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Retour de deux semaines d'itinérance en Islande en famille
by Orionide · 2018-09-13 · 59 replies
Nous sommes partis deux semaines cet été du 7 au 21 août avec nos deux (grands) enfants qui sont maintenant de jeunes adultes majeurs. Cela fait déjà un moment qu'ils partent avec leurs ami(e)s une partie de l'été mais ils ont insisté pour se libérer deux semaines pour nous accompagner en Islande. Sûrement la réminiscence de bons moments passés ensemble lors de voyages précédents ... Nous avons dormi la moitié des nuits en camping et pour le reste on a mixé des logements en airbnb et en auberges de jeunesse. Pour le véhicule, nous avons loué un Dacia Duster 4wd histoire de pouvoir arpenter quelques "F roads" mais notre itinéraire est resté tout de même très classique avec une large majorité de sites accessibles depuis la route circulaire n°1. Pour l'avion, vols Icelandair réservés 10 mois à l'avance (environ 350 euros/personne). Je vais passer sur tous les aspects techniques de préparation du voyage car je détaille tout ça déjà ici: jeveuxcamperenislande.blogspot.com/ Voici le résumé de ce qu'on a vécu:

Jour 1:

A l'origine, on devait arriver avant midi sur Keflavik, ce qui nous laissait une partie de l'après-midi pour visiter le cercle d'or mais un changement d'horaire de la part d'Icelandair en février a chamboulé nos plans car nous ne sommes arrivés qu'à 15h45. Le temps de récupérer les bagages, la voiture (plutôt long), faire les courses et prendre la route prévue jusqu'à notre logement, il est déjà 20 h. La fatigue aidant, nous ne ferons rien ce jour-là 🤪 Vivement demain !

Jour 2:

Ça y est, nous sommes frais et dispos prêts à avaler du bitume et user nos semelles ! Ah, non en fait, il va falloir d'abord se procurer un réchaud. J'avais lu avant de partir que la marque Coleman était très répandue ici, j'avais donc amené mon réchaud US dans les valises mais peine perdue car il n'est pas compatible avec les cartouches Coleman vendues en Islande. J'ai failli emmener mon brûleur Camping Gaz (qui est vraiment compact) mais j'avais aussi lu qu'on avait du mal à trouver les cartouches correspondantes sur place. Alors, j'ai dû lire le guide d'une autre destination car des cartouches Camping Gaz, j'en ai vues partout 😛. Nous nous arrêtons donc à Sellfoss et là où j'imaginais que cela n'allait être qu'une simple formalité, nous avons passé plus d'une heure à trouver un réchaud. Ce n'est que dans une station essence où heureusement il leur restait un exemplaire payé quand même 60 euros ... Nous démarrons donc finalement qu'en fin de matinée. Premier pique-nique et plutôt un bon souvenir car nous mangeons pile en face des chutes Hjalparfoss:



Nous reprenons la route puis une piste bien caillouteuse de 7 km jusqu'à Stöng puis le très photogénique cirque de Gjàin:





J'avais entendu le plus grand bien des chutes Hàifoss qui se trouvent aussi à 7 km d'une piste bien caillouteuse. Je confirme, le site est assez grandiose et quasi désert. En revanche, ça souffle pas mal là-haut et je comprends pourquoi l'unique table de pique-nique est collée le long d'une paroi sans la vue sur la cascade:





Nous reprenons ensuite notre route car l'objectif du soir est d'atteindre le terrain de camping du Landmannalaugar. La piste F208 nous attend (plutôt roulante si ce ne sont les cailloux qui la parsèment). Nous atteindrons le camping et réussiront à franchir les deux derniers gués pour poser la voiture quasiment au pied de la tente. Ambiance camp de base assurée le soir et pressentiment que la journée de demain va envoyer du lourd 😉 Plus de détails et de photos de cette journée ici: En route vers le Landmannalaugar

A suivre ...
Idée d'autotour au Québec, 12 jours
by Papillon83 · 2018-08-17 · 95 replies
bonjour

nous partons fin septembre au Québec pour profiter des belles couleurs d'automne c'est notre premier séjour là bas et nous aimons surtout la nature, la rando nous sommes conscients que vu la grandeur de la région il faut faire des choix aussi j'aimerais vos conseils pour l'itinéraire, voir des bons plans hébergements

arrivée à montreal à 15h samedi dimanche 1er jour visite de montreal le vieux montreal notamment lundi prise de la location de voiture (ville ou aéroport? le mieux pour partir directement sans avoir besoin de rouler en ville on préfère éviter) mauricie 1 ou 2 jours ? Québec 2 jours baie de st paul 3 jours région de Charlevoix les parcs des hautes gorges ... Tadoussac 1 jour Saguenay 2 jours mont tremblant si on a le temps ??? montreal départ 21h le vendredi

voilà le nombre de nuits je ne suis pas encore certaine dans chaque étape et on doit peaufiner notre circuit

merci de vos conseils
Croisière en Grèce sur le Celestyal Crystal
by Gymnique · 2018-07-26 · 36 replies
Ma mère et moi irons en croisière en Grèce en mai 2019 sur le Celestyal Crystal. Première fois en Grèce, première fois en croisière. Départ de Montréal, vol direct vers Athènes. J'ai cru comprendre en lisant un peu sur internet que l'on peut se rendre à Le Pirée en métro directement de l'aéroport. Compliqué pour quelqu'un ne parlant pas Grecque et seulement un peu en anglais ? Après cette croisière de 8 jours, nous passerons 4 jours à Athènes pour attendre notre vol de retour.

Donc pour ceux et celles qui feront ou ont fait cette croisière ou pour ceux et celles qui connaissent bien la Grèce, tous vos commentaires et suggestions seront les bienvenus :). Je sais, c'est encore très loin dans le temps, mais nous avons très hâte toutes les deux. Nous avons donc quelques mois pour bien préparer notre voyage.
Choix pour 3 semaines au Québec avec adolescents
by 1randonneuse · 2018-03-27 · 17 replies
Bonjour à tous,

Je viens de décider avec joie d'emmener mes filles de 15 et 12 ans au Québec cette année. Les billets d'avion sont pris, nous partons du 7 au 28 août, arrivée et départ de Montréal.

J'ai un peu du mal à me décider sur mes étapes, je voudrais que mes filles apprécient le plus possible, c'est parfois difficile d'enthousiasmer les ados XD. Les grandes villes comme Montréal et Québec leur plairont beaucoup. Elles aiment les animaux, les beaux paysages, les lacs, la mer, mais pas les trop longues randonnées. Et les auberges de jeunesse animées!!!

Je préfère voyager en transports en communs mais je pense que pour profiter des parcs il est préférable d'avoir une voiture. Pour ma part j'aurais préféré éviter de faire trop de voiture et me poser à différents endroits paisibles et typiques pour les savourer.

Je ne suis donc pas sûre d'avoir envie de faire le classique Montréal-Québec-Gaspésie en 3 semaines, 2000 km en tout!!

Les 2 premières nuits nous seront chez des amis près de Montréal. Puis je pense faire 3 nuits à Montréal. Et 3 ou 4 nuits à Québec. Puis? Le parc de Mauricie était bien situé géographiquement mais comme il est fermé en grande partie (déception), je ne sais trop que choisir. Vu ce que je lis le parc des Laurentides m'a l'air trop touristique pour moi qui aime le calme, l'authenticité, la simplicité...

Alors j'hésite...

Charlevoix, Saguenay, lac St Jean, Tadoussac sur la rive Nord? Et/ ou parc Bic, lac Temiscouata etc en rive Sud? Est-ce que cela permet de voir de beaux paysages typiques sans trop passer à côté d'endroits moins connus et pleins de charme? Quelle étape choisir pour se poser une petite semaine et profiter de vacances à la fois relaxantes et avec des activités sympa et de beaux paysages?

Si vous avez des idées et conseils à me donner... merci d'avance!

Agnès
Projet de voyage en Bretagne en mai
by Age13 · 2018-03-19 · 28 replies
Bonjour Nous partons visiter la Bretagne durant 1 semaine au mois de Mai. Nous y allons par un vol Ryanair et nous aurons une voiture de location. Hébergement réservé 7 nuits à Brest.

Voici ce projet de voyage organisés en jour , sachant que j'ai inclus une grosse journée pour aller au Mont St Michel et St Malo avec Aller retour depuis Brest. Je sais c'est beaucoup, mais on a envie en 1 semaine d'en voir le plus possible.

- jour 0 : arrivée du vol à Brest en soirée. prise voiture et Hotel. - jour1 :Cote granit rose, de Paimpol jusqu’à Cap Frehell. - jour2 : La Pointe Saint Mathieu et autour. - jour3 :Mont Saint Michel et Saint Malo : grosse journee ! - jour4 :Presqu'île de Crozon - jour5 :Douarnenez / plage de Treboul / pointe du Raz / Locronan - jour6 :Roscoff, puis Concarneau : - jour 7: visite à pieds de Brest, envol de Brest début de soiree.

merci à tous.
Banaue et Palawan, le retour
by Genevois · 2018-03-11 · 22 replies
Un peu plus de 30 heures. C’est plus ou moins ce qu’il a fallu entre le moment où on a mis deux tours de clés sur notre porte à Genève et le moment où on se pose enfin à Banaue, au cœur des montagnes de la grande île de Luzon aux Philippines. Un voyage au goût d’un menu gastronomique, sans le choix des plats. Une entrée, avec un vol de 6 heures jusqu’à Dubai. 3 petites heures d’attente avant le plat principal, le second vol jusqu’à Manille. 8 heures de mieux. Pour monter jusqu’à Banaue, il faut rejoindre une petite gare routière dans le quartier de Sampaloc. A peine 10km de l’aéroport, mais surtout 2 heures de taxi, à avancer au pas dans une ville congestionnée par un trafic démentiel. Finalement, de Manille nous n’aurons vu que le cul d’une voiture devant nous. Bon, faut dire qu’il semble y avoir plus sexy comme ville. Pollution, bruit, saleté, trafic démentiel, tous les ingrédients d’une grande capitale asiatique sans réel charme. Et pour le dessert, 9 heures de bus de nuit pour faire les 450km qui nous séparent des montagnes. Un trajet sans crainte, le chauffeur philippin n’ayant rien à voir avec son homologue indien. L’arrivée à Banaue se fait dans les brumes matinales qui s’élèvent de la végétation à l’allure de jungle. Le jour se lève à peine, mais nous n’aurons quasi point dormi. À la descente du bus, nous sommes accueillis par Jaypo. Un guide qui nous a été conseillé pour le trek qui va suivre. Car si on monte jusqu’ici, c’est pour s’immiscer au cœur des fameuses rizières en terrasse, classées patrimoine mondial UNESCO, qui ornent certaines vallées. Des rizières principalement accessibles à pied. 3 jours de marche au programme donc, à travers des paysages que nous espérons féeriques. Banaue, une petite ville, point d’arrivée des touristes. Ses restos locaux, son marché, rien de vraiment extraordinaire. Mais le passage obligé pour trouver son guide et rejoindre les sentiers. Nous y aurons flâné, récupérant de tous ces milliers de km parcourus pour être à l’autre bout de la planète. Jaypo nous décrit le trek. Demain sera le plat de résistance avec pas loin de 7 heures, « enfin selon votre rythme » précise-t-il. Et pour les nuits ? Dans des auberges locales, au cœur des villages sur le parcours. Jaypo s’excuse d’ailleurs, les prix ont un peu augmenté. Au lieu de 500 pesos la nuit, c’est désormais 600. La seule interrogation demeure la météo. Le sud de l’archipel a dû faire face à un typhon. Et ici, à plusieurs milliers de km plus au nord, nous en récoltons les effets avec une petite pluie fine qui débarque l’après-midi. On verra. Demain donc, on quitte la civilisation du wifi pour 3 jours de calme et de paix dans le monde de la nature et du calme. Ça ne fera pas trop de mal de se couper du monde quelques heures. Même si l’effort sera sans doute rude.

Coupés du monde ! Ok, trois jours seulement, mais quel pied d’oublier son IPhone dans un sac. Parce que là où Jaypo nous a emmenés, autant oublier tout de suite réseau, Wifi et autres outils addictifs dont l’homo conecticus ne peut plus se passer. Tout a commencé par une petite course en tricycle local, sur les hauts de Banaue. Et la première gifle d’arriver avec les splendides rizières en terrasse, ici plutôt de structure pyramidale. Un travail de déforestation, de terrassement, d’irrigation, de nivellement, un labeur dantesque qui date d’une époque où le mot machine n’avait pas encore effleuré l’esprit humain. Même pas une heure que nous sommes partis que déjà on en prend plein les yeux. Jaypo nous avait prévenu. Le premier jour serait rude. J’ai envie de dire tout de suite que les deux autres aussi, mais patience. Le premier jour donc, avec pour commencer 4 bonnes heures de marche dans la jungle. Le typhon Sanba qui a sévi a amené pas mal de pluie et la piste, normalement sèche, s’est transformée en un chemin boueux où il faut réfléchir à chaque pas qu’elle est la meilleure voie à suivre pour éviter de glisser. Alors évidemment on progresse assez lentement, surtout que ça grimpe quand même. Enfin bref. Le premier village que nous croisons est Pula. Un village assez grand, avec bon nombre de familles qui vivent ici principalement de la culture du riz. On l’aurait deviné vu que l’arrivée près du village se fait à travers les rizières en terrasse. Et c’est sur les murets de séparation que nous marchons, avec concentration car d’un côté c’est soit 40cm de boue et d’eau dans la rizière, et de l’autre c’est la chute assurée dans celle qui en-dessous, parfois à plusieurs mètres ! Mais la principale caractéristique de Pula, c’est qu’il n’y a qu’un seul moyen de locomotion pour arriver ici : à pied. Pas de route, ni même de piste, juste des sentiers. Et pour prendre un bus ou un tricycle, et bien la première route est au moins à 5-6 km de marche ... après Pula, voici Cumbalo, un autre village isolé, accessible uniquement à pied. Un peu plus grand et équipé d’une école primaire. Du coup, les enfants de Pula se tapent une heure de marche tous les matins pour aller à l’école et autant le soir pour rentrer. Saison sèche ou saison des pluies peu importe ... Cumbalo est notre première étape nocturne, dans une petite Guesthouse toute simple où l’unique douche (à l’eau froide) est dans la cuisine. Total de la journée, 8 heures de marche et 22km parcourus (selon l’appli de notre IPhone) !!!!! Surprise après le repas. Les enfants de Cumbalo se regroupent sur la petite terrasse devant la Guesthouse et sous la direction de leur maîtresse (qui tient son nouveau-né en bandoulière), ils vont chanter des chansons dans plusieurs langues : en allemand, en hébreu et évidemment en français. Outre les chansons enfantines classiques, ils iront même jusqu’à entonner le célèbre « aux Champs-Elysées ». Tout ça dans un village paumé au cœur de la jungle et des montagnes philippines... et pour bien finir la soirée, deux femmes du village viennent nous masser histoire d’atténuer les violentes courbatures qui s’annoncent déjà... Départ de Cumbalo le lendemain matin, non sans avoir fait le tour du village avec Jaypo qui va nous donner multitudes d’informations sur la vie locale et les codes de fonctionnement de ces indigènes. Direction Batad. Beaucoup moins long, seulement 11.5 km, mais tout en dénivelé. Des marches, irrégulières et hautes, boueuses et souvent glissantes, de quoi se fusiller cuisses et mollets. L’arrivée sur Batad est magique. A l’arrivée d’une énième montée, le village et ses fantastiques terrasses est là, sous nos yeux. À l’époque où nous vivons dans la société du « tout est dû, tout est normal (et si possible tout de suite) », il y avait un prix à payer pour mériter cette splendeur. La descente sur le village se fait dans une pente très raide, à la verticale, par un escalier. Des centaines de marches, encore et encore. Et ce n’est pas fini, car Batad, à part ses terrasses, c’est aussi sa cascade et son bassin pour se baigner. Sauf que c’est 900 marches supplémentaires en contrebas, à la rivière. 900 marches qu’il va falloir remonter. Mais on y va et trempette on fera, dans une eau fraîche, à peine 15 degrés sans doute. L’effet rafraîchissant est de très courte durée, car pour remonter à notre Hillsview Inn Guesthouse, c’est la suée finale. Une Guesthouse dans la plus pure tradition des Backpackers, une seule douche (mais avec eau chaude svp), simple mais conviviale. Et une vue M’sieur Dame, mais une vue ... Allez, plus qu’une journée de marche. Nous repartons de Batad à travers cette forêt pluviale qui transpire autant que nous, sur des petits sentiers boueux. Côté pente il y a une dense végétation. Mais que l’on ne s’y trompe pas, le vide est bien là. Un faux pas et c’est l’accident assuré. Vaut mieux garder ses deux pieds sur les 50cm de largeur à disposition.... Fin du trek, le tricycle du départ nous récupère et nous ramène à Banaue. Au total, environ 42km parcourus sur ces trois jours, des muscles carbonisés. Mais surtout une déconnexion totale, un rappel que tant de peuples vivent tellement chichement, que les enfants de Pula et Cumbalo ont soif d’apprendre, que les distractions dans ses villages ne sont que jeux avec des cailloux ou les poules qui gambadent (tous comme le reste des animaux d’ailleurs) en toute liberté. Un rappel qui dit aussi que pour certains, maison signifie avoir un toit et peu importe que la baraque soit en tôle et sans confort aucun. On s’est fait mal, on a touché nos limites physiques. Mais on s’est fait tellement de bien à la tête. Merci Jaypo pour ton professionnalisme, tes connaissances partagées et pour nous avoir fait découvrir ces coins d’un monde si éloigné du nôtre. Allez, ce soir c’est 9 heures de bus pour regagner Manille, puis dans la foulée un vol pour l’île de Palawan où une moto nous attend pour d’autres découvertes.

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en Asie, rien n’est vraiment compliqué. Tiens, les transports par exemple. Après avoir pris une douche froide au Sanafé Lodge (la moindre des choses à l’arrivée de notre trek), Jaypo nous accompagne à la gare routière avec son pote chauffeur de tricycle. Enfin gare routière, pas vraiment. Les trois cars qui retournent à Manille sont garés sur le bord de la route, obstruant une bonne moitié de la chaussée. Une cahutte en bois fait office de bureau et c’est là que nous échangeons notre réservation faite sur le net contre un vrai ticket, avec sièges attribués ! 9 heures de route plus tard, nous arrivons à Sampaloc, le quartier de Manille où arrivent les bus de la compagnie Ohayami. 3 heures du matin, mais les taxis rôdent dans le coin attendant le touriste pressé de quitter cette zone peu accueillante de la ville. Un couple de français va tout comme nous à l’aéroport et nous attrapons directement un de ces taxis. Honnête en plus puisqu’il met le compteur sans même que nous lui demandions. 40 minutes de trajet et nous arrivons au Ninoy Aquino International Airport. Les mesures de sécurité sont importantes ici, car personne ne rentre dans le hall sans passer à un détecteur. Quelques heures plus tard, notre vol Cebu Pacific à destination de Puerto Princessa, sur l’île de Palawan, décolle à l’heure. Et à notre arrivée, nous sommes attendus par Pedrito, le gars qui va nous louer notre Honda XR 200 pour les 8 prochains jours. Entre Banaue et Puerto, tout a marché comme sur des roulettes. Facile non ? Une Honda XR donc. 40’000 km au compteur mais ronronnant comme une gamine. Pour pouvoir profiter de la moto, on a fait fort. Un seul sac de 60 litres pour deux, le strict minimum, 11 kilos sur la balance du check-in. Plus un petit sac à dos que je prendrai sur le ventre. Sortir de Puerto Princessa est très facile. L’île de Palawan est toute en longueur, parcourue par une seule route principale coupée par de multitudes embranchements pour atteindre les différents villages. Pedrito nous met sur la bonne voie et « ciao, à la semaine prochaine » ! Direction Sabang, sur la côte ouest de l’île. J’avais oublié la sensation de rouler sur un mono cylindre nippon. Tape-cul, c’est certain, mais quand même mieux qu’un scooter. Honda et casque Souzouke, on se sent bien bridé... la route principale est excellente, bordée de palmiers et de végétation. Pas trop de circulation non plus. Bon faut dire que les voitures ne sont pas légion dans le coin. À part les vans qui transportent les touristes, les bus pour les locaux, les camions pour les marchandises, c’est à peu près tout. Le reste du bitume se partage entre les motos, les scooters, les innombrables tricycles et les side-cars locaux. Pas de quoi prendre beaucoup de risque. Les panneaux sont rares dans La région. Il faut dire que 95 % des touristes utilisent des transports organisés et ne se soucient donc guère de trouver leur chemin. Demander aux gens au bord de la route reste du coup la meilleure solution. Mais attention, certains ne sauront pas vous répondre et plutôt que de l’avouer, ils vous indiqueront quand même une direction ! Pour se loger en ce premier soir sur Palawan, nous nous arrêtons chez Jenny, au village de Buenavista. Au bord de la plage disait l’annonce. C’est pas faux, sauf qu’on ne peut pas s’y baigner. Pas assez d’eau et des rochers qui empêchent de marcher pour aller chercher un peu de profondeur. Mais un splendide jardin, un grand bungalow et surtout le calme absolu. Sauf quand ces satanés chiens et coqs se lancent des défis sonores au milieu de la nuit. Chez Jenny, le petit-déjeuner est compris. Et pour le reste des repas, pas de carte, elle prépare et on se met à table avec ce qu’il y a. Poissons grillés, crabe, légumes, soupe de poulet, limite un festin. Et le traditionnel riz bien sûr. Pour 250 Pesos... Notre but dans ces premiers jours sur Palawan, c’est Sabang, une petite vingtaine de kilomètres plus au nord. Une jolie plage, une eau chaude et transparente et peu de monde. Comme souvent en Asie, les mains expertes des masseuses attendent l’Occidental en mal de décontraction, musculaire, mais peut-être plus mentale. Alors se faire masser à l’ombre d’un arbre, à quelques mètres des flots ressemble au bonheur. Mais Sabang, ce n’est pas que la plage, mais aussi une des plus grandes rivières souterraines de la planète. Des kilomètres et des kilomètres sous les montagnes karstiques de la région. Alors oui, c’est touristique, mais on ne peut pas y passer à côté. Gilet de sauvetage et casque de chantier. On ne badine pas avec la sécurité des touristes. Et nous voilà embarqués sur un kayak, un audio guide en français dans les oreilles. Une visite intéressante malgré tout avant une bonne baignade sur la grande plage. Retour en moto chez Jenny. Nous avons laissé nos casques toutes la journée sur la moto. Aucun souci, c’est bien agréable. Juste à temps pour admirer les fantastiques couleurs des couchers de soleil de Palawan. Demain, le mal de cul est prévu. On va se taper 200 bornes pour rejoindre l’extrême nord de l’île dans la région de El Nido. On y restera 4 jours, il y aura de quoi raconter.

On avait prévu un mal de cul sévère, on ne s’était pas trompé... au début de la route on pensait faire un stop toutes les heures, mais rapidement cela a été toutes les 40 minutes, puis toutes les 20 ! El Nido, ça se mérite. Et pourtant. El Nido est sans doute le bled le plus laid que nous avons vu sur Palawan. Une succession de restos qui servent la (mal)bouffe préférée des backpackers de moins de 30 ans : pizza, burgers et bières. Une succession d’agences qui vendent toutes les mêmes tours en bateau ou les transferts en van à travers l’île. Une succession de petites boutiques vendant t-shirts et babioles. Bref une succession de choses qui n’ont plus rien à voir avec les Philippines que l’on recherche. Au moins j’aurai pu y raser ma barbe de 8 jours dans une petite échoppe de rue où le jeune s’est appliqué avec soin, changeant 3 fois la lame, pour me redonner un peu de fraîcheur sur les joues. Heureusement, nous trouvons le bonheur absolu 20 kilomètres plus loin, sur la plage de Calitang, voisine et jumelle de la plus réputée Nacpan. Une plage quasi privative vu le peu de logements, des eaux calmes et transparentes dans une petite baie, où le coucher de soleil nous émerveillera chaque soir. Et pour plus de fun avec quelques vagues, 5 minutes à pied et nous voilà sur Nacpan. Le Dandal Bay View propose quelques chambre ultra simples. Un lit, une mini salle de bain et un ventilo. On s’y sent bien et relaxe, loin des tumultes 20 kilomètres plus bas. Soif ? On se sert dans le frigo et on note ses consommations sur une feuille. Ici peu ou pas de wifi, on déconnecte. Même le personnel est désarmant. Une seule fille parle anglais, les autres sourient en haussant les épaules ...! Alors c’est vrai, parfois on attend. Mais on se tourne vers la mer, 10 mètres en contrebas, en se disant qu’attendre, ça fait parfois du bien. El Nido et sa région. Ça serait un trou paumé s’il n’y avait le fantastique archipel de Bacuit au large des côtes. Un ensemble de dizaines (centaines ?) d’îles kharstiques sortant abruptement des flots. Et c’est pour ça qu’on y vient à El Nido. L’économie locale est d’ailleurs entièrement tournée vers cette manne naturelle et protégée. 4 tours à la journée sont proposés par toutes les agences. Des tours bien rôdés, dont la capacité des bangkas régule le nombre de passagers embarqués. Nous aurons fait deux excursions différentes depuis Calitang. Embarquement à 08h30, retour 17h00. Avec chaque fois un « équipage » de 3 marins aussi sympathiques que professionnels. Le lunch est inclus dans le package et quel bonheur de déguster un poisson grillé sur l’arrière de la petite barque lors de l’un de nos arrêts. Difficile de décrire les lieux, mais les couleurs turquoises des fonds sableux font le bonheur des photographes. Des plages et des baies secrètes aussi, enfouies derrière des rochers où il faut parfois nager dans un trou de la montagne pour y accéder. Nous y aurons même vu un splendide serpent d’eau, de très près, reptile très dangereux semble-t-il, mais jamais agressif. Et évidemment le bateau embarque masque et tuba, au cas où on en aurait pas encore pris plein les yeux. On a eu mal au cul pour monter la, mais franchement quel pied. Calitang Beach, un nom à retenir. La région d’El Nido aura été le but principal sur Palawan, il fallait l’avoir vu. La redescendre sur Puerto Princesa ne s’annonce pas plus calme pour notre fessier. Mais on va couper le trajet en deux avec un dernier stop au bord de cette mer chaude et limpide. À Port Barton. Le retour n’est pas loin, quelques heures à profiter de la douceur de vivre des îles philippines. À fond.

Calitang-Port Barton ou l’histoire du raccourci qui n’en était pas un... Tout commençait bien pourtant. Grand beau temps, la route comme toujours tranquille avec peu de circulation. Comme aurait annoncé un pilote d’avion, pas de turbulences à l’horizon. On démarre donc de notre petit paradis. Le soleil cogne déjà bien en ce début de matinée. Dans les villages, les habitants ont étendu de grandes bâches sur le bord des routes, pour faire sécher le riz. Comme d’hab’, il faut faire gaffe aux nombreux chiens qui pour la plupart savent bien rester sur les bords de la chaussée. Mais on en trouve toujours un qui fait pas comme les autres. Alors évidemment, on a mal aux fesses. C’est bien le monocylindre japonais, mais au niveau confort, on déguste quand même. En sortant notre Lonely Planet, on trouve la carte du Nord de Palawan. Et on y voit une route qui coupe par San Vincente ce qui nous ferait gagner du temps pour notre fessier. Une route donc. La bifurcation est trouvée et un gars qui se trouve là sur le bord de la route me dit que oui, cette route va vers Port Barton. Bingo, on le tient notre raccourci. Même si certaines portions de ce nouveau tronçon n’était pas bitumées, cela reste bien roulant. Peu avant San Vincente, nous longeons une plage vierge, sable blanc et cocotiers. Long Beach. On comprend pourquoi elle s’appelle comme ça, elle doit faire au moins 10 km de long et sans aucune infrastructure. Il semble que les Chinois aient flairé l’affaire, car à San Vincente, un petit bourg de quelques centaines d’âmes, une nouvelle piste d’atterrissage est en construction. Paraît-il financée par le voisin géant qui aurait l’intention d’ouvrir des lignes directes, notamment depuis Hong Kong... pas sûr que Long Beach reste vierge encore bien longtemps ... Mais bref, revenons à notre raccourci. À San Vincente donc, on voit un panneau indiquant Port Barton vers une piste. On demande et évidemment on nous dit que oui oui, on peut y aller. Bon faut dire qu’on nous dit toujours oui quand on demande notre chemin... La piste va rapidement montrer de belles ornières et des trous assez profonds. Mais confiance, on continue. Et bien sûr après quelques km, la piste de se séparer en deux. À droite ou à gauche ? Des gamins en scooter apparaissent derrière nous, les sauveurs. Donc à gauche. Et ça monte raide dans la pente. En haut, de gros engins creusent la route et il y a juste la place pour passer avec la Honda. La, le doute commence à s’installer, plus de place pour une voiture. Une route disait-on ? Et la piste va rapidement devenir chemin, puis sentier, avec ornières, passage de petites rivières, flaques de boue, pierriers à la montée et pareils la descente, en plein milieu de la forêt. Une vraie séquence Enduro, à deux sur la moto avec les sacs, et un mal de cul qui s’amplifie... et on croise personne. Mais personne. Au bout de 40 minutes, miracle, un gars en scooter arrive en face. Alors on lui demande et comme tous les autres il nous dit que oui, Port Barton sera au bout de ce chemin... bon on y arrivera à Port Barton. On aura perdu deux heures par rapport à la route normale. La gueule du raccourci, comme quoi, les petites cartes du Lonely Planet... On reconnaît, sur le moment on ne faisait pas les marioles, mais après coup, le parcours Enduro en jungle était quand même bien sympa. Port Barton. Un vrai village, avec une vraie vie locale. Alors oui, le bord de la plage est un ensemble de petites Guesthouse et de restaurants. Mais on n’y sent pas la pression du tourisme de El Nido ici. Au contraire, l’ambiance y est nonchalante, reposante. On y déguste volontiers un bon bouquin à l’ombre d’un palmier, à écouter vaguement une discrète musique lounge ou reggae qui sort des établissements du bord de plage. Il y a aussi des tours à faire en bateau ici, sur des îles de la baie. Pas le temps pour nous malheureusement, demain dernière étape vers Puerto pour rendre la moto. Avec le recul, on aurait dû zapper Sabang et venir ici. M’enfin si on savait tout aussi... Retour à Puerto donc, sous un ciel gris et même un peu de pluie, le soleil nous fait déjà ses adieux. Mais on sèche aussi vite qu’on se mouille sous ces températures. Arrivés dans la ville, la circulation redevient dense, ça dépasse à droite et à gauche, ça roule en contresens, les règles sont ... euh quelles règles ? La moto est rendue, poignées de main avec Pedrito. Ciao à la prochaine, tout a bien roulé. Et pour notre dernière nuit, on a dégoté une petite chambre toute mimi chez un couple de retraités, via Airbnb. Calme, tout confort, à deux pas de Rizal Avenue, l’artère principale de la ville. Moins de 15.—... Dernier jour aux Philippines. Un tricycle nous amène à l’aéroport pour notre premier vol. Un A319 de la Cebu Pacific qui va nous ramener à Manille. On a encore une dizaine d’heures avant notre tronçon sur l’Europe. Alors comme vous savez que tout est facile en Asie, on pose nos sacs à la consigne, on saute dans un taxi et nous voilà au Mall of Asia, le plus grand centre commercial des Philippines (en tout cas c’est ce que dit la pub). Retour dans notre monde, retour dans le paradis de la consommation, avec des dizaines et des dizaines de boutiques et de restos genre fast food. Bah, de toute façon, fallait bien s’y remettre, comme ça c’est fait.
Escapade balkanique
by Dj93 · 2017-09-30 · 7 replies
Et bien, quelques 6000 kms et 2000 photos après, nous voici revenus de notre petite balade Balkanyque. Alors ne vous y trompez pas, nous ne sommes pas allés en vacances à Levallois Perret tondre la pelouse chez le couple infernal, mais bel et bien visiter un peu quelques pays de l'ex Yougoslavie.😏 Comme à chaque fois, mes propos et commentaires n'engageront que moi, et je conçois aisément qu'ils ne feront pas forcément l 'unanimité. Durant 13 jours en cette deuxième quinzaine de Septembre 2017, nous avons sillonnés cette région, en commençant par Ljubjana, la capitale Slovène, puis successivement, Zagreb, capitale Croate, Sarajevo en Bosnie Herzégovine puis Dubrovnik, la perle de l'Adriatique. S'en est suivi une incursion au Monténégro pour voir les fameuses bouches de Kotor, et après une nuit sur l'île de Korcula, nous avons longés la côte Adriatique via Split, pour rejoindre au Nord Rijeka. Ma petite surprise du chef dévoilée à la dernière minute à mes 2 accompagnatrices était un petit détour par Bratislava en Slovaquie, puis une courte halte à Vienne, la capitale Autrichienne, avant d'affronter les 1300 kms pour rejoindre notre nid douillet Parisien. J'ai préparé cela un peu tardivement à l'arrache. Deux tours opérators spécialisés ne m'ont pas convaincus par leurs propositions et encore moins par leurs tarifs plutôt excessifs puisque c'est pas moins de 4500 euros qui étaient réclamés pour 11 jours à 3 avec vols, location de voiture et hébergement. N'ayant pas étonnement trouvé de vols directs à des horaires décents, j'ai décidé de faire cela depuis chez nous avec notre petite toto perso. Les Kms ne nous effrayent pas, même si, avec l'âge, il faut bien le reconnaître la fatigue s'est faite sentir plus vite qu'avant. Ainsi pas de corvée d'aéroport, de plus en plus contraignante, pas de file d'attente, et au final une journée de route, au lieu d'une demie par les airs et cela à moindre coût. Le trajet aller, sous une pluie battante, sera tout de même un peu long, à cause des nombreux tronçons de travaux autoroutiers en France, mais aussi en Allemagne et en Autriche, ce qui ne m'empêchera pas d'être pris en photo à l'entrée d'un tunnel !!. On rejoint Ljubjana en toute fin d'après midi. N'oubliez pas d'acheter la vignette Autrichienne (8,90 euros pour 10 jours) et la Slovène (30 euros pour 1 mois) ce qui ne dispense pas de certains péages en plus, elles sont en vente partout dans les stations essence. L'hôtel Florjanckov, réservé pour 2 nuits est agréable, à taille humaine et surtout avec un parking privé, critère incontournable pour moi, soucieux de la tranquillité pour ma titine. Le petit dej est correct, les œufs sous diverses formes sont préparés à la demande. Seul bémol, le centre ville est à 5 kms. On ne peut pas tout avoir, les tarifs des hébergements avec parking augmentent au fur et à mesure que l'on se rapproche des centres d'intérêt. Justement, celui de la capitale Slovène, parlons en. Dominé par le château médiéval reconstruit au xv° siècle (accessible par funiculaire), il est assez petit et piétonnié, très vivant et fréquenté, il respire la douceur de vivre. Selon la légende, c'est ici que Jason et ses argonautes aurai posé ses valises après avoir découvert la toison d'or et terrassé le dragon, emblème de la ville, certains zailés, ou plutôt ailés ornent le pont du même nom (1901) enjambant la Lubjljanica.

(NDLR : cette transmission de culture est totalement gratuite et offerte par votre serviteur!!) Pour 50 euros, on reprend des forces à une table sans prétention le long de la rivière , car le lendemain les vraies visites commencent. L'incontournable en Slovénie s'appelle le lac de Bled à 55 kms de la capitale, avec son château et son église sur une île c'est vraiment très beau surtout sous un rayon de soleil.



La plus belle vue se mérite. 2 sentiers balisés partent à proximité du camping (panneau N°6 Ojstrica et Mala osojnica) après quelques minutes bifurquez à droite, je crois que c'est ojstrica, et là les 30 derniers mètres d'ascension abrupte se font presque à 4 pattes mais l'effort est récompensé, depuis le promontoire on fait quelques belles photos avant d'être rejoints par un groupe de randonneurs envahissants. Comptez une bonne heure A/R. Ensuite, à la pâtisserie Slascicarna smon (Grajska cesta 3) on goûte une part de Kremsnita, spécialité locale gourmande, là encore l'info est cadeau !!.😏

4 kms au Nord, on fait les gorges de Vintgar, balade de 3,2 kms A/R sur passerelles et pontons de bois étroits le long de ce torrent, c'est beau, mais archi blindé de monde, doubler et ou se croiser n'est pas évident, comptez 1h30 A/R. (5 euros/pers.)

