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Femme 62 ans solo Inde du Sud
Bonjour à toutes et tous, j'ai besoin d'aide, voilà!
Je compte partir en Inde du sud de mi-décembre à mi-janvier, de Mumbai à Chennai ou l'inverse, j'hésite encore, je n'ai pas pris mon billet!
Je suis partie au Rajasthan en mars en circuit organisé, très bien, un guide indien génial, mais frustrée, car très peu de contacts avec la population locale et d'autres voyageurs!
J'ai flashé sur ce pays, "Incredible India" c'est bien vrai!....je crève d'envie de repartir, tte seule cette fois-ci, pour faire paradoxalement plus de rencontres!!.... mais j'ai en même temps, je l'avoue, un peu d'appréhension!...une petite voix me dit que je suis folle, mais une autre voix me dit 'vas-y, fonce!", et c'est celle-là que j'ai vraiment envie d'écouter, mais en préparant +++ mon voyage!
Une copine m'a dit au Rajasthan: "tu veux voyager seule, au milieu de tous ces hommes bourrés de testostérone, qui vont passer leur tmps à t'observer?!"...j'ai bien rigolé, mais je vois en même tmps un peu ce qu'elle veut dire!
Je m'imagine , blonde et frisée, avec ma casquette, mon gros sac à dos, mon appareil photos!....comment dépasser cette appréhension?
Est-ce que ça pourrait être intéressant de bâtir son circuit en combinant tourisme , visites, culture etc...., et centres de yoga/ashrams ? Le pb, c'est qu'il y a des centaines de centres (sans doute le pire et le meilleur) en inde du sud!
J'ai vu que je pourrais par ex , de Bombay à Chennai (ou l'inverse), passer quelques jours par le centre de Osho, puis Amritapuri, Sivananda à Trivandrum, Auroville ou autre, vers Pondichéry! Si vous connaissez d'autres lieux sur Pondichéry, car Auroville est immense!
J'aimerais avoir vos conseils, merci beaucoup, si vous connaissez par ex des petits ashrams, sérieux...
Sinon, pensez-vous qu'on peut dormir chez l'habitant, dans des familles, en inde du sud? ou trouver une chambre sur Airbnb?.... Et comment être sûr de savoir "sur qui on tombe", en termes de sécurité, pour une femme seule? C'est la première fois que je pars en solo si loin, et je me pose bcp de questions!
Encore merci à celles et ceux qui m'aideront dans mon projet, je suis preneuse de tous vos conseils! :)
Je compte partir en Inde du sud de mi-décembre à mi-janvier, de Mumbai à Chennai ou l'inverse, j'hésite encore, je n'ai pas pris mon billet!
Je suis partie au Rajasthan en mars en circuit organisé, très bien, un guide indien génial, mais frustrée, car très peu de contacts avec la population locale et d'autres voyageurs!
J'ai flashé sur ce pays, "Incredible India" c'est bien vrai!....je crève d'envie de repartir, tte seule cette fois-ci, pour faire paradoxalement plus de rencontres!!.... mais j'ai en même temps, je l'avoue, un peu d'appréhension!...une petite voix me dit que je suis folle, mais une autre voix me dit 'vas-y, fonce!", et c'est celle-là que j'ai vraiment envie d'écouter, mais en préparant +++ mon voyage!
Une copine m'a dit au Rajasthan: "tu veux voyager seule, au milieu de tous ces hommes bourrés de testostérone, qui vont passer leur tmps à t'observer?!"...j'ai bien rigolé, mais je vois en même tmps un peu ce qu'elle veut dire!
Je m'imagine , blonde et frisée, avec ma casquette, mon gros sac à dos, mon appareil photos!....comment dépasser cette appréhension?
Est-ce que ça pourrait être intéressant de bâtir son circuit en combinant tourisme , visites, culture etc...., et centres de yoga/ashrams ? Le pb, c'est qu'il y a des centaines de centres (sans doute le pire et le meilleur) en inde du sud!
J'ai vu que je pourrais par ex , de Bombay à Chennai (ou l'inverse), passer quelques jours par le centre de Osho, puis Amritapuri, Sivananda à Trivandrum, Auroville ou autre, vers Pondichéry! Si vous connaissez d'autres lieux sur Pondichéry, car Auroville est immense!
J'aimerais avoir vos conseils, merci beaucoup, si vous connaissez par ex des petits ashrams, sérieux...
Sinon, pensez-vous qu'on peut dormir chez l'habitant, dans des familles, en inde du sud? ou trouver une chambre sur Airbnb?.... Et comment être sûr de savoir "sur qui on tombe", en termes de sécurité, pour une femme seule? C'est la première fois que je pars en solo si loin, et je me pose bcp de questions!
Encore merci à celles et ceux qui m'aideront dans mon projet, je suis preneuse de tous vos conseils! :)
Circuit Karnataka juillet 2016
Bonjour,
Nous partons du 7 juillet au 2 août 2016 en Inde. Nos déplacements se font en bus et en train. Notre circuit s'affine. Nous démarrons ainsi : Bangalore 2 nuits Mysore (2h de train) 3 nuits Ooty (5h de bus) 4 nuits Kalpetta (heu là on ne sait pas encore comme s'y rendre...) 2 nuits
Après nous hésitons entre Cannanore (Kannur) ou Kozhikode pour y passer 3 nuits. Un avis ?
Puis, nous ne savons pas ce qui est le mieux : 1 - Prendre le train de nuit de Kannur ou Kozhikode à Goa (9-10h de train) 2 nuits pour ensuite aller à Badami (train en passant par Hubli ?) 2 nuits, Hampi 3 nuits, Hassan 3 nuits et enfin revenir sur Bangalore (4h de bus) pour prendre notre avion.
2 - De Kannur prendre le train pour Hassan (10h) , puis aller à Hampi, Badami et enfin revenir sur Bangalore par le train (13h) ou encore passer par Goa et rejoindre Bangalore par avion...
Bon après on fait peut-être un peu trop de déplacements. Certaines étapes pourraient être supprimées et d'autres allongées. https://drive.google.com/open?id=1AfQ0aq-QOjcjby93Ftish_fpHqU
Merci de votre aide Fred
Nous partons du 7 juillet au 2 août 2016 en Inde. Nos déplacements se font en bus et en train. Notre circuit s'affine. Nous démarrons ainsi : Bangalore 2 nuits Mysore (2h de train) 3 nuits Ooty (5h de bus) 4 nuits Kalpetta (heu là on ne sait pas encore comme s'y rendre...) 2 nuits
Après nous hésitons entre Cannanore (Kannur) ou Kozhikode pour y passer 3 nuits. Un avis ?
Puis, nous ne savons pas ce qui est le mieux : 1 - Prendre le train de nuit de Kannur ou Kozhikode à Goa (9-10h de train) 2 nuits pour ensuite aller à Badami (train en passant par Hubli ?) 2 nuits, Hampi 3 nuits, Hassan 3 nuits et enfin revenir sur Bangalore (4h de bus) pour prendre notre avion.
2 - De Kannur prendre le train pour Hassan (10h) , puis aller à Hampi, Badami et enfin revenir sur Bangalore par le train (13h) ou encore passer par Goa et rejoindre Bangalore par avion...
Bon après on fait peut-être un peu trop de déplacements. Certaines étapes pourraient être supprimées et d'autres allongées. https://drive.google.com/open?id=1AfQ0aq-QOjcjby93Ftish_fpHqU
Merci de votre aide Fred
De Bangalore à Goa en 14 jours: quel itinéraire choisir?
Bonsoir,
Ca y est : j'ai acheté un billet pour un (trop) court séjour en Inde. J'ai pas pu m'empêcher d'appuyer sur "valider" après avoir tapé les données de ma carte bancaire... 😊 Arrivée à Bangalore en début de soirée le 19 mars et retour depuis Goa très tôt le matin du 3 avril, soit 14 jours pleins sur place.
Je trouvais que c'était une bonne idée ce Bangalore - Goa (à bon prix en plus) mais j'avoue que, face à la page blanche, je ne suis satisfaite d'aucun itinéraire. Voilà les options que j'ai envisagées jusqu'ici et ce qui coince ou me pose question. Help !
Option 1 : Mysore (3) - Hassan et les alentours (2) - Chitradurga (1) - Hampi (4) - Goa (4)
- Quelle est la meilleure façon de visiter Hassan et les alentours (Belur, Halebid et Sravanabelagola) sachant que je préférerais prendre des bus, que je ne rechignerais pas de dormir ailleurs qu'à Hassan et que je dois me rendre ensuite à Hampi (j'ai ici posé l'hypothèse d'un stop au milieu) ; - Goa, j'hésite encore... J'aime les plages... les moins fréquentées possibles. J'avais pensé privilégier Gokarna mais ça fait trop d'aller et retour. - Une autre possibilité, passer par Badami et laisser tomber Goa mais ça fait peut-être beaucoup de temples.
Option 2 : Mysore (3) - Hassan et les alentours (2) - Coorg (Madikeri) (3) - Udupi (2) - Gokarna (3) - Goa (1)
Outre les interrogations précédentes, - est-il possible de profit de la région de Madikeri avec un budget modéré, d'autant plus que je m'y trouverais le we ? - Snif Snif Hampi....
Option 3 : Mysore (3) - Madikeri (3) - Udupi (2) - Hampi (4) - Goa (2) - quid du transport d'Udupi à Hampi ? Je sens déjà la galère.... - Deux jours à Goa, est-ce que ça veut le coup ? Je ne pourrais pas descendre bien loin vers le sud...
Option 4 : Hassan et alentours (2) - Madikeri (3) - Udupi (2) - Gokarna (3) - Hampi (4) - Goa (1) - un bien long trajet de Gokarna à Hampi... ?
Bon, ce qui est certain c'est qu'en si peu de temps, il faut faire des choix (difficiles....).
Vos avis ? D'autres idées ? Sachant que je n'ai pas réservé de billets de train (mon compte IRCTC est bloqué... grrrr, et de toute façon comme je n'ai encore rien décidé...), que je n'ai pas envie de (trop) courir et qu'un peu de diversité serait la bienvenue.
C'est fou ce que c'est agréable d'avoir ce type de problème..... 😏
Ca y est : j'ai acheté un billet pour un (trop) court séjour en Inde. J'ai pas pu m'empêcher d'appuyer sur "valider" après avoir tapé les données de ma carte bancaire... 😊 Arrivée à Bangalore en début de soirée le 19 mars et retour depuis Goa très tôt le matin du 3 avril, soit 14 jours pleins sur place.
