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Retour de 16 jours en Birmanie - février 2016
Bonjour à tous,
voilà quelques (!) lignes retraçant mon voyage de 16 jours en Birmanie en février 2016. Les 5 premiers jours étaient à 3, puis les 11 derniers jours en solo. En espérant que cela puisse vous resservir...bonne lecture! En bas du "jour par jour", quelques impressions sur ce très beau voyage!
Jour 1 : Paris – Nyaungshwe Vol Qatar Airways vers Doha puis Yangon. Très bonne compagnie avec service de qualité, confort et électronique de bord performante (~ 850€, billets réservés 2 mois avant). De là, changement de terminal (international à national) puis direction Heho. Un taxi nous emmène vers la ville de Nyaungshwe, non loin des berges du lac Inle. La fin d’une longue journée de transport ! Arrivée au ???; l’hôtel est très correct. Location de vélos pour longer la rive est du lac (en fait, la route reste quand même assez éloignée du bord de l’eau), jusqu’au paisible Inle Resort (on voit que les lodges vont fleurir le long des berges …). Sur le retour, arrêt au « Vineyard », où l’on peut déguster des vins locaux : on nous a conseillé de ne pas prendre le plateau dégustation, on a opté directement pour la bouteille ! Le vin n’est pas extraordinaire, mais le panorama et le coucher de soleil valent le détour. Retour dans la pénombre au village, l’esprit légèrement embrumé par le jus de raisin fermenté et le décalage horaire. Il ne fait vraiment pas très chaud, bien fait de prendre une polaire !
Jour 2 : Nyaungshwe Réveil matinal (« j’ai beau être matinal, j’ai mal ! »), au gré des pompiers qui font leur entraînement dans la caserne juste à côté et des chiens qui ont hurlé à la mort durant la nuit. La température n’est pas très élevée. Excursion à la journée sur le lac, circuit plutôt classique, réservé par le biais de l’hôtel. Notre guide nous emmène dans un premier temps au marché de Khang Daing, a priori un des plus « rustiques ». Visite d’une fabrique d’argent, puis traversée vers In Dain, sa trèèèèès longue artère commerçante, où on retrouve toujours les mêmes articles, jusqu’au sommet où trônent de nombreux stupas. De l’autre côté du village, joli point de vue depuis des stupas isolés. Déjeuner à In Dain, puis visite de fabrique de textiles, jardins flottants très parcourus. Beau coucher de soleil sur le lac à proximité des pêcheurs qui remontent leurs filets. Retour frais au village. Le soir, apéro au Pub Asiatico (sympa !), resto Richland « rooftop » puis retour à l’hôtel.
Jour 3 : Nyaungshwe – Bagan Journée consacrée à un « trek sur 1 journée » (plutôt une balade) autour de Nyaungshwe. Le guide nous emmène à travers les montagnes arides et pelées vers de petits villages à flanc de montagne. La balade en elle-même n’a pas grand intérêt, mais nous croisons en chemin une cérémonie pour l’ouverture d’une nouvelle route et prenons le thé dans une petite caverne avec un moine qui vit là. Nous déjeunons ensuite dans un village chez le « maire » qui faisait bosser d’autres villageois pour couler une dalle en ciment devant chez lui. Un moment très sympa avec « dégustation » de leurs cigares locaux et de l’alcool de riz. On reprend ensuite le chemin pour redescendre vers Nyaungshwe, vue de jolies ruines de temples. Départ vers 19h pour prendre le bus direction Bagan. Les bus sont bien entendu sur-climatisés, mais confortables et pourvus de couvertures.
Jour 4 : Bagan Arrivée 4h30 à Bagan, un peu déboussolés après une nuit forcément agitée : beaucoup de virages au début et plusieurs arrêts obligatoires le long de la route pour le repos du chauffeur. Pas le courage de négocier de si bon matin… un taxi chérot nous emmène au Innwa Motel à Nyaung U, où tout le monde dort. On fait quand même le check-in, puis laissons nos bagages avant que le taxi nous emmène voir un lever de soleil « là où c’est le mieux ». Je suis un peu réticent…Il n’y a pas grand monde au début, mais cela se remplit bien vite : nous apprendrons plus tard que nous étions sur le Shwesandaw qui est a priori le spot le plus fréquenté pour les levers / couchers de soleil. Les photographes grimpent n’importe où pour avoir la meilleure photo, les gens s’engueulent car on est serré comme des sardines, ç’en est presque dangereux car les marches sont raides. Heureusement, pour limiter cela, le gouvernement vient d’interdire depuis le 1er mars 2016 de grimper sur la majorité des temples (hors 5 temples dont le Shwesandaw…ils ne veulent pas se priver d’une telle manne de touristes…). C’est selon moi une très bonne décision. Après le néanmoins beau lever de soleil auquel nous venons d’assister et l’envol de très nombreux ballons, nous prenons la décision de louer des vélos pour voir les temples d’Old et New Bagan. Le soleil tape assez fort en pleine journée, mais ce circuit se fait bien à vélo. Les sites sont très beaux et il n’y a finalement pas trop de monde. Beaucoup de jolis Bouddhas, part belle est faite aux monuments dorés. Nous sommes encore vus comme des curiosités par les touristes birmans qui n’hésitent pas à se prendre en photo avec nous, avec ou sans accord de notre part ! Détour par les bords de l’Irrawaddy où beaucoup d’ouvriers s’affairent à décharger des bateaux, puis déjeuner dans une petite échoppe en bord de route, où le serveur nous sort une boule à neige « Only Lyon », c’était très inattendu ! En fin de journée, en revenant des bords de l’Irrawaddy à New Bagan, on se perd un peu dans la plaine centrale ensablée, mais il n’y a personne et les couleurs de fin de journée sur les temples isolés en briquette rouge sont vraiment très belles. Retour de nuit à Nyaung U.
Jour 5 : Bagan Aujourd’hui, c’est location d’e-bike (scooter électrique) pour parcourir de plus grandes distances, notamment pour aller voir les plus grands temples de la plaine centrale. Hormis quelques passages sablonneux pas terribles et un peu casse-gueule, le parcours se fait bien en e-bike. Là encore, une très belle journée de temples, avec mention spéciale pour le grand Sulamani. Mes amis partent pour le Mont Popa et c’est le début de mon voyage solo. Je finis par les temples le plus à l’est, dont le joli temple tout blanc. Enfin, virée nocturne vers la très jolie Shwesigon, qui aurait inspiré la majorité des stupas du pays, et qui est également très bien éclairée à la nuit tombée. Assez peu de touristes à cette heure-ci, c’est très agréable !
Jour 6 : Bagan – Mandalay Départ 5h30 vers l’embarcadère, il fait froid ! Le bateau dispose de grands fauteuils en osier confortables et je passe la journée à me reposer entre le pont supérieur et ma place ça fait beaucoup de bien après les longues journées à Bagan. Le trajet permet de voir la vie active au bord de l’Irrawaddy. Petit déjeuner et déjeuner servis à bord, très corrects. Arrivée à Mandalay vers 17h après avoir croisé Sagaing. Hôtel Eternity Resort très bien, même si un peu trop isolé du « centre » (même s’il n’y en a pas vraiment un). Très bon dîner dans un « grill » non loin du quartier routard sur la 35ème.
Jour 7 : Mandalay Au départ, un moto-taxi trouvé dans le quartier des batteurs d’or devait simplement m’emmener à l’embarcadère pour Mingun, mais après discussion avec lui, il va m’emmener toute la journée vers les principaux points d’intérêt de la zone ! Direction donc le grand monastère à Amarapura, puis le pont de U-Bein, le plus long pont en teck du monde (1.1 km), avec de jolis paysages alentour. Pas grand monde sur le pont à cette heure-ci, je crois comprendre que ce n’est pas le cas au lever et au coucher du soleil… De l’autre côté, 0 touriste, je me retrouve dans un petit monastère avec des enfants, avec qui je joue au ballon et essaie d’apprendre quelques bonnes prononciations grâce à mon guide papier sur lequel je peux les faire lire ce que je veux dire. Un très bon moment ! Le temple voisin vient d’être rénové et est fort joli. Ensuite, Sagaing, qui m’a un peu moins marqué et qui est finalement plus impressionnante vue depuis l’Irrawaddy ou depuis Mandalay. Les nombreuses collines parsemées de stupas dorés sont un régal. Mais une fois arrivé au sommet du plus haut temple, le panorama était moins impressionnant. 30 min de moto jusqu’à Mingun qui m’a beaucoup plu, avec ses 3 points d’intérêt atypiques : le temple qui aurait dû être achevé aurait été tout bonnement gigantesque et ses ruines sont très impressionnantes ! A proximité, la pagode Hsinbyume, toute de blanche vêtue, est également très jolie enfin, une des plus grandes cloches du monde (90T !). En sortant de Mingun, nous sommes bloqués sur la route par une procession Karen avec de superbes tenues colorées, des bœufs bariolés et des enfants dans une tenue protocolaire de toute beauté. Chouette ! Sur le retour, un peu gourmand peut-être, je demande au chauffeur de m’emmener à Inwa. Mais il est en fait assez tard, je suis tout seul dans le bateau qui traverse, tout seul également dans la calèche qui me fait faire un tour express des principaux sites d’intérêt, tout seul enfin sur la majorité des sites car tout le monde a déserté. Ca a finalement son charme car j’ai le sentiment qu’il y a beaucoup de monde en journée, mais c’est un peu expédié ! Retour au crépuscule vers Mandalay dans les bouchons ! Resto dans un restaurant de rue indien et ses très bons chapatis.
Jour 8 : Mandalay – Mawlamyine Journée consacrée à la visite des sites de la ville. Départ par le Mandalay Hill, où je ne croise absolument aucun touriste au cours de la longue montée (pieds nus bien sûr). En revanche, en ce jour de Saint-Valentin, que de couples d’ados qui sont habillés de la même façon (au moins le T-shirt / chemise) et qui se tiennent la main pudiquement sur les bancs qui longent la montée ! Le temple tout en haut est très joli. En redescendant, passage par les 2 temples voisins de Kuthodaw et Kyaukthawgyi, impressionnants par la quantité de stupas blancs qui formeraient « le plus grand livre du monde ». Ensuite, la pagode Sandamuni et le très joli temple en teck Shwenanday, dont les murs sont finement ciselés. Je décide de partir à pied vers l’entrée du Palais Royal en passant par des petites rues où on est très étonné de me voir ! Cet ensemble, contrôlé par les militaires au beau milieu de la ville, est assez étrange…Le point de vue depuis la tour d’observation est sympa, la salle du trône également, mais le reste est assez vide, car reconstitué. Vaut le coup d’être vu quand même ! (10000 kyats pour les sites d’intérêt de la ville) Une moto à la sortie m’emmène ensuite vers le début de la balade du Lonely dans les quartiers ouest jusqu’aux quais de l’Irrawaddy là encore, pas croisé un touriste et les sourires sont de mise dans les rues où résonne les Mingulabah ! Retour à l’hôtel après un petit détour par le très joli monastère Shwe In Bin, en bois également. Depuis une des gares routières, un bus bariolé m’emmène à Mawlamyine, 12h de trajet de nuit ! Arrêts obligatoires bouffe et repos tout au long de la nuit. La ferveur des birmans pour le championnat de foot anglais est assez surprenante !