Ensuite, malgré quelques hésitations, on cède à la tentation des très touristiques grottes de Postojnska. 600 000 visiteurs annuels, malgré les 31 euros par personne et le parking à 5 (les prix indiqués dans le routard 2017 ne sont déjà plus valables). La visite en groupe dure 1h30, départ toutes les heures, environ 20 minutes de petit train et 1,5 km de marche facile, elles sont belles mais boff, s'il n'y avait pas la balade en train, elles seraient anodines.... L'heure a tourné très vite, du coup on zappe le château de Predjama, construit dans la falaise à 123 mètres du sol, et longtemps resté sous le joug de la province italienne de Trieste. JOUR 3 : direction Zagreb à seulement 140 kms. On rallie enfin la Croatie en commençant pas sa capitale. Ici la monnaie n'est pas l'euro comme en slovénie mais le Kunas (pronnonçez counas) autant dire que l'on a tout payé en liquide, c'est à dire en « espèces de counas »!!!!hahaha😛 le taux de change en France était de 7,05 kunas pour 1 euro, mais fort de nos expériences précédentes en Europe de l'Est (voir mes comptes rendus sur Prague et Budapest) je me suis bien gardé de prendre des devises avant de partir, et j'ai bien fait, car ici c'est 7,43 sans commission !! mais attention, pas partout. Sur la route, notre premier arrêt est à Samobor , réputé pour sa moutarde et sa liqueur bermet, mais vue l'heure matinale, les rares magasins ne sont pas encore ouverts, faute de monnaie j'achète quand même en euros un paquet de sucettes à cancer, afin d'avoir le rendu en monnaie locale et payer le parcmètre, évidemment, là, dans ces conditions, c'est presque normal je me suis fait entubé sur le taux !! A Zagreb, la circulation au milieu des nombreux trams n'est pas évidente. On prend possession de notre chambre au garden hôtel, ( chambre soit disant pour 3 mais en réalité avec un fauteuil faisant office de «canapé lit» mais à 10 mn à pied du centre) histoire aussi de poser la bagnole avant d'attaquer la visite de la capitale, finalement assez petite, à pied en 2h30 on fait le tour de l'essentiel. Après une collation rapide au zagreb burger festival le long du parc du fer à cheval, on contemple la place saint marc avec son église du même nom et sa jolie toiture aux 2 blasons (croatie et ville), le marché Dolac et ses parasols rouges, la place animée avec ses artisans Bana josipa Jelacica, à Gorjni grad (quartier haut) la promenade Strosmeyrer et ses graffitis, pompeusement comparée à Montmartre et la tour Gradec où chaque jour à midi un coup de canon est tiré. (on peut y accéder par le soit disant plus petit funiculaire au monde, à vérifier). On enchaîne avec la porte de pierre abritant la vierge Marie épargnée par les incendies successifs. Le soir, pour seulement 49 euros, on se rassasie de grillades en terrasse à la konoba (taverne) didov san (routard). Ici papa se dit tata, et en France, depuis l'ère de François H, c'est aussi désormais possible !! JOUR 4 : direction Sarajevo, capitale de la Bosnie herzégovine à environ 500 kms. Après plusieurs péages (possibles en euros et en kunas ici la monnaie est le KM mark convertible !! environ 1 euro pour 2 km) Le passage frontière se fait à proximité de Slavonski brod, et là, ça rigole pas trop le temps d'attente, en cette saison plutôt basse, est d'environ 40 mn, durant lesquelles on peut voir un grand nombre de croates à pied ou en vélo revenir de leurs emplettes bons marché chargés de bouteilles de sodas de bières ou de cigarettes. Dans ce pays, les vitesses sont très très limitées, parfois à 30 km heure et oui, donc on avance pas vite sur cette route, les radars et policiers sont omniprésents tout au long de ces 230 kms où l'on peut constater les ravages de la guerre causés sur un grand nombre d'habitations partiellement détruites et abandonnées. On rejoint donc tardivement notre hôtel isa begov hamam, idéalement plaçé, mais dont le parking annoncé, se fait en réalité sur le trottoir !! pas très rassurant. La chambre est typiquement décorée, dans ce pays, géopolitiquement complexe, peuplé d'après les dernières statistiques officielles anciennes par 40% de musulmans. Le centre historique est petit, mais très «dépaysant» et pour cause. Il fait 31°, ça nous change des 14 ou 15 subis jusque là, le «souk», la place des pigeons sa fontaine et sa tour de l'horloge, le vieux quartier turc, le pont looping, l'église orthodoxe de l'archange Gabriel se visitent assez vite ce qui nous laisse du temps pour déguster la spécialité locale : le CEVAPI, kebab avec saucisses de boeuf et oignons crus, adouci de fromage frais, le tout pour 27 euros à trois, ici tout est réellement moins cher.(y compris le gasoil à 0,93 euro le litre) Je ne sais pas pourquoi mais j'aime toujours regarder les chaînes de télévision locales, ici elles sont toutes ou presque turques et ou en langue arabe, notre réveil sera à 5h30 par la douce et mélodieuse voix du muezzin pour l'adhan!!! JOUR 5 : 260 kms nous séparent en théorie de Dubrovnik, mais avec les tours, détours et tours de con on en fera en réalité plus de 360, la soif de visite oblige. En effet sur le parcours il y a non seulement Mostar, tristement célèbre, mais aussi les chutes de Kravice, incontournables, elles aussi, comptez 1h30 pour la visite. Passage entre temps près du lac de Jablanica (bof) mais aussi à Blagag tekija, la maison des derviche le long de la Buna couleur vert émeraude, (pour les femmes, la visite se fait voilée) Stolac, Plocitelj, son château féodal et son stationnement impossible A mostar, le souk est intéressant, et son pont stari most vaut le détour (détruit en 1993 et reconstruit à l'identique en 2004). Les cigarettes officielles sont à 2,15 euros le paquet, mais sur le « marché » les marlboro vraies ou fausses SONT A 1,5 EUROS !!!!!!!!!!!!désolé, mais je préfère avoir un cancer de qualité ! La route jaune jusqu'à dubrovnik sous les orages semble sans fin, et il faut faire attention aux vaches qui traversent la route pour, comme on le sait, aller voir chez le voisin si l'herbe est plus verte. En route, et entre 2 averses, il y a les chutes de Kravice, tès jolies, mais impossible de les avoir toutes sur une seule photo, sauf peut être avec un très grand angle.Le parking et l'accès sont gratuits, à parier que cela ne durera pas. A Dubrovnik, la villa DARD à 150 euros la nuit est hors de prix comme absolument tout ici, certes bien plaçée (10 mn à pied du centre si on aime les escaliers interminables) mais à ras bord de la voie principale et avec là encore un parking privé indigne de ce nom, le long de la route.

La ville fortifiée est très belle, mais archi fréquentée, qu'est ce que ce doit être durant la saison ? Les ruelles pavées de pierres sont glissantes avec la pluie, mais le charme est présent, le vieux port est vraiment joli, la porte pile via l'artère principale stradun permet d'accéder à la fontaine d'onofrio, les 2 kms de chemin de ronde sur les remparts hauts de 23 mètres sont accessibles moyennant 20 euros, trop c'est trop ! Le palais du recteur et sa coupole verte, le monastère dominicain et la vue sur le fort lovrijenac complètent la visite. Pour le dîner, on se pose chez Kamenice, très prisé pour son rapport qualité prix compte tenu du lieu, (560 kn soit 75 euros quand même) et la rigolade c'est au moment de partir quand une belle giboulée orageuse prend le dessus sur les parasols géants malgré « leurs gouttières » en tissu, les repas se transforment en soupe, nous on s'en fout on a fini ! JOUR 6 : incursion au Monténégro pour le circuit des bouches de Kotor, départ aux aurores ( tant pis pour le petit dej servi seulement à partir de 8h00) car le passage frontière gardé par des fonctionnaires zélés et tatillons peut s'avérer douloureux, jusqu'à 2h30 en saison !!!! Seulement voilà, à 6h45, un fangio local me dépasse à très vive allure (alors que c'est limité à 60) et se rabat brutalement sur ma carrosserie pour éviter un autre usager arrivant en face, sans avoir le temps de constater les dégâts, je suis obligé de me lancer à sa poursuite, car le bougre fait comme si de rien n'était. 6 kms plus loin, après moultes infractions, je le serre sur la bas côté à grands coups de klaxon et appels de phares. D'une très belle mauvaise foi évidente et affligeante, cet alain prost râté me présente une attestation d'assurance périmée pour un véhicule qui en plus n'est pas le sien!!!je commence à bouillir et préfère faire appel à la police avant de faire une bavure, mais ici, à cette heure matinale, elle est déjà très occupée à autre chose et ne vient pas. Un constat plus tard, vérifications enfin faites, on poursuit nos pérégrinations ! Le passage de la «carina» prend quand même 30 mn. Depuis Perast, belle vue sur l'île de gospa et son église dans ce pseudo fjord, le reste de la route offre de beaux panoramas, et je n'hésite pas à emprunter la route dite «serpentine» aux 26 virages étroits en épingles à cheveux. La fin n'est plus goudronné pour cause de travaux d'élargissements, qui ne sont pas du luxe, en effet, face à face avec un camion qui prenait toute la largeur, j'ai du reculer sur 200 mètres afin de trouver un recoin permettant le croisement rétros repliés, ouf, la même chose se reproduira 2 fois et avec des cars!!. Kotor est une belle ville, elle aussi fortifiée, mais les passagers du paquebot ancré dans le port, contribuent à embouteiller les ruelles. Pour éviter le même chemin au retour, on prend le ferry à 4,5 euros depuis Lapetane c'est rapide en cette saison et bien pratique, du coup on peut finir la découverte de Dubrovnik, pas peu fière de son lien de parenté avec la désormais série culte « games of thrones ». Le dîner typiquement Bosniaque se fait chez Konica taj mahal moyennant tout de même 760 connasses, et oui je le redis, ici c'est cher. Visiter la Croatie sans aller poser le pied sur l'une des très très nombreuses îles serai peut être une hérésie, alors j'ai choisi parmi les moins chicos, celle de Korcula, avec embarquement depuis la presqu'île d' Orébic (35 euros A/R, billets réservés avant de partir sur le site internet de la compagnie Jadrolinija, pas de pb, sachez que l'on réserve pour la date choisie, sur place on peut prendre le premier bateau qui se présente, ils sont très fréquents). La traversée est très courte pour rejoindre la petite Dubrovnik, Korcula, soit disant ville natale de Marco polo, même si cette version est contestée. Pour 25 kn par tête on gravit le très très étroit escalier du clocher pour profiter de la vue à 360°. Chez Cukarin, on achète quelques échantillons sucrés de cette maison réputée. On n'échappe pas à la tentation d'acheter de l'huile d'olive, cet endroit étant le principal producteur du pays, sans compter les vins Posip et autre Plavac. Notre appartement de la calme villa castello au vrai parking privé est correct mais loin de la ville. La route sud pour rejoindre vela luka, seconde ville, permet la traversée de multiples villages de pêcheurs aux criques isolées et paisibles, offrant de jolis paysages côtiers. A Lumbarda, on dîne au milieu des vignes à la Konoba Maslina pour 480 connasses, soit en gros 65 euros, c'est copieux, bon et très fréquenté. La salade d'octopus, très apprécié dans le pays, est délicieuse. Le lendemain, pour rejoindre le continent sur la presqu'île de Peljesac on passe devant Ston et Maliston, ces deux vieilles forteresses, reliées entre elles par la plus longue fortification d'europe, appelée aussi petite muraille de chine (5 kms). JOUR 8 : pour rejoindre Split, capitale de la Dalmatie à 145 kms, compter 3 bonnes heures. Même si l'on en voit très peu, c'est bien d'ici que sont originaires les chiens Dalmatiens, dont pour info jusqu'à 30% sont aveugles, alors ça c'est de la culture hein ???? Même sous la pluie, et oui encore, la succession des petits villages en bord de mer offre de bien beaux paysages, cela ressemble vraiment à notre côte d'azur, palmiers inclus. Sur la route se trouve une enclave bosniaque large de 10 kms seulement, particularité géopolitique remontant à 1699, avec pour seule ville Neum, permettant ainsi à ce pays d'avoir un petit bout de littoral. Seulement voilà, cela engendre aussi 2 passages frontières, toujours aussi laborieux!! Split est une grande ville au centre historique tout petit, accessible par les portes d'or ou d'argent et concentré autour du palais Dioclétien , avec son péristyle, temple Jupiter et la cathédrale st Domnius à l'ascension du clocher inévitable quand on est maso comme nous, là les croisements dans l'escalier étroit sont impossibles, patience et longueur de temps obligatoires. La rue principale Marmotawa est agréable, l'architecture aux mélanges Vénitiens et antiques rappelle vraiment l'Italie. On se pose à une terrasse, histoire de faire ET BOIRE un p'tit PIPI!!! (là je vous dis rien, cherchez par vous même)😏 L'hôtel Consul à 10 mn à pied du centre au charme un peu vieillot, a un vrai parking, est au calme et surtout avec un accueil francophone très chaleureux. Notre chambre est grande et correcte, le petit déjeuner impeccable. Pour le dîner, on se pose à la kanoba Varos avec sa déco de filets de pèches, et où le plat de poissons et fruits de mer très frais pour 2 est copieux, la pasticada (bœuf mariné braisé) est pas mal non plus. JOUR 9 : direction Zadar à 160 kms. A Trogir pause obligée dans cette cité Grecque et sa cathédrale romane st Laurent A sibénik, petite pause aussi dans cette bourgade médiévale à flanc de colline, sa cathédrale saint Jacques toute blanche en bord de mer avec ses 72 visages sculptés. Sur le parcours le célèbre parc de Krka à 110 kn l'entrée pas loin de Sibénik, les chutes d'eau de cette rivière de 72 kms de long sont belles à voir, entrée du parc à Lozovac pour accéder aux cascades de Skradinski buk par contre le détour assez long via Skradin vers roski slap ne vaut que moyennement le coup.Ces cascades, visibles de loin, sont presque ridicules. La vue sur Primosten en contrebas est très jolie. Zadar, notre étape du soir est elle aussi, et encore, une vieille ville fortifiée en bord de mer, cela commence à faire beaucoup et devenir répétitif. Le point d'orgue est justement les orgues maritimes, récompensé en 2006 par le grand prix européen de l'aménagement urbain. En réalité, un réseau souterrain de tuyaux soumis aux vagues et produisant certains sons !!! bof !! juste à côté le salut du soleil, création artistique en cercle qui s'allume progressivement avec la fin du coucher de soleil, tout cela est bobo et politiquement dans l'air du temps mais bof !!!! On dîne chez Groppo avec un plat encore une fois de poissons pour 2 avec notamment un beau morceau de thon bien cuit le tout pour 40 euros L'hotel Porto à 5 km du centre est très grand, voué aux cars de touristes avec PARKING et un très bon petit dej chaud et froid. JOUR 10 : La fin approche et 400 kms nous séparent de Rijeka au Nord du pays dans l'Istrie. En comptant l'incontournable, là aussi , visite du parc de Plitvice.

En route Senj, vieille ville toujours pas remise de la guerre, ne présente que peu d'intérêt, à part pour les bikers, où, là aussi comme dans l'ensemble du pays ou presque, ils bénéficient de 10% de réduc sur les conso !!! Plitvice est à 140 kms au Nord-est de zadar , donc départ matinal et arrivée à 8h30 et ben croyez moi c'est déjà trop tard car ça ouvre à 8h00 et c'est déjà plein de quarts de tours de ^. Je dis quarts, sinon si je dis cars vous allez croire que j'écris en Anglais et donc confondre avec les voitures, au lieu de bus, ha oui voilà c'est le mot que je cherchais !!😎 Ce site, c'est 16 lacs ou grandes retenues d'eau , disposés en escaliers qui s'alimentent les uns les autres en cascades c'est le cas de le dire. Malheureusement, la photo suggestive de la publicité pour le site est impossible à réaliser, car prise de façon aérienne. Cependant, c'est très beau et en comptant au minimum 4h00 on peut facilement faire tout le tour à un bon rythme, pas besoin d'acheter le plan à 20 kn le balisage est très bien fait et le plan figurant sur le ticket d'entrée et les panneaux géants sont suffisants. Le prix en cette saison est de 110 kn et 80 pour les étudiants (n'oubliez pas la carte si vous êtes concernés) sinon en haute saison c'est 180 ce qui fait un peu cher quand même surtout que comme à Vingtar avec l'affluence estivale cela doit être véritablement redoutable. Là aussi passerelles et pontons de bois étroits se succèdent, sur différents parcours, le dénivelé pourtant important ne se ressent pas. Les ^ qui là aussi se croient chez eux et seuls au monde sont omniprésents et toujours aussi insupportables sur les points photos En ce qui nous concerne on a choisi l'entrée 1 car la plus belle cascade est au soleil seulement le matin, ensuite on fait l'itinéraire marqué A (bassins inférieurs) puis au point P3 on prend le bateau pour le grand parcours inclus dans le ticket afin de rejoindre le point P2 et faire dans la foulée les bassins hauts et depuis la station 3 on prend la navette qui nous ramène à notre point de départ, oui je sais c'est du charabia ......!!!!!🙁mais avec le plan ci joint ce sera beaucoup plus clair.... encore un cadeau !!! Arrivée à Rijeka, premier port Croate, c'est une grande ville sans réel centre historique, larges rues piétonnes bordées de magasins classiques, on dîne en terrasse chez garden sur le port, pour 372 kn soit un rapport qualité prix quasi imbattable. Notre logement pour 2 nuits à 7 kms du centre est forcément au calme avec évidemment un parking privatif dans le jardin chez rooms marija, en réalité une chambre d'hôte dans une grande maison familiale rustique comprenant 4 logements. Le nôtre à une cuisine équipée et un balcon, la mamie gérante qui habite sur place est adorable et aux petits soins pour nous elle ne parle qu'italien mais on s'en sort aisément. Le petit dej est vraiment maison et en plus servi avec amour, c'est bien sympa. JOUR 11 : circuit en Istrie, 400 kms environ on aura pas le temps de tout faire, on commence par Pula la romaine, ancien port de guerre de la monarchie austro hongroise, et ses arènes presque parfaitement conservées, avec son architecture et ses façades inspirées par les Vénitiens. Ensuite on enchaîne avec Rovinj, le petit bijou de l'istrie et Porec capitale viticole et ancienne base militaire avec notamment sa basilique Euphrasienne. En fin d'après midi on se rapproche de Motovun, petit village perché, mais la route d'accès non goudronnée nous retarde et le nombre de véhicules garés anarchiquement nous démotive, tout comme non loin de là le village de Groznjan où là l'accès au village est carrément payant, vu l'heure tardive on se dirige vers Opatija volontairement délaissé le matin. Sur le petit port non relié au reste de la ville il y a seulement 4 restos dont un hors de pris, un burger et le yacht club plébiscité par les guides mais complet et réservé, reste la casa tua où pour 483 kn on en a pas pour notre argent, le service est efficace mais les plats le sont moins. Connaissance prise de notre départ matinal, mamie de rooms Marija tient absolument à nous donner des bags déjeuners ce qui est bien gentil de sa part. JOUR 12 : direction surprise vers Brastislava à 550 kms et après presque 6 heures de route l'hotel LOFT à 10 mn à pied du centre nous autorise à garer la charrette dans le parking souterrain, (privé et public) sans prendre encore la chambre pas prête.(normal) Sous un ciel couvert, ce petit centre ville calme est très agréable en ce Dimanche après midi. Histoire de visiter au maximum en un temps record, on prend le petit train pour 10 euros pour nous conduire jusqu'au joli château (où là encore c'est jaune de monde) et passer devant les principaux monuments. On se ressource chez Segnerova kuria dans la salle voutée avec ses menus entrée plat strudel entre 10 et 20 euros, c'est correct, à la sortie, 20h15 très peu de monde dans les rues.Dernier passage devant les statues de bronze et dodo. JOUR 13 : à 70 kms on rejoint Vienne sans aucun contrôle frontière. Malgré l'heure matinale l'hotel 900 m zur oper nous autorise à garer la voiture dans le merveilleux parking exigu de 4 places à 24 euros la journée !!! et oui Vienne confirme sa position au classement des villes les plus chères d' Europe. A seulement 10mn à pied (ce qui confirme aussi mon commentaire sur le prix en fonction du lieu) on rejoint le centre. Là aussi pour voir le maximum en un minimum de temps on achète à 25 euros les billets du bus jaune hop on hop off vienna sightseeing qui propose 5 circuits différents. On en fait 2 dans la foulée ce qui est bien reposant sous le soleil en cette fin de vacances épuisantes. A l'issue on arpente les différentes artères piétonnes bordées de boutiques de luxe, ce qui ne fait que confirmer la constatation précédemment affirmée. Pour le dîner, on tente la fameuse escalope viennoise chez Lubilla, mais l'orientation commerciale de cet établissement voué aux groupes de ^ ne nous permet surement pas d'apprécier à sa juste valeur ce plat traditionnel local. Alors vous allez me dire qu'est que veut dire dans mon récit les ^ ??? Et bien comme on nous disait à la petite école que j'ai connu il y a déjà assez longtemps 🤪 on appelait cela les chapeaux chinois !!!!! Les 1300 kms du retour se feront en pile poil 12h00 malgré là encore les nombreux travaux, sur certains tronçons Allemands, j'en profite pour décrasser le moteur en faisant quelques pointes à 2..(chut).. Globalement ce circuit chargé nous a permis la découverte de très jolis paysages, même si la météo n'a pas toujours été de notre côté. Même en cette fin de saison estivale, il y avait beaucoup de monde partout, énormément d'asiatiques, et j'ai quand même eu quelques difficultés à trouver les hébergement. Les tarifs restes attractifs mais pas temps que cela, Dubrovnik et sa région profitent un peu trop de son succès. L'ensemble du réseau routier emprunté était en très bon état mais les limitations de vitesse excessives ralentissent considérablement les étapes. Entre ceux qui les respectent à la lettre (ou plutôt au chiffre!!) et les excités du champignon, il faut être vigilant. Difficile de se faire une idée sur le Monténégro, compte tenu de notre passage très bref, je dirai que la Bosnie semble un peu en dessous des autres question niveau de vie, quant à la Slovénie et surtout la Croatie la douceur de vivre y est perceptible et ces deux jeunes nations semblent avoir saisi l'opportunité et l'interêt économique offerts par le tourisme. Inutile de préciser que tout au long du séjour, menus ou dépliants en langue Française étaient très rares, contrairement aux autres. D'ailleurs une Croate elle même m'a confirmé que les Français n'étaient pas très bien vus!!! Et pour finir, sachez que mon restant de monnaie croate je l'ai donné au retour à ma tante parce que : à Kouna ma tata !!!!😉 merci de m'avoir lu jusqu'au bout et à bientôt peut être pour de nouvelles escapades. Voici le petit lien pour le diaporama: www.youtube.com/watch?v=XoG35PtNzbc DJ93
Préparation d'une croisière sur le MSC Meraviglia de Norvège jusqu'au Svalbard
by Choisic · 2017-07-17 · 37 replies
Tous d'abord je tiens à remercier tous les participants du forum (notamment claud05 et malapine et Mdr83.…) qui on fait des comptes rendu sur lesquels je m’appuyée pour préparer ma croisière ainsi que les blogs. Il ne faut pas oublier le guide Michelin, le guide du routard, tripadvisor et le site www.visit norway.com entre autre je suis sûr d’en oublier plein ! Cette préparation sera un récapitulatif de TOUS ce que j’ai pu lire et que je vais essayer d’alimenter au fur et à mesure.

1/ date de la croisière Nous partons du 10 juin au 24juin 2018 Pour moi c’est une grande première de préparer un voyage aussi longtemps à l’avance d’habitude c’est plutôt 6 mois avant. Donc mon mari et mes amis appréhende un peu car ils ont peur que je leur rabâche un peu trop les oreilles, mais c’est un peu les pré-vacances et on commence à rêver.

2/ voici le trajet et les escales



JOUR DATE ESCALE ARRIVÉE DÉPART AGENDA STATUT* 1 dimanche, 10 juin 2018 Hambourg, Allemagne - 20:00 à quai 2 lundi, 11 juin 2018 En mer - - - 3 mardi, 12 juin 2018 Alesund, Norvège 10:00 18:00 à quai 4 mercredi, 13 juin 2018 En mer - - - 5 jeudi, 14 juin 2018 Tromso, Norvège 13:00 21:00 à quai 6 vendredi, 15 juin 2018 En mer - - - 7 samedi, 16 juin 2018 Longyearbyen, Norvege 08:00 22:00 à quai 8 dimanche, 17 juin 2018 En mer - - - 9 lundi, 18 juin 2018 Honningsvag, Norvège 14:00 - en rade 10 mardi, 19 juin 2018 Honningsvag, Norvège - 02:00 en rade 11 mercredi, 20 juin 2018 En mer - - - 12 jeudi, 21 juin 2018 Hellesylt/Geiranger, Norvège 07:00 17:00 en rade 13 vendredi, 22 juin 2018 Flåm, Norvège 08:00 18:00 en rade 14 samedi, 23 juin 2018 En mer - - - 15 dimanche, 24 juin 2018 Hambourg, Allemagne 06:00 - à quai

3/ le préacheminement sur Hambourg Après réflexion et vu les prix aérien d’air France (compagnie que je n’aime pas en plus) Nous avons décidé de faire l’Oise – Hambourg soit 870km en voiture soit environ 9heure de route (ça reste moins que lorsqu’on va voir la famille sur la côte d’azur ou égale à Lausanne). Nous partirions le vendredi 08 juin afin de ce laissé une journée avant pour découvrir cette ville. Donc on va réserver 2 nuits d’hôtel sur place. J’ai pensé au mercure hôtel d’Hambourg city ? J’aime bien le groupe accord et en plus on a la carte, mais si vous avez des suggestions, seul impératif un parking pour titine !

4/ Hambourg Du vendredi 08 juin au dimanche 10 juin 2018 J’ai pratiquement tous listé et mis en gras et italique ce qu’on est sur (oups que je suis sûr de vouloir faire, monsieur me laisse toute latitude dans la préparation de nos voyage, il dit préféré les surprise et voir sur place) - Les arcades de l'Alster : Une image emblématique d'Hambourg. Bâties au bord du canal Alster en face du Rathausmarkt, juste avant le Jungernstieg, elles abritent cafés et boutiques. - le parc d'Altona (Altonaer Volkspark) : Le plus grand parc d'Hambourg - Les entrepôts de la Speicherstadt : Située dans le port de Hambourg (dans le quartier HafenCity), les bâtiments ont été construits entre 1883 et 1927 pour une surface d'environ 370 000 m2. Zone franche à l'origine, elle est l'un des plus vastes complexes d'entrepôts au monde.La zone est notable pour le matériau de construction, la brique, et son architecture de style néogothique. La Speicherstadt est classée monument historique depuis 1991 et classée au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2015. - Excursion en bateau sur l'Alster (Départ à Jungernstieg / Anleger 3 et 4 / de 10h à18h / A partir de 9€50) Ce magnifique lac au centre de la ville est bordé de parcs et de superbes villas. C'est là qu'habitent les Hambourgeois les plus aisés. La promenade autour de l'Alster constitue une promenade dominicale très appréciée. - Tour en Barkasse dans le port et les canaux : A bord des barkasses, un bar composé d'un casier avec des canettes, un ouvre-bouteille et une corbeille pour la monnaie. Servez-vous vous-même, payez, reprenez votre monnaie. Cette coutume basée sur la confiance est très répandue en Europe du Nord. En ce qui concerne le port proprement dit, vous ferez une très jolie balade sur l'Elbe, le port comme celui de Duisburg, est immense. - Tour en bateau dans le port de l'Elbe - Kapitän Prüsse : Départs de St. Pauli Landungsbrücken - Le marché aux poissons, Fischmarkt : Fonctionne tous les dimanches d'avril à octobre de 5h à 11h du matin et de 7h à 11h de novembre à mars. Fête dans la halle aux poissons : Entrée gratuite mais brunch payant - L'église st Pierre et son panorama à 360° sur la ville (St. Peter’s Church, en allemand: Petrikirche). 544 marches pour monter au sommet du clocher (132 mètres) pour apercevoir : Vers l'Ouest, on peut observer le grand Hôtel de ville tout proche. Vers le Nord, les lacs (Alster) Vers l'Est, les rues commerçantes qui relient l'hôtel de ville à la gare (Haupt-bahnhof) Vers le sud, Speicherstadt, le vieux quartier des entrepôts, puis les anciens docks en reconstruction, Hafencity et en toile de fond l'Elbe et la zone portuaire. -miniature wunderland (acheter les billets avant sur le net) - L’hôtel de ville - Quartier st pauli pour une balade - Le jardin planten und blömen - Quartier krameramtsgame qui serait du 17ème siècle - L’église st michel

Si vous avez des suggestions où des choses qu’il ne faut pas louper absolument où des restaurants sympas pour y diner ou déjeuner je suis preneuse
Retour de 2 semaines Galapagos & Equateur
by Valeriebcn · 2017-06-25 · 31 replies
De retour de vacances en Equateur, je prends le temps de poster ce « petit » résumé, car j’utilise souvent les conseils du site voyage forum et notre parcours (fait maison) pourra servir à d’autres.

J1 : Avion jusque Guayaquil et connexion pour Baltra aux Galapagos. Nous décidons de mettre les Galapagos en premier dans notre séjour pour inclure l’A/R aux Galapagos dans nos vols initiaux, cela coûte moins cher que de racheter ensuite sur place un A/R Galapagos depuis Quito ou Guayaquil. Il faudra dès Guayaquil payer la TCT (Tarjeta de Control de Transito) 20$ par personne, puis 100$ d’entrée aux Galapagos (entrée du parc). Nous avons prévu de rester 2 nuits sur Santa Cruz et 2 nuits sur Isabela, et pour ne pas morceler ces 2 séjours, nous enchaînons directement à notre arrivée sur Baltra en prenant le bateau pour aller sur Isabela (2h30 de mer pour 60$ Aller-Retour), comme cela nous nous posons réellement 2 jours sur chaque île. Autant vous dire que cette première journée fut très très longue…. Notre logeuse sur Isabella nous avait acheté les billets de bateau pour être sûrs, à notre arrivée sur Santa Cruz, d’avoir de la place pour traverser. C’est un bon plan conseillé par Léon Equateur. Arrivés sur Isabela, il nous faut encore payer un droit d’entrée de 10$ pour cette île. Il nous coûte également le trajet en bus pour aller de Baltra à Santa Cruz (3$) + les taxis aquatiques (à Santa Cruz 1$ et à Isabela 1$). Mais c’est l’émerveillement dès le début du séjour, c’est tellement beau !! et même si la nuit ne va pas tarder, nous ne résistons pas à un premier bain de mer. Nous séjournons à l’hostal La Jungla sur la plage tout au bout, près du chemin d’accès au centro de crianza de tortugas. Nous trouvons cet hostal un peu cher (60$ chambre pour 2 avec sdb privée sans petit-déj) et sur place nous nous rendons compte que nous aurions pu négocier au dernier moment une nuit à 40$ (attention à ce prix-là c’est simple), mais bon après 30h de voyage on est contents de ne pas avoir à chercher notre logement. La responsable de l’hostal, super efficace, nous aide à préparer nos excursions, elle appelle un peu partout et nous programme 2 sorties en fonction des marées, elle nous achètera également le retour en bateau sur Santa Cruz.
Six semaines aux Philippines avec Les Gros Sacs (mars / avril 2017)
by Lesgrossacs · 2017-05-26 · 38 replies
Hello les voyageurs :)

J'avais posé un paquet de questions ici sur les Philippines et vous m'aviez pas mal aidé :) Maintenant que nous sommes revenus, je peux partager avec vous ce que ça a donné 😉

Nos carnets de voyage précédents :

3 semaines au Myanmar Un mois au Laos Que faire à Hoi An : suivez le guide (activités, restaurants, logement, etc)

Pour rappel, nous sommes actuellement en tour du monde depuis le 1er septembre 2016. Nous avons déjà parcouru le Sri Lanka, le Myanmar, la Thaïlande du Nord, le Laos, le Cambodge, le Vietnam, les Philippines, Singapour et nous sommes actuellement en Indonésie 🙂

Le contexte : - Du 5 mars au 20 avril 2017 - En couple - 7ème destination de notre tour du monde - Les Gros Sacs = Nous = Anaïs & Florent 🙂

Sommaire du carnet : - La vidéo récap' - Moalboal - Dumaguete & Apo Island - Siquijor - Bohol - Camiguin - Port Barton (Palawan) - Coron (Palawan) - Le bilan (en chiffre et en lettres, avec des cartes et tout et tout) - Vos critiques et insultes 😉

Allez c'est parti :)
Votre avis sur la France
by Lucbertrand · 2017-05-19 · 513 replies
La France (j'allais dire notre pays , c'était oublier que le site VF est canadien, enfin c'est pas loin concernant les francophones, il s'agit de nos cousins😎), donc voilà ma réflexion: que vous ayez beaucoup voyagé ou pas, loin ou pas, à vélo, avec sac à dos (certains diraient bagpacker), en solo, en bivouac sauvage, en fréquentant les hôtels deux ou quatre étoiles, avec agence ou autrement, vous situez la France à quel niveau en matière d’intérêt touristique ou de voyage, car selon son point de vue j'ai constaté que l'on peut faire la différence entre touriste et voyageur? Je vous livre en matière de préambule mon sentiment, la France c'est le top du top et de plus en France il y a un paradis sur Terre (certains diront que c'est un pays indépendant) la Corse. Je précise je ne suis pas corse, mais lyonnais qui ne jure que par les Vosges. Au plaisir de vous lire Luc
Kids in Bolivia ou "le Sud Lipez en avril ça caille quand même..."
by AirOne · 2017-05-08 · 158 replies
KIDS IN BOLIVIA.

Pour l'instant, c'est juste un teazer, j'ai encore pas mal de tri à faire dans les photos, mais j'ai monté un clip de 6 mn pour passer le temps. vimeo.com/216367570

Pour résumer l'affaire, nous sommes partis 2 semaines en Avril ( du 7 au 23 exactement), nous étions en famille à 7 nous, nos trois filles et 2 de leurs copains ( qui avaient payé leur billet d'avion, faut pas déconner non plus !😠 😏 ) Nous avions deux 4x4 réservés chez Boliviamotors ( petita rentacar) à Cochabamba, chaque véhicule nous a coûté 2100$ + les km au dessus de 2500 nous ont coûté 275$ de plus par véhicule, soit 2375$ / voiture, soit très cher... Les billets d'avion : 700 € avec Boliviana de aviacion, une compagnie, comment vous dire ? Un peu rustique...Pas d'écran, repas très correct, petit déjeûner à gerber, sauf pour ceux qui aiment quand c'est bien bien sucré, même le café est pré-sucré...😠 La nourriture, pas cher du tout, des petites gargottes tout du long de la route où vous mangez très bien pour 2 ou 3€. Les courses se font dans des épiceries, pas de super marché sauf à Cochabamba et Tarija mais on ne les a pas fréquentés. La gastronomie n'est pas très variée ni élaborée comme elle peut l'être au Pérou, mais on trouve de bons restaus ( dont l'exceptionnel Cayenas à Cochabamba) Les Boliviens, pour ma fille qui arrivait d'Argentine c'était un choc, en Argentine, tout le monde se tape dans le dos, se tutoie, s'appelle mon pote. Tu passes la frontière à Villazón et d'un seul coup tu vouvoies, tu appelles les dames "Signora", les jeunes filles "Signorita", les hommes "cabalero" (sic), les plus jeunes "juven"...Tout de suite , ça calme...On pourrait donc croire à première vue que le bolivien est froid et distant, mais il est très facile de briser la glace pour peu qu'on parle quelques mots d'espagnol, je m'y étais donc mis avant de partir et nous avions avec nous Camille et Antoine qui traînent là bas depuis 4 mois et commencent à très bien le parler. Les Boliviens se sont avérés être très accueillants, sympathiques , toujours prêts à aider et à rigoler . Les Bus, il y en a quasiment partout, c'est un système de transport idéal pour ce pays sauf dans le Sud Lipez ou dès que vous voulez sortir des pistes et routes principales. Les flics sont avenants, polis, prêts à donner un coup de main en cas de problème, ne nous ont montré strictement aucun signe de corruption. L'insécurité est surtout liée à la conduite en montagne sur des pistes bordant des ravins assez vertigineux. La faune : les lamas, les condors ( surtout les condors) les vigognes ( en pagaille !) les renards, les viscache, les flamands roses, pas mal de rapaces de tout poils, des migales grosses comme des pamplemousses, un serpent , des petits cochons d'inde, des espèces de perroquets, des guêpiers ( Mizque/Tarija), des nandous ( tout plein dans le sud Lipez). Les logements : des bivouacs, des refuges sommaires, un gîte à Tarija et des hôtels somptueux : on a un peu tout essayé. Le climat : sec, sec, sec. Nous avons vu quelques gouttes de pluie au début, une soirée et une matinée un peu nuageuses et du bleu, du bleu, du bleu...le vent a très peu soufflé sauf à la laguna Verde et quand nous sommes passés sur le salar ( tempétueux une journée). Les températures, jusque 30° en journée à Tarija et Cochabamba et...entre moins 15 et moins 20 la nuit à laguna Celeste ( totalement inhabituel en cette saison)

le trajet : J1 arrivée à Cochabamba, prise en main des véhicules et 3 h de route jusqu'à Mizque (hôtel) J2 Mizque-the middle of nowhere : bivouac à 3500 m J3 Bivouac-Rosilias au sud de Tarija J4 Trek dans la vallée des condors la bien nommée J5 Route vers Tupiza en passant par la piste Sud et en remontant sur la cordiliera de Sama J6Tupiza- balade à cheval et courses J7 Tupiza Guadalupe (Sud Lipez, nuit chez l'habitant) J8 Guadalupe- laguna Celeste ( bivouac) J9 Laguna Celeste-Laguna verde ( refuge) J10 laguna Verde-Hostal los flamencos J11 los flamencos-Salar d'Uyuni ( bivouac) J12 salar d'Uyuni ( Hostal sal de luna à Colchani) J13 Marché d'Uyuni puis route vers Oruro ( pas prévu au départ) - hotel Gran Sucre ( très nul...) J14 Route vers Cochabamba, hotel "la tua casa" ( exceptionnel)

la carte :



Suite page 2 - 2e post : Jours 1 et 2
Mexico, Mexiiiico…. en février 2017! Les filles sont peut-être jolies, mais que dire des cités maya
by Mimimicha · 2017-04-26 · 196 replies
Bonjour à tous!