Je trouvais que c'était une bonne idée ce Bangalore - Goa (à bon prix en plus) mais j'avoue que, face à la page blanche, je ne suis satisfaite d'aucun itinéraire. Voilà les options que j'ai envisagées jusqu'ici et ce qui coince ou me pose question. Help !
Option 1 : Mysore (3) - Hassan et les alentours (2) - Chitradurga (1) - Hampi (4) - Goa (4)
- Quelle est la meilleure façon de visiter Hassan et les alentours (Belur, Halebid et Sravanabelagola) sachant que je préférerais prendre des bus, que je ne rechignerais pas de dormir ailleurs qu'à Hassan et que je dois me rendre ensuite à Hampi (j'ai ici posé l'hypothèse d'un stop au milieu) ; - Goa, j'hésite encore... J'aime les plages... les moins fréquentées possibles. J'avais pensé privilégier Gokarna mais ça fait trop d'aller et retour. - Une autre possibilité, passer par Badami et laisser tomber Goa mais ça fait peut-être beaucoup de temples.
Option 2 : Mysore (3) - Hassan et les alentours (2) - Coorg (Madikeri) (3) - Udupi (2) - Gokarna (3) - Goa (1)
Outre les interrogations précédentes, - est-il possible de profit de la région de Madikeri avec un budget modéré, d'autant plus que je m'y trouverais le we ? - Snif Snif Hampi....
Option 3 : Mysore (3) - Madikeri (3) - Udupi (2) - Hampi (4) - Goa (2) - quid du transport d'Udupi à Hampi ? Je sens déjà la galère.... - Deux jours à Goa, est-ce que ça veut le coup ? Je ne pourrais pas descendre bien loin vers le sud...
Option 4 : Hassan et alentours (2) - Madikeri (3) - Udupi (2) - Gokarna (3) - Hampi (4) - Goa (1) - un bien long trajet de Gokarna à Hampi... ?
Bon, ce qui est certain c'est qu'en si peu de temps, il faut faire des choix (difficiles....).
Vos avis ? D'autres idées ? Sachant que je n'ai pas réservé de billets de train (mon compte IRCTC est bloqué... grrrr, et de toute façon comme je n'ai encore rien décidé...), que je n'ai pas envie de (trop) courir et qu'un peu de diversité serait la bienvenue.
C'est fou ce que c'est agréable d'avoir ce type de problème..... 😏
Tarif avion Inde
Bonjour à tous,
préparant un voyage de 4 mois en Inde à partir du 15 janvier 2016, je suis en train de me concentrer sur le budget qui est assez serré cad 15 € par personne hors transport aérien.
J'ai une question pr��cise : Je désire aller au Ladahk début mai et la route Manali-Leh sera encore fermée donc je n'ai pas d'autre choix que de prendre l'avion de Delhi à Leh. Seulement je trouve les tarifs assez élevés (260€ AR pour une personne) et me demande si les tarifs de billets d'avion sont moins élevés si achetés dans une agence en Inde plutôt que sur le web ?
Je suis pratiquement sûre que c'est le cas mais aimerais confirmation, à savoir le nom d'une compagnie sérieuse (Air India ?) et surtout le prix pour un aller retour de Delhi à Leh début mai.
Question disponibilité faut il que je réserve à l'avance une fois sur place ? De combien de temps à vos avis ? Je serai au Kerala du 15/01 au 29/02 et pensais réserver à ce moment là. Sinon je serai du 1er mars au 1er mai en Himalech pradesh et me demande si j'ai une autre façon de rejoindre le Ladakh que l'avion début mai ?
Merci pour vos retours 🙂
Zanskar et Ladakh, où aller?
Bonjour a tous,
j'envisage un voyage de 3 semaines environs au Ladakh ou Zanskar, mais ou aller dans ses régions? Quelle est la différence entre le Ladakh et le Zanskar en ce qui concerne les paysages et ses habitants? Quels sont les endrois le plus beaux? J'aimerais y faire un trek de 10 a 15 jours environs, plutot chez l'habitant, quels sont les treks que vous pourriez me conseiller?
Merci d'avance pour vos infos
j'envisage un voyage de 3 semaines environs au Ladakh ou Zanskar, mais ou aller dans ses régions? Quelle est la différence entre le Ladakh et le Zanskar en ce qui concerne les paysages et ses habitants? Quels sont les endrois le plus beaux? J'aimerais y faire un trek de 10 a 15 jours environs, plutot chez l'habitant, quels sont les treks que vous pourriez me conseiller?
Merci d'avance pour vos infos
Bonnes adresses pour un petit circuit dans une petite partie du Tamil Nadu
Bonjour,
Je lance cette nouvelle discussion avec des explications un peu plus précises sur mon circuit.
J'attends si possible d'avoir de bonnes adresses pour le logement.
Si vous pensez que je passe à côté de quelque chose de ces côtés là, je serai contente de le savoir également...
MON CIRCUIT Une semaine à Pondichery (j'ai une adresse dans une GH) 2 nuits à CHIDAMBARAM avec visite de PACHIVARAM et GANGAIKONDOCHOLOPURAM ....... 1 nuit à THIRUKADDAIYURi (temple des remariages) 2 nuits à Velankanni (Le Lourdes indien ) 2 nuits à Tanjore 2 nuits à Arantangi (KARAIKUDI) pas encore certaine du lieu.... est-ce que ça vaut la peine ce détour??? 3 nuits à Trichy 4 nuits à Tiruvannamalai .... ou 3 à Tiruvannamalai et 1 à Kanchipuram 3 nuits à MAHABALIPURAM .
Voilà ça devient plus clair.
A tiruvannamalai, j'ai comme adresse la GH de l'ashram ARUNACHALA (28€/nuit) ou Lakshmi residency inn (30€/nuit) A Arantagi, j'ai comme adresse la CHARU'S GH (chez l'habitant 17 €/nuit) A Kanchipuram, j'ai comme adresse l'hôtel PINE TREE (25€/nuit) A Trichy, j'ai soit la GH de Raja sur l'île ou l'hôtel Rock fort View (25 à 30 €/nuit)....
Si vous connaissez ces adresses, merci de me donner votre avis. CHIDAMBARAM (n'ai rien sauf un hôtel de luxe) 1 nuit à THIRUKADDAIYURi (temple des remariages) n'ai rien 2 nuits à Velankanni (Le Lourdes indien ) n'ai rien 2 nuits à Tanjore (n'ai rien) 2 nuits à Arantangi (KARAIKUDI en lui même est très cher 60€/Nuit à 11 km ou 100 €/nuit dans la ville même).
Maintenant, à savoir aussi si je le fais avec un chauffeur pour toute la durée du circuit ou coup par coup ? J'ai une proposition à 30€/jour pour le circuit (Patron francophone).
Merci d'avance pour vos avis. MARIE
MON CIRCUIT Une semaine à Pondichery (j'ai une adresse dans une GH) 2 nuits à CHIDAMBARAM avec visite de PACHIVARAM et GANGAIKONDOCHOLOPURAM ....... 1 nuit à THIRUKADDAIYURi (temple des remariages) 2 nuits à Velankanni (Le Lourdes indien ) 2 nuits à Tanjore 2 nuits à Arantangi (KARAIKUDI) pas encore certaine du lieu.... est-ce que ça vaut la peine ce détour??? 3 nuits à Trichy 4 nuits à Tiruvannamalai .... ou 3 à Tiruvannamalai et 1 à Kanchipuram 3 nuits à MAHABALIPURAM .
Voilà ça devient plus clair.
A tiruvannamalai, j'ai comme adresse la GH de l'ashram ARUNACHALA (28€/nuit) ou Lakshmi residency inn (30€/nuit) A Arantagi, j'ai comme adresse la CHARU'S GH (chez l'habitant 17 €/nuit) A Kanchipuram, j'ai comme adresse l'hôtel PINE TREE (25€/nuit) A Trichy, j'ai soit la GH de Raja sur l'île ou l'hôtel Rock fort View (25 à 30 €/nuit)....
Si vous connaissez ces adresses, merci de me donner votre avis. CHIDAMBARAM (n'ai rien sauf un hôtel de luxe) 1 nuit à THIRUKADDAIYURi (temple des remariages) n'ai rien 2 nuits à Velankanni (Le Lourdes indien ) n'ai rien 2 nuits à Tanjore (n'ai rien) 2 nuits à Arantangi (KARAIKUDI en lui même est très cher 60€/Nuit à 11 km ou 100 €/nuit dans la ville même).
Maintenant, à savoir aussi si je le fais avec un chauffeur pour toute la durée du circuit ou coup par coup ? J'ai une proposition à 30€/jour pour le circuit (Patron francophone).
Merci d'avance pour vos avis. MARIE
Que choisir entre Tamil Nadu et Kerala pendant la mousson?
Bonjour,
j'ai une question importante! Je ne peux rester qu'une semaine en Inde du Sud et je ne sais pas quel côté choisir pour éviter le plus gros de la mousson: - faut il mieux rester du côté de Chennai, Pondichéry, Madurai - ou bien puis je aller sur Munnar, Ooty et jusqu'à Mysore Le côté nature me plait bien lieux mais j'ai peur que cela soit gâché par la pluie?? Est ce que quelqu'un a été dans une réserve animale, Periyar ou Chinnar?? et du point de vue temps qu'en pensez-vous? Je prends un chauffeur/taxi. Merci beaucoup pour vos conseils!
j'ai une question importante! Je ne peux rester qu'une semaine en Inde du Sud et je ne sais pas quel côté choisir pour éviter le plus gros de la mousson: - faut il mieux rester du côté de Chennai, Pondichéry, Madurai - ou bien puis je aller sur Munnar, Ooty et jusqu'à Mysore Le côté nature me plait bien lieux mais j'ai peur que cela soit gâché par la pluie?? Est ce que quelqu'un a été dans une réserve animale, Periyar ou Chinnar?? et du point de vue temps qu'en pensez-vous? Je prends un chauffeur/taxi. Merci beaucoup pour vos conseils!
Location moto Royal Enfield ou autre à Leh et Ladakh
bonjour
a la recherche d infos sur des ballades en Royal Enfield ou autres au Ladakh (sans route Manali - Leh a priori).
la partie qui m intéresse est la partie Leh -Lamayuru voir Kargil et Nubra Valley, et en fin juillet - mi Août environs 3 semaines sur place.
