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Croisière en mer Baltique en septembre
by Royalanis · 2011-01-27 · 25 replies
bonjour, je voudrais faire une croisiere en mer baltique en septembre :gopenhague, stockholm, helsinki, tallinn; mais je me pose des questions en ce qui concerne le climat...j ai peur de ne pas profiter du bateau et des excursions si le temps est moche.est ce qq un l a deja faite?merci de vos tuyaux.
Deux semaines au Cap Vert (décembre 2009)
by Calou192 · 2011-01-22 · 7 replies
2 semaines au Cap Vert en décembre 2009... le bonheur de profiter de l'été en plein hiver !

Pour notre itinéraire c'est là:
http://globe.dreamers.free.fr/capvert_itineraire.html

Pour une fois nous sommes partis en "organisé" (vol international, vols intérieurs et nuits + petit déj), en adaptant pour nous un itinéraire proposé par ROOTS TRAVEL www.rootstravel.com

Plus de photos là: http://globe.dreamers.free.fr/capvert_carnet.html

Et voilà le récit :

19 décembre Arrivée à Praia à 1h50 avec trois bons quarts d'heure de retard, pris au départ à Lisbonne. Le temps de faire valider nos passeports, retrouver nos bagages, prendre un taxi jusqu'à notre hôtel, il est 3 heures du matin, soit 5 heures du matin heure fançaise lorsque nous nous couchons... Réveil peu avant 9h pour aller prendre notre petit déjeuner au 4ème étage de notre hôtel, avec vue sur le port et la ville de Praia. Ensuite on décide de louer une voiture et de faire le tour de l'île en passant par la montagne. Aussitôt dit, aussitôt fait, l'hôtel nous envoie vers une agence située à 30 mètres de là. Et c'est parti pour une balade dans la montagne près de Sao Jorges das Orgaso. On passe devant une petite église, il y a un mariage, la mariée est dans un pick-up et le cortège de voitures suit, il y a même une voiture-sono.

On ne trouve pas le jardin botanique et on a soif. On s'arrête devant une cabane pour acheter de l'eau et demander où est le jardin. Le patron fait signe à un gars qui partait, il monte avec nous dans le 4x4 et nous guide. Ca tombe bien, il habite à côté et était chargé. Là on retrouve le mariage venu faire des photos, donc c'est loin d'être aussi calme que le mentionne notre guide.

Plus loin, on s'arrête près d'Assomada pour admirer un immense fromager.

On continue jusqu'à Tarrafal, un joli village au nord de l'île avec une belle plage. On a faim, il est 16h ! Alors on commence par manger dans un joli restaurant au frais et avec vue sur la mer, puis on va bien sûr se baigner. Partis hier sous la neige à Toulouse, sur la plage aujourd'hui, un peu irréel ! On rentre par la côte est, le soleil se couche tôt ici, vers 18h, alors on fait une partie du trajet de nuit. On est KO quand on arrive, n'ayant pas très bien dormi la nuit passée... Au lit !

20 décembre Journée transition aujourd'hui. Nous passons la matinée sur l'île de Santiago. Nous allons visiter Cidade Velha, un village au bord de la mer surmonté d'une citadelle. Cette ville, située à l'entrée de la Ribeira Grande, était autrefois la première ville du Cap-Vert, connue pour son port, plaque tournante de l'esclavage.

Après une très intéressante visite de la citadelle, nous descendons à pied dans le village. Au départ, on avait pensé poursuivre la route jusqu'à Porto Mosquito mais la route pour traverser Cidade Velha est impraticable, le village est en chantier.

On grimpe vers le monastère puis on revient. Il faut maintenant aller prendre un avion pour Fogo. Le vol est le plus court qu'on ait jamais fait, 20 minutes, on a une belle vue sur le volcan en arrivant. L'atterissage est aussi le plus chaotique qu'on ait fait, la piste est très courte. Lorsqu'on en sort, Jorge nous aborde, ce n'est pas un taxi mais il a un mini-van. On a d'abord besoin de passer à Sao Filipe pour retirer de l'argent, le distributeur de l'aéroport de Praia était en panne, puis on commence notre trajet jusqu'à Cha das Caldeiras, un village dans la caldeira, au pied du volcan de Fogo.

Le trajet dure environ 1h15-1h30, on fait deux-trois arrêts pour prendre des photos, et aussi une femme avec son bébé qui va là-bas. C'est magnifique. Fogo c'est une île-volcan ronde. le volcan domine toute l'île, il est situé dans une immense caldeira qui comprend plusieurs autres cratères. Après quelques péripéties par rapport à notre logement (à voir dans la rubrique "pratique"), nous arrivons à la Casa Marisa, où nous sommes bien accueillis par Marisa et Mustapha. Il fait déjà nuit donc on ne fait pas grand-chose de plus, à part savourer la délicieuse cuisine de Marisa !

21 décembre Un petit coup d'oeil au volcan de fogo depuis notre logement. Nous y monterons demain, aujourd'hui on attaque notre première vraie rando. Après un bon petit déjeuner chez Marisa, un pique-nique et plein d'eau dans le sac, on part en direction du petit volcan de Fogo. C'est là qu'a eu lieu la dernière éruption en 1995.

La lumière est très belle ce matin et la végétation et les cultures ressortent sur la pouzzolane noire. La terre est fertile ici et certains habitants n'ont pas voulu quitter leur maison en 1995. Ils étaient sûrs que la lave n'atteindrait pas le village.

En s'éloignant du village, ça devient plus sec et de la lave d'anciennes éruptions forme parfois de jolies et étranges sculptures.

Il fait chaud, bien qu'on soit à 1700m d'altitude et la montée est fatigante, mais enfin on arrive au petit volcan de Fogo. En réalité il y a plusieurs cratères. Le premier est là au pied du grand volcan, d'ici le sommet du volcan nous semble tout proche.

Le second, à moitié effondré, est celui par lequel la lave s'est écoulée en 1995. Ici ça sent le souffre.

Il y en a un troisième petit derrière. Marine me demande "Comment ça se fait que partout où on voyage, on voit des volcans ?"

On continue notre chemin après le petit volcan en direction de l'entrée du parc, par laquelle nous sommes arrivés hier. on marche dans la pouzzolane, ça s'enfonce et c'est fatigant.

On découvre d'autres cratères et on voit la mer au loin, qui se mélange avec le ciel.

On fait demi-tour et on rejoint la route pour rentrer au village. On traverse une zone "verte". C'est étonnant de voir cette végétation pousser dans la pouzzolane, mais logique, la terre dessous est aussi plus fertile et les conditions font que les habitants arrivent à faire deux récoltes par an.

22 décembre Ce matin, nos partons à 6h30 avec Cécilio en direction du grand volcan. Auparavant, nous avons déjeuné à la lueur de la bougie, Marisa nous avait tout préparé; à 6h il fait encore nuit noire, mais à 6h30 on y voit assez pour marcher sans lampe. On part avec un blouson chaud car il fait frais mais en marchant on n'a pas froid et on l'enlève rapidement. On commence par une marche d'approche tranquille puis on commence à s'élever. Le soleil fait son apparition dans la caldeira, mais le village est encore à l'ombre, et nous aussi.

On continue à monter, sur une pente très raide. Heureusement, on est toujours à l'ombre et au frais, alors que le village est maintenant bien éclairé. A 9h15, nous retrouvons le soleil, un vent frais nous empêche de souffrir de la chaleur. On fait une pause, on a faim !

A 11h, on arrive enfin au sommet ! Surprise, il y a un cratère ! D'en bas, on n'imaginait pas qu'il puisse y avoir un cratère, et encore moins de cette taille.

On se repose un long moment, 1100 mètres de dénvelée, ça fatigue ! On profite de la vue et du silence. Tout en bas, on aperçoit le village de Mostérios où nous descendrons demain.

Enfin on attaque la descente. D'abord on descend prudement sur le chemin par lequel on est monté, puis on arrive en haut de la "piste noire"... Il s'agit d'une étendue de pouzzolane dan laquelle on va descendre en courant. On va perdre 800 mètres de dénivelée en 20 minutes !

Du coup, vers 13h30 on est de retour au village. On va boire au frais chez Ramiro, avec Cécilio. Ca fait du bien ! L'après-midi, repos bien mérité ! Et puis j'ai les genoux en compote et je préfère me reposer en vue de ce qui nous attend demain... 1700 mètres de descente ! 23 décembre Ce matin, à 8h, nous attendons Zé. C'est assez curieux, on a dû louper quelque chose. A notre arrivée ici, Zé est venu nous proposer ses services de guide, puis Cécilio. Avec chacun, au moment de discuter sérieusement prix, heure de départ, etc... il nous a dit "je viendrai tel soir chez Marisa et on parlera.". Comme ils avaient l'air sympathiques tous les deux, on s'était dit qu'on en prendrait un pour le grand volcan, un pour la descente vers Mostérios. Déjà, l'avant-veille au soir, n'ayant pas vu Cécilio, Marisa a appelé chez lui et c'est sa femme qui a confirmé qu'il viendrarit nous chercher à 6h30. Hier soir, impossible de joindre Zé. Marisa nous assure qu'elle va l'appeler mais en tous cas à 8h15 il n'est toujours pas là. On fait part à Mustapha de notre inquiétude, il finit par le joindre... en pleine ascension du grand volcan avec d'autres touristes... Pas de problème, Mustapha nous trouve un autre guide, José, un frère de Cécilio.

Après coup, on se dit que ça ne l'intéressait pas probablement, la descente à Mostérios, car on avait déjà arrangé le retour avec Jorge et Zé aurait peut-être préféré faire un "package" transfert de nos bagages/descente/retour à Sao Filipe lui-même. En effet, le tarif pour descendre à Mostérios est quasiment le même que pour le volcan; mais pour le volcan, à 13h-14h c'est fini, alors que pour Mostérios, il faut ensuite revenir à Cha das Caldeiras, minimum 2h30 de véhicule... Il se peut aussi qu'on n'ait pas été assez affirmatif dans nos paroles... Enfin, ce n'est pas très grave, on part finalement vers 9h avec José. On longe la caldeira sur une petite route empierrée.

La descente commence sur cette route, jusqu'à "la maison du président", la résidence d'un ancien président. Là, après une pause à l'ombre fraîche d'un gros arbre planté au milieu de la route, on poursuit sur un petit chemin. La végétation devient luxuriante, et mes genoux souffrent de plus en plus. Je n'arrive plus à suivre le rythme pourtant tranquille des autres, je fais de petits pas pour ménager mes rotules.

On aperçoit de temps en temps le village de Mostérios, si proche et si loin à la fois. Je m'en veux d'avoir demandé à Jorge que le taxi nous attende à Mostérios et pas au village au-dessus, auquel nous finissons par arriver. Sur la place du village, on reconnait le mini-van de Jorge, on fait une pause. Le voilà qui arrive, accompagné de deux touristes à qui il fait visiter l'île. Charitablement, il nous descend jusqu'à notre taxi à Mosteiros, après une descente tout de même de 1564m !

Sur la route de Sao Filipe, on fait une halte à Salinas. L'endroit est magnifique. On comptait y faire une pause baignade, en effet, les rochers forment comme un bassin dans lequel les cap-verdiens se baignent... quand la mer n'est pas trop houleuse comme aujourd'hui !

On en profite pour faire des photos et profiter du paysage et de la fraîcheur !

A Sao Filipe, on se repose avant de ressortir se balader dans Mindelo, admirer le coucher de soleil sur l'île de Brava, et manger un bon petit repas accompagné d'un verre de vin blanc de Fogo. Il est bon, mais j'ai préféré le Manecom, un vin rouge corsé et fruité, que j'ai goûté chez Marisa.

24 décembre Aujourd'hui je marche comme une petite vieille. Les deux dernières randos m'ont bien cassée ! Olivier se fiche de moi, vu les deux mois en Equateur sans problème, mais là-bas on y est allé progressivement et depuis notre retour, faut avouer que j'ai pas fait grand-chose comme sport... Ca tombe bien, on a une journée de transition, on en profite pour se lever et prendre notre petit-déjeuner sans se presser... Notre premier avion n'a pas l'air pressé non plus, du coup on arrive assez en retard à Praia, non sans avoir contemplé une dernière fois le volcan de Fogo. D'avion, on se rend bien compte que l'île n'est qu'un immense volcan ! On comptait faire un petit tour à la plage entre nos deux vols mais c'est compliqué: il reste pas beaucoup de temps, on a été obligé de récupérer nos bagages, ça avait pas l'air possible de les enregistrer pour le 2ème vol, et on nous demande toujours d'être super en avance pour un vol... Tant pis, la plage de San Francisco attendra notre retour ! On en profite pour manger, s'installer au café de l'aéroport d'où on a... le WIFI gratuit ! Je sais pas si c'est offert ou le hasard, mais c'est bien, on peut faire un p'tit coucou à la famille comme ça !

2ème vol en direction de Sao Vicente, île où on ne devrait pas rester trop longtemps car demain matin on prend le bateau pour Santo Antao. Ici on loge dans un hôtel un peu en hauteur, au-dessus du port. On a une belle vue, et une terrasse sympa, qui le serait encore plus si on n'avait pas un gros bâtiment devant. En arrivant, on apprend qu'on va passer un jour de plus ici, car en fait, demain 25 décembre, il n'y a pas de bateau pour Santo Antao ! Ca nous avait paru étrange aussi de prendre le bateau le 25 décembre, mais bon, vu que ça venait de l'agence... Peu de restaurants ouverts, on va manger dans un restau sympa, on est quasiment les seuls. Ils ont pourtant un menu de Noël sympa, quoique cher pour ici, d'ailleurs, nous on préfère prendre à la carte, ce soir ça revient moins cher, et on n'a pas envie de trop manger ! Soir de Noël oblige, et puisqu'on n'a plus à se lever tôt demain, on regarde la fin du "Seigneur des anneaux", commencé dans l'aéroport tout-à-l'heure, que les enfants avaient envie de revoir depuis qu'ils l'avaient vu en Equateur... en espagnol ! Le suspense est intenable: le père Noël passera-t-il demain ?

25 décembre Hourra ! Le père Noël est passé, on savait qu'il ne pourrait pas nous apporter nos cadeaux mais il a quand même apporté un couteau suisse à Marine, une lampe à énergie solaire à Pierrick, pour les faire patienter... Après un copieux petit déjeuner, on appelle un taxi. D'habitude, il y en a partout, et il suffit d'aller dans une rue passante pour en trouver un, mais aujourd'hui, peu circulent, c'est l'hôtel qui l'appelle pour nous. Direction plage !

On commence par Calhau, la baie est belle, la mer n'est pas trop agitée, et on trouve de nombreux coquillages, beaucoup d'oursins ! La plage n'est pas propice à la baignade partout, beaucoup de roches noires, y compris dans l'eau et ça coupe. Les enfants s'en donnent quand même à coeur-joie ! On va manger dans une petite maison bleue, il fait chaud mais on se régale ! Tant le poisson que le poulpe et le poulet, tout est excellent pour un prix modique !

On va jusqu'au bout de Calhau, derrière les dernières maisons devant le petit volcan, et là on peut se baigner dans une crique bordée de rochers. La mer est un peu plus calme qu'ailleurs.

On finit par monter au col entre les deux volcans pour redescendre sur la belle plage de Praia Grande. Il n'y a pas vraiment de chemin après le col et on est en sandales... La traversée des champs de lave est délicate, chaussures de marche obligatoires !
Notre voyage dans l'Ouest américain en été 2010: petit retour d'expérience
by Fred2866 · 2011-01-19 · 36 replies
Voilà, mieux vaut tard que jamais mais je me décide enfin à poster pour vous faire part de nos impressions suite à notre voyage dans l'Ouest Américain. J'espère que cela pourra aider ceux qui préparent ce même genre de trip, comme j'ai pu être aidé moi-même par la lecture de s nombreux carnets de voyage. Le contexte : 30 jours de voyage 8 juillet - 8 Aout / famille de 4: 2 adultes et 2 ados Les contraintes : mon épouse m'avait prévenu (elle sait être très "claire")....si on passe un mois dans la voiture c'est NIET !!!!!...Ok ok chérie ne t'énerve pas....🙂 / Par ailleurs nous voulions finir par San Francisco (sinon les enfants m'auraient tué !!) La philosophie : randonneurs réguliers dans les Pyrénées surtout, je voulais un voyage Nature qui octroie la possibilité de marcher le plus possible La conclusion : sur 30 jours une boucle finalement assez réduite par rapport à ce qu'on aurait pu faire notamment dans l'Utah mais rétrospectivement assez adaptée à nos souhaits. Le concept : voiture de loc et hôtels (pas de camping, pour une première fois, je n'étais pas très sûr de moi qui plus est, je n'ai pas campé depuis 25 ans) Le trajet : Arrivée Las Vegas (3jours) - Grand canyon North Rim (3 jours) - Page (4 jours) - Bryce (3 jours) - Zion (2 jours) - Death valley (passage) - Mammoth Lakes (passage) - Yosemite (6 jours) -Péninsule de Monterey (3 jours) - San Francisco (5 jours)

Au final = GRANDIOSE (on écrit soit 15 pages soit 1 mot pour décrire ce genre d'expérience....j'ai pris mon parti...)

Notre retour d'exp:avec quelques coups de fil pour sécuriser certaines destinations - fait en Mars...déjà un peu tard mais tout fut ok. - Réservtions de Paris sur internet - Globalement bon timing, j'avais bien préparé toutes les rando possibles, on n'a pas eu le temps de tout faire mais il ne fallait pas non plus que ça tourne à la course à l'échalote - Les fringues = si nous n'avions pas eu à terminer sur la côte où le temps fut TRES frais, nous aurions pu amener la moitié de ce que nous avons pris. - Les hôtels = sans l'avoir prémédité j'avais réservé plusieurs hôtels avec des cuisines et finalement le surcoût occasionné est TRES largement compensé par l'économie de restos que ça permet de faire (notamment dans des coins comme Yosemite où ils attendent le touriste au coin du bois)...nous sommes 4, et "des qui tortorent bien". - Le voiture = le plus gros possible, n'hésitez pas !!!! - Wholefoods reste le supermarket le plus génial (peut être le plus cher aussi..mais bon...)...nous les avions tous repérés avant de partir...lol

Dans le détail - Las Vegas : hotels : l'embarras du choix, réservé tres tard sans problème, l'été offre moins de remise que hors saison naturellement mais à qualité de chambre égale les tarifs sont très compétitifs (nous étions au MGM gd signature, super parce que pas de casino et tres proche du strip - junior suite) - Restauration : embarras du choix là aussi de tout à tout les prix. N'hésitez pas à vous éloigner du strip (en voiture, c'est immense !!) pour flâner (leurs grands condos sont assez étonnants) faire des emplettes et déjeuner ou diner...nous avons dévalisé REI leur "decathlon".

- GD CAnyon North : 1 seul hôtel donc sécurisé dans les premiers et il ne restait que des chambres "motel" finalement très sympa même si spartiates et un peu chères. Environnement fabuleux en pleine nature, terrasse et salle de resto sur le canyon. Nous avons fait la North kaibab jusqu'au roaring springs, splendide (départ 5h30 - 3 personnes croisées), quelques petites randos alentours et nous sommes avons fait les pts de vue remarquable en voiture (cape royal, point imperial)...Inoubliable.

- PAge : hotel "days inn" coincé entre jack in the box, Esso , Burger king et Wallmart..mais finalement sympa, chambres parfaites modernes et nickels..et finalement on s'est habitué à nos petites courses au Wallmart d'en face. PAs de cuisine donc restos...pas toujours concluants, on a fini par un régime quesadillas au bar tex du Marriot correct en qulité et prix. Randos = LEs waves (bien sûr) rien à dire, il n'y a pas de mots - tous les hoodoos du coin - antelope canyon - virée sur le lac - horseshoe bend - et de longues baignades en fin de journée dans le lac...un petit paradis...merci qui ??? 😉 . Pas eu le temps de faire Lee's Ferry et les autres randos de la Paria station....On va devoir y retourner.

- Bryce : par la cottonwood road : passage à yellow rock (pas monté) grosvenor arch et tous les autres points d'intérêts....hôtels à Bryce : LE ruby's inn, une usine mais pas tellement de choix, bouffe moyenne et assez chère...nous cassions la croute au lodge dans le parc. Randos : Fairy land loop, peeckaboo, etc etc on les a fait toutes en partant tôt le matin..tout le monde s'agglutine sur la corniche, sur fairyland nous étions seuls....j'oubliais Mossy cave, un petit coin hors du parc qui offre une ballade reposante et de jolis paysages.

- Zion : sous côté de mon point de vue !!! des randos magnifiques et j'ai regretté de ne pas être resté plis longtemps (notamment pour faire les narrows). Hotel : cable moutain lodge, notre petit plaisir, un établissement magnifique à 30 m de l'entrée du parc. Springdale est une ville charmante. Randos = à Zion c'est , soit le fond de vallée facile et peuplé (mais néanmoins agréable) soit des randos assez techniques car souvent avec passages aériens (parfait pour Madame qui a le vertige)..elle a pris sur elle !!! Observation point : superbe rando qui domine tout le parc à l'arrivée en passant par des endroits magiques (echo canyon..) - angel's landing..partie finale incompatible avec la peur des hauteurs...

- Traversée par death valley puis mammoth lakes jusqu'à Yosemite : une nuit à Mammoth lakes, station de ski agréable ou nous avons trouvé au pied levé une petite rando de 3 à 4 h qui nous a amené au crystal lake, un paysage de cinéma...en partant et avant de rallier Yosemite passage par Bodie, les enfants se sont régalés et nous ont imposé la visite, plan et explications à l'appui , de TOUTES les vieilles baraques de la ville.

Bon je fatigue.......

La suite pour bientôt

Et je mettrai quelques photos si vous me promettez de dire qu'elles sont réussies même si ce n'est pas vrai !!

Fred
Tourisme individuel à Bali: bons plans, hôtels...?
by Diben · 2011-01-08 · 27 replies
Bonjour, Nous désirons mon épouse et moi même effectuer un séjour à Bali durant La 2ème quinzaine de mars 2011. L'affluence touristique ne gâche-t-elle pas le charme de l'île. Quels sont les bons plans pour découvrir Bali en évitant les hordes de touristes. Est-t-il préférable de confier la réservation des hôtels et voiture à une agence ou bien un vol sec est suffisant ? Faut-il se limiter à Bali ou bien envisager de compléter le séjour par une visite de Lombok et/ou l'est de Java ? merci d'avance pour les renseignements
Circuit des capitales du Siam au golfe d'Andaman et l'hôtel Coral Ban Saphan? (Thaïlande)
by Joga · 2011-01-05 · 33 replies
Bonjour, Je souhaiterais obtenir les avis de personnes ayant effectuées le circuit des capitales du Siam au Golf d'Andaman et le séjour à l'hôtel Coral Bang Saphan. J'effectue ce voyage seule du 4 février 2011 au 19 février 2011.

Concernant le circuit : Est-ce que les hôtels étaient convenables ? Avez-vous effectué les excursions facultatives ? si oui qu'en avez-vous pensé ? Soirée a Phisanulok, tour de ville en cyclo-pousse : 500 THB (env. 12€ / personne). Chiang Rai, promenade en bateau sur le fleuve de Mékong, petite incursion au Laos : 500 THB (env. 12€ / personne). Chiang Mai, ballade a dos d’éléphant d’une heure + 45 minutes rafting et 30 minutes promenade en charrette tirée par les bœufs : 1200 THB (env. 28€ / personne). Chiang Mai, massage médical thérapeutique pendant 2 heures : 700 THB (env. 16€ / personne). Chiang Mai, visite de la tribu des Femmes Girafes : 700 THB (env. 16€ / personne). Concernant le séjour à l'hôtel Coral : Est-ce qu'il y a une connexion internet wifi ? si oui est-elle gratuite ? Quelles excursions sont proposées par l'hôtel ainsi que leurs tarifs ?

Et d'une manière générale qu'avez-vous pensé de l'organisation du circuit et de votre séjour à l'hôtel ?

Merci d'avance
Bornéo en août 2011: hébergement, vols intérieurs...?
by Ericdu38 · 2011-01-02 · 18 replies
Bonjour Mon épouse et moi envisageons de partie sur Bornéo pour 2011, début août exactement. Nous avons fait Bali l'an dernier et avions fait faire préalablement des réservations d'hébergements par qqu'un du coin. Pour Bornéo, nous ne connaissons personne : doit on préalablement réserver de France ? Ou alors, à cette période, pourra t on trouver facilement sur place ? (je ne parle pas d'hôtels 5 étoiles, mais d'hébergement corrects à moins de 20 euros la nuit) Nous nous orienterons vers un circuit plutôt découverte, mais sans rester 4 jours au même endroit (animaux, nature, gens du pays) pour une durée d'environ 15 à 18 jours). Et pas de tourisme de masse !! en nous débrouillant après avoir glané des avis ici et là (nous estimons que ca nous coutera bcp plus cher en passant par des agences). Sur ces bases, peut on imaginer de faire Sabah + Sarawak + Kalimantan ou devrons nous cantonner sur une ou deux de ces provinces ? Trouve t on facilement de petites agences qui nous permettent de faire quelques activités sur place ? En parlant en anglais , se fait on comprendre (à Bali, oui, mais là on sait pas) ?

Ensuite, y a t il des dispositions particulières avec le ramadan (c'est en août cette année) ?

Dernièrement, les vols intérieurs peuvent ils être réservés sur place ? J'ai regardé sur le site de Asia mais je ne trouve pas par exemple les vols intérieurs sur l'ile (Kuching <--> Miri) ... ou peut on trouver ?

D'avance merci pour votre aide 🙂 et désolé si les réponses se recoupent avec d'autres discussions que nous n'avons malheureusement pas eu le temps de tout lire.
Aventures canadiennes: deux semaines entre Calgary et Vancouver en juillet 2010
by Xfg59 · 2010-12-22 · 69 replies
Alors que nous avons l'habitude de préparer soigneusement nos voyages longtemps à l'avance et de fignoler nos itinéraires pendant des mois, voilà le récit d'un voyage organisé à la dernière minute, dans l'ouest canadien, entre Alberta et Colombie Britannique.

Une fois la décision de partir, je me suis jeté sur le forum pour puiser un maximum d'information et m'imprégner des carnets de ceux qui nous avaient précédé sur ce trajet, notamment Grisemote et Krikri.

Seule contrainte, étant donné le temps relativement limité que nous avions, il a fallu faire de nombreux arbitrages et faire des choix... Mais comme nous sommes partis sans nos enfants, nous reviendrons, avec eux, plus longtemps. C'est sûr !

Voici donc l'histoire de ce beau voyage :

J1 : 16/07 - PARIS-CALGARY Vol direct sans histoire, et petit prix avec Air Transat. Survol magnifique de l'Islande, du Groenland, de l'île de Bafin et des Territoires du Nord Ouest. Arrivés à Calgary, nous prenons un taxi jusqu'à notre hôtel (RAMADA HOTEL DOWNTOWN, classique, bien situé et sans surprise). En plein Stampede, nous n'avons pas eu de difficultés à nous loger. Une fois les valises défaites, nous faisons un tour dans le centre, montons au sommet de la Calgary Tower où marchons avec beaucoup de précautions sur le plancher de verre et savourons la première d'une longue série de bières canadiennes... J'achèterai aussi une paire de bottes, bonne idée puisque nous n'en reverrons plus à prix intéressant ensuite (et quel choix !).

J2 : 17/07 - STAMPEDE Aujourd'hui au programme : après un petit déjeûner offert dans la rue, nous nous rendons vers le célèbre rodéo annuel de Calgary. Nous avions assisté aux Cheyenne Frontier Days l'an dernier ; le Stampede, c'est un peu la même chose, version XXL avec en plus un petit côté salon de l'agriculture. Superbe journée, ambiance de fête populaire, et spectacle magique en soirée, digne des productions de Las Vegas (Cirque du Soleil oblige).





J3 : 18/07 - CALGARY Aujourd'hui, nous restons à calgary pour découvrir la ville. Pour être honnête, avec le recul nous avons pensé que ça a été une journée qui aurait pu être mieux mise à profit ailleurs, notamment dans les Rocheuses ou sur l'île de Vancouver. Mais nous voulions absolument, pour des raisons personnelles, découvrir Calgary, Vancouver et Victoria. En résumé, une ville agréable, dans un environnement exceptionnel, des chantiers partout, mais rien de bien transcendant pour le visiteur. Nous avons filé vers Prince's island Park, d'où le point de vue sur Dowtown est intéressant. Après y avoir pris une collation, et pour nous mettre à l'abri de l'orage montant, nous avons repris le chemin du centre pour aller visiter le Glenbow Museum. Très beau musée, avec des sections intéressantes sur les premières Nations et l'histoire de l'Alberta. Une partie du dernier étage est consacré à l'art de la guerre, où l'on découvre toutes les manières dont les Anglais ont pu mettre une raclée aux Français depuis des siècles... En sortant, nous nous arrêtons chez Milestone's au coin de la rue pour une bonne bière, et un dîner fort sympathique...