Depuis le temps que nous en parlions de ces cités Maya en rêvant sur des ouvrages ou devant des reportages ! Oh, je dirais bien depuis que l’on se connaît, JP et moi. Pour ceux qui ne nous connaissent pas, nous, seniors plus très alertes (JP bien fatigué par une méchante maladie et surtout la chimio qui va avec😠), et moi, Michèle (plus en formes à présent😕 qu’en forme olympique), étions très attirés ces dernières années par les USA, sans pour autant en oublier certaines de nos envies. Et là, juste avant de partir dans l’Ouest US l’année dernière, nous avions décidé que le prochain voyage serait le Mexique. Comme nous rentrions tard de notre long périple (début juillet) et que je voulais absolument partir en février ou mars, il fallait s’y atteler sans tarder. J’avais donc commencé à réfléchir pas mal au printemps dernier, - interrogeant plusieurs personnes sur le(s) forum(s) (au passage merci beaucoup pour votre aide), - lisant pas mal de blogs et de carnets (et je peux vous dire qu’il y en a de la lecture et de la photo ! Du style quand tu les vois😮, tu te dis : « Je pars demain »), - épluchant tout un tas de sites dédiés… et même des sites espagnols. Là, c’était plus dur quand on ne maîtrise pas la langue des amants, mais à cœur vaillant rien d’impossible (surtout avec un dictionnaire😉 car avec le traducteur Google, parfois, c’est pire que la VO : on ne comprend rien🤪).

Fin juillet, il est temps de se décider.

Après avoir tourné dans tous les sens (comme d’hab me direz-vous😛, je sais, je tourne beaucoup) différents itinéraires, incluant les Chapias, et pourquoi pas Veracruz et son carnaval, ayant même envisagé de rejoindre Cuba depuis Cancun…. (après tout, ce n’est pas très loin à vol d’oiseau et ça économise une traversée), bref, après avoir tourné, disais-je, j’ai fini par demander à JP : - Mexico grand tour ? – compter 5 semaines pour mon projet, incluant la péninsule du Yucatan - Mexico City et la Péninsule du Yucatan ? - Mexico et Cuba ? – Oh bon sang, presque 2 mois !😮 - Cuba avant que les Américains et le tourisme de masse n’altèrent son âme ? Quand je dis tourisme de masse, n’allez pas y voir un quelconque snobisme de ma part. Je parle de la masse braillarde et mal élevée, sans respect, que l’on rencontre sur certains sites, de la masse braillarde et avinée jusqu’à la grossièreté que l’on rencontre dans certains hôtels…. 😠 Allez, réfléchissez, vous en avez rencontré.

JP a choisi : on reste sur le Mexique, et ce sera la ville de Mexico et la Péninsule du Yucatan et ses cités Mayas. Mais pas que, nous le verrons.

Nous partirons en février. Pourquoi février ? Non, ce n’est pas la lubie d’une personne libre comme l’air qui peut choisir la période qu’elle veut. Ni un caprice de vieille dame gâtée 😇 (attention, que personne ne souligne : je n’ai pas dit gâteuse). Février ? J’avais dans un coin de mon cerveau le conseil d’un ancien collègue mexicain qui m’avait parlé de cette période comme étant très favorable. Période sèche, température agréable, hors spring break des américains, meilleure période pour les oiseaux, prix des vols raisonnables. C’est ti pas de bonnes raisons ? Bingo ! Le conseil s’est avéré des plus avisés.

Et les déplacements : Un vol sur IBERIA multi destination à 1073 € pour deux (Air France et les autres compagnies classiques étaient hors de prix). - Aller : Toulouse/Madrid/Mexico - Retour : Cancun/Mexico/Madrid/Toulouse – Un peu (beaucoup) galère, on le verra. Un vol interne Mexico/Cancun sur Interjet à 189€ pour deux. Une voiture louée Chez Alamo à Cancun : trop cher au finish, près de 600€ pour 2 semaines. En plus, pas de la première fraîcheur, la voiture, mais qui remplira sa mission. Une VW Jetta.

C’est parti ! Nous quittons notre vieille Europe le 3 février 2017 sous la menace de tempête (aiiiie l’avion, ça va donner quoi ?😕).

Ayant choisi Iberia pour son prix attractif, j’ai l’espoir que le Sud sera épargné, puisque nous mettons le cap sur Madrid. Nous embarquons avec un peu de retard, qui sera comblé à l’arrivée à Madrid. Un vol dans les nuages d’un bout à l’autre, sans aucune vue sur les Pyrénées – et c’est dommage car en cette période, la vue doit être bien belle. Pas la moindre petite perturbation, et je suis rassurée. Le temps de transfert est limité, mais heureusement, tout s’enchaîne à merveille, de tapis roulant en shuttle, nous voilà installés dans un Airbus A340-600 qui est loin d’être plein. Je m’attendais à piquer sur le Sud. Mais non ! Des tempêtes sont annoncées dans le Nord et on « monte » ?????? Mais de tempête, point sous nos cieux. Ouf, je vais pouvoir me relaxer. Donc, on monte, pas autant que pour les vols desservant les USA, mais quand même, et quand je vois « Chicoutimi » sur mon écran, je me dis que nous sommes encore bien loin de Mexico, là, au-dessus de toute cette blancheur canadienne. Un peu de nostalgie en pensant à l’un de nos voyages précédents, pas si ancien que ça. Après le Québec tout blanc, les grands lacs gelés, Chicago, la Floride, nous arrivons à Mexico dans la grisaille la plus complète.

Mexico = grisaille. La brume ? La pollution dont on parle tant ? Impressionnant : tout est gris, et l’heure tardive en rajoute une couche. PAS BEAU Mexico et ses alentours vu d’en haut😕.

Et après ? Affaire à suivre😉.

L’avion est pile poil à l’heure, 18h25 heure locale. Nous sommes ravis😏, car nous ne savons pas encore ce qui nous attend.

« Et le programme ?» me direz-vous. Le voici ! Vous n’imaginiez quand même pas que j’allais faire l’impasse, manière de changer un peu mes carnets ? Les étapes sont courtes, de façon à nous ménager et à improviser le cas échéant. J’avais juste trois impératifs : 1) Etre à Mexico un dimanche soir 2) Visiter Xochimilco également un dimanche 3) Etre à Merida un lundi soir Et je vous dirai pourquoi le moment venu. Trois semaines ne seront pas de trop, mais je me suis emmêlée les pinceaux dans ma réservation et Mexico City en fera les frais😕. Décidément, il est dit que je manque toujours de temps pour les villes. J1 – Arrivée Mexico J2 – Visite Mexico.Commencer par le Museo Nacional de Antropología J3 (dimanche) – Matin : Xochimilco, Museo Frida Kahlo, et autres musées alentour Après-midi, suite visite Mexico J4 – Mexico : Teotihuacan, Notre-Dame-de-Guadalupe, suite visite du Zocalo en fin d’après-midi. Pour les 4 nuits : Hotel Catedral à côté du Zocalo J5 – Vol pour Cancun et route vers Tulum – Nuit Mestizo Gallery Tulum J6 – Reserva de la Biósfera Sian-Ka'an – Nuit Tulum J7 – Site de Tulum, Cenote Azul – Nuit Tulum J8 – Akumal, Route vers Chichen Itza : Cenotes de Dzinup, Grutas de Balankanché, Cenote It Kil – Nuit Hotel Chichen Itza J9 – Chichen Itza, Izamal – Nuit Macan Che B&B Izamal J10 – Marché d’Izamal le matin, Cimetière d’Hoctun au passage, Route vers Celestun – Nuit Castillito Kin-Nah Celestun J11 (lundi) – Reserva de la Biosfera Ría le matin, Route vers Merida– Nuit Gran Hotel Merida J12 – Merida – Nuit Merida J13 – La route Puuc : Uxmal, Kabah, Sayil – Nuit Uxmal Resort Maya J14 – Labna, Edzna, Campeche – Nuit Hotel Socaire Campeche J15 – Campeche– Nuit Campeche J16 – Becal, Hacienda Yaxcopoil – Nuit à l’Hacienda – l’idée me plaisait bien) J17 – Valladolid – Nuit El Meson del Marques Valladolid J18 – Ek Balam, Hacienda San Lorenzo Oxman et son Cenote (GROS FLOP 😕!) – Nuit Valladolid J19 – Route vers Cancun pour 2 jours de farniente en all inclusive – Nuits Omni Cancun Hotel and Villas J20 & J21 – Bulle complète J22 – Départ pour Toulouse

Le temps de sortir de l’avion et on se retrouve ?
Anecdotes de voyages: souvent cocasses, parfois drôles et toujours suprenantes...
by Jemaflor · 2017-01-19 · 24 replies
On en a tous vécu au cours de nos voyages. Des situations inattendues souvent cocasses, parfois drôles ou occasionnellement s'accompagnant de quelques frayeurs … et parfois l'aventure se transforme même en vraie mésaventure ! Reconnaissons que toutes ces anecdotes vécues pimentent nos périples et font, à posteriori, d'amusantes histoires à raconter ... J'ai eu envie d'en partager quelques unes avec vous sur Voyage Forum. Voici donc une douzaines d'anecdotes dépaysantes qui me restent en mémoire. Je suis persuadé que vous serez nombreux à penser en les découvrant qu'elles vous rappellent vos propres expériences dont certaines sont peut-être presque semblables !

Ce petit tour dans le monde, de la Sibérie au Canada en passant par la Méditerranée et l'Afrique, sera également pour moi l'occasion d'évoquer au-delà des anecdotes, l'environnement dépaysant des quelques destinations abordées.

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- Cuba : Un espion autour de la table ?

Lorsqu'on voyage en sillonnant les routes cubaines le spectre du castrisme est souvent présent avec les quelques immenses panneaux vantant la gloire du régime, on en voit souvent au bord des routes …



Je ne sais si c'est à cause de la vue de ces slogans où bien en raison d'idées reçues bien ancrées dans l'esprit de quelques visiteurs mais j'ai le souvenir d'une scène cocasse vécue lors d'un repas champêtre au beau milieu de la campagne cubaine.

Nous venions de visiter la Grotte de l'Indien dans la région de Viñales. Un parcours captivant qui chemine dans les entrailles du sous-sol entre rochers, stalactites géants, stalagmites et promenade en barque sur un cours d'eau sous terrain …



Le moment du repas était venu et le petit groupe de visiteurs avait pris place à table dans un restaurant de plein air. Alors que nous sirotions gaiement notre mojito local, les discussions s'animaient, principalement enthousiastes à propos de nos visites du matin. En effet, avant la fameuse grotte, c'étaient le paysage des mogotes que nous avions admirés. Les mogotes ? Ce terme désigne les formations rocheuses en forme de collines arrondies recouvertes de végétation que l'on aperçoit ici dans cette vallée de Viñales. Elles résultent d'un processus d'érosion, à l'époque jurassique cette région n'était qu'un immense réseau de cavernes dont les parties supérieures se sont ensuite effondrées, laissant ces seules mogotes … et des grottes, comme celle de l'Indien.



Et l'anecdote ? Patience … j'y viens ! Pendant que nous discutions, un détail commençait vraiment à nous intriguer. Il y avait un homme qui ne cessait de nous observer … carnet et crayon en mains, il semblait prendre des notes ! Par moments, il faisait même le tour de la table et sous un angle différent, avec son regard attentif, l'observation continuait, sans cesse … Mais que pouvait-il donc inscrire sur ses feuilles en nous regardant ainsi avec tant d'insistance ?

C'est alors qu'un des membres de la tablée nous donna avec une assurance qui en imposait son explication : « Partout à Cuba c'est comme ça, des informateurs incognito surveillent les étrangers et même les simples touristes … eh oui, c'est avec la politique de Fidel Castro que règne ici la surveillance et la délation ! ». Et notre touriste français pseudo expert en espionnage de nous confirmer son affirmation, il tenait cette information d'un ami qui connaissait bien les secrets du régime cubain ! Finalement, mon voisin de table n'aura pas eu trop de temps pour développer son information si confidentielle. En effet, notre « espion » cubain s'avança ensuite vers nous en nous montrant les pages de son petit carnet … et là, tout le petit groupe se mis à rire, sauf bien sûr notre spécialiste des agents secrets cubains !

L'homme mystérieux était un simple dessinateur ! Avec talent, pendant que nous mangions, il venait de nous croquer en dessinant nos portraits, des caricatures très réalistes.

Conclusion : - à Cuba, chacun arrondie ses fins de mois comme il peut et si l'on a un bon coup de crayon, on essaie donc de vendre des caricatures aux touristes. - et à Cuba, que les préjugés peuvent faire dire de bêtises aux visiteurs !

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- Croatie : Une vague surprise



C'était une belle soirée d'été au bord de l'Adriatique, plus précisément à Trogir, une charmante et pittoresque cité médiévale. Une de ces soirées du mois d'août où avec l'arrivée du crépuscule l'air devient enfin respirable. Des conditions on ne peut plus favorables pour sortir et se balader dans le centre historique de cette cité croate. Pour moi la balade sera également photographique, on ne se refait pas ! Je guette la fameuse « heure bleue », celle où la clarté du jour n'a pas encore totalement disparue alors que le voile sombre de la nuit envahi l'espace. C'est en ces instants que les amateurs de photos peuvent capturer une belle luminosité qui hésite entre celle du jour finissant et celle des éclairages urbains qui se mettent à dorer les façades … Après quelques hésitations, j'ai enfin choisi mon angle de prise de vue, là, sur ce quai, au bord de l'eau, près du pilier du pont. Le point de vue me semble intéressant sur les élégantes façades de la ville, de plus la composition photo devrait être complétée par de beaux reflets. Il me faut maintenant attendre le moment favorable, l'instant entre « chien et loup » où la luminosité se fait idéalement photogénique. J'ai avec moi tout mon matériel, mon tripode sur le lequel je fixe mon reflex et dans ma sacoche se trouve également mon caméscope un sac photo que je porte négligemment en bandoulière. Pressé de m'installer afin d'être prêt à déclencher, je ne l'ai pas totalement refermé … un détail qui peut sembler dérisoire à ce stade de l'histoire mais qui a son importance pour le devenir de mon caméscope !

Le photographe amateur (ou pro.) se doit toujours d'être patient pour faire sa (ses) prise photo … Maintenant, voilà qu'un bateau ou plutôt une péniche passe devant mon objectif, encore quelques instants de patience, lorsque l'eau sera (re)devenue lisse et la vue totalement dégagée, les conditions devraient devenir parfaites pour La photo.

Je ne l'ai vraiment pas vu venir … pas étonnant, elle est arrivée dans mon dos avec une soudaineté déconcertante … en revanche, je l'ai senti me « pétrifier » brutalement ! Elle, c'est une vague ou plus précisément le ressac. Un paquet d'eau naît de l'onde du sillage de la péniche rencontrant le pilier du pont. Il vient de s'abattre sur ma tête … pas à quelques dizaines de centimètres, non, juste sur moi et avec quelle précision ! On m'aurait versé un sceau d'eau sur la tête, j'imagine que je n'aurais pas été plus trempé ! Alors que je ruisselle et tente de réaliser ce qui m'arrive, il m'a semblé entendre quelques éclats de rires dans mon dos. Quelques passants ayant assisté à la scène de cette douche (croate) n'ont pu s'empêcher de rigoler, j'imagine que j'aurais été à leur place, j'aurais fait de même ! Bref, il faut faire face à la situation et aussi bonne figure … première pensée pour mon appareil photo : il a été copieusement éclaboussé ! Je l'essuie vigoureusement avec mon tee shirt qui est en nylon! Une texture qui n'a rien d'un bon tissu éponge et puis il est déjà tout trempé par cette vague scélérate ! Rapidement, je jette un coup d’œil à mon caméscope: catastrophe ! Il baigne dans 2 à 3 centimètres d'eau, mon sac photo était bien étanche … mais dans son fond ! Seule solution, le vider comme un vulgaire récipient. Concernant mon caméscope, je ne fais pas d'illusion … l'avenir me le confirmera, il rendra l'âme !

Mais en toutes circonstances il faut toujours positiver et même si je suis particulièrement contrarié, je constate que mon appareil photo fonctionne encore. N'abandonnons pas le théâtre d'opération fasse à l'assaut d'une unique vague … la lumière est encore bonne pour ma photo nocturne. Cependant, je me déplace un peu en m'éloignant de ce satané pilier de pont. Pied photo positionné, horizon correct, retardateur programmé, mise au point et déclenchement … au moins j'aurai la consolation d'avoir fait la photo souhaitée.



Le lendemain matin, la luminosité était encore photogénique à souhait, ce n'était plus l'heure bleue mais plutôt l'heure d'or. Des teintes dorées baignaient l'ensemble architectural de la cité médiéval (façades et pont), de plus l'eau s'était transformée en un parfait miroir. Il n'en fallait pas plus pour me pousser à retrouver mon point de vue au bord du quai juste à côté du pilier du pont en ces instants de calme absolu, il n'y avait aucune crainte de subir l'effet surprenant du ressac ! Clic, clac ! C'était pris.



Malgré cette expérience malencontreuse, je garde un excellent souvenir de la ville de Trogir, si plaisante à visiter et à photographier : Le point de vue vertigineux depuis le clocher de la cathédrale Saint-Laurent agrémenté des couleurs croates. Les petites ruelles avec cette patine qui donne un effet lustré au pavés. La Tour à l'entrée du port.

Derniers détails à ajouter depuis cette expérience vécue à Trogir : - je me méfie maintenant des piliers de pont … surtout si un bateau navigue sur le cours d'eau. - Je me consacre désormais uniquement à la photo et avec beaucoup de plaisir, je ne fais plus de vidéos en voyage depuis que mon caméscope s'est noyé il y a quelques années à Trogir !

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- Croatie : La note salée d'un apéro qui n'aura jamais lieu !

Restons en Croatie mais prenons la mer en directions des îles …

Alors que le capitaine vient de réduire la puissance des moteurs, le ronronnement mécanique auquel on s'était habitué est progressivement remplacé par le chant de milliers de cigales, c'est plus naturel et convient parfaitement à l'île de Mljet où nous venons de faire escale. Une escale très nature puisque plus de 70 % du territoire insulaire est couvert de forêts.

Partons maintenant randonner à travers la pinède vers les deux lacs qui font tout le charme et la particularité de cette île. Le sentier nous mène jusqu'au petit pont qui fait office de séparation entre les deux étendues lacustres, d'un côté le Malo Jezero et de l'autre le Veliko Jezero.



Bien qu’il n’y ait pas vraiment de plage, c’est là que les promeneurs se baignent, des eaux délicieuses et légèrement plus chaudes que celles de la mer. Un lac dont les eaux sont quand même salées … il est vrai qu’un minuscule chenal relie les deux lacs à la mer. Soudain, un baigneur transformé en explorateur des profondeurs avec masque et tuba brandit fièrement un coquillage géant à l’aspect d’une moule monstrueuse, elle mesure plusieurs dizaines de centimètres ! « Ce sera pour l’apéro, ce soir … » s’exclame-t-il, large sourire aux lèvres, à l'attention de ses proches. Mais cette joie spontanée sera vite contrariée. Ses exclamations particulièrement bruyantes ne nous ont pas seulement fait tourner la tête en sa direction … sur la berge opposée, un garde du Parc l’a aperçu.

Vêtu d'une d'une tenue kaki, coiffé d'une casquette à visière et rictus pas franchement sympathique, voilà que notre gardien interpelle le touriste-pêcheur de mollusque géant. Puis s'en suit une discussion animée, la confiscation immédiate du coquillage, un contrôle d’identité et pour couronner le tout une amende de 50 € … rien que çà !

Tout le territoire de l'île et donc celui des deux lacs fait parti d'un Parc Naturel. Les règles de total respect de la flore et des espèces qui l'habitent sont strictes : le monstrueux bivalve est en effet protégé, ce serait même l’espèce de coquillage la plus grande de toute l’Adriatique. Alors, chers amis voyageurs, si un jour vous passez par l’île de Mljet et ses lacs protégés, ne touchez vraiment à rien !

Oublions cette anecdote, et la contrariété subie par ce visiteur qui n'avait pourtant aucune mauvaise intention, pour nous focaliser à présent sur le principal intérêt des lieux, à savoir la poursuite de la découverte de ces charmants lacs.

Notre balade lacustre ne se fera pas en canoë mais en petite embarcation à moteur qui va ainsi nous faire raser cailloux et rivages, pins et cyprès. Le joyau du lac Veliko est un îlot sur lequel a été construit une église de style roman dédiée à la Vierge et aussi un monastère bénédictin (XIIe siècle) dont les travaux de rénovation du cloître s’éternisent !



De tous temps les monastères ont eu la réputation d’être très accueillants pour les voyageurs de passage, là-bas, c’est toujours le cas même si il n’y a plus aucun religieux dans ces lieux. Sachez qu’un café/restaurant est maintenant installé dans les locaux de l’édifice et accueille à bras ouverts les touristes … mais pas pour un moment de prière ! Faire à pied le tour de cet îlot rocheux de Sveta Marija est une promenade agréable, cela ne prend qu’une vingtaine de minutes (pauses photos comprises).

La journée s’achève, nous allons passer la nuit à quai dans le petit village de Pomena, les derniers rayons du soleil dorent maintenant les façades des habitations, cela annonce un merveilleux spectacle, celui du coucher de soleil. Un embrasement superbe du ciel avec des reflets lumineux à la surface de la mer, un moment de contemplation à savourer sans retenue.



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- Namibie : Frousse en brousse

Tous les accros aux safaris découvertes de la faune africaine vous le diront certainement, le Parc National d'Etosha est un must en la matière. Il s'avère d'ailleurs être la plus grande réserve de toute la Namibie.



Petit matin dans le bush, le jour est à peine levé alors que débute notre safari. On imagine toujours la savane africaine écrasée par une chaleur torride, c’est exact pendant une grande partie de l’année mais pas vraiment à l’aurore durant l’hiver austral ! C'est une première surprise, en ce matin de juillet il fait presque froid, nous voilà dans un véhicule tout terrain bâché, à l’air libre, cheveux au vent et avec une couverture (très appréciée) sur les genoux … on frissonne ! En effet, la température n’est seulement que d’une douzaine de degrés ! Les pistes poussiéreuses et chaotiques sont infinies dans la réserve, elles permettent de rencontrer, dans leur milieu naturel et surtout en liberté, un très grand nombres d'espèces …

C'est sans doute l'observation d'une gracieuse lionne qui m'a le plus marquée durant cette journée de safari. Explications. Nous l'avons aperçu au détour d'une piste caillouteuse longeant une cuvette aride, elle se trouvait là, en contrebas d'un talus, au bord d'une petite mare. Mais voilà, après quelques minutes très paisibles passées à laper des eaux boueuses, voici qu’elle décide de s’avancer en direction de notre véhicule ! On pourrait jubiler de pouvoir bénéficier d'une observation particulièrement rapprochée … mais notre lionne ne cesse d'avancer vers nous !!!



Et lorsque le félin ne se trouve plus qu’à environ 4 mètres de nous, on se met à réaliser en un éclair que nous sommes dans un véhicule débâché, à l’air libre et donc sans aucune véritable protection … On essaie de se rassurer en pensant que l’animal vient d'étancher sa soif pourvu que cette lionne soit également bien repue ! Si nous commençons (vraiment !) à frissonner de frousse …. notre chauffeur, lui, ne semble pas franchement inquiet, faisons lui confiance, il a l’habitude du terrain. Cette (petite) frousse en brousse sera totalement dissipée lorsque la lionne s'éloignera progressivement de nous. Finalement, en regardant cette gracile lionne, vous me direz peut-être qu'avec son attitude détachée, son pelage fauve et son regard de braise, elle évoque plus une grosse peluche attendrissante qu'une bête féroce. Sans doute … mais en photo !

Avant de quitter Etosha, voici juste quelques autres photos des animaux les plus faciles à observer dans la réserve … pas étonnant, ils sont les plus nombreux !



D'abord, les springbocks. Une robe chatoyante, un corps élancées et cornes en forme de lyre … assurément une superbe silhouette. Il faut les voir détaler et bondir, un saut sur la droite puis un autre sur la gauche … ainsi de suite. Une course en zigzag, comme un réflexe pour échapper à quelques prédateurs, rien à craindre avec nous, nous ne sommes que des chasseurs … d’images ! Même si je ne suis pas un féru de rugby, dès que j’entends ce nom de springbok, je ne peux éviter de penser aux rugbymen sud-africains ! Il faut reconnaître que ce modèle de course est un parfait exemple pour un trois quart aile voulant marquer un essai !



Les zèbres sont aussi en nombre dans cette savane. Je les ai bien observé et je ne suis toujours pas en mesure de répondre à l'énigme concernant les fameuses rayures de leur pelage : ont-ils une robe blanche avec des stries noires ou bien est-ce plutôt l'inverse, pelage noir avec des rayures blanches ? Bon, contentons nous de tout simplement les admirer !

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- Russie : Les certitudes d'un « Monsieur je-sais-tout » ou l'ouïe fine d'un artilleur à la retraite !

A deux reprises, j'ai visité la ville des tsars, la belle Saint-Pétersbourg. Une première fois en été puis une autre fois en hiver alors que la cité était recouverte de neige et que son fleuve Neva et ses canaux égaient englacées. A vrai dire, je ne saurais dire quel est l'aspect que j'ai le plus apprécié : les jours qui n'en finissent pas avec les nuits blanches estivales … quelle agréable ambiance ! Ou bien l'hiver, avec ce blanc manteau qui va si bien à cette ville du nord russe, vraiment une splendide atmosphère ! Mais finalement, là n'est pas le sujet principal de cette petite histoire.

Lors d'un voyage effectué il y a quelques années au mois de février, en me baladant au bord de la Neva, j'ai retrouvé avec plaisir la Cathédrale St Pierre et St Paul. Un imposant édifice construit de 1712 à 1733, un des éléments du du rêve fou de Pierre Le Grand, à savoir édifier une ville sur un marécage inhospitalier voulant ainsi rivaliser avec les principales capitales du reste de l'Europe. Quelle élégante allure avec cette resplendissante flèche dorée qui s'élève à 123 mètres dans le ciel saint-pétersbourgeois.



Et c'est en observant ce panorama givré qu'une anecdote vécue durant mon précédent voyage m'est revenue à l'esprit. Une situation cocasse qui m'avait bien fait rire à l'époque.

Flash-back ! C'était lors d'une visite du majestueux intérieur de la cathédrale, une visite en groupe et guidée par un accompagnateur passionné et passionnant. Alors que nous étions captivés par l'histoire des Romanov telle que nous la relatait notre érudit guide ... soudain, une détonation avait retenti ! Un gros boum ! qui avait l'effet d'interrompre les explications de notre guide. Tous les visiteurs s'étaient regardés, interloqués. De toute évidence, l'explosion provenait de l'extérieur, aux alentours de l'enceinte de l'édifice. C'est alors qu'un des visiteurs s'exclama avec une voix forte et assurée : « Ah, ça, c'est un coup d'un canon de 90 mm, je l'ai bien reconnu … je suis un ancien artilleur ... j'étais un spécialiste à l'époque… et bien que n'étant plus en service, j'ai conservé une ouïe très fine! ». Ce militaire retraité avait tellement l'air convaincu que l'on voulait bien le croire, d'ailleurs, à proximité de la cathédrale il y avait bien les bâtiments d'un musée de l'artillerie. Soit ! Mais à vrai dire, comme la plupart des membres du petit groupe, j'ai préféré ensuite me tourner vers notre intéressant guide et de continuer à l'écouter poursuivre la visite.

Après avoir arpenté toute la nef et les allées de la Cathédrale St Pierre et Paul, nous avions presque oubliés cette forte explosion entendue plutôt durant la visite. Mais voilà, c'est en sortant par le porche principal de l'édifice et en parvenant sur le parking que cette détonation nous est revenue en mémoire, comme un boomerang ! Après avoir eu seulement le son, voici que nous avions à présent l'image, elle nous donna l'explication. Il y avait là un car autour duquel plusieurs hommes s'affairaient, précisément autour d'un pneu … totalement éclaté ! Par hasard, j'étais à ce moment là encore proche de notre ancien artilleur à l'ouïe parfaite. Je l'ai vu jeter un coup d'oeil furtif au fameux pneu délabré, mais là, il n'avait plus aucun commentaire spécialisé à nous imposer … sans doute trop vexé de sa stupide certitude du coup de canon !

Je suis certain que vous en avez déjà rencontré au cours d'une de ces visites guidées en groupe des « Monsieur je sais tout » de la sorte … Vous savez, ces Tartempion qui accaparent la parole, en rajoute toujours aux propos des guides avec leurs commentaires intarissables ! Mais trop souvent, ils n'ont pas de contradicteurs ou bien il n'y a pas à chaque fois la possibilité de vérifier leurs dires … comme ce fut le cas pour cette petite histoire de détonation mystérieuse.

Bon, cette anecdote n'était qu'un détail et j'ai gardé un excellent souvenir de cette intéressante visite estivale de la capitale des tsars … comme j'ai également gardé un merveilleux souvenirs de cette ville en hiver, que cette cité réserve de lieux et de monuments à admirer ! De l'Ermitage à l'église à bulbes au bout du canal Griboef.





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- Canada : Les demi-lunes du crépuscule arctique



Restons dans les souvenirs glacés ...

En avril, dans le Grand Nord canadien, c'est encore l'hiver à l'image de cette vue de la petite ville de Dawson City. Une cité toute recouverte d'un blanc manteau neigeux comme le fleuve Yukon qui chemine dans cette vallée, lui, c'est en général jusqu'en mai qu'il est totalement pris par les glaces. Dawson apparaît de nos jours comme une bourgade bien calme d'environ 2000 habitants, mais la cité a connu son heure de gloire avec sa « Ruée vers l'or ». En effet, le rêve de fortune et la soif de l'or ont attiré dans ces confins du Yukon près de 400 000 aventuriers bien décidés à exploiter le filon … c'était dans années de la fin du 19e siècle. La balade dans Dawson City permet encore de se plonger dans l'ambiance des années fastes de cette fameuse épopée. Le site est classé et de nombreux bâtiments et commerces arborent de belles façades de bois peints sur lesquels figurent quelques inscriptions de l'époque.



Un autre témoignage historique est bien mis en valeur à Dawson. Trônant fièrement sur les berges du fleuve, il s'agit d'un élégant bateau à vapeur : le Keno. Très bien restauré ce magnifique bateau à aubes construit en 1922 naviguait autrefois sur le fleuve Yukon ... c'était bien sûr au temps de la grande époque des chercheurs d'or. Non seulement il transportait des pionniers avides de trouver fortune dans les champs aurifères mais également il tractait ou poussait des barges lourdement chargées de minerai (argent, plomb, zinc). C'est à la tombée de la nuit (vers 22h 15 en avril sous ces latitudes) qu'il devient resplendissant. Des projecteurs l'illuminent, le Keno ainsi mis en lumière se détache à merveille dans cette pénombre. A l'arrière la teinte orangée de ces aubes s'harmonise avec le bleu du crépuscule … Une vue si photogénique ne pouvait me laisser indifférent. Malgré le froid de la soirée, me voici avec mon matériel prêt pour la photo, c'est à dire attendant la meilleure luminosité avec suffisamment de contraste entre la clarté et les illuminations. Que les amateurs de photos sont pinailleurs ! Un de mes compagnons de voyage trouvant le temps un peu long et bien trop frisquet vient de me laisser … Dans les alentours, il n'y a maintenant plus personne ni aucun signe de vie. Enfin, si ! Une voiture vient de passer dans la rue juste devant mon objectif photo. La conduite est saccadée, les pneus glissent sur la glace qui recouvre le sol. Quatre jeunes plutôt bruyants sont à l'intérieur … ils semblent particulièrement gais et à vrai dire passablement éméchés ! Une à deux minutes plus tard, voilà à nouveau la même voiture avec toujours une conduite particulièrement débridée …. Au troisième passage, la voiture s'arrête à mon niveau. Une portière s'ouvre. Un des occupants sort, se tourne … et baisse son pantalon, me laissant voir deux demi-lunes qui à défaut d'être lumineuses étaient bien blanches ! A peine le temps de réaliser ce que j'aperçois … l'homme est déjà rentré dans son habitacle (il avait sans doute peur de se les geler !) et la voiture de repartir en trombe ! J'ai quand même eu le temps d'entendre de gros éclats de rires … en voilà qui viennent de se payer ma tête ! A voir une telle scène, on pourrait dire que Dawson est un vrai TDCDM (trou du cul du monde).



Après la surprise, place à un instant de réflexion et voici que dans ma tête je me fais mon petit cinéma. Et si ces énergumènes alcoolisés venaient à repasser et à disjoncter ? Ils pourraient me menacer … en effet, je suis seul dans cette partie de la bourgade où il n'y a à cette heure pas âme (charitable) qui vive, j'ai avec moi tout mon matériel photo, tous mes papiers : passeport, argent, billets de voyage ….

Je n'hésite plus un instant : je plie le matos et détale ! J'accélère les pas qui deviennent rapidement de petites foulées. La direction ? Mon hôtel, et le plus vite sera le mieux car j'entends toujours la fameuse voiture qui fait encore des tours dans le quartier … Sans doute ma crainte n'était pas vraiment justifiée, mais sait-on jamais avec des gens enivrés ? Tout est bien qui finit bien : je suis bien arrivé à l'hôtel sans me faire détrousser … et j'avais réussi ma photo nocturne du Keno. Des moments de doute qui ne m'ont pas finalement empêché de sortir à nouveau « by night » le lendemain soir. C'était dans un lieu encore plus isolé de ce Grand Nord. Précisément à Eagle Plains, 8 habitants précise le panneau indicateur à l'entrée du lieu-dit c'est situé sur la route Dempster qui mène vers le Nord du Nord de l'Arctique. Le motif de ma sortie nocturne? Le fascinant spectacle qu'offre aux chanceux le Grand Nord avec la féerie des aurores boréales. Récit.



Il est maintenant minuit et demi et quelques pâles lueurs commencent à illuminer le ciel déjà constellé d’étoiles. En quelques minutes l’écran géant bleu nuit de la voûte céleste se pare d’un festival de lumières qui se mettent à danser. Un véritable ballet avec des guirlandes et des voiles jaunes ou verts. Elles ondulent lentement, apparaissent puis disparaissent comme par magie. D’immenses dessins lumineux se forment progressivement, voilà même que des rubans phosphorescents semblent maintenant s’enrouler autour de la lune … avant de s’estomper dans la nuit noire. La vision est captivante comme celle d’un rêve éveillé, sublime et mystérieux ! Seul le froid ambiant avec ses -20°C me ramènera à une réalité plus terre à terre et me donnera l’envie de quitter ce spectacle envoûtant pour regagner ma douillette chambre.

En y repensant, la laiteuse clarté des originales ou grossières (c'est selon !) demi-lunes aperçues en un éclair dans la pénombre d'une nuit à Dawson font bien pâles figures dans mes souvenirs … par rapport à la beauté envoûtante des lumières arctiques des aurores boréales. Un spectacle haut en couleur auquel je vous souhaite d'assister un jour, si vous n'en avez pas eu encore l'occasion.

