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Transhimalayenne ou Pamir Highway à moto? English translation pending
Salut,
Je m'interroge (et je n'en suis que là pour le moment) sur la possibilité de voyager en petit groupe à moto (location obligatoire) sur la :
1)Transhimalayenne en Inde du Nord (la classique Manali à Leh) ou 2) la Pamir Highway (M41) au Tadjikistan je pense.
Questions svp: 1) Y-a-t-il une supériorité pour la beauté des paysages d'un côté ou de l'autre (sur le trajet le plus intéressant de la M41 qui est très longue) ?
2) Possibilité de louer une moto au Tadjikistan? Questions peut-être stupide ...
3) Formalités plus conséquentes au Tadjikistan? Pays plus difficile en tout?
Merci de vos expériences pour ces premières questions basiques... Fred!
Je m'interroge (et je n'en suis que là pour le moment) sur la possibilité de voyager en petit groupe à moto (location obligatoire) sur la :
1)Transhimalayenne en Inde du Nord (la classique Manali à Leh) ou 2) la Pamir Highway (M41) au Tadjikistan je pense.
Questions svp: 1) Y-a-t-il une supériorité pour la beauté des paysages d'un côté ou de l'autre (sur le trajet le plus intéressant de la M41 qui est très longue) ?
2) Possibilité de louer une moto au Tadjikistan? Questions peut-être stupide ...
3) Formalités plus conséquentes au Tadjikistan? Pays plus difficile en tout?
Merci de vos expériences pour ces premières questions basiques... Fred!
Les routes du Pamir (M41) avec une Peugeot 205 Junior? English translation pending
Bonjour à toutes et tous,
C’est mon premier post et je vous propose un peu de lecture car j’ai pas mal de questions.
L’idée, le projet (car je n’en suis que là) : Partir, depuis l’est de la France, en autonomie et avec mon véhicule personnel en direction de la M41 (et en revenir ce serait mieux) en faisant de nombreuses étapes sur la route pour profiter au maximum des pays ainsi traversés et du temps imparti par chacun des visas desdits pays.
Mon véhicule est une peugeot 205 junior diesel de 1993, 200 000 km au compteur, et je ne suis pas du tout bricoleur et encore moins mécanicien (Une bonne révision chez le garagiste est prévue).
Dans les grandes lignes, car je n’en suis que là pour l’instant, j’envisage de rejoindre rapidement la Turquie afin de profiter de ce pays et des suivants : l’Iran, le Turkménistan en transit, l’Ouzbékistan, le Tadjikistan puis le Kirghizstan (ou l’inverse, ce qui pose la question des visas à double entrée dans ces trois pays), puis, pour le retour, le Kazakhstan, la Russie et pourquoi pas les pays baltes. Le temps n’est pas vraiment mon problème (si ce n’est celui que la durée des visas impose).
Dans l’idéal, j’aimerais faire l’intégralité du parcours au volant de ma voiture (carnet de passage en douane prévu) afin d’en profiter aussi comme chambre à coucher. Si bien que les 3500 euros à débourser pour l’Iran seraient sans doute vite rentabilisés en économie d’hôtel et autre guest house.
Le Pamir et la M41 restent un objectif incontournable de ce road trip, avec 205 c’est mieux, ou sans si ce n’est pas jouable. D’où quelques questions : - Est-il raisonnable de se lancer dans les routes du Pamir avec une 205 (j’y serai vers l’été 2020) ? Les routes ne sont peut-être tout simplement pas praticables. Je suis joueur et prêt à tester les limites de ma voiture, mais pas suicidaire pour autant et ne souhaite pas la sacrifier de façon certaine. S’il fallait renoncer, j’imaginerais peut-être laisser ma voiture à Douchanbé ou Osh, selon d’où je viens, pour faire une boucle entre ces villes avec les moyens de transports locaux. - j’ai lu que le diesel n’est pas très répandu dans la région mais je suis prêt, pour le Pamir au moins, à emporter quelques bidons s’il le faut. - Peut-on atteindre Korog en 205 depuis Douchanbé ? Voire Ishkashim ? Et peut-on atteindre Murgab depuis Osh en 205 également ? Auquel cas, j’envisagerais la vallée du Wakhan en aller-retour, un Khorog-Murgab en aller-retour aussi. - J’ai lu aussi que le visa tadjik était de 30 jours pour les personnes et de seulement 15 pour les voitures… je ne comprends toujours pas la logique mais dans ces conditions ce n’est pas simple de prévoir un trajet en voiture…
Par avance merci pour vos réponses et conseils
C’est mon premier post et je vous propose un peu de lecture car j’ai pas mal de questions.
L’idée, le projet (car je n’en suis que là) : Partir, depuis l’est de la France, en autonomie et avec mon véhicule personnel en direction de la M41 (et en revenir ce serait mieux) en faisant de nombreuses étapes sur la route pour profiter au maximum des pays ainsi traversés et du temps imparti par chacun des visas desdits pays.
Mon véhicule est une peugeot 205 junior diesel de 1993, 200 000 km au compteur, et je ne suis pas du tout bricoleur et encore moins mécanicien (Une bonne révision chez le garagiste est prévue).
Dans les grandes lignes, car je n’en suis que là pour l’instant, j’envisage de rejoindre rapidement la Turquie afin de profiter de ce pays et des suivants : l’Iran, le Turkménistan en transit, l’Ouzbékistan, le Tadjikistan puis le Kirghizstan (ou l’inverse, ce qui pose la question des visas à double entrée dans ces trois pays), puis, pour le retour, le Kazakhstan, la Russie et pourquoi pas les pays baltes. Le temps n’est pas vraiment mon problème (si ce n’est celui que la durée des visas impose).
Dans l’idéal, j’aimerais faire l’intégralité du parcours au volant de ma voiture (carnet de passage en douane prévu) afin d’en profiter aussi comme chambre à coucher. Si bien que les 3500 euros à débourser pour l’Iran seraient sans doute vite rentabilisés en économie d’hôtel et autre guest house.
Le Pamir et la M41 restent un objectif incontournable de ce road trip, avec 205 c’est mieux, ou sans si ce n’est pas jouable. D’où quelques questions : - Est-il raisonnable de se lancer dans les routes du Pamir avec une 205 (j’y serai vers l’été 2020) ? Les routes ne sont peut-être tout simplement pas praticables. Je suis joueur et prêt à tester les limites de ma voiture, mais pas suicidaire pour autant et ne souhaite pas la sacrifier de façon certaine. S’il fallait renoncer, j’imaginerais peut-être laisser ma voiture à Douchanbé ou Osh, selon d’où je viens, pour faire une boucle entre ces villes avec les moyens de transports locaux. - j’ai lu que le diesel n’est pas très répandu dans la région mais je suis prêt, pour le Pamir au moins, à emporter quelques bidons s’il le faut. - Peut-on atteindre Korog en 205 depuis Douchanbé ? Voire Ishkashim ? Et peut-on atteindre Murgab depuis Osh en 205 également ? Auquel cas, j’envisagerais la vallée du Wakhan en aller-retour, un Khorog-Murgab en aller-retour aussi. - J’ai lu aussi que le visa tadjik était de 30 jours pour les personnes et de seulement 15 pour les voitures… je ne comprends toujours pas la logique mais dans ces conditions ce n’est pas simple de prévoir un trajet en voiture…
Par avance merci pour vos réponses et conseils
France / Asie Centrale en 4x4 English translation pending
Bonjour à tous,
il y a quelques mois je commençais à poser quelque questions sur une envie de voyage, aujourd'hui, l'envie devient projet puisque la retraite arrive dans un 1 an.
Tout d'abord une première présentation s'impose :
- Nous sommes un couple - nous disposons d'un HDJ 100 préparé avec tente de toit - nous souhaitons partir en asie centrale entre 3 et 4 mois - Nous avons une bonne connaissance des raids (26 ans de raids en afrique)
--
pour l'instant je veux pas rentrer dans le détail du parcours, mais je souhaite simplement aborder les grandes lignes, afin de commencer la préparation sérieuse du périple.
1/ nous aimerions passer par la Russie, la Mongolie, l'Ouzbekistan, le Kazakhstan, le Kirghizistan, etc ... (je ne parle pas des pays européens). 2/ dans quel sens est-il préférable de faire le parcours (le passage des frontières est peut être plus facile dans un sens que dans l'autre) 3/ y a t il des pays qu'il vaut mieux éviter (tracassseries administratives, peu d'intérêt, etc ...) 4/ est-il intéressant de partir jusqu'en Mongolie ? il y a peut être aussi bien plus près ? 5/ la meilleure période 6/ le prix des visas 7/ un budget de 2000 à 2500 euros par mois est-il suffisant ?
merci pour ces premières infos d'ordre général
Tout d'abord une première présentation s'impose :
- Nous sommes un couple - nous disposons d'un HDJ 100 préparé avec tente de toit - nous souhaitons partir en asie centrale entre 3 et 4 mois - Nous avons une bonne connaissance des raids (26 ans de raids en afrique)
--
pour l'instant je veux pas rentrer dans le détail du parcours, mais je souhaite simplement aborder les grandes lignes, afin de commencer la préparation sérieuse du périple.
1/ nous aimerions passer par la Russie, la Mongolie, l'Ouzbekistan, le Kazakhstan, le Kirghizistan, etc ... (je ne parle pas des pays européens). 2/ dans quel sens est-il préférable de faire le parcours (le passage des frontières est peut être plus facile dans un sens que dans l'autre) 3/ y a t il des pays qu'il vaut mieux éviter (tracassseries administratives, peu d'intérêt, etc ...) 4/ est-il intéressant de partir jusqu'en Mongolie ? il y a peut être aussi bien plus près ? 5/ la meilleure période 6/ le prix des visas 7/ un budget de 2000 à 2500 euros par mois est-il suffisant ?
merci pour ces premières infos d'ordre général
Pamir: route M41 entre le Tadjikistan et Kirghizistan en 4x4? English translation pending
Quelqu'un a-t-il recement fait cette route?
Trek solo au Pamir (Tadjikistan)... ou comment s'en sortir seul avec un oedème pulmonaire! English translation pending
Trek au Pamir, Juillet 2008
En route... Dans mon avion pour le Tadjikistan, seuls trois touristes : des alpinistes qui vont faire le Pic Karl Marx au Sud du Pamir. Le reste des places est occupé par des travailleurs d'ONG principalement américains, et quelques tadjiks retrouvant leurs familles. Nous arrivons à 3 heures du matin à Dushambe. J'ai décidé de partir le matin même pour le Pamir et Khorog. D'après mes informations, des voitures partent vers 6h; j'ai donc du temps, et j'en profite pour discuter avec le tadjik qui me change des euros contre des somonis : il veut que je vienne dormir chez lui, on discute des origines de nos religions respectives. Le jour levé, je marche pour trouver une voiture allant dans le Pamir. Il est tout juste 5 heures, et déjà de nombreuses femmes balayent et arrosent le sol devant leurs maison. La ville est tranquille, le soleil encore sous l'horizon, mais il fait déjà chaud à Dushambe. Je trouve rapidement cinq autres Pamiris pour partager une voiture, et me voici déjà en route... En ce début d'été, de nombreux Pamiris habitant Dushambe retournent dans leurs familles. C'est pourquoi il est très difficile d'obtenir une place d'avion, et il faut se convaincre que les 20 heures de route sont bien mieux pour faire des liens sociaux que les quelques minutes d'avion ! La vue est vraiment belle, et nous longeons rapidement la frontière afghane. Je retrouve les vallées vertigineuses du Ladakh, ainsi que les torrents -tels l'Indus- tumultueux et marrons, drainant la poussière des montagnes sèches.
http://explore-photo.com/informations-recits/tadjikistan/images/pamir/DSC_0847.jpg
Nous nous arrêtons manger souvent, de la soupe grasse au mouton à chaque fois, accompagnée de nombreux abricots. Habituellement peu soucieux au niveau sanitaire, je suis cette fois sur mes gardes au Tadjikistan. J'achète une bouteille d'eau minérale qu'un jeune m'apporte bien fraîche. Curieux de savoir d'où elle vient, je vais voir vers l'arrière du magasin... Je connais mes classiques : Dans "le Théorème de la peur", Greg Child raconte comment il est tombé malade comme un chien au Pakistan à cause d'une bouteille "rafraîchie" dans des eaux pas très claires qui passent dans tout le village. C'est bien le cas ici aussi, et je laisserai la bouteille à mes compagnons qui ne sont pas du tout tracassés par mes soucis d'occidental fraîchement arrivé. Nous arrivons à Khorog, "capitale" du Pamir, en pleine nuit, ce qui est toujours idéal quand on ne connaît pas du tout la ville. Des jeunes me conduisent heureusement vers un endroit pour dormir. Durant ma courte nuit, j'ai décidé de tenter un autre trek que celui que j`avais prévu initialement : départ de Alichur sur la "Pamir Highway", en passant par le lac Yachilkul, pour commencer, ensuite peut-être route vers le lac Sarez... ou peut-être pas ! Entre les réserves apportées d'Europe et les achats au marché de Khorog (effectué avec une fille tadjik qui m'a bien aidé), je pense avoir une bonne dizaine de jours d'autonomie. Après une matinée ubuesque où je me confronte à l'emprunte soviétique de la bureaucratie afin de me faire enregistrer par les autorités, j'aurai réactivé mes quelques phrases de russe. Pour me rendre à Alichur, je trouve une vieille UAZ (4x4 soviétique) à partager avec des kirghizes forts sympatiques se rendant vers Murgab. Nous sommes 8 au total dans cette petite voiture, le rêve ! La route s'élève rapidement jusqu'à des cols vers 4000m, et nous sommes entourés de montagnes encore plus hautes aux sommets enneigés. Si le trajet devait être parcouru en 5h environ, c'était sans compter les nombreux arrêts : Pour faire le plein d'essence avec une boîte de conserve et un entonnoir fin (une bonne demi heure) Après chaque grosse côte pour refroidir le moteur et enduire une partie du moteur de boue humide avec de l'herbe (technique très répendue ici) Aider une autre voiture qui a crevé ou avec un problème moteur Crever à notre tour et s'arrêter pour changer la roue...
http://explore-photo.com/informations-recits/tadjikistan/images/pamir/DSC_0841.jpg
L'arrêt le plus imprévu fut la pause à des sources chaudes : perdu au milieu du désert d'altitude, à des heures de tout village digne de ce nom, nous nous arrêtons avec mes amis kirghizes pour nous baigner dans des eaux thermales brûlantes. C'est le pied, juste avant d'affronter la première nuit fraîche dans le Pamir à 4000m : en effet il est déjà bien tard et il nous reste 2 grosse heures de route... Nous arriverons finalement en Alichur au milieu de la nuit. Je dois trouver un toit pour la nuit, et mes compagnons de route veulent faire une pause avant de continuer vers Murgab. On va donc chez des amis à eux, qui peuvent m'héberger, et nous faire un repas au milieu de la nuit : poissons frits, pain et beurre, à volonté ! J'en profite le mieux possible en vue des jours à venir... Après avoir dit au revoir aux kirghizes continuant vers Murghab, je discute un peu avec le père de la famille, puis m'endors rapidement. Je suis plutôt excité de me retrouver si "vite" au milieu du Pamir, accueilli chaleureusement dans un petit village au milieu de la nuit. Je prévoit de partir tôt demain, pour faire une grosse journée de marche jusqu'au lac peut-être...
Marchons...
