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Croisière "Magie des Caraïbes" avec Costa le 11 février 2011 English translation pending
Bonjour,
Nous partons faire une croisière sur le Costa Atlantica le 11 février 2011 "Magie des Caraïbes". C'est notre première croisière Costa. Merci pour ceux qui ont déjà fait cette croisière de nous donner quelques renseignements au niveau des excusions que nous aimerions faire. Key West : A la découvert de Key West Ocho Rios : Croisière à bord du yacht san san et visite de chutes de Dunn'river Grand Cayman : Stingray City Sandbar " Hell" et ferme aux tortues Cozumel : Base de loisirs de playa mia Grand Beach Park (durée du trajet entre le port et la plage) En ce qui concerne les repas, faut-il prendre le deuxième service car je crois que le premier est très tôt (vers 17 H 30/18 H) Avez-vous fait une escale ? Nous partons de Paris et on nous a indiqué qu'il n'y avait plus de vols directs pour Miami. Merci de nous dire si vous avez attendu longtemps à l'aéroport de l'escale et dans quel aéroport se trouve l'escale. Avez-vous été obligés de réenregistrer les bagages ? On nous a attribué une cabine Welmess. Qui a t-il comme différence par rapport aux autres cabines ? Merci de vos réponses A bientôt Nadine
Nous partons faire une croisière sur le Costa Atlantica le 11 février 2011 "Magie des Caraïbes". C'est notre première croisière Costa. Merci pour ceux qui ont déjà fait cette croisière de nous donner quelques renseignements au niveau des excusions que nous aimerions faire. Key West : A la découvert de Key West Ocho Rios : Croisière à bord du yacht san san et visite de chutes de Dunn'river Grand Cayman : Stingray City Sandbar " Hell" et ferme aux tortues Cozumel : Base de loisirs de playa mia Grand Beach Park (durée du trajet entre le port et la plage) En ce qui concerne les repas, faut-il prendre le deuxième service car je crois que le premier est très tôt (vers 17 H 30/18 H) Avez-vous fait une escale ? Nous partons de Paris et on nous a indiqué qu'il n'y avait plus de vols directs pour Miami. Merci de nous dire si vous avez attendu longtemps à l'aéroport de l'escale et dans quel aéroport se trouve l'escale. Avez-vous été obligés de réenregistrer les bagages ? On nous a attribué une cabine Welmess. Qui a t-il comme différence par rapport aux autres cabines ? Merci de vos réponses A bientôt Nadine
Expédier une moto en Amérique du Nord? English translation pending
Bonjour,
Quelqu'un a-t-il déjà envoyé sa moto en Amérique du Nord, dans un port entre la Floride et le Canada ?
Je cherche des infos, notamment sur la question du dédouanement aux USA. Merci🙂
Quelqu'un a-t-il déjà envoyé sa moto en Amérique du Nord, dans un port entre la Floride et le Canada ?
Je cherche des infos, notamment sur la question du dédouanement aux USA. Merci🙂
Budget à prévoir pour un mois sur l'île Maurice avec trois enfants? English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars prochainement pour l'île Maurice (Le 2 novembre), ne connaissant pas du tout cette magnifique île, j'aimerais connaître le coût de la vie là-bas niveau nourriture, restos, essence, excursions... La vie est-elle chère? Je ne sais pas trop combien prévoir sachant que je pars 1 mois avec mon mari et mes 3 enfants de 9 et 7ans et 14 mois. La maisons que nous allons louer se situe à Grand Baie, que pensez-vous de cette ville? J'ai ouvert un post sur la partie "Voyager avec des enfants" mais personne ne m'a encore répondu donc j'espère avoir un peu plus de chance ici en espérant qu'une âme charitable répondra à mes questions 😄.
Merci d'avance.
Je pars prochainement pour l'île Maurice (Le 2 novembre), ne connaissant pas du tout cette magnifique île, j'aimerais connaître le coût de la vie là-bas niveau nourriture, restos, essence, excursions... La vie est-elle chère? Je ne sais pas trop combien prévoir sachant que je pars 1 mois avec mon mari et mes 3 enfants de 9 et 7ans et 14 mois. La maisons que nous allons louer se situe à Grand Baie, que pensez-vous de cette ville? J'ai ouvert un post sur la partie "Voyager avec des enfants" mais personne ne m'a encore répondu donc j'espère avoir un peu plus de chance ici en espérant qu'une âme charitable répondra à mes questions 😄.
Merci d'avance.
Côte Est (îles&"continent") de la Malaisie English translation pending
Salut les Forumistes,
Nous envisageons d'aller visiter la Malaisie en mars-avril 2011, genre 4 à 6 semaines. Avons déjà pas mal sillonné l'Asie du Sud Est (Thaïland, Viet Nam, Cambodge, Laos, Indonésie, Birmanie) depuis 20ans, sacs-à-dos, en individuels(transports locaux, guesthouses...). Nous pensons nous focaliser sur la côte Est de la Malaisie, le continent et les îles. Quelle(s) île(s) choisir???? l'offre est plutôt large!!! Nos critères de choix: la beauté du site, son calme, son "authenticité"; Aimons sortir des sentiers battus, trop touristiques, quitte à ce que l'accés de l'île soit compliqué, ses infrastructures touristiques sommaires. Bref, recherchons le "bon plan" comme ils disent... Nous avons du temps!!!! Aimons le prendre!!! Notre question s'adresse plutôt à des habitués de la région qu'à des néophytes, les avis d'expats ou de "bourlingueurs" comme nous sont les bienvenus!!! Sommes preneurs de bonnes adresses. Sachant que même une île dite touristique peut cacher des trésors.Suffit parfois de pousser jusqu'à la plage plus loin du grand resort, les connaisseurs comprendront. Par exemple nous avons des amies installées à Koh Samui(Mae Nam), une île très touristique, mais on s'y régale à chacun de nos passages...
Attendons tous vos conseils, merci d'avance.
Pascal aka Yellowmop(Gard/France).😉
Nous envisageons d'aller visiter la Malaisie en mars-avril 2011, genre 4 à 6 semaines. Avons déjà pas mal sillonné l'Asie du Sud Est (Thaïland, Viet Nam, Cambodge, Laos, Indonésie, Birmanie) depuis 20ans, sacs-à-dos, en individuels(transports locaux, guesthouses...). Nous pensons nous focaliser sur la côte Est de la Malaisie, le continent et les îles. Quelle(s) île(s) choisir???? l'offre est plutôt large!!! Nos critères de choix: la beauté du site, son calme, son "authenticité"; Aimons sortir des sentiers battus, trop touristiques, quitte à ce que l'accés de l'île soit compliqué, ses infrastructures touristiques sommaires. Bref, recherchons le "bon plan" comme ils disent... Nous avons du temps!!!! Aimons le prendre!!! Notre question s'adresse plutôt à des habitués de la région qu'à des néophytes, les avis d'expats ou de "bourlingueurs" comme nous sont les bienvenus!!! Sommes preneurs de bonnes adresses. Sachant que même une île dite touristique peut cacher des trésors.Suffit parfois de pousser jusqu'à la plage plus loin du grand resort, les connaisseurs comprendront. Par exemple nous avons des amies installées à Koh Samui(Mae Nam), une île très touristique, mais on s'y régale à chacun de nos passages...
Attendons tous vos conseils, merci d'avance.
Pascal aka Yellowmop(Gard/France).😉
Vos informations générales pour la Birmanie? English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis sur le point de me décider pour une ballade en Asie. Hésitant entre la Thaïlande, le Laos, le Vietnam et la Birmanie, je pense opter pour la Birmanie. Cependant mon choix n’est pas encore fait et sera certainement en lien avec les réponses de ceux qui auront la gentillesse de me donner quelques infos.
Je me permets de poser ici des questions qui sembleront certainement bien naïves à ceux qui connaissent le coin, mais j’ai fait quelques recherches ici même et les informations que j’ai trouvé sont parfois obsolètes.
Donc voilà quelques questions :
La période serait entre janvier et mars 2011 avec un séjour sur place de trois semaines environ. Sur ces trois mois lequel est le plus agréable au niveau de la météo ?
Concernant les vols : je souhaite acheter un vol « sec » et sur place me débrouiller. J’habite Toulouse, et après quelques recherches sur différents comparateurs ou directement auprès des compagnies, la moyenne tourne aux environs de 950 / 1000 € (A/R) Pensez-vous que c’est une fourchette de prix normale ou bien je m’y prends trop tard pour obtenir un tarif plus bas et plus réaliste ?
Sur place : le budget moyen/ jour ?
Je suis allé plusieurs fois en Inde (dernier séjour en novembre 2009) et je voyage généralement cool. Je ne recherche pas d’hôtels haut de gamme et utilise les transports locaux.
Voilà. Merci d’avance à ceux qui prendront le temps de me répondre.🙂🙂
Ps : suis aussi à la recherche d’un coéquipier pour ce voyage……http://voyageforum.com/voyage/coequipier_gay_pour_asie_en_janvier_fevrier_mars_D3741531/
Je suis sur le point de me décider pour une ballade en Asie. Hésitant entre la Thaïlande, le Laos, le Vietnam et la Birmanie, je pense opter pour la Birmanie. Cependant mon choix n’est pas encore fait et sera certainement en lien avec les réponses de ceux qui auront la gentillesse de me donner quelques infos.
Je me permets de poser ici des questions qui sembleront certainement bien naïves à ceux qui connaissent le coin, mais j’ai fait quelques recherches ici même et les informations que j’ai trouvé sont parfois obsolètes.
Donc voilà quelques questions :
La période serait entre janvier et mars 2011 avec un séjour sur place de trois semaines environ. Sur ces trois mois lequel est le plus agréable au niveau de la météo ?
Concernant les vols : je souhaite acheter un vol « sec » et sur place me débrouiller. J’habite Toulouse, et après quelques recherches sur différents comparateurs ou directement auprès des compagnies, la moyenne tourne aux environs de 950 / 1000 € (A/R) Pensez-vous que c’est une fourchette de prix normale ou bien je m’y prends trop tard pour obtenir un tarif plus bas et plus réaliste ?
Sur place : le budget moyen/ jour ?
Je suis allé plusieurs fois en Inde (dernier séjour en novembre 2009) et je voyage généralement cool. Je ne recherche pas d’hôtels haut de gamme et utilise les transports locaux.
Voilà. Merci d’avance à ceux qui prendront le temps de me répondre.🙂🙂
Ps : suis aussi à la recherche d’un coéquipier pour ce voyage……http://voyageforum.com/voyage/coequipier_gay_pour_asie_en_janvier_fevrier_mars_D3741531/
Préparation d'un tour du monde: quelle agence propose les tarifs les plus compétitifs? English translation pending
Bonjour,
Jeune étudiant en quête d'aventure, je projette de réaliser très prochainement le tour du monde avec un ami mais je sollicite votre aide car je me pose encore beaucoup de questions. Devant le nombre conséquent d'agences auprès desquelles il est possible de réserver un billet TDM, je ne sais plus trop vers laquelle me tourner. Que valent réellement One World, Connaisseur Voyage ou encore Travel Nation et quelle agence propose les tarifs les plus compétitifs? Les prix proposés sur le site de Travel Nation sont ils TTC? Car ils proposent un itinéraire proche de celui que nous aimerions emprunter à un tarif tout à fait abordable...donc je suppose que si je réalise quelques ajustements, le prix devrait sensiblement rester le même...
En gros nous envisageons de suivre le parcours suivant:
- Départ de Londres Paris ou Francfort - Dubai (2 semaines) - Malé (3 Semaines) - Phuket -> Singapour par nos propres moyens (3 Semaines) - Darwin -> Sydney par nos propres moyens (2 mois) - Auckland (3 semaines) - Papetee (3 Semaines) - Los Angeles -> New York par nos propres moyens (2 mois) - Retour à la casa 😠
Est-ce suffisant pour tout visiter? Je me suis inspiré d'un tableau trouvé sur le net afin de réaliser le budget prévisionnel et il me faudrait en gros 7500 euros (D'après ce tableau, le coût d'une journée reviendrait à 30 euros aux Emirats Arabes et aux Maldives, 25 euros à Phuket et à Singapour et 35 euros en Australie, Nouvelle Zélande, Polynésie Française et USA frais d'hébergement, de nourriture et de déplacement inclus)...est-ce un budget cohérent?
Cela fait beaucoup de questions...je vous l'accorde 😎 Néanmoins je remercie tout ceux qui voudraient bien m'aider
Jeune étudiant en quête d'aventure, je projette de réaliser très prochainement le tour du monde avec un ami mais je sollicite votre aide car je me pose encore beaucoup de questions. Devant le nombre conséquent d'agences auprès desquelles il est possible de réserver un billet TDM, je ne sais plus trop vers laquelle me tourner. Que valent réellement One World, Connaisseur Voyage ou encore Travel Nation et quelle agence propose les tarifs les plus compétitifs? Les prix proposés sur le site de Travel Nation sont ils TTC? Car ils proposent un itinéraire proche de celui que nous aimerions emprunter à un tarif tout à fait abordable...donc je suppose que si je réalise quelques ajustements, le prix devrait sensiblement rester le même...
En gros nous envisageons de suivre le parcours suivant:
- Départ de Londres Paris ou Francfort - Dubai (2 semaines) - Malé (3 Semaines) - Phuket -> Singapour par nos propres moyens (3 Semaines) - Darwin -> Sydney par nos propres moyens (2 mois) - Auckland (3 semaines) - Papetee (3 Semaines) - Los Angeles -> New York par nos propres moyens (2 mois) - Retour à la casa 😠
Est-ce suffisant pour tout visiter? Je me suis inspiré d'un tableau trouvé sur le net afin de réaliser le budget prévisionnel et il me faudrait en gros 7500 euros (D'après ce tableau, le coût d'une journée reviendrait à 30 euros aux Emirats Arabes et aux Maldives, 25 euros à Phuket et à Singapour et 35 euros en Australie, Nouvelle Zélande, Polynésie Française et USA frais d'hébergement, de nourriture et de déplacement inclus)...est-ce un budget cohérent?
Cela fait beaucoup de questions...je vous l'accorde 😎 Néanmoins je remercie tout ceux qui voudraient bien m'aider
Svalbard, terre polaire English translation pending
Bonjour à tous,

Il est tout frais le dernier carnet de notre voyage de cet été en Terre Polaire!
Pour lire le carnet avec photos, cartes et vidéos, cliquez ici
SVALBARD, juillet 2010
IL ETAIT UNE FOIS
Il était une fois... un rêve de voyage polaire, partagé par un père et sa fille.... Ça faisait des années que je rêvais de découvrir cet archipel situé à mi-chemin entre le Cap Nord et le Pôle Nord, sans vraiment y croire.... Trop rude pour une découverte en autonomie en kayak de mer ou à pied. Pas envie non plus de me retrouver sur un gros bateau de croisière, trop frustrant pour moi, l'impression d'être au cinéma et pas dans la vraie vie... Je m'étais bien renseignée pour une virée sur un voilier de charter mais ils ne voulaient pas d'enfants de moins de 15 ans....
Bref, le Svalbard végétait dans un coin de mon cerveau quand mon père, à Noël 2009, du haut de ses 71 ans, m'annonce tout de go qu'il va revendre son trimaran (https://sites.google.com/site/sibellelamer/Home) pour s'acheter un bateau plus costaud pour ...aller au Svalbard!!
En 2 secondes, c'est décidé! On va le rejoindre là-haut! Tant pis pour le boulot! En effet, on a déjà acheté les billets d'avion pour un voyage en Alaska en août mais... on ne vit qu'une fois, mieux vaut tenir que courir, un tiens vaut mieux que deux tu l'auras, etc...etc... Fred lui est coincé par son boulot, il tiendra compagnie aux chats! Et réciproquement. Le pauvre....
