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Prix d'hébergement en tour du monde
by Sylviasenva · 2012-08-13 · 4 replies
Bonjour à tous,

Afin de préparer un tour du monde, je me renseigne actuellement sur les prix des hébergements un peu partout. C'est là que "j'hallucine". Le prix des hotels (ou assimilés) même sans luxe, est exorbitant au regard du niveau de vie local, dans certains pays. En Malaisie, en Amérique du sud notamment Chili, Argentine, les tarifs paraissent aussi élevés que ceux que l'on peut obtenir au Portugal ou en Espagne (pays où je me suis déjà rendu). Pour un couple, au Chili par exemple, il semble qu'il faille compter entre 28 et 45 euros pour quelque chose de potable. Est-ce une réalité ??? Ou est-ce moi qui ne suis pas dégourdie :)))

Au risque de faire hurler les adeptes du "c'est normal qu'en tant que touriste etc..", je n'ai pas franchement envie d'aller dans un pays qui me prend pour une vache à traire :( Autant un pays dit "développé" (ayant des coûts en impôt/infrastructure important) payer, 30/35 voir 50 euros la nuit me paraisse "logique", autant dans un pays en développement qui ne fournit pas à sa population le même niveau de vie, me parait être de l'abus. Pour le coût j'aurais le sentiment d'engraisser une toute petite partie de la population au détriment de ce que je pourrais dépenser dans tout le reste de l'économie qui profite de facto à plus de monde.

On peut être d'accord avec moi ou pas, peu importe, mais si j'ouvre cette discussion, c'est avant tout pour revoir mon ittinéraire au cas où "cette impression" est une réalité. Plutôt que de voyager en visitant trop de pays, je me limiterais à ceux qui m'attirent vraiment en fonction de mes centres d'intérêts et ceux de mon conjoint (qui sont sensiblement les mêmes lol).

A titre de comparaison quand même, au portugal en chambre d'hôte (avec un appart à dispo) : 30 euros pour deux personnes et ce tarif date de 2008 donc comprenez ma surprise.

Merci à tous ceux qui viendront partager leurs avis, conseils, et commentaires (même contradictoires :) ). Les plus part des discussions sur les tours du monde sont relativement anciennes, il est donc difficile de se faire une idée.

Cordialement, Sylvia
Rencontre du peuple himba avec un guide
by Isat83 · 2012-06-27 · 38 replies
bonjour,

nous partons dans 2 semaines pour la namibie (le temps a passé bien vite depuis la préparation du circuit en février) et en relisant les mails échangés avec Tourmaline, je réalise qu'il nous avait parlé d'un guide sérieux (300n$ la journée) pour aller à la rencontre du peuple himba. j'ai bien sûr lu les autres discussions sur ce sujet, avec les adeptes et les "autres". je voulais savoir surtout si quelqu'un avait déjà "testé" les guides proposés par Tourmaline ou si c'était mieux de gérer ça sur place au dernier moment. Tourmaline nous propose de contacter pour nous le guide à l'avance car il ne n'est pas forcément joignable facilement (et le portable alors ? 😎) .

merci pour vos réponses.
Kurdistan irakien et turc en stop, sécurité?
by 33Antoine · 2012-06-24 · 26 replies
Bonjour à tous,

Avec un ami nous avons pour objectif de rejoindre une amie qui travaille en tant que expatriée à Erbil. Celle-ci nous accueille les bras ouverts et selon les récits de voyages que j'ai pu lire sur Internet et notamment surs ce forum, ceux qui sont allés au Kurdistan irakien reviennent ravis. Néanmoins, nous avons peu d'argent et puis nous aimons bien voyager. L'idée donc de faire un Paris-Erbil direct en avion est exclue. Nous allons donc atterrir en Turquie, probablement à Ankara et continuer la route en stop jusqu'à Erbil.

Je voudrais donc vos avis et expériences. Si je me réfère au site du ministère des affaires étrangères passer par le Kurdistan turque est extrêmement dangereux à cause de la reprise des hostilités entre le PKK et l'armée turque. Si je m'en réfère à certains récits sur Internet, tout roule, il n'y a pas de risques.

Qu'en pensez-vous?

Je vous remercie de votre aide.

Antoine
Cherche partenaire pour tour du monde à vélo en 2017-2018
by Lucette23 · 2012-06-23 · 47 replies
Bonjour! Je m'appelle Lucie, j'ai 28 ans et je projette de réaliser un Tour du Monde à vélo d'ici 4 à 5 ans. Pour le moment, je souhaite mettre un peu d'argent de côté, m'entrainer, programmer mon itinéraire et acheter le bon matériel. Je recherche un coéquipier pour partir avec moi, de préférence un homme car je ne souhaite pas partir seule et je ne souhaite pas non plus partir avec une autre femme pour des raisons de sécurité dans les pays traversés. Etre en couple passe toujours mieux je pense, un homme et une femme, et peut faciliter les contact et éviter les embêtements. Je cherche quelqu'un qui ait la même envie, le même timing (partir dans 4 ou 5 ans ça veut dire en 2017-2018 pas avant). Pour moi, un Tour du monde se prépare. Il vaut mieux être sur la même longueur d'ondes. Cela peut commencer par se retrouver pour de plus petits voyages déjà. J'ai déjà un vélo et je projette d'acheter les sacoches en fin d'année si tout va bien. Je pourrai donc partir déjà pour des vacances, l'année prochaine. Le premier pays où je souhaite aller est l'Irlande. Pour le Tour du Monde, c'est un gros projet et qui pourra prendre un temps indéterminé...peut-être 2 ou 3 ans, voire plus, je ne sais pas. En tous cas, je suis preneuse de retours d'expériences sur ce thème et puis j'aimerai échanger. N'hésitez pas à me contacter. Routarement vôtre Lucie
Préparatifs de croisière Costa neoRomantica du 3 septembre
by PAP86 · 2012-06-13 · 326 replies
Bonsoir à tous !

Bon, voilà, le Solstice est presque du passé... il est temps maintenant de penser à notre croisière du 3 septembre au départ du Havre...

Bateau : Costa neoRomantica Port de départ : Le Havre Port d'arrivée : Marseille date de départ : 3 septembre 2012 durée : 10 nuits Cabine : GS Samsara n° 1403 au pont 14

C'est la "croisière de repositionnement", préalable au départ des "Croisières des parfums", qui emmènera ce bateau de Savone jusqu'en Australie...

Compagnons de voyage d'après le calendrier de Titi : Domireig, Avionsol (qui comme moi, descendent à Marseille) et TGVLent qui descend à Savone, donc un jour après nous...

Ce fil est donc bien entendu largement ouvert à ces trois membres VF pour partager idées et astuces avant le départ... Egalement à tous ceux qui nous rejoindraient, y a encore de la place... Et aussi à tous les autres, plus y a d'infos, mieux c'est... Et nous lirons avec beaucoup d'attention les C/R de membres revenant de croisières en juillet/août sur ce bateau qui, on le rappelle a été appelé pour l'été en remplacement du Magica initialement prévu, lequel Magica remplace le Concordia en Méditerranée.

Sur le papier, ce bateau se veut "très à part" parmi les bateaux Costa... Eh ben on va voir... 🙂

Notre choix de descente à Marseille vient du fait que Marseille-Poitiers, c'est quand même plus court que Savone-Poitiers, et que comme on connaît bien Marseille, ça ne valait pas le coup de rester un jour de plus sur le bateau...

Et ce d'autant que notre moyen de transport va, comme d'habitude, être la voiture, mais dans ce cas la voiture *de location*, puisque les points de départ et d'arrivée sont différents, et que la location de voiture "abandonnable" est simple de France à France, mais bien plus compliquée d'Etranger à France.

Premier coup d'oeil à mon dossier Costa :

Alors quand je regarde le programme des escales, ce qui frappe avant tout, c'est leur brièveté :

Harwich (Londres) : 11 heures Amsterdam : 8 heures Hambourg : 6 heures Cherbourg : 5 heures Lisbonne : 7 heures Cadix : 7 heures Marseille : 5 heures (pour ceux qui descendent à Savone)

par contre, les journées en mer durent toutes les trois exactement 24 heures ! 😎😎

Et paf, je vais avoir mon premier comparatif Celebrity sur ce point précis où nos 7 escales respectives sur le Solstice duraient :

Villefranche : 10 heures Livourne : 12 heures Civitavecchia : 12 heures Naples : 12 heures Kotor : 9 heures Venise : 24 heures Dubrovnik : 9h 30

Quand on sait que le "tous à bord" est une demi-heure avant le départ, ça diminue encore les délais, et rendent casse-cou, à mon avis, les sorties en solo... Ce qui n'a posé aucun problème, vu leur durée, lors de nos escales sur le Solstice.

Donc je vais dire, là, que *ma* préférence, en ce qui concerne la durée des escales, et au vu de ces deux seules croisières, va à Celebrity...

Bref, une seule escale *vraiment* de la journée, Londres... Toutes les autres sont des escales de la (parfois grande) demi-journée...

Bon, là, on aura des guides francophones, (donc là, préférence Costa, sans pour autant évidemment incriminer Celebrity, tant qu'il n'y aura pas assez de passagers francophones à bord... ) donc on va prendre comme d'habitude les excursions "bateau", mais maintenant qu'on a tâté du solo, on a compris que c'est pas forcément simple, si on a la pression du chronomètre... 🤪 🏴‍☠️

On va étudier plus en détail ces excursions proposées par le bateau (en éliminant les très chères excursions "à la demande" en berline ou en van privés avec guide, très curieuses aussi, puisque des excursions de durée 8 heures sont proposées pour des escales de 6 ou 7 heures... sans doute une erreur du site...).

Je ne retiens qu'une chose : à la date d'aujourd'hui, le site affiche "complet" pour l'excursion à Londres incluant la croisière en bateau-Mouche sur la Tamise...

L'analyse des excursions proposées, et le choix journalier, c'est Mme PAP qui s'y colle... 😎

Bon, je me demandais si finalement j'avais bien fait de ranger les valises, mais y a quand même encore deux mois et demi... 😉
Camping car en Turquie authentique...
by Ricodesbois · 2012-05-24 · 16 replies
Bonjour à tous les baroudeurs et autres crapahuteurs....

Nous nous préparons pour un petit périple en Turquie en camping car pour Septembre/octobre 2012 avec 2 enfants (1an /5an).

Nous avons cru comprendre (nous avons même bien saisi...) aux fils des lectures et autres reportages que la Turquie est un pays très touristique avec tous les inconvénients engendrés par les masses de "Pékins" fraichement débarqués. Je suis certain qu'il reste de nombreux coins encore épargnés par les hordes de photographes amateurs. Nous sommes preneur de toutes vos infos sur les régions et points de stationnement "plus authentiques". Qu'elles sont les régions plus sauvage de côte ou de pays? Nous sommes preneur de toutes ces petites informations qui permettent de quitter les lieux trop fréquentés.

Merci à ceux qui ont pris le temps de me lire et bons voyages.
Rapt de notre chien en Iran
by Cambodgetour · 2012-05-19 · 20 replies
Ayant voyagé dans plus de 30 pays avec notre Iveco et notre chien Booba je ne pensais jamais devoir me séparer de notre fidèle compagnon de cette manière. Nous sommes arrivé à Persépolis en soirée et avions décidé de passer la nuit sur une grande place de parc destinée au touristes et bus. Nous nous mettons dans un coin en retrait, quand gentiment des policiers nous prient de nous rapprocher du poste de police présent sur la même place ce que nous faisons. Le lendemain matin nous visitons les ruines et vers 13 heures nous décidons de nous mettre dans une forêts voisine ou de nombreux Iraniens c'était installé. Je décide d'aller promener notre chien comme d'habitude sans la laisse car c'était un chien très obéissant. Il était environs deux cent mètres devant moi quand une voiture noire s'arrête auprès de lui, je le rappelle aussitôt, mais pas le temps de retourner pour notre chien car trois personnes sortent rapidement de la voiture prenne le chien et le jette dans le véhicule puis démarre en trombe. Trois jours avant nous avons été réveiller à deux heure du matin alors que nous dormions à 100 mètres d'une route principale, par trois hommes armé de fusils de chasse. Heureusement que les lumières des torches à inquiété une patrouille de police qui passait par là et nous à tiré d'affaire.. Voilà il faut aussi dire ces choses car visiter l'Iran c'est aussi cela, je ne sait pas quand ont voyage avec des agences comment cela ce passe, mais par la route je trouve que contrairement aux plus de 30 pays que nous avons visités c'est un pays dangereux donc soyez sur vos garde. Heureusement il faut aussi le dire que nous avons été héberger par une famille d'Iraniens extraordinaires qui nous ont aider à quitter le pays direction Dubai.
Une semaine à Chypre en avril 2012
by Lucbertrand · 2012-05-16 · 1 reply
Une semaine à Chypre avril 2012

Nous sommes partis pour une semaine à Chypre, île de quelques 9100 kilomètres carrés et possédant une population d’un peu plus d’un million d’habitants. Nous avons choisi cette destination car à cette époque de l’année nous voulions aller dans une contrée où il ne ferait pas très froid. Et comble de l’ironie, cette sélection, car je ne voulais pas aller en Ecosse à cause de la conduite à gauche ! Tout voyage est toujours enrichissant, même si ce que l’on découvre est presque à l’opposé de ce qu’on imaginait dans ses rêves. Mais j’ai bien conscience qu’en une semaine il est illusoire de vouloir se faire une idée définitive d’un pays, même s’il s’agit d’une île de petite taille. Cependant je vais livrer les impressions que j’ai ressenties durant cette période, bien que de nombreux endroits comme la vallée des cèdres ou la zone turque, hors Nicosie me restent inconnus. Nous avons parcouru avec notre voiture de location un peu moins de mille kilomètres, ce qui nous a permis néanmoins de se faire une assez bonne idée de l’île.

