Results for "Mandu+|+7+>+8"
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Voyage dans le Nord-Ouest argentin English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars en Argentine mi-octobre avec une amie et nous aimerions avoir quelques conseils. Nous comptons passer 2 semaines dans le nord ouest avant d'aller à Iguazu et rejoindre des amis à Rio de Janeiro sur la 3ème semaine. Nous avons prévu sur ces 15 jours dans le NOA de se baser à Salta comme point de départ pour faire la boucle Salta-Cachi-Cafayate, une excursion à tolar Grande et aller au nord de Salta vers les salinas et la quebrada de humahuaca. Pensez-vous qu'on aurait le temps d'aller voir les parcs de la vallée de la lune et Talampaya aussi vue les distances? (nous ne souhaitons pas courir à gauche à droite et se presser durant ce voyage mais bien découvrir la région à notre rythme et voyager en bus) Si oui, que nous conseillez-vous : d'y aller depuis BA avant d'aller à Salta ou depuis Salta? (Je ne sais pas trop quelle ville est préférable comme point de départ La Rioja, San agustin de valle fertil ou villa union?).
Merci d'avance pour vos conseils :)
Je pars en Argentine mi-octobre avec une amie et nous aimerions avoir quelques conseils. Nous comptons passer 2 semaines dans le nord ouest avant d'aller à Iguazu et rejoindre des amis à Rio de Janeiro sur la 3ème semaine. Nous avons prévu sur ces 15 jours dans le NOA de se baser à Salta comme point de départ pour faire la boucle Salta-Cachi-Cafayate, une excursion à tolar Grande et aller au nord de Salta vers les salinas et la quebrada de humahuaca. Pensez-vous qu'on aurait le temps d'aller voir les parcs de la vallée de la lune et Talampaya aussi vue les distances? (nous ne souhaitons pas courir à gauche à droite et se presser durant ce voyage mais bien découvrir la région à notre rythme et voyager en bus) Si oui, que nous conseillez-vous : d'y aller depuis BA avant d'aller à Salta ou depuis Salta? (Je ne sais pas trop quelle ville est préférable comme point de départ La Rioja, San agustin de valle fertil ou villa union?).
Merci d'avance pour vos conseils :)
Guide francophone en Birmanie? English translation pending
Bonjour à tous
quelqu'un aurait-il les coordonnées d'un guide ( francophone si possible) en Birmanie?
Merci
Ouverture d'une école maternelle dans un village au Cameroun English translation pending
voilà c'est décidé, le retour au pays en compagnie de mon époux et de mes 2 jeunes enfts de 4 et 7 mois, aprés 25ans de vie en france nous avons décidé, biensûr aprés avoir longuement et mûrement réfléchis de retourner au village, nous sommes âgés de 48 et 42ans, ce qui nous posait problème c'est l'absence d'école maternelle dans notre village, la plus proche se trouvant en ville soit 10km, nous envisageons donc construire nous mêmes pour nos enfts biensûr, et pour tous les ptits du village qui n'ont aucune structure pour les acceuillir, l'école maternelle doit être fonctionnelle dés la rentrée scolaire prochaine2012/2013, car notre retour est prévu pour juillet, nous recherchons des idées, pour ceux qui ont déja réalisé ce genre de projet, du petit matériel , des jouets et biensûr des volontaires pour nous épauler dans cette démarche, nous utilisons nos petites économies et le petit batiment de 3 classes des maternelles est en construction.
pour ceux surtout le personnel enseignant biensûr retraité qui peuvent venir avec nous, nous avons la possibilité de le loger gratuitement.
bref j'attends toutes vos questions et suggestions .
Tous les à-côtés du concours photo VF de février 2012: "La couleur jaune" English translation pending
Bonsoir, 🙂
Le concours photos de février est ouvert.
Les blablas et autres jacasseries se font ici. 😉
Le concours photos de février est ouvert.
Les blablas et autres jacasseries se font ici. 😉
Séjourner dans l'ashram Amma Amrithapuri? (Kerala) English translation pending
Bonjour,
Est-ce que certains parmi vous ont déjà séjourné dans l'ashram d'Amma à Amrithapuri dans le Kerala? Et si oui, comment est-ce que ça se passe?
Je souhaite y séjourner du 28 février au 2 mars prochain puisqu' Amma y offrira le darshan du 29 février au 1er mars.
Sur le site de l'ashram, il est possible de faire une réservation. Mais rien ne dit de quelle réservation il s'agit. S'agit-il d'une réservation pour une chambre dans l'ashram? J'espère que c'est le cas car je souhaiterai justement connaitre la vie dans un ashram, et pour l'occasion ne pas avoir besoin de dormir dans un hôtel.
Comment ça se passe à l'intérieur? S'il est possible de dormir dans une chambre/un dortoir, combien coûte la nuit?
Merci pour vos réponses!
Est-ce que certains parmi vous ont déjà séjourné dans l'ashram d'Amma à Amrithapuri dans le Kerala? Et si oui, comment est-ce que ça se passe?
Je souhaite y séjourner du 28 février au 2 mars prochain puisqu' Amma y offrira le darshan du 29 février au 1er mars.
Sur le site de l'ashram, il est possible de faire une réservation. Mais rien ne dit de quelle réservation il s'agit. S'agit-il d'une réservation pour une chambre dans l'ashram? J'espère que c'est le cas car je souhaiterai justement connaitre la vie dans un ashram, et pour l'occasion ne pas avoir besoin de dormir dans un hôtel.
Comment ça se passe à l'intérieur? S'il est possible de dormir dans une chambre/un dortoir, combien coûte la nuit?
Merci pour vos réponses!
Deux semaines au Royaume-Uni (Angleterre/Ecosse) English translation pending
Bonjour,
Tout d'abord je me présente, je m'appelle Alexandra et j'ai 20 ans (enfin dans 4 jours donc on y est presque). J'écris ce message pour vous demander de l'aide grâce aux expériences des uns et des autres. Je prévois de partir au Royaume-Uni avec mon copain en Août prochain. J'entend par "Royaume-Uni" l'Angleterre et L'Ecosse. Nous passions partir de chez nous (BP) en voiture et de prendre l'eurotunnel pour ensuite faire de road trip en voiture rien que nous deux sur les route du Royaume-Uni. Nous avons un budget limité (disons 1600€ par personne) et nous aimerions avoir des conseils quant à quelles villes visiter, combien de temps y rester, qu'est-ce qu'on doit absolument faire ... ? Nous aimerions faire un maximum de choses. Si vous avez des bons plans pour dormir (car nous avons prévu de dormir dans notre voiture si nous ne trouvons rien dans nos prix mais ce n'est pas confortable et nous ne savons pas si on a le droit), pour manger, pour visiter. Nous aimerions faire Brighton et Loch Ness nous repasserons peut-être par Londres. Enfin je pense que vous avez compris, nous voulons juste des avis, des conseils, des bons plans. Si vous avez carrément des circuits (LE circuit idéal même à vos yeux) nous sommes ouverts !!! Ce que nous aimerions faire si cela peut vous aider : photographie, voir de beaux paysages, découvrir la culture (ce qui peut être différent de la France), voir des châteaux... ce genre de choses, en gros, on veut vraiment s'évader à la fois en découvrant la nature et la ville. Oui, et également, pour le logement nous voulons évidemment des choses pas très chères mais si il y a possibilité de nuits chez l'habitant ou ce genre de chose c'est okay ! 🙂
Un grand merci par avance nous vous en serons très reconnaissant ! 🙂
EDIT : Si vous avez de bons guides à nous conseiller nous sommes preneurs !
Tout d'abord je me présente, je m'appelle Alexandra et j'ai 20 ans (enfin dans 4 jours donc on y est presque). J'écris ce message pour vous demander de l'aide grâce aux expériences des uns et des autres. Je prévois de partir au Royaume-Uni avec mon copain en Août prochain. J'entend par "Royaume-Uni" l'Angleterre et L'Ecosse. Nous passions partir de chez nous (BP) en voiture et de prendre l'eurotunnel pour ensuite faire de road trip en voiture rien que nous deux sur les route du Royaume-Uni. Nous avons un budget limité (disons 1600€ par personne) et nous aimerions avoir des conseils quant à quelles villes visiter, combien de temps y rester, qu'est-ce qu'on doit absolument faire ... ? Nous aimerions faire un maximum de choses. Si vous avez des bons plans pour dormir (car nous avons prévu de dormir dans notre voiture si nous ne trouvons rien dans nos prix mais ce n'est pas confortable et nous ne savons pas si on a le droit), pour manger, pour visiter. Nous aimerions faire Brighton et Loch Ness nous repasserons peut-être par Londres. Enfin je pense que vous avez compris, nous voulons juste des avis, des conseils, des bons plans. Si vous avez carrément des circuits (LE circuit idéal même à vos yeux) nous sommes ouverts !!! Ce que nous aimerions faire si cela peut vous aider : photographie, voir de beaux paysages, découvrir la culture (ce qui peut être différent de la France), voir des châteaux... ce genre de choses, en gros, on veut vraiment s'évader à la fois en découvrant la nature et la ville. Oui, et également, pour le logement nous voulons évidemment des choses pas très chères mais si il y a possibilité de nuits chez l'habitant ou ce genre de chose c'est okay ! 🙂
Un grand merci par avance nous vous en serons très reconnaissant ! 🙂
EDIT : Si vous avez de bons guides à nous conseiller nous sommes preneurs !
Kawai et sérénité au pays des momiji (Japon, novembre 2011) English translation pending
Vous aviez découvert notre itinéraire, et quelques adresses, ici : le voyage en un clin d'oeil
Pour ceux d'entres vous qui ont envie d'un peu de lecture, voici le récit détaillé de nos aventures.
Pour les amateurs de photos, j'ai mis une première sélection ici : Au pays des momiji, une photo par jour
Voici également quelques photos de momiji : nihon no momiji
Et pour les gourmands, 3 messages sur ce que j'ai mangé pendant le voyage : sélection de repas japonais, repas au ryokan, douceurs japonaises, ma collection de kit-kat
Voici les photos des chats japonais : nihon no neko
Bonne lecture ! 🙂
Kawai et sérénité au pays des momiji - Novembre 2011 -
De retour du Japon... Par quoi commencer ? Par la gentillesse des japonais ? La propreté des rues ? Ou peut-être par les quartiers complètement fous et kawai, ou encore les temples aux jardins zen et magnifique ?
Commençons par le commencement. En revenant de Chine, en septembre 2009, nous nous étions dit que nous prochain voyage asiatique serait au Japon. Nous avons depuis longtemps envie de découvrir ce pays, et de mon côté j'adore les cerisiers en fleurs, les sakura, objets d'un véritable culte au Japon. Nous prenons donc nos billets pour un voyage en avril 2011, pour pique-niquer sous les sakura pour mon anniversaire. Les événements en décideront autrement, nous annulons notre voyage au dernier moment... Mais nous ne tardons pas à reprendre des billets d'avion, pour cette fois-ci profiter des momiji, les érables aux couleurs dorées et flamboyantes.
Chapitre 1. TOKYO Arrivée à Tokyo
Le 10 novembre 2011, nous nous envolons donc, en classe affaire (ça sert de savoir jouer la comédie pour avoir des places côte à côte et bien placées), en direction de Tokyo. Le 11 novembre 2011, nous atterrissons à Tokyo, et découvrons pour la première fois ce monde tellement différent du nôtre. Nous découvrons les bonzaï géants dans les jardins, les distributeurs de canettes de boissons chaudes (qu'on peut acheter avec sa carte de métro), nos premiers sushis, le panda ou le raton laveur qui dit de faire attention à ses doigts sur les portes du métro, le bateau du futur créé par Leiji Matsumoto, créateur d’Albator, et surtout la gentillesse et la politesse des gens que nous croisons.
Nous passons cette première journée dans le brouillard du décalage horaire, et sous la pluie, Tokyo prend un aspect irréel... Nous allons à Odaiba, quartier de Tokyo construit sur la mer, petite ville artificielle. Nous dégustons nos premiers sushis, dans un restaurant avec vue sur le port. Nous allons ensuite jusqu'au musée des sciences, le Miraikan, rendre visites aux robots, aux technologies du futur. Très chouette musée, très interactif, et très instructif. Toujours sous la pluie, et de nuit (la nuit tombe très tôt, 16h30, à cette époque) nous rentrons ensuite à l'hôtel pour une bonne nuit de sommeil (même si entre le décalage horaire et le soleil qui se lève à 6h, la nuit ne fut pas si bonne que ça...)
Il ne pleut plus ! Nous profitons de cette première journée pour visiter différents quartiers de Tokyo, en commençant par le temple Sensoji qui se trouve tout près de notre hôtel. Beaucoup de monde, peut-être parce que nous sommes samedi. De l'encens qui brûle, des moines qui prient, des japonais se prenant en photos après avoir faire un prière devant l'autel, un spectacle de singe savant, des boutiques souvenirs... Quelle animation ! Nous visitons ensuite les jardins du Palais Impérial, très joli, très belle promenade. Nous terminons cette grande journée par une belle vue sur Tokyo de nuit depuis la tour Mori Tower.
Retrouvailles
Le lendemain, nous avons rendez-vous avec un ami français qui vit maintenant tous dans la banlieue de Tokyo avec sa femme japonaise. Nous visitons le quartier Omotesando, boutiques de luxe, boutiques de mode, le Champs-Elysées japonais... Nous allons ensuite déjeuner dans le quartier Harakuju dans un restaurant attenant à une galerie d'art moderne (Design Festa), ambiance street art, on se croirait à Londres ou à New-York. Les okonomiyaki (sorte de crêpe à base d’œuf et de chou) sont très bon.
Nous traversons ensuite la rue Takeshita dori, sorte de Carnaby Street en cent fois plus délirant, pour arriver dans le parc Yoyogi. Ce parc est surprenant de par sa population le dimanche ! D'un côté, autour du lac, les cosplayers, déguisés en toutes sortes de personnage de dessin animés ou tout simplement habiller de façon complètement délirante, de l'autre côté, le sanctuaire de Meiji Jingu très calme, reposant, accueillant en ce jour de Shichi Go San (fête du passage à l’âge de 7 ans, 5 ans ou 3 ans) des jeunes enfants en kimonos accompagnés de leur parents élégamment vêtus. Le Japon est vraiment un pays très contrasté !
Tokyo Safari
Lundi matin, David Michaud, journaliste photographe français installé depuis plusieurs années à Tokyo, vient nous chercher à notre hôtel pour nous faire découvrir, en vélo, un Tokyo très agréable. Nous commençons notre balade par un petit tour dans Asakusa, le quartier de notre hôtel. David nous y indique les bons restaurants. Ensuite, après une balade dans le quartier des kappa, sorte de divinité de l’eau, nous arrivons dans Taito, puis nous partons à la découverte d’Ameyoko et de ses nombreuses échoppes de bric et de broc installé sous les voix de chemin de fer. Quelle animation ! Dans cette espèce de marché on peut aussi bien y trouver des chaussures soldées que du matériel électronique, en passant par du poisson ou de délicieuses brochettes de fruits frais (nous nous laissons tenter par ces dernières).
Nous reprenons ensuite nos vélos pour aller en direction du quartier Yanaka en traversant le Parc Ueno. Yanaka est un quartier très agréable, « dédié » aux chats ! Il y a des boutiques sur le thème des chats, des sculptures de chats sur le toit des maisons, et bien sur de vrais chats dans les rues ! Nous nous arrêtons pour prendre un café, ou un thé accompagné d’une douceur japonaise. Nous continuons ensuite notre balade dans Yanaka en traversant le cimetière, très calme, à la recherche des chats y résidant. Nous repartons ensuite vers le Parc Ueno, pour une petite balade, toujours en vélo, autour du lac, avant d’arriver, en passant par de sympathiques petites rues, à un très joli temple exposant de magnifiques décorations en chrysanthèmes.
Nous quittons cet aspect de Tokyo faisant penser à un petit village pour nous diriger vers Akihabara, la ville électrique. Quel contraste, le changement de décor est impressionnant ! Beaucoup d’animation, des salles d’arcade pour jeux vidéo en tous genres, des boutiques d’électronique, de robotique, de retro gaming, des maid tentant d’attirer les passants (mâles bien sûr) dans leur café… Avant de continuer, nous nous arrêtons dans une petite gargote pour déguster un bon ramen au comptoir. C’est bon, c’est chaud, ça fait du bien !
Pour changer de décor, David nous emmène dans un temple dédié à l’argent, pour gérer sa fortune. Des hommes d’affaire viennent y faire des offrandes ou y prier pour s’assurer la réussite de leur contrat.!
Il est déjà 16 heures, le soir commence à tomber… Mais la journée n’est pas finie pour autant ! David nous emmène ensuite à un super spot photo, Ochanomizu, ou nous pouvons voir plusieurs trains se croiser sur différentes voies ferrés au-dessus du fleuve. La vue est vraiment sympa. Nous traversons ensuite, toujours sur nos vélos (on commence à avoir mal aux fesses ou aux mollets) différents quartiers, passant devant des boutiques d’instruments de musique, des bouquinistes, devant l’université de Meiji qui se trouve dans une grande tour. Nous nous arrêtons prendre un thé glacé ou un café dans la cafétéria de l’entreprise Tokyo Center, entreprise d’agronomie très intéressante puisque ses locaux sont transformés en culture en tous genres ! Des plants de tomates séparent les salles de réunion, les stagiaires ont comme première tâche de faire pousser des salades… C’est vraiment agréable de se poser dans ce cadre très reposant. La nuit est tombée entre temps, et c’est dans un Tokyo illuminé que nous reprenons nos vélos pour rentrer à l’hôtel, en passant par Nihon Bashi (et le pont où se trouve le point zéro de Tokyo) et Asakusa Bashi.
En rentrant à l’hôtel, nous voyons beaucoup de monde avec à la main des espèces de râteau en bambou très décoré, plus ou moins grand. Il s’agit de la fête Tori no Ichi , la fête des râteaux du bonheur ! Ces « râteaux » sont censés ratisser le bonheur pour le faire entrer dans la maison pour l’année à venir. Intrigués, nous décidons de suivre David jusqu’au sanctuaire Otori. Quelle animation ! Une foule impressionnante, des échoppes pour manger dans la rue, d’immenses stands pour acheter son « râteau », et tous ces gens qui entre dans le temple en faisant bien sagement la queue… On ne regrette pas d’être venus. http://lejapon.fr/...-otori-a-asakusa.htm Sur ces notes festives, nous quittons David, après l’avoir chaleureusement remercié pour cette super journée, et nous rentrons nous coucher.
Kawaguchiko, à la recherche du Mont Fuji
Nous voulons voir le Mont Fuji. Le Mont Fuji, c'est quand même l'emblème du Japon, et puis il est toujours très beau sur les photos dans les livres... Alors nous prenons le bus en direction du Kawaguchico, un lac au pied du Mont Fuji San. On décide donc de bouder le téléphérique et de monter à pied au point de vue, ça nous réchauffera. Un embranchement, 2 indications en japonais... Mes faibles connaissances en kanji me permettent de reconnaître 3 signes sur le panneau : ciel, au-dessus, et montagne. Le ciel au-dessus de la montagne ? C'est sûrement la bonne direction, tant pis si je n'ai rien compris aux 20 autres idéogrammes. Par chance, c'est en effet la bonne direction qui nous emmène à un magnifique point de vue tout en faisant une très belle balade sous les momiji, les érables s'étant parés pour l'occasion de leurs magnifiques couleurs or et rouge. Au détour d'une clairière, les arbres sont moins serrés, et on aperçoit le Mont Fuji caché par un nuage (donc en réalité on n'aperçoit pas grand-chose). Quelques photos, et nous repartons bien vite pensant arriver au point de vue pendant que le nuage s'éloigne (c'est qu'il y a un peu de vent). Malheureusement, ce stupide nuage est bien resté plus d'une heure devant le Mont Fuji. Nous aussi du coup, c'est qu'on veut le voir. On attend donc le bon vouloir du nuage en mangeant des biscuits et en admirant la vue de l'autre côté, sur le lac Kawaguchi (très belle aussi d'ailleurs). Enfin le nuage bouge ! Après une trentaine de photos pour marquer le coup, on entame la descente, c'est qu'on commence à avoir vraiment froid et faim. Sauf que nous ne sommes plus en ville, et qu'on arrive trop tard, les restaurants sont fermés. Mais au Japon, ce n'est pas un problème, il nous suffit d'aller au combini, petite superette ouverte tout le temps, pour y acheter deux bento, chauffés au micro-onde par la caissière, que nous mangeons au bord du lac en regardant les japonais se prendre en photos devant le beau paysage. Sur le chemin du retour, pour rejoindre la gare routière, après avoir découvert le jardin d'un joli petit temple, nous nous rendons compte qu'on voit très bien le Mont Fuji depuis un angle de la route, et le nuage a maintenant complètement disparu. Ça ne nous a pas empêché de passer une très bonne journée.
De retour à Tokyo, nous visitons, de nuit, le quartier de Shinjuku, puisque la gare routière se trouve là. Nous nous dirigeons, entourés de hauts buildings illuminés, vers Tokyo Metropolitan Government Office, la tourrappelant Notre-Dame avec ses deux tours. La vue du haut de cette tour sur Tokyo est vraiment chouette. Nous suivons ensuite les conseils de David, et nous allons dîner dans un restaurant de yakitoris. Nous sommes ensuite d'attaque pour nous balader dans les rues du Golden Gay aux multitudes de bar très intimes, réservés souvent à des groupes d'habitués, amis du patron.
Dernier jour à Tokyo
Quel temps magnifique aujourd'hui, le ciel est merveilleusement bleu ! Nous suivons encore un conseil de David, et rejoignons l'embarcadère de la rivière Sumida (pas celui à touristes, celui un peu plus loin, sans personne) pour prendre un bateau qui nous emmènera, à travers divers paysages tokyoïtes, jusqu'à Odaiba que nous avons envie de voir sous le soleil. Nous accostons juste à côté du bateau d'Albator ! Après une petite balade sur le quai, nous arrivons à... la Statue de la Liberté ! Nous quittons ensuite Odaiba, en train cette fois-ci pour rejoindre le Parc Hama Rikyu, magnifique jardin dans lequel il fait bon pique-nique au soleil, ou déambuler tranquillement. Nous voulons retourner à Akihabara, pour aller au café neko conseillé par David... On passe donc une heure en compagnie de gentils et magnifiques matous, qui de leur côté savaient bien que l'heure du repas n'allait plus tarder, ils étaient donc bien réveillés. Cette dernière journée à Tokyo était vraiment sympathique.
Chapitre 2. KYOTO Arrivée à Kyoto
Dernier petit déjeuner à Tokyo, dernier trajet de notre hôtel au métro... Nous arrivons bien en avance à la gare de Tokyo. Nous posons donc nos valises, et achetons deux magnifiques bento pour notre repas du midi. Au bout de 50 minutes de trajet en Shinkansen, on aperçoit par la fenêtre, le Mont Fuji ! Qu'on voit d'ailleurs beaucoup mieux que lors de notre escapade au Kawaguchico, le temps est clair aujourd'hui. Après une après midi plutôt tranquile (lessive, repérage des temples sur la carte…) nous partons diner dans la gare de Kyoto.
Temples de Kyoto
Pour notre première journée à Kyoto, il fait beau. Nous avons une longue liste de temples à visiter, alors on compte bien profiter du beau temps aujourd'hui. Nous prenons le bus jusqu'au Ginkaku-ji, le Pavillon d'Argent, au magnifique jardin. Très belle entrée en matière, ce temple nous plaît beaucoup. Vraiment, les jardins japonais sont magnifiques ! On a l’impression d’être en pleine nature alors que chaque pierre est à sa place au millimètre prêt. C’est reposant et magnifique. Nous parcourons ensuite le Chemin des Philosophes, le long duquel nous croisons quelques adorables chats, pour rejoindre, en passant par la porte Sanmon, le temple Nanzen-ji, complexe de plusieurs petits temples.
Nous reprenons ensuite un bus pour aller au Kiyomizu-dera, magnifique temple construit en hauteur de la ville, et reposant sur une structure en bois très aérée, comme s'il lévitait. Pour y arriver, délaissant la rue principale et toutes ses boutiques à touristes, nous empruntons une petite rue traversant un immense cimetière à flanc de colline. Balade fort sympathique, d'autant plus que nous y croisons des chats. (merci du conseil masterpo ! 😉)
Le soir commence à tomber, nous déambulons un peu dans le quartier de Gion, à l'affût des maïkos, apprenties geishas, qui sont bien difficile à photographier. Puis nous remontons dans les hauteurs, en passant par des petites rues sinueuses, pour visiter le Kodai-ji, éclairé de façon vraiment spectaculaire. Lumière tamisée, mettant en valeur les bâtiments, le jardin sec et son dragon géant, et surtout les arbres, les magnifiques momiji se reflétant dans l'eau... Splendide ! Et très émouvant aussi. Un des meilleurs moments de notre séjour à Kyoto.
Nous décidons de dîner dans le coin, avant de reprendre le bus pour rentrer à l'hôtel. Très bonne décision, nous découvrons un très bon restaurant de teppanyaki, yakisoba, okonomiyaki... Bref, que de délicieux plats cuits sur plaque chauffante, sorte de pierrade japonaise. Nous nous régalons tellement que nous y reviendrons pour notre dernier repas à Kyoto une semaine plus tard. C'est ce qu'on appelle une journée bien remplie !
Journée pluvieuse, journée de musée !
Ça y est, la pluie annoncée est arrivée. Profitons-en pour visiter un musée. Notre choix se porte sur le musée du manga, la bande dessinée japonaise, qui est tellement intéressant que nous y restons toute la matinée (on aurait pu y rester plus longtemps si on savait lire le japonais, dans ce musée on peut lire les œuvres exposées). Nous apprenons beaucoup sur l'origine du manga, des histoires racontées en image, qui remonte à une époque où les troubadours japonais accompagnaient leur récit avec des kamishibai, rouleaux imagés. C'est vraiment marrant de retrouver en livre, en livre culte même, les dessins animés qu'on regardait quand on était enfant sur la 5 ou dans le club Dorothée ! Nous mangeons ensuite dans la cafétéria du musée, pas de la grande cuisine mais le lieu est sympa, les murs étant couverts de dédicaces de dessinateurs de BD, aussi bien japonaise que francophone.
Nous passons l’après-midi dans les rues marchandes, et couvertes, puisqu’il pleut toujours, de Terramachi, et nous en profitons pour faire quelques petits achats, et visiter quelques boutiques de manga.
En fin de journée, il ne pleut plus, et nous nous baladons sur les rives de la rivières Kamo, en longeant les maison de Pontocho, c’est calme, c’est agréable. C’est d’ailleurs dans ce quartier que nous dinons de délicieux sashimis. Après diner, nous retournons vers la rivières. Attiré par le son de djembé, nous nous approchons, et nous faisons ainsi la connaissance d’un groupe de jeunes japonais jouant du djembé à la lumière d’un réverbère, au bord de la rivière ! Ils nous entrainent dans leur rythme, nous jouons un peu avec eux, la barrière de la langue n’est vraiment pas un problème, nous passons un super moment en leur compagnie !
Le sanctuaire des renards
Le lendemain, le soleil est revenu, nous décidons alors de visiter le sanctuaire Fushimi Inari, et de nous balader dans les collines sur les quatre kilomètres de chemin formés par une longue succession de torii (sorte de portails) en bois vermillon. C'est franchement chouette, on se croirait dans un autre monde. Le chemin jusqu'au sommet est ponctuée de petits autels entourés de statues de renards avec chacun leur bavette rouge, signe de leur pouvoir. Entre le vert de la forêt et de la mousse, et le rouge des bavoirs des renards et des torii, nous voyageons dans un monde de couleur qui semble hors du temps.
Nous retournons ensuite dans le centre de Kyoto pour visiter le château Nijo. Nous n'avons plus beaucoup de temps pour la visite, mais nous pouvons quand même bien en profiter. Ce château est vraiment beau, et très intéressant, avec son parquet « chantant » (le bruit du parquet quand on marche est censé prévenir lorsque quiconque entrait dans le château).
Nara
Nous partons de bon matin sur les chemins et les voies ferrées (en train) en direction de Nara, « la ville où les pigeons sont des daims » d’après Lewis Trondheim. Je ne pouvais pas manquer ça ! Arrivés à la gare, nous nous dirigeons donc vers le grand parc, et à peine arrivés nous croisons nos premiers daims. Qu’ils sont mignons ! Nous passons devant la pagode du temple Kofuku-ji, qui, avec ses cinq étages, est l’une des plus grandes du Japon. Un peu plus loin, je trouve une boutique qui vend des biscuit pour donner aux daims. Alors bien sûr, j’en achète. Grave erreur ! Un daim, c’est comme un chat qui sait bien reconnaitre un sachet de whiskas, j’avais à peine payé que plusieurs daims sont arrivés vers moi, me poussant, tirant mon manteau avec leur dents ! Et moi, je ne donne pas les gâteaux pour rien, je veux pouvoir les caresser. Sauf que les daims veulent uniquement manger à l’œil, alors ils me donnent des coups de tête. Bref, on s’est bien amusé, mais finalement c’est pas si mignon, un daim ! Nous continuons notre chemin dans le parc, en essayant d’aurénavant d’éviter les daims en plein milieu de la route, pour aller visiter les temples. Le temple Todai-ji, abritant, dans la plus grande structure en bois du monde, le plus grand bouddha en bronze du monde, est vraiment intéressant. Mais j’aime surtout beaucoup le sanctuaire shinto de Kasuga Taisha, le temple des lanternes. Des milliers de lanternes en métal, richement ouvragées, sont suspendues le long des bâtiments. C’est magnifique. Cela doit être encore plus beau le soir, lorsqu’elles sont toutes éclairées. Après déjeuner, nous nous baladons tranquillement dans le parc entre les daims, les sanctuaires shinto qui semblent perdus dans la foret, et le très joli petit lac avec ses momiji. Nous reprenons ensuite le chemin du retour, et nous dinons de tonkatsu dans l’un des nombreux restaurants de la gare de Kyoto.
Encore des temples !
Aujourd’hui, le ciel est d’un bleu magnifique, et le soleil brille de tous ces feux. C’est la journée que nous attendions pour aller visiter le Kinkaku-ji, le Pavillon d’Or. Ce bâtiment recouvert d’or brille au soleil et se reflète dans l’eau de l’étang sous les belles couleurs des momiji. Il y a du monde, mais on comprend pourquoi, c’est franchement magnifique ! Nous visitons ensuite le temple Ryoan-ji, très joli, avant de continuer notre chemin en direction du Ninna-ji. Thomas nous l’avais conseillé, et il a eu raison. J’aime vraiment beaucoup ce temple très calme, très zen, avec ses magnifiques momiji d’un rouge profond et le gazouillis des oiseaux… Le château est vraiment intéressant également.
Nous reprenons ensuite un bus pour traverser complétement la ville d’est en ouest, et nous arrivons au temple Tenryu-ji. Le temple, avec son magnifique jardin, l’étang, les carpes et les momiji est franchement splendide. Mais que de monde ! Après la visite des jardin, nous nous dirigeons vers la foret de bambous juste à côté. La lumière, filtrée par ces immenses bambous, y est douce et tamisée… Nos pas nous emmène jusqu’au petit temple Nonomiya. Avec la musique traditionnelle, accompagnée des chants des moines, il dégage de ce temple perdu dans la forêt une atmosphère vraiment particulière. Nous nous baladons ensuite au crépuscule au bord de la rivière, c’est très calme, très agréable.
Journée shopping
Aujourd’hui, nous allons nous offrir une journée plus tranquille, et faire quelques achats souvenirs. Nous visitons d’abord le temple Kennin-ji, dans Gion. Très beau temple avec ses magnifiques peintures de dragon. Nous allons ensuite au sanctuaire shinto Heianjingu. En cette période de la fête Shichi Go San nous croisons beaucoup de famille bien habillée, le père en costume noir, la mère et les jeunes enfants en kimono. Nous partons ensuite nous promener dans le quartier Shinbashi. Ses petites rues ombragées, cet homme qui pêche dans la rivière, et qui me montre le joli poisson multicolore qu’il vient d’attraper, ce vieil homme qui promène son chien sous les arbres d’automne… L’atmosphère de ce quartier nous fait vraiment penser aux manga de Taniguchi. Nous nous rendons ensuite dans la boutique de katana que nous a conseillé le personnel de notre hôtel. Les sabres exposés sont vraiment beaux. Et puis ce sont des vrais, pour les pratiquants de l’iaido. Un client est d’ailleurs en train d’essayer un sabre dans le petit jardin derrière la boutique, en faisant de magnifiques mouvements avec la lame. Après déjeuner, nous nous arrêtons un moment pour regarder un entrainement de base-ball avant d’aller au Kyoto Art Craft Center, immense boutique d’artisanat, pour quelques achats supplémentaires, puis nous rentrons tranquillement à l’hôtel pour y déposer nos emplettes. En fin de journée, nous retournons vers la gare pour diner au « train de sushis ». Nous nous arrêtons en chemin au magasin Todobashi, immense magasin d’électronique, de jouets, de tout en fait. Nous sommes impressionnés par le rayon « téléphones portables », non pas pour les téléphones d’ailleurs, mais plutôt pour tous les accessoires qui vont avec ! Entre les coques de toutes les couleurs, les pendentifs, les tatouages pour portables…. Je vais avoir le plus beau téléphone de France une fois rentrée, moi !
Entre singes et temples, dernier jour à Kyoto
Pour notre dernière journée à Kyoto, nous vérifions le tableau de météo des momiji affichés dans le hall de l’hôtel, et nous suivons les conseils la femme de notre ami : nous allons au Tofuku-ji. Ce temple n’est pas dans notre guide de voyage, mais si elle, qui est de Kyoto, nous le conseille, et s’il est sur le panneau des « spot momiji » de l’hôtel, il doit valoir le détour. Arrivé sur place, pourtant peu de temps après l’ouverture, il y a déjà foule ! Que des japonais bien sûr ! Mais nous ne regrettons pas, bien au contraire. D’une part même s’ils sont nombreux, les japonais restent très courtois, ne se bousculent pas, et ça c’est agréable. Et d’autres part, les momiji y sont vraiment splendides ! Les couleurs varient de l’or au rouge sombre en passant par l’orangé, l’ocre et le vermillon… Nous repartons avec des couleurs plein les yeux, et de magnifiques photos !
Les daims ne nous ayant pas suffit, nous décidons d’aller à Iwatayama Koen, un colline au nord-ouest de Kyoto qui est en fait un lieu d’habitat pour les singes japonais, qui y vivent en liberté. La balade à travers la forêt pour arriver au sommet est très agréable, et la vue d’en haut, sur Kyoto, est superbe ! Mais l’intérêt de cette montagne, ce sont les singes, qui se baladent tranquillement sans nous prêter la moindre attention. Ils s’intéressent seulement aux humains qui sont à l’intérieur de la petite maison, derrière le grillage, et qui leur donnent à manger des cacahuètes ou des morceaux de fruit. Bien sûr, nous n’y résistons pas, et nous achetons deux sachets de cacahuètes. C’est impressionnant de voir leur réaction quand ils prennent le fruit avec la main. Et les bébés sont si mignons ! Bref, nous passons encore un très bon moment, Kyoto réserve de bonnes surprises.
Nous reprenons le bus pour rejoindre le centre de Kyoto, et au lieu de faire un changement nous finissons le trajet à pied le long de la rivière Kamo pour rejoindre le temple Chion. Nous arrivons un peu tard pour le visiter en entier, mais le premier jardin, prêt de l’entrée, est vraiment très joli, avec son petit étang, ses statues, et surtout la superbe lumière du soleil couchant. Nous continuons alors notre route en direction du Kiyomizu-dera. Nous avons déjà visité ce magnifique temple le jour de notre arrivée à Kyoto, mais pour notre dernier soir, nous voulons terminer ce séjour en beauté et le visiter de nuit, avec un éclairage qui le met vraiment bien en valeur. La encore nous ne sommes pas tout seuls ! Mais vraiment, ça vaut le coup. Ces arbres flamboyants, éclairés par la lumière ambrée, sous lesquels des milliers de flash scintillent… C’est franchement grandiose ! Et le temple n’est pas en reste d’ailleurs, il est également très bien mis en valeur par les éclairages. Avant de rentrer à l’hôtel pour notre dernière nuit, nous dinons dans ce délicieux restaurant de teppanyaki que nous avions découvert la semaine précédente. C’est toujours aussi bon !
Chapitre 3. HIROSHIMA et MIYAJIMA Miyajima
Après un dernier mister donut à la gare de Kyoto nous prenons le shinkansen pour Hiroshima. Après avoir posé nos valises à l'hôtel, et après avoir mangé et acheté de nouveau kit-kat (aux agrumes cette fois ci) dans la gare, nous partons en direction du port d'où nous prendrons le ferry pour Miyajima, l'île où cohabitent les hommes et les dieux. En guise de dieux nous avons surtout rencontré des daims, prêts à tout pour voler la nourriture de touristes, ou manger carrément les papiers qu'ils ont dans les mains ! Mais on nous avait bien dit à Nara que les daims sont les envoyés des dieux...
Nous apprenons en arrivant sur l'île qu'elle est jumelée avec le Mont Saint Michel ! Comme le Mont, le Torii de Miyajima, grand portique de bois vermillon, est accessible à marée basse, et semble flotter sur l'eau à marée haute. Nous allons d'ailleurs directement le voir, et puisque la marée est basse, nous allons à pied sous le Torii. Ses immenses pieds, craquelés par l'eau salée, sont couverts de petits coquillages, ou de pièces de monnaies. Entre les daims et les touristes, cet immense Torii sorti de l'eau est vraiment impressionnant. Après une petite balade pour voir la Pagode, nous retournons au bord de l'eau. La nuit tombe doucement, le froid aussi ! Mais nous tenons bon, le dîner dans notre ryokan n'est qu'à 19 heures, et la marée est en train de monter. Le Torri illuminé "flottant" sur la mer est franchement magnifique, nous avons bien fait de rester.
Nous allons ensuite à notre ryokan pour nous réchauffer. Un ryokan, c'est un établissement traditionnel. Et c'est magnifique ! Nous avons une grande chambre au sol de tatami, avec sur la table basse du thé et des biscuits, des yukata (sorte de kimono, en coton) à disposition... Et pas de lit ! Nos futon seront installés quand nous irons dîner. D'ailleurs le dîner à lui seul vaut le déplacement. Nous dégustons une dizaine de plats différents, tous délicieux, tous très fins, tous très bien présentés. Un vrai délice pour les yeux et les papilles ! Notre repas préféré, à n'en pas douter. De retour dans nos chambres, nous découvrons nos futon tout prêts pour la nuit. Mais avant de se coucher, c'est l'heure du bain ! Nous enfilons nos yukata, et nous nous dirigeons vers la salle de bain privative. Heureusement, la patronne du ryokan nous avait expliqué comment faire (non, se laver au Japon, ce n'est pas si simple, c'est tout un art !). Dans la première pièce, on se déshabille. Ensuite on passe dans la seconde pièce, très chaude, contenant le bain. D'abord ont se lave bien, assis sur un petit tabouret, avec les gel douche et shampoing mis à disposition. Ensuite on se rince bien, c'est qu'il ne faut pas salir l'eau du bain qui resservira aux autres personnes. En ensuite, on se plonge dans l'eau très chaude, et on s'y prélasse langoureusement. Que du bonheur ! Et après un bon bain chaud comme ça, on dort bien.
Le Mont Misen
Le lendemain matin, après un bon petit déjeuner au ryokan, nous entamons l'ascension du Mont Misen, point culminant de l'île. La balade en forêt entre les momiji est vraiment très agréable. Mais ça monte ! Au bout de quelques temps, nous rejoignons les gens qui sont montés en téléphérique... Nous faisons une pause kit-kat / cigarette (chacun son pécher mignon) devant un joli petit temple avant de terminer l'ascension. La vue au sommet sur l'île, sur la mer intérieure, sur Hiroshima, est vraiment splendide ! Le ciel est bleu et bien dégagé, nous avons de la chance ! Après une autre pause kit-kat, nous redescendons par un chemin plus long à travers la foret. La balade est toujours très sympa. Arrivés en bas, nous sommes surpris par la foule ! Nous étions bien tranquille dans la montagne, au point d'en oublier qu'un samedi à Miyajima, c'est comme un samedi au Mont Saint Michel, blindé de monde ! Tous les restaurants sont pleins, et malgré nos kit-kat, nous avons grand faim. On s'arrête alors dans une petite échoppe qui vend des brochettes de poisons, vraiment très bonnes. Et en dessert, on s'offre des momiji manju, gâteaux moelleux en forme de feuille d'érable, et fourrés de crème, de confiture... J'adore ! Après déjeuner, plutôt que de rentrer tout de suite à Hiroshima, nous partons à l'opposé du Torri par rapport à l'embarcadère, et nous nous trouvons un coin tranquille pour faire une bonne sieste au soleil. Fin novembre, ça fait du bien. C'est donc enchantés par notre séjour sur l'île que nous rentrons en fin d'après-midi à Hiroshima. Quel contraste d'ailleurs ! Nous étions en pleine nature sur une île magnifique, et nous nous retrouvons en centre-ville d'Hiroshima à écouter un concours de chants a capella dans la rue ! Certains chanteurs sont d'ailleurs plutôt doués ! Nous continuons quand même notre chemin pour trouver un restaurant... Ah tiens un mister donut ! Je sais où je vais prendre mon dessert moi !
Hiroshima
Pour le dernier jour à Hiroshima, nous nous dirigeons vers le Musée de la Paix. Nous passons d'abord devant le Bomb Dome, seul bâtiment ayant survécu à l'explosion de la bombe nucléaire, le 6 août 1945. Une grue posée sur le toit démembré, se découpant sur le ciel bleu, offre une magnifique message d'espoir. Des grues, nous en voyons plein, mais en papier, des milliers d'origami, offert par les enfants du monde, au Monument de la paix dédié aux enfants, construit en commémoration de ce jeune enfant décédé en 1955 à 12 ans d'une leucémie, séquelle des radiations de la bombe qui l'ont touché 10 ans plus tôt. Une croyance dit que si quelqu'un plie 1000 petites grues en papier, son vœux se réalisera. Malheureusement, cet enfant sur son lit d'hôpital est décédé avant d'avoir réussi à en créer 1000... Oui, les dieux de Miyajima sont bien loin... Le musée en lui-même, racontant d'abord l'histoire d'Hiroshima, puis les conséquence de la bombe, est très intéressant bien qu'un peu orienté (et très dur, surtout au dernier étage)
Bon allons nous changer les idées maintenant. Nous retournons dans le centre pour manger de délicieux tempura. Après ce bon repas, nous nous baladons un peu dans les rues commerçantes, et nous visitons une salle d'arcade. Une de plus ? Peut-être, mais d'une part celle-ci n'est pas enfumée, et d'autre part, une salle d'arcade un dimanche après-midi, entre les parents qui y emmènent leurs enfants, les turfistes qui parient sur des courses de chevaux virtuelles, et ce jeune homme, lunette de soleil et long manteau noir, qui explose les scores du jeu de danse... Franchement on s'est bien amusé !
Notre court séjour à Hiroshima touche à sa fin, nous partons prendre notre dernier Shinkansen du voyage. C'est de nuit que nous arrivons à Osaka, et qu'un gentil couple japonais nous aide à acheter notre billet de métro, et nous guide entre les stations de métro jusqu'à notre hôtel, aidé par un acteur de kabuki parlant anglais. Ils sont vraiment sympa les japonais !
Chapitre 4. OSAKA et KOYA-SAN Koya-san
Nous ne nous éternisons pas à Osaka, et dès le lendemain matin nous prenons un train en direction de Koya-San, la montagne sacrée abritant le monastère fondé par le moine Kukai, au retour de son voyage en Chine, il y a de ça bien longtemps. Après une heure de train, nous entrons dans la foret, puis montons à flanc de montagne… On prend ensuite un funiculaire pour finir l’ascension. L’époque des pèlerin qui montaient à pied jusqu’au somment semble bien loin ! Après avoir posé nos affaires dans le temple dans lequel nous dormirons cette nuit, nous partons à la découverte de la ville qui s’est construite ici. Nous commençons par visiter l’immense cimetière Okuno-in. Il est vraiment impressionnant ! Entre les immenses stupa et les arbres gigantesques, on se sent vraiment tout petit, comme si ce cimetière avait été créé par une espèce maintenant disparue, par des géants ayant à une époque reculée habité sur terre…De toutes petites statuettes trouvent parfois refuge au creux des racines de ces arbres millénaires… Nous arrivons ainsi devant le temple Torodo, le temple des lanternes, dans lequel repose le moine Kukai. Des centaines de lanternes brillent dans la pénombre, c’est reposant, c’est sublime… Une fois sorti du cimetière, nous visitons le temple Karakuyado, à l’intérieur duquel des panneaux de bois peints sur les murs racontent l’histoire de Ishidomaru qui devint à Koya-san disciple de son père sans rien savoir de leur lien de parenté. L’histoire est bien illustrée, et très émouvante.
De retour dans notre temple, le Rengejo-in, nous assistons à la cérémonie du soir appelée Ajikan. Il s’agit d’un méditation du bouddhisme ésotérique qui dure le temps que met le bâton d’encens à bruler… Longtemps… Et on est mal assis… Et il fait froid… Mais rien que pour cette atmosphère particulière, nous sommes contents d’y avoir assisté. D’autant plus que le prêtre, qui parle anglais, nous explique beaucoup de chose sur sa religion, et sur cette cérémonie en particulier. Nous allons ensuite dîner dans une autre salle du temple, en compagnie du couple d’australiens venu en touristes également. Le repas, cuisine végétarienne de cette région, cuisine préparée par les moines, appelée cuisine shojin, est vraiment excellent. Les mets sont très fins, très variés, et puis c’est sympa de manger par terre sur les tatamis. Nous sommes 4 occidentaux rapidement affalés par terre à la mode romaine ! Nous profitons ensuite des bains chauds communs. Nous n’étions que deux femmes, l’australienne et moi, nous nous sommes réparti le créneau horaire pour profiter de la salle de bain en solitaire. Et j’en ai bien profité ! Une immense baignoire d’eau bien chaude pour moi toute seule, que c’est agréable ! Nous ne tardons pas ensuite à nous coucher, il n’est pas si tard mais demain le réveil sera très matinal…
Cérémonie bouddhiste et ville electrique
5h45, c’est en effet très matinal ! Mais la cérémonie du matin étant à 6 heures, nous n’avons pas trop le choix. C’est donc pas super bien réveillés, et un peu frigorifiés, que nous allons participer à la cérémonie Otsunome, cérémonie avec des chants en sanscrit. Vraiment, c’est une expérience très particulière, mais très prenante avec ces chants en continu. J’ai beaucoup apprécié. Nous prenons ensuite le petit déjeuner, toujours en cuisine shojin, et toujours aussi délicieux et aussi bien présenté, avant de reprendre la visite de Koya-san.
Nous allons d’abord jusqu’à la porte Daimon, immense portique de bois, abritant deux divinités, qui accueillaient les pèlerins qui arrivaient à pied de la vallée. D’ailleurs un pèlerin des temps modernes, surement monté en funiculaire, chante dans un coin… Nous visitons ensuite Kondo, un complexe de plusieurs temples et pagodes, tous construits sur une architecture différente. Il n’y a pas un chat, seul un pèlerin solitaire nous accompagne sous les cyprès et le chant des oiseaux. C’est vraiment calme et reposant. Et en plus, il y a des momji ! Nos pas nous mènent ensuite au mausolée des Tokugawa. Ces deux mausolées identiques et côte à côte respirent la sérénité, tout comme le chat du guichetier, ou la gentille japonaise qui a ramassé un scarabée sur le chemin pour le remettre dans la nature, pour qu’il ne soit pas écrasé par un humain inconscient… Notre séjour au Mont Koya touche à sa fin, nous repartons vers la civilisation, en reprenant le train vers Osaka.
De retour à Osaka, nous nous dirigeons vers le port, où nous nous baladons un moment avant de visiter l’aquarium. Franchement cet aquarium vaut le détour. Très bien construit, nous avons l’impression de nous enfoncer progressivement dans la mer. Nous croisons d’abord quelques loutres ou manchot, puis des dauphins, et plus bas, dans les profondeurs, nous faisons la connaissance d’un requin baleine, et d’Alfred la raie Manta. Tout en bas, sur le sable au fond de l’océan, nous découvrons les araignées de mer, et les méduses translucides. La salle « kawai » de l’aquarium, ne présentant que des espèces de poissons très mignonnes, vaut aussi le détour, c’est très japonais ! Et puis j’ai pu caresser un requin et une raie ! Alors la raie, c’est un peu visqueux, ou gluant, pas très agréable à caresser… Par contre le requin est plus rugueux et un peu mou, c’est marrant ! Nous retournons sur le port pour une petite balade de nuit avant de retourner au centre d’Osaka, et nous croisons un pécheur qui partage gentiment ses prises avec un chat des environs.
Nous allons ensuite à Den Den Town, ville électrique. Quel contraste avec la sérénité du Mont Koya où nous étions le matin même ! Nous faisons quelques achats avant d’aller manger des takoyaki à Dotonbori, du côté du pont Ebi Subashi. Ce quartier est surprenant, complétement décalé… Nous y croisons, vers 21 heures, des salarymen complètement saouls sortant d’un bar entre collègues, mais s’arrêtant quand même devant un petit autel shinto à l’angle d’une rue pour une rapide prière avant de continuer leur route en titubant…
Histoire et modernité
Il fait un temps magnifique pour notre dernier jour, un beau ciel bleu et 18 degrés ! C’est le cœur léger que nous nous dirigeons vers le château d’Osaka. L’architecture est magnifique, et les jardins, avec leur belles couleurs d’automne, le sont tout autant. Nous visitons l’intérieur du château transformé en musée et racontant l’histoire des Summer War et du Winter Siege, guerres entre les clans Tokugawa et Toyotomi. C’est vraiment très intéressant. Et la vue sur Osaka depuis le dernier étage du château est très belle. Comme le ciel est dégagé, nous allons ensuite au sommet du Sky Building à Umeda. Quelle surprise en arrivant à son pied de voir un marché de noël allemand ! Les japonais en sont fous, et se font prendre en photos avec les occidentaux qui tiennent les stands ! Mais « jingle bells » remasterisé et chanté en japonais, ça fait quand même bizarre… La tour, par son architecture, est impressionnante. Et la vue depuis le sommet, d’abord de jour, puis sous le soleil couchant, et enfin de nuit, pour voir la ville s’illuminer, est vraiment chouette.
Nous passons ensuite la soirée dans le quartier Americamura. J’aime beaucoup l’ambiance de ce quartier « américain », ambiance un peu décalée… Nous trouvons juste à temps un magasin Mandarake, temple du collectionneur, du jouet, du manga. Nous y trouvons, en vrac, des minis Godzilla, des 45 tours de génériques de dessins animés (mais pas chantés par Dorothée), un déguisement d’Albator, et plein de figurines en tout genre. Nous y passons un très bon moment !
Dernier jour
Le voyage touche à sa fin, nous prenons l’avion aujourd’hui.