2 mois plus tard, en février, le Tri Eole a trouvé un nouveau marin et mon père ramène à Quiberon un solide Halberg Rassy 31 (10 m donc) qu'il a trouvé en Grande Bretagne. C'est un bateau très marin, fabriqué en Suède, amoureusement entretenu par ses anciens propriétaires. https://sites.google.com/site/sibellelamer/les-navigations-de-papy-boom-hr-31
Du coup, je prends des billets d'avion pour les enfants (Caroline 17 ans, Arnaud 15 ans et Marion 14 ans) et moi. C'est superfacile d'aller au Svalbard depuis Nancy : vol Francfort-Oslo-Longyearbyen (6h tout compris, 427 euro/pers A/R)
C'est nettement plus compliqué d'y organiser un voyage en autonomie! En effet, l'Archipel est gouverné par le Sysselmann (en l'occurrence une woman en ce moment, très sympa parait-il), nommé par la Couronne norvégienne. Compte-tenu du caractère sauvage de l'archipel, des aléas climatiques, de l'absence de routes, de la présence d'ours polaires, il faut montrer patte blanche avant d'y être admis si on voyage sans guide. Il faut donc déposer plusieurs mois à l'avance auprès du Sysselman un dossier qui présente le parcours prévisionnel, détaille l'expérience du skipper, énumère les équipements de sécurité présents à bord (entre autres, un téléphone satellite, une balise de détresse et un fusil obligatoire pour débarquer ailleurs qu'à proximité de Longyearbyen) Il faut également souscrire à une assurance « frais de recherche et de secours (pas donnée du tout!) ou alors déposer une caution bancaire pour financer d'éventuels secours.
Mon père se charge de toute cette partie administrative, ouf! http://www.sysselmannen.no/hoved.aspx?m=44365 Il pousse même le zèle, lui qui a horreur des armes, à prendre des cours de tir dans un club local. Il révise le bateau de fond en comble, change la grand-voile, ajoute une éolienne et divers bidules électroniques. On profite de son passage imprévu à Nancy en avril (voir carnet de Lanzarote) pour faire un énorme ravitaillement dont il remplira les cales du bateau, histoire de limiter les achats au Spitzberg.
Il a beau avoir de la bouteille, je ne suis pas rassurée à l'idée de le voir naviguer en solitaire dans des zones potentiellement envahies par les glaces. Après quelques échanges de mail (enthousiastes!) voici le plan: Son copain Alain Denis qui est d'ailleurs déjà allé au Spitzberg (http://captainigloo.heoblog.com/) en 2008 le rejoindra à Alesund en Norvège. Ainsi ils seront deux pour gérer les glaces, pas inhabituelles durant la traversée de Tromso au Spitzberg. Difficile en effet en solitaire de veiller nuit et jour pour parer les glaçons! Ensuite nous prendrons le relai d'Alain pendant 15 jours pour une boucle à partir de Longyearbyen. Puis Thienan (de VF) et François nous relaieront pour la redescente depuis Longyearbyen vers la Norvège jusqu'aux Lofoten. Lien vers les différents carnets.
Svalbard/Spitzberg : Késako? Je ne pense pas pouvoir faire mieux que cette présentation du Spitzberg en dix questions, extraite du très bon livre de Christian Kempf intitulé « En voyage au Spitzberg, terre Polaire » éditions de l'Escargot Savant.
Où se trouve le Spitzberg? C'est l'île principale de l'archipel du Svalbard (1,5 fois la superficie de la Suisse) situé à mi-chemin entre le Cap Nord en Norvège et le Pôle Nord. Le Spitzberg est couvert à 60% de glaces : c'est une terre polaire qui se trouve à environ 3328km au Nord de Paris.
Le Spitzberg est-il loin du Pôle Nord? Le Nord de l'archipel situé à plus de 81° de latitude est à environ 900 km du Pôle Nord : c'est pourquoi l'archipel est souvent entouré par la banquise.
Y fait-il froid? Non. Les températures hivernales sont proches de celles des Alpes ou des Vosges. (En France, les extrêmes sont inférieurs à -40°C) En été, le thermomètre peut grimper à +25°C au soleil. Les températures moyennes (environ +6°C en juillet, -15°C en février) y sont moins extrêmes que dans les Alpes ou les Pyrénées, grâce à la présence de la mer. En revanche, éloignement, et durée de l'hiver (huit mois) font de l'archipel un lieu difficile de séjour, même si le climat s'y est réchauffé depuis un siècle.
Y a-t-il des « eskimos »? En raison des immenses et puissants courants marins séparant le Nord de la Scandinavie d'une part et le Groenland d'autre part, du Spitzberg, les Inuits n'ont pas pu atteindre et coloniser le Spitzberg.
A qui « appartient » le Spitzberg? Longtemps sans statut, l'archipel du Svalbard est régi par le traité de Sèvres, signé en 1920 et désigné comme « terre internationale ». Depuis, la Norvège considère cette terre comme appartenant à la Couronne. Selon le traité, c'est en fait une terre démilitarisée où les activités économiques peuvent s'exercer librement par les signataires du traité. De ce fait, l'URSS puis la Russie y entretiennent plusieurs concessions charbonnières.
Quelles sont les activités économiques au Spitzberg? Après la graisse de baleine (XVII-XVIe), puis les fourrures (XVIII-XIXe), ce sont aujourd'hui le charbon (400000 tonnes par an) et le tourisme (30 à 50000 personnes par an) qui constituent les ressources de l'archipel.
Quels sont les animaux du Spitzberg? Toute la faune polaire (ours blancs, morses, phoques...) mais surtout les oiseaux, grâce à la présence d'une mer plus chaude sur la côte ouest. Le caractère insulaire explique par ailleurs l'absence de quelques espèces arctiques pourtant connues en Sibérie ou en Laponie.
Quel explorateur a découvert le Spitzberg? En 1596, le Hollandais Barents a découvert le Spitzberg, déjà connu des Vikings dès 1194. Par la suite, l'île fut le point de départ de nombreux raids polaires.
Quelles sont les plus belles régions? Les pics et les glaciers de la côte Nord-Ouest (Baies de la Madeleine, de Smeerenburg, du Roi, Liefdefjord...) Les paysages les plus impressionnants s'étendent sur l'Est (Nordaustlandet, avec un glacier de 230 km de...large). La côte Nord est superbe et sauvage.
Peut-on communiquer facilement depuis le Spitzberg? Oui, il existe à Ny Alesund par exemple, trois cabines téléphoniques face aux glaciers et les téléphones mobiles fonctionnent à Longyearbyen. Des lignes régulières d'avion au départ d'Oslo ou de Tromso se posent plusieurs fois par semaine à Longyearbyen, où l'on trouve « tout », même un cercle d'adeptes de la planche à voile...
Voici aussi un bon article de Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Svalbard
puis c'est l'Attente du jour J, ponctuée par les échanges de messages avec mon père dont je suis la progression toujours plus au Nord. Alors qu'ici les bourgeons s'épanouissent, que les oiseaux gazouillent, que les fleurs du printemps embaument, je guette la lente désintégration de la banquise tout là-haut... Il y a quelques années, le fjord de Longyearbyen est resté gelé tout l'été : dans ces conditions tout notre plan si bien ficelé tomberait « à l'eau ». Voir les cartes des glaces.http://polarview.met.no/ Finalement fin juin, il ne reste qu'un peu de glace à la pointe sud-ouest du Spitzberg : il « suffit » de la contourner et c'est gagné!
Di 11/07/10 Voilà l'aéroport! Ça fait un moment que l'avion descend en traversant une épaisse couche de nuages... le ciel est bien bas! Sitôt entrevu le sol, c'est l'atterrissage, sous une pluie fine. Il est presque minuit, il fait gris mais jour! L'aéroport de Longyearbyen n'est pas bien grand et on récupère très vite nos bagages, sur l'unique tapis roulant, surveillé de près par un gros ours polaire empaillé. Eh oui, ici il y a des ours polaires, environ 5000 sur tout l'archipel, si bien que le port d'un fusil est obligatoire dès que l'on s'éloigne des zones habitées. Il paraît qu'un ours a même été vu il y a quelques mois dans les rues de Longyearbyen, principal village (2000 hab) du Svalbard qui lui compte environ 2700 habitants dont 400 russes. Mon père est venu à pied depuis le port où nous attend le Papy Boom, du coup il a du prendre son fusil qu'il a tout de même du laisser à l'accueil de l'aéroport. On saute dans le bus (50 Kr pour... 4 km jusqu'au port) et on découvre avec plaisir le bateau, que nous n'avons encore pas eu l'occasion de voir « en vrai » C'est le plus petit bateau du port mais il a fière allure avec son joli pont en teck! A l'intérieur, c'est douillet et bien pensé et... il y a du chauffage! A 1h, on est au lit! On rangera mieux demain...
Lu 12/07/10 On a très bien dormi malgré la luminosité ambiante. Un peu de rangement... Un petit tour sur le port et un gros poutou à ce bon chien qui s'apprête à passer ici l'hiver prochain avec son maître à bord d'un voilier polonais je crois. Voici le cargo qui ravitaille Longyearbyen quand la banquise le permet. Un coup d'oeil vers la ville : bof, une autre fois hein! Après avoir fait les pleins d'eau (180l) et de fuel (170l) on appareille vers 10h sous un ciel couvert et la pétole, en route vers Trygghamna, une baie située un peu au NO de Longyearbyen. On se fait dépasser par Albarquel, un bateau-charter français. Je jubile de voir tous ces glaciers qui nous entourent! Je crois bien ne jamais être passée à un endroit au Spitzberg d'où l'on ne voit pas au moins un glacier! C'est incroyable! Avec ce temps le décor est d'une austérité totale! Nous croisons ce beau cotre anglais puis mouillons en fin d'après-midi au fond de la baie, à l'embouchure d'une rivière issue de 2 lacs que nous allons essayer d'atteindre. Papi explique à Arnaud le fonctionnement des fusées anti-ours. En effet l'ours polaire est protégé et il ne faut bien sûr tirer qu'en cas de légitime défense. Si on tue un ours, il faut le déclarer dans les meilleurs délais au Sysselmann qui mène alors une enquête. Ça ne rigole pas. Bon à savoir aussi : si on doit tirer il ne faut pas viser la tête, trop dure et qui risque de faire ricocher la balle, mais au défaut de l'épaule... En plus du fusil, des balles et des fusées anti-ours, on emmène aussi le téléphone satellite et le GPS pour pouvoir indiquer notre position en cas de problème. Tout ça est obligatoire. On laisse toutefois la balise de détresse à bord du bateau. Même si on sait que théoriquement les ours partent avec la banquise et vont vers le nord et la côte est en été, avec tout ça, on est moyennement rassuré quand on grimpe sur la moraine dont la courbure empêche de voir ce qu'il y a au-delà. On a beau freiner les enfants ils sont toujours devant, sans fusil (bon, je lève de suite le suspens, on ne verra pas d'ours, juste les zhommes qui ont vu l'ours!) J'adore quand il n'y a pas de sentier et que chacun donne son avis et ses arguments pour passer ici ou là! On reste un moment à observer ce labbe parasite (je crois) qui se sent chez lui et n'a pas la moindre envie de céder le terrain. Il faut dire que ça doit faire un moment qu'il nous a repérés: on distingue le bateau au loin à l'embouchure de la rivière. Marion le filme sous tous les angles tandis que les grands s'étonnent de la diversité de couleurs des cailloux. C'est tout de même l'été et il y a des fleurs! On finit par surplomber le lac inférieur et nous découvrons ce curieux sol polygonal, fruit du gel et de la neige. Des cailloux, des cailloux, encore des cailloux... Vers 22h il y a un peu de soleil au fond de la baie...
Mardi 13/07/10 Minuit pile : ça s'arrange! Je suis réveillée aux aurores (heu... façon de parler!) par la chaleur et les cris des sternes arctiques. A 6h30, je passe la tête dans le cockpit, émerveillée... A l'avant du bateau, la vallée où on s'est baladé hier. A droite: A gauche: Derrière: Et le ciel! Wouah! Branlebas de combat, tout le monde sur le pont! Il faut en profiter! On a à peine levé l'ancre qu'on voit apparaître un énorme bateau de croisière tout rouge : l'Expedition duquel s'échappent bientôt une dizaine de zodiacs qui envahissent la baie. On le croise pour nous diriger vers Alkhornet, une falaise abrupte qui marque l'entrée du fjord de Trygghamna et qui abrite une colonie d'oiseaux. On aperçoit des rennes qui broutent à son pied l'herbe qui profite bien des déjections des volatiles. On a un peu de vent (rare) et il est portant (encore plus rare!) Les cris des oiseaux sont assourdissants et masquent le bruit de ces belles cascades.
Plus à l'ouest la côte devient très plate et laisse deviner derrière, au NO, les montagnes de Prinz Karl Forland, une longue île qui délimite avec celle du Spitzberg le Forlandsundet, long détroit de presque 100 km de long dont la profondeur est insuffisante pour les paquebots de croisière. Comme dans un rêve on voit Albarquel croiser devant les montagnes et la brume. Le vent se maintient et c'est après une bonne journée de voile que nous mouillons au pied du glacier Eidembukta. L'endroit est si beau que j'en ai les larmes aux yeux, du coup impossible de ne pas mettre plein (trop) de photos de cet endroit. Aussitôt débarqués, je remarque de curieuses dépressions dans les galets de la plage, que je devine avoir été crées par des morses. Il y a un autre voilier au mouillage, le cotre anglais d'hier avec sa belle petite annexe en bois. Malgré la présence de lacs il n'y a pratiquement pas de moustiques au Spitzberg, l'été est trop court je pense. Les eiders apprécient ces étendues d'eau douce dont les rives sont jonchées de plumes et duvet. Ici, comparé à hier, la végétation est « « « luxuriante » » », même si les arbustes comme le saule arctique ne dépassent pas quelques centimètres de haut. On trouve d'abord du poil de renne, des crottes de renne, puis des bois de renne (plein!), une tête de renne (hum!) et des vrais rennes, un peu trouillards mais aussi très curieux si bien qu'ils nous tournent un peu autour tout en gardant leurs distances. Il n'y a pas d'arbres au Spitzberg mais il y a beaucoup de bois : du bois flotté venu des forêts de Sibérie et charrié jusqu'à la mer par les rivières en crue. Ces billes de bois ont permis autrefois l'installation de (relativement!) nombreux trappeurs, pêcheurs, chasseurs de baleines, morses, phoques en leur procurant de quoi s'abriter, se chauffer, et faire fondre la graisse des baleines pour en extraire l'huile. Sans tout ce bois apporté par le courant de Sibérie, il est probable que les incroyables massacres perpétrés dès le XVIIème siècle n'auraient pas eu une telle ampleur. Extrait du livre de C Kempf qui rapporte les paroles du découvreur du Spitzberg, W. Barrents: « Une terre nouvelle, où les baleines s'ébattaient comme carpes en viver et les morses se reposaient en obstruant les plages. Dès 1606, l'expédition de Bennett tua 700 morses en 6 heures à l'ïle aux Ours, puis 900 quelques jours plus tard... Dès 1604 Henri Hudson confirmait le grand nombre de baleines au Spitzberg et en 1610 Jonas Poole y débutait le grand massacre. Aujourd'hui la baleine franche est devenue très rare au Spitzberg et les morses, totalement disparus en 1920, sont aujourd'hui environ 2000 (contre probablement 100000 en 1600 (chiffres extraits du livre de C. Kempf) Peut-être ce bois torturé a-t-il été le témoin de ces tueries? De retour à notre annexe, nous apercevons, pile sur le trajet de la plage au bateau, un magnifique morse, en pleine forme! Un des équipiers anglais qui a débarqué nous rassure en nous expliquant doctement que ces bêtes- là (qui pèsent de 600 à 1200 kg!) sont très gentilles et qu'il n'y a rien à craindre. On l'observe donc mettre tranquillement à l'eau sa très belle coquille de noix, puis godiller sur un rythme tranquille en direction du cotre... quand le morse le repère et se met à nager dans sa direction! Gloups, l'anglais accélère le rythme mais il est évident que c'est utopique de vouloir distancer un morse ailleurs que sur la terre ferme. Heureusement, celui-ci, que sa myopie supposée avait sans doute empêcher d'identifier cet OFNI, s'en d��sintéresse soudain et retourne à son rocher parfaire sa toilette! On en profite pour l'observer un bon moment depuis notre rocher puis prudemment on décide de porter l'annexe quelques centaines de mètres plus loin avant de la mettre à l'eau.
