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Makalu 2015: exploration du glacier du Barun et ascension du Kamepe Ri English translation pending
by Gazipach9 · 2015-11-19 · 27 replies
Du 8 au 27 octobre 2015

Avant-Propos:

Pour cette troisième exploration des vallées du Makalu, nous avions vu gros: Surplomber Shersong pour découvrir simultanément l'Everest et le Kanchenjunga, aller jusqu'au pied du Cho Polu, enfin vaincre un sommet de plus de 6000m et admirer le Barun Tse.

J'avais recruté un partenaire sur trekkingpartners.com pour sécuriser la progression, toujours risquée en haute montagne. Mal m'en a pris puisque l'individu m'abandonna à Kongma, prétextant un sac trop lourd, des pieds endoloris et le mauvais temps! Il me faudra, à l'avenir, prêter plus d'attention à la sélection des candidats à l'aventure!

Il a donc fallu rabattre un peu mes ambitions mais le plus important a été effectué (mon premier 6000 en solitaire!). De plus, l'extraordinaire vallée du Barun, pour la première fois, s'est découverte sous un superbe soleil d'automne.

Par chance, j'arriverai à me déplacer malgré la crise du pétrole qui secoue le Népal. Peu de jours après mon retour, les vols intérieurs seront annulés pour cause de pénurie... Après le tremblement de terre du 25 avril dernier, il faut que les népalais soient particulièrement sereins pour supporter avec autant de calme tous ces malheurs et toutes ces privations sans broncher!



Les trekkeurs seront plus nombreux qu'en Mai 2014 sur les chemins du camp de base. Après, ce sera la grande solitude, rompue par quelques corbeaux tentant de me voler ma maigre pitance. J'aurai tendance à sympathiser davantage avec les guides et les Sherpas qu'avec certains touristes fort exigeants et parfois irascibles. Je suis de plus en plus opposé aux voyages organisés expédiant des gens sans effort en altitude et laissant dans la montagne des tas d'ordures comme souvenirs éternels de leurs passages (voir en annexe : La trekkeuse et ses porteurs).

Préparation:

Le même matériel est utilisé qu'en mai 2014. J'embarque cette fois-ci 4.5 kg de nourriture pour 6 jours prévus d'autonomie sur le glacier du Barun. Je suis chargé de 20 kg avec l'eau et l'essence (c'est trop, mon dos s'en ressentira).

Les routes sont inscrites à partir de Google Earth sur le GPS comme d'habitude. Le glacier du Barun a été mis sens dessus dessous, probablement par le tremblement de terre du 25 Avril, et, dans cet enfer d'éboulis et de crevasses béantes, mes prévisions de routes ne serviront pas à grand chose...

Situation:

Accès et Budget:

Je voyage de nouveau avec Air India (620€, bon service). Il est facile de trouver moins cher mais les escales sont souvent fort longues... Au retour, nous arriverons avec plus d'une heure de retard à Delhi mais l'avion pour Paris nous attendra sagement. Yeti Airlines, comme les autres compagnies, a augmenté ses tarifs en 2015 (247€ AR). J'ai utilisé des jeeps privées pour le trajet Khandbari - Num (600Rs à l'aller, mais 3000Rs au retour) par crainte de pénurie de pétrole mais aussi pour le confort!

Sur place, au Népal, la dépense, tout compris et sans trop compter, a été de 500€ (avec 4 jours d'autonomie "gratuits"). Avec les vols domestiques et internationaux, la dépense totale s'élève à 1370€, incluant visa et accès au parc. Pour une telle aventure et lorsque l'on regarde les catalogues, cela reste vraiment très bon marché!

Il faut compter en moyenne 15 à 20€/jour pendant le trek lui-même, quand on ne consomme pas de bière (350 à 500Rs la bouteille, lui préférer le raksi local ;-)

Agenda:

Altitude à l'étape:

Altitude = f(Distance):

Dénivelé Total Quotidien:

Le Trek au Jour le Jour:

Jeudi 8 Octobre: de Num à Seduwa -

départ 11h35 - arrivée à 17h55 - altitude 1564m

Le voyage en jeep a été très confortable. Sur la route, les montagnes convoitées se découvrent déjà au loin. C'est un appel à l'aventure!

Ce n'est pas vraiment la grande forme pour ce premier jour qui n'est pas le plus facile. De Num, Seduwa paraît toujours fort proche, à la même altitude et juste séparée par la vallée de l'Arun. Juste: il ne faut pas oublier la descente de 750 m puis la montée de 820 m. Nous ne nous pressons pas et nous arriverons à la tombée de la nuit à Seduwa.



Du 9 au 11 Octobre: Interruption dans la région de Seduwa, Robesha, Tashigaon

Voilà trois jours d'interruption pour mener à bien les audits nécessaires à l'avancement des projets en commun avec Friends of Nature. Je découvre une cascade bien agréable pour prendre un bain à une petite demi-heure du village.



Lundi 12 Octobre: de Seduwa à Tashigaon

Lever 6h45, départ 8h40, arrivée 13h15, altitude 2200m

La marche est facile aujourd'hui. Il faut prendre garde de ne pas accrocher de sangsues, en marchant autant qu'il est possible sur les pierres du chemin. La seconde moisson de riz de l'année a commencé et l'activité bat son plein dans les champs.

J'en profite pour visiter l'école de Tashigaon, récemment équipée. L'accueil est chaleureux. Le temps s'est couvert dans la matinée mais nous évitons la pluie. Je m'installe dans le seul lodge ouvert.



Mardi 13 Octobre: de Tashigaon à Kongma

Lever 6h, T intérieure 14°C, départ vers 8h, arrivée 15h30, altitude 3614m

Le temps est beau en début de matinée et se couvrira fortement dans la montée pour terminer par un orage très violent en soirée avec grêlons et neige. Le climat tropical a brutalement laissé place à l'hiver.

Ce jour est probablement le plus difficile de tout le parcours avec l'ascension de 1450m qu'il impose. Le "partenaire" montre des signes de fatigue et de mauvaise humeur anormaux et alarmants. Le seul avantage de la situation est qu'elle est réversible. C'est comme cela que je me réconforte en me demandant comment j'arriverai à le traîner jusqu'au glacier du Barun...

Nous déjeunons à mi parcours dans un petit restaurant (N 27.642, E 87.2152, 2939m) appartenant au fils aîné de la propriétaire du lodge de Kongma et ouvert pour la circonstance. C'est une affaire de famille sur toute la route jusqu'au camp de base...

Je repère l'embranchement probable du chemin pour la vallée d'Isuwa (Ishuwa) sur la crête (N 27.647117° E 87.209821°). Ce peut être un futur trek. Il n'est pas dit que le chemin se poursuive très loin. La descente puis la progression en pleine jungle, si le chemin disparaît, me paraît compromettante.

Il pleuviote quand nous arrivons à Kongma où deux nouveaux lodges se sont construits depuis 2014. Je reste fidèle en m'installant dans le plus ancien.

Dans la soirée, alors que la neige commence à blanchir les alentours, un guide m'affirme que le mauvais temps durera une semaine encore car la pluie doit nettoyer la terre du sang des animaux sacrifiés pendant la fête hindoue du Dashain. C'est pratique. Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, le "partenaire" m'apprend qu'il m'abandonne à mon triste sort...



Mercredi 14 Octobre Acclimatation à Kongma

La pluie a remplacé la neige dés le matin. J'avais envisagé de franchir les quatre cols pour arriver à Dobato dés aujourd'hui, en négligeant l'acclimatation, précaution pourtant nécessaire. Le mauvais temps me persuade qu'il vaut mieux rester à Kongma. Je passe une bonne partie de la journée au lit, sous 3 couches de blanquettes pour ne pas me refroidir.

Je rencontre deux jeunes trekkeurs allemands qui me reconnaissent. Ils ont organisé leur trek avec les renseignements de mon livre de bord de mai 2014 et reviennent du camp de base. Voilà une agréable surprise liée à la célébrité naissante de mon site! Ils espéraient aller jusqu'à Sherpani mais ils ont abandonné, sans accompagnement... Dommage que nous ne nous soyons pas croisés plus tôt.

Jeudi 15 Octobre: les quatre cols jusque Dobato

levé 6h15 - T intérieure 7°C - départ 7h20 - arrivée 13h30 - altitude 3900m

Comme j'ai l'habitude à Kongma et au-dessus, c'est une course perdue à l'avance contre la montre avec les nuages. Le soleil commence à peine à donner que des brumes s'arrachent déjà des coteaux gorgés d'humidité. Celles-ci montent pour s'accumuler vers 4000m. Je pars avec le soleil et arrive à Kongma la à 8h. J'aperçois encore la chaîne de montagnes à l'Est, dominée par une couche de nuages de haute altitude. Parmi elles doit se cacher le Kanchenjunga (8586m et troisième sommet du monde). Il paraît qu'on le voit d'ici par temps dégagé. Les sommets coiffant la vallée d'Isuwa, sont quant à eux, totalement cachés.

La vallée de Tashigaon à Num est toujours sous le clair soleil du matin. Elle me semble déjà bien loin.

Une pluie fine me rejoint vers le 3ème col (Shipton la, 4230m) qui se transforme bientôt en neige jusqu'à mon arrivée à Dobato. La marche est mille fois plus facile que l'année dernière car le chemin est libre de toute neige ou glace. Je fais cependant attention à chaque pas de ne pas glisser sur les pierres humides. J'attrape un léger mais persistant mal de tête, malgré l'acclimatation d'hier. Un cachet d'ibuprofène ne le supprime pas complètement. Je me force à manger sur la route en m'abritant sous le toit d'un bâtiment nouvellement construit.



La neige redouble à proximité de Dobato et je suis heureux de retrouver Pemba Sherpa qui m'accueille avec sa bonne humeur. Nous déjeunons ensemble d'un délicieux dalbath aux abats, arrosé de thé.

Vendredi 16 Octobre - Acclimatation forcée à Dobato

Vers 5h30 du matin, le crépitement sur le toit de tôles de la neige glacée me réveille. C'est plus qu'un mauvais présage. Je ne me précipite pas pour un départ aux aurores... Il neigera toute la journée et je commence à désespérer de la météo. Apparemment, le sang des sacrifices de Dashain ne se lave pas facilement. J'essaie de gérer ma journée pour que le temps ne s'écoule pas trop lentement. L'arrivée de trekkeurs, dans l'après-midi, me donne l'occasion de discussions animées. Six français arrivent de Yangle avec une armée de porteurs. L'un d'entre eux m'apostrophe brutalement car il trouve honteux d'utiliser les services d'enfants de 12 ans et portant des charges élevées (30 kg). J'ai beau essayer d'argumenter en lui disant qu'il devrait faire pression sur son agence de voyage, que je n'y suis pour rien, que je suis moi-même simultanément guide, porteur, et trekkeur, rien n'y fait mais le temps passe et c'est le principal. Voir annexe "la vieille trekkeuse et ses porteurs".

Samedi 17 Octobre - de Dobato à Yangle kharka

levé 6h - T intérieure -1°C - départ 7h - arrivée 13h40 - Altitude 3620m

Comme pour me rassurer des doutes d'hier et me surprendre, il fait plein soleil ce matin! De quoi punir ceux qui ont renoncé trop rapidement à cause du mauvais temps et récompenser ma ténacité! J'ai laissé un peu de vivres à Pemba car je ne pourrai d'ores et déjà pas rester 6 jours sur le glacier du Barun. Il est inutile de me surcharger inutilement.







La brume monte de l'Est, poussée par un vent glacial. Les éboulis bordant le Barun ont été un peu consolidés depuis mai 2014 et la progression se fait un peu plus aisément. A Yangle que je retrouve sous la brume, le jeune propriétaire me reconnait et je retrouve un couple d'espagnol rencontré à Seduwa. Ils reviennent du camp de base où ils ont eu beau temps. Cela me redonne confiance et courage. Encore une bonne soirée au coin du feu.

fin partie 1
Vos plats préférés aux Philippines English translation pending
by Krabmic · 2015-11-15 · 17 replies
Bonjour à tous, quels sont vos plats préférés aux Phils ? Histoire de donner envie et de découvrir certains plats typiques de ce pays. Comment considérez-vous la richesse de cette cuisine par rapport à d'autres pays asiatiques? (Thaïlande, Inde, Indonésie etc.....)pour ceux qui connaissent... Perso, je ne peux pas parler des Phils car je vais découvrir ce pays en Janvier....mais pour avoir visité pas mal de pays asiatique, la cuisine Thailandaise est celle qui me convient le mieux... j'attends vos réponses pour me mettre en appétit....😉 Bonne journée
Climat Écosse et Irlande mai et juin English translation pending
by MameZelle · 2015-11-14 · 17 replies
Bonjour ! Je souhaite partir en Écosse et en Irlande a partir du 1er mai au 25 juin prochain, soit environ un mois par pays. Je crois qu'il fera encore assez frais et pluvieux ..? Cependant, quel mois est préférable dans quel pays ? Mai en Irlande , et juin en Écosse? Mai en Écosse, et juin en Irlande ? J'aimerai y voir les verdures typiques et un beau ciel bleu, quoique des amis m'ont dit que les brouillards donnent aussi un cachet mystérieux au décor . Madame Météo est tellement changeante au fils des dernières années, meme chez moi d'une année à l'autre le climat n'est plus le même pour les mêmes dates ..

Du coup, si quelqu'un veut venir me rejoindre , ca serait cool puisque je pars seule !! Merci pour votre aide :)
Retour de 3 semaines au Pérou, octobre - novembre 2015 English translation pending
by Disederius · 2015-11-13 · 16 replies
Je repars demain pour Lima, puis à la maison, mais je n'oublie pas de vous diffuser ce carnet de voyage en attendant le coucher de soleil sur Paracas. 😎

Un super voyage, facile sur le plan logistique (mais bien préparer car il faut anticiper résas vols intérieurs, Machu Picchu+train et périple Amazonie), très varié, souvent époustouflant et fascinant Sans compter la gentillesse, la chaleur et le sens de l'accueil de la grande majorité des péruviens.

Itinéraire 24/10: Genève -> Lima (vol Iberia via Madrid) 25/10:Lima -> Cuzco (vol Star Peru) (visite ville) 26/10: Cuzco (sites Incas autour de Cuzco + suite visite Cuzco) 27/10: Cuzco (excursion Moray et Salineras de Maras + suite visite Cuzco) 28/10: Cuzco -> Aguas Calientes (via Ollantaytambo en collectivos puis train Peru Rail pour Aguas Calientes réservé à l'avance) 29/10: visite Machu Picchu -> Ollantaytambo (entrée Macchu Picchu et montée Huayna Picchu réservés à l'avance) 30/10: Ollantaytambo -> Pisac -> Cuzco (via Pisac pour visite en collectivos) 31/10: Cuzco -> Puerto Maldonado (vol Star Peru) 01/11: Puerto Maldonado 02/11:Puerto Maldonado 03/11: Puerto Maldonado -> Cuzco 04/11: Cuzco -> Puno (avec Wonder Expedition Peru pour visites le long du trajet) 05/11: Puno -> ile Amantani (excursion 2 jours en bateau via l'île Uros et dodo chez l'habitant à Amantani, visite Taquile, retour Puno) 06/11: Ile Amantani -> Puno (visite ile de Taquile, retour à Puno) 07/11: Puno -> Chivay (via compagnie 4M avec 3 ou 4 arrêts : explications, photos) 08/11: Colca Canyon (excursion 2 jours, dodo dans le canyon en contre bas de Cabanaconde à Oasis Paradise) 09/11: Colca Canyon → Arequipa 10/11: Arequipa 11/11: Arequipa -> (le soir, bus de nuit) 12/11: -> Ica (Huacachica) -> Paracas (arrivée le matin à 6h30 à Ica pour aller voir Huacachica : dunes, buggy -> départ à 15h00 pour Paracas) 13/11: Paracas (visites îles Ballestas et Réserve Nationale de Paracas) 14/11: Paracas → Lima → Genève (via Bus+taxi → aéroport Lima +Vol IBERIA pour Genève via Madrid) 15/11: Arrivée à Genève

Hébergements Cuzco : Casona les Pleiades, très bien, parfaitement situé dans le quartier de San Blas en hauteur, accueil et ptit dej charmants, un peu cher 50€/nuit légèrement négociable, ptit dej inclus, transfert aéroport organisé mais à prevoir en plus (20 soles par transfert aéroport) Aguas Calientes: Inca Wonder, très bien pour ce qu'on cherche (dodo, chambre et sdb propres, calme): $40 ptit dej inclus Ollantaytambo: Hospedaje El Tambo, super sympa, 35 soles + ptit dej 10 soles Puerto Maldonado: Yakari Lodge, très bien (voir prix excursions, car forfait), prévoir une prise anti-moustique en plus du 5/5, ça peut servir ! Puno: Tayka hotel, super bien situé (30 m plaza de Armas), pas cher 60 soles ptit dej inclus, chambres et sdb correctes ile Amantani: chez Augustin, Julia et Esther voir excursions car forfait Chivay: Colca Terra, très calme, 50 soles ptit dej inclus, grande chambre et sdb, très propre Canyon de Colca : Oasis paradise (près de Cabanaconde) voir excursion car forfait Arequipa: Samana Wasi, super, 60 soles ptit dej inclus Paracas : Santa Maria impeccable 115 soles mais avec ptit dej inclus ET excursions pour les iles Ballestas OU parc national (entrée 18 soles à payer). J'ai eu le droit aux deux : îles et parc car j'y suis resté 2 nuits.