Nous dépensons nos derniers yens en achetant des kit-kat au thé vert et deux bento de sushi pour manger avant notre vol.
Nous survolons la Sibérie gelée. Des formes se découpent, en blanc sur la terre noire… comme des monstres géants, comme si nous survolions un tableau surréaliste en noir et blanc d’un peintre fou…
Et nous voici de retour à Paris, avec nos kit-kat, notre katana, et tous nos souvenirs en image. Le Japon est vraiment un pays très attachant, nous avons un sacré pincement au cœur en quittant ce pays…
Voici les photos des chats japonais : nihon no neko
Bonne lecture ! 🙂
Kawai et sérénité au pays des momiji - Novembre 2011 -
De retour du Japon... Par quoi commencer ? Par la gentillesse des japonais ? La propreté des rues ? Ou peut-être par les quartiers complètement fous et kawai, ou encore les temples aux jardins zen et magnifique ?
Commençons par le commencement. En revenant de Chine, en septembre 2009, nous nous étions dit que nous prochain voyage asiatique serait au Japon. Nous avons depuis longtemps envie de découvrir ce pays, et de mon côté j'adore les cerisiers en fleurs, les sakura, objets d'un véritable culte au Japon. Nous prenons donc nos billets pour un voyage en avril 2011, pour pique-niquer sous les sakura pour mon anniversaire. Les événements en décideront autrement, nous annulons notre voyage au dernier moment... Mais nous ne tardons pas à reprendre des billets d'avion, pour cette fois-ci profiter des momiji, les érables aux couleurs dorées et flamboyantes.
Chapitre 1. TOKYO Arrivée à Tokyo
Le 10 novembre 2011, nous nous envolons donc, en classe affaire (ça sert de savoir jouer la comédie pour avoir des places côte à côte et bien placées), en direction de Tokyo. Le 11 novembre 2011, nous atterrissons à Tokyo, et découvrons pour la première fois ce monde tellement différent du nôtre. Nous découvrons les bonzaï géants dans les jardins, les distributeurs de canettes de boissons chaudes (qu'on peut acheter avec sa carte de métro), nos premiers sushis, le panda ou le raton laveur qui dit de faire attention à ses doigts sur les portes du métro, le bateau du futur créé par Leiji Matsumoto, créateur d’Albator, et surtout la gentillesse et la politesse des gens que nous croisons.
Nous passons cette première journée dans le brouillard du décalage horaire, et sous la pluie, Tokyo prend un aspect irréel... Nous allons à Odaiba, quartier de Tokyo construit sur la mer, petite ville artificielle. Nous dégustons nos premiers sushis, dans un restaurant avec vue sur le port. Nous allons ensuite jusqu'au musée des sciences, le Miraikan, rendre visites aux robots, aux technologies du futur. Très chouette musée, très interactif, et très instructif. Toujours sous la pluie, et de nuit (la nuit tombe très tôt, 16h30, à cette époque) nous rentrons ensuite à l'hôtel pour une bonne nuit de sommeil (même si entre le décalage horaire et le soleil qui se lève à 6h, la nuit ne fut pas si bonne que ça...)
Il ne pleut plus ! Nous profitons de cette première journée pour visiter différents quartiers de Tokyo, en commençant par le temple Sensoji qui se trouve tout près de notre hôtel. Beaucoup de monde, peut-être parce que nous sommes samedi. De l'encens qui brûle, des moines qui prient, des japonais se prenant en photos après avoir faire un prière devant l'autel, un spectacle de singe savant, des boutiques souvenirs... Quelle animation ! Nous visitons ensuite les jardins du Palais Impérial, très joli, très belle promenade. Nous terminons cette grande journée par une belle vue sur Tokyo de nuit depuis la tour Mori Tower.
Retrouvailles
Le lendemain, nous avons rendez-vous avec un ami français qui vit maintenant tous dans la banlieue de Tokyo avec sa femme japonaise. Nous visitons le quartier Omotesando, boutiques de luxe, boutiques de mode, le Champs-Elysées japonais... Nous allons ensuite déjeuner dans le quartier Harakuju dans un restaurant attenant à une galerie d'art moderne (Design Festa), ambiance street art, on se croirait à Londres ou à New-York. Les okonomiyaki (sorte de crêpe à base d’œuf et de chou) sont très bon.
Nous traversons ensuite la rue Takeshita dori, sorte de Carnaby Street en cent fois plus délirant, pour arriver dans le parc Yoyogi. Ce parc est surprenant de par sa population le dimanche ! D'un côté, autour du lac, les cosplayers, déguisés en toutes sortes de personnage de dessin animés ou tout simplement habiller de façon complètement délirante, de l'autre côté, le sanctuaire de Meiji Jingu très calme, reposant, accueillant en ce jour de Shichi Go San (fête du passage à l’âge de 7 ans, 5 ans ou 3 ans) des jeunes enfants en kimonos accompagnés de leur parents élégamment vêtus. Le Japon est vraiment un pays très contrasté !
Tokyo Safari
Lundi matin, David Michaud, journaliste photographe français installé depuis plusieurs années à Tokyo, vient nous chercher à notre hôtel pour nous faire découvrir, en vélo, un Tokyo très agréable. Nous commençons notre balade par un petit tour dans Asakusa, le quartier de notre hôtel. David nous y indique les bons restaurants. Ensuite, après une balade dans le quartier des kappa, sorte de divinité de l’eau, nous arrivons dans Taito, puis nous partons à la découverte d’Ameyoko et de ses nombreuses échoppes de bric et de broc installé sous les voix de chemin de fer. Quelle animation ! Dans cette espèce de marché on peut aussi bien y trouver des chaussures soldées que du matériel électronique, en passant par du poisson ou de délicieuses brochettes de fruits frais (nous nous laissons tenter par ces dernières).
Nous reprenons ensuite nos vélos pour aller en direction du quartier Yanaka en traversant le Parc Ueno. Yanaka est un quartier très agréable, « dédié » aux chats ! Il y a des boutiques sur le thème des chats, des sculptures de chats sur le toit des maisons, et bien sur de vrais chats dans les rues ! Nous nous arrêtons pour prendre un café, ou un thé accompagné d’une douceur japonaise. Nous continuons ensuite notre balade dans Yanaka en traversant le cimetière, très calme, à la recherche des chats y résidant. Nous repartons ensuite vers le Parc Ueno, pour une petite balade, toujours en vélo, autour du lac, avant d’arriver, en passant par de sympathiques petites rues, à un très joli temple exposant de magnifiques décorations en chrysanthèmes.
Nous quittons cet aspect de Tokyo faisant penser à un petit village pour nous diriger vers Akihabara, la ville électrique. Quel contraste, le changement de décor est impressionnant ! Beaucoup d’animation, des salles d’arcade pour jeux vidéo en tous genres, des boutiques d’électronique, de robotique, de retro gaming, des maid tentant d’attirer les passants (mâles bien sûr) dans leur café… Avant de continuer, nous nous arrêtons dans une petite gargote pour déguster un bon ramen au comptoir. C’est bon, c’est chaud, ça fait du bien !
Pour changer de décor, David nous emmène dans un temple dédié à l’argent, pour gérer sa fortune. Des hommes d’affaire viennent y faire des offrandes ou y prier pour s’assurer la réussite de leur contrat.!
Il est déjà 16 heures, le soir commence à tomber… Mais la journée n’est pas finie pour autant ! David nous emmène ensuite à un super spot photo, Ochanomizu, ou nous pouvons voir plusieurs trains se croiser sur différentes voies ferrés au-dessus du fleuve. La vue est vraiment sympa. Nous traversons ensuite, toujours sur nos vélos (on commence à avoir mal aux fesses ou aux mollets) différents quartiers, passant devant des boutiques d’instruments de musique, des bouquinistes, devant l’université de Meiji qui se trouve dans une grande tour. Nous nous arrêtons prendre un thé glacé ou un café dans la cafétéria de l’entreprise Tokyo Center, entreprise d’agronomie très intéressante puisque ses locaux sont transformés en culture en tous genres ! Des plants de tomates séparent les salles de réunion, les stagiaires ont comme première tâche de faire pousser des salades… C’est vraiment agréable de se poser dans ce cadre très reposant. La nuit est tombée entre temps, et c’est dans un Tokyo illuminé que nous reprenons nos vélos pour rentrer à l’hôtel, en passant par Nihon Bashi (et le pont où se trouve le point zéro de Tokyo) et Asakusa Bashi.
En rentrant à l’hôtel, nous voyons beaucoup de monde avec à la main des espèces de râteau en bambou très décoré, plus ou moins grand. Il s’agit de la fête Tori no Ichi , la fête des râteaux du bonheur ! Ces « râteaux » sont censés ratisser le bonheur pour le faire entrer dans la maison pour l’année à venir. Intrigués, nous décidons de suivre David jusqu’au sanctuaire Otori. Quelle animation ! Une foule impressionnante, des échoppes pour manger dans la rue, d’immenses stands pour acheter son « râteau », et tous ces gens qui entre dans le temple en faisant bien sagement la queue… On ne regrette pas d’être venus. http://lejapon.fr/...-otori-a-asakusa.htm Sur ces notes festives, nous quittons David, après l’avoir chaleureusement remercié pour cette super journée, et nous rentrons nous coucher.
Kawaguchiko, à la recherche du Mont Fuji
Nous voulons voir le Mont Fuji. Le Mont Fuji, c'est quand même l'emblème du Japon, et puis il est toujours très beau sur les photos dans les livres... Alors nous prenons le bus en direction du Kawaguchico, un lac au pied du Mont Fuji San. On décide donc de bouder le téléphérique et de monter à pied au point de vue, ça nous réchauffera. Un embranchement, 2 indications en japonais... Mes faibles connaissances en kanji me permettent de reconnaître 3 signes sur le panneau : ciel, au-dessus, et montagne. Le ciel au-dessus de la montagne ? C'est sûrement la bonne direction, tant pis si je n'ai rien compris aux 20 autres idéogrammes. Par chance, c'est en effet la bonne direction qui nous emmène à un magnifique point de vue tout en faisant une très belle balade sous les momiji, les érables s'étant parés pour l'occasion de leurs magnifiques couleurs or et rouge. Au détour d'une clairière, les arbres sont moins serrés, et on aperçoit le Mont Fuji caché par un nuage (donc en réalité on n'aperçoit pas grand-chose). Quelques photos, et nous repartons bien vite pensant arriver au point de vue pendant que le nuage s'éloigne (c'est qu'il y a un peu de vent). Malheureusement, ce stupide nuage est bien resté plus d'une heure devant le Mont Fuji. Nous aussi du coup, c'est qu'on veut le voir. On attend donc le bon vouloir du nuage en mangeant des biscuits et en admirant la vue de l'autre côté, sur le lac Kawaguchi (très belle aussi d'ailleurs). Enfin le nuage bouge ! Après une trentaine de photos pour marquer le coup, on entame la descente, c'est qu'on commence à avoir vraiment froid et faim. Sauf que nous ne sommes plus en ville, et qu'on arrive trop tard, les restaurants sont fermés. Mais au Japon, ce n'est pas un problème, il nous suffit d'aller au combini, petite superette ouverte tout le temps, pour y acheter deux bento, chauffés au micro-onde par la caissière, que nous mangeons au bord du lac en regardant les japonais se prendre en photos devant le beau paysage. Sur le chemin du retour, pour rejoindre la gare routière, après avoir découvert le jardin d'un joli petit temple, nous nous rendons compte qu'on voit très bien le Mont Fuji depuis un angle de la route, et le nuage a maintenant complètement disparu. Ça ne nous a pas empêché de passer une très bonne journée.
De retour à Tokyo, nous visitons, de nuit, le quartier de Shinjuku, puisque la gare routière se trouve là. Nous nous dirigeons, entourés de hauts buildings illuminés, vers Tokyo Metropolitan Government Office, la tourrappelant Notre-Dame avec ses deux tours. La vue du haut de cette tour sur Tokyo est vraiment chouette. Nous suivons ensuite les conseils de David, et nous allons dîner dans un restaurant de yakitoris. Nous sommes ensuite d'attaque pour nous balader dans les rues du Golden Gay aux multitudes de bar très intimes, réservés souvent à des groupes d'habitués, amis du patron.
Dernier jour à Tokyo
Quel temps magnifique aujourd'hui, le ciel est merveilleusement bleu ! Nous suivons encore un conseil de David, et rejoignons l'embarcadère de la rivière Sumida (pas celui à touristes, celui un peu plus loin, sans personne) pour prendre un bateau qui nous emmènera, à travers divers paysages tokyoïtes, jusqu'à Odaiba que nous avons envie de voir sous le soleil. Nous accostons juste à côté du bateau d'Albator ! Après une petite balade sur le quai, nous arrivons à... la Statue de la Liberté ! Nous quittons ensuite Odaiba, en train cette fois-ci pour rejoindre le Parc Hama Rikyu, magnifique jardin dans lequel il fait bon pique-nique au soleil, ou déambuler tranquillement. Nous voulons retourner à Akihabara, pour aller au café neko conseillé par David... On passe donc une heure en compagnie de gentils et magnifiques matous, qui de leur côté savaient bien que l'heure du repas n'allait plus tarder, ils étaient donc bien réveillés. Cette dernière journée à Tokyo était vraiment sympathique.
Chapitre 2. KYOTO Arrivée à Kyoto
Dernier petit déjeuner à Tokyo, dernier trajet de notre hôtel au métro... Nous arrivons bien en avance à la gare de Tokyo. Nous posons donc nos valises, et achetons deux magnifiques bento pour notre repas du midi. Au bout de 50 minutes de trajet en Shinkansen, on aperçoit par la fenêtre, le Mont Fuji ! Qu'on voit d'ailleurs beaucoup mieux que lors de notre escapade au Kawaguchico, le temps est clair aujourd'hui. Après une après midi plutôt tranquile (lessive, repérage des temples sur la carte…) nous partons diner dans la gare de Kyoto.
Temples de Kyoto
Pour notre première journée à Kyoto, il fait beau. Nous avons une longue liste de temples à visiter, alors on compte bien profiter du beau temps aujourd'hui. Nous prenons le bus jusqu'au Ginkaku-ji, le Pavillon d'Argent, au magnifique jardin. Très belle entrée en matière, ce temple nous plaît beaucoup. Vraiment, les jardins japonais sont magnifiques ! On a l’impression d’être en pleine nature alors que chaque pierre est à sa place au millimètre prêt. C’est reposant et magnifique. Nous parcourons ensuite le Chemin des Philosophes, le long duquel nous croisons quelques adorables chats, pour rejoindre, en passant par la porte Sanmon, le temple Nanzen-ji, complexe de plusieurs petits temples.
Nous reprenons ensuite un bus pour aller au Kiyomizu-dera, magnifique temple construit en hauteur de la ville, et reposant sur une structure en bois très aérée, comme s'il lévitait. Pour y arriver, délaissant la rue principale et toutes ses boutiques à touristes, nous empruntons une petite rue traversant un immense cimetière à flanc de colline. Balade fort sympathique, d'autant plus que nous y croisons des chats. (merci du conseil masterpo ! 😉)
Le soir commence à tomber, nous déambulons un peu dans le quartier de Gion, à l'affût des maïkos, apprenties geishas, qui sont bien difficile à photographier. Puis nous remontons dans les hauteurs, en passant par des petites rues sinueuses, pour visiter le Kodai-ji, éclairé de façon vraiment spectaculaire. Lumière tamisée, mettant en valeur les bâtiments, le jardin sec et son dragon géant, et surtout les arbres, les magnifiques momiji se reflétant dans l'eau... Splendide ! Et très émouvant aussi. Un des meilleurs moments de notre séjour à Kyoto.
Nous décidons de dîner dans le coin, avant de reprendre le bus pour rentrer à l'hôtel. Très bonne décision, nous découvrons un très bon restaurant de teppanyaki, yakisoba, okonomiyaki... Bref, que de délicieux plats cuits sur plaque chauffante, sorte de pierrade japonaise. Nous nous régalons tellement que nous y reviendrons pour notre dernier repas à Kyoto une semaine plus tard. C'est ce qu'on appelle une journée bien remplie !
Journée pluvieuse, journée de musée !
Ça y est, la pluie annoncée est arrivée. Profitons-en pour visiter un musée. Notre choix se porte sur le musée du manga, la bande dessinée japonaise, qui est tellement intéressant que nous y restons toute la matinée (on aurait pu y rester plus longtemps si on savait lire le japonais, dans ce musée on peut lire les œuvres exposées). Nous apprenons beaucoup sur l'origine du manga, des histoires racontées en image, qui remonte à une époque où les troubadours japonais accompagnaient leur récit avec des kamishibai, rouleaux imagés. C'est vraiment marrant de retrouver en livre, en livre culte même, les dessins animés qu'on regardait quand on était enfant sur la 5 ou dans le club Dorothée ! Nous mangeons ensuite dans la cafétéria du musée, pas de la grande cuisine mais le lieu est sympa, les murs étant couverts de dédicaces de dessinateurs de BD, aussi bien japonaise que francophone.
Nous passons l’après-midi dans les rues marchandes, et couvertes, puisqu’il pleut toujours, de Terramachi, et nous en profitons pour faire quelques petits achats, et visiter quelques boutiques de manga.
En fin de journée, il ne pleut plus, et nous nous baladons sur les rives de la rivières Kamo, en longeant les maison de Pontocho, c’est calme, c’est agréable. C’est d’ailleurs dans ce quartier que nous dinons de délicieux sashimis. Après diner, nous retournons vers la rivières. Attiré par le son de djembé, nous nous approchons, et nous faisons ainsi la connaissance d’un groupe de jeunes japonais jouant du djembé à la lumière d’un réverbère, au bord de la rivière ! Ils nous entrainent dans leur rythme, nous jouons un peu avec eux, la barrière de la langue n’est vraiment pas un problème, nous passons un super moment en leur compagnie !
Le sanctuaire des renards
Le lendemain, le soleil est revenu, nous décidons alors de visiter le sanctuaire Fushimi Inari, et de nous balader dans les collines sur les quatre kilomètres de chemin formés par une longue succession de torii (sorte de portails) en bois vermillon. C'est franchement chouette, on se croirait dans un autre monde. Le chemin jusqu'au sommet est ponctuée de petits autels entourés de statues de renards avec chacun leur bavette rouge, signe de leur pouvoir. Entre le vert de la forêt et de la mousse, et le rouge des bavoirs des renards et des torii, nous voyageons dans un monde de couleur qui semble hors du temps.
Nous retournons ensuite dans le centre de Kyoto pour visiter le château Nijo. Nous n'avons plus beaucoup de temps pour la visite, mais nous pouvons quand même bien en profiter. Ce château est vraiment beau, et très intéressant, avec son parquet « chantant » (le bruit du parquet quand on marche est censé prévenir lorsque quiconque entrait dans le château).
Nara
Nous partons de bon matin sur les chemins et les voies ferrées (en train) en direction de Nara, « la ville où les pigeons sont des daims » d’après Lewis Trondheim. Je ne pouvais pas manquer ça ! Arrivés à la gare, nous nous dirigeons donc vers le grand parc, et à peine arrivés nous croisons nos premiers daims. Qu’ils sont mignons ! Nous passons devant la pagode du temple Kofuku-ji, qui, avec ses cinq étages, est l’une des plus grandes du Japon. Un peu plus loin, je trouve une boutique qui vend des biscuit pour donner aux daims. Alors bien sûr, j’en achète. Grave erreur ! Un daim, c’est comme un chat qui sait bien reconnaitre un sachet de whiskas, j’avais à peine payé que plusieurs daims sont arrivés vers moi, me poussant, tirant mon manteau avec leur dents ! Et moi, je ne donne pas les gâteaux pour rien, je veux pouvoir les caresser. Sauf que les daims veulent uniquement manger à l’œil, alors ils me donnent des coups de tête. Bref, on s’est bien amusé, mais finalement c’est pas si mignon, un daim ! Nous continuons notre chemin dans le parc, en essayant d’aurénavant d’éviter les daims en plein milieu de la route, pour aller visiter les temples. Le temple Todai-ji, abritant, dans la plus grande structure en bois du monde, le plus grand bouddha en bronze du monde, est vraiment intéressant. Mais j’aime surtout beaucoup le sanctuaire shinto de Kasuga Taisha, le temple des lanternes. Des milliers de lanternes en métal, richement ouvragées, sont suspendues le long des bâtiments. C’est magnifique. Cela doit être encore plus beau le soir, lorsqu’elles sont toutes éclairées. Après déjeuner, nous nous baladons tranquillement dans le parc entre les daims, les sanctuaires shinto qui semblent perdus dans la foret, et le très joli petit lac avec ses momiji. Nous reprenons ensuite le chemin du retour, et nous dinons de tonkatsu dans l’un des nombreux restaurants de la gare de Kyoto.
Encore des temples !
Aujourd’hui, le ciel est d’un bleu magnifique, et le soleil brille de tous ces feux. C’est la journée que nous attendions pour aller visiter le Kinkaku-ji, le Pavillon d’Or. Ce bâtiment recouvert d’or brille au soleil et se reflète dans l’eau de l’étang sous les belles couleurs des momiji. Il y a du monde, mais on comprend pourquoi, c’est franchement magnifique ! Nous visitons ensuite le temple Ryoan-ji, très joli, avant de continuer notre chemin en direction du Ninna-ji. Thomas nous l’avais conseillé, et il a eu raison. J’aime vraiment beaucoup ce temple très calme, très zen, avec ses magnifiques momiji d’un rouge profond et le gazouillis des oiseaux… Le château est vraiment intéressant également.
Nous reprenons ensuite un bus pour traverser complétement la ville d’est en ouest, et nous arrivons au temple Tenryu-ji. Le temple, avec son magnifique jardin, l’étang, les carpes et les momiji est franchement splendide. Mais que de monde ! Après la visite des jardin, nous nous dirigeons vers la foret de bambous juste à côté. La lumière, filtrée par ces immenses bambous, y est douce et tamisée… Nos pas nous emmène jusqu’au petit temple Nonomiya. Avec la musique traditionnelle, accompagnée des chants des moines, il dégage de ce temple perdu dans la forêt une atmosphère vraiment particulière. Nous nous baladons ensuite au crépuscule au bord de la rivière, c’est très calme, très agréable.
Journée shopping
Aujourd’hui, nous allons nous offrir une journée plus tranquille, et faire quelques achats souvenirs. Nous visitons d’abord le temple Kennin-ji, dans Gion. Très beau temple avec ses magnifiques peintures de dragon. Nous allons ensuite au sanctuaire shinto Heianjingu. En cette période de la fête Shichi Go San nous croisons beaucoup de famille bien habillée, le père en costume noir, la mère et les jeunes enfants en kimono. Nous partons ensuite nous promener dans le quartier Shinbashi. Ses petites rues ombragées, cet homme qui pêche dans la rivière, et qui me montre le joli poisson multicolore qu’il vient d’attraper, ce vieil homme qui promène son chien sous les arbres d’automne… L’atmosphère de ce quartier nous fait vraiment penser aux manga de Taniguchi. Nous nous rendons ensuite dans la boutique de katana que nous a conseillé le personnel de notre hôtel. Les sabres exposés sont vraiment beaux. Et puis ce sont des vrais, pour les pratiquants de l’iaido. Un client est d’ailleurs en train d’essayer un sabre dans le petit jardin derrière la boutique, en faisant de magnifiques mouvements avec la lame. Après déjeuner, nous nous arrêtons un moment pour regarder un entrainement de base-ball avant d’aller au Kyoto Art Craft Center, immense boutique d’artisanat, pour quelques achats supplémentaires, puis nous rentrons tranquillement à l’hôtel pour y déposer nos emplettes. En fin de journée, nous retournons vers la gare pour diner au « train de sushis ». Nous nous arrêtons en chemin au magasin Todobashi, immense magasin d’électronique, de jouets, de tout en fait. Nous sommes impressionnés par le rayon « téléphones portables », non pas pour les téléphones d’ailleurs, mais plutôt pour tous les accessoires qui vont avec ! Entre les coques de toutes les couleurs, les pendentifs, les tatouages pour portables…. Je vais avoir le plus beau téléphone de France une fois rentrée, moi !
Entre singes et temples, dernier jour à Kyoto
Pour notre dernière journée à Kyoto, nous vérifions le tableau de météo des momiji affichés dans le hall de l’hôtel, et nous suivons les conseils la femme de notre ami : nous allons au Tofuku-ji. Ce temple n’est pas dans notre guide de voyage, mais si elle, qui est de Kyoto, nous le conseille, et s’il est sur le panneau des « spot momiji » de l’hôtel, il doit valoir le détour. Arrivé sur place, pourtant peu de temps après l’ouverture, il y a déjà foule ! Que des japonais bien sûr ! Mais nous ne regrettons pas, bien au contraire. D’une part même s’ils sont nombreux, les japonais restent très courtois, ne se bousculent pas, et ça c’est agréable. Et d’autres part, les momiji y sont vraiment splendides ! Les couleurs varient de l’or au rouge sombre en passant par l’orangé, l’ocre et le vermillon… Nous repartons avec des couleurs plein les yeux, et de magnifiques photos !
Les daims ne nous ayant pas suffit, nous décidons d’aller à Iwatayama Koen, un colline au nord-ouest de Kyoto qui est en fait un lieu d’habitat pour les singes japonais, qui y vivent en liberté. La balade à travers la forêt pour arriver au sommet est très agréable, et la vue d’en haut, sur Kyoto, est superbe ! Mais l’intérêt de cette montagne, ce sont les singes, qui se baladent tranquillement sans nous prêter la moindre attention. Ils s’intéressent seulement aux humains qui sont à l’intérieur de la petite maison, derrière le grillage, et qui leur donnent à manger des cacahuètes ou des morceaux de fruit. Bien sûr, nous n’y résistons pas, et nous achetons deux sachets de cacahuètes. C’est impressionnant de voir leur réaction quand ils prennent le fruit avec la main. Et les bébés sont si mignons ! Bref, nous passons encore un très bon moment, Kyoto réserve de bonnes surprises.
Nous reprenons le bus pour rejoindre le centre de Kyoto, et au lieu de faire un changement nous finissons le trajet à pied le long de la rivière Kamo pour rejoindre le temple Chion. Nous arrivons un peu tard pour le visiter en entier, mais le premier jardin, prêt de l’entrée, est vraiment très joli, avec son petit étang, ses statues, et surtout la superbe lumière du soleil couchant. Nous continuons alors notre route en direction du Kiyomizu-dera. Nous avons déjà visité ce magnifique temple le jour de notre arrivée à Kyoto, mais pour notre dernier soir, nous voulons terminer ce séjour en beauté et le visiter de nuit, avec un éclairage qui le met vraiment bien en valeur. La encore nous ne sommes pas tout seuls ! Mais vraiment, ça vaut le coup. Ces arbres flamboyants, éclairés par la lumière ambrée, sous lesquels des milliers de flash scintillent… C’est franchement grandiose ! Et le temple n’est pas en reste d’ailleurs, il est également très bien mis en valeur par les éclairages. Avant de rentrer à l’hôtel pour notre dernière nuit, nous dinons dans ce délicieux restaurant de teppanyaki que nous avions découvert la semaine précédente. C’est toujours aussi bon !
Chapitre 3. HIROSHIMA et MIYAJIMA Miyajima
Après un dernier mister donut à la gare de Kyoto nous prenons le shinkansen pour Hiroshima. Après avoir posé nos valises à l'hôtel, et après avoir mangé et acheté de nouveau kit-kat (aux agrumes cette fois ci) dans la gare, nous partons en direction du port d'où nous prendrons le ferry pour Miyajima, l'île où cohabitent les hommes et les dieux. En guise de dieux nous avons surtout rencontré des daims, prêts à tout pour voler la nourriture de touristes, ou manger carrément les papiers qu'ils ont dans les mains ! Mais on nous avait bien dit à Nara que les daims sont les envoyés des dieux...
Nous apprenons en arrivant sur l'île qu'elle est jumelée avec le Mont Saint Michel ! Comme le Mont, le Torii de Miyajima, grand portique de bois vermillon, est accessible à marée basse, et semble flotter sur l'eau à marée haute. Nous allons d'ailleurs directement le voir, et puisque la marée est basse, nous allons à pied sous le Torii. Ses immenses pieds, craquelés par l'eau salée, sont couverts de petits coquillages, ou de pièces de monnaies. Entre les daims et les touristes, cet immense Torii sorti de l'eau est vraiment impressionnant. Après une petite balade pour voir la Pagode, nous retournons au bord de l'eau. La nuit tombe doucement, le froid aussi ! Mais nous tenons bon, le dîner dans notre ryokan n'est qu'à 19 heures, et la marée est en train de monter. Le Torri illuminé "flottant" sur la mer est franchement magnifique, nous avons bien fait de rester.
Nous allons ensuite à notre ryokan pour nous réchauffer. Un ryokan, c'est un établissement traditionnel. Et c'est magnifique ! Nous avons une grande chambre au sol de tatami, avec sur la table basse du thé et des biscuits, des yukata (sorte de kimono, en coton) à disposition... Et pas de lit ! Nos futon seront installés quand nous irons dîner. D'ailleurs le dîner à lui seul vaut le déplacement. Nous dégustons une dizaine de plats différents, tous délicieux, tous très fins, tous très bien présentés. Un vrai délice pour les yeux et les papilles ! Notre repas préféré, à n'en pas douter. De retour dans nos chambres, nous découvrons nos futon tout prêts pour la nuit. Mais avant de se coucher, c'est l'heure du bain ! Nous enfilons nos yukata, et nous nous dirigeons vers la salle de bain privative. Heureusement, la patronne du ryokan nous avait expliqué comment faire (non, se laver au Japon, ce n'est pas si simple, c'est tout un art !). Dans la première pièce, on se déshabille. Ensuite on passe dans la seconde pièce, très chaude, contenant le bain. D'abord ont se lave bien, assis sur un petit tabouret, avec les gel douche et shampoing mis à disposition. Ensuite on se rince bien, c'est qu'il ne faut pas salir l'eau du bain qui resservira aux autres personnes. En ensuite, on se plonge dans l'eau très chaude, et on s'y prélasse langoureusement. Que du bonheur ! Et après un bon bain chaud comme ça, on dort bien.
Le Mont Misen
Le lendemain matin, après un bon petit déjeuner au ryokan, nous entamons l'ascension du Mont Misen, point culminant de l'île. La balade en forêt entre les momiji est vraiment très agréable. Mais ça monte ! Au bout de quelques temps, nous rejoignons les gens qui sont montés en téléphérique... Nous faisons une pause kit-kat / cigarette (chacun son pécher mignon) devant un joli petit temple avant de terminer l'ascension. La vue au sommet sur l'île, sur la mer intérieure, sur Hiroshima, est vraiment splendide ! Le ciel est bleu et bien dégagé, nous avons de la chance ! Après une autre pause kit-kat, nous redescendons par un chemin plus long à travers la foret. La balade est toujours très sympa. Arrivés en bas, nous sommes surpris par la foule ! Nous étions bien tranquille dans la montagne, au point d'en oublier qu'un samedi à Miyajima, c'est comme un samedi au Mont Saint Michel, blindé de monde ! Tous les restaurants sont pleins, et malgré nos kit-kat, nous avons grand faim. On s'arrête alors dans une petite échoppe qui vend des brochettes de poisons, vraiment très bonnes. Et en dessert, on s'offre des momiji manju, gâteaux moelleux en forme de feuille d'érable, et fourrés de crème, de confiture... J'adore ! Après déjeuner, plutôt que de rentrer tout de suite à Hiroshima, nous partons à l'opposé du Torri par rapport à l'embarcadère, et nous nous trouvons un coin tranquille pour faire une bonne sieste au soleil. Fin novembre, ça fait du bien. C'est donc enchantés par notre séjour sur l'île que nous rentrons en fin d'après-midi à Hiroshima. Quel contraste d'ailleurs ! Nous étions en pleine nature sur une île magnifique, et nous nous retrouvons en centre-ville d'Hiroshima à écouter un concours de chants a capella dans la rue ! Certains chanteurs sont d'ailleurs plutôt doués ! Nous continuons quand même notre chemin pour trouver un restaurant... Ah tiens un mister donut ! Je sais où je vais prendre mon dessert moi !
Hiroshima
Pour le dernier jour à Hiroshima, nous nous dirigeons vers le Musée de la Paix. Nous passons d'abord devant le Bomb Dome, seul bâtiment ayant survécu à l'explosion de la bombe nucléaire, le 6 août 1945. Une grue posée sur le toit démembré, se découpant sur le ciel bleu, offre une magnifique message d'espoir. Des grues, nous en voyons plein, mais en papier, des milliers d'origami, offert par les enfants du monde, au Monument de la paix dédié aux enfants, construit en commémoration de ce jeune enfant décédé en 1955 à 12 ans d'une leucémie, séquelle des radiations de la bombe qui l'ont touché 10 ans plus tôt. Une croyance dit que si quelqu'un plie 1000 petites grues en papier, son vœux se réalisera. Malheureusement, cet enfant sur son lit d'hôpital est décédé avant d'avoir réussi à en créer 1000... Oui, les dieux de Miyajima sont bien loin... Le musée en lui-même, racontant d'abord l'histoire d'Hiroshima, puis les conséquence de la bombe, est très intéressant bien qu'un peu orienté (et très dur, surtout au dernier étage)
Bon allons nous changer les idées maintenant. Nous retournons dans le centre pour manger de délicieux tempura. Après ce bon repas, nous nous baladons un peu dans les rues commerçantes, et nous visitons une salle d'arcade. Une de plus ? Peut-être, mais d'une part celle-ci n'est pas enfumée, et d'autre part, une salle d'arcade un dimanche après-midi, entre les parents qui y emmènent leurs enfants, les turfistes qui parient sur des courses de chevaux virtuelles, et ce jeune homme, lunette de soleil et long manteau noir, qui explose les scores du jeu de danse... Franchement on s'est bien amusé !
Notre court séjour à Hiroshima touche à sa fin, nous partons prendre notre dernier Shinkansen du voyage. C'est de nuit que nous arrivons à Osaka, et qu'un gentil couple japonais nous aide à acheter notre billet de métro, et nous guide entre les stations de métro jusqu'à notre hôtel, aidé par un acteur de kabuki parlant anglais. Ils sont vraiment sympa les japonais !
Chapitre 4. OSAKA et KOYA-SAN Koya-san
Nous ne nous éternisons pas à Osaka, et dès le lendemain matin nous prenons un train en direction de Koya-San, la montagne sacrée abritant le monastère fondé par le moine Kukai, au retour de son voyage en Chine, il y a de ça bien longtemps. Après une heure de train, nous entrons dans la foret, puis montons à flanc de montagne… On prend ensuite un funiculaire pour finir l’ascension. L’époque des pèlerin qui montaient à pied jusqu’au somment semble bien loin ! Après avoir posé nos affaires dans le temple dans lequel nous dormirons cette nuit, nous partons à la découverte de la ville qui s’est construite ici. Nous commençons par visiter l’immense cimetière Okuno-in. Il est vraiment impressionnant ! Entre les immenses stupa et les arbres gigantesques, on se sent vraiment tout petit, comme si ce cimetière avait été créé par une espèce maintenant disparue, par des géants ayant à une époque reculée habité sur terre…De toutes petites statuettes trouvent parfois refuge au creux des racines de ces arbres millénaires… Nous arrivons ainsi devant le temple Torodo, le temple des lanternes, dans lequel repose le moine Kukai. Des centaines de lanternes brillent dans la pénombre, c’est reposant, c’est sublime… Une fois sorti du cimetière, nous visitons le temple Karakuyado, à l’intérieur duquel des panneaux de bois peints sur les murs racontent l’histoire de Ishidomaru qui devint à Koya-san disciple de son père sans rien savoir de leur lien de parenté. L’histoire est bien illustrée, et très émouvante.
De retour dans notre temple, le Rengejo-in, nous assistons à la cérémonie du soir appelée Ajikan. Il s’agit d’un méditation du bouddhisme ésotérique qui dure le temps que met le bâton d’encens à bruler… Longtemps… Et on est mal assis… Et il fait froid… Mais rien que pour cette atmosphère particulière, nous sommes contents d’y avoir assisté. D’autant plus que le prêtre, qui parle anglais, nous explique beaucoup de chose sur sa religion, et sur cette cérémonie en particulier. Nous allons ensuite dîner dans une autre salle du temple, en compagnie du couple d’australiens venu en touristes également. Le repas, cuisine végétarienne de cette région, cuisine préparée par les moines, appelée cuisine shojin, est vraiment excellent. Les mets sont très fins, très variés, et puis c’est sympa de manger par terre sur les tatamis. Nous sommes 4 occidentaux rapidement affalés par terre à la mode romaine ! Nous profitons ensuite des bains chauds communs. Nous n’étions que deux femmes, l’australienne et moi, nous nous sommes réparti le créneau horaire pour profiter de la salle de bain en solitaire. Et j’en ai bien profité ! Une immense baignoire d’eau bien chaude pour moi toute seule, que c’est agréable ! Nous ne tardons pas ensuite à nous coucher, il n’est pas si tard mais demain le réveil sera très matinal…
Cérémonie bouddhiste et ville electrique
5h45, c’est en effet très matinal ! Mais la cérémonie du matin étant à 6 heures, nous n’avons pas trop le choix. C’est donc pas super bien réveillés, et un peu frigorifiés, que nous allons participer à la cérémonie Otsunome, cérémonie avec des chants en sanscrit. Vraiment, c’est une expérience très particulière, mais très prenante avec ces chants en continu. J’ai beaucoup apprécié. Nous prenons ensuite le petit déjeuner, toujours en cuisine shojin, et toujours aussi délicieux et aussi bien présenté, avant de reprendre la visite de Koya-san.
Nous allons d’abord jusqu’à la porte Daimon, immense portique de bois, abritant deux divinités, qui accueillaient les pèlerins qui arrivaient à pied de la vallée. D’ailleurs un pèlerin des temps modernes, surement monté en funiculaire, chante dans un coin… Nous visitons ensuite Kondo, un complexe de plusieurs temples et pagodes, tous construits sur une architecture différente. Il n’y a pas un chat, seul un pèlerin solitaire nous accompagne sous les cyprès et le chant des oiseaux. C’est vraiment calme et reposant. Et en plus, il y a des momji ! Nos pas nous mènent ensuite au mausolée des Tokugawa. Ces deux mausolées identiques et côte à côte respirent la sérénité, tout comme le chat du guichetier, ou la gentille japonaise qui a ramassé un scarabée sur le chemin pour le remettre dans la nature, pour qu’il ne soit pas écrasé par un humain inconscient… Notre séjour au Mont Koya touche à sa fin, nous repartons vers la civilisation, en reprenant le train vers Osaka.
De retour à Osaka, nous nous dirigeons vers le port, où nous nous baladons un moment avant de visiter l’aquarium. Franchement cet aquarium vaut le détour. Très bien construit, nous avons l’impression de nous enfoncer progressivement dans la mer. Nous croisons d’abord quelques loutres ou manchot, puis des dauphins, et plus bas, dans les profondeurs, nous faisons la connaissance d’un requin baleine, et d’Alfred la raie Manta. Tout en bas, sur le sable au fond de l’océan, nous découvrons les araignées de mer, et les méduses translucides. La salle « kawai » de l’aquarium, ne présentant que des espèces de poissons très mignonnes, vaut aussi le détour, c’est très japonais ! Et puis j’ai pu caresser un requin et une raie ! Alors la raie, c’est un peu visqueux, ou gluant, pas très agréable à caresser… Par contre le requin est plus rugueux et un peu mou, c’est marrant ! Nous retournons sur le port pour une petite balade de nuit avant de retourner au centre d’Osaka, et nous croisons un pécheur qui partage gentiment ses prises avec un chat des environs.
Nous allons ensuite à Den Den Town, ville électrique. Quel contraste avec la sérénité du Mont Koya où nous étions le matin même ! Nous faisons quelques achats avant d’aller manger des takoyaki à Dotonbori, du côté du pont Ebi Subashi. Ce quartier est surprenant, complétement décalé… Nous y croisons, vers 21 heures, des salarymen complètement saouls sortant d’un bar entre collègues, mais s’arrêtant quand même devant un petit autel shinto à l’angle d’une rue pour une rapide prière avant de continuer leur route en titubant…
Histoire et modernité
Il fait un temps magnifique pour notre dernier jour, un beau ciel bleu et 18 degrés ! C’est le cœur léger que nous nous dirigeons vers le château d’Osaka. L’architecture est magnifique, et les jardins, avec leur belles couleurs d’automne, le sont tout autant. Nous visitons l’intérieur du château transformé en musée et racontant l’histoire des Summer War et du Winter Siege, guerres entre les clans Tokugawa et Toyotomi. C’est vraiment très intéressant. Et la vue sur Osaka depuis le dernier étage du château est très belle. Comme le ciel est dégagé, nous allons ensuite au sommet du Sky Building à Umeda. Quelle surprise en arrivant à son pied de voir un marché de noël allemand ! Les japonais en sont fous, et se font prendre en photos avec les occidentaux qui tiennent les stands ! Mais « jingle bells » remasterisé et chanté en japonais, ça fait quand même bizarre… La tour, par son architecture, est impressionnante. Et la vue depuis le sommet, d’abord de jour, puis sous le soleil couchant, et enfin de nuit, pour voir la ville s’illuminer, est vraiment chouette.
Nous passons ensuite la soirée dans le quartier Americamura. J’aime beaucoup l’ambiance de ce quartier « américain », ambiance un peu décalée… Nous trouvons juste à temps un magasin Mandarake, temple du collectionneur, du jouet, du manga. Nous y trouvons, en vrac, des minis Godzilla, des 45 tours de génériques de dessins animés (mais pas chantés par Dorothée), un déguisement d’Albator, et plein de figurines en tout genre. Nous y passons un très bon moment !
Dernier jour
Le voyage touche à sa fin, nous prenons l’avion aujourd’hui.
Nous dépensons nos derniers yens en achetant des kit-kat au thé vert et deux bento de sushi pour manger avant notre vol.
Nous survolons la Sibérie gelée. Des formes se découpent, en blanc sur la terre noire… comme des monstres géants, comme si nous survolions un tableau surréaliste en noir et blanc d’un peintre fou…
Et nous voici de retour à Paris, avec nos kit-kat, notre katana, et tous nos souvenirs en image. Le Japon est vraiment un pays très attachant, nous avons un sacré pincement au cœur en quittant ce pays…
Déception en Thaïlande English translation pending
Chers confrères voyageurs,
J'écris ce poste pour vous faire part de mon ressenti que je vis actuellement en Thaïlande. Je vous avoue être hyper déçu par l'accueil de ce pays ou j'ai vraiment comme nul par ailleurs ressenti le fait d'être un billet sur pâte et le sentiment d'être escroquer. Je prend énormément de recul vis à vis du tourisme de masse mais vu tout ce que j'avais lu comme commentaires élogieux sur la Thaïlande je ne comprend pas... L'insécurité à Bangkok, les vols, le comportement des thaïlandais en zone touristique est loin d'être digne d'un pays si visité. Les services de transport en dehors de l'avion sont vraiment nul et limite niveau sécurité. De plus j'ai cru entendre que les minorités ethniques sont vraiment mal traité et on moins de droits que les "Thaï" est ce vrai?Avez vous des infos? En bref j'attend vos avis qui peuvent être intéressant pour compléter ma réflexion.
J'écris ce poste pour vous faire part de mon ressenti que je vis actuellement en Thaïlande. Je vous avoue être hyper déçu par l'accueil de ce pays ou j'ai vraiment comme nul par ailleurs ressenti le fait d'être un billet sur pâte et le sentiment d'être escroquer. Je prend énormément de recul vis à vis du tourisme de masse mais vu tout ce que j'avais lu comme commentaires élogieux sur la Thaïlande je ne comprend pas... L'insécurité à Bangkok, les vols, le comportement des thaïlandais en zone touristique est loin d'être digne d'un pays si visité. Les services de transport en dehors de l'avion sont vraiment nul et limite niveau sécurité. De plus j'ai cru entendre que les minorités ethniques sont vraiment mal traité et on moins de droits que les "Thaï" est ce vrai?Avez vous des infos? En bref j'attend vos avis qui peuvent être intéressant pour compléter ma réflexion.
Congé sabbatique 2011... English translation pending
carnet de voyage: 2011, congé sabbatique…
Dimanche 9 janvier 2011 4h33
Bonjour à tous, ma famille, mes amis et mes 2 chefs de service de l'établissement ou je travail à Magnac Laval. ouf............... Sincèrement: c'est vraiment long... voir très long, 12 heures de vol entre Paris et Los Angeles, ensuite en transit dans l'aéroport de Los Angeles durée: 1h30 et enfin 8h30 environ de vol jusqu'à Papeete.... Épuisé, suis arrivé à 23h30 heure locale. Mon frère m'attendait donc à l'aéroport.
Le décalage horaire, lorsque il est 18h30 le samedi en France, ici il est 7h30 du matin ce même jour...vous me suivez ?...
Donc arrivé à l'aéroport, mon frère, heureux de me voir, m'amène ensuite dans la maison qui est à 5 minutes du centre ville de Papeete; l'aéroport est quand à lui à environ 15 à 20 minutes de Papeete. Bon de toute façon, je n'ai pas pu admirer le paysage car il faisait nuit.
La maison ou vit mon frère est loué par l'entreprise ou travail Stéphane, le conjoint de ma sœur Aicha heu, heu, heu, je vous explique: Stéphane travail en tant que directeur chez le Groupe Hachette et ma sœur Aicha donne des cours d'Anglais. Ils sont à Papeete depuis un peu plus de 2 ans maintenant. Mon frère Kader travail en Banque également à Papeete depuis 10 mois environs. Pour ma part, j'ai pris un Congés Sabbatique et en ai profité pour venir à Tahiti. Je pense y rester 3 mois environ, enfin je verrai car j'ai pris un billet avec le retour modifiable valable1 ans.
Aussi, " je remercierais jamais assez mes 2 chefs de service, Nathalie et Claudine et la direction ou je travail pour leurs disponibilités, l'écoute et leurs générosités respectueuses de mes soucis personnelles et ainsi de m'avoir accordé rapidement mon congé sabbatique" Merci à vous...
Un Congé Sabbatique: j'avais un besoin de souffler voir respirer... peut-être également pour fuir quelque chose, quelque chose que j'avais du mal à maîtriser: la peur de me faire du mal......
Mais bon, je suis là, à Papeete, mais j'ai tout de même d'autres projets: partir en Afrique Australe, et plus précisément à Yaoundé au Cameroun ou suis entré en contact avec une ONG www.cjmcameroun.blogspot.com qui m'a l'aire sérieuse et très intéressante. Donc je vais profiter de ce Congé pour partir également en mission humanitaire. Enfin, je vous expliquerais un peu plus en détails dans un prochain Mail, car j'ai la véritable intention de faire: Toulouse/Agadir par avion, et ensuite sac à dos par la route avec les moyens locaux ( bus, taxis....), et traverser La Mauritanie, La Guinée, Le Mali, Le Burkina Faso, Le Togo, Le Bénin, Le Nigeria et enfin Le Cameroun "Yaoundé".
Un bon périple, "mon chemin de croix", tient j'entends d'ici mon amis Régis, Stéphane et d'autres sourirent et dirent: dit donc Mohamed, pour un musulman ça là fou mal !.... Et moi je vous réponds comme d'habitude qu'il y a pas meilleur pratiquant que moi... je plaisante !....
Merci mille fois Régis pour ton éternel accueil et d'être aussi chaleureux Virginie, vos 2 enfants Tristan, Isaac et toi, j'ai vraiment passé une agréable après midi fin décembre chez toi. merci
Et bien ensuite en arrivant dans la maison, présentation des lieux rapide, une bonne et agréable douche et, au lit, J'arrive tout de mème à dormir, mais bon, ce n'est pas un réel sommeil. Mon frère se lève le lendemain, vendredi, pour aller travailler. Je me lève pour ma part autour de 8 heures, ça va, j'admire enfin le paysage, la maison avec son jardin et sa piscine, il fait beau, les oiseaux chantent, je suis bien "pour le moment".....
Mon frère quant à lui revient le soir vers 19h me dit-il. Qu'es-ce que je fais.... Je me dis que je vais descendre en ville, me balader tranquillement à pied, on est seulement à 5/10 minutes du centre ville. Avant tout, je déjeune tranquillement, je regarde en même temps le cadre de la maison et son environnement. La maison se situe dans les hauteurs de Papeete, on a une vue sur le port et la mer. Je fini de déjeuner, je regarde le jardin, à oui, j'ai mangé un pamplemousse du jardin, il était aussi gros qu'un melon !... Donc alors je contemple ce magnifique jardin, des arbres (pamplemousses, cocos, bananes, mangues, avocats...) et d'autres fruits dont les arbres du jardin donnent naissance, une drôle de pelouse, pas comme en France et d'énormes feuilles ici et là. J'aperçois à droite du jardin un petit cabanon avec à l'intérieure des outils de jardin; alors je prends le râteau (cela doit s'appeler différemment..), et je m'exécute. Je ramasse toutes les feuilles et autres branches et rassemble le tout dans un coin du jardin. Ouf... je suis satisfait, il y fait chaud, autour de 30 degrés, une chaleur chaude et à la fois moite, on transpire rapidement. Et bien ensuite, je rentre dans la piscine, fais quelques longueurs, enfin n'exagérant rien, je me trempe, cela fait du bien...
Après, je prend une douche et décide finalement de descendre au centre ville de Papeete, il est 12h35, déjà, et bien !... enfin, j'arrive tranquillement au centre ville, 5/10 minutes à pied, il y a du monde ici et là, les gens mangent, je m'arrête auprès d'une roulotte (un snack), afin de me restaurer.. Mais, je ne vais pas forcément bien, la tète me tourne, j'ai mal au ventre et j'ai des nausées. Je décide alors de rentrer immédiatement à la maison. Je pense que c'est la fatigue, me demande aussi pourquoi j'ai étais nettoyer ce jardin ?.... c'est bien moi ça.... je voulais simplement m'occuper.... et je sais surtout qu'il y a un jardinier qui passe 1 fois par semaine. Mais bon, c'est moi. Bon et bien j'arrive et me couche directement dans la chambre. Cela doit-être également et sûrement le décalage horaire....
A l'extérieure, j'entends quelqu'un qui appel, c'est mon frère qui revient de son travail à la banque, il est 19h20, je me lève, je vais mieux, mon frère me demande si j'ai vu passer le jardinier..... vous comprendrez pourquoi....
Ensuite, mon frère m'emmène manger à l'extérieure....
Voilà pour le moment, je vous envoie également quelques photos, espère que tout le monde va bien, et vous dit à bientôt pour un nouvel épisode, bizs. Mohamed
Envoyé le : Mercredi 15 Juin 2011 21h09 Objet : bonjour/bonsoir... Bonsoir à tous !...
je suis actuellement et, depuis quelques jours, à Bamako au Mali. La première chose en arrivant, après ce long voyage en bus depuis Nouakchott en Mauritanie, Vite un hôtel pour un repos salvateur !... LE soir même, une petite sortie dans le quartier pour aller me restaurer.