Lundi 9 avril Nous voilà donc débarquant à la nuit tombée à Larnaka. Nous y sommes attendus, on nous remet les différents documents de notre voyage prévoyant sept nuits sur place, deux à Larnaka, deux à Limassol et trois à Paphos. Ces formalités vite expédiées, nous prenons possession de notre véhicule de location, une Ford focus. Elle se révélera être un véritable veau, pas plus de 110 sur autoroute et dans les nombreuses côtes de l’île souvent nous nous traînerons à moins de cinquante à l’heure. Mais ce ne sera pas plus mal, car on circule à gauche et les autochtones ont tendance à rouler très mal et se garent n’importe comment. Donc la prudence sera de mise à chaque instant. Ce premier soir nous voilà partis du parking des voitures de location à la recherche de notre hôtel quelque part dans Larnaka. Cela me fait bizarre, ce véhicule avec volant à droite et levier de vitesses à gauche. Les premiers kilomètres nécessitent une accoutumance. En effet, je ne suis pas du tout habitué à passer les vitesses de la main gauche. Ce n’est pas brillant au début, et Adrien mon passager avant se charge de manœuvrer ce satané levier de vitesses. Les quelques dix kilomètres pour se rendre à notre hôtel en bord de mer en pleine ville nous demandent quelques tours et détours. S’engager dans des grands ronds-points par la gauche me fait violence mais enfin il faudra s’y faire. Nous voilà enfin arrivés. La partie de la ville où nous nous trouvons n’a aucune caractéristique, lieu de tourisme sans cachet ressemblant à tout ce que l’on peut trouver, là où la mondialisation s’est installée. Notre hôtel, deux étoiles, se dénomme les palmiers, notre chambre donne sur une ruelle glauque, très bruyante, un café genre dancing distille ses braillements et les clients quelque peu éméchés nous gratifient de leurs cris et rires lorsqu’ils quittent l’endroit ou tout simplement lorsqu’ils s’en grillent une devant. Mardi 10 La nuit fut cependant acceptable. La salle de restauration pour le petit déjeuner était belle et claire avec vue sur la mer. Pour notre première journée nous décidons d’aller visiter la capitale Nicosie, avant de rejoindre Limassol, où nous séjournerons deux nuits. Nous empruntons l’autoroute et en quelques quatre-vingt kilomètres nous voilà rendus dans la dernière ville au monde à être partagée entre deux pays. En effet, en 1974 les Turcs ont envahi la partie nord de l’île et l’occupent toujours. Nous laissons la voiture dans un parking dans la zone grecque et partons en direction de l’un des différents points de passage à pied. Là, nous nous mêlons aux touristes qui attendent pour se faire délivrer le papier qui permettra de passer de l’autre côté. Les douanières turques me font penser à certaines grosses matrones croisées dans les administrations des pays de l’est ! Mais tout se passe rapidement et munis de notre sésame nous franchissons la ligne verte et nous trouvons brusquement dans une ambiance beaucoup plus balkanique et orientale. Nous avons pris le temps de visiter quelques bâtiments, un ancien caravansérail transformé en centre commercial, une mosquée construite à partir d’une église, un peu à la manière de Sainte Sophie à Istanbul. Dans un restaurant turc dont la terrasse était envahie de chats nous nous sommes restaurés et reposés. Avant de quitter la ville, une promenade nous a perdus dans les vieux quartiers turcs, qui par leur architecture me rappelaient un peu les villes albanaises. Une dernière visite de mosquée dans la partie grecque, je suis intrigué par une grosse horloge sous laquelle de nombreuses heures sont affichées. Piqué de curiosité, je m’adresse à l’imam qui me renseigne, il s’agit des heures de prière. Chaque jour elles sont modifiées en se calquant sur les horaires du lever et du coucher du soleil. Il est temps de retourner à la voiture pour prendre la route de Limassol. Nous commençons par prendre une mauvaise direction, une route assez étroite et très passante, une circulation rapide, les distances de sécurité complètement ignorées, et tout cela en circulant à gauche, un vrai cauchemar ! Nous finissons par nous retrouver et prendre l’autoroute. Rouler dans ces conditions est très fatigant. Heureusement, les parcours ne sont jamais bien longs. Après une heure de route et quelques quatre-vingt kilomètres nous rejoignons Limassol. Notre hôtel ne se trouve pas très loin du bord de mer, dans un immense espace de blocs en béton d’une quinzaine d’étages. Très surprenant, nous qui pensions visiter une île ayant gardé son cachet de petits ports de la Méditerranée ! Nous sommes bien installés, mais une fois de plus nous réalisons la défiguration consécutive à la construction débridée. Je commence à vraiment comprendre les Corses qui s’opposent avec acharnement et parfois avec violence aux promoteurs, prêts à toutes les défigurations pour gagner toujours plus d’argent. Le buffet de l’hôtel est gargantuesque, et bien entendu nous ne savons pas nous réfréner et nous empiffrons. Ces vacances, où tous les soirs et tous les matins nous sommes tentés par d’énormes tas de victuailles, sont d’autant plus terribles que nous ne savons absolument pas y résister ! Aïe ! Aïe ! Aïe! Où sont nos vœux pieux d’écologie ! Mercredi 11 Nous avons la journée entière pour rayonner autour de Limassol. Dans un premier temps nous nous dirigeons vers la presqu’île à l’ouest de la ville. Là se trouve un salar. Chouette ! Cela me rappellera la Bolivie et ses vastes étendues de sel. Mais à cette époque de l’année, il s’agit d’un grand lac, le long duquel nous nous déplaçons en voiture sur un sol dur, compacté par les roues des véhicules. Nous sommes pratiquement seuls, pas un être humain en vue. En bord de mer, un bar restaurant. Nous y faisons halte pour prendre un café. Une pluie diluvienne, comme seules les régions méditerranéennes en ont le secret, s’abat. Du toit une véritable cascade descend dans un grand fracas, phénomène très impressionnant, bien qu’il soit de courte durée. Les couleurs de la mer et du ciel sont extraordinaires, présentant toutes les gammes du blanc au gris anthracite. Nous ne pouvons aller au bout de cette presqu’île, en effet une base militaire anglaise y est installée. De grandes clôtures en barrent donc l’accès. Le nombre de militaires britanniques semble important, nous verrons d’autres installations de grandes dimensions. Nous quittons ce petit bout de terre désert, après avoir bien sali notre voiture de projections d’eau sableuse et boueuse. Nous prenons la direction du site archéologique de Kourion, qui se situe à une quinzaine de kilomètres à l’ouest. Chaque fois que l’altitude est faible, la campagne chypriote regorge d’arbres fruitiers, tout particulièrement les oranges y pullulent. A l’intérieur des villes, par endroits les trottoirs sont jonchés de ces fruits tombés. Le site archéologique est de toute beauté, perché sur des monticules permettant une vue extraordinaire sur la côte escarpée qui s’étend en contrebas. Lieu majeur de l’île, nous n’y sommes bien évidemment pas seuls. Les mosaïques, bien protégées sont conservées dans de bonnes conditions et se révèlent magnifiques. Nous aurons l’occasion d’en voir d’autres de tout premier plan à Paphos. Le ciel tourmenté permet des contrastes particulièrement esthétiques entre colonnes de pierre, mer et nuages. Un temps incertain peut parfois apporter le désagrément de la pluie, mais généralement la nature et les sites sont mis en valeur autrement mieux que sous un ciel d’azur, qui uniformise les couleurs et les rend ternes. A près cette visite, nous nous arrêtons dans un village où nous déjeunons dans un restaurant tenu par une anglaise. Nous découvrons le mezzé, menu particulièrement copieux, les plats de viandes et de crudités défilent, défilent presqu’à l’infini ! On peut en compter une trentaine ! En ce qui nous concerne, ils étaient un peu moins nombreux, mais en comptabilisant les différentes sauces, multiples légumes et viandes, cela devait faire le compte. Puis retour à Limassol où nous retrouvons notre hôtel 4 étoiles, logé dans son immense barre d’immeubles. Cela doit sans doute donner un avant-goût d’une visite dans les pays du Golfe. Cela me rappelle aussi la période où j’ai travaillé en Arabie Saoudite ! Afin de parfaire notre digestion et faire un peu d’exercice physique nous partons pour une longue promenade le long du bord de mer. Large esplanade, sur laquelle court une piste cyclable, nous nous déplaçons entre mer et béton. Sur l’eau de nombreux bateaux, sans doute pétroliers et transports de fret, sont ancrés et attendent sagement leur tour de rejoindre le port. Nous sommes en pleine semaine pascale et de gros œufs sont disposés en un vaste champ. Nous aurons l’occasion d’en voir à plusieurs reprises. Notre randonnée nous conduit dans la vieille ville en pleins travaux. Il est étonnant de voir une multitude de gros véhicules souvent neufs, BMW, Porsche Cayenne, Audi etc. La crise européenne, voire mondiale, ne frappe manifestement pas tous les Chypriotes ! Peut-être s’agit-il de riches étrangers résidant sur l’île ?

Jeudi 12 Ce troisième jour à Chypre, notre exploration nous conduit en son centre. Le point culminant se dénomme le Mont Olympe et il atteint presque les deux mille mètres d’altitude. Lorsque l’avion était en approche de l’aéroport de Larnaka, nous l’avons survolé, il était encore bien enneigé. La route que nous prenons n’est pas trop passante et la conduite n’est pas pénible, mais demande cependant de l’attention. En effet, dès que je passe en mode réflexe, j’ai tendance à me mettre à conduire à droite. A plusieurs reprises le passager avant, et parfois l’une des passagères arrière, me rappellent qu’il faut rester à gauche. Je me souviens de ce jour en Ecosse, il y a déjà bien longtemps, sans la présence d’esprit de mon fils qui m’avait pris le volant, car à ses injonctions « à gauche Papa », je tournais stupidement la tête et cherchais du regard quelque curiosité naturelle, ça se serait très mal terminé ! Alors, devant mon incompréhension mon fils dans une courbe sans visibilité avait ramené la voiture à gauche d’un coup de volant, et quelques secondes après nous croisions un véhicule se déplaçant à vive allure. On l’avait échappé belle. Cela m’avait profondément marqué et depuis je n’aime pas du tout devoir conduire dans les pays où l’on roule à gauche. Nous voilà dans la neige, à la petite station de ski au pied du Mont Olympe, effectivement le manteau neigeux est encore épais. Le lieu n’est pas très caractéristique, quelques bâtiments modernes. Nous nous arrêtons prendre un café. De ce promontoire, nous bénéficions d’une vue panoramique. Devant nous jusqu’à la mer à une cinquantaine de kilomètres, la montagne déroule ses pentes couvertes de pins, de façon régulière. Aucune paroi rocheuse ne vient apporter une touche montagnarde à cet immense déroulé d’arbres. Ensuite, nous partons à la découverte des villages qui s’accrochent sur ces montagnes. Nous ne leur trouvons pas un charme particulier, ni par leur situation ni par leur agencement ni leur architecture. Cependant, nous aurons le plaisir de visiter deux vieilles églises orthodoxes, dont les fresques multi centenaires sont de toute beauté et dans un bel état de conservation. Dans le village de Pedoulas nous déjeunons, comme d’habitude de façon presque pantagruélique. Mais je fais particulièrement attention au vin, car outre la réglementation, conduite à gauche oblige, je dois redoubler de précaution. Nous prenons la route de Paphos, à travers la montagne par un chemin sinueux sans trop de circulation. Non décidément les paysages, bien que sauvages, ne m’enthousiasment pas. Cela me fait un peu penser à la garrigue entre la vallée du Rhône et Nîmes. Pas de grandes parois pour rehausser ces vastes moutonnements couverts de végétation méditerranéenne. Je suis peut-être sévère, mais c’est ce que je ressens. Quelques kilomètres avant la ville de notre destination nous rejoignons l’autoroute et rapidement nous sommes dans la circulation de l’agglomération. Nous avons quelque peine à trouver notre lieu de chute pour les trois nuits à venir. Il ne s’agit pas d’un hôtel, mais d’un petit appartement dans un village de vacances. Exactement ce que nous n’aimons pas, Danielle semble catastrophée ! Décidément nous sommes bien formatés et pas faciles à contenter. Bon enfin, pour nous consoler, les buffets seront toujours aussi copieux et nous nous situons juste entre deux sites archéologiques que nous irons visiter sans prendre la voiture. D’autre part, la mer est toute proche, bien que nous ne la voyions pas. Cela me donnera l’occasion d’aller y jeter ma canne à pêche et d’attraper quelques poissons aux couleurs vives, comme la Méditerranée en recèle tant. Mais très précautionneusement je les décrocherai et leur rendrai leur liberté, d’ailleurs ils ne demanderont pas leur reste pour s’enfuir non à tire-d’aile mais à « tire-nageoire ».

Vendredi 13 Ouille ! Vendredi 13, heureusement aujourd’hui nous ne prévoyons que des déplacements à pied, car superstition et conduite à gauche doivent probablement constituer un mélange détonnant, que je n’ai pas envie d’expérimenter ! Nous partons donc à pied pour le site archéologique des tombeaux des rois. Nom qui pourrait prêter à sourire, car justement il n’y a jamais eu le moindre os de roi enseveli dans ce lieu. Ce nom est dû à la grandeur des constructions. Il s’agit en fait des riches de ces époques lointaines qui se faisaient ensevelir de cette façon, entre le 3ème siècle avant J.C jusqu’au 3ème siècle après J.C. Ce mode d’ensevelissement dans de grandes demeures creusées en sous-sol à même la roche est hérité de la tradition ancienne égyptienne, qui voulait que les morts puissent évoluer dans des espaces qui leur rappelaient leur vie de leur vivant. Sur cet immense espace face à la mer, on descend dans de multiples cryptes, qui pour certaines sont sculptées de magnifiques colonnes qui rendent la grandeur et le luxe des villas qu’occupaient les défunts lors de leur passage terrestre. La roche est de couleur ocre, et l’on imagine d’autant mieux les déserts où s’épanouissent les merveilles égyptiennes. Après une matinée déjà bien chargée à courir à travers les tombes, nous décidons de partir cette fois-ci encore à pied vers le vaste site archéologique de l’ancienne ville de Paphos. De note lieu de résidence nous y accédons par une promenade de quelques deux kilomètres qui nous conduit au port de la ville. L’entrée du site se trouve pratiquement sur le port. L’endroit est très vaste, la visite vaut vraiment le détour pour ses magnifiques mosaïques de grandes dimensions et de parfaite conservation. Elles racontent des scènes de la mythologie grecque, de mortels ou de dieux s’adonnant à leurs passions, comme la chasse.

Samedi 14 Nous partons pour la visite de la presqu’île d’Akamos à l’ouest de Chypre. La fontaine d’Aphrodite est l’une des curiosités du lieu. Il s’agit d’une source sortant d’une petite falaise et remplissant un bassin au pied des rochers. L’endroit est joli, la vue sur la mer vaste. A Polis nous aimerions visiter l’église Agios Andronitos, mais malheureusement elle est fermée. Son extérieur était cependant prometteur. Nous remontons ensuite le long de la côte un peu plus au nord vers San Barbara, où nous déjeunons d’un mezzé de poissons. Là encore le nombre de plats est impressionnant, poissons nombreux, poulpes, et nous accompagnons tout cela d’un excellent vin blanc local. Nous hésitons à poursuivre vers le nord en direction de la vallée des cèdres, mais personne n’est prêt à me relayer au volant, et nous reprenons la route de Paphos. Dans la périphérie de cette dernière nous nous rendons dans le village de Geroskipou, dont l’église est réputée. Nous ne serons pas déçus. Extérieurement et intérieurement elle est l’une des plus esthétiques qu’il m’ait été donné de contempler. Elle date du IX siècle et son état de conservation, comme celui de ses fresques, est excellent. Comme nous sommes en période pascale, sur la place de l’église de gros œufs multicolores accompagnés d’énormes poules et poussins aux tons pour le moins criards se laissent admirer. Un gros bûcher au bois bien sec n’attend que l’étincelle du soir pour embraser la fête.

