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Budget pour un mois au Sénégal? English translation pending
Bonjour,
Je vais passer un mois au Sénégal avec ma copine cet été. C'est notre premier voyage en Afrique, et on souhaiterait faire un petit road trip afin de passer un bon moment au Sénégal. Etant étudiants on ne cherchera pas à vivre dans des hotels luxueux ni faire des safaris couteux, je me demandais alors quel budget je dois prévoir, en comptant quelques voyages dans le pays et en essayant de camper au maximum? 500e ça vous parait comment?
Merci pour vos réponses, Bye
Etienne
Je vais passer un mois au Sénégal avec ma copine cet été. C'est notre premier voyage en Afrique, et on souhaiterait faire un petit road trip afin de passer un bon moment au Sénégal. Etant étudiants on ne cherchera pas à vivre dans des hotels luxueux ni faire des safaris couteux, je me demandais alors quel budget je dois prévoir, en comptant quelques voyages dans le pays et en essayant de camper au maximum? 500e ça vous parait comment?
Merci pour vos réponses, Bye
Etienne
Les photos English translation pending
oui c'est bien en Inde.
Madagascar c'est aussi le pays des caméleons English translation pending
Madagascar le pays des Caméléons😉
Bonjour à vous tous!!!!!
J'aime tellement ce pays, que je ne peux m'empêcher de vouloir lancer et essayer de dévellopper avec vous plein de sujets!!!😛
Si nous parlions de cet animal au sein de la grande ile!!!!!🙂
Voila une photo du plus petit caméleon, j'espère le voir cette année

A+🙂
Bonjour à vous tous!!!!!
J'aime tellement ce pays, que je ne peux m'empêcher de vouloir lancer et essayer de dévellopper avec vous plein de sujets!!!😛
Si nous parlions de cet animal au sein de la grande ile!!!!!🙂
Voila une photo du plus petit caméleon, j'espère le voir cette année

A+🙂
S'expatrier en Thaïlande English translation pending
Bonjour à tous,
Je viens d'avoir 22 ans et je termine mes études en juin. Cette année j'ai découvers un pays magnifique qui est la Thailande. Depuis que je suis rentré sur Paris je n'arrive pas à oublier ce pays et j'ai qu'une envie c'est d'y retourner !!!
C'est pour cela que J'ai décider de partir en Septembre pour une durée indeterminée en Thailande pour essayer d'y trouver un emplois puis éventuellement de m'y installer dans un futur plus ou moins proche... Je compte partir avec un petit budget (entre 3000 et 4000 euros) afin de m'assumer au cas ou je ne trouverai pas de travail.
Je voudrai connaitre vos impressions ainsi que des conseils qui seraient les bienvenues àfin de m'éguiller dans ce pays...
Merci d'avance !!!
Retour du Costa Atlantica! (26 février 2008) English translation pending
Bonjour a vous tous !!
Je suis enfin de retour sur le forum, j avais hate de vous racontez ce super voyage. Je suis revenue le 26 fév mais j ai été tres malade alors c est le pourquoi que mon résumé ce fait attendre mais j avais promis donc voila.
Vraiment WOW WOW!!! quel voyage !! Ont a pris l avion a Montréal avec Air Transat tout es tres bien, a l heure et dans le calme un petit gouter chaud (chinois) un bon filme et ont atterie a la Romana . Tres Tres bien organiser aucun soucie a ce faire en débarquand ont est pris en charge et diriger au bus pour le port il y a des Républicains la en sortant de l avion avec des grosses carte Costa et parlent tres bien francais. Ont embarque dans la petite autobus pour le transfert au port sans ce soucier des valises ils seront a la porte de la cabine environ une heure apres l ambarquement.Arriver au port la WOW !! ont vois le magnifique bateau qui brille avec toute ses lumieres, tres excitant ce moment, encore une fois tout es tres bien indiquer et les représentants sont la pour nous guider. Ont passe les petites douanes et se dirige au bateau .Tres bien acceuillis ont se sent comme des rois l équipages tous souriant et sympathiques. Enfin embarquer, ont fait une petite visite de cet hotel flotante qui est immense en attendant les valises et il faut trouver le buffet qui es encore ouvert a cet heure et voila au pont 9 une pizzaria ont a pue se boucher un ptit trou creux. Prennez le temps le meme jour de votre embarquement allée au Lobby au pont 2 pour faire valider avec une carte de crédit votre carte costa pour ne pas vous privez des breuvages et achats a bort car le lendemain avant le débarquement il y a une file d attente. MESDAMES ce n est pas tous loes gens qui le savent mais je vais vous dire ..pres du Lobby plus de l autre coté des assenceures il y a une table et un gentil messieur qui donne plein d info sur le débarquement du lendemain il parle tres bien francais et des la premiere journée vous pouvez vous procurer une carte des bijouteries DIAMON International et avec cette carte il y a un bracelet gratuit et une breloque ID et a l endos de cette carte il y a les endroits (ILES) que vous pouvez vous procurez d autres breloques et elles sont tres belles il y a une étoile de mer, un palmier et lunette soleil ca vaut la peine et c es un souvenir. Vous recevrez a tout les jours un journal TODAY pour le débraquement et tout ce qui se passe sur le bateau le lendemain meme les tenues vestimentaires pour le souper est inscrit. Tout les buffets sont au pont 9 a la piscine il y a des grillades (hambergers, hot dog et frites)Tres bon et a l interieure il y a des pates, salades, fruits, légumes, poulets griller et viandes. Pont 2 c est le grand restaurant immense et chic vraiment beau et j ai manger tres bien. Plusieurs mon dit avoir payé l eau au souper et nous avons demandé de l eau dans notre verre et c étais gratuit alors demander l eau en pichet si non il vous apporte en bouteille et vous payé. Il y a des carte pour acheter vin et eau, il y en a a tout les prix ou presques tout dépend ce que vous voulez. ATTENTION quand vous buvez pas tout votre bouteille de vin le serveur les garde pour le lendemain mais il y beaucoup d erreur a notre table 3 fois qu il ne rapportais pas les bonne bouteilles ou elle étais plus vide ou plus plein... Bizard !! prennez soin d indiquer vous meme votre no de cabine sur la bouteille. Découverte de notre cabine ... super ont avais pris avec balcon une vue incroyable ont peut voir les différences des eaux, déjeuner sur balcon tout les matins brioches, croissant, café, cappucino, etc.. Ils font les cabine tout les jours et passent 2 fois par jours, il y a aussi des débarbouillettes salle de bain minuscules et douche 2 pieds par 3 pieds ..lol mais la cabine est tres bien . J avoie avoir eu le mal de mer le premier soir je n ai pas pue manger a cette salle je me suis coucher pourtant je prennais des gravoles au 4 heures mais le lendemain matinje suis allée a l infirmerie chercher un timbre contre cette nauser et déja le midi j étais mieux.J ai quand meme manquer l excurtion a Tortola et la plage.Je suis allée prendre une marche en ville a 10 min du port et c étais tres beau.L eau a cet endroit est magnifique .Et c est l ile qui étais le moin cher pour le magasinage il faut barguiner un peu. La j ai passé ile Catalina faut pas vous manquez quelques chose si non, beau sable blanc, musiques, dance, spectacles et quelques petits kiosques pour des tableux et autres. J ai un ptit tuyau pour vous TOUT PRES DES TABLEAUX IL Y A DEUX KIOSQUES QUE L ONT VOIS PAS BIEN MAIS IL S ONT UNE TOILE BLEU SUR LEUR TOIT 'VOUS POUVEZ ACHETER DE LA CORONA POUR 2$US OU LIQUEUR .Quel belle journée !! Le Pina Colada est servie dans un verre souvenir et il est excellent. Vous pouvez faire du Catamaran en excurtion ceux qui l ont fait ont addoré et je crois que c est 49 euro
Et pour les autres iles nous avons fait tout les plages avec Taxis et souvent ont avait une petite visite en plus.Et ensuite magasinage. Pour les Bijoux c est a Ste-Lucie les plus abordables ils se trouvent sur le port a 5 min du bateau.Vous devez passer par ce centre commerciale pour vous rendre a un taxi. ATTENTION pour les taxis prennez ceux des agences ils sont plus sécuritaire et vous allez etre sur de revenir a temps au bateau.Taxis assez cher et ils le savent qu ont a pas le choix... Les escales sont trop court a mon gout.Les excutions sont tres cher plusieurs se sont plein de ne pas en avoir eu pour leur argent et que ca vallais pas la peine ni le cout.
En Guadeloupe ont arrive a 9h et ont dit le débarquement a 13h, je vous dit que des gens sortais a partir de 11h alors ne perdez pas votre temps.Petits Kiosque pour souvenir en sortant du bateau c est abordable et ils ferment a 18h Dans la soirée plus rien a fait a terre .Pour les taxis il prennent que les euros ca nous a couté 100euro pour 8 peronnes ou 200us pour 20 min de taxi. Nous sommes allée a la plage Caravelle a st-Anne tres beau et il y a des boutiques en euro aussi seulement et juste au bout de la rue au font il y a un endroit pour acheter biere et liqueur et elle prend les dollards us CORONA 4$us et sprite 4$us en pour allé au toilette 2 euro pour du papiers lol 😏
Mes préférés la plage de la Guadeloupe et St-Martin.Mais pas assez long. Pour les plages vous pouvez descendre avec les serviette de plage verte Costa qui sont dans vos cabines mais pas les bleus ce sont les serviettes de piscines. Vous pouvez acheter des bouteilles d alcool sur les iles, mais enveloppez les dans des vetement ou serviette et placer dans votre sac a dos tout les sacs passent a chaque embraquement sur le tapis et ils vérifient mais personne ces fait enlever leur bouteille mais une seul par personne et consommer en cabine seulement.Le personnel de cabine va meme se faire un plaisir de vous amenez un seau a glace si vous demandez bien sur.
Ca été une super croisiere avec beaucoup de service n importe ou sur le bateau.
Désolé j en ai écrit beaucoup mais je me suis limitée J espere vous avoir aider un peu mais je répondrai a vos questions avec plaisir..J ai gardé tout les TODAY de ma semaines .
Je fini en vous disant ATTENTION a L AIR CLIMATISÉE souvent elle est tres froide et ces de la que j ai été malade tout le reste de ma deuxieme semaine au Ibérostar et jusqua aujourd hui encore sur médicament.
Vous verrez mon résumé de ma deuxieme semaine sur le post hotel tout inclus république dominicaine.
Bonne croisiere a tout ceux qui partiront bientot vous allez addoré !!
Bonne journée !! stely Surtout désolé pour le délaie et les fautes d orthographes..lol
Je suis enfin de retour sur le forum, j avais hate de vous racontez ce super voyage. Je suis revenue le 26 fév mais j ai été tres malade alors c est le pourquoi que mon résumé ce fait attendre mais j avais promis donc voila.
Vraiment WOW WOW!!! quel voyage !! Ont a pris l avion a Montréal avec Air Transat tout es tres bien, a l heure et dans le calme un petit gouter chaud (chinois) un bon filme et ont atterie a la Romana . Tres Tres bien organiser aucun soucie a ce faire en débarquand ont est pris en charge et diriger au bus pour le port il y a des Républicains la en sortant de l avion avec des grosses carte Costa et parlent tres bien francais. Ont embarque dans la petite autobus pour le transfert au port sans ce soucier des valises ils seront a la porte de la cabine environ une heure apres l ambarquement.Arriver au port la WOW !! ont vois le magnifique bateau qui brille avec toute ses lumieres, tres excitant ce moment, encore une fois tout es tres bien indiquer et les représentants sont la pour nous guider. Ont passe les petites douanes et se dirige au bateau .Tres bien acceuillis ont se sent comme des rois l équipages tous souriant et sympathiques. Enfin embarquer, ont fait une petite visite de cet hotel flotante qui est immense en attendant les valises et il faut trouver le buffet qui es encore ouvert a cet heure et voila au pont 9 une pizzaria ont a pue se boucher un ptit trou creux. Prennez le temps le meme jour de votre embarquement allée au Lobby au pont 2 pour faire valider avec une carte de crédit votre carte costa pour ne pas vous privez des breuvages et achats a bort car le lendemain avant le débarquement il y a une file d attente. MESDAMES ce n est pas tous loes gens qui le savent mais je vais vous dire ..pres du Lobby plus de l autre coté des assenceures il y a une table et un gentil messieur qui donne plein d info sur le débarquement du lendemain il parle tres bien francais et des la premiere journée vous pouvez vous procurer une carte des bijouteries DIAMON International et avec cette carte il y a un bracelet gratuit et une breloque ID et a l endos de cette carte il y a les endroits (ILES) que vous pouvez vous procurez d autres breloques et elles sont tres belles il y a une étoile de mer, un palmier et lunette soleil ca vaut la peine et c es un souvenir. Vous recevrez a tout les jours un journal TODAY pour le débraquement et tout ce qui se passe sur le bateau le lendemain meme les tenues vestimentaires pour le souper est inscrit. Tout les buffets sont au pont 9 a la piscine il y a des grillades (hambergers, hot dog et frites)Tres bon et a l interieure il y a des pates, salades, fruits, légumes, poulets griller et viandes. Pont 2 c est le grand restaurant immense et chic vraiment beau et j ai manger tres bien. Plusieurs mon dit avoir payé l eau au souper et nous avons demandé de l eau dans notre verre et c étais gratuit alors demander l eau en pichet si non il vous apporte en bouteille et vous payé. Il y a des carte pour acheter vin et eau, il y en a a tout les prix ou presques tout dépend ce que vous voulez. ATTENTION quand vous buvez pas tout votre bouteille de vin le serveur les garde pour le lendemain mais il y beaucoup d erreur a notre table 3 fois qu il ne rapportais pas les bonne bouteilles ou elle étais plus vide ou plus plein... Bizard !! prennez soin d indiquer vous meme votre no de cabine sur la bouteille. Découverte de notre cabine ... super ont avais pris avec balcon une vue incroyable ont peut voir les différences des eaux, déjeuner sur balcon tout les matins brioches, croissant, café, cappucino, etc.. Ils font les cabine tout les jours et passent 2 fois par jours, il y a aussi des débarbouillettes salle de bain minuscules et douche 2 pieds par 3 pieds ..lol mais la cabine est tres bien . J avoie avoir eu le mal de mer le premier soir je n ai pas pue manger a cette salle je me suis coucher pourtant je prennais des gravoles au 4 heures mais le lendemain matinje suis allée a l infirmerie chercher un timbre contre cette nauser et déja le midi j étais mieux.J ai quand meme manquer l excurtion a Tortola et la plage.Je suis allée prendre une marche en ville a 10 min du port et c étais tres beau.L eau a cet endroit est magnifique .Et c est l ile qui étais le moin cher pour le magasinage il faut barguiner un peu. La j ai passé ile Catalina faut pas vous manquez quelques chose si non, beau sable blanc, musiques, dance, spectacles et quelques petits kiosques pour des tableux et autres. J ai un ptit tuyau pour vous TOUT PRES DES TABLEAUX IL Y A DEUX KIOSQUES QUE L ONT VOIS PAS BIEN MAIS IL S ONT UNE TOILE BLEU SUR LEUR TOIT 'VOUS POUVEZ ACHETER DE LA CORONA POUR 2$US OU LIQUEUR .Quel belle journée !! Le Pina Colada est servie dans un verre souvenir et il est excellent. Vous pouvez faire du Catamaran en excurtion ceux qui l ont fait ont addoré et je crois que c est 49 euro
Et pour les autres iles nous avons fait tout les plages avec Taxis et souvent ont avait une petite visite en plus.Et ensuite magasinage. Pour les Bijoux c est a Ste-Lucie les plus abordables ils se trouvent sur le port a 5 min du bateau.Vous devez passer par ce centre commerciale pour vous rendre a un taxi. ATTENTION pour les taxis prennez ceux des agences ils sont plus sécuritaire et vous allez etre sur de revenir a temps au bateau.Taxis assez cher et ils le savent qu ont a pas le choix... Les escales sont trop court a mon gout.Les excutions sont tres cher plusieurs se sont plein de ne pas en avoir eu pour leur argent et que ca vallais pas la peine ni le cout.
En Guadeloupe ont arrive a 9h et ont dit le débarquement a 13h, je vous dit que des gens sortais a partir de 11h alors ne perdez pas votre temps.Petits Kiosque pour souvenir en sortant du bateau c est abordable et ils ferment a 18h Dans la soirée plus rien a fait a terre .Pour les taxis il prennent que les euros ca nous a couté 100euro pour 8 peronnes ou 200us pour 20 min de taxi. Nous sommes allée a la plage Caravelle a st-Anne tres beau et il y a des boutiques en euro aussi seulement et juste au bout de la rue au font il y a un endroit pour acheter biere et liqueur et elle prend les dollards us CORONA 4$us et sprite 4$us en pour allé au toilette 2 euro pour du papiers lol 😏
Mes préférés la plage de la Guadeloupe et St-Martin.Mais pas assez long. Pour les plages vous pouvez descendre avec les serviette de plage verte Costa qui sont dans vos cabines mais pas les bleus ce sont les serviettes de piscines. Vous pouvez acheter des bouteilles d alcool sur les iles, mais enveloppez les dans des vetement ou serviette et placer dans votre sac a dos tout les sacs passent a chaque embraquement sur le tapis et ils vérifient mais personne ces fait enlever leur bouteille mais une seul par personne et consommer en cabine seulement.Le personnel de cabine va meme se faire un plaisir de vous amenez un seau a glace si vous demandez bien sur.
Ca été une super croisiere avec beaucoup de service n importe ou sur le bateau.
Désolé j en ai écrit beaucoup mais je me suis limitée J espere vous avoir aider un peu mais je répondrai a vos questions avec plaisir..J ai gardé tout les TODAY de ma semaines .
Je fini en vous disant ATTENTION a L AIR CLIMATISÉE souvent elle est tres froide et ces de la que j ai été malade tout le reste de ma deuxieme semaine au Ibérostar et jusqua aujourd hui encore sur médicament.
Vous verrez mon résumé de ma deuxieme semaine sur le post hotel tout inclus république dominicaine.
Bonne croisiere a tout ceux qui partiront bientot vous allez addoré !!
Bonne journée !! stely Surtout désolé pour le délaie et les fautes d orthographes..lol
Bons restaurants en Guadeloupe? English translation pending
Bonjour,
Je pars en Guadeloupe vendredi : je serai une semaine à Bouillante, une semaine à Saint François.
Quels restaurants (cuisine locale) conseillez-vous dans ces deux coins ?
Merci
Mariage à Varadero avec un Cubain English translation pending
Bonjour je compte me marier en juin 2008 avec mon conjoint qui est cubain moi je suis canadienne. J'aimerais savoir si quelqu'un l'a déja fait a varadero et comment je fais pour l'organiser. Y a il un palais de justice ... Pour la réception après..... on m'a dit que c'etait impossible dans un hotel . Aidez-moi svp...
Retour de l'hôtel Iberostar Hacienda Dominicus (7-21 février 2008) English translation pending
Voici le compte-rendu de mon dernier voyage. Espérant que ce sera utile à certains d’entre vous et que vous pendrez plaisir à le lire.
Hôtel: Iberostar Hacienda Dominicus, Bayahibe http://www.iberostar.com/FR/Hotels-Bayahibe/Iberostar-Hacienda-Dominicus_3_73.html Date: 7 au 21 février 2008 Grossiste: Vacances Signature Compagnie aérienne: Skyservice
VOL Nous partons à l’heure (08:00 heures). Nous avons droit au confort minimal mais nous avons la chance d’avoir des places dans une rangée où il y a plus d’espace pour les jambes. Comme prévu suivant les changements à l’horaire, nous faisons une escale à Cayo Coco (Cuba) durant environ 45 minutes. Nous pouvons au moins descendre de l’avion et circuler un peu. Cette escale à Cuba nous met déjà dans l’atmosphère des vacances. Nous arrivons à La Romana vers 15:30 heures. Seulement une vingtaine de passagers vont jusqu’à la Romana. Ce que je trouve vraiment incroyable c’est que l’avion est à moitié vide bien qu’il desserve 2 destinations, ce qui est vraiment anormal à cette période de l’année.
L’AÉROPORT DE LA ROMANA Arrivés à l’aéroport, tout se déroule assez rapidement. Nous obtenons nos bagages, passons l’immigration et repérons le représentant de Vacances Signature qui nous remet notre enveloppe et nous dirige vers l’autobus qui nous conduira à l’hôtel. Tous les passagers se rendent au même hôtel, soit l’IHD. Il fait super beau et chaud et une douce brise nous caresse tout en faisant valser les branches des palmiers au dessus de nos têtes. Le trajet entre l’aéroport et l’hôtel dure environ 25minutes. L’autobus est confortable, avec air climatisé.
L’ENREGISTREMENT Tout se fait très rapidement car nous ne sommes pas nombreux. On nous remet les clés notre chambre et les cartes pour les serviettes. Nous arrivons rapidement à notre chambre avec le maletero qui apporte nos bagages.
LA CHAMBRE Nous n’avons pas la chambre prévue lorsque nous avions téléphoné. Mais nous décidons de la garder car elle est magnifique. Elle est située dans le bloc 2, au rez-de-chaussée, dans un angle du bâtiment ce qui fait que nous avons un mur avec la porte patio et un autre où il y a une immense baie vitrée. La porte patio donne sur un balcon qui a vue sur de magnifiques jardins très bien aménagés. La baie vitrée donne au loin sur la piscine.
Elle est décorée dans les tons de jaune et bleue. Assez spacieuse, on y trouve 2 grands lits séparés par une table de chevet, un fauteuil, une petite table, un bureau, un divan et une salle de bain complète (sans bidet) assez grande. L’espace de rangement est suffisant. La climatisation fonctionne très bien de même que la plomberie, ce qui est plutôt rare dans les Caraïbes. Eau toujours très chaude et excellente pression de la douche. Un petit frigo était rempli aux 2 jours (coca, 7up, eau, bière). On trouve aussi dans la chambre une table et un fer à repasser, un séchoir à cheveux et un coffret de sûreté disponible pour 2$US par jour. Le balcon est vraiment très très grand puisqu’il longe les 2 façades de la chambre. On y trouve 2 chaises et une petite table sur chacune des façades. Il y a aussi un petit séchoir à vêtements fixé sur un mur, ce qui est très pratique. Le ménage est très bien fait tous les jours. Les serviettes sont changées aussi souvent qu’on le désire. Les employés nous font des motifs avec les serviettes et des fleurs tous les jours.

Pour ceux qui voudraient y aller, il semble y avoir 2 types de chambres. Les chambres à deux lits ont une armoire de plus au lieu d’un divan et une grande douche seulement. Les chambres à un grand lit on un divan et une baignoire avec douche. Le commis de la réception nous a dit que notre chambre était la seule à voir 2 lits, un divan et une baignoire.
BOUFFE Nous avons toujours très bien mangé. La nourriture y est excellente partout. Le service est aussi excellent partout. Les employés sont toujours souriants et très accueillants.
Il y a donc 2 restaurants de type buffet et 4 restaurants à la carte. Pour les restaurants à la carte, il faut réserver au service à la clientèle entre 08:00 heures et 14:00 heures. Nous n’avons jamais eu à faire la queue pour réserver. Nous pouvons réserver pour 3 restaurants à la carte par semaine à la fois. Mais si nous retournons le lendemain nous pouvons réserver pour un 4e. Nous avons réussi à aller dans un restaurant à la carte 9 soirs sur 14.
Le port du pantalon long et des chaussures fermées pour les hommes est exigé dans tous les restaurants à la carte le soir mais cela est loin d’être respecté, ce qui nous a déçu. Parfois des gens arrivaient habillées comme s’ils allaient pique-niquer sur la plage. Interdiction de fumer dans tous les restaurants à la carte. Au buffet il y a des sections pour fumeurs et non fumeurs.
Restaurant El Engenio Ce restaurant de type buffet est ouvert pour les trois repas. La nourriture y est très bonne et très variée. Les comptoirs de nourriture sont regroupés dans une pièce centrale fermée et les tables sont situées autour de cette pièce ce qui fait qu’on ne voit pas les gens circuler aux comptoirs de notre table.

Restaurant La Goleta Cet autre restaurant de type buffet est ouvert le midi et tout l’après-midi. Il est plus près de la plage et il n’y a pas de code vestimentaire si ce n’est qu’on ne peut y aller en maillot de bain ou pieds nus. Il est complètement ouvert. La bouffe y est encore excellente. Le seul reproche est que puisqu’il est ouvert, de nombreux oiseaux volent au dessus de nous avec les conséquences qu’on peut supposer…

Le restaurant mexicain La Hacienda On y trouve un buffet d’entrées et de desserts. Le reste est servi aux tables. Excellent pour ceux qui aiment ce genre de cuisine.

Le restaurant japonais La Geisha Le repas est préparé devant nous sur 2 immenses plaques chauffantes autour desquelles une douzaine de clients sont assis. De très bons sushis sont servis en entrée. Nous y avons eu bien du plaisir avec les gens rencontrés lors de ces repas. Les crevettes et le poulet étaient exquis!!!

Restaurant français Le Colonial (Gourmet) Le meilleur des restaurants à la carte. Nous y sommes allés 3 fois. Décoration magnifique avec atmosphère feutrée. On ne se croirait plus dans les Caraïbes!!! Excellente langouste au menu sans payer d’extra.

Restaurant Steak House la Goleta Une section du buffet La Goleta se transforme le soir en Steak House. Buffet d’entrés encore une fois. Le filet mignon que nous avons pris était vraiment exquis et à la cuisson désirée. Excellent service encore une fois.
Le Beach Grill Directement sur la plage, aux deux jours, on peut manger au beach grill. On y sert de la paella et un buffet de salades et hors-d’œuvre. A l’occasion la préparation de la paella se fait sur un feu de bois devant les clients sur la plage et cela devient une véritable activité avec de l’animation et de la musique. C’est assez spectaculaire de les voir préparer cette paella qui est succulente.


Donc en ce qui concerne la bouffe, on y mange vraiment très bien. Le service des buffets et restaurants est très courtois. Le vin est de qualité très acceptable. Je dois préciser que mon appréciation de la bouffe est une question bien personnelle mais je n’ai jamais aussi bien mangé dans les Caraïbes et je n’en suis pas à mon premier voyage !
La seule chose que je déplore c’est qu’il n’y ait pas d’endroit où l’on peut manger et voir la mer en même temps sauf le beach grill un jour sur deux. Il n’y a pas non plus de musiciens dans les restaurants et buffets comme on trouve partout à Cuba et que je trouve bien agréable.
BARS Ils sont nombreux (7) et on y trouve une très bonne variété de boissons internationales. Le service y est encore une fois excellent.
Le Beach Bar, le fameux phare de la plage Dominicus est très agréable et très fréquenté!!!!

Le lobby bar El Trapiche est ouvert de 11:00 heures à 01:00 heure. Le service aux tables est excellent. Il y a à l’occasion un pianiste en soirée.

On trouve aussi le bar-salon Los Arcos ouvert en soirée près de la salle de spectacles.

La discothèque Capitan Nemo est ouverte de 23:00 heures à 02:00 heures.
Le bar de la piscine comporte aussi un wet-bar qui est bien agréable.

TEMPÉRATURE Beau et très chaud durant les deux semaines!!! Quelques averses la nuit où pendant que nous étions dans notre chambre avant le souper. Vraiment la température idéale!!! Pas besoin de veste le soir.
MOUSTIQUES Très peu de moustiques. Nous avions apporté de la crème insecticide mais ne l’avons pas utilisée.
LE SITE ET LA VÉGÉTATION Alors là c’est vraiment extraordinaire. Le site est très vaste. La végétation y est très mature. On y voit beaucoup de fleurs, d’arbustes, de palmiers de toutes sortes, d’orchidées. On a parfois l’impression d’être dans un véritable jardin botanique. Les jardiniers entretiennent très bien le site. Près du buffet principal, il y a aussi un magnifique jardin d’eau aménagé. On y trouve des canards, des oiseaux, des flamands roses et des cygnes.





Partout sur le site on trouve des plans d’eau, des fontaines. L’architecture des bâtiments est aussi exceptionnelle. Le style est colonial. Chacun des 7 bâtiments de chambres comporte une cour intérieure aménagée autour de laquelle sont situées les chambres sur 2 ou 3 étages. Les cours sont toutes aménagées différemment. Ça vaut vraiment la peine de les visiter car certaines sont tout simplement magnifiques.






De plus, il est possible de passer d’un bâtiment à l’autre et de se rendre à la réception ou aux divers restaurants sans se faire mouiller s’il pleut. Il suffit alors de suivre les corridors et de toujours traverser les cours en diagonale pour reprendre le corridor couvert. La conception de ce complexe est vraiment digne de mention. Tout y a été bien pensé.

Je me dois aussi de mentionner l’extrême propreté de tous les endroits publics, toilettes, corridors, etc… Les employés sont toujours à nettoyer et ce, de façon très discrète, sans nous incommoder.





SPECTACLES ET ANIMATION Il y a des spectacles tous les soirs et ils sont annoncés à l’entrée du buffet principal et au comptoir de serviettes de plage. En ayant déjà vu beaucoup par le passé, nous n’y sommes pas allés. Je ne peux donc pas me prononcer sur leur qualité.
Pour ce qui est de l’animation de jour, encore une fois je ne peux vraiment me prononcer car nous ne participons pas aux activités de groupe offertes. Nous faisons surtout de la plage le jour et aimons la tranquillité et relaxer.

PISCINES Il y a trois piscines très bien entretenues : piscine pour enfants, piscine pour activités et la piscine principale. Cette dernière est entourée de nombreux palapas et chaises avec coussins. Encore une fois des poubelles et cendriers très nombreux assurent la propreté du site.


PLAGE Elle est très belle! Le sable est fin et blanc. L’eau est turquoise. Il y a suffisamment de chaises et de parasols pour tout le monde, peu importe l’heure à laquelle on y arrive. La mer est toujours très calme. A noter que les transats sont en tissu ce qui est plus confortable. Certains secteurs sont très achalandés mais nous trouvions toujours un endroit plus tranquille et où les gens ne sont pas côte à côte. La plage est très propre. Beaucoup de poubelles, cendriers. Du personnel ramasse régulièrement les verres, pailles et vident les poubelles et cendriers. On ne retrouve donc pas ou peu de verres de plastiques, mégots de cigarettes, pailles sur la plage. On a droit au service aux chaises pour le bar ce qui est bien agréable. On peut y faire de longues promenades car à la suite de la plage des hôtels se trouve la longue plage sauvage du Parque del Este.



SPORTS NAUTIQUES Les sports disponibles sont le kayac, la planche à voile, le petit catamaran et petit voilier. Le personnel du club nautique est très gentil. On y prête aussi masques, palmes et tubas pour faire de l’apnée.
AUTRES SERVICES OFFERTS PAR L’HÔTEL On trouve sur place un service de location de voitures, une bijouterie, un magasin de cigares et de rhum et quelques autres boutiques de souvenirs et d’articles de toilette. On offre aussi un service de blanchisserie et de nettoyage à sec. Un coin Internet est aménagé avec plusieurs postes pour les clients, moyennant un supplément. Mini-club disponible pour les enfants de 4 à 12 ans. Un spa avec massages ($), un fitness center et des courts de tennis sont disponibles de même qu’un salon de coiffure et d’esthétique et un centre de plongée (Dressel center).
PLAN DE L’HÔTEL

RESTAURANT Pour ceux qui voudraient manger à l’extérieur de l’hôtel, je ne peux que recommander d’aller à Bayahibe, au Cafecito de la Cubana. Restaurant directement sur le port avec magnifique vue. Délicieuses langoustes à 600 pesos. Nous y étions allés l’an dernier. Ce fut une très belle soirée avec un accueil très chaleureux.
SHOPPING Sur la rue piétonnière de Dominicus on trouve de tout. Pour les cigares et le rhum, on trouve la plus grande variété au Bayahibe Fine Cigars Shop. On y montre comment sont faits les cigares et on peut aussi y déguster du rhum et des boissons à base de rhum.
Pour l’ambre et le larimar, c’est à la boutique qui s'appelle Image'in qu’il faut aller. C’est tenu par une Française, Nadine, qui est fort sympathique. Sa bijouterie est tout près du Dominicus Palace. Ses prix sont très raisonnables (beaucoup moins cher qu’à l’hôtel, Altos de Chavon ou Santo Domingo) et elle nous explique comment reconnaître le vrai du faux, etc. Fermé le dimanche. Tout est vendu accompagné d’un certificat d’authenticité.
Sur cette rue on trouve aussi une série de vendeurs de peintures et de souvenirs de toutes sortes. Il faut négocier beaucoup avec les Dominicains. On nous a conseillé de commencer au 2/3 du prix demandé.
EXCURSIONS Nous avons déjà visité Santo Domingo, Altos de Chavon et fait le Outback Safari, Saona et Catalina ); cette année avons décidé de ne pas faire d'excursions car nous n'avions pas vraiment le goût de nous retrouver en groupes dans une excursion. Nous sommes donc allés nous balader seuls au village de Bayahibe (40 pesos par personne aller/retour) et à la Romana (70 pesos par personne aller/retour) .

DEVELOPPEMENT DE BAYAHIBE/DOMINICUS J’ai été surprise de voir à quel point le petit village de Bayahibe s’est développé. Beaucoup de construction d’appartements quand on s’éloigne de la plage dans le Nuevo Bayahibe.
De plus, sur la plage de Dominicus, on trouve 2 complexes en construction.
Entre les hôtels Catalonia Dominicus et Oasis Canoa on trouve le complexe Ventaclub Rosa de Bayahibe constitué d’un hôtel et d’appartements à vendre dont les propriétaires auront accès à tous les privilèges de l’hôtel. http://www.ventagliorealestate.com/cgi-bin/cgi2nova.exe?SN_ADDRESS=vreportal&SN_METHOD=M_show&Haz=07&Hbt=02&Hpg=02

Après l’Oasis Canoa, juste avant l’entrée au Parque del Este, on trouve le complexe Cadaques Caribe. Le modèle architectural de Cadaques Caribe recrée une ville méditerranéenne au 18ème siècle avec l'influence italienne et espagnole : rues étroites s'ouvrant progressivement sur les petites places qui mènent à la place principale faisant face à la mer des Caraïbes. À partir là, une promenade conduira jusqu'aux eaux cristallines de la mer des Caraïbes. La ville de Cadaques aura des bâtiments de trois étages adaptant leurs formes à l'architecture irrégulière d'un vieux village. Les magasins, les services et des appartements se partageront le rez-de-chaussée. Le premier et deuxième étage ont été conçus juste pour l'usage résidentiel. Les terrasses et les balcons dans les appartements permettront d'apprécier la brise et la vue des Caraïbes. Les toits inclinés de style espagnol décoratif reproduiront l'évolution d'une vieille ville qui s'était développée au fil des ans. Les places de Cadaques sont consacrées au célèbre peintre Salvador Dali qui a vécu à Cadaques (Espagne) et a fait de cette ville espagnole un icône de la beauté et de la paix. Le concept de Cadaques Caribe vise à créer une atmosphère paisible, exempte de la contamination et entièrement intégrée avec l'environnement.
La plupart des appartements au nombre de 130 de la phase I sont déjà vendus, la majorité à des Italiens encore une fois. http://www.cadaquescaribe.com/homeingles.htm

Le Casino Dominicus est aussi maintenant ouvert. Nous y sommes allés un soir. Il y a un bar, une discothèque, une salle de spectacles et un magnifique restaurant, le Vesuvio . Des navettes gratuites transportent les clients aller/retour des hôtels au Casino toute la soirée. Ce que je trouve déplorable c’est qu’on y voit beaucoup de Dominicains tenter leur chance. On sait bien qu’il y a plus de perdants que de gagnants dans les casinos. Eux qui ont déjà si peu ne peuvent se permettre de perdre quoi que ce soit… http://www.casinodominicus.com/
RETOUR L’avion a décollé avec 15 minutes d’avance, encore une fois à moitié vide. Nous avons pu garder notre chambre jusqu’à 14:00 heures, sans payer supplément. Vol sans problème.
Nous avons vraiment adoré notre séjour et avons profité de chaque instant. L’h��tel était vraiment exceptionnel. On ne peut demander mieux. Clientèle internationale : beaucoup de Français, des Allemands, des Espagnols, des Italiens, des Anglais et des Québécois.
Vue que j'avais en m'ouvrant les yeux sous le palapa.

Si vous avez des questions, ne vous gênez surtout pas, j’essaierai d’y répondre.
Hôtel: Iberostar Hacienda Dominicus, Bayahibe http://www.iberostar.com/FR/Hotels-Bayahibe/Iberostar-Hacienda-Dominicus_3_73.html Date: 7 au 21 février 2008 Grossiste: Vacances Signature Compagnie aérienne: Skyservice
VOL Nous partons à l’heure (08:00 heures). Nous avons droit au confort minimal mais nous avons la chance d’avoir des places dans une rangée où il y a plus d’espace pour les jambes. Comme prévu suivant les changements à l’horaire, nous faisons une escale à Cayo Coco (Cuba) durant environ 45 minutes. Nous pouvons au moins descendre de l’avion et circuler un peu. Cette escale à Cuba nous met déjà dans l’atmosphère des vacances. Nous arrivons à La Romana vers 15:30 heures. Seulement une vingtaine de passagers vont jusqu’à la Romana. Ce que je trouve vraiment incroyable c’est que l’avion est à moitié vide bien qu’il desserve 2 destinations, ce qui est vraiment anormal à cette période de l’année.
L’AÉROPORT DE LA ROMANA Arrivés à l’aéroport, tout se déroule assez rapidement. Nous obtenons nos bagages, passons l’immigration et repérons le représentant de Vacances Signature qui nous remet notre enveloppe et nous dirige vers l’autobus qui nous conduira à l’hôtel. Tous les passagers se rendent au même hôtel, soit l’IHD. Il fait super beau et chaud et une douce brise nous caresse tout en faisant valser les branches des palmiers au dessus de nos têtes. Le trajet entre l’aéroport et l’hôtel dure environ 25minutes. L’autobus est confortable, avec air climatisé.
L’ENREGISTREMENT Tout se fait très rapidement car nous ne sommes pas nombreux. On nous remet les clés notre chambre et les cartes pour les serviettes. Nous arrivons rapidement à notre chambre avec le maletero qui apporte nos bagages.
LA CHAMBRE Nous n’avons pas la chambre prévue lorsque nous avions téléphoné. Mais nous décidons de la garder car elle est magnifique. Elle est située dans le bloc 2, au rez-de-chaussée, dans un angle du bâtiment ce qui fait que nous avons un mur avec la porte patio et un autre où il y a une immense baie vitrée. La porte patio donne sur un balcon qui a vue sur de magnifiques jardins très bien aménagés. La baie vitrée donne au loin sur la piscine.
Elle est décorée dans les tons de jaune et bleue. Assez spacieuse, on y trouve 2 grands lits séparés par une table de chevet, un fauteuil, une petite table, un bureau, un divan et une salle de bain complète (sans bidet) assez grande. L’espace de rangement est suffisant. La climatisation fonctionne très bien de même que la plomberie, ce qui est plutôt rare dans les Caraïbes. Eau toujours très chaude et excellente pression de la douche. Un petit frigo était rempli aux 2 jours (coca, 7up, eau, bière). On trouve aussi dans la chambre une table et un fer à repasser, un séchoir à cheveux et un coffret de sûreté disponible pour 2$US par jour. Le balcon est vraiment très très grand puisqu’il longe les 2 façades de la chambre. On y trouve 2 chaises et une petite table sur chacune des façades. Il y a aussi un petit séchoir à vêtements fixé sur un mur, ce qui est très pratique. Le ménage est très bien fait tous les jours. Les serviettes sont changées aussi souvent qu’on le désire. Les employés nous font des motifs avec les serviettes et des fleurs tous les jours.


Pour ceux qui voudraient y aller, il semble y avoir 2 types de chambres. Les chambres à deux lits ont une armoire de plus au lieu d’un divan et une grande douche seulement. Les chambres à un grand lit on un divan et une baignoire avec douche. Le commis de la réception nous a dit que notre chambre était la seule à voir 2 lits, un divan et une baignoire.
BOUFFE Nous avons toujours très bien mangé. La nourriture y est excellente partout. Le service est aussi excellent partout. Les employés sont toujours souriants et très accueillants.
Il y a donc 2 restaurants de type buffet et 4 restaurants à la carte. Pour les restaurants à la carte, il faut réserver au service à la clientèle entre 08:00 heures et 14:00 heures. Nous n’avons jamais eu à faire la queue pour réserver. Nous pouvons réserver pour 3 restaurants à la carte par semaine à la fois. Mais si nous retournons le lendemain nous pouvons réserver pour un 4e. Nous avons réussi à aller dans un restaurant à la carte 9 soirs sur 14.
Le port du pantalon long et des chaussures fermées pour les hommes est exigé dans tous les restaurants à la carte le soir mais cela est loin d’être respecté, ce qui nous a déçu. Parfois des gens arrivaient habillées comme s’ils allaient pique-niquer sur la plage. Interdiction de fumer dans tous les restaurants à la carte. Au buffet il y a des sections pour fumeurs et non fumeurs.
Restaurant El Engenio Ce restaurant de type buffet est ouvert pour les trois repas. La nourriture y est très bonne et très variée. Les comptoirs de nourriture sont regroupés dans une pièce centrale fermée et les tables sont situées autour de cette pièce ce qui fait qu’on ne voit pas les gens circuler aux comptoirs de notre table.

Restaurant La Goleta Cet autre restaurant de type buffet est ouvert le midi et tout l’après-midi. Il est plus près de la plage et il n’y a pas de code vestimentaire si ce n’est qu’on ne peut y aller en maillot de bain ou pieds nus. Il est complètement ouvert. La bouffe y est encore excellente. Le seul reproche est que puisqu’il est ouvert, de nombreux oiseaux volent au dessus de nous avec les conséquences qu’on peut supposer…

Le restaurant mexicain La Hacienda On y trouve un buffet d’entrées et de desserts. Le reste est servi aux tables. Excellent pour ceux qui aiment ce genre de cuisine.

Le restaurant japonais La Geisha Le repas est préparé devant nous sur 2 immenses plaques chauffantes autour desquelles une douzaine de clients sont assis. De très bons sushis sont servis en entrée. Nous y avons eu bien du plaisir avec les gens rencontrés lors de ces repas. Les crevettes et le poulet étaient exquis!!!

Restaurant français Le Colonial (Gourmet) Le meilleur des restaurants à la carte. Nous y sommes allés 3 fois. Décoration magnifique avec atmosphère feutrée. On ne se croirait plus dans les Caraïbes!!! Excellente langouste au menu sans payer d’extra.

Restaurant Steak House la Goleta Une section du buffet La Goleta se transforme le soir en Steak House. Buffet d’entrés encore une fois. Le filet mignon que nous avons pris était vraiment exquis et à la cuisson désirée. Excellent service encore une fois.
Le Beach Grill Directement sur la plage, aux deux jours, on peut manger au beach grill. On y sert de la paella et un buffet de salades et hors-d’œuvre. A l’occasion la préparation de la paella se fait sur un feu de bois devant les clients sur la plage et cela devient une véritable activité avec de l’animation et de la musique. C’est assez spectaculaire de les voir préparer cette paella qui est succulente.


Donc en ce qui concerne la bouffe, on y mange vraiment très bien. Le service des buffets et restaurants est très courtois. Le vin est de qualité très acceptable. Je dois préciser que mon appréciation de la bouffe est une question bien personnelle mais je n’ai jamais aussi bien mangé dans les Caraïbes et je n’en suis pas à mon premier voyage !
La seule chose que je déplore c’est qu’il n’y ait pas d’endroit où l’on peut manger et voir la mer en même temps sauf le beach grill un jour sur deux. Il n’y a pas non plus de musiciens dans les restaurants et buffets comme on trouve partout à Cuba et que je trouve bien agréable.
BARS Ils sont nombreux (7) et on y trouve une très bonne variété de boissons internationales. Le service y est encore une fois excellent.
Le Beach Bar, le fameux phare de la plage Dominicus est très agréable et très fréquenté!!!!

Le lobby bar El Trapiche est ouvert de 11:00 heures à 01:00 heure. Le service aux tables est excellent. Il y a à l’occasion un pianiste en soirée.

On trouve aussi le bar-salon Los Arcos ouvert en soirée près de la salle de spectacles.

La discothèque Capitan Nemo est ouverte de 23:00 heures à 02:00 heures.
Le bar de la piscine comporte aussi un wet-bar qui est bien agréable.

TEMPÉRATURE Beau et très chaud durant les deux semaines!!! Quelques averses la nuit où pendant que nous étions dans notre chambre avant le souper. Vraiment la température idéale!!! Pas besoin de veste le soir.
MOUSTIQUES Très peu de moustiques. Nous avions apporté de la crème insecticide mais ne l’avons pas utilisée.
LE SITE ET LA VÉGÉTATION Alors là c’est vraiment extraordinaire. Le site est très vaste. La végétation y est très mature. On y voit beaucoup de fleurs, d’arbustes, de palmiers de toutes sortes, d’orchidées. On a parfois l’impression d’être dans un véritable jardin botanique. Les jardiniers entretiennent très bien le site. Près du buffet principal, il y a aussi un magnifique jardin d’eau aménagé. On y trouve des canards, des oiseaux, des flamands roses et des cygnes.





Partout sur le site on trouve des plans d’eau, des fontaines. L’architecture des bâtiments est aussi exceptionnelle. Le style est colonial. Chacun des 7 bâtiments de chambres comporte une cour intérieure aménagée autour de laquelle sont situées les chambres sur 2 ou 3 étages. Les cours sont toutes aménagées différemment. Ça vaut vraiment la peine de les visiter car certaines sont tout simplement magnifiques.






De plus, il est possible de passer d’un bâtiment à l’autre et de se rendre à la réception ou aux divers restaurants sans se faire mouiller s’il pleut. Il suffit alors de suivre les corridors et de toujours traverser les cours en diagonale pour reprendre le corridor couvert. La conception de ce complexe est vraiment digne de mention. Tout y a été bien pensé.

Je me dois aussi de mentionner l’extrême propreté de tous les endroits publics, toilettes, corridors, etc… Les employés sont toujours à nettoyer et ce, de façon très discrète, sans nous incommoder.





