, on ne passe pas inaperçus. Autant déambuler avec une pancarte « TOURISTE » autour du cou. Les vendeurs à la sauvette se succèdent tous les 50 mètres, arborant bracelets, t-shirts, casquettes et bibelots en tous genres. L’un d’eux, moyennant 15R$, réussi à me refourguer un paréo aux couleurs de la « bandeira brasileira ». Une courte pause sur un banc ne tarde pas à se transformer en petite sieste pour Anne qui essaye de terminer sa nuit. Au terme de Copa, nous tournons les talons et rentrons à l’hôtel. Nous avons enfin une chambre, du moins pour la nuit à venir. Nous installons donc nos quartiers dans une pièce exiguë occupée par deux lits superposés et une salle d’eau. Nous y déballons le minimum car il faudra déménager dès le lendemain matin. De toute façon, nous disposons de si peu d’espace que le problème ne se pose même pas. Une douche salvatrice pour nous requinquer et nous quittons nos pénates. Il est 14h passé, nos estomacs se manifestent. A l’angle de l’Avenida Atlantica et de Santa Clara, un resto au nom bien franchouillard : « la Maison ». Pour pas cher, nous mangeons si copieusement que nous ne viendrons jamais à bout de nos assiettes. En guise de digestion, une balade s’impose. Anne et moi optons pour traîner sur Copacabana le restant de la journée. Pas très rassuré jusqu’à lors par tout ce que j’avais pu lire sur la dangerosité de Rio, j’hésite encore à sortir mon numérique. Mais l’envie l’emportant sur la précaution, je me décide à réaliser mes premiers clichés. J’entame une longue série de photos par des sculptures de sable. Anne ne tient plus le coup, elle souhaite rentrer pour se reposer. Je l’accompagne jusqu’à Santa Clara puis guide mes pas vers le Othon Palace, un établissement de luxe planté au milieu de l’Avenida Atlantica. Un ascenseur me hisse au dernier étage qui héberge un bar et une piscine. Mais c’est surtout un point de vue imprenable sur la plus célèbre plage du monde que je découvre. Vagues de mosaïques, palmiers, parasols multicolores, écume de l’océan… Rien n’échappe à mon appareil. Le soleil disparaît lentement. Je m’en vais rejoindre Anne. Elle a un peu dormi, mais pas suffisamment pour reprendre des forces, et ne trouve pas le courage de sortir à nouveau. Je me charge donc d’aller acheter de quoi grignoter dans le quartier. Ainsi prend fin notre première soirée à Rio. Nous avons vraiment besoin de repos. Demain, nous attaquons les visites…

Lundi 27 octobre La nuit a été des plus bénéfiques. La chambre jouxtant la forêt, le chant des oiseaux nous tire doucement des bras de Morphée. Une douche rapide et nous filons à l’Apolo. Le planning de la journée n’est pas encore établi. Mais d’ores et déjà, Corcovado et Pain de Sucre sont à exclure, car le ciel laiteux qui plane sur nos têtes ne s’y prête guère. Ce sera donc le Jardin Botanique. Je consulte la liste des lignes d’autobus que j’ai déniché sur le web avant le départ. Mon papier m’indique le 572, mais outre le numéro, je ne dispose pas davantage d’indices. Et trouver le bon transport se révèle être un sacré casse-tête. Les principales lignes sont circulaires, il y a plusieurs abribus sur une même rue et certains n’affichent aucune information ! On se fait indiquer par des passants l’arrêt correspondant sur Barata Ribeiro, une quatre voies à sens unique comme la majorité des artères de Copa. La circulation automobile y est dense, composée en grande partie de taxis et de bus. Le notre ne tarde pas. Cela devient une habitude, je demande confirmation de la destination auprès du chauffeur, sait-on jamais. Un receveur encaisse nos piécettes et nous fait passer par un tourniquet. Original. Un petit quart d’heure de route et l’on nous fait signe de descendre. Nous y voilà. 4R$ chacun pour entrer, c’est cadeau. Cet espace de verdure, deux fois centenaire, s’étend sur plus de 130 hectares entièrement dédiés à la flore mondiale. On ne peut être qu’impressionné par les allées de palmiers impériaux, dont la cime semble tutoyer les cieux. Des héliconias écarlates font briller les yeux d’Anne, fervente amatrice de fleurs tropicales. Cet endroit respire le calme. Seuls le crissement des bambous géants caressés par le vent et des mélodies d’oiseaux parviennent à troubler cette quiétude. La minuscule silhouette du Cristo Redentor peine à se détacher d’un ciel qui tend désormais vers le gris. Soudain, au détour d’un chemin, sous le regard amusé de privilégiés, deux puis trois singes « macaco-prego » descendent des branches les plus hautes en quête de nourriture. Ils viennent chiper un morceau des énormes fruits jaunâtres du jacquier, un arbre tropical qui prolifère dans le parc. Un peu plus loin, ce sont deux ouistitis qui cherchent de quoi se ravitailler près d’un banc abandonné par des enfants. Le Jardin Botanique est tout proche de Tijuca, la plus grande forêt urbaine du monde. Approcher aussi facilement des singes en liberté n’est donc pas si surprenant. Nous sortons du jardin pour nous rendre au Lagoa Rodrigo de Freitas, une immense étendue d’eau située à quelques minutes de marche. Mais il nous faut traverser une route pour y accéder. Etre un piéton, c’est pourtant si simple partout ailleurs. Oui, partout, sauf à Rio. Sûrement le troisième sport national après le foot et le volley… Sans avoir manqué de laisser nos vies sur le bitume, l’obstacle est victorieusement franchi. Les ventres commencent à gargouiller, il est temps pour nous de les remplir. Un resto snack en bordure du lac fera l’affaire. Nous tombons par hasard sur le siège du Clube de Regatas do Flamengo. Créé à l’origine pour la pratique de l’aviron, ce club a vu sa section football devenir au fil des décennies l’une des plus titrées du Brésil. Anne et moi entrons pour jeter un œil. Piscines, terrains d’entraînement et courts de tennis agrémentent ce joli complexe sportif. Dans la salle des trophées s’alignent les coupes et les récompenses glanées dans chaque discipline. Le rayon foot n’est pas en reste avec notamment la prestigieuse Coupe Intercontinentale remportée en 1981 par la bande à Zico face aux Anglais de Liverpool. Notre itinéraire se poursuit naturellement jusqu’à Ipanema, l’autre fameuse plage de Rio. Les fesses incrustées dans le sable fin, le Morro Dois Irmãos pour décor, nous prenons la pose à tour de rôle pour une petite séance photo. Puis on s’attable un instant sur le front de mer pavé de mosaïques pour plonger une paille dans une coco bien fraîche. Un artiste expose ici diverses peintures inspirées des beautés de Rio. L’une de ses œuvres attise notre envie, mais le prix nous refroidi un peu. Entre hésitations et marchandages, nous repartons finalement avec la toile qui trouvera sa place dans notre salon. Nous atteignons tranquillement la Pedra do Arpoador, belvédère naturel séparant Copacabana et Ipanema. En contrebas, les surfeurs défient les vagues de l’océan qui s’échouent sur la Praia do Diabo. Arpoador semble être le coin romantique par excellence. Le coucher de soleil depuis ce promontoire rocheux est réputé magnifique, mais nous n’aurons hélas pas le loisir de le vérifier. Les nuages qui tapissent l’horizon empêchent l’astre du jour de nous offrir ses plus belles couleurs. Deux ou trois clichés tout de même, mais on ne campe pas bien longtemps. Le spectacle ne sera pas pour ce soir. On reviendra si l’occasion se présente et à condition que le ciel veuille bien y mettre un peu du sien. Ce soir, pas de prise de tête pour le dîner. Nous échouons dans un fast food. Dernier petit détour par l’Othon afin d’admirer la vue panoramique, avec Anne cette fois-ci. La nuit est tombée sur la ville. Parasols et paréos ont déserté le sable refroidi. Eclairés par les lampadaires de l’Avenida Atlantica, quelques gamins courent après un ballon. Jusqu’à quelle heure vont-il encore taper le cuir ? Pour nous en revanche, la journée s’achève…