J aurais besoin de précisions concernant les endroits ou louer les 2 roues au Ladakh (Leh , je suppose ... ? ) et pour une période de 5 a 10 jours selon..... : prix / jour, documents a fournir, quel type de moto ? (royal enfield ou autres .... ?) état des motos , équipements fournis (casque ? gants....?).....
que faut il apporter au cas ou en plus et cote froid ( en sachant que j y serai plutôt en août .... mais bon les matins peuvent être frais...)
je suis preneur de toutes informations autres... qui pourrait m échapper..... adresses de guest house..... ballade autres...
voila... merci d avance pour ces précisions. cordialement, Pierre
J aurais besoin de précisions concernant les endroits ou louer les 2 roues au Ladakh (Leh , je suppose ... ? ) et pour une période de 5 a 10 jours selon..... : prix / jour, documents a fournir, quel type de moto ? (royal enfield ou autres .... ?) état des motos , équipements fournis (casque ? gants....?).....
que faut il apporter au cas ou en plus et cote froid ( en sachant que j y serai plutôt en août .... mais bon les matins peuvent être frais...)
je suis preneur de toutes informations autres... qui pourrait m échapper..... adresses de guest house..... ballade autres...
voila... merci d avance pour ces précisions. cordialement, Pierre
Voyage en train en Inde
bonjour , en comparant le site de india rail info et celui de make my trip j'ai constaté qu'il y avait plus de trains figurant sur india rail info que sur make my trip et notamment des trains indiqués comme "unreserved" qui semblent être des trains "passengers" circulant dans la journée. S'agit-il de trains où l'on peut acceder sans reservation? et alors comment avoir les billets? cela m'arrangerait bien de trouver des trains circulant la journée sur certaines destinations car pour le moment j'ai l'impression que l'on ne peut louer que des trains circulant la nuit.
merci
Avis sur quelques villes du Rajasthan
Bonjour,
Mon ami et moi partons dans un mois en Inde (arrivée à Delhi) pour 2 semaines. J'ai lu le LP et de nombreuses discussions sur ce forum. Il y a beaucoup d'avis sur les itinéraires mais finalement assez peu sur ce qui vous a fait choisir et aimer telle ou telle ville. Nous aimerions nous faire notre propre opinion en les visitant toutes mais vu le peu de temps que nous avons ce n'est évidemment pas possible. Parmi les villes que nous avons repéré, les "classiques" : jaisalmer, udaipur, pushkar, jodhpur, jaipur, bundi, ajmer, agra.
Pourriez vous nous dire ce que vous avez aimé ou non dans ces villes, vos impressions...
Jodhpur et jaipur etant toutes deux de grandes villes, je me demandais si nous n'en ferions pas qu'une, mais laquelle?!
En résumé, plutot qu'une belle photo, je voudrais connaitre votre ressenti!
Merci!!
Sham Trek fin septembre-octobre (Ladakh)
Bonjour,
Je me rends au Ladakh à partir du 22 septembre et ai l'intention d'effectuer le Sham treck (Likir, Lamayuru, .....).
Je vais camper et je me demandais donc à combien descend la température à cette période la nuit et que me conseillez vous comme température de confort pour le sac de couchage ?
Même question pour les température en journée.
Est-ce que les pluies sont habituelles à cette période ?
Merci beaucoup pour ces infos,
Hélène
Je me rends au Ladakh à partir du 22 septembre et ai l'intention d'effectuer le Sham treck (Likir, Lamayuru, .....).
Je vais camper et je me demandais donc à combien descend la température à cette période la nuit et que me conseillez vous comme température de confort pour le sac de couchage ?
Même question pour les température en journée.
Est-ce que les pluies sont habituelles à cette période ?
Merci beaucoup pour ces infos,
Hélène
Itinéraire vers l'Est de Delhi à Varanasi
Bonjour,
Nous sommes 5 à partir en Inde en novembre 2014 pour 16 jours.
Il y a 2 ans, nous avons voyagé avec chauffeur au Rajasthan et cette année, nous souhaitons, après être repassés par Agra pour le Taj Mahal, partir vers l'Est et finir notre périple par quelques jours à Varanasi. (ensuite vol pour Delhi)
Peut-être retournerons-nous à Jaipur, pour le plaisir, en quittant Agra avant de filer vers l'Est ?
Nous aimerions surtout prendre notre temps dans la région de Jhansi, Gwalior, Orcha, Khajuraho... Faire Khajuraho en train si c'est possible ?
Voilà, nous en sommes au tout début de la préparation de notre voyage, alors tous les témoignages sont les bienvenus. Par avance, merci
Il y a 2 ans, nous avons voyagé avec chauffeur au Rajasthan et cette année, nous souhaitons, après être repassés par Agra pour le Taj Mahal, partir vers l'Est et finir notre périple par quelques jours à Varanasi. (ensuite vol pour Delhi)
Peut-être retournerons-nous à Jaipur, pour le plaisir, en quittant Agra avant de filer vers l'Est ?
Nous aimerions surtout prendre notre temps dans la région de Jhansi, Gwalior, Orcha, Khajuraho... Faire Khajuraho en train si c'est possible ?
Voilà, nous en sommes au tout début de la préparation de notre voyage, alors tous les témoignages sont les bienvenus. Par avance, merci
2 semaines sur les îles Andaman
Bonjour,
Avec mon chéri, nous allons passer 2 semaines sur les iles Andaman en Février ou Mars (CP non validé). Du coup, j'ai plusieurs questions pele mele car pas facile de trouver des infos précises sur ces iles.
- Conseil pour hôtel pas trop cher (budget 30 € pour 2 la nuit à 50 € max). Nous ne cherchons pas le grand luxe mais une guest sympa propre et face à la mer. - Possibilité de louer un scooter ? - Faut il faire sa demande de visa avant ou on peut l'acheter en arrivant sur les iles ? - Budget moyen sur place ? - Peut on se déplacer facilement sur les différentes iles ?
Si vous avez des blog, je veux bien les lire.
Je vous remercie.
Avec mon chéri, nous allons passer 2 semaines sur les iles Andaman en Février ou Mars (CP non validé). Du coup, j'ai plusieurs questions pele mele car pas facile de trouver des infos précises sur ces iles.
- Conseil pour hôtel pas trop cher (budget 30 € pour 2 la nuit à 50 € max). Nous ne cherchons pas le grand luxe mais une guest sympa propre et face à la mer. - Possibilité de louer un scooter ? - Faut il faire sa demande de visa avant ou on peut l'acheter en arrivant sur les iles ? - Budget moyen sur place ? - Peut on se déplacer facilement sur les différentes iles ?
Si vous avez des blog, je veux bien les lire.
Je vous remercie.
Hésitation entre 2 itinéraires - Rajasthan
Bonjour,
Je pars en inde au mois de février et j'hésite entre 2 itinéraires (voiture avec chauffeur) :Itinéraire 1 :Arrivée à Delhi en matinéeMandawa Desnoke-BikanerJaisalmerJaisalmerJodhpurRanakpur-UdaipurUdaipurBundiAjmer-PushkarJaipurJaipurFatehpur Sikri-AgraTaj Mahal-DelhiDelhiVol retour après-midiItinéraire 2 :Arrivée à Delhi en matinéeMandawa Desnoke-BikanerJaisalmerJaisalmerJodhpurRanakpur-UdaipurUdaipurPushkarJaipurJaipurFatehpur Sikri-AgraTaj Mahal-Train de nuit pour VaranasiVaranasi-Vol pour Delhi fin d'après-midiDelhiVol retour après-midiJe précise que les jours 1 et 15 sont des vendredis et donc que la visite du Taj Mahal n'est pas possible. En gros, le déplacement à Varanasi vaut il le coup même pour si peu de temps? Si vous me conseillez l'itinéraire 1, le passage par Bundi est-il utile? Dans le cas contraire ou rajouter une journée? Merci d'avance à tout ceux qui m'aideront!
Je pars en inde au mois de février et j'hésite entre 2 itinéraires (voiture avec chauffeur) :Itinéraire 1 :Arrivée à Delhi en matinéeMandawa Desnoke-BikanerJaisalmerJaisalmerJodhpurRanakpur-UdaipurUdaipurBundiAjmer-PushkarJaipurJaipurFatehpur Sikri-AgraTaj Mahal-DelhiDelhiVol retour après-midiItinéraire 2 :Arrivée à Delhi en matinéeMandawa Desnoke-BikanerJaisalmerJaisalmerJodhpurRanakpur-UdaipurUdaipurPushkarJaipurJaipurFatehpur Sikri-AgraTaj Mahal-Train de nuit pour VaranasiVaranasi-Vol pour Delhi fin d'après-midiDelhiVol retour après-midiJe précise que les jours 1 et 15 sont des vendredis et donc que la visite du Taj Mahal n'est pas possible. En gros, le déplacement à Varanasi vaut il le coup même pour si peu de temps? Si vous me conseillez l'itinéraire 1, le passage par Bundi est-il utile? Dans le cas contraire ou rajouter une journée? Merci d'avance à tout ceux qui m'aideront!
Inde: à propos des chauffeurs et autres élucubrations
Ce forum, comme tous les autres, et surtout celui du Routard, regorge de récits (vrais ou faux) et questions (vraies ou fausses) sur le thème du chauffeur.
Ça a le don de m'énerver. Non pas que les gens choisissent ce mode de tourisme, non. (Même si ça ne me plait pas car les relents de colonialisme m'y semblent trop forts, mais bon, chacun son choix). Ce que je déteste, c'est cette publicité cachée sous forme de récit véridique. Je vous assure, je suis bien placée pour en parler, les agences, les voyages, les excursions, les guides, c'était mon job pendant des années. Une scribouillarde quelconque (euh, ça peut être un mec aussi) , souvent une stagiaire d'ailleurs, est payée (très mal, en plus) pour raconter son voyage. Voyage qu'elle n'a pas vécu non plus, of course. A coups de dépliants touristiques et de google, elle vous pond un texte plus faux que nature où l'unique objectif est de mettre en valeur Le trop bon chauffeur et La trop bonne agence, en faisant semblant que oui, franchement, quel bon chauffeur prudent et intéressant! C'est sournois.