Mercredi 14/07/10 Temps couvert égayé par la rencontre avec une colonie de morses à Poolepynten sur Prinz Karl Forland. On mouille à une distance prudente de la colonie, histoire de ne pas encore avoir à porter l'annexe même si elle n'est pas bien lourde. Les morses sont hyperplacides et il faut vraiment s'en approcher d'assez près avant qu'ils nous remarquent. Les sternes arctiques sont nettement plus agitées : on doit être dans une zone de nidification et elles ne nous laissent aucun répit. Comme ce sont des gringalettes (environ 100g, même si ce sont les championnes de la migration puisqu'elles volent jusqu'en Antarctique parcourant ainsi plus de 35000 km), protégés par un bonnet, nous ne risquons rien mais il est plus agréable d'éviter leurs attaques en leur tendant un bâton en guise de leurre (elles attaquent toujours le point le plus haut, c'est cool) Avec ce temps, on n'a aucun mal à se mettre dans la peau des chasseurs d'antan qui devaient habiter cette petite cabane décorée avec « raffinement ». Admirez le flegme de Marion qui ne se laisse pas impressionner par les gringalettes.
La journée se poursuit sous les nuages, nous remontons le Forlandsundet vers le Nord en direction de Ny Alesund où nous arrivons vers minuit après avoir admiré une fugace lueur solaire sur un glacier du coin. L'absence de nuit facilite grandement la navigation : on n'est jamais pressé par la crainte de se retrouver à naviguer dans le noir dans une zone pratiquement dépourvue de balisage.
Jeudi 15/07/10 On est réveillé à 8h par l'Expedition qui se met à quai : grondements de moteur et bruits de chaînes. Le temps est couvert et on flemmarde un peu : pas envie de visiter Ny Alesund en même temps que les passagers de l'Expedition. On se prend une bonne douche au centre de recherche marine (on apprendra le lendemain que ce n'est plus là qu'il faut aller mais dans la maison communale, pour la modique somme de 70 kr!), on fait le plein d'eau (chaude?!) puis on va visiter le village alors que les touristes de l'Expedition regagnent déjà leur bord. Le port est tout petit mais assez bien abrité, on y trouve un étrange vaisseau tout droit sorti de l'univers de Jules Verne... Quelques zodiacs utilisés par les scientifiques pour aller faire leurs relevés... Quelques voiliers de temps en temps... Et plusieurs fois par semaine des paquebots de croisière. Ny Alesund est un ancien village minier dont l'activité a cessé en 1963 suite à plusieurs coups de grisou faisant de nombreuses victimes, et qui s'est reconverti en structure d'accueil pour les scientifiques venus d'une dizaine de pays différents Il y a environ 25 habitants en hiver et cinq fois plus en été. Le village est aussi à présent une halte incontournable pour les paquebots de croisière, même si la cohabitation entre scientifiques qui sont là pour des missions de plusieurs mois et touristes (20000/an!) qui débarquent pour une paire d'heures et envahissent le village n'est pas des plus chaleureuses. L'accueil des sternes lui, est franchement hostile puisqu'on nous sommes dans une de leur zone de nidification favorites, du fait de la présence (surtout historique) de chiens de traineau éloignant les renards arctiques. Nous apercevrons tout de même fugacement de petits renardeaux nichant sous une maison. Il n'y a presque pas de voitures (qq km de routes tout au plus) et les scientifiques se déplacent le plus souvent à vélo. Tiens tiens il y a des Français par ici!
En effet.
Ny Alesund se situe dans le Kongsfjorden (la Baie du Roi) au fond duquel se jette le Kongsbreen (Glacier du Roi) : on décolle tranquillement en début d'après-midi en espérant que le temps se lève un peu car pour le moment on ne voit le glacier que sur la carte! Peu à peu la brume s'effiloche, juste assez lentement pour que le paysage garde encore un peu de son mystère. Le soleil joue avec les nuages. On découvre peu à peu quelques pièces du puzzle... Il y a de plus en plus de glaçons, surveillé de près par Arnaud. Enfin le front glaciaire apparaît, très impressionnant. Les nuages se disloquent encore plus et une magnifique colline rouge apparaît : c'est cette roche qui donne à l'eau de mer cette belle teinte rosée. Le fond remonte soudain et nous ne pensons pas raisonnable d'approcher plus, compte-tenu du tirant d'eau du bateau (2m) Le front de glace paraît tout proche et pourtant d'après le GPS nous en sommes à 1 km! Nous faisons lentement demi-tour, dérangeant au passage quelques oiseaux. C'est fou comme la sortie est encombrée à présent : la coque du bateau est en polyester et il faut éviter de percuter l'un de ces growlers. On va tout doucement, ce qui laisse le temps au soleil de chasser définitivement les derniers nuages. On est baba devant un tel spectacle! Bleu du ciel et de la glace, blanc de la neige et rouge de la roche : c'est tout simplement sublime! On se balade toute l'après-midi au milieu des icebergs : on se faufile au plus près en nous émerveillant des crépitements causés par la fonte de la glace. Avec ce soleil, ça dégouline de partout et le spectacle est bien sûr visuel mais aussi acoustique! Cerises sur le gâteau (ou plutôt nunataks sur le glacier : http://fr.wikipedia.org/wiki/Nunatak), au loin apparaissent 3 montagnes acérées, dont les flancs ont été taillés par le gel : les Tre Krone (Trois couronnes, 1225m. Le point culminant du Svalbard est plus au sud : 1431 m) Elles sont absolument fascinantes! Si j'étais alpiniste, je crois que je ferais une fixation dessus! Tout est gigantesque, on distingue à peine ce magnifique schooner hollandais, le Norderlicht qui fait pourtant plus de 40 m hors-tout, mouillé au pied de la falaise! Nous préférons mouiller plus loin du glacier, notre coque n'étant pas faite pour fricoter de trop près avec la glace, et trouvons un joli mouillage à Ny London, en face de Ny Alesund. Cette toute petite crique permettait autrefois l'accès à une carrière de marbre. Nous remettons la visite des vestiges au lendemain car il est bien tard.
Vendredi 16/07/10 2h du matin, le vent se lève, du sud et la houle entre tout droit dans notre petite crique. Le rivage est tout proche, on n'aurait aucune marge si l'ancre venait à chasser, il faut partir. Pas de nuit, heureusement.... On s'habille bien chaudement car avec le manque de sommeil et le vent, ça ravigote! Il n'y a pas beaucoup d'abris dans le coin alors on décide d'aller vers le Glacier du 14 juillet dans le Krossfjorden. Il y a une langue morainique qui devrait nous permettre de trouver un mouillage abrité de la houle. Hélas, l'endroit est infesté de glaçons, impossible même de s'en approcher. Demi-tour vers Alesund : on passe devant le Cap Mitra, joliment éclairé par le rayon de 5h du mat. Un peu plus tard on aperçoit le Noorderlicht qui lui aussi a du quitter son mouillage, très exposé au pied de la falaise. La houle est très courte et hachée et comme je m'en doutais, le temps de descendre faire un petit pipi (ce qui nécessite tout de même un certain temps avec le harnais, la veste de ciré, la salopette...), j'ai le mal de mer. Quelques heures plus tard, les enfants, qui ont fini leur nuit, émergent un à un pour venir respirer un peu d'air frais. Finalement on est tous malades sauf Papi of course. Grosse partie de rigolade (un peu jaune!) quand on se retrouve tous les 4 à vomir en coeur! En effet, Alesund n'est plus très loin et on sait que nous allons bientôt retrouver la terre ferme. On y arrive en milieu de journée et après une grosse sieste, le beau temps étant revenu on décide de refaire un petit tour à terre. L'ancien train qui reliait la mine au quai de Ny Alesund a été restauré. Voici la poste la plus septentrionale du monde. Plus haut dans le village se trouve le buste de Roald Amundsen, explorateur norvégien qui fut en 1926 le premier à conquérir le pôle nord au moyen d'un dirigeable. Il partit, accompagné de l'Italien Umberto Nobile, de l'américain Ellsworth et de 12 hommes d'équipage, le 11 mai de Ny Alesund et arriva en Alaska le 15 mai après un parcours de 5500 km.
Biographie d'Admunsen : http://agora.qc.ca/dossiers/Roald_Amundsen
Le pylône qui servit de point d'amarrage au Norge est toujours là, intact. On imagine fort bien l'excitation de ces hommes au moment de couper les amarres pour s'élancer vers le Nord!
Un peu plus loin se trouve le « camping officiel », à gauche après le pont, précédé de ses toilettes(!). Quelques rennes peu farouches se baladent dans le coin, habitués aux hommes.
Samedi 17/07/10 Nuit paisible au ponton mais réveil en fanfare par l'arrivée quasi simultanée de 2 paquebots! Cette fois la responsable du port vient encaisser la nuitée (300 kr, et encore c'est un « prix d'ami ») La météo annonce des vents du sud pour plusieurs jours et nous préférons ne pas aller plus au nord car le retour serait vraiment long avec le vent dans le pif et l'avion est déjà dans une semaine. La mer est moins hachée que la veille et le bateau bien calé à la gîte taille régulièrement sa route vers le Forlandsundet. Plus loin, nous prenons 2 ris car le vent, sans doute canalisé par le relief, forcit jusqu'à 30 noeuds.. Le paysage est spectaculaire, le relief me fait penser à la Patagonie (que je ne connais pas...encore) Sur des dizaines de miles, les fronts glaciaires se succèdent, austères, hostiles, impressionnants. Après 12h de près, on mouille sur la côte est de Prinz Karl Forland dans la baie de Selvagen, bien abritée de la houle. Ouf!
Dimanche 18/07/10 Petite traversée tranquille jusqu'à Farmhamna de l'autre côté du Forlandsundet. Le vent est tombé et le ciel se dégage en fin de journée. On en profite pour aller se balader à terre. Un coup d'oeil sur le bateau : ça va, le mouillage est calme. Je vois Papi et les enfants qui semblent observer quelque chose. Des rennes! Pas étonnant car ici le paysage est assez bucolique même si nous sommes cernés par les glaciers. Ils sont très curieux et passent et repassent pour mieux nous observer : c'est réciproque et on ne s'en lasse pas. Leur hardiesse nous étonne car tout près d'ici habite une famille de trappeurs qui malheureusement était en vacances (à la voile vers la Norvège continentale) quand nous sommes passés. Je vous invite à aller faire un tour sur leur site (en Norvégien mais avec Google Translate on se débrouille) pour découvrir la vie de ce couple de trappeurs et leurs filles. http://www.farmhamna.no/doku.php?id=start On est seulement mi-juillet et la toundra commence déjà à prendre ses couleurs d'automne.
Le ciel, tourmenté, est superbe!
Lundi 19/07/10 Journée qui ne restera pas dans les annales : pluie, pétole, étape de transition jusqu'à Longyearbyen. Zéro photo!
Mardi 20/07/10 Après une bonne nuit à couple de Cochize, un beau sloop anglo-italien, nous allons faire un tour « en ville » munis de nos sacs à dos pour faire un ravitaillement en produits frais. Ce doit sans doute être le Kebab le plus septentrional de la planète! Nous arpentons la principale rue commerçante de la ville. C'est la porte de la banque!
Les skidoos sont au repos en attendant la neige qui reviendra dès octobre. Attirail du parfait petit Norvégien amoureux de nature.
Longyearbyen n'a pas grand charme même si on y trouve un niveau d'équipements équivalents à des villes beaucoup plus grandes sur la Norvège continentale. Le gouvernement norvégien a toutefois fait le choix de rapatrier sur le continent tous les habitants trop faibles (physiquement ou économiquement) pour se débrouiller seuls. Ainsi, il n'y a aucune infrastructure pour les personnes âgées.
Seule la mine N°7 est encore exploitée (principalement pour chauffer la ville) et la recherche scientifique (il y a même une université « UNIS ») et le tourisme sont en plein essort. Le passé minier resurgit un peu partout sur la côte ouest du Spitzberg avec des « vestiges » qualifiés d'historiques.... Je pense que c'est un argument facile pour éviter aux gouvernement norvégiens et russes d'évacuer leurs cochonneries!
Nous appareillons en début d'après-midi cap à l'est A hauteur de Diabasodden, Papi remarque de curieux « glaçons » isolés : il s'agit en fait de belugas! Ils sont environ une demi-douzaine à longer la côte tranquillement. Nous les suivons, captivés par le spectacle, quand soudain nous talonnons violemment. Nous sommes pourtant assez loin de la côte et la carte ne mentionne pas de cailloux! Le bateau s'arrête net et mon père part le nez en avant contre la barre de maintien de la capote. Branlebas de combat, il pisse le sang : la monture de ses lunettes a entaillé la peau de la base du nez. J'ai beau comprimer longuement, un petit vaisseau continue de saigner... Dire que ça fait 15 ans que je me trimballe à chacun de nos voyages « exotiques » du matériel de suture! Pour cette fois, je ne l'ai pas pris et il faut nous contenter de quelques malheureux stéristrips qui ne collent pas et d'un paquet de kleenex! Pendant que je m'occupe du pif de Papi, les enfants ont affalé la grand-voile, nettoyé le cockpit « ensanglanté » (bon j'exagère un peu!) et vérifient à plusieurs reprises qu'il n'y a pas d'eau dans les fonds. Tout va bien! Pendant ce temps, le vent s'est levé, on l'a dans le pif (c'est le cas de la dire!) tout comme le clapot, très court : du coup on décide d'aller mouiller dans la baie de Skansbukta à l'entrée du Billefjorden. On y arrive en même temps que Flocon de Mer, un OVNI 395 déjà rencontré à Tromso par mon père et Alain. C'est fou le nombre de voiliers français au Spitzberg : c'est vraiment et de loin la nationalité la plus représentée. On passe ensemble au pied d'une falaise couverte d'oiseaux, quel vacarme! On mouille un peu plus loin, à l'abri du vent et du clapot tandis que Flocon de Mer qui est un dériveur, en profite pour aller encore plus au fond, bien à l'abri.
