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Recrépissage de la mosquée de Djenné? (Mali)
Avez vous des infos sur le recrepissage de la mosquée de djenne, en fait la date est elle prévue en 2008
Merci
Musique et vie nocturne à Bamako au Mali
Bonjour,
En Aout je vais passer quelques jours a Bamako, et je voudrais connaitre la scene musicale des nuits bamakoises.
Surfant sur Internet j'ai cru comprendre qu'il y a au moins deux zones ou trouver la musique en direct: Quartier Hipodrome, dans la rue Dafaka, restaurants comme Akwaba ou Bla Bla Bar. Quartier Liafabougou, autour du bar Djembe
Qulelqu'un pourrait confirmer ces adresses(ou ajouter d'autres)?
Oracio
En Aout je vais passer quelques jours a Bamako, et je voudrais connaitre la scene musicale des nuits bamakoises.
Surfant sur Internet j'ai cru comprendre qu'il y a au moins deux zones ou trouver la musique en direct: Quartier Hipodrome, dans la rue Dafaka, restaurants comme Akwaba ou Bla Bla Bar. Quartier Liafabougou, autour du bar Djembe
Qulelqu'un pourrait confirmer ces adresses(ou ajouter d'autres)?
Oracio
Rencontre dans la brousse de Mopti (Mali) le 21 Janvier 2006
Après avoir organisé une rencontre (très sypma) en Auvergne, pourquoi pas en faire une autre, et pour corser un peu la chose cette fois, au Mali.
J'y serai grosso modo du 1er janvier jusqu'au 15 février prochain, et souhaiterais retrouver des Maliens, voyageurs ou non, et des voyageurs, Maliens ou non (!)
Je ne connais et n'ai pas immaginé tous les détails, mais un petit coin au bord du Niger, pas trop loin de BKO pourrait ombrager quelques refections du monde.
De plus c'est le début de la saison des mangues !
Y aurait il des partants ????
Y aurait il des partants ????
Voyage en bus Bamako-Dakar
Bonjour à tous,
J'aimerais bien faire Bamako - Dakar en BUS. Il m'a été dit que le prix est autour de 25€. Est-ce que la route est sur pour un européen? Je la ferai avec des amis à moi maliens mais je ne sais pas si c'est dangereux ou non!
Qui l`a fait recemment? Je serais heureux d`avoir des nouvelles.
Merci bien les amis :)
Frontière Mali-Mauritanie
Bonjour,
La frontière mali Mauritanie par la route de l'espoir est elle à nouveau ouverte? Avez vous des infos de personnes passées récemment ?
Mali: Mon retour après 2 ans d'absence
Bonsoir
Après mon retour précipité en France pour cause de sécurité, suite aux enlèvements des 2 français a Hombori, et l'attaque d'occidentaux dans une auberge de Tombouctou fin 2011, c'est avec joie et aussi appréhension que je retourne dans mon pays d'adoption. Depuis quelques mois cette idée me trotte dans la tête, d'autant que mes amis et ma famille adoptive malienne m'assurent que le danger est écarté, et bien que beaucoup de mes amis en France tentent de me dissuader. Mon arrivée a Bamako est toujours aussi chaleureuse tant au niveau température que de l'accueil des gens a l'aéroport. Au petit hôtel ou je descends on me souhaite, selon la tradition une "bonne arrivée" et je suis accueillie avec toute la chaleur humaine qu'on connait aux maliens. Deux jours a Bamako, même si je n'aime pas particulièrement les grandes villes, sont pour moi le bonheur de me " remettre dans le bain"... et a première vue, rien ne peut me faire penser que des horreurs se sont passées il y a peu de temps dans le pays. Je repars vers Ségou, avec mon véhicule et mon chauffeur, ok plus de 4h 30 pour faire 230 kms, mais il faut dire que sur la moitié de la route... il n'y a plus de route. Les travaux de réalisation d'une 4 voies, en fait je pense qu'il n'y en aura que 2... battent leur plein, et si jusqu’à Fana, tout va bien, pour le reste c'est pire que les plus mauvaises pistes du Nord, résultat, on arrive a 21 heures a Ségou. Dés le lendemain je retrouve l'ambiance que j'adore, en allant me balader au marché, sur le port, en allant saluer mes amis et les petits marchands installés au coin du goudron..., on " palabre" autour d'un thé accompagné d'arachides...Tout le monde est content de revoir des blancs, et l'avantage c'est que si d'habitude on me " reprochait" Sarko... aujourd'hui on me " félicite" pour François... Évidement tout le monde souffre du manque de touristes et la misère est encore plus exacerbée qu’auparavant, bien que les maliens restent très dignes. Même les gens qui n'étaient pas directement concernés par le tourisme, subissent les effets induits.Je constate que des familles sont retournées en brousse pour se nourrir d’où, hélas, la déscolarisation des enfants. J'entends aussi certaines horreurs sur des événements survenus sur les zones de conflit, certaines de mes relations ont perdus des frères des parents. Malgré ça certains ont su se remettre en question, et ont trouvés de petits boulots pour assurer " les condiments" en attendant des jours meilleurs, d'autres ont rejoint Bamako, d'autres sont allés chercher fortune qui en Côte d'Ivoire, qui en Guinée. D'autres encore, peut être les plus débrouillards....se sont fait embaucher par les sociétés étrangères qui participent a la remise en état des structures et réseaux.Malheureusement d'autres attendent désespérément la venue " hypothétique" des " toubabs" maintenant que tout est fini!!! Pendant mon trop court séjour, 40 jours, j'ai pu rencontrer des occidentaux Belges, Français, Néerlandais qui souvent été venus dans le cadre d'associations et qui revenaient de Mopti, Djenné, Pays Dogon et tous étaient unanimes, ils s'étaient sentis en sécurité partout, comme avant le conflit. J'ai même discuté a 2 reprises avec les militaires de la Minusma, des occidentaux et des africains, et la encore le même discours, ils font des patrouilles mais a leur avis, hormis les zones du Nord Est, Kidal, Aguelhoc, Tessalit et Gao, il n'y a plus aucun risque a circuler dans le reste du pays. Pour l'instant tout le monde semble content du nouveau gouvernement, et a priori... de bonnes décisions seraient prises: contre la corruption??? il faut dire qu'en plus d'un mois j'ai été arrêtée 4 fois pour contrôle de papiers, mais pas une fois on ne m'a réclamé un bakchich, ça c'est nouveau!! des artisans reçoivent, après un "stage" ou contrôle de leurs capacités, un agrément pour la formation d'apprentis un peu ce qu'on a en France, encore plus fort...le ministère de l'environnement interdirait l'entrée des poches plastic dans le pays et un camion venant du Nigéria aurait été refoulé a la frontière...pourvu que tout ça dure! mais restons positive, ça va aller!!! Voila, j'ai fait ce petit texte pour exprimer mon ressenti sur ce beau pays, certains esprits chagrin trouveront peut être que mes " états d'âme" sont inintéressants.... qu'ils passent leur chemin, d'autres diront que c'est une incitation a l'imprudence, la n'est pas mon but, mais je sais que d'autres amoureux du Mali souhaitaient que je parle de mon voyage, voila qui est fait. Bonne soirée a tous
Après mon retour précipité en France pour cause de sécurité, suite aux enlèvements des 2 français a Hombori, et l'attaque d'occidentaux dans une auberge de Tombouctou fin 2011, c'est avec joie et aussi appréhension que je retourne dans mon pays d'adoption. Depuis quelques mois cette idée me trotte dans la tête, d'autant que mes amis et ma famille adoptive malienne m'assurent que le danger est écarté, et bien que beaucoup de mes amis en France tentent de me dissuader. Mon arrivée a Bamako est toujours aussi chaleureuse tant au niveau température que de l'accueil des gens a l'aéroport. Au petit hôtel ou je descends on me souhaite, selon la tradition une "bonne arrivée" et je suis accueillie avec toute la chaleur humaine qu'on connait aux maliens. Deux jours a Bamako, même si je n'aime pas particulièrement les grandes villes, sont pour moi le bonheur de me " remettre dans le bain"... et a première vue, rien ne peut me faire penser que des horreurs se sont passées il y a peu de temps dans le pays. Je repars vers Ségou, avec mon véhicule et mon chauffeur, ok plus de 4h 30 pour faire 230 kms, mais il faut dire que sur la moitié de la route... il n'y a plus de route. Les travaux de réalisation d'une 4 voies, en fait je pense qu'il n'y en aura que 2... battent leur plein, et si jusqu’à Fana, tout va bien, pour le reste c'est pire que les plus mauvaises pistes du Nord, résultat, on arrive a 21 heures a Ségou. Dés le lendemain je retrouve l'ambiance que j'adore, en allant me balader au marché, sur le port, en allant saluer mes amis et les petits marchands installés au coin du goudron..., on " palabre" autour d'un thé accompagné d'arachides...Tout le monde est content de revoir des blancs, et l'avantage c'est que si d'habitude on me " reprochait" Sarko... aujourd'hui on me " félicite" pour François... Évidement tout le monde souffre du manque de touristes et la misère est encore plus exacerbée qu’auparavant, bien que les maliens restent très dignes. Même les gens qui n'étaient pas directement concernés par le tourisme, subissent les effets induits.Je constate que des familles sont retournées en brousse pour se nourrir d’où, hélas, la déscolarisation des enfants. J'entends aussi certaines horreurs sur des événements survenus sur les zones de conflit, certaines de mes relations ont perdus des frères des parents. Malgré ça certains ont su se remettre en question, et ont trouvés de petits boulots pour assurer " les condiments" en attendant des jours meilleurs, d'autres ont rejoint Bamako, d'autres sont allés chercher fortune qui en Côte d'Ivoire, qui en Guinée. D'autres encore, peut être les plus débrouillards....se sont fait embaucher par les sociétés étrangères qui participent a la remise en état des structures et réseaux.Malheureusement d'autres attendent désespérément la venue " hypothétique" des " toubabs" maintenant que tout est fini!!! Pendant mon trop court séjour, 40 jours, j'ai pu rencontrer des occidentaux Belges, Français, Néerlandais qui souvent été venus dans le cadre d'associations et qui revenaient de Mopti, Djenné, Pays Dogon et tous étaient unanimes, ils s'étaient sentis en sécurité partout, comme avant le conflit. J'ai même discuté a 2 reprises avec les militaires de la Minusma, des occidentaux et des africains, et la encore le même discours, ils font des patrouilles mais a leur avis, hormis les zones du Nord Est, Kidal, Aguelhoc, Tessalit et Gao, il n'y a plus aucun risque a circuler dans le reste du pays. Pour l'instant tout le monde semble content du nouveau gouvernement, et a priori... de bonnes décisions seraient prises: contre la corruption??? il faut dire qu'en plus d'un mois j'ai été arrêtée 4 fois pour contrôle de papiers, mais pas une fois on ne m'a réclamé un bakchich, ça c'est nouveau!! des artisans reçoivent, après un "stage" ou contrôle de leurs capacités, un agrément pour la formation d'apprentis un peu ce qu'on a en France, encore plus fort...le ministère de l'environnement interdirait l'entrée des poches plastic dans le pays et un camion venant du Nigéria aurait été refoulé a la frontière...pourvu que tout ça dure! mais restons positive, ça va aller!!! Voila, j'ai fait ce petit texte pour exprimer mon ressenti sur ce beau pays, certains esprits chagrin trouveront peut être que mes " états d'âme" sont inintéressants.... qu'ils passent leur chemin, d'autres diront que c'est une incitation a l'imprudence, la n'est pas mon but, mais je sais que d'autres amoureux du Mali souhaitaient que je parle de mon voyage, voila qui est fait. Bonne soirée a tous

"Chatma": troisième album de Tamikrest (Mali)
Musique pour promouvoir la cause touarègue
A peine croyable, le jeune groupe touareg Tamikrest ("Nœud") publie déjà son troisième album, "Chatma" ("Sœurs"), le plus confiant jusqu'ici. Cet album, enregistré à Prague en raison de la situation qui prévaut au nord du Mali, est dédié aux femmes touarègues, ces femmes respectées, reines du désert, autrefois piliers de la société nomade, symboles de toute une communauté plongée dans les désarrois de différents conflits. Entre mélancolie et sérénité, Ousmane Ag Mossa leur rend hommage en dix chansons.
