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Visa chinois depuis la Mongolie
by Taber · 2006-05-25 · 12 replies
Bonjour a tous,

nous sommes arrives a Hong Kong il y a 2 jours, nous avons prevu un periple d, environ 1 mois dans le sud de la chine, puis la mongolie, puis retour sur pekin. Le tout sur 2 mois et demi environ.

mauvaise surprise au bureau des visas de HK, la duree maxi autorisee est de 30j, nous allons donc devoir redemander un visa chinois quand nous serons en mongolie...😕

est-il facile a obtenir de la bas? qui aurait des infos pratiques sur ce sujet??

merci de votre aide!!!
Mongolie: sur les traces de Gengiskhan / les Tsatans / le vol de l'aigle
by Meridiana · 2006-05-22 · 4 replies
SUR LES TRACES DE GENGIS KHAN

“Mer de steppes desolees et deserts de vents, Forêts seculaires et hautes montagnes enneigees, La Mongolie s'offre aux yeux des voyageurs incontaminee

Sur cette terre aux horizons sans barriere, Le vent des plaines se melange au bleu du ciel Pour creer des peintures impressionistes

Fuggitif comme la lumière sera le passage du cavalier sur la piste, Ephemère sera l'etablissement de la yourte au coeur de la colline La Mongolie se merite... et se laisse apprivoiser... Tout doucement... Selon les rencontres et les caprices de son climat”

LA PREMIERE NUIT DANS LES STEPPES DE GENGIS KHAN

Contrairement a nos habitudes nous avions decides de reserver une jeep depuis la Suisse car, notre arrivee a Olaan Bataar prevue pour le premier jour du Nadaan comprometait les recherches sur place. Après avoir assiste pendant trois jours au Nadaan (fête nationale ou tous les Mongols eparpilles dans la steppe se retrouvent pour apprecier leurs trois sports favoris: la lutte, le tir a l'arc et les courses de chevaux) sonna l'heure du depart pour suivre les traces de Gengis Khan. La proprietaire de la guest house, qui nous avait louer son propre appartement par manque de place, nous avait dit d'être pret à 7.00 heure. Dès 6.00 heure, nous guettions derrière les rideaux l'arrivee de la jeep, mais dans ce quartier de pur style sovietique tout etait tranquille. Vers 7.30 heure nous fummes avertis d'une panne immobilisant la jeep pour quelques petites heures. Mais le temps vola et 16.00 heure arriva et Gengia Khan n'allait peut-être pas nous attendre indefiniment... Durant l'attente, nous decidâmes de reconfirmer les vols, visiter encore Olaan Bataar et de parler avec des voyageurs de la guest house dont certains arrivaient de France a bicyclette. Soudain le chauffeur apparu et sans avoir le temps de realiser Olaan Bataar disparaissait à l'horizon. Dès que finie la ville, la steppe s'etend dejà à l'infini, paysages splendides a vous couper le souffle, vastes plaines ou le vent et les chevaux peuvent courir sans rencontrer d'obstacles, et la tombee de la nuitdonnait une note encore plus mysterieuse à la steppe. Mejet, le chauffeur, parlait peu la langue de Shakespeare, et nous sachant en retard nous n'osions pas lui demander d'arreter souvent son vehicule pour prendre des photos. Nos yeux ecarquilles tentaient d'enregistrer chaque paysage, chaque visage rencontre, chaque animal qui paissait tranquillement... La beaute de la steppe nous avait dejà conquis, faisant battre nos coeurs à l'unisson et mettant nos sens en ebulition. Durant un arrêt pour observer et photographier un ovoo ( monticule votive ou pour demander protection les voyageurs nouent des rubans bleus, ou de l'argent, ou deposent une pierre ou n'importe quel objet; durant le communisme les ovoos furent interdits mais actuellement cette pratique rernait) j'ai demande ou nous aurions dormi, et à la reponse: sous une yourte, je compris avoir trouve le chauffeur adapte a nos exigences et desir de partager la vie locale; en effet, plus tard, des voyageurs rencontres nous ont dit n'avoir jamais eu l'occasion de dormir chez l'habitant, seulement dans des tourists camps.Vers 21. heure, tout à coup, Mejet changea de direction et dans cet ocean ou l'herbe regne sans partage, nous nous demandions ou nous allions... Dix minutes plus tard une yourte apparue, unique forme vivante perdue dans ce desert incommensurable. Les Mongols ont un sens extraordinaire de l'orientation, il se guident en observant les differentes formes des montagnes, plaines, dunes, ruisseaux rencontres. Une gentille famille avec deux enfants en bas âge nous accueillie en nous offrant en signe de bienvenue un grand bol de lait de jument fermente: le celèbre airak...dont sont friands les Mongols, il peuvent en boire jusqu'a 5 litres par jour... Après nous avoir regale d'un diner mongol a base defromage et d'une excellente soupe, la maitresse de maison designa l'endroit ou nous pouvions nous installer pour la nuit, c'est à dire face a l'entree, place d'honneur reservee aux invites. Un peu perdus, sans se deshabiller, nous nous enfilames dans nos sacs de couchage avec au dessus de ma tête un plateau ou des fromages sechaient pour être manges durant l'hiver. Petit à petit la vie sous la yourte se tranquillisa, les enfants s'etaient endormis, seul nous parvenait le bruit du pilon - rateau brassant le lait de la derniere traite des juments pour le transformer en airak.Le mari, plus tard, rentrant fatigue de sa longue journee dans la steppe, jetta sa selle dans un coin de la ger, comme nous les clefs de la voiture, embrassa sa femme et s'aperçu de notre presence, nous salua d'un signe de tête, absoluement pas surpris de nous trouver là, installes chez lui; exemple d'hospitalite mongole... La pluie commenca à tomber et a travers l'ouverture au sommet de la yourte qui sert de fenetre, nous pouvions voir dans le ciel les zebrures des eclairs, le scintillement des etoiles et la pluie tomber et magie mongole: aucune goutte penetrant à l'interieur de la ger... Et doucement, main dans la main, de fantastiques souvenirs plein les yeux, tout en rêvant à notre rencontre avec Gengis Khan, Morphee nous emporta avec lui...

MONGOLIE: CHEZ LES HOMMES RENNES

Il y a d'abord l'immensité, puis le silence et enfin ces yeux bridés réduits à de simples fentes pour mieux apprécier les distances dans cet océan changeant selon les caprices du temps. Nous sommes de retour au pays de Gengis Khan à la recherche des hommes rennes. Mais avant de les rencontrer nous avons un important rendez vous...