Le lendemain, réveillé à 5h30 par un soleil puissant à travers la grande fenêtre de ma chambre, je n'ai envie que d'une chose : aller marcher dans le Pamir ! Je partage le petit déjeuner avec la famille. Avant de me mettre en route, je découvre dans la lumière du matin le village, qui est constitué de quelques maisons pamiris blanches à toit plat, éparpillées sur le plateau poussiéreux. La simplicité même, mais pour l'isolation, ça ne doit pas rigoler l'hiver !
http://explore-photo.com/informations-recits/tadjikistan/images/pamir/DSC_0849.jpg
Je me sens frais, motivé, le sac semble léger malgré les 10 jours de réserves. Je m'éloigne rapidement du village, en suivant la rivière, vers l'ouest. Très vite je n'aurai plus de repère humain en vue, seulement la poussière sous mes pas. En dehors de la rivière, aucune source d'eau, aucun signe de vie non plus. J'avance sûr de moi, une pause chaque heure pour boire et manger ; l'espace qui m'entoure semble si grand que marcher 1 heure représente un saut de puce. Le soleil est puissant, des nuages pointent au nord, je les surveille attentivement, n'ayant pas spécialement envie de connaître immédiatement les joies d'un orage au Pamir !
http://explore-photo.com/informations-recits/tadjikistan/images/pamir/DSC_0883.jpg
Dans ma tête je ne pense pas à l'Europe, mais à ce qui m'attend les jours prochains. Et je calcule les jours et les heures à marcher pour arriver à ces petits lacs au nord, et le lac Sarez peut-être. Questions : comment seront les torrents à franchir ? Cela peut tellement varier d'une année à l'autre, d'un jour à l'autre; j'en ai repéré au moins 5 sur mon chemin. Je devrais peut-être retourner sur mes pas ? Dans un méandre de la rivière se tient une yourte. Première habitation en vue depuis le début. La famille est hélas de l'autre côté de la rivière, que je n'ai pas envie de franchir maintenant. Je salue à distance et continue mon chemin. Quelques heures plus tard, le sac me paraît déjà bien plus lourd qu'au début, mais j'avance encore à bonne allure. J'ai l'impression d'approcher du lac Yachilkul, il ne doit pas être si loin que ça... Cela fait plus de 12 heures que je suis parti ce matin, j'ai parcouru près de 30km avec mon gros sac, il faudrait que je pose la tente. Et ce lac qui ne doit pas être loin... tant pis pour le bivouac sur le lac pour ce soir, il faudra attendre encore un peu ! Je franchi la rivière pour m'installer sur une jolie plage de la rive opposée. La tente est montée machinalement, puis je m'écroule de fatigue, sans bouger pendant une heure. Je ne me relèverai que pour manger un peu, car il le faut bien, même si la faim n'est pas là. Je sais que l'altitude me coupe souvent un peu la faim, ce n'est pas très grave. Malgré ma fatigue physique, je n'arrive pas très bien à dormir. J'ai très mal aux muscles des jambes. J'ai dû faire une grosse journée quand même...
http://explore-photo.com/informations-recits/tadjikistan/images/pamir/DSC_0864.jpg
Le jour se lève, je plie la tente et recommence à marcher... la rivière s'élargit vite en un delta verdoyant, pour laisser rapidement (2 heures de marche tout de même) place au lac. Il est bordé à l'est par une immense plage de sable blanc de laquelle s'élève de véritables tornades, le tout sur fond de hauts sommets glacés. Le vent souffle effectivement fort, face à moi, incessant. Il brûle les lèvres, les yeux, les tornades passent et repassent, il faut se protéger à chaque fois... Je réussi malgré tout à faire une petite sieste au milieu de ce vacarme.
http://explore-photo.com/informations-recits/tadjikistan/images/pamir/DSC_0915.jpg
Je progresse ensuite lentement sur la rive nord. Le bleu du lac est profond, sombre et intense. Le vent rend tout ce paysage beau, extrêmement beau, mais brutal et inhospitalier. J'ai l'impression d'être arrivé à mon premier but, mais en même temps d'être nul part. Je suis bien au milieu de nul part, je me souviens des cartes satellites observées attentivement avant mon départ ne montrant que quelques minuscules villages distants de plusieurs jours de marche, séparés par des rivières et des cols... et des glaciers si par hasard je me trompais de vallée.
http://explore-photo.com/informations-recits/tadjikistan/images/pamir/DSC_1072.jpg
Mais une carte satellite ne montre pas le bruit des vagues du lac agité, ne fais pas sentir les lèvres brûlées par le vent qui ne donne aucun répis de la première heure de jour jusqu'au couché du soleil, et enfin ne permet pas de voir qu'en plusieurs heures de marche, les montagnes qui nous entourent ont à peine changé leur perspective... Je marcherai le plus possible, ajoutant à chaque fois 30 minutes de marche quand je pensais m'arrêter. Je ferai finalement bivouac au milieu de la rive nord, vraiment épuisé. J'espérai peut-être trouver une habitation, un berger, dans cet endroit où une rivière venant du nord se jette dans le lac, je n'ai trouvé qu'une ruine abandonnée. Je me force encore une fois à manger avant de m'endormir, alors que le soleil n'est pas encore couché. Je me réveille, après quelques heures de mauvais sommeil. J'ai mal à la tête, c'est indéniable. Une alarme se déclenche en moi: je pense pour la première fois au mal des montagnes, et à un oedème pulmonaire. Pour vérifier cela, par réflex j'expire et vide mes poumons. Le verdict est sans appel : j'entend ce gargouillis si caractéristique, signifiant que mes poumons sont en train de se remplir d'eau. Je regarde ma montre, il est 22h30. Tout va très vite dans ma tête, j'évalue ma situation, clairement mauvaise : je suis seul, la nuit vient de commencer, je suis à 45km de mon point de départ, et n'ai rencontré aucun village depuis, seule une famille dans une yourte non loin d'Allichur, ainsi qu'une yourte vide dans le delta à l'extrémité est du lac. Ce début d'oedème pulmonaire signifie qu'il me reste environ 24h avant que les choses ne s'aggravent irrémédiablement. Dans 24h au plus je DOIS être à moins de 3000m. Le problème est que sur ce plateau du Pamir, le premier point en dessous de cette altitude se situe à plus de 150km de là... D'une manière ou d'une autre quelqu'un devra m'aider...
En route... Dans mon avion pour le Tadjikistan, seuls trois touristes : des alpinistes qui vont faire le Pic Karl Marx au Sud du Pamir. Le reste des places est occupé par des travailleurs d'ONG principalement américains, et quelques tadjiks retrouvant leurs familles. Nous arrivons à 3 heures du matin à Dushambe. J'ai décidé de partir le matin même pour le Pamir et Khorog. D'après mes informations, des voitures partent vers 6h; j'ai donc du temps, et j'en profite pour discuter avec le tadjik qui me change des euros contre des somonis : il veut que je vienne dormir chez lui, on discute des origines de nos religions respectives. Le jour levé, je marche pour trouver une voiture allant dans le Pamir. Il est tout juste 5 heures, et déjà de nombreuses femmes balayent et arrosent le sol devant leurs maison. La ville est tranquille, le soleil encore sous l'horizon, mais il fait déjà chaud à Dushambe. Je trouve rapidement cinq autres Pamiris pour partager une voiture, et me voici déjà en route... En ce début d'été, de nombreux Pamiris habitant Dushambe retournent dans leurs familles. C'est pourquoi il est très difficile d'obtenir une place d'avion, et il faut se convaincre que les 20 heures de route sont bien mieux pour faire des liens sociaux que les quelques minutes d'avion ! La vue est vraiment belle, et nous longeons rapidement la frontière afghane. Je retrouve les vallées vertigineuses du Ladakh, ainsi que les torrents -tels l'Indus- tumultueux et marrons, drainant la poussière des montagnes sèches.
http://explore-photo.com/informations-recits/tadjikistan/images/pamir/DSC_0847.jpg
Nous nous arrêtons manger souvent, de la soupe grasse au mouton à chaque fois, accompagnée de nombreux abricots. Habituellement peu soucieux au niveau sanitaire, je suis cette fois sur mes gardes au Tadjikistan. J'achète une bouteille d'eau minérale qu'un jeune m'apporte bien fraîche. Curieux de savoir d'où elle vient, je vais voir vers l'arrière du magasin... Je connais mes classiques : Dans "le Théorème de la peur", Greg Child raconte comment il est tombé malade comme un chien au Pakistan à cause d'une bouteille "rafraîchie" dans des eaux pas très claires qui passent dans tout le village. C'est bien le cas ici aussi, et je laisserai la bouteille à mes compagnons qui ne sont pas du tout tracassés par mes soucis d'occidental fraîchement arrivé. Nous arrivons à Khorog, "capitale" du Pamir, en pleine nuit, ce qui est toujours idéal quand on ne connaît pas du tout la ville. Des jeunes me conduisent heureusement vers un endroit pour dormir. Durant ma courte nuit, j'ai décidé de tenter un autre trek que celui que j`avais prévu initialement : départ de Alichur sur la "Pamir Highway", en passant par le lac Yachilkul, pour commencer, ensuite peut-être route vers le lac Sarez... ou peut-être pas ! Entre les réserves apportées d'Europe et les achats au marché de Khorog (effectué avec une fille tadjik qui m'a bien aidé), je pense avoir une bonne dizaine de jours d'autonomie. Après une matinée ubuesque où je me confronte à l'emprunte soviétique de la bureaucratie afin de me faire enregistrer par les autorités, j'aurai réactivé mes quelques phrases de russe. Pour me rendre à Alichur, je trouve une vieille UAZ (4x4 soviétique) à partager avec des kirghizes forts sympatiques se rendant vers Murgab. Nous sommes 8 au total dans cette petite voiture, le rêve ! La route s'élève rapidement jusqu'à des cols vers 4000m, et nous sommes entourés de montagnes encore plus hautes aux sommets enneigés. Si le trajet devait être parcouru en 5h environ, c'était sans compter les nombreux arrêts : Pour faire le plein d'essence avec une boîte de conserve et un entonnoir fin (une bonne demi heure) Après chaque grosse côte pour refroidir le moteur et enduire une partie du moteur de boue humide avec de l'herbe (technique très répendue ici) Aider une autre voiture qui a crevé ou avec un problème moteur Crever à notre tour et s'arrêter pour changer la roue...
http://explore-photo.com/informations-recits/tadjikistan/images/pamir/DSC_0841.jpg
L'arrêt le plus imprévu fut la pause à des sources chaudes : perdu au milieu du désert d'altitude, à des heures de tout village digne de ce nom, nous nous arrêtons avec mes amis kirghizes pour nous baigner dans des eaux thermales brûlantes. C'est le pied, juste avant d'affronter la première nuit fraîche dans le Pamir à 4000m : en effet il est déjà bien tard et il nous reste 2 grosse heures de route... Nous arriverons finalement en Alichur au milieu de la nuit. Je dois trouver un toit pour la nuit, et mes compagnons de route veulent faire une pause avant de continuer vers Murgab. On va donc chez des amis à eux, qui peuvent m'héberger, et nous faire un repas au milieu de la nuit : poissons frits, pain et beurre, à volonté ! J'en profite le mieux possible en vue des jours à venir... Après avoir dit au revoir aux kirghizes continuant vers Murghab, je discute un peu avec le père de la famille, puis m'endors rapidement. Je suis plutôt excité de me retrouver si "vite" au milieu du Pamir, accueilli chaleureusement dans un petit village au milieu de la nuit. Je prévoit de partir tôt demain, pour faire une grosse journée de marche jusqu'au lac peut-être...
Marchons...
Le lendemain, réveillé à 5h30 par un soleil puissant à travers la grande fenêtre de ma chambre, je n'ai envie que d'une chose : aller marcher dans le Pamir ! Je partage le petit déjeuner avec la famille. Avant de me mettre en route, je découvre dans la lumière du matin le village, qui est constitué de quelques maisons pamiris blanches à toit plat, éparpillées sur le plateau poussiéreux. La simplicité même, mais pour l'isolation, ça ne doit pas rigoler l'hiver !
http://explore-photo.com/informations-recits/tadjikistan/images/pamir/DSC_0849.jpg
Je me sens frais, motivé, le sac semble léger malgré les 10 jours de réserves. Je m'éloigne rapidement du village, en suivant la rivière, vers l'ouest. Très vite je n'aurai plus de repère humain en vue, seulement la poussière sous mes pas. En dehors de la rivière, aucune source d'eau, aucun signe de vie non plus. J'avance sûr de moi, une pause chaque heure pour boire et manger ; l'espace qui m'entoure semble si grand que marcher 1 heure représente un saut de puce. Le soleil est puissant, des nuages pointent au nord, je les surveille attentivement, n'ayant pas spécialement envie de connaître immédiatement les joies d'un orage au Pamir !
http://explore-photo.com/informations-recits/tadjikistan/images/pamir/DSC_0883.jpg
Dans ma tête je ne pense pas à l'Europe, mais à ce qui m'attend les jours prochains. Et je calcule les jours et les heures à marcher pour arriver à ces petits lacs au nord, et le lac Sarez peut-être. Questions : comment seront les torrents à franchir ? Cela peut tellement varier d'une année à l'autre, d'un jour à l'autre; j'en ai repéré au moins 5 sur mon chemin. Je devrais peut-être retourner sur mes pas ? Dans un méandre de la rivière se tient une yourte. Première habitation en vue depuis le début. La famille est hélas de l'autre côté de la rivière, que je n'ai pas envie de franchir maintenant. Je salue à distance et continue mon chemin. Quelques heures plus tard, le sac me paraît déjà bien plus lourd qu'au début, mais j'avance encore à bonne allure. J'ai l'impression d'approcher du lac Yachilkul, il ne doit pas être si loin que ça... Cela fait plus de 12 heures que je suis parti ce matin, j'ai parcouru près de 30km avec mon gros sac, il faudrait que je pose la tente. Et ce lac qui ne doit pas être loin... tant pis pour le bivouac sur le lac pour ce soir, il faudra attendre encore un peu ! Je franchi la rivière pour m'installer sur une jolie plage de la rive opposée. La tente est montée machinalement, puis je m'écroule de fatigue, sans bouger pendant une heure. Je ne me relèverai que pour manger un peu, car il le faut bien, même si la faim n'est pas là. Je sais que l'altitude me coupe souvent un peu la faim, ce n'est pas très grave. Malgré ma fatigue physique, je n'arrive pas très bien à dormir. J'ai très mal aux muscles des jambes. J'ai dû faire une grosse journée quand même...
http://explore-photo.com/informations-recits/tadjikistan/images/pamir/DSC_0864.jpg
Le jour se lève, je plie la tente et recommence à marcher... la rivière s'élargit vite en un delta verdoyant, pour laisser rapidement (2 heures de marche tout de même) place au lac. Il est bordé à l'est par une immense plage de sable blanc de laquelle s'élève de véritables tornades, le tout sur fond de hauts sommets glacés. Le vent souffle effectivement fort, face à moi, incessant. Il brûle les lèvres, les yeux, les tornades passent et repassent, il faut se protéger à chaque fois... Je réussi malgré tout à faire une petite sieste au milieu de ce vacarme.
http://explore-photo.com/informations-recits/tadjikistan/images/pamir/DSC_0915.jpg
Je progresse ensuite lentement sur la rive nord. Le bleu du lac est profond, sombre et intense. Le vent rend tout ce paysage beau, extrêmement beau, mais brutal et inhospitalier. J'ai l'impression d'être arrivé à mon premier but, mais en même temps d'être nul part. Je suis bien au milieu de nul part, je me souviens des cartes satellites observées attentivement avant mon départ ne montrant que quelques minuscules villages distants de plusieurs jours de marche, séparés par des rivières et des cols... et des glaciers si par hasard je me trompais de vallée.
http://explore-photo.com/informations-recits/tadjikistan/images/pamir/DSC_1072.jpg
Mais une carte satellite ne montre pas le bruit des vagues du lac agité, ne fais pas sentir les lèvres brûlées par le vent qui ne donne aucun répis de la première heure de jour jusqu'au couché du soleil, et enfin ne permet pas de voir qu'en plusieurs heures de marche, les montagnes qui nous entourent ont à peine changé leur perspective... Je marcherai le plus possible, ajoutant à chaque fois 30 minutes de marche quand je pensais m'arrêter. Je ferai finalement bivouac au milieu de la rive nord, vraiment épuisé. J'espérai peut-être trouver une habitation, un berger, dans cet endroit où une rivière venant du nord se jette dans le lac, je n'ai trouvé qu'une ruine abandonnée. Je me force encore une fois à manger avant de m'endormir, alors que le soleil n'est pas encore couché. Je me réveille, après quelques heures de mauvais sommeil. J'ai mal à la tête, c'est indéniable. Une alarme se déclenche en moi: je pense pour la première fois au mal des montagnes, et à un oedème pulmonaire. Pour vérifier cela, par réflex j'expire et vide mes poumons. Le verdict est sans appel : j'entend ce gargouillis si caractéristique, signifiant que mes poumons sont en train de se remplir d'eau. Je regarde ma montre, il est 22h30. Tout va très vite dans ma tête, j'évalue ma situation, clairement mauvaise : je suis seul, la nuit vient de commencer, je suis à 45km de mon point de départ, et n'ai rencontré aucun village depuis, seule une famille dans une yourte non loin d'Allichur, ainsi qu'une yourte vide dans le delta à l'extrémité est du lac. Ce début d'oedème pulmonaire signifie qu'il me reste environ 24h avant que les choses ne s'aggravent irrémédiablement. Dans 24h au plus je DOIS être à moins de 3000m. Le problème est que sur ce plateau du Pamir, le premier point en dessous de cette altitude se situe à plus de 150km de là... D'une manière ou d'une autre quelqu'un devra m'aider...
