Results for "Suisse+souvenir+artisanat"
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Circuit organisé de quinze jours au Sri Lanka
Bonjour, Nous partons (2) pour le SL le 6 mars pour 15 jours avec Jet Tours, circuit connaissance du SL, si vous connaissez merci de me donner vos impressions.
Plus bel itinéraire de San Francisco à Oakhurst?
Salut tout le monde,
par quelle route me conseillez vous de passer pour relier ces deux villes ?
par quelle route me conseillez vous de passer pour relier ces deux villes ?
Voyage de Lyon au Mont Saint-Michel
Bonsoir a tous!
je voudrais faire un petit tour en France et l'un de mes buts (premier) - c'est Mont Saint-Michel.
j'ai des billets d'avion avec l'arrivee a Lyon (la premiere place en France).
J'ai besoin de votre aide/ informations/ conseils:
1/ comment on peut plus directement atteindre Mont Saint-Michel de Lyon (sans Paris)? 2/ y-a-t-il des tours de Rennes au MSM pour quelque heures/une journee? 3/ comment on peut plus directement atteindre Rouen de Lyon (sans Paris)? 4/ y-a-t-il des trains de Rouen au MSM (Rennes, Saint-Malo ou d'autres)? 5/ y-a-t-il des tours de Rouen au MSM? quels compagnies de tourisme connassez-vous a Rouen? 6/ si vous etes a ma place comment vous partirez de Lyon pour voir MSM?
en attendant vos reponses...merci par avance...
1/ comment on peut plus directement atteindre Mont Saint-Michel de Lyon (sans Paris)? 2/ y-a-t-il des tours de Rennes au MSM pour quelque heures/une journee? 3/ comment on peut plus directement atteindre Rouen de Lyon (sans Paris)? 4/ y-a-t-il des trains de Rouen au MSM (Rennes, Saint-Malo ou d'autres)? 5/ y-a-t-il des tours de Rouen au MSM? quels compagnies de tourisme connassez-vous a Rouen? 6/ si vous etes a ma place comment vous partirez de Lyon pour voir MSM?
en attendant vos reponses...merci par avance...
Comment organiser un voyage en transibérien?
nous souhaitons emprunter le transibérien de Vladivostok à Moscou avec des arrêts à Khabarov, oulan oude, irkoutst lac baikal, krasnoiak, ekaterimburg, nidji novgorod et moscou.
pour obtenir le visa il faut apparemment le programme détaillé du voyage avec une invitation d'hébergement pour chaque étape (hotel, habitant, etc..) faxée depuis la russie...
les agences qui "montent" les voyages à la carte ne proposent souvent que des sortes de package pas toujours transparents car ils travaillent avec des hotels ciblés et des trains de luxe.
Merci à ceux qui ont fait cette expérience en organisant seul le périple depuis la France comment ils s'y sont pris pour monter ce voyage. Je pense qu'il est plus prudent de réserver l'ensemble (train et hébergement) longtemps à l'avance car nous partons en aout.
les agences qui "montent" les voyages à la carte ne proposent souvent que des sortes de package pas toujours transparents car ils travaillent avec des hotels ciblés et des trains de luxe.
Merci à ceux qui ont fait cette expérience en organisant seul le périple depuis la France comment ils s'y sont pris pour monter ce voyage. Je pense qu'il est plus prudent de réserver l'ensemble (train et hébergement) longtemps à l'avance car nous partons en aout.
Guest house ou hôtel de charme à Bangkok?
Bonjour à tous,
Comme dit dans un précédent post, je prépare mon voyage en Thailande (fin janvier 2011). Etant donné que c'est notre voyage de noces, je recherche des hotels de charme ou guesthouse sympa à Bangkok (prix 100/150 euros max). Je ne me suis pas encore bien renseignée, mais j'ai cru comprendre que le long de la rivière était vraiment super. L'idéal serait bien entendu d'être dans un quartier ou il est facile de se déplacer pour visiter. J'ai repérer grace à ce forum le Old Bangkok inn et le Lamphu tree house hotel.
Nous irons ensuite dans le sud. J'hésite entre la région de Ko Chang et les iles près de Ko lanta. Nous préfèrons une îles plutot calme, avec quand même restos et quelques endroits pour sortir mais on privilégie un endroit sans trop de monde. On fera très certainement plusieurs ïles. Entre Ko lanta, Koh jum, Ko rok, Ko kradan, Bamboo island, Poda island, Kho yao...quels sont vos avis sur ces iles? Les plages sont-elles aussi belles sur chacune d'elles? Si vous avez des bonnes adresses...
Merci à tous ceux qui pourront m'aider! 😉
Comme dit dans un précédent post, je prépare mon voyage en Thailande (fin janvier 2011). Etant donné que c'est notre voyage de noces, je recherche des hotels de charme ou guesthouse sympa à Bangkok (prix 100/150 euros max). Je ne me suis pas encore bien renseignée, mais j'ai cru comprendre que le long de la rivière était vraiment super. L'idéal serait bien entendu d'être dans un quartier ou il est facile de se déplacer pour visiter. J'ai repérer grace à ce forum le Old Bangkok inn et le Lamphu tree house hotel.
Nous irons ensuite dans le sud. J'hésite entre la région de Ko Chang et les iles près de Ko lanta. Nous préfèrons une îles plutot calme, avec quand même restos et quelques endroits pour sortir mais on privilégie un endroit sans trop de monde. On fera très certainement plusieurs ïles. Entre Ko lanta, Koh jum, Ko rok, Ko kradan, Bamboo island, Poda island, Kho yao...quels sont vos avis sur ces iles? Les plages sont-elles aussi belles sur chacune d'elles? Si vous avez des bonnes adresses...
Merci à tous ceux qui pourront m'aider! 😉
Combien vaut votre clientèle pour Air France?
Un rapide calcul de la valeur de votre clientèle pour Air France :
Si vous avez été platinum pendant 10 ans, vous avez probablement dépensé pendant cette période au moins 300 000 euros. La marge d’exploitation d’AF étant de 10%, la contribution à son bénéfice est de 30 000 euros. D’autre part, estimons que votre clientèle permet à AF de diluer ses couts fixes à hauteur de 15 000 euros.
Votre clientèle vaut donc 45 000 euros de résultat, miles compris.
En échange de cette contribution et de votre fidélité, voici les avantages perdus ( !) :
- Plus d’accès au loundge quelque soit la compagnie aérienne (avantage Royal Wings)
- Zero upgrade en 4 ans (en moyenne 1 sur 3 avec Fréquence Plus rouge et Royal Wings)
- 28 AR payants CDG-JFK nécessaire pour un gratuit au lieu de 7 auparavant
- Suppression d’accès aux billets prime en première (ou pour ainsi dire vu le barème).
Je ne considère pas que Platinum à vie soit un avantage puisque avec 10 ans de Platinum ou équivalent, et 430 000 miles qualifiant au compteur en fin d’année, FB me trouve toujours de bonnes raisons pour ne pas le mettre en place.
Mais pour quelle raison acceptons-nous une pareille gestion de notre fidélité ? Surement par confort : si vous êtes à Paris c’est bien pratique de voyager avec AF, le service n’est pas mal et c’est un peu la galère de changer de programme.
Pour ma part, j’ai donne a FB jusqu’au 31 décembre pour me donner une bonne raison de rester. Si, comme c’est probable, rien ne change je pars pour M&M qui accepte le status match.
Si vous avez été platinum pendant 10 ans, vous avez probablement dépensé pendant cette période au moins 300 000 euros. La marge d’exploitation d’AF étant de 10%, la contribution à son bénéfice est de 30 000 euros. D’autre part, estimons que votre clientèle permet à AF de diluer ses couts fixes à hauteur de 15 000 euros.
Votre clientèle vaut donc 45 000 euros de résultat, miles compris.
En échange de cette contribution et de votre fidélité, voici les avantages perdus ( !) :
- Plus d’accès au loundge quelque soit la compagnie aérienne (avantage Royal Wings)
- Zero upgrade en 4 ans (en moyenne 1 sur 3 avec Fréquence Plus rouge et Royal Wings)
- 28 AR payants CDG-JFK nécessaire pour un gratuit au lieu de 7 auparavant
- Suppression d’accès aux billets prime en première (ou pour ainsi dire vu le barème).
Je ne considère pas que Platinum à vie soit un avantage puisque avec 10 ans de Platinum ou équivalent, et 430 000 miles qualifiant au compteur en fin d’année, FB me trouve toujours de bonnes raisons pour ne pas le mettre en place.
Mais pour quelle raison acceptons-nous une pareille gestion de notre fidélité ? Surement par confort : si vous êtes à Paris c’est bien pratique de voyager avec AF, le service n’est pas mal et c’est un peu la galère de changer de programme.
Pour ma part, j’ai donne a FB jusqu’au 31 décembre pour me donner une bonne raison de rester. Si, comme c’est probable, rien ne change je pars pour M&M qui accepte le status match.
Tour des Annapurnas à VTT avec sacoches arrières: faisable?
Bonjour,
Plusieurs agences propose le tour des anapurnas à vtt, j'aimerai savoir si quequ'un l'a déjà fait, est-ce que ca a un intéret de le faire a vtt plutot qu'à pied, d'apres ce que j'ai lu : j'ai vu quelques sections (notament le fameux col le Torong La Pass(à 5400 m) où les vtt sont mis sur les mules. Est-ce possible de trouver sur place un muletier juste pour une étape ? l 'hébergement étant en lodge je me dis qu'il doit etre possible de trouver quelqu'un sur place avec une mule mais pas sur pdt la saison touristique, les mules sont deja peut-etre toutes utilsées pour les treks) .
Combien d'étapes où les mules seraient necessaires ? Le reste du circuit faisable à vtt avec saccoche arrières ? plus de pistes que de single ?
merci d'avance
Plusieurs agences propose le tour des anapurnas à vtt, j'aimerai savoir si quequ'un l'a déjà fait, est-ce que ca a un intéret de le faire a vtt plutot qu'à pied, d'apres ce que j'ai lu : j'ai vu quelques sections (notament le fameux col le Torong La Pass(à 5400 m) où les vtt sont mis sur les mules. Est-ce possible de trouver sur place un muletier juste pour une étape ? l 'hébergement étant en lodge je me dis qu'il doit etre possible de trouver quelqu'un sur place avec une mule mais pas sur pdt la saison touristique, les mules sont deja peut-etre toutes utilsées pour les treks) .
Combien d'étapes où les mules seraient necessaires ? Le reste du circuit faisable à vtt avec saccoche arrières ? plus de pistes que de single ?
merci d'avance
Argent en voyage en Asie du Sud-Est?
Pour en finir une fois pour toutes avec les questions monétaires pendant le voyage. Libre à toutes les forumistes d’ajouter ou de modifier ces informations au bénéfice de tous. Cette discussion c’est pour regrouper toutes les questions monétaires au même endroit, donc plus facile pour la recherche.
Pour les questions de taux de change je vous propose un lien, il y en a d’autres, une simple recherche sur le net et vous en trouverez des centaines :
www.xe.com/fr/
Sécurité monétaire en voyage
Argent liquide
Le meilleur moyen de transformer son voyage en calvaire c’est de voyager seulement avec de l’argent liquide (espèce). Si vous voyagez de cette façon, c’est que vous êtes en mesure de perdre toutes vos liquidités et que vous possédez une autre source vous permettant de couvrir l’intégralité des coûts de votre voyage. Si vous ne passez pas ce test, c’est une très mauvaise idée de voyager avec de l’argent liquide. Ne jamais transporter son argent liquide au même endroit que les cartes bancaires ou de créditNe rien mettre dans les poches arrière de ces pantalonsÉviter d’exposer en public de larges sommes d’argent liquideNe jamais transporter de l’argent liquide dans ces bagages (sac à dos ou valise)Le sac banane autour de la taille n’est pas sécuritaire pour le transport de l’argent liquide (pas plus pour les pièces d’identité et les cartes bancaires ou de crédit)Le sac à main n’est pas sécuritaire pour le transport de l’argent liquide (pas plus pour les pièces d’identité et les cartes bancaires ou de crédit)Les billets de banque doivent être en bon état, en Thaïlande on refuse de changer les billets sales ou abimésLes coffres de sécurité dans les chambres ou à la réception ne sont pas sécuritaires à 100 %, particulièrement quand on vous voit y déposer de l’argent liquide (ayez en main votre cadenas personnel pour les casiers des guesthouses)Comme il y a beaucoup de billets de $100 américain en circulation dans le monde, refusez-les lors de l’échange. En Thaïlande quand une banque se fait refiler un faux billet de $100 américain, toutes les banques bloquent l’échange de ces billets pour plusieurs jours.Éviter autant que possible l’échange d’argent liquide sur le marché noir, le taux y est moins bon que dans les comptoirs d’échange légal et on vous regarde pour terminer si vous êtes une cible potentielleLes voleurs ne sont pas toujours des gens locaux, méfiez-vous aussi des autres voyageurs, plusieurs personnes laissent tomber leur garde particulièrement quant il s’agit d’un voyageur en provenance de son propre paysDans les pays comme le Cambodge ou on utilise 2 parfois 3 types de monnaie en même temps (le riel, le dollar américain et le baht prêt des frontières), soyez toujours vigilant sur les taux de change de l’un à l’autreÀ venir, les chèques de voyage (travellers cheque)
www.xe.com/fr/
Sécurité monétaire en voyage
Argent liquide
Le meilleur moyen de transformer son voyage en calvaire c’est de voyager seulement avec de l’argent liquide (espèce). Si vous voyagez de cette façon, c’est que vous êtes en mesure de perdre toutes vos liquidités et que vous possédez une autre source vous permettant de couvrir l’intégralité des coûts de votre voyage. Si vous ne passez pas ce test, c’est une très mauvaise idée de voyager avec de l’argent liquide. Ne jamais transporter son argent liquide au même endroit que les cartes bancaires ou de créditNe rien mettre dans les poches arrière de ces pantalonsÉviter d’exposer en public de larges sommes d’argent liquideNe jamais transporter de l’argent liquide dans ces bagages (sac à dos ou valise)Le sac banane autour de la taille n’est pas sécuritaire pour le transport de l’argent liquide (pas plus pour les pièces d’identité et les cartes bancaires ou de crédit)Le sac à main n’est pas sécuritaire pour le transport de l’argent liquide (pas plus pour les pièces d’identité et les cartes bancaires ou de crédit)Les billets de banque doivent être en bon état, en Thaïlande on refuse de changer les billets sales ou abimésLes coffres de sécurité dans les chambres ou à la réception ne sont pas sécuritaires à 100 %, particulièrement quand on vous voit y déposer de l’argent liquide (ayez en main votre cadenas personnel pour les casiers des guesthouses)Comme il y a beaucoup de billets de $100 américain en circulation dans le monde, refusez-les lors de l’échange. En Thaïlande quand une banque se fait refiler un faux billet de $100 américain, toutes les banques bloquent l’échange de ces billets pour plusieurs jours.Éviter autant que possible l’échange d’argent liquide sur le marché noir, le taux y est moins bon que dans les comptoirs d’échange légal et on vous regarde pour terminer si vous êtes une cible potentielleLes voleurs ne sont pas toujours des gens locaux, méfiez-vous aussi des autres voyageurs, plusieurs personnes laissent tomber leur garde particulièrement quant il s’agit d’un voyageur en provenance de son propre paysDans les pays comme le Cambodge ou on utilise 2 parfois 3 types de monnaie en même temps (le riel, le dollar américain et le baht prêt des frontières), soyez toujours vigilant sur les taux de change de l’un à l’autreÀ venir, les chèques de voyage (travellers cheque)
Retour de Croatie en camping-car
Bonsoir,
Me voici de retour de Croatie et il me paraît logique de renvoyer l'ascenseur en répondant à d'éventuelles questions et participer ainsi à la vie du forum.
Cdt
Me voici de retour de Croatie et il me paraît logique de renvoyer l'ascenseur en répondant à d'éventuelles questions et participer ainsi à la vie du forum.
Cdt
Svalbard, terre polaire
Bonjour à tous,

Il est tout frais le dernier carnet de notre voyage de cet été en Terre Polaire!
Pour lire le carnet avec photos, cartes et vidéos, cliquez ici
SVALBARD, juillet 2010
IL ETAIT UNE FOIS
Il était une fois... un rêve de voyage polaire, partagé par un père et sa fille.... Ça faisait des années que je rêvais de découvrir cet archipel situé à mi-chemin entre le Cap Nord et le Pôle Nord, sans vraiment y croire.... Trop rude pour une découverte en autonomie en kayak de mer ou à pied. Pas envie non plus de me retrouver sur un gros bateau de croisière, trop frustrant pour moi, l'impression d'être au cinéma et pas dans la vraie vie... Je m'étais bien renseignée pour une virée sur un voilier de charter mais ils ne voulaient pas d'enfants de moins de 15 ans....
Bref, le Svalbard végétait dans un coin de mon cerveau quand mon père, à Noël 2009, du haut de ses 71 ans, m'annonce tout de go qu'il va revendre son trimaran (https://sites.google.com/site/sibellelamer/Home) pour s'acheter un bateau plus costaud pour ...aller au Svalbard!!
En 2 secondes, c'est décidé! On va le rejoindre là-haut! Tant pis pour le boulot! En effet, on a déjà acheté les billets d'avion pour un voyage en Alaska en août mais... on ne vit qu'une fois, mieux vaut tenir que courir, un tiens vaut mieux que deux tu l'auras, etc...etc... Fred lui est coincé par son boulot, il tiendra compagnie aux chats! Et réciproquement. Le pauvre....
