Search results
FR
More options

Keyword matching drives the results; the remaining options refine the query on the backend.

Many results are in French, the community’s main language. English translations are added over time.

Search results
De la Birmanie à la Nouvelle-Zélande via l’Australie de l’Ouest… plus quelques escales… en 70 jours
by Smouchy · 2014-01-01 · 0 replies
du 12 octobre au 20 décembre 2013

BIRMANIE Après trois vols sans histoire , nous sommes arrivés de nuit à Yangon . Première impression , ville de province , route en mauvaise état. L'hôtel était situé dans un quartier dit chic, pas loin de l'imposante ambassade des États Unis mais le pseudo bitume après l'orage , le lendemain , ressemblait à un ruisseau. Nous n'avons pas pu déterminer pourquoi les ambassades sont toujours à Yangon alors que la capitale est depuis 2006 Naypyidaw... Le passé colonial de Yangon est visible bien que souvent laissé à l'abandon, ancienne Cour Suprême envahie par la végétation , maisons squattées.. Embouteillages dans certains quartiers, probablement plus dûs à une conduite chaotique qu'à un surcroît de véhicules , la ville est cependant calme. Nous n'avons pas trouvé ici le bouillonnement si caractéristique des concentrations urbaines asiatiques....il est vrai qu'un militaire au pouvoir , dérangé par un incident entre une moto et sa voiture a tout simplement interdit les 2 roues à Yangon. Sans motos, sans vélos, sans rickshaw.....il manque vraiment quelque chose! Au soleil couchant , la pagode Shwedagon s'illumine et devient plus que jamais le centre névralgique de la ville, un des vœux les plus chers dans la vie d 'un bouddhiste étant de visiter ce lieu... Gagner le nirvâna n'étant sans doute pas soumis au renoncement et à la mortification , deux ascenseurs et un escalator permettent de gagner la pagode.... Afin de partager un peu de vie locale , nous empruntâmes la circle Line, tren de cercania ou ligne 4 pour les liégeois (un train pas un bus)...excursion surprenante, les rails semblent être le marché central, le point de rencontre, le chemin entre la maison et l'école...le train avance en klaxonnant afin de chasser chiens, vaches, chèvres, vendeurs et écoliers.... Le lendemain , autre aventure ferroviaire afin de rejoindre Bago. Train déglingué, fauteuils brinquebalants et le plus surprenant les fenêtres sont ouvertes et ne peuvent être fermées...il n'y a pas et il n'y a jamais eu de vitres.... A ce jour , nous n'avons pas encore expérimenté sous la pluie! Petite précision nous étions en classe supérieure, la différence devant surtout être dans la quantité d'humains que peut contenir un wagon. A la sortie de la gare de Bago, nous avons cherché un taxi, nous avons rapidement compris qu'ici nous étions réellement en Asie, les deux roues sont autorisées... Le taxi sera donc une moto avec une petite remorque type camion , pour s'assoir deux banquettes en bois et ecchymose sur la tête assurée , la hauteur n'excédant pas un mètre vingt . Arrivée dans un hôtel moderne, aux standards européens, particularité cependant, réception au rez de chaussée mais reste de l'hôtel , chambres, salle pour le petit déjeuner , aux 5° et 6° étage , entre les deux , des magasins. Après avoir visité le site le plus proche , une pagode, bien entendu, un moyen de locomotion était nécessaire afin de profiter de la ville, les différents centres d'intérêt étant éloignés les uns des autres , et aussi acheter un billet de bus pour le lendemain. Autour du stoupa , rien que des vélos aménagés :conducteur et deux sièges , un dans le sens de la marche et l'autre derrière , très pratique pour prendre des photos. La ville est dans la plaine mais les ponts au dessus de la rivière et du chemin de fer possèdent une rampe dont l'inclinaison n'est pas négligeable....en sus le volume d'un européen est généralement supérieur à celui d'un birman ... Au milieu de la circulation, motos, camions, rickshaw , autocars, piétons, notre chauffeur, qui n'avait plus vingt ans depuis longtemps, eut bien du mal à nous emmener à la gare des autobus, non sans avoir fait un détour par la gare de chemin de fer ( il avait mal compris). Après l'avoir rémunéré , nous le remerciâmes .Quand bien même nous aurions contribué à lui "donner" du travail, se faire transporter dans ces conditions relève de l'esclavage. La gare des autobus est une succession de petites boutiques, mi-restaurant, mi-bureau, "y'a plus qu'à s'y retrouver", l'écriture birmane ainsi que les chiffres, à ce stade du voyage ont encore quelques secrets pour nous! ( LOL). Des rabatteurs, type souk de Marrakech , ne nous facilitent pas le travail...mais comme les propositions sont toutes au même prix et plus ou moins à la même heure , en avant pour celui qui a la meilleure tête.... proposition suivante: avez-vous déjà tout visité? Ben non, le vélo , il était un peu lent....et hop nous voilà partis...à l'arrière de deux motos.Un bouddha par-ci, un stoupa par-là , un serpent géant plus loin et nous avons eu un bon aperçu de la ville. Après une salade de papaye verte, gentiment épicée et une nuit réparatrice, nous voici dans le bus pour Kinmon, point de départ des camions pour le Rocher D'or. Nous avons des places réservées et numérotées, l'autocar est plein comme un œuf mais à voir notre tête de blancs, deux personnes se lèvent pour nous laisser les sièges.Nous acceptons, nous avons certainement payé deux à trois fois le prix des locaux.Pays totalitaires obligent.Le nombre de places dans ce type de véhicule comprend outre les sièges prévus à cet effet , de petits tabourets en plastique haut de vingt centimètres posés dans le corridor central ainsi que des places debout à l'avant;les portières restent bien sûr ouvertes même lorsque la pluie tombe avec violence. Trois heures de trajet, quatre vingts kilomètres, le bus s'arrête pour charger, décharger humains et marchandises en tous genres: bidons d'huile, airs conditionnés... Bien que la conduite se fasse à droite, le volant dans les véhicules à quatre roues se trouve à droite, descendre d'un bus , qui bien sûr n'a pas d'espace prévu pour s'arrêter se fait un milieu de la chaussée . Le but de notre journée est le Rocher D'or, haut lieu du bouddhisme . Pierre , très méticuleux lors de la conception du voyage, avait tout fait pour que notre venue coïncide avec la pleine lune du mois d'octobre... Nous n'étions donc pas seuls...les fidèles par centaines assaillent les camions qui montent la route afin d'approcher le lieu saint. Nous passerons la nuit dans un hôtel proche du sommet , eux a l'extérieur sur de grandes nattes, tantôt dormant , tantôt priant , attendront patiemment le lever du jour. Seuls les hommes peuvent approcher à moins de dix mètres du rocher et ainsi le couvrir de feuilles d'or, femmes et touristes peuvent néanmoins en faire le tour par un chemin de ronde en contre-bas; pour cette fête de la pleine lune plus de la moitié de la largeur de cet espace est couvert de bougies. Dès la tombée du jour, la chaleur et la lumière de la cire incandescente et les fumées donnent au site une dimension et une aura particulières. Contrairement au site népalais que nous vu auparavant, ici , il n'y a ni chants, ni rotations autour des stoupas, seulement quelques prières ressemblant à la litanie des saints le 1°novembre dans les églises catholiques. Le lendemain matin, bien que moins intense , le mouvement de la foule continue, il nous faut donc encore monter à l'assaut d'un camion pour redescendre....la route est escarpée et les tournants très serrés, de vraies épingles à cheveux.Dans la benne , rangés comme des sardines, les pèlerins réconfortés par leur rencontre divine profitent du chemin comme s'ils étaient sur un huit aérien..... L'attraction dure cinquante cinq minutes....., reste pour nous à attendre le bus qui nous ramène à Bago. Le lendemain , une voiture nous attend à 7 heures de matin pour rejoindre Kalaw. Ce mode de transport , réservé depuis l'Europe , est un luxe qui nous permet d'éviter un train ou un bus de nuit avec changement à 3 heures du mat... D'abord 400 km sur la seule autoroute du pays, payante et vide, seules les voitures peuvent l'emprunter...deux roues et camions interdits! (vitesse maximum autorisée:100km/h) Ensuite une route dans la campagne , cultures en tous genres:riz, moutarde, lotus...Les moyens mécaniques utilisés restent primaires...Claudine continue à se demander pourquoi , il y a quarante ans d'ici , elle a dû étudier au cours d'histoire que le kolkhoze et le kibuz étaient des modèles économiques valables et que la révolution industrielle avait supprimé la charrue et les bœufs...... L'aurait-on trompée ? Le voyage se poursuit dans la montagne, virages serrés, la végétation change , le riz fait place aux papayes et les herbacées aux acacias en tout genre. Entre les tropiques , l'automne ne se voit pas , pas de feuilles rousses mais des arbres fleuris. Kalaw, petite bourgade à 1230m , s'organise autour d'une pagode et d'un petit marché permanent.Point de départ de nombreux trecks, nous croisons pour la première fois depuis le début du voyage pas mal d'européens . Nous avons testé le vin local , le blanc est sec , fruité et légèrement boisé ;le rouge bien qu'agréable est plus quelconque. La nourriture , à base de riz est simple mais souvent accompagnée de salades, légumes verts aux saveurs parfois surprenantes.A table, les serviettes sont toujours présentes......au choix un paquet de kleenex ou un rouleau de PQ;celui-ci étant par contre absent aux toilettes...autant savoir!

Nouvelle aventure ferroviaire .... Ce mardi matin, au programme Kalaw-Shwenyaung , en train.Trois heures de train pour environ 50 km.... Le train, prévu à 11h06, est parti à midi....jolis paysages en pleine campagne, voie ferrée encombrée par animaux , végétaux..... Rails dans un état lamentable, le convoi oscille de gauche à droite....mais peu à peu le retard s'amenuise.....Et puis soudain :"clac, clac"un bruit sourd ....notre wagon à déraillé.Rapide coup d'œil des machinistes, après quelques instants, le moteur diesel est coupé... Nous sommes en pleine nature sur une voie unique....il est 14 heures ... GPS aidant, nous nous rendons compte que nous sommes à environ un kilomètre d’une route.... Nous decidâmes de rejouer un film de Kurosawa :une promenade sur les rails en répétant dodeskaden dodeskaden ( ce qui doit vouloir dire chouf-chouf en japonais!) Les deux seuls autres touristes et leur enfant de six ans, des irlandais nous ont emboîté le pas...La police présente dans le train a taché de nous dissuader.....mais nous étions bien déterminés à marcher un peu , malgré les bagages plutôt que de peut être passer la nuit dans la brousse! I Nous ne saurons jamais quand le train à été dépanné, mais nous avons rapidement regagné la route et trouvé une camionnette pour nous emmener tous les cinq à notre destination finale......mieux et plus tôt que le train. Nous sommes au Lac Inlé, notre hôtel est situé sur le lac : reste à trouver une barque pour nous y conduire et organiser la promenade du lendemain, un peu de marchandage et le tour est joué .Le temps est ensoleillé mais l'orage menace....nous arriverons à l'hôtel trempés comme des canards ...mais avec de jolies photos. L'hôtel est joliment situé au bord du lac, notre chambre donne sur un canal secondaire ... tant mieux, sur la voie principale, dès cinq heures et demi du matin , les pirogues se suivent à la queue leu leu, leur moteur faisant le bruit d' une tondeuse à gazon. Nous avions donné rendez-vous à notre "meneur"de pirogue à 10 heures , il nous attendait déjà à 9 heures . Chaque fois que nous sommes amenés à fixer une rencontre , les birmans sont toujours là au moins une demie heure à l'avance...cela change des andalous...Six heures de barque, rythmées par les visites de pagodes, de quelques artisans et des jardins flottants. Les nuages laissent passer le soleil.....malgré sa profession et la protection 50 , Claudine sortira de la promenade légèrement ( !) écarlate . Le lendemain retour sur la terre ferme avec le même piroguier , toujours aussi ponctuel... Charmant hôtel aux standards occidentaux et écologiques : pas de climatisation, en guise de frigo: blogs de glace, par contre le wifi est efficace! Le restaurant est selon les guides le meilleur de Birmanie , nous nous offrirons un menu de dégustation de nourriture shan ( la région du lac Inle ), expérience positive bien que manquant de réelle surprise gustative. Vendredi, direction Kakku, nous louons un taxi.Deux heures et demie pour parcourir cinquante kilomètres, la première partie est en bitume mais le reste en terre et relativement étroit.Arrêt à Taunggyi, capitale de l'état shan, pour prendre un guide obligatoire .Nous supposons qu' il parle parfaitement le birman....mais sa connaissance du vocabulaire anglais ne doit pas dépasser 30 mots. Lieu abandonné jusqu'en 2000, la plupart des 2478 stupas ont été rénovés , jolies sculptures, belles dentelles métalliques aux sommets. Dans ce pays les distances aussi courtes soient elles se transforment vite en parcours du combattant... Mandalay par la route ,290 km soit 12 heures de bus la nuit....nous n'avons pas choisi kuoni mais nous avons nos limites... Nous avons donc opté pour l'avion. Tout d'abord , de Nyaungshwe, bord du lac , il faut rejoindre l'aéroport à 28km, soit une heure de taxi. Nous avions réservé notre billet via le web mais nous ne l'avions pas encore physiquement acheté , première surprise Air Mandalay , la compagnie que nous avions choisie nous informe qu'ils n'ont plus de sièges et que nous voyagerons avec Air Bagan , peu importe sauf que celui ci est 35 minutes plus tard.....déjà qu'il fallait être là une heure et demi à l'avance pour 25 minutes de vol....L'avion arrivera à Mandalay avec 50 minutes de retard nous permettant ainsi d'atterrir nuitamment.Pierre était très très content. Le contrôle des bagages et le passage au scanner furent relativement moins stricts que leur equivalent américain (LOL), pas de phobie des 100 ml, des ceintures, des chaussures et autres "machins qui font ding".... Restaient juste à récupérer les bagages puis à prendre un taxi pour rejoindre le centre ville à 48km .A la sortie de l'aéroport , nous sommes littéralement encerclés par des hommes vantant chacun leur propre compagnie de taxi.Amusant, ils sont tous au même prix et proposent le même service, celui qui crie le plus fort sera peut-être le gagnant. Pierre aimerait savoir pourquoi cet aérodrome est situé si loin de la ville alors qu'il n'y a aucune construction à 20 km à la ronde...le chauffeur du taxi lui a répondu en riant qu 'il faudrait poser la question au gouvernement... Nous arrivons de nuit à Mandalay, une vraie ville asiatique, bouillonnante , motos, vélos, voitures, camions, piétons, ...cerise sur le gâteau , il pleut et il a dû pleuvoir abondamment avant notre arrivée, de véritables marres envahissent la chaussée. Comparée à Yangon , Mandalay apparaît plus occidentalisée :centres commerciaux, enseignes publicitaires, lumières à gogo... Le taxi nous dépose devant notre hôtel , autre surprise: la climatisation de notre chambre serait en panne et aurait été inondée et il n'y en a pas d'autres....après les démarches administratives , le responsable , flanqué de deux charmantes jeunes femmes de la réception , nous conduit en voiture dans un autre hôtel et viendra nous rechercher le lendemain à 5 heures du matin. En résumé, il est vingt heures , nous avons mis six heures trente pour effectuer 290 km. Dimanche, départ à 5h30 en taxi partagé, nous sommes donc quatre passagers plus le chauffeur dans une Toyota dont le compteur kilométrique est bloqué sur 178987....moteur à l'avant et traction arrière , le siège central arrière rappelle à Claudine la "Cortina" de la fin des année 60.... Nous atteindrons notre but, Thipaw , après quatre heures et demi d'une route sinueuse....la voisine de Claudine vomira à chaque tournant, il y en eu au moins une cinquantaine.... Bien que l'atmosphère ne soit pas totalement dégagée , le trajet offre de jolies vues, notamment sur le viaduc de Goitek, celui-ci sera la raison de notre parcours en train ce lundi.Mi-taxi, mi-autobus, ce genre de voyage ne permet malheureusement pas de s'arrêter pour prendre des photos... Un peu frustrés et les muscles fessiers gentiment éprouvés par l'état des amortisseurs, nous arrivons à l'hôtel, une charmante guest house a 10h du matin.....pourquoi diable fallait- il partir aussi tôt ???

Ce dimanche , après notre arrivée à la guest House , le ciel peu clément à fait place à des pluies abondantes...transformant ainsi les routes en petits ruisseaux.Notre visite de la ville se résumera à un palais ayant appartenu à un Prince Shan. La nuit tombe tôt , d'autant plus tôt qu'il tombe des cordes.... Souper rapide dans un restaurant chinois accompagné de bière locale à la pression; la salle ressemble à un hangar dont les entrées pour camions seraient restées ouvertes....bref même si l'accueil est chaleureux....quelques degrés en plus permettraient de sécher chaussures et pantalons. Nuit bercée par le bruit de la pluie....plus proche du chambard que d'un doux chant... Lundi matin , départ à 8h30 pour le train de 9h40 direction Pyin u Lwin et passage sur le viaduc de Gokteik , ouvrage d'art en acier construit en 1899, enjambant une gorge profonde de 270 mètres . Pierre en rêvait depuis longtemps..... Arrivés à la gare, à la question nous voudrions deux billets pour Pyin u Lwin , nous reçûmes en guise de réponse : "but the train is very late to day, maybe at one o'clock" Le train met 7 heures pour effectuer le parcours....le viaduc de nuit a peut-être " moins de charme... Pour plus de détails sur le trajet , nous serons désormais obligés de lire ou relire Paul Theroux Sans connaître les horaires de bus ( étonnant de la part de Pierre), nous savions que nous ne pouvions pas trop réfléchir , ni trop attendre...bien nous en a pris , l'unique bus pour notre destination part à 10 heures ... Nous avons malgré tout pris la peine de chercher une voiture privée afin de négocier quelques photos du viaduc depuis la route...mais il n'y avait pas de chauffeur disponible. Au pas de course , nous nous rendons à la gare des autobus, juste à temps pour sauter dans le véhicule . Nous apprendrons par d'autres touristes que trois jours auparavant le train dans l'autre sens n'avait déjà pas circulé... Nos expériences ferroviaires seraient elles toujours compromises? Le trajet , vu du bus , est plus agréable que entassé dans la voiture à l'aller et les photos parfois possibles. En résumé, la frustration du rail sera atténuée par la beauté du paysage et par le soleil qui nous offrira quelques rayons. Arrivés à Pyin u Lwin , il reste juste à trouver l'hôtel... Un premier moto rickshaw saute sur nous comme la misère sur le monde , nous lui montrons nom et adresse de l'hôtel....réponse: ok , si, si , no problème...et à la question : How much?, nous sentons un peu : voilà les pigeons plumons les.... Nous acceptons néanmoins le marché , les prix pouvant varier très fort d'une ville à l'autre , nous n'avons pas toujours envie de nous battre pour l'équivalent de cinquante centimes d'euros.. Plus fier qu'Artaban , notre chauffeur cherche fougueusement notre hôtel, questionnant à mainte reprise les locaux pour savoir ou se trouve le "estar", le"istar" alors que celui que nous cherchons se nomme :"Aster".....il nous conduira donc à l'hôtel Star...nous refusons énergiquement et nous voilà parti pour de nouvelles aventures.... Nous y arriverons finalement , à la sortie de la ville et sous une pluie battante..... Notre Artaban était moins fier et aurait voulu renégocier le deal.....les pigeons bien que mouillés refusèrent de se faire plumer! Les péripéties du jour ainsi que l'humidité ambiante ne nous donnant pas envie de repartir, nous decidames de nous sustenter sur place. Joli hôtel, un peu à l'écart de la ville, un ensemble de bungalows dans un petit parc, tout semble calme un peu trop peut être.... Nous nous asseyons , rapidement un garçon prend la commande....nous sert la bière et cinquante (sic) minutes plus tard vient nous dire qu 'un plat commandé n'est pas disponible.Apparait alors un homme venu de l 'extérieur boutonnant sa blouse, il avait sans doute fallut appeler le "cuisinier de garde".... Nous ne nous étendrons pas sur la qualité du repas!