Le tambour résonne dans la petite cabane en bois plongée dans l'obscurité, la céremonie va commencer, le grand chamane de Tsaagan Nur Sun a accepté de pratiquer son art pour nous. Nous sommes venus lui demander d'implorer la protection des dieux pour notre randonnée chez les Tsaatans. Nos offrandes vodka, cigarettes, diverses douceurs et quelques billets sont bien acceptés par le maitre des lieux. Incantations, litanies, chants, implorations, gesticulations, le chamane chasse les mauvais esprits et implore les dieux de venir le rejoindre dans sa danse de transes. Sa femme et sa soeur l'aident dans toutes les phases du rite. Soudain, le chamane commence à tournoyer, au fur et à mesure il accelère le rythme: il est possédé! Quelques secondes plus tard il est à nouveau paisible mais sa posture et ses gestes ne sont plus les même qau'auparavant: il est désormais habité par un puissant esprit. Les dés sont jetés, trois personnes sont choisies dans l'assemblée dont notre ami chauffeur qui ne sait pas si il doit se sentir honoré de pouvoir rejoindre le chamane dans son délire. Nous nous réjouissons de ne pas avoir été élues, mais c'était sans se douter que plus tard notre tour viendrait d'être flagéllées par les longs rubans de son grand manteau bleu, de recevoir en pleine tête la grosse et courte baguette de bois dont il se sert pour taper sur son tambour. Nous nous demandions ce qui allait nous arriver, l'une d'entre nous semble avoir la préférence du chamane car il passe plusieurs fois sa baguette sur son corps en donnant de grands coups dans son estomac en s'enquiérant des troubles ressentis et fera ensuite des incatations spéciales pour la libérer des démons qui l'habitent. J'ai aussi droit a ce même traitement mais en moins violent, une vieille dame sera jetée a terre de son tabouret, le chamane distribuera des pénitences aux personnes présentes, notre chauffeur devra s'abstenir de boire de l'alcool pendant sept jours, un enfant se fera cracher dans les oreilles car durant la cérémonie il faisait ses devoirs au lieu d'être attentif aux évolutions du grand maitre ... Finalement le tambour recommence a se faire entendre avec insistance, l'esprit satisfait est prêt a regagner son univers et a rendre le corps emprunté a son propriétaire. Après mille virevoltes sa femme entreprend de lui enlever un à un ses habits de cérémonie quand tout à coup le chamane tombe à terre et seule la fumée d'une braisse saupoudrée d'herbes bénéfiques posée près de lui le fera retourner parmis nous. Nous partageons avec l'assemblée la vodka et autres douceurs, le reste sera distribué aux familles voisines, le chamane nous assure que nous sommes tous en bonne santé mais que notre amie doit bien se couvrir et consulter un sorcier moderne. Nous repartons avec l'assurance d'avoir été béni malgrè la colère des dieux car la cérémonie en notre honneur a eu lieu pendant la journée et les divinités, ont le sait, préférent la nuit noire pour s'exprimer...

Par un matin qui peine a se lever notre caravane composée d'une dizaine de chevaux s'ébranle. J'avais mis des fleurs dans la crinière de mon cheval nommé pour l'occasion Gengis Khan pour rejoindre la tribu des Tsaatans. Nos corps dansaient au rythme des pas de nos montures, la steppe défilant devant nous comme un film sans fin, sans horizon que l'on puisse toucher du doigt. Seul le bruit des sabots et les hénissements de nos montures troublaient quelques instants la quiétude de ces lieux magiques, ensuite le silence se refermait derrière notre spassage pour mieux éffacer nos traces: la steppe doit toujours rester intacte. Ivres de liberté, grisés d'air pur, porté par le zéphyr des steppes, un chant monte des tréfonds de la terre: c'est notre guide qui chante l'amour pour ses chevaux et sa patrie. Des sons graves se libèrent de sa gorge et s'envolent triomphants jusqu'au bleu du ciel, jamais nous n'avions connu une telle plénitude ni ressenti une telle harmonie avec la nature. Lorsque la musique abandonna à l'air léger ses derniers accords nous restâmes immobiles, comme si de ne pas bouger, pouvait arrêter l'instant, prolonger ce présent à l'infini... Ici même la musique reflète l'âme profonde de la Mongolie, les notes communiant totalement avec les éléments. Montagnes pelées, boisées, fleuries, cassées, amas de pierres, névés, torrents, passages étroits ou nos bagages s'accrochent et nos genoux s'écorchent, sentiers quasi invisibles ou même une chèvre tibétaine hésiterait a y conduire ses petits, il nous faut pourtant poursuivre dans cet univers minéral et végétal à la montée si rude, aux sols si glissants, détrempés, spongieux et boueux ou nous peinons avec nos chevaux qui parfois s'enfoncent jusqu'a mi cuisse... Impression de vertige... et si le temps n'existait pas? Et si cette vie loin de tout mais si près de la nature était la vérité? Et si ces nomades (et ces hommes rennes) avaient trouvé la clef pour vivre hors da temps dans le temps présent? Des nuages blancs comme la neige se jouent du soleil en déssinant des arabesques sur cette mer d'herbe ou caillouteuse, nous approchons sans bruit des hommes rennes de peur de les éffaroucher et enfin derrière une énième montagne les premiers urts en forme de tipis avec leurs volutes bleues sont en vue, nos sens se mettent en alerte: quel accueil les Tsaatans vont- ils nous réserver? Notre apprehension sera vite oubliée car ils feront bouillir la marmite pour rechauffer nos muscles endoloris, nous apporterons du bois et nous aiderons a monter nos tipis modernes ou nous gelerons la nuit... Notre ascension s'achève après dix heures d'éfforts au royaume des cerfs des neiges: ici les rennes ont supplanté la plus noble conquête de l'homme (le cheval) dans le coeur de cette tribu: la vie s'organise et dépend totalement des rennes. Enfants d'une nature grandiose mais hostile, le petit peuple des Tsaatans est en train de disparaitre et silencieusement appele au secours. A l'ouest du lac Kovsgol, là où la steppe cède la place à la taïga, sur une terre creusée par de nombreux cours d'eau, là ou l'hiver est si rude, vit une petite et antique peuplade nomade. Tribu d'environ 200 âmes en totale symbiose avec leurs animaux au point que les Mongols les appelent les hommes rennes, du mot tsang, peuple, et tsaa buga, cerf des neiges. Sans les rennes les Tsaatans ne peuvent pas survivre: sa viande et son lait quatre fois plus riche que le lait de vache sont quasiment les seuls aliments dont ils se nourrissent. Les peaux sont utilisées pour la fabrication des chaussures et couvre-chefs, les andouillers coupés sur l'animal vivant, très appréciés dans la pharmacopée chinoise pour leurs vertus dites aphrodiasiques, sont échangés contre quelques indispensables denrées comme le riz, le thé, la farine et le sel. Les Tsaatans ont conservés leurs traditions ancestrales et pratiquent le chamanisme. Ils vénerent et craignent les esprits du ciel et de la terre et respectent les rites antiques funébres. Les enfants apprenent tout en observant le travail des adultes, même les plus petits savent s'occuper du troupeau, se preparant ainsi au dur labeur et aux migrations annuelles. Comme pour toutes les peuplades de l'Asie centrale le nomadisme n'est pas du à la nécéssité de trouver de nouveaux paturages, car l'herbe ne manque pas, mais le nomadisme a une profonde signification spirituelle liée au cycle de la vie mettant en relation le ciel et la terre, le visible avec l'invisible. Les Tsaatans ont renoncés à une vie plus facile au village de Tsaagan Nur, au confort ils ont préféré vivre pleinement leur culture et spiritualité, ils ont choisi la liberté. Pourtant la lutte est inégale maintenant qu'ils n'ont plus le droit d'aller en Siberie faire paitre leurs troupeaux, la brucellose fait des ravages en décimant les hommes et les rennes, et si rien n'est entrepris dans quelques années ce peuple aux racines si lointaines ne sera plus qu'un souvenir. Et sur le chemin du retour en repartant vers d'autres sublimes paysages et formidables rencontres nous pensons longtemps aux hommes rennes là bas cachés dans les forêts jouxtant la Sibérie... qui ont su nous donner une formidable leçon d'humilité eux qui luttent tous les jours pour une précaire survie en conservant avec ténacité la valeur de la liberté.