Dimanche 15 Dernier jour à Chypre, nous rejoignons Larnaka, car nous prenons l’avion demain matin. Nous y arrivons un peu avant midi, jour de la Pâque orthodoxe. Nous avons droit à midi à un buffet spécial fête avec un agneau pascal à la broche qui embaume la terrasse de l’hôtel. Des danseurs et danseuses aux habits traditionnels hauts en couleurs nous offrent un spectacle à base de danses et musiques grecques, qui me rappellent avec nostalgie lorsque j’habitais dans les Balkans en Albanie. L’après-midi sera calme, j’en profiterai pour aller prendre un bain de mer. Je suis seul, la piscine couverte, elle étant comble. L’entrée dans l’eau est difficile, mais une fois que j’y suis, que c’est bon !

Lundi 16 Dès huit heures, nous nous pointons à l’aéroport. Pour commencer, il nous faut rendre notre véhicule de location. On nous avait dit de le laisser sur le parking en déposant les clefs sous le tapis passager. Mais ce parking est bondé, ce qui nous oblige à laisser notre Ford Focus en double file. Mais les loueurs ne l’entendent pas comme cela. En effet, notre agence s’appelle San Andeas et aucun emplacement ne lui est attribué, donc nous nous faisons chasser par les institutionnels comme Europcar. En désespoir de cause, après avoir été sommé d pousser notre véhicule par différents institutionnels, presque catimini, nous l’abandonnons et nous enfuyons presque. Cela ne fait pas très sérieux, et nous ne recommanderons pas forcément ce type d’agence. Les derniers souvenirs que j’ai de cette semaine, ce sont les îles de la Mer Egée que nous survolons durant le retour. Visions fabuleuses de ces myriades de terres disséminées dans la mer. Peut-être un futur projet ? C’est la première fois que je voyage de cette façon, avec les lieux de chute programmés par agence ainsi que billets d’avion et location de véhicule fournis. Cela nous a coûté à quatre de l’ordre de 1100 ou 1200 euros par personne. Il est vrai que nous n’avons pas trop regardé à la dépense hors forfait. Mais j’ai trouvé que les logements n’étaient pas toujours placés au mieux, quant à l’environnement immédiat. Nous aurions pu je pense trouver au jour le jour sans trop de difficulté, ce qui nous aurait laissé plus de liberté quand à notre vagabondage à travers l’île. Ce n’est que mon point de vue, car pour les trois autres participants, la petite incertitude du point de chute pour la nuit était plutôt génératrice de stress. Mais la prochaine fois que nous partirons tous les quatre direction les pays baltes, je les ai persuadés de partir un peu plus à l’aventure, même si en définitive cela nous coûtera peut-être plus cher, car nous aurons systématiquement tendance à aller dans des hôtels d’un certain standing. Mais ce n’est pas certain car dans ces pays, je me souviens de certains logements chez l’habitant de très bonne qualité, permettant un excellent contact avec la population et le tout pour un prix dérisoire, mais généralement assez loin des grandes villes.
De Marseille à Marseille via Odesa (Roumanie, Moldavie, Transnistrie, Ukraine et Balkans)
by Dju · 2012-05-09 · 3 replies
L'enfer, c'est les autres... NON ! L'enfer c'est les camionneurs ! Sans déconner !! Ils sont dangereux, c'est des fadas ! Bon, par ou commencer ? Je suis parti mardi a 16h, direction Grasse . Trajet très rapide et très sympa . Soirée barbecue sur la colline, ambiance familial, nickel pour se reposer. Mon dos ayant tenu le coup je décide de tenter le coup et attaque la journée de mercredi avec pour objectif Verona. Projet fou mais réalisé presque sans encombres … 4 haltes, 512kms au total pour une moyenne de 78kms/h. A la sortie de Genova, la pluie commence a tomber... Bien sur je suis super bien équipé de mon imper qui est dans le top case. Je roule donc sous l'averse jusqu'à une aire de repos ou je me change dans les wc pour découvrir un grand soleil en sortant des toilettes... J'arrive a destination sous le déluge et ne vois de la ville de « Roméo et Juliette » qu'un canal débordant et de la grisaille. Esquinté, je parcours le web dans ma chambre d’hôtel à l'étude des sites de météo.

19/04 Les plaines du nord de l’Italie s'avèrent ennuyeuses par l’autoroute. Mais dès que je me rapproche de la Slovénie j'en prends plein la gueule ! Les collines vallonnées m'accompagnent jusqu'à Ljubljana ou je décide de faire une pause repas. Je quitte cet autoroute que je commence à maudire et m'avance dans une paisible capitale à la taille ridiculement petite. Du haut d'un pont à son entrée, j'en vois la sortie. Je me gare dans un parking sous terrain et m'aventure sur la place de l’université. Derrière celle ci, une rivière traverse paisiblement cette calme ville. Un marché au livre sur une place attire mon attention mais les prix français et mon niveau exceptionnel me rappelle à l'ordre quand à des dépenses inutiles. Sous une brise délicate je déjeune dans un cadre plaisant avant de me ramasser une averse... Je suis séduit par cette ville et me promet d'y consacrer un jour la journée qu'il doit falloir pour la visiter. Je reprends la route sous la pluie, la grosse pluie sur une autoroute de « montagne »! Je flippe pendant 20 minute ne sachant pas comment gérer ça.... Ne pouvant réduire ma vitesse a cause des camions me talonnant et les essuies-glace étant en option sur les casques de moto, j'avance tendu comme un arc... L'approche de la frontière Croatie est sublime, les collines sont serties de forets a la touffure impressionnantes, ça me rappelle la jungle birmane vers Myitkyina ou j'avais été impressionné par l’épaisseur et le condensé de la végétation( qu'une seule envie tout défoncer au coupe coupe). J'avais oublier à quel point les douaniers et moi ça faisait 2.... Apparemment changer de files 3 fois et faire des demis tours sur les mauvaises voies n'est pas une méthode pouvant les faire sourire... C'est une fois passé la frontière croate que je me rends compte avoir traverser le pays sans payes aux péages... Après vérification sur internet, on est supposé acheter une vignette donnant droit a l'emprunt de ces autoroutes.... Une bonne économie qui m'aurait coûté entre 150 et 800 E d'amendes si j'avais été malchanceux ! L'homologue du Mistral me souhaite la bienvenue aux alentours de Zagreb et je pénètre finalement dans la ville pour loger dans un hostel dans la banlieue. C'est fou comme on se sent chez soi dans une cité HLM ! En buvant l'apéro j’hallucine en découvrant ranger sur le trottoir devant une maison des bûches coupées entassées sous un abris.

20/04 Ah, mon vier !!!!! J'avais oublier à quel point ca peut puer le matin dans un dortoir ou une guest house ou les routard ont dormis en laisser leurs affaires à masserer... L'odeur de fennec sauvage a l'avantage de me permettre de prendre la route à 6H30. Note pour plus tard, ne pas insulter les gens qui m'ont fait une queue de poisson... Note pour plus tard, ne surtout pas cracher sur leur voiture... J'avais oublié la presence de mon casque.... Autoroute, autoroute, je joue à « saute camion ». Vers Slavonski Brod je fais une pause café et un prof de lycée me branche sur ma moto en expliquant a ses élèves mon parcours. MOI, modeste comme un aixois je pavane devant les gamin en me la jouant aventurier blasé... Je passe enfin la frontière et change de monde, pas de paysage malheureusement ! Mais de vie ! Mis à part les Porsches Cayenne 4 je voyage dans le temps débarque dans les années 60, j'ai l'impression que les stations services sont celle que nous décrit Roger Vailland dans « 325000 francs » Le bitume dès le poste frontière change d'aspect, il reste propre mais la couleur en est délavé. J'arrive enfin vers midi à Beograd. 390km en 6h d’autoroute croate ce n'est rien comparé au oaï de la circulation que je subit en transpirant. L'architecture routière est folle, l'urbanisation délicieusement démente. La conduite serbe.... !!!! Ça sent le risque partout, les cousins de nos roms marseillais sont la pour nettoyer les pares-brises. « Et non ! Et non les gars, y'a pas de vitre sur les motos françaises!!! » Les femmes sont belles, les hommes ont des têtes de tueur... Je me cale dans un dortoir, gare la moto au parking et me lance à l'assaut de la ville. Ça y est l'aventure peut commencer ! Putain de pluie ! Mon assaut sur la ville aura été d'une brièveté extrême. Pris d'une crise d'allergie surpuissant je me refugie au dortoir ou j'attends que la pluie cesse en bouquinant. Ce qui est cool, dans les « hostels », c'est leur transposabilité. Que ce soit à Reykjavík, à Yerevan, à Beyrouth ou ici. On y trouve toujours un anglais fumant une clope et cuvant sa gueule de bois de la veille. Choisir de loger dans ce système de « guest house », c'est garantir les rencontre, les sorties et l'alcool. Certe cela reste des amis à usage unique, dont on ne retient même pas les noms mais parfois comme ce soir on ne fait pas qu’écluser les bars et on découvre des lieux atypiques. Vers 20h30 je pars donc avec l'anglais et une suedoise rejoindre des amis serbes de ce gars. By night, nous traversons Beograd à pied. Hallucinant à quel point les gens sont respectueux de certaines règles. Ils attendent au passage piéton que le feu passe au vert pour traverser !!!!!!!! Nous arrivons finalement dans un bar, lounge cubain à la gloire de Castro, ou je trouve même de vieille éditions de « Granma » en cyrillique ! Les 4 jeunes belgradois avec qui nous dégustons du raki au miel et de la bière locale m'expliquent que les serbes sont réputés officieusement pour être de bon menteur et de gros tricheurs. Challenge accepté !!!! Ils m'apprennent plusieurs nouveaux jeux de cartes assez attrayant et je fais de mon mieux pour tricher plus qu'eux. L'honneur Marseillais est sauf, Je n'ai certes gagné aucune partie, mais j'ai définitivement représenté la gouaille phocéenne ! Je les abandonne, trop fatigué pour aller en boîte. C'est ce soir après juste 3 pintes que je me rends compte à quel point la moto m'a épuisé.

21/04 Grasse matinée. J'ai lu quelque part que Beograd n'était pas une capitale joli... C'est faux ! Elle est magnifique, agressive visuellement, c'est un mélange de genre, de style, d'architecture anachronique. Elle est passé, présent et futur, elle est pulsante de vie ! Lors de ma promenade, alors que je photographie des bâtiments je me fait interpelé par une petite vieille dans un bon anglais à l'accent émouvant. - Pourquoi prenez vous ces bâtiments en photos ? - Parce que je les trouve jolis. - Êtes vous un journaliste ? - Non, juste un touriste. - Dans le bâtiment de droite vivait un compositeur célèbre. On lui avait une plaque en « cober »... - Une plaque en quel matériel ? - En cuivre, vous savez le métal qui conduit très bien l’électricité, on s'en sert pour la fabrication des câble. - Oui, oui... - Mais on a volé la plaque... - Hum, hum... - Je trouve que vous parlez très bien anglais, c'est rare ! - Merci... - C'est dommage que les français ne fassent pas l'effort de parler anglais ! - Euh... Je ne pense pas que ce soit une volonté propre mais plutôt le système qui est mal fait... - Ok - OK - Au revoir, ravis de vous avoir rencontré. - Merci, de même, bonne journée Le café à la turque est trop bon !

22/04 Je quitte Beograd à 6h, mon erreur a été de vérifier la météo pour demain. Les prévisions de température et d’hydrométrie étaient excellentes. Je n'avais juste pas pris en compte que 9° à 6h du mat en ville sous entendait 4 dans les plaines et que rouler à 90km/h en faisait ressentir zéro. Je suis congelé sur la moto. Les doigts, le pire c'est les doigts !!! J'attaque enfin les route nationales et leur état est correct. Dès que je passe la frontière bulgare je rentre dans un autre monde. Les routes sont merdique, littéralement merdique ! Elles sont tapissés de merde d’âne et de chevaux qui tirent des carrioles. Il ya des troues de plus de cinquante centimètres au milieu et le goudron n'est pas plat mais vaguelé. C'est une horreur ! Sur les 50 kms parcourus en Bulgarie, j'ai croisés 3 voitures pour 10 charrettes qui ressembles a des bennes de mineurs. A Vidin j'emprunte un bac pour traverser le Danube ! Welcome to Romania ! Le film « Comme un aimant » aurait du être tourné ici. Ne rien faire assis sur un banc et regarder la vie passer semble être un sport national. Nos crapuleux marseillais sont quand même mieux logés. Ici, y'a même pas de bancs et les gens sont assis par terre... J'ai la sensation d'être dans le far west, l’ambiance fait très Wild wild west. Je m'attends à voir une rouler ces boule de pailles pousser par le vents sur une musique de Sergio Leone. Les gens attendent la diligence à sur les rond points, les vautours sont remplacés par des cigognes sur les poteaux électriques. Les peaux rouges sont les roms, y'a des saloon le long de toutes les routes. Arrivés à Craiova, je fais une pause repas et décide de reparti direction Bucaresti. A 110 km de la capitale je m’arrête les poignets et genoux endoloris par les heures de conduite. De l'autre cotés de la route son attablés 3 bikers. J'admire leurs harley et me joint à eux pour un café. Ils sont membre du « Dracula »'MC affiliés aux « Hell's angel ». Ils me conseillent de passer le permis moto gros cube à Bucaresti ou l'examen coute 100 euro et le bakchich 50... J'arrive finalement à destination et sort boire quelques bières avec les jeunes de l'hostel.

23/04 Bucuresti est une ville immense ou la marche à pied n'est pas recommandé tant sa structure est complexe. La promenade est plaisante sous le soleil bien présent.

24/04 Je prends la route sous un soleil absent vers 8h du matin, direction Brasov en premier. C'est une ville orientale des Carpates et de la Transylvanie j'y vais par les petites route pour profiter du paysage. Erreur fatale, je me mange la pluie toute la journée, sauf une éclaircie sur Brasov. Rouler dans ces conditions est stressant à l’extrême. J'arrive finalement à la ville du château de Dracula et bien sur ne trouve pas le château... La ville est sublime. Baroque, pittoresque on s'y sent au calme. Je reprends la route jusqu'à proximité de la frontière moldave en me gavant de paysage et d'images folles. Les nids à cigognes géants, les charrettes, charrues, les moutons que le berger fait passer sur le passage piéton. Je m'excuse ici, mais je ne remmènerais pas de photo de la partie voyage moto, ça ce n'est que pour moi ! Vous n'avez qu'à venir la prochaine fois ! Je ne suis pas un motard, pourtant sous la pluie, dans les Carpates, j'ai adoré ces routes de montagne en lacet. Je me suis oublié en conduisant, que dis je, en pilotant ! La concentration que cela demande déconnecte le cerveau dans ces moments là pour ne passer qu'en mode action, un peu comme la chasse sous marine...