Beaucoup de voyageurs choisissent le système voiture + chauffeur en Inde car les prix bas proposés pour ce genre de service sont très attractifs (impossible de faire la même chose dans d'autres pays à ce tarif). L'Inde a mauvaise réputation quant à la longueur des transports, le fait d'y être entassés, la longueur des files d'attente, plus récemment quant à la soi-disante impossibilité de réserver, et je dois en oublier. Il est donc bien plus facile de se payer un chauffeur pour éviter ce genre de déboires. Mais viennent les déboires düs au fait que ce chauffeur est un être humain et qu'en plus il bosse pour qlq'un d'autre, et il est bien loin, ce qlq'un d'autre! Comme avec tout être humain, donc, on n'est pas du tout sûrs de s'entendre. (la diffèrence de culture, la chaleur, la pauvreté... le porte monnaie sur pattes, blablabla) La relation avec le dit chauffeur est de toute façon faussée car comment équilibrer une relation vacanciers-friqués (même si on n'est vraiment pas riche de notre point de vue) et travailleur-pauvre? Et ceci quasimment 24h/24h, sachant qu'en plus, lui, il a la possibilité de récupèrer des commissions sur les hotels, les restau, les achats, les pompes à essence..., si, et seulement si, c'est Lui qui nous y emmène, et que ce qu'il touche à la fin du séjour par son employeur, c'est la même chose, qu'il fasse ou non des heures de boulot en plus pour trouver "notre" hotel. Ça peut marcher, of course, certains d'entre nous ne sont pas des bètes et certains des chauffeurs ne sont pas des casse-pieds... De toute manière, On en arrive donc au dilemne douloureux: on la ferme et on subit ce que l'on ne veut pas (mais ce sont nos vacances, merde!) ou on rentre en conflit et c'est pas cool, avec le chauffeur ou sa boite ou les deux (mais c'est aussi nos vacances, merde!). Bon, il y a aussi l'attente du pourboire au moments des adieux qui peut influencer dans le bon sens. ( le bon sens? hum, toujours le fric, mais s'il fait bien son boulot, pourquoi pas? Mais alors, c'est quoi un bon pourboire? valeur occidentale ou valeur indienne? c'est un autre débat). On peut trouver de nombreux récits pour illustrer tout cela. Mais attention, l'excès inverse existe aussi: le stagiaire en question parle de son épouvantable chauffeur qui bosse avec une agence pourrie... la concurrence. Les relations " voyageurs - monde du tourisme" passent de toute manière par le fric. Faut pas se leurrer. Hoteliers, guides, restaurateurs, conducteurs divers. Alors, évidemment, c'est plus facile que se débrouiller tout seul et on perd moins de temps. C'est le maitre mot: "perte de temps". C'est sûr que ceux qui partent un mois ou plus, ont plus de temps pour faire la queue aux divers guichets que ceux qui n'ont qu'une ou 2 semaines. Pour ceux-là, je n'ai pas de solution. Une semaine en Inde? Peux pas imaginer. Bien-sûr, j'ai galèré des dizaines de fois avec des rickshaws, des taxis, et j'en passe. Oui, j'ai parfois dû essayer, 2, 3, 4, 5 hotels, ou plus, pour trouver celui qui me convenait, j'ai parfois juré-promis-craché que je ne remettrai plus les pieds dans ce restau pourri qui m'a rendue malade... Et puis, ça passe. Car dans les files d'attente, combien de fois ai-je rencontré des gens super sympas, touriste ou indien, avec qui je me suis liée d'amitié? Et en cherchant un hôtel, combien de fois ai-je repèré inconsciemment les lieux? Et dans les trains bondés d'indiens bruyants et envahissants, n'ai-je pas aussi appris... l'Inde? Cette perte de temps, c'est le bonus du voyage. C'est là que naissent les émotions, les coups d'adrénaline. Quand tout est servi sur un plat, c'est l'ennui. Manque plus que la tv écran plat dans la chambre où on peut mater ses séries hebdomadaires, et continuer une vie par procuration, quand, la vie, la vraie, elle est en bas, dans la rue, dans un bar, dans un bazar. Mais il faut "se metre en danger". Pas en danger physique, en danger psychologique: oser. Oser parler à des inconnus, oser avancer seul dans l'inconnu, oser dormir dans un hôtel non répertorié dans le lonely planet... Oser attendre à une table le déclic qui ponctuera la journée de rencontres. Oser ne rien faire, aussi, le plus grand luxe, sûrement.
Bon, je me suis un peu égarée. Que les dieux du voyage soient avec vous tous!
Une rubrique: Inde avec chauffeur, ce serait peut-être pas mal, François?
Beaucoup de voyageurs choisissent le système voiture + chauffeur en Inde car les prix bas proposés pour ce genre de service sont très attractifs (impossible de faire la même chose dans d'autres pays à ce tarif). L'Inde a mauvaise réputation quant à la longueur des transports, le fait d'y être entassés, la longueur des files d'attente, plus récemment quant à la soi-disante impossibilité de réserver, et je dois en oublier. Il est donc bien plus facile de se payer un chauffeur pour éviter ce genre de déboires. Mais viennent les déboires düs au fait que ce chauffeur est un être humain et qu'en plus il bosse pour qlq'un d'autre, et il est bien loin, ce qlq'un d'autre! Comme avec tout être humain, donc, on n'est pas du tout sûrs de s'entendre. (la diffèrence de culture, la chaleur, la pauvreté... le porte monnaie sur pattes, blablabla) La relation avec le dit chauffeur est de toute façon faussée car comment équilibrer une relation vacanciers-friqués (même si on n'est vraiment pas riche de notre point de vue) et travailleur-pauvre? Et ceci quasimment 24h/24h, sachant qu'en plus, lui, il a la possibilité de récupèrer des commissions sur les hotels, les restau, les achats, les pompes à essence..., si, et seulement si, c'est Lui qui nous y emmène, et que ce qu'il touche à la fin du séjour par son employeur, c'est la même chose, qu'il fasse ou non des heures de boulot en plus pour trouver "notre" hotel. Ça peut marcher, of course, certains d'entre nous ne sont pas des bètes et certains des chauffeurs ne sont pas des casse-pieds... De toute manière, On en arrive donc au dilemne douloureux: on la ferme et on subit ce que l'on ne veut pas (mais ce sont nos vacances, merde!) ou on rentre en conflit et c'est pas cool, avec le chauffeur ou sa boite ou les deux (mais c'est aussi nos vacances, merde!). Bon, il y a aussi l'attente du pourboire au moments des adieux qui peut influencer dans le bon sens. ( le bon sens? hum, toujours le fric, mais s'il fait bien son boulot, pourquoi pas? Mais alors, c'est quoi un bon pourboire? valeur occidentale ou valeur indienne? c'est un autre débat). On peut trouver de nombreux récits pour illustrer tout cela. Mais attention, l'excès inverse existe aussi: le stagiaire en question parle de son épouvantable chauffeur qui bosse avec une agence pourrie... la concurrence. Les relations " voyageurs - monde du tourisme" passent de toute manière par le fric. Faut pas se leurrer. Hoteliers, guides, restaurateurs, conducteurs divers. Alors, évidemment, c'est plus facile que se débrouiller tout seul et on perd moins de temps. C'est le maitre mot: "perte de temps". C'est sûr que ceux qui partent un mois ou plus, ont plus de temps pour faire la queue aux divers guichets que ceux qui n'ont qu'une ou 2 semaines. Pour ceux-là, je n'ai pas de solution. Une semaine en Inde? Peux pas imaginer. Bien-sûr, j'ai galèré des dizaines de fois avec des rickshaws, des taxis, et j'en passe. Oui, j'ai parfois dû essayer, 2, 3, 4, 5 hotels, ou plus, pour trouver celui qui me convenait, j'ai parfois juré-promis-craché que je ne remettrai plus les pieds dans ce restau pourri qui m'a rendue malade... Et puis, ça passe. Car dans les files d'attente, combien de fois ai-je rencontré des gens super sympas, touriste ou indien, avec qui je me suis liée d'amitié? Et en cherchant un hôtel, combien de fois ai-je repèré inconsciemment les lieux? Et dans les trains bondés d'indiens bruyants et envahissants, n'ai-je pas aussi appris... l'Inde? Cette perte de temps, c'est le bonus du voyage. C'est là que naissent les émotions, les coups d'adrénaline. Quand tout est servi sur un plat, c'est l'ennui. Manque plus que la tv écran plat dans la chambre où on peut mater ses séries hebdomadaires, et continuer une vie par procuration, quand, la vie, la vraie, elle est en bas, dans la rue, dans un bar, dans un bazar. Mais il faut "se metre en danger". Pas en danger physique, en danger psychologique: oser. Oser parler à des inconnus, oser avancer seul dans l'inconnu, oser dormir dans un hôtel non répertorié dans le lonely planet... Oser attendre à une table le déclic qui ponctuera la journée de rencontres. Oser ne rien faire, aussi, le plus grand luxe, sûrement.
Bon, je me suis un peu égarée. Que les dieux du voyage soient avec vous tous!
Une rubrique: Inde avec chauffeur, ce serait peut-être pas mal, François?
Inde... ou comment le pire cauchemar des hippies est en train de se réaliser
Depuis décembre 2006, j'ai passé plus d'une année en Inde. Mon dernier séjour (avant celui-ci) remonte à décembre 2010. Que de changements depuis ! Je ne me retrouve plus dans ce pays où les nouveaux riches dédaignent les plus pauvres et où les routards, bien propres sur eux, ont supplanté les hippies des seventies. Je viens de publier sur mon blog un long texte où je développe ces réflexions. J'aimerais le partager, ici, avec vous :
Mutation des rapports humains dans une Inde en plein essor économique ou comment le pire cauchemar des hippies est en train se réaliser.
D’ici 2020, la production économique combinée de trois grands pays en développement (le Brésil, la Chine et l’Inde) dépassera à elle seule la production cumulée du Canada, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, du Royaume-Uni et des États-Unis." Rapport 2013 du Programme des Nations Unies pour le Développement.
Fin 2013, l'Inde est bien différente de celle que j'ai connu fin 2006. Au total, au gré de mes voyages, j'ai passé plus d'une année dans ce pays où les fêtes religieuses dédiées à Brahma, Vishnu, Shiva ou encore Ganesh rythment la vie de 1,2 milliard d'êtres humains. Fin 2013, les écarts se sont encore creusés : les riches sont plus riches tandis que les pauvres sont plus pauvres. Ca paraît très con écrit comme cela mais pourtant cela change la face du pays... et ma relation avec l'Inde.
