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Voyager à vélo avec une tente 2 secondes (une place)
Bonjour à tous,
Contraint de voyager en solo pour cause de perte de mes coéquipiers et coéquipières évadés dans le tourbillon de la vie (mais je cherche toujours des partenaires pour cet été 😉 ), je pense à changer de tente .
J'ai, récemment fais l'acquisition d'une tente deux secondes de chez Decath (une place adulte + un enfant ), le disque fermé est de 60 cm de diamètre, 2, 4 kg, 30 euros, il se pose sur le porte bagage arrière et les sacoches, certes ça prends de la place, mais les québécois diraient : c'est pas si pire 😎.
alors avant de me lancer en Espagne avec ce «truc », j'ai quelques questions : quelqu'un a-t-il testé cette tente (sur un voyage en vélo ou non )? un avis ?
qualité de la tente face au vent ? À la pluie ? résistance des arceaux qui au pliage me semble vraiment soumis à une forte contrainte ? L'encombrement finit-il par être gênant ? J'avais trouvé sur le fil, un cycliste qui en avait une et voyageait avec mais ne le retrouve pas … 🤪
merci de votre aide 🙂. Laurent
(recherche équipier mi juin-mi juillet et aout 2009 )http://voyageforum.com/voyage/equipier_velo_fin_juin_en_aout_D2432700/ http://globe-reveur.over-blog.com
Contraint de voyager en solo pour cause de perte de mes coéquipiers et coéquipières évadés dans le tourbillon de la vie (mais je cherche toujours des partenaires pour cet été 😉 ), je pense à changer de tente .
J'ai, récemment fais l'acquisition d'une tente deux secondes de chez Decath (une place adulte + un enfant ), le disque fermé est de 60 cm de diamètre, 2, 4 kg, 30 euros, il se pose sur le porte bagage arrière et les sacoches, certes ça prends de la place, mais les québécois diraient : c'est pas si pire 😎.
alors avant de me lancer en Espagne avec ce «truc », j'ai quelques questions : quelqu'un a-t-il testé cette tente (sur un voyage en vélo ou non )? un avis ?
qualité de la tente face au vent ? À la pluie ? résistance des arceaux qui au pliage me semble vraiment soumis à une forte contrainte ? L'encombrement finit-il par être gênant ? J'avais trouvé sur le fil, un cycliste qui en avait une et voyageait avec mais ne le retrouve pas … 🤪
merci de votre aide 🙂. Laurent
(recherche équipier mi juin-mi juillet et aout 2009 )http://voyageforum.com/voyage/equipier_velo_fin_juin_en_aout_D2432700/ http://globe-reveur.over-blog.com
Retour du Vietnam (suite)
Bonjour,
Comme promis, voici la 2ème série de photos au gré de nos étapes. C'est juste pour le plaisir de yeux. Le Viêt-Nam, on l'aime ou on ne l'aime pas. Si vous aimez, continue la visite. Sinon, zappez. Pas de polémique SVP🙂. Merci.
Pour notre part, nous avons été enchantés de notre séjour. Que du BONHEUR. Pas une seule arnaque ni l'ombre d'une agression. De plus, le soleil nous accompagnait la plupart du temps (sauf 2 jours sur 28). Je crois que c'est la récompense divine pour notre caractère calme et notre désir de découvrir le pays.
Un peu de tolérance si certaines photos sont un peu "ratées". C'est un choix d'instinct. Je n'arrive pas à faire le choix parmi plus de 1 000 photos prises.
Embarcadère de la Baie d'Ha Long
Notre jonque

Baie d'Ha Long

Dans une grotte, on peut deviner la femme assise sur les jambes de l'homme
Hoa Lu

Hoa Lu
Sourire de la rameuse
Huê (Spécial ottlnpat)
Dédiée à Pat
Jeunes moines dans un monastère




Bâtonnets d'encens
Fabrication de chapeaux viêtnamiens
Notre hôtel à Huê
Orchestre traditionnel
Hôi An - Pont japonnais
Sourire de la marchande

Dâm Môn - Enseigne de l'hôtel
Dâm Môn - Snorkeling (Photo ratée)
Dâm Môn - Photo prise avec zoom
Plage derrière l'Île de la Baleine

Nha Trang - Pour quelques dollars de plus, un bateau pour nous 6
Désaltération à la viêtnamienne
Nouvelle route de Nha Trang à Dà Lat (120 kms au lieu de 220)
Petite chute d'eau sur le chemin
Derniers kilomètres en construction. Minibus (au fond) enlisé.

Chauffeur-Guide / Très compétent et débrouillard
Ballade en calèche autour du Lac Xuân Huong
Moulin Rouge à Dà Lat🙂

Moment d'émotion - Mon ancien collège d'Adran
Tissage dans un village de montagnards proche de Dà lat
Départ pour Phu Quôc (ATR 72)
Bungalow au Tropicana
Chambre tout confort (sauf TV)
Plage devant l'hôtel (nettoyé tous les jours)
Plage de la crique du Roi Gia Long (avec zoom)

Bai Sao - Plage des Etoiles de mer

Cân Tho - Marché flottant de Cai Rang



Au détour d'un rach (arroyo)

Amateur de crustacés d'eau douce
Voilà la fin de la 2ème série. Peut-être la 3ème si j'ai un peu de temps.
Bonne journée.
Comme promis, voici la 2ème série de photos au gré de nos étapes. C'est juste pour le plaisir de yeux. Le Viêt-Nam, on l'aime ou on ne l'aime pas. Si vous aimez, continue la visite. Sinon, zappez. Pas de polémique SVP🙂. Merci.
Pour notre part, nous avons été enchantés de notre séjour. Que du BONHEUR. Pas une seule arnaque ni l'ombre d'une agression. De plus, le soleil nous accompagnait la plupart du temps (sauf 2 jours sur 28). Je crois que c'est la récompense divine pour notre caractère calme et notre désir de découvrir le pays.
Un peu de tolérance si certaines photos sont un peu "ratées". C'est un choix d'instinct. Je n'arrive pas à faire le choix parmi plus de 1 000 photos prises.
Embarcadère de la Baie d'Ha Long

Notre jonque


Baie d'Ha Long


Dans une grotte, on peut deviner la femme assise sur les jambes de l'homme
Hoa Lu

Hoa Lu

Sourire de la rameuse

Huê (Spécial ottlnpat)
Dédiée à Pat
Jeunes moines dans un monastère




Bâtonnets d'encens

Fabrication de chapeaux viêtnamiens

Notre hôtel à Huê

Orchestre traditionnel

Hôi An - Pont japonnais
Sourire de la marchande

Dâm Môn - Enseigne de l'hôtel

Dâm Môn - Snorkeling (Photo ratée)

Dâm Môn - Photo prise avec zoom
Plage derrière l'Île de la Baleine

Nha Trang - Pour quelques dollars de plus, un bateau pour nous 6

Désaltération à la viêtnamienne

Nouvelle route de Nha Trang à Dà Lat (120 kms au lieu de 220)

Petite chute d'eau sur le chemin
Derniers kilomètres en construction. Minibus (au fond) enlisé.

Chauffeur-Guide / Très compétent et débrouillard
Ballade en calèche autour du Lac Xuân Huong
Moulin Rouge à Dà Lat🙂

Moment d'émotion - Mon ancien collège d'Adran

Tissage dans un village de montagnards proche de Dà lat

Départ pour Phu Quôc (ATR 72)

Bungalow au Tropicana

Chambre tout confort (sauf TV)

Plage devant l'hôtel (nettoyé tous les jours)

Plage de la crique du Roi Gia Long (avec zoom)

Bai Sao - Plage des Etoiles de mer


Cân Tho - Marché flottant de Cai Rang




Au détour d'un rach (arroyo)


Amateur de crustacés d'eau douce

Voilà la fin de la 2ème série. Peut-être la 3ème si j'ai un peu de temps.
Bonne journée.
Mais où as tu pris ton avatar?
Dans la même série que le post lancé par Ukrainski "Mais que signifie ton Pseudo?" je me demandais pourquoi vous aviez choisi de mettre cette photo, ce Gif animé ou ce dessin plutôt qu'un autre en Avatar.
Que représente t'il pour vous, si c'est une photo de voyage de quel pays...Bref la curiosité est un vilain défault mais je vous assure je n'ai que celui là!😇😉
Pour certains c'est assez facile, Simba aime bien les fauves, pour Zabinouk je dirais (dis moi si je me trompe😄) qu'elle aime les gros néléphants, et pour Vilcanota que c'est la Laguna Cascana à 4850 Mètres d'altitudes. (Eh oui, je sais je suis fort en géo...😄)
Et pour la peine je commence, c'est une photo de moi (ou plutôt de mon ombre) prise dans le désert du Wadi Rum en Jordanie. Je pense que cette image représente bien une personne mais que l'on ne discerne pas tout à fait. Exactement de la même manière que ces rencontres virtuelles sur le net. On connait les gens sans trop savoir qui ils sont vraiments.
J'attends avec impatience toutes vos explications...
Martin.
Que représente t'il pour vous, si c'est une photo de voyage de quel pays...Bref la curiosité est un vilain défault mais je vous assure je n'ai que celui là!😇😉
Pour certains c'est assez facile, Simba aime bien les fauves, pour Zabinouk je dirais (dis moi si je me trompe😄) qu'elle aime les gros néléphants, et pour Vilcanota que c'est la Laguna Cascana à 4850 Mètres d'altitudes. (Eh oui, je sais je suis fort en géo...😄)
Et pour la peine je commence, c'est une photo de moi (ou plutôt de mon ombre) prise dans le désert du Wadi Rum en Jordanie. Je pense que cette image représente bien une personne mais que l'on ne discerne pas tout à fait. Exactement de la même manière que ces rencontres virtuelles sur le net. On connait les gens sans trop savoir qui ils sont vraiments.
J'attends avec impatience toutes vos explications...
Martin.
Tahiti la méconnue
Je vous propose une série de carnets dans lesquels vous trouverez des suggestions, des conseils et des astuces destinées à faciliter l' organisation de votre voyage et de votre séjour ou vos séjours en Polynésie Française.
Elle commence, en forme de clin d'oeil, par un carnet sur Tahiti la belle et s'adresse à tous ceux qui affirment - un peu vite parce qu'ils visitent souvent au pas de charge- qu'il n' y a rien à voir à Tahiti, que la ville est sale et trop urbanisée et la circulation démentielle. Les mêmes se précipitent vers Moorea ou Bora-Bora, les Marquises ou les Tuamotu sans avoir eu la curiosité de faire le tour de la plus grande île du Territoire et d'apprécier ses beautés cachées : musées, sentiers de randonnée, cascades, sites sacrés, activités sportives dans un cadre somptueux, etc..
UN PEU D'HISTOIRE Tahiti est associée au mythe du paradis depuis la visite de Louis Antoine de Bougainville et de son équipage, le 6 avril 1768, sur les deux navires la Boudeuse et l' Etoile. Tout commence en baie de Hitiaa. beaucoup ont nourri le mythe, de Loti à Segalen et à Gauguin bien sur. UN PEU DE GEOGRAPHIE Tahiti - avec sa soeur Moorea - fait partie des Iles du Vent dans l' archipel de la Société. c'est la plus grande île de Polynésie Française avec ses 1042 km2 et ses 190 kms de périmètre. Elle culmine à 2241 m au mont Orohena. Elle compte environ 185000 habitants. C'est au départ une île éminemment volcanique. Le premier volcan, jailli des profondeurs il y a 3 million d'années, a crée Tahiti Nui, la grande partie de l' île. Le second volcan, âgé de 500.000 ans a crée Tahiti Iti, la petite partie de l'île. Ces volcans sont éteints depuis longtemps et sont reliés par l'isthme de Taravao.
Je suis résident en PF depuis 30 ans et le circuit que je vais vous indiquer ici est incontournable, que ce soit le premier jour de votre arrivée, ou en fin de séjour quand vous aurez visité un ou deux autres archipels. Quand on débarque d'un aussi long vol de presque 24 heures d'avion, deux nuits à Papeete permettent de se reposer, retrouver de l' énergie et visiter une île qui réserve de belles surprises. L' aéroport de Tahiti Faa'a est l' entrée officielle par les airs sur le Territoire de Polynésie Française et sur l'île de Tahiti, la première et la dernière étape d'un voyage en Polynésie. Quand on arrive par le vol d' Air France - ou celui d'ATN ou encore celui de French Bee- vers 5 ou 6 heures du matin, on peut conseiller d'aller faire un tour au grand marché sans tarder, en particulier le dimanche ( uniquement Air France ce jour-là ) et s'imprégner d'une ambiance toute polynésienne : couleurs, senteurs et odeurs de cuisine sont au rendez-vous. Mais attention, à 8 h 30, tout est fini ou presque. Papeete n' est pas une ville inoubliable, même s'il est agréable d'y habiter, en particulier sur les hauteurs où il fait moins chaud. On fera le tour de ville en 2 heures : front de mer, temple, cathédrale, petites rues et échoppes autour du marché. La ville est haute en couleur et l' atmosphère générale est très tahitienne. Disons que la ville est typée et est une bonne introduction au voyage qui va suivre.
Excursion d' 1 jour : environ 140 kms Location de voiture à l' aéroport à l' arrivée L' itinéraire que je vous propose est un tour de l'île classique qui commence le matin, pas trop tard, par les côtes est et nord, à savoir Pirae, Arue et puis Mahina où l'on fera la première halte côté pointe Vénus, plage de sable noir et phare historique. L' endroit a été récemment joliment réaménagé et est très plaisant et ombragé. Peu de monde le matin, sauf le week-end, on flâne et on photographie à loisir. Le phare est l'un des rares monuments un peu anciens qui ont résisté sur l' île ( avec la cathédrale de Papeete et la Mairie d'Arue (banlieue de PPT traversée précédemment ), ancienne maison coloniale restaurée superbement comme il y en avait des dizaines dans des parcs immenses le long de la côte. L'histoire de la Pointe Venus, c'est l' arrivée officielle des missionnaires venus évangéliser les populations locales au 19ème siècle. Pas de trace de mission à cet endroit précis, mais il reste le phare qui date de cette époque. On quitte la Pointe Venus pour rejoindre la route de côte, et l'on s'éloigne doucement de Papeete le long d' une jolie route en bord de mer. Pas de lagon de ce côté-ci de Tahiti, la mer se fait entendre et écume sur les rochers. Le week-end surtout, on y voit surfeurs, planchistes et autres amateurs de sensations car les vagues peuvent devenir grosses par temps agité. Et nous voici déjà ( km 22 ) au site de Teruaporea, aussi appelé Trou du Souffleur de Tiarei et anciennement Arahoho ( qui en tahitien veut dire ' la grotte qui hurle ' ). Quand la mer est formée et que les vagues viennent s'écraser sur la muraille, le souffle d'eau vaporisée est puissant. C'est un bel endroit bien ventilé, face à l'océan, proche d'une petite plage sauvage, remuée par les vagues, fréquenté par les bodyboarders qui y trouvent de beaux trains de vagues à surfer. Ensuite, on va rouler tranquillement sur cette même route circulaire, en traversant de petits villages et en admirant les points de vue sur la mer, la montagne et les îlots proches du rivage.
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Peu de circulation. On est loin de Papeete. Au bout d'environ une heure, on rejoint la presqu'île de Taiarapu, aussi appelée Tahiti Iti ( ' iti ' en tahitien veut dire ' petit ' ) rattachée au reste de l'île par un isthme au ras de l'eau, avec le lagon d'un côté et la mangrove ( encore visible dans cette partie de île ) de l' autre. La ville principale est Taravao où l'on pourra, le moment venu, venir ou revenir pour déjeuner d'un poisson cru à la tahitienne ou d'un steak frites... Taravao en tant que petite ville n' a pas un interêt majeur, et on filera directement vers le Plateau de Taravao par une route ( qu'il faut trouver... ) très panoramique qui serpente vers les hauteurs et permet d'avoir un point de vue unique sur la grande île, le lagon et la pleine mer. Beaucoup de fermes sur le Plateau se consacrent à l'élevage, et le lait frais que l'on trouve dans les supermarchés de l'île vient de cette partie de l'île. On peut s'arrêter un peu plus longuement pour randonner. Si l'on est randonneur chevronné, la presqu'île est l' endroit rêvé pour des balades un peu plus professionnelles dans ce qu'on appelle le Pari, la partie sauvage ( pas de route d'accès ) de la presqu'île où l'on randonne entre mer et terre. Et si l'on est en plus plongeur, les spots dans cette partie de l'île sont réputés. Se renseigner à Papeete ou à Taravao. Après un déjeuner rapide, on prend la route de Teahupoo, site de la ' vague ' mythique de Tahiti, point de rencontre une fois l'an des surfeurs professionnels du monde entier. La vague peut par gros temps être la plus énorme au monde. Teahupoo, c'est aussi un petit village traditionnel auquel on a accès via un petit pont suspendu. On ira jusqu'au bout du chemin en longeant les modestes ' fare ' et on admirera la rivière de Vaipoiri, claire sous ses nénuphars. Tout cela à 1 km de ' la vague '. On peut pique-niquer ou se livrer à la contemplation dans cet endroit retiré et si tranquille au bord de l' eau.

C'est le bout de la route et il faut revenir par le même chemin vers Taravao ;on se retrouve alors sur la route circulaire mais côte sud, qui va nous ramener tranquillement vers Papeete. Arrêt suivant, 5 mn après avoir quitté le rond-point d'entrée de Taravao : le Musée des îles qui est modeste, mais expose des objets anciens polynésiens et tapas, une rétrospective de l' oeuvre de Paul Gauguin, et des expositions au fil de l' année. Dans le jardin botanique, un arboretum intéressant. On continue notre circuit pour arriver au Jardin d'eau de Vaipahi ( PK 49 à Mataeia / randonnée possible sous les pins jusqu'à un point de vue sur presqu'île et lagon ) ) puis aux grottes de Maraa, le long de la route : des endroits bien indiqués, fleuris et frais. Puis, il convient de faire de nouveau halte au Marae Arahurahu, facile d'accès ( panneau indicateur sur la gauche de la route, côté montagne ) pour y admirer les vestiges ( restaurés et remontés tout de même ) d'un grand ensemble cérémoniel. On continue vers la plage de Vaiava, au km 18, la plus belle plage de Tahiti , sur la commune de Punauauia : sable blanc, eau claire et courante, aucun danger, la barrière de corail accessible à la nage. Je vous conseille donc de ne pas oublier vos maillots de bain, serviettes et crème solaire ( pas d'ombre l' après-midi ). Des douches sont disponibles à la sortie de la plage. Parking aménagé. Un endroit vraiment rêvé après une journée de marche et de voiture. Enfin, on rejoint la ville de Papeete où je vous propose un dernier arrêt en ville, derrière les bâtiments de l' Assemblée Territoriale, aux Jardins de la Reine. C'était là - sur le site actuel de l' Assemblée - que se trouvait autrefois le Palais de la reine Pomaré, dernière reine de Tahiti. Il était entouré d'un parc boisé et de jardins fleuris et ombragés et agrémenté d' une source d' eau douce et fraîche en forme de piscine naturelle où se baignait la Reine. On retrouve tout cela dans cet endroit magiquement calme malgré la circulation urbaine proche. Nous voici en ville, donc revenus au point de départ mais ce circuit peut être agrémenté - à l' aller par exemple - d' un autre détour, par exemple au Belvédère, pour lequel il faut aussi une voiture. L' embranchement se trouve à Arué. La route est étroite et sinueuse et monte à travers les bois. Il faut s'attendre à devoir croiser au moins un véhicule descendant et donc à manoeuvrer comme sur les routes des îles écossaises. Une fois au sommet, on se retrouve sur les grandes hauteurs de Tahiti et la vue est magnifique. Excursion facile et rapide.