Mercredi 21/07/10 On décolle de bonne heure pour avancer vers le fond du Billefjorden avant que le vent ne forcisse au cours de la journée. En route donc vers Pyramiden, une incroyable ville fantôme russe. On longe quelques montagnes très colorées au pied desquelles on remarque une tente identique à la nôtre! Enfin on reconnaît sans hésitation la forme caractéristique de la montagne qui surplombe la ville de Pyramiden. Cette ancienne ville minière soviétique a compté jusqu'à 1000 habitants en 1990. C'était la 2ème ville minière soviétique (la première, Barentsburg, à l'entrée de l'Isfjord est toujours en activité) La concession est fermée depuis 1998, et il a ensuite fallu attendre 2 ou 3 ans avant que ses habitants soient enfin évacués par un bateau russe, sous la pression internationale. En effet, après de la Perestroika et de la dissolution de l'Union Soviétique en 1991, puis la fermeture de la mine par son propriétaire l'Arktikugol en 1998, les gens de Pyramiden ont été littéralement oublié par le gouvernement russe et totalement abandonnés à leur sort. Ils ont pendant des années survécu grâce à l'aide de la Norvège. Finalement, les russes ont enfin décidé d'évacuer les habitants de Pyramiden, dans l'urgence, si bien qu'en se baladant dans la ville on a souvent l'impression que la vie s'est arrêtée d'un coup, comme après un holocauste nucléaire.
On estime que compte-tenu du climat froid et sec, il faudra au moins 500 ans avant que le fjord ne retrouve son aspect naturel. Ce chiffre me paraît très optimiste quand on considère la quantité de ferraille, béton, machines-outils, produits chimiques accumulée au pied de la Pyramide. La ville est abandonnée depuis 20 ans et seule une poignée d'hommes (4 ou 5) de l'Arktigugol y maintiennent une présence « stratégique ».
Dans ce décor de décadence post-industrielle, on remarque de suite 2 conteneurs rouges vifs posés sur la quai, ils appartiennent à une mission scientifique tchèque. Un peu plus loin 3 conteneurs bleus pimpants abritent des français, chercheurs de fossiles, qui sont là pour quelques semaines : http://caracolexpedition.wordpress.com/tag/pyramiden/page/2/
Nous avons eu la chance de visiter Pyramiden sous le soleil. Je vous laisse imaginer l'impression qu'elle peut donner par mauvais temps!
A peine le bateau laborieusement amarré au quai branlant, Arnaud part en exploration. Nous sommes bien à l'abri du quai, la nuit devrait être calme. C'est vraiment une expérience incroyable de se balader librement dans un tel endroit. L'accès aux bâtiments fermés est interdit (bah oui, n'oublions pas que ce sont des « vestiges ») mais autrement on peut aller partout à sa guise, avec prudence toutefois car tout est un peu déglingué et rien n'est sécurisé bien sûr.
Ici, le propriétaire est toujours-depuis 1931- la Cie Russe Arktikugol dont un représentant viendra nous faire payer 200 kr pour passer la nuit amarré à ce quai délabré...
Le pilote d'un hélicoptère chargé de transporter du matériel pour construire une antenne sur une montagne du coin viendra très gentiment nous recommander de tout bien fixer sur le bateau. La vue en hélico doit être éblouissante. Les vols touristiques sont fort heureusement interdits au Spitzberg mais les Cies minières semblent avoir tous les droits.
Le temps de prendre le repas de midi, les passagers du Polargirl, arrivé peu après nous, ont déjà fini leur petit tour à Pyramiden. Pas de temps à perdre pour ce bateau de croisière qui organise des virées à la journée depuis Longyearbyen.
La ville est à nous!
Premiers pas sur le quai...
1ères bouteilles...
Sur le site de Pyramiden, le sol est complètement pollué entre autres par le charbon. Avec la fonte estivale de la couche superficielle du sol, le terrain devient absolument dégueulasse (c'est pareil à Longyearbyen) et les « conduites de vie » sont bien pratiques pour se déplacer. Ces tunnels de bois acheminaient l'eau, le chauffage et l'électricité dans chacun des bâtiments de la ville. On retrouve d'ailleurs le même système, à plus petite échelle, à Ny Alesund.
On a vraiment regretté de ne pas lire le cyrillique!
Cette maison donne l'impression d'être encore parfois habitée. Grosse rigolade des enfants en découvrant le PQ : un livre de math en russe! Il faut croire qu'après le boulot, les ouvriers avaient encore de l'énergie...
Ce ne sont pas des bouteilles de vodka...
On monte vers l'atelier de (grosse) mécanique. Quel décor de cinéma! Cette maison est fermée, dommage! Si quelqu'un lit le russe...
Dans l'atelier de mécanique:
Un peu plus loin on se dirige vers une sorte de funiculaire qui descendait de la montagne, percée de 60 km de galeries! Des glissements de terrain sabotent peu à peu les installations. Des oiseaux ont pris possession des lieux, on dirait du Hitchcock! Quel vacarme!
Pas de doute cette croix est postérieure à la chute de l'URSS. Ça n'aurait pas plus à ce vieux Lénine... Monumentââle allée.
L'école.
Les maisons d'habitation.
L'hôpital. 20 ans que cet arbre n'a pas été arrosé et il a encore ses feuilles!
Pas frileux!
Il y avait une piscine et même une étable/porcherie.
Tiens voilà l'équipage de Flocon de Mer! Long bavardage sous le soleil pour nous raconter nos aventures réciproques : ces veinards ont vu une ourse polaire et ses 2 petits un peu au Nord du Fjord de la Madeleine. Ils ont pu les accompagner le long de la côte en les suivant en bateau pendant plus de 2 heures, la chance! Ils les ont quittés quand la mère a commencé à montrer des signes d'énervement et d'agressivité. J'apprendrais plus tard que 2 kayakistes ont aussi vu un ours mais de trop près : l'un d'eux s'est fait grièvement blesser à la tête avant que son compagnon ne puisse tuer l'ours. Ils se sont fait attaquer alors qu'ils dormaient dans leur tente, glups!
La petite équipe qui maintient une présence russe occupe le Pyramiden Hotel dont la visite vaut la peine : hauts plafonds à coffrages, couleurs criardes, dorures, atmosphère surchauffée, posters de la « grande époque », « boutique souvenir » avec des poupées russes et des chapkas et à la sortie « art soviétique » pour maintenir le moral des troupes!
C'est paradoxal mais malgré l'impact environnemental désastreux de cette cité abandonnée, on a adoré la visiter. Les enfants au moins autant que nous les adultes alors qu'ils n'ont que des notions très floues de guerre froide et d'équilibre est-ouest. Depuis la Perestroïka, l'accès de Pyramiden (et de Barentsburg, encore en activité) est libre, tout simplement.
Superbe lumière en fin de journée.
Jeudi 22/07/10 Nuit calme à quai, Flocon de Mer n'est plus là ce matin. On le retrouve mouillé devant le Nordenskiöldbreen dans la baie en face de Pyramiden : la houle s'est levée au petit matin et le côté exposé du quai est vite devenu intenable. Ils ont terminé leur « nuit » devant ce glacier. Nous mouillons à notre tour et débarquons pour nous dégourdir un peu les jambes : l'endroit est très austère et n'invite pas vraiment à la balade d'autant que la marche dans la moraine instable n'est pas facile. Voilà qu'il se met à pleuvioter, retour au bateau... Peu à peu la quantité de glaçons flottant à la surface de l'eau augmente et nous préférons retourner dormir à Skansbukta car même s'ils ne sont pas bien gros, ça fait un bruit terrible quand ils viennent frotter la coque.
Vendredi 23/07/10 En route vers le fond du Tempelfjord et le Von Postbreen. La géologie du Tempelfjord est assez spectaculaire avec ses pentes ravinées par l'érosion. On approche le glacier de Von Postbreen qui ressemble à une belle piste bleue. Avec plus de temps, j'aurais bien aimé débarquer sur cette petite langue morainique. Le fond remonte rapidement : demi-tour! On trouve un joli mouillage dans une baie à l'entrée du Tempelfjord sur sa côte nord. On rencontre 3 norvégiens venus en zodiac depuis Longyearbyen passer le WE. Il y a une ou deux cabanes dont les fenêtres sont protégées des ours polaires par des barbelés et de longues pointes dépassant vers l'extérieur! Ici aussi on rencontre des rennes.
Samedi 24/07/10 On retrouve Longyearbyen en fin d'après-midi. Il y a « un monde fou » au port, plein de Français encore une fois. C'est le WE et le moment de changer d'équipage pour les bateaux-charters. Douche, bagages, bavardages...
Dimanche 25/07/10 Lever de bonne heure pour attendre le bus qui nous emmène à l'aéroport. Petit aéroport très convivial. Pas mal de monde, principalement des croisiéristes.
Décollage à 8h, arrivée à Nancy 12h plus tard. Des images plein la tête et une énorme envie d'y retourner avec Fred le plus vite possible! Dans quelques heures Thienan et François vont retrouver mon père pour redescendre vers les Lofoten. Le Papy Boom et son capitaine regagneront Quiberon fin septembre, en pleine forme, après 4mois et demi de mer et 6000 miles. Une belle aventure!

Il est tout frais le dernier carnet de notre voyage de cet été en Terre Polaire!
Pour lire le carnet avec photos, cartes et vidéos, cliquez ici
SVALBARD, juillet 2010
IL ETAIT UNE FOIS
Il était une fois... un rêve de voyage polaire, partagé par un père et sa fille.... Ça faisait des années que je rêvais de découvrir cet archipel situé à mi-chemin entre le Cap Nord et le Pôle Nord, sans vraiment y croire.... Trop rude pour une découverte en autonomie en kayak de mer ou à pied. Pas envie non plus de me retrouver sur un gros bateau de croisière, trop frustrant pour moi, l'impression d'être au cinéma et pas dans la vraie vie... Je m'étais bien renseignée pour une virée sur un voilier de charter mais ils ne voulaient pas d'enfants de moins de 15 ans....
Bref, le Svalbard végétait dans un coin de mon cerveau quand mon père, à Noël 2009, du haut de ses 71 ans, m'annonce tout de go qu'il va revendre son trimaran (https://sites.google.com/site/sibellelamer/Home) pour s'acheter un bateau plus costaud pour ...aller au Svalbard!!
En 2 secondes, c'est décidé! On va le rejoindre là-haut! Tant pis pour le boulot! En effet, on a déjà acheté les billets d'avion pour un voyage en Alaska en août mais... on ne vit qu'une fois, mieux vaut tenir que courir, un tiens vaut mieux que deux tu l'auras, etc...etc... Fred lui est coincé par son boulot, il tiendra compagnie aux chats! Et réciproquement. Le pauvre....
2 mois plus tard, en février, le Tri Eole a trouvé un nouveau marin et mon père ramène à Quiberon un solide Halberg Rassy 31 (10 m donc) qu'il a trouvé en Grande Bretagne. C'est un bateau très marin, fabriqué en Suède, amoureusement entretenu par ses anciens propriétaires. https://sites.google.com/site/sibellelamer/les-navigations-de-papy-boom-hr-31
Du coup, je prends des billets d'avion pour les enfants (Caroline 17 ans, Arnaud 15 ans et Marion 14 ans) et moi. C'est superfacile d'aller au Svalbard depuis Nancy : vol Francfort-Oslo-Longyearbyen (6h tout compris, 427 euro/pers A/R)
C'est nettement plus compliqué d'y organiser un voyage en autonomie! En effet, l'Archipel est gouverné par le Sysselmann (en l'occurrence une woman en ce moment, très sympa parait-il), nommé par la Couronne norvégienne. Compte-tenu du caractère sauvage de l'archipel, des aléas climatiques, de l'absence de routes, de la présence d'ours polaires, il faut montrer patte blanche avant d'y être admis si on voyage sans guide. Il faut donc déposer plusieurs mois à l'avance auprès du Sysselman un dossier qui présente le parcours prévisionnel, détaille l'expérience du skipper, énumère les équipements de sécurité présents à bord (entre autres, un téléphone satellite, une balise de détresse et un fusil obligatoire pour débarquer ailleurs qu'à proximité de Longyearbyen) Il faut également souscrire à une assurance « frais de recherche et de secours (pas donnée du tout!) ou alors déposer une caution bancaire pour financer d'éventuels secours.
Mon père se charge de toute cette partie administrative, ouf! http://www.sysselmannen.no/hoved.aspx?m=44365 Il pousse même le zèle, lui qui a horreur des armes, à prendre des cours de tir dans un club local. Il révise le bateau de fond en comble, change la grand-voile, ajoute une éolienne et divers bidules électroniques. On profite de son passage imprévu à Nancy en avril (voir carnet de Lanzarote) pour faire un énorme ravitaillement dont il remplira les cales du bateau, histoire de limiter les achats au Spitzberg.
Il a beau avoir de la bouteille, je ne suis pas rassurée à l'idée de le voir naviguer en solitaire dans des zones potentiellement envahies par les glaces. Après quelques échanges de mail (enthousiastes!) voici le plan: Son copain Alain Denis qui est d'ailleurs déjà allé au Spitzberg (http://captainigloo.heoblog.com/) en 2008 le rejoindra à Alesund en Norvège. Ainsi ils seront deux pour gérer les glaces, pas inhabituelles durant la traversée de Tromso au Spitzberg. Difficile en effet en solitaire de veiller nuit et jour pour parer les glaçons! Ensuite nous prendrons le relai d'Alain pendant 15 jours pour une boucle à partir de Longyearbyen. Puis Thienan (de VF) et François nous relaieront pour la redescente depuis Longyearbyen vers la Norvège jusqu'aux Lofoten. Lien vers les différents carnets.
Svalbard/Spitzberg : Késako? Je ne pense pas pouvoir faire mieux que cette présentation du Spitzberg en dix questions, extraite du très bon livre de Christian Kempf intitulé « En voyage au Spitzberg, terre Polaire » éditions de l'Escargot Savant.
Où se trouve le Spitzberg? C'est l'île principale de l'archipel du Svalbard (1,5 fois la superficie de la Suisse) situé à mi-chemin entre le Cap Nord en Norvège et le Pôle Nord. Le Spitzberg est couvert à 60% de glaces : c'est une terre polaire qui se trouve à environ 3328km au Nord de Paris.
Le Spitzberg est-il loin du Pôle Nord? Le Nord de l'archipel situé à plus de 81° de latitude est à environ 900 km du Pôle Nord : c'est pourquoi l'archipel est souvent entouré par la banquise.
Y fait-il froid? Non. Les températures hivernales sont proches de celles des Alpes ou des Vosges. (En France, les extrêmes sont inférieurs à -40°C) En été, le thermomètre peut grimper à +25°C au soleil. Les températures moyennes (environ +6°C en juillet, -15°C en février) y sont moins extrêmes que dans les Alpes ou les Pyrénées, grâce à la présence de la mer. En revanche, éloignement, et durée de l'hiver (huit mois) font de l'archipel un lieu difficile de séjour, même si le climat s'y est réchauffé depuis un siècle.
Y a-t-il des « eskimos »? En raison des immenses et puissants courants marins séparant le Nord de la Scandinavie d'une part et le Groenland d'autre part, du Spitzberg, les Inuits n'ont pas pu atteindre et coloniser le Spitzberg.
A qui « appartient » le Spitzberg? Longtemps sans statut, l'archipel du Svalbard est régi par le traité de Sèvres, signé en 1920 et désigné comme « terre internationale ». Depuis, la Norvège considère cette terre comme appartenant à la Couronne. Selon le traité, c'est en fait une terre démilitarisée où les activités économiques peuvent s'exercer librement par les signataires du traité. De ce fait, l'URSS puis la Russie y entretiennent plusieurs concessions charbonnières.
Quelles sont les activités économiques au Spitzberg? Après la graisse de baleine (XVII-XVIe), puis les fourrures (XVIII-XIXe), ce sont aujourd'hui le charbon (400000 tonnes par an) et le tourisme (30 à 50000 personnes par an) qui constituent les ressources de l'archipel.
Quels sont les animaux du Spitzberg? Toute la faune polaire (ours blancs, morses, phoques...) mais surtout les oiseaux, grâce à la présence d'une mer plus chaude sur la côte ouest. Le caractère insulaire explique par ailleurs l'absence de quelques espèces arctiques pourtant connues en Sibérie ou en Laponie.