La roupie s'est effondrée depuis mon dernier séjour : dorénavant, un euro se change à plus de 80 roupies contre 50 en 2011. Mes amis gagnent toujours entre 1500 et 3000 roupies mensuels (pour 12h de travail par jour et ce, 7 jours sur 7). Je vous laisse faire le calcul... Dans les hôtels où je pose mon sac, la majorité des touristes sont des indiens. Tous les professionnels du secteur que je rencontre me font remarquer que la crise européenne ne semble plus permettre à nos concitoyens de s'envoler vers le pays des rajas à défaut comme nos aînés de tracer leur route à travers l'Afghanistan et le Pakistan, et que les mots « vacances » et « tourisme » sont désormais ancrés dans le vocabulaire d'une nouvelle élite indienne qui avant 2020, représentera plus de monde que dans n'importe quel pays européen. Tous s'accordent pour me dire leur surprise : les touristes indiens (plus exigeants – lire leurs commentaires sur Trip Advisor) paient mieux que les occidentaux ! Depuis deux mois que je suis en Inde, je me sens plutôt désargentée avec mon budget de 20 euros par jour, à côté de ces touristes, de tous âges, originaires de Bangalore, Calcutta, Delhi, Pune ou Mumbai, qui raffolent des marques européennes, japonaises et nord-américaines : Apple, Nikon, Canon, Nike, Lacoste, Tommy Hilfiger, Calvin Klein, Armani, Pepe Jeans etc et qui se gargarisent de participer à des Big Fat Indian Weddings.
Impossible d'ignorer ces nombreux indiens, de plus en plus visibles, qui nous imaginent tous nymphomanes et libertins, qui jalousent notre liberté de mouvement, nos origines européennes et ne peuvent s'empêcher de vérifier qu'ils ont bien (au moins) le même pouvoir d'achat que nous. Sans cesse, ils nous demandent la valeur de nos possessions. Et ton jean ? Il coûte combien ton jean ? Et ton appareil photo ? Il coûte combien ton appareil photo ? Certains se décrivent plus éduqués que leurs compatriotes « qui ressemblent à des singes » et nous citent les philosophes des Lumières. Sur les rooftops des hôtels, des clans se forment. D'un côté, les occidentaux lisent leur fil d'actualité Facebook sur leur smartphone et de l'autre, les indiens... lisent leur fil d'actualité Facebook sur leur smartphone. Les occidentaux semblent nostalgiques de ce temps de l'entre-soi mais se sentent encore valorisés par le traitement privilégié qu'ils reçoivent : ici, la police touristique donne systématiquement raison aux occidentaux, et ce même s'ils sont de mauvaise foi : plus d'un indien a fini en garde à vue à se faire tabasser parce qu'il aurait importuner des « voyageurs ». Quant aux touristes indiens, certains se sentent incommodés par la proximité physique avec nos jeunes femmes dénudées qui fument et boivent de l'alcool devant leur épouse tandis que d'autres, nous apostrophent pour nous photographier : avoir un ami occidental leur confère une stature internationale.
En ce moment même, je vous écris de la terrasse de mon hôtel où des couples français sympathisent et se relatent leurs déboires avec les conducteurs de rickshaws, le personnel des hôtels et tous ces indiens qui les assimilent à des portefeuilles sur pattes. Ils échangent leurs bonnes adresses puisées dans le Guide du Routard et le Lonely Planet. Ils se demandent quel médicament contre le paludisme ils avalent. Ils détaillent les avantages de leur veste en gore-tex et de leur pantalon Quechua. Ils comparent l'authenticité des locaux dans chaque pays traversé (comprendre ceux qui ne sont pas encore pollués par le monde moderne comme si en 2013, même dans les villages reculés la télévision par câble n'était pas entrée dans les foyers des plus pauvres). Ils énumèrent ce qu'ils ont fait/ce qu'ils font : la Chine en un mois pour certains, le tour du monde en un an pour les autres. Ils comptent les jours de pluie qu'ils ont eu sans évoquer le cyclone qui a déplacé un demi million d'indiens et détruit des milliers d'habitations, la semaine dernière. Ils reviennent de Rishikeshoù ils ont pratiqué le yoga « pour ouvrir leurs chakras » et ont appris la méditation transcendantale dans un ashram tenu par un gourou qui leur a ouvert les yeux sur leur nature profonde et leur rôle dans l'Univers. Ils disent qu'ils ont démissionné de leur job « pour découvrir le monde » tout en se gaussant, dans la langue de Molière, du style vestimentaire du serveur qui leur apporte, avec un timide sourire d'adolescent mal dégrossi, leur brochette de poulet tandoori.
Entre ces nouveaux riches indiens pour qui la classe sociale tend à abolir les castes mais qui dédaignent les plus pauvres et ces touristes occidentaux en pleine quête existentielle qui se posent en lutte contre une uniformisation du monde mais qui ne prennent pas le temps de dialoguer avec des locaux préférant cumuler les lieux visités en photographiant au zoom le moindre sadhu comme témoignage de leur exotique passage dans cet « Incredible India », gimmick martelé par le Ministère du tourisme indien dans des spots publicitaires qui tournent en boucle sur CNN, je ne me retrouve plus.
Je pourrais fuir ces lieux nommés dans les guides touristiques et aller à la rencontre des fermiers du Bihar ou de l'Andrah Pradesh mais l'envie a disparu. Je me réjouis de l'explosion de cette classe moyenne-supérieure indienne tout en me lamentant de son ridicule mimétisme : les filles s'arrachent les crèmes qui blanchissent la peau tandis que les garçons se prennent pour des rappeurs américains ou des lords anglais. Bien sûr, une classe d'intellectuels et d'artistes tentent de braver ce tsunami. Bien sûr, il reste de l'indianité en ces nouveaux riches mais pour combien d'années encore ? En 2009, Pavan K. Varma a publié « un virulent réquisitoire contre cette classe moyenne qu'il exhorte à un réveil civique, dans la haute tradition des pères fondateurs de l'Inde dont il se refuse à voir l'héritage renié » (extrait de la quatrième de couv' de La classe moyenne en Inde, une nouvelle caste).C'est tellement ça.... Une telle frénésie consumériste... Des nouveaux riches indiens qui font preuve d'un tel désintérêt à l'égard de la chose publique et du bien commun...
Voyager seule pendant dix années m'a fait connaître des personnes et des situations qui m'ont ouvert l'esprit au delà de ce que ma culture française me permettait. Cette décennie a affirmé ma confiance en moi, m'a permis de définir mes priorités dans la vie et m'a appris à jouir du présent. Seulement, dorénavant, je ne suis plus assoiffée par cette curiosité qui m'a fait traverser la Syrie, l'Afrique, l'Inde, l'Asie du Sud-Est et le Venezuela de Hugo Chavez. L'exotisme ne me fait plus rêver : derrière chaque carte postale, se cache de la laideur. Cette laideur, je ne désire plus la côtoyer. La misère- qui-n'est-pas-moins-pénible-au-soleil me désole de plus en plus : je peine à m'émerveiller du sourire ravi d'un enfant en haillons, la morve au nez et les cheveux pouilleux. Dans un même temps, que les indiens et les asiatiques s'enrichissent mais je ne veux plus être le témoin direct de ce passage de l'ère du kitsch à celle du bling bling (selon mes codes socio-culturels, soit...). Que les routards continuent de fantasmer un monde qui n'existe plus que dans les récits des écrivains-voyageurs des XIX° et XX° siècles mais qu'ils ne me vantent plus leurs soi-disantes extrêmes expériences aux confins du trou du cul du monde. Chacun vit son expérience en voyage. Chacun ressent de fortes émotions. Chacun gère comme il peut le flot de mendiants. Chacun met son corps à l'épreuve dans des pays tropicaux. Chacun croit être un voyageur plus responsable que ses congénères... mais qu'on soit bien clair, l'habit ne fait pas le moine : des dreadlocks et une chemise en coton équitable ne rendent pas plus respectueux des populations et des coutumes locales. Reste la nature quand l'industrie agroalimentaire ne la détruit pas. Reste les fonds sous-marins quand le réchauffement climatique (ou la pêche à la bombe) ne tue pas les récifs coralliens. Reste des lieux que je chéris. Des personnes que je considère comme des amis sur les cinq continents. Des rayons de soleil qui aident à traverser nos longs hivers français. Des souvenirs et un sentiment d'accomplissement d'être allée au bout des mes rêves d'adolescente.
Pendant que je me larmoie sur cette mutation des rapports humains dans une Inde en plein essor économique, mes amis indiens assistent, impuissants, à cette historique révolution sociale. Ils cumulent les emplois. Ils dorment 4 à 5 heures par nuit. Parfois sur leur lieu de travail abandonnant, contre leur volonté, le lit conjugal pendant des années. Ils bataillent au quotidien, sans savoir de quoi sera fait leur lendemain, pour trouver les quelques roupies qui leur permettent de nourrir leur famille, payer les fournitures scolaires de leurs enfants et les traitements médicaux de leurs parents. Alors oui, ils se prennent des commissions sur le dos des touristes (indiens et occidentaux confondus) mais qui peut vivre décemment avec 30 euros par mois dans un pays où le litre d'essence avoisine 1 euro le litre ?
Le texte original (avec photos) ICI.
Mutation des rapports humains dans une Inde en plein essor économique ou comment le pire cauchemar des hippies est en train se réaliser.
D’ici 2020, la production économique combinée de trois grands pays en développement (le Brésil, la Chine et l’Inde) dépassera à elle seule la production cumulée du Canada, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, du Royaume-Uni et des États-Unis." Rapport 2013 du Programme des Nations Unies pour le Développement.
Fin 2013, l'Inde est bien différente de celle que j'ai connu fin 2006. Au total, au gré de mes voyages, j'ai passé plus d'une année dans ce pays où les fêtes religieuses dédiées à Brahma, Vishnu, Shiva ou encore Ganesh rythment la vie de 1,2 milliard d'êtres humains. Fin 2013, les écarts se sont encore creusés : les riches sont plus riches tandis que les pauvres sont plus pauvres. Ca paraît très con écrit comme cela mais pourtant cela change la face du pays... et ma relation avec l'Inde.