L' excursion est terminée, mais le séjour à Tahiti peut se prolonger à loisir et avec plaisir. Les plongeurs - souvent obsédés par Rangiroa ou Fakarava- trouveront pourtant ici, à Tahiti, des spots de rêve et des clubs de plongée professionnels à la hauteur. Je ne plonge pas moi-même mais des amis plongent régulièrement et rapportent des mini-vidéos absolument fabuleuses ( de 15 à 35 m de profondeur, poissons, requins bien sur, raies manta et gorgones fabuleuses ). Utiliser une Go Pro avec flash.
Autre excursion possible : Moorea, l'île soeur que l'on peut rejoindre en catamaran. Partir tôt le matin au premier bateau pour la lumière ( 7h 30 ). On peut louer une Vespa ou une moto ou une voiture bien sur, sur place. On peut aussi passer une voiture de location réservée à Tahiti à la journée ( pour une voiture moyenne, compter environ 8000 FCP AR, à savoir 60 euros ). Les prix ont bien baissé, et la voiture donne de l' autonomie et de la flexibilité. Possibilité aussi, à Moorea, de réserver une journée au Coco Beach, sur un motu en face de l' Intercontinental. C' est un restaurant qui a son propre embarcadère. Le motu est superbe, la nourriture de qualité, les prix très compétitifs, le site exceptionnel. Pour se relaxer, nager, bronzer et faire du snorkeling en toute sécurité. La Polynésie, c'est cela aussi ! Réserver le passage à l' avance de préférence, surtout le we, généralement très chargé, par exemple sur le site www.aremiti.pf.
Encore une excursion à la journée, plutôt le we , sauf en période de vacances scolaires sur le Territoire : l' atoll de Tetiaroa, dit atoll de Marlon Brando ( sur lequel on a construit le Brando, un hôtel de luxe hyper-écologique et très cher), qui était autrefois la résidence d'été de la dernière reine de Tahiti, la reine Pomaré. Journée exceptionnelle, surtout quand le temps est de la partie, le bateau ancre derrière la barrière ( pas de passe ) et l'on franchit le récif sur la vague montante dans un canot pneumatique. Même chose au retour. On peut se baigner à loisir, et marcher le long de la plage dans la partie publique de l'atoll vers l' Île aux Oiseaux où nichent des centaines de sternes et fous de Bassan. Les oeufs sont à même le sol, on se retrouve au contact des bébés fous tout blancs et ahuris dans la végétation basse, avec des plumes dressées sur la tête. Les oiseaux sont en confiance et n' ont pas appris à se méfier de l' homme. Une expérience rare ! Certains touristes se conduisant très mal et sans respect pour ce site de vie et de nidification fragile, il se pourrait que dans un avenir proche, on ne puisse plus - comme autrefois- profiter de cet endroit merveilleux.
On peut aussi consacrer une journée à la Traversière, une route / piste facilement inondable et submersible au creux de la caldeira de la vallée de la Vaihiria à la vallée de la Papenoo et qu'il vaut mieux faire en visite guidée avec 4X4. Via le refuge de la Maroto et le village Fare Hape ( et ses sites archéologiques ) et enfin le tunnel qui permet de passer de l' autre côté. On parle ici de 40 kms de découverte. Toutes infos à Papeete et sur Internet bien sur. A / Vaihiria Quad Tahiti . Tel : 87744639 Email : vaihiriaquad@gmail.com B / Tahiti Discovery. Tel : 87771594 Email : teiva.tahitidiscovery@gmail.com C / Tahiti Safari Expedition. tel : 40421415 Email : tahiti.safari@mail.pf D / Ia Ora Na Tahiti Expeditions. tel : 87758807 Email : iaoranaexpeditions@gmail.com
Autre excursion possible à la journée aux ' lava tubes ' ( des tunnels de lave sauvages et préservés sur les hauteurs de Hitiaa ).
Toujours sur la commune de Hitiaa, on pourra randonner le long d'un magnifique ligne de cascades, la Faraura. Chaussures en plastique, genre crocs avec chaussettes conseillées.
Pour les randonneurs aguerris, il y a la longue et sportive ascension de l' Aorai, troisième sommet de l'île. Pour des randonneurs plus ordinaires mais toujours sportifs, on conseillera la randonnée vers le mont Marau ( environ 20 kms AR ). il ne faut pas avoir le vertige car certains passages sont difficiles et possibles uniquement avec cordes. ( Sentier accessible depuis le haut de St Hilaire à Faa'a ou du Lotus à Punaauia )
A / Tahiti Reva Trek. Contacter Angelina Bordas : Tel : 87747720 Email : pirimato@mail.pf B / Aito Rando : Contacter Pierre et Jimmy Leyral : Tel : 87762025 Email : aitorando987@gmail.com C / Vertical Limit : Contacter François Pratique : Tel : 87321549 Email : francoispratique@yahoo.fr
On peut aussi choisir la voie des airs et survoler Tahiti, grâce à une nouvelle compagnie, Tahiti Nui Helicopters. Vols touristiques entre 10 et 30 minutes : vallée de la Fautaua, col de Tiara à 1050 m d'altitude et port de Papeete pour le premier, plateau des orangers, Papenoo, caldeira, cascades et sommets vertigineux pour la seconde, vol entre mer et terre pour la dernière. Tarifs à partir de 16250 FCP. Quatre passagers minimum. Tous les jours de 7 h 00 à 19 h 00. A l' aéroport ( zone nord ). Site Internet : www.tahitinuihelicopers.com Email : commercial@tnh.pf
Trois mara'e sont visibles à Tahiti : le mara'e Ta'ata à Pa'ea ( rattaché au monde marin ), le mara'e Arahurahu déjà cité, rénové et servant d'écrin à des spectacles traditionnels, le mara'e Mahaiatea situé à Papara, moins intéressant car écroulé mais en voie d'aménagement.
Trois musées enfin : celui de la Perle à Papeete ( sur le front de mer ), le Musée de Tahiti et ses Îles au pk 15, à la pointe des Pêcheurs à Punaauia, et le Musée James Norman Hall ( auteur, entre autres du livre ' les révoltés de la Bounty ' -au PK 5 de Arue.
Pour les amateurs de golf : Golf Olivier Bréaud à Atimaono ( 41 kms de Papeete ) Tel : 40574052 Email : egat@egat.pf
Pour les fans de parapente Tahiti Parapente : tel : 87779017 Site Internet : www.tahiti-parapente.com
Pour les fans de mer et de sport ( en particulier le subwing ) Tahiti by Boat . Tel : 87291510
On ne peut quitter Tahiti sans aller voir un spectacle de danse dans un hôtel, principalement l' L'Intercontinental et le Sofitel. Le mercredi soir pour assister à un spectacle de danses marquisiennes à l' Intercontinental, les vendredi et samedi soirs dans ces deux hôtels, avec ou sans dîner. Certains restaurants ont aussi leur propre spectacle de danses, mais les hôtels offrent une scène plus impressionnante et où l'on peut rassembler davantage de danseurs.
Je recommande donc de quitter la France le jeudi pour une arrivée le vendredi matin et -au moins- un week end sur place pour profiter de tout, la plage, le marché, les plages à surf, la presqu'île, les soirées avec danses traditionnelles. Tout est une question de choix et d'équilibre, mais louper Tahiti serait, vous l' avez désormais compris, une erreur monumentale... ! A bientôt
Moana
UN PEU D'HISTOIRE Tahiti est associée au mythe du paradis depuis la visite de Louis Antoine de Bougainville et de son équipage, le 6 avril 1768, sur les deux navires la Boudeuse et l' Etoile. Tout commence en baie de Hitiaa. beaucoup ont nourri le mythe, de Loti à Segalen et à Gauguin bien sur. UN PEU DE GEOGRAPHIE Tahiti - avec sa soeur Moorea - fait partie des Iles du Vent dans l' archipel de la Société. c'est la plus grande île de Polynésie Française avec ses 1042 km2 et ses 190 kms de périmètre. Elle culmine à 2241 m au mont Orohena. Elle compte environ 185000 habitants. C'est au départ une île éminemment volcanique. Le premier volcan, jailli des profondeurs il y a 3 million d'années, a crée Tahiti Nui, la grande partie de l' île. Le second volcan, âgé de 500.000 ans a crée Tahiti Iti, la petite partie de l'île. Ces volcans sont éteints depuis longtemps et sont reliés par l'isthme de Taravao.
Je suis résident en PF depuis 30 ans et le circuit que je vais vous indiquer ici est incontournable, que ce soit le premier jour de votre arrivée, ou en fin de séjour quand vous aurez visité un ou deux autres archipels. Quand on débarque d'un aussi long vol de presque 24 heures d'avion, deux nuits à Papeete permettent de se reposer, retrouver de l' énergie et visiter une île qui réserve de belles surprises. L' aéroport de Tahiti Faa'a est l' entrée officielle par les airs sur le Territoire de Polynésie Française et sur l'île de Tahiti, la première et la dernière étape d'un voyage en Polynésie. Quand on arrive par le vol d' Air France - ou celui d'ATN ou encore celui de French Bee- vers 5 ou 6 heures du matin, on peut conseiller d'aller faire un tour au grand marché sans tarder, en particulier le dimanche ( uniquement Air France ce jour-là ) et s'imprégner d'une ambiance toute polynésienne : couleurs, senteurs et odeurs de cuisine sont au rendez-vous. Mais attention, à 8 h 30, tout est fini ou presque. Papeete n' est pas une ville inoubliable, même s'il est agréable d'y habiter, en particulier sur les hauteurs où il fait moins chaud. On fera le tour de ville en 2 heures : front de mer, temple, cathédrale, petites rues et échoppes autour du marché. La ville est haute en couleur et l' atmosphère générale est très tahitienne. Disons que la ville est typée et est une bonne introduction au voyage qui va suivre.
Excursion d' 1 jour : environ 140 kms Location de voiture à l' aéroport à l' arrivée L' itinéraire que je vous propose est un tour de l'île classique qui commence le matin, pas trop tard, par les côtes est et nord, à savoir Pirae, Arue et puis Mahina où l'on fera la première halte côté pointe Vénus, plage de sable noir et phare historique. L' endroit a été récemment joliment réaménagé et est très plaisant et ombragé. Peu de monde le matin, sauf le week-end, on flâne et on photographie à loisir. Le phare est l'un des rares monuments un peu anciens qui ont résisté sur l' île ( avec la cathédrale de Papeete et la Mairie d'Arue (banlieue de PPT traversée précédemment ), ancienne maison coloniale restaurée superbement comme il y en avait des dizaines dans des parcs immenses le long de la côte. L'histoire de la Pointe Venus, c'est l' arrivée officielle des missionnaires venus évangéliser les populations locales au 19ème siècle. Pas de trace de mission à cet endroit précis, mais il reste le phare qui date de cette époque. On quitte la Pointe Venus pour rejoindre la route de côte, et l'on s'éloigne doucement de Papeete le long d' une jolie route en bord de mer. Pas de lagon de ce côté-ci de Tahiti, la mer se fait entendre et écume sur les rochers. Le week-end surtout, on y voit surfeurs, planchistes et autres amateurs de sensations car les vagues peuvent devenir grosses par temps agité. Et nous voici déjà ( km 22 ) au site de Teruaporea, aussi appelé Trou du Souffleur de Tiarei et anciennement Arahoho ( qui en tahitien veut dire ' la grotte qui hurle ' ). Quand la mer est formée et que les vagues viennent s'écraser sur la muraille, le souffle d'eau vaporisée est puissant. C'est un bel endroit bien ventilé, face à l'océan, proche d'une petite plage sauvage, remuée par les vagues, fréquenté par les bodyboarders qui y trouvent de beaux trains de vagues à surfer. Ensuite, on va rouler tranquillement sur cette même route circulaire, en traversant de petits villages et en admirant les points de vue sur la mer, la montagne et les îlots proches du rivage.
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Peu de circulation. On est loin de Papeete. Au bout d'environ une heure, on rejoint la presqu'île de Taiarapu, aussi appelée Tahiti Iti ( ' iti ' en tahitien veut dire ' petit ' ) rattachée au reste de l'île par un isthme au ras de l'eau, avec le lagon d'un côté et la mangrove ( encore visible dans cette partie de île ) de l' autre. La ville principale est Taravao où l'on pourra, le moment venu, venir ou revenir pour déjeuner d'un poisson cru à la tahitienne ou d'un steak frites... Taravao en tant que petite ville n' a pas un interêt majeur, et on filera directement vers le Plateau de Taravao par une route ( qu'il faut trouver... ) très panoramique qui serpente vers les hauteurs et permet d'avoir un point de vue unique sur la grande île, le lagon et la pleine mer. Beaucoup de fermes sur le Plateau se consacrent à l'élevage, et le lait frais que l'on trouve dans les supermarchés de l'île vient de cette partie de l'île. On peut s'arrêter un peu plus longuement pour randonner. Si l'on est randonneur chevronné, la presqu'île est l' endroit rêvé pour des balades un peu plus professionnelles dans ce qu'on appelle le Pari, la partie sauvage ( pas de route d'accès ) de la presqu'île où l'on randonne entre mer et terre. Et si l'on est en plus plongeur, les spots dans cette partie de l'île sont réputés. Se renseigner à Papeete ou à Taravao. Après un déjeuner rapide, on prend la route de Teahupoo, site de la ' vague ' mythique de Tahiti, point de rencontre une fois l'an des surfeurs professionnels du monde entier. La vague peut par gros temps être la plus énorme au monde. Teahupoo, c'est aussi un petit village traditionnel auquel on a accès via un petit pont suspendu. On ira jusqu'au bout du chemin en longeant les modestes ' fare ' et on admirera la rivière de Vaipoiri, claire sous ses nénuphars. Tout cela à 1 km de ' la vague '. On peut pique-niquer ou se livrer à la contemplation dans cet endroit retiré et si tranquille au bord de l' eau.

C'est le bout de la route et il faut revenir par le même chemin vers Taravao ;on se retrouve alors sur la route circulaire mais côte sud, qui va nous ramener tranquillement vers Papeete. Arrêt suivant, 5 mn après avoir quitté le rond-point d'entrée de Taravao : le Musée des îles qui est modeste, mais expose des objets anciens polynésiens et tapas, une rétrospective de l' oeuvre de Paul Gauguin, et des expositions au fil de l' année. Dans le jardin botanique, un arboretum intéressant. On continue notre circuit pour arriver au Jardin d'eau de Vaipahi ( PK 49 à Mataeia / randonnée possible sous les pins jusqu'à un point de vue sur presqu'île et lagon ) ) puis aux grottes de Maraa, le long de la route : des endroits bien indiqués, fleuris et frais. Puis, il convient de faire de nouveau halte au Marae Arahurahu, facile d'accès ( panneau indicateur sur la gauche de la route, côté montagne ) pour y admirer les vestiges ( restaurés et remontés tout de même ) d'un grand ensemble cérémoniel. On continue vers la plage de Vaiava, au km 18, la plus belle plage de Tahiti , sur la commune de Punauauia : sable blanc, eau claire et courante, aucun danger, la barrière de corail accessible à la nage. Je vous conseille donc de ne pas oublier vos maillots de bain, serviettes et crème solaire ( pas d'ombre l' après-midi ). Des douches sont disponibles à la sortie de la plage. Parking aménagé. Un endroit vraiment rêvé après une journée de marche et de voiture. Enfin, on rejoint la ville de Papeete où je vous propose un dernier arrêt en ville, derrière les bâtiments de l' Assemblée Territoriale, aux Jardins de la Reine. C'était là - sur le site actuel de l' Assemblée - que se trouvait autrefois le Palais de la reine Pomaré, dernière reine de Tahiti. Il était entouré d'un parc boisé et de jardins fleuris et ombragés et agrémenté d' une source d' eau douce et fraîche en forme de piscine naturelle où se baignait la Reine. On retrouve tout cela dans cet endroit magiquement calme malgré la circulation urbaine proche. Nous voici en ville, donc revenus au point de départ mais ce circuit peut être agrémenté - à l' aller par exemple - d' un autre détour, par exemple au Belvédère, pour lequel il faut aussi une voiture. L' embranchement se trouve à Arué. La route est étroite et sinueuse et monte à travers les bois. Il faut s'attendre à devoir croiser au moins un véhicule descendant et donc à manoeuvrer comme sur les routes des îles écossaises. Une fois au sommet, on se retrouve sur les grandes hauteurs de Tahiti et la vue est magnifique. Excursion facile et rapide.