Mardi 28 octobre Petit flash-back. Fin septembre, rivé sur mon ordi, je navigue sur le web. Je suis en pleine préparation du voyage. Mais j’ai un peu de mal à dénicher des infos très précises sur le football brésilien. Google me renvoie vers le blog d’un dénommé Sergio. C’est un passionné de football qui vit à Rio et qui supporte Flamengo. Il propose ses services en qualité de guide pour assister à un match ou tout simplement pour répondre aux questions des internautes. Je crois que j’ai trouvé la bonne personne. Je lui envoie un mail afin qu’il m’aide dans mes investigations. Il me répond très gentiment et, dans un français remarquable, m’explique précisément à quelles rencontres je peux assister lors de mon séjour, où et comment me procurer les billets, les tarifs, etc… Retour à Rio, un mois plus tard. En ce mardi matin, je reçois un mail signé Sergio. Il m’informe de l’ouverture officielle de la billetterie pour Flamengo-Portuguesa, match du championnat brésilien qui doit se tenir dans quatre jours. Ce qui tombe bien, car la visite du Maracanã étant au menu du jour, autant faire d’une pierre deux coups. Si le bus est de loin la meilleure option pour accéder aux principales attractions touristiques de la ville, le métro s’avère en revanche plus approprié pour rallier des points plus éloignés tel que le stade. A la station Siqueira Campos, la plus proche du Bamboo, nous empruntons pour la première fois les couloirs souterrains de Rio. Achats de cartes magnétiques que la machine avale dès la première validation. Les rames sont très spacieuses, rien à voir avec les wagons étriqués des métros européens. Changement à Estacio, unique carrefour des deux lignes que compte la ville. Le stade est cerné par les bidonvilles. Il y en aurait plus de 700 dans la seule ville de Rio ! Des agences de voyage proposent même à leurs clients des excursions dans Rocinha, la plus grande favela d’Amérique du Sud. Un peu trop malsain pour nous, on se contentera des classiques. Nous voici donc devant les grilles de l’Estadio Jornalista Mario Filho, mondialement connu sous le nom de Maracanã. Depuis le temps que j’en rêvais ! Mais je ne m’extasie pas bien longtemps. Ma bien-aimée est là pour me rappeler que la priorité du moment, ce sont les billets pour la rencontre de samedi. Les infos de Sergio sous le nez, Anne me suit à la recherche des précieux sésames. Ne me demandez pas comment on s’y est pris, mais une heure et deux tours de stade plus tard (et croyez-moi qu’il est grand !), nous n’avions toujours pas trouvé le guichet en question. Finalement, c’est chose faite grâce aux indications des supporters présents autour des grilles, et auprès desquels nous avons parlementé dans un spanglish approximatif. Le fameux guichet 8, ce sont en fait deux petits fenestrons creusés dans un mur (à l’époque médiévale, on aurait appelé ça des meurtrières…) par lesquels des employés cachés délivrent les tickets. Cela nous revient à 30R$ par personne, soit une dizaine d’euros. Le « futbol » est un sport grandement populaire au Brésil, et assister à un match ne coûte pas bien cher. Nos poches sont désormais vides. Nous visitons le quartier voisin dans l’espoir d’y trouver une banque. Nous questionnons une passante qui nous renvoie à une autre. Cette dernière habite ici et parle un peu français. Quelle chance ! Elle pourrait se contenter de nous indiquer où retirer de l’argent, mais elle nous prend en main et se propose de nous accompagner. Nous suivons donc Marisa - c’est son prénom - dans la première agence bancaire qui se présente. Elle se renseigne auprès d’un employé pour savoir si nos cartes de retrait peuvent y être utilisées. Raté ! Deuxième essai un peu plus loin. Idem. Nous poussons alors la porte d’une station service dans laquelle se trouve un distributeur « 24 Horas ». Le sigle Visa est apposé sur la machine, c’est bon signe. Nous tirons de quoi tenir plusieurs jours. Sourires aux lèvres, nous rejoignons Marisa qui faisait le guet à l’entrée. Nous redescendons la rue pour revenir là où nous l’avions rencontré. Nous l’embrassons et la couvrons de remerciements. Sans son aide, je pense qu’on aurait pu galérer bien longtemps. Nous pouvons maintenant partir à l’assaut du stade. Mon numérique s’attarde sur les plaques du « Hall of Fame » qui fleurissent à l’entrée. Garrincha, Romario, Ronaldo... Les plus grands joueurs de la Seleção ont laissé ici leurs empreintes de pieds. La visite débute par la présentation de Flamengo, Fluminense, Botafogo et Vasco. L’histoire et les principaux faits d’armes des quatre grands clubs cariocas sont retracés via une expo photo. Sur un mur voisin, une énorme plaque rend hommage à l’équipe nationale qui remporta la Coupe du Monde en 1958, la toute première pour le Brésil et pour un gamin de 18 ans, un certain Pelé. Après avoir découvert les vestiaires et la salle d’échauffement, nous abordons un couloir décoré des portraits géants des idoles de tout un pays. Anne me mitraille alors que je pose aux côtés de Ronaldinho et de Kaka. Au bout du tunnel, l’arène nous attend. C’est étrange, mais du bord de la pelouse, ce colosse de béton n’en n’impose pas tant que ça. Bâti pour la Coupe du Monde de 1950 que le Brésil perdit face à l’Uruguay (un véritable drame national !), il pouvait alors contenir jusqu’à 200.000 personnes ! Mais après des années de travaux et de mises aux normes, sa capacité fut réduite à 95.000 places. De nouveaux chantiers sont prévus très bientôt car le Brésil organisera la Coupe du Monde de 2014. Mais pour l’heure, le Maracanã accueille certains matchs de la Seleção, mais surtout les rencontres des meilleurs ennemis de Rio, Flamengo et Fluminense. D’ailleurs, les derbies entre ces deux équipes, les « Fla-Flu » comme on les surnomme ici, déclenchent la passion de toute une ville ! Anne et moi posons pour une photo souvenir. Il nous faut grimper dans les tribunes pour mieux apprécier l’immensité de l’enceinte. En temps normal, nous devrions pouvoir admirer le Cristo Redentor, mais le sommet du Corcovado est noyé sous d’épais nuages… Le soleil n’est encore pas de la partie aujourd’hui. Nous ne tardons pas à déserter les abords du stade. Non sans avoir au passage relevé dans le hall d’entrée une citation de Mario Filho. Le journaliste y a résumé avec humour l’engouement que le football peut susciter auprès du peuple brésilien : « E mais dificil deixar de amar um clube do que uma mulher ». Traduisez par : « Il est plus difficile d’arrêter d’aimer un club qu’une femme ». La gente féminine appréciera… Un rapide trajet en métro jusqu’à la station Carioca. Il est presque 14h30. Nous déjeunons dans un Bob’s, le Mc Do local. Bon, c’est vrai, de la malbouffe à la sauce carioca, ça reste de la malbouffe ! Sur mon plan, j’ai repéré deux ou trois curiosités à voir dans le coin. Autant vous le dire tout de suite, le Centro n’est pas le quartier le plus touristique de la ville, loin s’en faut. Nous improvisons une balade qui nous amène pour commencer à la Nossa Senhora de la Candelaria. Nous y entrons brièvement pour l’admirer. Nous arrivons ensuite devant une autre église, celle attenante au Monastère de São Bento. Mais l’intérieur est si sombre que même avec mon flash je ne réussis pas à capturer d’images potables. Ce qui m’amuse davantage, c’est ce que nous apercevons de l’autre côté de la rue. Un terrain de football sur le toit d’un parking ! J’adore ! Je shoote sans retenue. L’insolite, nous le rencontrons également un peu plus tard lorsqu’un groupe de jeunes, armés de palangrottes artisanales, s’amuse à ramener d’énormes poissons des eaux de Guanabara. On s’en voit même proposer… Euh, sans façon non ! Notre vadrouille s’achève sur la Praça XV, en référence au 15 novembre 1889, date de la proclamation de la République. On y trouve le modeste Paço Imperial, ancien palais reconverti en musée, ainsi que la statue équestre un peu altérée du Général Osorio, un politique brésilien. La station Carioca est toute proche, la boucle est bouclée. Nous tirons jusqu’à la route menant à Lapa. Derrière l’immense cube de métal qui abrite le siège de la Petrobras, la Catedral Metropolitana nous dévoile sa surprenante structure conique. Le cœur de cet édifice est illuminé par quatre vitraux vertigineux qui s’élancent jusqu’au sommet, un immense cercle serti d’une croix translucide. Anne et moi continuons sur l’Avenida Republica do Paraguai d’où nous apercevons les Arcos de Lapa, un ancien aqueduc sur lequel circule désormais le vieux tramway de Santa Teresa. Justement, nous décidons de finir la journée par une virée en tram. Nous sommes parmi les premiers à monter à bord de cette machine d’un autre temps. Et nous faisons bien, car le wagonnet jaune se rempli rapidement de nouveaux passagers. Les plus chanceux se serrent sur les banquettes de bois, les retardataires devant se contenter du marchepied. Après une longue attente, le « bondinho » se réveille brutalement. Le franchissement périlleux des Arcos de Lapa marque le début d’un circuit d’une heure à travers les rues sinueuses de Santa Teresa. Nous en revenons enchantés, tant et si bien que nous convenons de renouveler l’expérience au retour d’Iguaçu. Il est 19h30. L’obscurité s’est emparée de la ville. Un copieux dîner dans un resto de Santa Clara conclura parfaitement une journée riche en émotions...

Mercredi 29 octobre Depuis notre arrivée à Rio, nous cherchons de quelle manière rallier l’aéroport en autocar. En vain. Sur Copa, nous en avons vu passer plusieurs, mais impossible de savoir d’où ils viennent et surtout où ils s’arrêtent. Nous ne prendrons pas de risques, c’est un taxi qui nous amènera à Galeão. Ce matin, on s’est levé plus tôt que d’habitude. Nos bagages bouclés depuis la veille, nous faisons une halte à l’Apolo avant d’attraper un taxi sur Santa Clara. Il nous demande 40R$. C’est ce que nous avions prévu, nous embarquons. La circulation est fluide, l’aéroport est bientôt en vue. L’enregistrement des bagages vite expédié, nous nous accordons une séance de lèche-vitrine avant le décollage. A 10h20 et des poussières, l’appareil s’élance, cap à l’ouest. Pour tuer le temps, on s’adonne au rituel des cartes postales. Au terme de trois heures de vol, ponctuées d’une escale à Curitiba, l’avion atterrit sur le tarmac détrempé du champêtre aéroport de Foz do Iguaçu. Il tombe des cordes. Décidément, la météo est bien cruelle avec nous. Nos sacs sur les épaules, Anne et moi nous dirigeons vers la sortie. Le guide de l’agence Brésil Découverte nous guette, nos noms inscrits sur un panneau. Il se présente à nous dans un français hésitant, et sur le ton de la plaisanterie : « Je m’appelle Edio, attention pas idiot !». Sur ce coup-là, il aura perdu l’occasion de se taire… A l’extérieur, un van nous récupère. Edio ne m’a pas encore réclamé les vouchers, ce qui m’étonne un peu. Mais bon, je me dis qu’il doit avoir l’habitude, ça ne m’inquiète pas davantage. Le chauffeur décharge tout son petit monde devant les portes du San Martin Hotel. Edio nous abandonne aussi vite. Il nous récupèrera dans une petite heure pour nous emmener au Parc des Oiseaux Tropicaux. Nous voilà seuls à nous débrouiller avec le réceptionniste. Mais le type à beau feuilleter à plusieurs reprises les pages de son registre, nos noms ne figurent nulle part ! Troublé, je sors mes papiers. Nous ne sommes pas au bon endroit. Pas de panique. Nous stockons les bagages dans le hall et, affamés, nous prenons une table au restaurant de l’hôtel pour déguster un repas chaud. Edio se pointe avec un léger retard. Nous lui expliquons son erreur. Les sacs à dos réintègrent le coffre du van. Un court trajet et on nous dépose sur le parking du site. La pluie est plus que jamais présente. Et nous n’avons pas l’ombre d’un parapluie ! Edio, en bon guide qu’il est, nous achète nos billets et nous lâche à l’entrée. Colibris, ibis rouges, toucans, perroquets et aras multicolores cohabitent au cœur de cette réserve tropicale. Tropical l’est tout autant le déluge qui s’abat sur nos têtes, nous empêchant de profiter pleinement de la visite. Des rares photos que je tente de faire, le résultat s’avèrera désastreux. Nous retrouvons Edio dans une boutique après une bonne heure et demie sous la flotte. Trempés jusqu’aux os, le van nous rapatrie jusqu’au bon logement cette fois-ci. L’Iguassu Charm Suites est une belle pousada proche du centre ville de Foz do Iguaçu. La chambre est spacieuse, elle nous convient parfaitement. Premier réflexe en arrivant, nous débarrasser de nos vêtements humides. Nous tentons de les faire sécher avec les moyens dont nous disposons, c'est-à-dire pas grand-chose. Pendant que certaines fringues pendent sur des cintres, je m’attaque au jean gorgé d’eau de ma chère Anne avec un sèche-cheveux branché sur du 110 ! Au bout d’une demi-heure, le résultat n’est guère encourageant, je stoppe mes efforts. Des habits secs sur le dos, nous partons dîner dans le centre. Nous trouvons facilement un restaurant. Nous y mangeons abondamment et ce à un prix raisonnable. Le repas terminé, on se contente d’une petite flânerie dans le supermarché local, plus par curiosité que par nécessité. D’ailleurs, nous en ressortons les bras vides. Cette soirée aurait dû s’achever de la sorte, mais c’était sans compter sur un évènement inattendu. Figurez-vous qu’on ne trouva plus notre chemin ! A l’aller, encore éclairés par un soleil couchant, nous avions dévalé avec insouciance une longue avenue menant au centre ville. Mais la nuit est apparue et nous voilà bêtement piégés par l’obscurité. Au bout d’une bonne demi-heure de déambulations et d’inquiétude, nous décidons de frapper à la porte d’une maison. Par chance, j’avais gardé dans la poche de ma veste un papier avec les coordonnées de notre hôte, informations qu’Anne aussi bien que moi n’avions même pas pensé à retenir. Une femme se présente à nous et nous indique la direction à suivre. Nous n’étions en réalité pas si perdus que ça, encore fallait-il connaître les lieux. Encore une péripétie à classer au rayon des anecdotes. Remis de nos frayeurs, nous ne tarderons pas à nous endormir…