25/04 Par ou commencer ? Quelle journée !!! L'objectif d'aujourd'hui est simple, un peu trop d’ailleurs si je me base sur mon gps... Le seul problème c'est que pour rejoindre Odessa…. Faut traverser la Moldavie et que par Moldavie je veux dire qu'après Chişinău, je dois passer par Tiraspol.... La Transnistrie... Un de ces petits pays qui comme je les aimes n'existent pas... Dejà une fois arrivé en Moldavie je sens la différence, je suis nulle part, tout simplement nowere. J'ai l'étrange sensation d’être nulle part, pourtant la ville et les gens sont là. Après un plat sur le pouce, je prends la direction de République moldave du Dniestr ! Des tanks, des bases militaires, des chapeaux d'officier d'Urss, des abris, des routes défoncés... J'arrive au premier check point, ils fouillent mon sac à la recherche de drogues ou d'armes, je m'enregistre et passe au bureau suivant ou l'on me refuse l’accès au pays car c'est un poste frontière pour les locaux... Un gars a la pire dégaine de de mafieux dans un 4x4 bmw me guide jusqu'à un chemin qui me mène à un autre passage. Là je tombe sur une tête de con, le genre de gars qui dans la vie est jaloux de tout et veux profiter de son petit pouvoir pour se venger de ceux qui l'on torturer à l'école. Il est avec son copain qui lui faisait sans doute partie de la bande des musclés qui me torturaient au collège. Après 15 mins de discussions et hurlements inutiles en russe puisque je ne parle toujours pas la langue de Tolstoï ils m'envoient dans un bureau. Là je crois d'abord à un sketch... J'hallucine je me suis téléporter dans un film porno soviétique des années 80 ! Deux jeunes et magnifiques putes aux cheveux en choucroute et en tenue d'officier m’accueillent ! Leur supérieur un vieux gros libidineux ne dit rien. Je remplie de la paperasse pour ma moto, on me demande 7 dollars de frais de dossier... Après m'avoir aider à remplir la paperasse en russe elles m'envoient à l'immigration ou je remplit un autre formulaire de transit, apparemment ils ne veulent pas que je reste longtemps dans leur pays... Une fois tout la paperasse effectué j'ai re droit aux deux tête a claque pendant 10 minutes et j'arrive à ne pas m’énerver.... Je perçoit l'utilité de s'emboucaner quotidiennement avec les usagers, ça aide a garder son calme ! Je traverse enfin Tiraspol sans m’arrêter, la structuration de la banlieue, l'agencement des rues me fait énormément penser à certain quartier de la Havane. Les étoiles soviétiques et les outils sont omniprésent comme les casinos et les boites de strip-tease... Cela me fait penser à mes lectures sur ce pays « Le dernier lieue de décadence typique de l'Urss » dixit des yankees... Ça ne donne pas envie de s’arrêter, les tanks dans les rues, les check points.... Arrivé à la frontière, j'ai droit à une frayeur. Ça commence par l'étude de mon passeport.... Serbie, Syrie, Liban, Irak, Nogorno Karabagh, Arménie... Suis je musulman ? Non bien sur que non, je suis français, voyons... Mon job, je suis contrôleur à la SNCF bien sur ! Que faisais je dans ces pays, du tourisme, quoi d'autre ? Mon tatouage sur la main.... Je suis bouddhiste bien sur ! Et là... Ils me disent que n'ayant pas de tampon de sortie de Moldavie je dois faire demi tour... Je béguais d’incompréhension comment puis je avoir ce tampon puisqu'aucun pays au monde ne reconnaît l’existence de ce pays officiellement ? Même pas la Moldavie qui englobe ce pays.... Ils s'en fout, demi tour ! Mais leur dis je ce n'est pas la première fois que je sort d'un pays officieusement, regarder mon passeport et le Nogorno Karabagh ! De toute façon c'est pareil dans l autre sens, je ne peux plus quitter le pays dans ces conditions.... Nous restons 5 longues minutes à nous scruter en chien de faïence. Eux attendent un bakchich et moi tentant la technique de l'autruche anglophone... Finalement exaspéré par mon sourire niais et ma passivité corse, ils me laissent passer ! J'enfourche Oulan-Bator et trace sur les routes poussiéreuses d'Ukraine jusqu'à être sisie par le vent marin en arrivant à Odessa. C'est la haute saison, pas d’hôtel en centre ville à moins de 200 dollars.... Je me loge donc dans un hôtel de passes pour 30 euro ce qui me donne droit a un lit et une douche dans une pièce plus petite que ma salle de bain. En faisant des recherches plus poussés je découvre que je suis dans une impasse. Le prochain bateau pour Varna en Bulgarie est dans 15 jours, celui pour Istanbul est dans une petite semaine et dans 3 jours j'en ai un pour Batumi en Georgie... Des itinéraires plein la tête, le cerveau en ébullition je décide de me payer un grand restaurant pour m'apaiser. Carpaccio de bœuf ukrainien, ambiance la vache qui a brouté à Tchernobyl !

26/04 Dormir dans un hôtel de passe si l'on fait abstraction du fait de dormir est quelque chose de très amusant. On capte le gars devant l'entrée qui tiens son bouquet de tulipes blanches en attendant sa belle dont ils ne sait pas à quoi elle ressemble. On croise les couples mal assortis, hétéro , homos. Personne n'a la tête levé et tout le monde regarde ses pieds. Sa fonctionne jour et nuit. Lorsque j'ai loué la chambre la réceptionniste m'a demandé si j'étais seul puis si c'était pour toute la nuit... Mais non madame je suis seul et je n'ai besoin de la chambre qu'une demie heure, le temps d'une petite sègue... Chose rigolote l'amoureux transie attendant sa belle pendant plus de 2 heures et refuse mes tentatives de communication autour d'une clope de peur que sa dulcinée ne le trouve pas en compagnie. Je quitte finalement l'hotel sur l'intervention de la police qui vient sortir les putes ayant fini la nuit et se douchant. Délicieux moment que de regarder les condés en sortant avec son sac sur le dos. Je trouve une hostel plus conventionnel pour 10euro 50. J'apprends ensuite que la ligne Odessa Istanbul est fermé, que celle pour Varna ne part pas avant plus d'une semaine et que celle pour Batumi fonctionne tous les deux jours. Ça me tente énormément de me taper la Georgie et l'intégralité de la Turquie malgré les 350$ demandés mais une étude approfondie de la météo locale à venir me retiens. J'attaque la ballade à pied d'une ville calme, chargé d'histoire, pleine de parc, un port sur le monde... Sans plus, à mon humble avis Je flâne de terrasse en terrasse et de café en café en bouquinant.

27/04 Départ à 6h30, j'ai décidé de rentrer à Bucuresti malgré la difficulté du trajet. En effet, écriture cyrillique, frontière roumaine fermé au transit international, GPS inutile dans cette zone quasiment pas répertorié. Je passe donc 12h sur la moto, pour faire les 550 kms de trajet sur des routes à l'abandon souvent recouverte par la terre qui a gagné la bataille du temps, je lute contre les trous, que dis je les crevasses, les gouffres que je découvre en plein milieu de l'asphalte. La pleine campagne me colore de jaune, rouge, violet, bleue et vert qui sont les couleurs des différents insectes que j'éclate en roulant.... Désolé maman j'ai pourri la magnifique veste en cuir que tu m'avais offerte. Mon casque est tellement enduit de moustique que je nettoie la visière au W40 ! Je passes deux fois la frontière de la Moldavie. La première fois on me fait payer une taxe de 2$ pour la pollution. Le seconde, par contre l'officière en charge de la douane me fait entrer dans son bureau, ferme la porte et me demande si j'ai des « présents » pour elle et son acolyte. Je feins l’incompréhension assez longtemps pour qu'elle laisse tomber. Du coté de la frontière Roumaine, apparemment c'est l heure de la sieste, une soldate me fait comprendre qu'il faudra attendre 90 mins avant de passer. J'en profite pour exercer mes talents linguistiques en commandant dans un mélange d'hispano, italo marseillais des pâtes et du poulet dans une gargote. Je fais du charme à la douanière quinquagénaire qui m'accuse de contrebande car j'ai 3 paquets de cigarette de trop que les 2 autorisés. Avec un grand sourire amusés elle me laisse même emprunter la voie du corps diplomatique. Je kiffe vraiment la gentillesse et le contact roumain, par contre je suis dégoûté par la mauvaise que j'apprends a Galati. L'argent moldave ne se change qu'en Moldavie. Je me retrouve avec une quarantaine d'euros perdus.... Ensuite pour la fin du trajet je fais l'erreur de mettre Patrick Bruel dans mon mp3 et je ne trouve aucun moment pour changer trop pris par le pilotage.... Dépression jusqu'à l'arrivée...

28/04 Le problème avec les dortoirs c'est quand on dort à 1h du mat et qu'une bande de 7 gars récupèrent les lit suivant en débarquant sans faire attention... Je me lève à sept heure et fait le maximum de bruit possible en faisant et refaisant mon sac plusieurs fois pour me venger. Puis, on the road again ! Je quitte la Roumanie via un pont impressionnant et débarque en Bulgarie. La route est magnifique, vraiment superbe, les montagnes enneigés au loin et les collines. Mon trajet me fait traverser des forêts impressionnantes et j'y retrouve le plaisir de rouler dans un pays sauvage, ça change des plaines roumaines. La partie orientale des Balkans est emplie de vélo, d'auto stoppeur et de camping. Je comprends que l'on puisse se battre et mourir pour des terres comme celle ci. Ok, ok je sais, la guerre ce n'est pas bien, on se bat pour la démocratie et la liberté et les guerres n'ont toujours qu'un intérêt économique..... blablabla C'est sur qu'un parisien ne se battra pas pour la beauté de la banlieue... Par contre tout en roulant je ressent à quel point on peut vouloir se battre pour ses terres. Savez vous comment on appelle quelqu'un des Balkans ? « Un balconnet » !!!!! J'arrive finalement à Sofija et me rends compte lors d'une pause que je n'ai plus d'huile dans le moteur, effectivement faut peut être en mettre surtout après 4200 kms... Alors que je cherche mon hostel, je me fait brancher par un gadjo autochtone qui ne me crois pas quand je lui raconte mon périple. Je me gargarise quelques minute de la conversation et étonnement trouve les gens qui me complimentent très gentil...

29/04 P§!/& de pigeon, mon dortoir de dix huit lits est dans la sous pente d'une vieille maison et entre ces satanés volatiles et les bloody marie au tabasco absorbés avant de me coucher, le sommeil a été évanescent. Au l'aube (9h30) je pars découvrir à pied une capitale calme, cachant sa misère sous la paisibilitée ambiante. La misogynie à fait appeler le marché aux légumes « Lady's market ». Le café est bon, les montagnes encore enneigées encadrant la ville accordent un décor entretenu par un léger vent. Tout cela est parfait pour « chill out » en bouquinant.

30/04 Je règle mon réveil sur le lever du soleil pour enfourcher mon engin de mort le plus tôt possible. Par un froid saisissant je parcours un régal de route serpentant dans des gorges Verdonesque pour arriver au sommet d'un col au passage de la frontière de la Macédoine (putain ! C'est pas une salade!!). Le sud des alpes me mène aux paysages du Vaucluse pour finalement débarquer a Skopje. Je me cale dans un confortable hostel. C'est fou à quel point lors de ce voyage mon premier avis se base sur l'accueil reçu des réceptionniste de mes lieux de couchage. Autour d'une clope je discute de l'histoire du nom de la Macédoine, de la raison politico économique du veto grec tout en appréciant la température printanière qui me réchauffe. Puis alors que j'attaque la visite pédestre de la ville mon cerveau fissure. J'explose... Istanbul n'est qu'un mythe, la vrai porte de l'orient est ici ! Le départ d'Alexandre le grand, la conquête ottomane. Les rues pavés, la citadelle, l'architecture basse du vieux bazar, l'argent, l'or, les orfèvres, les tapis, les thé dans les verres turcs, les plats en terre cuite yéménites, le café, le deuxième café, le troisième café, le quatrième café, le fromage, les tomates, les concombres, le cinquième café, les parties de domino aux règles incompréhensible, le marchandage, les visages fiers, les odeurs d'huiles, le pain....Ce pain! Ce café ! Cette gentillesse. Tout ce mêle en une explosion de sensation. Dans un parc des ados dansent la farandole. Je me retrouve... Je me retrouve au croisement de plusieurs de mes voyages. Les mahométains, les balkans, les statues, le soleil, tout ça est encadré par de hautes montagnes enneigées. La ville malheureusement noyé dans un fog de pollution. Au huitième café, toujours épuisé je rentre à l'écurie pour relier avec ma vie sociale, facebook, skype, msn, gmail que ferais je sans vous... l'Axe, le nom de l'alliance entre le Royaume d'Italie, le Troisième Reich et l'Empire du Japon durant la Seconde Guerre mondiale ; l'« Axe du Mal », un slogan/mème utilisé pour la première fois par le président des États-Unis George W. Bush, le 29 janvier 2002 lors de son discours sur l'état de l'Union ; Axe, le nom du monde où se déroule l'histoire de Kaena, la prophétie ; Axe, une marque de déodorant ; AxE, un éditeur de texte de la famille Emacs. Un axe, une ligne réelle ou virtuelle séparant quelque chose en deux parties souvent symétriques Ici, ils ne savent pas ce que c'est ! Entre les hommes qui telephone au volant, les femmes........... !!!!!!! La conduite sur un axe constant est improbable, voir impossible...