L' excursion est terminée, mais le séjour à Tahiti peut se prolonger à loisir et avec plaisir. Les plongeurs - souvent obsédés par Rangiroa ou Fakarava- trouveront pourtant ici, à Tahiti, des spots de rêve et des clubs de plongée professionnels à la hauteur. Je ne plonge pas moi-même mais des amis plongent régulièrement et rapportent des mini-vidéos absolument fabuleuses ( de 15 à 35 m de profondeur, poissons, requins bien sur, raies manta et gorgones fabuleuses ). Utiliser une Go Pro avec flash.
Autre excursion possible : Moorea, l'île soeur que l'on peut rejoindre en catamaran. Partir tôt le matin au premier bateau pour la lumière ( 7h 30 ). On peut louer une Vespa ou une moto ou une voiture bien sur, sur place. On peut aussi passer une voiture de location réservée à Tahiti à la journée ( pour une voiture moyenne, compter environ 8000 FCP AR, à savoir 60 euros ). Les prix ont bien baissé, et la voiture donne de l' autonomie et de la flexibilité. Possibilité aussi, à Moorea, de réserver une journée au Coco Beach, sur un motu en face de l' Intercontinental. C' est un restaurant qui a son propre embarcadère. Le motu est superbe, la nourriture de qualité, les prix très compétitifs, le site exceptionnel. Pour se relaxer, nager, bronzer et faire du snorkeling en toute sécurité. La Polynésie, c'est cela aussi ! Réserver le passage à l' avance de préférence, surtout le we, généralement très chargé, par exemple sur le site www.aremiti.pf.
Encore une excursion à la journée, plutôt le we , sauf en période de vacances scolaires sur le Territoire : l' atoll de Tetiaroa, dit atoll de Marlon Brando ( sur lequel on a construit le Brando, un hôtel de luxe hyper-écologique et très cher), qui était autrefois la résidence d'été de la dernière reine de Tahiti, la reine Pomaré. Journée exceptionnelle, surtout quand le temps est de la partie, le bateau ancre derrière la barrière ( pas de passe ) et l'on franchit le récif sur la vague montante dans un canot pneumatique. Même chose au retour. On peut se baigner à loisir, et marcher le long de la plage dans la partie publique de l'atoll vers l' Île aux Oiseaux où nichent des centaines de sternes et fous de Bassan. Les oeufs sont à même le sol, on se retrouve au contact des bébés fous tout blancs et ahuris dans la végétation basse, avec des plumes dressées sur la tête. Les oiseaux sont en confiance et n' ont pas appris à se méfier de l' homme. Une expérience rare ! Certains touristes se conduisant très mal et sans respect pour ce site de vie et de nidification fragile, il se pourrait que dans un avenir proche, on ne puisse plus - comme autrefois- profiter de cet endroit merveilleux.
On peut aussi consacrer une journée à la Traversière, une route / piste facilement inondable et submersible au creux de la caldeira de la vallée de la Vaihiria à la vallée de la Papenoo et qu'il vaut mieux faire en visite guidée avec 4X4. Via le refuge de la Maroto et le village Fare Hape ( et ses sites archéologiques ) et enfin le tunnel qui permet de passer de l' autre côté. On parle ici de 40 kms de découverte. Toutes infos à Papeete et sur Internet bien sur. A / Vaihiria Quad Tahiti . Tel : 87744639 Email : vaihiriaquad@gmail.com B / Tahiti Discovery. Tel : 87771594 Email : teiva.tahitidiscovery@gmail.com C / Tahiti Safari Expedition. tel : 40421415 Email : tahiti.safari@mail.pf D / Ia Ora Na Tahiti Expeditions. tel : 87758807 Email : iaoranaexpeditions@gmail.com
Autre excursion possible à la journée aux ' lava tubes ' ( des tunnels de lave sauvages et préservés sur les hauteurs de Hitiaa ).
Toujours sur la commune de Hitiaa, on pourra randonner le long d'un magnifique ligne de cascades, la Faraura. Chaussures en plastique, genre crocs avec chaussettes conseillées.
Pour les randonneurs aguerris, il y a la longue et sportive ascension de l' Aorai, troisième sommet de l'île. Pour des randonneurs plus ordinaires mais toujours sportifs, on conseillera la randonnée vers le mont Marau ( environ 20 kms AR ). il ne faut pas avoir le vertige car certains passages sont difficiles et possibles uniquement avec cordes. ( Sentier accessible depuis le haut de St Hilaire à Faa'a ou du Lotus à Punaauia )
A / Tahiti Reva Trek. Contacter Angelina Bordas : Tel : 87747720 Email : pirimato@mail.pf B / Aito Rando : Contacter Pierre et Jimmy Leyral : Tel : 87762025 Email : aitorando987@gmail.com C / Vertical Limit : Contacter François Pratique : Tel : 87321549 Email : francoispratique@yahoo.fr
On peut aussi choisir la voie des airs et survoler Tahiti, grâce à une nouvelle compagnie, Tahiti Nui Helicopters. Vols touristiques entre 10 et 30 minutes : vallée de la Fautaua, col de Tiara à 1050 m d'altitude et port de Papeete pour le premier, plateau des orangers, Papenoo, caldeira, cascades et sommets vertigineux pour la seconde, vol entre mer et terre pour la dernière. Tarifs à partir de 16250 FCP. Quatre passagers minimum. Tous les jours de 7 h 00 à 19 h 00. A l' aéroport ( zone nord ). Site Internet : www.tahitinuihelicopers.com Email : commercial@tnh.pf
Trois mara'e sont visibles à Tahiti : le mara'e Ta'ata à Pa'ea ( rattaché au monde marin ), le mara'e Arahurahu déjà cité, rénové et servant d'écrin à des spectacles traditionnels, le mara'e Mahaiatea situé à Papara, moins intéressant car écroulé mais en voie d'aménagement.
Trois musées enfin : celui de la Perle à Papeete ( sur le front de mer ), le Musée de Tahiti et ses Îles au pk 15, à la pointe des Pêcheurs à Punaauia, et le Musée James Norman Hall ( auteur, entre autres du livre ' les révoltés de la Bounty ' -au PK 5 de Arue.
Pour les amateurs de golf : Golf Olivier Bréaud à Atimaono ( 41 kms de Papeete ) Tel : 40574052 Email : egat@egat.pf
Pour les fans de parapente Tahiti Parapente : tel : 87779017 Site Internet : www.tahiti-parapente.com
Pour les fans de mer et de sport ( en particulier le subwing ) Tahiti by Boat . Tel : 87291510
On ne peut quitter Tahiti sans aller voir un spectacle de danse dans un hôtel, principalement l' L'Intercontinental et le Sofitel. Le mercredi soir pour assister à un spectacle de danses marquisiennes à l' Intercontinental, les vendredi et samedi soirs dans ces deux hôtels, avec ou sans dîner. Certains restaurants ont aussi leur propre spectacle de danses, mais les hôtels offrent une scène plus impressionnante et où l'on peut rassembler davantage de danseurs.
Je recommande donc de quitter la France le jeudi pour une arrivée le vendredi matin et -au moins- un week end sur place pour profiter de tout, la plage, le marché, les plages à surf, la presqu'île, les soirées avec danses traditionnelles. Tout est une question de choix et d'équilibre, mais louper Tahiti serait, vous l' avez désormais compris, une erreur monumentale... ! A bientôt
Moana
Discussion du concours photo décembre 2015: "L'attente"
Ici, vous êtes bien sur le fil de discussion pour le concours photo de décembre 2015 ayant pour thème :
" L'attente " …
Un jardin intérieur où patienter avant l'heure fatidique du vote...
En comptant sur vous pour garder ce lieu serein quelles que soient les questions, commentaires, polémiques, photos hors concours et délires en tous genres …
Un jardin intérieur où patienter avant l'heure fatidique du vote...
En comptant sur vous pour garder ce lieu serein quelles que soient les questions, commentaires, polémiques, photos hors concours et délires en tous genres …
Points de vue - Sud du Vietnam
Bonjour voyageurs,
Voici une série d'images que je baptise modestement "Points de vue" et qui pourra peut-être donner des idées de promenade à ceux qui se rendront prochainement dans le sud du Vietnam (région du delta). J'ai pris ces images un mois de juin. Les endroits sont aisément accessibles.
1 : Mékong à Vinh Long. 2 : Rivière de Co Chien à Vinh Long. 3 : Mise en pelotes de nouilles de blé chez Phuoc Thanh à Vinh Long. A bientôt pour la suite.
1 : Mékong à Vinh Long. 2 : Rivière de Co Chien à Vinh Long. 3 : Mise en pelotes de nouilles de blé chez Phuoc Thanh à Vinh Long. A bientôt pour la suite.
Trafic des aéroports de Paris
8,1 millions de passagers pour ADP en 2011. Aéroports de Paris a enregistré une série de records de trafic en 2011 à Roissy comme à Orly. Le trafic augmente sur toutes les destinations, sauf le Moyen-Orient..
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Madagascar: réflexions et impressions sur notre voyage de six semaines fin 2010
Ceci est une série de réflexions personnelles sur notre voyage à Madagascar, établie sur la base d’une expérience touristique de 6 semaines fin 2010.
C’est un bilan subjectif né de la confrontation entre ce que nous attendions, en fonction de ce qu’on nous avait dit ou de ce que nous avions lu et, au final , ce que nous avons trouvé et obtenu sur place. Cela pourra peut-être servir aux touristes qui vont partir à Madagascar pour la première fois
Nous y sommes allés en indépendants avec juste le vol sec, sans connaître personne et en n’ayant réservé que notre première nuit d’hôtel.
Je précise pour ceux qui vont immanquablement réfuter ce qui suit que
Ceci est une vision touristique et commerciale de la part de touristes occidentaux qui ne sont ni humanitaires, ni politiques, ni racistes..
touristes plutôt routards, sachant se contenter de peu mais pas longtemps, appréciant des repas simples mais copieux, ne recherchant ni hébergement de standing, ni douche chaude mais privilégiant avant tout, un bon matelas.
- On nous avait dit que le pays était francophone ……..
Désolés pour les malgaches qui s’expriment dans un français impeccable sur ce forum, mais nous avons eu beaucoup de difficultés à nous faire comprendre, à partir du moment où nous traitions avec des locaux rencontrés au hasard de nos pérégrinations.
Certes le français est langue officielle de Mada depuis 1896 et pour toutes leurs démarches administratives, les malgaches sont obligés de connaître un certain nombre de mots français et d’expressions. Mais ils ne parlent pas français pour autant. Peut-être le parlaient-ils auparavant ? Beaucoup baragouine donnant le change sur des phrases usuelles et simples mais ne comprennent pas les questions, répondent tout à fait à côté ou de manière incompréhensible.
Le savoir vous permettra de choisir vos prestataires de service sur la base de la connaissance de la langue française. Cela n’a rien à voir quand on a un chauffeur ou un guide avec lequel on peut échanger.
Nous avions lu que l’accueil malgache était réputé, leur gentillesse légendaire Nous n’avons pas remarqué que les malgaches se singularisent des autres peuples que nous avons pu côtoyer dans nos différents voyage en Amérique du Sud, en Indonésie et en Afrique. L’accueil malgache est comparable à tous les autres, qqfois souriant , d’autre fois fermé, qqfois commercial, d’autres fois incompétent. C’est certain que si vous arrivez avec un sac à dos rempli de vêtements ou de médicaments, les gens vont vous faire un super accueil et seront très gentils. A l’orphelinat ou à la maternelle ou au village où vous allez donner vos crayons, cahiers et autres bonnes choses, ce sera très émouvant et même inoubliable. Mais pour les touristes lambdas, il n’en existe peut-être pas beaucoup à Mada, qui y vont juste avec une optique de touriste, sans aucun but humanitaire et qui ne sortent leur porte-monnaie que pour s’acquitter des services rendus et donner des pourboires dans un échange commercial argent contre bien ou service, il n’y a pas d’accueil à la malgache. Ce mythe de » peuple accueillant » se perpétue d’ailleurs au sujet d’autres communautés, comme les corses, par exemple. Ne parle-t-on pas d »’hospitalité corse » C’était peut-être vrai il y a un siècle quand la petite ile n’était pas touristique. Pour la Grande Ile, c’est pareil. On devrait plutôt rechercher et parler du critère de « sens commercial », « sens du service » qui n’est pas inné, qui s’apprend. Le savoir vous permettra d’être réaliste : Comme partout dans le monde, vous êtes un touriste considéré comme un consommateur avec un porte-monnaie garni puisque vous avez pu vous offrir le voyage et pas comme « l’étranger à qui l’on offre l’hospitalité ».
On nous avait parlé d’ariary comme monnaie nationale mais pas des francs malgaches Les deux cohabitent pourtant partout. Puisque vous êtes touristes, la tendance générale est de vous donner un prix en ariary supérieur à 5 fois le prix en franc malgache. Il faut donc vous faire préciser en quelle monnaie le prix est donné. Si c’est en ariary, vous divisez par 5 pour payer en ariary. Si le prix annoncé est en franc malgache, vous le multipliez par 5 pour trouver la somme correspondante en ariary.
On nous avait parlé de corruption mais on ne pensait pas en être victime Nous avons circulé beaucoup en deux roues motorisés et avons aussi conduit une voiture. Arrêtés systématiquement pour contrôle de nos papiers par la police nationale, les fonctionnaires nous réclamaient à tous les coups une amende car ils prétendaient que nos passeports sous forme de photocopie n’étaient pas valables. Or nous avions pris soin d’aller les faire certifier par la commune moyennant un timbre. Nous avons donc toujours refuser de payer en étant fermes sur la légalité de ces copies certifiées conformes. Il ne faut pas se laisser impressionner. Finalement, c’est dans une banque que nous avons dû céder et nous acquitter d’un « pourboire » auprès de l’employé de banque pour qu’il veuille bien nous changer nos euros en ariarys.
On nous avait dit que ce n’était pas l’Afrique Et pourtant, nous avons retrouvé des similitudes, notamment dans cette incertitude quand on traite avec une personne déterminée. Vous pouvez traiter avec X et finalement vous retrouver sans avertissement avec Y, même s’il ne vous plaît pas, il est de la « famille », donc très bien. Pour eux, tout est interchangeable. Idem pour la voiture qui n’est pas du tout la même que celle réservée la veille. Il y a eu qqchose à la dernière minute qui les a obligés à changer. Cela nous est arrivé à plusieurs reprises, une seule fois dans le bon sens à notre avantage. Le savoir vous permettra d’anticiper, ne rien payer la veille, attendre le jour même pour vérifier ce qui a été conclu précédemment. On nous avait dit que Madagascar n’était pas une terre de violence et que le malgache n’était pas comme l’africain, prêt à se découper pour une différence d’ethnie
En lisant les quotidiens nationaux, nous nous sommes aperçus qu’il y avait régulièrement des faits divers sanglants liés aux vols. La foule, les gens de la rue, les voisins, n’hésitent pas à tuer de leurs propres mains les voleurs, même pour des biens comme des poulets : « tué à coups de pierre », « lynché par le feu » « tué à coups de sécateur dans la tête »…Les tueurs ne sont pas punis, la police ferme les yeux sur ces règlements de compte à la suite de vol. Quand on évoque ces faits avec les malgaches eux-mêmes, tous ceux à qui l’on en a parlé approuvent totalement. L’état de leur prison où les prisonniers ne mangent que du manioc et sont entassés à même le sol ne les choquent pas non plus. C’est à la famille du prisonnier de pourvoir à sa nourriture, pour le reste tant pis. Le savoir vous permettra de ne pas hurler si l’on vous vole dans la rue car vous pourriez assister à une mise à mort en direct de votre voleur et faire des cauchemars pour le restant de vos jours. Ne tentez pas les voleurs, soyez hyper vigilants dans les marchés des grandes villes et ne vous promenez parmi la foule qu’avec le strict minimum, surtout pas avec votre appareil photo à moins de vous l’attacher par le biais d’un foulard.
On nous avait prévenu que les blancs installés à Mada étaient vieux, moches et exploitaient les jeunes filles malgaches Nous avons rencontré 6 couples franco-malgaches, moyenne d’âge 7O ans/20 ans et avons pu discuter avec les unes et les autres, librement. Nous nous sommes aperçus que les jeunes filles parce que leur pays ne leur offre aucune perspective d’avenir, n’ont pas le temps d’attendre la révolution. Attitude néocolonialiste ou pas, elles s’en fichent totalement et revendiquent leur situation auprès du vasaha (nom donné aux blancs). Celles que l’on a rencontrées recevaient une rente mensuelle, disposaient d’un vrai logement. Les retraités les aidaient à avoir, sinon un métier, du moins une occupation lucrative et indépendante. Pour les plus vieux d’entre eux, il s’agit plus du besoin d’une présence féminine que de vice à proprement parler. Tous repartaient de deux à six mois en France et continuaient, même étant absents, à subvenir à tous les besoins de la jeune fille. Il y a une différence entre les blancs qui s’offrent une prostituée pour une nuit ou un séjour et ces blancs qui s’investissent pour le bien-être de leur protégée. Celles que nous avons rencontrées étaient heureuses de leur sort et se sentaient privilégiées Tant que la majorité des malgaches vivront en-dessous du seuil de pauvreté, en attendant le Grand Soir, ne jugeons pas ces couples.
Le savoir vous permettra d’aborder ces vasahas. Liez connaissance, présentez-vous, ils ont toujours de bons plans, des adresses à vous refiler. Invitez-les à l’apéro en couple. Vous apprendrez plein de choses des jeunes filles malgaches.
Les guides touristiques nous avaient tous vanter tous le trekking dans les Parcs Nationaux
C’est une véritable expédition à prévoir, autant le savoir à l’avance. C’est à vous de tout prévoir, tout, mais vraiment tout. Non seulement la nourriture pour vous, le guide, le porteur et le cuisinier (si on vous a persuadés d’en prendre un) mais aussi l’huile, le sel, le sucre, les allumettes, les bougies , etc… Dans les camps de base, il n’y a plus rien. Les groupes électrogènes ne fonctionnent pas, exit les lampes tempêtes, quelques maigres bougies et encore. Calculez bien votre budget si vous voulez faire plusieurs parcs car vous payez non seulement vos droits d’entrée, mais aussi à la journée le guide, le porteur, le cuisinier et les repas de tout ce petit monde. Pour Masoala, les frais de déplacement du guide pour venir de son village au point de rendez-vous sont à votre charge, ses frais de retour aussi (fixés forfaitairement en 2010 à 35 OOO AR ) à moins que le trekking ne se termine dans son village (sic). Ajoutez votre hébergement sous tente ou dans un bungalow, l’utilisation de la cuisine que vous ayez un cuisinier ou non. Plus vos pourboires si vous êtes contents de tout votre petit monde car on ne sait pas si la totalité du tarif journalier des hommes leur est reversé intégralement. Il paraît que l’ANGAP qui gère les Parcs Nationaux et Réserves reverse une partie aux populations locales proches. Vous faîtes donc du tourisme équitable, en faisant un trek. Le savoir ? Vous serez bien contents de le savoir pour bien vous organiser à l’avance sans mauvaise surprise. Un conseil : prenez des lampes de poche puissantes car la nuit tombe vite dans les camps et on s’ennuie ferme. Une partie de cartes aux lampes frontales égayera votre soirée.
Nous avions lu que l’accueil malgache était réputé, leur gentillesse légendaire Nous n’avons pas remarqué que les malgaches se singularisent des autres peuples que nous avons pu côtoyer dans nos différents voyage en Amérique du Sud, en Indonésie et en Afrique. L’accueil malgache est comparable à tous les autres, qqfois souriant , d’autre fois fermé, qqfois commercial, d’autres fois incompétent. C’est certain que si vous arrivez avec un sac à dos rempli de vêtements ou de médicaments, les gens vont vous faire un super accueil et seront très gentils. A l’orphelinat ou à la maternelle ou au village où vous allez donner vos crayons, cahiers et autres bonnes choses, ce sera très émouvant et même inoubliable. Mais pour les touristes lambdas, il n’en existe peut-être pas beaucoup à Mada, qui y vont juste avec une optique de touriste, sans aucun but humanitaire et qui ne sortent leur porte-monnaie que pour s’acquitter des services rendus et donner des pourboires dans un échange commercial argent contre bien ou service, il n’y a pas d’accueil à la malgache. Ce mythe de » peuple accueillant » se perpétue d’ailleurs au sujet d’autres communautés, comme les corses, par exemple. Ne parle-t-on pas d »’hospitalité corse » C’était peut-être vrai il y a un siècle quand la petite ile n’était pas touristique. Pour la Grande Ile, c’est pareil. On devrait plutôt rechercher et parler du critère de « sens commercial », « sens du service » qui n’est pas inné, qui s’apprend. Le savoir vous permettra d’être réaliste : Comme partout dans le monde, vous êtes un touriste considéré comme un consommateur avec un porte-monnaie garni puisque vous avez pu vous offrir le voyage et pas comme « l’étranger à qui l’on offre l’hospitalité ».
On nous avait parlé d’ariary comme monnaie nationale mais pas des francs malgaches Les deux cohabitent pourtant partout. Puisque vous êtes touristes, la tendance générale est de vous donner un prix en ariary supérieur à 5 fois le prix en franc malgache. Il faut donc vous faire préciser en quelle monnaie le prix est donné. Si c’est en ariary, vous divisez par 5 pour payer en ariary. Si le prix annoncé est en franc malgache, vous le multipliez par 5 pour trouver la somme correspondante en ariary.
On nous avait parlé de corruption mais on ne pensait pas en être victime Nous avons circulé beaucoup en deux roues motorisés et avons aussi conduit une voiture. Arrêtés systématiquement pour contrôle de nos papiers par la police nationale, les fonctionnaires nous réclamaient à tous les coups une amende car ils prétendaient que nos passeports sous forme de photocopie n’étaient pas valables. Or nous avions pris soin d’aller les faire certifier par la commune moyennant un timbre. Nous avons donc toujours refuser de payer en étant fermes sur la légalité de ces copies certifiées conformes. Il ne faut pas se laisser impressionner. Finalement, c’est dans une banque que nous avons dû céder et nous acquitter d’un « pourboire » auprès de l’employé de banque pour qu’il veuille bien nous changer nos euros en ariarys.
On nous avait dit que ce n’était pas l’Afrique Et pourtant, nous avons retrouvé des similitudes, notamment dans cette incertitude quand on traite avec une personne déterminée. Vous pouvez traiter avec X et finalement vous retrouver sans avertissement avec Y, même s’il ne vous plaît pas, il est de la « famille », donc très bien. Pour eux, tout est interchangeable. Idem pour la voiture qui n’est pas du tout la même que celle réservée la veille. Il y a eu qqchose à la dernière minute qui les a obligés à changer. Cela nous est arrivé à plusieurs reprises, une seule fois dans le bon sens à notre avantage. Le savoir vous permettra d’anticiper, ne rien payer la veille, attendre le jour même pour vérifier ce qui a été conclu précédemment. On nous avait dit que Madagascar n’était pas une terre de violence et que le malgache n’était pas comme l’africain, prêt à se découper pour une différence d’ethnie
En lisant les quotidiens nationaux, nous nous sommes aperçus qu’il y avait régulièrement des faits divers sanglants liés aux vols. La foule, les gens de la rue, les voisins, n’hésitent pas à tuer de leurs propres mains les voleurs, même pour des biens comme des poulets : « tué à coups de pierre », « lynché par le feu » « tué à coups de sécateur dans la tête »…Les tueurs ne sont pas punis, la police ferme les yeux sur ces règlements de compte à la suite de vol. Quand on évoque ces faits avec les malgaches eux-mêmes, tous ceux à qui l’on en a parlé approuvent totalement. L’état de leur prison où les prisonniers ne mangent que du manioc et sont entassés à même le sol ne les choquent pas non plus. C’est à la famille du prisonnier de pourvoir à sa nourriture, pour le reste tant pis. Le savoir vous permettra de ne pas hurler si l’on vous vole dans la rue car vous pourriez assister à une mise à mort en direct de votre voleur et faire des cauchemars pour le restant de vos jours. Ne tentez pas les voleurs, soyez hyper vigilants dans les marchés des grandes villes et ne vous promenez parmi la foule qu’avec le strict minimum, surtout pas avec votre appareil photo à moins de vous l’attacher par le biais d’un foulard.
On nous avait prévenu que les blancs installés à Mada étaient vieux, moches et exploitaient les jeunes filles malgaches Nous avons rencontré 6 couples franco-malgaches, moyenne d’âge 7O ans/20 ans et avons pu discuter avec les unes et les autres, librement. Nous nous sommes aperçus que les jeunes filles parce que leur pays ne leur offre aucune perspective d’avenir, n’ont pas le temps d’attendre la révolution. Attitude néocolonialiste ou pas, elles s’en fichent totalement et revendiquent leur situation auprès du vasaha (nom donné aux blancs). Celles que l’on a rencontrées recevaient une rente mensuelle, disposaient d’un vrai logement. Les retraités les aidaient à avoir, sinon un métier, du moins une occupation lucrative et indépendante. Pour les plus vieux d’entre eux, il s’agit plus du besoin d’une présence féminine que de vice à proprement parler. Tous repartaient de deux à six mois en France et continuaient, même étant absents, à subvenir à tous les besoins de la jeune fille. Il y a une différence entre les blancs qui s’offrent une prostituée pour une nuit ou un séjour et ces blancs qui s’investissent pour le bien-être de leur protégée. Celles que nous avons rencontrées étaient heureuses de leur sort et se sentaient privilégiées Tant que la majorité des malgaches vivront en-dessous du seuil de pauvreté, en attendant le Grand Soir, ne jugeons pas ces couples.
Le savoir vous permettra d’aborder ces vasahas. Liez connaissance, présentez-vous, ils ont toujours de bons plans, des adresses à vous refiler. Invitez-les à l’apéro en couple. Vous apprendrez plein de choses des jeunes filles malgaches.
Les guides touristiques nous avaient tous vanter tous le trekking dans les Parcs Nationaux
C’est une véritable expédition à prévoir, autant le savoir à l’avance. C’est à vous de tout prévoir, tout, mais vraiment tout. Non seulement la nourriture pour vous, le guide, le porteur et le cuisinier (si on vous a persuadés d’en prendre un) mais aussi l’huile, le sel, le sucre, les allumettes, les bougies , etc… Dans les camps de base, il n’y a plus rien. Les groupes électrogènes ne fonctionnent pas, exit les lampes tempêtes, quelques maigres bougies et encore. Calculez bien votre budget si vous voulez faire plusieurs parcs car vous payez non seulement vos droits d’entrée, mais aussi à la journée le guide, le porteur, le cuisinier et les repas de tout ce petit monde. Pour Masoala, les frais de déplacement du guide pour venir de son village au point de rendez-vous sont à votre charge, ses frais de retour aussi (fixés forfaitairement en 2010 à 35 OOO AR ) à moins que le trekking ne se termine dans son village (sic). Ajoutez votre hébergement sous tente ou dans un bungalow, l’utilisation de la cuisine que vous ayez un cuisinier ou non. Plus vos pourboires si vous êtes contents de tout votre petit monde car on ne sait pas si la totalité du tarif journalier des hommes leur est reversé intégralement. Il paraît que l’ANGAP qui gère les Parcs Nationaux et Réserves reverse une partie aux populations locales proches. Vous faîtes donc du tourisme équitable, en faisant un trek. Le savoir ? Vous serez bien contents de le savoir pour bien vous organiser à l’avance sans mauvaise surprise. Un conseil : prenez des lampes de poche puissantes car la nuit tombe vite dans les camps et on s’ennuie ferme. Une partie de cartes aux lampes frontales égayera votre soirée.
Des photos pour les nuls
Bonjour,
Nouveau jeu, nouvelles règle, nouvelle série : Réservée à ceux qui n'ont pas eu de mention au brevet des collèges, Il est autorisé de faire des plaisanteries, des fautes de français, des approximations. Il est interdit de pinailler, et de prendre les joueurs modestes pour des buses incultes.
Prets ! Partez ! A vos Googles !
Nouveau jeu, nouvelles règle, nouvelle série : Réservée à ceux qui n'ont pas eu de mention au brevet des collèges, Il est autorisé de faire des plaisanteries, des fautes de français, des approximations. Il est interdit de pinailler, et de prendre les joueurs modestes pour des buses incultes.
Prets ! Partez ! A vos Googles !
Les Australes: un archipel singulier et méconnu
A A la découverte de RAIVAVAE, l' île de passion
INTRO
Je sais que beaucoup parmi vous seront intéressés par la série de carnets de voyage aux Îles Australes - ou Tuha'a Pae en langue polynésienne- qui va suivre. Vous pourrez ainsi faire vos choix et programmer d'intégrer une ou deux îles à votre itinéraire, trois peut-être au grand maximum, lors de votre prochain voyage en Polynésie Française.
Pour nous qui résidons ici depuis 30 ans, c'est aussi la première fois que nous partons dans cette direction, cap au sud. Ce n' est pas une destination facile en termes de climat, souvent instable et imprévisible, de longueur de séjour et de moyens financiers.
Air Tahiti propose un Pass 4 îles qui est quasiment inutilisable sauf à rester trois semaines ou un mois et dépenser une fortune. La raison : des liaisons inter-îles rares et irrégulières et très chères, y compris pour les îliens eux-mêmes qui ont des tarifs-résident pour aller et venir entre leur île et Tahiti mais paient plein tarif pour les déplacements entre les îles. Exemple : Un vol Raivavae - Tubuai, d'une durée de 25 minutes est facturé 38000 FCP ( = 340 euros ) !
Nous avons décidé de consacrer du temps et un peu d'argent à cet archipel cette année. Ce premier carnet concerne Raivavae, la plus méridionale des îles disposant d'un aéroport ( ce qui place Rapa - à deux jours de bateau plus au sud- hors champ ). Le prochain qui sera posté mi-mars, en continuation de celui-ci, concernera Tubuai et Rurutu. Il restera Rimatara que nous visiterons fin avril.
UN PEU DE GEOGRAPHIE Raivavae - anciennement nommée Vavitu - se situe à 730 kms au sud-est de Tahiti. Elle appartient à l' archipel des Australes, au même titre que Rurutu, Tubuai, Rimatara, Rapa et Marotiti , île inhabitée proche de Rapa où - selon certains écrits- l'on déportait autrefois les récalcitrants, les violents ou simplement les rebelles à l' autorité du chef. Raivavae est une île volcanique d'environ 16 km2 de terres émergées, dotée d'un lagon superbe par sa forme et ses couleurs qui rappelle celui de Bora-Bora en plus petit, ourlé de 28 motu éparpillés le long de la barrière de corail. Elle culmine au mont Hiro à 432 m d'altitude. L'île compte actuellement 970 habitants environ, répartis sur 4 villages : Rairua, Mahanatoa, Anatonu et Vaiuru. Notre pension Ataha se trouve dans ce dernier village cité, le long de la route circulaire qui borde le lagon. On parle à Raivavae un dialecte particulier ainsi que le tahitien et le français bien sur. Que signifie le nom Raivavae ? Etymologiquement, ce nom provient de ' ra'i ', le ciel et de ' vavae ' qui veut dire 'se frayer un chemin'. L' ensemble signifie donc ' se frayer un chemin dans le ciel ' et , par extension, ' à ciel ouvert '.
UN PEU D'HISTOIRE Raivavae fut découverte en 1775 par le navigateur espagnol Thomas Gayangos voyageant à bord de la frégate l' Aguila. On remarque que certains résidents ont les yeux très clairs, gris ou pers, comme cela se retrouve chez des habitants de Galice et d'Andalousie. Le séjour de Gayangos et de son équipage à Raivavae donne peut-être la raison de cette particularité physique. Maintenant pourquoi l' île de passion ? Dans les écrits anciens datant d'avant le christianisme et l' évangélisation protestante , quand on mentionne Raivavae, on évoque une île de guerriers en permanence engagés dans des combats de clans affreux et sanguinaires, on évoque aussi des rituels érotiques très poussés et des célébrations païennes inédites et uniques en leur genre. En d'autres termes, Raivavae fut , à une certaine époque, l'île de l' amour et de la mort confondus. Rien de tel aujourd'hui... L' île a un rythme de vie alangui et tranquille, surtout le dimanche. La vie reste assez communautaire à Raivavae et on est censé partager avec les autres, une spécificité partagée avec Rapa.
RAPA Petite digression sur Rapa dont on ne parle jamais. C'est une île isolée et coupée du monde, où le communautarisme voire le collectivisme est érigé en mode de vie sous le contrôle du Conseil des Sages ( = les anciens ) qui , entre autres, refuse la construction d'un aérodrome depuis des années ! En d'autres termes, chacun est sous surveillance de l' autre, parent, ami, pasteur, maire. On ne fait pas ce que l'on veut comme on veut. On s'adapte, on obéit et on s'incline. Et , si on transgresse, on paie cher son audace. Un exemple ? Vous êtes surpris en train de pêcher au fusil dans une baie de l' île où la pêche a été proscrite pendant 5 ans, vous méritez donc une punition ! La mairie va vous couper l' électricité pendant des semaines, voire des mois, ce qui va compliquer votre vie quotidienne ! Autre détail qui surprendra : Le dimanche, la Mairie coupe l' électricité dans l' île entière...sauf au temple, histoire d' encourager - le terme est faible - tout le monde à se précipiter au culte ! Pas évident donc de vivre dans une île comme Rapa, dans une forme de huis-clos social et religieux. Toute forme d'individualisme est proscrite, ce qui explique pourquoi les jeunes ont tendance à se désintéresser du religieux et finalement à partir, même si les perspectives de vie et de travail à Tahiti ne sont pas fantastiques. Déjà, il n' y a pas de collège sur île et les collégiens - dès la 6 ème - en sont éloignés pendant l' année scolaire; ils font leur scolarité au Collège de Tubuai, pour continuer leurs études ensuite, éventuellement dans l'un des lycées de Tahiti. Le maire a rétabli il y a quelques années le ' rahui ' , à savoir un système traditionnel polynésien visant à exploiter de manière raisonnée et préserver durablement les richesses marines. Ce système est officiellement levé pour le bien général de manière occasionnelle. Quand la pêche a lieu, elle est collective, ouverte à tous et éco-responsable, et le poisson pêché est distribué aux familles en fonction du nombre de personnes qui les composent. Même chose d'ailleurs pour la viande qui est prélevée sur les troupeaux de cochons, chèvres et vachettes sauvages. C'est plutôt positif écologiquement parlant, même si c'est vécu comme très contraignant. L 'île est tempérée, la seule du genre en Polynésie. Tous nos légumes et nos arbres fruitiers européens du genre cerisier ou pommier y pousseraient sans mal, mais l'innovation n' est pas le fort de la population, ni surtout du conseil des sages qui ne veut rien changer à rien. Les maisons y sont équipées de cheminées et on y dort le plus souvent sous couette surtout en hiver austral. Temps souvent froid, humide, venteux sous une montagne glacée. Mer froide et agitée. On est loin des lagons bleus et tièdes. On parle à Rapa un dialecte particulier que l'on comprend très difficilement si l'on est polynésien d'ailleurs. Le français demeure la langue unitaire. Difficile de séjourner à Rapa moins de deux mois, le temps que le cargo - alias le Tuhaa Pae -qui livre le frêt et transporte des passagers, aille à Tahiti et en revienne ! La liaison avec Rapa n' est pas hebdomadaire mais beaucoup plus irrégulière. Pas de pensions de famille, on trouvera cependant à se loger chez l' habitant. Le voyage en cargo reste une expérience unique. On peut soit dormir sur le pont ou bien se réserver une cabine - plutôt confortable - quand le navire assure la liaison maritime jusqu'à Rapa ! L' armateur ne permet le passage qu'à douze passagers par voyage uniquement. Escales plus ou moins longues dans les 4 premières îles, puis à Rapa où l'on arrive à l'aube et où on peut trouver des prestataires qui vont vous balader pendant toute la journée. Le navire reste à quai toute la journée et repart en soirée direction Tahiti, sans escale cette fois. Parfois il reste à quai une journée de plus... Attention : Mer très agitée et tempétueuse dans ces contrées. Le bateau est à l' ancienne et n' a pas de stabilisateurs; il roule et tangue énormément. A déconseiller à ceux qui n'ont pas le pied marin. A part cela, on déjeune et l'on dîne ( très bien, dit-on ) à la table du capitaine. Excellents retours de voyage de ceux qui ont tenté l' aventure. Compter une dizaine de jours en mer et en escale plus ou moins prolongée. Deux mois si on tente le séjour long... Fin de ma longue digression.
NOTRE ESCAPADE
Billet Air Tahiti ( avec carte de fidélité ) : 66000 FCP pour deux personnes. Durée du vol ( sans escale ) : 1 H 50. Sur ATR 72. Se munir d'argent liquide ( FCFP ) ou d'un carnet de chèques local. Pas de DAB sur l' île. Pas de règlement en carte bancaire. Il y a un bureau de Poste uniquement.