En revenant sur le trajet, la traversée de la Mauritanie ne sait faite sans repos, une chaleur étouffante, des arrêts successifs et pour cause, le car été en piteux état, donc réparation en tout genre et, à plusieurs reprises !... Pas la peine de vous dire que ce bus passerait directement à la casse en France !.... Je me suis tout de même intéressé aux divers réparations du car: ici, le câble de l'accélérateur qui lâche... là, un pneu qui éclate... ou encore, un soufflé d’amortisseur arrière qui perce.... Mais bon, ici en Afrique, tout est réparable.... Donnait leur une épave et ils vous en font une bête de course !.... Mais bon, cette traversée restera inoubliable ! des cailloux, des rochers et des dunes et des dunes de sables, la végétation presque inexistante, la route, de la piste je veux dire, ce n'est pas un trajet en bus là, non, Et comme disait notre regretté humoriste Coluche, " c'est comme un voyage à dos de kangourou en Australie!.." Ici, à Bamako, suis aller faire un tour à une Académie de football, celle ci à été créé en 2007 et, est gérée par Jean-Marc Guillou, une personne que Gérard Coudert, mon entraîneur de Savate bf à Limoges m'avait présenté avant de partir en Afrique. L’Académie fait la détection de jeunes sportifs dans le cadre d'un programme socio sportif et éducatif. J'ai ainsi rencontré J-Marc Guillou, une personne à l'image de Gérard Coudert (pour les personnes qui connaissent notre Gérard...) , enfin une personne très sympathique avec laquelle j'ai donc passé la journée au centre. De beaux bâtiments avec internat, self pour les repas, piscine pour les jeunes et, un super terrain de football... les jeunes ont de 10 à 16 ans, un peu plus peut-être. Ils suivent ainsi un programme à l'image je pense à un Pole espoir en France, qui leurs permet ainsi de suivre une scolarité normale. J'ai trouvé le travail de chaque acteur dans l'Académie fort intéressant. Je trouve là un bon investissement afin de permettre à ces jeunes de pouvoir s'élever et ainsi se projeter dans leur avenir socioéducatif et pourquoi pas, professionnel...
Voilà, je quitte donc J-Marc Guillou; il me faut à moi maintenant dans les jours qui suivent, reprendre ma route direction le Burkina, mais avant tout, je dois prendre le visa à l'ambassade ici à Bamako. à vrai dire, c'est un peu pénible ces formalités, mais bon, il faut bien le faire..... je ne sais donc dans combien de jour je repars, oh, je pense dans 2/3 jours, et d'ici là et bien, visitant Bamako...
A oui, je vous raconte un peu le début de mon petit périple, allez go !....
Je suis donc arrivé à Agadir au Maroc, vol Paris/Agadir. A l’aéroport d'Agadir, un taxi direction la gare routière et, le premier bus pour le sud du Maroc, direction la Mauritanie...
Je fais la rencontre de bien de marocains, vraiment sympathique à Dakla, dernière grande ville au sud du Maroc, sincèrement, une très belle ville. En arrivant, un l’hôtel ou j'y ai pris de suite une bonne douche afin de retrouver un peu de fraîcheur...
Et bien, c'est long, comment vous dire, je pensais faire le sud en une journée, et enfin arriver en Mauritanie, et bien, c'est bien plus long que je ne pensais.... Bon, je relativise car j'ai le temps et ne suis donc pas pressé....
Sur la route, les arrêts au petits restos ou roulottes si vous préférez, permettent de prendre la température, enfin, de dialoguer avec les autochtones et je vous assure qu'ils sont pour la plupart, extra..... Les échangent sont intéressants, ils me posent souvent la même question: pourquoi je vais en Mauritanie, je leurs répond simplement que c'est une étape avant de gagner Bamako au Mali...
Il me disent également de faire attention entre le poste de frontière Marocain et Mauritanien !... une zone franche, de non droit, de 4 kilomètres et, surtout à ne pas passer la nuit !....
Aussi, je ne savais pas que les marocains du sud, enfin, lorsque tu passe Agadir et arrive à Tan-Tan, quelques 400 Kms au sud, ils se disent pas Marocain mais "Sahraouis" et le revendiquent d'ailleurs !..... Ils se disent discriminés par le gouvernement marocain... Enfin, un peu plus dans le sud à Laayoune, 200 kms après Tan-Tan, j'étais donc à un hôtel et la nuit, du grabuge ds les rue de Laayoune, des fourgons de police "blindés", ce faisais caillasser par pas mal de personnes.... assourdissant !......
Le lendemain matin en quittant l’hôtel, j'ai vu l'ampleur des dégâts, la chaussée emplie de pierres et autres gros cailloux....
Enfin je me suis dirigé à la gare des bus, j'y ai trouvé un taxi qui m'a emmené à Dakla, une magnifique ville comme je le disais plus haut... Le lendemain matin, levée tôt !.... car j'avais trouvé un autre véhicule qui m'a fait passer la frontière de la Mauritanie et arriver donc à Nouakchott, capitale de la Mauritanie, le taxi, un Mauritanien, en arrivant, m'a offert le repas, chez lui, un couscous mauritanien, l'on a discuté longuement dans la soirée avec thés successifs à la main, vraiment conviviale...
Au fait, les taxis...... On était tout de même 7 dans la même voiture, 3 devants et 4 derrières, comme des sardines dans une boite !.... Sur petit trajet, cela va mais sur des biens plus longs, ce n’est pas le top, mais bon, on fait avec.... Ce qui m'a fait tout de même sourire, c'est que le conducteur, à l'abord d'un rond point, a stoppé net, bizarres car pas de voiture, bon !... il repart et, un peu plus loin, en croise la police, on passe devant sans rien, enfin, tranquillement. Tout cela pour dire que le chauffeur a scrupuleusement respecté le stop, très bien, mais bon, on était tout de même très nombreux ds le véhicule, bof !...... Voilà, il me faut arrêter là; car il se fait "faim", e e e e, je vais aller festoyer, manger avec des Maliens prés de mon hôtel, donc, je vous dis à très bientôt... bien à vous et biz à d'autres... Je tenterais la prochaine fois de vous joindre des photos !.... mohamed
Envoyé le : Samedi 25 Juin 2011 14h10 Objet : de Bamako au Mali à Lomé au Togo...
Dimanche 19 juin 2011, il est environ 18h20 et je suis au Togo, installé à la terrasse d'un café au coin d'un carrefour dans le quartier nord de Lomé, appelé "Attikoumé".
Arrivé la veille en camion, La route fut néanmoins très longue... car celle ci était vraiment en très mauvaise état, il y a pourtant beaucoup de circulation entre les camions, les bus, les voitures et autres 2 roues non identifiés" tirés par des bêtes !... et l'on a tout de même mis pour faire environ un peu plus de 700 Kms, prés de 16 heures !... oui oui...
Mais que fait la "DDE" ?..... je plaisante mais il aurait tant à faire ici....
J'ai donc quitté Bamako par le bus qui m'a déposé à Koupéla, en passant par Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, ces 3 villes étant bien sur au Burkina Faso dont la deuxième en est la capitale. Je ne suis pas resté longtemps à Ouagadougou, quelques heures seulement et de plus, il y faisait nuit.
J'avais ainsi trouvé 3 jeunes camionneurs togolais à Koupéla qui descendaient d'une livraison à Ouagadougou. Ils m'en parlés de leurs pays et particulièrement de la politique qui y est mené : et ils en sont pas très fière... Il est vrai que je l'ai dis un peu plus haut: il y aurais pourtant tant à faire ici .... Mais ils ne s'avouent pas vaincus et espèrent que cela évolue... Ils m'en ainsi déposés à Lomé et un taxi-moto m"a trouvé un hôtel ou je suis actuellement.
La musique, un mélange de zouk et de béguine africaine bat son plein, il y a du monde et particulièrement dans la rue. Nous somme ainsi à un croisement ou ça fourmille de partout et, dans tous les sens !...
La musique semble rythmer à merveille les Togolais tandis que la cadence des voitures, motocyclettes et autres camions est incessante... Circuler ici, comme d'ailleurs dans la plupart des grandes villes que j'ai traversé jusqu'à Lomé : Bamako au Mali... Bobo Dioulasso et Ouagadougou au Burkina... est une véritable épreuve hippique, un exercice de style assez dangereux voir parfois, inquiétant !... Ne traversait pas n'importe ou ici car le véhicule est roi.... Il me semble également que les uns montent sur les autres ?... Sincèrement, je ne pense pas me voir ici en train de conduire 1 véhicule !.... ou alors, un véhicule blindé... Mais bon, les togolais s'en sortent plutôt pas mal... je dis cela car ils ne s'énervent pas du tout et passent tant bien que mal leurs chemins car les routes, sont en piteux états et peux ou pas éclairées la nuit.
De l'autre coté du carrefour, un resto ivoiro-togolais que j'avais aperçu dans l’après midi et avais discuté avec le patron Didier, qui était à sa terrasse.... j'y suis donc allé manger après mon verre.
Oui, lorsque vous arrivé et débarqué ici en Afrique, l'on vous regarde comme un extraterrestre... c'est sur qu'avec ma "dégaine" mes 2 sacs, un sur le dos et l'autre ventrale et peut-être la couleur de peau et bien, je suis un peu "étranger"... non... Pour ma part, j'ai une bonne parade pour cela et croyait moi, elle fonctionne pas mal !... Les plus jeunes vous interpellent souvent.. vous leurs répondait par des questions, de ceux qu'ils font par exemple actuellement... enfin, du tac au tac, cela fonctionne à merveille et tout le monde rigolent... Pour les autres personnes, un grand bonjour avec un grand sourire en leur demandant comment cela va ici dans le pays et l'échange est lancé, plus personne craint personne... et l'on pourrait discuter et parler des heures, c'est très bien car cela permet de prendre la température de l'environnement et de demander à la fois quelques renseignements forts utiles... et croyait moi que dans l'ensemble, les gens sont formidables.
Mon voyage se passe donc plutôt bien jusqu'à présent. Oui au fait, je suis "normalement" venus en Afrique pour rejoindre une assos à Lomé au Togo et l'autre à Yaoundé au Cameroun. Pour le Cameroun et bien c'est rappé !.. et pourquoi donc ?... et bien, j'ai tâté le terrain et donc parlé et discuté avec les Maliens, les Burkinabés et ainsi les Togolais et m'ont répondus qu'il été très dangereux pour moi de traverser le Nigeria, aussi bien par le nord que par le sud. Bon et bien, ce n'est pas bien grave, je dis cela car pour le moment, je baroude pas mal, et cela me plait beaucoup !...
Alors!... mes amis Stéphane et Régis !.... ne vous inquiétaient donc pas, vous n'aurais donc pas �� constituer une rançon et ainsi; pas à vendre vos motos pour la rançon au cas ou je me serais fait enlever......ouf.... vous êtes sauves....enfin, les motos sont sauvées !..... je plaisante.....
Je me suis donc rendu à l'association AECDF à Kpalimé, à 140 Kms environ de Lomé. Déçu.... je l'ai été et pour cause, j'ai donc rencontré le président de ledit l'assos: Mr Blaise ASSARI. Aux premiers abords j'ai été très étonné et pour cause, je pensais que j'allais avoir à faire à une personne d'une quarantaine d'années au moins, et bien non, c'était un jeune homme de 23 ans. Très sympathique ok, mais, sans intérêt et pas expérimenté... j'ai donc passé la soirée et la nuit chez lui.
J'ai ainsi tenté de comprendre le bonhomme dans son assos que j'ai trouvé quelque peu immature... Il a donc monté son association avec une personne du nom de Louise qui elle, vie à Toulouse en France. C'est une assos nouvellement créée. Bon de toute façon, son amie Louise n'était pas là et arrive le 5 juillet prochain.
J'attends ainsi de la rencontrer pour de plus claires informations et explications.
Suis donc redescendu à l’hôtel à Lomé et pour le moment; peu importe, je me balade et vois du monde. La patronne de l’hôtel, il l'appel tous "Mama" ici, une dame d'une cinquantaine d'année très aimable et sympathique avec laquelle j'ai longuement discuté, e e e e, j'en ai profité pour également négocié ma chambre à l’hôtel, commerçante "Mama" Desousa, son nom, m'a fait une ristourne intéressante. La nuitée est de 6500 francs CFA soit en euro, environ un peu moins de 10 euro !...
Ici, l'on mange également pour à peu prés 1000 CFA par repas, en dessous de 2 euro. La nourriture ici au Togo est différente aux autres pays tel que le Burkina et le Mali, il mange peu ou pas de riz mais de la pâte, un mélange de farine de mais et de manioc, qu'on agrémente alors de sauces; poissons, viande.
Aussi; je me régale de mangues, je vous assure qu'elles sont parfumées et sacrément délicieuses !...
Donc voilà pour le moment, et puis, le quartier est pas mal et les Togolais sont sympathique, comme toutes les personnes que j'ai rencontrées jusqu'ici d'ailleurs....
Et bien, je continuerais à un autre moment pour la suite ici....
Bien à tous, et biz aux autres mohamed
Envoyé le : Jeudi 14 Juillet 2011 14h26 Objet : un peu plus d'une semaine à Attikoumé et enfin.... Kpalimé....
Des étales juxtaposées et enchevêtrées les unes aux autres à l'alignement très aléatoires, chacun organise sa petite affaire ici et là, tout semble en désordre !... Alors que les petits commerçants eux, ne s'y trompent pas. Il y a là Kalilou qui tient une étale de téléphone portables et tout accessoires
si approchants, à l'écouter, il m'aurait tout vendu !... L'on a bien discuté tout les deux, en présence souvent d'autres personnes, Kalilou, un garçon de 29 ans vraiment sympathique au sourire éclatant, il m'a raconté son histoire; il vient du Niger ou il fait trop chaud la bas me dit-il, au dessus du Nigeria, il avait donc
quitté son pays il y a quelques années de cela pour se retrouver à Abidjan en Cote d'Ivoire. Kalilou me disait qu'il y faisait bon vivre la bas à Abidjan, il y est resté autour de 7 années et les évènements récents, l'on fait quitter le pays pour se rendre actuellement au Togo. Mais il pense sérieusement y revenir une fois l'apaisement du pays. Par ici, il y a Suzanne, Odette et Delphine qui occupent une grande étale de fruits et légumes, et bien, je peux vous dire que j'en ai dégusté quelques une mangues "délicieuses" et des ananas qu'elles me préparaient dans une poche au goût vraiment "impériales".... il y avait également d'autres fruits, bananes, papayes, oranges....chaque jour, je prenais des fruits. Plus loin, George et ses intarissables grillades de viandes et de poissons. George, un homme d'une très grande taille, il aurait pu faire du basket !... il était timide, discret voir, introverti, il parlait très peu ne souriant presque jamais mais l'odeur de ses grillades attirait tout le monde sur la place, passants et commerçants compris et, chacun y allait bon train pour discuter, rire,
chantait, voir dansait... et George au milieu de tout ça, avec son calme "irréprochable" ne se laissait jamais aller.
J'ai tout de même réussi à discuter avec lui, j'apprenais alors qu'il venait du Ghana, pays anglophone et limitrophe du Togo, j'ai également réussi à lui enlever quelques sourires concernant sa grande taille. Césarine.... tout les matin, j'avais quelques habitudes, à 8h / 8h30 je passais
donc voir Césarine qui vendait les viennoiseries, je prenais donc deux croissants et aller ensuite prendre mon grand café au lait au resto "Ivoiro-Togolais" que tenait Didier. A midi, je mangeais chez lui enfin, à son resto, d'agréables plats j'ai mangé, par contre, attention au piments !.... Une semaine comme cela et forcément, vous vous faite beaucoup d'amis, des personnes aussi attachantes que ce quartier nord de Lomé qui est : Attikoumé...
Presque 3 semaines déjà écoulées à Kpalimé, 140 kilomètres environ au nord de Lomé, ou je me suis donc rendu pour voir les tenants de l'assos et enfin, Louise
qui venait juste d'arrivée de Toulouse en France. Cela c'est vite arrangé, enfin, j'ai pu discuter et ai compris le but de cette assos. L'association exerce donc pour le développement culturel local en y faisant participer plus particulièrement les jeunes dans certains apprentissages notamment. L'intérêt donc de l'association (A.E.C.D.F. Togo), fait que par votre expérience, votre métier ou alors vos attentes, vous participez de prés à une activité scolaire, sportive au alors professionnelle auprès des jeunes Togolais de
Kpalimé, vous êtes ainsi hébergé dans une famille d'accueil soit, "en immersion totale".... Cela permet de partager, connaître et échanger nos cultures de vie... Pour ma part, cela tombe "pils/poil" dedans, heu heu.... comment vous dire, et bien, le père de famille chez laquelle je suis hébergé, Mr KOSSI Antoine, est tout simplement responsable d'un groupement d'artisans qui développent les apprentissages des jeunes dans le cadres d'ateliers professionnels en menuiserie, métallerie/tourneurs. J'ai donc participé à la vie des jeunes dans leurs ateliers respectifs, de très grands Ateliers avec des machines d'époque !....
J'aurais tant à dire concernant ces machines et plus particulièrement "leurs provenance".... mais je ne vais pas m'égarais ici et là car je pense que se serait bien trop long, on va rapidement dire qu'il y a ici très très peu de moyen mis en place et le mot est faible, mais on en reparlera à un autre moment si vous me le permettez et, de vive voix plutôt.... Aussi, on ne va pas rentrer dans la sphère "politico-économique et social" du Togo car d'une part, se serait également trop long et compliqué mais, je vois tout de même que le pays a d'énormes possibilités et capacités économiques et une richesse humaine "insoupçonnable"....
Juste un peu d'histoire concernant le Togo. Il fut colonisé, comme pratiquement tout les pays d'Afrique, tout d'abord par l'Allemagne, ensuite ces derniers fut déguerpirent et délogés pour laisser la place à la France. Le Togo à pris son indépendance en 1960.
Je reviens donc sur mon investissement dans l'Atelier Menuiserie. Il y a tout de même 8 apprentis dans ce vaste Atelier, mais les travaux réalisés
ici sont plutôt le corroyage de planches de bois c'est à dire tout simplement, du rabotage. Ce travail est exclusivement réalisé pour des entreprises privées de Kpalimé qui n'ont elles pas les machines pour travailler et usiner le bois. Les apprentis n'ont donc là peu de chance d'apprendre au mieux le travail du menuisier, d'autant qu'ils n'ont pas de référents sur qui s’appuyer. Je me suis tout de même approché et intéressé aux quelques réalisations faites à
l'Atelier. Ne disposant pas de temps pour apprendre un minimum le travail à réaliser, chacun se débrouille comme il peut !.... De la technologie et cours technique leurs permettrait pourtant de faire de réelles progrès tant sur la qualité du travail que sur la compréhension de l'ouvrage à parfaire. Dans la réalisation d'une porte par exemple, j'ai regardé comment les jeunes apprentis s'y prenaient.... et bien, sans plan et sans réelles cotes alors, pas la peine de vous dire que le travail se révèle fastidieux et se complique à l'infini !... Et, ils n'imagine pas combien ce temps de préparation à la réalisation de l'ouvrage et primordiale et permettrait surtout et ainsi à chacun, de gagner du temps.... Les moyens existent pourtant mais, ils ne sont pas exploités.
Bon, cela reste un peu technique tout cela et, on va parler là de leur emploi du
temps, et bien, accrochez vous !... Du lundi au vendredi, apprentis comme les ouvriers ou employés: 7heures à 12 h30 et 14 heures à 17 h30, et le samedi matin également de: 7 heures à 12 heures. Soit 50 heures par semaine et, ne leurs parlait pas de vacances, ils ne connaissent pas !.... Le salaire pour les employés est de 28000 francs CFA soit 43 euro environ....(vous ne faites pas grand chose avec un salaire aussi bas !....).... équivalent au smic du pays !.... Pour les apprentis, rien !... on leurs donne seulement 200 CFA (30 centimes d'euro) pour le repas du midi. Je leurs ai demandé comment vivaient-ils avec si peu d'argent ?.... ils me répondirent que le travail au champ leurs permettaient de subvenir à leurs premiers besoins.... et, il y a la famille. Leur apprentissage est de 3 années me disent-ils et puis à la fin, au bon vouloir des patrons, une reconnaissance d'une valeur quelconque leur est donnée....
Et bien vous savez quoi, travaillant dans un établissement spécialisé pour jeunes en difficultés "l'inadaptation sociale" et, avec le feu vert de l'établissement, j’emmènerais bien quelques jeunes ici pour faire un bon stage de quelques semaines voir un bon mois et, je pense que ma chef de service " Nathalie" serait bien ok mais, les moyens et surtout les nouvelles législations concernant la protection des jeunes en France nous interdiraient une telle expédition......... dommage car j'en suis sur que cela serait bénéfique.....
Voilà pour le cadre des Ateliers, je vais également intervenir d'ici peu pour donner des cours de Savate.BF dans la salle des fêtes de Kpalimé et j"ai ainsi rencontré le secrétaire du club de boxe....
Ils doivent d'ici là récupérer le matériels qui se trouve à Lomé donc: affaire à suivre....
Je voudrais ici revenir sur la ville de Kpalimé.... une ville très touristique ou il y a pas mal d'assos en tout genre, faire attention car il y a de tout et surtout de rien !.... Il y a donc pas mal de Français ici, des Italiens, Espagnole et, la population qui semble avoir le plus est, les Allemands.
L’Allemagne a d'ailleurs financée pas mal de projet ici, c'est comme un retour aux sources car à l'époque coloniale; ils battirent une grande église et également un château appelé "Vial" dans les montagnes proches. Vous pouvez allez regarder un site sur internet, il faut chercher avec "Kpalimé...." vous trouverez certainement quelques chose sur la Ville de Kpalimé....
Pour ma part je trouve cette région du Togo, voir de l'Afrique vraiment magnifique, le coin me plais beaucoup et la famille d'accueil est formidablement agréable et sympathique. Je vais rester là quelques semaines encore et ensuite, je pense remonter au Maroc, plus précisément à Marrakech, chez mon beau frère Djamal, depuis le temps que ma sœur et Djamal me disent de m'y rendre et bien, je pense que c'est l’occasion ou jamais. Par contre, je prendrais l'avion de Lomé à Marrakech car en bus, cela serait trop long.... J'aurais pu venir en moto depuis la France, cela se fait et puis, ce n'est pas comme prendre un bus ou autre taxi locaux car là, vous vous arrêtez ou bon vous semble, la rencontre avec les autochtones doit être d'ailleurs plus enrichissante et certainement significative, un voyage exaltant et plus extraordinaire je pense, une prochaine fois alors....
Pour la petite histoire, je fais un bref retour sur mon passage à Bamako, à l'ambassade du Burkina pour le visa d'entrée, vous déposez donc le matin votre passeport avec 2 photos et la modique somme de 47000 CFA ( 72 euro) et, vous attendez donc qu'il vous tamponne votre Passeport. Durant mon attente, 2 jeunes Suisses sont venus également à l'ambassade Burkinabé
pour faire les mêmes démarches. Pour leurs parts, ils se rendaient au Bénin dans le cadre d'une ONG et, ils étaient descendus de Suisse en Moto, ils ont donc traversés la France, l'Espagne, le Maroc, la Mauritanie pour arriver à Bamako.....et ensuite continuer pour le Bénin.
Voilà, je vais en rester là pour le moment, pour ma part, je continue "mon gout de l"errance" un petit peu plus ici au Togo ensuite..... le temps me dira bien.... à bientôt,
Oui.... vu la période, juillet/août...., bonnes vacances pour ceux qu'ils le sont et également aux autres qui vont l’être !..... Je tente de vous joindre quelques photos.........et faire de mon mieux car ici au Togo, internet est d'une lenteur déconcertante !..... Bye aux uns et biz aux autres, mohamed
Envoyé le : Lundi 7 Novembre 2011 21h09 Objet : dernier épisode...
De Kpalimé à Marrakech,
2 jours après être arrivé à Marrakech, chez les parents de mon beau frère Jamal, je me suis retrouvé à la fin de la première semaine hospitalisé et pour cause...... j'ai contracté le "Palu"..... Me souviens de ne pas avoir était très bien à Kpalimé et, à 2 reprises. Cela se passait le soir, j'avais très froid alors qu'il faisait bon. Je tremblais et avais de la fièvre, j'avais ainsi pris de l'aspirine et allais mieux le lendemain. Mais là, cette fois ci à Marrakech, j'étais vraiment pas bien, une grippe à coté ce n'est rien !... Ainsi 3 jours sous perfusion à L’hôpital Militaire de Marrakech.... Je n'ai pu profiter pleinement de mon séjour au Maroc, pour une autre fois....
De retour à Limoges, j'appelle mon ami José qui est en vacances en famille au Portugal. José me propose de venir le rejoindre et suis donc ok pour enfin découvrir Tavora, un petit bled dans la commune de Tabuaço qui se situe à 50 Kms "à vol d'oiseau" à l'est de Porto, proche de la vallée du Douro.
Une semaine à Limoges... Quelques travaux ici et là, chez mon frère et également chez ma grande sœur, changer la porte du garage qui était défectueuse, résultat..... 6 points de suture.... J'ai pris un des 2 ressorts sur la tète... ça a beaucoup saigné !..... ma sœur été hors d'elle voir en colère.... Direction les urgences à l’hôpital accompagné du beau frère, le médecin m'a rasé un peu le flanc gauche afin de faire les points...j'étais magnifique !... Bon, c'est l'été donc une casquette et le tour est joué..... Ensuite, retour pour tout de même terminer le boulot... Finalement, rien de bien grave.... Bon sang et satané Ressort !.....
Fin de semaine, suis ainsi parti rejoindre José à Tavora, ses parents Jean et Lisette, son frère Manu et sa sœur Dyna avec son mari Christophe et leurs 2 adorables filles y étés également, l'on a passé de très bons moments... Le coin est vraiment agréable, plaisant et reposant..... des oliviers et des vignes à perte de vue sur des terrains escarpés voir pentus, le travail de la terre ici est rude, ardu, d'ailleurs, les jeunes désertent peu à peu le coin pour aller s'installer dans les grandes villes comme Porto.... Et l'on sais que cela se passe partout dans le monde, les petits bleds sont ainsi abandonnés... Peu de monde voir personne ici ne reprendra les cultures, certaines voir pas mal sont déjà désertées et la nature reprend ses droits... Nous sommes ainsi aller nous promener ici et là, les baignades à la piscine municipale de Tabuaço et particulièrement dans les ruisseaux naturelles, quelques marches dans les chemins abrupts à travers les vignes et autres plantations, excursion en bateaux sur le fleuve "le Douro" avec deux passages d'impressionnantes écluses, des restos ou l'on s'est régalé !... rencontres et convivialités avec les voisins que j'ai appris à mieux connaitre par la suite....
La suite, et bien..... un concours de circonstances, les parents de José me parlaient qu'ils allaient aider à ramasser les raisins des voisins et autres quintas "fermes" au mois de septembre et par la même, que cela était festif. Ah bon !.... alors je me suis proposé et suis revenus pour 3 semaines environ à Tavora, pour découvrir et participer aux vendanges et autres pratiques dans la production du vin à l'ancienne, oui oui, à l'ancienne.... "Écraser les grappes de raisins avec les pieds s'il vous plait".... Que vous dire, cela était vraiment extraordinaire voir fantastique pour moi et les gens: formidables et généreux...
En face, un peu plus haut de la maison de Jean et Lisette, leurs voisins et amis Antonio, 78 ans et Maria, pas loin, qui habitent seuls dans leur maison, leurs enfants sont partis travailler en Suisse et viennent une fois par ans. J'ai accompagné Lisette et sa sœur Elsa avec son mari à ramasser les grappes de raisins dans les vignes de Antonio. Brave et robuste comme un chêne, Antonio est une personne de belle et bonne volonté parlant très peu voir jamais, le sourire crispé mais respectueux des autres, j'ai de ce fait appris à le connaître en l'aidant à faire ses vendanges à son terrain. Ici, tout prés de la vallée du Douro, chaque famille a des vignes et chaque année, ils font leurs vendanges et leurs propres vins pour leurs consommations personnelles et annuelles. Antonio fait son propre vin mais, il ne le boit pas... il l'offre alors à ses proches, famille et amis.
Les vendanges terminées.... je me suis promené dans l'oliveraie de José. Il y avait un pêché également ou j'ai dégusté quelques fruits, il faisait beau et les températures, agréable, je suis descendu plus bas en dévalant un petit chemin assez raide pour me rendre jusqu'à la rivière, celle-ci se jette dans le Douro. Je me suis assis là, il y avait le calme, la tranquillité, tout était paisible et je contemplais le paysage, le bruit du ruisseau, le chant des oiseaux....et, cette magnifique vallée.... et là, se dessina l'envie ou l'idée de faire le GR20, en Corse évidement. Il me restait à peu près 2 mois devant moi avant de reprendre mon poste, alors.......
De Tavora à Calvi.....
"tout les chemins mènent à Limoges"..... De retour à Limoges, je me suis donc préparé pour le GR 20. Enfin préparé........ mon frère Djemel l'avait fait avec un ami à lui il y a de cela 2, 3 ans je crois, je lui ai donc demandé quelques conseils..... Pas facile me dit-il, seul, en plus au mois d'octobre, es-ce que les refuges sont ouverts, le temps également..... Car s'y-il pleut, il y a des étapes impraticables voir dangereuses, ne pas oublier que c'est la haute montagne !... Il ne faut donc rien négliger.... Sincèrement et peut-être inconsciemment..... Rien à faire de tout cela, ma seule envie ou caprice, partir..... Évidement que j'étais que je partais seul mais bon, peut-être y a t’il du monde ou encore quelques personnes qui se risquent au mois d'octobre..... Peu importe, je me lance et, je verrais... Physiquement, je savais bien que je n'étais pas au top, pas prêt car au niveau du sport, cela faisait plus de 1 ans que je ne faisais rien... Ok il y a le mental mais chacun sais que l'un ne va pas sans l'autre et, vis versa...
Bon, peu importe de nouveau, j'ai pris un billet d'avion Orly/Calvi. Mon frère Djemel a tout de même eu quelques inquiétudes sur ce périple qui puis est au mois d'octobre et, il avait sans doute bien raison... Il m'a prêté tout son matériel, j'ai juste eu à investir sur une très bonne paire de chaussures de rando.
15 étapes sur le GR20 et, en cette période de l'année, il n'y a pas de ravitaillement possible auprès des refuges !... Il fallait de ce fait prévoir de faire la rando en total autonomie alimentaire. Sur la balance, mon sac à dos faisait ainsi autour de 21 kg, ça n'a l'air de rien... mais cela prend tout son sens lors des montées, en escalade dans les parois rocheuses et plus particulièrement au cour des descentes, les articulations et notamment les genoux vous font mal...
Douloureuse 1ère étape... 1ère étape et première ascension de Calinzana à Ortu di Piobbu = 1360 m de dénivelé positif.... ail !.... Bon ok, j'avoue que je n'ai pas mis toutes les chances de mon coté.... comment vous dire.... et bien, je n'ai absolument rien fait pour que cela se passe normalement ou correctement et pour cause... Je suis arrivé le mardi 11 octobre à 13h10 à l’aéroport de Calvi. J'ai pris le train de Limoges pour Paris Austerlitz la veille au soir car il y avait des grèves annoncées de la SNCF et la RATP, 1 train sur 3 ne circulait pas... J'ai donc passé la nuit de lundi à mardi à l'aéroport de Orly. A l'aéroport de Calvi, j'ai pris un taxi qui m'a déposé à Calenzana, lieu du départ du GR20. Pas trop loquasse le chauffeur, j'ai tenté de discuter avec lui.. rien, je lui ai seulement demandé vis à vis de Calinzana si c'était un petit bled et il m'a répondu sèchement qu'en Corse il n'y avait pas de bled... bon, n'insistant pas, il voyait certainement qu'avec mon accoutrement j'allais faire un peu de rando... sympathique Corse... Il m'a ainsi déposé à une petite place au centre du "petit bled"... Il était 13h30 environ, j'avais prévus de partir le lendemain mais, je ne sais ce qu'il m'a pris et suis parti sans réfléchir à l'assaut de la première étape. Suis passé devant une fontaine qui précédait le début de l'itinéraire du GR et ai rempli mes deux "camelbacs" et en avant... Il faisait beau temps et les températures autours de 26/27 degrés, de suite, ça montait, le sentier s'élevait rapidement au dessus du "bled" e e e e, non, de Calinzana, on avait de suite une bonne et très belle vue sur ce petit village et la mer au loin, c'est magnifique, mais voilà, ça n’arrêtait pas de grimper !... Je commençais à sentir mes jambes, lourdes, les cuisses et les mollets qui me faisaient mal, mes jambes trahissaient le manque de préparation physique, je buvais alors abondamment et dans mes pensées, arriver tout là haut oui, au bout de cette première étape. Je ne me suis pas arrêté une seule fois, je marchais lentement mais sûrement... Cela faisait environ 4 bonnes heures que je marchais dans ces larges lacets et suis arrivé à une barre rocheuse en partie équipée d'un câble, je suivais scrupuleusement les tracés rouges et blancs qui indiquaient le sentier. Je me suis dit que ce n'est pas possible..., ils vont pas me faire passer à travers ces énormes rochers, je regardais les repères et c'est bien par là qu'il fallait avancer. Alors j'ai commencé à escalader avec mon énorme sac à dos et rapidement, il m'est venu une très grosse crampe au mollet droit, il y avait comme une boule, j'ai hurlé et me suis retourné pour m'asseoir afin de masser, j'ai de nouveau bu abondamment de l'eau et ai mangé des fruits secs. Je suis restais là un peu plus d'un quart d'heure, je voyais le soleil qui n'allait pas tarder à se coucher et me suis dit que je n'allais pas rester ici alors, je me suis retourné et ai continuer la jambe droite presque tendue à gravir le récif. Suis péniblement arrivé au col de Bocca à u Bazzichellu (1486m), il faisait encore jour mais je n'apercevais plus le soleil, rapidement, la nuit arrivée, je ne savais à combien de temps j'étais du refuge d'Ortu di u Piobbu. Je n'ai pas pensais à sortir le topoguide et puis, j'étais tellement épuisé.... A droite sur le Bocca "col" une fine pelouse et un grand sapin... j'ai alors posé mon sac et ai planté ma tente sous cet arbre, j'ai pris une aspirine, mangé et me suis de suite couché, je me posais de multiples questions concernant le parcours et l'état de ma forme, me suis ainsi dit que je verrais le lendemain et me suis rapidement endormi...
De drôle de bruits.... Dans la nuit, je me suis plusieurs fois éveillé, mon sac à dos été à l’intérieur de la tente, j'avais entendu tout près des reniflements et gratter également, j'ai alors pensé à des cochons sauvages ou autres bestioles peut-être.... j'ai ouvert la tente et ai glissé ma tète à l’extérieure, il faisait presque comme jour, on apercevait la lune bien ronde qui m'éclairait, je voyais donc assez claire. Il y avait pas loin une grosse branche que j'ai ramené vers moi, j'y ai enlevé quelques petite brindilles afin d'en faire un bâton. J'étais en alerte !... Je me suis dit que si il y avait un animal quel qui soit et bien, il se ramasserait un coup de massue sur la tranche, tant pis pour lui, qu'il aille paître plus loin.....
Je me suis levé au petit matin autour de 6 heures, 2 barres de céréale arrosés de flotte, j'ai plié le camp et me voilà reparti pour au moins terminer l'étape. Je suis arrivé au refuge en à peine 1heure30, mes jambes allaient bien, peu de douleurs, j'ai étais doublement satisfait car en arrivant il y avait un peu de monde, 8 personnes environ qui se préparaient pour attaquer la deuxième étape. Je me suis donc approché et on a brièvement discuté. Du coup, je me suis senti pousser des ailes pour finalement faire la seconde étape, je ne voulais rester seul à ce refuge. On s'est suivi jusqu'au suivant refuge de Carrozzu ou nous avons fait plus ample connaissance. Il y avait 3 suisses et 1 allemand qui préféraient eux, passer leurs nuits sous leurs tentes, quand aux autres, 2 grenoblois et 2 ardennais et moi, dormant dans les refuges. Ceux ci étaient assez bien équipés, dortoir, cuisine avec gazinière et poil à bois. La première chose que j'ai faite en arrivant, me faire cuire des pâtes accompagnés d'une grande soupe bien chaude...., je n'avais rien mangé de chaud depuis 2 jours !... Cela m'a fait extrêmement du bien, je ne me posais plus la question de ce que je faisais ici mais plutôt de continuer et faire ainsi entièrement le GR20. J'ai largement discuter avec les ardennais Thibault et Jérémy et Maeva et Alex les Grenoblois. Nous étions à nos aises dans les refuges d'une capacité moyenne d'une vingtaine de personnes et pour cause, il y avait très peu voir pas de monde sur le GR, on imaginait alors ce que cela devait être au mois de juillet/aout....
Les 3 suisses et l'allemand faisaient "bande à part", ils sont très peu voir pas venus à notre contact, il y avait pourtant largement de la place pour tout le monde dans les refuges.... Maeva, Alex, Thibault, Jérémy et moi sommes ainsi partis le lendemain matin pour l'étape suivante. Chacun à son rythme, nous sommes arrivés au refuge d'Ascu Stagnu qui est également une station de ski. Les paysages.... éblouissants, somptueux, fabuleux voir enchanteurs, nous restions ébahis par un si beau spectacle... certains sentiers empruntaient les chemins de transhumance, ils s’enfonçaient chaotiquement dans de grandes barrières de roches de granite et pénétraient dans de petites hêtraies pour finalement, accéder dans les plus belles et magnifiques "Bocca" de ces grands massifs montagneux que regorge le centre de la Corse...
4ème étape, La traversée délicate d'E Cascettoni (ou le cirque de la solitude), un des lieux mythiques du sentier du GR20... Ce jour là, le temps est moins ensoleillé, il y a du vent et il fait un peu plus froid. En marchant, l'on est bien mais à ces hauteurs, le froid se fait tout de même plus ressentir. A peine partis du refuge, ça monte dru, pas le temps de s'échauffer, le souffle se fait plus pressant, au niveau des jambes, tout va bien. Le Bocca de Tumasginesca (2183m, appelée col Perdu), se découvre sur le Cirque de la solitude.... Imposant, étonnant, frappant, impressionnant !.... Thibault, Jérémy et moi restions bouche baie... A la question e e e e e e, par ou on passe là ?... l'on se rend ainsi compte que le GR20 n'est pas une simple partie de promenade... Thibault sort son topoguide et nous indique qu'il faut descendre et suivre évidement le tracé.... ah bon.... Le site est constitué de parois rocheuses très raides qui ont nécessités des aménagements (quelques chaînes ici et là et 1 échelle). Ce que l'on a beaucoup aimé, c'est ce qu'il est écrit dans le guide qui concerne cette étape : "Néanmoins, il ne présente aucune difficultés technique, mais seulement quelques petites escalades"... Tout en continuant à suivre le parcours, l'on répétait alors à haute voie cette phrase en rigolant assez fort et avec fou rire mais honnêtement, on là ramenait pas large !.... Chargé de nos sacs à dos et accroché à de vulgaires chaînes rouillées avec une sécurité plus qu'aléatoire, l'on s'accompagnait tout les trois mutuellement et verbalement et l'on se disait, que l’on n’amènerait pas n'importe qui à ce passage... Dans le cirque, le soleil ne rentre pas et de toute manière, c'est couvert ce jour là, il ne faudrait pas qu'il pleuve car ce serait la "Bérézina", il y fait froid, les parois rocheuses sont d'un gris qui tire vers le noir, sombre cirque !... Je n'y passerais pas une nuit la dedans moi... Le poids du sac à dos ne nous aide pas non plus, vous pensez, faire de l'escalade avec le vide en dessous et 20 kilos sur le dos.... il ne faut pas glisser et bien s'agripper à tout ce qui dépasse. Je ne sais quel humoriste qui disait: " là ou il y a de la chaîne, il n'y a pas de plaisir..." et bien, je vous assure qu'à ce moment précis, nous les chaînes, on les a pas lâché !... je dirais même plus, on avait un certain attachement pour elles... Le soir, arrivé au refuge, l'on avait tous un peu mal au dos, les contorsions sur les parois rocheuses nous avaient pas aidés, nous avions ressentis ces douleurs durant 3 bonnes journées qui ont suivis. Maeva et Alex nous en rejoints le soir.
Les étapes se sont succédées et tout allait dans l'ensemble pour le mieux au niveau physique, j'avais bien sur mal aux genoux et autres petites douleurs le soir, mais aucun incident n’est venu ternir mon parcours, je repartais chaque lendemain reposé et prés à affronter l'itinéraire. Durant cette rando que j'ai faite en 12 étapes, j'en avais fait 5 dont doublé 3 avec Boule et Bill, alias Thibault et Jérémy et en avais parcouru 7 seul, ... Je m'étais restauré à base de lyophiliser, des pâtes, des fruits secs, biscuits et autres barres de céréales. On se lasse tout même très vite de cette nourriture mais bon, l'on se console en se disant que ça ne durera que 15 jours.
Suis ainsi arrivé au terme du GR20, j'aurais pu doubler les 2 dernières étapes mais bon, je n'étais pas pressé, mon retour en avion était à telle date donc..., le temps s'est quand à lui rapidement dégradé, des nuages, du vent et de la pluie. Je me suis donc installer dans le dernier refuge d'I Paliri, il était 15 heures environ, j'ai allumé le poil à bois et fait chauffé de l'eau afin de me rincer et pour me restaurer. Le jour c'est vite couché, j'étais seul à ce refuge et songeais à tout ce parcours et aux franches rigolades avec Boule et Bill. Il ne me restait plus qu'une étape de 5 heures environ, pour gagner "enfin" Conca.
Le lendemain matin, levé vers 6 heures, j'ai plié mon sac à dos, petit dèj et hop, me voilà parti pour terminer "nostalgiquement" le GR. Sur le topo-guide, pratiquement que de la descente, soit 963 mètres de dénivelé négatif. J'étais pas forcément pressé d'arriver mais la météo se faisait menaçante... Arrivé à Conca, pas un hôtel d'ouvert, j'ai alors fait de l'auto stop et me suis fait amener à 40 Kms environ, jusqu'à Solenzara sur la cote sud-est et ai trouvé ce qu'il fallait pour dormir, hôtel et restaurant, retour dans le monde citadin... Deux jours après, je prenais l'avion.
Voilà, mon congé sabbatique se termine et il me faudra reprendre mon poste à la fin de ce mois de novembre "avec enthousiasme tout de même..." et à vrai dire, je dirais que l'on s’habituerait presque à ce mode de vie....... Non, n’exagérant rien... mais cela je l'espère, m'a fait du bien. Et comme tout a une fin alors, c'était donc le dernier épisode, vous ne pensez tout de même pas que j'allais me laisser aller encore et encore à d'autres récits ou autres comptes rendus.... Non, mais espère que vous ne vous êtes pas ennuyés....
Bye aux uns et biz aux autres, mohamed ...à ma petite fleur, qui me manquera pour l’éternité…
Dimanche 9 janvier 2011 4h33
Bonjour à tous, ma famille, mes amis et mes 2 chefs de service de l'établissement ou je travail à Magnac Laval. ouf............... Sincèrement: c'est vraiment long... voir très long, 12 heures de vol entre Paris et Los Angeles, ensuite en transit dans l'aéroport de Los Angeles durée: 1h30 et enfin 8h30 environ de vol jusqu'à Papeete.... Épuisé, suis arrivé à 23h30 heure locale. Mon frère m'attendait donc à l'aéroport.
Le décalage horaire, lorsque il est 18h30 le samedi en France, ici il est 7h30 du matin ce même jour...vous me suivez ?...
Donc arrivé à l'aéroport, mon frère, heureux de me voir, m'amène ensuite dans la maison qui est à 5 minutes du centre ville de Papeete; l'aéroport est quand à lui à environ 15 à 20 minutes de Papeete. Bon de toute façon, je n'ai pas pu admirer le paysage car il faisait nuit.
La maison ou vit mon frère est loué par l'entreprise ou travail Stéphane, le conjoint de ma sœur Aicha heu, heu, heu, je vous explique: Stéphane travail en tant que directeur chez le Groupe Hachette et ma sœur Aicha donne des cours d'Anglais. Ils sont à Papeete depuis un peu plus de 2 ans maintenant. Mon frère Kader travail en Banque également à Papeete depuis 10 mois environs. Pour ma part, j'ai pris un Congés Sabbatique et en ai profité pour venir à Tahiti. Je pense y rester 3 mois environ, enfin je verrai car j'ai pris un billet avec le retour modifiable valable1 ans.
Aussi, " je remercierais jamais assez mes 2 chefs de service, Nathalie et Claudine et la direction ou je travail pour leurs disponibilités, l'écoute et leurs générosités respectueuses de mes soucis personnelles et ainsi de m'avoir accordé rapidement mon congé sabbatique" Merci à vous...
Un Congé Sabbatique: j'avais un besoin de souffler voir respirer... peut-être également pour fuir quelque chose, quelque chose que j'avais du mal à maîtriser: la peur de me faire du mal......
Mais bon, je suis là, à Papeete, mais j'ai tout de même d'autres projets: partir en Afrique Australe, et plus précisément à Yaoundé au Cameroun ou suis entré en contact avec une ONG www.cjmcameroun.blogspot.com qui m'a l'aire sérieuse et très intéressante. Donc je vais profiter de ce Congé pour partir également en mission humanitaire. Enfin, je vous expliquerais un peu plus en détails dans un prochain Mail, car j'ai la véritable intention de faire: Toulouse/Agadir par avion, et ensuite sac à dos par la route avec les moyens locaux ( bus, taxis....), et traverser La Mauritanie, La Guinée, Le Mali, Le Burkina Faso, Le Togo, Le Bénin, Le Nigeria et enfin Le Cameroun "Yaoundé".
Un bon périple, "mon chemin de croix", tient j'entends d'ici mon amis Régis, Stéphane et d'autres sourirent et dirent: dit donc Mohamed, pour un musulman ça là fou mal !.... Et moi je vous réponds comme d'habitude qu'il y a pas meilleur pratiquant que moi... je plaisante !....
Merci mille fois Régis pour ton éternel accueil et d'être aussi chaleureux Virginie, vos 2 enfants Tristan, Isaac et toi, j'ai vraiment passé une agréable après midi fin décembre chez toi. merci
Et bien ensuite en arrivant dans la maison, présentation des lieux rapide, une bonne et agréable douche et, au lit, J'arrive tout de mème à dormir, mais bon, ce n'est pas un réel sommeil. Mon frère se lève le lendemain, vendredi, pour aller travailler. Je me lève pour ma part autour de 8 heures, ça va, j'admire enfin le paysage, la maison avec son jardin et sa piscine, il fait beau, les oiseaux chantent, je suis bien "pour le moment".....
Mon frère quant à lui revient le soir vers 19h me dit-il. Qu'es-ce que je fais.... Je me dis que je vais descendre en ville, me balader tranquillement à pied, on est seulement à 5/10 minutes du centre ville. Avant tout, je déjeune tranquillement, je regarde en même temps le cadre de la maison et son environnement. La maison se situe dans les hauteurs de Papeete, on a une vue sur le port et la mer. Je fini de déjeuner, je regarde le jardin, à oui, j'ai mangé un pamplemousse du jardin, il était aussi gros qu'un melon !... Donc alors je contemple ce magnifique jardin, des arbres (pamplemousses, cocos, bananes, mangues, avocats...) et d'autres fruits dont les arbres du jardin donnent naissance, une drôle de pelouse, pas comme en France et d'énormes feuilles ici et là. J'aperçois à droite du jardin un petit cabanon avec à l'intérieure des outils de jardin; alors je prends le râteau (cela doit s'appeler différemment..), et je m'exécute. Je ramasse toutes les feuilles et autres branches et rassemble le tout dans un coin du jardin. Ouf... je suis satisfait, il y fait chaud, autour de 30 degrés, une chaleur chaude et à la fois moite, on transpire rapidement. Et bien ensuite, je rentre dans la piscine, fais quelques longueurs, enfin n'exagérant rien, je me trempe, cela fait du bien...
Après, je prend une douche et décide finalement de descendre au centre ville de Papeete, il est 12h35, déjà, et bien !... enfin, j'arrive tranquillement au centre ville, 5/10 minutes à pied, il y a du monde ici et là, les gens mangent, je m'arrête auprès d'une roulotte (un snack), afin de me restaurer.. Mais, je ne vais pas forcément bien, la tète me tourne, j'ai mal au ventre et j'ai des nausées. Je décide alors de rentrer immédiatement à la maison. Je pense que c'est la fatigue, me demande aussi pourquoi j'ai étais nettoyer ce jardin ?.... c'est bien moi ça.... je voulais simplement m'occuper.... et je sais surtout qu'il y a un jardinier qui passe 1 fois par semaine. Mais bon, c'est moi. Bon et bien j'arrive et me couche directement dans la chambre. Cela doit-être également et sûrement le décalage horaire....
A l'extérieure, j'entends quelqu'un qui appel, c'est mon frère qui revient de son travail à la banque, il est 19h20, je me lève, je vais mieux, mon frère me demande si j'ai vu passer le jardinier..... vous comprendrez pourquoi....
Ensuite, mon frère m'emmène manger à l'extérieure....
Voilà pour le moment, je vous envoie également quelques photos, espère que tout le monde va bien, et vous dit à bientôt pour un nouvel épisode, bizs. Mohamed
Envoyé le : Mercredi 15 Juin 2011 21h09 Objet : bonjour/bonsoir... Bonsoir à tous !...
je suis actuellement et, depuis quelques jours, à Bamako au Mali. La première chose en arrivant, après ce long voyage en bus depuis Nouakchott en Mauritanie, Vite un hôtel pour un repos salvateur !... LE soir même, une petite sortie dans le quartier pour aller me restaurer.
En revenant sur le trajet, la traversée de la Mauritanie ne sait faite sans repos, une chaleur étouffante, des arrêts successifs et pour cause, le car été en piteux état, donc réparation en tout genre et, à plusieurs reprises !... Pas la peine de vous dire que ce bus passerait directement à la casse en France !.... Je me suis tout de même intéressé aux divers réparations du car: ici, le câble de l'accélérateur qui lâche... là, un pneu qui éclate... ou encore, un soufflé d’amortisseur arrière qui perce.... Mais bon, ici en Afrique, tout est réparable.... Donnait leur une épave et ils vous en font une bête de course !.... Mais bon, cette traversée restera inoubliable ! des cailloux, des rochers et des dunes et des dunes de sables, la végétation presque inexistante, la route, de la piste je veux dire, ce n'est pas un trajet en bus là, non, Et comme disait notre regretté humoriste Coluche, " c'est comme un voyage à dos de kangourou en Australie!.." Ici, à Bamako, suis aller faire un tour à une Académie de football, celle ci à été créé en 2007 et, est gérée par Jean-Marc Guillou, une personne que Gérard Coudert, mon entraîneur de Savate bf à Limoges m'avait présenté avant de partir en Afrique. L’Académie fait la détection de jeunes sportifs dans le cadre d'un programme socio sportif et éducatif. J'ai ainsi rencontré J-Marc Guillou, une personne à l'image de Gérard Coudert (pour les personnes qui connaissent notre Gérard...) , enfin une personne très sympathique avec laquelle j'ai donc passé la journée au centre. De beaux bâtiments avec internat, self pour les repas, piscine pour les jeunes et, un super terrain de football... les jeunes ont de 10 à 16 ans, un peu plus peut-être. Ils suivent ainsi un programme à l'image je pense à un Pole espoir en France, qui leurs permet ainsi de suivre une scolarité normale. J'ai trouvé le travail de chaque acteur dans l'Académie fort intéressant. Je trouve là un bon investissement afin de permettre à ces jeunes de pouvoir s'élever et ainsi se projeter dans leur avenir socioéducatif et pourquoi pas, professionnel...