Transports / Excursions Pour les vols intérieurs Lima->Cuzco et Cuzco -> Puerto Maldonado : Air Peru (réservés sur le net à l'avance) Cuzco -> Ollantatytambo: par collectivos 5 soles Pour le train Ollantaytambo -> Aguas Calientes: Peru Rail (réservé sur le net à l'avance) Ollantaytambo ->Pissac: par collectivos 3 soles Pissac -> Cuzco : par collectivos 2 ou 3 soles Excursion des sites Incas autour de Cuzco: 20 soles (de 8h à 13h) Excursion Moray + Salineras de Mars: 25 soles (de 8h à 15h) Cuzco -> Puno : 45 $ avec Wonder Expedition Peru – 10h au lieu de 8h mais très belles visites avec guide (e.g. Chapelle Sixtine de l'Amérique du Sud), repas et ça passe vite en s'arrêtant de temps en temps. Compter 40 soles en plus pour les entrées des sites. Excursion dans les iles Uros, Amantani et Tequile + dodo et repas : 110 soles + 20 soles pour dernier repas sur Tequile -> 130 soles pour 2 jours. Puno->Chivaï: 35 $ avec 4M, quelques arrêts (paysages grandioses, alpagas, lamas, ..), explications et un ptit truc à grignoter + bouteille d'eau Excursion 2 jours dans le Colca Canyon+nuit à Oasis paradise (piscine naturelle après la marcher appréciée) + retour à Arequipa: 150 soles Arequipa -> Ica en bus de nuit Cruz del Sur en VIP: 35$ taxi du terminal ICA à Huacachica: 8 soles (+ retour idem) Tour de buggy pour 2h avec entrée du site: 49 soles (45+4) Bus ICA -> Paracas avec Cruz del Sur 20 soles Excursion Iles Ballestas et Parc National Paracas: j'en sais rien, car c'était inclus dans mon prix d'hotel pour partie (50 soles, 60?? pour les 2 + 18 soles d'entrée ?) Bus Paracas -> Lima avec Cruz del Sur 60 soles + taxi pour aéroport 20 soles

Restos Hyper variable selon les villes et des endroits et ce qu'on mange Repas raisonnable en moyenne: 30 soles avec une bonne bière Au début, quand je suis arrivé à Cuzco avec l'altitude, je mangeais que des soupes. Pas envie d'autres choses et leurs soupes sont excellentes. A Arequipa, puis à Paracas, je ne pouvais plus me passer des cerviches (poisson cuit au citron avec herbes et relativement relevée)

Avec toutes ces infos, vous pouvez vous adresser auprès des agences de voyage qui fleurissent partout avec des références sérieusess.

Divers Machu Picchu Anti-moustique indispensable pour Agua Caliente et surtout le Machu Picchu De mon point de vue, aucun intérêt de monter à pied, car zone semi tropicale, vous arrivez en nage et montée à pic sans intérêt Se lever à 4h30 pour arriver dans les premiers par le bus, monter à gauche au mirador 50 m après l'entrée pour prendre LA photo qu'on voit partout

Nombreux endroits très touristiques, avec parfois un peu de lourdeur (« pièges à touristes », troupeau), par exemple sur le lac Titicaca, mais l'atmosphere reste calme (touristes non bruyants, assez respectueux) et on apprend toujou😎rs des choses intéressantes sur les coutumes d'antans.

La civilisation Inca est omniprésente et fascinante sur une grande partie du parcours.

Bref, un super voyage très riche en découvertes. En espérant que ce carnet puisse vous avoir aidé à construire votre prochain voyage !
Islande: 14 jours en juillet 2015 English translation pending
by Fafou2 · 2015-11-08 · 23 replies
Tout d’abord merci à tous ceux qui par leur témoignage et leurs conseils (Aginum, Kriki, Hohl, Bersviss) m’ont aidé à préparer ce voyage. A mon tour de donner quelques infos et impressions qui j’espère aideront les futurs voyageurs.

Notre itinéraire : Reykjavik - Cercle d’or – Landmannalaugar – Hella - Vik – Kirkjubaejarklaustur- Laki – Skaftafell – Jokulsarlon - Hofn- Djupivogur puis retour vers Keflavik. Notre coup de coeur: les cratères du Laki.

Dès fin janvier nous avions réservé voiture et guesthouses (par booking.com) pour le mois de juillet. Pour avoir du choix dans les logements il vaut mieux s’y prendre à l’avance car il y a beaucoup de touristes pendant cette période. Quelques chiffres: 14 nuits en chambre double avec petit déjeuner. Les trois quarts du temps la salle de bain est partagée: 127€ en moy / jour pour deux ( frais bancaires inclus) : Certains logements acceptent les euros, c’est plus avantageux car çà évite les frais et les surprises du change au retour. Location chez Blue car rental : une Dacia Duster 4x4 environ 140€/jour, toutes assurances incluses + 2 conducteurs 2 fois la pluie (Vik et Djupivogur), donc nous sommes chanceux mais un froid glacial, le thermomètre a rarement dépassé 10°.

J0 :Nous sommes arrivés en Islande le 13 juillet à minuit sous une pluie fine. Il y a un grand choix de guesthouses à 5 min de l’aéroport international (Keflavik) mais nous avons préféré partir tout de suite sur Reykjavik qui est situé à une cinquantaine de km. Il est 2h du matin et nous voyons comme en plein jour quand le bus nous dépose devant notre guesthouse Brattagata. Malgré l’heure tardive, nous sommes accueillis avec une grande gentillesse par la propriétaire Ingunn.

J1 : Reykjavik : La journée démarre avec un excellent petit déjeuner islandais, au menu plusieurs sortes de poisson, c'est très copieux et ce sera le cas dans tous les logements où nous avons séjourné. Ballades à pied autour du petit lac, sur le port, dans les rues commerçantes, point de vue du haut de la cathédrale et visite du musée 871 qui est intéressant. Nous découvrons vite que le centre historique de la ville est très petit. Reykjavik: une vue du haut de la cathédrale

J2 : Reykjavik – Pingvellir – Lac Laugarvatn Après avoir réceptionné notre véhicule à la guesthouse, nous prenons la route 435 puis la 360 pour rejoindre Pingvellir. Cet itinéraire conseillé par Ingunn nous a permis de jouir de vues magnifiques le long du lac Pingvallavatn. Lac Pingvallavatn L’arrivée à Pingvellir est par contre un peu décevante: trop de monde pour goûter à la magie des lieux: des bus, des gens bruyants. Il faut descendre dans le canyon, marcher un peu et tout redevient silencieux. Les mousses qui recouvrent le minéral confèrent aux lieux un aspect surnaturel.

Pingvellir



Nous passerons la nuit à Galleri Laugarvatn (guesthouse et boutique d’objets de déco au bord d’un lac): un lieu sympa, j’ai bien apprécié le sol de la salle de bain chauffé par géothermie. A proximité le bord du lac semble propice à une petite ballade avant d’aller dîner mais comme nous avalons autant d’air que de moucherons nous optons pour le resto tout de suite: Au Lindin (la partie bistro est correcte et abordable).

J3 : Geysir – Gulfoss –route 32- Stong - Gjain – Hjalparfoss A Geysir nous restons un bon moment à observer la formation des bulles bleu turquoise, l’éruption de la colonne de vapeur qui peut monter jusqu’à 25m puis la vidange de la colonne. Plus loin bassins bleus, sol rouille, champs de fleurs jaune et mauve sont un régal pour les yeux. Mais il est temps de partir, les bus arrivent…



Les très impressionnantes chutes d’eau de Gulfoss

Sur la route 32 nous déposons nos bagages à la ferme Steinsholt où nous dormirons ce soir. Puis de nouveau sur la 32 nous longeons la rivière Pjorsar la plus longue d’Islande, au loin le sommet enneigé du volcan Hekla nous accompagne. Un point de vue indiqué sur la route mène à un surplomb sur la vallée et la rivière. Nous quittons bientôt la route pour une piste qui nous mène à Stong, une ancienne ferme viking ensevelie sous les cendres par une éruption de l’Hekla. Même s’il ne reste que les fondations c’est intéressant. Non loin de là une étonnante oasis de verdure : la gorge Gjain. Des gens se baignent ! Il doit faire maximum 10°! Avant de renter à la guesthouse Steinsholt, nous faisons une dernière halte à la cascade Hjalparfoss bordée d’orgues basaltiques. Un petit regret je n’ai pas continué jusqu’ à Haifoss.

J4 : Landmannalaugar – Hella Enfin nous allons prendre la piste F208 pour rejoindre Landmannalaugar.

Pas de gués par le Nord comme me l’avait précisé Aginum sur le forum. En fait c’est ce que je craignais le plus : çà et la pluie! Mais pour l’instant tout va bien. Le soleil fait même quelques apparitions. La piste est facile, nous faisons de nombreux arrêts, paysages lunaires et lacs turquoise se succèdent.

Arrivés au campement nous laissons la voiture avant le gué sur le parking. Il y a beaucoup d’eau et encore de la neige. On apprend que l’été est en retard cette année, certaines pistes viennent juste d’ouvrir (17 juillet). Après un passage à l’accueil pour récupérer une carte, nous marchons 2 ou 3h pour profiter de vues spectaculaires.



Nous rejoignons le soir Hella par la F208Nord, 32, 30 et N1. Il y a plus court mais j’ai cru comprendre qu’il y avait eu dans la journée des passages difficiles sur la 26, dans le doute nous avons évité ce bout de piste. Nuit chez Nonni à Hella. Resto abordable à côté, on se régale d’un fish and chips et d’une bière pour fêter cette superbe journée sans pluie.

J5 : Hella–villages côtiers de Eyrarbakki et Stokkseyri-Zone géothermique de Hveragerbi Un itinéraire qui emprunte des petites routes peu fréquentées (302-305-34-38) : 1er arrêt : Urridafoss, une cascade pas très haute mais très large, on retrouve la rivière Pjorsa qui se jette dans l’océan. Plus loin le petit musée Forsaeti : le propriétaire nous raconte à travers la présentation de nombreux objets l’histoire d’une famille islandaise, la sienne : très intéressant et émouvant. On traverse des petits villages côtiers aux maisons colorées. C’est aussi l’occasion d’observer de nombreux oiseaux. De retour sur la N1, nous passons à Hveragerbi, une zone géothermique très active pour aller randonner dans la vallée de Reykjadalur. Au bout d’1,5h de marche, on longe les fumerolles et les marmites de boue en ébullition, plus loin nous traversons la rivière d’eau chaude: des aménagements récents (deck …) permettent de déposer ses affaires pour se baigner. En fonction de l’endroit où l’on se trouve le long de la rivière, la température varie, elle devient extrêmement chaude en amont. vallée de Reykjadalur

Retour sur Hella et deuxième nuit chez Nonni.

J6 : Direction Vik Un dernier sympathique petit déjeuner chez Nonni, si gentil et attentionné ( notre coup de cœur pour l’accueil). Seljalandsfoss, on peut passer derrière la chute d’eau très haute : c’est chouette, on en revient trempé : prévoir un surpantalon pour se protéger.

Eyjafjallajokull Visitor center (petit musée sur la N1 au pied du volcan) : un film retrace l’éruption de 2010 et ses conséquences pour les habitants de la ferme avoisinante qui ont du fuir en urgence. Skógafoss, une belle cascade que l’on peut admirer par le haut après une brève montée et par le bas. Skogar, musée, petites maisons aux toits de verdure Cap de Dyrholaey: des points de vue magnifiques du haut des falaises. Comme beaucoup de touristes présents, nous espérons voir des macareux. Il faudra attendre le soir pour les observer.

Nuit à la guesthouse Vellir qui ressemble plutôt à un hôtel. Demain nous continuerons sur Vik.
Balade dans les états baltes English translation pending
by Cambrousse · 2015-11-07 · 35 replies
bonjour !

j'aimerais faire un petit trip dans les états baltes, partant de Paris, et en utilisant le réseau des bus internationaux. possible que je rentre en avion de Tallinn. (ou un itinéraire retour en bus différent de l'aller) loger en auberge de jeunesse.

qui aurait fait quelque chose de similaire et aurait des conseils ou bonnes idées? une fourchette de dépenses moyennes/jour dans ces pays là ? (hors bus) est-il possible de se déplacer (bus locaux) facilement dans ces pays pour sortir des grands villes et visiter le pays (pour ne pas visiter que les capitales quoi 😉)

je cherche pas mal sur le net, j'ai deja les plans auberges, j'ai la carte routière européenne et le guide "pays baltes" de Michelin, ect ... mais rien ne remplace le vécu ...

merci
Le Burkina Faso en mission solidaire English translation pending
by Bergamote16 · 2015-11-06 · 73 replies
Une rencontre de hasard à Paris et quelques mois plus tard, me voilà dans un avion pour Ouagadougou. C'est mon premier voyage en Afrique noire et je suis attendue le lendemain matin à Koudougou pour une mission d'alphabétisation auprès de jeunes filles âgées de 15 à 21 ans.

Après une nuit dans une guest-house pour routards de la capitale dont je ne verrai rien, je me rends à la gare routière pour prendre le bus de ligne pour Koudougou. Premier contact avec l'Afrique, la chaleur, le bruit, les odeurs, les couleurs, tout cela m'agresse et me ravit à la fois: je sais que je vais vivre une belle expérience...

Je m'installe dans le bus avec mon MP3 pour passer le temps. Précaution inutile, le chauffeur met la musique à fond (de la musique africaine bien sûr) pendant les 3 heures que dure le trajet. Le bus n'a pas d'amortisseurs, la route est mauvaise, il n'y a pas de clim, le soleil cogne à travers les vitres qui ne s'ouvrent pas, les sièges sont en skaï, je suis contente d'arriver à destination !

Un correspondant doit venir me chercher pour m'amener à mon hébergement, je l'attends donc, il me reconnaîtra facilement: je suis la seule blanche. Enfin il arrive à scooter et c'est parti pour la traversée de la ville, le logement étant excentré dans les faubourgs, il faut quitter la rue principale, la seule goudronnée, pour emprunter une piste de poussière rouge. A notre arrivée à la "villa des blancs" les trois autres bénévoles arrivés quelques jours auparavant m'attendent pour prendre l'apéro, nous formerons une sympathique petite équipe durant trois semaines.

Après le déjeuner je sors faire une balade dans le quartier, vêtue pour la circonstance: vêtements légers et tongs. Première erreur ! il n'y a pas de ramassage des ordures et les détritus jonchent la rue: emballages, canettes, morceaux de ferraille... Les déchets organiques disparaissent immédiatement dans l'estomac des cochons tandis que les sacs plastiques s'envolent dans les arbres.

Je remets mes chaussures fermées et au détour d'une rue je vois une femme devant sa maison, en train de remuer un liquide marron dans un chaudron. Je m'approche, elle prend une petite calebasse, la trempe dans le chaudron et me la tend: ça a le goût du cidre fermier, tiède. Ce doit être meilleur frais, c'est le "dolo", la bière locale.



Dès le lendemain matin après vérification de nos vélos, nous partons à l'autre bout de la ville, à l'Action Sociale, où la responsable nous accueille et nous présente nos élèves et les locaux qui se résument à deux petites pièces surchauffées. L'une est la salle de classe, l'autre l'atelier de couture. Les jeunes filles alternent couture et école par demi-journées. Faute de place et parce qu'elles ne sont pas toutes du même niveau, les leçons se font aussi dehors sur des vieilles planches recouvertes de draps, dans la cour qui sert aussi accessoirement de toilettes...





Je vais passer là deux semaines, apportant ma modeste contribution, ma petite goutte d'eau pour faire en sorte que ces jeunes filles non scolarisées puissent obtenir leur certificat d'études, qu'elles aient un métier, leur indépendance financière, peut-être la liberté de choisir leur vie de femme, tout un programme !

Elles sont pourtant bien mal parties dans la vie, Monique, Delphine, Marie-Claire, Claudine, Catherine, Mathilde et Assetta qui s'agrippe à mes vêtements, pauvre petite ! elle était inconsolable quand nous sommes partis, pensant que c'était de sa faute...

Mais comme elles sont joyeuses, toujours prêtes à rire, à chanter, à danser, et coquettes ! avec des fleurs et des noeuds dans leurs cheveux qu'elles se coiffent mutuellement pendant leur temps de repos. Je leur prête mon appareil photo, c'est la fête ! la batterie est déchargée en quelques minutes, je garderai la plupart des photos, elles sont tellement touchantes !



Et comme elles sont motivées ! et heureuses d'apprendre, de montrer qu'elles savent, de m'apprendre aussi des choses sur leur pays. Elles me donnent autant sinon plus que moi.

Puisqu'elles apprennent la couture, je leur demande de me confectionner une robe, elles sont ravies ! Je passe donc au marché pour acheter du tissu. De loin les étoffes sont chatoyantes mais en m'approchant je comprends que ça ne va pas être facile de trouver ce que je cherche. Il me faut éviter les tissus avec des inscriptions "Alleluhia", "Jésus notre sauveur" et autres "Marie pleine de grâce", ceux qui célèbrent la fête de l'Indépendance, les grands coeurs "je t'aime" pas faciles à porter au bureau (nous sommes en février, bientôt la St Valentin) ainsi que les cocotiers, crocodiles, éléphants etc...

Enfin je trouve ! malheureusement le commerçant est un grossiste qui refuse de me vendre les trois petits mètres dont j'ai besoin. Grrrr... mais comme il ne lui reste plus qu'un rouleau de trois mètres, je lui propose: "j'achète tout !" et il est d'accord.... tout est une question de vocabulaire. Je repars avec mon beau tissu, reste à choisir le modèle avec la responsable qui me montre des modèles. Un boubou ? non. Les épaules ornées de volants ? non. Une jupe longue ? non plus. Rien ne va, je voudrais une robe courte, pour porter l'été, à Paris. Aïe, ça ne se fait pas ici de montrer ses jambes. Bon, elle accepte une coupe au genou, même légèrement en-dessous, sinon ça fait "robe de minuit" (robe de prostituée). Finalement elle est très belle ma robe !

Chaque soir, sur le chemin du retour, nos vélos s'arrêtent tous seuls au Maxijus; quelques tables bancales, des chaises sous un auvent et des jus de fruits maison servis dans des bouteilles en verre réutilisables, simplement rincées en les plongeant dans un bidon d'eau... nous n'avons pas été malades. Les jus sont vraiment bons et la pause bien appréciée avant de rentrer à la maison où nous attendent les deux sympathiques gardiens qui se relaient jour et nuit et notre belle cuisinière au rire si communicatif.

Sur notre trajet nous passons devant la gare et un jour la curiosité nous pousse à y entrer. Je suis amusée de lire le panneau des horaires avec un seul train quotidien, arrivée "probable" à 21h50. Et sur celui des tarifs, billet pour Abidjan plein tarif = 24000 CFA, demi-tarif = 14000 CFA



Le dernier jour je me rends au marché avec deux autres bénévoles pour acheter un poulet rôti et quelques fruits. Le marchand nous demande de revenir un peu plus tard car les poulets ne sont pas cuits. En effet, ils gisent là, morts et plumés, dans le caniveau en plein soleil. Les camions qui passent à quelques centimètres les recouvrent de poussière rouge. Il paraît que si la viande est bien cuite on ne risque rien.