Quel explorateur a découvert le Spitzberg? En 1596, le Hollandais Barents a découvert le Spitzberg, déjà connu des Vikings dès 1194. Par la suite, l'île fut le point de départ de nombreux raids polaires.
Quelles sont les plus belles régions? Les pics et les glaciers de la côte Nord-Ouest (Baies de la Madeleine, de Smeerenburg, du Roi, Liefdefjord...) Les paysages les plus impressionnants s'étendent sur l'Est (Nordaustlandet, avec un glacier de 230 km de...large). La côte Nord est superbe et sauvage.
Peut-on communiquer facilement depuis le Spitzberg? Oui, il existe à Ny Alesund par exemple, trois cabines téléphoniques face aux glaciers et les téléphones mobiles fonctionnent à Longyearbyen. Des lignes régulières d'avion au départ d'Oslo ou de Tromso se posent plusieurs fois par semaine à Longyearbyen, où l'on trouve « tout », même un cercle d'adeptes de la planche à voile...
Voici aussi un bon article de Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Svalbard
puis c'est l'Attente du jour J, ponctuée par les échanges de messages avec mon père dont je suis la progression toujours plus au Nord. Alors qu'ici les bourgeons s'épanouissent, que les oiseaux gazouillent, que les fleurs du printemps embaument, je guette la lente désintégration de la banquise tout là-haut... Il y a quelques années, le fjord de Longyearbyen est resté gelé tout l'été : dans ces conditions tout notre plan si bien ficelé tomberait « à l'eau ». Voir les cartes des glaces.http://polarview.met.no/ Finalement fin juin, il ne reste qu'un peu de glace à la pointe sud-ouest du Spitzberg : il « suffit » de la contourner et c'est gagné!
Di 11/07/10 Voilà l'aéroport! Ça fait un moment que l'avion descend en traversant une épaisse couche de nuages... le ciel est bien bas! Sitôt entrevu le sol, c'est l'atterrissage, sous une pluie fine. Il est presque minuit, il fait gris mais jour! L'aéroport de Longyearbyen n'est pas bien grand et on récupère très vite nos bagages, sur l'unique tapis roulant, surveillé de près par un gros ours polaire empaillé. Eh oui, ici il y a des ours polaires, environ 5000 sur tout l'archipel, si bien que le port d'un fusil est obligatoire dès que l'on s'éloigne des zones habitées. Il paraît qu'un ours a même été vu il y a quelques mois dans les rues de Longyearbyen, principal village (2000 hab) du Svalbard qui lui compte environ 2700 habitants dont 400 russes. Mon père est venu à pied depuis le port où nous attend le Papy Boom, du coup il a du prendre son fusil qu'il a tout de même du laisser à l'accueil de l'aéroport. On saute dans le bus (50 Kr pour... 4 km jusqu'au port) et on découvre avec plaisir le bateau, que nous n'avons encore pas eu l'occasion de voir « en vrai » C'est le plus petit bateau du port mais il a fière allure avec son joli pont en teck! A l'intérieur, c'est douillet et bien pensé et... il y a du chauffage! A 1h, on est au lit! On rangera mieux demain...
Lu 12/07/10 On a très bien dormi malgré la luminosité ambiante. Un peu de rangement... Un petit tour sur le port et un gros poutou à ce bon chien qui s'apprête à passer ici l'hiver prochain avec son maître à bord d'un voilier polonais je crois. Voici le cargo qui ravitaille Longyearbyen quand la banquise le permet. Un coup d'oeil vers la ville : bof, une autre fois hein! Après avoir fait les pleins d'eau (180l) et de fuel (170l) on appareille vers 10h sous un ciel couvert et la pétole, en route vers Trygghamna, une baie située un peu au NO de Longyearbyen. On se fait dépasser par Albarquel, un bateau-charter français. Je jubile de voir tous ces glaciers qui nous entourent! Je crois bien ne jamais être passée à un endroit au Spitzberg d'où l'on ne voit pas au moins un glacier! C'est incroyable! Avec ce temps le décor est d'une austérité totale! Nous croisons ce beau cotre anglais puis mouillons en fin d'après-midi au fond de la baie, à l'embouchure d'une rivière issue de 2 lacs que nous allons essayer d'atteindre. Papi explique à Arnaud le fonctionnement des fusées anti-ours. En effet l'ours polaire est protégé et il ne faut bien sûr tirer qu'en cas de légitime défense. Si on tue un ours, il faut le déclarer dans les meilleurs délais au Sysselmann qui mène alors une enquête. Ça ne rigole pas. Bon à savoir aussi : si on doit tirer il ne faut pas viser la tête, trop dure et qui risque de faire ricocher la balle, mais au défaut de l'épaule... En plus du fusil, des balles et des fusées anti-ours, on emmène aussi le téléphone satellite et le GPS pour pouvoir indiquer notre position en cas de problème. Tout ça est obligatoire. On laisse toutefois la balise de détresse à bord du bateau. Même si on sait que théoriquement les ours partent avec la banquise et vont vers le nord et la côte est en été, avec tout ça, on est moyennement rassuré quand on grimpe sur la moraine dont la courbure empêche de voir ce qu'il y a au-delà. On a beau freiner les enfants ils sont toujours devant, sans fusil (bon, je lève de suite le suspens, on ne verra pas d'ours, juste les zhommes qui ont vu l'ours!) J'adore quand il n'y a pas de sentier et que chacun donne son avis et ses arguments pour passer ici ou là! On reste un moment à observer ce labbe parasite (je crois) qui se sent chez lui et n'a pas la moindre envie de céder le terrain. Il faut dire que ça doit faire un moment qu'il nous a repérés: on distingue le bateau au loin à l'embouchure de la rivière. Marion le filme sous tous les angles tandis que les grands s'étonnent de la diversité de couleurs des cailloux. C'est tout de même l'été et il y a des fleurs! On finit par surplomber le lac inférieur et nous découvrons ce curieux sol polygonal, fruit du gel et de la neige. Des cailloux, des cailloux, encore des cailloux... Vers 22h il y a un peu de soleil au fond de la baie...
Mardi 13/07/10 Minuit pile : ça s'arrange! Je suis réveillée aux aurores (heu... façon de parler!) par la chaleur et les cris des sternes arctiques. A 6h30, je passe la tête dans le cockpit, émerveillée... A l'avant du bateau, la vallée où on s'est baladé hier. A droite: A gauche: Derrière: Et le ciel! Wouah! Branlebas de combat, tout le monde sur le pont! Il faut en profiter! On a à peine levé l'ancre qu'on voit apparaître un énorme bateau de croisière tout rouge : l'Expedition duquel s'échappent bientôt une dizaine de zodiacs qui envahissent la baie. On le croise pour nous diriger vers Alkhornet, une falaise abrupte qui marque l'entrée du fjord de Trygghamna et qui abrite une colonie d'oiseaux. On aperçoit des rennes qui broutent à son pied l'herbe qui profite bien des déjections des volatiles. On a un peu de vent (rare) et il est portant (encore plus rare!) Les cris des oiseaux sont assourdissants et masquent le bruit de ces belles cascades.
Plus à l'ouest la côte devient très plate et laisse deviner derrière, au NO, les montagnes de Prinz Karl Forland, une longue île qui délimite avec celle du Spitzberg le Forlandsundet, long détroit de presque 100 km de long dont la profondeur est insuffisante pour les paquebots de croisière. Comme dans un rêve on voit Albarquel croiser devant les montagnes et la brume. Le vent se maintient et c'est après une bonne journée de voile que nous mouillons au pied du glacier Eidembukta. L'endroit est si beau que j'en ai les larmes aux yeux, du coup impossible de ne pas mettre plein (trop) de photos de cet endroit. Aussitôt débarqués, je remarque de curieuses dépressions dans les galets de la plage, que je devine avoir été crées par des morses. Il y a un autre voilier au mouillage, le cotre anglais d'hier avec sa belle petite annexe en bois. Malgré la présence de lacs il n'y a pratiquement pas de moustiques au Spitzberg, l'été est trop court je pense. Les eiders apprécient ces étendues d'eau douce dont les rives sont jonchées de plumes et duvet. Ici, comparé à hier, la végétation est « « « luxuriante » » », même si les arbustes comme le saule arctique ne dépassent pas quelques centimètres de haut. On trouve d'abord du poil de renne, des crottes de renne, puis des bois de renne (plein!), une tête de renne (hum!) et des vrais rennes, un peu trouillards mais aussi très curieux si bien qu'ils nous tournent un peu autour tout en gardant leurs distances. Il n'y a pas d'arbres au Spitzberg mais il y a beaucoup de bois : du bois flotté venu des forêts de Sibérie et charrié jusqu'à la mer par les rivières en crue. Ces billes de bois ont permis autrefois l'installation de (relativement!) nombreux trappeurs, pêcheurs, chasseurs de baleines, morses, phoques en leur procurant de quoi s'abriter, se chauffer, et faire fondre la graisse des baleines pour en extraire l'huile. Sans tout ce bois apporté par le courant de Sibérie, il est probable que les incroyables massacres perpétrés dès le XVIIème siècle n'auraient pas eu une telle ampleur. Extrait du livre de C Kempf qui rapporte les paroles du découvreur du Spitzberg, W. Barrents: « Une terre nouvelle, où les baleines s'ébattaient comme carpes en viver et les morses se reposaient en obstruant les plages. Dès 1606, l'expédition de Bennett tua 700 morses en 6 heures à l'ïle aux Ours, puis 900 quelques jours plus tard... Dès 1604 Henri Hudson confirmait le grand nombre de baleines au Spitzberg et en 1610 Jonas Poole y débutait le grand massacre. Aujourd'hui la baleine franche est devenue très rare au Spitzberg et les morses, totalement disparus en 1920, sont aujourd'hui environ 2000 (contre probablement 100000 en 1600 (chiffres extraits du livre de C. Kempf) Peut-être ce bois torturé a-t-il été le témoin de ces tueries? De retour à notre annexe, nous apercevons, pile sur le trajet de la plage au bateau, un magnifique morse, en pleine forme! Un des équipiers anglais qui a débarqué nous rassure en nous expliquant doctement que ces bêtes- là (qui pèsent de 600 à 1200 kg!) sont très gentilles et qu'il n'y a rien à craindre. On l'observe donc mettre tranquillement à l'eau sa très belle coquille de noix, puis godiller sur un rythme tranquille en direction du cotre... quand le morse le repère et se met à nager dans sa direction! Gloups, l'anglais accélère le rythme mais il est évident que c'est utopique de vouloir distancer un morse ailleurs que sur la terre ferme. Heureusement, celui-ci, que sa myopie supposée avait sans doute empêcher d'identifier cet OFNI, s'en d��sintéresse soudain et retourne à son rocher parfaire sa toilette! On en profite pour l'observer un bon moment depuis notre rocher puis prudemment on décide de porter l'annexe quelques centaines de mètres plus loin avant de la mettre à l'eau.
Mercredi 14/07/10 Temps couvert égayé par la rencontre avec une colonie de morses à Poolepynten sur Prinz Karl Forland. On mouille à une distance prudente de la colonie, histoire de ne pas encore avoir à porter l'annexe même si elle n'est pas bien lourde. Les morses sont hyperplacides et il faut vraiment s'en approcher d'assez près avant qu'ils nous remarquent. Les sternes arctiques sont nettement plus agitées : on doit être dans une zone de nidification et elles ne nous laissent aucun répit. Comme ce sont des gringalettes (environ 100g, même si ce sont les championnes de la migration puisqu'elles volent jusqu'en Antarctique parcourant ainsi plus de 35000 km), protégés par un bonnet, nous ne risquons rien mais il est plus agréable d'éviter leurs attaques en leur tendant un bâton en guise de leurre (elles attaquent toujours le point le plus haut, c'est cool) Avec ce temps, on n'a aucun mal à se mettre dans la peau des chasseurs d'antan qui devaient habiter cette petite cabane décorée avec « raffinement ». Admirez le flegme de Marion qui ne se laisse pas impressionner par les gringalettes.
La journée se poursuit sous les nuages, nous remontons le Forlandsundet vers le Nord en direction de Ny Alesund où nous arrivons vers minuit après avoir admiré une fugace lueur solaire sur un glacier du coin. L'absence de nuit facilite grandement la navigation : on n'est jamais pressé par la crainte de se retrouver à naviguer dans le noir dans une zone pratiquement dépourvue de balisage.
Jeudi 15/07/10 On est réveillé à 8h par l'Expedition qui se met à quai : grondements de moteur et bruits de chaînes. Le temps est couvert et on flemmarde un peu : pas envie de visiter Ny Alesund en même temps que les passagers de l'Expedition. On se prend une bonne douche au centre de recherche marine (on apprendra le lendemain que ce n'est plus là qu'il faut aller mais dans la maison communale, pour la modique somme de 70 kr!), on fait le plein d'eau (chaude?!) puis on va visiter le village alors que les touristes de l'Expedition regagnent déjà leur bord. Le port est tout petit mais assez bien abrité, on y trouve un étrange vaisseau tout droit sorti de l'univers de Jules Verne... Quelques zodiacs utilisés par les scientifiques pour aller faire leurs relevés... Quelques voiliers de temps en temps... Et plusieurs fois par semaine des paquebots de croisière. Ny Alesund est un ancien village minier dont l'activité a cessé en 1963 suite à plusieurs coups de grisou faisant de nombreuses victimes, et qui s'est reconverti en structure d'accueil pour les scientifiques venus d'une dizaine de pays différents Il y a environ 25 habitants en hiver et cinq fois plus en été. Le village est aussi à présent une halte incontournable pour les paquebots de croisière, même si la cohabitation entre scientifiques qui sont là pour des missions de plusieurs mois et touristes (20000/an!) qui débarquent pour une paire d'heures et envahissent le village n'est pas des plus chaleureuses. L'accueil des sternes lui, est franchement hostile puisqu'on nous sommes dans une de leur zone de nidification favorites, du fait de la présence (surtout historique) de chiens de traineau éloignant les renards arctiques. Nous apercevrons tout de même fugacement de petits renardeaux nichant sous une maison. Il n'y a presque pas de voitures (qq km de routes tout au plus) et les scientifiques se déplacent le plus souvent à vélo. Tiens tiens il y a des Français par ici!
En effet.
Ny Alesund se situe dans le Kongsfjorden (la Baie du Roi) au fond duquel se jette le Kongsbreen (Glacier du Roi) : on décolle tranquillement en début d'après-midi en espérant que le temps se lève un peu car pour le moment on ne voit le glacier que sur la carte! Peu à peu la brume s'effiloche, juste assez lentement pour que le paysage garde encore un peu de son mystère. Le soleil joue avec les nuages. On découvre peu à peu quelques pièces du puzzle... Il y a de plus en plus de glaçons, surveillé de près par Arnaud. Enfin le front glaciaire apparaît, très impressionnant. Les nuages se disloquent encore plus et une magnifique colline rouge apparaît : c'est cette roche qui donne à l'eau de mer cette belle teinte rosée. Le fond remonte soudain et nous ne pensons pas raisonnable d'approcher plus, compte-tenu du tirant d'eau du bateau (2m) Le front de glace paraît tout proche et pourtant d'après le GPS nous en sommes à 1 km! Nous faisons lentement demi-tour, dérangeant au passage quelques oiseaux. C'est fou comme la sortie est encombrée à présent : la coque du bateau est en polyester et il faut éviter de percuter l'un de ces growlers. On va tout doucement, ce qui laisse le temps au soleil de chasser définitivement les derniers nuages. On est baba devant un tel spectacle! Bleu du ciel et de la glace, blanc de la neige et rouge de la roche : c'est tout simplement sublime! On se balade toute l'après-midi au milieu des icebergs : on se faufile au plus près en nous émerveillant des crépitements causés par la fonte de la glace. Avec ce soleil, ça dégouline de partout et le spectacle est bien sûr visuel mais aussi acoustique! Cerises sur le gâteau (ou plutôt nunataks sur le glacier : http://fr.wikipedia.org/wiki/Nunatak), au loin apparaissent 3 montagnes acérées, dont les flancs ont été taillés par le gel : les Tre Krone (Trois couronnes, 1225m. Le point culminant du Svalbard est plus au sud : 1431 m) Elles sont absolument fascinantes! Si j'étais alpiniste, je crois que je ferais une fixation dessus! Tout est gigantesque, on distingue à peine ce magnifique schooner hollandais, le Norderlicht qui fait pourtant plus de 40 m hors-tout, mouillé au pied de la falaise! Nous préférons mouiller plus loin du glacier, notre coque n'étant pas faite pour fricoter de trop près avec la glace, et trouvons un joli mouillage à Ny London, en face de Ny Alesund. Cette toute petite crique permettait autrefois l'accès à une carrière de marbre. Nous remettons la visite des vestiges au lendemain car il est bien tard.