Voilà, je quitte donc J-Marc Guillou; il me faut à moi maintenant dans les jours qui suivent, reprendre ma route direction le Burkina, mais avant tout, je dois prendre le visa à l'ambassade ici à Bamako. à vrai dire, c'est un peu pénible ces formalités, mais bon, il faut bien le faire..... je ne sais donc dans combien de jour je repars, oh, je pense dans 2/3 jours, et d'ici là et bien, visitant Bamako...
A oui, je vous raconte un peu le début de mon petit périple, allez go !....
Je suis donc arrivé à Agadir au Maroc, vol Paris/Agadir. A l’aéroport d'Agadir, un taxi direction la gare routière et, le premier bus pour le sud du Maroc, direction la Mauritanie...
Je fais la rencontre de bien de marocains, vraiment sympathique à Dakla, dernière grande ville au sud du Maroc, sincèrement, une très belle ville. En arrivant, un l’hôtel ou j'y ai pris de suite une bonne douche afin de retrouver un peu de fraîcheur...
Et bien, c'est long, comment vous dire, je pensais faire le sud en une journée, et enfin arriver en Mauritanie, et bien, c'est bien plus long que je ne pensais.... Bon, je relativise car j'ai le temps et ne suis donc pas pressé....
Sur la route, les arrêts au petits restos ou roulottes si vous préférez, permettent de prendre la température, enfin, de dialoguer avec les autochtones et je vous assure qu'ils sont pour la plupart, extra..... Les échangent sont intéressants, ils me posent souvent la même question: pourquoi je vais en Mauritanie, je leurs répond simplement que c'est une étape avant de gagner Bamako au Mali...
Il me disent également de faire attention entre le poste de frontière Marocain et Mauritanien !... une zone franche, de non droit, de 4 kilomètres et, surtout à ne pas passer la nuit !....
Aussi, je ne savais pas que les marocains du sud, enfin, lorsque tu passe Agadir et arrive à Tan-Tan, quelques 400 Kms au sud, ils se disent pas Marocain mais "Sahraouis" et le revendiquent d'ailleurs !..... Ils se disent discriminés par le gouvernement marocain... Enfin, un peu plus dans le sud à Laayoune, 200 kms après Tan-Tan, j'étais donc à un hôtel et la nuit, du grabuge ds les rue de Laayoune, des fourgons de police "blindés", ce faisais caillasser par pas mal de personnes.... assourdissant !......
Le lendemain matin en quittant l’hôtel, j'ai vu l'ampleur des dégâts, la chaussée emplie de pierres et autres gros cailloux....
Enfin je me suis dirigé à la gare des bus, j'y ai trouvé un taxi qui m'a emmené à Dakla, une magnifique ville comme je le disais plus haut... Le lendemain matin, levée tôt !.... car j'avais trouvé un autre véhicule qui m'a fait passer la frontière de la Mauritanie et arriver donc à Nouakchott, capitale de la Mauritanie, le taxi, un Mauritanien, en arrivant, m'a offert le repas, chez lui, un couscous mauritanien, l'on a discuté longuement dans la soirée avec thés successifs à la main, vraiment conviviale...
Au fait, les taxis...... On était tout de même 7 dans la même voiture, 3 devants et 4 derrières, comme des sardines dans une boite !.... Sur petit trajet, cela va mais sur des biens plus longs, ce n’est pas le top, mais bon, on fait avec.... Ce qui m'a fait tout de même sourire, c'est que le conducteur, à l'abord d'un rond point, a stoppé net, bizarres car pas de voiture, bon !... il repart et, un peu plus loin, en croise la police, on passe devant sans rien, enfin, tranquillement. Tout cela pour dire que le chauffeur a scrupuleusement respecté le stop, très bien, mais bon, on était tout de même très nombreux ds le véhicule, bof !...... Voilà, il me faut arrêter là; car il se fait "faim", e e e e, je vais aller festoyer, manger avec des Maliens prés de mon hôtel, donc, je vous dis à très bientôt... bien à vous et biz à d'autres... Je tenterais la prochaine fois de vous joindre des photos !.... mohamed
Envoyé le : Samedi 25 Juin 2011 14h10 Objet : de Bamako au Mali à Lomé au Togo...
Dimanche 19 juin 2011, il est environ 18h20 et je suis au Togo, installé à la terrasse d'un café au coin d'un carrefour dans le quartier nord de Lomé, appelé "Attikoumé".
Arrivé la veille en camion, La route fut néanmoins très longue... car celle ci était vraiment en très mauvaise état, il y a pourtant beaucoup de circulation entre les camions, les bus, les voitures et autres 2 roues non identifiés" tirés par des bêtes !... et l'on a tout de même mis pour faire environ un peu plus de 700 Kms, prés de 16 heures !... oui oui...
Mais que fait la "DDE" ?..... je plaisante mais il aurait tant à faire ici....
J'ai donc quitté Bamako par le bus qui m'a déposé à Koupéla, en passant par Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, ces 3 villes étant bien sur au Burkina Faso dont la deuxième en est la capitale. Je ne suis pas resté longtemps à Ouagadougou, quelques heures seulement et de plus, il y faisait nuit.
J'avais ainsi trouvé 3 jeunes camionneurs togolais à Koupéla qui descendaient d'une livraison à Ouagadougou. Ils m'en parlés de leurs pays et particulièrement de la politique qui y est mené : et ils en sont pas très fière... Il est vrai que je l'ai dis un peu plus haut: il y aurais pourtant tant à faire ici .... Mais ils ne s'avouent pas vaincus et espèrent que cela évolue... Ils m'en ainsi déposés à Lomé et un taxi-moto m"a trouvé un hôtel ou je suis actuellement.
La musique, un mélange de zouk et de béguine africaine bat son plein, il y a du monde et particulièrement dans la rue. Nous somme ainsi à un croisement ou ça fourmille de partout et, dans tous les sens !...
La musique semble rythmer à merveille les Togolais tandis que la cadence des voitures, motocyclettes et autres camions est incessante... Circuler ici, comme d'ailleurs dans la plupart des grandes villes que j'ai traversé jusqu'à Lomé : Bamako au Mali... Bobo Dioulasso et Ouagadougou au Burkina... est une véritable épreuve hippique, un exercice de style assez dangereux voir parfois, inquiétant !... Ne traversait pas n'importe ou ici car le véhicule est roi.... Il me semble également que les uns montent sur les autres ?... Sincèrement, je ne pense pas me voir ici en train de conduire 1 véhicule !.... ou alors, un véhicule blindé... Mais bon, les togolais s'en sortent plutôt pas mal... je dis cela car ils ne s'énervent pas du tout et passent tant bien que mal leurs chemins car les routes, sont en piteux états et peux ou pas éclairées la nuit.
De l'autre coté du carrefour, un resto ivoiro-togolais que j'avais aperçu dans l’après midi et avais discuté avec le patron Didier, qui était à sa terrasse.... j'y suis donc allé manger après mon verre.
Oui, lorsque vous arrivé et débarqué ici en Afrique, l'on vous regarde comme un extraterrestre... c'est sur qu'avec ma "dégaine" mes 2 sacs, un sur le dos et l'autre ventrale et peut-être la couleur de peau et bien, je suis un peu "étranger"... non... Pour ma part, j'ai une bonne parade pour cela et croyait moi, elle fonctionne pas mal !... Les plus jeunes vous interpellent souvent.. vous leurs répondait par des questions, de ceux qu'ils font par exemple actuellement... enfin, du tac au tac, cela fonctionne à merveille et tout le monde rigolent... Pour les autres personnes, un grand bonjour avec un grand sourire en leur demandant comment cela va ici dans le pays et l'échange est lancé, plus personne craint personne... et l'on pourrait discuter et parler des heures, c'est très bien car cela permet de prendre la température de l'environnement et de demander à la fois quelques renseignements forts utiles... et croyait moi que dans l'ensemble, les gens sont formidables.
Mon voyage se passe donc plutôt bien jusqu'à présent. Oui au fait, je suis "normalement" venus en Afrique pour rejoindre une assos à Lomé au Togo et l'autre à Yaoundé au Cameroun. Pour le Cameroun et bien c'est rappé !.. et pourquoi donc ?... et bien, j'ai tâté le terrain et donc parlé et discuté avec les Maliens, les Burkinabés et ainsi les Togolais et m'ont répondus qu'il été très dangereux pour moi de traverser le Nigeria, aussi bien par le nord que par le sud. Bon et bien, ce n'est pas bien grave, je dis cela car pour le moment, je baroude pas mal, et cela me plait beaucoup !...
Alors!... mes amis Stéphane et Régis !.... ne vous inquiétaient donc pas, vous n'aurais donc pas �� constituer une rançon et ainsi; pas à vendre vos motos pour la rançon au cas ou je me serais fait enlever......ouf.... vous êtes sauves....enfin, les motos sont sauvées !..... je plaisante.....
Je me suis donc rendu à l'association AECDF à Kpalimé, à 140 Kms environ de Lomé. Déçu.... je l'ai été et pour cause, j'ai donc rencontré le président de ledit l'assos: Mr Blaise ASSARI. Aux premiers abords j'ai été très étonné et pour cause, je pensais que j'allais avoir à faire à une personne d'une quarantaine d'années au moins, et bien non, c'était un jeune homme de 23 ans. Très sympathique ok, mais, sans intérêt et pas expérimenté... j'ai donc passé la soirée et la nuit chez lui.
J'ai ainsi tenté de comprendre le bonhomme dans son assos que j'ai trouvé quelque peu immature... Il a donc monté son association avec une personne du nom de Louise qui elle, vie à Toulouse en France. C'est une assos nouvellement créée. Bon de toute façon, son amie Louise n'était pas là et arrive le 5 juillet prochain.
J'attends ainsi de la rencontrer pour de plus claires informations et explications.
Suis donc redescendu à l’hôtel à Lomé et pour le moment; peu importe, je me balade et vois du monde. La patronne de l’hôtel, il l'appel tous "Mama" ici, une dame d'une cinquantaine d'année très aimable et sympathique avec laquelle j'ai longuement discuté, e e e e, j'en ai profité pour également négocié ma chambre à l’hôtel, commerçante "Mama" Desousa, son nom, m'a fait une ristourne intéressante. La nuitée est de 6500 francs CFA soit en euro, environ un peu moins de 10 euro !...
Ici, l'on mange également pour à peu prés 1000 CFA par repas, en dessous de 2 euro. La nourriture ici au Togo est différente aux autres pays tel que le Burkina et le Mali, il mange peu ou pas de riz mais de la pâte, un mélange de farine de mais et de manioc, qu'on agrémente alors de sauces; poissons, viande.
Aussi; je me régale de mangues, je vous assure qu'elles sont parfumées et sacrément délicieuses !...
Donc voilà pour le moment, et puis, le quartier est pas mal et les Togolais sont sympathique, comme toutes les personnes que j'ai rencontrées jusqu'ici d'ailleurs....
Et bien, je continuerais à un autre moment pour la suite ici....
Bien à tous, et biz aux autres mohamed
Envoyé le : Jeudi 14 Juillet 2011 14h26 Objet : un peu plus d'une semaine à Attikoumé et enfin.... Kpalimé....
Des étales juxtaposées et enchevêtrées les unes aux autres à l'alignement très aléatoires, chacun organise sa petite affaire ici et là, tout semble en désordre !... Alors que les petits commerçants eux, ne s'y trompent pas. Il y a là Kalilou qui tient une étale de téléphone portables et tout accessoires
si approchants, à l'écouter, il m'aurait tout vendu !... L'on a bien discuté tout les deux, en présence souvent d'autres personnes, Kalilou, un garçon de 29 ans vraiment sympathique au sourire éclatant, il m'a raconté son histoire; il vient du Niger ou il fait trop chaud la bas me dit-il, au dessus du Nigeria, il avait donc
quitté son pays il y a quelques années de cela pour se retrouver à Abidjan en Cote d'Ivoire. Kalilou me disait qu'il y faisait bon vivre la bas à Abidjan, il y est resté autour de 7 années et les évènements récents, l'on fait quitter le pays pour se rendre actuellement au Togo. Mais il pense sérieusement y revenir une fois l'apaisement du pays. Par ici, il y a Suzanne, Odette et Delphine qui occupent une grande étale de fruits et légumes, et bien, je peux vous dire que j'en ai dégusté quelques une mangues "délicieuses" et des ananas qu'elles me préparaient dans une poche au goût vraiment "impériales".... il y avait également d'autres fruits, bananes, papayes, oranges....chaque jour, je prenais des fruits. Plus loin, George et ses intarissables grillades de viandes et de poissons. George, un homme d'une très grande taille, il aurait pu faire du basket !... il était timide, discret voir, introverti, il parlait très peu ne souriant presque jamais mais l'odeur de ses grillades attirait tout le monde sur la place, passants et commerçants compris et, chacun y allait bon train pour discuter, rire,
chantait, voir dansait... et George au milieu de tout ça, avec son calme "irréprochable" ne se laissait jamais aller.
J'ai tout de même réussi à discuter avec lui, j'apprenais alors qu'il venait du Ghana, pays anglophone et limitrophe du Togo, j'ai également réussi à lui enlever quelques sourires concernant sa grande taille. Césarine.... tout les matin, j'avais quelques habitudes, à 8h / 8h30 je passais
donc voir Césarine qui vendait les viennoiseries, je prenais donc deux croissants et aller ensuite prendre mon grand café au lait au resto "Ivoiro-Togolais" que tenait Didier. A midi, je mangeais chez lui enfin, à son resto, d'agréables plats j'ai mangé, par contre, attention au piments !.... Une semaine comme cela et forcément, vous vous faite beaucoup d'amis, des personnes aussi attachantes que ce quartier nord de Lomé qui est : Attikoumé...
Presque 3 semaines déjà écoulées à Kpalimé, 140 kilomètres environ au nord de Lomé, ou je me suis donc rendu pour voir les tenants de l'assos et enfin, Louise
qui venait juste d'arrivée de Toulouse en France. Cela c'est vite arrangé, enfin, j'ai pu discuter et ai compris le but de cette assos. L'association exerce donc pour le développement culturel local en y faisant participer plus particulièrement les jeunes dans certains apprentissages notamment. L'intérêt donc de l'association (A.E.C.D.F. Togo), fait que par votre expérience, votre métier ou alors vos attentes, vous participez de prés à une activité scolaire, sportive au alors professionnelle auprès des jeunes Togolais de
Kpalimé, vous êtes ainsi hébergé dans une famille d'accueil soit, "en immersion totale".... Cela permet de partager, connaître et échanger nos cultures de vie... Pour ma part, cela tombe "pils/poil" dedans, heu heu.... comment vous dire, et bien, le père de famille chez laquelle je suis hébergé, Mr KOSSI Antoine, est tout simplement responsable d'un groupement d'artisans qui développent les apprentissages des jeunes dans le cadres d'ateliers professionnels en menuiserie, métallerie/tourneurs. J'ai donc participé à la vie des jeunes dans leurs ateliers respectifs, de très grands Ateliers avec des machines d'époque !....
J'aurais tant à dire concernant ces machines et plus particulièrement "leurs provenance".... mais je ne vais pas m'égarais ici et là car je pense que se serait bien trop long, on va rapidement dire qu'il y a ici très très peu de moyen mis en place et le mot est faible, mais on en reparlera à un autre moment si vous me le permettez et, de vive voix plutôt.... Aussi, on ne va pas rentrer dans la sphère "politico-économique et social" du Togo car d'une part, se serait également trop long et compliqué mais, je vois tout de même que le pays a d'énormes possibilités et capacités économiques et une richesse humaine "insoupçonnable"....
Juste un peu d'histoire concernant le Togo. Il fut colonisé, comme pratiquement tout les pays d'Afrique, tout d'abord par l'Allemagne, ensuite ces derniers fut déguerpirent et délogés pour laisser la place à la France. Le Togo à pris son indépendance en 1960.
Je reviens donc sur mon investissement dans l'Atelier Menuiserie. Il y a tout de même 8 apprentis dans ce vaste Atelier, mais les travaux réalisés
ici sont plutôt le corroyage de planches de bois c'est à dire tout simplement, du rabotage. Ce travail est exclusivement réalisé pour des entreprises privées de Kpalimé qui n'ont elles pas les machines pour travailler et usiner le bois. Les apprentis n'ont donc là peu de chance d'apprendre au mieux le travail du menuisier, d'autant qu'ils n'ont pas de référents sur qui s’appuyer. Je me suis tout de même approché et intéressé aux quelques réalisations faites à
l'Atelier. Ne disposant pas de temps pour apprendre un minimum le travail à réaliser, chacun se débrouille comme il peut !.... De la technologie et cours technique leurs permettrait pourtant de faire de réelles progrès tant sur la qualité du travail que sur la compréhension de l'ouvrage à parfaire. Dans la réalisation d'une porte par exemple, j'ai regardé comment les jeunes apprentis s'y prenaient.... et bien, sans plan et sans réelles cotes alors, pas la peine de vous dire que le travail se révèle fastidieux et se complique à l'infini !... Et, ils n'imagine pas combien ce temps de préparation à la réalisation de l'ouvrage et primordiale et permettrait surtout et ainsi à chacun, de gagner du temps.... Les moyens existent pourtant mais, ils ne sont pas exploités.
Bon, cela reste un peu technique tout cela et, on va parler là de leur emploi du
temps, et bien, accrochez vous !... Du lundi au vendredi, apprentis comme les ouvriers ou employés: 7heures à 12 h30 et 14 heures à 17 h30, et le samedi matin également de: 7 heures à 12 heures. Soit 50 heures par semaine et, ne leurs parlait pas de vacances, ils ne connaissent pas !.... Le salaire pour les employés est de 28000 francs CFA soit 43 euro environ....(vous ne faites pas grand chose avec un salaire aussi bas !....).... équivalent au smic du pays !.... Pour les apprentis, rien !... on leurs donne seulement 200 CFA (30 centimes d'euro) pour le repas du midi. Je leurs ai demandé comment vivaient-ils avec si peu d'argent ?.... ils me répondirent que le travail au champ leurs permettaient de subvenir à leurs premiers besoins.... et, il y a la famille. Leur apprentissage est de 3 années me disent-ils et puis à la fin, au bon vouloir des patrons, une reconnaissance d'une valeur quelconque leur est donnée....
Et bien vous savez quoi, travaillant dans un établissement spécialisé pour jeunes en difficultés "l'inadaptation sociale" et, avec le feu vert de l'établissement, j’emmènerais bien quelques jeunes ici pour faire un bon stage de quelques semaines voir un bon mois et, je pense que ma chef de service " Nathalie" serait bien ok mais, les moyens et surtout les nouvelles législations concernant la protection des jeunes en France nous interdiraient une telle expédition......... dommage car j'en suis sur que cela serait bénéfique.....
Voilà pour le cadre des Ateliers, je vais également intervenir d'ici peu pour donner des cours de Savate.BF dans la salle des fêtes de Kpalimé et j"ai ainsi rencontré le secrétaire du club de boxe....
Ils doivent d'ici là récupérer le matériels qui se trouve à Lomé donc: affaire à suivre....
Je voudrais ici revenir sur la ville de Kpalimé.... une ville très touristique ou il y a pas mal d'assos en tout genre, faire attention car il y a de tout et surtout de rien !.... Il y a donc pas mal de Français ici, des Italiens, Espagnole et, la population qui semble avoir le plus est, les Allemands.
L’Allemagne a d'ailleurs financée pas mal de projet ici, c'est comme un retour aux sources car à l'époque coloniale; ils battirent une grande église et également un château appelé "Vial" dans les montagnes proches. Vous pouvez allez regarder un site sur internet, il faut chercher avec "Kpalimé...." vous trouverez certainement quelques chose sur la Ville de Kpalimé....
Pour ma part je trouve cette région du Togo, voir de l'Afrique vraiment magnifique, le coin me plais beaucoup et la famille d'accueil est formidablement agréable et sympathique. Je vais rester là quelques semaines encore et ensuite, je pense remonter au Maroc, plus précisément à Marrakech, chez mon beau frère Djamal, depuis le temps que ma sœur et Djamal me disent de m'y rendre et bien, je pense que c'est l’occasion ou jamais. Par contre, je prendrais l'avion de Lomé à Marrakech car en bus, cela serait trop long.... J'aurais pu venir en moto depuis la France, cela se fait et puis, ce n'est pas comme prendre un bus ou autre taxi locaux car là, vous vous arrêtez ou bon vous semble, la rencontre avec les autochtones doit être d'ailleurs plus enrichissante et certainement significative, un voyage exaltant et plus extraordinaire je pense, une prochaine fois alors....
Pour la petite histoire, je fais un bref retour sur mon passage à Bamako, à l'ambassade du Burkina pour le visa d'entrée, vous déposez donc le matin votre passeport avec 2 photos et la modique somme de 47000 CFA ( 72 euro) et, vous attendez donc qu'il vous tamponne votre Passeport. Durant mon attente, 2 jeunes Suisses sont venus également à l'ambassade Burkinabé
pour faire les mêmes démarches. Pour leurs parts, ils se rendaient au Bénin dans le cadre d'une ONG et, ils étaient descendus de Suisse en Moto, ils ont donc traversés la France, l'Espagne, le Maroc, la Mauritanie pour arriver à Bamako.....et ensuite continuer pour le Bénin.
Voilà, je vais en rester là pour le moment, pour ma part, je continue "mon gout de l"errance" un petit peu plus ici au Togo ensuite..... le temps me dira bien.... à bientôt,
Oui.... vu la période, juillet/août...., bonnes vacances pour ceux qu'ils le sont et également aux autres qui vont l’être !..... Je tente de vous joindre quelques photos.........et faire de mon mieux car ici au Togo, internet est d'une lenteur déconcertante !..... Bye aux uns et biz aux autres, mohamed
Envoyé le : Lundi 7 Novembre 2011 21h09 Objet : dernier épisode...
De Kpalimé à Marrakech,
2 jours après être arrivé à Marrakech, chez les parents de mon beau frère Jamal, je me suis retrouvé à la fin de la première semaine hospitalisé et pour cause...... j'ai contracté le "Palu"..... Me souviens de ne pas avoir était très bien à Kpalimé et, à 2 reprises. Cela se passait le soir, j'avais très froid alors qu'il faisait bon. Je tremblais et avais de la fièvre, j'avais ainsi pris de l'aspirine et allais mieux le lendemain. Mais là, cette fois ci à Marrakech, j'étais vraiment pas bien, une grippe à coté ce n'est rien !... Ainsi 3 jours sous perfusion à L’hôpital Militaire de Marrakech.... Je n'ai pu profiter pleinement de mon séjour au Maroc, pour une autre fois....
De retour à Limoges, j'appelle mon ami José qui est en vacances en famille au Portugal. José me propose de venir le rejoindre et suis donc ok pour enfin découvrir Tavora, un petit bled dans la commune de Tabuaço qui se situe à 50 Kms "à vol d'oiseau" à l'est de Porto, proche de la vallée du Douro.
Une semaine à Limoges... Quelques travaux ici et là, chez mon frère et également chez ma grande sœur, changer la porte du garage qui était défectueuse, résultat..... 6 points de suture.... J'ai pris un des 2 ressorts sur la tète... ça a beaucoup saigné !..... ma sœur été hors d'elle voir en colère.... Direction les urgences à l’hôpital accompagné du beau frère, le médecin m'a rasé un peu le flanc gauche afin de faire les points...j'étais magnifique !... Bon, c'est l'été donc une casquette et le tour est joué..... Ensuite, retour pour tout de même terminer le boulot... Finalement, rien de bien grave.... Bon sang et satané Ressort !.....
Fin de semaine, suis ainsi parti rejoindre José à Tavora, ses parents Jean et Lisette, son frère Manu et sa sœur Dyna avec son mari Christophe et leurs 2 adorables filles y étés également, l'on a passé de très bons moments... Le coin est vraiment agréable, plaisant et reposant..... des oliviers et des vignes à perte de vue sur des terrains escarpés voir pentus, le travail de la terre ici est rude, ardu, d'ailleurs, les jeunes désertent peu à peu le coin pour aller s'installer dans les grandes villes comme Porto.... Et l'on sais que cela se passe partout dans le monde, les petits bleds sont ainsi abandonnés... Peu de monde voir personne ici ne reprendra les cultures, certaines voir pas mal sont déjà désertées et la nature reprend ses droits... Nous sommes ainsi aller nous promener ici et là, les baignades à la piscine municipale de Tabuaço et particulièrement dans les ruisseaux naturelles, quelques marches dans les chemins abrupts à travers les vignes et autres plantations, excursion en bateaux sur le fleuve "le Douro" avec deux passages d'impressionnantes écluses, des restos ou l'on s'est régalé !... rencontres et convivialités avec les voisins que j'ai appris à mieux connaitre par la suite....
La suite, et bien..... un concours de circonstances, les parents de José me parlaient qu'ils allaient aider à ramasser les raisins des voisins et autres quintas "fermes" au mois de septembre et par la même, que cela était festif. Ah bon !.... alors je me suis proposé et suis revenus pour 3 semaines environ à Tavora, pour découvrir et participer aux vendanges et autres pratiques dans la production du vin à l'ancienne, oui oui, à l'ancienne.... "Écraser les grappes de raisins avec les pieds s'il vous plait".... Que vous dire, cela était vraiment extraordinaire voir fantastique pour moi et les gens: formidables et généreux...
En face, un peu plus haut de la maison de Jean et Lisette, leurs voisins et amis Antonio, 78 ans et Maria, pas loin, qui habitent seuls dans leur maison, leurs enfants sont partis travailler en Suisse et viennent une fois par ans. J'ai accompagné Lisette et sa sœur Elsa avec son mari à ramasser les grappes de raisins dans les vignes de Antonio. Brave et robuste comme un chêne, Antonio est une personne de belle et bonne volonté parlant très peu voir jamais, le sourire crispé mais respectueux des autres, j'ai de ce fait appris à le connaître en l'aidant à faire ses vendanges à son terrain. Ici, tout prés de la vallée du Douro, chaque famille a des vignes et chaque année, ils font leurs vendanges et leurs propres vins pour leurs consommations personnelles et annuelles. Antonio fait son propre vin mais, il ne le boit pas... il l'offre alors à ses proches, famille et amis.
Les vendanges terminées.... je me suis promené dans l'oliveraie de José. Il y avait un pêché également ou j'ai dégusté quelques fruits, il faisait beau et les températures, agréable, je suis descendu plus bas en dévalant un petit chemin assez raide pour me rendre jusqu'à la rivière, celle-ci se jette dans le Douro. Je me suis assis là, il y avait le calme, la tranquillité, tout était paisible et je contemplais le paysage, le bruit du ruisseau, le chant des oiseaux....et, cette magnifique vallée.... et là, se dessina l'envie ou l'idée de faire le GR20, en Corse évidement. Il me restait à peu près 2 mois devant moi avant de reprendre mon poste, alors.......
De Tavora à Calvi.....
"tout les chemins mènent à Limoges"..... De retour à Limoges, je me suis donc préparé pour le GR 20. Enfin préparé........ mon frère Djemel l'avait fait avec un ami à lui il y a de cela 2, 3 ans je crois, je lui ai donc demandé quelques conseils..... Pas facile me dit-il, seul, en plus au mois d'octobre, es-ce que les refuges sont ouverts, le temps également..... Car s'y-il pleut, il y a des étapes impraticables voir dangereuses, ne pas oublier que c'est la haute montagne !... Il ne faut donc rien négliger.... Sincèrement et peut-être inconsciemment..... Rien à faire de tout cela, ma seule envie ou caprice, partir..... Évidement que j'étais que je partais seul mais bon, peut-être y a t’il du monde ou encore quelques personnes qui se risquent au mois d'octobre..... Peu importe, je me lance et, je verrais... Physiquement, je savais bien que je n'étais pas au top, pas prêt car au niveau du sport, cela faisait plus de 1 ans que je ne faisais rien... Ok il y a le mental mais chacun sais que l'un ne va pas sans l'autre et, vis versa...
Bon, peu importe de nouveau, j'ai pris un billet d'avion Orly/Calvi. Mon frère Djemel a tout de même eu quelques inquiétudes sur ce périple qui puis est au mois d'octobre et, il avait sans doute bien raison... Il m'a prêté tout son matériel, j'ai juste eu à investir sur une très bonne paire de chaussures de rando.
15 étapes sur le GR20 et, en cette période de l'année, il n'y a pas de ravitaillement possible auprès des refuges !... Il fallait de ce fait prévoir de faire la rando en total autonomie alimentaire. Sur la balance, mon sac à dos faisait ainsi autour de 21 kg, ça n'a l'air de rien... mais cela prend tout son sens lors des montées, en escalade dans les parois rocheuses et plus particulièrement au cour des descentes, les articulations et notamment les genoux vous font mal...
Douloureuse 1ère étape... 1ère étape et première ascension de Calinzana à Ortu di Piobbu = 1360 m de dénivelé positif.... ail !.... Bon ok, j'avoue que je n'ai pas mis toutes les chances de mon coté.... comment vous dire.... et bien, je n'ai absolument rien fait pour que cela se passe normalement ou correctement et pour cause... Je suis arrivé le mardi 11 octobre à 13h10 à l’aéroport de Calvi. J'ai pris le train de Limoges pour Paris Austerlitz la veille au soir car il y avait des grèves annoncées de la SNCF et la RATP, 1 train sur 3 ne circulait pas... J'ai donc passé la nuit de lundi à mardi à l'aéroport de Orly. A l'aéroport de Calvi, j'ai pris un taxi qui m'a déposé à Calenzana, lieu du départ du GR20. Pas trop loquasse le chauffeur, j'ai tenté de discuter avec lui.. rien, je lui ai seulement demandé vis à vis de Calinzana si c'était un petit bled et il m'a répondu sèchement qu'en Corse il n'y avait pas de bled... bon, n'insistant pas, il voyait certainement qu'avec mon accoutrement j'allais faire un peu de rando... sympathique Corse... Il m'a ainsi déposé à une petite place au centre du "petit bled"... Il était 13h30 environ, j'avais prévus de partir le lendemain mais, je ne sais ce qu'il m'a pris et suis parti sans réfléchir à l'assaut de la première étape. Suis passé devant une fontaine qui précédait le début de l'itinéraire du GR et ai rempli mes deux "camelbacs" et en avant... Il faisait beau temps et les températures autours de 26/27 degrés, de suite, ça montait, le sentier s'élevait rapidement au dessus du "bled" e e e e, non, de Calinzana, on avait de suite une bonne et très belle vue sur ce petit village et la mer au loin, c'est magnifique, mais voilà, ça n’arrêtait pas de grimper !... Je commençais à sentir mes jambes, lourdes, les cuisses et les mollets qui me faisaient mal, mes jambes trahissaient le manque de préparation physique, je buvais alors abondamment et dans mes pensées, arriver tout là haut oui, au bout de cette première étape. Je ne me suis pas arrêté une seule fois, je marchais lentement mais sûrement... Cela faisait environ 4 bonnes heures que je marchais dans ces larges lacets et suis arrivé à une barre rocheuse en partie équipée d'un câble, je suivais scrupuleusement les tracés rouges et blancs qui indiquaient le sentier. Je me suis dit que ce n'est pas possible..., ils vont pas me faire passer à travers ces énormes rochers, je regardais les repères et c'est bien par là qu'il fallait avancer. Alors j'ai commencé à escalader avec mon énorme sac à dos et rapidement, il m'est venu une très grosse crampe au mollet droit, il y avait comme une boule, j'ai hurlé et me suis retourné pour m'asseoir afin de masser, j'ai de nouveau bu abondamment de l'eau et ai mangé des fruits secs. Je suis restais là un peu plus d'un quart d'heure, je voyais le soleil qui n'allait pas tarder à se coucher et me suis dit que je n'allais pas rester ici alors, je me suis retourné et ai continuer la jambe droite presque tendue à gravir le récif. Suis péniblement arrivé au col de Bocca à u Bazzichellu (1486m), il faisait encore jour mais je n'apercevais plus le soleil, rapidement, la nuit arrivée, je ne savais à combien de temps j'étais du refuge d'Ortu di u Piobbu. Je n'ai pas pensais à sortir le topoguide et puis, j'étais tellement épuisé.... A droite sur le Bocca "col" une fine pelouse et un grand sapin... j'ai alors posé mon sac et ai planté ma tente sous cet arbre, j'ai pris une aspirine, mangé et me suis de suite couché, je me posais de multiples questions concernant le parcours et l'état de ma forme, me suis ainsi dit que je verrais le lendemain et me suis rapidement endormi...
De drôle de bruits.... Dans la nuit, je me suis plusieurs fois éveillé, mon sac à dos été à l’intérieur de la tente, j'avais entendu tout près des reniflements et gratter également, j'ai alors pensé à des cochons sauvages ou autres bestioles peut-être.... j'ai ouvert la tente et ai glissé ma tète à l’extérieure, il faisait presque comme jour, on apercevait la lune bien ronde qui m'éclairait, je voyais donc assez claire. Il y avait pas loin une grosse branche que j'ai ramené vers moi, j'y ai enlevé quelques petite brindilles afin d'en faire un bâton. J'étais en alerte !... Je me suis dit que si il y avait un animal quel qui soit et bien, il se ramasserait un coup de massue sur la tranche, tant pis pour lui, qu'il aille paître plus loin.....
Je me suis levé au petit matin autour de 6 heures, 2 barres de céréale arrosés de flotte, j'ai plié le camp et me voilà reparti pour au moins terminer l'étape. Je suis arrivé au refuge en à peine 1heure30, mes jambes allaient bien, peu de douleurs, j'ai étais doublement satisfait car en arrivant il y avait un peu de monde, 8 personnes environ qui se préparaient pour attaquer la deuxième étape. Je me suis donc approché et on a brièvement discuté. Du coup, je me suis senti pousser des ailes pour finalement faire la seconde étape, je ne voulais rester seul à ce refuge. On s'est suivi jusqu'au suivant refuge de Carrozzu ou nous avons fait plus ample connaissance. Il y avait 3 suisses et 1 allemand qui préféraient eux, passer leurs nuits sous leurs tentes, quand aux autres, 2 grenoblois et 2 ardennais et moi, dormant dans les refuges. Ceux ci étaient assez bien équipés, dortoir, cuisine avec gazinière et poil à bois. La première chose que j'ai faite en arrivant, me faire cuire des pâtes accompagnés d'une grande soupe bien chaude...., je n'avais rien mangé de chaud depuis 2 jours !... Cela m'a fait extrêmement du bien, je ne me posais plus la question de ce que je faisais ici mais plutôt de continuer et faire ainsi entièrement le GR20. J'ai largement discuter avec les ardennais Thibault et Jérémy et Maeva et Alex les Grenoblois. Nous étions à nos aises dans les refuges d'une capacité moyenne d'une vingtaine de personnes et pour cause, il y avait très peu voir pas de monde sur le GR, on imaginait alors ce que cela devait être au mois de juillet/aout....
Les 3 suisses et l'allemand faisaient "bande à part", ils sont très peu voir pas venus à notre contact, il y avait pourtant largement de la place pour tout le monde dans les refuges.... Maeva, Alex, Thibault, Jérémy et moi sommes ainsi partis le lendemain matin pour l'étape suivante. Chacun à son rythme, nous sommes arrivés au refuge d'Ascu Stagnu qui est également une station de ski. Les paysages.... éblouissants, somptueux, fabuleux voir enchanteurs, nous restions ébahis par un si beau spectacle... certains sentiers empruntaient les chemins de transhumance, ils s’enfonçaient chaotiquement dans de grandes barrières de roches de granite et pénétraient dans de petites hêtraies pour finalement, accéder dans les plus belles et magnifiques "Bocca" de ces grands massifs montagneux que regorge le centre de la Corse...
4ème étape, La traversée délicate d'E Cascettoni (ou le cirque de la solitude), un des lieux mythiques du sentier du GR20... Ce jour là, le temps est moins ensoleillé, il y a du vent et il fait un peu plus froid. En marchant, l'on est bien mais à ces hauteurs, le froid se fait tout de même plus ressentir. A peine partis du refuge, ça monte dru, pas le temps de s'échauffer, le souffle se fait plus pressant, au niveau des jambes, tout va bien. Le Bocca de Tumasginesca (2183m, appelée col Perdu), se découvre sur le Cirque de la solitude.... Imposant, étonnant, frappant, impressionnant !.... Thibault, Jérémy et moi restions bouche baie... A la question e e e e e e, par ou on passe là ?... l'on se rend ainsi compte que le GR20 n'est pas une simple partie de promenade... Thibault sort son topoguide et nous indique qu'il faut descendre et suivre évidement le tracé.... ah bon.... Le site est constitué de parois rocheuses très raides qui ont nécessités des aménagements (quelques chaînes ici et là et 1 échelle). Ce que l'on a beaucoup aimé, c'est ce qu'il est écrit dans le guide qui concerne cette étape : "Néanmoins, il ne présente aucune difficultés technique, mais seulement quelques petites escalades"... Tout en continuant à suivre le parcours, l'on répétait alors à haute voie cette phrase en rigolant assez fort et avec fou rire mais honnêtement, on là ramenait pas large !.... Chargé de nos sacs à dos et accroché à de vulgaires chaînes rouillées avec une sécurité plus qu'aléatoire, l'on s'accompagnait tout les trois mutuellement et verbalement et l'on se disait, que l’on n’amènerait pas n'importe qui à ce passage... Dans le cirque, le soleil ne rentre pas et de toute manière, c'est couvert ce jour là, il ne faudrait pas qu'il pleuve car ce serait la "Bérézina", il y fait froid, les parois rocheuses sont d'un gris qui tire vers le noir, sombre cirque !... Je n'y passerais pas une nuit la dedans moi... Le poids du sac à dos ne nous aide pas non plus, vous pensez, faire de l'escalade avec le vide en dessous et 20 kilos sur le dos.... il ne faut pas glisser et bien s'agripper à tout ce qui dépasse. Je ne sais quel humoriste qui disait: " là ou il y a de la chaîne, il n'y a pas de plaisir..." et bien, je vous assure qu'à ce moment précis, nous les chaînes, on les a pas lâché !... je dirais même plus, on avait un certain attachement pour elles... Le soir, arrivé au refuge, l'on avait tous un peu mal au dos, les contorsions sur les parois rocheuses nous avaient pas aidés, nous avions ressentis ces douleurs durant 3 bonnes journées qui ont suivis. Maeva et Alex nous en rejoints le soir.
Les étapes se sont succédées et tout allait dans l'ensemble pour le mieux au niveau physique, j'avais bien sur mal aux genoux et autres petites douleurs le soir, mais aucun incident n’est venu ternir mon parcours, je repartais chaque lendemain reposé et prés à affronter l'itinéraire. Durant cette rando que j'ai faite en 12 étapes, j'en avais fait 5 dont doublé 3 avec Boule et Bill, alias Thibault et Jérémy et en avais parcouru 7 seul, ... Je m'étais restauré à base de lyophiliser, des pâtes, des fruits secs, biscuits et autres barres de céréales. On se lasse tout même très vite de cette nourriture mais bon, l'on se console en se disant que ça ne durera que 15 jours.
Suis ainsi arrivé au terme du GR20, j'aurais pu doubler les 2 dernières étapes mais bon, je n'étais pas pressé, mon retour en avion était à telle date donc..., le temps s'est quand à lui rapidement dégradé, des nuages, du vent et de la pluie. Je me suis donc installer dans le dernier refuge d'I Paliri, il était 15 heures environ, j'ai allumé le poil à bois et fait chauffé de l'eau afin de me rincer et pour me restaurer. Le jour c'est vite couché, j'étais seul à ce refuge et songeais à tout ce parcours et aux franches rigolades avec Boule et Bill. Il ne me restait plus qu'une étape de 5 heures environ, pour gagner "enfin" Conca.
Le lendemain matin, levé vers 6 heures, j'ai plié mon sac à dos, petit dèj et hop, me voilà parti pour terminer "nostalgiquement" le GR. Sur le topo-guide, pratiquement que de la descente, soit 963 mètres de dénivelé négatif. J'étais pas forcément pressé d'arriver mais la météo se faisait menaçante... Arrivé à Conca, pas un hôtel d'ouvert, j'ai alors fait de l'auto stop et me suis fait amener à 40 Kms environ, jusqu'à Solenzara sur la cote sud-est et ai trouvé ce qu'il fallait pour dormir, hôtel et restaurant, retour dans le monde citadin... Deux jours après, je prenais l'avion.
Voilà, mon congé sabbatique se termine et il me faudra reprendre mon poste à la fin de ce mois de novembre "avec enthousiasme tout de même..." et à vrai dire, je dirais que l'on s’habituerait presque à ce mode de vie....... Non, n’exagérant rien... mais cela je l'espère, m'a fait du bien. Et comme tout a une fin alors, c'était donc le dernier épisode, vous ne pensez tout de même pas que j'allais me laisser aller encore et encore à d'autres récits ou autres comptes rendus.... Non, mais espère que vous ne vous êtes pas ennuyés....
Bye aux uns et biz aux autres, mohamed ...à ma petite fleur, qui me manquera pour l’éternité…
Le Costa Concordia s'échoue près de l'île Giglio au sud de la Toscane (13 janvier 2012) English translation pending
Semble-t-il que le Costa Corcordia s'est échoué près de l'Ile Giglio au sud de la Toscane, les passagers et l'équipage ont été évacués.
Voir des manchots en juillet en Argentine? English translation pending
Bonjour,
Ma fille rêve de voir des manchots depuis des années. Pour ses 15 ans, je l'amène en Argentine, pour voir les manchots, mais je crois que ce n'est pas la meilleure saison. Je n'ai pas de choix quant à la période (je ne peux pas prendre les congès sur une autre date). Où puis je aller pour voir, à coup sûr, les manchots ?? Ou bien faut-il que j'envisage une autre destination ? (j'exclus totalement l'Afrique du Sud).
A toutes et à tous, merci pour votre réponse qui m'aidera dans la construction de ce voyage. Fabyenne
A toutes et à tous, merci pour votre réponse qui m'aidera dans la construction de ce voyage. Fabyenne
Conditions pour l'ascension des sommets en Bolivie cet été? English translation pending
Bonjour
J'hésite sur la meilleure période pour aller faire des ascensions en Bolivie cet été (cordillère royale principalement).
Les renseignements lus sont parfois contradictoires.
La question porte sur le temps : beau temps + stable en juin-juillet ou plutot septembre-octobre ?
le vent : + fort en début de "saison" ou en fin ?
la neige : vaut-il mieux + de neige (juin) mais moins de glace et pénitents (octobre) ou l'inverse ?
Je sais bien qu'il n'y a pas de réponses absolues mais l'expérience de certains dans ce pays peut m'être utile.
Merci pour toutes réponses.
Concours Photo VF du mois de janvier 2012: Insolite English translation pending
Bonsoir,
Je déclare ouvert ce jour le 19e concours de photo VF. Un coup d'oeil sur les dignes prédécesseurs donne le vertige :
Transport collectif et public du monde (mai 2010) Métiers du monde (juin / juillet 2010) La couleur bleue (août / septembre 2010) Une prière (septembre / octobre 2010) Scènes de rue du monde entier (novembre 2010) On vous mène en bateau (décembre 2010) Le monde en musique (janvier 2011) Expressions et regards aux 4 coins du monde (février 2011) Femmes du monde (mars 2011) Ombres et lumières à travers le monde (avril 2011) Intempéries (mai 2011) La bouffe à travers le monde (juin 2011) Des chiffres et des lettres (juillet 2011) Jeux et jouets du monde (août 2011) Une fenêtre sur le monde (septembre 2011) L'homme et son animal (octobre 2011) Nature et paysages aux quatre coins du monde (novembre 2011) Fêtes à travers le monde (décembre 2011)
Des trésors d'imagination, non ? D'ailleurs, resterait-il un thème qui n'ait pas été abordé ici ? Je crains que non. Pourtant, j'ai égréné, infatigable, les innombrables photos de mes albums, soupirant devant des souvenirs que je pensais oubliés. Je souriais aussi devant quelques photo incongrues quand mon sourire se mue en un rire sardonique (normal, nous sommes sur VF) que je vous épargnerai ici : je venais de trouver le thème.
Le premier thème de l'année sera donc : Insolite, drôle de monde (janvier 2012).
Je vous explique comment je le vois (Maurice). Insolites, ce seront toutes les photos qui présentent des situations anormales ou exceptionnelles, suscitant chez le spectateur incompréhension, fou-rire ou étonnement. Prises bien souvent par hasard, elles ne devront pas être choquantes. Cela peut être un panneau étrange, une habitation bizarre... Tout ce qui peut être anachronique, ridicule, drôle ou rarissime est le bienvenu.
Pour participer, merci de poster jusqu'à trois photos, de préférence chacune dans un message différent, en indiquant leur numéro (1, 2 ou 3). Toute anecdote ou explication sur ces photos sera la bienvenue, sauf si elles se passent de commentaire (mettez au moins la localisation). Ces photos devront respecter le thème mais surtout être une invitation au voyage, ce qui manque parfois dans les images proposées. Essayez d'apporter du plaisir à ceux qui regarderont vos photos.
Vous avez jusqu'au samedi 21 janvier, minuit (heure de Paris) pour présenter vos oeuvres. Le vote aura lieu du lendemain, dimanche 22 janvier, zéro heure au samedi 28 janvier, minuit. Vous voterez pour trois photos maximum, en indiquant le plus clairement possible le nom de l'auteur(e) et le numéro de la photo. La première photo de votre vote se verra attribuer trois points, la seconde deux et la troisième un seul.
Le gagnant est celui qui obtiendra le plus de points. En cas d'ex aequo, le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places, à défaut, de secondes. Enfin, si cela ne suffit pas, j'appliquerai la méthode décrite dans le Concours des concours 2010/2011 qui est suffisamment absconse pour ne pas être décrite ici. Ce vainqueur aura alors la lourde tâche de choisir un thème à son tour pour le concours de février qu'il organisera.
Que dire de plus ? Il n'est nul besoin de participer au concours pour voter. Ah oui, un autre point important. Merci de ne poster sur ce fil que des photos pour le concours, et ensuite, que les votes. Un fil Discussions autour de ce concours a été ouvert. Vous pourrez l'utiliser pour toute remarque, critique, coup de coeur, coup de gueule, exaspération, question. Pour les points 4 et 5, la Nétiquette propose de laisser passer une nuit. Et elle a bien raison.
Bon concours ! Ganbatte kudasai !
Fil parallèle consacré aux discussions : ici Au passage, Concours des concours 2010/2011 : là
Je déclare ouvert ce jour le 19e concours de photo VF. Un coup d'oeil sur les dignes prédécesseurs donne le vertige :
Transport collectif et public du monde (mai 2010) Métiers du monde (juin / juillet 2010) La couleur bleue (août / septembre 2010) Une prière (septembre / octobre 2010) Scènes de rue du monde entier (novembre 2010) On vous mène en bateau (décembre 2010) Le monde en musique (janvier 2011) Expressions et regards aux 4 coins du monde (février 2011) Femmes du monde (mars 2011) Ombres et lumières à travers le monde (avril 2011) Intempéries (mai 2011) La bouffe à travers le monde (juin 2011) Des chiffres et des lettres (juillet 2011) Jeux et jouets du monde (août 2011) Une fenêtre sur le monde (septembre 2011) L'homme et son animal (octobre 2011) Nature et paysages aux quatre coins du monde (novembre 2011) Fêtes à travers le monde (décembre 2011)
Des trésors d'imagination, non ? D'ailleurs, resterait-il un thème qui n'ait pas été abordé ici ? Je crains que non. Pourtant, j'ai égréné, infatigable, les innombrables photos de mes albums, soupirant devant des souvenirs que je pensais oubliés. Je souriais aussi devant quelques photo incongrues quand mon sourire se mue en un rire sardonique (normal, nous sommes sur VF) que je vous épargnerai ici : je venais de trouver le thème.
Le premier thème de l'année sera donc : Insolite, drôle de monde (janvier 2012).
Je vous explique comment je le vois (Maurice). Insolites, ce seront toutes les photos qui présentent des situations anormales ou exceptionnelles, suscitant chez le spectateur incompréhension, fou-rire ou étonnement. Prises bien souvent par hasard, elles ne devront pas être choquantes. Cela peut être un panneau étrange, une habitation bizarre... Tout ce qui peut être anachronique, ridicule, drôle ou rarissime est le bienvenu.
Pour participer, merci de poster jusqu'à trois photos, de préférence chacune dans un message différent, en indiquant leur numéro (1, 2 ou 3). Toute anecdote ou explication sur ces photos sera la bienvenue, sauf si elles se passent de commentaire (mettez au moins la localisation). Ces photos devront respecter le thème mais surtout être une invitation au voyage, ce qui manque parfois dans les images proposées. Essayez d'apporter du plaisir à ceux qui regarderont vos photos.
Vous avez jusqu'au samedi 21 janvier, minuit (heure de Paris) pour présenter vos oeuvres. Le vote aura lieu du lendemain, dimanche 22 janvier, zéro heure au samedi 28 janvier, minuit. Vous voterez pour trois photos maximum, en indiquant le plus clairement possible le nom de l'auteur(e) et le numéro de la photo. La première photo de votre vote se verra attribuer trois points, la seconde deux et la troisième un seul.
Le gagnant est celui qui obtiendra le plus de points. En cas d'ex aequo, le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places, à défaut, de secondes. Enfin, si cela ne suffit pas, j'appliquerai la méthode décrite dans le Concours des concours 2010/2011 qui est suffisamment absconse pour ne pas être décrite ici. Ce vainqueur aura alors la lourde tâche de choisir un thème à son tour pour le concours de février qu'il organisera.
Que dire de plus ? Il n'est nul besoin de participer au concours pour voter. Ah oui, un autre point important. Merci de ne poster sur ce fil que des photos pour le concours, et ensuite, que les votes. Un fil Discussions autour de ce concours a été ouvert. Vous pourrez l'utiliser pour toute remarque, critique, coup de coeur, coup de gueule, exaspération, question. Pour les points 4 et 5, la Nétiquette propose de laisser passer une nuit. Et elle a bien raison.
Bon concours ! Ganbatte kudasai !
Fil parallèle consacré aux discussions : ici Au passage, Concours des concours 2010/2011 : là
Votre restaurant préféré à Bangkok? English translation pending
Bonjour,
Question cruciale puisque je vais passer 7 jours dans la capitale ... et que j'aime manger.
J'ai déjà trouvé des adresses sur le forum mais je voudrai remettre la question au goût du jour !
2 impératifs : bonne nourriture et jolie cadre.
Alors votre/vos restaurants préférés ?
Merci.