SPECTACLES ET ANIMATION Il y a des spectacles tous les soirs et ils sont annoncés à l’entrée du buffet principal et au comptoir de serviettes de plage. En ayant déjà vu beaucoup par le passé, nous n’y sommes pas allés. Je ne peux donc pas me prononcer sur leur qualité.
Pour ce qui est de l’animation de jour, encore une fois je ne peux vraiment me prononcer car nous ne participons pas aux activités de groupe offertes. Nous faisons surtout de la plage le jour et aimons la tranquillité et relaxer.

PISCINES Il y a trois piscines très bien entretenues : piscine pour enfants, piscine pour activités et la piscine principale. Cette dernière est entourée de nombreux palapas et chaises avec coussins. Encore une fois des poubelles et cendriers très nombreux assurent la propreté du site.


PLAGE Elle est très belle! Le sable est fin et blanc. L’eau est turquoise. Il y a suffisamment de chaises et de parasols pour tout le monde, peu importe l’heure à laquelle on y arrive. La mer est toujours très calme. A noter que les transats sont en tissu ce qui est plus confortable. Certains secteurs sont très achalandés mais nous trouvions toujours un endroit plus tranquille et où les gens ne sont pas côte à côte. La plage est très propre. Beaucoup de poubelles, cendriers. Du personnel ramasse régulièrement les verres, pailles et vident les poubelles et cendriers. On ne retrouve donc pas ou peu de verres de plastiques, mégots de cigarettes, pailles sur la plage. On a droit au service aux chaises pour le bar ce qui est bien agréable. On peut y faire de longues promenades car à la suite de la plage des hôtels se trouve la longue plage sauvage du Parque del Este.



SPORTS NAUTIQUES Les sports disponibles sont le kayac, la planche à voile, le petit catamaran et petit voilier. Le personnel du club nautique est très gentil. On y prête aussi masques, palmes et tubas pour faire de l’apnée.
AUTRES SERVICES OFFERTS PAR L’HÔTEL On trouve sur place un service de location de voitures, une bijouterie, un magasin de cigares et de rhum et quelques autres boutiques de souvenirs et d’articles de toilette. On offre aussi un service de blanchisserie et de nettoyage à sec. Un coin Internet est aménagé avec plusieurs postes pour les clients, moyennant un supplément. Mini-club disponible pour les enfants de 4 à 12 ans. Un spa avec massages ($), un fitness center et des courts de tennis sont disponibles de même qu’un salon de coiffure et d’esthétique et un centre de plongée (Dressel center).
PLAN DE L’HÔTEL

RESTAURANT Pour ceux qui voudraient manger à l’extérieur de l’hôtel, je ne peux que recommander d’aller à Bayahibe, au Cafecito de la Cubana. Restaurant directement sur le port avec magnifique vue. Délicieuses langoustes à 600 pesos. Nous y étions allés l’an dernier. Ce fut une très belle soirée avec un accueil très chaleureux.
SHOPPING Sur la rue piétonnière de Dominicus on trouve de tout. Pour les cigares et le rhum, on trouve la plus grande variété au Bayahibe Fine Cigars Shop. On y montre comment sont faits les cigares et on peut aussi y déguster du rhum et des boissons à base de rhum.
Pour l’ambre et le larimar, c’est à la boutique qui s'appelle Image'in qu’il faut aller. C’est tenu par une Française, Nadine, qui est fort sympathique. Sa bijouterie est tout près du Dominicus Palace. Ses prix sont très raisonnables (beaucoup moins cher qu’à l’hôtel, Altos de Chavon ou Santo Domingo) et elle nous explique comment reconnaître le vrai du faux, etc. Fermé le dimanche. Tout est vendu accompagné d’un certificat d’authenticité.
Sur cette rue on trouve aussi une série de vendeurs de peintures et de souvenirs de toutes sortes. Il faut négocier beaucoup avec les Dominicains. On nous a conseillé de commencer au 2/3 du prix demandé.
EXCURSIONS Nous avons déjà visité Santo Domingo, Altos de Chavon et fait le Outback Safari, Saona et Catalina ); cette année avons décidé de ne pas faire d'excursions car nous n'avions pas vraiment le goût de nous retrouver en groupes dans une excursion. Nous sommes donc allés nous balader seuls au village de Bayahibe (40 pesos par personne aller/retour) et à la Romana (70 pesos par personne aller/retour) .

DEVELOPPEMENT DE BAYAHIBE/DOMINICUS J’ai été surprise de voir à quel point le petit village de Bayahibe s’est développé. Beaucoup de construction d’appartements quand on s’éloigne de la plage dans le Nuevo Bayahibe.
De plus, sur la plage de Dominicus, on trouve 2 complexes en construction.
Entre les hôtels Catalonia Dominicus et Oasis Canoa on trouve le complexe Ventaclub Rosa de Bayahibe constitué d’un hôtel et d’appartements à vendre dont les propriétaires auront accès à tous les privilèges de l’hôtel. http://www.ventagliorealestate.com/cgi-bin/cgi2nova.exe?SN_ADDRESS=vreportal&SN_METHOD=M_show&Haz=07&Hbt=02&Hpg=02

Après l’Oasis Canoa, juste avant l’entrée au Parque del Este, on trouve le complexe Cadaques Caribe. Le modèle architectural de Cadaques Caribe recrée une ville méditerranéenne au 18ème siècle avec l'influence italienne et espagnole : rues étroites s'ouvrant progressivement sur les petites places qui mènent à la place principale faisant face à la mer des Caraïbes. À partir là, une promenade conduira jusqu'aux eaux cristallines de la mer des Caraïbes. La ville de Cadaques aura des bâtiments de trois étages adaptant leurs formes à l'architecture irrégulière d'un vieux village. Les magasins, les services et des appartements se partageront le rez-de-chaussée. Le premier et deuxième étage ont été conçus juste pour l'usage résidentiel. Les terrasses et les balcons dans les appartements permettront d'apprécier la brise et la vue des Caraïbes. Les toits inclinés de style espagnol décoratif reproduiront l'évolution d'une vieille ville qui s'était développée au fil des ans. Les places de Cadaques sont consacrées au célèbre peintre Salvador Dali qui a vécu à Cadaques (Espagne) et a fait de cette ville espagnole un icône de la beauté et de la paix. Le concept de Cadaques Caribe vise à créer une atmosphère paisible, exempte de la contamination et entièrement intégrée avec l'environnement.
La plupart des appartements au nombre de 130 de la phase I sont déjà vendus, la majorité à des Italiens encore une fois. http://www.cadaquescaribe.com/homeingles.htm

Le Casino Dominicus est aussi maintenant ouvert. Nous y sommes allés un soir. Il y a un bar, une discothèque, une salle de spectacles et un magnifique restaurant, le Vesuvio . Des navettes gratuites transportent les clients aller/retour des hôtels au Casino toute la soirée. Ce que je trouve déplorable c’est qu’on y voit beaucoup de Dominicains tenter leur chance. On sait bien qu’il y a plus de perdants que de gagnants dans les casinos. Eux qui ont déjà si peu ne peuvent se permettre de perdre quoi que ce soit… http://www.casinodominicus.com/
RETOUR L’avion a décollé avec 15 minutes d’avance, encore une fois à moitié vide. Nous avons pu garder notre chambre jusqu’à 14:00 heures, sans payer supplément. Vol sans problème.
Nous avons vraiment adoré notre séjour et avons profité de chaque instant. L’h��tel était vraiment exceptionnel. On ne peut demander mieux. Clientèle internationale : beaucoup de Français, des Allemands, des Espagnols, des Italiens, des Anglais et des Québécois.
Vue que j'avais en m'ouvrant les yeux sous le palapa.