LES TSAATANS

La tribu des Tsaatans vit à 1 ou 2 journées de cheval de Tsaagan Nur Sun de la mi juin à la mi août. Avant et après les campements sont plus éloignés et cachés dans la forêt. Pas plus de 40 familles composent cette tribu qui habite dans des tipis semblables aux habitations traditionelles des Indiens d'Amérique et vit presque exclusivement de l'élevage des rennes d'où son nom: tsaa (renne) et tang (peuple). La tribu des Tsaatans se divise en 2 groupes: les Tsaatans de l'ouest, compter 10 heures de cheval pour rejoindre le campement ou vit environ 15 familles éparpillées sur un plateau à plus de 3000 mètres; les Tsaatans de l'Est, compter presque 2 journées de cheval pour rejoindre dans la montagne les familles restantes. Ces familles très pauvres luttent quotidienement pour leur survie, ne pouvant plus se rendre en Sibérie voisine pour faire paitre les rennes et faire des échanges avec leurs frères de la république Tuuva la brucellose sévit dans les troupeaux ainsi que chez les hommes et malgré les efforts d'une association italienne qui il y a quelques années a vacciné les animaux si rien n'est entrepris les Tsaatans ne seront plus bientôt qu'un souvenir dans la mémoire collective du monde, aussi si vous décidez d'aller leur rendre visite il est vivement conseillé d'apporter quelques denrées qui améliorera l'ordinaire. Vous pouvez tout acheter a U.B. avant votre départ ou bien compléter vos achats à Mörön et à Tsaagan Nur Sun. Un conseil acheter des quantités égales pour le nombre de familles que vous désirez visiter (de 5 à 10 familles environ, selon votre permanence). Liste des achats (n'hésitez pas a demander conseil à votre chauffeur): oRiz, farine, thé, sel oTabac et papier à cigarette oArticles de toilette: savon, dentifrice, brosse à dents, peigne, barrettes à cheveux ... oTissu pour faire des dells, des habits pour enfants... oBougies, briquets, allumettes, stylos, cahiers, cartes à jouer, jeux pour les enfants, tee shirts oJourneaux utilisés pour essuyer la vaisselle ET comme papier à cigarettes...

PREPARATION RANDONNEE POUR LES TSSATANS

oToile de tente bien imperméable AVEC DOUBLE TOIT (risque de pluie, de neige ou de gelée) oDuvet haute montagne (-30 conseillé) car nuits très très froides oHabits chauds car le temps change rapidement (s'habiller en couche superposées). Prévoir des habits de rechange en cas de pluie. oGants chauds, bonnet de laine, écharpe, casquette et coupe vent (cape déconseillée car si vent le cheval peut avoir peur des mouvements de la cape) oChaussettes chaudes, chaussures montantes et résistantes (bottes) oCulotte de cheval special endurance ou bien porter sous la culotte de cheval un caleçon de cycliste qui adoussira le contact avec la selle. Pas de slip sous le caleçon cycliste ou la culotte de cheval pour éviter le cisaillement des élastics. oLunettes de soleil avec cordon (en cas de chute du cheval), crème solaire oRépulsifs pour mouches et taons oPour les haltes: fruits secs, barres énergétiques oBagages pas fragiles, plutôt petits et imperméables pour pouvoir être chargé facilement sur les chevaux. Prévoir quelques sacs de jute ou en toile résistante pour emballer vos bagages ainsi que de la corde. oPrevoir un minimun de nourriture pour votre séjour chez les Tsaatans, vous pourrez demander de l'eau et cuisiner chez eux mais sachez partager... oPomade anti frottements, prévoir antalgiques et anti inflammatoires (conseil: le matin avant de partir prendre un antalgique pour diminuer les courbatures) oLeçons de cheval pas indispensables mais conseillées. oPour vos guides: cigarettes et briquets

MONGOLIE: LE DEPART!!!!