Jeudi 30 octobre La nuit s’est très bien passée. Dans la salle à manger, une multitude de gâteaux, pains et fruits sont dispersés sur une grande table. Il n’y a que l’embarras du choix. Alors que je me restreins au classique cacao et tartines de confiture, Anne ne peut s’empêcher de goûter à toutes les sortes de pâtisseries qui sont à sa portée. Le ventre plein, nous rejoignons le van stationné devant la pousada. La pluie de la veille a cessé, mais les nuages eux, n’ont pas disparu. Une petite demi-heure de route est nécessaire pour atteindre le Parc National d’Iguazu. Le passage de la frontière brésilo-argentine se fait sans aucun souci. A l’entrée du site, je me procure un plan, histoire de suivre le déroulement de la journée. Edio nous amène jusqu’à une petite gare. Il nous faut en effet emprunter un train puis marcher un petit kilomètre pour approcher l’une des principales attractions, la Garganta del Diablo (Gorge du Diable). Depuis le belvédère stratégiquement placé, Anne et moi sommes émerveillés par cette cascade de 90 mètres, la plus haute du parc. Ces tonnes d’eau qui se déversent forment des embruns, rendant la prise de photos délicate. De petits malins exploitent à merveille la situation en faisant commerce de cirés et de parapluies ! Après être revenus sur nos pas, la visite se poursuit par le circuit inférieur qui permet d’explorer les chutes d’en bas. Nous y croisons de nombreuses personnes avec un maillot de bain comme unique vêtement. Et pour cause, ils vont se placer au plus près des torrents pour une douche 100% naturelle. L’expérience est tentante, mais nous n’avons pas l’équipement pour les imiter. 11h50. Après avoir conversé avec un employé posté à un guichet, Edio nous remet les tickets pour la balade en bateau. Comme à son habitude, il ne nous donne aucune explication, si ce n’est qu’il nous attendra au terme de notre parcours d’environ une heure trente. Il aurait pu par exemple nous dire que notre embarcation partait à 12h ! Nous descendons prudemment la petite voie pentue menant à la rivière, et alors que nous nous apprêtons à intégrer le zodiac, on se fait gentiment refouler. Je suis furieux lorsque je comprends que la navette de midi vient de nous passer sous le nez ! Maudissant Edio pour cette nouvelle bourde, je suis Anne dans la remontée du sentier jusqu’au guichet. Là, l’employé nous confirme qu’il nous faudra patienter une petite heure pour le prochain départ. C’est parfait, ça me laisse assez de temps pour me calmer. 13h. Cette fois-ci, c’est la bonne. Nous ôtons chaussures, chaussettes, et retroussons les pantalons dans le but de limiter les dégâts. Quelle naïveté de notre part ! Nos effets à l’abri dans des pochettes étanches, nous sommes prêts pour le moment fort de la journée. Le zodiac démarre bientôt, garni d’une trentaine de passagers, et s’approche doucement des torrents. En quelques secondes, la foule se retrouve noyée sous des trombes d’eau. Le pilote prend plaisir à zigzaguer d’une cascade à l’autre avant de ramener une deuxième puis une troisième fois son embarcation sous une nouvelle rincée. Nous voilà trempés comme si on avait plongé dans l’eau tout habillés. A peine les pieds posés sur la terre ferme, nous enchaînons par une traversée de la forêt à bord d’un camion. Afin de savoir dans quelle langue elle va s’exprimer, la guide qui nous accueille questionne les participants sur leur nationalité. Et elle ne va pas être déçue. Français, Italiens, Espagnols, Britanniques, Argentins, etc… Bon, alors ce sera anglais pour tout le monde. Tandis que le véhicule s’enfonce dans l’épaisse jungle, elle délivre à son auditoire diverses explications sur les espèces végétales qui peuplent cet espace naturel préservé. En mauvais élève, je n’écoute que d’une demi oreille son discours et concentre mon attention sur ce qui nous entoure. 14h30. Le camion stoppe sa course. Evidement, Edio n’est pas un brin surpris de nous voir réapparaître avec une bonne heure de retard. Mais le meilleur reste à venir… Alors que nous manifestons auprès de lui une faim insistante, nous le suivons vers un établissement qu’il nous dit connaître à deux pas de là. Il va enfin nous être utile ! Je ravale vite mes pensées. Il nous fait sortir puis semble aussi surpris que nous de ne trouver trace d’un quelconque restaurant. Là, il ose nous proposer de rentrer à notre hébergement pour y déjeuner. Mais lorsque ma chère et tendre le questionne sur le programme de l’après-midi, il ne se démonte pas en lui répondant que les visites de la journée s’arrêtent là. Pour Anne, qui a fait preuve jusqu’à présent d’un sang-froid admirable, c’est la goûte d’eau qui fait déborder le vase. Elle me prend le plan des mains pour le coller sous le nez d’Edio et lui fait remarquer preuve à l’appui qu’il a omis l’un des itinéraires. Gêné, il nous fait donc réintégrer le parc pour trouver un snack. Anne donne sèchement congé à notre guide afin que nous puissions manger en paix. Enervée, elle grommelle que s’il avait l’intention de profiter du restant de l’après-midi en nous lâchant à Foz, il a eu tout faux. Et elle a bien l’intention de squatter les lieux pour en découvrir les moindres recoins. Le repas achevé, Edio nous conduit jusqu’au petit sentier où débute le parcours supérieur des chutes. Il se propose de patienter là et de nous laisser continuer seuls. Nous le plantons, soulagés de nous débarrasser pour un temps d’un guide plus encombrant qu’autre chose. Et le temps, nous le prenons ! Suivant une passerelle qui domine et enjambe les cascades, nous pouvons les admirer sous un angle nouveau mais tout aussi merveilleux. Mon numérique est en pleine effervescence devant l’impressionnant mur d’eau formé par le Salto San Martin. Une fois n’est pas coutume, les nuages gris en suspension au-dessus des torrents se fondent bien dans ce décor sauvage. Papillons aux couleurs éclatantes posent également devant mon objectif. Edio nous aura attendu 90 bonnes minutes au final. Mais avant de partir, passage obligé par les boutiques de souvenirs. Le hic, c’est que nous nous trouvons en territoire argentin. Certes, nous pouvons régler en réals brésiliens, mais c’est en pesos que la monnaie nous est rendue… S’ensuit alors pour Anne et moi une séance de calcul mental à vous filer une migraine. Mais je perds vite patience à jongler entre les devises et tente de convaincre Anne de freiner sa fièvre acheteuse. Il est 17h30 environ quand nous retrouvons le proche Brésil. De retour à la pousada, nous convenons avec Edio d’un horaire pour le lendemain. Nous partons ensuite en direction du centre. Pour éviter de nous paumer une nouvelle fois, nous prenons un ou deux repères. Nos pas nous mènent un peu plus loin que la veille, en chasse d’une curiosité à se mettre sous les yeux. Mais Foz n’est définitivement pas d’un grand intérêt touristique. Principalement dédiée à l’hôtellerie, elle ne semble exister que par la présence des Cataratas voisines. En cette douce soirée, nous nous contenterons seulement d’un dîner en terrasse. Nous faisons ainsi nos adieux à cette ville, sans vraiment de regrets…

Vendredi 31 octobre Le soleil daigne enfin se montrer. Ca tombe bien, nous repartons cet après-midi ! Notre hôte nous fait part de l’existence d’une boutique de souvenirs à la sortie de la ville. Frustrés du peu d’emplettes que nous avons eu le loisir d’effectuer jusqu’ici, l’info est la bienvenue. Nous demandons à Edio d’y faire une halte avant de nous rendre aux chutes. Le magasin en question, au nom évocateur de « Tres Fronteiras », est en fait un véritable hypermarché. Du calendrier illustré des « Cataratas » aux toucans de bois, en passant par les produits artisanaux sud-américains, il y a ici de quoi ravir le plus exigeant des touristes. On nous laisse quartier libre une petite demi-heure, plus qu’il n’en faut pour faire marcher la carte bancaire. L’exploration du côté brésilien est assez courte. 90 minutes nous suffisent pour sillonner le chemin balisé qui fait face à l’Argentine. Ce sont des vues inédites qui se dévoilent devant nous. Aidé par un soleil radieux, je parviens à réaliser de superbes images, agrémentées pour la plupart d’arcs-en-ciel féeriques ! Je capture également une petite dizaine de séquences vidéo de la grandeur du spectacle dont nous sommes les témoins. Une passerelle de bois et de métal permet au visiteur d’accéder au cœur de la rivière. Cernés de part et d’autre par des torrents assourdissants, Anne et moi nous y aventurons pour un ultime frisson. A l’extrémité du promontoire, on peine à distinguer la Garganta del Diablo derrière un rideau de vapeur d’eau. Les photos y sont très difficiles à faire. Alors on se contente d’admirer la puissance de la nature. Les yeux écarquillés par tant de beauté, nous prenons congé des merveilles d’Iguaçu pour rejoindre l’aéroport. Nous disons au revoir à Edio, sans regrets et sans pourboire. Le vol est prévu pour 14h, nous avons le temps de prendre un repas avant d’embarquer. Nous nous installons dans une cafétéria pour reprendre des forces avant les trois heures de voyage qui nous attendent. Avec un peu de retard sur l’horaire, nous finissons par décoller. Derrière le hublot, la nature nous offre un dernier récital. Un fleuve couleur ocre serpente à travers une verte et dense jungle, ce qui est du plus bel effet. 17h30. L’appareil effleure les toits des favelas avant de se poser sur la piste de Galeão. Pour rallier Santa Clara, nous attrapons un autocar Real qui se retrouve bientôt piégé dans les embouteillages. La soirée sera des plus calmes. Dans notre fast food préféré de Copa, nous faisons un passage éclair pour un dernier casse-croûte avant de rentrer. Quelques mails vers la France, puis nous allons dormir. Demain, c’est une grande journée qui s’annonce…