2 mois plus tard, en février, le Tri Eole a trouvé un nouveau marin et mon père ramène à Quiberon un solide Halberg Rassy 31 (10 m donc) qu'il a trouvé en Grande Bretagne. C'est un bateau très marin, fabriqué en Suède, amoureusement entretenu par ses anciens propriétaires. https://sites.google.com/site/sibellelamer/les-navigations-de-papy-boom-hr-31
Du coup, je prends des billets d'avion pour les enfants (Caroline 17 ans, Arnaud 15 ans et Marion 14 ans) et moi. C'est superfacile d'aller au Svalbard depuis Nancy : vol Francfort-Oslo-Longyearbyen (6h tout compris, 427 euro/pers A/R)
C'est nettement plus compliqué d'y organiser un voyage en autonomie! En effet, l'Archipel est gouverné par le Sysselmann (en l'occurrence une woman en ce moment, très sympa parait-il), nommé par la Couronne norvégienne. Compte-tenu du caractère sauvage de l'archipel, des aléas climatiques, de l'absence de routes, de la présence d'ours polaires, il faut montrer patte blanche avant d'y être admis si on voyage sans guide. Il faut donc déposer plusieurs mois à l'avance auprès du Sysselman un dossier qui présente le parcours prévisionnel, détaille l'expérience du skipper, énumère les équipements de sécurité présents à bord (entre autres, un téléphone satellite, une balise de détresse et un fusil obligatoire pour débarquer ailleurs qu'à proximité de Longyearbyen) Il faut également souscrire à une assurance « frais de recherche et de secours (pas donnée du tout!) ou alors déposer une caution bancaire pour financer d'éventuels secours.
Mon père se charge de toute cette partie administrative, ouf! http://www.sysselmannen.no/hoved.aspx?m=44365 Il pousse même le zèle, lui qui a horreur des armes, à prendre des cours de tir dans un club local. Il révise le bateau de fond en comble, change la grand-voile, ajoute une éolienne et divers bidules électroniques. On profite de son passage imprévu à Nancy en avril (voir carnet de Lanzarote) pour faire un énorme ravitaillement dont il remplira les cales du bateau, histoire de limiter les achats au Spitzberg.
Il a beau avoir de la bouteille, je ne suis pas rassurée à l'idée de le voir naviguer en solitaire dans des zones potentiellement envahies par les glaces. Après quelques échanges de mail (enthousiastes!) voici le plan: Son copain Alain Denis qui est d'ailleurs déjà allé au Spitzberg (http://captainigloo.heoblog.com/) en 2008 le rejoindra à Alesund en Norvège. Ainsi ils seront deux pour gérer les glaces, pas inhabituelles durant la traversée de Tromso au Spitzberg. Difficile en effet en solitaire de veiller nuit et jour pour parer les glaçons! Ensuite nous prendrons le relai d'Alain pendant 15 jours pour une boucle à partir de Longyearbyen. Puis Thienan (de VF) et François nous relaieront pour la redescente depuis Longyearbyen vers la Norvège jusqu'aux Lofoten. Lien vers les différents carnets.
Svalbard/Spitzberg : Késako? Je ne pense pas pouvoir faire mieux que cette présentation du Spitzberg en dix questions, extraite du très bon livre de Christian Kempf intitulé « En voyage au Spitzberg, terre Polaire » éditions de l'Escargot Savant.
Où se trouve le Spitzberg? C'est l'île principale de l'archipel du Svalbard (1,5 fois la superficie de la Suisse) situé à mi-chemin entre le Cap Nord en Norvège et le Pôle Nord. Le Spitzberg est couvert à 60% de glaces : c'est une terre polaire qui se trouve à environ 3328km au Nord de Paris.
Le Spitzberg est-il loin du Pôle Nord? Le Nord de l'archipel situé à plus de 81° de latitude est à environ 900 km du Pôle Nord : c'est pourquoi l'archipel est souvent entouré par la banquise.
Y fait-il froid? Non. Les températures hivernales sont proches de celles des Alpes ou des Vosges. (En France, les extrêmes sont inférieurs à -40°C) En été, le thermomètre peut grimper à +25°C au soleil. Les températures moyennes (environ +6°C en juillet, -15°C en février) y sont moins extrêmes que dans les Alpes ou les Pyrénées, grâce à la présence de la mer. En revanche, éloignement, et durée de l'hiver (huit mois) font de l'archipel un lieu difficile de séjour, même si le climat s'y est réchauffé depuis un siècle.
Y a-t-il des « eskimos »? En raison des immenses et puissants courants marins séparant le Nord de la Scandinavie d'une part et le Groenland d'autre part, du Spitzberg, les Inuits n'ont pas pu atteindre et coloniser le Spitzberg.
A qui « appartient » le Spitzberg? Longtemps sans statut, l'archipel du Svalbard est régi par le traité de Sèvres, signé en 1920 et désigné comme « terre internationale ». Depuis, la Norvège considère cette terre comme appartenant à la Couronne. Selon le traité, c'est en fait une terre démilitarisée où les activités économiques peuvent s'exercer librement par les signataires du traité. De ce fait, l'URSS puis la Russie y entretiennent plusieurs concessions charbonnières.
Quelles sont les activités économiques au Spitzberg? Après la graisse de baleine (XVII-XVIe), puis les fourrures (XVIII-XIXe), ce sont aujourd'hui le charbon (400000 tonnes par an) et le tourisme (30 à 50000 personnes par an) qui constituent les ressources de l'archipel.
Quels sont les animaux du Spitzberg? Toute la faune polaire (ours blancs, morses, phoques...) mais surtout les oiseaux, grâce à la présence d'une mer plus chaude sur la côte ouest. Le caractère insulaire explique par ailleurs l'absence de quelques espèces arctiques pourtant connues en Sibérie ou en Laponie.
Quel explorateur a découvert le Spitzberg? En 1596, le Hollandais Barents a découvert le Spitzberg, déjà connu des Vikings dès 1194. Par la suite, l'île fut le point de départ de nombreux raids polaires.
Quelles sont les plus belles régions? Les pics et les glaciers de la côte Nord-Ouest (Baies de la Madeleine, de Smeerenburg, du Roi, Liefdefjord...) Les paysages les plus impressionnants s'étendent sur l'Est (Nordaustlandet, avec un glacier de 230 km de...large). La côte Nord est superbe et sauvage.
Peut-on communiquer facilement depuis le Spitzberg? Oui, il existe à Ny Alesund par exemple, trois cabines téléphoniques face aux glaciers et les téléphones mobiles fonctionnent à Longyearbyen. Des lignes régulières d'avion au départ d'Oslo ou de Tromso se posent plusieurs fois par semaine à Longyearbyen, où l'on trouve « tout », même un cercle d'adeptes de la planche à voile...
Voici aussi un bon article de Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Svalbard
puis c'est l'Attente du jour J, ponctuée par les échanges de messages avec mon père dont je suis la progression toujours plus au Nord. Alors qu'ici les bourgeons s'épanouissent, que les oiseaux gazouillent, que les fleurs du printemps embaument, je guette la lente désintégration de la banquise tout là-haut... Il y a quelques années, le fjord de Longyearbyen est resté gelé tout l'été : dans ces conditions tout notre plan si bien ficelé tomberait « à l'eau ». Voir les cartes des glaces.http://polarview.met.no/ Finalement fin juin, il ne reste qu'un peu de glace à la pointe sud-ouest du Spitzberg : il « suffit » de la contourner et c'est gagné!
Di 11/07/10 Voilà l'aéroport! Ça fait un moment que l'avion descend en traversant une épaisse couche de nuages... le ciel est bien bas! Sitôt entrevu le sol, c'est l'atterrissage, sous une pluie fine. Il est presque minuit, il fait gris mais jour! L'aéroport de Longyearbyen n'est pas bien grand et on récupère très vite nos bagages, sur l'unique tapis roulant, surveillé de près par un gros ours polaire empaillé. Eh oui, ici il y a des ours polaires, environ 5000 sur tout l'archipel, si bien que le port d'un fusil est obligatoire dès que l'on s'éloigne des zones habitées. Il paraît qu'un ours a même été vu il y a quelques mois dans les rues de Longyearbyen, principal village (2000 hab) du Svalbard qui lui compte environ 2700 habitants dont 400 russes. Mon père est venu à pied depuis le port où nous attend le Papy Boom, du coup il a du prendre son fusil qu'il a tout de même du laisser à l'accueil de l'aéroport. On saute dans le bus (50 Kr pour... 4 km jusqu'au port) et on découvre avec plaisir le bateau, que nous n'avons encore pas eu l'occasion de voir « en vrai » C'est le plus petit bateau du port mais il a fière allure avec son joli pont en teck! A l'intérieur, c'est douillet et bien pensé et... il y a du chauffage! A 1h, on est au lit! On rangera mieux demain...
Lu 12/07/10 On a très bien dormi malgré la luminosité ambiante. Un peu de rangement... Un petit tour sur le port et un gros poutou à ce bon chien qui s'apprête à passer ici l'hiver prochain avec son maître à bord d'un voilier polonais je crois. Voici le cargo qui ravitaille Longyearbyen quand la banquise le permet. Un coup d'oeil vers la ville : bof, une autre fois hein! Après avoir fait les pleins d'eau (180l) et de fuel (170l) on appareille vers 10h sous un ciel couvert et la pétole, en route vers Trygghamna, une baie située un peu au NO de Longyearbyen. On se fait dépasser par Albarquel, un bateau-charter français. Je jubile de voir tous ces glaciers qui nous entourent! Je crois bien ne jamais être passée à un endroit au Spitzberg d'où l'on ne voit pas au moins un glacier! C'est incroyable! Avec ce temps le décor est d'une austérité totale! Nous croisons ce beau cotre anglais puis mouillons en fin d'après-midi au fond de la baie, à l'embouchure d'une rivière issue de 2 lacs que nous allons essayer d'atteindre. Papi explique à Arnaud le fonctionnement des fusées anti-ours. En effet l'ours polaire est protégé et il ne faut bien sûr tirer qu'en cas de légitime défense. Si on tue un ours, il faut le déclarer dans les meilleurs délais au Sysselmann qui mène alors une enquête. Ça ne rigole pas. Bon à savoir aussi : si on doit tirer il ne faut pas viser la tête, trop dure et qui risque de faire ricocher la balle, mais au défaut de l'épaule... En plus du fusil, des balles et des fusées anti-ours, on emmène aussi le téléphone satellite et le GPS pour pouvoir indiquer notre position en cas de problème. Tout ça est obligatoire. On laisse toutefois la balise de détresse à bord du bateau. Même si on sait que théoriquement les ours partent avec la banquise et vont vers le nord et la côte est en été, avec tout ça, on est moyennement rassuré quand on grimpe sur la moraine dont la courbure empêche de voir ce qu'il y a au-delà. On a beau freiner les enfants ils sont toujours devant, sans fusil (bon, je lève de suite le suspens, on ne verra pas d'ours, juste les zhommes qui ont vu l'ours!) J'adore quand il n'y a pas de sentier et que chacun donne son avis et ses arguments pour passer ici ou là! On reste un moment à observer ce labbe parasite (je crois) qui se sent chez lui et n'a pas la moindre envie de céder le terrain. Il faut dire que ça doit faire un moment qu'il nous a repérés: on distingue le bateau au loin à l'embouchure de la rivière. Marion le filme sous tous les angles tandis que les grands s'étonnent de la diversité de couleurs des cailloux. C'est tout de même l'été et il y a des fleurs! On finit par surplomber le lac inférieur et nous découvrons ce curieux sol polygonal, fruit du gel et de la neige. Des cailloux, des cailloux, encore des cailloux... Vers 22h il y a un peu de soleil au fond de la baie...
Mardi 13/07/10 Minuit pile : ça s'arrange! Je suis réveillée aux aurores (heu... façon de parler!) par la chaleur et les cris des sternes arctiques. A 6h30, je passe la tête dans le cockpit, émerveillée... A l'avant du bateau, la vallée où on s'est baladé hier. A droite: A gauche: Derrière: Et le ciel! Wouah! Branlebas de combat, tout le monde sur le pont! Il faut en profiter! On a à peine levé l'ancre qu'on voit apparaître un énorme bateau de croisière tout rouge : l'Expedition duquel s'échappent bientôt une dizaine de zodiacs qui envahissent la baie. On le croise pour nous diriger vers Alkhornet, une falaise abrupte qui marque l'entrée du fjord de Trygghamna et qui abrite une colonie d'oiseaux. On aperçoit des rennes qui broutent à son pied l'herbe qui profite bien des déjections des volatiles. On a un peu de vent (rare) et il est portant (encore plus rare!) Les cris des oiseaux sont assourdissants et masquent le bruit de ces belles cascades.
Plus à l'ouest la côte devient très plate et laisse deviner derrière, au NO, les montagnes de Prinz Karl Forland, une longue île qui délimite avec celle du Spitzberg le Forlandsundet, long détroit de presque 100 km de long dont la profondeur est insuffisante pour les paquebots de croisière. Comme dans un rêve on voit Albarquel croiser devant les montagnes et la brume. Le vent se maintient et c'est après une bonne journée de voile que nous mouillons au pied du glacier Eidembukta. L'endroit est si beau que j'en ai les larmes aux yeux, du coup impossible de ne pas mettre plein (trop) de photos de cet endroit. Aussitôt débarqués, je remarque de curieuses dépressions dans les galets de la plage, que je devine avoir été crées par des morses. Il y a un autre voilier au mouillage, le cotre anglais d'hier avec sa belle petite annexe en bois. Malgré la présence de lacs il n'y a pratiquement pas de moustiques au Spitzberg, l'été est trop court je pense. Les eiders apprécient ces étendues d'eau douce dont les rives sont jonchées de plumes et duvet. Ici, comparé à hier, la végétation est « « « luxuriante » » », même si les arbustes comme le saule arctique ne dépassent pas quelques centimètres de haut. On trouve d'abord du poil de renne, des crottes de renne, puis des bois de renne (plein!), une tête de renne (hum!) et des vrais rennes, un peu trouillards mais aussi très curieux si bien qu'ils nous tournent un peu autour tout en gardant leurs distances. Il n'y a pas d'arbres au Spitzberg mais il y a beaucoup de bois : du bois flotté venu des forêts de Sibérie et charrié jusqu'à la mer par les rivières en crue. Ces billes de bois ont permis autrefois l'installation de (relativement!) nombreux trappeurs, pêcheurs, chasseurs de baleines, morses, phoques en leur procurant de quoi s'abriter, se chauffer, et faire fondre la graisse des baleines pour en extraire l'huile. Sans tout ce bois apporté par le courant de Sibérie, il est probable que les incroyables massacres perpétrés dès le XVIIème siècle n'auraient pas eu une telle ampleur. Extrait du livre de C Kempf qui rapporte les paroles du découvreur du Spitzberg, W. Barrents: « Une terre nouvelle, où les baleines s'ébattaient comme carpes en viver et les morses se reposaient en obstruant les plages. Dès 1606, l'expédition de Bennett tua 700 morses en 6 heures à l'ïle aux Ours, puis 900 quelques jours plus tard... Dès 1604 Henri Hudson confirmait le grand nombre de baleines au Spitzberg et en 1610 Jonas Poole y débutait le grand massacre. Aujourd'hui la baleine franche est devenue très rare au Spitzberg et les morses, totalement disparus en 1920, sont aujourd'hui environ 2000 (contre probablement 100000 en 1600 (chiffres extraits du livre de C. Kempf) Peut-être ce bois torturé a-t-il été le témoin de ces tueries? De retour à notre annexe, nous apercevons, pile sur le trajet de la plage au bateau, un magnifique morse, en pleine forme! Un des équipiers anglais qui a débarqué nous rassure en nous expliquant doctement que ces bêtes- là (qui pèsent de 600 à 1200 kg!) sont très gentilles et qu'il n'y a rien à craindre. On l'observe donc mettre tranquillement à l'eau sa très belle coquille de noix, puis godiller sur un rythme tranquille en direction du cotre... quand le morse le repère et se met à nager dans sa direction! Gloups, l'anglais accélère le rythme mais il est évident que c'est utopique de vouloir distancer un morse ailleurs que sur la terre ferme. Heureusement, celui-ci, que sa myopie supposée avait sans doute empêcher d'identifier cet OFNI, s'en désintéresse soudain et retourne à son rocher parfaire sa toilette! On en profite pour l'observer un bon moment depuis notre rocher puis prudemment on décide de porter l'annexe quelques centaines de mètres plus loin avant de la mettre à l'eau.
Mercredi 14/07/10 Temps couvert égayé par la rencontre avec une colonie de morses à Poolepynten sur Prinz Karl Forland. On mouille à une distance prudente de la colonie, histoire de ne pas encore avoir à porter l'annexe même si elle n'est pas bien lourde. Les morses sont hyperplacides et il faut vraiment s'en approcher d'assez près avant qu'ils nous remarquent. Les sternes arctiques sont nettement plus agitées : on doit être dans une zone de nidification et elles ne nous laissent aucun répit. Comme ce sont des gringalettes (environ 100g, même si ce sont les championnes de la migration puisqu'elles volent jusqu'en Antarctique parcourant ainsi plus de 35000 km), protégés par un bonnet, nous ne risquons rien mais il est plus agréable d'éviter leurs attaques en leur tendant un bâton en guise de leurre (elles attaquent toujours le point le plus haut, c'est cool) Avec ce temps, on n'a aucun mal à se mettre dans la peau des chasseurs d'antan qui devaient habiter cette petite cabane décorée avec « raffinement ». Admirez le flegme de Marion qui ne se laisse pas impressionner par les gringalettes.
La journée se poursuit sous les nuages, nous remontons le Forlandsundet vers le Nord en direction de Ny Alesund où nous arrivons vers minuit après avoir admiré une fugace lueur solaire sur un glacier du coin. L'absence de nuit facilite grandement la navigation : on n'est jamais pressé par la crainte de se retrouver à naviguer dans le noir dans une zone pratiquement dépourvue de balisage.
