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Kawaza Village (South Luangua) Zambie English translation pending
by Francky4 · 2012-10-17 · 20 replies
Kawaza Village – Zambia – Proche de South Luangua NP.

Si vous voulez vous changer les idées ;-) , ou si vous êtes fatigués de visiter les Parcs Nationaux ;-) ou tout simplement si vous aimez rencontrer les gens, vous pouvez passer une ou plusieurs nuits à Kawaza Village, à quelques kilomètres de Mfuwe – South Luangua National Park, en Zambie

Vous aurez, croyez moi, du bon temps avec des gens très sympathiques, dans un sympathique village Zambien.

Les Zambiens sont des gens formidables. Ils sont très chaleureux, non pressants dans leur approche, et ils ont le même humour que nous, comprennent notre humour au second degré. Nous avions trouvé cette gentillesse en Tanzanie (et ailleurs en Afrique Australe), mais avec eux la complicité est quasi immédiate.

Mais d’abord qu’est ce qu’un village… C’est un ensemble de petits hameaux de plusieurs maisons. Chaque hameau regroupe une ou plusieurs familles, plus ou moins cousins ou belle-famille. Le rêve de tout homme est d’avoir son hameau en ayant engendré une grande famille. Ainsi le hameau peut porter son nom. Les hameaux sont reliés par des petits chemins piétons et regroupés sur plusieurs kilomètres, non loin de la rivière. Le « Village » de Kawaza n’est pas représenté par un lieu unique, ce n’est pas UN village avec « son église et sa boulangerie » au centre. Kawaza est davantage un Projet qu’un village.

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Ces hameaux se trouvent au milieu de leur lieu de travail : les champs de coton.

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Le Projet Kawaza Ce projet est géré sous forme de projet pour profiter à l’ensemble de ces petits hameaux. Ce projet a été initié principalement par Constantino, c’est un peu le Chef de Projet local, accompagné par Robin de Robin Pop Safari Lodge, situé près du parc. Le moteur est de faire venir les gens de l’extérieur pour se faire connaitre et générer des flux financiers pour améliorer peu à peu leur difficile quotidien. C’est la principale chose à savoir. Il ne faut pas arriver naïf. Le but final c’est un échange : nous (touristes) venons vivre des instants merveilleux et TRES enrichissants, et eux reçoivent une « donation » de notre part et se font connaitre pour faire progresser leur village : écoles, dispensaires, moyens techniques. Ainsi, les touristes qui y vont sont hébergés dans un hameau et plus tard dans l’année dans un autre et ainsi de suite, de manière à faire comprendre à tous que ce Projet appartient à tout le monde et pas seulement à une seule « famille ».

Comment s’y rendre : Kawaza Village est situé à 7 kms de la route goudronnée Chipata - Mfuwe, quelques kilomètres à droite avant Mfuwe en arrivant du Sud. Il faut traverser une jolie rivière en eau (Juillet 2012)

On peut arriver avec son propre véhicule, mais aussi passer par Robin Pop Safari qui est connecté avec eux et qui peut transporter les gens jusqu’au Village. En fait Robin Pop les prévient la veille ou le matin même de votre arrivée… !

Les Backpackers arriveront à Mfuwe en bus et devront trouver un moyen de faire les 7 derniers kilomètres.

Pour cela, voici le plan précis pour trouver quelqu’un qui saura vous héberger.

0020 Plan précis pour arriver.

Comment les contacter : A ce jour, le responsable de ce projet Constantino, n’a pas de téléphone ni adresse email… Si vous voulez vraiment réserver, vous pouvez contacter Robin Pop Safari même si vous n’utilisez pas leurs services (Lodges, game drive…). L’adresse email est la suivante : gerald@robinpopesafaris.net Et Robin Pop a un très bon site internet :
http://www.robinpopesafaris.net/safari-experience/kawaza/village/ http://www.kawaza.org/

A savoir aussi que le Lodge que vous choisirez pourra se mettre en rapport avec Robin pope pour réserver votre séjour à Kakwaza. Pour ce fut le cas avec Wild Life Safari camp qui m’avait mis en relation avec Robin Pope.

Le prochain d’entre vous qui ira pourra demander à Constantino s’il a enfin une adresse email : il ne savait pas qu’une adresse email sur Gmail était gratuite. Je lui ai conseillé d’en avoir une pour répondre aux occidentaux angoissés ;-) qui veulent tout prévoir 8 mois avant d’arriver… ;-))

Mais vous pouvez « débarquer » à Kawaza et y passer le temps que vous voudrez, sans avoir réservé préalablement. Dans ce cas, essayez d’arriver en début d’après midi par politesse : ils auront à cœur de bien préparer votre chambre et votre repas.

Et c’est donc ainsi que nous sommes arrivés à Kawaza…

Sans savoir que le point de rendez-vous est ici, nous passons devant l’école et continuons la route… On fait demi-tour un peu plus loin et en revenant sur nos pas, on trouve notre ami Constantino qui nous a vus passer et qui danse sur la route en balançant les bras pour nous indiquer le chemin qui arrive au Hameau… Je m’arrête près de lui pour le saluer… et pour danser avec lui… MORT DE RIRE… Salutations chaleureuses… Moment inoubliable de complicité immédiate et naturelle : that is Zambia ! ! !

2 ou 300 mètres pour arriver au hameau. Nous sommes accueillis par son acolyte, Bernardo.

Les présentations sont faites avec sa femme et ses enfants, la mère de sa femme… Bon faut s’y faire tout de suite : les suffragettes ne sont pas encore passées par là… Les femmes travaillent et les hommes font du Business et de la Politique (au mieux). A savoir que nous avons vu très peu d’hommes ivres en Zambie, peut être un ou deux. Mais bon ! Il faut dire que Constantino fait un gros travail pour améliorer les choses dans son village.

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Nous sommes invités à nous asseoir dans de jolis fauteuils en bois, au centre du village et nous nous présentons. L’occasion pour nous d’expliquer que nous ne voulons pas assister à un spectacle, mais que nous voulons être intégrés à leurs activités. Constantino reçoit les gens tels qu’ils sont et s’adapte avec toute son intelligence…

Bien que Constantino ne soit pas du genre à se plaindre, de par nos questions la conversation part très vite sur leurs difficultés, et donc sur la Politique. J’aurais l’occasion d’y revenir.

Bernardo nous demande de mettre notre voiture près de « notre maison » et de la fermer à clé. On ne s’est jamais sentis en danger en Zambie. Jamais. Mais il faut toujours fermer les portes car les enfants entre 4 et 15 ans sont très espiègles (et surtout, il s courent très vite…) et n’hésitent pas à ouvrir les portes et à chiper tout ce qu’ils trouvent. Les cris des adultes n’ont pas l’air de les effrayer… ;-)

On nous présente le « planning ». Bernardo nous montre notre « maison » ainsi que les toilettes et la douche, puis nous reviendrons dans la Douma pour diner avec eux. Le lendemain et le jour suivant nous passerons du temps avec eux dans leurs activités quotidiennes.

Les toilettes Elles sont constituées d’un trou… avec un tabouret troué par-dessus… ;-) Ce trou est entouré d’une paroi de paille et surmonté d’un toit de « chaume ». Cette petite baraque est changée de place régulièrement pour laisser la nature éliminer les entropies : génial. L’ingéniosité des gens pauvres se retrouvent jusque là : le porte-papier toilette est recyclable… ! Imaginez un monde où nous n’aurions plus besoin d’acheter des porte-papier toilette… !

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0035 Porte papier toilette.

On voit ici entre autre que Constantino a tenu compte des conseils des occidentaux qui ont contribué à ce projet et de ceux qui sont passés dans ce village : tout est adapté à notre mode de vie avec les moyens qu’ils ont. C’est à la fois gentil, dépaysant, ça a l’air typique africain : bref excellent façon de s’adapter à la demande.

La douche Je vous laisse découvrir la douche sur place. Sachez que Mama a fait chauffer l’eau, et qu’une serviette et une savonnette seront mises à votre disposition… Trop fort.

0037 La douche

Notre « maison »

0040 Les cases

La « Maison » est une « case » ronde d’environ 3 mètres de diamètre qui contient deux matelas par terre et… c’est tout. Ils ont eu la gentillesse d’installer des moustiquaires et des draps sur les « lits ». Les matelas sont posés sur des nattes de paille.

0050 champ de coton.

Le repas Un poulet a été tué en notre honneur… ;-( Le khsima est très bon. La sauce un peu relevée. Le poulet grillé… huuuum. C’est surtout une occasion de discuter politique.

Kakwaza Village est en liaison avec Robin Pop Safari. Robin emmène ses clients quand ceux-ci expriment l’envie de faire autre chose que du Safari. Robin a vendu son Lodge à deux allemands (je crois). J’espère que ce lien perdurera.

Constantino a toutes les peines du monde pour obtenir des subventions : zéro à ce jour. Il passe « un certain temps » à expliquer son projet au maire de Mfuwe, et à d’autres personnes à qui il a rarement accès, mais le gouvernement ne semble pas très sensible à leurs difficultés. La Zambie, comme beaucoup de pays de cette région, est très stratifiée socialement : les gouvernants ne partagent rien et les pauvres gens n’ont que leurs bras pour s’en sortir. Ainsi, il n’a jamais été possible pour eux d’obtenir une ligne téléphonique pour se connecter… !

0055 La boma



La nuit

0060 moustiquaires dans la chambre.

Allongés sous la moustiquaire qui semble inutile pour les moustiques non présents… On s’endort. Et je comprends à quoi sert la moustiquaire… Ma douce dort profondément quand je suis réveillé une première fois… par une petite souris qui court sur la natte. Je l’éclaire, elle se sauve. Et ainsi, deux ou trois fois dans la nuit…

Le petit déjeuner

Un petit déjeuner plutôt « continental ». : café, thé, on croirait du pain de farine de maïs La discussion « politique » reprend son cours.

La visite de l’école Point de passage « obligé », la visite de l’école est un plaisir. On rencontre la Directrice qui a remplacé Felix, l’ancien directeur très connu dans toute la région, un des fondateurs du « complexe » scolaire et du Projet.

L’école accueille les enfants de tous les âges jusqu’à l’équivalent de la Seconde (eux ils numérotent les classes comme les pays scandinaves, à l’envers de nous : le CP c’est la Première et l’année du bac c’est la 11ième si je me souviens bien).

La directrice nous explique ses difficultés. Les petites maisons en dur faite pour loger les professeurs ne sont pas terminées (pas de toit) faute de crédit, ils manquent un peu de tout, et les dons sont les bienvenus… ;-)

Je me suis demandé toute ma scolarité, pourquoi les profs passaient une semaine avant la Rentrée à refaire chaque année tous les plannings des cours… Eux ils ont le bon sens pratique : le planning des cours est immuable depuis plusieurs années. J’aime bien ce bon sens.

0070 Directrice

Rien n’est simple : Un ballon magnifique en cuir rouge et blanc a été envoyé par un touriste sympathique qui était venu au Village : le ballon est posé là, raplapla, depuis plusieurs mois parce que personne n’a de valve pour le gonfler : nous devons penser à tout avec leurs yeux, quand nous faisons quelque chose pour eux. Le prochain qui y va emporte une pompe à vélo avec une valve (Merci Pierre) Un Norvégien avait envoyé un générateur d’électricité à essence. Mais celui-ci a été bloqué au village par un « postier » mal honnête…

Bien sur, on visite les classes. Les grands sont en train de passer un Examen… Shuuuut ! Mais comme il n y a pas assez de place dans la classe, l’autre moitié de la section attend son tour, dehors. J’ai été également surpris du niveau des cours. Les mathématiques à 12 – 13 ans m’ont semblées du même niveau que chez nous : opérations en base 8, géométrie, …etc. Les cahiers sont bien tenus. Les plus petits sont en cours de chant et musique… ;-). On a droit à une chanson et une démonstration de danse… à la quelle je participe bien sur, sous les rires des enfants.

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Et on repère la cloche que l’on entend depuis village, qui rythme les horaires des classes et des récréations…

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Visite de la Pharmacie

Je serai incapable de vous expliquer toutes les maladies guérissables avec tous ces « médicaments »…

0100 Pharmacie

Le prescripteur passe de temps en temps, plus ou moins à la demande. Ses connaissances des plantes sont immenses. Il y a des « remèdes » pour tout : mal en haut, mal en bas, mal aux jambes, mal aux dents, et même, bien sur, de quoi vous redonner de la vigueur… Evidemment, il veut que je goûte ce produit là… C’est un peu amer, alors ils ont ajouté un peu de sucre… Je leur dis : « Bon ça marche tout de suite… ou faut attendre un peu… ? ;-) ;-) ;-) Tout le monde est mort de rire…

Le ramassage du coton Il faut les voir suer à grosses gouttes pour tasser le coton dans des gros ballots qui doivent avoir un poids réglementaire sous peine d’être refusé. Un petit camion passe à travers les petits chemins pour ramasser les ballots. Il finira dans des gros camions qui partiront en chine par bateau, peut-être par le Mozambique ou par Dar Es Salaam.

0104 Tas de coton

Le pigeonnier

0110 à droite le poulailler, à gauche le pigeonnier

Mama élevaient des tourterelles pour les vendre au marché. Mais les dernières se sont fait croquer par les chacals de passage… ;-( Ils n’élèvent pas de chèvres parce que les lions venaient jusque là pour les bouffer…

L’alcool de Mais Constantino nous emmène à travers les hameaux, par les petits chemins. On s’arrête souvent pour discuter avec les gens qui nous accueillent tous ultra gentiment. Je nous imagine à Paris, ouvrir notre porte pour recevoir les touristes allemands ou américains pour leur faire visiter notre cuisine et notre chambre… ;-((

Puis Constantino nous arrête chez son ex-belle-mère. Constantino est remarié. Le divorce est pratiqué en Zambie. En grande majorité de confession chrétienne, catholique, protestant, évangélique, progressistes, attentistes…, les mœurs sont proches des nôtres pour la vie de couple. Même si les rôles sont bien séparés… ;-( Le seul endroit où nous avons rencontré des musulmans (super sympas comme d’hab’) était à Chipata, ville frontalière très hétéroclite.

Son ex-belle-mère s’appelle Elisabeth, comme ma moitié… Elle est juste un peu plus petite… ;-))

0120 Elisabeth et Elisabeth

Elle fabrique de l’alcool de Maïs avec 3 fois rien : - Elle met autant de sucre que de Maïs dans un bidon fermé hermétiquement avec de l’argile. - Un long tube pour laisser à l’alcool le temps de refroidir. - Le tube passe par un système de refroidissement. Il traverse un pneu dans le quel Elisabeth verse de l’eau pour améliorer le refroidissement. La vapeur d’alcool se transforme ainsi en liquide… - …qui arrive dans une bouteille. C’est très ingénieux.

0125 Alambic

L’alcool a un premier petit gout de Rhum, que l’on sent assez fort. Mais en fait il ne tape pas du tout au crâne, il doit faire environ 25 degrés… Il sera très utile pour nous faire flamber les bananes, ou pour partager un digestif avec les copains à Lower Zambezi… ;-)

En partant, on voit du coin de l’œil Constantino qui prend quelque chose dans le feu, et le porte à sa bouche, puis crache quelque chose… C’est quoi… ?

Il nous explique… ;-(( Il y a des mulots qui cuisent sur une plaque de fer, sur le feu. Constantino a attrapé un mulot, arraché la tête avec les dents… et avalé la bestiole entièrement… : le corps, les os, les intestins, la peau et les poils avec… Wahooooo :-/. Comment il a pu faire ça… Vous imaginez : il a gâché la tête et les yeux… ;-))

Pour se « venger », on lui explique que nous on mange des grenouilles… mais ça ne l’impressionne pas du tout… !

0127 Constantino mange le mulot

Le ramassage du bois

Comme beaucoup de choses, le ramassage du bois est une activité dévolue aux femmes. Nous les avons tous vues, le long de la route, avec les enfants qui courent devant, un plus jeune dans le dos, et un fagot de branches sur la tête…

Celle-ci n’échappe pas à la règle. Et avec le sourire en prime… Comment font-elles ? Elles ne se plaignent jamais…

0130 Maman ramasse du bois.

Belle occasion de rendre service : on fera un aller-retour en 4x4 avec elle pour lui faire gagner 2 ou 3 jours de ramassage en mettant un gros tas de bois sur le toit du 4x4… Le ramassage du bois prend beaucoup de temps à la saison sèche. Il est stocké à l’abri pour être utilisé pendant la saison des pluies. On prend conscience du problème qu’il peut y avoir par endroit à ramasser, voir couper, autant de bois. Mais c’est la seule source d’énergie pour cuisiner et se chauffer.

Madame tient son stand de vente : elle vend des espèces de beignets de farine de maïs grillé.

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L’activité à la rivière

On s’est toujours demandé comment les femmes font pour avoir un linge aussi propre…. On a la réponse : l’huile de coude. Le ballet incessant des femmes, accompagnés des enfants en bas âge, qui vont et viennent à la rivière. Pas trop de danger dans le coin, pas d’hippos pour couper la route des lavandières, au petit matin… :-(

0146 Rivière

Le dispensaire

0147 dispensaires.

La Zambie est un des pays les plus touchés par le Sida. La prévention va assez bon train. Les consciences s’éveillent peu à peu. En tout cas notre hôte est sensibilisé, et les capotes sont usitées (dit-il) dans la région. Mais il y a de longues files d’attente devant le dispensaire, et une grande partie de la clientèle sont des femmes avec des problèmes de contraception (avant), ou de traitement (après)… Les patchs sont assez courants. Les préservatifs masculins plus difficiles à faire accepter… ;-(

Les autres patients sont aussi des enfants qui viennent pour leurs principaux vaccins.

Encore une bonne occasion de faire un don de nos médicaments et de quelques sous qui permettront au Médecin d’acheter des vaccins. Il faut voir un médecin de dispensaire recoudre une plaie longue comme ça, à un enfant de 10 – 12 ans qui grimace mais ne bronche pas. On nous traiterait de barbare sin on était traité ainsi. L’enfant en sort crispé mais souriant, parce qu’il sait qu’il a de la chance d’avoir eu cette intervention qui va le sauver de la gangrène.

Les danses traditionnelles

On avait prévenu Constantino que nous n’étions pas attirés par les « spectacles touristiques », mais l’ambiance est très bon enfant, l’entrain des danseuses contentes de nous montrer leur spectacle et la sympathie de nos hôtes nous incitent à assister à leurs danses…

Nous avons été installés dans des beaux fauteuils en bois, au milieu du village ;-(( et les femmes habillées uniformément se trémoussent… Danses de la pluie, danse de fin de moisson, danse pour des fiançailles, danse d’accueil… Les rythmes chaloupés nous entrainent. Bien sur elles nous font participer…

Cela dure une vingtaine de minutes. Agréable et bon enfant.

0150 Femmes qui dansent

Les enfants les imitent

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Pour « nous venger », nous décidons de leur faire une démonstration de Tango… ;-) On entame un pas de deux… Tsin Tsin Tsin Tsin…. Tin…rintintin Tsin tsin tsin…. ! Ils sont morts de rire… On prend alors chacun une cavalière, un cavalier, et on leur « apprend » le Tango, langoureux, en chantant, en chaloupant. Vous imaginez les éclats de rire…

Voilà. Ce fut notre expérience Kawaza. Même si vous avez l’habitude de rencontrer et discuter avec les populations, nous vous conseillons vivement ce détour et le temps passé ici ne sera pas perdu. Constantino est un gars formidable, les gens sont tellement souriants, agréables et accueillants. C’est un vrai bonheur. Et pour nous inoubliable.

Alors un seul conseil : allez-y ! Vous vous ferez plaisir et vous leur rendrez un grand service et un grand honneur.

Quelques photos pour finir…

0200 Arrivée à Kawaza Village

0210 Fashion Victim

0220 Pompe à eau

0230 Les enfants

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La Famille

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Un grand Merci à tout ceux qui nous accueillis si gentiment, à Constantino si sympathique, à Bernardo son « bras droit » si rigolo, à tous les enfants si curieux, si espiègles… Un grand MERCI à vous tous qui irez les voir en ayant, ou pas, planifié votre séjour, profiter de ces superbes rencontres, de ce qu’ils peuvent nous apprendre sur eux, sur leurs habitudes, sur leur générosité, sur leur spontanéité, sur leurs difficultés de vivre et de survivre..

Pour ce qu’ils peuvent nous apprendre sur nous-mêmes… :-)

Keep Zambitious… ;-) Franck
Voyage en Inde du Nord et Goa avec enfants English translation pending
by Purplecassis · 2012-07-27 · 16 replies
bonjour! je tente d'organiser un voyage en inde avec mes 2 enfants agés de 2 et 6 ans je sais bien que ca risque d'etre un peu compliqué pour eux mais bon...on va tenter quand meme je voudrais savoir s'ils seraient autorisés a faire un safari a dos d'elephant à bhanwargarh ?

pour l'instant je suis arrivée a ce projet ci dessous mais je trouve qu'il y a trop de trajets a faire avec des enfants :( je pense que le detour par bhanwargarh est en trop mais ca plairait beaucoup aux petits, peut etre y a t'il quelque chose de similaire dans une ville plus proche des autres villes visitées si vous avez des idées, je suis preneuse :) merci beaucoup

mardi 23.10 départ de France => arrivée à Delhi 22h30 __ mercredi 24.10 journée a Delhi * INDIAN GATE __ jeudi 25.10 départ voiture => agra (213 kms, temps : 2h30) * TAJ MAHAL, BABY TAJ __ vendredi 26.10 départ voiture => kanpur (278 kms, temps : 3h50) __ samedi 27.10 départ voiture => Varanasi 329 kms, temps : 4h23 __ dimanche 27.10 journée a Varanasi * vu du lever du soleil en bateau sur le Gange __ lundi 28.10 journée a Varanasi __ mardi 29.10 départ voiture => bhanwargarh (739 kms, temps : 10h30) __ mercredi 30.10 journée à bhanwargarh * SAFARI A DOS D'ELEPHANT __ jeudi 01.11 journée à bhanwargarh __ vendredi 02.11 départ => Jaipur (291 kms, temps : 5h00) __ samedi 03.11 départ => Delhi (265 kms, temps 3h50) * FORT ROUGE __ dimanche 04.11 départ avion => Goa (départ 11h20 arrivée 11h40) __ lundi 05.11 journée à Goa __ mardi 06.11 journée à Goa __ mercredi 07.11 journée à Goa __ jeudi 08.11 départ avion 15h30 => Delhi à 19h35 (durée vol 4h05) __ vendredi 09.11 journée à Delhi __ samedi 10.11 retour en France
Visa entrées multiples en Ouganda-Tanzanie-Kenya? English translation pending
by Calypso67 · 2012-04-25 · 5 replies
Le 02/08 nous arrivons à Entebbe dans la nuit pour repartir de bon matin vers la Tanzanie. Le 10/08, nous revenons à Entebbe pour directement repartir vers le Kenya. Et enfin le 22/08 nous revenons de Mombasa pour juste être pendant 2 heures en transit en Ouganda ! Faut-il à chaque fois payer le visa ou existe-t-il un visa "entrées multiples" ? et peut-on se le procurer directement sur place ou faut-il passer par l'ambassade Ouganda en France ? Si quelqu'un pouvait nous renseigner. D'avance merci
Vols secs vers l'Ouest américain: les prix aussi s'envolent... English translation pending
by JeanMichel54 · 2011-10-06 · 496 replies
Bonjour ,

En faisant quelques simulations de vols vers SFO , LAS , LAX , ou PHX pour 2012 je mesure toute l' importance de l' augmentation des tarifs depuis 3 ou 4 ans . A des périodes de moyenne fréquentation (avril ou septembre) j' avais acheté en 2007 et 2008 des billets entre 500 et 550 € (hors assurances) pour les 2 premiers aéroports cités (1 escale) , et à 627€ pour Los Angeles en 2009 (vol direct Air France) depuis Paris . Actuellement les prix proposés sont plutôt proches de 800 € (1 escale) , voire entre 900 et 1000€ pour un vol direct !

Il est vrai que ces destinations figuraient jusqu' alors parmi les + intéressantes en terme de rapport distance/prix , a fortiori si on ajoute le coût avantageux de la location de voitures sur place . Je ne suis pas sûr que les variations du taux de change et l' inflation suffisent à expliquer cette évolution . Encore heureux que la crise actuelle pèse un peu sur les prix du pétrole !

Est-ce que cette évolution a déjà une incidence sur vos décisions de partir ou non , dans le cadre de vos loisirs j' entends ? En somme , existe-t-il selon vous un niveau de prix dissuasif , comme on en parle depuis longtemps pour la dépendance au tabac ou aux alcools forts ? 😉
Retour de croisière Dubaï-Savone sur le Costa Luminosa English translation pending
by Rustig · 2011-04-11 · 28 replies
De retour de cette très belle croisière je poste un c.r. afin d'offrir des renseignements éventuels à ceux qui projettent de faire cette croisière. Les avis des forumeurs nous ont bien aidé. Merci beaucoup à Léonorg, Alexandre, Cami ...et ts les autres. Afin d"éviter les inconvénients liés au billet collectif Costa (non-choix de la cie aérienne, places séparées ds l'avion, arrivée tardive à bords : 2hrs & 3hrs du matin pr certains = excursions du matin loupées à Dubai ) ns avions réservé la croisière sans vol. Hôtel Ibis Al Rigga réservé par internet. Idem pour le vol : retenu un vol aller-retour moins cher qu'un aller simple allez comprendre pourquoi ? Samedi 19 mars A 7hrs vol Swiss Brux.-Zurich. Changement de terminal avec le petit train automatique qui diffuse chants d'oiseaux & meuglements de vaches!! Un peu de shopping, une petite collation et il est temps de se présenter à l'enregistrement. A 12h45 envol de l'A330 vers Dubaï ou nous arrivons vers 21h45 hre locale. Après le passage au service immigration ns récupérons nos bagages, changeons de l'argent et ns ns dirigeons vers la station des taxis où un "manager" régule le flot des arrivants. Après un court trajet ns arrivons à l'Ibis Al Rigga où ns avons retenu une chambre pour 2 nuits petits-déjeuner inclus pour 820AED ttc soit envir.164€. Malgré l'heure tardive le restaurant est encore ouvert et ns dégustons du poulet grillé massala avec riz + 1 grde bout. d'eau bien fraîche le tout pour 65AED (13€) pr deux. Attention : 2 bières (au bar ) sont facturées 58AED. Dimanche 20 mars Après un bon petit-déjeuner ns ns rendons en taxi au City Center Mall où ns achetons au Big Bus Tour 1 pass de 24hrs. Ces bus touristiques (op off/op on) sont très agréables pour visiter la ville. Ns commençons par le circuit rouge (vielle ville) Le billet comprend, entre autres, une ballade sur le creek. Ns embarquons vers 11h30 à bord d'un dhow et profitons de cette belle ballade. L'après-midi ns emprutons la ligne bleue (les plages, Jumeirah, Atlantis, Dubaï Mall etc.. En fin d'après-midi ns descendons au City Ceter et regagnon notre hôtel en taxi. Lundi 21 mars Après le petit déjeuner ns déposons nos bagages à la consigne de l'hôtel et après une ballade à pieds ds le quartier ns attrapons un taxi au vol et ns ns rendons au Dubaï Mall au pied des grandes tours. Après la visite de l'aquarium géant ns déjeunons à la terrasse d'un restaurant italien (délicieux) & assistons de notre place à la répétition des jets d'eau musicaux. Encore une ballade-découverte ds le mall où ns achetons nos cartes postales et ns prenons un taxi afin de ns rendre au golf-club de Djebel Ali (en dehors de la ville) où ns avions réservé chez Seawings le survol de Dubaï en hydravion. Arrivés sur place ils s'aperçoivent que notre réservation avait été oubliée !! Finalement Seawing a affrèté une voiture du club avec chauffeur qui ns a ramenés gratuitement au creek de Dubaï où était amarré notre hydravion. Envol pour un magnifique et spectaculaire survol de la ville. Ns apercevons tout en bs "notre" bateau le Luminosa qui ns attend...Retour à l'hôtel où ns récupérons nos bagages, le portier arrête un taxi qui ns conduit au Cruises Terminal. A 18hrs ns présentons nos billets ns recevons nos cartes Costa et nos cartes rouges pr l'exercice de sauvetage. La photo traditionelle et ns embarquons.
Recette de nouilles (pâtes)? English translation pending
by Mldiane57 · 2010-11-16 · 80 replies
J'Aimerais bien avoir des recettes de nouilles facile à faire. Dans le style ou on a pas une tonne d'ingrédient nouveau à acheter. Donnez-moi des recettes de nouilles que vous faites tous les jours et non seulement pour recevoir. Je ne veux pas faire la pâte pour fairer des nouilles mais disons comment assaisonnée ces nouilles. Merci
Circuit en Inde du Nord au mois de juillet 2010 English translation pending
by Tipi09 · 2010-06-21 · 2 replies
Bonjour à tous, je pars avec un ami en Inde au mois de Juillet (nous resterons en tout 26 jours sur le sol Indien), avec arrivée à Delhi et départ de Delhi.

J'ai beaucoup parcouru toutes les pages de ce forum pour pouvoir ficeler mon itinéraire, j'y ai appris énormément de petites choses très utiles et je vous en remercie tous !

Voici l'itinéraire que j'ai ressorti:

Delhi - Bikaner Bikaner - Jaisalmer Jaisalmer - Jodhpur Jodhpur - Mont Abu Mont Abu - Udaipur Udaipur - Pushkar Pushkar - Jaipur Jaipur - Agra Agra - Khajuraho Khajuraho - Varanasi Varanasi - Delhi

Sachant que nous souhaitons nous déplacer uniquement en bus et train, j'aimerais votre avis sur ce parcours. A lire plusieurs sujets j'ai l'impression que cet itinéraire est un peu trop chargé pour 26 jours (notamment au niveau du temps de transport).

Quelles étapes pensez vous que je puisse supprimer (bien que chaque avis soit subjectif), sachant que je souhaite à tout prix aller à Varanasi.

Enfin, je souhaite également passer au moins une nuit dans le désert du Thar, en petit safari. Là aussi j'hésite beaucoup, je ne sais pas si il est préférable de faire ce safari au départ de Bikaner ou de Jaisalmer, de nombreux avis divergent, j'aimerais y savoir dans laquelle de ces 2 villes peut on trouver les plus belles dunes.