Quinze jours en Californie au mois de septembre: votre avis? English translation pending
Bonjour,
Nous partons avec une amie en septembre 2012 pour la Californie. Je suis entrain de plancher sur un programme et j'aimerais avoir des avis et des conseils de connaisseurs! Voila l'itinéraire que nous pensons suivre:
jour 1 Bruxelles-Los Angeles jour 2 Los Angeles-Las Vegas jour 3 Las-Vegas Death Valley; passage par le village fantome de Rhyolite (
1 From Interstate 15, EXIT on Hwy 95 North.
2 Drive 120 miles to Beatty, Nevada. TURN LEFT on NV Hwy 374.
3 Drive 19 miles to Hells Gate. TURN LEFT on Beatty Cutoff Road.
4 Drive 10 miles. TURN LEFT on CA Hwy 190.
5 Drive 11 miles to Furnace Creek Visitor Center.) jour 5 Death Valley- Sequoia NP jour 6 Sequoia NP - Yosemite jour 7 Yosemite jour 8 Yosemite- San Fransisco
jour 9 et 10 San Fransisco (Alcatraz, visite stade de baseball giant, match, Golden Gate, Golden Gate Parc, Twin peaks,
Lombard street , China Town)
jour 11 SF-Monterey
jour 12 Monterey-Santa Maria jour 13 Santa Maria- Los Angeles jour 14 Los Angeles(Pueblo de Los Angeles, Union station , City Hall , Walt disney Concert Hall , Cathédrale Our Lady of Angels, Hollywood museum , Madame Tussauds Hollywood ) jour 15 LA-BXL
Qu'en pensez-vous? Au niveau du climat en septembre fait-il encore bon? L'étape par death valley m'inquiète un peu, l'itinéraire est-il correct? et faisable avec une voiture normale? combien de temps faut-il pour relier las vegas-(rhyolite)-furnace creek( je demande car je vois un peu de tout... cela va de 2h30 à 6h30)?
Pour aller de death valley à Sequoia NP/Kings Canyon avez vous des idées d'itinéraire?
D'avance merci pour vos précieux conseils, Cordialement, Manuel
jour 1 Bruxelles-Los Angeles jour 2 Los Angeles-Las Vegas jour 3 Las-Vegas Death Valley; passage par le village fantome de Rhyolite (
1 From Interstate 15, EXIT on Hwy 95 North.
2 Drive 120 miles to Beatty, Nevada. TURN LEFT on NV Hwy 374.
3 Drive 19 miles to Hells Gate. TURN LEFT on Beatty Cutoff Road.
4 Drive 10 miles. TURN LEFT on CA Hwy 190.
5 Drive 11 miles to Furnace Creek Visitor Center.) jour 5 Death Valley- Sequoia NP jour 6 Sequoia NP - Yosemite jour 7 Yosemite jour 8 Yosemite- San Fransisco
jour 9 et 10 San Fransisco (Alcatraz, visite stade de baseball giant, match, Golden Gate, Golden Gate Parc, Twin peaks,
Lombard street , China Town)
jour 11 SF-Monterey
jour 12 Monterey-Santa Maria jour 13 Santa Maria- Los Angeles jour 14 Los Angeles(Pueblo de Los Angeles, Union station , City Hall , Walt disney Concert Hall , Cathédrale Our Lady of Angels, Hollywood museum , Madame Tussauds Hollywood ) jour 15 LA-BXL
Qu'en pensez-vous? Au niveau du climat en septembre fait-il encore bon? L'étape par death valley m'inquiète un peu, l'itinéraire est-il correct? et faisable avec une voiture normale? combien de temps faut-il pour relier las vegas-(rhyolite)-furnace creek( je demande car je vois un peu de tout... cela va de 2h30 à 6h30)?
Pour aller de death valley à Sequoia NP/Kings Canyon avez vous des idées d'itinéraire?
D'avance merci pour vos précieux conseils, Cordialement, Manuel
Shanti India: Bénarès - Orissa - Pushkar... English translation pending
11/11/2011
Enfin, c'est le jour J! Cette fois je pars avec ma meilleure amie Christine, une super voisine France, et sa meilleure amie Sarah. Aucune des trois n'ont encore mis un pied en Inde... Je suis excitée comme une puce, je n'en pouvais plus d'attendre ce jour j. En général je pars seule, et là je vais jouer au tour leader 🙂 J'ai passé un temps fou, mais tellement agréable, à organiser leur premier voyage. France et Sarah sont parties ce matin, elles atterrissent ce soir, Christine et moi partons cette après midi, nous arriverons demain matin. Je suis un peu inquiète que Sarah et France arrivent seules à Delhi, j'espère qu'elles ne se feront pas arnaquées avec le taxi vers l'hôtel. 12/11 Ca y est!!! Toutoubidou!!!!!!!! Ali, ami à moi, nous attend à la sortie de l'aéroport, en route vers Paharganj'. Je lui offre une bouteille vin rouge, et sacré non d'une pipe, il n'a pas ma daupata (foulard assorti à ma plus belle robe indienne que j'avais oublié chez lui la fois passée). Enfin bon tant pis, c'est super gentil à lui d'être venu nous accueillir. Après un bon p'tit chai, on rejoint le smyle inn, ou nous attendent France et Sarah. Quel bonheur de se retrouver! Nous voilà toutes réunies, le voyage peut commencer...
(France, Sarah, Christine et moi)
Achat de shalwar kemiz (robe pantalon et foulard), ticket de train pour Agra, je réserve un guest house et demande qu'on viennent nous chercher à la gare... Super trajet, c'est marrant de les regarder toutes les trois avoir leurs premiers regards sur l'Inde. Elles se sentent à l'aise, flashent sur les saris tout colorés des femmes...
Arrivées à Agra, un rickshawallah avec mon nom sur une pancarte nous attend. On se serre toutes les quatre avec nos sacs à dos, et 5' plus tard, nous voilà à la tourist rest house. Les chambres sont grandes et super clean, le patio à l'ombre des bananiers et palmiers est tout mignon, par contre la bouffe est pas transcendante du tout...
13/11 On loue un taxi pour Fathepur Sikri. Ancienne capitale moghol du 16eme siècle, construite par l'empereur Akbar, elle n'a été utilisée qu'une dizaine d'année au profit d'Agra. Elle est donc très bien conservée.



Enfin, c'est le jour J! Cette fois je pars avec ma meilleure amie Christine, une super voisine France, et sa meilleure amie Sarah. Aucune des trois n'ont encore mis un pied en Inde... Je suis excitée comme une puce, je n'en pouvais plus d'attendre ce jour j. En général je pars seule, et là je vais jouer au tour leader 🙂 J'ai passé un temps fou, mais tellement agréable, à organiser leur premier voyage. France et Sarah sont parties ce matin, elles atterrissent ce soir, Christine et moi partons cette après midi, nous arriverons demain matin. Je suis un peu inquiète que Sarah et France arrivent seules à Delhi, j'espère qu'elles ne se feront pas arnaquées avec le taxi vers l'hôtel. 12/11 Ca y est!!! Toutoubidou!!!!!!!! Ali, ami à moi, nous attend à la sortie de l'aéroport, en route vers Paharganj'. Je lui offre une bouteille vin rouge, et sacré non d'une pipe, il n'a pas ma daupata (foulard assorti à ma plus belle robe indienne que j'avais oublié chez lui la fois passée). Enfin bon tant pis, c'est super gentil à lui d'être venu nous accueillir. Après un bon p'tit chai, on rejoint le smyle inn, ou nous attendent France et Sarah. Quel bonheur de se retrouver! Nous voilà toutes réunies, le voyage peut commencer...
(France, Sarah, Christine et moi)Achat de shalwar kemiz (robe pantalon et foulard), ticket de train pour Agra, je réserve un guest house et demande qu'on viennent nous chercher à la gare... Super trajet, c'est marrant de les regarder toutes les trois avoir leurs premiers regards sur l'Inde. Elles se sentent à l'aise, flashent sur les saris tout colorés des femmes...
Arrivées à Agra, un rickshawallah avec mon nom sur une pancarte nous attend. On se serre toutes les quatre avec nos sacs à dos, et 5' plus tard, nous voilà à la tourist rest house. Les chambres sont grandes et super clean, le patio à l'ombre des bananiers et palmiers est tout mignon, par contre la bouffe est pas transcendante du tout...
13/11 On loue un taxi pour Fathepur Sikri. Ancienne capitale moghol du 16eme siècle, construite par l'empereur Akbar, elle n'a été utilisée qu'une dizaine d'année au profit d'Agra. Elle est donc très bien conservée.



Transport aérien Denpasar - Flores English translation pending
Bonjour à tous et bonnes fêtes.
Quelqu'un a-t-il pris un vol DENPASAR ENDE pour l'aller et LABUANG BAJO DENPASAR pour le retour?
Dans l'affirmative pouvez- vous me dire ce qu'il en est?
Merci d'avance
Patrick
Compte rendu d'une désastreuse croisière sur le Costa Pacifica English translation pending
Je pensais faire un compte rendu quotidien, mais finalement j’ai changé d’avis, car toutes nos impressions ont été négatives😕. Nous avons modifier nos habitudes de façon à rendre notre croisière aussi agréable que possible😊. Mais ce fut vraiment difficile.😠
Je me demande à quoi pensait Costa en nous faisant embarquer sur ce « boat people »🏴☠️😠😕 en effet comment faire cohabiter pendant 3 semaines 1500 croisièristes européens et 1500 brésiliens qui rentraient au pays avec parfois 10 valises et même des vélos😠, faute de travail pour eux en Europe 500 € la traversée bagages compris c’était vraiment donné, mais coté esprit croisière vraiment pas top.🏴☠️
Donc voici le récit du début de cette croisière vers le Brésil.
Dimanche nous quittons la maison vers 12h30, train jusqu’à Nice. Arrivée à 19h10, c’est vrai que l’Ibis est à 100m de la gare, c’est parfait.🙂
Le lendemain matin nous arrivons vers 10 heures devant la gare, une Costa woman arrive vers 10h10 et nous annonce que le premier car est pour le Pacifica, parfait, nous pouvons poser les bagages et monter dans le car.🙂 toujours parfait
Nous partons un peu avant 11heures en fait nous sommes 38 personnes à embarquer sur le Pacifica. Arrivée à Savone à 12h45, les ennuis commencent😠. Il y a 3 bateaux qui embarquent des passagers le Favolosa, (Nous apprendrons plus tard que 2 dames faisant notre croisières, ont embarqué par erreur sur le Favolosa🤪😊 et sont montées dans la cabine, les documents sur le lit les ont intriguées)🤪 le Concordia et le Pacifica et il y a un nombre de car considérables en attente, nous resterons plus de ¾ d’heure dans le car à attendre notre tour😠, ensuite les Costa women montent à bord nous donne le Numéro 19 (je plains ceux qui ne sont pas prioritaires🤪) et les formulaires de santé. Aussitôt remplis nous quittons le car et entrons dans Palacrociere, direction les guichets d’accueil pour changer notre numéro 19 en numéro 1 (grande suite et gold pearl oblige), je demande si il y a un passage pour les embarquements prioritaires, 😮 la personne me répond, oui il y a un tapis rouge😮. Nous le cherchons un moment, car il y a un véritable attroupement à cet endroit🏴☠️, l’embarquement venant de commencer (numéro 3) l’hôtesse refoule tous les numéros 4😐, mais pour nous impossible de passer, une grande famille de brésiliens avec la "mémé" qui a du mal à marcher force le passage et finalement passe sous le nez de tout le monde😠🏴☠️ , du grand n’importe quoi. Nous arrivons enfin à passer, embouteillage aux contrôle des sacs et des documents, puis nous passons à la photo et direction un car pour aller embarquer sur le Pacifica.
Il est 14heures quand nous arrivons dans notre cabine, un petit tour au buffet pour constater que nous sommes servis et c’est très bien, le bateau est vide, donc aucun problème pour trouver une place🙂. A ce moment de la croisière on a déjà du se laver les mains 10 fois🏴☠️🤪
Ensuite nous allons au spa payer les samsara dreams, prendre les rendez vous, et puis nous validons la carte bancaire. Formalités terminées. Il est 15h 15 et pas de valise à l’horizon.😠
En regardant le Today je constate qu’il y a 2 services au restaurant Samsara😠, comme c’est l’heure de la permanence du maître d’hôtel, je vais le voir, ½ heure d’attente😕 pour l’entendre hurler 🏴☠️ que le restaurant Samsara est complet et que le spa doit prévenir les clients qu’il est impossible de dîner au restaurant Samsara😠😕. Finalement la carte jaune et « un tant pis nous dînerons dans la suite » ont raison de sa détermination et nous avons notre ticket pour le Samsara.
Je rentre à la cabine toujours pas de valise, vers 17 heures il y a une « grande fête pour le départ du bateau vers le nouveau Monde » nous y allons, mais rien ne se passe sauf l’annonce que le départ est retardé, heureusement car il reste de nombreuses valises sur le quai😠🤪.
18 heures nous allons au bar « Around the clock » assister à la réunion d’information des francophones, nous sommes une poignée Séverine récite ses informations sans la moindre personnalisation. Un Monsieur pose une question, elle répond « merci de ne pas m’interrompre, je répondrai aux questions à la fin » OK taisons nous.😠🏴☠️
Retour à la cabine, enfin les valises sont là il est 18h45 Heureusement que nous sommes prioritaires.🤪
Le repas étant à 21h15, nous allons prendre l’apéritif à la chocolaterie, tout le personnel est nouveau, une immense majorité de portugais ou brésilien, qui ne connaissent pas encore leur travail, 😠 donc ce n’est pas évident de se faire servir, d’autant plus qu’il n’y a plus les cartes sur les tables et autre moins il n’y a plus de biscuits à apéritif pour accompagner les boissons.🏴☠️
Quand nous arrivons au restaurant Samsara, la petite salle est quasi pleine, nous choisissons d’aller dans la grande salle, nous y dînons presque seuls (un Monsieur arrivera plus tard).
Ah j’ai oublié, nous avions un mot dans la cabine nous demandant de nous rendre au bureau des excursions, il nous faut donc faire la queue😕, pour apprendre que l’excursion de Barcelone est annulée, mon chéri ne pourra pas visiter le Camp Neu. La personne veut absolument que nous prenions une autre excursion, nous refusons toutes ses propositions, je déteste qu’on me force la main. Nous avons décidé d’aller juste nous promener.
Voilà donc un peu déçus par cette journée nous allons nous coucher.😕
A suivre
Je me demande à quoi pensait Costa en nous faisant embarquer sur ce « boat people »🏴☠️😠😕 en effet comment faire cohabiter pendant 3 semaines 1500 croisièristes européens et 1500 brésiliens qui rentraient au pays avec parfois 10 valises et même des vélos😠, faute de travail pour eux en Europe 500 € la traversée bagages compris c’était vraiment donné, mais coté esprit croisière vraiment pas top.🏴☠️
Donc voici le récit du début de cette croisière vers le Brésil.
Dimanche nous quittons la maison vers 12h30, train jusqu’à Nice. Arrivée à 19h10, c’est vrai que l’Ibis est à 100m de la gare, c’est parfait.🙂
Le lendemain matin nous arrivons vers 10 heures devant la gare, une Costa woman arrive vers 10h10 et nous annonce que le premier car est pour le Pacifica, parfait, nous pouvons poser les bagages et monter dans le car.🙂 toujours parfait
Nous partons un peu avant 11heures en fait nous sommes 38 personnes à embarquer sur le Pacifica. Arrivée à Savone à 12h45, les ennuis commencent😠. Il y a 3 bateaux qui embarquent des passagers le Favolosa, (Nous apprendrons plus tard que 2 dames faisant notre croisières, ont embarqué par erreur sur le Favolosa🤪😊 et sont montées dans la cabine, les documents sur le lit les ont intriguées)🤪 le Concordia et le Pacifica et il y a un nombre de car considérables en attente, nous resterons plus de ¾ d’heure dans le car à attendre notre tour😠, ensuite les Costa women montent à bord nous donne le Numéro 19 (je plains ceux qui ne sont pas prioritaires🤪) et les formulaires de santé. Aussitôt remplis nous quittons le car et entrons dans Palacrociere, direction les guichets d’accueil pour changer notre numéro 19 en numéro 1 (grande suite et gold pearl oblige), je demande si il y a un passage pour les embarquements prioritaires, 😮 la personne me répond, oui il y a un tapis rouge😮. Nous le cherchons un moment, car il y a un véritable attroupement à cet endroit🏴☠️, l’embarquement venant de commencer (numéro 3) l’hôtesse refoule tous les numéros 4😐, mais pour nous impossible de passer, une grande famille de brésiliens avec la "mémé" qui a du mal à marcher force le passage et finalement passe sous le nez de tout le monde😠🏴☠️ , du grand n’importe quoi. Nous arrivons enfin à passer, embouteillage aux contrôle des sacs et des documents, puis nous passons à la photo et direction un car pour aller embarquer sur le Pacifica.
Il est 14heures quand nous arrivons dans notre cabine, un petit tour au buffet pour constater que nous sommes servis et c’est très bien, le bateau est vide, donc aucun problème pour trouver une place🙂. A ce moment de la croisière on a déjà du se laver les mains 10 fois🏴☠️🤪
Ensuite nous allons au spa payer les samsara dreams, prendre les rendez vous, et puis nous validons la carte bancaire. Formalités terminées. Il est 15h 15 et pas de valise à l’horizon.😠
En regardant le Today je constate qu’il y a 2 services au restaurant Samsara😠, comme c’est l’heure de la permanence du maître d’hôtel, je vais le voir, ½ heure d’attente😕 pour l’entendre hurler 🏴☠️ que le restaurant Samsara est complet et que le spa doit prévenir les clients qu’il est impossible de dîner au restaurant Samsara😠😕. Finalement la carte jaune et « un tant pis nous dînerons dans la suite » ont raison de sa détermination et nous avons notre ticket pour le Samsara.
Je rentre à la cabine toujours pas de valise, vers 17 heures il y a une « grande fête pour le départ du bateau vers le nouveau Monde » nous y allons, mais rien ne se passe sauf l’annonce que le départ est retardé, heureusement car il reste de nombreuses valises sur le quai😠🤪.
18 heures nous allons au bar « Around the clock » assister à la réunion d’information des francophones, nous sommes une poignée Séverine récite ses informations sans la moindre personnalisation. Un Monsieur pose une question, elle répond « merci de ne pas m’interrompre, je répondrai aux questions à la fin » OK taisons nous.😠🏴☠️
Retour à la cabine, enfin les valises sont là il est 18h45 Heureusement que nous sommes prioritaires.🤪
Le repas étant à 21h15, nous allons prendre l’apéritif à la chocolaterie, tout le personnel est nouveau, une immense majorité de portugais ou brésilien, qui ne connaissent pas encore leur travail, 😠 donc ce n’est pas évident de se faire servir, d’autant plus qu’il n’y a plus les cartes sur les tables et autre moins il n’y a plus de biscuits à apéritif pour accompagner les boissons.🏴☠️
Quand nous arrivons au restaurant Samsara, la petite salle est quasi pleine, nous choisissons d’aller dans la grande salle, nous y dînons presque seuls (un Monsieur arrivera plus tard).
Ah j’ai oublié, nous avions un mot dans la cabine nous demandant de nous rendre au bureau des excursions, il nous faut donc faire la queue😕, pour apprendre que l’excursion de Barcelone est annulée, mon chéri ne pourra pas visiter le Camp Neu. La personne veut absolument que nous prenions une autre excursion, nous refusons toutes ses propositions, je déteste qu’on me force la main. Nous avons décidé d’aller juste nous promener.
Voilà donc un peu déçus par cette journée nous allons nous coucher.😕
A suivre
Séjour au Gabon en septembre 2012 English translation pending
bonjour,
j'envisage un séjour au Gabon en septembre 2012 et je n'ai que le Petit Futé comme documentation sur ce pays. En regardant sur le web, j'ai trouvé pas mal d'agences qui pourraient m'aider à construire ce séjour, mais certains d'entre vous ont-ils une agence à me recommander ?
Je n'ai pas d'idée précise quant au contenu du séjour, mais cela pourrait être Libreville et les environs, puis Port Gentil et les environs, puis Omboué ou Sette Cama, bref toute la côte. Mais j'ai vu également la possibilité de prendre le train pou aller dans les terres, ça peut être également sympa. Quels sont les endroits incontournables pour un 1er séjour ? Franceville et sa région en font-ils partie ?
Le séjour serait de 2 semaines environ et côté hébergement, nous préférons les petits hôtels ou alors mieux, chez l'habitant (je ne sais pas si c'est possible par contre). Une question pratique : est-il possible de louer un véhicule et de le conduire soi-même au Gabon (dans certains pays, il est plutôt recommandé de prendre un chauffeur). merci pour vos réponses
Le séjour serait de 2 semaines environ et côté hébergement, nous préférons les petits hôtels ou alors mieux, chez l'habitant (je ne sais pas si c'est possible par contre). Une question pratique : est-il possible de louer un véhicule et de le conduire soi-même au Gabon (dans certains pays, il est plutôt recommandé de prendre un chauffeur). merci pour vos réponses
Conte bambara: Le paysan et le diable (Mali) English translation pending
LE PAYSAN ET LE DIABLE
Sènèkèla ni jinè
Voici un conte bambara qui parle de la ruse paysanne ...
– masalabolo bamanankan na (texte en bambara) :
Nsiirin ! N y’a ta k’a da sènèkèla dò de la. Foro belebele tun b’a bolo kungo dò kèrèfè. San o san, a tun bè sènè kè yen. Don dò la, a taara baara la foro la. A ye baara daminè dòròn, jinè dò bòra kungo kònò ka pèrèn a kun na : "E bè mun na yan ?" Sènèkèla siranna, nka a ye jinè jaabi : "N bè ka n ka foro de kòròshyèn, bawo danni tuma surunyana." Jinè y’i kanto sènèkèla ma : "Foro in kèra e ta ye tuma jumèn, e t’a dòn ko ne de y’a tigi ye wa ?" Sènèkèla ko ko ale tun t’o dòn. A ye yafa nyini jinè fè ka tila k’i kanto a ma : "Komin de ye forotigi ye, sisan, n b’e deli, i k’a to ne ka sènè kè yan, walasa n ka se ka n ka denbaya balo." Jinè ko : "Baasi tè ! N dinyèna n’a ye i ka sènè kè yan, nka an bè sènèfènw tila fila ye : dugumata bè kè ne ta ye, sanfèta bè kè e ta ye." Sènèkèla sònna o ma. Ale tun ka kegun iko wòlò. A ye nyò de dan. A ka nyò nyèna kosèbè. A mònen, sènèkèla y’a tigè, k’a gosi, k’a fyè, k’a kè bòrèw kònò, ka taa a feere sugu la. Jinè n’a denw nana nyòkalaw tigè, k’u fara nyògòn kan, ka taa n’u ye sugu la, k’u b’u feere. Sugulamògòw ma dan sòrò o la, u yèlèla fo k’u nyèji bò. Hali nyòkala kelen ma san. Jinè dimina fo k’a dama tèmèn. San min dara o san kan, a taara foro in na tugu, k’i kanto sènèkèla ma : "I ye n nègèn salon. Nyinan, ne de bè sanfèfènw ta." Sènèkèla ko ko ònhòn. Nin sen, a ye woso de sènè. Woso selen, jinè n’a denw nana wosobulu bèè tigè, sènèkèla ye woso bò. U taara sugu la nyògòn fè. Sènèkèla ka woso bèè sanna, jinè ka wosobulu galala. Mònè bolo, jinè kulela, ka kule. A y’a faamu ko sènèkèla in ka kegun ale ma kojugu. Kabini o don bòr’a la, mògò si m’a ye bilen. Sènèkèla tora n’a ka foro ye. N bè nsiirin in ta yòrò min, n y’a bila yen.
– texte en français (masalabolo tubabukan na) :
Conte ! Il était une fois un paysan. Il avait un grand champ près d’une forêt. Chaque année, il cultivait là-bas. Un jour, il partit travailler au champ. Aussitôt qu’il commença à travailler, un diable sortit de la forêt et lui cria dessus : "Que fais-tu ici ?" Le paysan prit peur, mais il répondit au diable : "Je suis en train de sarcler mon champ parce que le temps des semences approche." Le diable demanda au paysan : "Depuis quand ce champ est-il devenu le tien, ne sais-tu pas que c’est moi qui en suis le propriétaire ?" Le paysan répondit qu’il ne le savait pas. Il présenta ses excuses au diable et lui confia : "Comme ce champ t’appartient, maintenant je te prie de me laisser cultiver ici, afin que je puisse nourrir ma famille." Le diable exprima : "D’accord ! Je consens à ce que tu cultives ici, mais nous partagerons la récolte en deux : ce qui poussera en bas sera pour moi, celui d’en haut pour toi." Le paysan accepta cela. Il était aussi rusé qu’une perdrix. Il sema du mil. Son mil réussit bien. Quand il fut mûr, le paysan le récolta, le battit, le vanna, le mit dans des sacs et s’en alla le vendre au marché. Le diable et ses enfants vinrent couper les tiges de mil, les mirent en tas et les amenèrent au marché pour les y vendre. Les gens du marché en étaient ébahis, ils rirent aux larmes. Pas même une seule tige ne put être vendue. Le diable se mit dans une colère sans borne. L’année suivante, il alla encore dans ce champ, et s’adressa au paysan : "L’année passée, tu m’as trompé. Cette année, c’est moi qui prendrai ce qui poussera en haut." Le paysan acquiesça. Cette fois-ci, il planta des patates. Quand les patates furent à point, le diable et ses enfants vinrent couper toutes les feuilles de patates, le paysan récolta les patates. Ils partirent ensemble au marché. Toutes les patates du paysan se vendirent, les feuilles de patates du diable n’eurent pas de preneurs. Furieux, le diable hurla et hurla. Il comprit que ce paysan était trop rusé pour lui. Depuis ce jour, personne ne le revit. Le paysan resta avec son champ. Je laisse ce conte là où je l’ai pris.
– Traduction des phrases (kumasenw bayèlèmali) :
Nsiirin ! Conte !
N y’a ta k’a da sènèkèla dò de la. Il était une fois un paysan.
Foro belebele tun b’a bolo kungo dò kèrèfè. Il avait un grand champ près de la forêt.
San o san, a tun bè sènè kè yen. Tous les ans, il cultivait là-bas.
Don dò la, a taara baara la foro la. Un jour, il est allé travailler sur le champ.
A ye baara daminè dòròn, jinè dò bòra kungo kònò ka pèrèn a kun na : Aussitôt qu’il a commencé à travailler, un diable est sorti de la forêt pour crier après lui :
"E bè mun na yan ?" "Qu’est-ce que tu fais ici ?"
Sènèkèla siranna, nka a ye jinè jaabi : Le paysan a pris peur, mais a répondu au diable :
"N bè ka n ka foro de kòròshyèn, bawo danni tuma surunyana." "Je suis en train de sarcler mon champ parce que le temps des semences approche."
Jinè y’i kanto sènèkèla ma :
Le diable a répondu au paysan :
"Foro in kèra e ta ye tuma jumèn, e t’a dòn ko ne de y’a tigi ye wa ?" "Depuis quand ce champ est-il devenu le tien, tu ne sais pas que c’est moi, le propriétaire ?"
Sènèkèla ko ko ale tun t’o dòn. Le paysan lui a dit d’être innocent de ça.
A ye yafa nyini jinè fè ka tila k’i kanto a ma : Il s’est excusé auprès du diable et lui a confié :
"Komin de ye forotigi ye, sisan, n b’e deli, i k’a to ne ka sènè kè yan, "Parce que tu es le propriétaire du champ, maintenant je te prie de me laisser cultiver ici,
walasa n ka se ka n ka denbaya balo." pour que je puisse nourrir ma famille."
Jinè ko : Le diable a dit :
"Baasi tè ! N dinyèna n’a ye i ka sènè kè yan, nka an bè sènèfènw tila fila ye : "D’accord ! Je donne mon accord pour que tu cultives ici, mais nous partageons la récolte en deux :
dugumata bè kè ne ta ye, sanfèta bè kè e ta ye." ce qui pousse en bas est le mien, ce qui pousse en haut est le tien."
Sènèkèla sònna o ma. Le paysan a accepté ça.
Ale tun ka kegun iko wòlò. Lui était rusé comme une perdrix.
A ye nyò de dan. Il a semé du mil.
A ka nyò nyèna kosèbè. Son mil était très bien.
A mònen, sènèkèla y’a tigè, k’a gosi, k’a fyè, k’a kè bòrèw kònò, ka taa a feere sugu la. Quand il était mûr, le paysan l’a coupé, battu, vanné et mis dans des sacs pour s’en aller le vendre au marché.
Jinè n’a denw nana nyòkalaw tigè, k’u fara nyògòn kan, Le diable et ses enfants sont venus couper les tiges de mil et les ont mises en tas
ka taa n’u ye sugu la, k’u b’u feere. pour les vendre au marché.
Sugulamògòw ma dan sòrò o la, u yèlèla fo k’u nyèji bò. Les gens du marché en étaient ébahis, ils ont ri aux larmes.
Hali nyòkala kelen ma san. Même pas une seule tige n’a été vendue.
Jinè dimina fo k’a dama tèmèn. Le diable s’est mis en colère sans borne.
San min dara o san kan, a taara foro in na tugu, k’i kanto sènèkèla ma : L’année suivante, il est allé encore dans ce champ, et s’est adressé au paysan :
"I ye n nègèn salon. "L’année passée, tu m’as trompé.
Nyinan, ne de bè sanfèfènw ta." Cette année, c’est moi qui prends ce qui pousse en haut."
Sènèkèla ko ko ònhòn. Le paysan a approuvé.
Nin sen, a ye woso de sènè. Cette fois-ci, il a planté des patates.
Woso selen, jinè n’a denw nana wosobulu bèè tigè, Quand les patates ont mûri, le diable et ses enfants sont venus couper toutes les feuilles de patates,
sènèkèla ye woso bò. le paysan a récolté les patates.
U taara sugu la nyògòn fè. Ils sont allés ensemble au marché.
Sènèkèla ka woso bèè sanna, jinè ka wosobulu galala. Toutes les patates du paysan ont été vendues, les feuilles de patates du diable ont été restées (à lui).
Mònè bolo, jinè kulela, ka kule. Plein de la rancœur, le diable a hurlé sans cesse.
A y’a faamu ko sènèkèla in ka kegun ale ma kojugu. Il a reconnu que ce paysan était trop rusé pour lui.
Kabini o don bòr’a la, mògò si m’a ye bilen. Depuis ce jour-là, on ne l’a jamais revu.
Sènèkèla tora n’a ka foro ye. Le paysan est resté (seul) avec son champ.
N bè nsiirin in ta yòrò min, n y’a bila yen ... Je laisse ce conte là où je l’ai pris.
+++++++++++++++++++++++++++++++++++
VIVE LE BAMBARA !
Bonne lecture !
Voici un conte bambara qui parle de la ruse paysanne ...
– masalabolo bamanankan na (texte en bambara) :
Nsiirin ! N y’a ta k’a da sènèkèla dò de la. Foro belebele tun b’a bolo kungo dò kèrèfè. San o san, a tun bè sènè kè yen. Don dò la, a taara baara la foro la. A ye baara daminè dòròn, jinè dò bòra kungo kònò ka pèrèn a kun na : "E bè mun na yan ?" Sènèkèla siranna, nka a ye jinè jaabi : "N bè ka n ka foro de kòròshyèn, bawo danni tuma surunyana." Jinè y’i kanto sènèkèla ma : "Foro in kèra e ta ye tuma jumèn, e t’a dòn ko ne de y’a tigi ye wa ?" Sènèkèla ko ko ale tun t’o dòn. A ye yafa nyini jinè fè ka tila k’i kanto a ma : "Komin de ye forotigi ye, sisan, n b’e deli, i k’a to ne ka sènè kè yan, walasa n ka se ka n ka denbaya balo." Jinè ko : "Baasi tè ! N dinyèna n’a ye i ka sènè kè yan, nka an bè sènèfènw tila fila ye : dugumata bè kè ne ta ye, sanfèta bè kè e ta ye." Sènèkèla sònna o ma. Ale tun ka kegun iko wòlò. A ye nyò de dan. A ka nyò nyèna kosèbè. A mònen, sènèkèla y’a tigè, k’a gosi, k’a fyè, k’a kè bòrèw kònò, ka taa a feere sugu la. Jinè n’a denw nana nyòkalaw tigè, k’u fara nyògòn kan, ka taa n’u ye sugu la, k’u b’u feere. Sugulamògòw ma dan sòrò o la, u yèlèla fo k’u nyèji bò. Hali nyòkala kelen ma san. Jinè dimina fo k’a dama tèmèn. San min dara o san kan, a taara foro in na tugu, k’i kanto sènèkèla ma : "I ye n nègèn salon. Nyinan, ne de bè sanfèfènw ta." Sènèkèla ko ko ònhòn. Nin sen, a ye woso de sènè. Woso selen, jinè n’a denw nana wosobulu bèè tigè, sènèkèla ye woso bò. U taara sugu la nyògòn fè. Sènèkèla ka woso bèè sanna, jinè ka wosobulu galala. Mònè bolo, jinè kulela, ka kule. A y’a faamu ko sènèkèla in ka kegun ale ma kojugu. Kabini o don bòr’a la, mògò si m’a ye bilen. Sènèkèla tora n’a ka foro ye. N bè nsiirin in ta yòrò min, n y’a bila yen.
– texte en français (masalabolo tubabukan na) :
Conte ! Il était une fois un paysan. Il avait un grand champ près d’une forêt. Chaque année, il cultivait là-bas. Un jour, il partit travailler au champ. Aussitôt qu’il commença à travailler, un diable sortit de la forêt et lui cria dessus : "Que fais-tu ici ?" Le paysan prit peur, mais il répondit au diable : "Je suis en train de sarcler mon champ parce que le temps des semences approche." Le diable demanda au paysan : "Depuis quand ce champ est-il devenu le tien, ne sais-tu pas que c’est moi qui en suis le propriétaire ?" Le paysan répondit qu’il ne le savait pas. Il présenta ses excuses au diable et lui confia : "Comme ce champ t’appartient, maintenant je te prie de me laisser cultiver ici, afin que je puisse nourrir ma famille." Le diable exprima : "D’accord ! Je consens à ce que tu cultives ici, mais nous partagerons la récolte en deux : ce qui poussera en bas sera pour moi, celui d’en haut pour toi." Le paysan accepta cela. Il était aussi rusé qu’une perdrix. Il sema du mil. Son mil réussit bien. Quand il fut mûr, le paysan le récolta, le battit, le vanna, le mit dans des sacs et s’en alla le vendre au marché. Le diable et ses enfants vinrent couper les tiges de mil, les mirent en tas et les amenèrent au marché pour les y vendre. Les gens du marché en étaient ébahis, ils rirent aux larmes. Pas même une seule tige ne put être vendue. Le diable se mit dans une colère sans borne. L’année suivante, il alla encore dans ce champ, et s’adressa au paysan : "L’année passée, tu m’as trompé. Cette année, c’est moi qui prendrai ce qui poussera en haut." Le paysan acquiesça. Cette fois-ci, il planta des patates. Quand les patates furent à point, le diable et ses enfants vinrent couper toutes les feuilles de patates, le paysan récolta les patates. Ils partirent ensemble au marché. Toutes les patates du paysan se vendirent, les feuilles de patates du diable n’eurent pas de preneurs. Furieux, le diable hurla et hurla. Il comprit que ce paysan était trop rusé pour lui. Depuis ce jour, personne ne le revit. Le paysan resta avec son champ. Je laisse ce conte là où je l’ai pris.
– Traduction des phrases (kumasenw bayèlèmali) :
Nsiirin ! Conte !
N y’a ta k’a da sènèkèla dò de la. Il était une fois un paysan.
Foro belebele tun b’a bolo kungo dò kèrèfè. Il avait un grand champ près de la forêt.
San o san, a tun bè sènè kè yen. Tous les ans, il cultivait là-bas.
Don dò la, a taara baara la foro la. Un jour, il est allé travailler sur le champ.
A ye baara daminè dòròn, jinè dò bòra kungo kònò ka pèrèn a kun na : Aussitôt qu’il a commencé à travailler, un diable est sorti de la forêt pour crier après lui :
"E bè mun na yan ?" "Qu’est-ce que tu fais ici ?"
Sènèkèla siranna, nka a ye jinè jaabi : Le paysan a pris peur, mais a répondu au diable :
"N bè ka n ka foro de kòròshyèn, bawo danni tuma surunyana." "Je suis en train de sarcler mon champ parce que le temps des semences approche."
Jinè y’i kanto sènèkèla ma :
Le diable a répondu au paysan :
"Foro in kèra e ta ye tuma jumèn, e t’a dòn ko ne de y’a tigi ye wa ?" "Depuis quand ce champ est-il devenu le tien, tu ne sais pas que c’est moi, le propriétaire ?"
Sènèkèla ko ko ale tun t’o dòn. Le paysan lui a dit d’être innocent de ça.
A ye yafa nyini jinè fè ka tila k’i kanto a ma : Il s’est excusé auprès du diable et lui a confié :
"Komin de ye forotigi ye, sisan, n b’e deli, i k’a to ne ka sènè kè yan, "Parce que tu es le propriétaire du champ, maintenant je te prie de me laisser cultiver ici,
walasa n ka se ka n ka denbaya balo." pour que je puisse nourrir ma famille."
Jinè ko : Le diable a dit :
"Baasi tè ! N dinyèna n’a ye i ka sènè kè yan, nka an bè sènèfènw tila fila ye : "D’accord ! Je donne mon accord pour que tu cultives ici, mais nous partageons la récolte en deux :
dugumata bè kè ne ta ye, sanfèta bè kè e ta ye." ce qui pousse en bas est le mien, ce qui pousse en haut est le tien."
Sènèkèla sònna o ma. Le paysan a accepté ça.
Ale tun ka kegun iko wòlò. Lui était rusé comme une perdrix.
A ye nyò de dan. Il a semé du mil.
A ka nyò nyèna kosèbè. Son mil était très bien.
A mònen, sènèkèla y’a tigè, k’a gosi, k’a fyè, k’a kè bòrèw kònò, ka taa a feere sugu la. Quand il était mûr, le paysan l’a coupé, battu, vanné et mis dans des sacs pour s’en aller le vendre au marché.
Jinè n’a denw nana nyòkalaw tigè, k’u fara nyògòn kan, Le diable et ses enfants sont venus couper les tiges de mil et les ont mises en tas
ka taa n’u ye sugu la, k’u b’u feere. pour les vendre au marché.
Sugulamògòw ma dan sòrò o la, u yèlèla fo k’u nyèji bò. Les gens du marché en étaient ébahis, ils ont ri aux larmes.
Hali nyòkala kelen ma san. Même pas une seule tige n’a été vendue.
Jinè dimina fo k’a dama tèmèn. Le diable s’est mis en colère sans borne.
San min dara o san kan, a taara foro in na tugu, k’i kanto sènèkèla ma : L’année suivante, il est allé encore dans ce champ, et s’est adressé au paysan :
"I ye n nègèn salon. "L’année passée, tu m’as trompé.
Nyinan, ne de bè sanfèfènw ta." Cette année, c’est moi qui prends ce qui pousse en haut."
Sènèkèla ko ko ònhòn. Le paysan a approuvé.
Nin sen, a ye woso de sènè. Cette fois-ci, il a planté des patates.
Woso selen, jinè n’a denw nana wosobulu bèè tigè, Quand les patates ont mûri, le diable et ses enfants sont venus couper toutes les feuilles de patates,
sènèkèla ye woso bò. le paysan a récolté les patates.
U taara sugu la nyògòn fè. Ils sont allés ensemble au marché.
Sènèkèla ka woso bèè sanna, jinè ka wosobulu galala. Toutes les patates du paysan ont été vendues, les feuilles de patates du diable ont été restées (à lui).
Mònè bolo, jinè kulela, ka kule. Plein de la rancœur, le diable a hurlé sans cesse.
A y’a faamu ko sènèkèla in ka kegun ale ma kojugu. Il a reconnu que ce paysan était trop rusé pour lui.
Kabini o don bòr’a la, mògò si m’a ye bilen. Depuis ce jour-là, on ne l’a jamais revu.
Sènèkèla tora n’a ka foro ye. Le paysan est resté (seul) avec son champ.
N bè nsiirin in ta yòrò min, n y’a bila yen ... Je laisse ce conte là où je l’ai pris.
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VIVE LE BAMBARA !
Bonne lecture !
Premier voyage... seule au Pérou avec ou sans agence? English translation pending
Bonjour!
J'aimerais partir en voyage seule au Pérou pendant environ 3 semaines. J'ai 24 ans et aucune expérience en voyage à part un tout inclus dans le sud...hihihi je me demandais si c'était faisable et si je suis mieux de faire affaire avec une agence pour tout planifier d'avance ou si c'est assez facile d'improviser son voyage (ex:ne pas réserver d'avance les hôtels) rendue là-bas.Bien sûr, je vais faire affaire avec une agence pour le trek des incas mais excepté cela...est-ce une bonne idée?
Merci beaucoup pour vos réponses!😉
lili
Birmanie, juillet-août 2011: carnet de voyage English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai passé un peu moins d'un mois en Birmanie cet été. Comme j'ai pas mal profité des divers conseils et récits de ce forum pour préparer mon trip, je poste à mon tour mon expérience, en espérant que cela serve à d'autres voyageurs. Vous vous rendrez vite compte que j'ai adoré ce pays et que je ne peux que conseiller d'y aller.
Préparatifs
J'ai pris mes billets assez tard (11 mai, pour un départ le 20 juillet). Je m'en suis sorti pour 850 euros AR, pour un Paris-Bangkok via Istanbul avec Turkish Airlines. Trouvé sur Opodo via easyvols.fr. J'ai ensuite booké un Bangkok-Rangoon avec Air Asia, ici aussi un peu tard (le... 18 juillet, pour le 21). 5600 Baht l'aller-retour (payable de France par CB sans aucun pb, Air Asia a même une hotline française dont les employés parlent bien français). Par contre, mon vol retour Rangoon->Bangkok a été annulé, et je suis parti le 14 au soir au lieu du matin. Bien surveiller sa boîte mail, ils avertissent de ce genre de désagréments. J'ai eu du bol d'avoir prévu large, ça m'aura juste fait passer un jour de moins à Bangkok (ce qui n'est pas plus mal...).
21 juillet
Après une grève des bagagistes à Charles-de-Gaulle qui a mis en retard mon Paris-Istanbul de 2 heures, un Istanbul-Bangkok, une journée à pioncer sur les sièges de l'aéroport de Bangkok, un Bangkok-Rangoon en Air Asia, je me fais accueillir par une jolie pancarte à mon nom par les jeunes du Motherland Inn. Anecdote représentative du séjour : sur 8 touristes à être accueillis comme moi, 6 ou 7 sont français. Décidément, la sur-représentation des français dans la population de touristes touche beaucoup de pays. Un trajet en minibus dans Rangoon (sous la pluie, comme il se doit), un rapide aperçu de la Paya Shwedagon, et nous voilà au Motherland Inn. Chambre simple, avec SdB individuelle, sans AC : 15 $. Rien de bien folichon. Par contre, très bon accueil au Motherland : toutes les filles de la réception sont sympas, efficaces, rapides, souriantes; idem pour les serveurs du resto. Prix du resto corrects, pour Rangoon.
22 juillet
En sortant du Motherland Inn, je tombe sur Peter, un polonais, et Han, un guide de Rangoon qu'il a rencontré la veille. On discute un peu, et on part visiter la ville ensemble. Première étape : changer des dollars. Chez un bijoutier du Bogyoke market, je change 200 dollars à 1$ = 770 K. Rangoon est évidemment le meilleur taux du séjour.
Très agréable journée à Rangoon. Nous commençons par une balade à pied dans la ville. On arrive à la Sule Paya, qui marque le centre ville de Rangoon. On ne peut pas rentrer dedans, seulement faire le tour du stupa, donc il n'y a pas grand intérêt à la visiter, et à lâcher 2$ au gouvernement. On commence par le Bouddha couché de la pagode Chauzkhtakyi, sympa; on redescend à pied vers la ville en longeant le lac Kandawgyi. Après un fried rice, on prend un taxi vers la pagode Botataung, dans laquelle on peut rentrer : jolis couloirs aux murs dorés, ferveur des birman(e)s devant un reliquaire contenant un cheveu de Bouddha. On finit par la pagode Kyauk Tan Ye Lei, située à Thanlyin, village qu'on rejoint en bus puis pick-up grâce à l'expertise de Han (les bus birmans sont incompréhensibles). Jolie pagode au milieu d'un petit lac. Retour à Motherland, et on prend rendez-vous le lendemain pour la Shwedagon. A l'hôtel, je partage une chambre double avec Peter (13$ pour 2, ventilo, douches et wc communs, propres).
23 juillet
En avant pour la Paya Shwedagon. Site vraiment exceptionnel. J'y ai passé 5 bonnes heures, et j'en suis parti uniquement parce que j'étais sur le point de mourir de soif. De l'or, du blanc immaculé, des stupas, des statues de Bouddha, des lions des temples à perte de vue; un stupa central comportant plusieurs centaines de kilos d'or pur. Mais surtout (et mon passage à Bangkok me fera réaliser l'importance de cet aspect) : DES BIRMANS. La Shwedagon est un lieu de culte vivant : on y croise moines adultes et enfants, mais aussi les habitants de Rangoon qui viennent y faire leurs prières, y passer une journée de jeûne (qui comprend pas mal de sieste). Les moines abordent facilement les touristes. Je croise une cérémonie honorant un enfant qui va devenir novice : richement habillé et maquillé, il fait le tour de la pagode sur les épaules de son père, suivi par des membres de la famille qui portent des présents. Après cette cérémonie, il sera tondu et prendra l'habit de moine. Han me fait la visite pendant une heure ou deux, puis, à ma demande, me laisse seul pour le reste de la journée. En résumé, la Shwedagon c'est magique : on y voit la ferveur bouddhique des Birmans, qui ne sont pas envahis de touristes (j'ai dû en croiser une vingtaine en 5 heures...)
En sortant, je reprends un taxi vers le centre, mange une noodle soup au Shan Noodle 999 (32th St, 1000K la soupe, très bon). je passe le reste de la jornée à déambuler dans les rues de Rangoon, et file au Bogyoke Market pour m'acheter un longyi (3500K, après un peu de négo). Le longyi c'est cool pour visiter les temples, mais aussi super confortable : je le porte fréquemment à la maison :)
Ma flemme, et la situation excentrée de Motherland, me pousse à y dîner de nouveau le soir. Je retrouve Han, avec qui j'avais discuté d'une excursion au Rocher d'Or. C'est parti pour l'aller-retour sur les deux prochains jours.
Rangoon me laisse une impression mitigée. La Paya Shwedagon est vraiment un des grands moments du séjour; le reste des temples que j'ai visités ne me laissera pas un souvenir impérissable (sauf peut-être le Kyauk Tan Ye Lei... qui n'est pas à Rangoon). Se balader dans la ville est par contre intéressant, rien que pour voir les immeubles des rues principales, les divers aménagements, les scènes de vie des habitants.
24 juillet
C'est parti pour Kyaikhtiyo. La route depuis Rangoon est bonne, et les bus de catégorie supérieure, comme je m'en rendrai compte plus tard. A la télé, comédies birmanes et clips/karaoké pendant les 4 heures de route. J'ai bien fait de ne pas prévoir l'arrêt à Bago : la ville est inondée, 30-40 cm d'eau dans la rue principale. Le bus passe comme si de rien n'était, les Birmans ne semblent pas se démonter pour autant : les gamins pataugent, les gens sortent des barques! la saison des pluies semble avoir été très virulente dans le coin. Arrivés à Kyaihtiyo, Han négocie un trajet en scooter pour nous monter à Kinpun, lieu de départ des fameux camions qui montent au rocher. 7000K par personne pour le bus + scoot : ça sert d'avoir un birmanophone pour négocier! A kinpun, on sirote du Chinese Tea dans la tea house devant le parking des camions pendant qu'une méga-averse tombe.
Pour 1500K/personne, nous prenons place dans un camion. Assis sur des planches de 15cm de largeur environ, c'est parti pour une demi-heure de montagnes russes (plus confortables et à l'abri d'une éventuelle rincée, les places en cabine sont à 2000K, contrairement à ce que peut parfois vous raconter le chauffeur qui essaiera de les vendre à 5000, 7000, 10000...). Marrant. On arrive au pied de la dernière portion du trajet à effectuer à pied : une demi-heure super raide, sous l'oeil des jeunes qui nous suivent avec leur chaise à porteurs en attendant qu'on craque :-) La nuit tombe quand on arrive en haut.
En fait, l'option la moins chère est de dormir à Kinpun; nous on se retrouve au Mountain Top Hotel : très joli et classe, construit à flanc de falaise, mais 35$ la chambre double tout de même... Enfin ça sera pratique le lendemain pour pouvoir revenir dans les temps à Rangoon. Une fois installés, on file bouffer dans un des restaurants qui se trouvent de l'autre côté du site (qui est en fait très grand...). Han me dit où est le rocher, ce qui me permet... de ne pas le regarder et de me le réserver pour demain.
25 juillet
Réveil à 6 heures, et on remonte au Rocher. On arrive vers 7h, il fait jour mais très brumeux (on est trempés...). Le Rocher d'Or est majestueux, mais sans la ferveur des moines qui s'y pressent à la belle saison, ni le paysage montagneux en arrière-plan, on est un peu déçu. Han achète des feuilles d'or; je m'en colle une sur les doigts en essayant de la détacher à la main, puis réussis à coller la deuxième correctement :) Quelques jolies photos, et il faut redescendre; les autres constructions du site n'ont pas un très grand intérêt. Apparemment Kyaikhtiyo a pas mal d'autres atouts, mais mon timing ne me permet pas d'y passer une autre journée.
Trajet retour par les mêmes moyens, pour 6000K (+1500 de camion-benne) cette fois. Les habitants de Bago nagent toujours, je shoote des paysages de rizières inondées et de travaux des champs par la fenêtre du bus.
Arrivée à la gare routière de Rangoon vers 16h; mon bus de nuit (10500 K) pour Mandalay part à 18h, ce qui me permet de me poser avec Han et de discuter. J'avale une Noodle Soup au milieu des gaz d'échappement des bus (ils font tourner le moteur 1/2 h avant le départ, probablement pour la clim') et c'est parti pour Mandalay.