Jeudi 15/07/10 On est réveillé à 8h par l'Expedition qui se met à quai : grondements de moteur et bruits de chaînes. Le temps est couvert et on flemmarde un peu : pas envie de visiter Ny Alesund en même temps que les passagers de l'Expedition. On se prend une bonne douche au centre de recherche marine (on apprendra le lendemain que ce n'est plus là qu'il faut aller mais dans la maison communale, pour la modique somme de 70 kr!), on fait le plein d'eau (chaude?!) puis on va visiter le village alors que les touristes de l'Expedition regagnent déjà leur bord. Le port est tout petit mais assez bien abrité, on y trouve un étrange vaisseau tout droit sorti de l'univers de Jules Verne... Quelques zodiacs utilisés par les scientifiques pour aller faire leurs relevés... Quelques voiliers de temps en temps... Et plusieurs fois par semaine des paquebots de croisière. Ny Alesund est un ancien village minier dont l'activité a cessé en 1963 suite à plusieurs coups de grisou faisant de nombreuses victimes, et qui s'est reconverti en structure d'accueil pour les scientifiques venus d'une dizaine de pays différents Il y a environ 25 habitants en hiver et cinq fois plus en été. Le village est aussi à présent une halte incontournable pour les paquebots de croisière, même si la cohabitation entre scientifiques qui sont là pour des missions de plusieurs mois et touristes (20000/an!) qui débarquent pour une paire d'heures et envahissent le village n'est pas des plus chaleureuses. L'accueil des sternes lui, est franchement hostile puisqu'on nous sommes dans une de leur zone de nidification favorites, du fait de la présence (surtout historique) de chiens de traineau éloignant les renards arctiques. Nous apercevrons tout de même fugacement de petits renardeaux nichant sous une maison. Il n'y a presque pas de voitures (qq km de routes tout au plus) et les scientifiques se déplacent le plus souvent à vélo. Tiens tiens il y a des Français par ici!
En effet.
Ny Alesund se situe dans le Kongsfjorden (la Baie du Roi) au fond duquel se jette le Kongsbreen (Glacier du Roi) : on décolle tranquillement en début d'après-midi en espérant que le temps se lève un peu car pour le moment on ne voit le glacier que sur la carte! Peu à peu la brume s'effiloche, juste assez lentement pour que le paysage garde encore un peu de son mystère. Le soleil joue avec les nuages. On découvre peu à peu quelques pièces du puzzle... Il y a de plus en plus de glaçons, surveillé de près par Arnaud. Enfin le front glaciaire apparaît, très impressionnant. Les nuages se disloquent encore plus et une magnifique colline rouge apparaît : c'est cette roche qui donne à l'eau de mer cette belle teinte rosée. Le fond remonte soudain et nous ne pensons pas raisonnable d'approcher plus, compte-tenu du tirant d'eau du bateau (2m) Le front de glace paraît tout proche et pourtant d'après le GPS nous en sommes à 1 km! Nous faisons lentement demi-tour, dérangeant au passage quelques oiseaux. C'est fou comme la sortie est encombrée à présent : la coque du bateau est en polyester et il faut éviter de percuter l'un de ces growlers. On va tout doucement, ce qui laisse le temps au soleil de chasser définitivement les derniers nuages. On est baba devant un tel spectacle! Bleu du ciel et de la glace, blanc de la neige et rouge de la roche : c'est tout simplement sublime! On se balade toute l'après-midi au milieu des icebergs : on se faufile au plus près en nous émerveillant des crépitements causés par la fonte de la glace. Avec ce soleil, ça dégouline de partout et le spectacle est bien sûr visuel mais aussi acoustique! Cerises sur le gâteau (ou plutôt nunataks sur le glacier : http://fr.wikipedia.org/wiki/Nunatak), au loin apparaissent 3 montagnes acérées, dont les flancs ont été taillés par le gel : les Tre Krone (Trois couronnes, 1225m. Le point culminant du Svalbard est plus au sud : 1431 m) Elles sont absolument fascinantes! Si j'étais alpiniste, je crois que je ferais une fixation dessus! Tout est gigantesque, on distingue à peine ce magnifique schooner hollandais, le Norderlicht qui fait pourtant plus de 40 m hors-tout, mouillé au pied de la falaise! Nous préférons mouiller plus loin du glacier, notre coque n'étant pas faite pour fricoter de trop près avec la glace, et trouvons un joli mouillage à Ny London, en face de Ny Alesund. Cette toute petite crique permettait autrefois l'accès à une carrière de marbre. Nous remettons la visite des vestiges au lendemain car il est bien tard.
Vendredi 16/07/10 2h du matin, le vent se lève, du sud et la houle entre tout droit dans notre petite crique. Le rivage est tout proche, on n'aurait aucune marge si l'ancre venait à chasser, il faut partir. Pas de nuit, heureusement.... On s'habille bien chaudement car avec le manque de sommeil et le vent, ça ravigote! Il n'y a pas beaucoup d'abris dans le coin alors on décide d'aller vers le Glacier du 14 juillet dans le Krossfjorden. Il y a une langue morainique qui devrait nous permettre de trouver un mouillage abrité de la houle. Hélas, l'endroit est infesté de glaçons, impossible même de s'en approcher. Demi-tour vers Alesund : on passe devant le Cap Mitra, joliment éclairé par le rayon de 5h du mat. Un peu plus tard on aperçoit le Noorderlicht qui lui aussi a du quitter son mouillage, très exposé au pied de la falaise. La houle est très courte et hachée et comme je m'en doutais, le temps de descendre faire un petit pipi (ce qui nécessite tout de même un certain temps avec le harnais, la veste de ciré, la salopette...), j'ai le mal de mer. Quelques heures plus tard, les enfants, qui ont fini leur nuit, émergent un à un pour venir respirer un peu d'air frais. Finalement on est tous malades sauf Papi of course. Grosse partie de rigolade (un peu jaune!) quand on se retrouve tous les 4 à vomir en coeur! En effet, Alesund n'est plus très loin et on sait que nous allons bientôt retrouver la terre ferme. On y arrive en milieu de journée et après une grosse sieste, le beau temps étant revenu on décide de refaire un petit tour à terre. L'ancien train qui reliait la mine au quai de Ny Alesund a été restauré. Voici la poste la plus septentrionale du monde. Plus haut dans le village se trouve le buste de Roald Amundsen, explorateur norvégien qui fut en 1926 le premier à conquérir le pôle nord au moyen d'un dirigeable. Il partit, accompagné de l'Italien Umberto Nobile, de l'américain Ellsworth et de 12 hommes d'équipage, le 11 mai de Ny Alesund et arriva en Alaska le 15 mai après un parcours de 5500 km.
Biographie d'Admunsen : http://agora.qc.ca/dossiers/Roald_Amundsen
Le pylône qui servit de point d'amarrage au Norge est toujours là, intact. On imagine fort bien l'excitation de ces hommes au moment de couper les amarres pour s'élancer vers le Nord!
Un peu plus loin se trouve le « camping officiel », à gauche après le pont, précédé de ses toilettes(!). Quelques rennes peu farouches se baladent dans le coin, habitués aux hommes.
Samedi 17/07/10 Nuit paisible au ponton mais réveil en fanfare par l'arrivée quasi simultanée de 2 paquebots! Cette fois la responsable du port vient encaisser la nuitée (300 kr, et encore c'est un « prix d'ami ») La météo annonce des vents du sud pour plusieurs jours et nous préférons ne pas aller plus au nord car le retour serait vraiment long avec le vent dans le pif et l'avion est déjà dans une semaine. La mer est moins hachée que la veille et le bateau bien calé à la gîte taille régulièrement sa route vers le Forlandsundet. Plus loin, nous prenons 2 ris car le vent, sans doute canalisé par le relief, forcit jusqu'à 30 noeuds.. Le paysage est spectaculaire, le relief me fait penser à la Patagonie (que je ne connais pas...encore) Sur des dizaines de miles, les fronts glaciaires se succèdent, austères, hostiles, impressionnants. Après 12h de près, on mouille sur la côte est de Prinz Karl Forland dans la baie de Selvagen, bien abritée de la houle. Ouf!
Dimanche 18/07/10 Petite traversée tranquille jusqu'à Farmhamna de l'autre côté du Forlandsundet. Le vent est tombé et le ciel se dégage en fin de journée. On en profite pour aller se balader à terre. Un coup d'oeil sur le bateau : ça va, le mouillage est calme. Je vois Papi et les enfants qui semblent observer quelque chose. Des rennes! Pas étonnant car ici le paysage est assez bucolique même si nous sommes cernés par les glaciers. Ils sont très curieux et passent et repassent pour mieux nous observer : c'est réciproque et on ne s'en lasse pas. Leur hardiesse nous étonne car tout près d'ici habite une famille de trappeurs qui malheureusement était en vacances (à la voile vers la Norvège continentale) quand nous sommes passés. Je vous invite à aller faire un tour sur leur site (en Norvégien mais avec Google Translate on se débrouille) pour découvrir la vie de ce couple de trappeurs et leurs filles. http://www.farmhamna.no/doku.php?id=start On est seulement mi-juillet et la toundra commence déjà à prendre ses couleurs d'automne.
Le ciel, tourmenté, est superbe!
Lundi 19/07/10 Journée qui ne restera pas dans les annales : pluie, pétole, étape de transition jusqu'à Longyearbyen. Zéro photo!
Mardi 20/07/10 Après une bonne nuit à couple de Cochize, un beau sloop anglo-italien, nous allons faire un tour « en ville » munis de nos sacs à dos pour faire un ravitaillement en produits frais. Ce doit sans doute être le Kebab le plus septentrional de la planète! Nous arpentons la principale rue commerçante de la ville. C'est la porte de la banque!
Les skidoos sont au repos en attendant la neige qui reviendra dès octobre. Attirail du parfait petit Norvégien amoureux de nature.
Longyearbyen n'a pas grand charme même si on y trouve un niveau d'équipements équivalents à des villes beaucoup plus grandes sur la Norvège continentale. Le gouvernement norvégien a toutefois fait le choix de rapatrier sur le continent tous les habitants trop faibles (physiquement ou économiquement) pour se débrouiller seuls. Ainsi, il n'y a aucune infrastructure pour les personnes âgées.
Seule la mine N°7 est encore exploitée (principalement pour chauffer la ville) et la recherche scientifique (il y a même une université « UNIS ») et le tourisme sont en plein essort. Le passé minier resurgit un peu partout sur la côte ouest du Spitzberg avec des « vestiges » qualifiés d'historiques.... Je pense que c'est un argument facile pour éviter aux gouvernement norvégiens et russes d'évacuer leurs cochonneries!
Nous appareillons en début d'après-midi cap à l'est A hauteur de Diabasodden, Papi remarque de curieux « glaçons » isolés : il s'agit en fait de belugas! Ils sont environ une demi-douzaine à longer la côte tranquillement. Nous les suivons, captivés par le spectacle, quand soudain nous talonnons violemment. Nous sommes pourtant assez loin de la côte et la carte ne mentionne pas de cailloux! Le bateau s'arrête net et mon père part le nez en avant contre la barre de maintien de la capote. Branlebas de combat, il pisse le sang : la monture de ses lunettes a entaillé la peau de la base du nez. J'ai beau comprimer longuement, un petit vaisseau continue de saigner... Dire que ça fait 15 ans que je me trimballe à chacun de nos voyages « exotiques » du matériel de suture! Pour cette fois, je ne l'ai pas pris et il faut nous contenter de quelques malheureux stéristrips qui ne collent pas et d'un paquet de kleenex! Pendant que je m'occupe du pif de Papi, les enfants ont affalé la grand-voile, nettoyé le cockpit « ensanglanté » (bon j'exagère un peu!) et vérifient à plusieurs reprises qu'il n'y a pas d'eau dans les fonds. Tout va bien! Pendant ce temps, le vent s'est levé, on l'a dans le pif (c'est le cas de la dire!) tout comme le clapot, très court : du coup on décide d'aller mouiller dans la baie de Skansbukta à l'entrée du Billefjorden. On y arrive en même temps que Flocon de Mer, un OVNI 395 déjà rencontré à Tromso par mon père et Alain. C'est fou le nombre de voiliers français au Spitzberg : c'est vraiment et de loin la nationalité la plus représentée. On passe ensemble au pied d'une falaise couverte d'oiseaux, quel vacarme! On mouille un peu plus loin, à l'abri du vent et du clapot tandis que Flocon de Mer qui est un dériveur, en profite pour aller encore plus au fond, bien à l'abri.
Mercredi 21/07/10 On décolle de bonne heure pour avancer vers le fond du Billefjorden avant que le vent ne forcisse au cours de la journée. En route donc vers Pyramiden, une incroyable ville fantôme russe. On longe quelques montagnes très colorées au pied desquelles on remarque une tente identique à la nôtre! Enfin on reconnaît sans hésitation la forme caractéristique de la montagne qui surplombe la ville de Pyramiden. Cette ancienne ville minière soviétique a compté jusqu'à 1000 habitants en 1990. C'était la 2ème ville minière soviétique (la première, Barentsburg, à l'entrée de l'Isfjord est toujours en activité) La concession est fermée depuis 1998, et il a ensuite fallu attendre 2 ou 3 ans avant que ses habitants soient enfin évacués par un bateau russe, sous la pression internationale. En effet, après de la Perestroika et de la dissolution de l'Union Soviétique en 1991, puis la fermeture de la mine par son propriétaire l'Arktikugol en 1998, les gens de Pyramiden ont été littéralement oublié par le gouvernement russe et totalement abandonnés à leur sort. Ils ont pendant des années survécu grâce à l'aide de la Norvège. Finalement, les russes ont enfin décidé d'évacuer les habitants de Pyramiden, dans l'urgence, si bien qu'en se baladant dans la ville on a souvent l'impression que la vie s'est arrêtée d'un coup, comme après un holocauste nucléaire.
On estime que compte-tenu du climat froid et sec, il faudra au moins 500 ans avant que le fjord ne retrouve son aspect naturel. Ce chiffre me paraît très optimiste quand on considère la quantité de ferraille, béton, machines-outils, produits chimiques accumulée au pied de la Pyramide. La ville est abandonnée depuis 20 ans et seule une poignée d'hommes (4 ou 5) de l'Arktigugol y maintiennent une présence « stratégique ».
Dans ce décor de décadence post-industrielle, on remarque de suite 2 conteneurs rouges vifs posés sur la quai, ils appartiennent à une mission scientifique tchèque. Un peu plus loin 3 conteneurs bleus pimpants abritent des français, chercheurs de fossiles, qui sont là pour quelques semaines : http://caracolexpedition.wordpress.com/tag/pyramiden/page/2/
Nous avons eu la chance de visiter Pyramiden sous le soleil. Je vous laisse imaginer l'impression qu'elle peut donner par mauvais temps!
A peine le bateau laborieusement amarré au quai branlant, Arnaud part en exploration. Nous sommes bien à l'abri du quai, la nuit devrait être calme. C'est vraiment une expérience incroyable de se balader librement dans un tel endroit. L'accès aux bâtiments fermés est interdit (bah oui, n'oublions pas que ce sont des « vestiges ») mais autrement on peut aller partout à sa guise, avec prudence toutefois car tout est un peu déglingué et rien n'est sécurisé bien sûr.
Ici, le propriétaire est toujours-depuis 1931- la Cie Russe Arktikugol dont un représentant viendra nous faire payer 200 kr pour passer la nuit amarré à ce quai délabré...
Le pilote d'un hélicoptère chargé de transporter du matériel pour construire une antenne sur une montagne du coin viendra très gentiment nous recommander de tout bien fixer sur le bateau. La vue en hélico doit être éblouissante. Les vols touristiques sont fort heureusement interdits au Spitzberg mais les Cies minières semblent avoir tous les droits.
Le temps de prendre le repas de midi, les passagers du Polargirl, arrivé peu après nous, ont déjà fini leur petit tour à Pyramiden. Pas de temps à perdre pour ce bateau de croisière qui organise des virées à la journée depuis Longyearbyen.
La ville est à nous!
Premiers pas sur le quai...
1ères bouteilles...
Sur le site de Pyramiden, le sol est complètement pollué entre autres par le charbon. Avec la fonte estivale de la couche superficielle du sol, le terrain devient absolument dégueulasse (c'est pareil à Longyearbyen) et les « conduites de vie » sont bien pratiques pour se déplacer. Ces tunnels de bois acheminaient l'eau, le chauffage et l'électricité dans chacun des bâtiments de la ville. On retrouve d'ailleurs le même système, à plus petite échelle, à Ny Alesund.
On a vraiment regretté de ne pas lire le cyrillique!
Cette maison donne l'impression d'être encore parfois habitée. Grosse rigolade des enfants en découvrant le PQ : un livre de math en russe! Il faut croire qu'après le boulot, les ouvriers avaient encore de l'énergie...
Ce ne sont pas des bouteilles de vodka...
On monte vers l'atelier de (grosse) mécanique. Quel décor de cinéma! Cette maison est fermée, dommage! Si quelqu'un lit le russe...
Dans l'atelier de mécanique:
Un peu plus loin on se dirige vers une sorte de funiculaire qui descendait de la montagne, percée de 60 km de galeries! Des glissements de terrain sabotent peu à peu les installations. Des oiseaux ont pris possession des lieux, on dirait du Hitchcock! Quel vacarme!
Pas de doute cette croix est postérieure à la chute de l'URSS. Ça n'aurait pas plus à ce vieux Lénine... Monumentââle allée.
L'école.
Les maisons d'habitation.
L'hôpital. 20 ans que cet arbre n'a pas été arrosé et il a encore ses feuilles!
Pas frileux!
Il y avait une piscine et même une étable/porcherie.
Tiens voilà l'équipage de Flocon de Mer! Long bavardage sous le soleil pour nous raconter nos aventures réciproques : ces veinards ont vu une ourse polaire et ses 2 petits un peu au Nord du Fjord de la Madeleine. Ils ont pu les accompagner le long de la côte en les suivant en bateau pendant plus de 2 heures, la chance! Ils les ont quittés quand la mère a commencé à montrer des signes d'énervement et d'agressivité. J'apprendrais plus tard que 2 kayakistes ont aussi vu un ours mais de trop près : l'un d'eux s'est fait grièvement blesser à la tête avant que son compagnon ne puisse tuer l'ours. Ils se sont fait attaquer alors qu'ils dormaient dans leur tente, glups!
La petite équipe qui maintient une présence russe occupe le Pyramiden Hotel dont la visite vaut la peine : hauts plafonds à coffrages, couleurs criardes, dorures, atmosphère surchauffée, posters de la « grande époque », « boutique souvenir » avec des poupées russes et des chapkas et à la sortie « art soviétique » pour maintenir le moral des troupes!