Merci beaucoup !
Toute la Namibie, rien que la Namibie! English translation pending
by Doumechris · 2009-11-22 · 1 reply
Le choix de la destination: Cette année, comme les enfants ont grandi (maintenant 11 et 13 ans), nous envisageons de changer les habitudes familiales. En principe, il s’agissait de voir la famille et les cousins, de parcourir des lieux mille fois vus et connus. Les maisons de famille, les appartements prêtés, les plages de l'Atlantique ou de la Méditerranée. Non cette fois, changement de continent. En avant toute, vers l'Afrique. Durant quelques semaines, le choix se porte sur une découverte du Kenya ou de la Tanzanie afin de rencontrer des animaux et de profiter de l'océan indien qui permet de mettre un peu les pieds dans l'eau. Sur internet, c'est la chasse aux bonnes affaires: -30% par ici, - 40% par là. 2 semaines de séjour sont envisagées avec quelques jours de safari, le reste c'est baignade. Puis tout d'un coup, papa s'est rappelé avoir visité, il y a bien longtemps, un très beau pays où il y a énormément de choses à voir: la Namibie. C'est où d'ailleurs? Presqu'au bout de l'Afrique, calée entre l'Atlantique et un désert: le Kalahari. Placée de part et d'autre du tropique du Capricorne, c'est 825000 km2 de diversité tant pour les paysages que pour ses habitants. Le choix sur la destination a été conclu rapidement après les arguments de papa. Oui, il y a les grands animaux, mais il y a aussi des déserts, des villes à l'architecture bizarre et des peuples différents et variés. En plus, c'est l'hiver mais le temps y est toujours au beau fixe. Il a fallu trouver comment se rendre là-bas. En voyage organisé? En groupe, en camping? En recherchant sur internet, une solution s'est présentée: un voyage où les enfants sont intégrés ce qui est rarement le cas dans des voyages aux destinations lointaines. Un hic, pour maman, c'est le camping et les petits déj avec les moufles!!! en effet, à cette période de l'année, c'est l'hiver et dans le désert, la température aux heures où le soleil se cache peut descendre aux alentours de 0°. De plus, il faut participer aux montage/démontage de tente. Alors cette solution est abandonnée pour entrevoir la piste de l'autotour: location d'un véhicule et réservation de nuits dans des lodges tous les jours différents selon un parcours prédéterminé. Soit, c'est cette solution qui est retenue par la famille. Maintenant , à nous d'établir le circuit: Le lieu de départ et d'arrivée est vite trouvé: Windhoek, la capitale. L'achat d'un guide touristique nous permet ensuite de vérifier les différents sites à visiter. Etosha: le grand parc animalier, Swakopmund: la côte atlantique au climat breton, le désert du Namib avec ses immenses dunes. Ce sont les principaux centres d'intérêt visités lors d'un premier voyage en Namibie. A ce stade des choix, il a fallu chercher les vols internationaux pour se rendre là-bas. Avec les contraintes de chacun, le départ ne peut pas se faire avant le 17 juillet. Et le retour? Sur internet, les meilleurs prix ont permis de définir une durée de 3 semaines soit un retour le 10 Août pour un départ le 21 juillet. Entre temps nous avons cherché un tour opérateur local qui pourrait nous dénicher les meilleures réservations possibles de lodges et de véhicules. Nous ne cherchions pas dans la catégorie luxe mais standard pour l'hébergement et un SUV et non un 4X 4 pour le véhicule. Ces choix ayant été faits en fonction de notre portefeuille et des lectures de guides et d'informations lues sur le net. Notre choix s'est porté sur Tourmaline , un TO établi sur place et francophone, ce qui est appréciable lorsque l'on ne maîtrise pas totalement l'anglais. Ce TO s'est occupé de la location des lodges et du véhicule selon nos critères. En raison de la période choisie où le touriste est nombreux, il a fallu modifier des emplacements de lodges et de catégorie. Partant près de 3 semaines, nous avons pu établir un parcours très étendu puisque maman voulait visiter le Fish river canyon .Le peuple Himba et les chutes d'Epupa à la frontière angolaise ont pu être inclus dans notre périple. Afin de se reposer et d'approfondir les visites, nus avons choisi de nous établir pour 2 nuits dans certains lodges. A Fish river, à Sesriem, à Swakopmund et à Epupa falls. Pour le reste, arrivée prévue dans l'après midi pour repartir le lendemain matin. Lorsque les réservations de vols et de lodges ont été validées, il s'est agi de rédiger un road book afin d'aider le copilote sur la route à tenir au jour le jour. En plus, d'aider à la lecture des cartes routières, le livre de bord permet également de prévoir les arrêts sur le trajet., les lieux d'intérêt à ne pas manquer. Bien sûr, un horaire purement indicatif est ajouté à cela afin de s'autoriser des ajustements. A cela ne sont pas prévus les impondérables d'un tel circuit puisque 80% du kilométrage s'effectuera sur piste. (crevaisons et réparations qui s'ensuivent, ensablement, etc...) Tout cela nous a demandé plus de 200 heures sans compter la préparation et le choix des bagages qui ont été l'oeuvre de maman. Mais à l'heure prévue soit le 21 juillet à 16h, toute la famille était fin prête pour se rendre à Roissy-direction Windhoek via Londres et Johannesbourg.

Le déroulement du circuit: Jour 1: arrivée à Windhoek Après 3 vols passés sans encombre, nous débarquons directement sur le tarmac de l'aéroport. Notre TO nous a envoyé un collaborateur afin de nous remettre les documents utiles à notre séjour et à nous rendre auprès du loueur de véhicule qui nous remet les clés de notre compagnon de voyage. Après en avoir fait le tour consciencieusement, nous signons la décharge et prenons le chemin de notre lodge dans Windhoek. Notre guide nous devance afin de nous faire la route puisque nous ne connaissons pas la ville et que la conduite à gauche est une épreuve après 18 heures de voyage. Tout se passe bien et nous parvenons sans encombre au lodge (Terra Africa Guesthouse) situé en face de la présidence de la république. Un cocktail d'accueil nous attend et Francisco de Tourmaline nous donne le road book et les vouchers qui nous serviront comme bon d'échange pour les lodges. Après avoir pris congé de notre hôte, nous nous rendons dans la chambre confortable du lodge afin de préparer la suite de notre périple et de récupérer du voyage. Tous les bagages sont arrivés avec nous ce qui n'est pas toujours le cas lors des correspondances à Johannesbourg. Dès que tout le monde est prêt, cap sur le centre ville afin de commencer notre visite. Accoutumance à la conduite à gauche et lecture du plan ont été les objectifs du chauffeur et du copilote afin de ne pas se perdre. Objectif atteint puisque l'on a visité le quartier central où l'intérêt de la visite se concentre (Independance avenue, F.Castro street). Le véhicule est surveillé pendant la visite par un gardien assermenté et que l'on rémunère. De retour au lodge, premières réactions de la famille puis souper dans une salle à manger très sobre mais d'une incroyable propreté et cela dans les moindres détails. C'est la qualité première du tourisme namibien que l'on retrouvera au cours de tout le circuit. Un profond respect pour le client. Une attention de tous les instants de la part des serveurs. A 20 heures 30, extinction des feux.

Jour 2: direction le Kalahari A 8 heures, départ du lodge, température 9°. Nous quittons Windhoek pour près de 400 km. Pour l'instant nous n'avons roulé que sur de la route goudronnée. Que vont être les pistes? Nous en avons déjà parcouru, maman et moi, mais jamais au volant. Pour pimenter le parcours, nous ne prenons pas le chemin classique pour rejoindre notre lodge de ce soir. En principe, il faut prendre la route B1, goudronnée sur 300 km avant d'attaquer les premières pistes. Nous, après 30 km, quittons la B6 pour emprunter notre première piste (C23)direction plein sud. Vitesse maximale annoncée par panneau : 100km/h. De fins graviers et un relief peu prononcé permettent d’établir une moyenne très correcte d’ environ 80 km/h . Chacun s’occupe comme il peut ou comme on lui demande : voir des animaux !! et bientôt c’est Arthur qui aperçoit les premiers singes : des babouins en troupe. Comme nous sommes partis sans provision pour les pique niques, il faut prévoir à la prochaine ville de s’arrêter pour faire le plein de victuailles (chips, charcuterie, fruits, boissons, etc..). Le premier arrêt sera Dordabis : quelques maisons à l’intersection de la C23 et de la C15. Pour accéder à la boutique nous devons franchir une grille sur la route principale. La mini épicerie sert également de station service. Nous faisons les emplettes prévues qui sont gardées précieusement au froid dans la glacière électrique qu’avait judicieusement apportée maman dans sa valise. Branchée sur l’allume-cigare, cela a permis de conserver nos provisions plusieurs jours sans devoir s’arrêter trop souvent. De plus sur certains trajets, les épiceries étaient très éloignées les unes des autres sans compter que le dimanche tout est fermé !! Nous rejoignons l’Anib lodge vers 14h30 après avoir tenté, sans succès, d’approcher les bushmens à l’intu Afrika kalahari game reserve en raison de plaques de sable impossibles à franchir sans 4 X4. L’installation faite dans nos 2 chambres, nous partons, chaudement vêtus, faire une marche d’environ 6 km dans la savane environnante ce qui nous permettra d’apercevoir oryx, springboks. Le soir, repas convivial servi à la place, d’une excellente qualité avec l’originalité de la tradition culinaire française en raison d’un gérant français.

Jour 3: direction le Fish river canyon Ce matin, on frôle la gelée !! 4° au thermomètre de la voiture lorsque l’on quitte le lodge. A Mariental, nous faisons le plein d’essence. 400 km de parcouru avec 36 l. Cela permet d’étalonner la consommation. Quelques courses au supermarché SPAR glacial puis direction plein sud sur la B1 goudronnée. Nous longeons la voie ferrée qui relie l’Afrique du sud à Windhoek. Route monotone et plate mais rapide à parcourir (100km/h de moyenne). Peu de circulation, quelques camions tout de même mais pas un trafic soutenu. A l’entrée de Keetmanshop, nous partons rejoindre la quiver tree forest (kokker boom) afin de voir cet ensemble d’aloès dans un magnifique décor rocheux peuplé d’une foule de damans des rochers, cousins lointains des éléphants. Après un pique nique très venteux, nous visitons le « Giant Playground » qui est une formation géologique de blocs de grès aux magnifiques couleurs. Nous reprenons la route via Keetmanshop par la B4 en direction de Luderitz. Route goudronnée, moyenne près de 100km/h. Sur la carte, nous avions repéré le Naute recreation resort, un site composé d’un lac réservoir fermé par un barrage. Plutôt que de prendre la voie directe pour rejoindre le Fish river, nous partons à la découverte de ce site par une piste très roulante. Nous arrivons, sans encombre au bord du lac après avoir vu, de loin, le barrage. Le temps est très venteux et frais, ce qui nous incite peu à y rester. C’est certainement en été un endroit très prisé pour la baignade et les pique-niques en raison du grand nombre de canettes disséminées çà et là. Dans quelques kilomètres, nous allons quitter la D545 pour prendre la C12 quand tout à coup nous nous trouvons devant une plaque de sable mou d’environ 30 mètres qui va s’avérer infranchissable facilement, n’étant pas pourvu d’un 4X 4. Depuis des heures, aucune circulation rencontrée, et quand la poussière soulevée par notre véhicule s’estompe, nous avons la chance de voir derrière nous une voiture. C’est le salut pour continuer notre chemin. Aidée par 3 gaillards, la famille me facilite le franchissement de l’obstacle qui sera vite un mauvais (petit) souvenir. Sans problème ensuite, nous rejoignons le Canyon village situé dans un décor de western en bordure d’un magnifique escarpement rocheux aux couleurs du crépuscule. 2 chambres communicantes seront notre havre de repos pour les 2 nuits suivantes. Dès le déchargement des bagages fini, nous partons à la découverte des environs du lodge et de la piscine qui fait tant envie aux enfants. La température de l’eau les découragera , seuls les pieds y seront trempés.

Jour 4: le Fish river canyon Comme tous les jours maintenant, départ vers 8 h afin de profiter au mieux et sans se presser du site du 2ème plus grand canyon du monde. Papa avait prévu d’aller visiter le canyon de bon matin afin de profiter du soleil levant depuis les différents postes d’observation placés le long du plateau surplombant l’a-pic vertigineux. Ensuite, route vers Aï Ais à l’autre bout du canyon pour pique niquer et visiter les bords de la fish river et le centre thermal implanté près d’une source chaude. Retour en fin d’après midi et peut-être repassage au fish river afin de profiter d’un 2ème type d’ensoleillement. Tout cela est tombé à l’eau par une erreur du pilote qui a pris à gauche la C37 en sortant de la piste sortant du lodge. Le copilote n’a pas assuré, persuadé de la bonne inspiration du chauffeur. Pendant des kilomètres nous apercevons la cassure dans le plateau créée par la rivière mais l’entrée du site n’apparaît pas jusqu’à ce que nous nous retrouvions sur la C10 qui mène à …. Aï Ais. Tant pis, notre erreur admise, nous continuons jusqu’à rejoindre le fond et la fin du canyon. Là, la température est plus clémente et nous entamons une balade le long de la rivière jusqu’à un barrage créant une retenue d’eau qui permet le développement de la végétation dans un site très rocailleux. C’est en proximité de la rivière que nous allons croiser une troupe de babouins qui jaillit des fourrés pour rejoindre les versants rocheux après s’être désaltérée. Nous les suivons des yeux jusqu’à ce qu’ils disparaissent au milieu des blocs de rochers surplombant la rive. De retour à la voiture, nous visitons le centre thermal aux eaux sulfureuses qui vient d’être entièrement rénové. Et maintenant, filons au fish river. Après une heure de route nous arrivons enfin en bordure du canyon où un vent de Nord Est très frais nous reçoit. Il nous coupe presque en deux. Nous découvrons un paysage très aride où seules apparaissent au fond du canyon des plaques vertes de végétation entourant des cuvettes où l’eau se maintient. Des méandres s’enchaînent à des profondeurs vertigineuses qu’il est difficile d’estimer en raison du manque de comparaison. 5 à 600 mètres de verticalité nous séparent du fond du canyon où la rivière s’écoule lors des orages d’été. Nous pique-niquons en bordure du canyon frigorifiés par un fort vent puis nous nous déplaçons afin d’avoir une nouvelle approche visuelle de ce magnifique site. Nous entreprenons le chemin de retour quand s’allume le voyant de réserve d’essence. Ne connaissant pas le véhicule nous ne savons pas la taille de la réserve. Le prochain point d’alimentation se situe au canyon lodge que nous atteindrons avec l’angoisse de la panne sèche. Tout se passe bien et c’est au milieu d’un cimetière de vieilles voitures pas toutes américaines que l’on engloutit 55 litres du précieux liquide. Avant de rentrer nous faisons un petit crochet par Canon village à l’architecture magnifiquement intégrée à la rocaille environnante.

Jour 5: Aus et les chevaux sauvages Aujourd’hui, départ un peu plus matinal car nous faisons une entorse au road book de notre TO. Le but de la journée est de rejoindre le village d’Aus et d’y rencontrer des troupeaux de chevaux sauvages dont l’origine est mal définie. Pour cela, nous retournons sur nos pas pour rejoindre la B4 goudronnée de Seeheim à Aus. Mais après avoir visionné Google Earth, papa s’est aperçu qu’une autre route était possible : plus longue mais permettant de s’approcher au plus près de l’Afrique du sud en longeant la rivière Orange. C’est notre choix, et nous nous y engageons. Passage près d’Aï Ais puis D316 et D207 pour rejoindre la rive Nord de la rivière Orange. Cette dernière voie est l’inconnue du jour, nous ne savons pas vraiment la qualité de la piste que l’on va rencontrer mais il s’avère que c’est du billard dans un paysage fantastique presque lunaire. Les calculs de distance faits sur Google étaient justes et en 30 minutes de trajet nous voilà en vue de l’Afrique du sud. La rivière Orange à la différence de la Fish est un fleuve pérenne. Il permet le rafting sur certains sites. Pendant près de 100 km nous longeons cette rivière et franchissons la Fish juste avant son confluent. La rocaille des montagnes se mêle à une végétation verdoyante d’arbres et de culture sur des bassins bien arrosés. De temps en temps, la route tortueuse s’éloigne du cours du fleuve pour suivre le cours asséché d’affluents temporaires. Cela fait plus de 150 km que nous n’avons pas rencontré d’habitations ni âme qui vive et seulement croisé quelques véhicules mais c’est dimanche, et en ce jour il n’y a pas beaucoup d’animation , l’activité étant réduite au minimum. Nous arrivons à Rosh Pinah, ville minière en pleine croissance. Afin de ne pas retomber dans les erreurs passées, plein d’essence après seulement 230 km parcourus. Nous sommes de nouveau sur le plateau, roulant sur la C13 maintenant goudronnée jusqu’à Aus en raison du fort trafic engendré par les mines. Le vent souffle très fort et la végétation est réduite à sa plus simple expression : pas un arbre, pas un abri pour pique niquer. Après une courte discussion familiale, et en fonction des conditions climatiques défavorables, il est convenu que l’on mangerait en roulant y compris le chauffeur et que cela permettrait d’ajouter une visite jusqu’alors supprimée de notre circuit : Aller à Luderitz et voir la côte Atlantique au sud de la Namibie. Nous passons Aus en coup de vent puis la B4 est avalée à un rythme d’enfer jusqu’à l’océan. Sur 125 km, 3 virages et une grande plaine où la route est longée par une voie de chemin de fer en cours de rénovation sont les seuls souvenirs du trajet. Les 10 derniers kilomètres voient apparaître des dunes annonciatrices de la côte. Tout près de Luderitz, se dresse la ville fantôme de Kolmanskop entourée de barbelé et noyée en partie sous les sables. Comme depuis notre arrivée en Namibie, le soleil brille de mille feux ce qui n’est pas souvent le cas sur la côte. De plus, la température à l’approche de l’océan n’a pas fléchi, comme on pouvait l’imaginer, mais au contraire, le thermomètre de la voiture s’affole : 30°. Nous arrivons dans le port aux rues vides de monde, colorées de teinte pastel sur les murs des habitations et des commerces. Nous nous rendons de suite à shark island, la presqu’île dominant le port. Après avoir acquitté un péage, nous rentrons dans une zone touristique où la population à la belle saison doit venir pour profiter de la côte. Quelques instants pour tester l’eau de l’Atlantique bien froide en cette période (14° environ) seront aussi nécessaires pour s’acclimater à une hygrométrie bien différente de celle du reste du circuit. En effet, 10 à 15% est le taux le plus souvent rencontré dans ce pays ce qui se traduit par une forte irritation des voies respiratoires supérieures renforcée par une poussière persistante lorsque le vent souffle. Après cet arrêt, nous continuons notre passage dans Luderitz, port de pêche principal du pays. Mais il faut penser à rejoindre Aus et son desert horse inn qui nous hébergera pour la nuit . Après un clin d’œil à notre littérature de bande dessinée, nous quittons la côte pour rencontrer des chevaux sauvages attroupés autour d’un point d’eau au milieu de nulle part.

Jour 6: En route pour le Namib A 8 heures, comme d’habitude départ avec arrêt dans le village d’Aus pour faire le plein d’essence et de victuailles pour les pique-niques à venir. Comme papa aime bien les chemins de fer, passage à la gare pour des photos. Direction le désert du Namib par la C13 puis D707 pour contourner le Tirasberg. Au fil des kilomètres, vision multiple de troupeaux d’animaux sauvages et domestiques derrière les barbelés des grandes fermes transformées en partie en guest houses et lodges. Autruches, springboks, oryx ne font plus l’objet d’arrêt-photo tellement nous en aurons croisé au cours de 2000 premiers kilomètres. Il faut une originalité certaine dans le sujet pour qu’il y ait demande au chauffeur de s’arrêter. Dans cette partie de la route, la proximité des dunes rouges du Namib mélangée au doré des herbes a excité l’attention des photographes La fin de l’après midi a été un peu gâchée par une C27 difficile à cause de la tôle ondulée qui nous a été servie. C’est un des seuls passages désagréables de piste que l’on a dû supporter. Mais le lodge où l’on va passer 2 nuits nous a permis de vite oublier ces désagréments de la route. Pratiquement tout neuf, le hoodia tented camp est situé à environ 40 km de l’entrée du site de Sesriem . Ces bungalow-tentes sur pilotis sont disséminés le long du cours de la rivière Tsauchab à sec le plus souvent et dominés par une montagne où l’on peut apercevoir le dessin d’une tête de lion. Magique !!d’autant plus que l’aménagement intérieur est très imaginatif : baignoire accolée au bungalow mais placée à l’extérieur dans une courette fermée attenante. L’ensemble du lodge est très bien intégré dans le paysage avec un souci de prendre en compte l’écologie jusque dans les menus détails. Pas d’éclairage extérieur pour rejoindre le bâtiment central depuis les bungalows mais une lampe solaire servant également de porte-clé. Un goût parfait pour la décoration sobre mais efficace de la salle de restaurant et du lobby.

Jour 7: Découverte du parc de Sesriem Départ très matinal (6h30) afin de profiter du soleil levant sur l’étendue des dunes. La température est un peu plus élevée que les jours précédents (14°). La journée commence par une file d’attente aux caisses du parc afin d’accéder aux dunes. La voie d’accès est goudronnée sur 65 km jusqu’à la zone où seuls les 4 X4 peuvent s’engager soit les 5 derniers kilomètres ; Nous laissons la voiture pour une navette coûteuse qui nous emmène au Deadvlei, une étendue asséchée parsemée d’arbres comme calcinés. Nous sommes maintenant entourés de dunes toutes plus hautes les unes que les autres d’une couleur tirant sur le rouge. Nous nous engageons sur l’une d’elles qui semble être la plus haute. Tout de suite, papa et maman sont lâchés par la nouvelle génération pleine d’allant. Nous gravissons les pentes comme en ski, soit en zigzag et nous nous enfonçons sans cesse dans ce sable sans fond. La crête tant espérée à atteindre semble s’éloigner lorsque l’on quitte les traces faites par nos prédécesseurs. Les jeunes nous distancent vite mais sont obligés de nous attendre puisque l’on a gardé les provisions d’eau. Enfin nous voyons l’autre côté et le majestueux décor de cet ensemble infini de dunes. Maintenant nous pouvons profiter d’un horizon à perte de vue rempli d’un sable rougeoyant parsemé çà et là des plaques blanches des anciennes zones humides maintenant transformées en sel. A nous la descente directe dans le sable qui nous rappelle la neige. Arrivés en bas, nous vidons les chaussures plombées de sable. Le vent s’est levé emportant avec lui les grains colorés qui déplaceront petit à petit les dunes plantées parallèlement en forme de parenthèse. Pique-nique sous les arbres encore irrigués, mais jusqu’à quand, qui nous procurent une ombre bienfaisante. Nous passons à la dune 45, la plus visitée en raison de son accès aisé et lieu de campement privilégié sur le site. En cette après midi, nous filons vers le canyon situé tout près de l’entrée du parc. Après la marche de ce matin en terrain difficile, il faut dialoguer longuement afin que la jeunesse accepte de s’engager dans les gorges. Les babouins viennent rapidement à notre secours en se montrant peu farouches et démonstratifs. Pendant près de 2 heures nous parcourrons un site encaissé, entaillé dans la roche où la végétation se réduit à quelques arbres . La rivière Tsauchab qui a creusé ce canyon, ne coule que lors d’orages violents l’été. Toutefois nous trouverons un trou d’eau encore garni. Ce sera notre seule journée sportive du circuit où la marche a été la principale occupation. Des glaces récompenseront les sportifs en herbe après leur brillante matinée d’escalade.

Jour 8: Rendez vous sur la côte Environ 400 km de route aujourd’hui nous attendent, parsemés de paysages de gorges aux rivières asséchées, de plateaux vallonnés et de plaines arides et monotones à l’approche de l’Atlantique. Le passage du tropique du Capricorne sur la C14 est l’occasion de la photo marquante du jour et de retrouvailles avec des touristes rencontrés au hasard des lodges. Après le pique-nique au pied des derniers arbres rencontrés avant d’atteindre la côte ( 150 km), nous avalons la piste roulante (C14) à près de 100km/h pour rejoindre l’Atlantique et ses brumes. Attendues et tant de fois décrites. Walvis bay nous accueille sous un soleil radieux qui nous encourage à voir les marais salants et de s’approcher au plus prés de l’océan. Port en eau profonde, il reçoit foule de bateaux de commerce et de pétroliers, la Namibie n’ayant pas de ressource pétrolière. Par contre, l’uranium est exploité à proximité même de la côte et le bruit des tirs de mine encombre l’espace sonore du lieu. Nous traversons les marais salants et nous nous rendons jusqu’à une plage vide en cette période de l’année, mais les installations sanitaires indiquent une forte occupation lors des chaudes journées d’été austral. Maintenant, il s’agit de rejoindre notre lodge de Swakopmund , nous en profitons pour visiter Walvis bay au passage à travers ses différents quartiers et en particulier les townships du nord de la ville. La route goudronnée qui sépare les 2 « métropoles » de la côte namibienne est vite avalée nous permettant d’apercevoir les aménagements touristiques en cours de réalisation le long des plages. On se croit sur nos côtes avec des ensembles immobiliers plaqués aux plages, mais toutefois avec une moindre ambition en raison de la faible importance de la population du pays. Swakopmund apparaît comme une sorte de Deauville austral avec ses boutiques de standing et ses villas huppées le long du Strand . Beaucoup de différence par rapport à ma visite de 1990. Développement très important de la ville mais maintien de cette architecture germanique qui en fait son charme et son originalité. Nous trouvons rapidement notre lodge situé au nord de la ville. Le patron nous réserve un restaurant pour le soir, puisque son établissement n’assure que les couchers et le petit déjeuner. 2 chambres contiguës nous seront allouées pour les 2 nuits suivantes. En fin d’après midi, un appel téléphonique nous prévient que la croisière retenue pour l’après midi suivante est avancée au matin en raison du temps annoncé : cela bouscule notre agenda du lendemain qui prévoyait une grasse matinée. Il faudra prévoir un départ matinal puisque le catamaran nous attend à Walvis à 8h15.Coup de blues pour les jeunes. A la nuit tombée, nous partons au « napolitana restaurant » situé sur l’artère principale. Tout le monde est satisfait puisque chacun a pris des plats selon ses goûts. Poisson, pâtes, pizza seront au menu du soir. Nous réserverons pour le soir suivant.

Jour 9: croisière et shopping Sur le pont aux aurores pour aller à la croisière sur le lagon, nous attendons au yacht club l’arrivée de nos hôtes pour embarquer sur le bateau. A 8h45, montée à l’arrière du catamaran de 2 otaries qui viendront avec nous une partie de la croisière sur le lagon. Une guide nous décrit le circuit que l’on va faire à l’intérieur du golfe de Walvis. Ses explications sont très complètes relatives aux différentes activités du port et des environs. La faiblesse du vent fait que nous voguons une grande partie de la matinée au moteur. L’installation sur le bateau se fait au gré de la volonté de chacun et les trampolines placés à l’avant du catamaran sont les premiers à être choisis. Nous passons à proximité de parcs ostréicoles et longeons ensuite la presqu’île pour rejoindre la pleine mer et une petite colonie d’otaries qui s’ébattent dans les flots , accompagnés de dauphins qui vont jusqu’à passer sous le bateau. Tout le monde est ravi par la croisière qui se termine par un petit buffet où les huîtres sont accompagnées de « Champagne » sud africain tout à fait buvable. A notre descente, nous trouvons quelques échoppes d’artisanat et voyons là, nos premières femmes himbas venues pour vendre leur artisanat. Le petit encas pris sur le bateau nous sert de pique-nique et nous rentrons sur Swakopmund afin de mieux nous imprégner de l’ambiance de la cité. Tour de ville et des boutiques puis achat de victuailles pour les prochains pique-niques seront notre occupation de l’après midi. De retour au lodge, nous finirons l’après midi sur la plage toute proche.

Jour 10: Otaries et Damaraland Comme dab, départ sur le coup de 8h pour rejoindre la colonie d’otaries de Cap Cross. Sur une centaine de kilomètres nous longeons la côte, traversant Henties bay, la dernière ville touristique balnéaire de cette région. Il y a même un golf dans ce lieu où l’eau est une denrée rare. Nous doublons quelques véhicules portant à l’avant des cannes à pêche plantées droites dans le pare-choc puisque en cette période les distractions sont rares en raison de la faiblesse de la température. Nous quittons la route principale pour atteindre la réserve dans laquelle se situe la colonie d’otaries. Nous nous trouvons face à une marée brune d’animaux de toute taille, adultes, bébés qui profitent de la belle matinée pour s’étaler au soleil ou se jeter dans une mer où les vagues déferlantes viennent se fracasser sur les rochers. Nous verrons aussi des chacals prédateurs des jeunes otaries. L’odeur tant décriée dans les guides n’est pas pestilentielle comme annoncée même si elle est désagréable. Nous cheminerons tranquillement une demie heure sur une passerelle qui permet d’admirer les animaux sans venir les déranger en nous en séparant. Après cette visite très intéressante, nous reprenons le chemin des terres et la traversée d’une plaine monotone sur une centaine de kilomètres avant de retrouver des paysages plus variés. Nous passons à proximité du Brandberg et des pétroglyphes de la « dame blanche » mais nous n’avons pas le temps d’y aller. Sur la route menant à Twyfelfontein, nous nous arrêtons pour voir des peintures bochiman situées à l’intérieur d’une cavité et peu décrite dans les guides. Le lodge est parfaitement intégré dans un cirque de falaises rouges que nous nous ferons un plaisir de gravir en cette fin d’après midi après avoir pris possession de nos chambres situées dans des bungalows isolés. Le restaurant, très agréable à la saison chaude, est un peu glacial en raison de son ouverture total sur l’extérieur mais les polaires nous permettront tout de même de profiter d’un excellent buffet;

Jour 11: Damaraland et game drive

La journée commence par une frappe à la porte du bungalow. Des porteurs affectés au transport des bagages jusqu’au véhicule, nous informent qu’une roue est à plat sur notre voiture. Gentiment, ils nous proposent de changer la roue ce que nous acceptons de bon cœur. Le temps de se préparer et les clés sont de retour. Un bon pourboire donne le sourire à nos aides qui nous remercient ce que nous faisons également. En chargeant la voiture, nouveau cauchemar : le pare-brise s’est fendu. Il n’y a pas d’impact mais par contre, cela est arrivé à la hauteur du choc sur le montant du pare-brise noté lorsque l’on a pris le véhicule. Qu’allons-nous nous faire si il s’ouvre plus? Pour l’instant, il faut parer au plus pressé en collant du sparadrap. Après cet intermède, nous partons visiter les pétroglyphes vieux de 6000 ans sculptés par des bochimans. Le guide Nama nous décrit les dessins, essentiellement des animaux et leur empreinte ainsi que l’utilité de ceux-ci : apprendre aux enfants à reconnaître les traces afin d’apprendre la chasse et à se méfier des prédateurs. nous verrons également le premier dessin animé de l’histoire avec une représentation du mouvement du cou d’une autruche en différentes positions sur un même corps. A la fin de la visite, nous nous rendons aux orgues basaltiques, autre curiosité à voir dans le site. Nous sommes déçus par son manque d’étendue et de spécificité. Soit, nous continuons notre route sans faire le détour par la forêt pétrifiée car l’on doit faire réparer notre roue crevée. La route n’est pas longue jusqu’à Palmwag où nous allons laisser notre véhicule pour la nuit. En effet, nous nous rendons dans un lodge distant de 18 km de la piste principale en plein Damaraland. Un 4 X 4 doit nous récupérer ainsi que les autres clients à 15h30 pour nous conduire au camp constitué de tentes en pleine nature. Après le pique-nique, nous nous rendons à la station-service afin de réparer la roue abîmée. Avec 2 ou 3 autres bicoques, c’est Palmwag dans sa totalité. Pourtant sur les cartes, c’est indiqué comme si c’était une ville d’importance. En fait celle-ci est due à la barrière sanitaire qui y est disposée. Elle sert, surtout dans le sens Nord-sud, à vérifier l’état sanitaire des bovins et caprins qui sont transportés par les autochtones en raison de maladies persistantes dans la nord. Nous ne serons pas concernés par le contrôle, ni embêtés par d’éventuels individus qui ponctionneraient les touristes, comme cela a été décrit dans divers blogs lus sur le Net. Lors de notre game drive qui nous mène au camp, nous apercevrons nos premiers zèbres et girafes. Bien sûr, nous ne comptons plus les oryx, springboks et autruches, mais aucun éléphant à l’horizon ni de rhinocéros blanc ou noir. Ce soir, c’est « all inclusive » donc les boissons sont à volonté et le responsable du camp nous offre l’apéritif accompagné de biltong, la viande séchée spécialité namibienne par excellence : cela ressemble à de la viande des Grisons. Les tentes disposent chacune de sanitaire doté d’un lavabo, de toilettes et d’une douche originale où la réserve d’eau est constituée par un seau muni d’un pommeau de douche qu’il faut remplir à partir du lavabo. La soirée s’achève par un repas servi sur une table d’hôte où tous les convives sont réunis y compris le gérant et sa femme. Cela permet de se faire expliquer la vie et les contraintes dans un lodge éloigné de tout en particulier pour l’alimentation qu’il faut aller chercher à une demie journée de voiture.

Jour 12: Rencontre avec les Himbas

Avant de reprendre notre voiture laissée à Palmwag, nous avons commencé notre journée par un petit trajet en 4 X 4 à travers la concession ce qui nous a permis de croiser, de nouveau, la route de zèbres et de girafes accompagnées d’oryx. Après le passage, sans encombre de la barrière sanitaire, direction Opuwo, capitale du Kaokoland, nous rejoignons Sesfontein et son ancien fort transformé en hôtel de bon confort où nous ne ferons qu’un arrêt pour nous dégourdir les jambes. En reprenant la route vers le nord, nous voyons à peu de distance de la piste un village Himba que visite un petit groupe de touristes. Nous décidons de faire de même et dès la sortie du véhicule, un jeune vient se proposer de nous servir de guide et d’interprète auprès des femmes et des enfants qui sont assises présentant des objets d’artisanat composé de bijoux, symboles de leur position dans le clan auquel elles appartiennent. Le guide nous explique le mode de vie de ce peuple de pasteurs nomades vivant au plus près de la nature. A ce jour, ils essaient de rester avec leurs traditions ancestrales ce qui les met injustement au ban de la société namibienne. Devant tous les objets présentés, les filles de la famille craquent pour des pendentifs et une statue. Nous prenons congé de nos hôtes après avoir parcouru le village composé de huttes recouvertes de bouse séchée entourant un enclos où est retenu le bétail, la nuit, afin de le protéger des prédateurs.