La roupie s'est effondrée depuis mon dernier séjour : dorénavant, un euro se change à plus de 80 roupies contre 50 en 2011. Mes amis gagnent toujours entre 1500 et 3000 roupies mensuels (pour 12h de travail par jour et ce, 7 jours sur 7). Je vous laisse faire le calcul... Dans les hôtels où je pose mon sac, la majorité des touristes sont des indiens. Tous les professionnels du secteur que je rencontre me font remarquer que la crise européenne ne semble plus permettre à nos concitoyens de s'envoler vers le pays des rajas à défaut comme nos aînés de tracer leur route à travers l'Afghanistan et le Pakistan, et que les mots « vacances » et « tourisme » sont désormais ancrés dans le vocabulaire d'une nouvelle élite indienne qui avant 2020, représentera plus de monde que dans n'importe quel pays européen. Tous s'accordent pour me dire leur surprise : les touristes indiens (plus exigeants – lire leurs commentaires sur Trip Advisor) paient mieux que les occidentaux ! Depuis deux mois que je suis en Inde, je me sens plutôt désargentée avec mon budget de 20 euros par jour, à côté de ces touristes, de tous âges, originaires de Bangalore, Calcutta, Delhi, Pune ou Mumbai, qui raffolent des marques européennes, japonaises et nord-américaines : Apple, Nikon, Canon, Nike, Lacoste, Tommy Hilfiger, Calvin Klein, Armani, Pepe Jeans etc et qui se gargarisent de participer à des Big Fat Indian Weddings.
Impossible d'ignorer ces nombreux indiens, de plus en plus visibles, qui nous imaginent tous nymphomanes et libertins, qui jalousent notre liberté de mouvement, nos origines européennes et ne peuvent s'empêcher de vérifier qu'ils ont bien (au moins) le même pouvoir d'achat que nous. Sans cesse, ils nous demandent la valeur de nos possessions. Et ton jean ? Il coûte combien ton jean ? Et ton appareil photo ? Il coûte combien ton appareil photo ? Certains se décrivent plus éduqués que leurs compatriotes « qui ressemblent à des singes » et nous citent les philosophes des Lumières. Sur les rooftops des hôtels, des clans se forment. D'un côté, les occidentaux lisent leur fil d'actualité Facebook sur leur smartphone et de l'autre, les indiens... lisent leur fil d'actualité Facebook sur leur smartphone. Les occidentaux semblent nostalgiques de ce temps de l'entre-soi mais se sentent encore valorisés par le traitement privilégié qu'ils reçoivent : ici, la police touristique donne systématiquement raison aux occidentaux, et ce même s'ils sont de mauvaise foi : plus d'un indien a fini en garde à vue à se faire tabasser parce qu'il aurait importuner des « voyageurs ». Quant aux touristes indiens, certains se sentent incommodés par la proximité physique avec nos jeunes femmes dénudées qui fument et boivent de l'alcool devant leur épouse tandis que d'autres, nous apostrophent pour nous photographier : avoir un ami occidental leur confère une stature internationale.
En ce moment même, je vous écris de la terrasse de mon hôtel où des couples français sympathisent et se relatent leurs déboires avec les conducteurs de rickshaws, le personnel des hôtels et tous ces indiens qui les assimilent à des portefeuilles sur pattes. Ils échangent leurs bonnes adresses puisées dans le Guide du Routard et le Lonely Planet. Ils se demandent quel médicament contre le paludisme ils avalent. Ils détaillent les avantages de leur veste en gore-tex et de leur pantalon Quechua. Ils comparent l'authenticité des locaux dans chaque pays traversé (comprendre ceux qui ne sont pas encore pollués par le monde moderne comme si en 2013, même dans les villages reculés la télévision par câble n'était pas entrée dans les foyers des plus pauvres). Ils énumèrent ce qu'ils ont fait/ce qu'ils font : la Chine en un mois pour certains, le tour du monde en un an pour les autres. Ils comptent les jours de pluie qu'ils ont eu sans évoquer le cyclone qui a déplacé un demi million d'indiens et détruit des milliers d'habitations, la semaine dernière. Ils reviennent de Rishikeshoù ils ont pratiqué le yoga « pour ouvrir leurs chakras » et ont appris la méditation transcendantale dans un ashram tenu par un gourou qui leur a ouvert les yeux sur leur nature profonde et leur rôle dans l'Univers. Ils disent qu'ils ont démissionné de leur job « pour découvrir le monde » tout en se gaussant, dans la langue de Molière, du style vestimentaire du serveur qui leur apporte, avec un timide sourire d'adolescent mal dégrossi, leur brochette de poulet tandoori.
Entre ces nouveaux riches indiens pour qui la classe sociale tend à abolir les castes mais qui dédaignent les plus pauvres et ces touristes occidentaux en pleine quête existentielle qui se posent en lutte contre une uniformisation du monde mais qui ne prennent pas le temps de dialoguer avec des locaux préférant cumuler les lieux visités en photographiant au zoom le moindre sadhu comme témoignage de leur exotique passage dans cet « Incredible India », gimmick martelé par le Ministère du tourisme indien dans des spots publicitaires qui tournent en boucle sur CNN, je ne me retrouve plus.
Je pourrais fuir ces lieux nommés dans les guides touristiques et aller à la rencontre des fermiers du Bihar ou de l'Andrah Pradesh mais l'envie a disparu. Je me réjouis de l'explosion de cette classe moyenne-supérieure indienne tout en me lamentant de son ridicule mimétisme : les filles s'arrachent les crèmes qui blanchissent la peau tandis que les garçons se prennent pour des rappeurs américains ou des lords anglais. Bien sûr, une classe d'intellectuels et d'artistes tentent de braver ce tsunami. Bien sûr, il reste de l'indianité en ces nouveaux riches mais pour combien d'années encore ? En 2009, Pavan K. Varma a publié « un virulent réquisitoire contre cette classe moyenne qu'il exhorte à un réveil civique, dans la haute tradition des pères fondateurs de l'Inde dont il se refuse à voir l'héritage renié » (extrait de la quatrième de couv' de La classe moyenne en Inde, une nouvelle caste).C'est tellement ça.... Une telle frénésie consumériste... Des nouveaux riches indiens qui font preuve d'un tel désintérêt à l'égard de la chose publique et du bien commun...
Voyager seule pendant dix années m'a fait connaître des personnes et des situations qui m'ont ouvert l'esprit au delà de ce que ma culture française me permettait. Cette décennie a affirmé ma confiance en moi, m'a permis de définir mes priorités dans la vie et m'a appris à jouir du présent. Seulement, dorénavant, je ne suis plus assoiffée par cette curiosité qui m'a fait traverser la Syrie, l'Afrique, l'Inde, l'Asie du Sud-Est et le Venezuela de Hugo Chavez. L'exotisme ne me fait plus rêver : derrière chaque carte postale, se cache de la laideur. Cette laideur, je ne désire plus la côtoyer. La misère- qui-n'est-pas-moins-pénible-au-soleil me désole de plus en plus : je peine à m'émerveiller du sourire ravi d'un enfant en haillons, la morve au nez et les cheveux pouilleux. Dans un même temps, que les indiens et les asiatiques s'enrichissent mais je ne veux plus être le témoin direct de ce passage de l'ère du kitsch à celle du bling bling (selon mes codes socio-culturels, soit...). Que les routards continuent de fantasmer un monde qui n'existe plus que dans les récits des écrivains-voyageurs des XIX° et XX° siècles mais qu'ils ne me vantent plus leurs soi-disantes extrêmes expériences aux confins du trou du cul du monde. Chacun vit son expérience en voyage. Chacun ressent de fortes émotions. Chacun gère comme il peut le flot de mendiants. Chacun met son corps à l'épreuve dans des pays tropicaux. Chacun croit être un voyageur plus responsable que ses congénères... mais qu'on soit bien clair, l'habit ne fait pas le moine : des dreadlocks et une chemise en coton équitable ne rendent pas plus respectueux des populations et des coutumes locales. Reste la nature quand l'industrie agroalimentaire ne la détruit pas. Reste les fonds sous-marins quand le réchauffement climatique (ou la pêche à la bombe) ne tue pas les récifs coralliens. Reste des lieux que je chéris. Des personnes que je considère comme des amis sur les cinq continents. Des rayons de soleil qui aident à traverser nos longs hivers français. Des souvenirs et un sentiment d'accomplissement d'être allée au bout des mes rêves d'adolescente.
Pendant que je me larmoie sur cette mutation des rapports humains dans une Inde en plein essor économique, mes amis indiens assistent, impuissants, à cette historique révolution sociale. Ils cumulent les emplois. Ils dorment 4 à 5 heures par nuit. Parfois sur leur lieu de travail abandonnant, contre leur volonté, le lit conjugal pendant des années. Ils bataillent au quotidien, sans savoir de quoi sera fait leur lendemain, pour trouver les quelques roupies qui leur permettent de nourrir leur famille, payer les fournitures scolaires de leurs enfants et les traitements médicaux de leurs parents. Alors oui, ils se prennent des commissions sur le dos des touristes (indiens et occidentaux confondus) mais qui peut vivre décemment avec 30 euros par mois dans un pays où le litre d'essence avoisine 1 euro le litre ?
Le texte original (avec photos) ICI.
Kerala 1 mois à moto
Bonjour tout le monde,
Je pars 1 mois très prochainement en Inde, j'aterrie à Cochin. Je viens vers vous pour savoir si quelqu'un a déjà fait de belles virées en moto dans le Kerala, en effet je compte louer une Royal Enfield pendant 3 semaines un mois.
Est il facile de trouver un loueur de becane du coté de Fort Kochi, il y en a ? Pas trop d'infos dans le Lonely Planet :( et sur internet non plus. Quels sont les destinations à ne pas louper ? Sachant que je ne compte pas faire une course, je préfère prendre mon temps pour profiter. Déjà une petite idée en tête mais je demande quand même :). Le mieux pour faire une grosse boucle depuis Cochin, est de partir vers le sud puis revenir par le Nord ? ou inversement ?
Enfin voilà, peu d'information sur le Kerala à moto donc si vous avez des expériences à faire passer je suis preneur.
Jeremy
Je poste aussi ce topic dans la section moto Inde
Je pars 1 mois très prochainement en Inde, j'aterrie à Cochin. Je viens vers vous pour savoir si quelqu'un a déjà fait de belles virées en moto dans le Kerala, en effet je compte louer une Royal Enfield pendant 3 semaines un mois.