Avec une heure de retard de la maison !!! Circulation plus qu'intense sur l'autoroute qui conduit à l'aéroport de Milan. Bref rien ne nous sera épargné en ce jour de départ. Avec quelques effractions au code de la route (pardon Monsieur Sarkosy !) nous arrivons enfin chez ma cousine qui habite tout près de ce maudit aéroport pour lui laisser la voiture et courir plus vite que des éclairs là où nous attend ce fichu avion. Ca y est on y est et miracle nos 45 kilos ne font plus que 43.800 sur leur balance ! certes seul Angelo, mon mari, s'était présenté à l'enregistrement tandis que je gardais à l'abri des regards indiscrets nos bagages à main hors la loi pour le poids. Mais ils semblaient ne pas trop attirer l'attention, c'est vrai que cachés sous les grosses vestes d'hiver et portés comme si ils étaient remplis de plume alors que nos bras touchaient presque terre, c'était assez facile ( ?) de tromper l'ennemi. Premier contrôle des bagages à main et nom d'une pipe un article à l'intérieur du sac a attiré l'attention. Qu'est que cela sera ??? pensais-je, sûrement un des autoradios destinés aux chauffeurs de notre ami Mejet. Mais non cela ne les intéresse pas le moins du monde, pas plus que les deux bouteilles de champagne emportées pour fêter dignement nos retrouvailles, pas plus que les kilos de chocolat suisse sans compter les deux livres de fables merveilleusement illustrés par un grand amoureux de la Mongolie. Alors je déballe tout, je ne sais plus ce que j'ai mis dans ce diable de sac et finalement ce qui pour eux passait pour un parapluie renversé ou un essuie-glace se révéla être les deux vieux sièges de pêcheur allant finir leurs vieux jours là-bas dans les steppes mongoles !!! Gentiment on m'aide à remballer et surprise tout rentre du premier coup ! direction porte B25. Embarquement. Queue et voilà que le steward secoue la tête : ce n'est pas la bonne porte !!! Mais comment si à la porte B25 il y a un avion qui décolle pour Moscou à la même heure que le notre ? Est ce une histoire de fous ou une mauvais canular? Où se cache l'ennemi pour lui porter l'estocade ? On nous dit de courir le plus vite possible à la porte 5, nous avions confondu les numéros de sièges 25 avec celui de la porte 5, mais avec tous ces 5 il y avait de quoi perdre son latin non ? Evidemment les escalators n'existent jamais dans ces cas-là pour la montée, trop facile non ??? Alors la peur au ventre, l'angoisse dans les genoux on part, on court que dis-je on vole chacun avec ses 15 kilos de bagages à bout de bras et les vestes d'hiver traînant par terre bourrés de lunettes pour mes œuvres sociales là-bas, eux aussi faisant office de bagages ! Une seule phrase résonne dans nos têtes : on n'y arrivera jamais, on a perdu l'avion et personne ne nous a appelé ! Mais c'était compter sans Gengis Khan qui ce jour là encore veillait sur nous car la porte B5 est là tout à coté et l'embarquement n'a pas encore commencé !!! Les hôtesses de l'air sont en retard restées bloquées ailleurs… Nous jetons à terre plus que nous les déposons ces maudits bagages soufflant comme des bœufs, crachant presque nos poumons et nous serons les premiers à présenter les documents de voyage et à monter à bord. Avec un gros soupir de soulagement nous prenons place trempés de sueur comme des chevaux mongols sauvages en reprenant doucement nos esprits et nous remettant de nos émotions en attendant les prochaines… Et alors que moins de trente minutes plus tard s'envole notre avion dans les cieux de la plaine lombarde sachant que certains italiens de nos amis scrutaient avec envie les nuages pour nous entrevoir nous savions que désormais la Mongolie n'était plus qu'à un souffle de nous…

…Et serrés comme des sardines, les genoux dans les narines, tout doucement le grand oiseau blanc pris son envol dans le crépuscule russe sans nous doutez que quelques heures plus tard nous aurions la plus belle surprise de notre vie : les steppes mongoles enneigées. Tout simplement grandiose comme ce sentiment de rentrer à la maison qui nous inondait. A perte de vue des étendues blanches, figées sous les cristaux de neige parfois donnant l'impression d'une carte postale en blanc et noir. Gengis Khan, pour notre retour, avait orchestré le plus beau spectacle qu'il puisse nous offrir : une Mongolie immaculée.

Deux jours après notre arrivée nous voilà sur les routes, enfin les pistes quand 200km après le départ brusquement sans crier gare le moteur nous lâcha ! Arrêtés pour admirer des centaines de grues se réunissant pour la migration vers le désert de Gobi, leur vol nous fût fatal ! Gengis Khan nous aurait-il à peine retrouvés abandonnés ? nous ne pouvions le croire ni même l'imaginer ! Ce ne fut qu'après 48 heures de démontage total du moteur, de laborieux coups de téléphone vers la capitale d'où partirent les secours avec les pièces de rechange tombant eux aussi en panne que nous partiront enfin vers nos prochaines aventures accompagnés de vielles chansons du folklore mongol et de l'ombre désormais bienveillante de Gengis Khan…

La Mongolie se mérite toujours…

SUITE: LE VOL DE L'AIGLE

MONGOLIE : LE VOL DE L'AIGLE…

Il existe la nostalgie africaine et la non moins connue des steppes mongoles. Quel est ce sentiment venu de si loin qui voile nos regards de cette mélancolie à sa seule invocation? D'où vient-il? Aurions- nous dans nos veines des gènes de ces cavaliers dévalant l'Europe au bruit d'enfer de leurs sabots?

C'est physique, elle si forte cette sensation ressentie du plus profond de notre être devant l'immensité, devant cette mer verte infinie, si semblable et pourtant si différente à chaque vague qui vient mourir sur la lande. Ici point de remous violents juste quand Salik* joue avec les brins d'herbe, source de vie pour les chevaux et les troupeaux des nomades, un mouvement lent et gracieux fait onduler ce tapis de verdure ou se mêle les harmonies du morin khuur, le violon à tête de cheval des mongols. Pour la troisième fois nos pas foulent cette terre magique…cette steppe qui nous remplie d'émotions. Une yourte posée comme un champignon au milieu de nulle part. Une autre, très loin, à peine visible. Pas un arbre. Des touffes d'herbe grise, rachitiques, dans un paysage lunaire. Au loin, des collines ocre ondulent vers les montagnes enneigées de l'Altai qui dominent trois pays : Mongolie, Russie et Chine. Nous sommes à l'extrême ouest du territoire de Gengis Khan, dans la province de Bayan-Olgi. Ce matin, sous le vent que le soleil ne parvient pas à réchauffer, les hommes quittent leurs tentes rondes, à cheval, à moto ou à pied. Ils sont bottés, emmitouflés dans des manteaux épais et coiffés du chapeau traditionnel kazakh en soie doublée de renard. Ils ont rendez vous avec les aigles, leurs aigles. Aujourd'hui l'honneur et le savoir faire ancestral de leurs maîtres peut d'un coup d'aile s'envoler ou éclater au grand jour. Yeux prêts à affronter la brûlure du soleil et aptes à repérer le moindre mouvement dans l'immensité les Kazakhs chevauchent depuis des générations à travers les steppes. C'est dans la région de l'Altaï, que l'on peut rencontrer ceux qui ont su le mieux préserver l'art de la fauconnerie. Les Kazakhs capturent leurs aigles lorsqu'ils sont jeunes, un seul par nid et toujours une femelle. L'aigle reste avec eux sept ans environ avant de retrouver sa liberté pour qu'il se reproduise. Années pendant lesquelles l'homme et l'oiseau dépendent l'un de l'autre : l'aigle reçoit sa nourriture des mains du Kazakh, en retour le Kazakh récupère les proies de l'aigle, essentiellement renards et marmottes dont il tire les pelisses qu'il porte ou qu'il vend. Au pas de charge tous les fauconniers chamarrés portant leurs aigles au poing tournent plusieurs fois autour du stade improvisé dans ce coin de steppe, le rythme de la cavalcade se fait endiablé en voulant suivre la musique, le tournoi est ouvert ! Malgré leur fatigue, les chevaux tout en faisant scintiller leurs harnais d'argent, s'avancent un à un, ils savent bien que d'eux aussi dépendent la victoire. Pour le concours les habits traditionnels sont de mise et l'aigle impassible sur le bras droit de son maître se laisse admirer tout en tremblant de faire mauvaise impression au jury, il s'est tant entraîner pour cela. Il n'y aura pas de répit pour lui si fier et royal durant les prochaines quarante huit heures. L'heure de sa gloire peut sonner à tout instant, il est donc sans cesse sur le qui vive. Les épreuves continuent et la concentration parmi les oiseaux est à son comble, avec une trépidation croissante les aigles attendent du haut de la colline de laquelle ils doivent se lancer l'appel de leur maître pour déployer leurs ailes et présenter le vol le plus rapide et élégant de leur vie avant d'atterrir sur son bras.Certains n'en feront qu'à leur tête allant vagabonder au grand dam de leurs propriétaires dans les montagnes des alentours. Nous encourageons notre préféré, celui du plus jeune aiglier, 12 ans, qui est là avec son père qui lui a tout appris, comme son père avait fait avec lui il y a si longtemps déjà. Répondant instinctivement à son cri, d'un rapide coup d'aile, il ira se poser sur le manchon de son jeune maître lui assura ainsi un bon résultat. Après une nuit à supputer sur les différentes chances de chacun, les aigles attendent tout en admirant les divers jeux équestres et d'adresse kazakhs en haut de la montagne de pouvoir fondre sur le faux renard que tirera son maître derrière sa monture démontrant ainsi ses capacités à prendre des proies. Des cris rauques et sauvages retentissent dans la steppe et se fracassent sur les montagnes environnantes. Les kazakhs incitent leurs aigles à faire valoir leur bravoure, pour les mauvais élèves c'est la dernière chance. Certains appelleront en vain leurs oiseaux, d'autres taquins dédaigneront le leurre en un premier temps avant de bien vouloir l'attraper, d'autres, comme notre préféré, auront plus de chance ils se poseront dessus en battant fièrement des ailes tout en réclamant à grands renforts de cris aigus un peu de viande de lapin, récompense dont ils sont si friands, avant de lâcher leur prise. La remise des prix se fera en un joyeux désordre tandis que là haut un retardataire plane se jouant des courants montants et descendants dans un ciel pur. Il prend son temps tout en élargissant ses ailes. Il sait qu'il est admiré et craint tout à la fois, cela décuple sa fierté et au moment où on s'y attend le moins il fond rapide comme l'éclair sur sa proie a qui il ne reste déjà plus qu'un seul souffle de vie lorsqu'elle se sent soulevé de terre. Mais il est hors concours… car il est totalement libre dans cette steppe qui sait si bien faire voyager nos émotions, un pur bonheur pour nos sens.