C'est paradoxal mais malgré l'impact environnemental désastreux de cette cité abandonnée, on a adoré la visiter. Les enfants au moins autant que nous les adultes alors qu'ils n'ont que des notions très floues de guerre froide et d'équilibre est-ouest. Depuis la Perestroïka, l'accès de Pyramiden (et de Barentsburg, encore en activité) est libre, tout simplement.
Superbe lumière en fin de journée.
Jeudi 22/07/10 Nuit calme à quai, Flocon de Mer n'est plus là ce matin. On le retrouve mouillé devant le Nordenskiöldbreen dans la baie en face de Pyramiden : la houle s'est levée au petit matin et le côté exposé du quai est vite devenu intenable. Ils ont terminé leur « nuit » devant ce glacier. Nous mouillons à notre tour et débarquons pour nous dégourdir un peu les jambes : l'endroit est très austère et n'invite pas vraiment à la balade d'autant que la marche dans la moraine instable n'est pas facile. Voilà qu'il se met à pleuvioter, retour au bateau... Peu à peu la quantité de glaçons flottant à la surface de l'eau augmente et nous préférons retourner dormir à Skansbukta car même s'ils ne sont pas bien gros, ça fait un bruit terrible quand ils viennent frotter la coque.
Vendredi 23/07/10 En route vers le fond du Tempelfjord et le Von Postbreen. La géologie du Tempelfjord est assez spectaculaire avec ses pentes ravinées par l'érosion. On approche le glacier de Von Postbreen qui ressemble à une belle piste bleue. Avec plus de temps, j'aurais bien aimé débarquer sur cette petite langue morainique. Le fond remonte rapidement : demi-tour! On trouve un joli mouillage dans une baie à l'entrée du Tempelfjord sur sa côte nord. On rencontre 3 norvégiens venus en zodiac depuis Longyearbyen passer le WE. Il y a une ou deux cabanes dont les fenêtres sont protégées des ours polaires par des barbelés et de longues pointes dépassant vers l'extérieur! Ici aussi on rencontre des rennes.
Samedi 24/07/10 On retrouve Longyearbyen en fin d'après-midi. Il y a « un monde fou » au port, plein de Français encore une fois. C'est le WE et le moment de changer d'équipage pour les bateaux-charters. Douche, bagages, bavardages...
Dimanche 25/07/10 Lever de bonne heure pour attendre le bus qui nous emmène à l'aéroport. Petit aéroport très convivial. Pas mal de monde, principalement des croisiéristes.
Décollage à 8h, arrivée à Nancy 12h plus tard. Des images plein la tête et une énorme envie d'y retourner avec Fred le plus vite possible! Dans quelques heures Thienan et François vont retrouver mon père pour redescendre vers les Lofoten. Le Papy Boom et son capitaine regagneront Quiberon fin septembre, en pleine forme, après 4mois et demi de mer et 6000 miles. Une belle aventure!

Il est tout frais le dernier carnet de notre voyage de cet été en Terre Polaire!
Pour lire le carnet avec photos, cartes et vidéos, cliquez ici
SVALBARD, juillet 2010
IL ETAIT UNE FOIS
Il était une fois... un rêve de voyage polaire, partagé par un père et sa fille.... Ça faisait des années que je rêvais de découvrir cet archipel situé à mi-chemin entre le Cap Nord et le Pôle Nord, sans vraiment y croire.... Trop rude pour une découverte en autonomie en kayak de mer ou à pied. Pas envie non plus de me retrouver sur un gros bateau de croisière, trop frustrant pour moi, l'impression d'être au cinéma et pas dans la vraie vie... Je m'étais bien renseignée pour une virée sur un voilier de charter mais ils ne voulaient pas d'enfants de moins de 15 ans....
Bref, le Svalbard végétait dans un coin de mon cerveau quand mon père, à Noël 2009, du haut de ses 71 ans, m'annonce tout de go qu'il va revendre son trimaran (https://sites.google.com/site/sibellelamer/Home) pour s'acheter un bateau plus costaud pour ...aller au Svalbard!!
En 2 secondes, c'est décidé! On va le rejoindre là-haut! Tant pis pour le boulot! En effet, on a déjà acheté les billets d'avion pour un voyage en Alaska en août mais... on ne vit qu'une fois, mieux vaut tenir que courir, un tiens vaut mieux que deux tu l'auras, etc...etc... Fred lui est coincé par son boulot, il tiendra compagnie aux chats! Et réciproquement. Le pauvre....
2 mois plus tard, en février, le Tri Eole a trouvé un nouveau marin et mon père ramène à Quiberon un solide Halberg Rassy 31 (10 m donc) qu'il a trouvé en Grande Bretagne. C'est un bateau très marin, fabriqué en Suède, amoureusement entretenu par ses anciens propriétaires. https://sites.google.com/site/sibellelamer/les-navigations-de-papy-boom-hr-31
Du coup, je prends des billets d'avion pour les enfants (Caroline 17 ans, Arnaud 15 ans et Marion 14 ans) et moi. C'est superfacile d'aller au Svalbard depuis Nancy : vol Francfort-Oslo-Longyearbyen (6h tout compris, 427 euro/pers A/R)
C'est nettement plus compliqué d'y organiser un voyage en autonomie! En effet, l'Archipel est gouverné par le Sysselmann (en l'occurrence une woman en ce moment, très sympa parait-il), nommé par la Couronne norvégienne. Compte-tenu du caractère sauvage de l'archipel, des aléas climatiques, de l'absence de routes, de la présence d'ours polaires, il faut montrer patte blanche avant d'y être admis si on voyage sans guide. Il faut donc déposer plusieurs mois à l'avance auprès du Sysselman un dossier qui présente le parcours prévisionnel, détaille l'expérience du skipper, énumère les équipements de sécurité présents à bord (entre autres, un téléphone satellite, une balise de détresse et un fusil obligatoire pour débarquer ailleurs qu'à proximité de Longyearbyen) Il faut également souscrire à une assurance « frais de recherche et de secours (pas donnée du tout!) ou alors déposer une caution bancaire pour financer d'éventuels secours.
Mon père se charge de toute cette partie administrative, ouf! http://www.sysselmannen.no/hoved.aspx?m=44365 Il pousse même le zèle, lui qui a horreur des armes, à prendre des cours de tir dans un club local. Il révise le bateau de fond en comble, change la grand-voile, ajoute une éolienne et divers bidules électroniques. On profite de son passage imprévu à Nancy en avril (voir carnet de Lanzarote) pour faire un énorme ravitaillement dont il remplira les cales du bateau, histoire de limiter les achats au Spitzberg.
Il a beau avoir de la bouteille, je ne suis pas rassurée à l'idée de le voir naviguer en solitaire dans des zones potentiellement envahies par les glaces. Après quelques échanges de mail (enthousiastes!) voici le plan: Son copain Alain Denis qui est d'ailleurs déjà allé au Spitzberg (http://captainigloo.heoblog.com/) en 2008 le rejoindra à Alesund en Norvège. Ainsi ils seront deux pour gérer les glaces, pas inhabituelles durant la traversée de Tromso au Spitzberg. Difficile en effet en solitaire de veiller nuit et jour pour parer les glaçons! Ensuite nous prendrons le relai d'Alain pendant 15 jours pour une boucle à partir de Longyearbyen. Puis Thienan (de VF) et François nous relaieront pour la redescente depuis Longyearbyen vers la Norvège jusqu'aux Lofoten. Lien vers les différents carnets.
Svalbard/Spitzberg : Késako? Je ne pense pas pouvoir faire mieux que cette présentation du Spitzberg en dix questions, extraite du très bon livre de Christian Kempf intitulé « En voyage au Spitzberg, terre Polaire » éditions de l'Escargot Savant.
Où se trouve le Spitzberg? C'est l'île principale de l'archipel du Svalbard (1,5 fois la superficie de la Suisse) situé à mi-chemin entre le Cap Nord en Norvège et le Pôle Nord. Le Spitzberg est couvert à 60% de glaces : c'est une terre polaire qui se trouve à environ 3328km au Nord de Paris.
Le Spitzberg est-il loin du Pôle Nord? Le Nord de l'archipel situé à plus de 81° de latitude est à environ 900 km du Pôle Nord : c'est pourquoi l'archipel est souvent entouré par la banquise.
Y fait-il froid? Non. Les températures hivernales sont proches de celles des Alpes ou des Vosges. (En France, les extrêmes sont inférieurs à -40°C) En été, le thermomètre peut grimper à +25°C au soleil. Les températures moyennes (environ +6°C en juillet, -15°C en février) y sont moins extrêmes que dans les Alpes ou les Pyrénées, grâce à la présence de la mer. En revanche, éloignement, et durée de l'hiver (huit mois) font de l'archipel un lieu difficile de séjour, même si le climat s'y est réchauffé depuis un siècle.
Y a-t-il des « eskimos »? En raison des immenses et puissants courants marins séparant le Nord de la Scandinavie d'une part et le Groenland d'autre part, du Spitzberg, les Inuits n'ont pas pu atteindre et coloniser le Spitzberg.
A qui « appartient » le Spitzberg? Longtemps sans statut, l'archipel du Svalbard est régi par le traité de Sèvres, signé en 1920 et désigné comme « terre internationale ». Depuis, la Norvège considère cette terre comme appartenant à la Couronne. Selon le traité, c'est en fait une terre démilitarisée où les activités économiques peuvent s'exercer librement par les signataires du traité. De ce fait, l'URSS puis la Russie y entretiennent plusieurs concessions charbonnières.
Quelles sont les activités économiques au Spitzberg? Après la graisse de baleine (XVII-XVIe), puis les fourrures (XVIII-XIXe), ce sont aujourd'hui le charbon (400000 tonnes par an) et le tourisme (30 à 50000 personnes par an) qui constituent les ressources de l'archipel.
Quels sont les animaux du Spitzberg? Toute la faune polaire (ours blancs, morses, phoques...) mais surtout les oiseaux, grâce à la présence d'une mer plus chaude sur la côte ouest. Le caractère insulaire explique par ailleurs l'absence de quelques espèces arctiques pourtant connues en Sibérie ou en Laponie.
Quel explorateur a découvert le Spitzberg? En 1596, le Hollandais Barents a découvert le Spitzberg, déjà connu des Vikings dès 1194. Par la suite, l'île fut le point de départ de nombreux raids polaires.
Quelles sont les plus belles régions? Les pics et les glaciers de la côte Nord-Ouest (Baies de la Madeleine, de Smeerenburg, du Roi, Liefdefjord...) Les paysages les plus impressionnants s'étendent sur l'Est (Nordaustlandet, avec un glacier de 230 km de...large). La côte Nord est superbe et sauvage.
Peut-on communiquer facilement depuis le Spitzberg? Oui, il existe à Ny Alesund par exemple, trois cabines téléphoniques face aux glaciers et les téléphones mobiles fonctionnent à Longyearbyen. Des lignes régulières d'avion au départ d'Oslo ou de Tromso se posent plusieurs fois par semaine à Longyearbyen, où l'on trouve « tout », même un cercle d'adeptes de la planche à voile...
Voici aussi un bon article de Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Svalbard
puis c'est l'Attente du jour J, ponctuée par les échanges de messages avec mon père dont je suis la progression toujours plus au Nord. Alors qu'ici les bourgeons s'épanouissent, que les oiseaux gazouillent, que les fleurs du printemps embaument, je guette la lente désintégration de la banquise tout là-haut... Il y a quelques années, le fjord de Longyearbyen est resté gelé tout l'été : dans ces conditions tout notre plan si bien ficelé tomberait « à l'eau ». Voir les cartes des glaces.http://polarview.met.no/ Finalement fin juin, il ne reste qu'un peu de glace à la pointe sud-ouest du Spitzberg : il « suffit » de la contourner et c'est gagné!
Di 11/07/10 Voilà l'aéroport! Ça fait un moment que l'avion descend en traversant une épaisse couche de nuages... le ciel est bien bas! Sitôt entrevu le sol, c'est l'atterrissage, sous une pluie fine. Il est presque minuit, il fait gris mais jour! L'aéroport de Longyearbyen n'est pas bien grand et on récupère très vite nos bagages, sur l'unique tapis roulant, surveillé de près par un gros ours polaire empaillé. Eh oui, ici il y a des ours polaires, environ 5000 sur tout l'archipel, si bien que le port d'un fusil est obligatoire dès que l'on s'éloigne des zones habitées. Il paraît qu'un ours a même été vu il y a quelques mois dans les rues de Longyearbyen, principal village (2000 hab) du Svalbard qui lui compte environ 2700 habitants dont 400 russes. Mon père est venu à pied depuis le port où nous attend le Papy Boom, du coup il a du prendre son fusil qu'il a tout de même du laisser à l'accueil de l'aéroport. On saute dans le bus (50 Kr pour... 4 km jusqu'au port) et on découvre avec plaisir le bateau, que nous n'avons encore pas eu l'occasion de voir « en vrai » C'est le plus petit bateau du port mais il a fière allure avec son joli pont en teck! A l'intérieur, c'est douillet et bien pensé et... il y a du chauffage! A 1h, on est au lit! On rangera mieux demain...
Lu 12/07/10 On a très bien dormi malgré la luminosité ambiante. Un peu de rangement... Un petit tour sur le port et un gros poutou à ce bon chien qui s'apprête à passer ici l'hiver prochain avec son maître à bord d'un voilier polonais je crois. Voici le cargo qui ravitaille Longyearbyen quand la banquise le permet. Un coup d'oeil vers la ville : bof, une autre fois hein! Après avoir fait les pleins d'eau (180l) et de fuel (170l) on appareille vers 10h sous un ciel couvert et la pétole, en route vers Trygghamna, une baie située un peu au NO de Longyearbyen. On se fait dépasser par Albarquel, un bateau-charter français. Je jubile de voir tous ces glaciers qui nous entourent! Je crois bien ne jamais être passée à un endroit au Spitzberg d'où l'on ne voit pas au moins un glacier! C'est incroyable! Avec ce temps le décor est d'une austérité totale! Nous croisons ce beau cotre anglais puis mouillons en fin d'après-midi au fond de la baie, à l'embouchure d'une rivière issue de 2 lacs que nous allons essayer d'atteindre. Papi explique à Arnaud le fonctionnement des fusées anti-ours. En effet l'ours polaire est protégé et il ne faut bien sûr tirer qu'en cas de légitime défense. Si on tue un ours, il faut le déclarer dans les meilleurs délais au Sysselmann qui mène alors une enquête. Ça ne rigole pas. Bon à savoir aussi : si on doit tirer il ne faut pas viser la tête, trop dure et qui risque de faire ricocher la balle, mais au défaut de l'épaule... En plus du fusil, des balles et des fusées anti-ours, on emmène aussi le téléphone satellite et le GPS pour pouvoir indiquer notre position en cas de problème. Tout ça est obligatoire. On laisse toutefois la balise de détresse à bord du bateau. Même si on sait que théoriquement les ours partent avec la banquise et vont vers le nord et la côte est en été, avec tout ça, on est moyennement rassuré quand on grimpe sur la moraine dont la courbure empêche de voir ce qu'il y a au-delà. On a beau freiner les enfants ils sont toujours devant, sans fusil (bon, je lève de suite le suspens, on ne verra pas d'ours, juste les zhommes qui ont vu l'ours!) J'adore quand il n'y a pas de sentier et que chacun donne son avis et ses arguments pour passer ici ou là! On reste un moment à observer ce labbe parasite (je crois) qui se sent chez lui et n'a pas la moindre envie de céder le terrain. Il faut dire que ça doit faire un moment qu'il nous a repérés: on distingue le bateau au loin à l'embouchure de la rivière. Marion le filme sous tous les angles tandis que les grands s'étonnent de la diversité de couleurs des cailloux. C'est tout de même l'été et il y a des fleurs! On finit par surplomber le lac inférieur et nous découvrons ce curieux sol polygonal, fruit du gel et de la neige. Des cailloux, des cailloux, encore des cailloux... Vers 22h il y a un peu de soleil au fond de la baie...
Mardi 13/07/10 Minuit pile : ça s'arrange! Je suis réveillée aux aurores (heu... façon de parler!) par la chaleur et les cris des sternes arctiques. A 6h30, je passe la tête dans le cockpit, émerveillée... A l'avant du bateau, la vallée où on s'est baladé hier. A droite: A gauche: Derrière: Et le ciel! Wouah! Branlebas de combat, tout le monde sur le pont! Il faut en profiter! On a à peine levé l'ancre qu'on voit apparaître un énorme bateau de croisière tout rouge : l'Expedition duquel s'échappent bientôt une dizaine de zodiacs qui envahissent la baie. On le croise pour nous diriger vers Alkhornet, une falaise abrupte qui marque l'entrée du fjord de Trygghamna et qui abrite une colonie d'oiseaux. On aperçoit des rennes qui broutent à son pied l'herbe qui profite bien des déjections des volatiles. On a un peu de vent (rare) et il est portant (encore plus rare!) Les cris des oiseaux sont assourdissants et masquent le bruit de ces belles cascades.