D'Iran en Inde: Ouzbékistan/Tadjkistan ou Ouzbékistan/Khirgizistan/Tadjikistan? English translation pending
Bonjour!
Je compte aller en INDE depuis l'IRAN en traversant par voie terrestre l'asie centrale (en auto-stop quand c'est possible). Circuit maintes fois discuté dans ce forum. Cependant, je suis devant mon atlas, et je me pose la question pourquoi il serait intéressant de passer la ville Tachkent et Khirgiz pour descendre vers le Tadjkistan, au lieu de faire directement Ouzbek-Tadkistan (càd Samarcande à Douchanbe).
1° Est ce que Tachkent vaut le détour?
2° Est ce que la frontière Ouzbek-Tadkistan plus difficile à passer? (d'ailleurs où pourrais-je prendre le VISA pour le Tadjkistan)
3° Est ce que le Khirgiz vaut le détour?
4° de Douchambe (en Tadjkistan), y a t-il une route vers le Pakistan? Où vaut-il mieux éviter le Tadkistan et passer par Ouzbékistan/Xiajiang/Pakistan ?
Merci à tous d'avance!!
Je compte aller en INDE depuis l'IRAN en traversant par voie terrestre l'asie centrale (en auto-stop quand c'est possible). Circuit maintes fois discuté dans ce forum. Cependant, je suis devant mon atlas, et je me pose la question pourquoi il serait intéressant de passer la ville Tachkent et Khirgiz pour descendre vers le Tadjkistan, au lieu de faire directement Ouzbek-Tadkistan (càd Samarcande à Douchanbe).
1° Est ce que Tachkent vaut le détour?
2° Est ce que la frontière Ouzbek-Tadkistan plus difficile à passer? (d'ailleurs où pourrais-je prendre le VISA pour le Tadjkistan)
3° Est ce que le Khirgiz vaut le détour?
4° de Douchambe (en Tadjkistan), y a t-il une route vers le Pakistan? Où vaut-il mieux éviter le Tadkistan et passer par Ouzbékistan/Xiajiang/Pakistan ?
Merci à tous d'avance!!
Trajet voyage Kirghizistan, Tadjikistan et Ouzbékistan English translation pending
Bonsoir à Tous,
Ayant un projet de voyage en Asie centrale pour l'an prochain (courant Mai je pense ), J'ai besoin de vos Lumières pour m'éclairer sur deux, trois trucs.... Je dispose de 3 semaines, un mois. Est-il possible d'envisager ou non un parcours incluant le Kirghizistan, Kachgar, le Tadjikistan avec un partie du massif du Pamir puis remonter vers Bichkek via Tachkent. J'ai quand même l'impression que ça fait chargé pour une si courte période. Ou alors me concentrer sur le Kirghizistan et Kachgar ? Je souhaite partir en indépendant et inclure quelques treks de 3 jours environs chacun.
Merci ;-)
Guillaume
Ayant un projet de voyage en Asie centrale pour l'an prochain (courant Mai je pense ), J'ai besoin de vos Lumières pour m'éclairer sur deux, trois trucs.... Je dispose de 3 semaines, un mois. Est-il possible d'envisager ou non un parcours incluant le Kirghizistan, Kachgar, le Tadjikistan avec un partie du massif du Pamir puis remonter vers Bichkek via Tachkent. J'ai quand même l'impression que ça fait chargé pour une si courte période. Ou alors me concentrer sur le Kirghizistan et Kachgar ? Je souhaite partir en indépendant et inclure quelques treks de 3 jours environs chacun.
Merci ;-)
Guillaume
Trois mois en Ouzbékistan - Kirghizistan - Tadjikistan: suggestion d'itinéraire? English translation pending
Bonjour à tous,
On penserait partir vers le 10 avril en Asie centrale. En gros, l'idée serait de faire l'Ouzbékistan, le Kirghizstan et le Tadjikistan pendant un peu moins de trois mois, avant de regagner la Chine fin juin pour un tour au Sichuan (via Kashgar?).
Pour l'Ouzbékistan, le Kirghizstan et le Tadjikistan, toute suggestion d'itinéraire est bienvenue. Par lequel commencer? Peut on se débrouiller en transports locaux? Vos coups de coeur? Toute suggestion est bienvenue. A bientôt. Pascal
N'hésitez pas à aller faire un tour sur mon site :) www.parcheminsdailleurs.com . On espère en ramener de belles photos :)
Troubles à Khorog? (Tadjikistan) English translation pending
Bonjour,
nous partons au Tadjik. nous pensions passer le col de Kizil Art le 5 aout , apparement l'ambassade nous deconseille de nous y rendre , qqun a t il des infos sur ce qu'il se passe notamment à Khorog? pouvons nous nous rendre jusqu'à Mourgab voire Bachor.
Merci.
ERIC
Brelan d'as dans les Stans: Kirghizistan, Tadjikistan et Ouzbekistan English translation pending
Hello tous,
C'est avec plaisir que je vous fait partager notre voyage de l'été 2019 dans les pays en stan.🙂
La version complète est ici, elle se construit au même rythme que je fais paraitre mes posts
GENESE Mais quelle idée d’aller dans les stan ! En fait, à l’origine cela devait être le Ladakh (joliment raconté par Diamina et Ticapi que je salue). Mais la crainte de ne pas arriver à tenir sur des treks de longues durées et le fait de ne pas pouvoir conduire moi-même m’ont incité à chercher une alternative. C’est là que Marie(Mlefevre) a eu le bon goût de publier un carnet sur le Kirghizistan et Perju de relater son voyage dans les stans, les deux en self drive …. C’est bon on tient notre destination 2019 ! Au niveau pays, ambiance, c’est d‘abord le corridor de Wakham et le Pamir qui m’ont séduit et ce sera le « centre » du voyage. En revanche je n’ai pas trouvé grand-chose au niveau véhicule de location au Tadjikistan. Comme ce voyage se faisait avec des amis de longues dates (avec qui on a déjà sillonné la Bolivie et le nord-ouest de la Namibie) j’ai trouvé intéressant d’y adjoindre un petit bout de Kirghizistan qui leur permettait de voir un autre type de paysage et en plus il est beaucoup plus facile de louer un véhicule à Bishkek. Lorsque ma chère et tendre a vu que nous n’étions pas loin de Samarcande (qu’on avait admiré en 2007) elle a souhaité y retourner. Du coup cela nous a fait un voyage avec 3 ambiances différentes, ce qui est génial pour nous. Niveau durée il a fallu rajouter un petit bout aux 3 semaines initialement prévues pour arriver à tout faire tenir.

PREPARATION
A partir de là j’ai commencé à construire notre parcours. En parallèle j’ai fait des recherches (et demandes) pour le véhicule. Au final, j’ai retenu une agence Ouzbek francophone qui a tout de suite compris nos problématiques d’Européens (véhicule récent, avec matériel de camping, avec les différents transferts et qui prend en charge les quelques réservations d’hôtels, guides, etc, ..). Le véhicule sera donc un Toyota Prado de 2012. La compagnie aérienne sera Turkish Airline qui dessert très bien les pays en Stan (même un vol Samarcande - Istanbul) Visas: pour le Kirghizistan il est délivré directement à l'aéroport, en revanche pour le Tadjikistan il faut le demander à l'avance. ATTENTION, le Pamir nécessite un permis particulier (comme c'est une région semi-autonome), il faut le demander en même temps que le visa en cochant la case permit GBAO (région autonome duHaut-Badakhchan).
OUTILS Comme c'est une destination encore peu couru en self drive je vais développer un peu plus que d'hab. Au niveau guide papier: Je n'ai pas mis de "S" car il n’y en a eu quasiment qu’un, mais qui pour le coup est parfait pour qui veut voyager comme nous : le nouveau guide de Cecile Miramont et Laurent Bendel : KIRGHIZISTAN TADJIKISTAN, qui a été écrit à destination des self-drivers et qui propose différents itinéraires commentés. Mon conseil, après le voyage : le guide n’enjolive pas les choses et s’adresse plutôt aux personnes ayant déjà des notions de « off road » ou de voyage « solitaire », donc quand ils écrivent "difficile" ça l’est vraiment, même "moyen" c’est déjà costaud. Par forcément au niveau difficulté de la piste elle-même mais par la dangerosité liée à la solitude, le peu de traces et le risque de croiser des gués plus ou moins remplis. Au niveau carte: il y en a une très belle et complète pour le Pamir, il s'agit de celle de Markus Hauser édité par Gekco Maps.
Comme je suis très GPS j'ai fait pas mal de recherches. Pour Garmin je n'ai pas été plus séduit que ça. Du coup je me suis penché sur les applications Android. Je connaissais déjà MAPS.ME qui est très bien mais sans courbe de niveaux, j'ai donc aussi testé GAIA, OSMAND, TERRA MAP et SOVIET MILITARY MAPS. Cette dernière est celle qui offre le plus de possibilités de cartographie plus ou moins détaillée, dont les fameuses cartes militaires Russes ultra détaillées. Mais au final c'est OSMAND que j'ai utilisé le plus pendant le voyage, je pense même que cette application remplacera GARMIN dans mon véhicule. MAPS.ME est très bien, mais au niveau topographie elle est un cran en dessous et je l'ai trouvé moins pratique pour gérer les itinéraires. Ce qui est dommage, c'est que toutes ces applications n'ont pas leur pendant sur PC, ce qui aurait été pratique pour préparer le voyage. Du coup je fais tout sur Mapsource et je transfers ensuite les waypoints sur les applications. J'ai aussi utilisé une application où les voyageurs indiquent les lieux de bivouac (ou autre) qui leur ont plu. Il s'agit de IOVERLANDER, très bonne application également. Dernier outil et non des moindres: les CBT, ce sont les offices de tourisme version Kirghize, il y en a dans les principales villes touristiques. Ils sont du grande aide et ont bien souvent un site internet, par exemple sur celui de Nryn on peut acheter, à l'avance, les permis pour la zone frontalière. Ils peuvent aussi vous indiquer des randonnées, en organiser avec des guides, gérer les hébergements, ... Pour le Pamir vous avez l'équivalent qui se nomme PECTA, nous y achèterons les permis pour circuler dans le parc de Zorgul. Il y a aussi le site visitpamirs.com qui regroupe un certain nombre d'informations.
RAVITAILLEMENT et EQUIPEMENT : au Kirghizistan aucun problème, en revanche au Tadjikistan c’est une autre histoire, sur les hauts plateaux très peu de choses disponibles, mais comme on s’y attendait on avait amené des « sachets de graines ». Au niveau vestimentaire il faut de quoi résister au froid (polaire, doudoune, bonnet) mais sans que ce soit extrême non plus (je crois que nous n'avons jamais eu des températures négatives). EN revanche pour la nuit vaut mieux avoir de bon duvets, il a fait entre 0° et 15° suivant l'altitude et la localisation.
Compagnie Turkish Airline qui dessert très bien les pays en Stan (même un vol Samarcande - Istanbul)
GENESE Mais quelle idée d’aller dans les stan ! En fait, à l’origine cela devait être le Ladakh (joliment raconté par Diamina et Ticapi que je salue). Mais la crainte de ne pas arriver à tenir sur des treks de longues durées et le fait de ne pas pouvoir conduire moi-même m’ont incité à chercher une alternative. C’est là que Marie(Mlefevre) a eu le bon goût de publier un carnet sur le Kirghizistan et Perju de relater son voyage dans les stans, les deux en self drive …. C’est bon on tient notre destination 2019 ! Au niveau pays, ambiance, c’est d‘abord le corridor de Wakham et le Pamir qui m’ont séduit et ce sera le « centre » du voyage. En revanche je n’ai pas trouvé grand-chose au niveau véhicule de location au Tadjikistan. Comme ce voyage se faisait avec des amis de longues dates (avec qui on a déjà sillonné la Bolivie et le nord-ouest de la Namibie) j’ai trouvé intéressant d’y adjoindre un petit bout de Kirghizistan qui leur permettait de voir un autre type de paysage et en plus il est beaucoup plus facile de louer un véhicule à Bishkek. Lorsque ma chère et tendre a vu que nous n’étions pas loin de Samarcande (qu’on avait admiré en 2007) elle a souhaité y retourner. Du coup cela nous a fait un voyage avec 3 ambiances différentes, ce qui est génial pour nous. Niveau durée il a fallu rajouter un petit bout aux 3 semaines initialement prévues pour arriver à tout faire tenir.

PREPARATION
A partir de là j’ai commencé à construire notre parcours. En parallèle j’ai fait des recherches (et demandes) pour le véhicule. Au final, j’ai retenu une agence Ouzbek francophone qui a tout de suite compris nos problématiques d’Européens (véhicule récent, avec matériel de camping, avec les différents transferts et qui prend en charge les quelques réservations d’hôtels, guides, etc, ..). Le véhicule sera donc un Toyota Prado de 2012. La compagnie aérienne sera Turkish Airline qui dessert très bien les pays en Stan (même un vol Samarcande - Istanbul) Visas: pour le Kirghizistan il est délivré directement à l'aéroport, en revanche pour le Tadjikistan il faut le demander à l'avance. ATTENTION, le Pamir nécessite un permis particulier (comme c'est une région semi-autonome), il faut le demander en même temps que le visa en cochant la case permit GBAO (région autonome duHaut-Badakhchan).
OUTILS Comme c'est une destination encore peu couru en self drive je vais développer un peu plus que d'hab. Au niveau guide papier: Je n'ai pas mis de "S" car il n’y en a eu quasiment qu’un, mais qui pour le coup est parfait pour qui veut voyager comme nous : le nouveau guide de Cecile Miramont et Laurent Bendel : KIRGHIZISTAN TADJIKISTAN, qui a été écrit à destination des self-drivers et qui propose différents itinéraires commentés. Mon conseil, après le voyage : le guide n’enjolive pas les choses et s’adresse plutôt aux personnes ayant déjà des notions de « off road » ou de voyage « solitaire », donc quand ils écrivent "difficile" ça l’est vraiment, même "moyen" c’est déjà costaud. Par forcément au niveau difficulté de la piste elle-même mais par la dangerosité liée à la solitude, le peu de traces et le risque de croiser des gués plus ou moins remplis. Au niveau carte: il y en a une très belle et complète pour le Pamir, il s'agit de celle de Markus Hauser édité par Gekco Maps.