Si vous avez des questions, ne vous gênez surtout pas, j’essaierai d’y répondre.
Circuit de quinze jours à Madagascar English translation pending
Bonjour,
mon ami et moi allons travailler 6 mois à La réunion entre mai et novembre 2008. Nous aimerions en profiter pour retourner à Madagescar où nous avons passé 3 mois en 2001. Nous avons vu beaucoup de choses mais il nous manque les Tsyngy de Bemarha et le grand sud (route Anakao-Fort Dauphin). Ce n'est pas vraiment au même endroit 🤪... Comment nous conseillez vous de joindre les 2 bouts? Nous aurons moins de temps qu'en 2001 (probablement pas plus que 15j) mais un peu plus d'argent donc nous pourrons nous permettre 1 ou 2 vols intérieurs et la location d'un 4x4 (en taxi-brousse cette fois ça me parait infaisable!). Je n'ai d'ailleurs pas regardé si il existe des vols St Denis-ailleurs que Tana. Qui peut m'aider? Est-il possible de louer un 4x4 à un endroit et de repartir en avion après. De plus, nous aimons beaucoup marcher, on va sans doute marcher un peu dans les tsyngy mais y a t'il des randos sympas à faire dans le sud sud (l'Isalo on l'a déjà fait, magnifique au passage). Merci de votre aide.
mon ami et moi allons travailler 6 mois à La réunion entre mai et novembre 2008. Nous aimerions en profiter pour retourner à Madagescar où nous avons passé 3 mois en 2001. Nous avons vu beaucoup de choses mais il nous manque les Tsyngy de Bemarha et le grand sud (route Anakao-Fort Dauphin). Ce n'est pas vraiment au même endroit 🤪... Comment nous conseillez vous de joindre les 2 bouts? Nous aurons moins de temps qu'en 2001 (probablement pas plus que 15j) mais un peu plus d'argent donc nous pourrons nous permettre 1 ou 2 vols intérieurs et la location d'un 4x4 (en taxi-brousse cette fois ça me parait infaisable!). Je n'ai d'ailleurs pas regardé si il existe des vols St Denis-ailleurs que Tana. Qui peut m'aider? Est-il possible de louer un 4x4 à un endroit et de repartir en avion après. De plus, nous aimons beaucoup marcher, on va sans doute marcher un peu dans les tsyngy mais y a t'il des randos sympas à faire dans le sud sud (l'Isalo on l'a déjà fait, magnifique au passage). Merci de votre aide.
Pourboires en République Dominicaine English translation pending
Que peut on donner comme pourboire en Republique Dominicaine de l 'argent
ou des petits cadeaux ? Il ya une taxe de sortie elle est de combien? Nous
partons pour le IFA bavaro village a punta cana le 4 avril et nous sommes 2
couples. merci cf 😎
ou des petits cadeaux ? Il ya une taxe de sortie elle est de combien? Nous
partons pour le IFA bavaro village a punta cana le 4 avril et nous sommes 2
couples. merci cf 😎
Carte American Express Air France-KLM English translation pending
Bonjour
Je possède une carte amex Platinum "classique". Ma mère vient de me parrainer pour une carte amex AF KLM Gold. Savez vous si il existe une amex AF KLM Platinum? Pensez vous qu'il n'est pas utile de garder la Platinum "classique"?
MErci pour vos avis
Envois postaux vers les États-Unis English translation pending
Bonjour,
J'ai une question peut -être récurrente et très classique, mais je n'ai pas réussi à trouver de réponse... j'ai des amis aux Etats-Unis à qui je souhaiterais envoyer des cadeaux par la poste. Je sais qu'ils apprécient certaines choses typiquement françaises (je sais aussi que le saucisson ne passe pas :) ). Mais je ne connais pas exactement les restrictions de la douane américaine, qu 'est-ce qu'on peut envoyer, qu'est-ce qu on ne peut pas envoyer? Est-ce qu'il y a un type de fromage qui pourrait passer?? au niveau chocolat, un ballotin de chocolats de chocolatier, ça passe ou pas? ou il faut que ça soit de l'industriel acheté en supermarché (et même le chocolat industriel, il passe ou pas?) ???
Merci d'avance pour vos réponses 🙂
J'ai une question peut -être récurrente et très classique, mais je n'ai pas réussi à trouver de réponse... j'ai des amis aux Etats-Unis à qui je souhaiterais envoyer des cadeaux par la poste. Je sais qu'ils apprécient certaines choses typiquement françaises (je sais aussi que le saucisson ne passe pas :) ). Mais je ne connais pas exactement les restrictions de la douane américaine, qu 'est-ce qu'on peut envoyer, qu'est-ce qu on ne peut pas envoyer? Est-ce qu'il y a un type de fromage qui pourrait passer?? au niveau chocolat, un ballotin de chocolats de chocolatier, ça passe ou pas? ou il faut que ça soit de l'industriel acheté en supermarché (et même le chocolat industriel, il passe ou pas?) ???
Merci d'avance pour vos réponses 🙂
Une semaine à Marrakech English translation pending
Bonjour,
Je pars à Marrakech mi-mars avec ma mère et mes soeurs. A part un ryad réservé dans le quartier "Boutouil" (nord médina), nous n'avons rien programmé. Si vous avez des conseils en matière de restos, visites sympas..., ça nous intéresse (place Djema El Fna mais également ailleurs). Dans la médina, nous comptons nous déplacer à pied ou en calèche. Combien faut-il compter pour une "course" en calèche, disons d'un bout de la médina à la place ? Est-ce qu'on peut être à 5 dans une calèche, et le prix dépend-il ou pas du nbre de personnes ? Et aussi : y a t'il des agences sérieuses qui proposent des excursions dans les environs ? Nous serons 5, donc trop pour prendre un taxi, et la formule mini-bus nous intéresse plus. Le but étant de visiter, se promener dans des petits villages ou sites sympas... et pas d'aller voir des ateliers de tapis ou autre passage obligé pour nous faire acheter quelque chose... 😉 Merci
Je pars à Marrakech mi-mars avec ma mère et mes soeurs. A part un ryad réservé dans le quartier "Boutouil" (nord médina), nous n'avons rien programmé. Si vous avez des conseils en matière de restos, visites sympas..., ça nous intéresse (place Djema El Fna mais également ailleurs). Dans la médina, nous comptons nous déplacer à pied ou en calèche. Combien faut-il compter pour une "course" en calèche, disons d'un bout de la médina à la place ? Est-ce qu'on peut être à 5 dans une calèche, et le prix dépend-il ou pas du nbre de personnes ? Et aussi : y a t'il des agences sérieuses qui proposent des excursions dans les environs ? Nous serons 5, donc trop pour prendre un taxi, et la formule mini-bus nous intéresse plus. Le but étant de visiter, se promener dans des petits villages ou sites sympas... et pas d'aller voir des ateliers de tapis ou autre passage obligé pour nous faire acheter quelque chose... 😉 Merci
Retour de l'hôtel Iberostar Hacienda Dominicus Bayahibe English translation pending
De retour de 17 jours à l’Iberostar Hacienda Dominicus Palace à Bayahibe, je ne peux que répéter ce qui a été dit et redit : cet hôtel est PARFAIT.
Il faut en permanence ouvrir grands les yeux, partout on voit des détails qui font la différence. Quelques exemples, ne concernant que la nourriture : huile d’olive aromatisée, vinaigre balsamique à côté des crudités, morceaux de noix de coco fraiche, amandes rapées et autres gourmandises près des crèmes glacées. La liste serait trop longue, il faut plutôt chercher ce qu’il n’y a pas. J’aurais peut-être dû plutôt parler de la décoration : le raffinement est partout vases, meubles, sculptures, lustres, tableaux, ...
Ou peut être du personnel : souriant, dévoué, très souvent francophone, tenue immaculée jusque sur la plage.
Contrairement à un avis précédent sur le Forum, tous les jus de fruits du petit déjeuner sont 100% fruits fraichement pressés.
Pour les chambres, (c’est la question qui revient souvent) : seul le bloc 4 a un côté face à la mer. Ne pas trop espérer l’obtenir, c’est là que sont les Junior Suites. En outre, si la Direction voulait en faire profiter quelqu’un, ça serait les clients revenant pour la 2ème ou la 3eme fois. Ceci dit, aucune importance car le complexe est assez petit, la plage est toujours proche. Pour comprendre l’orientation, voir l’hôtel sur Google Earth pour déterminer ses souhaits : piscine ou jardin, soleil ou non. Toutes les chambres donnent sur les faces exterieures des blocs, jamais sur les patios intérieurs. Selon un ami, éviter le bloc 7 côté jardin, il y a du bruit de poubelles venant de l’hôtel mitoyen (Grand Dominicus). Je suppose que le même désagrément se retrouve dans les blocs 5 et 6, toujours côté jardin. Dans ces blocs, préférer côté piscine Pour les 1, 2, 3, 4, pas de mitoyenneté gênante (terrain vague).Au 1 on est, parait-il gêné par le bruit de la discothèque. Au 2 (le nôtre), on n’entendait rien. Comme déjà dit sur le Forum, il vaut mieux toujours chercher un dernier étage (1er ou 2e étage selon les blocs).
Pour le reste et, en bref : - On parle français partout, on sourit partout, on essaie toujours de faire plaisir.
- Chambres : douche seule (très grande, poignée avec flexible) ou douche/baignoire. pas de bidet - lits 1 GRAND lit (2m, peut être plus ?) ou 2 lits de 1m 20, selon les chambres. - propreté 21/20 - planche à repasser, fer, séchoir, shampoing, gel de bain etc... - Décoration de l’hôtel : le palais des merveilles : bien ouvrir les yeux, il y a des détails de raffinement PARTOUT. Il faut se forcer à regarder. - Nourriture parfaite, variée, toujours fraiche. Restos de spécialités tous très bons. J’ai eu le privilège de visiter la cuisine centrale : Bluffé, un vrai hôpital : carrelage, inox. Chaque « métier » travaille dans une pièce séparée, zones de préparation bien séparées, plats froids filmés et étiquetés dès que préparés, aucun contact entre produits sortant de la cuisine et déchets, rien qui traine.. Chambres à 5°C pour produits frais, congélateurs pour viandes et poissons, chaque produit est stocké dans des conditions idéales. Du coup, on a osé tout essayer et RIEN, pas le moindre début de commencement de problème. Il faut aller partout, essayer tout, sauter sur le filet de boeuf (au steak house mais aussi au Mexicain), sauter sur la langouste (Colonial) et enfin sur le caneton rôti (quand il y en a au buffet). Pour ceux qui aiment communiquer avec d’autres gens, commencer par le Japonais, on est une douzaine assis autour d’un Teppanyaki (plaque chauffante devant laquelle opère le cuistot). L’atmosphère finit par se réchauffer sauf incapacité pathologique à trouver un langage commun, même pas celui des mains ! - bestioles qui piquent : avons subi attaques de nuit à la salle de spectacle. Prévoir manches longues, pantalons serrés, et spray répulsif. Ca fait mal longtemps. - animations de jour : sympa, bonne humeur, pas pesant. Egalement des jeux à faire sans animateurs : pétanque, ping pong, badminton, échecs, etc, etc... - spectacles de nuit : pas extraordinaire, mais saluons cette même équipe qui essaie de nous distraire le soir après avoir passé toute la journée à nous amuser sur la plage! Pour nous, c’était souvent un (ou 2) pots au Lobby Bar avec des amis rencontrés là bas. (demander un « café espagnol » avec rhum et chantilly ; pas sur la carte). - disco : pas pour nous (au dodo à 23h !). - salle de gym : très bien équipée mais pas de moniteur - hammam et Jacuzzi : gratuit, hammam quelquefois faiblard en vapeur. - massages et soins de beauté : payants - plage : chouette, mais les lève-tard ont du mal à trouver des palapas libres (parasol en dur, seules sources d’ombre). Détestable pratique de beaucoup de « réserver » un palapas en mettant sur les transats serviettes et autres vieilles revues, vieux sacs ou godasses, dès 7h du matin (même avant pour certains). La Direction en est excédée et pratique de temps en temps un enlèvement vers 8h30 de toutes les serviettes sur les transats non occupés. Conseil : venir vers 9h30, il reste de la place, sinon reculer de 3m les transats équipés de serviettes ventouses et amener pour soi d’autres transats (il y en a en nombre largement suffisant) sous un palapas. Ca a l’avantage de respecter les affaires des autres et de refuser l’accaparement abusif. - excursions : nous n’avons pas fait mais avis positif unanime sur Captain Pat pour Saona (plage, langouste, farniente et bonne humeur) et sur Dressel Divers (raies, murènes, ...) pour les fans de palmes et tuba. - catamaran, windsurf, kayak : géré, manifestement à contre coeur, par Dressel Divers (responsables pas du tout sympathiques) qui préfère vendre ses excursions plutôt que de surveiller des « voileux » qui ne lui rapportent pas un sou. - Village de Bayahibe : pas grand chose d’autre à y voir qu’un mignon petit port endormi. Pour ceux qui veulent un peu d’exercice, ça fait 2 fois 40’ de marche dans la nature. Seulement 5’ en guagua mais y aller pour quoi faire ? - Centre commercial Dominicus derrière l’hôtel (accès par la plage). Une petite promenade sympa le long des boutiques de souvenirs. On subit l’empressement des vendeurs (garder ses mains dans les poches car, quand ils s’en emparent, ils les lâchent difficilement et, comme ils sont super gentils, souvent haïtiens, on se laisse aller !)
Le dernier Plus à ne pas rater : le coucher de soleil sur la mer. A Punta Cana l’année dernière en Janvier, le soleil disparaissait piteusement derrière les cocotiers et les constructions vers 17h. Quelle différence ! Bonnes vacances
Contrairement à un avis précédent sur le Forum, tous les jus de fruits du petit déjeuner sont 100% fruits fraichement pressés.
Pour les chambres, (c’est la question qui revient souvent) : seul le bloc 4 a un côté face à la mer. Ne pas trop espérer l’obtenir, c’est là que sont les Junior Suites. En outre, si la Direction voulait en faire profiter quelqu’un, ça serait les clients revenant pour la 2ème ou la 3eme fois. Ceci dit, aucune importance car le complexe est assez petit, la plage est toujours proche. Pour comprendre l’orientation, voir l’hôtel sur Google Earth pour déterminer ses souhaits : piscine ou jardin, soleil ou non. Toutes les chambres donnent sur les faces exterieures des blocs, jamais sur les patios intérieurs. Selon un ami, éviter le bloc 7 côté jardin, il y a du bruit de poubelles venant de l’hôtel mitoyen (Grand Dominicus). Je suppose que le même désagrément se retrouve dans les blocs 5 et 6, toujours côté jardin. Dans ces blocs, préférer côté piscine Pour les 1, 2, 3, 4, pas de mitoyenneté gênante (terrain vague).Au 1 on est, parait-il gêné par le bruit de la discothèque. Au 2 (le nôtre), on n’entendait rien. Comme déjà dit sur le Forum, il vaut mieux toujours chercher un dernier étage (1er ou 2e étage selon les blocs).
Pour le reste et, en bref : - On parle français partout, on sourit partout, on essaie toujours de faire plaisir.
- Chambres : douche seule (très grande, poignée avec flexible) ou douche/baignoire. pas de bidet - lits 1 GRAND lit (2m, peut être plus ?) ou 2 lits de 1m 20, selon les chambres. - propreté 21/20 - planche à repasser, fer, séchoir, shampoing, gel de bain etc... - Décoration de l’hôtel : le palais des merveilles : bien ouvrir les yeux, il y a des détails de raffinement PARTOUT. Il faut se forcer à regarder. - Nourriture parfaite, variée, toujours fraiche. Restos de spécialités tous très bons. J’ai eu le privilège de visiter la cuisine centrale : Bluffé, un vrai hôpital : carrelage, inox. Chaque « métier » travaille dans une pièce séparée, zones de préparation bien séparées, plats froids filmés et étiquetés dès que préparés, aucun contact entre produits sortant de la cuisine et déchets, rien qui traine.. Chambres à 5°C pour produits frais, congélateurs pour viandes et poissons, chaque produit est stocké dans des conditions idéales. Du coup, on a osé tout essayer et RIEN, pas le moindre début de commencement de problème. Il faut aller partout, essayer tout, sauter sur le filet de boeuf (au steak house mais aussi au Mexicain), sauter sur la langouste (Colonial) et enfin sur le caneton rôti (quand il y en a au buffet). Pour ceux qui aiment communiquer avec d’autres gens, commencer par le Japonais, on est une douzaine assis autour d’un Teppanyaki (plaque chauffante devant laquelle opère le cuistot). L’atmosphère finit par se réchauffer sauf incapacité pathologique à trouver un langage commun, même pas celui des mains ! - bestioles qui piquent : avons subi attaques de nuit à la salle de spectacle. Prévoir manches longues, pantalons serrés, et spray répulsif. Ca fait mal longtemps. - animations de jour : sympa, bonne humeur, pas pesant. Egalement des jeux à faire sans animateurs : pétanque, ping pong, badminton, échecs, etc, etc... - spectacles de nuit : pas extraordinaire, mais saluons cette même équipe qui essaie de nous distraire le soir après avoir passé toute la journée à nous amuser sur la plage! Pour nous, c’était souvent un (ou 2) pots au Lobby Bar avec des amis rencontrés là bas. (demander un « café espagnol » avec rhum et chantilly ; pas sur la carte). - disco : pas pour nous (au dodo à 23h !). - salle de gym : très bien équipée mais pas de moniteur - hammam et Jacuzzi : gratuit, hammam quelquefois faiblard en vapeur. - massages et soins de beauté : payants - plage : chouette, mais les lève-tard ont du mal à trouver des palapas libres (parasol en dur, seules sources d’ombre). Détestable pratique de beaucoup de « réserver » un palapas en mettant sur les transats serviettes et autres vieilles revues, vieux sacs ou godasses, dès 7h du matin (même avant pour certains). La Direction en est excédée et pratique de temps en temps un enlèvement vers 8h30 de toutes les serviettes sur les transats non occupés. Conseil : venir vers 9h30, il reste de la place, sinon reculer de 3m les transats équipés de serviettes ventouses et amener pour soi d’autres transats (il y en a en nombre largement suffisant) sous un palapas. Ca a l’avantage de respecter les affaires des autres et de refuser l’accaparement abusif. - excursions : nous n’avons pas fait mais avis positif unanime sur Captain Pat pour Saona (plage, langouste, farniente et bonne humeur) et sur Dressel Divers (raies, murènes, ...) pour les fans de palmes et tuba. - catamaran, windsurf, kayak : géré, manifestement à contre coeur, par Dressel Divers (responsables pas du tout sympathiques) qui préfère vendre ses excursions plutôt que de surveiller des « voileux » qui ne lui rapportent pas un sou. - Village de Bayahibe : pas grand chose d’autre à y voir qu’un mignon petit port endormi. Pour ceux qui veulent un peu d’exercice, ça fait 2 fois 40’ de marche dans la nature. Seulement 5’ en guagua mais y aller pour quoi faire ? - Centre commercial Dominicus derrière l’hôtel (accès par la plage). Une petite promenade sympa le long des boutiques de souvenirs. On subit l’empressement des vendeurs (garder ses mains dans les poches car, quand ils s’en emparent, ils les lâchent difficilement et, comme ils sont super gentils, souvent haïtiens, on se laisse aller !)
Le dernier Plus à ne pas rater : le coucher de soleil sur la mer. A Punta Cana l’année dernière en Janvier, le soleil disparaissait piteusement derrière les cocotiers et les constructions vers 17h. Quelle différence ! Bonnes vacances
Croisifrance: annulation de la croisière "Parfums des îles grecques" du 27 avril au 7 mai 2008 English translation pending
Bonjour
Je viens d'apprendre par mon agence de voyages que CROISIFRANCE avait décidé d'annuler la croisière parfums des îles grecques du 27 avril au 7 mai 2008.
Et pour couronner le tout je ne peux pas être remboursée par l'assurance annulation de mes billets d'avion aller retour pour rejoindre Marseille car l'annulation de la croisière n'est pas un cas de force majeure.
A votre avis, ia-je une chance pour que croisifrance me rembourse ces billets d'avion?
Hôtel Grand Palladium Palace à Punta Cana en "Royal Suite" English translation pending
Bonjour
Je pars pendant 3 semaines (a partir du 22 mars) à l'hotel Palladium Palace en Royal Suite à Punta Cana. Certains d'entre vous pourraient-ils me donner des renseignements sur cet hôtel ? merci d'avance.
Je pars pendant 3 semaines (a partir du 22 mars) à l'hotel Palladium Palace en Royal Suite à Punta Cana. Certains d'entre vous pourraient-ils me donner des renseignements sur cet hôtel ? merci d'avance.
Retour du Sirenis La Salina, Varadero, 19 au 26 janvier (commentaires-diaporama) English translation pending
J'aimerais tout d'abord vous aviser que mon message peut parfois contenir des informations anodines pour le voyageur expérimenté. Informations qui peuvent cependant intéresser les gens ayant peu ou pas voyagé. C'est d'ailleurs pour cette raison que je me permets une description détaillée de notre expérience.
Je tenterai d'être le plus objectif possible. J'imagine que vous avez déjà consulté les discussions, commentaires sur cet hôtel. Ils sont nombreux et parfois très négatifs. J'essayerai donc de vous donner l'heure juste. Je peux cependant vous dire dès maintenant que nous avons passé une très belle semaine à cet hôtel. Tout n'y est pas parfait, mais il y a tout de même moyen d'y passer du bon temps.
Vous retrouverez à la fin de mon message un lien vers des images de l'hôtel. J'ai réalisé le tout sous forme de diaporama.
Nous étions au Sirenis La Salina de Varadero du 19 au 26 janvier 2008. Notre groupe était composé de 4 adultes âgés entre 30 et 38 ans ainsi que de 3 enfants (20 mois-7 ans et 8 ans). Nous avons booké avec vacances signature et volions avec Skyservice. Le vol Montréal Varadero était de 3 h 40. Un vol assez agité (énormément de turbulence-crise de panique d'un passager-ma femme a été malade et moi près de l'être). À bord, le service et la nourriture étaient assez ordinaires.
Arrivée à l'aéroport, tout s'est bien déroulé. Nous avons récupéré nos valises rapidement et sommes passés aux douanes les premiers. Le parcourt en autobus s'est lui aussi bien déroulé. Il faut compter environ 35 minutes pour se rendre de l'aéroport à l'hôtel. Nous avons cependant rencontré des gens pour qui le même trajet a pris tout près de 2 heures (plusieurs arrêts dans d'autres hôtels). Le trajet est tout de même intéressant pour quelqu'un qui visite Varadero pour la première fois. Dans l'autobus, le représentant de Vacances signature, Alberto (Personnage tout de même sympathique et intéressant), ne s'exprimait qu'en anglais, ce qui semblait déranger plusieurs personnes. Un détail pour moi, même si je ne suis pas parfaitement bilingue. Par contre, j'aurais aimé qu'il soit mieux informé. Il n'était pas en mesure de nous donner des informations précises sur le fonctionnement de l'hôtel (coffret de sûreté inclus ou pas-dépot pour serviette ou pas, etc.).
Check-in
Pour notre part, le check-in s’est plutôt bien déroulé. La procédure a pris environ 10 minutes. Nous étions les deuxièmes dans la file. Le même check-in a pris tout près d’une heure pour ceux qui se sont retrouvés à l’arrière. Nous avions, via notre agent, fait la demande pour une chambre au 3e étage dans un bloc situé près de la plage. Nous avons eu une chambre au 2e étage juste à côté du buffet (bloc 20). On m’a avisé qu’il serait possible de faire un changement un peu plus tard dans la journée. Nous avons cependant choisi de garder la chambre que l’on nous avait offerte. Elle nous convenait très bien. Nos amis avaient aussi fait une demande concernant leur chambre. Ils ont eu exactement ce qu’ils avaient demandé. On sentait une certaine tension et un manque d’organisation du côté du personnel de la réception.
La chambre
La chambre était propre, spacieuse et munie d’un lit king. Un lit d’appoint nous a aussi été fourni sans que l'on en fasse la demande. Les serviettes de plage devaient se trouver dans la chambre à notre arrivée, ce qui n’était pas le cas. Nous avons donc demandé à la femme de chambre. Elle nous a répondu qu’elles seraient disponibles bientôt. Le temps de retourner au lobby pour réserver nos restos à la carte, les serviettes étaient déjà dans notre chambre. La femme de chambre était extrêmement efficace. Un peu timide, sûrement dû au fait de la barrière linguistique (elle ne parlait pas français et très très peu anglais). Nous avions prévu le coup. Nous avions donc demandé à une amie cubaine de nous écrire un mot en espagnol concernant nos besoins. Nous laissions tous les matins 2 pesos sur le lit. À la fin de notre séjour, nous lui avons aussi laissé des produits de beauté ainsi que des médicaments. Nous n’avons jamais manqué de quoi que ce soit (papier toilette, eau chaude, serviettes. Notez qu’il n’y a pas de papier mouchoir dans les chambres. À vous d’y penser. Le seul problème avec la chambre, c’est celui déjà décrit dans plusieurs autres messages, c’est-à-dire l’eau de la douche qui se propage sur le plancher de façon assez importante. Et ce, malgré le fait que nous avions apporté un rideau de douche du magasin à un dollard.. Le problème était beaucoup moins important dans la chambre de nos amis. Il est tout de même facile de le résoudre. Il s’agit tout simplement de placer une serviette sur la céramique à côté du bain. À long terme, cette problématique engendra sûrement d’autres problèmes (moisissures-fissures, etc.). Il y a un coffret de sureté dans la chambre, mais celui-ci n'est pas inclus au forfait (2 pesos/jour). Lorsque nous sommes arrivés, le coffret était ouvert. Pour l'utiliser, il s'agissait simplement de suivre la procédure (extrêmement aisée). Les frais nous sont chargés au check-out. C'est la femme de chambre qui avise la réception si vous l'utilisez.
Le complexe hôtelier
Le complexe hôtelier est immense, propre et très beau. La végétation un peu immature, mais tout de même agréable à regarder. Vous y retrouvez 21 blocs de chambres (ainsi que d'autres en construction). Le lobby est gigantesque. On y trouve un bar, un café, le bureau de change, le salon de beauté (jamais ouvert durant notre séjour), un genre de petit magasin, le bureau pour réserver vos restos à la carte, ainsi qu'un endroit pour effectuer des appels. Il y a 2 grandes piscines sur le site. Une plus tranquille, située près du lobby. Vous y retrouverez un aquabar et un snack-bar (snack-bar qui se transforme en restaurant à la carte le soir, le Cubain). Une plus animée. Il s'agit de celle où se trouvent les animateurs, la glissade et un très joli aquabar. À cet endroit se trouve aussi un snack-bar et un bar. Le snack-bar se transforme aussi en resto à la carte le soir, mais je ne sais pas lequel? Cette piscine est située juste à côté du club pour les enfants. Nous avons passé un après-midi dans ce club et je dois vous avouer que je n'y laisserai pas mon enfant toute la journée. Ce n'était d'ailleurs d'aucune façon notre intention. Nous y sommes allés une journée pluvieuse par curiosité. Près de la plage se trouve un bar ainsi qu'un buffet où vous pourrez dîner (je crois qu'il est aussi possible d'y déjeuner). En soirée, ce buffet se transforme aussi en resto à la carte (le Méditéranéen). Nos amis l'ont essayé et ont été plutôt déçu. Côté resto. Vous avez bien entendu le buffet. Extrêmement grand, quand même assez de variété. Ma femme n'est vraiment pas difficile, elle a eu tout de même de la difficulté à trouver des choses à son goût. Pour elle, il s'agit sans doute de l'élément le plus décevant du voyage. À l'inverse, notre ami a bien aimé le buffet. Je crois qu'il a goûté à pratiquement tous les aliments disponibles. Et ce, sans effets sur sa santé. Pour ma part, je n'avais pas énormément d'attentes. Je n'ai donc ni été déçu, ni enchanté. Nos enfants n'ont pas mangé beaucoup. Ma fille a mangé des pâtes à presque tous les repas. Et ce, malgré le fait qu'elle ne les aimait pas vraiment (surtout à cause de la sauce). Nos enfants ont du boire 60 litres de limonade. Ils ont aussi bien apprécié la crème glacée. Les autres restos à la carte sont : le gourmet (à côté du buffet) le Japonais, l'Italien et le Steak House (au centre du complexe). Nous avons essayé l'Italien et le Japonais. C'est d'ailleurs au Japonais que nous avons eu le meilleur repas de la semaine. Sushi, rouleau printanier, riz frit, crevettes, poulet et boeuf. Tout était excellent. En prime, un petit spectacle du cuisinier. Pour ce qui est de l'Italien, assez ordinaire. J'y ai mangé une entrée de prosciutto ainsi qu'une pizza jambon ananas. Ma femme a pris une salade de fruits de mer suivi de saumon. Le lendemain de notre visite à l'Italien ma femme a été malade de façon assez importante durant 36 heures (des 2 bouts). J'ai pourtant goûté à ces aliments. Puisque son état ne semblait pas vouloir s'améliorer après 24 heures de repos. Et pour éviter de gâcher nos vacances. Elle a débuté des antibiotiques. Elle a par la suite retrouvé la forme. En terme de médicament, nous étions bien équipés. Parmi notre groupe, personne d'autre n'a été malade, ni incommodé par quoi que se soit. Je n'ai d'ailleurs entendu aucun commentaire concernant des gens ayant été malades. Nous n'avons fait aucun abus d"alcool. Personnellement, je m'en suis tenu à la bière et au vin, et ce, en quantité raisonnable. J'aimerais maintenant revenir sur le complexe. J'ai oublié de mentionner qu'il y a aussi un piano-bar au centre du complexe. Celui-ci se transforme en discothèque en fin de soirée. Rien de bien extravagant. Vous trouverez aussi un gym divisé en 2 parties (cardio/musculation). Gym tout de même bien équipé pour l'endroit. Il y avait aussi un spa, mais celui-ci a été vide tout au long de notre séjour.
Plage/animation/activités
La plage était très belle. Peut-être pas autant qu'a notre dernier voyage (Mélia Cayo Guillermo), mais tout de même très bien. C'est toujours magique de se retrouver les pieds dans le sable au bord de la mer. Ne soyez pas inquiet, jamais il n'y a manqué de chaises. Il n'est pas non plus nécessaire de se présenter à la plage à 5 h du matin pour s'assurer d'avoir une place. Si vous désirez, un palapa, la situation est peut-être un peu plus compliquée, mais encore une fois pas désespérée. Si vous désirez visiter les hôtels avoisinants, vous devrez marcher tout de même un certain temps. Avec les enfants, nous sommes allées jusqu'au Tryp Penninsula (environ 20 minutes). En comparant le Tryp au Sirenis, on remarque immédiatement 2 choses; La Salina est un hôtel très grand, et la végétation n'y est pas encore mature.
Pour ce qui est de l'animation et des activités, il y a aussi moyen d'y trouver son compte. J'ai joué au Volley pratiquement tous les jours (les Cubains sont assez talentueux). J'ai participé à quelques activités sur la plage. J'ai joué au soccer. Ma fille et moi avons suivi des cours de danse à la piscine. Pour les gens un peu plus relax, il y a du stretching tous les matins. Il y a bien sûr le centre nautique ou vous pourrez emprunter un pédalo, un kayak ou même faire un tour de catamaran. Nous avons aussi souvent vu passer un genre de zodiac accroché à un deltaplane. L'expérience semble assez agréable. Je ne connais malheureusement pas le coût de cette activité.
Les spectacles de fin de soirée nous ont un peu déçus. Les participants sont très talentueux. Le problème n'est pas là. Il s'agit plutôt du type de spectacle. Il y avait beaucoup d'acrobaties et de portées. Nous aurions préféré des musiques et danses un peu plus rythmées et moins théâtrales. On ne peut cependant pas nier leurs habiletés. Je ne peux m'exprimer sur le nightlife de l'hôtel puisque je n'y ai pas participé. Mon impression est cependant qu'il ne doit pas être très excitant.
Les excursions
Je ne pourrai vous donner que très peu d'informations sur les excursions puisque nous n'en n'avons pas fait. Nous avions au départ réservé celle en catamaran (destination Cayo Blanco). Nous l'avons ensuite annulée lorsque ma femme a été malade. Ce que je peux vous dire, c'est que les avis sont plutôt partagés concernant la majorité de ces activités. Renseigner vous adéquatement avant d'y participer. Nous étions aussi censés visiter Varadero, ce que nous n'avons pas fait. Les 2 jours de maladie de ma femme nous ont un peu coupé les jambes. Nous avons préféré profiter de la plage et l'hôtel en général plutôt que de se promener en autobus. L'objectif premier était plage et soleil, et non une visite culturelle. J'aurais tout de même bien aimé avoir le temps de le faire. Ce sera pour une autre fois.
Check-out
Le check-out a été assez rapide et sans problème. Les problèmes sont survenus un peu plus tard. Notre vol de retour a été retardé de tout près de 20 heures. On nous a d'abord indiqué un retard de 3 heures. 3 heures que nous avons pu passer au bord de la piscine. Par la suite, nous nous sommes rendus à l'aéroport, nous avons enregistré nos bagages et passé les douanes. Tout près de 6 heures plus tard, on nous avise que l'avion ne pourra pas décoller et qu'il faudra retourner à l'hôtel. On repasse alors les douanes, récupère nos bagages et repartons pour un 35 minutes d'autobus. Rendu à l'hôtel, une vraie folie. Il y avait 3 autobus pleins. On avait envoyé des gens qui n'avaient même pas séjourné au Sirenis. L'hôtel était plein à craquer. On nous redonne des chambres. Check-in très rapide et désorganisé. Une fille s'est même retrouvée dans une chambre où il y avait déjà quelqu'un. À ce moment, on nous indique que le prochain départ sera à 22 h. Un peu plus tard dans la soirée, nouveau changement. Le départ de l'hôtel aura maintenant lieu à 2 h 40. Très agréable pour nos enfants. On retourne donc à la chambre pour tenter de récupérer un peu. Par la suite, même manège. On reprend l'autobus en direction de l'aéroport, enregistrons nos bagages et passons les douanes. Le vol de retour s'est fait avec WestJet au lieu de Skyservice. Un vol tranquille, dans un avion confortable avec un équipage beaucoup plus agréable. J'ai bien aimé voler avec WestJet. Ce que je trouve de plus désolant dans tout cela, c'est que cette expérience laisse un goût amer du voyage. Sans compter la fatigue que tout cela a entrainé. Nous venons tout juste de nous en remettre. Tout cela n'a cependant rien avoir avec notre l'hôtel et le temps que nous y avons passé.
Conclusion
Nous avons lu énormément sur cet hôtel avant d'y aller. Pendant un certain temps. ma femme et moi avions de sérieuses craintes concernant le voyage. Aujourd'hui, après y avoir passé une semaine, je peux vous dire que nous avons passé un très beau voyage et que nous ne regrettons en rien notre choix. Et ce, malgré les quelques difficultés rencontrées. Je ne vous cacherai pas qu'il est facile de trouver des éléments à critiquer. Les commentaires lus sur le forum sont parfois vrais. Oui il y a de longues files d'attente au buffet, au bureau change, à la réservation des restos à la carte. Oui le site est très grand et les navettes pas toujours disponibles. Oui le buffet n'est pas extraordinaire, le service pas toujours parfait. J'ai été témoin de tout cela, mais que très peu affecté. J'ai réussi à changer mon argent sans attendre plus de 2 minutes. Mes réservations aux restos à la carte se sont faites aussi en 2 minutes sans aucun problème. J'ai mangé à ma faim tous les jours. J'ai fait la connaissance de Cubains extraordinaires. À ma grande joie, j'ai eu la chance de marcher dans un environnement merveilleux. La navette était pour moi accessoire, amusement. Ma fille s'est amusée énormément, elle a fait de belles rencontres. En fin de compte, j'ai vécu une expérience positive et agréable. Il s'agit simplement de s'adapter aux situations et ajuster notre comportement, nos attentes, aux événements qui se présentent. De toute façon, peu importe l'endroit où vous irez, vous serez toujours confronté à des facteurs limitants. Aussi bien s'adapter. Bon voyage!
Voici le lien vers mon diaporama: http://www.2xbfx.com/sirenis.html
Je tenterai d'être le plus objectif possible. J'imagine que vous avez déjà consulté les discussions, commentaires sur cet hôtel. Ils sont nombreux et parfois très négatifs. J'essayerai donc de vous donner l'heure juste. Je peux cependant vous dire dès maintenant que nous avons passé une très belle semaine à cet hôtel. Tout n'y est pas parfait, mais il y a tout de même moyen d'y passer du bon temps.
Vous retrouverez à la fin de mon message un lien vers des images de l'hôtel. J'ai réalisé le tout sous forme de diaporama.
Nous étions au Sirenis La Salina de Varadero du 19 au 26 janvier 2008. Notre groupe était composé de 4 adultes âgés entre 30 et 38 ans ainsi que de 3 enfants (20 mois-7 ans et 8 ans). Nous avons booké avec vacances signature et volions avec Skyservice. Le vol Montréal Varadero était de 3 h 40. Un vol assez agité (énormément de turbulence-crise de panique d'un passager-ma femme a été malade et moi près de l'être). À bord, le service et la nourriture étaient assez ordinaires.
Arrivée à l'aéroport, tout s'est bien déroulé. Nous avons récupéré nos valises rapidement et sommes passés aux douanes les premiers. Le parcourt en autobus s'est lui aussi bien déroulé. Il faut compter environ 35 minutes pour se rendre de l'aéroport à l'hôtel. Nous avons cependant rencontré des gens pour qui le même trajet a pris tout près de 2 heures (plusieurs arrêts dans d'autres hôtels). Le trajet est tout de même intéressant pour quelqu'un qui visite Varadero pour la première fois. Dans l'autobus, le représentant de Vacances signature, Alberto (Personnage tout de même sympathique et intéressant), ne s'exprimait qu'en anglais, ce qui semblait déranger plusieurs personnes. Un détail pour moi, même si je ne suis pas parfaitement bilingue. Par contre, j'aurais aimé qu'il soit mieux informé. Il n'était pas en mesure de nous donner des informations précises sur le fonctionnement de l'hôtel (coffret de sûreté inclus ou pas-dépot pour serviette ou pas, etc.).
Check-in
Pour notre part, le check-in s’est plutôt bien déroulé. La procédure a pris environ 10 minutes. Nous étions les deuxièmes dans la file. Le même check-in a pris tout près d’une heure pour ceux qui se sont retrouvés à l’arrière. Nous avions, via notre agent, fait la demande pour une chambre au 3e étage dans un bloc situé près de la plage. Nous avons eu une chambre au 2e étage juste à côté du buffet (bloc 20). On m’a avisé qu’il serait possible de faire un changement un peu plus tard dans la journée. Nous avons cependant choisi de garder la chambre que l’on nous avait offerte. Elle nous convenait très bien. Nos amis avaient aussi fait une demande concernant leur chambre. Ils ont eu exactement ce qu’ils avaient demandé. On sentait une certaine tension et un manque d’organisation du côté du personnel de la réception.
La chambre
La chambre était propre, spacieuse et munie d’un lit king. Un lit d’appoint nous a aussi été fourni sans que l'on en fasse la demande. Les serviettes de plage devaient se trouver dans la chambre à notre arrivée, ce qui n’était pas le cas. Nous avons donc demandé à la femme de chambre. Elle nous a répondu qu’elles seraient disponibles bientôt. Le temps de retourner au lobby pour réserver nos restos à la carte, les serviettes étaient déjà dans notre chambre. La femme de chambre était extrêmement efficace. Un peu timide, sûrement dû au fait de la barrière linguistique (elle ne parlait pas français et très très peu anglais). Nous avions prévu le coup. Nous avions donc demandé à une amie cubaine de nous écrire un mot en espagnol concernant nos besoins. Nous laissions tous les matins 2 pesos sur le lit. À la fin de notre séjour, nous lui avons aussi laissé des produits de beauté ainsi que des médicaments. Nous n’avons jamais manqué de quoi que ce soit (papier toilette, eau chaude, serviettes. Notez qu’il n’y a pas de papier mouchoir dans les chambres. À vous d’y penser. Le seul problème avec la chambre, c’est celui déjà décrit dans plusieurs autres messages, c’est-à-dire l’eau de la douche qui se propage sur le plancher de façon assez importante. Et ce, malgré le fait que nous avions apporté un rideau de douche du magasin à un dollard.. Le problème était beaucoup moins important dans la chambre de nos amis. Il est tout de même facile de le résoudre. Il s’agit tout simplement de placer une serviette sur la céramique à côté du bain. À long terme, cette problématique engendra sûrement d’autres problèmes (moisissures-fissures, etc.). Il y a un coffret de sureté dans la chambre, mais celui-ci n'est pas inclus au forfait (2 pesos/jour). Lorsque nous sommes arrivés, le coffret était ouvert. Pour l'utiliser, il s'agissait simplement de suivre la procédure (extrêmement aisée). Les frais nous sont chargés au check-out. C'est la femme de chambre qui avise la réception si vous l'utilisez.
Le complexe hôtelier
Le complexe hôtelier est immense, propre et très beau. La végétation un peu immature, mais tout de même agréable à regarder. Vous y retrouvez 21 blocs de chambres (ainsi que d'autres en construction). Le lobby est gigantesque. On y trouve un bar, un café, le bureau de change, le salon de beauté (jamais ouvert durant notre séjour), un genre de petit magasin, le bureau pour réserver vos restos à la carte, ainsi qu'un endroit pour effectuer des appels. Il y a 2 grandes piscines sur le site. Une plus tranquille, située près du lobby. Vous y retrouverez un aquabar et un snack-bar (snack-bar qui se transforme en restaurant à la carte le soir, le Cubain). Une plus animée. Il s'agit de celle où se trouvent les animateurs, la glissade et un très joli aquabar. À cet endroit se trouve aussi un snack-bar et un bar. Le snack-bar se transforme aussi en resto à la carte le soir, mais je ne sais pas lequel? Cette piscine est située juste à côté du club pour les enfants. Nous avons passé un après-midi dans ce club et je dois vous avouer que je n'y laisserai pas mon enfant toute la journée. Ce n'était d'ailleurs d'aucune façon notre intention. Nous y sommes allés une journée pluvieuse par curiosité. Près de la plage se trouve un bar ainsi qu'un buffet où vous pourrez dîner (je crois qu'il est aussi possible d'y déjeuner). En soirée, ce buffet se transforme aussi en resto à la carte (le Méditéranéen). Nos amis l'ont essayé et ont été plutôt déçu. Côté resto. Vous avez bien entendu le buffet. Extrêmement grand, quand même assez de variété. Ma femme n'est vraiment pas difficile, elle a eu tout de même de la difficulté à trouver des choses à son goût. Pour elle, il s'agit sans doute de l'élément le plus décevant du voyage. À l'inverse, notre ami a bien aimé le buffet. Je crois qu'il a goûté à pratiquement tous les aliments disponibles. Et ce, sans effets sur sa santé. Pour ma part, je n'avais pas énormément d'attentes. Je n'ai donc ni été déçu, ni enchanté. Nos enfants n'ont pas mangé beaucoup. Ma fille a mangé des pâtes à presque tous les repas. Et ce, malgré le fait qu'elle ne les aimait pas vraiment (surtout à cause de la sauce). Nos enfants ont du boire 60 litres de limonade. Ils ont aussi bien apprécié la crème glacée. Les autres restos à la carte sont : le gourmet (à côté du buffet) le Japonais, l'Italien et le Steak House (au centre du complexe). Nous avons essayé l'Italien et le Japonais. C'est d'ailleurs au Japonais que nous avons eu le meilleur repas de la semaine. Sushi, rouleau printanier, riz frit, crevettes, poulet et boeuf. Tout était excellent. En prime, un petit spectacle du cuisinier. Pour ce qui est de l'Italien, assez ordinaire. J'y ai mangé une entrée de prosciutto ainsi qu'une pizza jambon ananas. Ma femme a pris une salade de fruits de mer suivi de saumon. Le lendemain de notre visite à l'Italien ma femme a été malade de façon assez importante durant 36 heures (des 2 bouts). J'ai pourtant goûté à ces aliments. Puisque son état ne semblait pas vouloir s'améliorer après 24 heures de repos. Et pour éviter de gâcher nos vacances. Elle a débuté des antibiotiques. Elle a par la suite retrouvé la forme. En terme de médicament, nous étions bien équipés. Parmi notre groupe, personne d'autre n'a été malade, ni incommodé par quoi que se soit. Je n'ai d'ailleurs entendu aucun commentaire concernant des gens ayant été malades. Nous n'avons fait aucun abus d"alcool. Personnellement, je m'en suis tenu à la bière et au vin, et ce, en quantité raisonnable. J'aimerais maintenant revenir sur le complexe. J'ai oublié de mentionner qu'il y a aussi un piano-bar au centre du complexe. Celui-ci se transforme en discothèque en fin de soirée. Rien de bien extravagant. Vous trouverez aussi un gym divisé en 2 parties (cardio/musculation). Gym tout de même bien équipé pour l'endroit. Il y avait aussi un spa, mais celui-ci a été vide tout au long de notre séjour.
Plage/animation/activités
La plage était très belle. Peut-être pas autant qu'a notre dernier voyage (Mélia Cayo Guillermo), mais tout de même très bien. C'est toujours magique de se retrouver les pieds dans le sable au bord de la mer. Ne soyez pas inquiet, jamais il n'y a manqué de chaises. Il n'est pas non plus nécessaire de se présenter à la plage à 5 h du matin pour s'assurer d'avoir une place. Si vous désirez, un palapa, la situation est peut-être un peu plus compliquée, mais encore une fois pas désespérée. Si vous désirez visiter les hôtels avoisinants, vous devrez marcher tout de même un certain temps. Avec les enfants, nous sommes allées jusqu'au Tryp Penninsula (environ 20 minutes). En comparant le Tryp au Sirenis, on remarque immédiatement 2 choses; La Salina est un hôtel très grand, et la végétation n'y est pas encore mature.
Pour ce qui est de l'animation et des activités, il y a aussi moyen d'y trouver son compte. J'ai joué au Volley pratiquement tous les jours (les Cubains sont assez talentueux). J'ai participé à quelques activités sur la plage. J'ai joué au soccer. Ma fille et moi avons suivi des cours de danse à la piscine. Pour les gens un peu plus relax, il y a du stretching tous les matins. Il y a bien sûr le centre nautique ou vous pourrez emprunter un pédalo, un kayak ou même faire un tour de catamaran. Nous avons aussi souvent vu passer un genre de zodiac accroché à un deltaplane. L'expérience semble assez agréable. Je ne connais malheureusement pas le coût de cette activité.
Les spectacles de fin de soirée nous ont un peu déçus. Les participants sont très talentueux. Le problème n'est pas là. Il s'agit plutôt du type de spectacle. Il y avait beaucoup d'acrobaties et de portées. Nous aurions préféré des musiques et danses un peu plus rythmées et moins théâtrales. On ne peut cependant pas nier leurs habiletés. Je ne peux m'exprimer sur le nightlife de l'hôtel puisque je n'y ai pas participé. Mon impression est cependant qu'il ne doit pas être très excitant.
Les excursions
Je ne pourrai vous donner que très peu d'informations sur les excursions puisque nous n'en n'avons pas fait. Nous avions au départ réservé celle en catamaran (destination Cayo Blanco). Nous l'avons ensuite annulée lorsque ma femme a été malade. Ce que je peux vous dire, c'est que les avis sont plutôt partagés concernant la majorité de ces activités. Renseigner vous adéquatement avant d'y participer. Nous étions aussi censés visiter Varadero, ce que nous n'avons pas fait. Les 2 jours de maladie de ma femme nous ont un peu coupé les jambes. Nous avons préféré profiter de la plage et l'hôtel en général plutôt que de se promener en autobus. L'objectif premier était plage et soleil, et non une visite culturelle. J'aurais tout de même bien aimé avoir le temps de le faire. Ce sera pour une autre fois.
Check-out
Le check-out a été assez rapide et sans problème. Les problèmes sont survenus un peu plus tard. Notre vol de retour a été retardé de tout près de 20 heures. On nous a d'abord indiqué un retard de 3 heures. 3 heures que nous avons pu passer au bord de la piscine. Par la suite, nous nous sommes rendus à l'aéroport, nous avons enregistré nos bagages et passé les douanes. Tout près de 6 heures plus tard, on nous avise que l'avion ne pourra pas décoller et qu'il faudra retourner à l'hôtel. On repasse alors les douanes, récupère nos bagages et repartons pour un 35 minutes d'autobus. Rendu à l'hôtel, une vraie folie. Il y avait 3 autobus pleins. On avait envoyé des gens qui n'avaient même pas séjourné au Sirenis. L'hôtel était plein à craquer. On nous redonne des chambres. Check-in très rapide et désorganisé. Une fille s'est même retrouvée dans une chambre où il y avait déjà quelqu'un. À ce moment, on nous indique que le prochain départ sera à 22 h. Un peu plus tard dans la soirée, nouveau changement. Le départ de l'hôtel aura maintenant lieu à 2 h 40. Très agréable pour nos enfants. On retourne donc à la chambre pour tenter de récupérer un peu. Par la suite, même manège. On reprend l'autobus en direction de l'aéroport, enregistrons nos bagages et passons les douanes. Le vol de retour s'est fait avec WestJet au lieu de Skyservice. Un vol tranquille, dans un avion confortable avec un équipage beaucoup plus agréable. J'ai bien aimé voler avec WestJet. Ce que je trouve de plus désolant dans tout cela, c'est que cette expérience laisse un goût amer du voyage. Sans compter la fatigue que tout cela a entrainé. Nous venons tout juste de nous en remettre. Tout cela n'a cependant rien avoir avec notre l'hôtel et le temps que nous y avons passé.
Conclusion
Nous avons lu énormément sur cet hôtel avant d'y aller. Pendant un certain temps. ma femme et moi avions de sérieuses craintes concernant le voyage. Aujourd'hui, après y avoir passé une semaine, je peux vous dire que nous avons passé un très beau voyage et que nous ne regrettons en rien notre choix. Et ce, malgré les quelques difficultés rencontrées. Je ne vous cacherai pas qu'il est facile de trouver des éléments à critiquer. Les commentaires lus sur le forum sont parfois vrais. Oui il y a de longues files d'attente au buffet, au bureau change, à la réservation des restos à la carte. Oui le site est très grand et les navettes pas toujours disponibles. Oui le buffet n'est pas extraordinaire, le service pas toujours parfait. J'ai été témoin de tout cela, mais que très peu affecté. J'ai réussi à changer mon argent sans attendre plus de 2 minutes. Mes réservations aux restos à la carte se sont faites aussi en 2 minutes sans aucun problème. J'ai mangé à ma faim tous les jours. J'ai fait la connaissance de Cubains extraordinaires. À ma grande joie, j'ai eu la chance de marcher dans un environnement merveilleux. La navette était pour moi accessoire, amusement. Ma fille s'est amusée énormément, elle a fait de belles rencontres. En fin de compte, j'ai vécu une expérience positive et agréable. Il s'agit simplement de s'adapter aux situations et ajuster notre comportement, nos attentes, aux événements qui se présentent. De toute façon, peu importe l'endroit où vous irez, vous serez toujours confronté à des facteurs limitants. Aussi bien s'adapter. Bon voyage!
Voici le lien vers mon diaporama: http://www.2xbfx.com/sirenis.html
Laos, aux confins de la province de Phongsaly, quarante jours de lentes balades à pied English translation pending
Laos, aux confins de la province de Phongsaly, quarante jours de lentes balades à pied
En compagnie des Akha, des Hô et des Lolo, des Hmong, des Yao, des Sila...
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« Je constatai ici encore combien l'argument de l'intérêt commun mène plus vite à la confiance que les cadeaux, par exemple, qui ne font bien souvent que fortifier la méfiance. » H. A. Bernatzik
~
Un an plus tôt, à l'extrême nord du Laos, une première expédition de trente-quatre journées, effectuée seul, à pied et sans guide, au cœur des montagnes qui s'étendent sur la fascinante province de Phongsaly, me permettait d'y effectuer de nombreux repérages. Retour sur les lieux l'année suivante pour me diriger, à nouveau sans accompagnateur et uniquement à pied, vers les confins de la province, étonnantes enclaves isolées du monde, et même du reste du pays. Après cette fois au total quarante-huit journées sur place, dont quarante et autant de nuits passées exclusivement chez l'habitant, en compagnie des innombrables minorités ethniques montagnardes présentes dans la région, il en subsiste quelques anecdotes, que je propose de relater ici.