Jour 9 : Mawlamyine Arrivée à 5h30 dans une ville encore endormie. Les quelques hôtels / pensions que je sollicite sont pleins, l’offre hôtelière reste aujourd’hui plutôt limitée. Je vais en bord de fleuve jusqu’au Breeze GH en attendant qu’une chambre se libère pour voir si elle peut convenir. C’est le cas après 2 heures d’attente, mais je n’ai vraiment pas envie d’une chambre aveugle et assez miteuse pour cette nuit…je m’oriente vers le Sandalwood non loin, mais avec plus de confort. Repos puis visite des sites principaux de la ville : le marché, traversée en bateau vers la jolie petite île au Shampoing, où un moine me fait la visite…d’un peu trop près !, la cathédrale puis le soir arrivant, les 3 jolis temples sur la crête qui surplombe la ville. Je rencontre alors Min, un prof d’anglais, ancien moine, qui me propose de me conduire en moto le lendemain vers les sites plus éloignés. En redescendant, parade pour le nouvel an chinois et scène en bord de rivière, avec concours de danse participatif « Gangnam Style », gagné haut la main par un Sud-coréen face à ses adversaires birmans !
Jour 10 : Mawlamyine – Hpa An Min m’emmène donc le lendemain vers le gigantesque bouddha couché de 180 mètres de long, il fait un peu toc, mais il est très impressionnant ! A l’intérieur, un « musée » retrace la vie du 3ème Bouddha, Min m’explique les détails car tout est écrit en birman. En face, un bouddha encore plus grand est en train de voir le jour. Non loin, la dépouille embaumée du fondateur, exposée « façon Hô Chi Minh ». La suite : une pagode au sommet d’une colline assez raide, dont l’entrée est gardée par de nombreux singes un grand centre de méditation (600 « méditants ») avec un curieux mélange de moines et d’occidentaux, par chance nous arrivons pendant le repas des moines. Min m’emmène ensuite manger chez un ami à lui dans un village plus isolé très bon moment avec sa famille, je suis accueilli comme un roi, un peu gêné car on voit qu’ils n’ont pas énormément de moyens. Le fils m’emmène faire un tour du village sous les yeux amusés de ses copains. Retour vers la ville où nos chemins se séparent…merci Min ! 2h de bus (1000 Kyats !) vers Hpa An. Les paysages sont de plus en plus verdoyants en s’approchant de cette ville. Là aussi, l’offre hôtelière est limitée et je comprends que beaucoup de pensions et hôtels sont complets. Je trouve l’hôtel Parami où ma première nuit sera dans une grande chambre « Superior » car les standards sont prises. Je ne m’en prive pas ! Repos au temple qui surplombe la rivière pour le soleil couchant. La ville respire la sérénité, je sens que ça va me plaire ! Resto très local recommandé par l’hôtel, très bon curry !
Jour 11 : Hpa An J’avais réservé un tour à la journée auprès de la Soe Brothers GH. Départ 8h dans un tuk-tuk avec d’autres personnes seules dormant ou non dans cette GH. Une très belle journée à sillonner la campagne environnante, ses jardins remplis de bouddhas, son étrange pagode sur un rocher au milieu d’un lac et ses grottes profondes et richement décorées, parfois un peu trop clinquantes car tout juste rénovées ! A la sortie de la plus grande (???), agréable petit parcours en pirogue colorée sur des canaux au milieu des rizières – ce qui semblait être une exception est en train de devenir un business pour les pêcheurs du coin… Dans le dernier temple, nous nous amusons à parcourir un labyrinthe…pas si simple que ça ! Retour en ville, et dîner avec mes rencontres du jour. J’avais demandé à changer de chambre pour repasser dans une « standard »…mais c’était quand même mieux la « Superior », sans hésiter ! Etonnant, non ? J
Jour 12 : Hpa An Le resto de la veille, peut-être le plus « à touristes » que j’ai pu faire de tout le voyage, ne m’a pas réussi…nuit difficile ! Avec un français rencontré la veille, nous décidons de louer des scooters pour aller monter au Zwekabin. La montée est assez raide et il commence à faire chaud, en 1h30 le sommet est atteint. La vue d’en haut est un peu « blanche », le site en lui-même n’a pas un intérêt énorme, mais c’est surtout le plaisir d’être monté en haut de cette montagne biscornue ! Redescente un peu longuette. Je décide de partir seul vers la grotte Bayin Nyi, où je ne croise pas le moindre touriste car le site est assez éloigné (+ de 30 km). C’est vraiment un très joli site bien décoré et avec des sources chaudes dans lesquelles les locaux se baignent. Sur le retour, arrêt à la Bat Cave (là on ne peut pas dire que j’aie été seul !) où tout le monde attend sagement 18h30…A cette heure, des millions (?) de chauve-souris sortent de leur grotte en même temps, formant une sorte de serpent qui sinue dans le ciel. Très impressionnant ! Je n’aimerais pas voir l’intérieur de la grotte, qui doit crouler sous des tonnes de guano…
Jour 13 : Hpa An – Kinpun Bus vers Kyaikto (5 heures). Une moto m’emmène vers Kinpun, vers l’hôtel que j’avais (pour une fois !) réservé : Eternity Resort. Tout confort, bien plus cher que le reste du pays (50$), mais très agréable même si un peu isolé. Les hôtels en haut sont encore bien plus chers (au moins 100$)…Il fait très chaud, je reste un peu à l’hôtel avant de me diriger vers le départ des camions spécialement aménagés pour monter au Rocher d’Or. Beaucoup d’étudiants autour de moi, nous sommes bien serrés, au moins, ça ne bougera pas ! Et ça tombe bien, car le camion monte à folle allure sur les routes sinueuses, façon montagnes russes, les étudiants sont morts de rire et contribuent à la joyeuse ambiance de la montée ! Arrivée en haut, beaucoup de monde (surtout des locaux), au milieu des chaises à porteur et des porteurs de bagages, des militaires et des moines. Des échafaudages en bambou sont en train d’être montés autour du Rocher, c’est un peu dommage. On sent une vraie révérence des Birmans pour ce Rocher, j’aime beaucoup cette ambiance détendue qui règne sur l’esplanade alentour. La plupart des personnes attendent le coucher du soleil, mais je ne pourrai pas y assister car le dernier camion qui descend part à 18h…ça a quand même son avantage de dormir en haut car l’ambiance doit être encore très différente. Avant de retourner au camion, j’en profite pour descendre dans le village et voir les autres temples voisins. Le bus qui redescend va encore plus vite, ma voisine US n’est vraiment pas rassurée ! Dîner dans l’artère principale de Kinpun pleine de restaurants et de magasins de souvenir, désespérément vides !
Jour 14 : Kinpun – Rangoon Un tuk-tuk m’emmène à la gare de Kyaikto, j’avais vraiment envie de tester le train. Ticket en Ordinary Class, bancs en bois, train qui bouge dans tous les sens et marchands ambulants qui repassent 20 fois pour proposer leur marchandise. Un sacré souvenir ! Gros point noir : le plastique et le polystyrène jetés sur le bord des voies…une catastrophe ! Tout le monde s’en fout : « je ne le vois plus, ce n’est plus mon problème ». Il y a encore un gros travail de sensibilisation, qui commence à être amorcé sur les sites les plus touristiques (surtout à Bagan et Mandalay). Arrivée à Rangoon, un taxi (voiture car pas le droit aux motos) m’amène à la GH que j’avais réservée, non loin du lac Inya, derrière le Sedona. Chambre de 4, mais tout était parfait dans cette GH, reprise récemment par un couple de Birmans et un couple de Français. Dîner au Sabai, très bon mais un peu chic (pas le courage d’aller au Centre…)
Jour 15 : Rangoon Départ pour une journée de balade dans la ville. Petit marché près de l’hôtel, puis moto jusqu’au bouddha couché richement orné (surtout ses pieds !) puis le Nga Htat Gyi non loin et son grand bouddha assis. Balade à travers le quartier résidentiel autour du musée Aung San puis descente vers le lac Kandawgyi. Tour du lac jusqu’à la Tower, puis taxi vers Sule Paya. Là, je rencontre un étudiant avec qui je sympathise. De fil en aiguille, je me retrouve à boire un thé dans un salon de thé non loin, puis il me propose de m’emmener chez lui, avec son père qui n’est pas loin, car « ce serait un grand honneur que tu viennes manger à la maison ». Direction donc Dalah, ferry pour traverser le fleuve, moto jusqu’au « Snake Temple » où vivent une vingtaine de pythons non agressifs car nourris au lait par des nonnes (!). De là, on se retrouve dans sa famille où la mère a prévu un gros repas, délicieux. Je reste quelques heures avec eux, les fils qui parlent un peu anglais. Leur maison, détruite par Nargis en 2008 est encore en cours de construction et le père est fier de me montrer tout ce qu’il a pu construire au fil du temps. Au moment de partir, je me vois même offrir des cadeaux pour avoir accepté d’être venu… incroyable ! La gentillesse des Birmans est vraiment marquante. De retour à Rangoon, je visite la très belle et impressionnante Shwedagon à la nuit tombante, puis (grosse erreur !) à pied vers Chinatown. Pas grand-chose à voir, si ce n’est ces étals de brochettes avec tous types de nourriture. Retour en taxi à l’hôtel après cette journée vraiment inattendue !
Le lendemain avion le matin pour retour en France !
Très clairement, c’est pour moi le plus beau voyage en Asie du Sud-Est que j’aie été amené à faire jusqu’à ce jour…. après avoir visité (je ne prétendrai pas avoir tout vu de ces pays!) le Vietnam, les Philippines, le Laos et une partie du Cambodge.
Ce qui m’a le plus plu : la sérénité de Hpa An et ses sites environnants, la gentillesse des locaux qui m’ont amené à vivre de très belles expériences humaines, l'élégance des Birmanes.
On voit que le pays évolue vite en termes de tourisme (si j’ai bien compris, on est passé de 800 000 à 3 millions de visiteurs en 5 ans…). Pour le moment, cela ne se ressent pas vraiment, dans la fréquentation comme dans l'attitude des gens vis-à-vis des touristes, mais ça peut amener à changer. Le pays évolue beaucoup depuis quelques années (et c'est tant mieux pour eux!), et on voit que tout le monde a un téléphone portable, les motos rendent les rues plus bruyantes et plus polluées, le plastique est omniprésent (mais ça ce n’est pas lié), les prix sont à la hausse (pour avoir une idée, j’ai dû dépenser 650€ sur place en 16 jours, ce qui reste bas, je vous l’accorde, mais plus haut que les pays voisins…). Le tourisme arrive, mais le pays ne semble pas encore en mesure de contenir cela… l'infrastructure hôtelière risque d'avoir en tout cas du mal à absorber la manne touristique.
Voilà, si vous avez des questions sur ce voyage, n’hésitez pas à me contacter ! Mais je ne peux que recommander un voyage dans ce beau pays...
A bon entendeur!
voilà quelques (!) lignes retraçant mon voyage de 16 jours en Birmanie en février 2016. Les 5 premiers jours étaient à 3, puis les 11 derniers jours en solo. En espérant que cela puisse vous resservir...bonne lecture! En bas du "jour par jour", quelques impressions sur ce très beau voyage!
