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Météo en Ouzbékistan en mars?
by Chiche480 · 2011-02-06 · 1 reply
je pars en Ouzbekistan le 15 mars quelles températures a Samarqand et en moyenne montagne? pleut il beaucoup a cette periode ?merci d'avance jp
Trouver un billet d'avion économique vers l'Ouzbékistan pour mai?
by Bjp21 · 2011-01-30 · 7 replies
Bonjour , Je prépare un voyage de 4 semaines en Ouzbekistan pour mai juin.

ou trouver le billet d avion le moins cher départ France Suisse ou Allemagne ?

vols indirects compris.

merci
Compte rendu de seize jours en Ouzbékistan en août 2010
by Lalu22550 · 2010-12-30 · 22 replies
Bonjour, voici un compte rendu de notre séjour (3 personnes) en Ouzbékistan du 11 au 28 août 2010.

11 août : Départ de Paris (escale à Riga)

12 août : Arrivée à Tashkent vers 3h du matin – Vol pour Urgench (départ 7h)

Arrivée à Urgench puis direction Khiva

13 et 14 août : Khiva

15 août : Départ de Khiva pour les citadelles du désert (Ayaz Kala) puis Boukhara

16 au 18 août : Boukhara

19 août : Nuit en Yourte au nord de Nurata

20 août : Lac Aydar Kul puis Samarcande

21 et 22août : Samarcande

23 août : Départ pour Shakhrisabz

24 août : Vallée de Langar

25 août : Départ de Shakhrisabz pour Tashkent

26 août : Lac artificiel de Charvak

27 août : Tashkent

28 août : Tashkent – Riga – Paris

Hébergement :

Khiva : Meros Hôtel– 25 $ par nuit pour deux personnes avec le petit déjeuner (première négociation donc pas très rompu à l'exercice...). Nous y avons fait trois nuits. Chambre confortable, joli balcon, très bien placé dans le centre historique de Khiva. Petit déjeuner copieux et varié. Seul regret, la clim un peu bruyante mais bon elle marche ! Hôtel que nous recommandons.

Boukhara : Sarafon Hôtel le coup de cœur du voyage ! Cet hôtel n'était dans aucun guide (Routard, Lonely Planet et Olizane) mais nous pensons qu'il y sera dans les prochaines éditions. Excellent accueil par toute la famille (les parents et le fils). Les chambres sont confortables. Très belle cour intérieure. L'hôtel est situé tout près de Liab-i-Haouz, quartier le plus vivant de Boukhara. Petit déjeuner très sympa dans la cour intérieure. Il est possible de dîner (4$/pers.) à l'hôtel et si vous êtes des touristes sympa, peut-être que la famille vous invitera à boire le thé en fin de repas... Prix très modeste : 10$ par personne par nuit avec le petit déjeuner. Nous recommandons chaudement !

Nuit en Yourte : des hôtels de Boukhara proposent des nuits en yourte au nord de Nurata, près du lac Aydar Kul. L'excursion est autour de 70-80 $ par personne (dégressif si vous allez à plusieurs) et comprend le trajet Boukhara-Yourte-Boukhara, la nuit en yourte, les repas et la visite au lac Aydar Kul et même un petit tour de chameau ! Cela nous a semblé un peu cher et nous avons déicidé de nous débrouiller par nos propres moyens et cela nous a coûté 50$ par personnes (Boukhara-Yourte-Samarcande) ! Visiblement, il n'y a pas beaucoup de choix pour la nuit en Yourte. Nous n'avons trouvé qu'un seul camp. La nuit + 3 repas + la visite au lac = 25$ par personne. La négociation se fait avec le chef du camp et un petit moustachu très drôle qui ne parle pas anglais, à part peut-être le désormais fameux : "Ladies and Gentlemen : the lunch" ! Un grand moment ! Le cadre est sympa, au milieu du désert (très apaisant). Les repas sont bons et copieux. Les toilettes et douches dans le désert sont à voir (et à pratiquer...) !

Samarcande : Hôtel Joni. Très bien situé à deux pas du Régistan. Chambre correcte en dehors peut-être de la salle de bain. Le petit déjeuner n'est pas terrible. Ne pas hésitez à négocier le prix des chambres. Nous avons payé environ 13$ par nuit et par personne avec le petit déjeuner. Pour ceux qui recherche un hôtel près du Régistan c'est le bon choix pour ceux qui cherchent moins cher ou plus confortable alors c'est ailleurs qu'il faut aller.