Enfant qui grandit dans le Sahara, Ousmane Ag Mossa décide de devenir avocat – ou plutôt un "avocat" pour son peuple, les Touaregs sémi-nomades du Sahara méridional qui sont marginalisés et diabolisés depuis un demi siècle. Mais les Touaregs n'ont pas d'avocats, de sorte qu'il est devenu musicien à sa place. En effet, cela revient au même. Le succès de Tamikrest, groupe qu'Ousmane fonde avec ses camarades dans la ville de Kidal, au nord du Mali, lui donne une plate-forme plus puissante que n'importe quel avocat pourrait espérer.
Sur le nouvel album, les riffs de guitare et les 'rolling desert grooves' consolident les thèmes plus ou moins universels dans la musique de guitare touarègue : le mal du pays, la nostalgie, la beauté de la nature et surtout la nécessité des Touaregs de se soulever, de s'unir et de prendre le contrôle de leur propre avenir : "La lutte pour la liberté s'impose à moi comme un objectif / Pour ma terre, le Désert où habitent mes sœurs." (dans Takma)
Son rêve d'indépendance pour les Touaregs est sans concession. Pas pour lui : la musique d'ambiance "roucoulant" l'unité et la fraternité nationale qui est actuellement acheminée dans tout le Mali, avec son président nouvellement élu. Son peuple a trop souffert pour revenir au statu quo, en particulier les femmes. "Elles souffrent d'une manière qu'elles n'ont jamais connue auparavant, " Ousmane se plaint, "mais elles vont toujours résister et revendiquer leur propre liberté, en attendant qu'elles retrouveront un jour la liberté sur leur terre." Leurs difficultés incluent les souffrances subies par la terreur exercée par les jihadistes et dans les camps des réfugiés mais aussi les restrictions imposées à elles : elles ne peuvent danser ni jouer de la musique et doivent être couvertes de la tête aux pieds. Les femmes touarègues ont toujours bénéficié d'une grande puissance et de la liberté d'expression, et à force des machinations obscures d'une poignée de dirigeants touaregs, la cause touarègue se confond avec celle des jihadistes. Et comme beaucoup de Touaregs, Ousmane présume que c'était délibéré ...
Cependant, les armes d'Ousmane sont le micro et la guitare. L'idée d'une nation touarègue à une identité culturelle unique est instillée dans ce peuple largement dispersé à l'aide de la musique. A supposer que la musique de Tamikrest sonne à peu près comme celle de leurs idols et mentors Tinariwen aux oreilles occidentales, c'est parce que leur lutte est essentiellement le même. "Notre musique fonde sur une cause très prècise : la cause touarègue", explique Ousmane. "Proprement dit, nous sommes tous les enfants d'Ibrahim . Je suis très influencé par sa musique, et par son 'touch' à la guitare."
De retour au désert, Tamikrest sera possiblement plus populaire que ses aînés Tinariwen parmi la jeunesse touarègue. A bien des égards, Tamikrest porte le fardeau de 'fronting' cette jeune génération subsaharienne par les événements récents. En tout cas, leurs priorités sont claires : l'unité, l'éducation, le développement et la paix – mais pas à n'importe quel prix ...
Avec cet album, Tamikrest donne une déclaration d'amour "nouée" d'un geste politique. Une célébration de virtuose, à écouter absolument !
Ma bien aimée, je pense à toi / Je pense aux souvenirs partagés / Je me rappelle du jour de ton départ / Mon cœur pleure par amour pour toi / Je me rappelle des traces que tu as laissées / Elles me brûlaient lorsque j'essayais de les effacer / Je me rappelle nos paroles / Je n'ai rien omis, j'ai tout dit / Vous avez assez dit que c'est de la parole que naît l'amour. (texte du dernier morceau, Timtar)
CD : Tamikrest – Chatma. Glitterhouse Rec. (2013)
Hery

A peine croyable, le jeune groupe touareg Tamikrest ("Nœud") publie déjà son troisième album, "Chatma" ("Sœurs"), le plus confiant jusqu'ici. Cet album, enregistré à Prague en raison de la situation qui prévaut au nord du Mali, est dédié aux femmes touarègues, ces femmes respectées, reines du désert, autrefois piliers de la société nomade, symboles de toute une communauté plongée dans les désarrois de différents conflits. Entre mélancolie et sérénité, Ousmane Ag Mossa leur rend hommage en dix chansons.
Enfant qui grandit dans le Sahara, Ousmane Ag Mossa décide de devenir avocat – ou plutôt un "avocat" pour son peuple, les Touaregs sémi-nomades du Sahara méridional qui sont marginalisés et diabolisés depuis un demi siècle. Mais les Touaregs n'ont pas d'avocats, de sorte qu'il est devenu musicien à sa place. En effet, cela revient au même. Le succès de Tamikrest, groupe qu'Ousmane fonde avec ses camarades dans la ville de Kidal, au nord du Mali, lui donne une plate-forme plus puissante que n'importe quel avocat pourrait espérer.
Sur le nouvel album, les riffs de guitare et les 'rolling desert grooves' consolident les thèmes plus ou moins universels dans la musique de guitare touarègue : le mal du pays, la nostalgie, la beauté de la nature et surtout la nécessité des Touaregs de se soulever, de s'unir et de prendre le contrôle de leur propre avenir : "La lutte pour la liberté s'impose à moi comme un objectif / Pour ma terre, le Désert où habitent mes sœurs." (dans Takma)
Son rêve d'indépendance pour les Touaregs est sans concession. Pas pour lui : la musique d'ambiance "roucoulant" l'unité et la fraternité nationale qui est actuellement acheminée dans tout le Mali, avec son président nouvellement élu. Son peuple a trop souffert pour revenir au statu quo, en particulier les femmes. "Elles souffrent d'une manière qu'elles n'ont jamais connue auparavant, " Ousmane se plaint, "mais elles vont toujours résister et revendiquer leur propre liberté, en attendant qu'elles retrouveront un jour la liberté sur leur terre." Leurs difficultés incluent les souffrances subies par la terreur exercée par les jihadistes et dans les camps des réfugiés mais aussi les restrictions imposées à elles : elles ne peuvent danser ni jouer de la musique et doivent être couvertes de la tête aux pieds. Les femmes touarègues ont toujours bénéficié d'une grande puissance et de la liberté d'expression, et à force des machinations obscures d'une poignée de dirigeants touaregs, la cause touarègue se confond avec celle des jihadistes. Et comme beaucoup de Touaregs, Ousmane présume que c'était délibéré ...
Cependant, les armes d'Ousmane sont le micro et la guitare. L'idée d'une nation touarègue à une identité culturelle unique est instillée dans ce peuple largement dispersé à l'aide de la musique. A supposer que la musique de Tamikrest sonne à peu près comme celle de leurs idols et mentors Tinariwen aux oreilles occidentales, c'est parce que leur lutte est essentiellement le même. "Notre musique fonde sur une cause très prècise : la cause touarègue", explique Ousmane. "Proprement dit, nous sommes tous les enfants d'Ibrahim . Je suis très influencé par sa musique, et par son 'touch' à la guitare."
De retour au désert, Tamikrest sera possiblement plus populaire que ses aînés Tinariwen parmi la jeunesse touarègue. A bien des égards, Tamikrest porte le fardeau de 'fronting' cette jeune génération subsaharienne par les événements récents. En tout cas, leurs priorités sont claires : l'unité, l'éducation, le développement et la paix – mais pas à n'importe quel prix ...
Avec cet album, Tamikrest donne une déclaration d'amour "nouée" d'un geste politique. Une célébration de virtuose, à écouter absolument !
Ma bien aimée, je pense à toi / Je pense aux souvenirs partagés / Je me rappelle du jour de ton départ / Mon cœur pleure par amour pour toi / Je me rappelle des traces que tu as laissées / Elles me brûlaient lorsque j'essayais de les effacer / Je me rappelle nos paroles / Je n'ai rien omis, j'ai tout dit / Vous avez assez dit que c'est de la parole que naît l'amour. (texte du dernier morceau, Timtar)
CD : Tamikrest – Chatma. Glitterhouse Rec. (2013)
Hery

Ambiance à Bamako
Vous êtes en séjour à Bamako et/ou dans une autre région du Mali, j'apprécierais recevoir vos ressentis (ambiance), répercussions sur la population en lien avec les élections prochaines, la sécurité pour les étrangers, etc. Merci !😉
Proverbes bambara (3)
Proverbes bambara (ntalenw bamanankan na)
Encore 50 proverbes bambara ...