Vendredi 18 janvier
Départ à midi 30 / Arrivée à 14 h 20. Nous sommes attendus avec le collier de fleurs traditionnel par Odile, propriétaire de la pension Ataha. Nous aurons aussi l' occasion de rencontrer son mari Terani qui s'occupe du bricolage, du bateau ( pour les excursions ) et du fa'a'pou ( jardin familial ), une institution dans chaque famille de l'île, si l'on veut manger des légumes et des fruits frais. Dans le jardin familial, un espace est réservé à la tarodière, le taro étant à la base de beaucoup de plats cuisinés à Raivavae, mais aussi dans les autres îles australes. La route de ceinture est bétonnée et en assez mauvais état. On circule à 40 km à l' heure maxi. La pension est à 3 kms environ, on est donc arrivé tout de suite. Nous nous installons et partons faire une longue balade à pied le long de cette unique route circulaire. ( Il y a aussi une route traversière bordée de quelques maisons ou hameaux). Rares sont en fait les terrains plats pouvant servir aux cultures maraîchères et fruitières, sauf derrière les maisons construites côté montagne uniquement. Les ' fare ' sont assez sommaires, certains un peu vieux et déglingués, du moins ceux qui bordent la route, alors que de nouvelles constructions sont apparues à l' arrière. Surprenant que ces vieilles maisons - avec rideaux tirés et portes fermées à clé- ne soient pas démolies... J' en demande la raison et obtiens une réponse inattendue : ces anciens ' fare ' servent en fait de tombeaux aux anciens. Il parait même que certaines familles enterrent leurs morts sous le carrelage du salon de leur maison neuve... ! Raison ultime : il n' y a jamais eu de cimetière municipal à Raivavae. On cherche actuellement un terrain pour en construire un, enfin.... Cela devrait prendre encore du temps !