Jour 1 : Paris – Nyaungshwe Vol Qatar Airways vers Doha puis Yangon. Très bonne compagnie avec service de qualité, confort et électronique de bord performante (~ 850€, billets réservés 2 mois avant). De là, changement de terminal (international à national) puis direction Heho. Un taxi nous emmène vers la ville de Nyaungshwe, non loin des berges du lac Inle. La fin d’une longue journée de transport ! Arrivée au ???; l’hôtel est très correct. Location de vélos pour longer la rive est du lac (en fait, la route reste quand même assez éloignée du bord de l’eau), jusqu’au paisible Inle Resort (on voit que les lodges vont fleurir le long des berges …). Sur le retour, arrêt au « Vineyard », où l’on peut déguster des vins locaux : on nous a conseillé de ne pas prendre le plateau dégustation, on a opté directement pour la bouteille ! Le vin n’est pas extraordinaire, mais le panorama et le coucher de soleil valent le détour. Retour dans la pénombre au village, l’esprit légèrement embrumé par le jus de raisin fermenté et le décalage horaire. Il ne fait vraiment pas très chaud, bien fait de prendre une polaire !
Jour 2 : Nyaungshwe Réveil matinal (« j’ai beau être matinal, j’ai mal ! »), au gré des pompiers qui font leur entraînement dans la caserne juste à côté et des chiens qui ont hurlé à la mort durant la nuit. La température n’est pas très élevée. Excursion à la journée sur le lac, circuit plutôt classique, réservé par le biais de l’hôtel. Notre guide nous emmène dans un premier temps au marché de Khang Daing, a priori un des plus « rustiques ». Visite d’une fabrique d’argent, puis traversée vers In Dain, sa trèèèèès longue artère commerçante, où on retrouve toujours les mêmes articles, jusqu’au sommet où trônent de nombreux stupas. De l’autre côté du village, joli point de vue depuis des stupas isolés. Déjeuner à In Dain, puis visite de fabrique de textiles, jardins flottants très parcourus. Beau coucher de soleil sur le lac à proximité des pêcheurs qui remontent leurs filets. Retour frais au village. Le soir, apéro au Pub Asiatico (sympa !), resto Richland « rooftop » puis retour à l’hôtel.
Jour 3 : Nyaungshwe – Bagan Journée consacrée à un « trek sur 1 journée » (plutôt une balade) autour de Nyaungshwe. Le guide nous emmène à travers les montagnes arides et pelées vers de petits villages à flanc de montagne. La balade en elle-même n’a pas grand intérêt, mais nous croisons en chemin une cérémonie pour l’ouverture d’une nouvelle route et prenons le thé dans une petite caverne avec un moine qui vit là. Nous déjeunons ensuite dans un village chez le « maire » qui faisait bosser d’autres villageois pour couler une dalle en ciment devant chez lui. Un moment très sympa avec « dégustation » de leurs cigares locaux et de l’alcool de riz. On reprend ensuite le chemin pour redescendre vers Nyaungshwe, vue de jolies ruines de temples. Départ vers 19h pour prendre le bus direction Bagan. Les bus sont bien entendu sur-climatisés, mais confortables et pourvus de couvertures.
Jour 4 : Bagan Arrivée 4h30 à Bagan, un peu déboussolés après une nuit forcément agitée : beaucoup de virages au début et plusieurs arrêts obligatoires le long de la route pour le repos du chauffeur. Pas le courage de négocier de si bon matin… un taxi chérot nous emmène au Innwa Motel à Nyaung U, où tout le monde dort. On fait quand même le check-in, puis laissons nos bagages avant que le taxi nous emmène voir un lever de soleil « là où c’est le mieux ». Je suis un peu réticent…Il n’y a pas grand monde au début, mais cela se remplit bien vite : nous apprendrons plus tard que nous étions sur le Shwesandaw qui est a priori le spot le plus fréquenté pour les levers / couchers de soleil. Les photographes grimpent n’importe où pour avoir la meilleure photo, les gens s’engueulent car on est serré comme des sardines, ç’en est presque dangereux car les marches sont raides. Heureusement, pour limiter cela, le gouvernement vient d’interdire depuis le 1er mars 2016 de grimper sur la majorité des temples (hors 5 temples dont le Shwesandaw…ils ne veulent pas se priver d’une telle manne de touristes…). C’est selon moi une très bonne décision. Après le néanmoins beau lever de soleil auquel nous venons d’assister et l’envol de très nombreux ballons, nous prenons la décision de louer des vélos pour voir les temples d’Old et New Bagan. Le soleil tape assez fort en pleine journée, mais ce circuit se fait bien à vélo. Les sites sont très beaux et il n’y a finalement pas trop de monde. Beaucoup de jolis Bouddhas, part belle est faite aux monuments dorés. Nous sommes encore vus comme des curiosités par les touristes birmans qui n’hésitent pas à se prendre en photo avec nous, avec ou sans accord de notre part ! Détour par les bords de l’Irrawaddy où beaucoup d’ouvriers s’affairent à décharger des bateaux, puis déjeuner dans une petite échoppe en bord de route, où le serveur nous sort une boule à neige « Only Lyon », c’était très inattendu ! En fin de journée, en revenant des bords de l’Irrawaddy à New Bagan, on se perd un peu dans la plaine centrale ensablée, mais il n’y a personne et les couleurs de fin de journée sur les temples isolés en briquette rouge sont vraiment très belles. Retour de nuit à Nyaung U.
Jour 5 : Bagan Aujourd’hui, c’est location d’e-bike (scooter électrique) pour parcourir de plus grandes distances, notamment pour aller voir les plus grands temples de la plaine centrale. Hormis quelques passages sablonneux pas terribles et un peu casse-gueule, le parcours se fait bien en e-bike. Là encore, une très belle journée de temples, avec mention spéciale pour le grand Sulamani. Mes amis partent pour le Mont Popa et c’est le début de mon voyage solo. Je finis par les temples le plus à l’est, dont le joli temple tout blanc. Enfin, virée nocturne vers la très jolie Shwesigon, qui aurait inspiré la majorité des stupas du pays, et qui est également très bien éclairée à la nuit tombée. Assez peu de touristes à cette heure-ci, c’est très agréable !
Jour 6 : Bagan – Mandalay Départ 5h30 vers l’embarcadère, il fait froid ! Le bateau dispose de grands fauteuils en osier confortables et je passe la journée à me reposer entre le pont supérieur et ma place ça fait beaucoup de bien après les longues journées à Bagan. Le trajet permet de voir la vie active au bord de l’Irrawaddy. Petit déjeuner et déjeuner servis à bord, très corrects. Arrivée à Mandalay vers 17h après avoir croisé Sagaing. Hôtel Eternity Resort très bien, même si un peu trop isolé du « centre » (même s’il n’y en a pas vraiment un). Très bon dîner dans un « grill » non loin du quartier routard sur la 35ème.
Jour 7 : Mandalay Au départ, un moto-taxi trouvé dans le quartier des batteurs d’or devait simplement m’emmener à l’embarcadère pour Mingun, mais après discussion avec lui, il va m’emmener toute la journée vers les principaux points d’intérêt de la zone ! Direction donc le grand monastère à Amarapura, puis le pont de U-Bein, le plus long pont en teck du monde (1.1 km), avec de jolis paysages alentour. Pas grand monde sur le pont à cette heure-ci, je crois comprendre que ce n’est pas le cas au lever et au coucher du soleil… De l’autre côté, 0 touriste, je me retrouve dans un petit monastère avec des enfants, avec qui je joue au ballon et essaie d’apprendre quelques bonnes prononciations grâce à mon guide papier sur lequel je peux les faire lire ce que je veux dire. Un très bon moment ! Le temple voisin vient d’être rénové et est fort joli. Ensuite, Sagaing, qui m’a un peu moins marqué et qui est finalement plus impressionnante vue depuis l’Irrawaddy ou depuis Mandalay. Les nombreuses collines parsemées de stupas dorés sont un régal. Mais une fois arrivé au sommet du plus haut temple, le panorama était moins impressionnant. 30 min de moto jusqu’à Mingun qui m’a beaucoup plu, avec ses 3 points d’intérêt atypiques : le temple qui aurait dû être achevé aurait été tout bonnement gigantesque et ses ruines sont très impressionnantes ! A proximité, la pagode Hsinbyume, toute de blanche vêtue, est également très jolie enfin, une des plus grandes cloches du monde (90T !). En sortant de Mingun, nous sommes bloqués sur la route par une procession Karen avec de superbes tenues colorées, des bœufs bariolés et des enfants dans une tenue protocolaire de toute beauté. Chouette ! Sur le retour, un peu gourmand peut-être, je demande au chauffeur de m’emmener à Inwa. Mais il est en fait assez tard, je suis tout seul dans le bateau qui traverse, tout seul également dans la calèche qui me fait faire un tour express des principaux sites d’intérêt, tout seul enfin sur la majorité des sites car tout le monde a déserté. Ca a finalement son charme car j’ai le sentiment qu’il y a beaucoup de monde en journée, mais c’est un peu expédié ! Retour au crépuscule vers Mandalay dans les bouchons ! Resto dans un restaurant de rue indien et ses très bons chapatis.
Jour 8 : Mandalay – Mawlamyine Journée consacrée à la visite des sites de la ville. Départ par le Mandalay Hill, où je ne croise absolument aucun touriste au cours de la longue montée (pieds nus bien sûr). En revanche, en ce jour de Saint-Valentin, que de couples d’ados qui sont habillés de la même façon (au moins le T-shirt / chemise) et qui se tiennent la main pudiquement sur les bancs qui longent la montée ! Le temple tout en haut est très joli. En redescendant, passage par les 2 temples voisins de Kuthodaw et Kyaukthawgyi, impressionnants par la quantité de stupas blancs qui formeraient « le plus grand livre du monde ». Ensuite, la pagode Sandamuni et le très joli temple en teck Shwenanday, dont les murs sont finement ciselés. Je décide de partir à pied vers l’entrée du Palais Royal en passant par des petites rues où on est très étonné de me voir ! Cet ensemble, contrôlé par les militaires au beau milieu de la ville, est assez étrange…Le point de vue depuis la tour d’observation est sympa, la salle du trône également, mais le reste est assez vide, car reconstitué. Vaut le coup d’être vu quand même ! (10000 kyats pour les sites d’intérêt de la ville) Une moto à la sortie m’emmène ensuite vers le début de la balade du Lonely dans les quartiers ouest jusqu’aux quais de l’Irrawaddy là encore, pas croisé un touriste et les sourires sont de mise dans les rues où résonne les Mingulabah ! Retour à l’hôtel après un petit détour par le très joli monastère Shwe In Bin, en bois également. Depuis une des gares routières, un bus bariolé m’emmène à Mawlamyine, 12h de trajet de nuit ! Arrêts obligatoires bouffe et repos tout au long de la nuit. La ferveur des birmans pour le championnat de foot anglais est assez surprenante !
Jour 9 : Mawlamyine Arrivée à 5h30 dans une ville encore endormie. Les quelques hôtels / pensions que je sollicite sont pleins, l’offre hôtelière reste aujourd’hui plutôt limitée. Je vais en bord de fleuve jusqu’au Breeze GH en attendant qu’une chambre se libère pour voir si elle peut convenir. C’est le cas après 2 heures d’attente, mais je n’ai vraiment pas envie d’une chambre aveugle et assez miteuse pour cette nuit…je m’oriente vers le Sandalwood non loin, mais avec plus de confort. Repos puis visite des sites principaux de la ville : le marché, traversée en bateau vers la jolie petite île au Shampoing, où un moine me fait la visite…d’un peu trop près !, la cathédrale puis le soir arrivant, les 3 jolis temples sur la crête qui surplombe la ville. Je rencontre alors Min, un prof d’anglais, ancien moine, qui me propose de me conduire en moto le lendemain vers les sites plus éloignés. En redescendant, parade pour le nouvel an chinois et scène en bord de rivière, avec concours de danse participatif « Gangnam Style », gagné haut la main par un Sud-coréen face à ses adversaires birmans !