Samedi 1er novembre En préparant le voyage, j’ai découvert l’existence d’une curiosité située non loin du Centro. En cette grise matinée, Lapa est donc notre première destination. Aux pieds des Arcos, nous questionnons les passants. Le coin n’est pas très fréquentable, nous y croisons un groupe de toxicos défoncés. Une habitante du quartier semble avoir deviné le but de notre visite. Elle nous indique une ruelle escarpée qu’Anne et moi gravissons sous une pluie fine. Puis, sur notre gauche, se déroule un escalier… Nous y sommes ! L’Escadaria Manuel Carneiro, rebaptisé Selaron par l’artiste qui l’a métamorphosé en œuvre d’art. Il est chilien et son look soigneusement travaillé n’est pas sans rappeler un certain Dali. Son travail a vu le jour en 1990. Il a commencé par décorer les marches de mosaïques bleues, vertes et jaunes, aux couleurs du Brésil. Et depuis, il n’a cessé de transformer son œuvre, grâce notamment aux petits carreaux que les visiteurs lui apportent des quatre coins de la planète. Une œuvre qu’il qualifie lui-même de « rêve unique et fou qui ne prendra fin que le jour de sa mort ». Le résultat est spectaculaire. Dans un troquet tout proche, nous demandons si quelqu’un sait où vit l’auteur de cet ouvrage. Un jeune se lève. Il nous demande de patienter avant d’avaler une bonne dizaine de marches. Posté devant une fenêtre, il se met à hurler « Selaron ! Selaron ! ». L’épaisse moustache de notre artiste fait son apparition. Il nous convie dans une minuscule pièce qui lui sert d’atelier. De nombreuses peintures recouvrent les murs et le sol. Autoportraits, femmes enceintes et vues de Rio constituent ses principales sources d’inspiration. Nous lui remettons un carreau déniché à Marseille, illustré du Vieux Port et de la Bonne Mère. Pour nous remercier, il nous fait cadeau de jolies cartes postales, puis nous présente fièrement les nombreuses photos et articles de presse relatant son histoire et son travail. On y apprend que les escaliers ont servi de décor pour des séries télévisées et même pour des clips de U2 ou de Snoop Dogg. Nous le suivons ensuite à l’extérieur où il s’improvise en guide pour nous expliquer la provenance de ses plus beaux carreaux, dont certains sont rares et précieux. Il y en a du monde entier. La France y est bien sûr représentée. Notre surprise est totale lorsqu’on tombe nez à nez avec deux tuiles estampillées « MARSEILLE » qui se mélangent aux centaines de mosaïques. Je multiplie les clichés avant que nous posions avec Selaron devant les marches colorées. Nous le quittons bientôt, satisfait de notre rencontre avec ce drôle de personnage. La Confeitaria Colombo est l’étape suivante. Ce somptueux salon de thé situé dans une ruelle du Centro arbore marbres et vitraux. Pendant que je m’attarde pour une poignée de photos, Anne s’en va acheter des pâtisseries qui lui font de l’œil. Le tram n’est pas très loin, autant refaire un tour de Santa Teresa. Dans la file d’attente, les pasteis de chez Colombo nous aident à patienter. Ces petits flans sont délicieux, mais rien à voir avec ceux de Belém que nous avions goûté à Lisbonne lors de notre escapade portugaise. A bord du tram, nous nous rappelons des sensations ressenties quatre jours auparavant. Le chauffeur se plait à divertir ses passagers, bringuebalant son jouet dans les virages les plus serrés. La bruyante carcasse peine à avaler les pentes du quartier perché entre les favelas. Elle souffle un court instant devant un Corcovado toujours embrumé. Tout au long du trajet, des jeunes s’amusent à attraper le véhicule en marche. Folklorique au possible ! Lorsque la virée prend fin, on s’engouffre dans le métro pour en ressortir à Copa. On y avale un bon repas avant de retrouver le Bamboo. Nous avons rendez-vous avec Sergio à 16h30. A Siqueira Campos, les couleurs rouges et noires commencent à fourmiller. Station après station, ils sont de plus en plus nombreux. Le temple du football brésilien se dessine bientôt derrière les vitres de notre rame. Drapeaux et maillots contrefaits s’étalent autour de l’enceinte. Parmi les supporters agglutinés devant le socle de la statue de Bellini, je reconnais facilement Sergio. Il parle aussi bien le français qu’il ne l’écrit. Il nous présente un couple de touristes finlandais qui, comme nous, viennent pour la première fois voir un match dans ce stade mythique. Nous suivons Sergio jusqu’à l’entrée. En habitué des lieux, il nous place au cœur de l’ « arquibancada verde », un peu à l’écart des supporters les plus chauds. Près de l’ambiance mais loin des embrouilles. C’est parfait ! En l’espace d’un an et demi, je réalise mes deux plus grands rêves footballistiques. Après avoir vu jouer le Barça au Nou Camp, me voici donc dans les gradins du Maracanã. Je suis comme un gosse ! Le coup d’envoi est donné à 18h30. Les « Mengão » ouvrent rapidement le score. Un but superbe qui fait s’enflammer le stade. Dans la tribune que nous occupons, c’est du délire ! Les supporters « Rubro Negra » font le show. J’immortalise l’instant par quelques photos et vidéos. Après ça, Flamengo joue moins bien et la rencontre perd de son intensité. A la mi-temps, les deux équipes se séparent sur ce score de 1-0 en faveur des locaux. Sur l’un des écrans géants s’affiche le nombre de spectateurs. Il dépasse à peine les 44.000. C’est peu, moins de la moitié des places ont trouvé preneur. Dès le retour des vestiaires, le match prend une autre tournure. Portuguesa fait parler son réalisme et inscrit deux buts en moins de cinq minutes. C’est la douche froide pour Sergio. Les supporters commencent à siffler leurs joueurs. A cinq minutes du coup de sifflet final, Flamengo égalise pour le plus grand bonheur des torcidas. Malgré ce sursaut d’orgueil, ce résultat nul n’est pas une bonne opération pour le club carioca. Le titre de champion semble s’éloigner… Alors que le stade se vide, Sergio nous propose de terminer la soirée avec lui. Nous acceptons bien volontiers. Il est tellement sympa que c’est un plaisir d’être en sa compagnie. Il dépose les deux finlandais devant leur hôtel et trace en direction d’Ipanema. Dans le resto où il nous entraîne, nous faisons connaissance avec ses amis, Jean-Michel et Caro. Ce couple de français n’en est pas à sa première expérience en terre brésilienne. Ils nous racontent de petites anecdotes de leurs nombreux voyages à travers le pays. D’ailleurs, leur prochaine destination s’appelle… Iguaçu ! Comme nous, ils ont acheté un pack auprès de l’agence Brésil Découverte. Nous leur relatons les exploits de notre fameux guide, leur souhaitant de ne pas tomber sur le même. Aux dernières infos de Sergio, ils y auront échappé… Le repas terminé, Sergio nous dépose à Santa Clara. Nous le remercions pour cette soirée inoubliable, la plus belle de notre séjour dans la Cidade Maravilhosa…

Dimanche 2 novembre Nous entamons la journée par une image insolite. Depuis la fenêtre de notre chambre, nous assistons au ballet d’une petite dizaine de ouistitis débarqués des branches. Des pensionnaires du Bamboo prennent leur petit dej en terrasse et les singes de la forêt voisine s’y sont invités. Le soleil brille enfin ! Il faut en profiter, on ne sait pas trop si ça va durer. Un petit tour à l’Apolo comme tous les matins, puis nous attrapons le 511 qui trace vers Urca. Même pas besoin de demander au chauffeur si c’est la bonne ligne. On constate rapidement qu’il n’y a que des touristes à bord. Le trajet n’est pas très long. Le bus décharge tous ses occupants près de la Praia Vermelha. Le téléphérique du Pain de Sucre apparaît bientôt. Il n’y a pas encore foule. La première cabine qui se présente à nous est la bonne. En quelques minutes, nous voilà à mi-chemin du sommet. La vue y est splendide mais nous ferons des photos plus tard. Pour l’heure, c’est l’un des grands moments du voyage qui nous attend. C’est ici que se trouve l’un des héliports destiné aux touristes. Auprès du stand qui gère les vols, nous choisissons un circuit parmi ceux qui nous sont proposés. Le notre durera 11 à 12 minutes pour la modique somme de… 120€ par personne ! Je vous l’accorde, c’est pas donné. Avant de quitter la France, j’étais très hésitant quant à l’utilité d’une telle dépense. J’avais d’ailleurs questionné des membres de VF qui, avant moi, avaient déboursé une petite fortune pour découvrir Rio depuis le ciel. Est-ce que ça valait le coup de sortir tant d’argent pour une visite aussi courte ? Tous m’avaient répondu de manière positive. Et bien, je peux maintenant confirmer leurs propos. Oui, il faut le faire ! Notre hélicoptère se pose, mais il ne stationne guère longtemps. Nous prenons place, Anne derrière, moi aux côtés du pilote, prêt à filmer. Nous décollons dans la foulée. Première étape du circuit, le stade. Après une longue ligne droite, l’appareil fait un lent virage au-dessus d’un Maracanã plus impressionnant que jamais ! Puis il prend la direction du Corcovado. Anne et moi sommes subjugués par l’image de carte postale que nous découvrons. Arrivant derrière le Cristo Redentor, la baie de Rio s’offre à nos yeux émerveillés. Une rotation autour de la statue colossale, puis nous traçons vers l’océan. Nos regards sont braqués sur Ipanema et Copa, dont on peut mesurer toute la beauté. Magique ! De retour sur Terre, Anne et moi échangeons nos premières impressions. Tous deux sommes d’accord, c’était fantastique. On se remet doucement de nos émotions pour continuer la visite des lieux. Dans une petite salle de projection, un film passe en boucle. Il raconte l’histoire du téléphérique et de sa construction. Un projet qui a semble-t-il suscité beaucoup de doutes et d’interrogations lors de son lancement au début des années 1900. D’après les interviews et les archives, l’idée même qu’on puisse relier le sommet du pic rocheux par des cabines semblait relever de la pure folie. Près d’un siècle plus tard, à en juger par l’affluence touristique présente sur le site, force est de constater que les précurseurs avaient vu juste. On a jamais été aussi proches du Pain de Sucre. Avant que nous empruntions le second tronçon, je shoote ce symbole de la ville, encore et encore. La cabine nous dépose bientôt au sommet. Nous dominons les plages et les îles qui baignent dans la baie. Anne et moi posons devant ces jolis décors. Nous errons là près d’une heure, à la recherche de vues toujours plus belles. Revenus 400 mètres plus bas, nous battons le pavé de l’Avenida Pasteur. Dans une station service, on se pose le temps d’avaler un morceau et de décider de la suite des opérations. Le ciel est avec nous aujourd’hui, nous n’hésitons pas longtemps. Le Corcovado n’attend que nous. Botafogo est toute proche. De nombreux bateaux sont amarrés dans cette paisible plage sur laquelle semble veiller le Pain de Sucre. Je jette un œil sur mon papelard. Le hasard faisant bien les choses, le bus dont nous avons besoin passe par là. Mais le problème est toujours le même. On a le numéro mais pas l’arrêt. Nous sollicitons à nouveau la gentillesse des cariocas. Mais ils semblent aussi pommés que nous. C’est finalement escortés par un flic bien sympa que nous débusquons le bon abribus. Le 583 nous ouvre bientôt ses portes. Un bus qui se videra presque entièrement devant la gare de Cosme Velho, point de départ du train à crémaillère. Le wagon rouge transperce la dense forêt de Tijuca pour nous emmener au sommet du Corcovado. Le trajet compte quelques étapes, où passagers entrent et sortent. Les « Bom de Samba » s’invitent bientôt à bord. C’est un groupe de musiciens qui, plusieurs fois par jour, vient égayer le court voyage des visiteurs contre quelques réals. La vidéo est à faire. Je filme Anne pendant qu’elle s’essaye à la pratique du ganza, un instrument à percussion que l’un des musiciens lui a prêté. Mais bon, n’est pas « sambista » qui veut… « Bem-vindo ao Cristo Redentor ». C’est ce qu’indique un écriteau. On emprunte un escalier pour accéder au sommet. Au fur et à mesure des marches, le panorama se dévoile. L’hippodrome, proche du Jardin Botanique, est le premier à se mettre en évidence. La statue, de dos, se dresse droit devant. Nous sommes bientôt à ses pieds. Nous pouvons alors contempler la Cidade. Sur notre droite, le Lagoa Rodrigo de Freitas dont les eaux verdâtres contrastent avec le bleu de l’Atlantique. La plage se cache derrière les immeubles d’Ipanema. Nous découvrons aussi le Morro dos Cabritos, l’énorme colline boisée au flanc de laquelle se trouve le Bamboo. A notre gauche, le paysage est moins glamour. Des favelas qui s’entassent ici et là, triste écrin pour l’ovoïde Maracanã facilement repérable. Le Christ Rédempteur ouvre ses bras face à la baie, comme pour protéger la cité carioca. Anne s’impatiente pendant que je fais tourner mon numérique à plein régime, capturant des clichés de l’imposante statue sous tous les angles. En vrai gosse, je demande à Anne de me tirer le portrait les bras en croix devant le colosse. Ça fait touriste de base mais j’assume ! D’ailleurs, je me demande encore comment j’ai convaincu Anne d’en faire autant. Non, en réalité, elle faisait des essais de pose pour moi quand je l’ai shootée à son insu… En éternel insatisfait de mes photos, je propose à ma chère et tendre de revenir ici même le lendemain matin pour de nouveaux clichés. En effet, j’ai le soleil en pleine poire et le rendu des images n’est pas à la hauteur de mes espérances. De toute façon, le programme du séjour est bouclé, autant continuer en roue libre jusqu’au départ. Avant de retrouver le train, courte halte par le socle, occupé par une petite chapelle. Bus et métro pour Copa. Sur un marché nocturne face à la plage, nous achetons deux ou trois souvenirs avant d’aller dîner. On dînera asiatique ce soir. Aussitôt quitté le resto, il commence à pleuvoir. C’est bientôt un déluge qui s’abat sur nos têtes. C’est ça les averses tropicales, il tombe des cordes, mais ça ne dure jamais bien longtemps. Je ne me doutais pas à quel point le ciel pouvait être capricieux. Sitôt passée cette rincée, nous regagnons notre chambre…