Plus à l'ouest la côte devient très plate et laisse deviner derrière, au NO, les montagnes de Prinz Karl Forland, une longue île qui délimite avec celle du Spitzberg le Forlandsundet, long détroit de presque 100 km de long dont la profondeur est insuffisante pour les paquebots de croisière. Comme dans un rêve on voit Albarquel croiser devant les montagnes et la brume. Le vent se maintient et c'est après une bonne journée de voile que nous mouillons au pied du glacier Eidembukta. L'endroit est si beau que j'en ai les larmes aux yeux, du coup impossible de ne pas mettre plein (trop) de photos de cet endroit. Aussitôt débarqués, je remarque de curieuses dépressions dans les galets de la plage, que je devine avoir été crées par des morses. Il y a un autre voilier au mouillage, le cotre anglais d'hier avec sa belle petite annexe en bois. Malgré la présence de lacs il n'y a pratiquement pas de moustiques au Spitzberg, l'été est trop court je pense. Les eiders apprécient ces étendues d'eau douce dont les rives sont jonchées de plumes et duvet. Ici, comparé à hier, la végétation est « « « luxuriante » » », même si les arbustes comme le saule arctique ne dépassent pas quelques centimètres de haut. On trouve d'abord du poil de renne, des crottes de renne, puis des bois de renne (plein!), une tête de renne (hum!) et des vrais rennes, un peu trouillards mais aussi très curieux si bien qu'ils nous tournent un peu autour tout en gardant leurs distances. Il n'y a pas d'arbres au Spitzberg mais il y a beaucoup de bois : du bois flotté venu des forêts de Sibérie et charrié jusqu'à la mer par les rivières en crue. Ces billes de bois ont permis autrefois l'installation de (relativement!) nombreux trappeurs, pêcheurs, chasseurs de baleines, morses, phoques en leur procurant de quoi s'abriter, se chauffer, et faire fondre la graisse des baleines pour en extraire l'huile. Sans tout ce bois apporté par le courant de Sibérie, il est probable que les incroyables massacres perpétrés dès le XVIIème siècle n'auraient pas eu une telle ampleur. Extrait du livre de C Kempf qui rapporte les paroles du découvreur du Spitzberg, W. Barrents: « Une terre nouvelle, où les baleines s'ébattaient comme carpes en viver et les morses se reposaient en obstruant les plages. Dès 1606, l'expédition de Bennett tua 700 morses en 6 heures à l'ïle aux Ours, puis 900 quelques jours plus tard... Dès 1604 Henri Hudson confirmait le grand nombre de baleines au Spitzberg et en 1610 Jonas Poole y débutait le grand massacre. Aujourd'hui la baleine franche est devenue très rare au Spitzberg et les morses, totalement disparus en 1920, sont aujourd'hui environ 2000 (contre probablement 100000 en 1600 (chiffres extraits du livre de C. Kempf) Peut-être ce bois torturé a-t-il été le témoin de ces tueries? De retour à notre annexe, nous apercevons, pile sur le trajet de la plage au bateau, un magnifique morse, en pleine forme! Un des équipiers anglais qui a débarqué nous rassure en nous expliquant doctement que ces bêtes- là (qui pèsent de 600 à 1200 kg!) sont très gentilles et qu'il n'y a rien à craindre. On l'observe donc mettre tranquillement à l'eau sa très belle coquille de noix, puis godiller sur un rythme tranquille en direction du cotre... quand le morse le repère et se met à nager dans sa direction! Gloups, l'anglais accélère le rythme mais il est évident que c'est utopique de vouloir distancer un morse ailleurs que sur la terre ferme. Heureusement, celui-ci, que sa myopie supposée avait sans doute empêcher d'identifier cet OFNI, s'en désintéresse soudain et retourne à son rocher parfaire sa toilette! On en profite pour l'observer un bon moment depuis notre rocher puis prudemment on décide de porter l'annexe quelques centaines de mètres plus loin avant de la mettre à l'eau.
Mercredi 14/07/10 Temps couvert égayé par la rencontre avec une colonie de morses à Poolepynten sur Prinz Karl Forland. On mouille à une distance prudente de la colonie, histoire de ne pas encore avoir à porter l'annexe même si elle n'est pas bien lourde. Les morses sont hyperplacides et il faut vraiment s'en approcher d'assez près avant qu'ils nous remarquent. Les sternes arctiques sont nettement plus agitées : on doit être dans une zone de nidification et elles ne nous laissent aucun répit. Comme ce sont des gringalettes (environ 100g, même si ce sont les championnes de la migration puisqu'elles volent jusqu'en Antarctique parcourant ainsi plus de 35000 km), protégés par un bonnet, nous ne risquons rien mais il est plus agréable d'éviter leurs attaques en leur tendant un bâton en guise de leurre (elles attaquent toujours le point le plus haut, c'est cool) Avec ce temps, on n'a aucun mal à se mettre dans la peau des chasseurs d'antan qui devaient habiter cette petite cabane décorée avec « raffinement ». Admirez le flegme de Marion qui ne se laisse pas impressionner par les gringalettes.
La journée se poursuit sous les nuages, nous remontons le Forlandsundet vers le Nord en direction de Ny Alesund où nous arrivons vers minuit après avoir admiré une fugace lueur solaire sur un glacier du coin. L'absence de nuit facilite grandement la navigation : on n'est jamais pressé par la crainte de se retrouver à naviguer dans le noir dans une zone pratiquement dépourvue de balisage.
Jeudi 15/07/10 On est réveillé à 8h par l'Expedition qui se met à quai : grondements de moteur et bruits de chaînes. Le temps est couvert et on flemmarde un peu : pas envie de visiter Ny Alesund en même temps que les passagers de l'Expedition. On se prend une bonne douche au centre de recherche marine (on apprendra le lendemain que ce n'est plus là qu'il faut aller mais dans la maison communale, pour la modique somme de 70 kr!), on fait le plein d'eau (chaude?!) puis on va visiter le village alors que les touristes de l'Expedition regagnent déjà leur bord. Le port est tout petit mais assez bien abrité, on y trouve un étrange vaisseau tout droit sorti de l'univers de Jules Verne... Quelques zodiacs utilisés par les scientifiques pour aller faire leurs relevés... Quelques voiliers de temps en temps... Et plusieurs fois par semaine des paquebots de croisière. Ny Alesund est un ancien village minier dont l'activité a cessé en 1963 suite à plusieurs coups de grisou faisant de nombreuses victimes, et qui s'est reconverti en structure d'accueil pour les scientifiques venus d'une dizaine de pays différents Il y a environ 25 habitants en hiver et cinq fois plus en été. Le village est aussi à présent une halte incontournable pour les paquebots de croisière, même si la cohabitation entre scientifiques qui sont là pour des missions de plusieurs mois et touristes (20000/an!) qui débarquent pour une paire d'heures et envahissent le village n'est pas des plus chaleureuses. L'accueil des sternes lui, est franchement hostile puisqu'on nous sommes dans une de leur zone de nidification favorites, du fait de la présence (surtout historique) de chiens de traineau éloignant les renards arctiques. Nous apercevrons tout de même fugacement de petits renardeaux nichant sous une maison. Il n'y a presque pas de voitures (qq km de routes tout au plus) et les scientifiques se déplacent le plus souvent à vélo. Tiens tiens il y a des Français par ici!
En effet.
Ny Alesund se situe dans le Kongsfjorden (la Baie du Roi) au fond duquel se jette le Kongsbreen (Glacier du Roi) : on décolle tranquillement en début d'après-midi en espérant que le temps se lève un peu car pour le moment on ne voit le glacier que sur la carte! Peu à peu la brume s'effiloche, juste assez lentement pour que le paysage garde encore un peu de son mystère. Le soleil joue avec les nuages. On découvre peu à peu quelques pièces du puzzle... Il y a de plus en plus de glaçons, surveillé de près par Arnaud. Enfin le front glaciaire apparaît, très impressionnant. Les nuages se disloquent encore plus et une magnifique colline rouge apparaît : c'est cette roche qui donne à l'eau de mer cette belle teinte rosée. Le fond remonte soudain et nous ne pensons pas raisonnable d'approcher plus, compte-tenu du tirant d'eau du bateau (2m) Le front de glace paraît tout proche et pourtant d'après le GPS nous en sommes à 1 km! Nous faisons lentement demi-tour, dérangeant au passage quelques oiseaux. C'est fou comme la sortie est encombrée à présent : la coque du bateau est en polyester et il faut éviter de percuter l'un de ces growlers. On va tout doucement, ce qui laisse le temps au soleil de chasser définitivement les derniers nuages. On est baba devant un tel spectacle! Bleu du ciel et de la glace, blanc de la neige et rouge de la roche : c'est tout simplement sublime! On se balade toute l'après-midi au milieu des icebergs : on se faufile au plus près en nous émerveillant des crépitements causés par la fonte de la glace. Avec ce soleil, ça dégouline de partout et le spectacle est bien sûr visuel mais aussi acoustique! Cerises sur le gâteau (ou plutôt nunataks sur le glacier : http://fr.wikipedia.org/wiki/Nunatak), au loin apparaissent 3 montagnes acérées, dont les flancs ont été taillés par le gel : les Tre Krone (Trois couronnes, 1225m. Le point culminant du Svalbard est plus au sud : 1431 m) Elles sont absolument fascinantes! Si j'étais alpiniste, je crois que je ferais une fixation dessus! Tout est gigantesque, on distingue à peine ce magnifique schooner hollandais, le Norderlicht qui fait pourtant plus de 40 m hors-tout, mouillé au pied de la falaise! Nous préférons mouiller plus loin du glacier, notre coque n'étant pas faite pour fricoter de trop près avec la glace, et trouvons un joli mouillage à Ny London, en face de Ny Alesund. Cette toute petite crique permettait autrefois l'accès à une carrière de marbre. Nous remettons la visite des vestiges au lendemain car il est bien tard.
Vendredi 16/07/10 2h du matin, le vent se lève, du sud et la houle entre tout droit dans notre petite crique. Le rivage est tout proche, on n'aurait aucune marge si l'ancre venait à chasser, il faut partir. Pas de nuit, heureusement.... On s'habille bien chaudement car avec le manque de sommeil et le vent, ça ravigote! Il n'y a pas beaucoup d'abris dans le coin alors on décide d'aller vers le Glacier du 14 juillet dans le Krossfjorden. Il y a une langue morainique qui devrait nous permettre de trouver un mouillage abrité de la houle. Hélas, l'endroit est infesté de glaçons, impossible même de s'en approcher. Demi-tour vers Alesund : on passe devant le Cap Mitra, joliment éclairé par le rayon de 5h du mat. Un peu plus tard on aperçoit le Noorderlicht qui lui aussi a du quitter son mouillage, très exposé au pied de la falaise. La houle est très courte et hachée et comme je m'en doutais, le temps de descendre faire un petit pipi (ce qui nécessite tout de même un certain temps avec le harnais, la veste de ciré, la salopette...), j'ai le mal de mer. Quelques heures plus tard, les enfants, qui ont fini leur nuit, émergent un à un pour venir respirer un peu d'air frais. Finalement on est tous malades sauf Papi of course. Grosse partie de rigolade (un peu jaune!) quand on se retrouve tous les 4 à vomir en coeur! En effet, Alesund n'est plus très loin et on sait que nous allons bientôt retrouver la terre ferme. On y arrive en milieu de journée et après une grosse sieste, le beau temps étant revenu on décide de refaire un petit tour à terre. L'ancien train qui reliait la mine au quai de Ny Alesund a été restauré. Voici la poste la plus septentrionale du monde. Plus haut dans le village se trouve le buste de Roald Amundsen, explorateur norvégien qui fut en 1926 le premier à conquérir le pôle nord au moyen d'un dirigeable. Il partit, accompagné de l'Italien Umberto Nobile, de l'américain Ellsworth et de 12 hommes d'équipage, le 11 mai de Ny Alesund et arriva en Alaska le 15 mai après un parcours de 5500 km.
Biographie d'Admunsen : http://agora.qc.ca/dossiers/Roald_Amundsen
Le pylône qui servit de point d'amarrage au Norge est toujours là, intact. On imagine fort bien l'excitation de ces hommes au moment de couper les amarres pour s'élancer vers le Nord!
Un peu plus loin se trouve le « camping officiel », à gauche après le pont, précédé de ses toilettes(!). Quelques rennes peu farouches se baladent dans le coin, habitués aux hommes.
Samedi 17/07/10 Nuit paisible au ponton mais réveil en fanfare par l'arrivée quasi simultanée de 2 paquebots! Cette fois la responsable du port vient encaisser la nuitée (300 kr, et encore c'est un « prix d'ami ») La météo annonce des vents du sud pour plusieurs jours et nous préférons ne pas aller plus au nord car le retour serait vraiment long avec le vent dans le pif et l'avion est déjà dans une semaine. La mer est moins hachée que la veille et le bateau bien calé à la gîte taille régulièrement sa route vers le Forlandsundet. Plus loin, nous prenons 2 ris car le vent, sans doute canalisé par le relief, forcit jusqu'à 30 noeuds.. Le paysage est spectaculaire, le relief me fait penser à la Patagonie (que je ne connais pas...encore) Sur des dizaines de miles, les fronts glaciaires se succèdent, austères, hostiles, impressionnants. Après 12h de près, on mouille sur la côte est de Prinz Karl Forland dans la baie de Selvagen, bien abritée de la houle. Ouf!
Dimanche 18/07/10 Petite traversée tranquille jusqu'à Farmhamna de l'autre côté du Forlandsundet. Le vent est tombé et le ciel se dégage en fin de journée. On en profite pour aller se balader à terre. Un coup d'oeil sur le bateau : ça va, le mouillage est calme. Je vois Papi et les enfants qui semblent observer quelque chose. Des rennes! Pas étonnant car ici le paysage est assez bucolique même si nous sommes cernés par les glaciers. Ils sont très curieux et passent et repassent pour mieux nous observer : c'est réciproque et on ne s'en lasse pas. Leur hardiesse nous étonne car tout près d'ici habite une famille de trappeurs qui malheureusement était en vacances (à la voile vers la Norvège continentale) quand nous sommes passés. Je vous invite à aller faire un tour sur leur site (en Norvégien mais avec Google Translate on se débrouille) pour découvrir la vie de ce couple de trappeurs et leurs filles. http://www.farmhamna.no/doku.php?id=start On est seulement mi-juillet et la toundra commence déjà à prendre ses couleurs d'automne.
Le ciel, tourmenté, est superbe!
Lundi 19/07/10 Journée qui ne restera pas dans les annales : pluie, pétole, étape de transition jusqu'à Longyearbyen. Zéro photo!
Mardi 20/07/10 Après une bonne nuit à couple de Cochize, un beau sloop anglo-italien, nous allons faire un tour « en ville » munis de nos sacs à dos pour faire un ravitaillement en produits frais. Ce doit sans doute être le Kebab le plus septentrional de la planète! Nous arpentons la principale rue commerçante de la ville. C'est la porte de la banque!
Les skidoos sont au repos en attendant la neige qui reviendra dès octobre. Attirail du parfait petit Norvégien amoureux de nature.
Longyearbyen n'a pas grand charme même si on y trouve un niveau d'équipements équivalents à des villes beaucoup plus grandes sur la Norvège continentale. Le gouvernement norvégien a toutefois fait le choix de rapatrier sur le continent tous les habitants trop faibles (physiquement ou économiquement) pour se débrouiller seuls. Ainsi, il n'y a aucune infrastructure pour les personnes âgées.
Seule la mine N°7 est encore exploitée (principalement pour chauffer la ville) et la recherche scientifique (il y a même une université « UNIS ») et le tourisme sont en plein essort. Le passé minier resurgit un peu partout sur la côte ouest du Spitzberg avec des « vestiges » qualifiés d'historiques.... Je pense que c'est un argument facile pour éviter aux gouvernement norvégiens et russes d'évacuer leurs cochonneries!
Nous appareillons en début d'après-midi cap à l'est A hauteur de Diabasodden, Papi remarque de curieux « glaçons » isolés : il s'agit en fait de belugas! Ils sont environ une demi-douzaine à longer la côte tranquillement. Nous les suivons, captivés par le spectacle, quand soudain nous talonnons violemment. Nous sommes pourtant assez loin de la côte et la carte ne mentionne pas de cailloux! Le bateau s'arrête net et mon père part le nez en avant contre la barre de maintien de la capote. Branlebas de combat, il pisse le sang : la monture de ses lunettes a entaillé la peau de la base du nez. J'ai beau comprimer longuement, un petit vaisseau continue de saigner... Dire que ça fait 15 ans que je me trimballe à chacun de nos voyages « exotiques » du matériel de suture! Pour cette fois, je ne l'ai pas pris et il faut nous contenter de quelques malheureux stéristrips qui ne collent pas et d'un paquet de kleenex! Pendant que je m'occupe du pif de Papi, les enfants ont affalé la grand-voile, nettoyé le cockpit « ensanglanté » (bon j'exagère un peu!) et vérifient à plusieurs reprises qu'il n'y a pas d'eau dans les fonds. Tout va bien! Pendant ce temps, le vent s'est levé, on l'a dans le pif (c'est le cas de la dire!) tout comme le clapot, très court : du coup on décide d'aller mouiller dans la baie de Skansbukta à l'entrée du Billefjorden. On y arrive en même temps que Flocon de Mer, un OVNI 395 déjà rencontré à Tromso par mon père et Alain. C'est fou le nombre de voiliers français au Spitzberg : c'est vraiment et de loin la nationalité la plus représentée. On passe ensemble au pied d'une falaise couverte d'oiseaux, quel vacarme! On mouille un peu plus loin, à l'abri du vent et du clapot tandis que Flocon de Mer qui est un dériveur, en profite pour aller encore plus au fond, bien à l'abri.
Mercredi 21/07/10 On décolle de bonne heure pour avancer vers le fond du Billefjorden avant que le vent ne forcisse au cours de la journée. En route donc vers Pyramiden, une incroyable ville fantôme russe. On longe quelques montagnes très colorées au pied desquelles on remarque une tente identique à la nôtre! Enfin on reconnaît sans hésitation la forme caractéristique de la montagne qui surplombe la ville de Pyramiden. Cette ancienne ville minière soviétique a compté jusqu'à 1000 habitants en 1990. C'était la 2ème ville minière soviétique (la première, Barentsburg, à l'entrée de l'Isfjord est toujours en activité) La concession est fermée depuis 1998, et il a ensuite fallu attendre 2 ou 3 ans avant que ses habitants soient enfin évacués par un bateau russe, sous la pression internationale. En effet, après de la Perestroika et de la dissolution de l'Union Soviétique en 1991, puis la fermeture de la mine par son propriétaire l'Arktikugol en 1998, les gens de Pyramiden ont été littéralement oublié par le gouvernement russe et totalement abandonnés à leur sort. Ils ont pendant des années survécu grâce à l'aide de la Norvège. Finalement, les russes ont enfin décidé d'évacuer les habitants de Pyramiden, dans l'urgence, si bien qu'en se baladant dans la ville on a souvent l'impression que la vie s'est arrêtée d'un coup, comme après un holocauste nucléaire.