Jour 10 : Mawlamyine – Hpa An Min m’emmène donc le lendemain vers le gigantesque bouddha couché de 180 mètres de long, il fait un peu toc, mais il est très impressionnant ! A l’intérieur, un « musée » retrace la vie du 3ème Bouddha, Min m’explique les détails car tout est écrit en birman. En face, un bouddha encore plus grand est en train de voir le jour. Non loin, la dépouille embaumée du fondateur, exposée « façon Hô Chi Minh ». La suite : une pagode au sommet d’une colline assez raide, dont l’entrée est gardée par de nombreux singes un grand centre de méditation (600 « méditants ») avec un curieux mélange de moines et d’occidentaux, par chance nous arrivons pendant le repas des moines. Min m’emmène ensuite manger chez un ami à lui dans un village plus isolé très bon moment avec sa famille, je suis accueilli comme un roi, un peu gêné car on voit qu’ils n’ont pas énormément de moyens. Le fils m’emmène faire un tour du village sous les yeux amusés de ses copains. Retour vers la ville où nos chemins se séparent…merci Min ! 2h de bus (1000 Kyats !) vers Hpa An. Les paysages sont de plus en plus verdoyants en s’approchant de cette ville. Là aussi, l’offre hôtelière est limitée et je comprends que beaucoup de pensions et hôtels sont complets. Je trouve l’hôtel Parami où ma première nuit sera dans une grande chambre « Superior » car les standards sont prises. Je ne m’en prive pas ! Repos au temple qui surplombe la rivière pour le soleil couchant. La ville respire la sérénité, je sens que ça va me plaire ! Resto très local recommandé par l’hôtel, très bon curry !
Jour 11 : Hpa An J’avais réservé un tour à la journée auprès de la Soe Brothers GH. Départ 8h dans un tuk-tuk avec d’autres personnes seules dormant ou non dans cette GH. Une très belle journée à sillonner la campagne environnante, ses jardins remplis de bouddhas, son étrange pagode sur un rocher au milieu d’un lac et ses grottes profondes et richement décorées, parfois un peu trop clinquantes car tout juste rénovées ! A la sortie de la plus grande (???), agréable petit parcours en pirogue colorée sur des canaux au milieu des rizières – ce qui semblait être une exception est en train de devenir un business pour les pêcheurs du coin… Dans le dernier temple, nous nous amusons à parcourir un labyrinthe…pas si simple que ça ! Retour en ville, et dîner avec mes rencontres du jour. J’avais demandé à changer de chambre pour repasser dans une « standard »…mais c’était quand même mieux la « Superior », sans hésiter ! Etonnant, non ? J
Jour 12 : Hpa An Le resto de la veille, peut-être le plus « à touristes » que j’ai pu faire de tout le voyage, ne m’a pas réussi…nuit difficile ! Avec un français rencontré la veille, nous décidons de louer des scooters pour aller monter au Zwekabin. La montée est assez raide et il commence à faire chaud, en 1h30 le sommet est atteint. La vue d’en haut est un peu « blanche », le site en lui-même n’a pas un intérêt énorme, mais c’est surtout le plaisir d’être monté en haut de cette montagne biscornue ! Redescente un peu longuette. Je décide de partir seul vers la grotte Bayin Nyi, où je ne croise pas le moindre touriste car le site est assez éloigné (+ de 30 km). C’est vraiment un très joli site bien décoré et avec des sources chaudes dans lesquelles les locaux se baignent. Sur le retour, arrêt à la Bat Cave (là on ne peut pas dire que j’aie été seul !) où tout le monde attend sagement 18h30…A cette heure, des millions (?) de chauve-souris sortent de leur grotte en même temps, formant une sorte de serpent qui sinue dans le ciel. Très impressionnant ! Je n’aimerais pas voir l’intérieur de la grotte, qui doit crouler sous des tonnes de guano…
Jour 13 : Hpa An – Kinpun Bus vers Kyaikto (5 heures). Une moto m’emmène vers Kinpun, vers l’hôtel que j’avais (pour une fois !) réservé : Eternity Resort. Tout confort, bien plus cher que le reste du pays (50$), mais très agréable même si un peu isolé. Les hôtels en haut sont encore bien plus chers (au moins 100$)…Il fait très chaud, je reste un peu à l’hôtel avant de me diriger vers le départ des camions spécialement aménagés pour monter au Rocher d’Or. Beaucoup d’étudiants autour de moi, nous sommes bien serrés, au moins, ça ne bougera pas ! Et ça tombe bien, car le camion monte à folle allure sur les routes sinueuses, façon montagnes russes, les étudiants sont morts de rire et contribuent à la joyeuse ambiance de la montée ! Arrivée en haut, beaucoup de monde (surtout des locaux), au milieu des chaises à porteur et des porteurs de bagages, des militaires et des moines. Des échafaudages en bambou sont en train d’être montés autour du Rocher, c’est un peu dommage. On sent une vraie révérence des Birmans pour ce Rocher, j’aime beaucoup cette ambiance détendue qui règne sur l’esplanade alentour. La plupart des personnes attendent le coucher du soleil, mais je ne pourrai pas y assister car le dernier camion qui descend part à 18h…ça a quand même son avantage de dormir en haut car l’ambiance doit être encore très différente. Avant de retourner au camion, j’en profite pour descendre dans le village et voir les autres temples voisins. Le bus qui redescend va encore plus vite, ma voisine US n’est vraiment pas rassurée ! Dîner dans l’artère principale de Kinpun pleine de restaurants et de magasins de souvenir, désespérément vides !
Jour 14 : Kinpun – Rangoon Un tuk-tuk m’emmène à la gare de Kyaikto, j’avais vraiment envie de tester le train. Ticket en Ordinary Class, bancs en bois, train qui bouge dans tous les sens et marchands ambulants qui repassent 20 fois pour proposer leur marchandise. Un sacré souvenir ! Gros point noir : le plastique et le polystyrène jetés sur le bord des voies…une catastrophe ! Tout le monde s’en fout : « je ne le vois plus, ce n’est plus mon problème ». Il y a encore un gros travail de sensibilisation, qui commence à être amorcé sur les sites les plus touristiques (surtout à Bagan et Mandalay). Arrivée à Rangoon, un taxi (voiture car pas le droit aux motos) m’amène à la GH que j’avais réservée, non loin du lac Inya, derrière le Sedona. Chambre de 4, mais tout était parfait dans cette GH, reprise récemment par un couple de Birmans et un couple de Français. Dîner au Sabai, très bon mais un peu chic (pas le courage d’aller au Centre…)
Jour 15 : Rangoon Départ pour une journée de balade dans la ville. Petit marché près de l’hôtel, puis moto jusqu’au bouddha couché richement orné (surtout ses pieds !) puis le Nga Htat Gyi non loin et son grand bouddha assis. Balade à travers le quartier résidentiel autour du musée Aung San puis descente vers le lac Kandawgyi. Tour du lac jusqu’à la Tower, puis taxi vers Sule Paya. Là, je rencontre un étudiant avec qui je sympathise. De fil en aiguille, je me retrouve à boire un thé dans un salon de thé non loin, puis il me propose de m’emmener chez lui, avec son père qui n’est pas loin, car « ce serait un grand honneur que tu viennes manger à la maison ». Direction donc Dalah, ferry pour traverser le fleuve, moto jusqu’au « Snake Temple » où vivent une vingtaine de pythons non agressifs car nourris au lait par des nonnes (!). De là, on se retrouve dans sa famille où la mère a prévu un gros repas, délicieux. Je reste quelques heures avec eux, les fils qui parlent un peu anglais. Leur maison, détruite par Nargis en 2008 est encore en cours de construction et le père est fier de me montrer tout ce qu’il a pu construire au fil du temps. Au moment de partir, je me vois même offrir des cadeaux pour avoir accepté d’être venu… incroyable ! La gentillesse des Birmans est vraiment marquante. De retour à Rangoon, je visite la très belle et impressionnante Shwedagon à la nuit tombante, puis (grosse erreur !) à pied vers Chinatown. Pas grand-chose à voir, si ce n’est ces étals de brochettes avec tous types de nourriture. Retour en taxi à l’hôtel après cette journée vraiment inattendue !
Le lendemain avion le matin pour retour en France !
Très clairement, c’est pour moi le plus beau voyage en Asie du Sud-Est que j’aie été amené à faire jusqu’à ce jour…. après avoir visité (je ne prétendrai pas avoir tout vu de ces pays!) le Vietnam, les Philippines, le Laos et une partie du Cambodge.
Ce qui m’a le plus plu : la sérénité de Hpa An et ses sites environnants, la gentillesse des locaux qui m’ont amené à vivre de très belles expériences humaines, l'élégance des Birmanes.
On voit que le pays évolue vite en termes de tourisme (si j’ai bien compris, on est passé de 800 000 à 3 millions de visiteurs en 5 ans…). Pour le moment, cela ne se ressent pas vraiment, dans la fréquentation comme dans l'attitude des gens vis-à-vis des touristes, mais ça peut amener à changer. Le pays évolue beaucoup depuis quelques années (et c'est tant mieux pour eux!), et on voit que tout le monde a un téléphone portable, les motos rendent les rues plus bruyantes et plus polluées, le plastique est omniprésent (mais ça ce n’est pas lié), les prix sont à la hausse (pour avoir une idée, j’ai dû dépenser 650€ sur place en 16 jours, ce qui reste bas, je vous l’accorde, mais plus haut que les pays voisins…). Le tourisme arrive, mais le pays ne semble pas encore en mesure de contenir cela… l'infrastructure hôtelière risque d'avoir en tout cas du mal à absorber la manne touristique.
Voilà, si vous avez des questions sur ce voyage, n’hésitez pas à me contacter ! Mais je ne peux que recommander un voyage dans ce beau pays...
A bon entendeur!
Guest house à Siem Reap?
bonjour,
je suis à la recherche d'une guest house sympa sur Siem Reap
si possible francophone.
merci
C'est pour dans trois jours
Bivouac et camping sauvage en France...
Salut à tous!🙂
Pour mon premier post sur ce forum, j'aimerai réunir des informations concernant les problèmes rencontrés lors du bivouac de la fin de journée.
Ceux qui ont une bonne experience du camping sauvage (ou bivouac, car à vélo la plupart du temps on ne s'arrête que pour la nuit) en France pourront apporter de bons conseils...
J'aurai plusieurs questions: 1) A la fin de la journée, vous cherchez juste un petit coin sympa dans un champs ou un bois sans rien demander à personne?😇 2) N'avez vous jamais rencontré de problèmes (gendarmes, fermier ivre et son fusil, chien, sanglier, boso le clown...)?🏴☠️ 3) Au contraire vous ne vous installez pas tant que vous n'avez pas l'autorisation du propriètaire? En général: le trouvez-vous? Qu'est ce qu'il dit? 4) Enfin une petite statistique du nombre de nuits tourmentées par rapport au nombre de nuits peinard... histoire de se rendre compte de la réalité...
Je me pose toutes ces questions car j'envisage de m'y mettre bientôt, MERCI
Ceux qui ont une bonne experience du camping sauvage (ou bivouac, car à vélo la plupart du temps on ne s'arrête que pour la nuit) en France pourront apporter de bons conseils...