La piste s’inscrit dans des vallées rocailleuses ce qui rend la conduite plus difficile malgré l’absence de tout trafic. A un moment, il a même fallu faire descendre toute la famille afin de pouvoir franchir une zone accidentée parsemée de cailloux mal joints. Quelques raidillons ont obligé le chauffeur à passer la première afin d’atteindre le sommet. Pour les clients d’un bus local, ils ont été obligés de finir a pedibus une pente un peu trop accentuée pour le moteur. Passé ces obstacles, nous atteignons la capitale du nord ouest : Opuwo, la ville où se croisent de nombreuses ethnies ce qui en fait un carrefour de civilisation. Les femmes herreros aux magnifiques coiffures et habits qui sont des reprises de l’habillement des premières femmes colons de la fin du XIX ème siècle côtoient les femmes himbas au pagne fait à partir de peaux de vaches. A ces modes vestimentaires se mêlent, bien entendu, les dernières modes de Windhoek pour celles qui refusent les traditions. Le lodge de ce soir permet à nos jeunes de pouvoir profiter de la piscine malgré la fraîcheur de l’eau. Pour les parents, ils profitent d���un magnifique paysage avec un coucher de soleil somptueux sur les montagnes du Kaokoland en savourant quelques instants de repos.

Jour 13: Cap au nord

Aujourd’hui, piste vers la rivière Kunene, frontière naturelle avec l’Angola. C’est la journée de tous les dangers à la lecture des différents blogs parcourus avant notre départ. Piste impraticable, cailloux quasi nécessité de circuler avec un 4 X4. Tant pis, nous partons, notre tour opérateur n’a pas indiqué de contre-indication à nous y rendre. En fait, ce sera une des meilleures pistes parcourues. Elle vient d’être refaite avec des aides de l’Europe. Toujours des paysages de savane avec une végétation de région de plus en plus chaude puisque nous nous rendons vers le Nord. Les 180 km sont avalés rapidement et déjà nous prévoyons notre occupation pour l’après midi, quand tout à coup le chauffeur entend un bruit suspect. C’est la crevaison brutale. Il ne nous restait plus qu’une douzaine de km à parcourir. Sans énerver, le coffre est vidé afin de récupérer le matériel nécessaire au remplacement de la roue. Tout d’abord, démontage de la roue crevée après quelques difficultés car nos gentils dépanneurs qui nous avaient changé la roue , 3 jours auparavant, y avaient été fort pour visser les écrous. Nous prenons la 2ème roue de secours toute neuve pour remplacer la roue crevée et rapidement on s’aperçoit d’un couac : impossible de rentrer le monte-écrous dans les trous de la jante. Cela explique pourquoi nos prédecesseurs avaient pris l’autre roue lors de la première crevaison. Avec effroi, on refait le trajet de la journée où l’on a attendu pour faire dépanner la roue crevée. Pendant plus d’une centaine de km, nous avions roulé sans roue de secours. Nous remettons en place la roue dépannée et atteignons avec angoisse Epupa falls, heureusement peu éloignée. L’après midi est chaude ce qui nous fait du bien après la fraîcheur du début du séjour. Après l’installation dans les confortables tentes plantées sur la rive même de la rivière Kunene à peu de distance des chutes , nous partons à leur découverte. En quelques minutes nous rejoignons la faille dans laquelle se jettent les flots jusque là calmes. Dans le tumulte de la chute principale, un arc-en-ciel s’inscrit dans les brumes vaporeuses qui s’élèvent du fond du gouffre. Les appareils photos crépitent tant la beauté du site nous incite à garder un souvenir tangible de cet instant. Autour de ces eaux tumultueuses, des bras presque morts situés en amont des chutes sont le lieu de vie du village. Les femmes s’y rassemblent pour le lavage du linge et des enfants tout heureux de se rafraîchir dans une eau limpide. Nous nous enthousiasmons à la vue de la succession de chutes des multiples bras. Malgré la saison sèche bien avancée, le cours du fleuve est encore loin de son étiage ce qui permet de ne pas voir qu’un simple filet d’eau mais d’amples flots impétueux. La chaleur calme les velléités de promenade chez les plus jeunes qui vont vite se protéger du soleil à l’ombre des baobabs nombreux en aval des chutes. Leur écorce tendre porte la trace du passage de touristes sensibles à la beauté du site et désireux de laisser une marque ostensible de leur venue. De retour de cette visite, nous nous intéressons aux stands d’artisanat tenus par des femmes Himbas qui présentent là tout un échantillonnage de leurs bijoux et parures coutumières. C’est l’occasion pour nous de remplir nos sacs à dos de bibelots qui viendront remplir les étagères déjà bien dotées de souvenirs de voyages précédents tant en Afrique, qu’en Asie ou en Amérique du Sud. Au lodge, nous profitons de notre position en bord de fleuve pour admirer en fin de soirée d’un magnifique coucher de soleil. Auparavant, nous étions allés à la rencontre d’un groupe d’italiens de retour de rafting et qui nous avez confortés dans notre idée de faire cette excursion le lendemain. Papa a cherché à s’encanailler en allant à la rencontre de la population mâle d’Epupa falls dans le bar situé dans un abri fait de tôle ondulée à peu de distance du lodge. A l’intérieur, un billard américain, un juke box et une machine à sous sont les distractions à la disposition des jeunes himbas venus là également pour boire bières et autres boissons fortement alcoolisées. Le soir, le repas s’éternise puisque nous avons sympathisé avec une famille méridionale avec laquelle nous échangeons des informations sur nos expériences des jours précédents puisque nous faisons le circuit en sens inverse.

Jour 14: Crocodiles et rafting

Ce matin, pas de départ matinal mais promenade prévue à la recherche des crocodiles. Nous tentons de remonter le long de la rive du fleuve sur la piste qui mène à Ruacana. Après une erreur de cap, nous nous engageons sur un chemin très rocailleux et pentu qui permet de mesurer les limites de notre véhicule. Déjà victimes de 2 crevaisons en raison du taux d’usure de nos pneus et d’un fendillement du pare-brise, nous faisons machine arrière et sommes pris par nos nouveaux amis dans leur 4X4. Nous parcourons quelques kilomètres et nous nous arrêtons afin de voir les fameux sauriens. Armés de bâton pour nous protéger d’une rencontre fortuite avec un crocodile, nous marchons le long de la rive sur quelques centaines de mètres en ne croisant qu’un groupe de singes vervet qui s’enfuit à notre arrivée. De retour au véhicule, nous voyons enfin, un crocodile énorme se chauffant nonchalamment sur la rive d’en face. L’après midi, nous nous embarquons pour le rafting, les enfants ayant été dans l’ignorance du projet jusqu’à la dernière limite. Ils sont enthousiastes mais un peu inquiets lors des explications données par les guides pour les mesures de sécurité à suivre lors de la navigation. Les femmes et les enfants sont dans une grosse embarcation avec 2 guides pour diriger la manœuvre et le reste de la troupe se disperse en canoë biplace. Cela commence par une prise en main de l’embarcation faite lors d’une remontée à contre courant afin de vérifier la bonne cohésion de chaque équipage. S’en suit alors une agréable descente d’un long fleuve tranquille parsemé par le passage de quelques rapides et la vision, sur les rives ou îlots de quelques crocodiles de toute taille. Bien sûr, interdiction de laisser traîner une main dans l’eau. Un arrêt est prévu pour se désaltérer car la chaleur est importante ce que nous faisons sur la rive angolaise de la Kunene. Pendant quelques minutes, nous serons dans l’illégalité. Après la reprise des bateaux nous passons les derniers rapides, les plus difficiles qui nous permettront d’être trempés. Après cette après midi de pure détente, les enfants vont se poser au bar du lodge avec leur nouvelle copine pour faire un « Uno » et les parents vont vaquer à leur principale occupation des vacances : Papa retourne voir la « folle » vie crépusculaire de la population masculine au bar du village et Maman se repose tranquillement pour regarder le coucher de soleil sur le fleuve.

Jour 15: Cap à l’est

Pour la première fois depuis le début de notre séjour, nous allons emprunter, jusqu’à Opuwo, la même route qu’à l’aller. Sur ce tronçon, la piste est très roulante, ayant été refaite récemment. Nous croisons de nombreux Himbas gardant des troupeaux ce qui est leur principale activité. Ainsi nous pouvons faire de nombreuses photos. Pour les remercier de nous autoriser à les prendre, nous leur offrons crayons, bonbons, jouets pour les jeunes et farine et huile pour les mamans. A chacune de ces rencontres il ne sera jamais question de distribuer de l’argent même si cela est souvent demandé. A Opuwo, nous refaisons le plein de la voiture et de courses pour les derniers pique-niques. C’est aussi la dernière occasion de croiser des Himbas mélangés aux autre ethnies de cette région en particulier les Herreros dont ils sont un sous-groupe. C’est aussi la fin des grandes sections de piste, nous rejoignons le macadam. La route est vite avalée, nous longeons le parc d’Etosha dans sa partie interdite aux touristes. Le Rustig Toko lodge qui nous héberge, ce soir, domine la plaine à végétation de savane. La piscine n’aura pas plus de succès que les précédentes malgré une tentative des enfants, en raison de la fraîcheur de l’eau qui aura raison de leur volonté.

Jour 16: Etosha-jour 1

Aujourd’hui, nous allons enfin voir les animaux que les enfants attendent depuis le départ :éléphants, lions, guépards, rhinocéros. Les girafes et les zèbres et tutti quanti antilopes, nous en sommes rassasiés . Quant aux autruches, on ne s’arrête plus depuis belle lurette pour les photographier. Pour rejoindre Etosha, nous empruntons les pistes qui longe au sud le parc. 10 fois, 20 fois nous nous arrêtons pour ouvrir/fermer les portails qui donnent accès aux fermes que nous traversons. C’est Arthur qui est chargé de la besogne. A 10 h, nous entrons à Okaukuejo et partons sans attente à la recherche des animaux. Direction le nord ouest : après quelques kilomètres parcourus, un appel de phare d’une voiture venant en sens inverse nous conduit à nous arrêter. Le conducteur nous indique n’avoir rien vu d’intéressant dans cette partie du parc. Nous décidons de faire demi tour. Nous longeons le pan et nous nous rendons au point d’eau dénommé Nebrownil. Quelques voitures y sont stationnées, ce qui est bon signe. Les girafes dominent un champ d’animaux où cohabitent, antilopes (gemsboks, springboks, impalas) , zèbres, gnous, chacals, autruches et surtout un couple de lions qui sont allongés tranquillement à quelques mètres des voitures qui ne semblent pas les gêner. Par contre à leur moindre mouvement, c’est un peu l’affolement chez les autres. Ils sont aux aguets ne voulant pas servir de repas aux fauves. Pendant près de ¾ d’heure, nous suivrons le jeu entre les différents protagonistes. Voyant aucun affût précis du couple de lions, nous quittons le point d’eau après avoir pique-niqué dans la voiture. Maintenant, nous sommes à la recherche des éléphants. Le paysage est somptueux fait de grandes plaines blanches où la végétation est très parsemée. Une étrange luminosité fatigue les yeux même protégés par des lunettes de soleil. Au loin, il semble qu’il fait nuit ou qu’un orage est prêt à éclater. Nous passons à Hallali faire le plein d’essence et nous délasser un peu, obliger jusqu’à présent à rester enfermer dans le véhicule. Comme nous logeons vers Okaukuejo mais à l’extérieur du parc nous reprenons la direction de la sortie afin d’être vers 17h30 à la fermeture. Sur notre chemin, pas d’éléphants mais toujours des gazelles, des girafes et des zèbres. Nous parvenons à la tombée de la nuit à notre lodge (Taleni Etosha village) où nous attendent 2 tentes bien confortables avec douche extérieure joliment et écologiquement installée.

Jour 17: Etosha-jour 2

Ne voulant pas perdre un instant de notre journée de safari nous quittons de bon matin notre lodge (6h45). La température est toujours fraîche (11°). Nous repassons à Nebrownil dans l’espoir de revoir nos lions et peut-être des éléphants. Peine perdue, il n’y a pas d’animaux et nous continuons notre périple à travers etosha. Le temps passe et toujours pas d’éléphants. Nous croisons quelques voitures mais aucun occupant nous annonce de bonnes nouvelles à ce sujet. Où sont partis les 12000 éléphants d’Etosha ? Après plus de150 km parcourus, nous tombons presque par hasard sur un élphant difficilement visible protégé qu’il est par un grand arbre. Bien sûr, appareils photos et camescope s’en donnent à cœur joie. Mais un seul ne nous satisfait pas et vers le point d’eau de Ngobib nous nous trouvons face à 4 qui semblent se poser des questions sur leur devenir. Bien sûr, nous somme enfin ravis de voir un tout petit troupeau mais c’est mieux que rien. Bientôt, leur conciliabule les mène à se disperser et l’un vient passer devant la voiture ce qui inquiète un peu notre petit dernier. Satisfaits de notre rencontre, nous rejoignons Namutoni et son fort allemand pour pique-niquer et nous dégourdir les jambes. La chaleur est au rendez-vous enfin. Après ce moment de détente nous repartons vers le nord du pan afin de profiter au maximum de notre dernière après-midi de safari. Nous faisons le tour du fisher’s pan puis remontons vers le Nord jusqu’à Andoni. Nous retombons sur une petite troupe d’éléphants mais ne verrons pas de rhinocéros ni de guépards. Comme la veille, nous sortons du parc à la tombée de la nuit et rejoignons sans encombre l’Onguma bush camp où 2 chambres nous attendent. Le lodge situé en bordure même du parc d’Etosha dispose d’un point d’eau éclairé ce qui nous permettra d’apercevoir un koudou qui vient s’abreuver et un grand duc perché sur une branche. Le père s’éternise sur le promontoire permettant de profiter du point de vue sur le point d’eau mais l’attente trop longue lui tirera des bâillements.

Jour 18: Le début de la fin

Dernier jour sans peur au ventre !!! En effet, demain retour à l’aéroport et heure fatidique pour la livraison du véhicule au loueur. Pas mal de kilomètres à parcourir mais essentiellement du goudron. Nous disons au revoir à Etosha et filons direction plein sud. Nous filons si vite que nous dépasserons le lac d’Otjikoto sans s’arrêter. Nous préférons nous rendre à la réserve de guépards et à la ferme aux crocodiles situés plus loin. Nous trouvons facilement le conservatoire aux guépards à 40 km de la route principale parcourus sur une bonne piste depuis Otjiwarongo. Nous nous apercevons vite que nous ne pourrons faire qu’un très rapide survol de l’ensemble qui demande presque une journée de visite tant les enclos sont nombreux. Nous verrons les guépards par groupe réunis en fratrie, nourris par une équipe très compétente et très soucieuse de sécurité malgré la taille réduite de ces animaux. Le musée, qui complète la visite, est très bien documenté sur tous les aspects ayant trait au guépard depuis sa position dans l’histoire jusqu’à sa dispersion dans l’hémisphère sud. En reprenant la route, nous faisons un arrêt pour remplir le portefeuille à un distributeur automatique d’Otjiwarongo protégé par un vigile. Cela se passe sans problème comme devant toutes les autres banques utilisées durant notre séjour. Cette somme doit permettre les derniers achats (essence, cadeaux, etc…) et en particulier la visite à la ferme des crocodiles. Nous la cherchons, la repérons puis tombons sur la porte close. Saturday afternoon closed. Tant pis pour nous, les croco, ce sera dans la Drôme !!! encore 2 heures de route et piste et nous voilà au Waterberg. L’installation est compliquée. On s’arrête à un bâtiment central pour remplir des papiers, payer l’entrée au parc et obtenir les clés du bungalow situé quelques kilomètres plus loin dans la colline qui domine la plaine débutante du Kalahari. Nous arrivons sur une esplanade où sont plantés une dizaine de petites villas dispersées autour d’une placette. Nous nous installons rapidement afin de profiter du site et de pouvoir faire une petite promenade dans les alentours ce qui n’est pas au goût des jeunes. Mais après quelques tergiversations, tout le monde grimpe sur un sentier escarpé qui mène au sommet du plateau du Waterberg. Damans des rochers, calaos nous accompagnent tout au long du sentier sablonneux parsemé de rochers au milieu d’une végétation arbustive très épaisse. Quasiment arrivé au sommet, papa est abandonné par le reste de la troupe souvent mal chaussé. Cela ne facilite pas la progression en particulier lorsque les rochers deviennent majoritaires. Il atteint un panneau annonçant de ne pas dépasser ce point sans guide. Un sentier permet d’atteindre la crête et la bordure du plateau. La vue sur la plaine plate et monotone est infinie bordée par un aplomb vertical de gré rouge. Le retour s’effectue presque à la nuit. Pour maman, c’est l’heure de refaire les bagages pour le retour en particulier les sacs à dos pour les vols. On vide, on range, on trie les sacs, les pubs, la documentation amoncelés en presque 3 semaines ainsi que les souvenirs ramassés çà et là: cailloux, sable de toute couleur, bois. Savons, shampooings des lodges et nécessaire de toilette de British Airways complètent les valises et sacs. En une heure, maman a tout terminé. Pour notre dernier dîner, il faut prendre la voiture pour rejoindre le restaurant installé dans un vieux bâtiment datant de l’époque coloniale britannique. Une superbe glace-maison viendra clore ce dernier souper namibien . De retour au bungalow, nous apercevons des steenboks gambadant au milieu de l’esplanade située au centre des pavillons.

Jour 19: La fin

350 km nous séparent de l’aéroport. Le chargement de la voiture s’effectue au milieu d’une troupe de babouins venus s’encanailler dans les poubelles des villas. Encore quelques kilomètres et s’en est fini des gravel roads. Nous retrouvons la B1 goudronnée et vide en ce dimanche matin. Aux alentours d’Okahandja, le paysage devient plus montagneux et vallonné rendant la route sinueuse. C’est dans cette ville bien équipée en distraction et hébergement de toute sorte que nous effectuerons nos achats de souvenirs artisanaux dans les échoppes installées à la sortie sud de la ville. De grandes tentes sont pleines de souvenirs, de toute taille, sculptés dans la bois, la pierre, ou la corne. Le marchandage marche à plein. Il faut calculer pour ne plus à avoir à faire du change. Les derniers dollars namibiens monnayables sont échangés contre des objets qui viendront remplir des étagères où il faudra faire cohabiter des souvenirs de différente provenance. Après 3h30 de route, nous voilà à Windhoek, dernier arrêt de notre périple namibien. Nous cherchons un restaurant ce qui est difficile un dimanche, jour où la fermeture des commerces est encore bien respectée. A l’heure de la messe dominicale, les rues se vident de leurs belles Herreros encore bien présentes dans leurs costumes traditionnels. Repas au centre artisanal à deux pas d’Independence avenue, où tout le monde se régale de plats …. Italiens. Derniers achats, il faut faire vite car à 13h30 le dimanche, cela ferme. Dernier complément d’essence afin de rendre le réservoir plein et à 14h30 nous arrivons chez le loueur à l’aéroport comme prévu. Et là tout s’emballe, le pare-brise fendu fait l’objet de récriminations réciproques dans un anglais approximatif et technique, la 2ème roue de secours inutilisable est esquivée rapidement par l’agent du loueur après démonstration de sa lacune. Après rédaction d’un dossier contradictoire, il faut téléphoner au TO afin qu’il arrange les choses et exprime dans un meilleur anglais mes vues sur les différents problèmes rencontrés. Lors de la communication, les faits sont réglés en particulier entre le loueur et le TO qui est un bon client. Ca y est les vacances sont presque finies: plus qu’un enregistrement et le contrôle des passeports et la Namibie ne sera plus que derrière la vitre. Encore près de 3 heures d’attente dans l’aéroport et la menue monnaie namibienne qui a fondu comme neige au soleil. L’heure normale d’embarquement est bientôt dépassée et toujours pas d’avion sur le tarmac. Avec 90 minutes de retard, c’est enfin le départ ce qui va se traduire par une course effrénée à Johannesbourg malgré nos 3 heures prévues de transit. Mais cela est une autre histoire…. Ainsi prend fin un merveilleux séjour en Afrique australe.
Souvenirs de vacances au Canada: 15 jours en octobre 2006 (arrivée Toronto-départ Montréal) English translation pending
by Tokala · 2008-10-31 · 6 replies
Bonjour,

Avant de repartir au Québec d'ici quelques mois pour profiter de l'hiver enneigé, je reviens sur mes premières vacances au Canada en octobre 2006, quelques détails, souvenirs, ce qui me vient à l'esprit pour illustrer ce voyage... (et non, je n'avais pas fait de carnet de voyage à l'époque...)

Trajet Paris - Toronto avec Air Transat Je ne conseille vraiment pas cette compagnie, en plus du retard, et des hotesses désagréables, il faisait super froid dans l'avion, j'ai du coup commencé mes vacances avec de la fièvre... Mais bon, j'en ai entendu des bons retours... Surement un coup de malchance...

Nuit à Toronto J'ai essayé de trouver un hotel pas cher et proches des gares (routières et férovières). J'ai trouvé cette auberge de jeunesse : Downtowner Inn 117 Pembroke Street J'ai effectué la reservation sur ce site :
http://www.hostelworld.com/...nerInn-Toronto-11986 Bon accueil, pas cher, bien située (pres des gares, pas forcément dans un beau quartier), propreté correcte, p'tit dej compris (thé, café, pain grillé et confiture, on se sert dans la cuisine), 3 postes avec acces internet gratuit.

Journée aux chutes de Niagara J'ai fait l'aller - retour Toronto - Niagara dans la meme journée (1h30 - 2h de route), départ en bus vers 10h le matin, billets achetés sur places à la gare routière de Toronto (15 ou 20 dolars si je me souviens bien). Le site est magnifiques, les chutes sont grandioses (et d'ailleurs je conseille fortement le circuit "maid of the mist" : on prend un bateau pour aller au coeur des chuttes, franchement impressionnant !) Par contre, si on regarde de l'autre coté, on voit un mini Las Vegas qui gache totalement le paysage. C'est mon avis, mais je trouve vraiment que c'est dommage. Par contre, le long de la rivière, sur le chemin entre la gare routière et les chutes, j'ai vu de belles maisons, dont plusieurs chambres d'hotes, ça a l'air sympa.

Trajet Toronto - Montreal 6 heures de train, confortable, avec service de restauration (snack, boissons) à bord. J'ai payé 125 dollars canadiens en achetant mon billet 2 heures avant le départ à la gare de Toronto. Les paysages ne sont pas exceptionels, mais le trajet se fait bien. Des infos sur les horaires et prix sur le site www.viarail.com (compagnie de train)

2 jours à Montréal biodome, ciné, shopping, expo temporaire sur le Japon super interressante au musée Pointe à Calières... Il pleuvait, donc on a surtout fait des visites en interieur.

Gare de bus à Montreal : station de metro BERRI-UQAM Gare de train à Montreal : 2 ou 3 station plus loin sur la meme ligne

3 jours à Sherbrooke Pour Montreal - Sherbrooke, en 2 heures de bus c'est fait. Mais je ne me souviens plus de la compagnie de bus qui fait ce trajet. Parc du Megantic pour la rando (vue vraiment magnifique depuis le sommet !) Balade à Magog au bord du lac Soirée conte quebequois Et surtout profiter de ma famille qui habitait Sherbrooke à l'époque !

1 journée à Quebec Visite de du Vieux-Québec

En quittant Québec, je suis allée aux chutes de Momontrency, juste à la sortie de Québec, direction Charlevoix. Elle sont moins impressionnantes que Niagara, bien qu'elles soient plus hautes, mais le cadre est vraiment sympa. Je les ai vu au coucher du soleil en quittant Québec en fin d'apres-midi et c'etait magique.

Ensuite, toujours sur la route, le Canyon Sainte Anne est à voir. J'y suis restée la matinée, le temps de me promener tranquillement, ça vaut vraiment le coup. http://www.canyonste-anne.qc.ca/

Dans le Charlevoix, j'ai beaucoup aimé Petite-Rivière-Saint-François (charmant petit village), Baie-Saint-Paul (village d'artistes), l'Ile aux Coudres (super calme et agréable pour se balader, super coucher de soleil sur le Saint Laurent si on y passe la nuit)...

Parc des Grands Jardins Rando du lac du cygne, superbes paysages fin octobre, avec les arbres dénudés, le soleil couchant... Magnifique !

Saguenay Petit Saguenay Rando au cap Trinité, avec une très belle vue sur le fjord !

Zoo de St Félicien Ce n'est pas un zoo, c'est un safari photo, c'est fabuleux, on est arrivé à 11h du matin, et on a regreté de devoir partir à 17h quand le zoo fermait ses portes... la preuve sur cette discussion http://www.routard.com/...e_saint_felicien.htm) J'ai bien regrétée de ne pas être arrivée à l'ouverture, 6 heures dans le parc c'est trop court !!

Retour Montreal en repassant par le Charlevoix (Baie-Saint-Paul sous le soleil (on l'a vu sous la pluie à l'allée) et l'île aux Coudres) et Quebec (pour rendre la voiture de location)

J'ai reservé la voiture sur place à Québec, dans une agence du Vieux Québec pres de l'office de tourisme. En fait, j'ai fait les trajet Toronto - Niagara - Montreal - Sherbrooke - Quebec en train ou bus, et j'ai loué la voiture pour quitter Québec, et je l'ai rendu 5 jours plus tard à Québec également. Cela évite ainsi les problème de stationnement en ville, et les embouteillages... Et pour faire de la route, autant prendre un bus, au moins on peut se reposer. Et comme la nuit tombait tôt, on faisait pas mal de route vers 17 - 18h, comme ça on profitait bien de nos journées.

En ce qui concerne l'hébergement, je conseille ce site : www.giteetaubergedupassant.com Les gites du passant (chambres d'hotes) sont généralement très bien. j'ai ai testé un vraiment excellent, à Jonquières, pres du Lac Saint Jean :

Gite Le coup de Coeur 4000 rue du Vieux-Pont Jonquière, Qc G7X 3M6 tel (418) 547 9231 www.giteetaubergedupassant.com/lecoupdecoeur

Ce gite a ouvert peu de temps avant que j'y aille, et il mérite d'avoir une vraie clientelle tant il est agréable ! Accueil très chaleureux, bien que nous soyons arrivés un peu tard sans avoir prévenu. Chambres très joliment décorées, très chaleureuses. Petit déjeuner excellent (Denise nous a préparer un excellent jus de fruit frais, café ou thé, crèpes aux fruits, et pain perdu) Denise nous a renseignée sur la région, nous a donné des conseils, était très ouverte et sympathique.

Voila un petit aperçu de ces vacances, vivement le prochain voyage !

* **** EDIT Carnet de voyage de mon 2nd voyage au Québec en hiver en février 2009 (avec des photos) De retour en Estrie en septembre 2010
Quelles îles visiter en Polynésie pour deux à trois semaines en mai 2009? English translation pending
by Andro2 · 2008-07-22 · 27 replies
Bonjour,

Je suis en train de regarder pour partir en Polynésie en mai 2009. Je ne sais pas encore si nous ferons notre séjour en individuelle ou par une agence, même si je pense que par soi même le budget en est réduit Pour le moment j'ai trouvé des billets à 1444€/personnes.

La question se pose: quoi visiter pour 2 à 3 semaines? quelles îles? quels atolls? Combien de nuits rester? sachant que je rajouterais si mon budget le permet une escapade à l'ile de paques, donc environ 2000 €. Ce qui nous laisse 2100 € pour logement et activité et pass avion. Est ce réaliste?

Même si la Polynésie est a destination pour la plongée, nous y allons surtout pour la beauté du site

Merci d'avance de vos réponses
Voyage en Afrique de l'Est: Ouganda-Kenya-Tanzanie-Mozambique English translation pending
by Zeroma9 · 2008-04-30 · 8 replies
Bonjour à tous,

Passionné par l'Afrique, j'aimerais découvir la partie Est du continent pour y faire de la photographie...j'aimerais en septembre ou octobre 2008 prendre un vol pour Entebbe, Kampala en Ouganga puis me diriger vers le Kenya puis Tanzanie puis Mozambique pour éventuellement réjoindre Madagascar ou j'ai vécu 6 mois. Mon objectif est davantage la rencontre des gens que la visite des tous les parcs naturels. je voyage en sac à dos et matériel de photo. Mon budget ne pourrait pas dépasser 3.000€

Alors mes questions sont : est-ce réalisable du point de vue :financier (j'aime voyager "roots" comme on dit ;-)...en m'accordant qqus visites dans des parcs et un hotel meilleur de temps en temps) pourrait-on me donner une estimation comprenant les billets d'avion sécurité (j'ai bien compris sur ce forum qu'il ne faut pas se référer à l'avis de la diplomatie française car "avec elle on ose même plus retirer de l'argent en france" ;-) dixit un internaute) combien de temps faudrait-il? un pays est-il à éviter et changer ma trajectoire par une plus intéressante... est-il mieux de voyager en bus, en train (s'il y a) en voiture, en vélo, en roller, en rampant, en volant... etc...

Merci à tous, impatient de lire vos remarques et conseils
Budget pour un mois au Rwanda? English translation pending
by Pacis · 2006-10-25 · 8 replies
Bonjour Chers globe-totters,

Je projette de partir pour un mois avec une amie histoire de visiter les endroits les plus interessants du pays. Auriez-vous quelques bons plans pour aller au Parc National de l'Akagera, comment y aller, où loger ? Est-ce facile de trouver un guide ? Même chose pour le Parc des Volcans. De façon générale, si vous avez des infos récentes pour pouvoir boucler notre budget, je suis preneuse.

Merci et à bientôt
Le Rwanda oublié? English translation pending
by Zeleka · 2006-01-20 · 10 replies
Le Rwanda évoque la plupart du temps le génocide de 1994 dans nos esprit bien-pensant et compatissants. Avez vous entendu parler du Rwanda sans qu'il sagisse directement ou indirectement de ce crime contre l'humanité? Le Rwanda se reconstruit, les Rwandais ne veulent plus de haine et de sang.

J'avoues que je suis le premier a associer le Rwanda au cauchemard qui a suivi la mort d'Abyarimana.

Mais je veux aussi découvrir ce pays merveilleux. En pensant "mille collines", je ne pense plus à la radio de la haine mais je vois Kigali et tous ces paysages verdoyants, ces villages perchés au beau milieu de la forêt. Malgrés x reportages et 4 bouquins, je ne sais que très peu de choses sur le Rwanda d'aujourd'hui pas vous?