Lundi 3 novembre Nous commençons la journée par… une grasse matinée. Nous n’émergeons réellement qu’attablés à l’Apolo pour un petit dej un peu tardif. Puis, comme convenu, nous retrouvons les sentiers menant au Corcovado pour un pèlerinage photographique. Nous aurons finalement dû attendre les ultimes jours pour bénéficier d’un soleil brésilien digne de ce nom. Aux pieds du Cristo, je m’attarde pour des photos. Comme la veille, Anne est presque déçue par la taille de la statue. A l’été 2007, nous avions visité le Cristo Rei à Lisbonne, une statue inspirée de celle de Rio, deux mètres plus petite. Ce qui explique qu’elle s’attendait à une œuvre plus impressionnante. L’heure passe, il fait faim. Nous déjeunons sur place. Dans le train qui nous rapatrie vers Cosme Velho, nous tombons par hasard sur le couple de Finlandais rencontré lors du match. Ils ne sont toujours pas très causants… Les « Bom de Samba » sont de retour. Cette fois, je me porte volontaire pour faire vibrer le ganza. Anne se saisit du numérique pour immortaliser la scène. L’après-midi est déjà bien entamé. Et nous n’avons pas encore en notre possession tous les souvenirs que nous comptons ramener à nos proches et… à nous-mêmes. C’est à Copa que nous trouvons de quoi étancher notre soif d’achats. Les échoppes se suivent et se ressemblent, mais chaque fois que nous entrons dans une boutique, nous trouvons quelque chose que la précédente n’avait pas. La carte bleue chauffe, le porte-monnaie se vide. Drapeaux, bracelets, posters, magnets… Nous trouvons presque tout ce que nous cherchons, voire même ce que nous ne cherchons pas. Pour nous remettre de cette séance de shopping intensive, nous nous asseyons pour siroter nos premiers « sucos ». Du coup, on enrage de ne pas avoir testé avant ces délicieux jus de fruits qu’il est possible de déguster à chaque coin de rue. La soirée s’achève comme souvent sur la plage. Dans le marché nocturne de l’Avenida Atlantica, les dernières emplettes finissent de nous plumer. Nous squattons Santa Clara pour le dîner avant de rentrer. Demain soir, l’aventure brésilienne prendra fin…

Mardi 4 novembre Nous terminons notre séjour comme il avait commencé, sur la plage de Copa. Le soleil brille, la balade est plaisante. Le thermomètre affiche 27°. De courageux joggers brûlent leurs calories sur l’Avenida Atlantica. Les inflexibles marchands ambulants ont bien du mal à écouler leurs stocks de paréos. Anne et moi errons en suivant le dessin du littoral pour rejoindre Ipanema. Nous n’avons encore jamais pris de bain depuis notre arrivée au Brésil. Anne avait bien approché les eaux de l’océan le premier jour, tentative avortée par un orteil trop frileux. Cette fois-ci, c’est moi qui m’y colle. Anne s’est calée à l’ombre d’un palmier. J’hésite un peu avant de me jeter dans les rouleaux. Je la trouve à mon goût, si bien que ma chère et tendre ne me reverra réapparaître qu’une bonne demi-heure plus tard ! Ici, les ballons roulent et volent à longueur de journée. Après la baignade, j’aimerai bien taquiner le cuir comme le font les cariocas. On stagne un moment devant une partie de foot-volley prenante. Têtes, ailes de pigeon, amortis poitrine… C’est un vrai récital de gestes techniques ! Cela à l’air si facile. A l’air seulement… Je ne me démonte pas. Aussitôt la partie terminée, je demande la permission de prendre part à la suivante. Ni une, ni deux, me voilà tout fier, planté dans le sable d’Ipanema. Je rattrape ou tente de rattraper ce que je peux, conseillé que je suis par une équipière désabusée mais compréhensive. Malgré quelques rares ballons bien négociés, mon niveau me trahit rapidement et cause l’inéluctable défaite du binôme improvisé. Je remercie les jeunes pour la leçon, et c’est encore essoufflé que je suis Anne dans le quartier jouxtant la plage pour y casser la croûte. Nous ne ferons pas grand-chose du restant de la journée. Nous errons dans les rues jusqu’à remonter à l’hôtel. Sur le trajet, nous nous délectons d’un dernier jus de mangue « do Brasil ». En passant devant Arpoador, nous distinguons le Morro Dois Irmãos perdu dans la brume. Nous faisons ainsi le deuil d’un beau coucher de soleil. Nous quittons définitivement Santa Clara à bord d’un taxi. Galeão est atteint dans la nuit tombante. Dans le hall, des fresques représentant le Corcovado, le Pain de Sucre et le Maracanã nous font prendre conscience de ce que nous laissons dans notre sillage. En 1999, l’aéroport a été rebaptisé Antonio Carlos Jobim, en mémoire d’un grand compositeur brésilien. Mon dernier cliché est destiné à une plaque qui lui rend hommage, et sur laquelle on peut lire les paroles de sa chanson « Samba do Avião » : « Minha alma canta Vejo o Rio de Janeiro Estou morrendo de saudade Rio, teu mar, praias sem fim Rio, você foi feito pra mim ».

« Mon âme chante Je vois Rio de Janeiro Je me meurs de mélancolie Rio, ta mer, tes plages sans fin Rio, tu a été faite pour moi ».

Tout est dit…

* * * * *
De retour des Philippines
by Tatatou · 2009-01-07 · 23 replies
bonjour et bonne année, Nous avons beaucoup apprécié l'aide et les avis des voyageurs sur les Philippines donc nous avons préparé un petit résumé de notre séjour que nous postons sur ce site. Si ça peut vous aider dans la préparation de votre futur voyage, nous en serons ravis. On a adoré notre séjour aux Phil, les filipinos sont vraiment très sympas, et souriants. Ils n'hésitent pas à t'aider si tu as besoin d'une info (lieu pour un bus par exemple). La vie sur place est vraiment pas chère. Ils parlent très bien anglais donc c'est génial tu peux avoir des vraies conversations avec eux. En résumé sur Palawan on a fait PORT BARTON, EL NIDO et FLOWER ISLAND. Sur les Visayas, on a fait SIQUIJOR et BOHOL. 14 et 15 décembre : le 14 décembre, on est arrivé sur Manille vers 9 h, le temps de récupérer nos bagages et passer à l'émigration disons qu'on est sorti de l'aéroport vers 9 h 45. On a tout de suite pris un shuttle (gratuit) pour nous conduire au terminal d'Air Philippines pour notre vol sur Palawan. Le vol dure environ 1 h 10, on est arrivé vers 13 h 30 sur Puerto Princesa. Arrivés à Puerto Princesa, on a cherché un bus pour monter sur Port Barton. Malheureusement les bus ne partent que le matin donc pas de bus et en plus la route était fermée car il y avait eu des pluies. Un filipino nous a proposé de nous conduire à Roxas pour 3500 PHP. On a accepté. A Roxas, il nous a posé à un stand de location de motos car il y a un chemin de terre qui va sur Port Barton. Au début de ce chemin de terre, il y a un panneau écrit "Port Barton 22 kms". Le filipino du van m'avait dit qu'il fallait 30 à 40 mn pour arriver sur Port Barton. La location de moto avec un conducteur nous a couté 500 PHP par moto, on a dû en louer 2 car avec nos gros sacs à dos pas possible sur une seule moto. Et là nous voilà partis sur ce chemin de terre qui s'est vite avéré comme un chemin boueux avec des ornières car il avait plu l'après midi. Résultat : on a mis 3 heures pour arriver à Port Barton. On est arrivé à 20 h 30 au Greenview Lodge de Port Barton (on était parti à 17 h 30 de Roxas). On était plein de boue. On est resté 2 nuits à Port Barton. C'est un petit village de pêcheurs, très sympa. Le lendemain on s'est balladé dans le village et on s'est baigné. Le lendemain on est allé à la cascade. Attention elle n'est pas facile à trouver, on a galéré pour la trouver. Surtout bien se chausser car ça glisse. On s'est un peu perdu dans la forêt et avec cette humidité, on s'est retrouvé avec plein de sangsues sur les jambes. En partant à cette cascade, on n'avait pas du tout imaginé que ce serait comme ça, résultat on est parti en sandalettes et en short. 16 17 et 18 décembre : à 6 h du mat le 16 décembre on est parti en banca à EL NIDO. 5 h de mer (elle était calme). Prix : 5500 PHP pour nous deux. On est resté 3 nuits sur El Nido. On a dormi au Dolarog. Bel endroit, cottages au bord de la plage. Le personnel est très sympa. C'était génial car l'hotel où on dormait proposait du Island hoping donc pendant 2 jours on n'a fait que de la visite d'iles, de très belles plages, l'eau transparente et personne. On a pu faire du masque et tuba. 19 20 et 21 décembre : on est parti en jeepney depuis EL NIDO au port de Baticalan. Là nous attendait un speed boat pour Flower Island. C'est une petite ile avec un seul hotel. L'hébergement est génial, la bouffe bonne et le personnel très sympa. C'est un peu cher mais bon on voulait se faire plaisir. 22 décembre on avait booké un vol de Puerto Princesa pour Cebu donc au matin du 22 décembre vers 7 h 30 on est parti en speed boat pour TAYTAY. De là nous attendait une voiture qui nous a ramené sur Puerto Princesa. On a payé 500 PHP pour 2 pour faire le trajet. On s'est retrouvé avec un couple d'italiens, on a donc partagé les frais de la voiture. Le vol pour Cebu a eu 4 heures de retard. On est arrivé assez tard (vers 22 h) à l'hotel sur Cebu. On a passé qu'une nuit. Dès le lendemain matin, on a réservé nos billets de bateau pour SIQUIJOR le même jour et pour BOHOL 3 jours après. Attention, dans le bateau il fait super froid, clim à fond donc prévois bien un pull et des chaussettes. On a mis 5 heures pour faire Cebu Siquijor. 23 24 25 décembre : 3 jours à Siquijor. On a loué une moto (60 PHP l'heure) et avons fait le tour de l'ile. C'est génial. De belles maisons typiques, de beaux paysages et une très belle plage Palington beach. On a dormi au Cocogrove. Bel endroit avec 2 piscines. Le personnel est aussi très sympa. 26 27 décembre : départ à 6 h du mat en bateau (Oceanjet) pour Bohol, environ 5 heures de bateau. On a pris un tuktuk pour nous rendre à l'hotel NUTS HUTS qui se trouve au bord de la rivière Loboc (en pleine jungle). Tu peux y arriver soit par bateau soit à pied (10 mn de marche environ depuis la route). Attention beaucoup d'escaliers pour aller de la chambre à la salle de restauration. Le lieu est sympa et atypique. Les patrons sont sympas aussi, l'ambiance est plutôt "comme à la maison". On a bien aimé cet endroit. Surtout prévoir une lampe de poche. Le transport en bateau pour aller à 10 mn de là coûte 150 PHP par personne. L'après midi de notre arrivée, on est allé visiter Buterfly garden et le tarsier sanctuary. On y est allé en bus. Le lendemain on est parti en bus visiter les Chocolate Hills. Dès que tu descends du bus, des filipinos te proposent de faire le tour des chocolate hills en moto. C'est sympa. 28 décembre : on a pris un vol intérieur vers 10 h pour Manille. Arrivés à Manille, on a cherché le bus qui part directement pour Banaue. Le chauffeur du taxi ne l'a pas trouvé et nous a dépose à Victory Line. On a donc pris un bus pour Baguio. On est parti à 13 h 15 et on est arrivé à Baguio à 19 h 30. On a cherché un hébergement mais rien tout était fully booked. A 21 h 30 un bus partait pour Banaue, on l'a donc pris. 29 30 décembre : On est arrivé à 7 h du mat à Banaue. On a dormi au Sanofe Lodge. La patronne de l'hotel est très chaleureuse, drole et très sympa. La chambre était simple mais très propre. Le seul hic c'est la douche : l'eau est chaude mais tu n'as qu'un petit filet d'eau. Attention dans le bus il fait super froid, prévoir un pull. A Banaue on a posé nos bagages, dormi environ 3 heures et puis on était en train de prendre notre petit déj et un filipino nous a proposé de nour emmner en tuktuk visiter les points de vue de Banaue pour voir les rizières en terrasse ainsi que les terrasses de HAPO. Sympa. Le lendemain le même chauffeur de tuktuk nous a pris à 8 h du mat pour nous conduire à la jonction de BATAD. De là on a marché jusqu'aux rizières et on est descendu à la cascade. C'est super beau. Il est conseillé de prendre un guide pour descendre à la cascade. On ne l'a pas fait et résultat on a eu du mal à retrouver le chemin de retour dans les rizières. Mais bon on a réussi. En fait on a marché de 9 h 30 à 17 h 30. Au retour on a eu la pluie. C'était dur physiquement pour moi. 31décembre 1er janvier : on est parti vers 9 h en jeepney pour Sagada via Bontoc. Joli village avec des pins, tranquille. Il fait froid le soir car en altitude. On a dormi au St Joseph Resthouse, un peu cher pour la prestation. Visite des grottes. La plus sympa est la cave connection selon mon conjoint (je suis claustro donc je ne l'ai pas fait). Jolie ballade très bien guidée, à la limite de la spéléo. Prévoir chaussures anti dérapantes et maillot de bain car tu peux te baigner dans une des salles de la grotte. C'est une sucession de salles où il faut ramper parfois et se hisser avec une corde. 2 janvier : à 15 h on a pris le bus à Bontoc qui part sur Manille. On est arrivé à 2 h 30 du mat à Manille. On a pris un taxi et sommes allés directement à l'hotel pour dormir. Au réveil on a filé faire des achats dans un magasin d'artisanat (il est sur le guide) SILAHIS. C'est un grand magasin d'artisanat, c'est super beau. Ils vendent de la belle qualité. Divers objets en bois, en coquillages, etc ... des tissus, des couteaux, des tee-shirts made in Philippines. 3 janvier : à 14 h on a pris un taxi pour l'aéroport car on décollait à 17 h. Voilà un petit résumé TATATOU
Croisière sur le Costa Concordia le 1er février
by Mariane63119 · 2009-01-06 · 23 replies
Bonsoir, nous partons avec mon mari et mes 2 filles en croisière pour la première fois sur ce bateau. nous sommes un jeune couple de 30 ans et nous aimerions connaitre d'autres personnes qui partent en même temps que nous afin de discuter un peu de ce qui nous attend 😉. Bonne soirée à tous.
Rapport Inde du Nord/Népal (octobre 2008/décembre 2008)
by Minibixx · 2008-12-28 · 16 replies
Carnet de Voyage 6 mois en Inde/NépalDisponible format Word sur demande (mise en page simplifiée et claire) (Octobre 2008 a fin Mars 2009) Quelques données :