J4 : 19/07 - CALGARY-BANFF-LAKE LOUISE Ce matin nous partons en taxi chez Hertz sur Mc Leod Trail prendre possession de notre voiture. De là, nous filons à Heritage Park où nous passerons une bonne partie de la journée. Il s'agit d'un "musée" de plein air où est reconstituée la vie dans l'ouest canadien. Le site, très grand regroupe de nombreuses constructions d'époque, avec figurants, un train à vapeur etc. Très intéressante exposition sur le chemin de fer, et son rôle primordial dans le développement des provinces de l'ouest. Il y a également une belle collection de voitures anciennes (et pompes à essence). Vers 15h, nous quittons les lieux puis filons vers Banff, sous un ciel de plomb et une pluie battante. En cherchant notre route, nous franchissons un feu qui venanit de passer au rouge, au nez d'une patrouille de police... Ouf, ils semblent ne pas réagir... Toujours est-il que Hertz nous a quand même facturé les 250 $ correspondants... En fin d'après midi, toujours sous la pluie, nous arrivons à Banff. Après une viste rapide du Visitor Center où une sympathique ranger francophone nous conseille quelques randonnées pratiquables malgré le temps, nous nous réfugions au St james Gate, pub irlandais à l'ambiance réjouissante. Et, en plus ils ont de la bière canadienne 🤪 ! Après dîner, nous reprenons la Transcanadienne, toujours sous la pluie, jusqu'à Lake Louise où nous avons réservé une chambre pour les 3 nuits à venir.

La suite arrive !!
Carnet de route d'un voyage en Russie au mois de juillet 2010
by Capucine18 · 2010-11-20 · 117 replies
😉😉😉

C'est OK, je me "plonge" dans mon récit d'un certain voyage en RUSSIE, dont j'ai été mise au courant pas en dernière minute mais presque.

Heureusement que mon ami Didier (titi sur VF) est passé me rendre une petite visite et qu'il a posé une question qui me taraudait depuis pas mal de temps mais que je ne posais pas à mon mari de peur de la réponse habituelle " Nous venons de rentrer !!!!" et voilà grace à Didier et à sa question :

"Quel est le prochain voyage, Bernard ?"

j'ai appris que nous partions en juillet en ....RUSSIE !!! et nous étions fin avril !

Effectivement il avait déjà fait son choix

"Villes stars de la Russie avec Moscou, l'Anneau d'or et St-Pétersbourg" .

Je tombe des nues. Vous pensez bien que je n'ai pas cherché à savoir pourquoi ce choix. Moi, tout me vas du moment que je puisse partir et découvrir des gens, des lieux, enfin autre chose ..... Mes valises sont toujours prêtes !.

Bien sur nous partons avec l'agence Mugler d'Ingwiller (67)où travaillent Christelle et Bernard, son mari. Il y a de la place pas de soucis. Nous nous inscrivons à trois personnes car nous allons emmener avec nous notre cousine qui a 83 ans et qui a un rêve qui date de sa ...première lecture de Michel Strogoff....voir ST Pétersbourg !

Tout est rondement mené : passeport pour Janine (la cousine), dépôt des papiers pour les visas, enfin le 17 juillet nous partons pour notre périple en autocar à travers l'Allemagne, la Pologne, la Biélorussie, la RUSSIE, et pour le retour , la Finlande, la Suède, l'Allemagne et retour en Alsace le 31 juillet.

Bonne nuit, a demain

Capucine 18
Itinéraire en mai/juin 2011 Nevada - Utah - Colorado - Nouveau-Mexique - Arizona
by LeSpartiate · 2010-11-14 · 151 replies
Hello à toutes et à tous,

Fin juin 2010, savourant les derniers instants aux USA, en attendant le vol qui allait nous ramener en France, nous griffonnions sur la nappe en papier comme par défi ou amusement, un nouvel itinéraire 2011.

Encore émerveillés par de supers paysages, des endroits inimaginables, des rencontres insolites, nous trouvions qu’il serait bien d’y retourner à nouveau… parmi la force brute et la rudesse des rocs rouges et ocres de l’Utah et de l’Arizona, la beauté aride du Nouveau Mexique et la délicatesse verdoyante du Colorado…

A la lecture de nombreux et admirables carnets de voyage et la mise au point du notre, il s’est forgé d’une manière plus précise, une certaine idée d’un nouveau voyage.

Une nouvelle aventure à deux !

Nous vous confions notre itinéraire, alors prenez en soin … donnez-nous vos impressions et suggestions même s'il faut faire quelques miles en plus (en piste et en randos), nous les aimons et en prendrons soin à notre tour…😉

Laurence & Patrick

Une première approche ! C'est de nouveau parti... En pistes et randos😏...

J1: 19/05/2011 - Vol Paris -> Las Vegas (Arrivée - Formalités - Achats) - Nuit à LV (Hôtel)

J2: 20/05/2011 Valley of Fire & Gold Butte - Direction Valley of fire (Fire Canyon et environ) - Direction Gold Butte (rando dans Little Finland) - Nuit dans le Wilderness

J3: 21/05/2011 Gold Butte & Snow Canyon SP - Gold Butte (Little Finland + Whitney Pockets) - Direction Snow Canyon SP (Lava Flow - West canyon - Buterfly Trail) - Nuit à St Georges (Hôtel)

J4: 22/05/2011 Grand Canyon (Tuckup Canyon & Toroweap) - Direction Tuckup Canyon - trail 3 à 4h + Toroweap sunset - Nuit dans le campground

J5: 23/05/2011 Zion NP - Direction Springdale Kanab et Mont Carmel UT 89 - Trail 3 à 4h Observation Point - Nuit à Springdale (Hôtel)

J6: 24/05/2011 Zion NP - Trail 8h (The Narrows jusqu'à Big Springs – entrée dans Ordeville Canyon) - Nuit à Springdale (Hotel)

J7: 25/05/2011 Zion NP - trail 7 h (West Rim) - Nuit à Springdale (Hotel)

J8: 26/05/2011 Zion NP & Kanarra Creek - Repos + Ballade à Springdale - Trail 3 à 4h Kanarra Creek - Nuit à Cedar City (Hotel)

J9: 27/05/2011 Cedar Breaks NM & Red Canyon SP & Kodachrome Basin SP - Cedar Breaks NM - trail 2h (Wasath Rampart trail - Bristlecone Pines - vue sur Spectra Point) - - Red Canyon SP - trail 2h (Pinte Ledges - Golden Wall & Buckhorn trails) - - Mossy Cave - trail 1h (Waterfall - Mossy Cave - Ridge) - Kodachrome Basin SP- trail 3h30 (Panorama Trail - Big Geyser trail) - Nuit au Campground

J10: 28/05/2011 Kodachrome Basin SP - Kodachrome Basin SP (Eagle view - Angel Palace - Grand Parade - Shakespeare Arch + Sentinel trail) - Nuit à Escalante (Hôtel circle D)

J11: 29/05/2011 GSENM - (Zebra Slot Canyon - Devil's Garden - Dance Hall Rock) - Nuit au parking Trailhead Fortymile Ridge

J12: 30/05/2011 GSENM - Trail 8 h (Coyote Gulch jusqu’à Coyote Bridge) - Nuit dans le Wilderness à définir

J13: 31/05/2011 GSENM - Trail 4 h (Davis Gulch - Bement Arch) - Nuit à Escalante (Hôtel circle D)

J14: 01/06/2011 GSENM & Capitol Reef - Trail 4h (Escalante River) - Direction Cathedral Valley - Nuit au campground Cathedral Valley

J15: 02/06/2011 San Rafael Swell - Sortie de Cathedral Valley par Thousand Lake Mountain road / UT 72 et I 70 - Trail 1h (Rochester Rockart Panel) - Trail 2h (the Wedge overlook) - Trail 1h30 (Buckhorn Wash pictograph panel) - Trail 1/4h (Spotted Wolf point) - (Crystal Geyser) - Nuit à Green River (Hôtel)

J16 : 03/06/2011 Arches NP & Around Moab & Canyonlands NP - Direction Moab - Trail ½h (Sego Canyon) - Trail 2h-Arches NP (Tower Arch/ Marching Men) - Trail 2h (Hunter canyon) - Direction Canyonlands NP (The Needles) - Anticline Overlook / Needles Overlook - Nuit au campground Squaw Flat

J17 : 04/06/2011 The Needles - Chesler Park avec extension par Devil’s Garden - Direction Gunnison par la UT 46 (La Sal) - Nuit en cours de route ou Montrose

J18 : 05/06/2011 Black Canyon of Gunnison NP - Trail Red Rock Canyon (permis) ou trail Gunnison Route (permis) - Rim Rock trail / Oak Flat trail - Points de vue en soirée du NP - Nuit au campground ou Montrose

J19: 06/06/2011 San Juan Mountains - Direction Telluride par Last Dollar Road - Trail 2h (Bridal Veil Falls) - Trail 4h (Blue Lake) - Nuit à Telluride (Hôtel)

J20:07/06/2011 San Juan Basin - Direction Farmington - Trail Ah Shi Sle Pah - Nuit dans le Wilderness

J21:08/06/2011 San Juan Basin - Direction Bisti Badlands par la piste - Nuit à ?

J22: 09/06/2011 Navajo Reservation - Trail Royal Arch - Direction Bluff - Nuit à Bluff (Hotel)

J23: 10/06/2011 Cedar Mesa - Trail 1h30 (Mule canyon) - Trail 2h20 avec piste (Moon House ruins) - Trail 2h(Road Canyon) - Route pour Page 3h

J24: 11/06/2011 Around Page - Trail 5 h (Slot Secret Canyon) - Trail 2h (Stud Horse Point + Thousand pocket) - Nuit à Page (Hôtel)

J25: 12/06/2011 Around The Cockscomb - Cottonwood Canyon Road - Sidestep Canyon + Rainbow Valley - Wahweap Woodoos - Nuit à B&B Outpost Paria

J26: 13/06/2011 Around The Cockscomb - Cottonwood Canyon Road (Candyland / Heart of the Cockscomb, Brigham plains) - Trail 2h Yellow Rock - Nuit à B&B Outpost Paria

J27: 14/06/2011 Vermilion Cliffs - House Rock Valley Road - Wire pass / Buchskin Gulch / - Nuit à B&B Outpost Paria

J28: 15/06/2011 Vermilion Cliffs - White House Trailhead (Paria Canyon Narrows) - Nuit à ?

J29: 16/06/2011 Grand Canyon – Colorado River - Direction Vasey's Paradise - Trail Vasey’s Paradise - Nuit à ?

J30: 17/06/2011 Cathedral Wash Marble Canyon Sunset Crater - Cathedral Wash - Sunset Crater - Direction Peach Springs ou Parking de Hualapaï Hilltop - Nuit à ?

J31: 18/06/2011 Havasupaï - Havasupaï - Nuit sur place lodge ou camping

J32: 19/06/2011 Havasupaï - Retour rando Havasupaï - Direction Las Vegas

J33: 20/06/2011 - Vol Las Vegas -> Paris

Bravo pour celles et ceux qui ont lu jusqu'au bout notre itinéraire😛 Conseils pour celles et ceux qui voudraient copier , soyez en forme !!😉 ... Nous dégageons toute responsabilité en cas d'attaque cardiaque ou épuisement dans le wilderness😛

@+ Le Spartiate
Création d'une école de kite surf aux Philippines
by Yold78 · 2010-10-24 · 26 replies
Bonjour,

J'envisage d'ouvrir un business d'ici 2012 aux Philippines.

Je travaille en ce moment sur un projet de création d'une école de kite surf (avec une bonne offre complète et originale). Le tout associer à un bar-restaurant plutot soft, histoire de proposer de quoi boire et manger à nos élève. L'activité principale restant le kitesurf. L'idée serait aussi d'associer 1 ou 2 bungalow pour nos élèves en cas de besoin.

Je suis à la recherche d'information sur le développement touristique des Philippines (j'y crois, et bcp d'entre vous aussi :-)). Comment, ou et qd va exploser le tourisme selon vous? Quelles sont les mesures politiques et gouvernementales sur le sujets?

Palawan, les Visayas...

Quel coin ferai un bon spot de kite à exploiter

Merci d'avance de votre aide

J.
Boucle de quinze jours en Bolivie: quel itinéraire?
by Solibicis · 2010-10-23 · 29 replies
Bonjour... J'aurais besoin de petits conseils avertis concernant le meilleur choix pour une boucle de 15 jours en Bolivie, partant et finissant à Santa Cruz de la sierra... en passant par Cochabamba, La Paz, la isla del sol, oruro, potosi, uyuni, sucre .... - Dans quel sens vaut il mieux attaquer la boucle ... (pour l acclimatation a l altitude, au niveau des transports...) - Combien de jours compter pour faire uyuni et le sud lipez (3..4?) - Y a-t-il des routes particulierement galère où il faut prevoire large en temps ? - Quelqu un a une boucle toute faite qui aille au poil, et pourrait me donner l'itinéraire?!! - la même chose pour les plans à éviter... évidement ! Merci de votre aide Camille
Passage dans le parc national américain Black Canyon of the Gunnison (Colorado)
by Laurence49b · 2010-10-23 · 80 replies
Bonjour à vous tous,

Nous envisageons un passage dans le NP de Black Canyon of the Gunnison COLORADO vers le 8 et 9 juin 2011 l'ayant "évité", loupé de justesse cette année

La nuit aura été passée au campground de Squaw Flat en prévision d'une rando dans les Needles (Canyonlands) pas encore déterminée ( là, aucun souci nous trouverons de quoi se mettre sous le pied 😉😛) puis nous filerons vers le parc en question avec une arrivée 4 H environ après (la journée débutera très tôt puisque nous dormirons dans le 4X4 et le réveil, en général est très matinal) en traversant par l'UT 46 puis la CO 90 et nous surplomberons les panoramiques de la Scenic Drive de la South Rim pour le Sunset ( pas sûr, à voir selon l'heure d'arrivée)

Nuit prévue selon météo au campground de la South Rim...le 9 juin sera en principe consacré à la découverte en profondeur et à l'intérieur du Canyon Les infos de ce parc étant très pauvres😕🙁, je m'en refère à vos expériences de randos intéressantes surtout côté paysages et sentiers.

Je suis restée interloquée par une rando présentée par le NPS.gov "Red Rock Canyon" car elle requiert et nécessite un permis et de par ma petite expérience, je devine peut-être un bijou mais rien de moins sûr 😕 !!!car plus loin dans les écrits il est spécifé que toute descente dans le Canyon requiert un permis ( système de loterie sur papier) ????? Le Red Rock Canyon se situe à l'ouest de la South Rim et débouche sur la Gunnison River après 3,4 miles Aucune documentation sur le Web à part le NPS selon mes recherches donc pour le petit bijou c'est nettement moins sûr🏴‍☠️😇!!!

De votre côté, avez-vous entendu parler de ce trail et quels en sont vos appréciations? Et si vous avez d'autres suggestions de trails dans ce canyon nous étudierons avec minutie et plaisir , les efforts et les miles ne nous apeurent pas spécialement ; seuls le vertige et l'escalade pointue peuvent nous contraindre à rebrousser chemin Une journée entière est prévue pour approfondir ce parc

Merci de votre attention devant cette demande... @ très bientôt, Laurence
Carnet solitaire en Tanzanie 2010
by Francky4 · 2010-09-26 · 112 replies
Carnet solitaire en Tanzanie Juillet-Aout 2010 - Une histoire improbable

800 – Trajet



Pourquoi la Tanzanie Parce que nous avions été très frustrés de ne pas voir de félin au Botswana. On voulait « assurer le coup ».

Pourquoi en solitaire Parce qu’on aime ça. Sans aucun doute aussi pour contrarier tous ces empêcheurs de voyager en rond qui nous prédisaient tous les malheurs du monde, leur démontrer qu’il ne sert à rien de faire peur, juste pour vendre un TO copain. Merci à eux : ils nous ont motivés… Parce que OUI, définitivement OUI c’est tout à fait possible de faire la Tanzanie en solitaire, avec son 4x4, comme en Namibie, en AFS, au Botswana etc : Les risques, les plaisirs, les aléas, les possibilités sont les mêmes, EXACTEMENT les mêmes. Et OUI, on peut rentrer dans les parcs SANS guide. Les personnes qui tiennent les comptoirs d’entrée des parcs n’en sont que plus prévenantes, plus à l’écoute, et comme toujours en Tanzanie encore plus inclines à vous rendre service, à vous donner des conseils, à vous montrer su une carte où sont les bons endroits.

La sécurité Les gens sont vraiment très gentils. Ils discutent, proposent mais n insistent pas. Nous n’avons pas rencontré d’agressivité ni de sensation de se faire agresser, encore moins dans les coins les plus reculés, dans les villages lointains, là où ils ne voient que très peu de Blancs. La sécurité n’est pas non plus un argument pour vous empêcher d y aller seuls.

La conduite sur piste La conduite sur piste Tanzanienne se fait obligatoirement avec un 4x4. On voit quelques locaux en voitures mais rarement sur les pistes lointaines. Les pistes Tanzaniennes sont de vraies bonnes (~mauvaises) pistes « africaines » (mais qu’est ce qu’une piste « africaine » … ? on verra ça plus tard). Ma seule recommandation : prévoir peu de km par jour. Moins de 200 km, pour avoir le temps de profiter des endroits où l’on arrive, pour éviter d’arriver fatigué. Oui il vaut mieux avoir une certaine expérience de la conduite sur piste, mais ce n’est pas une obligation. L’expérience s’acquiert en pratiquant, et au bout de quelques jours on comprend vite que pour rouler vite, il faut freiner avant les trous… ! mais surtout que pour aller loin, il faut rouler doucement. La conduite du 4x4, si on a déjà pratiqué, n’est pas non plus un argument pour ne pas voyager seul en Tanzanie. Et j’ajouterai au contraire : il nous aurait été IMPOSSIBLE de faire ce voyage, assis derrière, dans un vieux Land Rover à amortisseurs à lames (dur dur pour le dos) d’un TO Local. Choisissez votre 4x4. Prenez plaisir à conduire vous-même. Compressé contre un co-voyageur inconnu sur la banquette aurait été pour nous un calvaire : - « excusez moi, je vous ai touché avec mon bras » - « pardon, puis je me pencher au dessus de votre sandwich à la crème, le temps de faire une photo de ce magnifique léopard qui… mince trop tard… Merci, pardon…, non c’est pas grave, je vous en prie… »

IL FAUT SAVOIR que nous avons fait ce trajet avec une tente sur le toit, MAIS CECI N EST PAS INDISPENSABLE. On peut très bien voyager en Tanzanie avec une tente au sol car les Public Camp site sont suffisamment pleins pour dissuader les bêbêtes.

Quoi d’autre… bah rien Alors allons-y…

Jour 1 – Dar Es Salam – Lusotho L’avion du Samedi, réservé en Décembre 2009, 647 euros A/R par personne, taxes et assurances inclues. RàS à part un retard de deux heures à l’escale au Caire. Les bagages nous suivront tranquillement, la nuit sera courte.

Le Dimanche à 6h15, incroyable mais vrai : 10 minutes, montre en main, pour sortir de l’aéroport : formulaire, douane, bagages inclus. On ne nous demande pas le vaccin contre la fièvre jaune. On ne nous le demandera pas non plus pour prendre l avion vers Mafia.

Improbable 4x4. Le seul 4x4 avec tente pas trop trop cher a été trouvé à Nairobi. Il me facture 300 euros pour me livrer la voiture à Dar et 150 euros par jour. Le loueur s’est réveillé deux jours avant pour nous demander s il s’agissait de 5h15 le matin ou l’après midi… Bah il était temps… ! LE MATIN qu’on t’a déjà dit 17 fois… ! ! ! Est-il là pour nous accueillir ? Beaucoup de panneaux attendent leurs interlocuteurs à la sortie, pas nous… Au bureau des renseignements, il n y est pas non plus, sur le parking… sur le parking… UN 4X4 avec tente sur le toit… Youpi. Le chauffeur est absent, on attend 5 minutes, il arrive… Ouuuuffff ! ! !

On a nos bagages, on a un 4x4… 8 ou 10 mois de préparation de ce voyage qui vont pouvoir se concrétiser… Choueeeeette !

Bon le 4x4 est un essence, pas un Diesel… Grrrr ! Ah bon, le 4x4 a une boîte automatique… Re-Grrrrr. On va consommer 20% de plus…Choueeette. On fera effectivement du 20 litres au 100 kms sans appuyer. Soit un budget essence de 680 euros au lieu des 500 euros prévus… pour nos 3900 km (au lieu de 3800 kms prévus ;-) Bon le 4x4 a 110 000 kms au lieu des 60 000 promis… Re-Re-Grrrr. Ça promet sur la probité du loueur… En ce qui le concerne, le pire est à venir.

Monsieur exige un déposit absolument pas prévu du tout, ni sur son Site, ni dans les emails malgré mes questions explicites. J’étais averti par Michèle à qui j avais donné ses coordonnées… mal m’en a pris, Pardon Michèle. Elle a été plus que moi très mal servie par ce loueur très indélicat. Elle a la gentillesse de m’avertir par SMS dès son arrivée à Nairobi, et de me raconter ses déboires de 4x4 en « avance de phase », puisqu’elle a trois semaines d’avance sur moi sur les pistes. Cooool... Super Merci Michèle. Il veut me prendre 2500 euros de caution (alors qu’il a pris environ 1500 euros à Michèle). C’est du grand n’importe quoi.

Ce loueur s’appelle Wago Wago, safariskenya.com, budgetcarhirekenya.com, carhire-kenya.com, africancenter.eu (se sont tous la même société). NE PASSEZ PAS PAR LUI, c’est un escroc… ! Do not rent your car with them…

Mais je lui ferai une petite « publicité » très personnalisée par ailleurs.

Il manque les couvertures et le frigidaire, les ustensiles de cuisine sont incomplets, les chaises de camping sont presque craquées… mais le gas-cooker est présent avec une bouteille pleine. Heureusement. On peut dire que le Gas-cooker et la très bonne qualité des pneus ont sauvé ce voyage !

On finit par partir au bout de 3 heures…

Obligé de passer par Dar, la ville est ceinte d’un « boulevard extérieur » saturé. Le GPS nous indiquera tranquillement une route de contournement. Merci Garmin, merci T4A. Mais la sortie de Dar par le nord nous prendra quand même deux bonnes heures, pour faire les 50 kms nécessaires à trouver une route (goudronnée) plus tranquille. On va pouvoir rouler. Mais attention, la police veille. Radar – jumelle comme à la maison.

005 – l’Afrique tout de suite… 007

008

On roule tranquille jusqu’à Lusotho. On est accueillis par des chants Luthériens du Collège, dans un grand jardin, un chemin qui serpente jusqu’aux quelques chambres louées. Superbe. Budget super cool : Douche chaude, repas du soir, petit déjeuner le matin avec des crêêêêpes… huuuummmm… ! Tout ça pour environ 40 dollars.

On y fera des provisions de confitures, de vin, de fromage… Huuummmmm ! « Si c’est ça la vie que tous les moines ont… » Ce sera le dernier fromage du voyage… 😠 (on ne compte pas les « Vache Qui Rit » et toutes leurs imitations).

Cette région est magnifique. Les randonneurs ont de quoi s’éclater pendant des jours dans des montagnes gentilles, sur des pistes rouges au milieu d’une végétation luxuriante, avec des paysages à couper le souffle… ou des nappes de brouillards improbables qui bouche la vue d’un seul coup…

010 - Heaven bar

Au loin la Montagne Masaï, début du territoire éponyme.

020 – Salle de jeu à Heaven bar

A Lesotho il y a un concours de gentillesse : les Luthériens se « disputent » avec les évangélistes, avec les Attentiste du Dernier Jour, avec les catholicistes, avec les JésusChrisistes, et toutes sortes de congrégations qui rivalisent de sourires et de prévenances. Première impression d un pays et de gens sublimes qui contraste beaucoup avec certains messages du Forum. Le Grand Méchant Loup ne nous croquera pas cette année… !

Les auto-stoppeuses sont des bonnes-sœurs qui vont nous accompagner au marché, un professeur… aveugle qui priera Dieu pour nous, une femme enceinte qui nous remercie mille fois… Que des gentils. Ce coin là, il fait envie d y vivre, moi je vous le dit…

025

Mais c’est déjà le départ pour le Kili…

J2 – Lusotho – Moshi Kili Kili Kili Improbable Kili

La route est tranquille jusqu’à Moshi, mais attention aux radars mobiles… !

« Le premier qui le voit a gagné une bière… » Mais tout le monde a perdu. Pas de Kili. Perdu dans les nuages, même depuis la porte Marungu (merci A-M) : Enveloppé dans une énorme écharpe de nuages, il ne montrera pas ses cheveux blancs. On aurait bien voulu le voir… Sa majesté en a décidé autrement. Si on avait su, pour gagner un jour, on serait allé directement à Arusha…

On dort à Chem-Chem (S3 17 48.6 E37 31 29.3), un petit terrain de camping accolé au Marangu Hotel qui propose repas du soir et petit-déjeuner. Super cool, douche froide, calme.

Au village de Mahungu : ATM et des dizaines de propositions d’accompagnement pour une escalade : pas assez sportif pour cela (je crois que 60% des gens échouent à mi-parcours), nous on a choisit sport mécanique…

Les couvertures empruntées à Egyptair seront bien utiles. Le loueur de 4x4 nous a promis de nous livrer les couvertures et le frigidaire ce soir à Arusha. Arrivé là bas on apprend qu’il n’arrive que demain matin : encore une occasion de nous mentir…

J3 – Moshi - Arusha Improbable piste nord pour rejoindre Arusha.

On prend la route après avoir fait les provisions à Moshi. Les Super Marchés n’existant pas ou alors sont bien cachés. On trouve des superettes qui ont presque tout, sauf des sacs poubelles. Boulangerie par ici : Ali Abbas Pastry shop (S3 20 52.1 E37 20 25.2) superette juste en face.

On fait le plein comme à chaque fois que c’est possible (il y a beaucoup de pompes à essence en Tanzanie, surtout sur les routes du nord très fréquentées par les touristes).

Puis on prend la route vers l’ouest, puis une route à droite ici Boma Ngombe Village (S3 19 56.1 E37 09 02.3), pour quitter le « highway ». Un policier nous arrête : un touriste immatriculé au Kenya, qui va à Arusha en passant par le nord, il n’y croit pas beaucoup ! Et les policiers sont vigilants dans cette partie du pays, il y intérêt à ralentir en arrivant dans les villages. On lui explique, on lui montre qu’on a une carte (Google Earth avec notre Trace), et il finit par sourire… Puis on tourne à gauche ici S3 08 53.2 E37 01 31.5 pour faire la piste parallèle à 25 km de la route principale. Piste assez difficile. On y rencontre des « vrais gens » qui sont très étonnés de trouver des Blancs-Becs par ici…

030 - « c’est qui ces Blancs-Becs… ? »

L’arrivée sur le parc d’Arusha par le nord est jôôli tout plein…

040 – Arrivée à Arusha par le Nord

Improbable Tarif des Parcs. D’abord savoir que les parcs du nord préfèrent les cartes Visa. Tarangire sera très réticent à accepter nos Dollars en liquides, que j’avais pris soin d’acheter en Janvier avant la baisse de l’Euro (ce qui m’a fait gagner environ 500 euros). Bon ! Les parcs du sud s’en fichent. Je ne crois pas que Ruaha et Selous aient un lecteur de carte Visa. Le parc Marin de Mafia ne veut QUE du liquide, et des dollars supérieurs à 2006… ou des euros !