Le long de la route aussi, des cochons attachés par une patte ( chaque famille en ayant de 1 à 3 ). Une tradition bien ancrée ici aussi, semble-t-il. Depuis peu, les gens ont obligation de les transférer côté montagne, de sorte que le lagon ne soit pas indirectement pollué. Les cochons sont engraissés pour les fêtes religieuses de fin d'année mais aussi celles du mois de mai, mois festif et religieux entre tous à Raivavae. Autre chose encore qui attire l'oeil : les régimes de bananes suspendus à des poteaux de bois fichés dans le sable au bord du lagon. Cela surprend de prime abord, mais est en fait astucieux. Les bananes, encore vertes, préalablement lavées, brossées et nettoyées abondamment dans l' eau de mer, ne seront de ce fait attaquées ni par les oiseaux, ni par les rats, ni par les fourmis, ni par les insectes piqueurs du genre guêpe. Elles murissent tranquillement et parfaitement ainsi. Il fallait y penser, mais je n' ai jamais vu procéder ainsi dans une autre île polynésienne. II fait beau et pas trop chaud en ce vendredi après-midi. La balade de plusieurs kilomètres terminée, nous rentrons à la pension pour une douche, un peu d'internet ( dans la salle commune ) et le dîner à 19 heures tapantes. Internet a changé et facilité la vie des gens dans ce genre d'île isolée. Tout a commencé avec la construction de l' aérodrome en 2003, l' installation du courant électrique et l' apparition des téléphones fixe et portable. Une vraie révolution qui permet à ceux qui aiment le calme et la nonchalance de la vie aux îles de profiter des beautés de Raivavae tout en restant connecté. Avant, c'était une autre époque ! Un huis-clos un peu difficile, d'après ce que j' ai compris. La population, dans l' ensemble, vit modestement car très peu salariée. De 20 à 30 personnes ( sur 970 ) ont de vrais revenus. Les anciens reçoivent chacun 70000 FCP par mois, ce qui fait vivre souvent une famille entière. Décision ( tout de même un peu électoraliste ) prise il y a des années par le gouvernement Flosse mais rien n' a changé depuis et tout continue comme avant... Pas d'impôts sur le revenu, pas de taxe foncière ou d'habitation. Ce n' est pas le cas pour ces deux dernières taxes, je le signale, à Rurutu et Tubuai, plus prospères que Raivavae. Rapa fonctionne comme Raivavae à ce niveau, au ralenti et à l' exception.
Pour revenir à l'isolement de ces îles, il faut comprendre qu'elles ont vécu en autarcie complète avec leurs traditions spécifiques et leurs systèmes politiques chapeautés par des royautés guerrières, pendant des siècles. Leurs habitants n' hésitaient pas à prendre la mer et ont donc fini par découvrir qu'il y avait des îles voisines qui méritaient qu'on s'y intéresse, moins pour tenter de les conquérir que pour rechercher le contact et s'ouvrir au monde. Aux Îles sous le Vent, aux îles du Vent, aux Tuamotu, aux Marquises ou aux Gambier, les îles sont proches les unes des autres et s'aperçoivent à l'oeil nu. Les guerres entre clans ont perduré dans ces archipels, bien sur, mais des contacts plus enrichissants ont aussi eu lieu. L' unicité des Australes, c'est aussi l' unicité de chaque île composant cet archipel.
La modernité et l' ouverture vers l' extérieur n'ont été possibles que grâce aux aéroports qui desservent parfois de tout petits atolls, grâce à la Légion Etrangère qui a fait l' éreintant travail de terrassement sous le soleil, aux efforts des gouvernements locaux successifs pour désenclaver un maximum d' 'îles sur un territoire grand comme l' Europe de l' Ouest, grâce enfin aux technologies nouvelles.
Le changement à Raivavae est donc très récent et ne date que d'une quinzaine d'années. Il reste très peu impacté par un tourisme balbutiant. La destination est rare et demeure chère.












Samedi 19 janvier Réveil en fanfare à 5 heures du matin ( il fait jour ) : d'abord un scooter qui pétarade sur la route proche, puis un chien qui aboie puis enfin un coq qui pousse un cri perçant sous la fenêtre ouverte. Il est temps de se lever, tôt comme tout le monde ici ou presque.
Nous nous sommes entendus avec Terani et Odile pour un tour de l'île en bateau jusqu'à la mi-journée suivi d'un déjeuner au motu Vaiamanu, dit motu-piscine. Il fait un temps magnifique, le lagon est une splendeur. Chatoiements du soleil sur l'eau qui frise, couleurs et limpidité de l'eau exceptionnelles comme cela se voit dans les îles éloignées et exemptes de pollution. Cela, c'est ce qui rend la Polynésie incontournable en termes de beauté naturelle. Difficile de trouver aussi beau ailleurs. Ce lagon est vraiment à la hauteur de sa réputation. Sur le trajet, joyau vert émeraude dans son écrin bleu foncé, le motu Hotuatua, planté face à la pointe Hopa, sauvage et interdit d'accès car réserve naturelle protégée d'oiseaux divers dont les sternes blanches et surtout les frégates occupées à leurs parades amoureuses ( les mâles arborent d'énormes jabots rouges ) et à la construction de leurs nids. Un milliardaire américain a tenté d'acheter ce motu mais en vain, les terrains n' étant pas cessibles à des non-résidents. On ne comprend pas trop bien les motivations de ce monsieur, car le motu n' est pas très grand, il est recouvert d'une végétation dense et luxuriante et y construire une habitation tiendrait de l' exploit. On dira que c'était un caprice de riche qui pense pouvoir tout acheter !
La montagne est bien dégagée, les photos seront parfaites. A la mi-journée, nous rejoignons le motu-piscine où se trouvent déjà d'autres visiteurs venus d'autres pensions. nous sommes 9 en tout. Un jeune couple dynamique originaire de l'île, Irène et Patrick Tamaititahio, est revenu de Tahiti pour s'installer durablement dans leur île d'origine avec le projet de faire table ouverte au motu tous les jours sauf le dimanche. Ils comptent même prochainement ouvrir un camping. A suivre donc ! La famille de Patrick possède le motu, les pensions se déchargent sur le couple des obligations culinaires, les visiteurs ( y compris les résidents de l île qui le désirent ) profitent du repas, des installations, du panorama, du farniente et de la mer. Nous allons rester sur place tout l' après-midi. Une merveille, même pour nous qui en avons vu quelques autres dans ce pays ! Au début des années 2000, le Territoire a tenté de racheter l' endroit à ses propriétaires pour y construire un hôtel de luxe. Refus catégorique de la population malgré de fortes incitations et la promesse ( tenue... ) de construire un aéroport pour désenclaver l'île et lui apporter des touristes. Encore faut-il savoir à qui on achète, les terres en Polynésie - à la cession ou par voie d' héritage- étant en indivision totale. Quand le gouvernement français a, dans les années 50, et dans un but de modernisation du pays, modifié par décret la loi sur l' héritage en se gardant la possibilité d' exproprier ( pour le bien public ), le vote de la loi - comme souvent - a été acquis au Parlement sans que l'on fasse mention des TOM. Calcul ou stratégie délibérée ? Sans doute les deux pour éviter les problèmes et des rigidités insulaires impossibles et dangereuses à gérer à 18.000 kms de distance de la métropole. De même, la loi Veil - pour ménager les Eglises locales très influentes et traditionalistes - n' a été validée sur le Territoire qu'il y a quelques années seulement.
Retour à la pension en fin d'après-midi. Terani est venu nous chercher d'un coup de bateau. il ne faut que 10 mn entre marina et motu. Le lagon est navigable, ce qui est un plus. En revanche, il n' est pas aussi poissonneux que ceux des atolls des Tuamotu. On ne peut pas pêcher son poisson sur le trajet du motu et l'y faire cuire dans la foulée. De très beaux coraux branchus d'un jaune intense, d'autres coraux dits encroûtants, bleus, gris et violets recouvrant par plaques des rochers entiers, parsèment les fonds entre les îlots et bancs de sable proches du récif. Beaucoup de coraux choux-fleurs également, d'un bleu électrique. Ce sont des variétés adaptées aux changements de température de la mer, que l'on ne trouve pas dans les Îles de la Société. Les coraux semblent se développer en corolles plus ramassées et à la dentelle moins fine. La qualité de l' eau est exceptionnelle, ce qui explique cette santé éclatante des coraux et autres communautés lagunaires et récifales. L'eau est cristalline et scintille comme le diamant sous le soleil le long des bancs de sable immaculés. Il y a également une profusion de bénitiers - ou ' pahua ' en tahitien - énormes aux lèvres de toutes les couleurs aux abords du récif, dans les ' hoa ' ( chenaux qui irriguent et oxygènent le lagon en eau océanique ), entre les ' motu ' . Raivavae est connue pour ses bénitiers que l'on ramasse de manière raisonnée, sans qu'ils soient exportés en masse vers Tahiti comme cela a pu se faire à Tahaa ou Raiatea ces vingt dernières années. L'île à bénitiers, cela reste, malgré tout, Rapa où l'on aurait comptabilisé 80 millions de ces mollusques autour de l'île : de quoi permettre à tous d'en manger tous les jours ! Rapa, je le signale, ne compte que 520 habitants, une population en baisse ! Lors de notre déjeuner sous les ' aito ' ( ou filaos ou arbres de fer), la chair de bénitier sera servie en entrée ( crue macérée dans l' eau de mer / crue macérée au citron ) puis cuite à la sauce au curry ). Ensuite grosse carangue bleue grillée, poissons-chats locaux ( un peu comme des rougets rallongés dotés de barbillons ), poulet grillé, pain coco fait maison par Irène, pastèques et bananes en dessert. Eau de coco et eau minérale comme boissons. Iréne et son mari protègent aussi les plants de bois de santal qui poussent en quantité sur leur motu. Raivavae, à une certaine époque, était une étape obligée pour les bateaux santaliers qui s'y ravitaillaient en bois précieux. Cette époque est oubliée, mais on essaie de faire prospérer ces arbres magiques et odorants qui poussent si lentement et avec tant de difficulté.
Dimanche 20 janvier : Après une nuit orageuse ( c'est cela aussi les Australes ! ), nous nous réveillons sous la pluie. Et il va pleuvoir dru jusqu' en milieu d'après-midi. Aïe ! Ce n' était pas prévu, ni attendu d'ailleurs ! Nous devions faire l' escalade du mont Hiro ce matin. Ce n' est même pas la peine d'y penser quand on voit les trombes d'eau qui descendent du ciel. C'est même déconseillé car dangereux.
Quelques infos cependant. Compter 4 heures environ AR. Un sentier privé monte derrière la pension Ataha. D'autres départs de sentiers ailleurs bien sur. Pente très raide au départ dans une brousse dense plantée de ' purau ' (ou hibiscus) de goyaviers, de bois de fer ( ou ' aito ' en tahitien ) , laissant progressivement place à des étendues de roseaux et de hautes fougères. On finit par déboucher sur un espace en pente douce ouvert et gazonné qui mène en se rétrécissant à la crête. Du haut du mont Hiro, on a un panorama à 360° sur sommets avoisinants, motu et étendues lagunaires en camaïeux de bleus.
Nous sommes forcément déçus de devoir attendre si longtemps la fin de ce mauvais temps passager. En outre, c'est dimanche et la route de ceinture est absolument déserte. Il n' y a que les quatre temples où se concentre la vie villageoise : à chaque fois, une foule clairsemée de paroissiens habillés tout de blanc et qui vont, ce jour-là, passer sept longues heures assis à écouter les prêches du pasteur et à chanter des hymnes. Pourquoi un culte aussi long ? Simplement parce que, en ce 3ème dimanche de janvier, on commémore chaque année une journée cataclysmique ( pluies diluviennes, glissements de terrain, 'fare' emportés, personnes disparues ) de la fin janvier 1959. Ceux qui ne sont pas au temple doivent dormir... Autant dire que le milieu de journée est un peu tristounet !
L' amélioration météo espérée va arriver en fin d'après-midi avec des teintes de ciel et mer superbes au fur et à mesure que la lumière baisse. Le lagon est plat et lisse, silence total bien avant l' arrivée de la nuit. Le temps est suspendu. Et il semble que la pluie se soit arrêtée pour de bon...? Mais non, il va re-pleuvoir, à partir de 23 h00, mais plus régulièrement, toute la nuit, jusqu' à 5 heures du matin environ. Même si on élude beaucoup les discussions sur la météo à Raivavae, on aura compris que ce temps instable est très courant à Raivavae. Et donc....? Vous allez me dire, mais à quelle période faut-il venir pour être sur d'avoir du beau temps ? Eh bien, c'est simple, la fenêtre est étroite, il faut voyager aux Australes en février et mars, plus précisément encore de mi-février à fin mars. On sécurise beau temps calme et mer chaude. De février à avril à Rimatara, car cette île est la plus proche de la Société et donc moins marquée australe, d'un point de vue météorologique, que les 3 autres. Dans notre malheur, nous avons de la chance. L'avion de retour ne part que lundi 21 en fin d'après-midi. Nous avons donc encore une journée quasi entière à consacrer à la découverte de Raivavae.
Lundi 21 janvier Et voilà que, vers 7-8 heures, le ciel bleu apparait, avec soleil un peu incertain. Tout cela va s'arranger joliment en milieu de matinée et pour toute la journée. Nous avons à prendre des décisions sur la façon d'occuper la journée agréablement.
Pas de mont Hiro ce matin non plus, il a trop plu pendant la nuit. Un tour de l'île en vélo est possible, mais la route est très abîmée et pleine de nids-de-poule et je n' ai pas envie de partir seul. Mon épouse a déclaré forfait, suite à une chute accidentelle sur un genou.
Il y a bien des grottes telles la grotte Ana Poiri, mais celle-ci n 'est pas impressionnante comme celles de Rurutu que nous verrons obligatoirement en mars. On attendra donc.
On peut également aller voir l'unique tiki souriant qui est demeuré à Raivavae tandis que deux autres étaient transportés à Tahiti dans les années 30, et que le troisième est au fond du lagon dans lequel il est tombé par mégarde lors du transbordement.
Les marae de l'île, aux dires de notre hôtesse, n'ont rien de remarquable. Ils sont accessibles facilement de la route mais délaissés : mara'e Pua Pua Tiare, mara'e Mauna Oto, mara'e Vaimano. Problème : ils sont généralement situés sur des terrains privés et plus ou moins barricadés, et on ne rentre pas chez les gens comme cela ! La municipalité a vraiment du travail à faire et à donner pour les rendre attractifs. Ceci étant, il y a un grand marae sur l'îlot Marae Atoni qui, semble-t-il, mérite une visite.
Il reste le motu Rani, un autre coin de nature sauvage et préservée, propriété de la famille de notre hôte Terani. il nous propose de nous y emmener jouer les Robinson. C'est tentant et nous n' allons pas regretter. Odile et Terani ont construit des petits bungalows très simples sur le motu pour y accueillir des visiteurs en recherche de vie tranquille au bord du lagon et sous les étoiles ( quand il ne pleut pas, bien sur... ). Il parait qu'ils ont beaucoup de succès ! La nourriture est apportée en bateau de l'île. Tarifs un peu plus élevés qu'à la pension Ataha. Attention à la saison fraîche, juillet et août. Il peut faire un froid relatif ( pas de moustiques ) , il faut se couvrir, et la mer au motu est à 18-19° seulement ! Comme en Bretagne nord en juillet ! Contre 26° en ce moment, de janvier à début avril. Les touristes canadiens adorent Raivavae en juillet, parait-il. Température de la mer comme au Nouveau Brunswick en été.
Retour à la pension vers 15h 30 pour une douche rapide. Transfert à l' aéroport à 16 heures. Départ à 16H 55. ( l' avion a déjà fait escale à Tubuai ). Décollage, moteurs rugissant à fond et sur les chapeaux de roues : la piste est courte comme à Maupiti. Arrivée à Tahiti-Faa'a à 18 heures 50 comme prévu.
Ainsi se termine notre escapade à Raivavae. Nos prochains séjours dans les autres îles permettront de compléter le tableau des activités intéressantes - certaines plus sportives - à privilégier d'une île à l' autre. Vous aurez compris que Raivavae est surtout une île-détente de premier choix.
ADDENDUM Quelques tarifs qui, forcément vous intéresseront et peut-être vous feront sursauter... La nuit en demi-pension est facturée 13000 FCP pour deux personnes. C' est une constante partout en PF ( entre 12500 et 15000 FCP en demi-pension ) La journée au motu-piscine ( avec déjeuner inclus ) est facturée 5000 FCP par personne. Le tour de l'île en bateau est facturé 10000 FCP par personne ( environ 3 heures ). Notre séjour à la pension Ahata nous a coûté 77000 FCP pour deux. A rajouter aux billets d'avion. Il faut donc compter -en euros- environ 350 euros par jour à deux, vol compris.
On peut imaginer de faire une île en 3 jours, 2 îles en 6 jours, 3 îles en 10-12 jours, 4 îles en 15 jours minimum. Pour réduire - paradoxalement - le coût global, il faut envisager de visiter 2 ou 3 îles avec le Pass. Il semble assez facile de combiner - au moins - Raivavae et Tubuai en un séjour. Attention : les horaires changent 2 fois l'an.
Moana
PS Si vous voulez en lire davantage sur les Australes, déroulez le menu... On continue avec quelques infos et deux légendes sur RAIVAVAE. Ensuite ce sera TUBUAI...
INTRO
Je sais que beaucoup parmi vous seront intéressés par la série de carnets de voyage aux Îles Australes - ou Tuha'a Pae en langue polynésienne- qui va suivre. Vous pourrez ainsi faire vos choix et programmer d'intégrer une ou deux îles à votre itinéraire, trois peut-être au grand maximum, lors de votre prochain voyage en Polynésie Française.
Pour nous qui résidons ici depuis 30 ans, c'est aussi la première fois que nous partons dans cette direction, cap au sud. Ce n' est pas une destination facile en termes de climat, souvent instable et imprévisible, de longueur de séjour et de moyens financiers.
Air Tahiti propose un Pass 4 îles qui est quasiment inutilisable sauf à rester trois semaines ou un mois et dépenser une fortune. La raison : des liaisons inter-îles rares et irrégulières et très chères, y compris pour les îliens eux-mêmes qui ont des tarifs-résident pour aller et venir entre leur île et Tahiti mais paient plein tarif pour les déplacements entre les îles. Exemple : Un vol Raivavae - Tubuai, d'une durée de 25 minutes est facturé 38000 FCP ( = 340 euros ) !
Nous avons décidé de consacrer du temps et un peu d'argent à cet archipel cette année. Ce premier carnet concerne Raivavae, la plus méridionale des îles disposant d'un aéroport ( ce qui place Rapa - à deux jours de bateau plus au sud- hors champ ). Le prochain qui sera posté mi-mars, en continuation de celui-ci, concernera Tubuai et Rurutu. Il restera Rimatara que nous visiterons fin avril.
UN PEU DE GEOGRAPHIE Raivavae - anciennement nommée Vavitu - se situe à 730 kms au sud-est de Tahiti. Elle appartient à l' archipel des Australes, au même titre que Rurutu, Tubuai, Rimatara, Rapa et Marotiti , île inhabitée proche de Rapa où - selon certains écrits- l'on déportait autrefois les récalcitrants, les violents ou simplement les rebelles à l' autorité du chef. Raivavae est une île volcanique d'environ 16 km2 de terres émergées, dotée d'un lagon superbe par sa forme et ses couleurs qui rappelle celui de Bora-Bora en plus petit, ourlé de 28 motu éparpillés le long de la barrière de corail. Elle culmine au mont Hiro à 432 m d'altitude. L'île compte actuellement 970 habitants environ, répartis sur 4 villages : Rairua, Mahanatoa, Anatonu et Vaiuru. Notre pension Ataha se trouve dans ce dernier village cité, le long de la route circulaire qui borde le lagon. On parle à Raivavae un dialecte particulier ainsi que le tahitien et le français bien sur. Que signifie le nom Raivavae ? Etymologiquement, ce nom provient de ' ra'i ', le ciel et de ' vavae ' qui veut dire 'se frayer un chemin'. L' ensemble signifie donc ' se frayer un chemin dans le ciel ' et , par extension, ' à ciel ouvert '.
UN PEU D'HISTOIRE Raivavae fut découverte en 1775 par le navigateur espagnol Thomas Gayangos voyageant à bord de la frégate l' Aguila. On remarque que certains résidents ont les yeux très clairs, gris ou pers, comme cela se retrouve chez des habitants de Galice et d'Andalousie. Le séjour de Gayangos et de son équipage à Raivavae donne peut-être la raison de cette particularité physique. Maintenant pourquoi l' île de passion ? Dans les écrits anciens datant d'avant le christianisme et l' évangélisation protestante , quand on mentionne Raivavae, on évoque une île de guerriers en permanence engagés dans des combats de clans affreux et sanguinaires, on évoque aussi des rituels érotiques très poussés et des célébrations païennes inédites et uniques en leur genre. En d'autres termes, Raivavae fut , à une certaine époque, l'île de l' amour et de la mort confondus. Rien de tel aujourd'hui... L' île a un rythme de vie alangui et tranquille, surtout le dimanche. La vie reste assez communautaire à Raivavae et on est censé partager avec les autres, une spécificité partagée avec Rapa.
RAPA Petite digression sur Rapa dont on ne parle jamais. C'est une île isolée et coupée du monde, où le communautarisme voire le collectivisme est érigé en mode de vie sous le contrôle du Conseil des Sages ( = les anciens ) qui , entre autres, refuse la construction d'un aérodrome depuis des années ! En d'autres termes, chacun est sous surveillance de l' autre, parent, ami, pasteur, maire. On ne fait pas ce que l'on veut comme on veut. On s'adapte, on obéit et on s'incline. Et , si on transgresse, on paie cher son audace. Un exemple ? Vous êtes surpris en train de pêcher au fusil dans une baie de l' île où la pêche a été proscrite pendant 5 ans, vous méritez donc une punition ! La mairie va vous couper l' électricité pendant des semaines, voire des mois, ce qui va compliquer votre vie quotidienne ! Autre détail qui surprendra : Le dimanche, la Mairie coupe l' électricité dans l' île entière...sauf au temple, histoire d' encourager - le terme est faible - tout le monde à se précipiter au culte ! Pas évident donc de vivre dans une île comme Rapa, dans une forme de huis-clos social et religieux. Toute forme d'individualisme est proscrite, ce qui explique pourquoi les jeunes ont tendance à se désintéresser du religieux et finalement à partir, même si les perspectives de vie et de travail à Tahiti ne sont pas fantastiques. Déjà, il n' y a pas de collège sur île et les collégiens - dès la 6 ème - en sont éloignés pendant l' année scolaire; ils font leur scolarité au Collège de Tubuai, pour continuer leurs études ensuite, éventuellement dans l'un des lycées de Tahiti. Le maire a rétabli il y a quelques années le ' rahui ' , à savoir un système traditionnel polynésien visant à exploiter de manière raisonnée et préserver durablement les richesses marines. Ce système est officiellement levé pour le bien général de manière occasionnelle. Quand la pêche a lieu, elle est collective, ouverte à tous et éco-responsable, et le poisson pêché est distribué aux familles en fonction du nombre de personnes qui les composent. Même chose d'ailleurs pour la viande qui est prélevée sur les troupeaux de cochons, chèvres et vachettes sauvages. C'est plutôt positif écologiquement parlant, même si c'est vécu comme très contraignant. L 'île est tempérée, la seule du genre en Polynésie. Tous nos légumes et nos arbres fruitiers européens du genre cerisier ou pommier y pousseraient sans mal, mais l'innovation n' est pas le fort de la population, ni surtout du conseil des sages qui ne veut rien changer à rien. Les maisons y sont équipées de cheminées et on y dort le plus souvent sous couette surtout en hiver austral. Temps souvent froid, humide, venteux sous une montagne glacée. Mer froide et agitée. On est loin des lagons bleus et tièdes. On parle à Rapa un dialecte particulier que l'on comprend très difficilement si l'on est polynésien d'ailleurs. Le français demeure la langue unitaire. Difficile de séjourner à Rapa moins de deux mois, le temps que le cargo - alias le Tuhaa Pae -qui livre le frêt et transporte des passagers, aille à Tahiti et en revienne ! La liaison avec Rapa n' est pas hebdomadaire mais beaucoup plus irrégulière. Pas de pensions de famille, on trouvera cependant à se loger chez l' habitant. Le voyage en cargo reste une expérience unique. On peut soit dormir sur le pont ou bien se réserver une cabine - plutôt confortable - quand le navire assure la liaison maritime jusqu'à Rapa ! L' armateur ne permet le passage qu'à douze passagers par voyage uniquement. Escales plus ou moins longues dans les 4 premières îles, puis à Rapa où l'on arrive à l'aube et où on peut trouver des prestataires qui vont vous balader pendant toute la journée. Le navire reste à quai toute la journée et repart en soirée direction Tahiti, sans escale cette fois. Parfois il reste à quai une journée de plus... Attention : Mer très agitée et tempétueuse dans ces contrées. Le bateau est à l' ancienne et n' a pas de stabilisateurs; il roule et tangue énormément. A déconseiller à ceux qui n'ont pas le pied marin. A part cela, on déjeune et l'on dîne ( très bien, dit-on ) à la table du capitaine. Excellents retours de voyage de ceux qui ont tenté l' aventure. Compter une dizaine de jours en mer et en escale plus ou moins prolongée. Deux mois si on tente le séjour long... Fin de ma longue digression.
NOTRE ESCAPADE
Billet Air Tahiti ( avec carte de fidélité ) : 66000 FCP pour deux personnes. Durée du vol ( sans escale ) : 1 H 50. Sur ATR 72. Se munir d'argent liquide ( FCFP ) ou d'un carnet de chèques local. Pas de DAB sur l' île. Pas de règlement en carte bancaire. Il y a un bureau de Poste uniquement.