Shakhrisabz : Shakhrisabz Tour & Travel. Comme beaucoup de voyageurs fréquentant VF, nous nous sommes rendus chez Lutfullohon. L'accueil est à la hauteur de ce que nous avons pu lire sur VF. Les chambres sont sympas, le cadre est idyllique, un B&B pour se reposer !! En cas de problème digestif, ne pas hésiter à demander un remède (miracle ?) au gérant. Il est possible de dîner sur place pour 4$. La nuit + le petit déjeuner = 10$ par personne et par nuit. Il propose également une excursion dans la vallée de Langar. Nous avons fait cette excursion et nous en sommes vraiment satisfaits, le cadre est magnifique, les couleurs splendides et notre guide était très cool !

Tashkent : Grand Nur Hôtel. Après de multiples péripéties pour trouver un hôtel dans Tashkent (le Gulnara était complet !) nous sommes arrivés au Grand Nur (hôtel 3 étoiles) dans des chambres très spacieuses, de grands lits, la télé, salle de bain avec baignoire... Ce n'est pas exactement ce que nous recherchions mais on a fini par prendre cet hôtel puisque nous en avions ras-le-bol de chercher... En arrivant nous avons vu que l'hôtel n'avait pas l'air complet du tout et nous en avons profité pour négocier : 25$ par personne pour une nuit avec le petit déj. C'est plus cher par rapport autres hôtels que nous avons fait mais nous étions dans la capitale et dans un trois étoiles.

Transports : en vrac, les tarifs pour quelques trajets...

Avion :

Paris – Tashkent : 540 €

Tashkent – Urgench : 60€ par personne

Aéroport d'Urgench – Hôtel Meros Khiva. Taxi partagé : 15$ (environ 30 000 sums) pour 4 personnes (première négociation de taxi...)

Hôtel Meros Khiva – Aéroport d'Urgench : 25 000 sums aller-retour en taxi, négocié avec le gérant de l'hôtel

Khiva – Citadelles du Désert – Boukhara : 110$ pour 3 personnes en taxi

Liab-i-Haouz Boukhara – Gare routière de Boukhara : 5000 sums pour 3 personnes en taxi

Gare routière de Boukhara – Navoï : 25 000 sums pour 3 en taxi partagé

Navoï – Nurata : 12 000 sums pour 3 en minibus (à faire, un bon moment en immersion totale !)

Nurata – camp de yourtes et lac aydar kul – Nurata : 60 000 sums pour 3 en Tico

Navoï – Samarcande : 48 000 sums pour le taxi

Shakhrisabz – Tashkent : 90 000 sums pour 3 en taxi (négocié avec l'hôtel) – Plus de 5h de route...

Divers :

Par rapport aux récits de voyage des années précédentes, les prix constatés sont supérieurs notamment pour les transports. Lors de notre séjour, l'Ouzbékistan connaissait une période de pénurie d'essence. Un conseil, privilégiez les véhicules qui roulent au gaz.

Concernant le change, évitez le change à l'aéroport, préférez celui dans les bazars. Pour info, le change officiel était de 1620 sums pour 1 $ et dans le bazar de Khiva nous avons négocié 1$ pour 2000 sums.

Climat en août : autant le dire, il fait très chaud... mais c'est supportable. On va dire que 2 jours sont nécessaire pour l'adaptation. Évitez les visites entre 12h et 15h.

Formalités à l'aéroport : à votre arrivée à l'aéroport vous aurez à remplir un document de déclaration de devises. Ce document est en cyrillique mais si vous cherchez bien, il y a des exemplaires en anglais (à remplir en 2 exemplaires). Conservez ce document de même que les papiers d'enregistrement remis dans les hôtels.

Nous sommes dispo pour ceux qui souhaitent plus de renseignements ou quelques photos.