-- D'autres anecdotes ..... message suivant -->
Incontournables de l'Isaan
by Khema · 2016-12-06 · 57 replies
Bonjour, Lors de mon voyage en Thaïlande en janvier, je souhaite passer quelques jours dans l'Isaan. Quels sont les incontournables et j'accepte volontiers les conseils et avis; Un grand merci pour vos réponses
Vietnam du 15 octobre au 11 novembre 2016
by Pascal44220 · 2016-11-13 · 24 replies
Notre voyage au Vietnam se déroule du 15 octobre au 11 novembre 2016. La saison nous conduit à choisir un sens de visite du Nord au Sud. Il doit faire beau sur Along, le centre doit être sous forte pluie, et le sud est toujours égal. Globalement, le circuit : Ho Chi Minh - Hanoi - Sapa - Along - Minh Binh - Hue - Hoi An - Delta Mekong - Long Hai. Deux agences nous aident à organiser nos circuits : Ethnic Travel et Hué Tourist. Entre la France et le Vietnam, 6 heures de décalage horaire: quand il est midi à Nantes, il est 18 heures à Ho Chi Minh. Nous partons en famille :

Clo et moi même Sylvie, la soeur de Clo et son mari Bruno Valérie, la cousine de Clo et sa fille Alice

Valérie et Alice restent 2 semaines, et rentrent après la Baie Along terrestre, et nous quasi 4 semaines.

J 00 Vietnam - le départ Samedi 15 octobre Le départ de Couëron, le 15 octobre, se fait à pied, après un réveil à 7h30: Bus, Tram, TGV Paris, bus aéroport CDG, et montée a bord de l'A380 Qatar Airlines à 15h30. Nous avons retrouvé Valérie et Alice à l'aéroport. L'enregistrement des billets sur le smartphone va nous faire gagner une longue file d'attente pour déposer nos bagages. L'A380 est imposant avec son escalier central et ses 10 sieges par rangée. Décollage à 16h10, dîner , films, en-cas, boissons a volonté. Escale à la luxueuse Doha. Repartis à 2h15 à bord d'un A330, brunch et atterrissage à 16h50 à Ho Chi Minh Ville. Nous venons d'avancer nos montres de 6h. Bienvenue au Vietnam et son climat.

J 01 HCMV l'arrivée Dimanche 16 octobre Atterrissage à 16h50 heure locale à Ho Chi Minh comme prévu. Tout le monde a son bagage ! Valérie et Alice recherchent des cartes SIM. Et la sortie de l'aéroport annonce la couleur : la chaleur humide nous saisit. Bienvenue au Vietnam. On trouve facilement le bus 152, négocié à 5000 dongs, soit 20 cts par personne. Le bus ne démarre pas tout de suite, la chaleur est forte, et la clim se met en marche avec le bus. Ouf ! Ensuite c'est l'organisation vietnamienne qui opère. Je demande au policier, au chauffeur, a un passager a quelle station il faut descendre ... et je retourne rejoindre le groupe avec un gros doute ... et le chauffeur n'a pas oublié , il nous fait signe au bon moment. Le bus nous dépose dans notre quartier à touristes à 30 minutes de l'hôtel . L'orage a grondé et la pluie a commencé à tomber pendant le trajet, les piétons et scooters sont a l'abri sous les capes de pluie, nous arrivons a l'hôtel 'Madame CUC 184' trempés. Accueil sympathique, déchaussage et repartition dans les chambres des 3,4 et 5ème étage. Nous ressortons gambader sous la pluie pour trouver le restaurant conseillé par l'hôtel. On ne le trouvera pas et fatigués, on s'installe en balcon au 2ème étage d'un resto avec vue sur la ville bruyante, ses grapppes de fils électriques. Retour à l'hôtel après bières, excellente soupe ou fricassée de riz. La bar avait une sono vraiment très présente. Nuit après avoir mis vêtements à sécher et tenté de sauver la carte SD photo.

J 02 HCMV la visite Lundi 17 octobre Un réveil plus tardif permet de prendre un petit déjeuner dans l'entrée de l'hôtel. Le café et la margarine font l'unanimité contre eux, quoique Sylvie s'y résout. Je conserve le café malgré tout et me régale avec l'omelette. Notre hôte nous fait découvrir le fruit du dragon, fruit rouge avec des piquants, et une chaire blanche et un peu citronnée. Merci internet. Une journée de visite débute avec un départ sur un trip proposé par lonelyP. ... Mais nous le modifions pour un circuit imaginé par le groupe. Nous reportons le marché Ben Than au profit du musée de la guerre qui nous a tous un peu ou beaucoup impressionné; c'est un immense reportage photo ... sans concession. La cathédrale Notre-Dame de la fin XVIII ème nous laissera sans doute peu de souvenirs, tandis que la poste, signée Eiffel, nous a charmés.





L'envie de visiter la Pagode de Jade, nous oblige à prendre un taxi qui nous allège au passage de 800000 ds ! Mais la Pagode nous fait à nouveau sourire. Nous avons aussi du sauver Alice d'un coup de fatigue par un arrêt au restaurant chic et pas cher. Nous ratons le spectacle de marionnettes, cause fermeture le lundi, et une touriste qui nous proposait une autre spectacle n'a pas su nous convaincre; nous cherchions une épicerie pour quelques ravitaillements. Un peu de fatigue, et un vietnamien me regardant chercher sur une carte de transport un hypothétique moyen de rentrer rapidement en bus nous conseille de prendre le 52; il arrête en même temps un autre numéro, je ne sais plus, et brieffe le chauffeur, qui se fait klaxonner car il laisse les touristes monter lentement, et il nous interpelle plus tard pour nous inviter à descendre à la station la plus proche de l'hôtel : on croit rêver. Le marché Ben Than sera pour une autre fois. Nous avons aussi pris des précautions au vu des précipitations de la veille en fin d'après midi : l'achat de capes de pluie, qui nous a bien faire rire, essayage et mise en pratique. Mise en pratique d'ailleurs un peu prématurée : un groupe de touristes en cape, mais pas les vietnamiens ni une goutte de pluie, ça vaut son pesant !



Une séance de massage pour tout le groupe : une moitié au bar (si, si) en sirotant une bière, l'autre moitié dans un institut par des masseurs malvoyants. C'est la séquence relaxation de la journée. Un temps technique pour intendance et suite : booking du vol HCMV Hanoi, douche, résas hôtels, navette aéroport. Prêts à aller dans un restaurant qui ressemble à une cantine et qui prépare des Pho (ne pas oublier cette soupe Pho Hung) appréciées ici. Le personnel est rapide, précis, et nous a appris à préparer les sauces, et ajouter les herbes aromatiques : cool ! Et toujours avec des prix sympa. Aller et retour enfin sous la pluie.

J 03 HCMV HANOI la liaison Mardi 18 octobre Réveil matinal pour prendre l'avion Vietjet et rejoindre Hanoi Une navette nous emmène directement depuis l'hôtel, elle est seulement un peu petite. A l'aéroport, grand moment : Valérie a juste pris sans faire attention des billets skyBOSS, avec tout ce qui va avec : guichet fleuri, minibus Mercèdes pour rejoindre l'avion, montėe à bord en premier. ... Décollage à 10h25 comme prévu. L'arrivée à Hanoi est sans ennui. Nous avons tous nos bagages, et décidons après moultes explications, et après l'expérience du 152 à Ho Chi Minh de prendre un minibus navette qui nous déposera à notre hôtel pour moins de 4 euros de supplément pour nous 6, par rapport au bus de ville. L'accueil au 'Little Hanoi Hostel' se fait devant un thé. Distribution des chambres et Sylvie et Bruno se voient attribuer provisoirement une chambre au 4eme étage... qu'ils garderont finalement. Huong, une amie vietnamienne rencontrée en France il y a 4 ans, nous rejoint vers 15h, comme convenu, et c'est Alice qui la reconnaîtra à son entrée à l'hôtel. Après les retrouvailles, embrassades, et présentations, Huong nous promène à pied au bord du lac Hoan Kiem.



Tour du lac et visite du temple de l' Épée restituée, accessible par le pont rouge.



Huong nous laisse ensuite aux mains de trois pilotes de vélo -pousse qui nous feront traverser le vieux Hanoi dans tous les sens, avec la rue des fleuristes, des cafés, des couturiers, ... Dépôt à l'hôtel. Clo et Valérie vont faire faire un joli bouquet pour Huong et sa famille. Dîner chez Huong. Nous prenons un taxi qui doit nous conduire chez Huong, dans les nouveaux quartiers d'Hanoi. Le malheureux chauffeur devra demander plusieurs fois son chemin pour trouver ce nouvel immeuble dont l'adresse ne doit pas encore être très connue. Truong, le mari de Huong, viens nous accueillir. L'immeuble est neuf, l'entrée luxueuse avec un gardien. L'appartement, dans lequel on entre déchaussé, est spacieux, et la nappe à même le sol. Dans un coin du séjour, un petit hôtel pour la prière, qui se fait tout les jours quand on emménage, puis toutes les semaines. Clo avait apporté de France saucisson et gâteaux secs. Le bouquet est apprécié : il y en a beaucoup en préparation chez les fleuristes car nous sommes à deux jours du jour de la femme. Le fils de Huong gambadera toute la soirée avec ses jouets et sans quasiment manger. La belle mère et la cousine sont venues prêter main forte pour preparer le dîner. Comment dire ? Dîner de gala ? Impossible de froisser nos hôtes en mangeant tout !



Nous comprenons également vite que Truong remplit les verres dès qu'on commence à boire. Il faut boire la bière doucement.



Huong est notre interprète pour toute la famille.

J 04 Hanoi la visite Mercredi 19 octobre Huong nous retrouve vers 9h30. Elle nous concocte un super tour d'Hanoi. Le Temple de la littérature : mémoire d'une université millénaire. Poursuite par un passage dans le marché couvert. Les sandwiches de brochettes de porc sont servies au bord du marché. Huong nous emmène ensuite chez un glacier : le dessert aux noms exotiques est un régal.



Poursuite par la visite du musée des minorités ethniques : la décoration du musée intérieur et la reconstruction des différentes maisons des ethnies en extérieur est époustouflante. Le barbecue qui suit est sympa, même si on a failli frire Valérie au passage.



Fin de soirée près du lac Hoan Kiem pour un spectacle de Marionnettes sur l'eau. Les musiciens et chanteuses - à la voie haut perchée - sont à gauche de l'estrade en surplomb, les marionnettistes sont dans l'eau jusqu'à la taille derrière un rideau : spectacle de scènes courtes de la vie quotidienne ou de légende très amusant.



Retour à pied au Little Hanoi Hostel.

J 05 Hanoi et départ Sapa Jeudi 20 octobre Nous devons quitter l'hôtel à 10h et préparons les sacs : quoi garder, laisser pour 3 jours à Sapa ? Les gros sacs restent à l'hôtel et ne partirons qu'avec le sac léger. Huong nous rejoint pour nous accompagner dans cette dernière journée. Visite du musée Ho Chi Minh : magnifique exposition d'où nous sommes contraints de partir à 12h, fermeture oblige.





A la sortie ... vente de chaussures en véritable pneu. Valérie s'équipe. ... Et je propose que l'on ouvre un import-export de chaussures en pneu, et on distribue les fonctions dans le taxi ... Nous prenons le taxi tout le long de la journée. Déjeuner au bord du lac Hoan Kiem, dans un petit retaurant qui n'a pas de rabatteur.



Poursuite pas le palais présidentiel, à l'entrée duquel je laisserai encore mon couteau au passage du portique.



Nous voulons tous faire des emplettes, direction Marché couvert. Huong est notre négociatrice. Retour à l'hôtel préparer le départ et on retrouve Ethnic Travel. Dîner à 'The King Cafe ' : très bon souvenir, nous y reviendrons. Transfert à la gare de Hanoi pour un départ à 22h. Embarquement à 21 heures.

J 06 Sapa - Giang Ta Chai Vendredi 21 octobre La nuit de transfert Ha Noi - Sapa se passe dans le train, plutôt confortable avec ses cabines à 4 couchettes 'molles'.



Valérie et Alice occupent la cabine voisine avec Dominique et Simon, qui nous accompagneront pendant 2 jours. Nostalgie déjà ? Clo et Val courent après une vendeuse pour revenir avec une bouteille de rouge Sirah et des bières pour Bruno et moi. Rien de tel pour une bonne nuit. Arrivée vers 7h à Lao CaÏ et nous sommes pris en charge par Ethnic Travel et transférés à Sapa par minibus.



Rencontre d'un touriste nous indiquant qu'il est déçu, le riz était coupé. ... ah mince, les vietnamiens ne l'avaient pas attendu :-) Accueil par Nhu, (se prononce New) guide anglophone, à notre grande surprise ... et déception. Nous tentons de contacter Thu. ... Nous comprenons rapidement que l'agence privilégie l'emploi local, et l'expérience montrera que nous ne le regretterons pas. Nhu est originaire de l'ethnie Mong noirs, son visage est buriné et sa tenue traditionnelle. La première marche, que nous avons choisie 'hard', commencera par une descente vers Y Linh Ho, qui nous rendra humble quant à nos capacités physiques.



Curieusement, nous avons 6 mini-guides qui ont su se rappeler à notre souvenir arrivés au village. Nous passons près de Cat Cat, village originaire de Nhu. La marche se poursuit vers Lao Chai, pour le déjeuner. Reprise après repas vietnamien ou noddle frites, pour aller à Ta Van, puis Giang Ta Chai, notre homestay. Nous sommes chez les Mongs Noirs.



Il me semble que c'est lors de cette descente que nous avons rencontré une femme âgée qui explique à Nhu qu'elle cherchait des lunettes pour pouvoir continuer à coudre; Clo donne ses lunettes de lecture à la dame qui regarde aussitôt sa manche pour voir si elle voit bien les détails de broderie. Grand sourire ... Et elle dit qu'elle n'a pas d'argent. Au homestay, notre chambre possède 8 grands lits avec moustiquaires, au rez-de-chaussée. Il faut quitter les chaussures pour prendre les sandales. ... trop petites pour moi ... des tongs feront l'affaire.



Accueil avec le thé. La douche est unique et il faut remettre en état 11 touristes ! Trois autres marcheurs sont arrivés. Les rouleaux de printemps sont préparés collectivement. Dîner vietnamien de riz, nems, chou, poulet oignon. Une belote plus tard, vers 20h (!), et une 'prend ca dans ta gueule', nous nous couchons sans regret. La journée a été sèche, et sur ce terrain argileux, nous ne sommes pas fâchés même si la température avoisine les 30 degrés. La météo prévoit de la pluie pour le lendemain, je n'ai ni cape ni kway, tout le monde est équipé.. .. suite dans autre message ... J 07 Giang Ta Chai - Ban Ho J 08 Ban Ho - Nam Toong - Sapa J 09 Hanoi - Baie Along J 10 Baie Along - Baie Tu Long J 11 Baie Tu Long - retour J 12 Tam Coc J13 Tam Coc J 14 Hué J 15 Hoi An J 16 Hoi An J 17 Hoi An - Ho Chi Minh J 18 Ho Chi J 19 Mekong - Ben Tre J 20 Mekong - Can Tho J 21 Mekong - Can Tho - HCMV J 22 Cu Chi - temple Caodai J 23 Vung Tau - Long Hai J 24 Long Hai J 25 Long Hai - Ho Chi J 26 Ho Chi Minh - retour J 27 HCMV DOHA PARIS COUERON Un mot sur la circulation
Entre gauchos, salars et lamas: un mois dans le Sud des Amériques...
by Krikwik · 2016-10-16 · 97 replies
Bonjour tout le monde!

2 mois après la fin de notre voyage, il était temps de me lancer dans l'écriture de ce carnet. C'est l'occasion de me remémorer notre magnifique voyage, mais aussi de remercier (directement et/ou indirectement) les différents membres de ce forum auprès desquels j'ai pu glaner toutes les informations nécessaires. De même, je me devais de rendre la pareille à tous ceux qui pourraient trouver quelques astuces dans les prochaines lignes... N'hésitez pas!

Pour ce trip, dont les billets ont été bouclés 15 jours avant le départ, on aura passé un mois (du 19/07 au 20/08) en Amérique du Sud, en arrivant à Buenos Aires et en repartant de La Paz. Pour se déplacer, on aura utilisé tous les moyens de locomotion. Ce voyage nous amènera sur les points suivants: - Buenos Aires - les chutes d'Iguazu - la région de Salta et le Nord ouest de l'Argentine - Tupiza - Le Sud Lipez et le salar d'Uyuni - Copacabana et le lac Titicaca - La Paz et ses alentours

Mais on y reviendra plus tard... Alors, embarquez! A suivre, le programme jour/jour, des précisions sur le pratique (le dodo, le transport et le miam-miam!!! 😉) et bien sûr, quelques photos!
Camping-car dans les Balkans d'avril à juin 2016
by Marieva · 2016-07-01 · 3 replies
e trajet pour y aller

Nous partons de Rennes (40kms avant pour moi) le dimanche 17 Avril Il fait froid et nous avons hâte d’aller vers le soleil Trajet global: Poitiers-Limoges-Clermont ferrand-Lyon -Chambery-Tunnel de Fréjus- Turin-Bologne et Ancône( pour prendre le ferry qui arrive à Durrès) soit environ 1797 kms que nous avons prévu de faire en 6 jours. Le Dimanche nous avons fait une grosse journée en allant jusqu’à Aubusson (538kms) Au fur et à mesure que nous avancions, nous avons pensé que la route par Guéret à partir de Bellac était plus judicieuse car moins encombrée de villages qui freinent la vitesse A Aubusson nous avons passé la nuit sur l’aire réservée aux CC La ville n’est pas attractive même si elle donne à voir ses splendeurs passées Lundi la matinée est en partie consacrée à l’intendance:gas oïl et courses Nous contournons Clermont (à 637 kms de chez moi!)pour nous diriger vers Chambery via Lyon ……..impossible de prendre la nationale sans être systématiquement réorientés vers l’autoroute que nous finissons par prendre jusqu’à l’Isle d’Abeau et nous nous arrêtons sur la place de Echelles à 25 kms de Chambéry Mardi petite halte à Chambery qui a un parking pour les CC (mais pas que pour eux!)proche du centre ville Balade dans la ville Chambery se trouve à 295 kms de Clermont Ayant bloqué mon portable nous nous arrêtons à Modane pour bénéficier de ‘internet avant de passer en Italie et récupérer un code PUK De ce fait nous passons la nuit sur un parking près du complexe sportif de Modane (100kms de Chambery) Mercredi On fait le plein avant de partir car le gas oïl est plus cher en Italie( 20cts de plus par litre) Tunnel de Fréjus:16 kms et 57€60 !(Il faut préciser que les tunnels aux alentours sont fermés jusqu’en Juin!donc pas de choix) plus le péage(20€50). car on décide de garder l’autoroute jusqu’à Turin On sort à Asti puis route nationale jusqu’à Alessandra qui possède une jolie citadelle De là on va jusqu’à une aire de services à Monticelli d’Ongina (N 45°05’26.1; E: 009°56’06.5 ») coin tranquille ou curieusement il y a de l’eau (gratuite) une grille d’évacuation mais rien pour les toilettes et pas de WC à proximité Jeudi direction Bologne que nous contournons en fin de matinée (nous sommes à 1543 kms de chez moi!) La route est vraiment mauvaise;les limitations de vitesse incompréhensibles;…….je ne recommande pas ce trajet par la nationale! Nous avions prévu de nous arrêter à une aire appelée ASN (aire de services et stationnement nuit) près de Cesenatico ……..mais nous ne l’avons pas trouvée (disparue? coordonnées inexactes? )donc nous passons la nuit à Cesana à côté et nous continuerons vers Ancône par l’autoroute Arrivée à Ancône pour prendre le ferry Vendredi fin de matinée à 3h de dernier lieu de bivouac à CESENA Nous retrouvons un des équipages qui venait de Royan Nous avons parcouru 1828Kms en 5jours et demi! Plein le dos………surtout des routes nationales en Italie

Le trajet en Ferry jusqu’à DURRES

Nous avons payé 100€ pour le véhicule;75€ par passager en cabine avec WC et douche plus 35€ de taxes Le voyage a duré 19h mais ça passe assez vite Arrivée à Durres le temps est maussade Notre « guide » nous attend stationné pas loin du centre ville Nous dormons tranquilles ;faisons quelques courses et changeons quelques euros:Pour 100€ nous avons 13750 Lek

KRUJA

En route vers KRUJA Un de nos équipages doit récupérer sa co-équipière à l’aéroport de Tirana et cette ville est proche de l’aéroport Il y a un parking pour stationner vers la citadelle il est gardé et payant 5€ par CC N:41°30’32.4 » E: 019°47’46.3 » ou N 41°30.540’ E 019°47.772’ Le coin est très joli dommage que le temps ne soit pas avec nous Il y a de l’orage et on a droit à de nombreuses averses La ville est agréable avec son bazar qui ne voit pas beaucoup de clients La citadelle a quelques ruines sympa mais nous sommes lundi et les deux musées sont fermés;dommage car c’est un temps à les fréquenter! Pour le repas nous avons testé les byrek:pâte feuilletée foulée de ce que l’on veut, c’est bon! et les desserts genre flan, caramel, biscuit agréables aussi On a eu un peu de mal avec les gars du parking qui voulaient nous faire payer plus que ce qui avait été convenu ………bien clarifier le temps que l’on paie au départ! Entre deux averses, nous avons pu faire une belle balade de 2 heures qui aurait pu se prolonger plus! Nous avons passé la 2eme nuit de Kruja au sommet de la falaise à 1100m Une belle expérience avec des vents forts, des grosses giboulées et au matin un joli ciel bleu

VERS SARANDA

Nous avions envisagé de faire notre circuit vers le Nord , mais compte tenu du temps, nous descendons vers le sud SARANDA La route est absolument magnifique Nous faisons escale à HIMARE pour la nuit face à la mer!Puis BUTRINT site archéologique

BUTRINT

Un très joli coin où l’on peut garer les CC pour la nuit devant le restaurant en leur demandant l’autorisation (et ou en consommant) ou sur le parking même du site mais plus bruyant car le bac, qui transporte passagers et voitures de l’autre côté du lac , fait du bruit BUTRINT est le reflet des différentes évolutions de la méditerranée au travers des siècles sur 2000 ans ;du temple helléniste du 4eme siècle aux fortifications ottomanes du début du 19eme A voir (700Lek l’entrée) le restaurant à côté a un chef francophone

Le BLUE EYE (Syri Kalter)

Une curiosité naturelle Source qui jailli de la terre d’un bleu unique Il n’y a rien d’autre à voir dans le coin ………mais quand le lieu sera aménagé pour les touristes!!!!!!!!!! N39°55’24.1 » » E 020°11’28.6

GJIROKASTER

Ville très authentique Nous visitons la vieille ville perchée autour du château On peut se garer facilement en ville et ensuite on bivouac sur le parking d’un parc a environ 3 kms N°40°06’00.6 E020°07’32.2 Endroit très agréable

Du fait d’une météo très capricieuse (mais elle nous a laissé visiter les sites que nous souhaitions avant de pleuvoir) et de la proximité géographique ;nous décidons de faire une incursion en Grèce Le passage des frontières est un peu long mais sans problèmes Pour arriver aux météores, cela nous fait quand même presque la journée de trajet …………mais comme il ne fait pas beau!

Les GORGES de VIKOS (GRECE)

Pour vraiment les voir, il aurait fallu longer la rivière sur 17 kms ………ce que nous n’avons pas fait Mais l’endroit est magnifique

Les METEORES(GRECE)

Ce lieu déjà visité en 2008 est toujours magique et après quelques brumes le soleil est de la partie Pour la nuit nous avons parqué sur un lieu à proximité :GH ARSENIS fait hôtel;restaurant et parking pour les CC N:39°42’31,6 » E:021°39’16.5 » Pas mal comme parking car de la place et bien situé par rapport aux sites mais le patron est très autoritaire, impose de prendre un repas sur place à 10€ soi-disant préparé par sa mama…..pas génial. Il est vraisemblablement possible de se garer sur le parking du site de Varlam facilement accessible mais non gardé On peut aussi se garer en ville (parking de Lidl)et monter à pieds vers le site On arrive au monastère de Agios Stéphanos (monastère des nonnes) ou par d’autres chemins on arrive à d’autres sites!

POGRADEC (Albanie)

Entre les météores et Pogradec nous avons roulé pendant 4h.Le passage à la frontière à Kristalopigi s’est bien passé après nous avons pris la route par la montagne vraiment très beau Pogradec est très agréable Nous avons mangé dans un restaurant le fresh fish grill qui propose la truite locale ……avec des pommes de terre nouvelles un vrai régal …….pour 1300Lek (pas 10€) contrairement à ce que nous a fait manger le grec aux météores! Ensuite arrêt au camping ARBI N40.90149 E 20.70973 à 3kms du centre Nous pensions trouver un lavomatic performant mais juste une petite machine à laver et pas de sèchage……….ce qui ne doit pas poser de problème en été ……….là cela ne nous a pas permis de laver notre linge à tous (4 équipages)Par ailleurs le camping est installé sur une base de terre et d’herbe…….quand il pleut ça patine! pour les évacuations:la grille des toilettes doit être enlevée si on ne veut pas en mettre partout ……quant aux eaux usées il y a le risque de faire basculer le véhicule si on se met à cul pour être au bon endroit……….bref……de l’idée mais peut mieux faire!cout:10€ par véhicule plus 1€ par personne et 2€ pour la machine à laver

OHRID (Macédoine)

La frontière macédonienne est à Tushemisht et se passe sans difficultés Ohrid est à 25kms Une ville où nous avons eu un peu de mal à nous garer mais nous sommes 4 véhicules et c’était jour de marché Une ville animée où l’on trouve beaucoup de choses Au bord du lac mais ne sent pas l’imprégnation des villes touristiques , reste authentique

STRUGA (Macédoine) ou plus exactement KALISTA

Notre lieu de bivouac au bord du lac, un peu en dehors de la ville N 41°08’50.5 E 020°39’05.8 » C’est un très bel endroit mais il semblerait que l’on doive avoir quitter les lieux à 6h du matin Ce n’est écrit nulle part mais le gardien est formel Il a relevé nos numéros et signalé notre présence à la police qui est venue vérifier un peu plus tard que nous avions bien quitté les lieux! Il est vrai que nous sommes à côté d’un camping (lien?) Hier AM (lundi 2 Mai )et une partie de la nuit il a plu des cordes Mardi matin temps correct nous faisons route vers la frontière à Thanes

LIN (Albanie)

Un petit village pittoresque sur une sorte de presqu’île ou chaque ruelle aboutit au bord du lac et ou chaque villageois pêcheur a sa barque Commence à être connu car immeuble, guest house…..fleurissent On doit se garer à l’entrée du village car les rues sont étroites

A l’aller nous avons « raté » Berat Nous faisons donc route vers ce lieu touristique par ELBASAN (attention pour se garer car peu de places pour les CC et des rues étroites en dehors du centre sinon ville animée agréable) CËRRIK jusqu’à BELSH la route n’est que nids de poules, chaussée défoncée Elle était en début de travaux quand nous sommes passés: début mai 2016!) Ensuite c’est moins pire! Arrivée à Berat 140km depuis LIN temps non comptabilisé du fait de l’environnement!

BERAT(Albanie)

Une bien jolie ville aux milles fenêtres comme on l’appelle Il y a bien un parking vers la citadelle mais nous ne le recommandons pas car la rue est étroite et très en pente On peut se garer (peut être pas en pleine saison) le long des quais et payer le parking (50Lek de l’heure!) c’est u!n peu bruyant mais on est tranquille et s’est gardé (attention les gardiens sont assermentés………pas les autres qui essaient de se faire des sous en arguant un parking payant après les heures « légales » entre 8h et 16h) Nous avons pris un repas au Mangalemi en montant vers la citadelle; excellent et un cadre très agréable

Le temps ne nous est toujours pas favorable:il fait beau le matin et dans l’ après midi ça se dégrade et c’est froid! Nous allons définitivement abandonner le projet d’aller à Vallonné Dans cette optique nous décidons d’aller vers Thessalonique mais il faut quitter l’Albanie Le GPS nous indique une route pour quitter BERAT qui passe par Zhitomi Terpan Glave Surtout à ne pas faire car si elle est jaune sur les cartes, elle est blanche sur la grande carte de l’Albanie au 1:150 000 (celle qu’il faut avoir!) et c’est galère c’est une piste rocailleuse sur laquelle on manque à chaque instant de faire de la casse On met 5h pour faire 28 kms Les gens du coin nous aident et nous trouvent un bivouac sur une butte magnifique Le lendemain c’est reparti pour encore une 30 aine de KMS de la même route jusqu’à BUZ d’où l’on peut prendre une route correcte pour rejoindre le grand axe à MEMALIAJ puis la route vers PERMET ………où il pleut après que la journée ait été très ensoleillée! (heureusement par rapport au type de route que nous avons pris!

PERMET (Albanie)

Nous avons bivouaqué à la station service où nous avons fait le plein et laver les véhicules Pas le grand confort mais un bon WI FI de proximité ça compte quand on ne peut pas se connecter facilement De Permet nous n’avons pas vu grand chose si ce n’est que c’est majoritairement fermé le vendredi et qu’il y a un grand centre d’accueil pour les randonneurs ……..sûrement plus accessible que Valbonne où nous voulions aller initialement !

De Permet nous allons rejoindre la GRECE par Mélissopetra (à 32 kms par une route moins mauvaise que celle que nous avions prise en montagne) puis direction Thessalonique La route est magnifique avec des paysages autour de Permet qui donnent vraiment envie d’y randonner!Nousavons rencontré un groupe de français en minibus avec guide et chauffeur qui faisaient ainsi des étapes de balades On s’arrête pour le bivouac à KASTORIA à 118 kms de la frontière , un joli coin au bord du lac ou malheureusement les magasins (c’est le lavomatic qui nous intéresse le plus!)sont fermés le samedi Coordonnées de notre bivouac N 40°30’20.8 » E:021°17’04.5 » Il fait beau dans la journée et même chaud et après 17h il se met à pleuvoir Le tour du lac serait bien si ce n’était continuellement de la route Nous trouvons un lavomatic le lundi , ouvert le matin, à côté du Lidl Il y a tout autour du lac des oies, des foulques, grèves et autres animaux plus ou moins bruyants qui donnent vie à cet endroit ainsi que beaucoup de grecs mais peu de touristes

Vers Thessalonique:bivouac au bord du lac à AGIOS PANTELEIMON à 113 kms de Kastoria

Très bel endroit pour le stationnement Il y a de l’eau gratuite à deux endroits et le village est juste au dessus N:40°43’19.7" E:021°45’06.2 » C’est un lieu qui doit être fréquenté l’été, mais on ne peut pas se promener le long du lac autrement qu’en empruntant la route……pas agréable du tout!

THESSALONIQUE (Grèce)

Une mégapole dont nous n’étions pas certain d’apprécier le gigantisme Nous avons pu nous garer sans problème sur la grève près d’un des "ports de plaisance « face à un café-restaurant « l’Espérides »(EONEPIDES en grec) ou nous avons pu avoir un bon WIFI et à côté d’une boulangerie , d’un marchand de fruits et légumes et d’un super marché Pour aller en ville on prend le bus 5 derrière cette rue où se trouve le café et en 20mn on est au centre ville (coût du trajet 1€10 tarif réduit après 65ans à prendre un billet en kiosque) coordonnées GPS:N:40.589374 E:22.944373 (Kalamaria) Il y a un autre parking communiqué par P4Night qui se trouve avant celui ci à environ 3kms coordonnées: N:40°35’19.8 E:022°56’34.3 » Il est plus proche ou plutôt moins loin du centre La ville a une très grande esplanade au bord de mer pour piétons, vélos; de nombreux endroits de verdure et d’espaces piétons tout cela très aéré Nous avons découvert un restaurant au bord de l’eau , pas très loin de notre parking, avec un toit bleu repérable de loin mais pas de près car caché par un parking voitures et une cour intérieure qui masque l’entrée du restaurant On y mange très bien, local et pas cher! ;son nom est le « TPIAKTIC" Nous avons bien aimé (nous sommes restés presque deux jours )

Prochaine étape La BULGARIE

A la frontière Bulgare, on doit s’acquitter d’une vignette pour les autoroutes de 15 LEV (BGN) la monnaie locale étant à peu près la moitié de l’euro Il y a une queue énorme de camions mais nous passons rapidement Il y a environ 200kms entre Thessalonique et le monastère de RILA but de notre étape

Nous faisons un petit détour par une charmante ville indiquée par un restaurateur: MELNIK A environ 12kms après la frontière on oblique vers la droite et là on va voir ce petit village réputé pour son vin Les formations rocheuses autour de la ville servaient de cave aux villageois pour faire vieillir leur vin , lui donnant sa réputation C’est une ville bien organisée pour le tourisme, avec des maisons du style de BERAT la ville aux milles fenêtres De là nous montons jusqu’au monastère de ROZHEN (7kms) dont nous redescendons à pied vers MELNIK Une bien jolie balade de 1H30 avec des paysages grandioses Arrivés au village, nous trouvons un véhicule pour nous emmener récupérer le CC, pour 10 lev .Bivouac à MELNIK :N41°31’26.2 » E023°23’29.1"

Le MONASTERE DE RILA(Bulgarie)

Très connu, très touristique, c’est le plus grand centre monastique de la péninsule balkanique Il est ornementé de fresques magnifiques On peut se garer facilement sur un parking à 300m du monastère auquel on accède par un sentier le long du torrent N:42°08’20.8 » E:023°20’54.9 Bivouac frais:nous sommes le samedi 14 Mai au matin, il fait 9° dans le CC et 5° dehors…….heureusement le soleil semble poindre son nez!

A la recherche des 7 lacs de RILA

A défaut de pouvoir y aller à pied du monastère nous essayons de trouver la route qui y mène. Il faut prendre la route de Sofia, bifurquer à DUPNITSA et à SAPAREVA BANYA trouver la route de PANICHISTA (pas bien indiquée dans le village) à partir de là, une très belle route toute neuve nous conduit au téléphérique (c’est le bout de la route) juste avant , on est arrêté par un péage de 5 lev Au téléphérique, on peut prendre un 4X4 (30€ pour 4 …….mais on ne sait pas si c’est à diviser par 4 ou si c’est le prix pour le véhicule) le coût du téléphérique est de 18lev ……..mais n’accepte pas les euros! Le trajet est mémorable……c’est un torrent sans eau (à cette saison!) Arrivés en haut il reste encore à longer la crête enneigée sur environ 1h aller et 1h retour pour apercevoir les lacs!……..Nous les avons trouvés mais pas vu (pas le temps et grésil)…….une belle épopée!

SOFIA

Nous aurons parcouru 188kms entre le monastère et Sofia avec notre détour par la route des lacs A Sofia, nous stationnons sur le parking du centre ville payant (15 lev par 24h) bien situé et gardé N 42°40’37.8 E 023°19’04.0 Nous sommes proches du centre commercial appelé CCS (city center sofia ou city center shop?) Le dimanche le temps est beau et nous permet de visiter les monuments qui nous intéressent: Alexander Noviesky et Nicolaï La plupart des personnes sont accueillantes L’office du tourisme est fermé samedi dimanche ……difficile d’avoir des informations La ville est parsemée de parcs et endroits pour vélo et piétons Il y a un métro, tramway bus Pour 4 lev on peut circuler toute la journée quelque soit le transport choisi Le temps continue de nous persécuter et le lundi 16 Mai il fait froid et il pleut ………nous faisons contre mauvaise fortune bon coeur car un co-équipier doit prendre l’avion le 17 donc nous ne partirons que ce jour là

Mardi 17 Mai au matin ……….il fait 9° dehors mais une belle journée s’annonce pour faire route au travers de la SERBIE…….passage de la frontière à KALOTINA soit à 58 kms de Sofia Une anecdote amusante à la frontière: Notre co-équipier du fourgon a inscrit sur son véhicule « transport de reptiles … »afin de décourager les voleurs! mais il a attiré l’oeil des douaniers et a du vider son véhicule pour prouver qu’il n’avait pas de serpents! ……..dommage mais les douaniers m’ont fait supprimer la photo que j’avais prise de l’évènement! Nos CC sont passés sans difficultés!

Après la frontière, nous faisons escale à un resto de routiers pour avoir de l’eau (à 14 kms avant NïS) puis nous rejoignons, après GRCAK , la route de montagne qui permet de traverser pour atteindre le MONTENEGRO Le bivouac se passe un peu à l’écart de la route à un lieu dit MARINKOVICI (écrit en cyrillique sur la pancarte!) calme si ce n’est des gamins qui s’amusent à taper sur les véhicules …..mais pas à minuit……car à cette heure là il fait 3° dehors et 9° dans le véhicule …….bienheureux le chauffage! Coordonnées du site: N:43°26’53.2 » E:020°51’36.5 » (voir photo) Un autre intérêt à ce lieu c’est la présence derrière le parking de la maison d’un habitant très heureux de vous emmener au restaurant de son frère au village …..moyennant finance bien sûr mais repas local garanti! Il y a aussi une jeune femme serbe prof de français qui peut servir d’interprète et un habitant français retraité qui habite aussi le village .