Parmi celles-ci, une étourdissante journée de navigation sur la portion la plus sauvage de la rivière Nam Ou, des offices chamaniques de guérison chez les Hô et chez les Hmong, le sacrifice rituel simultané d'une chèvre, cinq cochons, deux poules et douze poussins dans un village Akha, la récolte de l'opium puis "l'art" de le fumer, l'exténuante technique agraire dite de friche sur abattis-brûlis pratiquée sur les pentes par les montagnards, les pieds réduits d'une grand-mère "chinoisante", des huttes de l'ethnie Hmong abritant plus de cinquante personnes, le cœur de la très méconnue réserve naturelle de Phou Den Din, des marchands de cheveux itinérants chinois, une rencontre avec la très minoritaire et discrète ethnie Sila, un trafic transfrontalier de papillons, les délirants accoutrements des femmes Akha, des geysers d'étincelles lors d'une fête bouddhiste rurale, la première présence d'un falang, d'un Blanc occidental, dans certains villages depuis près de vingt ans, et fort probablement premier touriste depuis toujours.
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« Je constatai ici encore combien l'argument de l'intérêt commun mène plus vite à la confiance que les cadeaux, par exemple, qui ne font bien souvent que fortifier la méfiance. » H. A. Bernatzik
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Un an plus tôt, à l'extrême nord du Laos, une première expédition de trente-quatre journées, effectuée seul, à pied et sans guide, au cœur des montagnes qui s'étendent sur la fascinante province de Phongsaly, me permettait d'y effectuer de nombreux repérages. Retour sur les lieux l'année suivante pour me diriger, à nouveau sans accompagnateur et uniquement à pied, vers les confins de la province, étonnantes enclaves isolées du monde, et même du reste du pays. Après cette fois au total quarante-huit journées sur place, dont quarante et autant de nuits passées exclusivement chez l'habitant, en compagnie des innombrables minorités ethniques montagnardes présentes dans la région, il en subsiste quelques anecdotes, que je propose de relater ici.
Parmi celles-ci, une étourdissante journée de navigation sur la portion la plus sauvage de la rivière Nam Ou, des offices chamaniques de guérison chez les Hô et chez les Hmong, le sacrifice rituel simultané d'une chèvre, cinq cochons, deux poules et douze poussins dans un village Akha, la récolte de l'opium puis "l'art" de le fumer, l'exténuante technique agraire dite de friche sur abattis-brûlis pratiquée sur les pentes par les montagnards, les pieds réduits d'une grand-mère "chinoisante", des huttes de l'ethnie Hmong abritant plus de cinquante personnes, le cœur de la très méconnue réserve naturelle de Phou Den Din, des marchands de cheveux itinérants chinois, une rencontre avec la très minoritaire et discrète ethnie Sila, un trafic transfrontalier de papillons, les délirants accoutrements des femmes Akha, des geysers d'étincelles lors d'une fête bouddhiste rurale, la première présence d'un falang, d'un Blanc occidental, dans certains villages depuis près de vingt ans, et fort probablement premier touriste depuis toujours.
Hôtel Viva Wyndham Dominicus Palace Bayahibe English translation pending
😉 SALUT A TOUS J AIMERAIS AVOIR DES INFOS SUR CET HOTEL CAR JE PARS AVEC MON MARI DANS 1 MOIS ET DEMI DU 9 AU 17 MARS
QUEL EST LE POIDS MAXI POUR LA VALISE ? A VOTRE AVIS DOIT ON TOUT PAYER EN DOLLARS ? BREF BEAUCOUP DE QUESTION SANS REPONSE DONC JE COMPTE SUR VOUS MERCI D AVANCE 😛
De l'Alsace à l'Asie Centrale (Ouzbékistan, Tadjikistan et Kirghizistan) en été 2007 English translation pending
De l'Alsace aux Tien-Shan (Monts célestes) en passant par
Minsk, Moscou, l'Ouzbékistan, le Tajikistan, les Pamirs...
Je vous propose de suivre mon voyage par voie terrestre depuis Colmar jusque Bishkek. J'ai d'abord rejoint Samarcande en train en traversant rapidement l'Europe de l'est, la Russie et le Kazakhstan. Une fois arrivé en Asie centrale, j'y ai passé presque deux mois. Un peu de temps en Ouzbékistan puis, le Tadjikistan et le Kirghizistan.
J'ai l'habitude de tenir un carnet lors de mes voyages. Cette année, rien! Dès mon entré au Tadjikistan, je ne me suis plus tenu à cette discipline, préférant peut-être regarder les paysages qu'une feuille blanche.
Suite à la remarque d'un ami plus âgé, j'ai décidé de reprendre tout le fil de mon voyage car "la mémoire me fera des infidélités" m'a-t-il prédit. De peur de perdre petit à petit la beauté de ce voyage, je me suis mis à écrire. Chaque jour, je prends donc le temps de me replonger dans une journée de voyage. Je revis en temps réel tout ce qui a fait la richesse de mon périple. Cela me demande quelques efforts de concentration mais les souvenirs me reviennent facilement. A partir du réveil, je déroule les expériences d'une journée comme les perles d'un collier!
Je vous propose ce carnet de note différé, accompagné d'images.
Jour après jour...
Je vous propose de suivre mon voyage par voie terrestre depuis Colmar jusque Bishkek. J'ai d'abord rejoint Samarcande en train en traversant rapidement l'Europe de l'est, la Russie et le Kazakhstan. Une fois arrivé en Asie centrale, j'y ai passé presque deux mois. Un peu de temps en Ouzbékistan puis, le Tadjikistan et le Kirghizistan.
J'ai l'habitude de tenir un carnet lors de mes voyages. Cette année, rien! Dès mon entré au Tadjikistan, je ne me suis plus tenu à cette discipline, préférant peut-être regarder les paysages qu'une feuille blanche.
Suite à la remarque d'un ami plus âgé, j'ai décidé de reprendre tout le fil de mon voyage car "la mémoire me fera des infidélités" m'a-t-il prédit. De peur de perdre petit à petit la beauté de ce voyage, je me suis mis à écrire. Chaque jour, je prends donc le temps de me replonger dans une journée de voyage. Je revis en temps réel tout ce qui a fait la richesse de mon périple. Cela me demande quelques efforts de concentration mais les souvenirs me reviennent facilement. A partir du réveil, je déroule les expériences d'une journée comme les perles d'un collier!
Je vous propose ce carnet de note différé, accompagné d'images.
Jour après jour...
Restaurant à Phnom Penh English translation pending
Curieux, j'ai tapé les deux mots dans le moteur de recherche:..et..c'est vrai qu'il y a pas beaucoup d'infos...d'ou peut etre l'utilité de ce post...afin de partager tant faire ce peut...
Si il est facile de donner des noms de restaux occidentaux connus, il est plus delicat de parler de cette multitude de petits restau que seuls les cambodgiens et quelques expats frequentent, les noms sont ecris en khmer et si par hasard on en retient le nom, celui ci ne reste jamais tres inscrit dans la memoire...
A cette question :un bon restau, je reponds soit en essayant de localiser soit en disant "faites confiance à votre driver"...
Le ROMDENG
PHNOM PENH - D'abord, tuez votre tarentule en pressant fortement sur son corps puis retirer les crochets et laver abondamment l'araignée conseille le livre local de recette du restaurant ROMDENG à PHNOM PENH.
Servis avec une sauce au poivre et au citron vert, les arachnides croustillants, fris pour enlever leur venin était devenus une friandise courue durant le règne des khmers rouges quand les plans de POL POT pour créer une utopie agraire ont obligé des millions de personnes à émigrer des villes vers les campagnes.
Les araignées sont à la carte du restaurant qui s'est donné pour mission de défendre la cuisine cambodgienne d'aujourd'hui ainsi que celle de l'ancien empire Khmer d'il y a 1 000 ans tout en permettant de donner du travail et une nouvelle vie aux enfants des rues.
Quasiment disparues pendant le période khmère rouge qui a pris fin en 1979, les spécialités traditionnelles du Cambodge sont moins connues que les pads thaïs ou les rouleaux froids des puissants voisins thaïlandais et vietnamiens, même si beaucoup des plats de cette région trouvent leur source dans la cuisine khmère.
Mais avec le développement rapide du Cambodge, des restaurants comme ROMDENG sont les fers de lance de ce retour au premier plan, explique Sébastien MAROT et le chef SOK CHHONG qui ensemble ont écrit le livre de cuisine "From Spiders to Water Lillies" {Des araignées aux liserons d'eau}.
Alors que les araignées servent surtout de gimmick promotionnel, le restaurant a surtout une sérieuse mission sociale - sortir les jeunes de la rue et leur fournir un emploi ainsi qu'une formation.
Géré par l'ONG cambodgienne MIT SAMLANH - Friends international, ROMDENG et son restaurant homologue "Friends" emploient d'anciens enfants des rues qui font les menus, cuisent les plats, font le service et cousent les coussins en soie des chaises.
Aussi, quel est le plat favori vu que les tarentules ne sont appréciées que par un petit nombre ?
Le pays vient de faire protéger le "PRAHOC" - une patte de poisson - et les grains de poivre de KAMPOT - par une indication géographique mais c'est probablement le AMOK qui a le plus de succès.
Il est plus doux que les autres caries car les plats traditionnels cambodgiens datent d'avant que des négociants n'introduisent le piment dans la région. Comme on peut l'attendre d'un pays traversé par le Mékong et deux autres rivières importantes - le TONLE SAP et le BASSAC - les poissons et crevettes tiennent une place prépondérante dans les menus cambodgiens.
Une grande variété de plats de légumes locaux donne le tournis, tels la salade de liserons d'eau avec ses fleurs ou le riz sauté avec son cake à la ciboulette sur son lit de salade de papaye verte.
La conversion à la cuisine khmère pourra se conclure à la fin du repas par un promesse; celle en achetant le livre de recette que les profits générés perpétueront les efforts de l'association.
Romdeng:#21, Street 278 Phnom Penh (Tel:+ 855 92 219 565)
http://www.streetfriends.org/...USINESS/romdeng.swf-
Friends: #215, Street 13, Phnom Penh (Tel:+855 12 802 072) http://www.streetfriends.org/...ESS/restaurant_final.
Gillian Murdoch (Modifié par Belinda Goldsmith)
Si il est facile de donner des noms de restaux occidentaux connus, il est plus delicat de parler de cette multitude de petits restau que seuls les cambodgiens et quelques expats frequentent, les noms sont ecris en khmer et si par hasard on en retient le nom, celui ci ne reste jamais tres inscrit dans la memoire...
A cette question :un bon restau, je reponds soit en essayant de localiser soit en disant "faites confiance à votre driver"...
Le ROMDENG
PHNOM PENH - D'abord, tuez votre tarentule en pressant fortement sur son corps puis retirer les crochets et laver abondamment l'araignée conseille le livre local de recette du restaurant ROMDENG à PHNOM PENH.
Servis avec une sauce au poivre et au citron vert, les arachnides croustillants, fris pour enlever leur venin était devenus une friandise courue durant le règne des khmers rouges quand les plans de POL POT pour créer une utopie agraire ont obligé des millions de personnes à émigrer des villes vers les campagnes.
Les araignées sont à la carte du restaurant qui s'est donné pour mission de défendre la cuisine cambodgienne d'aujourd'hui ainsi que celle de l'ancien empire Khmer d'il y a 1 000 ans tout en permettant de donner du travail et une nouvelle vie aux enfants des rues.
Quasiment disparues pendant le période khmère rouge qui a pris fin en 1979, les spécialités traditionnelles du Cambodge sont moins connues que les pads thaïs ou les rouleaux froids des puissants voisins thaïlandais et vietnamiens, même si beaucoup des plats de cette région trouvent leur source dans la cuisine khmère.
Mais avec le développement rapide du Cambodge, des restaurants comme ROMDENG sont les fers de lance de ce retour au premier plan, explique Sébastien MAROT et le chef SOK CHHONG qui ensemble ont écrit le livre de cuisine "From Spiders to Water Lillies" {Des araignées aux liserons d'eau}.
Alors que les araignées servent surtout de gimmick promotionnel, le restaurant a surtout une sérieuse mission sociale - sortir les jeunes de la rue et leur fournir un emploi ainsi qu'une formation.
Géré par l'ONG cambodgienne MIT SAMLANH - Friends international, ROMDENG et son restaurant homologue "Friends" emploient d'anciens enfants des rues qui font les menus, cuisent les plats, font le service et cousent les coussins en soie des chaises.
Aussi, quel est le plat favori vu que les tarentules ne sont appréciées que par un petit nombre ?
Le pays vient de faire protéger le "PRAHOC" - une patte de poisson - et les grains de poivre de KAMPOT - par une indication géographique mais c'est probablement le AMOK qui a le plus de succès.
Il est plus doux que les autres caries car les plats traditionnels cambodgiens datent d'avant que des négociants n'introduisent le piment dans la région. Comme on peut l'attendre d'un pays traversé par le Mékong et deux autres rivières importantes - le TONLE SAP et le BASSAC - les poissons et crevettes tiennent une place prépondérante dans les menus cambodgiens.
Une grande variété de plats de légumes locaux donne le tournis, tels la salade de liserons d'eau avec ses fleurs ou le riz sauté avec son cake à la ciboulette sur son lit de salade de papaye verte.
La conversion à la cuisine khmère pourra se conclure à la fin du repas par un promesse; celle en achetant le livre de recette que les profits générés perpétueront les efforts de l'association.
Romdeng:#21, Street 278 Phnom Penh (Tel:+ 855 92 219 565)
http://www.streetfriends.org/...USINESS/romdeng.swf-
Friends: #215, Street 13, Phnom Penh (Tel:+855 12 802 072) http://www.streetfriends.org/...ESS/restaurant_final.
Gillian Murdoch (Modifié par Belinda Goldsmith)
Endroits pour écouter de la musique à Madagascar? English translation pending
Slt à tous,
Je suis un visiteur régulier de ce forum depuis quelques semaines et d'abord je souhaite féliciter les habitués des pages sur madagscar pour la précision de leurs intervensions.
Voilà, je suis métis franco-malgache né en France et je ne connais pas du tout Madagascar pour l'instant. J'y vais cet été en principe au moins un mois et demi et j'aimerais partager un maximum la vie des malgaches.
Pour mon parcours, je pense que je vais me contenter de descendre la RN7 tranquillement avec des haltes dans les endroits qui m'inspireront.
Si je vous solicite c'est parce que j'aimerais connaitre quelques adresses de lieux de sociabilités fréquentés par des malgaches mais qui me seraient également accessibles si je prends la peine de faire quelques efforts d'adaptation. Je suis un fan de rap, seggae, tsapiky et salegy et vous connaissez peut-être par hazard des endroits ou on joue ces musiques, j'imagine surtout à tana et tuléar. J'étais tombé il y a quelques temps sur un post qui mentionnait une salle appelée 'le glacier' à tana mais pas moyen de remettre la main dessus...
Parreil, s'il y a possibilité d'assister à des hira-gasy ou a ce genre de mannifestations autrement qu'au petit bonheur la chance au détour d'une piste (ce qui m'était arrivé lors de mon petit séjour de 2003!) merci de me mettre au jus !
Merci d'avance j'espère que ma requette motivera quelques réponses d'amateurs de msuqiues gasy ou de connaisseurs du pays.
Bye! Arno.😉
Je suis un visiteur régulier de ce forum depuis quelques semaines et d'abord je souhaite féliciter les habitués des pages sur madagscar pour la précision de leurs intervensions.
Voilà, je suis métis franco-malgache né en France et je ne connais pas du tout Madagascar pour l'instant. J'y vais cet été en principe au moins un mois et demi et j'aimerais partager un maximum la vie des malgaches.
Pour mon parcours, je pense que je vais me contenter de descendre la RN7 tranquillement avec des haltes dans les endroits qui m'inspireront.
Si je vous solicite c'est parce que j'aimerais connaitre quelques adresses de lieux de sociabilités fréquentés par des malgaches mais qui me seraient également accessibles si je prends la peine de faire quelques efforts d'adaptation. Je suis un fan de rap, seggae, tsapiky et salegy et vous connaissez peut-être par hazard des endroits ou on joue ces musiques, j'imagine surtout à tana et tuléar. J'étais tombé il y a quelques temps sur un post qui mentionnait une salle appelée 'le glacier' à tana mais pas moyen de remettre la main dessus...
Parreil, s'il y a possibilité d'assister à des hira-gasy ou a ce genre de mannifestations autrement qu'au petit bonheur la chance au détour d'une piste (ce qui m'était arrivé lors de mon petit séjour de 2003!) merci de me mettre au jus !
Merci d'avance j'espère que ma requette motivera quelques réponses d'amateurs de msuqiues gasy ou de connaisseurs du pays.
Bye! Arno.😉
Retour d'une visite de 40 hôtels à Cancun et Riviera Maya English translation pending
Bonjour tout le monde!
Peut être que vous avez déjà vu un de mes post dans la rubrique Tout inclus en Jamaique disant que j'avais fait la visite de plusieurs hotels...et bien me revoila, mais ce coup-ci, c'est pour Cancun/Riviera Maya. J'ai visité 40 hôtels en 6 jours en novembre 2007 encore avec TMR. Oufff!! C'est du travail quand même, mais j'ai quand même profité de la belle température! :)))
Voilà, donc simplement pour vous dire que si vous avez des questions sur certains hôtels concernant cette destination, hé bien, ca va me faire très plaisir d'y répondre. Bon, on s'entend que je ne pourrais répondre à toutes les questions car il y a tellement un paquet d'hôtels à cet endroit, je ne les ai, bien sur, pas tous visités!
Au plaisir de répondre à vos questions!
Oceane
Peut être que vous avez déjà vu un de mes post dans la rubrique Tout inclus en Jamaique disant que j'avais fait la visite de plusieurs hotels...et bien me revoila, mais ce coup-ci, c'est pour Cancun/Riviera Maya. J'ai visité 40 hôtels en 6 jours en novembre 2007 encore avec TMR. Oufff!! C'est du travail quand même, mais j'ai quand même profité de la belle température! :)))
Voilà, donc simplement pour vous dire que si vous avez des questions sur certains hôtels concernant cette destination, hé bien, ca va me faire très plaisir d'y répondre. Bon, on s'entend que je ne pourrais répondre à toutes les questions car il y a tellement un paquet d'hôtels à cet endroit, je ne les ai, bien sur, pas tous visités!
Au plaisir de répondre à vos questions!
Oceane
Vietnam en février 2008 à deux familles, dur dur.... English translation pending
.... la préparation ! 😉
Il est temps de demander conseil, nous sommes en plein choix d'itineraires, et compte tenu de nos 2 semaines de vacances sur place, on ne pourra pas tout faire. L'objectif est de rester sur le nord, Hanoi, Baie d'Halong, Hué et Hoi An, avec aller et retour via Hanoi (billets sec deja achetes).
On sera 2 familles, donc 4 adultes et 5 enfants de 5 à 10 ans, les 2 dernieres semaines de fevrier 2008.
Gros objectif : voir de l'authenticité, voir des classiques mais hors heures de pointes, pouvoir se debrouiller seuls si possible, meme si un chauffeur voire guide peut maximiser un peu les deplacements dans le nord, et meme si un petit groupe de 9 n'est peut-etre pas aisé... Bref on n'est pas adepte du tout assisté ou on decide de tout a notre place (hotels, restos, lieux) mais on va peut-etre devoir se resoudre a prendre un ou 2 mini tours qu'on voudrait personnalisé. On a envie de nature (on est tres montagne du cote de toulouse), de rencontres, de beaux paysages, de qq visites culturels (comme Hué). Meme avec nos filles assez jeunes, on est pret a les faire barouder, on ne demande pas de confort occidental, mais des conditions decentes d'hygiene, de confort dans la globalité du voyage. Nos filles marchent pas mal et donc de petits treks sont tout a fait envisageables.
Au nord, on hesite fortement entre environs de Sapa, ou environs de Bac Ha, ou environs de Cao Bang, Ba Be pour eviter le froid et humidité des montagnes à cette epoque
Hanoi fera l'objet de 2 jours au moins.
On irait bien se ballader du cote de Tam Coc, Van Long, avec nuit sur place, chez l'habitant si possible, avec balades sur chemins ou bateaux en dehors des heures de pointe, donc matin de bonne heure de preference.
Enfin, Hue pour la cité, et Hoi An qu'on avait tant aimé il y a pas mal d'annees, pour son cachet et les plages alentours histoire de se reposer 2 jours.
Alors quelques questions pour nous aider a nous decider :
1 - A cette epoque, mi fevrier, comment sont les rizieres dans les montagnes du nord, autour de Hoa Lu, et du cote de Hoi An. On aimerait bien les voir bien vertes ou a defaut mouillees, histoire d'eviter les rizieres seches de seches vues l'annee derniere au Cambodge.
2 - on tenterait de voyager longs trajets en trains de nuit (Hanoi Lao Cai, et Hanoi Hué). Est-ce un probleme de trouver 9 couchettes genre 1 voire 2 jours avant le depart ? Depuis Hanoi, est-il possible de reserver des billets retour Hué Hanoi, ou Lao Cai Hanoi, bref de tout acheter le meme jour ?
3 - Auriez vous un avis sur le choix entre le nord ouest (Cao Bang, Ba Be) et la region cote Ninh Binh/Hoa Lu. On recherche de l'authenticité, une nuit chez l'habitant pour que nos filles se rendent compte ce qu'est un habitat rural au vietnam et d'y dormir.
4 - avez vous eventuellement qq visites tres interessantes a faire avec nos filles ?
5 - sera t-il possible que chaque famille ne puisse prendre qu'une seule chambre chacune (avec donc 2 et 3 filles repectives a loger). Donc est-il facile de trouver des chambres familiales, et a quel prix pour des prestas simples, propres, sans luxe, non glauques ?
6 - est-ce possible de trouver facilement un vehicule avec chauffeur pour nous emmener qq jours dans le nord ouest voire cote Ninh Binh ? Est-ce obligatoire ceci dit ou bien peut-on se debrouiller avec les transports locaux ? C'est bien sur utile, mais ca doit prendre largement plus de temps, avec un peu moins de confort et de personalisation des arrets 😉
7 - baie d'halong, cat ba, enfin le coin... on aimerait dormir une nuit dans l'archipel, toujours pour profiter des lieux quand c'est calme, soit dans un bateau à taille humaine (juste pour nous pourquoi pas), soit sur une ile. Qqun aurait un bon plan pour ca ? Un contact, une agence locale ?
Bon j'arrete la pour le moment, mais j'aurais surement d'autres questions selon les reponses.
Merci !
Il est temps de demander conseil, nous sommes en plein choix d'itineraires, et compte tenu de nos 2 semaines de vacances sur place, on ne pourra pas tout faire. L'objectif est de rester sur le nord, Hanoi, Baie d'Halong, Hué et Hoi An, avec aller et retour via Hanoi (billets sec deja achetes).
On sera 2 familles, donc 4 adultes et 5 enfants de 5 à 10 ans, les 2 dernieres semaines de fevrier 2008.
Gros objectif : voir de l'authenticité, voir des classiques mais hors heures de pointes, pouvoir se debrouiller seuls si possible, meme si un chauffeur voire guide peut maximiser un peu les deplacements dans le nord, et meme si un petit groupe de 9 n'est peut-etre pas aisé... Bref on n'est pas adepte du tout assisté ou on decide de tout a notre place (hotels, restos, lieux) mais on va peut-etre devoir se resoudre a prendre un ou 2 mini tours qu'on voudrait personnalisé. On a envie de nature (on est tres montagne du cote de toulouse), de rencontres, de beaux paysages, de qq visites culturels (comme Hué). Meme avec nos filles assez jeunes, on est pret a les faire barouder, on ne demande pas de confort occidental, mais des conditions decentes d'hygiene, de confort dans la globalité du voyage. Nos filles marchent pas mal et donc de petits treks sont tout a fait envisageables.
Au nord, on hesite fortement entre environs de Sapa, ou environs de Bac Ha, ou environs de Cao Bang, Ba Be pour eviter le froid et humidité des montagnes à cette epoque
Hanoi fera l'objet de 2 jours au moins.
On irait bien se ballader du cote de Tam Coc, Van Long, avec nuit sur place, chez l'habitant si possible, avec balades sur chemins ou bateaux en dehors des heures de pointe, donc matin de bonne heure de preference.
Enfin, Hue pour la cité, et Hoi An qu'on avait tant aimé il y a pas mal d'annees, pour son cachet et les plages alentours histoire de se reposer 2 jours.
Alors quelques questions pour nous aider a nous decider :
1 - A cette epoque, mi fevrier, comment sont les rizieres dans les montagnes du nord, autour de Hoa Lu, et du cote de Hoi An. On aimerait bien les voir bien vertes ou a defaut mouillees, histoire d'eviter les rizieres seches de seches vues l'annee derniere au Cambodge.
2 - on tenterait de voyager longs trajets en trains de nuit (Hanoi Lao Cai, et Hanoi Hué). Est-ce un probleme de trouver 9 couchettes genre 1 voire 2 jours avant le depart ? Depuis Hanoi, est-il possible de reserver des billets retour Hué Hanoi, ou Lao Cai Hanoi, bref de tout acheter le meme jour ?
3 - Auriez vous un avis sur le choix entre le nord ouest (Cao Bang, Ba Be) et la region cote Ninh Binh/Hoa Lu. On recherche de l'authenticité, une nuit chez l'habitant pour que nos filles se rendent compte ce qu'est un habitat rural au vietnam et d'y dormir.
4 - avez vous eventuellement qq visites tres interessantes a faire avec nos filles ?
5 - sera t-il possible que chaque famille ne puisse prendre qu'une seule chambre chacune (avec donc 2 et 3 filles repectives a loger). Donc est-il facile de trouver des chambres familiales, et a quel prix pour des prestas simples, propres, sans luxe, non glauques ?
6 - est-ce possible de trouver facilement un vehicule avec chauffeur pour nous emmener qq jours dans le nord ouest voire cote Ninh Binh ? Est-ce obligatoire ceci dit ou bien peut-on se debrouiller avec les transports locaux ? C'est bien sur utile, mais ca doit prendre largement plus de temps, avec un peu moins de confort et de personalisation des arrets 😉
7 - baie d'halong, cat ba, enfin le coin... on aimerait dormir une nuit dans l'archipel, toujours pour profiter des lieux quand c'est calme, soit dans un bateau à taille humaine (juste pour nous pourquoi pas), soit sur une ile. Qqun aurait un bon plan pour ca ? Un contact, une agence locale ?
Bon j'arrete la pour le moment, mais j'aurais surement d'autres questions selon les reponses.
Merci !
Retour de croisière sur le Costa Atlantica à Noël English translation pending
Nous sommes de retour du costa atlantica, croisiere de noêl, et je peux vous donner des infos precises et mon ressenti.
Tout d'abord, je dois dire que c'était vraiment trés agréable d'être sous le soleil, 26-30 degrés en moyenne, et que cela a grandement participé à la réussite de ces vacances.
Nous étions sur le Costa Atlantica, magnifique bateau, trés impressionnant, super entretenu avec de belles infrastructures interieures et éxterieures mais des piscines un peu petites. Cabine trés sympa avec balcon et frigo, service nickel, la fille passe 3-4 fois par jour. Nous n'avons eu aucun probléme de transat, ceux-ci étant en nombre trés suffisant. Nous avons éffectué un vol Nice-Paris-Pointe à Pitre sur Air France sans souci, il faut savoir que le pré-acheminement est inclus.
Concernant l'organisation, elle est impressionnante vu le monde, il y a beaucoup d'employés. Quand on a reservé, on reçoit un numero qui permet d'acceder au compte sur internet où il est possible de reserver les prestations complementaires et les excursions. On a la possibilité de reserver des packs "vins et eaux" sachant qu' il y a de l'eau à volonté à table, des forfaits sodas et coktails sans alcool pour les enfants et les plus grands ( 20 boissons pour 46€). Chaque jour, il y a un coktail du jour qui coute 4.75€ HT, une glace pour 3€ HT, un café à 1, 50€.... en fait nous avons été assez raisonnableS sur ce poste là et contrairement à ce qui est dit on peut monter des boissons à bord. Concernant les pourboires, on payes une somme forfaitaire qui est indiqué sur la page du catalogue LES EXCURSIONS: grand debat. Nous étions partis dans l'idée de nous débrouiller seuls et nous n'avions reservé sur internet que la nage avec les raies à Tortola-super- et un tour de catamaran à Catalina le troisiéme jour mais, arrivé, sur place, on n'a pas eu envie de se casser la tête en partie pour des raisons de sécurité et d'organisation car le principal bémol de cette croisiére est le temps passé à terre. Saint Martin: 5 heures sur place, nous sommes allés à la plage en face du bateau et trainé à Phillipsburg pour effectuer des achats, des connaissances sont allées à la plage plus loin pour 14€ à deux. La Romana: nous sommes allés à Altos de Chavon, village florentin!, peu interessant, pour 28€ à 4, puis nous sommes revenus et repartis à La Romana pour 20€ à 4 où nous avons éffectué qulques achats. Petite anecdocte: quand nous avons voulu nous éloigner du centre pour rejoindre un magasin, un policier nous a poursuivi pour nous empecher de passer par là pour des raisons de sécurité, d'où le changement d'optique pour les excursions. Certaines personnes ont pu aller à la plage à Bahayibé pour 11€ par personne. Catalina: ile privé, plage superbe, le bateau au large, beaucoup de monde mais pas de problème pour les transats, on a fait un tour en catamaran de 3h pour 49€ par personne trés sympa Tortola: que le matin, on a fait l' ile de Virgin Gorda, 71€ par personne, un coin magnifique mais trop de monde mais c' était ça ou rien et on a bien aimé. Antigua: la journée, le matin nage avec les raies pour 66€ par personne, un super moment et l'aprés-midi on a trainé sur le port où l'on a fait des achats. Sainte-Lucie: journée entiére, on a fait la soufriére par la terre et retour par la mer pour 148€ par personne, trop de bus, pas assez de catamaran, à deconseiller. Dernier jour Guadeloupe: arrivée à midi, tour panoramique de l'ile de 4h gratuit pour rejoindre l'aéroport vers 18h nous avons préferé passer l'aprés-midi sur le bateau car nous connaissons la Guadeloupe et rejoindre l'aéroport en taxi. Les clubs enfants: il y a un club enfant et un club ado avec une animation assez legère uniquement quand le bateau est en mer, trés serieux comme tout ce que fait Costa, beaucoup de familles, une majorité d'italiens, pas mal de français metropolitains et d'antillais. Il y a beaucoup d'animations pour les adultes, jeux divers, spectacles, piano bar, casino, discotheque, pas le temps de s'ennuyer. La restauration est un point fort avec un restau top à la carte le soir et des soirées trés sympas, gala, commandant, italienne.. et des buffets toute la journée et des buffets à minuit splendides. Pour finir avec le budget, chacun peut se laisser aller, nous avons dépensé 1200€ en excursions, 200€ en divers sur le bateau et 120€ en "pourboires" d'office. Voilà si vous d'autres infos, vous pouvez m'envoyer des posts, PAT
Concernant l'organisation, elle est impressionnante vu le monde, il y a beaucoup d'employés. Quand on a reservé, on reçoit un numero qui permet d'acceder au compte sur internet où il est possible de reserver les prestations complementaires et les excursions. On a la possibilité de reserver des packs "vins et eaux" sachant qu' il y a de l'eau à volonté à table, des forfaits sodas et coktails sans alcool pour les enfants et les plus grands ( 20 boissons pour 46€). Chaque jour, il y a un coktail du jour qui coute 4.75€ HT, une glace pour 3€ HT, un café à 1, 50€.... en fait nous avons été assez raisonnableS sur ce poste là et contrairement à ce qui est dit on peut monter des boissons à bord. Concernant les pourboires, on payes une somme forfaitaire qui est indiqué sur la page du catalogue LES EXCURSIONS: grand debat. Nous étions partis dans l'idée de nous débrouiller seuls et nous n'avions reservé sur internet que la nage avec les raies à Tortola-super- et un tour de catamaran à Catalina le troisiéme jour mais, arrivé, sur place, on n'a pas eu envie de se casser la tête en partie pour des raisons de sécurité et d'organisation car le principal bémol de cette croisiére est le temps passé à terre. Saint Martin: 5 heures sur place, nous sommes allés à la plage en face du bateau et trainé à Phillipsburg pour effectuer des achats, des connaissances sont allées à la plage plus loin pour 14€ à deux. La Romana: nous sommes allés à Altos de Chavon, village florentin!, peu interessant, pour 28€ à 4, puis nous sommes revenus et repartis à La Romana pour 20€ à 4 où nous avons éffectué qulques achats. Petite anecdocte: quand nous avons voulu nous éloigner du centre pour rejoindre un magasin, un policier nous a poursuivi pour nous empecher de passer par là pour des raisons de sécurité, d'où le changement d'optique pour les excursions. Certaines personnes ont pu aller à la plage à Bahayibé pour 11€ par personne. Catalina: ile privé, plage superbe, le bateau au large, beaucoup de monde mais pas de problème pour les transats, on a fait un tour en catamaran de 3h pour 49€ par personne trés sympa Tortola: que le matin, on a fait l' ile de Virgin Gorda, 71€ par personne, un coin magnifique mais trop de monde mais c' était ça ou rien et on a bien aimé. Antigua: la journée, le matin nage avec les raies pour 66€ par personne, un super moment et l'aprés-midi on a trainé sur le port où l'on a fait des achats. Sainte-Lucie: journée entiére, on a fait la soufriére par la terre et retour par la mer pour 148€ par personne, trop de bus, pas assez de catamaran, à deconseiller. Dernier jour Guadeloupe: arrivée à midi, tour panoramique de l'ile de 4h gratuit pour rejoindre l'aéroport vers 18h nous avons préferé passer l'aprés-midi sur le bateau car nous connaissons la Guadeloupe et rejoindre l'aéroport en taxi. Les clubs enfants: il y a un club enfant et un club ado avec une animation assez legère uniquement quand le bateau est en mer, trés serieux comme tout ce que fait Costa, beaucoup de familles, une majorité d'italiens, pas mal de français metropolitains et d'antillais. Il y a beaucoup d'animations pour les adultes, jeux divers, spectacles, piano bar, casino, discotheque, pas le temps de s'ennuyer. La restauration est un point fort avec un restau top à la carte le soir et des soirées trés sympas, gala, commandant, italienne.. et des buffets toute la journée et des buffets à minuit splendides. Pour finir avec le budget, chacun peut se laisser aller, nous avons dépensé 1200€ en excursions, 200€ en divers sur le bateau et 120€ en "pourboires" d'office. Voilà si vous d'autres infos, vous pouvez m'envoyer des posts, PAT
Hôtel Celuisma Tropical Paraiso à Cabarete Puerto Plata English translation pending
Salut Tout le monde 🙂,
J’envisage de partir la 3 ème semaine de MARS 08 à l'hotel celuisma tropical paraiso 3* all inclusive - situé à Cabarete. Connaissez-vous cet hotel, car j'ai vu sur quelques forums qu'il n'était pas top???
Perso, je ne recherche pas le luxe, juste un endroit propre, sécurisé, où il ya du soleil ( surtout !!!!) et une belle plage pour les baignade !! + découvrir des endroits sympa et comme j’ai pas un gros budget, sachant qu’il ya TOUJOURS des dépenses en plus une fois sur place….😉 🙂
Voici un descriptif bref de l’agence qui propose le voyage : « séjour idéal pour les amateurs de windsurf + formule tout compris ! » « L'hôtel Celuisma Tropical Paraiso 3* est situé sur la côte nord de la République Dominicaine, à seulement 2 km de la station balnéaire de Cabarete ; elle-même considérée comme la petite capitale de la planche à voile et du "kite-surf". Idéal pour les amateurs de sports nautiques... Implanté au coeur de jardins tropicaux, il bénéficie d'un cadre naturel tout à fait charmant et des plus caribéens. L'aéroport de Puerto Plata se trouve à 20 minutes en voiture, et la magnifique plage de Sosua à 15 minutes.
D'architecture tropicale, l'hôtel est constitué d'une dizaine de petits bâtiments disséminés dans des jardins tropicaux, et regroupant à eux tous 170 chambres. Celles-ci disposent toutes de l'air conditionné, ventilateur, télévision par câble, salle de bain complète. Certaines possèdent un balcon. Il n'y a pas de chambre triple avec 3 lits. Pour toute demande de chambre triple, vous serez logés dans une chambre avec 2 lits doubles de 1m40 de large. Capacité maximum des chambres: 2 adultes et 2 enfants. Pas de possiblité d'avoir 4 adultes dans la même chambre. Profitez de la superbe plage de sable bordée de cocotiers. Les transats et serviettes de bain y sont fournis. Vous pourrez aussi opter pour un plongeon dans une des 2 piscines de l'hôtel, avec bains à remous, et profitez des sports et activités suivants : court de tennis en journée, beach volley, initiation en piscine à la plongée sous-marine, équitation."
Qu’en pensez vous sincèrement, est ce qu’il ya quelqu'un qui est parti là bas récemment ??? j’aimerais bien connaître vos avis, et votre propre expérience….parce que je m'inquiète vu les commentaires négatifs, mais trop tard j'ai déjà reservé!!😉
De plus, que peut-on faire de sympa par la bas, les excursions sont-elles couteuses? Avez vous des bons plans pour se promener? Le tour propose (des excursions à payer en plus bien sûr : j’amerais bien connaître le prix en moyenne …) CASCADE EL LIMON ARENA BLANCA : COLUMBUS VIP YACHT
Ces 3 excursions me paraissent intéressantes ; quelqu’un les a déjà faites ?? 🙂 (CAMEL SAFARI : A exclure car je ne conduis pas )
Dernière question : j’ai vu sur certains forums qu’il risque de pleuvoir est ce que c’est bien le cas ? sachant qu’il ya toujours des probabilités avec le réchauffement climatique.. MERCI BEAUCOUP POUR VOS REPONSES !!! 🙂
Ines
J’envisage de partir la 3 ème semaine de MARS 08 à l'hotel celuisma tropical paraiso 3* all inclusive - situé à Cabarete. Connaissez-vous cet hotel, car j'ai vu sur quelques forums qu'il n'était pas top???
Perso, je ne recherche pas le luxe, juste un endroit propre, sécurisé, où il ya du soleil ( surtout !!!!) et une belle plage pour les baignade !! + découvrir des endroits sympa et comme j’ai pas un gros budget, sachant qu’il ya TOUJOURS des dépenses en plus une fois sur place….😉 🙂
Voici un descriptif bref de l’agence qui propose le voyage : « séjour idéal pour les amateurs de windsurf + formule tout compris ! » « L'hôtel Celuisma Tropical Paraiso 3* est situé sur la côte nord de la République Dominicaine, à seulement 2 km de la station balnéaire de Cabarete ; elle-même considérée comme la petite capitale de la planche à voile et du "kite-surf". Idéal pour les amateurs de sports nautiques... Implanté au coeur de jardins tropicaux, il bénéficie d'un cadre naturel tout à fait charmant et des plus caribéens. L'aéroport de Puerto Plata se trouve à 20 minutes en voiture, et la magnifique plage de Sosua à 15 minutes.
D'architecture tropicale, l'hôtel est constitué d'une dizaine de petits bâtiments disséminés dans des jardins tropicaux, et regroupant à eux tous 170 chambres. Celles-ci disposent toutes de l'air conditionné, ventilateur, télévision par câble, salle de bain complète. Certaines possèdent un balcon. Il n'y a pas de chambre triple avec 3 lits. Pour toute demande de chambre triple, vous serez logés dans une chambre avec 2 lits doubles de 1m40 de large. Capacité maximum des chambres: 2 adultes et 2 enfants. Pas de possiblité d'avoir 4 adultes dans la même chambre. Profitez de la superbe plage de sable bordée de cocotiers. Les transats et serviettes de bain y sont fournis. Vous pourrez aussi opter pour un plongeon dans une des 2 piscines de l'hôtel, avec bains à remous, et profitez des sports et activités suivants : court de tennis en journée, beach volley, initiation en piscine à la plongée sous-marine, équitation."
Qu’en pensez vous sincèrement, est ce qu’il ya quelqu'un qui est parti là bas récemment ??? j’aimerais bien connaître vos avis, et votre propre expérience….parce que je m'inquiète vu les commentaires négatifs, mais trop tard j'ai déjà reservé!!😉
De plus, que peut-on faire de sympa par la bas, les excursions sont-elles couteuses? Avez vous des bons plans pour se promener? Le tour propose (des excursions à payer en plus bien sûr : j’amerais bien connaître le prix en moyenne …) CASCADE EL LIMON ARENA BLANCA : COLUMBUS VIP YACHT
Ces 3 excursions me paraissent intéressantes ; quelqu’un les a déjà faites ?? 🙂 (CAMEL SAFARI : A exclure car je ne conduis pas )
Dernière question : j’ai vu sur certains forums qu’il risque de pleuvoir est ce que c’est bien le cas ? sachant qu’il ya toujours des probabilités avec le réchauffement climatique.. MERCI BEAUCOUP POUR VOS REPONSES !!! 🙂
Ines
Voyage romancé à Hué (Vietnam) English translation pending
Bonjour,
En 2004, je suis allée au Vietnam. A mon retour, j’ai écrit ce texte qui reprend la partie du voyage qui s’est déroulée à Hué pendant le Festival franco-vietnamien. J’y reprends mon vécu mais de façon romancée, c’est-à-dire que l’histoire est complètement fictive mais basée sur l’existant : les lieux, les personnes (dont j’ai changé les noms …), du ressenti. Le texte s’intitule « My », un prénom qui signifie beauté. Il raconte l’histoire d’une femme, Clélia Rivière qui se trouve à Hué pour écrire un guide touristique sur la ville. Comme c’est l’époque du festival franco-vietnamien de Hué, elle rencontre deux artistes, l’un Français, l’autre vietnamien qui rivalisent à tous les niveaux (art, civilisation, amour). Le récit est entrelardé d’extraits du guide touristique que la femme est en train d’écrire, ce qui permet au lecteur d’apprendre en même temps l’Histoire du lieu dans lequel se situe l’action.
Voici dans son intégralité ce texte que j'ai voulu être une approche originale du Vietnam d'aujourd'hui.
Elle s'appelle Clélia Rivière. Rivière, c'est son nom de jeune fille qu'elle a repris après son divorce. Divorcée sans enfants, voilà ce qu'elle est selon l'Etat Civil français. Sans enfant vivant. Leur fils aurait eu vingt-deux ans. Elle en a quarante-huit et elle est encore belle. La chambre qui est autour d'elle est une chambre d'hôtel du premier étage de l'Hué Majestic Hotel. Clélia Rivière est à Hué, au Vietnam, dans le centre de ce pays qui s'étire le long de la Mer de Chine méridionale comme une échine de dragon. Au Nord, Hanoi et la baie d'Halong. Au Sud, Saigon et les mangroves du Mékong. Elle est à Hué pour écrire un livre sur la ville. Un coopérant de l'Alliance française de Hanoi lui a conseillé de s'adresser à Buu Y, le traducteur attitré de Sartre et de Camus, historien et grand érudit de la ville.
Elle est à Hué depuis six semaines et elle s'y plaît. Elle aime la ville, la rencontre avec Buu Y et l'écriture qui en découle. Buu Y est un homme charmant, cultivé, raffiné. Ils se voient trois fois par semaine. Clélia enregistre l'interview, la réécoute et agence les informations en un texte cohérent.
A sa table de travail, le nez contre le mur, la femme travaille sur l'une des premières interviews de l’historien, celui où il décrit la ville. Elle s'en est imprégnée et a rendu un texte qu'elle relit à voix haute dans le ronronnement domestique de la climatisation et du ventilateur fixé au plafond. Dehors, la température atteint 40°C. Le taux d'humidité s'approche de 90%. Il pleut. Il y a trois jours, un terrible typhon s'est abattu sur la mer de Chine, s'y rattachant en un nombril dont le cordon ombilical serait une colonne d'eau reliant la terre et le ciel.
Extrait de "Hué la belle", de Clélia Rivière, chapitre : La Citadelle. La ville de Hué fut bâtie sur le modèle du Pékin de l'empire Ming, c'est-à-dire dans une période comprise entre 1368 et 1644. Elle comportait trois villes gigognes : la ville capitale (Khin Thàn), la ville impériale (Hoàng Than) et la Cité pourpre interdite (Tu-Câm-Thânh). Conformément à la géomancie et à la cosmogonie chinoise, l'entité architecturale a été inscrite dans un espace protégé par de multiples sites et divinités propitiatoires, par exemple la Dame céleste, dont la pagode se dresse sur un tertre à deux kilomètres de la ville. Ce tertre est la Montagne magique qui abrite les dieux protecteurs du sol. A deux kilomètres au Sud, le tertre du district méridional (Nam Giao) est le tertre du sacrifice du Ciel. Il est calqué sur le modèle de l'esplanade du temple du Ciel à Pékin, avec ses quatre terrasses symbolisant le monde souterrain, la Terre et le Ciel. A trois kilomètres au Sud-Ouest, la colline Ngu-Binh (Ecran du roi) et ses cinq terrasses concentriques seraient plutôt un paravent naturel et cosmologique protégeant le palais contre les forces et les courants néfastes. La ville capitale était la citadelle, le siège du Pouvoir, un Pouvoir héréditaire mais mâtiné de méritocratie. C'était le siège de la pensée et de la culture. La cité impériale était le siège de la famille régnante, des commis de l'Etat et des médecins. La Cité pourpre interdite abritait le souverain et sa maison, au sens féodal du terme, ainsi que les eunuques. Toujours selon la tradition chinoise, la citadelle était traversée par un axe Nord-Sud symbolique. La partie Est, aînée, supérieure, masculine et civile, regroupait les activités culturelles avec les bibliothèques, les jardins, le théâtre et le mandarinat civil. La partie Ouest, cadette, inférieure, féminine et militaire, abritait les princesses et les concubines ainsi que le mandarinat militaire. C'était un lieu dont la conception fut dès le départ magique et mystique, flottant entre la terre et le ciel, comme le lotus qui s'enracine dans la vase et se dresse vers le ciel.
Clélia Rivière maudit cette pluie assommante qui tabasse de l'autre côté de la vitre et l'empêche à la fois de travailler et de sortir. Toutes les eaux du ciel dévalent en cascades des toits sur le balcon, sur la fontaine en bas dans la cour de l'hôtel. Eaux chaudes et touffues, chevelure liquide tombant sur les épaules nues de la ville. Pour se consoler, elle appelle le bar, commande un jus de fruit. Un vrai jus de fruit, fait avec des fruits frais et qui glisse dans la gorge avec le coulé glacé d'un reptile. Le plaisir lui chavire les yeux. Elle allume le téléviseur. Des images défilent en boucle. Des images de Hué et de son festival dont c'est aujourd'hui l'ouverture. Des cérémonies doivent se dérouler à la Citadelle et Buu Y doit monter à la tribune pour faire un exposé. Les images télévisées montrent que le festival est au point mort. En ville, c'est la désolation. Les fragiles décors de papier et de bambou qui habillaient l'esplanade pendouillent tristement. Les calligraphes et les peintres ont plié boutique. Le kiosque est désert et aussi la terrasse du Paradise Garden. Repliés au dessus des tables, les parasols ressemblent à des flamants roses dormant sur une patte. La fresque murale des étudiants des Beaux-Arts de Hué parade devant les bancs vides. C'est un désastre. Et à la Citadelle, c'est l'attente. Certains pontes ne sont pas encore arrivés car l'activité de Phu Bai, l'aéroport de Hué, a été suspendue en raison des conditions météorologiques. Les voitures policières attendent en bout de piste tous gyrophares éteints.
Attendre, c'est tout ce qu'il y a à faire. Attendre que l'inspiration vienne ou que la pluie cesse permettant une sortie. Les dieux asiatiques choisissent de faire une éclaircie. Ils relèvent leurs bras gonflés de pluie et s'ébrouent. Quelques gouttes attardées restent pendues à l'arrondi des tuiles puis se détachent une à une pour tomber avec un bruit mat sur le béton et le bois. Clélia s'habille en hâte. Un pantalon, un tee shirt, des sandalettes. Pas très protocolaire mais tant pis. En dernière couche, elle se chape d'un imperméable bleu à capuche qui couvre tout son corps comme une toile de tente. Pour les Vietnamiens, c'est même un abri familial sous lequel les cyclistes ou les motobykers abritent leur femme et leurs enfants embarqués avec eux. Dehors, Clélia aspire goulûment les senteurs concentrées par la pluie. Odeurs des végétaux : arbres, mousses, pelouses, bambous, plantes de toutes sortes, amalgamées dans un magma olfactif indistinct. Les sucs en pleine effervescence ont une épaisseur de miel. Ils débordent et ruissellent. Le ruissellement est la quintessence du Vietnam, sa substance. Ruissellement des pluies, des fleuves, de la mer, de l'eau des rizières. Ruissellement des hommes qui évoluent comme des bancs de poissons. Dans les rues, les gens se pressent, confluent vers le centre de la ville où il doit se passer quelque chose, enfin. Il fait sombre. Le Vietnam étant situé presque sur l'Equateur, le soir tombe tôt en cette saison. Le pylône de la radio qui fait face à l'Hué Majestic Hôtel a déjà allumé ses lampes. On dirait un sapin de Noël. La femme a troqué les taxis et xe om (moto-taxis) contre une bicyclette de location. Pour écrire la ville, elle a besoin de la lire. Elle la lit à vélo, traçant des sillons qui sont comme les pliures d'une lettre d'amour cent et cent fois relues. Son vélo se trouve à l'abri sous l'auvent de l'hôtel. Elle l'enfourche. Roule. L'embiellage fiévreux de ses jambes l'enfonce comme une racine dans le ventre bouillant de la ville. Elle rejoint la foule en route vers la cité impériale où les cérémonies d'ouverture doivent se dérouler. Elle suit la rue Lé Loî qui longe la Rivière des Parfums, passe devant le QG français du Festival, franchit le pont vers la Citadelle. Les bannières de la Tour du Drapeau claquent au vent. Dans les douves qui cernent la forteresse, les lotus ont refermé sur leur coeur jaune leur ventre rose pastel acidulé.
La cérémonie d'ouverture a bien lieu mais elle est écourtée. Sans quitter sa chaise longue sous son parasol devenu parapluie, le gardien du parking fait signe à la femme de continuer sa route car il n'y a plus de place sur l'emplacement qui est de son ressort. Une Petite Bleue lui désigne les arbres qui jalonnent la route vers le parc Thin Tam. Elle adosse son vélo au tronc d'un arbre et l'attache avec une chaîne cadenassée. Les Petits Bleus sont des jeunes, filles ou garçons, employés par la ville pendant toute la durée du Festival. Nombre d'entre eux sont étudiants. Certains fréquentent le Cercle francophone ou le Centre français. Clélia trouve qu'ils font jolis dans le paysage. Elle les appelle tendrement «mes Libellules bleues». A la tribune, les discours se succèdent. C'est long et ennuyeux comme toutes les interventions officielles du monde. Bruyant aussi. Les haut-parleurs, la musique, la circulation, les gens ... Et à nouveau la pluie.
C'est la débandade. Les gens courent de partout en poussant des cris d'enfants. Avec leurs imperméables, ils ressemblent à des fantômes de couleurs vives. Ce bain d'eau et de foule est terriblement excitant. De nouveau, c'est la course folle. A nouveau, Clélia Rivière intègre et s'agglomère à la foule qui coule comme une lave en fusion vers le centre de la ville. Elle dépasse les jeunes filles du défilé en Ao Dai blanc qui courent à la marge de la rue. Il fait nuit noire. Leur silhouette se découpe dans le faisceau lumineux des phares. La robe relevée jusqu'aux genoux, le non-la (chapeau conique en feuilles de latanier) baissé jusqu'au nez, elles ont perdu de leur superbe. On dirait des Cendrillon transformées en citrouilles. La circulation enfle au fur et à mesure que s'agglutine le flot humain, à pied, en vélo, en motocyclette, en pousse-pousse, en automobile. Elle file, file, emportant chacun dans son flux.
Aveuglée par les éclats de lumière que jettent les phares, Clélia ne voit plus rien, elle ne sait plus où elle est. C'est comme si elle avait changé de dimension, comme si elle avait été lancée sur orbite, façon E.T. dans le film de Spielberg. Une sensation de plénitude l'envahit. La masse en mouvement arrive à pleine vitesse au pont Tran Tien, ce superbe mécano de l'école Eiffel, avec ses arches tendues comme des arcs. La pluie redouble. La femme file. L'eau ruisselle sur son dos de tortue bleue, ses chaussures sont gorgées d'eau. Si ce mauvais temps persiste, bientôt viendra la moisissure et son lent processus de digestion, de dissolution, qui travaille comme un levain les tissus et les chairs. Le pont est là. D'abord passer dans l'entonnoir du rétrécissement de la route, négocier le passage, en douceur, suivant le rythme de la vague. C'est comme une plongée en apnée. Dans un vrombissement de sang battant dans les tempes, la foule franchit le pont. Des projecteurs et des lasers inondent de couleurs fluo le squelette métallique. L'acier des poutrelles étincelle de mille étoiles acérées. Le temps est comme suspendu au-dessus de la rivière. Il y a quelques années, il y a eu de terribles inondations et, au niveau du pont, on a repêché une dizaine de noyés. Au moment où Clélia pense à ces gens, le pont l'éjecte. Elle prend une grande goulée d'air. Dans l'élargissement de la route retrouvée, elle récupère sa respiration. L'allure de la vague ralentit car elle se rapproche du centre de la ville et la grande route se divise en de multiples rues. Clélia ne veut pas rentrer à l'Hué Majestic Hôtel par la grande artère et son rond-point centrifugeur alors elle prend la rue qui offre dans sa perspective le pylône lumineux dressé près de l'hôtel. En avant toute vers ce phare qui brille dans la nuit.