Mardi, après une nuit réparatrice , légèrement bercée par le bruit de la pluie ainsi qu' un petit déjeuner aussi nul que le fût le repas de la veille , nous empruntâmes le "shuttle" de l'hôtel jusqu'au centre ville.Rapide coup d'œil sur les bâtiments de la rue principale ainsi que sur la "clock tower" offerte par la reine Victoria. Cette tour de l'horloge carillonne comme celle de Big Ben , à Londres, respectant néanmoins l'heure birmane.. Recherche d'un taxi afin de visiter le jardin botanique et chemin faisant quelques hôtels construits par les anglais dans un style très british.Cette fois une moto avec benne à l'arrière , deux banquettes et une bâche ...le luxe! Beau parc, jolie collection d'orchidées et une exposition de papillons, paraît-il de renommée mondiale....nous les trouvons malgré tout plus élégants lorsqu'ils volent qu' épinglés dans une boîte. Autre recherche de taxi pour rejoindre le bus qui doit nous mener à Mandalay.A la sortie du jardin , une pancarte "taxi".....mais seulement des motos...ok pas de problèmes , vu l'esthétique des casques nous pensons jouer une scène de " la grande vadrouille".Nous commençons à nous habituer à ce mode de transport mais Claudine ne se sent pas encore assez sûre pour photographier depuis la moto...dommage! Nos deux chauffeurs nous déposent à l'arrêt de bus, c'est à dire sur le bas côté d'une grand'route.Nous connaissons déjà suffisamment la ville pour nous rendre compte que la direction est bonne...reste à repérer le véhicule . Le voilà qui surgit...une pseudo camionnette , benne , bâche et deux banquettes....nous ne sommes pas les premiers à bord et nous ne serons pas les derniers.....des tabourets sont même ajoutés au centre, bref plus de vingt personnes entreront dans cette splendide limousine. Nonante kilomètres , d'une route en lacets, nous séparent de l'arrivée...côté positif:pour prendre des photos, pas besoin de baisser les vitres. Après la descente , le véhicule s'arrêtera pour...un coup de tuyau d'arrosage sur les quatre pneus. Les freins ont-ils eu chaud? Vu la vapeur qui sort des roues ..ce n'est pas impossible. Arrivée à Mandalay, de jour cette fois et sans pluie.Nous trouvons facilement un taxi , un vrai, et rejoignons l'hôtel sans encombres. Le quartier est plus encore animé que l'autre soir, normal c'est la foire , il y a même deux carrousels ....dans une rue latérale , il y'a aussi un podium, nous aurons droit à la musique toute la nuit! Mercredi, visite de Mandalay , autrement dit tournée des pagodes et déchaussement régulier . En Birmanie, la vue même lointaine d'un bouddha entraîne automatiquement une promenade à pieds nus.....si l'accès au temple comporte 743 marches, il faut se déchausser avant la montée , peu importe qu il y ait du gravier, de la bouse... En plus , les chaussettes sont tout aussi interdites....nous n'auront donc pas la chance de voir, comme en Inde , des groupes de touristes chaussés de sacs de plastique.... La recherche de moyen de locomotion s'avère un peu plus compliquée que dans d'autres grandes villes, tous pays confondus. Ici aussi , le taxi le plus fréquent semble être la moto....dans cette circulation chaotique nous sommes moins enthousiastes ...et nous ne nous y risquons pas. Pour monter au sommet de la colline qui surplombe la ville , nous trouvons une vieille jeep de type méhari bien que de marque Toyota....avec , oh surprise , un volant à gauche.Toyota semble avoir le monopole du véhicule avec volant à droite et indicateur de vitesse bloqué..... Autre nuit au milieu de la foire ....Musique continue au delà de six heures du mat, on finit par s'habituer, à Kalaw nous avions eu droit à des prières bouddhiques... Nous qui pensions que seuls les espagnols étaient capables de peu dormir....

Jeudi, départ pour Mingun, la"ville" est située à 11km de Mandalay, nous choisirons , comme tous les touristes , le fleuve pour la rejoindre.Des hollandais cherchent à nous accompagner pour louer le bateau..mais les Birmans affirment que celui ne peut embarquer plus de deux personnes .....il ne s'agit pourtant pas d'une petite barque mais d'une embarcation à deux niveaux d'environ 20 mètres de long.En réalité , ils souhaitent surtout que leur voisin travaille.... Gentille remontée du cours d'eau, l'Irrawaddy pendant une heure trente, arrivée dans une bourgade tranquille , se voulant hors du temps :les taxis sont tirés par des bœufs! Les attractions touristiques de Mingun sont une pagode inachevée qui aurait pu devenir la plus grande au monde et la plus grande cloche connue en état de sonner. Une balade sympa, retour sur la terre ferme dans le sens du courant en une demi heure cette fois. Nous avions négocié un taxi pour la journée de vendredi lors de notre montée à la colline de Mandalay. A 9 heures précise , notre splendide Toyota Méhari nous attend devant l'hôtel, en route pour une journée chargée ...l'organisation sera judicieusement prise en charge par le chauffeur .Visite d'une première pagode , d'un atelier de tissage afin d'être à 10 heures précise au monastère afin d'assister au "dîner " des moines . Ce repas qui aura lieu précisément à dix heures vingt est pour eux le second et fatalement dernier de la journée.Ils leur est interdit de mendier la nourriture et de manger après 12 heures.Les religieux s'alignent en deux files indiennes afin d'entrer au réfectoire lorsque la cloche les en autorisera.....Du plus petit au plus grand , les moines garderont leur sérieux malgré la cohorte de touristes présente et le crépitement des flashs..... Un vrai show à l'américaine....en plus de leur repas , ils avaient d'ailleurs tous droit à une brosse à dent et à un dentifrice de la marque Signal. La quantité de moines, plusieurs centaines, la rapidité du repas nous ont impressionnés .....comme la quantité de groupes de touristes, leur peu d'éducation aussi..... Bref , pas la meilleure image locale..néanmoins nous aussi nous en avons fait des photos ! ( sans flash) Nous continuons direction Sagaing , capitale en 1315 après la chute de Bagan.C'est aussi un haut lieu du bouddhisme du pays, une myriade de pagodes, stûpas et monastères perchés sur des collines verdoyantes. La vue d'ensemble est impressionante: une étendue verte émaillée de tâches dorées , miroitant au soleil. Bien sûr, quelques pagodes à visiter et de préférence la plus haut perchée.....notre chauffeur nous dépose au bas d'un escalier...nous n'avons pas compté les marches...mais nous avons transpiré généreusement et avons eu aussi une pensée émue pour les concurrents de Pékin Express qui font parfois ce genre d'exercices en courant et avec un sac à dos de vingt kilos... Au sommet la vue sur les ponts , la nature et les stupas environnants nous a récompensé. Nous poursuivons notre périple , autre ancienne capitale : Ava. Empruntons d 'abord un bac pour traverser un bras de l'Irrawaddy, de l'autre côté nous attendent des carrioles tirée par un cheval...Ava a perdu son statut de capitale et semble restée figée dans une autre époque..... Nous savons que quelques jours auparavant , il pleuvait mais la boue présente dans les sillons des charrettes était-elle uniquement l'œuvre de dame nature, rien n'est moins certain.... À l'heure de l'iPad , iPod et autre iPhone nous voici encaqué dans un véhicule d'un autre temps quasi trop petit pour contenir deux personnes ....en sus , le chemin n'est pas carrossable au sens littéral du terme... Massage fessier assuré, sans doute une bonne blague faite au touriste...nous avons malgré tout apprécié notre promenade . Le but étant de visiter les lieux , nous serons donc amenés à monter et à descendre de ce superbe carrosse un certain nombre de fois...inutile de chercher le centre de remise en forme de l'hôtel....nous aurons fait fessiers, abdominaux, haltères..... Au fond d'un monastère , une image surréaliste :des "mini moines" assis par terre devant un tableau noir, écrivant dans un cahier posé à même le sol, un moine leur donnant la leçon du jour.Nous n'avons bien entendu pas pu percevoir le thème du cours cependant , au mur était épinglé tableau du corps humain, planètes, et autres thèmes didactiques qui laissent penser que l'éducation n'est pas seulement religieuse. Une très jolie image était gardée pour la fin de journée: le pont U Bein, pont en teck de 1,2 km de long. Nous l'avons traversé d'ouest en est...ensuite, en attendant que le soleil décline, nous avons savouré une bière locale accompagnée de quelques crevettes grillées.....la vie de touriste est parfois dure (LOL) De petites barques commençaient à partir....serait-ce un bon moyen de profiter du soleil couchant .....bien sûr ...proposition faite à deux touristes solitaires de partager les frais et nous voilà partis à quatre pour jouir d'un coucher de soleil fantastique! Il ne nous restera plus qu'à rejoindre notre hôtel .....la nuit est tombée , la traversée de Mandalay sera un embouteillage monstre , la pollution bien présente.

Samedi, lever à 5 heures afin de profiter du petit déjeuner dès l'ouverture (6 heures) avant d'embarquer pour dix heures de navigation direction Bagan . Pour la première fois , l'hôtel organise ce repas sur le toit ....ils ne sont pas du tout rodés....d'autant plus qu'un groupe de germanophones , pour qui la ponctualité signifie un quart d'heure à l'avance, tourne en face du buffet vide comme les vautours au dessus de leur proie...Peut -être étaient ils aussi "cafeinodependants" car ils se mirent en file afin d'obtenir leur ration de café ! Nous en avions assez vu...en route pour la croisière ...où un petit déjeuner était aussi prévu... Bateau de luxe à la Birmane, c'est à dire seulement pour touristes, sièges réservés , petits tickets sur les bagages( cela fait joli ), fauteuils en rotin sur le pont..... Petit déjeuner plus serein qu'à l'hôtel....il faut néanmoins faire la queue pour recevoir deux toasts grillés , un œuf dur, une banane et être autorisé à prendre de la confiture... aux fraises ( surprise!) avec un couteau dans le pot, ainsi que du beurre... Durant notre voyage , cela est vrai de manière générale en Asie , nous avons rarement rencontré des couteaux à table...sans doute ignorent -ils sa fonction.... Les touristes étant majoritairement en groupe , ils sont venus avec leur boîte à tartine....nous avons donc pu largement nous reservir. Globalement , la nourriture nous a plu.Nous n'avons rien rencontré de vraiment étrange pour nos papilles européennes. Même dans les endroits fréquentés par les locaux , les plats étaient modérément épicés. Contrairement aux chinois , les birmans n'ont pas l'air friand de pâtisseries ou sucreries en tous genres... Après quinze jours sans aucun plat sucré, dans une boulangerie-pâtisserie, nous nous sommes risqués au "roulé confiture": très bel aspect, moelleux, terminé par une poudre type cacahuète grillée ......la confiture s'avèrera être de la mayonnaise et les cacahuètes des filaments de poulet déshydraté... L'Irrawaddy est un long fleuve tranquille....les paysages sont agréables bien que un peu monotones... À bord du bateau, quelques londoniennes , contemporaines de Georges Orwell et peut-être rescapées du Titanic... Arrivée au coucher du soleil , vue depuis le taxi sur quelques pagodes....mais la visite sera pour dimanche et lundi. La voiture étant convenable , nous en profitons pour organiser la promenade dans les temples le lendemain. Recherche d'un restaurant , les routes sont peu éclairées et les véhicules encore moins....les bœufs n'ont ni phares , ni catadioptres Le dimanche, le chauffeur se montrera un peu radin et peu enclin à nous satisfaire...aussi le lendemain comme Pierre en mourait d'envie , nous louons une bicyclette électrique. Le matin , le bitume est peu fréquenté.... Ce type de véhicule permet bien sûr de sortir des sentiers battus......nous voilà partis en pleine campagne entre les champs de maïs et de canne à sucre....massage fessier assuré mais il commençait quasi à nous manquer... Certains chemins sont assez sablonneux , Pierre se prenant pour Rambo , s'est parfois retrouvé par terre .... On sait maintenant pourquoi son petit-fils François apprécie le bac à sable (LOL) Retour à l'hôtel, soleil couchant, il y a nettement plus de circulation sur le tarmacadam.Claudine n'apprécie pas être suivie de près par un gros autobus qui klaxonne à qui mieux mieux.... Mardi, il nous manque encore une pagode à notre palmarès...Nous choisissons le pickup pour nous y rendre..... À l'aller , le toit est rempli de moines et l'intérieur d'une vingtaine d'individus essentiellement de sexe féminin, sans doute la raison des religieux à l'étage. Au retour, nous voyageons au milieu de paniers remplis à ras bord :fruits, légumes, riz et cartons d'oeufs... Nous nous battons gentiment pour payer le même prix que les locaux....la somme est dérisoire mais ce n'est pas une raison pour être pris pour des dollars sur pattes... Cela se fait sans agression , avec le sourire mais avec insistance de part et d'autre.... Lorsque nous connaissons le prix pratiqué pour les locaux , pour l'exiger , la difficulté est d'avoir dans le portefeuille la somme exacte... A 18h35 nous sommes censés décoller pour Yangon....nous aurons ainsi bouclé la boucle Le vol aura un heure vingt de retard soit le même temps que la durée du vol..... Arrivée à 21h 30 à l'hôtel, un B&B...nous avons faim mais nous craignons qu 'il soit un peu tard ... Le propriétaire du B&B nous conduit gentiment au restaurant le plus proche...nous nous asseyons, ils nous donne la carte puis nous disent cinq minutes après....Sorry we are closed...??? Retour à l'hôtel , idem....cette fois, ce sera la bonne : nous n'irons pas au lit sans souper! Lendemain matin vol Yangon Kuala Lumpur impeccable.... nous avons droit à 20 kilos de bagages et la balance marque 20,00kg.... Récupération du sac , recherche de la consigne....départ pour le centre ville...nous avons 12 heures d'escale...suffisant pour revoir,3 ans plus tard, une ville qui nous avait plu. Impossible de ne pas rendre visite aux tours Petronas... Nous en profitons pour manger avant de "rembarquer " à 0h05 pour Perth...option pizza pour changer des nouilles...inutile de se ruer sur le steak .....l'Australie nous attend. A LCCT , l'aéroport de Air Asia et autre low cost à Kuala Lumpur , nous aurons la surprise d' un Xième contrôle interdisant les liquides de plus de 100ml....alors que nous avions déjà passé douane et autre scanner.... Nous avons donc été obligés de jeter l'eau achetée cinq minutes auparavant , quand a la crème corporelle obtenue afin d'utiliser nos derniers ryggits....Elle est passée sous le pantalon de Claudine.... Le gag étant d'autant plus gros qu'ils laissent passer les bouteilles à eau vides...ou ils n'ont rien compris aux soi disant mesures de sécurité ou il faut à tout prix que les compagnies vendent leurs bouteilles d'eau Dans l'avion , prétextant la nécessité de prendre un médicament , Claudine a obtenu un verre d'eau gratuit mais à la seule condition d'accepter de l'eau bouillante!

AUSTRALIE , de Perth à Darwin Arrivée ponctuelle à 5h du mat à Perth...le soleil est déjà levé! Pour sortir de l 'aéroport, nous sommes passés à travers tous les contrôles..les australiens craignant toute intrusion alimentaire , ils ont la "fouillite" aiguë ! Même Tobby n'a pas eu envie de nous renifler... Petite promenade en taxi afin de prendre la voiture de location au centre ville. Direction l'hôtel à 60 km au sud de Perth: conduite à gauche, volant à droite et boîte automatique…

Nous sommes bien arrivés à Mandurah, un peu tôt pour le check in ..peu importe, nous dormirons dans la voiture en attendant midi. Très joli aparthotel, vue sur océan , machine à laver, sèche linge....parfait pour se faire une valise neuve. Ce jeudi, vu la courte nuit passée en avion , nous nous contenterons d'une sieste, des courses pour les repas et d'un coup d'œil sur la ville qui en réalité est une station balnéaire créée de toutes pièces. Vendredi, cap sur Perth, visite de la ville et du jardin botanique. Nous n'y trouverons pas la huitième merveille du monde....néanmoins gentille balade urbaine avec ses contrastes :petits bâtiments dits anciens(+/-1850) entourés de hauts, voir très hauts édifices. En face de la cathédrale Saint Michel , une sculpture censée représenter saint Michel terrassant le dragon ....pas sûr qu'elle ravirait les montois. Détail intéressant pour le touriste, au centre ville tous les bus sont gratuits. Le jardin botanique est situé dans un énorme parc au bord de la Matilda Bay , jolie vue sur la ville et belle collection de banksias, proteas endémiques en western australia Moins jolies que celles des bouquets chez les fleuristes européens (originaires d'Afrique du Sud), nous en rencontrerons beaucoup au bord des routes tels des sapins Noël garnis de grosses bougies jaunes. Promenade sur un pont suspendu à la hauteur des sommets des eucalyptus...après le Costa Rica nous étions quasi au ras des pâquerettes ... Retour à l'hôtel,60km environ 40 d'un embouteillage au pas d'homme....les australiens sont dix sept millions sur un territoire plus étendu que l'Europe....mais ils s'installent tous au même endroit. Cela doit être pour le dépaysement ....cf Astérix en Hispanie Samedi , visite de Freemantel, périphérie de Perth, quartier bohême..il fait chaud, la bière à la pression est plutôt agréable et nous permettra enfin de vous envoyer le mail précédent .... Dimanche , départ pour le sud....sur la route principale une course cycliste est organisée ....impossible de l'emprunter ...résultat 30 km vers le nord pour enfin rejoindre une autre en direction du sud..... Le pays étant immense ,60km n'ont sans doute pas plus d'importance que 100 mètres en Europe ... Le paysage est boisé, essentiellement des eucalyptus mais ceux ci sont immensément grands et particulièrement droits. Peu avant l'arrivée à Denmark , nous rencontrons nos premiers kangourous.Cette fois nous verrons d'abord des marsupiaux vivants, alors que cinq ans plus tôt nous en avions vu des dizaines morts au bord des routes avant de les contempler sur pattes... Nuit dans un B&B au bord d'une marre , nous sommes bercés par le coassement des grenouilles.Afin de transformer en dérision cette pollution sonore , la propriétaire à ajouté des grenouilles partout y compris sur le PQ..... Nous avons cependant très bien dormi.

Au nord de Perth, les grands eucalyptus font place à une végétation type maquis, cela nous permet d'avoir de belles échappées sur l'océan Indien. Arrivée à Port Denison, jolie cabine rouge face à l'océan pour passer la nuit.La température est clémente mais le vent est vraiment très puissant...pas de bbq ce soir . Jeudi, nous continuons notre chemin vers le nord, la route est droite et bordée de grandes exploitations agricoles:céréales , bœufs , chevaux La moisson à déjà été effectuée , le foin , en meules bien enroulées jonche les champs dorés....cela change du vert puissant des eucalyptus .Il est vrai que nous les avons quittés il y a mille kilomètres... Les "road train" font leur apparition mais en direction du sud...pas besoin de les dépasser .De toute façon, ils roulent à tombeau ouvert malgré leur 36,5 mètres de long. Nous traversons Geraldton, une ville de 39000 habitants, la plus grande entre Perth et Darwin...4800km En dehors de Perth , il n'y a que peu d'habitants....mais il n'y a pas de couverture GSM...que font les west australiens avec leur deux pouces?? Arrivée à Denham, notre cabine est face à l'océan. L'eau est transparente et d'un turquoise intense. Vendredi , départ pour Monkey Mia , nous avons rendez vous avec de sympathiques dauphins.Sans doute à cause de leur petite taille , ils s'approchent vraiment très près de la plage , la où les humains ont de l'eau jusqu'au genoux. Nous sommes dans un parc national , les cétacés sont bien sûr attirés par les poissons du petit déjeuner .La théorie dit qu'ils ne reçoivent de la nourriture que trois fois dans la matinée et que celle-ci ne couvre que 40 % de leur besoin afin qu'ils restent "sauvages". Les pélicans sont aussi intéressés par le festin...leur comportement ainsi que leur taille font partie du spectacle... Nous continuons notre périple vers le nord, le paysage est aride , la terre couleur brun orangé contraste avec le vert des épineux . Quelques rapaces nous saluent au passage ... Nous traversons Carnavon, une ville de 9000 habitants consacrée à la culture maraîchère car établie le long de la Gascoyne river... Nous traversons celle-ci, il n'y a pas une goutte d 'eau, seulement du sable... Par contre le long de la route des panneaux « floodway » et des poteaux pouvant mesurer la hauteur des eaux jusqu'à deux mètres.....nous pouvons imaginer l'intensité des crues! Pas de panique, le ciel est bleu et le thermomètre marque 44 º centigrades Nous passons le tropique du capricorne....nous voilà à nouveau"sous les tropiques" En quelques kilomètres , influence océanique , le thermomètre a perdu 10 degrés.... Le paysage change, la végétation est moins dense, apparition des termitières. Tel des pains de sucre, elles se dressent, brunes et élégantes. Ceci dit, nous les trouvons moins charmantes lorsqu'elles s'invitent chez nous!