Tout ca pour dire que je pense très fortement à me rendre au Rwanda durant les mois de Juin Juillet. Si quelqu'un a eut une expérience ou des contacts la bas... Des conseils? Des suggestion?

merci

zéléka !!!
Retour du Casa Marina Bay Samana English translation pending
by Stagueve · 2005-11-04 · 28 replies
Bonjour, Voici donc mon avis sur l'Hotel CASA MARINA BAY de Samana en Rep. Dom. ou j'ai passé 9J: ATTENTION il faut compter 4H de TRANSFERT en BUS 🤪et je vous préviens j'ai fait ma PRIERE tout le long car le chauffeur est un peu CASSE COU!!!🏴‍☠️ lol L'accueil était IMPECABLE (Coktail servi par des employés souriants) & enregistrement rapide. J'avais demandé une chambre placée VUE OCEAN (11...) par mail & je l'ai eu 😛. La chambre était SPACIEUSE, PROPRE (nikel!), mais aucune corbeille de fruits ou autre cadeau de bienvenu (on s'y attend toujours...😛). L'hotel était rempli à 50% et étant déja à la base un "hotel famillial" les journées & soirées étaient calme & reposantes. 😎 Leur PLAGE a la réputation d'être ETROITE; il est vrai qu'après quelques heures de pluie il ne reste plus que très peu de sable (l'eau monte) mais par beau temps je l'ai trouvé largement suffisante (et il n'a plu qu' 1/2 journée 😎🙂😎). Au pire il reste leur "PLAGE COTE GAZON" surplombant celle de sable qui est ENORME, L'HERBE IMPECABLEMENT COUPEE, et plantée de COCOTIERS par centaines !!! Seul inconvéniant, quelques locaux viennent régulièrement vous proposer des articles (colliers, cigares...) lorsque vous êtes à la plage . Des EXCURSIONS sont proposées (5 ou 6 de mémoire) mais il n'est pas systématique que 🙂L'EXCURSION QUAD🙂 soit proposée DEMANDEZ TOUT DE MEME A Y PARTICIPER c'est une vrai JOURNEE DE PUR PLAISIR 🙂😉🙂!!!!!!!!!!!!!! UN SOUVENIR MEMORABLE (visite CASCADE, PLAYA RICCON (un PARADIS SUR TERRE!!!) et REPAS AU BORD DE LA PLAGE (le poisson grillé pêché du matin, un REGAL!!!)(69eu). Un tas d'autres ACTIVITEES sont proposées au sein de l'hotel (canoé, planche à voile, tennis (le terrain c'est pas trop ça...lol), Volley, plongée, ballade à cheval etc... DEUX PISCINES sont disponibles. Elles ne sont pas très grandes mais suffisantes. Domage qu'on ne puisse plus s'y baigner à partir de 19h 🙁🙁🙁!!! Coté BOISSONS 3 BARS (piscine, plage, restaurant/salle de show) vous proposent une vingtaines de COKTAILS et des jus de fruits ou SODAS (Coca, Sprite...). Je vous conseille de gouter le MELOCOCOTOCO (difficile à prononcer), et le BANANA PAPA. Demandez leurs noms aux serveurs et si vous trouvez ALBI passez lui le bonjour d'Audrey & Steve c'était notre CHOUCOU vous verrez il est timide mais ADORABLE 🙂😛!!! Si vous avez faim, PETIT DEJ français (croissants, crêpes (elles sont TROP BONNES!!!)... ou plutôt allemand (saucisse, jambon etc...) et divers JUS DE FRUITS & FRUITS FRAIS. DINER au resto de la plage répétitif mais BON (petites pizzas délicieuses, viande, riz, pommes de terres, salades...vous aurez l'embarras du choix!!!(vin blanc ou rouge dispo gratuit bien sur). DESSERTS locaux bons avec café et thé. 4H petites pizzas servi au bar de la piscine et petits gateaux (cookies...)(un peu light 😐). REPAS DU SOIR IDEM. Pensez à RESERVER dès le matin pour manger LE SOIR AU RESTO DE LA PLAGE ou l'on vous sert un diner A LA CARTE SUCCULANT 🙂🙂🙂!!! Enfin pour le soir, SPECTACLES ANIMATIONS pour les PETITS puis SPECTACLEs proposés par les anim. (jeux & show). La DISCOTHEQUE quand à elle est PETITE 🙁 et le son est pourri...🙁 Mais si ça vous dit...

Voila pour l'essentiel. Nous avons passés 9J de DETENTE FORT AGREABLES (35° en moyenne), avons profités à fond de la plage (eau à 28°) de la piscine (30°), avons plutôt BIEN MANGE, et avons rencontré un tas de gens sympas!!! 🙂🙂🙂 Notre chambre était IMPECCABLE avec VUE SUR L'OCEAN (demandés un N° de chambre commençant par 11)(terrasse) mais il est vrai que le MENAGE n'était pas toujours IMPECCABLEMENT FAIT mais bon ça allait. Nous avons découvert une REGION SAUVAGE MAGNIFIQUE et encore PRESERVEE par le biais de certaines EXCURSIONS (si vous allez au QUAD, le gérant LAURENT est super et vous n'OUBLIEREZ JAMAIS CETTE JOURNEE!!! (Passez lui le bonjour de Steve (celui qui s'est arraché le dos en sautant de la cascade 😛lol) et d'Audrey sa copine!!!!!!!!!!!).

Si vous recherchez LA FETE NOCTURNE de folie plutôt que la DETENTE et L'URBANISATION type EUROPEENE plutot que la BEAUTEE d'une PENUNSULE encore VIERGE je vous déconseil cet hotel.

Si nous devons retournés en RD nous séjournerons CERTAINEMENT A NOUVEAU au CASA MARINA BAY!!!

Si vous avez des QUESTIONS N'HESITEZ PAS!!!
De retour du Playa De Oro (Varadero) English translation pending
by Gilles1953 · 2005-05-13 · 7 replies
🙁De retour depuis le 12 avril de Cuba Playa De Oro Varadero

Pour notre premier voyage a Cuba je suis très déçu, on parle de 3*½ ou 4* pour cet hôtel mais selon moi on devrait le classer 2*½. La bouffe y est très ordinaire et certain jours mauvaise, quand il pleuvait le toît a des fuites et les planchers des corridors étaient mouillés ce qui les rendaient glissants et assez dangereux, dans la chambre de ma belle-mère l'air climatisé provoquait une fuite d'eau qui mouillait le plancher là également et impossible de se faire changer de chambre on nous répondait que toutes les chambres étaient occupé (ce qui était faux bien sûr).

Et que dire du service pourri de Tour Mont-Royal et de leur représentante qui ne te salue même pas si on la rencontre dans l'hôtel, elle semble nous reconnaître uniquement quand c'est le temps de nous vendre une excursion et n'est même pas capable de nous répondre a une question simple exemple :" Si on a un excédent de bagage a notre retour a l'aéroport doit-on payer en argent Canadien ou en Pesos Convertible? Réponse je ne sais pas informez-vous! Oui je me suis informé a la représentante de Go Travel et elle a été capable de me répondre sans hésitation et en passant celle-çi était beaucoup plus sympatique et avenante que notre représentante.

Quant au service a lhôtel (quel service ? ) On a essayé de nous voler 3 fois en changeant de l'argent a la reception, au restaurant et au bar même en donnant de généreux pourboire jamais un sourire, jamais un merçi, ils sont juste bon a essayer de nous vendre a très bas prix du stock volé a l'hôtel, du café, du rhum et des cigares mais je n'ai pas marché dans leur petit jeu et j'ai été en ville et j'ai payé le prix réel car a ce petit jeu c'est nous les touristes qui allons payer la facture en bout de ligne par l'augmentation des prix des hôtels.

Toutefois la femme de chambre était très sympatique et a apprécié nos cadeaux et nos pourboires on a eu droit a de beaux sourires et des merçi ainsi qu'a de petits mots gentils écrits en anglais mais qui était lisibles et sans fautes.

Nous avons beaucoup apprécié notre excursion en catamaran et nager avec les dauphins ainsi que notre dîner sur l'île celui-çi au contraire des repas a l'hôtel était excellent (langouste, crevettes et poisson grillé).

Nous avons apprécié egalement notre visite du marché au puces de Varadero, là les gens y sont très sympatique même que l'on achète ou qu' on achète pas .

Je comprend que les employés dans les hôtels sont frustrés au cause du pesos convertible mais ce n'est pas une raison pour se venger sur les touristes.

En terminant je retournerai surement un jour a Cuba, mais pour mes prochains voyages je retournerai en République Dominicaine là bas quand je donne un pourboire même si je n'ai pas plus de services j'ai droit a un sourrire et a un merçi ce qui pour moi est le plus important .

Vous avez droit d'avoir un avis différent et j'espère que votre voyage a été ou seras plus agréable que le mien car je me suis senti de trop a cet hôtel et ce n'est pas l'ambiance que je cherche en vacances.

Merçi d'avoir lu mes commentaires même s'ils n'étaient pas très réjouissant mais certaines choses mérites d'ètres dites .

Gilles
Questions about planning - 3 weeks to meet primates in Uganda
by Pboulard · 2025-05-09 · 8 replies
Hello,

After having to cancel our trip to Uganda in December 2020, we finally decided to go in December/January. We leave on December 28th and return on January 18th, which gives us 20 days and 20 nights there 🙂

The main goal of this trip is to meet primates, big and small. We won’t skip the birds and other mammals or the local culture and people, but we want to maximize our chances of meeting our monkey friends.

It’ll be a self-drive road trip with lodge stays. The 4x4 is booked, as are the chimpanzee and gorilla permits, and most of the accommodations.

I’m reaching out because I have a big question mark about my itinerary. Here’s what was originally planned (with the parts I’m unsure about in bold):

1 night in Entebbe on arrival day 1 night at Ziwa Rhino & Wildlife Ranch (rhino trek and shoebill trek) 2 nights at Murchison Falls NP (Murchison River Lodge) 2 nights at Lake Albert (Kabwoya Wildlife Reserve) 2 nights in Kibale (for the chimpanzee habituation day) 2 nights in Queen Elizabeth NP (chimpanzee trek in Kyambura Gorge) 2 nights in Bwindi, Ruhija sector (gorilla trek) 2 nights at Lake Mutanda (gorilla trek in Mgahinga) 1 night in Kisoro (golden monkey trek in Mgahinga) 1 night at Lake Bunyonyi 2 nights in Lake Mburo NP 2 nights near Mabamba Swamps (for the shoebill and to relax before flying back)

My "issue": The lodge at Lake Albert only has availability for the first of the 2 nights. So I’m hesitating between a few options (if you have other ideas, I’m all ears!):

1- Add an extra night at MFNP and make a stop somewhere between MFNP and Kibale. But where? 2- Keep 1 night at Lake Albert and do 3 nights in Kibale (but is 3 days in Kibale too much?) 3- Do 3 nights at MFNP and 3 nights in Kibale, with a long drive between the two 4- 2 nights at Lake Albert but at another lodge not in Kabwoya Wildlife Reserve (is there enough to fill 2 days? Any lodge recommendations?)

A huge thank you for your help and advice 🙂 Have a wonderful sunny weekend, Pascale
Road trip de 18 jours en avril avec deux jeunes enfants: le bilan! English translation pending
by Manu9070 · 2018-04-29 · 6 replies
Bonjour, Je rentre d’un road trip en AFS avec ma femme et mes enfants. Ayant préparé ce voyage avec l’aide des contributions de VoyageForum, je propose un bilan détaillé de ce voyage pour ceux qui se posent les questions que l’on a pu nous aussi avoir !

Les voyageurs : Nous avons 30 ans, ma femme est enceinte de 3 mois et nous sommes partis avec nos deux enfants de 5 et 3 ans. Ils sont habitués aux voyages (Inde, Israel, Turquie, Ecosse, Suède, Portugal, …) et sont plutôt bons marcheurs (ma fille peut marcher 15 km sans être portée et mon fils une douzaine de kilomètres en le portant de temps à autre). Nous pourrions définir notre mode de voyage comme « backpacker + » : on met l’accent sur les hébergements où on cherche généralement le meilleur rapport qualité prix. Pour les repas, on fait au plus simple (pique-niques et quelques restau).

Le projet : Faire un road trip permettant de découvrir la partie nord du pays. Nos centres d’intérêts sont les paysages et les animaux. Notre budget max était de 4000 € tout inclus

Les craintes avant le départ : - Pas de permis international (délais interminables) - Carte bancaire pour la location de voiture - Insécurité - Moustiques et maladies (épidémie de listériose, palu, …)

L’itinéraire retenu : - J1 : arrivée à Joburg : nous avons récupéré la voiture et sommes partis le jour même de l’arrivée - J2 : Royal Natal : rando du sentinel Peak. Nous nous sommes arrêtés avant les échelles (trop difficiles avec les enfants). La route d’accès est totalement défoncée, impossible en voiture classique, nous avons vu des SUV bloqués, seul le pick-up passe. L’hotel situé le long de la route d’accès propose des transferts à +/- 12 €/psne. Paysages magnifiques - J3 : Golden Gates Highland NP : magnifique - J4 : Royal Natal : rando des Tugela Gorges : magnifique mais la rando est plus longue que ce qu’il n’y parait : on fait beaucoup de « contours » pour suivre le relief. - J5 : Trajet Royal Natal / Balitto et détente sur la côte. - J6 : Sainte Lucie : nous avons fait le tour en bateau sur l’estuaire pour voir les hippos (superbe), on a payé 40 € pour les 4. Puis pique nique à Cap Vidal, l’endroit est sublime, sable fin à perte de vue, l’eau est belle et « chaude », quasiment personne. La baignade est par contre compliquée : grosses vagues et requins. Le parc Isimangalisio est très sympa avec une ambiance particulière (surtout sous la bruine). - J7 et 8 : Hluhluwe : parc magnifique, pas mal de petits animaux sur la partie sud, des plus gros sur la partie nord. Nous n’avons fait que du self drive et vu zèbre, impala (et autres antilopes), phacochère (à foison), éléphant, girafe, rhino, hyènes, lycaons, lionnes. Beaucoup de très beaux oiseaux sur la partie sud. - J9 : trajet Hluhluwe – Lyndenburg - J10 : Secteur de Sabie et Graskop : cascades et God Windows - J11 : Blyde Rivers Canyon : époustouflant - J12 : trajet vers le Marakele NP - J13 : Safari avec un ranger le matin au Marakele NP. Nous n’étions que les 4 avec le ranger, le parc accepte les enfants. Relativement peu d’animaux. Nous avons quand même vu 3 guépards (qui ont marchés un moment devant la voiture), des rhinos, des girafes. Nous avons pisté un lion mais sans succès. Le ranger nous a gardé 3h au lieu des 2 prévues. Nous avons payé 90€ pour les 4 (y compris le permis d’entrée au parc pour la journée). - J14-15 : Pilansberg : le parc est très sympas puisque beaucoup de paysages différents. Le parc est vaste malgré ce qu’il parait. Les paysages sont toujours aussi beaux. Nous n’avons fait que du self drive et avons vu : famille éléphant, girafes, rhino, tortues, croco, impala en tout genre, zèbre, hippo, … nous avons traqué le lion, toujours sans succès. - J17 et 18 : repos en banlieue de Joburg et départ. Nous avions estimé 3500 km, nous en avons fait 3900 (nous avons beaucoup plus roulé que prévu dans les réserves et nous avons eu 2 fois des difficultés à trouver notre hébergement).

Les infos pratiques : - Hébergement : nous avons mixé AirBNB (qui fonctionne plutôt bien dans le pays) et des hôtels réservés sur Booking ou Hotel.com. Notre hébergement le moins cher était à 35 € la nuit, pour un joli hotel dans les montagnes au dessus de Tzaneen. En prime : piscine intérieur chauffée à 38°C avec vue sur les montagnes. Nous étions les seuls à en profiter ! L’hébergement le plus cher était une cabane dans les arbres (absolument magique) dans une réserve privée à côté du Marakele : 100 € la nuit. - La voiture : nous avons loué une Polo (ou équivalent) chez Hertz. Nous nous sommes retrouvé avec une Toyota Etios. La place à l’intérieur était OK mais le coffre un peu petit. La voiture a avalé les KM sans broncher, y compris les centaines de km de piste en terre ou graviers dans les réserves. Prix de la location : 190 € pour 18 jours. Nous n’avons pas pris d’assurance complémentaire étant donné que nous avions une Visa Premier (nous avons ouvert un compte chez BforBank pour en bénéficier pour le voyage. La CB est gratuite et la domiciliation des revenus n’est pas obligatoire. 130 € de primes au passage). - La nourriture : comme dit précédemment, nous avons mixé les piques niques achetés en grandes surfaces et les restau. On s’est vite lassé des pique-niques le choix n’étant pas énorme. Les prix sont globalement proches de ce que l’on trouve chez nous. Les restau sont par contre bon marchés : compter 10€ pour un superbe steak de 400 g grillé au barbecue. Ou, à titre d’exemple, 13 € pour deux menus Big Mac, deux menus enfants et 2 milkshakes chez Macdo. On trouve des fruits vendus sur le bord de la route facilement. - L'avion : nous avons pris des billets chez Air France (achat sur leur site sans intermédiaire). Nous avons trouvé des billets à 380 € AR / personne avec le préacheminement en TGV depuis Strasbourg (en fait des billets au départ de Strasbourg). Nous avons garé la voiture sur le parking gratuit d’une petite gare TER en périphérie de la ville. Au retour, le vol a eu 6 heures de retard. Nous avons été très bien pris en charge par AF qui nous a payé une chambre d’hotel jusqu’à 22h et le restau.

Le bilan : - Les enfants ont adoré ! - Nous avons hésité avec les USA mais aucun regret : les paysages n’ont rien à envier, l’histoire et la culture sont riches et il y a les animaux en plus. - Les Sud Af sont très gentils, un sourire et tout s’arrange - La conduite est facile, les routes belles, j’ai trouvé les Sud’Af plutôt courtois au volant (on se laisse passé, on met les warning pour « merci », un petit appel de phare de « de rien »). La vitesse est limitée à 120 sur autoroutes et même sur les nationales, bref on « avance bien ». Seul ombre au tableau : les terribles potholes qui surgissent de manière imprévisibles sur la chaussée (de quoi exploser les suspensions et la direction d’une voiture). - Nous n’avons eu aucun contrôle de police - Notre CB BforBank ayant la mention « crédit », aucun souci pour la voiture de loc ni pour aucun paiement. - Concernant le palu : c’était notre grosse inquiétude, sachant que nous sommes passés dans des zones à risque moyen, notamment Sainte Lucie. Nous avons suivi les infos disponibles sur le site du NICD qui nous paraissait fiable (site d’alertes épidémiologiques du gouvernement Sud Africain). Quelques jours avant le départ, un pic de palu était annoncé pour la région de Sainte Lucie et même autour du Marakele. A notre arrivée à l’aéroport nous avons demandé des précisions au bureau de l’office du tourisme. On nous a répondu : il n’y a pas de malaria en AFS… (bon, le gars ne devait pas être très bien renseigné). Nous n’avons pas pris de traitement médicamenteux (en toute connaissance de cause), nous avions traités nos habits et avions de l’anti-moustiques (gamme Insect Ecran). Nous avions des habits bien couvrants et ne sommes pas sortis la nuit (dans les zones à risque). Au final : nous n’avons quasiment pas vu de moustiques. Tous les Sud Af. nous ont dit que c’était dommage de ne pas faire le Kruger. Quand nous avons parlé du choix de l’éviter à cause du palu, on nous a toujours répondu qu’un peu d’anti-moustique était parfaitement suffisant pour faire le Kruger (même en avril). De manière générale, si on lit les infos de l’institut pasteur, on ne voyage plus nulle part (d’ailleurs même plus en France avec l’arrivée du moustique tigre). Les infos données sont bien plus conditionnées par le souci de « responsabilités en cas de problème » que par la réalité du terrain. A chacun de s’informer et faire ses choix. - Bilan financier : nous avons payé 3900 € tout inclus (du départ au retour à la maison, y compris les souvenirs, l’avion, les transferts en train, les péages, les pourboires, la voiture, l’essence, les entrées des parcs, les hébergements, …).

Conseil bonus : nous sommes allés à l’église le dimanche. Les Sud’Af sont pour beaucoup chrétiens (et pratiquants), on s’est dit que c’était une occas de plus de comprendre la culture. Au final : nous avons toujours été très bien accueillis et nous avons fait de supers rencontres (les meilleures au final). A faire au moins une fois !

Je suis dispo pour répondre aux éventuelles questions !
Retour d'une croisière d'Afrique du Sud avec Oceania sur le Nautica English translation pending
by 4yne · 2018-01-02 · 248 replies
Bonjour à tous !

Très bonne et très belle année 2018 ! Je vous souhaite de tout cœur de très belles croisières et de beaux voyages !

C'est une croisière qui avait tout pour être une réussite, une bonne compagnie et une très belle destination...

Pendant la semaine de la croisière du mois d’avril je trouve une offre qui me parait intéressante de Cape Town à Cap Town sur le Nautica un petit bateau de 680 passagers.



L'Afrique et ses parcs, nombreux et magnifiques, est une destination que nous n'aurions jamais choisie pour un voyage terrestre. Nous n'avons pas l'esprit assez aventurier pour aller courir les grandes réserves, ou faire un safari, ce n'est pas notre truc.

Cet itinéraire comporte beaucoup d'escales et peu de jours de mer. La compagnie Oceania en laquelle j'ai toute confiance suite à notre première expérience très réussie me parait idéale pour cette destination dont je n'avais jamais rêvé avant. Nous voilà décidés pour cette croisière qui me parait un peu comme un menu dégustation avec à chaque escale un échantillon d'Afrique.

Pour la première fois de notre vie de croisiéristes nous réservons toutes les excursions avec le bateau pour des raisons de sécurité et de distances entre les ports et les parcs visités. Nous avons un programme varié et bien diversifié très alléchant.

Avant de partir il est nécessaire pour les ressortissants français et beaucoup d'autres d’obtenir un visa pour le Mozambique. J'ai reçu un grand nombre de messages d'Oceania pour me le rappeler. Le bateau offre de s’occuper de cette démarche pour 125 $ par personne.

En le demandant moi même directement à l’ambassade à Paris cela coûte 40 € par personne, plus les frais de photos et de recommandé, le prix de revient est de 120 € pour 2 visas ; nous l'obtenons facilement en 15 jours.

Le Mozambique est une zone de paludisme mais pour une journée d'escale, en ville, en pleine journée nous choisissons de ne pas prendre de traitement malgré les nombreux mails de la compagnie pour nous y encourager.
Croisière MSC Divina du 25 février au 8 mars 2018 English translation pending
by Ludres · 2017-10-18 · 64 replies
Bonjour, Nous ferons en février prochain une croisière au départ de Miami, nous passerons par Ocho Rios, Carthagene, Cristobal, Puerto Limon, Belize et Freeport. Dans nos précédentes croisières nous avons privilégié les visites par nous même en évitant les excusions MSC. Sur les escales à venir, j'ai beaucoup de difficultés à trouver des infos de personnes ayant fait ses visites sans excusions organisées. Des infos sur les taxis et les bus qui proposent des visites m'interressent, ainsi que les sites visités. Si certains ont des expériences sur une ou plusieurs de nos escales, je suis preneur de toutes les infos. Merci d'avance de nous aider à préparer ce voyage.
Kurdistan iranien en juillet / août: sécuritaire? English translation pending
by Matthieufff · 2017-06-27 · 8 replies
Bonjour à tous,

Après avoir visité l'Arménie l'an passé (que de beaux souvenirs !!!!), ma compagne et moi-même avons décidé de nous rendre en Iran pour un mois (visa de 30 jours) à partir du 11 Juillet. Nous sommes conscient que ce n'est pas la meilleur saison mais c'était la seule époque où nous pouvions poser 1 mois complet...

Nous allons commencer par faire le tour "classique" pour se mettre en jambes (Kashan, Yazd, Shiraz, Ispahan) mais après nous avons plusieurs idées en tête. Il est clair que les déserts sont à proscrire à cette période (snif), et nous allons essayer de privilégier les régions montagneuses :) comme l'ascension du Sabalan par exemple J'avoue lorgner de plus en plus par le Kurdistan Iranien et ses magnifiques petits villages perchés. Grande question: est-ce bien raisonnable? en zone rouge sur le .gouv tout de même... Mais comme d'habitude ce que je trouve sur les blogs et forum: "c'était fantastique", "mon meilleur souvenir du pays", etc... Qu'en est-il vraiement? est-ce que plus sur le fait de tomber sur une mine ou bien plus sur de mauvaises rencontres (avec autorités ou autre)? Quid des transports et hébergements également?

Aussi une autre question qui n'a rien a voir. Est-c eque l'ascention du Shir Kuh dans la région de Yazd est faisable à cette saison ou trop chaud comme nous l'a indiqué un contact iranien?

Merci pour vos avis, en tout cas on a hâte :)
Faisabilité de la piste B300 Maun / Khumaga début avril (Botswana) English translation pending
by Emma78 · 2015-01-18 · 17 replies
Bonsoir,

Pour rejoindre Maun / Meno a Kwena, je souhaiterais prendre la piste B300. Cette piste vaut-elle le coup ? Est-elle facile, faisable, compliquée ... sachant que nous y serons début avril ?



Bonne soirée
12 jours à Bali avec 2 enfants de 5 ans English translation pending
by Oisofaitcui · 2014-08-14 · 13 replies
Bonjour, Nous sommes une famille avec des jumelles de 5 ans et partons pour Bali fin Septembre pour 12 jours. Voici mon idée d'itinéraire : J1: Arrivée à Denpasar et nuit à Sanur J2: Direction Ubud. Temple Goa Gajah l'après-midi. J3: Ubud: Monkey Forest J4: Ubud: Temple Tirka Empul J5: Ubud: Marchés, visite galeries d'art etc..., piscine repos à l'hotel J6: Ubud: Rizières, spectacle de danse balinaise le soir. J7: Ubud: Rafting sur the Ayung river J8: Ubud: Elephant Safari Park J9: Sidemen: Pura Besakih Complex (est Ubud) J10: Sidemen: Promenades dans les rizières J11: Sidemen: Marché de Semarapura. J12: Départ de Denpasar.....:( Alors, comme vous pouvez le voir, on ne se pose pas sur les plages de Bali mais on a la chance d'habiter à Sydney où les jolies plages ne manquent pas. J'aurais bien aimer aussi faire le Mont Batur mais j'ai peur que mes filles soient encore un peu petites. Voilà, tous vos conseils sont les bienvenus. N'hésitez pas. Merci d'avance pour votre aide.
Demande de visa indien par VSF English translation pending
by Brunomoncel · 2013-05-20 · 15 replies
Bonjour,

Avant de me lancer dans le remplissage du formulaire en ligne de demande de visas pour l'inde, plutôt long, j'aimerai savoir si j'ai une chance d'aboutir avec un mac. Si quelqu’un en a l'expérience...

Merci.
Ma visite de Washington: que du bonheur (partie 2) English translation pending
by Elyzabeth · 2013-03-06 · 26 replies
Bonjour à tous,

Voici la suite de mon séjour à Washington .... avec les images

JOUR 3- MARDI 7 AOUT 2012

Petit déjeuner gourmand au buffet de l'hôtel. Je suis accueillie par le sourire de Carole, l'hôtesse de salle. On papote un peu et c'est sympa. Vers 9 h 30, je me rends à Metro Center pour attraper la ligne rouge direction Shady Grove, arrêt Woodley Park Zoo/Adams Morgan.



La sortie de la station est impressionnante car l'escalator n'en finit pas, un peu comme ceux de Londres. Si çà tombe en panne, on est mal …lol Ensuite, il faut marcher un bon kilomètre pour rejoindre le zoo. Je confirme : les stations de métro à Washington sont très éloignées les unes des autres, ainsi que des lieux de visite….

J'arrive tranquillement au zoo vers 10 h 30. J'achète le plan des lieux. A l'entrée, il y a une animation chez les guépards, pas loin. Je vais à l'enclos et on voit deux BB guépard en pleine action. C'est trop mignon et je reste un bon moment. Le safari photo commence….

Gentils petit chats ...



Un autre petit chat ...



Puis je me rends chez les vedettes du zoo : les pandas géants. C'est la première fois que je vais en voir. Ces deux gros nounours sont en train de déjeuner. Ils avalent leur ration de branches d'eucalyptus et on les voit derrière une vitre. Je repasserai plus tard… Je vais voir d'autres enclos, où les soigneurs donnent des explications.



Après la pause déjeuner, je me rends chez les fauves. Des lions, des tigres, des léopards…. Leurs enclos sont très vastes et les bêtes ne sont pas les unes sur les autres. Avec mon zoom de 500, je parviens à faire quelques images sympas. J'adore les félins….



Après les gros chats, retour aux pandas qui ont fini par sortir, puis direction le bâtiment des lémuriens où je craque littéralement pour un petit suricate qu'on dirait tout droit sorti d'un dessin animé. Je ne compte pas le temps passé à l'observer car il est vraiment très drôle. Je zappe le vivarium et la collection de reptiles, phobie de tout ce qui rampe oblige… Je préfère aller voir l'orang-outan qui fait le pitre sur un câble. Le zoo me permet de découvrir plein d'animaux que je n'ai jamais vu en vrai, dont les fameux pandas géants et les lémuriens.



20 minutes de patience et pas mal d'images avant d'en avoir une de correcte ....



Et puis fantaisie m'a pris de suivre un papillon :



Petite pause près de jolies fleurs :



Bien sûre, je ne repars pas les mains vides : passage (presque obligé) par une des boutiques du parc. Rayon des peluches. Il y en a de toutes les tailles et pour tous les goûts et à tous les prix. J'adopte un panda et un koala estampillés "Smithonian Institute". Trop craquants…. Entrée au zoo vers 10 h 30, j'en ressors vers 16 h. Re 1 km de marche pour aller jusqu'au métro puis 10 mn de train plus tard, je suis de retour à l'hôtel où je dépose vite fait mes peluches.

Direction le Musée de l'Air et de l'Espace qui ferme à 19 h aujourd'hui. Çà, c'est cool. Je dispose donc de trois bonnes heures pour la visite. Cette foi-ci, je prends le métro en face de l'hôtel. Ligne orange, direction New Carolton, arrêt Pierre L'Enfant Plaza. Cette station est la station de correspondance pour toutes les lignes du métro. Et, comme de bien entendu, je ne prends pas la bonne sortie. Ce qui fait que je me retrouve dans je ne sais pas quelle rue, en face d'un pont ferroviaire. Où suis-je ? Dans quelle galère me suis-je fourrée ? En plus, l'endroit est quasiment désert. Un point carte s'impose, et je finis par rencontrer un passant qui me remet sur le bon chemin. Thank you Sir !!! Ils sont vraiment sympas les Américains…. Il me faut tout de même une bonne vingtaine de minutes de marche pour atteindre le musée. Je maudis cette plaza.

Malgré une visite des lieux au pas de charge en 1998, j'en avais gardé un super souvenir. M'y revoilà, et je là, savoure ….

De l'avion bricolé par les frères Wright au module d'alunissage, via le Spirit of Saint Louis de Lindbergh, ce musée est un concentré d'exploits et d'Histoire Je me régale…



Et je me délecte de la partie consacrée à la conquête de l'espace. Gemini, Mercury, Apollo, le labo Skylab… Tout y est. Les échantillons de sol lunaire… GE-NIAL !! C'est tellement bien présenté et expliqué…. Le clou de l'expo demeure le module d'alunissage… Quand je pense qu'il n'y a pas si longtemps, je racontais à un gamin de 7 ans l'histoire de l'homme qui a marché sur la lune… Passion de l'Histoire et histoires d'admiration encore, toujours…



La jeep qui a roulé sur la lune ...



Photo souvenir en fin de visite devant le module d'alunissage et la reconstitution du fameux exploit, puis direction la boutique pour l'achat d'un nounours astronaute estampillé NASA (mais made in China) Je sors quelques minutes avant la fermeture des lieux.

Le meilleur pour la fin :



Comme il fait presque bon, je rentre tranquillement à l'hôtel via les jardins du Smithonian Castle puis le long du Museum Row



La balade est agréable, mais elle donne faim. Et puis, à deux pas de l'hôtel, il tombe une méga averse qui me trempe de la tête aux pieds en une fraction de seconde. C'est toujours impressionnant ces sortes d'averses tropicales.

Pour le dîner je me contenterai d'une petite salade. Je précise bien SMALL BALL au comptoir du restau. Heuhh ??? Vue la taille du bol, il y en aura pour deux fois…. Mais j'ai un frigo dans la chambre. TOUJOURS prendre une chambre avec un frigo quand on voyage en Amérique….

Plus sérieusement, non seulement je suis vraiment claquée, mes j'ai aussi les pieds vraiment cloqués, en dépit des chaussures confortables… Il est temps de faire intervenir Dr Compeed ….

Demain au programme, c'est Alexandria avec Mount Vernon et Georgetown l'après-midi. Dans l'immédiat, c'est trempette dans la piscine et réparation des pieds.

La partie 3 prochainement ...
Une boucle (presque!) classique en Namibie English translation pending
by Krikri6792 · 2012-12-16 · 172 replies
Vous trouverez ci-dessous le récit de notre voyage en Namibie... une boucle (presque !) classique de 20 jours en novembre 2012.

Le récit accompagné de photos, cartes et quelques (courtes) vidéos se trouve ici :

http://sites.google.com/...uleuxvoyagesnamibie/

Bonne découverte et à + !

.......................................................................................................................................................... Présentation

De l'Afrique, nous connaissions un peu le Nord, le Maroc, la Tunisie, l'Egypte entre autres. Mais à part un mini safari au Kenya en 1997, le Sud africain nous était totalement inconnu et ne figurait pas vraiment dans le top de notre wish list, du moins pas jusqu'à une période récente.

J'avais l'impression qu'un voyage dans ces contrées se limitait à la forme safari. Or je ne nous voyais pas nous contenter de sillonner la région pendant des semaines, enfermés dans notre véhicule alors que nous adorons ponctuer nos séjours de quelques randonnées.