* Salik : vent en mongol

BON VOYAGE... oceane56@excite.it
Voyager seule de Pékin à la Mongolie
by Clot · 2006-05-21 · 8 replies
Bonjour

J'aimerais bien attérir à Péikin et rejoindre la Mongolie. Je n'ai pas un très gros budget, j'aimerais savoir si la vie est cher dans ces deux pays, si ça ne craint pas de faire ça seule, et quelle est le meilleure moyen de rejoindre ces deux destinations et combien ça coûte.

Merci pour vos réponses
Guides sur la Mongolie
by Tigrane · 2006-05-12 · 11 replies
Je sors de Virgin Champs Elysees. Il n`y a pas de Routard sur la Mongolie. Je n`ai trouve que deux guides un Petit Fute de 192 pages dont pas mal de pub a 18 euros et un Peuples du Monde de 320 pages a 17 euros, qui vient de sortir m`a dit le vendeur. Je ne me suis pas decide. Je n`ai pas eu le temps de regarder bien chaque livre. Si quelqu`un connait d`autres guides, en francais, merci de me le dire. Tigrane
Vol aérien d`Inde en Mongolie
by Lear · 2006-05-07 · 3 replies
je cherche des infos sur les meilleurs vols aeriens et compagnies ( les moins couteux) pour me rendre d`inde (delhi ou bombay ou calcutta ou katmandu) en mongolie (a oulan bator)> Merci
Obtention du visa mongol pour plus de trente jours
by Luoise · 2006-05-07 · 7 replies
salut, je vais en mongolie cet été avec 2 amis et comme on y va plus de 30jours, on m'a dit qu'il fallait une lettre d'invitation d'un résidant en mongolie pour obtenir un visa. Mais je n'ai pas bien compris... est-ce que quelqu'un est déjà parti en mongolie plus de 30 jours et comment ça se passe pour les visas? et s'il faut vraiment une invitation, est-ce que qq peut m'indiquer un contact sur place qui pourrait nous faire ce papier? merci d'avance pour vos réponses louise
Organisation d'un voyage de trois semaines en Mongolie
by Chouchou33 · 2006-05-02 · 5 replies
Bonjour...enfin je viens de comprendre comment marche ce site..😉 vous me direz je ne suis pas une experte c'est pourquoi j'ai vraiment besoin de votre aide!

Je planifie un voyage avec des potes pour fin juillet, debut aout pour la mongolie (3 semaines) et on patauge un peu:😠 1/ est-ce que c'est obligé de passer par un tour opérateur en france? (barrage de la langue, difficile de se déplacer sans un guide..etc) 2/ est-ce cela n'est pas moins cher de voir directement avec une agence mongolienne sur place? si oui en avez-vous a nous conseiller? 3/ on nous a vivement conseiller de pendre le transmogolien sur le tronçon ulaan bator /pekin car c'est le plus jolie, surtout lorsqu'on arrive à pekin et qu'on voit la muraille de chine, apparemment il est possible de prendre même le transmongolien lors d'une de ses haltes près du desert de gobi? est-ce que quelqu'un est au courant? connaissez vous le nom du village que je me renseigne? 4/ à ce jour on planifie grosso modo de faire un paris/pekin/ulaan bator2 jours à UB pour trouver un guide et planifier1 semaine dans l'arkanguai1 semaine dans le désert de gobipuis on prend le transmongolien direction pekin2 jours à pekin avant de repartir sur paris Qu'en pensez-vous?😐 J'ai énormemlent de mal à trouvé un billet Paris/pekin/oulan bator, je sais qu'il y a deux aéroport à pekin.Dans lequel dois-je attérrir si je ne veux pas faire de changement pour rejoindre UB?

Bon sinon, je ne pose pas autant de question dans la vie, c'est juste qu'il faut que je pose mes vacances au boulot et que pour le moment je rame coté organisation🏴‍☠️

Merci aux bonnes ames qui pourront m'aider!