71 : Muso hakili dan ye a sinw ye. femme / esprit / limite / EQ / ses / seins / EQ La limite de l’entendement d’une femme, ce sont ses seins.
= Une femme préfère l’immédiat au futur. Autre expression pour "Ne pas voir plus loin que le bout de son nez".
72 : Suruku senna ka goni tabadagamin ma. hyène / à pied / DES / rapide / pipe-fumer / plus que La marche de l’hyène est trop rapide pour lui permettre de fumer la pipe.
= Quand on est pressé, certaines activités sont impossibles.
73 : Nton bè lajè a ba de la. termite / INAC / rassembler / sa / mère / FOC / à Les termites se rassemblent autour de la reine mère.
= C’est au chef de montrer l’exemple, de donner sa participation.
74 : Kungo tè mògò si ni waraw jè ye. brousse / EQnég / homme / aucun / et / animaux sauvages / union / EQ La brousse ne peut appartenir à la fois aux hommes et aux fauves.
= L’un sera plus fort que l’autre. Proverbe dit de deux personnes méchantes qui ne peuvent cohabiter dans la même case, la même famille, le même village ...
75 : N’i ye wulu ci, a b’a julaku ci. si / tu / AC / chien / envoyer / il / INAC / son / commerçant-queue / envoyer Si tu envoies un chien en commission, il envoie sa queue.
= On se décharge volontiers d’une besogne sur un inférieur, finalement la commission n’est pas exécutée.
76 : Mènèmènèninw na kunkòròba tè ban. petites fourmis / parmi / tête-vieille-très / INACnég / finir Parmi les petites fourmis, il y en a toujours une qui est la plus âgée.
= Dans tous les groupes, il y a toujours quelqu’un qui est le responsable.
(dans la société bambara, c’est d’ordinaire le plus âgé d’un groupe qui en est le responsable.)
77 : Cèbèn lankolon tè. homme-rencontre / vide / PRESnég Une rencontre de guerriers fait obligatoirement des victimes.
= La guerre est meurtrière, les querelles laissent des séquelles.
78 : Mògò tè sogosu kalifa suruku ma. homme / INACnég / animal-cadavre / confier / hyène / à On ne confie pas un cadavre d’antilope à une hyène.
= On ne confie pas à quelqu’un un objet qu’il convoite.
79 : Bisigi bè feere, a tè den. supposition / INAC / fleurir / elle / INACnég / fructifier Les suppositions fleurissent, (mais) elles ne portent pas de fruits.
= Il y a loin de l’imagination à la réalité.
80 : Koro b’a mòyòrò fari da. iguane de terre/ INAC / son / grandir-lieu / teint / créer Le varan de terre prend la couleur du terroir où il a grandi.
= Le gens sont le produit de leur société et de leur culture.
81 : Denmusonin tulo fila y’a ba ta ye. petite fille / oreille / 2 / EQ / sa / mère / celle de / EQ Les deux oreilles de la petite fille sont celles de sa mère.
= La fillette apprend tout de sa mère.
82 : Ni dibi ye a jubila jè, a bè bin. si / four / INAC / son / fondement-laisser / rater / il / INAC / tomber Si le four à karité délaisse ses fondations, il s’écroule.
= Abandonner les vieilles coutumes, c’est aller à la ruine.
83 : Cèkòròba ka nyi warasu nyè. homme-vieux-très / DES / bon / animal sauvage-cadavre / devant Il est bon qu’un vieux soit devant le cadavre du fauve.
= Dans toute entreprise, il est préférable que quelqu’un d’expérimenté la dirige.
84 : Sen kelen tè sira jè. pied / 1 / INACnég / chemin / rendre propre Une seule paire de pieds ne blanchit pas le chemin.
= Les visites aux amis ne doivent pas se faire dans un seul sens. Proverbe adressé de reproche à celui qui ne rend jamais la visite, et, en général, à celui qui demande toujours et ne donne jamais rien.
85 : Yaalalikèlaba tè a ba su don. promenade-faire-agent-grand / INACnég / sa / mère / cadavre / mettre Celui qui ne cesse de voyager, n’enterrera pas sa mère.
= Qui veut faire fortune au loin ne bénéficiera pas des grands événements de la famille, et des dernières bénédictions maternelles. Bref, les absents ont toujours tort.
86 : Nègè bè nègè tigè. fer / INAC / fer / couper Le fer coupe le fer.
= Ne pas se laisser abuser, rester sur ses pieds. Un homme de rien peut vous susciter des procès.
87 : Muso masiri ye woloden ye. femme / bijou / EQ / accoucher-enfant / EQ La parure d’une femme, c’est l’enfant qu’elle a mis au monde.
= Une femme ne peut être heureuse, tant qu’elle n’a pas d’enfant. L’accomplissement d’une femme est la maternité.
88 : Mògòfagafèn da man nyi bara kòrò. homme-tuer-être / bouche / DESnég / bon / nombril / sous La gueule d’un animal capable de tuer un homme est malvenue sous le nombril.
= Il n’est pas bon de voir un ennemi dans un endroit où il peut faire de sérieux dégâts.
89 : Bololankolon nyi tè, ni Ala tè. main-vide / ami / PRESnég / si / Dieu / PRESnég Le pauvre n’a pas d’amis, si ce n’est Dieu.
= Quand on est pauvre, on a peu d’amis.
90 : Su bè tanu. mort / INAC / louer Les morts sont (traditionnellement) loués.
= Les bonnes actions sont relevées et louées. Proverbe qui sert à encourager à la vertu.
91 : Kodònbaga bè kodònbali hakili waga. connaisseur / INAC / ignorant / esprit / ouvrir L’homme instruit ouvre l’esprit de celui qui ne l’est pas.
= Il lui apporte de nouvelles idées, de nouvelles connaissances.
92 : Bònè bè na diya. malheur / INAC / sauce / rendre agréable Un malheur permet de faire de la bonne sauce.
= A quelque chose, le malheur est bon. Dans une famille, si l’on voit quelque chose dont tout le monde profite, quelqu’un s’est sacrifié pour les autres.
93 : San wolen kò ye nèèma ye. pluie / achevée / après / EQ / fraîcheur / EQ Après la pluie, la fraîcheur.
= Après une période difficile, l’aisance revient dans la famille. Pour se marier, il faut peiner pour trouver la dot, mais ensuite on jouit de son épouse et de ses enfants.
94 : Hèra fura tè. bonheur / médicament / PRESnég Il n’y a pas de recette pour (obtenir) le bonheur.
= Le bonheur ne s’obtient pas grâce à un médicament quelconque. Il est un don de Dieu.
95 : Saya juru tè to mògò la. mort / dette / INACnég / rester / homme / à On ne remet jamais la dette qu’on a envers la mort.
= La mort est sans remède.
96 : Tulo kunnandi bè laadilikan mèn. oreille / chanceuse / INAC / conseil-voix / écouter L’oreille chanceuse écoute les conseils.
= Il est sage d’écouter les conseils et de s’en tenir aux conseils donnés, sinon on devra en subir les conséquences.
97 : Ni nyò fyèra su fè, janfa donna syèw kun si / mil / vanner-AC / soir / à / trahison / mettre-AC / poules / contre Vanner le mil la nuit, c’est trahir les poules.
= Profiter de l’absence de quelqu’un pour faire quelque chose qu’il aime est une trahison.
98 : Subaga seere tè gingin ye. sorcier / témoin / EQnég / hibou / EQ Le hibou ne peut pas témoigner en faveur du sorcier.
= On ne dénonce jamais un coupable, quand on est son complice.
99 : Sini ta balo tè di bi ta fè. hier / part / nourriture / INACnég / donner / aujourd’hui / part / avec La nourriture du lendemain n’est pas donnée avec celle d’aujourd’hui.
= Chaque chose en son temps. Donc, il faut être méthodique et prudent.
100 : Syè da man nyi murusankokuma na. poule / bouche / DESnég / bon / couteau-acheter-affaire-parole / à La poule n’a pas intérêt à se mêler d’une conversation concernant l’achat d’un couteau.
= ... car c’est avec un couteau qu’on l’égorgera. Donc, ne prenez pas part à une conversation qui risque de vous compromettre.
101 : Nyènafin bè fali faga. nostalgie / INAC / âne / tuer La nostalgie fait mourir l’âne.
= L’absence de l’être aimé rend nostalgique et peut rendre malade.
102 : Cèya masiri tè jitòya ye. masculinité / ornement / EQnég / couardise / EQ La peur n’est pas un ornement pour un homme.
= Quand on est homme, il faut jouer énergiquement son rôle. C’est une honte pour un homme d’avoir peur. Ce proverbe sert à inciter les jeunes gens au courage, à la fermeté.
103 : Kònòden bè kònòkòrò kan fò. oiseau-enfant / INAC / oiseau-vieux / voix / parler L’oisillon chante comme ses aînés.
= Quand on suit les aînés, on apprend d’eux tout ce qui les concerne. On ne donne que ce qu’on a reçu ou appris.
104 : Dugukolo tè mògò nègèn. terre-essentiel / INACnég / homme / tromper La terre (cultivable) ne trompe pas les gens.
= Quand on travaille la terre, elle donne sa récolte.
105 : Ni kò wulila, a bè suma. quand / rivière / se lever-AC / elle / INAC / calme Après une crue, la rivière se calme.
= Après un moment d’humeur, on se calme progressivement.
106 : Sigi tè mògò sòn. s’asseoir / INACnég / homme / gratifier Rester assis ne profite à personne.
= Il faut travailler pour posséder et avoir des amis.
107 : Naafigi nèkun bè dugu ci. rapporteur / langue / INAC / village / couper La langue du rapporteur détruit le village.
= La communauté finira par se dissoudre.
108 : Ni baara t’i la, kè mògò fè min tè i fè. si / travail / SITnég / toi / à / faire / homme / aimer / personne / pour / qui / SITnég / toi / pour Si tu n’as pas de travail, aime une personne qui ne t’aime pas.
= C’est se créer des problèmes que d’aimer une fille qui ne t’aime pas.
109 : Mògò tè barika tòmò bòlòn na. homme / INACnég / remerciement / ramasser / rue / dans On ne récolte pas de bénédictions dans la rue.
= On cherche les bénédictions chez ses parents, et non en dehors de la famille.
110 : Mògòlabòla, i nyè bè waliden na. homme-agent-sortir-agent / ton / œil / SIT / enfant d’autrui / à Le raciste a les yeux sur l’enfant d’autrui.