C'était mal connaître la Namibie. Merci à tous les contributeurs de la rubrique "Afrique australe" de Voyage Forum (ils sont trop nombreux pour que je les cite) qui par leurs récits de voyage et leurs participations aux discussions ont aiguisé ma curiosité et m'ont donné envie de connaître ce pays.

Alors quand j'ai commencé à me pencher sérieusement sur la destination, j'ai découvert de véritables trésors, des dunes ocres du Namib aux étendues de sel d'Etosha en passant par les contreforts montagneux du Naukluft ou le deuxième plus grand au monde, celui de Fish River ou encore les marigots et marais du delta de l'Okavango. En y regardant encore de plus près, j'ai découvert un territoire très peu peuplé (2 habitants au km2) pouvant offrir un vrai terrain d'aventure et, pour des amoureux de la randonnée, de belles opportunités à condition d'orienter le voyage dans ce sens. Assurément, la Namibie était faite pour nous !

C'est par conséquent cette option que nous avons retenue. Pour la mettre en œuvre, nous nous sommes adressés à une agence locale francophone, Madiza Tours, qui a peaufiné le parcours et réservé pour nous à la fois le véhicule et les hébergements que nous avons souhaité de type lodge et/ou bungalow. C'était plus simple d'autant qu'un petit mois à peine nous séparait de la date de départ.

A partir d'une première ébauche d'itinéraire et de quelques consignes (parcours cool, randonner quand c'est possible…), Caroline de Madiza Tours a été très réactive. Elle nous a immédiatement fait une proposition qui collait à nos attentes, orientant le choix d'hébergement vers des lodges proposant la randonnée parmi leurs activités.

Ce qui donne une boucle dans le sens des aiguilles d'une montre que nous accommoderons à notre sauce en l'émaillant de quelques fantaisies personnelles ;-) Estimation kilométrique : 3 000 km minimum en 3 semaines.

Arrivée en Namibie et première étape vers le Kalahari par les pistes

J1 : Samedi 3 novembre 2012

Le vol Francfort – Windhoek a été acheté en ligne auprès de la compagnie Air Namibia et le préacheminement depuis Paris se fait par Air France. Les bagages sont enregistrés jusqu'à leur destination finale.

Les cinq heures d'escale à Francfort nous permettent un rapide aller-retour dans le centre-ville qui n'est qu'à une vingtaine de minutes de l'aéroport par la S-Bahn (sorte de RER). Hauptwache est à la fois la station où nous descendons mais aussi le nom d'un ancien poste de garde transformé en café-restaurant à la mode. Ça tombe bien, il pleut des cordes, il est 15 h 30 et à part deux ou trois cacahuètes servies par Air France, nous n'avons pas déjeuné.

Alors c'est avec plaisir que nous nous mettons à table en espérant que cesse la pluie.

Une heure plus tard il pleut toujours, nous passons rapidement dans Zeilstrasse devant ces galeries commerçantes qui font de l'œil à leurs clients, nombreux en ce samedi après-midi…avant de prendre la direction de la fameuse place du Römerberg avec ses maisons typiques sous un ciel de Toussaint

De retour à l'aéroport vers 17 h 30, les formalités s'enchaînent sans temps mort et l'avion décolle à 19 h 10 comme prévu. A bord, pas d'écran individuel, mais peu importe, car après le dîner, l'objectif est de dormir afin d'arriver à destination en forme pour la première étape.

J2 : Dimanche 4 novembre 2012

Mission accomplie, nous avons pu dormir quatre ou cinq heures d'affilée.

Il est 6 heures, nous foulons le sol africain avec trente minutes d'avance alors que le ciel nous gratifie de son plus bel arc-en-ciel et que l'air se remplit d'une agréable senteur de foin ou d'herbe coupée. Bienvenue en Namibie !

Mais deux heures ne seront pas de trop pour sortir enfin de l'aéroport. La queue au bureau de change notamment n'en finit pas.

Avec les premiers dollars namibiens en poche, les choses sérieuses peuvent commencer.

Première étape chez le loueur Advanced Car Hire dans la zone industrielle de Windhoek où Caroline nous rejoint pour un briefing détaillé. Elle nous a préparé, elle aussi, un solide carnet de voyage. Avec le nôtre en plus, nous sommes parés !

Présentation de notre véhicule : un Toyota Hilux simple cabine, une configuration qui va immédiatement nous sembler peu pratique. Très profond, le plateau n'est accessible que par le hayon arrière, tous les bagages risquent de glisser vers l'avant et je nous imagine déjà obligés de les récupérer en grimpant à quatre pattes dans la poussière du coffre.

Bon tant pis, c'est le modèle réservé, alors il faut faire avec. On verra plus tard comment améliorer le système. Pour nous consoler, le volume d'une cabine simple est plus facile à climatiser, un avantage en cette saison.

Pour couronner le tout, le hayon ferme mal. L'employé nous fait un difficile réglage mais après le premier arrêt pour les courses, impossible de le verrouiller efficacement et à l'arrêt suivant le bitoniau est irrémédiablement perdu.

Nous tentons bien un retour chez le loueur avant de quitter définitivement Windhoek mais un dimanche en fin de matinée, il n'y a plus personne sur place. Nous avons beau secouer la poignée de porte, le seul résultat obtenu, c'est la mise en branle de l'alarme. Oups, sauvons-nous avant d'ameuter tous les services de sécurité !

C'est donc avec un hayon mal clos que nous prenons enfin la route à 11 h 30 avec l'objectif de rallier le Kalahari Red Dune Lodge, 200 kilomètres et 2 heures et demi par le ruban asphalté de la B1 (réputée monotone !) ou 265 kilomètres et 4 heures par les pistes. Devinez ce que nous choisissons ? Par les pistes, bien sûr, j'avais bien précisé que le circuit serait presque classique !

La prise en mains est un peu laborieuse, la conduite se fait à gauche et bien que nous l'ayons déjà expérimentée en Australie et aux Seychelles, il nous faut à nouveau un temps d'adaptation. Nous commençons donc par indiquer nos premiers changements de direction d'un bon coup de balai d'essuie-glace. Qu'est-ce que c'est agaçant ! Quant à passer les vitesses de la main gauche, cela demande une véritable rééducation.

Pour préparer le parcours, nous avons acheté la carte Tracks4africa compatible, via le logiciel Mapsource, avec notre GPS Garmin de randonnée. Celui-ci nous servira aussi à nous guider sur la route.

Nous voilà sur les rails et très vite au cœur de ces vastes espaces africains : une route (ou une piste) se déroulant à l'infini à travers une savane herbeuse à laquelle les parasols des acacias donnent une touche verdoyante malgré la saison.

Une circulation faible, très faible, peu ou pas d'habitations : nous avons vraiment l'impression d'être seuls dans cette immensité.

Premiers paysages namibiens … et premières curiosités !

Mais qui a bien pu construire ces nids démesurés qui ressemblent à des toits de chaume ?

Ce sont les républicains sociaux (Philetairus socius), de tout petits oiseaux de couleur brun-gris au ventre blanc et au bec bleu clair. Ils vivent en colonie jusqu'à 300 individus.

Leurs nids sont de grands complexes, un peu comme des immeubles comprenant plusieurs appartements et certains peuvent avoir plus de 100 ans d'âge et avoir hébergé plusieurs générations.

Après Dordabis, le bitume laisse place aux pistes, des gravel roads, très larges et très roulantes dans l'ensemble. Après avoir bifurqué deux fois à droite, puis deux fois à gauche aux croisements successifs, tout en longeant ou en enfourchant les dunes roses du Kalahari peuplées d'autruches et d'antilopes, nous arrivons à destination à 15 h 30 comme prévu, pas mécontents de pouvoir enfin nous poser. Température largement supérieure à 30 ° C. Altitude 1235 mètres (contre 1600 mètres à Windhoek).

Au Red Dune Lodge, nous héritons du bungalow n° 4 (Black Wildbeest) en pierre et toile, coiffé d'un toit de chaume, situé au bord d'un vlei, un lac naturel asséché. Parquet en teck, beaux meubles traditionnels massifs, salle de bains en pierre naturelle et clim' : dans ces conditions, difficile de quitter la chambre en cette fin d'après-midi.

18 heures : C'est le moment ou jamais pour une petite balade vespérale avant que le soleil ne se couche dans une heure environ. Sur la propriété, Red Dam Walk se fait en 45 minutes, la durée est parfaite et c'est sur ce sentier que nous pensons être engagés. Au bout de 20 minutes de marche, nous sommes un peu étonnés que, pour une boucle de cette durée, le parcours n'ait pas encore viré à droite. Il est encore temps de faire demi-tour mais puisque nous sommes lancés, ma foi, continuons encore un peu. D'ailleurs, cette fois-ci, le sentier a bien l'air de tourner à droite sauf que le panneau indique que nous sommes sur Dune Walk… 2 heures alors que le soleil est déjà sur le point de se coucher.

Nous assistons alors à un coucher de soleil mémorable dans un ciel chargé d'orage…

… suivi d'un contre-la-montre excitant dans le sable des dunes. Nous savons que sous ces latitudes la nuit tombe très rapidement après le coucher du soleil et nous sommes encore très loin du lodge. Finalement, au pas de course, nous bouclons le tour en 1 heure 15 et sommes de retour avec les toutes, toutes dernières lueurs du jour. Pour une première journée, c'est une sacrée journée !

Au restaurant, nous inaugurons, avec un ragoût de koudou, une longue série de "game food"… Nous sommes définitivement dans l'ambiance !

Nids de républicains sociaux au premier plan

De la Zebra River au Nauklutf NP : Quiver Tree Trail et Waterkloof Trail

J3 : Lundi 5 novembre 2012

Le petit déjeuner n'étant servi qu'à partir de 7 h 30, nous avions envisagé une petite balade au lever du jour. L'idéal aurait été de démarrer à 6 heures mais pour cette première matinée, nous traînons un peu. A 7 heures, c'est parti et maintenant que le plan des lieux est bien clair, nous trouvons sans difficulté le début du Red Dam Walk (celui que nous avons manqué hier soir). Il nous mène au Dune Sofa, un canapé au cœur des dunes, idéal pour profiter du silence tout simplement !

Une heure trente plus tard, bien mis en appétit par cette petite balade matinale, nous croquons avec gourmandise les tartines de ce premier petit déjeuner en terre namibienne.

9 h 30 : Déjà prêts pour reprendre la route ! En réalité, en dehors d'une vingtaine de kilomètres de goudron au départ, la presque totalité des 230 kilomètres jusqu'au Zebra River Lodge se fait sur des pistes. La vitesse est limitée à 80 km/heure sur ce type de revêtement et à 120 km/heure sur l'asphalte. Durée estimée pour ce parcours : 4 heures.

Afin de nous hydrater régulièrement sans avoir à nous arrêter et sans avoir à lâcher le volant, une poche (de type Camelbak), remplie de glaçons et de 2 litres d'eau est placée entre nos deux sièges.

Dans le coffre, une glacière (ramenée dans nos bagages) garnie de glace, généreusement offerte par les lodges ou parfois achetée, maintient au frais le pique-nique du midi.

Ainsi parés, nous nous dirigeons plein ouest à travers une savane d'épineux par la piste D1254 sur laquelle tous les quarts d'heure il faut ouvrir et refermer un portail au grand dam de mon copilote qui espérait se relaxer !

Petit à petit, les paysages deviennent plus vallonnés, laissant entrevoir à l'horizon les premiers reliefs des monts Naukluft.

Il est 13 h 30 quand nous pénétrons dans le canyon de la rivière Zebra (altitude 1300 mètres) et tout d'un coup, caché au fond des monts Tsaris, cerné de nombreux canyons, apparaît le Zebra River Lodge où nous avons prévu de passer deux nuits.

Un pavillon retient tout de suite notre attention. Mince, des clients y sont déjà au balcon. En fait, on nous a réservé le logement au premier plan sur la photo. Un couple allemand, occupe, quant à lui, celui au deuxième plan. Nous serons tous les quatre les seuls clients pendant les deux jours.

On ne pouvait pas mieux rêver ! Chambre spacieuse, très belle vue, accueil chaleureux par le couple sud-africain, propriétaire des lieux depuis septembre dernier, secondé par une jeune stagiaire anglaise très mignonne.

Comme activité en soirée, on nous propose le traditionnel "game drive". Pour les novices de la destination, il s'agit de se promener dans un véhicule 4 x 4 ouvert, appartenant au lodge, sur le domaine de la propriété afin de pouvoir y observer quelques animaux dans leur environnement sauvage. Collation ou apéritif prévus !

Non merci, en indéfectibles randonneurs, nous préférons découvrir le domaine à pied. Mais pas immédiatement, d'abord (et ça deviendra un rituel) quelques brasses dans la piscine et un peu de repos en attendant que les températures deviennent plus supportables.

16 h 30 : Allons-y, car aujourd'hui pas question de rentrer de nuit. La randonnée que nous avons retenue, Quiver Tree Trail, se fait en 2 heures à 2 heures et demie. Nous sommes donc parfaitement dans les temps.

Après avoir suivi le lit de la rivière, le sentier prend de la hauteur. Sur ses pentes, des arbres que nous appellerons "golden trees", leurs troncs sont comme recouverts d'une fine couche de ce métal précieux.

Du plateau nous dominons une mer de canyons !

Mais le clou de la randonnée se trouve encore un étage plus haut. Alors que nous nous en approchons, je ne peux m'empêcher de penser à cette description de Wilbur Smith dans son roman "Fortune d'Afrique". "Dans la brume de chaleur apparaissait un tertre de schistes mauves bizarrement surmonté d'un arbre antédiluvien, un Kokkerboom à l'écorce écaillée comme une peau de serpent".

L'auteur a l'air de dépeindre exactement celui que nous voyons se dresser majestueusement devant nous !

Il s'agit en réalité d'un aloès, Aloe dichotoma, appelé "arbre à carquois" car les bushmen se servaient de ses branches et de son écorce pour en faire des carquois.

Une fois ce point culminant atteint, il ne reste plus que de la descente pour retourner au lodge. Finalement 1 heure ¾ nous ont suffi à boucler le circuit. Très belle randonnée et quelle fière allure, ce Kokkerboom !

En revanche, pas d'animaux aperçus pendant notre balade. Nous les verrons pendant le dîner : toute une troupe de koudous venus s'abreuver. Nous assistons, attendris, au ballet de leurs ombres sous le lampadaire du point d'eau sur fond de ciel étoilé. Un beau spectacle !

J4 : Mardi 6 novembre 2012

Nous avions programmé deux nuits ici afin de bénéficier d'une journée pleine pour faire une grande randonnée dans le parc national du Nauklutf à 60 km. Mais entre Olive Trail (11 km en 4 heures) ou Waterkloof Trail (17 km en 6/7 heures) nous n'étions pas encore définitivement fixés en quittant le lodge ce matin à 7 heures.

Une heure plus tard, alors que nous franchissons la grille d'entrée du parc, la décision n'est toujours pas prise. Une fois arrivés devant l'office des rangers, c'est le moment ou jamais d'arrêter notre choix. Alors, Olive ou Waterkloof ?

Finalement… c'est un permis pour le Waterkloof Trail que nous demandons à la ranger de service. Après tout, 17 km, c'est du même ordre que la randonnée de Chesler Park via Joint Trail dans les Needles (Canyonlands UT) que nous avions parcourue sous une chaleur torride en 8 heures.

Comme nous avons toute la journée devant nous, autant l'occuper pleinement, surtout qu'ici la baignade est possible aux deux extrémités du parcours.

"Full tour or partial tour ?" insiste notre ranger. Nous nous regardons un bref instant, oui, c'est décidé… "full tour" ! "Oh, s'exclame-t-elle, you are good hikers ! "

Good hikers ? Ça, on le saura ce soir !

A 8 h 30, nous sommes fins prêts à nous mesurer au Waterkloof Trail, pleins de courage mais aussi avec un peu d'appréhension car nous n'avons aucune idée de la nature du terrain que nous allons rencontrer. Nous n'allons pas tarder à le savoir ! Altitude de départ : 1495 mètres.

La randonnée commence d'abord par un passage bucolique à travers un tunnel de roseaux. Plutôt ludique comme démarrage !

Mais aussitôt après, escaladant le cours de la rivière Naukluft, le sentier disparaît totalement. On avance d'une pierre sur l'autre dans le lit du ruisseau, en partie sec, en tentant de ne pas perdre de vue les marques de peinture jaune indiquant la direction à suivre. Un avantage : l'endroit est plutôt ombragé ! L'inconvénient : il vaut mieux regarder où l'on met les pieds au risque de se tordre une cheville. Des babouins détalent à notre approche. Ils sont plus lestes que nous !

Ne manquons pas, malgré tout, de lever le nez de temps en temps. Au-dessus de nos têtes, les falaises ocres du Naukluft.

Partout de jolis bassins rafraîchissants invitent à la baignade mais nous reportons ce moment à la fin de l'après-midi. Pour l'instant, nous pensons d'abord à avancer, ce qui est loin d'être simple. Nous avons plutôt l'impression de faire du sur-place, perdant beaucoup de temps à chercher les marques, loin d'être toujours visibles.

Last Water : c'est l'endroit où se termine le tour partiel, réputé demander 1 heure à 1 heure et demie. Nous sommes à peu près dans la moyenne ! C'est également là que le parcours s'éloigne de la rivière, tourne à l'ouest pour gravir une ravine (kloof).

C'est un peu plus loin que j'ai vraiment un coup de mou. Pour l'instant pas de dénivelé significatif mais une montée qui s'étire, s'étire… à n'en plus finir. N'avons-nous pas présumé de nos forces ? Vu notre rythme, allons-nous pouvoir être de retour avant la fermeture du parc (19 heures) ? Je commence à sérieusement douter de nos capacités.

Mais une orange succulente me redonne un bon coup de fouet alors que l'on s'enfonçe dans ce canyon aux parois orangées (un petit air de Southwest !) avant de traverser un plateau de plus en plus ouvert.

Le panneau "Half way" a définitivement raison de mes doutes. Il est 11 h 50, cela fait 3 h 20 que nous sommes partis, altitude 1772 mètres, dénivelé depuis le départ 280 mètres. Pas si mal !

C'est le moment que nous choisissons pour nous restaurer afin de prendre des forces avant d'attaquer le point culminant qui est encore devant nous. Pique-nique agrémenté par la cavalcade gracieuse de quelques springboks.

Nous mettons toutes nos forces dans la montée vers la crête (1914 mètres) que nous atteignons à 13 h 12 exactement, récompensés par une superbe perspective sur le désert. Dénivelé depuis le départ : 420 mètres.

Je pensais que le plus dur était derrière nous et qu'à partir de là, nous n'aurions plus qu'à caracoler dans la pente pour finir la randonnée en deux temps trois mouvements.

Mais la descente est longue et escarpée, avec un facteur aggravant, la chaleur qui à cette heure de la journée atteint son maximum (entre 35 et 40 ° C). Heureusement que nous avions 4 litres d'eau chacun ! La réserve a déjà bien baissé.

Il n'y a que les plantes succulentes qui puissent s'épanouir ici et cet Euphorbia virosa l'est tout particulièrement.

Nous, en revanche, on commence à vraiment dessécher. Heureusement, la présence de babouins nous annonce qu'un cours d'eau est proche. En effet, il est 15 heures, nous avons perdu 500 mètres de dénivelé, la rivière Gororosib est en vue et avec elle, la promesse d'une baignade.

Nous repérons rapidement ce bassin naturel, creusé dans le travertin, au beau milieu de cet amphithéâtre désertique.

Nous y plongeons avec délice ! Après tant d'efforts, enfin le réconfort !

Mais la récréation n'est que de courte durée. Il reste du chemin à parcourir et par-dessus le marché, il va falloir remonter de près de 80 mètres de dénivelé. La poisse ! Et toujours ces foutues marques difficiles à repérer !

La fin est harassante ! Alors que nous pensons être arrivés (l'office est en vue), une dernière erreur (des marques mal placées) nous conduit dans une impasse, nous obligeant à faire demi-tour et finir par une implacable remontée par le camping et la route. Seule consolation : le détour permet d'apercevoir ce superbe arbre à carquois !

Fin de la randonnée : 16 h 45, après plus de 8 heures, arrêts et baignade compris. Alors, good hikers ? A chacun d'en juger !

Bilan : une très belle randonnée et un beau défi vaillamment relevé. Le referions-nous ? Sans doute pas. Trop dur, surtout en cette saison. L'Olive Trail moins long aurait peut-être été une meilleure option.

En attendant, retour au lodge, douche, dîner, dodo… nous sommes KO. Deuxième nuit au Zebra River Lodge.

Arbre à carquois

De Sesriem à Sossusvlei : Dead Vlei et Dune 45

J5 : Mercredi 7 novembre 2012

Ce matin nouvelle randonnée… Non, je plaisante, ce matin, séance chaise longue au bord de la piscine. C'est aussi le meilleur endroit pour observer les oiseaux (118 espèces répertoriées sur la propriété) qui, au cours d'un vol en rase-mottes, trouvent là un bel abreuvoir. Mais pas facile de les mettre dans la boîte !

Le lézard, en revanche, pose carrément, nous laissant tout loisir de le photographier sous tous les angles. Il s'agit d'un agame terrestre ou Agama aculeata.

Mais est-ce la fatigue qui nous fait voir double ? ;-)

En tout cas, ce n'est pas la petite étape d'aujourd'hui qui devrait nous fatiguer. Seulement 80 km, soit moins de deux heures. A 10 h45, top départ via les pistes D850 et 854.

Mais c'est en abordant la D845 que les paysages changent radicalement. Le sable rose pâle de la piste nous oblige pour la première fois à enclencher la fonction 4 x 4. De part et d'autres de la piste, de grandes étendues herbeuses forment un véritable tapis vert amande duquel émergent quelques acacias isolés abritant chacun une autruche ou quelques antilopes.

A l'arrière plan, les montagnes commencent à se teinter de rouge puis, plus loin, le cordon de dunes du Namib fait une apparition.

Il n'est pas loin de midi. Le thermomètre extérieur/intérieur que nous venons d'installer dans notre véhicule indique très précisément 40 ° dehors et 30 dedans. Côté altitude, nous ne sommes plus qu'à 800 mètres.

Arrivée sous le cagnard à 13 h 30 à Sesriem, porte d'accès aux dunes de Sossusvlei. Entrée du parc : 80 N$ par personne par jour + 10 N$ par véhicule par jour.

Le Sossus Dune Lodge est, avec le Sesriem Camp Site, le seul établissement à l'intérieur du parc. Il offre ainsi un avantage énorme, c'est de pouvoir atteindre Sossusvlei avant le lever du soleil et de rester à l'intérieur du parc bien après le coucher de soleil. Nous y passerons deux nuits.

Construit en 2007 et géré par NWR (Namibia Wildlife Resorts, l'administration des parcs nationaux namibiens), le lodge se présente sous forme de 24 bungalows en bois local, toile de tente et toit de chaume, de style africain. Douze sont orientés côté dune et les douze autres côté canyon. Une interminable passerelle en bois dessert l'ensemble.

On nous octroie le plus éloigné des chalets, le n°12 côté canyon. Il se distingue des autres par l'ajout d'une terrasse couverte avec un lit balancelle (!) car c'est une suite… nuptiale. Eh, oui, il n'y avait pas d'autre chalet disponible au moment de la réservation mais avec un petit supplément, on a pu avoir cette suite et tous les petits plus qui vont avec : champagne (plus exactement, vin pétillant !), corbeille de fruits et surtout un grand frigo rempli à ras bord de toute une variété de boissons (si, si…offertes).

Nous ferons donc comme si nous étions d'heureux honeymooners. Heureux, nous sommes, honeymooners nous fûmes !

La chambre est superbe mais le ventilateur a beau mouliner, il ne fait que brasser de l'air chaud, très chaud. Nous essayons la douche pour nous rafraîchir mais pas mieux, l'eau froide coule… chaude. Et la piscine ? De peur de ne pas trouver de parasol à l'ombre et devant les 500 mètres de passerelle à parcourir sous le soleil, nous renonçons. Le lit-balancelle ? Pourquoi pas ! Il n'y fait pas plus chaud qu'à l'intérieur et en se balançant, on pourrait presque ressentir un petit courant d'air.

Nous fixons 16 heures comme heure raisonnable pour sortir. Bien qu'il fasse encore 37 °, on trouve qu'il commence à faire meilleur.

L'objectif de la fin d'après-midi est d'assister au coucher du soleil sur la Dune 45 (45 car elle se trouve à 45 km de l'entrée). Mais en cours de route, nous réalisons qu'il est possible de faire bien plus de choses que cela.

Nous décidons donc de pousser jusqu'à Sossusvlei, sauf que nous n'avons pris ni GPS, ni documentation, ni plan. Tout est resté dans la chambre, sapristi !

A priori, ce n'est pas bien compliqué. Il suffit de suivre la route de 65 km jusqu'au bout et là ce serait sans doute indiqué. Les 5 derniers kilomètres se font dans le sable mou, nous tentons sans dégonfler les pneus. C'est limite ! A deux doigts de s'ensabler, on fait hurler le moteur au grand étonnement des petits springboks, intrigués par tout ce vacarme.

Mais une fois au bout du bout, entre Sossusvlei, Hiddenvlei et Deadvlei, lequel est le plus indiqué pour ce soir ? Je me rappelle avoir lu que Hiddenvlei était peu visité, je parie que demain matin tout le monde se ruera sur Deadvlei, alors cette dernière me semble l'option à retenir.

Situer Dead Vlei n'est pas aussi évident, il n'y a aucun panneau. Heureusement un chauffeur a bien voulu nous renseigner et nous indiquer la direction à suivre pour atteindre le "marais mort".

Il suffit en fait de suivre les traces de pas !

En chemin, nous croisons deux groupes sur le retour, ce qui nous laisse les lieux pour nous tout seuls !

Premier aperçu du lac asséché où de vieux troncs noirs d'Acacia orioloba âgés de 500 ans semblent attendre une improbable résurrection. Beau et impressionnant à la fois !

Il y a matière à faire plaisir au photographe !

Mais tout ça prend pas mal de temps et l'heure tourne. Pourrons-nous atteindre la dune 45 à temps pour le coucher de soleil, d'autant qu'en cours de route, des autruches nous retiennent.

Il est déjà 19 heures quand nous nous garons à ses pieds.

Nous l'escaladons un peu. Quelle sensation étrange… l'impression que la dune va se dérober sous nos pieds. Sensation mêlée à un peu de vertige et accentuée par un vent à décorner les oryx !

Du haut de ses 150 mètres, la dune domine les plaines environnantes… lunaires à cette heure de la soirée !

Instant de méditation et de solitude au coucher du soleil !

Un délicieux moment qu'il va falloir interrompre pour rentrer. Il reste 45 km à parcourir, ce qui nous fait arriver de nuit, bien après 20 heures.

Il ne faut pas traîner, le dîner est servi jusqu'à 21 heures. Les tables sont dressées sur la terrasse, la température est idéale et le menu à la hauteur du décor environnant. Après plusieurs dîners de game, je choisis ce soir du poisson. Après tout, la mer n'est qu'à 120 km à vol d'oiseau ! Hervé, quant à lui, reste fidèle au steak d'oryx !

Magnifique journée. Demain, on se lève tôt pour atteindre les dunes pour le lever de soleil !

Dead Vlei

Sossusvlei, Big Mama, Hidden Vlei et Dune Elim

J6 : Jeudi 8 novembre 2012

Nous n'avons pas fermé l'œil de la nuit. En première partie de nuit, il a fait trop chaud, en seconde des moustiques ont sévi (malgré la moustiquaire), en troisième les démangeaisons associées, et en dernière… le réveil a sonné. Il est 4 h 30 du matin.

A partir de 4 h 45, les "breakfast packs" nous attendent au restaurant et la "coffee station" est ouverte. Le temps d'avaler une boisson chaude et hop, nous sommes parmi les premiers à nous élancer sur les 60 km de goudron. Objectif (et c'est pour cela que nous avons choisi de loger dans le parc) : être à Sossusvlei pour le lever du soleil.

La vitesse est limitée à 60 km/heure mais le chauffeur du véhicule du parc (parti en éclaireur) a l'air de tout bonnement l'ignorer et sème tous ses poursuivants.

Cette fois-ci, on ne fait pas l'économie de dégonfler les pneus pour passer la dernière partie, sableuse. En louvoyant dans le sable, on passe haut la main.

On laisse Dead Vlei et Crazy Dune, la plus haute du parc, à la foule (comme prévu, tout le monde s'arrête là) pour pousser jusqu'au pied d'une autre dune géante, Big Mama.

Après deux départs manqués (le premier pour oubli du sac photo, le second pour oubli de couvre-chef), la lente ascension vers la crête de Big Mama peut commencer. En assurant chacun de nos pas tellement la finesse de l'arête est impressionnante, nous progressons vers le sommet alors que le soleil se lève sur le désert, tout étonnés d'être les seuls à avoir fait ce choix.

Quarante-cinq minutes pour monter à pas de fourmi et cinq minutes pour descendre à grandes enjambées.

Big Mama que nous venons d'escalader ! L'arête porte encore nos traces.

Puis traversée du lac asséché de Sossus Vlei (qui a donné son nom au parc).

A mes côtés, une autruche se pavane tranquillement. D'ailleurs l'endroit a l'air d'être très fréquenté comme le laissent à penser les traces de sabots et de pattes de centaines d'animaux – des doigts de l'autruche aux empreintes des antilopes – moulées dans l'argile et cuites par le soleil.

Le connaisseur pourrait sans doute aussi y observer toute une variété d'empreintes de chaussures ;-)

Après un petit déjeuner en compagnie d'une nuée de passereaux, direction Hidden Vlei.

En passant devant le parking de Dead Vlei, la foule est bien au rendez-vous de la "dune folle" et du marais aux arbres morts alors que les navettes continuent encore et encore à déverser des flots de visiteurs vers le fameux point d'intérêt et que les cars continuent à affluer vers l'espace de stationnement.

Alors qu'un monde fou se presse pour voir Dead Vlei, pas le moindre amateur pour Hidden Vlei. Alors que Dead Vlei est facilement accessible en véhicule 4 x 4 privé ou en navette du parc, le "marais caché" nécessite un peu de marche. Deux kilomètres en suivant les piquets noirs indique le panneau. Il est 9 heures.

Pour l'instant, rien ne laisse deviner que plus loin se cache une merveilleuse lagune.

Car Hidden Vlei se mérite. La marche dans le sable n'est pas aussi aisée qu'il n'y paraît.

Mais quand la lagune blanche surgit derrière la dernière pente, sa beauté n'en est que plus saisissante !

Vers midi, nous sommes de retour au lodge. Le thermomètre commence à frôler les 40 °, il serait temps de se mettre au frais pour une petite sieste. Dans la chambre, mis à part le frigo ;-) je ne vois pas d'endroit propice. Alors tentons la piscine !

Très bonne option ! L'eau à une trentaine de degrés est délicieuse et le bord du bassin conçu dans un espace aéré permet de respirer. Le comble… en retrouvant l'ombre après la baignade, nous avons la chair de poule ! Plusieurs trempettes successives permettent ainsi d'attendre 16 heures dans les meilleures conditions.

La fin de l'après-midi est consacrée à une petite balade dans l'étroit défilé du canyon de Sesriem…

… puis à crapahuter sur la dune Elim.

Sous le souffle du vent, les frêles herbes tracent, sur le sable, des dessins éphémères.

Un extrait du roadbook made by Madiza Tours nous dit :" Du haut de la dune, vous aurez une vision sur les dunes rouges, les montagnes bleues, la savane jaune, et bien souvent quelques oryx et springboks".

Les dunes rouges, les montagnes bleues, la savane jaune…

… et les oryx ! Cahier des charges parfaitement rempli !

Nous assistons au coucher du soleil tout juste en arrivant près du lodge, l'occasion d'une vue panoramique sur le site !

Entre-temps, sur notre terrasse, il y a eu comme un petit problème. Mais qui a arraché et fait tomber tous ces brins de chaume ? Qui a jeté les coussins de la balancelle par-dessus bord ? Et qui a crotté un peu partout ? Notre enquête nous porte à croire que ce sont des babouins les coupables ! Ils ont dû bien s'amuser, les coquins ! Heureusement qu'ils n'ont pas pénétré dans la chambre, surtout qu'on avait laissé toutes les fenêtres entrouvertes !

Ce soir, la fraîcheur ambiante nous fait presque regretter de ne pas avoir emporté de petite laine pour le dîner.