Bon voyage 🙂

Arnaud
Ouzbékistan: l'attestation de protection?
by E10 · 2010-12-24 · 14 replies
En Avril, nous allons visiter l' Ouzbékistan. On a lu qu' une attestation de protection est efficace dans le metro de Tashkent. Comme on est Belge, on n'a pas cette facilité. Est-ce qu' on peut empreunter une copie de quelqu'un? Les données personnelles (nom) peuvent être effacer parce que j'ai compris que la lettre en soi est suffisante. Ou est ce qu'il existe d'autre moyens pour obtenir ce document?

Je vous remercie infinement.

Etienne
Voyage en Ouzbékistan pour avril-mai 2011
by Crepeosucre · 2010-12-23 · 42 replies
Amis Routards, Bonsoir!!!!!

Petit message pour vous demander un peu d'aide dans la préparation d'un voyage que j'entreprends de faire fin avril début mai.

En fait, je recherche tout type d'information sur l'Ouzbékistan : les régions, les villes, les sites à découvrir, les transports en commun existant (bus, train, ...), les hotels (ou type d'hébergement possible), les compagnies aériennes en départ de France ou d'Espagne pour Tachkent, les formalités administratives / visa, ....

Bref, vous l'avez compris, je pars quasiment de zéro..... Je sais juste que que c'est une destination qui devrait beaucoup me plaire (sur ce que j'ai entendu de ce pays...)

D'avance, merci beaucoup pour vos tuyaux!!!!

Cia-ciaoooooo!!!!!!!
Ouzbekistan Airways: confirmation du vol retour obligatoire?
by Heanet · 2010-12-20 · 16 replies
Bonjour, Voyageant pour la 1er fois en individuel j'ai pris un vol sec pour l'ouzbékistan. Il est indiqué que l'on doit reconfirmer le vol retour au moins 48 heures avant l'embarquement. Outre la difficulté pour effectuer cette démarche (éloignement sur le terrain d'une agence ouzbékistan airways 48 heures avant, difficulté de se faire comprendre au téléphone) je voudrai savoir si cette formalité est une "obligation" c'est à dire si il n'y a pas de confirmation= places pouvant être données à quelqu'un d'autres ou il s'agit simplement d'une "précaution" pour être informé d'éventuels changements d'horaire. cordialement Heanet
Voyager en Ouzbékistan avec cette agence?
by Heanet · 2010-12-14 · 4 replies
Bonjour, Désirant voyager en ouzbékistan, j'ai repéré une agence "samarkande tourisme(AZAMAT ESKHANKULOV) qui propose des prix un peu plus intéressants que les autres agences. Cependant je n'ai pas trouvé de site informatique, ni de discutions sur forun à propos de cette agence. Quelqu'un a t il déjà eu l'ocasion de voyager avec celle ci? cordialement Heanet
Air Baltic pour l'Ouzbékistan: changement de date de retour par la compagnie aérienne!
by Simon17 · 2010-09-15 · 3 replies
bonjuor,

une amie part en ouzbékistan dans une semaine pile !!

elle vient, ce matin, de recevoir un mail de go voyage indiquant que la compagnie aérienne a annulé son retour ( le 21 oct) et l'a repoussé de deux jours (le 23 oct) !!

SEULEMENT gros probleme, le visa de mon amie se stoppe le jour de la precedente date , le 21 !!!!

elle va joindre qui de droit, aujourd'hui, mais cette situation , me semble assez allucinante !??!!!!!!

comment joindre de maniere efficace go voyage ou air baltic ( et qui joindre ???) ?????

je pense que cela va s'arranger , surement en lui proposant une date posterieure, mais si certains avaient des avis, des conseils , se serait reconfortant !

merci
Route de la soie d'Ouzbékistan: vêtements proposés aux touristes pas toujours en soie!
by Himalaya2 · 2010-09-13 · 1 reply
Attention si vous comptez ramener des articles en soie d'Ouzbékistan. A Boukhara notamment, les vêtements proposés aux touristes sont en pure........synthétique. du coup, même marchandés, les tarifs sont excessifs. Soyez vigilants et bon voyage malgré tout car les monuments sont magnifiques et les Ouzbeks très sympathiques
Change à l'aéroport de Tashkent avant 6h du matin? (Ouzbékistan)
by Alternate · 2010-09-03 · 13 replies
Bonjour,

Qui me dire si le bureau de change à l'aéroport de Tashkent est ouvert avant 6 heures du matin?