En plus, contrairement à ce que j’avais compris, ce n’est pas seulement la nationalité du voyageur qui fait le prix, mais aussi celle de la VOITURE : 10000 TSh (environ 7 euros) pour une voiture Tanzanienne, 40 Dollars (américains) pour une étrangère. La mienne est Kényane… Pas cool ! 🤪 😠

050 – Tarifs des Parcs

055

Le parc d’Arusha est très joli, pas bien grand, avec des pistes principale assez faciles, et des pistes divergentes asses difficiles, comme par exemple celle qui monte sur le bord du cratère Ngurdoto (S3 17 44.2 E36 54 17.4) : l’aller-retour prend une petite heure, on ne peut pas croiser une autre voiture (je me demande encore aujourd’hui comment on aurait fait dans cette pente pentue… ), et la vue est très belle sur le cratère, sans doute une caldeira.

Les lacs sont beaux. Le coin Pique-nique très fréquenté : je vous conseille de manger juste en face, sur un promontoire improbable de l’autre côté du lac (Small Momela Viewpoint : S3 13 08.8 E36 53 45.3).

Des girafes et autres « habituels », des flamands roses qui courent sur l’eau…

060

Ou qui volent « dans le ciel bleu d’azur » (un peu couvert quand même)

070 – Elles ne sont pas rasées sous les bras !

C’est beau, c’est très beau. Un peu cher mais très beau.

Improbable douche On dormira le soir à Colobus Camp site, juste après la sortie Sud, à droite, à 300 m de la piste principale, accolé au lodge (S3 18 56.7 E36 52 38.9). Pas de douche chaude, et ce soir là... pas de douche du tout… (Juste un filet d’eau) !

On va cailler comme jamais (du moins on le croit…) Je rappelle que nos couvertures nous attendent (peut être) demain à Arusha. Les sacs polaires apportés + les couvertures Egyptair seront très très juste.s Il doit faire environ 12 degrés le matin en se réveillant dans un brouillard qui se déplace à la vitesse… d’un nuage.

J3 – Arusha – Natron par La Rivière aux Moustiques

On passe à Arusha pour récupérer la couverture et le frigidaire… 080 – Improbable rendez-vous

A coup de frais téléphoniques importants on apprend qu’on a rendez-vous dans un hôtel… qui n’existe pas : personne ne connait, tout le monde veut nous aider, mais rien à faire. Allez, c’est bon, encore un mauvais point pour ce loueur : On apprendra à ne pas manger de fromage

On part sur le goudron, vers le sud-ouest (Merci gps). En direction de Mto Wa Mbu, à la queue leu-leu avec les 4x4 des TO qui roulent plus vite que nous. On fait les courses et on échange des sourires

090 – Tout l’or du monde :

Puis on cherche la piste Nord indiquée sur T4A (« fermée, prenez celle qui est 300 m plus à l’ouest … ») La piste est belle et c’est le début de 2500 km de piste dont une très grande partie de tôle ondulée.

On traverse des villages Masaï.

100 - Boite Postale ?

Bien sur un auto-stoppeur, un papi tout gentil, tout en longueur, tout mince… C’est seulement quand il descendra à Selalei qu’Elisabeth verra la longue dague qu’il porte à la ceinture. Mais aucune crainte, au lieu de nous curer les dents, il nous promet de prier pour nous tous les dieux de la terre et du ciel Masaï, et je crois qu’ils sont nombreux dans sa « religion ».

Petite pause sous un arbre, en contre-versent du Ngoro, pour notre soupe – tomate – riz – bananes rouges (Huuuummmm) quotidiens.

110 – Contreforts du Ngorongoro

On reprend la route pour la partie plus difficile. On passe souvent en première, dans des lits de rivières creusées par les coulées du volcan. C’est beau, mais c’est tape-cul.

120

Après 7 heures de piste, on arrive au Lac.

130 – Moivaro Campsite (ET Special Camp)

Il est beau ce lac, il est sauvage, il est loin, tranquille, peuplé de gens super-gentils

140 – Photo prise par Thomas 145 – Montagne Sacrée

Thomas nous « guide » jusqu’au lac. C’est surtout bien sur, l’occasion de bavarder. Il nous fait arrêter juste devant une dizaine de femmes qui fabriquent de magnifiques bijoux Masaïs. On se promène, il nous confisque le petit appareil photo numérique, et il mitraille, zoom à fond dans les pixels… « C’est quoi, c’est une mouche ?, non, non c’est un pixel… » Franche rigolade… mais pas trop parce que fierté et orgueil sont visibles.

150 - Thomas

En rentrant je lui prête le volant (boîte automatique, c’est facile). Il a déjà conduit une fois et se débrouille très bien pour caresser les arbustes… Et comme tous les mâles de la terre quand ils sont au volant, il veut frimer devant ses copains en arrivant à Moivaro, accélère et frôle le poteau avec le rétro.. Rien de cassé. Ca serait dommage, un si beau 4x4 !

160 – Un mec au volant

Je vais lui envoyer la photo, il sera content… Ou si quelqu’un y va bientôt, je lui envoie la photo pour qu’il la donne à Thomas, vous verrez, c’est génial de leur montrer les photos dont ils n’ont vu que la face avant du téléobjectif… !

D’ailleurs en rentrant au camping, je lui donne les photos prise par Anne-Marie (merci A-M) pour qu’il les donne à son guide qui n’est pas là ce soir.

Petit repas au milieu du camping tranquille, juste à côté des Tented Camp à 100 ou 300 dollars pppn…

170 – Boma

Un petit diner aux chandelles…

175 – Bon anniversaire Zaza…

Puis dodo : il est 20h30 !

J4 – Natron – Lobo (Serengeti) Improbable raccourci… trouvé !

Au premier croisement, la piste part à droite vers Liliondo : continuer sur la gauche (photo ci-dessous)

180

Ce matin à Moaviro, on a posé des questions aux gens qui venaient de Serengeti. L’un d’eux nous indique très clairement le deuxième croisement où il faut quitter Eco Trail qui part au nord et prendre à droite.

Magnifique. La piste semble meilleure que Eco-trail et longe le Lac. On se régale.

190 – Lac Natron

On se régale aussi de rencontres de masaï qui nous vente sa fortune : 80 vaches et 60 brebis, obligé de vendre une vache pour marier sa sœur, son père mort quand il avait 5 ans. Il est beau comme un Légionnaire en rouge (private joke Colibry…), son oncle l’accompagne, il traduit la conversation… Puis s’en vont totalement spontanément quand on sert la soupe, malgré les bols et les cuillères sortis pour eux… très polis ces gens là, très dignes, très respectueux, très classe.

200 - Piste nord Natron

La piste est encore longue et difficile. On aura en tout 20 ou 30 km (sur 230) où l on pourra rouler à 60 km/h, Plus de la moitié des km à petite vitesse, et un seul endroit où la piste se perdra dans un village incertain… Vive le GPS Garmin avec T4A bien sur ! En fait, dans ce village très éparpillé, il faut rester sur éco-trail (que l on a rejoint un peu avant Wasso).

A Klein Gate (Serengeti), le caissier ainsi qu’un guide nous félicitent d’avoir fait cette piste tout seul (ah bon… ?), mais ne s’étonnent pas du tout de nous voir rentrer seuls dans le Parc sans guide, c’est le cadet de leurs soucis, faut dire que les pistes de Serengeti sont vraiment plus faciles que celle qui arrivent ici.

Le camping Lobo 25 km après la Gate est tranquille. Il y un petit bar juste au dessus où la bière est nettement moins cher qu’au Lodge juste en dessous.

Les Sud Af qui arriveront tard ne feront du bruit que jusqu’à 21h30 😛 La douche est propre et… pas trop froide. Les babouins ne sont pas trop téméraires ; la vue à perte de vue.

J5 – Lobo – Seronera Les félins au rendez-vous

On apprendra ce soir qu’on a raté une migration (un « crossing » !) de gnous qui traversaient la rivière Mara à 25 km de là. Mais bon… c’est la vie… !

« Alors, on prend la petite piste parallèle pour descendre à Seronera, comme repéré sur MapSource, ou on reste sur la piste principale ? »

La petite piste parallèle semble… petite et lente. On rattrape la piste principale qui s’avère redoutable de tôle ondulée.

Une autruche pleine de désiiiiiiirr, qui court après sa belle….

210 – Tu peux toujours courir… t'en auras pas du ça qu'est bon...

Puis nos premiers lions.

220 – Lion qui boude

Sérengeti est, il est vrai, un grand bestiaire. A partir du sud de Lobo, il y a de plus en plus d’animaux.

Tourner à droite ici S2 19 17.1 E34 50 45.9, pour rejoindre Hippo Pool qui est une grosse baignoire à hippos. Il paraît qu’il y a des mouches Tse-Tse… Tse-Tse je na sais pas mais qui piquent ça c’est sûr… purée !

230 – Priorité à droite, pas de soucis… !

232

On fait le tour par KubuKubu Lodge en suivant la rivière, jolis paysages : il doit y a voir du gibier, mais on ne le voit pas. Puis on rejoint la piste principale (tôle ondulée)

Quelques km, proche de Broken Bridge (qui n’est plus cassé), on croise un TO qui conseille à tout le monde de tourner à gauche. - « Cheetah at 500 meters, in the tree, just close to the road… »

Facile à repérer… 240 - Léopard

Quoi, vous ne le voyez pas ? Mais Nooon, pas celui qui est sur la roue de secours…

Celui-là :

250 – Il ne veut pas montrer sa bouille… Tant pis.

On arrive tranquille à Seronera Ranger Head Quater juste pour… voir. La petite boutique est vraiment petite (eau, chips, …), il y a du monde, les guides attendent. - Bonjour, on cherche un guide juste pour 2 heures - Demandez à ce monsieur - Good afternoon, my name is Franky - Hello, my name is Franky4 ! ! !

Il va nous montrer les endroits où il y a des lions, mais à 200 mètres, il confond les hyènes et les lionnes ! ! ! Il finit par nous raconter qu’il est stagiaire – chercheur en première année. Pas grave, on repère les coins le long de la rivière pour demain matin, puis deux lions et deux lionnes en chasse après un groupe de Gazelles… Pfff tu parles, elles courent 50 m et abandonnent.

Mais quand même, c’est beau… !

260 – Lionne en chasse - unsucceed

270 – Lion qui fait le beau

On traine ainsi autour des Kopjes à la recherche de ces fainéants…

Puis retour vers le campsite. Il y a trois Public Camp Site. On réussit à éviter la foule de Dik-Dik, Temba est fermé provisoirement, en poussant 300 m plus loin, il y a de la place et une douche… froide « mais pas trop »… ! 😛

Et de jolis oiseaux

280

J6 – Seronera – Ngorongoro Improbable Léo… ?

290 – Tiens ! Voilà mon « copain »…

On se lève tôt puis on traine toute la matinée autour de la rivière, on repère les lions qui roupillent…

300

Puis à nouveau un guide prolixe

- Hello - Bonjour - Vous êtes français ? - Oui oui… - Tournez par ici, il y un Léopard dans un arbre

Et celui-ci va daigner montrer son museau…

Quel régal !

Les photos seront de mauvaise qualité car je privilégie le regard direct… Il est beau. Le voilà l’objet de nos convoitises depuis plusieurs années de frustration… !

310 – Merci Léo…

On descend le long de la rivière, pas grand-chose à se mettre sous l’objectif.

On rejoint, puis on quitte par la gauche la piste principale pour une piste parallèle plus roulante, qui passe autour des kopjes… Personne, ça roule un peu mieux que sur la tôle ondulée. Franchement, les pistes de Seronera dans un vieux 4x4, je plains les pauvres gens qui ont mal au dos… !

320 – Piste Seronera

Personne sur cette piste parallèle moins ondulée que la piste principale. On roule tranquille en direction d un monticule vers Simba Kopjes ( ! ), virage à droite… 6 LIONS… ! WAAOOOOHHHH Ils sont là à 5 mètres, sur le monticule à se faire dorer la pilule… un septième de l’autre côté de la piste.

330 – Elle rouspète quand je passe les bras par la fenêtre… !

Les petits jouent à cache-cache. C’est sur, à 50 mètres, dans les herbes, personne ne les verrait

340 – Invisible…

On va rester de longues dizaines de minutes, seuls à contempler leur théâtre, certains se « disputent » une place, d’autre signifie au mâle que ce n’est pas « l’heure »…

C’est beau… inoubliable…

Puis piste – tôle jusqu’à la Gate de sortie de Seronera qui est aussi la Gate d’entrée de Ngoro. Et là il faut calculer… 24h00 = 200 dollars mais 24h00 + une minute = deux jours = 2 x 200 dollars… ! Et encore 200 dollars de plus pour descendre dans le cratère, pas plus de 6 heures (+ 20 Doll mini pour le guide OBLIGATOIRE).

Pique-nique à la Gate… on passe le temps jusqu’à 15h00… avec les autres dizaines de touristes qui engloutissent leurs Lunch-boxes. On leur explique qu’on voyage seuls, ils nous refilent les restes de leurs sandwiches… on doit avoir vraiment l’air de clochards… ça fait longtemps qu’on n’avait pas vu un gâteau au chocolat… ! Et ils s’étonnent de nous voir seuls…

350 - Bain de midi



Nous passons aux gorges d’Olduvaï où une fausse piste nous fera découvrir ce joli rapace…

360 – Chasseur sachant chasser…

Si vous ne rentrez pas dans le « musée » vous ne payez pas, mais si vous vous pointez à la caisse en hésitant, vous payez quand même, pour avoir le droit d’être sur le site… !

Pour compléter le tableau, en arrivant au Cratère, un Guépard à 100 mètres, sur la colline. Cette fois, nous sommes comblés…

Simba Public Camp Site A (le B est Special Camp Site réservé par les TO). Le Camp est juste au dessus du cratère…

370 – Quelques minutes de « grand » soleil.

Le gardien du camping nous pique notre papier d’entrée du parc… impossible de le récupérer. Ce sera sa monnaie d’échange contre la certitude que je prendrai un guide demain matin pour le cratère… ! Les allemands qui sont là tout seul aussi ont subi le même sort… Les douches sont ch… froides et sales (normal vu le nombre de personnes), alors ce sera lingettes ce soir et demain matin (même si le camping n’est vraiment pas plein) Brrrr. On va cailler comme jamais… On fait chauffer la soupe sur le Gaz-Cooker dans le coffre. Impossible de manger dehors à cause du vent qui se lève. Soupe « Minestrone spéciale Afrique » (dénommée ainsi par Liebig), achetée à Iringa… dégueulasse… à déguster assis sur les sièges avant, la « soupe » posée sur l’accoudoir : deux clochards de luxe, qui vont se venger sur quatre bananes roses… hhhuuuuummmmmm ! ! !

380 – Délicieuses, sucrées... !

Puis couchés tôt : 19h30, il fait nuit noire, faut se lever tôt, et il fait très froid, du brouillard. Collant de sport d’hiver, polaires, sac polaire, couverture achetée à Arusha 15 euro pièce… ! Bonne nuit… ! Brrrrr !

J7 – Ngoro – Karatu Lutherian Hostel Improbable Soleil… !

Réveil en pleine nuit pour un truc complètement inhabituel : p… Il fait grand froid et très humide… Brrrrr Puis réveil à 5h15 pour être sur d’être à la Gate du Cratère à 6h00. Le café froid est un régal, la banane rose avec de la confiture dessus : superbe… ! Le guide (obligatoire pour descendre dans le cratère. Coût 20 dollars minimum « plus si vous voulez ») nous attend à la porte du camping. On est les premiers, on ne voit personne d’autre que nous pendant environ une heure, mais pas de Léo, pas de Guépard, pas de Rhino ni noir, ni bleu, ni vert, ni blanc…

Je suis content de pouvoir quand même suivre les traces que j’avais prévues, entre autre Table Crater indiqué par BLESL : vue superbe sur le Cratère. Puis une jolie chasse de lionnes sur des buffles… ratées…. Oh mince… On ne verra pas un festin de lions se tartiner les babines avec du sang tout frais… mince !

- Did you prefer the lion catch the buffalo, or are you happy for the Buffalo… ? - I don’t know… I am not God... !

390 – Cath me if you can… not

Voilà, c’est à peu près tout pour cette matinée, faut ressortir avant midi. On va raccompagner le guide au Ranger Post, et on quitte la montagne embrumée…

Jusqu’à Karutu Lutherian Guest House (à gauche en haut de la côte en arrivant au village) : très sympa, chambre propre et douche… chauauaude… huummm ! Double ration svp… !

Un grand tour dans la ville à rencontrer des gens très gentils, tirer des sous aux ATM sous protection, faire laver le 4x4…

Il y a une poussière dans ce pays, du fèche-fèche très fin qui se comporte comme de l’eau qui fait des vagues quand on arrive dedans, et qui s’infiltre partout. Et surtout, il y a un espace grand comme ça entre la portière du coffre et la carrosserie, bonjour les tas de sable sur les valises… !

On rencontre plein de locaux, on bavarde, on échange des emails, on fait des photos qu’on leur enverra à notre retour, ils sont contents comme tout.

Le soir diner au restau pour changer des pâtes et du riz, alors on a… du riz… ! Et du bon pain huuummm délicieux.

Puis re-douche et dodo bien mérité… Demain Manyara, ce n’est pas loin.

J8 – Karatu – Manyara – Tarangire Camp Site Improbable Hot Spring

Manyara est un parc charmant. Facile à faire, on ne peut pas se perdre, on descend et on remonte quasiment par la même piste.

Les lions sont dans les arbres, mais les arbres il n y a que ça. Manyara est une forêt au bord du lac éponyme. Belles photos à faire près du lac, pélicans, cigognes, beaucoup de singes, y compris des Blue Balls, des Dos Bleu et de très jolis oiseaux au Pique-nique (interdit de nourrir les oiseaux svp…).

400 – Hydravion

410 – Je ne pouvais pas rater ça…

420 – Il a du en manger des cacahuètes avariées pour devenir comme ça ?

Puis une belle ballade à la recherche de la Source Chaude en s’engouffrant dans le sud du parc qui est plus sauvage. On trouvera la source au retour, par hasard, sous une roche en contrebas…

430 – Improbable source d’eau chaude

Sortie du parc en milieu d’après midi en ayant pris un peu notre temps, puis direction Tarangire Public Camp Site à 5 km de la Gate de Tarangire. Ils ne voulaient pas de nos dollars, trop peur qu’ils soient faux, ils voulaient une Carte Visa. Le chef va passer 10 minutes à observer bêtement chaque billet, mais bon…

Le camping est très sympa. 2 douches seulement (froides), mais comme on est 2 dans le camping, ça tombe bien…

440 - Tarangire

450

Un énorme troupeau d impalas rodera une partie de la nuit autour des deux tentes, suivie d’une « migration » de gnous et zèbres… des milliers qui passent pendant presque une heure, pendant notre petit déjeuner du lendemain matin…. C’est beau… ! C’est dingue… !

J9 – Tanrangire – Kondoa Improbable goudron…

Une grande ballade toute une grande matinée dans le parc, qui est très beau. On verra beaucoup de gnous et zèbres qui courent dans la même direction… Mais où vont-ils ? Il y a des soldes chez Prisunic ?

460 – Boire un coup ?

Puis une grande ballade pour trouver (tout seul) des lions qui viennent de terminer leur repas. Les lionnes ont les babines presque propres, toutes léchées, et les petits ont encore plein de sang autour de la gueule… ils vont se coucher sous un arbre, se dorloter, se papouiller, s’allonger… s’endormir…. Huuuummmm ! Profitez-en, vous ne mangerez rien pendant 2 ou 3 jours… !

470

Pique-nique oiseaux… Qu’est ce qu’ils sont beaux ces oiseaux. C’est vrai que ça vaut le coup de faire un safari – oiseaux… (Bernard : )

485 – Un Rouge Gorge qui a mal tourné

Toujours et encore des singes…

490

492

494

Puis départ pour ce que je pensais être une belle route goudronnée. Heureusement que Michèle m’a confirmé qu’il fallait couper le trajet en deux entre Tarangire et Iringa, donc une halte à Kondoa.

Mapsource et T4A ne font pas la distinction entre « goudronnée » et « en construction » : la trace est rouge dans les deux cas, et j ai pas fait attention à la note de bas de page : j’avais bien vu A104 (une autoroute comme chez nous… ? choueeeetttte… !) mais je n’avais pas vu « bad condition » ! ! !

On s’attendait donc à du goudron : que de la piste qui tape, et des tronçons de travaux qui rétrécissent la piste, difficile de doubler les bus, les camions, les charrettes, les poules, les troupeaux, les trous, les bosses, les écoliers, les marchands, les ouvriers de la route, les machines outils, … Purée, je pensais rouler à 80, on roule à 25 km/h. A ce rythme là… Mais bon… Dernière station à Babati (S4 12 55.8 E35 44 54.8). Attention toutes les stations n’ont pas du Super.

On arrive à Kondoa vers 17h00.

Kondoa… ! Là tu te dis que tu es vraiment loin de tout, en Afrique pour de vrai… Superbe petite ville au fin fond de l’Afrique, une place de marché où les gens rigolent de nous voir confondre les graines d’haricots avec des cacahuètes (l’appel de l’apéro…), des rues perpendiculaires, et des gens super gentils… pas un blanc, un p’tit gars qui nous propose une visite guidée…Les ados qui viennent éprouver leur Anglais… Une vraie grande sensation de se sentir très très loin de tout…

On finira la journée au Restau derrière hôtel New Planet… Cool : un morceau de poulet et… du riz tout frais !

500 – Pour changer…

Douche… froide. Hotel 15 euros. Pas de petit déjeuner. Bonne nuit… avec une grosse angoisse pour les 400 kms qui nous attendent demain. Si le goudron ne fait pas son apparition, on risque bien d’arriver très très tard à Iringa… - Chérie, si on passe le cap de cette journée, tu pourras tout supporter de moi… ! 😕

J10 – Kondoa – Iringa Improbable goudron (bis)

La piste sera difficile tout le long, jusqu’à Iringa. A peine plus tendre après le barrage de Mtera, 50 km avant Iringa. Difficile de rouler à bonne allure, faut rester très concentré, c’est assez fatiguant.

On espère le goudron en le voyant apparaître en arrivant à la capitale, on se dit que celle ci pourrait être reliée par une « voie rapide » vers le grand sud, mais rien à faire, la piste ardue (tôle ondulée) reprend ses droits 3 km après la sortie de la ville d’où le GPS nous sortira des petites rues.

Dodoma Bon… plus que 280 kms… va t on y arriver… ?

La piste est dure… mais les paysages sont beaux. Piste rouge, baobabs, villages dans les baobabs, forêt à perte de vue, le barrage au loin, très peu de véhicules…

510

520

On arrive à finalement à Iringa vers 16h30. Le temps de repérer la boulangerie et Internet Café pour vérifier le compte en banque, si le loueur a débité quelque chose, comme il l’a fait aux copains qui m ont précédé et informé jour par jour de leurs mésaventures sur la piste cabossée, et sur la piste magnétique de leur CB… ! Puis Iringa River Side Camp Site… bungalow mérité (35 $)… Eau ? Chaude… Youpi !

On rencontre des gens qui vivent là pour apprendre le Swahili (canadiens, Sud’Af, Ecossaise, Italiens…). Une personne y est depuis trois mois… elle devrait aller parler avec des vrais gens… Ils vivent là en espèce de communauté.

- Je vais chercher une bouteille d’eau ? - Non, non on a une bouteille en commun. - … ???

A peine le temps de profiter d’un petit cours pour nous enseigner les balbutiements…

Bon repas. Bonne nuit. Bon petit déjeuner, et départ pour Ruaha…

J11 – Iringa – Ruaha - J12 – Ruaha

Départ pour deux nuits à Ruaha… On va pouvoir se reposer… dans un cadre superbe.

On passe par Iringa, faire des courses chez Mama J Myo (S7 47 03.2 E35 41 25.9) : il y a vraiment de tout chez Mama J Myo.

530 – Chez Mama Myo, y a tout c’qui faut

Boulangerie et marchand de vin près du marché, à l’autre bout de la ville.

Ah au fait, le 4x4 commence à tomber en miettes : j ai perdu une biellette de barre anti-roulis que j’ai du finir de démonter. Du coup la roue avant gauche fait un peu près ce qu’elle veut, on croirait une danseuse qui fait des pointes… et hop… Talon… Pointe… Talon… Pointe… Au moins on gagne en débattement… !

Puis la piste encore difficile, et belle, qui traverse plein de villages (pas un coin tranquille pour pi…) et concours d’obédiences…

540

550

A la Gate, je ne suis pas sur qu’ils aient un lecteur de carte visa. Tarifs standards pour tous les camps. On paye en liquide, dollars achetés en janvier à l’époque où il ne valait pas trop cher. - Vous avez une Banda de libre (10 euros plus cher que le camping, ça évitera de fermer la tente pour partir en drive) Il appelle avec son GSM… - Yes, it’s OK - Asante. Ansante sana.

Début d’un petit paradis. Je retrouve les sensations de Moremi : Beau, sauvage, rivière, calme, couleurs, diversité, pistes, solitude, grand… très grand. Sur mon GPS j ai téléchargé 2 drives de 150 kms chacun… ! Il y a de quoi faire, et évidemment, on fera moins de 80 kms sur deux jours.

Il y a de tout ici, y compris de très jolis oiseaux…

Celui-ci est mon préféré. Et pour une fois que je réussis une photo…

560 – Mon préféré

Celui-là, avec un « joli flou » autour… 😛

570

Et même celui-ci

580 – Camaïeux de bleu

Des lions non loin des bandas (petite cabane en tôle sans électricité, sans eau, juste deux lits avec draps) dont on verra les traces un matin en se levant…

Et les éléphants la nuit, qui picorent, qui souffle, qui gratouillent, qu’on aperçoit à travers le petit grillage de la banda… Heureusement que je ne suis pas sorti pi… Tomber nez à nez avec lui, enfin nez à nez si je puis dire. Je devrais dire « trompe à trompe »… enfin « trompe à trompe » si je puis dire…

Et les impalas par dizaines qui passeront une partie de la nuit à quelques mètres…

Je vous dis… c’est beau… !

Les ballades le long de la rivière sont superbes, vers le nord-est comme vers le sud-ouest, on ne fait pas du 10 kms/heure, on s’arrête dans tous les recoins.

Une girafe par ci

590

Un Sac à Main par là… 600

Des lions, mâles et femelles…, des steacks…

605 – Feuilles de chou

Bon, il y a aussi un peu de monde, mais vraiment beaucoup moins que dans les parcs du nord.

610

On passe deux jours et demi de grand plaisir. On a réussi à trouver à Iringa de quoi faire un apéro, coucher de soleil, rivière, éléphants qui s’approchent… Pffff… veux pas rentrer… Sniff… !

620

Le lendemain rebelote, mais avant il faut trouver d’où vient ce bruit depuis Iringa, quand je passe dans certaines bosses… Je me glisse en dessous… Pfff facile, le pot d’échappement est coupé net derrière le silencieux, la cinquième soudure n’a pas tenu. Colère Il n y a plus qu’à le démonter… Transpire un peu… Je vais en faire quoi maintenant : je le ramène, donc je lui dis au loueur – voleur, ou je le mets à la poubelle ?

Bon je l’accroche là, au moins il ne prendra pas de place… !

630 - Comme toi O grand arbre, j’ai les racines en l’air…

Mais le bruit persiste. Ça fait des grands KLONK dont je ne trouve pas l’origine. Direct au garage qui a la bonne idée d’exister dans ce parc. Le petit gars costaud trouve le problème : un amortisseur (pas le ressort) s’est déboité de son emplacement, impossible de le remettre, le pas de vis est foiré… Bah tant pis, pas besoin d’amorto, j’ai le ressort, ça suffit… Du coup, j’ai une patte folle à l’avant gauche et un kangourou à l’arrière gauche, un morceau de pot d’échappement en moins, une porte arrière entre-ouverte, une biellette dans le coffre… etc etc.

Ruaha, c’est deux jours de bonheur…

J13 – Ruaha – Iringa – Baobab Valley Improbable goudron…

Puis le départ… Bouhouhou

La piste dans l’autre sens, moins rapide qu’on pourrait le croire, tôle ondulée, amortisseurs en vrac… ! Puis Iringa à nouveau pour faire les pleins, puis enfin, le goudron… enfin presque, beaucoup de travaux, des temps d’attente pour les one way, des camions de travaux qui arrivent à fond en face sur ces one way, obligé de se jeter sur le bas côté… ! Et les kms qui n’avancent pas. Puis quelques dizaines de km en virage, route dangereuse.

640 – Tu as raison, planque ton vélo…

On voulait peut être s’arrêter à Mukomi NP, mais finalement on va (encore) suivre les conseils de JC : Stop à Baobab Valley 60 km avant Mukomi

Jolie douche chaude sous le baobab, campsite solitaire, et des baobabs… cool. Bonne étape pour le repos. Bière fraiche.