Vue depuis la dune Elim

Rostock Mountains : des zèbres de Hartmann sur le Rambler's Trail

J7 : Vendredi 9 novembre 2012

Aujourd'hui pas de réveil aux aurores ni de breakfast pack et pourtant nous sommes déjà sur notre terrasse dès 6 heures pour le lever de soleil.

Après le petit déjeuner dès 7 heures, nous profitons des lieux en repoussant à 10 heures le moment du check-out.

C'est le moment de faire un petit point sur nos découvertes dans le désert. Tout comme nous aurons bientôt le plaisir de chasser les Big Five, ici nous avons eu l'occasion de dénicher les Little Five !

En réalité le départ effectif de Sossus ne se fera pas avant 10 h 45, car il est primordial de trouver une solution pour éviter à nos bagages de glisser vers l'avant du coffre. Les attacher ? Bonne idée mais avec quoi, à part nos lacets de chaussures ? Heureusement pour nos godillots, j'ai une meilleure idée : les housses de siège de la voiture sont resserrées avec un cordon bien trop long. Un coup de ciseaux (chut, faut pas le dire !) et le tour est joué. Plus tard, à partir de Swakopmund, une corde bien plus solide remplacera ce bricolage provisoire.

Pas mécontents de notre trouvaille, nous finissons par nous mettre en route pour une toute petite étape de 140 km et 2 heures jusqu'au Rostock Ritz Desert Lodge.

Pause règlementaire à Solitaire pour son fameux Strudel aux pommes qui ressemble davantage à un crumble (je m'y connais en desserts).

Il fait déjà 36 °, ça n'a pas l'air de gêner les animaux, particulièrement actifs sur le trajet : oryx, autruches, phacochères, springboks.

Les chevaux, quant à eux, restent bien sagement derrière la clôture à observer la circulation. Ils ne voient pas beaucoup de monde passer quand… tiens, un panache de poussière… v'la du monde !

Nous arrivons à destination à Rostock Ritz cinq kilomètres après avoir franchi l'entrée de la propriété qui s'étend sur 12 000 hectares. Construit sur une colline dominant le désert environnant, le lodge compte une vingtaine de chambres dans des bungalows en ciment et pierre en forme d'igloos. A première vue, pas le must au niveau architectural, mais la construction permet de garantir une relative fraîcheur et la chambre, bien que petite par rapport aux précédentes, est très fonctionnelle. Accueil charmant de la part de Lara et Walter (à qui je ne manque pas de passer un bonjour de la part de Pierre77).

Comme à chaque fois, nous testons la piscine avec très belle vue plongeante sur le désert, les chaises longues suspendues très confortables et le calme très appréciable tout en étudiant le trail à faire en fin d'après-midi.

Un petit recueil rassemble toutes les opportunités de randonnées entre 1 et 7 heures. Nous choisissons Rambler's Trail, 8 km, 3 heures. Nous partirons à 16 heures.

Le sentier suit une crête en ménageant de beaux points de vue sur le désert…

… à travers des amas de quartzite d'où émergent quelques Commiphora wildii.

Nous ne tardons pas à apercevoir très loin dans la plaine de nombreux troupeaux de zèbres de montagne (ou zèbres de Hartmann). La propriété en compte plus de 300.

Le zèbre de montagne de Hartmann est une espèce endémique. Il se distingue de son congénère, le zèbre de plaine de Burchell, par des rayures régulières et plus rapprochées, complètement noires et blanches. Son ventre est tout blanc et ses pattes sont régulièrement rayées jusqu'en bas.

Quand le sentier quitte la crête pour rejoindre la plaine, nous avons le plaisir de croiser la route des zèbres et d'assister à une joyeuse cavalcade. Sans doute commencent-ils à se diriger vers le point d'eau en contrebas du lodge.

La scène des zèbres au galop… comme si vous y étiez !

Un peu plus loin, ils s'arrêtent et ce sont eux qui nous regardent passer !

Instants magiques avant le retour sur un sentier facile juste avant le coucher de soleil.

Dernière rencontre avec un écureuil terrestre !

Pour le dîner, le restaurant à la carte va nous permettre une nouvelle dégustation de game. Nous avions déjà mis dans notre assiette du koudou et de l'oryx. Ce soir, c'est au tour de l'autruche !

Lion's Rock

Nord du Namib-Naukluft NP : des arches et des sculptures rocheuses

J8 : Samedi 10 novembre 2012

Les hurlements des chacals ont animé notre nuit et ce matin, c'est le braiement et le galop des… zèbres qui nous tirent du lit. En poussant le rideau alors que le soleil n'est pas encore levé, nous ne tardons pas en à distinguer plusieurs groupes, répartis sur toute la plaine, puis tout près, en contrebas de notre bungalow, un groupe de sept individus qui nous fixent. Qu'ils sont beaux !

Le lodge aurait tout aussi bien pu s'appeler Zebra Plain Lodge, en raison du grand nombre de ces ongulés présents sur ses terres.

Pour commencer la journée, une petite balade matinale avant le petit déjeuner est tout indiquée et même si le soleil est déjà levé quand nous démarrons, Sunrise Walk (3,5km/1 h 30) semble la mieux adaptée.

Elle débute comme hier par une grimpette vers la crête puis tourne vers le point de vue appelé "Lion King". Mais c'est quoi, ce Lion King ? Une forme rocheuse suggérant un lion, la gueule ouverte ? Non, tout simplement un promontoire rocheux dominant la plaine d'où l'on imagine bien le roi des animaux s'adresser à son peuple.

Puis, après avoir traversé les dunes et avant de revenir près du lodge, le sentier passe devant les écuries où Destiny, un bébé zèbre, recueilli il y a 6 mois, gravement blessé, a l'air de se plaire avec la harde de chevaux semi-sauvages.

La suite de la journée va consister à rallier Swakopmund mais à l'heure du petit déjeuner, nous hésitons toujours entre plusieurs options possibles pour ce parcours.

Il y a bien sûr la traditionnelle C 14 via Walvis Bay mais qui a la réputation d'être monotone. Comme alternative, j'avais étudié un détour via Mirabib pour lequel un permis est nécessaire, nous l'avons !

Mais finalement, c'est une troisième option qui occupe notre réflexion matinale.

Dans son roadbook, Caroline suggère de rejoindre, après le canyon de Kuiseb, la C 28 via des pistes transversales : un trajet plus long mais plus beau avec plus de chance de voir des animaux.

Finalement, en croisant les informations de notre carte papier, du guide LP et de Tracks4Africa, deux indications supplémentaires vont retenir notre attention : Rock Arch et Rock Sculptures, situés au nord de la C 28 et à l'intérieur du parc national du Namib-Naukluft.

Nous décidons donc d'adopter la suggestion de Caroline en y intégrant, si possible, ces deux points d'intérêt. Tout cela est donc encore loin d'être au point surtout que nous ne connaissons pas ni l'état des pistes dans le parc national, ni le temps requis pour ces fantaisies. Il est 10 heures du matin quand nous prenons la route, ce serait bien qu'on arrive à Swakopmund avant l'heure de fermeture de la réception de l'hôtel à 18 heures.

Le trajet commence sur la classique C14 via Gaub Pass puis Kuiseb Pass avant de franchir l'entrée du parc national du Namib-Naukluft. Les principaux axes traversant ce parc (C 14 et 28, D 1982 et 1998) sont autorisés à tous les véhicules. En dehors de ces axes, un permis est nécessaire. Nous l'avons, donc, tout va bien.

Car déjà une petite diversion s'offre à nous : un point de vue sur les dômes et vallons du Naukluft. Pour Hervé, l'occasion de s'essayer à un raidillon pendant que je me dégourdis les jambes. La pente à 30 %... très peu pour moi !

Peu après, on quitte définitivement la C 14 pour des pistes traversières censées être riches en animaux.

Un panneau en annonce d'ailleurs !

Des oryx ? Mais ouiiiii !

Au carrefour suivant… une girafe ? Oui, c'est bien une girafe… Tiens, pourtant aucun panneau ne l'indiquait ;-)

Je ne m'attendais pas à voir une girafe ici. Est-ce son habitat naturel ou a-t-elle été déplacée là pour la satisfaction d'un propriétaire ? En tout cas, c'est une belle surprise.

Une fois la C28 atteinte (il est déjà midi), nous la délaissons aussitôt pour nous enfoncer vraiment dans le parc national sur des pistes off road, étroites, cahoteuses, imprévisibles… Bref, nous sommes dans notre élément.

Quarante minutes plus tard, nous atteignons le lit de la rivière Tinkas et au milieu du désert, cette oasis est parfaite pour notre pique-nique.

Encore une heure de plus, sur une piste bumpy, very bumpy… avant de découvrir enfin la fameuse arche !

Malheureusement, deux familles sud-africaines y ont déjà installé leur campement, ce qui gâche un peu son image, mais elle est très belle malgré tout !

Malgré les 38 degrés ambiants, une petite exploration des alentours s'impose. L'endroit a l'air d'être très convoité pour le camping. Le deuxième site, sous une alcôve rocheuse, est, lui aussi, déjà occupé par un énorme camion tout terrain de marque MAN immatriculé en Allemagne portant la mention "Germany – Mongolia – China". Son propriétaire nous confie qu'ici c'est le meilleur site de campement de toute la Namibie. Nous voulons bien le croire et si nous avions eu un véhicule équipé camping, c'est bien là que nous aurions aimé passer la nuit.

Mais pour nous, il est temps de poursuivre, d'abord en rebroussant chemin jusqu'à Tinkas, puis en prenant la direction de Bloedkoppie. La piste est très rugueuse par endroits, il faut être prudent. Les kilomètres ne défilent pas vite mais les heures, elles, filent à toute vitesse. Il est 15 heures et si l'objectif est de rejoindre Swakopmund avant 18 heures, il serait temps d'abréger les arrêts.

Mais comment abréger quand on voit de tels paysages ! Sur des centaines de mètres à la ronde, des formations rocheuses alvéolées comme des nids d'abeilles !

D'autres évoquant des trous de gruyère !

Des cachettes, des cavernes, des labyrinthes… où l'on aimerait pouvoir se perdre si on avait davantage de temps ! D'ailleurs, un sentier balisé "Rock Sculptures Trail", donne accès à ce dédale (compter 4 à 5 heures).

A peine repartis, nous nous accordons un dernier arrêt (vraiment le dernier !) au pied du Bloedkoppie pour admirer deux jeunes arbres à carquois jumeaux… on ne peut pas manquer ça !

Puis, zou… il faut vraiment penser à rallier Swakopmund, nous sommes encore à plus de 100 kilomètres.

Heureusement, la dernière portion de piste entre Bloedkoppie et la C 28 permet d'accélérer la moyenne et une fois sur cette dernière, il suffit de laisser rouler jusqu'au bord de mer.

Au fur et à mesure de la perte d'altitude, la végétation se fait de plus en plus rare jusqu'à devenir sable et poussière. On pourrait se croire à l'approche d'Iquique au Chili, mêmes paysages, mêmes impressions.

Dans ce paysage lunaire, une plante millénaire arrive néanmoins à tirer son épingle du jeu : le Welwitschia mirabilis, j'aurai l'occasion d'y revenir plus tard. Quelques exemplaires sont visibles en bordure de la C28.

La température, elle aussi, va progressivement chuter jusqu' à 15 ° à l'approche de Swakopmund alors que nous ne tardons pas à pénétrer dans une épaisse couche de brouillard.

A 17 heures, nous arrivons à destination au Stiltz, un ensemble de 10 bungalows sur pilotis, au bord de la rivière Swakop et à côté de l'océan.

Avant toute chose, nous demandons à réserver un restaurant pour ce soir. Le Tug, le meilleur restaurant de poisson de la ville, est complet, samedi oblige. De tête, je me souviens que le Lighthouse figurait aussi sur ma liste, alors allons-y pour le Lighthouse. Autant le dire tout de suite, grosse bouffe ordinaire, adresse à ne pas retenir !

Maintenant parlons des choses agréables. Avant de nous tendre les clés, la réceptionniste nous précise qu'en raison d'une annulation, nous avons été surclassés. Très bonne nouvelle !

Alors que nous pénétrons dans la villa 2, voici ce que nous découvrons : Une villa sur deux niveaux de plus de 200 mètres carrés, 3 chambres, 2 salles de bains, 3 WC, un grand salon, une grande salle à manger, une terrasse, un escalier monumental… des tableaux, des objets décoratifs, des bouquets de fleurs… une vraie maison !

Nous n'en croyons pas nos yeux et faisons 10 fois le tour de la maison, complètement incrédules !

En tout cas, une journée qui nous aura réservé plein de belles surprises, tant du côté nature que du côté hébergement !

Rock Arch

De Swakopmund à Walvis Bay : entre flamants roses et otaries

J9 : Dimanche 11 novembre 2012

En jetant un coup d'œil par la fenêtre ce matin, force est de constater que le temps est fidèle à la réputation de la ville : gris, froid et brumeux. Alors autant rester encore un peu sous la couette. D'ailleurs, ici tout est prévu, le matelas du lit est chauffant, de quoi affronter les froides nuits hivernales. Néanmoins en novembre, nous n'avons pas eu besoin de cette option. Une bonne couette suffit.

En général, l'étape au bord de l'océan est consacrée à une ou plusieurs excursions. Les plus prisées sont les croisières en catamaran ou en bateau à moteur dans la lagune de Walvis Bay et/ou les tours en 4 x 4 dans les dunes de Sandwich Harbour ainsi que toute une série de variantes en mixant les deux.

Bof, tout ceci ne nous inspire pas vraiment, alors c'est par nos propres moyens que nous décidons d'explorer la région. Vers 9 h 30, cap sur Walvis Bay qui n'est qu'à une trentaine de kilomètres et à autant de minutes de notre pied à terre.

Déjà des flamants ainsi qu'une multitude d'oiseaux dans la baie.

Nous traversons les marais salants où la route devient une piste de sel qui finit… dans le sable ! Plus de véritable piste, plus d'indications, seulement des traces, beaucoup de traces ! Grâce au GPS, une direction cependant : celle de Pelican Point et de son phare !

Néanmoins un peu hésitants à ce stade du parcours, nous nous faisons rapidement doubler par le véhicule d'un TO qui accélère tout ce qu'il peut, sans doute pour nous semer. Sans se laisser impressionner, Hervé lui emboîte le pas - ou plutôt la roue - de façon à ne pas le perdre de vue. C'est plus facile avec un éclaireur !

Dans la précipitation, nous n'avons pas pris le soin de dégonfler les pneus. Le moteur peine un peu mais on y est arrivé.

Il est 11 heures. Le phare de Pelican Point est encore dans la brume mais déjà un espoir d'éclaircie s'annonce.

A gauche du phare, quelle est donc cette grande masse sombre nimbée de brouillard ? Mais oui, ce sont des otaries. La région est réputée pour accueillir l'une des plus grandes colonies d'otaries à fourrure du monde.

En poursuivant, nous constatons des groupes de cette taille tout autour de la pointe. Certains groupes font d'ailleurs bon ménage avec les flamants.

De tels rassemblements attirent aussi les prédateurs comme ce chacal à chabraque qui attend tranquillement l'heure de son déjeuner.

Entre le phare et les salines, le retour se fait par une légère variante avant de rejoindre la trace initiale et sans oublier de dégonfler les pneus… c'est quand même plus facile ainsi.

Au sud de Walvis Bay, un autre site n'a pas manqué d'attirer notre attention : Sandwich Harbour, un ancien port baleinier aujourd'hui sanctuaire naturel protégé abritant jusqu’à 250 000 oiseaux migrateurs et, en particulier, 40 % des flamants roses d’Afrique australe. Uniquement accessible par une piste de sable difficile, il est quasiment impossible de s'y rendre seul.

Alors, est-ce que nous avons tenté ? Cela nous a bien titillé, mais non !

Par conséquent, la suite de la journée s'est passée à Swakopmund avec une grande balade à pied par la plage jusqu'à l'embouchure de la Swakop où une lagune donne à voir, là aussi, canards, flamants, pélicans, cormorans, mouettes, échassiers, et autres oiseaux.

C'est aussi l'occasion d'observer la végétation unique de cette côte. Ici Dollar Bush (Zygophyllum stapffii) et Psilocaulon

Fin de la balade sur la jetée avec une vue sur la ville devant une mer démontée et sous un ciel à nouveau couvert. On s'imaginerait être dans une ville balnéaire du Nord ou de la Baltique !

Pour couronner cette journée en beauté, rien de mieux qu'un excellent dîner de poisson au Tug. Adresse à retenir !

Nous avons vraiment apprécié cette étape au bord de l'océan malgré les basses températures. Bien au contraire, cette fraîcheur nous a permis de souffler un peu après la chaleur torride du désert. Pourtant, demain, on y retourne !

Flamants roses à Swakopmund

Du désert de Moon Valley au fouillis rocheux du Spitzkoppe

J10 : Lundi 12 novembre 2012-12-15

Avec toutes les otaries vues hier, le détour prévu aujourd'hui à Cape Cross ne se justifie plus. Nous avons donc le choix, soit d'aller directement à Spitzkoppe, soit de flâner en route.

Flâner nous convient ! C'est pourquoi, nous prévoyons un passage par Welwitschia Drive, un itinéraire permettant de découvrir Moon Landscape et surtout les plus gros spécimens de cette plante étrange qu'est la Welwitschia mirabilis. Un permis est nécessaire car la piste traverse une nouvelle fois l'extrémité du Namib-Naukluft NP.

A distance de la côte, nous espérions retrouver rapidement le soleil mais il a bien du mal à percer et c'est sous un ciel laiteux que nous découvrons les premiers reliefs de cette vallée lunaire, qui nous rappelle beaucoup la vallée chilienne de la Muerte.

Un petit sentier permet de dominer ces collines et vallées érodées par les rivières Swakop et Khan.

Plus loin, on découvre une curieuse cascade de roches, en fait, un filon de dolérite noire.

Dans ce désert de sable et de pierre où l'on imagine que rien ne pousse, l'on peut faire, malgré tout, d'intéressantes découvertes botaniques.

D'abord les plus importants champs de lichens foliacés du monde. Contrairement aux "crustacés" qui se développent sur un support, les foliacés s'en écartent et présentent un aspect touffu.

Et bien sûr, parmi les nombreuses curiosités végétales de Namibie, l'extraordinaire Welwitschia mirabilis ! Plutôt laide, cette espèce végétale apparentée aux conifères fait preuve d'une remarquable adaptation à son environnement, sa principale source d'humidité étant le brouillard. Plants femelles et plants mâles diffèrent : les premiers ont des cônes plus grands de couleur jaune-brun, renfermant des graines alors que les seconds ont des cônes plus petits de couleur saumon.

La Welwitschia mirabilis croît lentement et l'on estime que la plupart des spécimens de taille moyenne ont 1 000 ans d'âge. Les plus gros spécimens peuvent atteindre 2 000 ans. Enfin, cette bizarrerie de la nature a pour principal habitant une punaise, suceuse de sève, appelée en anglais "push-me-pull-you bug" car mâles et femelles s'accouplent dos à dos.

Mais curieusement, dans ce désert si paisible, il semble régner aujourd'hui une certaine fébrilité. Il y a l'air de se passer quelque chose d'inhabituel. La preuve ? Ici, une antenne de télécommunications en train d'être dressée, là des panneaux interdisant l'accès de certaines pistes secondaires sous le motif "Drilling in progress", plus loin un défilé de camions chargés de fûts à contenu explosif. Sans compter, la question mystérieuse que nous ont posée deux touristes allemands : "Did you see the drills ?"

Mais qu'est-ce qui se trame ?

Nous ne tardons pas à avoir la réponse. Alors que nous pique-niquons tranquillement dans l'oasis de Goanikontes, nous assistons d'abord à un interminable défilé de véhicules, des camionnettes de sécurité aux ambulances… jusqu'à ce qu'apparaisse cet étrange véhicule tout droit sorti d'un film fantastique, bientôt suivi par d'autres tout aussi loufoques.

Manifestement l'endroit est dédié au tournage d'un film. Plus tard, nous apprendrons qu'il s'agit de Mad Max 4 !

Après ce petit divertissement, nous finissons de traverser les plaines lunaires du Dorob NP avant de rejoindre la route B 2 goudronnée, le long de laquelle fleurissent bon nombre d'installations minières. Trafic soutenu sur cet axe important !

Cent vingt kilomètres avant notre destination, on commence déjà à apercevoir la silhouette pointue du Spitzkoppe. Tel un mirage, le sommet domine du haut de ses 1728 mètres les plaines poussiéreuses du sud du Damaraland, ce qui lui a valu le surnom de "Cervin d'Afrique".

Au pied du massif, nous emménageons dans un bungalow rudimentaire. De l'extérieur, c'est plutôt sympa. A l'intérieur, c'est vraiment très basique mais comme on le savait… et puis, quand on ne campe pas, c'est le seul moyen de pouvoir passer une nuit sur le site. Toilettes sèches, douches chaudes partagées, mais comme nous sommes les seuls occupants des bungalows, nous avons toutes les commodités pour nous tout seuls.

Et puis, le must ici, c'est le décor absolument exceptionnel alors ne perdons pas de temps et allons immédiatement le découvrir.

Il est 16 heures, le ciel couvert nous (protège) de la chaleur et contrarie les premières prises de vues.

Rock Bridge dans la grisaille !

Quand Monsieur n'a pas l'appareil photo en mains, voilà ce que lui inspirent tous ces boulders !

Soudain, un rayon de soleil dans un ciel de plus en plus chargé alors que nous nous apprêtons à voir le site de pétroglyphes de Small Bushman's Paradise.

Puis un espoir d'amélioration en approchant de Boxing Glove !

Le temps de faire tout le tour du massif pour accéder à la partie nord (la partie centrale est inaccessible car clôturée), les nuages ont eu le temps de se disloquer. Alors peut-être aurons-nous un beau coucher de soleil ?

Face nord du Spitzkoppe dans une belle lumière ! Et une arche rocheuse de plus !

Une heure avant le coucher de soleil qui s'annonce maintenant sous les meilleurs auspices !

Pour en profiter pleinement, nous revenons un peu sur nos pas pour ne pas être trop loin, une fois le soleil couché. Notre perchoir près du campsite 11 est idéal.

19 heures, dernières lumières… 19 h 15, dernier rayon sur le Klein Spitzkoppe ! 19 h 20 : la montagne rougeoie !

Le spectacle est terminé. Nous rentrons à la nuit presque tombée dans notre cabanon pour une petite dînette sous les étoiles. Encore une magnifique journée !

Arche au Spitzkoppe

Spitzkoppe encore : du pied des Pontok Mountains au Bushman's Paradise

J 11 : Mardi 13 novembre 2012

Ciel flamboyant au réveil : rien de tel pour nous faire lever d'un bond !

Un tel décor nous donne bien envie de prolonger d'une matinée notre séjour au Spitzkoppe. En effet, rien ne presse, nous n'avons que deux heures de trajet pour rejoindre le Brandberg.

Car j'ai une idée qui me trotte dans la tête, soufflée par Karin15 : trouver son "secret garden" sur les pentes des Pontok Mountains. A part quelques éléments succincts, je n'ai ni préparé l'itinéraire, ni localisé l'accès, ni même le massif.

C'est donc avec beaucoup d'empressement que nous soumettons nos quelques indications au manager que nous croisons au petit déjeuner.

A partir de ces informations, le manager nous désigne le massif derrière nous ainsi que la crête à atteindre, quelque part entre entre les Pontok 2 et 3. Ah ! Oui ? Il va falloir monter là-haut ?

L'homme nous conseille de faire l'ascension en compagnie d'un guide, solution qu'Hervé approuve immédiatement. Mais quand on s'adresse à la réception du camp, on nous répond qu'il faudrait faire venir le guide du village, ce qui nécessite un certain délai. Je proteste, je veux pouvoir démarrer tout de suite, puisque nous sommes prêts et qu'il ne fait pas encore trop chaud.

"Pas de problème", nous répond le ranger qui ajoute qu'il va nous accompagner jusqu'au trailhead, nous indiquer la direction et qu'ensuite il suffit de suivre les cairns.

Aussitôt dit, aussitôt fait ! Le gars suggère qu'on prenne notre véhicule jusqu'au lieu de départ. C'est lui qui conduit, moi je grimpe sur les genoux d'Hervé (pour cause de simple cabine !).

Il nous laisse sur la première pente rocheuse (et retournera à pied) après avoir fixé ensemble un horaire de retour. Il est 8 heures. Si à midi nous ne sommes pas revenus, il engagera notre recherche.

Alors voilà, il n'y a plus qu'à grimper là-haut. A première vue, cela a l'air simple mais en réalité, le terrain est un fouillis rocheux inextricable dans lequel il est bien difficile de repérer des cairns et de distinguer cette rampe principale décrite par Karin.

La progression lente et fastidieuse est plus proche du scrambling et même si a priori, ce n'est pas réellement dangereux, c'est tout de même stressant par endroits.

Heureusement le décor est à la hauteur de la difficulté. Arbre à beurre ou Cyphostemma currorii… magnifique ! Détail de l'arbre à beurre Arbre à carquois Des formes rocheuses extraordinaires, type "cracked egg"

Néanmoins, malgré la mise en garde de Karin, nous nous sommes laissés dévier par deux fois de la rampe principale pour nous retrouver au pied de voies d'escalade verticales. Il est tout bonnement impossible de distinguer les séries de cairns indiquant la voie principale ou celles indiquant les voies secondaires.

La vue est alors encore plus grandiose, mais l'erreur nous coûte à chaque fois beaucoup d'énergie !

Alors quand nous nous retrouvons une troisième fois dans une impasse, bloqués par un rocher sur une barre très inclinée, nous préférons ne pas tenter le diable et faire gentiment demi-tour.

Notre quête du jardin secret s'arrête là, après 188 mètres de dénivelé et deux heures aller-retour.

Un dernier coup d'œil au cours de la descente !

A 10 heures, nous sommes de retour à la voiture, ce qui nous laisse le temps de pousser jusqu'à Bushman's Paradise.

Grâce à une chaîne métallique, nous gravissons ses pentes de granit avant d'accéder à un plateau parsemé de boulders aux formes originales. Le terrain de jeu d'un géant ?

Attention à boule ;-) Voici les quilles !

L'arrivée se fait dans une cuvette de verdure abritant des peintures rupestres réalisées par les Bushmen il y a … ans. Malgré les dégradations subies, il reste quelques scènes remarquables.

La matinée a été bien remplie. Nous franchissons finalement la guérite de sortie du parc peu avant midi, histoire de rassurer le ranger sur notre retour, sains et saufs. Ouf !

Deux heures plus tard, nous arrivons en vue du Brandberg, un massif de granit dont le nom signifie "montagne de feu" et dont le sommet du Königstein (2 573 mètres) est le point culminant du pays. Néanmoins, sa célébrité tient davantage à ses pétroglyphes, notamment la fameuse "White Lady".

La température frise les 42 ° alors la Dame blanche, ce sera pour demain matin.

Dans l'immédiat, nous prenons pension au Brandberg White Lady Lodge. Dans le lit de la rivière Ugab, le lodge propose, outre un camping, 15 chambres au confort simple dans un style sans prétention. Nous voilà prévenus !

Mais comme il n'y a pas beaucoup de monde au lodge, la patronne nous laisse le choix entre une chambre basique pourvue d'un ventilateur (c'est ce qui était prévu pour nous) ou un petit chalet indépendant, certes sans ventilo, mais naturellement aéré et plus agréable. Nous partons visiter les deux et préférons de loin le chalet (n°7)… bénéficiant une fois de plus d'une forme de surclassement ;-)

Après avoir crapahuté toute la matinée et sous plus de 40 degrés, à part la baignade, il n'y a rien de raisonnablement envisageable pour la fin de l'après-midi. Alors vive la piscine !

Butter Tree au Spitzkoppe

Du Brandberg à Twyfelfontein : off road à la recherche des animaux sauvages

J12 : Mercredi 14 novembre 2012

6 heures : déjà debout pour assister au lever du soleil sur le massif du Brandberg, un peu surpris par la fraîcheur matinale. Petite laine indispensable.

7 heures : les premiers au petit déjeuner et avant 8 heures, les premiers au check-out !

Sans doute les autres clients ont-ils retenu l'excursion à la recherche des éléphants du désert, le camion est déjà prêt. La patronne nous précise, à ce propos, qu'un groupe de pachydermes a été repéré en aval de la rivière. Pourquoi ne nous l'a-t-on pas proposé ? Peut-être parce qu'il n'y avait plus de place ?

Bon, tant pis pour les éléphants ! Notre projet, ce matin, consiste à rendre visite à la Dame blanche du Brandberg (White Lady).

A 8 h 15, nous sommes déjà devant la guérite d'entrée du site. La balade étant obligatoirement guidée, c'est Justus qui nous accompagne. Pour y accéder, le sentier remonte le ravin de Tsisab, dévoilant des pentes rocheuses aux couleurs mordorées d'où émergent des bouquets d'arbres épars.

Côté flore, cette jolie Cleome angustifolia que Justus appelle Butterfly Flower.

Côté animaux, le guide nous montre des traces de léopards, de chacals et de babouins mais les animaux que nous verrons en réalité seront de plus petite taille.

Ressemblant à des marmottes, les damans vivent en groupes dans les rochers, se nourrissent d'herbe ou de feuilles et ont besoin de très peu d'eau pour survivre.

Ils urinent toujours tous au même endroit, dans des latrines.

Quant au lézard agame des rochers, la couleur bleue de son corps et la couleur orange de ses pattes et de sa queue indiquent que c'est par amour qu'il s'est ainsi paré.

Justus marche d'un bon pas et au bout de 3 km, nous arrivons à la grotte abritant des pétroglyphes vieux de 2 000 à 5 000 ans.

La fameuse peinture rupestre de la Dame blanche représente un étrange cortège de chasse dans lequel le personnage principal tient d'une main quelque chose qui ressemble à une fleur ou à une plume et de l'autre un arc et plusieurs flèches.

Une première étude (Abbé Breuil, 1946) a affirmé que ce personnage était vraisemblablement une femme de race blanche, crétoise ou égyptienne.

Depuis, cette hypothèse n'a pas été validée. Les chercheurs actuels pensent que la Dame blanche serait plutôt un garçon San dont le corps a été enduit d'argile dans le cadre d'une cérémonie d'initiation.

Hervé a lui aussi son idée, déformation professionnelle oblige : pourquoi ce serait-ce pas une personne (homme ou femme) noire souffrant d'une maladie de peau, le vitiligo ? D'ailleurs Justus lui-même en a quelques plaques sur le visage. Le débat est ouvert !

Retour au parking à 10 h 30 (compter 1 h 30 à 2 heures selon le temps accordé aux peintures). Visite très intéressante et balade agréable !

Deux heures et un peu plus de 100 kilomètres nous séparent de Twyfelfontein alors pourquoi ne pas envisager un petit détour pour tenter de voir des éléphants du désert ! Idée immédiatement adoptée !

Dans cet objectif, nous abandonnons l'itinéraire prévu via Soris-Soris pour prendre la direction de l'Ugab River avec un nouveau passage à proximité de White Lady Lodge.

Les éléphants ont été repérés en aval, il faudrait donc rouler vers l'ouest dans le lit asséché de la rivière. Mais une fois devant la rivière, Hervé hésite, trouvant le trajet trop risqué (sable mou +++). Tant pis pour les éléphants, continuons. Mais déjà, il regrette et un peu plus loin tourne à gauche sur une piste qui rejoint le lit du cours d'eau puis le traverse à plusieurs reprises. Avec un peu de chance, on pourrait tomber sur ces fameux éléphants !

D'ailleurs, on imagine fort bien toute une troupe de pachydermes avançant à la queue leu leu et dans la poussière, pour aller s'abreuver dans cette vallée verdoyante que l'on commence à voir apparaître devant nous ! Comme dans le Livre de la Jungle !

Mais à part une gardienne de chèvres et son troupeau, personne !

A ce stade, le GPS recalcule le trajet. Nous voilà donc avec une nouvelle feuille de route qui va nous réserver bien des surprises.

La piste commence à s'éloigner de la rivière Ugab pour s'enfoncer dans des paysages arides à souhait.

Le sable blanc dans le lit de la rivière se teinte progressivement de rose à l'approche de dunes pétrifiées. Le GPS confirme la réalité du terrain, "two spoors/sand" prévient-il.

Pour avancer dans le sable de plus en plus profond, il n'y a pas d'autre moyen que de pousser le moteur au grand effroi d'une autruche, obligée de piquer un long sprint en montée pour nous fuir. La pauvre !