Arrivée à Exmouth, ville de 2500 habitants Durant la seconde guerre mondiale, elle fut une base sous marine américaine. Quelques traces , notamment des sacs de sables pétrifiés autour du phare... Samedi, visite du Ningaloo Marine Park, patrimoine de l'humanité et du Cape Range National Park. Les deux parcs se chevauchent le premier occupe la côte et la partie maritime et le second le reste des terres . Nous n'avons pas eu la chance de voir les whale sharks L'observation de la vie sauvage est surtout une question de patience....de beaux points sont aménagés mais sous 40°....la patience , même mère de toutes les vertus atteint plus rapidement ses limites..... Dommage mais nous savons aussi que les animaux ne sont pas très vaillants sous cette chaleur. Nous verrons néanmoins quelques wallabies, quelques émeus et des oiseaux. Les plages sont superbes et le turquoise de l'eau toujours aussi intense....quelques "surfistes", parachutes ascensionnels et véliplanchistes . La route se termine sur un canyon jamais à sec , le seul dans la région Petite promenade en bateau, observation d'oiseaux et d'une espèce de wallaby vivant dans les rochers.Sa petite taille,30-40 cm est surprenante . Voyage accompagné de myriades de mouches, plus collantes les unes que les autres...Heureusement , elles ne piquent pas mais elles entrent dans les oreilles, le nez et les yeux et sont plutôt insensibles au produit répulsif ... Passage au super marché, nous optons pour des saucisses "outback" et pur bœuf : au moment de les cuire, surprise , il n'y a ni boyaux, ni autre matériau autour ...ce sont donc des hamburgers en forme de saucisses! Elles étaient très savoureuses et bien épicées....pas besoin de ketchup Dimanche, départ pour le Karijini national park. La route est rectiligne ..... Nous traversons sur un pont la Ashburton river...surprise, il y a un peu d'eau stagnante pour le plaisir de cinq canards....vu la longueur du pont, les crues doivent être "hyper impressionantes". Arrivée à l'ecolodge:de grandes tentes avec un "vrai lit" mais sans électricité au milieu du parc, de quoi jouer les Robinson Crusoe version"bourgeoise". Après avoir répondu à la question d'où venez vous aujourd'hui , nous avons été surpris d'entendre un :"ah, vous ne venez pas de loin"...nous venions de rouler 625 km... Deux jours auparavant , le parc a été fermé pour cause d'incendie, il y a très peu de monde, nous passerons la nuit seuls au beau milieu de la nature... Les tentes sont spacieuses et trois des quatre côtés peuvent s'ouvrir , une moustiquaire nous protégeant des moustiques et surtout des mouches toujours aussi collantes ..... La nuit est claire et , malgré la pleine lune, très étoilée. Alors que tout autour , le paysage est d'un plat affligeant ....le parc est vallonné et comporte une série de gorges se terminant par de tout petit lac , version piscine La journée , la chaleur dépasse les 35°....nous nous sommes contentés de visiter en surface sans descendre dans les gorges.... Claudine hurlant lorsqu'elle entre dans l'eau en dessous de trente degrés , inutile d'effrayer les wallabies Nous sommes à 750 mètres d'altitude, en plein été les températures peuvent atteindre 50° mais en hiver -5°, températures digne du désert !? Le camps , fort de son monopole , pratique des prix normaux pour une société régie par l'économie de marché ......nous avions donc décidé de nous transformer en "hollandais":poulet roti , tomates, pain, pastèque, charcuteries.... Tout cela accompagné d'un vin rouge issu des cépages de la Margaret River. La majorité des vignerons australiens sont de petits producteurs, exporter n'est sans doute pas rentable… à moins que les européens refusent de boire du vin capsulé et non bouchonné.... Mardi , départ à cinq heures du matin,950 km nous séparent de Broome , soit 10 heures de route .... Ce ne sont pas les tournants qui nous compliqueront le chemin...peut être les road trains qui sur cette route ne sont pas limités à 36,5 mètres mais peuvent atteindre 53,5 mètres soit vingt et un essieux (21) Nous n'avions pas bu.... Sur le trajet, une seule ville et quatre roadhouses:relais routiers où l'on trouve á peu près tout le nécessaire mais pas le superflu, carburant, logement, repas chaud , boisson, fusible, jerrycan, ....

Objectif atteint : 950 km,10 heures de route... Nous arrivons donc à temps pour nous jeter dans la piscine et visiter le supermarché Ce soir barbecue ...en Australie , le bbq est surtout une raison pour cuisiner à l'extérieur , même dans les camps, pas de charbon mais des bonbonnes de gaz ... Moins de charme mais efficacité ... Aujourd'hui , c'est Cable Beach qui attire les étrangers....mais la ville est aussi réputée pour ses perles. Autrefois "pêchées " dans le fond de la mer, elles sont maintenant produites dans des fermes. Quelques magasins exposent, outre des perles, le scaphandre qui était utilisé..impressionnant : bottes de 12 kg chacune, partie supérieure 25kg... De nombreux chinois, japonais et malaisiens ont perdu la vie dans cette recherche mais donnent maintenant à la ville( 16000 hab) un air cosmopolite et multiculturel peu commun en Australie . Mercredi, visite de la ville, de la plage , de la piscine et utilisation de la lessiveuse et du séchoir ....sac à dos neuf! Le premier orage de la saison nous surprendra...dans la piscine Nous y avons aussi rencontré un australien connaissant Amiens et Menin....un de ses oncles est enterré à Amiens , tué pendant la première guerre mondiale! La pluie a cessé , l'arc en ciel est complet, nous aurons droit au coucher de soleil sur la plage...les nuages adouciront la lumière . Petite anecdote :commençant à cuisiner, les plaques électriques ont refusé de continuer à chauffer....au menu pâte aux poissons, crevettes et moules...cru ? Difficile.... Dans ce type de logement " self catering", après l'heure, c'est plus l'heure....il n'y a plus aucun service. Un peu d'imagination et nous utilisons le bbq pour chauffer l'eau et un poêle pour le poisson...opération réussie . Jeudi, nous continuons notre avancée vers le nord.Le ciel est plombé , les orages menacent. Les nuages donnent au paysage un aspect théâtral et estompent les violents contrastes entre le vert des eucalyptus et le rouge brique de la terre A partir de l'embranchement pour Derby , notre route change de cap, nous irons désormais plus vers l'est que vers le nord. Le paysage change peu mais nous voyons apparaître de nouveaux types d'arbres malheureusement, la botanique de nos études n'ayant pas dépassé les zones dites tempérées nous ne savons pas leur attribuer un nom...

Arrivée à Halls Creek. en Australie , l'alcool se vend dans les bars et les "bottle shop" . Nous sommes en territoire aborigène donc pas de bottle shop...., les natifs ayant tendance à noyer l'oisiveté....mais possibilité de boire vin, bière et plus si affinité au bar de l'hôtel .... Notre chambre est "fully licensed" mais néanmoins limitée à 2 bouteilles de vin et 17 bouteilles de bières par personne.....(pour l'alcool type whisky nous n'avons pas retenu les chiffres..)....rassurez vous nous nous sommes arrêtés bien avant... Sur l'utilité de cette loi restrictive , nous nous contenterons d'un:"no comments" Nous sommes à 2500 km de Perth, dans le même fuseau horaire.....la nuit tombe avant 18 heures et le jour se lève à 4 heures trente. Après Halls Creek, la route est étonnement sinueuse....bien sûr pas de tournants serrés mais le paysage se découvre au fur et à mesure ... Quelques collines et des bovins type indien(grandes oreilles pendantes , bosse sur le dos juste après les omoplates) attirent notre attention.. Les termitières se dressent tels des menhirs (miniatures...) Petit détour jusqu'à Wyndham(900 hab), la ville la plus au nord de west australia..... La région est "montagneuse", jolies gorges et beaux baobabs. Ville portuaire mais aussi minière nous pourrons admirer depuis un sommet la formation de road trains ....vu d'en haut et à côté d'une voiture , ils paraissent encore plus impressionnants..... Arrivée à Kununurra, logement dans un ibis style...qui ressemble à tout sauf à un ibis... Réception de 6am à 8pm....le compromis ibis: " nous règlons tout en 10 minutes " n'a pas l'air de mise....mais rassurez vous la photo des fondateurs est bien au mur. Superbe piscine....couverte par des vélum tendus...sans eux, en plein soleil elle eut été surchauffée Tel Furnace creek à Death Valley.... Samedi, départ pour le Northern Territory afin de rejoindre Katherine...Nous aurons ainsi presque "bouclé la boucle".....il y a cinq ans nous avions effectué le trajet de Sydney à Sydney , empruntant la partie est et la route centrale qui passe par Katherin et Darwin. Petit détour pour jeter un coup d'œil au Lake Argyle, lac de barrage destiné à l'irrigation. Il constitue aujourd'hui une halte pour les oiseaux migrateurs et un havre de paix pour les crocodiles.....très jolis paysages. Arrivée dans le Northern territory , nous vieillissons d'une heure et demi d'un coup sec et sommes priés de mettre à la poubelle tout ce qui est végétal (fruits, légumes, plantes) Le ciel est menaçant , nous essuierons quelques averses ... La route est agréablement sinueuse , nous croisons quelques véhicules mais en 570 km nous ne dépassons ni sommes dépassés par aucun véhicule...en résumé la route est déserte Arrivée à Katherine Reconnaître les lieux cinq ans après est toujours amusant...pas de statue à la même place et Eugène Sue ne nous regarde pas( cf Yves montand , le télégramme)...mais le bureau de poste , la station service Caltex sont toujours bien présents... Plouf dans la piscine...ici le vélum nous abrite de la pluie.. Dimanche , destination Darwin pour l'avion qui est censé décollé à 1h 05 c'est à dire lundi....Vol de nuit..... Le ciel est noir, il tombe des cordes....le journal annonce un cyclone...Alyssia qu'il s'appelle , un vrai qui effraye les locaux... La question est: décollera décollera pas..... Nous accélérons notre départ afin d'éviter les floodways...Pas d'orage sur le chemin et arrivée à sec à Darwin. Un peu trop tôt.... Coucher de soleil avorté...... Nous profitons de l'animation dominicale de la rue centrale de Darwin pour manger...une pizza Pierre ayant décidé que vol nocturne égal souper pizza....(cf Kuala Lumpur ) La menace de cyclone est toujours présente...mais l'avion décolle à 2 heures et arrive sous le soleil à 5 heures à Brisbane... Petit déjeuner à l'aéroport et départ pour de nouvelles aventures....

Addenda Non mais à l'eau quoi? Ou de l'étude comparative de l'attitude humaine devant une bouteille de H2O... Heho, Mandalay:les liquides, connaissent pas!les scanners, si! Rangoon :l'eau se jette mais la bouteille vide peut être conservée et être remplie après le contrôle... Kuala Lumpur : se jette au premier contrôle, se vide au second et peut se remplir d'eau chaude dans l'avion....sauf que dans l'avion les hôtesses ne sont pas toutes d'accord ... Darwin : don't worry ...prends ta bouteille d'eau.... Brisbane:jette ta bouteille d'eau mets tous tes liquides de moins de 100ml en sachet de plastique ( les même que ceux que tu trimbales hors sachet depuis Málaga...) peu importe qu'il faille 5 sachets pour tout caser....

En résumé : parfois l'eau peut exploser Les grandes théories sur les explosifs peuvent avoir différentes interprétations ..... Conclusion :??????????????????LOL/ MDR

NOUVELLE ZELANDE Les nouvelles aventures commencent sous le signe de la "drache".... Atterrissage lundi à Christchurch après un long passage dans les nuages....au sol la pluie tombe avec force. Selon le chauffeur de taxi (une chauffeuse de taxi),24 heures auparavant , ils jouissaient de 26 degrés .... Arrivée à l'hôtel ou nous commençons les visites par celle du lit.....la pseudo nuit ayant été courte et mouvementée ... Nous ne visiterons pas Christchurch maintenant mais dans huit jours lors de notre second passage.Nous avons néanmoins le temps d'apercevoir les stigmates du terrible tremblement de terre de février 2011. Petite promenade jusqu'au restaurant...ce sera l'occasion de tester les moules de Zélande...... Mardi départ en train pour Greymouth , le climat n'est pas au beau fixe...il pleut et le thermomètre marque 10 degrés ...parcours intéressant , sans plus, mais peut être avons nous "trop" voyagé dans les trains suisses... Wagon à l'air libre pour prendre des photos....l'air est libre mais prendre des photos relève de la bagarre....les chinois se comportent comme dans le métro de Pékin ! A Greymouth nous prenons possession de la voiture de location...il pleut, il fait un froid de canard et le vent intensifie encore cette sensation ... Pierre est de très mauvaise humeur .... Passage par le supermarché , notre chambre est "self contained"...petite soupe au potiron bien pimentée pour nous réchauffer... Le mercredi matin, surprise :le ciel est dégagé mais la température reste fraîche . Le panorama est diversifié , grandes vertes prairies, moutons, bovins, cervidés, échappées sur l'océan et vue sur les montagnes enneigées et les glaciers. Nous arrivons au glacier Franz Josef suffisamment tôt pour effectuer la promenade qui nous mène au pied, le soleil est de la partie et un pull superflu... Nuit proche de l'autre glacier : le Fox L'emplacement géographique de ces deux glaciers est très surprenant: à douze kilomètres de la mer et latitude équivalente au nord de l'Espagne Jeudi matin , nous trotterons non pas autour du glacier Fox (trouvez la vanne) mais autour d'un charmant lac où en théorie se reflètent les montagnes....le thermomètre affiche 20° sous un soleil déjà puissant. Détour jusqu'à Jackson Bay , charmante route entre mer et forêt se terminant par une splendide vue sur les montagnes enneigées depuis la plage... Arrivée à Wanaka ,30° à l'ombre...nous voulons souper sur la terrasse mais il y fait trop chaud! Vendredi matin , le ciel est nuageux et les températures ont chuté.. Visite de Arrowtown, ville historique qui connut son essor à l'époque des mines d'or, quartier chinois type « bokrijk » assez surprenant néanmoins . Nous achetons un baguette dans une épicerie restaurant "bonjour Paris"tenu par des francophones....expérience correcte...cela change du pain à toast grillé.. Le ciel s'assombrit....alternance d'averses Notre avancée jusqu'à Glenorchy au bout du splendide lac Wakatipu se termine dans une purée de pois ....(le Seigneur des Anneaux s’est inspiré de la région) Samedi nous quittons Queenstown sous la pluie , les nuages sont très très bas...le vent fort , le thermomètre marque 8° En chemin la pluie se transforme en neige et le mercure (aujourd'hui interdit) descend à 2°. Les lupins multicolores bordent la route...beaucoup de moutons...10 fois plus nombreux que les humains (en NZ, of course) Nous rencontrons aussi des élevages de cervidés , à ce jour nous n'avons pas pu déterminer la finalité ...nous constatons seulement qu'il n'y a pas de viande de ce type ni dans les étals de boucher , ni à la carte des restaurants..exportation? Le panorama de plaine se transforme en un paysage de haute montagne....la route ne dépassera pourtant pas l'altitude du signal de Botrange.(point culminant de Belgique,700m.) Les sommets montagneux atteignent 2000 mètres et la verticalité de leurs parois donne lieu à de nombreuses cascades La forêt est dense, les lichens envahissent les arbres, le spectacle est fascinant et a un petit air de Fantasia.... Il manque la musique de "l'apprenti sorcier" pour que les feuillus se mettent à danser.... Au bout du chemin une croisière sur le fjord du Milford Sound, nous avons réservé depuis l'Europe mais nous sommes seulement deux .....le bateau navigue à partir de six personnes ....l'aventure est remise au lendemain matin....ce soir la visibilité est correcte sans plus, espérons que le climat nous accompagnera...et que demain sera un jour meilleur.... Ce soir nous dormons dans un établissement mi camping, mi auberge de jeunesse mi hôtel ... Possibilité de cuisiner dans la zone commune....un espace ouvert où tout le monde se croise... Mélange de spécialités et coutumes internationales...l'asiatique cuisine ses noodles et boit sa bière chaude, le français boit du vin fusse- t- il chilien..les travailleurs locaux alternent bière et alcool fort;quelques uns sans doute moins prévoyants attendent que le buzz leur annonce que le plat comandé est prêt ....certains en short , d'autres enmitouflés...

Il a plu toute la nuit....les nuages sont toujours très bas...mais sur le fjord les conditions s'améliorent Nous aurons droit à une jolie balade sur le fjord jusqu'à la mer:bonne visibilité , sommets enneigés , cascades nombreuses , lions de mer jouissant du soleil , colonies de pingouins de petite taille.... Nous avons eu de la chance ....les conditions atmosphériques sont nettement meilleures que hier En route pour Invercargil ...nous croisons quelques troupeaux ... afin d'amener les vaches à la traite, des tunnels sont aménagés sous les routes , le fermier avec un véhicule et un chien canalise les 450 têtes ...ou dans ce cas 450 pis Rassurez vous nous n'avons pas compté les vaches mais posé la question au propriétaire! Autre rencontre, au milieu de la route celle la,250 moutons... Ils font dans le bétail mais pas dans le détail...conséquence si vous voulez acheter du beurre 500 grammes minimum Le célibataire local a intérêt a inviter des amis s'il ne veut pas manger du beurre rance.... Dans les supermarchés plus d'un mètre linéaire est consacré aux beurres...neuf sur dix sont salés à raison de 6 grammes par kilo...voilà pourquoi il y a des muffins aux carottes...( n.b les normes européennes sont identiques: beurre salé= plus de 5 grammes de sel par kilo) Mardi, départ pour Dunedin et la péninsule d'Otago Le ciel est bleu mais le vent souffle avec force....petite balade bien ventilée pour rencontrer des phoques à fourrure. Ils sont chez eux , sur la plage et ne semblent pas être importunés par la présence des humains...ce n'est pas la première fois que nous observons ces animaux marins mais ici nous sommes vraiment très près ...seul le bon sens nous interdit de les toucher... À la pointe de la péninsule d'Otago possibilité de voir des albatros royaux et des manchots.. À cette heure, les manchots ne sont pas visibles, ils sont partis pêcher ....il faudrait venir à la tombée de la nuit lorsqu'ils rentrent au bercail ...nous avons déjà fait cette expérience il y a cinq ans en Australie et dans de meilleures conditions... Quant aux albatros, ce serait la seule colonie continentale au monde.... cependant, pour espérer les voir, ailes déployées , il faut s'acquitter d'un droit d'entrée proportionnel à l'envergure de ces oiseaux.... Visite guidée , bien sur..mais nous sommes en pleine nature et il s'agit d'observer un animal sauvage dans son habitat....pas d'un centre de conservation de l'espèce ... En sus , ils ont poussé le vice jusqu’ à imposer un droit d'entrée pour atteindre la cafétéria , la boutique à souvenirs et les toilettes...trop c'est trop...en guise d'albatros nous relirons le poème de Baudelaire...

Petit rappel pour ceux qui auraient oublié ou n'auraient pas été contraints de l'analyser à l'âge de 15 ans....

Charles BAUDELAIRE (1821-1867)

L'albatros

Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers, Qui suivent, indolents compagnons de voyage, Le navire glissant sur les gouffres amers.

A peine les ont-ils déposés sur les planches, Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux, Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches Comme des avirons traîner à côté d'eux.

Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule ! Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid ! L'un agace son bec avec un brûle-gueule, L'autre mime, en boitant, l'infirme qui volait !

Le Poète est semblable au prince des nuées Qui hante la tempête et se rit de l'archer ; Exilé sur le sol au milieu des huées, Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.

Mercredi direction Christchurch ... Nous avons "visité" toutes les villes que nous avons traversé :Invercargill , Dunedin...à vrai dire peu de commentaires peuvent être faits..quelques bâtiments de la fin du XIX° et très peu d'animation ....de toute façon à cinq ou parfois six heures tout est fermé.. Christchurch présente un aspect différent....le tremblement de terre de février 2011 rythme toujours la vie des habitants....bâtiment érigé mais totalement fissuré...hôtel impeccable , ouvert au public au milieu des ruines de la cathédrale , hôtel ruiné laissant entrevoir coussins et draps de lit....une ville qui ne sait si elle doit survivre ou se laisser mourir ....la renaissance côtoyant la déchéance Jeudi, pour nous rendre à Nelson, nous décidons de "refaire" l'Arthur Pass", ce col que nous avons emprunté en train 9 jours auparavant ... Le ciel est relativement dégagé et la température dépasse les 20° ...panorama de 360°...nous aimerions être des bécasses... Le trajet nous a paru beaucoup plus spectaculaire en voiture....route étroite, sinueuse , dénivelé de 16%.. Nous avons la chance de croiser le Tranzalpine , en retard sur l'horaire..occasion rêvée pour le photographier..