Les véhicules se sont raréfiés. La femme est pratiquement seule à défiler entre les vitrines aveugles des échoppes qui flanquent les deux côtés de la rue. La vie s'arrête tôt au Vietnam, sauf dans quelques lieux nocturnes où se retrouvent les classes privilégiées et les adolescentes qui vendent la Tiger Beer. Il ne pleut plus. Le ciel est d'une profondeur océane. La femme rentre en musardant le nez en l'air. Elle a quitté la ville et roule entre des rangées d'arbres. Dans l'obscurité, elle voit trop tard la branche qui empiète sur la voie. L'écart qu'elle fait pour l'éviter la désarçonne et la flanque par terre complètement sonnée. - «Tu t'es fait mal ? »
Elle lève les yeux, les dirige vers l'endroit d'où est venue la voix. Ses yeux voient l'homme. Les pieds de l'homme chaussés de bottines orthopédiques. Ses yeux remontent les jambes torses jusqu'au visage. L'homme a des cheveux noir corbeau, reliés en queue de cheval dans la nuque. Il a les dents jaunes des fumeurs. Il est assis sur l'un de ces tabourets de couleurs criardes qui s'épanouissent sur les trottoirs des pays du Sud. Derrière lui, appuyées contre le mur, des béquilles. Il dit son nom : Long.
* ** Le magnétophone mange le disque comme s'il en avait faim. La voix de Buu Y se déroule dans la chambre, enroule ses spirales dans les tentures que la femme a fermées pour que reste dehors les rumeurs de la ville. Buu Y raconte Hué, Hué la Française, belle comme une buée sur du verre, dont le nom dérivé de Hoa signifie harmonie. Il raconte la Rivière des Parfums, cette rivière qui porte la ville sur sa hanche comme une femme son enfant :
«La légende dit que la rivière s'appelle la Rivière des Parfums parce que les princesses de Hué se baignaient dans ses eaux avec des huiles parfumées mais je crois qu'on lui a donné ce nom à cause de la plante odorante que l'on trouve à sa source. C'est une plante médicinale mais j'ai oublié son nom. »
Le magnétophone crachouille. Feuillettement de papiers, murmures, pas qui s'éloignent emmenant la voix dans leur sillage. La femme entend à peine : «Excusez-moi, je reviens». Au-dessus de sa tête, Buu Y foule le plancher. Il cherche dans ses livres le nom de la plante qui a baptisé la Rivière des Parfums. Elle l'entend chantonner. Pendant tout ce temps que Buu Y cherche le nom de la plante dans ses livres, Clélia passe en revue la pièce dans laquelle elle se trouve. C'est une grande pièce, confortable et bien éclairée. La bibliothèque est copieusement garnie. On y trouve des livres de Marguerite Yourcenar, Michel Tournier, Marguerite Duras, Jacques Lacarrière, Pierre Loti. Tous les auteurs qu'elle aime. Buu Y apprécie que la femme apprécie. Il n'a pas trouvé le nom de la plante mais elle doit pouvoir trouver dans les documents qu'il lui prête. C'est à ce moment-là que Clélia Rivière décide de connaître la ville en creux, en visitant les lieux qui la cernent et donc la dessinent. La ligne claire se trace en remontant par bateau le cours de la rivière vers les Tombeaux des Rois et la Pagode de la Dame céleste.
L'embarcadère se trouve au-delà du Pont Tran Tien. Les bateaux touristiques sont à quai, tout près du guichet où l'on achète les billets. Les visites de groupe se font sur des bateaux genre Bateaux Mouche. Ils sont familiers dans le paysage, avec leur proue cannelée en forme de dragon et l'oeil peint sur chaque côté de l'étrave qui leur donne l'air de loucher. Ils portent les couleurs du Vietnam qui sont le jaune et le bleu.
Clélia Rivière veut être seule alors elle négocie une excursion individuelle sur une petite embarcation, visiblement un sampan reconverti. Une femme la fait monter à bord en la tirant par la main. Il faut se déchausser puis s'asseoir à même le fond du sampan. Un homme s'active aux machines. Le bruit du moteur et le glissement de l'eau contre la coque emplissent le corps de Clélia. Le sampan longe la berge. Des petits sentiers de terre remontent du fleuve vers l'arrière des maisons. Dans la pénombre des patios, la femme devine une table, quelques poteries, du linge. Plantées dans l'eau, des femmes épluchent des légumes. Les détritus vont directement dans la rivière. Quelques poules, quelques canards, des enfants qui jouent, qui font signe au bateau qui passe, qui s'en va. C'est une vie grouillante, humide et chaude qui s'épanouit au derrière de la ville, au bout de ses boyaux. La femme laisse sa main glisser dans l'eau, les doigts écartés en éventail. Le vent qui tourbillonne dans l'habitacle ouvert est agréable même si par moment il rabat les odeurs grasses du moteur. La batelière entre dans sa deuxième phase de travail : vendre à la touriste les articles qu'elle transporte dans son panier. Des cartes postales, des calligraphies, des porte-clés. Ostensiblement, Clélia détourne les yeux, les laisse flotter sur le paysage qui défile. Elle refuse de se laisser divertir, de se gaspiller en relations mercantiles. L'embarcation dépasse des sampans à l'ancre au milieu du fleuve pour remonter du sable et des graviers. La femme constate qu'il y a seulement quelques semaines, les villages sampaniers étaient plus proches de la ville. Elle se dit qu'ils ont du être refoulés à cause du festival et que les gens du Peuple de l'eau, plus encore que les ethnies des montagnes, sont les Manouches du Vietnam.
La Rivière des Parfums va vers le Sud de la ville où se trouvent les Tombeaux des Rois. Il y en a sept, éparpillés dans les campagnes, tous bâtis selon les même plans et comprenant cinq éléments : une cours peuplée de statues, un pavillon abritant une stèle sur laquelle un panégyrique du défunt a été gravé par son fils héritier, un temple, un pavillon des plaisirs et enfin la tombe proprement dite. Le site a été choisi dans la stricte observance de la géomancie chinoise : parce qu'il est baigné par un cours d'eau et barré à l'horizon par un massif montagneux. Plusieurs tombeaux sont des copies d'édifices chinois mais certains témoignent d'une influence européenne. Tous ont été construits du vivant de leur futurs occupants, mandarins, rois ou empereurs. Le document de Buu Y égrenne la litanie des noms : Gia Long, Minh Mang, Tu Duc, Duc Duc, Dong Khanh, Thieu Tri et Khai Dinh.
L'accostage à l'embarcadère de la Pagode de la Dame céleste est assez sportif. Le sampan accosté dérive et s'écarte de la rive avant que la femme ait sauté à quai. Les bateliers rient. Ils se vengent gentiment de la touriste qui a refusé d'entrer dans leur dialectique. La pagode a été construite en 1601 par le Seigneur Nguyen Hoang, en hommage au héro d'une légende dans lequel il s'identifiait. Cette légende dit qu'une fée en habits rouges et verts a prédit qu'un roi érigerait une pagode en cet endroit.
Un sentier grimpe du débarcadère aux marches qui mènent à la tour. La configuration des lieux fait penser à une tortue. Au Vietnam, la tortue est un animal sacré au même titre que la licorne, le dragon et le phénix. Le dragon représente le masculin et le phénix, le féminin. La tortue est symbole de longévité et la licorne, symbole de bonté et gage de paix. Des animaux secondaires les rejoignent dans la mythologie comme la grue, le lion, la chauve-souris et le poisson. Erigée sur la colline, la tour compte sept étages. Comme dans tous les édifices religieux, on trouve des autels, une cloche et des statues. Les matériaux utilisés sont la pierre, la brique et le bois. Le site est un chantier de l'Unesco. Des ouvriers s'activent à restaurer les tomettes et les balustrades. Parmi eux, plusieurs femmes. Il y en a beaucoup sur les chantiers. Elles sont en charge du mortier, qu'elles gâchent dans des brouettes et montent dans des seaux à l'aide de poulies. L'activité prosaïque et profane ne fait pas oublier qu'il s'agit d'un monastère. Par la porte discrète qu'a emprunté un jardinier, la femme sort de l'enceinte de la pagode et, marchant entre le mur et le champ qui le longe, elle se dirige vers la tête du domaine. Des voix lui parviennent. Celles de bonzes en prière qu'elle ne verra pas. Dans un Vietnam reconverti au stalinisme, les persécutions religieuses s'amplifient. Des prêtres et des bonzes disparaissent. Dans un passage de la pagode, deux statues se font face. L'une est le général rouge qui personnifie la colère.
* **
Clélia Rivière revoit régulièrement Long. Comme un vieux cheval retourne à son étable, elle retrouve pratiquement chaque soir la galerie d'art que tient l'infirme dans le quartier artistique de Hué. Il expose quelques jeunes élèves de l'école des Beaux-Arts qu'il a pris sous son aile. Le métier d'artiste est difficile partout mais dans ce pays qui louvoie entre le dollar et l'art officiel, l'artiste devient carrément schizophrène. A moins de s'abîmer dans la peau de l'artiste maudit, beaucoup d'entre eux font naufrage et disparaissent corps et âme dans des professions de subsistance. Pratiquant la maïeutique comme M Jourdain faisait de la prose, Long aide les jeunes artistes à maintenir le cap en mettant à leur disposition un atelier et un espace d'exposition. Il y a bien quelques rivalités - les artistes ont un ego sur-gonflé et les décisions cristallisent les jalousies - mais dans l'ensemble ça se passe bien. On voit même se dessiner de véritables mouvements artistiques autour de techniques ancestrales comme l'estampe, la laque ou la calligraphie. Les puristes et les nostalgiques crient au scandale mais les artistes persistent et signent. Long tient sa galerie de main de maître et, du haut de ses jambes torses, règne sur la vie artistique de Hué.
La femme le voit le soir, quand la galerie baigne dans la clarté électrique et que les toiles reflètent une lumière magique, mystérieuse, comme venue d'ailleurs, de l'envers de la vie, là où les choses changent de visage et de sens. Clélia et Long s'asseyent sur les tabourets colorés placés sur le trottoir et ils parlent. Long est francophone. Ca devient rare au Vietnam où l'Anglais taille des croupières au Français depuis des décennies. Les personnes d'un certain âge comme Long le parle encore mais les jeunes, de moins en moins. Ils ont adopté l'Anglais, la langue des affaires. Surtout les garçons. Les jeunes filles sont restées fidèles au Français, la langue du coeur, du romantisme, du Prince Charmant. En fait, les Vietnamiens apprécient à son juste prix leur indépendance mais ils constatent qu'ils préfèrent les Français aux Américains. Comme disent nombre d'entre eux : « Les Américains, ils viennent, ils prennent et ils partent. Les Français, ils construisent des hôpitaux et des écoles.» Long est francophone et aussi francophile. Il aime la littérature française. Il fait l'éducation - culturelle et sentimentale - de ses jeunes avec des romans. Des romans d'amour, surtout mais dont le sexe est absent. On ne parle pas de sexe au Vietnam. Il aime surtout la chanson française, Ferré, Brel et Brassens. Ecouter "gare au gorille" dans la nuit vietnamienne en sirotant un verre d'alcool de riz et en dégustant une poignée de riz gluant acheté à une échoppe ambulante …
Quand ses amis sont là, il y a toujours quelqu’un qui propose de jouer au petit train. Le jeu consiste à boire de l'alcool de riz dans un verre commun à toute la tablée. Lorsqu'un participant met trop de temps à vider le verre qui lui a été rempli, les autres le pressent de faire passer le train. A ce petit jeu, il n'y a rien à gagner, seulement à perdre. Son temps, ses moyens, son quant-à-soi, sa réputation. Les Vietnamiens aiment saouler le Blanc. Comme le rire, l'ivresse destitue le dominant. Lorsque la femme commence à chavirer sur son tabouret, ils rient, avec tendresse, sans méchanceté. Ca lui fait plaisir à la femme de leur donner ce qu'ils attendent : la proximité avec une femme, qui plus est européenne et qui leur est totalement exotique.
Un soir, un de ces soirs de grandes agitations où l'on refait le monde à ras de terre dans les effluves de l'alcool et du fleuve, un jeune homme débarque à la galerie. Long fait les présentations. Clélia, Olivier. C'est une sorte de scène biblique où le Christ fait les présentations entre Jean et sa mère, les offrant l'un à l'autre. Olivier est grand, brun, séduisant. Il porte la barbe soigneusement négligée des baroudeurs. Les premiers mots qu’elle entend de lui : - «Il n'est pas là Tao ?»
Long lui répond qu'il ne l'a pas vu de la journée. En repartant, Olivier jette :
- «Tu diras à Tao que je suis passé et que je suis au Phuong Nam.»
Long répond mais le jeune homme est déjà trop loin pour entendre : - « Je ne pense pas qu'il repasse à la galerie aujourd'hui mais demain il sera à la citadelle.»
A la femme, il dit : «Il prépare le Festival. Tao et Olivier, c’est comme deux frères. Ils se connaissent depuis longtemps. Nicolas était étudiant à Lyon. Il est venu à Hué pour étudier la peinture monumentale communiste mais il a découvert la BD vietnamienne. Tao est peintre, graphiste, laqueur et, calligraphe. Ils se sont rencontrés et ils travaillent ensemble à une BD franco-vietnamienne ou vietnamo-française, je ne sais pas. L’écrivain français dit : ils ne feront plus qu’un, oui, mais lequel ?»
C'est ainsi que Clélia rencontre Olivier. Ce n'est pas encore vraiment une rencontre, plutôt la chevelure d'une comète qui passe dans la lumière cendrée de la lune. Une improbable rencontre entre, d’une part, un jeune artiste qui crèche dans une modeste pension de famille, bouffe le pho (soupe), dans les restaurants de poussière ainsi appelé parce qu'on y mange quasiment par terre et côtoie les Vietnamiens les moins installés. Et d’autre part, une femme d’âge mûre qui loge dans un hôtel de luxe, mange dans les restaurants français et qui dans la solitude de l'écrivain, ne rencontrant qu'un membre de l'élite vietnamienne. D'habitude, Clélia mange à la Carambole, un restaurant où l’on sert de la cuisine française. La carambole, c’est cette plante contre poison de la laque, une substance extraite du laquier et qui a la particularité d'être allergisante. Ce soir-là, la femme choisit de manger dans l'un de ces restaurants vietnamiens où l'on sert des mets typiques comme les fruits de mer, les rouleaux de printemps et le potage au nid d'hirondelle. La cuisine vietnamienne amalgame différentes influences culinaires : française, chinoise, cambodgienne, laotienne, thaïlandaise ... Elle utilise le Nuoc Nam, qui est la sauce traditionnelle faite à partir d'anchois frais mais aussi les piments et les fines herbes, l'aneth, le coriandre, la menthe et le basilic. La femme connaît cette spécialité chinoise qu'est le potage de nid d'hirondelle. Elle sait que c'est une soupe concoctée à partir des nids minuscules de la salangane, un martinet encore appelé hirondelle de mer. Ces nids sont constitués par les filaments de salive des oiseaux et, lorsqu'ils sont dans un bouillon, ils se dissolvent en fines nouilles. Elle connaît mais elle n'a jamais goûté.
A partir de ce moment où elle a rencontré Olivier et goûté au potage de nid d'hirondelles, son esprit s'ouvre comme une mangue mûre pour accueillir les ingrédients de la vie vietnamienne et les amalgamer à son esprit occidental. Finis les rendez-vous alignés sur les aiguilles d'une montre. Elle y va à l'instinct quand elle sent que c'est le moment, que la personne qu'elle veut voir sera là à son arrivée, que les évènements n'auront pas lieu sans elle, que les choses se feront naturellement, inéluctablement, comme un enfant se fait dans le sein de sa mère et vient à la lumière.
Lorsque elle entre dans la Cité pourpre interdite, Olivier est là, arpentant à grands pas la cour qui s'étend entre les bâtiments. Ici aussi, c'est le règne du bois, de la tomette et de la brique, des couleurs rouges et or, matériaux chauds de l'intimité. La Cité pourpre est la partie de la citadelle qui était réservée aux mandarins et à leur famille. Pendant toute la durée du Festival, elle abrite deux expositions, une de photographies et une de Bande Dessinée.
L'expo de photographies s'appelle "Avoir vingt ans au Vietnam." C'est une exposition collective qui présente les oeuvres réalisées par les étudiants de l'Ecole Supérieure des Arts et de la Culture d'Ho Chi Minh Ville dans le cadre d'une collaboration avec l'Ecole Supérieure de la Photographie d'Arles. Les photos sont suspendues sous l'auvent du palais comme des oriflammes. La femme les regarde, une à une, aspirée par elles. L'expression est riche, il y a de l'idée, du talent. L'une d'elle retient particulièrement son attention. Un portrait de vieille femme vietnamienne. Derrière elle, il y a un trou dans le mur de briques. Au-delà d'elle, on voit la campagne, un pré planté d'un arbre. Clélia Rivière se dit que chaque être humain est une brique d'un mur qui enclôt un ravissant jardin. La vieille femme sourit de toute sa bouche édentée. Un delta de rides se dessine autour de ses yeux. Les yeux rivés vers l'horizon, elle semble incarner tous les espoirs d'un Peuple tendu vers l'avenir. L'exposition de BD s'intitule "Kémoï". Elle est le fruit d'une master class avec des auteurs français autour d'une démarche artistique qui consiste à utiliser les techniques traditionnelles asiatiques pour raconter des histoires. Le Vietnam connaît peu la BD, à part les mangas japonais et quelques Comics américains que les jeunes lisent, assis devant les librairies ambulantes. Les bulles vietnamiennes n'en sont donc encore qu'à leurs premiers balbutiements. L'expo présente les oeuvres d'une trentaine d'étudiants, dont celles de Tao, l'ami de Olivier, le protégé de Long. Il expose un superbe dessin représentant des petits personnages qui marchent sur la ligne d'horizon. Il y a coulé le Vietnam quotidien : un porteur de paniers à balancier, un cyclopousse, un chien qui suit un gamin qui court le nez levé vers un nuage d'où tombe la pluie. Le sol est noir, comme courbé sous le ciel qui occupe presque tout le tableau, un ciel jaune, gorgé de toutes ces eaux de l'Asie, de ces ruissellements qui font les Peuples si fertiles, si drus. Et si dangereux lorsque viennent les crues.
Clélia rejoint Olivier sur les escaliers de pierre de la cour intérieure. Il a déballé ses cartons à dessins et étalés les dessins sur le sol. Des sanguines, des fusains, des pastels, aussi des caricatures et des croquis de toutes sortes. Sur une planche, il a croqué les jardiniers du parc : une femme arrosant les parterres, son foulard remonté jusqu'aux yeux. Deux hommes accroupis, repiquant des touffes d'herbe dans les lacunes des pelouses, avec des gestes qui sont les mêmes que ceux du repiquage du riz dans les rizières. En quelques coups de crayon nerveux, Olivier a cueilli les corps en mouvement dans un ballet virevoltant d'une rapidité folle. Il voudrait en faire un dessin animé.
- «Il te plaît celui-là? Garde-le, je te le donne», dit-il à Clélia en lui tendant un dessin de buffle.
* **
Le magasin n'est pas une échoppe classique mais une supérette qui fait penser à ces drugstores-garages qui jalonnent la Route Sixty Six aux Etats-Unis. Comme les bateaux qui sillonnent la Rivière des Parfums, elle est peinte en bleu et en jaune. Son étrave arrondie s'avance à l'intersection de deux artères importantes. Il y a une ouverture de chaque côté mais c'est encore fermé. Il n'est pas sept heures. Assis sur le trottoir, les marchands de journaux sont encore en train de se répartir les journaux à distribuer par secteur. Clélia Rivière aurait voulu de l'eau en bouteille. Question de sécurité alimentaire. Dans la rue Lé Loï, le QG du festival ne propose qu'une cuve en inox avec un seul gobelet pour tous. Attaché à la cuve par une ficelle, le gobelet ressemble à un appât. La supérette est peut-être le Tati ou la Samaritaine de demain. On y trouve de tout et les produits achetés par les Occidentaux ont des prix fixes et étiquetés, ce qui est appréciable pour ceux comme Clélia qui ne savent pas marchander.
Le marché où elle se rend si tôt matin se trouve de l'autre côté du pont, sur les rives du fleuve. Il est déjà bondé et la femme doit fendre la foule comme un coin fend une bûche pour y pénétrer. Chargés de caisses et d'objets hétéroclites, les cyclopousses se fraient un chemin dans les allées. Les hommes prennent garde de ne pas bousculer les étals aménagés à même le sol. Sinon les imprécations des femmes jaillissent et les suivent comme des malédictions.
Dans des hamacs suspendus au-dessus des étals dorment des enfants nus. L'arrière du marché, sa partie cachée est un lieu de vie. Des familles entières y vivent, installées sur des lits de fer comme sur des radeaux. Tout au fond, relié à la rivière par une plage sale, c'est le marché aux poissons. Une barque vient d'y accoster. Le poisson est débarqué en vrac et conditionné dans des caisses en polystyrène sur un lit de glace. La glace est vendue à un étal proche. Elle provient d'une petite unité de fabrication sous la forme d’un bloc oblong que le vendeur débite et concasse à la demande. Le poisson est d'une appétissante fraîcheur. Une eau rosâtre suinte des corps vif-argent et se distille goutte-à-goutte dans la rigole qui longe le trottoir, baignant d'innombrables pieds nus. Les odeurs sautent à la gorge, vives et coupantes comme la lame des couteaux qui écaille, éviscère. L'oeil de Clélia cueille au vol les éclats luisants des écailles, des couteaux et de la glace aux multiples facettes de diamant.
On trouve aussi des crevettes, des crustacés, des poulpes. Encore vivants, les poulpes. L'un d'eux tente de s'évader en escaladant la paroi de la caisse, arc-bouté sur ses tentacules. Quand il est sur le sol, il s'échappe en se traînant. C'est peine perdue. La petite fille qui tient l'étal le récupère et le remet dans sa caisse, sous les rires des spectateurs. Devant cette scène de cruauté tranquille, Clélia a le coeur qui se serre. Elle est pourtant venue au devant de cette cruauté, enfin prête à mettre en danger ses sentiments et son bel agencement du monde. Elle savait en pénétrant sur le marché qu'elle risquait la rencontre avec des images qui la brusqueraient. C'est pour cela qu'elle s'est amenée là, cherchant en détournant les yeux le marché à la viande. Et sur ce marché, les chiens de race à viande. Le marché à la viande se trouve un peu plus loin. Têtes de porcs, charpies de chairs sanguinolentes, ossements de nacre bleue s'épanouissent sur les étals ou à même le sol. C'est toute la beauté de la mort au travail avec ses outils de prédilection : le temps, la chaleur et les mouches. Le système de réfrigération par glace utilisé pour le poisson n'est pas utilisé pour la viande. Clélia Rivière voit les échoppes du marché se mettre à tourner devant elle. Son estomac retourné la rappelle à l'ordre. Elle ne doit pas aller plus loin dans l'insupportable. A coups de talon nerveux, elle remonte à la surface du marché, reprend pied devant les étals qui flottent sur ses rives. En vrac, des chapeaux coniques, du tissu, des ustensiles ménagers, des plantes médicinales, des légumes et des fruits.
Tous les fruits du jardin d'Eden vietnamien. Ceux que la femme connaît : les mangues, les bananes, les noix de coco, les oranges, les ananas, les papayes ... Ceux qu'elle a découvert et qui viennent grossir ses connaissances sensorielles et botaniques. La pomme cannelle, encore appelée anone ou carossol, gros fruit de la famille des ananas, recouvert d'une peau verte à écailles et dont la chair est onctueuse et sucrée. Le ramboutan, fruit à l'écorce rouge et à la chair un peu caoutchouteuse qui rappelle celle du litchi. On l’appelle d'ailleurs le litchi chevelu à cause des longs filaments que présente son écorce. Le salak, petit fruit en forme de poire dont l'écorce est épaisse et écailleuse et la chair, pâle et croquante. Le tamarin, aussi nommé datte indienne, fruit à forte teneur en acide tartrique, ce qui en fait un produit domestique à double usage : pour cuisiner et pour astiquer les cuivres. Les Anglais en raffolent sous forme de confiture, de gelée et de chutney tandis qu'ils sont très appréciés sous forme de boulettes par … les éléphants. Et toute cette macédoine : le salk, le logan, le mangoustan, petit fruit violet recouvert d'une écorce dure et dont la chair blanche et douce est légèrement acidulée et délicieusement parfumée. Et le durian, fruit à chair jaune très apprécié sous forme de chewing-gum, de glace, de crème ou de confiture mais dont l'odeur est si nauséabonde qu'à Singapour il est interdit de séjour dans les transports en commun. Un peu semblable mais avec moins d'épines : le jaque. Et semblable au pamplemousse mais en moins acide : le pomelo.
Le riz aussi est d'une diversité infinie. En quelques années, le Vietnam est devenu l'un des plus importants producteurs et exportateurs de riz au monde. Les problématiques liées à l'utilisation des pesticides ont d'ailleurs fait leur apparition. Ironie de l'Histoire : on parle à nouveau de dioxine, ce composant de l'agent orange, utilisé comme défoliant par les Américains pendant la guerre.
Tous sens en éveil, Clélia se laisse griser par la luxuriance du marché de Hué. Elle s'assied à une échoppe ambulante de boissons. Elle sait qu'elle n'aime pas le jus de canne pressé à la grande roue manuelle mais comment choisir parmi toutes les boissons possibles à base de fruits et de lait de coco, parfois coulé sur des haricots ou un triangle de fromage "La vache qui rit" ? Des boissons colorées qui font de l’œil mais dont le goût n’est pas toujours bon. La femme choisit au hasard et le hasard lui fait une fleur. Elle sirote à petits coups satisfaits le jus laiteux filandreux de téguments vert menthe. Elle n'a pas vu arriver la petite fille. Elle ne l’a pas vu venir mais elle est là, devant elle, les cuisses appuyées contre la table basse. Elle comprend que l'enfant veut lui vendre quelque chose. Une babiole, un colifichet, une verroterie quelconque. Elle se dit qu'elle ne prend aucun risque à traiter avec la petite. Pas comme avec cette marchande du Col des Nuages, passage obligé sur la route vers la cité balnéaire de Hoi Han et Da-Nang, qui a littéralement dépecé son pécule. Elle sort quelques dongs de sa poche. Le visage de la fillette se fend d'un grand sourire puis disparaît sous la table. Comme un diable sortant d'une boîte, l'enfant ressurgit, déployant devant elle un éventail mauve et rose. Clélia a vu l'éventail mais surtout les mains qui le tenaient. Ou plutôt l'absence de mains pour le tenir. Les bras de la petite fille ne sont que des moignons. Ils s'arrêtent un peu après le coude. D'où vient cette mutilation ? D'une malformation de naissance, d'un accident, de la guerre, de l'agriculture intensive ? Clélia Rivière achète l'éventail à la petite. Pas par pitié mais parce que l'objet est beau et qu'il lui parle.
Extrait de "Hué la belle", de Clélia Rivière, chapitre : La colonisation. La Cité s'appela Phu Xuan . Il fallut la défendre, d'abord dans des guerres contre les Chams, les Khmers et le clan Thrin. Puis vinrent des jacqueries menées par les paysans pauvres, les Chams, les minorités ethniques et les marchands chinois. Ce qu'on appela la révolte des Tây-Son. Le tout jeune prince Nguyen Anh en appela au Siam et à la France. Il obtint l'appui de Monseigneur Pigneau de Behaine qui engagea des mercenaires français. Hué entrait dans la stratégie prosélyte de l'Eglise et dans la stratégie coloniale de la France. En gages, il envoya Canh, son fils de quatre ans à la cours de France. La dynastie des Nguyen récupéra son fief qui devint la capitale du Vietnam sous le nom de Hué. En France, c'était la Révolution. On oublia de renvoyer le petit Prince Canh dans sa famille. Il mourut en exil à la cours, de langueur ou de maladie Occidentale.
Les festivaliers ont établi leurs quartiers au Phuong Nam, un restaurant populaire qui fait aussi location de cycles. Les vélos s'alignent devant l'établissement comme des chevaux à l'attache devant un saloon. Clélia, Olivier et Tao dînent ensemble en refaisant le monde. Olivier s'abstient de pancakes à la banane car il a fait une jolie allergie. Il avait des boutons partout. Cette allergie lui vaut d'être interdit de séjour dans l'atelier que Long met à la disposition des artistes dans le sous-sol de la galerie. Car, s'il est allergique à la banane, sans doute l'est-il aussi à la laque. Autour d'eux, les autres attablés font partie du décor, simples silhouettes d'un théâtre d'ombre qui se joue dans les coulisses du festival. Les conversations barattent les sujets actuels : la mode, la musique, l'art, les éternelles guerres américaines. Chacun fait son beurre des dialectiques qui s'établissent entre vainqueurs et perdants des guerres, colonisés et colonisateurs, autochtones et étrangers. My sert à table. My est la jeune serveuse du Phuong Nam. Elle parle Anglais et Français. Tous les étrangers qui ont convergé vers Hué pour le Festival viennent à elle, phalènes aux ailes blanches éperdus de lumière. My signifie belle. Et elle est belle, My, comme une eau vive, une vouivre.
Désignant Olivier, My demande à Clélia : - «C'est ton fils ? »
La table est secouée de rires. Tao lance la boutade : - «Oui, c'est sa mère, sa maman du Vietnam.»
Le surnom lui reste : la maman du Vietnam. Elle ramène son "fils" à l'Hué Majestic Hôtel. Pour qu'il mette ses vêtements au pressing, prenne un bain dans la baignoire étincelante et pique une tête dans la piscine. La piscine est sur le toit, ouverte, offerte sur le ciel. La femme y va la nuit pour habiter ses insomnies. Elle s'allonge sur le dos, se laisse flotter sous le ciel étoilé qui courbe vers elle ses larges épaules de nègre en amour. Par l'esprit, elle plane sur la ville endormie. Elle sait les gens dormant dans les maisons, dans les monastères et sur les sampans amarrés aux rives de la Rivière des Parfums, cerfs volants aquatiques. En bas, dans le hall d'accueil, le gardien dort en pointillé sur sa natte, la tête posée sur son oreiller en osier, une moustiquaire tombant en pluie sur son dos nu. Les bruits des trains montent jusqu'à elle, venus de la gare toute proche. La ville est longée par la grande ligne Hanoi-Ho-Chi-Minh-Ville. Depuis quelques années, le train de la Réunification recoud inlassablement les deux Vietnam déchirés par la paix qui a suivi la guerre. Les bruits lui parviennent assourdis par l'éloignement et par l'eau qui emplit ses oreilles.
Au fils du temps, Clélia et Olivier nourrissent une relation étrange, en marge de tous liens naturels. Ils échangent leurs histoires, leurs goûts, leurs lieux. La Carambole s'acoquine avec le Phuong Nam, les nids d'hirondelle, avec le pho. Clélia devient une habituée de l'hôtel Loan où loge Olivier. Dès qu'elle quitte Buu Y, elle s'y rend. La maison est au fond d'une impasse. Pour l'atteindre, il faut d'abord passer devant la femme qui habite dans un renfoncement du mur, sorte de guetteur embusqué dans sa guérite et qui réclame un droit de passage. Clélia l'appelle "ma pirate de la mer de Chine". Elle met longtemps à comprendre pourquoi la clocharde est tolérée dans l'impasse. En fait, elle fait office de signal d'alarme. Elle prévient les familles qui habitent l'impasse que l'ogresse arrive et qu'il faut récupérer les enfants. L'hôtel Loan est une pension de famille à la Française. Sa clientèle est constituée de couples français venus pour adopter un enfant de l'orphelinat tout proche. Les mères de l'impasse fantasment sur l'enlèvement de leurs enfants.
Une fois dans l'hôtel, Clélia rejoint la salle commune. Elle s'assied dans le fauteuil qui tourne le dos à la télévision et fait face à l'aquarium. Elle pose ses rêves sur le dos des poissons et se laisse porter. A pas glissés, l'hôtesse dépose sur un coin de la table basse la théière de l'accueil, remplie d'un thé parfumé et fumant. La femme se sert, boit à petites gorgées comme l'on marche à petits pas dans une allée fleurie. D'une main distraite, elle feuillette le Courrier du Vietnam. Le journal francophone de Hanoi parle du festival, des spectacles, du dîner impérial balayé par la pluie. Olivier vient ou ne vient pas. C'est sans importance. Ils n'ont pas vraiment besoin de se voir. Les liens qui les unissent se tissent sans eux, à leur insu.
Qui a décidé d'aller faire un tour à la mer ? Clélia a beau retourner la question en tous sens dans sa mémoire, elle ne se souvient plus. Est-ce Olivier ? Est-ce Tao ? Et si c'était My ? Ce n'est pas elle en tous, cas, de cela elle est sûre. Elle n'aime pas la mer. Ils y vont en motocyclettes. Olivier prend My en croupe. Clélia monte derrière Tao. Il faut sortir de la ville pour atteindre la plage. Les deux motos filent sur la route. Des camions les dépassent en klaxonnant. Les deux passagères font de grands signes aux chauffeurs qui éclatent de rire. My porte l'équipement que portent les Vietnamiennes pour se protéger du soleil : un masque en tissus et des gants qui montent jusqu'aux coudes. Le temps est superbe. Avec la vitesse qui sèche les aisselles, une agréable sensation de froid s'insinue sous les chemises. Le vent effiloche les cheveux. C'est pur plaisir que cette course en équilibre sur la force libérée d'une moto. My se cramponne des deux mains au porte-bagages, le corps rejeté loin en arrière pour ne pas toucher le dos de l'homme qui conduit. Clélia a noué ses bras autour de la taille de Tao. Elle la serre comme si elle voulait se souder à l'homme, ne plus faire qu'un avec lui. L'intérieur transpirant de ses cuisses collent à l'étoffe de son jean et la brûle. Sous un pont, un vieil homme les salue, leur indique le chemin avec son bâton. Il sait que tous les gens à peau blanche cherchent la mer, le soleil à l'aplomb de la mer comme un ballon de lave.
La plage est presque à l'embouchure de la Rivière des Parfums, rivière qui en fait est un fleuve puisqu'elle se jette dans la mer. La mer est la mer de Chine méridionale. Une paillote accueille les baigneurs. Les deux couples s'avancent, longent la mer, passent devant des barques retournées coques au ciel devant lesquelles des pêcheurs recousent leurs filets. Un enfant joue avec un cerf volant. Clélia sort sa caméra, s'attarde près des hommes. Gros plan sur les crabes et les coquillages qui affleurent à la surface grisée du sable. Olivier, Tao et My sont déjà loin, glissant tous les trois vers la mer. D'autres jeunes hommes nagent déjà au large, atteignant presque une barque de pêcheurs. Olivier et Tao se mettent à courir en larguant derrière eux leurs vêtements. My s'est assise sur le sable, à quelques mètres d'une maison coloniale désaffectée. Elle ne se baigne pas. Elle ne sait pas si elle aime ou si elle n'aime pas. Elle ne l'a jamais fait. Au Vietnam, les femmes ne se baignent pas. Clélia rejoint My sur le sable. Elles sont ensemble, seules. Deux femmes devant une maison rose, attendant le retour des hommes et des enfants. Elles parlent.
My commence : - «Je viens d'un tout petit village. Mon père est pêcheur. On n'a pas beaucoup d'argent à la maison alors je travaille au Phuong Nam. Mais ce n’est pas pour toujours. Je voudrais être guide. Je voudrais aller à l'Université du Tourisme de Hué.»
Elle n'exige rien, My, elle demande gentiment, comme en s'excusant. Elle ne veut pas, elle voudrait. S'il vous plaît. Elle fait des politesses à la vie qui en fait rarement.
Clélia continue : - «J'écris des livres touristiques. Ca me fait voyager, voir des gens. Mais parfois, je me demande où je suis. Les aéroports, les villes, tout se ressemble. J'ai parfois l'impression d'être un somnambule en équilibre sur un toit. J'ai peur de me réveiller et de tomber.»
My : - «Tu vis seule ?»
Clélia raconte les années qui sédimentent dans sa mémoire, avec son compagnon et l'enfant qui est venu, qui est reparti. La vie qui sépare ce que la mort n'a pas séparé. Les deux femmes versent l'une contre l'autre, leur tête se touchant. On dirait qu'un voile les recouvre, les isole du monde extérieur, de la plage, de Tao et d’Olivier qui leur font des grands signes, loin, loin dans la mer, voyant la maison si petite.
My : - «Moi aussi, je veux me marier, avoir des enfants, une maison.» Clélia, riant : - «Tu attends le Prince Charmant, ma belle.»
Tout bas, elle ajoute : - «Et si c'est un étranger, tu partiras avec lui ? »
My ne répond pas.
Les deux femmes se taisent. Elles regardent les deux hommes qui s'ébattent dans la mer comme des enfants. Derrière eux, marchant en équilibre sur la ligne de l'horizon, un paquebot découpe sur le ciel sa silhouette sombre. Clélia s'est avancée dans l'eau et filme. Olivier et Tao viennent vers elle en s'éclaboussant. Leurs piaillements cristallins ensemencent la mer.
- «Elle est bonne, tu aurais du venir», lui lance Olivier.
Ils sortent de l'eau. La baignade est finie. Clélia filme Olivier, Tao et My qui prennent le chemin du retour. Ils dansent, virevoltent. Clélia a l'impression de tenir entre ces doigts une fragile bougie. Instants magiques. Ecrivaine, elle tente de distiller, d'extraire le suc de ce temps d'éternité fugace mais elle se dit qu'il faudrait le talent d'un Rimbaud pour en rendre toute l'incandescence.
Extrait de "Hué la belle", de Clélia Rivière, chapitre : Le Champa. Au IIIème siècle de l'ère chrétienne, le Vietnam était le fief du Royaume de Champa et du Peuple Cham qui s'était formé à partir de populations austroasiatiques et d'Austronésiens indianisés. Les villes principales du Royaume étaient Shinapura, Indrapura, Vijaya et Kandarpupura. Le Royaume était en effet sous influence indienne pour la vie spirituelle et sous influence chinoise pour la vie matérielle. Son principal rival était l'empire Khmer. Le Champa connut son apogée au Xème siècle. A ce moment-là, l'ethnie Viet qui se libérait du joug chinois millénaire se tourna vers la péninsule indochinoise qu'elle entreprit de conquérir au détriment des Chams. Vivant sur une économie d'invasions et de pillages, les Chams n'avaient développé ni agriculture ni d'Etat intérieur, c'est en partie à cause de cela qu'ils n'ont pas pu à résister aux menées vietnamiennes. En 1306, le roi Jaya Shimhavraman III tenta d'instaurer une alliance avec les Viets en épousant une princesse vietnamienne. Dans la corbeille de mariage, il mit deux districts, dont celui de Kandarpupura. La paix obtenue par cette alliance ne tint pas mais la cité resta aux mains des Vietnamiens. Elle devint Hué. Le dernier roi fut tué en 1692 et le Champa fut vassalisé. En 1822, le pouvoir honorifique des derniers rois fut aboli et ce fut la fin du Royaume de Champa. Aujourd'hui, il ne reste plus que quelques milliers de Chams. Ils sont complètement métissés et aculturés.
Appuyé sur ses béquilles, Long donne des charges de buffle dans les meubles de la galerie. D'un coup de béquille, il balaye à travers la pièce la théière de l'accueil posée sur la table. L'infirme est furieux. Il invective un homme qui s'éloigne à grands pas, la tête rentrée dans les épaules, les poings serrés au fond de ses poches. Aux premiers mots de la dispute, les jeunes peintres se sont réfugiés au fond de l'atelier, en bas de l'escalier. Habitués aux éclats du maître, ils n'ont pas eu peur. Ils se sont simplement retirés comme on se met à l'abri de la pluie en attendant qu'elle cesse. Clélia les a suivis, maudissant le hasard qui l'a fait passer chez Long à ce moment-là. Elle passait juste pour récupérer son éventail qu'elle avait oublié et maintenant, elle est bloquée dans l'atelier, sans oser traverser la galerie pour se retrouver dehors.
Les peintres sont des étudiants de l'Ecole des Beaux-Arts de Hué. Tao est leur professeur à l'école et leur donne des cours particuliers dans son atelier privé. Ca lui permet de vivre et de continuer son travail de Bande dessinée et de laque artistique. La laque, c'est allergisant mais c'est aussi salissant, façon huile de vidange, se dit la femme en voyant les taches sur les chiffons qui traînent autour des bacs posés par terre le long des murs.
Elle a débarqué en pleine séance de dessin avec un modèle qui pose devant les chevalets. Le modèle est un adolescent. Il pose assis sur un tabouret de bar, seulement vêtu d'un short, c'est-à-dire aussi nu que le permet la morale vietnamienne. Seul Tao a franchi le tabou, avec sa « masseuse aux seins nus », un tableau en laque qui n'est encore jamais sorti de l'atelier et qui semble puni, le nez contre le mur. Les tableaux des étudiants sont encore à l'état d'esquisse. On voit les grands traits au crayon qui déterminent la masse des corps, la rattachent à la ligne du squelette. Tao et les élèves discutent âprement. Clélia ne comprend pas mais elle devine que c'est en rapport avec la dispute qui s'est déroulée en haut entre Long et l'homme qui est parti.
Dans la galerie, Long grommelle encore des gouttelettes d’injures mais le gros de la tempête est passé. Clélia remonte à la surface de la galerie.
- «Tu es encore là, toi ?», dit-il en la voyant émerger. - « Ben oui, j'attendais que tu te calmes avant de sortir.»
Elle ramasse les éclats de la théière explosée sur le carrelage. - «Qu'est-ce qui s'est passé ?»
Long explique : - «Cet homme, un Anglais ou un Allemand, je ne sais pas, c'est tous pareils, voulait acheter des tableaux. Il donnait de l'argent mais pour encore d'autres tableaux, faits très vite parce qu'il part bientôt. J'ai dit : les peintres de ma galerie, c'est pas des machines. C'est des artistes. Le business c'est pas ici.»
Clélia approuve l'esprit de Long mais elle comprend que cet esprit ne soit pas partagé par tous. Ce devait être le sujet de la dispute dont elle a été témoin dans l'atelier. Peut-être les cyniques ont-ils raison : il faut vendre son âme au diable tant qu'il est preneur sinon après, on ne la vend plus, on la donne.
Dans cette bataille qui oppose les purs et les opportunistes, elle ne sait pas qui a raison. Ce qu'elle sait, c'est qu'il lui a fait peur, ce Long pur, coulé dans l'or incorruptible de l'idéal le plus haut et qui a pris le pas sur le Long ivrogne, pétri de faiblesse et d'indulgence. Elle se dit qu'il y a des enjeux qu'elle ignore. Ce qu'elle sait aussi, c'est qu'elle n'est pas allergique à la laque. La substance l'imprègne avec une telle force qu'elle en tomberait évanouie.
Attablé au Paradise Garden, Tao raconte à Olivier la colère de Long. Le jeune Français rit mais pas Tao : - «Il trouve qu'on travaille trop ensemble. Pour le concours, il voudrait qu'on fasse chacun notre dessin, pas un dessin ensemble.»
Le concours de peinture sur le sol se déroule le long de la Rivière des Parfums, dans la rue qui longe la rivière jusqu'au Paradise Garden. Ouvert à tous, il fait partie des animations gratuites proposées à la population huéenne dont une grande partie est trop pauvre pour s'offrir le dîner impérial ou les spectacles qui se déroulent dans la Citadelle. Il y a des animations intéressantes comme le concours de cerf-volant, les concerts en plein air, le défilé de mode de Minh Hanh, les joutes nautiques, le Tour Vert en cyclopousse et la fête de Nam Giao. C'est presque un festival off. Olivier et Tao participent au concours de peinture sur le sol.
Olivier ne rit plus. Il interroge : - «Qu'est-ce que ça veut dire, ça, qu'on travaille trop ensemble. Qu'est-ce qui lui prend à Long ? C'est lui-même qui nous a inscrits tous les deux. Ca fait des semaines qu'on travaille sur ce projet. Parle. Tu veux quoi, toi ? Dessiner seul ou faire notre projet ?»
Olivier et Tao dessinent ensemble. Ils n'ont pas vraiment de modèle mais ils disposent de quelques ébauches étalées devant eux, au pied des gens qui les regardent. Plusieurs peintres sont à l'ouvrage, chacun occupant l'espace qui lui a été dévolu lors de son inscription. Ils se passent les pots de peinture et s'échangent les pinceaux. L'ambiance est bonne. Il fait beau. Les parasols du Paradise Garden sont déployés au dessus des tables, toutes occupées. Sous le regard des badeaux, la route se couvre de couleurs et de formes. Clélia est venue se poster devant les deux jeunes gens mais ils l'ont chassée, la menaçant de leurs pinceaux comme d'une tapette à mouche. Va-t-en, la mouche du coche. Elle est partie, poussée dans le dos par les rires comme une barque qui a pris le vent dans sa voile.
- «Je reviendrai tout à l'heure», lance-t-elle par dessus son épaule. - «C'est ça, maman du Vietnam, reviens tout à l'heure».
La femme se sent légère, libre comme une sauvagine sur les bords d'un chemin ou dans une jachère. Elle en a terminé avec Buu Y. Toutes les interviews sont en boîte et la rédaction de son livre est bien avancée. Pour se récompenser, ils se sont offerts le repas impérial. Pendant toute la nuit, ils ont goûté en cascade aux mets qui étaient servis autrefois à la cours de l’empereur. Des jeunes filles en Ao daï faisaient le service et le repas était ponctué de spectacles pyrotechniques. C'était il y a trois jours. A l'heure où elle s'éloigne de Olivier et de Tao peignant sur le sol, Clélia se sent comme une mère de famille dont les enfants sont à l'école et qui peut disposer de sa journée à sa guise, avec un temps que ne canalise aucun horaire et qui s'étend en nappe jusque aux plages de la nuit.
Comme un oiseau de passage, elle se pose à une table de la terrasse du Paradise Garden. Musardant dans la carte, elle commande une bière de Hué. Le breuvage ambré dévale dans sa gorge. La bière de Hué est sa bière préférée mais c'est surtout l'instant qu'elle sirote, cet instant qui est encore une disponibilité mais qui bientôt sera une attente. Le cyclo qui pose sur l'affiche du Tour Vert vient de lui faire de l'oeil. Elle a décidé de le suivre. Le Tour Vert est une animation gratuite mise sur pied par une association d'étudiants et la Région Nord Pas-de-Calais, très impliquée au Vietnam. Il propose aux festivaliers de visiter la Citadelle en cyclo-pousse. Le départ se fait juste là, devant le café, en prenant d'abord un bateau touristique.
Clélia embarque avec une dizaine de passagers, Français pour la plupart. Les chaussures s'accouplent sur le pont. Ici aussi l'ambiance est bonne. La journée du Tour Vert et la journée de la peinture sur le sol devraient se dérouler en parallèle avant de converger vers le point des retrouvailles : le dessin terminé. Le bateau s'est mis dans le fil du fleuve et glisse lentement. Les passagers font connaissance. Le voyage sur cette arche de Noé vietnamienne n'est pas très long. Bientôt, le bateau rejoint les cyclopousses qui attendent. Il y a plusieurs corporations de cyclo-pousses, chacune affectée à la désserte d'un lieu donné : la gare, le marché ... et portant ses propres couleurs. Les chauffeurs ne sont pas propriétaires de leur véhicule mais ils le louent à la corporation à laquelle ils sont affiliés. En cas d'arrêt de travail, leur corporation leur verse une indemnité mais une indemnité toujours moins élevée que ce qu'ils toucheraient en travaillant. Rude sagesse qui donne des leçons à l'Etat Providence. Les cyclos ont chargé leur touriste dans la nacelle qu'ils vont pousser devant eux en pédalant pendant plusieurs kilomètres. Ils se sont mis en route en file indienne, menés par les coups de klaxons du cyclo de tête. Clélia a un peu honte de se laisser porter ainsi comme un paquet, un cadavre par un homme qu'elle trouve frêle. Dans les côtes, les hommes pédalent en danseuse. La femme voit leur dos s'incurver, la sueur assombrir leur tee-shirt entre les omoplates. Le long du trajet, les enfants saluent les équipages par des hello tonitruants. Saluts sincères ou relevant d'une consigne nationale, comment savoir ?
La procession des cyclos du Tour Vert longe les remparts de la Citadelle, faisant haltes à des points touristiques où les cyclistes peuvent se reposer pendant que leur passager se dégourdit les jambes en se mirant dans le visage souriant du Vietnam : l'étang où l'on peut regarder les pêcheurs et pêcher soi-même, le lac Thin Tam où les empereurs venaient se reposer et où se donne le spectacle des marionnettes sur l'eau, les remparts épineux de tours, le potager qui s'épanouit au pied de l'une d'elles. Dans ce potager, tous les légumes des repas quotidiens : oignons, coriandre, bettes ... Des hommes et des femmes y évoluent, tout à leur tâches : récolter des légumes frais, en remplir un panier, semer, sarcler, désherber ... Un vieil homme est debout, appuyé sur le manche de sa pioche, mâchonnant un brin d'herbe. C'est un paysan comme il en pousse partout sur la Terre. Au centre du potager se trouve une citerne. On peut y puiser au seau mais elle est équipée d'un système à pédales pour remonter l'eau dans une gouttière aqueduc qui l'achemine dans les rigoles d'irrigation. Dans la pénombre de la citerne, on voit un serpent qui ondule à la surface de l'eau. Instants de paix, de sérénité, d'harmonie. L'harmonie de Hué la belle. C'est là, en cet instant, que Clélia Rivière trouve le titre de son livre : Hué la belle.
* **
Le soir tombe sur la Rivière des Parfums. Sur la route, les artistes ont fini leurs oeuvres, sauf Tao et Olivier qui sont toujours penchés sur leur fresque. Les mouvements qu'ils font enroulent leurs membres autour de leur tronc en une chorégraphie élégante et tonique. On dirait des danseurs de tango, dont les corps tour à tour s'épousent et se repoussent. Gestes larges, amoureux. My les regarde en souriant, les yeux brillant dans la lumière mourante. Derrière eux, dans le flou de l'éloignement, des vieux et des vieilles font leur Taï chi, semblables à des arbres qui se balancent dans la brise du soir. Clélia s'est mêlée à eux qui ont élargi leur cercle pour la recevoir. C'est dans cette clairière humaine qu'elle se prépare à voir le tableau que les deux jeunes hommes ont peint pendant qu'elle faisait le Tour Vert.
My et Clélia ont convergé vers le tableau. Courbées vers le sol, les deux femmes ont poussé un cri d'étonnement et d'admiration. Le tableau représente une tour de verre et d'acier dressée vers un ciel flambant de soleil. La lumière argentée qui tombe sur les vitrages donne une impression de noblesse et de force. L'effet est obtenu par le jeu de la lumière qui tombe d'un lampadaire sur la peinture qui contient des paillettes argentées. La tour émerge d'une colline de terre brute complètement noire et mate qui semble vouloir l'absorber, la résorber dans sa masse. L'artiste vietnamien et l'artiste français ont marié des matériaux et des effets contraires : le brillant et le mat, le plein et le vide, l'horizontal et le vertical, l'apparu à la lumière et le disparu dans l'ombre. Ils ont incarné la dialectique entre le primitif et le moderne, le féminin et le masculin. Ces deux parties sont contraires mais aussi complémentaires. Elles agissent à la manière des ogives dans les cathédrales gothiques : c'est leur antagonisme même qui, créant l'équilibre des forces, permet à l'édifice d'exister. Planté dans la terre noire, un lotus pousse sa tige à l'intérieur de la tour transparente jusqu'en son sommet d'où elle émerge par une fenêtre ouverte. La fleur éclose laisse voir son coeur blanc et jaune, fragile comme un oeuf, symbole de naissance et de renouveau. Le tableau est d'une grande beauté et les avis sont unanimes : il a ses chances pour le concours.
La bande prolonge la magie à la galerie de Long. Long a installé sa natte derrière son bureau et somnole. Tao et Olivier font une bataille d'experts autour des concepts de modernité et de tradition. La conversation se fait en français et en anglais, pour arriver à dire en substance :
- Olivier : «Je ne dis pas qu'on copie, je dis qu'on a des influences, qu'on s'enracine dans les arts passés et dans l'époque à laquelle on vit. On est des passants, des passeurs.»
- Tao : «Ce n'est pas vrai, la création est jaillissement, spontanéité. Elle vient d'ailleurs. Il ne faut pas rester prisonnier des anciennes techniques, des anciennes façon de penser.»
- Olivier : «C’est ça : du passé faisons table rase. Mais, vous n’en avez pas marre de la révolution, vous n’avez pas assez donné ? Tu n’as pas compris que les révolutionnaires sont des fous qui poussent les gens dans le mur.» - Clélia : «Foi, feu, folie, ils ont tout compris, ces petits.» My ne dit rien.