On estime que compte-tenu du climat froid et sec, il faudra au moins 500 ans avant que le fjord ne retrouve son aspect naturel. Ce chiffre me paraît très optimiste quand on considère la quantité de ferraille, béton, machines-outils, produits chimiques accumulée au pied de la Pyramide. La ville est abandonnée depuis 20 ans et seule une poignée d'hommes (4 ou 5) de l'Arktigugol y maintiennent une présence « stratégique ».
Dans ce décor de décadence post-industrielle, on remarque de suite 2 conteneurs rouges vifs posés sur la quai, ils appartiennent à une mission scientifique tchèque. Un peu plus loin 3 conteneurs bleus pimpants abritent des français, chercheurs de fossiles, qui sont là pour quelques semaines : http://caracolexpedition.wordpress.com/tag/pyramiden/page/2/
Nous avons eu la chance de visiter Pyramiden sous le soleil. Je vous laisse imaginer l'impression qu'elle peut donner par mauvais temps!
A peine le bateau laborieusement amarré au quai branlant, Arnaud part en exploration. Nous sommes bien à l'abri du quai, la nuit devrait être calme. C'est vraiment une expérience incroyable de se balader librement dans un tel endroit. L'accès aux bâtiments fermés est interdit (bah oui, n'oublions pas que ce sont des « vestiges ») mais autrement on peut aller partout à sa guise, avec prudence toutefois car tout est un peu déglingué et rien n'est sécurisé bien sûr.
Ici, le propriétaire est toujours-depuis 1931- la Cie Russe Arktikugol dont un représentant viendra nous faire payer 200 kr pour passer la nuit amarré à ce quai délabré...
Le pilote d'un hélicoptère chargé de transporter du matériel pour construire une antenne sur une montagne du coin viendra très gentiment nous recommander de tout bien fixer sur le bateau. La vue en hélico doit être éblouissante. Les vols touristiques sont fort heureusement interdits au Spitzberg mais les Cies minières semblent avoir tous les droits.
Le temps de prendre le repas de midi, les passagers du Polargirl, arrivé peu après nous, ont déjà fini leur petit tour à Pyramiden. Pas de temps à perdre pour ce bateau de croisière qui organise des virées à la journée depuis Longyearbyen.
La ville est à nous!
Premiers pas sur le quai...
1ères bouteilles...
Sur le site de Pyramiden, le sol est complètement pollué entre autres par le charbon. Avec la fonte estivale de la couche superficielle du sol, le terrain devient absolument dégueulasse (c'est pareil à Longyearbyen) et les « conduites de vie » sont bien pratiques pour se déplacer. Ces tunnels de bois acheminaient l'eau, le chauffage et l'électricité dans chacun des bâtiments de la ville. On retrouve d'ailleurs le même système, à plus petite échelle, à Ny Alesund.
On a vraiment regretté de ne pas lire le cyrillique!
Cette maison donne l'impression d'être encore parfois habitée. Grosse rigolade des enfants en découvrant le PQ : un livre de math en russe! Il faut croire qu'après le boulot, les ouvriers avaient encore de l'énergie...
Ce ne sont pas des bouteilles de vodka...
On monte vers l'atelier de (grosse) mécanique. Quel décor de cinéma! Cette maison est fermée, dommage! Si quelqu'un lit le russe...
Dans l'atelier de mécanique:
Un peu plus loin on se dirige vers une sorte de funiculaire qui descendait de la montagne, percée de 60 km de galeries! Des glissements de terrain sabotent peu à peu les installations. Des oiseaux ont pris possession des lieux, on dirait du Hitchcock! Quel vacarme!
Pas de doute cette croix est postérieure à la chute de l'URSS. Ça n'aurait pas plus à ce vieux Lénine... Monumentââle allée.
L'école.
Les maisons d'habitation.
L'hôpital. 20 ans que cet arbre n'a pas été arrosé et il a encore ses feuilles!
Pas frileux!
Il y avait une piscine et même une étable/porcherie.
Tiens voilà l'équipage de Flocon de Mer! Long bavardage sous le soleil pour nous raconter nos aventures réciproques : ces veinards ont vu une ourse polaire et ses 2 petits un peu au Nord du Fjord de la Madeleine. Ils ont pu les accompagner le long de la côte en les suivant en bateau pendant plus de 2 heures, la chance! Ils les ont quittés quand la mère a commencé à montrer des signes d'énervement et d'agressivité. J'apprendrais plus tard que 2 kayakistes ont aussi vu un ours mais de trop près : l'un d'eux s'est fait grièvement blesser à la tête avant que son compagnon ne puisse tuer l'ours. Ils se sont fait attaquer alors qu'ils dormaient dans leur tente, glups!
La petite équipe qui maintient une présence russe occupe le Pyramiden Hotel dont la visite vaut la peine : hauts plafonds à coffrages, couleurs criardes, dorures, atmosphère surchauffée, posters de la « grande époque », « boutique souvenir » avec des poupées russes et des chapkas et à la sortie « art soviétique » pour maintenir le moral des troupes!
C'est paradoxal mais malgré l'impact environnemental désastreux de cette cité abandonnée, on a adoré la visiter. Les enfants au moins autant que nous les adultes alors qu'ils n'ont que des notions très floues de guerre froide et d'équilibre est-ouest. Depuis la Perestroïka, l'accès de Pyramiden (et de Barentsburg, encore en activité) est libre, tout simplement.
Superbe lumière en fin de journée.
Jeudi 22/07/10 Nuit calme à quai, Flocon de Mer n'est plus là ce matin. On le retrouve mouillé devant le Nordenskiöldbreen dans la baie en face de Pyramiden : la houle s'est levée au petit matin et le côté exposé du quai est vite devenu intenable. Ils ont terminé leur « nuit » devant ce glacier. Nous mouillons à notre tour et débarquons pour nous dégourdir un peu les jambes : l'endroit est très austère et n'invite pas vraiment à la balade d'autant que la marche dans la moraine instable n'est pas facile. Voilà qu'il se met à pleuvioter, retour au bateau... Peu à peu la quantité de glaçons flottant à la surface de l'eau augmente et nous préférons retourner dormir à Skansbukta car même s'ils ne sont pas bien gros, ça fait un bruit terrible quand ils viennent frotter la coque.
Vendredi 23/07/10 En route vers le fond du Tempelfjord et le Von Postbreen. La géologie du Tempelfjord est assez spectaculaire avec ses pentes ravinées par l'érosion. On approche le glacier de Von Postbreen qui ressemble à une belle piste bleue. Avec plus de temps, j'aurais bien aimé débarquer sur cette petite langue morainique. Le fond remonte rapidement : demi-tour! On trouve un joli mouillage dans une baie à l'entrée du Tempelfjord sur sa côte nord. On rencontre 3 norvégiens venus en zodiac depuis Longyearbyen passer le WE. Il y a une ou deux cabanes dont les fenêtres sont protégées des ours polaires par des barbelés et de longues pointes dépassant vers l'extérieur! Ici aussi on rencontre des rennes.
Samedi 24/07/10 On retrouve Longyearbyen en fin d'après-midi. Il y a « un monde fou » au port, plein de Français encore une fois. C'est le WE et le moment de changer d'équipage pour les bateaux-charters. Douche, bagages, bavardages...
Dimanche 25/07/10 Lever de bonne heure pour attendre le bus qui nous emmène à l'aéroport. Petit aéroport très convivial. Pas mal de monde, principalement des croisiéristes.
Décollage à 8h, arrivée à Nancy 12h plus tard. Des images plein la tête et une énorme envie d'y retourner avec Fred le plus vite possible! Dans quelques heures Thienan et François vont retrouver mon père pour redescendre vers les Lofoten. Le Papy Boom et son capitaine regagneront Quiberon fin septembre, en pleine forme, après 4mois et demi de mer et 6000 miles. Une belle aventure!
Entrer au Sénégal avec une voiture de plus de 5 ans?
Recherche informations récentes (octobre 2010) sur les modalités pour rentrer au Sénégal (de Mauritanie) et ressortir ensuite (vers le Mali) avec une voiture de plus de 5 ans. Voyage prévu en janvier 2011. Merci
La population de Madagascar atteint 21 millions d’habitants
Bonjour ,
La population de l'île va atteindre 43 millions d'habitants en 2038 ! c'est effrayant en pensant aux difficultés rencontrées aujourd'hui pour nourrir tout le monde notamment.... Quel regard peut-on avoir sur cet avenir qui va poser des problèmes insurmontables et existera-t-il encore une solution afin que population et environnement puissent encore cohabiter harmonieusement ?
mardi 5 octobre 2010La population de Madagascar atteint 21 millions d’habitants
Madagascar atteint 21 millions d’habitants, selon les dernières informations auprès de l’Institut National des Statistiques (INSTAT) au sein du ministère de l’économie. Le nombre exact de la population de la Grande Ile est de 21.795. 978, selon les données de l’INSTAT rendues publiques lundi. D’après l’INSTAT, la population de Madagascar atteindrait 43 millions d’habitants en 2038 avec le taux annuel de croissance démographique de 2,8%. Madagascar se situe dans l’ouest de l’Océan Indien avec une superficie d’environ 600 000 km2. (Xinhua)
La population de l'île va atteindre 43 millions d'habitants en 2038 ! c'est effrayant en pensant aux difficultés rencontrées aujourd'hui pour nourrir tout le monde notamment.... Quel regard peut-on avoir sur cet avenir qui va poser des problèmes insurmontables et existera-t-il encore une solution afin que population et environnement puissent encore cohabiter harmonieusement ?
mardi 5 octobre 2010La population de Madagascar atteint 21 millions d’habitants
Madagascar atteint 21 millions d’habitants, selon les dernières informations auprès de l’Institut National des Statistiques (INSTAT) au sein du ministère de l’économie. Le nombre exact de la population de la Grande Ile est de 21.795. 978, selon les données de l’INSTAT rendues publiques lundi. D’après l’INSTAT, la population de Madagascar atteindrait 43 millions d’habitants en 2038 avec le taux annuel de croissance démographique de 2,8%. Madagascar se situe dans l’ouest de l’Océan Indien avec une superficie d’environ 600 000 km2. (Xinhua)
Piste entre El Chaten et Villa O'Higgins?
Bonjour à tous,
J'ai épluché les quelques posts traitant de ce sujet mais je doute encore sur la faisabilité du parcours avec nos vélos bien chargés...?
Nous remontrons de la Terre de feu en Mars Avril 2011 jusqu'à El Chaten. Nous souhaitons rejoindre directement Villa O'higgins au chili mais seulement voilà!! Aucune route précise entre les deux villes! et pourtant visiblement il y a un poste frontière...certains semblent avoir tenté l'expérience (dans l'autre sens). Y a t il des personnes qui sont déjà passées par cet endroit avec des vélos? Nous sommes preneurs d'indications avant de nous lancer dans cette direction.
Merci d'avance.
J'ai épluché les quelques posts traitant de ce sujet mais je doute encore sur la faisabilité du parcours avec nos vélos bien chargés...?
Nous remontrons de la Terre de feu en Mars Avril 2011 jusqu'à El Chaten. Nous souhaitons rejoindre directement Villa O'higgins au chili mais seulement voilà!! Aucune route précise entre les deux villes! et pourtant visiblement il y a un poste frontière...certains semblent avoir tenté l'expérience (dans l'autre sens). Y a t il des personnes qui sont déjà passées par cet endroit avec des vélos? Nous sommes preneurs d'indications avant de nous lancer dans cette direction.
Merci d'avance.
Premier voyage en Inde: organisé ou pas?
Bonsoir,
Nous sommes un jeune couple (24 ans) souhaitant partir en Inde en Janvier 2011 (durée du voyage 1 mois). Ce sera notre premier grand voyage. Mon copain est assez confiant (c'est son premier voyage à l'étranger!) mais moi je le suis moins depuis que j'ai lu certains compte-rendus de voyageurs. Pensez vous qu'il est possible de visiter en 1 mois une partie du Rajasthan, de Bombai et la région de Goa et du kerala? Pour un premier voyage est-il préférable de partir en voyage organisé ou pas? (Nous souhaitons aller à notre rythme mais je suis pas très aventurière😊). Quels sont les endroits à visiter absolument?
Je vous remercie d'avance.
Nous sommes un jeune couple (24 ans) souhaitant partir en Inde en Janvier 2011 (durée du voyage 1 mois). Ce sera notre premier grand voyage. Mon copain est assez confiant (c'est son premier voyage à l'étranger!) mais moi je le suis moins depuis que j'ai lu certains compte-rendus de voyageurs. Pensez vous qu'il est possible de visiter en 1 mois une partie du Rajasthan, de Bombai et la région de Goa et du kerala? Pour un premier voyage est-il préférable de partir en voyage organisé ou pas? (Nous souhaitons aller à notre rythme mais je suis pas très aventurière😊). Quels sont les endroits à visiter absolument?
Je vous remercie d'avance.
Retour d'une croisière, satisfait à trois cent pour cent
Bonjour à tous,
Cette croisière a été, encore une fois, réservée chez AZUR CROISIERE. Pourquoi changer lorsque nous sommes satisfait à 300% de cette agence. Services, Prix, qualité des renseignements, Gentillesse et devouement. Ab croisiere nous proposait 800 euros la semaine en cabine intérieure et AZUR CROISIERE 750 euros en suite.... www.azur-croisiere.com Allez y les yeux fermés, vous risquez juste d'être satisfait à 300 % comme nous !!! Bonne journée,
France
- - Bleu de France, Méditérannée Sept 2008 - - Costa Atlantica, Caraibes Déc 2008 - - Bleu de France, Méditerranée Sept 2009 ( 2 semaines ) - - MSC Lirica Méditérrannée Sept 2010
Cette croisière a été, encore une fois, réservée chez AZUR CROISIERE. Pourquoi changer lorsque nous sommes satisfait à 300% de cette agence. Services, Prix, qualité des renseignements, Gentillesse et devouement. Ab croisiere nous proposait 800 euros la semaine en cabine intérieure et AZUR CROISIERE 750 euros en suite.... www.azur-croisiere.com Allez y les yeux fermés, vous risquez juste d'être satisfait à 300 % comme nous !!! Bonne journée,
France
- - Bleu de France, Méditérannée Sept 2008 - - Costa Atlantica, Caraibes Déc 2008 - - Bleu de France, Méditerranée Sept 2009 ( 2 semaines ) - - MSC Lirica Méditérrannée Sept 2010
Retour de la croisière des îles grecques sur le MSC Musica
Nous voilà de retour de cette croisière de rêve !!
Elle a été parfaite du début à la fin et c’est en grande partie Grace aux infos trouvés ici !😉
Je m’excuse déjà de mes fautes d’orthographe mais ça n’a jamais été ma branche favorite !😕
Je vais essayer de faire un CR assez complet
Nous sommes donc parti samedi matin assez tôt. Heureusement pas trop de trafic à 10heurs nous étions à Vérone où nous nous sommes arrêté pour visiter et pour diner (déjeuner pour les français). très jolie ville et le paradis pour les fans de marques de luxe.
Ensuite reprise de la route pour Mestre où nous avions l'hôtel. Déjà première surprise, j'ai réservé un hôtel avec Booking.com. L'hôtel était marqué 3 étoiles et en arrivant là-bas l'hôtel était en faite un 1 étoile Au final il était très bien très propre avec un parking propre à l'hôtel et un personnel adorable parlant français !😎
Visite de Venise de nuit et ... sous la pluie. Une ambiance très particulière et un peu magique. On a vraiment beaucoup aimé. Et surtout pas trop de monde !!! (pour le vaporetto place saint-marc à place de Rome 6.5 euro par personne)
Après une bonne nuit de sommeil, on se lève pour rejoindre Venise avec la voiture et là Surprise la météo annonçait mauvais et il fait grand soleil !!😎
Nous allons donc avec la voiture jusqu'au port et c'est TRES facile à trouver. Beaucoup de bateau de croisière, on en prend déjà plein les yeux ! On enregistre les baguages en 5min et on part visiter Venise. Petite astuce. Il y avait environ 45 min d'attente pour prendre un bus gratuit pour la place de Rome. Nous sommes partis à pied et après 10 min de marche sommes tombé sur un métros aérien ! pour 1euro chacun qui mène à la place de Rome !
Par contre Beaucoup de monde à Venise ! On voulait rentrer en Vaporetto mais il y avait tellement de monde qu'on a abandonné ! 🙁
Cette fois la croisière commence vraiment avec l'embarquement !! J'avais fait l'enregistrement par internet et 20 min après notre entrée au port nous étions dans notre chambre ! (je ne suis jamais montée sur un bateau aussi vite !!) On découvre qu'avec l'offre de notre croisière il y avait aussi un pack de 14 boissons chacun !!! une chance !😄
La déco un peu chargée mais c'est une question de gout ! sinon notre chambre était assez grande et fonctionnel. Nous avions un hublot mais avec les canaux de sauvetage devant ...
Le temps de défaire nos bagages notre « homme de chambre » est venu se présenter avec son grand sourire qui nous suivra toute la croisière !! 😏
Je découvre aussi les utilisations de la télé. On peut réserver les excursions demander le petit déjeuné ou des soupes salades durant la journée on peut "acheter" des filmes (6 euros les filmes pour "famille" et 12 les filmes pour adules 😊) et plein d’autre chose encore !
Nous partons à l'asseau du bateau et on découvre que le buffet est ouvert ! premier repas sur le bateau mon zhomme se fait avoir sur la quantité Le bateau est grand et beau mais la déco est beaucoup trop chargée à mon gout !
La traversée de Venise sur le bateau est juste Magique !! Je conseille les ponts arrières afin d'avoir la vue sur les deux coté du bateau ! JD(mon homme) est déjà conquis par le bateau lui qui était septique !! ouf
Nous attendons 19h30 pour aller manger comme indiqué par l’agence de voyage au Restaurant L'oléandro. Quand nous arrivons en bas les portes sont fermées On entre quand même et on nous informe que le souper (diner pour les français) est servit à 18h45 Je vous rassure, ils ne nous ont pas laissé mourir de faim, on a pu rejoindre notre table. Et là ... surprise nous avions des presque voisins à table avec nous ! Ils viennent d'un village pas très loin de chez nous ! Il y avait également un couple de suisse-allemand et deux filles suisse-allemande également!
après une balade digestive sur le pont nous rejoignons notre cabine.