J'aurai plusieurs questions: 1) A la fin de la journée, vous cherchez juste un petit coin sympa dans un champs ou un bois sans rien demander à personne?😇 2) N'avez vous jamais rencontré de problèmes (gendarmes, fermier ivre et son fusil, chien, sanglier, boso le clown...)?🏴☠️ 3) Au contraire vous ne vous installez pas tant que vous n'avez pas l'autorisation du propriètaire? En général: le trouvez-vous? Qu'est ce qu'il dit? 4) Enfin une petite statistique du nombre de nuits tourmentées par rapport au nombre de nuits peinard... histoire de se rendre compte de la réalité...
Je me pose toutes ces questions car j'envisage de m'y mettre bientôt, MERCI
Quelle tente choisir pour voyager à vélo?
Salut à tous,
Je voudrai avoir votre avis sur les tentes !!!
J'en cherche une : légère pour 2 personnes, solide et à mondre coût.. 😉
Merci d'avance pour vos suggestions. 😛
Morgan
Manifestations en Thaïlande: partir ou pas dans le pays?
Bonjour,
Normalement, je devrai partir en Thaïlande ce vendredi (29.11.2013) pour des vacances : 3 jours à BKK puis le sud et enfin le nord.
Depuis ce matin (lundi 25.11.2013), je lis un peu partout que cela semble aller assez mal avec peu de chance d'amélioration : ils manifestent depuis une semaine. Depuis aujourd'hui ils entrent dans les ministères....
Personnellement, faire des vacances oui ( première fois en Thaïlande), mais me faire tirer dessus ou assommer à coup de tongue, je ne suis pas fan !
Partir ou ne pas partir ?
Quel est votre avis
Au plaisir de vous lire 🙂
PS: Je n'arrive pas à trouver une map des ministères, que je sache dans quels quartiers ils se fritent. Une idée ?
Normalement, je devrai partir en Thaïlande ce vendredi (29.11.2013) pour des vacances : 3 jours à BKK puis le sud et enfin le nord.
Depuis ce matin (lundi 25.11.2013), je lis un peu partout que cela semble aller assez mal avec peu de chance d'amélioration : ils manifestent depuis une semaine. Depuis aujourd'hui ils entrent dans les ministères....
Personnellement, faire des vacances oui ( première fois en Thaïlande), mais me faire tirer dessus ou assommer à coup de tongue, je ne suis pas fan !
Partir ou ne pas partir ?
Quel est votre avis
Au plaisir de vous lire 🙂
PS: Je n'arrive pas à trouver une map des ministères, que je sache dans quels quartiers ils se fritent. Une idée ?
Jeunesse, voyage et travail
Bonjour,
J'ai 21 ans, étudiant en 4ieme année d'école d'ingénieur et tout comme vous, ma plus grande passion est de voyager. Je suis certes encore jeune, mais j'ai eu la chance d'avoir déjà pas mal vadrouillé (en famille, entre amis, seul) sur les 5 continents, cette passion en devient même un peu envahissante et mon avenir commence à m'inquiéter.
Comme écrit ci dessus, je prépare un diplôme d'ingénieur, je m'en désintéresse complètement passant les années unes à unes grâce à des révisions intensives la veille et peut être quelques petites facultés à travailler dans l'urgence. Je suis actuellement en stage en Afrique du Sud, le pays est génial, et j'ai déjà fait de superbes rencontres (un prêtre emprisonné pendant l'apartheid dans la même prison que Mandela au détour d'un footing et de très bon potes), mais je ne me sens pas à ma place dans le rôle que j'occupe au sein de l'entreprise où je bosse, et honnêtement, je m'y attendais.
A l'heure d'aujourd'hui, je ne peux envisager mon avenir à long terme, ma seule envie est d'obtenir mon diplôme, et de partir à la découverte du monde. J'en parle un peu autours de moi, avec mes amis et ma famille, mais personne ne semble comprendre complètement mes motivations ... même moi. Je ne sais pas exactement se qui me pousse à vouloir partir, la peur de rentrer dans un schéma de vie qui aujourd'hui m'effraie (travail, femme, enfants, renault Scenic), ou si c'est réellement cette volonté de voyager ... probablement les deux.
Je suis pourtant un jeune très dynamique, j'ai toujours des milliards de projets en tête, toujours partant pour n'importe quoi, mais je crois que je fais un blocage avec le travail, j'en ai pas envie, et ça m'inquiète. D'ailleurs j'ai l'impression d'être particulièrement mauvais dans mon stage, je n'y trouve absolument aucun intérêt et je me doute bien que je ne serai pas un ingénieur top niveau, surtout vu la motivation que j'y mets.
Ne pensez surtout pas que je suis un gosse de riche à qui on a passé tous ses caprices, loin de là ! Mon passé de voyageur (aussi court soit il) m'a donné une maturité, qui en toute objectivité, est supérieure à celle d'un jeune de 21 ans "lambda". C'est certainement pour cela que mon avenir me préoccupe autant, et je ne vous le cache pas, ça m'inquiète - surtout que l'obtention du diplôme arrive à grands pas -.
Je ne sais pas trop ce que j'attends de ce message, peut être des réactions de personne qui à mon age voyaient les choses de la même manière et qui aujourd'hui sont "rentrés dans le moule", des conseils ou encore un coup de pied au fesses pour me dire que je ne suis qu'un loser qui s'ignore. Je ne sais pas trop.
Vous penserez certainement, et à raison, que mon texte est confus, mais j'espère qu'il m'apportera quelques réponses.
Je remercie par avance ceux qui prendront du temps pour me répondre.
J'ai 21 ans, étudiant en 4ieme année d'école d'ingénieur et tout comme vous, ma plus grande passion est de voyager. Je suis certes encore jeune, mais j'ai eu la chance d'avoir déjà pas mal vadrouillé (en famille, entre amis, seul) sur les 5 continents, cette passion en devient même un peu envahissante et mon avenir commence à m'inquiéter.
Comme écrit ci dessus, je prépare un diplôme d'ingénieur, je m'en désintéresse complètement passant les années unes à unes grâce à des révisions intensives la veille et peut être quelques petites facultés à travailler dans l'urgence. Je suis actuellement en stage en Afrique du Sud, le pays est génial, et j'ai déjà fait de superbes rencontres (un prêtre emprisonné pendant l'apartheid dans la même prison que Mandela au détour d'un footing et de très bon potes), mais je ne me sens pas à ma place dans le rôle que j'occupe au sein de l'entreprise où je bosse, et honnêtement, je m'y attendais.
A l'heure d'aujourd'hui, je ne peux envisager mon avenir à long terme, ma seule envie est d'obtenir mon diplôme, et de partir à la découverte du monde. J'en parle un peu autours de moi, avec mes amis et ma famille, mais personne ne semble comprendre complètement mes motivations ... même moi. Je ne sais pas exactement se qui me pousse à vouloir partir, la peur de rentrer dans un schéma de vie qui aujourd'hui m'effraie (travail, femme, enfants, renault Scenic), ou si c'est réellement cette volonté de voyager ... probablement les deux.
Je suis pourtant un jeune très dynamique, j'ai toujours des milliards de projets en tête, toujours partant pour n'importe quoi, mais je crois que je fais un blocage avec le travail, j'en ai pas envie, et ça m'inquiète. D'ailleurs j'ai l'impression d'être particulièrement mauvais dans mon stage, je n'y trouve absolument aucun intérêt et je me doute bien que je ne serai pas un ingénieur top niveau, surtout vu la motivation que j'y mets.
Ne pensez surtout pas que je suis un gosse de riche à qui on a passé tous ses caprices, loin de là ! Mon passé de voyageur (aussi court soit il) m'a donné une maturité, qui en toute objectivité, est supérieure à celle d'un jeune de 21 ans "lambda". C'est certainement pour cela que mon avenir me préoccupe autant, et je ne vous le cache pas, ça m'inquiète - surtout que l'obtention du diplôme arrive à grands pas -.
Je ne sais pas trop ce que j'attends de ce message, peut être des réactions de personne qui à mon age voyaient les choses de la même manière et qui aujourd'hui sont "rentrés dans le moule", des conseils ou encore un coup de pied au fesses pour me dire que je ne suis qu'un loser qui s'ignore. Je ne sais pas trop.
Vous penserez certainement, et à raison, que mon texte est confus, mais j'espère qu'il m'apportera quelques réponses.
Je remercie par avance ceux qui prendront du temps pour me répondre.
Du voyage éco-responsable...
🙂 Bonjour Camarades Forumistes,
Je viens vous parler de voyage, de respect de l'environnement et de responsabilisation & action individuelles.
Mais avant de poursuivre, je tiens à souligner 3 petites choses: 1-Je n'ouvre pas ici le débat de l'Ecologie;Aussi, Merci d'avance aux personnes soit ininterressées par le sujet, soit septiques ou autres hostiles, de ne pas "polluer" la discussion que j'aimerais positive, concrète, pratique et inspirante. 2-Je ne me pose pas en donneur-de-leçons, je suis moi-même perfectible en la matière et il m'arrive, je le confesse, de faire des écarts d'"éco- conduite"; 3-Je ne représente aucune des marques mentionnées ci-dessous (héhé).
Voilà, chacun de nous ne peut plus dire aujourd'hui:je ne sais pas.Je ne sais pas que la Planète souffre, je ne sais pas que chacun, à titre individuel, en toute responsabilité, peut et doît agir.Chez soi et en voyage.Tant de pages de journaux, d'images à la tv etc... nous le rappellent quotidiennement.
Alors, je pense qu'il serait utile, dans cette discussion, que chacun témoigne de son action éco-responsable afin, notamment, de s'enrichir mutuellement de nos pratiques et pourquoi pas encourager, susciter des comportements plus respectueux de la Nature.
Perso, j'utilise un savon liquide et un shampooing biodégradabes de chez The Body Shop (gamme Earth Lovers) au format pratique (250ml), aux parfums sympas (moi le concombre-menthe pour le savon héhé), aux prix raisonnables (promos régulières du style 2 pour le prix d'1).Ils me semblent "indispensables" notamment en bords de mer et de rivière (qui nous aimantent...), ou bien en bivouac par exemple.
Un geste simple aussi que je préconise: refuser le sac en plastique du commerçant.Notre petit-sac-à-dos sert à ça!!!! Un conseil:penser à chaque fois à l'"île de plastiques" qui flotte au milieu du Pacifique, on a tous entendu parler de ça!!!
Ramener aussi ses piles usagées, médicaments par exemple, ou tous déchêts non-biodégradables à la maison, les pays dits "pauvres" n'ont pas les mêmes moyens que nous, Occidentaux, pour les traîter/recycler.
Privilégier le transport terrestre (le vélo c'est l'idéal, sinon si possible bus public ou train) ou maritime (si possible ferry public) à l' aérien (très pollueur, cf Lonely Planet).
Privilégier les agences de tourisme, dans son pays ou à destination (si vous utilisez leurs services), qui valorisent l'éco-tourisme.Se comporter, à titre individuel, à chaque instant, dans le respect de l'environnement (ne pas jeter parterre -surtout en campagne-, ne pas soulever les coraux, ne pas souiller la plage-mégots de cigarette, emballages plastique...-, ne pas allumer de feu sans autorisation, ne pas gaspiller l'eau des douches, boycotter les produits à base d'huile de palme -déforestation- etc, etc...).
Privilégier les hébergements éco-responsables (c'est la mode) ou en tous cas, de visu, qui respectent leur environnement.Halte au bêtonnage!!!