J14 – Baobab Valley – Jukumu Improbable goudron…

Le goudron qui traverse Mikumi NP, rouler doucement, voir des bêbêtes, des petites, pas de grosses…

Morogoro, grande ville, c’est un peu le bazar, suivre le GPS pour trouver la piste sud qui part vers Selous (bizarre, on ne prononce pas le « s » final…).

JC avait dit 6h00 pour faire ce trajet entre Morogoro et Selous, ça fait du 25 km/h, ça parait pas très pessimiste… pourtant c’est ça. On ne pourra pas atteindre Tagalala Public Campsite à l intérieur de Selous… Lente mais superbe, la piste est magnifique, luxuriante, peuplée, beaucoup de villages, petits et plus gros à traverser, piste rouge, ma – gni – fi – que. On se sent vraiment au fond de l’Afrique, on ne croise pas un Blanc, très peu de voitures (normal, t as vu la piste ?). Sur les conseils de JC on s’arrêtera à Jukumu Scoot Station Campsite.

- oooops, j’ai raté la piste qui monte à droite (S7 17 17.4 E37 50 46.4).

650 – Jukumu

Petite piste bordée de hautes herbes. Quelques centaines de mètres, on arrive, un bâtiment qui sert de salle de classe ( ? ), des latrines (qui ne sentent pas mauvais, non non !), et un grand champ arboré… Plus seul au monde tu meures !

Puis papy qui arrive en mobylette - Comment il sait qu’on est là ? - Bah ! le tam-tam africain… !

Il nous prend 20 000 TSh pour la nuit, puis nous emmène à la source, pour puiser de l’eau dans nos petits seaux, on rencontre plein de gens tous aussi gentils les uns que les autres, qui nous laissent passer pour prendre de l’eau ( …), qui rigolent de nous voir patauds, qui cherchent la conversation, comme nous…

- Madame, tu veux une couverture ? - Asante sana, asante… ! et un grand sourire.

Puis Papy nous ramène au campsite, on « discute », on « bavarde », on gesticule, cours de diction, on rigole, on écrit sur le tableau noir, on dessine, on boit un coup…

- Bon ! c’est pas tout ça mais on aimerait bien prendre une douche

Comme Marahanga (c’est le nom du Papy) descend au village pour déposer les 20 000 Tsh dans la caisse du comptable ou pour se désaltérer (devine…), on en profite pour faire douche : bouteille de 8 litres sur le toit, tuyau, aspiration dans le tuyau et vas-y mon kiki, tout nu dans la nature, instants sympathiques, douche, savon, douche chacun son tour… Super Cooool.

660

Puis un bon feu de bois et Marahanga qui revient en zigzagant très fort (le comptable a perdu), partager deux trois morceaux de notre repas, puis au lit.

Silence, 20h15, nuit noire

Puis des chants en contrebas, les femmes qui entonnent des chants rigolos, puis les hommes qui répondent. Ça dure quelques dizaines de minutes, berceuse efficace, seuls au monde, avec Marahanga qui garde le camp (il se lèvera toutes les deux heures pour faire sa ronde, incroyable), et le ciel comme vous l’imaginez : inimaginable !

Encore un « hôtel » qui se mérite, mais à recommander…

J15 – Jukumu – Selous river camp

Réveil. Partager un bon café noir avec Marahanga.

Puis départ pour Selous. Piste difficile… on commence à fatiguer de ces pistes difficiles. Ma douce va finir par craquer. Mais les gens croisés, les fruits et légumes achet��s par-ci par-là nous changent les idées.

Puis Selous Gate. Le parc le plus cher de Tanzanie (après Ngoro bien sur), tarif normal + 35 $ d’éco-participation.

JC avait dit « c’est le seul parc où je conseille éventuellement un guide ». C’eut été une bonne idée. On s’en est sorti sans guide mais les pistes sont dans tous les sens, beaucoup de « rivières » à traverser, « ponts » cassés impraticables, à moitié bloqué en croisement de pont, obligé de faire le grannnnnnd tour…, obligé de monter au nord ouest pour trouver la piste principale qui part vers le sud est… C’est déroutant, c’est le cas de le dire, mais on progresse. Les paysages sont beaux. On parvient à Tagalala Lake. On s’arrête près du lac où le GPS nous indique le campsite. Encore seuls au monde. L’endroit est paradisiaque. Sauvage à souhait, plein de bestioles, des grosses, des petites, des gros oiseaux, des petites libellules…

670 – Paradis trouvé

Et un gros hippopotame à 3 mètres ! 3 mètres… pas 5, pas 10 : 3 mètres.

On finissait de manger, on avait rangé tout le matériel (heureusement), posé les appareils photo sur le siège arrière, près à partir… - Tu veux un café… ? - Oui je veux bien… Tu as vu l’hippo à 100 mètres, il vient de plonger… - Tiens j’ai mis du sucre… Schlip Schlop Schlip Schlop… quitouille… quitouille… quitouille… (bruit de la cuillère dans le verre).

Et là figé, on entend un gros bruit d’une masse qui sort de l’eau bruyamment, on se retourne dans le même geste, moi le verre à la main, Elisabeth la cuillère… Hippo à 3 mètres, juste au bord de l’eau, il y a juste un pauvre buisson avec trois branchouilles toute maigres entre lui et nous…

- Glups… (bruit du café qui a du mal à passer la glotte…) - Monte dans la voiture Viiiite…. (pas le moment de se tromper de côté…)

J’ai balancé le café, jeté le verre vide dans le carton, claqué la porte arrière et grimpé dans le 4x4 en moins de temps que vous n’avez mis pour lire cette phrase, ça c’est sur… !

Il est là juste derrière… adulte, énorme.

- Non pas de photo… Rouououououuuuuleeee… ! - Tu as raison, il risquerait de nous réclamer des royalties… !

Bah purée… Dire qu’on a faillit camper ici ??????

Puis on déambule à chercher la piste principale.

Ce parc est magnifique.

Les lacs les plus intéressants sont le premier et le troisième en venant du sud. Les lacs sont beaux. Ils drainent toute la faune africaine. Ce parc est magnifique (je l’ai déjà dit… ?)

680 – Quelqu’un peut il s’assoir dans l’arbre svp, pour la photo ?

On va se régaler les yeux (peu de photos) jusqu’en fin d’après midi, arrivée à la Gate sud…

Inoubliable… à demain… Comme on est rentré à 10h30 à la Gate nord, on aura le temps de revenir jusqu’au premier lac, quelques heures dans le parc demain matin dès l’ouverture (6h00)…

Bonne nuit à Selous River Camp.

On commence à lever le pied. On prend bandas (grande, douche…froide) au bord de la rivière Rufiji… Purée c’est magni…

Coucher de soleil… Bière fraiche… Cacahuètes… Enfoncés dans un fauteuil…

Repas sympa (full board : 90 $ pour deux), éléphants qui se promènent sur le parking, puis dans le camp la nuit. Bonne nuit les petits…

J16 – Selous River Camp

Morning walk.

Nez à nez avec un éléphant à 10 mètres. On se regarde, on recule, il retourne à ses occupations. Ces face-à-face à pied sont toujours impressionnants, comme avant hier à Ruaha face à une gazelle, le regard vivant, scrutant, inquiètant… Qui va baisser les yeux, qui va essayer de s’imposer. Une réelle sensation profonde d’appartenir à cette faune et de n’être rien qu’un fétu de paille.

Le guide nous apprend « les chose de la nature » : l’ébène qui n’est pas noir à l’extérieur, les bou-boules qui contiennent des fourmis pour protéger l’arbre des girafes qui grignotent,

690

Les escargots géants (30 cm…), les feuilles qui se ferment quand on les caresse…

Et des singes rares pour satisfaire mon apprentissage du « joli flou autour »

Blue Back qui se lime les ongles

700

Colobus qui fuient dès qu’ils se sentent repérés parce qu’ils étaient chassés il y a peu.

710

Belle ballade, toute simple, bien sympa.

Puis repos, repas, sieste (ça faisait longtemps)… on décompresse.

Un petit saut au dispensaire du village voisin, puis un joli boat drive en fin d’après midi.

L’occasion de voir et écouter une chorale

720

Quelques crocodiles par trop gros, des hippos inquiétants qui coulent…

De jolis Magala King Fisher…

730

Un king fisher qui fish 740

« Encore » un joli coucher de soleil. 😛

750

L’endroit est très beau, la patronne une anglaise un peu « british », les repas un peu frugaux, le camping très serré les uns sur les autres, notre banda à l’écart est au calme… impeccable !

760

Encore une bonne nuit et un départ aux aurores pour boucler la boucle à boucler… Direction Dar pour l’avion vers Mafia.

J17 – Selou – Dar es Salaam – Mafia

C’est incroyable comme JC avait raison : il avait dit 2h30 pour rallier le goudron, j’ai mis 2h15… Que des humps et des bumps, et j’ai failli partir en tonneau à cause de l’amortisseur arrière qui manque : le 4x4 se met en travers, il part dans le fossé gauche se met en crabe, une grosse crevasse se rapproche très vite, lâcher les freins pour retrouver de la motricité… on eu chaud.

Puis 30 km, j’ai bien dit les seuls 30 km de piste rapide que l’on aura vus en Tanzanie : on roule à 80, quel bonheur, incroyable !

770

Puis Dar es Salaam Le « rendu 4x4 » sera épique ! Il n’a pas le double du déposit avec lui. On le menace de tous les noms, de garder les clés. Puis on lui fait signer le contrat comme quoi il nous doit la caution. Purée les nerfs… ! A ce jour, nous sommes toujours en litige. Il a remboursé 1600 euros sur les 2400 volés… Il s’appelle wago-wago, ou budgetcarhirekenya, ou safariskenya.com et il ne faut surtout pas travailler avec lui.

Bref, avion vers Mafia pour se reposer beaucoup…

On est inquiet parce que les gens qui partaient à Mafia ce matin n’ont pas pu atterrir à cause de la tempête « tropicale » à Mafia. Ils ont du faire demi-tour… Mais bon, tout se passera bien avec à peine deux heures de retard.

De fait, on n’aura vraiment qu’une seule journée de soleil. Du coup, partir pour la plongée (avec ou sans bouteille), ça ne vaut pas vraiment le coup. Alors on ne va rien faire… ( Alain : 😛 )

Trois jours de plaisir : sieste, repas enfin bons (même s’ils auraient pu nous faire du poisson grillé au lieu des boulettes de poisson), sieste, ballade en bateau jusqu’à l’ile de Cholé, sieste, poisson grillé sur la plage avec le « business local », sieste, petit tour à Kilindoni en Tchouk-Tchouk dont il faut durement négocier le prix… - naaaaan pas 15000 Ths, allez 12000… ? - Bon d’accord La négo, c’est vraiment pour la forme.

780

Petite visite à Cholé.

J’avais imprimé et emporté là encore des photos transmises par Alain… (merci Alain). C’est un vrai bonheur de montrer leurs photos à ces gens qui ne se voient jamais, ils sont heureux, ils rigolent de se voir, de voir leurs copains de classe, ils se reconnaissent, citent les noms, éclatent de rire. C’est vraiment magique. Mama aura la même réaction de fierté de se voir avec ses neveux. Elle est contente, elle demande une autre photo pour la donner à son neveu « Ok pas de soucis… »

790

Si vous voulez emporter des photos, n’hésitez pas.

On va passer trois jours super calmes. Je n’avais pas de quoi décharger et trier mes photos, alors on fait sieste, sur le dos, sur le ventre, sur la plage, sur la terrasse de le chambre, dans le jardin… Et du poisson grillé avec les potes du village d’à côté, sur la plage…

Et je peux enfin lire le mode d’emploi de mon appareil photo…

On atterrit à Dar le soir et on reprend le Gros N’Avion le lendemain matin à 6h00…

Le taxi du soir sera tout gentil de venir nous chercher le lendemain à 4h00… L’hôtel est petit, bruyant, sale, très sale (cafard ou punaise, je ne sais pas, une fois étalée sur le carrelage dégueulasse, on ne reconnait plus). On a dormi tout habillés, on s’est aspergé de tout l’anti-moustique qui restait… ! Le soir il y a concours de chant à l’extérieur : chants traditionnels assénés à travers un haut parleur qui grésille, muézine qui est content de rompre le jeûne avec la prière du soir (qu’est ce qu’ il chante faux…), la « gardienne » des lieux qui écoute la télé. La nuit il y a de nombreux aller-retour dans une chambre à côté avec à chaque fois la porte qui claque…. Grrrrr ! Le lendemain matin à 4h15 on part en claquant la porte, 3 fois, en frappant à la porte de la chambre d’à côté, en réveillant brutalement la « surveillante », en oubliant de payer…Trop c’est trop !

L’avion sera… dormant… !

Et le retour sera… Pfffff Retour !

Voili-voilou… On a fait un super voyage, inoubliable…

La prochaine fois… On restera plusieurs looooonnnnngs jours à Ruaha et à Selous (4 lacs = 4 jours)… j’ai déjà un parcours en tête, jusqu’au Malawi, en passant par chez Didier à Tanganyika… D’autres regrets ? Non pas du tout.

On a dépensé exactement ce qui était prévu (on ramène 80 dollars et 40 euros) on a fait 3900 kms au lieu de 3800 prévus.

Et on est vraiment bien contents d’être partis tout seul, avec la petite maison sur le toit, sans guide, parce que je vous le dit et vous le répète : on peut partir sans guide en Tanzanie… !

Trop de kilomètres ? En ce qui me concerne j’aime la piste, toute sorte de pistes. Bon ! Ma petite femme en avait un peu marre. Faut dire pour celui qui ne conduit pas, être balloté à côté, ce n’est pas toujours un grand bonheur, surtout vers la fin, avec un kangourou à l’arrière… !

Bref… on y retourne quand vous voulez… Peut être avec vous tous… Mais avec vous tout seul hein… ! Et avec les Tanzaniens qui sont tellement mais tellement gentils… !

Un grand merci à Anne Marie qui m’a transmis sa passion pour ce pays, à Jean-Charles qui m’a donné tellement de bons tuyaux, et Alain qui m’a raconté son périple et transmis de bien beaux passeports sous formes de photo d’un précédent voyage. Merci à Joss et à Michèle qui m’ont raconté leur voyage quasiment en direct puisqu’elles étaient sur place 3 semaines avant moi et qu’elles m’envoyaient des messages.

Merci aussi à BLESL (Bernard) pour son site très complet sur les parcs tanzaniens
http://www.safari-tanzanie.com/

Et merci aussi à ceux qui ont cherché à me dissuader : ils m’ont donné envie…

Puissè-je vous transmettre cette même envie, mais TOUT en positif.

Bises à tous…
Ouest USA: Erosion Fusion Passion (3ème Partie et Fin)
by Laurence49b · 2010-09-24 · 57 replies
Debout les filles, il est temps de quitter Kokopelli... et revenir à la dure réalité.... vers vos maris et compagnons...ou autres....

le voyage continue....

Le 23 juin

Shellfishes & Petrified Wood

Enfin, nous prenons notre temps ! vive les vacances !! Que du bonheur, nous vivons dans une atmosphère très douce, très paisible…très kokopelli.

Mais les Bisti Badlands nous attendent.

Ce site est très facile à trouver puisque très bien signalé.Quelques voitures sur le parking.

Un petit tour sur Bisti West mais la magie n’opère pas, mais donne tout de même un avant goût de ce qui nous attend.

Direction sur Bisti East. Le paysage est plus joli du côté des hoodoos bruns.

La botte de 7 lieux plantée, talon au sol, vous voyez ?



Et de plus près, c’est mieux !



et nous partons admirer les Craked Eggs



Il est 18h et ce n’est pas la bonne heure. Nous retrouvons le couple de la veille, qui était sur Ah Shi Sle Pah, bien planté dans la place, photographiant les œufs. Difficile de prendre une vue d'ensemble des oeufs... sans voir le trépied et le couple. Ca fait beaucoup de pieds marchant sur les oeufs!!



Laurence distingue plutôt des coquillages que des œufs. Why not ? ... Peut-être que Laurence est encore sous l'effet du kokopelli... sacré Kokopelli !!



Nous continuons notre périple en direction nord, Bisti Arch.



Nulle place pour la végétation. Le titre de badlands n’est pas usurpé.



Nous descendons et remontons les tertres gris, arides, au milieu trônent des hoodoos. Des hoodoos, à chaque détour, nous en découvrons de différents, avec des couleurs différentes, des formes différentes. Une vraie partie de plaisir malgré un soleil omniprésent, maître des lieux.



Nous assistons au coucher de soleil en compagnie des «Stone Wings» des hoodoos à la silhouette raffinée, élégante. Ces sculptures fragiles, un chef d’œuvre d’équilibre, semblent défier le temps et les intempéries.







Laurence est en adoration pour ce lieu, mais la lumière baisse vite, il est temps de se presser un peu et de se diriger au cap, droit devant (quand nous pouvons, il faut tout de même franchir des dépressions; des ravins, et grimper des talus)

Pas facile, et, le retour se fait dans la pénombre. La clôture, et hop une «gate» à franchir et nous retrouvons la voiture. Bizarre, il n’y a plus que nous !

Retour de nuit à Kokopelli Cave... un délice de fraîcheur ! Et sans Lindy... ouf !!! oui mais avec Kokopelli ! Hein, qui a dit super ?

Le 24 juin

Reels & Threads

Nous quittons Kokopelli’s Cave, non sans regret. Le Colorado nous attend avec ses montagnes, sa verdure si chères à Laurence.

Arrêt à Silverton , une ville minière reconvertie dans le tourisme mais qui a su garder le charme désuet d’une ville de Far West d’antan, avec ses maisons aux couleurs variées, ses restaurants, ses hôtels, son vieux centre et... son bordel (pour les amateurs… fermé depuis 1947 !).





Les trains à vapeur «Durango - Silverton» qui servaient autrefois pour les mines, reconvertis eux aussi au tourisme, sont la principale attraction de la Town.









autre moyen de transport

Une photo d'antan... pourtant quelques anachronismes... j'en ai noté 3... à vous de chercher!

Puis direction Ouray par la Million Dollar HWY, une belle route aux virages serrés, très impressionnante pour celui qui ne conduit pas.

Le long de la route, la couleur jaune orangée rouge des Red Mountains contraste avec le ciel bleu, le vert tendre des trembles, et le vert profond des conifères.





Une autre facette de l’ouest.

Ouray, une charmante petite ville encaissée au milieu des montagnes.



Ouray , une ville plein de charme... tranquille et sans prétention





Une autre Brewery vient de s'ouvrir... Eh! Le Tigre, Floyd77, le Biker, Madseb et les autres.. rendez vous autour d'un "pitchet"



eh oui, il faut pas abuser de la bonne bière américaine



Une petite visite de la Cascade Falls...

Le 25 juin

MARSH MARIGOLD Psychrophila leptosepala & PARRY'S PRIMROSE Primula parryi & SKY PILOTPolemonium viscosum & ROSE PAINTBRUSH Castilleja rhexifolia

Aujourd’hui, en route pour Alpine Loop par la Cinnamon Pass et American Bassin. La décision d’emprunter cette piste avait été largement discutée. La montagne: ça vous gagne ! surtout pour Laurence, très amoureuse de ses arbres, et de ses « feufleurs. Pour moi, American Bassin ressemble étrangement au Pyrénées.. A chacun son opinion, là dessus !

D’entrée de jeu, la piste nous montre les réjouissances de la journée. Déjà bien cassante.

Une légère expérience du wilderness montre qu’une piste se dégrade au fil des miles parcourus.

Ça promet, et la promesse est tenue.

Notre fière Jeep Grand Cherokee n’est pas vraiment taillée pour cette piste. Ceci d'entrée me met mal à l’aise, car si on se plante, la galère sera assurée malgré une aide qui ne manquera pas d’être apportée par les autres drivers; tandis que la location, elle, ne sera pas assurée sur les pistes.

Mais tout ceci n’arrête pas Laurence. D’où la technique employée, Laurence complètement détendue au volant, et moi quelque peu crispé qui précède et guide sur les passages délicats.

Autant dire que j’ai parcouru la moitié de Cinnamon Pass à pied !!!! (enfin, presque la moitié)

Laurence se délecte de tous ces paysages montagneux... Moi, nettement moins.



Prairies, fleurs naissantes, cascades, congères de neige, entrées de mines, ruines, passage à gué, et même marmottes et sommets enneigés; tout y est ; mais rien à faire la magie n’opère pas pour moi.









KING'S CROWN Rhodiola integrifolia

MARSH MARIGOLD Psychrophila leptosepala

ROSE PAINTBRUSH Castilleja rhexifolia

Pour les passionnés de sport mécanique, c’est le rêve, et à voir l’affluence sur certaines portions de piste, c’est le must. Des supers 4x4, des motos, des quads, et... des VTT (ah ! la chance), tous s’en donnent à cœur joie.



Si c’était à recommencer, il faudrait un vrai 4x4 ou un VTT pour que j’apprécie à sa juste valeur ce paysage somme toute magnifique. Tiens, oui ! en VTT, qu’en penses-tu Laurence ?

(Laurence) « Faudrait que je sois devenue zinzin pour faire un truc pareil….. alors attends ….»

Comptez 5h pour rallier Ouray à Lake City.

Sur la route de Great Sand Dunes, une petite incursion sous la pluie, à North Clear Creeks Falls . Un coup d’œil du haut de la chute, assez impressionnant !

Un arrêt à Creede et son ancienne ville minière. Les vestiges des mines nous laissent imaginer l’immense activité et son degré de pollution qui devaient régner à cet endroit.





Arrivée à Great Sand Dunes en soirée, ce parc est insolite et majestueux. Du Lodge, la vue est sensationnelle.



Des nuages sont accrochés à la montagne et ajoutent une petite touche d’irréalité.

Enfin ce que je prenais pour des nuages, se révèle en réalité être une fumée d’un incendie déclaré en début du mois de juin et nous sommes le 26, quand même !

Les maîtres du feu s’activent, pourtant, et rien n’est laissé au hasard...

Le 26 juin

Perles d'eau

Une petite visite au Visitor Center s’impose, liée à notre inquiétude sur la vision des fumerolles qui se dégagent encore.

Inquiétude fondée. Les voies d’accès sont bloquées, adieu le début de Medano Pass, adieu Medano Lake et le trail Castle Creek.

Nous entreprenons l’ascension de High Dune, au début l’affluence est à son comble, on se croirait à la plage, à la fin nous serons moins nombreux !!



Ici, c’est le domaine du sable… Un domaine pour Laurence. Mais à mon grand étonnement, elle assure. Le fruit des randos quotidiennes sans doute, l’entraînement : ça paye !

La vue vaut le déplacement… (Laurence)... Ouais, apparemment, y’a pas que la vue (la Lolo veille !)





Non, mais .. moi aussi che faire .. !

Pour le retour, nous choisissons un chemin des écoliers, cap au sud-ouest sur Medano Creek, la rivière qui coule paisible au pied des dunes.

Personne à l’horizon, une superbe descente à travers les dunes, puis une petite pose au bord des flots. Le temps menace, l’orage arrive.



Nous revenons en remontant le lit de la rivière Medano Creek (1,5 mile) nu-pieds, très agréable. Nous ne croisons personne.





Puis, nous les retrouvons toujours agglutinés au même endroit comme au début de notre ascension.

Fin d’après midi, détente à la piscine et séance de repos sur la terrasse de la chambre en profitant au maximum de la magnifique vue qui s’offre à nous.



Nous apprécions tous les deux, ces instants, les derniers sur cette sublime Nature.

Le 27 juin



Le parc est toujours sous surveillance. Le parking est rempli de tous types de véhicules des différents services de secours et d’assistance que comptent les Etats-Unis.. Impressionnant.

Les pompiers sont pris en charge par rotation d’hélicoptères.



Une petite visite sur Zappata Falls et en route pour Denver.

L’hôtel a été choisi stratégiquement près d’un centre commercial... (Cherry Creek). Une Creek d’un autre genre... rien à voir avec le wilderness.

Mission à ne pas rater... une longue liste (genre T shirts sympas et touti quanti... ce n'est pas une marque !!!) commandés par les enfants.

En soirée, resto au Rock Bottom Brewery à l’angle de la 16 th Street. Le downtown est très animé et sympa. Circuler dans cette ville reste très plaisant.

Le 28 juin

Retour à Cherry Creek pour ultimes achats et ballade dans Denver qui est toujours aussi sympa de jour que de nuit.









Puis nous pensons à notre retour vers la France.

Adieu, à notre compagnon de voyage qui a bien supporté nos excursions dans le wilderness.. beaucoup plus poussiéreux et encore rempli du sable rouge de l’Utah.

Ils vont avoir du boulot pour le rendre Nickel Chrome rutilant.!!

20h30 Avion... Adieu les States.. ou plutôt au revoir !!!!

Nos conclusions

Nous voici au terme d’un chapitre commencé il y a un an .

Nous avons volontairement renoncer à diluer tous renseignements matériels en cours de carnet ou en fin; notre intérêt étant moindre pour le sujet et nous ne sommes pas doués dans cet exercice .

Nous désirions partager avec vous nos instants de petit et grand bonheur, le plaisir partagé avec vous et entre vos mains ..rien de plus facile avec les passionnés du Southwest ou du voyage découverte au naturel que vous êtes !

Notre carnet a essayé de retranscrire nos souvenirs, nos sensations et émotions devant cette Nature si éloquente, si riche en pistes, canyons, parois, washs, hoodoos, sable, slickrock..tout ce monde d’Erosion .

Une EROSION en perpétuel mouvement, une érosion qui nous donne d'impressionnants paysages. Des paysages qui se laissent paisiblement découvrir, et qui nous surprennent toujours au détour d'une gorge, d'une grimpe, d'une marche. C'est le Wilderness dans toute sa splendeur.

Ajoutez les couleurs ocre, rouge, noir, jaune, orange, le bleu du ciel et parfois le vert de la végétation. Toute cette palette de couleurs explose en une FUSION de couleurs. Une fusion qui parachève le chef d' oeuvre de force brut du grès.

Erosion Fusion et Passion ne sont pas de vains mots...

Erosion et Fusion ne sont rien sans la PASSION de contempler..

Patrick & Laurence

L'Ouest des États-Unis en famille en 2010
by Lathoune · 2010-09-06 · 47 replies
Bonjour à tous, eh oui, un nouveau carnet sur l'Ouest des USA ! J'en ai lu quelques-uns avant de me lancer et j'ai hésité au vu de la qualité de certains. Malgré tout, mon expérience en famille pourrait peut-être servir alors je me lance !

Nous sommes une famille de 5 : Didier, Nathalie (votre serviteur !), Mélina (19 ans), Julien (10 ans) et Jonathan (7 ans). Le voyage s'effectue du 28 juin au 22 juillet, vols par Air France, voiture chez Avis, chaine d'hôtels "Choice Hotels". Budget global : 9 000 € (tout compris !)