Mes premières impression sur le bateau. Il est très grand ET il "tremble" beaucoup !!! Je n'ai jamais voyagé avec un bateau qui tremble autant ! Nous avions une chambre à l'arrière. Quand nous montions à la disco en pleine journée on avait l'impression de prendre les sonos sur la tête tellement elle vibrait
quelqu'un sait-il pourquoi ?
fin du premier épisode j'essaie de vous mettre des photos ce soir
Je vais essayer de faire un CR assez complet
Nous sommes donc parti samedi matin assez tôt. Heureusement pas trop de trafic à 10heurs nous étions à Vérone où nous nous sommes arrêté pour visiter et pour diner (déjeuner pour les français). très jolie ville et le paradis pour les fans de marques de luxe.
Ensuite reprise de la route pour Mestre où nous avions l'hôtel. Déjà première surprise, j'ai réservé un hôtel avec Booking.com. L'hôtel était marqué 3 étoiles et en arrivant là-bas l'hôtel était en faite un 1 étoile Au final il était très bien très propre avec un parking propre à l'hôtel et un personnel adorable parlant français !😎
Visite de Venise de nuit et ... sous la pluie. Une ambiance très particulière et un peu magique. On a vraiment beaucoup aimé. Et surtout pas trop de monde !!! (pour le vaporetto place saint-marc à place de Rome 6.5 euro par personne)
Après une bonne nuit de sommeil, on se lève pour rejoindre Venise avec la voiture et là Surprise la météo annonçait mauvais et il fait grand soleil !!😎
Nous allons donc avec la voiture jusqu'au port et c'est TRES facile à trouver. Beaucoup de bateau de croisière, on en prend déjà plein les yeux ! On enregistre les baguages en 5min et on part visiter Venise. Petite astuce. Il y avait environ 45 min d'attente pour prendre un bus gratuit pour la place de Rome. Nous sommes partis à pied et après 10 min de marche sommes tombé sur un métros aérien ! pour 1euro chacun qui mène à la place de Rome !
Par contre Beaucoup de monde à Venise ! On voulait rentrer en Vaporetto mais il y avait tellement de monde qu'on a abandonné ! 🙁
Cette fois la croisière commence vraiment avec l'embarquement !! J'avais fait l'enregistrement par internet et 20 min après notre entrée au port nous étions dans notre chambre ! (je ne suis jamais montée sur un bateau aussi vite !!) On découvre qu'avec l'offre de notre croisière il y avait aussi un pack de 14 boissons chacun !!! une chance !😄
La déco un peu chargée mais c'est une question de gout ! sinon notre chambre était assez grande et fonctionnel. Nous avions un hublot mais avec les canaux de sauvetage devant ...
Le temps de défaire nos bagages notre « homme de chambre » est venu se présenter avec son grand sourire qui nous suivra toute la croisière !! 😏
Je découvre aussi les utilisations de la télé. On peut réserver les excursions demander le petit déjeuné ou des soupes salades durant la journée on peut "acheter" des filmes (6 euros les filmes pour "famille" et 12 les filmes pour adules 😊) et plein d’autre chose encore !
Nous partons à l'asseau du bateau et on découvre que le buffet est ouvert ! premier repas sur le bateau mon zhomme se fait avoir sur la quantité Le bateau est grand et beau mais la déco est beaucoup trop chargée à mon gout !
La traversée de Venise sur le bateau est juste Magique !! Je conseille les ponts arrières afin d'avoir la vue sur les deux coté du bateau ! JD(mon homme) est déjà conquis par le bateau lui qui était septique !! ouf
Nous attendons 19h30 pour aller manger comme indiqué par l’agence de voyage au Restaurant L'oléandro. Quand nous arrivons en bas les portes sont fermées On entre quand même et on nous informe que le souper (diner pour les français) est servit à 18h45 Je vous rassure, ils ne nous ont pas laissé mourir de faim, on a pu rejoindre notre table. Et là ... surprise nous avions des presque voisins à table avec nous ! Ils viennent d'un village pas très loin de chez nous ! Il y avait également un couple de suisse-allemand et deux filles suisse-allemande également!
après une balade digestive sur le pont nous rejoignons notre cabine.
Mes premières impression sur le bateau. Il est très grand ET il "tremble" beaucoup !!! Je n'ai jamais voyagé avec un bateau qui tremble autant ! Nous avions une chambre à l'arrière. Quand nous montions à la disco en pleine journée on avait l'impression de prendre les sonos sur la tête tellement elle vibrait
quelqu'un sait-il pourquoi ?
fin du premier épisode j'essaie de vous mettre des photos ce soir
Croisière "Vision" de Costa Victoria en Méditerranée
Bonjour
Nous envisageons de faire la croisière Vision d'Italie Venise , Bari , Corfou , La Valette , Naples, Savone/nice mi novembre Le bateau est le Costa Victoria Quelqu'un aurait-il des informations concernant cette croisière. Merci😏
Nous envisageons de faire la croisière Vision d'Italie Venise , Bari , Corfou , La Valette , Naples, Savone/nice mi novembre Le bateau est le Costa Victoria Quelqu'un aurait-il des informations concernant cette croisière. Merci😏
Comment se préparer à une randonnée seule?
Bonjour tout le monde!
J'ai 17 ans et je rêve de partir seule en randonnée, faire la traversée de la Suède ou de l'Alaska en solitaire, et bien d'autres choses encore!
Je voudrais faire plusieurs randonnées pour être me préparer.
Mes parents m'autorisent à partir cet été avec une seule amie si j'ai un itinéraire précis, facile (donc balisé, et pas de haute montagne) et très fréquenté!
Est-ce que ça existe quelque part?! En bref mes questions sont:
- Connaissez-vous des chemins de randonnée où on rencontre pas mal de gens?
- Où chercher pour savoir où dormir une fois que j'ai décidé de mon itinéraire (où planter la tente)?
- A part l'itinéraire, le matériel, la nourriture et l'amie qui vient avec moi, y a-t-il autre chose à prévoir?
Merci beaucoup!
- Connaissez-vous des chemins de randonnée où on rencontre pas mal de gens?
- Où chercher pour savoir où dormir une fois que j'ai décidé de mon itinéraire (où planter la tente)?
- A part l'itinéraire, le matériel, la nourriture et l'amie qui vient avec moi, y a-t-il autre chose à prévoir?
Merci beaucoup!
Compte rendu de voyage en Birmanie - 20 jours en août/septembre 2010
Mingalaba,
je suis rentrée ce matin de Yangon, et comme il faut battre le fer tant qu'il est chaud, je vous poste ici quelques infos pratiques sur ces 20 jours passés dans ce merveilleux pays. Je ne m'attarderai pas sur la gentillesse des gens, la beauté des paysages et les rencontres formidables que j'y ai faites car que je pourrais en écrire des tartines. Je fais donc ici un compte-rendu un peu "sec".
YANGON (2 jours/1 nuit) La Motherland Inn 2 est venue me chercher a l'aéroport, ce qui est bien pratique puisque ca permet de ne pas avoir a changer quelques dollars à un taux très désavantageux a l'aéroport, qu'on économise 6$ et que cette GH, bien qu'un peu éloignée du centre (environ 20 min de la Paya Sule) est très bien, propre, toujours en pleine effervescence et que le petit dej buffet est pas mal du tout. Single avec ventilo et sdb : 12$
Change au Central Hotel pour éviter de me prendre la tête au marche : 960K pour 1$ (prévoir des billets vraiment tout beaux tout neufs.. et attention quand on vous rend la monnaie en $ à ce qu'on ne vous donne pas de vieux billets que personne ne prendra).
Pour un taux plus intéressant, aller au marché mais surtout pas à la Paya Sule où on a de grandes chances de se faire rouler. 2 techniques pour l'arnaque : soit ils subtilisent le billet de 100 et le remplacent par un billet de 1 dollar, soit ils enlèvent des billets au paquet que l'on vient de compter. Si jamais on se fait rouler, pas de problème, il suffit d'y retourner illico et ils vous accueillent alors en disant "ooooh we made a mistake"...
Au marché, toujours compter ses billets avant de donner les dollars et ne pas les redonner. Tout garder bien en évidence devant soi et il ne devrait y avoir aucun problème. Le change est moins intéressant dans les autres villes mais ca permet de voyager plus léger. Il existe des coupures de 5000 mais elles sont assez rares et les gens ont rarement la monnaie, c'est bien pour payer les trajets en bus.
Visite de la paya Shwedagon, j'ai réussi la 2e fois à esquiver la taxe des 5$ en passant par un escalier annexe. Je ne sais pas ce qui se passe si on se fait prendre par contre ! Attention à certains moines mal intentionnés qui viennent vous parler, vous attire un peu à l'écart pour mieux vous demander de l'argent, c'est très courant, j'ai fait un don (énorme) de 5000K, qui représente 2 jours de salaire, il m'a réclamé 20$ ! Mais bien sûr tous ne sont pas comme ça. Dej au 999 Shan Noodles (dans le LP) très bon et petit cocktail appréciable en haut de la Sakura Tower pour 3000K.
MANDALAY (3 jours/2 nuits) Bus de nuit réservé via la Motherland : 10500 K je crois. Trajet très confortable (au regard de ceux qui suivront) mais pensez à prendre des boules Quies et un bon pull, on caille !
Royal GH : Single avec ventilo et sdb pour 8$. Tres propre, équipe de jour OK, équipe de nuit super sympa. Il y a une terrasse en haut où prendre un verre, le petit déj est moyen par contre.
Visite des villes anciennes en blue taxi : 15000K/18000K le véhicule. Pas besoin de payer la taxe de Sagaing, ni de filer de l'argent sous la table comme nous l'a demandé notre chauffeur. C'est un peu au pas de course : monastère d'Amarapura pour le déjeuner des moines (les touristes mitraillent comme dans un zoo, une honte), colline de Sagaing, visite d'Inwa en calèche (5000K par véhicule, non négociable, pas la peine d'essayer !) puis coucher de soleil sur le pont en teck d'U Bein. Si vous ne voulez pas acheter le billet combiné à 10$, vous serez obligés de vous priver du monastère en teck (le seul checkpoint) mais c'est dommage.
Mandalay : colline a faire en fin d'aprem ou le matin car 1700 marches sous le cagnard ça doit être dur... balade dans la ville, je crois que la forteresse n'a pas grand intérêt.
Mingun : ferry a 9h (retour à 13h), 5000K A/R par personne. Pour éviter de payer les 3$ combinés avec Sagaing, entrer dans le bureau à l'embarcadère, aller au bureau à droite pour acheter le ticket du ferry puis sortir aussitôt sans s'acquitter de la taxe au bureau situé face à l'entrée. Par contre vous ne pourrez pas monter sur la pagode cassée de Mingun. Il y a une très belle vue depuis la pagode blanche, la plus éloignée. J'ai trouvé Mingun assez défiguré par le tourisme... Mais les édifices sont beaux et la traversée en bateau agréable.
J'avais une furieuse envie de prendre le train et de passer sur le viaduc de Gokteik mais je manquais de temps, donc j'ai fait un trajet assez inhabituel et surtout très rapide (2 jours où je n'ai fait que me déplacer, mais j'ai adoré !)...
PYIN U LWIN (1 nuit) 2h30 de pick up ambiance Camel Trophy : c'est rigolo, très économique (1500K si mes souvenirs sont bons) et ça permet d'éviter de prendre le train à 4h30 depuis Mandalay.
Nuit au Grace Hotel 2 que je ne recommande pas, c'est central, pas cher mais vraiment décrépi... Par contre, internet très rapide dans une des rues perpendiculaires à la rue principale en se dirigeant vers la gare et bonne ambiance au marché de nuit. Il y a aussi une patisserie sympa (Golden Triangle Bakery). Je n'ai fait que passer la nuit à Pyin U Lwin, qui ne m'a pas laissé un souvenir impérissable mais il paraît que les chutes d'eau valent le coup.
KYAUKME (1 nuit) Un coup de cœur : d'abord le trajet en train (départ supposé à 8h30, j'ai eu de la chance, il était à l'heure). J'ai pris la first class (4$, direct dans la poche du gouvernement...), certains préfèrent la ordinary (2$) mais c'est vraiment blindé. Le train prend son temps, bringuebale, on achète de quoi manger à chaque arrêt et on partage, c'est vraiment un bon moment. Le viaduc n'est pas hyper impressionnant mais la vue est très belle, et ça donne un petit côté far west... bref, j'ai adoré.
A la sortie du train, le guide Naing Naing (prononcer nine nine comme en anglais) vous trouvera certainement, comme je ne restais qu'une demi journée (à la japonaise) il m'a fait faire un tour à moto dans les villages avoisinants pour 5000K mais il organise des treks jusqu'à son village natal. Je pense que les paysages sont assez semblables à ceux qu'on voit à Hsipaw mais il n'y a aucun touriste, j'étais la seule en ville. C'est une petite ville vraiment tranquille où flâner.
Je ne sais plus comment s'appelait la GH, il n'y en a pas 36 de toute façon. C'est assez cher pour l'endroit, 12$ la single avec sdb, frigo débranché, AC et TV avec 2 chaines mais c'est propre et calme.
BAGAN (4 nuits) Bus depuis Kyaukme jusqu'à Mandalay : 3500K pour 4 heures avec de beaux paysages, départ très matinal (5h00) Arrivée à Mandalay, je visite les pagodes en moto taxi : 6000K (j'avais également un trajet depuis la petite gare routière) Bus de nuit pour Bagan : 10000K avec pick up depuis la Royal GH + leur commission (mais ça évite de repasser par la grande gare routière qui est très loin du centre). Départ à 16h30, arrivée prévue à minuit mais on a du changer une roue, du coup on est arrivés épuisés à Bagan à 2h30.
GOLDEN VILLAGE INN : petits bungalows propres et au calme, derrière Restaurant Row. Single avec AC + sdb et bon petit déj : 6$ Certains ont réussi à ne pas payer les 10$ en résistant aux demandes pressantes du proprio, je ne sais pas comment ils ont réussi, tant il insiste !
J'avais prévu de rester moins longtemps mais un biryani à Aroma 2 m'a scotchée au lit, je ne recommande donc pas ce resto (qui a fait preuve d'une mauvaise foi crasse quand j'ai voulu leur signaler que j'avais été malade). Je conseille d'aller dans les restos locaux avec un max de débit plutôt que dans les trucs pour touristes, certes agréables et pas très chers, où ils n'ont parfois aucun client de la journée. Ou alors de commander des plats faits à la demande. Le resto veggie The Moon à Old Bagan est pas mal, Yi Mon, un ami du proprio, rêve d'un couteau suisse, si vous avez ça dans vos bagages... Je n'ai pas fait de tour en calèche (10000K pour 2) mais à vélo, faisable s'il ne fait pas trop chaud.
KALAW (3 nuits + trek) Là, c'est le trajet de l'enfer, mais qui laisse de bons souvenirs une fois.... fini. Départ à 3h30 du mat dans un minibus local minuscule et sans clim. Bizarrement, les touristes sont mal réveillés et râleurs et les birmans sur leur 31 et prenant leur mal en patience... 9h de route cahoteuse, pour environ 10000K.
EASTERN PARADISE MOTEL : 8$, vraiment très bien et famille très gentille.
A Kalaw, allez absolument rendre visite à Mister Tommy Aung Ezdani (qui a besoin de lunettes, correction 2.5 !), un grand bonhomme qui est à la tête d'une ONG birmane, RDS (Rural Development Society, RDS). Il monte des programmes éducatifs et préventifs auprès des tribus des zones blanches/grises/noires (non accessibles aux étrangers), construit des ponts et des accès à l'eau. Vous trouverez la boutique près du marché (indiqué dans le LP).
Pour les treks, je suis passée par Thiri (bureau en face du bus stand et du Winner Hotel, à côté du resto FMD Indian Food) et son mail est thiripapalinn@googlemail.com. Le courant est super bien passé entre nous mais un couple de voyageurs a eu un peu de mal (elle est hyper énergique, enjouée et féministe, ce qui peut en agacer certains...).
J'ai payé 30$ pour 2 jours de trek autour de Kalaw (j'étais seule avec elle). Ce que je peux assurer, c'est qu'elle agit en véritable partenariat avec les villageois que l'on rencontre (elle a donné 5000K à la famille qui nous a accueilli, sachant qu'elle avait ramené toute la nourriture et voulait cuisiner elle même, mais Mme Soe ne l'a pas laissé faire, lui disant de se reposer).
Pour la Golden Lily, j'ai eu la sensation (confirmée par d'autres voyageurs qui ont fait le trek avec eux) que ce sont de vrais requins... On m'a aussi dit d'éviter Jimmy et Sam pour des raisons que je ne citerai pas sur ce forum. Je recommande donc Thiri, mais il y en a certainement d'autres très bien aussi. Essayez de demander à RDS peut être ?
Il y a un bon resto dans la Station Rd, à 200m du marché sur la droite en se dirigeant vers la gare. Sinon les nouilles shan à 500K du marché sont très bien aussi !
NYAUNGSHWE (3 nuits) Un vrai coup de cœur là encore, surtout que c'était la basse saison donc peu de touristes. Pick up depuis Kalaw jusqu'à la junction de Shwenyaung : 2000K pour 2h/2h30. Très beau trajet, route assez bonne. Pick up entre Junction et Nyaungshwe : 500 à 1000K. L'attente peut être... très longue ! A l'entrée de la ville, taxe de 5$.
MINGALAR INN : 8$ pour un endroit qui n'est dans aucun guide, vraiment très bien et petit déjeuner topissime ! Resto Star Flower juste à côté : le pancake banane choco est à se damner, par contre la pizza est décevante m'a t on dit. Resto View Point : l'endroit chic de Nyaungshwe, repas à 9000K pas mal mais pas transcendant. Joli cadre et service agréable. Massage chez Phyu Phyu Bamboo Hut : 4000K. Pas ma tasse de thé du tout le massage birman...