Change 1 euros : 61, 6 et 65 Rps (Roupilles Indiennes) à donc 100 Rps = 1, 6 euros Puce téléphone : 300 Rps chez Vodaphone ac 190 rps crédit ; prévoir Z photos identité 1h d’internet : 15 à 40 Rps de l’heure (moyenne 30Rps/H) 4 photos d’identité : 40 à 50 Rps Appel en France : entre 30 et 40 Rps/min Linge/pressing : 5 à 40 Rps/article (suivant le tissus et la taille) Barbier : 15 à 20 Rps Bouteille d’eau : 10 à 13 Rps (dans la rue) 15 à 25 Rps dans les hôtels. Verre de Chai : 3 Rps. Voir 15 à 20 Rps dans certains restaurants ou Hôtel. Cigarettes : 60 à 100 Rps, prenez plusieurs cartouches à l’arrivée dutyfree…ou pas Paquet de biscuits : Local (4 à 22 Rps) plutôt bons (ex : Parle-G, ou Brittania) Importé (45 à 100 Rps)

Voyage en couple : elle, française, moi, marocain, respectivement 26 et 28 ans. Premier voyage en Inde mais nous avions déjà chacun voyagé en mode back-pack mais jamais l’Asie et jamais 6 mois entiers donc on a préféré prendre des précautions. Idée du voyage : Faire « un » tour de l’Inde et du Népal en 6 mois : en faisant une boucle Mumbai àMumbai Idée de cette page : Donner le plus d’infos pratiques et utiles, ou juste un plan sympa sur certaines villes ou régions pour, peut être, faciliter un peu les choses pour quelqu’un ; il ne s’agit pas de retracer intégralement nos aventures ; peut être sur une autre page un jour... Annexe Nourriture pour plus de bon plans et explications sur les menus Qu’avons-nous emporté ? Trop de chose certainement, mais beaucoup se sont avérées utiles : Deux gros sacs à dos de 80l : 2 sacs de couchages avec matelas gonflables intégrés, deux capes anti pluie, quelques médicaments (anti diarrhéique, contre infection alimentaires, vitamines, paracétamol, pépin de pamplemousse, anti-allergènes, pansements gastrique, trousse de premier secours, inhalateur pour l’asthme, 2 couvertures de survie réutilisable, anti moustiques en spirales (40 spirales), anti-moustique en spray (3 DEET à 40 et 50%), un adaptateur, une multiprise antichocs électriques, et un gros vêtement pour le froid chacun (genre poncho), plus une énorme trousse de toilette pour madame. (Plus quelques habits mais rien de trop car toute la garde robe à été refaite dans les premières semaines de voyage, un jeans et pleins de sous vetements avec 2 ou 3 t-shirts et une paire de chaussure de sport + 1 paire de tongs ca va très bien) Un sac à dos de 35l : Un laptop, 2 ipods, câbles, antis moustiques, 4 paires de lunettes, guides, livres, cartes, documents de voyage, impressions « voyage forum », 2 cadenas (1 rigide et 1 à filin extensible), 1 couteau suisse, coussin gonflable d’appoint, documents administratifs photocopiés et reçus traveler’s chèques copiés. Un sac bandoulière : Appareil photo reflex, deux objectifs, clé-usb et disque dur externe. Deux ceintures ventrales : Passeports, argent liquide, carte de crédit et traveller’s chèques répartis entre nous deux. (80% de notre budget total en traveller’s chèques, 5% espèces et 15% sur compte via Mastercard gold demandée à l’occasion du voyage) Beaucoup d’amour et c’est parti !!

Départ de Paris CDG avec la British Airways, escale à Londres puis vol direct jusqu'à Bombay (2h puis 9h de vol à 435 Euros TTC/pers vol aller-retour au départ de Paris pour Bombay) MUMBAI (3 nuits/3 jours les 7, 8, 9 et 10 Octobre 2008) (Bentley’s Hôtel, Chambre avec clim et sdb : 2210 Rps la nuit avec Pdj) Pour ne pas être pris au dépourvu dès l’arrivée à Bombay, ( minuit et demi heure locale), on avait réservé un hôtel avec transfert depuis l’aéroport (un peu cher 850 Rps mais sécurisant après le long vol pour une première visite en Inde) Bombay, il est 1h du matin et il fait une chaleur terrible (heureusement la température n’a pas augmentée beaucoup avec l’apparition du soleil), moite et collante! Premières impressions, les odeurs vous prennent aux narines dans tous les sens et se mélangent, puis les bruits ensuite, klaxons en pagaille (et pourtant je vis au Maroc et on pratique aussi à haut niveau). On arrive à notre hôtel, on préfère prendre une chambre avec douche et petit balcon, pour être à l’aise le temps de récupérer et préparer la suite du voyage. Mais avec le recul la chambre était vraiment trop chère pour la qualité, très spacieuse mais pas particulièrement accueillante et le personnel idem, de plus le pdj ‘inclus’ est tout simplement ridicule bien que servi en chambre. On découvre la ville notre guide à la main et les yeux écarquillés beaucoup de vie, ca grouille, ca s’occupe, ca va dans tous les sens et dans la tête c’est un peu pareil. Pour donner mes impressions en ce qui concerne un sujet souvent abordé en Inde, la misère, je dirais que ca dépend tout simplement de votre vécu personnel en la matière. (Certaines images de misère ont eu des effets plus marquant sur ma compagne que sur moi, notamment les enfants qui dorment à même le bitume, surement du au fait qu’au Maroc on à aussi notre lot d’images qui retournent le ventre quand on y à grandit et qu’on y vit ou pour ceux qui se sont écartés des chemins touristiques balisés) N’ayant pas apporté beaucoup de vêtements on cherche ou faire quelques emplettes sur Bombay, et on tombe sur Fabindia (excellents magasins qu’on retrouve à Delhi, Jaipur et autres…) avec des bons vêtements femme/homme d’un rapport qualité prix correct. Recommandations : Les grillades dans la rue au stand Bade Miya la nuit New Kulfi Centre pour les glaces aux parfums exquis Pour un repas un peu plus occidental le Churchill ou le Basilico (plus haut de game) Pourquoi pas la petite excursion en bateau depuis l’imposant Gate of India jusqu'à l’Elephant Island pour visiter les temples-grotte (en tout et pour tout ca vous fera une sortie de 4/5h pour un peu moins de 1000 Rps a deux)

Mumbai à Ahmedabad : 12h de train couchette pour 816 Rps/Pers Pas de repas, ni snacking sur ce train, prévoir snacks et eau minérale Trajet en train de nuit : départ vers 21h en classe AC2 (on prendra toujours celle-ci pour les trains de nuit car plus de sécurité pour les bagages et un peu plus intime, cabines de 4 personnes)

AHMADABAD : (2 nuits les 10 et 11/10/2008) (Hotel Moti Mahal, chambre avec clim et sdb 730 Rps/Nuit) Concernant l’hôtel (très proche de la gare), bonne surprise, l’accueil est chaleureux, la chambre est correcte et très propre. L’hôtel comprend un restaurant au RdC qui donne sur la rue, et on est vite rassuré par la qualité de sa nourriture quand on voit le flux incessant de clients en file derrière le comptoir des commandes a emporter alors que le restaurant est déjà bondé. Quelle chance il livre aussi dans les chambres et les prix sont très corrects. Capitale du Gujarat (état réputé pour sa gastronomie), Ahmedabad est une ville à forte communauté musulmane et Jain, de nombreuses mosquée à visiter, faites un saut à la SEWA pour encourager les coopératives d’artisanat fait par des femmes. Surtout n’oubliez pas de visiter l’Ashram de Gandhi, à quelques km à peine. Vous y découvrirez un lieu paisible qui retrace l’histoire du Mahatma à travers des plaques, images, gravures et photos ; vers la chambre qu’occupait Gandhi vous aurez peut être la chance de croiser des enfants ou une femme qui vous tendra un mp3 pour une visite audio guidée (en anglais) par la voix d’un enfant.(Gratuit), si vous êtes intéressés il y’a aussi une bibliothèque avec de nombreux livres sur Gandhi, l’indouisme, la philosophie… a prix doux. Ce qui devait être une ville étape c’est transformé en agréable moment, et aussi en découverte culinaire, on commence à repérer 4/5 références sur les cartes maintenant et on prend un air un peu plus assuré que les premiers jours. Recommandations : Visite de l’Ashram de Gandhi Promenade nocturne dans les rues animées des souks Nos restaurants favoris Nutan (excellente nourriture, copieux et à pris doux) Moti-Mahal (room service^^ et très bons) Havmor (un peu plus « moderne » mais belle carte)

Ahmedabad à Udaipur : 11h de train couchette pour 548 Rps/Pers Pas de repas, ni snacking sur ce train, prévoir snacks et eau minérale Trajet en train de nuit : départ vers 22h en classe AC2