= Tous les hommes sont égaux, rien n’est plus méprisable que de faire des distinctions d’appartenance ethnique, de couleur de peau, de religion.
111 : Boloda sin kan tè cèmisèn kè musotigi ye. main-mettre / sein / sur / INACnég / jeune homme / faire / femme-propriétaire / en Mettre la main sur un sein (de femme) ne fait pas du jeune homme le propriétaire de cette femme.
= Profiter d’un objet ne fait pas de nous son propriétaire.
112 : Sonsan bòlen fali fè, a den tè. lièvre / qui se montre / âne / comme / son / enfant / PRESnég Le lièvre ressemble à l’âne, mais ce n’est pas son petit.
= Tous ceux qui ont des points de ressemblance ne sont pas forcément de la même famille.
113 : Forobatigi bè, ani jònforo fana bè. champ-grand-propriétaire / SIT / et / esclave-champ / aussi / SIT Le champ collectif a un responsable, le champ personnel aussi.
= A chaque chose son propriétaire ou son responsable.
114 : Sini bè Ala bolo. demain / SIT / Dieu / main L’avenir est dans les mains de Dieu.
= Nous ne sommes pas maîtres de l’avenir.
115 : Munyu tè nimisa. patience / INACnég / regretter On ne regrette jamais d’avoir été patient.
= La patience se paie.
116 : Ni finyè yèlèmana, nyòfyèmuso b’i yèlèma. quand / vent / changer-AC / mil-vanner-femme / INAC / se / changer Quand le vent change de sens, la vanneuse change de côté.
= Adaptation aux circonstances, aux nouveautés, aux caprices des chefs ...
117 : Fèèròbò dan ye kasanke ye. besoin en habits-sortir / limite / EQ / linceul / EQ On ne peut être mieux habillé que dans un linceul.
= A la mort, on ne se soucie plus de son habillement. Ce proverbe s’adresse à ceux qui attachent beaucoup d’importance aux habits.
118 : Sòrò tè da tugulen to. gain / INACnég / bouche / fermée / laisser Le gain ne laisse pas la bouche muette.
= On est fier de ses succès, de ses gains, on ne peut s’empêcher d’en parler.
119 : Mògòsèbèya bè fòlò i yèrè la. homme-sincère-abstrait / SIT / premier / soi / même / par La droiture commence par soi-même.
= Pour bien parler de la vertu, il faut la pratiquer soi-même.
120 : Bunteni ka dògò, nka a tè kuru ka bila jufa la. scorpion / DES / petit / mais / il / INACnég / plier / CONV / mettre / poche / à Le scorpion est petit, mais on ne le plie pas pour le mettre en poche.
= Si petit que soit un brave, on ne le traitera pas comme un autre.
++++++++++++++++++++++++++
(Abréviations : AC = marque de prédication de l’accompli ; CONV = connectif entre verbaux ; DES = marque de prédication non-verbale ; DESnég = marque de prédication non-verbale négative ; EQ = marque de prédication non-verbale [équatif] ; EQnég = marque de prédication non-verbale négative ; FOC = particule de focalisation ; INAC = marque de prédication de l’inaccompli ; INACnég = marque de prédication de l’inaccompli négatif ; PRESnég = marque de prédicatif non-verbale négative ; SIT = marque de prédication non-verbale ; SITnég = marque de prédication non-verbale négative)
A suivre ...
VIVE LE BAMBARA, VIVE LE MALI !!!
Bonne lecture, Herbert
Encore 50 proverbes bambara ...
71 : Muso hakili dan ye a sinw ye. femme / esprit / limite / EQ / ses / seins / EQ La limite de l’entendement d’une femme, ce sont ses seins.
= Une femme préfère l’immédiat au futur. Autre expression pour "Ne pas voir plus loin que le bout de son nez".
72 : Suruku senna ka goni tabadagamin ma. hyène / à pied / DES / rapide / pipe-fumer / plus que La marche de l’hyène est trop rapide pour lui permettre de fumer la pipe.
= Quand on est pressé, certaines activités sont impossibles.
73 : Nton bè lajè a ba de la. termite / INAC / rassembler / sa / mère / FOC / à Les termites se rassemblent autour de la reine mère.
= C’est au chef de montrer l’exemple, de donner sa participation.
74 : Kungo tè mògò si ni waraw jè ye. brousse / EQnég / homme / aucun / et / animaux sauvages / union / EQ La brousse ne peut appartenir à la fois aux hommes et aux fauves.
= L’un sera plus fort que l’autre. Proverbe dit de deux personnes méchantes qui ne peuvent cohabiter dans la même case, la même famille, le même village ...
75 : N’i ye wulu ci, a b’a julaku ci. si / tu / AC / chien / envoyer / il / INAC / son / commerçant-queue / envoyer Si tu envoies un chien en commission, il envoie sa queue.
= On se décharge volontiers d’une besogne sur un inférieur, finalement la commission n’est pas exécutée.
76 : Mènèmènèninw na kunkòròba tè ban. petites fourmis / parmi / tête-vieille-très / INACnég / finir Parmi les petites fourmis, il y en a toujours une qui est la plus âgée.
= Dans tous les groupes, il y a toujours quelqu’un qui est le responsable.
(dans la société bambara, c’est d’ordinaire le plus âgé d’un groupe qui en est le responsable.)
77 : Cèbèn lankolon tè. homme-rencontre / vide / PRESnég Une rencontre de guerriers fait obligatoirement des victimes.
= La guerre est meurtrière, les querelles laissent des séquelles.
78 : Mògò tè sogosu kalifa suruku ma. homme / INACnég / animal-cadavre / confier / hyène / à On ne confie pas un cadavre d’antilope à une hyène.
= On ne confie pas à quelqu’un un objet qu’il convoite.
79 : Bisigi bè feere, a tè den. supposition / INAC / fleurir / elle / INACnég / fructifier Les suppositions fleurissent, (mais) elles ne portent pas de fruits.
= Il y a loin de l’imagination à la réalité.
80 : Koro b’a mòyòrò fari da. iguane de terre/ INAC / son / grandir-lieu / teint / créer Le varan de terre prend la couleur du terroir où il a grandi.
= Le gens sont le produit de leur société et de leur culture.
81 : Denmusonin tulo fila y’a ba ta ye. petite fille / oreille / 2 / EQ / sa / mère / celle de / EQ Les deux oreilles de la petite fille sont celles de sa mère.
= La fillette apprend tout de sa mère.
82 : Ni dibi ye a jubila jè, a bè bin. si / four / INAC / son / fondement-laisser / rater / il / INAC / tomber Si le four à karité délaisse ses fondations, il s’écroule.
= Abandonner les vieilles coutumes, c’est aller à la ruine.
83 : Cèkòròba ka nyi warasu nyè. homme-vieux-très / DES / bon / animal sauvage-cadavre / devant Il est bon qu’un vieux soit devant le cadavre du fauve.
= Dans toute entreprise, il est préférable que quelqu’un d’expérimenté la dirige.
84 : Sen kelen tè sira jè. pied / 1 / INACnég / chemin / rendre propre Une seule paire de pieds ne blanchit pas le chemin.
= Les visites aux amis ne doivent pas se faire dans un seul sens. Proverbe adressé de reproche à celui qui ne rend jamais la visite, et, en général, à celui qui demande toujours et ne donne jamais rien.
85 : Yaalalikèlaba tè a ba su don. promenade-faire-agent-grand / INACnég / sa / mère / cadavre / mettre Celui qui ne cesse de voyager, n’enterrera pas sa mère.
= Qui veut faire fortune au loin ne bénéficiera pas des grands événements de la famille, et des dernières bénédictions maternelles. Bref, les absents ont toujours tort.
86 : Nègè bè nègè tigè. fer / INAC / fer / couper Le fer coupe le fer.
= Ne pas se laisser abuser, rester sur ses pieds. Un homme de rien peut vous susciter des procès.
87 : Muso masiri ye woloden ye. femme / bijou / EQ / accoucher-enfant / EQ La parure d’une femme, c’est l’enfant qu’elle a mis au monde.
= Une femme ne peut être heureuse, tant qu’elle n’a pas d’enfant. L’accomplissement d’une femme est la maternité.
88 : Mògòfagafèn da man nyi bara kòrò. homme-tuer-être / bouche / DESnég / bon / nombril / sous La gueule d’un animal capable de tuer un homme est malvenue sous le nombril.
= Il n’est pas bon de voir un ennemi dans un endroit où il peut faire de sérieux dégâts.
89 : Bololankolon nyi tè, ni Ala tè. main-vide / ami / PRESnég / si / Dieu / PRESnég Le pauvre n’a pas d’amis, si ce n’est Dieu.
= Quand on est pauvre, on a peu d’amis.
90 : Su bè tanu. mort / INAC / louer Les morts sont (traditionnellement) loués.
= Les bonnes actions sont relevées et louées. Proverbe qui sert à encourager à la vertu.
91 : Kodònbaga bè kodònbali hakili waga. connaisseur / INAC / ignorant / esprit / ouvrir L’homme instruit ouvre l’esprit de celui qui ne l’est pas.
= Il lui apporte de nouvelles idées, de nouvelles connaissances.
92 : Bònè bè na diya. malheur / INAC / sauce / rendre agréable Un malheur permet de faire de la bonne sauce.
= A quelque chose, le malheur est bon. Dans une famille, si l’on voit quelque chose dont tout le monde profite, quelqu’un s’est sacrifié pour les autres.
93 : San wolen kò ye nèèma ye. pluie / achevée / après / EQ / fraîcheur / EQ Après la pluie, la fraîcheur.
= Après une période difficile, l’aisance revient dans la famille. Pour se marier, il faut peiner pour trouver la dot, mais ensuite on jouit de son épouse et de ses enfants.
94 : Hèra fura tè. bonheur / médicament / PRESnég Il n’y a pas de recette pour (obtenir) le bonheur.
= Le bonheur ne s’obtient pas grâce à un médicament quelconque. Il est un don de Dieu.
95 : Saya juru tè to mògò la. mort / dette / INACnég / rester / homme / à On ne remet jamais la dette qu’on a envers la mort.
= La mort est sans remède.
96 : Tulo kunnandi bè laadilikan mèn. oreille / chanceuse / INAC / conseil-voix / écouter L’oreille chanceuse écoute les conseils.
= Il est sage d’écouter les conseils et de s’en tenir aux conseils donnés, sinon on devra en subir les conséquences.