TRAJET EN BUS RGN-MDLY
Premier trajet épique. A la télé, on commence par 3/4 d'heure de prières bouddhistes scandées par un moine qu'on voit en gros plan, en alternance avec des diaporamas des grands sites du bouddhisme. La porte du bus reste ouverte pendant le quart d'heure précédant le départ, tous les gaz d'échappement rentrent; étant au premier rang, j'en prends plein la gueule. Une fois partis, ça va mieux : on retrouve les bonnes vieilles comédies birmanes à la télé. La clim tourne à fond : je finirai la nuit avec une polaire + un sweat, un pantalon et des chaussettes! Le bus a beau être pas trop mal, j'ai quand même beaucoup de mal à dormir. Vers 2h du mat, on s'arrête dans un méga resto au bord de l'"autoroute" (guillemets car on y croise des piétons avec des lampes de poche ou pas, des chiens, des automobilistes arrêtés en plein milieu d'une voie pour démonter leur moteur...). Les bus birmans s'arrêtent régulièrement (toutes les 2 heures environ) pour permettre aux passagers de manger/pisser/acheter des graines de tournesol ou du bétel. On repart; une heure plus tard les passagers de derrière descendent et je saute sur l'occasion d'avoir 2 places pour moi. C'est effectivement mieux; il faut juste faire attention au sac plastique qui pend et qui contient les crachats de mon prédécesseur, qui chiquait du bétel et se râclait la gorge très régulièrement. Pas top.
26 juillet
Arrivée à Mandalay à 5h du mat'. Comme il se doit on est accueillis par une horde de motos-taxis (comme on n'est plus à Rangoon, y a des scooters partout); j'en prends un pour aller à la Royal Guesthouse. 6$ la nuit, chambre simple très spartiate mais propre, sanitaires communs corrects, petit déj bof (toast, oeuf, thé). Ils ont compris le coup et ouvrent le check-in à 5h du mat pour accueillir tous les zombies débarqués du bus de nuit; cela me permet de prendre ma chambre et de finir ma nuit. Une fois réveillé, je pars à la découverte de Mandalay. Pas grand-chose dans le centre; un scooter (2000K) m'amène à Mahamuni, le 3è haut lieu du bouddhisme birman avec la Shwedagon et le Rocher d'Or.
Le Bouddha central est imposant, et commence à être boursouflé par toutes les feuilles d'or qu'on lui colle dessus. La femme étant impure chez les bouddhistes (par certains aspects c'est pas aussi cool que je le pensais comme religion), seuls les hommes peuvent s'approcher du Bouddha et coller les feuilles. Au bout de 10 minutes, un moine m'aborde et me fait la visite. On monte au pied du Bouddha, j'y colle une feuille d'or, puis c'est parti pour la visite de tous les temples environnants (truc marrant : une maquette géante qui représente l'Asie Bouddhiste et ses principaux monuments). À la fin de la visite, il me demande un petit pourboire de ... 50000K!! Soit-disant pour acheter des bouquins d'anglais qui sont très chers. Assez surprenant; pour ma part je ne démords pas des 2000K que je pensais lui donner. Après 5 minutes, il finit par les prendre... et les déchire, puis les jette par-dessus le balcon sur lequel on était!! Il me dit ensuite de partir. Bonne ambiance. En discutant à l'hôtel, je m'aperçois que je suis pas le seul auquel il a fait le coup. Pas sûr que celui-là soit un vrai moine. Tout ça me refroidit un peu; heureusement pendant que j'erre devant le bouddha pour reprendre mes esprits, un birman se met à me parler religion et foot (si vous vous y connaissez en Premier League, vous avez pas fini de tchatcher avec la population!). Je sors finalement de la pagode, vais bouffer dans une tea-house en face (1000K le fried rice, comme d'hab) et ça reparle foot (beaucoup de frenchies en Premier League, ça alimente la conversation).
Moto-taxi (2000K) pour le nord de la ville. Le monastère en teck de Shwenandaw est très très joli, mais pb : il faut le pass de la région de Mandalay (10$, gouvernemental) pour y accéder, et c'est pratiquement le seul lieu où on le demande. A 10$ la visite, on réfléchit peut-être un peu plus longtemps. Selon le LP, le Shwe In Bin est gratos et aussi beau... Pour ma part je ne n'étais pas trop rendu compte de ça, et je prends le pass. Ce monastère est très très joli, beaucoup plus qu'un autre monastère en teck à Inwa que tous les guides montent en sauce pour des raisons qui m'échappent un peu.
Je reste dans le coin du Shwenandaw et visite la Paya Kuthodaw. Très jolie, connue pour ses 700 et quelques mini-stupas qui renferment chacun une table de règles bouddhiques. Le site est gigantesque. Je monte enfin à Mandalay Hill pour le fameux coucher de soleil. Mandalay Hill elle-même n'est pas terrible : décorations vraiment kitsch à base d'éclats de miroirs, etc. La vue sur les environs est par contre chouette, mais ne pas attendre grand-chose des couchers de soleil à la saison des pluies... (l'obsession des guides pour les couchers et levers de soleil a de toute façon une forte tendance à m'énerver). Retour à l'hôtel en scooter (NB : ne pas toucher un pot d'échappement brûlant avec son mollet, ça fait mal), bouffe au Chapati stand non loin de la Royal GH, pas mal et pas cher.
27 juillet
Aujourd'hui, circuit classique des anciennes capitales (Sagaing, Inwa, Amarapura). J'ai assez mal géré. Pseudo bonne idée : youpi, je vais prendre le pick-up comme un birman, en plus ça coûtera que dalle. En fait, un pick-up ça s'arrête toutes les 5 minutes pour charger/décharger passagers et marchandises, donc ça met SUPER longtemps; je paye 1000K mon trajet alors que je verrai tous les autres passagers payer 200; et en arrivant au centre de Sagaing on est pas trop avancé vu que les monuments sont plutôt en périphérie. Je finis par me laisser convaincre par Maung Htay, un moto-taxi que l'on peut trouver près de le Railway Station de Sagaing, qui me propose un tour pour la journée à 7000K. Avantage : les moto-taxi s'arrangent pour vous faire éviter tous les péages (le 10$ de Mandalay, et le 5$ de Sagaing/Mingun).
Les deux pagodes de Sagaing sont moyennes : U Ponya vaut surtout pour sa vue sur les environs, et Kaung Mu Daw (la pagode en forme de sein) est pas mal mais le stupa central est entouré de boutiques à touristes du plus mauvais goût. Maung Htay me lâche par contre dans un très bon resto à Sagaing : le Aung Myint Tea Shop, qui sert un très bon Burmese Curry. On se dirige ensuite vers Inwa. Inwa est très très jolie : beaucoup de vestiges de pagodes anciennes (bon avant-goût de Bagan), mais cela reste un village rural et l'ambiance est bien plus agréable qu'à Sagaing. Maung Htay m'arrête au pied d'un super vestige très massif (peut-être Le-htat-gyi, mais je suis pas sûr -- en tout cas ça ne figure pratiquement pas dans les guides alors que c'est splendide), puis me fait visiter de jolis sites anciens. On finit par le surestimé Kyaung Bagaya, encensé par les guides alors qu'il est bien moins joli que le Shwenandaw... Fin de la journée. Exception à ma hantise des couchers de soleil : le pont U-Bein vaut vraiment le coup. Évidemment très touristique, mais cela reste très agréable. Un moine m'aborde au cours de la traversée, discussion sympa et variée (pas de foot, pour une fois!), et je le ramène en pirogue (2000K). Super photos à faire. Le retour en moto-taxi à Mandalay est épique, à travers les nuées de moustiques qui sortent à la nuit tombée. Maung Htay, qui porte des lunettes, me dit qu'il préfère pas me ramener de nuit, et me branche un autre chauffeur (3000K).
Si c'était à refaire, je passerais moins de temps (voire pas de temps du tout) à Sagaing; de plus le déjeuner des moines à 10h15 au monastère Mahagandayon, à Amarapura, vaut apparemment le détour. D'autre part, je commence à saturer de pagodes : il est temps de rejoindre la nature. Au comptoir de la Royal GH, je prends un billet pour le lendemain, direction Hsipaw. (NB : tous les hôtels que j'ai fréquentés vous réservent des billets de bus en 5 minutes, vous donnent toutes les indications nécessaires, appellent un hôtel à la destination si vous voulez, etc, c'est très chouette). Mingun vaut aussi le coup, mais j'ai malheureusement pas eu le temps.
28 juillet
Après une glande matinale, je prends le bus pour Hsipaw dans l'après-midi (6000K, si je me souviens bien). Je rencontre Muriel, orthophoniste lyonnaise, avec qui je partagerai un trek en pays shan. Trajet en bus agréable (6 heures de bonne route, dans les montagnes; télé avec films et karaoké); on arrive à Hsipaw à 21h. Comme il se doit, on fonce chez Mr Charles, qui détient une sorte de monopole sur la ville en matière de treks. Une seule chambre double dispo, à 9000K (c'est le seul hôtel que j'aie payé en kyats); je la partage avec Muriel. Pas très confortables, les lits sont en fait des coffres en bois sur lesquels on a posé un matelas de 2 ou 3 cm d'épaisseur.
29 juillet
Exploration des environs de Hsipaw : on part à l'aventure à la recherche des chutes d'eau aux alentours. Mr Charles fournit une carte ... hum... très basique, et on doit demander notre chemin à chaque passant que l'on croise. Tactique risquée : le birman estime impoli le fait de répondre qu'il ne peut pas ou ne sait pas, du coup il préfèrera vous raconter n'importe quoi plutôt que d'avouer qu'il ne sait pas :) Pour les chutes d'eau on s'en sort; les dernières personnes à qui on demande notre route sont un groupe de 5 gamines de 10 ans environ qui nous suivent jusqu'à la chute d'eau et nous guident pour passer derrière la chute. Super moment, les petites ne sont pas farouches, rigolent avec nous, c'est cool. En descendant, on se met maintenant à chercher la source chaude; auparavant, "repas" de midi : un ananas acheté sur le marché (300K). Attention : si vous goûtez un ananas ou une mangue en Birmanie, il sera difficile d'en remanger en France sans déprimer :-) Comme on est très prévoyants, on a un ananas mais pas de couteau : on demande donc à une habitante de nous aider à le découper. 5 minutes plus tard, il est épluché, découpé en morceaux, etc, on se croirait au resto :) Le reste de la journée sera un peu du n'importe quoi : à la recherche des sources chaudes on traverse carrières, plantations de bananes, de maïs, etc. sans rien trouver. Heureusement pas de serpents, mais plein cagnard, pas de chapeau, et je transpire des quantités absurdes d'eau.
En rentrant, on prévoit le trek pour demain. Mon plan était de faire le 3 jours / 2 nuits vers Namshan, mais il est fermé pour cause de grosses tensions entre les rebelles shan et le gouvernement (entre autres motifs de tension, le gouvernement "rachète" à des prix bidons des terres aux habitants pour permettre à la Chine de construire un pipeline -- d'ailleurs les hotels de Hsipaw et Kyaukme sont remplis d'ingénieurs et hommes d'affaires chinois). Nous ne pourrons faire qu'un circuit de 2 jours / 1 nuit, en dormant à Pankam.
Je prends une chambre individuelle (5000 K) à Mr Charles. Attention, si on vous file la chambre 17 : il se peut que la 16 soit occupée par des birmans qui écoutent la radio et jouent aux cartes jusqu'à minuit. Et c'est pas l'épaisseur des cloisons qui va arranger les choses.
30/31 juillet
C'est parti pour le trek. On nous présente notre guide : Mr Bean. On en aura pour 15000K chacun, + 5000 pour les repas dans notre famille d'accueil. Mr Charles n'est pas très clair à ce sujet, nous avions compris que c'était 15000 pour deux...
PARENTHÈSE : MR BEAN
Souvenir ému. Mr Bean est un guide ... spécial. Il marche très lentement, possède un humour très lourd, a un anglais pas top. Arrivé au village, il sort sa "medecine water" : à partir de là, on se croirait dans Bienvenue chez les Ch'tis, on fait le tour du village en buvant des canons d'alcool de riz avec les habitants. Marrant. Le lendemain, Mr Bean nous donne rendez-vous à 7h30 mais se lève à 7h45; il marche encore plus lentement, est encore plus lourd, et ne peut parler que des bières qu'il va prendre une fois arrivé à Hsipaw. C'est de la balle. Finalement 3 jours et 2 nuits avec lui ça aurait été un peu long. Citations : "No drinking, no fun", "No Money, no honey", "I don't know who I am" (crié en fin de soirée), "Down in One " (ça veut dire cul sec), "So much stairs!" (dit en descendant un escalier de 15 marches avant d'aller se coucher).
Mais bon, le trek fut exceptionnel. On traverse pendant 5 heures rizières et plantations de thé, on croise cueilleuses de thé, gamins qui conduisent des buffles, il fait beau et chaud. En arrivant au village shan, excellente surprise : ce soir c'est la nouvelle lune, il y a donc une cérémonie au monastère à laquelle pratiquement tout le village va participer. En attendant, les femmes shan, dans leur costume traditionnel (coiffe, robe violette et bleu marine, anneaux autour de la taille), ont déjà commencé les prières. Soirée au monastère donc. Le monastère est vraiment un lieu de vie : on y vient en famille, les enfants jouent (si en plus y a des européens avec des appareils photos, n'en parlons pas!), certains fument le cigare, c'est détendu. Mais dès que les prières commencent, tout le monde fait preuve de la plus grande ferveur : les enfants de 6 à 10 ans avec lesquels je me marrais sont maintenant en pleine prière, participent aux rituels (passer dans les rangs pour donner de la nourriture). Cela dure 2 heures de chants et de recueillement, c'est vraiment très beau. En plus comme je suis un homme je peux m'approcher et contempler le premier rang des femmes en costume, absorbées dans leur dévotion (bon, j'ai sûrement tourné le dos au Bouddha dans l'affaire, c'est pas bien). Faute de matos, j'ai du mal à faire des photos nettes; mais ça rend quand même pas mal. Ensuite, on sort du monastère et c'est la fiesta : autour de percus (cloches, gongs, tambours de 20kg portés en bandoulière), les villageois dansent pendant une heure ou deux. Pas mal d'habitants passeront la nuit au monastère.
Le lendemain, après une balade dans le village, on redescend. Mr Bean est de plus en plus lent (gueule de bois?), et on est assez contents de s'en débarasser. Muriel prendra le train pour Pyin Oo Lwin; pour ma part, les employées cool de Mr Charles m'expliquent comment prendre le bus pour Kyaukme (l'une d'elles me fait un mot en birman, que je montre aux passants). C'est un vrai bus roots : tout le plancher est réhaussé de 40 cm par des sacs de marchandises, l'arrière du bus en est rempli jusqu'au plafond, les gens s'assoient dans l'allée centrale sur des mini-tabourets. Trajet d'1 heure, 1000K.
J'arrive à Kyaukme et je check-in au A Yone Oo. je sais pas si c'est toujours le seul à avoir une licence pour accueillir les étrangers, mais c'est celui autour duquel gravitent les guides du coin. Chouette chambre à 2 lits, ventilo sur demande, sdb et wc communs propres, 7$ la nuit.
Je suis très heureux de rencontrer Joy, dont AsianPat a fait l'éloge dans ce forum (et dont Joy se souvient très bien). C'est un jeune guide très enthousiaste et sympathique, avec un niveau d'anglais exceptionnel; avant même de fixer quoique ce soit sur une balade, on va manger ensemble (chapati), et il se comporte très vite en ami. Comme à Hsipaw, les possibilités de trek sont très restreintes à cause des tensions; j'apprendrai au retour sur Irrawaddy.org que Kyaukme est un lieu particulièrement chaud, vu ce qui s'est passé la veille de mon arrivée : http://irrawaddy.org/article.php?art_id=21797
1er août
C'est parti pour moi, Joy, et un couple de hollandais pour une virée en scooter dans les montagnes autour de Kyaukme. On commence par s'arrêter dans une plantation d'ananas. Le proprio nous accueille à bras ouverts, nous fait visiter, nous fait déguster un ananas, nous en offre un autre. Joy nous dira plus tard qu'il ne le connaissait pas! En visitant une école, on croise une de ses amies de fac, qui est maintenant infirmière, et fait des tournées dans la montagne pour s'occuper des écoliers (vaccins, etc). Il est vrai que les grosses structures médicales sont très éloignées... Les paysages sont magnifiques, et l'hospitatlité birmane n'est pas une légende : on est invités à prendre le thé chez les gens, on discute (Joy parle aussi Shan et peut faire interprète). Le soir, il est prévu que nous dormions chez l'habitant; mais j'ai une sorte de crève, mal à la tête, et je préfère redescendre. Trajet de retour de 2h de chemin plein de caillasses, j'arrive fracassé, résiste tant bien que mal au sommeil pour manger avec Joy le soir. Joy est toujours aussi agréable et passionnant, peut parler sans fin du bouddhisme, vraiment une des plus belles rencontres de mon séjour. En sortant du resto il me ramène à l'hôtel. De toute façon, il ne faut pas s'éterniser : le couvre-feu a été instauré à Kyaukme à 21h, et Joy, en tant que Shan, a vraiment pas intérêt à ne pas le respecter...
2 août
Dodo, dodo, comatage, dodo. Je redeveins humain vers 15h. En sortant de ma chambre, le patron de l'hôtel prend de mes nouvelles; il me conseille de grimper sur la colline pour profiter de la vue sur la région. Évidemment, je me perds et je finis par errer dans Kyaukme où il est clair qu'il est rare de voir un touriste ailleurs qu'à proximité de l'hôtel. Les gens viennent me parler, me demandent de prendre leurs enfants en photo, c'ets vraiment cool. Joy et le couple de hollandais redescendent le soir; et on est invités à manger avec sa famille. Malheureusement il faut abréger (couvre-feu!), et on rentre à l'hôtel. Demain, bus pour Mandalay à 5h30 (5500K); Joy espère qu'il ne sera pas attaqué par les rebelles, et il n'a pas vraiment l'air de plaisanter. Glup.
3 août
Départ de Kyaukme à 5h30, direction Bagan. Le trajet jusqu'à Mandalay se passe sans encombre (ouf!). Pour choper le bus pour Bagan, il faut changer de gare routière : 3000K de transfert, 1/2 de blue taxi (pittoresque!). A la gare routière, un type me conduit à un guichet de vente de billets pour Bagan : 7000K, commission du gars incluse (évidemment, je ne suis pas censé savoir que mon prix a été majoré parce que le gars m'a conduit au guichet, mais je le vois revenir encaisser sa com' dans mon dos 30 secondes après que je sois parti. Bon, finalement j'ai du payer 100K de plus que le tarif, mais le temps qu'il m'a fait gagner en me conduisant au guichet le vaut bien). On me propose bus ou minibus, je prends minibus. Grave erreur.
PARENTHÈSE : LE MINIBUS
Contrairement aux apparences, le minibus n'est pas un mini-bus, mais un gros pick-up. Evidemment pas de clim, pas de télé (on a beau trouver ça bruyant et un peu ridicule, on s'y fait très bien en fait), et pas beaucoup d'amortisseurs. Les routes deviennent défoncées (les trajets Mandalay->Bagn et Bagan->Inle sont carrément trash). Et le fonctionnement est celui d'un pick-up : on s'arrête tout le temps pour prendre des tas de passagers et monter des sacs sur le toit. Tel l'hôtel de Hilbert, même si le minibus est complet, il peut toujours prendre un passager de plus. Au bout de 8 heures de trajet assez pénible (un Birman me dort dessus pendant une grande partie du voyage), on arrive à Bagan.
Ici, pas question de songer à éviter le droit d'entrée de 10$ : le bus s'arrête au check-point et les étrangers descendent; même les hôtels demandent le ticket d'entrée. Sur les conseils de mon guide de Rangoon, je check-in au Aung Mingalar, en face de la Shwezigon. 15$ la chambre double, avec TV et sdb. A Bagan, les standards d'hôtel sont plus élevés. Hôtel pas terrible : sombre, réception TV pourrie, excentré du quartier animé de Nyaung-Oo.
4 août
Je commence par me chercher un autre hôtel, et atterris au May Kha Lar, réputé pour son petit déj (effectivement très bon). Je me fais plaisir : chambre avec AC, TV, SDB privée, à 14$. L'équipe est très sympa. Comme il est tard ils n'ont plus trop de vélos, et je vais en louer un au Inn Wa GH (1500K la journée). Assez bonne qualité. C'est parti pour le vélo. Se balader en vélo à Bagan est vraiment une grande expérience : on s'arrête dans des pagodes aléatoires au bord de la route, c'est super beau. Le lieu est par contre très touristique, et on retrouve quelques travers : les locaux se déclarent "peintres" mais peignent tous la même chose, et le présentent tous de la même manière, etc. Mais c'est finalement de bonne guerre, et ils ne sont jamais désagréables ou trop insistants. Arrêt à The Moon, un super resto végétarien juste avant Old Bagan en venant de Nyaung Oo : assiettes de fruits, lassi, ginger tea délicieux. En 3 jours je n'ai pas goûté grand-chose d'autre, car la turista me tomba dessus. Je m'étendrai pas sur les détails, sinon pour dire que j'étais bien content d'avoir des WC privés, et que 2 jours d'Imodium et de Smecta en seront venus à bout facilement.
5-6 août Balades en vélo à Bagan. Mon préféré : le Sulamuni, avec ses peintures murales très bien conservées, et qui consistent en autre chose que Bouddha assis; le templa Ananda quand même, la vue depuis la pagode Shwesandaw (à fuir à partir de 17h, car tous les guides ont décrété qu'il fallait y grimper pour le coucher du soleil), le temple Htilominlo; un gros temple au dôme à moitié doré à l'est de New Bagan; et tout simplement se balader aléatoirement... J'ai pris mes quartiers au The Moon, où je viens déguster mon Ginger Tea tous les soirs. Le patron et sa femme sont vraiment sympas, le boss s'assoit en face de moi, on discute quelques minutes avant de s'endormir tous les 2... il règne décidément une bonne atmosphère.
7 août
3h30 du mat (yaaaaa!!) : départ en minibus (10500K) pour Kalaw. Ticket réservé à l'arrach le soir d'avant, et je refais (je pense) l'expérience de la politesse birmane : le bus devait être complet, et je me retrouve sans numéro de place. Et ça c'est pas cool du tout, car si le bus est plein on a l'air con. Je fais 1h de trajet assis en tailleur à côté du chauffeur, avant de pipoter et de choper un siège dans le fond du bus. Coup de moule, personne ne viendra m'en déloger. Trajet le plus épique du séjour. Ca commence par 5 heures de route "raisonnable"; mais les 5 dernières heures sont un effroyable tape-cul, et il vaut mieux être de bonne composition. J'ai vu des passagers qui ont VRAIMENT souffert. Les Birmans, évidemment, n'ont pas ce genre de problèmes, et tandis que les touristes poussent des râles d'agonie, les grands-mères birmanes donnent l'impression d'être dans leur canapé. Les occidentaux seraient-ils en pleine déchéance physique?
A 14h, nous arrivons frais comme des gardons à Kalaw. Je suis bêtement le troupeau et je check au Golden Lily. Mal m'en prendra. Chambre à 5 dollars, deux lits, sdb individuelle, whoa! La cloison est en bambou mais les voisins ne sont pas bruyants; il est temps d'organiser le lendemain.
Le Golden Lily, tenus par les Singh (Harri et Rambo Singh sont les grandes vedettes du Lonely Planet) est en fait une machine à organiser le trek Kalaw->Lac Inle. Il se trouve que je comptais trekker 2 jours seulement, qu'on m'avait présenté le trek en question comme une autoroute (40 touristes passent en même temps une "nuit typique au monastère", d'après ce que j'ai entendu). Affaire d'état, ici on ne trekke pas 2 jours. En insistant, le gérant me présente finalement un guide, Peter, qui m'emmènera 2 jours dans les montagnes. Cool, on se voit demain au petit déj. Je passe le reste de la journée à me balader dans Kalaw, ville très très agréable. Je mange pour la première fois dans une gargote qui deviendra mon repaire, sur Merchant St, en face du monastère et adossée à la pagode, tenue par Ko Zaw Naing et sa charmante famille. A goûter absolument : la Shan Noodle Salad, item 1 du menu, qui se dit "Malahin" (souffler le "h"). 500K, et un des meilleurs plats du séjour.
8 août
Ptit déj au Golden Lily (bof), et rendez-vous avec Peter le guide. Je le vois passer, on se dit bonjour, et il se tire. What? Une demi-heure plus tard, le gérant m'annonce qu'il se casse avec 3 français qui veulent faire la moitié du Kalaw-Inle. Vraiment pas cool. Je proteste auprès du gérant, qui essaie de me faire croire que c'est de ma faute, qu'on n'avait rien décidé, avant de voir qu'il faut pas trop se foutre de la gueule du monde. Je demande un autre guide, il passe des coups de fil, me dit d'attendre, tout en faisant un lobbying incroyable pour me convaincre de rejoindre le Kalaw->Inle qui part demain. Pendant ce temps, la gérante n'hésite pas à me demander 30$ pour les 2 jours de trek qu'ils n'arrivent pas à m'organiser!!! Je lui dis que ça va pas être possible; le gérant commence à s'impatienter, et se tire en me disant qu'il va ramener quelqu'un. Une demi-heure plus tard, c'est finalement moi qui me tire, pour aller au Eastern Paradise, à 2 pas, recommandé par un Sud-Africain dans le bus. Chambre très bien tenue, sdb privée, eau chaude, 7$. Petit déjeuner orgiaque, les plats arrivent sans cesse, c'est excellent. J'y retrouve deux couples de français que j'avais croisé à Bagan. Je demande un guide au Eastern Paradise, et ils me présentent Min-Min, qui est d'accord pour nous emmener deux jours en balade dans les montagnes, avec nuit au village, mais pas au village où dorment tous les trekkeurs de Kalaw->Inle. L'un des deux couples se joint à moi. Prix : 10000K par jour et par pers, tout compris.
Sur ce, re-glande à Kalaw. Je suis un peu énervé d'avoir perdu une journée à cause des pitres du Golden Lily, mais la balade dans Kalaw et les repas dans ma gargote préférée me redonnent la pêche. On peut tout à fait, à mon avis, passer une semaine à Kalaw sans s'ennuyer; c'est d'ailleurs ce que fait Cassandra, une anglaise que je croise au repas de midi. Mais pour un premier voyage au Myanmar c'est évidemment une idée moyenne.
9 août
Départ pour le trek, avec Olivier et Clara, couple d'ingénieurs de la banlieue parisienne. Comme indiqué dans tous les guides, la saison des pluies rend les chemins à Kalaw très très boueux. Les paysages sont quant à eux magnifiques, et la visite de villages toujours très agréable. Min Min est très sympa, et est très bon guide. L'après-midi, on se prend une bonne rincée : 2 heures à marcher parmi les ruisseaux créés par l'averse, réfugiés sous nos ponchos, en faisant splitch-splotch dans les pompes trempées. On arrive dans une gare où on assiste à l'arrivée et au départ du train. Le train reste une bonne demi-heure à quai, et les habitants du coin montent pratiquement un marché sur le quai de la gare pendant ce temps-là. C'est très joli à voir. Avant de partir chez notre hôte du soir, on achète une bouteille de rhum et une de Myanmar Beer, et c'est reparti. Le rhum, comme le whisky, sont pas chers du tout au Myanmar : un shot de rhum (200K) vaut moins qu'une bouteille d'eau (300K). Le gouvernement subventionnerait-il la consommation d'alcool des habitants, pour les rendre moins embêtants?... Le soir et le matin suivant, bouffe exceptionnelle dans le village (dont une délicieuse soupe à la citronnelle le soir), et "rum sour" préparé par Min Min (rhum, citron, eau, ???). Au cours de la journée, j'achète enfin du bétel... et c'est délicieux.
10 août
Redescente de la montagne avec Min-Min. On en profite pour visiter les grottes de Myin Maht, remplies de statues de Bouddha, et très grandes. A la sortie (on peut les traverser), un banian fait plonger ses racines sur 10m le long de la paroi. Très spectaculaire. On finit la balade par une petite marche dans la pinède (particularité de Kalaw). Le soir, retour dans ma gargote préférée. L'anglais du patron est assez limité mais permet un semblant de conversation. Je fais marrer son fils et sa fille avec ma lampe frontale, offre mon stylo 4 couleurs aux enfants; en échange, ils me donnent un billet collector de 1 kyat avec la tête de Aung San. Ils m'invitent à leur table et me font goûter les trucs qu'ils mettent dans leur Burmese Curry (dont une préparation très noire à base de champignons, délicieuse). Décidément l'accueil birman n'est pas une légende.
11 août
Départ pour la dernière étape : le Lac Inle (minibus : 2500K, 2 heures). Je suis déposé à la "junction", à Shwenyaung, et pris par un scoot pour aller à Nyaungshwe (3000K). Pendant le trajet, mon pilote croise un pote, discute, puis fait demi-tour et se met à emprunter des chemins de terre invraisemblables en disant "Police, Police". Je sais pas trop quoi penser; en fait il m'a fait éviter la taxe gouvernementale de 5$ de l'entrée du lac :) A Nyaungshwe, je me fais déposer devant le Remember Inn qui propose des chambres à 8$; par principe, je ne vais pas dans les hôtels-du-pote-du-chauffeur, et après m'être fait refouler de l'Aquarius Inn, je me retrouve au Nawng Kham (du coup à chaque fois qu'on me demande dans quel hôtel j'étais, je répondais heuuuuuuuu). 7$ la nuit, sdb individuelle, jolies chambres donnant sur jardin. Par contre, au pied d'une pagode qui émet des chants bouddhistes 24h/24, même si elle baisse un peu le son la nuit. Je glandouille à Nyaungshwe, qui n'est pas une ville très agréable, et je décide donc de traîner à l'embarcadère pour aller sur le lac dès l'après-midi. Je tombe sur "Ne Win" (pas sûr d'avoir bien compris son nom, le nom de Ne Win est quand même tristement célèbre) qui me fait un aprèm à 7000K. On ne va pas très loin, seulement dans un village proche de Nyaungshwe, à l'est du lac. Mais c'est déjà l'occasion d'admirer les magnifiques villages construits sur pilotis, les jardins flottants, et la vie sur l'eau. Le lac est calme, j'admire la fameuse technique de pagaie des pêcheurs Intha (mon pilote me fait même un démonstration). Le principal intérêt du lac Inle ne réside pas dans le lac lui-même (assez joli, mais banal), mais dans la vie sur le lac, la manière dont les habitants l'uitlisent, et vivent dessus. Vraiment une super expérience.
On se fait un peu rincer sur le trajet du retour. Le soir, je retrouve Olivier et Clara qui ont atterri dans mon hôtel après avoir essayé de prendre le train pour venir au lac; manque de bol le train a déraillé! (sans eux)
Le meilleur plan bouffe de la Birmanie : les carpes du lac Inle, sur le stand à barbecue situé au coin sud-ouest du marché (n'ouvre que le soir, il n'y a rien la journée). Une carpe badigeonnée d'épices et farcie avec un truc incroyable pour 1000K, et des mini-brochettes de légumes (il faut goûter les ladyfinger) pour 200 ou 300. Merveilleux.
12 août
Journée sur le lac Inle. Je retrouve mon pilote de la veille à l'embarcadère. Il tombe une méga-averse, et les piroguiers, avant d'embarquer les touristes, commencent par écoper :) Tandis qu'on rejoint le lac, je reste abrité sous le poncho. Heureusement, le temps est plus clément sur le lac, et je pourrai profiter sans encombre de la journée. Je ne me suis pas trop embêté à prévoir des tonnes de trucs, et je laisse mon pilote me faire faire le tour "classique" (12000K): la pagode Phaung-Daw U (pas mal mais sans plus, à voir quand même pour les 5 statuettes de Bouddha transformées en champignons informes par application d'une quantité délirante de feuilles d'or); la fabrique de cheerot (un employé nous fait un petit speech pour nous présenter le travail des rouleuses de cigare, les ingrédients qui le composent, etc. Jolie dextérité des rouleuses de cigare); les ateliers de tissage de soie et de lotus (métiers à tisser d'où sortent, etre autres, des tenues traditionnelles de femmes shan; fabrication du fil de lotus par extraction des fibres dans la tige, qui montre la quantité incroyable de tiges de lotus utilisées et le boulot que ça représente). Très jolie boutique, c'est pas spécialement donné mais ça les vaut. La fabrique d'ombrelles en papier shan est pas mal (éviter de les acheter sur place, il y en a des aussi belles et moins chères en ville), les orfèvreries non plus. Mais la meilleure chose à faire sur le lac reste à mon sens les balades en pirogue dans les villages et les jardins flottants, l'observation de la vie des habitants, de la pêche, etc. Le monastère "des chats sauteurs" n'a rien d'exceptionnel non plus. Je n'y ai pas vu les chats sauter (ils dorment); mais le bâtiment en lui-même ne vaut pas les 2 sacs à dos que lui met le Routard. Après avoir tracé plein sud le matin et être doucement remonté vers le nord en enchaînant les visites, mon chauffeur m'annonce vers 14h, le tour se termine... un peu frustré, j'en redemande; mais les derniers lieux à visiter sont au sud. Tant pis, pour 3000K supplémentaires, je prolonge la balade par l'atelier de pirogue et les forges. Sympathique, mais je reste sur mon opinion : les meilleurs moments de la journée sont ceux de calme déambulation dans les canaux et les allées des jardins... Le soir, je retourne en courant au barbecue manger une carpe :)
13 août
Réveil à la cool vers 9h30, puis balade dans Nyaungshwe. Je passe au marché acheter quelques gâteaux pour le bus, 1 ou 2 souvenirs (les sacs traditionnels des Intha, en tissu flashy, qui se portent en bandoulière et font vaguement baba, sont très jolis). A 13h30, je partage un pick-up avec Olivier, Clara, et un couple d'italiens de notre hôtel (environ 1000K chacun), qui nous remonte à la jonction de Shwenyaung. Et à 15h, on grimpe dans le bus de nuit pour Yangon (16000K). Enfin, après l'enchaînement de mini-bus et de routes dantesques, je retrouve un brave bus climatisé, qui débite du karaoké et des comédies birmanes à fond la caisse! Le début de la route reste un peu brutal (en fait, il faut repasser à Kalaw pour récupérer le grand axe qui descend à Yangon). En fin d'après, on entend un grand BANG venant de l'arrière du bus : 1 pneu a explosé, et est carrément éventré sur toute la largeur! Problème réglé en une demi-heure environ, et on repart.
A Kalaw, on s'arrête à un check-point. Ce que j'avais lu sur les check-point birmans (fouilles, contrôle de papiers interminables, etc) et que je n'avais jamais vécu jusqu'à présent, arrive cette fois... Quelques policiers montent à bord, demandent leurs papiers à pas mal de passagers du bus, ouvrent quelques sacs... le tout dans un gros silence et une tension assez palpable. Glups. Finalement, personne n'est embarqué, et on repart, après 20 bonnes minutes.
RAS sur le reste du voyage. Arrêt bouffe (un bon Burmese curry à 1500K). Je dors vaguement, puis suis réveillé en sursaut vers 5h par un espèce de spot de pub diffusé à fond sur la télé du bus pour réveiller les passagers. Nous voilà à Yangon.
14 août
La compagnie de bus est cool et nous arrange, gratos, un pick-up pour nous transférer (moi, Olivier et Clara, et un couple de Birmans qui parlent très bien anglais et sans lesquels on aurait rien compris à ce qui se passait) à la gare ferroviaire de Yangon, qui est très proche de la Sule Paya. Je dis au revoir à Olivier et Clara, qui tentent l'aventure d'aller passer quelques jours à la plage de Chaungtha.
Comme je prends l'avion ce soir pour Bangkok, je n'ai pas d'hôtel dans lequel poser mon sac. Je tente le coup et demande à une guesthouse de me garder le sac pour la matinée. Après m'être fait bouler par la Pyin Oo Lwin 2 GH (accueil assez désagréable), je trouve mon bonheur à la Okinawa Guesthouse (ils me proposent même de prendre 1 douche pour 2000K). Après avoir traîné dans les spectaculaires rues centrales de Rangoon (façades coloniales couvertes de réseaux électriques délirants, rues très vivantes), avoir pris un thé birman et des patisseries starbuckesques au Mr Brown café (très bon accueil, mais... pas de PQ dans les toilettes! et il n'y a même pas les distributeurs habituels sur les tables!), je traîne au Bogyoke Market. J'apprends que le dollar est descendu à 740K (j'avais eu 770 il y a 3 semaines!). Beaucoup de très belles boutiques de sculptures sur bois de cèdre, de santal, mais c'est cher, et pas très négociable. Bon, en fin de séjour je peux me lâcher, et j'achète une statue de Bouddha debout, en santal, de 15cm de haut, à ... 18000K (annoncé à 22000, et impossible de descendre plus bas malgré tous mes efforts). Après un dernier repas au Shan Noodle 999, je passe dans un cyber-café; à la télé, un film américain (Il Etait une Fois, avec Patrick Dempsey) dans lequel on a flouté les décolletés des actrices !!! (dire que c'est un film pour gosses...) Il est temps de partir.... 6000K pour le transfert Okinawa-aéroport, et j'embarque pour Bangkok. Je ne paie pas de taxe de sortie, alors qu'apparemment c'était 10$...? Toujours ça de moins pour Than Shwe and co!
Je ne m'étends pas sur Bangkok car on est sur le forum Birmanie, mais ça m'a laissé une impression... hum... foireuse : les quartiers où sont les guesthouses ne sont fréquentés que par les touristes, les GH proposent des chambres sans fenêtres; le méga-temple au bouddha d'émeraude est submergé de touristes, cher, et moins joli que celui du bouddha couché qui est juste à côté, l'accueil des touristes dans ces temples est tout juste poli, le chauffeur de tuk-tuk que je prends m'amène chez son pote le tailleur de costumes, etc. Bof. Bon, vous me direz que je ne rends certainement pas justice à la Thaïlande, mais le contraste était tellement saisissant en arrivant de Birmanie...
Enfin, quelques opinions, observations, et conseils utiles :
- Sur le sempiternel débat Y aller ou pas, je pense que les birmans apportent la meilleure réponse possible par leur accueil. On ne sent jamais une inimitié quelconque, ils ont envie de discuter avec les touristes, de partager. J'imagine que c'est plus important que les sous qu'on donne à la junte, qui doivent de toute façon représenter quelque chose d'infime par rapport à ce qu'ils récupèrent en exploitant les incroyables ressources du pays (le pipeline chinois en construction chez les Shan n'est que le dernier exemple en date...) Cette ouverture sur le monde peut leur être précieuse; des discussions avec des birmans montrent que certains deviennent optimistes sur l'avenir politique du pays, ce qui n'était pas trop le cas il y a encore quelques années, et que cet optimisme est nourri par l'ouverture au monde de la Birmanie. Internet, technologie (voir la chaîne satellite Democratic Voice of Burma, émise depuis la Norvège, et qui est celle que les Birmans regardent en priorité, au détriment de la voix officielle du gouvernement sur les autres chaînes) participent à cette ouverture; le tourisme y participe aussi beaucoup à mon avis. En plus, ils dissuadent les touristes de donner leur fric à la junte! Les chauffeurs de taxi s'arrangent pour faire éviter les péages, et j'ai même entendu que la population dissuadait les touristes d'aller dans les hôtels gouvernementaux en leur disant "don't feed the tiger"!
- - UPDATE : il semble vraiment que les événements actuels donnent raison aux optimistes : libération de la Dame, qui se présente aux élections, visite d'un officiel US pour la première fois depuis les années 50, accord de cessez-le-feu entre le gouvernement et des autorités shan (sur lemonde.fr aujourd'hui)... J'espère que la réalité est aussi prometteuse au Myanmar qu'elle le paraît en France, mais il y a l'air de vraiment se passer quelque chose!
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- Le nombre de contrôles inopinés, de fouilles de bagages, etc... dans les bus a fortement diminué : 1 seule fois dans les 3 semaines, avec tous les trajets effectués en bus.
- La bouffe est bonne, sans être délirante. Goûter les ladyfinger, ne pas rater les carpes du Lac Inle. Acheter des ananas et des mangues. Pour le thé (en boire plein, surtout quand il fait chaud) : si vous demandez simplement un "tea", on vous servira un "Myanmar tea", thé noir avec lait (en poudre) et énormément de sucre. Le thé vert est le "Chinese tea"; il est gratuit et à volonté dans toutes les tea-houses (grands thermos sur chaque table). Le café existe majoritairement sous forme de Coffeemix, une poudre qui donnera un café au lait hyper sucré.
- Il faut changer BEAUCOUP de kyats. Seuls les hôtels, les avions, et les droits d'entrée gouvernementaux se paient en dollars; bouffe, transports, achats divers, guides se paient en kyats. Seul, en 24 jours, en voyageant en bus, j'ai dépensé 550$ en kyats, et je me suis mordu les doigts en allant changer des dollars à des taux toujours plus faibles (760 à Mandalay, 700 à Kalaw et à Nyaungshwe). A mon avis, changer au moins 100 dollars par personne et par semaine (demander des billets de 5000K, sinon vous vous baladerez avec des valises de cash...). Emmener des euros devient peut-être plus avantageux pour le change, mais je n'ai pas essayé.
- Les birmans sont vraiment des gens de confiance; à part au Golden Lily, je n'ai jamais senti qu'on essayait de m'arnaquer, ou que j'étais vu comme une pompe à fric.
- Si vous planifiez un trek, essayez absolument de passer une nuit au village un soir de pleine lune ou de nouvelle lune. La cérémonie au monastère reste un de mes meilleurs souvenirs.
- Budget : 1000$ en tout, avec des trajets uniquement en bus, pas mal de flambe au début (35$ la chambre au Rocher d'Or, des pourboires un peu délirants à mon premier guide, mais bon il était cool). Relativement au reste de l'Asie de Sud-Est, la Birmanie semble assez chère, mais bon, pour un occidental c'est évidemment le bonheur. Pour garder les dollars en état parfait, je les avais dans ma banane près du corps, dans un Ziploc. Utile quand on transpire toute la journée :)
- N'ésitez pas à contacter Han à Rangoon(tinhtoohan.leo82@gmail.com), Min-min à Kalaw (au Eastern Paradise), et Joy à Kyaukme (au A Yone Oo, joy.inmyanmar@gmail.com, www.lonelytreetrek.page.tl). De manière générale, n'hésitez pas à prendre des guides. A part Mr Bean, ceux que j'ai rencontrés étaient très sympathiques et intéressants.
- Pour payer moins cher le billet d'avion, réservez un Paris-Bangkok; la liaison vers Rangoon se fait par Air Asia et coûte que dalle si vous vous y prenez un peu à l'avance.
- Faites très attention à votre assurance rapatriement; s'il vous arrive un pépin grave ailleurs qu'à Rangoon ou Mandalay, ça peut devenir très dangereux.
- Goûtez le bétel. Outre la feuille, la chaux (!) et la noix, ils mettent plein de ptites épices et c'est très bon. En plus, vous ferez marrer les marchands quand vous irez en acheter.
- Allez en Birmanie!!
Tristan
J'ai passé un peu moins d'un mois en Birmanie cet été. Comme j'ai pas mal profité des divers conseils et récits de ce forum pour préparer mon trip, je poste à mon tour mon expérience, en espérant que cela serve à d'autres voyageurs. Vous vous rendrez vite compte que j'ai adoré ce pays et que je ne peux que conseiller d'y aller.
Préparatifs
J'ai pris mes billets assez tard (11 mai, pour un départ le 20 juillet). Je m'en suis sorti pour 850 euros AR, pour un Paris-Bangkok via Istanbul avec Turkish Airlines. Trouvé sur Opodo via easyvols.fr. J'ai ensuite booké un Bangkok-Rangoon avec Air Asia, ici aussi un peu tard (le... 18 juillet, pour le 21). 5600 Baht l'aller-retour (payable de France par CB sans aucun pb, Air Asia a même une hotline française dont les employés parlent bien français). Par contre, mon vol retour Rangoon->Bangkok a été annulé, et je suis parti le 14 au soir au lieu du matin. Bien surveiller sa boîte mail, ils avertissent de ce genre de désagréments. J'ai eu du bol d'avoir prévu large, ça m'aura juste fait passer un jour de moins à Bangkok (ce qui n'est pas plus mal...).
21 juillet
Après une grève des bagagistes à Charles-de-Gaulle qui a mis en retard mon Paris-Istanbul de 2 heures, un Istanbul-Bangkok, une journée à pioncer sur les sièges de l'aéroport de Bangkok, un Bangkok-Rangoon en Air Asia, je me fais accueillir par une jolie pancarte à mon nom par les jeunes du Motherland Inn. Anecdote représentative du séjour : sur 8 touristes à être accueillis comme moi, 6 ou 7 sont français. Décidément, la sur-représentation des français dans la population de touristes touche beaucoup de pays. Un trajet en minibus dans Rangoon (sous la pluie, comme il se doit), un rapide aperçu de la Paya Shwedagon, et nous voilà au Motherland Inn. Chambre simple, avec SdB individuelle, sans AC : 15 $. Rien de bien folichon. Par contre, très bon accueil au Motherland : toutes les filles de la réception sont sympas, efficaces, rapides, souriantes; idem pour les serveurs du resto. Prix du resto corrects, pour Rangoon.
22 juillet
En sortant du Motherland Inn, je tombe sur Peter, un polonais, et Han, un guide de Rangoon qu'il a rencontré la veille. On discute un peu, et on part visiter la ville ensemble. Première étape : changer des dollars. Chez un bijoutier du Bogyoke market, je change 200 dollars à 1$ = 770 K. Rangoon est évidemment le meilleur taux du séjour.
Très agréable journée à Rangoon. Nous commençons par une balade à pied dans la ville. On arrive à la Sule Paya, qui marque le centre ville de Rangoon. On ne peut pas rentrer dedans, seulement faire le tour du stupa, donc il n'y a pas grand intérêt à la visiter, et à lâcher 2$ au gouvernement. On commence par le Bouddha couché de la pagode Chauzkhtakyi, sympa; on redescend à pied vers la ville en longeant le lac Kandawgyi. Après un fried rice, on prend un taxi vers la pagode Botataung, dans laquelle on peut rentrer : jolis couloirs aux murs dorés, ferveur des birman(e)s devant un reliquaire contenant un cheveu de Bouddha. On finit par la pagode Kyauk Tan Ye Lei, située à Thanlyin, village qu'on rejoint en bus puis pick-up grâce à l'expertise de Han (les bus birmans sont incompréhensibles). Jolie pagode au milieu d'un petit lac. Retour à Motherland, et on prend rendez-vous le lendemain pour la Shwedagon. A l'hôtel, je partage une chambre double avec Peter (13$ pour 2, ventilo, douches et wc communs, propres).
23 juillet
En avant pour la Paya Shwedagon. Site vraiment exceptionnel. J'y ai passé 5 bonnes heures, et j'en suis parti uniquement parce que j'étais sur le point de mourir de soif. De l'or, du blanc immaculé, des stupas, des statues de Bouddha, des lions des temples à perte de vue; un stupa central comportant plusieurs centaines de kilos d'or pur. Mais surtout (et mon passage à Bangkok me fera réaliser l'importance de cet aspect) : DES BIRMANS. La Shwedagon est un lieu de culte vivant : on y croise moines adultes et enfants, mais aussi les habitants de Rangoon qui viennent y faire leurs prières, y passer une journée de jeûne (qui comprend pas mal de sieste). Les moines abordent facilement les touristes. Je croise une cérémonie honorant un enfant qui va devenir novice : richement habillé et maquillé, il fait le tour de la pagode sur les épaules de son père, suivi par des membres de la famille qui portent des présents. Après cette cérémonie, il sera tondu et prendra l'habit de moine. Han me fait la visite pendant une heure ou deux, puis, à ma demande, me laisse seul pour le reste de la journée. En résumé, la Shwedagon c'est magique : on y voit la ferveur bouddhique des Birmans, qui ne sont pas envahis de touristes (j'ai dû en croiser une vingtaine en 5 heures...)
En sortant, je reprends un taxi vers le centre, mange une noodle soup au Shan Noodle 999 (32th St, 1000K la soupe, très bon). je passe le reste de la jornée à déambuler dans les rues de Rangoon, et file au Bogyoke Market pour m'acheter un longyi (3500K, après un peu de négo). Le longyi c'est cool pour visiter les temples, mais aussi super confortable : je le porte fréquemment à la maison :)
Ma flemme, et la situation excentrée de Motherland, me pousse à y dîner de nouveau le soir. Je retrouve Han, avec qui j'avais discuté d'une excursion au Rocher d'Or. C'est parti pour l'aller-retour sur les deux prochains jours.
Rangoon me laisse une impression mitigée. La Paya Shwedagon est vraiment un des grands moments du séjour; le reste des temples que j'ai visités ne me laissera pas un souvenir impérissable (sauf peut-être le Kyauk Tan Ye Lei... qui n'est pas à Rangoon). Se balader dans la ville est par contre intéressant, rien que pour voir les immeubles des rues principales, les divers aménagements, les scènes de vie des habitants.
24 juillet
C'est parti pour Kyaikhtiyo. La route depuis Rangoon est bonne, et les bus de catégorie supérieure, comme je m'en rendrai compte plus tard. A la télé, comédies birmanes et clips/karaoké pendant les 4 heures de route. J'ai bien fait de ne pas prévoir l'arrêt à Bago : la ville est inondée, 30-40 cm d'eau dans la rue principale. Le bus passe comme si de rien n'était, les Birmans ne semblent pas se démonter pour autant : les gamins pataugent, les gens sortent des barques! la saison des pluies semble avoir été très virulente dans le coin. Arrivés à Kyaihtiyo, Han négocie un trajet en scooter pour nous monter à Kinpun, lieu de départ des fameux camions qui montent au rocher. 7000K par personne pour le bus + scoot : ça sert d'avoir un birmanophone pour négocier! A kinpun, on sirote du Chinese Tea dans la tea house devant le parking des camions pendant qu'une méga-averse tombe.
Pour 1500K/personne, nous prenons place dans un camion. Assis sur des planches de 15cm de largeur environ, c'est parti pour une demi-heure de montagnes russes (plus confortables et à l'abri d'une éventuelle rincée, les places en cabine sont à 2000K, contrairement à ce que peut parfois vous raconter le chauffeur qui essaiera de les vendre à 5000, 7000, 10000...). Marrant. On arrive au pied de la dernière portion du trajet à effectuer à pied : une demi-heure super raide, sous l'oeil des jeunes qui nous suivent avec leur chaise à porteurs en attendant qu'on craque :-) La nuit tombe quand on arrive en haut.
En fait, l'option la moins chère est de dormir à Kinpun; nous on se retrouve au Mountain Top Hotel : très joli et classe, construit à flanc de falaise, mais 35$ la chambre double tout de même... Enfin ça sera pratique le lendemain pour pouvoir revenir dans les temps à Rangoon. Une fois installés, on file bouffer dans un des restaurants qui se trouvent de l'autre côté du site (qui est en fait très grand...). Han me dit où est le rocher, ce qui me permet... de ne pas le regarder et de me le réserver pour demain.
25 juillet
Réveil à 6 heures, et on remonte au Rocher. On arrive vers 7h, il fait jour mais très brumeux (on est trempés...). Le Rocher d'Or est majestueux, mais sans la ferveur des moines qui s'y pressent à la belle saison, ni le paysage montagneux en arrière-plan, on est un peu déçu. Han achète des feuilles d'or; je m'en colle une sur les doigts en essayant de la détacher à la main, puis réussis à coller la deuxième correctement :) Quelques jolies photos, et il faut redescendre; les autres constructions du site n'ont pas un très grand intérêt. Apparemment Kyaikhtiyo a pas mal d'autres atouts, mais mon timing ne me permet pas d'y passer une autre journée.