Merci d'avance

Amicalement

Nathalie
Ouzbékistan été 2010
by Lucbertrand · 2010-08-13 · 12 replies
Ouzbékistan juillet août 2010

Samarkand, Boukhara, Khiva sont des villes anciennes, même très anciennes, chargées d’histoire. Pour moi ces contrées lointaines où de puissants monarques conquérants, guerriers à l’ardeur indomptable, avaient érigé par la force et la guerre des empires gigantesques, représentaient un ailleurs presque inaccessible. Les enjeux qui exacerbaient les convoitises des grandes puissances qu’étaient la Russie et l’Angleterre, bien décrits dans le livre « le Grand Jeu », n’ont fait que renforcer pour moi cette impression de zone lointaine, baignée de mystère et de sauvagerie.

Lorsque l’occasion se présente de partir faire un petit tour d’une quinzaine de jours en Ouzbékistan, je n’hésite pas une minute. Bien sûr, une petite appréhension m’effleure. Ces villes mythiques existent-elles encore vraiment de nos jours ? La mondialisation ou « globalisation » ne leur a-t-elle pas enlevé tous leurs charmes ? La Samarkand que nous voulons visiter, est-elle encore celle dans laquelle Ella Maillart a séjourné en 1933, lors de son grand périple à travers l’Asie centrale? Les chemins millénaires de la route de la soie ont-ils laissé des traces tangibles nous permettant de revivre cette extraordinaire aventure qui liait la Chine à l’Occident? Nous verrons bien et partons.

Ces cités, nous les avons découvertes dans l’ordre suivant : Khiva, Boukhara et Samarkand.

La première impression en arrivant à Khiva, en provenance presque directement de France, de plus à la nuit tombée, ville presque déserte, ne se révélant qu’à la lumière de l’éclairage des réverbères, est vive.

Boukhara avec sa place centrale occupée par un immense bassin très profond, douze mètres, est aussi très surprenante et accueillante.

Et bien entendu, le bouquet du voyage, la prestigieuse Samarkand avec sa place du Rajasthan, est à première vue « décoiffante ».

Mais au-delà de ces premières émotions, la promenade à travers ces villes aux médersas, mosquées et mausolées généralement rénovés et clinquants, fait découvrir au fur et à mesure une autre réalité. Des villes musées, qui ont perdu leur vie d’autrefois, et qui essayent de ressusciter un passé et n’y réussissent pas vraiment. Elles semblent comme figées dans une évocation qui a perdu son âme d’antan.

Tout n’est que motif à capter quelques euros aux touristes que nous sommes, même si cela se fait avec beaucoup de courtoisie, de gentillesse et des sourires. Du prix d’entrée dans chaque édifice, de la taxe de photographier, de la multitude de vendeurs de bibelots de toutes espèces qui sont installés au cœur même de tous les bâtiments, sans oublier le policier ripoux qui fait du racolage pour vous conduire au sommet d’un minaret interdit au public au beau milieu de l’un des plus spectaculaires sites du pays.

Je dois reconnaître que ces trois villes, certes à l’architecture superbe, m’ont laissé un petit goût d’amertume, déception due au décalage entre ce qu’elles sont et l’idée que je m’en faisais à travers tous les récits concernant d’intrépides guerriers et des espions s’exposant à tous les dangers selon le bon vouloir des émirs de l’époque. Certes ce sentiment s’insatisfaction je m’y attendais. La civilisation moderne fait son chemin vers une standardisation et une uniformisation des modes de vie, et cela est d’autant plus sensible dans les agglomérations.

Le voyage doit s’inscrire dans un long cheminement et dans la lenteur. Dans notre monde occidental, où nous courons toujours après les heures, les minutes et les secondes qui semblent nous couler entre les doigts sans espoir de les retenir, le mot lenteur est banni. Il nous faut consommer, rentabiliser, amasser les visites et les photos qui vont avec. La notion de réussite est bien souvent liée au « beaucoup » et à l’absence de moments de repos considérés comme des pertes de temps voire des lacunes dans le programme. On a oublié bien souvent, que les choses se méritent autrement qu’en payant et que le rapport quantité prix, permettant de décider si la prestation est bon marché n’est pas un bon critère d’appréciation.