UDAIPUR : (3 nuits/4jours 13, 14 et 15/10/2008) (Hotel Dream Heaven Guest House, Chambre avec sdb pour 600 Rps/nuit) Sur ce coup on aurait vraiment pu se loger moins cher, mais je voulais faire une surprise à ma douce, et donc pour 600 Rps on a eu une grande chambre digne des 1001 nuits, décorée avec gout et surtout avec une vue incroyable sur les Ghats et une petite terrasse d’où on pouvait admirer les palais et leur reflets sur les flots. Super espaces communs aussi notamment la terrasse/restaurant et son mobilier spécial décontraction et farniente. Ajouter à ca une bonne équipe et le prix devient alors tout doux ! Prévoyez moustiquaire ! Pas grand-chose à faire cependant à Udaipur, se prélasser en admirant la vue, se promener dans les petites ruelles sinueuses de ce grand ‘village’ et visiter les quelques lieux environnants dont voici nos préférés : La balade à Rickshaw pour aller admirer le coucher du soleil depuis le « Palais de la Mousson » (Sajjan Garh) est à couper le souffle ; le point de vue est bluffant. Compter 150 Rps pour la course et 180 Rps pour l’acces au Palais (péage sur la route) soit 330 Rps au total pour ce joli moment partagé a deux. La visite des 250 Cénotaphe (Gratuite) à AHAR à 2 km d’Udaipur, mais des que vous arriverez vous serez pris en charge par le « guide/gardien/jardinier/nettoyeur » qui travaille seul sur place et qui vous fera une jolie petite visite guidée, lui laisser (entre 30/50 Rps) pour son temps. Le lieu est délaissé par les touristes donc la visite est paisible et bien agréable. Les photos sont normalement interdites mais le site est tellement beau, qu’avec un sourire et quelques billets vous pourrez volez quelques images tout le monde fermera les yeux. Pour les amateurs allez voir la collection de voiture vintage, très bonne visite à faire juste une heure avant la fermeture, vous serez plus près d’un des moments de grâce de notre séjour à Udaipur à Diner au Natraj, un restaurant typique indien de Thalis à volonté, très bon marché vous n’y verrez que des indiens, personne ne vous comprendra, mais peu importe : ici tout le monde mange la même chose et tant que vous ne ferez pas comprendre que vous êtes repus on vous resservira ! C’est bon, c’est frais (et plutôt bien épicé), c’est dépaysant, et c’est 45 Rps/pers. Autre bons restaurants : Lotus café (demander la table mezzanine très romantique) Udaipur à Ajmer : 6 ou 7h de train de jour pour 346 Rps/Pers Pas de repas, ni snacking sur ce train, prévoir snacks et eau minérale Trajet en train de jour : départ vers 06h du matin en classe AC Chair

On saute à peine du train qu’on se fait encercler de rickshaw comme rarement avant ce jour là, exception ou pas c’était plutôt oppressant surtout qu’on avait nos sacs énormes sur le dos et que ce n’est jamais facile dans ces moments là de gérer la foule. On décide de filer au plus vite et on prend finalement un vélo rickshaw (notre premier) et vraiment fatigué et la chaleur et les sacs aidant on oublie l’idée du bus et on craque pour un taxi climatisé (Compter 350 à 400 Rps) mais surtout négociez bien le prix qui commence à 500 Rps en général voir plus. Si vous êtes plus persévérants que nous, le bus ne coûte quasiment rien (12 Rps) et passe toute les heures ou ½ heure dans les deux sens (solution qu’on choisira pour le retour) 30 min plus tard on est à Pushkar

PUSHKAR : (2 semaines ; du 16 au 30/10/2008) (Sai Baba Guest House, chambre avec sdb, 300 Rps /nuit) De loin la meilleure adresse depuis le début de ce voyage, un rapport qualité prix imbattable (vous pouvez avoir la chambre à 200 Rps/nuit avec toilettes turques), vous serez accueillis par Lola (française qui s’est installée en Inde à 21 ans) et son mari Fatou, et toute la grande famille. Les chambres sont simples mais très propres, spacieuses et pratique mais sans aucun superflu, moustiquaire sur toutes les fenêtres (intérieures et extérieures) superbe cour intérieure et toit terrasse avec une jolie vue sur le lac. Le menu annonce plats italiens, indiens, français… et en effet vous pourrez y manger entre autres succulents plats indiens, des pâtes ‘al dente’, des lasagnes ‘fraiches’ et un gratin dauphinois à tomber par terre, c’est simple tout est bon ! Et vous pouvez commander en continu jusqu'à 23h ! A noter que toute la ville est exclusivement végétarienne, il est possible d’avoir des œufs dans certains restaurants au Pdj. Beaucoup de touristes à Pushkar, cette ville fait partie du tiercé des « babas, hippies, tranceux, rastas » avec Goa et Manali, une rue hyper-commerçante, deux hautes collines (ou petite montagne comme on voudra) à escalader pour admirer la ville d’en haut. Puskhar c’est Super mignon y’a pas d’autre mot ! Ville idéale pour flâner, se reposer un peu, pas de stress ici, a part quelques sollicitations parfois oppressantes. Mais chouette endroit pour reprendre son souffle, et s’imprégner doucement de l’environnement. Bon plan pour acheter des vêtements (Très bon marché, mais qualité qui laisse très souvent à désirer) mais ca vaut le coup de prendre 5 ou 6 chemises et 5 ou 6 pantalons confortables à 100 Rps/pièce même si leur durée de vie ne sera pas bien longue. Mon conseil, choisir un magasin avec un vendeur qui a l’air correct et dont les produits ne sont pas trop bas de gamme et vérifier les coutures avant d’acheter (couture droites, régulières) profitez des petits défauts pour renégocier le prix du produit à la baisse.

Pushkar (Ajmer) à Agra : 7h de bus de nuit pour 260 Rps/Pers Bus couchette mais plutôt inconfortable, préférez les places assises moins chères.

AGRA : (3 nuits, 3 jours, du 31/10/2008 au 3/11/2008) (Tourist Guest House, Chambre avec Sdb, 350 Rps/nuit) Chambre assez propre avec une petite salle de bain, isolée du bruit et de l’animation de la ville, joli jardin ombragé pour détente et repas, nourriture très moyenne. Agra est une ville ultra touristique, donc des que vous approchez des sites phares (Taj Mahal, et Fort d’Agra, ainsi que le Baby Taj), attendez vous à être pris d’assaut par les vendeurs et rabatteurs en tout genre, c’est vite épuisant et assez stressant. De plus la ville affiche des prix assez élevés pour la nourriture et les visites de sites. Nous avons décidé de ne pas faire la visite du Taj Mahal mais de profiter de la vue arrière en passant par les berges du fleuve asséché (200 Rps aller/retour plus attente). Le temps de prendre quelques clichés on se dirige vers les terrasses avec vue pour diner et admirer le coucher du soleil sur le Taj Mahal (face avant cette fois ci) Le lendemain visite du Fort d’Agra, (a mon avis bien plus intéressante que celle du Taj), compter 300 Rps le ticket d’entrée, mais ca vaut largement le détour. Rien de transcendant à Agra et 2/3 jours suffisent amplement a faire le tour des principaux sites.

Agra à Delhi : 5 à 6h de train de jour pour 260 Rps/Pers Trajet en train de jour : départ vers 06h du matin en classe Chair Notez qu’il existe un train express vers 18h qui fait le trajet en à peine plus de 2h

DELHI : (4 heures, en attendant train suivant pour Gorakhpur) On dépose nos bagages à la consigne de la gare, prévoir une file d’attente conséquente (10 Rps par article) et on saute dans un vélo rickshaw (200rps aller retour) pour se rendre à la Mosquée (30 min de route), pour une visite éclair, superbe architecture avec vue sur le fort de Delhi. On déjeune rapidement puis retour à la gare ou on récupère nos bagages et on saute dans notre train.

Delhi à Gorakhpur : 13/14h de train de nuit pour 1154 Rps/Pers Ce train propose soupe et thalis très correcte et à très bas prix Trajet en train de nuit : départ vers 15h en classe AC2

DIRECTION NEPAL (Coupures de courant très fréquentes avec en général une longue coupure de 15/17h à 20/21h suivant les villes) Arrivé à Gorakhpur (infestée de moustiques), pas la peine de trainer, de toute façon vous serez tout de suite pris d’assaut par les taxis-Jeep qui se livrent un combat sans merci pour remplir rapidement leurs véhicules, (100 Rps/pers ou comptez 600 à 700Rps pour privatiser une Jeep) Direction Saunali (compter 1h30 de route avec un arrêt Pdj) Une fois à Saunali l’idéal est de prendre un vélo rickshaw (40 à 50 Rps) qui vous déposera au bureau d’immigration Indien, puis au service des visas Népalais (Compter 30min pour le tout) Prévoir pour le visa 1 photo/pers, et 40 dollars/pers pour un visa d’un mois. ATTENTION LES PRIX SUIVENT SONT EN ROUPILLES NEPALAISES 1 Euro = 93 à 99 Rps Prendre ensuite un autre vélo Rickshaw qui fera le trajet Saunali à Bairhawa (15min ; 50rps)

BAIRHAWA : (2 jours, 1 nuit du 04 au 05/11/08) (Hôtel jouxtant l’hôtel Everest, chambre avec sdb, 450rps/nuit) Nous voila enfin au Népal, le changement d’ambiance est radical, tout est plus doux et Bairhawa est une petite ville très plaisante (mais pas grand-chose à y voir ou y faire), prenez le temps d’aller déguster un repas ou un Pdj ou juste des pâtisseries chez Sakura, un vrai délice. Attention Beaucoup de moustiques ici aussi.

Bairhawa à Lumbini : 1h à 1h30 de bus local pour 40 Rps/Pers Trajet en bus de jour : départ réguliers le matin.

LUMBINI : (3 jours, 2 nuits les 05 et 06/11/2008) (Garden Guest house, chambre avec Sdb (sans eau chaude) 450 Rps/nuit) Petite guest house sans prétention, idéalement placée et avec de jolies chambres. Possibilité de louer des vélos à la journée (100 rps/jour), nous n’avons pas essayé de louer ailleurs mais il doit être possible de louer moins cher. Lumbini est un lieu de pèlerinage (comme Lourdes ou la Mecque) et il faut donc se vêtir en circonstance et respectez les lieux saints. Aller visiter le lieu de naissance de Buddha (85 Rps/pers), puis ensuite enchainer avec la pagode de la paix (World Peace Pagoda), en prenant bien soin de passer par l’imposante cloche tibétaine et en longeant les multiples temples construits par divers pays pour honorer le Buddha. Une très jolie balade qui se fait en une journée tranquillement. Une fois la nuit venue (vers 17h) la ville s’endort complètement, et il devient carrément difficile de trouver un lieu qui serve à manger après 20h. Petit coup de mou après ce long voyage de Delhi à Lumbini sans repos, on est tous les deux un peu malade alors on décide d’assurer le trajet du lendemain avec un bus (réservé à notre hotel) touriste climatisé et places réservées pour se rendre à Katmandou (750 Rps/pers).

Lumbini à Katmandou : 9 à 10h de bus de jour pour 750 Rps/Pers Plusieurs pauses pour se restaurer dont une pause déjeuner. Trajet en bus de jour : départ vers 07h du matin.

KATMANDOU : (7 nuits, 6 jours, du 07 au 14/11/2008) (Annapurna Guest House, chambre sans sdb (sdb communes propres), 250 Rps/nuit) Le bus ‘touristique’ nous dépose à la station de bus principale de Katmandou (très excentrée), la nuit commence à tomber et on est un peu perdus, la circulation est folle, on nous explique qu’il faut qu’on se rende à Sundhara (pour se rendre à Freak Streat aussi appellé Jochne). On saute alors (avec nos sacs) dans un des minibus (20rps/pers) que nous indique un policier. Ici au Népal les bus et minibus ont toujours un « Crieur » à la porte qui, comme son nom l’indique, hurle les différents arrêts du bus. Une fois à Sundhara, on nous lâche sur un pont, on décide de terminer la route à pied (les taxis proposent des prix scandaleux), comme il n’est pas vraiment évident de se faire comprendre voici notre chemin : On prend à droite après le pont puis après 10 min de marche (vous verrez des galeries commerciales sur la gauche et un grand parc sur la droite) on arrive à un grand croisement, prendre à gauche en utilisant le pont suspendu pour traverser la route, marcher encore 10 minutes et demandez Durbar Square, Freak street est juste en face. Pas de réservations, on essaye plusieurs Guest house de freak street, toutes complètes, on désespère il est déjà tard quand on tombe sur l’Annapurna Guest House, il leur reste une chambre (au dernier étage, plutôt chouette car le seul étage qui reçoit du soleil en journée) ; douche communes sur le palier mais on va pas faire les difficiles on est heureux d’avoir une chambre, surtout à ce pris là ! On y est tellement bien qu’on y restera 7 jours ! Le restaurant dans la cour ombragée au Rdc est plutôt une très bonne surprise, prix très corrects et nourriture fraiche et savoureuse. Le Pdj est varié (essayez les French Toasts) et copieux. Freak St est une très bonne option à mon avis, toute proche de Durban Sq., calme et à 15 min de marche de Thamel avec des prix bien plus intéressants. On vous demandera 200rps/pers pour les tickets de visite de Durban Sq. on a fait faire un passe pour la semaine (au bureau face à la place) mais nous n’avons jamais été contrôlés. A Katmandou on à vécu une semaine de repos total, ponctué de visites et de shopping, achetant des Dvd (30 à 40 rps en négociant bien) pour les longues nuits ; ville très agréable bien qu’extrêmement polluée (se fournir un masque en pharmacie si on compte y passer du temps). Ne pas manquer les gâteaux légendaires de Snowman (petit café discret dans une rue perpendiculaire à Freak St) (La crème caramel à la faveur de ma moitié et chocolat/banane étant mon favori 50/60 Rps la part).