En attendant, nous allons acheter nos fruits et lorsque nous voyons un étal bien achalandé, nous décidons de tout acheter à la même personne, pour gagner du temps. Quelle erreur ! les autres femmes, jalouses, se mettent à hurler, à se disputer dans leur dialecte local, un attroupement se forme et il faut menacer d'appeler la police pour qu'elles se calment. Nous prenons nos fruits sans récupérer la monnaie, tant pis, le poulet est cuit et nous repartons.

En route, un petit crochet par l' "Ampoule Rouge", le lupanar du coin. Le jour, c'est plus ou moins un bar près de la voie ferrée. Les deux bénévoles masculins qui m'accompagnent me charrient un peu: "ils vont peut-être te recruter !" mais je ne crains rien avec mon gabarit de 50kg, comme l'atteste l'enseigne du lieu, ils aiment les rondeurs.

Notre mission tire à sa fin, le pot de départ est émouvant, sur la table, quelques verres de soda et quelques gâteaux secs, puis chacun repart vers sa vie, nous reverrons-nous ?

Je l'espère, d'ici quelques années, j'ai envie de savoir ce que sont devenues mes filles. Je pense à elles de temps en temps en relisant la belle lettre qu'elles m'ont laissée.

Botswanamakwa: de la quadrature de la diagonale du fou English translation pending
by AirOne · 2015-11-04 · 349 replies
Ce voyage qui suit une vaste diagonale allant grosso modo du parc Chobe aux parcs du Namakwa trouve son origine dans une discussion entre 2 fort rhumeurs célèbres hélas aujourd'hui disparus, l'abus de rhum sans doute... Ah ! Attendez, on me signale dans mon oreillette qu'ils seraient toujours vivants, ce qui, vous en conviendrez, est tout de même assez exceptionnel ! Ha ! Ha ! Par respect pour leur famille je tairai les pseudo de Max68 et de Voyajou.- - FAT BASTARD - (certaines photos, surtout parmi celles prises à Soweto, ne sont pas de moi, elles sont choisies au hasard du net en fonction de leur ressemblance avec ce que j'avais moi même vu) - Et c'est donc par un beau matin du mois d'Août que je débarquais à l'aéroport Tambo international de Johannesburg, précédé par ma troupe de femelles, poussant pour elles un caddie surchargé et la tête pleine de rêves du voyage à venir. Les formalités de passage de la petite dernière n'ont posé aucun problème, les certificats de naissance dûment traduits et estampillés par traducteur agréé sont acceptés : nous rejoignons le grand hall de l'aéroport et retrouvons notre loueur au bureau des informations. (pour ceux qui veulent savoir la vérité sur Southafrica4x4 c'est là, pour les autres qui veulent rester aveugles, lisez ci dessous)

"Ce bon vieux Carel ! Comment vas-tu old fellow !" " I'm fine, thank you Erwan ! allons découvrir ton magnifique 4x4 sur le parking !" - "Ah mais non...ça ne va pas du tout...mais alors pas du tout" Carel qui a la particularité d'être non seulement gras mais en plus visqueux, transpire abondamment et diffuse une odeur suave de vieille soupe alentours. "mais, je, enfin, c'est bien un defender puma 110 que tu as commandé ?" "Oui" "Avec 2 tentes de toit, matériel de camping, roue de secours additionnelle, téléphone satellite et tout et tout ?" "Oui" "so what ?" éructe -il son haleine fétide in my general direction. "Alors IL EST BLANC CASSE TON 4x4 !!! j'avais demandé BLEU MARINE, comme feu Voyajou !" (oui : à l'époque, j'ignorais qu'il fût encore de notre monde...) Les genoux cagneux de l'infâme s'entrechoquent évoquant curieusement l'Espagne. "Oh my god ! Oh my god ! Je ne savais pas que c'était si important ! Je n'ai plus de Puma bleu, je suis perdu, je vais être obligé de faire sepuku là, ici tout de suite..." "Bon...n'en venons pas à des extrémités aussi euh...extrêmes, tu n'es ni japonais, ni samouraï, une pendaison bien classique m'aurait tout aussi bien convenu, mais nous n'avons ni arbre, ni corde, ni katana. Pourtant, je ne peux pas accepter un defender blanc, c'est trop la honte, donc, soit tu m'en trouves un bleu, soit n'importe quoi d'autre pourvu que ce soit mieux...en attendant tu me loges bien sûr." "Of course of course" - Nous déposons nos sacs au Mapunbugwe hôtel au centre de Joburg. Hôtel pas terrible, les chambres sont grandes et propres, mais la peinture jaunasse les rend glauques et surtout, elles sont très mal chauffées. les couloirs sont limite stressants. Par contre le restau n'est pas mal du tout et le personnel est sympathique et prévenant. Nous décidons d'occuper l'après midi en faisant le fameux bike tour de Soweto, Je demande à la réception de me passer Lebo's back packer et nous prenons rendez vous pour un tour de 4h. Je rappelle l'ignoble juste avant le début du tour pour lui signifier que nous ne serons pas rentrés avant 17 h. "Oui Maîîîître, merci maîîîître , je vous verrai demain à 11 h maîîîître" "Soit, va en paix" Nous rejoignons Soweto en taxi. L'endroit est situé proche de terrains vagues, le voisinage n'est donc pas envahissant, la voie ferrée passe tout près.



Nous nous joignons à un groupe d'anglo australiens qui font le même tour que nous. Les vélos sont déglingués, mais en état de marche, il suffit de choisir ceux qui n'ont pas de roue à plat. Les mécanos gagneraient sans doute à graisser les chaines et les dérailleurs, il y aurait sans doute moins de casse ? C'est peut-être pour maintenir l'emploi que ce défaut criant de maintenance est perpétué : un mécano personnel va nous suivre pendant tout le périple. Notre groupe de blancs casqués, pédalant furieusement à le queue leu leu fait tâche, difficile de passer inaperçu, un des australiens a même eu l'idée saugrenue d'enfiler sa tenue safari kaki du plus mauvais goût...mais n'ergotons pas sur les goûts et les couleurs, c'est juste que...bon... (les 2 photos ci dessus ne sont pas de moi) Donc, on nous voit, on nous remarque et on nous le fait savoir "M'lophi ! M'lophi !" nous apostrophent les gamins en tendant des mains que nous nous faisons un devoir de checker l'une après l'autre au risque de nous péter la gueule. On rigole, on nous interpelle, on nous désigne, on nous salue, on nous demande du boulot, mais on ne nous menace jamais. Pourtant, il y a de la viande saoule à Soweto en ce dimanche qui décline, ça titube pas mal et certains regards sont franchement dans le vague, mais nous passons sans doute trop vite pour que toutes les connections se fassent dans ces cerveaux embrumés. Nous goûterons la" bière" locale (rien à voir avec de la bière), (les 3 photos suivantes ne sont pas de moi) nous visiterons les quartiers pauvres, classe moyenne et classe aisée qui se cotoient. - Nous passons près de chez Mandela et nous arrêtons dans un petit marché où divers exposants vendent des productions locales, surtout des vêtements de créateurs locaux, un peu d'artisanat de déco. Je suis surpris de constater la frilosité de nos camarades anglo saxons qui restent près de notre guide qui nous a pourtant laissé quartier libre et donné rendez vous dans 20 mn, l'endroit est plutôt hype et inspire confiance, un petit groupe joue du reggae, il y a des marchands de saucisse : c'est la fête du Dimanche. Nous finissons par le mémorial Hector Pieterson mort le 16 juin 76 lors du massacre perpétué par la police à l'encontre d'une manifestation pacifique d'étudiants qui protestaient contre l'enseignement obligatoire en africaner. Cette balade vaut le coup, allez-y et n'hésitez pas à prendre la journée complète. - Le lendemain, la pustule est là, suante et malodorante comme à l'accoutumée. "Toujours rien Maîîîîître, mais je vais tenter de joindre les autres loueurs pour voir s'ils en ont un bleu et..." "Il suffit manant ! Tu as eu tout le temps nécessaire pour ce faire! Je m'en vais quitter ce lieu en une calèche digne de mon rang : à savoir un Discovery 4 V6 TDI loué chez SMH, je te donne deux jours pour trouver ce que je t'ai ordonné, quand tu l'as, tu me le fais porter à Maun en Botswana, si tu ne le trouves point, tu seras 1000 fois maudit, la peste étouffera ta progéniture et la lèpre te rongera lentement, ton nez tombera et tu seras encore plus laid que maintenant...si possible..." "Maiiiiiiiis Maîîîîîîître je je..." "Il suffit : j'ai dit et il en sera ainsi !" La larve s'en va penaude, nous rejoignons Jakes de SMH pour prendre livraison du carrosse. - Ah oui, 2400 rd par jour, tout de même... 😮 Bon, en principe c'est le bubon qui paie, alors allons y ha ! ha ! Et on y va ! (ha, ha...😕) - Sauf que on part un peu tard , à 16 h 30, nous roulons sur la M1 de sinistre réputation : la consigne est claire, si quelqu'un vous fait signe de vous arrêter, vous ne vous arrêtez pas, si quelqu'un est mourant ensanglanté éviscéré membre amputé au bord de la route, vous ne vous arrêtez pas (éventuellement, vous pouvez rouler dessus pour l'achever mais en faisant attention de ne pas abîmer la voiture), si une voiture avec gyrophare vous fait signe de vous arrêter, vous ne vous arrêtez pas : vous conduisez jusqu'au prochain poste de police et vous vous arrêtez seulement là... Diable ! - C'est un peu excessif tout de même cette histoire de blessé... - Nous roulons sur la M1, guettant les gyrophares, (nous en verrons bien 2 ou 3 mais ils ne tenteront pas de nous intercepter) et redoutant de tomber sur un blessé en bord de route (ça risquait de me faire mal au serment d'Hippocrate cette histoire là...). Bientôt, le crépuscule, je cherche sur la manette à gauche du volant à allumer mes codes, pas moyen, il y a bien le clignotant, les pleins phares, mais pas de codes...ils doivent s'allumer tout seuls. La nuit tombe, il y a bien un éclairage à l'avant, mais il est assez lamentable, j'ai bien peur que ce ne soient que les LED, Sabine cherche dans le manuel (RTFM comme on dit...), mais c'est une photocopie en noir et blanc sur laquelle les photos sont mal passées). Pour couronner le tout, pas de parking ! Il nous faudra rouler 15 km de plus en veilleuses avant d'en trouver un, ce n'est qu'une fois arrêté que je trouverai le bouton d'allumage des phares qui se trouve sur le tableau de bord, mais à droite... Promis, la prochaine fois je regarde avant de démarrer...😊 Nous repartons non sans nous être sustentés dans l'abominable fast food qui a eu l'abominable idée de s'installer là, juste à l'abominable endroit où nous avons décidé de nous arrêter. Oh que c'est vil ! Oh que c'est pas bon ! Mais oh que c'est pas cher... Et puis, y'a des frites.

Bientôt l'ordinateur de bord nous recommande de sortir sur la R33 vers Modimolle, discipliné, j'obtempère. Je regrette un peu car la route est tout de même bien moins large, mais ceci dit, assez peu fréquentée et les camions ne sont pas difficile à doubler. pourtant, plus nous nous rapprochons de la frontière, plus ça devient désertique, de moins en moins de présence humaine et surtout, de plus en plus de bestioles en bord de route : de petites antilopes type steenbok, et bientôt des impalas et des koudous ! Nous sommes des stressés du koudous puisque le 4x4 qui nous était destiné aurait été détruit lors du contact avec un koudou ( lire la vérité sur la livraison du 4x4) , la fatigue aidant, les conversations s'en ressentent : "Gaffe! a koudou là!" "A koudou où?" "Bah là l'koudou, là agad' !" "Ah bah l'a pas vu l'koudou..." " Ah ben'aut'koudou là" "Où k'est l'koudou?" "Là ! 'Cor un aut'!" ... Fort heureusement nous approchons de Martin drift et ce dialogue lamentable va prendre fin, nous appelons le gérant du Bua nnete lodge, il va nous attendre au prochain carrefour, nous l'y rejoignons vers 23 h.

Gerald est une crème, il nous attendait la veille, j'avais adressé un mail, via safarinow puisqu'on ne peut pas régler en direct et que nous n'avons pas son adresse email, mais il ne l'a jamais reçu. Le personnel est donc venu la veille pour rien et il n'a pas réussi à les faire revenir aujourd'hui puisqu'il a été prévenu trop tard : il est désolé. Il nous montre l'accès aux cuisines nous donnant carte blanche, il suffit de se servir, bières sodas à volonté et bouffe autant que nous pourrons nous en préparer, ce soir comme demain matin. Gerald est large d'épaules et franchement bedonnant , son visage hâlé fait ressortir les yeux verts sous les cheveux bruns, un sourire permanent affiché et un bon gros rire qui ponctue chacune de ses sorties. Un garçon sympathique. (photo internet) Le lodge est vraiment bien et les photos exposées sur le site safarinow ne lui rendent pas justice, la chambre familiale est un petit chalet très lumineux, vaste avec une salle de bain très agréable, un très bon rapport qualité prix. Le petit dej se fera entre nous à regarder les antilopes, les autruches et les pintades au point d'eau, à 8h, nous partons vers la frontière. - Un poste frontière, c'est un endroit qui en dit souvent long sur ce qui vous attend par la suite, état des locaux, complexité des procédures, froideur de l'accueil. La sortie sud africaine passe sans problème, les papiers sont bien en règle pour notre mineure de fille, ceux de la voiture aussi. Nous attaquons la partie botswanaise et tombons sur une douanière fort souriante, bien en chair, les cheveux défrisés et une large sourire aux dents éclatantes affiché en permanence. Elle compulse nos passeports les uns après les autres, nous les rend avec une brochure magnifique du Botswana et conclut : " puis-je vous poser une question ? " "oui, bien sûr" "Pouvez vous me dire pourquoi les français sont toujours d'aussi beautifull people ?"...Là je suis un peu estomaqué...elle me drague ou quoi ? Face à mon air ahuri qui lui permet sans doute aussi de constater que c'est un éclairage avantageux qui nous aura fait paraître si lumineux, elle éclate de rire et nous souhaite la bienvenue dans son pays. Quelle belle entrée en matière ! 😎 Je passe au guichet suivant pour payer la taxe du véhicule, derrière la vitre s'abrite ma future victime : petite, sèche comme un coup de trique, les cheveux ramassés en un chignon trop strict, une proie facile... le regard lointain de l'aventurier aux joues creuses et un sourire énigmatique en coin je dépose sur le coin du guichet un " hello" suave et torride à la fois : elle va fondre, c'est sûr ! Délaissant le sourire, le hello et le regard de braise, elle attrape les papiers du véhicule, tamponne 2 ou 3 trucs et me tend un formulaire m'indiquant du doigt une suite de chiffre qui ne sont manifestement pas son numéro de téléphone mais bel et bien une somme à verser sans attendre. Je paye : même pas un regard de la part de la goujate ! Je m'éloigne accablé par l'évidence, les "beautifull people" désignaient mon épouse et ma progéniture ! A la limite, je gâche un peu le tableau. Dévasté par cette révélation, je m'installe au volant, blessé mais digne... "ben tu dis plus rien papa ?" "TA GUEULE !" - Nous filons vers Serowe, pour détendre l'atmosphère, Fanny nous fait une analyse topographique succincte du pays : " c'est plat...mis à part les montagnes, c'est plat..." Voilà qui résume assez bien le paysage... - Nous atteignons Serowe et entreprenons les premières courses, le supermarché est fort bien achalandé ainsi que le magasin d'alcool juste à la sortie, par contre, la station service n'a plus de diesel. nous en trouverons dans la station suivante. Un homme nous aborde, il porte son âge comme un fardeau et nous demande dans quelle direction nous allons, je lui indique Maun et lui propose de le déposer s'il va dans cette direction, il va dans l'autre sens et nous demande si nous ne pourrions pas lui donner la somme nécessaire pour payer un automobiliste qui le conduirait à bon port. Nous pourrions, mais ne donnons pas, il n'est pas fâché pour autant. - La route est définitivement plate, les paysages des pans apparaissent, déroulent leur tapis blanc où s'agitent de petites tornades de poussière, quelques ruminants errent ici et là, on se demande bien ce qu'ils espèrent trouver sur cette banquise salée et aride ? Nous approchons de la Boteti puis la longeons sans la voir, un éléphant nous rappellera que l'eau n'est pas si loin, nous le saluons, normal : c'est le premier et lui promettons de revenir le voir, il nous salue de la trompe et retourne à son ouvrage de destruction. Pauvre acacia, il a peut-être cru que notre présence allait lui permettre d'échapper à ce triste sort. - De bourricot en troupeau de vache nous continuons de dérouler l'asphalte, de longues et interminables lignes droites agrémentées de bétail, parfois une autruche ou un chien qui se jette sous vos roues. - La nuit va bientôt tomber, nous arrivons dans les faubourgs de Maun, ça déambule dur sur le bord de la route, gens, chiens, vaches, cochons, bourricots. Nous nous égarons un peu, ça m'apprendra à suivre T4A en ville, ça s'arrange en laissant le gps de la voiture faire le boulot, bientôt nous nous garons sur le parking défoncé de Okavongo River Lodge.

(Suite p 1 post 16)
Compte rendu 3 semaines au Népal Kathmandou/Phokara/Chitwan English translation pending
by Djackx67 · 2015-11-03 · 7 replies
NAMASTE, je profite de mes dernières heures a Katmandou pour entamer mon CR sur mes 3 semaines au Népal.

D'abord le vol Paris Delhi/ Delhi KTM, 2 vols séparés j'ai cru que je ne pourrais pas embarquer pour NewD mais après 20 min de discussion avec un responsable d'Ethiad ils m'ont laissé passer. Rien a dire sur Ethiad, très bonne compagnie. En revanche 12h d'attente dans l’HORRIBLE zone de transit, de nuit, a New Delhi fut un calvaire. Je conseille à ceux qui ont une longue escale la bas de prendre un visa de transit. C'est tout simplement la pire zone de transit que j'ai vu. C'est simple il n y a rien, même le WIFI marchait pas. Quelle joie d’accéder au petit matin a la vrai zone de transit avec magasin et restos....et 3h de retard pour mon vol pour Katmandou.