Mercredi 18 Mai route vers le MONTENEGRO une belle journée s’annonce et nous allons encore rouler

Direction Novi Pazar où nous passons au bout de 1h30 soit à 63 kms de notre lieu de bivouac La frontière se situe à 2h30 de notre bivouac soit 107 kms Nous nous arrêtons pour le bivouac avant Podgorica à MOJKOVAC sur le parking d’une grande surface à l’entrée de la ville La route pour venir de la frontière serbe à celle du Montenegro est magnifique De la frontière serbe à calle du Monténégro il y a 324 kms Au Monténégro nous avons retrouvé l’heure française et les euros!……..et les détritus partout !

Hier nous avons roulé pendant 6h et 4h 30 aujourd’hui ………un peu marre de faire des Kms …….d’autant plus qu’il fait beau quand nous roulons et qu’il se met à pleuvoir lorsqu’on s’arrête!

Jeudi 19 Mai Ce matin, il faisait 10° dans le CC et 6,5° dehors! De MOJKOVAC à PODGORICA il y a 75 kms environ Nous ne nous arrêtons pas dans la capitale mais continuons vers le sud à PETROVAC ou nous faisons une pause le long de la mer interdit de stationnement en raison de travaux (ils sont en train de bétonner le peu de place qu’il reste le long du littoral!) Nous sommes à 2H30 de MOJKOVAC (147 kms) La route est très belle avec des gorges et de l’eau genre Verdon Nous avons pris un tunnel payant (5€) long de 4kms et nous avons côtoyé le fleuron des résidences hôtelières de SVETI STEPHAN Gas oïl à 0,92€ le L

Arrivée à KOTOR sous un soleil radieux mais avec de l’orage qui menace Coordonnées de bivouac gratuit à 50m du parking payant pour les bus, N42°25’18.7 » E 018°45’50.8 » La WIFI est accessible au bar du coin Je me suis dépêchée de grimper les 1460 marches qui montent vers la muraille avant le déluge orageux de la nuit et du vendredi 20 Mai La vue est magnifique et les marches faciles à la montée, toujours un peu plus délicat à la descente Le vendredi 20, la journée est maussade mais permet quand même de refaire un petit tour dans KOTOR

Samedi 21 Mai:changement radical;il fait 18° dans le CC et 18° dehors On part vers DUBROVNIK Sur la route vers la frontière, on s’arrête prendre en photo le joyau de PERAST :deux iles pittoresques qui se dressent au milieu des flots: Sveti Dorde (St georges) la plus petite sur un rocher naturel et Notre Dame du récif, un îlot artificiel où serait apparue au 15eme siècle une icône de la vierge (serait à visiter!) La douane est à 52 kms Passage sans difficultés et rapidement au bout de 2H30 et 83 kms nous arrivons à 8kms de Dubrovnik (KUPARI) où se trouve le lieu du bivouac, fourni par P4Night N:42°37’12.4 E 018°11428.8 un lieu de désolation entouré de bâtiments ayant été la cible de balles et/ou en construction et abandonnés ……..et pas qu’un!!!!!mais un grand avantage:le bord de mer où l’on peut se baigner Pour se rendre à DUBROVNIK, on prend le bus jusqu’aux remparts coût 18 Kun (monnaie locale) A l’aller on a trouvé un taxi qui nous a emmenés pour 10€ les 4 N’importe quel bus de Kupari nous emmène à la veille ville (premier arrêt :old town et pour le retour il vaut mieux prendre le 10 En ville, les CC peuvent se garer au parking de Port GRUZ ou au parking du terrain de sport les deux sont payants Une jolie ville pleine de monde (il fait beau et chaud!) dont nous faisons un tour rapide et au retour :premier bain de mer de notre séjour et on espère en avoir d’autres Nous sommes restés 2 nuits à cet endroit:de quoi en profiter un peu plus

Lundi 23 Mai 17° dans le CC 16° dehors …….voilà des températures matinales comme on les aime

Direction MOSTAR en BH (Bosnie Herzégovine) La frontière IVARINA est à 7kms de KUPARI, notre lieu de bivouac et MOSTAR se trouve à 132kms ……..attention si votre GPS vous fait passer par une petite route à peine plus large que nos véhicules……il vaut mieux prendre la belle et grande route de Sarajevo qui passe à Mostar! Le parking indiqué par P4N est à côté du pont qui est LA visite de Mostar ……..pas vraiment intéressant si ce n’est son emplacement:10€ la journée et 10€ la nuit ………un parking où l’on manque à chaque instant de cogner quelque chose car c’est étroit et il faut y entrer à reculons ……peu de place (heureusement eau, électricité et WIFI compris )N 43°20’10.8 » E 017°48’51.8 Il y a d’autres possibilités de stationnement :un parking gratuit un peu plus loin …….mais non gardé……N 43°20.501 E 17°48.631 ou carrément un camping « Autocamp BLAGAJ » N 43°15’501 E 17°52’800 de 10 à15€ hors saison Il est situé a 12kms de Mostar avec bus

Mardi 24 Mai 19° dans le CC 16° dehors On part vers Sarajevo……..un peu perturbé ce trajet:les coordonnées GPS fournies amènent à un parking pour voitures;pas de place pour nos véhicules Des indications de personne nous font circuler dans des rues étroites pas du tout adaptées…..Après un certain temps de recherche, on trouve un parking devant le muséum payant la journée (de 7h à 20h 1km de l’heure soit 0,50cts et gratuit la nuit ) Bien situé mais bruyant nous sommes à 20 mn à pied de la vieille ville N:43°51’19.6 » E 018°24’09.5 » ……une bonne trouvaille En route le lac tout autour de JABLANICA est une pure merveille La ville elle même? je ne crois pas y revenir

Mercredi 25 Mai direction SCIT KONOBA à environ 2H30 de route La suite de cette magnifique route aboutit à une ile reliée au continent par un pont et où tout est encore à aménager…….mais ça va vite les constructions Nous sommes restés 3 nuits sur cette ile Il y a quelques chemins à faire …….aller chercher du pain aux markets qui se situent de l’autre côté du pont à environ 2kms5 de l’endroit où nous sommes Le resto-hôtel lui même est très passager On a accès à la douche, les toilettes ……pour 10€ par jour On peut aussi faire laver son linge (5€) et avec repassage c’est le double! Par ailleurs il y a aussi la possibilité de stationnement « sauvage » juste après le pont quand on arrive , sur la droite ou à 100m sur la gauche pour 2 véhicules sans gêner personne Les températures sont encore fraîches le matin (16° dans le CC 13° à l’extérieur ) et le jeudi il a plus une bonne partie de la journée Les coordonnées de ce lieu:N 43.80227 E 17.52563 ou N 43°48’08.2 » E 17°31’32.3 »Un lieu agréable avec surtout un très bel environnement pour y venir et pour en repartir A part cela:on ne peut pas se baigner car l’eau est vaseuse, plus ou moins polluée Les chemins aboutissent vite à des impasses ou non tracés; à des ornières faites par les animaux qui viennent y paitre .

Vendredi et samedi nous allons rayonner dans le coin pour des raisons privées d’un de nos co-équipiers Nous stationnons une nuit aux chutes de KOCUSA Un très joli endroit en cours de réaménagement suite à un changement de propriétaire Pas beaucoup de place pour mettre les véhicules mais un repas savoureux au Konoba Kocusa au bord de l’eau N43°14’40.5 E 017°27’20.5 Avant de passer la frontière Croate, on fait le plein ……1,66 km le L soit 83cts

Dimanche 29 Mai On passe la frontière(HRVATSKA) à 5kms des chutes pour se diriger vers MAKARSKA L’objectif est de prendre le ferry pour aller vers SPLIT en traversant l’ile de BRAC …..le prix de 345KUN soit environ 45€ nous décourage Nous choisissons d’aller à Split par la route Le bivouac que nous avions envisagé se situait au camping de KRVAVICA Personne lorsque nous y arrivons vers 13h30;pas d’informations, pas de mot de passe pour le Wifi ……..on ressort;on reste sur le parking attenant jusque dans la soirée On se fait houspiller par le responsable du camping qui nous menace des flics Du coup on prend la route le soir même pour un parking situé à environ 28 kms au bord de la route côté mer réf sur P4N 43.4131 16.7343 …….du bruit de circulation mais pas de police à l’horizon

SPLIT quelque difficulté de repérage du premier parking ……..assez curieusement nous étions 2 CC à avoir le même chemin (faux!) et le 3eme un chemin différent bon …….est ce que des fois nos bons GPS que l’on paie assez cher seraient supplantés par les applications? heureusement l’erreur dans l’autre sens existe aussi! Donc ce premier lieu est bien mais assez occupé par les voitures……on y revient un peu plus tard (N 43.50197 E 016.47174) le 2eme est plus proche de la vieille ville par accès à partir du bord de mer (30mn de marche quand même) mais surtout à côté d’une suite de très belles plages ……moins de places pour garer plusieurs CC (N 43.50053 E016.45657 ) les deux ont des cafés à proximité pour le WIFI La vieille ville est agréable pleine d’échoppes à touristes et autres commerces groupés autour du palais de Dioclétien et de la cathédrale St Domnius

Direction Zadar avec une étape relaxe à proximité de SIBENIK Nous sommes à 83 kms de SPLIT Cette baie, c’est le canal qui rejoint la ville L’eau y est peu salée, il y a des moules et des plantes « halophytes » qui poussent dans l’eau salée Un fort, St Nicholas, bâtisse du XVI ème siècle se situe à l’entrée du chenal On peut y accéder avec des chaussures pour aller dans l’eau car il y a déjà une passerelle d’aménagée pour se rendre sur l’ilot situé entre la côte et le fort (voir photo) N 43.71899 E 015.85996 ou N43°43’08.4 » E 015°51’35.9 A ZADAR, nous avons testé un premier parking en ville (sur P4N) pas à retenir pour nos véhicules Le second situé plus loin dans un ancien camping désaffecté est plus adapté (44.1302 15.2056) mais il est loin de la ville (6,5 kms) Pour plus de facilité, on peut mettre les véhicules sur le parking de la marina (44.13104 15.21108) le temps d’aller dans la citadelle avec le bus juste à côté (le 5 ou le 8 pour 10 Kuna) On s’arrête juste à côté du pont qui permet d’entrer dans la vieille ville Pas vraiment enthousiasmée par la ville en dehors de la Cathédrale et la rotonde Notre voyage en groupe se termine ici Après chacun amorce son projet ………pour moi c’est le retour tranquille

Départ de ZADAR Le GPS me fait prendre la route du bord de mer par PAG c’est absolument magnifique sauf qu’au bout il y a la mer et qu’il faut prendre le ferry …….ce que le GPS ne m’a pas dit!la traversée coûte 174 Kuna (environ 24€) pour 15’ de traversée Passage de la frontière de Slovenie à « PASJACK » sans problème Par contre pour le gas oïl il vaut mieux faire le plein en Croatie Ici le litre est à 1,099…… P4N (park for night) bugge en permanence aussi c’est le GPS qui m’amène au camping OBELISCO à 4kms de Trieste ……..45.67879 013.78669 A recommander: situé en hauteur les emplacements ne sont pas très larges mais les prestations y sont:douche vide WC machine à laver et sèche linge pour 2€ chacun Par contre le WIFI dépend du restaurant …….donc il vaut mieux consommer pour en bénéficier Le coût est de 10€50 pour une nuit pour une personne sans électricité (+3€) Le personnel est plus ou moins sympa! Cette journée, j’ai effectué 274 kms

En route pour la traversée de l’Italie par autoroutes compte tenu de la mauvaise expérience des nationales à l’aller!

2eme journée de trajet:Trieste Brescia ou plutôt ISEO à 24 Kms de Brescia et où il y a un lac (pas vu beaucoup car il a lu!) et un camping le camping ISEO indiqué par mon GPS Joli endroit confortable au bord du lac où on paie en fonction de sa place par rapport à la vue sur le lac Pour moi place de base à 22 € Services au top J’ai fait 358 kms dans ma journée entre 11h30 et 18h

3eme journée de Iséo à St Michel de Maurienne Il pleut par averses orageuses J’ai pris du gas oïl pour ne pas avoir à faire le plein en route ……..la moitié à 1€45 le litre, j’en ai pour 56€! L’entrée du tunnel se trouve à environ 88 kms de Turin Les péages:un après Milan de 5€ puis 14€ 7à mais il m’en manque un ! le tunnel à 58€50 J’aurai fait 329 kms dans ma journée Arrivée au camping -hôtel de MARINTAN à St Michel de Maurienne Le camping n’est pas ouvert donc je bénéficie des services de l'hôtel coût 12€60 sans l’électricité N 45.21308 E 006.47879 Calme, l’inconvénient est que peu de places sont à plat!

4eme journée De St Michel de Maurienne à Eysins Pinet J’ai programmé le gps pour l’arrivée au Mont Dore Il me fait passer par le col du Glandon ……un coin magnifique qui vaut bien quelques routes de l’Albanie au pont de vue largeur et à pics! puis on contourne Grenoble et on passe par Vienne Je me suis arrêtée au village de EYZIN PINET (à 14 kms de Vienne) où il y a une aire municipale très agréable et toutes les commodités dans le village 45.4748 4.99965 cette aire est sur P4N 185 kms pour la journée entre 13h et 17h30
Calendriers des départs en croisière des membres VF 2018
by Gsnc65 · 2016-03-31 · 917 replies
Mise à jour N°0 –CALENDRIER DES DEPARTS EN CROISIERE VF 2018 AVIS aux membres VF : ne jamais citer une mise à jour !!! Cela créé une confusion pour tous les membres !!! · Regardez TOUJOURS la dernière mise à jour !!! · Vous pouvez signalez votre croisière sur ce post ou en MP bien sûr en respectant au possible le format du calendrier lors de votre inscription (date–pseudo (nationalité) / compagnie + nom du bateau / nombre de jours / secteur de la croisière (départ de la croisière). Merci par avance de me faciliter le travail !!! Dernières Informations: Ø -Total actuel de croisières/membres = 0 !!! Ø – 0 nouvelle (s) information (s) en gras dans la liste (N’hésitez pas à échanger vos infos) !!! JANVIER FÉVRIER MARS AVRIL MAI JUIN JUILLET AOÛT SEPTEMBRE OCTOBRE NOVEMBRE DECEMBRE
Circuit Madagascar juillet 2015
by Blancond · 2016-02-08 · 3 replies
Bonjour, Voici le récit de notre magnifique périple à Madagascar en juillet dernier. Il est possible de le retrouver avec les photos sur le site : http://lesblancond.pagesperso-orange.fr/ Bonne lecture Les Blancond à Mada Circuit du 11 juillet au 2 août 2015 Après nos périples en Namibie (2008), USA (2010), Brésil (2013), notre choix s’est porté cette année sur Madagascar, une destination dans nos têtes depuis longtemps mais que nous avions jusqu’à présent repoussée à une date ultérieure pour plusieurs raisons ( traitement antipaludéen pour les enfants et problèmes d’insécurité chronique relatés, le dernier en date à Nosy Be ayant été particulièrement violent avec le lynchage de 2 français ). Le choix de la destination s’est fait en début d’année, Madagascar ayant été mis en concurrence avec la Namibie (déjà effectué en 2008) et l’Indonésie, plus particulièrement Florès. C’est Mada qui s’est imposé assez naturellement et à l’unanimité. Après avoir consulté plusieurs agences locales, c’est Malagasy Tours qui nous a proposé le circuit qui convenait le mieux à nos souhaits, à la fois en terme de programme et de budget : un circuit mixte RN7 et Nord du pays avec 3 vols intérieurs ( Tuléar-Antananarivo, Antananarivo-Diego Suarez et Nosy Be-Antananarivo ) les 3 vols intérieurs ont été réservés par l’agence ( on ne sait jamais, en cas de problème, ce sera plus facile de se faire rembourser ) alors que le vol international a été réservé par internet ( vol Air France, l’autre compagnie assurant des vols directs étant Air Madagascar, compagnie n’assurant pas toutes les garanties en terme de fiabilité à tous les niveaux , sécurité et ponctualité ). J’ai donc échangé assez longuement avec Seheno, de Malagasy Tours, pour finaliser le circuit et trouver un bon compromis entre une découverte en profondeur du pays tout en se ménageant un peu de temps de repos, en particulier 4 jours de farniente en fin de séjour, sur l’île de Nosy Komba. Courant juin, en regardant les forums, j’apprends qu’une grève du personnel de la compagnie est en cours, la raison officielle étant le détournement des cotisations maladie et retraite du personnel de la compagnie par la direction, et par ailleurs des investissements hasardeux en avions que conteste le personnel, qui réclame la démission de l’équipe dirigeante. Après quelques jours, voyant que la situation est bloquée, j’interroge l’agence sur les éventuelles conséquences pour notre circuit : pas de panique pour le moment, en 15 jours ça devrait évoluer. Mais malheureusement, le 6 juillet, soit 5 jours avant le départ, je reçois un mail de Seheno m’informant que, le mouvement de grève étant toujours en cours, nous allons devoir renoncer aux vols intérieurs et construire un nouveau circuit tenant compte de cette contrainte. Coup de massue et sueurs froides en perspectives !!!! On procède donc par éliminations : on commence par renoncer à la partie Nord, Tuléar-Nosy Be par la route étant complètement délirant en 4 jours puis on élimine une remontée de Tuléar par l’Ouest, là aussi les temps de route nous paraissant rédhibitoires. Le moins mauvais compromis nous paraît être finalement de remonter par la même route qu’à l’aller, trouver une étape balnéaire de 4 nuits et quelques étapes en chemin au retour pour éviter la monotonie. J’ai aussi demandé à prévoir quelques hôtels assez haut de gamme pour faire passer la pilule des longues heures de route inévitables à certaines étapes. Vendredi 10 en fin de journée, soit la veille du départ et après 4 jours de réflexions et de nuits agitées, je valide un circuit avec une étape à Anakao en milieu de séjour, un arrêt à Ranomafana (non prévu au départ car peu intéressant d’après le routard), et 3 jours pour finir à Andasibe. Quelle semaine, à jongler entre le boulot, les échanges avec Seheno et ceux entre nous pour valider les changements !!! On s’en souviendra… Pour couronner le tout, les filles sont revenues de leur tournée de tennis à La Baule vendredi soir à 22h et j’ai dû retourner en catastrophe au labo jusqu’à 23h pour scanner des documents hyper urgents. On a souvent eu des départs mouvementés, mais celui-là bat tous les records !

Samedi 11 juillet. A 3h45, réveil en fanfare et c’est le grand départ pour l’aéroport de Guipavas ou nous retrouvons Ben. Nous décollons pour Roissy à 6h35 et arrivons sans encombre à 7h45, où toute l’équipe se retrouve au complet puisque Pierrot est arrivé la veille et a logé à l’Ibis. Nous décollons à 11h30, donc à l’heure, de Roissy et arrivons à 23h10 à Antananarivo après un vol sans histoires. Le plus dur est fait, se dit on et dans une heure nous devrions être couchés….illusion !! Nous sommes d’emblée confrontés à l’efficacité malgache dans toute sa splendeur : d’une part les démarches d’entrée dans le pays prennent un temps fou ( il faut passer à 2 postes où la rapidité est inversement proportionnelle au personnel dédié ) et surtout les bagages arrivent Mora Mora, tellement d’ailleurs que seulement 3 bagages sur les 6 sont arrivés ( ils manquent la valise de Ben et 2 de nos bagages, les vêtements étant par chance dans les 2 autres sacs ). Comme nous ne sommes pas les seuls, loin de là, c’est aussi un vaste foutoir au bureau de réclamation des bagages. Ce n’est donc que vers 2h30 que nous quittons l’aéroport avec notre guide Hery et notre chauffeur Feno qui nous attendent depuis plusieurs heures. Le temps de faire du change, de donner un pourboire misérable aux porteurs de bagages ( on n’a pas encore trop la notion de la valeur des ariarys et honnêtement il ne faut pas nous demander grand-chose à cette heure avancée et après ces émotions), Hery nous fait un topo rapide tout en nous offrant un plateau garni de nems, samoussas, beignets de poulets…., délicieux mais à cette heure on pense plus à notre lit qu’à notre estomac. Nous arrivons en quelques minutes à notre hôtel, « Le Bois Vert », où la température est très fraîche et où nous passons une première nuit courte mais oh combien réparatrice.

Dimanche 12 juillet : Antananarivo-Antsirabe. Vus les événements de la veille, le top départ de ce matin n’a été fixé qu’à 10h nous nous levons donc à 9h et, après le petit déjeuner, nous laissons à l’hôtel des photocopies de nos passeports et les clés et codes de nos bagages, pour qu’une personne de l’agence puisse aller à l’aéroport les récupérer. A 10h, c’est parti pour l’aventure dans notre minibus Mercedes Sprint vert flashy. La traversée de la capitale nous donne une idée de la pauvreté entrevue la veille lors de l’aéroport à l’hôtel. Après être passé devant des femmes qui lavent leur linge, devant un hôpital vide ( construit par le gouvernement de la transition, un mot qu’on entendra beaucoup durant le séjour, toujours pour parler de choses inutiles réalisées ou utiles qui n’ont pas été faites ), nous quittons progressivement Antanarivo petit à petit apparaît le paysage des hautes terres, avec son relief montagneux, sa terre rouge et ses rizières et autres cultures. La foule le long de la route est impressionnante et les arrêts nombreux : boutique pour faire le plein d’eau ( où nous entendons la chanson de Françoise Hardy « tous les garçons et les filles », probablement le tube du moment …), petit marché au bord de la route pour acheter des fraises locales ( où je me fais arnaquer car je donne le prix demandé de 10 000 ariarys pendant qu’Hery le négocie à la baisse ), vendeurs divers et variés ( artisanat local, objets en raphia, chapeaux, petites voitures….à des prix défiant toute concurrence ). Nous nous arrêtons le midi dans la ville du foie gras, Behenjy, dans un restaurant un peu kitsch, « le coin du foie gras », situé sur la hauteur, où les notables des environs ont manifestement l’habitude de déjeuner les dimanche midi. Le foie gras n’est pas mauvais du tout (nature ou parfumé à la vanille, au poivre ou au raisin ), et on déguste pour la première fois un filet de zébu et Ben et Pierre la bière vedette de Mada, la THB. Hery et Feno mangent sur une autre table. J’avais signalé à l’agence avant notre séjour que nous souhaitions prendre nos repas « seuls » car c’est toujours compliqué, et même parfois pénible, d’être constamment avec le guide, sans possibilité de se lâcher vraiment. Le fait de le prévoir avant le départ permet de ne pas froisser le guide qui pourrait le prendre comme un jugement personnel. Nous continuons notre périple en direction d’Antsirabe, en nous arrêtant régulièrement pour des photos de paysages ou des scènes de la vie quotidienne. Partout où nous nous arrêtons, alors qu’on pense être dans des coins déserts, c’est systématiquement une nuée d’enfants qui sortent de partout et nous entourent en criant « bonbons vazahas !!!! » On s’y attendait un peu mais parfois ça tourne à l’émeute. Après avoir dû renoncer ( pour mieux la faire au retour ) à la visite de la fabrique de marmites en aluminium à Ambatolampy, nous arrivons vers 17h à Antsirabe, alors que la nuit n’est pas loin. Nous effectuons la visite très intéressante de l’atelier de Mamy qui fabrique des vélos, voitures…avec du matériel de récupération. Derrière cette boutique se situe celle de la femme de Mamy qui vend de la broderie. Nous y achetons une grande nappe et Ben nous gratifie d’un striptease lors de l’essayage d’un teeshirt, qui déclenche l’hilarité dans toute l’assistance, notamment d’une vendeuse qui lui dit qu’elle a vu les horreurs de la guerre et n’est donc plus à ça prêt. Nous terminons la journée par la visite d’un artisan qui fabrique des objets en corne de zébu la démonstration de la fabrication est très instructive et bien sûr, comme il se doit, la visite se termine par un petit passage à la boutique où la fièvre acheteuse bat son plein. Nous arrivons à l’hôtel, « Couleur Café », vers 18h tenu par un breton des Côtes d’Armor, c’est un établissement très agréable, fait de plusieurs petites maisons, chaque chambre ayant sa cheminée, ce qui n’est pas du luxe compte tenu de la température sibérienne qui y règne à cette période de l’année ( c’est la ville la plus froide du pays ). Rendez-vous est donné par Hery à 19h pour le briefing du voyage et de notre guide du lendemain. Nos bouteilles d’apéritif ainsi que celles de Ben étant entre la France et Mada dans nos bagages « perdus », Pierre heureusement a les siennes et nous sauve d’une déshydratation majeure. On apprécie bien ce premier apéritif au coin du feu, tout en commentant cette première journée assez riche. Nous retrouvons notre guide comme convenu au restaurant où un petit rhum arrangé de bienvenue nous est offert par l’agence et où le carnet de voyage nous est remis. Notre guide local du lendemain, Arsène, vient nous expliquer le programme de la journée : balade de plusieurs heures dans les paysages de rizières des environs du village de Betafo. Il pratique un tourisme écoresponsable en faisant participer les villageois à la venue des touristes dans leurs villages reculés et en les rétribuant un peu pour cela. Nos chaussures de marche sont dans la valise «évaporée » mais d’après Arsène nos chaussures en toile devraient suffire. Après cette explication, Arsène nous quitte en nous donnant rendez-vous pour le lendemain. Hery termine ses explications sur l’ensemble du circuit et nous quitte à son tour. Ce soir, c’est dodo tout habillés ( Ben n’ayant pas ses bagages garde ses vêtements 24h sur 24 ) car le feu de cheminée est éteint et la chambre est glaciale malgré le petit digestif pris au retour du restaurant.

Lundi 13 juillet : randonnée dans les hautes terres. Ce matin, Arsène nous a donné rendez-vous à 9h, le temps pour lui d’acheter le nécessaire pour le pique-nique de midi. Il est accompagné de son frère qui se destine aussi au métier de guide. Nous prenons le minibus en direction de Betafo et nous nous arrêtons quelques kilomètres avant le village. C’est aujourd’hui lundi, jour du marché hebdomadaire, et toute la population se dirige en masse vers Betafo pour y vendre toutes sortes de produits. Nous entamons notre marche par la montée d’une colline assez raide qui nous donne un avant-goût du programme de la journée. Arsène est un excellent guide, très instruit, qui nous donne énormément d’informations sur les plantes, les us et coutumes. Arrivés au sommet d’une seconde colline, nous surplombons le village de Betafo plusieurs dizaines de mètres plus bas. La vue est grandiose, avec notamment les paysages de rizières en terrasses. D’en haut, Arsène aperçoit un regroupement de personnes d’après lui, il est probable que ce soit une cérémonie de retournement des morts, coutume locale qui se déroule à cette période de l’année. Nous continuons notre marche et finissons par arriver dans la vallée à un petit village où nous sommes accueillis par une joyeuse bande d’enfants. Ici, pas de « bonbons vazahas », les habitants n’ont pas encore été pervertis par le tourisme. Arsène leur a apporté des photos prises par des touristes venus précédemment dans le village c’est la franche rigolade. A notre tour, nous commençons à les mitrailler lors d’une séance photo, les enfants imitant Jackie Chan en prenant le pose. Les arrêts sont nombreux pour photographier des scènes de la vie quotidienne et nous commençons à maitriser 2 mots malgaches qu’on utilise toutes les 30 secondes, salam (a, é ou o , ce qui veut dire bonjour, qui se dit également d’une autre façon, manao ahoana) et velom ( a et é qui signifie au revoir ). Nous visitons une petite maison assez misérable, où toute la famille vit dans 2 pièces, une cuisine dont les murs sont dégoulinants de suie ( mais pourquoi les maisons n’ont-elles pas de cheminées ? On aura à peu près autant d’explications différentes que de fois où on a posé la question : pour garder la chaleur, pour protéger des termites ou des moustiques….en tout cas, ce n’est certainement pas pour préserver la santé des pauvres malgaches) et une mini-chambre commune à toute la famille. Ils vivent à l’étage, le rez de chaussée étant réservé pour les bêtes en particulier.



Peu après le village, nous progressons dans les rizières en marchant sur les « diguettes » Charlotte, qui est handicapée par une douleur au genou, met malencontreusement le pied dans l’eau. C’est le drame car ses Stan Smith neuves sont fichues et Charlotte est en pleurs, s’en voulant de ne pas avoir pris soin de ses chaussures neuves. Nous nous arrêtons pour le pique-nique dans un coin tranquille à l’abri du vent. Au menu : avocats délicieux avec une vinaigrette à l’oignon, samousas et fruits pour le dessert. Hery nous apprend que la valise de Ben est arrivée à bon port, contrairement aux nôtres dont on est toujours sans nouvelles ( alors qu’on a reçu dans la nuit un mail d’Air France nous signifiant que les bagages étaient en chemin ). C’est une bonne nouvelle pour Ben par contre, pour nous, les chaussures de marches, les vêtements à laisser à Madagascar, les bouteilles d’apéritif et plus grave, la Malarone et tous les médicaments attendront. Durant le repas, Arsène nous raconte l’histoire du Maki qui parle : c’est quoi ça ? « Une banane » répond le maki. « Merci Maki ». C’est quoi ça ? « un ananas » « merci maki » puis on lui montre le fruit qui ressemble à une grosse orange.. Anny et Ben tombent tous les 2 dans le panneau en répondant « un pamplemousse » auquel Arsène répond par un « merci Maki »…. Après le déjeuner, nous continuons à progresser vers Betafo Arsène nous confirme que le rassemblement de personnes sur la colline correspond bien à une cérémonie de retournement des morts et nous demande si on souhaite y assister, ce que nous acceptons, très curieux de connaître cette tradition qui ne se déroule que dans une partie du pays. Appelée Famadihana, cette coutume funéraire en particulier des hautes terres a lieu de juin à septembre de villages en villages, les tombeaux sont ouverts et les vivants font danser leurs morts lors de grandes fêtes cela donne lieu à 2-3 jours de festins où tous les membres de la famille et les amis sont invités. Après les avoir sortis du tombeau, la foule des parents et des amis s’empare des corps et les emportent dans une danse très rapide. Cette cérémonie a lieu tous les 3, 5 ou 7 ans et à cette occasion, les linceuls recouvrant les restes mortuaires sont renouvelés. Arrivés sur le lieu de la cérémonie, nous nous faisons toucher et même agripper par plusieurs personnes manifestement bien alcoolisées, ce qui met certains d’entre nous un peu mal à l’aise, ayant du mal à savoir s’ils sont honorés ( ce qui est a priori le cas ) ou si on les dérange. Ben est invité à visiter l’intérieur du tombeau. Puis c’est le moment des chants : certains dansent, d’autres portent les corps dans leur linceul tout en tournant 7 fois autour du tombeau un moment impressionnant et vraiment unique ! A la fin de la cérémonie, ils entonnent l’hymne malgache, avant de se disséminer petit à petit dans la campagne. Nous poursuivons ensuite notre descente vers Betafo où nous attend Feno. Il est plus de 16h et le marché est désormais terminé dommage car la concentration de personnes est vraiment impressionnante à cette heure avancée et cela devait être vraiment grouillant quand le marché battait son plein au cours de la journée. Sur le chemin du retour, nous demandons à nos guides de nous arrêter en ville à Antsirabe pour acheter des chaussures pour les filles, celles de Juliette lui faisant mal et les Stan Smith de Charlotte ….. Nous en trouvons d’occasion dans la rue, correctes et à un prix dérisoire. Par contre, quel contraste entre l’ambiance un peu glauque en ville et celle hyper chaleureuse dans les villages traversés tout au long de la journée. Une bien belle journée en tout cas, avec un guide cultivé et hyper intéressant, qui contraste avec Hery qui, bien que très attentionné et plein d’humour, manque de connaissances profondes. A l’arrivée à l’hôtel, la valise de Ben est là ! Plus que 2 bagages et nous serons au complet…

Mardi 14 juillet : Antsirabe – Antoetra. Ce matin, faute d’être certains de récupérer nos bagages, nous décidons de rationner la Malarone et de ne pas en prendre dans ces régions fraîches où les moustiques font manifestement grève eux aussi. Nous partons ce matin à 9h en direction d’Ambositra. Nous commençons par une petite balade en pousse pousse dans Antsirabe qui nous mène à la gare, la rue de l’Indépendance ( toutes les villes ont une rue et une place de l’Indépendance à Mada), l’hôtel des Thermes, et pour finir le centre-ville où nous nous arrêtons dans une boutique de pierres précieuses, chez Joseph. Difficile de trouver plus visqueux, gluant et mielleux que le dénommé Joseph qui a d’ailleurs transmis son « savoir-faire » dans le domaine à son personnel. On déteste ce genre d’ambiance où tout est exagéré ( le summum étant atteint avec 4 tortues radiées qui ont manifestement été mises au « garde à vous » pour notre arrivée ), mais on finit quand même par acheter quelques pierres semi-précieuses. Sur la route vers Ambositra, comme dans le reste du pays, 2 choses frappantes : les « arrêts flics » toutes les 30 mn au bord des routes ( on se demande à quoi ils servent à part racketter dès que possible ) et les taxis brousses et autres ORNI ( objets roulants non identifiés ), chargés à bloc à l’intérieur et sur le toit. On se demande comment ils peuvent rouler avec de tels chargements. D’ailleurs, très régulièrement on voit sur les routes des véhicules en panne, en cours de dépannage, avec une branche ou un feuillage 100 m avant pour signaler ( c’est leur triangle à eux ). Nous arrivons à Ambositra pour le déjeuner, au restaurant « chez Jonathan », un lieu d’anthologie grâce au chanteur qui y officie : Johny Gasy. A priori c’est un habitué des lieux et tout est réuni pour passer un moment mémorable : le look ( avec guitare ), la façon de chanter ( bouche semi-ouverte ), le répertoire ( Aline de Christophe, J’entends siffler le train, Que sera sera, chants tyroliens, Beatles, Capri c’est fini….) et pour clôturer le tout la voix ( nasillarde à souhait ). Notamment la version d’Aline nous provoque un énorme fou rire général. Un grand moment. Ça va d’ailleurs devenir la chanson de nos vacances ( et j’ai crié, crié….). En sortant du restaurant, nous nous faisons agripper par des vendeuses d’écharpes en soie. C’est la foire d’empoigne entre elles et c’est pénible d’acheter dans ces conditions. Dans la foulée nous allons visiter un atelier de marqueterie. Les objets en vente dans la boutique ( couvertures d’albums de Tintin notamment ) vont du laid au quelconque et pour la première fois nous quittons une boutique sans rien acheter. Quelques kilomètres après Ambositra, nous prenons l’embranchement et la piste en direction d’Antoetra, notre hôtel « Sous le Soleil de Mada » étant situé à mi-chemin. C’est le début du pays Betsileo les hommes arborent une tenue très typique, avec un couvre-chef et en guise de vêtement une longue étoffe drappée sur l’épaule rappelant les masais des hauts plateaux tanzaniens. Nous nous arrêtons en cours de piste pour voir travailler des chercheurs d’or l’une des femmes qu’on prend en photo fait le spectacle en se tortillant dans tous les sens. A chaque fois qu’on s’arrête en bord de route, il se passe quelque chose et les gens sont vraiment spontanés. Après 1 h de piste, nous arrivons à l’écolodge, tenu par Brigitte et Marc, vers 16h. C’est un ensemble de petites maisonnettes, construites selon le style zafimaniry ( nous sommes dans la région ). Après avoir pris possession de nos bungalows, nous partons faire une petite marche aux alentours de l’hôtel à la rencontre des villageois. C’est grâce à Brigitte et Marc que les enfants sont maintenant scolarisés. Ils les sensibilisent aussi au respect de l’environnement en faisant planter à chaque enfant un arbre par an.