Est il facile de trouver un loueur de becane du coté de Fort Kochi, il y en a ? Pas trop d'infos dans le Lonely Planet :( et sur internet non plus. Quels sont les destinations à ne pas louper ? Sachant que je ne compte pas faire une course, je préfère prendre mon temps pour profiter. Déjà une petite idée en tête mais je demande quand même :). Le mieux pour faire une grosse boucle depuis Cochin, est de partir vers le sud puis revenir par le Nord ? ou inversement ?
Enfin voilà, peu d'information sur le Kerala à moto donc si vous avez des expériences à faire passer je suis preneur.
Jeremy
Je poste aussi ce topic dans la section moto Inde
Pondichéry, logement avec piscine ou pas?
Nous partons cet hiver pour l'Inde du sud, je serai 7 jours à Pondichery, et j'hésite à prendre un logement avec piscine. Sachant qu'il n'y a pas de plages à Pondichery, mais est-ce que le temps sera propice pour se baigner dans une piscine. Du 27/12 au 02/01/2014. Merci d'avance pour vos conseils avisés !
Dix-sept jours au Kerala à vélo (compte rendu)
Petit compte-rendu d'un parcours au Kerala du 9 au 25 Mars :
Arrivés le 9 à 4h1/2 du matin, taxi jusqu'à Cherai Beach puis vélo sur Vypen Island par une très jolie petite route côtière, suivie d'une route très encombrée (en tout une bonne vingtaine de kms) jusqu'au Ferry pour Fort Cochin. A Fort Cochin un homestay à recommander : Maison Casero. De Cochin à Marari, environ 50 kms au sud : route très agréable (rester toujours le plus près de la côte), Marari, super belle plage et Diana Homestay très sympa et pas trop cher (plus cher mais très bien située et tout confort : la "Beach House" du Arapakal Homestay). Marari - Alleppey, toujours la même route côtière. Autour de Marari et d'Alleppey, plein de petites routes pour explorer la région et les backwaters. Alleppey, je recommande chaudement la South Canal Holidays guesthouse (confort, situation, accueil... ). Alleppey - Kumily : on a pris en vélo la route jusqu'à Changanassery, grande route mais large et avec espaces sur les côtés pour les deux roues, et de là jusqu'à Karuchakal. Puis Karuchakal - Kumily en taxi. Encore une excellente guest house à Kumily : Jungle View (bien nommée, en bordure de forêt !). Kumily - Munnar, très beaux paysages, plantations d'épices puis de thé. Munnar - Kotamangallam : des kms de descente dans de superbes paysages, traversée de petits bourgs animés, bonne route , pas trop trop de traffic. Ensuite route pour Kottayam et de là retour vers Marari où nous avons encore passé une journée puis Cochin. Attention plus de bateau à Kottayam (on a galéré des heures a essayer de trouver le "government boat" dont parlait le LP, en fait il faut aller le prendre à Kumarakon à une quinzaine de kilomètres pour traverser le lac et de l'autre côté trouver la route de Mararikulam (5 ou 6 kms). En résumé, une région vraiment agréable à découvrir en vélo... pour l'accueil, les paysages, l'ambiance très détendue. En Mars il faisait déjà très chaud (souvent plus de 30°, sauf en montagne). A votre disposition pour plus de renseignements... et ci-dessous le lien vers une petite video :
http://www.youtube.com/watch?v=EqpyWuxILlE
Arrivés le 9 à 4h1/2 du matin, taxi jusqu'à Cherai Beach puis vélo sur Vypen Island par une très jolie petite route côtière, suivie d'une route très encombrée (en tout une bonne vingtaine de kms) jusqu'au Ferry pour Fort Cochin. A Fort Cochin un homestay à recommander : Maison Casero. De Cochin à Marari, environ 50 kms au sud : route très agréable (rester toujours le plus près de la côte), Marari, super belle plage et Diana Homestay très sympa et pas trop cher (plus cher mais très bien située et tout confort : la "Beach House" du Arapakal Homestay). Marari - Alleppey, toujours la même route côtière. Autour de Marari et d'Alleppey, plein de petites routes pour explorer la région et les backwaters. Alleppey, je recommande chaudement la South Canal Holidays guesthouse (confort, situation, accueil... ). Alleppey - Kumily : on a pris en vélo la route jusqu'à Changanassery, grande route mais large et avec espaces sur les côtés pour les deux roues, et de là jusqu'à Karuchakal. Puis Karuchakal - Kumily en taxi. Encore une excellente guest house à Kumily : Jungle View (bien nommée, en bordure de forêt !). Kumily - Munnar, très beaux paysages, plantations d'épices puis de thé. Munnar - Kotamangallam : des kms de descente dans de superbes paysages, traversée de petits bourgs animés, bonne route , pas trop trop de traffic. Ensuite route pour Kottayam et de là retour vers Marari où nous avons encore passé une journée puis Cochin. Attention plus de bateau à Kottayam (on a galéré des heures a essayer de trouver le "government boat" dont parlait le LP, en fait il faut aller le prendre à Kumarakon à une quinzaine de kilomètres pour traverser le lac et de l'autre côté trouver la route de Mararikulam (5 ou 6 kms). En résumé, une région vraiment agréable à découvrir en vélo... pour l'accueil, les paysages, l'ambiance très détendue. En Mars il faisait déjà très chaud (souvent plus de 30°, sauf en montagne). A votre disposition pour plus de renseignements... et ci-dessous le lien vers une petite video :
http://www.youtube.com/watch?v=EqpyWuxILlE
Récit de voyage: 3 semaines en Inde du Nord en février-mars 2013
Après trois voyages en Inde, deux au Népal, un au Cambodge et un en Indonésie, je suis donc parti pour la 4ème fois en Inde pour 3 semaines de découvertes, seul et en routard bien entendu, du 14 février au 10 mars 2013.
L’itinéraire que j'ai choisi est assez classique (on pourrait l’appeler « Circuit de l’Inde spirituelle »), il permet de visiter les principaux lieux saints et touristiques de l'Inde du Nord autour du Gange. Voici mes impressions sur chaque étape :
Gwalior : J’y suis allé en train direct dès mon arrivée à Delhi, en achetant au guichet normal un billet de dernière minute (Tatkal Quota) car il y avait trop de queue au Tourist Quota Office de la New Delhi Station (environ 3h d’attente, sans certitude d’obtenir un billet réservé aux touristes). Il y a de très beaux monuments à visiter à Gwalior, aussi bien dans le fort qu’à l’extérieur du fort. Ville pas trop touristique. Mon seul regret est de ne pas avoir dormi au Gurdwara Sikh Temple (à l’intérieur du fort) car l’accueil y est vraiment très chaleureux et l’endroit très beau aussi (sans parler des chants religieux sikhs dont j’adore la mélodie apaisante...).
Orchha : J’y suis allé en train (Gwalior – Jhansi) puis j'ai pris un rickshaw partagé avec d’autres touristes. Petite ville agréable pour flâner, pas trop touristique, beaux monuments à visiter, marché animé, possibilité de se balader à vélo.
Kajuraho : J’y suis allé en train « passenger » (omnibus = train sans réservation) depuis la minuscule gare d'Orchha gare d’Orchha située à 5 km du centre ville, qui évite d'avoir à repasser par Jhansi. Il y a un seul train par jour pour Kajuraho, à 7h25 chaque matin. Kajuraho est une petite ville sympa, pas si touristique que ça (pourtant je suis tombé en plein pendant le Kajuraho Dance Festival), possibilité de se balader à vélo. Les temples sont assez beaux, les sculptures érotiques pas si nombreuses.
Varanasi : J’y suis allé en train (Kajuraho-Satna en bus puis train Satna-Varanasi) car il n’y a pas tous les jours des trains reliant Kajuraho à Varanasi. Cette année il y avait un pic de touristes, de pèlerins et de sadhus à Varanasi, du fait de la Khumba Mela dans la ville voisine (Allahabad) et du fait de la préparation de la grande fête religieuse Shivaratri (10 mars). Du coup il y avait peu de place dans les hôtels et c’était moins facile de négocier les prix... Grande ferveur religieuse, beaucoup de vaches (et donc de bouses de vache, beurk...), des cours de yoga aussi. J’ai d’abord logé dans le quartier « bobo » d’Asi Ghat (la pizzeria Vaatika Cafe qui surplombe le ghat est délicieuse (que ce soit les pizzas, les lasagnes ou la tarte aux pommes maison) c’est un peu de QG des touristes du coin...) puis dans le quartier plus populaire (et plus central) de Chausalti Ghat (voir sur la carte des ghats). Sarnath m’a un peu déçu. C’est une visite agréable mais sans plus (pourtant je m’intéresse énormément au bouddhisme !).
Bodh Gaya : J’y suis allé en train depuis la 2ème gare de Varanasi Mughal Saraï (à 23 km de Varanasi : pour y aller, prendre un bus depuis la gare Varanasi Junktion) puis prendre un autoricksawh partagé ("shared autorickshaw") de Gaya à Bodh Gaya. Si comme moi on apprécie les idées du bouddhisme et qu’on pratique la méditation, c’est une étape incontournable. Pour les autres, c’est à chacun de voir : d’un côté il y a quelques jolis temples (notamment le temple du royaume du Bouthan, spendide) et pagodes à visiter, mais il y a aussi beaucoup de poussière (à cause du vent et des routes en terre battue) et beaucoup de mendiants qui viennent profiter du sentiment de culpabilité des bouddhistes occidentaux venus célébrer l’illumination du Bouddha sous l'arbre.
Haridwar : J’y suis allé en train depuis Gaya. Cette ville m’a beaucoup plu, à cause de son ambiance joyeuse, à cause de la beauté des rives du Gange aussi. C’est une ville où il fait bon flâner le long du Gange, à toute heure de la journée. La grimpette jusqu’au temple hindou en haut de la colline est très agréable au milieu des pèlerins joyeux qui adorent prendre les touristes en photos. Bizarrement il y a très peu de touristes occidentaux à Haridwar, pourtant cette ville vaut vraiment le détour.