Nepal Airlines: Airbus flambant neuf, personnel de bord très aimable, rien a redire. Arrivée a Kathmandou. Après quasi 2 jours dans les aéroports ma seule envie après l’atterrissage était bien sur de me ruer dans un petit hôtel et me détendre. C’était sans compter sur l'"organisation" de la collecte des bagages. La pire que j'ai jamais vu. 5 vols ont débarqué les bagages en même temps. Chaos complet a l’aéroport ou des centaines de passagers les uns sur les autres s’agglutinaient devant les malheureux tapis roulant qui s’arrêtaient toutes les 2 min. Des bagages étaient déposés ci et la dans des coins de l’aéroport sans aucune info sur leur provenance. Ce n'est que 2h plus tard que mon sac arriva et ENFIN j'ai pu sortir de cet enfer.

900 roupies pour le Taxi jusqu’à Thamel crise du gasoil oblige (pas la force de négocier) Thamel: je suis resté a la White Lotus guesthouse. 800 Roupies. Bon rapport qualité prix. Quartier touristique, des centaines de boutiques de souvenirs et d'agences, a y passer une ou 2 nuit.

Phokara: Depart de Kathmandou a 7h30 arrivée a Phokara a 14h, 800 roupies pour le ticket Je n'ai pu le nom en tête de la GH ou j'ai logé mais elles se valent a peu près toutes a Phokara, chambre facilement négociée a 500 Roupies, excellent rapport qualité prix (valable pour toutes les guest houses ou j'ai sejourné au nepal). Bon alors je ne sais pas pourquoi j'ai lu tant de commentaires qui "encensaient" Phokara, parce que franchement, a part glander au bord du lac, fumer un pet et boire une tuborg, j'ai trouvé que y' avait rien d’intéressant a faire a Phokara. Enfin si on a fait son permis pour le trek a Kathmandou, pas la peine de s'y arrêter. Même tout ceux qui faisaient du parapente pour avoir une superbe vue sur les montagne....C’était constamment couvert. Je n'ai donc pas vu l'ombre d'un sommet depuis Phokara.

Le trek: J'ai découvert une chose en venant au Nepal, je n'aime pas la montagne. C’était la première fois de ma vie que j'allais marcher en montagne, eh bien ce n'est pas pour moi. Les marches sont longues et fatigantes (je pense qu'il faut une petite semaine d'entrainement avant de venir ici). Mes compagnons de route pour le trek avait un objectif: Relier Yanapul a l'ABC camp en 3 jours. Je les ai abandonnés des le premier. Je n'aurais donc fait qu'un tout petit trek de 4 jours en passant par New bridge, Chomrong, Gandruk (tres jolie).

Niveau logement: Toutes les guest houses demandaient 150 roupies pour la chambre. Compter dans les 300 roupies pour un repas (végétarien), 480 roupies pour une bière (50 CL),70roupies pour un thé masala 100 roupies pour utiliser la douche avec eau chaude, 70 roupies pour remplir votre bouteille d'eau (ne jetez pas votre bouteille une fois qu'elle est vide). Les guest houses des montagnes sont très charmantes, très bien tenues et les lits confortables. Sans compter la vue sur les montagnes, exceptionnelle.

Chitwan: Pour une fois j'ai pris un "package" 3 nuits/4 jours a Chitwan Nationa park, 89euros depuis Phokara. Arrivée a Chitwan, j’étais déjà plus dans mon "environnement": rivière, jungle et animaux, sur terrain "plat". Eden Jungle resort pour la Guest House j'y suis resté une nuit supplémentaire 900 Roupies la nuit avec petit dej inclus. Niveau excursion, je déconseille l'"éléphant safari". On passe plus de temps a essayer de se tenir et a éviter les branches d'arbres que d'observer la nature. Optez plutôt pour le Jeep safari. J'ai adoré les couchés de soleil a Chitwan ou on a une très belle vue sur les chaines de montagnes enneigées, c'est très envoutant. J'ai beaucoup apprécié Chitwan, ville très relax ou on peut voir des éléphants, ou même des rhinoceros dans les rues. Niveau animaux j'aurai vu Rhino, éléphants, cerfs, daims, singe, crocodiles, insectes en tout genres.

Voila, 3 endroits, j'ai préféré Chitwan. Néanmoins beaucoup de "remarques" a faire sur le Nepal (que je ne connaissait pas du tout). D'abord les Népalais : Je les divise en 2 catégories, (malgré la multitude d'ethnies au Nepal :) ) Les népalais "d'ascendance" asiatique qui sont très gentils, souriants et pas "intéressés" par l'argent uniquement. Les Népalais Indiens qui eux sont tout l'inverse, ils essaieront SYSTÉMATIQUEMENT de vous sous tirer de l'argent d'une manière ou d'une autre.

Les Filles au Népal: C’est la première fois que je n'ai eu quasiment aucun contact avec la gente féminine locale, on dirait qu'elles ont peur des étrangers, qu'elles sont complétement inaccessibles, pas un regard, pas un sourire (ou très peu). J' attend l'avis de plus fins connaisseurs du Népal sur ce sujet (confirmer par beaucoup de voyageurs que j'ai croisé)

Les enfants: qui demandent de l'argent (ou du chocolat quand vous leur dites que vous n'avez pas d'argent )a chaque fois que vous traversez un village dans les Annapurnas, je ne m'y attendait pas. Pour conclure sur les Népalais, je dirais que, pour moi, ils sont loin d’être chaleureux dans leur majorité.

Les transports: Combinez vétusté des véhicules, état CATASTROPHIQUE des routes (les pires que j'ai vues je crois), et la conduite népalaise, vous obtenez un cocktail qui vous ASSURERA des sueurs froides durant vos trajets. Notre bus est tombé en panne juste avant l'entrée de Katmandou au sommet d'un col, 6 véhicules étaient en panne, ou crevé au même endroit a coté de notre bus, gros bordel. Et pi le clou du spectacle, l'arrivée a Katmandou, presque 2h pour aller jusque Thamel, il faut compter 45 min de "bouchon" des que l'on approche de station essence, ou des véhicules attendent depuis plusieurs jours voir semaines ce qui fait que les files d'attente longues de plusieurs centaines de mètres voir de 1 KM rendent la circulation chaotique.

Autre chose comment les népalais espèrent faire un peu plus fructifier leur économie, notamment dans le tourisme, en fermant tout a 22H. Vie nocturne vraiment calme, même a Katmandou. Je dis pas qu'il faudrait faire comme en Thaïlande, mais le Népal, pays dit très touristique est vraiment TRÈS en retard par rapport a ses voisins asiatique. Même la Birmanie s'en sort mieux. Ou passe donc l'argent du tourisme? Le Népal doit se "bouger" plus que ça pour d'en sortir, même si écraser entre la Chine et l'Inde ça sera difficile pour les Népalais.

Voila si vous avez des remarques ou des questions n’hésitez pas :)
Cueillis par la douane norvégienne (en camping-car) English translation pending
by Patulama · 2015-11-02 · 35 replies
Bonjour, Constatant que plusieurs camping-caristes sont attirés par la Norvège, je veux simplement attirer les attentions sur ce qui nous est arrivé à la douane lors de notre périple en Scandinavie en 2013. Je connaissais les règles d'entrée et le coût de la vie en Norvège . Quantité de posts sur forums, de blogs, conseillent d'emporter alcools et certaines nourritures, ce que j'ai fait comme la plupart, ce qui ne m'a pas empêché d'acheter aussi sur place comme tout le monde . Je m'étais rendu compte que les intervenants des forums se targuent dans la très très grosse majorité n'avoir jamais vu de douanier aux frontières norvégiennes . Je n'ai pas le souvenir d'avoir lu le récit d'un camping-cariste disant s'être fait "avoir" en entrant en Norvège et j'y allais vraiment très confiant . J'ai la curieuse impression d'être le premier contrevenant, du moins à l'avouer , pas grave de toute façon, c'est du passé ... Nous ne sommes allés qu'une seule fois en Norvège, et nous connaissons hélas la couleur de la casquette du méchant douanier ! Je vais tenter de vous narrer notre mésaventure : ça pourra aider certains voyageurs à se méfier à minima ... Périple scandinave en 2013 . Nous quittions la Finlande pour entrer en Norvège à Kirkenes . Nous avions dans la soute 12 canettes de bières, 5 cubis de 5 litres de vins blancs et rosés pour notre conso quotidienne (oui, ça parait important à première vue, mais faites le calcul : 100 jours de voyage à 2 personnes celà représente 0.25l par jour et par personne ..) Sur ces 5 cubis, 3 étaient pleins, les deux autres ne contenaient plus qu'un litre chacun . Dans différents coffres du double plancher nous avions 3 bouteilles de champagne (la première pour le 1er soleil de minuit, la seconde pour Cap Nord, la dernière pour mon anniversaire). De surcroît, nous avions acheté en Finlande 5 petites bouteilles de liqueur pour offrir, rangées elles aussi dans les coffres du double plancher . Dans le frigo, nous avions les victuailles standard, et quelques petits plats maison congelés dans le congélateur . Nous avions aussi quelques kilos de pommes de terre rangés dans un coffre du double-plancher, denrée strictement interdite à l'entrée en Norvège ... Les faits : A la frontière quelques kms avant de descendre sur Kirkenes, un douanier nous a demandé de stopper . Il semblait alcoolisé et nous avons fait attention à être très corrects à son égard . Il nous a demandé si nous connaissions les règles avant d'entrer en Norvège, nous lui avons répondu affirmativement . Il nous a demandé si nous étions en dépassement des dites règles, nous lui avons répondu oui , nous avons 3 cubis de 5l de vin (en omettant volontairement de lui citer les 2 cubis quasi vides, les bières et tout le reste) Il nous a répondu : 3 litres autorisés par personne, vous êtes donc en dépassement de 9 litres, suivez-moi au poste pour régler les taxes . Nous allons payer les taxes grosso-modo 90 euros pour 9 litres de pinard à 2 euros/l ...! Nous allions repartir lorsque le même douanier nous dit : maintenant je vais vérifier si ce que vous avez déclaré est conforme à ce que vous transportez ! Il ouvre la soute (en arrachant et cassant le vérin) et découvre les 5 cubis, il est en rage et commence à vociférer en vidant quasiment la soute, il découvre les canettes de bière, vocifère encore . Il recherche l'alcool, le tabac . Il nous demande d'ouvrir la cassette de chiottes, il entre dans la cellule, ouvre tous les placards, le frigo (mais heureusement pas le congélateur), ouvre et renifle les flacons d'ajax, de parfum . Bref, il était fou et nous faisait le devenir aussi ! Heureusement pour nous il n'a pas vu les ouvertures des coffres du double plancher (nous avons les tapis Carthago qui masquent les ouvertures des trappes) . Il a pesé les cubis entamés, compté les bières, comptabilisé le demi-litre de vin qui était au refrigérateur ! Il a confisqué un cubi de 5l vin (plein bien sur) J'ai hésité à lui vider sur ses bottes, mais j'ai préféré me tenir à carreau étant donné qu'il n'avait pas tout découvert ... Bref nous sommes retournés au poste pour payer une amende cette fois pour avoir menti au douanier lors de la première déclaration . Nous nous en sommes tirés pour une amende d'une valeur de 270 euro, un cubi en moins, beaucoup de mauvaise humeur en plus, et je n'ose pas imaginer la contravention que nous aurions dû régler (ou combien de jours de prison ...) s'il avait découvert les champagnes, autres alcools, viandes congelées, pommes de terre etc ... ! Voilà notre histoire malheureusement réelle, voir notre blog http://patulapon.centerblog.net/ J'en profite pour signaler que je tiens à dispo 2 fichiers: l'un pour l'ensemble des coordonnées GPS de tous nos bivouacs, l'autre pour l'ensemble de nos dépenses par catégories, si intéressés faites signe par mp, merci. @+ Patulama
Quel topo guide pour la Loire à vélo? English translation pending
by Angelo73 · 2015-11-01 · 12 replies
Bonjour Si certains d'entre vous ont fait la Loire à vélo, quel topo-guide nous conseilleriez-vous? Nous cherchons un guide qui offre une bonne carte générale ainsi que des adresses de campings et ravitaillement. (Nous sommes plutôt style plutôt camping que chambres d'hôtes) Vos conseils divers sur l'organisation du voyage sont les bienvenus ! Merci d'avance Hélène et Pascal
City Trip de 4 jours à Barcelone English translation pending
by Goproju · 2015-11-01 · 0 replies
Bonjour à tous ! Après notre trip dans l'ouest américain (http://voyageforum.com/discussion/road-trip-etats-unis-en-mai-2015-san-francisco-los-angeles-en-passant-par-las-vegas-parcs-nationaux-d7061576/ ), me revoilà avec un nouveau compte-rendu -) Il concerne un récent city trip à Barcelone qui a eu lieu du 24 au 27 octobre.

Au départ, Lucie et moi étions censés nous rendre en Alsace avec un autre couple et un ami, afin de décompresser, de prendre du bon temps, bien manger et patienter en l'attente d'un nouveau grand voyage. Notre amie avait un contact pour loger dans un appartement à Riquewihr. Pas de chance, à cette époque de l'année (congés de Toussaint) ce logement n'était loué que par semaines entières, ce qui n'était pas possible pour nous, l'objectif étant de partir juste quelques jours. Lucie et moi avions envie de soleil après un mois de septembre froid et pluvieux, nous avons donc jeté notre dévolu sur Barcelone. Nous avons acheté des billets en dernière minute et avons trouvé des vols aux horaires avantageux : départ un samedi à 9 h du matin de Charleroi via Ryanair et retour le mardi soir à minuit à Bruxelles via SN Brussels.

En ce qui concerne le logement, Lucie voulait jouer la carte de l'économie, nous avons donc opté pour une pension de famille, le Barcelona Poprooms : un appartement de 4 chambres, salle de bain et toilette communes.

Au niveau de la préparation, nous avons opté pour le Routard. J'ai complété cela en visionnant de nombreuses vidéos sur Youtube, celles-ci m'ont aidé à mettre certaines choses en perspective et à faire un tri dans l'affluence de sites recommandés dans le Routard. Cette façon de faire est plutôt pratique, elle permet de visualiser ce qui est recommandé par ailleurs.

Après un vol sans encombre, nous atterrissons avec 20 minutes d'avance à Barcelone. Nous nous dirigeons immédiatement vers le guichet de l'Aerobus, navette reliant l'aéroport d'El Prat à la place de Catalunya, où nous avons choisi notre hébergement, pour son emplacement central. L'aller-retour coûte 10€ par personne et chaque trajet prend une demi-heure, cela nous a semblé être la meilleure solution pour rallier le centre. Une fois le billet acheté, je me rend compte qu'il est valable pour un aller-retour du centre vers le Terminal 2. Etant donné que nous redécollons du T1, j'ai peur, à ce moment, que le retour ne soit pas valable. Cela ne posera au final pas de problème. Une fois dans le bus (ils démarrent toutes les 10 minutes), j'appelle la responsable de l'hébergement, comme convenu, pour lui signaler que nous serons bientôt dans le centre et lui fixer rendez-vous devant le Hard Rock Café. Nous arrivons avec un peu d'avance et décidons d'aller boire une bière au Zurich Café tout proche. Une vingtaine de degrés et hop nous voilà en t shirts pour un moment de détente. Diana, la responsable de l'hébergement nous rejoint rapidement et le contact passe très bien. Elle nous emmène vers le Poprooms, situé à quelques centaines de mètres de là, au quatrième étage d'un immeuble. La chambre est petite mais propre, cela conviendra pour 3 nuits. La rue en question est plutôt sympa : des disquaires, des magasins d'instruments de musique et de t shirts de rock : parfait pour moi.

Au programme du jour : la Rambla et le quartier gothique. Nous parcourons quelques centaines de mètre sur la Rambla, en prenant bien soin de protéger nos effets personnels : on nous a mis en garde contre les pic pockets. Chaîne de portefeuille pour moi et mousqueton pour Lucie, il relie la lanière de son sac à sa ceinture. Diana nous avait conseillé de laisser nos cartes de crédit, documents de voyage et d'identité à l'appart, ce que nous avons fait.

Premier arrêt : la Boquéria. Waw, ca sent bon ici ! Nous parcourons de nombreuses fois les allées en nous demandant ce que nous allons déguster en premier et puis on fonce : un cornet de jambon ibérico, minifuets et fromage, puis des sashimis juste découpés. On est des fans de bonne bouffe et on se régale. On essaie ensuite de trouve un endroit pour manger assis et tout est rempli dans la boquéria même. On trouve finalement une gargote sympathique où l'on commande des gambas et calamars. Le service est rapide et efficace, on se régale. Nous continuons ensuite de parcourir la Rambla et arrivons à la statue de Christophe Colomb. Il y a tout de même pas mal de monde pour un samedi d'octobre, on imagine qu'en plein mois de juillet, cela doit être moins convivial d'y circuler. Après quelques photos, direction le quartier gothique. Des ruelles sympathiques, plein de magasins, l'endroit est charmant. Après avoir bien rigolé dans un simulateur d'ouragans, nous arrivons sur la place de la Cathédrale où a lieu un salon dédié aux spécialités culinaires. Nous visitons la magnifique cathédrale avant de flâner à nouveau dans les rues et ruelles puis dans quelques commerces. L'heure du repas du soir approche et nous nous laissons séduire par l'un des premiers restos situés à main droite sur la Rambla, qui propose une formule tapas et paella pour 12€. La devanture est sympa, voire typique et la jeune femme qui accoste les clients potentiels est avenante, on se laisse tenter. Et on se rend rapidement compte qu'on est tombés dans attrape-touristes. La déco intérieure est bas de gamme, le serveur pressé et oppressant. On a droit qu'à une seule page de la carte des tapas, les bas de gamme, et il ne sont même pas tous dispos. Je prends une paella de la mer et constaterai sur la note qu'il y a un supplément de 4 € pour les fruits de mer. Au final, la note est plutôt salée et c'est un peu dégoûtés que l'on quitte l'établissement pour regagner notre hébergement après avoir fait un rapide tour de la place de Catalunya. Lors de notre arrivée, il y a quelqu'un dans la salle de bain/toilette. On doit donc attendre de longues minutes avant de pouvoir y aller. On se rend très rapidement compte que l'endroit est assez bruyant et mal isolé, d'autant plus que les gens n'arrêtent pas de claquer les portes. J'ai le sommeil léger, je passerai donc une mauvaise nuit.