Comme je suis très GPS j'ai fait pas mal de recherches. Pour Garmin je n'ai pas été plus séduit que ça. Du coup je me suis penché sur les applications Android. Je connaissais déjà MAPS.ME qui est très bien mais sans courbe de niveaux, j'ai donc aussi testé GAIA, OSMAND, TERRA MAP et SOVIET MILITARY MAPS. Cette dernière est celle qui offre le plus de possibilités de cartographie plus ou moins détaillée, dont les fameuses cartes militaires Russes ultra détaillées. Mais au final c'est OSMAND que j'ai utilisé le plus pendant le voyage, je pense même que cette application remplacera GARMIN dans mon véhicule. MAPS.ME est très bien, mais au niveau topographie elle est un cran en dessous et je l'ai trouvé moins pratique pour gérer les itinéraires. Ce qui est dommage, c'est que toutes ces applications n'ont pas leur pendant sur PC, ce qui aurait été pratique pour préparer le voyage. Du coup je fais tout sur Mapsource et je transfers ensuite les waypoints sur les applications. J'ai aussi utilisé une application où les voyageurs indiquent les lieux de bivouac (ou autre) qui leur ont plu. Il s'agit de IOVERLANDER, très bonne application également. Dernier outil et non des moindres: les CBT, ce sont les offices de tourisme version Kirghize, il y en a dans les principales villes touristiques. Ils sont du grande aide et ont bien souvent un site internet, par exemple sur celui de Nryn on peut acheter, à l'avance, les permis pour la zone frontalière. Ils peuvent aussi vous indiquer des randonnées, en organiser avec des guides, gérer les hébergements, ... Pour le Pamir vous avez l'équivalent qui se nomme PECTA, nous y achèterons les permis pour circuler dans le parc de Zorgul. Il y a aussi le site visitpamirs.com qui regroupe un certain nombre d'informations.
RAVITAILLEMENT et EQUIPEMENT : au Kirghizistan aucun problème, en revanche au Tadjikistan c’est une autre histoire, sur les hauts plateaux très peu de choses disponibles, mais comme on s’y attendait on avait amené des « sachets de graines ». Au niveau vestimentaire il faut de quoi résister au froid (polaire, doudoune, bonnet) mais sans que ce soit extrême non plus (je crois que nous n'avons jamais eu des températures négatives). EN revanche pour la nuit vaut mieux avoir de bon duvets, il a fait entre 0° et 15° suivant l'altitude et la localisation.
Compagnie Turkish Airline qui dessert très bien les pays en Stan (même un vol Samarcande - Istanbul)

Pamir Highway M41 en poids lourd... et route sud fermée (Tadjikistan) English translation pending
Salut
Nous sommes actuellement au Tadjikistan en camping car poids lourd 4x4.
Nous avons du mal à rejoindre le Pamir. Nous avons commencé par emprunter la route du sud qui longe la frontière afghane. Nous sommes arrivés le lendemain d'un énorme glissement de terrain côté afghan qui a rasé un village, et la route était innondée de notre côté à cause de la fonte des glaciers. Nous avons attendu et le lendemain la route a été emportée dans le fleuve 10 km plus loin donc obligés de faire demi-tour. Elle est fermée aux véhicules pour 15 jours minimum.
Nous avons ensuite tenté de couper par la piste khawaling/tavildara. Et contrairement à ce que tous les locaux peuvent dire, les derniers 30km ne passent pas en poids lourd 4x4, même en étant très énervé du volant, elle ne passe qu'en jeep ou autres land cruiser, impossible en poids lourd. On s'est donc retapés plus de 400km (20h) pour emprunter la route du Nord et rejoindre Tavildara par celle-ci.
Je viens donc cette fois-ci prudemment demander sur le forum si quelqu'un a déjà emprunté la route nord, plus particulièrement le col de Kaburabot entre Tavildara et Kalaikoum en poids lourd ou autre gros engin 4x4. Ou bien est-ce que quelqu'un y aurait vu passer des poids lourds locaux?
Merci d'avance, on attend des avis éclairés, on a perdu la confiance en la parole des locaux pour les infos "ça passe ça passe pas?".
tchotcho les voyageurs
Pamir Highway (vidéo) English translation pending
Bonjour,
Pour faire suite à ma série de photos sur l'Asie centrale ( https://voyageforum.com/discussion/serie-photos-prises-en-asie-centrale-d8123328/ )
voici une petite vidéo d'un parcours classique sur une partie de la route M41 (connue sous le nom de Pamir Highway).
La section Khorog- Alichur n'est pas parcourue, le circuit passant pas Ishkashim et la vallée de Wakhan avant de retrouver la M41 au niveau d'Alichur.
https://www.youtube.com/watch?v=ipkIpiZBAxs&t=628s
https://www.youtube.com/watch?v=ipkIpiZBAxs&t=628s
Pamir Highway à vélo Douchanbé (Tadjikistan) à Och (Kirghizistan) en août English translation pending
Bonjour,
Je vais parcourir la Pamir Highway à vélo en autonomie dans le sens Douchanbé - Och, au mois d'août.
J'ai du mal à évaluer précisément le temps nécessaire pour réaliser le parcours en fonction du dénivelé et de l'état de la route. Ma compréhension est que cela représente 1300 km (en majorité asphalté) pour 10 km de dénivelé positif
En comparaison j'ai traversé cet hiver en autonomie le sud-ouest de la Bolivie (Oruro-Salars-Sud Lipez) puis la Cordillères des Andes (de San Pedro de Atacama au Chili à Salta en Argentine) avec une moyenne de 55-60km/jour pédalé (1000 km de pistes en terre/sable + 500 km de route asphaltée, 11 km de dénivelé positif)
Sur la base d'une route majoritairement asphalté j'imagine une moyenne raisonnable de 65km/jour pédalé, soit 20 jours hors repos. Qu'en pensez-vous ?
Par ailleurs, Avez-vous des informations récentes sur la sécurité hors circulation (agression, terrorisme) sur la Pamir Highway ?
Merci beaucoup Clément
Je vais parcourir la Pamir Highway à vélo en autonomie dans le sens Douchanbé - Och, au mois d'août.
J'ai du mal à évaluer précisément le temps nécessaire pour réaliser le parcours en fonction du dénivelé et de l'état de la route. Ma compréhension est que cela représente 1300 km (en majorité asphalté) pour 10 km de dénivelé positif
En comparaison j'ai traversé cet hiver en autonomie le sud-ouest de la Bolivie (Oruro-Salars-Sud Lipez) puis la Cordillères des Andes (de San Pedro de Atacama au Chili à Salta en Argentine) avec une moyenne de 55-60km/jour pédalé (1000 km de pistes en terre/sable + 500 km de route asphaltée, 11 km de dénivelé positif)
Sur la base d'une route majoritairement asphalté j'imagine une moyenne raisonnable de 65km/jour pédalé, soit 20 jours hors repos. Qu'en pensez-vous ?
Par ailleurs, Avez-vous des informations récentes sur la sécurité hors circulation (agression, terrorisme) sur la Pamir Highway ?
Merci beaucoup Clément
Permis GBAO (Pamir Highway) English translation pending
Bonjour,
Nous sommes en voyage à vélo en Asie et nous avions prévu de passer par la Pamir Highway cet été (en Aout). Nous venons d'apprendre que le permis GBAO nécessaire à cette région n'est plus délivré en ce moment.
Quelqu'un aurait-il plus d'infos sur cette actualité ?
merci d'avance.
Route Dushanbe (Tadjikistan) - Osh (Kirghizistan) par le Pamir M41? English translation pending
cherche infos sur la route dushanbe osh par le pamir m41
permis frontiere ect
est il possible de reprendre avion a osh
Tadjikistan - Kirghizistan, route du Pamir English translation pending
Bonjour à tous et à toutes,
Malgré mes recherches il me reste quelques questions concernant la route du Pamir .
j'envisage de faire en vélo cette route à partir de fin septembre , de Douchambé à Djalalabad ou Bishkek sur une période de 6 semaines à 2 mois .
D'ailleurs je cherche un partenaire pour l'occasion 😎
voici donc mes questions :
- quel peut être le climat en octobre dans cette région du monde ? ( le froid ne me gène pas mais il y a des limites , en Bolivie il faisait - 15 la nuit par exemple ) - en suivant le M41 , la frontière Kirghize est elle ouverte aux étrangers ? - faut il un visa kirghize pour passer cette frontière terrestre ? ( et faut il le demander avant de passer le frontière ?) - quelle compagnie aérienne préférer ? - la sécurité ? - combien de temps nécessaire pour faire ce trajet ? - quel type de pneus ? - quels sont les possibilités de ravitaillement en eau et nourriture sur la route ?
Merci d'avance pour votre aide .😇
Laurent
Malgré mes recherches il me reste quelques questions concernant la route du Pamir .
j'envisage de faire en vélo cette route à partir de fin septembre , de Douchambé à Djalalabad ou Bishkek sur une période de 6 semaines à 2 mois .
D'ailleurs je cherche un partenaire pour l'occasion 😎
voici donc mes questions :
- quel peut être le climat en octobre dans cette région du monde ? ( le froid ne me gène pas mais il y a des limites , en Bolivie il faisait - 15 la nuit par exemple ) - en suivant le M41 , la frontière Kirghize est elle ouverte aux étrangers ? - faut il un visa kirghize pour passer cette frontière terrestre ? ( et faut il le demander avant de passer le frontière ?) - quelle compagnie aérienne préférer ? - la sécurité ? - combien de temps nécessaire pour faire ce trajet ? - quel type de pneus ? - quels sont les possibilités de ravitaillement en eau et nourriture sur la route ?
Merci d'avance pour votre aide .😇
Laurent
Filtre à eau nécessaire pour parcourir la route du Pamir à vélo? (Tadjikistan) English translation pending
Quelqu'un peut-il me dire si un filtre a eau peut etre necessire(Ou indispensable)??
10 jours dans le Pamir tadjik English translation pending
Je réfléchis à passer 10 jours au Tadjikistan fin septembre. 10 jours c’est pas bien long, et je rêve de faire un tour dans le Pamir, voire dans le Wakhan. Bref, pensez-vous qu’en 10 jours il soit possible de faire un tour genre Dushanbe – Roushan – Karakul – Mughrab – Khorog – Roushan – Dushanbe en prenant des transports locaux, ou c’est irréaliste ?
Voyage au Pamir (Tadjikistan) et obtention des visas afghan/tadjik English translation pending
bonjours tout le monde,
Pour ceux qui veulent visiter le tadjikistan, le pamirs et continuer son voyage vers l'afghanistan voici des nouvelles toute fraiche ...
TADJIKISTAN: visa sur place a l'aeroport de dushanbe, 30 euros, 2 photos et remplir un formulaire.
HOTEL A DUSHANBE: le varch hotel est apparament le plus abordable, situer au centre ville la nuit est a 10 euros env.. (chambre partager avec un inconnu) et 20 euros env.. (chambre seul), les chambres ces pas trops sa, pas tres propres, panne de courant au moins une fois par jour, douche lamantable et l'eau chaude ne marche qu'a un moment precis de la journee et dure qu'un certain temps,
PERMIS GBAO: s'obtient facilement a l'oviren 10 min non loin de l'hotel varch, ouvert du lundi au vendredi fermer entre midi et deux, perso j'ai payer mon permis seulement 3 euros j'ai cru au debut a une blague mais c'etait bien le permis GBAO, plusieurs passe par des agences mais ces plus simple, plus rapide et moins cher de le faire soi-meme, l'ovir se trouve facilement avec google maps et il est a environ 10 min de marche de l'hotel varch.
DUSHANBE- KHOROG: environ 35 euros en jeep, agence de taxi pas loin de l'aeroport de dushanbe juste a coter du pont du chemin de fer, voyage tres tres long entre 17 heures et 30 heures, route fracasser, conducteur tres dangereux, je parle en connaissance de cause j'ai eux plusieurs frayeur, plusieur accident grave eviter, et je vous parle pas des problemes de moteur ou de pneu etc... et si sur la route vous croiser une jeep en panne dite vous que votre taxi ne partira pas sans que son pote ne sois repartit, a mon retour ont n'est rester bloquer environ 4 heures a cause d'un autre taxi, non serieux un vrai film d'horreur je conseille plutot l'avion dushanbe-khorog a peine plus cher soit 65 euros environ et apparament d'apres certain commentaire de ceux qui l'ont fait ces une experience inoubliable, petit avion d'une vingtaines de places environ et des paysages magnifiques.
HOTEL A KHOROG: le pamirs logde est pas mal juste au pied d'une montagne, chambre tres tres simple pas de douche ou autre seulement de quoi dormir pour trois personnes maxi, propre, chauffer, tres bien acceullies, le proprio parle anglais, pour seulement 4 euros env.. la nuit. pour le reste du pamirs les hotel ne coute vraiment rien et les transports aussi.
VISA AFGHAN A KHOROG: apparament le consulat afghan a khorog ne delivre plus de visa, pourquoi ? je ne saurrai vous dire, sinon il s'obtient tres facilement au consulat de dushanbe en 1 jour, 45 euros, 1 photo et un formulaire a remplir.
voila voila si besoin d'aide n'hesitez surtout pas...
bon voyage a tous et a toutes. CDT
Pour ceux qui veulent visiter le tadjikistan, le pamirs et continuer son voyage vers l'afghanistan voici des nouvelles toute fraiche ...
TADJIKISTAN: visa sur place a l'aeroport de dushanbe, 30 euros, 2 photos et remplir un formulaire.
HOTEL A DUSHANBE: le varch hotel est apparament le plus abordable, situer au centre ville la nuit est a 10 euros env.. (chambre partager avec un inconnu) et 20 euros env.. (chambre seul), les chambres ces pas trops sa, pas tres propres, panne de courant au moins une fois par jour, douche lamantable et l'eau chaude ne marche qu'a un moment precis de la journee et dure qu'un certain temps,
PERMIS GBAO: s'obtient facilement a l'oviren 10 min non loin de l'hotel varch, ouvert du lundi au vendredi fermer entre midi et deux, perso j'ai payer mon permis seulement 3 euros j'ai cru au debut a une blague mais c'etait bien le permis GBAO, plusieurs passe par des agences mais ces plus simple, plus rapide et moins cher de le faire soi-meme, l'ovir se trouve facilement avec google maps et il est a environ 10 min de marche de l'hotel varch.
DUSHANBE- KHOROG: environ 35 euros en jeep, agence de taxi pas loin de l'aeroport de dushanbe juste a coter du pont du chemin de fer, voyage tres tres long entre 17 heures et 30 heures, route fracasser, conducteur tres dangereux, je parle en connaissance de cause j'ai eux plusieurs frayeur, plusieur accident grave eviter, et je vous parle pas des problemes de moteur ou de pneu etc... et si sur la route vous croiser une jeep en panne dite vous que votre taxi ne partira pas sans que son pote ne sois repartit, a mon retour ont n'est rester bloquer environ 4 heures a cause d'un autre taxi, non serieux un vrai film d'horreur je conseille plutot l'avion dushanbe-khorog a peine plus cher soit 65 euros environ et apparament d'apres certain commentaire de ceux qui l'ont fait ces une experience inoubliable, petit avion d'une vingtaines de places environ et des paysages magnifiques.
HOTEL A KHOROG: le pamirs logde est pas mal juste au pied d'une montagne, chambre tres tres simple pas de douche ou autre seulement de quoi dormir pour trois personnes maxi, propre, chauffer, tres bien acceullies, le proprio parle anglais, pour seulement 4 euros env.. la nuit. pour le reste du pamirs les hotel ne coute vraiment rien et les transports aussi.