Journée en bateau : 15000K pour 5 personnes, avec le très gentil Maung Dai que vous trouverez chez Queen Inn à côté du canal. La GH est très bien, les proprios adorables mais ça doit être bruyant le matin. L'Aquarius est aussi très bien. Je vous conseille de visiter les différents ateliers si vous voulez acheter des souvenirs, entre autres textiles, car c'est de bonne qualité et pas très cher. Et ils ne sont pas insistants si vous ne souhaitez rien acheter.
YANGON (2 nuits) Je me suis offert le luxe d'un vol pour Yangon (66$ sur Yangon Airways, via Mandalay : 2h en tout) acheté chez Win dans la rue du marché. Le taxi pour l'aéroport est aussi cher que le billet de bus pour Yangon (15000K/15 heures...) mais essayez de le partager avec des voyageurs, même se rendant à la Junction pour prendre le bus.
La Motherland ne vient pas vous chercher pour les vols nationaux, par contre le terminal des arrivées internationales est juste à côté, ça vaut le coup de marcher 100m et de voir s'ils n'y sont pas. J'ai eu cette chance :)
Resto Monsoon : cher mais vraiment chouette (20000K à deux, une boisson, une entrée, 2 plats et 3 accompagnements). Il parait que le Strand est très cher (15$ pour un café et un gateau) et assez décevant.
Internet HYPER rapide chez Lilinet dans la rue de la Paya Sule, derrière le bus stand (400K de l'heure) Massage et réflexologie au Central Hotel : 5$ (ou 5000K)
Pour les retardataires, les souvenirs que l'on trouve à l'aéroport sont au même prix que ceux du marché, payables en K ou en $ (sauf qu'au marché on peut négocier un peu). Taxi pour l'aéroport : 5000K Ne pas oublier la taxe de 10$ à l'aéroport avec un billet ULTRA neuf.
Des idées de choses à amener : des lunettes de vue à donner soit au sanatorium de Mingun, soit directement à RDS qui se chargera des les amener dans les village, des crayons/cahiers/habits/brosses à dents etc. à acheter sur place et à ne JAMAIS donner directement aux enfants, des échantillons de parfums ou des posters de foot, mais là encore, plus à laisser comme un petit souvenir à des gens avec qui on a passé un bon moment qu'à distribuer aux petites vendeuses de Bagan ou de Mingun... Certains s'en servent comme monnaie d'échange contre des souvenirs, c'est un comportement insupportable. des graines de légumes, fleurs ou fruits à donner dans les villages.du paracétamol ou des médicaments faciles d'utilisation pour de l'automédicamentation (attention à l'aspirine et aux antibios qui sont photosensibilisants)et bien sûr un don à RDS (ou autre), en monnaie sonnante et trébuchante ou même en temps : passer donner une petite leçon de français ou d'anglais aux enfants de l'école montée par RDS leur fera très plaisir. Voilà, c'est de l'info brut de décoffrage, je n'ai qu'une envie c'est y retourner... merci encore à tous ceux qui m'ont aidé à préparer ce beau voyage !
je suis rentrée ce matin de Yangon, et comme il faut battre le fer tant qu'il est chaud, je vous poste ici quelques infos pratiques sur ces 20 jours passés dans ce merveilleux pays. Je ne m'attarderai pas sur la gentillesse des gens, la beauté des paysages et les rencontres formidables que j'y ai faites car que je pourrais en écrire des tartines. Je fais donc ici un compte-rendu un peu "sec".
YANGON (2 jours/1 nuit) La Motherland Inn 2 est venue me chercher a l'aéroport, ce qui est bien pratique puisque ca permet de ne pas avoir a changer quelques dollars à un taux très désavantageux a l'aéroport, qu'on économise 6$ et que cette GH, bien qu'un peu éloignée du centre (environ 20 min de la Paya Sule) est très bien, propre, toujours en pleine effervescence et que le petit dej buffet est pas mal du tout. Single avec ventilo et sdb : 12$
Change au Central Hotel pour éviter de me prendre la tête au marche : 960K pour 1$ (prévoir des billets vraiment tout beaux tout neufs.. et attention quand on vous rend la monnaie en $ à ce qu'on ne vous donne pas de vieux billets que personne ne prendra).
Pour un taux plus intéressant, aller au marché mais surtout pas à la Paya Sule où on a de grandes chances de se faire rouler. 2 techniques pour l'arnaque : soit ils subtilisent le billet de 100 et le remplacent par un billet de 1 dollar, soit ils enlèvent des billets au paquet que l'on vient de compter. Si jamais on se fait rouler, pas de problème, il suffit d'y retourner illico et ils vous accueillent alors en disant "ooooh we made a mistake"...
Au marché, toujours compter ses billets avant de donner les dollars et ne pas les redonner. Tout garder bien en évidence devant soi et il ne devrait y avoir aucun problème. Le change est moins intéressant dans les autres villes mais ca permet de voyager plus léger. Il existe des coupures de 5000 mais elles sont assez rares et les gens ont rarement la monnaie, c'est bien pour payer les trajets en bus.
Visite de la paya Shwedagon, j'ai réussi la 2e fois à esquiver la taxe des 5$ en passant par un escalier annexe. Je ne sais pas ce qui se passe si on se fait prendre par contre ! Attention à certains moines mal intentionnés qui viennent vous parler, vous attire un peu à l'écart pour mieux vous demander de l'argent, c'est très courant, j'ai fait un don (énorme) de 5000K, qui représente 2 jours de salaire, il m'a réclamé 20$ ! Mais bien sûr tous ne sont pas comme ça. Dej au 999 Shan Noodles (dans le LP) très bon et petit cocktail appréciable en haut de la Sakura Tower pour 3000K.
MANDALAY (3 jours/2 nuits) Bus de nuit réservé via la Motherland : 10500 K je crois. Trajet très confortable (au regard de ceux qui suivront) mais pensez à prendre des boules Quies et un bon pull, on caille !
Royal GH : Single avec ventilo et sdb pour 8$. Tres propre, équipe de jour OK, équipe de nuit super sympa. Il y a une terrasse en haut où prendre un verre, le petit déj est moyen par contre.
Visite des villes anciennes en blue taxi : 15000K/18000K le véhicule. Pas besoin de payer la taxe de Sagaing, ni de filer de l'argent sous la table comme nous l'a demandé notre chauffeur. C'est un peu au pas de course : monastère d'Amarapura pour le déjeuner des moines (les touristes mitraillent comme dans un zoo, une honte), colline de Sagaing, visite d'Inwa en calèche (5000K par véhicule, non négociable, pas la peine d'essayer !) puis coucher de soleil sur le pont en teck d'U Bein. Si vous ne voulez pas acheter le billet combiné à 10$, vous serez obligés de vous priver du monastère en teck (le seul checkpoint) mais c'est dommage.
Mandalay : colline a faire en fin d'aprem ou le matin car 1700 marches sous le cagnard ça doit être dur... balade dans la ville, je crois que la forteresse n'a pas grand intérêt.
Mingun : ferry a 9h (retour à 13h), 5000K A/R par personne. Pour éviter de payer les 3$ combinés avec Sagaing, entrer dans le bureau à l'embarcadère, aller au bureau à droite pour acheter le ticket du ferry puis sortir aussitôt sans s'acquitter de la taxe au bureau situé face à l'entrée. Par contre vous ne pourrez pas monter sur la pagode cassée de Mingun. Il y a une très belle vue depuis la pagode blanche, la plus éloignée. J'ai trouvé Mingun assez défiguré par le tourisme... Mais les édifices sont beaux et la traversée en bateau agréable.
J'avais une furieuse envie de prendre le train et de passer sur le viaduc de Gokteik mais je manquais de temps, donc j'ai fait un trajet assez inhabituel et surtout très rapide (2 jours où je n'ai fait que me déplacer, mais j'ai adoré !)...
PYIN U LWIN (1 nuit) 2h30 de pick up ambiance Camel Trophy : c'est rigolo, très économique (1500K si mes souvenirs sont bons) et ça permet d'éviter de prendre le train à 4h30 depuis Mandalay.
Nuit au Grace Hotel 2 que je ne recommande pas, c'est central, pas cher mais vraiment décrépi... Par contre, internet très rapide dans une des rues perpendiculaires à la rue principale en se dirigeant vers la gare et bonne ambiance au marché de nuit. Il y a aussi une patisserie sympa (Golden Triangle Bakery). Je n'ai fait que passer la nuit à Pyin U Lwin, qui ne m'a pas laissé un souvenir impérissable mais il paraît que les chutes d'eau valent le coup.
KYAUKME (1 nuit) Un coup de cœur : d'abord le trajet en train (départ supposé à 8h30, j'ai eu de la chance, il était à l'heure). J'ai pris la first class (4$, direct dans la poche du gouvernement...), certains préfèrent la ordinary (2$) mais c'est vraiment blindé. Le train prend son temps, bringuebale, on achète de quoi manger à chaque arrêt et on partage, c'est vraiment un bon moment. Le viaduc n'est pas hyper impressionnant mais la vue est très belle, et ça donne un petit côté far west... bref, j'ai adoré.
A la sortie du train, le guide Naing Naing (prononcer nine nine comme en anglais) vous trouvera certainement, comme je ne restais qu'une demi journée (à la japonaise) il m'a fait faire un tour à moto dans les villages avoisinants pour 5000K mais il organise des treks jusqu'à son village natal. Je pense que les paysages sont assez semblables à ceux qu'on voit à Hsipaw mais il n'y a aucun touriste, j'étais la seule en ville. C'est une petite ville vraiment tranquille où flâner.
Je ne sais plus comment s'appelait la GH, il n'y en a pas 36 de toute façon. C'est assez cher pour l'endroit, 12$ la single avec sdb, frigo débranché, AC et TV avec 2 chaines mais c'est propre et calme.
BAGAN (4 nuits) Bus depuis Kyaukme jusqu'à Mandalay : 3500K pour 4 heures avec de beaux paysages, départ très matinal (5h00) Arrivée à Mandalay, je visite les pagodes en moto taxi : 6000K (j'avais également un trajet depuis la petite gare routière) Bus de nuit pour Bagan : 10000K avec pick up depuis la Royal GH + leur commission (mais ça évite de repasser par la grande gare routière qui est très loin du centre). Départ à 16h30, arrivée prévue à minuit mais on a du changer une roue, du coup on est arrivés épuisés à Bagan à 2h30.
GOLDEN VILLAGE INN : petits bungalows propres et au calme, derrière Restaurant Row. Single avec AC + sdb et bon petit déj : 6$ Certains ont réussi à ne pas payer les 10$ en résistant aux demandes pressantes du proprio, je ne sais pas comment ils ont réussi, tant il insiste !
J'avais prévu de rester moins longtemps mais un biryani à Aroma 2 m'a scotchée au lit, je ne recommande donc pas ce resto (qui a fait preuve d'une mauvaise foi crasse quand j'ai voulu leur signaler que j'avais été malade). Je conseille d'aller dans les restos locaux avec un max de débit plutôt que dans les trucs pour touristes, certes agréables et pas très chers, où ils n'ont parfois aucun client de la journée. Ou alors de commander des plats faits à la demande. Le resto veggie The Moon à Old Bagan est pas mal, Yi Mon, un ami du proprio, rêve d'un couteau suisse, si vous avez ça dans vos bagages... Je n'ai pas fait de tour en calèche (10000K pour 2) mais à vélo, faisable s'il ne fait pas trop chaud.
KALAW (3 nuits + trek) Là, c'est le trajet de l'enfer, mais qui laisse de bons souvenirs une fois.... fini. Départ à 3h30 du mat dans un minibus local minuscule et sans clim. Bizarrement, les touristes sont mal réveillés et râleurs et les birmans sur leur 31 et prenant leur mal en patience... 9h de route cahoteuse, pour environ 10000K.
EASTERN PARADISE MOTEL : 8$, vraiment très bien et famille très gentille.
A Kalaw, allez absolument rendre visite à Mister Tommy Aung Ezdani (qui a besoin de lunettes, correction 2.5 !), un grand bonhomme qui est à la tête d'une ONG birmane, RDS (Rural Development Society, RDS). Il monte des programmes éducatifs et préventifs auprès des tribus des zones blanches/grises/noires (non accessibles aux étrangers), construit des ponts et des accès à l'eau. Vous trouverez la boutique près du marché (indiqué dans le LP).
Pour les treks, je suis passée par Thiri (bureau en face du bus stand et du Winner Hotel, à côté du resto FMD Indian Food) et son mail est thiripapalinn@googlemail.com. Le courant est super bien passé entre nous mais un couple de voyageurs a eu un peu de mal (elle est hyper énergique, enjouée et féministe, ce qui peut en agacer certains...).
J'ai payé 30$ pour 2 jours de trek autour de Kalaw (j'étais seule avec elle). Ce que je peux assurer, c'est qu'elle agit en véritable partenariat avec les villageois que l'on rencontre (elle a donné 5000K à la famille qui nous a accueilli, sachant qu'elle avait ramené toute la nourriture et voulait cuisiner elle même, mais Mme Soe ne l'a pas laissé faire, lui disant de se reposer).
Pour la Golden Lily, j'ai eu la sensation (confirmée par d'autres voyageurs qui ont fait le trek avec eux) que ce sont de vrais requins... On m'a aussi dit d'éviter Jimmy et Sam pour des raisons que je ne citerai pas sur ce forum. Je recommande donc Thiri, mais il y en a certainement d'autres très bien aussi. Essayez de demander à RDS peut être ?
Il y a un bon resto dans la Station Rd, à 200m du marché sur la droite en se dirigeant vers la gare. Sinon les nouilles shan à 500K du marché sont très bien aussi !
NYAUNGSHWE (3 nuits) Un vrai coup de cœur là encore, surtout que c'était la basse saison donc peu de touristes. Pick up depuis Kalaw jusqu'à la junction de Shwenyaung : 2000K pour 2h/2h30. Très beau trajet, route assez bonne. Pick up entre Junction et Nyaungshwe : 500 à 1000K. L'attente peut être... très longue ! A l'entrée de la ville, taxe de 5$.
MINGALAR INN : 8$ pour un endroit qui n'est dans aucun guide, vraiment très bien et petit déjeuner topissime ! Resto Star Flower juste à côté : le pancake banane choco est à se damner, par contre la pizza est décevante m'a t on dit. Resto View Point : l'endroit chic de Nyaungshwe, repas à 9000K pas mal mais pas transcendant. Joli cadre et service agréable. Massage chez Phyu Phyu Bamboo Hut : 4000K. Pas ma tasse de thé du tout le massage birman...
Journée en bateau : 15000K pour 5 personnes, avec le très gentil Maung Dai que vous trouverez chez Queen Inn à côté du canal. La GH est très bien, les proprios adorables mais ça doit être bruyant le matin. L'Aquarius est aussi très bien. Je vous conseille de visiter les différents ateliers si vous voulez acheter des souvenirs, entre autres textiles, car c'est de bonne qualité et pas très cher. Et ils ne sont pas insistants si vous ne souhaitez rien acheter.
YANGON (2 nuits) Je me suis offert le luxe d'un vol pour Yangon (66$ sur Yangon Airways, via Mandalay : 2h en tout) acheté chez Win dans la rue du marché. Le taxi pour l'aéroport est aussi cher que le billet de bus pour Yangon (15000K/15 heures...) mais essayez de le partager avec des voyageurs, même se rendant à la Junction pour prendre le bus.
La Motherland ne vient pas vous chercher pour les vols nationaux, par contre le terminal des arrivées internationales est juste à côté, ça vaut le coup de marcher 100m et de voir s'ils n'y sont pas. J'ai eu cette chance :)
Resto Monsoon : cher mais vraiment chouette (20000K à deux, une boisson, une entrée, 2 plats et 3 accompagnements). Il parait que le Strand est très cher (15$ pour un café et un gateau) et assez décevant.
Internet HYPER rapide chez Lilinet dans la rue de la Paya Sule, derrière le bus stand (400K de l'heure) Massage et réflexologie au Central Hotel : 5$ (ou 5000K)
Pour les retardataires, les souvenirs que l'on trouve à l'aéroport sont au même prix que ceux du marché, payables en K ou en $ (sauf qu'au marché on peut négocier un peu). Taxi pour l'aéroport : 5000K Ne pas oublier la taxe de 10$ à l'aéroport avec un billet ULTRA neuf.
Des idées de choses à amener : des lunettes de vue à donner soit au sanatorium de Mingun, soit directement à RDS qui se chargera des les amener dans les village, des crayons/cahiers/habits/brosses à dents etc. à acheter sur place et à ne JAMAIS donner directement aux enfants, des échantillons de parfums ou des posters de foot, mais là encore, plus à laisser comme un petit souvenir à des gens avec qui on a passé un bon moment qu'à distribuer aux petites vendeuses de Bagan ou de Mingun... Certains s'en servent comme monnaie d'échange contre des souvenirs, c'est un comportement insupportable. des graines de légumes, fleurs ou fruits à donner dans les villages.du paracétamol ou des médicaments faciles d'utilisation pour de l'automédicamentation (attention à l'aspirine et aux antibios qui sont photosensibilisants)et bien sûr un don à RDS (ou autre), en monnaie sonnante et trébuchante ou même en temps : passer donner une petite leçon de français ou d'anglais aux enfants de l'école montée par RDS leur fera très plaisir. Voilà, c'est de l'info brut de décoffrage, je n'ai qu'une envie c'est y retourner... merci encore à tous ceux qui m'ont aidé à préparer ce beau voyage !
Voir Vladivostok et...
Vladivostok, un rêve de gosse que j'aimerai bien réaliser avant que , je ne sais pas encore si c'est une destination finale ou pourquoi pas, le début d'une avanture avant d'embraquer sur un ferry et traverser de "l'autre côté", vers le Canada..
bref, en attendant, j'aimerai que vous le disiez si cette ville que j'aimerai découvrir en hiver si possible (mars me semble une bonne période) est assez facilement accessible.
Qu'est ce qui est l plus économique , partir d'europe (quel vol ) ou bien d'asieavec peut être comme plate forme Bangkok ?
la vie est elle chere sur place ?
le visa doit il s'obtenir avant et faut il là aussi une invitation ?
P.S désolé mais je ne connais rien à ce continent et attends donc vos conseils avec impatience .
merci
merci