Vendredi 18 janvier
Départ à midi 30 / Arrivée à 14 h 20. Nous sommes attendus avec le collier de fleurs traditionnel par Odile, propriétaire de la pension Ataha. Nous aurons aussi l' occasion de rencontrer son mari Terani qui s'occupe du bricolage, du bateau ( pour les excursions ) et du fa'a'pou ( jardin familial ), une institution dans chaque famille de l'île, si l'on veut manger des légumes et des fruits frais. Dans le jardin familial, un espace est réservé à la tarodière, le taro étant à la base de beaucoup de plats cuisinés à Raivavae, mais aussi dans les autres îles australes. La route de ceinture est bétonnée et en assez mauvais état. On circule à 40 km à l' heure maxi. La pension est à 3 kms environ, on est donc arrivé tout de suite. Nous nous installons et partons faire une longue balade à pied le long de cette unique route circulaire. ( Il y a aussi une route traversière bordée de quelques maisons ou hameaux). Rares sont en fait les terrains plats pouvant servir aux cultures maraîchères et fruitières, sauf derrière les maisons construites côté montagne uniquement. Les ' fare ' sont assez sommaires, certains un peu vieux et déglingués, du moins ceux qui bordent la route, alors que de nouvelles constructions sont apparues à l' arrière. Surprenant que ces vieilles maisons - avec rideaux tirés et portes fermées à clé- ne soient pas démolies... J' en demande la raison et obtiens une réponse inattendue : ces anciens ' fare ' servent en fait de tombeaux aux anciens. Il parait même que certaines familles enterrent leurs morts sous le carrelage du salon de leur maison neuve... ! Raison ultime : il n' y a jamais eu de cimetière municipal à Raivavae. On cherche actuellement un terrain pour en construire un, enfin.... Cela devrait prendre encore du temps !

Le long de la route aussi, des cochons attachés par une patte ( chaque famille en ayant de 1 à 3 ). Une tradition bien ancrée ici aussi, semble-t-il. Depuis peu, les gens ont obligation de les transférer côté montagne, de sorte que le lagon ne soit pas indirectement pollué. Les cochons sont engraissés pour les fêtes religieuses de fin d'année mais aussi celles du mois de mai, mois festif et religieux entre tous à Raivavae. Autre chose encore qui attire l'oeil : les régimes de bananes suspendus à des poteaux de bois fichés dans le sable au bord du lagon. Cela surprend de prime abord, mais est en fait astucieux. Les bananes, encore vertes, préalablement lavées, brossées et nettoyées abondamment dans l' eau de mer, ne seront de ce fait attaquées ni par les oiseaux, ni par les rats, ni par les fourmis, ni par les insectes piqueurs du genre guêpe. Elles murissent tranquillement et parfaitement ainsi. Il fallait y penser, mais je n' ai jamais vu procéder ainsi dans une autre île polynésienne. II fait beau et pas trop chaud en ce vendredi après-midi. La balade de plusieurs kilomètres terminée, nous rentrons à la pension pour une douche, un peu d'internet ( dans la salle commune ) et le dîner à 19 heures tapantes. Internet a changé et facilité la vie des gens dans ce genre d'île isolée. Tout a commencé avec la construction de l' aérodrome en 2003, l' installation du courant électrique et l' apparition des téléphones fixe et portable. Une vraie révolution qui permet à ceux qui aiment le calme et la nonchalance de la vie aux îles de profiter des beautés de Raivavae tout en restant connecté. Avant, c'était une autre époque ! Un huis-clos un peu difficile, d'après ce que j' ai compris. La population, dans l' ensemble, vit modestement car très peu salariée. De 20 à 30 personnes ( sur 970 ) ont de vrais revenus. Les anciens reçoivent chacun 70000 FCP par mois, ce qui fait vivre souvent une famille entière. Décision ( tout de même un peu électoraliste ) prise il y a des années par le gouvernement Flosse mais rien n' a changé depuis et tout continue comme avant... Pas d'impôts sur le revenu, pas de taxe foncière ou d'habitation. Ce n' est pas le cas pour ces deux dernières taxes, je le signale, à Rurutu et Tubuai, plus prospères que Raivavae. Rapa fonctionne comme Raivavae à ce niveau, au ralenti et à l' exception.
Pour revenir à l'isolement de ces îles, il faut comprendre qu'elles ont vécu en autarcie complète avec leurs traditions spécifiques et leurs systèmes politiques chapeautés par des royautés guerrières, pendant des siècles. Leurs habitants n' hésitaient pas à prendre la mer et ont donc fini par découvrir qu'il y avait des îles voisines qui méritaient qu'on s'y intéresse, moins pour tenter de les conquérir que pour rechercher le contact et s'ouvrir au monde. Aux Îles sous le Vent, aux îles du Vent, aux Tuamotu, aux Marquises ou aux Gambier, les îles sont proches les unes des autres et s'aperçoivent à l'oeil nu. Les guerres entre clans ont perduré dans ces archipels, bien sur, mais des contacts plus enrichissants ont aussi eu lieu. L' unicité des Australes, c'est aussi l' unicité de chaque île composant cet archipel.
La modernité et l' ouverture vers l' extérieur n'ont été possibles que grâce aux aéroports qui desservent parfois de tout petits atolls, grâce à la Légion Etrangère qui a fait l' éreintant travail de terrassement sous le soleil, aux efforts des gouvernements locaux successifs pour désenclaver un maximum d' 'îles sur un territoire grand comme l' Europe de l' Ouest, grâce enfin aux technologies nouvelles.
Le changement à Raivavae est donc très récent et ne date que d'une quinzaine d'années. Il reste très peu impacté par un tourisme balbutiant. La destination est rare et demeure chère.