VISA AFGHAN A KHOROG: apparament le consulat afghan a khorog ne delivre plus de visa, pourquoi ? je ne saurrai vous dire, sinon il s'obtient tres facilement au consulat de dushanbe en 1 jour, 45 euros, 1 photo et un formulaire a remplir.
voila voila si besoin d'aide n'hesitez surtout pas...
bon voyage a tous et a toutes. CDT
Attentat de l'État islamique contre des cyclotouristes au Pamir (Tadjikistan) English translation pending
L'attaque qui a eu lieu dimanche dans la région de Danghara, à 150 kilomètres au sud de la capitale du Tadjikistan et qui a fait quatre mort, a été revendiquée par Daesh lundi. Un groupe de sept cyclotouristes étrangers, dont un Français, a été renversé par une automobile dont le conducteur a ensuite pris la fuite.
Seule pour un mois (ou plus) au Kirghizistan English translation pending
Bonjour à tous :)
Je parcours les forums mais j'espère avoir ici des infos plus adaptées. Je compte partir début septembre, pour le mois entier, voire un mois et demi: budget sur place 1000€ max, sachant que je suis habituée des tout petits budgets et de la débrouille.
* Déjà, je voulais définitivement m'assurer que je n'ai aucune démarche de visa à effectuer - je suis Française, passeport UE. On l'obtient une fois le passeport tamponné à l'aéroport, et il a une durée de 60j, n'est-ce pas? Si bien qu'avant mon départ, je n'ai que mon avion à booker et rien d'autre à faire??
* Sur la base des infos précédentes, j'ai lu que je pouvais me rendre avec mon visa kirghize au Kazakhstan (Almaty & Jambul) et au Tadjikistan moyennant 50USD. Compte tenu du temps que je vais passer au Kirghizistan, me conseillez-vous de me rendre dans les 2 autres pays - et est-ce que les attentes et démarches aux frontières sont longues et laborieuses?- ou alors je serai largement occupée sur place?
* Je parcours le site CBT mais je ne trouve pas d'infos sur leurs tarifs. Vous avez une idée SVP pour les excursions journée/2-3j/plus? J'ai peur que ça coûte une fortune, et je me demande si, de manière plus rock n'roll, je ne peux pas trouver des petits plans bien moins onéreux sur place vu que j'aurai du temps...
* D'ailleurs, et c'est bien le but de mon post, quel circuit me conseillez-vous sur la base des 1000€? Ca fait 250€/semaine, ce n'est pas une fortune non plus donc je dois bien gérer :) Toutes les suggestions sont les bienvenues, sachant que j'aime les animaux, les rivières, que je suis d'un niveau de rando correct -pas immense sportive non plus- et que bien sûr, j'aimerais faire l'expérience de qqs nuits sous yourte.
* Last: je lis que l'on peut tomber sur des policiers pas très réglos. Ils peuvent tenter de faire monter en pression, ça je peux gérer, mais vu que je pense tout retirer en liquide et garder mon argent sur moi, je me dis que s'ils me fouillent, je risque de tout perdre. Que faire? Sachant que je suis une femme cela dit, que mes documents seront en règle et que je n'enfreidrai aucune loi, je me dis que j'ai peu de chance de me faire fouiller mais je demande quand-même.
Voilà, merci!!!
Je parcours les forums mais j'espère avoir ici des infos plus adaptées. Je compte partir début septembre, pour le mois entier, voire un mois et demi: budget sur place 1000€ max, sachant que je suis habituée des tout petits budgets et de la débrouille.
* Déjà, je voulais définitivement m'assurer que je n'ai aucune démarche de visa à effectuer - je suis Française, passeport UE. On l'obtient une fois le passeport tamponné à l'aéroport, et il a une durée de 60j, n'est-ce pas? Si bien qu'avant mon départ, je n'ai que mon avion à booker et rien d'autre à faire??
* Sur la base des infos précédentes, j'ai lu que je pouvais me rendre avec mon visa kirghize au Kazakhstan (Almaty & Jambul) et au Tadjikistan moyennant 50USD. Compte tenu du temps que je vais passer au Kirghizistan, me conseillez-vous de me rendre dans les 2 autres pays - et est-ce que les attentes et démarches aux frontières sont longues et laborieuses?- ou alors je serai largement occupée sur place?
* Je parcours le site CBT mais je ne trouve pas d'infos sur leurs tarifs. Vous avez une idée SVP pour les excursions journée/2-3j/plus? J'ai peur que ça coûte une fortune, et je me demande si, de manière plus rock n'roll, je ne peux pas trouver des petits plans bien moins onéreux sur place vu que j'aurai du temps...
* D'ailleurs, et c'est bien le but de mon post, quel circuit me conseillez-vous sur la base des 1000€? Ca fait 250€/semaine, ce n'est pas une fortune non plus donc je dois bien gérer :) Toutes les suggestions sont les bienvenues, sachant que j'aime les animaux, les rivières, que je suis d'un niveau de rando correct -pas immense sportive non plus- et que bien sûr, j'aimerais faire l'expérience de qqs nuits sous yourte.
* Last: je lis que l'on peut tomber sur des policiers pas très réglos. Ils peuvent tenter de faire monter en pression, ça je peux gérer, mais vu que je pense tout retirer en liquide et garder mon argent sur moi, je me dis que s'ils me fouillent, je risque de tout perdre. Que faire? Sachant que je suis une femme cela dit, que mes documents seront en règle et que je n'enfreidrai aucune loi, je me dis que j'ai peu de chance de me faire fouiller mais je demande quand-même.
Voilà, merci!!!
Visas pour traverser les pays en "Stan" English translation pending
Bonjour,
Je suis actuellement en Iran, avec pour projet de remonter les pays en -Stan, en passant par la Pamir Highway. Je sais que pour l'Ouzbékistan, le Kirghizistan et le Kazakhstan je n'aurai pas besoin de visa.
Pour le Turkménistan, je vais faire un visa de transit depuis l'Iran. Est ce que j'ai besoin d'aller à l'ambassade à Téhéran ou c'est possible de le faire au consulat de Mashad ou sur internet ?
Pour le Tadjikistan, je compte faire mon visa en Ouzbékistan. J'ai pas l'impression qu'il y ait de consulat, donc je pense qu'il va falloir que j'aille à l'ambassade à Tashkent. Je pense arriver au Tadjikistan en mai, est ce que c'est suffisamment tard dans la saison pour que la Pamir Highway soit ouverte (déneigée) ?
Merci d'avance pour vos réponses !
Je suis actuellement en Iran, avec pour projet de remonter les pays en -Stan, en passant par la Pamir Highway. Je sais que pour l'Ouzbékistan, le Kirghizistan et le Kazakhstan je n'aurai pas besoin de visa.
Pour le Turkménistan, je vais faire un visa de transit depuis l'Iran. Est ce que j'ai besoin d'aller à l'ambassade à Téhéran ou c'est possible de le faire au consulat de Mashad ou sur internet ?
Pour le Tadjikistan, je compte faire mon visa en Ouzbékistan. J'ai pas l'impression qu'il y ait de consulat, donc je pense qu'il va falloir que j'aille à l'ambassade à Tashkent. Je pense arriver au Tadjikistan en mai, est ce que c'est suffisamment tard dans la saison pour que la Pamir Highway soit ouverte (déneigée) ?
Merci d'avance pour vos réponses !
Corridor de Wakhan et vallée de l'Aksu à vélo (Tadjikistan) English translation pending
Salut à tous,
Durant notre périple vers Singapour nous allons passer au Tadjikistan, en espérant que d'ici l'été prochain ils se soient un peu détendus...
En gros, les deux itinéraires classiques pour rejoindre l'Irkeshtam pass sont soit :La Pamir Highway dans son intégralité Le corridor de Wakhan jusqu'à Khargush puis retrouver la M41 par le Khargush passOr, sur ma belle carte du Tadjikistan, je trouve une route qui continue après Khargush pour passer un col, le Yangidavan pass puis rejoindre un réseau de route, piste. J'ai trouvé très peu d'informations sur cette région et notamment sur l'état des pistes. Je sais juste que la route qui relie Tokhtamysh à Murghab est à priori asphaltée.
J'aimerai bien avoir un peu plus d'infos sur le coin pour voir si une exploration de cette région est jouable ou si on devra comme tout le monde mettre le clignotant une fois à Khargush.
Merci d'avance !
Durant notre périple vers Singapour nous allons passer au Tadjikistan, en espérant que d'ici l'été prochain ils se soient un peu détendus...
En gros, les deux itinéraires classiques pour rejoindre l'Irkeshtam pass sont soit :La Pamir Highway dans son intégralité Le corridor de Wakhan jusqu'à Khargush puis retrouver la M41 par le Khargush passOr, sur ma belle carte du Tadjikistan, je trouve une route qui continue après Khargush pour passer un col, le Yangidavan pass puis rejoindre un réseau de route, piste. J'ai trouvé très peu d'informations sur cette région et notamment sur l'état des pistes. Je sais juste que la route qui relie Tokhtamysh à Murghab est à priori asphaltée.
J'aimerai bien avoir un peu plus d'infos sur le coin pour voir si une exploration de cette région est jouable ou si on devra comme tout le monde mettre le clignotant une fois à Khargush.
Merci d'avance !
Passage frontière entre Kirghizistan et Tadjikistan à Bordobo - Kyzylart English translation pending
Bonjour!
Je pars avec un ami debut octobre en asie centrale. Nous atterrissons a Bishkek, puis souhaitons nous rendre directement vers la region du pamir avant qu il ne fasse trop froid. Nous pensions prendre un bus. Le passage frontière est il ouvert? Qq a t il deja fait ce trajet en bus?
Merci!!!!
Transport de Murgab (Tadjikistan) à Och (Kirghizistan)? English translation pending
Bonjour,
Je prépare un voyage de 3 semaines / 2 personnes de Douchanbé (Tadjikistan) à Bishkek (Kirghizistan) en passant par la route du pamir, sans agence. Nous partons le 14 Aout.
Le transport de Mourgab à Och semble difficile (peu de camions ou taxis collectifs). Quelqu'un a-t-il fait ce trajet? En combien de temps peut-on espérer faire ce trajet en stop ? A quelle fréquence y a-t-il des taxis collectifs et combien cela coute-t-il ? Est il possible de faire une halte sur le trajet sans s'exposer à voire passer ensuite tous les véhicules désespérément pleins ? Ou est-ce que le location de voiture est la seule solution ? (cher !)
Je prépare un voyage de 3 semaines / 2 personnes de Douchanbé (Tadjikistan) à Bishkek (Kirghizistan) en passant par la route du pamir, sans agence. Nous partons le 14 Aout.
Le transport de Mourgab à Och semble difficile (peu de camions ou taxis collectifs). Quelqu'un a-t-il fait ce trajet? En combien de temps peut-on espérer faire ce trajet en stop ? A quelle fréquence y a-t-il des taxis collectifs et combien cela coute-t-il ? Est il possible de faire une halte sur le trajet sans s'exposer à voire passer ensuite tous les véhicules désespérément pleins ? Ou est-ce que le location de voiture est la seule solution ? (cher !)
Passage de frontière entre le Kirghizistan et le Tadjikistan par la A 372? English translation pending
Bonjour,
Je prépare un périple en vélo pour juillet prochain et je cherche le renseignement suivant : un étranger peut-il passer la frontière entre le Kirghizistan et le Tadjikistan par la A 372, en suivant au départ la vallée Karatéjin? ( poste frontière à 150 km à l'ouest de Sary-Tas ).
J'ai lu des infos très différentes sur ce sujet ( le poste frontière existe, mais serait interditaux étrangers ) et je vous remercie si vous avez une expérience récente.
Amicalement.
Pierrick
Que voir au... Tadjikistan English translation pending
Que voir au Tadjikistan?
Pour préparer votre futur voyage, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter dans le pays (carte).
1- Villes et patrimoine culturelDouchanbé : la capitale et plus grande ville du pays offre juste quelques musées et monuments (dont celui dédié à l'émir Ismail Ier), plus... la hampe de drapeau la plus haute au monde avec ses 165 mètres.Hisor : à une quinzaine de kilomètres de Douchanbé, la petite ville possède un vieux fort du XIIIe siècle.Istaravchan : cette ville sur les contreforts des monts Turkestan est une des plus anciennes du pays.Khorog : capitale provinciale, Khorog est avant tout une base pour profiter des montagnes voisines et faire des randonnées, du raft ou de l'alpinisme. L'Afghanistan tout proche (frontière fermée), de même que les troubles locaux de ces dernières années, nécessitent quand même de bien se renseigner avant sur la situation du moment.Khujand : c'est la grande ville de la Ferghana et la seconde du pays. Elle abrite une ancienne citadelle et un intéressant musée d'histoire régionale.Murghab : c'est la principale bourgade de l'est du Pamir ainsi que la ville la plus haute du pays à 3 650 m. Murghab est une base pour découvrir les environs, ainsi qu'au niveau des transports pour la région ou les pays voisins.Panjakent : cette ville de la vallée de la Zeravshan a été construite à côté des vestiges de la cité antique du même nom qu'on peut visiter, tout comme d'ailleurs le site de Sarazm tout proche. On peut faire de bons treks ou observer les oiseaux dans les environs, notamment dans le Massif du Fann.Route M41 : cette route plus ou moins en état selon les endroits relie le Kirghizistan à l'Afghanistan en traversant tout le Tadjikistan. La Pamir Highway (son autre nom) est une des plus hautes routes au monde et aussi une des plus belles au niveau des paysages.Qurghonteppa : troisième agglomération du pays et capitale de la province du Khatlon, au sud-ouest.Sarazm : dans les environs de Panjakent, le site archéologique d'une des plus anciennes villes d'Asie Centrale. L'endroit fait partie du patrimoine de l'Unesco.Vallée de la Ferghana : à l'extrême nord du pays, cette vallée fertile qui s'étale sur trois pays abrite une large part de la population de la région avec des villages, des ethnies, des traditions et des cultures bien spécifiques qui sont d'ailleurs en partie la cause des conflits entre pays voisins.2- Patrimoine naturelLac Iskanderkul : un des plus beaux lacs de montagne du pays. On peut randonner dans ses environs.Lac Kara-Kul : différent de son homonyme chinois, ce lac d'altitude du nord Pamir permet de randonner et d'observer les oiseaux.Massif du Fann : ce superbe massif montagneux avec ses vallées et ses lacs, au sud-est de Panjakent, est devenu un haut lieu populaire pour le trek et l'alpinisme.Parc national du Pamir : sur presque 20% du territoire tadjik, l'endroit offre de magnifiques paysages de montagnes, de vallées, de lacs, de glaciers avec de plus une faune riche (ours, léopards, loups, oiseaux...) et des cultures locales encore bien vivaces. La chaîne du Pamir est aussi le "top" pour le trekkings et l'alpinisme avec notamment le Pic Ismail Samani et l'ex Pic Lénine. Elle est classée au patrimoine de l'Unesco depuis 2013.Vallée de Wakhan : cette région située essentiellement en Afghanistan se prolonge également au Tadjikistan. C'est une zone de treks dans de superbes paysages. On peut également y voir quelques vestiges de forts et ruines bouddhistes.3- Le plus apprécié...
Lac Iskanderkul; Massif du Fann; Parc national du Pamir; Route M41; Vallée de la Ferghana.