De ce grand pays, outre les villes principales, nous en avons vu d’autres facettes. En particulier la ville de Nurata, moins exubérante dans son architecture, mais j’y ai ressenti une émotion forte à la vue des reste de la forteresse d’Alexandre le Grand. Ce dernier y a séjourné six mois trois siècles avant notre ère. Sur son ordre a été construite sur la colline dominant la cité une forteresse dont il subsiste des traces, qui s’élancent à l’assaut du ciel, rappelant toute la puissance de ce grand conquérant. Cet ouvrage était constitué de briques et de terre séchée. J’ai été stupéfait de constater que des pans entiers de ces matériaux qui semblent si légers, aient traversé plus de deux mille ans. Il ne faut pas oublier que le climat particulièrement contrasté, chaleur en été et froid terrible en hiver, est un agent de démolition et de désagrégation puissant, qui lui a le temps et le prend pour accomplir son irrémédiable travail de sape.

Très surprenant dans cette ville de Nurata, un grand ensemble de deux mosquées est en pleine rénovation. Elles ont été érigées au pied d’une source abondante qui est considérée comme miraculeuse. Une eau limpide sourd de la montagne avec prodigalité et alimente un grand bassin peuplé d’une multitude de truites de belle taille. Je vais vous raconter une expérience que chacun de nous peut faire et qui pour tout pêcheur normalement constitué paraîtra soit relever de l’hallucination soit directement liée à l’aspect miraculeux du lieu. Notre guide nous a fourni d’énormes poignées de luzerne, oui de luzerne, celle que l’on donne à brouter aux ânes et aux chevaux, et nous a demandé de les jeter aux poissons. Avec un ensemble sidérant toutes les truites appréhendent le lieu ou la touffe d’herbe va tomber et tous les museaux sortent de l’eau en convergeant vers le lieu d’impact. Cette dernière semble ne même pas toucher l’eau et est immédiatement engloutie par des centaines de gueules avides. Et vous avez beau répéter l’opération à satiété, le même phénomène se produit, et étonnamment pas le moindre petit bout de feuille ne surnage dans cette eau cristalline. Un vrai miracle !

En quittant cette ville, alors que nous nous étions arrêtés à un petit collet en plein désert, pour aller regarder quelques pétroglyphes, dessins laissés sur les pierres par les chameliers au cours des millénaires passés, je vois un couple de jeunes cyclistes aux montures lourdement chargées. Ils grimpent lentement la côte en venant vers nous. Je me précipite et leur demande s'ils parlent français. Leur réponse est immédiate: "Bien sûr nous venons de Bordeaux que nous avons quitté il y a cinq mois". Leur voyage doit les conduire en Inde et ils n'en sont qu'au premier tiers. Bien entendu ils sont sur VoyageForum et j'ai gardé le contact, et dès mon retour, je leur ai envoyé les photos que j'ai faites d'eux repartant dans le désert!

Nous avons parcouru des milliers de kilomètres à travers tout le pays, une partie en avion et une partie en minibus. Nous avons pu constater que le désert occupe la plus grande partie de ce territoire. Quelques grands fleuves comme l’Amoudariya permettent à de vastes zones vertes de se développer à travers les sables arides.

On nous avait concocté quelques expériences chez l’habitant, avec nuit sous la yourte traditionnelle. D’un air quelque peu moqueur ma compagne fait remarquer, que l’on va au bout du monde pour tester la nuit sous la yourte, alors qu’à cette époque de l’année on dort surtout dehors et absolument pas dans la yourte. Là encore, le côté « touriste posé » pour la nuit dans la chaleur et dans des conditions d’hygiène précaire donnait à la situation une impression de dérision quant au tourisme que nous pratiquions.

Posés dans le désert, c’est le mot. Chacun réagit à sa manière. A plusieurs reprises nous ferons cette expérience. Dans le groupe que nous formions, chez certains ces longues attentes de l’après-midi ont généré une forme d’impatience, une sensation de perte de temps, le rythme étant comme cassé. Pourquoi ne nous proposions-nous pas quelque activité?