Programme

J 01 - L 28/06 : CDG - LAX - Nuit à Los Angeles J 02 - M 29/06 : Los Angeles : Beverly Hills - Santa Monica - Venice - Downtown - Hollywood - Nuit à Los Angeles J 03 - m 30/06 : Universal Studios - Nuit à Ventura J 04 - J 01/07 : Santa Barbara - Monterey Bay Aquarium - 17 Mile Drive - Carmel - Nuit à Monterey J 05 - V 02/07 : San Francisco : Downtown - Fisherman's Wharf - Nuit à San Francisco J 06 - S 03/07 : Golden Gate Bridge - Alcatraz - Nuit à Sacramento J 07 - D 04/07 : Sacramento : Old Town - California State Railroad Museum - Lac Tahoe - Nuit à Carson City J 08 - L 05/07 : Mono Lake - Yosemite National Park - Nuit à Fresno J 09 - M 06/07 : King's Canyon NP - Generals Highway - Sequoia NP - Nuit à Bakersfield J 10 - m 07/07 : Death Valley NP - Nuit à Las Vegas J 11 - J 08/07 : Las Vegas : Le Strip et Hôtels-Casinos - Nuit à Hurricane J 12 - V 09/07 : Zion NP - Mount Carmel Highway - Nuit à Kanab J 13 - S 10/07 : Bryce Canyon NP - Capitol Reef Scenic Drive - Nuit à Caineville J 14 - D 11/07 : Arches NP - Nuit à Moab J 15 - L 12/07 : Dead Horse Point State park - Canyonlands NP - Nuit à Monticello J 16 - M 13/07 : Mesa Verde NP - Nuit à Cortez J 17 - m 14/07 : Canyon de Chelly National Monument - Nuit à Blanding J 18 - J 15/07 : Valley of the Gods - Goosenecks State Park - Monument Valley Navajo Tribal Park - Lake Powel - Nuit à Page J 19 - V 16/07 : Grand Canyon NP - Nuit à Williams J 20 - S 17/07 : Historic 66 Route - Déjeuner au "Bagdad Cafe" - Barstow Outlet - Nuit à Barstow J 21 - D 18/07 : San Diego : Zoo - Old Town - Nuit à San Diego J 22 - L 19/07 : Sea World - Nuit à Anaheim J 23 - M 20/07 : Disneyland Resort - Nuit à Anaheim J 24 - m 21/07 : Disneyland Resort - Long Beach - Venice - LAX-Paris CDG

Petites précisions : 1) Didier a pris ses billets avec ses "Miles" donc il partait de CDG, en revanche j'ai dû aller avec les enfants à Heathrow pour le vol aller -Londres-Paris-Los Angeles-. Ce qui me prendra environ 8h pour faire Paris-Paris !!! 2) Concernant les hôtels nous avons réservé des chambres pour 4 sauf à 3 reprises où nous avons pris des suites (pour 6), nous n'aurons aucun souci non plus de ce côté là. Nous avons choisi cette chaine pour la piscine (quelques fois intérieure) et pour les petits déjeuners inclus. 3) Pour les bagages nous avions 2 gros sacs de presque 25 kilos chacuns plus une valise taille cabine plus tout l'attirail électronique afin d'immortaliser ce périple. Le principe pour ne pas décharger la voiture tous les soirs : ne prendre que la petite valise en y mettant les trousses de toilettes, les pyjamas, les maillots de bains et les tenues pour le lendemain de façon à ce que le matin on échange le linge sale (dans les sacs fournis à l'hôtel) contre le linge propre pour le lendemain, enfin le but du jeu était de ne pas sortir les gros sacs du coffre et se trimballer les 50 kilos de fringues tous les soirs.

JOUR 1

La nuit a été courte, et c'est fin prêts que nous allons à la Gare du Nord prendre l'Eurostar de 8h10 qui nous conduit à Londres. Je ne me charge pas inutilement de bagages car c'est Didier qui les passe en Business. Une seule petite valise nous suffit amplement pour traverser cette ville que nous n'aurons malheureusement pas le temps de visiter. Les enfants sont pressés de monter dans l'A380 pour ce court vol pour Paris où Didier nous attend avec impatience pour notre vol de 16h35.

Joie qui sera de courte durée car arrivés à CDG nous sommes bloqués sur une piste par un remorqueur tombé en panne. Normalement nous aurions eu le temps de faire la correspondance, surtout que dans le Terminal 2 nous devons prendre un train automatique pour nous mener à notre porte. Après moult appels téléphoniques avec mon chéri et 45 minutes passées à s'énerver et à piaffer d'impatience, le remorqueur est enfin dégagé et ni une, ni deux, une course folle commence dans le Terminal. Nous courrons si vite que nous en bousculons quelques personnes mais j'ai décidé qu'il était hors de question que je dorme à l'hôtel ce soir et les enfants sont d'accord avec moi. Je n'ai jamais passé la douane aussi vite et tant pis pour les ceintures, nous les remettrons plus tard. A l'arrivée à la porte d'embarquement, quel soulagement de voir que Didier nous attend encore et de ce fait, notre avion aussi. C'est tout essoufflés et le coeur battant la chamade que nous embarquons enfin après les formalités. Ceci étant dit, ce sera la seule anicroche du voyage ! Le vol Paris-Los Angeles se passe sans encombre, Mélina et moi dormons par bribes, les enfants arrivent à dormir plusieurs heures d'affilé et Didier dort comme un loir, le pacha !

Nous arrivons à LAX à 19h05, sautons dans une navette Avis et le temps de récupérer notre Crossover Nissan Murano, il fait déjà nuit. Quelle déception pour Nathalie et Mélina ! La découverte de L.A en voiture à 20h n'est pas très engageante, nous devons rejoindre le Downtown par l'autoroute pour nous rendre à l'hôtel. La chose qui nous a surpris en sortant de l'aéroport c'est le nombre de restaurants "restauration rapide", il y en a partout et pour tous les goûts, ceci nous met déjà l'eau à la bouche, gourmands que nous sommes ! Les enfants ouvrent grand leurs yeux à l'approche du centre-ville, et là, la déception du départ s'évapore pour laisser place à l'enchantement des buildings illuminés et agglutinés les uns sur les autres. C'est notre premier soir aux Etats-Unis et je crois qu'il n'en fallait pas beaucoup pour nous émerveiller. Ah oui, je tenais à dire également que nous n'avions pas de "Tom-tom" et consorts et que nous nous sommes très bien débrouillés sans. Tous les trajets avaient été conçus avec Google map et imprimés à la maison, le lutin ne quittera pas la boite à gants pendant ces 24 jours.

Nous logeons au Comfort Inn City Center, dans un quartier populaire, pas loin de la station de métro Mc Arthur Park. La piscine est à l'extérieur, donnant sur le parking et vu la température dehors nous n'avons pas trop envie de nous baigner. Nous montons finalement nous coucher sans dîner car nous avons bien mangé dans l'avion et n'aurons pas assez d'énergie pour ressortir au Mc Do du coin.

JOUR 2

Le soleil s'est levé tôt, et nous avec. Le jet lag ne nous fait pas de cadeau et à 5h30 tout le monde est sur le pied de guerre. Il faut attendre que la salle de petit déjeuner ouvre à 6h30, d'ailleurs nous y sommes les premiers et nous délectons de gauffres, muffins et autres tartines.

Première déception de la journée, il fait un froid de canard : 18 ° tout au plus et on dirait que les nuages ont décidé de venir se frotter aux toits des immeubles. Ça commence bien ! surtout que toutes les visites sont prévues en transports en commun et à pied. Tant pis, nous attrapons un gilet et en route pour l'aventure Californienne ! Mais quand même, Mélina et moi on se dit que c'est pas ce qu'ils nous vendent à la télé, on a cru qu'à Los Angeles il faisait toujours beau. Remboursés !!!

Nous prenons le métro à la station Mc-Arthur Park afin de rejoindre Wilshire Blvd, où le "Metrobus" rapide nous pousse jusqu'à Beverly Hills. Pour ce faire, nous avons acheté 5 DayPass à 5$ l'unité, qui seront vite amortis.
Norvège 2009: partie 1 de Rouen aux îles Lofoten
by Jjmmsa · 2010-08-22 · 3 replies
NORVEGE 2009 - DE LA NORMANDIE A LA FRONTIERE RUSSE ET RETOUR

1ère Partie - ROUEN - ÎLES LOFOTEN

Genèse du voyage L'idée de ce voyage estival en Norvège s'est imposée d'elle-même lors de la croisière que nous avions réalisée sur l'Hurtigruten, l'express côtier de Norvège, fin décembre 2008 et début janvier 2009 entre Bergen et Kirkenes.

Nous étions curieux de connaitre les conditions de luminosité à cette période de l'hiver dans les hautes latitudes et n'avons pas été déçus. De Bergen jusqu'à Bodø, une météo et des périodes de jour à peu près équivalentes à celles que nous connaissons dans le nord de la France à la même époque, avec une infime couche de neige à partir du 3ème jour. Mais une fois franchi le Cercle Polaire Arctique (66° 33' de latitude Nord), et arrivés à Bodø, changement radical d'ambiance, pénombre à partir de 14 h 00, nuit totale vers 15 h 30, et une épaisse couche de neige fraîche dès l'arrivée aux îles Lofoten.

A partir de là, nous progresserons vers le Nord en traversant des paysages enveloppés d'une lumière étrangement bleuâtre, à la fois douce et électrique, réfléchie par la neige qui recouvre tout. Ce bleu blafard devenu omniprésent rend les paysages irréels. Et dans le brouillard, sous les grains de pluie ou de neige, les montagnes bleutées, un ciel cendré et une mer plombée et confuse se fondent en des limites mouvantes et incertaines.

Et il faut faire vite, la brièveté des périodes de jour relatif impose de ne rien perdre de ces bouts de paysages faiblement éclairés. Autant que faire se peut, J-J passe de longs moments sur la coursive extérieure du pont 6 complètement emmitouflé pour se protéger du froid et du vent mordant, le plus souvent à l'avant du MS Trollfjord, à regarder, scruter ou contempler cette fantasmagorie naturelle en perpétuelle évolution.

Nous voulions voir l'hiver dans les régions septentrionales, nous avons donc été gâtés par la luminosité et la météo qui étaient les vedettes de ce voyage hivernal. Mais très vite, sur la coursive du pont 6 du MS Trollfjord est arrivé un profond sentiment de frustration… Ces paysages mystérieux, si beaux sous la neige et dans la pénombre, devraient sans aucun doute être splendides et grandioses sous la lumière estivale.

Les slaloms entre les îles, la vue des côtes escarpées, les arrivées dans les ports, l'été cela doit avoir aussi son charme…

Refaire la même croisière l'été, idéalement en juin ! Pourquoi pas l'été prochain ? Et pourquoi pas en sens inverse, de Kirkenes à Bergen pour avoir une autre vision des choses ? Et quitte à faire un si long voyage, pourquoi ne pas le compléter par un circuit en voiture et visiter l'intérieur du pays ? Pourquoi pas ?

Début janvier 2009, à peine débarqués à Kirkenes, nous savions que nous reviendrons rapidement visiter la Norvège.

Généralités Restait à mettre au point les modalités d'un tel voyage :

· En étudiant la brochure d'Hurtigruten, nous avons compris que dans le sens nord-sud, Kirkenes-Bergen, le transport de la voiture était compris dans le prix du billet des passagers, ce qui incitait forcément à faire le trajet dans ce sens.

· Une escapade au Cap Nord trouvait ainsi sa justification par le fait d'avoir à se rendre à Kirkenes, aux confins du pays.

· Vu les coûts prohibitifs de l'hôtellerie et la restauration en Norvège, le camping s'imposait.

· Et puisqu'il fallait camper, pourquoi ne pas utiliser et transformer le Renault Espace en mini camping-car, alliant ainsi logement, autonomie et indépendance… et économie ?

Et les cogitations ont réellement commencé en mars 2009...

Durée du voyage Avant toute connaissance approfondie des hauts-lieux de la Norvège touristique, l'idée de base était de rejoindre Oslo, puis le fjord de Geiranger, parcourir les îles Lofoten et gagner le Cap Nord avant de se rendre à Kirkenes et embarquer sur l'Hurtigruten. Au retour après Bergen, l'idée était de rejoindre le sud de la Norvège avant de traverser vers le Danemark.

Combien de temps pour réaliser un si vaste programme ? A priori, 3 semaines pour arriver à Kirkenes, 1 semaine à bord de l'Hurtigruten jusqu'à Bergen, 1 semaine pour redescendre à Rouen, donc 5 semaines.

Garde-robe et bagages Premier casse-tête ! Comment s'habiller pour vivre dans des conditions précaires pour une longue durée dans des régions à la météo aussi capricieuse. Nous avons donc prévu les mêmes parkas, sweats polaires et bonnets que l'hiver précédent (et ils nous ont bien servis), des T-sirts et bermudas (ils nous ont servis aussi, mais beaucoup moins), des vêtements de pluie, pulls, avec les changes indispensables, etc, etc… sans négliger les chaussures de randonnée, …mais nous avons oublié les gants !

De plus, nous ne pouvions avoir l'air de campeurs à bord de l'Hurtigruten, nous avions également besoin d'une garde-robe plus élaborée, sans pour autant être grand chic, pour une semaine.

Autant dire que le poids et surtout le volume de ces bagages risquait d'être conséquent. Résultat : une grande valise rigide, 3 ou 4 bagages souples et quantité d'autres petits sacs… rien que pour l'habillement !

En pratique, les bagages les plus usuels restaient dans l'habitacle durant la journée et devaient être transférés tous les soirs sur les sièges avant. La manutention bi-quotidienne de ces bagages ne restera pas le meilleur souvenir de ce voyage.

Heureusement, l'emprunt d'un grand coffre de toit a permis de stocker tout ce qui n'était pas d'utilisation quotidienne, ainsi que la literie (couette, drap, oreillers).

Aménagement de l'habitacle de l'Espace Le problème a priori le plus ardu à résoudre était l'aménagement de l'Espace en un véhicule à tout faire, suffisamment pratique pour faire du tourisme et surtout pour y vivre dans des conditions rustiques (pique-nique, camping), et climatiques incertaines (pluie, froid, vent, etc).

· Une fois les sièges passagers débarqués, il reste dans l'Espace un vaste plancher parfaitement plan de 2.20 m de long et de 1.17 m de large (minimum au niveau du passage des roues AR).

· Sur ce plancher, 7 caisses en plastique de 0.60 x 0.40 m et 0.23 m de hauteur, pour stocker toute l'alimentation emmenée depuis la France.

· Sur ces caisses judicieusement disposées, un "sommier" amovible en trois parties réalisé en contreplaqué de 13 mm d'épaisseur.

· Un matelas gonflable de 1.90 m de long et 1.16 m de large (juste la dimension du passage de roues), opportunément trouvé chez Décathlon.

· Acquisition d'un gonfleur électrique 12 v raccordé sur une prise allume-cigare permettant de gonfler le matelas sans fatigue en moins de deux minutes.

· Réalisation de "rideaux" en tissu occultant tendus sur des tiges souples en fibre de verre assurant une protection vis-à-vis des éventuels indiscrets et aussi une pénombre illusoire au cours des nuits estivales sous les hautes latitudes.



Aménagement extérieur de l'Espace On peut aussi penser qu'une fois ouvert, le vaste hayon arrière de l'Espace prolonge efficacement l'habitacle. C'est en partie en partie exact, à condition que la pluie ne tombe que verticalement et encore… Pour que cela soit réellement confortable, le mieux serait de s'équiper d'un auvent recouvrant entièrement le hayon et débordant largement sur le pavillon (le toit) de l'Espace, avec des joues latérales fixées au sol par des piquets. Rien de tel n'existe dans le commerce.

Fort opportunément, une de nos relations nous procure ce que nous cherchons ou du moins, quelque chose d'approchant. Renault avait commercialisé une série limit��e de Kangoo, dénommée "Décathlon" et fournissait avec cette voiture quelques gadgets, dont un abri léger à fixer sur le hayon afin de donner un aspect baroudeur à ce véhicule. Très bien, sauf que le concepteur de cet abri n'a pas été efficacement jusqu'au bout de la bonne idée : un échantillonnage trop léger des tissus et surtout une absence évidente d'étanchéité à la pluie. Si les 3 côtés de cet abri offraient une bonne protection, il n'en était pas ainsi au niveau de la toiture… Néanmoins cet abri, bricolé pour notre Espace, sera surtout utile les jours de vent pour protéger la cuisinière devant ses fourneaux et nous n'aurons pas à regretter de l'avoir emmené.

Restait à résoudre l'étanchéité supérieure de l'installation en cas de pluie violente ou prolongée. Pas d'autre solution que de recouvrir l'ensemble d'une grande bâche en plastique bleu du plus bel effet, elle aussi tendue sur des piquets. Peu esthétique, mais efficace ! Nous n'aurons qu'à nous servir une seule fois de cette bâche sur la route du retour au Danemark.



Matériel Pour le reste, nous avons utilisé le matériel du campeur lambda :

· Une table pliante et deux fauteuils pliants.

· Un réchaud 2 feux et 2 bouteilles de gaz de 2.5 kg (1 seule aurait suffit).

· Une glacière (réfrigérée à l'aide d'une bouteille d'eau que l'on a fait congeler 2 ou 3 fois dans les campings, de moins en moins nécessaire à mesure que nous montions vers le nord !).

· Deux vaches à eau de 10 l, utiles surtout pour la vaisselle des pique-niques du midi et lors des soirées passées en camping sauvage.

· Une valise à pique-nique très pratique pour ranger et protéger toute la vaisselle.

Alimentation Tout, absolument tout a été acheté en France, et globalement l'intendante avait fort bien calculé ses quantités. Cela était réparti dans les différentes caisses en plastique (petit-déjeuner, plats de résistance, dessert, etc…).

La totalité du ravitaillement intégralement fait en France se justifiait pour deux raisons :

· Les coûts prohibitifs généralement pratiqués en Norvège (exemple : fruits vendus à la pièce pour le prix du kilo en France).

· Les étiquetages étant uniquement en norvégien, cela évitait les déconvenues lors de la consommation de produits qui ne correspondent pas obligatoirement à nos goûts.

Nous n'avons complété notre ravitaillement que par du pain (genre pain de mie), que l'on tranche soi-même dans les nombreuses supérettes, et aussi l'achat de pavés de saumon (très bon et relativement abordable, de même que les crevettes en vrac surgelées.

Côté conservation, peu de problèmes, même avec les légumes frais, les fruits et les œufs. Nous avions une glacière que l'on a tenté de refroidir les premiers jours avec une bouteille d'eau glacée dont nous renouvelions la congélation dans les frigos des terrains de camping. Pratique de moins en moins nécessaire au fur et à mesure que nous montions vers le nord et dont nous nous sommes complètement dispensés ensuite (au Cap Nord, il faisait plus chaud dans la glacière qu'à l'intérieur de la voiture… !).

Production d'électricité Un aussi long voyage supposait la prise de nombreuses photos ou vidéos et nous risquions d'être confrontés aux difficultés de recharge des batteries dans des lieux isolés. Nous ne pouvions pas être tributaires que des prises de courant disponibles à rechercher dans des lieux publics. Il nous fallait notre autonomie et notre indépendance électrique.

Nous devions aussi embarquer l'ordinateur portable pour envoyer quelques mails et transférer photos et vidéos pour éviter la saturation des cartes mémoire. Face à l'étendue des besoins électriques, nous nous sommes donc équipés d'un convertisseur de courant 12v/220v de 300 ampères capable de supporter la recharge de l'ordinateur, l'appareil photo, le caméscope et les 2 téléphones portables ! La gestion de la charge de ces différents appareils sera une préoccupation constante durant tout ce voyage

Internet Dès mars 2009, J-J a surfé de longues heures sur la toile pour rassembler le maximum de renseignements pratiques sur le trajet prévu. Ces heures passées en amont ont grandement facilité la réussite du périple.

· Au XXIème siècle, Internet est devenu un outil indispensable pour la préparation de n'importe quel voyage car on y trouve, rien que sur les sites en français quantité d'informations historiques, géographiques, culturelles, humaines concernant le pays à visiter. Les guides papier (Michelin, Routard, etc…), gardant leur utilité au niveau de l'information locale plus détaillée.

· Les sites en anglais sont innombrables et permettent d'accéder à davantage d'informations. La pratique d'un anglais scolaire basique permet néanmoins de naviguer sur ces sites, d'y trouver et d'interpréter le minimum de ces informations, surtout utile pour tout ce qui concerne l'hébergement, les transports, etc…

· La pratique du norvégien aurait été un plus… La consultation de sites en norvégien, donc sans traduction anglaise (et encore moins française), est surtout inécessaire pour la connaissance des horaires et des tarifs des nombreux ferries locaux. Beaucoup de termes s'apparentent à l'anglais ou l'allemand, en mélangeant les deux et après quelques temps, on arrive à s'y retrouver.

· La lecture des forums de voyage, des multiples sites personnels ou de blogs créés par de nombreux camping-caristes à été fort utile. Une vraie mine d'or, tant chacun a sa façon spécifique de voyager, d'insister sur ses points d'intérêt propres (itinéraires, paysages, excursions, rencontres, musées, alimentation, etc…). Il y a toujours quelque chose de positif à retirer de la lecture et la synthèse de tous ces récits, ce qui à permis de peaufiner notre trajet en fonction.

· La consultation de Google Earth est très intéressante. Ce site permet de comprendre la géographie du pays en détail. En superposant les routes sur la vue satellite et en ouvrant les nombreuses photos Panoramio qui sont annexées, on imagine très bien quel itinéraire on va emprunter.

· Internet nous a également été utile pour choisir et réserver les traversées en ferry entre le Danemark et la Suède à l'aller et entre la Norvège et le Danemark au retour

Road book L'itinéraire prévisionnel à d'abord été établi à l'aide d'une carte d'une carte éditée par l'I.G.N. au 1/850.000, complétée par une carte touristique de la Norvège. La consultation du site Via Michelin permettait de déterminer rapidement la longueur et les temps de parcours des différentes étapes. Très vite, on comprend que la connaissance des horaires des ferries locaux détermine l'organisation de l'étape du jour sur certains trajets.

Ce road book comprenait par jour :

· La longueur de l'étape et sa durée prévisionnelle y compris pour les points de passage intermédiaires ou caractéristiques.

· Les sites ou ville à visiter y compris les coûts des visites.

· Les ouvrages à péages (tunnels ou ponts, assez nombreux), et le coût du passage.

· Les ferries avec horaires, durée de traversée et coût.

Arrivés sur place, ce document nous a bien aidé à anticiper l'itinéraire et nous a évité de commettre bien des erreurs de trajet (le G.P.S. nous a également bien servi).

L'élaboration de ce road book devait sans doute être bien faite, car au final le programme a été respecté presque à la lettre. Nous avons fait tout le parcours sans flâner, mais sans jamais nous presser.

Jour 1 - Ma 16/06/2009 - Rouen - Århus (DK)

Donc, nous avons quitté Rouen à 5 h 20, cap sur Århus au Danemark que nous voulions atteindre dans la soirée, soit environ 1.300 km à parcourir essentiellement sur autoroute.

Nelly a conduit jusqu’à Liège que l'on atteint à 09 h 30. Ensuite, J-J a repris le volant pour traverser l’Allemagne. Les autoroutes allemandes sont gratuites, mais on n’en a que pour son argent… La vitesse n’y est en principe pas limitée… sauf signalisation contraire, sauf ralentissement et bouchons, sauf travaux, si bien qu’on n’y roule pas si vite que cela.

Et s’il existe un enfer autoroutier, c’est entre Brème et Hambourg (125 km). Des zones de travaux de 6 kms de long en alternance, avec des voies réduites au plus strict minimum pour le passage d’un camion et d’une voiture avec peu d’espace entre chaque. Dantesque et hyper stressant. Il faut qu’il n’arrive rien sinon cela doit vite tourner à la catastrophe comme on l’a vu dans l’autre sens, avec des bouchons monstrueux sur plusieurs dizaines de kms.

Traverser l'Allemagne sur ces autoroutes infernales (650 km), nous a paru pénible et très dangereux, aussi nous étions bien contents de passer la frontière danoise à 16 h 45. Au Danemark, tout devenait plus calme, peu de circulation, l’autoroute passé à la serpillère et toute la campagne époussetée et passée au peigne fin… Trop propre !

18 h 50, nous sommes fourbus lorsque nous arrivons au camping Blommenhaven à Højbjerg, à 5 km au sud d'Århus. Camping calme dans les bois et en bord de mer.

Nous avions trouvé ce camping sur Internet et le GPS nous a guidés dans un dédale de petites rues dans une banlieue résidentielle avant d'arriver au but. La technologie nous a bien facilité la vie ce soir là, car la recherche de ce terrain aurait été vraisemblablement laborieuse vu notre état de fatigue l'arrivée. Un souci de moins !

Bilan de la journée : 13 h 30 de route et 1.280 kms. Ca fait du bien quand ça s’arrête !!!

Quoi que ! Il a fallu organiser le campement ! Tout retrouver ce qui était tout bien rangé, c'est-à-dire tout soulever et tout fouiller 2 fois avant de mettre la main sur quoi que ce soit ! Galère !

Dans ce camping nous avons découvert et utilisé la cuisine et la salle à manger collectives qui sont de rigueur dans tous les campings scandinaves. Nelly à pu préparer tranquillement le dîner.

Nous avons surtout passé la soirée a essayer d'y voir clair dans notre organisation et à cogiter sur un rangement cohérent du matériel, des bagages, des vivres, de la vaisselle, de la literie sans avoir à tout remuer systématiquement deux fois. L'ampleur de la tâche est démoralisante et avec la fatigue J-J a l'impression que cela ne sera jamais résolu. Pas facile, la vie de nomade !

Jour 2 - Me 17/06/2009 - Århus (DK) - Varberg (S)

07 h 00, réveil après une première nuit plutôt frisquette. En fait, on n’a pas beaucoup dormi ! C'est qu'il a fallu trouver nos marques dans notre Espace. La première cause du froid lors du sommeil provenait du matelas pneumatique. En interposant une mince couverture isolante, le problème a été résolu efficacement dès la nuit suivante.

Nous nous réveillons à l'ombre de grands arbres… Aussitôt, nous déplaçons l'Espace sur un emplacement ensoleillé plus agréable pour prendre le petit-déjeuner, et nous nous réchauffons doucement.

09 h 15, départ du camping après avoir tout rangé dans la voiture. Pas évident d'être efficace. Direction Århus.

10 h 00, visite de Gamle By. A peine à l'écart du centre ville, il s'agit d'un village ancien reconstitué à l'aide de bâtiments traditionnels démontés, transportés et réunis en un même lieu. L'ensemble est fort bien réussi. Sous prétexte de la sauvegarde d'un patrimoine ancien de grande valeur, les concepteurs ont transformé chaque boutique, atelier ou habitation en un musée de l'artisanat et des traditions danoises. Tout ce qui faisait la vie d'un village ancien est ainsi présenté et mis en valeur, parfois avec le concours de personnes en costume d'époque qui fabriquent, travaillent, vendent ou expliquent en situation, comme la boulangère, le tonnelier et même le pasteur… Très intéressant. Nous y resterons une bonne partie de la matinée.

Ensuite, nous avons le temps de faire un détour par le village de Ebeltoft sur la presqu'île de Molls. Nous parcourons ainsi la rue principale d'un village qui a gardé un cachet rustique, une rue typique et animée bordée de jolies façades colorées.

12 h 40, nous gagnons Grenaa, où nous devons prendre le ferry pour la Suède. Nous sommes en avance et pique-niquons sur l'aire d'embarquement avant de passer.

Nous avions réservé notre passage par Internet, aussi les formalités sont réduites à leur plus simple expression. Internet, le G.P.S., l'espace Schengen et l'euro (dans une moindre mesure dans les pays scandinaves), facilitent bien la vie des voyageurs en Europe…

14 h 00, nous embarquons à bord du ferry Stena Nautica, qui visiblement commence à dater (1986), même s'il a tété rénové en 2002. Peu de monde à bord, la traversée s'annonce tranquille.

14 h 25, appareillage de Grenaa. Il fait un temps splendide, inespéré pour la région, grand soleil et chaleur tout l'après-midi, pas de vent apparent. Nous profitons d'autant plus du sun deck pendant les quatre heures que dure la traversée qu'il y a peu de monde à bord.

18 h 40, débarquement à Varberg en Suède après une traversée de rêve.

19 h 00, arrivée au camping de Geteröns, à 4 km au nord du port. Très pratique ! Encore un camping repéré depuis longtemps sur Internet. Il s'agit d'un vaste terrain plat sans arbres, occupé essentiellement par des grosses caravanes sédentaires, pratique courante en Scandinavie.

Nous discutons en mauvais anglais avec notre voisin qui nous indique qu'il y aura du vent et de la pluie durant la nuit. A peine avons-nous terminé la discussion que le ciel si bleu jusque là se voile très rapidement et que le vent se lève.

Nous installons l'auvent Décathlon sur le hayon de l'Espace pour que Nelly puisse cuisiner dans les meilleures conditions. Notre installation intrigue, puis fait sourire les quelques campeurs qui passent devant nous. Nous dinons rapidement sous l'auvent car il ne fait pas bien chaud. Vu le temps qui s’annonce, une p’tite soupe et au lit ! Encore faut-il se retrouver dans notre amoncellement de matériel à l'intérieur de la voiture ! La technique n'est pas encore bien rodée.

21 h 00, coucher. Nelly regarde un film sur l'ordinateur…

Jour 3 - Je 18/06/09 - Varberg (S) - Oslo (N)

A 4 h, il fait grand jour, la pluie se met à tomber et le vent se renforce, mais bien au chaud sous la couette, quel confort !

09 h 00, le vent et la pluie qui l'accompagne ne nous ont pas incité à sortir rapidement de sous la couette. Vu la météo, nous préparons le petit déjeuner dans la cuisine collective et le consommons dans la salle commune à disposition dans le camping. Pratique !