Vendredi 16/07/10 2h du matin, le vent se lève, du sud et la houle entre tout droit dans notre petite crique. Le rivage est tout proche, on n'aurait aucune marge si l'ancre venait à chasser, il faut partir. Pas de nuit, heureusement.... On s'habille bien chaudement car avec le manque de sommeil et le vent, ça ravigote! Il n'y a pas beaucoup d'abris dans le coin alors on décide d'aller vers le Glacier du 14 juillet dans le Krossfjorden. Il y a une langue morainique qui devrait nous permettre de trouver un mouillage abrité de la houle. Hélas, l'endroit est infesté de glaçons, impossible même de s'en approcher. Demi-tour vers Alesund : on passe devant le Cap Mitra, joliment éclairé par le rayon de 5h du mat. Un peu plus tard on aperçoit le Noorderlicht qui lui aussi a du quitter son mouillage, très exposé au pied de la falaise. La houle est très courte et hachée et comme je m'en doutais, le temps de descendre faire un petit pipi (ce qui nécessite tout de même un certain temps avec le harnais, la veste de ciré, la salopette...), j'ai le mal de mer. Quelques heures plus tard, les enfants, qui ont fini leur nuit, émergent un à un pour venir respirer un peu d'air frais. Finalement on est tous malades sauf Papi of course. Grosse partie de rigolade (un peu jaune!) quand on se retrouve tous les 4 à vomir en coeur! En effet, Alesund n'est plus très loin et on sait que nous allons bientôt retrouver la terre ferme. On y arrive en milieu de journée et après une grosse sieste, le beau temps étant revenu on décide de refaire un petit tour à terre. L'ancien train qui reliait la mine au quai de Ny Alesund a été restauré. Voici la poste la plus septentrionale du monde. Plus haut dans le village se trouve le buste de Roald Amundsen, explorateur norvégien qui fut en 1926 le premier à conquérir le pôle nord au moyen d'un dirigeable. Il partit, accompagné de l'Italien Umberto Nobile, de l'américain Ellsworth et de 12 hommes d'équipage, le 11 mai de Ny Alesund et arriva en Alaska le 15 mai après un parcours de 5500 km.
Biographie d'Admunsen : http://agora.qc.ca/dossiers/Roald_Amundsen
Le pylône qui servit de point d'amarrage au Norge est toujours là, intact. On imagine fort bien l'excitation de ces hommes au moment de couper les amarres pour s'élancer vers le Nord!
Un peu plus loin se trouve le « camping officiel », à gauche après le pont, précédé de ses toilettes(!). Quelques rennes peu farouches se baladent dans le coin, habitués aux hommes.
Samedi 17/07/10 Nuit paisible au ponton mais réveil en fanfare par l'arrivée quasi simultanée de 2 paquebots! Cette fois la responsable du port vient encaisser la nuitée (300 kr, et encore c'est un « prix d'ami ») La météo annonce des vents du sud pour plusieurs jours et nous préférons ne pas aller plus au nord car le retour serait vraiment long avec le vent dans le pif et l'avion est déjà dans une semaine. La mer est moins hachée que la veille et le bateau bien calé à la gîte taille régulièrement sa route vers le Forlandsundet. Plus loin, nous prenons 2 ris car le vent, sans doute canalisé par le relief, forcit jusqu'à 30 noeuds.. Le paysage est spectaculaire, le relief me fait penser à la Patagonie (que je ne connais pas...encore) Sur des dizaines de miles, les fronts glaciaires se succèdent, austères, hostiles, impressionnants. Après 12h de près, on mouille sur la côte est de Prinz Karl Forland dans la baie de Selvagen, bien abritée de la houle. Ouf!
Dimanche 18/07/10 Petite traversée tranquille jusqu'à Farmhamna de l'autre côté du Forlandsundet. Le vent est tombé et le ciel se dégage en fin de journée. On en profite pour aller se balader à terre. Un coup d'oeil sur le bateau : ça va, le mouillage est calme. Je vois Papi et les enfants qui semblent observer quelque chose. Des rennes! Pas étonnant car ici le paysage est assez bucolique même si nous sommes cernés par les glaciers. Ils sont très curieux et passent et repassent pour mieux nous observer : c'est réciproque et on ne s'en lasse pas. Leur hardiesse nous étonne car tout près d'ici habite une famille de trappeurs qui malheureusement était en vacances (à la voile vers la Norvège continentale) quand nous sommes passés. Je vous invite à aller faire un tour sur leur site (en Norvégien mais avec Google Translate on se débrouille) pour découvrir la vie de ce couple de trappeurs et leurs filles. http://www.farmhamna.no/doku.php?id=start On est seulement mi-juillet et la toundra commence déjà à prendre ses couleurs d'automne.
Le ciel, tourmenté, est superbe!
Lundi 19/07/10 Journée qui ne restera pas dans les annales : pluie, pétole, étape de transition jusqu'à Longyearbyen. Zéro photo!
Mardi 20/07/10 Après une bonne nuit à couple de Cochize, un beau sloop anglo-italien, nous allons faire un tour « en ville » munis de nos sacs à dos pour faire un ravitaillement en produits frais. Ce doit sans doute être le Kebab le plus septentrional de la planète! Nous arpentons la principale rue commerçante de la ville. C'est la porte de la banque!
Les skidoos sont au repos en attendant la neige qui reviendra dès octobre. Attirail du parfait petit Norvégien amoureux de nature.
Longyearbyen n'a pas grand charme même si on y trouve un niveau d'équipements équivalents à des villes beaucoup plus grandes sur la Norvège continentale. Le gouvernement norvégien a toutefois fait le choix de rapatrier sur le continent tous les habitants trop faibles (physiquement ou économiquement) pour se débrouiller seuls. Ainsi, il n'y a aucune infrastructure pour les personnes âgées.
Seule la mine N°7 est encore exploitée (principalement pour chauffer la ville) et la recherche scientifique (il y a même une université « UNIS ») et le tourisme sont en plein essort. Le passé minier resurgit un peu partout sur la côte ouest du Spitzberg avec des « vestiges » qualifiés d'historiques.... Je pense que c'est un argument facile pour éviter aux gouvernement norvégiens et russes d'évacuer leurs cochonneries!
Nous appareillons en début d'après-midi cap à l'est A hauteur de Diabasodden, Papi remarque de curieux « glaçons » isolés : il s'agit en fait de belugas! Ils sont environ une demi-douzaine à longer la côte tranquillement. Nous les suivons, captivés par le spectacle, quand soudain nous talonnons violemment. Nous sommes pourtant assez loin de la côte et la carte ne mentionne pas de cailloux! Le bateau s'arrête net et mon père part le nez en avant contre la barre de maintien de la capote. Branlebas de combat, il pisse le sang : la monture de ses lunettes a entaillé la peau de la base du nez. J'ai beau comprimer longuement, un petit vaisseau continue de saigner... Dire que ça fait 15 ans que je me trimballe à chacun de nos voyages « exotiques » du matériel de suture! Pour cette fois, je ne l'ai pas pris et il faut nous contenter de quelques malheureux stéristrips qui ne collent pas et d'un paquet de kleenex! Pendant que je m'occupe du pif de Papi, les enfants ont affalé la grand-voile, nettoyé le cockpit « ensanglanté » (bon j'exagère un peu!) et vérifient à plusieurs reprises qu'il n'y a pas d'eau dans les fonds. Tout va bien! Pendant ce temps, le vent s'est levé, on l'a dans le pif (c'est le cas de la dire!) tout comme le clapot, très court : du coup on décide d'aller mouiller dans la baie de Skansbukta à l'entrée du Billefjorden. On y arrive en même temps que Flocon de Mer, un OVNI 395 déjà rencontré à Tromso par mon père et Alain. C'est fou le nombre de voiliers français au Spitzberg : c'est vraiment et de loin la nationalité la plus représentée. On passe ensemble au pied d'une falaise couverte d'oiseaux, quel vacarme! On mouille un peu plus loin, à l'abri du vent et du clapot tandis que Flocon de Mer qui est un dériveur, en profite pour aller encore plus au fond, bien à l'abri.
Mercredi 21/07/10 On décolle de bonne heure pour avancer vers le fond du Billefjorden avant que le vent ne forcisse au cours de la journée. En route donc vers Pyramiden, une incroyable ville fantôme russe. On longe quelques montagnes très colorées au pied desquelles on remarque une tente identique à la nôtre! Enfin on reconnaît sans hésitation la forme caractéristique de la montagne qui surplombe la ville de Pyramiden. Cette ancienne ville minière soviétique a compté jusqu'à 1000 habitants en 1990. C'était la 2ème ville minière soviétique (la première, Barentsburg, à l'entrée de l'Isfjord est toujours en activité) La concession est fermée depuis 1998, et il a ensuite fallu attendre 2 ou 3 ans avant que ses habitants soient enfin évacués par un bateau russe, sous la pression internationale. En effet, après de la Perestroika et de la dissolution de l'Union Soviétique en 1991, puis la fermeture de la mine par son propriétaire l'Arktikugol en 1998, les gens de Pyramiden ont été littéralement oublié par le gouvernement russe et totalement abandonnés à leur sort. Ils ont pendant des années survécu grâce à l'aide de la Norvège. Finalement, les russes ont enfin décidé d'évacuer les habitants de Pyramiden, dans l'urgence, si bien qu'en se baladant dans la ville on a souvent l'impression que la vie s'est arrêtée d'un coup, comme après un holocauste nucléaire.
On estime que compte-tenu du climat froid et sec, il faudra au moins 500 ans avant que le fjord ne retrouve son aspect naturel. Ce chiffre me paraît très optimiste quand on considère la quantité de ferraille, béton, machines-outils, produits chimiques accumulée au pied de la Pyramide. La ville est abandonnée depuis 20 ans et seule une poignée d'hommes (4 ou 5) de l'Arktigugol y maintiennent une présence « stratégique ».
Dans ce décor de décadence post-industrielle, on remarque de suite 2 conteneurs rouges vifs posés sur la quai, ils appartiennent à une mission scientifique tchèque. Un peu plus loin 3 conteneurs bleus pimpants abritent des français, chercheurs de fossiles, qui sont là pour quelques semaines : http://caracolexpedition.wordpress.com/tag/pyramiden/page/2/
Nous avons eu la chance de visiter Pyramiden sous le soleil. Je vous laisse imaginer l'impression qu'elle peut donner par mauvais temps!
A peine le bateau laborieusement amarré au quai branlant, Arnaud part en exploration. Nous sommes bien à l'abri du quai, la nuit devrait être calme. C'est vraiment une expérience incroyable de se balader librement dans un tel endroit. L'accès aux bâtiments fermés est interdit (bah oui, n'oublions pas que ce sont des « vestiges ») mais autrement on peut aller partout à sa guise, avec prudence toutefois car tout est un peu déglingué et rien n'est sécurisé bien sûr.
Ici, le propriétaire est toujours-depuis 1931- la Cie Russe Arktikugol dont un représentant viendra nous faire payer 200 kr pour passer la nuit amarré à ce quai délabré...
Le pilote d'un hélicoptère chargé de transporter du matériel pour construire une antenne sur une montagne du coin viendra très gentiment nous recommander de tout bien fixer sur le bateau. La vue en hélico doit être éblouissante. Les vols touristiques sont fort heureusement interdits au Spitzberg mais les Cies minières semblent avoir tous les droits.
Le temps de prendre le repas de midi, les passagers du Polargirl, arrivé peu après nous, ont déjà fini leur petit tour à Pyramiden. Pas de temps à perdre pour ce bateau de croisière qui organise des virées à la journée depuis Longyearbyen.
La ville est à nous!
Premiers pas sur le quai...
1ères bouteilles...
Sur le site de Pyramiden, le sol est complètement pollué entre autres par le charbon. Avec la fonte estivale de la couche superficielle du sol, le terrain devient absolument dégueulasse (c'est pareil à Longyearbyen) et les « conduites de vie » sont bien pratiques pour se déplacer. Ces tunnels de bois acheminaient l'eau, le chauffage et l'électricité dans chacun des bâtiments de la ville. On retrouve d'ailleurs le même système, à plus petite échelle, à Ny Alesund.
On a vraiment regretté de ne pas lire le cyrillique!
Cette maison donne l'impression d'être encore parfois habitée. Grosse rigolade des enfants en découvrant le PQ : un livre de math en russe! Il faut croire qu'après le boulot, les ouvriers avaient encore de l'énergie...
Ce ne sont pas des bouteilles de vodka...
On monte vers l'atelier de (grosse) mécanique. Quel décor de cinéma! Cette maison est fermée, dommage! Si quelqu'un lit le russe...
Dans l'atelier de mécanique:
Un peu plus loin on se dirige vers une sorte de funiculaire qui descendait de la montagne, percée de 60 km de galeries! Des glissements de terrain sabotent peu à peu les installations. Des oiseaux ont pris possession des lieux, on dirait du Hitchcock! Quel vacarme!
Pas de doute cette croix est postérieure à la chute de l'URSS. Ça n'aurait pas plus à ce vieux Lénine... Monumentââle allée.
L'école.
Les maisons d'habitation.
L'hôpital. 20 ans que cet arbre n'a pas été arrosé et il a encore ses feuilles!
Pas frileux!
Il y avait une piscine et même une étable/porcherie.
Tiens voilà l'équipage de Flocon de Mer! Long bavardage sous le soleil pour nous raconter nos aventures réciproques : ces veinards ont vu une ourse polaire et ses 2 petits un peu au Nord du Fjord de la Madeleine. Ils ont pu les accompagner le long de la côte en les suivant en bateau pendant plus de 2 heures, la chance! Ils les ont quittés quand la mère a commencé à montrer des signes d'énervement et d'agressivité. J'apprendrais plus tard que 2 kayakistes ont aussi vu un ours mais de trop près : l'un d'eux s'est fait grièvement blesser à la tête avant que son compagnon ne puisse tuer l'ours. Ils se sont fait attaquer alors qu'ils dormaient dans leur tente, glups!
La petite équipe qui maintient une présence russe occupe le Pyramiden Hotel dont la visite vaut la peine : hauts plafonds à coffrages, couleurs criardes, dorures, atmosphère surchauffée, posters de la « grande époque », « boutique souvenir » avec des poupées russes et des chapkas et à la sortie « art soviétique » pour maintenir le moral des troupes!