Samedi 19 janvier Réveil en fanfare à 5 heures du matin ( il fait jour ) : d'abord un scooter qui pétarade sur la route proche, puis un chien qui aboie puis enfin un coq qui pousse un cri perçant sous la fenêtre ouverte. Il est temps de se lever, tôt comme tout le monde ici ou presque.
Nous nous sommes entendus avec Terani et Odile pour un tour de l'île en bateau jusqu'à la mi-journée suivi d'un déjeuner au motu Vaiamanu, dit motu-piscine. Il fait un temps magnifique, le lagon est une splendeur. Chatoiements du soleil sur l'eau qui frise, couleurs et limpidité de l'eau exceptionnelles comme cela se voit dans les îles éloignées et exemptes de pollution. Cela, c'est ce qui rend la Polynésie incontournable en termes de beauté naturelle. Difficile de trouver aussi beau ailleurs. Ce lagon est vraiment à la hauteur de sa réputation. Sur le trajet, joyau vert émeraude dans son écrin bleu foncé, le motu Hotuatua, planté face à la pointe Hopa, sauvage et interdit d'accès car réserve naturelle protégée d'oiseaux divers dont les sternes blanches et surtout les frégates occupées à leurs parades amoureuses ( les mâles arborent d'énormes jabots rouges ) et à la construction de leurs nids. Un milliardaire américain a tenté d'acheter ce motu mais en vain, les terrains n' étant pas cessibles à des non-résidents. On ne comprend pas trop bien les motivations de ce monsieur, car le motu n' est pas très grand, il est recouvert d'une végétation dense et luxuriante et y construire une habitation tiendrait de l' exploit. On dira que c'était un caprice de riche qui pense pouvoir tout acheter !
La montagne est bien dégagée, les photos seront parfaites. A la mi-journée, nous rejoignons le motu-piscine où se trouvent déjà d'autres visiteurs venus d'autres pensions. nous sommes 9 en tout. Un jeune couple dynamique originaire de l'île, Irène et Patrick Tamaititahio, est revenu de Tahiti pour s'installer durablement dans leur île d'origine avec le projet de faire table ouverte au motu tous les jours sauf le dimanche. Ils comptent même prochainement ouvrir un camping. A suivre donc ! La famille de Patrick possède le motu, les pensions se déchargent sur le couple des obligations culinaires, les visiteurs ( y compris les résidents de l île qui le désirent ) profitent du repas, des installations, du panorama, du farniente et de la mer. Nous allons rester sur place tout l' après-midi. Une merveille, même pour nous qui en avons vu quelques autres dans ce pays ! Au début des années 2000, le Territoire a tenté de racheter l' endroit à ses propriétaires pour y construire un hôtel de luxe. Refus catégorique de la population malgré de fortes incitations et la promesse ( tenue... ) de construire un aéroport pour désenclaver l'île et lui apporter des touristes. Encore faut-il savoir à qui on achète, les terres en Polynésie - à la cession ou par voie d' héritage- étant en indivision totale. Quand le gouvernement français a, dans les années 50, et dans un but de modernisation du pays, modifié par décret la loi sur l' héritage en se gardant la possibilité d' exproprier ( pour le bien public ), le vote de la loi - comme souvent - a été acquis au Parlement sans que l'on fasse mention des TOM. Calcul ou stratégie délibérée ? Sans doute les deux pour éviter les problèmes et des rigidités insulaires impossibles et dangereuses à gérer à 18.000 kms de distance de la métropole. De même, la loi Veil - pour ménager les Eglises locales très influentes et traditionalistes - n' a été validée sur le Territoire qu'il y a quelques années seulement.
Retour à la pension en fin d'après-midi. Terani est venu nous chercher d'un coup de bateau. il ne faut que 10 mn entre marina et motu. Le lagon est navigable, ce qui est un plus. En revanche, il n' est pas aussi poissonneux que ceux des atolls des Tuamotu. On ne peut pas pêcher son poisson sur le trajet du motu et l'y faire cuire dans la foulée. De très beaux coraux branchus d'un jaune intense, d'autres coraux dits encroûtants, bleus, gris et violets recouvrant par plaques des rochers entiers, parsèment les fonds entre les îlots et bancs de sable proches du récif. Beaucoup de coraux choux-fleurs également, d'un bleu électrique. Ce sont des variétés adaptées aux changements de température de la mer, que l'on ne trouve pas dans les Îles de la Société. Les coraux semblent se développer en corolles plus ramassées et à la dentelle moins fine. La qualité de l' eau est exceptionnelle, ce qui explique cette santé éclatante des coraux et autres communautés lagunaires et récifales. L'eau est cristalline et scintille comme le diamant sous le soleil le long des bancs de sable immaculés. Il y a également une profusion de bénitiers - ou ' pahua ' en tahitien - énormes aux lèvres de toutes les couleurs aux abords du récif, dans les ' hoa ' ( chenaux qui irriguent et oxygènent le lagon en eau océanique ), entre les ' motu ' . Raivavae est connue pour ses bénitiers que l'on ramasse de manière raisonnée, sans qu'ils soient exportés en masse vers Tahiti comme cela a pu se faire à Tahaa ou Raiatea ces vingt dernières années. L'île à bénitiers, cela reste, malgré tout, Rapa où l'on aurait comptabilisé 80 millions de ces mollusques autour de l'île : de quoi permettre à tous d'en manger tous les jours ! Rapa, je le signale, ne compte que 520 habitants, une population en baisse ! Lors de notre déjeuner sous les ' aito ' ( ou filaos ou arbres de fer), la chair de bénitier sera servie en entrée ( crue macérée dans l' eau de mer / crue macérée au citron ) puis cuite à la sauce au curry ). Ensuite grosse carangue bleue grillée, poissons-chats locaux ( un peu comme des rougets rallongés dotés de barbillons ), poulet grillé, pain coco fait maison par Irène, pastèques et bananes en dessert. Eau de coco et eau minérale comme boissons. Iréne et son mari protègent aussi les plants de bois de santal qui poussent en quantité sur leur motu. Raivavae, à une certaine époque, était une étape obligée pour les bateaux santaliers qui s'y ravitaillaient en bois précieux. Cette époque est oubliée, mais on essaie de faire prospérer ces arbres magiques et odorants qui poussent si lentement et avec tant de difficulté.
Dimanche 20 janvier : Après une nuit orageuse ( c'est cela aussi les Australes ! ), nous nous réveillons sous la pluie. Et il va pleuvoir dru jusqu' en milieu d'après-midi. Aïe ! Ce n' était pas prévu, ni attendu d'ailleurs ! Nous devions faire l' escalade du mont Hiro ce matin. Ce n' est même pas la peine d'y penser quand on voit les trombes d'eau qui descendent du ciel. C'est même déconseillé car dangereux.
Quelques infos cependant. Compter 4 heures environ AR. Un sentier privé monte derrière la pension Ataha. D'autres départs de sentiers ailleurs bien sur. Pente très raide au départ dans une brousse dense plantée de ' purau ' (ou hibiscus) de goyaviers, de bois de fer ( ou ' aito ' en tahitien ) , laissant progressivement place à des étendues de roseaux et de hautes fougères. On finit par déboucher sur un espace en pente douce ouvert et gazonné qui mène en se rétrécissant à la crête. Du haut du mont Hiro, on a un panorama à 360° sur sommets avoisinants, motu et étendues lagunaires en camaïeux de bleus.
Nous sommes forcément déçus de devoir attendre si longtemps la fin de ce mauvais temps passager. En outre, c'est dimanche et la route de ceinture est absolument déserte. Il n' y a que les quatre temples où se concentre la vie villageoise : à chaque fois, une foule clairsemée de paroissiens habillés tout de blanc et qui vont, ce jour-là, passer sept longues heures assis à écouter les prêches du pasteur et à chanter des hymnes. Pourquoi un culte aussi long ? Simplement parce que, en ce 3ème dimanche de janvier, on commémore chaque année une journée cataclysmique ( pluies diluviennes, glissements de terrain, 'fare' emportés, personnes disparues ) de la fin janvier 1959. Ceux qui ne sont pas au temple doivent dormir... Autant dire que le milieu de journée est un peu tristounet !
L' amélioration météo espérée va arriver en fin d'après-midi avec des teintes de ciel et mer superbes au fur et à mesure que la lumière baisse. Le lagon est plat et lisse, silence total bien avant l' arrivée de la nuit. Le temps est suspendu. Et il semble que la pluie se soit arrêtée pour de bon...? Mais non, il va re-pleuvoir, à partir de 23 h00, mais plus régulièrement, toute la nuit, jusqu' à 5 heures du matin environ. Même si on élude beaucoup les discussions sur la météo à Raivavae, on aura compris que ce temps instable est très courant à Raivavae. Et donc....? Vous allez me dire, mais à quelle période faut-il venir pour être sur d'avoir du beau temps ? Eh bien, c'est simple, la fenêtre est étroite, il faut voyager aux Australes en février et mars, plus précisément encore de mi-février à fin mars. On sécurise beau temps calme et mer chaude. De février à avril à Rimatara, car cette île est la plus proche de la Société et donc moins marquée australe, d'un point de vue météorologique, que les 3 autres. Dans notre malheur, nous avons de la chance. L'avion de retour ne part que lundi 21 en fin d'après-midi. Nous avons donc encore une journée quasi entière à consacrer à la découverte de Raivavae.
Lundi 21 janvier Et voilà que, vers 7-8 heures, le ciel bleu apparait, avec soleil un peu incertain. Tout cela va s'arranger joliment en milieu de matinée et pour toute la journée. Nous avons à prendre des décisions sur la façon d'occuper la journée agréablement.
Pas de mont Hiro ce matin non plus, il a trop plu pendant la nuit. Un tour de l'île en vélo est possible, mais la route est très abîmée et pleine de nids-de-poule et je n' ai pas envie de partir seul. Mon épouse a déclaré forfait, suite à une chute accidentelle sur un genou.
Il y a bien des grottes telles la grotte Ana Poiri, mais celle-ci n 'est pas impressionnante comme celles de Rurutu que nous verrons obligatoirement en mars. On attendra donc.
On peut également aller voir l'unique tiki souriant qui est demeuré à Raivavae tandis que deux autres étaient transportés à Tahiti dans les années 30, et que le troisième est au fond du lagon dans lequel il est tombé par mégarde lors du transbordement.
Les marae de l'île, aux dires de notre hôtesse, n'ont rien de remarquable. Ils sont accessibles facilement de la route mais délaissés : mara'e Pua Pua Tiare, mara'e Mauna Oto, mara'e Vaimano. Problème : ils sont généralement situés sur des terrains privés et plus ou moins barricadés, et on ne rentre pas chez les gens comme cela ! La municipalité a vraiment du travail à faire et à donner pour les rendre attractifs. Ceci étant, il y a un grand marae sur l'îlot Marae Atoni qui, semble-t-il, mérite une visite.
Il reste le motu Rani, un autre coin de nature sauvage et préservée, propriété de la famille de notre hôte Terani. il nous propose de nous y emmener jouer les Robinson. C'est tentant et nous n' allons pas regretter. Odile et Terani ont construit des petits bungalows très simples sur le motu pour y accueillir des visiteurs en recherche de vie tranquille au bord du lagon et sous les étoiles ( quand il ne pleut pas, bien sur... ). Il parait qu'ils ont beaucoup de succès ! La nourriture est apportée en bateau de l'île. Tarifs un peu plus élevés qu'à la pension Ataha. Attention à la saison fraîche, juillet et août. Il peut faire un froid relatif ( pas de moustiques ) , il faut se couvrir, et la mer au motu est à 18-19° seulement ! Comme en Bretagne nord en juillet ! Contre 26° en ce moment, de janvier à début avril. Les touristes canadiens adorent Raivavae en juillet, parait-il. Température de la mer comme au Nouveau Brunswick en été.
Retour à la pension vers 15h 30 pour une douche rapide. Transfert à l' aéroport à 16 heures. Départ à 16H 55. ( l' avion a déjà fait escale à Tubuai ). Décollage, moteurs rugissant à fond et sur les chapeaux de roues : la piste est courte comme à Maupiti. Arrivée à Tahiti-Faa'a à 18 heures 50 comme prévu.
Ainsi se termine notre escapade à Raivavae. Nos prochains séjours dans les autres îles permettront de compléter le tableau des activités intéressantes - certaines plus sportives - à privilégier d'une île à l' autre. Vous aurez compris que Raivavae est surtout une île-détente de premier choix.
ADDENDUM Quelques tarifs qui, forcément vous intéresseront et peut-être vous feront sursauter... La nuit en demi-pension est facturée 13000 FCP pour deux personnes. C' est une constante partout en PF ( entre 12500 et 15000 FCP en demi-pension ) La journée au motu-piscine ( avec déjeuner inclus ) est facturée 5000 FCP par personne. Le tour de l'île en bateau est facturé 10000 FCP par personne ( environ 3 heures ). Notre séjour à la pension Ahata nous a coûté 77000 FCP pour deux. A rajouter aux billets d'avion. Il faut donc compter -en euros- environ 350 euros par jour à deux, vol compris.
On peut imaginer de faire une île en 3 jours, 2 îles en 6 jours, 3 îles en 10-12 jours, 4 îles en 15 jours minimum. Pour réduire - paradoxalement - le coût global, il faut envisager de visiter 2 ou 3 îles avec le Pass. Il semble assez facile de combiner - au moins - Raivavae et Tubuai en un séjour. Attention : les horaires changent 2 fois l'an.
Moana
PS Si vous voulez en lire davantage sur les Australes, déroulez le menu... On continue avec quelques infos et deux légendes sur RAIVAVAE. Ensuite ce sera TUBUAI...
Planning 10 jours à New York
Bonjour !
Je vous avais sollicité l'an dernier pour mon planning de voyage sur la côte ouest, comme vos conseils ont tous été judicieux, je vous sollicite à nouveau, cette fois pour New York ! 🙂 Le voyage est prévu sur 10 jours.
Je vous donc mets ci-dessous le planning, n'hésitez pas à me dire : 1/ si le planning est réaliste niveau timing 2/ si j'oublie des choses importantes à visiter 3/ s'il y a des lieux originaux à voir, qui sortent des sentiers battus, que je n'aurais pas mentionné 4/ j'ai mis quelques questions à certains endroits du planning, si vous avez la réponse, n'hésitez pas bien sûr !
Je tiens à préciser qu'il est "normal" qu'il n'y ait pas de musée dans mon planning, car ce n'est pas forcément le type de visite que nous apprécions. Nous aimons surtout les paysages, discuter avec les gens, se balader, etc...
Merci d'avance pour votre lecture et vos conseils ! 🙂 Et bien évidemment, comme pour la côte ouest, je ferai un compte-rendu une fois revenu du voyage !
JOUR 1 - lundi 31 juillet - arrivée aéroport à 16h - trajet jusqu'à l'hôtel (est-il intéressant de prendre la taxi pour découvrir une première fois la ville, ou est-ce trop cher ?) - Times Square le soir
JOUR 2 - mardi 01 août
Journée entièrement à pied (n'hésitez pas à me dire si niveau "kilométrage" ça semble bon ou c'est un peu trop !)
Matin : - très tôt : Top of The Rock - Rockfeller Center (Lego Store, Nintendo World à l’intérieur) - St Patrick’s Cathedral - Bryant Park (New York Public Library) - Grand Central Terminal - Chrysler Building
Après-midi : - Madison Square Garden - Madison Square Park - Flatiron Building - Union Square - boire un verre au 230 Fifth (bar en rooftop) - retourner au Top Of The Rock le soir ?
JOUR 3 - mercredi 02 août
Matin : - achat de la MetroCard 7 jours illimités - direction Long Island (métro ligne 7, sortie Vernon Blvd Jackson Avenue) * Hunters Point Community Library * Gantry Park * Pepsi Cola Sign
Après-midi : - vélo le long de l’Hudson River l’après-midi : Hudson River Sightseeing Bike Rentals and Tours, 455 12th Ave, New York, NY 10018 : voir le trajet à faire, probablement location de 4h, ou plus ? Voir si on descend jusqu’au pont de Brooklyn ? - croisière Circle Line Harbor Lights à 19h, retour vers 21h : www.viatorcom.fr/...-Cruise/d687-2800HLC
JOUR 4 - jeudi 03 août
Matin : - départ tôt pour prendre le premier bateau direction : * Liberty Island, statue de la liberté * Ellis Island Nous comptons acheter le NY Pass Explorer, qui inclut cette visite. Comment réserver avec le pass ? Ou alors on ne peut pas, et il faut venir pour prendre les billets directement ? Le temsp d'attente en été doit être long non ?
Après-midi : - Battery Park - Museum of the American Indian - Taureau de Wall Street sur Bowling Green - Memorial du 09/11 (là aussi on compte utiliser le pass, peut-on réserver à l'avance avec ? Si non, j'ai cru comprendre que le lieu est très fréquenté, donc pas possible de le voir ?) - chapelle St Paul - Transportation Hub Calatrava (One World) - One World Trade Center : montée au One World Observatory en fin d’après-midi
JOUR 5 - vendredi 04 août
Matin : - Highline (entrée à West 34th Street). Je compte 3-4h pour se promener et profiter du lieu.
Après-midi : - Chelsea Market - Greenwich Village : * architectures anciennes comme celle de Twin Peaks, 1830 (102, Bedford Street) * Grove Court (13 Grove St, New York, NY 10014), 1854 * St Lukes Place (demeures italiennes) * Washington Square, maison du film I Am Legend : 11 Washington Square Park North * Playground basket : West Fourth Street Courts : 6th Ave & West 4th Street, New York, NY 10012, États-Unis * Lieux mythiques : l’appartement de Carrie Bradshow au 66 th Perry Street, la caserne dans Ghostbusters au 14 North Moore Street, l’endroit où Led Zepplin a fait la couverture de son 5e album : 92 st Mark Place, l’appartement de David Bowie au 285 Lafayette Street, l’immeuble de la série Friends, au 90 Bedford Street - le soir, repas au John’s Pizza, se situe à la Bleecker Street (278 Bleecker St, New York, NY 10014)
JOUR 6 - samedi 05 août
Matin : - Staten Island : * embarquement au au Whitehall Terminal (4 South Street, Manhattan). Puis retour par le St. George Ferry Terminal (1 Bay Street, Staten Island). * The Staten Island September 11th Memorial, Bank Street, Staten Island, NY 10301, États-Unis * High Rock Park * Historic Richmond Town * retour par le ferry
Pour visiter Staten Island, j'ai cru comprendre qu'il y avait un tramway. Celui-ci est-il inclus dans la Metrocard 7 jours ? Si non, auriez vous les prix ? Si c'est trop cher, on risquerai de zapper cette visite, mais du coup je ne sais pas trop quoi mettre à la place !
Après-midi : - Wall Street - Bourse de NY, Federal Reserve Bank - NY City Hall, puis Cour Suprême de NY (Worth St), puis Columbus Park - Palais de Justice de NY : aller voir une audience de comparutions immédiates : 100 Centre Street (entre 17h30 et 1h)
JOUR 7 - dimanche 06 août
Matin : Lever très tôt ! - métro jusqu’à à 125 St (ligne A ou D) pour aller voir l’Apollo Theater : 253 W 125th St, New York, NY 10027 - Harlem : Kelly Temple Church (prévoir 3h), début à 10h : 10 E 130th St, New York, NY 10037
Après-midi : - fin de la messe vers 13h-13h30 - Marcus Garvey Park - Malcom Shabazz Market : 52 W 116th St, New York, NY 10026 - traverser Central Park à pied, du nord au sud : * playground basket : 85th Street Transverse, Great Lawn * passer devant le Guggenheim Museum * Bethesda Terrace * Belvedere Castle * The Roc (au sud-est) * The Pond (sud-est) * Literary Walk * The Ramble * Strawberry Fields * Dakota Building * Jacqueline Kennedy Reservoir
JOUR 8 - lundi 07 août
Matin : - visite de l’ONU : peut-on réserver à l'avance ? Faut-il absolument réserver avant de partir aux USA ? - Roosevelt Island : * prendre le tramway : E 59th St & 2nd Avenue, New York, NY 10022, États-Unis * FDR Four Freedoms Park
Après-midi : - Soho - Little Italy - Chinatown - Koreatown - Empire State Building en fin d’après midi jusqu’au soir pour voir les illuminations (l'observatoire est bien au 86ème étage ?) - éventuellement Bryant Park (en soirée, cinéma de plein air)