Utiliser, autant que possible, des répulsifs anti-moustiques naturels (essences naturelles) ou les moins nocifs possible pour l'environnement.Idem pour les crèmes solaires.
Voilà un début d'inventaire qui ne demande qu'à être étoffé !!!
Alors, chers camarades Forumistes "concernés" par la chose, à vos claviers et surtout à vos bonnes recettes, infos, astuces, recommendations, expériences.Je vous invite à être très "pratique" et à citer des marques, références, indices (ce serait notre "Que Choisir" à nous) nous permettant d'emporter en voyage le bagage le plus éco-friendly possible et d'avoir le meilleur comportement possible envers la Planète, en particulier en séjour à l'Etranger.
J'espère, notamment, des renseignements précis sur les anti-moustiques& crèmes solaires (quelles essences naturelles/huiles essentielles? quels critères éco-responsables pour choisir son répulsif et sa crème?).Quelqu'un(e), également, connaîtrait-il/elle des sites sur le web d'éco-tourisme?N'hésitez pas, également, à promouvoir ici tels ou tels hébergement, activité, agence de tourisme ou autres, locaux, oeuvrant/développant l'éco-tourisme, que vous auriez "testé/approuvé" en voyage, qu'importe la destination.
Ensemble, diffusons la bonne attitude!!!!
Cordialement,
Yellowmop (Gard/France).😉
Je viens vous parler de voyage, de respect de l'environnement et de responsabilisation & action individuelles.
Mais avant de poursuivre, je tiens à souligner 3 petites choses: 1-Je n'ouvre pas ici le débat de l'Ecologie;Aussi, Merci d'avance aux personnes soit ininterressées par le sujet, soit septiques ou autres hostiles, de ne pas "polluer" la discussion que j'aimerais positive, concrète, pratique et inspirante. 2-Je ne me pose pas en donneur-de-leçons, je suis moi-même perfectible en la matière et il m'arrive, je le confesse, de faire des écarts d'"éco- conduite"; 3-Je ne représente aucune des marques mentionnées ci-dessous (héhé).
Voilà, chacun de nous ne peut plus dire aujourd'hui:je ne sais pas.Je ne sais pas que la Planète souffre, je ne sais pas que chacun, à titre individuel, en toute responsabilité, peut et doît agir.Chez soi et en voyage.Tant de pages de journaux, d'images à la tv etc... nous le rappellent quotidiennement.
Alors, je pense qu'il serait utile, dans cette discussion, que chacun témoigne de son action éco-responsable afin, notamment, de s'enrichir mutuellement de nos pratiques et pourquoi pas encourager, susciter des comportements plus respectueux de la Nature.
Perso, j'utilise un savon liquide et un shampooing biodégradabes de chez The Body Shop (gamme Earth Lovers) au format pratique (250ml), aux parfums sympas (moi le concombre-menthe pour le savon héhé), aux prix raisonnables (promos régulières du style 2 pour le prix d'1).Ils me semblent "indispensables" notamment en bords de mer et de rivière (qui nous aimantent...), ou bien en bivouac par exemple.
Un geste simple aussi que je préconise: refuser le sac en plastique du commerçant.Notre petit-sac-à-dos sert à ça!!!! Un conseil:penser à chaque fois à l'"île de plastiques" qui flotte au milieu du Pacifique, on a tous entendu parler de ça!!!
Ramener aussi ses piles usagées, médicaments par exemple, ou tous déchêts non-biodégradables à la maison, les pays dits "pauvres" n'ont pas les mêmes moyens que nous, Occidentaux, pour les traîter/recycler.
Privilégier le transport terrestre (le vélo c'est l'idéal, sinon si possible bus public ou train) ou maritime (si possible ferry public) à l' aérien (très pollueur, cf Lonely Planet).
Privilégier les agences de tourisme, dans son pays ou à destination (si vous utilisez leurs services), qui valorisent l'éco-tourisme.Se comporter, à titre individuel, à chaque instant, dans le respect de l'environnement (ne pas jeter parterre -surtout en campagne-, ne pas soulever les coraux, ne pas souiller la plage-mégots de cigarette, emballages plastique...-, ne pas allumer de feu sans autorisation, ne pas gaspiller l'eau des douches, boycotter les produits à base d'huile de palme -déforestation- etc, etc...).
Privilégier les hébergements éco-responsables (c'est la mode) ou en tous cas, de visu, qui respectent leur environnement.Halte au bêtonnage!!!
Utiliser, autant que possible, des répulsifs anti-moustiques naturels (essences naturelles) ou les moins nocifs possible pour l'environnement.Idem pour les crèmes solaires.
Voilà un début d'inventaire qui ne demande qu'à être étoffé !!!
Alors, chers camarades Forumistes "concernés" par la chose, à vos claviers et surtout à vos bonnes recettes, infos, astuces, recommendations, expériences.Je vous invite à être très "pratique" et à citer des marques, références, indices (ce serait notre "Que Choisir" à nous) nous permettant d'emporter en voyage le bagage le plus éco-friendly possible et d'avoir le meilleur comportement possible envers la Planète, en particulier en séjour à l'Etranger.
J'espère, notamment, des renseignements précis sur les anti-moustiques& crèmes solaires (quelles essences naturelles/huiles essentielles? quels critères éco-responsables pour choisir son répulsif et sa crème?).Quelqu'un(e), également, connaîtrait-il/elle des sites sur le web d'éco-tourisme?N'hésitez pas, également, à promouvoir ici tels ou tels hébergement, activité, agence de tourisme ou autres, locaux, oeuvrant/développant l'éco-tourisme, que vous auriez "testé/approuvé" en voyage, qu'importe la destination.
Ensemble, diffusons la bonne attitude!!!!
Cordialement,
Yellowmop (Gard/France).😉
On hésite entre Cuba, les Philippines et la Birmanie
bonjour
comme tous les ans en fin d annee nous programmons enfin nous essayons de programmer notre sejour de vacances a venir pour fevrier et -/ou mars 2018 pour 2 adultes nous sommes attirés par trois de ces destinations cuba , philippines, birmanie
si quelques un d entre vous ont effectué ces voyages pourriez vous nous guider ? a savoir ce que vous avez preferé, ce que vous en pensez et ce qu il y a a visiter !
merci
comme tous les ans en fin d annee nous programmons enfin nous essayons de programmer notre sejour de vacances a venir pour fevrier et -/ou mars 2018 pour 2 adultes nous sommes attirés par trois de ces destinations cuba , philippines, birmanie
si quelques un d entre vous ont effectué ces voyages pourriez vous nous guider ? a savoir ce que vous avez preferé, ce que vous en pensez et ce qu il y a a visiter !
merci
Accident du Costa Europa à Sharm el-Sheikh (26 février 2010)
🤪🤪🤪DERNIERES NEWS ET FAITS....
Charm el-Cheikh : Plusieurs morts dans une collision sur le Costa Europa

Le paquebot Costa Europa crédits : Costa Croisières
26/02/2010
Ce vendredi, peu avant 4 heures du matin (heure locale), le paquebot Costa Europa a violemment heurté un quai lors d'une manœuvre d'accostage dans le port égyptien de Charm el-Cheikh, où les conditions météo étaient mauvaises. L'accident, qui a provoqué un black-out électrique, a fait trois morts parmi les marins et plusieurs blessés chez les passagers.
L'équipage est immédiatement intervenu, rétablissant le courant et évacuant les passagers, qui ont été transférés dans le calme dans un hôtel à terre.
Sur le navire, les dégâts sont importants, avec une brèche d'environ 5 mètres sur 3 mètres à tribord, selon le témoignage d'un passager, recueilli par Mer et Marine. Selon ce dernier, aucun remorqueur ne participait à la manœuvre, la météo étant caractérisée par de fortes rafales de vent.
Le Costa Europa était parti de Dubaï le 14 février pour rejoindre Savone le 3 mars. Il s'agit de l'une des ultimes traversées du navire aux couleurs de Costa Croisières. La compagnie italienne va, en effet, le verser en avril à Thomson Cruises, qui va continuer de l'exploiter sous le nom de Thomson Dream.
Construit en 1986, l'Europa mesure 243 mètres de long et affiche une jauge de 54.000 tonneaux. Il peut transporter jusqu'à 1700 passagers.
JC
Charm el-Cheikh : Plusieurs morts dans une collision sur le Costa Europa

Le paquebot Costa Europa crédits : Costa Croisières
26/02/2010
Ce vendredi, peu avant 4 heures du matin (heure locale), le paquebot Costa Europa a violemment heurté un quai lors d'une manœuvre d'accostage dans le port égyptien de Charm el-Cheikh, où les conditions météo étaient mauvaises. L'accident, qui a provoqué un black-out électrique, a fait trois morts parmi les marins et plusieurs blessés chez les passagers.
L'équipage est immédiatement intervenu, rétablissant le courant et évacuant les passagers, qui ont été transférés dans le calme dans un hôtel à terre.
Sur le navire, les dégâts sont importants, avec une brèche d'environ 5 mètres sur 3 mètres à tribord, selon le témoignage d'un passager, recueilli par Mer et Marine. Selon ce dernier, aucun remorqueur ne participait à la manœuvre, la météo étant caractérisée par de fortes rafales de vent.
Le Costa Europa était parti de Dubaï le 14 février pour rejoindre Savone le 3 mars. Il s'agit de l'une des ultimes traversées du navire aux couleurs de Costa Croisières. La compagnie italienne va, en effet, le verser en avril à Thomson Cruises, qui va continuer de l'exploiter sous le nom de Thomson Dream.
Construit en 1986, l'Europa mesure 243 mètres de long et affiche une jauge de 54.000 tonneaux. Il peut transporter jusqu'à 1700 passagers.
JC
Itinéraire de quinze jours à Bali: vos avis?
Bonjour,
nous partons en couple à Bali fin aout début septembre pour notre 1er grand voyage aussi loin.
nous n'avons pas encore décidé le mode de déplacement (scooter, taxi, guide). je pense que ça sera un mix de tout ça.
nous commençons à préparer l'itinéraire mais nous avons peur d'étre un trop ambitieux pour 15j. nous voulons en profiter à fond mais ne pas courir pour ne pas bacler et revenir crever. nous ne voulons pas changer d'hotels tous les jours....
voila le 1er jet, merci de nous dire ce que vous en penser, ce que vous enlèverez ou rajouterez, bref vos commentaires. nous aimons la randonnée et pratiquons le snorkelling. en gras les villes ou nous pensons dormir.
merci++++
1er jour : départ de paris 11h 2ème jour : arrivée denpasar 15h. transfert sanur pour la 1ere nuit 3 et 4ème jour : nusa lembogan pour repos 5,6 et 7ème jour : ubud 8 et 9ème jour : passage à padang bay, candidasa et 2 nuits à amed 10 et 11ème jour : kintamini, lovina, munduk 12 et 13ème jour : pemuteran et mejangan 14ème jour : retour aéroport pour décollage 16h
qu'en pensez vous ?
1er jour : départ de paris 11h 2ème jour : arrivée denpasar 15h. transfert sanur pour la 1ere nuit 3 et 4ème jour : nusa lembogan pour repos 5,6 et 7ème jour : ubud 8 et 9ème jour : passage à padang bay, candidasa et 2 nuits à amed 10 et 11ème jour : kintamini, lovina, munduk 12 et 13ème jour : pemuteran et mejangan 14ème jour : retour aéroport pour décollage 16h
qu'en pensez vous ?