Après une petite partie de pétanque, à partir de 18h c’est la discussion autour du feu de camp, où on regarde les étoiles et où Brigitte nous explique son analyse de la situation à Madagascar, très intéressante car venant de quelqu’un qui connaît le terrain tout en ayant un œil « extérieur ». Elle nous fait part de sa déception sur l’évolution du tourisme à Madagascar, le nombre de voyageurs annuels étant passés de 450 000 en 2009 à 200 000 actuellement, avec probablement une dégradation liée à la grève d’Air Madagascar. La raison principale est l’insécurité, qu’elle trouve excessivement mise en avant par les sites diplomatiques par rapport à la réalité sur place. Comme d’autres, elle nous dit aussi ( et nous avions eu la même réflexion ) que finalement c’est une bonne dictature qu’il faudrait pour remettre le pays dans le droit chemin. A 19h, les choses sérieuses commencent puisque c’est l’apéritif au rhum arrangé. C’est Marc qui tient le bar ( c’est d’ailleurs plutôt l’inverse car le pauvre a des problèmes de santé ) : grande gueule, il m’apostrophe d’emblée en me prenant pour un chinois je suis d’après lui le sosie (confirmé par Brigitte ) avec 20 ans de moins d’Assoun, un chinois d’Ambositra. Il joue un peu la provoc, ce qui peut surprendre voire déplaire à certains, mais on voit qu’il a le cœur sur la main. En tant que bretons ( lui est auvergnat ) nous avons notre réputation de piliers de bar à tenir et nous dégustons avec plaisir , accompagnés par des cacas pigeons ( gâteau apéro locaux ) plusieurs rhums arrangés ( cardamone, poivre, gingembre-cumbavas, pok pok….), les meilleurs de notre séjour haut la main. Marc et Brigitte nous racontent qu’ils sont partis il y a plus de 10 ans pour un tour du monde dont la première étape était Madagascar et ils n’y sont jamais repartis, conquis par l’accueil et la gentillesse malgaches. Le repas se passe dans la convivialité, autour d’une grande table d’hôtes, et nous sommes accompagnés par 2 nantaises et 3 couples de suisses très sympas. Une excellente soirée. La nuit est glaciale ( 4°C au réveil ! ) et la literie pas terrible mais on s’endort sans mal….

Mercredi 15 juillet : randonnée dans les villages zafimaniry. Au lever vers 7h, de la buée sort denotre bouche à l’intérieur du bungalow, ce qui donne une idée de la température les plus courageux passent à la douche ( n’est-ce pas Ben ?), mais je décide comme la plupart de passer mon tour. Si le froid devait durer tout le voyage, on en reparlera mais ce matin ce n’est vraiment pas le moment… Par ailleurs, contrairement à la veille, les nuages sont de la partie ( on est dans une région très humide souvent sujette à des nuages et de la pluie ) et nous accompagneront malheureusement toute la journée. A 8h, départ pour Antoetra pour une balade dans le pays Zafimaniry, connu pour son artisanat du bois, en particulier ses maisons assemblées sans le moindre clou ni la moindre vis, aux portes et aux volets finement sculptées. Nous avons rendez-vous avec notre guide Johny et arrivons sur place à 9h. Les présentations se font rapidement avec Johny, qui n’est pas du genre causant, contrairement à une nuée de jeunes qui s’accrochent à nous en nous demandant de leur acheter des souvenirs à notre retour du village d’Ifasina, but de notre balade. Comme toujours, il y en a qui sont plus dégourdis que les autres et arrivent à se « placer ». Chacun d’entre nous a son « camarade », en gros le premier enfant à avoir lié connaissance avec nous ( Frédéric pour Anny, Jean Marc pour Pierre, Pascal et Stanislas pour Ben, Emmanuel et Eric pour moi ). Ce sont tous des petits malins et ils parlent plutôt bien le français pour un coin aussi reculé. Aujourd’hui, c’est le jour du marché, mais entre les camarades qui nous collent et Johny qui a le feu aux fesses, on n’en profite presque pas et la visite est baclée. Nous entamons notre marche en direction d’Ifasina, village le plus proche, distant de 4 kilomètres par un chemin en montagnes russes en chemin, nous croisons des villageois qui se rendent au marché en nombre. Malheureusement le temps maussade ne nous fait pas apprécier cette randonnée à sa juste mesure, les couleurs des paysages étant un peu fades. A cause du temps, les caméléons ne sont pas non plus de sortie. Charlotte souffre de nouveau de son genou et Anny ne se sent pas très à l’aise sur ces chemins escarpés et glissants. En cours de route, nous somme rejoints par Stanislas, sourd et muet, qui va nous accompagner tout au long de la journée. Après 2 h de marche, nous arrivons enfin à Ifasina où une nouvelle fois nous sommes accueillis par une horde d’enfants ( Jean Marcel, Brigitte….). Toutes les maisons, contrairement à Antoetra, sont ici en bois et nous sommes invités à visiter la case du chef du village qui se dit honoré de notre visite et nous explique le fonctionnement de sa maison ( avec les 4 coins qui ont une signification particulière) où vivent également canards et cochons. Nous le quittons après quelques minutes, non sans lui avoir versé le droit d’entrée qui est de rigueur. A côté de la case ont été disposés différents objets en bois vendus à un prix modéré après nos achats, nous continuons la visite du village et alors qu’on repasse devant la case du chef 5 mn plus tard, tout l’artisanat a déjà été rangé !!

Nous faisons notre halte pique-nique peu après le village, pique-nique que nous partageons avec Stanislas qui n’en demandait pas tant. A mi-chemin, nos camarades arrivent avec des objets en bois qu’ils veulent nous vendre sur le chemin, soit disant pour éviter les problèmes au village nous décidons d’attendre avant d’acheter, mais une fois arrivés à Antoetra, entre les 2 boutiques d’artisanat et les camarades, c’est la foire d’empoigne et c’est même tout près de mal tourner tellement on sent une pression énorme. Juliette et Anny n’en peuvent plus et nous menaçons de partir sans rien acheter si les esprits ne se calment pas finalement on achète à nos camarades, après quoi on quitte le village avec un arrière-goût tellement la fin a été pénible pour tout le monde. Si ça continue, les touristes vont se détourner de cette destination pourtant potentiellement intéressante. On en parle à notre retour à Brigitte qui regrette que personne au village ne soit capable d’organiser la vente de cet artisanat dans un seul et même lieu où tout serait réuni, ce qui éviterait les pugilats. Avant le feu de camp, Charlotte, Juliette et Pierre font une partie de pétanque avec un jeune malgache, Jean Baptiste. Pendant ce temps, nous achetons des écharpes en soie à Brigitte au moins ici on peut prendre le temps de les choisir sans être assailli. A 18h, lors de notre discussion autour du feu, Hery nous informe que nous devons partir à 8h le lendemain car nous devons récupérer au 1er village sur la RN7 nos 2 derniers bagages enfin arrivés à bon port. Nous voilà enfin rassurés, notamment pour la Malarone qu’on va pouvoir reprendre à partir de demain. A 19h, nouvel apéritif au rhum arrangé, avec Marc qui nous raconte ses problèmes de santé opéré il y a quelques mois à la Réunion, il a l’air mal en point et ne paraît pas très optimiste sur l’avenir. On espère en tout cas qu’il ira mieux et pourra mener à bien ses projets au sein du village. Ce soir, nous devions être seuls pour le repas mais finalement 2 couples de belges se sont invités et un couple de réunionnais ( déjà venu l’an passé ) arrive à l’improviste, ce qui oblige Brigitte à leur trouver de la nourriture pour le diner. Au menu ce soir : un plat d’écrevisses, délicieuses dont on se régale tous. Pendant le repas, le fils des Réunionnais, Simon, nous joue des airs d’accordéon dans une très bonne ambiance comme la veille sa mère nous raconte avec moult détails leur périple en train entre Fianarantsoa et Manakara ( plus de 20 h ), avec notamment une scène hilarante où un français, harassé, est tombé du train en marche et où des passagers ont eu le temps d’aller le rechercher et le charger dans le train sans que quiconque ne se soit rendu compte et sans que le train n’ait eu besoin de ralentir. Pour finir la soirée, Marc nous invite encore à un dernier rhum arrangé on se souviendra de ce lieu hors du temps où nous avons rencontré dans gens formidables ! Jusqu’à la fin du séjour Ben se fera d’ailleurs chambrer régulièrement car pas une journée ne se passera sans qu’il évoque Brigitte dans la conversation.

Jeudi 16 juillet : Sous le Soleil de Mada-Fianarantsoa. A 8h, comme convenu, nous faisons nos adieux à Brigitte et Marc, après cette parenthèse inoubliable de 2 nuits après une heure de piste, nous arrivons au village d’Ivato où c’est le marché hebdomadaire et où nos bagages nous attendent. C’est un guide Malagasy Tours qui a fait la route en taxi brousse depuis Antananarivo et qui repart aussitôt dans l’autre sens, une fois sa mission effectuée. Nous déambulons quelques minutes dans les allées du marché et nous dégustons des sauterelles, franchement pas terribles. Alors que nous regagnons notre minibus, nous avons la surprise de voir arriver Brigitte avec sa dégaine improbable, dans sa 4L hors d’âge qui fait aussi taxi brousse puisqu’elle a pris des malgaches et des canards. Quelques mètres plus loin, on se dit que la 4L de Brigitte n’est finalement pas si mal puisqu’une autre 4L sur le bord de la route, dont on se demande comment elle peut encore rouler, a son réservoir d’essence réduit à un simple bidon au niveau du siège du passager….encore un exemple du sens de la débrouille des malgaches. Nous reprenons notre route vers le Sud, les nuages de la veille étant encore bien présents ( le ciel ne se dégagera que peu de temps avant Fianarantsoa ) malgré cela, les paysages sont magnifiques. Alors que nous roulons depuis moins d’1 heure sur la RN7, Hery reçoit un coup de téléphone : le guide a oublié de nous rendre la clé pour ouvrir le cadenas de notre sac tant pis, on trouvera bien un moyen de défoncer notre cadenas à l’hôtel ce soir…. Quelques kilomètres avant Fianarantsoa, nous nous arrêtons de nouveau à un marché Juliette et Charlotte décident de rester dans la voiture, pas très à l’aise dans ces ambiances de marché pourtant toujours très pittoresques, où elles subissent le regard insistant de certains, voire parfois des mains un peu baladeuses. Sur la route, nous assistons régulièrement à des scènes cocasses et nous suivons pendant de longues minutes un taxi brousse avec sur son toit plusieurs canards dans un grand panier, leur propriétaire allant même, alors que le véhicule roule toujours, remettre de l’ordre dans le panier. Les 30 derniers kilomètres avant Fiana sont épouvantables et la route est tellement défoncée qu’on avance au pas, un 4x4 étant ici indispensable pour rouler à vitesse correcte. Feno conduit très prudemment mais malgré tout nous sommes pas mal secoués et c’est assez éprouvant. Manifestement, le gouvernement de la transition et celui qui a suivi n’ont pas investi beaucoup d’argent dans la rénovation des routes pourtant indispensable au développement du pays. Les malgaches paraissent d’ailleurs nostalgiques du président Ravalomanana, renversé en 2009, qui lui avait compris la nécessité d’avoir des enfants scolarisés et un réseau routier digne de ce nom. Après 4h de route, nous arrivons à Fiana et nous arrêtons dans un restaurant pour le déjeuner. Là nous sommes immédiatement sollicités par un rasta malgache qui veut nous vendre des pierres précieuses, soit-disant recommandé par le Petit Futé ( pas le dernier en tout cas..) nous lui signifions que nous ne sommes pas intéressés mais il insiste pour nous les montrer, et c’est alors le début d’une séance interminable de déballage et remballage ( puisque nous ne lui achetons rien comme prévu ), sa mini-sacoche se révélant un puit sans fond. Dans l’après-midi, nous allons visiter la haute ville, avec une certaine appréhension, Hery nous ayant prévenu qu’on risquait d’être harcelés comme à Antoetra. La guide locale s’appelle Pauline, c’est une jeune orpheline qui a été recueillie par l’association du Père Pédro aujourd’hui elle vole de ses propres ailes et se destine à une carrière d’avocat. Finalement on n’est pas trop sollicités par les enfants et c’est plutôt une bonne surprise on est juste accueillis par un « Bienvenue chez les Chtis » suivi d’un « Salut Biloute » qui nous fait hurler de rire tellement c’est décalé par rapport au contexte. La visite est agréable et l’ensemble de cette ville nous laisse une impression très agréable, contrairement à d’autres grandes villes un peu glauques. Nous finissons la journée en allant chez Pierrot Men, photographe bien connu, chez qui nous achetons des cartes postales et des photos à encadrer. Dans la rue, c’est l’effervescence car les élections communales se préparent et c’est la propagande, c’est-à-dire des rassemblements et des défilés un peu partout, des gens habillés aux couleurs du parti du candidat, à grand renfort de sonos poussées à fond et de « fidio » ( en malgache « votez ») + le nom du candidat ( Léon Cu nous a marqué à Fiana ). Jusqu’à la fin du séjour, ces scènes de liesse seront quasiment incessantes et iront crescendo. En fin d’après-midi, nous arrivons à notre hôtel, la Villa Sylvestre situé en plein centre-ville, on a l’impression de rentrer dans un bunker, tout étant hyper sécurisé. Par contre, l’intérieur est très agréable avec un style colonial de bon goût et une grande terrasse. Notre premier objectif de la fin de journée est de détruire le cadenas de notre sac, ce que nous arrivons à faire, non sans peine, avec l’aide du gérant de l’hôtel, très sympa. A l’apéritif, on s’épanche un peu sur notre guide Hery, qui nous énerve un peu par son manque de culture et sa tendance à tout prendre à la légère au briefing de la journée du lendemain avec Hery, celui-ci nous demande s’il y a des choses à améliorer dans le voyage. Hasard ou nous a t-il entendu quand on discutait à l’apéritif sur la terrasse ? Toujours est-il qu’on lui dit que tout va bien, l’organisation du circuit nous convenant et les carences qu’on lui trouve n’étant de toute façon pas améliorables. Au repas du soir, au restaurant de l’hôtel, nous sommes les seuls clients. Ce soir c’est Pierre qui en prend pour son grade puisque le gérant de l’hôtel lui trouve une ressemblance frappante avec Albert de Monaco. Ce n’est pas la première fois qu’on trouve cette ressemblance et c’est vrai qu’en y regardant de plus près…. En tout cas, entre Assoun et Albert, Pierre et moi sommes habillés pour le voyage. Le repas est correct sans plus il manque une part de poulet, l’hôtel ayant cru qu’un de nous était végétarien. C’est Anny qui se dévoue pour prendre du poisson et en l’occurrence c’est un vrai sacrifice dans le cas présent. Quand on demande de quel poisson il s’agit, la serveuse, très gentille au demeurant, nous dit « du thon ». On voit tout de suite qu’il ne s’agit pas de thon mais d’un filet de poisson blanc, dur comme une semelle jamais nous n’avons vu un poisson aussi dur. Chacun se dévoue pour en manger un peu mais c’est pire que les yeux de barracuda dans Koh Lanta et on finit tous par cacher un morceau sous nos os de poulet.

Vendredi 17 juillet : Fiana-Tsaranoro. Nous partons vers 8h00 ce matin, ayant des timbres à acheter et de l’argent à tirer à la banque. Par ailleurs, nous avons convenu avec Hery la veille d’aller à l’orphelinat du Père Pedro pour faire des dons de vêtements que nous avons ramenés de France ( et récupérés la veille dans nos bagages retardés ) il ne connaît pas le chemin mais nous avons repéré le bâtiment la veille depuis la ville haute. Malheureusement, impossible de trouver l’orphelinat, le comble étant que manifestement personne dans le quartier où on cherche ne le connaît alors que le bâtiment vu la veille est immense. On est un peu furax de cet échec, d’autant qu’on a de gros doutes sur la volonté d’Hery de trouver vraiment cet orphelinat. Nous repartons rapidement en direction d’Ambalavao, dans des paysages grandioses. Nous nous arrêtons en chemin chez des petits artisans qui fabriquent des objets avec de la fibre de sisal. Arrivés à Ambalavao, nous visitons une fabrique de vers à soie ( intéressante ) et la fabrique de papier antaimoro, très recommandée dans les guides, mais que nous trouvons trop touristique et les articles vendus sont la plupart très laids à notre goût. Il est déjà l’heure du déjeuner ( le temps passe vite ! ) et nous nous arrêtons dans un restaurant où nous rencontrons encore les personnes déjà vues lors d’arrêts précédents pour le repas de midi. Manifestement très peu de restaurants conviennent aux vazahas qui se retrouvent tous au même endroit, ce qui permet aussi aux guides de se retrouver. Après avoir passé commande du repas, et en attendant d’être servis, nous allons faire un tour au marché du village, haut en couleur comme d’habitude, et nous en profitons pour acheter un stock de stylos pour distribuer aux enfants lors de notre périple. En début d’après-midi, nous quittons Ambalavao et arrivons quelques minutes plus tard à la réserve villageoise d’Anja où nous devrions voir nos premiers lémuriens tant attendus. Notre guide, Jean Baptiste est accompagné par un rabatteur qui va chercher les lémuriens ( encore qu’ici ça ne se justifie pas vraiment, le territoire étant restreint ). Nous découvrons enfin les lémuriens ( Lemur Catta dans cette réserve ), en nombre et facilement accessibles car très habitués aux humains on ne se lasse pas de les observer ( quelle agilité ! ) et de les photographier sous toutes les coutures. On a également l’occasion de voir un crocodile en pleine sieste sur un rocher au milieu de l’étang, et des caméléons d’un magnifique vert fluo. La balade, très agréable, se poursuit jusqu’au sommet d’une colline, la fin de l’escalade se faisant à l’aide de cordes. D’en haut la vue est splendide. Charlotte, déjà en petite forme depuis ce matin, paraît avoir de la fièvre et n’est vraiment pas fringante mais elle suit courageusement le mouvement. Nous redescendons dans la vallée en empruntant un autre chemin qui nous permet de voir des tombeaux et de circuler dans des grottes ayant servi il y a bien longtemps de refuges aux guerriers Betsileo ( la tribu de la région ) en guerre contre les Bara.



Vers 16h, nous entamons la dernière partie de notre journée, qui doit nous conduire à la vallée du Tsaranoro, plus précisément au Camp Catta. Les 20 derniers kilomètres, de la piste défoncée, sont terribles et pas du tout adaptés à notre véhicule et il nous faut 2 heures pour parvenir à destination. La piste est superbe, surtout en cette fin de journée où le soleil couchant donne à la montagne et au ciel des teintes oranges-rouges. Notre arrivée au Camp Catta se fait de nuit et nous prenons possession de nos bungalows, un familial supérieur pour nous et un standard pour Ben et Pierre qui ont bien du mal à ouvrir leurs bagages tellement la pièce est microscopique. Comme nous le craignions, Charlotte à 39.4°C de fièvre et à peine arrivée au bungalow elle est prise d’une diarrhée soudaine sans avoir eu le temps d’arriver aux toilettes autant dire qu’elle passe à la case douche immédiatement après quoi on lui fait avaler un petit cocktail doliprane-tyorfan et 2 comprimés d’ofloxacine qui devraient la requinquer. Au cours du repas du soir, Jean Paul, le guide du camp vient nous voir pour le programme du lendemain compte tenu de l’état de Charlotte, nous préférons renoncer à la balade du Caméléon, qui dure 6 h et est assez escarpée, et plutôt faire une balade dans la forêt, jusqu’à la piscine puis au village, ce qui devrait être plus en accord avec ses capacités du moment. Charlotte étant fatiguée, je la reconduis au bungalow avant la fin du repas. Je remarque alors un feu assez important que j’identifie comme un feu de camp important le temps que nous finissions notre repas, la situation a évolué puisqu’il n’y a plus de doute désormais : il s’agit d’un incendie de forêt. Nous retrouvons Charlotte qui panique car elle a été alertée par les cris et le crépitement du feu. Pierre, Juliette et moi montons en haut du camp pour évaluer la situation : personne ne panique mais il y a 4 départs de feu ( l’incendie est criminel ) et la situation est suffisamment sérieuse pour qu’on envisage de sortir nos bagages. Sur le retour on croise la directrice du camp, manifestement hyper stressée, qui dit « c’est la merde, c’est la merde ». Juste après, un couple nous dit qu’il est préférable de sortir les bagages et les porter jusqu’au parking. Dans le même temps, on croise Ben, Anny et Charlotte qui sortent les valises n’ayant rien perdu de ma lucidité, je prends le temps d’emporter la bouteille de whisky qu’ils ont négligé de prendre et nous allons au parking où nous attend Feno. Il y a là également un autre guide qui d’emblée nous agace, à dire que c’est une tradition de faire du feu de broussaille à Madagascar et qu’il n’y a pas de raison de s’inquiéter, et que de toute façon si la situation devenait critique on quitterait le camp en caravane en n’abandonnant personne. Petit à petit tous les résidents du camp arrivent il y a notamment un groupe de jeunes suisses qui font de l’escalade dans le massif depuis une semaine, une espagnole et sa fille qui ont perdu leur guide ( qu’elle retrouveront dans la soirée ), quelques couples, notamment 2 couples de français hyper antipathiques qui, pris de panique quittent immédiatement le camp avec leur guide pour partir je ne sais où. La situation semble se stabiliser, le vent étant quasiment absent, et même si d’où on est on ne peut avoir une vision précise de l’évolution du feu. Le fameux guide, si calme il y a 1 h, commence à s’impatienter et klaxonne à tout va, probablement pour rameuter les autres guides, plus courageux que lui, qui sont en train d’aider les gens de l’hôtel et du village qui se battent contre l’incendie avec de malheureux seaux d’eau. Après 1h30 environ sur le parking, Hery arrive en nous disant que le feu s’éloigne, confirmant notre impression à distance. Soudain, dans la même minute, le guide klaxonneur nous dit : « on part en caravane, on va à Ambalavao où on va chercher un hôtel sur place qui a un véhicule ? Ceux qui ont un véhicule vont à tel endroit et les autres vont à un autre endroit ». Voyant que ça ne va pas assez vite à son goût, il se met à trépigner sur place en disant « de la discipline, il faut de la discipline !!!! » Les autres guides, dont Hery qui nous a pourtant dit 2 mn avant que la situation était sous contrôle, ne pipent pas mot. Notre analyse ( en quelque secondes ) est la suivante : on voit un feu qui s’éloigne, il existe d’autres hébergements dans la vallée, et aller à Ambalavao avec notre véhicule est de l’inconscience, sachant qu’on a déjà mis 2 h de jour à effectuer les 20 kms de piste, qu’en plus on va devoir transporter 3 personnes supplémentaires qui sont d’ailleurs déjà installées dans notre minibus. D’autant qu’Ambalavao n’est pas sur notre route puisqu’on en vient et que de toute façon, si on y arrive, ce sera en milieu de la nuit, donc pour le sommeil, perdu pour perdu, autant rester dans les environs. Ce qui devait arriver arrive : Anny pète un plomb et je lui emboîte aussitôt le pas : « Il est hors de question de partir à Ambalavao, on préfère dormir dans la voiture ou dans un des autres hébergements de la vallée…. » On se fait aussitôt rabrouer par les clients du guide meneur qui nous traitent d’inconscients tout en mentionnant que les locaux connaissent mieux ce genre de situation que nous. Malgré tout, notre intervention a fait son petit effet puisque Hery nous annonce qu’ils vont faire un conseil entre guides pour reconsidérer la situation…Juliette et Charlotte sont elles « vénères » car leurs 2 parents leur ont mis la honte de leur vie…Hery revient quelques minutes plus tard en disant qu’on va aller au Tsara Camp un peu plus loin et qu’un fois sur place on négociera le logement pour la nuit. Heureusement, l’intervention de la directrice de l’hôtel décoince la situation : elle nous assure que le feu est sous contrôle, qu’il existe une barrière coupe-feu autour de l’hôtel qui a joué son rôle, et que de toute façon tout le personnel du camp va veiller toute la nuit et préviendra en cas de soucis. Nous voilà donc rassurés et c’est aussi un discours qui est plus en rapport avec ce qu’on observe. Il est 23h30 et nous allons pouvoir retourner nous coucher. Dans l’euphorie, Ben fait la bise à tout le monde, même à Hery qui reste un peu interloqué. Par contre, nous préférons laisser les bagages qui ont été chargés sur le toit par Feno on les récupèrera demain ( on apprendra le lendemain que Hery et Feno sont restés dormir dans le véhicule pour garder les bagages ). Dernière difficulté avant d’aller nous coucher : convaincre Charlotte de quitter le minibus et de retourner se coucher rien n’y fait, Anny et moi essayons tous les arguments mais elle est braquée. Heureusement, Pierre, le sauveur, qui n’a pas fait d’esclandre lui, arrive à lui faire entendre raison et la convainc de venir dormir dans leur bungalow, tout proche du parking. Elle aura un mal fou à s’endormir et ce n’est qu’en milieu de nuit que le sommeil aura raison d’elle. Chez nous, Juliette a descendu son matelas au rez de chaussée ( leur chambre est en mezzanine ) pour être rassurée. Personnellement, ces émotions ne m’empêchent pas d’être zen puisque je m’endors dans les 5mn j’ai juste été réveillé en pleine nuit par Anny, inquiète du bruit du feu et ayant l’impression qu’il se rapprochait. Dans un état second, je me suis levé, ai regardé de la salle de bain, et ai grommelé « c’est bon » en regagnant mon lit avant de retrouver immédiatement le sommeil. Quelle soirée en tout cas ! On se demande bien ce qui peut bien nous arriver encore après ces événements de ces derniers jours et le Camp Catta porte bien son nom…

Samedi 18 juillet – balade dans la vallée du Tsaranoro. Ce matin au réveil, tout le monde n’est pas en pleine forme faute de sommeil, mais vu ce qu’on a évité de peu (la caravane ), on fait tous bonne figure, d’autant que l’incendie s’est fortement calmé, de même que les intestins de Charlotte, qui est en bien meilleure forme ce matin, sa fièvre ayant disparu. Nous sommes accueillis à la sortie du bungalow par des lémuriens catta qui, comme à Anja, sont habitués à l’homme et peuvent être approchés assez facilement. Au petit déjeuner, nous avons la surprise de voir les 2 couples antipathiques partis en catastrophe hier au début de l’incendie finalement eux aussi sont semble t-il revenus à la raison…. On arrive un peu en retard pour le début de la balade, 8h30 au lieu de 8h00, mais nous avons des circonstances atténuantes Jean Paul n’est pas franchement fringant ce matin, c’est le moins qu’on puisse dire, ayant dû veiller une bonne partie de la nuit. Par ailleurs, il est dépité par l’inconscience des pyromanes qui ont détruit une partie de la forêt, avec les risques pour les animaux qui y vivent. Nous entamons notre marche dans la forêt puis continuons à cheminer le long des sentiers jusqu’à une piscine naturelle qui ne nous donne pas envie de nous baigner ; les animaux ( lémuriens, caméléons, criquets ) sont de la partie et la promenade agréable et sans difficultés. Arrivés à bonne distance de notre hôtel, nous nous arrêtons pour prendre un rafraîchissement dans un autre camp de la vallée de là nous voyons que l’incendie est en train de remonter au sommet de la falaise, le risque étant que les flammes retombent dans la vallée et enflamment une autre partie de la forêt. Lors de cette pause, Hery nous apprend que le fameux guide d’hier soir avait un peu forcé sur la bouteille, ce qui explique son attitude incohérente, et ce qui rend encore plus incompréhensible le mutisme des autres guides….ça nous conforte aussi un peu plus dans notre réaction.



Poursuivant notre parcours, nous parvenons à un petit village voisin où nous regardons travailler le forgeron, puis nous nous rendons au dispensaire où nous espérons cette fois pouvoir laisser nos habits. Malheureusement, le dispensaire est fermé le samedi après-midi mais par chance l’instituteur du village est en train de travailler sur l’ordinateur et il nous fait visiter le dispensaire. Après avoir discuté un peu avec lui, nous lui proposons de revenir un peu plus tard pour déposer nos vêtements, le camp étant distant d’une vingtaine de minutes. Nous laissons les filles au bord de la piscine du Camp Catta et revenons rapidement au dispensaire où l’instituteur nous reçoit et nous remercie pour les 2 sacs d’habits laissés alors que nous repartons, nous rencontrons l’infirmière avec qui nous discutons un moment. Elle tient le dispensaire avec une sage-femme les 2 sont payées par l’intermédiaire de l’association St Jérôme, une association basée à Marseille. Les moyens dont elles disposent sont assez limités mais il est difficile de recueillir suffisamment de dons et les dons ne sont pas toujours utilisés à bon escient. Après cette belle rencontre, nous revenons au camp et certains vont à la piscine ( où nous rencontrons ceux qui nous ont rabroués hier soir, qui nous font là un grand sourire..), pendant que les autres vont photographier les lémuriens avant l’apéritif ( le nôtre, pas celui des lémuriens ). La nuit étant revenue, le feu est beaucoup plus impressionnant, d’autant qu’il est retombé de la falaise par ailleurs, un autre feu a démarré en face sans qu’on arrive à savoir si c’est un simple feu de broussaille. Du coup, Charlotte est hyper stressée et ne tient pas en place, passant sans cesse de la chambre à la salle de bain pour regarder à la fenêtre. Au fur et à mesure, les flammes commençant à s’atténuer, elle finit par se calmer et revenir à la raison. Le repas de ce soir ne restera pas dans les mémoires ( c’est l’hôtel où on a le moins bien mangé jusqu’à présent ), en particulier les crêpes flambées pour ceux qui ont eu le malheur d’en commander, qui baignent dans un jus immonde. Ce soir, le manque de sommeil de la veille se fait sentir et même Ben se couche à 21h30, fatigué par son séjour au Camp Catta.

Dimanche 19 juillet : Tsaranoro – Isalo. Nous quittons ce matin le camp à 8h, la route jusqu’à Ranohira étant longue et pénible ( sur les 2 premières heures jusqu’à la RN7). Sur la piste nous croisons beaucoup d’éleveurs de zébus qui promènent leur troupeau c’est dimanche et beaucoup de villageois se sont mis sur leur 31 pour se rendre à la messe. On est désormais dans le pays Bara et le paysage se fait de plus en plus aride et plat, ce qui tranche complètement avec les paysages des hautes terres rencontrés jusqu’alors. Sur la RN7, nous nous arrêtons dans un village où la messe est malheureusement finie mais nous demandons à visiter l’église ainsi que l’école où nous rencontrons l’apprenti pasteur ainsi que le pasteur ( on sent bien chez ce dernier sa position dominante par rapport à l’apprenti qui est muet quand le pasteur est là ). Anny fait cadeau à une petite fille, Véronique, d’un bracelet, la voyant le regarder avec insistance autour de son bras. Arrivés à Ihosy, et après avoir fait le plein d’essence, nous nous mettons en quête d’un hotely, c’est-à-dire d’un restaurant « local », pour le repas de midi. On veut tenter l’expérience mais pas facile d’en trouver un le dimanche midi. Après 2 aller-retour dans la rue principale, on jette notre dévolu sur « Tina » (c’est le nom de l’hotely ). La première impression donne le ton : des déjections de poulet sur les tables à l’extérieur, des toilettes sordides au fond du jardin on veut du local, on va en avoir….Le repas est aussi dans le ton : j’essaie un poulet gingembre et les autres un poulet grillé avec du riz blanc. Le poulet n’a que la peau et les os ( ils appellent ça du poulet bicyclette, ce qui est assez parlant ) la seule chose qui donne envie ce sont les carottes rapées. Seuls Ben et Charlotte ( moi je n’en ai pas ) refusent de les manger, craignant pour leurs intestins. Pour ce frugal repas, il nous en coûte 35 000 ariarys ( avec une grande THB et une bouteille d’eau ), soit un peu plus de 10 euros. On ne peut pas parler de bon rapport qualité prix dans le cas présent ( on ne sait pas très bien comment classer ce repas sur l’échelle de la qualité… ) mais en tout cas on ne s’est pas ruinés. La route d’Ihosy jusqu’à Ranohira est plutôt monotone nous arrivons après une longue montée sur l’Horombe, un immense plateau qui permet de voir à perte de vue à des dizaines de kilomètres à la ronde. C’est finalement assez tôt, vers 15h30, que nous arrivons à notre hôtel, « le Jardin du Roy », un établissement de grande classe situé dans un cadre magnifique par contre, très étonnant compte tenu du standing et de l’affluence touristique de l’Isalo, l’hôtel est quasiment désert ( et ce n’est pas le premier ), ce qui confirme vraiment les propos tenus par Hery concernant les nombreuses annulations de séjours ( a priori plus de 50% ) suite à la grève d’Air Madagascar ( ou plutôt Air Maty comme l’appelle Hery, c’est-à-dire Air Mort, ce qui en dit long sur l’espérance de vie de la Compagnie). Pendant que les filles restent à la piscine, nous partons explorer les environs de l’hôtel qui sont très étonnants parce qu’on ne s’attend pas à trouver une végétation aussi luxuriante ( pandanus, palmiers…) dans un endroit a priori sec et minéral. Nous nous promenons jusqu’au coucher du soleil, à l’heure où la roche prend une teinte rouge superbe. Le restaurant est à la hauteur du standing de l’hôtel et ça fait du bien de manger de la bonne nourriture après l’hotely de ce midi. Ce soir, Ben va enfin assouvir son fantasme : goûter à un vin malgache. Pourtant, les avis récoltés jusqu’à présent sont unanimes : c’est une picrate infecte, Marc du Soleil de Mada ayant été jusqu’à nous dire que le pire vinaigre est meilleur que le meilleur vin malgache. Personne n’est trop chaud, mais Ben voulant absolument tester cette expérience ultime, nous commandons une petite bouteille d’un rouge malgache en plus de notre habituelle bouteille de vin sud africain. Ben étant désigné d’office pour le goûter, le résultat ne se fait pas attendre : c’est aussi imbuvable que prévu, et même en faisant de gros efforts nous ne parvenons pas à finir la bouteille loin s’en faut. A la fin du repas, nous nous laissons tenter par une citronnelle ainsi que par des rhums arrangés offerts par la maison et que nous dégustons au bar. Ils souffrent un peu de la comparaison avec ceux de « Sous le Soleil de Mada » ( encore une bonne raison pour parler de Brigitte, n’est ce pas Ben ?). Nous finissons la soirée sur la terrasse de la chambre, à observer les chauve souris qui logent dans un arbre à proximité.

Lundi 20 juillet : canyon des makis et canyon des rats dans l’Isalo. A 8h, après un petit déjeuner hyper copieux, nous partons pour Ranohira où nous rejoignent notre guide local Alphonse et Olga, une jeune malgache qui a préparé nos repas et doit nous rejoindre sur le lieu du pique-nique pendant la marche. Alphonse a un rire impayable et comme il rit pour un rien ( en nous parlant du supermarché fou fou fou à l’entrée de Ranohira, ou quand on le compare au receveur dans les taxis brousse par exemple ), son rire finit par être communicatif et Charlotte ne résiste pas à la tentation de l’enregistrer sur son IPod. L’accès au canyon des makis et au canyon des rats n’est une fois de plus pas une mince affaire avec notre véhicule, et il nous faut 1h15 pour effectuer la piste de 17 kms jusqu’au départ de la randonnée du jour. Arrivés au vieux village de Ranohira, alors qu’on pense être seuls ( on ne verra d’ailleurs pas un touriste de la journée dans ce lieu soit disant touristique ), une nouvelle meute d’enfants arrive en essayant de nous vendre des petits objets en terre, représentant des zébus, crocodiles ou caméléons. Franchement, c’est assez laid et il y a des limites à acheter à tout le monde d’autant que si on fait plaisir à l’un d’eux, on va décevoir les autres. On se contente donc de distribuer des bonbons, et pour éviter l’anarchie, on met tout le monde en rang et chacun son tour pour la distribution.