01/05 Sur la route dès avant 7h, direction Pristina pour y défiler lors de la manif du 1er mai. Kosovo style ! Je suis donc une route encaissé entre deux montagnettes et arrive au poste frontière.... Et bien sur ces grands protecteur de l'humanité que sont les douaniers ne font que leur boulot... L'une des particularité de la république kosovarde est qu'elle n'est pas officiellement reconnu... Donc bien entendu pas couverte par ma carte verte et je dois souscrire à une assurance pour pouvoir traverser le pays. Je passe pour un niais en changeant mes billets macédonien contre leur monnaie locale.... C'est l'euro... Puis direction la capitale, je longe 60kms de zone industrielle d'un coté et de l'autre des résidences en construction ou neuves. Le pays s'avère en complète reconstruction, les maisons poussent comme des champignons. A Pristina je cherche un hôtel et la manif, mais aucun signe de célébration. Après plusieurs rondes, sur un coup de tête je rentre la ville de Podgorica dans mon gps. Monténégro here i come ! Je fonce d'une traite jusqu'à Pecs et là me je suis la M9 que tout les forums de voyage déconseille. Entre deux montagnes, coule une rivière de fonte des neiges. Un embouteillage sur cette route de montagne est créé par les voitures, scooter et piétons par milliers qui cherche un coin tranquille ou un concert pour picniquer. C'est kékéland, y'a plus de gomina, de gel et de lunette de soleil qu'à la rue st fé... L'asphalte devient terre, la poussière projeté par les voitures me devançant est aveuglante et la neige qui fond fait de la boue qui me pourrie. À une intersection je bifurque sur le mauvais sentier et me retrouve montant et montant et montant jusqu'à atteindre l'altitude de la montagne ou il n'y a même pas de sapin. Je trouve un restaurant en bois donnant sur une vue panoramique à couper le souffle, ou alors c'est le manque d'oxygène du au trop grand nombre de cigarettes. Après une salade je galère à redescendre récupérer la bonne piste. C'est du gravier, de la rocaille trempé par les navets de neige. Je passe deux torrents sous les regards intrigués des Kosovars. D'après un compte rendu lu la veille cette route est horrible mais praticable. Je n'avais juste pas capté que le post daté de 2006... Au bout d'une demi heure j'arrive à deux blocs de béton marquant l'endroit ou la route s'est effondrée dans la rivière. En m'y reprenant à plusieurs fois je réussi a faire passé la moto sur une petite corniche sans tomber à l'eau.... Juste derrière la router est comme neuve... Elle est neuve, goudronnée sans trace d'usure quelconque. Je m'y aventure zigzaguant entre les roches , les éboulis, les arbres chut au milieu. Et là je maudis le destin. Pour la seconde fois de mes voyages je suis dans l'incapacité de continuer. Une coulée de neige a entraîner plusieurs arbres au milieu de la route. Une fois la blancheur fondue, il ne reste que les troncs posés comme pour une attaque de la diligence. Je tente de faire levier avec un des fin tronc d'arbre mais l'effort musculaire est trop important. Au vu de mes muscles saillant je ne comprends vraiment pas pourquoi... Avec une moto cross je tenterais le passage, mais ma citadine est trop basse pour essayer quoique ce soit. Estourbit par devoir faire demi tour je repars la mort dans l'âme à l'idée de devoir me retaper tout ce oaï en sens inverse. La phobie d'une crevaison me tient et je serre le guidon comme un malade pour maintenir la moto d’équerre. Mes poignets me font souffrir de tant de tension. La conduite jobastre des mercedes, renault 5, 4, audi 80 m'épuise et je crève de chaud malgré l'air glacial remontant de la rivière. Les flaques d'huiles et la poussière sur le goudron finissent de me mettre le tensiomètre à 3000. De retour à Pecs j’étudie les différentes possibilités. Un retour complet en arrière est de toute façon in-envisageable pour ma bonne santé mentale. Je décide de tenter le coup jusqu'à Sjeniça en Serbie via le Monténegro. J'attaque donc lacets sur lacets sur une route correcte et me régale à jouer avec le moteur jusqu'à la frontière. La course du soleil n'étant pas fini, un peu de motivation revenus suite à mes jeux de virages bifurque direction Podgorica et emprunte la route de montagne la plus belle de ce voyage. A croire qu'elle a spécialement été faite pour les moto. Le long d'une rivière d'un bleue de crayon lavé je m'extasie des ces paysages, de ces maisons. Les tunnels simplement creusés dans la roche et long de plus d'un kilomètre sans éclairage sont à mourir de peur. Lors d'une des nombreuse pause que m'impose mon corps je fais la rencontre d'une bande de motard slovène me regardant comme un extraterrestre et ne me croyant pas quand à mon trajet initial. J'arrive à 20h à Podgorica épuisé mais en vie après une journée d'aventure comme je les aime. La recherche d'un hôtel s'avère horripilante. Pas moins de 59 euro la nuit. Je trouve finalement un canapé ou dormir dans une guest-house archi pleine.

02/05 Je quitte la ville sans la visiter. La discussion de la veille avec la logeuse m'a en effet appris que Podgorica n'est qu'une capitale de transit sans grand intérêt. L'heure pendant laquelle j'ai tourner à la recherche d'un lieu ou me poser m'a pourtant fait découvrir une ville calme et plaisante traverser par une sauvage rivière. J'enfourche ma bécane vers 8h40 et direction la Bosnie. A peine sortie de la ville je me fais chopper en excès de vitesse, 84 pour 60. Le condé, poli et parlant correctement l'anglais me demande les pièces afférentes à la circulation du véhicule mais non mon permis. Puis me laisse repartir sans remontrance, juste en me disant de faire attention... Je passe ensuite par des paysages montagneux et westerniens. Après un haut col je rentre dans un canyon trouve un lac artificiel créé par une retenue d'eau en aval. L'eau provenant de la fonte des neige est bleue ciel, bleue crayon, pure et resplendit sertie de verdure brute. Chaque nouveau paysage me donne envie si j'étais manuel de me construire une maison à la Torreau et de vivre de chasse et de pêche. Je longe l'eau à travers une suite de tunnel creusés directement à même la roche. Juste avant la frontière, un camping car immatriculé 67 fait le plein d'eau à une source. Je m’arrête me rafraîchir à l'eau glacé et discute avec ce jeune couple réunionnais/bourg-en-bressien. Depuis neuf mois ils arpente l’Europe. Du point le plus septentrional du continent à la Sicile. Ils ont quitté leur boulot acheté cette maison roulant et juste après la naissance d'une pitchounette sont parti avec elle sur la Route... Ils me comptent les difficultés rencontré et me conseille une route magnifique pour plus tard. Une cafetière italienne et je repars. Je passe la frontière et hurle « bonjour Bosnie-Herzégovine ! » Dans un nouveau canyon je longe une rivière agité et croisent plusieurs campement proposant des cabanes ou dormir, des terrain pour les tentes et du rafting. La techno et les bières bu à 11h30 me repoussent. Cette route départementale d'une seule voie est gérable avec prudence. Éviter les énormes lézards vert fluo s'annonce plus facile que les mini vans déboulant à fond de cale. Plus loin un amas de bois qui s'avère être un spot de rafting lui aussi attire mon œil. La gérante m'offre un café ce qui fini de me séduire. Je décide d'y passer la nuit pour aventurer le raft demain. Je me régale des cafés de la tenancière en bouquinant à l'ombre des murmures de la rivière. Les vieux qui tiennent ce lovely camp délirent à me voir voyager seul et essaient de me marier à la somptueuse cuisinière qu'ils définissent en anglais comme « liberale ». L'alliance de ma grand mère me sort de là. L'eau des douches est pompée de la rivière et chauffé dans un tonneau métallique noir sur le toit. L'hiver c'est un feu qui maintient la température. Quoiqu'il en soit à l'heure qu'il est, le soleil n'a toujours pas fait son travail(le fainéant) et je me douche à l'eau brûlante de glacitude. 03/05 Les couvertures en carton plâtre m'ont bien protéger du froid d'altitude. Surtout qu'en me couchant j'ai pu voir qu'une des vitres manquait simplement. Un des premier levé, je bouquine devant un café regardant mes futurs coéquipiers se lever un par un. Le petit déjeuner est à base de beurre, de pain, de confiture rouge teintée d'orange fluo avec une dégaine de tabasco, du gâteau et un verre de yogourt/fromage blanc. Vers 11h nous nous équipons et je commence à me poser quelques questions à propos de la sécurité. On nous refile des combinaison pour le froid, des chaussons de plongés ressemelés et un gilet de sauvetage... Pas de casques. Nous traversons la frontière en 4X4 et estafettes et mettons le rafting à l'eau gelé. On est 13... Le nombre de personne maximum conseillé est de 9... On n'a que 7 pagaies... Les hommes gonflent à la pompe à pied le raft. Une fois à l'eau, celle ci justement à tendance à rentrer un peu trop facilement, les boudins sont presque noyés. L'eau de la fonte des neige est vivifiante et le départ de l'expédition folklorique pour moi qui ne parle toujours pas le serbo-croate. Le guide pour sa part ne parle pas un mot d'anglais. Le niveau des rapides est bas ce qui permet de ne pas trop prendre de risque. Le paysage est sauvage, magnifique, les cascades viennent se jeter le long de la rivière à coté de nous. Nous rejoignons un plus large confluant dont la couleur est plus étincelante de vert que notre gris argent. Une pause décidé par le chabraque qui nous sert de skipper nous fait découvrir des cascades à l’intérieur des terres. La ballade s'avère courte, 1h45, mais c'est largement assez pour en prendre plein les yeux. Un gros nuage gris à l'horizon m’effraie pour la route à venir. L'excursion fini je saute sur « Oulan bator » et fonce sur une route encaissés au fond de canyons jusqu'à Sarajevo. J'y galère pour y trouver un hostel tout en découvrant une ville encastré dans de hautes collines à l'architecture routière labyrinthique. Le vieux centre est principalement un marché à la turque avec un saupoudrage arabique. Les mosquées se mélangent aux cathédrales et la ville fait peau neuve. Les bijoux en argent brillent à toute les devantures et les glaces 3 boules fraise, citron bounty sont sympathiques !

04/05 Vu les regards assassins que m'ont jeté les occupants du dortoir ce matin, mes ronflements ont du être plus que sonore... Je me promène à travers les rues des artisans monte en haut d'une colline ou l'un des trop nombreux cimetière se trouve. Les femmes portant le hajib sont omniprésente mais ne baissent pas les yeux comme dans d'autre pays. Je fait passer la moto au karcher, ce qu'elle nécessitait depuis la piste kosovarde. Graisse la chaîne et vérifie la pression puis monte au sommet d'un des quartier pour avoir un aperçu d'en haut. Garé sur dans un champ d'altitude, je reviens à mon véhicule pour le trouver tomber, l'herbe glissante et la béquille mal mise en sont responsable. L'essence à déjauger et ça pue. Elle refuse de démarrer. Je redescend en roue libre jusqu'à ce qu'un voyant inquiétant s'éteigne. La route entre Sarajevo est splendide. Je commence encore à être a cour d'adjectif qualitatif depuis que je suis dans le Balkans. Sur la route je croise un couple de retraité français en camping-car et me fait inviter pour un café soluble(beurk!) J'arrive finalement à Mostar et passe le fameux pont. Je me paie enfin la gaufre d'un hôtel 4 étoiles. Ah confort ! Ah quel plaisir de ne pas entendre les ronflements et odeurs des dortoir ! Une douche que pour moi ! Un grand lit! Confortable ! Le vent souffle alors que j'attaque la visite de la ville à pied. J'aime la vieille ville en pierre, le pont bien sur mais déteste les flots de touristes qui l'arpente. Les magasins de souvenirs éclaboussent les rues d'argent, de cuivre, de bois et de lunettes de soleil bon marché... Pour repas je me sustente de charcuterie et fromages locaux accompagnés de coca et viande de bœuf à la moutarde.

05/05 De Mostar à Tirana via la côte ! De Bosnie-Herzégovine à la Croatie, à la Bosnie-Herzégovine, à la Croatie, au Monténégro, à l'Albanie le long de l'adriatique. En passant par un bac pour traverser un bras de mer. La route fut splendide, de l’Ardèche au Vaucluse, de Marseille à Nice en passant par la Corse. Près de 400 kms de route accumulant une quantité de peur, de stress et de fatigue impressionnante. Passé la frontière albanaise je pénètre dans un autre monde transpirant de misère. Mélange de gitanisme, de folie, de poussière. Un motard au Monténégro m’avertit sur la conduite et les rond points albanais. Je faillis mourir de 10 crises cardiaque, entre les vaches, les anes, l'inconscience des pietons, celle des automobilistes, l'état changeant des routes. Tirana malgré cette peur au guidon me crache à la gueule une séduction rare. Une fois caler mes affaires dans un hôtel, je suis envoûter par cette ville. Attablé sur une place, je vois la misère suinter dans les rues. Attention ça ne se veut pas une critique. Mais bien au contraire un manque de mots pour exprimer à quel point cette ville me fait penser à tous mes voyages. C'est Marseille, c'est Yangoon, c'est Valparaiso, c'est Addis Abeba. Le réceptionniste de l’hôtel ne comprend pas pourquoi mon visage s'illumine d'un sourire quand il me confirme la grande présence de pickpocket. J'ai à peine marché 5 minutes dans le centre et je me suis senti comme une cible vivante. Les regards lorsque je parle anglais, les dégaines de crapuleux. Les gamins des blocks. Le surveillant du parking qui me menace de la disparition de ma moto si je ne le bakshish pas !

06/05 Dans le centre, immeubles de briques peintes ou à nus, dans la périphérie, bidonvilles. Les vieux, borsalino comme couvre chef jouent à une version plutôt agressive des dominos. Le tatouage semble être un fait culturel ici. Jeunes, vieux, femmes, hommes, cagole ou bourgeoise. Toute sorte de vieux tatouages se laissent deviner ou s'affiche clairement. Un peu comme Albert Londre en faisait la description dans « Au bagne ». Le genre « old school » avec dominos, dés, papillon, couteau, jolies pépés. Sur un trottoir j'assiste à une manche de backgammon entre deux têtes de tueurs. Les règles semblent les mêmes mise à part le positionnement de palets au départ. Les deux gars jouent à une vitesse trop rapide pour que j'ai le temps de lire et analyser leurs coups. Leur façon de jeter les dés est violente. Cette ambiance m’électrise. Je manque ensuite littéralement me faire exploser par une Mercedes qui à 2 mètres de moi se fait percuter par sa jumelle. Dérapage dans la poussière sableuse qui orne le bitume alors que j'ai encore les doigts sales de la voiture que j'ai touchés pour l'éviter. Le ton ne monte pas, tous les participants gardent leur calme malgré des gestes brusques et un langage du corps agressif. Je me refroidit le cerveau avec des boules de glaces banane, fraise et yaourt. Rassasié d'émotion, de sensations, d'ambiance, de regards j'enfourche ma moto direction Durres. J'y patiente devant de nombreux cafés avant d'embarquer dans le bateau qui me mènera à Ancona. La traversée est bruyante, ma cabine se trouvant juste au dessus du moteur. Chose à mon avis est du aux propos déplaisant et condescendant tenus au responsable de l'embarquement... Arrivé chez les romains, il ne me restera plus qu'à filer sur autoroute jusqu'à Massalia. Avec bien sur une étape gastronomique à Bologna !

07/05 Arrivé en retard à Ancona....Puis route jusqu'à Bologna pour déguster charcuterie, mozzarela de bufle et pizza. Puis re route to Piacenza ou je loge dans une auberge de jeunesse genre Hostel le film. Ambiance j'ai pas dormi de la nuit le dos bloqué contre la porte d epeur qu'un vieux vienne me depecer...

08/05 Retour sur Marseille. Arrivé à 13h10. 6566kms 3 semaines 14 pays 16 jours 420km/ jour en moyenne. 117 Km/h vitesse max 55 km/h moyenne
Voyager seul, pourquoi?
by Mimourita · 2012-05-06 · 127 replies
Bonsoir, J'ai pu voir qu'il y avait un sujet sur "voyager seul, sauter le pas" qui soulevait la question d’où aller en voyageant seul ... J'aime beaucoup voyager et autant dire qu'en ce moment ça me démange, mais je ne m'imagine pas faire ça en solo ni avec une personne inconnue (encore que je commence à l'envisager!) et ça m’intéresserait beaucoup de savoir ce qui vous a motivé à partir seul(e) la première fois (enfin toutes les fois d'ailleurs!) ^^
Road trip à moto France - Roumanie par l'Italie, Grèce et Bulgarie
by CrunchyFanch · 2012-04-22 · 14 replies
Bonjour à tous,

Pour me sortir de ma routine parisienne j’envisage en Juin 2012 un petit road trip moto d’environ 3500km pour rejoindre la Roumanie (ou je dois suivre des cours d’été de langue à Brasov)

J’affectionne beaucoup ce pays et que je recommande fortement sa visite à vous tous, pour son patrimoine encore préservée et pour l’extrême gentillesse de ses habitants.