Nelson , ville de 43000 habitants a voulu conserver et rénover les maisons du siècle dernier.....une rue entière soit 16 maisons ont été réhabilitées ou même reconstruites ....certains pays détruisent leur passé , d'autre essayent de s'en créer un.... Ce sera aussi notre point de départ pour la visite du parc Abel Tasman..nous devrions voir des plages de sable fin et de l'eau turquoise ...mais les nuages sont très bas.... Nous saluons au passage Ernest Rutherford , père du modèle de l'atome et prix Nobel de chimie(1908), né ici à Brightwater A l'aller la route de col, bien que le sommet soit à moins de mille mètres , est dans un épais nuage....le temps étant très instable , nous aurons plus de chance au retour mais les bords de mer resteront pluvieux et dans le brouillard. Samedi départ pour Picton où nous embarquerons pour l'île du nord. Le ciel est plus clément et la route très étroite est charmante. Trois heures de traversée pour rejoindre Wellington , une heure dans un fiord, une heure de pleine mer et une heure le long des côtés de l'île du nord. La mer est calme mais dès la pleine mer, des bourrasques de vent rendent difficile la station debout sur le pont... Arrivée à Wellington , capitale de Nouvelle Zélande,164000 habitants Visite de la ville, un vent de tempête nous accompagne....méritant la terminologie de"alerte rouge" sous les latitudes européennes et qualifié de banal ici... Nous n'avons vu ni une poubelle , ni un papier par terre...néanmoins Pierre n'a pas eu "des nœuds" dans ses cheveux... Un charmant petit funiculaire nous emmène au-dessus de la colline afin de visiter le jardin botanique... Jolie descente à travers les arbres, ainsi qu' à travers d'un cimetière .. Celui ci ayant été conservé en tant qu'exposition de rosiers anciens... Bucolique.... La visite du musée Te Papa, tant recommandé par toutes les publications ne nous a pas particulièrement passionné Nous sommes le 8 décembre , jour de la parade de Noël , cortège ressemblant à la cabalgata espagnole mais sans les bonbons......à l'endroit où nous avons regardé, le public était confiné derrière des barrières grillagées de 2,50 mètres de hauteur...pas de risque de voir un enfant s'élancer sous un char....mais pas très glamour.. Un camion devait suivre car un quart d'heure après le passage, plus aucune trace... La cuisine, dite équipée , de notre studio comprend un grille pain, une bouilloire électrique et un micro onde.... Pierre apprécie les œufs au petit déjeuner....même après une recherche approfondie sur le net, Claudine n'arrivera pas à obtenir un œuf sur le plat qui ne soit pas cuit dur.... Claudine déteste et continuera à détester le micro onde.... Lundi , départ pour Tongariro, région de volcans actifs, de nouveau, nuages bas... Cette fois peine perdue, nous ne verrons pour ainsi dire rien.... Nous emprunterons le lendemain matin une seconde fois la même route dans l'espoir d'en voir plus, mais les nuages resteront bien accrochés au sommet des volcans.... Mardi, autre activité volcanique: fumerolles , boue et geyser...sous le soleil exactement ! Ici, la nature à été transformée en parc d'attraction...et le geyser Lady Knocks éructe à 10h30 précise tous les jours...moyennant une bonne dose de savon....si si! À part ce show un peu stupide , le sentier au milieu des fumerolles est bien organisé et la promenade très agréable . Cap un peu plus à l'est....ces terres sont les premières au monde à être éclairées par le soleil levant...un peu plus à l'est encore et nous sommes hier! Le dégradé de vert de la forêt est impressionnant, les fougères se dressent tels des palmiers au milieu des arbres, la verticalité des troncs augmentent leur majestuosité, quelques arbres en fleurs attendrissent la tonalité , quelques pins ponctuent le tableau de tâches plus sombres , de temps à autre quelques jeunes feuilles d'eucalyptus ajoutent une touche de bordeaux ...

Jeudi, direction Auckland , le ciel est bleu , nous en profitons pour choisir une route proche de la mer...rencontre avec quelques baba cool qui paraissent vivre au bord de l'eau dans de vieux autobus aménagés.Vu le spectacle au bord de la mer nous comprenons qu'ils s'incrustent..... Petite promenade à travers la mangrove pour rejoindre une plage, là aussi le paysage est sublime...grande plage de sable blanc et seulement deux paires d'humains. Visite d'Auckland : bien sûr, pas de grands monuments , un ville agréable, vivante , métissée bref une vrai ville selon nos critères européens . Nous avons enfin pu acheter du poisson frais et faire lever des filets....la Nouvelle Zelande est entourée d'eau mais le poisson ne paraît pas être leur nourriture favorite... Dans les grandes surfaces , le rayon poisson est réduit généralement à du saumon.Cependant, celui-ci est vraiment , vraiment meilleur qu'à Málaga.......(plus cher aussi mais la différence vaut vraiment la peine) Autre surprise : un bar belge , Leffe blonde, brune, Stella , Jupiler, Hoegaerdeen au fut et un choix de bières spéciales supérieur à celui du Vaudrée (à Liège) Le lendemain , petite promenade en bateau jusqu'à l'île de Rangitoto, l'île est un volcan éteint mais les guides prétendent qu'elle a la forme d'un œuf sur le plat..... Nous avons donc escaladé l'œuf sur le plat.....pas si plat que cela... Deux kilomètres et demi de montée parfois un peu raide au milieu des coulées de lave...la vue au sommet mérite l'effort consenti..... Dimanche, nous quittons l'hémisphère sud direction Singapour... Premier vol Auckland- Melbourne, après l'atterrissage nous restons sur le tarmacadam plus d'un demi heure pour que l'avion se place au hub, vol suivant Melbourne Singapour , outre le retard au décollage nous tournerons un certain temps au dessus de Singapour bref nous en avons pour notre argent ...d'autant plus qu'il nous faut ajouter cinq heures de décalage horaire. Récupérons les bagages, passage à la douane , métro , petite balade sac à dos et nous arrivons à l'hôtel ... Lundi visite de Singapour, oú nous étions déjà venu il y a trois ans entre l'Ouzbequistan et l'Indonesie Nous profiterons surtout de l'ambiance...Noël approche et les rues sont lourdement décorées. Noël sous les tropiques , les sapins et les allusions à la neige nous paraissent ubu roi... Il fait chaud et horriblement humide.... Visite à Marina Bay Sands, l'hôtel aujourd'hui symbole de Singapour, trois tours réunies en leur sommet par un édifice en forme de bateau et en porte-à-faux... Au dessus , vue à 360°... Mardi , l'avion qui nous emmène à Abu Dhabi est à 19h30, nous en profitons pour visiter un nouveau jardin ( il n'existait pas il y a trois ans) La visite aurait pu être plus longue mais la chaleur est vraiment accablante..... Arrivée à Abu Dhabi peu après 23h , passage à la douane ( rapide la plupart des passagers sont en transit), promenade dans l'aéroport pour rejoindre le comptoir des voitures de location ..il ne reste plus qu'à rejoindre l'hôtel,30 km plus loin, merci le GPS ! Mercredi , visite de la grande mosquée . Celle de Casablanca est paraît- il plus grande mais celle -ci par sa blancheur extérieure est très impressionnante ..à l'intérieur marbre blanc , décors floraux , grands lustres en cristal de Swarovski mais malgré tout , finesse et impression de légèreté . Entrée gratuite et mixte mais Claudine n'a pas échappé au rituel de l'abaya....nom donné ici au vêtement considéré comme décent ....grande robe noire couvrant les bras jusqu'au poignet et si nécessaire couvrant les jambes jusqu'au sol..sans oublier , il va de soi, la capuche servant de foulard... Pour ceux qui regrettent d'avoir peu de photos de Claudine...ici Pierre s'est défoulé.. Visite de l'Emirate Palace, un hôtel dans la démesure ... Pour sa construction, trois milliards de dollars .....peut être le plus cher au monde.... Aujourd'hui 1800 employés y travaillent. Immense mais raffiné, musique classique en live ....nous sommes ici y loin de Las Vegas.... La fauconnerie à été classée en 2010 patrimoine immatériel....La lecture de guides a enfin permis à Claudine de déterminer ce qu' est un gerfaut … Jeudi , départ pour Dubaï ...130 km d'autoroute à six bandes, limitée à 120 ou 140 km/heure mais où les Porsche Cayenne , les Audi V6 et autre Ferrari ne semblent pas concernées par cette limitation! L'essence vaut 0,32 € /litre.....50 litres....16 euros.... Ils roulent à tombeau ouvert, dépassent par la droite , se rabattent à gauche..... Dubaï , la démesure....la tour la plus haute au monde, le mall le plus grand au monde, l'hôtel le plus...tout est hors norme... La vue sur la ville depuis la jumerah palmeraie est sublime...une forêt de buildings, tous différents et élégants... Une vitrine de pétrodollars .... Vendredi, ultime expérience aéroportuaire .......passage au scanner pour entrer au terminal correspondant à notre vol.....les ordinateurs peuvent rester dans les sacs mais les ceintures doivent être ôtées:première file....deuxième file : enregistrer les bagages....troisième file: passage de la douane, douaniers de blanc vêtu , essuie de vaisselle sur la tête nous accueillent sans desserrer les dents; quatrième file : un autre scanner...autre allergie aux ceintures mais flacons de plus de 100 ml bienvenus! Cinquième file : vérification du boarding pass pour monter dans le bus qui conduit à l'avion; sixième file : nous montons dans l'avion depuis le tarmac.....l'avion est un A330-200 contenant plus ou moins 350 "humains". Nous décollons avec un quart d'heure de retard Arrivée à Düsseldorf , passage de la douane, nous sommes en transit.... puis....surprise : un nouveau scanner.....ici allergie totale aux liquides, un sachet par personne et le reste à la poubelle! Tout cela dit avec l'amabilité d'un pitbull enragé ......Bienvenue en Europe! Direction Málaga, le ciel est dégagé...les Pyrénées sont superbes....nous atterrissons par la mer ...le spectacle est fabuleux.
Aller et dormir en camp à Dakhla? (Maroc)
by Laetiliot · 2007-12-08 · 6 replies
2 questions: Les billets pour aller à Dakhla en avion de Paris sont chers & du coup on pense passer par marakkech & faire marrakech Dakhla en taxi brousse, on est 5, est ce que qq un l'a déjà fait? les prix des tentes bédouines sur la plage est 35€/pension complete par jour à Dakhla.... cheros... est ce que c'est chaud d'arriver là bas sans reserver, & d'improviser sur place?

Trip pendant les vacances de Noel....

Par avance merci! Laet
Arabie Saoudite
by Completion · 2004-03-14 · 9 replies
Hello,

j'envisage de me rendre à Riyadh, qui peut me donner des infos (us & coutumes particuliers ?) pour que l'occidentale que je suis ne commete pas d'impairs..?

je connais l'afrique du nord, j'y ai des repères, beaucoup moins le Moyen-orient dont je rêve un peu quand même...

merci d'avance
Du KTP au Kaokoland
by Caperam · 2014-12-02 · 229 replies


Du KTP au Kaokoland, notre troisième séjour en Afrique Australe avec 4 enfants.

1) Trajet partie Afrique du Sud

2) Trajet partie Namibie

Quand nous avons préparé ce voyage, nous avions deux objectifs : visiter le Kgalagadi transfontier park et aller dans le Kaokoland. Notre principal problème, certains s'en souviennent ici, était de trouver un véhicule adapté à notre famille... et trouver le mode d'hébergement idéal. Nous avons fini par nous décider pour deux 4x4 avec tentes de toit et alternance de camping et de logements en dur. En effet, avec 4 enfants, il nous fallait trois tentes, nous avons vite exclu la remorque pour cause de difficultés de conduite, il n'y a pas de camping-car 4x4 pour 6, les rares voitures 4x4 pour 6 personnes ne permettaient pas de ranger toutes nos affaires et surtout obligeaient à avoir une tente au sol... formellement refusé par les enfants et moi-même ! Pour nous sentir à l'aise dans le sable, nous avons effectué un stage 4x4 en région parisienne au mois de juin.

Nous avons construit notre circuit avec départ de Johannesburg, pour lequel nous avons un vol direct depuis Saint Denis deux fois par semaine, et dépôt de la voiture à Windhoek au retour.

Le 25 septembre, A 6h, le taxi est là. Notre avion survole la Réunion cette fois ci.

3) Vue de la Réunion

A Johannesburg, nous patientons très longtemps à la douane... puis nous trouvons notre taxi, prenons un peu d'argent au distributeur, une carte de téléphone et nous voilà partis pour le nord de la ville, chez notre joueur Bushtrackers où nous avons loué un Hilux et un Land Cruiser.

4) Le land-cruiser de Raf

5)Mon hilux

Nous recevons un accueil chaleureux avec boissons et biscuits et pendant deux heures, nous remplissons les papiers et découvrons les véhicules, leur contenu, le montage des tentes, etc...

Frigos, table, chaises, tout pour cuisiner et caisses vides pour ranger les aliments, draps, serviettes, oreillers, couvertures, couettes dans les gros sacs verts, tout est là.

6)L'intérieur d'un coffre

7) L'autre coffre

Nous quittons le loueur avant 14h en direction de l'ouest. Je ne suis pas très rassurée au volant de cette grosse Toyota, avec la conduite à gauche. Heureusement, nous ne nous aventurons pas en centre ville et de quatre voies en quatre voies, nous trouvons facilement la route N14. Nous décidons de nous arrêter à Ventersdorp, pour avoir le temps de faire quelques courses et également parce que les loueurs étaient assez pessimistes concernant la qualité des hébergements au delà de cette ville.

La première guest house où nous nous rendons est complète, le personnel nous conseille Mosaïc, un BandB dans une ferme en dehors de la ville.

8) La piscine du B n' B

Nous y sommes seuls et vraiment bien, nous profitons de la grande piscine. On mange en ville au resto nommé Pompéï qui a brûlé il y a quelques années et en a gardé des traces.

Le 26 septembre, après le petit déjeuner et une discussion avec notre hôte, ancien pharmacien, nous prenons la route à 8h30 pour Witsand, un lieu de dunes de sable blanc au milieu du Kalahari. Dans la région de la mine de fer de Khumani, un énorme nuage rouge envahit tout, même les glissières de sécurité sont rouges de poussière. La route n'est pas folichonne, le paysage est moyen et les villes pas terribles. Heureusement, les 70 derniers km de piste sont plus jolis. A 16h30, nous arrivons à Witsand Kalahari Nature Reserve où nous prenons possession d'un beau chalet en pierre.

9)Le chalet n°5 à Witsand

Nous allons nous promener dans les dunes blondes.

10) Les dunes de Witsand

11) Les dunes de Witsand

Puis nous faisons 5km de voiture et escaladons les roaring sands, des dunes qui "rugissent" dans certaines conditions climatiques (que nous n'aurons pas).

12)roaring sands

Nous profitons d'un magnifique coucher de soleil depuis les dunes.

13) roaring sands

14) roaring sands

15)Le paysage alentour

16) roaring sands

17) roaring sands

Au retour, nous croisons une quantité incroyable de lapins dans la lumière des phares.

Nous mangeons dans le chalet qui est très bien équipé.

18)Bonne nuit...
Vos coups de coeur en Egypte?
by Tikoun · 2006-01-16 · 36 replies
En bref, qu'est ce qui vous as le plus séduit en Egypte, votre coup de coeur? Je pars 3 semaines fin mars, je ne connais rien de l'egypte, je suis autant attirée par les temples/pyramides, le désert, que les promenades sur le Nil, votre avis m’intéresse !
Pérégrinations sud-africaines
by Simc4 · 2019-01-26 · 307 replies
Bonjour,

Nous voilà de retour de ce deuxième voyage en Afrique du Sud, qui aura été, tout comme le premier, un séjour magnifique. Ayant profité sur ce site de nombreuses informations sur l’AFS et de réponses de différents membres à mes questions d’avant départ, je vais essayer en retour de vous faire partager les différentes étapes de notre voyage mais surtout notre enthousiasme par rapport à ce pays, ses richesses et ses habitants. Nous avons adoré les différents coins de l’Afrique du Sud mais aussi du Lesotho que nous avons parcouru pendant un mois en juillet/août 2017 et un mois en juillet/août 2018. Pour le voyage 2017, par manque de notes prises en cours de route et aussi un peu (beaucoup) par manque de temps et de courage, nous n’avions pas publié de carnet. J’espère que celui-ci sera à la hauteur de notre émerveillement tout au long de notre périple. Ce carnet étant notre toute première production, il ne sera probablement pas exempt de petites erreurs ou approximations.

En route donc pour ce périple de 6000 km environ s’étalant du 11 juillet au 12 aout 2018. Ce voyage nous l’avons réalisé en couple et nous avons dans la cinquantaine (comme ça vous savez presque tout😉).

Quelques informations générales sur le voyage.

Itinéraire :

11/07 Départ de Bruxelles en soirée 12/07 Arrivée Jobourg 14h00 - nuit à Malelane 13/07 Kruger – nuit à Skukuza 14/07 Kruger – nuit à Skukuza 15/07 Kruger – nuit à Satara 16/07 Timbavati reserv – nuit à Shindzela tented camp 17/07 Timbavati reserv – nuit à Shindzela tented camp 18/07 Route vers Swaziland – nuit à Dullstrom 19/07 Swaziland – nuit à Malkern 20/07 Swaziland – nuit à Malkern 21/07 Route vers le Drakensberg – nuit à Didima Camp Cathedral Peak 22/07 Drakensberg – nuit à Didima Camp Cathedral Peak 23/07 Drakensberg – nuit à Didima Camp Cathedral Peak 24/07 Route vers le Royal Natal NP – nuit à Thendele Upper Camp 25/07 Royal Natal NP – nuit à Thendele Upper Camp 26/07 Royal Natal NP – nuit à Thendele Upper Camp 27/07 Route vers Kimberley – nuit à Kimberley 28/07 Kimberley – nuit à Kimberley 29/07 Route vers Upington – nuit à Upington 30/07 Route vers Augrabies Falls NP – nuit à Daberas Guest Farm 31/07 Augrabies Falls NP – nuit à Augrabies Camp 01//08 Augrabies Falls NP – nuit à Augrabies Camp 02/08 Route vers Kgalagadi Transfrontier Park – nuit à Urikaruus 03/08 Kgalagadi Transfrontier Park – nuit à Urikaruus 04/08 Kgalagadi Transfrontier Park – nuit à Kalahari tented camp 05/08 Kgalagadi Transfrontier Park – nuit à Kalahari tented camp 06/08 Kgalagadi Transfrontier Park – nuit à Nossob 07/08 Kgalagadi Transfrontier Park – nuit à Askham (70 km sud du park) 08/08 Route vers Vryburg – nuit à Vryburg 09/08 Route vers Madikwe Game reserv – nuit à Thakadu river camp 10/08 Madikwe Game reserv – nuit à Thakadu river camp 11/08 Madikwe Game reserv – nuit à Jobourg 12/08 Jobourg – avion vers Belgique via Addis Abeba 13/08 Arrivée en matinée à Bruxelles

L’itinéraire s’est organisé autour des réservations dans les parcs et notamment celles dans le KTP très difficiles à obtenir et bookées 1 an à l’avance ; dès le premier jour, les premières heures même de la mise en location sur le site.

Le Vol Bruxelles – Jobourg a été exécuté avec Ethiopian Airlines Aucun problème, horaires respectés, service à bord normal, repas corrects. Le grand plus : beaucoup de place pour les jambes sur les différents vols Le choix de Ethiopian était au départ un choix économique (490 euros A/R par pers. Réservé 10 mois à l’avance) mais il s’est avéré aussi très confortable avec une escale à Addis Abbeba de 2h00 à l’aller et 3h00 au retour

Nous avons loué une voiture chez Europcar via Rentalcars pour toute la durée du séjour. Mise à disposition et retour à l’aéroport. 31 jours de location pour 1288 euros Le véhicule était un Nissan Xtrail 7 places, boite auto avec 4X4 non permanent (que nous n’avions pas demandé et qui n’a été que très peu utilisé sur certaines pistes sablonneuses du KTP) Par contre le fait d’avoir un véhicule surélevé a vraiment été utile dans les différents parcs et permet une meilleure vue lors des games drive Vu le nombre de kilomètres parcourus, le confort de ce genre de véhicule a aussi été fortement apprécié.