C'est paradoxal mais malgré l'impact environnemental désastreux de cette cité abandonnée, on a adoré la visiter. Les enfants au moins autant que nous les adultes alors qu'ils n'ont que des notions très floues de guerre froide et d'équilibre est-ouest. Depuis la Perestroïka, l'accès de Pyramiden (et de Barentsburg, encore en activité) est libre, tout simplement.
Superbe lumière en fin de journée.
Jeudi 22/07/10 Nuit calme à quai, Flocon de Mer n'est plus là ce matin. On le retrouve mouillé devant le Nordenskiöldbreen dans la baie en face de Pyramiden : la houle s'est levée au petit matin et le côté exposé du quai est vite devenu intenable. Ils ont terminé leur « nuit » devant ce glacier. Nous mouillons à notre tour et débarquons pour nous dégourdir un peu les jambes : l'endroit est très austère et n'invite pas vraiment à la balade d'autant que la marche dans la moraine instable n'est pas facile. Voilà qu'il se met à pleuvioter, retour au bateau... Peu à peu la quantité de glaçons flottant à la surface de l'eau augmente et nous préférons retourner dormir à Skansbukta car même s'ils ne sont pas bien gros, ça fait un bruit terrible quand ils viennent frotter la coque.
Vendredi 23/07/10 En route vers le fond du Tempelfjord et le Von Postbreen. La géologie du Tempelfjord est assez spectaculaire avec ses pentes ravinées par l'érosion. On approche le glacier de Von Postbreen qui ressemble à une belle piste bleue. Avec plus de temps, j'aurais bien aimé débarquer sur cette petite langue morainique. Le fond remonte rapidement : demi-tour! On trouve un joli mouillage dans une baie à l'entrée du Tempelfjord sur sa côte nord. On rencontre 3 norvégiens venus en zodiac depuis Longyearbyen passer le WE. Il y a une ou deux cabanes dont les fenêtres sont protégées des ours polaires par des barbelés et de longues pointes dépassant vers l'extérieur! Ici aussi on rencontre des rennes.
Samedi 24/07/10 On retrouve Longyearbyen en fin d'après-midi. Il y a « un monde fou » au port, plein de Français encore une fois. C'est le WE et le moment de changer d'équipage pour les bateaux-charters. Douche, bagages, bavardages...
Dimanche 25/07/10 Lever de bonne heure pour attendre le bus qui nous emmène à l'aéroport. Petit aéroport très convivial. Pas mal de monde, principalement des croisiéristes.
Décollage à 8h, arrivée à Nancy 12h plus tard. Des images plein la tête et une énorme envie d'y retourner avec Fred le plus vite possible! Dans quelques heures Thienan et François vont retrouver mon père pour redescendre vers les Lofoten. Le Papy Boom et son capitaine regagneront Quiberon fin septembre, en pleine forme, après 4mois et demi de mer et 6000 miles. Une belle aventure!
Visa Schengen pour un Thaïlandais? English translation pending
Bonjour,
Quand un Thaï obtient un visa touriste pour la France , c'est un visa Schengen , n'est ce pas ? Il peut donc aller en France mais ausi dans les autres pays de la zone . Peut il aller en 1er en Belgique par exemple ? ou doit il aller en premier en France ?
merci
Quand un Thaï obtient un visa touriste pour la France , c'est un visa Schengen , n'est ce pas ? Il peut donc aller en France mais ausi dans les autres pays de la zone . Peut il aller en 1er en Belgique par exemple ? ou doit il aller en premier en France ?
merci
Compagnie lowcost pour Fuerteventura en janvier? English translation pending
Bonjour,
je cherche une compagnie pas chere qui dessert fuerteventura en janvier depart lyon, geneve, marseille, bale mais pas paris
merci d'avance
je cherche une compagnie pas chere qui dessert fuerteventura en janvier depart lyon, geneve, marseille, bale mais pas paris
merci d'avance
Formalités sur le transit d'alcool en Europe? English translation pending
Bonjour à tous,
Voila l'histoire : au départ de Johanesburg, un pote grille ses derniers sous en achetant deux bouteille de vin sud africain. Les flacons sont mis dans un emballage scéllé et voyagent avec les bagages à main.
Mais pour raisons budgétaire le vol n'est pas direct, le pote se pose à Frankfurt ou à la douane ses bouteilles semblent " coincer " ... mais on le laisse partir avec . Sauf que de là il ne vient toujours pas directement en France puisqu'il a encore un stop a Zurich et là ... les bouteilles sont confisqués !
Je vous la fait simple parce que bien sur, même si on sait tous que ça ne sert à rien, le pote à tenter de discuter avec les douanières Suisse ... sans aucun résultat bien sur puisque on connait la rigueur des douanier Helvètes ! Il semblerait que la raison de cette confiscation soit qu'il est interdit de faire transiter en Europe de l'alcool acheter HORS de l'UE ...
Donc Jo'bourg / Paris direct : pas de soucis mais Jo'bourg / Zurich / Paris : pas possible ... Mais ne écrivant ça je pense que Zurich et la Suisse ne fait pas partie de l'UE ... ??? 🤪🤪🤪
Alors qui peut me donner des explications ?
Voila l'histoire : au départ de Johanesburg, un pote grille ses derniers sous en achetant deux bouteille de vin sud africain. Les flacons sont mis dans un emballage scéllé et voyagent avec les bagages à main.
Mais pour raisons budgétaire le vol n'est pas direct, le pote se pose à Frankfurt ou à la douane ses bouteilles semblent " coincer " ... mais on le laisse partir avec . Sauf que de là il ne vient toujours pas directement en France puisqu'il a encore un stop a Zurich et là ... les bouteilles sont confisqués !
Je vous la fait simple parce que bien sur, même si on sait tous que ça ne sert à rien, le pote à tenter de discuter avec les douanières Suisse ... sans aucun résultat bien sur puisque on connait la rigueur des douanier Helvètes ! Il semblerait que la raison de cette confiscation soit qu'il est interdit de faire transiter en Europe de l'alcool acheter HORS de l'UE ...
Donc Jo'bourg / Paris direct : pas de soucis mais Jo'bourg / Zurich / Paris : pas possible ... Mais ne écrivant ça je pense que Zurich et la Suisse ne fait pas partie de l'UE ... ??? 🤪🤪🤪
Alors qui peut me donner des explications ?
Qatar Airways: actuellement, aller/retour pour le Vietnam à moins de 600€ English translation pending
Un petit message pour un petit bon plan. Actuellement, c'est les soldes d'été chez Qatar Airways : Paris-Saigon à 598,00€ AR ca vaut le coup ! Profitez en ...
Comment se rendre à l'aéroport Charles-de-Gaulle quand on vient de la province? English translation pending
Bonjour à tous,
Alors voilà, j'ai un petit tracas par rapport au fait de devoir me rendre à l'aéroport Paris - CDG tôt le matin (je dois y être aux alentours de 7h30). Venant de la province, je voulais tout d'abord emprunter un des TGV qui nous dépose directement à l'aéroport mais aucun ne roule de nuit visiblement... Comme je ne suis pas un habitué des transports en commun dans Paris, j'ai pas trop envie de tenter le RER. Il y a bien la solution de dormir à l'hôtel sur place mais ils ne sont pas donnés :(
J'aimerais donc savoir si certains connaissent un moyen autre que ceux dont j'ai parlés ? Merci par avance :)
Alors voilà, j'ai un petit tracas par rapport au fait de devoir me rendre à l'aéroport Paris - CDG tôt le matin (je dois y être aux alentours de 7h30). Venant de la province, je voulais tout d'abord emprunter un des TGV qui nous dépose directement à l'aéroport mais aucun ne roule de nuit visiblement... Comme je ne suis pas un habitué des transports en commun dans Paris, j'ai pas trop envie de tenter le RER. Il y a bien la solution de dormir à l'hôtel sur place mais ils ne sont pas donnés :(
J'aimerais donc savoir si certains connaissent un moyen autre que ceux dont j'ai parlés ? Merci par avance :)
Trouver des billets de vol à bon prix pour le Brésil auprès de TAP Portugal English translation pending
bonjour
allant chaque annee au bresil
j ai pause la question ""quand est il preferable d acheter son, billet "
beaucoup m ont repondu l
"le plus tot possible"
en fait c une grosse betise
les prix que j ai trouve par exmple sur la tap sont au plus bas
en juin pour aout et apres montent doucement
avec la tap ils sont plus chers en janvier pour aout par exmple ....
donc a moins de vouloir leur faire de la tresorerie , aucun interet.......
deuxieme volet est il interessant de prendre son billet sur le site de reservation de la tap (ou autre..) AUCUN INTERET si vous avez une ou plusieurs escales car comme ttes les compagnies on va vs vendre les horaires de la c"ompagnie"" le mieux est bien sur de faire apel a opodo ou autre booker vs gagnerez temps et argent de tte façon s il ya un pb avec la tap ils ne parlent que portuguais
deuxieme volet est il interessant de prendre son billet sur le site de reservation de la tap (ou autre..) AUCUN INTERET si vous avez une ou plusieurs escales car comme ttes les compagnies on va vs vendre les horaires de la c"ompagnie"" le mieux est bien sur de faire apel a opodo ou autre booker vs gagnerez temps et argent de tte façon s il ya un pb avec la tap ils ne parlent que portuguais
Deux bagages cabines chez Ryanair? English translation pending
Bonjour, je pars lundi prochain en Irlande de Nantes. je me demandais si ça passe quand même avec 2 bagages cabines chez ryanair, le premier aux dimensions, plus un petit sac à dos ? Je sais que normalement c'est un seul, mais sont-ils regardant dans ce cas là ?
merci de vos réponses.😉
Billets d'avion moins dispendieux Montréal-Düsseldorf? English translation pending
Je m'apprête de voyager en Europe notamment à Dusseldorf. J'ai trouvé un prix de billet d'avion de $1200. Est-ce que quelqu'un connaît un site pour trouver des billets moins dispendieux de Montréal/Dusseldorf? Avec Air Transat, je peux me rendre à Bruxelles pour $764.00 mais je dois trouver un moyen pour me rendre à Dusseldorf. Quel est la distance pour le train de l'aéroport à la station de train? Dois-je prendre un taxi pour me rendre à la station de train? Merci.
Bagage en cabine chez Air Canada: nouvelles normes English translation pending
bonjour
depuis la mise en application des nouvelles normes quelqu'un a -t-il pris un vol sur air canada ?
on a des bagages a main aux normes cabines mais ils sont un peu plus grands que ce qui est demandé par air canada
font ils des controles ds des gabarits ou si la taille est "raisonable" ça passe comme une lettre a la poste?
merci de vos reponses
Voyage au Nicaragua avec ma copine nicaraguayenne: vol le moins cher possible? English translation pending
Bonjour,
Je souhaiterais partir au Nicaragua avec mon amie qui est originaire de ce pays. Nous vivons en couple depuis 5 mois en France (elle vit chez moi). Elle est assistante de langue et donne des cours d'espagnole dans les écoles primaires. Son visa est un "visa travailleur temporaire" (CESDA) qui est valable 1 an. Elle doit retourner dans son pays pour changer le statut de son visa (elle va faire LVE à l'université de toulouse à la rentrée prochaine).
J'aimerais partir avec elle et nous cherchons des plans pour les vols les moins chers possibles. A savoir qu'elle ne peut pas passer par les états unis (elle n'a pas le visa de transit). Et c'est trop chiant pour elle à avoir (d'un point de vu financier et logistique).
On était prêt à partir de bruxelles avec jetairfly.com. Les billets AR pour nous deux, nous revenaient à 1200€.
Le problème se trouve dans les conditions de cette compagnie : Les ressortissants non européens ne sont pas admis sur ces volsPour cette destination Jetairfly possède uniquement d'une licence pour le trafic touristique. La vente aux ressortissants non-UE sans voucher d’hôtel, valable pour le séjour total, n’est PAS PERMIS. Tenez donc compte du fait que les passagers qui n'auront pas respecté cette condition se verront refuser l'accès à l'avion et/ou ne seront pas autorisés à entrer dans le pays de destination. Tous les frais et indemnisations qui en découlent seront à charge du(des) contrevenant(s). Veuillez à cet effet cocher la case correspondante. La date limite est le 22 septembre. Nous savons qu'en passant par le costa rica cela nous reviendra moins cher et c'est ce vers quoi nous nous orientons. Nous avons un budget de 700€ par tête pour L'A/R (1400 pour les deux).
C'est une demande très importante, c'est pourquoi toute aide est la bienvenue.
Merci.
Je souhaiterais partir au Nicaragua avec mon amie qui est originaire de ce pays. Nous vivons en couple depuis 5 mois en France (elle vit chez moi). Elle est assistante de langue et donne des cours d'espagnole dans les écoles primaires. Son visa est un "visa travailleur temporaire" (CESDA) qui est valable 1 an. Elle doit retourner dans son pays pour changer le statut de son visa (elle va faire LVE à l'université de toulouse à la rentrée prochaine).
J'aimerais partir avec elle et nous cherchons des plans pour les vols les moins chers possibles. A savoir qu'elle ne peut pas passer par les états unis (elle n'a pas le visa de transit). Et c'est trop chiant pour elle à avoir (d'un point de vu financier et logistique).
On était prêt à partir de bruxelles avec jetairfly.com. Les billets AR pour nous deux, nous revenaient à 1200€.
Le problème se trouve dans les conditions de cette compagnie : Les ressortissants non européens ne sont pas admis sur ces volsPour cette destination Jetairfly possède uniquement d'une licence pour le trafic touristique. La vente aux ressortissants non-UE sans voucher d’hôtel, valable pour le séjour total, n’est PAS PERMIS. Tenez donc compte du fait que les passagers qui n'auront pas respecté cette condition se verront refuser l'accès à l'avion et/ou ne seront pas autorisés à entrer dans le pays de destination. Tous les frais et indemnisations qui en découlent seront à charge du(des) contrevenant(s). Veuillez à cet effet cocher la case correspondante. La date limite est le 22 septembre. Nous savons qu'en passant par le costa rica cela nous reviendra moins cher et c'est ce vers quoi nous nous orientons. Nous avons un budget de 700€ par tête pour L'A/R (1400 pour les deux).
C'est une demande très importante, c'est pourquoi toute aide est la bienvenue.
Merci.
Îles Gili pour faire de la plongée en une journée? English translation pending
Bonjour,
Je pars pour Bali dans tout pile dix jours. Après 6 jours de mini circuit, nous irons vers nusa dua (hotel nusa dua beach) et je souhaite aller plonger sur Gili trawangan. Est-ce faisable en une journée de partir de nusa dua, aller à Trawangan, plonger et revenir le soir même, le tout en speed boat?
Quelqu'un a t-il une idée du budget pour une telle journée?
Merci d'avance, il me tarde de partir...😎
Merci d'avance, il me tarde de partir...😎
Trouver un billet d'avion pas cher pour Bangkok? English translation pending
🙂bonjour !
Nous souhaiterions acheter un vol sec pour la Thailande. Certaines compagnies aériennes offrent des billets d'avion très abordables. Je recherche via google mais je m'y perds un peu !!!! 🤪🤪
Je suis donc preneuse de tout conseil ou site à conseiller pour effectuer mes recherches.😏
Merci beaucoup
nath et Luc
Merci beaucoup
nath et Luc
Passeports français pour un voyage en Turquie? English translation pending
Bonjour
J'ai vue que vous avez répondu a pas mal de questions sur les passeports français en ce qui concerne la turquie...
J'aimerais savoir si voyageais avec un passeport français périmé depuis peu (1mois) est toujours possible et d'actualité???
(départ d'allemagne je ne sais pas si ça change quelque chose... et ma CNI est encore valable 2mois et 22jours apres mon retour donc pas 3mois ...)