Nous commençons la balade pour le canyon des makis nous rencontrons un couple qui fabrique du rhum local, nous traversons un ruisseau en passant sur un tronc d’arbre, ce qui donne lieu à des émotions à ceux qui ont un équilibre précaire. Petit à petit les enfants nous abandonnent et nous finissons par nous retrouver tranquilles. Dans la forêt à l’entrée du canyon des makis, nous apercevons très furtivement 2 variétés de lémuriens, des roux et des cattas. Puis nous nous engageons dans le canyon que nous parcourons pendant un bon moment, tout en passant sur des roches faciles à escalader. Ayant terminé d’explorer ce canyon, nous nous dirigeons vers le départ du canyon des rats. C’est en chemin, au bord d’un cours d’eau et dans un cadre verdoyant que nous attend Olga qui a dressé la nappe pour le pique-nique. Au menu : salade de pâtes, boulettes de zébu et salade de fruits. On se régale après cette matinée de marche qui a creusé les estomacs. Les enfants sont de retour comme par magie avec leurs objets à vendre l’une d’entre eux a un sacré caractère et donne du fil à retordre à Ben. « On verra tout à l’heure » lui dit-il. Pendant ce temps, alors qu’elle est en train de satisfaire un besoin naturel avec Anny, Charlotte se fait piquer à plusieurs reprises à l’arrière du genou, à travers sa genouillère. C’est très douloureux et déjà que la marche était laborieuse avec sa douleur au genou, ça devient quasi impossible. Elle finit d’ailleurs par renoncer au début du canyon des rats Anny décide de rester avec elle pour l’accompagner elle-même aurait probablement eu des difficultés à certains endroits assez escarpés du canyon. La hauteur des parois est ici plus impressionnante que dans le précédent. Là encore nous marchons jusqu’au bout du canyon où une piscine donne lieu à une bataille d’eau entre Juliette et Ben. Sur le chemin du retour nous observons sur la paroi des falaises des tombeaux provisoires et définitifs Alphonse nous explique qu’il n’y a ici qu’une seule cérémonie de retournement des morts et que c’est lors de cette fête que les corps sont amenés du tombeau provisoire au tombeau définitif, situé encore plus haut sur la falaise, et alors que les personnes qui les transportent sont souvent très éméchés par les festivités en cours. A cette occasion nous remarquons une chose : alors qu’on est persuadés depuis le début du séjour qu’il ne faut pas montrer du doigt ( notamment des tombeaux ) avec le doigt tendu mais plié, on remarque que ceci ne s’applique qu’à nous car les malgaches n’ont pas l’air d’y prêter attention autant dire qu’à partir de ce jour on ne s’astreint plus à cette précaution… Sur le chemin du retour, Charlotte a enfin accepté d’enlever sa genouillère, ce qui soulage la douleur au niveau des piqûres de guêpes. Arrivés à proximité du village, nous apercevons au loin la bande d’enfants, sagement assis à proximité d’une petite butte sur laquelle ils ont soigneusement alignés leurs objets en terre pour les mettre en valeur. Malgré cela, nous ne nous décidons pas à acheter quoi que ce soit. Alors que nous passons à nouveau sur le tronc d’arbre pour traverser le cours d’eau déjà emprunté à l’aller, Alphonse attire notre attention sur une masse de l’autre côté du cours d’eau : un énorme caméléon de plus de 50 cm que nous n’avions même pas aperçu nous le prenons en photo pendant quelques minutes, après quoi nous regagnons le minibus distant de quelques dizaines de mètres. Une nouvelle distribution de bonbons et nous voilà repartis sur la piste de 17 kms. A Ranohira, après un petit arrêt photo pour immortaliser le supermarché « fou fou fou », nous prenons congé d’Alphonse et nous lui donnons rendez-vous pour le lendemain où est prévue la balade à la piscine naturelle. Au restaurant de l’hôtel, le pavé de zébu restera dans les mémoires. Après le repas, comme la veille, nous buvons une citronnelle puis un rhum arrangé au bar. Ils passent une musique malgache sympa et rythmée, du groupe Jaojoby. Ben, qui a pour habitude de toujours ramener un CD des pays qu’il visite , va se mettre en quête d’un album de ce groupe.

Mardi 21 juillet : Isalo-Tulear. La veille au soir, j’ai eu le malheur de dire que les craintes qu’on avait sur les troubles digestifs à Mada étaient exagérées…Ce matin la moitié du groupe est sur le flanc : Juliette a été prise de diarrhées une bonne partie de la nuit, Pierre est malade au réveil ( diarrhées et vomissements ) et Anny a des douleurs gastro intestinales qui ne présagent rien de bon. Le cocktail tyorfan-ofloxacine s’impose. Après réflexion, on se dit que ce sont les crudités de l’hotely qui sont certainement responsables de cette gastro. Le petit déjeuner est prévu à 7h mais le moral des troupes est un peu morose, ce qui n’empêche pas Ben de cracher son thé à la figure de Charlotte, pris d’un fou rire en repensant à Johny Gasy et son « et j’ai crié, crié é… » A 7h30, nous partons pour Ranohira où nous retrouvons Alphonse qui n’a pas perdu sa bonne humeur. Avant de partir pour la balade, nous allons passer commande au restaurant de ce midi, « le Zébu grillé », pour éviter d’avoir à attendre, notre route vers Tulear étant longue. Autant dire que dans le contexte, c’est sans enthousiasme que se fait cette commande, Pierre et Juliette préférant commander du riz blanc. La balade vers la piscine naturelle est agréable, facile mais un peu fréquentée à notre goût ( c’est la première fois qu’on rencontre des touristes depuis le début des vacances lors de nos marches ). Nous avons l’occasion de voir un petit scorpion sur le chemin. Arrivés à la piscine naturelle, malheureusement prise d’assaut, Charlotte se baigne alors que je n’ai le courage de me mouiller que jusqu’à la taille. Malgré l’état de délabrement des troupes, tout le monde aura fait l’ensemble de la balade sans encombre, ce qui était loin d’être gagné d’avance ce matin au réveil. A 12h, nous voilà de retour au « Zébu grillé » où nous aurions pu nous abstenir de passer commande, étant les seuls clients. L’ambiance est un peu mortelle et nous expédions nos plats, pressés de quitter ce restaurant sans âme. Nous nous dirigeons ensuite vers Tulear par une route très monotone et les candidats à la sieste sont nombreux. Les 2 seuls lieux qui retiennent notre attention sont la traversée de la ville d’Ilakaka (ancien petit village tranquille devenu une ville grouillante et un peu malsaine suite à la découverte de gisements de saphir, des milliers de personne ayant tout quitté pour y faire fortune) et celle de la plaine des baobabs nous nous arrêtons quelques minutes pour photographier 2 beaux spécimens au bord de la route et nous en profitons pour donner 2 tee shirts à 2 jeunes qui passaient par là. Dans cette partie du pays se dressent le long des routes des tombeaux mahafaly érigés ça et là, parfois gigantesques, certains étant même plus beaux et richement décorés que les maisons habituelles de vivants des cornes de zébus ornent ces tombes, leur nombre étant proportionnel au nombre de bêtes tuées en l’honneur du défunt. Nous arrivons à Tuléar en fin d’après-midi et avons juste le temps de visiter le marché local comme nous l’avons constaté en traversant des villages, la misère paraît ici encore plus importante qu’ailleurs et nous sommes harcelés par des mendiants et des handicapés qui font la manche. C’est une ville grouillante où circulent par centaines pousse pousse et cyclo pousse. Lors de notre visite du marché, Charlotte tape dans l’œil d’un jeune malgache qui fait un signe à Pierre qui ne laisse pas d’ambiguité sur ses intentions. Elle décline l’offre…. Nous arrivons à la nuit tombée à notre hôtel « Villa Moringa », superbe établissement ( nous avons une suite familiale ). Avant le dîner, nous retrouvons Hery et Feno pour le briefing du lendemain eux ont eu les plus grandes difficultés à trouver un hôtel, la propagande battant son plein, avec notamment sur Tulear le Général, ancien premier ministre de la transition, qui se présente. Le repas du soir, excellent par ailleurs, se déroule dans une ambiance bizarre, étant seuls dans une grande pièce qui sonne un peu creux, avec des employés plus nombreux que nous. Une fois de plus on se demande où sont les touristes. Après le rhum arrangé offert par la maison, Anny dont les douleurs gastro-intestinales s’amplifient, et Pierre épuisé par sa gastro, vont se coucher. Charlotte, Juliette et moi allons faire un billard pendant que Ben envoie des mails pour donner de ses nouvelles, et la soirée se termine sur la terrasse autour d’un petit digestif.

Mercredi 22 juillet : Tulear-Anakao. Ce matin, c’est à mon tour d’être fébrile et dérangé au niveau gastro intestinal j’aurais peut-être dû éviter les cacahuètes d’hier soir servis à table… Nous avons tous été réveillés aux aurores par la trompette militaire nous sommes juste en face d’une caserne, ce qui nous donne l’occasion d’assister de notre terrasse à un spectacle gratuit qui vaut tous les films comiques et qui déclenche chez nous l’hilarité générale : les militaires se livrent à divers exercices avec leur arme, tout cela entrecoupé par des moments de franche rigolade en parallèle, l’un d’entre eux, dont on se demande s’il a été puni, avance puis recule à 4 pattes en faisant le canard tout en étant suivi par un instructeur. La scène la plus cocasse est l’arrivée d’un groupe en tenue de footing, certains d’entre eux avec un casque immense sur la tête rappelant celui de De Funès dans « la Grande Vadrouille ». Elle est belle l’armée malgache ! Hery nous apprend qu’il s’agit d’exercices pour une passation de pouvoir qui va avoir lieu dans la matinée. Aujourd’hui, c’est le départ pour Anakao où nous devons faire une parenthèse balnéaire de 4 jours. Nous allons donc nous ravitailler a minima avant de partir en allant chercher du pain, des bananes (comme d’habitude la vendeuse n’a pas de monnaie à nous rendre ) et de l’eau ( chez des indiens aimables comme une porte de prison ). Nous nous dirigeons ensuite vers l’embarcadère où le rendez-vous avec l’Anakao express est prévu à 9h30 à 9h45, le bateau arrive, déjà bien chargé, aucune brassière n’étant plus disponible pour nous. Il y a là des personnes de plusieurs nationalités, un travesti italien, des français de Guyane qui viennent faire du kite surf et qui, voyant le tee shirt de Ben acheté à Jericoacoara, nous demandent si on connaît Jeri, eux même étant des habitués. La mer est calme et la traversée jusqu’à Anakao, longue d’une heure, se passe sans encombre c’est la saison des baleines mais nous n’aurons pas la chance d’en voir. Le bateau dépose les touristes les uns après les autres devant leur hôtel ( chez Solange, Andrea…..) notre hôtel, l’Anakao Ocean Lodge est situé de l’autre côté de la baie et nous sommes les derniers à arriver à bon port. A notre arrivée, ce sont 20 personnes qui se tiennent au garde à vous sur la plage pour nous accueillir on n’en demandait pas tant ! Après les diverses explications sur le fonctionnement de l’hôtel, nous prenons possession de nos bungalows ( 1 pour Charlotte et Juliette, un pour Pierre et Ben, un pour Anny et moi ), superbes et joliment décorés. Nous repérons notamment des sculptures accrochées au mur, qu’on verrait bien chez nous… Assez rapidement, nous allons à la plage devant l’hôtel, impatients de nous baigner dans l’Océan Indien l’eau est plutôt fraîche ( pas plus de 22-23°C d’après nos estimations ) mais le bain très agréable. Ce midi, nous ne mangeons pas au restaurant mais pique niquons sur la plage pour faire honneur à la boîte de pâté Hénaff que Ben a emporté dans ses bagages un délice ! Après cela, me sentant un peu fébrile, je reste avachi sur ma serviette, ne tardant pas à m’endormir et même à ronfler selon certains, ce dont je doute.. Ben et Pierre partent courir sur la plage et reviennent après 30 mn, des ampoules sous les pieds et dégoulinants de transpiration. De mon côté, je finis par prendre mon courage à 2 mains et je pars faire une petite marche avec Anny, constatant qu’à proximité de l’hôtel on n’est pas très sollicités par les enfants. En fin d’après-midi, la fraîcheur arrivant rapidement, nous avons réservé un massage pour Juliette et Charlotte après une heure, elles en reviennent enchantées. De notre côté nous allons voir les objets d’art ( statues pour la plupart ) en vente à l’accueil certaines statues sont vraiment superbes ( elles sont fabriquées par un artiste malgache qui a son atelier à Antananarivo ) mais, n’arrivant pas à choisir ( il paraît que ma statue ressemble à un phallus géant !) nous remettons notre achat au lendemain. Il est 19h30, l’heure du repas du soir. Notre serveur arrive pour nous présenter le menu de ce soir faisant penser à un boxeur sur un ring, sautillant d’un pied sur l’autre, il commence sa présentation : « alors en entrée on a……, alors l’entrée c’est….. » Gros trou noir, il a oublié son texte, ça commence bien. Du coup, il commence par le plat et avec notre aide ( nous avions lu le menu à l’entrée ) il finit par s’en sortir. Le repas est lui excellent ( comme tous les plats dégustés pendant notre séjour à Anakao ), avec une cuisine de la mer, fine et pas trop copieuse. A la sortie, la cuisine étant ouverte sur la salle, nous passons féliciter les cuisiniers.

Jeudi 23 juillet : Anakao – Nosy Ve. Nous avons réservé la veille une excursion à la demi-journée vars Nosy Ve, île la plus connue des environs. A 8h30, nous partons en pirogue à voile en compagnie de nos « skippers », Bongo et Théo, qui ne parlent pas 2 mots de français. Ce matin, c’est pétole sur le plan d’eau et il nous faut 1 h pour atteindre péniblement Nosy Ve.



Bongo nous fait faire le tour de l’île qui est une réserve et un des rares lieux de nidification du paille en queue à queue rouge, magnifique oiseau. Le temps passe très vite et il est déjà 11h quand nous arrivons à notre point de départ c’est l’heure de la baignade tant attendue dans une eau turquoise. Pour le snorkeling, par contre, c’est quasiment le néant, d’autant que le courant puissant nous empêche de progresser comme on le souhaiterait. Après un peu plus d’1 heure à profiter de l’eau et de la plage, nous prenons le chemin du retour, avec un vent toujours aussi peu soutenu. Bongo, jusqu’alors plus que discret, commence à se lâcher un peu et se met à chanter et à pousser des cris bestiaux. Je ne sais pas pourquoi, mais le nom de Bongo nous rappelle soudain le Banga, une boisson de triste mémoire de notre jeunesse, et surtout la pub de l’époque « dans Bongo ya des fruits, juste c qu’il faut, dans Bongo ya de l’eau oui mais pas trop ya des fruiits, ya de l’eau o, c’est Bongo o ». C’est débile mais il en faut peu pour nous amuser. Arrivés vers 13h15, nous passons immédiatement à table pour un plat de poisson délicieux comme d’habitude. Walter, le directeur italien de l’hôtel est aux petits soins, très prévenant et c’est vraiment agréable de se sentir bichonnés. L’après-midi est consacrée à la plage que c’est agréable de ne rien faire parfois et de se prélasser. Seul Ben a encore le courage d’aller courir. Pour l’apéritif de ce soir, ayant du rhum mais pas de jus, nous allons commander au bar des jus d’ananas pour se faire un petit punch : délicieux et ça va devenir une habitude les soirs suivants. Pour le repas du soir, nouveau serveur et nouveau trou de mémoire au moment de nous présenter le menu, en l’occurrence un tartare de carangue et un filet de capitaine.

Vendredi 24 juillet : Anakao. Ce matin, Anny se lève énervée : apparemment j’ai ronflé comme jamais cette nuit, impossible à arrêter, d’où un sommeil écourté pour elle je n’ai pourtant pas fait plus d’abus que d’habitude hier soir, mais je fais profil bas en ce début de matinée… Pour se changer les idées, nous nous décidons à aller acheter nos statues, le groupe d’anglais arrivés hier ayant commencé à dévaliser le magasin. J’ai fait une croix sur « mon phallus » ( à force d’en parler on ne voit effectivement plus que ça ) et nous nous rabattons donc sur une autre sculpture avec 2 têtes, très sympa également. La matinée à la plage se déroule tranquillement, avec une sortie en pirogue pour Charlotte et moi, et un nouveau footing de 50 mn pour Ben, décidément acharné. Le midi, nous rencontrons les français de Guyane aperçus lors de notre transfert en bateau le vent n’est pas favorable au kite depuis l’arrivée mais ils espèrent une amélioration dans les prochains jours nous nous donnons rende-vous pour le lendemain sur Nosy Satrana où nous avons l’intention de passer la journée. Un peu avant 16h, nous avons décidé d’aller nous promener jusqu’au village d’Anakao. Les filles ne souhaitent pas nous accompagner et restent bronzer sur la plage. Sur les conseils de Walter, nous entamons notre marche par l’intérieur des terres. C’est très rapidement l’enfer car nous sommes harcelés par des enfants et même quelques adultes : bonbons vahazas, cadeaux vazahas, lunettes, montres, tongs, casquettes….tout y passe et malgré nos refus ils sont très insistants et ne nous lâchent qu’après avoir insisté lourdement. La promenade est franchement pénible ( est-ce l’habitude des touristes des hôtels voisins ?), d’autant que le village est très sale la plage n’est pas en reste, puisque nous assistons tour à tour à des gens qui font leurs besoins sur le sable après avoir creusé un petit trou, à une femme qui jette ses déchets de poulet au bord de l’eau et pour finir à un gros cochon rose qui se délecte de toute cette nourriture facile et déambule au bord de l’eau en mangeant tout ce qu’il peut trouver. Pas mécontents de quitter ce village de pêcheurs, nous revenons vers notre hôtel par le bord de mer. En chemin, nous distribuons les quelques vêtements qui nous restent à un couple de pêcheurs, et à 3 jeunes enfants. Avant le repas, nous allons réserver notre excursion du lendemain les touristes des derniers jours n’ayant vu des baleines que de loin, nous préférons choisir l’excursion à la journée vers Nosy Satrana en pirogue à voile. Comme tous les soirs, notre serveur-boxeur est présent pour le dîner, toujours aussi speed il commence à nous connaître et aime de plus en plus plaisanter. Ce soir, c’est du capitaine grillé qui est servi Anny et Ben craignent le pire car il nous est servi entier, mais j’arrive à leur préparer des morceaux sans arêtes et tout le monde se régale une nouvelle fois.

Samedi 25 juillet : Anakao-Nosy Satrana. Cette nuit, pas de ronflements intempestifs à signaler par contre, j’ai fait un cauchemar ( j’étais attaqué par une bête sauvage ) et me suis mis à crier au milieu de la nuit, rapidement calmé par Anny. A 8h45, nous retrouvons Bongo, un nouveau matelot et une femme qui s’occupe de l’intendance pour le pique-nique de ce midi. Une petite brise souffle ce matin, ce qui nous permet d’arriver en 30 mn à Nosy Satrana en traversant un lagon magnifique rappelant la Polynésie. Nous entamons le tour de l’île, en nous arrêtant de temps en temps pour une baignade rafraîchissante. L’île est déserte des tombeaux couronnent son sommet est. Walter nous a dit la veille que par marée basse, les troupeaux de zébu pouvaient passer de la grande terre à l’île mais en cette fin de matinée, la mer n’est pas assez reculée pour le permettre. Le temps passe vite à ne rien faire et l’île est assez étendue, et il est déjà 13h quand nous arrivons à notre point de départ. La table a été dressée sous « le » grand tamarinier, le seul arbre digne de ce nom sur Nosy Satrana. Bongo et ses 2 acolytes ont bien fait les choses puisqu’ils ont mis une nappe, des sièges « zafimaniry », et ils sont en train de nous faire griller des langoustes et des brochettes de capitaine accompagnées de pommes de terre. On est vraiment reçus comme des rois et la vue et l’odeur de ces grillades nous donnent l’eau à la bouche. Le goût est à la hauteur et on se régale de notre repas, en suçant bien tous les morceaux de carapaces pour ne rien perdre. On ne sait pas si c’est un trop plein de bonheur, mais Anny se lâche complètement et se met à dire sur un mode rap « pas taper, pas taper ». Pas la peine d’expliquer le pourquoi du comment, il faut y être pour le comprendre ( et même en y étant…)Après ce festin, nous allons profiter de la plage voisine où nous rencontrons de nouveau les Guyanais. Pour le kite ce n’est pas encore le jour ! Ils ont été ce matin à la recherche des baleines mais n’en ont pas aperçu, se contentant d’un banc de dauphins. Ils travaillent tous les 2 (ils sont accompagnés de leur fils ) dans l’enseignement et passent 2 mois à Mada ( ils ont fait le Mozambique l’an passé ), ce qui leur laisse le temps d’utiliser les moyens de transport locaux. Ils ont fait tout le nord en taxi brousse, avec bien entendu des arrêts pannes qui ont grandement rallongé le trajet. Ils doivent ensuite continuer jusqu’à Fort Dauphin en passant par la côte, ce qui sera probablement une nouvelle aventure. Nous échangeons sur nos impressions au sujet de Madagascar et nous sommes tous d’accord sur le fait que c’est incompréhensible que ce pays soit si pauvre et si arriéré alors qu’il dispose de ressources naturelles énormes, mais inexploitées. Une rencontre très sympa. Nous finissons l’après-midi sur la plage par une partie de volley et avant de reprendre la pirogue vers 16h15, Pierre et moi inventons une petite chorégraphie ridicule qui fait le plaisir de l’assistance, c’est-à-dire les 4 autres. Sur le trajet du retour, Ben et moi nous nous essayons à la voile, en équilibre plus ou moins instable tout en poussant des cris « bongoesques ». Après cette journée très sympa, le séjour à Anakao se termine déjà et nous regrettons de ne pas avoir passé une journée supplémentaire. Le départ de demain est prévu à 7h30 et il va falloir nous lever à 6h45. Nous dégustons notre dernier repas, accompagné comme toujours d’un vin sud-africain, persuadés qu’on ne retrouvera plus la même qualité de nourriture durant le reste du séjour. Ce soir, il n’y a plus grand monde, une famille de français avec 2 enfants, déjà vus au Jardin du Roy, un français seul que la famille a invité à sa table pour la soirée, et un dernier petit groupe d’étrangers demain l’hôtel sera presque vide, la grève d’Air Madagascar, bien que terminée, n’ayant pas permis de rétablir les vols aux jours et horaires prévus. En fin de soirée, autour d’un petit ti punch, nous refaisons un peu le monde et ne pouvons-nous empêcher de nous remémorer les vieux souvenirs de Tahiti de 1992 (est-ce le paysage de lagon vu aujourd’hui qui nous a rappelé le bon vieux temps, possible ). Même Pierre qui n’y était pas connaît ces histoires par cœur et doit commencer à trouver qu’on radote.

Dimanche 26 juillet : Anakao – Isalo. Ben et moi on se réveille un peu avec la gueule de bois, non pas qu’on ait abusé hier soir ( encore que quand on commence à parler de Tahiti, c’est qu’on n’en est pas loin…) mais on a été réveillés en pleine nuit par des hurlements à 4h une voix de femme criait très distinctement et sans accent en français : «ta gueule, espèce de taré, arrête….. », et ce pendant de longues secondes entrecoupées par des chuchotements d’une autre personne. C’est hyper violent et une fois le calme revenu je me mets à analyser la situation : il ne peut s’agir que de la famille de français y aurait-il eu quelque chose avec l’autre français ? Et puis progressivement je me fais un autre film : ne serait-ce pas Charlotte et Juliette qui se seraient disputées, même si je n’ai pas reconnu leur voix ? N’auraient-elles pas été agressées dans leur bungalow ? Evidemment, avec cette idée en tête, impossible de m’endormir et à 4h30 je sors avec ma lampe frontale pour voir si tout est normal dans leur bungalow rien à signaler et je me recouche et me rendors rapidement. Au réveil, je vais quand même les voir pour être certain que tout va bien : rien à signaler, elles n’ont rien vu, rien entendu ! En sortant de leur bungalow, je croise Ben l’air soucieux : « tu as entendu les cris ? » me dit-il « atroces ». Je lui réponds par l’affirmative. « C’était vous ? » Devant ma réponse négative, il insiste : « tu me jures que ce n’était pas vous ? » Lui aussi s’est fait un film, mais différent du mien : il a cru que, à cause de mes ronflements incessants, Anny a pété un plomb et a fini par me traiter de tous les noms. Il est sorti de sa chambre à 4h, n’a plus rien entendu mais n’a pu s’enlever cela de la tête et n’a pu se rendormir. C’est donc un grand soulagement pour lui de voir que ça n’a rien à voir avec nous, ce qui accrédite la thèse de la dispute au sein de la famille française, avec ou sans l’autre français ( on imagine évidemment des scénarios autour de cette thèse…). Les autres ont manifestement dormi comme des loirs et ne se sont rendus compte de rien. Juste le temps de manger le petit déjeuner et nous prenons le bateau pour Tulear, non sans avoir eu le droit une nouvelle fois à une haie d’honneur du personnel de l’hôtel comme lors de notre arrivée. Le français seul est également sur le départ nous n’osons pas lui demander s’il a lui aussi entendu les hurlements de la nuit. Il nous explique qu’il est arrivé à Madagascar avec son père mais que celui-ci a dû être évacué d’urgence vers la Réunion le lendemain de leur arrivée, victime d’une péritonite. Il a malgré tout continué son circuit et voyage donc seul depuis cet événement. Il nous raconte avoir eu la chance la veille lors d’une balade en pirogue avec un pêcheur du village de voir juste à proximité de l’embarcation des baleines, ce qui nous laisse quelques regrets. La mer est un peu plus formée qu’à l’aller et il nous faut 1h30 pour arriver à l’embarcadère où nous attendent Hery et Feno, qu’on est contents de retrouver après cette pause de 4 jours qui a fait du bien à tout le monde. Nous allons poster nos cartes postales écrites à Anakao et nous voilà repartis pour la remontée vers la Capitale, qu’on craint un peu, en particulier les longues heures de voiture sur une route souvent défoncée. Aujourd'hui, l’étape est assez courte puisqu’il faut 4h sur une route en bon état pour retourner au Jardin du Roy. Après 70 kms, nous nous arrêtons à un marché hebdomadaire où l’animation est à son comble en dehors des stands habituels nous avons droit aujourd’hui à des combats de coqs, jeux de cartes, dés et roulette ça joue sérieux et nous ne nous sentons pas forcément les bienvenus. Nous rachetons 2 cadenas en vue du retour et des cumbavas pour les ti punchs, n’ayant plus de citrons verts depuis la veille. La propagande continue à battre son plein et dans tous les villages traversés ce sont les derniers rassemblements avant les élections qui ont lieu en fin de semaine. Dans cette partie du pays, nous apercevons régulièrement des feux de broussaille, allumés par les éleveurs de zébus, censés permettre la repousse de jeunes herbes appréciées par le bétail. A l’heure de midi, nous arrivons au Parc National de Zombitse, un parc très peu connu et quasiment pas décrit ( à part dans le Petit Futé ) dans les guides. On imagine que la visite ne sera pas mémorable mais ça va au moins permettre de couper le trajet. Avant de débuter la visite, nous dégustons le pique-nique préparé par Hery et Feno : une salade de pommes de terre accompagnée de poisson fumé et de saucisses porc-zébu.



Après ce repas copieux, nous rencontrons nos 2 guides locaux ( l’un guide, l’autre rabat ), 2 frères prénommés Lucien et Sélin. Cette visite est une des bonnes surprise du voyage parce qu’en 1 h et en marchant 2 kilomètres, nous avons la chance de voir des papillons, des oiseaux, des lémuriens ( 3 variétés, 2 nocturnes et 1 diurne, des lémuriens , blancs magnifiques ), un gros caméléon, des baobabs géants, des plantes médicinales ( on apprend à cette occasion qu’une espèce de pandanus soigne la syphilis )…..C’est vraiment un parc à conseiller, facilement accessible, permettant de voir beaucoup d’espèces en peu de temps, et avec des guides adorables, ravis de pouvoir faire partager leurs connaissances et faire découvrir les richesses de leur pays. Arrivés à l’entrée du massif de l’Isalo vers 16h, nous faisons un petit détour par la « fenêtre de l’Isalo » pour la classique photo de fin de journée. Hery nous gratifie d’une blague bien emmenée et que personne n’a vu venir : « c’est qui le président avant Sarkosy ? » « Chirac » « Jacques Chirac a inauguré beaucoup de monuments à Madagascar ». Et, alors qu’on arrive sur le site de la Fenêtre de l’Isalo, il nous dit : « il est là le président » et c’est alors que se dresse devant nous dans la roche le profil de Chirac, ou plutôt de sa marionnette des guignols. Hery nous a bien manœuvrés sur ce coup et il n’est pas peu fier de lui. Nous faisons le tour du rocher pour trouver le meilleur angle de vue pour la photo et certains d’entre nous s’adonnent à un jeu dont le but est de parvenir à lancer en 7 coups au maximum un caillou dans le petit trou de rocher à côté de la grande fenêtre. En cas de réussite, on peut faire un vœu. Ben est le seul à réussir brillamment, dès son 2ème lancer. De retour au Jardin du Roy après 1 semaine, nous sommes accueillis chaleureusement par l’ensemble de l’équipe, à l’accueil, au bar, comme au restaurant. Le serveur du restaurant n’hésite d’ailleurs plus à plaisanter avec nous. Manifestement les affaires reprennent et les touristes sont de retour puisque ce sont 75 couverts qui sont prévus ce soir. Malheureusement, le pavé de zébu mémorable de la dernière fois n’est pas au menu où sont proposés des plats un peu plus typés, à savoir de la langue de zébu et du pavé de sanglier. Nous n’avons pas perdu nos bonnes habitudes et la soirée se termine par une citronnelle suivie d’un rhum arrangé.

Lundi 27 juillet : Isalo-Ranomafana. Aujourd’hui, c’est la grande journée de route puisque 7 heures sont prévues, ce qui laisse peu de place aux arrêts et aux visites. Nous appréhendons d’autant plus cette journée que c’est le retour vers les températures plus fraîches, voire l’humidité puisque Ranomafana a une réputation de microclimat humide, c’est-à-dire qu’il y a la saison des pluies et la saison où il pleut. Nous prenons notre petit déjeuner à 7h30 pour un départ à 8h00. Nous quittons avec un pincement au cœur le Jardin du Roy, sachant que pour les 2 prochaines nuits le standing de l’hôtellerie va chuter assez brutalement et qu’on avait pris goût au confort. Nous nous arrêtons rapidement pour photographier la « tête de la reine » dans l’Isalo, mais pour le reste, les haltes sont rares. Depuis quelques jours ( ça occupe quand on roule ), nous avons pris l’habitude à tour de rôle ( Ben, Pierre et moi occupons l’un après l’autre la place de passager avant ) de prendre des photos de la vie quotidienne tout en roulant tous les jours et même plusieurs fois par jour, Ben demande à Feno de soulever la vierge accrochée à son rétroviseur intérieur et lui fait nettoyer la vitre avant pour qu’il n’y ait aucune poussière parasite. C’est à ce genre de petits détails qu’on reconnaît les pros ! Une autre façon de nous occuper c’est d’apprendre le malgache avec Hery, du moins quelques mots : en dehors de Salama et Veloma, les expressions le plus souvent utilisées pendant le séjour sont i vaovao (comment ça va) auquel on répond par tsy misy vaovao ( rien de neuf ). Quelques autres mots appris ( et souvent vite oubliés ) : misaotra (merci), manao ahoana ianao ( comment ça va), tonga soa (bienvenue ), fady (interdit ), tsia (non ), tsara (beau), firy (combien), mazotoa homana (bon appétit) , moka (moustique), fidio (voter)….Aujourd’hui l’expression du jour est « malai lai »(orthographe non garantie ) qui signifie ça gratte. Ben aime beaucoup et tous les gens qu’il rencontre aujourd’hui ont droit systématiquement à Salama, i vaovao, malai lai, veloma. Le premier arrêt digne de ce nom a lieu à Ambalavao le temps qu’Hery se ravitaille dans un restaurant pour le pique-nique, nous faisons un rapide tour du marché. Ben, comme souvent, fait son show ( on se demande s’il est shooté à la coke depuis le début des vacances ) et se fait remarquer, notamment lorsqu’en partant il lance à tue-tête un « Veloma » qui fait rire tous les malgaches qui lui répondent en cœur. Quelques kilomètres après Ambalavao, nous nous arrêtons après 4 heures de route pour manger au bord de la route. Au menu : samousas, riz cantonnais et beignets de poisson pleins d’arêtes (ce qui bloque tout net Ben dans sa dégustation ). Ce n’est pas le meilleur pique-nique du voyage, loin s’en faut….Il nous reste des tee shirts à distribuer et nous en donnons à 3 jeunes qui nous observent depuis un moment, dont 2 se mettent à faire du karaté avec Pierre dont la souplesse légendaire fait encore des merveilles à cette occasion. Arrivés à Fiana à 15h, Hery a le mauvais goût de nous rappeler en plaisantant l’épisode du Père Pedro en général il a beaucoup d’humour mais pour cette fois il aurait pu s’abstenir et il évite de peu une remarque acerbe de notre part. Nous faisons un arrêt rapide à la poste, Ben ayant besoin d’acheter un timbre et de poster une dernière carte postale pendant ce temps, dans le minibus, nous prenons l’appareil photo de Ben et en profitons pour faire des selfies tout en faisant des grimaces, ce qui fait marrer des jeunes malgaches qui ont repéré notre manège. Fianarantsoa n’échappe pas à la propagande, et après Léon Cu, c’est une autre candidate qui fait parler d’elle : d’après Hery elle est connue comme le sosie de Nana Mouskouri alors que Ben et Pierre trouvent qu’elle est le portrait craché d’Audrey Pulvar. On aime toujours autant l’atmosphère de cette ville mais il nous faut continuer notre chemin et ce qu’on apprécie beaucoup moins c’est la portion de route défoncée déjà empruntée à l’aller. Par contre, après l’embranchement vers Ranomafana, les 30 derniers kilomètres se font sur une route sinueuse mais en bon état. Hery nous gratifie encore d’une blague absurde ( une devinette cette fois ) : pourquoi le mot banane commence par un B alors que normalement ça commence par un N ? On se creuse la tête pendant ¼ d’heure sans parvenir à trouver la bonne réponse. La réponse est en fait évidente : normalement commence par un N ! Mais telle qu’il l’a présentée, on est tous tombés dans le panneau. A cette devinette, Charlotte répond par 2 blagues carambar. En fin de parcours, Hery passe un coup de téléphone et on voit que quelque chose ne tourne pas rond après avoir raccroché, il s’avère que l’hôtel Centrest ne nous attend pas, tout comme le ravitaillement de ce midi au restaurant avait été oublié. Rien de grave cependant, l’hôtel n’est pas complet ( ce serait un comble ! ) et des chambres sont disponibles. Nous arrivons à l’hôtel peu avant 17 h, épuisés, mais ce n’est pas fini car une visite est prévue au jardin de plantes exotiques, notamment d’orchidées, propriété de l’hôtel et situé à 10 kms, ce qu’on ignorait. Il fait déjà presque nuit quand nous arrivons, le guide ne parle pas français et le jardin n’a rien d’exceptionnel, d’autant que les orchidées ne sont pas en fleur. C’est vraiment une visite sans grand intérêt, dont on aurait pu se passer après cette journée éprouvante. A la sortie, nous remercions notre guide qui à notre merci répond « non merci ». Désormais, nous répondrons aux mercis par un non merci jusqu’à la fin du séjour. Il fait bien sûr nuit noire quand nous arrivons à l’hôtel. Est-ce la réservation qui avait été oubliée ? En tout cas, nous nous retrouvons tous les 4 avec une chambre pour 4 avec des lits alignés et à peine la place pour étaler les bagages sans compter la marche dans les toilettes qui risque d’en gêner plus d’un pendant la nuit. N’ayant pas le courage de préparer notre traditionnel apéritif dans cette chambre, nous préférons le prendre à table au restaurant. Pour le repas, et alors que j’ai prévenu en arrivant « ici ne mangez surtout pas de poisson, vu l’éloignement de la mer », le menu est unique et heureuse surprise, le plat est une brochette de poisson avec du riz.. Ben qui a une sainte hantise des arêtes et qui a déjà dû recracher son beignet de poisson ce midi a la malchance de tomber une nouvelle fois sur une arête qui justement ( sans jeu de mot ) l’arrête net. Le dessert, une banane flambée, est lui excellent. Après ce repas correct sans plus, nous nous couchons assez tôt, fatigués par notre longue journée de route.