Budget tout compris avec les vols pour 2 personnes : 7600 euros pour 34 jours de voyage dont 32 sur place. Les 4 nuits en réserves privées ont évidemment lourdement impacté le budget . Mais ça valait le coup au final… Tous les logements durant le séjour étaient en « dur » (pas de camping)
Coin tranquille et ensoleillé pour couple de retraités (sud de la France)
by Jcmm · 2016-01-08 · 98 replies
Bonjour, Mon épouse et moi même sommes des retraités de 65 ans et désirons déménager dans le sud pour bénéficier d'un climat plus clément l'hiver. Nous habitons actuellement près de Guéret en Creuse et c'est souvent très humide et froid. Nous souhaitons une région calme, ensoleillée, pas trop humide ni venteuse. Avez vous des conseils intéressants? Merci
3 semaines en Afrique du Sud - Compte rendu d'une boucle classique
by FamilleUS · 2014-09-01 · 73 replies
Bonjour à tous,

Ci-dessous un petit compte rendu de notre périple Africain au cœur de l’hiver Austral. Nous sommes partis en famille (2 adultes et 3 ados de 18, 16 et 14 ans) pour un premier séjour en Afrique du Sud et un parcours très très très classique : Cape Town puis Durban / Santa Lucia / Swaziland / Kruger / Blyde et Joburg.

Merci à ceux qui nous ont aidé à préparer ce voyage. Pour l’anecdote, on a souvent relu au cours de nos étapes, le carnet d’Eric B afin de comparer avec nos impressions du moment. C'est même devenu un classique à chaque étape : "et qu'est ce qui dit le fameux Eric B sur Santa Lucia ?..."





Le trajet, les logements, le programme…

Nuit 1 : Paris 20h50 / Dubai / Cape Town 16h15 Vols Emirates : A380 jusque Dubai (super !) puis A340 (moyen)



Nuits 2 à 6 : 5 nuits à Cape Town Nous avons loué un (superbe) appartement (Star Holiday Apartments via Booking.com) : Cuisine équipée où nous avons dîné les 5 premiers soirs, 3 chambres, 200 m², garage, ménage fait tous les 2 jours, belle vue sur le port, quartier résidentiel et bien placé. Budget un peu élevé mais justifié (10 450 zar pour 5 nuits).

http://www.starapartments.co.za/

Coté voiture, on a loué un Xtrail chez Thrifty. J’ai bien cru que la transmission allait me rester sur les bras tellement il était poussif. En plus c’est assez inconfortable pour le passager central arrière. Petite sueur froide à la fin à cause de la transmission…

Notre programme sur Cape Town :

Premier jour pour aller à Hermanus voir les baleines.

Le temps est maussade. Nous sommes passés par la très belle route de Gordon’s Bay où les baleines se baignaient en bordure de plage, puis Betty’s Bay et sa colonie de pingouins et enfin Hernanus où le resto du routard était très sympa (Zebra crossing) mais où on s’est pris une pluie lourde et tropicale…Bref, on a vite plié les gaules même si les baleines étaient bien là dans la baie (bien qu’un peu lointaines).





Deuxième journée autour de Hout Bay et de Cape Town. A 10h00 nous étions sur le port de Hout Bay pour aller voir les « seal » vers Duiker Island (attention le dernier départ de la journée en cette saison est vers 11h15). Très sympa à faire. Puis nous sommes allés chercher le King Protea aux jardins de Kirstenbosch avant de filer sur Cape Town. Déjeuner vers 15h00 sur le Water front dans une franchise pas terrible (Santa Ana Spur) puis ballade en bordure de mer. On ne s’est pas attardé car nous nous étions fixés comme règle d’être rentrés chez nous avant le coucher de soleil (vers 18h15 en cette saison). Par ailleurs on avait proposé aux enfants de visiter le Township de Langa mais l’idée n’a pas été retenue : « ça fait un peu zoo quand même ! ».

























A suivre...
Cameroun: partir seule, faire du WWOOFing?
by Katherina · 2012-02-05 · 19 replies
Bonjour, je compte partir seule au cameroun en juin-juillet 2012. Plusieurs problèmes se sont alors posés à moi: - les questions de sécurité, puisque bien que les avis divergent, il semble globalement peu prudent de se balader seule... (je crois qu'être métisse ne m'empêche pas de sentir le touriste à plein nez...) - des questions financières, l'hébergement en hôtel représentant un coût conséquent, et je ne sais pas si les locations longues durée sont aisées pour disons une ou deux semaines dans une ville... - pour obtenir le visa, il faut un contact sur place, ce que je n'ai pas actuellement. Le WWOFING m'est alors apparu comme une bonne alternative puisque me permettant d'avoir un contact sur place, et de rencontrer des gens, en particulier des "autochtones" en sortant de la relation touristes- autochtones. Et l'idée de faire des travaux agricoles me plaît bien. J'ai donc envoyer un mail à peter yuhala, dont j'avais en l'occurrence entendu parler sur ce site, pour savoir comment cela se passait... et il m'a répondu mais seulement en me disant qu'en payant les frais d'inscription, je recevrai la liste des hôtes... Il n'y a pas de sites internet... Donc me voilà avec bien peu d'infos... Notamment, puisque j'irai en pleine saison des pluies, y a-t-il à cette époque de l'année besoin de main d’œuvre agricole (question peut-être naïve mais je suis novice!)? Quelqu'un a-t-il fait du wwoofing au cameroun? Plus globalement, j'aurai aimé avoir des témoignages de gens partis seul au cameroun, savoir comment ils se sont organisés: visa, hébergement, ont-ils pu se balader seul tranquillement (le guide du routard le déconseille par exemple, ce qui finit par m'angoisser quelque peu...), dans quelles régions ils ont pu aller (j'ai cru comprendre que le Nord du pays subissait quelques tourments et que c'était toute une aventure pour s'y rendre sans danger)... Merci d'avance de vos réponses.
Utilité du carnet de passage en douane pour un tour d'Afrique en 4x4?
by JacquesFab · 2010-09-17 · 19 replies
Bonjour,

j'ai regardé un peu dans les fins fonds du forum ce qui se dit a propos du carnet de passage en douane pour un 4x4 en afrique et soit les informations sont partielles soit elles ne sont pas a jour.

Le carnet de passage en douane coute de l'argent et est une contrainte supplémentaire au voyage, de plus il n'est pas utilie apparemment pour beaucoup de pays d'afrique comme en Afrique de l'Ouest.

Parmi vous y en a t'il qui sauraient me dire pour quels pays en afrique le carnet de passage en douane est un élément indispensable et sans lequel toute entrée avec le vehicule est impossible ? Globalement quels sont vos points de vue sur ce document ?

merci.
Auto-stop de la France vers Barcelone?
by ZePouchif · 2010-02-27 · 26 replies
Salut =) J'aimerais partir à Barcelone avec un ami cet été, pendant la semaine du 14 juillet, et si possible en stop pour éviter les frais de transport et pour découvrir une nouvelle expérience de voyage. Cependant, j'ai entendu dire que le stop ne faisait pas partie des moeurs espagnoles, donc j'aimerais avoir l'avis de ceux d'entre vous qui en ont déjà fait l'expérience. Par ailleurs, si vous avez des renseignements sur l'hébergement à Barcelone (vaut-il mieux auberge de jeunesse ou camping ?), n'hésitez pas ! Merci P.S : nous sommes un majeur et un mineur
Route entre Zagora et M'hamid en voiture (Maroc)
by Mais18 · 2007-02-23 · 36 replies
bonjour est ce que la route zagora-mhamid est bonne en voiture de tourisme merci
De l'usage du cannabis dans le monde
by Pondy · 2007-02-21 · 278 replies
La discussion sur la loi concernant l’usage de la cigarette a soulevé des passions et l’un des contributeurs a évoqué le sujet de la légalisation du cannabis qui en ferait autant.

Tout à fait sérieusement : le cannabis, quand il est évoqué sur le forum est modéré sur le champ. C’est parfaitement normal puisque les seules questions qui surgissent sont « où trouver du bon shit à Goa » « combien coûte le cannabis à …..etc.. »

Cependant, il serait parfaitement intéressant d’ouvrir une discussion sérieuse, le cannabis se trouvant dans tous les pays du monde. Du Maroc à l’Inde, du Mexique à la Thaïlande, des Pays-Bas au reste de l’Europe etc..

Sur le forum, quantité de membres connaissent les lois dans les pays, les risques encourus, ceux liés à la consommation au niveau de la santé, de la justice etc…

Je propose donc d’ouvrir un dialogue qui ne soit pas une foire d’empoigne mais une réflexion sensée, structurée. Quelques questions : Pensez-vous que fumez à l'étranger soit bien perçu par les habitants du pays ? Pensez-vous que l’usage du cannabis améliore les performances intellectuelles ? Pensez-vous que le cannabis ait en effet désinhibant ? Pensez-vous qu’un joint fumé occasionnellement soit anodin ? Pensez-vous que quatre à six joints par jour relèvent d’une pathologie ? Troubles psychologiques, troubles physiologiques ? Pensez-vous que le joint régulier diminue la fertilité masculine ? Pensez-vous que fumer à l’étranger soit anodin : en Inde par exemple ? Pensez-vous qu’il soit possible sans risque de transporter sa propre consommation au retour en France sans contrôle douanier ? Pensez-vous qu’il n’y ait aucun danger lorsque l’on vous en propose au Maroc, en Turquie, au Mexique, en Inde etc… (Délation du vendeur par exemple) Pensez-vous que fumez un joint régulièrement soit moins dangereux sur la santé que le tabac ? Pourquoi légaliserait-on l’usage du cannabis en France ?

Il y a mille questions.

Ce forum est vraiment le lieu pour en parler, parce que le sujet intéresse un nombre inimaginable de jeunes et de moins jeunes voyageurs. Il me semble important qu’il ne soit pas tabou, faire l’autruche ne supprime pas le problème. Vf est un forum informatif…et ouvert du moins je l'espère... Discuter, échanger, réfléchir et partager des visions différentes entre tous les voyageurs me semble passionnant pour ceux qui partent dans l’idée d’en trouver, pour ceux qui ont des enfants confrontés à ce problème, ceux qui connaissent des voyageurs incarcérés à l’étranger etc.. etc.. Je demande à la modération de tenter le coup et, si la discussion dérape, supprimer ou verrouiller le post tout simplement.

Il y a des discussions sur la prostitution, sur le sida, sur la violence, sur tous les thèmes de société que l’on rencontre dans le monde entier alors pourquoi pas sur le cannabis ?

Dom.
En Belgique
by Otlexo · 2009-06-03 · 27 replies
Pour un pays aussi petit que la Belgique il y a vraiment beaucoup de chose à visiter, mais quand on commence à vivre en Belgique ce n'est plus la même chose! Je travaille en Belgique et je dois rester ici jusqu'en 2011. Evitez de montrer que vous êtes étranger, sinon ils commenceront à se méfier de vous en pensant que vous êtes des réfugiés. Dans les banlieux de Charleroi il y a des quartiers où les policiers n'entrent jamais!!! Donc chaque jour il se passent des choses...! Liège est considérée comme une ville super dengeureuse en Europe! Moi-même j'ai été agréssé 2 fois à Bruxelles et 1 fois à Anvers. Ne vous étonnez pas que les policiers et les habitants disent que c'est des étrangers, sans les avoir vus! Alors que toutes ces 3 fois que je me suis fait agréssé c'était par des belges!
Sécurité en voyage en voiture en Roumanie?
by Clairemaza · 2007-11-08 · 40 replies
Bonjour, J'envisage de partir en Roumanie en voiture cet été, et de traverser ainsi une partie de l'Europe. Une amie bulgare me l'a fortement déconseillé, en me disant que la Roumanie était un pays sinon dangereux, du moins peu agréable à visiter pour des étrangers qui sembleraient munis d'argent (je précise que je ne roule pas en mercedes non plus!). mais elle n'y est pas retournée depuis plusieurs années. En gros, on risquerait de s'y faire voler la voiture ou harceler à longueur de temps, ce qui réfrène un peu l'envie de partir. Qu'en pensez-vous?
Voyage en Tunisie prochainement: sécurité?
by Grobeauf · 2011-01-07 · 157 replies
Je dois allé avec ma femme dans 15 jours en Tunisie croyez vous que c'est dangereu avec ce qui se passe las bas. J'ai vu des violences et je me demande si on dois pas toute annuler? qu'en pensez vous?
L'Espagne et le Portugal: un émerveillement
by Leonlemay · 2010-08-16 · 6 replies
RÉCIT DE VOYAGE EN ESPAGNE ET PORTUGAL

par Léon A. Lemay Partie 1Intro Septembre 2007, nouveau séjour en Europe. Cette fois : Le Portugal et l’Espagne. Je connais très peu l’Espagne pour n’y avoir séjourné qu’une fois. Le Portugal m’est encore inconnu. Certes, on peut vivre sans connaître la péninsule ibérique mais je veux ajouter dès maintenant ces pays à ma collection. Pourquoi cette partie de l’Europe ? Pour parodier Sir Edmund Hilary à qui on demandait pourquoi vaincre l’Everest, ce sommet de l’Himalaya ? : « Parce qu’il est là » aurait-il répondu.

Le service sur Suisse Air est impeccable. D’abord un choix d’apéro, de Perrier à cognac servi avec un bon chocolat suisse évidemment. Puis une autre décision difficile, pâtes ou poulet, avec vin ou autres breuvages. Écran individuel, hôtesses et stewards des plus affables, deux voisins Guylaine et Laurent qui feront aussi la même virée, ça commence bien. L’envolée vers Zurich prendra près de sept heures à l’aller mais huit heures vingt au retour. À Madrid, Rosa, notre guide de l’Agence Allambra choisie par Tours Chanteclerc nous attend. La cinquantaine, bonne expérience à cette fonction, belle culture historique, français difficile mais bien agréable malgré un accent terrible, terrible. Madrid Enfin, nous voici à l’Hôtel Castalonia-Gaudi. C’est la première occasion de rencontre des trente et un (le un, c’est moi) compères et commères qui vivront ensemble cette expérience de tour organisé. La plupart sont des retraités avec moult expériences de voyage apprendrai-je au fil des jours par des allusions aux différences et ressemblances avec le Vietnam, la Chine, le Brésil ou Haïti pour moi. Les couples plus jeunes sont des travailleurs en vacances. Tous m’apparaissent sympathiques a priori. On vient de tous les coins du Québec, notamment Québec, Ste-Hyacinthe, Huntington, Lotbinière et le grand Montréal. Deux couples de Franco-Ontariens sont aussi des nôtres.

L’hôtel est luxueux comme d’ailleurs le seront tous les autres établissements offerts par notre Tour-opérateur. Une heure ou deux de sommeil pour me remettre d’une longue veille et je m’empresse d’aller visiter le fameux musée Prado situé tout près de l’hôtel. La ville de Madrid est très représentative des autres grandes capitales européennes que je connais : des parcs, des monuments et, beaucoup de circulation. Je me réjouis de voir autant d’arbres le long des boulevards, surtout des platanes au tronc ressemblant au costume de camouflage des militaires, Les Madrilènes sont calmes, courtois et propres. Beaucoup de touristes aussi avec sacs à épaules et appareils photos qui, en couple, qui, en cortège suivent la guide à drapeau.

Le Prado est immense. Et vieux. Il aurait grandement besoin d’une cure de rafraîchissement mais d’abord un bon nettoyage tant à l’interne qu’à l’extérieur. Mais n’est-ce pas le contenu qui compte d’abord ? Sa collection, l’une des plus importantes au monde, réunit les œuvres de tous les âges, de nombreux pays, de tous les genres. Évidemment les artistes espagnols sont les mieux représentés à la pinacothèque avec Goya, Le Greco, Vélasquez et Murillo. Faute de temps, je n’ai pu me rendre aux peintres modernes comme Dali, Picasso et Miro. Mais j’ai admiré des œuvres de génies comme Titien, Le Tintorêt, Van Dyck et tant d’autres dont on retrouve les illustrations dans tout bon dictionnaire. Celui qui m’a le plus frappé est Raphaël, ce collègue de Michel-Ange, tant dans ses petits formats que dans d’immenses toiles à motifs religieux.

Mais où s’en va l’art ? Dali, Picasso et Miro sont morts. Et moi, je ne me sens pas tellement bien, me faut-il avouer !

En matinée du lendemain, un grand tour de Madrid. Au-delà des places fleuries, des monuments équestres et des fontaines où l’eau jaillit en cascades sur un rythme flamenco, ce qui séduit le touriste est le faste des devantures de commerces et résidences sur les grands boulevards. Les fenêtres sont couronnées de festons en forme de guirlande et les toits, de colonnades, de dentelles de pierre ou de personnages mythiques voire même au faite d’une banque j’ai vu un char romain avec attelage de chevaux qui semblent s’emballer sous le fouet de gladiateurs. Et combien de caryatides au drapé révélateur et de guerriers à la pudeur protégée par une feuille de vigne ! Je crois que c’est l’ensemble de ces détails qui fait la beauté d’une ville. On dirait que, ici, on s’impose d’ajouter l’esthétique à la froideur grisâtre de la pierre.

Mais, ce qu’il y a du monde en soirée ! On se dirait à la sortie d’un spectacle au Centre Bell. En groupe de 5 ou 10 ou davantage, on parle, on rit, on circule, on vit. Ici et là, on prend une glace. En fin d’après-midi, il est trop tôt pour les travailleurs de rentrer à la maison. On prend donc une bière ou un vin accompagné de tapas, ces délicieux canapés ou encore quelques pointes de pizza qui permettront d’attendre le souper servi après 21h. si non plus tard Ces apéros consommés aux bars et terrasses de tous les centres ville d’Espagne font partie de la culture locale. La température est fantastique soit de 28°en après-midi à 23° en fin de soirée. Vers 22h, on renouvelle l’apéro qui sera suivi d’une paella ou d’un poisson au nom fort exotique ou d’un des 100 choix au menu de tous les restaurants. Partout, du bon vin, j’en atteste. À minuit, toujours autant de bruit dans les rues. On dit qu’il n’est pas indiqué d’arriver dans un bar avant 23h. Tolède Bonne décision d’accepter, après hésitation, la sortie facultative vers Tolède. Ville médiévale et, pour un temps, la capitale de l’Espagne, cette petite ville construite en montagnes respire le calme et la paix. Les rues sont étroites et toutes en pentes. Les maisons sont basses, modestes et souvent regroupées à la mode arabe autour d’une petite cour où des plantes conservent une certaine fraîcheur. Beaucoup de couleurs surtout à cause des mille géraniums aux fenêtres. C’est l’après-midi, les rues sont quasi-désertes, les boutiques, en sieste. Est-ce l’euphorie de ce début de voyage : je ressens une joie de vivre toute méditerranéenne ?

De retour à Madrid, une longue marche au centre-ville permet de vraiment découvrir la qualité de vie en pays castillan. Le coût de la vie est cher surtout depuis l’avènement de l’euro. On nous met en garde contre les pick pockets et les gitans. Dès 20h, sur l’une des rues principales, une trentaine de prostituées offrent leurs services aux centaines de passants qu’elles ne semblent pas déranger outre mesure. Elles font partie de la vie du milieu. Quelques-unes me sollicitent du regard mais elles me font plus pitié qu’envie. Je prendrai plutôt le dîner avec trois sapeurs-pompiers suisses dont l’un m’annonce adorer le Québec où il est déjà venu. Où ? À Saint-Louis dans la province du Missouri ! Ma relation avec les partenaires Déjà le 8 septembre, l’anniversaire de Nicole, ma douce comme je l’appelle. Je parle souvent d’elle car nombre de mes co-voyageurs s’étonnent de son absence même si certains ont constaté qui j’utilise souvent l’Internet à son adresse. J’ai aussi consulté deux d’entre elles dans l’achat d’un bracelet. La référence à sa polyarthrite répond aux interrogations verbales ou souhaitées. J’aimerais devenir copain-copains avec plusieurs de mes collègues voyageurs plus jeunes mais dois-je constater à mon désarroi, ma crinière blanche me voue davantage de respect que d’amitié. Je déteste souper en solitaire mais me retiens de m’imposer à qui que ce soit. J’attends les invitations ou encore je choisis les tables à couverts multiples où j’ai ma place sans devoir quémander. Aussitôt au sein d’un groupe, je deviens me semble-t-il, le centre d’intérêts car je suis très verbal, parfois drôle et toujours intéressé à entendre mes partenaires parler de leurs intérêts.