Pensant que le passage dans le sable serait bref, nous espérions faire l'économie du dégonflage des pneus mais à ce stade, impossible de s'en passer. Le véhicule se conduit mieux mais la partie est encore loin d'être gagnée.

Devant nous, on ne voit pas la fin d'un double ruban de sable rouge. Au milieu de nulle part, je m'inquiète régulièrement de la tournure que prend le parcours et surveille attentivement le GPS, espérant pouvoir rejoindre les pistes classiques à la première occasion. Mais visiblement, c'est le contraire.

Tiens, des vestiges de présence humaine ! Vestiges seulement… car de présence humaine, point, depuis ce matin.

Avec une nouvelle rivière, Goantagab River, on n'est pas prêts de sortir du sable. Mais au moins avons-nous une nouvelle chance de rencontrer les éléphants du désert… d'autant que le passage dans le lit asséché de la Goantagab est très long.

Chouette, voilà déjà des girafes !

Puis des oryx, des springboks, des babouins, des zèbres de montagne, des koudous, un serpentaire ! Mais que cette vallée est riche en animaux ! Certes le parcours est long (il est déjà 13 h 30) mais que de rencontres ! L'Afrique sauvage dans toute sa splendeur !

Il ne manque plus que les éléphants !

Ah, cette fois-ci, ils ne devraient pas être loin ! Crottes encore toutes fraîches droit devant !

Mais quand on finit par quitter le lit de la rivière, il faut se faire une raison et dire adieu aux éléphants !

Après le sable, voilà que la piste devient pierreuse en traversant de vastes étendues de mesas et de plateaux.

En débouchant au pied de la Red Mountain, nous n'en croyons pas nos yeux ! Voici qu'apparaît devant nous un rhinocéros … noir, en plein milieu du Damaraland, en dehors de toute réserve ou de tout parc national. Nous sommes alors à 40 km de Twyfelfontein.

La photo prise de loin n'est pas extraordinaire mais la rencontre est tout simplement incroyable. Exceptionnelle… rare, diront les spécialistes.

Nous tentons bien une petite approche - en véhicule, pas à pied ;) - mais quand on sait qu'une bête de cette taille peut faire près d'une tonne, que sa corne peut faire 80 à 150 cm, qu'elle peut atteindre une vitesse de 55 km/h et courir pendant 10 km, il vaut mieux ne pas insister !

Une fois à distance du rhino, nous prenons le temps de contempler ces montagnes violacées.

La zone que nous traversons ensuite est particulièrement difficile. Le GPS annonçe "Serious 4WD needed". Espérons que notre suspension et nos pneus soit suffisamment robustes pour supporter les bonds que lui inflige le terrain. A suivre !

Soulagement provisoire quand nous arrivons à proximité de Burnt Mountain. Après un dernier franchissement scabreux, la piste se transforme en autoroute (ou presque) pour les dix derniers kilomètres. Ouf !

A 15 h 30, nous sommes accueillis au Camp Kipwe, un ensemble de 8 bungalows en pierre et argile, parfaitement bien intégrés aux boulders environnants. Grande chambre, climatisation, belle salle de bains sous les étoiles. Assurément, c'est bien plus qu'un camp !

Pour supporter les 40 degrés ambiants et nous relaxer après cette journée si intense, nous courons faire trempette dans la Rock Pool… très cool !

Alors que nous lézardons au bord du bassin, un employé s'enquiert de trouver le propriétaire du véhicule immatriculé "N108275W" car ses pneus sont à plat. 108275 ? Mais c'est nous et si les pneus ont l'air dégonflés, c'est sans doute parce qu'on n'a pas encore pris le soin de les regonfler à l'issue de cette journée !

Erreur, les pistes off road, ça ne pardonne pas ! Diagnostic : un pneu déchiré et non réparable (le gars changera la roue). Heureusement que nous avons opté pour l'assurance "Super Cover".

L'esprit tranquille, nous continuons à profiter de la soirée au belvédère aménagé par le lodge. Apéro et snacks sur fond de soleil couchant avant de déguster le meilleur filet d'oryx du séjour !

Une journée exceptionnelle ! La rencontre avec ce rhinocéros noir sauvage vaut bien celle d'un troupeau d'éléphants ! Dans la famille des Big Five comprenant le lion, le léopard, le buffle, le rhinocéros noir et l'éléphant, nous sommes ravis d'avoir déjà mis à notre actif le quatrième de la liste.

Un rhinocéros noir en plein milieu du Damaraland... rencontre rarissime 🙂!

De Twyfelfontein à Grootberg : Rock Art, Burnt Mountain et Organ Pipes

J13 : Jeudi 15 novembre 2012

Un nouveau parcours off road de prévu ? Si l'on s'écoutait, on ne dirait pas non, car on a vraiment adoré notre journée d'hier. Mais n'ayant plus qu'une seule roue de secours, ce ne serait pas raisonnable. Le parcours sera donc (très !) classique aujourd'hui !

Dès 8 h 30, nous sommes devant l'entrée du site d'art pariétal de Twyfelfontein, mais ni les premiers ni les seuls. Des cars de touristes stationnent déjà sur le parking.

La visite de ce parc national, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, se fait en compagnie d'un guide. Compter 1 h 30 à 2 heures.

En dehors d'une horde de visiteurs, nous arrivons à l'accueil en même temps qu'un couple d'Allemands octogénaires accompagnés de leur fils quinqua. Pensant sans doute que nous étions ensemble, le guide nous réunit pour une visite commune.

A la première intersection, il propose deux options : soit une boucle facile par Lion Man's Trail (45 minutes) ou un parcours un peu plus engagé en enchaînant Dancing Kudu's Trail et Lion Mans' Trail (1 h 30). Nous, on se verrait bien faire les deux mais les octogénaires ?

Afin d'harmoniser nos souhaits respectifs, le gars propose de commencer par Lion Man, on verrait ensuite pour le Kudu. C'est d'accord !

Avec tous ces amas de grès rouge piquetés de bouquets d'herbe séchée, le cadre est somptueux ! Pas étonnant que ce matériau rocheux ait inspiré des artistes il y a quelques milliers d'années !

Contrairement à d'autres sites, ici, il ne s'agit pas de peintures mais de gravures, réalisées dans la roche à l'aide de burins de quartz. Les plus anciennes ont été faites par les Bushmen il y a plus de 8 000 ans. Elles représentent essentiellement les animaux du Damaraland, principal gibier des chasseurs-cueilleurs de l'époque.

En fonction des différences de couleur et d'usure, les chercheurs ont néanmoins distingué six époques de réalisation.

Ces gravures-ci font sans doute partie des plus anciennes !

Celle-là en revanche a l'air plus récente, vu le style du trait et surtout la présence d'animaux comme otaries et baleines.

Il est d'ailleurs reconnu que certaines gravures ont de toute évidence été réalisées par des copieurs au XIXème siècle.

C'est pour cette raison que l'ensemble nous laisse un peu sur notre faim, surtout que nous nous trouvons vite pris en sandwich entre deux grands groupes de touristes bruyants et pressés.

Nos compagnons de visite nous quittent à l'issue de la première boucle, la dame a l'air complètement exténuée. Le parcours fait moins de 2 km mais dans un terrain rocailleux et en montée.

Quant à nous, nous espérons échapper aux groupes et nous retrouver enfin tranquilles sur le sentier du koudou dansant. Bien joué !

La variante nous permet non seulement d'approcher des formations rocheuses remarquables mais aussi des peintures rupestres d'une grande finesse.

Nous finissons par la gravure – sans doute la plus ancienne au vu de la patine - qui a donné son nom au trail : "Dancing Kudu"... remarquable !

C'est ainsi que se termine notre visite mais avant de quitter définitivement Twyfelfontein, nous prenons le temps de faire un saut à Organ Pipes puis à Burnt Moutain. Organ Pipes ou "tuyaux d'orgue"… des colonnes de dolérite hautes de quatre mètres formant un mur de 100 mètres de long !

Burnt Mountain ou "montagne brûlée"… dans un paysage de désolation, un amas de scories semblant avoir été exposées au feu (oxydes de fer, de manganèse…).

On a maintenant bouclé le tour de Twyfelfontein. Il est temps de rejoindre notre lieu d'étape suivant, le Grootberg Lodge, 120 km. Encore une petite étape mais c'est promis, aujourd'hui, pas de fantaisie, ce sera un parcours direct… ou presque. Et pourquoi pas la rencontre tant attendue avec les éléphants du désert ?

Vingt kilomètres avant l'arrivée, nous nous accordons un petit détour par Palmwag, histoire de prendre du carburant ainsi que des renseignements sur les conditions d'accès à Palmwag Day Visitor Area (pour demain). Pour y accéder, il faut franchir la Ligne rouge, une barrière de contrôle vétérinaire, séparant les fermes d'élevage de bétail du Sud de l'agriculture vivrière du Nord. En guise de contrôle vétérinaire, nous avons juste droit à un contrôle des passeports, avec le sourire ! Deuxième passage au retour moins d'une demi-heure plus tard pour poursuivre vers Grootberg.

Alors que la piste commence à grimper, passant de 970 mètres dans la plaine de Palmwag à 1548 mètres au col du Grootberg, un panneau ne va pas manquer de susciter notre intérêt. Nous restons en alerte !

Mais à part le dos d'un bœuf gris que j'ai confondu avec celui d'un éléphant, pas le moindre pachyderme à l'horizon… alors que nous atteignons la barrière d'entrée du lodge.

Nous ne sommes pas arrivés pour autant, car l'hôtel est situé 65 mètres de dénivelé plus haut. Après inspection de notre véhicule, le gardien estime que nous devrions être en mesure de grimper la pente d'accès au lodge de plus de 30 %. Tout doucement, en vitesse courte, différentiel bloqué… très impressionnant !

Sur une propriété de 12 000 ha appartenant à la communauté locale Khoadi/Hoas, Grootberg Lodge propose 11 bungalows en pierre et toit de chaume offrant une vue plongeante sur les plaines du Damaraland. Nous y avons prévu deux nuits. Un lieu qui serait idéal si l'accueil était moins nonchalant et le service moins approximatif. Autre bémol : sous prétexte de lions sur la propriété, aucune activité n'est possible sans être accompagné. Un peu frustrant pour nous !

Mais en dehors de cela, l'emplacement est vraiment exceptionnel et la vue incomparable !

Par conséquent, à défaut de se balader, on profite de la vue et accessoirement de la piscine, bien qu'à cette altitude ce ne soit pas la grande chaleur.

Burnt Mountain

Safari dans la concession de Palmwag

J14 : vendredi 16 novembre 2012

Comme le Grootberg Lodge n'offre aucune activité non guidée, nous avons décidé de passer la journée à l'extérieur, plus précisément à Palmwag Day Visitor Area qui n'est qu'à 25 km de notre hébergement.

La concession se parcourt en self drive, ce qui nous convient parfaitement. Les permis s'obtiennent à l'entrée de la concession (200 N$ pour 2, véhicule compris).

Un peu avant 9 heures, nous nous présentons au portail de l'entrée sud après avoir franchi une nouvelle fois la barrière vétérinaire où le contrôleur nous a reconnus. On nous remet un plan avec les différents points de vue et points d'intérêt.

C'est parti ! Dès la première intersection, nous avions l'intention de tourner à gauche pour une petite boucle traversant la rivière qui, vu son nom de Leopard Drive pouvait laisser espérer une possible présence de léopards. Mais le passage du cours d'eau sur des dalles rocheuses nous paraît trop scabreux… cette première difficulté laisse présager un parcours plutôt engagé.

A défaut de la piste du léopard, on se contente du point d'intérêt I-5 "Twee Palms", une très belle oasis avec, en aval, un joli bassin creusé par la rivière et, en amont, les fameux Twee Palms, des palmiers jumeaux au cœur d'un canyon de grès rouge.

Une heure est nécessaire pour rejoindre le point d'intérêt suivant I-6, Van Zyl Gat. On roule au pas, la plupart du temps en seconde, à une vitesse comprise entre 5 et 20 km/heure. Sans compter qu'en cours de trajet, on ne résiste pas aux arrêts nécessaires pour observer les animaux. A quand la rencontre avec les éléphants ? En attendant, voici déjà une maman zèbre et son petit !

Si la conduite est délicate en raison de la nature du terrain, il n'y a en revanche aucune difficulté à se repérer, tout est parfaitement bien indiqué.

Vers 10 h 30 (soit 1 h 30 après l'entrée), nous atteignons le cul-de-sac de Van Zyl Gat, très curieux de savoir ce que cachait cet endroit. Une petite exploration à pied s'impose.

Nous découvrons alors un long défilé profond creusé par l'Uniab River où semblent nicher de nombreux oiseaux. D'ailleurs, un héron en a fait son territoire.

Après Van Zyl Gat, il faut revenir sur nos pas avant de nous diriger vers le point d'intérêt I-4. Les oryx sont nombreux à cet endroit mais dès qu'on s'arrête, ils se dépêchent de nous tourner le dos, prêts à se sauver. Avec leur paire de cornes très droites et leur face noire et blanche, ces antilopes sont vraiment magnifiques.

Il est 11 h 30 (2 h 30 après l'entrée) quand s'on approche de Kawaxab (I-4). Avec un nom pareil, à quoi faut-il s'attendre ? A notre grande surprise, dans cet environnement rocailleux, nous trouvons un canyon étonnamment vert ainsi qu'une cascade alimentant un bassin naturel aux eaux claires invitant à la baignade. Quel dommage, nous n'avons pas nos maillots.

En prenant un peu de hauteur au point de vue immédiatement voisin (V5), nous dominons une vaste plaine où la rivière Uniab et ses affluents ont créé des îlots de verdure dans cette immensité de poussière et de cailloux : un environnement tout à fait propice à abriter des animaux !

Si vous regardez bien, vous allez distinguer une famille girafe que nous apercevons depuis notre poste d'observation.

En traversant la plaine, nous ne tardons pas à croiser leur route. Quel spectacle attendrissant ! Mais toujours pas d'éléphants !

Dans l'immédiat, voici un "grand koudou"… très peu farouche, parfaitement reconnaissable à ses grandes cornes torsadées en spirale. Les femelles et leurs petits sont un peu plus loin, à l'ombre d'un mopane.

Puis, tout d'un coup, à force de les désirer… voilà bien des éléphants ! Ils sont deux. Ils sont un peu loin, on en profite pour faire une pause prolongée pour les observer longuement tout en grignotant quelques gâteaux secs. Il est presque midi.

Comme ils n'ont pas l'air de vouloir se rapprocher, nous finissons par poursuivre. A l'intersection suivante, nous prenons à droite "Rhino Drive", espérant renouveler notre expérience récente et mettre à notre actif une deuxième rencontre de rhinocéros. Mais on n'est pas gagnant à tous les coups et on a beau balayer du regard les vastes étendues de la concession, côté rhino, on restera bredouilles. Beaucoup d'autres animaux en revanche : des zèbres de montagne et encore des girafes et des oryx.

Le point d'intérêt I-1 ou Awaxas marque la fin de la visite. Dernier panorama sur un désert de pierrailles laissant place à l'arrière-plan à un filet de verdure sur fond de massifs montagneux.

En tout, un parcours d'une quarantaine de kilomètres à peine, mais ayant nécessité plus de quatre heures. Beaucoup d'animaux, des paysages étonnants et en dehors des gardiens, pas un seul humain. Avant de sortir de la concession, nous vérifions néanmoins l'état des pneus (ouf, tout est OK) car le terrain était vraiment difficile.

Une demi-heure plus tard, nous passons le portail Nord avant de franchir une nouvelle fois la barrière vétérinaire. On ne nous contrôle même plus tellement on est connus et on nous demande si on reviendra demain. Non demain, on quitte définitivement la région en direction du parc national d'Etosha.

Dans l'immédiat, retour au Grootberg Lodge et deuxième nuit sur place.

Palmwag

Etosha Ouest : l'arche de Noé d'Okaukuejo

J15 : Samedi 17 novembre 2012

Aujourd'hui, entre Grootberg et le parc national d'Etosha, nous allons faire une de nos plus longues étapes, soit 260 km que nous parcourrons en 4 heures. Le trajet se fait essentiellement sur des voies asphaltées à l'exception d'un raccourci en terre permettant de relier plus rapidement la C 40 à la C 38… une piste toute droite à l'exception de trois virages à angle droit où, selon la loi de Murphy, on ne manque pas de croiser les trois seuls véhicules du parcours !

Arrivée à l'entrée Sud du parc vers 13 heures, enregistrement, puis poursuite jusqu'à Okaukuejo Restcamp, 17 km plus loin. Là, nous payons les droits d'entrée du parc national pour trois jours avant de prendre possession de notre chambre pour une nuit.

Datant de 1955, Okaukuejo est le plus ancien camp gouvernemental d'Etosha. Comme beaucoup de lieux d'hébergement dans des parcs nationaux ailleurs dans le monde , il est très vaste et offre toute la gamme de confort, de l'emplacement de camping au chalet de luxe en passant par le bush chalet, le family chalet et la chambre double. Sans parler des boutiques, station essence, piscine, restaurant… Bref, il ne faut pas chercher la confidentialité mais d'autres avantages que nous ne tarderons pas à découvrir.

De l'extérieur, les bâtiments (ancien casernement) abritant les chambres doubles ne paient pas de mine mais l'intérieur, fraîchement rénové, est plutôt mignon. La salle de bains est de belle taille, surtout par rapport à la chambre, toute petite. Malgré ce défaut, elle offre deux avantages indéniables : un frigo et surtout la climatisation, bienvenus quand on sait que la température extérieure affiche 38 ° C en ce début d'après-midi.

Après un pique-nique sous la clim', un plouf dans la piscine, à 15 h 30, nous sommes prêts pour notre première exploration du parc.

Quelques mots sur le parc national : L'Etosha National Park (23 000 km2) se range parmi les plus belles réserves naturelles de la planète. Son nom signifiant "grand endroit blanc d'eau asséchée" lui vient de l'Etosha Pan, un immense désert salin de plus de 5 000 km2 qui se transforme en lagune à la saison des pluies et qui abrite, dans les plaines et le bush environnants, une faune très diversifiée. Contrairement à d'autres réserves africaines que le visiteur doit sillonner des journées entières à la recherche d'animaux, à Etosha, ils viennent, paraît-il, à vous… ou presque !

Autre facilité : pendant la saison sèche, les animaux se regroupent autour des points d'eau. Il suffit donc de se garer près de ces endroits stratégiques et d'attendre qu'ils se présentent, non pas isolés mais par dizaines ou centaines, paraît-il.

C'est tout cela que nous sommes prêts à aller vérifier !

Bien entendu, interdiction formelle de descendre du véhicule et obligation stricte d'être de retour au camp avant le coucher du soleil (sous peine d'amende), le portail du camp étant fermé.

Pour commencer, direction plein nord vers le point d'eau d'Okondeka, réputé être fréquenté par les animaux de plaine mais aussi par des girafes et même des lions.

Sur le trajet vers Okondeka…

Dans cette plaine herbeuse écrasée de chaleur… où seul cet acacia isolé est source d'ombre pour les animaux, chacun essaie de trouver sa solution !

Et tant pis si la piste est bloquée !

Et ceux-là, que cherchent-ils devant cette borne ? Leur route ou un coin abrité du soleil ?

Autre technique pour supporter la chaleur, faire l'autruche… ;-)

Ou faire comme les oryx… le second profitant de l'ombre du premier !

Les girafes, en file indienne dans un trait d'ombre, font elles aussi preuve d'inventivité quand le thermomètre s'affole.

A Odondeka, le point d'eau tient ses promesses : le roi des animaux est au rendez-vous. Il traverse la piste devant la voiture qui nous précède puis va rejoindre son harem, non sans pousser un rugissement autoritaire.

A partir d'Odondeka et dans le but de sillonner toutes les pistes de cette partie du parc, nous décidons de pousser jusqu'à la limite ouest de N'Bari via Adamax, sans vraiment bien estimer le temps nécessaire pour cette grande boucle.

L'itinéraire, passant par des zones boisées et d'autres dévastées par le feu, n'apporte rien de plus si ce n'est du stress en voyant l'heure tourner et aucun autre véhicule avoir fait le choix de s'éloigner autant.

On fonce pour arriver dans les temps avant de ralentir afin de capter la belle lumière de fin de soirée.

Bon finalement, nous sommes rentrés au bercail à 18 h 40 avec une bonne demi-heure d'avance sur la limite fatidique avec pas moins de 140 km parcourus dans l'après-midi. Si l'on y ajoute les 260 de ce matin, on a indiscutablement battu un record aujourd'hui.

18 h 40, c'est la bonne heure pour s'approcher du point d'eau du camp. C'est l'un des autres avantages de dormir dans ce camp à l'intérieur du parc : le trou d'eau, éclairé le soir, y jouit d'une belle activité, spécialement au coucher du soleil voire à la nuit tombée.

Allons voir ce qui s'y passe !

Il y a déjà du monde côté spectateurs. Comme autour d'une arène, ils ont pris place dans un silence religieux pour assister à la représentation !

Le rituel au point d'eau est réglé par les lois de la hiérarchie, les plus forts étant les premiers autorisés à s'abreuver: grands seigneurs (lions, léopards, éléphants), puis mammifères (girafes, zèbres).

Les grands seigneurs boudent-ils la mare ce soir ? Pour l'instant et en leur absence, girafes et zèbres osent une approche mais le frottement d'aile d'un oiseau ne manque pas de tous les faire sursauter. Sait-on jamais !

Pendant qu'ils se désaltèrent, les animaux sont tous vulnérables mais les girafes se montrent particulièrement inquiètes : l'une surveille les alentours pendant que les autres boivent.

C'est maintenant au tour des zèbres de s'abreuver !

Entre-temps, le soleil s'est couché et le ciel est lourd de nuées d'orage. Le tonnerre gronde et des éclairs blancs zèbrent l'horizon, marquant le début de la fin de la saison sèche.

Placides, les girafes continuent à affluer et le rituel se poursuit.

Pour nous, petit entracte pour aller dîner puis retour au point d'eau une heure plus tard. J'avais lu que les rhinocéros étaient très précisément abonnés à cet endroit entre 20 heures et 22 heures. Il est 21 heures, nous devrions être pile dans le bon créneau.

Alors ?

Oui, ils sont là ! Une maman et son petit !

Mais avec le vent qui se lève accompagné des premières grosses gouttes de pluie, nous abrégeons la séance et courons mettre l'appareil à l'abri. Super journée !

Après le rhino noir et l'éléphant vus les jours précédents, notre liste des Big Five a été complétée aujourd'hui par le lion. A quand le léopard et le buffle ?

Lions à Odondeka

Etosha Centre : quelques animaux inattendus parmi beaucoup d'autres !

J 16 : Dimanche 18 novembre 2012

6 heures : pas une bête au trou d'eau. Nous petit-déjeunons aussitôt avant de prendre la route dès 7 h 45.

Objectif : rallier Halali en faisant un maximum de détours afin qu'aucun recoin du parc (ou presque) ne nous échappe. On espère notamment voir des éléphants des savanes, en général très nombreux et faciles à observer à Etosha.

Il a plu cette nuit et le ciel en porte encore les traces ce matin. Le fond de l'air s'en ressent aussi, seulement 22 petits degrés, on respire !

Premier détour vers le Pan pour voir à quoi ressemble cette lagune asséchée. Elle a un petit air de prés salés du Mont St Michel !

Entre Pan et Aus, je passe sous silence les dizaines de zèbres, de springboks, de koudous qui croisent notre route… des scènes devenues tellement courantes qu'on en serait presque blasés.

A ce stade, on voudrait faire des rencontres plus rares, plus marquantes, plus extraordinaires…

Les animaux qui suivent ne font pas partie des plus impressionnants mais ont tous quelque chose de singulier.

Classé "moyennement difficile à voir" par l'auteur de "Compagnon de safari", le ratel. Ici il est en train de rechercher la proie qui vient de lui échapper.

Passant presqu'inaperçue dans l'univers des grands animaux, une tortue terrestre.

Encore plus insolite, ce caméléon… traversant tranquillement la piste de son pas chaloupé. Incroyable quand on sait la difficulté qu'on a eu à en dénicher à Madagascar !

Enfin, étonnant de par sa taille, le dik-dik de Damara, l'une des plus petites antilopes du monde. C'est la première fois que nous en voyons une d'aussi près.

Puis, en prenant la déviation de Salvadora, ce n'est pas la rareté des animaux qui crée l'événement mais leur nombre. Nous assistons en effet au plus grand rassemblement de zèbres que nous avons pu voir à Etosha, sans doute une bonne centaine.

Mais pourquoi sont-ils si nombreux ici ? Peut-être pour entourer ce petit zébron ?

En tout cas, c'est l'occasion pour nous de photographier ces individus sous toutes les coutures.

Etosha, c'est aussi le paradis des oiseaux, un régal pour des ornithologues bien équipés. Petit florilège pour débutants !

Ces rencontres successives nous amènent à Halali sur le coup de midi. Le Restcamp est du même style que le précédent, la chambre bien plus grande mais la salle de bains ridiculement petite. Avec frigo et climatisation, l'ensemble affiche un très bon rapport qualité/prix.

Aujourd'hui pas de bain dans la piscine, on préfère rester sous la clim'. A 15 h 30, bien reposés, on poursuit notre quête à la recherche d'animaux.

La végétation autour de Halali est très différente de celle plus à l'ouest, composée ici essentiellement de bush de mopane, terminalia et combretum d'où émergent quelques inselbergs dolomitiques.

Bref, un environnement de sous-bois touffu où apercevoir des animaux à distance se révèle quasiment impossible.

D'abord un peu déçus, nous ne tardons pas à apprécier le côté excitant de cette quête en milieu dense où chaque virage peut nous réserver une surprise ! Nous restons à l'affût !

Soudain, après une dizaine de kilomètres, nous tombons nez à nez avec quatre girafes toutes aussi surprises que nous. Les voir d'aussi près et sans s'y attendre procure une émotion différente de celle qu'on peut ressentir en les côtoyant de loin au trou d'eau.

Mais la rencontre qui engendrera le plus d'excitation, c'est celle de ces deux hyènes tachetées… sous les fenêtres de notre voiture. Impressionnantes surtout quand on sait qu'elles peuvent abattre des proies de la taille des buffles. Pas très rassurée, je garde un doigt sur le bouton de fermeture des vitres… au cas où, pendant qu'Hervé shoote.

La suite de la soirée sera encore plus magique.

Une fois rentrés au camp, nous courons au point d'eau. Les premiers spectateurs ont déjà pris les meilleures places de cet espace érigé en gradins à la manière d'un théâtre antique. Les acteurs se font encore désirer, la scène est vide.

Ni vraiment patients ni vraiment contemplatifs, nous décidons de revenir plus tard, vers 19 heures pour le coucher du soleil.

C'est aussi à ce moment-là que les acteurs choisissent d'investir la scène. D'abord en solo puis en duo… sur fond de soleil couchant.

Rien à ajouter ! Après un long moment de contemplation, nous nous éclipsons sur la pointe des pieds… avec des étoiles dans les yeux !

Rhinocéros au point d'eau de Halali

Etosha Est : encore des animaux !

J17 : Lundi 19 novembre 2012

Réveil 6 h 40, petit déjeuner dans la foulée et départ une heure plus tard en direction de Namutoni, le camp le plus à l'est d'Etosha.

Le temps est partiellement couvert, orageux au loin, avec quelques gouttes de pluie. Assurément la saison sèche tire sur sa fin.

Tout comme hier, l'objectif de la matinée n'est pas de filer au plus vite à Namutoni mais de ratisser toutes les pistes secondaires et de passer en revue tous les points d'eau en quête d'animaux. Direction Nord à partir d'Halali puis Est, en longeant le Pan.

Premier détour sur notre trajet : Nuamses… où nous sommes déjà récompensés par la présence d'un lion.

Penché sur la mare, il boit tout son saoul, sans doute après une nuit très active.

Et glou, et glou, et glou, il se remplit la panse jusqu'à plus soif ! Ah ! ça y est !

Retour sur la piste principale C 28 que nous trouvons encombrée par plusieurs troupeaux de springboks. Normal, nous arrivons tout près de Springbokfontein où ils ont sans doute l'intention de se rendre.

A l'intersection de Springbokfontein justement, nous optons pour la déviation via Oberfontein en longeant la lagune dans une belle lumière.

Cette savane herbeuse est le domaine favori des gnous bleus et pour une fois, ils se laissent approcher d'assez près.

Tout à l'observation des gnous, on a failli écraser cette tortue. On ne s'attendait pas à en voir autant ici. C'est vrai qu'avec sa carapace, elle est moins vulnérable que beaucoup d'autres animaux.

A peine de retour sur la C 28 se présente une nouvelle opportunité de boucle via Ngobib, juste en traversant le carrefour. C'est là que nous tombons sur une antilope que nous voyions pour la première fois : un bubale !

Dernière fantaisie sur le trajet : un aller-retour vers Kalkheuwel pour une nouvelle rencontre avec une espèce d'antilopes que nous n'avions pas encore vue jusque-là : l'impala à mufle noir. Endémique au nord-ouest namibien et au sud-ouest angolais, c'est un animal protégé car en danger.

Juste avant d'atteindre Namutoni, on ne résiste pas à faire un petit stop pour les zèbres. Ils sont trop craquants !

Il est 12 h 30 quand nous arrivons à destination. Le camp le plus à l'est d'Etosha se distingue par son fort blanchi à la chaux, un vestige colonial datant de 1899, quelque peu surréaliste à cet endroit. Il est classé monument historique.

Au pied du fort, l'hébergement se fait dans des bungalows ou des chambres doubles. C'est cette dernière catégorie que nous avons réservée et nous sommes agréablement surpris par la qualité des prestations : chambre très grande, moderne avec une salle de bains immense avec baignoire intégrée, douche supplémentaire à l'extérieur et petit patio à l'entrée. Climatisation et frigo en sus.

Après une première découverte des lieux (piscine, fort, trou d'eau) et une bonne sieste, l'après-midi est déjà bien entamé quand nous nous décidons à sortir.

Après avoir parcouru Dik Dik Drive sans avoir vu le moindre dik-dik, c'est parti pour le grand tour du Fisher's Pan. Les orages que nous avions devinés au loin les jours précédents ont bien trempé les pistes. Nous avançons sur une voie truffée de nids-de-poule remplis de boue. Le loueur risque de ne pas reconnaître la couleur de son véhicule !

Les silhouettes élancées des palmiers Makalani dominent la plaine herbeuse Twee Palms peuplée de zèbres, d'autruches, de springboks et de gnous.

Mais aux différents points d'eau (Klein Namutoni, Klein et Groot Okepi), personne ! Sans doute les animaux ont-ils maintenant moins besoin de venir dans ces endroits dans la mesure où ils commencent à trouver de l'eau un peu partout ! Je crois qu'il va falloir faire le deuil des éléphants !

Pour nous consoler, un magnifique gnou sur fond de ciel orageux.

Pas de coucher de soleil ce soir, de gros nuages bouchent l'horizon. Pas le moindre animal au trou d'eau en dehors de milliers d'insectes dans la lumière du lampadaire.

Mais malgré tout, une soirée très sympa avec dîner aux chandelles au restaurant du camp installé dans le fort, sur une placette pavée à l'allure d'hacienda espagnole. Finalement, Namutoni ne manque pas de charme.

Gnou bleu

Waterberg Plateau NP : première grosse pluie sur Mountain View Trail

J18 : Mardi 20 novembre 2012

Réveil à 6 heures, dernier tour dans Etosha et dernière tentative pour espérer voir des éléphants.

On tente d'abord Pan Segd où zèbres, antilopes et gnous sont présents en nombre. Mais d'éléphant pas la moindre oreille !

Allez, tentons Tsumcor. Sur la piste, un rassemblement de dizaines de pintades de Numidie. Très farouches, elles se sauvent dans les broussailles du bas-côté dès qu'on s'arrête et aussitôt après, réinvestissent le terrain. Mais que peuvent-elles bien trouver d'intéressant à picorer sur le gravier?

Les millepattes aussi sont de sortie de bon matin.

Mais d'éléphant, toujours pas la moindre trompe ! Pourtant, les crottes ne manquent pas en direction de Tsumcor et tout le périmètre autour du point d'eau en est jonché.

Hum, à moins queue ;-)

Bon, les pachydermes ont sans doute déjà migré vers le nord du parc avec l'arrivée des premières pluies. Alors c'est sans regrets (car par ailleurs la moisson d'animaux a été bonne !) que nous quittons définitivement Etosha après le petit déjeuner, vers 9 heures.