Le lendemain matin, direction la Sagrada Familia : j'ai réservé quelques jours auparavant des billets sur Internet : visite du monument et audioguide pour environ 25€. Nous optons pour le métro pour nous rendre là-bas : il est simple, pas cher (8€ pour 10 trajets) et les fréquences sont tops. Nous arrivons donc avec un peu d'avance à la Sagrada Familia, direction le Starbuck pour un rapide petit-déjeuner. La réservation se fait par créneau horaire, j'avais opté pour la tranche 9-10h30. Une bonne chose car l'édifice est rapidement bondé. Il est magnifique, la lumière est à tomber par terre, la bâtiment est formidable. L'audioguide est parfois imprécis sur les endroits à visiter et on s'emmêle les pinceaux. Nous bouclons la visite en 2 petites heures avant de prendre la direction du parc Guël. Un distributeur vend des places pour la partie du parc contenant les créations de Gaudi (8€). Il est seulement 11 h et les créneaux horaires jusque 14 h sont déjà pris. On réserve nos places avant de se rendre au parc et de visiter la partie gratuite. A 14 h, nous visitons la sublime partie « Gaudienne » du site. Nous regagnons ensuite le Poprooms pour une siesta d'une heure avant de prendre la direction du front de mer via la Rambla. On marche pendant une bonne heure trente avant de se laisser tenter par une sangria de cava dans un bar un peu lounge. Direction ensuite un resto qu'une connaissance nous a recommandé: le Salamança. J'opte pour une paella de la mer, Lucie pour un plateau de poissons grillés. Les deux plats sont copieux et à tomber par terre : on se régale. Le serveur est sympa et parle français, on passe un excellent moment. On s'égare un moment en voulant rentrer et on fini au pied du World Trade Center local où l'on prend finalement un taxi pour rentrer car on a au moins parcouru une vingtaine de kilomètres sur la journée et on n'en peut plus. On fait un rapide tour dans les rues contiguës à notre appart et après s'être fait remettre une invit pour passer dans un coffee shop local, on trouve un café rock, le Nevermind. L'endroit est un peu crade mais rock and roll, il y a une piste de skate derrière la scène où vient d'avoir lieu un concert. On trouve le bar sympa, et on boit une Despéradoz avant de rentrer. A l'arrivée au Poprooms, le scénario de la veille se reproduit : salle de bain/toilette occupée et autres occupants bruyants. Bref.

La journée de lundi est moins chargée en visites car c'est le jour de fermeture de pas mal de sites. On se lève donc un peu plus tard avant de se rendre en métro vers la place d'Espana : un très bel endroit. On monte au-dessus des arènes reconverties en centre commercial d'où on a une vue imprenable sur la ville. On se rend compte que Montjuic et le musée national d'art de Catalogne sont en fait tout proches. On se rend dans le parc Miro où on mange les sandwiches que l'on s'est confectionnés suite à un rapide passage à la Boquéria. Direction ensuite le Passeig de Gracia. Je comptais proposer un moment shopping à Lucie mais il y a uniquement des magasins de luxe, on décide de faire l'impasse et de se diriger vers la casa Batillo, une autre oeuvre de Gaudi. On a pas mal de temps devant nous, on décide donc de la visiter avec un audioguide. Celui-ci, qui se fait avec une tablette permet de visualiser les pièces de la maison en réalité augmentée : elles sont vides mais on les voit meublées sur la tablette : l'effet est saisissant. La visite est agréable même si il y a pas mal de monde, elle dure une petite heure. Direction ensuite la casa Mila pour quelques photos. On regagne la Rambla puis direction le quartier El Born. Très sympa. On passe dans un premier bar à Tapas avant de s'égarer, d'en visiter un deuxième puis de retrouver un couple d'amis qui vivent là depuis un an. Ils nous emmènent au Nacional, un ancien parking qui accueille pas moins de 7 restaurants à Tapas. L'endroit est vraiment chouette et on mange très bien pour un peu plus de 50€ pour nous 4 !

Mardi, il pleut lorsque nous nous réveillons. C'est trempés que nous arrivons vers 10 h au musée national des arts de Catalogne (MNAC). Nous optons pour une visite combinée du MNAC et du Poble Espanyol et embarquons des audioguides. Le musée est gigantesque, il nous faudra environ 4 heures pour le parcourir. Quand nous en ressortons, le soleil brille, direction le Poble Espanyol, donc. L'endroit est censé être un condensé de tout ce que l'on trouve au niveau architectural en Espagne est était présenté comme un « mini parc d'attraction » dans mon guide. Mouais. C'est la déception et le site est plus un piège à touristes qu'autre chose. Il n'y a pas grand chose à y voir. La visite est bouclée en une grosse demi-heure. Cela peut être sympa pour les familles avec enfants mais l'intérêt nous semble très limité. Au final on s'installe à une terrasse en plein soleil et on déguste une délicieuse Sangria de Cava avec des mini Chorizo chauds. On passe une bonne heure à cette terrasse en profitant des dernières minutes de la journée. Ce qui nous permet de reposer un peu nos pieds car on a à nouveau beaucoup marché durant cette journée. Direction ensuite la place de Catalunya pour récupérer notre valise laissée à la consigne puis l'aéroport pour un vol retour sans encombres.

C'est la première fois que nous réalisions un city trip de ce style et nous avons adoré la ville. Elle regorge de choses à découvrir, on pourrait sans problème y repasser 2-3 jours et visiter des choses que nous n'avons pas eu l'occasion de voir. Barceloneest très variée, il y en a vraiment pour tous les goûts, que ce soit en matière de visites, d'architecture, de musées, de magasins. Il y a la plage, la montagne, le soleil, ...Et suffisamment de bars pour y faire la fête pendant de nombreuses heures. Impossible pour les amateurs de bonne chère d'y être déçus ! Seul petit bémol donc : l'hébergement. J'ai le sommeil léger et le bruit permanent m'a dérangé, ce qui n'est pas le cas de Lucie cela dit. J'aime également pouvoir disposer à tout moment d'une toilette ou de la salle de bain. C'est évidemment le principe de ce type d'hébergement pas cher mais il ne me convient pas. Reste qu'il était extrêmement bien situé, proche de tout : les endroits que l'on a visité étaient à une ou deux stations de métro de là, on y était en général en moins de 10 minutes.

Le prochain voyage ? Nous sommes dans l'expectative pour l'instant ! Nous sommes pour le moment en négociation avec un de mes groupes (www.lacompagniepicole.be) pour 4 jours de concerts à l'occasion du Festibière de Québec en août prochain. Si cela se concrétise, nous emmèneront quelques amis avec et y passerons quelques jours de vacances. Dans le cas contraire, nous retournerons aux USA avec Lucie et Nico avec qui nous avons réalisé notre road trip en mai dernier. Au programme : Yellowstone, pour le reste, c'est à définir. Pour le voyage, on pourrait opter pour la location d'un camper-van, mais c'est aussi à décider. Bref, vivement que la situation se décante car on a hâte de se lancer dans l'organisation d'un nouveau trip ! D'ici là, l'automne et sa torpeur s'installent :-)

Vous trouverez la vidéo du voyage ci-dessous ! https://www.youtube.com/watch?v=yeWMb9rJrZE

Portez-vous bien et n'hésitez pas si vous avez des questions -) Julien

Sumatra à petits prix en décembre English translation pending
by Jobthai · 2015-10-29 · 6 replies
Bonjour à Tous Je dois passer par Sumatra en décembre prochain : Medan , Berastagi , Lac Toba ( Tuk Tuk ) et Bukit Lawang . Auriez Vous des infos sympas ( Guest houses pas chères , petits restos , tarifs transports..... ) sur ces endroits ? . D avance , Je Vous remercie pour vos conseils .
Apprendre le norvégien ou le danois? English translation pending
by Raymundo · 2015-10-28 · 11 replies
Bonjour à tous,

Voilà, J'hésite vraiment entre le norvégien et le danois...

Quel pays entre la Norvège et le Danemark est le plus sécuritaire, égalitaire et tolérant ? J’hésite vraiment à apprendre entre le norvégien et le danois...

Autre question : es-que un norvégien et un danois peuvent communiquer ensemble ?

Je sais bien que l'anglais est assez utilisé en Norvège et au Danemark, mais j'aimerais faire un effort, m’intéresser d'avantage à leurs mode de vie de tous les jours, je ne veux pas parler continuellement en anglais 😕

Je serais très reconnaissant pour votre aide🙂

Merci d'avance.
Week-end seul à Bruxelles English translation pending
by Cyprien87 · 2015-10-28 · 2 replies
Bonjour,

Je vais début de l'année prochaine me rendre à Bruxelles le temps d'un week-end. J'arriverai sur place le vendredi soir, mon vol étant le dimanche j'aurais un peux le temps de visiter. Comme je ne resterais pas longtemps sur place, j'aurais aimé avoir des conseil pour en profiter au mieux

Des amis me rejoigne le samedi, par contre j'aimerais profiter un peux de ma soirée le vendredi. J'ai horreur de manger dans un restaurant seul, et comme je le serai le vendredi soir, que est-ce que vous pourriez me conseiller comme endroit pour manger? et comme endroit(s) pour boire un verre le vendredi soir, sachant que je devrais retourner a mon hotel seul. J'aime beaucoup les café de type taverne, avec de la déco en bois, et ou on ne vois pas beaucoup la lumière du jours, éventuellement dans des caves, qu'auriez vous comme recommandation ?

Je compte résider dans le quartier de la bourses, est-ce que ce quartier est dangereux ?

Je précise que c'est la premier fois que je me rend dans une grande ville, donc si vous avez des conseilles n'hésitez pas.

Pour ce qui est du samedi, si vous avez des endroits a visiter, je suis preneur, sachant que ce jour la je serais avec un group d'amis, donc pas de soucis pour se balader en rue.

Merci d'avance
Circuit Yellowstone - projet été 2017 English translation pending
by Titou14 · 2015-10-28 · 23 replies
Bonjour,

Après avoir effectué un superbe roadtrip de 3 semaines de LA à SF en juillet 2015, nous souhaitons repartir aux USA, oui, oui nous avons, je crois comme beaucoup d'entre vous, attraper le virus ! Nous envisageons donc un circuit DENVER/DENVER pour juillet 2017. A la lecture des informations sur VF, des conseils de Bastinj, Itat...et d'autres, j'ai préparé un circuit, pour la fin de celui-ci, des propositions faites par Itat qui me paraissent très intéressantes. Nous souhaitons terminer ce périple par le Festival Frontier Days (du 20 au 30/07/2017 !!) de Cheyenne. Je précise que lorsque nous sommes arrivés à MV, il pleuvait et l'orage avait eu lieu l'après-midi. Le lendemain matin, nous avons pu faire une courte balade en 4x4 avec un Indien, notre voiture ne nous permettant pas d'aller sur la piste. Balade trop courte et c'est la raison pour laquelle je souhaite y retourner et faire la piste dans sa globalité afin de pouvoir revoir ces superbes paysages. Sur une journée bcp de route, mais je pense que c'est faisable. Je n'ai pas encore regardé les lieux à visiter sur le Yellowstone donc aucun détail... Je remercie par avance les passionnés de l'Ouest US de leurs conseils pour réaliser ce magnifique circuit. J'ai également lu sur VF qu'il faut réserver un an à l'avance les hôtels.

J1 : Vol France à DENVER - nuit Denver J2 : Denver>Mont Rose J3 : Mont Rose >CORTEZ (visites de Silverton & Durango) J4 : MESA VERDE - nuit Cortez J5 : Cortez>MValley (départ matinal)- nuit MOAB J6 : Arches J7 : Canyonlands Dead horsepoint - Island in the Sky J8 : journée (Corona Arch ???) non encore organisée-nuit MOAB J9 : MOAB>TORREY (Goblin Valley +Little Wild Horse canyon). AMidi : Capitol Reef J10 : Matin Capitol Reef- Amidi : route vers SLC Antelope Island coucher soleil J11 : SLC matin puis route vers jackson Hole (via Paris, Montpelier...) J12 : Grand TETON, nui tMORAN J13 : Jackson Hole >Yellowstone J14 : Yellowstone J15 : Yellowstone nuit West yellowstone ?? J16 : Yellowstone J17 : yellowstone J18 : Y>CODY - nuit CODY J19: Cody >bighorn Canyon nuit Gillette J20 : Gillette>Devil's Tower-Mt Rusmore-Crazy Horse Badlands Nuit WALL J21 : WALL >Custer SP >Cheyenne J22 : Festival Frontier DAYS - Cheyenne J23 : Cheyenne>DENVER : vol pour la France

je me suis inspirée de tous les conseils préconisés sur VF. Merci pour vos retours sur cette proposition.

A bientôt de vous lire

Cordialement,
Bangkok: quartiers Ratchathewi et Phaya Thai English translation pending
by Dorian24 · 2015-10-23 · 12 replies
Bonsoir à toutes la communauté,

Nous sommes en train de préparer notre 1er voyage en Thaïlande pour le mois de décembre. Nous allons passer 4 jours sur BKK, et notre logement se trouve dans le quartier de "Ratchathewi", nous arriverons le dimanche matin à l'aéroport de Suvarnabhumi, J'aimerais pour notre 1er jour pouvoir récupérer tranquillement du voyage, prendre possession du logement, puis pouvoir faire notre première immersion à pied autour de ce quartier, pour ceux qui connaissent, quels en sont les coins intéressants, rue principales ou l'ont peut trouver authenticité thaïlandaise, restaurants, boutiques.... En ce qui concerne les 3 jours suivants, voilà ce que nous aimerions faire et voir, je suis preneur de tout bon conseil. Voir le pont de la rivière Kwai, ballade sur les Klhong, Voir la statue du Boudha couché, voir des temples. Faire un massage voir le quartier de china town... je suis donc preneur de vos conseils merci d'avance
Attention aux bouteilles d'eau vendues en sortant de l'avion English translation pending
by Bcbg · 2015-10-22 · 27 replies
Au sortir de l'avion dans un aéroport non climatisé, la soif vous prends vite hein.... En arrivant sur le trottoir en avant entre le préposé qui vous dit quel autobus va vers votre hôtel... il y a des enfants de 6 e 8 ans qui vendent de l'eau en bouteille pour $1.00 De beaux enfants avec beaucoup de bouteilles d'eau A VENDRE dans de la glace, de l'eau froide pour SEULEMENT $1.00

Qui n'en achèterait pas, venant d'enfants au bord de la pauvreté, voulant prendre soin de vous ?

Moi je suis partit de l'aéroport environ une heure après tout le monde puisque j'avais un problème avec une valise manquante, qui fût retrouver toute déchirée ou presque. Alors attendant seul a l'extérieur j'ai vu le manège des enfants vendant de l'eau.

Ils récupèrent des bouteilles dans les poubelles, les remplissent aux robinets dans les salles de toilette.... et un grand frère avec une paire de pince, resserre les bouchons des bouteilles jusqu'à ce que le seal cassé d'ouverture soit a nouveau semblable a une bouteille neuve.

Donc, vous achetez et buvez de l'eau non traitée.... voilà en partie l'explication des maux de ventre pour les premiers jours de vos vacances.

Si vous avez soif, l'hôtesse dans l'avion peut vous donnez une bouteille d'eau avant de sortir de l'avion.

En tout cas, ILS L'ONT LE COMMERCE EUX !!!!!!!
Plages en Andalousie English translation pending
by Baiehalong · 2015-10-19 · 12 replies
bonjour nous aimerions partir cet été en andalousie et recherchons une station balnéaire qui n'est pas trop construite, PAS de Building ... et qui a su garder un cote un peu sauvage, plage de sable ... merci de nous conseiller autre conseil, combien de jour pour visiter seville ?

merci
Afric'Addict English translation pending
by Voyajou · 2015-10-13 · 132 replies
Afrique du Sud

Au commencement.

Les formalités préalables au départ se déroulent d'une façon inhabituellement rapide, tant celles liées à la voiture et à l'avitaillement que l'obtention du visa pour le Mozambique auprès du consulat du Cap. Il faut dire qu'édifié par ses rebuffades du précédent départ (une semaine passée sur place, de préparatifs en contretemps, à la mettre en condition), deux semaines avant mon arrivée, j'avais inscrit la case à roulettes au fameux stage de motivation « Go Beyond » de Land Rover. Deux semaines qui n'ont pas été de trop pour l'écouter et la préparer pour un voyage de treize semaines envisagé tout au long des côtes du Mozambique et jusqu'au Malawi puis la Zambie. Trente heures après l'atterrissage, nous sommes prêts à partir, un peu déconcertés que tout aille aussi bien : à quand la première tuile ? Elle n'aura pas tardé ! A huit heures je vois un sac ouvert sur le parking, mon sac ! Pendant la nuit, passée au backpacker où nous avons nos habitudes en début et en fin de voyage, la voiture a été cambriolée par une vitre brisée. A neuf heures la police établit un constat désabusé, à dix heures la vitre est commandée et notre hôte, confus sinon confondu, nous offre une partie du séjour. Nous sommes un samedi et il faudra attendre mardi soir pour partir, vitre changée. Tout le monde a été parfait!

La voiture de location est si moche qu'elle ne peut être sortie que du cerveau d'un styliste bridé (par les contingences économiques, s'entend). Par charité, on en taira la marque (d'autant que cette nation vient de battre l'Afrique du Sud lors d'un match de rugby de la Coupe du Monde et qu'on ne leur cause plus. Sans compter qu'on n'a pas oublié que les mêmes élaborent un whisky à faire passer un Ecossais par toutes les couleurs du tartan).

Une lampée d'Avenir 2012 (Chardonnay, notes florales, etc) est comme la première gorgée de lait, quoiqu'on en ait aucun souvenir, mais elle pourrait tout aussi bien être la dernière. En serait-elle encore meilleure ? Est-il normal de régresser au stade oral lorsqu'on revient aux origines de l'espèce ?

Le lendemain, après une bière artisanale LionHeart, c'est Tiger qui nous accueille dans son ermitage de Mc Gregor. Ce village très ancien fut un des premiers établis par les colons s'éloignant du Cap et, comme souvent, la rue principale est nommée Voortrekker (le nom des pionniers) et se termine par une piste en cul-de-sac face à la montagne.

L'institution dominicale est tenue par un couple de quinquas, gay et cordial, en rupture du Cap et dignes fils de Cecil Rhodes, en moins téméraires. Comme il faut décidément que ces blancs mettent à part, et faute de pouvoir le faire désormais avec les noirs, ce sont les fumeurs qui trinquent et qu'on parque dans un enclos végétalcerné d'effluves florales capiteuses, un vice censé couvrir l'autre. Une femme, millésime 1930, descend d'une fourgonnette siglée du nom d'un domaine viticole de la vallée (est-ce son Chenin blanc dans nos verres?). Noueuse comme un cep et guère plus haute, nez crochu, les mains comme des serres et une longue crinière de neige frisée au fer, elle gravit les marches qui conduisent au restaurant où elle est accueillie comme une hôte de marque : elle est la maman d'un des restaurateurs à qui elle apporte un panier bleu, comme un secret.