Ce soir, je soupe avec Mireille et Guy, Micheline et Pierre ainsi qu’avec « Bibi » l’aînée du groupe. Micheline raconte avec enthousiasme son mariage récent et la grande noce qui a suivi. Les Vachon sont très discrets mais fort sympathiques. Quant à Bibi, notre belle grand-maman, elle ose tout en rougissant, raconter une p’tite histoire osée. On s’amuse. L’Escurial Une autre belle journée de découvertes s’amorce à l’Escurial, une résidence d’été pour je ne sais plus quelles familles royales. Résidence d’été seulement compte tenu de la fraîcheur du site et non le palais de leurs majestés. Le siège officiel de la royauté est au Palais Royal de nos jours bien que le roi n’y habite pas. Avec sa famille, il a sa résidence privée sur des terres sises à quelque vingt km de Madrid. Cette région située au nord-ouest de la capitale est la plus élevée de l’Espagne. Il y a de la neige et du froid pendant leur court hiver. On y fait même du ski. Au temps des cathédrales comme dit Plamondon, les gens avaient froid dans leurs maisons non chauffées et encore plus dans les grands palais.

Selon notre guide local, un jeune historien fort cultivé, la suite des rois de l’époque comprenait quelque 3000 serviteurs soit 1200 rattachés au roi et autant à sa conjointe. Quelque 600 autres s’occupaient des enfants. Il fallait donc loger et nourrir tout ce monde d’où la grandeur des installations aujourd’hui converties en centre administratif pour le gouvernement et en locaux universitaires. À l’Escurial, un pavillon était réservé aux visiteurs étrangers venus de l’une des possessions espagnoles en Amérique du Sud, aux Philippines, au Mexique ou autres colonies. Ces hommes d’affaires ou militaires ou ambassadeurs pouvaient attendre des semaines pour obtenir une audience ou même une seule signature sur un traité, une concession ou un projet d’implantation ou d’exploration ou de conquête militaire.

Connexe à la résidence royale, un immense monastère a été élevé en hommage à San Lorenzo. Il est remarquable notamment par la hauteur de sa voûte centrale et la richesse de sa décoration de fresques, de tapisseries de Goya, de peintures de Vélasquez, de Greco et de peintres flamands. D’une fenêtre dissimulée aux regards des autres participants, la famille royale pouvait assister à la messe sans être vue des clercs et notables qui occupaient la nef. Dans toutes ces églises du Moyen-Âge, le peuple, ces simples roturiers, était confiné derrière un mur à l’arrière de l’église d’où il ne pouvait qu’entendre l’office religieux.

Encore aujourd’hui, quelque cinquante moines exercent leur ministère à San Lorenzo, surtout en éducation et sans doute en recherches bibliques si on se fie à l’importance de la bibliothèque où se retrouvent notamment de gros volumes bien archivés produits localement depuis le temps de la contre-réforme. Une pièce de ce complexe immobilier est remarquable, la nécropole. Tous les rois et reines de l’histoire espagnole et leurs enfants qu’on appelle infantes et non princes ou princesses, y ont leur sépulture. Le tombeau du roi actuel est préparé même si le corps devra attendre un « purgatoire » de vingt-cinq ans après sa mort avant d’y être enseveli.

Les changements climatiques L’Espagne souffre beaucoup du réchauffement de la planète. Il n’y pleut presque plus. On a connu une canicule de plus de 40° cet été dont trois jours de plus de 48° dans la région de Granada. Les green peace locaux prétendent même que dans moins de vingt-cinq ans, une importante partie de son territoire deviendra désertique. Déjà les cultures et l’élevage subissent l’effet des sécheresses. Or, l’Espagne est d’abord un pays agricole ! C’est toute l’économie du pays qui doit désormais compter avec ce phénomène.

Salamanca Un autre trou dans ma culture : je ne connaissais pas Salamanca, la capitale du nord de l’Espagne. Ville universitaire de quelque 120,000 habitants, elle ne compte aucune industrie autre que le tourisme et l’éducation. Deux universités dont l’une, laïque, accueille 30 000 étudiants et l’autre, dite pontificale avec sa charte romaine, 10 000. Ce centre éducatif serait le troisième plus vieux d’Europe après les universités de Paris et d’Oxford. Christophe Colomb dit-on, y est venu en 1486 défendre son projet de voyage à la recherche de la route des Indes. Dès 1929, Franco y établit son quartier général par mesure de protection. La proximité du Portugal lui assurait un corridor de fuite au cas où il devrait partir rapidement. Le bien-aimé Jean-Paul II y est aussi venu en 1996 inaugurer de nouveaux locaux à son centre pontifical.

Notre guide local est féru de connaissances historiques, architecturales et artistiques. Grâce à lui, on découvre des merveilles d’ordre technique et esthétique dans la construction et la décoration d’édifices, de places et de parcs, autant de réalisations qui révèlent le génie des artistes, ingénieurs et architectes depuis le Moyen-Âge. Ainsi les deux cathédrales construites comme des siamoises l’une au 11e siècle, l’autre au XVIe émerveillent les touristes. Je retiens notamment le retable de la plus ancienne qui, à partir de 51 tableaux aux cadres dorés et aux illustrations aux couleurs vives de la Renaissance présentent l’histoire de Marie, de son enfance, de sa vie avec Jésus et de son couronnement dans le ciel. En complément dans le dôme du chœur, la grande allégorie du Jugement dernier où Dieu le Père sépare les bons (en robes blanches) des méchants (nus). Ces derniers glissent vers la grande gueule d’un dragon pendant que la Vierge et Saint Jean Baptiste intercèdent auprès du Père pour des malheureux non encore jugés. Que de travail ! Que de magnificence !

Avec quelques collègues dont les sœurs Carmen et Thérèse, nous assistons à une partie de la messe dans la ‘’nouvelle’’ cathédrale. Après vingt minutes, il n’y a eu que la lecture chantée de deux épîtres et de l’évangile du jour suivie d’un interminable sermon lu par l’un des quinze vénérables chanoines. Peut-être parle-t-il encore ! Il n’y a certes pas plus d’une cinquantaine de fidèles à cette célébration dominicale. Bien moins que les touristes qui ont déjoué la surveillance de deux gardes pour s’infiltrer dans le sanctuaire.

La tauromachie La campagne est jaunie par le soleil. Les foins sont engrangés mais il y a encore des grains à moissonner. Cette région agricole du nord de l’Espagne est réputée pour l’élevage de taureaux à corridas. Le prix d’une bête de quatre ans d’une race particulière dont j’oublie le nom, élevée et nourrie selon un guide strict peut atteindre 6 000 euros. On reconnaît un bon taureau à ses cornes effilées et à sa musculature athlétique. Dans leur environnement bucolique, ces bêtes sont calmes et non agressives mais avec le stress du transport, le confinement dans un étroit enclos et le bruit ambiant d’une foule pouvant atteindre 60,000 personnes, le petit bœuf fonce sur tout ce qui bouge dès son entrée en arène. Les fléchettes des picadors dans son échine l’attisent davantage.

La tauromachie n’est pas un sport ni un simple spectacle en Espagne, au Mexique, au Portugal et dans quelques amphithéâtres du sud de la France. C’est un culte, c’est le traditionnel combat entre la force brute et l’intelligence. C’est une démonstration de courage et d’habileté élevée au rang d’art. Les grands toréadors aspirent au statut de matadors pour devenir des héros nationaux pour lesquels on voue une quasi-vénération. Chaque grande ville espagnole et plusieurs centres urbains portugais ont leur « plaza de torros » où des dizaines de milliers de participants soulignent par d’enthousiastes « OLÉ » l’élégante esquive d’un rein cambré ou la spectaculaire arabesque de la cape aux couleurs de feu. Notre guide Rosa Castella semble déplorer notre peu d’intérêt à assister à une corrida le dimanche suivant. « Autre pays, autres nurses » comme dit mon médecin libanais. Tout le monde ne peut apprécier la poutine ! Le Portugal Nous sommes maintenant en route vers Porto. Déjà la prairie passe d’un jaune de foin séché du côté espagnol au vert tendre des nouvelles pousses dès qu’approche la frontière lusitanienne. Ce riche coloris révèle une plus grande pluviosité d’où possiblement une troisième récolte au lieu des deux seules moissons chez le voisin castillan. Région peu peuplée, on rencontre néanmoins plusieurs villages et même une petite ville nichée sur les flancs d’une colline. Rosa nous informe que le Portugal présente le plus bas taux de chômage de l’Union européenne. Non à cause d’un plus grand nombre d’emplois mais, dit-elle, parce que les chômeurs s’expatrient. Les Portugais en exil préfèrent les autres pays de l’UE au voisin immédiat. Les relations avec l’Espagne sont tièdes au plan économique et en plusieurs autres domaines. C’est évident, les Portugais n’aiment pas les Espagnols et ce, in secula seculorum.

Porto Les mesures d’aide sociale seraient-elles peu généreuses pour les sans-emplois ? Nous rencontrons davantage de gitanes, d’handicapés et de clochards qui tendent la main au portail des églises et même sur la rue. Porto est une grande ville industrielle de deux millions d’habitants, la plus importante après Lisbonne. Les édifices publics, le mobilier urbain, les places, rues et parcs auraient grandement besoin d’une cure de rajeunissement ou, à tout le moins d’un bon ménage. On semble se relever difficilement de l’austérité du régime Salazar qui a imposé sa dictature sur le pays pendant quelque quarante ans.

Porto c’est évidemment le pays de ce vin fortifié le plus exporté de par le monde. Nous avons droit à une visite-dégustation-vente chez le producteur Ramos-Pinto. Des jeunes filles dans la vingtaine nous accueillent dans un excellent français, langue qui, à ma grande surprise, à moins que j’aie mal compris, serait la langue seconde enseignée dans les écoles portugaises.

Les différentes maisons, presque toutes anglaises, qui produisent du Porto choisissent de cinq à dix cépages parmi les quelque vingt variétés cultivées dans la vallée du Douro à quelque cent kms de Porto. Pour le vinifier et le fortifier d’alcool, on apporte les raisins à Gaïa, ville sise en face de Porto sur l’autre rive du Douro, ce long fleuve de près de 1000 km qui traverse l’Espagne et le Portugal pour se jeter dans l’Atlantique à Porto. Vieillie en fûts de chêne plus ou moins longtemps selon la qualité désirée, on distingue trois sortes principales de cette divine boisson. D’abord les Tawny qui sont un mélange de portos de différentes années, donc non-millésimés. On conseille de ne pas les laisser vieillir plus de trois ans. Ils se conservent jusqu’à un an après le premier décapsulage. Les Vintage pour leur part continuent à vieillir jusqu’à 90 ans (j’en doute mais j’en fais l’expérience) s’ils sont conservés couchés et protégés de la lumière. Bonne nouvelle : on ne peut les conserver plus de 2-3 jours après leur ouverture. Les Very Late Vintage sont des vins de qualité supérieure élevés plus longtemps en fûts de chêne français. Enfin on produit aussi des portos blancs dont la couleur fonce en vieillissant sans toutefois altérer le goût.

La cathédrale de Porto, l’une des 100 églises de la ville est aussi un monument qui date de plusieurs siècles. Elle compte trois nefs. Le chœur et le retable (de retro tabula soit derrière l’autel, ai-je appris) sont d’une magnificence qu’on ne saurait retrouver de nos jours. Comme nombre d’autres édifices historiques portugais, cette église devrait être restaurée pour faire mieux valoir ses richesses. Qui en assumerait le coût ? La fréquentation des lieux de culte tant en Espagne qu’au Portugal diminue bien qu’elle soit encore de l’ordre de 50% des fidèles toujours selon notre guide. Étonnant car la pratique se situe à quelque 10 à 15% des catholiques chez-nous.

Fatima En route vers Lisbonne, nous faisons un crochet pour rejoindre Fatima, cette petite ville si renommée pour les neuf apparitions de la Vierge à trois enfants les premiers vendredis de septembre 1917 à mai suivant. Il n’y a pas foule en ce lundi après-midi de septembre. J’y vois deux types de visiteurs : les touristes de passage comme nous et de véritables pèlerins imbus de foi. Une dizaine de personnes terminent à genoux, à une chapelle extérieure près de la haute basilique, leur « chemin de croix ». Comme le veut la coutume locale, je brûle un cierge en faveur de ceux qui souffrent, tant dans leur cœur que dans leur corps. Dans une chapelle latérale à l’intérieur de la basilique, se trouvent les cercueils de Jacinthe et de François au lieu même des apparitions de la Vierge. La troisième témoin de ces manifestations homologuées par l’Église est Lucie devenue religieuse et décédée en 2004. Sa dépouille rejoindra sans doute celles de sa sœur et de son frère un de ces jours.

La basilique est plutôt modeste surtout quand on la compare à ces immenses édifices gothiques du Moyen-Âge visités au cours de ce périple. Quelques vitraux au haut des murs, un chœur simplement décoré d’une statue de la Vierge, autel et retable très simples et des bancs qui ne sauraient être plus ordinaires. Les murs n’ont ni tableaux ou fresques, ni chemin de croix. Ils sont nus. Les visiteurs déambulent lentement et avec foi jusqu’au lieu des apparitions. Notre guide signale que plus de 70 000 personnes ont été témoins de l’obscurcissement du ciel et d’une danse du soleil lors de la dernière manifestation de la Vierge en 1918. La partie arrière de l’église débouche sur un chœur extérieur avec autel face à une immense esplanade pavée qui peut certes accueillir 100 000 personnes lors de manifestations exceptionnelles comme la visite du pape. Au fond de ce terrain, s’élève une immense croix au Christ tordu comme celui de la croix pastorale de Jean-Paul II. Tout autour du sanctuaire, des boutiques fort nombreuses offrent des souvenirs de type religieux surtout : chapelets, statues de plâtre représentant la Vierge, les petits bergers, des personnages de crèches de Noël et autres colifichets. Moi qui ai été élevé dans la vénération de ce mystère de Fatima, je m’étonne de ma faible participation émotive à l’occasion de la visite en ces lieux. Il faut croire que ma foi devient avantage intériorisée.

Lisbonne Que d’autobus ! Chanceux d’avoir un bon véhicule, confortable et climatisé, et un bon chauffeur qui, en manque de nicotine, nous arrête pour des pauses techniques en haltes routières après quelque 100 à 150 kms de route. Aux approches de Lisbonne nous longeons le Tage, ce fleuve si important notamment pour le transport de marchandises de et vers la mer. Une centrale atomique, de nombreuses industries, des quartiers résidentiels de banlieue… somme toute une entrée semblable à celle de toute grande capitale européenne. La grande agglomération de Lisbonne compte plus de deux millions d’habitants. Plusieurs buildings de plus de douze étages voisinent notre hôtel situé assez loin du centre-ville. Le quartier pourrait être très joli si l’environnement était davantage soigné. Peu d’arbres, peu de parcs. Le pavé troué ressemble davantage à celui de Montréal. Papiers, sacs de plastique, mégots de cigarettes polluent le paysage. Bref, ce secteur n’est pas valorisant pour ces magnifiques hôtels ou maisons d’affaires aux devantures de verre et de marbre qui rivalisent de futurisme architectural.

Heureusement, ce commentaire ne s’applique qu’à ce quartier de Lisbonne. Dès qu’on rejoint le Vieux Lisbonne, de belles avenues ombragées de platanes, des monuments en l’honneur de personnages historiques dont Pombale, le premier ministre lors du terrible tremblement de terre de 1755, des places et des parcs avec arbres majestueux, monuments et fontaines remarquables, beaux édifices richement décorés, églises moyenâgeuses que d’aucuns aimeraient visiter et enfin, une particularité portugaise, des avenues piétonnières aux marqueteries de céramique dessinant d’élégantes ondulations aux couleurs noir et blanc comme celles du drapeau national. Bref, une ville et un pays qui entrent dans le 21e siècle en s’efforçant de rattraper le temps perdu lors des années de la dictature de Salazar et de ses successeurs jusqu’en 1975.

Un mot sur le plus dévastateur séisme de l’histoire portugaise qui emporta la vie de plus de 40 000 personnes et détruisit la plus grande partie de la ville. Profitant des circonstances, Pombale a fait redessiner la ville selon des perpendiculaires au Tage. On créa alors de beaux espaces verts, de larges avenues et des zones protégées en bordure du fleuve pour d’éventuels développements urbanistiques. Un visionnaire pour l’époque dont s’inspira sans doute Haussmann dans la transformation de Paris quelque 100 ans plus tard.

Un pont de plus de trois kms enjambe le Tage dont l’estuaire à Lisbonne est très très large. Il fut construit par les mêmes ingénieurs et selon la même technologie que le Golden Gate de San Francisco. Sur les quais, on retrouve les installations portuaires et une longue promenade à l’ombre de la Tour de Garde. Récemment rénovée, cette tour contrôlait jadis les entrées et sorties de et vers la mer. On y a aussi élevé un élégant monument en hommage aux explorateurs portugais qui ont ouvert les portes du monde à l’Europe faisant ainsi bénéficier leur pays et même tout le continent d’importantes richesses importées du Mozambique, de l’Angola et du Brésil.

La cathédrale de Lisbonne souligne aussi sa reconnaissance envers les explorateurs. Des fresques et des tableaux présentent des produits exotiques à cette époque comme le maïs, la canne à sucre, l’ananas et aussi des fleurs et des arbres rapportés par Vespucci, Colomb, Vasco de Gama et autres découvreurs. Lieu de culte ou attraction touristique, la foule à la cathédrale serait telle en périodes touristiques, qu’on ne peut plus y célébrer d’offices religieux tant il y a du bruit, de la circulation et des éclairs d’appareils photos.

Coût de la vie On poursuit l’exploration de ce coin de pays par une visite de la région balnéaire de l’Estoril. Peu de gens à la plage par ce temps nuageux.. Le sable est pâle et les plages sont longues contrairement à celles que nous retrouverons à Torremolinos dans les prochains jours. On dirait que la nature a festonné le rivage en de multiples sections par des hauts-fonds ou des caps rocheux s’avançant dans la mer créant ainsi des «domaines privés.» Il n’y a jamais foule tant les gens se répartissent leur coin d’Atlantique.

Au Portugal, les restaurants présentent toujours des poissons, des viandes et des pâtes au menu. Crème caramel, tarte et salade de fruits, gâteaux de toutes sortes et, un délice, des biscuits à la pâte d’amandes comblent les becs sucrés. Plus chers sur la carte, le veau et l’agneau. Le vin de la région est bon et peu dispendieux. Le coût des alcools, terrible, terrible. Un rhum au bar de l’hôtel à Lisbonne coûte 9 euros soit quelque 13 $ pour deux onces de Havana Club d’un an. De façon générale, les prix sont devenus semblables à ceux des autres pays de l’Europe depuis la venue de l’euro. Le mythe des vacances économiques en Espagne et Portugal doit être dénoncé. Certes ce n’est pas encore l’inflation de Paris, Genève, Londres et Rome mais on ne rééditera plus « Spain for 10$ a day »

RÉCIT DE VOYAGE Espagne-PortugalPartie II Adieu Lisboa Au jour 7 du voyage, nous entreprenons le retour en Espagne. Le trajet est long, 450 km de Lisbonne à Séville. Peu habitée, cette région au sud-est de la capitale est uniquement agricole. On y cultive surtout le chêne-liège dont l’écorce récoltée aux huit ans sert à la production non seulement des bouchons de bouteilles de vin mais des babillards, des revêtements de murs et, à ma grande surprise, de jolis sacs à main aussi résistants et hydrofuges que du cuir, m’assure une vendeuse. L’arbre n’est pas grand soit tout au plus cinq mètres. L’exfoliation de l’écorce sur le tronc et les plus grosses branches ne le fait pas mourir contrairement au sort qui attendrait les conifères et feuillus de chez-nous.