Choix d'un 4x4 pour l'Afrique (HDJ 80/100 versus Patrol Y60/Y61)
Bonjour les voyageurs,
Je lance cette discussion sur le choix du 4*4 pour un road trip en Afrique en 2021, et je voulais avoir vos différents retours d'expériences.
On prépare à deux ce voyage d'une année en Afrique, l'idée sera de descendre de l’Afrique du nord vers l’Afrique du sud par la côte Ouest. Si tout se passe bien, pourquoi pas remonter par la côte Est jusqu'en Egypte, si la voiture et le budget le permettent.
On a décidé d’aménager le 4*4 nous même cette été et comme vous le savez tous, le choix de la voiture est très important. Donc, j'ai passé quelques semaines à faire des recherches, je vous propose un tableau comparatif (capture attachée) que j'ai effectué, c'est entre les modèles qu'on a choisi (HDJ 80/100 vs Patrol Y60/Y61) sur la base des annonces du bon coin les 4 derniers mois. ça reste un comparatif assez global, il existe toujours des différences par rapport aux moteurs et le kilométrage des voitures, de plus... on peut toujours tomber sur l’exception ;) Au delà du débat Toyota VS Nissan, on cherche le meilleur rapport qualité/prix en prenant en compte le kilométrage de la voiture et les dépenses qui en découlent. Quelles sont vos retours d'expériences sur ces modèles ? Quels sont les critères qui peuvent rentrer dans le choix du véhicule ? ex: le modèle de voiture qui se répare facilement en Afrique, disponibilité des pièces... etc
« Le plus important, ce n’est pas la destination, mais les mésaventures et les souvenirs que l’on crée le long du chemin. » – Penelope Riley
Merci à tous. Cordialement, Mehdi
Je lance cette discussion sur le choix du 4*4 pour un road trip en Afrique en 2021, et je voulais avoir vos différents retours d'expériences.
On prépare à deux ce voyage d'une année en Afrique, l'idée sera de descendre de l’Afrique du nord vers l’Afrique du sud par la côte Ouest. Si tout se passe bien, pourquoi pas remonter par la côte Est jusqu'en Egypte, si la voiture et le budget le permettent.
On a décidé d’aménager le 4*4 nous même cette été et comme vous le savez tous, le choix de la voiture est très important. Donc, j'ai passé quelques semaines à faire des recherches, je vous propose un tableau comparatif (capture attachée) que j'ai effectué, c'est entre les modèles qu'on a choisi (HDJ 80/100 vs Patrol Y60/Y61) sur la base des annonces du bon coin les 4 derniers mois. ça reste un comparatif assez global, il existe toujours des différences par rapport aux moteurs et le kilométrage des voitures, de plus... on peut toujours tomber sur l’exception ;) Au delà du débat Toyota VS Nissan, on cherche le meilleur rapport qualité/prix en prenant en compte le kilométrage de la voiture et les dépenses qui en découlent. Quelles sont vos retours d'expériences sur ces modèles ? Quels sont les critères qui peuvent rentrer dans le choix du véhicule ? ex: le modèle de voiture qui se répare facilement en Afrique, disponibilité des pièces... etc
« Le plus important, ce n’est pas la destination, mais les mésaventures et les souvenirs que l’on crée le long du chemin. » – Penelope Riley
Merci à tous. Cordialement, Mehdi
Littérature de voyage, échos du changement
Bonjour,
Et si finalement on donnait la parole à d'autres ?
Aux écrivains qui nous sont chers, à tous ceux qui dans leurs livres ont évoqué bien mieux que nous les interrogations, les doutes, le changement, la mue et l'adaptation dans le voyage ?
Et si leur expérience et leurs mots à eux, en quelques paragraphes ou phrases isolées que vous publierez ici, éclairaient un peu notre lanterne pour les mois ou les années à venir ?
L.
--
Nicolas Bouvier. Retour d'Inde. Publié dans " Bleu Immortel. Voyages en Afghanistan ". Editions Zoe. 2003.
--
" Revenir d'Asie pose des problèmes très précis. En Suisse, retour d'Inde et du Japon, je me suis longtemps senti mal à l'aise. Les magasins, les rues m'inspiraient une répulsion irraisonnée. Noël qui approchait, la foule des acheteurs, les farces tartinées de santé, le bruit des sous, la couperose me donnaient le cafard. Le seul endroit où je respirais, où je croisais de vrais regards c'était -- tenez-vous bien -- l'hôpital. Pourtant, c'était mon pays que je m'étais réjoui de revoir, pourtant on m'avait partout accueilli avec une gentillesse qui ne se démentait pas. Alors ? Je crois que c'était l'argent qui me gênait. L'argent engorgeait tout. Et à cause de cet argent, il n'y avait plus de foule ; elle était rompue, divisée comme une étendue de sable par les mailles éparses d'un filet. Il n'y avait que de petites fortunes, de petites coquilles, de petites solitudes meublées, feutrées, équipées, mais solitudes quand même. Dans les salles de billard, dans les autobus, j'entendais souvent cette phrase qui me paraissait stupéfiante : " Moi, je n'ai besoin de personne. " La communauté n'existait plus -- communauté : le sentiment profond que le sort de n'importe lequel de vos semblables vous concerne et vous affecte en quelque façon, la conscience d'une interdépendance -- , et pour qu'elle se recrée il fallait un de ces chocs -- accident mortel sur la route, révolution hongroise -- qui montrent bien que l'argent n'est pas tout et que ce qui nous rapproche le plus des autres est plus fondamental que ce qui nous en éloigne. Autrement, et en temps normal, on n'avait besoin de personne. Ce n'était que trop vrai, et quelle indigence. L'Hindou et le Chinois exposés en permanence à manquer de riz et de galette ont perpétuellement besoin du voisin, et le voisin d'eux. Le paysan du Dekkan a beau avoir l'oeil vide et feindre l'indifférence ; mendier de la farine, prêter de la farine, voir -- à cause d'une rivière qui déborde à 200 kilomètres de là -- sa maison soudain remplie d'inconnus, et pour longtemps, il ne connaît que ça, c'est son ordinaire. Voilà qui fait des foules. La misère se partage, et c'est grâce à cela que les misérables vivent encore. L'égoïsme n'est pas dans leurs moyens, trop coûteux. La prospérité ne se partage pas. Il faut cependant quitter la misère. Les Indiens y travaillent et on leur souhaite de réussir. Je leur souhaite aussi de conserver alors le coeur qu'ils avaient quand ils n'avaient que ça. "
Et si finalement on donnait la parole à d'autres ?
Aux écrivains qui nous sont chers, à tous ceux qui dans leurs livres ont évoqué bien mieux que nous les interrogations, les doutes, le changement, la mue et l'adaptation dans le voyage ?
Et si leur expérience et leurs mots à eux, en quelques paragraphes ou phrases isolées que vous publierez ici, éclairaient un peu notre lanterne pour les mois ou les années à venir ?
L.
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Nicolas Bouvier. Retour d'Inde. Publié dans " Bleu Immortel. Voyages en Afghanistan ". Editions Zoe. 2003.
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" Revenir d'Asie pose des problèmes très précis. En Suisse, retour d'Inde et du Japon, je me suis longtemps senti mal à l'aise. Les magasins, les rues m'inspiraient une répulsion irraisonnée. Noël qui approchait, la foule des acheteurs, les farces tartinées de santé, le bruit des sous, la couperose me donnaient le cafard. Le seul endroit où je respirais, où je croisais de vrais regards c'était -- tenez-vous bien -- l'hôpital. Pourtant, c'était mon pays que je m'étais réjoui de revoir, pourtant on m'avait partout accueilli avec une gentillesse qui ne se démentait pas. Alors ? Je crois que c'était l'argent qui me gênait. L'argent engorgeait tout. Et à cause de cet argent, il n'y avait plus de foule ; elle était rompue, divisée comme une étendue de sable par les mailles éparses d'un filet. Il n'y avait que de petites fortunes, de petites coquilles, de petites solitudes meublées, feutrées, équipées, mais solitudes quand même. Dans les salles de billard, dans les autobus, j'entendais souvent cette phrase qui me paraissait stupéfiante : " Moi, je n'ai besoin de personne. " La communauté n'existait plus -- communauté : le sentiment profond que le sort de n'importe lequel de vos semblables vous concerne et vous affecte en quelque façon, la conscience d'une interdépendance -- , et pour qu'elle se recrée il fallait un de ces chocs -- accident mortel sur la route, révolution hongroise -- qui montrent bien que l'argent n'est pas tout et que ce qui nous rapproche le plus des autres est plus fondamental que ce qui nous en éloigne. Autrement, et en temps normal, on n'avait besoin de personne. Ce n'était que trop vrai, et quelle indigence. L'Hindou et le Chinois exposés en permanence à manquer de riz et de galette ont perpétuellement besoin du voisin, et le voisin d'eux. Le paysan du Dekkan a beau avoir l'oeil vide et feindre l'indifférence ; mendier de la farine, prêter de la farine, voir -- à cause d'une rivière qui déborde à 200 kilomètres de là -- sa maison soudain remplie d'inconnus, et pour longtemps, il ne connaît que ça, c'est son ordinaire. Voilà qui fait des foules. La misère se partage, et c'est grâce à cela que les misérables vivent encore. L'égoïsme n'est pas dans leurs moyens, trop coûteux. La prospérité ne se partage pas. Il faut cependant quitter la misère. Les Indiens y travaillent et on leur souhaite de réussir. Je leur souhaite aussi de conserver alors le coeur qu'ils avaient quand ils n'avaient que ça. "
Choisir une destination sur une période de deux mois
Bonjour, je m'appelle Marie et j'ai 47 ans. Cette année, j'ai décidé de renouer avec le voyage durant ma période de break, je prévois de partir sur une période de 2 mois, ou plus. Je ne suis pas une "routarde" mais j'ai un peu usé mes semelles sur les routes de l'Amérique du Nord et du Maroc... C'était il y a longtemps ! Mes envies me portaient vers l'Afrique noire ou l'Amérique centrale mais j'ai aussi besoin d'une destination cool car la vie de saisonnier est intense et dense et il faut vraiment souffler entre 2 saisons. En voguant au fil du net, j'espère trouver une destination qui permette le voyage solitaire au féminin et éventuellement la rencontre pour quelques heures ou quelques jours avec d'autres voyageurs. Mes moyens financiers sont limités (normal quand on travaille 7 mois sur 12) et mes besoins simples ! Madagascar en décembre et janvier, le Costa Rica en janvier et février... Que les idées fusent, si vous le voulez bien.
Déçu par la Thaïlande
Je reviens d'un séjour en Asie(Thaïlande et Cambodge) et je dois avouer que la Thaïlande c'est assez décevant...Trop, trop touristique...tout est surfait, aucune place pour la surprise ou l'aventure!Le sourire légendaire des Thaï, je l'ai pas trop vu, pas d'émotion et Bangkok bof, bof...
Le Cambodge par contre très bien!!!😉🙁
Cost of building a house in Thailand?
hi everyone 🙂, I’d like to know if any of you have recently—or within the last 2 years—built a house in Thailand and could give me an idea of the all-in price. I’m not looking for luxury, just a comfortable home with 3 bedrooms. I already have the land, which is in the Khorat region for those who know it. I’d really appreciate any info you can share—thanks in advance!
Best regards.
Tour de l'Amérique du Sud à vélo couché
Bonjour,
J'envisage de faire le tour de l'amérique du sud dans un an, à vélo.