L’itinéraire est le suivant (aucune autoroute ni voie express)

(France) Paris -> Meaux -> Chaumont -> Besancon -> (Suisse) Lausanne -> Montreux (Italie alpes puis Lombardie et Emilie Romagne) -> Aoste -> Pavia -> Fererra -> (longer la cote adriatique) ->Ravenna -> Anconna -> Pescara -> Bari -> Brindisi -> (Ferry jusqu'à la Grèce) -> Igoumenitsa -> egnatia -> Kozani -> Thessalonique -> (Bulgarie) ->Sofia -> blagoevrad->vratsa -> (Roumanie) -> Slatina -> Pitesti ->Brasov

L’itinéraire google maps est visible ici :

http://bit.ly/I27zjJ

Alors voilà, il s’agira de mon premier road trip moto hors France et aussi conséquent (j’ai le permis depuis presque deux an). Je pense prendre une dizaine de jour (soit 350km de moyenne), en dormant le plus possible en camping , et une fois ou deux en auberge de jeunesse.

Donc j’en appelle à votre expérience, vos idées, ou trucs et astuces pour réussir ce voyage.

Déjà que pensez vous de la moyenne kilométrique (trop ou pas assez élevé), sachant que je veux prendre mon temps pour satisfaire mon naturel contemplatif… 😎

Avez-vous des suggestions de petites bifurcations, ou de modification sur cet itinéraire, pour ne pas manquer des routes ou des sites incontournables ?

Que me conseillerez-vous comme solution pour les bagages, sachant que ma moto est une Versys 650 (petit trail routier bicylindre fort sympa pour les routes moyennes) qui possède déjà un top case et à laquelle je compte rajouter deux valises latérales de 34 L ?

Merci d’avance

François
Itinéraire en Iran, Shiraz, Persépolis et Ispahan
by Bachou · 2012-04-14 · 26 replies
Bonjour !!!

je me prépare, avec une amie, à partir pour trois belles semaines en iran et ce au mois d'aout prochain et oui je sais il va faire chaud très chaud

nous avons longuement hésité pour cette déstination et ce à cause des conflits avec Israel et de l'info désinformante que véhiculent les médias mais nous allons finalemt nous lancer

pour ma part j'ai deja beaucoup voyagé en mode sac a dos (USA, Canada, Ouzbekistan, Tadjikistan, Sénégal ....) et donc je pense découvrir l'iran de cette façon.

Je me questionne sur l'itinéraire je pense aller a Shiraz Persepolis et Ispahan bien sur mais je souhaiterai aussi aller dans le désert et les montagnes j'"aimerai donc savoir si cela est faisable ? si certain d'entre vous y sont allés recemment ? comment cela s'est passé etc les choses a faire ne pas faire .... tous vos conseils me seront précieux

Merci
D'une côte à l'autre des USA en Harley
by Genevois · 2012-03-28 · 64 replies
Le rêve américain. Notre rêve américain. Celui qui a valeur de mythe pour les passionnés de randonnées en 2-roues que nous sommes. 2-roues, oui, mais pas n'importe lesquelles. Celles de la machine qui fait vivre le mythe, celles qui font de leurs cavaliers des pionniers chevauchant leur monture au moteur de fonte, celles qui donne son sens au mot liberté : une Harley.

Une Harley qui va nous amener d'une côte à l'autre par le sud, le long du Golfe du Mexique et des côtes de Floride, de l'Alabama et du Mississipi, à travers les bayous de Louisiane, par la traversée du Texas en frôlant parfois le Rio Grande, puis les déserts du Nouveau-Mexique et de l'Arizona, les néons du Strip de Vegas avant la grande plongée sur la Cité des Anges.

Plus ou moins 5000 km de bitume et de poussière, comme une balade au son d'une bonne guitare, avec parfois quelques riffs rapides sur des tronçons d'Interstate pour garder le rythme.

Quel projet ! Certainement un peu insensé au départ, en mai dernier lors du rassemblement de Grimaud, puis réfléchi ensuite avec Gérard, un autre passionné comme nous. Ma cavalière d'épouse partageant ce plaisir de rouler, elle n'a pas eu besoin d'être convaincue. Moteur, on y va ! Gérard, lui, partira seul, avec la bénédiction des siens, conscients qu'il va réaliser un vieux fantasme.

Presque 10 mois à rêver de l'envol, à construire l'itinéraire, à choisir les "Scenic Drive", à étudier les courbes météorologiques pour éviter si possible toute mauvaise surprise. 10 mois passés si vite ...

Pour voler à destination des USA, nous avons opté pour Air Canada, via Montreal. Nous avions le choix avec deux compagnies US, Continental et United qui ont aussi des vols directs depuis Genève sur l’Amérique du Nord. Mais la canadienne offre de meilleures conditions de vol, confirmées une nouvelle fois. Dans le B767, nos jambes pouvaient se déplier entièrement, chaque siège était équipé d’un bon système de divertissement et l’équipage était efficace. Ce n’est pas la réputation des compagnies américaines, d’où notre choix. Seul bémol, les repas payants entre Montreal et Orlando, soit plus de 3 heures de vol. Mais c’est la règle pour les vols internes en AmNord.

Orlando, point de départ de l'aventure. Le magasin Eaglerider, spécialiste US dans la location de motos, est proche de l'hôtel booké sur le net, le Quality Inn Florida Mall. Outre la location de la machine, Eaglerider propose un "free pick-up" dans un hôtel de la ville pour autant qu'il soit à moins de 7 miles du magasin, ce qui est le cas pour nous. A l’heure comme prévu, un van nous conduit en à peine 5 minutes au magasin. Plusieurs clients sont déjà là pour prendre en charge leur machine. Le personnel est efficace : en même pas 15 minutes tout est prêt au niveau administratif. Nos motos sont devant, sur le parking, elles nous attendent. Deux magnifiques Electra-Glide noires, pour lesquelles un employé viendra nous expliquer quelques fonctions. 10 autres minutes et cette fois nous sommes parés.

Les trois sacoches sont largement suffisantes pour transférer nos affaires, tout est chargé. Nous enfourchons, quelle sensation ! Et quel poids surtout. Ma Dyna fait office de trottinette à côté de cet engin… Il faut vraiment veiller à l’équilibre sur la moto à l’arrêt, car si elle part sur le côté, tu ne la retiens pas. Notamment quand le passager monte. Dominique prend place à l’arrière, confortablement installée, presque sur un canapé. Sortir d’Orlando est facile, Eaglerider est sur un axe, en l’occurrence la US 441 qui traverse la ville du Nord au Sud. Nous avions printé notre itinéraire via Google Map, aucun souci pour trouver ensuite la 50 qui part en direction de l’ouest, puis la 27. Notre but : la US 19 North qui longe la côte ouest de la Floride direction Tallahassee. Il n’a pas fallu longtemps pour se familiariser à la machine et aux commandes. Surtout à celles de la radio qui diffuse déjà de la musique US après quelques centaines de mètres. Le volume à gauche, le changement de stations à droite. Country, Rock, Blues, hits US, la réception est exceptionnelle.



La conduite est facile tant les américains sont respectueux sur la route. Pas de coups de klaxons, les vitesses sont respectées, les routes bien indiquées. Un réel plaisir. Bon d’accord, le paysage de la Floride n’est pas des plus folichons, limite monotone, mais la musique, le plaisir de piloter la reine des Harley, sentir le vent de la vitesse, le ronronnement du moteur, comment ne pas être sur un nuage ? Même le long de la US 19, à 55 miles/heure, longue traînée de 150 miles en quasi ligne droite au milieu de la forêt sauvage de Floride. Quelques petites villes, des « bleds » plutôt loin de la modernité des grandes cités US, déjà un sentiment d’Amérique profonde. Fin d’après-midi, Tallahassee est en vue. Quelques belles propriétés fleurissent sur les côtés de la route, sous les arbres du sud et leurs branches si spéciales qu’on en dirait du coton usagé qui pend depuis les hauteurs. Comme toutes les villes, Tallahassee n’a pas vraiment de centre et nous ne nous rendons pas vraiment compte que nous roulons dans la ville, elle est si étendue.

Notre feuille de route sera suffisamment précise, en mileage, en temps et en indication pour trouver notre hôtel du soir, un autre Quality Inn, au nord de la ville sur la US 27 le long de North Monroe. La circulation est dense en cette fin d’après-midi, mais toujours facile. Devant l’hôtel de ville, nous voyons une manifestation d’Afro-américains qui protestent avec bruit contre la libération du meurtrier d’un jeune Noir en Floride. Mais la réunion se veut pacifique et n’entrave pas la circulation. Arrivés à l’hôtel, la piscine nous tend son bassin d’eau tiède. Pas fraîche, mais suffisamment agréable après une journée de route sous le chaud soleil de Floride. L’Electra Glide est vraiment confortable, ni mal aux fesses (pas encore…), ni au dos.

Un petit souci nous préoccupe : Gérard a deux témoins qui se sont allumés sur le tableau de bord : ceux de la batterie et du moteur. Surchauffe ? Réel problème ? Eaglerider Orlando est déjà fermé, nous ne pouvons les appeler. Nous reprendrons les motos pour aller manger ce soir, nous verrons si ces témoins seront encore allumés. Nous avons aussi pu voir que les brêles sont assez gourmandes, nous avons déjà dû faire 2 fois le plein. Là aussi, bien différent de chez nous. Il faut payer soit avec une carte de crédit, soit prépayer à la caisse avant de pouvoir obtenir de l’essence. Bien sûr, on vous rendra la monnaie de ce qui n’a pas été dans le réservoir…

Première journée, déjà magique. Incroyable le nombre de motos que nous avons croisées ! Et que des grosses, quasi pas une seule Sporster. Par contre, la grosse majorité des bikers ne portent aucun casque comme l’autorise la loi en Floride. C’est très tentant, mais un accident pourrait rapidement devenir dramatique, surtout à des milliers de kilomètres de chez soi. Nous serons sages et garderons nos casques. Rien ne dit que nous ne tenterons pas une petite « Ride » tête nue d’ici peu…

La météo s’annonce bonne demain. Direction Fort Walton Beach, le long de Golfe de Floride …

Deuxième jour. Celui où quelques convictions bien ancrées sont rapidement tombées, mais j’en parlerai un peu plus loin.

Départ de Tallahassee vers les 08h30. Difficile de partir plus tôt car le jour se lève plus tard que chez nous. Le blouson de cuir se supporte le matin, car la température est fraîche, d’ailleurs les motos étaient recouvertes de rosée. Notre itinéraire Google Map fait toujours office de GPS sur papier, avec Dominique comme référente. Bien installée à l’arrière, elle me guide à travers les rues de la ville pour tomber sur la US 319 qui part direction sud, puis vers l’ouest. Les premiers kilomètres ressemblent aux derniers d’hier, de longs bouts droits entre les arbres, toujours cette large tranchée dans la forêt.

Une espèce de brume enveloppe la nature environnante, sauf que ce n’est pas du brouillard mais de la fumée. Cela doit brûler quelque part et pas qu’un peu vu l’odeur et la densité. Cela nous rend un peu inquiets, la route sera-t-elle coupée plus loin ? Finalement non, même si cette fumée est restée présente pendant plusieurs kilomètres.



Sur ces longs bouts droits, le Cruise Control de la moto est un plaisir, permettant de soulager chaque bras. Encore un avantage de la E-Glide. Dès le village de Sopchoppy, la route se diversifie et passe enfin sur une seule voie, traverse des villages, emprunte des courbes et, cherry on the cake, la fumée a maintenant disparu pour laisser la place au ciel bleu. Peu avant Lanark Village, la mer fait son apparition, calme et même d’huile. Sable blanc, plages désertes le long du Golfe du Mexique, la saison n’a pas encore commencé, même si quelques familles font bronzette sur le sable. La radio de la moto continue à déverser sa musique US et c’est le moment de tomber notre première conviction : après un arrêt pour aller voir la mer de très près et faire quelques photos, nous posons les blousons vu la chaleur. La plupart des motards croisés roulent sans casque. Mmmmhhhh, c’est très tentant … Et nous succombons à ce plaisir impossible en Europe. Impossible pour des raisons légales et impossibles vu l’indiscipline des conducteurs du Vieux-Continent. Ici le risque est limité, l’Américain étant particulièrement attentif aux règles, tant de vitesse que de respect. Donc crème solaire, casquette pour Gérard et bandana pour moi. Dominique est surélevée à l’arrière de l’Electra-Glide et plus exposée au vent. Elle gardera donc son casque. Cette partie de la côte le long de l’US 319 est splendide, la vitesse est lente, 45miles/heure maxi, rythme balade. Contrairement au départ de Tallahassee, elle n’est plus à double voie, mais il s’agit maintenant d’une belle petite route côtière. Les maisons sont principalement sur pilotis, souvent avec une terrasse sur le toit, face à la mer. Le 4x4, voire le camping-car (version US) sous la maison. Nous sommes impressionnés par le nombre d’églises, plus nombreuses que les bars et restaurants. Eglises qui sont toutes superbes, souvent de style différent, mais toujours soignées. Impressionnés aussi par les belles propriétés qui bordent la route, maisons posées sous les arbres, pelouse soignée.



A Eastpoint, un pont enjambe un bras de mer pour atteindre Apalachicola, superbe petite bourgade. Nous nous arrêtons à la sortie de la ville pour boire un café (américain) sur une terrasse. Sur la route devant nous, c’est le défilé de la démesure américaine en matière de véhicule. 4x4 énormes aux V8 vrombissant, pick-up avec roues jumelées à l’arrière, camions qui transportent des mobilhomes imposants, camping-cars qui ont l’allure d’autocar et qui tractent encore un 4x4, les gros véhicules ne connaissent pas la crise ! Comme les motos, en nombre et en … bruit ! 90 % de Harley, aux USA on roule américain évidemment.

Mexico Beach est en vue et il est l’heure de se restaurer. A l’entrée de la ville, le Toucan’s Bar est attirant avec sa terrasse sur la plage. Deux autres motos sont devant l’établissement. Elles sont pilotées par deux Suisses-allemand rencontrés la veille à … Eaglerider Orlando ! Comme nous, ils roulent en direction de Los Angeles. Le monde est petit, des compatriotes qui mangent dans le même restaurant à Mexico Beach/Floride !