Ici et là, des élevages de bœuf à boucherie et vaches laitières. Du maïs-grain sèche sur pieds, le foin bien enveloppé dans le papier plastic blanc attend d’être engrangé (je présume). Aucune vigne cependant, l’environnement ne s’y prête pas sans doute. Pourtant je me rappelle avoir appris que dans la région de Porto, les ceps de vigne sont plantés dans le schiste soit cette pierre stratifiée et friable à travers laquelle les racines se fraient un chemin jusqu’à la nappe phréatique distante de 3 à 10 mètres. Ici, c’est pourtant de la bonne terre me semble-t-il. Tiens, des oliviers maintenant ! Il apparaît que de bonnes pluies seraient bénéfiques à cette nature tellement sèche. Et nous roulons, nous roulons par monts et par vaux, ce qui ne trouble pas plusieurs de mes co-voyageurs bien endormis par le ronronnement de l’autocar et les ronflements de Raymond.

Mais quel paysage dépaysant pour des Québécois ! Ici et là, gît un château abandonné et rongé par le temps, Et des fortifications au milieu de nulle part : pour qui, contre qui ? Et ces grottes, sont-elles habitées ? Des ponts au-dessus de rivières, mais il n’y a plus d’eau, bâtard ! comme dit Gérard Laflaque. Voilà maintenant des moutons, que mangent-ils, y a pas d’herbe, ou si peu ? Sur la cime d’arbres plus grands, des cigognes ont installé des pieds-en-l’air, des haltes dans leur livraison de bébés sans doute. Par ailleurs, il n’y a que très peu d’oiseaux sinon de beaux pi-que-beus comme on appelle ces si gracieux oiseaux blancs en Guadeloupe. Au faîte des collines plus ou moins éloignées, on distingue de nombreuses éoliennes vouées me semble-t-il à rafraîchir la région de leurs longues pales. Mon esprit vagabonde. Je divague. Je dors.

À 200 kms de la frontière espagnole, nous dînons à Vilamoura, l’un des plus jolis centres de vacances de l’Algarve et même de l’Andalousie voisine. C’est l’une des oasis préférées des Anglais. On dit d’ailleurs que le Portugal serait devenu LA destination- vacances préférée des riches fils d’Albion depuis que Peter Mayle, par ses deux best sellers, a fait vendre la Provence. Ils y ont aménagé un aéroport presque privé, des golfs et autres installations sportives et culturelles. Ils font aussi vivre des hôteliers et des restaurateurs, des constructeurs de villas, tennis et piscines et aussi, des aides domestiques. D’où leur présence constitue-t-elle un apport économique important pour cette région où sévit malgré tout un taux de chômage important.

Une autre richesse de la région est la culture des amandiers dont les fruits sont exportés dans tout l’Europe. Localement on en fait des biscuits et des gâteaux « divins », j’en témoigne. Dans des marais près de la mer, on produit aussi du sel. Partout, des oliviers et encore du chêne et encore des caroubiers, ce grand arbre de 10 à 12 mètres dont les fruits nourrissent surtout les animaux de ferme.

L’Espagne, un ravissement ! Enfin, c’est l’Espagne. Un superbe pont dont la structure en forme d’un grand A nous accueille en Andalousie, le pays du flamenco. L’origine arabe du pays se manifeste par plusieurs signes dont les constructions et les appellations de personnes, de lieux, de rivières, de mets et de boissons. On retrouve de nombreux gitans dans cette région. Ils peuvent vous tirer à la fois la bonne aventure et votre porte-monnaie prétendent de tenaces préjugés. Sur presque tous les pylônes de la ligne de distribution de l’électricité, on voit des nids de cigogne désertés semble-t-il en cette période de l’année.

Mireille, une compagne de voyage de Saint-Agapit de Lotbinière, a constaté dans un élan d’enthousiasme réaliste comme nous sommes chanceux de vivre cette expérience de voyage. D’emblée, je partage cette opinion. Nous poursuivons un périple de luxe tant dans les hôtels et restaurants que dans le choix des lieux et richesses patrimoniales de la péninsule ibérique. Et ces châteaux, ces musées, ces cathédrales nous révèlent la grandeur du génie de l’homme ! Certes, on peut aujourd’hui aller sur la lune et bientôt encore plus loin mais n’était-ce pas une prouesse semblable de construire au Moyen-Âge une cathédrale aussi grandiose que celle de Séville ? Sa grandeur, sa hauteur, son esthétique sont l’illustration même de la splendeur du style gothique. La finesse des parements de maçonnerie ou d’ébénisterie, les sculptures et les toiles qui l’ornementent, enfin les richesses en orfèvrerie et en joyaux de pierres précieuses de son musée soulèvent l’émerveillement de tous les visiteurs. Du moins de ceux et celles qui conservent encore cette faculté qui, mieux que tout autre indicateur, distingue les jeunes d’esprit.

Comme la plupart de mes collègues, je suis ravi de cette expérience de voyage jusqu’à maintenant. Je reconnais cette chance, ce privilège de le vivre. À ma mesure, je peux admirer les œuvres d’art ici rassemblées au cours des siècles mais une personne mieux formée pourrait certes apprécier davantage. Ainsi, un architecte ou ingénieur pourrait-il s’enthousiasmer de la réussite de l’élévation de ces ogives qui supportent les voûtes gothiques au poids énorme. Autre exemple, André, un architecte de Québec m’a signalé l’ingéniosité des constructeurs de palais à gérer les écarts de température par le choix des matériaux et l’aménagement de jardins et d’aires de circulation. De même un joaillier ou orfèvre jouirait de découvrir un ostensoir comme celui de la salle du trésor de cette même cathédrale de Séville où la couronne d’or autour de la cellule de l’hostie est constellée de rubis, de saphirs, d’émeraudes et autres pierres précieuses pour moi non-estimables.

Outre les connaissances scientifiques, l’intérêt influence aussi l’émerveillement. Ainsi un gamin de huit ans sera-t-il ébloui face à un vélo rouge mais indifférent à la beauté d’une rose au parfum subtil et à la robe au camaïeu d’oranger. Donc qu’on ne s’offusque pas si je passe rapidement devant une dentelle de Bruges ou une création de Saint-Laurent à la vitrine de ces belles boutiques du centre-ville de la capitale de la communauté autonome d’Andalousie. Séville Séville est certes la plus belle ville d’Espagne en autant qu’une aussi rapide visite permette un classement. Deux grandes expositions universelles en 1929 et en 1992 (je crois) ont permis d’ajouter plusieurs remarquables pavillons au patrimoine déjà tellement riche de ce royaume. À quelque horizon que les yeux curieux peuvent se balader, un monument, une tour, une porte, une place, un palais, une cathédrale, mosquée ou synagogue vient séduire le touriste et assurément l’objectif de la caméra-vidéo du collègue-voyageur Jean-Guy qui a tout photographié ou filmé pendant le voyage.

Le flamenco

Une diversion en soirée : un spectacle de flamenco. Haut en couleurs et certes en douleur pour les genoux de ces artistes de la « gigue espagnole ». Qu’on me pardonne cet affront à cette danse folklorique au rythme emballant. En groupe, en duo ou en solo, jeunes hommes et dames d’âges divers donnent en claquettes et en rapides torsions de tête et de bras la réplique à un quatuor de guitares, d’infatigables « performers » qui par la musique nous communiquent l’esprit espagnol. Cet esprit qui comprend non seulement la danse, la musique et les chants andalous soit cet ensemble qu’on appelle flamenco, mais aussi la corrida, les gitans, la paella et ce si doux parler mélodieux que j’aimerais tant maîtriser. Pourquoi une telle association de concepts ? Pour moi, c’est ça l’Espagne.

Ai-je déjà parlé de la Giralda, cette ancienne mosquée convertie en cathédrale suite à l’édit de je sais plus quel empereur qui, en 1492, rendit illégale toute autre religion que le catholicisme ? C’est à voir pour ceux dont le « disque dur » peut encore enregistrer les particularités d’un autre monument, si riches soient-elles. Faute de n’avoir pas suffisamment noté, je ne me rappelle que de ces superbes plafonds aux dentelles de cèdre. Or, d’une cathédrale à l’autre, on en vient à confondre les unes et les autres me semble-t-il. So watt ! comme dirait l’électricien. Et notre guide nous entraîne maintenant à l’Alcazar, la résidence d’été des rois à la construction et décoration de laquelle nombre d’artistes des écoles espagnole, française et italienne de l’architecture, de la peinture et de la sculpture ont contribué. Ce palais révélateur du génie arabe, l’Al-Cazar (Le Palais en arabe) doit certes figurer parmi les plus grands châteaux européens. Toute visite en Espagne devrait comprendre un arrêt ici.

Cordoba Au jour 10 de cette tournée éblouissante, nous nous arrêtons trop brièvement à Cordoue. Une course à travers l’ancienne cathédrale transformée en mosquée vers le 11è siècle, agrandie à quelques reprises aux 12e et 13e siècles tant la population musulmane devenait importante et finalement redevenue chrétienne au 15e sous Charles Quint. Pressée par le temps qu’on lui a imparti, la guide locale, une gentille Suissesse, a néanmoins réussi à nous faire admirer moult détails dans la conception de ce temple où se révèlent les influences du Coran et de la Bible. Plus tard, nous visiterons aussi une synagogue construite du temps où les trois principales religions monothéistes cohabitaient harmonieusement en Espagne. On nous rappelle que dès le 15e siècle, l’antisémitisme a sévi ici. Ainsi 400 000 Juifs ont dû se convertir au catholicisme et 200 000 autres s’exiler lorsque le roi imposa le catholicisme comme seule religion autorisée.

Torremolinos La route vers cette station balnéaire tellement connue de par le monde nous permet de contempler les nombreux attraits du paysage. Peu peuplé, le terrain est fort accidenté et vallonné. On croirait voir une photo d’une piscine à remous en pleine action. Les très grandes plantations présentent une géométrie telle que, peu importe l’angle de vision, les orangers sont alignés avec la précision d’un arpenteur géomètre. On doit présumer de bons systèmes d’irrigation pour obtenir des fruits aussi juteux que ceux vendus à prix très modique dans les haltes routières.

Mené par Bernard, le fun est dans le bus aujourd’hui. Le rire tonitruant de Gérald et le sourire séduisant de Micheline encouragent la relance des mots d’esprit d’un siège à l’autre. Nous sommes trente et une personnes dans le groupe. Au fil des jours, des alliances se forment. Deux quatuors seulement étaient déjà organisés avant le voyage. Plusieurs professions sont représentées dont architecture, commerce, éducation et médecine. Je me plais à fréquenter tout le monde avec qui un dialogue s’avère possible pour moi. Mais quelle source d’enrichissement ces échanges !

Nous voici maintenant à Torremolinos. La région est montagneuse. Nous joignons aussitôt notre luxueux hôtel Cervantes qui, presque au sommet d’une colline, domine de nombreux hôtels, boutiques, auberges, restaurants et autres commerces cordés le long d’un rue étroite qui serpente jusqu’à la plage. Chaque mètre carré de terrain même s’il est dénivelé à 15° est utilisé par les commerçants. Étonnamment les prix aux restaurants et boutiques sont relativement modiques voire même inférieurs à ceux des autres villes visitées jusqu’à ce jour. Pourtant cette jolie ville serait la station balnéaire la plus « in » de la côte méditerranéenne !

La plage est courte, le fond de mer disparaît sous nos pas dès une vingtaine de pieds. Le sable est de couleur foncée et la mer invitante par la clarté et la bonne température de l’eau, soit quelque 20° peut-être. En compagnie de Jean-Claude et de sa compagne Lise, nous nous joignons aux nombreux baigneurs qui profitent des derniers rayons de soleil de ce bel après-midi. À trois, nous dégustons toute une bouteille de Porto accompagnée de croustilles. Dommage que ladite bouteille n’ait contenu que 110 ml ! Voulant poursuivre une fort agréable conversation sur nos valeurs respectives en matières de relations de couple, les deux copains m’invitent pour l’apéro et de là au restaurant où nous partageons une grande assiette de fruits de mer dans laquelle se retrouvent écrevisses, calmar, sardines, pétoncles et autre bibites non-identifiées. Heureux moment avec cette infirmière du CH de Joliette et de son non moins sympathique conjoint, ex-chirurgien vasculaire recyclé en fonctionnaire de l’Agence régionale de la Santé de Lanaudière. La température est certes à 23° à 22h30. C’est ça les vacances ! Je suis presque heureux. Gibraltar 35 euros pour une visite au rocher. J’y vais, je n’y vais pas ? Bon it’s now or never. Ça aurait dû être never car je n’y trouve rien de particulièrement intéressant. Terre ou plutôt rocher anglais depuis sa conquête en 1714, Gibraltar a maintes fois été réclamé par l’Espagne. No way, Sa Majesté n’a jamais accepté de restituer ce bout de terrain où s’entassent plus de 29000 citoyens britanniques dont plusieurs ex-Marocains. L’importance stratégique au plan militaire de cet observatoire sur le détroit du même nom était évidente depuis fort longtemps mais l’est moins depuis l’arrivée des images satellites. Déjà au Moyen-Âge, les Arabes ont établi un poste à Tariffe pour pouvoir imposer des frais ou « tarifs » comme droits de passage des navires entre l’Afrique et l’Europe. Lors de la guerre de ’39, des sous-marins allemands ont réussi à déjouer les Alliés en franchissant le détroit sans moteur, portés uniquement par les forts courants marins.

Pour améliorer la valeur touristique des lieux, les Anglais entretiennent une colonie de quelque deux cents singes importés du Maroc. Ils semblent bien accommodés au lieu et peu dérangés dans leur épouillage par les flashes des appareils photos. On visite la grotte bien parée de stalactites et stalagmites. On y a aménagé une salle de concert pour profiter d’une bonne acoustique, paraît-il. C’est tout ce qu’il y a à voir. Des vendeurs de fringues et de colifichets pour touristes essaient de nous attirer dans les boutiques à ras de mer. Celles parmi nous qui succombent au shopping pourront payer en euros mais seulement après conversion en livres sterling. D’où des prix beaucoup plus élevés que « chez-nous » en Espagne

Sur la voie du retour vers Torremolinos, de nombreux et fort élégants complexes immobiliers habitent le paysage. Construits à flanc de montagnes ces condos de luxe monochromes, d’un beige pâle semblent avoir été construits tout récemment. À un endroit appelé Marbella, c’est le rendez-vous du jet set international et aussi un lieu d’habitation saisonnier pour les rois du pétrole du Golfe Persique et leurs imposantes suites. Un km plus loin, oh la-la mes amis, des yachts et voiliers dont la valeur dépasse certainement le million d’euros sont exhibés à la vue du pauvre peuple que nous sommes. Trente mètres sur dix de largeur pour certains. Sur l’un, deux couples prennent un cognac (?). Sur l’autre, une jeune naïade se fait bronzer les nounous. La plupart des embarcations semblent désertées pour le moment. « Mais à 16h, c’est la siesta, voyons »

Dans la rue du port, toutes les boutiques offrent des porcelaines Lladro. Les marques Gucci, Cartier, Rolex semblent attirer les Ferrari, Lexus et Mercedes. Je n’ai pas vu de maisons de haute couture bien que du prêt-à-porter haute gamme savamment disposé en vitrines ait suscité des regards presque concupiscents de plusieurs dames de notre groupe de joyeux naufragés.

Par monts et par vaux voire même par de nombreux tunnels taillés dans le granit, nous poursuivons notre retour vers notre hôtel Cervantes. Le soleil est encore là, l’air est toujours aussi doux. Avec tous ces buildings dispendieux implantés depuis moins d’une génération, je me demande où vivent maintenant les pêcheurs et autres roturiers qui habitaient les côtes ? Les a-t-on achetés, expropriés ou évincés ? À remarquer, notre parcours évite les zones de pauvreté à l’exception de la banlieue de Gibraltar où vivent les Marocains légaux et illégaux.

Sur le flanc de la montagne que nous côtoyons se trouvent de nombreuses habitations troglodytes creusées dans le roc ou dans des cavités naturelles. Des gitans les ont aménagées avec tout le confort moderne incluant l’eau courante, l’électricité et autres commodités. Un réseau souterrain de câbles alimente ces grottes. On nous dit que dans la région de Valence à Barcelone, une grotte bien modernisée peut valoir jusqu’à 70 000 euros. Il serait très IN d’habiter un trou semblable.

Granada Granada, Granada, écoute ma voix qui t'appelle, Granada, Granada, pourquoi Dieu te fit-il si belle ? Que j'aime tes douces guitares pleurant sous la lune Les jupes des brunes Gitanes, Où le vent qui flâne Vous fait croire un jour à l'amour...

Sur une introduction de cette délicieuse chanson de Jacques Larue (merci à Internet), nous nous dirigeons vers cette ville que tant de poètes ont chantée. La route qui nous y mène est fantastique et a dû coûter une fortune à construire. Nous sommes en pleines montagnes, c’est la chaîne Sierra Nevada. Parfois nous survolons presque des agglomérations tout au fond dans la vallée, parfois nos cheminons dans des cols qui rappellent le Grand Cayon. Des sommets jusqu’à récemment enneigés se perdent dans les nuages. Là où les pentes sont plus douces, des forêts d’oliviers permettent d’anticiper une bonne récolte dans les prochains mois car des fruits en quantité sont presque rendus à maturité.

Et voilà Grenade. C’est dimanche, la fête de la Vierge patronne de l’Andalousie. À l’église qui lui est consacrée, deux présentoirs de fleurs de quelque 5m par 5m se dressent à l’entrée. Leur parfum envahit la rue de ses effluves. Les fidèles contribuent une certaine somme et un bouquet s’ajoute aux centaines d’autres déjà étalés. Le profit servira à payer la rénovation du temple. Une très belle place au centre-ville est envahie par une foule de quidams tranquilles qui profitent de la douceur du temps et de la joyeuse compagnie de copains pour siroter une consommation ou une glace.

Une note sur l’économie La région de Grenade est aussi essentiellement agricole. Aucune industrie dans cette municipalité de plus de 250 000 habitants autre que le brasseur de la bière la plus populaire du sud-est espagnol, l’Alhambra. Selon notre guide Rosa, l’Espagne serait le pays qui connaît la plus grande croissance économique de l’Union Européenne. Les impôts sont modérés, il y a de plus en plus d’emplois surtout dans la construction. Les mesures de sécurité sociale sont peu généreuses contrairement à la France, ce qui aide vraisemblablement le Trésor public. Ainsi il n’y a pas d’aide aux chômeurs. Une veuve de travailleur n’aurait que 450 E par mois ce qui est nettement insuffisant pour vivre convenablement. Le logement et la propriété foncière connaissent une inflation démesurée depuis l’entrée du pays dans la zone européenne et aussi à cause de l’immigration des Européens du nord a la recherche de soleil pour adoucir leurs vieux jours. Conscients que ce boom économique n’est pas éternel, la population locale s’inquiète pour l’avenir.

L’augmentation du PIB serait de 3,8% pour 2007, toujours selon Rosa. Ce taux qui m’apparaît très fort devrait cependant être confirmé à une source plus sure. Rappelons-nous que l’Espagne était l’un des pays les plus pauvres de l’Europe à la naissance du l’Union européenne par le Traité de Maastricht en 1992. Comme plusieurs autres pays, il lui a fallu redresser le facteur endettement par rapport au PIB (produit intérieur brut) pour être admis au sein de l’UE.

Qualité de notre hébergement

Ma chambre est petite et donne sur un mur aveugle. On dirait que les personnes voyageant seules sont traitées avec moins d’égards que les couples même si un supplément important est exigé. On soigne particulièrement les salles de bain toutes garnies de super belles céramiques d’environ 10 po. par 15. Celles d’aujourd’hui sont signées Pierre Cardin, s’il vous plaît. La robinetterie est en equipolant comme dit mon plombier. Nos plus beaux hôtels à ce jour furent ceux du Portugal. Les lobby, les bars et les salles à manger étalaient les plus beaux marbres d’Europe.

Au programme aujourd’hui : la visite du château-cathédrale l’Alhambra (c’est-à-dire La Maison Rouge en arabe) et non la brasserie, hélas.

L’Alhambra Mosquée à l’origine, cette forteresse a été transformée en cathédrale vers 1515 (j’oublie le mois). Faut-il croire en un certain désabusement, je ne ressens plus d’émerveillement face aux dorures, aux dentelles dans l’agrégat de plâtre pourtant très remarquables, aux bassins et fontaines qui semblent défier les lois de la gravité, bref tout me semble du déjà-vu. La seule nouveauté réside dans les commentaires de la guide locale sur le sort des femmes du harem des sultans. Insultant ! dirions-nous aujourd’hui. Avec leurs jeunes enfants, elles étaient confinées à l’étage supérieur des appartements du pontife et gardées par des eunuques. Une véritable prison où aucun autre homme que leur « propriétaire » pouvait les voir.