97 : Ni nyò fyèra su fè, janfa donna syèw kun si / mil / vanner-AC / soir / à / trahison / mettre-AC / poules / contre Vanner le mil la nuit, c’est trahir les poules.
= Profiter de l’absence de quelqu’un pour faire quelque chose qu’il aime est une trahison.
98 : Subaga seere tè gingin ye. sorcier / témoin / EQnég / hibou / EQ Le hibou ne peut pas témoigner en faveur du sorcier.
= On ne dénonce jamais un coupable, quand on est son complice.
99 : Sini ta balo tè di bi ta fè. hier / part / nourriture / INACnég / donner / aujourd’hui / part / avec La nourriture du lendemain n’est pas donnée avec celle d’aujourd’hui.
= Chaque chose en son temps. Donc, il faut être méthodique et prudent.
100 : Syè da man nyi murusankokuma na. poule / bouche / DESnég / bon / couteau-acheter-affaire-parole / à La poule n’a pas intérêt à se mêler d’une conversation concernant l’achat d’un couteau.
= ... car c’est avec un couteau qu’on l’égorgera. Donc, ne prenez pas part à une conversation qui risque de vous compromettre.
101 : Nyènafin bè fali faga. nostalgie / INAC / âne / tuer La nostalgie fait mourir l’âne.
= L’absence de l’être aimé rend nostalgique et peut rendre malade.
102 : Cèya masiri tè jitòya ye. masculinité / ornement / EQnég / couardise / EQ La peur n’est pas un ornement pour un homme.
= Quand on est homme, il faut jouer énergiquement son rôle. C’est une honte pour un homme d’avoir peur. Ce proverbe sert à inciter les jeunes gens au courage, à la fermeté.
103 : Kònòden bè kònòkòrò kan fò. oiseau-enfant / INAC / oiseau-vieux / voix / parler L’oisillon chante comme ses aînés.
= Quand on suit les aînés, on apprend d’eux tout ce qui les concerne. On ne donne que ce qu’on a reçu ou appris.
104 : Dugukolo tè mògò nègèn. terre-essentiel / INACnég / homme / tromper La terre (cultivable) ne trompe pas les gens.
= Quand on travaille la terre, elle donne sa récolte.
105 : Ni kò wulila, a bè suma. quand / rivière / se lever-AC / elle / INAC / calme Après une crue, la rivière se calme.
= Après un moment d’humeur, on se calme progressivement.
106 : Sigi tè mògò sòn. s’asseoir / INACnég / homme / gratifier Rester assis ne profite à personne.
= Il faut travailler pour posséder et avoir des amis.
107 : Naafigi nèkun bè dugu ci. rapporteur / langue / INAC / village / couper La langue du rapporteur détruit le village.
= La communauté finira par se dissoudre.
108 : Ni baara t’i la, kè mògò fè min tè i fè. si / travail / SITnég / toi / à / faire / homme / aimer / personne / pour / qui / SITnég / toi / pour Si tu n’as pas de travail, aime une personne qui ne t’aime pas.
= C’est se créer des problèmes que d’aimer une fille qui ne t’aime pas.
109 : Mògò tè barika tòmò bòlòn na. homme / INACnég / remerciement / ramasser / rue / dans On ne récolte pas de bénédictions dans la rue.
= On cherche les bénédictions chez ses parents, et non en dehors de la famille.
110 : Mògòlabòla, i nyè bè waliden na. homme-agent-sortir-agent / ton / œil / SIT / enfant d’autrui / à Le raciste a les yeux sur l’enfant d’autrui.
= Tous les hommes sont égaux, rien n’est plus méprisable que de faire des distinctions d’appartenance ethnique, de couleur de peau, de religion.
111 : Boloda sin kan tè cèmisèn kè musotigi ye. main-mettre / sein / sur / INACnég / jeune homme / faire / femme-propriétaire / en Mettre la main sur un sein (de femme) ne fait pas du jeune homme le propriétaire de cette femme.
= Profiter d’un objet ne fait pas de nous son propriétaire.
112 : Sonsan bòlen fali fè, a den tè. lièvre / qui se montre / âne / comme / son / enfant / PRESnég Le lièvre ressemble à l’âne, mais ce n’est pas son petit.
= Tous ceux qui ont des points de ressemblance ne sont pas forcément de la même famille.
113 : Forobatigi bè, ani jònforo fana bè. champ-grand-propriétaire / SIT / et / esclave-champ / aussi / SIT Le champ collectif a un responsable, le champ personnel aussi.
= A chaque chose son propriétaire ou son responsable.
114 : Sini bè Ala bolo. demain / SIT / Dieu / main L’avenir est dans les mains de Dieu.
= Nous ne sommes pas maîtres de l’avenir.
115 : Munyu tè nimisa. patience / INACnég / regretter On ne regrette jamais d’avoir été patient.
= La patience se paie.
116 : Ni finyè yèlèmana, nyòfyèmuso b’i yèlèma. quand / vent / changer-AC / mil-vanner-femme / INAC / se / changer Quand le vent change de sens, la vanneuse change de côté.
= Adaptation aux circonstances, aux nouveautés, aux caprices des chefs ...
117 : Fèèròbò dan ye kasanke ye. besoin en habits-sortir / limite / EQ / linceul / EQ On ne peut être mieux habillé que dans un linceul.
= A la mort, on ne se soucie plus de son habillement. Ce proverbe s’adresse à ceux qui attachent beaucoup d’importance aux habits.
118 : Sòrò tè da tugulen to. gain / INACnég / bouche / fermée / laisser Le gain ne laisse pas la bouche muette.
= On est fier de ses succès, de ses gains, on ne peut s’empêcher d’en parler.
119 : Mògòsèbèya bè fòlò i yèrè la. homme-sincère-abstrait / SIT / premier / soi / même / par La droiture commence par soi-même.
= Pour bien parler de la vertu, il faut la pratiquer soi-même.
120 : Bunteni ka dògò, nka a tè kuru ka bila jufa la. scorpion / DES / petit / mais / il / INACnég / plier / CONV / mettre / poche / à Le scorpion est petit, mais on ne le plie pas pour le mettre en poche.
= Si petit que soit un brave, on ne le traitera pas comme un autre.
++++++++++++++++++++++++++
(Abréviations : AC = marque de prédication de l’accompli ; CONV = connectif entre verbaux ; DES = marque de prédication non-verbale ; DESnég = marque de prédication non-verbale négative ; EQ = marque de prédication non-verbale [équatif] ; EQnég = marque de prédication non-verbale négative ; FOC = particule de focalisation ; INAC = marque de prédication de l’inaccompli ; INACnég = marque de prédication de l’inaccompli négatif ; PRESnég = marque de prédicatif non-verbale négative ; SIT = marque de prédication non-verbale ; SITnég = marque de prédication non-verbale négative)
A suivre ...
VIVE LE BAMBARA, VIVE LE MALI !!!
Bonne lecture, Herbert
Parcourir le Mali à moto
Bonjour à tous,
C'est décidé, je vais aller jusqu'à Ségou au Mali à moto, départ sans doute en 2012.
Pour ce faire, je vais acquérir une bonne 125, je vise la célèbre Aprilia Tuareg Rally, qui avec 34 ch et un réservoir de 24 litres, devrait faire l'affaire.
Mon permis A1 ancien m'autorise à la piloter.
J'envisage de prendre le ferry à Barcelone pour Tanger Med. Ensuite direction Rabat pour le visa Mauritanien et c'est parti.
Marrakech, Agadir, Tan-tan, Laayoune, Dakhla et la frontière Mauritanienne cinq jours plus tard.
Je pense traverser la Mauritanie en 4 jours avec un jour de repos à Nouakchott.
Ensuite la route de l'espoir, Nioro du Sahel, Bamako puis Ségou où j'irai boire une bonne Flag bien fraîche.
Si quelqu'un est intéressé, à plusieurs c'est plus sympa.
Visas pour un voyage Mali - Burkina Faso?
Bonjour, je part deux mois cet été au Burkina, mais je souhaiterais prendre un vol aller retour Paris-Bamako, moins cher et en profiter pour barouder un peu au Mali avant d'entrer au Burkina ainsi qu'au retour.
Savez vous au niveau des visas comment cela se passe? dois-je prendre un visa multiple entrée? j'imagine que oui. mais est-ce que les différents aller retour Mali-Burkina sont compris dedans?
J'ai vu que les tarifs étaient de 90e pour multiples entrée. J'aimerai prendre mes visas directement là bas pour payer moins cher.. Est-ce que c'est faisable et sûr? connaissez vous les tarifs?on peut les prendre en arrivant à l'aéroport de Bamako?sachant que je ne serais pas pressé pour les obtenirs..
Merci beaucoup pour vos réponses ;-)
Qui va prochainement à Mopti?
bonjour , je cherche quelqu'un qui pourrai apporter des photos( c'est un calendrier avec des photos de sa fille) a un papa a Mopti . Je vous l' enverrai par la poste.
Ce serai super sympa .
J'habite dans l'Allier (03)
merci d'avance
Mauritanie-Mali par la route: annulation du voyage
Bonjour à tous, a trois jours du départ nous venons de prendre la décision d' annuler notre voyage par la route pour la Mauritanie et le Mali, nous avons eut un message de l'ambassade du mali compte tenu de l'évaluation des risques actuellement en cours et de l'évolution défavorable de la situation sécuritaire, tout déplacement autre qu'imposé est donc à proscrire de manière absolue, puis renseignements auprès de nos amis africain , pour la mauritanie il y a l'armée tout les 30 km , nous avons décider d'attendre un peu pour avoir un peu plus de recul sur la situation en Afrique de l'Ouest pour prendre la route .
Suite aux évènements, est-il dangereux de voyager seule pour une française blanche au Burkina Faso?
Bonjour à tous,
Je prévois de partir du 20 février eu 21 mars au burkina faso. J'aime beaucoup ce pays dans lequel j'ai déjà voyagé en 2006, mais ou je n'ai pas eu le temps de beaucoup me déplacer.
Je souaite par exemple me rendre à Bobo Bioulasso, Banfora, Koudougou, Kaya... peut-être traverser la frontière malienne pour y retrouver des amis entre ségou et Bamako.
Jusqu'ici je ne m'inquiétais pas du tout pour ma sécurité sur place aux niveaux de mes déplacements , je ne comptais que rouler de jour par exemple. Je comptais voyager "léger" juste un sac à dos, et mettre mes objets de valeur, argent, papier dans une pochette sous mes vêtements, pour éviter d'attirer les convoitises.