Ensuite, autoroute en Suède. Paysages vallonnés et verdoyants très agréable à regarder : forêts de sapins, champs, etc… sauf que l’on roule sous les grains et les averses, ce qui nous gâche un spectacle qui aurait pu être agréable.

12 h 45, passage de la frontière norvégienne à Svinnesund et aussitôt, premier poste de péage routier. Des douaniers très laxistes regardent stoïquement les voitures et les camions passer… Nous faisons nos premiers tours de roues en Norvège en suivant la route E6 (laquelle route se termine à… Kirkenes, 2 700 km plus loin !).

15 h 00, arrivée à Oslo au camping Ekeberg (encore trouvé sur Internet et guidé par le G.P.S.), par un temps qui semble vouloir s’améliorer. Nous choisissons notre emplacement et empruntons le bus 74 pour nous rendre en ville et qui nous dépose devant le théâtre.

Oslo n’étant pas le but de notre voyage, nous n’y consacrons que la fin de l’après-midi, pour faire une rapide tour sur les quais du nouveau quartier d'Aker Brygge avec ses boutiques et ses terrasses surplombant le port.

Nous visitons le parc Vigeland, célébrissime et immanquable par ses multiples statues de bronze ou de pierre d’hommes, femmes et enfants dans le plus simple appareil, qui symbolisent tous les moments de la vie, de l’enfance à la vieillesse. On aime ou on n’aime pas. Tout cela se termine sur un promontoire où se dresse un gigantesque phallus constitué de corps nus emmêlés. On vous le dit, c’est un must d’Oslo !

Ensuite, découverte du nouvel opéra d’Oslo. Construit au bord du fjord, c’est un bâtiment tout blanc, à l’architecture ultramoderne et audacieuse symbolisant un iceberg, inauguré en 2008. Surprenant mais très réussi. On peut marcher sur les différents plans inclinés assez raides des toitures. Ca vaut le détour !

Une foule endimanchée se précipite à l'intérieur, nous y pénétrons aussi. Ce soir (19 h 00), on joue Elektra de Richard Strauss. Beaucoup de monde autour des différents bars du hall d'entrée et chacun y va de sa coupe avant d'assister au spectacle. Apparemment, c'est l'habitude.

20 h 00, retour au camping Ekeberg. Le ciel se dégage. Ce soir, c'est repas au soleil ! On a quand même gardé la polaire !

Oslo - L'Hôtel de Ville - Le parc de Vigeland

Jour 4 - Ve 19/06/2009 - Oslo - Lillehammer - Lom



04 h 00, le soleil ne doit pas être loin de se lever.

9 h 15, départ d’Oslo par la route E6, route à 2 fois 2 voies sur les premiers kilomètres où l'on roule à bonne allure. Puis, beaucoup de zones de travaux pour prolonger cette voie rapide. Ensuite, nous roulons sur route nationale à double sens, limitée à 80 km/h comme dans tout le pays. Les Norvégiens sont très calmes au volant, ça ne roule jamais très vite, les distances entre véhicules sont telles qu'il est rarissime de pouvoir doubler.

La conduite est plutôt tranquille et finalement, par la force des choses, on finit par conduire comme les autochtones… parce qu'il est impossible d'aller plus vite qu'eux ! Les piétons sont rois : avant même d'avoir l'intention de traverser un carrefour les voitures sont déjà arrêtées pour les laisser passer. Surprenant au début !

11 h 45, arrivée à Lillehammer (où se sont déroulés les Jeux Olympiques d’hiver de 1994). Rapide parcours dans cette agglomération sans cachet particulier, si ce n’est une grande église de style néo-gothique en briques que nous ne pourrons pas visiter à cause d'un service d'inhumation.

Nous arpentons la rue principale Storgata. Il y souffle un vent frisquet, nous sommes en blouson et les autochtones en t-shirt… Au bout de la rue, un marché avec plusieurs vendeurs de produits… français, vendus à des prix norvégiens ! Nous y achetons à prix d’or, une baguette, vendue comme française…

13 h 15, pique-nique à l'écart de la route E6, près du parc d'attractions de Hunderfossen. En fouinant, nous nous installons dans une zone boisée, au soleil et au bord d'un petit étang. Un bel endroit entouré de plusieurs huttes aux toits faits en terre et en mousse. Bucolique à souhait ! Jusque là, nous avions privilégié la route aux paysages. A partir de maintenant, on va se calmer un peu et entrer dans le vif du sujet.

L’après-midi sera donc consacré à la découverte de plusieurs églises dites "en bois debout", spécialité de cette région de la Norvège intérieure. Ce sont des églises datant du Moyen-âge (un peu restaurées), entièrement construites en bois y compris la couverture en lauzes de couleur sombre.

15 h 00, arrêt à Ringebu pour visiter la première de ces églises, un édifice imposant construit à flanc de colline et entouré de son petit cimetière. Nous visitons l'intérieur où il fait très sombre. Peu de fenêtres et des murs en bois goudronné ne favorisent pas la mise en valeur de la décoration.

Arrêt pour voir l'église de Sor-Fron, curieux édifice octogonal datant de 1787, avec un très joli porche. Eglise malheureusement fermée.

Malgré tous nos renseignements, nous n'avons pas été assez malins pour trouver l'église octogonale de Otta. En la cherchant, nous nous trompons de route et nous arrêtons en bordure de la E6 devant l'église toute blanche de Selsverket. Fermée, elle aussi !

17 h 50, à l'écart de l'itinéraire initialement prévu, nous traversons le village de Sel et suivons une petite route sinueuse qui nous mène à Vagamo, où s'élève une magnifique église en bois debout au milieu de son traditionnel cimetière. Très belle église… fermée !

En principe, Vagamo était notre étape du soir, mais visiblement l'unique camping du village ne semblait pas prêt à nous accueillir, quasi désert et de plus, en travaux. Nous poursuivons notre chemin.

18 h 30, arrivée à Lom au camping Nordal Turistheim, assez mal organisé, en bord de route et surplombant une zone d'activités. Nous nous en satisferons, c'est le seul à plusieurs kilomètres à la ronde, et nous nous installons pour la soirée et la nuit.

Après le repas, nous admirons la dernière église en bois debout de la journée à quelques pas de notre camping par une belle soirée ensoleillée. Un très bel édifice, les murs en bois et la toiture en lauze prennent des couleurs chaudes sous le soleil qui décline. Beaucoup de sculptures sur les poteaux et les linteaux arrondis. Vestiges de paganisme, des têtes de dragons ornent également le faîtage de la toiture. Et si ce soir, l'église est ouverte, c'est pour un office et non pour les touristes que nous sommes… Décidément, nous n'aurons pas eu de chance avec la visite des églises aujourd'hui !

Une fête ou une foire se termine dans le centre du petit village, nous parcourons les quelques stands où l'on nous propose du saucisson d'élan ou de renne. Non, non, pas ce soir, merci…

De retour au camping, la vie commence à s’améliorer, le rangement de la nourriture et des vêtements s’organise et les manutentions deviennent moins fastidieuses. Et la météo nous devient globalement de plus en plus favorable.

Jour 5 - Sa 20/06/2009 - Lom - Geiranger - Valldal



Depuis notre arrivée en Norvège, été oblige, nous ne connaissons plus l'obscurité. A 01 h 40, cette nuit, il faisait… grand jour ! Pour peu que le soleil brille dès le matin, cela chauffe rapidement dans le Home Espace, donc ce matin, lever à 7 h 15.

Petit-déjeuner en terrasse et départ à 9 h 15 pour une journée importante du tourisme norvégien : la découverte du fjord de Geiranger, localement dénommé "le plus beau site naturel du monde".

Mais avant cela, il nous faut traverser l'une des régions les plus froides de Norvège (les nombreuses plaques de neige sur les bas côtés de la route l'attestent), puis franchir un plateau aride parsemé de petits lacs, pour enfin parvenir à 1 000 m d’altitude et trouver un grand lac encore complètement gelé et cerné de sommets enneigés. Spectaculaire !

La réputation de la région n'est pas usurpée, aussi lorsque nous sortons de la voiture pour contempler les reflets bleutés de la glace du lac Djupvatn, nous sommes complètement frigorifiés et transis par une petite pluie bien piquante. Pourtant le paysage mériterait que l'on s'y attarde davantage. Toute la surface de ce lac est prise par la glace, la neige recouvre tout jusqu'aux berges, et nous ne sommes qu'à mille mètres d'altitude ! Nous nous refugions quelques instants dans le chalet situé à l'extrémité du lac, où nous trouvons une douce chaleur et où Nelly a déjà repéré sa première boutique de souvenirs…

En face du chalet et à l’écart du trajet, une piste à péage grimpe en lacets serrés et escarpés jusqu'à 1 500 mètres vers le sommet de Dalsnibba, d'où l'on a, paraît-il, une vue grandiose. Les nuages nous rattrapent durant l'ascension et surtout masquent partiellement les sommets environnants couverts de neige, ce qui ne présage rien de bon lorsque nous serons arrivés sur place.

A cause du brouillard, le paysage évolue à chaque seconde et dans le dernier virage les nuages se dispersent quelque peu, nous laissant entrevoir quelques bribes de paysage montagneux.

11 h 15, arrivés à Dalsnibba, en quittant l'Espace, nous sommes surpris. La température est basse, certes, mais nous nous attendions à pire. L'absence de vent, quelques timides rayons de soleil qui filtrent à travers les nuages font que c'est tout à fait supportable. Finalement, l'atmosphère est plus agréable ici qu'auprès du lac Djupvatn, 500 mètres plus bas.

D'une vaste plateforme, nous contemplons un paysage mouvant, changeant en quelques secondes au gré du passage des nuages ou des bancs de brume qui s'effilochent… Des hautes montagnes acérées, des névés sporadiques, les innombrables lacets de la R63 qui serpentent en contrebas et que nous emprunterons dans un moment.

On ne s'y attendait plus, alors que nous sommes encore à l'ombre des nuages, nous pouvons contempler 1.500 m plus bas l'extrémité du fameux fjord de Geiranger inondé de soleil. Magique ! Vu d'ici, il ressemble plus à un lac bleuté serti dans un écrin de montagnes abruptes. Nous restons un bon moment subjugués, planant au dessus de la nature, dominant un paysage en perpétuel mouvement.

L'endroit est fréquenté. Nous devisons un bon moment avec un Français établi à Lillehammer, qui est en excursion avec un groupe d'apprentis d'une école hôtelière. Soudain, dans cet endroit calme et propre à la méditation, nous sommes intrigués par un long grondement sourd qui enfle à mesure. Une grosse moto surgit sur le parking dans une pétarade caractéristique des Harley-Davidson et pilotée par un biker pur jus. Une moto, puis deux, trois, dix, cent, deux cent peut-être, menées par des bikers de circonstance… Toutes les Harley de Norvège sont au rendez-vous. La "Horde Sauvage" investit tout le site dans un énorme tintamarre, les rois de la poignée de gaz provoquent le ronflement des moteurs et les groupes de motards s'invectivent gentiment.

Il est temps de quitter les lieux. Nous reprenons la piste. A la descente, les ravins qui la bordent sont encore plus impressionnants et dans les derniers virages la vue sur le lac gelé est splendide. Un à un, nous enfilons les lacets serrés de la R63 que nous dominions il y a quelques instants du plateau de Dalsnibba et descendons vers Geiranger. Les virages serrés nous laissent quelques splendides échappées sur le fond du fjord.

12 h 15, au cours de la descente, nous pique-niquons sur un promontoire dominant le fjord : un vrai site de carte postale, grandiose ! De ce promontoire, maintenant sous le soleil, nous dominons le petit village et l'extrémité du fjord. De hautes montagnes tombent à-pic, de part et d'autre du fjord argenté. Un paquebot blanc est déjà ancré et un navire Hurtigruten glisse lentement, sans bruit vers son escale, suivi d'un autre paquebot.

Nous restons ainsi un long moment à contempler "le plus beau site naturel du monde". C'est à peine exagéré ! Il fait beau, la température est agréable et l'atmosphère est limpide…

Le village de Geiranger est plutôt touristique et c’est le week-end… autant dire très fréquenté. Beaucoup de Norvégiens sont en promenade et les "bikers" redescendus de Dalsnibba se télescopent avec les croisiéristes des paquebots qui partent en excursion à terre. Un joli désordre !

Nous embarquons sur une vedette touristique qui en 1 h 30, nous permet de voir la partie la plus spectaculaire du fjord et nous ne serons pas déçus. Une navigation somptueuse et grandiose entre des berges quasi verticales, des sommets encore enneigés ; plusieurs belles cascades dévalent les parois sur plusieurs centaines de mètres, tout cela dans un jeu d'ombres et de lumières, de contre-jours ou de couleurs incertaines.

16 h 00, nous reprenons l'Espace. A la sortie du village de Geiranger, nous mettons cap au nord en escaladant "la route des Aigles" qui grimpe de 600 m en 11 virages en épingle à cheveux pour sortir du fjord. Un promontoire marque le point haut de la route : encore une vue à couper le souffle sur la dernière courbe du fjord. Sublime… Et les bateaux qui naviguent nous paraissent bien petits…

Puis, lente redescente vers un autre fjord pour emprunter à 17 h 15 le 1er ferry de notre voyage. Nous attendons quelques minutes à Linge pour traverser le Nordalsfjord en 15 minutes. A peine le temps de descendre de voiture…

17 h 45, nous nous posons au camping d'Uritun, petit terrain tranquille et rustique à la sortie de Valdall. Ambiance familiale, cadre rural au cœur d’une vallée agricole où l’on ne cultive que des fraisiers en plein champ ; ils sont à peine en fleurs !

19 h 00, apéritif, mais un petit vent frais nous oblige à monter l'abri Décathlon pour que Nelly puisse préparer son repas confortablement et ce soir, c'est sérieux, c'est crêpes !

21 h 00, promenade digestive aux abords du camping.

Le lac Djupvatn Le Fjord de Geiranger

Jour 6 - Di 21/06/2009 - Valldal - Trollstigen - Bæverfjord



Départ du camping de Valldal à 10 h 15. Au bout de quelques kilomètres, arrêt sur un pont face à la chute d’une large rivière dans un éboulis de roches. Une petite maison (en réalité, une mini centrale électrique), est coincée entre les rochers et la cascade. Nous discutons avec quelques membres d’un groupe de français voyageant dans un bus suédois et qui se sont arrêtés en même temps que nous.

Puis, nouvel arrêt aux chutes de Gudbrand. Un torrent tumultueux s’encastre sous la roche dans une gorge très étroite avant de disparaître sous terre. L'aménagement du site est en cours. Tous les cheminements et les garde-corps sont en acier, étrange ! Quel sera le résultat final dans plusieurs mois ?

Nous nous élevons en altitude vers un plateau en suivant une vallée glaciaire quasi désertique enserrée entre des sommets enneigés, entrecoupée de petits lacs. Un ciel pur et une atmosphère limpide, font que la vue porte loin, ce qui augmente encore l’aspect grandiose et les dimensions impressionnantes du site. Epoustouflant !

11 h 30, arrêt au plateau de Stigrøra, qui en fait est un col à 852 m d’altitude. De là, part un chemin menant à un belvédère devenu un site touristique incontournable d’où l’on domine "l’Echelle des Trolls". C'est une route escarpée, ouverte en 1936 mais fermée en hiver, qui en une douzaine de virages en épingle à cheveux escalade littéralement la montagne (pente à 11 ou 12 %, par endroits). Les croisements sont souvent difficiles entre les camping-cars et les nombreux bus de tourisme qui fréquentent l’itinéraire. Là encore, époustouflant !

Du belvédère, très fréquenté, nous disposons d'une vue panoramique sur la longue vallée glaciaire qui mène à Andalsnes. En cours de visite, nous discutons un bon moment avec 3 angevins voyagent en 4x4 (style RAV 4), et qui logent en hytter. Ils redescendent du Cap Nord, où ils ont eu un temps magnifique.

12 h 15, nous empruntons donc cette route escarpée à la descente, et faisons un court arrêt devant la cascade de Stigfossen (haute de 180 m). En quelques coups de volant et pied sur le frein, nous nous retrouvons dans la vallée, au pied de la montagne. Et vu d'en bas, ce n'est pas la montagne mais un véritable mur de 550 mètres de haut que nous venons de dégringoler !

13 h 00, pique-nique en bas de l’échelle des Trolls.

14 h 30, second ferry du voyage entre Afarnes et Sølnes pour traverser le Langfjord. 15 h 00, arrivée à Molde, petite ville agréable au bord d’un large fjord où nous avions fait escale en fin d’après-midi l’hiver dernier. Beau panorama sur les sommets enneigés de l’autre coté du fjord. Nous arpentons la rue principale, comme nous l'avions fait l'hiver dernier ; de jour, tout est si différent. Puis, promenade à pied sur les quais jusqu’à l'Aker Stadion (où doit se dérouler un match de football, ce soir), et le Rica Hôtel, bâtiment contemporain en forme de voile.

17 h 00, arrivée à Kanestraum, le ferry vient juste de partir sous notre nez. L'attente ne sera pas trop longue, une demi-heure. L'endroit est isolé, une minuscule boutique (épicerie, journaux, confiserie), essaie de vivre du trafic des ferries…

Notre bac arrive… Désormais, c'est Nelly qui embarque l'Espace sur les ferries. Le prix des traversées est toujours un forfait voiture et chauffeur compris, les passagers supplémentaires paient séparément. Mais les passagers retraités de plus de 67 ans ne paient que 50% du tarif. En dépit de son jeune âge mais grâce aux cheveux blancs, J-J se permet de gratter quelques couronnes norvégiennes à chaque passage. Malin ! On se demande quand même si les Norvégiens dans leur honnête candeur, peuvent se douter de la filouterie de quelques étrangers astucieux. Nous n'en sommes même pas sûrs !

En 20 minutes nous traversons le Halsafjord et arrivons à Halsa. Un débarcadère au bout d'une route, rien d'autre. Juste après, la route E39 vers Trondheim semble barrée et nous prenons une déviation par la R65, ce qui nous vaut un détour conséquent.

18 h 00, nous nous installons au camping de Bæverfjord, petit terrain paisible et pas cher. La responsable ne parle que norvégien, pas facile de se comprendre.

19 h 00, dîner. La soirée est agréable, ensoleillée. Nous faisons une courte promenade au bout du fjord près du camping. Mais le terrain est marécageux et nous faisons rapidement demi-tour.

La traversée du Halsafjord en ferry

Jour 7 - Lu 22/06/2009 - Bæverfjord - Trondheim - Vegset

A 05 h 00, le soleil brille, largement au-dessus des montagnes environnantes.

Route 65 vers Trondheim en suivant une longue vallée où règne une forte activité agricole.

11 h 00, arrivée à Trondheim, 3ème ville de Norvège que nous avions déjà visitée l’hiver dernier. Cette fois-ci, le beau temps règne et il fait même chaud. Autant, cette ville était déserte en décembre, autant elle est animée aujourd’hui. Il y a déjà bien du monde aux terrasses des cafés de la rue principale, Munkegata.

Stationnement en centre ville, sur Dronningensgata, juste à côté de la bibliothèque municipale. Pas fait exprès, mais cela tombe bien ! Nous commençons donc par essayer d’envoyer un mail, gratuit depuis cette bibliothèque.

Il faut d’abord trouver un ordinateur libre, puis se familiariser avec les menus et commandes de l’ordi en norvégien, et ensuite taper le message sur un clavier qwerty, sans accents, sans apostrophes, sans cédilles, mais avec des caractères norvégiens inhabituels, tels que ø, æ, å, Ø, Æ, Å. Mais, on a réussi et le message est bien parvenu à tous ses destinataires.

Nelly est en manque et veut absolument trouver une boulangerie pour y acheter du pain : gageure en Norvège, où nous n’avons pas encore vu ce genre de boutique. Près du marché, nous pénétrons sans conviction dans une galerie marchande. Et, bien en vue au milieu de cette galerie… une boulangerie-viennoiserie vend… des "baguettes françaises" (écrit tel quel sur les étiquettes), mais le prix, lui, reste norvégien ! Et même la vendeuse s’exprime en français.

Avec l’Espace, nous nous déplaçons dans le quartier de Bakklandet. Pique-nique ensoleillé sur un terre-plein sur la rivière Nidelva, face aux entrepôts multicolores. Au même endroit, le 31 Décembre, nous étions sous les bourrasques de neige fondue.

Passage sur le vieux pont Gamlebybru, puis montée �� la forteresse de Kristiansten Festning, construction blanche et massive. Depuis les talus en herbe, quelques points de vue sur la ville et le fjord.

Retour à la voiture par les rues de Nedre Bakklandet, bordées de maisons anciennes et colorées.

15 h 00, repris la route par la E6 via Levanger et Steinkjer au fond du fjord de Trondheim.

Poursuite sous une averse orageuse en longeant le lac de Snåsa,

18 h 10, au bout du lac, nous trouvons le camping de Vegset. Personne à la réception, entrée libre, le gérant passera plus tard… Il y a même un tableau avec les clés des hytter à disposition avec une boite à lettres pour déposer l’argent le lendemain matin… Installez-vous ! C’est la Norvège…

Mais l’orage menace… D’où une grosse hésitation pour installer notre campement. Avant toute décision, petite balade dans le camping et sur les bords du lac. Dans le camp, il y a beaucoup de caravanes avec des avancées, des auvents en dur, terrasses en bois, etc… dénotant un aménagement en plusieurs phases. Sans doute une astuce pour contourner un règlement particulier ?

19 h 30, début de l’orage. Finalement, on se réfugie dans une hytte (280 NOK) pour 4 personnes. Un peu sombre, équipée d’un frigo, four électrique et 2 plaques chauffantes, chauffage électrique que l’on n’a pas utilisé, éclairage et prises de courant. Couvertures et oreillers. Mais pas d’eau, il faut utiliser les installations communes, (sans doute à cause du gel en hiver).

Pendant que l’orage se déchaîne, on est au sec et l’on dîne sur une vraie table. De plus, on a pu recharger tous les appareils électriques à bloc.

Finalement, ce choix s’avérera judicieux, car le lendemain matin, il pleut encore.

Trondheim - Les anciens hangars sur les rives de la Nidelva

Jour 8 - Ma 23/06/2009 - Vegset - Brønnøysund - Thorghatten



Il a plu toute la nuit. Réveil à 07 h 30. Il crachine et la visibilité est mauvaise. On regrette encore moins d’avoir choisi la hytte. P’tit dej à l’abri, puis rangement dans l’Espace de toutes les caisses qu’on avait du sortir. Finalement, la hytte c’est contraignant ; et en plus il faut nettoyer la hutte.

A 08 h 30, le gérant du camping vient réclamer son dû. Nous redéposerons la clé au tableau en partant !

Départ vers Grong, puis bifurqué par la R775, toute petite route étroite et sinueuse. Nous slalomons au ralenti entre les moutons éparpillés sur la chaussée et les accotements. Imprévisible et dangereux, surtout à la sortie des virages, ces animaux n’ont vraiment pas conscience du danger !

A Høylandet, nous rejoignons la R17, la route côtière touristique (Kystriksveien), que l’on va suivre jusqu’à Bodø pendant près de 600 km.

Paysages vallonnés, rivières, belles forêts de sapins, fonds de fjords sous la pluie intermittente rendant les vues bouchées.

12 h 30, arrivée sous la pluie à Holm pour prendre le 4ème bac du voyage. A cause de la pluie, pique-nique dans la voiture dans la file d’attente. Traversée du Bindalsfjord jusqu’à Vennesund en 20 minutes sur un gros ferry, 4 files de véhicules, grands salons, boutique bien achalandée, cafétéria où tous les Norvégiens mangent des hot-dogs faits de grosses saucisses genre Francfort. Le temps encore bouché nous empêche de gambader sur le pont extérieur

En débarquant du ferry, la visibilité semble vouloir s’améliorer doucement. Le paysage change aussi, devient plus maritime et pourrait rappeler certains coins de Bretagne nord.

14 h 30, arrêt à Vik pour visiter par hasard une église en bois (et miracle, elle est ouverte !). L’extérieur est couleur blanc et caramel. On a pu visiter l'intérieur peint en rose et mauve, décoration minimaliste, orgue contemporain, et une belle galerie de portraits des anciens pasteurs.

15 h 30, arrivée à Brønnøysund. Ville et port tout en longueur sans cachet exceptionnel. Quelques courses dans un supermarché, avec de super prix… surtout les fruits. On a eu bien raison de faire le maximum de ravitaillement au départ de France !

Sur le port, Nelly visite une petite galerie marchande, pendant que J-J regarde l'arrivée par le nord du MS Lofoten d’Hurtigruten.

17 h 00, arrivée au site de Torghatten et installation au camping du même nom au pied du rocher. Nous trouvons un emplacement exceptionnel en bord du sund avec une jolie vue sur les sommets du continent. Idéal… sauf que le gérant du camp vient allumer un feu de camp à notre vent, sans doute pour célébrer la Saint-Jean, mais est-ce la vraie raison ?

Sans tout comprendre, nous préférons déménager pour ne pas être enfumés, et trouvons un autre endroit près d’une mini-plage. Beaucoup de camping-cars en passagers.

18 h 00, marche vers le trou du rocher de Torghatten. Ce gigantesque trou est une curiosité géologique creusée par la mer dans des temps immémoriaux. Il traverse de part et d'autre un immense rocher en forme de chapeau de gendarme. Inhabituel, ici, on ne tombe pas dans le trou, on y monte ! 125 m à gravir dans la caillasse avant de pénétrer dans le fameux trou, qui fait 160 m de long, 20 de large et 30 de hauteur. Il faut redescendre un escalier en bois pour atteindre la base d'une vaste salle, et vers le sud il y a une jolie vue sur un semis d’îles basses à perte de vue et une ferme isolée en 1er plan.

21 h 00, balade à pied aux abords du camping au fond d’une anse. Nous repérons de nombreux bigorneaux, on s’équipera mieux la prochaine fois. Les nuages se déchirent et l’on comprend que le soleil n’est pas pressé de se coucher…

Jour 9 - Me 24/06/2009 - Thorghatten - Nesna

Grand soleil dès le matin.

Peu après Brønnøysund, ferry entre Horn et Anddalsvåg pour traverser le Vellfjord avec un peu d’attente. Continuation sur la R17.

11 h 30, arrivée à Fjorvik et attente du second ferry de la journée. Promenade à pied sur le port de plaisance et dans le hameau.

12 h 05, ferry pour Tjøtta. Très agréable traversée d’une heure dans un enchevêtrement d’îles et d’îlots, sous un ciel sans nuage, un chaud soleil et une forte luminosité. L'eau du fjord est d'un bleu intense, inimaginable pour la région. Passé tout le temps sur le pont pour admirer un paysage magnifique : une grande île de roche rouge, d’autres vert sombre, plantées de sapins, et la face orientale du massif des 7 Sœurs en arrière-plan. Discuté avec un couple de Liégeois, vus à Torghatten, qui circulent dans un gros camping-car gris et qui font leur deuxième voyage en Norvège.

Pique-nique peu après Tjøtta, juste au bord du Velsnfjord avec de jolies montagnes en arrière-plan. Un endroit très calme propice au repos.

Arrêt à la nécropole russe (2ème guerre mondiale), minimaliste.

Arrêt à l’église médiévale d'Alstahaug construite en pierre dans un très joli cadre verdoyant près de la mer. A l'intérieur, belle chaire et tableaux en bois sculpté et polychrome. Curieux clocher à bulbe. Comme souvent en Norvège, cimetière bucolique et bien entretenu autour de l’église, avec quelques "pierres" tombales en fonte. Très bel ensemble.

Longé le versant occidental du massif des 7 Sœurs avant d’arriver à Sandnessjøen, petite ville vite visitée : la rue principale et le port sont d’un intérêt réduit.

Passage sur le haut pont à haubans de Helgelandbru (devenu gratuit) franchissant l’étroit Leirfjord.

17 h 00, 3ème ferry du jour à Levang pour rejoindre Nesna. A l'embarcadère de Levang, cadre typique de Norvège avec des huttes de pêcheurs rouge sang construites sur pilotis. Traversée du Ranafjord en longeant des côtes verdoyantes parsemées de grosses exploitations agricoles en bordure du fjord. L'activité est intense, c'est la période des foins. Belles montagnes enneigées dans le lointain. Cadre splendide.

Installation au camping de Nesna, intégré dans un motel-centre de vacances (!?), à faible distance du village et du débarcadère du ferry, et en bordure de fjord. Accueil sympathique. Parties communes bien équipées, cuisine, salle de repos et de télé. Terrain très agréable.