Au Toucan’s, c’est la deuxième conviction qui s’écroule : celle de manger léger à midi pour être plus à l’aise au guidon. Crevettes et poisson frits, avec justement des frites, le tout dans une proportion … euh … américaine. Quelques lourdeurs d’estomac en perspective pour le reste de la journée… Il reste de la route jusqu’à Fort Walton Beach, pas le temps d’envisager une baignade ou une bronzette sur le sable blanc. On se remet en selle, mais la route perd rapidement de son attrait. La US 319 s’est transformée en US 98 et s’est vu rajouter une voie de circulation pour (re)devenir une large route à deux pistes. La vitesse de croisière augmente, les bords de route sont moins intéressants.

Panama City est traversée et nous décidons de tirer sur la US 30 qui part en direction des plages de Panama City Beach. Les petits bleds style Mexico Beach ou Carabelle laissent la place à ce que j’appellerai Rimini-sur-Golfe-du-Mexique. Grands immeubles, boutiques et articles de plage partout, la station balnéaire de masse par excellence. Heureusement, à la fin mars, le site est encore peu fréquenté, mais j’imagine qu’en août, le monde doit être proportionnel à la chaleur. Par contre, la traversée en moto est assez agréable, vitesse lente, le long des plages, plus sympa que les 60 miles/heure de la 98. Nous irons le plus loin possible par ces petites routes de bord de mer. Vers Grayton Beach, les immeubles ont laissé place à de belles maisons, visiblement l’endroit est friqué !

C’est la fin des bords de mer, pas d’autres choix que de rejoindre la 98 pour avaler les derniers kilomètres avant Fort Walton Beach. Notre hôtel du jour, un motel Super 8 est directement sur la 98, sur Miracle Strip Way. Facile à trouver, nous y arrivons en fin d’après-midi. La chambre est propre et bien équipée, avec aussi une petite piscine qui sera la bienvenue après les heures de route sous la chaleur.

Une fois la baignade terminée, nous allons admirer un splendide coucher de soleil juste en face de l’hôtel, dans un petit parc qui donne directement sur une baie. Quelques personnes pêchent, d’autres viennent se balader ou encore prendre des photos du magnifique ciel coloré. Le moment est reposant. Un bon choix ce Super 8, pour le prix, pour la facilité d’accès et pour ce petit parc bienvenu. Pas besoin de reprendre la moto pour aller manger ce soir, il y a soit un Red Lobster en face, soit un resto chinois qui propose une formule buffet à 10 minutes à pieds.



Le voyage avance, nous avons franchi un fuseau horaire aujourd’hui, il y a désormais 7 heures de différence avec la maison. Cette portion de Floride était bien plus intéressante et nous conforte dans l’idée qu’il faut sortir des grands axes lorsque l’itinéraire et le temps le permettent. Nous tenterons le coup à chaque fois que c’est possible, tiens demain par exemple sur le trajet de la Nouvelle-Orléans !
Jordanie: itinéraire pour cinq jours de voyage?
by Annaftb · 2012-03-25 · 15 replies
Bonjour,

Nous allons partir en Jordanie pour la première fois le mois de mai prochain, et nous aimerions profiter de vos expériences et suggestions pour composer notre voyage. Nous avons très peu de temps, 5 jours sur place, et nous voulons trouver un itinéraire qui nous permet de profiter au mieux de ce pays.

Nous allons arriver à l'aéroport d'Amman à 3h du matin, le temps de passer le contrôle, il sera 4h, j'imagine.

Nous avons loué une voiture, l'idée est de partir directement à Madaba.

Nous aurions aimé visiter Jerash, mais il me semble difficile de visiter ce site au nord d'Amman et de partir vers la route du roi dans la même journée. Nous partons donc à Madaba, pour la route du roi la première journée. L'idée c'est d'être à Petra le soir.

Nous avons réserve deux jours pour la visite de Petra, on nous a dit que le site est énorme et que ce n'est pas possible de le visiter en moins de deux jours.

Cela veut dire que nous allons limiter notre visite à Wadi Rum. Une journée, voir même une demi journée de visite, et avec un peu de chance, on terminera la journée au bord de la mer rouge...

Cinquième et dernière journée, on remonte par la route qui longe la frontière jusqu'à la mer morte. Si nous avons le temps, nous avons pensé à la visite du mond nebo, ou alors enfin aller jusqu’à Jerash.

Une autre question; est-ce nécessaire de réserver les hôtels d'avance pour cette période en Jordanie? On me dit que le parc hôtelier est grand, mais que pendant la haute saison, il est souhaitable de réserver si on veut avoir des tarifs corrects...

Je vous remercie d’avance pour tout renseignement.
À vélo à travers l'Europe
by StanleyH · 2012-03-19 · 20 replies
Bonjour à tous,

Je vous propose de lire le début du récit de mon premier voyage à vélo. Je ne sais pas trop si ça intéresse d'autres personnes que moi. Je n'ai pas l'habitude d'écrire, et si vous avez des conseils, je suis à l'écoute.



Lorsque je suis face à un beau paysage, je me sens triste, car je sais que je l'oublierai. Je voudrais pouvoir m'en emparer et le mettre pour toujours dans ma vie, le rendre éternel. C'est pour cela que je prends des photos, mais au fond, je sais bien que c'est illusoire et que, quelques soient les artifices utilisés, le temps effacera tout.

Ce jour-là, comme tous les matins, je sors mon vélo. Mais cette fois, arrivé au bout de la rue, au lieu de tourner à droite pour aller travailler, je tourne à gauche. Cette fois, au lieu de n’avoir sur mon porte-bagages qu’un antivol, j’ai ma maison: ma tente, mon sac de couchage, mon oreiller, mon réchaud, ma brosse à dents. Je vais moins vite que d’habitude, j’ai du mal à trouver mon équilibre, j’évite de justesse, voire d’extrême justesse, la chute à chaque fois qu’une voiture me double. Je quitte l’agglomération grenobloise, le voyage commence.

Le premier soir, je me fais une casserole de riz en face du glacier orangé de la Meije. J'ai sous les yeux une des plus belles cartes postales du monde, j'en suis à peu près convaincu.

Je suis tellement fatigué que je ne prends même pas la peine de m'éloigner de la route. De toute façon, à cette heure tardive de la journée, il n'y a même plus de voiture. J'écoute sagement les clapotis de la Romanche et songe à la longue aventure qui m'attend. Jusqu'où irai-je? Me voilà seul face au monde. Je suis à la fois inquiet et euphorique. J'ai mal au genou depuis des semaines, mes limites physiques me font douter, mais d'un autre côté, j'ai le sentiment que rien ne pourra stopper ma volonté.

J'aperçois au loin un cycliste qui s'approche. Il a des sacoches.

José est breton, il est parti de Brest et va jusqu'à Menton. Il relie l'Atlantique à la Méditerranée. Il en rêve depuis des années. L'an dernier, il était parti de chez lui et avait conquis l'Alsace. Il regarde mon vélo qui est, au bas mot, deux fois plus chargé que le sien, et me demande d'où je viens. Je me sens un peu bête. Je ne viens que de Grenoble, c'est mon premier jour, c'est mon premier voyage. Il me demande où je vais. Je me sens un peu bête. Je suis très ambitieux et lourdement inexpérimenté, je n'ose pas dévoiler mon objectif. De quoi aurais-je l'air si je dis à tout le monde que je pars pour la Grèce, et que finalement je rebrousse chemin au bout de trois petits jours?

Il me donne des conseils, de bons conseils. Il m'explique, par exemple, que pédaler en tongs n'est pas une bonne idée, et qu'avec de meilleures chaussures, je gagnerais en rendement.

J'ai un peu peur de bivouaquer seul dans la nature. C'est la première fois que ça m'arrive. Je me demande si je vais réussir à trouver le sommeil, mais heureusement, José me propose de monter un campement "collectif".

Par sa présence, je me sens rassuré. Après une bonne heure de montage, au grand étonnement de José, je réussis à faire entrer dans ma tente, et mon vélo, et ma personne. Ca rentre juste juste. Je suis un peu à l'étroit, mais, en restant vigilant, je peux réussir à me retourner sans me prendre un coup de guidon dans la figure.

Grâce à la fatigue, je m'endors assez facilement sans même avoir le temps de songer aux attaques à main armée, aux kidnappings, aux sangliers, à la maladie de Lyme, aux loups et aux voleurs.

*

D'habitude, le matin, lorsque je me réveille, je sais où je suis. D'habitude, le matin, lorsque je me réveille, c'est pour vivre une journée que je connais déjà.

Subitement, tout est différent: je me crois dans mon lit, j'ouvre les yeux et ne sais plus où je me trouve. Mon voyage me revient en tête, je me sens tout excité. Ce soir, serai-je en Italie? Où dormirai-je? Dans un alpage, dans une forêt, au bord d'une rivière? Vais-je rencontrer des voyageurs? Par où vais-je passer? Le Mont Cenis? Le Galibier? Le Montgenèvre? Y aura-t-il des marmottes? Je me lève, et prends conscience que, désormais, chaque jour, j’écrirai ma vie, qu’elle ne me sera plus dictée. Je me dis qu'il n'y a pas de temps à perdre, qu'il ne faut pas que je gâche la moindre seconde de liberté. Plus tard, lorsque je vivrai à nouveau la routine d'un monde que je n'ai pas vraiment choisi, j'aurai le droit d'être paresseux, mais là, tout de suite, maintenant, il n'en est absolument pas question.

Bref, après avoir ingurgité trois bananes et un litre de jus d'orange, je démarre ma journée avec une énergie débordante. A moi, l'Italie! Mais très vite, mon organisme me rappelle à l'ordre, et, sur les pentes du Lautaret, mon coup de pédale perd en fluidité. J'ai mal aux fesses, au genou droit, puis au gauche, je m'arrête une fois, puis deux, puis tous les kilomètres. Des automobilistes viennent jusqu'à moi pour me demander si "ça va". A midi, j'ai grimpé dix kilomètres. Plus que 4000 pour arriver au pays de Diogène.

Un soir en m’endormant, sur France Culture, je suis tombé sur une discussion traitant de Diogène, et il me semble que ça a provoqué un déclic en moi. Dormir dans une grande amphore, ne rien posséder, se nourrir de soleil, ne pas désirer autre chose que ce que la Terre nous donne, se suffire à soi-même, c’est vraiment beau. Franchement à quoi ça sert de courir après un ordinateur toujours plus puissant, une maison toujours plus grande, une voiture toujours plus chic, un salaire toujours plus élevé, une fonction sociale toujours plus reconnue… le toujours plus, ce n’est que du vent, de la perte de temps… certes, ça peut aider à oublier la dimension tragique de la vie, mais ça nous fait passer à côté de l’essentiel…

Je vois en Diogène un sublime Zarathoustra de l’écologisme: il n’exploite pas la Terre, il la respecte, il vit avec elle, il prend exemple sur la nature. J’aime beaucoup sa façon de concevoir la vie, et j’essaie de m’en inspirer; mais il est vrai que devenir ascète, c’est très difficile, ça demande beaucoup de travail, et je reste un élève vraiment très médiocre. Quoi qu’il en soit, Diogène de Sinope a influencé mon idéal de vie, et par extension mon idéal de voyage.

J’imagine que dans l’Histoire, beaucoup d’hommes ont fait le choix de l’ascétisme, et Diogène, qui a connu une gloire relative, n’est pas forcément le meilleur d’entre eux. Il n’est pas resté dans l’anonymat, ce qui peut être critiquable pour un ascète, mais en s’exprimant haut et fort, au moins il s’est fait entendre.

Au Col du Lautaret, un grand curieux sur un tout petit vélo vient me voir. Il me demande pourquoi je pars. J’ai du mal à comprendre la question. Je ne sais pas quoi répondre. Et toi, pourquoi tu restes? L’explication est à la fois si longue et si évidente. Je ne réponds rien, je souris gentiment, je lui offre une banane.

Tous les enfants ont des rêves, et chaque enfant a sa vocation. La société est sourde, n’écoute personne, nous attrape, et détruit, une à une, toutes nos vocations. Je me souviens des belles ambitions de mon enfance. Je voulais aller au bout du monde, je voulais garder des moutons, marcher au bord des dunes. Puis, les années passent, et on finit comme tout le monde, enchaîné à la chaîne. Plus le temps de sourire, plus le temps de regarder les nuages, plus le temps de rêver. On nous dit que c’est comme ça la vie, et qu’autrement, ce serait pire. Voilà, si je pars à vélo, c’est pour dire non à tout ça, pour choisir ma vie.

Et maintenant, où aller? Lorsque je suis parti hier, je ne savais pas précisément où aller, ce qui comptait, pour moi, c’était de partir loin. Au Sud, je serais rapidement bloqué par la Mer ; à l’Ouest, par l’Océan ; il me restait donc l’Est ou le Nord ; très ambitieux, j’ai choisi de partir vers l’Est, en me disant qu’au fil des jours, suivant mes affinités, je me laisserais guidé par mes découvertes, par mon instinct. Hier, je songeais à la Grèce, mais au Lautaret, j’ai encore le choix; le choix entre le Galibier, l’Allemagne, la Suède, la Norvège et le Montgenèvre, l’Italie, la Croatie, la Grèce; en somme: le choix entre le Grand Nord et le Grand Soleil. Il faut que je prenne une décision. Je m’assois face aux neiges éternelles, il fait beau et doux, je songe à l’avenir de mon voyage, à l’histoire que je vais vivre, à l’histoire que je vais écrire.

En voiture, le monde n'est pas vivant. On ne le ressent pas, il ne fait que passer. On n'en fait pas parti, ce n'est qu'un écran. Il défile en accéléré.

A vélo, on va doucement. Le temps ralentit, les paysages s'agrandissent. On ressent les reliefs et les distances. On écoute les bruits, on remarque les détails. On vit avec le monde.

Je passe la frontière italienne en fin de journée. Il y a dans l’air comme un parfum d’été. Je ne sais pas où planter ma tente, j’hésite longuement, prend le temps de peser avec grand soin chaque risque. La nuit et le sommeil finissent par tomber, et je m’installe dans le noir au milieu de nulle part.

Le lendemain, en descendant vers Suze, je traverse un petit village au cœur des montagnes. Il y a une petite maison avec plein de vélos. Une vieille dame me regarde avec des grands yeux, elle me sourit avec insistance. Je m’arrête. Elle me demande jusqu’où je compte aller comme ça, puis elle me parle du voyage de son mari, du Voyage d’Olmo. Je ne parle pas l’italien, mais elle y met du sien, et curieusement, son enthousiasme est si communicatif que je la comprends. Il y a cinquante ans, Olmo est parti de chez lui, de ce petit village, et est allé jusqu’au Cap Nord.

Il arrive. Il est immense. Sa femme lui parle de mon voyage. Je me plains du poids de mon vélo: cinquante kilos, c’est dur à soulever! Olmo m’explique qu’à l’époque, il était aussi mince que moi. Avec l’âge, il a pris un peu de poids, et il sourit à l’idée que moi et mon chargement sommes plus légers que les 120 kilos de son seul corps. Il me parle de sa belle époque, des jours de pluie, du grand froid, des élans, des couchers de soleil interminables; puis, après son voyage, il a fait sa vie avec les montagnes, il évoque l’Agnel, l’Izoard, la Lombarde, le Galibier, l’Iseran. J’espère qu’à son âge, j’aurai un aussi beau jardin. Je le comprends, il me comprend; Olmo n’a pas besoin de me demander pourquoi je pars.