On en revient toujours à la démarche, chacun la sienne. Le voyage organisé n’est pas propice aux changements de rythme, on s’inscrit dans le mouvement dirigé par l’accompagnateur, et les pauses peuvent être vécues comme une forme d’abandon ou de lacune dans le programme. En revanche, le voyage à pied ou à vélo, s’inscrit dans la lenteur et la contemplation à l’allure des caravanes des siècles et millénaires précédents. Tout naturellement l’arrêt entre dans la démarche, il est même attendu avec envie, car la fatigue physique des muscles qui ont travaillé est l’un des éléments importants qui conditionnent le voyage. L’engagement physique dans le voyage, lorsqu’on y a goûté devient indispensable pour que l’on ressente cette sensation d’éloignement. A notre époque tout devient trop relatif, mille kilomètres en avion représentent un saut de puce, cent kilomètres à vélo une jolie randonnée et un kilomètre dans une paroi verticale une grande aventure. Donc à n’en pas douter, arriver au milieu du désert sur un tertre, où s’épanouissent quelques yourtes, procurera des sensations différentes selon le mode de locomotion. Y être arrivé à pied en voyant la silhouette de ces habitations se découper sur le ciel depuis des heures, en ayant parfois la sensation que jamais on ne les atteindra, prédispose à la méditation et à la contemplation lorsqu’enfin le but est atteint. Mais si on y accède à l’aide d’un minibus dans lequel s’entasse un groupe de touristes, l’imprégnation à l’esprit du lieu ne peut pas se faire et bien naturellement on éprouve une grande difficulté, voire une impossibilité, à s’en imprégner. D’ailleurs ce type de moyen de déplacement qu’est la voiture, n’annihile-t-il pas cette démarche de se laisser guider par l’esprit des lieux visités. Jamais, ou tout du moins rarement, dans un voyage à rythme lent on ressent une impression d’oisiveté, ce qui n’est pas le cas lors de déplacements plus mécanisés.

Cependant au cours de l‘une des soirées sous une yourte, nous avons vécu un moment de grande émotion. Le propriétaire du lieu a saisi son instrument de musique à cordes et a entamé une série de chansons. Il s’agissait de mélopées douces et tristes aux sons mélodieux, rehaussés de rimes harmonieuses. Son épouse assise à côté de lui, en ouvrant à peine la bouche, sans pratiquement un seul mouvement, comme si elle susurrait, l’accompagnait de sa voix, exactement dans le rythme et sur la modulation. Ce fut un moment très émouvant et nous en avons redemandé. Rarement un chant ne m’a ému à ce point. Au cours de ces deux semaines, nous avons assisté à d’autres spectacles, mettant en œuvre plus de moyens et produits par des professionnels, mais jamais je n’ai ressenti cette émotion devant un art accompli.

La visite des forteresses du désert qui formaient un réseau de lieux sécurisés par de grandes murailles a été très intéressante. Il n’en reste que les enceintes au milieu desquelles de vastes zones vides subsistent. Il faut s’imaginer qu’il y a plus d’un millénaire une population nombreuse habitait ici. Les conditions d’existence paraissent extrêmement difficiles. Cela me fait penser un peu aux citadelles du vertige, les châteaux cathares sur leurs pics rocheux au sud de la France. A l’époque où ces forteresses du désert étaient habitées, elles dominaient des plaines fertiles baignées par les eaux d’un fleuve. Mais les Arabes dans leur avance voulant les conquérir et soumettre leurs habitants, au lieu de les attaquer directement, ont préférés détourner le fleuve et rendre la région inhabitable. Les forteresses ont été contraintes de se rendre sans combattre.

Cette expérience que nous avons vécue durant deux semaines ne restera pas pour moi comme un souvenir impérissable. Cependant ce voyage je désirais le faire, car cette région du monde, depuis l’aube des temps, zone de contacts de civilisations différentes, de par son histoire tumultueuse depuis longtemps attisait ma curiosité. Pourtant je dois reconnaître que notre guide ouzbek était particulièrement compétent et agréable. La formule qui faisait alterner logements très rustiques et hôtels de bon niveau était pleine de surprises, ce qui n’était pas pour me déplaire. Le voyage reste cependant pour moi affaire d’efforts physiques pour en quelque sorte conquérir et mériter la route. Mais je ne m’érige pas en censeur, je ne juge pas la ou les manières de voyager, j’exprime la façon de voyager qui fait naître chez moi des sensations et des émotions. Le voyage, sans doute, avant toute chose est intérieur. Comme disait Saint Exupéry : seule compte la démarche, car c'est elle qui dure et non le but qui n'est qu'illusion du voyageur qui va de crête en crête pensant que l'objectif seul est important.