Pêche aux bigorneaux devant le campement, belle récolte. Après le repas de bigorneaux et de crêpes, promenade à pied jusqu’à l’église du village et au port, toujours sous le soleil.

Transfert des photos et des films dans la salle télé du camping.

22 h 50, le soleil qui brille toujours passe derrière les montagnes et nous nous couchons au grand jour. En fait, nous sommes à 120 km du Cercle polaire et il n’y a maintenant plus de nuit.

En résumé, une journée exceptionnelle.

Le Velsnfjord

Jour 10 - Je 25/06/2009 - Nesna - Svartisen - Reipa



Grande luminosité durant toute la nuit. 06 h 45, réveil sous un grand soleil et déjà (!) la chaleur.

08 h 20, tenue vestimentaire d'été (T-shirt et bermuda), départ et trajet par une route longeant des fjords tranquilles donnant de beaux reflets dans l'eau calme ainsi que des cimes enneigées en arrière-plan, (Sjonafjord).

10 h 00, arrivée à Kilboghamn, soit un parcours de 90 km en 1 heure 50 ! Il ya déjà une longue file de voitures et un bus pour emprunter un ferry qui paraît bien petit. Suspense, jusqu'à ce qu'arrive notre tour. Montera, montera pas ? Finalement, on rentre, mais de justesse ! Le bac suivant était 2 heures plus tard.

Toujours du très beau temps, mais bizarrement, un petit vent frisquet oblige à trouver un abri sur le pont du ferry. Belle navigation de 70 minutes en slalomant entre de nombreuses îles. Passage du Cercle Polaire (annoncé par l'équipage), et devant la boule métallique marquant le lieu : 66°33' N immortalisée par tous les photographes du bord.

Débarquement à Jetvik, puis pique-nique express au fond du beau Tongsfjord, chassés par un vent glacial et surtout des mouches très agressives.

Toujours sous un franc soleil, courte traversée du Skardsfjord, entre Ågskardet et Forøy. Du ferry, on a quelques vues sur le sommet du glacier Svartisen.

Arrêt à Braset sur le Hollandsfjord, pour plusieurs points de vue sur l'Engabreen, bras du glacier Svartisen se jetant pratiquement dans le fjord. Pris une vedette pour traverser le fjord et rejoindre la base de l'Engabreen, mais il reste 3,6 Km à faire à pied avant d'y parvenir. Chemin très facile au début, malgré la forte chaleur (eh, oui !), devenant plus difficile au pied du glacier sur la roche polie et lissée au fil des siècles par l'avancée du glacier. Il y a même des chaînes pour s'agripper à la montée. Dur ! Finalement, on cale en cours de route, aussi à cause de la chaleur. (Ce sera en réalité, la journée la plus chaude de ce voyage).

On a toutefois de très belles vues du glacier et du fjord qui brillent de mille éclats sous le soleil. ("Le soleil fait pétiller la mer", dixit Nelly). C'est vraiment magnifique. Sans toucher la glace, nous en sommes assez près et malgré tout, cette balade devait être faite.

Retour à la voiture et poursuite en empruntant les tunnels de Glomfjord. Trois tunnels à la suite de 7 km,1 km et 2 km de long avant d'arriver à Ørnes.

Camping à Reipa, 5 km après Ørnes, dans un terrain quasiment vide, exposé au vent et à l'ombre des montagnes avoisinantes, donc très froid.

Promenade à pied sur une grève des environs.

23 h 30, le soleil brille nettement au-dessus de l'horizon entre les 2 montagnes au nord du camp.

Le terrain de camping de Reipa

Jour 11 - Ve 26/06/2009 - Reipa - Bodø - Å i Lofoten

Toujours du grand soleil au réveil

09 h 45, départ du camping. Nombreux arrêts le long des fjords, notamment à Storvik et sa longue plage de sable (mer bleue intense), et au lac de Valnes, avec quelques abris colorés et plusieurs barques échouées sur les berges.

12 h 00, arrêt au pont de Saltstraumen pour voir les courants entrant ou sortant du Skjerstadfjord, par un goulet de 150 m de large (± 400 millions de m3/h à 28 nœuds aux plus fortes marées). Descente à pied sous le pont sur la rive est. Nous arrivons à la fin du jusant, donc rien d'extraordinaire, mais en un quart d'heure le flot arrive et le phénomène s'accélère. L'eau défile alors très vite et bruyamment ; marmites et tourbillons sont en évolution permanente : impressionnant. Pique-nique sur place accompagnés de nombreux pêcheurs ou curieux venus, comme nous, regarder l'eau passer.

Nous montons à pied sur le pont pour avoir une vue d'ensemble du phénomène et ne sommes pas déçus, c'est encore plus spectaculaire, surtout de voir à quelle vitesse l'eau rentre dans ce fjord. De plus, très beau panorama sur l'amont du fjord et les montagnes enneigées vers le sud.

Fin de la route 17 à Løding, un très bel itinéraire de près de 600 km réalisé en 3 jours ½ et qui méritait d'être fait, bien mis en valeur par une météo exceptionnelle.

15 h 45, arrivée à Bodø à l'embarcadère du ferry pour Moskenes (Lofoten). Sur le vaste terre-plein, déjà beaucoup de monde à attendre sur 6 files. Il semble que suite à une avarie, le ferry de 15 h 00 ait deux heures de retard, et que la file d'attente soit en conséquence ! Nous n'avons pas réservé notre passage. Donc, suspense et patience !

Le MS Trollfjord d'Hurtigruten est à quai. Nous étions à cette même escale le 1er Janvier dernier, mais sous une météo et une luminosité bien différente.

16 h 30 Petit tour rapide en ville. Peu d'intérêt, ce que nous savions déjà.

17 h 00, retour à l'embarcadère. Un ferry vient d'arriver (celui de 15 h 00 ?), beaucoup d'incertitude pour embarquer normalement dessus. Cela ne semble pas organisé ou bien c'est la panique parmi le personnel chargé de l'embarquement.

Ce sont les vacances, c'est aussi le week-end et il y a affluence. L'énervement grandit parmi les passagers, d'autant qu'après ce ferry, le suivant est à 00 h 45 !!!. C'est la grande valse-hésitation sur le terre-plein, et à cause de la panique générale du personnel, la montée des véhicules se fait au compte-gouttes, allongeant encore la durée du désordre.

18 h 00, ça y est ! Nous sommes parmi les tous derniers à embarquer sur le catmaran MS Bodø. C'est vraiment passé de justesse. Les 5 files de véhicules sont remplies. A l'intérieur, dans le grand salon une longue queue se forme instantanément à la cafétéria bien avant le départ. Ensuite, la plupart des passagers s'installent et mangent. Nous pique-niquerons également à bord et Nelly s'offrira une glace.

18 h 15, appareillage. A peine virées les îles à la sortie du port que l'on aperçoit déjà les Lofoten à l'horizon… soit une visibilité proche de 90 km !

Ciel toujours clair, temps calme, mer plate. Traversée agréable à une vitesse de 16 nœuds (soit 29 km/h), donc, pas très chaud sur le pont extérieur en fin de journée. Vers l'arrière, vues sur les montagnes enneigées du continent norvégien, et se rapprochant, "le Mur des Lofoten", fait de montagnes escarpées, paraît infranchissable.

21 h 30, arrivée à Moskenes, petit port tranquille au sud de l'archipel. En contre-jour, les montagnes ont des reflets très sombres dans les eaux du port. L'éclairage est très contrasté, aussi de beaux reflets des bateaux et des rorbuer.

21 h 50, arrivée à Å i Lofoten et installation au camping de Moskenesstraumen à l'extrémité du village. Le Guide du Routard avait raison, pas terrible ! Accueil minimaliste. Cher pour le peu de prestations offertes, nous sommes installés sur un terre-plein exigu et tristounet, coincés entre 2 camping-cars.

Balade à pied jusqu'à l'extrémité du camping (inaccessible aux véhicules), où le site est plus grandiose et sauvage. Nous partons explorer le village et marcher autour du port au milieu des rorbuer rouge sang, bâtis sur pilotis. Ces rorbuer semblent fréquentés par des amateurs de pêche sportive qui ramènent de belles prises : flétans énormes et autres qu'ils découpent ensuite sur place. Storvik - Å i Lofoten

Jour 12 - Sa 27/06/2009 - Å - Svolær - Handelsand

Petit déjeuner dans la salle commune du camping face à la mer.

08 h 45, départ du camping et déjà arrêtés quelques centaines de mètres plus loin pour photos et films du port de Å, avec ses rorbuer multicolores, des petits chalutiers et les montagnes acérées et à pic en arrière-plan, le tout accompagné par les cris stridents des mouettes. Ce village est la carte postale des Lofoten.

Puis, au port de Reine, les rorbuer rouge sang se détachent des eaux bleues du port et contrastent, là encore, avec les montagnes tombant à-pic brutalement dans la mer. Typique ! Ensuite, arrêt à Hamnøy.

10 h 15, Flakstad, immense plage de sable blanc baignée par une mer turquoise avec montagnes en arrière plan. Paysage surréaliste, inimaginable à cette latitude, et pourtant bien réel. Il ne manque que les cocotiers pour que ce site soit paradisiaque. Résultat, personne, absolument personne sur cette longue plage, si ce n'est 1 ou 2 couples d'huitriers-pie qui courent avec nous sur le sable en lançant des cris stridents.

10 h 30, à l'écart de la route, le port sauvegardé de Nusfjord, là encore, cliché des Lofoten. Péage de 5.50 € par personne (un peu exagéré), pour l'entretien et la conservation du site. Rorbuer jaune et rouge sur pilotis autour d'un petit port en fer à cheval. Dans quelques bâtiments d'époque, espace muséographique concernant la pêche, le travail de la morue et tous les métiers s'y rapportant. Boutique de souvenirs dans une échoppe restée dans son état d'origine. Site très visité.

Arrêt au panorama de Felsa, sur un tertre à l'écart de la route. Vaste point de vue sur une large vallée verdoyante.

12 h 00, détour par la plage d'Haukland, sur la côte nord de l'archipel. Malheureusement, d'épais nuages et du vent fort arrivent sur place en même temps que nous, difficile de rester. Franchement dommage, car c'est une belle plage de sable blanc.

A proximité, et après être passés sous un tunnel, pique-nique sur la plage d'Utakleiv. Ecourté à cause du temps très maussade et du vent froid. Encore dommage, car nous avions une très belle et longue plage face à nous.

13 h 00, passage à Stamsund, courte escale Hurtigruten de l'hiver dernier que nous avons bien du mal à reconnaitre. Retour du beau temps et poursuite par la R815 sur la côte sud de l'archipel par Valberg, dans de beaux paysages de montagnes tombant brutalement dans des plaines marécageuses.

Visite du port de Henningsvær, situé sur une île et accessible par un pont à voie unique réglé par des feux tricolores. Sur fond de montagne abrupte, un port tout en longueur entouré de constructions blanches sur pilotis.

16 h 00, arrêt à Kabelvåg, où se déroule un rassemblement de vieux gréements locaux, ainsi qu'une fête populaire sur la place du village. Une animation que nous n'avons jamais retrouvée ailleurs en Norvège. Les gens sur des tables et des bancs au milieu de la place mangent du poisson ou des crevettes. Un groupe joue de la musique sous un kiosque. Nous achetons 1 litre de crevettes pour le dîner.

A la sortie du village, une très belle église en bois peint en marron est en cours de restauration.

18 h 30, Svolvær. Nous assistons à l'arrivée du MS Polarlys d'Hurtigruten qui débarque son lot de touristes pour des excursions dans l'archipel. Difficile de reconnaitre de jour l'escale faite de nuit et sous la neige l'hiver dernier.

La géographie se prête à l'observation du soleil de minuit et nous voudrions faire du camping sauvage sur la côte nord pour cela. Il fait beau, bien que le ciel ait l'air de se couvrir légèrement et qu'un vent frisquet commence à souffler. Ce soir, nous pique-niquons avant de trouver l'endroit idéal : repas de crevettes.

Plus nous roulons vers la côte nord, plus le temps se couvre. Arrivés à Laukvik, il bruine ! De plus, de la route, nous ne trouvons pas d'accès commode vers la plage ; de toute façon, le soleil à minuit paraît bien compromis.

21 h 00, dépités, nous poursuivons notre itinéraire vers Fiskebol par une petite route qui se transforme vite en piste en traversant des paysages désertiques pendant plusieurs kilomètres. Dans la grisaille, rien pour accrocher le regard, pas une maison, pas une voiture, rien ! Difficile de trouver un endroit sympathique et sûr dans un tel désert pour camper.

21 h 30, en roulant, sur la gauche et bien à l'écart de la route, une petite église isolée et à côté les toits de 2 camping-cars. A gauche toute ! Au bout du chemin, au pied de l'église, une petite place en herbe où stationnent pour la nuit 2 camping-cars immatriculés dans l'Orne.

Installation rapide du campement sous le crachin et café bien chaud.

22 h 30, le temps se dégage timidement. Marche à pied vers le rivage, l'horizon vers le nord rosit à peine. Le soleil reste bien caché derrière les nuages. Raté !

Retour à la voiture pour notre première nuit dans la nature. Aussi, nous pensons que près de l'église, il ne devrait rien nous arriver...

A suivre…

2ème Partie -- 3ème Partie -- 4ème Partie
USA - Terres rouges et pierres jaunes: 1 mois en Utah, Wyoming et Sud Dakota
by Cendryon · 2010-08-21 · 211 replies
L'année passée nous avions découvert la CALIFORNIE ainsi que certains sites de ce que les connaisseurs nomment le “grand circle”, c'est à dire le GRAND CANYON DU COLORADO, le LAC POWELL, MONUMENT VALLEY et BRYCE CANYON. Nous avions fait le choix de ne pas passer à MOAB, trop loin, trop chaud et surtout, nous estimions à juste titre que le séjour sur place aurait été bien trop court pour se consacrer pleinement aux trésors de la région. De plus, à la fin des vacances, nous étions fatigués que nous n'avions aucun état d'âme à oublier le détour par ZION pourtant prévu au programme. Ce nouveau voyage confirme ce sentiment : La dernière semaine est toujours un peu difficile. Aussi convient-il d'alléger le programme et de prendre son temps...

Cette année c'est avec un plaisir non dissimulé que nous avons prévu de retourner dans ces endroits que nous n'aurions certes pas autant apprécié si nous avions dû les visiter trop rapidement en fin de circuit, la fatigue n'étant pas la meilleure amie de la chaleur...

Le parcours prévoit donc les étapes suivantes du 1er juillet 2010 au 31 juillet 2010 :



Jour 1 : Un voyage stressant On a beau tout préparer depuis une année, les choses ne vont pas toujours comme on le souhaite... En ce jeudi 1er juillet, nous partons de Bruxelles pour un vol sans problème jusqu'à London/Heathrow, l'un des aéroports européen bénéficiant de nombreuses connexions pour l'ouest des USA. C'est à partir d'ici que cela se complique....

J'avais lu sur le forum les mésaventures de cette belge qui avait eu un problème à l'embarquement sous prétexte que son ESTA était refusé alors que depuis son domicile tout était correct et qu'elle avait reçu la confirmation qu'elle était "accepted"... Aussi je craignais un peu que nous n'ayons quelques problèmes du fait que les enfants venaient de refaire leurs passeports.

Et bien figurez-vous que c'est sur moi que le problème est tombé, moi qui ne suis pourtant pas belge mais française donc disposant d'un passeport français !!!

Arrivés au passage vers la zone internationale (zone d'embarquement ) du terminal 5, l'employée de British Airways m'annonce que mon ESTA n'est pas “accepted”. Alors nous sortons les documents imprimés depuis la maison qui indiquent que tout est en ordre mais rien n'y fait!

La dame tapote sur son ordinateur et re-tapote, toujours rien de positif…

1ère explication : La dame me dit que je dois refaire une demande avec mes 3 prénoms pour que ce soit accepté... Elle tapote et retapote et là, … toujours “not accepted” DAMNED !

2de explication : J'ai fait ma demande ESTA avec mon nom de jeune fille (normal, c'est ce qui est sur mon passeport) alors que j'ai fait la réservation British Airways sous mon nom d'épouse. Elle me propose de refaire une demande depuis son ordinateur avec mon nom marital. Comme il n'y a pas de file d'attente elle m'assiste pour remplir la nouvelle demande et là on doit attendre... combien de temps.. on ne sait pas, peut-être 1 heure.. L'angoisse monte, la colère aussi !...

La dame retapote sur l'interface de la British et rien n'y fait je suis toujours refusée. C'est alors qu'intervient mon “sauveur”, le gentil collègue d'à côté qui regarde l'écran de la dame et lui fait remarquer que cette gourde s'est trompée dans la saisie du n° de mon passeport sur son écran (l'interface de la British)!... et du coup, O, miracle, me voici accepted !!! Bon tout le monde peut se tromper ok mais j'attends toujours les excuses de cette gourdasse...

Et c'est là qu'on se dit : British Airways, plus jamais !

Ensuite c'est une longue attente qui commence tempérée par un déjeuner sympa dans un restaurant branché style “asiatique fusion” (il me semble que c'est comme cela qu'on dit) où l'on peut commander du riz ou des nouilles asiatiques avec divers composants etc.. C'est bon et ça cale pour se remettre de toutes ces émotions. En même temps moi je ne suis pas tout à fait tranquille vu que la dame m'a refait faire une demande ESTA avec mon nom d'épouse, c'est à dire pas celui qui est sur le passeport (il n'y a indiqué mon nom de jeune fille épouse nom marital). Je crains d'avoir des problèmes à l'arrivée aux USA ...

Nous passons donc pas mal de temps a déambuler dans les boutiques du T5 et j'en profite pour acheter du thé et des cookies. Entre notre arrivée depuis 10h10 et notre départ de l'avion prévu pour 16h, il y a près de 6h d'attente !

Et c'est là qu'on se dit : “T'aurais pas pu choisir une escale un peu plus courte ?”

Des départs toutes les 5 minutes depuis ce terminal

La "gate", la porte d'embarquement, s'ouvre enfin. D'ici on peut voir le "gros navion" qui va nous conduire de l'autre côté de la mare... si tout va bien... et les va et vient des bagagistes ou autres ravitailleurs.

Que des oiseaux British Airways sur le parking !...

Une fois à bord de l'appareil qui doit décoller à 16h10, on commence a s'apercevoir d'un léger décalage dans le temps... C'est alors que le commandant et son équipage nous souhaite la bienvenue... Ah non pas tout à fait, c'est le commandant qui prend la parole pour nous expliquer que nous attendons un peu car les bagages ne sont pas encore tous arrivés...

Il est 16h45 lorsque le pilote reprend la parole pour annoncer que le départ est imminent... chouette !... MAIS que suite au crash du système informatique de gestion des bagages à Heathrow, il nous manque 70% des bagages ! En d'autres termes nous sommes 300 passages à bord et nous n'emportons que 96 valises !... Glups !...

Il propose aux gens qui le souhaitent ...de descendre... en sachant qu'ils devront attendre plusieurs jours avant de repartir et sans savoir où sont leurs bagages ! What a joke !

Étonnamment, personne ne veut descendre. Le commandant assure les passagers qu'aucune valise ne sera perdue et que chacun sera livré dans quelques jours, où qu'il se trouve aux USA. Il annonce également que des cartes de “compensation” seront attribuées pour permettre aux passagers d'effectuer les achats de première nécessité. Il présente ses excuses au nom de la compagnie etc...

C'est alors que je me souviens de l'année passée, au retour de Los Angelès. Nous avions 1h30 d'escale et c'était trop court pour que nos valises suivent. A l'arrivée à Bruxelles il nous manquait nos 4 bagages mais on n'étaient pas angoissés, c'était au retour de vacances. Le lendemain matin elles nous avaient été livrées à notre domicile.

Mais je me rappelle aussi ce que m'avait raconté un ami. Il disait qu'à l'ouverture du nouveau terminal 5 de la British Airways à Heathrow, ils avaient eu un tel crash de leur système informatique de gestion des bagages que pour ne pas engorger l'aéroport et permettre au trafic de reprendre normalement, ils avaient dû expédier tous les bagages en Italie pour les trier et les dispatcher à travers le monde... cela avait du prendre au moins une semaine voire plus!

C'est alors que les angoisses de la plupart passagers concernant le décollage, le vol etc... cèdent la place à l'angoisse de ne plus revoir ses valises, de devoir tout acheter sur place... C'est aussi là qu'en 30 secondes tu fais le point sur les endroits où il est possible que tu te trouves dans “quelques jours”, que tu fais le point sur les éventuelles modifs du parcours si tu dois revenir à Las Vegas.

Tu fais aussi le point sur les trucs indispensables qui vont te manquer à commencer par les piqures pour mon mari qui a déjà fait une flébite suivi d'une embolie pulmonaire après un vol en avion, les médicaments que tu dois impérativement prendre tous les jours comme ceux que je prends contre l'hypertension car ceux que j'ai sur moi pourront me faire tenir une semaine au plus... ..et puis tous les petits trucs indispensables à ta “survie” genre shorts, sandales -vu que nous sommes partis en jean et chaussures de rando et qu'à l'arrivée il fera 35°, slips, chaussettes de randonnée , crème solaire, anti-moustiques, les bredequins en toile spécialement commandés sur internet pour faire “les narrows” à Zion... bref l'angoisse pour moi encore une fois, alors que d'habitude je suis la zénitude incarnée !

Je n'ai pas le coeur à regarder les films, j'arrive tout de même à m'endormir un peu avec pas mal de difficultés.

A une heure de l'arrivée, le personnel de bord nous sert notre “petit déjeuner sandwich aux comcombres (on est sur British Airways faut-il le rappeler).

C'est alors que le commandant prend la parole. Londres lui a fourni la liste des passagers dont les baggages sont restés à Londres. Si l'on est positif on peut se dire que c'est bon signe car au moins ont les a retrouvés! Il commence a égrèner les numéros des sièges concernés. Plus un bruit dans l'appareil... Nous avons nos sièges en 39A, B, C et D. Nous entendons Thirty one, thirty two... pas de 39, ouf !!

C'est là que mon mari me dit “attends, il va redonner 2 autres listes dans 5 minutes !” Arghh c'est vrai, nous sommes 300 à bord et il y a au moins 200 personnes qui n'auront rien à l'arrivée ! Re-prise de parole du commandant qui se veut toujours aussi rassurant et précise que les bagages seront livrés demain soir .

Et c'est là qu'on se dit que c'est utile de toujours prévoir un petit séjour sur place à l'arrivée !

On écoute toujours aussi attentivement le commandant lire les numéros des sièges. Tous les “thirty” y passent sauf le “nine”. On est bien content mais est-ce que l'on a bien entendu ? On ne pourra le savoir qu'à l'arrivée …

Soudain je suis surprise par les paysages survolés : La vue des roches ocres et rouges me rassure et me remplit d'enthousiasme. Enfin, l'ouest sauvage, le désert, l'immensité !! Comme j'ai du plaisir à revoir ces paysages, ... pour un peu, je sentirais presque la chaleur qui se dégage de ses montagnes !

Comme c'est beau ! J'en oublierais presque le problème des valises ...

Je reste le nez au hublot et ne peux m'empêcher de prendre quelques photos, pour le souvenir plaisant de ce moment magique...



Quelques nuages moutonneux masquent partiellement la vue mais il n'y a pas de doute, On y est !



Les montagnes vues du ciel dessinent d'étranges vagues ...



Cette longue proéminence rappelle qu'ici plus qu'ailleurs, le glissement des plaques tectoniques a engendré de superbes paysages ...



Et puis soudain de l'eau !



Je distingue une marina. Mais quel est donc ce lac ?

Il est 19h30 quand l'avion se pose avec un maximum de délicatesse. Nous devions atterrir à 18h50 donc nous avons rattrapé un peu de notre retard. Avec environ 4 tonnes de bagages en moins, l'avion a dû voler plus vite !

Mon angoisse me reprends avec les formalités d'immigration. La file d'attente parait longue mais les guichets sont très efficaces et nous n'attendons pas 5' avant d'atteindre l'agent du service qui est très aimable comme d'habitude. En 5' à peine l'affaire est pliée. Je re-maudit la fille de British Airways à Heathrow !

Nous nous précipitons alors vers le tapis roulant des bagages...et...YEP ils sont tous là !!

Et c'est là qu'on se dit : Finalement une escale de 6 h à Heathrow c'est long mais c'est bien et ça aura au mois permis aux valises d'arriver très tôt pour être embarquées dans l'avion !

Soulagés nous quittons très vite l'aéroport, direction l'arrêt de la navette vers le Mac Carran rental center. Il y a là un jeune français paumé qui cherche aussi à se rendre au centre de location de véhicules. Il me dit ne pas parler l'anglais. Il vient de voyager en direct depuis Charles de Gaulle avec une nouvelle compagnie XL qui fait des vols promotionnels sur LAS VEGAS. C'est bon à savoir. Il va rejoindre ses potes pour un road trip et ils partent directement... Vu comme il a l'air d'avoir envie de dormir, c'est pas gagné !

Il fait nuit, la chaleur est écrasante (100°F) et là, sortie de l'aéroport, au milieu du ballet des limousines, je me sens super mieux ! Étonnant non ?

Nous embarquons dans la navette direction ALAMO !

Les employés de ce genre d'agence sont de redoutables vendeurs. On le sait bien, on avait déjà eu une proposition de véhicule de catégorie supérieure l'an passé par rapport à ce que j'avais réservé mais on ne s'en était pas plaint, au contraire, c'était super. Cette année j'avais réservé un Chevrolet Equinox et le gars nous propose la catégorie au dessus en vrai 4X4 à un prix défiant toute concurrence évidemment... sous prétexte que le modèle retenu ne se fait plus ??? Je le savais, je le savais...

Bon, le modèle au dessus il est tout de même bien tentant et c'est un vrai 4X4 alors que sur internet je ne pouvais pas y accéder vu que non accepté à l'abandon à Rapid city.

Mais là vu que c'est Alamo qui le propose, allez go !! Evidemment c'est plus cher vu que Patrick prend aussi l'option de l'assurance complémentaire pour frais de réparation “si l'on est perdu en plein désert” qui dit le gars … mais d'un autre côté, les frais d'abandon font 200$ de moins que annoncé par auto escape... comme quoi ... Dans le parking il y a plein de SUV et tout au bout de l'allée face à nous, j'aperçois un gros bazar blanc... et j'ai comme l'intuition que c'est ça la JEEP COMMANDER que nous a proposé le gars! BINGO !

Pour ceux qui ne connaissent pas c'est un modèle dont on ne peut pas dire que la ligne soit franchement design, mais c'est nettement plus “haut sur pattes” que l'Equinox.

Le coffre n'est pas plus grand à cause des sièges supplémentaires qui sont rabattus (ce modèle peut accueillir 7 passagers). Les bagages se retrouvent très en hauteur ce qui diminue un peu la visibilité à l'arrière mais d'après Patrick, le véhicule est agréable à conduire et très maniable. Moi je me dit que plus on est haut sur pattes, moins on a aura de problèmes dans des passages difficiles. J'ai fait une check list pour quelques vérifications du véhicule (roue de secours – elle est dessous, état du pare brise, km du prochain entretien, ). Il manque la notice et le double des clefs. Le gars nous dit qu'il n'y en a pas …

Bon, ben on le prend quand même hein ?!



Il est environ 22h quand nous arrivons au Caesars Palace. Je vous fais grâce des descriptions de couloirs interminables et des statues posées partout...Ave Cesar !

La chambre correspond à ma réservation... Non, elle est même mieux que ça ! En tout cas elle plait beaucoup aux enfants, surtout l'espace douche/bains.

Comment décrire cela ? Nous dirons qu'il y a 2 salles d'eau avec entrées séparées mais qu'elles sont communicantes par.. la douche qui est double ! Dans une des salles il y a un jaccuzzi, un lavabo, des WC séparés et... bidet avec une fontaine intégrée en son centre ! je ne savais même pas que cela existait encore. De l'autre côté, il n'y a qu'un lavabo et des WC séparés. Nous laissons ce "petit" espace aux hommes, avec Caroline, nous prenons immédiatement possession du côté "jaccuzzi" ... que nous n'aurons d'ailleurs même pas le temps de tester ! Il va sans dire que dans le style de ce palace dédié à la rome antique, le tout est recouvert de marbre et de travertin ... attention , ça glisse dans la douche !













Mais voilà : FAIM nous avons … Il est 23h et le food court est fermé ...après avoir demandé conseil à une vendeuse, nous allons nous restaurer au MUNCH BURGER, hyper branché et bruyant mais salvateur.