*

Sous un grand ciel bleu, c’est avec un petit pincement au cœur que je descends vers Suze. Plein d’euphorie, je pars vers l’inconnu; plein de tristesse, j’abandonne les Alpes.

Tout petit, j’ai grandi à la campagne; puis, encore enfant, je l’ai quittée pour habiter en ville. J’ai connu la banlieue parisienne. A l’école, dans ma chambre, près du radiateur, dans les rues, mon regard était vide, il n’y avait que le béton inerte et gris. Dans ce monde sans horizon, je rêvais de grands espaces, je rêvais désespérément. Et puis, un jour, j’ai découvert les montagnes. J’ai commencé par les regarder de tout en bas, puis, tout doucement, je les ai approchées; et depuis, je ne les ai plus quittées.

J’aime l’indomptable beauté des montagnes, et lorsque je suis loin d’elles, je me sens mal. J’ai besoin d’avoir des sommets autour de moi. Ce sont comme des étoiles, des étoiles sur lesquelles je suis allé, sur lesquelles j’ai laissé des souvenirs. Je travaille, j’en ai un peu marre, je tourne un peu la tête pour regarder Belledonne au-dessus des immeubles; et immédiatement, je suis déconnecté de la réalité un peu triste et monotone, j’entre dans le rêve, je visualise le monde du haut de la Grande Lance de Domène, je me remémore la beauté des crêtes, la sérénité des bouquetins.

En somme, je sais précisément où trouver mon paradis, il n’est pas à l’autre bout du monde, il est tout simplement au-dessus de chez moi; et en lui tournant le dos, je me demande si je fais le bon choix. Pourquoi ne pas rester avec les montagnes?

Le besoin de fuir, d’aller vers le lointain est plus fort. Il y a des âges où mener un combat est plus attrayant que de vivre dans la lassitude du bonheur. Je veux parcourir un chemin, construire une histoire; et pour cela, je crois être prêt à abandonner mes montagnes bien-aimées, à me plonger dans les tourments des plaines surpeuplées. Peut-être que plus tard, je deviendrai plus sage et que la contemplation d’un paysage suffira à mon épanouissement. Dans un petit coin de ma tête, je songe déjà à ma retraite; au détour d’une aventure, j’espère trouver, un jour, une jolie petite clairière au bord d’un grand lac. L’endroit serait si charmant que je m’y arrêterais un jour, puis deux, puis toute une vie. Entre les sapins, je bâtirais une petite maison en bois. De temps en temps, un ours passerait devant ma fenêtre, on se regarderait dans le fond des yeux. Le matin, je monterais dans ma petite barque pour pêcher en contemplant les montagnes me bordant. Les soirs de pleine lune, je m’assoirais en tailleur au bord du lac, et, en écoutant le hululement des chouettes, je plongerais mon regard dans le reflet bleuté de la voute céleste. Il n’y aurait plus de bruit, mais seulement une musique, le souffle du vent, le chant des oiseaux, la beauté du silence.

Je me dirige vers Turin. La route est longue, le soleil brûlant, les voitures de plus en plus nombreuses. A chaque coup de pédale, j’ai peur de me faire renverser par ces monstres mécaniques, primitifs, puants et bruyants qui ne savent s’exprimer qu’à coups de klaxon. Quelle pauvreté de langage! Quel manque de courtoisie! Il a fallu aux dinosaures des centaines de millions d’années pour peupler la Terre, aux hommes des dizaines de milliers d’années, et aux voitures quelques petites décennies. Elles sont partout et de plus en plus nombreuses. A chaque instant, à chaque coin de rue, à chaque coin de paysage, elles sont là. On croit les posséder, les domestiquer, mais ce sont elles qui s’imposent à nous, qui imprègnent nos cerveaux, qui nous rendent gras et fainéants; ce sont elles qui détruisent les paysages, qui érodent les écosystèmes, qui agressent le silence, qui interrompent les rêveries, qui enlaidissent le monde. L’évolution des espèces a été guidée par la loi du plus fort; notre involution l’est également; et, à moins de s’unir avec force, les petits cyclistes, les humbles piétons et les valeureux rêveurs ne pourront jamais rien contre la puissance dévastatrice de l’argent.

Distrait par ces petites considérations, ce n’est qu’en entrant dans la banlieue de Turin que tout déconcerté, je constate que je n’ai plus de selle. Il faut dire que ma selle me faisait très mal aux fesses, et que depuis le début du voyage, j’ai tendance à rouler essentiellement en danseuse. Bref, après avoir modifié quelques réglages sur mon vélo, j’ai oublié ma selle sur le bord de la route; et les kilomètres sont si monotones que je ne sais plus vraiment où je l’ai abandonnée. A contre-cœur, je fais demi-tour pour la retrouver. Il me faut à nouveau affronter les hordes continues de voitures. Vingt kilomètres plus loin: toujours rien, je désespère, mon voyage n’a absolument aucun sens. C’est dans le fossé que je la retrouve. D’une main victorieuse, je la saisis et me rends compte qu’elle n’a plus de rails: une voiture lui a roulé dessus! Cinquante kilomètres à pédaler dans la chaleur et les gaz d’échappement pour rien. Je suis amer, je ne supporte pas l’idée de gâcher aussi bêtement le voyage auquel je songe depuis toujours, ma vie rêvée.

C’est au bord des fleuves que les civilisations se sont construites, puis étendues; et c’est parfois le long de ces gros vaisseaux que l’on peut le mieux palper les maladies qui rongent le cœur de nos vieilles sociétés. Le béton remonte les fleuves et envahit, peu à peu, les affluents. La nature est parfois injuste, parfois cruelle, parfois relativement peu confortable, mais est-ce une raison suffisante pour l’exploiter sans discernement, la détruire et se priver de sa beauté?

Les grandes villes sont toutes semblables. Je commence à comprendre qu’à mes yeux, les grandes villes ne seront plus jamais jolies, je suis de moins en moins sensibles aux beautés urbaines, aux illusions du marketing. Je me sens mal dans ces rues où tout est fait pour être utile, où tout est semblable, où tout finit par être laid. Toutes ces publicités, toutes ces sollicitations, tous ces gens qui ne regardent nulle part, qui semblent absents, à peine vivants; enfermés dans leur voiture, prisonniers des téléphones. Tous ces visages sans expression, toutes ces vies pleines de désillusions. Est-il possible de créer de l’harmonie dans du béton? Les grandes villes nous façonnent tous de la même manière, et dissipent insidieusement nos singularités. Terres de captivité. L’ivresse du brouhaha ne me séduit pas, j’ai soif d’aventure, de silence et de solitude. Aussi vite que possible, je quitte Turin sur une nouvelle selle et avec une nouvelle carte.

Et maintenant, que faire? Où aller? Il faut que je me déshabitue à obéir à l’habitude, et que constamment je fasse l’effort de choisir ma vie.

La nuit tombe, je ne m’arrête pas. J’éprouve le besoin de fuir, de pédaler à contre-courant, de quitter la plaine industrielle du Pô pour remonter une petite rivière, m’élever en douceur, et m’enfoncer progressivement dans une nature indemne, sauvage et luxuriante.

La pluie tombe. Il n’y a plus d’immeubles, plus d’usines, seulement des champs euclidiens et stériles. A trois heures du matin, mes paupières sont un peu lourdes. Pour m’abriter des gouttes, je m’assois sous l’unique porche de l’unique maison que j’ai croisée ces deux dernières heures. Je mange une banane, j’hésite entre continuer et m’arrêter pour dormir un peu. J’ai peur de planter ma tente au milieu de nulle part. Bivouaquer loin des montagnes, c’est un peu comme dormir hors de mon lit. Dans ces champs à perte de vue, sous un ciel bâché par les nuages, il n’y a aucun arbre protecteur, aucun panorama, aucune étoile, rien de bien enchanteur. De la terre et des cailloux. Ces champs ne m’inspirent pas confiance. Je redoute le propriétaire de mauvais poil, le chasseur un peu trop réactif, l’automobiliste un peu trop curieux, et les sangliers. Je me retourne et examine le porche, je pourrais m’allonger sur le sol quelques minutes. Un volet dégondé, les fenêtres cassées, la baraque a l’air abandonné. Je m’aventure, j’appuie sur la poignée, ça s’ouvre. J’hésite à entrer, il pourrait y avoir des souris, des cafards, des mygales, des scorpions, des poux, des tiques, des seringues, des vipères, des rats, des chiens, des cadavres, des chauves-souris enragées, des squatteurs tuberculeux, des schizophrènes lunatiques ou je ne sais quoi. Je pèse scrupuleusement les bénéfices et les risques, je les mets en balance. Puis trop fatigué pour continuer à réfléchir, trop trempé pour rester dehors, je pousse la porte. A l’abri des courants d’air, dans un coin d’une grande pièce noire et vide, je ferme les yeux en écoutant les volets claquer. Je ne suis pas très rassuré. Peu à peu, l’esprit lourd, je sombre dans une léthargie anxieuse fréquemment interrompue par de mystérieux bruits qui me réveillent en sursaut. Ma nuit est ponctuée d’étranges cauchemars. Un rat rentre dans mon sac de couchage, il me passe sur le corps et me mange le petit orteil. Puis, il remonte, se met sur le bout de mon nez et m’explique que si demain soir, mes orteils n’ont pas meilleur goût, il me mangera les oreilles.
En stop vers la Turquie
by Avlis · 2012-03-17 · 9 replies
Bonjour,

Je prévois de partir d'Alsace cet été en stop et en solo vers la Turquie en passant par l'Italie et la Grèce à l'aller et via les Balkans au retour. Je pense partir fin juin/début juillet et rentrer vers la fin septembre au plus tard soit environ 3 mois. Je compte passer au moins un mois et demi en Turquie. Je veux éviter au maximum les grandes villes (sauf Istanbul) et plutôt me balader dans les campagnes afin d'éviter les endroits trop touristiques et réduire les frais d'hébergement entre autres (j'ai une tente). Voilà pour les généralités, maintenant quelques questions 😊

C'est la première partie du voyage en Italie et Grèce sur laquelle j'ai le plus d'incertitudes. En effet, j'ai lu à plusieurs reprises que le stop en Italie n'était pas chose aisée, or je compte descendre jusqu'à Brindisi afin de prendre un ferry pour Igoumenitsa. En combien de temps estimez-vous faisable ce trajet sachant que j'aimerais éviter les autoroutes et plus ou moins longer la côte adriatique ? Si vraiment je trouve que je prend beaucoup trop de temps, j'envisage de prendre le train ou le bus pour avancer un peu, lequel est le plus intéressant niveau tarif/desserte en Italie ? Une fois arrivé à Brindisi, est-il vrai que la traversée vers la Grèce en ferry peut se faire gratuitement si je suis dans la cabine d'un camion ? 3 semaines sont-elles suffisantes pour arriver à Istanbul par cette voie sans trop se presser ?

Après avoir passé une petite semaine à Istanbul, je prévois un mois pour faire une boucle en commençant par longer la côte de la mer Noire puis de descendre vers Sivas puis la Cappadoce. Ensuite, j'aimerais aller vers le Sud pour rejoindre la Méditerranée puis terminer en remontant vers le Nord après avoir longer la mer vers l'Ouest (par exemple faire une partie de la Lycian way). Au Nord-Ouest de la Turquie et pour rejoindre la Bulgarie, me conseillez-vous de repasser par Istanbul, ou est-ce possible de prendre un ferry dans le détroit des Dardanelles ? Ce programme est-il envisageable sur une telle durée et en stop/bus ?

Pour le retour vers la France, quels pays sont à votre avis à traverser/éviter ?

Merci d'avance pour vos réponses ! N'hésitez pas en outre à faire n'importe quel commentaire ou suggestion, que ça soit sur le projet en général ou sur un point particulier.
Bateau de croisières Costa neoRomantica: le grand secret?
by PAP86 · 2012-02-05 · 211 replies
hello tous !

Même si je ne suis plus concerné, sauf miracle, mais je crois que Costa ne sait plus faire de miracles, par ce bateau, et devant le total "silence-radio" le concernant depuis la mi-janvier, alors que Costa multipliait jusqu'alors photos du chantier et promesses dithyrambiques, j'aurais aimé que Costa,

AVANT LE 7 FEVRIER,

torde le cou à deux rumeurs lues ici ou là :

- ils ont "ajouté" des balcons sur les côtés (comme ceux qui existent sur le projet initial) - ils ont "ajouté des lits (plus de cabines avec 3ème / 4ème lit) pour rajouter des passagers.

sachant que ce bateau devait avoir, selon les dernières données, et derniers plans publiés, et toutes les photos virtuelles et maquettes :

- 86 cabines balcon dont 60 "sur les côtés" et 26 "en haut", et 24 suites balcon, 46 cabines samsara balcon et 4 suites samsara balcon, soit un total de 160 balcons

- 1800 lits (pas UN de plus !) dont 222 en "lits supplémentaires" dans certaines des 789 cabines.

On ne dira pas que je n'ai pas posé la question, tant sur le blog Costa, que sur la page Facebook Costa...

Mais on nous joue "Le silence de la mer"...

"je vous souhaite une bonne nuit"... 😉
Tour du monde à pied et en stop
by Paristoparis · 2012-01-29 · 10 replies
Itinéraire pour aller en Turquie
by Jouliettev · 2012-01-03 · 18 replies
Bonjour,

Je compte partir en turquie cet été, en voiture. Nous partirons de Bretagne et nous pensions passer par l'italie et la slovénie pour commencer. Nous aimerions savoir ce que vous pensez de notre choix. L'italie est-elle pénible et couteuse à traverser ? Ensuite nous hésitons car nous ne savons pas si certains pays valent plus le coup que d'autres, ou encore si certains pays sont a éviter (niveau prix des péages, frontières, routes plus ou moins praticables...) Si vous avez des conseils à nous donner, n'hésiter pas !

Ensuite nous voulions savoir pour passer la frontière turque nous venons de voir qu'un passeport pour le propriétaire était nécéssaire, pouvez vous nous le confirmer, et nous aimerions savoir si d'autres documents étaient nécessaire notamment niveau assurance !

Cordialement,

Juliette
Voyager à vélo avec un euro par jour
by MatthieuStel · 2011-11-18 · 142 replies
Est-ce que, parmi vous, certains ont déjà essayé de voyager à vélo avec le moins d'argent possible? A combien êtes-vous descendu dans les pays ayant un PIB/habitant voisin de celui de la France. Avez-vous des conseils à donner à ceux qui veulent pédaler en dépensant pas plus que le nécessaire?

La principale dépense est l'alimentation. Je suis difficilement descendu sous les 5 euros en France, Italie, Allemagne, etc. La chasse, la pêche et la cueillette sont difficilement praticables pour le voyageur à vélo dans nos pays, non?

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