JOUR 9 - mardi 08 août
Matin : - Upper East Side - Governor’s Island - Paulus Hook : comment y aller ? Par le ferry ? Le métro ? Quel coût ?
Après-midi : - Brooklyn Bridge - quartier de DUMBO - Brooklyn Bridge Park : Empire Fulton State Park, - Barclays Center (métro : Atlantic Avenue – Barclays Center (lignes B, D, N, R et Q). - Botanical Garden (990 Washington Ave, Brooklyn, NY 11225) (métro lignes 2 et 3 : Eastern Parkway – Brooklyn Museum) - en fin d’après midi : Brooklyn Bridge pour le coucher de soleil. - repas chez Julianna’s : 19 OLD FULTON ST, BROOKLYN, NY 11201 - retour une fois la nuit tombée, retour au Brooklyn Bridge Park, pour photos de nuit sur la skyline
JOUR 10 - mercredi 09 août
Matin : - Times Square - Shopping : * Rockfeller Center * 5th Avenue * Macy’s : 151 W 34th St, New York Quels sont pour vous les meilleurs endroits pour faire du shopping vêtements et high-tech ? - revoir un endroit marquant
Après-midi : - jusqu’à 15h-16h, puis départ de l’hôtel, vol à 20h45, arrivée aéroport à 18h, prévoir temps de trajet
J'ai aussi trois questions importantes : - dans le cadre de location de vélos, faut-il absolument louer les vélos à l’avance ? - quel budget faut-il compter par jour pour les repas (petit déjeuner, déjeuner, dîner) ?
Je vous avais sollicité l'an dernier pour mon planning de voyage sur la côte ouest, comme vos conseils ont tous été judicieux, je vous sollicite à nouveau, cette fois pour New York ! 🙂 Le voyage est prévu sur 10 jours.
Je vous donc mets ci-dessous le planning, n'hésitez pas à me dire : 1/ si le planning est réaliste niveau timing 2/ si j'oublie des choses importantes à visiter 3/ s'il y a des lieux originaux à voir, qui sortent des sentiers battus, que je n'aurais pas mentionné 4/ j'ai mis quelques questions à certains endroits du planning, si vous avez la réponse, n'hésitez pas bien sûr !
Je tiens à préciser qu'il est "normal" qu'il n'y ait pas de musée dans mon planning, car ce n'est pas forcément le type de visite que nous apprécions. Nous aimons surtout les paysages, discuter avec les gens, se balader, etc...
Merci d'avance pour votre lecture et vos conseils ! 🙂 Et bien évidemment, comme pour la côte ouest, je ferai un compte-rendu une fois revenu du voyage !
JOUR 1 - lundi 31 juillet - arrivée aéroport à 16h - trajet jusqu'à l'hôtel (est-il intéressant de prendre la taxi pour découvrir une première fois la ville, ou est-ce trop cher ?) - Times Square le soir
JOUR 2 - mardi 01 août
Journée entièrement à pied (n'hésitez pas à me dire si niveau "kilométrage" ça semble bon ou c'est un peu trop !)
Matin : - très tôt : Top of The Rock - Rockfeller Center (Lego Store, Nintendo World à l’intérieur) - St Patrick’s Cathedral - Bryant Park (New York Public Library) - Grand Central Terminal - Chrysler Building
Après-midi : - Madison Square Garden - Madison Square Park - Flatiron Building - Union Square - boire un verre au 230 Fifth (bar en rooftop) - retourner au Top Of The Rock le soir ?
JOUR 3 - mercredi 02 août
Matin : - achat de la MetroCard 7 jours illimités - direction Long Island (métro ligne 7, sortie Vernon Blvd Jackson Avenue) * Hunters Point Community Library * Gantry Park * Pepsi Cola Sign
Après-midi : - vélo le long de l’Hudson River l’après-midi : Hudson River Sightseeing Bike Rentals and Tours, 455 12th Ave, New York, NY 10018 : voir le trajet à faire, probablement location de 4h, ou plus ? Voir si on descend jusqu’au pont de Brooklyn ? - croisière Circle Line Harbor Lights à 19h, retour vers 21h : www.viatorcom.fr/...-Cruise/d687-2800HLC
JOUR 4 - jeudi 03 août
Matin : - départ tôt pour prendre le premier bateau direction : * Liberty Island, statue de la liberté * Ellis Island Nous comptons acheter le NY Pass Explorer, qui inclut cette visite. Comment réserver avec le pass ? Ou alors on ne peut pas, et il faut venir pour prendre les billets directement ? Le temsp d'attente en été doit être long non ?
Après-midi : - Battery Park - Museum of the American Indian - Taureau de Wall Street sur Bowling Green - Memorial du 09/11 (là aussi on compte utiliser le pass, peut-on réserver à l'avance avec ? Si non, j'ai cru comprendre que le lieu est très fréquenté, donc pas possible de le voir ?) - chapelle St Paul - Transportation Hub Calatrava (One World) - One World Trade Center : montée au One World Observatory en fin d’après-midi
JOUR 5 - vendredi 04 août
Matin : - Highline (entrée à West 34th Street). Je compte 3-4h pour se promener et profiter du lieu.
Après-midi : - Chelsea Market - Greenwich Village : * architectures anciennes comme celle de Twin Peaks, 1830 (102, Bedford Street) * Grove Court (13 Grove St, New York, NY 10014), 1854 * St Lukes Place (demeures italiennes) * Washington Square, maison du film I Am Legend : 11 Washington Square Park North * Playground basket : West Fourth Street Courts : 6th Ave & West 4th Street, New York, NY 10012, États-Unis * Lieux mythiques : l’appartement de Carrie Bradshow au 66 th Perry Street, la caserne dans Ghostbusters au 14 North Moore Street, l’endroit où Led Zepplin a fait la couverture de son 5e album : 92 st Mark Place, l’appartement de David Bowie au 285 Lafayette Street, l’immeuble de la série Friends, au 90 Bedford Street - le soir, repas au John’s Pizza, se situe à la Bleecker Street (278 Bleecker St, New York, NY 10014)
JOUR 6 - samedi 05 août
Matin : - Staten Island : * embarquement au au Whitehall Terminal (4 South Street, Manhattan). Puis retour par le St. George Ferry Terminal (1 Bay Street, Staten Island). * The Staten Island September 11th Memorial, Bank Street, Staten Island, NY 10301, États-Unis * High Rock Park * Historic Richmond Town * retour par le ferry
Pour visiter Staten Island, j'ai cru comprendre qu'il y avait un tramway. Celui-ci est-il inclus dans la Metrocard 7 jours ? Si non, auriez vous les prix ? Si c'est trop cher, on risquerai de zapper cette visite, mais du coup je ne sais pas trop quoi mettre à la place !
Après-midi : - Wall Street - Bourse de NY, Federal Reserve Bank - NY City Hall, puis Cour Suprême de NY (Worth St), puis Columbus Park - Palais de Justice de NY : aller voir une audience de comparutions immédiates : 100 Centre Street (entre 17h30 et 1h)
JOUR 7 - dimanche 06 août
Matin : Lever très tôt ! - métro jusqu’à à 125 St (ligne A ou D) pour aller voir l’Apollo Theater : 253 W 125th St, New York, NY 10027 - Harlem : Kelly Temple Church (prévoir 3h), début à 10h : 10 E 130th St, New York, NY 10037
Après-midi : - fin de la messe vers 13h-13h30 - Marcus Garvey Park - Malcom Shabazz Market : 52 W 116th St, New York, NY 10026 - traverser Central Park à pied, du nord au sud : * playground basket : 85th Street Transverse, Great Lawn * passer devant le Guggenheim Museum * Bethesda Terrace * Belvedere Castle * The Roc (au sud-est) * The Pond (sud-est) * Literary Walk * The Ramble * Strawberry Fields * Dakota Building * Jacqueline Kennedy Reservoir
JOUR 8 - lundi 07 août
Matin : - visite de l’ONU : peut-on réserver à l'avance ? Faut-il absolument réserver avant de partir aux USA ? - Roosevelt Island : * prendre le tramway : E 59th St & 2nd Avenue, New York, NY 10022, États-Unis * FDR Four Freedoms Park
Après-midi : - Soho - Little Italy - Chinatown - Koreatown - Empire State Building en fin d’après midi jusqu’au soir pour voir les illuminations (l'observatoire est bien au 86ème étage ?) - éventuellement Bryant Park (en soirée, cinéma de plein air)
JOUR 9 - mardi 08 août
Matin : - Upper East Side - Governor’s Island - Paulus Hook : comment y aller ? Par le ferry ? Le métro ? Quel coût ?
Après-midi : - Brooklyn Bridge - quartier de DUMBO - Brooklyn Bridge Park : Empire Fulton State Park, - Barclays Center (métro : Atlantic Avenue – Barclays Center (lignes B, D, N, R et Q). - Botanical Garden (990 Washington Ave, Brooklyn, NY 11225) (métro lignes 2 et 3 : Eastern Parkway – Brooklyn Museum) - en fin d’après midi : Brooklyn Bridge pour le coucher de soleil. - repas chez Julianna’s : 19 OLD FULTON ST, BROOKLYN, NY 11201 - retour une fois la nuit tombée, retour au Brooklyn Bridge Park, pour photos de nuit sur la skyline
JOUR 10 - mercredi 09 août
Matin : - Times Square - Shopping : * Rockfeller Center * 5th Avenue * Macy’s : 151 W 34th St, New York Quels sont pour vous les meilleurs endroits pour faire du shopping vêtements et high-tech ? - revoir un endroit marquant
Après-midi : - jusqu’à 15h-16h, puis départ de l’hôtel, vol à 20h45, arrivée aéroport à 18h, prévoir temps de trajet
J'ai aussi trois questions importantes : - dans le cadre de location de vélos, faut-il absolument louer les vélos à l’avance ? - quel budget faut-il compter par jour pour les repas (petit déjeuner, déjeuner, dîner) ?
Casque à vélo
Bonjour,
Je commence les voyages à bicyclette, j'essaie de mettre le plus souvent possible un casque. Quel casque ultisez vous ? Je me sens un peu ridicule avec mon casque de course en parcourant les routes à 15 km/h ? J'au vu des casques qui ressemblent à des casquettes (Metronaut de chez Abus) Est-ce bien ? qui utilise ce genre de protection ? quid de la pluie ?
Merci et à bientôt ML
Je commence les voyages à bicyclette, j'essaie de mettre le plus souvent possible un casque. Quel casque ultisez vous ? Je me sens un peu ridicule avec mon casque de course en parcourant les routes à 15 km/h ? J'au vu des casques qui ressemblent à des casquettes (Metronaut de chez Abus) Est-ce bien ? qui utilise ce genre de protection ? quid de la pluie ?
Merci et à bientôt ML
"Cuba: le web attaque" sur cyberpresse
Bonjour à tous,
J'aimerais signaler la parution d'une intéressante série d'articles de Judith Lachapelle dans le quotidien La Presse (Montréal) du samedi 23 oct. dernier, également disponibles sur le site cyberpresse.ca.
Regroupés sous le titre "Cuba: le web attaque", ils portent sur la blogosphère cubaine, et en particulier sur Yoani Sanchez, la plus connue des blogeuses.
Très informatif pour quiconque souhaite connaître un tout autre aspect du pays: l'envers - ou devrait-on dire l'endroit? - de l'image de paradis touristique et économique présentée à l'étranger; le quotidien tel que vécu par la majorité de la population.
Bonne lecture!
J'aimerais signaler la parution d'une intéressante série d'articles de Judith Lachapelle dans le quotidien La Presse (Montréal) du samedi 23 oct. dernier, également disponibles sur le site cyberpresse.ca.
Regroupés sous le titre "Cuba: le web attaque", ils portent sur la blogosphère cubaine, et en particulier sur Yoani Sanchez, la plus connue des blogeuses.
Très informatif pour quiconque souhaite connaître un tout autre aspect du pays: l'envers - ou devrait-on dire l'endroit? - de l'image de paradis touristique et économique présentée à l'étranger; le quotidien tel que vécu par la majorité de la population.
Bonne lecture!
Est-ce que ça vaut la peine d'aller au carnaval de Rio?
Bonjour, jen suis a planifier mon itinéraire pour le Brésil en février 2020. Il se trouve que le carnaval aura lieu pendant ces dates.... mais logistiquement...Je serais ailleurs qu'à rio pendant ces dates. Selon votre opinion, est ce que je devrais ajuster mes déplacements en fonction du festival ou je peux aussi en profiter dans une autre ville?
Programme de 6 nuits au Drakensberg
Bonjour à tous,
Notre itinéraire est fait, les réservations aussi, maintenant, il me reste à "organiser" nos journées et nos déplacements. Voilà pourquoi, je viens vers vous ! Nous sommes une famille de 4 avec 2 grands "enfants" de 18 et 20 ans et nous voyagerons 3 grosses semaines en juillet-août. (oui oui, on va s'habiller pour le Drakensberg).
J1 : Genève - Jo'burg
J2 : Jo'bourg - Golden gate highlands : arrivée à l'aéroport à 9h, récupération de la voiture et route jusqu'à moutain retreat (2 nuits). Courses et approvisionnement sur la route.
J3 : GG : 1 loop en voiture (j'imagine qu'oribi loop sera faite le jour d'avant) et 1 rando : laquelle ?
J4 : GG - Didima camp (2 nuits) : 2 heures de trajet. ? faire une rando sur le trajet au royal natal, si oui laquelle ? aller à didima directement et faire une rando sur place ?
J5 : Didima : Rando ?
J6 : Didima - Highmoor (2 nuits à curry's post) : giant castle ? ou qqch à faire sur le chemin ?
J7 : Highmoor : rando ???
J8 : Highmoor - Mpila camp : un peu plus de 5h de route. Départ tôt. Route cf Michel 😉
Des idées, des coups de coeur, je prend tout !
Un grand merci d'avance Sandrine
Notre itinéraire est fait, les réservations aussi, maintenant, il me reste à "organiser" nos journées et nos déplacements. Voilà pourquoi, je viens vers vous ! Nous sommes une famille de 4 avec 2 grands "enfants" de 18 et 20 ans et nous voyagerons 3 grosses semaines en juillet-août. (oui oui, on va s'habiller pour le Drakensberg).
J1 : Genève - Jo'burg
J2 : Jo'bourg - Golden gate highlands : arrivée à l'aéroport à 9h, récupération de la voiture et route jusqu'à moutain retreat (2 nuits). Courses et approvisionnement sur la route.
J3 : GG : 1 loop en voiture (j'imagine qu'oribi loop sera faite le jour d'avant) et 1 rando : laquelle ?
J4 : GG - Didima camp (2 nuits) : 2 heures de trajet. ? faire une rando sur le trajet au royal natal, si oui laquelle ? aller à didima directement et faire une rando sur place ?
J5 : Didima : Rando ?
J6 : Didima - Highmoor (2 nuits à curry's post) : giant castle ? ou qqch à faire sur le chemin ?
J7 : Highmoor : rando ???
J8 : Highmoor - Mpila camp : un peu plus de 5h de route. Départ tôt. Route cf Michel 😉
Des idées, des coups de coeur, je prend tout !
Un grand merci d'avance Sandrine
Récits de ma vie au coeur de la Chine
Bonjour à tous,
Habitant à Shanghai depuis plusieurs mois, je vais vous faire partager une série de vidéos sur ma vie au quotidien. Bien que Shanghai soit une ville relativement "occidentalisée", j'habite dans une banlieue très lointaine qui est encore totalement resté dans son jus. Pour vous donner une idée, il n y a aucune marque étrangère à moins de 15 minutes en voiture de chez moi !
Pour cette première vidéo, je vous fais visiter un magasin de desserts locaux, avec toutes sortes de produits un peu étranges, dont un pain au chocolat comme je n'en ai jamais vu en France.
https://www.youtube.com/watch?v=MCxnHRwPlCo
https://www.youtube.com/watch?v=MCxnHRwPlCo
De plus en plus de faux billets de 100 yuans dans les distributeurs de billets en Chine
Les fausses coupures de 100 Yuans (environ 15 €) se sont multipliées en Chine au point que certaines banques avouent les utiliser dans les distributeurs de billets, y compris ceux implantés dans l'aéroport de Pékin...
Lire la suite...
RER à Paris
Bonjour,
Je serai à Paris en septembre et je compte prendre le RER B à partir de CDG pour me rendre dans le 16e arrondissement. Je vais devoir transférer dans le RER C à St-Michel Notre Dame, puis direction vers pontoise.
Ma question est:
Lors de ces déplacements, l'accès est-il facile avec des bagages ? (Valise, sac d'avion)
Merci
Je serai à Paris en septembre et je compte prendre le RER B à partir de CDG pour me rendre dans le 16e arrondissement. Je vais devoir transférer dans le RER C à St-Michel Notre Dame, puis direction vers pontoise.
Ma question est:
Lors de ces déplacements, l'accès est-il facile avec des bagages ? (Valise, sac d'avion)
Merci
Itinéraire 22 jours Guatemala - Belize
Bonjour à tous !
Nous partons le 20 août pour un périple de 22 jours au Guatemala et au Belize ! Dans la série "que pensez-vous de mon itinéraire ?", j’aurais aimé connaître vos avis sur la partie guatémaltèque :
J1 : arrivée à Guatemala à 22h50, transport direct à Antigua J2-3 : Antigua J4 : départ pour le lac Atitlan J5 : villages autour du lac J6 : départ pour Quetzaltenango J7 : alentours de Quetzaltenango J8 : départ pour Nebaj J9 : alentours de Nebaj J10 : départ pour Coban J11-12 : Lanquin / Semuc Champey J13 : départ pour Rio Dulce J14 : traversée jusqu’à Livingston J15 : retour à Rio Dulce J16 : départ pour Flores J17 : Tikal J18 : départ pour le Belize
J’aurais également quelques questions : 1. Avez-vous des conseils de balades à faire autour de Quetzaltenango et de Nebaj ? 2. Qu’en est-il du trajet Nebaj-Coban et du trajet Lanquin-Rio Dulce (durée et conditions) ? 3. Est-ce que ça vaut le coup de faire l’aller-retour Rio Dulce-Livingston ?
Si certains sont actuellement au Guatemala et au Belize (ou en reviennent), je suis aussi preneur de toute information sur la météo, la sécurité et l’état des routes :)
D’avance, merci à tous !!!
Nous partons le 20 août pour un périple de 22 jours au Guatemala et au Belize ! Dans la série "que pensez-vous de mon itinéraire ?", j’aurais aimé connaître vos avis sur la partie guatémaltèque :
J1 : arrivée à Guatemala à 22h50, transport direct à Antigua J2-3 : Antigua J4 : départ pour le lac Atitlan J5 : villages autour du lac J6 : départ pour Quetzaltenango J7 : alentours de Quetzaltenango J8 : départ pour Nebaj J9 : alentours de Nebaj J10 : départ pour Coban J11-12 : Lanquin / Semuc Champey J13 : départ pour Rio Dulce J14 : traversée jusqu’à Livingston J15 : retour à Rio Dulce J16 : départ pour Flores J17 : Tikal J18 : départ pour le Belize
J’aurais également quelques questions : 1. Avez-vous des conseils de balades à faire autour de Quetzaltenango et de Nebaj ? 2. Qu’en est-il du trajet Nebaj-Coban et du trajet Lanquin-Rio Dulce (durée et conditions) ? 3. Est-ce que ça vaut le coup de faire l’aller-retour Rio Dulce-Livingston ?
Si certains sont actuellement au Guatemala et au Belize (ou en reviennent), je suis aussi preneur de toute information sur la météo, la sécurité et l’état des routes :)
D’avance, merci à tous !!!
Cherche les cartes topographiques de Kham, Amdo (Tibet)
Bonjour, tout le monde!
Ca fait un petit moment que je prépare un voyage au Tibet - Kham et Amdo. Mais j'ai trop du mal à trouver les cartes topographiques. J'en doute bien qu'il n'y a pas des cartes d'IGN Français pour ces régions. Mais j'arrive à trouver seulement les cartes qui seraient utiles pour le déplacement en voiture, mais à pied???? Les cartes que je cherche c'est de préférence topographiques avec le relief, les courbes de niveau et surtout avec des sentiers de treks ou des chemins de rando.
J'ai déjà regardé sur l'internet, Au Vieux Camp, rien. Au secours!!!!
Si vous avez des cartes avec des caractéristiques décrites je serais très contente si vous pouvez me donner leurs indications ou éventuellement si vous avez une version électronique (scanné) me l'envoyer à mon adresse e-mail.
Merci beaucoup pour votre aide car pour moi la cartographie est la base de préparation du voyage.
Bien cordialement
Marie
Ca fait un petit moment que je prépare un voyage au Tibet - Kham et Amdo. Mais j'ai trop du mal à trouver les cartes topographiques. J'en doute bien qu'il n'y a pas des cartes d'IGN Français pour ces régions. Mais j'arrive à trouver seulement les cartes qui seraient utiles pour le déplacement en voiture, mais à pied???? Les cartes que je cherche c'est de préférence topographiques avec le relief, les courbes de niveau et surtout avec des sentiers de treks ou des chemins de rando.
J'ai déjà regardé sur l'internet, Au Vieux Camp, rien. Au secours!!!!
Si vous avez des cartes avec des caractéristiques décrites je serais très contente si vous pouvez me donner leurs indications ou éventuellement si vous avez une version électronique (scanné) me l'envoyer à mon adresse e-mail.
Merci beaucoup pour votre aide car pour moi la cartographie est la base de préparation du voyage.
Bien cordialement
Marie