- Tao : «Le communisme, ce n'est pas fou. C'est le progrès. Les choses bougent au Vietnam. L'art et la culture sont très vivants.»
- Olivier : «Mais de quoi tu parles, il n'y a plus que l'argent qui compte. Tu as vu, il y a des magasins, on n' y vend que des coffres-forts. Et dans les rues, il y a de plus en plus de 4X4.»
- Tao : «Oh, shit, Olivier. On veut pas rester pauvres. On veut vivre, être heureux, écouter de la musique. On est jeune.»
S'adressant à My : «Toi aussi, My, tu veux une autre vie. Etre riche. Etre libre.»
My nage entre deux eaux : - «Je veux tout ça mais pour ma famille, mon village. Le plus important, c'est l'amour. Je voudrais un homme que j'aime et qui m'aime. Beau et gentil. Comme vous deux.»
Tao fait le geste de jouer de violon. Clélia l'arrête. Elle ne veut pas que l'on abîme les rêves de My. Ce ne sont pas des rêves superficiels, ce sont les sentiments les plus profonds et les plus universels, le noyau dur de l'Humanité. Et elle est l'éternel féminin : entre les deux son coeur balance.
- Tao s'enflammant : «On ne parle pas de politique et de sentiments, on parle d'art, d'architecture, de construction, de techniques, de matières. Moi, j'aime le béton, le verre, le métal. Le pont Tran Tien, la gare de Dalat, c'est magnifique. J'aime les buildings comme on a dessiné sur la route. La transparence, la lumière. On vient d'inventer le béton translucide, on va pouvoir faire beaucoup de choses.»
- Olivier : «Je n'aime pas ces matériaux de la transparence, la transparence, c’est totalitaire. Je préfère les matériaux de l'intimité. La pierre et le bois. C'est des matières naturelles, primitives. Quand tu les travailles, que tu les tailles, que tu les sculptes, tu as du vivant devant toi. Tu dois en tenir compte. Si tu donnes un mauvais coup de ciseau dans la pierre ou le bois, la matière éclate. Le fer, le béton, le verre sont des matériaux qui se coulent. Tu imposes la forme et si elle ne te plaît pas, tu refonds la matière et tu la recoules à nouveau. C'est de l'abus de pouvoir, de la dictature. Tu fais ça avec la matière et tu fais ça avec les gens.» - My : « Je pense comme toi Olivier. Le bois et la pierre, c'est plus joli. On est plus heureux dedans.»
Olivier se penche vers la jeune fille, prend sa tête entre ses mains et dépose sur son front un baiser très tendre. Dans la salle d'exposition, Long tousse et se retourne sur sa natte. D'une voix ensommeillée, il fredonne une chansonnette. Une chansonnette française que Clélia connaît mais ne reconnaît pas tout de suite. Prenant l'air au vol, elle rappelle les mots de sa mémoire à sa bouche. Ca lui revient. Elle chantonne à son tour : «On s'était connu, on s'est reconnu ...» La chanson de Jules et Jim.
* **
Extrait de "Hué la belle", de Clélia Rivière, chapitre : La DMZ (Demilitarized Zone). La zone démilitarisée s'étend le long de la rivière Ben Hai et du 17ème parallèle. Elle a été créée en 1954 par les accords de Genève et divise le pays en deux zones d'influence : au Nord, la zone communiste et au Sud, la zone capitaliste américaine, occidentale. C'est un peu ce qui a été fait en Allemagne après la guerre 40-45 avec le camp Occidental et le camp soviétique séparé par le mur de Berlin. Mais contrairement à ce qui s’est passé en Allemagne, cette stratégie n'a pas favorisé la paix. Le camp communiste s'est trouvé conforté et il y a eu la guerre. Deux armées étaient en présence : l'ARVN (Armée de la République du Vietnam) pour le Sud allié aux Américains et l'APVN (Armée Populaire du Vietnam) pour le Nord communiste gouverné par le Viet-Minh encore appelé Viet Cong. A partir de 1967, les Nord-Vietnamiens ont mis en place toute une logistique pour approvisionner les maquis du Sud Vietnam en matériel de guerre. Pour ne pas être repérés par les armées du Sud et leurs alliés américains, ils évoluaient sur un itinéraire parfaitement invisible : la piste Ho-Chi Minh. Dans la plus grande discrétion, ils ont acheminé munitions, explosifs, armes ... Pendant plusieurs mois, les bombardements américains furent impuissants à couper le cordon ombilical constitué entre le Nord et le Sud par la colonne de fourmis humaines. Situé au centre du Vietnam, Hué fut une pièce importante du dispositif. Au nord de la ville, Khé San en était même le centre. C'est là que les Américains et leurs alliés Sud-Vietnamien, voulant éviter leur Diên Biên Phu, précipitèrent leur fin. C'était en février 1968, lors de l'offensive du Têt.
Clélia veut prendre quelques photos du Festival pour illustrer le chapitre de son livre sur l'Hué actuel. Il lui faudrait des vues des joutes nautiques et du jeu d'échecs humain. Pour savoir lequel de ces spectacles elle va voir en premier, elle sacrifie à la passion des Vietnamiens pour les jeux de hasard : elle joue à pile ou face. Le jeu d'échecs rafle la mise. Le spectacle a lieu dans la Citadelle. Il fait très chaud. Une fois de plus, la femme regrette de ne pas avoir son éventail qui est toujours chez Long.
L'échiquier est disposé sur la place, un homme-pièce dressé sur chaque case. Le jeu d'échecs vietnamien est différent du jeu occidental. Il y a par exemple moins de cases. Les deux joueurs se font face, perchés au sommet de chaises en bambou hautes comme des sièges de maître-nageur. Les hommes-pièces portent les couleurs de leur joueur respectif. A leur ordre, ils se déplacent sur l'échiquier, chacun interprétant un pas selon la pièce qu'il représente : la tour, le pion, le cavalier ... Traçant son cercle autour du carré, Clélia photographie le jeu des hommes dans la lumière compacte. C'est très spectaculaire mais, les deux joueurs étant de force égale, la partie est très longue, si longue que l'un des hommes-pièces finit par s'évanouir au milieu de sa danse des sabres. Clélia suit le groupe qui emmène l'homme inerte à l'ombre d'un bosquet d'arbres, là où un poste de secours a été installé. L'endroit est frais, sombre, vif. Des rochers gris se dressent, retombant en rocaille hérissée d'épineux. La tente du poste de secours partage les lieux avec l'échoppe d'un marchand d'oiseaux. Dans les cages alignées, des dizaines d'oiseaux qui pépient, confiants. Ont-ils conscience qu'ils sont des oiseaux à souhaits et qu'en tant que tels ils ne sont pas vraiment prisonniers? Celui qui les achète les relâche en effet après les avoir investis d'un voeu, d'une prière. En fait, ces oiseaux sont des messagers qui font la navette entre la terre et le ciel, simple retour aux origines des anges. Le marchand est entrain de prendre un oiseau dans une cage et de le placer dans une cage plus petite, tenue par une main de femme. C'est en zoomant pour saisir la scène que Clélia reconnaît My.
D'instinct, elle se jette en arrière, se dissimule sous l'auvent de la tente. Elle ne sait pas pourquoi, mais elle pense que la rencontre qui s'amorce entre elle et My ne doit pas avoir lieu, que la scène n'est pas écrite. Elle laisse My s'éloigner, portant dans une main la cage avec l'oiseau et dans l'autre, un éventail déployé qu'elle reconnaît être le sien. Pourquoi Long a-t-il donné son éventail à My. Il savait bien que c'était à elle. Elle se dit qu'elle tirera cette affaire au clair plus tard. Pour remplir ses mains vides, elle achète au marchand un Non bai ton, un de ces chapeaux coniques en bambou et en feuilles de palmier, ornés de poèmes d'amour, de chansons, de proverbes ou de dessins seulement visibles de l'intérieur quand on regarde le chapeau à contre-jour.
Direction les berges de la Rivière des Parfums où se déroulent les joutes nautiques. Douze équipes sont en lice, toutes sponsorisées par le plus bel hôtel de la ville. Chaque pirogue compte un barreur et sept rameurs. A l'ombre des grands arbres, l'eau est moins jaune, plus orangée, safranée, plutôt, comme la robe des bonzes. Une course va commencer. Les embarcations piaffent sur la ligne ondulante du départ. Le départ va être donné par un agent de police, commissaire de course avec quelques-uns de ses collègues. Le départ est donné. Les pirogues s'élancent. Sous les encouragements de la foule, les rameurs se désarticulent autour de leurs rames. Les frêles embarcations filent, étirant le peloton. Les hurlements de la foule les soulèvent comme une houle. Tous les coups semblent permis : se percuter, s'agripper aux bouées pour gagner du temps dans les virages, même changer de rameur en cours de route. Un jeune homme s'est jeté à l'eau. Il nage comme un forcené vers une embarcation, la rejoint, monte à bord et prend la place d'un rameur épuisé. Peine perdue. L'embarcation se laisse distancer. L'issue de la course commence à se dessiner. Trois pirogues sont en tête et se battent pour la victoire. Le spectacle est époustouflant. Lorsque la première pirogue atteint la bouée d'arrivée, la foule explose. C'était une première manche. Pour conserver les faveurs divines, les gagnants retournent au milieu de la rivière où ils larguent des offrandes aux dieux.
A l'intérieur des terres, la liesse populaire est à son comble. Debout sur un banc, des vieux tapent de leurs pieds nus en cadence, arrimés l'un à l'autre par leurs bras. Un peu plus loin, des adolescents perchés sur un arbre hèlent les rameurs en riant. Clélia pense immédiatement au Bandar Log, le Peuple Singe du Livre de la Jungle, si gais, si jeunes. Et qui font des proies si faciles pour le prédateur hypnotique. La vase des berges de la rivière a laissé place à une prairie d'herbe courte sous laquelle la terre, broyée par d'innombrables pieds nus, affleure par plaques. Deux fillettes conversent sur un rocher. L'autre moitié du monde, l'autre moitié du ciel. Elles ne regardent pas les joutes. Qu'en verraient-elles d'ailleurs avec le mur d'adultes qui leur bouche la vue ? Leurs regards sont tournés de l'autre côté, vers la colline qui s'éloigne par vague vers la ville. Elles regardent les deux garçons qui viennent vers elles. Deux petits Mowgli qui évoluent loin de la fête, au rythme de leur temps propre. D'un pas glissé, ils avancent vers les fillettes, ralentissent quand ils arrivent à leur hauteur et accélèrent le pas quand ils les ont dépassées. Il n'y a eu aucunes paroles échangées, aucuns regards. C'est si comme les filles et les garçons s'étaient reconnus à des substances chimiques invisibles, sortes de phéromones qui régiraient les relations enfantines. Les deux garçons portent une casquette et un short rouge gansé d'un galon blanc qui galbe l'arrondi des hanches. Ils marchent côte à côte en se tenant par la main. L'un des deux est très jeune, six ans, peut-être. L'autre est déjà un pré adolescent. Clélia leur emboîte le pas et les suit sur un chemin bordé de flamboyants. Le chemin mène à une fontaine. La fontaine est une de ces pompes à bras qu'il faut actionner pour faire s'écouler l'eau. Les deux enfants s'y arrêtent. Le plus grand des garçons empoigne le bras de la pompe et fait couler un flot d'eau bulleuse. Le petit y glisse les jambes et se met à les frotter. Maladroit, trop petit, il ne parvient pas à nettoyer la crasse qui séchait en cuirasse sur ses cuisses et que l'eau draine en de magnifiques lettres calligraphiées. Le plus grand tente de l'aider mais il est handicapé par la nécessité de pomper. Clélia a posé les mains à côté des mains de l'enfant. Pendant un instant, ils sont un couple de rameurs unis dans un même effort. Le garçon lâche le bras de la pompe et va rejoindre l'autre garçon dans le fil de l'eau qui coule sans discontinuer. Avec des gestes qui sont de vraies caresses, le grand frotte les jambes du petit, doucement, tendrement. Sont-ils frères ou simples camarades de jeux, futurs amis, amants, peut-être ? La grâce évanescente qui émane des corps mouillés nimbe Clélia d'un bonheur tremblant. Elle se dit que ces deux elfes feux follets qui s'ébattent à quelques pas de la Rivière des Parfums ramènent au paganisme le plus échevelé.
Extrait de "Hué la belle", de Clélia Rivière, chapitre : Le Caodaïsme. La religion caodaïe ou Caodaisme est née en 1919 sur l'île de Phu Quoc lorsque l'être suprême nommé Cao Daï est apparu à Ngô Van Chieû, un fonctionnaire de l'Administration française. Elle s'est propagée dans le Sud du Vietnam à partir de 1920 autour d'une pensée syncrétique du Bouddhisme, du Christianisme, du Taoïsme, du Confucianisme et de l'Islam. Symbolisé par un oeil géant, le dieu est secondé par des Saints étonnants parmi lesquels Jeanne d'Arc, Victor Hugo, Winston Churchill, Sun Yat Se, Moïse et Brahma. Elle est assise sur cinq commandements : tu ne tueras aucune créature vivante, tu ne convoiteras pas, tu ne vivras pas dans le luxe, tu ne succomberas pas à la tentation et tu ne prononceras pas de calomnie. Dès ses origines, la religion caodaïe s'adressa aux pauvres, surtout les paysans dépossédés et devint un mouvement nationaliste, anticolonialiste et subversif. Elle évolua dans les conflits en faisant des alliances opportunistes : avec les Japonais contre les Français, avec les Américains contre le Viet Minh, avec le Viet-Minh, contre le Vietnam du Sud. Après la réunification en 1975, la Religion fut déconsidérée. Les dirigeants, les fidèles et les prêtres furent persécutés. Les terres des paysans caodaïstes furent confisquées. Aujourd'hui, la religion caodaïe compte deux millions d'adeptes et un million de temples. Elle est surtout implantée dans le delta du Mékong, dans le Sud du Vietnam. La cathédrale ou grand temple se trouve à Tay Ninh.
L'aube est à peine levée sur la colline de Nam Giao. Une légère brume s'évapore du sol comme l'haleine d'un dragon endormi. L'aube est à peine levée et pourtant, la foule est déjà dense, tassée sur les trottoirs par les policiers en chemises vertes. Personne ne voudrait rater l'évènement qui se prépare : la procession de Nam Giao. C'est un évènement pour les touristes mais surtout pour le peuple vietnamien. C'est en effet la première fois que la procession a lieu depuis sa suppression en 1945, date à laquelle Ho Chi Minh a jeté à bas de l’Histoire la monarchie des Nguyen que les Français d'Indochine avait conservé pour préserver la cohésion nationale. Clélia Rivière connaît l'histoire. Buu Y lui a expliqué. Lui-même est descendant des Nguyen. La procession se déroulait une fois par an entre la Cité pourpre interdite et la colline de Nam Giao. C'était une procession comme toutes les processions : rituelle et sensée attirer les bénédictions du ciel sur la ville. L'empereur se rendait en grande pompe sur la colline de Nam Giao. A cette occasion, les concubines du souverain, vêtues de robes bleues, dansaient sur des chants traditionnels et toute l'armée défilait : les fantassins, les archers, la cavalerie. Des combats de tigres et d'éléphants étaient organisés. Symbole de puissance, le pachyderme représentait le roi. Il ne perdait donc jamais. Au besoin, on attachait le tigre à un poteau enfoncé dans le sol. Massée sur le passage de la procession, la foule rendait un culte à l'empereur.
Aujourd'hui, après des années sans procession, la foule de Hué est toujours là, fidèle au rendez-vous. Avec raison car la procession est magnifique même si ce n’est plus un rite mais une simple parade. Plus de cent cinquante figurants défilent en costume, accompagnés d'une dizaine de chevaux et de cinq éléphants. Le régime communiste veut reprendre toute cette symbolique de la puissance à son compte et pour le pays en pleine expansion mais il ne veut pas que soient attisés les tisons mal éteints de la royauté sur lequel souffle déjà le vent de la démocratie. La procession doit se garder d’ouvrir la voie à une sorte de restauration de l'ancien régime. Elle est et doit rester une simple fête folklorique. Pour bien marquer la procession au sceau du communisme, en tête du cortège défilent des jeunes porteurs de drapeaux portant le drapeau rouge à étoile jaune de la République Socialiste. Pour éviter l'apologie de la royauté, la procession ne suit que le trajet du retour de la colline de Nam Gio vers la Cité interdite. Il est de notoriété en effet que parfois le souverain ne retournait pas à la Cité interdite avec la procession mais qu'il restait quelques jours sur ses terres. Ce tour de passe-passe permet de faire l'impasse sur l'empereur qui n'est même pas incarné par un comédien et dont la chaise à porteur rouge et or défile vide.
Clélia Rivière a suivi la parade depuis la colline jusque la cité interdite en prenant beaucoup de photos. La parade s'est terminée sur la place de la Tour du Drapeau, sous le regard de l'oncle Ho dont l'affiche trône au-dessus de la porte monumentale. Sitôt le cortège disloqué, la foule s'est décomprimée, distendue, élargie comme un fleuve quand un barrage cède. Dans les tourbillons de la fête, Clélia se retrouve seule devant la chaise à porteurs. Elle la regarde, fixement, longuement. Il lui semble que la chaise vide a les bras ballants d'une mère quand l'enfant est parti. Elle ressent un curieux malaise. Des images se bousculent devant ses yeux. Le dernier roi Nguyen, la chaise vide, le petit prince Canh, son enfant à elle, mort depuis si longtemps. Peu à peu, ces visages s'effacent derrière un autre visage, flou, comme flottant sur un miroir d'eau. Le visage d’Olivier.
Hué Majestic Hotel, la nuit. Clélia est étendue sur son lit, les yeux grands ouverts fixés sur le ventilateur de plafond dont la rotation des pales l'hypnotisent. D'un mouvement lent, régulier, lancinant comme l'écoulement du sable dans un sablier, les pales du ventilateur brassent la pâte molle d'un air alourdi de produit insecticide. Des sensations bizarres se diffusent dans le corps de la femme comme un poison mortel. Bien qu’elle ne soit pas malade, ses chairs sont chevillées au lit par la fièvre. Si elle était superstitieuse, elle dirait qu'on lui a jeté un sort. Un gecko de delirium tremens asiatique s'incruste près de l'interrupteur, juste derrière sa tête, immobile comme une idée fixe. La femme le regarde, le salue familièrement. La vie reflue en elle et tout son corps s'ébranle pour accueillir la superbe vision. C'est ainsi que son oeil accroche les images qui défilent dans le téléviseur dont elle a comme d'habitude coupé le son.
Le téléviseur montre en rediffusion des images du Festival de Hué. Des images de la peinture sur la route près du Paradise Garden. Gros plan sur le tableau d’Olivier et de Tao. Le spectateur reçoit comme un coup de poing la tour vitrée, éblouissante, avec son lotus qui vrille à l'intérieur, cherchant la lumière. Le tableau a remporté le premier prix du concours. Dans la citadelle, c'est la remise des prix. Le prix est remis par Buu Y. Les images montrent Tao s'avançant vers Buu Y, recevant un objet que la femme ne prend pas la peine d'identifier tant elle est sidérée. Tao est seul. Olivier n'est pas là. Elle se dit que peut-être il n'était pas libre à ce moment-là, qu'il était appelé ailleurs. En même temps qu'elle énonce ces mots, sa conscience la plus profonde lui crie que ce n'est pas possible. Le téléviseur vient régler son conflit intérieur : en bas de l'écran s'est inscrit le nom du vainqueur : Tao Ngô Quâc.
Voir My. Elle doit voir My. La jeune fille doit savoir ce qui s'est passé pendant qu'elle était sur la colline de Nam Giao. My est au Phuong Nam, attablée avec des festivaliers qui l'ont invitée à dîner. L'ambiance n'est pas à la fête. Les convives sont abattus, les mines sont défaites. - «Je peux te parler, My ?», dit Clélia.
La femme prend la jeune fille par les épaules et l'entraîne dehors marcher sous les grands arbres. My raconte : - «Le jury a donné le prix à Tao. Pas à Olivier. Le président du jury a dit que c'est seulement Tao qui était inscrit pour participer. Olivier n'est pas inscrit. Le prix c'est seulement pour Tao. Ce n'est pas juste. J'ai dit à Tao. Il a dit qu'il est pas sa faute. C'est Long qui a inscrit. Olivier n'était pas content. Je disais la consolation mais il était grande colère. Tao et Olivier ont disputé dans la citadelle près les expositions. Ils criaient. Olivier a cassé la belle Bande Dessinée de Tao.»
- «Celle avec le petit bonhomme et le chien qui courent sous la pluie ?»
- «Oui, celle-là. J'avais peur qu'ils cassent d'autres aussi mais des gens les ont chassés. On a couru, c'était la folie. On est venu sur l'esplanade du symposium, tu sais les sculptures des artistes internationaux. Tao et Oliviers se sont battus.»
- «Ils se sont battus !»
- «Des coups de poings, des coups de pied. Ils ont roulé par terre. Les visages étaient pleins de sang. Je ne savais pas faire quoi. J'étais toute seule. Je me suis sauvée.»
My pleure. Clélia la console : - «Tu as bien fait, My, on ne peut rien faire quand les hommes se battent. Il faut attendre qu'ils soient fatigués et qu'ils s'arrêtent tout seuls. C'est comme ça.»
Tout en marchant, My et Clélia sont arrivées devant l'arbre qui, à l'intersection de ses branches maîtresse, abrite un autel bouddhique. Une bougie se consume lentement devant la divinité, allumée par quelque pieuse âme. Les deux femmes se font face et se tiennent enlacées.
My : - «Maman du Vietnam, je suis tellement désolée. J'avais lâché un oiseau pour un voeu. Mon voeu c'était...»
Clélia a mis la main sur la bouche de My : - «Chuut, on ne dit pas un voeu ...»
Elle essuie le visage mouillé de la jeune fille qui glisse dans un sourire : - «Long m'a donné ton éventail, je l'ai donné à Olivier pour qu'il te le rende.»
- «C'est gentil, ma belle. Je lui demanderai quand je le verrai. Maintenant, tu vas retourner chez toi, te reposer. Moi, je vais m'occuper de nos deux lascars. Si déjà je les retrouve parce que va savoir où ils sont.»
- «Tao est parti chez Long mais Olivier, je ne sais pas.»
Tao est chez Long, en effet. Ils sont assis face à face à la table basse du petit train des jours heureux. Long a les mains posées à plat sur la table. Appuyé contre le mur, le dos bien redressé, il a ramené sous lui ses jambes torses. Dans cette stature, son handicap s'efface. On ne s'étonnerait pas de le voir se lever et s'en aller. Tao, au contraire, est tassé, recroquevillé sur son siège. On dirait que son corps s'est vidé de ses os. Clélia s'approche des deux hommes qui se poussent pour lui faire de la place. Pendant un long moment, ils se regardent sans mots dire. C'est la femme qui rompt le silence :
- «Te voilà bien arrangé, Tao !»
Tao a le nez tuméfié, une croûte de sang séché s'accroche à son sourcil gauche. Il tente un sourire prudent mais Long le foudroie du regard. Clélia comprend que Tao n'est pas le maître du jeu, qu'il n'a pas voix au chapitre. Elle se tourne alors franchement vers Long : - «Olivier et Tao ont travaillé ensemble. Tu le sais bien. Pourquoi il n'y a que Tao qui a eu le prix ?»
Long répond : - «Je ne sais pas. C'est une erreur. C'est la vie. Il ne faut pas se disputer pour cela. Il y a toujours des moyens de s'arranger. Tu diras à Olivier que Tao n'a rien fait, qu'il peut s'en aller tranquille.»
Extrait de "Hué la belle", de Clélia Rivière, chapitre : L'offensive du Têt. En février 1968, pendant la fête du Têt, le nouvel an vietnamien, des milliers de communistes menés par un éminent stratège, le général Giap, attaquent simultanément des cibles dans cent cinq centres urbains. Ils infiltrent Saigon où ils prennent l'ambassade et le QG américains. Les troupes sud-vietnamiennes sont surprises car elles pensaient que la bataille allait avoir lieu à Khé Sanh, près de Hué. Une bataille s'y déroule en effet et aussi à Hué. Les Nord-vietnamiens ont pris la ville et se sont retranchés dans la citadelle. Pendant vingt cinq jours, sous les bombardements assidus des B 52, ils maintiennent leurs positions. Ils en profitent aussi pour régler quelques comptes. Ils abattent, décapitent et brûlent vives trois mille personnes dont des fonctionnaires, des policiers et toute personne soupçonnée d'avoir des sympathies pour le gouvernement de Saigon ou leur allié américain. Ces atrocités n'émeuvent pas l'opinion publique car à ce moment-là les regards sont braqués sur les massacres de My Shon (My Lai), au Sud de Da-Nang. Le 16 mars, des unités de l’armée américaine ont débarqué à My Lai pour une expédition punitive suite à la morts de GI’s. Ils ont massacré tout le village, jusqu'aux animaux dont ils ont jeté les corps dans les puits pour empoisonner l'eau. Des soldats se sont interposés comme Thomson, Colburn et Andreotta qui ont posé leur hélicoptère entre les soldats et les villageois. Aujourd'hui, les Etats-Unis ont reconnu qu'il n'y avait pas d'ennemis ce jour-là à My Lai et qu'en fait de bataille c'était bel et bien un massacre. Thomson et Colburn ont reçu la plus haute médaille militaire du courage pour un acte commis hors affrontement avec l'ennemi. Andreotta est mort au combat. L'offensive du Têt fut le début de la fin pour le camp du Sud. Si les Sud-Vietnamiens gagnèrent de toute évidence la guerre sur le terrain en écrasant le Nord communiste, ils la perdirent sur le terrain politique. L'offensive du Têt avait en effet révélé que sans les Américains le Sud ne pouvait sortir vainqueur de la guerre civile. Cette révélation démobilisatrice renforcée par le retournement de l'opinion publique mondiale amena le retrait des troupes américaines. Ces faits viennent comme en écho des massacres qui eurent lieu en 1883 lors de la prise de Hué par les troupes de la colonisation française. Dénoncés dans la presse par Pierre Loti, écrivain et journaliste, ces massacres ont induit la décolonisation de l’Indochine et de l’Algérie.
" Tu diras à Olivier qu'il peut s'en aller tranquille. " " Tu diras à Olivier qu'il peut s'en aller tranquille. "
Les mots de Long résonnent dans la tête de Clélia, ses pensées se bousculent tandis qu'elle traverse à grands coups de pédales la ville assoupie. Olivier peut s'en aller tranquille ... Ainsi donc Olivier veut partir. Peu à peu la question se formule : Olivier veut-il partir ? Puis se décline en plusieurs autres questions : pourquoi Olivier voudrait-il partir ? Pourquoi Olivier devrait-il partir ? Sans s'en rendre compte, Clélia a pris le chemin qui mène à la pension Loan. La route lui parait si longue et elle a si mal au genou qu'elle finit par larguer son vélo pour héler un taxi. L'homme qui baragouine un anglais approximatif ne comprend pas sa demande. Elle la reformule dans tous les sens mais rien n'y fait. En désespoir de cause, elle fait ce par quoi elle aurait dû commencer : noter l'adresse sur un bout de papier et le mettre sous les yeux de l'homme. L'anglais écrit met généralement tout le monde d'accord. En effet, l'homme comprend, aquièse et démarre. Il roule mais pas longtemps. Au rond-point extérieur de la ville, une ambulance bloque la circulation. Des véhicules immobiles, un attroupement, des policiers ... Les décors et les acteurs de l'urgence sont en scène. Pour quel drame, quelle tragédie ??? En tous cas, Clélia ne sera pas au rang des spectateurs. Apercevant un motobyker, elle demande au chauffeur du taxi de la déposer. Le chauffeur tente de la retenir mais elle jette sur son siège un billet de cinq euros et sort de la voiture. Le motobyker l'emmène. Se faufilant dans les encombrements, il va à une allure raisonnable mais il lui prend de faire un détour à travers la ville. La femme a beau lui tirer la manche pour le diriger ainsi qu'elle le ferait avec la bride d'un cheval, il continue, arguant :
- " Hué, by night, it's beautiful".
C'est vrai que c'est beau Hué la nuit mais Clélia a un but et elle est pressée de l'atteindre. Elle pense que le motobyker veut seulement rallonger la course pour se faire plus de money. C'est de bonne guerre, OK, bénies soient les leçons de marchandage prises avec Olivier sur le petit marché des bords de la rivière. C'est ce qu'elle se dit tandis que la moto mène son interminable digression. A l'arrivée devant l'hôtel Loan, le motobyker passe à l'offensive, réclamant pour sa divagation une somme extravagante que Claire refuse de payer. Elle sort de sa poche une liasse de billets de dongs qu’elle tend à l’homme. L'homme repousse sa main et mouline sa colère avec ses bras de cuir. Se surprenant elle-même, la femme ne se laisse pas impressionner. Elle invective l'homme en anglais et menace d'appeler la police. Instantanément, l'homme se calme, prend la liasse de billets qui flotte à sa portée. L'affaire conclue, chacun va son chemin. Clélia se dirige vers la pension de famille qu'elle voit au bout de l'impasse. Son pas se fait ample, apaisé, comme la respiration dans le sommeil. L'entrée se rapproche. Marchant sur un nuage, Clélia est presque joyeuse.
Soudain, la femme est là, devant elle, allongeant son ombre sur elle. La pirate de la mer de Chine. Comme une pieuvre, elle prend Clélia dans les tentacules de ses bras et l'entraîne au fond de son antre. C'est une sorte d’appentis, avec une paillasse nue au-dessus de laquelle pend une de ces lanternes de papier que fabriquent les handicapés de Ho Ian, le village balnéaire très fréquenté des environs de Da-Nang. Des bruits montent d'une caisse rangée tout au fond du réduit. La femme fait signe à l'autre femme d'aller voir. Clélia s'avance, courbée en deux pour ne pas se cogner la tête au plafond. Elle se méfie autant de la caisse qui est devant elle que de la pirate qui la suit. Si c'est traquenard, elle est perdue car qui va savoir qu'elle est là. Parvenue à la caisse, la surplombant, elle voit. Il y a un chien. Pas un de ces petits chiens asiatiques qui vivent au Vietnam, totalement libres, sans laisse, sans autre niche que la maison de leurs maîtres. Non, un chien de grande race, de ceux qui sont élevés comme animaux à viande. Il dort. A son cou, un collier en ficelle et une médaille marquée au nom de "babi". La pirate est radieuse. Elle dit des mots que Clélia ne comprend pas mais qui contiennent toute la joie, toute la fierté de d’une mère. Car babi est bien son enfant, adopté dans la solitude et la marginalité de l'impasse. C'est pour Clélia un moment de terrible acuité que ce moment où elle prend conscience qu'il faut traverser le miroir des apparences pour se retrouver soi. Elle s'incline devant la femme et lui tend la photo de son fils qui, depuis des années l'accompagne partout. Elle lui tend la photo « à la vietnamienne », c'est-à-dire en la tenant à deux mains, signe de révérence envers une personne respectable.
Les deux femmes sont assises l’une à côté de l’autre sur le bord du trottoir lorsque arrive l'ambulance. C'est l'ambulance rattachée au QG du festival. Ensemble, elles suivent des yeux le véhicule jusqu'à l'endroit où il s'arrête. Juste devant elles. D'un bond, elles sont debout. Les infirmiers passent devant elles en trombe, poussant une civière. Ils vont jusqu'au bout de l'impasse, s'engouffrent dans l'hôtel, reviennent avec la civière chargée d'un corps. Dès qu'elle a identifié Olivier, Clélia Rivière se met à la remorque de l'équipage. Une angoisse sourde lui ligote les membres. A l'ambulancier qui lui demande si elle est de la famille, elle dit : - «Oui, je suis sa mère.»
Elle embarque dans l'ambulance. Olivier gît sur la civière. Il a le visage rouge, gonflé. La femme se précipite : - «Mon pauvre petit, il t'a massacré, Tao, le petit fumier. Le salaud». L'infirmier : - «Mais, qu'est-ce que vous dites, vous êtes folle ? Ce ne sont pas des traces de coups, il fait une allergie. Sûrement une allergie à la laque : regardez les cloques et les vésicules qui sont en train de se former. Et ses mains, elles sont couvertes d’eczéma ».
Se penchant sur lui : - «Tiens … qu’est-ce qu’il a dans la main ?»
L’infirmier desserre les doigts du garçon et voit : un objet racorni, comme rongé … un bout de carambole.
Comme Clélia lui prend les mains, Olivier ouvre les yeux, la reconnaît, lui dit en hachant ses mots comme une radio qui perd son signal par intermittence : - «Maman ... çà brûle ... ton éventail, My me l'a donné.»
L'infirmier, lui mettant le masque à oxygène : - « Je trouve qu'il respire mal. Je ne sais pas comment il a fait son compte mais il s'en est pris jusque dans les poumons.»
Dans la salle d'attente de l'hôpital, Clélia feuillette le document que lui a laissé l'infirmier pour la faire patienter utile - pour lui comme pour elle car il la sent investie, investigatrice. Le document est une brochure technique.
Dans la collection « Les techniques traditionnelles asiatiques » : « La laque ». Le terme laque provient du sanscrit "Lakh" qui signifie brillant, lumineux. Il a donné le mot arabe Lakk qui est devenu laque en Occident quand les premiers objets laqués y sont arrivés au retour des croisades. Le terme sanscrit définit une certaine qualité de lumière, donc de clarté. Les initiés disent qu’un laque - le mot laque est féminin quand il désigne la matière mais il est masculin quant il désigne l’objet laqué - Les initiés disent qu’un laque est comme le ciel durant la nuit, qu’il peut être de couleur très sombre mais cependant très clair dans son éclat, comme s’il avait une lumière intérieure. Ils emploient des expressions telles que « confus comme l’eau boueuse », « mêlé comme un étang boueux », « sans plus de transparence que l’opacité même », « obscurs comme l’eau trouble ». La technique traditionnelle de la laque est donc presque une mystique, une initiation qui demande minutie et patience, vertus existentielles de la culture asiatique. Elle se fait à partir de la laque. La laque est un suc laiteux qui provient du laquier, un arbre de la famille des toxidendrons qui ressemble au figuier. Ce lait est l'équivalent du latex pour le caoutchouc. Avec l'ajout de quelques autres produits, il devient une résine que l'on utilise crue ou cuite dans la technique de la laque. Cette technique se fait au départ d’un support de bois, soit une plaque, soit un objet et comprend une opération plusieurs fois répétée. Cette opération consiste à apposer une couche de laque sur le support, à la polir pour obtenir un lissé parfait et à le mettre sécher dans une sorte de chaudière à vapeur. Une laque de bonne qualité peut compter une trentaine de couches. La dernière est constituée d’une laque très fine soigneusement poncée pour recevoir le décor final. Les décorations principales sont les feuilles d’or et d’argent, les pierres taillées semi-précieuses, la nacre, la coquille d’oeuf ou les écailles de tortues (aujourd’hui interdites car la tortue est une espèce protégée). Mise en garde : la laque contient de l'urushiol, une substance allergisante qui provoque démangeaisons, dermatites, eczéma, érythème, cloques et vésicules, avec risques d'infections secondaires par grattage. Il arrive aussi parfois que les poumons soient touchés lorsqu'il y a inhalation mais c'est rare, le plus souvent la contamination se fait par contact. La substance étant très prégnante, sa toxicité est persistante, c'est pourquoi il est impératif de laver les objets contaminés.
Olivier a des lésions aux poumons. Il doit être rapatrié. Clélia lui a ramené ses affaires qu'elle a ramassées dans tous les lieux qui jalonnaient sa vie vietnamienne: la pension Loan, le Phuong Nam, la galerie de Long, le QG du festival ... Ils se reverront en France, ils se le sont promis. En attendant, la femme se sent seule, vide. Elle a perdu le fil de sa présence à Hué. Qu'est-ce qu'elle fait là, en pleine nuit, sur les gradins du parc Thin Tam, à regarder un spectacle de marionnettes sur l'eau. Un homme vient s'asseoir à côté d'elle. Un vieil homme, petit, osseux, sec comme un bout de bois. Il ramasse ses jambes sous lui, s'entoure de ses bras, s'y amenuise, se réduit tellement qu'il finit par n'être pas plus grand qu'un enfant. Le spectacle se déroule, racontant des histoires de paysans vivant dans les marécages et les rizières, des histoires peuplées de dragons et de buffles, de pêcheurs et de musiciens. Des histoires universelles. Clélia ne voit rien, n'entend rien. Elle se dit qu'elle va partir aussi. Rassembler ses affaires, son ordinateur, ses livres ... Déjà, elle a récupéré son éventail. Il est dans sa main, déployé. Il n'est plus très propre. A passer ainsi de main en main, il s'est sali. Une traînée noirâtre, un peu grasse, court le long d'une pliure. Ce sera difficile à ravoir, se dit-elle, et si je le lave, il perdra les souvenirs qui s’y rattachent ... My qui le tient devant le marchand d’oiseau, qui le donne à Olivier, comme un gage qui les lient tous les trois … Des images tombent dans ses yeux ... des objets qui flottent sur l'eau, des hommes troncs dont les jambes disparaissent dans l'eau, des hommes qui manipulent des marionnettes. FIN Cette histoire a été écrite à partir de mon voyage au Vietnam avec l’association « La rencontre de l’autre », de Donzy-le-National, en Bourgogne. Elle est librement inspirée de personnes et de lieux existants qui ont été utilisés comme support de mon imaginaire. Les prénoms ont été choisis en fonction de leur signification :
Tao signifie Création Long Dragon My Belle Clélia la femme du silence Olivier l’homme inquiet
Voici dans son intégralité ce texte que j'ai voulu être une approche originale du Vietnam d'aujourd'hui.
Elle s'appelle Clélia Rivière. Rivière, c'est son nom de jeune fille qu'elle a repris après son divorce. Divorcée sans enfants, voilà ce qu'elle est selon l'Etat Civil français. Sans enfant vivant. Leur fils aurait eu vingt-deux ans. Elle en a quarante-huit et elle est encore belle. La chambre qui est autour d'elle est une chambre d'hôtel du premier étage de l'Hué Majestic Hotel. Clélia Rivière est à Hué, au Vietnam, dans le centre de ce pays qui s'étire le long de la Mer de Chine méridionale comme une échine de dragon. Au Nord, Hanoi et la baie d'Halong. Au Sud, Saigon et les mangroves du Mékong. Elle est à Hué pour écrire un livre sur la ville. Un coopérant de l'Alliance française de Hanoi lui a conseillé de s'adresser à Buu Y, le traducteur attitré de Sartre et de Camus, historien et grand érudit de la ville.
Elle est à Hué depuis six semaines et elle s'y plaît. Elle aime la ville, la rencontre avec Buu Y et l'écriture qui en découle. Buu Y est un homme charmant, cultivé, raffiné. Ils se voient trois fois par semaine. Clélia enregistre l'interview, la réécoute et agence les informations en un texte cohérent.
A sa table de travail, le nez contre le mur, la femme travaille sur l'une des premières interviews de l’historien, celui où il décrit la ville. Elle s'en est imprégnée et a rendu un texte qu'elle relit à voix haute dans le ronronnement domestique de la climatisation et du ventilateur fixé au plafond. Dehors, la température atteint 40°C. Le taux d'humidité s'approche de 90%. Il pleut. Il y a trois jours, un terrible typhon s'est abattu sur la mer de Chine, s'y rattachant en un nombril dont le cordon ombilical serait une colonne d'eau reliant la terre et le ciel.
Extrait de "Hué la belle", de Clélia Rivière, chapitre : La Citadelle. La ville de Hué fut bâtie sur le modèle du Pékin de l'empire Ming, c'est-à-dire dans une période comprise entre 1368 et 1644. Elle comportait trois villes gigognes : la ville capitale (Khin Thàn), la ville impériale (Hoàng Than) et la Cité pourpre interdite (Tu-Câm-Thânh). Conformément à la géomancie et à la cosmogonie chinoise, l'entité architecturale a été inscrite dans un espace protégé par de multiples sites et divinités propitiatoires, par exemple la Dame céleste, dont la pagode se dresse sur un tertre à deux kilomètres de la ville. Ce tertre est la Montagne magique qui abrite les dieux protecteurs du sol. A deux kilomètres au Sud, le tertre du district méridional (Nam Giao) est le tertre du sacrifice du Ciel. Il est calqué sur le modèle de l'esplanade du temple du Ciel à Pékin, avec ses quatre terrasses symbolisant le monde souterrain, la Terre et le Ciel. A trois kilomètres au Sud-Ouest, la colline Ngu-Binh (Ecran du roi) et ses cinq terrasses concentriques seraient plutôt un paravent naturel et cosmologique protégeant le palais contre les forces et les courants néfastes. La ville capitale était la citadelle, le siège du Pouvoir, un Pouvoir héréditaire mais mâtiné de méritocratie. C'était le siège de la pensée et de la culture. La cité impériale était le siège de la famille régnante, des commis de l'Etat et des médecins. La Cité pourpre interdite abritait le souverain et sa maison, au sens féodal du terme, ainsi que les eunuques. Toujours selon la tradition chinoise, la citadelle était traversée par un axe Nord-Sud symbolique. La partie Est, aînée, supérieure, masculine et civile, regroupait les activités culturelles avec les bibliothèques, les jardins, le théâtre et le mandarinat civil. La partie Ouest, cadette, inférieure, féminine et militaire, abritait les princesses et les concubines ainsi que le mandarinat militaire. C'était un lieu dont la conception fut dès le départ magique et mystique, flottant entre la terre et le ciel, comme le lotus qui s'enracine dans la vase et se dresse vers le ciel.
Clélia Rivière maudit cette pluie assommante qui tabasse de l'autre côté de la vitre et l'empêche à la fois de travailler et de sortir. Toutes les eaux du ciel dévalent en cascades des toits sur le balcon, sur la fontaine en bas dans la cour de l'hôtel. Eaux chaudes et touffues, chevelure liquide tombant sur les épaules nues de la ville. Pour se consoler, elle appelle le bar, commande un jus de fruit. Un vrai jus de fruit, fait avec des fruits frais et qui glisse dans la gorge avec le coulé glacé d'un reptile. Le plaisir lui chavire les yeux. Elle allume le téléviseur. Des images défilent en boucle. Des images de Hué et de son festival dont c'est aujourd'hui l'ouverture. Des cérémonies doivent se dérouler à la Citadelle et Buu Y doit monter à la tribune pour faire un exposé. Les images télévisées montrent que le festival est au point mort. En ville, c'est la désolation. Les fragiles décors de papier et de bambou qui habillaient l'esplanade pendouillent tristement. Les calligraphes et les peintres ont plié boutique. Le kiosque est désert et aussi la terrasse du Paradise Garden. Repliés au dessus des tables, les parasols ressemblent à des flamants roses dormant sur une patte. La fresque murale des étudiants des Beaux-Arts de Hué parade devant les bancs vides. C'est un désastre. Et à la Citadelle, c'est l'attente. Certains pontes ne sont pas encore arrivés car l'activité de Phu Bai, l'aéroport de Hué, a été suspendue en raison des conditions météorologiques. Les voitures policières attendent en bout de piste tous gyrophares éteints.
Attendre, c'est tout ce qu'il y a à faire. Attendre que l'inspiration vienne ou que la pluie cesse permettant une sortie. Les dieux asiatiques choisissent de faire une éclaircie. Ils relèvent leurs bras gonflés de pluie et s'ébrouent. Quelques gouttes attardées restent pendues à l'arrondi des tuiles puis se détachent une à une pour tomber avec un bruit mat sur le béton et le bois. Clélia s'habille en hâte. Un pantalon, un tee shirt, des sandalettes. Pas très protocolaire mais tant pis. En dernière couche, elle se chape d'un imperméable bleu à capuche qui couvre tout son corps comme une toile de tente. Pour les Vietnamiens, c'est même un abri familial sous lequel les cyclistes ou les motobykers abritent leur femme et leurs enfants embarqués avec eux. Dehors, Clélia aspire goulûment les senteurs concentrées par la pluie. Odeurs des végétaux : arbres, mousses, pelouses, bambous, plantes de toutes sortes, amalgamées dans un magma olfactif indistinct. Les sucs en pleine effervescence ont une épaisseur de miel. Ils débordent et ruissellent. Le ruissellement est la quintessence du Vietnam, sa substance. Ruissellement des pluies, des fleuves, de la mer, de l'eau des rizières. Ruissellement des hommes qui évoluent comme des bancs de poissons. Dans les rues, les gens se pressent, confluent vers le centre de la ville où il doit se passer quelque chose, enfin. Il fait sombre. Le Vietnam étant situé presque sur l'Equateur, le soir tombe tôt en cette saison. Le pylône de la radio qui fait face à l'Hué Majestic Hôtel a déjà allumé ses lampes. On dirait un sapin de Noël. La femme a troqué les taxis et xe om (moto-taxis) contre une bicyclette de location. Pour écrire la ville, elle a besoin de la lire. Elle la lit à vélo, traçant des sillons qui sont comme les pliures d'une lettre d'amour cent et cent fois relues. Son vélo se trouve à l'abri sous l'auvent de l'hôtel. Elle l'enfourche. Roule. L'embiellage fiévreux de ses jambes l'enfonce comme une racine dans le ventre bouillant de la ville. Elle rejoint la foule en route vers la cité impériale où les cérémonies d'ouverture doivent se dérouler. Elle suit la rue Lé Loî qui longe la Rivière des Parfums, passe devant le QG français du Festival, franchit le pont vers la Citadelle. Les bannières de la Tour du Drapeau claquent au vent. Dans les douves qui cernent la forteresse, les lotus ont refermé sur leur coeur jaune leur ventre rose pastel acidulé.
La cérémonie d'ouverture a bien lieu mais elle est écourtée. Sans quitter sa chaise longue sous son parasol devenu parapluie, le gardien du parking fait signe à la femme de continuer sa route car il n'y a plus de place sur l'emplacement qui est de son ressort. Une Petite Bleue lui désigne les arbres qui jalonnent la route vers le parc Thin Tam. Elle adosse son vélo au tronc d'un arbre et l'attache avec une chaîne cadenassée. Les Petits Bleus sont des jeunes, filles ou garçons, employés par la ville pendant toute la durée du Festival. Nombre d'entre eux sont étudiants. Certains fréquentent le Cercle francophone ou le Centre français. Clélia trouve qu'ils font jolis dans le paysage. Elle les appelle tendrement «mes Libellules bleues». A la tribune, les discours se succèdent. C'est long et ennuyeux comme toutes les interventions officielles du monde. Bruyant aussi. Les haut-parleurs, la musique, la circulation, les gens ... Et à nouveau la pluie.
C'est la débandade. Les gens courent de partout en poussant des cris d'enfants. Avec leurs imperméables, ils ressemblent à des fantômes de couleurs vives. Ce bain d'eau et de foule est terriblement excitant. De nouveau, c'est la course folle. A nouveau, Clélia Rivière intègre et s'agglomère à la foule qui coule comme une lave en fusion vers le centre de la ville. Elle dépasse les jeunes filles du défilé en Ao Dai blanc qui courent à la marge de la rue. Il fait nuit noire. Leur silhouette se découpe dans le faisceau lumineux des phares. La robe relevée jusqu'aux genoux, le non-la (chapeau conique en feuilles de latanier) baissé jusqu'au nez, elles ont perdu de leur superbe. On dirait des Cendrillon transformées en citrouilles. La circulation enfle au fur et à mesure que s'agglutine le flot humain, à pied, en vélo, en motocyclette, en pousse-pousse, en automobile. Elle file, file, emportant chacun dans son flux.
Aveuglée par les éclats de lumière que jettent les phares, Clélia ne voit plus rien, elle ne sait plus où elle est. C'est comme si elle avait changé de dimension, comme si elle avait été lancée sur orbite, façon E.T. dans le film de Spielberg. Une sensation de plénitude l'envahit. La masse en mouvement arrive à pleine vitesse au pont Tran Tien, ce superbe mécano de l'école Eiffel, avec ses arches tendues comme des arcs. La pluie redouble. La femme file. L'eau ruisselle sur son dos de tortue bleue, ses chaussures sont gorgées d'eau. Si ce mauvais temps persiste, bientôt viendra la moisissure et son lent processus de digestion, de dissolution, qui travaille comme un levain les tissus et les chairs. Le pont est là. D'abord passer dans l'entonnoir du rétrécissement de la route, négocier le passage, en douceur, suivant le rythme de la vague. C'est comme une plongée en apnée. Dans un vrombissement de sang battant dans les tempes, la foule franchit le pont. Des projecteurs et des lasers inondent de couleurs fluo le squelette métallique. L'acier des poutrelles étincelle de mille étoiles acérées. Le temps est comme suspendu au-dessus de la rivière. Il y a quelques années, il y a eu de terribles inondations et, au niveau du pont, on a repêché une dizaine de noyés. Au moment où Clélia pense à ces gens, le pont l'éjecte. Elle prend une grande goulée d'air. Dans l'élargissement de la route retrouvée, elle récupère sa respiration. L'allure de la vague ralentit car elle se rapproche du centre de la ville et la grande route se divise en de multiples rues. Clélia ne veut pas rentrer à l'Hué Majestic Hôtel par la grande artère et son rond-point centrifugeur alors elle prend la rue qui offre dans sa perspective le pylône lumineux dressé près de l'hôtel. En avant toute vers ce phare qui brille dans la nuit.
Les véhicules se sont raréfiés. La femme est pratiquement seule à défiler entre les vitrines aveugles des échoppes qui flanquent les deux côtés de la rue. La vie s'arrête tôt au Vietnam, sauf dans quelques lieux nocturnes où se retrouvent les classes privilégiées et les adolescentes qui vendent la Tiger Beer. Il ne pleut plus. Le ciel est d'une profondeur océane. La femme rentre en musardant le nez en l'air. Elle a quitté la ville et roule entre des rangées d'arbres. Dans l'obscurité, elle voit trop tard la branche qui empiète sur la voie. L'écart qu'elle fait pour l'éviter la désarçonne et la flanque par terre complètement sonnée. - «Tu t'es fait mal ? »
Elle lève les yeux, les dirige vers l'endroit d'où est venue la voix. Ses yeux voient l'homme. Les pieds de l'homme chaussés de bottines orthopédiques. Ses yeux remontent les jambes torses jusqu'au visage. L'homme a des cheveux noir corbeau, reliés en queue de cheval dans la nuque. Il a les dents jaunes des fumeurs. Il est assis sur l'un de ces tabourets de couleurs criardes qui s'épanouissent sur les trottoirs des pays du Sud. Derrière lui, appuyées contre le mur, des béquilles. Il dit son nom : Long.
* ** Le magnétophone mange le disque comme s'il en avait faim. La voix de Buu Y se déroule dans la chambre, enroule ses spirales dans les tentures que la femme a fermées pour que reste dehors les rumeurs de la ville. Buu Y raconte Hué, Hué la Française, belle comme une buée sur du verre, dont le nom dérivé de Hoa signifie harmonie. Il raconte la Rivière des Parfums, cette rivière qui porte la ville sur sa hanche comme une femme son enfant :
«La légende dit que la rivière s'appelle la Rivière des Parfums parce que les princesses de Hué se baignaient dans ses eaux avec des huiles parfumées mais je crois qu'on lui a donné ce nom à cause de la plante odorante que l'on trouve à sa source. C'est une plante médicinale mais j'ai oublié son nom. »
Le magnétophone crachouille. Feuillettement de papiers, murmures, pas qui s'éloignent emmenant la voix dans leur sillage. La femme entend à peine : «Excusez-moi, je reviens». Au-dessus de sa tête, Buu Y foule le plancher. Il cherche dans ses livres le nom de la plante qui a baptisé la Rivière des Parfums. Elle l'entend chantonner. Pendant tout ce temps que Buu Y cherche le nom de la plante dans ses livres, Clélia passe en revue la pièce dans laquelle elle se trouve. C'est une grande pièce, confortable et bien éclairée. La bibliothèque est copieusement garnie. On y trouve des livres de Marguerite Yourcenar, Michel Tournier, Marguerite Duras, Jacques Lacarrière, Pierre Loti. Tous les auteurs qu'elle aime. Buu Y apprécie que la femme apprécie. Il n'a pas trouvé le nom de la plante mais elle doit pouvoir trouver dans les documents qu'il lui prête. C'est à ce moment-là que Clélia Rivière décide de connaître la ville en creux, en visitant les lieux qui la cernent et donc la dessinent. La ligne claire se trace en remontant par bateau le cours de la rivière vers les Tombeaux des Rois et la Pagode de la Dame céleste.
L'embarcadère se trouve au-delà du Pont Tran Tien. Les bateaux touristiques sont à quai, tout près du guichet où l'on achète les billets. Les visites de groupe se font sur des bateaux genre Bateaux Mouche. Ils sont familiers dans le paysage, avec leur proue cannelée en forme de dragon et l'oeil peint sur chaque côté de l'étrave qui leur donne l'air de loucher. Ils portent les couleurs du Vietnam qui sont le jaune et le bleu.