Dans l'Overberg, c'est la fashion week et les défilés sont jonchés de fleurs multicolores, plus Kenzo que Karl, tandis qu'au débouché des vallées, dans les champs bataves, d'autres fleurs mouvantes s'affairent autour d'arbres fruitiers contraints en espalier: bonnets roses, tuniques bleues, foulards jaunes, en autant de variations qu'il y a de petites mains.

La suite du tour de chauffe nous emmène saluer les baleines batifolantes d'Hermanus et les pingouins facétieux de Betty's Bay, fait halte dans un manoir de Gordon's Bay dont la girouette est une baleine harponnée au faîtage, et se termine au garage : la bête est prête. 3, 2, 1... Go ! (beyond). GOG (Good Old Grahamstown)

La déprise des Anglais n'est pas achevée et la ville est cotonnée dans un fog qui rassure la cathédrale anglicane et les façades victoriennes. Dans les faubourgs nord, des vaches maigres divaguent parmi le bric-à-brac de constructions légères et les épaves de pick-up désossées, dans une constellation d'ordures. Elles broutent une Voie Lactée déchue (pots de yaourt ou de fromage frais, bouteilles de lait) et on accusera leurs pets de crever l'ozone alors qu'elles ne font que crever les bulles de plastique de la zone humaine; émissives, oui, émissaires, non ! Un enfant, sanglé dans un anorak bleu glacier, s'agrippe aux hardes d'un vieillard grunge pour traverser la route.

Un Paradis ?

Dans la rivière, des dizaines d'enfants frétillent en bancs, mais on peut aussi taquiner la truite dans la Bell River. On se tient aux pieds du sud Lesotho, un cavalier noir, à cru, remonte la rue principale au galop, fendant un troupeau de moutons qui la traversait. Au plus près de l'eau, les quelques rues en terre du village historique sont bordées de jolis cottages sans clôtures, dont beaucoup sont devenus des guesthouses et, attenant sur la colline, s'il y a bien un township, c'est comme un township de campagne (il n'y a pas de mot pour le dire, autre que location). Les rues sont pavées et les lots sont assez grands pour que des enclos à volaille, à moutons et à chevaux jouxtent les constructions d'infortune Un mariage, venu de loin, se tient sur le parvis de l'église réformée où on nous invite avec force gestes et sourires le seul hôtel de la petite ville moribonde, édifié au dix-neuvième siècle, est à vendre l'extrême gentillesse de l'artiste qui nous offre un thé est comme le sucre-glace de ses gâteaux. Nous passons la nuit dans une chambre du pub local installé dans une école désaffectée et classée monument historique. Une heure avant la tombée du jour, les pick-up et les motos tout-terrain (le goudron s'est arrêté à quatre-vingt kilomètres d'ici) commencent à arriver pour le rituel braai du samedi soir. Tout ce que l'alpage compte de fermiers s'est donné rendez-vous sous mes fenêtres : autant nous joindre à eux.

… Ou un enfer ?

En plus du braai hebdomadaire, ce soir il y a match, match de rugby ! Et devinez qui joue ? l'Afrique du Sud ! Contre Samoa, une occasion de laver l'affront nippon. Le pub est plein comme un stade, une bonne moitié des spectateurs (soit la totalité des hommes) ne déparerait pas dans le pack sud-africain. Ils font le match physiquement, comme s'ils étaient sur le terrain, han, ouch, hop (traduit de l'afrikaans) quand le ballon fuse de mains en mains, mais en beaucoup plus bruyants -où est l'arbitre?-, j'ai perdu la moitié de l'audition ce soir. Leurs filles de vingt ans, belles comme savent l'être les slaves, sont au premier rang (faute de night-club?) tandis qu'un colosse de Rhodes attise un alignement de braises qui tiendrait à peine entre deux poteaux et qu'on apaisera de viandes, dix minutes avant la fin du temps réglementaire. A 22-6, essai marqué avec élégance par un joueur sud-africain métis (ils ont aussi une espèce de Chabal), d'une bourrade, mon voisin me décolle la plèvre. J'hésite à demander réparation à la tenancière qui m'a tout l'air d'une ex-championne de catch. Demain, nous quitterons cette vallée par le plus haut col d'Afrique du Sud.

Gorges

Mavis, haute comme trois mangues et également ronde, est coiffée d'une perruque raide moirée. Son sourire est irrésistible mais je résiste à son offre de dessert. Elle officie à l'Oribi Gorge Hotel qui hésite entre mauvais goût et charme (vus de la maison). La construction est de béton imitant la pierre locale mais, alors que chaque pierre devrait être différente de l'autre, on fait face à un copié-collé à l'infini. La réceptionniste, moulée à la louche, se rengorge lorsqu'elle traverse le lobby, le maître d'hôtel file sur ses escarpins vernis et le barman est à la fois pro et friendly (la classe internationale). Une famille indienne locale, quatre générations attablées, qui insuffle un cérémonial à la salle un jeune couple métis, d'ascendances cosmopolites un autre, plus âgé, de blancs qui rêvent de France deux blancs-becs qui se bécotent, insouciants de l'intendance et nous, voilà toute l'assemblée. La chambre est vaste mais qui a conçu la salle de bains ne doit jamais en prendre : allongé, on a la tête dans les robinets et la pomme de douche qui goutte (le supplice éponyme) sur le crâne. Lorsqu'elle se vide, la baignoire dégorge dans le lavabo. Au matin, l'Oribi Gorge est voilée mais pas assez pour cacher le désastre. Une compagnie de divertissements a installé des agrès, saut à l'élastique, pont suspendu et une vaste fabrique de ciment occupe le fond de la vallée.

Océans

Vus de leurs rivages, l'Indien et l'Atlantique ont en commun d'être des briseurs de grèves, les battant sans relâche, ressac ressassé, stakhanovistes de la vague écumant d'impuissance. Sur la Dolphin Coast, des kilomètres de côtes sauvages au pays zoulou, un simple panneau vous rappelle qu'il n'y a pas de filet anti-requins et que vous vous baignez sous votre entière responsabilité. J'ai bien fait d'oublier mon costume de bains, ce n'est pas un coin pour les pingouins.

Où sommes-nous Tembe ?

A l'entrée de la réserve, un cerbère mutique nous délivre des tickets et, par ondulation mambesques du bras, nous indique comment gagner le lodge de Tembe Elephant Reserve. Nous méconnaissons le langage des serpents, le plan multi-polycopié est illisible et sans échelle et la signalétique réduite : il nous faudra une demi-heure pour trouver le havre situé à deux kilomètres de l'entrée. Pour demeurer ici, il aurait fallu réserver à Durban, à cinq cent kilomètres de là, il n'y a pas de possibilité de camper et les installations, réputées luxueuses et chères en conséquence, sont moyennement tenues en regard des prétentions. De toute évidence, les voyageurs indépendants et imprévoyants ne sont pas les bienvenus. Cela tombe bien, nous n'avons aucune envie de rester après une virée par les pistes sablonneuses où nous rencontrons les soi-disant plus grands éléphants d'Afrique (et donc du monde). De toutes façons, un éléphant c'est grand et lourd, alors qu'il pèse sept tonnes au lieu de six ne change rien à l'affaire, d'autant que ce n'est pas la taille qui compte mais la vitalité. Et les éléphants de Tembe sont mous. Il y a aussi des Nyalas (beaucoup) dont la femelle est sans doute la moins gracieuse des antilopes africaines : croupe en dedans, échine arrondie, encolure plongeante et déplacement lourd. Un peu plus tard, à l'entrée de Kosi Bay, une garde-barrière enjouée nous explique que la réception est fermée mais que nous n'avons qu'à choisir un emplacement ou un chalet, que les gardiens nous donneront les clefs et qu'on verra demain. Demain nous entrons au Mozambique par Ponta do Ouro.
Traversée du Central Kalahari du Sud au Nord (Botswana) English translation pending
by Girardinpho · 2015-10-12 · 22 replies
Bonjour et merci à toutes les personnes qui nous ont aidé pour la préparation de nos autres voyages en Afrique !

Voilà déjà 2 mois que nous sommes rentrés de notre magnifique voyage au Botswana / Zimbabwe et l'Afrique nous manque déjà !

Et si on repartait l'été prochain ?

Ni une, ni deux, nous nous replongeons dans la documentation du Botswana et décidons de traverser le Central Kalahari de Khutse à Maun.

En 2014, nous avons déjà découvert la partie nord du Central Kalahari, mais l'année prochaine on aimerait découvrir le Sud et Khutse.

Nous sommes à la recherche de toutes informations sur Khutse, Bape Camp, Xade Camp, Piper pan et la région de Lethiahau (routes, étapes, camps, etc...).

Nous sommes aussi tentés, après le Central Kalahari d'aller faire une excursion au Savute jusqu'à la rivière Linyanti, la région du Linyanti vaut elle le déplacement ?

Les photos et le carnet de voyage du Botswana sont sur notre site. Le carnet de voyage du Botswana / Zimbabwe suivra comme celui de la Namibie.
Tikehau, Rangiroa ou Fakarava? (Polynésie-Française) English translation pending
by Fidjie10 · 2015-10-09 · 11 replies
Bonjour, Je suis entrain de préparer notre voyage pour nos 25 ans de mariage en Polynésie et nous hésitons beaucoup pour le choix des Tuamotu, car nous ne plongeons pas, juste un peu de tuba. Rangiroa, Tikehau ou Fakarava ? Nous désirons profiter aussi de la plage. Que nous conseillez vous ? Merci pour vos retours de courrier.😊
Circuit de 24 jours en Thaïlande pour femme en solo English translation pending
by Mandolysanne · 2015-10-08 · 19 replies
Bonjour Je suis une femme qui part en solo backpack pour une première fois. Destination la Thaillande. J ai fais quelques recherche et voici ce que je pensais faire comme itinéraire Arriver a Bangkok pour 3 nuits le temps de relaxer après un long vol et décalage Départ pour Chiang Mai pour 6-7 jours pour faire un trek et visiter Départ pour Chiang Rai pour 4 jours maximum pour faire un autre trek et visiter Départ pour le Sud en repassant par Bangkok pour quelques jours J hésite encore pour mes destinations au Sud J aimerais probablement Ko Lanta et ensuite j aurais besoin de plus d info Je veux de belle plage avec un peu d animation mais je ne veux pas me retrouver dans un endroit super jeune. J aime faire la fête mais pas du matin au soir donc un équilibre serait bien Je ne sais pas encore si je dois visiter plusieurs île ou rester plus longtemps au même endroit. Tous vos commentaire sur l hébergement, le transport et les plages a visiter seraient grandement apprécié. Je suis dans la jeune quarantaine mais avec un coeur super jeune et je veux profiter de ce voyage au maximum donc j attend tout vos commentaire avec impatience
Deux Dames sur les traces de Dracula en Transylvanie English translation pending
by Mariespagne · 2015-10-07 · 5 replies
DEUX DAMES SUR LES TRACES DE DRACULA EN TRANSYLVANIE

Le 16 septembre 2015, Monique et moi partons en Transylvanie (Roumanie). Nous nous sommes rencontrées à la thalasso en avril à Eforie (mer noire). Contrairement à mes habitudes de voyager en solo, je fais une entorse à la règle et je décide d’inviter Monique à se joindre à moi pour ce circuit. Je sais qu’elle aime les légendes dont particulièrement celle de Dracula et je fais l’itinéraire en conséquence. Je réserve aussi toutes les pensions en fonction du petit nombre de chambres, du wifi, d’un parking et d’une bonne situation. Nous n’aurons pratiquement pas été déçues mais j’y reviendrai au fur et à mesure du récit. Nous décollons avec Ryanair vers 10 H pour arriver 2H40 plus tard à Bucarest. Nous consultons toutes les agences de location de voitures pendant 2 heures. Le prix aux agences de l’aéroport varie énormément. Qui est le meilleur??? Finalement , Monique téléphone à l’agence Olimpo, située à Cluj Napoca et nous réservons une Volkswagen pour le 18 septembre. Elle nous coûtera 540 euros pour onze jours avec une assurance tous risques, un GPS et un supplément car on nous amène la voiture à Bucarest. Nous avons été très satisfaites du véhicule et du loueur. Enfin, la décision prise, nous prenons un taxi (90 Ron) qui nous emmènera à notre première pension Old Center à BUCAREST. Le taxi a beaucoup de mal à trouver le chemin et téléphone plusieurs fois au propriétaire. Quand enfin, nous arrivons et avons pris possession de nos chambres respectives, nous partons faire un petit tour de reconnaissance dans la capitale. A ce sujet, je voudrais signaler que beaucoup de personnes zappe cette ville alors qu’elle est riche culturellement et qu’il fait agréable s’y balader vu le nombre de parcs.

Ce pays a été sous l’ère du président communiste Ceausescu de 1965 à 1989 (le 25 décembre 1989, ce dictateur et son épouse, accusés de génocide, furent exécutés dans une école de Targoviste à 50 km de Bucarest). Bucarest signifie « cité de la joie » et je le ressens effectivement de la sorte. Un fleuve principal bien connu en Roumanie est le Danube (le fameux Delta du Danube), mais il y en a d’autres tels Kris, Mures, Tisza, etc.…. Les Roumains sont à 81% de religion orthodoxe. Dans le pays, il y a plus de 60% de Roms qui vivraient sous le seuil de pauvreté. Les Roms sont aussi appelés: romanichelles, bohémiens, tsiganes, gypsies, etc. Ils auraient la réputation d’être voleurs et ne sont guère appréciés des Roumains. C’est un des pays les plus pauvres de l’UE.

J’en reviens donc à notre périple qui commence à BUCAREST ce mercredi 16. Ce soir là donc, nous irons nous balader et prendre un verre dans le parc Cismigiu qui se trouve à proximité de notre pension. Ce parc agréable, propice à la détente, accueille visiteurs et roumains. On rencontre des personnes jouant en plein air aux échecs, aux cartes, aux dés, etc. Au milieu du parc, se trouve un lac où l’on peut se promener en barque. De notre bar en bord du lac, nous voyons passer des milliers d’oiseaux noirs?? Ensuite, nous allons vers le centre dans un restaurant médiéval où l’on dégustera notre premier gros plat de viande de porc.

Jeudi 17 septembre: S’il y a bien une visite qu’il ne faut pas rater à Bucarest, c’est bien le Parlement dit aussi Maison du Peuple. Cette construction pharaonique est le 2ème bâtiment le plus important après la Pentagone. Il comporte 12 étages sur 48 mètres, fait 270m de long/240m de large; les fondations s’enfoncent jusqu’à 15 m. Nous avons eu beaucoup de chance de pouvoir le visiter car normalement, il faut réserver le jour avant. Mais nous avons tenté notre chance en téléphonant et avons eu un rendez-vous pour 13H30. Nous étions 4 personnes pour la visite en français tandis que des groupes très importants nous croisaient. Avant la visite, je me suis baladée de la place Urici à la place de l’Université en visitant l’église St Georges (Biserica Sfantul Gheorghe) où il y a chaque année un pèlerinage. En arrivant de l’aéroport, nous avions repéré au passage un établissement qui pratiquait des massages. On essaye péniblement de le retrouver, avec succès, et nous nous faisons masser une heure par un homme qui fait ça très bien. Ce sera notre seul massage du séjour… dommage! Le soir, nous avons réservé une table à la Caru Cu Bere (charrette à Bière). J’attends Monique dans une petite rue marchande où l’on monte un spectacle pour la soirée. Après l’apéro, nous nous rejoignons pour nous fondre dans la foule de notre brasserie où le porc est largement servi et où la bière coule à flot. Le soir, un spectacle de danse a lieu mais nous sommes mal installées pour le voir vu notre réservation tardive. La nuit est tombée, nous rentrons séparément.

Vendredi 18 septembre: Je suis déçue du patron de la pension qui nous compte plus que prévu. Bref! Je conclurai sur Bucarest en disant qu’il y a beaucoup à voir et à faire et que ça vaut la peine de s’y arrêter plusieurs jours. 10 H, notre voiture est arrivée et prenons la route pour CURTEA DE ARGES (en Valachie). La route de 155 km est assez banale. La ville se trouve sur la rive droite de l’Arges qui coule dans les Carpates et les monts Fagaras. Au passage, à Pitesti, se trouve l’usine Dacia, voiture type du pays. Nous arrivons à 14H30 à la pension IOANA, très propre et très accueillante. Nous voulons aller visiter l’Eglise St. Nicolas mais nous nous trompons, dérangeons le Père qui se déplace pour venir nous ouvrir, pour se rendre compte qu’en fait nous ne sommes pas dans la bonne église. Celle que nous voulons voir, du même nom, est du 14ème siècle et on y voit toujours des fresques de cette époque dont une exceptionnelle représentant la vierge enceinte. Nous trouvons enfin la bonne église St. Nicolas et avons le malheur de demander un guide qui nous racontera toute l’histoire de la Roumanie et sa Politique mais pas beaucoup sur l’église. Il nous a un peu gâché notre admiration pour ce lieu. Je m’éclipse lâchement laissant Monique qui ne tarde pas à me rejoindre… De ce pas, nous allons visiter le merveilleux Monastère de Curtéa de Argès. Sa cathédrale a été fondée en 1514 et 1526 par Manole, un des bâtiment les plus visités en Roumanie. Le mot magnifique est faible quand on voit cette église aux couleurs beiges et à l’infrastructure exceptionnelle, au design byzantin. Elle abrite les tombes des premiers couples de rois et reines de Roumanie. Elle fut restaurée au 19ème siècle par un architecte français ce qui a entraîné la destruction de la plupart des fresques intérieures. La légende dit que Manole et ses maçons voulaient bâtir la plus belle église du pays mais chaque fois que les ouvriers arrivaient au toit, les murs s’écroulaient. Ils décidèrent donc d’emmurer la première personne qui rentrerait dans l’église. Et ce fut la femme de Manole venant lui apporter son repas. Il emmura donc sa femme vivante. Un mémorial à sa mémoire se trouve devant l’église. Le parc menant au monastère est reposant et joli. Nous allons paisiblement en direction du Monastère et de la petite église princière (la Biserica Domneasca). Le soir, j’ai eu la mauvaise idée de prendre du mouton qui n’était pas bon, ce sera le seul repas que ne n’apprécierais pas sur tout le séjour. Il est temps de retrouver notre chambre douillette de la pension Ioana.