Merci d'avance
Vol Düsseldorf-Bangkok sur Air Berlin en classe affaire English translation pending
je vois des billets a 1630€.
ca vaut quoi cette compagnie de dusseldorf en business pour bangkok?SVP
y a prise de courant pour pc?
ca vaut quoi cette compagnie de dusseldorf en business pour bangkok?SVP
y a prise de courant pour pc?
Partage des codes de vols Star Alliance? English translation pending
Bonjour à tous
Au sein de Star Alliance, on trouve par exemple des avions Air Canada qui assurent aussi des vols sous numéro Lufthansa ou inversement ...
Je me pose une question :
AIR CANADA propose de réserver ses places à l'avance et j'ai vu, sur leur site, que moyennant 50 $ canadiens il est possible de réserver des places avec un espacement supérieur ( "Places Préférence" ).
Si j'achète mes billets directement chez AIR CANADA pas de problème pour les réserver, mais si je prends mes billets chez Lufthansa et que je voyage sur un avion Air Canada (sous numéro de vol Lufthansa) ai-je la possibilité de bloquer ces sièges ou pas ?
Etant grands, nous souhaiterions bloquer pour notre vol retour ( de nuit ) ce type de sièges aussi, selon la réponse, je prendrai mes billets chez Lufthansa (afin de bénéficier des lois européennes en cas de problème qui sont plus avantageuses pour les voyageurs que les lois nord américaines ) sinon il faudra que je réserve directement chez Air Canada.
Merci d'avance
Au sein de Star Alliance, on trouve par exemple des avions Air Canada qui assurent aussi des vols sous numéro Lufthansa ou inversement ...
Je me pose une question :
AIR CANADA propose de réserver ses places à l'avance et j'ai vu, sur leur site, que moyennant 50 $ canadiens il est possible de réserver des places avec un espacement supérieur ( "Places Préférence" ).
Si j'achète mes billets directement chez AIR CANADA pas de problème pour les réserver, mais si je prends mes billets chez Lufthansa et que je voyage sur un avion Air Canada (sous numéro de vol Lufthansa) ai-je la possibilité de bloquer ces sièges ou pas ?
Etant grands, nous souhaiterions bloquer pour notre vol retour ( de nuit ) ce type de sièges aussi, selon la réponse, je prendrai mes billets chez Lufthansa (afin de bénéficier des lois européennes en cas de problème qui sont plus avantageuses pour les voyageurs que les lois nord américaines ) sinon il faudra que je réserve directement chez Air Canada.
Merci d'avance
Comment se faire avoir par US Airways... English translation pending
La semaine dernière j'ai acheté sur le site usairways.com 3 billets AR province/Philadephie.
Pendant la résa et AVANT de payer vous pouvez choisir vos sièges sur les différents segments.
Aucun message signalant un problème.
Ensuite vous payez avec votre CB ou AMEX.
Et là surprise AVEC la validation du paiement, un message vous dit que vos résa de sièges n'ont pu être prises en compte et que le système vous a allouer des places de substitution... plus aucune côte à côte!
Et aucun moyen de changer quoique ce soit avant l'aéroport....
Il s'agit évidemment de billets non remboursables et non modifiables..
ARNAQUE, vous avez dit arnaque?
J'ai payé avec une Gold AMEX, si quelqu'un connait une procédure pour annuler, je suis preneur... Merci
ARNAQUE, vous avez dit arnaque?
J'ai payé avec une Gold AMEX, si quelqu'un connait une procédure pour annuler, je suis preneur... Merci
Escale à Rome avec Alitalia: visa de transit nécessaire? English translation pending
😊😊 slt a tous je suis un algérien je veux partir a istanbul avec alitalia ce vol ft escale a Rome je veux savoir si il me faut une visa transit pour l'itali ou non
j'ai besoin d' aide svp 😊😊 merci
j'ai besoin d' aide svp 😊😊 merci
Porter réclamation d'un bagage à main chez Ryanair? English translation pending
Bonjour à tous,
Je viens solliciter votre aide afin de savoir quels recours me sont possibles, car je pense avoir été victime d'un abus de la part de la compagnie Ryanair.
Le samedi 29 mai 2010, je me présente à l'embarquement pour un vol retour Alicante/Beauvais sur la compagnie Ryanair.
Je précise que mes précédents vols Allers/Retours avec cette même compagnie par le passé ont concerné Francfort/Dublin en 2008, Charleroi-Bruxelles/Stockholm et une première fois Beauvais/Alicante en 2009. Mon bagage à main a toujours été le même sur tous ces vols et je n'ai jamais eu le moindre problème.
Ce samedi dernier donc, l'un des 2 agents d'embarquement à Alicante m'invite à peser mon bagages à main qui affiche 9,9 kilos (le poids maximum d'un bagage à main ne devant pas excéder 10 kg, c'est ce qui est précisé sur le boarding pass). L'homme m'invite alors à aller mettre mon bagage dans le gabarit de test en métal Ryanair. J'y vais confiante et fais passer ma valise dans le testeur sans problème. L'homme me dit "perfecto", et je m'apprête à reprendre ma place parmi la file des autres passagers afin de présenter ma feuille d'embarquement et ma carte d'identité. Mais à ce moment, sa collègue me pousse sans ménagement vers un coin de la salle où des passagers attendaient. Je n'ai pas compris ce qu'il se passait puisque j'avais passé tous les "tests" sans problème, et au bout de 10 minutes la femme me demande comment je paye. Ben, comment je paye quoi ?
Elle m'explique alors que ma valise n'a pas les bonnes dimensions. C'est vrai, elle n'a pas les dimensions affichées sur le bording pass lorsqu'elle est à vide, car en profondeur, sur le devant, elle comporte une poche supplémentaire qui lui confère un aspect "boursoufflé". Sauf que bien évidemment, cette poche se rétracte vers l'intérieur du bagage lorsque l'on appuie dessus, ce qui fait qu'elle rentre parfaitement dans le gabarit test ! 2 autres personnes avaient exactement le même problème que le mien et l'une d'elle a faillit en venir aux mains avec la femme agent d'embarquement. Cette dernière n'a pas su m'expliquer dans ce cas à quoi servait ce fameux gabarit (quelle est son utilité ? Il n'est pas censé reproduire les conditions de vols ? Car dans ce cas ma valise rentre à nouveau bel et bien dans les casiers situés au dessus des sièges passagers !!) et restait bornée. Elle était très impolie et n'avait aucun respect, nous indiquant dans un mélange d'espagnol et de très mauvais anglais que si nous n'étions pas contents nous n'avions qu'à pas prendre ce vol pour lequel nous avions déjà payé ! Nous n'avons eu d'autre choix que de payer la surtaxe (fait par la femme par téléphone avec les numéros de carte bancaire par ailleurs, sans aucune signature, aucun papier justificatif) et faire mettre nos bagages en soute. Les autres passagers et moi-même avons décidé de prendre des photos de nos bagages respectifs rentrant dans le gabarit afin de porter réclamation, mais nous ne savons pas si cela nous sera d'une quelconque aide.
Qu'en pensez vous ? (merci d'avance d'éviter les remarques stériles du genre "bah t'avais qu'à prendre un bagage aux vraies dimensions", cette valise m'a été offerte et les personnes qui l'ont fait en toute bonne foi se sont fiées à l'inscription "Bagage cabine" apposée sur l'étiquette)
Merci par avance de vos avis.
Camille
Je viens solliciter votre aide afin de savoir quels recours me sont possibles, car je pense avoir été victime d'un abus de la part de la compagnie Ryanair.
Le samedi 29 mai 2010, je me présente à l'embarquement pour un vol retour Alicante/Beauvais sur la compagnie Ryanair.
Je précise que mes précédents vols Allers/Retours avec cette même compagnie par le passé ont concerné Francfort/Dublin en 2008, Charleroi-Bruxelles/Stockholm et une première fois Beauvais/Alicante en 2009. Mon bagage à main a toujours été le même sur tous ces vols et je n'ai jamais eu le moindre problème.
Ce samedi dernier donc, l'un des 2 agents d'embarquement à Alicante m'invite à peser mon bagages à main qui affiche 9,9 kilos (le poids maximum d'un bagage à main ne devant pas excéder 10 kg, c'est ce qui est précisé sur le boarding pass). L'homme m'invite alors à aller mettre mon bagage dans le gabarit de test en métal Ryanair. J'y vais confiante et fais passer ma valise dans le testeur sans problème. L'homme me dit "perfecto", et je m'apprête à reprendre ma place parmi la file des autres passagers afin de présenter ma feuille d'embarquement et ma carte d'identité. Mais à ce moment, sa collègue me pousse sans ménagement vers un coin de la salle où des passagers attendaient. Je n'ai pas compris ce qu'il se passait puisque j'avais passé tous les "tests" sans problème, et au bout de 10 minutes la femme me demande comment je paye. Ben, comment je paye quoi ?
Elle m'explique alors que ma valise n'a pas les bonnes dimensions. C'est vrai, elle n'a pas les dimensions affichées sur le bording pass lorsqu'elle est à vide, car en profondeur, sur le devant, elle comporte une poche supplémentaire qui lui confère un aspect "boursoufflé". Sauf que bien évidemment, cette poche se rétracte vers l'intérieur du bagage lorsque l'on appuie dessus, ce qui fait qu'elle rentre parfaitement dans le gabarit test ! 2 autres personnes avaient exactement le même problème que le mien et l'une d'elle a faillit en venir aux mains avec la femme agent d'embarquement. Cette dernière n'a pas su m'expliquer dans ce cas à quoi servait ce fameux gabarit (quelle est son utilité ? Il n'est pas censé reproduire les conditions de vols ? Car dans ce cas ma valise rentre à nouveau bel et bien dans les casiers situés au dessus des sièges passagers !!) et restait bornée. Elle était très impolie et n'avait aucun respect, nous indiquant dans un mélange d'espagnol et de très mauvais anglais que si nous n'étions pas contents nous n'avions qu'à pas prendre ce vol pour lequel nous avions déjà payé ! Nous n'avons eu d'autre choix que de payer la surtaxe (fait par la femme par téléphone avec les numéros de carte bancaire par ailleurs, sans aucune signature, aucun papier justificatif) et faire mettre nos bagages en soute. Les autres passagers et moi-même avons décidé de prendre des photos de nos bagages respectifs rentrant dans le gabarit afin de porter réclamation, mais nous ne savons pas si cela nous sera d'une quelconque aide.
Qu'en pensez vous ? (merci d'avance d'éviter les remarques stériles du genre "bah t'avais qu'à prendre un bagage aux vraies dimensions", cette valise m'a été offerte et les personnes qui l'ont fait en toute bonne foi se sont fiées à l'inscription "Bagage cabine" apposée sur l'étiquette)
Merci par avance de vos avis.
Camille
Vol Paris-Delhi-Kathmandou: 1h40 de transit suffisent-elles? English translation pending
Bonjour,
Voici la meilleure option que j'ai trouvé pour le trajet Paris-Kathmandou en octobre : - Paris-Delhi via Air India : arrivée Delhi 6h00 du matin - Delhi-Kathmandou via Indian Airlines : départ Delhi à 7h40 (ou 2e option possible : départ 13h40)
Quelqu'un a-t-il déjà fait ce trajet via ces 2 compagnies ? Est-il raisonnable de prendre le vol Delhi-Kathmandou de 7h40 (soit seulement 1h40 de transit à Delhi) ? C'est l'option que je préfère car elle me permet d'optimiser mon trajet (alors que l'alternative du vol à 13h40 me ferait faire une escale longue de 7h40 à Delhi), mais je ne sais pas si il faut changer de terminal ou pas et si le transit d'1h40 est suffisant.
Quelqu'un peut-il me renseigner ? Merci mille fois par avance,
Voici la meilleure option que j'ai trouvé pour le trajet Paris-Kathmandou en octobre : - Paris-Delhi via Air India : arrivée Delhi 6h00 du matin - Delhi-Kathmandou via Indian Airlines : départ Delhi à 7h40 (ou 2e option possible : départ 13h40)
Quelqu'un a-t-il déjà fait ce trajet via ces 2 compagnies ? Est-il raisonnable de prendre le vol Delhi-Kathmandou de 7h40 (soit seulement 1h40 de transit à Delhi) ? C'est l'option que je préfère car elle me permet d'optimiser mon trajet (alors que l'alternative du vol à 13h40 me ferait faire une escale longue de 7h40 à Delhi), mais je ne sais pas si il faut changer de terminal ou pas et si le transit d'1h40 est suffisant.
Quelqu'un peut-il me renseigner ? Merci mille fois par avance,
Recensement sur le prix d'un billet de vol vers la Malaisie pour l'été 2010? English translation pending
Bonjour a tous, j'ai cherche des topics sur vos réservations de billet d' avion pour la Malaisie pour juillet ou aout 2010. Nous sommes a 1 ou 2 mois de la date et je cherche toujours un billet.
Merci a tous de bien vouloir indiquer:
- date des vols et prix (aéroports) - date d'achat de vos billets (via quel site)
ma recherche est clairement orientée vers la Malaisie, le mieux que je trouve pour l'instant est avec Malaysia air pour 1880€ (pour 2 en vol direct) du 5 au 26 juillet. Donc jaimerais comparer avec vous.
Merci d'avance!
- date des vols et prix (aéroports) - date d'achat de vos billets (via quel site)
ma recherche est clairement orientée vers la Malaisie, le mieux que je trouve pour l'instant est avec Malaysia air pour 1880€ (pour 2 en vol direct) du 5 au 26 juillet. Donc jaimerais comparer avec vous.
Merci d'avance!
Aéroport de Bangkok Suvarnabhumi: transfert entre deux vols internationaux avec enregistrement English translation pending
Bonjour, petite question technique à laquelle je ne trouve pas de réponses sur le forum
J'ai un vol de frankfurt à BKK via abu dhabi avec ethiad. J'arrive à BBk à 7h. J'ai recement decider d'aller au cambodge et donc de ne pas rester en thailande du moins en début de séjour. Du coup j'ai prix un vol BKK-Siem Reap à 11h25 avec BKK airways! Du coup je suis un peu paumé...je sais que je dois recuperer mes bagages et repasser toutes les formalitées d'enregistrement, mais dois je quitté la zone internationale et passé l'immigration alors que je ne reste pas dans le pays?
Merci
J'ai un vol de frankfurt à BKK via abu dhabi avec ethiad. J'arrive à BBk à 7h. J'ai recement decider d'aller au cambodge et donc de ne pas rester en thailande du moins en début de séjour. Du coup j'ai prix un vol BKK-Siem Reap à 11h25 avec BKK airways! Du coup je suis un peu paumé...je sais que je dois recuperer mes bagages et repasser toutes les formalitées d'enregistrement, mais dois je quitté la zone internationale et passé l'immigration alors que je ne reste pas dans le pays?
Merci
Prix d'un billet d'avion Paris-Taïwan? English translation pending
Bonjour
les prix des billets d'avions étant très fluctuants, quel est le prix d'un billet d'avion pour taiwan en moyenne?
pour l'instant très élevé d'après Go voyages
merci de votre aide.
Air France en A380 sur Charles-de-Gaulle / Londres English translation pending
AF devrait proposer avec la 4eme machine (livrée un peu en avance ...enfin si on peut dure ça 😉) des vols CDG/LHR en A380 a raison de 3 ou 4 vols par semaine en juillet et aout
Seules les classes Eco et business seront offetes pas la first
AF1980 CDG 10:05-10:25 LHR AF1981 LHR 12:50-15:25 CDG
AF1980 CDG 10:05-10:25 LHR AF1981 LHR 12:50-15:25 CDG