Clélia Rivière veut être seule alors elle négocie une excursion individuelle sur une petite embarcation, visiblement un sampan reconverti. Une femme la fait monter à bord en la tirant par la main. Il faut se déchausser puis s'asseoir à même le fond du sampan. Un homme s'active aux machines. Le bruit du moteur et le glissement de l'eau contre la coque emplissent le corps de Clélia. Le sampan longe la berge. Des petits sentiers de terre remontent du fleuve vers l'arrière des maisons. Dans la pénombre des patios, la femme devine une table, quelques poteries, du linge. Plantées dans l'eau, des femmes épluchent des légumes. Les détritus vont directement dans la rivière. Quelques poules, quelques canards, des enfants qui jouent, qui font signe au bateau qui passe, qui s'en va. C'est une vie grouillante, humide et chaude qui s'épanouit au derrière de la ville, au bout de ses boyaux. La femme laisse sa main glisser dans l'eau, les doigts écartés en éventail. Le vent qui tourbillonne dans l'habitacle ouvert est agréable même si par moment il rabat les odeurs grasses du moteur. La batelière entre dans sa deuxième phase de travail : vendre à la touriste les articles qu'elle transporte dans son panier. Des cartes postales, des calligraphies, des porte-clés. Ostensiblement, Clélia détourne les yeux, les laisse flotter sur le paysage qui défile. Elle refuse de se laisser divertir, de se gaspiller en relations mercantiles. L'embarcation dépasse des sampans à l'ancre au milieu du fleuve pour remonter du sable et des graviers. La femme constate qu'il y a seulement quelques semaines, les villages sampaniers étaient plus proches de la ville. Elle se dit qu'ils ont du être refoulés à cause du festival et que les gens du Peuple de l'eau, plus encore que les ethnies des montagnes, sont les Manouches du Vietnam.
La Rivière des Parfums va vers le Sud de la ville où se trouvent les Tombeaux des Rois. Il y en a sept, éparpillés dans les campagnes, tous bâtis selon les même plans et comprenant cinq éléments : une cours peuplée de statues, un pavillon abritant une stèle sur laquelle un panégyrique du défunt a été gravé par son fils héritier, un temple, un pavillon des plaisirs et enfin la tombe proprement dite. Le site a été choisi dans la stricte observance de la géomancie chinoise : parce qu'il est baigné par un cours d'eau et barré à l'horizon par un massif montagneux. Plusieurs tombeaux sont des copies d'édifices chinois mais certains témoignent d'une influence européenne. Tous ont été construits du vivant de leur futurs occupants, mandarins, rois ou empereurs. Le document de Buu Y égrenne la litanie des noms : Gia Long, Minh Mang, Tu Duc, Duc Duc, Dong Khanh, Thieu Tri et Khai Dinh.
L'accostage à l'embarcadère de la Pagode de la Dame céleste est assez sportif. Le sampan accosté dérive et s'écarte de la rive avant que la femme ait sauté à quai. Les bateliers rient. Ils se vengent gentiment de la touriste qui a refusé d'entrer dans leur dialectique. La pagode a été construite en 1601 par le Seigneur Nguyen Hoang, en hommage au héro d'une légende dans lequel il s'identifiait. Cette légende dit qu'une fée en habits rouges et verts a prédit qu'un roi érigerait une pagode en cet endroit.
Un sentier grimpe du débarcadère aux marches qui mènent à la tour. La configuration des lieux fait penser à une tortue. Au Vietnam, la tortue est un animal sacré au même titre que la licorne, le dragon et le phénix. Le dragon représente le masculin et le phénix, le féminin. La tortue est symbole de longévité et la licorne, symbole de bonté et gage de paix. Des animaux secondaires les rejoignent dans la mythologie comme la grue, le lion, la chauve-souris et le poisson. Erigée sur la colline, la tour compte sept étages. Comme dans tous les édifices religieux, on trouve des autels, une cloche et des statues. Les matériaux utilisés sont la pierre, la brique et le bois. Le site est un chantier de l'Unesco. Des ouvriers s'activent à restaurer les tomettes et les balustrades. Parmi eux, plusieurs femmes. Il y en a beaucoup sur les chantiers. Elles sont en charge du mortier, qu'elles gâchent dans des brouettes et montent dans des seaux à l'aide de poulies. L'activité prosaïque et profane ne fait pas oublier qu'il s'agit d'un monastère. Par la porte discrète qu'a emprunté un jardinier, la femme sort de l'enceinte de la pagode et, marchant entre le mur et le champ qui le longe, elle se dirige vers la tête du domaine. Des voix lui parviennent. Celles de bonzes en prière qu'elle ne verra pas. Dans un Vietnam reconverti au stalinisme, les persécutions religieuses s'amplifient. Des prêtres et des bonzes disparaissent. Dans un passage de la pagode, deux statues se font face. L'une est le général rouge qui personnifie la colère.
* **
Clélia Rivière revoit régulièrement Long. Comme un vieux cheval retourne à son étable, elle retrouve pratiquement chaque soir la galerie d'art que tient l'infirme dans le quartier artistique de Hué. Il expose quelques jeunes élèves de l'école des Beaux-Arts qu'il a pris sous son aile. Le métier d'artiste est difficile partout mais dans ce pays qui louvoie entre le dollar et l'art officiel, l'artiste devient carrément schizophrène. A moins de s'abîmer dans la peau de l'artiste maudit, beaucoup d'entre eux font naufrage et disparaissent corps et âme dans des professions de subsistance. Pratiquant la maïeutique comme M Jourdain faisait de la prose, Long aide les jeunes artistes à maintenir le cap en mettant à leur disposition un atelier et un espace d'exposition. Il y a bien quelques rivalités - les artistes ont un ego sur-gonflé et les décisions cristallisent les jalousies - mais dans l'ensemble ça se passe bien. On voit même se dessiner de véritables mouvements artistiques autour de techniques ancestrales comme l'estampe, la laque ou la calligraphie. Les puristes et les nostalgiques crient au scandale mais les artistes persistent et signent. Long tient sa galerie de main de maître et, du haut de ses jambes torses, règne sur la vie artistique de Hué.
La femme le voit le soir, quand la galerie baigne dans la clarté électrique et que les toiles reflètent une lumière magique, mystérieuse, comme venue d'ailleurs, de l'envers de la vie, là où les choses changent de visage et de sens. Clélia et Long s'asseyent sur les tabourets colorés placés sur le trottoir et ils parlent. Long est francophone. Ca devient rare au Vietnam où l'Anglais taille des croupières au Français depuis des décennies. Les personnes d'un certain âge comme Long le parle encore mais les jeunes, de moins en moins. Ils ont adopté l'Anglais, la langue des affaires. Surtout les garçons. Les jeunes filles sont restées fidèles au Français, la langue du coeur, du romantisme, du Prince Charmant. En fait, les Vietnamiens apprécient à son juste prix leur indépendance mais ils constatent qu'ils préfèrent les Français aux Américains. Comme disent nombre d'entre eux : « Les Américains, ils viennent, ils prennent et ils partent. Les Français, ils construisent des hôpitaux et des écoles.» Long est francophone et aussi francophile. Il aime la littérature française. Il fait l'éducation - culturelle et sentimentale - de ses jeunes avec des romans. Des romans d'amour, surtout mais dont le sexe est absent. On ne parle pas de sexe au Vietnam. Il aime surtout la chanson française, Ferré, Brel et Brassens. Ecouter "gare au gorille" dans la nuit vietnamienne en sirotant un verre d'alcool de riz et en dégustant une poignée de riz gluant acheté à une échoppe ambulante …
Quand ses amis sont là, il y a toujours quelqu’un qui propose de jouer au petit train. Le jeu consiste à boire de l'alcool de riz dans un verre commun à toute la tablée. Lorsqu'un participant met trop de temps à vider le verre qui lui a été rempli, les autres le pressent de faire passer le train. A ce petit jeu, il n'y a rien à gagner, seulement à perdre. Son temps, ses moyens, son quant-à-soi, sa réputation. Les Vietnamiens aiment saouler le Blanc. Comme le rire, l'ivresse destitue le dominant. Lorsque la femme commence à chavirer sur son tabouret, ils rient, avec tendresse, sans méchanceté. Ca lui fait plaisir à la femme de leur donner ce qu'ils attendent : la proximité avec une femme, qui plus est européenne et qui leur est totalement exotique.
Un soir, un de ces soirs de grandes agitations où l'on refait le monde à ras de terre dans les effluves de l'alcool et du fleuve, un jeune homme débarque à la galerie. Long fait les présentations. Clélia, Olivier. C'est une sorte de scène biblique où le Christ fait les présentations entre Jean et sa mère, les offrant l'un à l'autre. Olivier est grand, brun, séduisant. Il porte la barbe soigneusement négligée des baroudeurs. Les premiers mots qu’elle entend de lui : - «Il n'est pas là Tao ?»
Long lui répond qu'il ne l'a pas vu de la journée. En repartant, Olivier jette :
- «Tu diras à Tao que je suis passé et que je suis au Phuong Nam.»
Long répond mais le jeune homme est déjà trop loin pour entendre : - « Je ne pense pas qu'il repasse à la galerie aujourd'hui mais demain il sera à la citadelle.»
A la femme, il dit : «Il prépare le Festival. Tao et Olivier, c’est comme deux frères. Ils se connaissent depuis longtemps. Nicolas était étudiant à Lyon. Il est venu à Hué pour étudier la peinture monumentale communiste mais il a découvert la BD vietnamienne. Tao est peintre, graphiste, laqueur et, calligraphe. Ils se sont rencontrés et ils travaillent ensemble à une BD franco-vietnamienne ou vietnamo-française, je ne sais pas. L’écrivain français dit : ils ne feront plus qu’un, oui, mais lequel ?»
C'est ainsi que Clélia rencontre Olivier. Ce n'est pas encore vraiment une rencontre, plutôt la chevelure d'une comète qui passe dans la lumière cendrée de la lune. Une improbable rencontre entre, d’une part, un jeune artiste qui crèche dans une modeste pension de famille, bouffe le pho (soupe), dans les restaurants de poussière ainsi appelé parce qu'on y mange quasiment par terre et côtoie les Vietnamiens les moins installés. Et d’autre part, une femme d’âge mûre qui loge dans un hôtel de luxe, mange dans les restaurants français et qui dans la solitude de l'écrivain, ne rencontrant qu'un membre de l'élite vietnamienne. D'habitude, Clélia mange à la Carambole, un restaurant où l’on sert de la cuisine française. La carambole, c’est cette plante contre poison de la laque, une substance extraite du laquier et qui a la particularité d'être allergisante. Ce soir-là, la femme choisit de manger dans l'un de ces restaurants vietnamiens où l'on sert des mets typiques comme les fruits de mer, les rouleaux de printemps et le potage au nid d'hirondelle. La cuisine vietnamienne amalgame différentes influences culinaires : française, chinoise, cambodgienne, laotienne, thaïlandaise ... Elle utilise le Nuoc Nam, qui est la sauce traditionnelle faite à partir d'anchois frais mais aussi les piments et les fines herbes, l'aneth, le coriandre, la menthe et le basilic. La femme connaît cette spécialité chinoise qu'est le potage de nid d'hirondelle. Elle sait que c'est une soupe concoctée à partir des nids minuscules de la salangane, un martinet encore appelé hirondelle de mer. Ces nids sont constitués par les filaments de salive des oiseaux et, lorsqu'ils sont dans un bouillon, ils se dissolvent en fines nouilles. Elle connaît mais elle n'a jamais goûté.
A partir de ce moment où elle a rencontré Olivier et goûté au potage de nid d'hirondelles, son esprit s'ouvre comme une mangue mûre pour accueillir les ingrédients de la vie vietnamienne et les amalgamer à son esprit occidental. Finis les rendez-vous alignés sur les aiguilles d'une montre. Elle y va à l'instinct quand elle sent que c'est le moment, que la personne qu'elle veut voir sera là à son arrivée, que les évènements n'auront pas lieu sans elle, que les choses se feront naturellement, inéluctablement, comme un enfant se fait dans le sein de sa mère et vient à la lumière.
Lorsque elle entre dans la Cité pourpre interdite, Olivier est là, arpentant à grands pas la cour qui s'étend entre les bâtiments. Ici aussi, c'est le règne du bois, de la tomette et de la brique, des couleurs rouges et or, matériaux chauds de l'intimité. La Cité pourpre est la partie de la citadelle qui était réservée aux mandarins et à leur famille. Pendant toute la durée du Festival, elle abrite deux expositions, une de photographies et une de Bande Dessinée.
L'expo de photographies s'appelle "Avoir vingt ans au Vietnam." C'est une exposition collective qui présente les oeuvres réalisées par les étudiants de l'Ecole Supérieure des Arts et de la Culture d'Ho Chi Minh Ville dans le cadre d'une collaboration avec l'Ecole Supérieure de la Photographie d'Arles. Les photos sont suspendues sous l'auvent du palais comme des oriflammes. La femme les regarde, une à une, aspirée par elles. L'expression est riche, il y a de l'idée, du talent. L'une d'elle retient particulièrement son attention. Un portrait de vieille femme vietnamienne. Derrière elle, il y a un trou dans le mur de briques. Au-delà d'elle, on voit la campagne, un pré planté d'un arbre. Clélia Rivière se dit que chaque être humain est une brique d'un mur qui enclôt un ravissant jardin. La vieille femme sourit de toute sa bouche édentée. Un delta de rides se dessine autour de ses yeux. Les yeux rivés vers l'horizon, elle semble incarner tous les espoirs d'un Peuple tendu vers l'avenir. L'exposition de BD s'intitule "Kémoï". Elle est le fruit d'une master class avec des auteurs français autour d'une démarche artistique qui consiste à utiliser les techniques traditionnelles asiatiques pour raconter des histoires. Le Vietnam connaît peu la BD, à part les mangas japonais et quelques Comics américains que les jeunes lisent, assis devant les librairies ambulantes. Les bulles vietnamiennes n'en sont donc encore qu'à leurs premiers balbutiements. L'expo présente les oeuvres d'une trentaine d'étudiants, dont celles de Tao, l'ami de Olivier, le protégé de Long. Il expose un superbe dessin représentant des petits personnages qui marchent sur la ligne d'horizon. Il y a coulé le Vietnam quotidien : un porteur de paniers à balancier, un cyclopousse, un chien qui suit un gamin qui court le nez levé vers un nuage d'où tombe la pluie. Le sol est noir, comme courbé sous le ciel qui occupe presque tout le tableau, un ciel jaune, gorgé de toutes ces eaux de l'Asie, de ces ruissellements qui font les Peuples si fertiles, si drus. Et si dangereux lorsque viennent les crues.
Clélia rejoint Olivier sur les escaliers de pierre de la cour intérieure. Il a déballé ses cartons à dessins et étalés les dessins sur le sol. Des sanguines, des fusains, des pastels, aussi des caricatures et des croquis de toutes sortes. Sur une planche, il a croqué les jardiniers du parc : une femme arrosant les parterres, son foulard remonté jusqu'aux yeux. Deux hommes accroupis, repiquant des touffes d'herbe dans les lacunes des pelouses, avec des gestes qui sont les mêmes que ceux du repiquage du riz dans les rizières. En quelques coups de crayon nerveux, Olivier a cueilli les corps en mouvement dans un ballet virevoltant d'une rapidité folle. Il voudrait en faire un dessin animé.
- «Il te plaît celui-là? Garde-le, je te le donne», dit-il à Clélia en lui tendant un dessin de buffle.
* **
Le magasin n'est pas une échoppe classique mais une supérette qui fait penser à ces drugstores-garages qui jalonnent la Route Sixty Six aux Etats-Unis. Comme les bateaux qui sillonnent la Rivière des Parfums, elle est peinte en bleu et en jaune. Son étrave arrondie s'avance à l'intersection de deux artères importantes. Il y a une ouverture de chaque côté mais c'est encore fermé. Il n'est pas sept heures. Assis sur le trottoir, les marchands de journaux sont encore en train de se répartir les journaux à distribuer par secteur. Clélia Rivière aurait voulu de l'eau en bouteille. Question de sécurité alimentaire. Dans la rue Lé Loï, le QG du festival ne propose qu'une cuve en inox avec un seul gobelet pour tous. Attaché à la cuve par une ficelle, le gobelet ressemble à un appât. La supérette est peut-être le Tati ou la Samaritaine de demain. On y trouve de tout et les produits achetés par les Occidentaux ont des prix fixes et étiquetés, ce qui est appréciable pour ceux comme Clélia qui ne savent pas marchander.
Le marché où elle se rend si tôt matin se trouve de l'autre côté du pont, sur les rives du fleuve. Il est déjà bondé et la femme doit fendre la foule comme un coin fend une bûche pour y pénétrer. Chargés de caisses et d'objets hétéroclites, les cyclopousses se fraient un chemin dans les allées. Les hommes prennent garde de ne pas bousculer les étals aménagés à même le sol. Sinon les imprécations des femmes jaillissent et les suivent comme des malédictions.
Dans des hamacs suspendus au-dessus des étals dorment des enfants nus. L'arrière du marché, sa partie cachée est un lieu de vie. Des familles entières y vivent, installées sur des lits de fer comme sur des radeaux. Tout au fond, relié à la rivière par une plage sale, c'est le marché aux poissons. Une barque vient d'y accoster. Le poisson est débarqué en vrac et conditionné dans des caisses en polystyrène sur un lit de glace. La glace est vendue à un étal proche. Elle provient d'une petite unité de fabrication sous la forme d’un bloc oblong que le vendeur débite et concasse à la demande. Le poisson est d'une appétissante fraîcheur. Une eau rosâtre suinte des corps vif-argent et se distille goutte-à-goutte dans la rigole qui longe le trottoir, baignant d'innombrables pieds nus. Les odeurs sautent à la gorge, vives et coupantes comme la lame des couteaux qui écaille, éviscère. L'oeil de Clélia cueille au vol les éclats luisants des écailles, des couteaux et de la glace aux multiples facettes de diamant.
On trouve aussi des crevettes, des crustacés, des poulpes. Encore vivants, les poulpes. L'un d'eux tente de s'évader en escaladant la paroi de la caisse, arc-bouté sur ses tentacules. Quand il est sur le sol, il s'échappe en se traînant. C'est peine perdue. La petite fille qui tient l'étal le récupère et le remet dans sa caisse, sous les rires des spectateurs. Devant cette scène de cruauté tranquille, Clélia a le coeur qui se serre. Elle est pourtant venue au devant de cette cruauté, enfin prête à mettre en danger ses sentiments et son bel agencement du monde. Elle savait en pénétrant sur le marché qu'elle risquait la rencontre avec des images qui la brusqueraient. C'est pour cela qu'elle s'est amenée là, cherchant en détournant les yeux le marché à la viande. Et sur ce marché, les chiens de race à viande. Le marché à la viande se trouve un peu plus loin. Têtes de porcs, charpies de chairs sanguinolentes, ossements de nacre bleue s'épanouissent sur les étals ou à même le sol. C'est toute la beauté de la mort au travail avec ses outils de prédilection : le temps, la chaleur et les mouches. Le système de réfrigération par glace utilisé pour le poisson n'est pas utilisé pour la viande. Clélia Rivière voit les échoppes du marché se mettre à tourner devant elle. Son estomac retourné la rappelle à l'ordre. Elle ne doit pas aller plus loin dans l'insupportable. A coups de talon nerveux, elle remonte à la surface du marché, reprend pied devant les étals qui flottent sur ses rives. En vrac, des chapeaux coniques, du tissu, des ustensiles ménagers, des plantes médicinales, des légumes et des fruits.
Tous les fruits du jardin d'Eden vietnamien. Ceux que la femme connaît : les mangues, les bananes, les noix de coco, les oranges, les ananas, les papayes ... Ceux qu'elle a découvert et qui viennent grossir ses connaissances sensorielles et botaniques. La pomme cannelle, encore appelée anone ou carossol, gros fruit de la famille des ananas, recouvert d'une peau verte à écailles et dont la chair est onctueuse et sucrée. Le ramboutan, fruit à l'écorce rouge et à la chair un peu caoutchouteuse qui rappelle celle du litchi. On l’appelle d'ailleurs le litchi chevelu à cause des longs filaments que présente son écorce. Le salak, petit fruit en forme de poire dont l'écorce est épaisse et écailleuse et la chair, pâle et croquante. Le tamarin, aussi nommé datte indienne, fruit à forte teneur en acide tartrique, ce qui en fait un produit domestique à double usage : pour cuisiner et pour astiquer les cuivres. Les Anglais en raffolent sous forme de confiture, de gelée et de chutney tandis qu'ils sont très appréciés sous forme de boulettes par … les éléphants. Et toute cette macédoine : le salk, le logan, le mangoustan, petit fruit violet recouvert d'une écorce dure et dont la chair blanche et douce est légèrement acidulée et délicieusement parfumée. Et le durian, fruit à chair jaune très apprécié sous forme de chewing-gum, de glace, de crème ou de confiture mais dont l'odeur est si nauséabonde qu'à Singapour il est interdit de séjour dans les transports en commun. Un peu semblable mais avec moins d'épines : le jaque. Et semblable au pamplemousse mais en moins acide : le pomelo.
Le riz aussi est d'une diversité infinie. En quelques années, le Vietnam est devenu l'un des plus importants producteurs et exportateurs de riz au monde. Les problématiques liées à l'utilisation des pesticides ont d'ailleurs fait leur apparition. Ironie de l'Histoire : on parle à nouveau de dioxine, ce composant de l'agent orange, utilisé comme défoliant par les Américains pendant la guerre.
Tous sens en éveil, Clélia se laisse griser par la luxuriance du marché de Hué. Elle s'assied à une échoppe ambulante de boissons. Elle sait qu'elle n'aime pas le jus de canne pressé à la grande roue manuelle mais comment choisir parmi toutes les boissons possibles à base de fruits et de lait de coco, parfois coulé sur des haricots ou un triangle de fromage "La vache qui rit" ? Des boissons colorées qui font de l’œil mais dont le goût n’est pas toujours bon. La femme choisit au hasard et le hasard lui fait une fleur. Elle sirote à petits coups satisfaits le jus laiteux filandreux de téguments vert menthe. Elle n'a pas vu arriver la petite fille. Elle ne l’a pas vu venir mais elle est là, devant elle, les cuisses appuyées contre la table basse. Elle comprend que l'enfant veut lui vendre quelque chose. Une babiole, un colifichet, une verroterie quelconque. Elle se dit qu'elle ne prend aucun risque à traiter avec la petite. Pas comme avec cette marchande du Col des Nuages, passage obligé sur la route vers la cité balnéaire de Hoi Han et Da-Nang, qui a littéralement dépecé son pécule. Elle sort quelques dongs de sa poche. Le visage de la fillette se fend d'un grand sourire puis disparaît sous la table. Comme un diable sortant d'une boîte, l'enfant ressurgit, déployant devant elle un éventail mauve et rose. Clélia a vu l'éventail mais surtout les mains qui le tenaient. Ou plutôt l'absence de mains pour le tenir. Les bras de la petite fille ne sont que des moignons. Ils s'arrêtent un peu après le coude. D'où vient cette mutilation ? D'une malformation de naissance, d'un accident, de la guerre, de l'agriculture intensive ? Clélia Rivière achète l'éventail à la petite. Pas par pitié mais parce que l'objet est beau et qu'il lui parle.
Extrait de "Hué la belle", de Clélia Rivière, chapitre : La colonisation. La Cité s'appela Phu Xuan . Il fallut la défendre, d'abord dans des guerres contre les Chams, les Khmers et le clan Thrin. Puis vinrent des jacqueries menées par les paysans pauvres, les Chams, les minorités ethniques et les marchands chinois. Ce qu'on appela la révolte des Tây-Son. Le tout jeune prince Nguyen Anh en appela au Siam et à la France. Il obtint l'appui de Monseigneur Pigneau de Behaine qui engagea des mercenaires français. Hué entrait dans la stratégie prosélyte de l'Eglise et dans la stratégie coloniale de la France. En gages, il envoya Canh, son fils de quatre ans à la cours de France. La dynastie des Nguyen récupéra son fief qui devint la capitale du Vietnam sous le nom de Hué. En France, c'était la Révolution. On oublia de renvoyer le petit Prince Canh dans sa famille. Il mourut en exil à la cours, de langueur ou de maladie Occidentale.
Les festivaliers ont établi leurs quartiers au Phuong Nam, un restaurant populaire qui fait aussi location de cycles. Les vélos s'alignent devant l'établissement comme des chevaux à l'attache devant un saloon. Clélia, Olivier et Tao dînent ensemble en refaisant le monde. Olivier s'abstient de pancakes à la banane car il a fait une jolie allergie. Il avait des boutons partout. Cette allergie lui vaut d'être interdit de séjour dans l'atelier que Long met à la disposition des artistes dans le sous-sol de la galerie. Car, s'il est allergique à la banane, sans doute l'est-il aussi à la laque. Autour d'eux, les autres attablés font partie du décor, simples silhouettes d'un théâtre d'ombre qui se joue dans les coulisses du festival. Les conversations barattent les sujets actuels : la mode, la musique, l'art, les éternelles guerres américaines. Chacun fait son beurre des dialectiques qui s'établissent entre vainqueurs et perdants des guerres, colonisés et colonisateurs, autochtones et étrangers. My sert à table. My est la jeune serveuse du Phuong Nam. Elle parle Anglais et Français. Tous les étrangers qui ont convergé vers Hué pour le Festival viennent à elle, phalènes aux ailes blanches éperdus de lumière. My signifie belle. Et elle est belle, My, comme une eau vive, une vouivre.
Désignant Olivier, My demande à Clélia : - «C'est ton fils ? »
La table est secouée de rires. Tao lance la boutade : - «Oui, c'est sa mère, sa maman du Vietnam.»
Le surnom lui reste : la maman du Vietnam. Elle ramène son "fils" à l'Hué Majestic Hôtel. Pour qu'il mette ses vêtements au pressing, prenne un bain dans la baignoire étincelante et pique une tête dans la piscine. La piscine est sur le toit, ouverte, offerte sur le ciel. La femme y va la nuit pour habiter ses insomnies. Elle s'allonge sur le dos, se laisse flotter sous le ciel étoilé qui courbe vers elle ses larges épaules de nègre en amour. Par l'esprit, elle plane sur la ville endormie. Elle sait les gens dormant dans les maisons, dans les monastères et sur les sampans amarrés aux rives de la Rivière des Parfums, cerfs volants aquatiques. En bas, dans le hall d'accueil, le gardien dort en pointillé sur sa natte, la tête posée sur son oreiller en osier, une moustiquaire tombant en pluie sur son dos nu. Les bruits des trains montent jusqu'à elle, venus de la gare toute proche. La ville est longée par la grande ligne Hanoi-Ho-Chi-Minh-Ville. Depuis quelques années, le train de la Réunification recoud inlassablement les deux Vietnam déchirés par la paix qui a suivi la guerre. Les bruits lui parviennent assourdis par l'éloignement et par l'eau qui emplit ses oreilles.
Au fils du temps, Clélia et Olivier nourrissent une relation étrange, en marge de tous liens naturels. Ils échangent leurs histoires, leurs goûts, leurs lieux. La Carambole s'acoquine avec le Phuong Nam, les nids d'hirondelle, avec le pho. Clélia devient une habituée de l'hôtel Loan où loge Olivier. Dès qu'elle quitte Buu Y, elle s'y rend. La maison est au fond d'une impasse. Pour l'atteindre, il faut d'abord passer devant la femme qui habite dans un renfoncement du mur, sorte de guetteur embusqué dans sa guérite et qui réclame un droit de passage. Clélia l'appelle "ma pirate de la mer de Chine". Elle met longtemps à comprendre pourquoi la clocharde est tolérée dans l'impasse. En fait, elle fait office de signal d'alarme. Elle prévient les familles qui habitent l'impasse que l'ogresse arrive et qu'il faut récupérer les enfants. L'hôtel Loan est une pension de famille à la Française. Sa clientèle est constituée de couples français venus pour adopter un enfant de l'orphelinat tout proche. Les mères de l'impasse fantasment sur l'enlèvement de leurs enfants.
Une fois dans l'hôtel, Clélia rejoint la salle commune. Elle s'assied dans le fauteuil qui tourne le dos à la télévision et fait face à l'aquarium. Elle pose ses rêves sur le dos des poissons et se laisse porter. A pas glissés, l'hôtesse dépose sur un coin de la table basse la théière de l'accueil, remplie d'un thé parfumé et fumant. La femme se sert, boit à petites gorgées comme l'on marche à petits pas dans une allée fleurie. D'une main distraite, elle feuillette le Courrier du Vietnam. Le journal francophone de Hanoi parle du festival, des spectacles, du dîner impérial balayé par la pluie. Olivier vient ou ne vient pas. C'est sans importance. Ils n'ont pas vraiment besoin de se voir. Les liens qui les unissent se tissent sans eux, à leur insu.
Qui a décidé d'aller faire un tour à la mer ? Clélia a beau retourner la question en tous sens dans sa mémoire, elle ne se souvient plus. Est-ce Olivier ? Est-ce Tao ? Et si c'était My ? Ce n'est pas elle en tous, cas, de cela elle est sûre. Elle n'aime pas la mer. Ils y vont en motocyclettes. Olivier prend My en croupe. Clélia monte derrière Tao. Il faut sortir de la ville pour atteindre la plage. Les deux motos filent sur la route. Des camions les dépassent en klaxonnant. Les deux passagères font de grands signes aux chauffeurs qui éclatent de rire. My porte l'équipement que portent les Vietnamiennes pour se protéger du soleil : un masque en tissus et des gants qui montent jusqu'aux coudes. Le temps est superbe. Avec la vitesse qui sèche les aisselles, une agréable sensation de froid s'insinue sous les chemises. Le vent effiloche les cheveux. C'est pur plaisir que cette course en équilibre sur la force libérée d'une moto. My se cramponne des deux mains au porte-bagages, le corps rejeté loin en arrière pour ne pas toucher le dos de l'homme qui conduit. Clélia a noué ses bras autour de la taille de Tao. Elle la serre comme si elle voulait se souder à l'homme, ne plus faire qu'un avec lui. L'intérieur transpirant de ses cuisses collent à l'étoffe de son jean et la brûle. Sous un pont, un vieil homme les salue, leur indique le chemin avec son bâton. Il sait que tous les gens à peau blanche cherchent la mer, le soleil à l'aplomb de la mer comme un ballon de lave.
La plage est presque à l'embouchure de la Rivière des Parfums, rivière qui en fait est un fleuve puisqu'elle se jette dans la mer. La mer est la mer de Chine méridionale. Une paillote accueille les baigneurs. Les deux couples s'avancent, longent la mer, passent devant des barques retournées coques au ciel devant lesquelles des pêcheurs recousent leurs filets. Un enfant joue avec un cerf volant. Clélia sort sa caméra, s'attarde près des hommes. Gros plan sur les crabes et les coquillages qui affleurent à la surface grisée du sable. Olivier, Tao et My sont déjà loin, glissant tous les trois vers la mer. D'autres jeunes hommes nagent déjà au large, atteignant presque une barque de pêcheurs. Olivier et Tao se mettent à courir en larguant derrière eux leurs vêtements. My s'est assise sur le sable, à quelques mètres d'une maison coloniale désaffectée. Elle ne se baigne pas. Elle ne sait pas si elle aime ou si elle n'aime pas. Elle ne l'a jamais fait. Au Vietnam, les femmes ne se baignent pas. Clélia rejoint My sur le sable. Elles sont ensemble, seules. Deux femmes devant une maison rose, attendant le retour des hommes et des enfants. Elles parlent.
My commence : - «Je viens d'un tout petit village. Mon père est pêcheur. On n'a pas beaucoup d'argent à la maison alors je travaille au Phuong Nam. Mais ce n’est pas pour toujours. Je voudrais être guide. Je voudrais aller à l'Université du Tourisme de Hué.»
Elle n'exige rien, My, elle demande gentiment, comme en s'excusant. Elle ne veut pas, elle voudrait. S'il vous plaît. Elle fait des politesses à la vie qui en fait rarement.
Clélia continue : - «J'écris des livres touristiques. Ca me fait voyager, voir des gens. Mais parfois, je me demande où je suis. Les aéroports, les villes, tout se ressemble. J'ai parfois l'impression d'être un somnambule en équilibre sur un toit. J'ai peur de me réveiller et de tomber.»
My : - «Tu vis seule ?»
Clélia raconte les années qui sédimentent dans sa mémoire, avec son compagnon et l'enfant qui est venu, qui est reparti. La vie qui sépare ce que la mort n'a pas séparé. Les deux femmes versent l'une contre l'autre, leur tête se touchant. On dirait qu'un voile les recouvre, les isole du monde extérieur, de la plage, de Tao et d’Olivier qui leur font des grands signes, loin, loin dans la mer, voyant la maison si petite.
My : - «Moi aussi, je veux me marier, avoir des enfants, une maison.» Clélia, riant : - «Tu attends le Prince Charmant, ma belle.»
Tout bas, elle ajoute : - «Et si c'est un étranger, tu partiras avec lui ? »
My ne répond pas.
Les deux femmes se taisent. Elles regardent les deux hommes qui s'ébattent dans la mer comme des enfants. Derrière eux, marchant en équilibre sur la ligne de l'horizon, un paquebot découpe sur le ciel sa silhouette sombre. Clélia s'est avancée dans l'eau et filme. Olivier et Tao viennent vers elle en s'éclaboussant. Leurs piaillements cristallins ensemencent la mer.
- «Elle est bonne, tu aurais du venir», lui lance Olivier.
Ils sortent de l'eau. La baignade est finie. Clélia filme Olivier, Tao et My qui prennent le chemin du retour. Ils dansent, virevoltent. Clélia a l'impression de tenir entre ces doigts une fragile bougie. Instants magiques. Ecrivaine, elle tente de distiller, d'extraire le suc de ce temps d'éternité fugace mais elle se dit qu'il faudrait le talent d'un Rimbaud pour en rendre toute l'incandescence.
Extrait de "Hué la belle", de Clélia Rivière, chapitre : Le Champa. Au IIIème siècle de l'ère chrétienne, le Vietnam était le fief du Royaume de Champa et du Peuple Cham qui s'était formé à partir de populations austroasiatiques et d'Austronésiens indianisés. Les villes principales du Royaume étaient Shinapura, Indrapura, Vijaya et Kandarpupura. Le Royaume était en effet sous influence indienne pour la vie spirituelle et sous influence chinoise pour la vie matérielle. Son principal rival était l'empire Khmer. Le Champa connut son apogée au Xème siècle. A ce moment-là, l'ethnie Viet qui se libérait du joug chinois millénaire se tourna vers la péninsule indochinoise qu'elle entreprit de conquérir au détriment des Chams. Vivant sur une économie d'invasions et de pillages, les Chams n'avaient développé ni agriculture ni d'Etat intérieur, c'est en partie à cause de cela qu'ils n'ont pas pu à résister aux menées vietnamiennes. En 1306, le roi Jaya Shimhavraman III tenta d'instaurer une alliance avec les Viets en épousant une princesse vietnamienne. Dans la corbeille de mariage, il mit deux districts, dont celui de Kandarpupura. La paix obtenue par cette alliance ne tint pas mais la cité resta aux mains des Vietnamiens. Elle devint Hué. Le dernier roi fut tué en 1692 et le Champa fut vassalisé. En 1822, le pouvoir honorifique des derniers rois fut aboli et ce fut la fin du Royaume de Champa. Aujourd'hui, il ne reste plus que quelques milliers de Chams. Ils sont complètement métissés et aculturés.
Appuyé sur ses béquilles, Long donne des charges de buffle dans les meubles de la galerie. D'un coup de béquille, il balaye à travers la pièce la théière de l'accueil posée sur la table. L'infirme est furieux. Il invective un homme qui s'éloigne à grands pas, la tête rentrée dans les épaules, les poings serrés au fond de ses poches. Aux premiers mots de la dispute, les jeunes peintres se sont réfugiés au fond de l'atelier, en bas de l'escalier. Habitués aux éclats du maître, ils n'ont pas eu peur. Ils se sont simplement retirés comme on se met à l'abri de la pluie en attendant qu'elle cesse. Clélia les a suivis, maudissant le hasard qui l'a fait passer chez Long à ce moment-là. Elle passait juste pour récupérer son éventail qu'elle avait oublié et maintenant, elle est bloquée dans l'atelier, sans oser traverser la galerie pour se retrouver dehors.
Les peintres sont des étudiants de l'Ecole des Beaux-Arts de Hué. Tao est leur professeur à l'école et leur donne des cours particuliers dans son atelier privé. Ca lui permet de vivre et de continuer son travail de Bande dessinée et de laque artistique. La laque, c'est allergisant mais c'est aussi salissant, façon huile de vidange, se dit la femme en voyant les taches sur les chiffons qui traînent autour des bacs posés par terre le long des murs.
Elle a débarqué en pleine séance de dessin avec un modèle qui pose devant les chevalets. Le modèle est un adolescent. Il pose assis sur un tabouret de bar, seulement vêtu d'un short, c'est-à-dire aussi nu que le permet la morale vietnamienne. Seul Tao a franchi le tabou, avec sa « masseuse aux seins nus », un tableau en laque qui n'est encore jamais sorti de l'atelier et qui semble puni, le nez contre le mur. Les tableaux des étudiants sont encore à l'état d'esquisse. On voit les grands traits au crayon qui déterminent la masse des corps, la rattachent à la ligne du squelette. Tao et les élèves discutent âprement. Clélia ne comprend pas mais elle devine que c'est en rapport avec la dispute qui s'est déroulée en haut entre Long et l'homme qui est parti.
Dans la galerie, Long grommelle encore des gouttelettes d’injures mais le gros de la tempête est passé. Clélia remonte à la surface de la galerie.
- «Tu es encore là, toi ?», dit-il en la voyant émerger. - « Ben oui, j'attendais que tu te calmes avant de sortir.»
Elle ramasse les éclats de la théière explosée sur le carrelage. - «Qu'est-ce qui s'est passé ?»
Long explique : - «Cet homme, un Anglais ou un Allemand, je ne sais pas, c'est tous pareils, voulait acheter des tableaux. Il donnait de l'argent mais pour encore d'autres tableaux, faits très vite parce qu'il part bientôt. J'ai dit : les peintres de ma galerie, c'est pas des machines. C'est des artistes. Le business c'est pas ici.»
Clélia approuve l'esprit de Long mais elle comprend que cet esprit ne soit pas partagé par tous. Ce devait être le sujet de la dispute dont elle a été témoin dans l'atelier. Peut-être les cyniques ont-ils raison : il faut vendre son âme au diable tant qu'il est preneur sinon après, on ne la vend plus, on la donne.
Dans cette bataille qui oppose les purs et les opportunistes, elle ne sait pas qui a raison. Ce qu'elle sait, c'est qu'il lui a fait peur, ce Long pur, coulé dans l'or incorruptible de l'idéal le plus haut et qui a pris le pas sur le Long ivrogne, pétri de faiblesse et d'indulgence. Elle se dit qu'il y a des enjeux qu'elle ignore. Ce qu'elle sait aussi, c'est qu'elle n'est pas allergique à la laque. La substance l'imprègne avec une telle force qu'elle en tomberait évanouie.
Attablé au Paradise Garden, Tao raconte à Olivier la colère de Long. Le jeune Français rit mais pas Tao : - «Il trouve qu'on travaille trop ensemble. Pour le concours, il voudrait qu'on fasse chacun notre dessin, pas un dessin ensemble.»
Le concours de peinture sur le sol se déroule le long de la Rivière des Parfums, dans la rue qui longe la rivière jusqu'au Paradise Garden. Ouvert à tous, il fait partie des animations gratuites proposées à la population huéenne dont une grande partie est trop pauvre pour s'offrir le dîner impérial ou les spectacles qui se déroulent dans la Citadelle. Il y a des animations intéressantes comme le concours de cerf-volant, les concerts en plein air, le défilé de mode de Minh Hanh, les joutes nautiques, le Tour Vert en cyclopousse et la fête de Nam Giao. C'est presque un festival off. Olivier et Tao participent au concours de peinture sur le sol.
Olivier ne rit plus. Il interroge : - «Qu'est-ce que ça veut dire, ça, qu'on travaille trop ensemble. Qu'est-ce qui lui prend à Long ? C'est lui-même qui nous a inscrits tous les deux. Ca fait des semaines qu'on travaille sur ce projet. Parle. Tu veux quoi, toi ? Dessiner seul ou faire notre projet ?»
Olivier et Tao dessinent ensemble. Ils n'ont pas vraiment de modèle mais ils disposent de quelques ébauches étalées devant eux, au pied des gens qui les regardent. Plusieurs peintres sont à l'ouvrage, chacun occupant l'espace qui lui a été dévolu lors de son inscription. Ils se passent les pots de peinture et s'échangent les pinceaux. L'ambiance est bonne. Il fait beau. Les parasols du Paradise Garden sont déployés au dessus des tables, toutes occupées. Sous le regard des badeaux, la route se couvre de couleurs et de formes. Clélia est venue se poster devant les deux jeunes gens mais ils l'ont chassée, la menaçant de leurs pinceaux comme d'une tapette à mouche. Va-t-en, la mouche du coche. Elle est partie, poussée dans le dos par les rires comme une barque qui a pris le vent dans sa voile.
- «Je reviendrai tout à l'heure», lance-t-elle par dessus son épaule. - «C'est ça, maman du Vietnam, reviens tout à l'heure».
La femme se sent légère, libre comme une sauvagine sur les bords d'un chemin ou dans une jachère. Elle en a terminé avec Buu Y. Toutes les interviews sont en boîte et la rédaction de son livre est bien avancée. Pour se récompenser, ils se sont offerts le repas impérial. Pendant toute la nuit, ils ont goûté en cascade aux mets qui étaient servis autrefois à la cours de l’empereur. Des jeunes filles en Ao daï faisaient le service et le repas était ponctué de spectacles pyrotechniques. C'était il y a trois jours. A l'heure où elle s'éloigne de Olivier et de Tao peignant sur le sol, Clélia se sent comme une mère de famille dont les enfants sont à l'école et qui peut disposer de sa journée à sa guise, avec un temps que ne canalise aucun horaire et qui s'étend en nappe jusque aux plages de la nuit.
Comme un oiseau de passage, elle se pose à une table de la terrasse du Paradise Garden. Musardant dans la carte, elle commande une bière de Hué. Le breuvage ambré dévale dans sa gorge. La bière de Hué est sa bière préférée mais c'est surtout l'instant qu'elle sirote, cet instant qui est encore une disponibilité mais qui bientôt sera une attente. Le cyclo qui pose sur l'affiche du Tour Vert vient de lui faire de l'oeil. Elle a décidé de le suivre. Le Tour Vert est une animation gratuite mise sur pied par une association d'étudiants et la Région Nord Pas-de-Calais, très impliquée au Vietnam. Il propose aux festivaliers de visiter la Citadelle en cyclo-pousse. Le départ se fait juste là, devant le café, en prenant d'abord un bateau touristique.
Clélia embarque avec une dizaine de passagers, Français pour la plupart. Les chaussures s'accouplent sur le pont. Ici aussi l'ambiance est bonne. La journée du Tour Vert et la journée de la peinture sur le sol devraient se dérouler en parallèle avant de converger vers le point des retrouvailles : le dessin terminé. Le bateau s'est mis dans le fil du fleuve et glisse lentement. Les passagers font connaissance. Le voyage sur cette arche de Noé vietnamienne n'est pas très long. Bientôt, le bateau rejoint les cyclopousses qui attendent. Il y a plusieurs corporations de cyclo-pousses, chacune affectée à la désserte d'un lieu donné : la gare, le marché ... et portant ses propres couleurs. Les chauffeurs ne sont pas propriétaires de leur véhicule mais ils le louent à la corporation à laquelle ils sont affiliés. En cas d'arrêt de travail, leur corporation leur verse une indemnité mais une indemnité toujours moins élevée que ce qu'ils toucheraient en travaillant. Rude sagesse qui donne des leçons à l'Etat Providence. Les cyclos ont chargé leur touriste dans la nacelle qu'ils vont pousser devant eux en pédalant pendant plusieurs kilomètres. Ils se sont mis en route en file indienne, menés par les coups de klaxons du cyclo de tête. Clélia a un peu honte de se laisser porter ainsi comme un paquet, un cadavre par un homme qu'elle trouve frêle. Dans les côtes, les hommes pédalent en danseuse. La femme voit leur dos s'incurver, la sueur assombrir leur tee-shirt entre les omoplates. Le long du trajet, les enfants saluent les équipages par des hello tonitruants. Saluts sincères ou relevant d'une consigne nationale, comment savoir ?
La procession des cyclos du Tour Vert longe les remparts de la Citadelle, faisant haltes à des points touristiques où les cyclistes peuvent se reposer pendant que leur passager se dégourdit les jambes en se mirant dans le visage souriant du Vietnam : l'étang où l'on peut regarder les pêcheurs et pêcher soi-même, le lac Thin Tam où les empereurs venaient se reposer et où se donne le spectacle des marionnettes sur l'eau, les remparts épineux de tours, le potager qui s'épanouit au pied de l'une d'elles. Dans ce potager, tous les légumes des repas quotidiens : oignons, coriandre, bettes ... Des hommes et des femmes y évoluent, tout à leur tâches : récolter des légumes frais, en remplir un panier, semer, sarcler, désherber ... Un vieil homme est debout, appuyé sur le manche de sa pioche, mâchonnant un brin d'herbe. C'est un paysan comme il en pousse partout sur la Terre. Au centre du potager se trouve une citerne. On peut y puiser au seau mais elle est équipée d'un système à pédales pour remonter l'eau dans une gouttière aqueduc qui l'achemine dans les rigoles d'irrigation. Dans la pénombre de la citerne, on voit un serpent qui ondule à la surface de l'eau. Instants de paix, de sérénité, d'harmonie. L'harmonie de Hué la belle. C'est là, en cet instant, que Clélia Rivière trouve le titre de son livre : Hué la belle.
* **
Le soir tombe sur la Rivière des Parfums. Sur la route, les artistes ont fini leurs oeuvres, sauf Tao et Olivier qui sont toujours penchés sur leur fresque. Les mouvements qu'ils font enroulent leurs membres autour de leur tronc en une chorégraphie élégante et tonique. On dirait des danseurs de tango, dont les corps tour à tour s'épousent et se repoussent. Gestes larges, amoureux. My les regarde en souriant, les yeux brillant dans la lumière mourante. Derrière eux, dans le flou de l'éloignement, des vieux et des vieilles font leur Taï chi, semblables à des arbres qui se balancent dans la brise du soir. Clélia s'est mêlée à eux qui ont élargi leur cercle pour la recevoir. C'est dans cette clairière humaine qu'elle se prépare à voir le tableau que les deux jeunes hommes ont peint pendant qu'elle faisait le Tour Vert.
My et Clélia ont convergé vers le tableau. Courbées vers le sol, les deux femmes ont poussé un cri d'étonnement et d'admiration. Le tableau représente une tour de verre et d'acier dressée vers un ciel flambant de soleil. La lumière argentée qui tombe sur les vitrages donne une impression de noblesse et de force. L'effet est obtenu par le jeu de la lumière qui tombe d'un lampadaire sur la peinture qui contient des paillettes argentées. La tour émerge d'une colline de terre brute complètement noire et mate qui semble vouloir l'absorber, la résorber dans sa masse. L'artiste vietnamien et l'artiste français ont marié des matériaux et des effets contraires : le brillant et le mat, le plein et le vide, l'horizontal et le vertical, l'apparu à la lumière et le disparu dans l'ombre. Ils ont incarné la dialectique entre le primitif et le moderne, le féminin et le masculin. Ces deux parties sont contraires mais aussi complémentaires. Elles agissent à la manière des ogives dans les cathédrales gothiques : c'est leur antagonisme même qui, créant l'équilibre des forces, permet à l'édifice d'exister. Planté dans la terre noire, un lotus pousse sa tige à l'intérieur de la tour transparente jusqu'en son sommet d'où elle émerge par une fenêtre ouverte. La fleur éclose laisse voir son coeur blanc et jaune, fragile comme un oeuf, symbole de naissance et de renouveau. Le tableau est d'une grande beauté et les avis sont unanimes : il a ses chances pour le concours.
La bande prolonge la magie à la galerie de Long. Long a installé sa natte derrière son bureau et somnole. Tao et Olivier font une bataille d'experts autour des concepts de modernité et de tradition. La conversation se fait en français et en anglais, pour arriver à dire en substance :
- Olivier : «Je ne dis pas qu'on copie, je dis qu'on a des influences, qu'on s'enracine dans les arts passés et dans l'époque à laquelle on vit. On est des passants, des passeurs.»
- Tao : «Ce n'est pas vrai, la création est jaillissement, spontanéité. Elle vient d'ailleurs. Il ne faut pas rester prisonnier des anciennes techniques, des anciennes façon de penser.»
- Olivier : «C’est ça : du passé faisons table rase. Mais, vous n’en avez pas marre de la révolution, vous n’avez pas assez donné ? Tu n’as pas compris que les révolutionnaires sont des fous qui poussent les gens dans le mur.» - Clélia : «Foi, feu, folie, ils ont tout compris, ces petits.» My ne dit rien.
- Tao : «Le communisme, ce n'est pas fou. C'est le progrès. Les choses bougent au Vietnam. L'art et la culture sont très vivants.»
- Olivier : «Mais de quoi tu parles, il n'y a plus que l'argent qui compte. Tu as vu, il y a des magasins, on n' y vend que des coffres-forts. Et dans les rues, il y a de plus en plus de 4X4.»
- Tao : «Oh, shit, Olivier. On veut pas rester pauvres. On veut vivre, être heureux, écouter de la musique. On est jeune.»
S'adressant à My : «Toi aussi, My, tu veux une autre vie. Etre riche. Etre libre.»
My nage entre deux eaux : - «Je veux tout ça mais pour ma famille, mon village. Le plus important, c'est l'amour. Je voudrais un homme que j'aime et qui m'aime. Beau et gentil. Comme vous deux.»
Tao fait le geste de jouer de violon. Clélia l'arrête. Elle ne veut pas que l'on abîme les rêves de My. Ce ne sont pas des rêves superficiels, ce sont les sentiments les plus profonds et les plus universels, le noyau dur de l'Humanité. Et elle est l'éternel féminin : entre les deux son coeur balance.
- Tao s'enflammant : «On ne parle pas de politique et de sentiments, on parle d'art, d'architecture, de construction, de techniques, de matières. Moi, j'aime le béton, le verre, le métal. Le pont Tran Tien, la gare de Dalat, c'est magnifique. J'aime les buildings comme on a dessiné sur la route. La transparence, la lumière. On vient d'inventer le béton translucide, on va pouvoir faire beaucoup de choses.»
- Olivier : «Je n'aime pas ces matériaux de la transparence, la transparence, c’est totalitaire. Je préfère les matériaux de l'intimité. La pierre et le bois. C'est des matières naturelles, primitives. Quand tu les travailles, que tu les tailles, que tu les sculptes, tu as du vivant devant toi. Tu dois en tenir compte. Si tu donnes un mauvais coup de ciseau dans la pierre ou le bois, la matière éclate. Le fer, le béton, le verre sont des matériaux qui se coulent. Tu imposes la forme et si elle ne te plaît pas, tu refonds la matière et tu la recoules à nouveau. C'est de l'abus de pouvoir, de la dictature. Tu fais ça avec la matière et tu fais ça avec les gens.» - My : « Je pense comme toi Olivier. Le bois et la pierre, c'est plus joli. On est plus heureux dedans.»
Olivier se penche vers la jeune fille, prend sa tête entre ses mains et dépose sur son front un baiser très tendre. Dans la salle d'exposition, Long tousse et se retourne sur sa natte. D'une voix ensommeillée, il fredonne une chansonnette. Une chansonnette française que Clélia connaît mais ne reconnaît pas tout de suite. Prenant l'air au vol, elle rappelle les mots de sa mémoire à sa bouche. Ca lui revient. Elle chantonne à son tour : «On s'était connu, on s'est reconnu ...» La chanson de Jules et Jim.
* **
Extrait de "Hué la belle", de Clélia Rivière, chapitre : La DMZ (Demilitarized Zone). La zone démilitarisée s'étend le long de la rivière Ben Hai et du 17ème parallèle. Elle a été créée en 1954 par les accords de Genève et divise le pays en deux zones d'influence : au Nord, la zone communiste et au Sud, la zone capitaliste américaine, occidentale. C'est un peu ce qui a été fait en Allemagne après la guerre 40-45 avec le camp Occidental et le camp soviétique séparé par le mur de Berlin. Mais contrairement à ce qui s’est passé en Allemagne, cette stratégie n'a pas favorisé la paix. Le camp communiste s'est trouvé conforté et il y a eu la guerre. Deux armées étaient en présence : l'ARVN (Armée de la République du Vietnam) pour le Sud allié aux Américains et l'APVN (Armée Populaire du Vietnam) pour le Nord communiste gouverné par le Viet-Minh encore appelé Viet Cong. A partir de 1967, les Nord-Vietnamiens ont mis en place toute une logistique pour approvisionner les maquis du Sud Vietnam en matériel de guerre. Pour ne pas être repérés par les armées du Sud et leurs alliés américains, ils évoluaient sur un itinéraire parfaitement invisible : la piste Ho-Chi Minh. Dans la plus grande discrétion, ils ont acheminé munitions, explosifs, armes ... Pendant plusieurs mois, les bombardements américains furent impuissants à couper le cordon ombilical constitué entre le Nord et le Sud par la colonne de fourmis humaines. Situé au centre du Vietnam, Hué fut une pièce importante du dispositif. Au nord de la ville, Khé San en était même le centre. C'est là que les Américains et leurs alliés Sud-Vietnamien, voulant éviter leur Diên Biên Phu, précipitèrent leur fin. C'était en février 1968, lors de l'offensive du Têt.