Toutefois, je suis l'actualité des pays frontaliers, et ne suis pas insensible au xderniers évènements, l'exécution de deux atoages au niger, les kidanappés au Mali, les problèmes en Côte d'ivoire, les élection splus ou moins étranges au burkina faso. J'entends régulièrement que le claimt tendu décinseille aux français de voyager en Afrique par exemple. Je me suis rendu sur le site du Ministère des affaires étrangères français qui met en garde les voyageurs pour tout un tas de raison (coupeurs de route, violences etc.) Apparement il est fortement déconseillé d'aller dans le nord, la région sahelienne est classée potentiellemnt dangereuse...dommage moi qui comptait aller faire un tour à gorom gorom!
Je ne sais pas vraiment quoi en penser, est-il réellement dangereux de voyeger seule burkina en ce moment? ou est-ce simplement une question de bons sens, de ne pas s'afficher avec des objets de valzurs, sirtir une liasse de billet pour acheter un beignet. Je ne souahite pas courir de risques inconsidérés et revenir plus tard si cela est nécessaire, mais je ne veux pas non plus annuler un voyage pour des informations exagérées.
Merci pour vos réponses, elles me seront très utiles!
Je prévois de partir du 20 février eu 21 mars au burkina faso. J'aime beaucoup ce pays dans lequel j'ai déjà voyagé en 2006, mais ou je n'ai pas eu le temps de beaucoup me déplacer.
Je souaite par exemple me rendre à Bobo Bioulasso, Banfora, Koudougou, Kaya... peut-être traverser la frontière malienne pour y retrouver des amis entre ségou et Bamako.
Jusqu'ici je ne m'inquiétais pas du tout pour ma sécurité sur place aux niveaux de mes déplacements , je ne comptais que rouler de jour par exemple. Je comptais voyager "léger" juste un sac à dos, et mettre mes objets de valeur, argent, papier dans une pochette sous mes vêtements, pour éviter d'attirer les convoitises.
Toutefois, je suis l'actualité des pays frontaliers, et ne suis pas insensible au xderniers évènements, l'exécution de deux atoages au niger, les kidanappés au Mali, les problèmes en Côte d'ivoire, les élection splus ou moins étranges au burkina faso. J'entends régulièrement que le claimt tendu décinseille aux français de voyager en Afrique par exemple. Je me suis rendu sur le site du Ministère des affaires étrangères français qui met en garde les voyageurs pour tout un tas de raison (coupeurs de route, violences etc.) Apparement il est fortement déconseillé d'aller dans le nord, la région sahelienne est classée potentiellemnt dangereuse...dommage moi qui comptait aller faire un tour à gorom gorom!
Je ne sais pas vraiment quoi en penser, est-il réellement dangereux de voyeger seule burkina en ce moment? ou est-ce simplement une question de bons sens, de ne pas s'afficher avec des objets de valzurs, sirtir une liasse de billet pour acheter un beignet. Je ne souahite pas courir de risques inconsidérés et revenir plus tard si cela est nécessaire, mais je ne veux pas non plus annuler un voyage pour des informations exagérées.
Merci pour vos réponses, elles me seront très utiles!
Tombouctou et son patrimoine écrit (Mali)
« The manuscripts reveal that black Africa had literacy and intellectualism – thus going beyond the mere notion of Africa as a continent of ‹song and dance›» (John O. Hunwick)
LES TRÉSORS DE TOMBOUCTOU
«Le sel vient du nord, l’or du sud et l’argent du pays des Blancs, mais les paroles de Dieu, les choses savantes, les histoires et les jolis contes, on ne les trouve qu’à Tombouctou». C’est ainsi que la ville de Tombouctou était qualifiée par un grand savant du 16e siècle. En effet, la «ville mystérieuse» du Sahara dispose d’un impressionnant patrimoine écrit dont l’originalité reste intimement liée à l’islamisation de la région entamée au 7e siècle de l’ère chrétienne. Tombouctou, foyer intellectuel et universitaire au 16e siècle, était une référence de la grandeur littéraire et scientifique du Soudan. Un livre illustré en grand format, intitulé «The Hidden Treasures of Timbuktu», relate la grande histoire de cette ville légendaire et ouvre la porte à une salle du trésor : d‘exceptionnels manuscrits d’une inestimable valeur historique et de rare beauté. Un hommage aimant et portrait fascinant de la ville de Tombouctou qui relient, de manière imposante, passé et présent ...
Les Européens associent Tombouctou avec le fin fond du monde connu. Mais en réalité, Tombouctou a été un haut lieu du monde austral pendant des siècles, à la fois un centre du commerce transsaharien et un fief de l'érudition islamique, ou selon Léon l’Africain, un «refuge pour érudits». Les routes s'entrecroisaient à cette époque : du nord, venaient les caravanes de sel, l'or, et les esclaves qui transitaient du sud sur le fleuve Niger (et aujourd'hui encore, Tombouctou demeure un point de rencontre entre les populations africaines et les peuples nomades berbères et arabes, un lieu où «se croisent pirogue et chameau»). Les marchands ont attiré les érudits et dès le XVe siècle, la ville de Tombouctou comptait pas moins de cent mille habitants, dont vingt-cinq mille étudiants qui fréquentaient sa célèbre université islamique de Sankoré ; la réputation de l’université («Oxford de l‘Afrique») rayonnait partout dans le monde arabe. On y enseignait, écrivait des livres, reproduits par des copistes et vendus au marché. La ville était alors au centre d’empires importants qui s’étendaient sur des régions plus vastes que le Mali actuel ...
Quelque cent mille manuscrits anciens témoignent aujourd'hui de cette époque. Rédigés en arabe (à l'époque, langue de l'élite dans l'Afrique de l'Ouest), ils couvrent des sujets aussi divers que le droit islamique, la philosophie, la médecine, la climatologie, la philologie et la littérature, l'astronomie, l’optique, les mathématiques, la géomancie, l'histoire du Mali et les sciences coraniques. Les plus anciens sont un manuel de droit islamique datant de 1204, et un coran, écrit sur un parchemin en peau de gazelle, datant aussi du 13e siècle. Et véritables curiosités restent un recueil sur l'intimité, écrit au 14e siècle par Muhamad Tagar al Fullani, ou un manuel du 18e siècle s’apparentant au Kamasutra dans lequel on trouve des positions sexuelles, des remèdes contre l’impuissance et un chapitre intitulé «Etre patient avec les femmes» (ha ha). Un autre manuscrit expose une charte des droits de l’homme, cinq cents ans avant la nôtre. Le contenu des manuscrits de l’historien Ismaël Diadié Haïdara intéresse les climatologues et les astronomes ; ses ancêtres ont noté dans les marges des livres les dates des crues et décrues du fleuve Niger ainsi que celles des événements marquants, comme les tremblements de terre. On y apprend ainsi qu’une pluie de météorites a traversé le ciel saharien en 1583!!! Parmi ces précieux documents, il y a bien sûr de nombreux corans et des écrits religieux, mais aussi des traités de pharmacopée, de savoir-vivre, des actes de commerce, des certificats d'affranchissement d'esclaves, des testaments, etc. Mis bout à bout, ils révèlent tout un pan de l'histoire intime des peuples du Sahara.
On a trouvé ces manuscrits un peu partout dans la région entourant la mythique ville au cours des 20 dernières années : cachés au 19e siècle par les villageois, de peur de les voir pillés, les familles tombouctiennes ont ouvert leurs coffres où sont conservées des calligraphies dorées qui jaunissent. Une découverte majeure car ces manuscrits sont la preuve que «l'Afrique a joué un rôle dans la connaissance islamique pendant près de mille ans», a déclaré un expert islamique allemand responsable de la numérisation des manuscrits à l'université d'Oslo. Les mêmes renferment un savoir perdu que l’on commence à peine à décoder: la mémoire de l’Afrique. Certains proviennent d'Andalousie, d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient, tandis que d'autres ont été écrits par des auteurs africains à Tombouctou même. Les langues africaines étaient également écrites avec l'alphabet arabe pour le courrier diplomatique et les contrats.
Aujourd’hui, des collections de manuscrits, on en trouve une trentaine à Tombouctou (autres sources rapportent de 60 à 80 collections privées). Celle de l’Institut Ahmed Baba, organisme national financé par l’Afrique du Sud, la Norvège, le Luxembourg et la fondation Ford, aux États-Unis, est de loin la plus importante. Les autres sont conservées dans des bibliothèques privées. Abdelkader Haïdara, 45 ans, a reçu en héritage de son père neuf mille manuscrits, la plus grande collection privée de Tombouctou. Il les a exposés au grand public, initiant une nouvelle tendance: celle selon laquelle les propriétaires privés conservent eux-mêmes leurs trésors plutôt que de les confier à l'Etat malien. «Les familles sont les meilleurs gardiens de leur propre héritage intellectuel», déclare-t-il de manière claire et nette.
Contrairement à la majorité de ses compatriotes dans le Mali francophone, Abdelkader Haïdara, 45 ans, a été élevé en arabe. Sa famille a conservé vivant son héritage arabe et islamique, chaque génération remettant les manuscrits à la génération suivante et ce, depuis le XVIe siècle : son père a étudié au Soudan et en Egypte où il a acheté des manuscrits et les a copiés à la main. A cette époque, bon nombre d'autres familles installées à Tombouctou ont commencé à mettre leurs collections sous clef, les cachant même parfois dans le sable, de peur de les voir confisquées par les colonialistes français. Dans l'ancienne ville royale de Ségou, les Français avaient détourné de précieux manuscrits qui, encore à ce jour, sont conservés à la Bibliothèque nationale de France. Toutefois, Abdelkader Haïdara a passé près de vingt ans à acheter des manuscrits au nom de l'Institut Ahmed Baba dirigé par l'Etat à Tombouctou. Quelque trente mille manuscrits se trouvent archivés là-bas.
Abdelkader Haïdara a été le premier à ouvrir une collection privée en 1993, encourageant d'autres familles à en faire autant. Il en est résulté un véritable boom : les gens sont maintenant de plus en plus conscients de la valeur de leur héritage, y compris sur le plan matériel ...