NB: si vous avez des questions sur le perou ou le chili..je dois avoir la réponse alors n'hésitez pas!c'est avec plaisir😄

hasta luego compeneros del viaje!
Fête du Nadaam en Mongolie
by Torrens1988 · 2006-05-02 · 5 replies
SALUT quelqu un a t il connaissance si la fete du nadaam a lieu dans l ouest du pays ? a olgi ou kvod par exemple merci d avance pour vos reponses
Mongolie ou Kirghizistan pour randonnée équestre?
by Kinou2007 · 2006-05-01 · 8 replies
bonjour toute nouvelle sur le forum qui est une masse d'infos et qui a l'air bien dynamique, je suis en train de préparer l'itinaraire pour un TDM l'année prochaine. j 'hesite entre la mongolie ou la khirghistan pour faire une rando equestre de 1 ou 2 semaines; mon souhait ; aller à la rencontre des paysages et des pueples nomades des montagnes: qu'en pensez-vous? quel pays serait à privilégier sur les 2? connaissez-vous des bons plans pour cette chevauchée equestre avec guide local si possible ( tourisme equitable!)? merci de vos infos kinou
Extension du visa mongole
by Torrens1988 · 2006-04-26 · 6 replies
SALUT

pour la mongolie : on a un visa d un mois arrivant par l ouest en 4x4, est il possible de demander une prolongation du visa dans d autres villes q oulan batoor et dans quelles villes ? quelle est la duree d extension : 10 jours, 15 jours, 1 mois ? Merci d avance pour vos reponses
Itinéraire pour 10 jours en Mongolie
by Patd · 2006-04-26 · 1 reply
actuellement residant en chine j'aimerai passer une dizaine de jours en mongolie au mois d'aout qui pourrait me conseiller sur ce qu'il ya a voir et a faire et pourquoi pasun itineraire

merci
Partir en Mongolie avec le voyagiste "Terre Mongolie"?
by Arvie · 2006-04-19 · 12 replies
j'envisage de partir en mongolie avec le voyagiste " terre mongolie" quelqu'un a t il déjà voyagé avec cette agence, vos impressions commentaires conseils en messagerie privée m'aideraient à me décider merci à tous arvie 😏😏😏
Visa pour la Mongolie
by Colasboit · 2006-04-12 · 9 replies
Je vais me rendre en mongolie après avoir traversé la russie en transibérien. Mon probleme se pose sur la durée de validité du visa......(1 mois ) en effet, celui ci commence dès son obtention c'est a dire dans mon cas a paris.

Comment vais je faire etant donné que je vais d'abord traverser la russie....me promener...surement pendant 25 ou 30 jours !!!

Je n'ai pas trouver de reponse a cela sur le forum (peut etre que j'ai mal cherché) :( Merci de votre precieuse aide. Colasboit
Choisir son itinéraire en Mongolie?
by Jrm69 · 2006-03-22 · 1 reply
Bonjour, Je souhaite partir prochainement en mongolie...je suis en train de preparer mon voyage....mais je n'arrive pas a trouver de site internet (avec photo) qui me permette de choisir dans quel region aller alors si vous avez des conseil a me donner

Merci

Ps: Je souhaite partir seul, sans l'aide de tour operator sur place
Aide humanitaire en Mongolie dans le domaine socio éducatif
by Galatée · 2006-03-21 · 1 reply
bonjour

Je travaille dans le domaine socio éducatif et je suis en recherche d'informations sur l'aide humanitaire en mongolie (coordonnées d'associations). Je suis disponible à partir de novembre 2006 et ce pour environ 5 mois et je souhaite partir en mongolie pour une mission d'aide humanitaire ou volontariat
Voyage en Mongolie intérieure
by Zenzila · 2006-03-21 · 4 replies
Je part environ 10 jours a Kachgar, tourfan... avez vous de bons tuyaux sur cette region?

depart vers le 8 avril donc tres tres bientot, voyage tranquil avec un peu de treck, un peu de farniente...j ai tout mon temps, si la region me plait je pourrais y revenir... Qu est ce qui doit me donner envie dy retourner???

Merci pour vos reponses
Billets Transsibérien pour Ulaan-Baator (Mongolie)
by Grease · 2006-03-19 · 3 replies
bonjour,

Je pars bientôt à Ulaan-Baator (mois de mai) par Pekin.Je compte y aller en Transiberien. Si j'ai bien compris il y a que deux trains par semaine:le mardi et le mercredi. Est-ce que vous savez si en arrivant le mardi matin à Pekin, je pourrai prendre mon billet du transiberien sans problème pour le lendemain .Où est-ce trop risqué par rapport au temps d'attente, et le nombre de places (en classe 3)dispo....
Depuis la Mongolie
by Laplante · 2006-03-15 · 2 replies
From nowhere 4

Dans rien je prends tout

Je pense parfois à ce tout enfoui dans ma mémoire. Dans la solitude d’une chambre d’hôtel, le soir je fais défiler mes peurs, mes erreurs, le visage de mes parents, de mes amis, de mon alcoolisme sevré et de mes soucis d’argent. Il n’y a pas de paix quand on cherche l’absolue. Je finis toujours par penser, à la simplicité d’une journée remplie de rien, cela me suffit. Paulo Nozolino

From nowhere : un goût de déjà bu

Les premiers désagréments, on m’a volé une trousse d’échantillon de parfum dans ma chambre d’hôtel ainsi que le bon œil posé sur mon sac à l’aéroport. Rien de grande valeur. Quand on sait que bien mal acquit ne profite jamais. Toujours des problèmes et l’attente dans un aérogare qui ne correspond pas au pays car trop moderne sur certain point. J’avais oublié qu’il n’y avait pas que Airbus et Boeing qui s’était attribué le ciel. Mais il y a aussi : Tupolev et Antonov. Le même coucou qu’en Afghanistan. Donc pas de télévision, pas de musique à écouter dans son casque, d’ailleurs pas de casque et un raffut monstre et plein de vibration. Il nous restera un luxe, le plateau repas qui certainement mieux garnit que d’autres compagnies fortunées. De la neige, des montagnes et des appréhensions. J’ai faillit encore une fois pour avoir prit les transports aériens et je m’aperçois qu’il y a des Jeeps et des autobus qui font l’aller retour avec le Kazakhstan. Mais le prix d’un visa pour moi vaut à lui seul le prix du billet d’avion. L’avion s’arrête dans la dernière ville et on doit tous descendre pour passer la douane. Je ne me suis pas fait inscrire en rentrant dans le pays. Alors grosse taxe attendre moi à la sortie. Devant la douanière, je décroche mon plus sourire, et la caméra enregistre mon faciès nier. J’attends. Un coup, deux coups de tampon. Ca y est, je suis passé. Il y a un an, Noël un ami voyageur septuagénaire venu seul en ses terres lointaines m’avait témoigner de la rudesse des lieux. Vu du ciel, des formes géométriques emboîtées les unes aux autres. Une piste en terre battue et de la vie au milieu de nulle part. Les ombres, les couleurs, le froid, une sensation de bien être m’envahis, un peu comme si je revenais dans un chez moi laissé le temps d’une saison. Je commence l’écriture de ce mail dans mon petit chez moi d’un soir, dans une vallée perdue à l’Ouest de la Mongolie. La vue sur l’Altaï et les steppes enneigées, écoutant une symphonie kazakh sous le soleil printanier, que demander d’autre, si une bière et du jus pour l’ordinateur. Ce que j’aime, c’est de voir qu’on vit le quotidien dans les fameuses yourtes ou un préfabriqué de bois. Qu’on a déposé des containers, des palissades pour séparer. Qu’on a pas chercher à apprivoiser ou domestiquer la nature ! On se contente de ce qu’elle donne. Et le jour ou il n’y a plus d’argent et bien on s’en va et on la laisse reprendre ses droits. Un quotidien aux gestes immuables : Allumer le feu, entretenir le feu. Aller chercher l’eau, faire bouillir l’eau. Tamiser la farine, pétrir la pâte, et de paradoxale pour des bouddhistes, decouper la viande. Ce tous les jours qui se méritent. Ce tous les jours qui pour nous, est tout inclus les taxes avec. Ce tous les jours que l’on ne sait plus savourer que lorsqu’il n’y en a plus. Notre nourriture qui sort de boite plastique le plus souvent. Que nous restent-ils de nos gestes à nous ? Des kazakhs en terre mongole. Pour me faire comprendre, je dois parler en 3 langues. Je fais la formule de politesse en russe, demande le prix en mongole et annonce les chiffres en kazakh. La place centrale et son monument, autour 4 bâtisses, la mairie, la poste, la banque, et la discothèque. Un carré de route goudronné et de la piste à perte de vue. Le bazar, tous les matins chacun prend sa place, chacun est là pour un peu d’argent. Des camions d’anthracite viennent tous les jours pour fournir l’énergie. Des hommes avec des balances romaines et une peau de renard accroché attendent les chasseurs et le cérémonial de la simplicité commencent. On négocie dans le creux de l’oreille à l’abri d’un container et de ça, il y en a des centaines, mais aussi, réservoir, cabine, wagon font office d’échoppe. Les livres se vendent au kilo, comme les morceaux de métal, le sel et les matières premières. Des tables de billard à profusion. Le vice du jeu avec cette unique table de casino improvisé des chiffres marqués au ruban adhésif, un ordinateur à qui on ne demande plus grand chose si ce n’est que de faire défiler des chiffres. Les gamins de 7 à 15 ans adorent et jette la monnaie comme si cela était facile de gagner. Je viens d’acheter l’unique présent de mon voyage une chapka kazakh.