Trajet retour par les mêmes moyens, pour 6000K (+1500 de camion-benne) cette fois. Les habitants de Bago nagent toujours, je shoote des paysages de rizières inondées et de travaux des champs par la fenêtre du bus.
Arrivée à la gare routière de Rangoon vers 16h; mon bus de nuit (10500 K) pour Mandalay part à 18h, ce qui me permet de me poser avec Han et de discuter. J'avale une Noodle Soup au milieu des gaz d'échappement des bus (ils font tourner le moteur 1/2 h avant le départ, probablement pour la clim') et c'est parti pour Mandalay.
TRAJET EN BUS RGN-MDLY
Premier trajet épique. A la télé, on commence par 3/4 d'heure de prières bouddhistes scandées par un moine qu'on voit en gros plan, en alternance avec des diaporamas des grands sites du bouddhisme. La porte du bus reste ouverte pendant le quart d'heure précédant le départ, tous les gaz d'échappement rentrent; étant au premier rang, j'en prends plein la gueule. Une fois partis, ça va mieux : on retrouve les bonnes vieilles comédies birmanes à la télé. La clim tourne à fond : je finirai la nuit avec une polaire + un sweat, un pantalon et des chaussettes! Le bus a beau être pas trop mal, j'ai quand même beaucoup de mal à dormir. Vers 2h du mat, on s'arrête dans un méga resto au bord de l'"autoroute" (guillemets car on y croise des piétons avec des lampes de poche ou pas, des chiens, des automobilistes arrêtés en plein milieu d'une voie pour démonter leur moteur...). Les bus birmans s'arrêtent régulièrement (toutes les 2 heures environ) pour permettre aux passagers de manger/pisser/acheter des graines de tournesol ou du bétel. On repart; une heure plus tard les passagers de derrière descendent et je saute sur l'occasion d'avoir 2 places pour moi. C'est effectivement mieux; il faut juste faire attention au sac plastique qui pend et qui contient les crachats de mon prédécesseur, qui chiquait du bétel et se râclait la gorge très régulièrement. Pas top.
26 juillet
Arrivée à Mandalay à 5h du mat'. Comme il se doit on est accueillis par une horde de motos-taxis (comme on n'est plus à Rangoon, y a des scooters partout); j'en prends un pour aller à la Royal Guesthouse. 6$ la nuit, chambre simple très spartiate mais propre, sanitaires communs corrects, petit déj bof (toast, oeuf, thé). Ils ont compris le coup et ouvrent le check-in à 5h du mat pour accueillir tous les zombies débarqués du bus de nuit; cela me permet de prendre ma chambre et de finir ma nuit. Une fois réveillé, je pars à la découverte de Mandalay. Pas grand-chose dans le centre; un scooter (2000K) m'amène à Mahamuni, le 3è haut lieu du bouddhisme birman avec la Shwedagon et le Rocher d'Or.
Le Bouddha central est imposant, et commence à être boursouflé par toutes les feuilles d'or qu'on lui colle dessus. La femme étant impure chez les bouddhistes (par certains aspects c'est pas aussi cool que je le pensais comme religion), seuls les hommes peuvent s'approcher du Bouddha et coller les feuilles. Au bout de 10 minutes, un moine m'aborde et me fait la visite. On monte au pied du Bouddha, j'y colle une feuille d'or, puis c'est parti pour la visite de tous les temples environnants (truc marrant : une maquette géante qui représente l'Asie Bouddhiste et ses principaux monuments). À la fin de la visite, il me demande un petit pourboire de ... 50000K!! Soit-disant pour acheter des bouquins d'anglais qui sont très chers. Assez surprenant; pour ma part je ne démords pas des 2000K que je pensais lui donner. Après 5 minutes, il finit par les prendre... et les déchire, puis les jette par-dessus le balcon sur lequel on était!! Il me dit ensuite de partir. Bonne ambiance. En discutant à l'hôtel, je m'aperçois que je suis pas le seul auquel il a fait le coup. Pas sûr que celui-là soit un vrai moine. Tout ça me refroidit un peu; heureusement pendant que j'erre devant le bouddha pour reprendre mes esprits, un birman se met à me parler religion et foot (si vous vous y connaissez en Premier League, vous avez pas fini de tchatcher avec la population!). Je sors finalement de la pagode, vais bouffer dans une tea-house en face (1000K le fried rice, comme d'hab) et ça reparle foot (beaucoup de frenchies en Premier League, ça alimente la conversation).
Moto-taxi (2000K) pour le nord de la ville. Le monastère en teck de Shwenandaw est très très joli, mais pb : il faut le pass de la région de Mandalay (10$, gouvernemental) pour y accéder, et c'est pratiquement le seul lieu où on le demande. A 10$ la visite, on réfléchit peut-être un peu plus longtemps. Selon le LP, le Shwe In Bin est gratos et aussi beau... Pour ma part je ne n'étais pas trop rendu compte de ça, et je prends le pass. Ce monastère est très très joli, beaucoup plus qu'un autre monastère en teck à Inwa que tous les guides montent en sauce pour des raisons qui m'échappent un peu.
Je reste dans le coin du Shwenandaw et visite la Paya Kuthodaw. Très jolie, connue pour ses 700 et quelques mini-stupas qui renferment chacun une table de règles bouddhiques. Le site est gigantesque. Je monte enfin à Mandalay Hill pour le fameux coucher de soleil. Mandalay Hill elle-même n'est pas terrible : décorations vraiment kitsch à base d'éclats de miroirs, etc. La vue sur les environs est par contre chouette, mais ne pas attendre grand-chose des couchers de soleil à la saison des pluies... (l'obsession des guides pour les couchers et levers de soleil a de toute façon une forte tendance à m'énerver). Retour à l'hôtel en scooter (NB : ne pas toucher un pot d'échappement brûlant avec son mollet, ça fait mal), bouffe au Chapati stand non loin de la Royal GH, pas mal et pas cher.
27 juillet
Aujourd'hui, circuit classique des anciennes capitales (Sagaing, Inwa, Amarapura). J'ai assez mal géré. Pseudo bonne idée : youpi, je vais prendre le pick-up comme un birman, en plus ça coûtera que dalle. En fait, un pick-up ça s'arrête toutes les 5 minutes pour charger/décharger passagers et marchandises, donc ça met SUPER longtemps; je paye 1000K mon trajet alors que je verrai tous les autres passagers payer 200; et en arrivant au centre de Sagaing on est pas trop avancé vu que les monuments sont plutôt en périphérie. Je finis par me laisser convaincre par Maung Htay, un moto-taxi que l'on peut trouver près de le Railway Station de Sagaing, qui me propose un tour pour la journée à 7000K. Avantage : les moto-taxi s'arrangent pour vous faire éviter tous les péages (le 10$ de Mandalay, et le 5$ de Sagaing/Mingun).
Les deux pagodes de Sagaing sont moyennes : U Ponya vaut surtout pour sa vue sur les environs, et Kaung Mu Daw (la pagode en forme de sein) est pas mal mais le stupa central est entouré de boutiques à touristes du plus mauvais goût. Maung Htay me lâche par contre dans un très bon resto à Sagaing : le Aung Myint Tea Shop, qui sert un très bon Burmese Curry. On se dirige ensuite vers Inwa. Inwa est très très jolie : beaucoup de vestiges de pagodes anciennes (bon avant-goût de Bagan), mais cela reste un village rural et l'ambiance est bien plus agréable qu'à Sagaing. Maung Htay m'arrête au pied d'un super vestige très massif (peut-être Le-htat-gyi, mais je suis pas sûr -- en tout cas ça ne figure pratiquement pas dans les guides alors que c'est splendide), puis me fait visiter de jolis sites anciens. On finit par le surestimé Kyaung Bagaya, encensé par les guides alors qu'il est bien moins joli que le Shwenandaw... Fin de la journée. Exception à ma hantise des couchers de soleil : le pont U-Bein vaut vraiment le coup. Évidemment très touristique, mais cela reste très agréable. Un moine m'aborde au cours de la traversée, discussion sympa et variée (pas de foot, pour une fois!), et je le ramène en pirogue (2000K). Super photos à faire. Le retour en moto-taxi à Mandalay est épique, à travers les nuées de moustiques qui sortent à la nuit tombée. Maung Htay, qui porte des lunettes, me dit qu'il préfère pas me ramener de nuit, et me branche un autre chauffeur (3000K).
Si c'était à refaire, je passerais moins de temps (voire pas de temps du tout) à Sagaing; de plus le déjeuner des moines à 10h15 au monastère Mahagandayon, à Amarapura, vaut apparemment le détour. D'autre part, je commence à saturer de pagodes : il est temps de rejoindre la nature. Au comptoir de la Royal GH, je prends un billet pour le lendemain, direction Hsipaw. (NB : tous les hôtels que j'ai fréquentés vous réservent des billets de bus en 5 minutes, vous donnent toutes les indications nécessaires, appellent un hôtel à la destination si vous voulez, etc, c'est très chouette). Mingun vaut aussi le coup, mais j'ai malheureusement pas eu le temps.
28 juillet
Après une glande matinale, je prends le bus pour Hsipaw dans l'après-midi (6000K, si je me souviens bien). Je rencontre Muriel, orthophoniste lyonnaise, avec qui je partagerai un trek en pays shan. Trajet en bus agréable (6 heures de bonne route, dans les montagnes; télé avec films et karaoké); on arrive à Hsipaw à 21h. Comme il se doit, on fonce chez Mr Charles, qui détient une sorte de monopole sur la ville en matière de treks. Une seule chambre double dispo, à 9000K (c'est le seul hôtel que j'aie payé en kyats); je la partage avec Muriel. Pas très confortables, les lits sont en fait des coffres en bois sur lesquels on a posé un matelas de 2 ou 3 cm d'épaisseur.
29 juillet
Exploration des environs de Hsipaw : on part à l'aventure à la recherche des chutes d'eau aux alentours. Mr Charles fournit une carte ... hum... très basique, et on doit demander notre chemin à chaque passant que l'on croise. Tactique risquée : le birman estime impoli le fait de répondre qu'il ne peut pas ou ne sait pas, du coup il préfèrera vous raconter n'importe quoi plutôt que d'avouer qu'il ne sait pas :) Pour les chutes d'eau on s'en sort; les dernières personnes à qui on demande notre route sont un groupe de 5 gamines de 10 ans environ qui nous suivent jusqu'à la chute d'eau et nous guident pour passer derrière la chute. Super moment, les petites ne sont pas farouches, rigolent avec nous, c'est cool. En descendant, on se met maintenant à chercher la source chaude; auparavant, "repas" de midi : un ananas acheté sur le marché (300K). Attention : si vous goûtez un ananas ou une mangue en Birmanie, il sera difficile d'en remanger en France sans déprimer :-) Comme on est très prévoyants, on a un ananas mais pas de couteau : on demande donc à une habitante de nous aider à le découper. 5 minutes plus tard, il est épluché, découpé en morceaux, etc, on se croirait au resto :) Le reste de la journée sera un peu du n'importe quoi : à la recherche des sources chaudes on traverse carrières, plantations de bananes, de maïs, etc. sans rien trouver. Heureusement pas de serpents, mais plein cagnard, pas de chapeau, et je transpire des quantités absurdes d'eau.
En rentrant, on prévoit le trek pour demain. Mon plan était de faire le 3 jours / 2 nuits vers Namshan, mais il est fermé pour cause de grosses tensions entre les rebelles shan et le gouvernement (entre autres motifs de tension, le gouvernement "rachète" à des prix bidons des terres aux habitants pour permettre à la Chine de construire un pipeline -- d'ailleurs les hotels de Hsipaw et Kyaukme sont remplis d'ingénieurs et hommes d'affaires chinois). Nous ne pourrons faire qu'un circuit de 2 jours / 1 nuit, en dormant à Pankam.
Je prends une chambre individuelle (5000 K) à Mr Charles. Attention, si on vous file la chambre 17 : il se peut que la 16 soit occupée par des birmans qui écoutent la radio et jouent aux cartes jusqu'à minuit. Et c'est pas l'épaisseur des cloisons qui va arranger les choses.
30/31 juillet
C'est parti pour le trek. On nous présente notre guide : Mr Bean. On en aura pour 15000K chacun, + 5000 pour les repas dans notre famille d'accueil. Mr Charles n'est pas très clair à ce sujet, nous avions compris que c'était 15000 pour deux...
PARENTHÈSE : MR BEAN
Souvenir ému. Mr Bean est un guide ... spécial. Il marche très lentement, possède un humour très lourd, a un anglais pas top. Arrivé au village, il sort sa "medecine water" : à partir de là, on se croirait dans Bienvenue chez les Ch'tis, on fait le tour du village en buvant des canons d'alcool de riz avec les habitants. Marrant. Le lendemain, Mr Bean nous donne rendez-vous à 7h30 mais se lève à 7h45; il marche encore plus lentement, est encore plus lourd, et ne peut parler que des bières qu'il va prendre une fois arrivé à Hsipaw. C'est de la balle. Finalement 3 jours et 2 nuits avec lui ça aurait été un peu long. Citations : "No drinking, no fun", "No Money, no honey", "I don't know who I am" (crié en fin de soirée), "Down in One " (ça veut dire cul sec), "So much stairs!" (dit en descendant un escalier de 15 marches avant d'aller se coucher).
Mais bon, le trek fut exceptionnel. On traverse pendant 5 heures rizières et plantations de thé, on croise cueilleuses de thé, gamins qui conduisent des buffles, il fait beau et chaud. En arrivant au village shan, excellente surprise : ce soir c'est la nouvelle lune, il y a donc une cérémonie au monastère à laquelle pratiquement tout le village va participer. En attendant, les femmes shan, dans leur costume traditionnel (coiffe, robe violette et bleu marine, anneaux autour de la taille), ont déjà commencé les prières. Soirée au monastère donc. Le monastère est vraiment un lieu de vie : on y vient en famille, les enfants jouent (si en plus y a des européens avec des appareils photos, n'en parlons pas!), certains fument le cigare, c'est détendu. Mais dès que les prières commencent, tout le monde fait preuve de la plus grande ferveur : les enfants de 6 à 10 ans avec lesquels je me marrais sont maintenant en pleine prière, participent aux rituels (passer dans les rangs pour donner de la nourriture). Cela dure 2 heures de chants et de recueillement, c'est vraiment très beau. En plus comme je suis un homme je peux m'approcher et contempler le premier rang des femmes en costume, absorbées dans leur dévotion (bon, j'ai sûrement tourné le dos au Bouddha dans l'affaire, c'est pas bien). Faute de matos, j'ai du mal à faire des photos nettes; mais ça rend quand même pas mal. Ensuite, on sort du monastère et c'est la fiesta : autour de percus (cloches, gongs, tambours de 20kg portés en bandoulière), les villageois dansent pendant une heure ou deux. Pas mal d'habitants passeront la nuit au monastère.
Le lendemain, après une balade dans le village, on redescend. Mr Bean est de plus en plus lent (gueule de bois?), et on est assez contents de s'en débarasser. Muriel prendra le train pour Pyin Oo Lwin; pour ma part, les employées cool de Mr Charles m'expliquent comment prendre le bus pour Kyaukme (l'une d'elles me fait un mot en birman, que je montre aux passants). C'est un vrai bus roots : tout le plancher est réhaussé de 40 cm par des sacs de marchandises, l'arrière du bus en est rempli jusqu'au plafond, les gens s'assoient dans l'allée centrale sur des mini-tabourets. Trajet d'1 heure, 1000K.
J'arrive à Kyaukme et je check-in au A Yone Oo. je sais pas si c'est toujours le seul à avoir une licence pour accueillir les étrangers, mais c'est celui autour duquel gravitent les guides du coin. Chouette chambre à 2 lits, ventilo sur demande, sdb et wc communs propres, 7$ la nuit.
Je suis très heureux de rencontrer Joy, dont AsianPat a fait l'éloge dans ce forum (et dont Joy se souvient très bien). C'est un jeune guide très enthousiaste et sympathique, avec un niveau d'anglais exceptionnel; avant même de fixer quoique ce soit sur une balade, on va manger ensemble (chapati), et il se comporte très vite en ami. Comme à Hsipaw, les possibilités de trek sont très restreintes à cause des tensions; j'apprendrai au retour sur Irrawaddy.org que Kyaukme est un lieu particulièrement chaud, vu ce qui s'est passé la veille de mon arrivée : http://irrawaddy.org/article.php?art_id=21797
1er août
C'est parti pour moi, Joy, et un couple de hollandais pour une virée en scooter dans les montagnes autour de Kyaukme. On commence par s'arrêter dans une plantation d'ananas. Le proprio nous accueille à bras ouverts, nous fait visiter, nous fait déguster un ananas, nous en offre un autre. Joy nous dira plus tard qu'il ne le connaissait pas! En visitant une école, on croise une de ses amies de fac, qui est maintenant infirmière, et fait des tournées dans la montagne pour s'occuper des écoliers (vaccins, etc). Il est vrai que les grosses structures médicales sont très éloignées... Les paysages sont magnifiques, et l'hospitatlité birmane n'est pas une légende : on est invités à prendre le thé chez les gens, on discute (Joy parle aussi Shan et peut faire interprète). Le soir, il est prévu que nous dormions chez l'habitant; mais j'ai une sorte de crève, mal à la tête, et je préfère redescendre. Trajet de retour de 2h de chemin plein de caillasses, j'arrive fracassé, résiste tant bien que mal au sommeil pour manger avec Joy le soir. Joy est toujours aussi agréable et passionnant, peut parler sans fin du bouddhisme, vraiment une des plus belles rencontres de mon séjour. En sortant du resto il me ramène à l'hôtel. De toute façon, il ne faut pas s'éterniser : le couvre-feu a été instauré à Kyaukme à 21h, et Joy, en tant que Shan, a vraiment pas intérêt à ne pas le respecter...
2 août
Dodo, dodo, comatage, dodo. Je redeveins humain vers 15h. En sortant de ma chambre, le patron de l'hôtel prend de mes nouvelles; il me conseille de grimper sur la colline pour profiter de la vue sur la région. Évidemment, je me perds et je finis par errer dans Kyaukme où il est clair qu'il est rare de voir un touriste ailleurs qu'à proximité de l'hôtel. Les gens viennent me parler, me demandent de prendre leurs enfants en photo, c'ets vraiment cool. Joy et le couple de hollandais redescendent le soir; et on est invités à manger avec sa famille. Malheureusement il faut abréger (couvre-feu!), et on rentre à l'hôtel. Demain, bus pour Mandalay à 5h30 (5500K); Joy espère qu'il ne sera pas attaqué par les rebelles, et il n'a pas vraiment l'air de plaisanter. Glup.
3 août
Départ de Kyaukme à 5h30, direction Bagan. Le trajet jusqu'à Mandalay se passe sans encombre (ouf!). Pour choper le bus pour Bagan, il faut changer de gare routière : 3000K de transfert, 1/2 de blue taxi (pittoresque!). A la gare routière, un type me conduit à un guichet de vente de billets pour Bagan : 7000K, commission du gars incluse (évidemment, je ne suis pas censé savoir que mon prix a été majoré parce que le gars m'a conduit au guichet, mais je le vois revenir encaisser sa com' dans mon dos 30 secondes après que je sois parti. Bon, finalement j'ai du payer 100K de plus que le tarif, mais le temps qu'il m'a fait gagner en me conduisant au guichet le vaut bien). On me propose bus ou minibus, je prends minibus. Grave erreur.
PARENTHÈSE : LE MINIBUS
Contrairement aux apparences, le minibus n'est pas un mini-bus, mais un gros pick-up. Evidemment pas de clim, pas de télé (on a beau trouver ça bruyant et un peu ridicule, on s'y fait très bien en fait), et pas beaucoup d'amortisseurs. Les routes deviennent défoncées (les trajets Mandalay->Bagn et Bagan->Inle sont carrément trash). Et le fonctionnement est celui d'un pick-up : on s'arrête tout le temps pour prendre des tas de passagers et monter des sacs sur le toit. Tel l'hôtel de Hilbert, même si le minibus est complet, il peut toujours prendre un passager de plus. Au bout de 8 heures de trajet assez pénible (un Birman me dort dessus pendant une grande partie du voyage), on arrive à Bagan.
Ici, pas question de songer à éviter le droit d'entrée de 10$ : le bus s'arrête au check-point et les étrangers descendent; même les hôtels demandent le ticket d'entrée. Sur les conseils de mon guide de Rangoon, je check-in au Aung Mingalar, en face de la Shwezigon. 15$ la chambre double, avec TV et sdb. A Bagan, les standards d'hôtel sont plus élevés. Hôtel pas terrible : sombre, réception TV pourrie, excentré du quartier animé de Nyaung-Oo.
4 août
Je commence par me chercher un autre hôtel, et atterris au May Kha Lar, réputé pour son petit déj (effectivement très bon). Je me fais plaisir : chambre avec AC, TV, SDB privée, à 14$. L'équipe est très sympa. Comme il est tard ils n'ont plus trop de vélos, et je vais en louer un au Inn Wa GH (1500K la journée). Assez bonne qualité. C'est parti pour le vélo. Se balader en vélo à Bagan est vraiment une grande expérience : on s'arrête dans des pagodes aléatoires au bord de la route, c'est super beau. Le lieu est par contre très touristique, et on retrouve quelques travers : les locaux se déclarent "peintres" mais peignent tous la même chose, et le présentent tous de la même manière, etc. Mais c'est finalement de bonne guerre, et ils ne sont jamais désagréables ou trop insistants. Arrêt à The Moon, un super resto végétarien juste avant Old Bagan en venant de Nyaung Oo : assiettes de fruits, lassi, ginger tea délicieux. En 3 jours je n'ai pas goûté grand-chose d'autre, car la turista me tomba dessus. Je m'étendrai pas sur les détails, sinon pour dire que j'étais bien content d'avoir des WC privés, et que 2 jours d'Imodium et de Smecta en seront venus à bout facilement.
5-6 août Balades en vélo à Bagan. Mon préféré : le Sulamuni, avec ses peintures murales très bien conservées, et qui consistent en autre chose que Bouddha assis; le templa Ananda quand même, la vue depuis la pagode Shwesandaw (à fuir à partir de 17h, car tous les guides ont décrété qu'il fallait y grimper pour le coucher du soleil), le temple Htilominlo; un gros temple au dôme à moitié doré à l'est de New Bagan; et tout simplement se balader aléatoirement... J'ai pris mes quartiers au The Moon, où je viens déguster mon Ginger Tea tous les soirs. Le patron et sa femme sont vraiment sympas, le boss s'assoit en face de moi, on discute quelques minutes avant de s'endormir tous les 2... il règne décidément une bonne atmosphère.
7 août
3h30 du mat (yaaaaa!!) : départ en minibus (10500K) pour Kalaw. Ticket réservé à l'arrach le soir d'avant, et je refais (je pense) l'expérience de la politesse birmane : le bus devait être complet, et je me retrouve sans numéro de place. Et ça c'est pas cool du tout, car si le bus est plein on a l'air con. Je fais 1h de trajet assis en tailleur à côté du chauffeur, avant de pipoter et de choper un siège dans le fond du bus. Coup de moule, personne ne viendra m'en déloger. Trajet le plus épique du séjour. Ca commence par 5 heures de route "raisonnable"; mais les 5 dernières heures sont un effroyable tape-cul, et il vaut mieux être de bonne composition. J'ai vu des passagers qui ont VRAIMENT souffert. Les Birmans, évidemment, n'ont pas ce genre de problèmes, et tandis que les touristes poussent des râles d'agonie, les grands-mères birmanes donnent l'impression d'être dans leur canapé. Les occidentaux seraient-ils en pleine déchéance physique?
A 14h, nous arrivons frais comme des gardons à Kalaw. Je suis bêtement le troupeau et je check au Golden Lily. Mal m'en prendra. Chambre à 5 dollars, deux lits, sdb individuelle, whoa! La cloison est en bambou mais les voisins ne sont pas bruyants; il est temps d'organiser le lendemain.
Le Golden Lily, tenus par les Singh (Harri et Rambo Singh sont les grandes vedettes du Lonely Planet) est en fait une machine à organiser le trek Kalaw->Lac Inle. Il se trouve que je comptais trekker 2 jours seulement, qu'on m'avait présenté le trek en question comme une autoroute (40 touristes passent en même temps une "nuit typique au monastère", d'après ce que j'ai entendu). Affaire d'état, ici on ne trekke pas 2 jours. En insistant, le gérant me présente finalement un guide, Peter, qui m'emmènera 2 jours dans les montagnes. Cool, on se voit demain au petit déj. Je passe le reste de la journée à me balader dans Kalaw, ville très très agréable. Je mange pour la première fois dans une gargote qui deviendra mon repaire, sur Merchant St, en face du monastère et adossée à la pagode, tenue par Ko Zaw Naing et sa charmante famille. A goûter absolument : la Shan Noodle Salad, item 1 du menu, qui se dit "Malahin" (souffler le "h"). 500K, et un des meilleurs plats du séjour.
8 août
Ptit déj au Golden Lily (bof), et rendez-vous avec Peter le guide. Je le vois passer, on se dit bonjour, et il se tire. What? Une demi-heure plus tard, le gérant m'annonce qu'il se casse avec 3 français qui veulent faire la moitié du Kalaw-Inle. Vraiment pas cool. Je proteste auprès du gérant, qui essaie de me faire croire que c'est de ma faute, qu'on n'avait rien décidé, avant de voir qu'il faut pas trop se foutre de la gueule du monde. Je demande un autre guide, il passe des coups de fil, me dit d'attendre, tout en faisant un lobbying incroyable pour me convaincre de rejoindre le Kalaw->Inle qui part demain. Pendant ce temps, la gérante n'hésite pas à me demander 30$ pour les 2 jours de trek qu'ils n'arrivent pas à m'organiser!!! Je lui dis que ça va pas être possible; le gérant commence à s'impatienter, et se tire en me disant qu'il va ramener quelqu'un. Une demi-heure plus tard, c'est finalement moi qui me tire, pour aller au Eastern Paradise, à 2 pas, recommandé par un Sud-Africain dans le bus. Chambre très bien tenue, sdb privée, eau chaude, 7$. Petit déjeuner orgiaque, les plats arrivent sans cesse, c'est excellent. J'y retrouve deux couples de français que j'avais croisé à Bagan. Je demande un guide au Eastern Paradise, et ils me présentent Min-Min, qui est d'accord pour nous emmener deux jours en balade dans les montagnes, avec nuit au village, mais pas au village où dorment tous les trekkeurs de Kalaw->Inle. L'un des deux couples se joint à moi. Prix : 10000K par jour et par pers, tout compris.
Sur ce, re-glande à Kalaw. Je suis un peu énervé d'avoir perdu une journée à cause des pitres du Golden Lily, mais la balade dans Kalaw et les repas dans ma gargote préférée me redonnent la pêche. On peut tout à fait, à mon avis, passer une semaine à Kalaw sans s'ennuyer; c'est d'ailleurs ce que fait Cassandra, une anglaise que je croise au repas de midi. Mais pour un premier voyage au Myanmar c'est évidemment une idée moyenne.
9 août
Départ pour le trek, avec Olivier et Clara, couple d'ingénieurs de la banlieue parisienne. Comme indiqué dans tous les guides, la saison des pluies rend les chemins à Kalaw très très boueux. Les paysages sont quant à eux magnifiques, et la visite de villages toujours très agréable. Min Min est très sympa, et est très bon guide. L'après-midi, on se prend une bonne rincée : 2 heures à marcher parmi les ruisseaux créés par l'averse, réfugiés sous nos ponchos, en faisant splitch-splotch dans les pompes trempées. On arrive dans une gare où on assiste à l'arrivée et au départ du train. Le train reste une bonne demi-heure à quai, et les habitants du coin montent pratiquement un marché sur le quai de la gare pendant ce temps-là. C'est très joli à voir. Avant de partir chez notre hôte du soir, on achète une bouteille de rhum et une de Myanmar Beer, et c'est reparti. Le rhum, comme le whisky, sont pas chers du tout au Myanmar : un shot de rhum (200K) vaut moins qu'une bouteille d'eau (300K). Le gouvernement subventionnerait-il la consommation d'alcool des habitants, pour les rendre moins embêtants?... Le soir et le matin suivant, bouffe exceptionnelle dans le village (dont une délicieuse soupe à la citronnelle le soir), et "rum sour" préparé par Min Min (rhum, citron, eau, ???). Au cours de la journée, j'achète enfin du bétel... et c'est délicieux.
10 août
Redescente de la montagne avec Min-Min. On en profite pour visiter les grottes de Myin Maht, remplies de statues de Bouddha, et très grandes. A la sortie (on peut les traverser), un banian fait plonger ses racines sur 10m le long de la paroi. Très spectaculaire. On finit la balade par une petite marche dans la pinède (particularité de Kalaw). Le soir, retour dans ma gargote préférée. L'anglais du patron est assez limité mais permet un semblant de conversation. Je fais marrer son fils et sa fille avec ma lampe frontale, offre mon stylo 4 couleurs aux enfants; en échange, ils me donnent un billet collector de 1 kyat avec la tête de Aung San. Ils m'invitent à leur table et me font goûter les trucs qu'ils mettent dans leur Burmese Curry (dont une préparation très noire à base de champignons, délicieuse). Décidément l'accueil birman n'est pas une légende.
11 août
Départ pour la dernière étape : le Lac Inle (minibus : 2500K, 2 heures). Je suis déposé à la "junction", à Shwenyaung, et pris par un scoot pour aller à Nyaungshwe (3000K). Pendant le trajet, mon pilote croise un pote, discute, puis fait demi-tour et se met à emprunter des chemins de terre invraisemblables en disant "Police, Police". Je sais pas trop quoi penser; en fait il m'a fait éviter la taxe gouvernementale de 5$ de l'entrée du lac :) A Nyaungshwe, je me fais déposer devant le Remember Inn qui propose des chambres à 8$; par principe, je ne vais pas dans les hôtels-du-pote-du-chauffeur, et après m'être fait refouler de l'Aquarius Inn, je me retrouve au Nawng Kham (du coup à chaque fois qu'on me demande dans quel hôtel j'étais, je répondais heuuuuuuuu). 7$ la nuit, sdb individuelle, jolies chambres donnant sur jardin. Par contre, au pied d'une pagode qui émet des chants bouddhistes 24h/24, même si elle baisse un peu le son la nuit. Je glandouille à Nyaungshwe, qui n'est pas une ville très agréable, et je décide donc de traîner à l'embarcadère pour aller sur le lac dès l'après-midi. Je tombe sur "Ne Win" (pas sûr d'avoir bien compris son nom, le nom de Ne Win est quand même tristement célèbre) qui me fait un aprèm à 7000K. On ne va pas très loin, seulement dans un village proche de Nyaungshwe, à l'est du lac. Mais c'est déjà l'occasion d'admirer les magnifiques villages construits sur pilotis, les jardins flottants, et la vie sur l'eau. Le lac est calme, j'admire la fameuse technique de pagaie des pêcheurs Intha (mon pilote me fait même un démonstration). Le principal intérêt du lac Inle ne réside pas dans le lac lui-même (assez joli, mais banal), mais dans la vie sur le lac, la manière dont les habitants l'uitlisent, et vivent dessus. Vraiment une super expérience.
On se fait un peu rincer sur le trajet du retour. Le soir, je retrouve Olivier et Clara qui ont atterri dans mon hôtel après avoir essayé de prendre le train pour venir au lac; manque de bol le train a déraillé! (sans eux)
Le meilleur plan bouffe de la Birmanie : les carpes du lac Inle, sur le stand à barbecue situé au coin sud-ouest du marché (n'ouvre que le soir, il n'y a rien la journée). Une carpe badigeonnée d'épices et farcie avec un truc incroyable pour 1000K, et des mini-brochettes de légumes (il faut goûter les ladyfinger) pour 200 ou 300. Merveilleux.
12 août
Journée sur le lac Inle. Je retrouve mon pilote de la veille à l'embarcadère. Il tombe une méga-averse, et les piroguiers, avant d'embarquer les touristes, commencent par écoper :) Tandis qu'on rejoint le lac, je reste abrité sous le poncho. Heureusement, le temps est plus clément sur le lac, et je pourrai profiter sans encombre de la journée. Je ne me suis pas trop embêté à prévoir des tonnes de trucs, et je laisse mon pilote me faire faire le tour "classique" (12000K): la pagode Phaung-Daw U (pas mal mais sans plus, à voir quand même pour les 5 statuettes de Bouddha transformées en champignons informes par application d'une quantité délirante de feuilles d'or); la fabrique de cheerot (un employé nous fait un petit speech pour nous présenter le travail des rouleuses de cigare, les ingrédients qui le composent, etc. Jolie dextérité des rouleuses de cigare); les ateliers de tissage de soie et de lotus (métiers à tisser d'où sortent, etre autres, des tenues traditionnelles de femmes shan; fabrication du fil de lotus par extraction des fibres dans la tige, qui montre la quantité incroyable de tiges de lotus utilisées et le boulot que ça représente). Très jolie boutique, c'est pas spécialement donné mais ça les vaut. La fabrique d'ombrelles en papier shan est pas mal (éviter de les acheter sur place, il y en a des aussi belles et moins chères en ville), les orfèvreries non plus. Mais la meilleure chose à faire sur le lac reste à mon sens les balades en pirogue dans les villages et les jardins flottants, l'observation de la vie des habitants, de la pêche, etc. Le monastère "des chats sauteurs" n'a rien d'exceptionnel non plus. Je n'y ai pas vu les chats sauter (ils dorment); mais le bâtiment en lui-même ne vaut pas les 2 sacs à dos que lui met le Routard. Après avoir tracé plein sud le matin et être doucement remonté vers le nord en enchaînant les visites, mon chauffeur m'annonce vers 14h, le tour se termine... un peu frustré, j'en redemande; mais les derniers lieux à visiter sont au sud. Tant pis, pour 3000K supplémentaires, je prolonge la balade par l'atelier de pirogue et les forges. Sympathique, mais je reste sur mon opinion : les meilleurs moments de la journée sont ceux de calme déambulation dans les canaux et les allées des jardins... Le soir, je retourne en courant au barbecue manger une carpe :)
13 août
Réveil à la cool vers 9h30, puis balade dans Nyaungshwe. Je passe au marché acheter quelques gâteaux pour le bus, 1 ou 2 souvenirs (les sacs traditionnels des Intha, en tissu flashy, qui se portent en bandoulière et font vaguement baba, sont très jolis). A 13h30, je partage un pick-up avec Olivier, Clara, et un couple d'italiens de notre hôtel (environ 1000K chacun), qui nous remonte à la jonction de Shwenyaung. Et à 15h, on grimpe dans le bus de nuit pour Yangon (16000K). Enfin, après l'enchaînement de mini-bus et de routes dantesques, je retrouve un brave bus climatisé, qui débite du karaoké et des comédies birmanes à fond la caisse! Le début de la route reste un peu brutal (en fait, il faut repasser à Kalaw pour récupérer le grand axe qui descend à Yangon). En fin d'après, on entend un grand BANG venant de l'arrière du bus : 1 pneu a explosé, et est carrément éventré sur toute la largeur! Problème réglé en une demi-heure environ, et on repart.
A Kalaw, on s'arrête à un check-point. Ce que j'avais lu sur les check-point birmans (fouilles, contrôle de papiers interminables, etc) et que je n'avais jamais vécu jusqu'à présent, arrive cette fois... Quelques policiers montent à bord, demandent leurs papiers à pas mal de passagers du bus, ouvrent quelques sacs... le tout dans un gros silence et une tension assez palpable. Glups. Finalement, personne n'est embarqué, et on repart, après 20 bonnes minutes.
RAS sur le reste du voyage. Arrêt bouffe (un bon Burmese curry à 1500K). Je dors vaguement, puis suis réveillé en sursaut vers 5h par un espèce de spot de pub diffusé à fond sur la télé du bus pour réveiller les passagers. Nous voilà à Yangon.
14 août
La compagnie de bus est cool et nous arrange, gratos, un pick-up pour nous transférer (moi, Olivier et Clara, et un couple de Birmans qui parlent très bien anglais et sans lesquels on aurait rien compris à ce qui se passait) à la gare ferroviaire de Yangon, qui est très proche de la Sule Paya. Je dis au revoir à Olivier et Clara, qui tentent l'aventure d'aller passer quelques jours à la plage de Chaungtha.
Comme je prends l'avion ce soir pour Bangkok, je n'ai pas d'hôtel dans lequel poser mon sac. Je tente le coup et demande à une guesthouse de me garder le sac pour la matinée. Après m'être fait bouler par la Pyin Oo Lwin 2 GH (accueil assez désagréable), je trouve mon bonheur à la Okinawa Guesthouse (ils me proposent même de prendre 1 douche pour 2000K). Après avoir traîné dans les spectaculaires rues centrales de Rangoon (façades coloniales couvertes de réseaux électriques délirants, rues très vivantes), avoir pris un thé birman et des patisseries starbuckesques au Mr Brown café (très bon accueil, mais... pas de PQ dans les toilettes! et il n'y a même pas les distributeurs habituels sur les tables!), je traîne au Bogyoke Market. J'apprends que le dollar est descendu à 740K (j'avais eu 770 il y a 3 semaines!). Beaucoup de très belles boutiques de sculptures sur bois de cèdre, de santal, mais c'est cher, et pas très négociable. Bon, en fin de séjour je peux me lâcher, et j'achète une statue de Bouddha debout, en santal, de 15cm de haut, à ... 18000K (annoncé à 22000, et impossible de descendre plus bas malgré tous mes efforts). Après un dernier repas au Shan Noodle 999, je passe dans un cyber-café; à la télé, un film américain (Il Etait une Fois, avec Patrick Dempsey) dans lequel on a flouté les décolletés des actrices !!! (dire que c'est un film pour gosses...) Il est temps de partir.... 6000K pour le transfert Okinawa-aéroport, et j'embarque pour Bangkok. Je ne paie pas de taxe de sortie, alors qu'apparemment c'était 10$...? Toujours ça de moins pour Than Shwe and co!
Je ne m'étends pas sur Bangkok car on est sur le forum Birmanie, mais ça m'a laissé une impression... hum... foireuse : les quartiers où sont les guesthouses ne sont fréquentés que par les touristes, les GH proposent des chambres sans fenêtres; le méga-temple au bouddha d'émeraude est submergé de touristes, cher, et moins joli que celui du bouddha couché qui est juste à côté, l'accueil des touristes dans ces temples est tout juste poli, le chauffeur de tuk-tuk que je prends m'amène chez son pote le tailleur de costumes, etc. Bof. Bon, vous me direz que je ne rends certainement pas justice à la Thaïlande, mais le contraste était tellement saisissant en arrivant de Birmanie...
Enfin, quelques opinions, observations, et conseils utiles :
- Sur le sempiternel débat Y aller ou pas, je pense que les birmans apportent la meilleure réponse possible par leur accueil. On ne sent jamais une inimitié quelconque, ils ont envie de discuter avec les touristes, de partager. J'imagine que c'est plus important que les sous qu'on donne à la junte, qui doivent de toute façon représenter quelque chose d'infime par rapport à ce qu'ils récupèrent en exploitant les incroyables ressources du pays (le pipeline chinois en construction chez les Shan n'est que le dernier exemple en date...) Cette ouverture sur le monde peut leur être précieuse; des discussions avec des birmans montrent que certains deviennent optimistes sur l'avenir politique du pays, ce qui n'était pas trop le cas il y a encore quelques années, et que cet optimisme est nourri par l'ouverture au monde de la Birmanie. Internet, technologie (voir la chaîne satellite Democratic Voice of Burma, émise depuis la Norvège, et qui est celle que les Birmans regardent en priorité, au détriment de la voix officielle du gouvernement sur les autres chaînes) participent à cette ouverture; le tourisme y participe aussi beaucoup à mon avis. En plus, ils dissuadent les touristes de donner leur fric à la junte! Les chauffeurs de taxi s'arrangent pour faire éviter les péages, et j'ai même entendu que la population dissuadait les touristes d'aller dans les hôtels gouvernementaux en leur disant "don't feed the tiger"!
- - UPDATE : il semble vraiment que les événements actuels donnent raison aux optimistes : libération de la Dame, qui se présente aux élections, visite d'un officiel US pour la première fois depuis les années 50, accord de cessez-le-feu entre le gouvernement et des autorités shan (sur lemonde.fr aujourd'hui)... J'espère que la réalité est aussi prometteuse au Myanmar qu'elle le paraît en France, mais il y a l'air de vraiment se passer quelque chose!
- -
- Le nombre de contrôles inopinés, de fouilles de bagages, etc... dans les bus a fortement diminué : 1 seule fois dans les 3 semaines, avec tous les trajets effectués en bus.
- La bouffe est bonne, sans être délirante. Goûter les ladyfinger, ne pas rater les carpes du Lac Inle. Acheter des ananas et des mangues. Pour le thé (en boire plein, surtout quand il fait chaud) : si vous demandez simplement un "tea", on vous servira un "Myanmar tea", thé noir avec lait (en poudre) et énormément de sucre. Le thé vert est le "Chinese tea"; il est gratuit et à volonté dans toutes les tea-houses (grands thermos sur chaque table). Le café existe majoritairement sous forme de Coffeemix, une poudre qui donnera un café au lait hyper sucré.
- Il faut changer BEAUCOUP de kyats. Seuls les hôtels, les avions, et les droits d'entrée gouvernementaux se paient en dollars; bouffe, transports, achats divers, guides se paient en kyats. Seul, en 24 jours, en voyageant en bus, j'ai dépensé 550$ en kyats, et je me suis mordu les doigts en allant changer des dollars à des taux toujours plus faibles (760 à Mandalay, 700 à Kalaw et à Nyaungshwe). A mon avis, changer au moins 100 dollars par personne et par semaine (demander des billets de 5000K, sinon vous vous baladerez avec des valises de cash...). Emmener des euros devient peut-être plus avantageux pour le change, mais je n'ai pas essayé.
- Les birmans sont vraiment des gens de confiance; à part au Golden Lily, je n'ai jamais senti qu'on essayait de m'arnaquer, ou que j'étais vu comme une pompe à fric.
- Si vous planifiez un trek, essayez absolument de passer une nuit au village un soir de pleine lune ou de nouvelle lune. La cérémonie au monastère reste un de mes meilleurs souvenirs.
- Budget : 1000$ en tout, avec des trajets uniquement en bus, pas mal de flambe au début (35$ la chambre au Rocher d'Or, des pourboires un peu délirants à mon premier guide, mais bon il était cool). Relativement au reste de l'Asie de Sud-Est, la Birmanie semble assez chère, mais bon, pour un occidental c'est évidemment le bonheur. Pour garder les dollars en état parfait, je les avais dans ma banane près du corps, dans un Ziploc. Utile quand on transpire toute la journée :)
- N'ésitez pas à contacter Han à Rangoon(tinhtoohan.leo82@gmail.com), Min-min à Kalaw (au Eastern Paradise), et Joy à Kyaukme (au A Yone Oo, joy.inmyanmar@gmail.com, www.lonelytreetrek.page.tl). De manière générale, n'hésitez pas à prendre des guides. A part Mr Bean, ceux que j'ai rencontrés étaient très sympathiques et intéressants.
- Pour payer moins cher le billet d'avion, réservez un Paris-Bangkok; la liaison vers Rangoon se fait par Air Asia et coûte que dalle si vous vous y prenez un peu à l'avance.
- Faites très attention à votre assurance rapatriement; s'il vous arrive un pépin grave ailleurs qu'à Rangoon ou Mandalay, ça peut devenir très dangereux.
- Goûtez le bétel. Outre la feuille, la chaux (!) et la noix, ils mettent plein de ptites épices et c'est très bon. En plus, vous ferez marrer les marchands quand vous irez en acheter.
- Allez en Birmanie!!
Tristan
Changer euros en pesos philippins depuis la crise? English translation pending
Bonjour
A ceux qui ont récemment changé des euros en pesos aux Philippines: avez-vous constaté plus de réticence de la part des money changers depuis la crise européenne ou un taux de change moins favorable qu'avant? Vaut-il mieux prévoir des dollars?
Merci à tous ceux qui contribuent à alimenter le forum. Leur aide est toujours précieuse pour préparer un voyage.
Arnaque en Égypte English translation pending
Voici une arnaque dont j'ai été témoin :
Nous étions un groupe de touristes qui visitions les Pyramides.
A l'entrée de la petite pyramide, tombeau de la mère d'un Pharaon,
une pancarte à ras du sol, un avis demi-effacé, en Anglais et en arabe :
"Interdiction de photographier".
Devant la porte un vieil egyptien, gardien du lieu, qui nous souhaite la bienvenue en souriant. Un touriste, le voyant si conciliant, lui demande : "je peux photographier ?" en montrant son appareil. Sourire indulgent et tolérant du gardien. Donc, notre ami photographie à tour de bras.
A la sortie : le même gardien, appuyé sur une canne, visage sévère, crie : "Vous avez fait des photos !... c'est interdit !... je vais appeler la police... et vous irez en prison !"... à 50 mètres deux policiers observent la scène, sans bouger. Notre ami blême de trouille essaie bien de dire "Mais vous m'avez dit OK !!" Le gardien hurle deux fois plus fort. Puis il dit : "donnez-moi 100 euros ou je prends votre appareil !" Il a transigé à 20 euros, et nous avons pu repartir, dans le bus.
Le jeune chauffeur, très sympa, nous a confirmé que la scène arrivait très souvent. J.
Devant la porte un vieil egyptien, gardien du lieu, qui nous souhaite la bienvenue en souriant. Un touriste, le voyant si conciliant, lui demande : "je peux photographier ?" en montrant son appareil. Sourire indulgent et tolérant du gardien. Donc, notre ami photographie à tour de bras.
A la sortie : le même gardien, appuyé sur une canne, visage sévère, crie : "Vous avez fait des photos !... c'est interdit !... je vais appeler la police... et vous irez en prison !"... à 50 mètres deux policiers observent la scène, sans bouger. Notre ami blême de trouille essaie bien de dire "Mais vous m'avez dit OK !!" Le gardien hurle deux fois plus fort. Puis il dit : "donnez-moi 100 euros ou je prends votre appareil !" Il a transigé à 20 euros, et nous avons pu repartir, dans le bus.
Le jeune chauffeur, très sympa, nous a confirmé que la scène arrivait très souvent. J.
Concours photo de novembre 2011: Nature et paysages aux quatre coins du monde English translation pending
Bonjour à tous amis voyageurs photographes ou simplement voyageurs 🙂
Le concours de photo du mois de novembre est lancé aujourd'hui par le comité d'organisation composé du président directeur général Davek (grand gagnant du concours d'octobre sur le sujet "L'homme et l'animal") et de son adjointe Katelolo sur le thème :
“Nature et paysages aux quatre coins du monde"
Je vous donne ces quelques vers de Baudelaire et vous laisse les illustrer en images avec vos plus beaux souvenirs de voyage.
"Étonnants voyageurs ! quelles nobles histoires Nous lisons dans vos yeux profonds comme les mers ! Montrez-nous les écrins de vos riches mémoires, Ces bijoux merveilleux, faits d'astres et d'éthers.
Nous voulons voyager sans vapeur et sans voile ! Faites, pour égayer l'ennui de nos prisons, Passer sur nos esprits, tendus comme une toile, Vos souvenirs avec leurs cadres d'horizons.
Dites, qu'avez-vous vu ?"
Le concours: - On poste 3 photos maximum par personne, jusqu'au 19 novembre à minuit. - Pour la bonne lisibilité du fil, merci de ne donner qu'une seule image par post. - Veuillez proposer uniquement des photos de paysages. Pas de villes ni de villages. La nature uniquement. - Vous pouvez nous faire voyager dans le monde entier, y compris en France.
Le vote: - On vote du 19 novembre à minuit jusqu'au 26 novembre à minuit. - 3 points pour le premier, 2 points pour le second, 1 point pour le troisième - Tout le monde peut voter, participant ou non, de préférence avec un petit commentaire pour expliquer son choix. - Le 27 novembre, proclamation des résultats. - Le vainqueur gagnera l'immense privilège d'organiser le concours du mois de décembre. - En cas d'égalité les vainqueurs s'arrangeront entre eux pour le concours suivant.
Pour les petits échanges entre amis, rendez-vous sur la discussion parallèle. http://voyageforum.com/v.f?do=post_edit;post=4584676;
Le concours de photo du mois de novembre est lancé aujourd'hui par le comité d'organisation composé du président directeur général Davek (grand gagnant du concours d'octobre sur le sujet "L'homme et l'animal") et de son adjointe Katelolo sur le thème :
“Nature et paysages aux quatre coins du monde"
Je vous donne ces quelques vers de Baudelaire et vous laisse les illustrer en images avec vos plus beaux souvenirs de voyage.
"Étonnants voyageurs ! quelles nobles histoires Nous lisons dans vos yeux profonds comme les mers ! Montrez-nous les écrins de vos riches mémoires, Ces bijoux merveilleux, faits d'astres et d'éthers.
Nous voulons voyager sans vapeur et sans voile ! Faites, pour égayer l'ennui de nos prisons, Passer sur nos esprits, tendus comme une toile, Vos souvenirs avec leurs cadres d'horizons.
Dites, qu'avez-vous vu ?"
Le concours: - On poste 3 photos maximum par personne, jusqu'au 19 novembre à minuit. - Pour la bonne lisibilité du fil, merci de ne donner qu'une seule image par post. - Veuillez proposer uniquement des photos de paysages. Pas de villes ni de villages. La nature uniquement. - Vous pouvez nous faire voyager dans le monde entier, y compris en France.
Le vote: - On vote du 19 novembre à minuit jusqu'au 26 novembre à minuit. - 3 points pour le premier, 2 points pour le second, 1 point pour le troisième - Tout le monde peut voter, participant ou non, de préférence avec un petit commentaire pour expliquer son choix. - Le 27 novembre, proclamation des résultats. - Le vainqueur gagnera l'immense privilège d'organiser le concours du mois de décembre. - En cas d'égalité les vainqueurs s'arrangeront entre eux pour le concours suivant.
Pour les petits échanges entre amis, rendez-vous sur la discussion parallèle. http://voyageforum.com/v.f?do=post_edit;post=4584676;
Devinettes bambara (Mali) English translation pending
Devinettes bambara
De tous les genres littéraires (contes, légendes, proverbes, etc.), les devinettes sont une exclusivité pour les enfants. Ils en sont friands, qu’on soit dans la cour de l’école, sur la place publique du village le soir au clair de lune, ou réunis autour du feu de la cuisine, les petits bambara aiment jouer aux devinettes. Il existe même de véritables « soirées-devinettes » organisées par des enfants. Les devinettes sont significatives d’un certain rapport au monde et aux choses de la vie ou du quotidien mais c’est avant tout leur fonction divertissante qui semble prédominer …
Quant à leur forme, les devinettes constituent une unité structurale faite par une dialectique « question-réponse ». Et il y a une réciprocité entre la question et la réponse, combinaison basée sur des rapports d’analogie, par le jeu des métaphores et des paradoxes …
Voici les devinettes bambara, au nombre de 25, toutes traduites en français et munies en partie de commentaires. Amusez-vous bien ! …
1 : N ye bin ye a bè jeninen sa bè a kònò a ma jeni. – O ye sira ye.