- © VoyageForum -
1- Villes et patrimoine culturelDouchanbé : la capitale et plus grande ville du pays offre juste quelques musées et monuments (dont celui dédié à l'émir Ismail Ier), plus... la hampe de drapeau la plus haute au monde avec ses 165 mètres.Hisor : à une quinzaine de kilomètres de Douchanbé, la petite ville possède un vieux fort du XIIIe siècle.Istaravchan : cette ville sur les contreforts des monts Turkestan est une des plus anciennes du pays.Khorog : capitale provinciale, Khorog est avant tout une base pour profiter des montagnes voisines et faire des randonnées, du raft ou de l'alpinisme. L'Afghanistan tout proche (frontière fermée), de même que les troubles locaux de ces dernières années, nécessitent quand même de bien se renseigner avant sur la situation du moment.Khujand : c'est la grande ville de la Ferghana et la seconde du pays. Elle abrite une ancienne citadelle et un intéressant musée d'histoire régionale.Murghab : c'est la principale bourgade de l'est du Pamir ainsi que la ville la plus haute du pays à 3 650 m. Murghab est une base pour découvrir les environs, ainsi qu'au niveau des transports pour la région ou les pays voisins.Panjakent : cette ville de la vallée de la Zeravshan a été construite à côté des vestiges de la cité antique du même nom qu'on peut visiter, tout comme d'ailleurs le site de Sarazm tout proche. On peut faire de bons treks ou observer les oiseaux dans les environs, notamment dans le Massif du Fann.Route M41 : cette route plus ou moins en état selon les endroits relie le Kirghizistan à l'Afghanistan en traversant tout le Tadjikistan. La Pamir Highway (son autre nom) est une des plus hautes routes au monde et aussi une des plus belles au niveau des paysages.Qurghonteppa : troisième agglomération du pays et capitale de la province du Khatlon, au sud-ouest.Sarazm : dans les environs de Panjakent, le site archéologique d'une des plus anciennes villes d'Asie Centrale. L'endroit fait partie du patrimoine de l'Unesco.Vallée de la Ferghana : à l'extrême nord du pays, cette vallée fertile qui s'étale sur trois pays abrite une large part de la population de la région avec des villages, des ethnies, des traditions et des cultures bien spécifiques qui sont d'ailleurs en partie la cause des conflits entre pays voisins.2- Patrimoine naturelLac Iskanderkul : un des plus beaux lacs de montagne du pays. On peut randonner dans ses environs.Lac Kara-Kul : différent de son homonyme chinois, ce lac d'altitude du nord Pamir permet de randonner et d'observer les oiseaux.Massif du Fann : ce superbe massif montagneux avec ses vallées et ses lacs, au sud-est de Panjakent, est devenu un haut lieu populaire pour le trek et l'alpinisme.Parc national du Pamir : sur presque 20% du territoire tadjik, l'endroit offre de magnifiques paysages de montagnes, de vallées, de lacs, de glaciers avec de plus une faune riche (ours, léopards, loups, oiseaux...) et des cultures locales encore bien vivaces. La chaîne du Pamir est aussi le "top" pour le trekkings et l'alpinisme avec notamment le Pic Ismail Samani et l'ex Pic Lénine. Elle est classée au patrimoine de l'Unesco depuis 2013.Vallée de Wakhan : cette région située essentiellement en Afghanistan se prolonge également au Tadjikistan. C'est une zone de treks dans de superbes paysages. On peut également y voir quelques vestiges de forts et ruines bouddhistes.3- Le plus apprécié...
Lac Iskanderkul; Massif du Fann; Parc national du Pamir; Route M41; Vallée de la Ferghana.
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Visas pour l'Iran et l'Asie Centrale: la procédure? English translation pending
Bonjour à tous,
Je continue avec mes multiples questions concernant la préparation de notre voyage avec ma compagne. Donc, nous partons en mars prochain de Lyon pour l'Asie du Sud Est en passant par l'Iran et l'Asie centrale. Il nous faut donc des visas... Et le moins que l'on puisse dire, c'est que ce n'est pas très clair (du moins je trouve).
Ce que je sais :Pour l'Iran, j'ai cru comprendre que le visa dur un mois et est valide sur une période de 3 mois ? Is it true ? A moins de complétement se louper sur les dates, je pense qu'il est donc intéressant de le faire faire en France avant le départ. Cela fait un problème de moins à régler une fois en Turquie. Pour le Turkménistan, le visa est dit "de transit" et dure 5 jours. Pour l'obtenir il nous faut un visa Ouzbek.La durée de validité du visa Ouzbek est de 1 mois.Pour le Tadjikistan, la durée est je crois également de 1 mois et il nous faut un permis pour la Pamir highway.Pour le Kirghizstan, 1 mois également.Ma première question est de savoir si comme pour l'Iran, les visas Ouzbek, Tadjik et Kirghiz ont une période d'utilisation de 3 mois par exemple ? Si tel est le cas, il peut être intéressant de les faire faire en France ? Ou bien est-ce de date à date ?
Si tel est le cas... Pour les visas Tadjik, Kirghiz et Chinois, le mieux est de les faire en Ouzbékistan ?
Une fois en Chine, nous prévoyons de pédaler au Tibet... Si cela s'avère impossible, nous irons au Pakistan. Quel est le mieux celons vous ? Faire faire un visa Pakistanais en Chine (Urumqi ?) ou le faire faire avant (en Ouzbékistan ?).
Désolé pour ce flot de question, mais toute cette problématique des visas est assez obscure...
Bonne journée,
Benjamin.
Je continue avec mes multiples questions concernant la préparation de notre voyage avec ma compagne. Donc, nous partons en mars prochain de Lyon pour l'Asie du Sud Est en passant par l'Iran et l'Asie centrale. Il nous faut donc des visas... Et le moins que l'on puisse dire, c'est que ce n'est pas très clair (du moins je trouve).
Ce que je sais :Pour l'Iran, j'ai cru comprendre que le visa dur un mois et est valide sur une période de 3 mois ? Is it true ? A moins de complétement se louper sur les dates, je pense qu'il est donc intéressant de le faire faire en France avant le départ. Cela fait un problème de moins à régler une fois en Turquie. Pour le Turkménistan, le visa est dit "de transit" et dure 5 jours. Pour l'obtenir il nous faut un visa Ouzbek.La durée de validité du visa Ouzbek est de 1 mois.Pour le Tadjikistan, la durée est je crois également de 1 mois et il nous faut un permis pour la Pamir highway.Pour le Kirghizstan, 1 mois également.Ma première question est de savoir si comme pour l'Iran, les visas Ouzbek, Tadjik et Kirghiz ont une période d'utilisation de 3 mois par exemple ? Si tel est le cas, il peut être intéressant de les faire faire en France ? Ou bien est-ce de date à date ?
Si tel est le cas... Pour les visas Tadjik, Kirghiz et Chinois, le mieux est de les faire en Ouzbékistan ?
Une fois en Chine, nous prévoyons de pédaler au Tibet... Si cela s'avère impossible, nous irons au Pakistan. Quel est le mieux celons vous ? Faire faire un visa Pakistanais en Chine (Urumqi ?) ou le faire faire avant (en Ouzbékistan ?).
Désolé pour ce flot de question, mais toute cette problématique des visas est assez obscure...
Bonne journée,
Benjamin.
Refus d'un visa de transit au Turkménistan English translation pending
Après 15 jours d'attente, le consulat du Turkmenistan a Genève vient de m'informer du refus concernant ma demande de visa de transit , et ce sans explications. Je suis en route à moto pour l'Iran . Pensez vous qu'en faisant une nouvelle demande en Iran ( à priori Téhéran) j'aurais une chance d'obtenir ce visa de transit ?
Merci pour vos réponses
Kirghizistan 2018 English translation pending

Ouf! Séquestrée par la canicule, j'en ai profité pour faire le carnet de notre dernier voyage! Bonne lecture! Marie
Tout le récit en images en cliquant ici
Texte seul ci-dessous
Kirghistan Juillet 2018 Après un très beau voyage en Mongolie en 2017 où nous avions loué un 4X4 sur place, nous avions envie de découvrir un autre pays d’Asie Centrale cette fois. Va pour le Kirghistan, un petit état assez tranquille (il y a tout de même eu des soulèvements politiques dans l‘extrême SO, où nous n’irons pas, il y a quelques années), très montagneux, où il est aussi désormais possible de louer un 4X4. Cette fois nos 2 filles nous accompagnent et comme la dernière fois nous choisissons d’être totalement autonomes en prenant notre grande tente. Le loueur de voiture nous fournit table, chaises et réchaud. Je lis tout ce que je trouve comme carnets de voyage, scrute Google Earth en long en large et en travers, épluche le guide Bradt (bof), achète la carte papier Gizi Map au 1 :750000 (qq erreurs mais pas trop), télécharge l’application Maps.me et nous concocte un itinéraire sur mesure. Deux semaines devraient déjà nous offrir un bon aperçu du pays! Dimanche 15 juillet Nous atterrissons bien crevés à l’aéroport de Bishkek après 2 vols Turkish Airlines via Istambul, depuis Bâle Mulhouse très pénibles car on a crevé de chaud ! Sergeï de l’agence Travel Expert est bien là. Il patiente le temps que nous retirions qq sous, achetions une carte SIM (de Megacom seul opérateur présent à l’aéroport : les data sont « données », ça ne coûte que qq euros pour 20 Go/semaine ! La voiture est là, toute propre bien qu’un peu cabossée avec 230 000 au compteur ! On réalisera qq jours plus tard qu’il s’agit en fait de miles ce qui fait pas loin de 400 000 km ! Gros V8 qui ne flanchera pas mais amortisseurs en fin de vie ! Le matos de camping est bien là, nous déclinons la popote et le compresseur car nous avons ce qu’il faut. Nous gardons la sangle par contre. Il y a environ 25 km jusqu’à l’hôtel Soluxe réservé à Bishkek. J’avais demandé un early check in mais la chambre n’est pas prête : ils nous permettent gentiment de petit-déjeuner même si à 11h le service est théoriquement terminé. Douche, sieste, et nous partons faire un tour et qq courses alimentaires en ville. Malgré la chaleur (plus de 30°C), la ville nous a semblé agréable à vivre car très verte et aérée. Tous les commerces sont ouverts en ce dimanche après-midi. Il y a un peu partout d’énormes monuments évoquant la période communiste (le pays n’a son indépendance que depuis 1991 !) Tout est un peu déglingué/usé mais propre ! L’islam est la religion dominante mais son application est très soft. Il y a une grosse minorité de russes blancs si bien que nous passons assez inaperçus ce qui est bien agréable. De retour à l’hôtel, il est trop tard pour commander le dîner (ils offrent un service de restauration) alors nous commandons des pizzas que nous dégustons vautrés devant…la finale de coupe du Monde de Foot ! Il n’y a que 4h de décalage horaire et la fatigue du voyage (et la clim) aidant, nous passerons une très bonne nuit ! Lundi 16 juillet Cap à l’ouest par une pénible route en travaux vers Kara Balta puis plein sud vers le village de Suusamir. Dès l’entrée dans la très belle vallée de Suusamir, les yourtes se succèdent le long du bitume : chacun essaie d’améliorer l’ordinaire en vendant fromage et kumis (lait de jument fermenté, la boisson traditionnelle) Chaque étal est pourvu d’une ficelle qui actionne une « sonnette » à quelques mètres dans la yourte ou la roulotte. Je ne sais pas d’où viennent ces roulettes mais il y en a partout ! Très vite nous prenons vers l’est et le village de Suusamir, où après quelques errements nous finissons par dégotter la pompe (en bidons de 5l !) J’ai prévu d’essayer de faire le tour du massif de Sari Kamish, au sud de Kizil-Oy, en partie bordé par la rivière Kökömeren, et je préfère avoir le plein car je ne connais pas l’état des pistes Un joli cimetière surplombe le village, l’occasion de se dégourdir un peu les jambes ! Cette puissante rivière est un affluent de la Naryn qui se jette dans l’Amou-Daria puis dans la mer d’Aral. Elle est presqu’en crue, ça dépote ! Quelques petits villages ponctuent la piste, souvent dotés d’une mosquée clinquante (payée parfois par le Qatar, parfois pour l’Arabie Saoudite, pour ce qu’on en a vu) Cette vallée de la Kökömeren est magnifique. Nous prenons un stop une dame à la sorte de Kizil Oï, qui va comme nous vers le sud. Communication difficile car ici presque personne ne parle anglais et nous ne parlons ni Kirghize ni Russe. Elle nous offre gentiment une flopée de bonbons et beignets qu’elle emballe dans un sac en plastique dont elle retire qq morceaux de mouton, miam ! Nous la déposons 50 km plus loin à Tabilgiti et continuons de longer la rivière en rive droite vers l’ouest. La route est goudronnée depuis la bifurcation vers Sari Bulung sans doute du fait de la présence de la mine d’uranium de Ming-Kush, plus haut à l’est dans la montagne. Les travaux – en cours- sont menés par…des Chinois. Je pense qu’à terme cette route rejoindra la M41 vers le lac de barrage de Toktogul. Nous nous trouvons un bel emplacement de bivouac au bord de la rivière. Nous ne sommes qu’à 1200 m d’altitude et il fait chaud ! Espérons qu’il n’y ait pas trop de déchets radio-actifs dans la rivière ! (sur le coup je n’y ai plus pensé !)