Samedi 19 septembre: Nous avons décidé de rejoindre SIBIU par la plus belle route de Roumanie, puisqu’à cette époque nous avons la chance qu’elle soit ouverte (fermée novembre à mai à cause de la neige). J’ai nommé la Transfagarasan qui est effectivement spectaculaire; son point culminant est à 2042 mètres. Elle a été construite sous les ordres de Ceausescu de 1970 à 1974. 29 kilomètres après Curtéa, nous arrivons à Poienari où se trouve le vrai château de Vlad Dracul père de Vlad Tepès (dit Dracula). Vlad Tepès adoptait une politique autoritaire, stricte. Il était sévère avec ceux qui l’affrontaient. Il fut nommé Vlad l’Empaleur à cause de sa méthode cruelle d’empaler les nobles désobéissants, tout comme les voleurs et ennemis. Il était bien respecté par le peuple. Pour accéder au château, il faut monter 1500 marches raides. J’en gravi 250 puis retour car trop pénible pour moi. Par contre, ma copine ira jusqu’au bout! Je l’attend à la taverne et suis étonnée de la rapidité à laquelle, elle revient. A partir de là et du village Capatenii Pamantului (signifiant les extrémités de la terre), nous aurons une belle série d’épingles à cheveux et trois tunnels courts. Nous roulons 28 kilomètres avant d’arriver au lac et au barrage de Vidraru. La digue achevée en 1966 offre une vue imprenable sur le lac entouré de montagnes; on peut même y faire des balades en bateau (que nous ne ferons pas). Nous arrivons au sommet une soixantaine de kilomètres plus loin après le tunnel Capra au lac Baléa. Le paysage change brutalement. Il y a beaucoup de monde et un petit marché de souvenirs. On peut aussi y manger, ce que nous avons fait. Après une balade au bord du lac, nous découvrons le paysage magnifique de la route transfagarasan et ses lacets, digne des cartes postales d’ailleurs… Nous commençons à entamer la descente parmi la partie la plus spectaculaire de la Transfagarasan. Pas d’endroits pour s’arrêter donc pas beaucoup de photos de cet endroit mais tout est dans la tête… Le premier arrêt après 12 kilomètres sera à la cascade Balea. De là, un téléphérique peut nous remonter au lac Balea mais il n’y avait pas de monde assez donc avons abandonné l’idée. Nous devons encore rouler pendant 66 kilomètre avant d’arriver à Sibiu pour rejoindre la pension Chic dans le centre historique. Notre trajet entre Curtéa et Sibiu aura duré toute la journée avec 197 kilomètres. Ce fut un parcours très agréable, magnifique, inoubliable. Après avoir pris possession de notre belle chambre, nous allons manger à cent mètres dans un restaurant grec et buvons une bouteille de vin rosé, le Murfatlar. Je n’ose même pas y penser tellement il était bon. Nous avons apprécié.

Dimanche 20 septembre: Sibiu est une des villes médiévales les mieux fortifiées de Transylvanie. Il fait bon s’y promener. Aujourd’hui, Monique et moi avons décidé de voir la ville séparément afin de le vivre à notre rythme. En fait, nous ferons la même chose mais à des moments différents car nous ne nous croiserons pas. Personnellement, je commence par visiter la majestueuse Cathédrale. Je dois un peu attendre avant de rentrer car on y célèbre un baptême et quand je sors, c’est un mariage qui arrive. Je traverse les trois places imbriquées les unes dans les autres (Piata Mare, Piata Mica et Piata Huet); elles ont du charme et on ne sait pas toujours sur laquelle on est. Sur l’une d’elle, il y avait de l’animation musicale et un spectacle d’hommes soulevant des voitures. Les places sont entourées de vieilles maisons du 15ème et 16ème siècles. Je poursuis ma visite en rentrant dans l’église paroissiale évangélique du 14-15ème siècles, de style gothique, construite sur une basilique romaine du 12ème siècle; elle possède le plus gros orgue de Roumanie. A quelques pas, c’est le musée d’art Bruckenthal que j’ai l’occasion de visiter. C’est un des plus vieux musée de Roumanie (1817) et le 2ème en importance après celui de Bucarest. On y retrouve les portraits du Baron Bruckenthal et de son épouse ainsi qu’une copie de leur tenue, du mobilier leur ayant appartenu et beaucoup de peintures. Dès le début de la visite, dans la première salle, je suis en admiration devant une fresque de 1808 mesurant 3,5 mètres sur 2,5 mètres. Dans la belle cour, un escalier descend dans la cave; on y voit des peintures macabres, des croix, des armes, un petit cimetière… Un lieu vite visiter surtout quand on s’y trouve seule… A côté, la suite du musée ainsi qu’une exposition de serpents impressionnants. Je me lance aussi dans le musée de la pharmacie, qui était déjà une officine en 1600 portant l’enseigne Ursul Negru (ours noir); c’est resté une pharmacie jusqu’en 1970. On y trouve un joli comptoir en bois, des casiers en bois, des fioles, des flacons, des ustensiles médicaux, etc. Je suis restée écœurée devant un tableau représentant les méthodes d’amputation d’époque sans anesthésie… Je termine la balade en passant sur le pont des mensonges, datant de 1859. Il est joliment fleuri. On le nomme ainsi car on dit que les soldats autrichiens séduisaient les jeunes filles sur ce pont en leur promettant le mariage… sans respecter leur engagement. Si l’on dit un mensonge sur ce pont, il s’écroulera donc je n’ai rien dit, en tout cas sur le temps de mon passage!!! En rentrant à la pension, je passe devant le musée historique: trop tard, on ferme. Nous nous rejoignons avec Monique pour manger le plat du berger très copieux (porc & polenta) en nous racontant les merveilles que nous avons vu aujourd’hui. Nous avons passé une belle journée, richement culturelle, et en toute sérénité.

Lundi 21 septembre: Aujourd’hui, nous allons à 6 kilomètres visiter le musée Astra, un grand musée en plein air de 100 ha, parsemés de lacs, avec 340 bâtiments authentiques de plusieurs régions; ils ont été démontés et remontés ici. Nous sommes un peu déçue car nous sommes lundi et je n’ai pas fait attention au jour de fermeture sur mon guide. Donc en fait, nous avons pu faire la balade dans le musée Astra à notre aise et en admirant les petites habitations mais contrairement aux autres jours, elles sont fermées et on ne peut pas visiter l’intérieur. On se contente donc de la longue promenade de 2-3 heures, chacune à notre rythme. On voit des moulins, des tas de maisons, de petites églises, le lac, des forges, des fermes, etc. Ce fut encore un moment de pure détente. En rentrant sur Sibiu, nous irons dans une pharmacie faire nos provisions de vitamines E et autres produits divers à base de plantes. Le soir, nous mangeons dans des restaurants différents car la carte n’était pas à mon goût dans le premier. Je mange près de la pension dans un resto typique, cave voutée, une spécialité roumaine: poulet crème & polenta et une bonne bière. Ce n’est pas bien d’avoir laissé ma copine et je m’en suis excusée le lendemain.

Mardi 22 septembre: Nous quittons à regret Sibiu qui nous a vraiment plu. Direction SINAIA. Nous y allons pour voir le château de Pelès qui est parait-il le plus beau château du pays. En chemin, nous faisons une halte à SINCA VECHE car j’ai lu qu’il y avait un monastère rupestre de plus de 7000 ans, réputés pour ses phénomènes para-normaux. Il se trouve à 102 km de Sibiu et c’est notre chemin.

Nous garons la voiture sur un parking car nous voyons qu’il y a des grottes; bien entendu, nous ne pouvions pas passer à côté. Surprenant, cette grotte, un lieu où l’on pourrait rester pour méditer. En entrant, on voit la croix de Transylvanie, quelques icônes, des bougies et trois trous dont un laissant entrer le soleil. En sortant, nous optons pour monter au monastère à pied par les bois. Nous ne le trouvons pas et redescendons pour nous y rendre en voiture. On arrive enfin le monastère en bois dont j’ai du mal à croire qu’il a 7000 ans! Un prêtre ayant des pouvoirs de voyance y a vécu à un moment de sa vie. J’ai appris par la suite qu’il peignait dans des églises ce qui ne plaisait pas à Ceausescu (histoire de politique, je n‘ai pas bien compris). Toujours est-il qu’il s’est rendu chez le Président en personne lui disant, je sais que vous me ferez tuer mais sachez que deux mois après ma mort, vous serez vous aussi tuer. Ce fut vrai jour pour jour…. Après cet arrêt, nous ferons 40 kilomètres en direction de BRAN pour s’imprégner du mystère du fameux château de Dracula…. Qui n’est qu’une légende puisqu’il n’y est resté (et encore enfermé) que quelques jours. Il se trame une légende et un commerce inimaginable là-autour! Le château domine la vallée qui relie la Valachie à la Transylvanie. Après avoir parcouru à pied le chemin qui nous y emmène, nous trouvons le château très beau, en style de la Transylvanie. On admire le mobilier d’époque en bois, la salle à manger, les cadres représentant le compte Vlan Tepees (fils de Vlan Dracula), son arbre généalogique, son bureau, sa chambre, sa couronne, ses armes, des armures, ses costumes, etc. Mais ce m’a épaté, c’est le passage secret dans les murs, des escaliers droits en pierre où l’on peut juste passer à une personne. Joli château à voir! On fait des photos à ne pas en finir pour se rejoindre ensuite avec Monique afin de continuer notre route pour SINAIA. En chemin, on admire les montagnes et la croix tout au-dessus érigée en mémoire aux hommes tués pendant la guerre. Ce sont des chemins de randonnées en été et des pistes en hiver. Nous apercevons, en fait, le parc naturel des Carpates roumaines, les monts Bucegi. Il est temps de nous diriger vers la villa Condor (encore une très bonne adresse) pour une bonne nuit après cette belle journée. Nous aurons fait 170 km.

Mercredi 23 septembre Ce matin, départ pour la visite du monastère de Sinaia . A l’intérieur, il est richement décoré, les énormes fresques sont splendides. Pour ce qui est de l’extérieur, il est magnifique et même encore plus… Maintenant direction Château de Pelès à 5 km. Il est impressionnant. On le voit de loin et il faut compter un gros kilomètres à pied par une petite ruelle bordée d’échoppes pour y arriver. On y trouve une finesse architecturale, accentuée par la beauté sauvage de la nature. Il fut bâtit de 1875 à 1883, de style renaissance. A l’extérieur, un parc fleuri, des statues, des fontaines et une vue magnifique. A l’intérieur, règne le style allemand mais on y trouve aussi une renaissance anglaise, italienne, baroque allemand, rococo, turque. Le mobilité, en grande partie allemand et autrichien, est reconstitué aux mêmes endroits qu’il était à l’époque. La famille royale (Reine Elisabeth) a soutenu l’art roumain. Il y eu beaucoup de rencontres politiques qui ont débouché sur d’importantes décisions politiques. Il a été transformé en musée en 1914. Il a été confisqué par Ceausesceau pour ne rouvrir ses portes qu’en 1989. Ce château est très bien conservé et un des plus beaux que j’ai pu visiter. Tout à côté, fut construit le château de Pelisor construit par le roi Ferdinand qui y habita avec la Reine Marie (qui avait un don pour la peinture et qui écrivait des livres) et ses trois enfants. Le château est beaucoup plus petit et plus fonctionnel, plus sobre. Il contraste avec le château de Pelès. Celui-ci m’a plu aussi. Nous terminons les visites pour se diriger vers BRASOV à 49 km de distance. Il nous reste 27 km avant de trouver la pension Casa Matei à 1 km du centre. Encore un très beau choix, très propre, personnel sympa. Je râle d’avoir une petite chambre alors que Monique a une grande; ça provoque une étincelle vite arrêtée puisqu’elle m’a cédé sa chambre. Caprice de quelqu’un qui est habituée à voyager en solo... Je m’en suis une fois de plus excusée!!! Nous allons oublier ce malentendu dans un excellent restaurant chez Sergiana, dans le centre, où l’on s’est une fois de plus régalée avec un repas bien arrosé même avec un petit verre du patron : la tradition, mais c’était costaud!!! Nous rentrons à la pension à pied car tolérance zéro pour l’alcool en Roumanie.

Jeudi 24 septembre Il est temps aujourd’hui de voir ce que BRASOV a à nous dévoiler. Encore de commun accord, nous partons seule passer notre journée en ville à notre aise. Je ne parlerai donc qu’en mon nom. Je commence par la grand place pour me repairer en buvant un café face à la grande bibliothèque 100 mètres plus loin. Je visite en premier lieu l’église noire (la biserica neagra); c’est une cathédrale qui n’est pas extraordinaire si ce n’est par sa longueur de 89 mètres, la hauteur égale de la nef centrale et des nefs latérales. Sa particularité est qu’elle a été sauvegardée lors de l’incendie de la ville en 1689 (sauf une nef) et les parties qui en restent aujourd’hui sont carbonisées d’où son nom église noire. Elle a quand même une belle collection de tapis orientaux à l’intérieur du 17 et 18ème siècles. Je poursuis en visitant la synagogue d’abord fermée mais je me suis renseignée et on est venu l’ouvrir. Jolis drapeaux bleu/blanc imprimés de l’étoile de David. A quelques mètres, de là, je pénètre dans la rue Sforii qui a la réputation d’être la plus étroite rue de Brasov, peut-être même d’Europe! On y rase les murs et elle servait avant pour le passage des pompiers. J’entame ensuite une montée pour me rendre aux fortifications de la forteresse dont on ne voit que la cour puisque trop dangereux de visiter la tour qui date des années 1300. Dans la cour, tout est en bois. Ma promenade m’amène tout doucement vers une petite église orthodoxe, la Sfanta Paraschiva, au pied du mont Tampa et près du complexe olympique. Il faut traverser le cimetière pour y accéder. Elle est jolie et sobre, aux murs blancs et toit rouge. La gardienne de l’église m’interpelle en français et me donne quelques explications sur la religion orthodoxe. Je déciderai d’ailleurs de lui porter des habits de ma maman, pour ses pauvres, dès le lendemain matin. En sortant, j’aperçois clairement la montagne TAMPA mais je n’y monte pas car il est prévu de le faire avec Monique le lendemain matin, en téléphérique. Or, nous ne le ferons pas car Monique, de son côté, est montée hier au belvédère en taxi. Si j’avais su, je l’aurai fait aussi. Le mirador se trouve à 957 m d’altitude. En redescendant la rue de la petite église, j’arrive aux portes Schei puis Catherina; bâties au 14ème siècle. La première ressemble à un arc de triomphe. Je me repose un peu dans le parc entre ces deux portes. Je reviens dans le centre historique piétonnier pour manger et encore visiter l’église San Treme et une autre belle église sur la place dont j’ai oublié le nom. Ce fut une journée bien chargée. Je mange d’ailleurs dans ma chambre ce soir là.

vendredi 25 septembre Nous quittons Brasov en direction de RASNOV, forteresse saxonne sur un piton rocheux dominant la ville. C’est une des mieux conservées du pays. Le puits de 140 mètres a été creusé pendant des années par des prisonniers turcs en échange de leur liberté. C’est à 20 kilomètres de Brasov. J’avouerai très sincèrement que je n’ai plus beaucoup de souvenirs de cette forteresse… Monique, au secours!!!! Maintenant direction RUPEA qui est sur notre chemin. C’est une magnifique citadelle médiévale en ruine, construite entre le 14 et le 17ème siècle, à 64 km de Brasov. L’église est de style gothique avec de belles peintures murales. On s’y balade aisément sans foule touristique. Il y a de petits établissements en ruine avec un tableau explicatif, la salle militaire, etc. Du sommet, on contemple la vue spectaculaire. Cette citadelle est super bien entretenue et je répète encore qu’il fait agréable s’y balader et surtout que le beau temps est de la partie. Nous ferons encore une étape dans un petit village, à SASCHIZ. Nous n’irons pas voir la Citadelle mais juste la vieille et jolie église. Nous profitons pour acheter quelques produits locaux à l’office du tourisme avant de repartir.

Tout au long de notre séjour, sur les routes nous croisons des chevaux tirant une charrette en bois; les villages sont d’une autre époque avec leurs petites maisons colorées soit en jaune, orange, vert ou bleu. Certaines ont une croix au-dessus de la porte. On se croirait au siècle dernier s’il n’y avait pas quelques chauffards!

Ces petits villages nous mènent encore pendant 90 km vers notre destination SIGHISOARA. Nous aurons fait 150 kilomètre aujourd’hui. Nous allons directement à la pension Bastion dans le cœur même de la citadelle. Une fois de plus, les chambres sont confortables et d’une propreté exemplaire. Nous avons un parking juste devant l’entrée qui nous est réservé gratuitement, car ce n’est pas évident de se garer en plein centre de la citadelle médiévale. Nous terminerons cette journée en allant nous régaler dans la maison natale de Vlap Tepes (Dracula). Bien sûr, tous les menus sont à la sauce Dracula!