Mardi 28 juillet : Ranomafana – Ambositra. La nuit a été acceptable malgré la promiscuité et nous démarrons la journée par un bon petit déjeuner. Aucun d’entre nous n’a eu le courage d’aller aux thermes voisins aux aurores comme proposé par Hery. Un taxi brousse a fini son parcours pendant la nuit contre le mur en contrebas de l’hôtel et il aura du mal à avoir une seconde vie, vu son état. A 8h, notre guide local, Angelin, nous retrouve sur le parking de l’hôtel où nous prenons le minibus jusqu’à l’entrée du Parc National de Ranomafana. Les craintes concernant le mauvais temps et la pluie se sont envolées et nous laissons nos kways dans le véhicule. Angelin passe du temps à nous expliquer l’historique du parc, la forêt primaire et secondaire, et les différentes espèces présentes il est d’ailleurs un peu bavard à notre goût car, pendant qu’il nous donne ces explications, plusieurs groupes nous passent sous le nez et nous craignons de nous retrouver trop nombreux dans la forêt. Il nous informe qu’une rabatteuse, Myriam, est déjà dans la forêt à repérer les lémuriens. Myriam est apprentie guide et elle fait son baptême du feu avec nous en nous donnant des informations sur le mode de vie des lémuriens. Angelin de son côté passe auprès de chacun de nous en nous disant à voix basse de poser des questions à Myriam pour la confronter à la réalité du métier de guide. Les sentiers sont bien tracés, presque trop. Le premier animal aperçu est un mini gecko en forme de feuille, quasiment impossible à distinguer. Puis c’est au tour des lémuriens ou gidro en malgache ( encore un nouveau mot, se prononçant guidrou, le moyen mnémotechnique étant Guy Roux ). Nous commençons par des lémuriens dorés, puis c’est un groupe imposant de lémuriens à front roux qui arrivent droit sur nous, en sautant de branche en branche puis s’immobilisent à 1 m de nous pour s’abreuver dans le creux d’un arbre. Aussitôt rassasiés, ils repartent comme ils sont arrivés et disparaissent rapidement dans la forêt. Lors de la promenade, nous avons l’occasion de voir 2 autres espèces de lémuriens, 1 groupe de 2 lémuriens diurnes et 1 groupe de 3 nocturnes. La promenade en forêt est très agréable et nous traversons des bambouseraies et observons de magnifiques fougères arborescentes. Angelin se met soudain à entonner la Marseillaise qu’il connaît parfaitement, puis l’hymne malgache. Après 3h de marche, nous revenons au minibus où, comme d’habitude, Feno nous attend patiemment. Nous reprenons la route en direction d’Ambositra. A la fin de la RN25, peu de temps avant de retrouver la RN7 et sa portion défoncée, nous nous arrêtons au bord de la route, une famille étant en train de fabriquer des briques en latérite. Nous les interrogeons : ils fabriquent 1400 briques par jour et vendent chaque brique 14 ariarys. Le travail doit être très pénible et les hommes, les femmes comme les enfants mettent la main à la pâte. La maman est fière de dire que sa fille est dans les premières élèves de sa classe et nous l’encourageons à continuer et à ne surtout pas arrêter l’école. Nous leur offrons les quelques vêtements qui nous restent et repartons vers le Nord. Nous nous arrêtons peu de temps après pour le pique-nique au menu du jour : sandwiches. Comme d’habitude, des enfants ne tardent pas à s’agglutiner pas très loin de nous tout en maintenant une distance de « sécurité ». A la fin du repas, comme la veille, Feno et Hery distribuent les restes aux enfants, qui ne se font pas prier. En se rapprochant d’Ambositra, les paysages sont vraiment magnifiques, la terre rouge et les rizières donnant des contrastes de couleur étonnants. Par contre, comme à l’aller dans la même région, les nuages sont de la partie et le temps se couvre de plus en plus. Hery, qui y a pris goût, nous pose de nouveau une colle : donnez 7 noms féminins français qui se terminent par un t. Après de longues minutes de réflexion, nous arrivons à 6 : dent, nuit, jument, mort, part, forêt. Hery, décidément très joueur , plutôt que de nous donner le 7ème , nous met tranquillement sur la voie et on finit par trouver le dernier mot : dot !



Peu avant Ambositra, nous voyons enfin quelques maisons avec cheminées, un peu incongrues à Mada. Après 4 h de route, nous arrivons enfin à destination et avant d’aller à l’hôtel nous faisons une halte pour observer un four à briques au bord de la route. L’hôtel est « l’Artisan », dont le gérant n’est autre que le propriétaire de l’atelier de marqueterie que nous avions visité à l’aller. C’est un établissement assez moyen, très bruyant et d’un confort correct sans plus. Le restaurant lui-même laisse à désirer. Un groupe local joue des airs pas très entraînants sur des instruments traditionnels leur CD est en vente 20 000 ariarys. La clientèle est diverse et variée : il y a des locaux, des touristes comme nous, mais aussi un groupe de mormons en costume cravate et des coréens très bruyants qui jouent avec leurs liasses de billets et dont on apprendra le lendemain qu’ils sont là pour acheter des pierres précieuses. Le dîner est le summum de notre voyage en terme de repas pris à l’hôtel là non plus, comme la veille, nous n’avons pas le choix et, après une soupe en entrée, le plat est un mélange de spécialités malgaches accompagnées de riz et de rougail-tomate : du zébu bouilli, du porc-pois chiches, manioc-porc, brèdes-porc. L’ensemble va du potable à l’immangeable, la palme du plus mauvais allant au manioc. C’est tellement peu dans nos goûts que chacun de nous met un temps infini à avaler ne serait-ce qu’une bouchée. On a l’impression en regardant le voisin qu’il est en train de brouter de l’herbe ou de mâcher un chewing gum géant. Autant dire que les assiettes sont presque pleines quand le serveur vient débarrasser la table on a beau se justifier comme on peut et bredouiller que c’était bon mais trop copieux, il a l’air atterré et c’est vrai que c’est désolant de gaspiller autant de nourriture dans un pays aussi pauvre. Après ce repas mémorable, nous allons nous coucher.

Mercredi 29 juillet : Ambositra-Antananarivo. Ce matin, le réveil est un peu laborieux, le dos ayant souffert de la dureté du matelas de notre lit. Par ailleurs, cette satanée marche ( comme au Centrest la veille ) entre la chambre et la salle de bain nous a joué des tours en pleine nuit et le gros orteil s’en souvient encore. Au lever, Charlotte, la plus grosse consommatrice de médicaments du voyage, qui n’en est plus à un problème près, s’est tapée dans la table de nuit et a un gros hématome à la cheville. Pour le petit déjeuner, c’est l’habituelle commande : 2 cafés, 3 thés et un chocolat, accompagnés de pain ( encore un exemple de l’influence française car c’est un des rares pays où le pain est du vrai pain comme chez nous ). Partis à 8h, nous rencontrons sur la route les habituels camions THB et STAR ( les bières locales ) et toujours ces taxis brousse chargés au maximum aujourd’hui, au cours de la journée, nous voyons à plusieurs reprises des taxis brousse portant sur le toit un cercueil orné d’un drapeau malgache Hery nous explique que le côté où se situe le drapeau permet de savoir s’il s’agit d’un retour du corps dans son village pour un enterrement ou pour un retournement des morts. Après 2 heures de route, nous arrivons à Antsirabe où nous visitons la confiserie Marcel après une démonstration de la fabrication des bonbons ( c’est de l’artisanal pur et dur ! ), nous achetons chacun plusieurs sachets à différents parfums, puis reprenons notre route vers Tana. Aujourd’hui, c’est le dernier jour de propagande autorisé, les élections communales ayant lieu vendredi, et c’est l’effervescence dans tous les villages traversés. A 13h, nous arrivons à Ambatolampy au restaurant « le rendez-vous des pêcheurs », qu’on devrait plutôt appeler « le rendez-vous des vazahas » car la clientèle est exclusivement composée de petits groupes de touristes accompagnés de leur guide. Après un plat (zébu pour les uns, bolognaises pour les autres ) accompagné pour Ben et Pierre par une Skol, moins bonne que la THB, nous repartons pour nous arrêter quelques centaines de mètres plus loin, à la fabrique de cocottes en aluminium. La visite, qui dure près d’une heure, est très intéressante et elle nous permet de voir toutes les étapes de la fabrication de ces fameuses cocottes qu’on retrouve partout dans l’île les ouvriers, pour certains des ados, travaillent dans des conditions épouvantables, dans la chaleur, la fumée, la poussière de métal, surveillés par une vieille pas commode. La médecine et l’inspection du travail, ils ne connaissent pas ici, et ces jeunes ne doivent pas faire de vieux os à travailler dans de telles conditions. La boutique est un peu décevante et nous nous contentons d’acheter un petit baobab pour le souvenir. La route jusqu’à la capitale se déroule sans encombre et nous arrivons à l’entrée de la ville peu avant 16h. Là nous assistons à une scène cocasse : au moment où nous arrivons à leur hauteur, 2 cortèges de propagande se croisent, des partisans de Marc Ravalomananna ( au pouvoir jusqu’à 2009 et que beaucoup voudraient voir revenir au pouvoir, c’est sa femme qui se présente à la mairie de Tana ) et ceux d’Andry Rajoelina ( le DJ comme ils l’appellent, ancien président de la transition à partir de 2009). C’est l’allégresse générale, c’est à qui va manifester de la façon la plus bruyante et nous-mêmes, dans notre minibus, nous les encourageons à en faire encore plus en levant les bras et en criant. Pensant être quasiment arrivés à notre hôtel, nous déchantons vite, Tana n’ayant rien à envier à Paris en terme de bouchons nous découvrons lors de la traversée de la ville la grande misère qui y règne, certains vivant sous des cartons, d’autres faisant un feu en pleine rue pour se réchauffer. Cette misère engendre bien sûr beaucoup d’insécurité et Hery nous conseille de bloquer nos portes, les agressions n’étant pas rares en pleine rue. Pour occuper le temps, la traversée de la ville nous paraissant interminable, nous nous mettons à photographier les voitures, notamment les taxis qui nous rappellent notre jeunesse : 2CV, 4L, Diane, 204, 404, …….tous les vieux modèles vivent ici une seconde jeunesse. Ben s’étonne qu’il n’y ait pas de feux tricolores ni de panneaux : il y en a eu à une époque mais ils ont tous été volés et le métal a été recyclé pour un autre usage… Après plus d’1 heure à avancer au pas, nous finissons par atteindre notre hôtel, le « Tamboho », un établissement luxueux situé dans une sorte de ghetto comprenant également un supermarché et de nombreuses boutiques de luxe, l’ensemble étant barricadé et surveillé. L’hôtel est situé dans un cadre superbe, au bord d’un lac en pleine ville. L’inconvénient de ce lac, ce sont les moustiques puisque dès qu’on sort de l’hôtel on est assaillis ( Charlotte et Juliette l’ont testé en allant à la piscine de l’hôtel ) en fin d’après-midi, nous allons faire quelques courses au supermarché, notamment pour les apéritifs des derniers jours ( on y trouve des « caca pigeon » comme chez Brigitte ). Les chambres du Tamboho sont vraiment très spacieuses et l’hôtel offre quelques services appréciables, notamment des boissons fraîches sont en libre-service dans les couloirs. Le restaurant lui n’est pas tout à fait à la hauteur du standing : au dîner, l’entrée et le plat sont corrects mais pas exceptionnels et c’est surtout le dessert, un ananas confit, qui fait l’unanimité contre lui : dur et hyper écoeurant.

Jeudi 30 juillet : Antananarivo-Andasibe. Contrairement au dîner de la veille, le petit déjeuner sous forme de buffet est délicieux c’est le meilleur de notre séjour. La journée étant chargée, Hery nous a donné rendez-vous à 7h30. Comme d’habitude, c’est le même rituel : avant le petit déjeuner, c’est-à-dire une trentaine de minutes avant le départ prévu, nous descendons nos bagages au minibus pour que Feno et Hery les installent sur le toit, ce qui permet de gagner du temps. Nous prenons la route du nord en direction de la colline sacrée d’Ambohimanga située à 15 kms de la capitale ; comme la veille la circulation est très dense et nous progressons lentement. En chemin, une construction attire notre attention il s’agit d’arènes immenses, aux couleurs du parti d’Andry le DJ, qui ont été construites pendant son « règne » et prévues pour des concerts. Un exemple parmi tant d’autre de la mégalomanie de ce Président de la Transition qui par contre a oublié lors de son mandat les routes et l’éducation. A 8h30, nous arrivons à Ambohimanga, la « colline bleue ». C’est sur cette colline qu’est édifiée l’ancienne cité sacrée, berceau du royaume Merina. A l’entrée du site, bien que ne comprenant pas le malgache, on voit que quelque chose ne va pas car la discussion entre la personne à l’entrée et Hery paraît agitée. Ayant vu la veille dans le Routard et le Petit Fûté que le site ouvrait à 9h, je demande si on est arrivés trop tôt. Hery répond que les horaires ont changé et qu’il nous faudra attendre 30 mn. En dehors du fait qu’on aurait pu dormir 30 mn de plus, on aurait apprécié qu’au lieu de nous raconter des bobards il nous dise qu’il s’est trompé, ce qui peut arriver à tout le monde. Cette attitude nous agace un peu. A 9h, notre guide locale Noro ( prononcer Nourou ) commence la visite d’1h, très intéressante. Il s’agit du seul site malgache classé au Patrimoine mondial de l’Unesco. Au sommet de la colline se trouve le Rova, enceinte fortifiée qui renferme la case où vécut le roi Andrianampoinimerina, 2 pavillons en bois avec étage ou venaient séjourner les reines Ranavalona I et II, un parc à bœufs et les bassins sacrés où se baignaient les reines. On est loin du faste des demeures de la même époque des rois et reines en France et dans d’autres pays européens. Une petite anecdote qui nous a fait rire : dans le pavillon en bois se trouvent des photos des 2 reines, l’une gentille, l’autre méchante. Alors que chaque reine a un air sérieux sur sa photo, Noro nous dit « vous voyez tout de suite sur les photos que l’une est gentille et l’autre méchante »…. Forcément, c’est plus facile quand on connaît l’histoire…On ne lui a pas demandé de dire à partir de la photo de passeport de Pierre ( où il ressemble à un terroriste ) s’il était gentil ou méchant…. Après cette visite d’un des rares sites historiques de Madagascar, il nous faut de nouveau traverser Tana pour emprunter la RN2 qui part vers l’est en direction de Tamatave pas de miracle, cette traversée est une nouvelle fois interminable, et nous ne sommes pas mécontents de nous engager sur la RN2 d’après Hery, la route est en bon état, ce qui se confirme dans les faits et nous progressons rapidement vers l’est. Les paysages sont moins intéressants que sur la RN7 et nous faisons le trajet d’une seule traite jusqu’à Moramanga, où nous arrivons à 13h30. C’est une ville où l’oncle de Ben, militaire, a vécu dans les années 50 il est d’abord venu après les événements de 1947 puis est revenu en 1958 au moment de la proclamation de l’indépendance. Nous nous arrêtons au restaurant « le Coq d’Or », un restaurant chinois. Au menu, c’est Misao pour Anny, Pierre, Juliette et Charlotte, Poulet-Coco pour Ben et canard laqué, soit disant la spécialité de la maison, pour moi. Le canard laqué n’a de laqué que le nom et il est tellement gras qu’on a bien du mal à trouver un morceau de maigre. Mauvais choix ! En sortant de table, Hery nous propose d’aller visiter le musée de la gendarmerie, ce qui ne nous enchante pas vraiment. Nous sommes accueillis par le gendarme de 1ère classe Zo ( qui ne se rappelle plus s’il est 1ère ou 2ème classe ). Le musée est composé de plusieurs sections : criminologie, histoire de la gendarmerie, véhicules de collection….C’est potentiellement intéressant mais nous ne sommes pas très motivés pour cette visite et vu le nombre de visiteurs annuels, ce musée n’attire pas grand monde. Après cette visite vraiment pas incontournable, nous continuons notre route vers Andasible où nous arrivons vers 16h. L’Andasibe Hôtel, établissement agréable, est situé en pleine forêt, à quelques centaines de mètres du parc national où nous irons demain. En cette fin d’après-midi, nous allons sans les filles nous promener à pied à Andasibe, village à l’ambiance western avec ses petites maisons en bois. Nous sommes surpris par l’indifférence des habitants qui contrairement à d’habitude ne nous saluent pas spontanément même les enfants ne nous gratifient pas de « Bonbons vazahas ». On a déjà remarqué cette attitude dans la journée quand, en traversant les villages, nous avons salué les habitants. Est-ce une certaine réserve naturelle dans cette partie du pays ou une habitude des touristes ? La visite du village est sympa et on finit quand même par distribuer quelques bonbons et crayons à des enfants.



Avant le repas du soir, nous retrouvons comme tous les soirs Hery et Feno pour le briefing du lendemain Hery nous annonce qu’après avoir rencontré notre guide local de demain, celui-ci lui a dit qu’avec notre véhicule il nous serait impossible de nous rendre à la Réserve de Mantadia, la piste pour s’y rendre étant impraticable sans 4x4. Nous nous contenterons donc de la réserve Indri Indri le matin et pour l’après-midi on trouvera une autre visite. Le dîner est correct mais nous commençons sérieusement à saturer de la nourriture locale et de ce côté-là il est temps qu’on rentre en France.

Vendredi 31 juillet : Réserve d’Andasibe. Le jour tant attendu est arrivé : c’est aujourd’hui qu’ont lieu ces fameuses élections communales dont Hery nous parle depuis plus de 15 jours et à cette occasion la journée a été décrétée fériée. Nous partons à 8h pour la visite. Ben fait la gueule ce matin car il ne retrouve plus la pierre précieuse achetée chez Joseph et cela fait déjà 2-3 jours que ça le travaille. Il est sûr de l’avoir laissée dans le minibus pendant notre escapade à Anakao et depuis il n’arrive pas à mettre la main dessus. La veille au soir, lors du briefing, il en a parlé à Feno et Hery en leur demandant s’ils pourraient regarder dans le minibus et voir si le petit paquet ne s’est pas « caché » dans un coin peu accessible. Devant leur réponse négative ce matin, il ne desserre pas les dents, persuadé de ne pas l’avoir perdu lui-même et commençant à avoir des doutes…Heureusement, il va se dérider au fur et à mesure de la matinée… Arrivés à l’entrée de la Réserve Indri Indri, nous sommes accueillis par notre guide local Patrice. Ici, pas de rabatteur, les lémuriens ayant des territoires connus des guides. Comme à Ranomafana, le temps est magnifique et la forêt humide ne l’est finalement pas tant que ça. Ça nous promet des lémuriens en pagaille ! Assez rapidement nous apercevons notre premier groupe de lémuriens, des propithèques à diadème. Nous les observons durant de longues minutes et dans d’excellentes conditions, le nombre limité de groupes de touristes ne gâchant pas le spectacle. Ce sont ensuite des lémuriens marrons ( fulvus ) et le clou du spectacle et la vedette de cette réserve est bien sûr l’Indri Indri, qu’on ne tarde pas à apercevoir après avoir entendu à plusieurs reprises ses cris perçants résonner dans la forêt ( ils peuvent s’entendre à 3 kms ). C’est le plus gros des lémuriens ( il peut peser plus de 10 kgs ) et il se distingue des autres espèces en ayant un moignon de queue. Ses grandes oreilles et son pelage noir et blanc lui donnent un aspect de grosse peluche. On ne se lasse pas de les regarder leur cri est encore plus impressionnant de près et est vraiment déchirant, ce qui explique sa portée de plusieurs kilomètres. Juliette et Ben, qui ont un gros zoom à leur appareil photo, ont réussi des clichés superbes et nous rendent un peu jaloux. Après cette longue observation des lémuriens, nous continuons notre exploration de la forêt en passant par un endroit appelé le Lac Vert. Les températures étant fraîches en cette saison, les caméléons restent cachés et ne se laissent malheureusement observer. Par contre, juste à côté du Lac Vert, nous avons la surprise de trouver un boa d’1 m de long, enroulé et en pleine sieste, légèrement en contrebas du chemin. Après cette découverte, nous poursuivons la visite dans la partie plus sauvage de la forêt où le relief est plus marqué et les sentiers moins tracés. Nous n’aurons malheureusement pas la chance d’apercevoir d’autres lémuriens lors de ce dernier tronçon. Une fois revenus au bord du Lac Vert, Patrice se met à sortir des sacs à pain et autres tissus brodés qu’il nous demande d’acheter pour aider les femmes de la communauté qui soit disant les ont tissés. On se sent un peu pris en otages car rien ne dit d’une part que cela vienne des femmes du village et d’autre part que ce ne sera pas lui qui va empocher le gain de la vente. Malgré tout, Pierre et nous lui achetons chacun un sac. Après 4h de marche et de découverte de cette magnifique réserve, nous arrivons au parking où Patrice nous montre un mini caméléon, quasiment impossible à distinguer de la branche d’arbre sur laquelle il est posé. Feno nous attend avec le pique-nique que nous mangeons sur les tables installées à cet effet à l’entrée du parking. Le menu est copieux comme d’habitude : taboulé, légumes, poulet laqué dont nous régalons. Faute de pouvoir visiter la réserve de Mantadia, nous nous rendons à 14h au Vakoma Forest Lodge distant de quelques kilomètres. Ce lodge héberge un parc privé et une réserve de lémuriens situés sur un petit ilôt privé. Nous commençons par la réserve de lémuriens que nous atteignons par un trajet de quelques mètres en canoé. A peine arrivée sur la berge, les lémuriens ( fauves et à crinière ) s’approchent de nous et sautent sur nos épaules, attirés par les morceaux de bananes qu’on a pris soin de préparer avant. Il y a là aussi des singes capucins adorables. Ça fait un peu zoo ces lémuriens semi-apprivoisés ( Ben n’apprécie pas trop ), mais ils déclenchent des éclats de rire et des cris de surprise, certains d’entre nous se sentant plus ou moins à l’aise avec 1 ou 2 lémuriens sur l’épaule. Après cette récréation, nous allons visiter la réserve privée, guidés par Feno, par le nôtre mais un guide local. Nous commençons notre parcours par l’étang aux crocodiles qui nous permet d’apercevoir de beaux spécimens allongés sur la berge. Ben a l’humeur légère en ce début d’après-midi et il fait des petits commentaires moqueurs aux explications de Feno tout en gardant un air très sérieux ( par exemple, Feno nous dit « les crocodiles font partie de la famille des reptiles » auquel Ben répond « ah bon, ce sont des reptiles ??!! »). Pierre et moi, un peu en retrait de la conversation, sommes bidonnés. Heureusement il se calme assez rapidement parce le guide aurait fini par se rendre compte. La végétation est superbe : grands eucalyptus, fougères arborescentes, plantes médicinales….Au cours de la visite du parc, nous voyons d’autres animaux en captivité, des tortues radiées, un boa que Feno met sur les épaules de Charlotte, seule volontaire du groupe, et un fosa ( on a d’abord compris « faux chat » c’est un carnivore endémique de Madagascar, prédateur des lémuriens ). Nous traversons à 2 reprises le cours d’eau sur une passerelle suspendue, en équilibre plus ou moins précaire, ce qui donne quelques émotions à ceux qui sont sujets au vertige. Au final, c’est une promenade plus agréable qu’on ne le pensait malgré le côté « aménagé » et peu sauvage du site. Nous sommes de retour à l’hôtel à 16h30 pour notre dernière soirée complète à Madagascar. Le repas du soir confirme notre saturation pour la nourriture pendant le repas, Ben va sur le site de sa pharmacie et observe son personnel tout en faisant des commentaires. Charlotte trouve cela très intéressant et comme on peut envoyer désormais des ordonnances par mail, elle prend Ben en photo avec une bouteille de vin et l’envoie à la pharmacie avec un commentaire « le bonjour de Madagascar » ça fait sérieux…. Nous nous couchons avec un petit pincement au cœur car demain c’est déjà le départ pour la France.

Samedi 1er août : Andasibe-Antananarivo. Juliette a été malade durant la nuit, ce qui ne laisse augurer rien de bon pour le voyage retour. Anny est aussi toujours dérangée depuis quelques jours. Nous quittons l’hôtel à 8h. En chemin, nous passons dans le village où habite Hery il nous montre sa maison au loin, une grande maison blanche assez proche à vol d’oiseau mais distante de 14 kms par la route depuis que le pont qui y conduisait s’est effondré. Comme par ailleurs le maire n’est pas son meilleur ami et qu’il vient d’être élu aux élections communales, les travaux risquent d’attendre longtemps…Hery nous dit que dans un futur proche il aimerait se présenter aux élections, participant déjà activement à la vie de sa commune. A Tana c’est la femme de Ravalomanana qui a été élue, ce qui est une bonne nouvelle pour Hery.



A mi-chemin, nous nous arrêtons à la réserve de Péreyras, sorte de mini zoo un peu déglingué qui a comme principal intérêt d’approcher de très près de nombreuses variétés de caméléons. Notre guide est Richard. Plusieurs espèces sont ici en captivité : boas, crocodiles, papillons, chauve-souris, lézards, grenouilles, tanrecs ( animal proche du hérisson, endémique à Madagascar et rencontré notamment à Andasibe )…Le clou du spectacle, ce sont donc les caméléons, de toutes tailles et de toutes les couleurs Ben et Charlotte en portent un dans leurs bras et sont frappés par la froideur de sa peau. Richard nourrit l’un d’entre eux de sauterelles pour qu’on puisse le prendre en photo, mais sa langue est tellement longue et sort avec une telle vitesse qu’on n’arrive jamais à trouver le cadrage qui convient. Après 1h de visite, nous reprenons la route vers Tana et nous arrivons vers 13h15 au Grill du Rova, sur la Haute Ville, sans avoir trop à subir les bouchons, la circulation étant plus fluide le samedi. La propriétaire du restaurant est la femme d’Olivier, le directeur de l’agence Malagasy Tours, qui est lui aussi présent et avec qui nous discutons un moment de choses et d’autres, les élections, la situation à Madagascar, la grève d’Air Mada, et bien entendu notre changement de circuit sur l’ensemble des clients de l’agence, c’est pour nous que les modifications ont été les plus importantes. Il nous signale aussi qu’il espère encore pouvoir négocier avec le Coco Komba à Nosy Komba qui refuse de nous rembourser la ½ pension et les transports alors que les frais n’ont pas été engagés. Pour cet avant dernier repas, nous mangeons avec Hery et Feno ça sent la fin du voyage…. Le guide local qui nous fait la visite de la haute ville se prénomme Hery John c’est un étudiant en histoire, très cultivé qui rend la visite passionnante par ses grandes connaissances. Après une visite du Palais de La Reine, détruit en 1995 par un incendie et reconstruit en partie depuis, nous déambulons dans les rues de la Haute Ville, d’où la vue sur Tana et ses environs est splendide. Lors de notre balade, nous croisons un groupe entonnant des chants pour fêter un événement, alors qu’un jeune enfant, en pleurs, ne partage pas vraiment l’allégresse générale. Il s’agit en fait d’une cérémonie de circoncision, tradition ancestrale à Madagascar. Hery John nous explique qu’elle est pratiquée désormais de plus en plus de manière moderne car moins douloureuse et plus hygiénique cependant, la méthode traditionnelle, à la maison, a encore la faveur de beaucoup, pour des raisons de coût ou de respect de la tradition. Lors de la cérémonie, après avoir été coupé par un guérisseur traditionnel, le prépuce est avalé cru par le grand père avec de la banane pour faire passer le tout… Après cette visite très instructive, nous retrouvons Feno, tranquillement installé à regarder un match de foot avec son beau-frère encore quelques heures et il sera enfin débarrassé de nous ! Nous redescendons dans la ville moyenne où la recherche d’un magasin pour acheter des pierres est un échec ( celui qu’on avait conseillé à Hery est fermé depuis plusieurs mois ) et nous arrivons enfin à la Basse Ville, grouillante même le samedi. Alors que nous passons dans une petite ruelle à la périphérie de la ville, Hery fait arrêter le minibus à Feno et en descend sans rien dire on comprend rapidement qu’on est devant son hotely et que ce sont sa femme, sa fille et son fils qui sont là. Nous les saluons de la main et Hery remonte très rapidement dans le véhicule avec le « cadeau » de Ben, c’est-à-dire un CD de Jaojoby ( et autres musiques malgaches ). C’est vraiment une attention très sympa de la part d’Hery, que l’effet de surprise a rendu encore plus agréable. Arrivés à la sortie de la ville, nous nous arrêtons quelques minutes au Marché de la Digue, marché artisanal dédié aux touristes ces derniers étant peu nombreux, nous nous faisons harceler par les vendeurs. Alors qu’Hery nous a prévenu qu’il fallait négocier à 30% de baisse les achats, nous constatons rapidement d’après certains articles déjà vus ailleurs qu’il faut plutôt diviser par 3 le prix annoncé. Ben trouve son bonheur et achète 3 masques quasi-identiques à ceux qu’on avait dans nos bungalows à Anakao, certainement réalisés par le même artiste. Quant à nous, nous nous contentons de petites 2CV. Nous avions dit à Hery que nous aimerions ramener de la vanille de bonne qualité on lui a conseillé une adresse située juste à côté du « Bois Vert », notre premier hôtel qui sera aussi le dernier puisqu’il a été réservé aujourd’hui pour un Day use. Nous nous rendons donc à la nuit tombée à la boutique, dans laquelle sont vendues des épices nous sommes accueillis avec un rhum arrangé à la vanille délicieux, puis une présentation nous est faite sur la fabrication de la vanille. Tout cela donne l’eau à la bouche et nous sommes motivés pour acheter des gousses…..malheureusement absentes…On est venus spécialement pour acheter de la vanille, pour finalement apprendre qu’ils sont en rupture de stock. Contre mauvaise fortune bon cœur, nous achetons de l’extrait ou de la poudre de vanille ainsi que du poivre. Au Bois Vert, 2 chambres nous ont été réservées et nous en profitons pour nous doucher et finir l’organisation des bagages par rapport à notre arrivée 3 semaines plus tôt, la température extérieure nous paraît beaucoup plus douce et on s’est déjà fait la réflexion les jours précédents. Est-ce une réalité ou nous sommes nous habitués au climat malgache ? Nous allons prendre notre dîner plus tard que d’habitude, notre départ pour l’aéroport étant prévu pour 22h15. La nourriture est très correcte mais beaucoup trop copieuse et le service est tellement lent qu’à peine fini notre repas, il est déjà temps de rejoindre Hery et Feno. Nous arrivons à l’aéroport à 22h30, soit plus de 3h avant notre vol prévu à 1h40. Nous faisons nos adieux à Hery et Feno après leur avoir remis leur pourboire ainsi que les commentaires pour l’agence. La file d’attente est encore un grand moment de la désorganisation malgache et on vit le même sketch qu’à l’aller, mais en pire. Il y a 2 bornes d’enregistrement électronique mais l’une d’entre elles ne fonctionne pas à la seconde borne, l’employée qui est là met un temps fou à saisir les données ( 10 mn par personne, sachant qu’on ne peut apparemment pas enregistrer tous les voyageurs d’une même réservation comme en France ) et nous laisse passer sans enregistrer. Aux guichets, il y a le nombre de personnes suffisant, mais là encore on ne comprend pas pourquoi ça avance à une allure d’escargot. Il nous faut 1h30 pour arriver à l’enregistrement des bagages et la file d’attente fait quasiment toute la longueur de l’aérogare avec des gens gesticulants, agacés par tant d’inefficacité. On finit par passer en salle d’embarquement et à 1h, l’embarquement commence. Là encore, c’est du gros délire et de l’irrationnel total puisqu’après avoir contrôlé nos cartes d’embarquement, une fois arrivés sur le tarmac, billet et passeport sont de nouveau vérifiés, et, cerise sur le gâteau, au pied de l’avion des tables sont installées pour un contrôle du contenu des bagages à main et une fouille au corps…A cette heure avancée, les passagers sont à bout. Un français derrière nous se lâche : « ils ne sont pas capables de faire des routes mais pour nous casser les c…. ils sont forts ». Bien entendu, avec une telle organisation, difficile d’envisager un décollage à l’heure et c’est avec une heure de retard que nous quittons Madagascar.

Dimanche 2 août : Antananarivo-France. Nous arrivons à Paris en fin de matinée, avec un peu de retard par rapport à l’horaire prévu. Pierre, et surtout Juliette, dont l’état ne s’est pas amélioré depuis la veille, ont vécu une nuit pour le moins agitée et les allers-retours aux toilettes ont été incessants. Juliette est apathique et la journée risque d’être longue pour elle, le transfert pour Brest n’étant pas prévu avant 16h30. Une fois les formalités de retour effectuées et les bagages (en totalité !! ) récupérés, nous quittons Pierre qui a un train pour Rennes à 14h. De notre côté, nous tuons le temps en attendant notre vol, et la fin du voyage se passe sans encombre et nous arrivons à Fouesnant peu avant 19h. On ne peut pas en dire autant de Ben : seul pendant le voyage à n’avoir quasiment pas eu de troubles digestifs, ça le prend dans le taxi qui le ramène de l’aéroport ( la salade verte de la veille au soir au Bois Vert ?) et il finit par se vider devant sa porte d’appartement sans parvenir à effectuer les derniers mètres qui le séparent de ses toilettes. Quant à Pierre, il a touché le gros lot nous recevons un SMS de sa part à 19h : son train est immobilisé sur la voie quelques kilomètres avant Rennes, un tracteur tombé sur la voie ayant été percuté par un autre train, bloquant totalement le trafic ferroviaire. Nous suivons en direct l’évolution de la situation et c’est finalement en car et avec 4h30 de retard qu’il arrive à bon port. Comme quoi il n’y a pas qu’à Mada qu’on rencontre des impondérables !! Un dernier épisode à relater, en relation avec le voyage : le remboursement du Coco Komba ! Le lendemain de notre retour, j’envoie un mail au Coco Komba pour connaître les raisons du non remboursement d’au moins une partie des sommes engagées ( 1100 euros dont presque 700 pour la ½ pension et les transferts ). L’hôtel me répond qu’ils n’ont été prévenus que la veille de notre arrivée prévue, soit le 27/7, de notre annulation ferme, alors que les achats de produits frais à Nosy Be avaient été effectués. Je m’étonne de cette réponse, ayant depuis belle lurette fait une croix sur cette partie du voyage. S’engagent alors pendant plus d’une semaine des échanges incessants de mails entre la direction de l’agence, le Coco Komba et moi. Lors du changement de notre circuit le 10/7, l’agence a annulé nos nuits au Coco Komba, que ces derniers ont refusé de rembourser. Les sommes versées étant perdues, Malagasy Tours a réactivé la réservation le 20, pour d’éventuels clients de dernière minute ( sans toutefois préciser à l’hôtel qu’il ne s’agissait pas de nous ), puis, faute de clients comme c’était prévisible, l’a de nouveau annulée le 27. Coco Komba, considérant avoir engagé des frais et subir par ailleurs un préjudice du fait des consos non bues ( notre réputation nous aurait-elle précédé ??) et des excursions non effectuées( !), refuse de rembourser quoi que ce soit. Après d’âpres négociations avec Olivier de l’agence, l’hôtel accepte de partager le remboursement de la ½ pension avec l’agence, à condition que ceci se fasse sous forme d’une remise de 5% sur les prochaines réservations de l’agence au Coco Komba. Trouvant que c’est une usine à gaz ( d’autant que ça revient à ce que l’agence nous rembourse en une fois pour de son côté ne se faire payer qu’en plusieurs ), Olivier mentionne que 350 euros à rembourser en 1 fois, ce n’est pas la mer à boire. Il précise aussi que, faute d’accord à l’amiable nous mettrons un avis salé sur le site Tripadvisor. C’en est trop pour l’hôtel qui accuse Olivier de chantage et refuse d’en faire plus. C’est donc à ce stade que se termine la discussion, l’agence nous remboursant 350 euros et l’hôtel rien….C’est franchement mesquin , d’autant que vu la conclusion de cette histoire et les mails musclés échangés, l’agence décide de ne plus travailler avec cet établissement. Je mets donc mon commentaire sur Tripadvisor ( le seul parmi des commentaires dithyrambiques ) auquel l’hôtel répondra quelques semaines plus tard, après m’avoir envoyé un mail explicatif ( on a tourné la page et on n’y répondra pas ).

Bilan du voyage. Ça a été un super voyage malgré le changement de circuit de dernière minute tout le monde a plutôt bien supporté les longues heures de route et le circuit s’est déroulé dans une excellente ambiance ( même les filles ne se sont quasiment jamais disputées ), y compris avec Hery et Feno. C’est un pays qui ne peut pas laisser indifférent, très pauvre mais avec des habitants d’une grande gentillesse et joie de vivre. Les paysages sont magnifiques et variés, de même que la faune. Toutes les étapes de notre périple ( y compris Ranomafana et Andasibe qui ont été rajoutées lors du changement de programme ) nous ont plu et aucune ne nous a paru inutile. Compte tenu de nos impressions et du fait que notre circuit initial a été sérieusement amputé, ce voyage en appelle certainement un autre, les centres d’intérêt étant multiples : Allée des Baobas et Tsingys, Ste Marie, Nord du pays avec Diego et les îles…Ce ne sera pas dans l’immédiat mais on y retournera c’est certain. Quant à l’insécurité, qui nous a un peu fait hésiter à choisir cette destination, nous ne l’avons pas du tout constatée durant notre séjour bien sûr il y a une grande misère, bien sûr l’ambiance est un peu glauque dans certaines villes ( Tulear, Tana..) mais jamais nous ne nous sommes sentis menacés. Il faut dire que nous n’avons pas tenté le diable en étant accompagnés par un guide, en ne sortant jamais la nuit et en évitant de montrer des signes extérieurs de richesse. Concernant l’organisation du circuit, rien à dire, l’agence Malagasy Tours est à recommander : sérieuse, très réactive ( changement de circuit, valises..) et tarifs proposés corrects. L’hôtellerie choisie était d’un excellent niveau et même parfois carrément luxueuse ( Anakao, Isalo notamment ). Un 4x4 n’aurait pas été de trop pour effectuer le parcours ( ah cette piste jusqu’au Camp Catta !! ) mais cela nous aurait obligé à avoir 2 véhicules et nous y aurions perdu en ambiance. Nos 2 accompagnateurs : Feno, le chauffeur, était très discret, peu bavard ( alors qu’il comprenait très bien le français y compris des blagues d’une haute teneur intellectuelle ), très gentil et excellent conducteur Hery, notre guide, avait toujours un bon mot pour rire, et était très disponible et prévenant par contre nous avons un peu regretté son manque de culture et de connaissances profondes de son pays, même si les guides locaux dans les parcs connaissaient eux parfaitement leur sujet.

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