La question du choix de vélo commence à me tarabiscoter le ciboulo. Et au-delà des nombreux sujets de discussions parcourus sur le choix d'un vélo couché ou d'un vélo droit, j'ai quelques questions.
Je me demandais si un vélo couché utilisait d'autres muscles de la jambes ou, plus exactement, si les mollets que me font travailler le vélo droits me seront-ils tout aussi utiles. Dans le cas contraire si les cuisses sont davantage sollicitées sur un vélo couché se pourrait-il que je sois sur un vélo couché moins performant sur la distance, l'endurance ...
Je voulais également savoir s'il était possible de mettre un éclairage avant sur un vélo couché. Et, est ce vraiment pratique ? Peut on suffisamment apercevoir la route éclairée ? Sinon je prendrai un éclairage frontale mais c'est pareil peut-être que les jambes m'empêche de voir.
Enfin, et dans la volée, peut-on mettre un moyeu de dynamo sur l'une des roues. Si oui, j'imagine qu'il se met sur la roue arrière... est ce bien celà ?
Je vous remercie pour vos réponses.
Grégory
J'envisage de faire le tour de l'amérique du sud dans un an, à vélo.
La question du choix de vélo commence à me tarabiscoter le ciboulo. Et au-delà des nombreux sujets de discussions parcourus sur le choix d'un vélo couché ou d'un vélo droit, j'ai quelques questions.
Je me demandais si un vélo couché utilisait d'autres muscles de la jambes ou, plus exactement, si les mollets que me font travailler le vélo droits me seront-ils tout aussi utiles. Dans le cas contraire si les cuisses sont davantage sollicitées sur un vélo couché se pourrait-il que je sois sur un vélo couché moins performant sur la distance, l'endurance ...
Je voulais également savoir s'il était possible de mettre un éclairage avant sur un vélo couché. Et, est ce vraiment pratique ? Peut on suffisamment apercevoir la route éclairée ? Sinon je prendrai un éclairage frontale mais c'est pareil peut-être que les jambes m'empêche de voir.
Enfin, et dans la volée, peut-on mettre un moyeu de dynamo sur l'une des roues. Si oui, j'imagine qu'il se met sur la roue arrière... est ce bien celà ?
Je vous remercie pour vos réponses.
Grégory
L'Inde m'a bouleversée
J’imagine que c’est que je ressens en ce moment n’a rien de spécial, mais suis rentrée d’un premier voyage en Inde il y a deux semaines et je me sens totalement bouleversée. Je ne peux pas arrêter d’y penser. Désolée tout d’abord pour mes fautes de français car ce n’est pas ma langue maternelle.
C’était un pays qui m'avait toujours fasciné par sa complexité et — même si c’est cliché de le dire— par son exotisme. L’Inde m’était familière par sa littérature : Etudiante, je dévorais les romans de ses écrivains anglophones qui raflaient les prix Booker— Arundhati Roy, Rohinton Mistry, Aravind Adiga, Kiran Desai, Salman Rushdie….Sans oublier les Indiens de la diaspora comme Naipaul et Verghese.
Cependant, ce n’est qu’à 28 ans, après quelques voyages dans d’autres pays asiatiques moins intimidants, que j’ai acheté un billet pour Delhi avec mon conjoint en me demandant si on ne venait pas de faire une bêtise. J’étais presque persuadé que ma fascination pour cette culture allait se dissiper au premier contact avec la réalité. Mais, même si je me suis effondrée par moments face à des scènes de pauvreté épouvantables, je suis surtout hypnotisée et folle amoureuse ce pays après ce voyage.
C’était encore plus complexe, plus dépaysant de ce que j’avais imaginé. J’ai éprouvé un sentiment de faire face à une altérité totale. Delhi— qu’on m’avait décrit comme «tout simplement horrible »— était pour moi un enchantement avec ses allures d’Asie centrale—le Pakistan et l’Afghanistan telles que je les fantasme…ils y étaient quelque part !—, son influence musulmane, ses sanctuaires soufis, le parfum des offrandes, le chaos total…l’humanité telle que je ne l’ai pas ressentie nulle part ailleurs. Moi, qui fuis la niaiserie et le romanticisme pour touristes comme la peste—j’habite Paris, après tout, et j’en ai marre—, me suis retrouvée absolument émue par les sutras qui annoncent l’entrée au paradis au Taj Mahal. Moi, qui ne suis pas allée à l’église depuis qu’on m’a laissé le choix, me retrouve plus que touchée par la dévotion des Sikhs après avoir visité le Temple d’Or. Moi, qui ne suis pas ni fêtarde ni très musicale… j’ai du mal à contenir mon envie de danser au passage d’une procession de mariage.
Bref…J’ai fait un itinéraire classique, touristique…en mode sac à dos, certes…Et pourtant je l’ai impression d’avoir changé, d’avoir découvert qu’il y a un monde plus intense et moins désenchanté que le nôtre, pacifié, aseptisé et rationnel. Au même temps, je sens que c’est un privilège de « riche » de pouvoir se permettre d’être fasciné par un pays où le poids des traditions et des religions génère autant de souffrance.
Que des sentiments partagés et contradictoires…
C’était un pays qui m'avait toujours fasciné par sa complexité et — même si c’est cliché de le dire— par son exotisme. L’Inde m’était familière par sa littérature : Etudiante, je dévorais les romans de ses écrivains anglophones qui raflaient les prix Booker— Arundhati Roy, Rohinton Mistry, Aravind Adiga, Kiran Desai, Salman Rushdie….Sans oublier les Indiens de la diaspora comme Naipaul et Verghese.
Cependant, ce n’est qu’à 28 ans, après quelques voyages dans d’autres pays asiatiques moins intimidants, que j’ai acheté un billet pour Delhi avec mon conjoint en me demandant si on ne venait pas de faire une bêtise. J’étais presque persuadé que ma fascination pour cette culture allait se dissiper au premier contact avec la réalité. Mais, même si je me suis effondrée par moments face à des scènes de pauvreté épouvantables, je suis surtout hypnotisée et folle amoureuse ce pays après ce voyage.
C’était encore plus complexe, plus dépaysant de ce que j’avais imaginé. J’ai éprouvé un sentiment de faire face à une altérité totale. Delhi— qu’on m’avait décrit comme «tout simplement horrible »— était pour moi un enchantement avec ses allures d’Asie centrale—le Pakistan et l’Afghanistan telles que je les fantasme…ils y étaient quelque part !—, son influence musulmane, ses sanctuaires soufis, le parfum des offrandes, le chaos total…l’humanité telle que je ne l’ai pas ressentie nulle part ailleurs. Moi, qui fuis la niaiserie et le romanticisme pour touristes comme la peste—j’habite Paris, après tout, et j’en ai marre—, me suis retrouvée absolument émue par les sutras qui annoncent l’entrée au paradis au Taj Mahal. Moi, qui ne suis pas allée à l’église depuis qu’on m’a laissé le choix, me retrouve plus que touchée par la dévotion des Sikhs après avoir visité le Temple d’Or. Moi, qui ne suis pas ni fêtarde ni très musicale… j’ai du mal à contenir mon envie de danser au passage d’une procession de mariage.
Bref…J’ai fait un itinéraire classique, touristique…en mode sac à dos, certes…Et pourtant je l’ai impression d’avoir changé, d’avoir découvert qu’il y a un monde plus intense et moins désenchanté que le nôtre, pacifié, aseptisé et rationnel. Au même temps, je sens que c’est un privilège de « riche » de pouvoir se permettre d’être fasciné par un pays où le poids des traditions et des religions génère autant de souffrance.
Que des sentiments partagés et contradictoires…
Immigrer au Québec ou au Canada?
bonjour
ma copine et moi, tous 2 diplomes, galerons en france, et ne voulant pas nous resigner a subir les aleas d'une vie incertaine en France, voudrions immigrer au Quebec ou au Canada
j'ai donc plusieurs questions si vous pouvez nous renseigner (Français ayant fait la meme demarche ou Quebecois frequentant ce forum): est il facile pour des Français d'immigrer au Canada ? est ce encore plus facile pour le Québec ? (pour vivre et travailler) doit on d'abord arriver en tant que touriste et faire une demande de residence et de visa de travail ensuite ou tout avant d'arriver ? ma copine etant dans les sciences (environnement, ecologie), cette question sera plus specifique a ma personne: pourrais je facilement trouver un poste dans le marketing ? enfin, en equivalent euros, combien coute une location d'appart dans la plupart des villes (quebec, ottawa, vancouver) et ou aller pour trouver du boulot facilement dans nos domaines ?
merci d'avance a tous ceux qui pourront nous aider
nous comptons partir autour de Janvier (car ca fait des mois qu'on galere en France sans situation)
ma copine et moi, tous 2 diplomes, galerons en france, et ne voulant pas nous resigner a subir les aleas d'une vie incertaine en France, voudrions immigrer au Quebec ou au Canada
j'ai donc plusieurs questions si vous pouvez nous renseigner (Français ayant fait la meme demarche ou Quebecois frequentant ce forum): est il facile pour des Français d'immigrer au Canada ? est ce encore plus facile pour le Québec ? (pour vivre et travailler) doit on d'abord arriver en tant que touriste et faire une demande de residence et de visa de travail ensuite ou tout avant d'arriver ? ma copine etant dans les sciences (environnement, ecologie), cette question sera plus specifique a ma personne: pourrais je facilement trouver un poste dans le marketing ? enfin, en equivalent euros, combien coute une location d'appart dans la plupart des villes (quebec, ottawa, vancouver) et ou aller pour trouver du boulot facilement dans nos domaines ?
merci d'avance a tous ceux qui pourront nous aider
nous comptons partir autour de Janvier (car ca fait des mois qu'on galere en France sans situation)
Etat d'urgence à Bangkok (7 avril 2010)
Et un de plus !
Le PM vient d'annoncer l etat d'urgence a Bangkok et dans les provinces environnantes.
Ca ressemble a l'annee derniere.
Encore des annulations en perspective
Le PM vient d'annoncer l etat d'urgence a Bangkok et dans les provinces environnantes.
Ca ressemble a l'annee derniere.
Encore des annulations en perspective
Budget voyage Birmanie + change $/kyats
Bonjour,
Pourriez-vous me dire quel budget il faut prévoir pour 3 semaines en Birmanie à 2 en voyageant en bus et en prenant des hotels et restos bons marchés? De ce que j'ai lu a peu près tout se paye en dollar (entrée sites, hotels) sauf les restos et transports. Correct?
Combien conseillez-vous d'échanger en Kyats à Rangoon au départ?
Peut-on aussi changer des euros en Kyats ou est-ce plus difficile et le taux de change pas intéressant?
Quelqu'un pourrait-il donner le taux de change actuel pour pas qu'on se fasse arnaquer comme des bleus.
Merci pour vos conseils,
Carole
Pourriez-vous me dire quel budget il faut prévoir pour 3 semaines en Birmanie à 2 en voyageant en bus et en prenant des hotels et restos bons marchés? De ce que j'ai lu a peu près tout se paye en dollar (entrée sites, hotels) sauf les restos et transports. Correct?
Combien conseillez-vous d'échanger en Kyats à Rangoon au départ?
Peut-on aussi changer des euros en Kyats ou est-ce plus difficile et le taux de change pas intéressant?
Quelqu'un pourrait-il donner le taux de change actuel pour pas qu'on se fasse arnaquer comme des bleus.
Merci pour vos conseils,
Carole