Il y a un vaste trou dans l’histoire du continent. L’époque des missionnaires européens et des marchands d‘esclaves du 17e au 19e siècle ainsi que celle du colonialisme sont bien documentées. Celles des empires africains qui les ont précédées le sont beaucoup moins. Les Africains eux-mêmes connaissent peu de choses de l’Empire sonraï, ni de la percée de l’islam, apporté par les caravanes arabes. Faire l’histoire de l’Afrique précoloniale, on n’a longtemps même pas osé y penser, puisque les Africains n’avaient pas laissé de sources écrites. En 1963 encore, le fameux historien britannique Hugh Trevor-Roper a résonné de façon lapidaire : «Perhaps in the future, there will be some African history to teach. But at present there is none. There is only the history of Europeans in Africa. The rest is darkness.» Que c’est bizarre : l’histoire de l’Afrique consiste en l’histoire des Européens seulement. Celle des Africains est une tache blanche. Les manuscrits de Tombouctou sont la preuve du contraire. Pour l‘Afrique et les Africain(e)s, il s’agit de la mise au jour d’un grand pan de leur littérature ancienne. Donc, il ne faut plus que l’Afrique se regarde comme un continent misérable, sans histoire ni littérature, bref, sans mémoire écrite. Un tournant dans l’histoire des civilisations : alors, on pourra présenter au monde des connaissances sur l’art, l’histoire, maintes sciences, la culture. Non plus seulement être un continent totalement voué à l’oralité, non plus seulement être quémandeur passif de l’Occident.
La sauvegarde des manuscrits de Tombouctou est un travail de coopération internationale. L’ancien président de l’Afrique du Sud, Thabo Mbeki, en a fait la première mission culturelle du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), ayant recueilli 25 millions de rands pour la construction d’une grande bibliothèque à Tombouctou. Elle accueille la collection de l’Institut Ahmed Baba, qui étouffe sous les livres. Espérons qu’on parvient à sauver les précieux manuscrits de Tombouctou. Pour exhumer et préserver ce faaaaaaabuleux patrimoine, il ne faut que quelques millions d’euros, une somme assez minable comparée à l’augmentation de capital que vient de réclamer Disneyland Paris à ses actionnaires pour renflouer son parc d’attractions. Finalement «de la nuit de l’oubli émerge ainsi une passionnante histoire de l’Afrique jusqu’à présent ignorée» (Jean-Michel Djian, Le Monde Diplomatique, 2004) ...
Par analogie avec ces uniques trésors tombouctiens, le livre intitulé «The Hidden Treasures of Timbuktu» (titre allemand : «Timbuktu und seine verborgenen Schätze», Frederking & Thaler, München 2009) est un vrai trésor également. Ses auteurs, John O. Hunwick, professeur à l’Institut d’études de la pensée islamique en Afrique (Université de Northwest, Etats-Unis), en collaboration avec son fils, Joseph Hunwick (photos) et Alida Jay Boye, coordonnateur du projet des bibliothèques de Tombouctou, et provenant de l’université d’Oslo, nous présentent un ouvrage sur le «phénomène ‹Tombouctou›», fait à la perfection, et un des plus beaux livres que j’ai jamais gardé dans mes mains : des photos splendides de la ville de Tombouctou, de ses habitants, des bibliothèques en ville et des manuscrits et livres, complétées par des textes détaillés et instructifs.
Un livre qui séduit par respect et humilité face aux peuples du Sahara en général, et aux hommes et femmes de Tombouctou en spécial. De la grande science était depuis toujours le résultat d’une vie et création communes des hommes et des cadres de vie les plus différents – c’est le message que fournit ce livre, par gratuit ...
YouTube : The Hidden Treasures of Timbuktu - Joseph Hunwick Photography (livre)
YouTube : The Hidden Treasures of Timbuktu
Timbuktu Manuscripts Project
hgb
LES TRÉSORS DE TOMBOUCTOU
«Le sel vient du nord, l’or du sud et l’argent du pays des Blancs, mais les paroles de Dieu, les choses savantes, les histoires et les jolis contes, on ne les trouve qu’à Tombouctou». C’est ainsi que la ville de Tombouctou était qualifiée par un grand savant du 16e siècle. En effet, la «ville mystérieuse» du Sahara dispose d’un impressionnant patrimoine écrit dont l’originalité reste intimement liée à l’islamisation de la région entamée au 7e siècle de l’ère chrétienne. Tombouctou, foyer intellectuel et universitaire au 16e siècle, était une référence de la grandeur littéraire et scientifique du Soudan. Un livre illustré en grand format, intitulé «The Hidden Treasures of Timbuktu», relate la grande histoire de cette ville légendaire et ouvre la porte à une salle du trésor : d‘exceptionnels manuscrits d’une inestimable valeur historique et de rare beauté. Un hommage aimant et portrait fascinant de la ville de Tombouctou qui relient, de manière imposante, passé et présent ...
Les Européens associent Tombouctou avec le fin fond du monde connu. Mais en réalité, Tombouctou a été un haut lieu du monde austral pendant des siècles, à la fois un centre du commerce transsaharien et un fief de l'érudition islamique, ou selon Léon l’Africain, un «refuge pour érudits». Les routes s'entrecroisaient à cette époque : du nord, venaient les caravanes de sel, l'or, et les esclaves qui transitaient du sud sur le fleuve Niger (et aujourd'hui encore, Tombouctou demeure un point de rencontre entre les populations africaines et les peuples nomades berbères et arabes, un lieu où «se croisent pirogue et chameau»). Les marchands ont attiré les érudits et dès le XVe siècle, la ville de Tombouctou comptait pas moins de cent mille habitants, dont vingt-cinq mille étudiants qui fréquentaient sa célèbre université islamique de Sankoré ; la réputation de l’université («Oxford de l‘Afrique») rayonnait partout dans le monde arabe. On y enseignait, écrivait des livres, reproduits par des copistes et vendus au marché. La ville était alors au centre d’empires importants qui s’étendaient sur des régions plus vastes que le Mali actuel ...
Quelque cent mille manuscrits anciens témoignent aujourd'hui de cette époque. Rédigés en arabe (à l'époque, langue de l'élite dans l'Afrique de l'Ouest), ils couvrent des sujets aussi divers que le droit islamique, la philosophie, la médecine, la climatologie, la philologie et la littérature, l'astronomie, l’optique, les mathématiques, la géomancie, l'histoire du Mali et les sciences coraniques. Les plus anciens sont un manuel de droit islamique datant de 1204, et un coran, écrit sur un parchemin en peau de gazelle, datant aussi du 13e siècle. Et véritables curiosités restent un recueil sur l'intimité, écrit au 14e siècle par Muhamad Tagar al Fullani, ou un manuel du 18e siècle s’apparentant au Kamasutra dans lequel on trouve des positions sexuelles, des remèdes contre l’impuissance et un chapitre intitulé «Etre patient avec les femmes» (ha ha). Un autre manuscrit expose une charte des droits de l’homme, cinq cents ans avant la nôtre. Le contenu des manuscrits de l’historien Ismaël Diadié Haïdara intéresse les climatologues et les astronomes ; ses ancêtres ont noté dans les marges des livres les dates des crues et décrues du fleuve Niger ainsi que celles des événements marquants, comme les tremblements de terre. On y apprend ainsi qu’une pluie de météorites a traversé le ciel saharien en 1583!!! Parmi ces précieux documents, il y a bien sûr de nombreux corans et des écrits religieux, mais aussi des traités de pharmacopée, de savoir-vivre, des actes de commerce, des certificats d'affranchissement d'esclaves, des testaments, etc. Mis bout à bout, ils révèlent tout un pan de l'histoire intime des peuples du Sahara.
On a trouvé ces manuscrits un peu partout dans la région entourant la mythique ville au cours des 20 dernières années : cachés au 19e siècle par les villageois, de peur de les voir pillés, les familles tombouctiennes ont ouvert leurs coffres où sont conservées des calligraphies dorées qui jaunissent. Une découverte majeure car ces manuscrits sont la preuve que «l'Afrique a joué un rôle dans la connaissance islamique pendant près de mille ans», a déclaré un expert islamique allemand responsable de la numérisation des manuscrits à l'université d'Oslo. Les mêmes renferment un savoir perdu que l’on commence à peine à décoder: la mémoire de l’Afrique. Certains proviennent d'Andalousie, d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient, tandis que d'autres ont été écrits par des auteurs africains à Tombouctou même. Les langues africaines étaient également écrites avec l'alphabet arabe pour le courrier diplomatique et les contrats.
Aujourd’hui, des collections de manuscrits, on en trouve une trentaine à Tombouctou (autres sources rapportent de 60 à 80 collections privées). Celle de l’Institut Ahmed Baba, organisme national financé par l’Afrique du Sud, la Norvège, le Luxembourg et la fondation Ford, aux États-Unis, est de loin la plus importante. Les autres sont conservées dans des bibliothèques privées. Abdelkader Haïdara, 45 ans, a reçu en héritage de son père neuf mille manuscrits, la plus grande collection privée de Tombouctou. Il les a exposés au grand public, initiant une nouvelle tendance: celle selon laquelle les propriétaires privés conservent eux-mêmes leurs trésors plutôt que de les confier à l'Etat malien. «Les familles sont les meilleurs gardiens de leur propre héritage intellectuel», déclare-t-il de manière claire et nette.
Contrairement à la majorité de ses compatriotes dans le Mali francophone, Abdelkader Haïdara, 45 ans, a été élevé en arabe. Sa famille a conservé vivant son héritage arabe et islamique, chaque génération remettant les manuscrits à la génération suivante et ce, depuis le XVIe siècle : son père a étudié au Soudan et en Egypte où il a acheté des manuscrits et les a copiés à la main. A cette époque, bon nombre d'autres familles installées à Tombouctou ont commencé à mettre leurs collections sous clef, les cachant même parfois dans le sable, de peur de les voir confisquées par les colonialistes français. Dans l'ancienne ville royale de Ségou, les Français avaient détourné de précieux manuscrits qui, encore à ce jour, sont conservés à la Bibliothèque nationale de France. Toutefois, Abdelkader Haïdara a passé près de vingt ans à acheter des manuscrits au nom de l'Institut Ahmed Baba dirigé par l'Etat à Tombouctou. Quelque trente mille manuscrits se trouvent archivés là-bas.
Abdelkader Haïdara a été le premier à ouvrir une collection privée en 1993, encourageant d'autres familles à en faire autant. Il en est résulté un véritable boom : les gens sont maintenant de plus en plus conscients de la valeur de leur héritage, y compris sur le plan matériel ...