Je pense aussi que l’intérêt du voyage nait du dépouillement dans lequel vous l’abordez. Dans ce cas vous vous mettez à la merci des autres et vous êtes plus à même de nouer des contacts autres que directement liés à l’argent. Un peu à la manière des pèlerins qui font vœu de pauvreté. Cela me remémore un livre splendide : Un chemin de promesse d’Edouart et Mathilde Cortès, 6000 kilomètres à pied et sans argent de Paris à Jérusalem. Une autre grande voyageuse, plutôt nomade m’inspire beaucoup dans mon mode de voyage, Isabelle Eberhardt, jeune femme morte à 27 ans emportée par un oued en crue. Les ouvrages qu’elle a laissés sont empreints d’une pensée profonde. Je citerai une phrase qui à elle seule peut amener à déterminer sa propre voie dans la vie et sa propre philosophie du voyage: « Jadis, quand je ne manquais de rien matériellement, mais quand je manquais de tout intellectuellement et moralement, je m’assombrissais et me répandais sottement en imprécations contre la vie que je ne connaissais pas. Ce n’est que maintenant, au sein du dénuement dont je suis fière, que je l’affirme belle et digne d’être vécue ».

Notre retour s’est fait un soir sur Paris où nous avons passé la nuit. Le lendemain un TGV matinal nous a conduits à Lyon. Ce trajet Lyon Paris en train que j’ai du effectuer une bonne centaine de fois reste pour moi un spectacle éblouissant. La campagne française défile à vive allure, avec ses perspectives immenses sur les champs, les forêts, les collines et les villages. Un jour au pied d’un arbre, alors que nous foncions à 250 kilomètres à l’heure, j’ai eu le temps de remarquer un gros champignon. Je me promets qu’un jour je ferai ce chemin si court en train, à pied. La France j’adore !
Comment joindre la guest house Gulnara à Tachkent? (Ouzbékistan)
by Himalaya2 · 2010-08-12 · 3 replies
Quelqu'un a-t-il réussi à joindre Gulnara ces derniers jours? J'ai réservé 3 nuits il y a plusieurs semaines et comme nous partons le semaine prochaine, je voudrais avoir confirmation. j'ai envoyé plusieurs mails, pas de réponses.....
Consigne à l'aéroport de Tachkent? (Ouzbékistan)
by Himalaya2 · 2010-08-08 · 11 replies
pensez vous qu'il soit possible de laisser un sac (assez volumineux), à la consigne de l'aéroport(....enfin, s'il en existe une!!) pendant une dizaine de jours? De retour de trek au Kirghizstan, nous transitons par Tachkent avant de nous envoler pour Ourgentch et nous aurions bien aimé nous délester de tout ce qui nous sera inutile pendant notre périple Ouzbek. Merci de vos réponses
Voyage en Ouzbékistan avec Air Baltic en juillet 2010
by Louisgi · 2010-08-06 · 2 replies
Vol sur Air Baltic réservé par l’intermédiaire de EDREAMS. Eviter cette agence espagnole qui n’apporte aucun service ajouté et omet de signaler que les bagages en soute sont payants. Conséquence : vous devez payer à l’embarquement 20 euros mais pas au même guichet, ce qui créé pagaille et énervement (guichet d’enregistrement + guichet pour payer + re guichet d’enregistrement) et génère parfois des retards au départ. Achetez donc directement sur le site d’Air Baltic. A savoir, sur Air Baltic, vous payez aussi les consommations durant le vol. Vous arrivez en général à Tachkent à 1h30 du matin et vous partez à 2h50. Pas génial. Autant prendre un vol avec Uzbekistan Airways. Au retour, j’ai obtenu à l’hôtel Uzbékistan une single pour 3 personnes sachant que nous arrivions le matin de Boukhara et que nous rendions la chambre à minuit. Coût 100$. Mais attention à l’arnaque pour le petit-déjeuner : 9$ pour chacune des 2 personnes supplémentaires. L’hôtel est à éviter. Chambres nulles et bruyantes et restaurant glauque. Hélas, l’hôtel Lokomotiv situé juste à côté de la gare est fermé. A Samarcande, l’hôtel Légende est super. Tchorpoya, belle cour intérieure, petits-déjeuners impeccables, personnel sympathique. A Boukhara, éviter le Grand Nodirebk. Les petits déjeuners peu appétissants et chiches sont servis dans une cave mal aérée. Quand, après une nuit, j’ai dit au gérant que je partais, il m’a proposé la chambre à 10$ au lieu des 30 la single et 40 la double. Nous sommes allés au Salom Inn, situé presque en face ou nous nous sommes trouvés nettement mieux. Le change dans la rue se fait actuellement aux alentours de 2200 soums le $.
Vallée de Ferghana en Ouzbékistan: hébergement
by Marino · 2010-08-06 · 8 replies
Voici quelques tuyaux concernant la vallée de Ferghana en Ouzbékistan, où j'étais en Juillet 2010.