Mardi 17 Juillet Nuit un peu trop chaude… Nous quittons à présent la rivière pour remonter vers le nord-ouest. En prenant de l’altitude, le vert réapparait et nous remontons une vallée assez humide (boue possible si pluie), très fertile, avec jolies fermes assez soignées. Un petit air de Suisse. Que des maisons en « dur », parfois aux toits de chaume. D’ailleurs l’unique voiture rencontrée sur cette boucle est…Suisse, en route depuis 2 mois. Notre trace s’infléchit ensuite vers l’est et nous remontons une longue vallée vers le col de Kirk Kiz Ashuusu. Une vallée très sauvage file vers le nord, dont quelques yourtes gardent l’entrée. Quelques pierres plus ou moins dressées (la faute au bétail) dont l’une est gravée marquent le col (3339m) où le fond de l’air est trop frais pour pique-niquer. Il nous faut descendre un peu pour trouver un coin abrité du vent et près d’un ruisseau, avant de boucler la boucle près de Kizil Oï. Petit problème technique, nous avons actionné la boîte courte et même si la voiture semble fonctionner normalement, il y a plusieurs messages d’alerte au tableau de bord… Nous retournons vers la Vallée de Suusamir, en prenant en stop un kirghize jovial dans le village de Suusamir qui reconnait de suite à notre « salam » que nous sommes Français (ou belges) Il est allé acheter une voiture à Charleroi qu’il a bien sûr ramenée par la route et connait qq mots de Français et d’Anglais. Il a été animateur en Egypte, et son job est d’acheter et de vendre des chevaux. Un sacré numéro ! Nous le déposons qq km plus loin, non sans avoir dû lui promettre que la prochaine fois nous louerons une voiture par son intermédiaire car il pourra nous avoir un bien meilleur prix (j’ai ses coordonnées pour les amateurs !) Nous reprenons de l’essence à la grosse station Gasprom dans la vallée de Suusamir et j’en profite pour envoyer un mail à Sergeï et des photos du tableau de bord. Il répond aussitôt mais son anglais et le mien sont trop mauvais pour se comprendre par téléphone. Il nous suggère de trouver quelqu’un qui parle russe (comme lui) Je sollicite un gars avec une bonne tête qui a un gros 4X4 tout neuf, espérant qu’il parle un peu anglais : très peu en fait mais après m’avoir offert le snikers qu’il venait d’acheter, il skype illico presto son fils, qui lui traduit ma demande. Dans la foulée il « what’s ap « Sergei avec lequel il va passer une heure à faire différents tests et essais sur la voiture. Quand il se met à débrancher la batterie, je lui demande quel est son job : building business me dit-il et il me montre la photo d’un énorme immeuble flambant neuf à Bishkek, qu’il a construit. On n’en revient pas de tant de gentillesse ! Bref, en conclusion, la voiture fonctionne mais les voyants restent allumés. Sergeï me propose de nous amener une autre voiture (il en a pour une bonne demi-journée aller) ou de nous faire une ristourne de 150 $ (engagement qu’il tiendra). On choisit la 2ème option et nous n’aurons plus de problème par la suite (sauf avec l’alarme un peu fantaisiste mais ça n’émeut personne de toute façon) Soulagés nous reprenons la route vers l’ouest dans la belle mais très touristique vallée de Suusamir, puis prenons une piste vers le sud puis l’est afin de nous éloigner de l’axe principal) La lumière de fin de journée est superbe. Nous trouvons un joli coin de bivouac au bord d‘une rivière, et nous installons rapidement, sous le regard attentif des habitants des yourtes situées un peu plus haut, rassemblés en haut de la petite colline. Examen de nomade réussi ! Il nous faut 20 mn chronomètre en main pour tout installer, matelas gonflables (pff…) compris. Un peu plus tard, notre « voisin » dont la yourte est située de l’autre côté de la rivière nous fait une petite visite de courtoisie alors qu’il rentre chez lui. Je lui fais visiter les lieux. Il tâte d’un doigt expert la tension des haubans et d’un coup de botte renfonce 1 ou 2 piquets ! Il a l’air de trouver notre « yourte » un peu trop fragile. C’est pourquoi nous plaçons souvent la voiture du côté au vent afin de la protéger. Satisfait il enfourche son cheval pour traverser la rivière tandis que ses chiens empruntent des petites passerelles que nous n’avions pas vues. Cool, car demain est prévue une grande balade vers les montagnes où j’ai repéré un petit lac d’altitude. Joli ciel de fin de journée… Nous sommes à 2500 m et il fait bon. Mercredi 18 Juillet Grand beau temps au réveil, on a beaucoup de chance avec la météo. J’avais lu pas mal de récit de gens qui avaient eu froid, de la pluie, du brouillard voire de la neige et notre garde-robe n’est pas adaptée, tant mieux ! Après avoir évité un léopard des neiges (comme il est grand par rapport à la tente !), nous nous élevons au milieu des fleurs, au GPS, bientôt rejoints par… Nourik, notre voisin accompagné de ses 2 braves chiens. Ici les cavaliers cheminent toujours sur les crêtes, ce qui permet d’observer à 360° et rien ne leur échappe ! Ansare nous a vus de très loin et nous rejoint. Je ne sais comment, les filles se retrouvent à cheval ! Du moins le temps que je rejoigne la petite troupe. On a vu plusieurs de ces drôles de chiens, mélange de border collie et de lévrier afghan. Plus haut 3 autres cavaliers nous rendent une petite visite : essai des chevaux, photos, pose avec le chien. Du coup j’en oublie de regarder le GPS et on se trompe de vallée ! On aurait pourtant bien vu un petit lac au pied de cette montagne ! En plus un des bergers je le comprends a posteriori a essayé de m’indiquer la bonne direction mais je n’ai pas capté. Bref, on se repose un peu au milieu des fleurs avant de changer de vallée. Ansare s’en retourne avec ses chèvres et son chien a du mal à quitter les filles ! Les filles ne veulent pas perdre d’altitude et vont crapahuter par le haut. Fred et moi prenons le sentier indiqué par le berger (ayé j‘ai compris !) Voilà un lac mais Le lac est encore plus haut au-dessus de ce verrou glaciaire : on en a plein les pattes après 900 m de dénivelé positive ! Les filles nous rejoignent : elles ont vu le lac d’au-dessus et il est « bof » au milieu d’un grand pierrier donc on laisse tomber. On continue vers un autre col plus à l’ouest, avec l’idée de descendre par une autre vallée. Nous sommes rejoints par Nourik et le jeune berger, qui nous amènent le pique-nique ! Bel endroit aux roches tarabiscotées pour goûter au kumis, lait de jument fermenté dont les kirghizes boivent plusieurs litres par jour. Pas mauvais, je m’attendais à pire. J’en reprends même 2 ou 3 fois. Il nous offre aussi du pain et une sorte de fromage dans un petit pot, que Fred a apprécié. Nous partageons qq fruits secs achetés à Bishkek. Le tchaï (thé) bien sucré est excellent. Nourik nous déconseille de changer de vallée, en effet c’est très raide ! On redescend jusqu’à la tente : déjeuner, « douche » puis on remballe tout et nous prenons la route vers le sud en direction du lac de barrage de Toktogul. C’est la route du miel et des framboises (écrasées dommage) Plein de petits stands au bord de la route où les gens vendent leur production : des km de miel puis de km de framboises ! Le lac est à 1000 m d’altitude et il fait chaud ! J’ai repéré un coin de bivouac, hélas rendu inaccessible par le niveau du lac. On se trouve un coin près du village de Sargata, pas très glamour mais au bord d’un ruisseau. Jeudi 19 Juillet Encore une nuit un peu trop chaude… Nous poursuivons notre route vers le sud, en direction de la frontière Tadjik et du Pic Lénine (une des 3 sommets de plus de 7000 m du pays) La Naryn est le principal fleuve du pays, elle coule d’est en ouest et après avoir déposé ses limons dans le lac Toktogul, elle prend une incroyable couleur azur alors que nous la longeons sur plusieurs dizaines de km sur la route M41. Impossible de ne pas y faire une petit pause fraicheur, dans un coin qui invite d’ailleurs au bivouac (pas si facile sur cette portion de la M41) A mesure que nous approchons de Jalal-Abad, le paysage s’urbanise et la circulation se densifie. Il faut avoir un peu de culot et pas mal de sang-froid pour conduire au Kirghistan : même si dans les zones urbanisées, la police et ses radars veille (en général à l’ombre d’un arbre. Si pas d’ombre, pas de radar…) c’est un peu la chevauchée sauvage avec plus d’inconscience que de malice d’ailleurs. Les limitations de vitesse ne sont pas toujours bien claires et il faut être attentif et se calquer sur les autres. Moyennant quoi, on n’a pas été embêté par la police…
On flirte sur plusieurs km avec la frontière avec l’Ouzbékistan (de l’autre côté de ce lac) On arrive en fin de journée vers Gülchö : toute cette portion de route entre Tash Komur et Gülchö est bien pénible. Enfin, la circulation se raréfie et les paysages nous enchantent à nouveau. A Kichi Karakol, nous trouvons un joli coin de bivouac (mais on entend la circulation sur la M41) Vendredi 20 juillet Il ne nous reste plus qu’à franchir le col de Taldiik(3615m) avant de basculer sur Sari-Tash. Quelques indices de chamanisme sur ce cimetière musulman. Dans ce coin du monde, les frontières et les cultures sont intriquées. Vers l’est à 80 km, la frontière chinoise. Vers le sud à 45 km, le col de Kizil Art (4280 m) à la frontière Tadjike. Nous allons vers l’ouest en direction du Pic Lénine (7134m) en descendant la majestueuse Alay valley où coule la Kizil Suu, dont je sais que nous devrons la traverser, ce qui me m’inquiète un peu vu son aspect.. A Sari-Mogol nous tournons vers le sud, et un joli pont nous rassure aussitôt ! Nous sommes à 3000 m et il y a plein de marmottes ! Nous suivons un moment la piste qui mène au camp de base du Pic Lénine puis prenons à gauche vers le Tulpar Lake, en rive droite de la rivière, où aucun permis n’est requis. Nous dépassons une ferme (ou de jeunes enfants tendent la main pour des bonbons, nous n’aurons cela nulle part ailleurs au K.) Nous dépassons le lac et les quelques yourtes touristiques qui le bordent pour piqueniquer un peu plus haut avant de partir randonner vers le haut de la vallée. A droite le Tulpar Lake, devant la voiture et dans la vallée une passerelle permettant d’accéder à pied au camp de base. Il y a de quoi accueillir des dizaines d’alpinistes, dans un certain confort. Le temps est mitigé et il nous faut un peu motiver les troupes pour aller jusqu’au bout du sentier. Bien nous en a pris, nous sommes en face de la moraine glaciaire, en surplomb de la confluence de 2 rivières colorées. On distingue un des 3 ou 4 camps intermédiaires pour aller au sommet (sans doute le camp 1) et plus haut on distingue une trace avec 2 petites silhouettes qui crapahutent. Restons plutôt du côté des fleurs ! On traine un peu espérant que le sommet se dégage, en vain… Demi-tour… Nous trouvons un beau coin de bivouac, près d’un ruisseau avec vue sur le Pic Lénine…sous les nuages. Belles lumières orageuses de fin de journée mais finalement à peine 3 gouttes. Samedi 21 Juillet Le soleil se lève vers 6h00 dans un ciel parfaitement pur… A l’extrême droite notre tente, on aperçoit la dizaine de yourtes touristiques du Tulpar Lake. J’ai repéré une autre belle vallée à l’est de celle où nous avons dormi. Une piste permet de la rejoindre. Il y a des marmottes partout (on ne se les signale même plus) et aussi un beau troupeau de yaks. Petit problème technique avec l’appareil photo qui a pris des libertés artistiques, pff… Très belle vallée qu’il faudrait explorer plus avant… Retour sur Sari Mogol ou de bon matin un groupe chante et danse… Pause déjeuner en redescendant du col Taldiik Ashuu, encore des yaks. Nous reprenons la M41 vers Gülchö (délicieux abricots vendus au seau pour 3 fois rien ! C’est étonnant d’avoir en même temps -certes pas au même endroit- des framboises et des abricots. Nous aurons même des pommes !) Puis à nouveau la route pénible vers Jalal-Abad avant de bifurquer vers Kazarman, à l’est. La piste est peu roulante…on trouve miraculeusement un coin plat avec ruisseau dans le début de la montée vers le col de Kok Art (3335m). Nous sommes visibles de la piste (certes peu fréquentée) mais ne seront pas dérangés. Les gens répondent à notre salut et continuent leur route tranquillement. C’est bien agréable ! Je ne sais pas dire si c’est de la timidité, de la politesse ? Dimanche 22 Juillet Nous reprenons la montée, sur une piste très poussiéreuse et abimée par le passage de camions lourdement chargés de fûts d’aspect peu engageant (je pense qu’ils vont à la mine d’or de Mak Mal au sud de Kazarman) Kazarman, si elle abrite quelques immeubles décrépits, n’est pas si moche que décrite dans le Bradt. Il y a de la verdure, de l’essence et plusieurs commerces dont un supermarché pas trop mal achalandé. Le fond de la vallée que nous suivons jusqu’à Kara-Bulung, baigné par la Narin, évoque une oasis. La région est très agricole et même si nous avons aperçu qq antiques moissonneuses batteuses, la moisson se fait souvent à la faux ! Nous quittons ensuite la vallée fertile en direction du col de Kara-Koo (2625m) Un peu avant celui-ci nous faisons une pause pique nique dans le lit d’une rivière cristalline, à l’ombre d’un cottonwood, au pied de falaises d’un ocre qui nous évoque à tous une fois de plus l’ouest américain. La diversité des paysages nous émerveille ! Il suffit de changer d’altitude, de vallée pour changer de tableau : vert, rouge, jaune ou noir, croupes ondulées, pics acérés, plateaux entaillés de canyons, rivières multicolores. Les villages ne sont pas vilains, toujours très arborés (je trouve que les peupliers sont vraiment l’Arbre de l’Asie Centrale), les maisons décrépies mais pas misérables. Et partout, sauf vraiment dans les endroits les plus reculés, des troupeaux et leurs bergers qui vivent en yourtes, du moins durant la saison estivale. En hiver, il fait très froid, jusqu’à moins 30°C ! On se demande où vont tous ces animaux durant l’hiver ? En tout cas, les réserves de foin sont abondantes, mais les troupeaux immenses ! La présence de ces yourtes implique un réseau de pistes très développé, et sauf quand elles sont détériorées par un passage intensif, elles sont généralement en bon état (rien à voir avec la Mongolie) Elles permettent d’accéder à des vallées perdues, uniquement fréquentées par le bétail et les bergers. Il faut passer au-dessus de 3000 voire 3500 m pour voir des marmottes et des yaks, c’est leur domaine. La population génère très peu d’ordures et nous avons du mal à trouver…des poubelles ! Alors nous profitons du lit de la rivière jonché de bois flotté pour en faire une petite flambée. Après le col, nous redescendons vers la Narin et sa verdure, toujours entourée de badlands. A Jangi Talap, nous jetons un œil à un ancien caravansérail restauré et faisons un bref aller-retour à Ak Tal pour un plein d’essence. Ensuite nous repartons vers le nord en direction du Lac Son Kul : la piste remonte doucement la jolie vallée de la Kurka puis s’élève brutalement vers les alpages. La grimpette est raide mais charmante, au milieu des sapins et des fleurs de montagne. L’arrivée au lac est grandiose : nous sommes à 3000 m, et les sommets qui nous entourent 4000m. Des milliers d’animaux paissent sur ses rives. Les yourtes sont nombreuses mais pas tant que je le craignais car l’endroit est un des « marronniers » de tout voyage au Kirghistan. Il reste de la place ! Après avoir installé le camp, les filles reprennent la voiture pour aller négocier une rando à cheval pour le lendemain. C’est OK pour 8h, 1000 Som (13 euro) pour 2 chevaux pendant 2h. Lundi 23 juillet Nous déposons les filles au camp de yourtes touristiques : leurs chevaux arrivent montés par les 2 bout d’choux d’une « vraie » yourte située un peu plus haut dans la montagne. Elles partent tranquillement vers les crêtes, tandis que nous prenons la voiture pour aller vers le côté est du lac. Nous découvrons d’étranges pierres alignées, avec une succession de cercles de gros cailloux dont le sens nous échappe. Si quelqu’un sait ? Le paysage ne change pas beaucoup mais c’est beau partout ! Nous récupérons les filles, un peu claquées par leur galop à 3000m ! Puis nous redescendons vers Ak-Tal, en faisant une petite pause pique nique au pied du col près de la Kurtka (très bon coin de bivouac !) On continue ensuite en direction de Baetov, où nous reprenons de l’eau à une sorte de fontaine (il s’agit plutôt d’un tuyau sortant du sol que l’on repère grâce aux gens qui viennent s’y désaltérer ou faire le plein de gros bidons, car il semble que toutes les maisons n’ont pas l’eau courante) Faire le plein d’eau n’est pas si simple que je l’aurais cru au Kirghistan, où les rivières sont certes nombreuses, mais souvent en aval de gros troupeaux, et/ou souvent très limoneuses car d’origine glaciaire. Dans tous les villages ou presque on trouve donc ces « tuyaux » qui délivrent une eau que nous avons supposée potable. Nous avons aussi parfois fait le plein (d’eau !) dans des stations services (parfois avec un infect goût de plastique en particulier à Kazarman) Nous avons systématiquement traité l’eau des ruisseaux (avec de l’Aquatabs) et nous n’avons pas été malades. Nous avons mangé profusion de fruits (abricots, pommes) et légumes (tomates, oignons, pommes de terre, concombre) et beaucoup d’œufs (comme en Mongolie, garder précieusement les boites des œufs achetés dans la capitale car ensuite, les œufs sont vendus « tous nus » ) ! Aucun problème non plus.