Clélia veut prendre quelques photos du Festival pour illustrer le chapitre de son livre sur l'Hué actuel. Il lui faudrait des vues des joutes nautiques et du jeu d'échecs humain. Pour savoir lequel de ces spectacles elle va voir en premier, elle sacrifie à la passion des Vietnamiens pour les jeux de hasard : elle joue à pile ou face. Le jeu d'échecs rafle la mise. Le spectacle a lieu dans la Citadelle. Il fait très chaud. Une fois de plus, la femme regrette de ne pas avoir son éventail qui est toujours chez Long.
L'échiquier est disposé sur la place, un homme-pièce dressé sur chaque case. Le jeu d'échecs vietnamien est différent du jeu occidental. Il y a par exemple moins de cases. Les deux joueurs se font face, perchés au sommet de chaises en bambou hautes comme des sièges de maître-nageur. Les hommes-pièces portent les couleurs de leur joueur respectif. A leur ordre, ils se déplacent sur l'échiquier, chacun interprétant un pas selon la pièce qu'il représente : la tour, le pion, le cavalier ... Traçant son cercle autour du carré, Clélia photographie le jeu des hommes dans la lumière compacte. C'est très spectaculaire mais, les deux joueurs étant de force égale, la partie est très longue, si longue que l'un des hommes-pièces finit par s'évanouir au milieu de sa danse des sabres. Clélia suit le groupe qui emmène l'homme inerte à l'ombre d'un bosquet d'arbres, là où un poste de secours a été installé. L'endroit est frais, sombre, vif. Des rochers gris se dressent, retombant en rocaille hérissée d'épineux. La tente du poste de secours partage les lieux avec l'échoppe d'un marchand d'oiseaux. Dans les cages alignées, des dizaines d'oiseaux qui pépient, confiants. Ont-ils conscience qu'ils sont des oiseaux à souhaits et qu'en tant que tels ils ne sont pas vraiment prisonniers? Celui qui les achète les relâche en effet après les avoir investis d'un voeu, d'une prière. En fait, ces oiseaux sont des messagers qui font la navette entre la terre et le ciel, simple retour aux origines des anges. Le marchand est entrain de prendre un oiseau dans une cage et de le placer dans une cage plus petite, tenue par une main de femme. C'est en zoomant pour saisir la scène que Clélia reconnaît My.
D'instinct, elle se jette en arrière, se dissimule sous l'auvent de la tente. Elle ne sait pas pourquoi, mais elle pense que la rencontre qui s'amorce entre elle et My ne doit pas avoir lieu, que la scène n'est pas écrite. Elle laisse My s'éloigner, portant dans une main la cage avec l'oiseau et dans l'autre, un éventail déployé qu'elle reconnaît être le sien. Pourquoi Long a-t-il donné son éventail à My. Il savait bien que c'était à elle. Elle se dit qu'elle tirera cette affaire au clair plus tard. Pour remplir ses mains vides, elle achète au marchand un Non bai ton, un de ces chapeaux coniques en bambou et en feuilles de palmier, ornés de poèmes d'amour, de chansons, de proverbes ou de dessins seulement visibles de l'intérieur quand on regarde le chapeau à contre-jour.
Direction les berges de la Rivière des Parfums où se déroulent les joutes nautiques. Douze équipes sont en lice, toutes sponsorisées par le plus bel hôtel de la ville. Chaque pirogue compte un barreur et sept rameurs. A l'ombre des grands arbres, l'eau est moins jaune, plus orangée, safranée, plutôt, comme la robe des bonzes. Une course va commencer. Les embarcations piaffent sur la ligne ondulante du départ. Le départ va être donné par un agent de police, commissaire de course avec quelques-uns de ses collègues. Le départ est donné. Les pirogues s'élancent. Sous les encouragements de la foule, les rameurs se désarticulent autour de leurs rames. Les frêles embarcations filent, étirant le peloton. Les hurlements de la foule les soulèvent comme une houle. Tous les coups semblent permis : se percuter, s'agripper aux bouées pour gagner du temps dans les virages, même changer de rameur en cours de route. Un jeune homme s'est jeté à l'eau. Il nage comme un forcené vers une embarcation, la rejoint, monte à bord et prend la place d'un rameur épuisé. Peine perdue. L'embarcation se laisse distancer. L'issue de la course commence à se dessiner. Trois pirogues sont en tête et se battent pour la victoire. Le spectacle est époustouflant. Lorsque la première pirogue atteint la bouée d'arrivée, la foule explose. C'était une première manche. Pour conserver les faveurs divines, les gagnants retournent au milieu de la rivière où ils larguent des offrandes aux dieux.
A l'intérieur des terres, la liesse populaire est à son comble. Debout sur un banc, des vieux tapent de leurs pieds nus en cadence, arrimés l'un à l'autre par leurs bras. Un peu plus loin, des adolescents perchés sur un arbre hèlent les rameurs en riant. Clélia pense immédiatement au Bandar Log, le Peuple Singe du Livre de la Jungle, si gais, si jeunes. Et qui font des proies si faciles pour le prédateur hypnotique. La vase des berges de la rivière a laissé place à une prairie d'herbe courte sous laquelle la terre, broyée par d'innombrables pieds nus, affleure par plaques. Deux fillettes conversent sur un rocher. L'autre moitié du monde, l'autre moitié du ciel. Elles ne regardent pas les joutes. Qu'en verraient-elles d'ailleurs avec le mur d'adultes qui leur bouche la vue ? Leurs regards sont tournés de l'autre côté, vers la colline qui s'éloigne par vague vers la ville. Elles regardent les deux garçons qui viennent vers elles. Deux petits Mowgli qui évoluent loin de la fête, au rythme de leur temps propre. D'un pas glissé, ils avancent vers les fillettes, ralentissent quand ils arrivent à leur hauteur et accélèrent le pas quand ils les ont dépassées. Il n'y a eu aucunes paroles échangées, aucuns regards. C'est si comme les filles et les garçons s'étaient reconnus à des substances chimiques invisibles, sortes de phéromones qui régiraient les relations enfantines. Les deux garçons portent une casquette et un short rouge gansé d'un galon blanc qui galbe l'arrondi des hanches. Ils marchent côte à côte en se tenant par la main. L'un des deux est très jeune, six ans, peut-être. L'autre est déjà un pré adolescent. Clélia leur emboîte le pas et les suit sur un chemin bordé de flamboyants. Le chemin mène à une fontaine. La fontaine est une de ces pompes à bras qu'il faut actionner pour faire s'écouler l'eau. Les deux enfants s'y arrêtent. Le plus grand des garçons empoigne le bras de la pompe et fait couler un flot d'eau bulleuse. Le petit y glisse les jambes et se met à les frotter. Maladroit, trop petit, il ne parvient pas à nettoyer la crasse qui séchait en cuirasse sur ses cuisses et que l'eau draine en de magnifiques lettres calligraphiées. Le plus grand tente de l'aider mais il est handicapé par la nécessité de pomper. Clélia a posé les mains à côté des mains de l'enfant. Pendant un instant, ils sont un couple de rameurs unis dans un même effort. Le garçon lâche le bras de la pompe et va rejoindre l'autre garçon dans le fil de l'eau qui coule sans discontinuer. Avec des gestes qui sont de vraies caresses, le grand frotte les jambes du petit, doucement, tendrement. Sont-ils frères ou simples camarades de jeux, futurs amis, amants, peut-être ? La grâce évanescente qui émane des corps mouillés nimbe Clélia d'un bonheur tremblant. Elle se dit que ces deux elfes feux follets qui s'ébattent à quelques pas de la Rivière des Parfums ramènent au paganisme le plus échevelé.
Extrait de "Hué la belle", de Clélia Rivière, chapitre : Le Caodaïsme. La religion caodaïe ou Caodaisme est née en 1919 sur l'île de Phu Quoc lorsque l'être suprême nommé Cao Daï est apparu à Ngô Van Chieû, un fonctionnaire de l'Administration française. Elle s'est propagée dans le Sud du Vietnam à partir de 1920 autour d'une pensée syncrétique du Bouddhisme, du Christianisme, du Taoïsme, du Confucianisme et de l'Islam. Symbolisé par un oeil géant, le dieu est secondé par des Saints étonnants parmi lesquels Jeanne d'Arc, Victor Hugo, Winston Churchill, Sun Yat Se, Moïse et Brahma. Elle est assise sur cinq commandements : tu ne tueras aucune créature vivante, tu ne convoiteras pas, tu ne vivras pas dans le luxe, tu ne succomberas pas à la tentation et tu ne prononceras pas de calomnie. Dès ses origines, la religion caodaïe s'adressa aux pauvres, surtout les paysans dépossédés et devint un mouvement nationaliste, anticolonialiste et subversif. Elle évolua dans les conflits en faisant des alliances opportunistes : avec les Japonais contre les Français, avec les Américains contre le Viet Minh, avec le Viet-Minh, contre le Vietnam du Sud. Après la réunification en 1975, la Religion fut déconsidérée. Les dirigeants, les fidèles et les prêtres furent persécutés. Les terres des paysans caodaïstes furent confisquées. Aujourd'hui, la religion caodaïe compte deux millions d'adeptes et un million de temples. Elle est surtout implantée dans le delta du Mékong, dans le Sud du Vietnam. La cathédrale ou grand temple se trouve à Tay Ninh.
L'aube est à peine levée sur la colline de Nam Giao. Une légère brume s'évapore du sol comme l'haleine d'un dragon endormi. L'aube est à peine levée et pourtant, la foule est déjà dense, tassée sur les trottoirs par les policiers en chemises vertes. Personne ne voudrait rater l'évènement qui se prépare : la procession de Nam Giao. C'est un évènement pour les touristes mais surtout pour le peuple vietnamien. C'est en effet la première fois que la procession a lieu depuis sa suppression en 1945, date à laquelle Ho Chi Minh a jeté à bas de l’Histoire la monarchie des Nguyen que les Français d'Indochine avait conservé pour préserver la cohésion nationale. Clélia Rivière connaît l'histoire. Buu Y lui a expliqué. Lui-même est descendant des Nguyen. La procession se déroulait une fois par an entre la Cité pourpre interdite et la colline de Nam Giao. C'était une procession comme toutes les processions : rituelle et sensée attirer les bénédictions du ciel sur la ville. L'empereur se rendait en grande pompe sur la colline de Nam Giao. A cette occasion, les concubines du souverain, vêtues de robes bleues, dansaient sur des chants traditionnels et toute l'armée défilait : les fantassins, les archers, la cavalerie. Des combats de tigres et d'éléphants étaient organisés. Symbole de puissance, le pachyderme représentait le roi. Il ne perdait donc jamais. Au besoin, on attachait le tigre à un poteau enfoncé dans le sol. Massée sur le passage de la procession, la foule rendait un culte à l'empereur.
Aujourd'hui, après des années sans procession, la foule de Hué est toujours là, fidèle au rendez-vous. Avec raison car la procession est magnifique même si ce n’est plus un rite mais une simple parade. Plus de cent cinquante figurants défilent en costume, accompagnés d'une dizaine de chevaux et de cinq éléphants. Le régime communiste veut reprendre toute cette symbolique de la puissance à son compte et pour le pays en pleine expansion mais il ne veut pas que soient attisés les tisons mal éteints de la royauté sur lequel souffle déjà le vent de la démocratie. La procession doit se garder d’ouvrir la voie à une sorte de restauration de l'ancien régime. Elle est et doit rester une simple fête folklorique. Pour bien marquer la procession au sceau du communisme, en tête du cortège défilent des jeunes porteurs de drapeaux portant le drapeau rouge à étoile jaune de la République Socialiste. Pour éviter l'apologie de la royauté, la procession ne suit que le trajet du retour de la colline de Nam Gio vers la Cité interdite. Il est de notoriété en effet que parfois le souverain ne retournait pas à la Cité interdite avec la procession mais qu'il restait quelques jours sur ses terres. Ce tour de passe-passe permet de faire l'impasse sur l'empereur qui n'est même pas incarné par un comédien et dont la chaise à porteur rouge et or défile vide.
Clélia Rivière a suivi la parade depuis la colline jusque la cité interdite en prenant beaucoup de photos. La parade s'est terminée sur la place de la Tour du Drapeau, sous le regard de l'oncle Ho dont l'affiche trône au-dessus de la porte monumentale. Sitôt le cortège disloqué, la foule s'est décomprimée, distendue, élargie comme un fleuve quand un barrage cède. Dans les tourbillons de la fête, Clélia se retrouve seule devant la chaise à porteurs. Elle la regarde, fixement, longuement. Il lui semble que la chaise vide a les bras ballants d'une mère quand l'enfant est parti. Elle ressent un curieux malaise. Des images se bousculent devant ses yeux. Le dernier roi Nguyen, la chaise vide, le petit prince Canh, son enfant à elle, mort depuis si longtemps. Peu à peu, ces visages s'effacent derrière un autre visage, flou, comme flottant sur un miroir d'eau. Le visage d’Olivier.
Hué Majestic Hotel, la nuit. Clélia est étendue sur son lit, les yeux grands ouverts fixés sur le ventilateur de plafond dont la rotation des pales l'hypnotisent. D'un mouvement lent, régulier, lancinant comme l'écoulement du sable dans un sablier, les pales du ventilateur brassent la pâte molle d'un air alourdi de produit insecticide. Des sensations bizarres se diffusent dans le corps de la femme comme un poison mortel. Bien qu’elle ne soit pas malade, ses chairs sont chevillées au lit par la fièvre. Si elle était superstitieuse, elle dirait qu'on lui a jeté un sort. Un gecko de delirium tremens asiatique s'incruste près de l'interrupteur, juste derrière sa tête, immobile comme une idée fixe. La femme le regarde, le salue familièrement. La vie reflue en elle et tout son corps s'ébranle pour accueillir la superbe vision. C'est ainsi que son oeil accroche les images qui défilent dans le téléviseur dont elle a comme d'habitude coupé le son.
Le téléviseur montre en rediffusion des images du Festival de Hué. Des images de la peinture sur la route près du Paradise Garden. Gros plan sur le tableau d’Olivier et de Tao. Le spectateur reçoit comme un coup de poing la tour vitrée, éblouissante, avec son lotus qui vrille à l'intérieur, cherchant la lumière. Le tableau a remporté le premier prix du concours. Dans la citadelle, c'est la remise des prix. Le prix est remis par Buu Y. Les images montrent Tao s'avançant vers Buu Y, recevant un objet que la femme ne prend pas la peine d'identifier tant elle est sidérée. Tao est seul. Olivier n'est pas là. Elle se dit que peut-être il n'était pas libre à ce moment-là, qu'il était appelé ailleurs. En même temps qu'elle énonce ces mots, sa conscience la plus profonde lui crie que ce n'est pas possible. Le téléviseur vient régler son conflit intérieur : en bas de l'écran s'est inscrit le nom du vainqueur : Tao Ngô Quâc.
Voir My. Elle doit voir My. La jeune fille doit savoir ce qui s'est passé pendant qu'elle était sur la colline de Nam Giao. My est au Phuong Nam, attablée avec des festivaliers qui l'ont invitée à dîner. L'ambiance n'est pas à la fête. Les convives sont abattus, les mines sont défaites. - «Je peux te parler, My ?», dit Clélia.
La femme prend la jeune fille par les épaules et l'entraîne dehors marcher sous les grands arbres. My raconte : - «Le jury a donné le prix à Tao. Pas à Olivier. Le président du jury a dit que c'est seulement Tao qui était inscrit pour participer. Olivier n'est pas inscrit. Le prix c'est seulement pour Tao. Ce n'est pas juste. J'ai dit à Tao. Il a dit qu'il est pas sa faute. C'est Long qui a inscrit. Olivier n'était pas content. Je disais la consolation mais il était grande colère. Tao et Olivier ont disputé dans la citadelle près les expositions. Ils criaient. Olivier a cassé la belle Bande Dessinée de Tao.»
- «Celle avec le petit bonhomme et le chien qui courent sous la pluie ?»
- «Oui, celle-là. J'avais peur qu'ils cassent d'autres aussi mais des gens les ont chassés. On a couru, c'était la folie. On est venu sur l'esplanade du symposium, tu sais les sculptures des artistes internationaux. Tao et Oliviers se sont battus.»
- «Ils se sont battus !»
- «Des coups de poings, des coups de pied. Ils ont roulé par terre. Les visages étaient pleins de sang. Je ne savais pas faire quoi. J'étais toute seule. Je me suis sauvée.»
My pleure. Clélia la console : - «Tu as bien fait, My, on ne peut rien faire quand les hommes se battent. Il faut attendre qu'ils soient fatigués et qu'ils s'arrêtent tout seuls. C'est comme ça.»
Tout en marchant, My et Clélia sont arrivées devant l'arbre qui, à l'intersection de ses branches maîtresse, abrite un autel bouddhique. Une bougie se consume lentement devant la divinité, allumée par quelque pieuse âme. Les deux femmes se font face et se tiennent enlacées.
My : - «Maman du Vietnam, je suis tellement désolée. J'avais lâché un oiseau pour un voeu. Mon voeu c'était...»
Clélia a mis la main sur la bouche de My : - «Chuut, on ne dit pas un voeu ...»
Elle essuie le visage mouillé de la jeune fille qui glisse dans un sourire : - «Long m'a donné ton éventail, je l'ai donné à Olivier pour qu'il te le rende.»
- «C'est gentil, ma belle. Je lui demanderai quand je le verrai. Maintenant, tu vas retourner chez toi, te reposer. Moi, je vais m'occuper de nos deux lascars. Si déjà je les retrouve parce que va savoir où ils sont.»
- «Tao est parti chez Long mais Olivier, je ne sais pas.»
Tao est chez Long, en effet. Ils sont assis face à face à la table basse du petit train des jours heureux. Long a les mains posées à plat sur la table. Appuyé contre le mur, le dos bien redressé, il a ramené sous lui ses jambes torses. Dans cette stature, son handicap s'efface. On ne s'étonnerait pas de le voir se lever et s'en aller. Tao, au contraire, est tassé, recroquevillé sur son siège. On dirait que son corps s'est vidé de ses os. Clélia s'approche des deux hommes qui se poussent pour lui faire de la place. Pendant un long moment, ils se regardent sans mots dire. C'est la femme qui rompt le silence :
- «Te voilà bien arrangé, Tao !»
Tao a le nez tuméfié, une croûte de sang séché s'accroche à son sourcil gauche. Il tente un sourire prudent mais Long le foudroie du regard. Clélia comprend que Tao n'est pas le maître du jeu, qu'il n'a pas voix au chapitre. Elle se tourne alors franchement vers Long : - «Olivier et Tao ont travaillé ensemble. Tu le sais bien. Pourquoi il n'y a que Tao qui a eu le prix ?»
Long répond : - «Je ne sais pas. C'est une erreur. C'est la vie. Il ne faut pas se disputer pour cela. Il y a toujours des moyens de s'arranger. Tu diras à Olivier que Tao n'a rien fait, qu'il peut s'en aller tranquille.»
Extrait de "Hué la belle", de Clélia Rivière, chapitre : L'offensive du Têt. En février 1968, pendant la fête du Têt, le nouvel an vietnamien, des milliers de communistes menés par un éminent stratège, le général Giap, attaquent simultanément des cibles dans cent cinq centres urbains. Ils infiltrent Saigon où ils prennent l'ambassade et le QG américains. Les troupes sud-vietnamiennes sont surprises car elles pensaient que la bataille allait avoir lieu à Khé Sanh, près de Hué. Une bataille s'y déroule en effet et aussi à Hué. Les Nord-vietnamiens ont pris la ville et se sont retranchés dans la citadelle. Pendant vingt cinq jours, sous les bombardements assidus des B 52, ils maintiennent leurs positions. Ils en profitent aussi pour régler quelques comptes. Ils abattent, décapitent et brûlent vives trois mille personnes dont des fonctionnaires, des policiers et toute personne soupçonnée d'avoir des sympathies pour le gouvernement de Saigon ou leur allié américain. Ces atrocités n'émeuvent pas l'opinion publique car à ce moment-là les regards sont braqués sur les massacres de My Shon (My Lai), au Sud de Da-Nang. Le 16 mars, des unités de l’armée américaine ont débarqué à My Lai pour une expédition punitive suite à la morts de GI’s. Ils ont massacré tout le village, jusqu'aux animaux dont ils ont jeté les corps dans les puits pour empoisonner l'eau. Des soldats se sont interposés comme Thomson, Colburn et Andreotta qui ont posé leur hélicoptère entre les soldats et les villageois. Aujourd'hui, les Etats-Unis ont reconnu qu'il n'y avait pas d'ennemis ce jour-là à My Lai et qu'en fait de bataille c'était bel et bien un massacre. Thomson et Colburn ont reçu la plus haute médaille militaire du courage pour un acte commis hors affrontement avec l'ennemi. Andreotta est mort au combat. L'offensive du Têt fut le début de la fin pour le camp du Sud. Si les Sud-Vietnamiens gagnèrent de toute évidence la guerre sur le terrain en écrasant le Nord communiste, ils la perdirent sur le terrain politique. L'offensive du Têt avait en effet révélé que sans les Américains le Sud ne pouvait sortir vainqueur de la guerre civile. Cette révélation démobilisatrice renforcée par le retournement de l'opinion publique mondiale amena le retrait des troupes américaines. Ces faits viennent comme en écho des massacres qui eurent lieu en 1883 lors de la prise de Hué par les troupes de la colonisation française. Dénoncés dans la presse par Pierre Loti, écrivain et journaliste, ces massacres ont induit la décolonisation de l’Indochine et de l’Algérie.
" Tu diras à Olivier qu'il peut s'en aller tranquille. " " Tu diras à Olivier qu'il peut s'en aller tranquille. "
Les mots de Long résonnent dans la tête de Clélia, ses pensées se bousculent tandis qu'elle traverse à grands coups de pédales la ville assoupie. Olivier peut s'en aller tranquille ... Ainsi donc Olivier veut partir. Peu à peu la question se formule : Olivier veut-il partir ? Puis se décline en plusieurs autres questions : pourquoi Olivier voudrait-il partir ? Pourquoi Olivier devrait-il partir ? Sans s'en rendre compte, Clélia a pris le chemin qui mène à la pension Loan. La route lui parait si longue et elle a si mal au genou qu'elle finit par larguer son vélo pour héler un taxi. L'homme qui baragouine un anglais approximatif ne comprend pas sa demande. Elle la reformule dans tous les sens mais rien n'y fait. En désespoir de cause, elle fait ce par quoi elle aurait dû commencer : noter l'adresse sur un bout de papier et le mettre sous les yeux de l'homme. L'anglais écrit met généralement tout le monde d'accord. En effet, l'homme comprend, aquièse et démarre. Il roule mais pas longtemps. Au rond-point extérieur de la ville, une ambulance bloque la circulation. Des véhicules immobiles, un attroupement, des policiers ... Les décors et les acteurs de l'urgence sont en scène. Pour quel drame, quelle tragédie ??? En tous cas, Clélia ne sera pas au rang des spectateurs. Apercevant un motobyker, elle demande au chauffeur du taxi de la déposer. Le chauffeur tente de la retenir mais elle jette sur son siège un billet de cinq euros et sort de la voiture. Le motobyker l'emmène. Se faufilant dans les encombrements, il va à une allure raisonnable mais il lui prend de faire un détour à travers la ville. La femme a beau lui tirer la manche pour le diriger ainsi qu'elle le ferait avec la bride d'un cheval, il continue, arguant :
- " Hué, by night, it's beautiful".
C'est vrai que c'est beau Hué la nuit mais Clélia a un but et elle est pressée de l'atteindre. Elle pense que le motobyker veut seulement rallonger la course pour se faire plus de money. C'est de bonne guerre, OK, bénies soient les leçons de marchandage prises avec Olivier sur le petit marché des bords de la rivière. C'est ce qu'elle se dit tandis que la moto mène son interminable digression. A l'arrivée devant l'hôtel Loan, le motobyker passe à l'offensive, réclamant pour sa divagation une somme extravagante que Claire refuse de payer. Elle sort de sa poche une liasse de billets de dongs qu’elle tend à l’homme. L'homme repousse sa main et mouline sa colère avec ses bras de cuir. Se surprenant elle-même, la femme ne se laisse pas impressionner. Elle invective l'homme en anglais et menace d'appeler la police. Instantanément, l'homme se calme, prend la liasse de billets qui flotte à sa portée. L'affaire conclue, chacun va son chemin. Clélia se dirige vers la pension de famille qu'elle voit au bout de l'impasse. Son pas se fait ample, apaisé, comme la respiration dans le sommeil. L'entrée se rapproche. Marchant sur un nuage, Clélia est presque joyeuse.
Soudain, la femme est là, devant elle, allongeant son ombre sur elle. La pirate de la mer de Chine. Comme une pieuvre, elle prend Clélia dans les tentacules de ses bras et l'entraîne au fond de son antre. C'est une sorte d’appentis, avec une paillasse nue au-dessus de laquelle pend une de ces lanternes de papier que fabriquent les handicapés de Ho Ian, le village balnéaire très fréquenté des environs de Da-Nang. Des bruits montent d'une caisse rangée tout au fond du réduit. La femme fait signe à l'autre femme d'aller voir. Clélia s'avance, courbée en deux pour ne pas se cogner la tête au plafond. Elle se méfie autant de la caisse qui est devant elle que de la pirate qui la suit. Si c'est traquenard, elle est perdue car qui va savoir qu'elle est là. Parvenue à la caisse, la surplombant, elle voit. Il y a un chien. Pas un de ces petits chiens asiatiques qui vivent au Vietnam, totalement libres, sans laisse, sans autre niche que la maison de leurs maîtres. Non, un chien de grande race, de ceux qui sont élevés comme animaux à viande. Il dort. A son cou, un collier en ficelle et une médaille marquée au nom de "babi". La pirate est radieuse. Elle dit des mots que Clélia ne comprend pas mais qui contiennent toute la joie, toute la fierté de d’une mère. Car babi est bien son enfant, adopté dans la solitude et la marginalité de l'impasse. C'est pour Clélia un moment de terrible acuité que ce moment où elle prend conscience qu'il faut traverser le miroir des apparences pour se retrouver soi. Elle s'incline devant la femme et lui tend la photo de son fils qui, depuis des années l'accompagne partout. Elle lui tend la photo « à la vietnamienne », c'est-à-dire en la tenant à deux mains, signe de révérence envers une personne respectable.
Les deux femmes sont assises l’une à côté de l’autre sur le bord du trottoir lorsque arrive l'ambulance. C'est l'ambulance rattachée au QG du festival. Ensemble, elles suivent des yeux le véhicule jusqu'à l'endroit où il s'arrête. Juste devant elles. D'un bond, elles sont debout. Les infirmiers passent devant elles en trombe, poussant une civière. Ils vont jusqu'au bout de l'impasse, s'engouffrent dans l'hôtel, reviennent avec la civière chargée d'un corps. Dès qu'elle a identifié Olivier, Clélia Rivière se met à la remorque de l'équipage. Une angoisse sourde lui ligote les membres. A l'ambulancier qui lui demande si elle est de la famille, elle dit : - «Oui, je suis sa mère.»
Elle embarque dans l'ambulance. Olivier gît sur la civière. Il a le visage rouge, gonflé. La femme se précipite : - «Mon pauvre petit, il t'a massacré, Tao, le petit fumier. Le salaud». L'infirmier : - «Mais, qu'est-ce que vous dites, vous êtes folle ? Ce ne sont pas des traces de coups, il fait une allergie. Sûrement une allergie à la laque : regardez les cloques et les vésicules qui sont en train de se former. Et ses mains, elles sont couvertes d’eczéma ».
Se penchant sur lui : - «Tiens … qu’est-ce qu’il a dans la main ?»
L’infirmier desserre les doigts du garçon et voit : un objet racorni, comme rongé … un bout de carambole.
Comme Clélia lui prend les mains, Olivier ouvre les yeux, la reconnaît, lui dit en hachant ses mots comme une radio qui perd son signal par intermittence : - «Maman ... çà brûle ... ton éventail, My me l'a donné.»
L'infirmier, lui mettant le masque à oxygène : - « Je trouve qu'il respire mal. Je ne sais pas comment il a fait son compte mais il s'en est pris jusque dans les poumons.»
Dans la salle d'attente de l'hôpital, Clélia feuillette le document que lui a laissé l'infirmier pour la faire patienter utile - pour lui comme pour elle car il la sent investie, investigatrice. Le document est une brochure technique.
Dans la collection « Les techniques traditionnelles asiatiques » : « La laque ». Le terme laque provient du sanscrit "Lakh" qui signifie brillant, lumineux. Il a donné le mot arabe Lakk qui est devenu laque en Occident quand les premiers objets laqués y sont arrivés au retour des croisades. Le terme sanscrit définit une certaine qualité de lumière, donc de clarté. Les initiés disent qu’un laque - le mot laque est féminin quand il désigne la matière mais il est masculin quant il désigne l’objet laqué - Les initiés disent qu’un laque est comme le ciel durant la nuit, qu’il peut être de couleur très sombre mais cependant très clair dans son éclat, comme s’il avait une lumière intérieure. Ils emploient des expressions telles que « confus comme l’eau boueuse », « mêlé comme un étang boueux », « sans plus de transparence que l’opacité même », « obscurs comme l’eau trouble ». La technique traditionnelle de la laque est donc presque une mystique, une initiation qui demande minutie et patience, vertus existentielles de la culture asiatique. Elle se fait à partir de la laque. La laque est un suc laiteux qui provient du laquier, un arbre de la famille des toxidendrons qui ressemble au figuier. Ce lait est l'équivalent du latex pour le caoutchouc. Avec l'ajout de quelques autres produits, il devient une résine que l'on utilise crue ou cuite dans la technique de la laque. Cette technique se fait au départ d’un support de bois, soit une plaque, soit un objet et comprend une opération plusieurs fois répétée. Cette opération consiste à apposer une couche de laque sur le support, à la polir pour obtenir un lissé parfait et à le mettre sécher dans une sorte de chaudière à vapeur. Une laque de bonne qualité peut compter une trentaine de couches. La dernière est constituée d’une laque très fine soigneusement poncée pour recevoir le décor final. Les décorations principales sont les feuilles d’or et d’argent, les pierres taillées semi-précieuses, la nacre, la coquille d’oeuf ou les écailles de tortues (aujourd’hui interdites car la tortue est une espèce protégée). Mise en garde : la laque contient de l'urushiol, une substance allergisante qui provoque démangeaisons, dermatites, eczéma, érythème, cloques et vésicules, avec risques d'infections secondaires par grattage. Il arrive aussi parfois que les poumons soient touchés lorsqu'il y a inhalation mais c'est rare, le plus souvent la contamination se fait par contact. La substance étant très prégnante, sa toxicité est persistante, c'est pourquoi il est impératif de laver les objets contaminés.
Olivier a des lésions aux poumons. Il doit être rapatrié. Clélia lui a ramené ses affaires qu'elle a ramassées dans tous les lieux qui jalonnaient sa vie vietnamienne: la pension Loan, le Phuong Nam, la galerie de Long, le QG du festival ... Ils se reverront en France, ils se le sont promis. En attendant, la femme se sent seule, vide. Elle a perdu le fil de sa présence à Hué. Qu'est-ce qu'elle fait là, en pleine nuit, sur les gradins du parc Thin Tam, à regarder un spectacle de marionnettes sur l'eau. Un homme vient s'asseoir à côté d'elle. Un vieil homme, petit, osseux, sec comme un bout de bois. Il ramasse ses jambes sous lui, s'entoure de ses bras, s'y amenuise, se réduit tellement qu'il finit par n'être pas plus grand qu'un enfant. Le spectacle se déroule, racontant des histoires de paysans vivant dans les marécages et les rizières, des histoires peuplées de dragons et de buffles, de pêcheurs et de musiciens. Des histoires universelles. Clélia ne voit rien, n'entend rien. Elle se dit qu'elle va partir aussi. Rassembler ses affaires, son ordinateur, ses livres ... Déjà, elle a récupéré son éventail. Il est dans sa main, déployé. Il n'est plus très propre. A passer ainsi de main en main, il s'est sali. Une traînée noirâtre, un peu grasse, court le long d'une pliure. Ce sera difficile à ravoir, se dit-elle, et si je le lave, il perdra les souvenirs qui s’y rattachent ... My qui le tient devant le marchand d’oiseau, qui le donne à Olivier, comme un gage qui les lient tous les trois … Des images tombent dans ses yeux ... des objets qui flottent sur l'eau, des hommes troncs dont les jambes disparaissent dans l'eau, des hommes qui manipulent des marionnettes. FIN Cette histoire a été écrite à partir de mon voyage au Vietnam avec l’association « La rencontre de l’autre », de Donzy-le-National, en Bourgogne. Elle est librement inspirée de personnes et de lieux existants qui ont été utilisés comme support de mon imaginaire. Les prénoms ont été choisis en fonction de leur signification :
Tao signifie Création Long Dragon My Belle Clélia la femme du silence Olivier l’homme inquiet
Quel hôtel choisir à Punta Cana? English translation pending
bonjour,
Je partirai possiblement a punta cana pour la première fois a la fin janvier.Il ya 4 hôtels qui nous sont proposés par notre agents de voyage et j'aimerais avoir des rensiegnements pour faire un bon choix.🙂
Voici les 4 hôtels proposés:catalonia blau natura parkbavaro princessdreamsJ'aimerais avoir un hôtel avec une belle plage et de la bonne nourriture, ya t-il des excursions interessantes a faire, discothèque, bar a la piscine et un bon confort... et pas trop loin de l'aéroport. Bref si vous avez des suggestions a me faire j'attends vos opinions. merci beaucoup😉
Je partirai possiblement a punta cana pour la première fois a la fin janvier.Il ya 4 hôtels qui nous sont proposés par notre agents de voyage et j'aimerais avoir des rensiegnements pour faire un bon choix.🙂
Voici les 4 hôtels proposés:catalonia blau natura parkbavaro princessdreamsJ'aimerais avoir un hôtel avec une belle plage et de la bonne nourriture, ya t-il des excursions interessantes a faire, discothèque, bar a la piscine et un bon confort... et pas trop loin de l'aéroport. Bref si vous avez des suggestions a me faire j'attends vos opinions. merci beaucoup😉
A bas le tourisme de masse English translation pending
Petit coup de gueule contre ces touristes qui voyagent sans voyager, et qui veulent retrouver tout leur confort à l'étranger: je suis scandalisée de voir que tellement de personnes se rendent dans un pays étranger sans en apprécier les différences et sans même voir qu'ils ont quitté leur chez-soi. Ces gens qui se ruent sur les forfaits "all inclusive", et qui fréquenteront ces hôtels à touristes qui se gaveront sans fin pendant leurs "vacances"; ces gens qui ne verront rien de rien du pays ou ils se trouvent, et n'auront aucun contact avec la population locale, ou, pire, critiqueront le peu qu'ils apercevront.
A bas ces hôtels qui polluent un environnement jadis vierge et sauvage, et tellement plus vrai; a bas ces fausses vacances vendues à tour de bras à des personnes en mal de quelques heures de soleil et de (faux) dépaysement; à bas ce gavage de touristes qui, finalement, n'enrichiront pas la population locale mais leurs exploitants.
J'ai vu, dans le monde entier, de nombreuses plages, hôtels ou autres, interdits d'accès aux autochtones, sans voir personne s'offusquer de cette injustice, et je pense qu'il est grand temps de réagir, en évitant de fréquenter ces parcs à touristes de masse, par exemple.
Y'a t'il quelqu'un qui pense comme moi???
A bas ces hôtels qui polluent un environnement jadis vierge et sauvage, et tellement plus vrai; a bas ces fausses vacances vendues à tour de bras à des personnes en mal de quelques heures de soleil et de (faux) dépaysement; à bas ce gavage de touristes qui, finalement, n'enrichiront pas la population locale mais leurs exploitants.
J'ai vu, dans le monde entier, de nombreuses plages, hôtels ou autres, interdits d'accès aux autochtones, sans voir personne s'offusquer de cette injustice, et je pense qu'il est grand temps de réagir, en évitant de fréquenter ces parcs à touristes de masse, par exemple.
Y'a t'il quelqu'un qui pense comme moi???
Retour de l'hôtel La Salina Varadero du 14 au 21 décembre 2007 English translation pending
Bonjour à tous,
Voici nos commentaires de notre voyage à La Salina de Varardero, le tout est objectif selon nos goûts, appréciations et comparaisons avec notre autre voyage en mars passé. Vol Sunwing: Tout s'est bien déroulé, un peu plus d'espace pour les jambes 4-5 cm de plus...repas aller retour ordinaire. Arrivé ok, Check in privé dans un salon avec un petit punch et on nous donne une bouteille de rhum par couple que l'on a ramené. 15 min et on est prêt à aller à nos chambres.
-Chambre: Belle chambre neuve, assez grande pour un couple, lit King, climatisation compliqué mais on réussi par se débrouiller....si la porte patio est ouverte ca ne fonctionne pas....nous avions demandé d'être prêt de la plage et la piscine animée, nous avons eu prêt du lobby le bloc #26 au 3ieme étage avec vue sur la piscine dite plus tranquille. Nous avons demandé à l'arrivée si on pouvait changer et la petite madame a fait semblant de ne pas trop comprendre.....on a pas insisté pour ne pas retardé les personnes derrières nous......Après notre séjour, on croit que le meilleur spot serait dans le milieu soit les blocs 23 et 40. Le premier chiffre de la chambre représente le bloc, le 2ieme est l'étage et les 2 derniers le # de chambre les 01 à 08 sont face à l'avant et les 09 à 17 sont à l'arrières : ex: nous avions 26-305, bloc #26, 3ieme étage chambre à l'avant #05. Nous aimions pas le principe de coffre fort du tout .....beaucoup mieux à clef comme ailleurs...1 bouteille d'eau, 2 bieres et 2 liqueurs sont laissé dans le mini frigo.
-Site: Très grand comme plusieurs avaient déjà mentionné 3/4 de km env. entre le lobby et la plage, c'est en forme de 8 et à l'intérieur de chaque boucle il y a une piscine. La végétation est belle pour un nouveau hotel et c'est vrai que les jardiniers sont pas très présents sur l'ouvrage, souvent en break caché en gang assis dans les buissons ;))) Ils sortent de temps à autres pour offrir une fleur ou noix de coco...le site est quand même bien entretenu, si vous êtes des lèves tard.....il se peut que la tondeuse vous réveille à 7hrs ! Le type de pierre dans les allées sont de bonnes qualités et ne deviennent pas brûlantes, on peut y marché nu pied. Parlant des allées, elles sont larges mais pas assez pour accueillir en même temps les voiturettes et la circulation piétonniaire....ils font donc se tasse continuellement sur les bordures et laisser priorité....c'est un peu irritant à la longue pour ceux qui comme nous aime marché. Ca sera vraiment à améliorer....une voie supplémentaire... Je déconseille ce site aux personnes agées et mobilités réduites, c'est beaucoup trop vaste pour ce que l'on a vu dans plusieurs cas! Avis aux agences de voyages....
-Piscine: 2 piscines, 2 mots: Wow et wow! La piscine animée grande avec de la musique plus rythmé et des activités, une glissade, un tourbillon au centre qui ne fonctionnait pas....un bar dans une grotte avec 3 entrées.......il fait froid à l'intérieur par contre......on a pas niaisé là.....volley ball, water polo sont des activités dont je me suis amusé et essayé une fois la glissade pour mon âge....ca descend quand même assez vite ;) La piscine dite plus tranquille en forme de U est immense. L'eau est plus froide qu'à celle animée un peu...j'avais de la misère à rester dans celle là très longtemps...
-Buffet et Restaurants: Au début de la semaine nous avons aimé le buffet qui est à air ouvert, oui quelques mouches mais pas si pire, on avait hâte que la semaine finisse, c'est Cuba! Tout est fade ou presque, on s'y attendait! C'est vrai que les verres à jus sont toujours sales le matin......un petit truc prenez une tasse sur une table, elles sont impécables, tout comme la coutellerie! Nous avont mangé à l'italien, on a trouvé moyen, lasagne pas vraiment bonne on dirait la sauce ravioli en canne....Le Japonais pas contre vaut le détour, notre meilleur repas de la semaine, par ici on payerait vraiment bien pour aller manger comme ça! C'était succulant, nous avons pris les crevettes sautées, il y a une plaque devant 8 personnes et le chef prépare le repas devant nous, un petit spectacle du même coup! Il ya également le Méditéranéen, prêt de la mère, plusieurs le déconseillaient....le Romantico à la plage animéé le soir, aucun commentaire reçu, le Francais qui s'appelait le gourmet payant qui ont enlevé, apparement que c'était bon, avec une ambiance de fluorescent full éclairé juste à coté du buffet. Et le dernier c'est le Steak house, apparement que le boeuf n'est pas fameux, le poulet bon, selon les commentaires des gens.
Il y a un snack à chaque piscine et un autre prêt de la plage que l'on a essayé et évité toute la semaine yarkkkkk! les hamburgers sont dégueux aussi selon nos goûts...
-Bars 1 dans le Lobby, 2 à chaque piscine, 1 au piano bar qui est très tranquille, 1 au theatre et 1 au snack de la plage. Malheureusement, il y en pas sur la plage meme et pas de service non plus, si vous êtes loin de la gauche...amenez des provisions.....
-Spectacles: Nous avons assisté à 6 spectacles, tous à 21h45 et ils sont d'une tres grande qualité, les danseurs sont vraiment professionnels et le spectacle aquatique à la piscine animée mecredi toujours à la même heure est un peu long mais incontournable!!!! Vers 20h, il y a à chaque soir un petit groupe de 5 musiciens que joue jusqu'à 21h30 env. au snack de la piscine tranquille, c'est "accapella" Devant les théatres dans les soirées les plus chaudes, toujours vers 20h il y a un groupe qui joue. Plage: Très large, l'eau est plus chaude que dans les picines, on est vraiment bien dedans!!!! pas de roche pas trop d'algues juste un peu puisque l'on a eu un peu de mauvais temps en début de semaine. À la fin de la semaine, l'eau était plus clair et propre. Sur la gauche il y a des récifs sur environ 15-20 min de marche amener vos gougounes...ensuite vous pouvez marché longtemps sur du sable plus farineux mais remplis de coquillages. Sur la droite, ça marche beaucoup mieux malgré que l'on se fait solliciter quelques fois entre les sites....j'ai marché jusqu'au bout Barcelo Marina Palace 2 fois, on nous reconnait donc sollicite qu'une fois..... On avait amener nos serviettes de plage pas de tapponnage de Cuc la bas et pas d'emprunt non plus......si vous emmenez choississez autres que bleu....
En Résumé: Nous avons aimé l'hôtel en général:
Nos plus:ChambresPiscinesPropreté des chambres de bains partout sur le site impéccablePropreté en généralSpectaclesRestaurant Japonnais +++
Nos moins:Plage, on compare avec notre autre voyage et les plages de Cayo Guillermo sont beaucoup plus belles sable farineux, eau limpide, mais moins large. La Playa Pilar non loin un paradis.Buffet: ca goûte identique toute la semaineSite moins chaleureux vu plus grand, encore une fois une comparaison, le personnel nous connait moins si on profites de tous les emplacements et même si on laisse du pourboire c'est n'est pas reconnu....à notre autre voyage on avait traitement vip avec plusieurs amigos des bars etc...des petites attentions qui nous liaient d'amitiés.
Donc, on recommande cette hotel avec ses avantages et inconvénients si vous n'avez pas fait votre choix en espérant que ça peut vous éclairer et si non vous renseigner.
Seul ombre au tableau même si on y a été modérément sur tout: ma copine a eu une journée de diarhée et moi......malade les 3 derniers jours : fievre, diarhée, crampe, mal partout et depuis retour 2 jours: mal d'estomac, mal de tête etc même avec tylenol ca passe pas....ça laisse un petit goût amer...
P.S Pour ceux qui s'y rendent: Tamy et Hector un partiel au buffet sont vraiment cordial ainsi que Lazaro au bar du Théâtre, toujours le sourire accroché au lèvre et parle très bien l'anglais!!! Ses 3 là sont vraiment à leur place, ils aiment leur travail.
Si vous avez des questions, ne gênez vous pas!
A+
Voici nos commentaires de notre voyage à La Salina de Varardero, le tout est objectif selon nos goûts, appréciations et comparaisons avec notre autre voyage en mars passé. Vol Sunwing: Tout s'est bien déroulé, un peu plus d'espace pour les jambes 4-5 cm de plus...repas aller retour ordinaire. Arrivé ok, Check in privé dans un salon avec un petit punch et on nous donne une bouteille de rhum par couple que l'on a ramené. 15 min et on est prêt à aller à nos chambres.
-Chambre: Belle chambre neuve, assez grande pour un couple, lit King, climatisation compliqué mais on réussi par se débrouiller....si la porte patio est ouverte ca ne fonctionne pas....nous avions demandé d'être prêt de la plage et la piscine animée, nous avons eu prêt du lobby le bloc #26 au 3ieme étage avec vue sur la piscine dite plus tranquille. Nous avons demandé à l'arrivée si on pouvait changer et la petite madame a fait semblant de ne pas trop comprendre.....on a pas insisté pour ne pas retardé les personnes derrières nous......Après notre séjour, on croit que le meilleur spot serait dans le milieu soit les blocs 23 et 40. Le premier chiffre de la chambre représente le bloc, le 2ieme est l'étage et les 2 derniers le # de chambre les 01 à 08 sont face à l'avant et les 09 à 17 sont à l'arrières : ex: nous avions 26-305, bloc #26, 3ieme étage chambre à l'avant #05. Nous aimions pas le principe de coffre fort du tout .....beaucoup mieux à clef comme ailleurs...1 bouteille d'eau, 2 bieres et 2 liqueurs sont laissé dans le mini frigo.
-Site: Très grand comme plusieurs avaient déjà mentionné 3/4 de km env. entre le lobby et la plage, c'est en forme de 8 et à l'intérieur de chaque boucle il y a une piscine. La végétation est belle pour un nouveau hotel et c'est vrai que les jardiniers sont pas très présents sur l'ouvrage, souvent en break caché en gang assis dans les buissons ;))) Ils sortent de temps à autres pour offrir une fleur ou noix de coco...le site est quand même bien entretenu, si vous êtes des lèves tard.....il se peut que la tondeuse vous réveille à 7hrs ! Le type de pierre dans les allées sont de bonnes qualités et ne deviennent pas brûlantes, on peut y marché nu pied. Parlant des allées, elles sont larges mais pas assez pour accueillir en même temps les voiturettes et la circulation piétonniaire....ils font donc se tasse continuellement sur les bordures et laisser priorité....c'est un peu irritant à la longue pour ceux qui comme nous aime marché. Ca sera vraiment à améliorer....une voie supplémentaire... Je déconseille ce site aux personnes agées et mobilités réduites, c'est beaucoup trop vaste pour ce que l'on a vu dans plusieurs cas! Avis aux agences de voyages....
-Piscine: 2 piscines, 2 mots: Wow et wow! La piscine animée grande avec de la musique plus rythmé et des activités, une glissade, un tourbillon au centre qui ne fonctionnait pas....un bar dans une grotte avec 3 entrées.......il fait froid à l'intérieur par contre......on a pas niaisé là.....volley ball, water polo sont des activités dont je me suis amusé et essayé une fois la glissade pour mon âge....ca descend quand même assez vite ;) La piscine dite plus tranquille en forme de U est immense. L'eau est plus froide qu'à celle animée un peu...j'avais de la misère à rester dans celle là très longtemps...
-Buffet et Restaurants: Au début de la semaine nous avons aimé le buffet qui est à air ouvert, oui quelques mouches mais pas si pire, on avait hâte que la semaine finisse, c'est Cuba! Tout est fade ou presque, on s'y attendait! C'est vrai que les verres à jus sont toujours sales le matin......un petit truc prenez une tasse sur une table, elles sont impécables, tout comme la coutellerie! Nous avont mangé à l'italien, on a trouvé moyen, lasagne pas vraiment bonne on dirait la sauce ravioli en canne....Le Japonais pas contre vaut le détour, notre meilleur repas de la semaine, par ici on payerait vraiment bien pour aller manger comme ça! C'était succulant, nous avons pris les crevettes sautées, il y a une plaque devant 8 personnes et le chef prépare le repas devant nous, un petit spectacle du même coup! Il ya également le Méditéranéen, prêt de la mère, plusieurs le déconseillaient....le Romantico à la plage animéé le soir, aucun commentaire reçu, le Francais qui s'appelait le gourmet payant qui ont enlevé, apparement que c'était bon, avec une ambiance de fluorescent full éclairé juste à coté du buffet. Et le dernier c'est le Steak house, apparement que le boeuf n'est pas fameux, le poulet bon, selon les commentaires des gens.
Il y a un snack à chaque piscine et un autre prêt de la plage que l'on a essayé et évité toute la semaine yarkkkkk! les hamburgers sont dégueux aussi selon nos goûts...
-Bars 1 dans le Lobby, 2 à chaque piscine, 1 au piano bar qui est très tranquille, 1 au theatre et 1 au snack de la plage. Malheureusement, il y en pas sur la plage meme et pas de service non plus, si vous êtes loin de la gauche...amenez des provisions.....
-Spectacles: Nous avons assisté à 6 spectacles, tous à 21h45 et ils sont d'une tres grande qualité, les danseurs sont vraiment professionnels et le spectacle aquatique à la piscine animée mecredi toujours à la même heure est un peu long mais incontournable!!!! Vers 20h, il y a à chaque soir un petit groupe de 5 musiciens que joue jusqu'à 21h30 env. au snack de la piscine tranquille, c'est "accapella" Devant les théatres dans les soirées les plus chaudes, toujours vers 20h il y a un groupe qui joue. Plage: Très large, l'eau est plus chaude que dans les picines, on est vraiment bien dedans!!!! pas de roche pas trop d'algues juste un peu puisque l'on a eu un peu de mauvais temps en début de semaine. À la fin de la semaine, l'eau était plus clair et propre. Sur la gauche il y a des récifs sur environ 15-20 min de marche amener vos gougounes...ensuite vous pouvez marché longtemps sur du sable plus farineux mais remplis de coquillages. Sur la droite, ça marche beaucoup mieux malgré que l'on se fait solliciter quelques fois entre les sites....j'ai marché jusqu'au bout Barcelo Marina Palace 2 fois, on nous reconnait donc sollicite qu'une fois..... On avait amener nos serviettes de plage pas de tapponnage de Cuc la bas et pas d'emprunt non plus......si vous emmenez choississez autres que bleu....
En Résumé: Nous avons aimé l'hôtel en général:
Nos plus:ChambresPiscinesPropreté des chambres de bains partout sur le site impéccablePropreté en généralSpectaclesRestaurant Japonnais +++
Nos moins:Plage, on compare avec notre autre voyage et les plages de Cayo Guillermo sont beaucoup plus belles sable farineux, eau limpide, mais moins large. La Playa Pilar non loin un paradis.Buffet: ca goûte identique toute la semaineSite moins chaleureux vu plus grand, encore une fois une comparaison, le personnel nous connait moins si on profites de tous les emplacements et même si on laisse du pourboire c'est n'est pas reconnu....à notre autre voyage on avait traitement vip avec plusieurs amigos des bars etc...des petites attentions qui nous liaient d'amitiés.
Donc, on recommande cette hotel avec ses avantages et inconvénients si vous n'avez pas fait votre choix en espérant que ça peut vous éclairer et si non vous renseigner.
Seul ombre au tableau même si on y a été modérément sur tout: ma copine a eu une journée de diarhée et moi......malade les 3 derniers jours : fievre, diarhée, crampe, mal partout et depuis retour 2 jours: mal d'estomac, mal de tête etc même avec tylenol ca passe pas....ça laisse un petit goût amer...
P.S Pour ceux qui s'y rendent: Tamy et Hector un partiel au buffet sont vraiment cordial ainsi que Lazaro au bar du Théâtre, toujours le sourire accroché au lèvre et parle très bien l'anglais!!! Ses 3 là sont vraiment à leur place, ils aiment leur travail.
Si vous avez des questions, ne gênez vous pas!
A+