Il y a un vaste trou dans l’histoire du continent. L’époque des missionnaires européens et des marchands d‘esclaves du 17e au 19e siècle ainsi que celle du colonialisme sont bien documentées. Celles des empires africains qui les ont précédées le sont beaucoup moins. Les Africains eux-mêmes connaissent peu de choses de l’Empire sonraï, ni de la percée de l’islam, apporté par les caravanes arabes. Faire l’histoire de l’Afrique précoloniale, on n’a longtemps même pas osé y penser, puisque les Africains n’avaient pas laissé de sources écrites. En 1963 encore, le fameux historien britannique Hugh Trevor-Roper a résonné de façon lapidaire : «Perhaps in the future, there will be some African history to teach. But at present there is none. There is only the history of Europeans in Africa. The rest is darkness.» Que c’est bizarre : l’histoire de l’Afrique consiste en l’histoire des Européens seulement. Celle des Africains est une tache blanche. Les manuscrits de Tombouctou sont la preuve du contraire. Pour l‘Afrique et les Africain(e)s, il s’agit de la mise au jour d’un grand pan de leur littérature ancienne. Donc, il ne faut plus que l’Afrique se regarde comme un continent misérable, sans histoire ni littérature, bref, sans mémoire écrite. Un tournant dans l’histoire des civilisations : alors, on pourra présenter au monde des connaissances sur l’art, l’histoire, maintes sciences, la culture. Non plus seulement être un continent totalement voué à l’oralité, non plus seulement être quémandeur passif de l’Occident.
La sauvegarde des manuscrits de Tombouctou est un travail de coopération internationale. L’ancien président de l’Afrique du Sud, Thabo Mbeki, en a fait la première mission culturelle du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), ayant recueilli 25 millions de rands pour la construction d’une grande bibliothèque à Tombouctou. Elle accueille la collection de l’Institut Ahmed Baba, qui étouffe sous les livres. Espérons qu’on parvient à sauver les précieux manuscrits de Tombouctou. Pour exhumer et préserver ce faaaaaaabuleux patrimoine, il ne faut que quelques millions d’euros, une somme assez minable comparée à l’augmentation de capital que vient de réclamer Disneyland Paris à ses actionnaires pour renflouer son parc d’attractions. Finalement «de la nuit de l’oubli émerge ainsi une passionnante histoire de l’Afrique jusqu’à présent ignorée» (Jean-Michel Djian, Le Monde Diplomatique, 2004) ...
Par analogie avec ces uniques trésors tombouctiens, le livre intitulé «The Hidden Treasures of Timbuktu» (titre allemand : «Timbuktu und seine verborgenen Schätze», Frederking & Thaler, München 2009) est un vrai trésor également. Ses auteurs, John O. Hunwick, professeur à l’Institut d’études de la pensée islamique en Afrique (Université de Northwest, Etats-Unis), en collaboration avec son fils, Joseph Hunwick (photos) et Alida Jay Boye, coordonnateur du projet des bibliothèques de Tombouctou, et provenant de l’université d’Oslo, nous présentent un ouvrage sur le «phénomène ‹Tombouctou›», fait à la perfection, et un des plus beaux livres que j’ai jamais gardé dans mes mains : des photos splendides de la ville de Tombouctou, de ses habitants, des bibliothèques en ville et des manuscrits et livres, complétées par des textes détaillés et instructifs.
Un livre qui séduit par respect et humilité face aux peuples du Sahara en général, et aux hommes et femmes de Tombouctou en spécial. De la grande science était depuis toujours le résultat d’une vie et création communes des hommes et des cadres de vie les plus différents – c’est le message que fournit ce livre, par gratuit ...
YouTube : The Hidden Treasures of Timbuktu - Joseph Hunwick Photography (livre)
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Timbuktu Manuscripts Project
hgb
Tourisme en 4x4 au Mali: hébergements?
Je suis à la recherche de renseignements concernant les possibilités d'hebergement en bivouacs au Mali; En Mauritanie l'année derniére nous avons pu constater qu'il y avait grand nombre d'auberges, qui acceptaient les vehicules 4X4 equipés comme nous de maggiolina; en est il de mëme au Mali? sinon est ce que quelqu'un ayant fait ce periple peut nous donner des informations sur les hebergements possibles! merci d'avance
Voyage au Mali en voiture pendant le mois d'août
Bonjour,
Je prévois avec mon ami de partir pour Bamako au départ de Marseille en voiture et ce pendant le mois d'aout. Nous envisageons de traverser Espagne, Maroc, Mauritanie pour enfin arriver au Mali. Sur place nous souhaitons vendre la voiture clio essence et repartir en avion. En faisant cela nous ne cherchons pas à faire de bénéfice, nous aimerions plutot la vendre à un prix raisonnable à une famille qui en aurait besoin.( dans l'idéal biensûr).
Nous sommes à la recherche de tout les renseignements qui pourraient nous êtr utile sur place, hébergement, argent, trajet....
Par ailleurs mon ami a un tampon d'israël sur son passeport et nous craignions les problèmes que nous pourrions rencontrer en Mauritanie. En effet tout les liens diplomatiques ont été rompus entre ces deux pays.
J'attend avec impatience des témoignages de personnes ayant vécu cette expédition.
Merci d'avance
Voyage Rennes - Bamako (Mali) en voiture
Bonjour à tous
Apres avoir parcouru ce super Forum
Je vous presente mon projet pour cette été merci pour tout vos conseil et point de vu
Je part avec un ami avec qui nous avons deja qq voyages de ce type a notre actif!!
En route pour Bamako nous pensons prendre le bateau à séte puis Maroc Mauritanie et Mali
nous avons une 405 break notre problème et que nous disposons de 3 semaines donc nous comptons vendre la voiture sur place
et retour en avion, notre but est completement non luctratif
avez vous deja effectué ce genre de voyage?problème pour revendre la voiture? ect
Merci d'avance à tous
et bonne route
Route à destination de Bamako depuis Toulouse (informations)
suite de mon courrier de mai 2009 que je n'avais pas bien complété🤪
* pour un PL documents Au Maroc
MA 2009 demandé à direction departementale du transport et équipement( 2008-2009-2010 variance avec l'année) sans le MA vous ne pouvez circuler au maroc tapon de la douane à tanger puis lagouia en sortie
aucun souci au maroc pour la route
En Mauritanie
Si vous transportez du materiel dessus, et qu'il est important obligation de prendre transitaire, négociable sur la base de 350 € assurance en plus bien sur
route tres accidenté entre Nouakchott et Aleg-Kiffa, faut pas rouler trop vite mais ça passe sans probleme. apres Kiffa et jusqu'à frontière Mali la route était en travaux en avril 2009 ainsi que construction de pont et gué. on devrait avoir maintenant une tres belle route
Attention bien faire le plein sur Nouakchott, parce que ya pas des pompes tous les 100 kms😕
Au Mali tres bonne route, des postes de police aussi regulier qu'en mauritanie.
ATTENTION POUR CARTE GRISE EXPORT NE PAS MARQUER MALI SI VOUS VOULEZ VENDRE AU MALI MARQUEZ BURKINA FASO OU COTE D IVOIRE OU AUTRES PAYS
ainsi à la douane Malienne vous établirez un laisser passer touristique et non un paiement par un transitaire obligatoire + le bacchich au poste apres Kati
* pour un PL documents Au Maroc
MA 2009 demandé à direction departementale du transport et équipement( 2008-2009-2010 variance avec l'année) sans le MA vous ne pouvez circuler au maroc tapon de la douane à tanger puis lagouia en sortie
aucun souci au maroc pour la route
En Mauritanie
Si vous transportez du materiel dessus, et qu'il est important obligation de prendre transitaire, négociable sur la base de 350 € assurance en plus bien sur
route tres accidenté entre Nouakchott et Aleg-Kiffa, faut pas rouler trop vite mais ça passe sans probleme. apres Kiffa et jusqu'à frontière Mali la route était en travaux en avril 2009 ainsi que construction de pont et gué. on devrait avoir maintenant une tres belle route
Attention bien faire le plein sur Nouakchott, parce que ya pas des pompes tous les 100 kms😕
Au Mali tres bonne route, des postes de police aussi regulier qu'en mauritanie.
ATTENTION POUR CARTE GRISE EXPORT NE PAS MARQUER MALI SI VOUS VOULEZ VENDRE AU MALI MARQUEZ BURKINA FASO OU COTE D IVOIRE OU AUTRES PAYS
ainsi à la douane Malienne vous établirez un laisser passer touristique et non un paiement par un transitaire obligatoire + le bacchich au poste apres Kati
Avis aux Indiana Jones qui seraient tentés de jouer les héros au Mali
L’enlèvement d’un ressortissant français à Ménaka (à 50 km de la frontière avec le Niger) dans la nuit du 25 au 26 novembre 2009 conduit à recommander aux Français présents dans la zone rouge de la carte du Mali (régions du Kidal, de Gao et de Tombouctou) à la quitter. Il est formellement déconseillé de se rendre dans les régions de cette zone compte tenu de l’aggravation du phénomène terroriste.
On pense trop souvent passer au travers. ces régions sont dites très "sensibles" depuis un moment. Les passionnés du Mali tenteront malgré tout de vous convaincre du contraire mais ce ne sont pas eux qui iront vous sauver en cas de problèmes. Certains d'entre eux tiennent parfois des discours totalement irresponsables motivés par l'amour sans limite qu'ils portent pour ce pays.
Des guides vous dissuaderont de vouloir vous y rendre, quand d'autres, avec la "carotte" n'y verront aucun inconvénient en vous laissant croire que c'est sans risque.. Soyez prudents, n'aller pas tenter le diable, ne minimisez pas le problème. N'allez pas jouer les "super héros" en vous disant que cela n'arrive qu'à ceux qui se trouvent au mauvais endroit, au mauvais moment...
On pense trop souvent passer au travers. ces régions sont dites très "sensibles" depuis un moment. Les passionnés du Mali tenteront malgré tout de vous convaincre du contraire mais ce ne sont pas eux qui iront vous sauver en cas de problèmes. Certains d'entre eux tiennent parfois des discours totalement irresponsables motivés par l'amour sans limite qu'ils portent pour ce pays.
Des guides vous dissuaderont de vouloir vous y rendre, quand d'autres, avec la "carotte" n'y verront aucun inconvénient en vous laissant croire que c'est sans risque.. Soyez prudents, n'aller pas tenter le diable, ne minimisez pas le problème. N'allez pas jouer les "super héros" en vous disant que cela n'arrive qu'à ceux qui se trouvent au mauvais endroit, au mauvais moment...