Samedi 26 septembre Nous voilà donc arrivées dans la jolie cité médiévale de Sighişoara. Comme à notre habitude, Monique et moi nous séparons pour visiter à notre rythme. Je commence par la tour de l’horloge (turnul cu ceas), monument historique; le beffroi mesure 64 mètres de haut, construite au 13 et 14ème siècles. La tour servait de tribunal, de maison du conseil, etc. Elle fut incendiée puis reconstruite en 1677. Au-dessus, il y a sept personnages représentant chaque jour de la semaine; l’horloge affiche toujours l’heure. Du sommet du Beffroi, je me régale en admirant la vue. Il faut savoir que pour entrer dans la tour, il faut passer dans le musée d’histoire qui n’est pas mal du tout; on y trouve instruments médicaux, pharmaceutiques, armes, céramique de Transylvanie, maquette de la ville, etc. Avec le ticket acheté au musée d’histoire, on a droit à la visite du musée des armes antiques (à deux pas) et la chambre des tortures (sous la tour). Poursuite de la visite vers l’église du monastère (biserica manastirii). Alors là, gros coup de cœur. En pénétrant dans l’église, il y avait l’orgue qui jouait et j’ai avancé comme si je suivais le cercueil de ma maman récemment décédée; les larmes ont coulé et je m’y suis recueillie profondément. Je me promène un peu dans la citadelle, me reposant un peu sur les bancs, en allant remanger chez Dracula. Mais auparavant, je vais voir sa chambre à l’étage et j’ai eu une grosse frayeur en approchant du cercueil au milieu de la chambre, alors que la musique était déjà d’ambiance, un homme sursauta en criant du cercueil. J’ai frôlé la crise cardiaque… Pour m’en remettre, je fais un peu de shopping, petits souvenirs à ramener…de Dracula bien sûr… Après une pause, je monte les 173 marches de l’escalier couvert en bois pour arriver au-dessus écouter un guitariste à qui j’achète un CD avant d’entrer dans l’église de la colline (la biserica din deal), construite au 14 et 15ème siècles. Il y a la fresque de la trinité, exceptionnelle puisque le personnage a trois visages et celui de gauche, le St Esprit, est un visage féminin. Je descends dans la crypte où l’on voit un cercueil du moyen-âge dans un caveau recouvert d’une vitre… En sortant, promenade spéciale car c’est dans le cimetière qu’elle aura lieu; celui-ci est enfoui dans la végétation. A la sortie, je redescends dans la citadelle à pied. Je rentre quelques instants à la pension puis, comme il y a un beau soleil, je descends dans la ville de Sighişoara voir l’église orthodoxe, fermée. L’extérieur est d’un blanc immaculé. je l’avais vue du sommet et ai voulu l’admirer de près. Je rencontre une difficulté puisque je me trompe en remontant les escaliers par un autre chemin jusqu’à la citadelle pour ensuite les redescendre ensuite. Vous suivez? Quand ma visite fut terminée, je me relaxe dans un petit parc au bord de la rivière en regardant les pêcheurs. Je remonte ensuite à travers la forêt pour rejoindre la citadelle. En chemin, je m’arrête un instant sur un banc où il faisait désert, personne en vue. Quand tout à coup, un groupe de sept jeunes roms dont une fille et six garçons sont venus m’encercler. Sans paniquer mais prudente, j’ai entamé la conversation avec eux, leur souriant, les prenant en photos; ils ont ainsi pu se disperser un peu et j’ai gentiment foutu le camp sans montrer ma peur. Le soir, nous allons prendre l’apéro et manger avant de rejoindre notre lit. Très bon souvenir de cette belle ville où de jeunes couples viennent se marier.

Dimanche 27 septembre Nous quittons ce joyaux de la Transylvanie pour rejoindre CLUJ NAPOCA qui sera notre dernière ville. Nous dormons à la Pension Bonanza à RADAIA à 9 km de Cluj Napoca. Nous ferons 205 kilomètres ce jour et resterons à la pension le reste de la journée y compris pour le diner du soir (je parle comme les français maintenant!). Nous sommes agréablement surprises d’entendre le serveur d’origine hongroise, parler le français. Par la suite, il nous donnera des explications pour les musées et nous dessinera même un plan pour trouver l’aéroport, ce qui ne s’avèrera quand même pas été si simple même plan en main du copilote (moi) et GPS allumé…

Lundi 28 septembre D’abord, je ne voulais pas aller visiter Cluj Napoca car j’avais lu que c’était une grande ville universitaire. Puis finalement, j’y suis allée car plusieurs musées m’intéressaient. Par malchance, le lundi est le jour de fermeture de tous les musées en Roumanie. Je me suis donc baladée sous une pluie battante. J’ai visité une église orthodoxe, pris un verre, rejoins Monique pour manger. Après le repas, nous sommes rentrées à la pension pour faire nos valises.

Mardi 29 septembre Nous rendons la voiture à l’aéroport pour 10 heures. Notre vol est à 14H50. Ce voyage aura été magnifique. La Transylvanie est encore authentique. On y trouve encore une certaine sérénité et on y mange bien quoiqu’un peu gras.

Récit fait le 6 octobre 2015 Marie
Paris - New York par Kiev avec Ukraine International Airlines English translation pending
by Sibylu · 2015-09-29 · 26 replies
Bonjour, qui est déjà parti avec cette compagnie ? Et est allé à New York au départ de Paris avec une escale à Kiev? Merci
Différences et maillots des deux côtés de l'Atlantique English translation pending
by Duster86 · 2015-09-23 · 4 replies
Bonjour à tous, nous sommes actuellement en cure thermale, et partout dans l'établissement, ainsi que d'autres équivalent en France, il est précisé que les shorts de bain sont interdits seul les maillots sont autorisés. A Petersburg VA, en aout 1978, je me suis fat "sortir" d'une piscine publique pour la raison contraire. Mon maillot était jugé obscène la bas et normal en France. Qu'en est il maintenant ? bon, j'étais plus jeune mais quand mème.

Et aussi, vous pouvez alimenter cette rubrique en notant aussi vos différences relevées entre les 2 cotés de l'Atlantique.

Par exemple, moi je préfère le Iced tea US car non sucré.

etc................
Retour sur 3 semaines en Afrique du Sud English translation pending
by Dicath · 2015-09-20 · 177 replies
Amis forumeurs, bonjour,

Tout d'abord, un grand merci à toutes celles et tous ceux grâce à qui notre périple, à mon chéri et moi-même, a été une vraie réussite dans ce merveilleux pays que nous avons adoré. C'est en lisant tous vos conseils, idées, avis, que j'ai bâti notre itinéraire en fonction de nos goûts. Nous voulions être en mode cool, ne pas faire trop de kilomètres et avoir le temps de sentir le pays, de s'attarder, de traîner. J'ai donc j'ai choisi de me cantonner à la classique boucle Joburg Joburg, en zappant les villes, et en écartant LE CAP et sa région. Nous sommes partis du 20 Août au 11 Septembre, et pour une fois, j'avais réservé tous nos logements, ce que je n'ai pas l'habitude de faire. J'avais un peu peur d'avoir mal évalué des distances et des temps, mais, encore grâce à vos conseils, dans l'ensemble ce n'était pas trop mal. Alors à mon tour de faire part de ma petite expérience en Afrique du Sud et d'apporter mon humble contribution à tous les candidats à la découverte de ce pays. Par contre, pour les photos, je ne suis pas la pro, c'est la partie de mon mari, aussi je n'en mettrai pas ici. Nous en avons fait plus de 9000 à nous 2 et après une première épuration, il ne nous en reste "que" 6000 ... Je n'ai pas le talent littéraire de certains, mais j'espère quand même que vous aurez plaisir à me lire.

Tout d'abord, nos coups de coeur: Tembe Elephant Pak et son merveilleux lodge et, contre toute attente pour moi, le Drakensberg. En effet, je ne suis pas fan de montagne, mais vos avis m'ont encouragée à y passer 3 nuits, et là, quel bonheur quelle beauté ... Donc surtout ne zappez pas cette magnifique région. La déception: HluHluwe-Imfolisi Park, et oui au risque de vous faire bondir, non, nous n'avons pas apprécié ce lieu, mais je vous en dirai plus le jour venu. Alors prêts à revivre avec nous ce merveilleux voyage? Catherine
L'Éthiopie en 10 points, septembre 2015 English translation pending
by Saint · 2015-09-18 · 9 replies
1- le pays.. L'Ethiopie est un pays en plein développement économique, loin des images de famine qu'il véhiculait autrefois. Addis Abeba est devenu un immense chantier et les nouveaux buildings éclosent chaque année. Un tout nouveau métro aérien devrait entrer bientôt en opération et le système de voies ferrées est aussi en totale rénovation. La fameuse ligne Addis / Djibouti désaffectée depuis quelques années devrait reprendre du service dans les mois qui viennent. La croissance économique est réelle mais le gouvernement a laissé beaucoup de personnes sur le bord du chemin. Le coût de la vie est sans cesse en augmentation alors que les salaires restent dramatiquement faibles. Le pays a une communauté de musulmans qui semblent bien intégrés mais demeure , à grande majorité, orthodoxe. La religion semble très présente dans le quotidien des Éthiopiens. Ce qui n'empêche pas certains individus de vouloir vous escroquer bien chrétiennement...

2- le coût de la vie.. Les salaires moyens avoisinent les 50/ 60 euros mensuels, ce qui est nettement insuffisant pour mener une vie décente, tout particulièrement dans la capitale où les prix ont subi une nette inflation.

3- l'hébergement. Le prix des hôtels a sérieusement grimpé en quelques années, aidé en cela par les nombreuses Organisations internationales qui ont maintenant leur siège à Addis. De nombreux nouveaux 4/5 étoiles se sont construits ces dernières années. Et un déficit de chambres provoque une réelle flambée des prix. Addis est considérée comme une des villes les plus chères d'Afrique en matière d'hôtels de luxe. Cependant, vous pourrez trouver des hôtels d'entrée de gamme, non luxueux et même parfois un peu désuets pour 20 à 30 euros. Le petit déjeuner est souvent compris. Il y a aussi une gamme assez large de "pensions" qui offrent le correct comme le moins bon. En dehors de la capitale les prix deviennent plus sages.

4- l'argent. La monnaie nationale est le Birr. Le taux de change en septembre 2015 est de 23,5 birrs pour un euro et d'environ 20 birrs pour un dollar Us. Possibilité de changer du cash partout dans les banques. Celles- ci sont ouvertes du lundi au samedi matin de 8h30 à 18 heures. Nombreux distributeurs de billets. La carte VISA est la plus acceptée mais il est tout à fait possible de retirer du cash avec la MASTERCARD. Un peu de marché noir aux alentours de Stadium. Avec du cash, vous pouvez gagner 2 points. Ce n'est peut-être pas à négliger. Les billets, souvent sales, se décomposent en 100/ 50/ 10/5/ et 1 birr. Il y a désormais des pièces toutes neuves d'un birr. ATTENTION.!!! Il est, pour l'instant, très difficile de changer des birrs en euros ou Dollars. Soyez donc prévoyants pour vos derniers jours en Ethiopie sous peine de revenir en France avec des birrs totalement inconvertibles.🏴‍☠️

5- la restauration. L'Ethiopie ne brille pas par sa gastronomie. Si vous n'aimez ni l'ingéra ( plat national) ni les pâtes, vous devrez vous rabattre sur les frites, hélas souvent mal cuites. L’injera est caractéristique de la cuisine éthiopienne, mais on la trouve également en Érythrée, Somalie, au nord du Kenya et chez le peuple Nuer au sud Soudan. Elle se présente sous la forme d’une grande crêpe à base de farine de teff. Elle accompagne tous les repas et sert même de couverts : les éthiopiens déposent différentes préparations ( viandes et / ou légumes ) sur l’injera et se servent de la crêpe pour les manger, bouchées par bouchée, avec leurs mains ! Tout le monde mange dans le même plat. Ces crêpes ont un petit goût particulier dû à la fermentation. Les Éthiopiens en raffolent au point d'en manger au petit déjeuner ( il faut vraiment aimer ca.!!) . Personnellement je trouve ça assez peu goûteux voire même repoussant au petit déjeuner. Par ailleurs, les amateurs de bière ne seront pas déçus. On trouve plusieurs variétés de bière , souvent en bouteille mais aussi en pression. Le prix d'une pression 50 cl dans un restaurant ou Bar normal est aux environs de 15 birrs . Soit moins d'un euro. Vous trouverez d'excellents cafés. Mais toujours composés en partie de lait. Le MACCHIATO Quelques pâtisseries plutôt chargées en crème mais pas mauvaises à défaut d'être légères.

6- les transports nationaux. De nouvelles compagnies de bus desservent désormais la presque totalité du pays. Finis les bus brinquebalants et inconfortables. C'est plus cher bien entendu. A titre d'exemple, un trajet entre Addis et Harare est facturé 360 birrs. Le trajet entre Addis et Awassa est facturé 170 birrs pour environ 4/5 heures de route. Il est existe 3 compagnies correctes. La meilleure d'entre elles est la " SELAM". On achète les billets à " Metzkel square". C'est aussi le point de départ des bus. Là encore, selon les destinations vous devrez partir tôt le matin. Ce qui fait les délices des vautours de chauffeurs de taxi. J'ai une dent contre eux.!! Il y a aussi la Compagnie " SKY BUS" qui se situe à 3 ou 400 mètres des bureaux de SELAM. En face du Stadium. "Yaha Building" au premier étage. Moins prisée que la SELAM c'est une porte de sortie si les sièges sont déjà remplis pour les autres compagnies. Les départs et les prix sont identiques à ceux de la SELAM bus.. Puis les bus de la poste. Je n'ai pas testé mais on m'a affirmé que c'était très bien. À vérifier donc.

7- les transports urbains. Addis est alimentée par des mini- bus vétustes qui sillonnent toute la ville. C'est incontestablement le moyen de transport le plus utilisé et le moins onéreux. Un trajet vaut en moyenne 2,5 birrs. Mais il vous faudra subir l'inconfort des petits fourgons "Hiace Toyota" qui ne sont assurément pas étudiés pour les grands gabarits. Au début ça peut paraître compliqué mais, grâce à la gentillesse et l'aide de la population locale on finit toujours par s'y retrouver. De surcroît c'est souvent un moment d'échange sympa... Le truc c'est d'apprendre le nom de l'endroit où vous logez en Amharique . Vous êtes ainsi sûr de rentrer chez vous. Attention, après 20 heures les mini bus se font plus rares. A l'inverse, les taxis ( vielles Ladas bleues et blanc) m'apparaissent, pour leur grande majorité, comme des escrocs. C'est vraiment pénible. Ils annoncent des prix largement supérieurs à ceux que payeraient les Éthiopiens eux- mêmes, qui hésitent, eux aussi, beaucoup à les utiliser. C'est à mes yeux le gros point sombre du transport intra-muros d'Addis. Les choses devraient évoluer avec la mise en service prochaine du métro. Quoiqu'il en soit il faut fermement négocier et souvent le prix est diminué de moitié, ce qui reste encore cher pour le service offert. Faites jouer la concurrence, feignez de partir. Ils sont tellement nombreux qu'ils savent que la négociation est de mise. Dans les autres villes vous pourrez utiliser les BAJAJ.. Bien moins onéreux et finalement plus agréables. Bien sûr, là encore, négociation du prix indispensable.

8- les communications. Il est désormais facile de se procurer une carte Sim. Il faut simplement un passeport et une photo. Le coût de cette carte est de 30 birrs . Mais souvent , dans les petites échoppes, on vous demandera bien plus. Ca peut aller jusqu'à 200 birrs , prix qu'il faut assurément refuser. Là encore, votre statut de " farenji " vous amène à payer la " taxe blanc".. Une seule compagnie nationale. Pas à chercher. C'est " ETHIO TÉLÉCOM". Pas de concurrence. On trouve de plus en plus de wifi dans les hôtels mais le débit est parfois lent et il y a de fréquentes coupures de la part du fournisseur d'accès. On m'affirme que c'est dû aux innombrables travaux effectués en ville d'Addis. C'est peut-être être vrai, mais j'ai cependant un léger doute..

9- l'électricité. Nombreuses coupures, mais la plupart des hôtels ont leurs propres générateurs. Tout fonctionne en 220 volts et les prises sont identiques aux standards français. Donc pas besoin d'adaptateur .

10- les loisirs. La musique. L'art.. Les Éthiopiens aiment à se retrouver autour d'un plat d'injera et ils sont grands amateurs de bière. Les femmes, jeunes ou moins jeunes, ne rechignent d'ailleurs pas non plus à consommer la bière . Il y a quelques night-clubs dans les villes et ce sont, comme ailleurs, des endroits privilégiés pour faire des rencontres. Parfois tarifées... La musique Éthiopienne est faite de séquences souvent répétées. Le rythme change peu et ça peut devenir lancinant voire monotone. Mais vous n'y couperez pas car elle est omniprésente. La danse, typique elle aussi, revêt à mes yeux peu d'attraits. Quant à l'art.. Il faut être spécialiste, me semble-t-il, pour l'apprécier.
Camaguey et Guardalavaca English translation pending
by Renaldito · 2015-09-13 · 8 replies
Bonjour à tous,

Voici un carnet-photos de mon séjour à Camaguey et Guardalavaca, en mai 2015. J'avais tout juste une semaine de congé et je souhaitais mieux connaître une région de Cuba que je n'avais pas eu le temps d'explorer lors de mes séjours précédents. Encore une fois, ce sont les vols Montréal-Holguin qui offraient les meilleures possibilités tout en demeurant économiques, puisque nous étions en basse saison.

J'ai atterri à Holguin pour y passer une seule nuit, m'embarquant avec le bus Viazul vers Camaguey dès le lendemain. J'y suis resté 5 jours; j'avais l'intention de combiner une excursion ou un court séjour vers les plages du nord, mais le transport et les horaires se sont avérés difficiles. J'ai donc choisi de revenir vers du connu: Guardalavaca-la-touristique, mais en casa particular, et en souhaitant m'écarter des sentiers battus.

Holguin, la sala de ma casa habituelle à Holguin, Hospedaje La Palma, dans la famille du Sr Enrique. La Cène et le buste du Che sont l'oeuvre de son artiste de fils.

Une des deux chambres; meubles tout à fait "années '50".

Terminus Viazul de Holguin; je retrouve la sensation de nouveauté du voyage. Camaguey n'est qu'à trois heures de route, mais le terminus vibrant d'activité me rend fébrile.

Arrêt pour le lunch, dans la région de Las Tunas. Menu et service "à la cubaine", c'est limité mais très économique. Je croise un seul autre "touriste", ou plutôt un "expat", il habite le coin et voyage en camiones plutôt qu'en Viazul. S'installent à ma table une jeune maman cubaine et son enfant, avec qui je partagerai pizza et café.

J'arrive sans encombres à ma casa: la Casa Alta, trouvée sur Trip Advisor et réservée par téléphone depuis Montréal.
Quel budget quotidien nourriture au Vietnam? English translation pending
by Gaura · 2015-09-07 · 6 replies
Bonjour, Je pars prochainement pour plus de trois semaines au Vietnam. Les hôtels sont réservés ainsi qu'un circuit au Nord. Avant d'aller dévaliser ma banque pour chercher des grosses coupures en euros conformément aux conseils recueillis sur ce forum, je souhaite avoir une idée des dépenses quotidiennes pour les restaurants. Il y a 12 ans c'était bien moins cher qu'en France ...mais aujourd'hui qu'en est-il? Nous aimons les petits restos de cuisine locale...Si vous avez des adresses à Hanoï, çà m'intéresse aussi.

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