J’ai vu de l’herbe elle est brûlée un serpent y est il n’est pas brûlé. – C’est la route.
(Jolie métaphore pour la route dans une savane noircie par le feu)
2 : Mògò dò sara a wulila – O ye ntori ye.
Quelqu’un est mort, il s’est levé. – C’est le crapaud.
3 : Ni n taara sira kan n bè jalaba kura sòrò – O ye sa ye.
Quand je pars sur la route je trouve un ruban neuf – C’est le serpent.
4 : A ka baara kè tuma bèè ye a da tuma ye – O ye bilali ye.
Le seul moment où elle travaille, c’est quand elle est couchée. – La natte.
5 : Gaba sumantan. – O ye sankolo ye.
Grand hangar sans ombre: – C’est le firmament.
6: Ne ni mògò bè kèlè la ni n ye a gosi n bè n yèrè gosi – O ye soso ye.
Je me querelle avec quelqu’un : quand je le frappe je me frappe moi-même. – C’est le moustique.
7 : Fen dò bè n bolo ni n bè taama la a bè kuma ni n ye n jò a bè a dadè. – O ye samara ye.
J’ai une chose quand je marche, elle parle quand je m’arrête elle se tait. – La sandale.
(Les sandales, appelées sabara ou samara en bambara, ne retenant le pied que par devant, produisent un léger claquement pendant la marche)
8 : Mògò fila bè taa yaala filanannò tè yen. – O ye musokònòma ye.
Deux personnes se promènent il n’y a pas de trace de la deuxième. – C’est la femme enceinte.
(L’enfant que porte sa mère au ventre est aussi un être humain)
9 : Ka filen fila waa dò ma bò dò ye. – O ye dugukolo ni san kolo ye.
Ecarter deux calebasses: l’une n’est pas sortie de l’autre. – C’est la terre et le ciel.
(La terre et le ciel sont vus ici comme les deux moitiés d’une calebasse correspondant très bien l’une à l’autre. Probablement une allusion à une certaine vision de l’univers)
10 : A bè n flè n b’a flè. – O ye soda ye.
Cela me regarde, je regarde cela. – C’est la porte.
(De quelque côté qu’on se tourne dans une maison, on a toujours une porte devant ou derrière soi. Une cour bambara est souvent entourée de nombreuses cases)
11 : N taara n bènkèso n taara a sòrò u bè bèè yèlèn kogo la – O ye basa ye.
Je suis parti chez mon oncle maternel et j’ai trouvé qu’ils sont tous montés sur le mur. – C’est le margouillat.
(Les margouillats passent leur journée à courir sur les murs ensoleillés)
12 : Ni n ye n ka so boli ka taa dugu dò la n seginna n ma a sennò ye. – O ye kurun ye.
Quand j’ai chevauché pour aller dans un village, au retour je m’ai pas vu de traces. – C’est la pirogue.
(Une pirogue ne laisse pas de traces sur l’eau)
13 : N bè yan n bè Bamakò – Hakili don.
Je suis ici je suis à Bamako. – C’est l’esprit.
(L’esprit peut se rendre n’importe quel lieu, les distances ne le dérangent pas)
14 : I bè taama la i teliyara a man di i ye. – Finyè don.
Tu marches, tu vas vite ça ne te plaît pas. – C’est le vent.
(Il n’est en effet pas agréable d’être poussé par le vent)
15 : U bè yèlè nyògòn fè u bè datugu nyògòn fè. – O ye nyèkiliw ye.
Ils s’ouvrent ensemble, ils se ferment ensemble. – Ce sont les yeux.
16 : A bè fini don tuma bèè, nka a tè fini bò. – O ye nònsi ye.
Il met toujours des habits mais il n’enlève pas les habits. – C’est le caméléon.
17 : A ka dògò dunun tè o fè nka a bè dòn kè hali faama bè taa yen. – O ye dugumènè ye.
Cela est petit cela n’a pas de dunun (tambour) mais on danse même le chef va là-bas. – C’est la fourmi.
(Certes, une fourmi n’a pas de tambour pour faire bouger et gesticuler les gens, comme pour une danse. Mais ses piqûres et ses plaies ont le même effet. Et même le chef ayant le droit à des privilèges particuliers n’est pas épargné par cette foutue bestiole. Elle agit selon la devise "Les mêmes droits pour tous" !)
18 : A bè ba kò bari a bè bakokan mèn. – O ye tulo ye.
Cela est derrière le fleuve mais cela entend le bruit du fleuve. – C’est l’oreille.
(L’oreille entend beaucoup de choses mais sur de longues distances)
19 : N mòkè ye den wolo cè tè muso tè. – O ye tonsofin ye.
Mon grand-père a engendré un enfant ce n’est pas un homme ce n’est pas une femme. – C’est une chauve-souris.
(La chauve-souris est vue comme un être bizarre, à la fois une sorte d'oiseau et une souris. Faut-il aller jusqu’à considérer la souris comme symbole de la féminité , est un peu surélevé par des pierres, endroit un peu frais et ombragé où les serpents aiment se trouver)
25 : N ye fen dò sòrò a tè dun nka, ni a ye fen dò minè o bè dun. – O ye duguròsa ye.
J’ai trouvé une chose, elle ne se mange pas mais si elle prend autre chose celle-ci se mange. – C’est le ver de terre.
(Le ver de terre n’est pas mangeable pour l’homme mais p.ex. les poules le mangent. Et les poules en revanche sont bien consommables pour l’homme. De plus, elles pondent des œufs qui sont mangés)
++++++++++++++++++++++++++
Bonne lecture !
De tous les genres littéraires (contes, légendes, proverbes, etc.), les devinettes sont une exclusivité pour les enfants. Ils en sont friands, qu’on soit dans la cour de l’école, sur la place publique du village le soir au clair de lune, ou réunis autour du feu de la cuisine, les petits bambara aiment jouer aux devinettes. Il existe même de véritables « soirées-devinettes » organisées par des enfants. Les devinettes sont significatives d’un certain rapport au monde et aux choses de la vie ou du quotidien mais c’est avant tout leur fonction divertissante qui semble prédominer …
Quant à leur forme, les devinettes constituent une unité structurale faite par une dialectique « question-réponse ». Et il y a une réciprocité entre la question et la réponse, combinaison basée sur des rapports d’analogie, par le jeu des métaphores et des paradoxes …
Voici les devinettes bambara, au nombre de 25, toutes traduites en français et munies en partie de commentaires. Amusez-vous bien ! …
1 : N ye bin ye a bè jeninen sa bè a kònò a ma jeni. – O ye sira ye.
J’ai vu de l’herbe elle est brûlée un serpent y est il n’est pas brûlé. – C’est la route.
(Jolie métaphore pour la route dans une savane noircie par le feu)
2 : Mògò dò sara a wulila – O ye ntori ye.
Quelqu’un est mort, il s’est levé. – C’est le crapaud.
3 : Ni n taara sira kan n bè jalaba kura sòrò – O ye sa ye.
Quand je pars sur la route je trouve un ruban neuf – C’est le serpent.
4 : A ka baara kè tuma bèè ye a da tuma ye – O ye bilali ye.
Le seul moment où elle travaille, c’est quand elle est couchée. – La natte.
5 : Gaba sumantan. – O ye sankolo ye.
Grand hangar sans ombre: – C’est le firmament.
6: Ne ni mògò bè kèlè la ni n ye a gosi n bè n yèrè gosi – O ye soso ye.
Je me querelle avec quelqu’un : quand je le frappe je me frappe moi-même. – C’est le moustique.
7 : Fen dò bè n bolo ni n bè taama la a bè kuma ni n ye n jò a bè a dadè. – O ye samara ye.
J’ai une chose quand je marche, elle parle quand je m’arrête elle se tait. – La sandale.
(Les sandales, appelées sabara ou samara en bambara, ne retenant le pied que par devant, produisent un léger claquement pendant la marche)
8 : Mògò fila bè taa yaala filanannò tè yen. – O ye musokònòma ye.
Deux personnes se promènent il n’y a pas de trace de la deuxième. – C’est la femme enceinte.
(L’enfant que porte sa mère au ventre est aussi un être humain)
9 : Ka filen fila waa dò ma bò dò ye. – O ye dugukolo ni san kolo ye.
Ecarter deux calebasses: l’une n’est pas sortie de l’autre. – C’est la terre et le ciel.
(La terre et le ciel sont vus ici comme les deux moitiés d’une calebasse correspondant très bien l’une à l’autre. Probablement une allusion à une certaine vision de l’univers)
10 : A bè n flè n b’a flè. – O ye soda ye.
Cela me regarde, je regarde cela. – C’est la porte.
(De quelque côté qu’on se tourne dans une maison, on a toujours une porte devant ou derrière soi. Une cour bambara est souvent entourée de nombreuses cases)
11 : N taara n bènkèso n taara a sòrò u bè bèè yèlèn kogo la – O ye basa ye.
Je suis parti chez mon oncle maternel et j’ai trouvé qu’ils sont tous montés sur le mur. – C’est le margouillat.
(Les margouillats passent leur journée à courir sur les murs ensoleillés)
12 : Ni n ye n ka so boli ka taa dugu dò la n seginna n ma a sennò ye. – O ye kurun ye.
Quand j’ai chevauché pour aller dans un village, au retour je m’ai pas vu de traces. – C’est la pirogue.
(Une pirogue ne laisse pas de traces sur l’eau)
13 : N bè yan n bè Bamakò – Hakili don.
Je suis ici je suis à Bamako. – C’est l’esprit.
(L’esprit peut se rendre n’importe quel lieu, les distances ne le dérangent pas)
14 : I bè taama la i teliyara a man di i ye. – Finyè don.
Tu marches, tu vas vite ça ne te plaît pas. – C’est le vent.
(Il n’est en effet pas agréable d’être poussé par le vent)
15 : U bè yèlè nyògòn fè u bè datugu nyògòn fè. – O ye nyèkiliw ye.
Ils s’ouvrent ensemble, ils se ferment ensemble. – Ce sont les yeux.
16 : A bè fini don tuma bèè, nka a tè fini bò. – O ye nònsi ye.
Il met toujours des habits mais il n’enlève pas les habits. – C’est le caméléon.
17 : A ka dògò dunun tè o fè nka a bè dòn kè hali faama bè taa yen. – O ye dugumènè ye.
Cela est petit cela n’a pas de dunun (tambour) mais on danse même le chef va là-bas. – C’est la fourmi.
(Certes, une fourmi n’a pas de tambour pour faire bouger et gesticuler les gens, comme pour une danse. Mais ses piqûres et ses plaies ont le même effet. Et même le chef ayant le droit à des privilèges particuliers n’est pas épargné par cette foutue bestiole. Elle agit selon la devise "Les mêmes droits pour tous" !)
18 : A bè ba kò bari a bè bakokan mèn. – O ye tulo ye.
Cela est derrière le fleuve mais cela entend le bruit du fleuve. – C’est l’oreille.
(L’oreille entend beaucoup de choses mais sur de longues distances)
19 : N mòkè ye den wolo cè tè muso tè. – O ye tonsofin ye.
Mon grand-père a engendré un enfant ce n’est pas un homme ce n’est pas une femme. – C’est une chauve-souris.
(La chauve-souris est vue comme un être bizarre, à la fois une sorte d'oiseau et une souris. Faut-il aller jusqu’à considérer la souris comme symbole de la féminité , est un peu surélevé par des pierres, endroit un peu frais et ombragé où les serpents aiment se trouver)
25 : N ye fen dò sòrò a tè dun nka, ni a ye fen dò minè o bè dun. – O ye duguròsa ye.
J’ai trouvé une chose, elle ne se mange pas mais si elle prend autre chose celle-ci se mange. – C’est le ver de terre.
(Le ver de terre n’est pas mangeable pour l’homme mais p.ex. les poules le mangent. Et les poules en revanche sont bien consommables pour l’homme. De plus, elles pondent des œufs qui sont mangés)
++++++++++++++++++++++++++
Bonne lecture !
Cinquante-cinq jours en Indonésie: activités et visites? English translation pending
Bonsoir,
Je m'envole dans quelques semaines pour 6 mois de voyage en Asie du sud-est avec sur ma route l'Indonésie. L'étape indonésienne, la dernière, sera du 2 avril au 28 mai 2012, soit 56 jours! (8 semaines donc).
Premier constat, l'Indonésie... c'est grand! Trop grand pour songer tout faire évidemment. Alors comme d'hab, boulimique de nouvelles rencontres, paysages, aventures et j'en passe, les choix sont difficiles.
Je que je sais pour le moment: - J'arrive à Jakarta - Bali, Lombok, Les Iles de la Sonde me tentent beaucoup - Sulawesi pareil - Mais Kalimantan, aussi 😛
Si je prend le Lonely Planet que j'ai pas mal lu, ça semble jouable. Dans quelle mesure peut-on faire confiance aux guides? Hiiiinnnn!!! C'est pourquoi j'en appelle à vous aujourd'hui 😉
Contrairement à d'autres pays, j'ai beaucoup de mal à me faire une idée de ce qu'on peut sereinement faire en Indonésie, tant la géographie de ce pays est particulière. J'entends, plein d'îles, une étendue du territoire dingue... J'ai pas envie de visiter les aéroports locaux pendant 8 semaines 😕.
Hum... autre question : dans l'idéal où vous me conseillerez de faire une boucle finissant par Jakarta (ou pas), dans quel sens tourner à cette époque de l'année?
Ca m'aiderait aussi beaucoup pour savoir d'où je quitte le sol indo, direction la France (dans le cas où j'aurai plutôt intérêt à ne pas faire une boucle mais prendre un vol pour Kuala Lumpur puis Paris avec AirAsia par exemple).
Merci à ceux qui me liront et auront la gentillesse de partager leurs avis sur mes questions.
Salutations!
Je m'envole dans quelques semaines pour 6 mois de voyage en Asie du sud-est avec sur ma route l'Indonésie. L'étape indonésienne, la dernière, sera du 2 avril au 28 mai 2012, soit 56 jours! (8 semaines donc).
Premier constat, l'Indonésie... c'est grand! Trop grand pour songer tout faire évidemment. Alors comme d'hab, boulimique de nouvelles rencontres, paysages, aventures et j'en passe, les choix sont difficiles.
Je que je sais pour le moment: - J'arrive à Jakarta - Bali, Lombok, Les Iles de la Sonde me tentent beaucoup - Sulawesi pareil - Mais Kalimantan, aussi 😛
Si je prend le Lonely Planet que j'ai pas mal lu, ça semble jouable. Dans quelle mesure peut-on faire confiance aux guides? Hiiiinnnn!!! C'est pourquoi j'en appelle à vous aujourd'hui 😉
Contrairement à d'autres pays, j'ai beaucoup de mal à me faire une idée de ce qu'on peut sereinement faire en Indonésie, tant la géographie de ce pays est particulière. J'entends, plein d'îles, une étendue du territoire dingue... J'ai pas envie de visiter les aéroports locaux pendant 8 semaines 😕.
Hum... autre question : dans l'idéal où vous me conseillerez de faire une boucle finissant par Jakarta (ou pas), dans quel sens tourner à cette époque de l'année?
Ca m'aiderait aussi beaucoup pour savoir d'où je quitte le sol indo, direction la France (dans le cas où j'aurai plutôt intérêt à ne pas faire une boucle mais prendre un vol pour Kuala Lumpur puis Paris avec AirAsia par exemple).
Merci à ceux qui me liront et auront la gentillesse de partager leurs avis sur mes questions.
Salutations!
Salutations (en bambara) English translation pending
FOLIKÈCOGOW BAMANANKAN NA
(Salutations en bambara)
Au Mali, l’acte de saluer a une grande importance : saluer veut dire respecter. On ne dit pas bonjour en passant mais on arrête en attestant son respect pour quelqu’un : on se renseigne comment se porte la famille de l’interlocuteur et vice versa. Le déroulement ressemble à un rituel. Il l’est. En règle, celui qui s’approche, salue d’abord …
A. Salutations, liées à un moment de la journée :
1. Ka a ta fajiri waati la fo ka na se midi waati ma : (1. Du 5 heures du matin vers midi)
Mògò fòlò : I ni sògòma, … ! (1e personne : Bonjour, … ! Mògò filanan : Nba/Nse, i ni sògòma, … ! Hèrè sira wa ? (2e personne : Bonjour, … ! Bien dormi ?) Mògò fòlò : Hèrè dòròn ! (1e personne : Très bien !) Mògò filanan : Somògòw sira di ? (2 e personne : Et la famille ?) Mògò fòlò : Tòòrò t’u la ! (1e personne : Merci, très bien !)
fajiri < ar. fajr > : n. 1. aube ; 2. cinquième prière musulmane avant le lever du soleil waati/wagati < ar. waqt > : n. temps, moment, heure I ni sògòma ! : litt. « Toi et le matin » Nba : « Merci », utilisé exclusivement par des personnes masculines ! Nse : « Merci », utilisé exclusivement par les personnes féminines ! Nba/Nse servent à une salutation du type « I ni … » Hèrè sira wa ?, litt. « La paix a-t-elle passé la nuit ? », au sens de « As-tu passé la nuit en paix ? » Hèrè dòròn !, litt. « La paix seulement ! » Somògòw sira di ?, litt. « Comment la famille a-t-elle passé la nuit ? » Tòòrò tè u (= t’u) la !, litt. « Aucune souffrance n’est à elle ! »
2. Ka a ta midi waati la fo ka na se laasara waati ma : (2. Du midi vers 15 heures)
Mògò fòlò : I ni tile, … ! (1e personne : Bonjour, … ! Mògò filanan : Nba/Nse, i ni tile, … ! Hèrè tilenna wa ? (2e personne : Bonjour, … ! Ça va ?) Mògò fòlò : Hèrè ! (1e personne : Très bien !) Mògò filanan : Somògòw tilenna di ? (2e personne : Et la famille ?) Mògò fòlò : Tòòrò t’u la ! (1e personne : Merci, très bien !)
laasara < ar. al-‘asr > : n. 1. moment de la journée vers 15 heures ; 2. deuxième prière musulmane I ni tile !, litt. « Toi et la journée ! » Hèrè tilenna wa ?, litt. « Tu as passé une bonne journée ? » Somògòw tilenna di ?, litt. « Comment la famille a-t-elle passé la journée ? »
3. Ka a ta laasara waati la fo ka na se fitirida waati ma : (3. Du 15 heures au coucher du soleil)
Mògò fòlò : I ni wula, … ! (1e personne : Bonjour, … ! Mògò filanan : Nba/Nse, i ni wula, …! Hèrè tilenna wa ? (2e personne : Bonjour, … ! Ça va ?) Mògò fòlò : Hèrè dòròn ! (1e personne : Très bien !) Mògò filanan : Somògòw tilenna di ? (2e personne : Et la famille ?) Mògò fòlò : U tilenna hèrè la ! (1e personne : Merci, très bien !) Mògò filanan: Ala ka tile tò hèrè caya ! (2e personne : Bonne chance !) Mògò fòlò: Ko n bè somògòw fo ! (1e personne : Salue la famille !) Mògò filanan : U na a mèn ! (2e personne : Merci, je vais le dire !)
fitiri < ar. fitr >: n. 1. crépuscule (du soir) ; 2. troisième prière musulmane fitirida : n. moment de la journée entre 15 et 16 heures I ni wula !, litt. « Toi et l’après-midi ! » U tilenna hèrè la !, litt. « Ils ont passé la journée en paix ! » Ala ka tile tò hèrè caya !, litt. « Que Dieu fasse que le reste de la journée soit bonne ! » Ko n bè somògòw fo !, litt. « Que je salue les membres de la famille ! » U na a mèn !, litt. « Ils l’écouteront ! » (na = marque du futur)
4. Ka a ta fitirida waati la fo ka na se fajiri waati ma : (4. Du coucher du soleil au lendemain matin)
Mògò fòlò : I ni su, … ! (1e personne : Bonjour, … ! Mògò filanan : Nba/Nse, i ni su, … ! Hèrè tilenna wa ? (2e personne : Bonjour, … ! Ça va ?) Mògò fòlò : Hèrè dòròn ! (1e personne : Très bien !) Mògò filanan : Somògòw tilenna di ? (2e personne : Et la famille ?) Mògò fòlò : U tilenna hèrè la ! (1e personne : Au mieux, merci !) Mògò filanan : Ayiwa, k’an si ! (2e personne : Alors, bonne nuit !) Mògò fòlò : Amiina ! K’an kelen kelen wuli ! (1e personne : Amen ! Bonne nuit !) Mògò filanan : Amiina ! Ala ka su hèrè caya ! (2e personne : Amen ! Dors bien !) Mògò fòlò : Amiina ! Ka nyògònye nògòya ! (1e personne : Amen ! A bientôt !) Mògò filanan : Amiina ! (2e personne : Amen !)
I ni su !, litt. « Toi et le soir ! » K’an si !, litt. « Que nous passions la nuit ! » K’an kelen kelen wuli !, litt. « Que nous nous levions l’un après l’autre ! » (= tout est pour le mieux) Ala ka su hèrè caya !, litt. « Que Dieu fasse que la nuit soit bonne ! » Ka nyògònye nògòya !, litt. « Que nous nous rencontrions bientôt ! » Amiina ! < ar. aamiin >, « Ainsi soit-il ! / Amen ! » (réponse aux souhaits et bénédictions)
B. Autres salutations :
5. I ni ce ! « Salut ! »
I ni ci !, litt. « Toi et le travail ». Cette formule veut dire aussi « Merci ! » (pour une bonne action)
6. I ni fama ! « Salut, … pas vu depuis longtemps ! »
I ni fama !, litt. « Toi et l’absence »
7. I ni baara ! « Bonne continuation ! »
I ni baara !, litt. « Toi et le travail ! »
8. I ni gwa ! « Quel repas, merci ! »
I ni gwa !, litt. « Toi et la cuisine ! » pour remercier la femme qui a cuisiné, pour exprimer son appréciation gustative (mais manifester une telle reconnaissance n��est pas d’habitude appropriée lors du repas)
Beaucoup d’autres salutations selon le schéma I ni … ! (pour une seule personne) resp. A ni … ! (pour plusieurs personnes) sont envisageables et possibles, bien sûr toujours correspondantes à la situation du moment. Donc, soyez créatif – pas de panique ! – les Bambara vont bien comprendre !
9. Ka sira diya ! « Bon voyage ! »
(Ala) ka sira diya, litt. « Que Dieu fasse réussir la route ! »
10. Ka i nyuman se ! « Bon voyage ! »
K’a i nyuman se, litt. « Que tu arrives bien ! ».
11. Ala ka sugu diya ! « Bonne chance ! »
Ala ka sugu diya, litt. « Que Dieu fasse réussir votre marché ! » (adressé à un vendeur au marché)
12. Ala ka tile hèrè caya ! « Bonne journée ! / Salut ! »
Ala ka tile hèrè caya, litt. « Que Dieu fasse que la journée soit bonne ! »
13. Ala ka tile nyuman ban ! « Bonne journée ! / Salut ! »
Ala ka tile nyuman ban, litt. « Que Dieu fasse que la journée se termine bien ! »
14. Ala k’an tilen hèrè la ! « Bonne journée ! »
Ala k’an tilen hèrè la!, litt. « Que Dieu nous aide à passer la journée en paix ! »
15. K’an bèn ! « Au revoir ! »
K’an bèn, litt. « Qu’on se rencontre ! »
C’est la formule courante pour dire au revoir !!! Par des indications temporelles, on peut limiter le moment du prochain rencontre, p.ex. par sini « demain », sòòni « bientôt », tuma wèrè « sous peu » (litt. « moment prochain »), dògòkun nata / dògòkun wèrè « la semaine prochaine », kò fè « après, derrière », etc. …
16a. K’an bèn sini ! ou K’an sini ! « A demain ! » 16b. K’an bèn sòòni ou K’an sòòni ! « A bientôt ! » 16c. K’an bèn tuma wèrè ! « Au revoir ! A la prochaine ! » 16d. K’an bèn dògòkun nata ! « Au revoir ! A la semaine prochaine ! » 16e. K’an bèn kò fè ! « Au revoir ! A plus tard ! »
17. Aw bisimila ! « Soyez les bienvenus ! »
18. N b’i fo i ka wele la ! « Merci pour ton invitation ! »
19. I ni ce kosèbè i ka ladonni na ! « Merci beaucoup pour ton hospitalité ! »
C. Titres :
Les titres polis adressés aux adultes inconnus dérivent du lexème balima « frères et sœurs » …
20a. N balimakè ! « Monsieur ! » 20b. N balimamuso ! « Madame ! » 20c. N balimaw ! « Mesdames et Messieurs ! »
Si le jamu « nom de famille (patronyme) » est connu, on peut habituellement ajouter les spécificateurs indiquants le sexe, tels que -kè (masculin) et -muso (féminin) …
21a. Jabatèkè ! « Monsieur Diabaté ! » 21b. Jabatèmuso ! « Madame Diabaté ! » 21c. Jabatè ! « (Monsieur) Diabaté ! »
ou de manière bien plus formelle …
22a. N balimakè Kulubali ! « Monsieur Coulibaly ! » 22b. N balimamuso Kulubali ! « Madame Coulibaly ! »
Dans la société malienne, un respect particulier est dû toujours aux aînés. En gage de la courtoisie, on les appelle comme suit :
23a. Cèkòròba ! (adressé à un vieil homme) 23b. Musokòròba ! (adressé à une vieille femme)
Il est possible d’appeler qqn par son appartenance ethnique (au Mali) resp. à une quelconque nation en ajoutant les spécificateurs indiquant le sexe …
24a. Bosokè ! « Boso ! » 24b. Fulamuso ! « Femme peule ! » 24c. Kasònkakè ! « Khassonké ! » 24d. Kòròbòròmuso ! « Femme sonraï ! » 24e. Marakamuso ! « Femme soninké ! » 24f. Sènèf��kè ! « Sénoufo ! »
25a. Alimanikè ! « Allemand ! » 25b. Faransimuso ! « Française ! » 25c. Italikè ! « Italien ! » 25d. Kònòwarikè ! « Ivorien ! » 25e. Misiramuso ! « Egyptienne ! » 25f. Suwisimuso ! « Suisse ! »
Bonne lecture !
Au Mali, l’acte de saluer a une grande importance : saluer veut dire respecter. On ne dit pas bonjour en passant mais on arrête en attestant son respect pour quelqu’un : on se renseigne comment se porte la famille de l’interlocuteur et vice versa. Le déroulement ressemble à un rituel. Il l’est. En règle, celui qui s’approche, salue d’abord …
A. Salutations, liées à un moment de la journée :
1. Ka a ta fajiri waati la fo ka na se midi waati ma : (1. Du 5 heures du matin vers midi)
Mògò fòlò : I ni sògòma, … ! (1e personne : Bonjour, … ! Mògò filanan : Nba/Nse, i ni sògòma, … ! Hèrè sira wa ? (2e personne : Bonjour, … ! Bien dormi ?) Mògò fòlò : Hèrè dòròn ! (1e personne : Très bien !) Mògò filanan : Somògòw sira di ? (2 e personne : Et la famille ?) Mògò fòlò : Tòòrò t’u la ! (1e personne : Merci, très bien !)
fajiri < ar. fajr > : n. 1. aube ; 2. cinquième prière musulmane avant le lever du soleil waati/wagati < ar. waqt > : n. temps, moment, heure I ni sògòma ! : litt. « Toi et le matin » Nba : « Merci », utilisé exclusivement par des personnes masculines ! Nse : « Merci », utilisé exclusivement par les personnes féminines ! Nba/Nse servent à une salutation du type « I ni … » Hèrè sira wa ?, litt. « La paix a-t-elle passé la nuit ? », au sens de « As-tu passé la nuit en paix ? » Hèrè dòròn !, litt. « La paix seulement ! » Somògòw sira di ?, litt. « Comment la famille a-t-elle passé la nuit ? » Tòòrò tè u (= t’u) la !, litt. « Aucune souffrance n’est à elle ! »
2. Ka a ta midi waati la fo ka na se laasara waati ma : (2. Du midi vers 15 heures)
Mògò fòlò : I ni tile, … ! (1e personne : Bonjour, … ! Mògò filanan : Nba/Nse, i ni tile, … ! Hèrè tilenna wa ? (2e personne : Bonjour, … ! Ça va ?) Mògò fòlò : Hèrè ! (1e personne : Très bien !) Mògò filanan : Somògòw tilenna di ? (2e personne : Et la famille ?) Mògò fòlò : Tòòrò t’u la ! (1e personne : Merci, très bien !)
laasara < ar. al-‘asr > : n. 1. moment de la journée vers 15 heures ; 2. deuxième prière musulmane I ni tile !, litt. « Toi et la journée ! » Hèrè tilenna wa ?, litt. « Tu as passé une bonne journée ? » Somògòw tilenna di ?, litt. « Comment la famille a-t-elle passé la journée ? »
3. Ka a ta laasara waati la fo ka na se fitirida waati ma : (3. Du 15 heures au coucher du soleil)
Mògò fòlò : I ni wula, … ! (1e personne : Bonjour, … ! Mògò filanan : Nba/Nse, i ni wula, …! Hèrè tilenna wa ? (2e personne : Bonjour, … ! Ça va ?) Mògò fòlò : Hèrè dòròn ! (1e personne : Très bien !) Mògò filanan : Somògòw tilenna di ? (2e personne : Et la famille ?) Mògò fòlò : U tilenna hèrè la ! (1e personne : Merci, très bien !) Mògò filanan: Ala ka tile tò hèrè caya ! (2e personne : Bonne chance !) Mògò fòlò: Ko n bè somògòw fo ! (1e personne : Salue la famille !) Mògò filanan : U na a mèn ! (2e personne : Merci, je vais le dire !)
fitiri < ar. fitr >: n. 1. crépuscule (du soir) ; 2. troisième prière musulmane fitirida : n. moment de la journée entre 15 et 16 heures I ni wula !, litt. « Toi et l’après-midi ! » U tilenna hèrè la !, litt. « Ils ont passé la journée en paix ! » Ala ka tile tò hèrè caya !, litt. « Que Dieu fasse que le reste de la journée soit bonne ! » Ko n bè somògòw fo !, litt. « Que je salue les membres de la famille ! » U na a mèn !, litt. « Ils l’écouteront ! » (na = marque du futur)
4. Ka a ta fitirida waati la fo ka na se fajiri waati ma : (4. Du coucher du soleil au lendemain matin)
Mògò fòlò : I ni su, … ! (1e personne : Bonjour, … ! Mògò filanan : Nba/Nse, i ni su, … ! Hèrè tilenna wa ? (2e personne : Bonjour, … ! Ça va ?) Mògò fòlò : Hèrè dòròn ! (1e personne : Très bien !) Mògò filanan : Somògòw tilenna di ? (2e personne : Et la famille ?) Mògò fòlò : U tilenna hèrè la ! (1e personne : Au mieux, merci !) Mògò filanan : Ayiwa, k’an si ! (2e personne : Alors, bonne nuit !) Mògò fòlò : Amiina ! K’an kelen kelen wuli ! (1e personne : Amen ! Bonne nuit !) Mògò filanan : Amiina ! Ala ka su hèrè caya ! (2e personne : Amen ! Dors bien !) Mògò fòlò : Amiina ! Ka nyògònye nògòya ! (1e personne : Amen ! A bientôt !) Mògò filanan : Amiina ! (2e personne : Amen !)
I ni su !, litt. « Toi et le soir ! » K’an si !, litt. « Que nous passions la nuit ! » K’an kelen kelen wuli !, litt. « Que nous nous levions l’un après l’autre ! » (= tout est pour le mieux) Ala ka su hèrè caya !, litt. « Que Dieu fasse que la nuit soit bonne ! » Ka nyògònye nògòya !, litt. « Que nous nous rencontrions bientôt ! » Amiina ! < ar. aamiin >, « Ainsi soit-il ! / Amen ! » (réponse aux souhaits et bénédictions)
B. Autres salutations :
5. I ni ce ! « Salut ! »
I ni ci !, litt. « Toi et le travail ». Cette formule veut dire aussi « Merci ! » (pour une bonne action)
6. I ni fama ! « Salut, … pas vu depuis longtemps ! »
I ni fama !, litt. « Toi et l’absence »
7. I ni baara ! « Bonne continuation ! »
I ni baara !, litt. « Toi et le travail ! »
8. I ni gwa ! « Quel repas, merci ! »
I ni gwa !, litt. « Toi et la cuisine ! » pour remercier la femme qui a cuisiné, pour exprimer son appréciation gustative (mais manifester une telle reconnaissance n��est pas d’habitude appropriée lors du repas)
Beaucoup d’autres salutations selon le schéma I ni … ! (pour une seule personne) resp. A ni … ! (pour plusieurs personnes) sont envisageables et possibles, bien sûr toujours correspondantes à la situation du moment. Donc, soyez créatif – pas de panique ! – les Bambara vont bien comprendre !
9. Ka sira diya ! « Bon voyage ! »
(Ala) ka sira diya, litt. « Que Dieu fasse réussir la route ! »
10. Ka i nyuman se ! « Bon voyage ! »
K’a i nyuman se, litt. « Que tu arrives bien ! ».
11. Ala ka sugu diya ! « Bonne chance ! »
Ala ka sugu diya, litt. « Que Dieu fasse réussir votre marché ! » (adressé à un vendeur au marché)
12. Ala ka tile hèrè caya ! « Bonne journée ! / Salut ! »
Ala ka tile hèrè caya, litt. « Que Dieu fasse que la journée soit bonne ! »
13. Ala ka tile nyuman ban ! « Bonne journée ! / Salut ! »
Ala ka tile nyuman ban, litt. « Que Dieu fasse que la journée se termine bien ! »
14. Ala k’an tilen hèrè la ! « Bonne journée ! »
Ala k’an tilen hèrè la!, litt. « Que Dieu nous aide à passer la journée en paix ! »
15. K’an bèn ! « Au revoir ! »
K’an bèn, litt. « Qu’on se rencontre ! »
C’est la formule courante pour dire au revoir !!! Par des indications temporelles, on peut limiter le moment du prochain rencontre, p.ex. par sini « demain », sòòni « bientôt », tuma wèrè « sous peu » (litt. « moment prochain »), dògòkun nata / dògòkun wèrè « la semaine prochaine », kò fè « après, derrière », etc. …
16a. K’an bèn sini ! ou K’an sini ! « A demain ! » 16b. K’an bèn sòòni ou K’an sòòni ! « A bientôt ! » 16c. K’an bèn tuma wèrè ! « Au revoir ! A la prochaine ! » 16d. K’an bèn dògòkun nata ! « Au revoir ! A la semaine prochaine ! » 16e. K’an bèn kò fè ! « Au revoir ! A plus tard ! »
17. Aw bisimila ! « Soyez les bienvenus ! »
18. N b’i fo i ka wele la ! « Merci pour ton invitation ! »
19. I ni ce kosèbè i ka ladonni na ! « Merci beaucoup pour ton hospitalité ! »
C. Titres :
Les titres polis adressés aux adultes inconnus dérivent du lexème balima « frères et sœurs » …
20a. N balimakè ! « Monsieur ! » 20b. N balimamuso ! « Madame ! » 20c. N balimaw ! « Mesdames et Messieurs ! »
Si le jamu « nom de famille (patronyme) » est connu, on peut habituellement ajouter les spécificateurs indiquants le sexe, tels que -kè (masculin) et -muso (féminin) …
21a. Jabatèkè ! « Monsieur Diabaté ! » 21b. Jabatèmuso ! « Madame Diabaté ! » 21c. Jabatè ! « (Monsieur) Diabaté ! »
ou de manière bien plus formelle …
22a. N balimakè Kulubali ! « Monsieur Coulibaly ! » 22b. N balimamuso Kulubali ! « Madame Coulibaly ! »
Dans la société malienne, un respect particulier est dû toujours aux aînés. En gage de la courtoisie, on les appelle comme suit :
23a. Cèkòròba ! (adressé à un vieil homme) 23b. Musokòròba ! (adressé à une vieille femme)
Il est possible d’appeler qqn par son appartenance ethnique (au Mali) resp. à une quelconque nation en ajoutant les spécificateurs indiquant le sexe …
24a. Bosokè ! « Boso ! » 24b. Fulamuso ! « Femme peule ! » 24c. Kasònkakè ! « Khassonké ! » 24d. Kòròbòròmuso ! « Femme sonraï ! » 24e. Marakamuso ! « Femme soninké ! » 24f. Sènèf��kè ! « Sénoufo ! »
25a. Alimanikè ! « Allemand ! » 25b. Faransimuso ! « Française ! » 25c. Italikè ! « Italien ! » 25d. Kònòwarikè ! « Ivorien ! » 25e. Misiramuso ! « Egyptienne ! » 25f. Suwisimuso ! « Suisse ! »
Bonne lecture !
Carnets d'Oz: balades et plongées sur la côte Est australienne English translation pending
UNE BALADE EN AUSTRALIE
C'est ça oui, une balade, une balade comme une autre, il y a tant de choses à faire dans ce pays qu'il vaut mieux l'envisager par petits bouts plutôt que de vouloir tout voir tout faire...ou alors il faut se donner 6 mois et 6 mois je ne peux pas, c'est trop tard, ou trop tôt pour pouvoir envisager des vacances aussi longues.
J'y vais donc 3 ou 4 semaines à chaque fois.
Cette fois ci on part pour 4; nous allons nous balader, je dis bien balader, c'est à dire qu'il n'est pas question de foncer d'un point à un autre l'angoisse au ventre en craignant par dessus tout de n'avoir pas TOUT vu.
Si j'ai pas tout vu, je m'en fous : ça me donne une bonne raison de revenir, c'est tout...
Alors on va faire comme d'hab', on va dans un coin, on se pose vraiment quelques jours, le temps que l'épicier ou le marchand de pinard du coin reconnaisse ma tronche ( ben oui, Sabine et moi on aime bien prendre un petit verre de blanc le soir quand on est en vacances...parfois plusieurs même...faut dire qu' ils ont du bon vin là bas.).
Et puis c'est qu'on est pas tous seuls, nous trimballons 2 minettes tout à fait charmantes, mais qui savent bien bien nous dire quand elles se font chier, c'est à dire quand on abuse des transferts.
Seul contre 3 furies bien déterminées, je ne fais pas le poids : je m'incline. Grandeur et décadence du mâle européen.
Je prépare donc le voyage comme d'habitude en utilisant au maximum internet pour me renseigner sur place, contacter les prestataires rechercher des accoms sympas, poser quelques questions sur les forums australiens ou francophones. La zone visée, c'est le Queensland d'où je dégage quelques endroits qui me semblent intéressants , j'en écarte d'autres déjà vus ou jugés trop fréquentés, donc peu fréquentables...
Pas de Witsundays cette fois-ci, déjà visité, rien de plus à offrir que beaucoup d'îles d'Asie du Sud Est ou du pacifique et un peu trop fréquentées de surcroît.
Pas non plus de Mission Beach, Hinchinbrook Island et Palm Island Group , je projetais très sérieusement de passer un bon bout de temps sur cette zone mais le cyclone Yasi a balayé mes espoirs de découvrir cette région cette fois ci.
Quand la nature vous balance un signe de cet acabit, on ne discute pas : on s'incline. Respect...
Ben oui, mais ça ne va pas du tout ça, puisque nous, ce qu'on voulait, c'est voir des casoars et Mission Beach est un coin très réputé pour ça ! Vous me direz, maintenant que le cyclone est passé, ils seront encore plus facile à voir les bestiaux ! ce à quoi je répondrais du tac au tac, oui, certes mais bon, quand même !
Et donc de Mission Beach point...
Quid alors ? Quid quid quid ?
Et bien le choix de la Daintree Rainforest s'imposait, c'est l'autre endroit où on en voit pas mal. Nous décidons également d'aller faire un tour, un vrai tour de plusieurs jours dans les Atherton Tablelands pour y approfondir ce qui n'avait été qu'effleuré jadis.
Mais ça ne vous fait pas un mois tout ça...
Nous nous mettons d'accord avec les copains de Sydney pour aller à Fraser Island qu'ils n'ont jamais visitée et que je n'ai visité qu'en trombe, c'est à dire sur 1 malheureuse journée ( à éviter absolument), ce sera donc 4 jours de camping sur l'île pour nous, nos amis australiens ayant lâchement opté pour le Kingfisherbay resort.
Si un peu de plongée ne nuit pas, trop de plongée peut gravement porter atteinte au portefeuille en cette contrée lointaine, aussi faut il savamment choisir ses spots.
Je vais tanner les plongeurs locaux sur Diveoz et Scubaboard, je ressortirai de ces recherches Weboqueenslandaises 2 incontournables : Wolfrock et le Yongala. Les classiques croisières de 6 jours sur la grande barrière pour 4 étant très attrayantes jusqu'au moment où on tombe sur le prix : c'est là qu'on perd connaissance.
Et puis après tout ça, on ira passer 5 ou 6 jours à Melbourne chez les copains de plus bas et aux frais de la princesse.
Héhé...
Et c'est donc par un petit matin blafard que le 777 d'Emirates nous débarque sans ménagement à l'aéroport de Brisbane. Et c'est là qu'on se pose des questions vu qu'on a encore pas pu s'empêcher de ramener des cadeaux aux copains. Bien sûr, un français qui fait des cadeaux c'est du parfum, du pinard ou de la bouffe. Le pinard ne pouvant pas supporter le voyage sans dommages, nous avons opté pour les 2 autres. On s'est dit, Ooooooooh, et puis merde ! ça va passer ! Même pas peur de leur sale clebs à la mormoal ! Et puis là, en récupérant les sacs, ben on fait moins les malins... on entend encore passer en boucle dans nos têtes la voix inquiétante du douanier du clip qui passe dans l'avion "...YOU- WILL-BE-FINE ! " Alors on se dégonfle et on va tout penauds voir le douanier côté "quelque chose à déclarer". Bien nous en a pris, de l'autre côté c'est la grosse file d'attente, le type tout à fait charmant regarde nos conserves et paquets de biscuits, fait un grand sourire et nous balance l'habituel " No worries" ! Et voilà, on passe devant la file des collègues passagers qui vident leurs sacs, on se retient de ne pas ricaner : on a de l'éducation. Ben dis donc, ça caille un poil non ? Ben oui, 7° affiché, on fonce vers la voiture de loc : pourvu qu'il y ait du chauffage ! Heureusement il fait très beau. J'attends que le TomTom se réveille avec la gueule de bois d'avoir à digérer l'énorme carte Australienne, lui qui ne prend qu'une petite carte de France de temps en temps...Ah ! ça y est : Cap au Nord vers Rainbow Beach.
Nous l'avons mis en anglais : " bare right" "left turn ahead" "take the motorway" "take the exit" " You've reach to your destination"...Arf, fatigant de reprendre 3h de conduite après 23h de voyage surtout quand en plus le volant est à droite, rien à faire : les premiers jours, on se rapproche invariablement trop près du bord gauche de la route, ce qui déclenche régulièrement des petits cris apeurés du passager avant qui n'en mène pas large... La résidence, Rainbow Getaway est agréable sans casser des briques, les gérants sont serviables sans plus, l'accueil est poli sans être chaleureux. Il y a une petite piscine non chauffée et donc glaciale en hiver ( températures entre 5 et 10 ° la nuit), un super barbecue comme toujours, les chambres sont très bien, les lits très confortables, le matériel de cuisine pas au top. Bon bref, c'est du standard moyen/bon. Je signale que pour couper l'alarme incendie, c'est à l'extérieur, mais faut avoir la clé...( Sont pénibles avec leurs détecteurs super sensibles qu'on peut même pas se faire griller une tartine sans déclencher l'apocalypse)

Que dire de Rainbow Beach ? C'est une toute petite station balnéaire, une sorte de tout petit Noosa, une superbe plage devant avec des falaises de sable solidifié de très belles couleurs, cette plage peut-être fréquentée en 4*4 sur une 20taine de km, c'est une balade sympa qui vaut largement la grande plage de Fraser. Curieusement, sur cette plage les requins tigres et autres dangereux carnassiers des mers qui semblent pulluler, d'après les guides, à Fraser, autant dire la porte à côté, ici, personne n'en parle ! Ap'us les requins, pa'tis les requins... Au dessus de ces falaises, le Carlo Sandblow est à ne pas louper tant il est beau, il faut y aller au moment des lumières rasantes qui suivent le lever ou précèdent le coucher du soleil.






Derrière Rainbow Beach, Tin Can Bay, une grande baie fermée où grouillent les dauphins ( j'exagère un peu, disons qu'il y en a beaucoup), des sorties en Kayak sont organisables. A ne pas louper : le boucher et la marchande d'alcools, 2 passages m'ont suffit pour en faire des potes ! Bon, en même temps, après on s'est barrés, alors c'est triste... Le fish &ships au bout de la rue à gauche est potable. Et puis, l'attraction de Rainbow Beach, enfin pour moi je veux dire, c'est le Wolfrock Dive center, difficile de confondre, il n'y en a qu'un, paumé dans la zone du bled. Le boss c'est Kevin, ancien commando marine australien, sympa comme tout et sacré grande gueule. On ne se connaissait pas depuis 24h qu'il avait l'outrecuidance de surnommer ma fille Camille " Bougez bougez" ( de la pub "Budget" australienne) et moi Cdt Cousteau...Son dive master n'y a pas échappé, surnommé Hoosta' ( because he is my host and is a rooster...ah? bon...hahaha...), sinon, à part ça Kevin est très agréable et parfois vraiment drôle. Et puis avec Kevin on peut discuter, c'est pas toujours le cas avec les anglo-saxons : il a accepté d'emmener ma fille de 17 ans simple OW Padi sur Wolfrock ( 36m) dans le cadre d'une formation AOW, bien sûr moyennant un supplément de 25$/plongée, la double dive avec location de matos étant déjà à 220$...pas donné qu'on vous dit la plongée en OZ ...
(à suivre wolfrock)
Et puis après tout ça, on ira passer 5 ou 6 jours à Melbourne chez les copains de plus bas et aux frais de la princesse.
Héhé...Et c'est donc par un petit matin blafard que le 777 d'Emirates nous débarque sans ménagement à l'aéroport de Brisbane. Et c'est là qu'on se pose des questions vu qu'on a encore pas pu s'empêcher de ramener des cadeaux aux copains. Bien sûr, un français qui fait des cadeaux c'est du parfum, du pinard ou de la bouffe. Le pinard ne pouvant pas supporter le voyage sans dommages, nous avons opté pour les 2 autres. On s'est dit, Ooooooooh, et puis merde ! ça va passer ! Même pas peur de leur sale clebs à la mormoal ! Et puis là, en récupérant les sacs, ben on fait moins les malins... on entend encore passer en boucle dans nos têtes la voix inquiétante du douanier du clip qui passe dans l'avion "...YOU- WILL-BE-FINE ! " Alors on se dégonfle et on va tout penauds voir le douanier côté "quelque chose à déclarer". Bien nous en a pris, de l'autre côté c'est la grosse file d'attente, le type tout à fait charmant regarde nos conserves et paquets de biscuits, fait un grand sourire et nous balance l'habituel " No worries" ! Et voilà, on passe devant la file des collègues passagers qui vident leurs sacs, on se retient de ne pas ricaner : on a de l'éducation. Ben dis donc, ça caille un poil non ? Ben oui, 7° affiché, on fonce vers la voiture de loc : pourvu qu'il y ait du chauffage ! Heureusement il fait très beau. J'attends que le TomTom se réveille avec la gueule de bois d'avoir à digérer l'énorme carte Australienne, lui qui ne prend qu'une petite carte de France de temps en temps...Ah ! ça y est : Cap au Nord vers Rainbow Beach.
Nous l'avons mis en anglais : " bare right" "left turn ahead" "take the motorway" "take the exit" " You've reach to your destination"...Arf, fatigant de reprendre 3h de conduite après 23h de voyage surtout quand en plus le volant est à droite, rien à faire : les premiers jours, on se rapproche invariablement trop près du bord gauche de la route, ce qui déclenche régulièrement des petits cris apeurés du passager avant qui n'en mène pas large... La résidence, Rainbow Getaway est agréable sans casser des briques, les gérants sont serviables sans plus, l'accueil est poli sans être chaleureux. Il y a une petite piscine non chauffée et donc glaciale en hiver ( températures entre 5 et 10 ° la nuit), un super barbecue comme toujours, les chambres sont très bien, les lits très confortables, le matériel de cuisine pas au top. Bon bref, c'est du standard moyen/bon. Je signale que pour couper l'alarme incendie, c'est à l'extérieur, mais faut avoir la clé...( Sont pénibles avec leurs détecteurs super sensibles qu'on peut même pas se faire griller une tartine sans déclencher l'apocalypse)

Que dire de Rainbow Beach ? C'est une toute petite station balnéaire, une sorte de tout petit Noosa, une superbe plage devant avec des falaises de sable solidifié de très belles couleurs, cette plage peut-être fréquentée en 4*4 sur une 20taine de km, c'est une balade sympa qui vaut largement la grande plage de Fraser. Curieusement, sur cette plage les requins tigres et autres dangereux carnassiers des mers qui semblent pulluler, d'après les guides, à Fraser, autant dire la porte à côté, ici, personne n'en parle ! Ap'us les requins, pa'tis les requins... Au dessus de ces falaises, le Carlo Sandblow est à ne pas louper tant il est beau, il faut y aller au moment des lumières rasantes qui suivent le lever ou précèdent le coucher du soleil.







Derrière Rainbow Beach, Tin Can Bay, une grande baie fermée où grouillent les dauphins ( j'exagère un peu, disons qu'il y en a beaucoup), des sorties en Kayak sont organisables. A ne pas louper : le boucher et la marchande d'alcools, 2 passages m'ont suffit pour en faire des potes ! Bon, en même temps, après on s'est barrés, alors c'est triste... Le fish &ships au bout de la rue à gauche est potable. Et puis, l'attraction de Rainbow Beach, enfin pour moi je veux dire, c'est le Wolfrock Dive center, difficile de confondre, il n'y en a qu'un, paumé dans la zone du bled. Le boss c'est Kevin, ancien commando marine australien, sympa comme tout et sacré grande gueule. On ne se connaissait pas depuis 24h qu'il avait l'outrecuidance de surnommer ma fille Camille " Bougez bougez" ( de la pub "Budget" australienne) et moi Cdt Cousteau...Son dive master n'y a pas échappé, surnommé Hoosta' ( because he is my host and is a rooster...ah? bon...hahaha...), sinon, à part ça Kevin est très agréable et parfois vraiment drôle. Et puis avec Kevin on peut discuter, c'est pas toujours le cas avec les anglo-saxons : il a accepté d'emmener ma fille de 17 ans simple OW Padi sur Wolfrock ( 36m) dans le cadre d'une formation AOW, bien sûr moyennant un supplément de 25$/plongée, la double dive avec location de matos étant déjà à 220$...pas donné qu'on vous dit la plongée en OZ ...
(à suivre wolfrock)
Séjour à Prague le week-end du 11 novembre English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars avec un pote à Prague pour week-end du 11 Novembre.
Et je voulais savoir si certains d'entre vous, avez des petits conseils ou astuces à me donner.
Merci d'avance. 🙂