Prévoir une journée pour la visite de Bakthapur, (billets à 750 Rps/pers), Prendre un bus à Sundhara (celui avec le crieur qui crie « Bakthapur ») (18 rps/pers) Bakthapur est une ville musée aux ruelles sinueuses et aux multiples temples, prenez un café sur une terrasse panoramique et n’oubliez pas de faire un tour par l’école de peinture (Mandalas) tibétaine. Beaucoup de jolies photos à prendre et les habitants sont sympathiques. Entre autre Katmandou est aussi un bon choix pour envoyer des cartes postales aux proches (10Rps/carte ; 25Rps/timbre) ca fait toujours son effet une carte de Katmandou !

Katmandou à Pokhara : 6h de bus de jour pour 450 Rps/Pers Arrêt pour déjeuner. Trajet en bus touriste: départ à 7h du matin. (250 rps et 8h/9h pour un bus local)

On aurait voulu faire un arrête à Manakanama pour prendre le téléphérique qui monte à flanc de montagne jusqu'à un temple des plus important du Népal et qui surplombe les rapides. Malheureusement le téléphérique était en grève pendant notre séjour.

POKHARA : (15 jours dont 4 jours de Trek du 14/11/08 au 29/11/08) (Gauri Shankar Guest House, Chambre avec Sdb, 450 Rps/nuit) Plusieurs visites de guest house avant de finalement avoir le coup de cœur pour Gauri Shankar : excellent rapport qualité/prix, idéalement placé au début de lakeside, équipe britanico/népalaise très sympathique et restaurant savoureux avec menu du jour et soupe du jour et le tout moins cher que la concurrence. Malgré un aspect ultra touristique qui nous à un peu rebuté le premier soir, on a vite trouvé nos marque dans cette ville qui s’étend le long du lac (pour sa partie touristique) entourés par les sommets de l’Annapurna Range. Ou que vous soyez (si le ciel est clair), vous serez hypnotisé par la vue sur le lac ou le Machhapuchhare. C’est un petit coin de paradis sur terre sans aucun doute ! Demandez toujours les prix à l’avance avant d’acheter un service même les plus courants (on pourrait vous sortir une affiche de prix après coup et vous demander de payer 250 Rps pour un tour chez le barbier au lieu de 60 à 70 rps qui serait le prix normal) Seul hic, manger ici est vite hors de prix (et service en sus de 10%) (Surtout si on à encore le référentiel Indien en tête), bien sur il est possible de s’en tenir aux momos, veg fried rice, thalis (népalis sets) et autres classiques (déjà plus cher qu’ailleurs), mais certains restaurants proposent des mets de grande qualité à des prix beaucoup plus élevés (compter facilement 500 rps/pers pour se faire plaisir (entrée +plat), voir le double si vous prenez du vin). Le « Rice Bowl » offre des prix très corrects et un cadre lounge très agréable ! Mon restaurant coup de cœur « Caffe Concerto » qui sert de bonnes salades et plats mais surtout une pizza à tomber par terre (compter 400 rps pour la grande pizza service compris…pâte fine et croustillantes et ingrédients importés d’Italie, un vrai régal pour les vrais amateurs de pizza) A ne pas manquer : Un trek de quelques jours, Poon-Hill est une bonne option si vous disposez de moins d’une semaine, compter 40 à 45 Dollars/jour tout compris ou 15 à 20 dollars/jour si vous partez sans guide et sans porteur). (Andra Guest House a Tikhdunga, demandez la paper room 100 rps/nuit et passez le bonjour a Nani et toute la famille) Souvenirs mémorables ! Un saut en parapente (70 euros/pers pour un vol de 30 min chez Sunrise Paragliding) ; c’est un moment inoubliable ; si vous sautez avec Christophe, peut être aurez vous la chance d’être gratifié de quelques figures acrobatiques si vous supportez bien la première partie du vol. Une balade en barque sur le lac (compter 200 roupies/heure), avant le coucher du soleil. Un « vrai » club-sandwich chez Mike’s restaurant au bord du lac (très bons nachos au fromage, tomate et piments aussi, comptez 250 Rps/plat) Monter a Sarangkot, quelque soit le moyen de locomotion choisi (vélo, moto, pédestre) vous serez content d’arriver en haut et d’admirer la vue. Pokhara à Royal Chitwan National Park : 5/6h de bus de jour. Arrêt pour un thé/café. Trajet en bus local: départ à 7h du matin de la station des bus touristes.

CHITWAN : (4 jours et 3 nuits du 30/11/08 au 03/12/08) (Attention Moustiques zone Malaria) (Hôtel River Side) Fautes de temps sur place nous avons pris l’option du package tout compris acheté chez Sunrise Paragliding (80$/pers pour 2 nuits et 3 jours et 100$/pers pour 3 nuits et 4 jours) Pour infos (la chambre hors package 15$ et le trajet en bus 300rps/pers) Le package comprend le trajet depuis Pokhara le transfert en Jeep jusqu'à l’hôtel « River-Side » un jus ou une limonade de bienvenue les repas sur place (à la carte en général mais très moyens) Visite d’un village traditionnel et visite du centre de reproduction des éléphants 45 min de kayaking (en réalité une pirogue locale pour observer les oiseaux au lever du jour) Le retour à l’hôtel à pied (1h30) à travers les hautes herbes pour observer les animaux (si vous avez beaucoup de chance comme ce fut notre cas) Observer et, si le cœur vous en dit, participer (100 rps) à la baignade des éléphants spectacle de musique et danse traditionnelle safari à dos d’éléphant Le trajet retour vers Pokhara/Katmandou ou Bairhawa (pour nous) L’hôtel en lui-même est vraiment agréable, de très jolies chambres bien aménagées et confortables (moustiquaires, literie et linge de lit de qualité, moquette, Sdb carrelée…), cependant le Pdj et les repas laissent un peu à désirer, nous avons décidé de prendre tous nos repas le dernier jour à l’extérieur alors qu’ils étaient déjà inclus dans notre package. Le restaurant KC’s offre une jolie vue un très bon service et une nourriture de qualité. Concernant les activités, ca rappelle parfois les sorties scolaires de notre jeunesse, mais ca reste très agréable dans l’ensemble. Nous avons eu une chance énorme, celle de croiser un Rhinocéros à moins de 10 mètres lors de la ballade à pied (ce qui arrive très rarement), mais si vous comptez vraiment observer des animaux il faudra envisager un safari de plusieurs jours à pied ou en Jeep. Le site de Chitwan est très agréable, calme et reposant, il fait bon flâner aux bords du lac, si vous en avez les moyen préférez les logements à l’intérieur même du parc qui permettent surement de vivre l’expérience encore plus pleinement. Royal Chitwan National ParkàBairhawa 5/6h de bus de jour. Arrêt pour un thé/café. Trajet en bus local: départ à 7h du matin de la station des bus touristes

Rebelote dans l’autre sens cette fois, douane Népalaise, immigration indienne, puis là il faut se blinder aux ondes maléfiques de Saunali côté Indien : Ne surtout pas faire de change après avoir passé la frontière indienne ; prévoyez des roupilles Indiennes en quantité suffisante pour éviter les taux ahurissants pratiqués a la frontière.

Le bus express (11h de route) pour Varanasi comptez 650 Rps/pers, pour un bus normal (15h de route) un peu plus de 250 Rps/pers, nous venions de faire 6h de bus et le moral dans les chaussettes de quitter le Népal on décide de casser la tirelire pour une agence de voyage qui nous propose un taxi à 4000 Rps et normalement 7h de route, il est déjà tard et on accepte.

Expérience désastreuse, les deux chauffeurs qui se relaient enchainent les arrêts divers et finissent par se perdre sur la route d’Agra je crois ; bref au final c’est un peu plus de 11h que nous aurons passés dans ce taxi ! Expérience à oublier, et pilule dure a avaler vu le budget investi pour un peu moins de stress et de fatigue à Grosse Foirade sur ce coup ! On se promet de plus parler de ce trajet, il est 4h30 du matin et on cherche notre Guest House dans les ruelles sombres et inquiétantes de Varanasi.

VARANASI : (14 nuits, du 03/12 au 17/12/2008) (Mona Lisa Peace Cottage, chambre avec sdb, 300 Rps/nuit) La première nuit c’est madame qui aime pas trop l’endroit, ensuite c’est moi, on cherche un peu ; puis on fini par s’attacher à notre chambre et surtout aux gérant (Raju) et sa troupe, si on revient un jour on choisira la même adresse. Notre chambre est spacieuse avec une vue bien dégagée sur le Gange (dernier étage), la salle de bain laisse un peu à désirer en terme « d’ergonomie » et l’eau chaude est capricieuse ; les draps sont plus tout neufs (on fera justement faire coudre un jeu (2) de draps chez le tailleur en face, pour du coton de bonne qualité compter 600 Rps pour 8 mètres2) ; quelques bébêtes envahissent la chambre la nuit venue et le courant est OUT entre 11h et 15h environ dans la ville. Je ne vais volontairement pas trop en dire sur Varanasi pour vous laisser les plaisirs de la découverte. Mais on était parti pour rester une semaine et on a fini par passer 15 jours mais on aurait aimé rester 2 ou 3 mois en réalité. La ville est shanti shanti et bouillonne de vie. Juste quelques infos en vrac: Super cours de Yoga chez Yoga Training Center (300 Rps/2h) Nombreuses échoppes (dosas et autre galettes de pommes de terre) et restaurants pour manger bon et pas cher, ne pas manquer les sucreries a base d’amande/ riz soufflé/sésame et miel sur la place du marché et un peu partout ailleurs. De bons tailleurs pour confectionner des vêtements à très bons prix ; le meilleur endroit sans aucun doute pour ca. Beaucoup de belles rencontres partout et surtout sur les Ghats Ballades le longs des Ghats très tôt (5/6h) le matin et de 17 à 19h le soir Regarder voler les cerfs volants par dizaines Circuler par les Ghats c’est plus simple de se repérer Méditer en écoutant les bruits de la ville d’une terrasse élevée ou d’un toit. Excellentes Lasagnes à l’aubergine à la German Bakery et bons sandwichs au fromage de Yak
Image de la France à l'étranger: bien cotée?
by Melizande · 2008-12-27 · 364 replies
😉 Une des premières questions que l'on nous pose en voyage c'est " de quel pays es tu ?" Celà semble un paramètre super important pour que l'on nous situe, plus que l'age, le métier, l'état civil etc.. D'après les réactions et commentaires de vos interlocuteurs, avez vous l'impression lors de vos contacts aux 4 coins du monde que la France a une (très) bonne image ?

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