Saturday night fever ; La plus importante soirée de la semaine, ici ou là-bas. Alors tout commence à 19H30 au théâtre de la ville pour recevoir le groupe « Ice Peak », directement venu de la capitale rien que pour vous pour 65 centimes d’Euro. La salle est pleine pour écouter du Rap mongole ou les grands titres repris, comme : Vive le vent d’hiver, etc. . On exploite la production locale de chanteur et chanteuse. 3 jeux de lumière suffisent et même pas de pied pour les micros qu’on dépose à même le sol. Ils ne peuvent pas se déplacer trop loin car il n’y a pas assez de longueur de fil. Les groupies envahissent la scène pour remette fleur et présent que les acteurs délaissent sur le sol. Le play-back part trop tôt et saute en même temps que le groupe se déploie sur le parquet. Des gamins galbés comme des bâtons de sucette, habillés en XXL répète les gestes vues sur les chaînes musicales du satellite. Dans la salle, tout le monde est plus occupé à envoyer des SMS ou appelé machin truc. Ensuite un restaurant pour 60 centimes et finir en discothèque pour la modique somme de 20 centimes, arrosé d’une bière à 70 centimes. Cela nous fait donc un samedi soir à 2 Euros et 15 centimes. Mais que demande le peuple, je vous le demande !

Dans les témoignages et récits de voyage de l’époque. On marquait les dangers, les difficultés rencontrées et on ne décrivait jamais les paysages comme on le fait aujourd’hui, pour nous faire partir voir tel ou tel endroit. Pour moi en dehors des paysages qui se ressemblent depuis plusieurs semaine. J’essaye de raconter le quotidien avec un certain point de vue. Mes dires tournent surtout autour de la modernité qui envahir tous ces lieux. Aujourd’hui, il n’est pas rare de voir une bourgade sans eau courante, mais avec des antennes relais pour téléphone portable. Alors ou se trouvent les priorités ? Car à créer du besoin, engendra obligatoirement des rentrées d’argent et deux façons de subsister : Travailler ou Voler.