Prochaine étape : Waterberg National Park, 320 km. Nous devrions en avoir pour près de 5 heures via Tsumeb et Grootfontein.

Petit à petit, l'herbe sur les bas-côtés de la route et les arbres du bush deviennent plus verts. Le paysage se vallonne et une mer de bush s'étend à perte de vue.

A Grootfontein, nous rejoignons la D 2512 que nous n'allons plus quitter jusqu'à Waterberg. Elle traverse bon nombre de propriétés privées où il faut prendre soin de bien fermer les portails successifs après notre passage.

Les acacias sont en fleurs.

La couleur de la piste passe par toutes les variantes de rouges, de lie de vin à saumon en passant par le marron et tranche ainsi avec les différents verts des arbres.

Quelques termitières remarquables méritent un arrêt alors que nous commençons à longer les falaises du Waterberg.

Arrivée à destination vers 13 h 30.

Après avoir réglé les droits d’entrée du parc national, nous découvrons les bungalows en briques et toits rouges, bien alignés le long d’une allée pavée, entourés d’un bel espace gazonné, à l’ombre d’arbres centenaires. L’endroit est plutôt agréable.

L’intérieur révèle une grande chambre avec frigo. Pas de climatisation, uniquement un ventilateur mais la chaleur est très relative ici. A l’heure la plus chaude de la journée, elle n’a pas dépassé 33 ° C.

Le camp a vu ces dernières années l’installation à demeure de plusieurs colonies de babouins. D’attraction amusante pour les touristes, leur présence pourrait devenir un fléau si chacun ne respecte pas quelques précautions élémentaires. Par conséquent, il est recommandé de ne pas les nourrir, de ne rien laisser traîner et de prendre soin de bien fermer portes et fenêtres des chambres.

La piscine du camp est devenue leur abreuvoir.

Après trois jours sans possibilité de randonner, on se réjouit de pouvoir se dégourdir les jambes sur le Mountain View Trail. Mais hâtons-nous, car le ciel commence à virer à l’orage.

Quarante minutes de montée (et autant pour la descente) dans un amoncellement de roches rouge sombre égayées par les couleurs vives des lichens sur les parois abruptes du plateau. 6297 Contrairement aux lichens foliacés qui se développent en s’écartant de leur support, les lichens incrustants croissent en s’y étalant.

Vue depuis le plateau sur cette immense plaine lacérée de traînées rectilignes, les marques des pistes et limites de propriétés.

Une rapide exploration des alentours nous révèle quelques pinacles aux allures fantomatiques sous un ciel très menaçant.

Avec les premières gouttes de pluie, on précipite la descente. Le ciel se déchaîne et l’orage éclate vraiment alors qu’on arrive at home. La pluie bienfaisante pour la nature et pour les animaux tombe à point pour le décrassage de notre véhicule également. On le rendra un peu moins souillé.

C’est la première fois que nous avons besoin de nos imperméables pour nous rendre au restaurant pour dîner. C’est bien le tout début de la saison des pluies.

Termitière géante au Waterberg

De Waterberg à Okonjima : Kambazembi Trail, Girafe Trail et Leopard Track

J19 : Mercredi 21 novembre 2012

A notre réveil, nous trouvons un curieux visiteur (ou un visiteur curieux) sur notre terrasse : c'est un calao de Monteiro. Mais il y beaucoup d'oiseaux par ailleurs dans le camp pour le plus grand bonheur des amateurs.

Avec seulement 20 petits degrés au thermomètre, l'atmosphère s'est bien rafraîchie et les polaires bienvenues, le temps du petit déjeuner.

A 8 h 15, nous sommes déj prêts à nous offrir une balade supplémentaire. Ce sera Kambazembi Trail. Mais qui est ce Kambazembi ? Il s'agit le chef de la résistance herero qui s'est battu en 1904 contre les forces coloniales allemandes sur le site du Waterberg.

Le sentier se faufile dans une forêt d'arbustes parsemée de gros blocs de grès écaillés, lesquels permettent ici ou là un coup d'œil sur la plaine.

Nous avançons sans faire de bruit, à l'écoute des bruissements de la forêt, à l'affût d'une rencontre avec un herbivore. Et pourquoi pas un hippotrague noir ou une antilope rouanne, des espèces rares protégées par le parc national ?

Bon, finalement ni l'un ni l'autre, mais du plus petit au plus gros : Des araignées de l'espèce des Trombidiidae(en anglais… red velvet mites), particulièrement actives après la pluie. Des damans des rochers à l'allure débonnaire ! Et toute une colonie de mangoustes rayées se faufilant entre nos jambes (ou presque !) en poussant de petits cris.

Une balade de 3 km seulement, une distance que nous avons involontairement doublé en ratant une bifurcation mal signalée. En tout 6 km et près de deux heures de déambulation que nous avons finalement bien appréciées.

Notre prochaine destination est Okonjima Main Camp à 100 km. Vers 12 h 30, nous arrivons à la barrière d'entrée de la propriété pour un premier contrôle avant deux supplémentaires ainsi qu'un portail automatique. Ici on ne plaisante pas avec la sécurité.

Okonjima Nature Reserve s'étend sur 22 200 ha et se compose de trois espaces différents : 20 000 ha de réserve naturelle privée dédiée à la réhabilitation des fauves, 2 000 ha consacré à l'hébergement et 200 ha pour le centre de soins des carnivores.

Les panneaux sont très explicites en traversant la partie "réserve naturelle"… attention danger !

Une fois sortis de la zone dangereuse, nous pénétrons dans la partie dédiée à l'hébergement où évoluent aussi quelques animaux tels que girafes, babouins, zèbres, antilopes, phacochères…

L'enseigne du lodge donne le ton. Ici les activités tournent autour de l'observation des félins (essentiellement guépards et léopards). Dire que jusqu'en 1994 les propriétaires ont abattu ces animaux, prédateurs de leur bétail, avant d'en faire un atout et de créer un centre de réhabilitation afin de les relâcher dans la réserve. Depuis l'an 2 000, plus de mille guépards et léopards ont ainsi été réintroduits dans le milieu naturel.

Vous aurez remarqué que nous n'étions pas spécialement fans de game drive mais dans le cas particulier de ce lodge, nous estimons qu'on ne peut pas rater une aussi belle opportunité d'approcher ces félins.

Nous écoutons donc avec intérêt les différentes propositions : demain matin très tôt, Leopard Track et aujourd'hui en fin d'après-midi, Cheetah Track. Pour le Leopard Track, nous sommes partants mais le Cheetah Track… non merci, les chimpanzés ne nous attirent pas vraiment. Un peu plus tard, nous réaliserons que "cheetah" (qui est aussi le prénom de la guenon dans Tarzan) est le nom anglais du guépard. Je sais, c'est ballot mais deux game drives auraient sans doute été trop pour nous.

On nous propose aussi un "night walk" après le dîner. On n'a pas bien compris ce qu'on pouvait y observer mais comme c'est à pied et qu'en plus c'est de nuit, on ne demande pas mieux.

En attendant, allons voir à quoi ressemble notre "view room". Waouh ! Un chalet indépendant à la décoration soignée, avec deux lits double donnant sur de grandes baies vitrées pour une vue +++ sur le bush. Ambiance "out of Africa" garantie.

Pendant que les autres hôtes embarquent pour le "Cheetah Track", nous partons à pied sur Girafe Trail (6 km).

Ah, si on pouvait rencontrer les deux girafes vues plus tôt dans l'après-midi, ce serait une expérience inoubliable car à pied, l'effet est vraisemblablement très différent. Certaines vadrouillent sans doute dans ce secteur, vu la quantité de crottes et de traces de pattes.

Le sentier nous amène sur les hauteurs, histoire d'apprécier l'étendue du domaine. Un océan de bush à perte de vue.

Sur le parcours, nous effrayons un grand koudou allongé sous un arbre. Il se relève d'un bond pour disparaître dans la brousse avant qu'on ait eu le temps de le voir. En revanche, sur la fin du trail, on tombe sur deux oryx dont l'un se laisse approcher de très près avant de poursuivre tranquillement sa route. Quelle émotion !

Après le dîner (excellent d'ailleurs), il nous reste à faire la balade nocturne. On se demande bien ce qu'on va y voir.

Curieusement nous sommes les deux seuls volontaires. Finalement en guise de balade, nous marcherons moins de 500 mètres pour nous rendre dans une cache (hide) afin d'observer le comportement nocturne de certains animaux, en l'occurrence les porcs-épics venant se servir de restes de fruits et légumes. A vrai dire, si les porcs-épics se sont régalés de cette nourriture facile, nous, on reste un peu sur notre faim !

J20 : Jeudi 22 novembre 2012

5 heures du matin, j'ouvre un œil et… une oreille puis deux… intriguée par un grognement étouffé. Le rugissement d'un lion ? Comment est-ce possible alors qu'hier nous avons randonné dans un périmètre soi-disant sécurisé ? Le son se répète encore, Hervé confirme qu'il s'agit sans doute bien d'un lion.

Une heure plus tard, avant d'embarquer pour la traque aux léopards, nous nous faisons confirmer à la réception que ce sont bien des rugissements de lions que nous avons entendus : en effet il y a deux vieux fauves dans un enclos à proximité. Ouf !

6 heures : en compagnie de quatre autres personnes, nous grimpons dans l'énorme 4 x 4 bâché du lodge, un engin aux allures de char d'assaut, conduit par Pieter secondé par une de ses collègues.

Direction, la partie "Nature Reserve" !

Les léopards réintroduits dans le milieu sont tous équipés d'un collier électronique pour pouvoir être retrouvés, suivis, et étudiés de près.

A peine la barrière d'entrée franchie, les choses sérieuses commencent : mise en 4 x 4 du véhicule, blocage du différentiel, conduite dans le sable et mise en action de l'antenne émettrice, à l'écoute d'un éventuel signal.

L'émetteur indique bien un léopard tout proche, mais malgré plusieurs allers-retours successifs, l'animal n'est pas évident à localiser de façon précise. Alors Pieter n'hésite pas à employer les grands moyens et le 4 x 4 devient char d'assaut, arrachant et écrasant les broussailles sur son passage. Hum, et la conscience environnementale ?

Au prix de ces petits massacres, le conducteur arrive à ses fins et immobilise l'engin à deux pas du fauve. Mais il a beau faire, on ne verra pas l'animal mieux que ça.

Deuxième tentative, un peu plus loin, au pied d'une colline mais l'émetteur envoie des signaux trop diffus : l'animal est trop loin.

Troisième essai dans un espace plus dégagé où le succès est au rendez-vous.

Nous trouvons une femelle allongée, nous tournant le dos. Nous retenons notre souffle !

Puis elle daigne un regard ! Superbe !

Quand elle se lève, nous la suivons, tout excités (en 4 x 4… pas à pied)

… avant de croiser sa route ! Impressionnante !

Grâce à ce drive, nous avons pu accrocher le quatrième des Big Five à notre tableau de chasse. Ne manque que le buffle, plus familier des zones humides alors pour ce faire, il faudra revenir pour un second voyage.

C'est sur ces images que se termine véritablement notre périple en terre namibienne avant un retour à Windhoek et une dernière nuit à Olive Grove Guesthouse.

Léopard à Okonjima

Epilogue

Impressions générales Nous sommes rentrés, conquis par la Namibie, par ses fabuleux paysages et par la rencontre avec les animaux sauvages.

Nous avions décidé de faire le parcours dans le sens des aiguilles d'une montre, cette option nous a donné entière satisfaction. Au début, ce sont davantage les paysages qui retiennent l'attention : dunes, canyons, vlei… sans parler des magnifiques arbres à carquois tout simplement uniques.

Dans le même temps, on s'enthousiasme pour le moindre animal. Quelle émotion quand on aperçoit pour la première fois zèbres, oryx, springboks et autres antilopes !

Au fur et à mesure, l'attente grandit et l'excitation arrive à son comble quand on tombe sur des girafes ou un rhinocéros noir en plein milieu de nulle part.

Jusque là les animaux se montrent néanmoins craintifs et plus on s'approche d'Etosha, plus l'impatience de pouvoir enfin les voir en nombre et de très près grandit. On profite alors pleinement des ressources du fameux parc national où la présence animalière prend le pas sur les paysages moins spectaculaires.

Nous avons pourtant apprécié toutes les étapes, de sorte qu'il est difficile de dire ce que l'on a préféré tellement on a tout aimé.

S'il fallait néanmoins désigner…

Nos coups de cœur !

- notre étape entre Brandberg et Twyfelfontein en passant par des pistes "off road" et des lits de rivière où nous avons été récompensés par la présence de beaucoup d'animaux et surtout par l'extraordinaire rencontre avec un rhinocéros noir... impressionnant. Un moment rare !

- l'étape entre Rostock et Swakopmund où nous avons passé une bonne partie de la journée sur les pistes du Naukluft NP au nord de la C 28 à découvrir les formations rocheuses de Rock Arch et de Rock Sculptures. Magnifique itinéraire.

- Palmwag Day Visitor Area : une alternance de paysages désertiques et de canyons verdoyants avec cascades et piscines naturelles ! Beaucoup d'animaux dont deux éléphants (mais de loin) et ce seront les seuls de tout notre voyage. Un regret ? Hormis la quasi absence d'éléphants, aucun !

Quelques mots sur les hébergements

De très belles prestations au Sossus Dune Lodge, au Camp Kipwe, à Okonjima Camp, au Zebra River Lodge entre autres mais celui qui nous a le plus impressionnés, c'est le Stiltz à Swakopmund où nous avons été surclassés dans une immense villa. On n'en est pas revenus et on n'en revient pas encore ! Par ailleurs, nous avons été agréablement surpris du bon rapport qualité/prix des camps gouvernementaux d'Etosha et du Waterberg, surtout par la présence de frigos et de climatisations, pas toujours proposés par d'autres lodges plus hauts de gamme.

Remerciements Mention particulière à Caroline de Madiza Tours qui, par sa réactivité, sa capacité à répondre à nos attentes, ses propositions pertinentes a tout mis en œuvre pour que ce voyage soit une réussite. Et il le fut ! Un grand merci !

Ouvrages et sites Internet utiles

Les ouvrages Le voyage a été préparé à l'aide du guide Lonely Planet Namibie. Un ouvrage qui ne nous a pas quitté pendant tout le parcours, le seul guide en langue française sur la faune namibienne : "Compagnie de safari" de la même Caroline Oriol.

Les sites Internet Les carnets de voyage relatifs à cette destination sur Voyage Forum. Une mine d'information par une foule de passionnés ! http://voyageforum.com/..._voyageurs__namibie/

Un récit (qui date déjà un peu) mais qui pourrait inspirer des voyageurs en mal de parcours off road : http://francois.leroux.free.fr/namibia/etapes.htm

Une foule de choses : plans, cartes, infos sur Spitzkoppe ou Welwitschia Drive en autres. A fouiller ! http://www.namibia-1on1.com/

Quelques généralités en matière de faune et de flore namibienne http://www.nacoma.org.na/...Coast/FaunaFlora.htm

Voilà, j'ai tout dit… ou presque ! Alors si la Namibie vous tente, si vous avez besoin d'un renseignement complémentaire ou si vous souhaitez tout simplement nous laisser une petite trace de votre passage sur le site, n'hésitez pas, c'est toujours avec un grand plaisir que nous accueillons vos commentaires. Vous pouvez le faire par l'intermédiaire du livre d'or. Merci beaucoup de votre lecture et peut-être à bientôt pour un prochain "fabuleux voyage".

Feuille de Mopane
Retour du nord du Kenya English translation pending
by Mimikita · 2009-09-18 · 4 replies
Nous voici rentrés depuis 4 jours et un peu de repos nous fait le plus grand bien

Ce voyage en pays samburu et turkana fut inoubliable et je le dois en grande partie a jillé qui m'a donné envie d'y aller. cette petite aventure dans l'autre monde kenyan a été trés fatiguante de par la chaleur , la secheresse , les pistes interminables , l'inconfort et les nuits difficiles par ce qui vient d'etre cité. Mais quelle récompense quand le lac logipi et les montagnes nyiro sont a votre vue . Nous avons marché 3 jours durant pour atteindre le petit village turkana de parkati en passant au travers d'un paysage grillé par le soleil . J'ai pu enfin voir de mes yeux barsaloi et la contrée samburu de corinne hofman , l'auteur de "la massai blanche".J'ai pu enfin aller en pays turkana , un reve eveillé.

Carls est un guide parfait pour ce genre d'expedition car, originaire de maralal, le desert il connait bien !!

Notre itineraire : naivasha--maralal et baragoi (que j'ai particulierement apprécié)-kawap-tum-parkati-maralal-nakuru-naivasha(hells gate et crater lake).

La seule deception est de ne pas etre allé jusqu'au lac turkana mais la secheresse tres grave en ce moment et la chaleur nous a décidé de rentrer dans le sud 2 jours plus tot. si vous voulez des infos plus precises , je me ferais un plaisir de vous renseigner !!
Sri Lanka et événements actuels? English translation pending
by Jpnoire · 2009-01-31 · 26 replies
Bonjour, je dois faire un voyage en circuit au Sri Lanka (sud de l'ile) en mars prochain. Les événements actuels ne m'encourages guères. Quequ'un a t-il des renseignements à ce sujet. Merci
Quinze jours "pura vida" au Costa-Rica en juillet-août 2006 English translation pending
by Kikique · 2009-01-08 · 7 replies
Voici un petit récit de notre voyage sac au dos sans rien reserver, deux semaines, en juillet-aout 2006 :

27 juillet 2006 (GE—San-José 1660.-/pers)

Debout à 5h15 et départ pour GE. On check et là, première mauvaise surprise, on ne sera probablement pas l’un à côté de l‘autre pour le grand vol (madrid—SanJosé). Peu avant le décollage, on tente une approche vers une hôtesse et oh miracle, elle nous arrange le coup (en disant que ça collègue est incapable…).Décollage à 8h45 et 1ère escale à Madrid. On mange un petit qqch et on va attendre vers la gate. Un détail nous turlupine au moment où on écrit ces mots… avons-nous une escale au Guatemala comme indiqué sur l’écran ? Eh oui ! Il y a bien une escale… et 3h plus tard on débarque au Costa-Rica ! On vient nous prendre à la sortie pour aller à l’hôtel Mi Tierra à Alajuela. (35$us 2pers—déj et transp compris).Renseignements pour le lendemain auprès du type de l’hôtel et on s’endort à 20h exténués par plus de 22h de voyage...

28 juillet 2006

Réveil à 5h45 (décalage horaire…) On est obligé d’escalader la grille de l’hôtel pour sortir… On visite un peu Alajuela (on cherche en vain les paresseux dans les avocatiers de la place centrale). Ensuite petit déj. 7h00 À l’hôtel (très copieux !) et taxi pour San José terminal caribe et bus pour Cariari (1000 colones= 2, 50 .-). On fait la connaissance de David qui nous coach jusqu’à l’arrivée à Tortugero (re-bus 1h30 et 1h30 de bateau). On loge chez la maman et la sœur de David (cabinas Casona 8$/pers). Brève visite du village, plage et sieste d’une heure. Fatigués on mange copieusement du poisson et du poulet. Le soir à 21h30, sous une pluie tropicale, on a RDV avec un guide pour aller observer la ponte des tortues vertes (10$/pers). Spectacle magnifique ! Même si il y a beaucoup de monde et que nous apercevons les reptiles à la lueur d’une lampe rouge sous la surveillance des gardes faune.

29 juillet 2006

Réveil à 5h30 (jet-lag tjrs…). Soleil déjà levé et balade sur la plage (on voit les traces des tortues de la veille) Ptit déjeuner au bord de l’eau avant la balade dans la forêt tropicale (humide, singes, oiseaux). On écrit quelques cartes postale et Après-midi excursion en canoë dans les canaux. On voit des singes, des tortues, des caïmens, basilics. Au retour petite sieste, douche et souper dans un bar très sympa (pizzas et crêpes aux fruits) au lit à 22h !

30 juillet 2006

Reveil à 7h00, plié les affaires dans les sacs et petit déjeuner gratuit au Moundo natural à David. A 10h30 départ en bateau pour Moin (3h30—25$/pers) puis bus pour Cahuita (2h) avec changement de car et de terminal à Puerto Lemon. On débarque un peu pomés de nuit dans un village « farniente » type jamaïque avec des rastas qui déambulent un peu partout (surtout pas trop vite !!). On arrive dans la cabinas que l’on avait lue dans le gdr et là commencent 10 bonnes minutes de marchandage...et on est passé de 22$ à 18$ la nuit pour 2 ! On s’est juste fait avoir avec le taux de change lorsque l’on a payé en colonnes...Pâtes pour le souper ! Super bonnes !

31 juillet 2006

Petit déj. Copieux (1 pour 2) à 7h30 et départ dans le parc national de Cahuita pour 8km dans la jungle et la mer turquoise avec snokeling sauvage à la playa vargas (coraux, poissons colorés, raies etc…). On a vu des singes, lézards, crabes (par milliers..) paresseux. Après toutes ces émotions, on a très faim et on s’arrête dans un soda local pour manger. Petite douche et on organise notre journée du lendemain (billet bus pour San-José lu guide sur monteverde etc…) on part pour la playa negra en vélo loué (1 vitesse et pour freiner, pédaler en arrière) Plage magnifique mais on a pas vraiment le temps de profiter car Cédric a crevé… Retour en stop a Cahuita (1-2 km) et souper (pizzas + carpaccio).

1er août 2006

Reveil à 6h00, douche, préparation des sacs et déjeuner (1 pour 2 vu la taille…) et bus à 8h pur SJ (on a dépensé 400$ jusqu’ici). Un couple d’Italien qui n’allait pas bien (elle) dans le bus a pû profiter de nos mottiliums et en échange, ils nous donnent une adresse d’hotel à Monteverde (Vista del Golfo) Après 4h de bus on arrive enfin à SJ pour 2h de pause Juste le temps de se faire peur en essayant en vain de retirer de l’argent dans un distributeur… finalement, Cédric prend un taxi et part dans une banque pas loin et décroche le jackpot !!! 200’000 colones. On continue avec 4h30 de bus pour rejoindre Santa Elena, mais dans de moins bonnes conditions que le matin (bus pourri, 1/3 du voyage sur de la piste). Arrivée comme prévu à 19h, on trouve facilement l’hotel recommandé. Souper dans le treehouse (un arbre parcours tout le resto de bas en haut) on reserve pour la canopée tour et walk tour (55$/pers)

2 août 2006

A 8h00, on vient nous chercher pour le selventura parc. Juste le temps de déjeuner avant chez des gens à côté de l’hotel. Trajet en mini-bus plutôt chaotique, arrivée au parc où on se fait harnacher. Après un speach digne de Walt Disney world, c’est parti pour 2h de tyrolienne ! (la plus longue environ 500m. Evelyne n’est pas assez lourde pour finir la tyrolienne et le guide doit venir la chercher...Cédric voit des singes au sommet des arbres). Et c’est parti pour le walk way !! 8 pont suspendus en pleine jungle. Très beau décor. On entend beaucoup de choses, mais on aperçois juste quelques singes hurleurs au loin. Lunch (1 pour 2) et retour à Santa-Elena. Cédric se plain de maux de ventre… On reserve le jeep-boat jeep (18$/pers). Après-midi tranquille à écrire 25 cartes postales– 2 ou 3 ramis, souper au restaurant Morpho et Dodo...enfin, pas pour tout le monde Cédric est malade et passe la nuit à vomir et courir aux WC.

3 août 2006

Levés à 5h30, décidés à aller au parc St.Elena car Cédric se sent mieux...Bus à 6h30 et c’est parti pour 30min de shaker. On fait un des circuits dans la jungle qui s’appelle le Del Bajo trail. Mais c’est à bout de force que l’on rentre à 11h (après 2-3 km de marche) non sans avoir vu un singe, plein de colibris et 1 coati (evelyne). Retour à l’hotel et Cédric a 38, 5° de température… Evelyne insiste pour aller à l’hôpital, mais Cédric préfère essayer se soigner tout seul. Après 7 immodiums, 5 motilliums, 6 spasmo canulases puis 1 litre de bouillon (préparé par Evelyne), quelques verres d’eau sucrée et enfin beaucoup de sommeil, ça va mieux ! Souper : 1 1/2 hamburger pour Evelyne et 1/2 hamburger pour Cédric. (ça faisait un jour qu’il n’avait rien mangé…) La nuit se passe bien et au matin, Cédric est à nouveau en forme (plus de fièvre ouf !) ce n’était sans doute qu’une déshydratation.

4 août 2006

Levés à 6h45 après 11h de sommeil…! Cédric va bcp mieux. Petit déjeuner à la cuisine de l’hotel et parti pour 3h30 de jeep-boat-jeep pour rejoindre la Fortuna. Très beaux paysages, pendant tout le trajet. Arrêt pipi dans une cafétéria au bord de la route avec un perroquet fou… qui tourne autour de sa branche pour s’estourbir...En arrivant, on refuse des propositions d’hôtel et on marche avec nos sacs jusqu’à trouver une cabinas très sympatique. (Las palmas 15$/chambre). On mange (riz cantonais dégeu….) et on reserve pour un « pack » à 25$/pers. pour les sources d’eau chaude « Baldi » et une marche découverte au coucher du soleil au pied du volcan arénal… au programme singes, paresseux, araignée, serpent (fer de lance) Super !! Retour aux sources pour finir la soirée (bcp mieux de nuit que de jour… on ne voit plus les échafaudages et travaux divers…), mais eau tjrs aussi chaude !!

5 août 2006

Il a plu toute la nuit et ça continue (qqes fuite sur le lit à Cédric). On décide de partir pour Manuel Antonio, avec un bus climatisé (27$/pers) tout confort pour éviter le changement et une nuit à San José. Evelyne retire 150’000 colones. Aujourd’hui c’est Evelyne qui ne va pas très bien… elle prend sa dose de motilluim. Le bus passe nous prendre à l’hôtel et c’est parti pour 13h de trajet !!! On a reservé dans une auberge avant de partir de la Fortuna. On débarque crevé dans un hotel minable, glauque avec des salle d’eau où il est impossible de fermer les portes des WC, cuvette bouchée…etc. (20$/chambre) Bref, après un tel voyage, Evelyne est un peu « chon chon ». On monte la moustiquaire, puis on va manger qqch avant d’aller se coucher. On voit des capucins en train de dévaliser les poubelles au bord de la route. On doit se lever en catastrophe les deux au milieu de la nuit pour expédition WC…

6 août 2006

On décide de changer d’hôtel : juste en face on trouve un super hôtel avec piscine, assez classe (52$/chambre). Petit déj. Et départ pour le parc national de Manuel Antonio (à 10 min à pied de l’hôtel). C’est absolument génial ! Entre les plage idylliques, les iguanes, les capucins qu’on voit de tout près. On passe une super matinée. On ressort à 15h après 1h30 de playa !!! Dîner dans un resto au bord de la mer avec une assiette pour deux (comme d’hab !) et on profite de la piscine de l’hôtel. Douche et départ pour la ville la plus proche, Quepos. (bus 105 colones/pers) Tout est fermé (dimanche…) les rues sont glauques...bref on reste juste le pour laisser le temps à Cédric de reserver deux plongées pour le lendemain (2 plongées + transf. + matos 85$). Bref, retour en vitesse à Manuel Antonio pour les happy hours accompagnée d’une pizza (pour 2…) et on en lève tout le fromage pour être sur que notre estomac pas encore remis à 100% la supporte bien ! Forte pluie et retour à l’hotel en courrant !!!

7 août 2006

Levés 7h00 avec petit déjeuner continental (Cédric mange et Evelyne boit… le contraire de la veille), et départ pour Cédric à 8h00 pour la plongée, direction le port de Quepos. Evelyne reste sagement à la piscine de l’hôtel Comme Cédric n’a pas replongé depuis 3 ans (au Portugal), le moniteur s’occupe bien de lui, l’encadrement est tip top ! On plonge 5 minutes avant les autres histoire de faire qq exercices au fond (enlever l’embout, le masque etc…). L’eau est très trouble, visibilité moins de 2mètres et le courant est très très fort ! On se cramponne à ligne. Le moniteur explique à Cédric d’attendre un moment et il le laisse seul au fond pendant qu’il va voir ce que font les autres à la surface… Cédric attend seul au fond pendant 5 minutes qui semble être des heures dans la pénombre sous-marine… y-a-t-il des requins ? Les autres arrivent finalement et la plongée commence en étant transbahutés de gauche à droite, de haut en bas en avant en arrière, comme dans une lessiveuse ! Une horreur !!! On remonte après 35-40 minutes et pendant 10 à 15 minutes on attend que le bateau vienne nous chercher...là Cédric est pris de mal de mer à cause des creux de vague de plus de 7m ! C’est encore pire dans le bateau, Cédric vomi plusieurs fois pendant que les autres regardent les baleines… Et c’est fini pour la plongée ! Pendant tout ce temps, Evelyne était tranquillement au bord de la piscine en train de bouquiner. Cédric rentre à 12h et on va manger au resto sympa pendant qu’un puissant orage passe sur nos têtes ! (éclairs pas loin).

8 août 2006

Déjeuner puis piscine jusqu’à 12h. Puis un hamburger spécial au resto sympa et enfin bus jusqu’à Quepos. On téléphone à un B&B à Grecia pour réserver (des québécois www.bandbgrecia.com ) et hop dans le car pour San-José ! Après 10minutes de route, on tombe en panne et ce n’est que 30 minutes plus tard qu’un bus de remplacement arrive ! On roule au ralenti.. En 4h on a fait 100km ! 25km/h de moyenne puisque l’on s’arrête tous les 100m pour laisser monter ou descendre du monde...tout ça car on a pris un collectivo.. Une illumination arrive et on saute littéralement du bus à l’aéroport avant de sauter dans un taxi pour Alajuela et hop dans un autre car pour Grecia ! On arrive et on fait connaissance avec troupeau de Québécois : Eric, Maxime et Stéphanie...Dodo !

9 août 2006

Pour 35$/pers Eric nous emmène voir le volcan Poas (on le voit...on le voit plus… on le voit… on le voit plus… etc) et nous payons nous même notre entrée (74$/deux) aux chutes de la Paz, c’est magnifique ! Même la pluie n’arrive pas à avoir raison de notre motivation. Chouette journée. Fatigués on va boire des verres avec la troupe. Dodo (Evelyne retire 280$ au bancomat).

10 août 2006

Départ à 6h00 pour le rafting (90$/pers) catégorie 3. Après 2h de route, on arrive à Pozoazul et en route pour 3h de rafting dans un décore de rêve ! On rentre en prenant des chemins de travers et on fait quelques achats à Sarchi. On rentre fatigué (pour changer) et on mange chinois dans un resto tout près du B&B. Dodo à 19h…(no comment...)

11 août 2006

Dernier jour et dernière excursion avec Eric ! Il nous emmène aux chutes del Churros et à 13h05 on prend le bus pour aller à l’aéroport… c’est là que tout se gâte… vive ibéria...

Arrivée avec 24h de retard à Genève …c’est fini !!!

Les photos sont sur : www.kikique.com

Cédric & Evelyne
Retour de l'hôtel Oasis Canoa à Bayahibe English translation pending
by Calou69 · 2008-04-03 · 14 replies
😉Je viens de passer 1 semaine à l'oasis canoa à Bayahibe (avec Marsans). J'ai beaucoup consulté les forums avant mon départ (et lu de nombreuses critiques ! ) Voici donc mes impressions. Nous étions en couple et sommes tous les 2 ravis. L'hotel est très bien, nous avions demandé (et obtenu) une chambre dans le bloc 9 (en suivant les conseils du forum) et étions bien installé avec une vue sur le magnifique jardin. Il y a de nombreuses possibilités de restauration. La plage est sympa, on peut voir beaucoup de poissons; ils viennent manger du pain directement dans nos mains. Nous avons fait quelques excursions: Saint Domingue (ce n'est pas la mieux mais ce serait dommage de ne pas y aller quand on est en République Dominicaine..) Saona, les mangroves... en catamaran (extraordinaire). Et la découverte de l'arrière pays, plantations...(jeep safari très bien aussi). Le seul reproche serait le prix excessif. Quand à Marsans, mis à part 1 heure de retard de l'avion à l'aller et au retour, aucun soucis, la correspondante locale était présente tous les matin. Bon voyage à ceux qui on la chance de partir bientôt.

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