Cette région ne présente aucun risque et mérite d’être visitée si on a un peu de temps.Les voyageurs auront quelques difficultés pour trouver à se loger car beaucoup de villes sont en travaux alors il ne faut pas trop faire les difficiles.

Namangan : d’après tout ce que l’on nous a dit sur place, les adresses indiquées dans les guides n’existent plus dans le centre ville. La solution est de loger dans les nombreux hôtels en périphérie, 35 dollars pour une personne, 50 dollars pour deux personnes avec petit déjeuner. si vous trouvez ces tarifs trop élevés, continuer jusqu'à Andijan...

Pour se rendre de Tashkent dans la vallée de Feghana, se faire déposer par un taxi à Kuluk, sortie de Tashkent.

Tashkent-Namangan : 40 000 sums par personne en taxi collectif.

Andijan

Hôtel Andijan, dans le centre ville : 42 000 sums pour deux sans le petit déjeuner.

Namangan-Andijan : 3 000 sums par personne en taxi collectif.

Ferghana : B and B Olga et Valentine, adresse dans les guides (si l’expérience de la chambre d’hôtes en HLM vous tente…)

10 dollars par personne sans le petit déjeuner.

De Ferghana on se rend en 10 minutes à Marguilan...

Kokand: Hôtel Nigina tel :552 85 33 KOKAND

Les adresses indiquées dans les guides n’existent plus dans le centre ville. Un petit hôtel vient heureusement d’ouvrir avec quelques chambres, un peu à l’extérieur de la ville …

Du centre ville en voiture, passer devant le Palis, continuer en direction de Tashkent, dépasser le grand stade et faire 500 mètres. Dès que l’on voit une immense cheminée, à ce grand rond-point, prendre la route sur la gauche. L’hôtel se trouve à 400 mètres sur le côté droit, il est proche de plusieurs garages.

Le mini-bus n°8, qui part du bazar, passe aussi devant l’hôtel.

30 000 sums environ par personne sans le petit déjeuner.

Ferghana-Kokand : 5 000 sums par personne en taxi collectif.

Kokand-Tashkent 12 000 sums par personne en taxi collectif.

Renseignements à compléter suivant vos expériences....

Richard
Utilisation d'un billet électronique à Tachkent pour un vol intérieur ouzbek vers Urguench?
by Lalu22550 · 2010-08-03 · 5 replies
Bonjour,

Je pars la semaine prochaine en Ouzbekistan et j'ai acheté un billet électronique pour un vol intérieur Tachkent - Urguench. J'ai déjà voyagé avec un billet électronique, mais je souhaite savoir si il y a des difficultés particulières à son utilisation en Ouzbekistan. Quelqu'un en a-t-il déjà utilisé là-bas ?

Par avance merci !
Taux de change actuel et prix en Ouzbékistan? (23 juillet 2010)
by Nomade14 · 2010-07-23 · 8 replies
Bonjour,

Je pars dans quelques semaines en Ouzbékistan. Afin de boucler les derniers préparatifs et plus précisément le budget pouvez-vous me renseigner sur:

- le taux de change actuel des €uros et des US$ que se soit à la banque ou au marché noir. - Mieux vaut-il actuellement prendre des € ou des $ pour les dépenses courantes.

Avez-vous des exemples de prix à savoir: - prix à des visites - cartes à postales, timbres - boisson type coca etc... - bus, taxi, métro - prix d'un repas correct.

etc...

Merci pour vos réponses.

Nomade14

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