Après Baetov, nous replongeons dans l’ouest américain et c’est la découverte inattendue de ce vieux caravansérail qui nous ramène en Asie ! Plus loin nous dépassons une ferme qui semble abandonnée avant de commencer l’ascension du col de Börülü (3262 m). La piste est époustouflante, de bonne qualité et il n’y a personne ! On a une pensée émue pour tous ces cyclistes croisés sur l’abominable M41 au nord de Gülcho…. Après le col, quel contraste entre les doux vallons verdoyants et cette haute falaise grise dont le soleil révèle les moindres détails ! La piste redescend vers le hameau de Orto Sirt et la vallée de la Terek. J’ai repéré une piste qui continue de l’autre côté vers l’ouest que l’on distingue sur cette photo. Nous traversons la Terek et continuons vers l’ouest en grimpant dans les alpages. La piste est excellente, ne dessert pourtant que quelques yourtes éparses et une ferme plus haut dans la montagne, que nous dépassons pour finalement nous poser au bord d’un ruisseau, en fond de vallée, au pied de ce glacier. Comme souvent au K, les anciennes moraines sont végétalisées et ça donne un aspect tout-à-fait original au paysage. Nuit paisible à 3000 m, c’est l’altitude idéale pour dormir sans avoir trop chaud !
Mardi 24 Juillet En traversant la Terek hier, nous avons remarqué qu’elle s’écoule au nord du gué dans une jolie gorge que nous avons envie d’explorer. Nous la retraversons donc, la longeons sur sa rive droite presque jusqu’à l’entrée de la gorge et découvrons par hasard une source captée, ça tombe bien ! Nous nous y garons et continuons à pied, pas bien loin hélas car c’est trop accidenté. Bonne petite balade matinale rafraichissante cependant ! Nous reprenons la piste vers le sud, en rive gauche cette fois et nous rapprochons de cette fascinante falaise. On se régale ! Après l’avoir contournée par le col de Kulak(3390 m), nous trouvons une piste qui permet de se rapprocher de sa face sud-est, hélas vite interrompue par le lit effondré d’une rivière. Ce coin mériterait vraiment une exploration plus approfondie mais il est midi, il fait chaud et soif : petite pause piquenique et on envoie le drone à notre place ! Le soleil au zénith n’est pas l’idéal mais il nous semble distinguer plein de jolis tipis (un peu comme certaines formations rencontrées dans l’ouest US, certes moins colorées) Nous sommes inspectés par quelques vautours curieux qui profitent des ascendances. Recharge de la batterie de l’appareil photo directement sur la batterie car en route la prise allume cigare a déjà du boulot : smartphone qui nous sert de GPS, batteries du drone, de sa télécommande, gopro, routeur internet et tutti quanti ! Il nous nous reste ensuite qu’à redescendre vers la routeE125 qui mène en Chine via le Torugart Pass. Nous prenons à G vers le nord et la ville de At Bashi et, comme nous passons devant, nous prenons la piste qui mène au caravansérail de Tash Rabat (autre marronnier), entouré de diverses yourtes commerciales et petits commerces. Il nous a laissés assez indifférents. Après qq courses à At Bashi (il faut en moyenne faire 2 ou 3 boutiques pour trouver des fruits, du pain, des œufs, des légumes, du lai, des jus de fruit et du yaourt), nous prenons en rive gauche une piste qui longe vers l’aval la rivière at-Bashi vers le nord, au nord de la ville. Les badlands aperçu sur Google Earth m ‘avaient donné envie d’aller voir par là mais hélas, il est très difficile d’approcher de la rivière car les pistes secondaires sont souvent effondrées. Il existe une autre piste en rive droite, peut-être est-elle plus propice ? Bref ! demi-tour pour l’amont de la même rivière, plus à l’est où j’ai repéré (toujours sur les vues satellites) de jolies gorges. Nous longeons la rive nord de l’At Bashi et contournons par l’est le massif de At Bashi Kirka. Ensuite nous prenons une piste qui remonte la rivière en rive gauche dans une très jolie vallée parsemée de yourtes. Nous la remontons sur une trentaine de km, jusqu’à surplomber un pont qui permet de passer en rive droite puis de continuer vers l’est, sans doute à perpète (encore un coin à explorer !) Mais la portion de piste qui descend au pont n’inspire pas Fred et le temps est à l’orage alors nous préférons ne pas descendre au bord de la rivière et camper un peu plus haut. Le pont est juste en aval de la confluence entre les rivières At Bashi la rouge et Balikti la bleue. 3 orages et beaucoup de pluie durant la nuit ! La tente a tenu le choc, faut dire qu’elle a déjà fait ses preuves en Islande ! Mercredi 25 Juillet Petite balade matinale en remontant les gorges de la Balitki, puis nous reprenons la piste cette fois vers l’ouest. Quel peut bien être ce système de balancier près de cette yourte ? Après Bosogo, nous repassons en rive droite de l’At Bashi, traversons le village de Ak-Muz, puis son cimetière ( !) avant de continuer jusqu’à Naryn où nous refaisons qq courses. Bien malin qui pourra deviner ce qu’on vend là-dedans ! Nous allons maintenant rejoindre en 2 jours le lac Issik Kul en prenant la piste qui file de Narin vers Tosor (environ 200 km) Vallée très agricole sur les 20 premiers km, la moisson bat son plein ! Nous piqueniquons à la confluence entre Kichi Narin la bleue et Chong Narin la grise, près de ces yourtes inoccupées. Puis nous remontons des gorges, où nous rencontrons des russes équipés de kayaks (sur le toit !) en phase de reconnaissance de la rivière. Le débit est fort mais il y a très peu d’obstacles et ce sur des dizaines de km : avec un très bon niveau de kayak, ça doit être fantastique ! Un e fois franchies les gorges, nous sommes à 2500 m et le paysage, ouvert, grandiose et paisible à la fois s’élève en pente douce jusqu’à la source chaude de Jiluu Suu à 3000 m : cette portion de piste est splendide ! Rencontre avec des yaks… Et même avec un chameau ! On s’arrête pour le gratouiller car il a une bonne tête et les enfants qui jouaient un peu plus haut nous rejoignent. L’ainé ne se fait pas prier pour escalader la bestiole, tout fiérot ! Voilà où habitent les enfants. Ce sont les grandes vacances et il y a de la marmaille partout ! Nous arrivons aux sources chaudes en fin de journée et c’est un peu la foule ! Le bain n’est pas bien grand et ne peut accueillir que 4 personnes à la fois. On continuer la piste sur 1 ou 2 km pour se trouver un coin tranquille au bord de la rivière Üch Emchek, encore une fois au pied d’un glacier. Nuit paisible à 3000 m.
Jeudi 26 Juillet Nous refaisons le plein d’eau dans un torrent d’eau claire puis démarrons de cet endroit la rando vers le Techik Kol, un lac d’altitude situé au-dessus de la source chaude. On tâtonne un peu avant de trouver cette antique passerelle pour traverser le torrent. En contrebas, on aperçoit les « cyclistes courageux » qui quittent le camp, les cyclistes « fainéants » accompagnés d’un véhicule d’assistance qui roupillent encore (mea culpa, cycliste et fainéant c’est antinomique !) et les cavaliers russes (avec la Lada Verte) qui se lèvent tranquillement. La montée (en partie sur une ancienne piste ce qui gâche un peu le paysage) se fait tranquillement. Curiosité géologique : un lac se déverse dans un autre via un torrent au bon débit et voilà ! Pas d’issue visible à ce lac pour l’empêcher de déborder ! Voilà le lac et la passerelle de l’ancienne piste (en partie effondrée) est toujours présente. En redescendant nous croisons les cyclistes « fainéants » russes (à pied sauf un) et les cavaliers russes (à cheval) qui je pense vont continuer vers l’ouest par cette ancienne piste. Fred et les filles redescendent tout schuss tandis que je prends mon temps. Ils veulent se baigner avant que tout ce petit monde ne redescende. Finalement les filles devront patienter un peu le temps que des hommes musulmans et surtout tous nus finissent d’infuser. Fred se joint à eux mais l’eau à 43°C ne lui permet pas de tremper bien longtemps. Je m’abstiens, pas fan du béton, de la promiscuité et de l’eau brûlante. On a pu se laver tous les jours, puisque nous avons toujours campé au bord de l’eau, quitte à faire chauffer un peu d’eau sur le réchaud. Mes troupes bien ramollies par leur baignade, nous reprenons la piste vers le col de Tosor. A l’est de la source chaude, elle devient bien moins roulante car elle flirte avec le lit d’une rivière et traverse aussi plusieurs pierriers. Nous hésitons un peu lors d’un gué pas mal creusé par le courant et recevons l’aide bienvenue d’un kirghize qui habite la yourte juste au-dessus qui nous conseille un passage un peu en aval. Sympa ! Plus loin pas de gué difficile, l’eau est claire et il n’y a pas plus de 30 cm. Les vallées glaciaires perpendiculaires à la nôtre se succèdent, très austères avec ce temps. Un peu plus haut dans la vallée nous sommes intrigués par la présence de formes humanoïdes perchées sur des piquets, mi figures chamanoïdes mi épouvantails…. Il s’agit en fait d’une originale opération markéting orchestrée par cette petite famille kirghize pour capter l’attention des touristes, à la fois amusés et étonnés de croiser cette petite boutique volante dans ce coin perdu ! Ils ont bien mérité qu’on leur achète qq babioles ! La yourte fait aussi restaurant mais nous déclinons la proposition car on n’avance vraiment pas vite sur cette mauvaise piste ! Bien nous en a pris car les choses se corsent encore dans la montée vers le col. Nous dépassons qq cyclistes russes à l’agonie puis les copains plus fringants qui les attendent au col en se caillant. Il est situé à 3893 m au niveau d’un glacier. Il pleuviote, il y a du vent, on les plaint d’autant plus que le bivouac est impossible encore avant plusieurs km. Nous passons enfin sous les nuages et apercevons le lac Issyk Kul (162 X 80 km, 668 m de profondeur) et les montagnes sur sa rive nord. La descente, jolie, nous semble toutefois interminable (le lac est à 1600 m) après cette longue journée. J’ai repéré une presqu’île au nord-est de Tosor qui semble propice au bivouac : il s’agit en fait d’un « camping » sans aucun aménagement, il faut juste payer l‘équivalent de qq euro à la yourte située au début de la piste. Le coin semble connu puisque pour une fois nous ne sommes pas seuls mais l’endroit est assez grand pour que chacun garde sa tranquillité. Il y a qq cyclistes et des Russes et des Kazakhs venus pour pêcher et faire du windsurf. On se pose côté lagune avec la vue sur les montagnes de la rive sud. Bel orage de fin de journée qui passera à côté finalement.
Vendredi 27 juillet Nuit calme bien qu’un peu chaude. Nous sommes tout près du Fairy tale ou Skazka canyon, autre marronnier, dont je n’attends pas grand-chose et qui finalement est très plaisant. Il faut dire que nous y sommes à 8h et que nous y serons tranquille jusqu’à 9h passées. Ensuite les gens arrivent, par lots de 18 en Marchroutka… Le site est assez étendu finalement et nous n’avons pas pu tout explorer car la chaleur monte vite et la belle lumière ne dure pas. Donc venir très tôt ! On a payé (50 som-0,6 €/personne) en sortant. Comme il est tôt nous décidons d’aller chercher un peu de fraicheur en remontant la Vallée de Barskoon jusqu’au col de Ara bel d’où part une vallée désertique parsemée de petits lacs d’altitude. La piste est excellente, arrosée pour éviter la poussière, ça nous change d’hier. Nous dépassons un convoi d’une dizaine de gros camions citernes, siglés Kumtor. C’est la mine d’or gérée par des Canadiens beaucoup plus haut dans la montagne. Nous passons devant la cascade de Barskoon où la profusion de yourtes commerciales nous décourage. Une photo de loin suffira ! Plus haut nous sommes malheureusement obligés de faire demi-tour à une sorte de check point gardé par des hommes portant l’uniforme de la Kumtor. Niet, impossible d’aller plus loin. Pourquoi ? On redescend pour se poser au bord du lac, un peu à l’ouest de Skazka Valley. Nous allons y buller toute l’après-midi (et y prendre qq coups de soleil pour certaine !) C’est amusant de voir tous ces gros cumulus se former à la périphérie du lac sur les sommets des montagnes. En fin d’après-midi nous repartons vers l’ouest (la route goudronnée sur la rive sud du lac est très « ondulante », bien pire que pas mal de pistes) Il fait chaud, c’est vendredi, il y a du monde à la plage ! Petit arrêt à Bokonbaïevo, où ici comme ailleurs nous sommes étonnés de voir ces portraits (plein de personnages différents) accrochés aux réverbères ? Aucune idée de leur signification ? En approchant de Balitchky à l’extrémité est du lac, je me rends compte que la région est beaucoup plus urbanisée et qu’il va être difficile de trouver un coin de bivouac agréable. Pour 4800 som (60 €), nous prenons 2 jolies chambres à l’hôtel Azimut à l’entrée ouest de la ville. Ils acceptent de nous servir le petit-déjeuner dès 7h car nous allons demain faire une balade dans un canyon et vu la chaleur, je préfère démarrer tôt. Pour dîner, nous allons au Smack café et testons quelques plats « typiques » : intérêt plus documentaire que gustatif. Par contre la glace à la pistache est un délice !
Samedi 28 juillet Nous avons bien dormi, les filles ont eu trop chaud (pas de clim et trop de bruit pour ouvrir la fenêtre) A 8h nous commençons la rando dans le Konorchek Canyon (1/2h de route depuis Balitchky) Le début est assez moche et ingrat, puis la vallée se rétrécit et se transforme en canyon avec qq ressauts à escalader. Après 1h de marche on débouche sur une large vallée cernée de badlands. Un petit coup de drone pour cerner les coins les plus intéressants : à gauche toute (donc vers le sud) en remontant le wash. Pas mal de formations tarabiscotées ! De là-haut on aperçoit des collines colorées que nous essayons d’atteindre en remontant un autre canyon, longuet car très sinueux. Finalement nous renonçons peu avant le but car le ciel noircit et ça tonne au loin. Demi-tour sur un bon rythme donc. Arrivés à l’entrée du 1er canyon, nous croisons pas mal de monde (Japonais, Anglais) accompagnés de guides locaux, qui montent en dépit de l’orage. Il y a certes pas mal d’endroits où s’échapper du fond du canyon, mais ce n’est pas possible partout… Money is money… Au total, rando d’un assez mauvais rapport effort/intérêt. Sans doute exagérément promue du fait de sa proximité avec Bishkek et l’Issyk Kul. Dans le même genre, nous faisons sur la route vers Bishkek un détour par la Burana Tower, vantée dans tous les guides. Bof…Enorme parking, plein de marchroutka, seul Fred a eu le courage de descendre de la voiture ! On est vraiment des sauvageons. Nous retrouvons avec plaisir notre hôtel de Bishkek et sa clim (4800 som/ 60 € pour une grande chambre de 4 avec kitchenette et SDB et clim). Cette fois nous commandons à temps pour dîner sur place ! Nous faisons les bagages tandis que Fred va faire laver la voiture (intérieur / extérieur) Excellent dîner sur place, on se régale ! (pour environ 6 ou 7 euro/personne) Dimanche 29 juillet Nous quittons l’hôtel à 7h00. Ils nous ont préparé des breakfast box, très bons) Nous retrouvons Sergeï à 7h30 sur le parking de l’aéroport. Après une rapide inspection, il me rend ma caution (340 €) et la ristourne promise (120 €) Notre avion décolle à 10h30 et après une courte escale à Istanbul nous atterrissons à Bâle vers 17h00. On a ENCORE crevé de chaud avec Turkish Airlines…pfff… Et il fait 37°C en arrivant ! Conclusion : Superbe voyage ! Paysages fantastiques, population discrète et très accueillante ! On a adoré !
Budget pour 2 semaines à 4 Avion pour 4 : 1800 € Location de 4X4, inclus 300 km/j (on a fait 3000 km) : 1070-120 = 950 € 3 nuits d’hôtel à 4 : environ 180 € Sur place (bouffe, essence +/- 0,6 €/l) : 420 € Total : 3350 € soit 840 €/personne.