Lors de son voyage de noces qui dura plus de six mois (la mariée ne parlait ni espagnol ni allemand, fallait bien apprendre à causer !), Charles Quint, nouveau roi d’Espagne et empereur germanique, décida après la mort de Ferdinand d’établir ses appartements royaux dans l’ancienne mosquée et d’y juxtaposer une cathédrale. Il édicta même que Granada serait la capitale du royaume et de ses possessions outremer, un territoire « sur lequel le soleil jamais ne se couche » dit la littérature. Son fils rétablit le tout après la mort du grand Charles V trente ans plus tard.

Pour qui a de bonnes jambes et du temps à disposer, la visite de ce complexe et de ses jardins fleuris vaut un cours d’histoire de l’art. Jusqu’à la venue récente de l’église Sagrada Familia à Barcelone, l’Alhambra était le site touristique le plus fréquenté d’Espagne. Je ne répéterai pas les superlatifs pour caractériser le tout. Je réfère plutôt le lecteur à Internet ou aux mille volumes publiés sur cette richesse si importante du patrimoine espagnol pour ne pas dire mondial.

Pour la première fois depuis treize jours, je suis épuisé en soirée. Le cumul de cette vie de bohème et trois heures de marche dans le palais et les jardins de l’Alhambra ont vaincu ma résistance. Mais il ne reste plus que trois jours avant de retrouver mon chez-moi. Il est temps car le décolleté plongeant de Rosa exhibe de généreuses boules qui me font loucher. Ça doit être ça la boulimie !

La solidarité dans l’équipe

Un incident : Mme Pellerin, notre aînée, a perdu son sac « kangourou » contenant son passeport et sa carte Visa. Elle est paniquée. Déjà que sa surdité l’isole des autres voyageurs. Elle se présente à la salle à manger pour s’enquérir si quelqu’un…À la course, elle repart aussitôt vers sa chambre. Instantanément, Guylaine et Lisette dans un élan de solidarité toute féminine partent à sa suite. La dame fouille frénétiquement ses bagages jusqu’à ce que « les filles » l’amènent à réfléchir sur ses activités depuis son arrivée d’excursion deux heures plus tôt. Elle se rappelle alors avoir sagement placé son sac sous l’oreiller. Ouf!

Je cause souvent avec Guylaine et son conjoint Laurent, un couple des plus charmants de Brossard. Laurent a le sourire et l’entregent d’André-Philippe Gagnon, un sourire explosif dès le premier contact avec un interlocuteur et un rire sonore qui révèle la belle joie de vivre de ce fils d’entrepreneur saguenéen. Guylaine est charmante. Jolie femme, elle n’accuse jamais ses 50 ans qu’ils célébreront à Paris l’été prochain. Professionnelle à la Caisse de dépôts et placements du Québec, elle est vive et spontanée mais, personne n’étant parfait, elle serait une magasineuse insatiable surtout dans les souliers selon son conjoint. Une vraie Imelda Marcos et ses mille paires de godasses!

Alicante, la blanche Les routes du Portugal et de l’Espagne sont des plus agréables. Malgré l’affluence de touristes en cette fin d’été, nous n’avons jamais souffert de bouchons de circulation. La E-15 appelée l’Autoroute méditerranéenne est sans péage jusqu’à Alicante. Cette ville de 250 000 habitants est appelée La blanche à cause de sa luminosité incomparable. Sa température est idéale soit 25 à 30° le jour et autour de 20° la nuit. Elle connaît une croissance incroyable depuis les dernières années. Le coût de la vie y aurait suivi la même courbe apprend-on. En banlieue, c’est Benidorm surnommé Manhattan à cause de ses nombreux gratte-ciel dont un hôtel de 54 étages.

Mais ce que la route est longue : 550 km à parcourir encore jusqu’à Barcelone dont 140 aujourd’hui. Le régulateur de vitesse est barré à 100 km/h. Nous traversons maintenant la Chaîne du littoral après avoir laissé la Chaîne blanche et auparavant la Sierra nevada. Tout le flanc de la montagne est orné de superbes villas et logements multiples aux formes des plus étonnantes et ravissantes, Mais de quelle vie est-il possible de jouir sur un plan aussi incliné ? Ce sont certes des résidences secondaires. Je vois mal des gamins jouer au foot sans devoir perdre le ballon dans les abysses.

Valence

À l’entrée de Valence nous faisons un court arrêt-photos à la Cité des Arts et des Sciences. On m’accusera d’abuser des superlatifs mais là, vraiment il y a de quoi tomber en bas de ses souliers. La conception et la réalisation de cet ensemble de bâtiments sont fantastiques. Ancien marécage, le site constitue désormais un environnement d’eau et de végétation judicieusement aménagé. Les édifices futuristes qui y sont installés sont d’une légèreté, d’une élégance incomparable à tout ce que j’ai pu admirer à quelque autre endroit. Pour réaliser ce grand complexe rassembleur d’artistes, de scientifiques et de touristes de tout acabit, on a détourné une rivière. On utilise maintenant ses eaux pour alimenter les nombreux bassins qui deviennent autant de miroirs où se reflètent les grandes œuvres architecturales. Ces plans d’eau sont reliés les uns aux autres par un canal où l’eau circule par gravité. Mon enthousiasme m’amène à prédire qu’on utilisera sans doute cette Cité dans les futurs manuels d’art pour représenter le 21e siècle. Dommage qu’on ne puisse s’attarder davantage. On rate ainsi l’occasion de pénétrer dans ces centres d’exposition, de rencontres, d’enseignement et sans doute d’édification pour tous ces groupes d’écoliers qu’on voit circuler. Si le contenu est semblable au contenant, le programme de notre circuit touristique devrait être réaménagé en renonçant à quelques cathédrales au profit de ce centre d’art et de science.

Quatre des nôtres ont convenu d’y retourner en soirée dont Denis, 6’2’’, 210 lbs et Laurent, 5’9’’, foulé dur. D’un pavillon à l’autre, un jeune homme à l’allure inquiétante talonnait nos solides bonhommes accompagnés de leurs méfiantes partenaires. Redoutant les voleurs à la tire ou au couteau contre lesquels on nous a maintes fois prévenus, nos collègues étaient sur leurs gardes. Voyant leur poursuivant se rapprocher, on a vite établi une stratégie de défense des plus astucieuses contre une possible attaque : en se retournant vivement, click-click en photos. L’adolescent s’est aussitôt enfui les jambes à son cou.

Ici et là à Valence, on procède à d’importants travaux de voirie préalables à la relocalisation du circuit du Grand Prix d’Espagne de Formule 1. La piste pénétrera notamment dans la Cité des Arts et des Sciences lui accordant ainsi une exposition privilégiée à travers la planète. Déjà plusieurs tours d’habitations de luxe s’élèvent tout autour de la Cité. Partout, de hautes grues annoncent l’essor du développement de la ville nouvelle.

Par ailleurs, la visite de la Cathédrale de Valence, de ses vieux et nouveau marché et de la ville ancienne avec ces lourdes tours du X!Vième siècle ne suscite plus autant de flashes que lors des premiers jours d’excursion.

Quelques observations Nous reprenons la route pour un dernier long trajet. Mme Pellerin conserve jalousement son siège au premier banc, les sœurs Joyal, les leurs à l’arrière du bus. Les autres font la rotation à chaque jour, ce qui facilite les échanges entre nouveaux voisins tout en permettant à chacun de profiter pour une journée de la vue panoramique du devant du bus. Presque à mi-hauteur de la Chaîne du littoral, nous traversons des vergers et encore des vergers d’orangers et autres agrumes. À la droite, des villes de grosseur moyenne ou petite enjolivent le littoral.

Ici et là dans la montagne subsistent de vieux châteaux qui ont perdu toute prétention sur leur fonction originale de gardien de l’environnement. Sur les terres basses près de la mer, on produit du riz selon une méthode d’inondation contrôlée dont je n’ai pas saisi le mode d’opération tel qu’expliqué par Rosa. Il n’y a qu’une récolte par année contrairement à certains pays d’Asie qui peuvent en compter trois.

On parle plusieurs langues ou dialectes en Espagne. Franco a échoué à imposer le castillan à toutes les provinces du pays. À remarquer que chacune des dix-sept provinces est autonome, le gouvernement central n’ayant que les affaires extérieures, la défense, la monnaie et autres gros dossiers à gérer. Barcelone La région de Barcelone est la plus autonomiste si l’on exclut le pays basque où règne l’ÉTA. Ici en Catalogne on enseigne le catalan (por que no ?) dans les écoles publiques. Le castillan devient la langue seconde. La rivalité entre Madrid et Barcelone se manifeste à tous les niveaux politiques, économiques, culturelles et autres. La plus évidente se révèle au niveau du football (soccer) où le Real Madrid est l’adversaire pour ne pas dire l’ennemi avoué de l’équipe Barcelona. Plus du tiers de la production industrielle du pays est concentré dans cette région voisine de la France. Le coût de la vie est aussi plus cher qu’ailleurs. Ainsi une salade au restaurant d’autoroute a coûté 6,9 euros, une bière 2,40, une pointe de tarte 3,45, un petit pain, 0,90 et, en ajoutant le beurre et la vinaigrette vendus séparément, la facture totalise 14,40 euros soit 20$. Des chips Pringles se vendent 3,45 E, 300 gr de biscuits Oreo 3,25 et un chocolat Kit Kat 1,8. Vraiment plus cher que chez-nous. Une astuce de restaurateurs : dès notre arrivée à table, on sert des petits pains et un plat d’olives, lesquels seront chargés 1,6 euro par personne sur la facture, consommés ou non.

Oublions ces attrape-touristes pour commenter trop rapidement le tour de Barcelone. La ville est super propre grâce notamment à une armée de balayeurs et aux nombreuses poubelles placées sur tous les trottoirs. Du nord au sud (mettons, car je ne m’oriente pas) une grande promenade piétonnière, la Ramblas, est bordée de platanes longs de 20 m qui se rejoignent au niveau du feuillage. Partout des îlots de fleurs et des petites boutiques ou terrasses de restaurants. Le pavé entièrement fabriqué de céramiques (à moins que ce soit du ciment) de 3’’ X 20’’, légèrement courbées et de deux teintes de brun réparties en bandes parallèles, le pavé dis-je, s’harmonise avec la couleur des édifices commerciaux environnants. Il y a continuellement des centaines voire des milliers de promeneurs dont beaucoup de touristes qui vont et viennent sans paraître pressés. La ville est constellée d’immeubles à voir, de monuments à admirer, de musées, de salles d’exposition, d’églises et d’œuvres de Gaudi à ne pas manquer de visiter sous peine d’être considérés comme béotiens.

Gaudi Il est 15 h. La température est stable à 24°. Je suis fatigué. Avec une bière, je m’installe sur la Place de la Catalogne pour observer la foule et les alentours tout en prenant des notes pour le présent récit. Je me remémore cette visite des œuvres du grand artiste Gaudi ce matin dont notamment le Parc Gaël, l’une de ses œuvres principales avec l’église Sagrada Familia (Sainte Famille). Quel génie ce Gaudi ! Gaël c’est son mécène, un riche baron. Ensemble ils ont voulu développer un complexe résidentiel de quelque soixante habitations. Gaudi construisit d’abord une maison modèle laquelle hélas ne trouva pas d’acheteur. Il décida donc de l’habiter tout en occupant ses temps libres à créer tout un environnement fantaisiste, coloré et tout à fait « pété » comme disent les jeunes. On dirait un village de pain d’épices créé pour une émission de télévision où habiteraient des créatures de Walt Disney ou les Schtroumps ou autres génies fantastiques. Le clocher de l’église de ce village flyé, notons que Gaudi était un grand catholique au service de sa foi d’abord, est bâti comme un cône de crème glacée à plusieurs boules. Une colonne du parc prend la forme d’une lavandière moulée dans le béton et couronnée de son panier à lessive. Elle monte la garde d’une longue tonnelle ombragée de lierre. Des murets qu’on dirait construit de colombins entièrement couverts de céramiques multicolores encadrent la voie de circulation et sont festonnés comme s’ils étaient fabriqués à la main par des enfants. Ici, c’est une fontaine au méchant dragon qui crache un feu de fleurs; là, une arche remplie d’animaux fantastiques mais pas du tout menaçants.

Merci aux appareils photos numériques sans lesquels nombre de Japonais seraient sortis d’ici appauvris. Je les vois attendre l’éclair de la caméra, debout, stoïques, statufiés, les bras pendants devant un âne à deux têtes et plus loin devant un bassin aux mille carpes de céramique multicolores. Là, c’est encore ce même oriental (anyway, ils se ressemblent tellement!) qui passe de posé à poseur. On dirait ces Orientaux tout désorientés dans ce monde joyeux. De vraies photos de passeport !

Et la cathédrale alors ! Bien qu’il faudra encore attendre près d’un siècle pour sortir les grues et les dizaines d’ouvriers, sculpteurs, céramistes et peintres qui s’y affairent, je suis, encore une fois, émerveillé par ce monument religieux auquel Gaudi a travaillé quelque quarante ans soit jusqu’à sa mort accidentelle en 1925 (je crois). L’église compte actuellement huit tours sur les douze dédiées aux apôtres. Quatre autres sont ou seront élevées en hommage aux évangélistes, une autre, plus grande encore, honore la Vierge et la dernière, le clocher de Jésus, culminera ce sanctuaire à nul autre pareil.

En façade, une centaine de personnages aux formes naturelles pour les plus petits et stylisées pour les plus importants forment un exceptionnel chemin de croix, c’est la Passion. Au sommet, un Christ ressuscité semble s’élever dans le ciel. Sur la façade arrière, c’est l’histoire de la Nativité qui est présentée dans la pierre. Il y a tellement de personnages que d’aucuns prétendent que le tout devient surchargé. Enfin, sur la troisième façade principale, c’est la Gloire du salut qui est représentée.

Encore une fois, le temps file. Il n’est plus possible de pénétrer et de pouvoir vérifier si une telle enveloppe annonce un contenu aussi remarquable. Le lecteur des présentes en sort chanceux. Je serais incapable de décrire adéquatement une telle œuvre d’art. Nos petits-enfants verront-ils ce chef d’œuvre complété ? Gaudi a exigé que les sculptures prévues soient des parties intégrantes de la structure de ce temple-musée. En conséquence elles doivent être exécutées par les artistes et ouvriers sur place, ce qui rend l’opération lente et dispendieuse. On compte sur les mécènes pour financer l’œuvre et aussi sur les milliers de visiteurs qui, à chaque année, paient 10 euros pour être admis sur le terrain et encore d’autre argent comme contribution volontaire ou pour l’achat de souvenirs. À noter que les Japonais sont très sensibles au fait que le chef actuel du chantier soit l’un des leurs. Un tel choix pourrait-il délier les bourses jaunes ?

Et voilà Au dernier soir, l’agence nous reçoit pour un dîner d’au revoir dans un chic hôtel du centre ville. Excellent repas arrosé de bon vin et couronné d’un champagne espagnol pour accompagner les profiteroles. L’atmosphère est des plus détendus. On remet la propina à Mme Rosa Mayné Castella et à Carlos au taux suggéré de 3 $ par jour pour la guide et 2 $ à cet excellent chauffeur qui nous a si habilement conduits sur les routes ibériques et dans le dédale des boulevards urbains.

Photos, échanges d’adresses, promesses de se revoir bref, les bonnes relations qui se sont nouées au cours de cette quinzaine de proximité se poursuivent et certaines pourront continuer au-delà du retour au pays.

Voilà qui complète la narration de cette autre belle expérience de voyage. J’ai fortement apprécié découvrir les richesses de l’Espagne et du Portugal, on l’aura deviné.

Je salue et remercie ceux et celles qui me font l’honneur de partager ce récit. Puisse-t-il vous inciter à le vivre avec autant d’intensité. Je vous le souhaite vivement.

Léon A. Lemay
Du nord au sud de l'archipel philippin avec un détour par Singapour
by Rjulie95 · 2020-03-21 · 262 replies
Bonjour,

Ce carnet qu'en principe je n'aurais pas du faire, il m'a été soufflé par certains membres de VF et en ces temps troublés de Covid-19, nous en avons justement du temps, quoi que pour certains pour une fois ils croulent sous le travail (il se reconnaîtra 😇)

Je vais vous conter (un bien grand mot pour moi, vu que je ne suis pas très à l'aise avec les mots) ce périple vous amènera à Banaue et ses magnifiques rizière en terrasses, au sud sur l'île de Siargao et au centre à sur l'île de Panglao

Il n'y aura pas d'animaux pétrifiés, de rochers à perte de vue et de champignons hallucinogènes (elle se reconnaitra)

Il a commencé par un vol à destination de Manilles via Doha,



Une photo qui aurait eu sa place sur sans problème sur passenger shaming, ils nous a fait une très grande prestation jusqu'à Doha





On se retrouve bientôt à Manille 🙂
Voyage en Irlande en janvier
by Kevs76 · 2007-11-16 · 44 replies
Bonsoir,

J'ai décidé de partir en Irlande en janvier. Je prends mon billet d'avion sur RyanAir tout naturellement, si je le prends maintenant il ne dépasse pas les 50 euros pour les dates que j'ai choisi. Pour infoormation je suis âgé de 20 ans et je pars seul. En effet je partirais du 10 au 14 janvier. Ensuite l'intérieur de mon voyage reste à decider. Je vais attérir à Dublin donc je pense déjà passé quelques jours à Dublin. Ensuite j'aimerais aller à Galway, voir le Connemara, Limerick, Killarney, Cork et Waterford. J'ai quelques questions. Me conseilleriez-vous le train ou le bus entre les villes ? Est-il nécessaire que je réserve les billets de transports avant d'être en Irlande ? Pour le logement je pense allier auberges de jeunesse and B&B pour pouvoir rencontrer des irlandais. Ayant eu une bonne experiences des auberges de jeunesses je pense que cela est une bonne solution. Et de par mon père les B&B sont très sympas chez l'habitant. Pensez-vous que cela est une bonne idée ?

Merci d'avance de répondre à mes questions. Kevin
Et l'amour dans tous ces voyages?
by Fabd · 2008-07-05 · 316 replies
Bonjour à tous,

Je viens régulièrement sur ce forum et j'ai déjà eu l'occasion de lire avec intérêt des discussions et des questionnement sur le voyage, la vie, l'argent, le travail etc…Ces thèmes reviennent souvent, normal qu'on est passionné de voyages car le voyage n'est pas une passion comme les autres, c'est aussi un mode de vie.

Mais il y a un thème qui revient rarement, ce qui m'étonne à vrai dire, c'est le rapport entre voyage et amour ou relation stable si vous voulez.

Ces derniers temps je m'interroge. Depuis 3, 4 ans, j'alterne cdd et voyages de 3, 4 mois. J'ai aussi eu la chance de décrocher une mission de travail en Afrique. De ce côté là, pour l'instant cela me convient.

La contrepartie c'est que j'ai du mal à avoir une relation stable. J'ai remarqué que bien souvent je sort avec des filles non disponibles évitant ainsi un engagement qui pourrais venire compremettre mes projets de voyages. Résulat, clea foire toujours. Des amies me disent que "c'est normal, trouves d'abord un cdi et voyage moins et tu rencontreras quelqu'un pour une relation sérieuse". Elles n'ont pas tort mais bon je ne me vois pas trop mettre entre parenthéses mes envies dans l'espoir incertain d'une rencontre. Je pense plutôt que c'est en faisant ce qu'on aime qu'on est plus à même de rencontrer quelqu'un qui vous correspond.

Mais il est vrai que les voyages au long cours c'est particulier. Vous allez me dire ok tu peut rencontrer des routardes en voyage. C'est vrai mais c'est en général superficiel et par définition une routarde est une femme indépendante qui va réfléchir à deux fois avant de se lancer dans une relation.

Bon je sais pas si je suis très claire mais je voulais avoir vos opinions sur le sujet. Les gros voyageurs, mettez-vous ce côté important de votre vie à côté? Dans la presse, on peut lire parfois des interviews d'aventuriers sur la chance qu'ils ont de vivre cela, mais rarement le journaliste ou l'intéresse aborde la vie personnelle qui est souvent "sacrifiée".

Merci pour vos pensées!

Fabrice

You might also like