En fait nous comprendrons plus tard pourquoi l'endroit est recherché : ce café est situé à la conjonction de 2 phénomènes qui attirent les foules : L'un, l'espace de jeu des PUSSY CAT DOLLS est situé juste face au café et les filles qui se trémoussent autour des barres attirent pas mal de clients qui veulent allier plaisir des yeux à celui de l'estomac...Le deuxième, c'est la proximité de PURE, le night club à la mode du Caesars palace , et les personnes qui s'y rendent peuvent grignoter un hamburger en attendant qu'on veuille bien les laisser entrer......

Pour nous, pas question de boite de nuit car la journée a été très très longue et nous nous mettons au dodo vers 0h45 dans notre grand lit douillet.

Ah, quel bonheur !
America the beautiful (partie 1 et suite)
by Lanfeust77 · 2010-08-05 · 135 replies
Je commencerai mon récit par un retour direct dans le passé, un bond au temps n-1 où notre excitation, à mon père (autre membre de cette expédition) et moi, a atteint ses limites, à l’instant x où nous nous préparons à mettre le pied dans un avion qui va nous mener sur le nouveau continent, au pays des mille et une merveilles, au cœur du gigantisme, de la démesure –humaine et naturelle. Nous partons pour plus qu’une découverte, nous partons à l’aventure dans le Grand ouest Américian…

Mercredi 12 mai :

Nous y voilà presque, le grand jour, le D Day, le débarquement des frenchies va bientôt s'amorcer... Après avoir compté les mois depuis l'an dernier et plus précisément depuis Janvier où notre projet s'est précisé, après avoir compté les semaines et enfin les jours nous sommes maintenant à seulement quelques heures de notre envol vers nos chères roches rouges d'Amérique du Nord!!!! Alors bienvenue sur "America the beautiful"

Au programme cette année pas moins de 8 états (soit le double de l'an passé), près de 6000 Km de route (pour plus de 5000 l'an dernier), 22 jours pleins sur place, départ le Jeudi 13 Mai avec près de 20 heures et 30 minutes de voyage aller (Paris-Atlanta en 09h25, 7h45 d'escale puis Atlanta-Denver en 3h27) et retour le Dimanche 06 Juin (Départ la veille Denver-Detroit en 2h50, 2 heures d'escale puis Detroit-Paris en 7h45: soit 12h35!!!). En partant de Denver dans le Colorado nous prendrons d’abord direction plein sud, en débutant avec les plus grandes dunes sahariennes d'Amérique du Nord les Great Sand Dunes. Puis, après avoir longé les berges du Rio Grande, nous continuerons notre descente dans le Nouveau-Mexique et ses petits villages aux maisons en adobe en faisant une halte à Santa Fe... Nous virerons ensuite vers les étendues désertes du nord-ouest du Nouveau-Mexique avant de traverser la frontière de l'Arizona et d'aller contempler les vestiges des dernières batailles indiennes du Canyon de Chelly. S'il est un endroit unique et merveilleux dans le grand Ouest américain, il s'agit bien de la région du lac Powell qui mérite à elle seule d'écrire un roman: cela tombe bien car nous installerons nos quartiers pour plus de 4 jours dans la ville de Page (où nous avions déjà séjourné l'an passé avant de rejoindre Monument Valley). Cette année Page deviendra notre camp de base pour quatre nuits car nous sommes bien décidés à tout tenter afin d'avoir le privilège de contempler la beauté des vagues figées dans la roche de The Wave et/ou d'admirer les sculptures délicates des Coyote Buttes Sud: en effet afin de protéger les lieux un système de loterie n'accorde le précieux sésame qu'à 20 chanceux par jour (dont 10 le jour même sur place) pour chacun des deux sites... Si nous perdons cela fera une réelle motivation pour revenir, mais rassurez vous nous avons déjà un programme plus que chargé concernant les autres sites libres d'accès du coin... Rassasié (ou pas?) des merveilles du nord de l'Arizona et du sud de l'Utah nous emprunterons une piste au milieu de nulle part, au fin fond du plateau du Colorado afin de remonter vers le canyon de Bryce qui avait été un coup de coeur l'an passé et qui se trouve en plein sur notre route, heureuse coïncidence!!! Comment parler de l'Utat sans parler des mormons...eh bien oui nous passerons dans la fameuse patrie de Joseph Smith, Salt Lake city, avant de poursuivre notre pèlerinage vers le Wyoming, en passant brièvement par une petite portion de l'Idaho (en route dans l'Utah, passage obligé dans les grandes villes européennes de Paris, Montpelier, Genève) avant de gagner la ville de Jackson-Wyoming, porte d'entrée des Grand Tétons (souvenir de trappeurs Canadiens imaginatifs et contemplatifs face aux pics enneigés qu'ils avaient en face d'eux...de quoi réchauffer l'ambiance) où nous passerons une bonne journée en pleine nature avec des premiers contacts nous l'espérons avec élans, Wapitis, bisons, et peut être Grizzli... Puis cap au nord à nouveau car comme il est indiqué dans de nombreux guides et récits de voyages, les Tétons constituent les Champs Elysées qui mènent au jardin d'Eden: le parc national de Yellowstone...nous avions pensé nous y rendre plus tard, mais 2012 approchant, les photos risqueraient d'être un peu ratées à ce moment là, éruptions cataclysmiques oblige... Quatre bonnes journées nous donneront déjà un bon aperçu, nous l’espérons, des merveilles de cet endroit et de ce qui se déroule juste sous nos pieds...à moins de 5 km sous terre à cet endroit! Gardiner dans le nord du parc nous permettra de poser les pieds dans le Montana et Cody, capitale mondiale du rodéo, sera notre porte de sortie du coté Est du parc. Nous filerons alors déjà vers le Dakota du Sud non sans faire une halte en cours de route au Devils Tower et dans la charmante petite bourgade de Deadwood: celles et ceux qui sont amateurs de série télévisées pourront vous confirmer qu'il s'en est passé des choses dans ce coin...on a sacrément gratté pour chercher un petit métal jaune très couru!!! Le Dakota du sud c'est aussi des Badlands (traduisez des mauvaises terres ou rien ne pousse, si ce n'est quelques tipis indiens), un très beau parc animalier (Custer park), mais aussi une satue équestre monumentale de Crazy Horse faisant concurrence directes à celles toutes proches au Mont Rushmore, -mais bien moins hautes- des 4 présidents américains, symboles de la conquête de l'ouest... Deux journées ne seront pas de trop pour découvrir tout ce coin mais il sera alors temps de redescendre vers le Colorado non sans avoir fait nous l'espérons une petite incursion de dernière minute dans les Rocheuses toutes proches...une petite friandise avant le retour!!!



Voilà donc le prélude à notre nouvelle aventure.

Jeudi 13 Mai : Première carte postale du pays de l'oncle Sam :

Levés à 6h30, nous partons à 7h45. Nous patientons un bon moment pour nous enregistrer et prendre notre vol... qui est retardé bien sûr : en effet certains bagages en soute n’ont toujours pas trouvé de propriétaire !!! Le vol est cependant très agréable avec de nouveaux écrans tactiles et un grand choix de films et documentaires. Malgré l’estampillage Air France, la nourriture est pas mal non plus. Une fois arrivés à Atlanta, dans un aéroport surdimensionné, nous passons l'immigration : une bonne heure d'attente, mais vu le nombre de passagers débarqués, une heure reste une attente plus que correcte. Nous prenons ensuite le train



...non pas pour changer de ville mais tout simplement pour rejoindre notre Concourse-Terminal. Sept heures d'attente, une bière et un repas plus tard, nous prenons notre correspondance pour Denver. Comme les avions sont des charters locaux (Delta Airlines, le Easyjet du coin) l’économie est à l’honneur, les gens se plaçant où ils veulent…À cette heure là, l’ambiance est franchement assez irréelle : il ne manque que la voix de l’hôtesse pour annoncer que nous venons de plonger dans la quatrième dimension... La fatigue aidant nous piquons néanmoins rapidement du nez –heureusement cela ne concernera que les passagers et pas l’avion- et nous réveillons plus de trois heures plus tard à Denver, avec deux heures de décalage en plus, soit tout de même huit heures dans la journée !!! De nouveau nous prenons le train pour changer de terminal puis nous appelons notre hôtel pour faire venir la navette…Un sacré chalenge pour cette première journée !

Petit aperçu de l’intérieur d’un des terminaux :



Vendredi 14 mai :

Aujourd’hui c’est journée préparation: récupération de la voiture et achats « spécial rando ». Question voiture, nous avons eu la main heureuse : nous étions passés par Locationdevoiture.fr qui sous-traite avec Drive FTI qui eux mêmes passent par Alamo. Nous avions demandé un SUV standard suivant les conseils que nous avions reçus sur ce salon. Le problème étant que l’on réserve une classe de voitures et non un modèle… Mais une fois sur place les choses se déroulent on ne peut mieux : la préposée du parking très sympathique fini par nous trouver parmi les voitures retournées LA voiture que nous souhaitions (enfin la deuxième sur notre liste), à savoir une Ford Explorer!!!! La Ford explorer on peut rouler partout avec, on peut y mettre 10 personnes (ou presque), on peut y manger, y boire, y dormir...bref nous sommes TRES heureux d'avoir eu ce modèle!!!!



Maintenant parés pour la route, nous nous rendons immédiatement au Outdoor World de Denver que nous a conseillé Sedonax, à savoir le paradis des randonneurs, des pêcheurs, des chasseurs, des grands et des petits...



Une fois n’est pas coutume, c’est le choc culturel: c'est immense (mais bon ça on s'y attend aux USA), mais c'est surtout une vraie aventure de s'y balader...on pénètre par une grande porte gardée, comme les cadis, par les ours.



Au rayon pêche d'immenses poissons sont accrochés, des chats sauvages, des bisons et des randonneurs trônent au dessus des cabines d'essayage, une tête de cerf orne le dessus de l'ascenseur dont le fond s’ouvre sur un immense aquarium...





A Outdoor World on trouve tout ce que l'on cherche –même des vendeurs souriants et disponibles continuellement pour vous renseigner- et même plus pour toutes les activités: chasse, pêche, rando, ...bref nous y passons beaucoup de temps mais nous avions une bonne liste de courses et l’avenir nous montrera que nous avons bien fait passer ces heures à chercher tout ce qu’il nous fallait. Repas au très bon restaurant du Outdoor world près d’une immense FAUSSE cheminée en observant un VRAI plongeur nettoyer l’aquarium du restaurant. 37$ (prix indiqué pour à deux à chaque fois) avec steak-poulet-bières (premières Samuel Adams)-cafés.



En sortant à 16h les trombes d’eau finissent de nous refroidir après la note des courses...même au pays du shopping rien n'est encore gratuit... Après les très gros embouteillages à la sortie de Denver, la pluie nous rattrape et même nous précède tout le long de la longue route du sud qui nous mène aux Dunes. La nuit tombe sur le Colorado quand nous réussissons finalement à semer la pluie. Mais au sortir de la station essence de Walsenburg où nous avons stoppé pour demander notre route (je monte même dans le cockpit d’un camionneur au passage pour indiquer notre « destination finale » ), nous croisons les déneigeuses qui reviennent du col de montagne menant aux dunes...en effet nous avons la surprise de distinguer 10-15 cm sur les bas côtés de la route…finalement nous traversons sans embûches les derniers kilomètres fantômatiques et le chalenge du jour reste quand même de trouver notre lodge dans le parc des Great Sand dunes…nous sommes les derniers arrivés à 22h15 et prenons possession de notre chambre très propre mais très froide…n’ayant rien avalé depuis le midi nous nous contenterons de quelques chips et cookies pour ce soir…

Samedi 15 Mai :

C'est au petit matin (traduisez pré 06h00) que nous nous levons pour attaquer notre journée. Et comme l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt, les clichés photographiques d'exception également: sur la route qui nous mène aux dunes, nous avons eu le bonheur de voir un troupeau de deux cerfs et de biches sur notre gauche, avec les dunes de sable et les monts enneigés en toile de fond...le troupeau attend bien sagement que nous ayons la gentillesse d’avancer afin de traverser la route…



Un autre troupeau peu farouche nous a accueille au parking pour le départ de notre randonnée. Une autre rencontre d'exception, les animaux étant éloignés seulement de quelques mètres...



Parés de nos blousons en Gore-tex achetés la veille (et nous ne les avons pas regretté en montant les dunes, fouettés par le vent de sable), nous traversons un petit rio glacial pieds nus. Une fois passés de l'autre coté, l’attaque de l'ascension des dunes permet de réchauffer les blocs de glace qui nous tiennent lieu de pieds. Les couleurs sont magnifiques, le dépaysement total...le contraste entre les dunes à perte de vue d’un côté et l’eau, la verdure et les sommets enneigés de l’autre est saisissant…







Une idée des distances





Après deux bonnes heures de balades, nous décidons de raccourcir notre balade car de la route nous attend. Nous reprenons la route du sud vers 10 heures. La frontière Colorado/Nouveau-Mexique passée et le gore tex remisé en voyant la température monter en flèche, nous atteignons le pont du Rio Grande très impressionnant.





Nous rejoignons ensuite le village de Taos Pueblo (vers 14h45) classé patrimoine mondial de l'Unseco. Visite intéressante avec des très belles maisons en adobe, très typiques. Une petite église de carte postale et le clocher restant d'une église détruite en représailles de la révolte des indiens pueblos finissent de nous faire voyager dans le temps et les souvenirs d’un autre âge. Nous traversons Taos, ville très touristique et faisons une courte halte en centre ville puis à l’église San Francisco de Assis.





Il est malheureusement bien trop tard (17h30) pour faire la route des églises et nous prenons donc la route la plus directe pour rejoindre Santa Fe. Sur la route, à 73km de notre destination arrêt devant une montagne similaire à Valley of the Gods (Chiripida ?), suivi d’une halte devant le Rio Grande puis devant le Camel Rock (18h45) à 20km de Santa Fe.



Nous posons les valises au El Rey Inn à 19h15, hôtel vraiment charmant.



Mauvaise nouvelle au moment de chercher pour trouver un restau sympa dans les environs : j’ai perdu mon guide du Routard…et pour couronner le tout le Lonely Planet du Yellowstone n’est plus là non plus…Après un repas tendance mexicaine, correct mais pas non plus extraordinaire, au Guadalupe (46$ avec tip), nous regagnons nos pénates.

Dimanche 16 Mai :

Aujourd'hui c’est dimanche, et pourtant nous sommes levés à 06h30. Après un très bon petit-déjeuner au El Rey Inn, nous attaquons la journée par une visite de la magnifique ville de Santa Fe et ses maisons en adobe.





Durant deux heures, nous déambulons dans les rues : en longeant le Old Santa Fe trail nous passons d’abord devant la plus vieille église des USA, la mission San Miguel



puis devant la très belle chapelle Loretto. Après avoir admiré la cathédrale St Francis



nous rejoignons la fameuse place des gouverneurs. Nous faisons le tour de la place avec un monument au centre dédié au souvenir des héros américains morts lors des batailles contre les Indiens : cette stèle sert maintenant plus au souvenir de ces conflits inutiles qui ont coûté tant de vies…



Après avoir retraversé dans le sens nord-sud la « Agua Fria », nous flânons un peu dans le fameux quartier des artistes Canyon Road, ensemble de rues très typiques et très cossues où les artistes locaux exposent leurs œuvres dans leurs jardins.







Ce n'est malheureusement pas la période où les habitants (basques émigrés?) font pendre leurs piments rouges à leurs maisons...

10h30/11h et nous voilà de nouveau sur les routes, direction Farmington au nord ouest du Nouveau-Mexique. Après avoir emprunté la grande autoroute qui mène à Albuquerque, nous bifurquons vers l’ouest 30 km avant d’atteindre cette grande ville, direction cuba ! Sur cette route, l’US64, le spectacle est au rendez-vous et c’est un feu d’artifice de teintes multicolores ou bien de canyons dissimulés qui jalonnent chaque coté de la route et ce pendant 15 minutes magiques, 30 km avant d’arriver à Cuba. Nous rejoignons cette dernière vers 12h45 et profitons de notre pause déjeuner pour nous renseigner sur la localisation exacte de Lybrook un point de vue extraordinaire que nous souhaiterions découvrir…nous passerons finalement à côté… Vers 15h nous sommes à Farmington où nous « jetons » nos affaires avant de repartir vers 15h40 en direction notre excursion du jour : les Bisti Badlands. Nous sommes partis tellement vite de l’hôtel que je m’aperçois 20 minutes plus tard que les piles de mon GPS de rando sont déchargées (il ne reste qu’une barre) or nous allons avoir vraiment besoin de cet outil pour toute la fin de l’après-midi… nous décidons donc d’utiliser au maximum les cartes que j’ai également emportées avec moi… Comme leur nom l’indique, les Badlands sont des mauvaises terres où très peu de végétation peut pousser, et la piste qui nous y conduit décourage déjà une venue trop nombreuse sur le site : nous n’allons pas nous en plaindre tant la beauté intemporelle des lieux nous saisit dès notre arrivée. Sur la piste nous croisons un photographe venu ici pour prendre quelques clichés de repérages : en effet au parking nord un campement a été installé, celui de l’équipe de tournage de Stargate !!! Il semblerait donc que les Badlands attirent même quelques touristes venus de l’espace… Sur place à 16h45, nous ne ressortirons que trois heures trente plus tard…Entre temps notre parcours lunaire nous aura amené au pied des magnifiques hoodoos









...dunes érodées et paysages lunaires lieux de croissance de champignons proprement hallucinogènes













...et enfin, pour clore le spectacle de la journée nous terminerons grâce à l’aide indispensable du GPS par la « fabrique des œufs », endroit magique, magnifique, incroyable, stupéfiant…la lumière du soir est un vrai cadeau et les roches semblent soudain reprendre vie sous nos yeux, sorte d’œufs de dinosaures fossilisés voici des millions d’années, tandis que les ombres s’allongent…





Mélange de tortue et de poule voici la pondeuse des lieux



Et voici ses œufs tout juste éclos....



Moi je dis chapeau l'artiste!!





35 minutes sont nécessaires à marche rapide pour rejoindre la voiture et 50 minutes de nuit pour rejoindre Farmington. La ville s’est parée de ses plus belles lumières mais les restaurant ont déjà éteint les leurs , il n’est que 21h15…Nous nous rabattons sur un Dennies pour 26 petits billets…

Fin de cette première partie....
Voyage enchanteur en Malaisie: trois semaines de pur bonheur
by So75014 · 2010-08-04 · 2 replies
Notre voyage en Thaïlande l’année dernière nous a donné envie de découvrir un autre pays d’Asie. Nous nous sommes tournées vers la Malaisie : quelques jours à Bornéo dans la Sarawak et un petit périple en Malaisie péninsulaire ont constitué le programme de ces 3 semaines avec une petite étape de 2 jours à Singapour.

Le même carnet de voyage, mais illustré de photos, est disponible ici :
http://ensemble-sur-la-route.perso.sfr.fr/...fr.fr/Bienvenue.html

3 et 4 juillet : départ de Paris, Arrivée à Bornéo Réveil en fanfare à 7 heures. A 8h15, nous verrouillons la maisonnette. Comme d’habitude, ce sera à pieds jusqu’à Denfert Rochereau puis le RER B jusqu’à Roissy. Nous arrivons avec plus de 2 heures d’avance à l’aéroport.

L’accueil du personnel Malaysia Airlines est minable : la minette au guichet nous refile 2 places séparées par le couloir et nous précise qu’elle ne peut pas faire mieux, le vol étant complet. Je râle en soulignant que nous avons acheté nos billets en décembre 2009 ! A bord, nous constaterons qu’il y a des places côte à côte dans l’allée centrale; la minette ne voulait simplement pas faire d’effort ! Ca commence mal.

Les 12h30 de vol file assez rapidement : nous sommes correctement installées, le personnel naviguant est sympa, nous disposons tous d’un écran individuel et il n’y a eu aucune turbulence pendant tout le vol. Tout semble s’arranger.

Nous débarquons dans l’aéroport de Kuala Lumpur à 6h20. L’aéroport est moderne et l’architecture plutôt sympa. A cette heure matinale, les boutiques duty free sont déjà ouvertes mais nous ne sommes pas d’attaque ! Nous prenons un train pour un autre terminal puis passons l’immigration en moins de 10 minutes. Nos sacs à dos arrivent pratiquement les premiers si bien qu’il est à peine 7 heures lorsque nous nous dirigeons vers le bus qui nous conduit en un peu moins d’une demie-heure à l’aéroport des vols low cost.

Arrivées à l’aéroport des pauvres, on fonce prendre un café. L’attente est assez longue, notre vol pour Kuching n’est qu’à 11h45. Nous essayons d’embarquer sur un des vols précédents ... en vain.

Bref, le temps passe, nous embarquons enfin. La «sieste» est mauvaise dans l’avion et nous arrivons groggy.

Hop ! Douane, re-tampon et bagages.

La file des taxis attend. Il faut régler au malabar patibulaire avant la course. Le système évite au moins les (mauvaises) surprises à l’arrivée.

Notre lieu de résidence, Tune Hotel, est situé juste en face du ... Hilton. Il nous nargue.

Après nous êtres rafraichies et changées, nous partons à l’aventure ... première découverte. Vers 16 heures, malgré la fin du marché, nous trouvons une gargote ouverte. C’est notre premier «mee». Ballade dans Kuching, la ville nous plait et nous fait bonne impression. Nous sommes un peu fatiguées mais nous aurons plusieurs jours pour la découvrir vraiment.

Extinction des feux à 20h40 !! La découverte de la Malaisie commence vraiment demain.

5 juillet : Kuching

Je pousse V. du lit à 9 heures. Son réveil est difficile, elle n’est pas très tonique.

Nous franchissons le hall du Hilton, en bermuda, baskets et sac à dos. C’est ridicule, nous sommes trop chics, on dénote dans ce gourbi !! J’ai entendu parler d’une «bakery» ... en fait le coin boulangerie -pâtisserie est réduit. Je prends un gros shortbread qui en fait quatre et V. sélectionne un bun au chocolat, qui ne sera pas une révélation. Le Hilton n’est plus ce qu’il était. La qualité baisse, nous ne regrettons pas notre sémillant Tune hôtel !

Dans Chinatown, nous nous installons dans la première pétaudière (à droite après avoir passé la porte de l’Harmonie). La table colle, c’est crapauteux mais le thé est bon, servi avec du lait condensé sucré. Tout le monde regarde le film d’aventures / arts martiaux de série B sur la télé écran-plat. V. reconnait tout de suite le méchant, la gentille (princesse) et le courageux guerrier. Nous progressons en Malais à une vitesse folle.

Suivez le guide : office du tourisme, office des parcs du Sarawak pour régler notre nuit au parc Bako, promenade guidée à l’aide du Lonely Planet qui nous fait passer dans Chinatown, le Main Bazar, India Street et son petit passage qui conduit à une mosquée hindoue.

Nous prenons nos marques dans cette ville qui nous enchante ! Nous serons bien ici, nous en sommes déjà sûres.

Montée en haut du Cinéplex pour observer la vue.

Nos pas nous ramènent au Roti 88 où nous avons petit déjeuné ce matin. Il n’y a plus de roti, aussi nous prenons des Tomato Mee. V. est déçue par le plat, contrairement à moi qui l’est plutôt apprécié.

Après cette pause déjeuner, nous allons flâner dans le temple situé près de notre hôtel et faisons une petite sieste sur un banc, à l’ombre, baignées par l’odeur de l’encens.

Requinquées, nous poursuivons la visite de Kuching le reste de l’après midi.

Pour le dîner, nous atterrissons dans une guittoune chinoise où il n’y a pas un seul touriste. Ballade digestive le long du Waterfront. La journée a été bien remplie et avec le décalage horaire qui se fait encore sentir, nous regagnons l’hôtel sur les rotules.

6 juillet : La parc Bako, une merveille

Nous quittons Tune Hotel, prêtes pour l’expédition au parc Bako. Au passage, nous déposons notre sac de linge sale chez Mister Clean. Nous savourons enfin des Roti pour le petit dej, sorte de crêpes carrées. Un délice avec des bananes !

A peine le thé et le café engloutis, nous arrivons au bus. Une heure de trajet. Arrivées vers midi à Bako Bazar, nous prenons un petit bateau à moteur pour rejoindre le parc et nous partageons la course avec un couple de jeunes anglais.

Notre chambre n’est pas encore prête. Nous laissons nos sacs à l’accueil et nous en profitons pour déjeuner à la cantoche du parc qui propose un buffet, qui se révèle appétissant.

Nous enchainons direct avec une promenade qui nous fait traverser la jungle jusqu’à atteindre la mangrove. La végétation est incroyable et si nous ne voyons pas de nasique, nous débusquons et nous nous trouvons nez à nez avec un varan. Frayeur assurées !

Au retour, petit crochet pour admirer le point de vue. Ca monte, ça monte. Le petit crochet dure plus d’une heure. En chemin, nous «croisons» des singes argentés en haut des arbres que nous observons, ravies, pendant plus d’un quart d’heure. Nous arrivons trempées comme deux serpillières. mais la vue est splendide, la jungle est magnifique.

Après cette crapahute, nous faisons une pause jus de fruit bien méritée à la cantine et enchaînons avec le check in. Pour nous, ce sera l’hostel B. Nous avons la chambre 1, 4 petites lits pour nous seules, 2 ventilos dans la chambre. La salle de bain est située à l’autre bout, crade à souhait. Une nuit ici nous suffira largement !

Il est déjà 17 heures et les «rangers» nous déconseillent d’entamer une autre grande rando. Nous nous rabattons alors sur la promenade qui longe la mer et qui surplombe la mangrove.

En revenant, du bruit dans les arbres attire notre attention. Les nasiques, si longuement convoités lors de notre crapahute de l’après midi font les fous dans les arbres : nous allons pouvoir observer à notre guise des femelles au nez retroussé et de jeunes mâles. Fantastique !

Nous allons ensuite de merveilles en merveilles, le coucher de soleil sur la plage face est éblouissant, la ballade by night à laquelle nous participons avec un «ranger» du parc est une occasion unique d’observer la faune et la flore nocturne (serpents, oiseaux, insectes, grenouilles, poissons chats, feuilles phosphorescentes) et d’écouter en toute sécurité les affreux bruits noctures dans la jungle.

Au retour, la «triste» réalité nous rattrape : la douche aux fenêtres éventrées est envahies de moustiques. Il faut s’armer de courage mais la douche nous procure quelques minutes de fraicheur ... juste le temps de regagner notre luxueuse chambre.

7 juillet : Le parc Bako, suite et fin A suivre ...
Le GR20: possible pour des novices?
by Julien2112 · 2010-07-28 · 83 replies
Bonjour à tous! Voilà, ma copine et moi avions l'intention de passer quelque temps en Corse au cours de l'été 2011. Nous faisons des recherches depuis un certain temps sur la meilleure façon d'explorer l'île, et oui, le GR20 a piqué notre curiosité... À un point tel qu'on envisage fortement de s'y attaquer.

Par contre, comme l'indique mon titre, nous sommes plutôt novices en tant que randonneurs. Un peu d'info... Nous avons tous les deux 26 ans, en bonne forme physique. Pour ma part, je joue au hockey quatre fois par semaine. De son côté, bien qu'elle soit asthmatique (elle gère assez bien sa condition, ses médicaments lui permettant de s'adonner à n'importe quelle activité sportive), elle court 10 kilomètres trois fois par semaine et s'entraîne actuellement en vue d'un demi-marathon en septembre.

Toutefois, côté randonnée, disons qu'à part avoir marché un peu dans les Rocheuses (pas plus qu'une journée avec un sac à dos léger), on peut être considérés comme des novices. Nous n'avons aucun équipement de plein air, ne faisons pratiquement jamais de camping et, puisque l'on vit au Québec, disons que les sites d'entraînement pour ce genre d'activité laissent à désirer - les montagnes de l'Est du Canada ressemblent plutôt à de petites butes par rapport aux Aiguilles de Bavella :)

Ma question est simple : sommes-nous fous de simplement songer à faire le GR20, ou est-ce possible? Je sais que la Corse compte d'autres trajets de randonnée beaucoup moins difficiles, mais bon, notre orgueil nous dit de faire le plus dur. Nous sommes convaincus d'avoir la volonté et la tolérance à la douleur nécessaires, et vu que l'on s'y prend un an à l'avance, nous espérions avoir amplement le temps de bien se préparer.

Merci infinement!

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