Un hôtel agréable, sans salle d’eau mais avec un Sao, pas le : Service Authorized Only mais le Sauna Avec Organisation. Car ici aussi le luxe d’un sauna est très appréciable, mais il n’y pas d’eau chaude au robinet, alors on doit récupérer l’eau qui à couler entre les pierres, pour la douche. Pas de miroir, alors pas de rasage. Une rencontre, puis des rencontres avec de jeune américain venu du : Peacecorps organisation humanitaire ou des jeunes en ont signé pour 2 ans en tant que professeur d’anglais. La ville que je connais et l’attente s’installe pour un véhicule qui partira pour la capitale. On attend devant le bazar pour un départ quand on a envie, pas d’organisation pour enregistrer, réguler, partager. On attend. Mon (sois disant ) chauffeur me promet un départ dans les 3 jours et il attend lui aussi. Le temps n’est rien… Nouvelle rencontre, et je me retrouve dans une première famille et le soir dans une autre. Ca rigole, je fais le fou avec les petits et je me retrouve invité pour les jours à venir. Mardi soir, grande soirée c’est la journée de la femme. Alors elles sont toutes de sortie prenant possession des salles VIP des différents restaurant de la ville. Moi tout seul à ma table, je les regarde danser sur quatre musiques qu’on passera en boucle pendant 3 heures. Encore une fois je lève mon verre trop souvent… Je crains énormément la traversé de la Mongolie car tout le monde me dit de prendre l’avion. Mais je désire voir des paysages et vivre le quotidien des gens. Mercredi matin, encore malade de la veille et le sol de ma chambre est recouvert de mes exces. J’ai cette sensation d’en avoir marre de ne pas trouver mes limites, marre d’être obliger de quitter des places ou je me sens bien, mais que je le veuille ou non je vie avec un laissé passé d’un mois. 11H00, le van n’est pas là mais les passagers kazakhs attendent dans la poussière que le vent lève. Je viens de perdre la place à côté du chauffeur pour une mère et son bébé, pour la première fois, je ne vais pas faire d’histoire. Je prends place sur un banc métallique recouvert d’une petite mousse. Le coffre est remplit, sous nos pieds des sacs de viande, un essieu et encore des bagages ainsi que des colis. Nous sommes neuf à vivre dans un cube de 190 cm de long sur 170 cm de large et 150 cm de haut. Recroqueviller sur moi, car je n’ai pas été assez vite comme eu pour me faire ma petite place et être égoïste au possible. J’appréhende énormément. Le chauffeur promet deux jours de route. Deux petites heures de retard seulement avant de s’engager sur les pistes. Je ne peux pas voir le paysage car les vitres son trop bas et je suis dos au chauffeur. Au début des arrêts tous les deux heures, un bien énorme pour relaxer les jambes dans ces décors de carte postale. La chaîne de l’Altaï au fond, glacier, rivière gelée et le vent toujours omniprésent. Au soir venu on s’arrête dans la première habitation isolée que l’on croise pour se restaurer. Je ne peux continuer dans ces conditions trop rudes pour moi et mon mètre 93. J’ai l’estomac noué et ne mange pas, je demande au chauffeur de pouvoir changer de place pour survivre. Il accepte, mais les autres refusent et je me bouscule le temps d’un instant avec mon voisin. Je demande de faire sortir mon sac. Car je préfère faire demi-tour et attendre un transport pour rejoindre Olgi et ensuite prendre un avion. Je n’ai plus la force de lutter contre cette vie. Quelqu’un cède sa place pour qu’au moins mes jambes puissent toucher le sol et avoir une assise correcte. On repart dans la nuit glacée et prend sur moi mon sac de victuailles et ma musette pour rester droit. Je ne dors pas et occupe mon esprit pendant toute la nuit. Le soleil se lève fasse à nous, mais nous ne voyons plus rien car les vitres sont gelées. Nous traversons la première ville depuis notre départ. Heureux je suis, car on décharge 4 colis. On boit le thé, puis on repart. Le chauffeur ne s’arrête pas tous les 4 heures mais quand il a faim. Alors 3 fois par jours. Le gèle colle aux vitres toute la journée. Voilà un peu plus de 24 heures de passé et le chauffeur toujours les yeux ouverts face au danger de la piste. On s’arrête n’importe où tant qu’il y a une yourte. Je viens de finir mes cadeaux de France, alors je fais de l’origami pour offrir aux plus petits. Pendant qu’on prépare le repas qui est le même à chaque fois soupe de viande et de pâte maison. Une petite fille sort sa dînette et me prépare mon repas. On se parle dans nos langues respectives et cela ne nous dérangent le moins du monde parti dans nos messe basse. L’expérience la plus dure est de faire ses besoins naturels dehors par un vent de force 7 et par moins zéro. On repart toujours pleine Est sur des pistes. Je ne peux pas lire à cause des vibrations alors je ferme les yeux et à chaque secousse je me réveille. Minuit, dur de trouver une yourte au milieu de nulle part. Voilà 36 heures que le chauffeur roule. Il décide de stopper quatre heures. On réveille un couple : « Bonsoir ! on est 12 et on a faim. » On se ru sans partage sur les deux lits disponibles pour prendre une position couchée et relaxée les membres tétanisés. On relance le feu avec de la bouse de chameau pour commencer par faire chauffer une grande bassine d’eau pour le thé qu’on effrite à coup de marteau. Les feuilles bouillent et on rajoute le lait en poudre. Pendant ce temps, les hôtes attendent qu’on coupe la viande, épluche les pommes de terre. On balance tout dans la marmite, puis on rajoute de l’eau et des épices. On laisse cuir. La yourte, la même disposition. En rentrant du pied droit se trouve de chaque côté la réserve d’eau et de l’autre le petit évier. Ensuite deux lits, puis à gauche coiffeuse ou son accroché des photos de la famille et des souvenir. A droite ces coffres en bois recouvert de très belle peinture et poser dessus la petite chapelle dédier à Bouddha. Lampe à huile, moulin à prière, offrande, photo et écrits. Pas de chance car il n’y a pas assez de place pour loger tout le monde à l’intérieur. Quatre hommes doivent aller dormir dehors dans le van par moins dix degrés Celcius. On se serre comme on peut et quand on vient nous réveiller on claque tous des dents, mon duvet à prix l’humidité et il est gelé. Chauffage à fond et on reste serré les uns aux autres. Attendre et s’occuper l’esprit. Repenser à un rêve, des problèmes, ma jeunesse, mes proches, à demain. Le vent souffle de plus en plus fort. Tempête de sable ou de neige. Le gris s’est installé autour de nous et nous avançons au pas. Pour une fois je n’ai jamais été aussi heureux de les voir dégainer leur portable à l’approche d’une ville. Il ne reste plus qu’une heure pour rentrer dans la capitale. Vendredi, 18H30, on nous largue à l’entrée de la ville. Un peu moins de 54 heures, le chauffeur avait raison. Depuis mon départ, je me relis et raconte des exploits à mes yeux. Mais ils ne sont que peu de chose dans le temps qui passe. Seul au fond de moi s’est écoulé l’éternité. Aujourd’hui, l’exploit n’est pas dans l’Ascension d’une montagne, d’une course, d’une nage, d’exploit surhumain d’un être sur les autres dans un temps ou une période donné. Mais de voir l’évolution du monde moderne et d’accepter ces gens qui s’accrochent à des exploits que l’on répète inlassablement tous les jours.

Mes amis souvenez-vous ! U.B guesthouse, j’y suis, on se souvient de moi, on prend des nouvelles de Noël qui a marquer les esprits. Une douche, une lessive et je suis seul dans la cuisine, face à la carte d’Asie. La melancolie m’envahie. Cette cuisine qui était pleine de vie. Je me souviens de notre naïveté lors de bataille de boule de neige. De refaire le monde à la cafétéria et de s’oublier devant une bouteille de vodka en discothèque.

Demain que sera ? Certainement un scoop, alors rester en ligne…
Transsibérien à l'envers: Oulan Bator-Moscou
by Nono42 · 2006-03-14 · 10 replies
Enfin, à l'envers... je me comprends... de oulan bator à moscou avec quelques étapes... Je me dis qu'il y aura peut être un peu moins de monde (voyage prévu cet été)... quelqu'un l'a t-il déjà fait?? Disons que je ne souhaite pas particulièrement passer par une agence et planifier tout mon voyage à l'avance, j'aurais donc préféré acheter mes billets au coup par coup... Possible, souhaitable??? Merci de vos infos?
Aller simple Paris-Oulan Bator (Mongolie)
by Chachue · 2006-03-08 · 2 replies
Au secours, aidez-moi!!

Voilà le périple que j'ai prévu de fin juin à fin octobre: Mongolie-Chine-Tibet-Népal-Inde du Nord.

Pour le billet de retour Delhi-Paris, je m'en tirerais à peu près pour 400-430 euros. Mais le problème est le billet d'aller pour la Mongolie: minimum 870 euros au départ de Paris...

J'ai essayé toutes les solutions: dates différées, autres villes de départ, mais le moins cher reste un départ depuis Bruxelles: environ 640 euros.

J'ai alors tenté une autre possibillité: Paris-Pékin (407 euros) puis Pékin-Oulan Bator (274 euros), ce qui pourrait m'arranger. Seulement, je me pose une question: y a t'il plusieurs terminaux d'aéroport à Pékin, ce qui nécessiterait un transfert de l'un à l'autre, rendu impossible sans avoir de visa pour la Chine?

Merci pour vos réponses!

Elise

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