Rishikesk : J’y suis allé en bus depuis Haridwar. J’ai logé dans la zone la plus centrale et la plus animée (Swarg Ashram), c’est l’endroit de la ville où il y a aussi le plus d’ashrams. J’en ai profité pour prendre quelques excellents cours de hata yoga. J’ai logé dans un hôtel car les ashrams étaient tous complets (c’était la semaine du festival international de yoga). Le coin est mignon, situé au bord du Gange et entre des petites montagnes, mais le paysage n’est pas exceptionnel (je n’y ai quasiment fait aucune photo). Ambiance à la fois spirituelle et décontractée, beaucoup d’occidentaux viennent y pratiquer du yoga ou rencontrer un chef spirituel (là-bas ça s’appelle un « gourou »...).
New Delhi : J’y suis allé en bus climatisé (là-bas on dit « Volwo bus »...) depuis Rishikesh. J’ai logé à Pahar Ganj. Le métro pour se rendre à l’aéroport est ponctuel, propre et rapide, bref bien pratique.
Transports sur place : Je me suis surtout déplacé en train, sans jamais réserver à l’avance (sauf pour un trajet que j’avais acheté par internet depuis la France), j’ai réussi à m’en sortir (à trouver de la place) en jonglant entre les billets normaux, les billets Tatkal (de dernière minute) et les billets réservés aux touristes, et en n’étant pas super exigeant sur la classe souhaitée. J’ai aussi beaucoup utilisé le système des taxis partagés (« shared autorickshaw »). Les avantages du train par rapport au bus : moins de risque d’accident, on peut bouquiner, on peut plus facilement bavarder avec des familles indiennes. Et puis les gares indiennes, c’est toute une atmosphère indescriptible. Quand on va en Inde, il FAUT prendre le train au moins une fois. J’ai battu mon record personnel d’heures de train durant ce voyage : 24 heures en couchettes bas de gamme (« sleeper ») pour parcourir 1000 km lorsque j’ai quitté Gaya !!! Il est tout à fait possible en 2013 de réserver ses billets de train par internet depuis la France, selon le mode d'emploi créé par Michelpo : testé et approuvé, il suffit d'un peu de patience et de ténacité !...
Hébergements : Le moins cher que j’ai payé (après négociation) c’était 350 RP la nuit (5 euros) et le plus cher c’était 950 RP (12 euros) pour une chambre double propre avec douche chaude mais sans climatisation.
Santé : Je n’ai quasiment croisé aucun moustique de tout mon séjour, donc je n’ai pas regretté de ne pas avoir pris de traitement anti palu.
Au final, un beau voyage, des rencontres très sympathiques et authentiques, des prises de conscience sur la vie, sur ma vie aussi, et cette "douce folie de l'Inde" qui fait que j'y retourne toujours avec grand plaisir pour me ressourcer. Une petite citation que j'aime bien pour terminer : « Quitter l'Inde c'est comme se réveiller après un long rêve. On garde en mémoire des images, des sons, des couleurs, des sensations. Mais peu à peu, les images, les émotions, l'ambiance étrange et irréelle dans laquelle on flotte tout ce temps, s'efface. Et comme après certains rêves, on aimerait se rendormir pour y replonger aussitôt. » (Globe-trotters, n° 125, mai-juin 2009)
L’itinéraire que j'ai choisi est assez classique (on pourrait l’appeler « Circuit de l’Inde spirituelle »), il permet de visiter les principaux lieux saints et touristiques de l'Inde du Nord autour du Gange. Voici mes impressions sur chaque étape :
Gwalior : J’y suis allé en train direct dès mon arrivée à Delhi, en achetant au guichet normal un billet de dernière minute (Tatkal Quota) car il y avait trop de queue au Tourist Quota Office de la New Delhi Station (environ 3h d’attente, sans certitude d’obtenir un billet réservé aux touristes). Il y a de très beaux monuments à visiter à Gwalior, aussi bien dans le fort qu’à l’extérieur du fort. Ville pas trop touristique. Mon seul regret est de ne pas avoir dormi au Gurdwara Sikh Temple (à l’intérieur du fort) car l’accueil y est vraiment très chaleureux et l’endroit très beau aussi (sans parler des chants religieux sikhs dont j’adore la mélodie apaisante...).
Orchha : J’y suis allé en train (Gwalior – Jhansi) puis j'ai pris un rickshaw partagé avec d’autres touristes. Petite ville agréable pour flâner, pas trop touristique, beaux monuments à visiter, marché animé, possibilité de se balader à vélo.
Kajuraho : J’y suis allé en train « passenger » (omnibus = train sans réservation) depuis la minuscule gare d'Orchha gare d’Orchha située à 5 km du centre ville, qui évite d'avoir à repasser par Jhansi. Il y a un seul train par jour pour Kajuraho, à 7h25 chaque matin. Kajuraho est une petite ville sympa, pas si touristique que ça (pourtant je suis tombé en plein pendant le Kajuraho Dance Festival), possibilité de se balader à vélo. Les temples sont assez beaux, les sculptures érotiques pas si nombreuses.
Varanasi : J’y suis allé en train (Kajuraho-Satna en bus puis train Satna-Varanasi) car il n’y a pas tous les jours des trains reliant Kajuraho à Varanasi. Cette année il y avait un pic de touristes, de pèlerins et de sadhus à Varanasi, du fait de la Khumba Mela dans la ville voisine (Allahabad) et du fait de la préparation de la grande fête religieuse Shivaratri (10 mars). Du coup il y avait peu de place dans les hôtels et c’était moins facile de négocier les prix... Grande ferveur religieuse, beaucoup de vaches (et donc de bouses de vache, beurk...), des cours de yoga aussi. J’ai d’abord logé dans le quartier « bobo » d’Asi Ghat (la pizzeria Vaatika Cafe qui surplombe le ghat est délicieuse (que ce soit les pizzas, les lasagnes ou la tarte aux pommes maison) c’est un peu de QG des touristes du coin...) puis dans le quartier plus populaire (et plus central) de Chausalti Ghat (voir sur la carte des ghats). Sarnath m’a un peu déçu. C’est une visite agréable mais sans plus (pourtant je m’intéresse énormément au bouddhisme !).
Bodh Gaya : J’y suis allé en train depuis la 2ème gare de Varanasi Mughal Saraï (à 23 km de Varanasi : pour y aller, prendre un bus depuis la gare Varanasi Junktion) puis prendre un autoricksawh partagé ("shared autorickshaw") de Gaya à Bodh Gaya. Si comme moi on apprécie les idées du bouddhisme et qu’on pratique la méditation, c’est une étape incontournable. Pour les autres, c’est à chacun de voir : d’un côté il y a quelques jolis temples (notamment le temple du royaume du Bouthan, spendide) et pagodes à visiter, mais il y a aussi beaucoup de poussière (à cause du vent et des routes en terre battue) et beaucoup de mendiants qui viennent profiter du sentiment de culpabilité des bouddhistes occidentaux venus célébrer l’illumination du Bouddha sous l'arbre.
Haridwar : J’y suis allé en train depuis Gaya. Cette ville m’a beaucoup plu, à cause de son ambiance joyeuse, à cause de la beauté des rives du Gange aussi. C’est une ville où il fait bon flâner le long du Gange, à toute heure de la journée. La grimpette jusqu’au temple hindou en haut de la colline est très agréable au milieu des pèlerins joyeux qui adorent prendre les touristes en photos. Bizarrement il y a très peu de touristes occidentaux à Haridwar, pourtant cette ville vaut vraiment le détour.
Rishikesk : J’y suis allé en bus depuis Haridwar. J’ai logé dans la zone la plus centrale et la plus animée (Swarg Ashram), c’est l’endroit de la ville où il y a aussi le plus d’ashrams. J’en ai profité pour prendre quelques excellents cours de hata yoga. J’ai logé dans un hôtel car les ashrams étaient tous complets (c’était la semaine du festival international de yoga). Le coin est mignon, situé au bord du Gange et entre des petites montagnes, mais le paysage n’est pas exceptionnel (je n’y ai quasiment fait aucune photo). Ambiance à la fois spirituelle et décontractée, beaucoup d’occidentaux viennent y pratiquer du yoga ou rencontrer un chef spirituel (là-bas ça s’appelle un « gourou »...).
New Delhi : J’y suis allé en bus climatisé (là-bas on dit « Volwo bus »...) depuis Rishikesh. J’ai logé à Pahar Ganj. Le métro pour se rendre à l’aéroport est ponctuel, propre et rapide, bref bien pratique.
Transports sur place : Je me suis surtout déplacé en train, sans jamais réserver à l’avance (sauf pour un trajet que j’avais acheté par internet depuis la France), j’ai réussi à m’en sortir (à trouver de la place) en jonglant entre les billets normaux, les billets Tatkal (de dernière minute) et les billets réservés aux touristes, et en n’étant pas super exigeant sur la classe souhaitée. J’ai aussi beaucoup utilisé le système des taxis partagés (« shared autorickshaw »). Les avantages du train par rapport au bus : moins de risque d’accident, on peut bouquiner, on peut plus facilement bavarder avec des familles indiennes. Et puis les gares indiennes, c’est toute une atmosphère indescriptible. Quand on va en Inde, il FAUT prendre le train au moins une fois. J’ai battu mon record personnel d’heures de train durant ce voyage : 24 heures en couchettes bas de gamme (« sleeper ») pour parcourir 1000 km lorsque j’ai quitté Gaya !!! Il est tout à fait possible en 2013 de réserver ses billets de train par internet depuis la France, selon le mode d'emploi créé par Michelpo : testé et approuvé, il suffit d'un peu de patience et de ténacité !...
Hébergements : Le moins cher que j’ai payé (après négociation) c’était 350 RP la nuit (5 euros) et le plus cher c’était 950 RP (12 euros) pour une chambre double propre avec douche chaude mais sans climatisation.
Santé : Je n’ai quasiment croisé aucun moustique de tout mon séjour, donc je n’ai pas regretté de ne pas avoir pris de traitement anti palu.
Au final, un beau voyage, des rencontres très sympathiques et authentiques, des prises de conscience sur la vie, sur ma vie aussi, et cette "douce folie de l'Inde" qui fait que j'y retourne toujours avec grand plaisir pour me ressourcer. Une petite citation que j'aime bien pour terminer : « Quitter l'Inde c'est comme se réveiller après un long rêve. On garde en mémoire des images, des sons, des couleurs, des sensations. Mais peu à peu, les images, les émotions, l'ambiance étrange et irréelle dans laquelle on flotte tout ce temps, s'efface. Et comme après certains rêves, on aimerait se rendormir pour y replonger aussitôt. » (Globe-trotters, n° 125, mai-juin 2009)









